Crise sociale : Emploi

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Chômage : qui crée vraiment des emplois ?

Une étude fait voler en éclat plusieurs idées reçues : 63% des entreprises de taille intermédiaires, voire des PME, créent de l’emplois et nos grands groupes aussi.
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D’après le Medef, cette réforme « devrait permettre de réduire d’un quart à un tiers le nombre de demandeurs d’emploi touchés par la fin des droits et basculant dans le RSA », soit « plusieurs centaines de milliers de personnes ». Philippe Hugen / AFP

En cette période de « grand blues » sur l’emploi et de montée inexorable du chômage, il est particulièrement intéressant de se pencher sur le palmarès des entreprises qui embauchent. Or une étude du cabinet Xerfi, basée sur le palmarès établi par « les500.fr » pour la période 2008-2013 fait voler en éclats plusieurs idées reçues.

Premièrement, parmi les 100 créateurs nets d’emploi du top 500, 63% sont des entreprises de taille intermédiaires, voire des PME, fréquemment méconnues du grand public. Signe encourageant de vitalité, 15 groupes créés ou implantés depuis moins de 10 ans se hissent aussi dans ce top 100.

Deuxièmement, nos grandes entreprises mondialisées peuvent encore créer des emplois, quand ce sont des leaders technologiques mondiaux. Si seuls 8 groupes du CAC 40 figurent dans les 100 premiers du palmarès, 37 des 200 plus grandes entreprises françaises y apparaissent.

Troisièmement, même si elle détruit globalement de l’emploi, l’industrie française tient son rang : 17 groupes industriels se hissent dans le haut du palmarès, avec près de 25 000 emplois créés. Et lorsque l’on agglomère les secteurs de l’industrie et ceux – liés – des services aux entreprises, ils représentent à eux seuls 50% de l’emploi créé par les 100 premiers.

Quatrièmement, les deux secteurs les plus porteurs sont les services professionnels ayant majoritairement recours à une main d’œuvre qualifiée : 35 des 100 premières entreprises du palmarès opèrent dans les services informatiques, le conseil, l’ingénierie ou le facility management. Mais aussi les services aux particuliers : un tiers des 100 premiers créateurs d’emplois sont dans le commerce, l’hébergement, la restauration et les services à la personne.

Cinquièmement, le palmarès confirme une profonde transformation du tissu productif liée à la mutation numérique. On y perçoit la montée en puissance du commerce électronique, ainsi que le poids des entreprises de service informatique et l’hyper-représentation de celles qui innovent en matière d’usages ou dont le modèle d’affaire est profondément lié à Internet.

Paradoxalement, l’intensité en recherche et développement n’est plus le marqueur clé du potentiel de création d’emplois. Celui-ci résulte aussi de la capacité à augmenter le niveau des compétences, et à se projeter dans le nouveau monde numérique. « L’ensemble de ces constats suggère que la structure du système de soutien de l’Etat aux entreprises devient obsolète », conclut Olivier Passet, directeur des synthèses économiques du groupe Xerfi.
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Fabienne Courvoisier
Comment « Créer de l’emploi » en réduisant le pouvoir d’achat?!!!
les medias peuvent continuer à essayer de nous « enfumer »en suivant les ordres de leurs « commanditaires..cela ne change pas la triste REALITE!
le « meilleur » exemple:la Grèce … qui ne fait pas honte à celles et ceux qui l’ont ainsi mise à genoux , »car ce sont des tyrans »….!

Fred Dassert
Que veut dire créer des emploies ? Quand une entreprise remplace ses departs à la retraite ,ses demissions ext…..elle ne crée aucun emploi puisque le nombre total d’emplois reste le meme .Créer des emplois c’est augmenter les effectifs c’est tout et pas autre chose.

Gérard Menthor
« Créateurs nets d’emplois » … vous savez ce que ça veut dire, « net » ? Merci de vérifier avant de brailler ! (Merci aussi de vérifier votre correcteur orthographique, la pile a l’air usée).

ANDRE PLOUGARDEL
Chômeur,je vis au quotidien la dure réalité du chômage.Je suis rejeté par ma famille.J’ai voté à gauche pour sortir de ma condition de chômeur.Il est vrai,j’avais fini par tirer parti des avantages que me donnait l’oisiveté:affalé devant la télé,me couchant tard,me levant tard,gorgé de bière du lever au coucher du soleil,J’étais souvent saoul incapable de la moindre initiative,attisant la colère de ma femme.J’avais obligation néanmoins de me présenter aux convocations sous peine de perdre mes droits,enfin ce qu’il me restait au bout de trois ans de chômage.Au
tant dire qu’il ne me restait pas grand chose.Après avoir perdu mon travail,les années passèrent et le temps passe vite quand on est chômeur.J’ai perdu dans la foulée et ma femme et mes gosses,j’ai fini par vendre ma maison pour payer mes dettes,mes impôts aux socialos et les diverses taxes.J’étais pour ainsi dire chômeur à la rue.Maintenant,Je vis dans une caravane.Mon dossier de logement s’est perdu dans les méandres de l’administration,oublié en bas d’une pile de dossiers en souffrance.Mon frigo est vide.Je suis en fin de droits et je fais les fins de marché.J’accepte les dons de fruits et de légumes encore mangeables.Je suis juste un grade au dessus de clochard.Je regarde autour de moi.Le marché se vide.Les derniers chalands ont donné leurs derniers sous,des gens qui,comme moi,le dos courbé,remuent les poubelles,des sacs remplis d’immondices,espérant trouver une pitance salvatrice.

Marco Nour
Prochain article : « Qui détruit vraiment des emplois ? »

topinet topinette
Ces entreprises là comme d’autres ont pour le seul but de créer la misère et c’est dans leur intérêt de mondialiser leur manière de faire : créer la misère .
Alors d’affirmer qu’ils créent des emplois , on ne doit pas avoir la même notion .
Dites les choses comme elles se passent actuellement .Et ne cacher pas la réalité .
Ces entreprises créent de la richesse pour elles , mais en aucun cas créent des richesses (donc emploi) pour ces employés .Esclavages modernes !

Fred Dassert
De quelles entreprises parlez vous !Le probleme c’est l’absence de syndicat pour organiser les salariés et demander sa part du gateau !Là ou il y en a et ou les boites font du benef ,il y a participation ,interessement ,prime de vacances et de Noel et contribution à 5 % de la masse salariale au CE .De plus un certain nombre d’entreprise semi publique (ou l’état est actionnaire minoritaire ) pratique la regle du partage en trois des benefices ;Un tiers pour les actionnaires ,un tiers pour l’entreprise ses investissement et ses fonds propres ,un tiers pour les salariés .Ils sont pas mal lotis les salariés de ces boites mais faut savoir aussi qu’ils se battent on à rien sans rien .Plutot que de se regarder en chien de faience les salariés ferraient mieux de s’organiser pour demander leur part du gateau ……

topinet topinette
C’est mignon tout plein ce graphisme des top 10 d’entreprises qui créent des emplois .Faut préciser dans quels conditions précaires ces salariés sont embauchés et leur condition de travail .

Marc Marc
quel type d’emploi créent ces entreprises?
Si celles-ci virent 3 seniors en cdi pour embaucher 2 cdd, est ce vraiment créer de l’emploi?

Jean888
Les entreprises de service a la personne emploient des personnel sous qualifiés et sous payés mais Airbus, Safran , EDF , Iliad emploient des personnels qualifiés et ce sont de « bonnes » entreprises

Fred Dassert
Conditions precaires chez EDF Airbus ou Safran ! Des boites au top du social ,il n’y a guerre mieux en France !Je vous souhaite de tout coeur un jour d’y travailler !

Pierre Nirrep
Ne confondez pas les salariés d’EDF qui, eux, sont bien traités, et les salariés des sous-traitants d’EDF qui, eux, ne sont pas à la même enseigne.

Laure mareaction
Faudrait revoir les formations, car 80 % d’une classe d’age au bac ne fait qu’abaisser le niveau des bacheliers, et n’est qu’une valise vide, alors que certains estiment qu’ils ont le droit d’être payés plus que le SMIC!
il faut également former des travailleurs « Manuel », nous en avons besoin, les machines ne faisant pas tout!
Il manque également des conducteurs routiers, des mécanos, des carrossiers, et combien d’autres métiers manuels! alors que nous avons tant et tant de chomeurs

Pierre Nirrep
Eh oui, le travail manuel n’a pas la cote (salissant : parfois ; dévalorisant : à coup sûr, pas noble en tout cas….. enfin plein d’idées préconçues dans ce genre).
Depuis le temps qu’on parle de « revaloriser le travail manuel » , qu’a t-il été fait sur le sujet ?
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Le patronat réclame des « actes concrets » à Valls et Hollande

Medef en tête, huit organisations patronales se retrouvent pour juger que « les actes ne suivent pas les discours » et font monter la pression à une semaine de la Conférence sociale.
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Pierre Gattaz fait monter la pression à une semaine de la Conférence sociale. (STEPHANE DE SAKUTIN – AFP)

Formant un chœur inhabituel, huit organisations patronales lancent dimanche 29 juin un « cri d’alarme » à l’exécutif, appelant à la mise en œuvre rapide des aides promises aux entreprises face à un mécontentement politique et social persistant.

« Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, notre appel solennel est avant tout un cri d’alarme de citoyens français inquiets pour l’avenir de leur pays », écrivent dans le « Journal du dimanche » les dirigeants du Medef, de la CGPME, de l’UPA (artisanat), de la FNSEA (agriculteurs), de l’UNAPL (professions libérales), de l’AFEP (grandes entreprises), de Croissance + (entreprises à forte croissance) et d’ASMEP-ETI (entreprises de taille intermédiaire), au diapason pour une fois.

Après des « discours qui ont redonné espoir aux entrepreneurs », « nous constatons que les actes ne suivent pas les discours », disent-t-ils, réclamant « trois actes concrets ».

En premier lieu, les organisations patronales demandent à « inclure de manière explicite et rapidement » dans la loi les promesses du Pacte de responsabilité sur une baisse des charges et de la fiscalité.
Retour sur la pénibilité et le temps de travail

Au passage, elles demandent que soient « retravaillés » les textes sur la pénibilité et « ajustées » les dispositions sur le temps de travail, dont la durée minimale doit passer à 24 heures par semaine le 1er juillet. Ces deux réformes cristallisent depuis quelque temps le mécontentement des dirigeants d’entreprises.

Ces derniers demandent ensuite un « moratoire » sur tout texte susceptible de durcir la règlementation ou d’augmenter les contrôles.

Enfin, les signataires exigent des « réformes structurelles » sans « tabous » ni « dogmes » pour baisser la dépense publique.

Côté patronal, on dit que les mauvais chiffres du chômage et les prévisions de croissance très molle de l’Insee ont déclenché jeudi cette initiative.

Le nombre de chômeurs en France a atteint en mai un nouveau record de 3,388 millions. De surcroît, l’Institut national de la statistique et des études économiques a jugé que la croissance ne connaîtrait pas cette année l’accélération espérée par le gouvernement, pour n’atteindre qu’un faible rythme de 0,7% cette année.

La mauvaise humeur de certains députés PS a également attisé la nervosité patronale.

Ces « frondeurs » ont déposé de nombreux amendements sur les textes budgétaires en cours de discussion à l’Assemblée, qui doivent entériner le Pacte de responsabilité ainsi que les 50 milliards d’économies annoncés par l’exécutif.
Conférence sociale sous tensions

Le Pacte de responsabilité annoncé en début d’année par François Hollande consiste à lier les aides aux entreprises à des contreparties sociales, qui doivent être négociées entre patronat et syndicat.

Or ces discussions durent et les tensions à propos de la « conférence sociale » des 7 et 8 juillet illustrent la mauvaise ambiance entre organisations patronales et syndicales, en ce début d’été agité sur le plan social (grève à la SNCF, des contrôleurs aériens, mobilisation des intermittents)

La CGPME a dit « s’interroger sérieusement sur l’intérêt pour les organisations patronales représentatives de participer ». Le Medef a choisi Twitter, demandant: « y a-t-il un quelconque intérêt à participer à la conférence sociale? C’est une vraie question… ».

Y a-t-il un quelconque intérêt à participer à la conférence sociale ? C’est une vraie question … #pénibilité @fhollande @manuelvalls
— MEDEF (@medef) 25 Juin 2014

Du côté des syndicats, le numéro un de la CFDT Laurent Berger a estimé vendredi qu’il faudrait « mettre fin au Pacte de responsabilité » si le patronat décidait de boycotter ce rendez-vous. FO et la CGT ont décidé de prendre part au rendez-vous, non sans exprimer leur grande méfiance face aux intentions patronales.

Le ton n’est pas beaucoup plus aimable entre le gouvernement et le patronat, deux ministres ayant reproché récemment au Medef de « geindre » trop souvent.

Instaurée par François Hollande, la conférence sociale réunit chaque année tous les acteurs du dialogue social autour du gouvernement pour établir la feuille de route de l’année à venir. Celle de juillet 2014 sera la troisième du quinquennat.
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Marcel Hoguet
– Un patronat qui en vertu des déclarations d’un président , qui ne sait pas toujours où il nous conduit , leur avait promis ce pacte de responsabilité pour réduire les charges des entreprises. Ce patronat rêve, car l’Etat n’a plus un sous vaillant .
– L’Assemblée nationale des socialistes souhaitait une revalorisation à 10 euro de la nuitée pour la taxe de séjour. Après cela on voudrait relancer le tourisme des français, et solliciter les étrangers. Un gouvernement qui rêve, tout en créant la pauvreté, et les zones de désertion touristique pour demain. Pour assurer le paiement des salaires de tous ces élus qui ne servent à rien, on est capable de créer de nouveaux impôts, sans se soucier du lendemain.
– Le patronat continuera ses délocalisations, pour gagner un peu plus, et éviter la fiscalisation française. En contre partie le chômage pourra croître, avec une indemnisation qui deviendra impossible en raison du manque de recettes sociales.

Elle est belle cette France ! Quel est son avenir ?

Paul Emik
Pour créer des emplois, il faut d’abord du boulot et des débouchés. Et ensuite un environnement, économique, social et humain, qui s’y prête.
Et il suffit de voir les commentaires ici pour se dire que l’environnement serein, c’est pas pour demain.
Faut pas s’étonner, à force de taper sur les patrons, que ces derniers deviennent frileux ou se barrent. Et que le chomage augmente encore et toujours…

elisabeth Rebibo
Et oui tout ce qu’on lit sur ce forum est à faire pleurer . Comment après 150 ans d’école gratuite on est arrivé à voir des gens incapables de raisonner.Sans patron :pas de boulot.Mais non on continue à les insulter. On ne voit que les PDG des grands groupes, mais les patrons des petites et moyennes entreprises qui sont eux le poumon du pays ,pff!!! ils n’existent pas? Pourtant c’est grâce à eux que des pays comme l’Allemagne réussissent.

Clem Melc
Ah… +1

Boine Jean-christophe
Si l’Allemagne réussissait c’était peut-être aussi un petit peu parce qu’avec cette libérale conservatrice de merkell, les patrons n’avait aucun salaire minimal obligatoire à payer !!! Le paradis de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Toute merveille a une fin, les gauchos l’ont contrainte à voter un salaire minimal.
Quel enfer n’est-ce-pas ?
Tout travailleur sera payé dignement et respectueusement…

Kangoo Durant
Vous n’avez toujours pas compris ?l’europe ne veux pas d’un social made in french,alors nos politiques et élite nous mènent au génocide social.

Rick Wezard
les AFFAMEURS sont de retour ! ! ! !
Ca faisait bien longtemps qu’on ne les avait plus écouté PLEURER des SOUS ! ! !
QUELLE HONTE ! ! ! !
Quel gouvernement va rétablir le contrôle des prix ? ?
Avec le REEL niveau de marges qu’ils ont , comment osent ils pleurnicher encore ! ! !
Et les salariés , et les consommateurs : ce sont eux qui devraient se révolter contre les entreprises ! ! ! ! !

Simone Couturier
Jean Carat

Je vois que vous commencez a être autant dépité que moi. Je ne comprends absolument pas ce que fait le gouvernement. Ces patrons ont délocalisé nos industries pour sous payer des ouvriers et ils en veulent encore plus!……Qui va encore payer des impôts supplémentaires et des taxes qui s ajoutent les unes aux autres, je vais exploser. J ai des amis fortunés qui ne souffrent absolument pas de la crise actuelle. Je ne suis pas jalouse mais je ne comprends pas pourquoi c est toujours la moyenne classe qui trinque !..

Boine Jean-christophe
La classe moyenne et les 9 millions de citoyens français qui vivent sous le seuil de pauvreté, ne les oubliez pas s’il-vous plait, merci d’avance.
Quand il achètent des pâtes et du riz ils paient la TVA comme madame betancourt et carlos gones.
Le patronat français n’a même pas honte de réclamer des aides, tout en délocalisant.
Il produit en exploitant l’extrême pauvreté dans le monde pour vendre là où il reste du pouvoir d’achat, pour s’engraisser toujours plus.
Le mauvais calcul est qu’à force de détruire de l’emploi, le pouvoir d’achat disparait, et le football ne suffira plus un de ces jours pour distraire les peuples.
Ne manquera plus qu’une étincelle pour que le feu prenne, et il n’y aura plus de frontière.

patrick gilles
Ils vont faire grève comme les intermittents?
Quel pied cet été! Plus pollués par les borborismes de quelque sous doué, ni par le tintamarre d’une industrie obsolète!
Encore que pour l’industrie, c’est déjà quasiment le grand silence!
Dormir, les pieds en éventail…

Hughes Bizot
déjà 8 mois que le pacte de responsabilité a été annoncé et…rien. idem pour le oacte de stabilité. tout ça ce sont des discours pour faire genre on s’occupe de tout mais en fait que dalle. hollande c’est 35 ans de vie politique plan que a ne tien faire pour la France,à part un fond point fleuri à Tulle donc aucune surprise de voir qu’il continu à n’en pas foutre une ramée pendant qu’il accélére la descente aux enfers du pays avec l’aide précieuse des élus fonctionnaires et autres syndicats soviétiques

Centenaire 1914-18

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Cent ans de la Première Guerre mondiale: La Bosnie commémore dans la division l’attentat de Sarajevo
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Vue prise le 14 janvier 2014 d’un pont de Sarajevo, près duquel le destin de l’Europe a basculé, le 28 juin 1914, avec l’assassinat de l’archiduc d’Autriche François Ferdinand par le jeune nationaliste serbe bosniaque Gavrilo Princip Elvis Barukcic AFP

MONDE – L’auteur de l’assassinat de l’archiduc héritier d’Autriche François-Ferdinand, le Serbe de Bosnie Gavrilo Princip, qui fit basculer le monde dans la guerre, divise Serbes et Musulmans…

«Héros» ou «terroriste»: cent ans après la perception de l’auteur de l’assassinat de l’archiduc héritier d’Autriche François-Ferdinand est au cœur d’une polémique en Bosnie où est célébré ce samedi l’événement déclencheur de la Grand guerre.
Dirigeants absents

A Sarajevo, le centenaire du 28 juin 1914 sera marqué par un concert dans la soirée de l’orchestre philharmonique de Vienne, alors capitale de l’empire austro-hongrois, que le jeune nationaliste Gavrilo Princip avait frappé en assassinant François-Ferdinand et son épouse Sophie.

Ce sera le point d’orgue d’une série de manifestations culturelles et sportives financées par l’Union européenne, mais dont les dirigeants seront les grands absents.

Les dirigeants serbes de Bosnie et de Serbie se retrouvent à Visegrad, en Bosnie orientale, où ils rendent hommage à Gavrilo Princip qu’ils considèrent comme un «héros».
Approche «révisionniste»

Dès l’annonce, il y a plus de deux ans, des commémorations européennes à Sarajevo, une ville majoritairement musulmane, les Serbes avaient refusé de s’associer à ces cérémonies, dénonçant une approche «révisionniste» de l’histoire qui qualifie Princip de «terroriste» et fait, selon eux, porter indûment sur les Serbes la responsabilité de la guerre.

«Ma motivation personnelle (pour organiser ces cérémonies) est de s’opposer à des tentatives venant d’Europe occidentale qui, en falsifiant l’histoire, veulent présenter le meurtre d’un tyran comme un acte terroriste», avait déclaré récemment le cinéaste serbe Emir Kusturica, maître des cérémonies pour l’occasion.

Joseph Zimet, directeur de la Mission du centenaire française chargée des commémorations, regrette l’absence des dirigeants serbes à Sarajevo. «Le projet qui se déroule à Sarajevo n’est pas une mise en cause ni de la Serbie, ni de la Republika Srpska. Ce n’est pas non plus un référendum sur Gavrilo Princip», a-t-il assuré.

A Sarajevo, où le souvenir de Gavrilo Princip est associé aux forces serbes ayant assiégé la capitale bosnienne pendant la guerre intercommunautaire, qui a fait près de 100.000 morts entre 1992 et 1995, les gens sont surtout indifférents à l’égard des cérémonies.

«Un événement qui s’est produit il y a un siècle ne provoque en moi aucune émotion. Les disputes insensées pour dire qu’il s’agit d’un terroriste ou d’un héros me dégoutent. Pourvu que ça passe», déclare Nermina Pobric, 36 ans, femme au foyer.

Pour Mme Gospa Petrovic, 68 ans, de Sarajevo-Est, la partie serbe de Sarajevo, «Gavrilo Princip est un héros du peuple serbe». «Tant que nous existons, on se souviendra de celui qui a donné sa vie pour son peuple. Il n’y a pas de martyr plus grand que lui».
C.P. avec AFP
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JDif
Ceux qui nient l’importance de l’histoire, en Bosnie comme en Ukraine, en sont pour leurs frais! Et ils sont malheureusement nombreux sans les sphères européennes. Quand on se laisse aveugler par son idéologie et qu’on refuse de voir la réalité, on n’est évidemment pas capables de trouver des solutions convenables aux problèmes qui se posent!

rogerrobert
En somme, 100 ans plus tard, rien de nouveau.
les mêmes causes produiront elles les mêmes effets ?

justforfun
Le même jour, le lèche-bottes de l’Allemagne était nommé chef de l’Europe par les présidents-carpettes d’angela. Drôle de concours de circonstances !

Toubab69
Il ne faut pas non plus exagérer, l’assassinat de Sarajevo a été la goutte d’eau qui a fait déborder un vase déjà bien plein, mais ce n’est pas, et de loin, la cause majeure du déclenchement de la première guerre mondiale.
La montée des nationalismes, la déliquescence des régimes politiques et les rivalités entre nations étaient déjà bien en place et suffisamment puissantes pour que cette guerre éclate. Sarajevo n’aura été que l’étincelle.

sebastienKB
« La montée des nationalismes, la déliquescence des régimes politiques et les rivalités entre nations étaient déjà bien en place et suffisamment puissantes pour que cette guerre éclate. »

Comme maintenant ?

JDif
Et aussi la montée en puissance économique de l’Allemagne qui inquiétait la France-Bretagne, et aussi les problèmes intérieurs de la Russie et de l’Autriche qui pouvaient penser qu’une victoire militaire raffermiraient leurs monarchies vacillantes… Bref, les raisons d’un conflit ne manquaient pas! Mais il en va presque toujours de même.
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28 juin 1914 : un assassinat, et un mois plus tard, la guerre

Il s’est écoulé un mois entre l’assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo et la déclaration de guerre de l’Autriche-Hongrie à la Serbie. Voici comment un complot obscur a débouché sur le suicide d’une civilisation.

1Dimanche 28 juin 1914 : un incroyable hasard

La guerre n’aura pas lieu : l’attentat de Sarajevo vient d’échouer. Nedeljko Cabrinovic a bien jeté sa bombe sur le coupé Gräf & Stift décapotable qui transportait l’archiduc François-Ferdinand et sa femme Sophie Chotek. Mais le sort est contre lui.

Le cortège suivait la berge de la rivière Miljacka sous le soleil de juin, acclamé par la foule massée le long du quai Appel. L’archiduc et son épouse pouvaient voir les minarets dressés sur le ciel bleu, les petites boutiques du bazar et leurs auvents de bois, les balcons de Sarajevo pavoisés aux couleurs de l’Empire austro-hongrois, les pentes des montagnes dominant la ville où s’étagent les grosses maisons bourgeoises et les cimetières de marbre blanc qui brillent dans la lumière.

Avec son casque à plume d’autruche, assis droit dans sa voiture découverte, François-Ferdinand est une cible facile. Mais, quand le chauffeur voit la bombe voler vers lui, il accélère. L’engin rebondit sur la capote repliée, roule sur la chaussée et explose sous la voiture suivante : Cabrinovic a manqué son coup.

Il avale du cyanure et se jette dans la rivière. La malchance le poursuit : le poison est éventé, il ne le tue pas ; la rivière est à sec, il tombe sur un banc de sable où la foule le capture. Plein de sang-froid, l’archiduc fait arrêter le cortège et descend de sa voiture pour aller voir les officiers blessés.
« Vous m’accueillez avec des bombes ! »

A l’hôtel de ville, il écoute le discours que le maire n’a pas eu le temps de corriger. Quand il entend : « Les habitants de Sarajevo accueillent Votre Altesse avec l’enthousiasme le plus grand… », il s’écrie : « Je viens ici à votre invitation, et vous m’accueillez avec des bombes ! » C’est le seul moment où il perd son calme.

Massif, imperturbable, rassurant sa femme, l’héritier du trône refuse d’annuler la suite de la visite. Il est venu en Bosnie pour établir un lien amical avec ses futurs sujets. On a beau le mettre en garde contre une autre tentative, lui rappeler que la date du 28 juin est mal choisie – c’est l’anniversaire de la défaite des Serbes face aux Turcs sur le « champ des merles », au Kosovo -, François-Ferdinand n’en démord pas.

Libéral, ouvert, il veut démontrer que les Bosniaques acceptent leur récente annexion à l’empire d’Autriche, que l’agitation entretenue par les nationalistes serbes de Bosnie est marginale, qu’il est l’ami des citoyens de Sarajevo.
Gavrilo Princip monte sur le marchepied et tire deux fois

Le cortège quitte la mairie. Pressé de conseils, l’archiduc a accepté un changement d’itinéraire. Le long du quai Appel, on ne tournera pas dans la rue François-Joseph, où d’autres conspirateurs ont pu se poster, on continuera le long de la Miljacka vers l’hôpital pour visiter les blessés. Par précaution, le comte Harrach se place sur le marchepied du côté de la rivière.

Mais le désordre s’est mis dans la délégation autrichienne. On oublie de prévenir le cortège du changement de route. A la hauteur de la rue François-Joseph, le chauffeur tourne à droite. On crie. Il s’arrête. La voiture n’a pas de marche arrière. On la pousse pour revenir sur le quai. A l’ombre d’un auvent où il attendait l’archiduc sans y croire, Gavrilo Princip comprend que la chance l’a servi. Il fonce sur la voiture, monte sur le marchepied et tire deux fois.

La première balle frappe Sophie au ventre, la deuxième coupe la veine jugulaire de l’archiduc.
Sophie, Sophie, ne meurs pas ! dit François-Ferdinand. Reste en vie pour nos enfants ! »

Harrach lui demande s’il souffre. Il répond : « Ce n’est rien. » Puis il s’effondre. Un mois plus tard, l’Europe est en guerre.
Du petit conflit balkanique à la guerre mondiale

Perpétré par un obscur terroriste dans une possession mineure de l’empire d’Autriche, cet attentat qui doit tant au hasard a déclenché un conflit mondial. Neuf millions de personnes seront tuées de 1914 à 1918 et vingt millions d’autres blessées à cause de ce petit confit balkanique dont elles ignoraient pour la plupart l’existence.

L’Europe sortira de la guerre exsangue, ravagée, martyrisée. Entre-temps, quatre empires se sont effondrés, un génocide a été commis (celui des Arméniens), la carte du continent a été bouleversée. Et le traité mettant fin aux combats porte en lui la promesse d’une nouvelle guerre, qui éclatera vingt ans plus tard.

Comment un crime secondaire a-t-il pu conduire au suicide d’une civilisation ? Comment une si petite cause a-t-elle pu produire de si grands effets ? Avec l’aide des historiens, notamment celle de Christopher Clark, auteur d’un formidable livre sur l’entrée en guerre (« Les Somnambules », 2013, Flammarion), il faut faire le récit de ce mois de juillet crucial : il gouverne encore notre histoire.

2Mardi 30 juin : ces damnés Serbes…

C’est le comte Berchtold, ministre des Affaires étrangères aux manières raffinées, petite moustache et immense fortune, qui va recueillir la réaction de l’empereur d’Autriche-Hongrie. François-Joseph est un vieil homme aux traits creusés et aux favoris blancs, qui règne depuis plus de soixante ans sur l’empire. Mis sur le trône en 1848 au milieu de la tourmente révolutionnaire, il a gouverné en autocrate, perdu une guerre contre la Prusse, admis le suffrage universel, et maintenu tant bien que mal un empire miné par les revendications nationales.

Son fils Rodolphe s’est suicidé à Mayerling, et sa femme Elisabeth, pleine de vie et d’insolence, « Sissi » la tant aimée, a été poignardée à Genève. Sur son bureau, l’empereur a placé une vieille horloge, un allume-cigare électrique dont il maîtrise mal le fonctionnement, et un buste de Sissi.

Voyant Berchtold, il se lève et serre longuement la main de son ministre pendant que des larmes coulent sur ses joues ridées. « L’Autriche est allée au bout de la patience », dit Berchtold. L’empereur acquiesce. Il n’aimait pas son neveu François-Ferdinand, héritier au caractère emporté et au visage fermé. Mais le courage dont l’archiduc a fait preuve à Sarajevo l’a transfiguré. Son assassinat est un défi lancé à l’empire des Habsbourg.
La petite Serbie veut devenir grande

Dans les Balkans, l’Autriche est en butte aux menées de la petite Serbie, qui veut devenir grande après s’être libérée du « joug ottoman ». Exaltée par la passion nationale, elle veut maintenant réunir dans le même Etat les Serbes dispersés dans les Etats voisins, notamment dans cette Bosnie-Herzégovine que l’Autriche a annexée en 1908.

Pour la presse viennoise, comme pour les journaux allemands, la cause de l’attentat est transparente : c’est le gouvernement serbe qui a armé les terroristes. Il mérite une sanction éclatante, faute de quoi l’empire ne sera plus respecté et courra à sa perte.

En Serbie et en Russie prévaut l’interprétation inverse : les sujets bosniaques opprimés par l’empire d’Autriche ont commis un crime compréhensible, qui exprime leur volonté d’émancipation. Belgrade n’y est pour rien. Dans les journaux serbes, on présente les assassins comme d’honorables patriotes, et les quelques mots de sollicitude qu’on peut lire envers les victimes sont noyés dans un flot de rhétorique nationaliste. Ulcéré, l’ambassadeur d’Autriche entend dans les rues de Belgrade des cris de joie et des chants patriotiques.
Saint-Pétersbourg veut contrer l’influence de Vienne

La presse russe emboîte le pas. Par solidarité slave, l’empire des Romanov se pose en protecteur naturel des peuples des Balkans. Il voit dans cette alliance le moyen pour la Russie d’étendre son influence vers les détroits qui donnent accès aux mers chaudes. Saint-Pétersbourg veut contrer l’influence de Vienne dans la région et encourage les irrédentismes slaves. Les journaux dénoncent eux aussi l’emprise autrichienne et excluent le complot serbe. Toutes représailles contre la Serbie seraient illégitimes et criminelles.

Le reste de l’Europe réagit peu. Cet incident balkanique est lointain, c’est l’affaire des Autrichiens, qui sont au contact de cet Orient compliqué de l’Europe. Même dans les pays qui voleront à son secours un mois plus tard, la Serbie n’est pas populaire. On juge sa vie politique barbare. Une décennie plus tôt, les souverains de Serbie ont été assassinés dans leur chambre et leurs corps mutilés, jetés dans le parc par un groupe d’officiers nationalistes.

Une nouvelle dynastie est née de ce crime sanguinaire. Les Serbes sont tenus pour des fauteurs de troubles plus ou moins arriérés, qu’on soutient pour de strictes raisons géopolitiques.
La France veut récupérer l’Alsace et la Lorraine

Elle aussi agitée de passion nationale, la France craint la montée en puissance de l’Empire allemand et veut récupérer ses provinces perdues en 1870, l’Alsace et la Lorraine. Elle a passé une alliance étroite avec la Russie, qu’elle finance à grands frais par des emprunts massifs. Pour consolider cette amitié franco-russe, qui permet de prendre l’Allemagne en étau, elle est prête à épouser les querelles du tsar, seraient-elles contestables.

L’opinion a les yeux ailleurs. Bientôt va s’ouvrir à Paris le procès d’Henriette Caillaux. Scandalisée par la publication de lettres intimes dans le grand journal conservateur « le Figaro », la femme du ministre des Finances a tué le directeur du quotidien, Gaston Calmette, à coups de revolver. L’affaire passionne les Français, qui ne prêtent guère attention à l’attentat commis dans une ville qu’ils seraient bien en peine de situer sur une carte.

En Grande-Bretagne, aussi bien, on n’a d’attention que pour l’affaire irlandaise et on discute avec acharnement du découpage des cantons de l’Ulster. Sarajevo est loin…
La nécessité des représailles

François-Joseph comprend la nécessité des représailles contre la Serbie. Mais, en vieux monarque avisé, il conseille la prudence. Il faut obtenir l’accord du comte Tisza, ministre de Hongrie, l’autre pilier de la double monarchie. Calculateur, énergique, retors, Tisza ne voit pas d’un bon oeil l’extension de l’empire en terre slave, qui rendrait les Hongrois un peu plus minoritaires dans l’Autriche-Hongrie.

François-Joseph veut surtout une assurance de l’Allemagne, seul soutien de Vienne dans cette Europe partagée en alliances hostiles : France, Russie et Angleterre d’un côté ; Allemagne et Autriche de l’autre. Et pour convaincre l’Allemagne il faut attendre les résultats de l’enquête de Sarajevo, qui doit prouver l’implication de la Serbie dans l’attentat.
3Mercredi 1er juillet : en attendant l’Allemagne

Il y avait sept conjurés sur le passage du cortège de l’archiduc à Sarajevo. Cabrinovic a lancé la première bombe, Princip a tué Sophie et François-Ferdinand. Les autres ont renoncé, gênés par la foule ou saisis par la panique. La police les a tous arrêtés. Ils sont passés aux aveux.

Etrangement, leur psychologie ressemble à celle des terroristes d’Al-Qaida. Ce sont de très jeunes gens exaltés par la cause nationaliste, sans liaison féminine, placés sous la coupe d’hommes plus âgés, tous membres d’une organisation secrète aux structures informelles, la Main noire, qui recrute dans la jeunesse serbe. A sa tête se trouve le colonel Dragutin Dimitrijevic, qui est aussi le chef des services secrets serbes. On le surnomme Apis, comme le dieu taureau égyptien, à cause de sa carrure massive et de son fanatisme. Apis a participé au meurtre des souverains dix ans plus tôt. Il a fondé la Main noire pour disposer d’une force d’attaque secrète, indépendante du gouvernement de Belgrade.

Le premier ministre serbe, Nikola Pasic, politicien madré à grande barbe blanche, se méfie de la Main noire et de ses sicaires. Mais il est accusé de mollesse et ne peut réprimer les groupes nationalistes qui pullulent dans son pays. S’il n’approuve pas leurs méthodes, il partage leur but ultime : la création d’une Grande Serbie qui dominerait la région. Apis a un adjoint, Tankosic, qui manipule un troisième homme, Ciganovic, lui-même au contact de Princip et de Cabrinovic, qu’il rencontre dans les cafés enfumés de Belgrade où l’on parle d’actes héroïques et de conspirations tortueuses.
L’assassinat doit causer une commotion, peut-être une guerre

Quand il a appris que François-Ferdinand venait à Sarajevo, Apis a décidé de frapper. L’assassinat de l’archiduc doit ébranler l’empire d’Autriche et causer une commotion, peut-être une guerre, dont la Serbie profitera. La Main noire se met en action. On confie aux jeunes volontaires un pistolet, une bombe ronde et noire munie d’un détonateur et une petite fiole de cyanure. Ils ont ordre de tuer l’archiduc et de se suicider aussitôt après.

Avec la complicité de gardes-frontières serbes, ils passent en Bosnie et se cachent dans Sarajevo. Ils vont méditer longuement sur la tombe de Bogdan Zerajic, un héros serbe bosniaque tombé jadis pour la cause. Puis, le jour venu, ils exécutent le plan, avec l’aide miraculeuse du hasard.

La police autrichienne n’a pas tout compris de la conspiration. Princip et Cabrinovic ont réussi à dissimuler une partie de la vérité. Ils se sont concertés d’une cellule à l’autre à l’aide d’un code sonore qu’ils ont appris dans un roman. Les policiers impériaux croient qu’ils ont affaire à une autre organisation, Narodna Odbrana. Ils ont le nom de Ciganovic, celui de Tankosic, mais ils n’ont pas pu remonter plus haut.

Certes, des gardes-frontières ont aidé les conjurés à pénétrer en Bosnie, certes, les armes viennent de Belgrade, certes, Tankosic est un officier de l’armée serbe. Mais il n’y a pas de preuve décisive de l’implication du gouvernement Pasic.
Il faut déclarer la guerre sur-le-champ

Pour les militaires autrichiens, pour le parti belliciste qui exerce une grande influence à Vienne, pour le bouillant chef d’état-major Conrad Von Hötzendorf, ces indices suffisent largement. Il faut déclarer sur-le-champ la guerre à la Serbie et punir ce petit Etat insolent. Paradoxalement, si le parti guerrier l’avait emporté à ce moment-là, on aurait sans doute évité la guerre.

La Serbie est largement discréditée par l’attentat, l’émotion est forte dans la région : une expédition punitive autrichienne n’aurait pas suscité grande opposition. La Russie n’est pas prête et mettrait des semaines à mobiliser ses troupes. Mais le comte Tisza émet des réserves, et l’empereur veut le soutien de l’Allemagne. On ne fera donc rien sans l’accord de Berlin. Lente et prudente comme son empereur, l’Autriche prend son temps.
4Dimanche 5 juillet : l’erreur de Guillaume

L’empereur d’Allemagne reçoit l’ambassadeur autrichien Szögyényi dans son immense château baroque de Potsdam. Il a quitté à la hâte son yacht et les régates estivales de la mer du Nord pour faire face à la crise. A 55 ans, Guillaume II est un souverain plein de fougue, handicapé par l’atrophie de son bras droit qu’il veut faire oublier par sa volubilité irrépressible et ses rodomontades. Il porte des moustaches en croc qui attestent sa virilité et possède des centaines d’uniformes qu’il porte selon les circonstances, vêtu en garde champêtre quand il part pour un pique-nique, en amiral quand il est à bord de son bateau. Son caractère changeant embarrasse souvent le gouvernement allemand.

Les autres souverains d’Europe, qu’il abreuve de discours interminables, ne sont pas loin de le tenir pour un raseur. Il est néanmoins intelligent, ambitieux pour son pays, promoteur d’une Weltpolitik qui doit porter l’Allemagne au premier rang des nations. Agressif, il sait aussi faire preuve de prudence. Il parle haut quand se profile une crise, mais descend de plusieurs tons dès que la vraie guerre menace.
Le gouvernement allemand croit à une guerre rapide et localisée

Avant le déjeuner, il reçoit l’ambassadeur qui lui tend une note du gouvernement autrichien réclamant des sanctions contre la Serbie et une lettre personnelle de François-Joseph sollicitant son soutien. Guillaume II ponctue sa lecture d’exclamations et assure aussitôt son hôte de son entière sympathie. Il attend de l’Autriche une réaction prompte et énergique. A ce stade, il croit à un conflit restreint et encourage ses alliés à la fermeté, eux qui ont si souvent fait preuve d’une excessive pusillanimité.

Un peu plus tard, il réunit un conseil des ministres, qui prévoit une guerre limitée de l’Autriche contre la Serbie. Et les Russes ? Ils ne bougeront pas, pensent les Allemands. La Serbie s’est mise dans son tort, et l’armée russe n’est pas prête. L’appui de l’Allemagne à l’Autriche la dissuadera d’intervenir. Le lendemain, Guillaume II repart sur son yacht pour une croisière le long des côtes de Norvège. Il interdit tous préparatifs militaires. C’est à l’Autriche d’agir, vite et bien.

Plus tard, Français et Anglais interpréteront cette attitude comme un blanc-seing délivré par l’Allemagne à l’Autriche. On en déduira la responsabilité de l’Allemagne dans le déclenchement du conflit. En encourageant l’Autriche à la fermeté, Guillaume II aurait précipité l’affrontement qu’il voulait secrètement.

En fait, l’affaire est plus complexe. Le gouvernement allemand croit à une guerre rapide et localisée. Il n’imagine pas, à ce stade, que la Russie se mette en travers, et encore moins que la France et l’Angleterre puissent s’en mêler. A ses yeux, cette affaire balkanique ne quittera pas les Balkans…
5Mardi 14 juillet : « Herr Jaurès »

Après d’interminables discussions secrètes, le gouvernement autrichien arrête sa position : on rédigera une note comminatoire à l’égard de la Serbie, qui aura quarante-huit heures pour répondre. Tisza demande que l’ultimatum ne comporte pas de clause trop humiliante qui obligerait la Serbie à le refuser. Le parti de la guerre, au contraire, veut un texte impossible à accepter. On entame la rédaction de la note en prenant son temps.

Le 19 juillet commence une visite officielle du président de la République et du président du Conseil français en Russie. Il ne faut pas que les deux alliés puissent se concerter pour répondre à l’ultimatum autrichien. On attendra le départ des Français. Avant cela, tout restera secret. Ainsi, dans l’Europe qui passe un été tranquille, le mécanisme infernal est lancé.
La guerre s’infiltre en Europe

A l’insu des opinions, dans les coulisses des chancelleries, alors que les principaux responsables des nations européennes sont en vacances, à l’instar de Guillaume II qui a jeté l’ancre dans un sombre fjord de Norvège, la guerre s’infiltre en Europe comme une bête silencieuse venue des profondeurs.

Un homme a pressenti le malheur. Au congrès du Parti socialiste qui se tient à Paris, Jean Jaurès a fait voter une motion qui prévoit  » la grève générale ouvrière simultanément et internationalement organisée », en cas de guerre. Le lendemain, la presse nationaliste appelle au meurtre du tribun socialiste, qu’elle nomme « Herr Jaurès » et à propos duquel Charles Maurras écrit dans « l’Action française » : « Jaurès, c’est l’Allemagne. »
6Jeudi 16 juillet : notre ami Nicolas

Sur le cuirassé « La France », Raymond Poincaré et René Viviani voguent vers la Russie en contemplant les vagues argentées de la mer du Nord. Poincaré, président de la République, est un Lorrain froid à la barbichette blanche et aux lunettes cerclées d’acier, patriote viscéral, conservateur et calculateur, persuadé qu’il faudra un jour en découdre de nouveau avec l’Allemagne pour reprendre les provinces perdues.

Viviani, président du Conseil, est un orateur passionné, socialiste indépendant, anxieux et fébrile, qui sent la crise monter et ne peut se résoudre, en humaniste de gauche, à la guerre européenne. Poincaré est effaré par son ignorance en politique étrangère. Sur le pont, ils font les cent pas, l’un enseignant à l’autre les bases de la sécurité française.

Face à l’Allemagne ambitieuse qui s’arme à grande vitesse, il faut une alliance de revers qui complète l’Entente cordiale établie avec l’Angleterre. Venu de l’est, le « rouleau compresseur russe » assurera la défaite des empires centraux en cas de conflit. Prévu de longue date, le voyage a pour objet de consolider l’alliance. Et, pour consolider l’alliance, il faut se tenir aux côtés du tsar Nicolas II dans la crise balkanique.
7Lundi 20 juillet : la prophétie d’Anastasia

Le cuirassé « La France » entre dans l’embouchure de la Neva, dans le bruit des canons de parade et les accents des fanfares. Il jette l’ancre au milieu de l’estuaire, et le tsar vient accueillir ses visiteurs sur son yacht, l' »Alexandria ». Nicolas II est un bel homme aux traits réguliers et à la barbe taillée droit. Il est monté sur le trône de toutes les Russies en 1894, bien qu’il n’aime guère le pouvoir et aspire à une vie familiale et paisible. A 16 ans, il est tombé amoureux d’Alix de Hesse-Darmstadt, 12 ans, dont il fera l’impératrice Alexandra Fiodorovna.

Sous le règne de Nicolas II, la Russie se développe, les paysans s’enrichissent et l’industrie prend son essor. Mais le régime est miné par l’agitation révolutionnaire : en 1905, il a failli succomber avant de se reprendre. Bien secondé par ses ministres, au premier rang desquels Stolypine, le tsar se maintient par un mélange de concessions libérales et d’accès autocratiques. Son fils Alexis lui cause de cruels soucis : il est atteint d’hémophilie.
L’angoisse de la guerre

Nicolas II est le petit-fils de la reine Victoria d’Angleterre et le cousin de l’empereur Guillaume II . Il répugne à tout conflit militaire, mais il doit tenir le rang de la Russie et poursuivre son oeuvre d’expansion vers le sud, notamment dans les Balkans. L’alliance avec la France le garantit contre l’Allemagne et lui permet de tenir la dragée haute à l’Autriche-Hongrie dans le monde slave.

Au cours de la visite, Poincaré et Nicolas II s’entretiennent des affaires du monde. Les liens s’affermissent et les promesses d’assistance en cas de conflit se multiplient. La routine, pour les deux hommes engagés dans une alliance de long terme. Mais, au moment où l’ultimatum autrichien à la Serbie est en préparation, ces déclarations générales prennent un sens immédiat. Miné par l’angoisse de la guerre, sans doute submergé par le poids de ses responsabilités, Viviani est victime d’une crise nerveuse. Lors d’un déjeuner officiel, il reste dans son coin et bougonne à haute voix, éructant et agité, jusqu’à embarrasser l’assistance.

C’est Poincaré, impavide, qui reçoit l’ambassadeur d’Autriche et lui délivre un avertissement solennel resté célèbre :
La Serbie a des amis très chauds dans le peuple russe. Et la Russie a une alliée, la France. Que de complications à craindre ! »

Le soir du 22 juillet, pendant le dîner officiel, Anastasia, princesse de Monténégro, mariée au grand-duc Nicolas Nikolaïevitch, montre aux Français une bonbonnière qui renferme un peu de terre de Lorraine. Elle déclare d’une voix perçante et joyeuse :
La guerre va éclater… Il ne restera rien de l’Autriche… Nos armées se rejoindront à Berlin… Vous reprendrez l’Alsace et la Lorraine. »

La visite devait être protocolaire. Dans la chaleur des discussions, elle se transforme, sans que les partenaires l’aient vraiment compris, en soutien total à la Russie dans la crise balkanique.
8Jeudi 23 juillet : l’ultimatum

Russes et Français se réunissent pour un dîner d’adieu sur le pont de « La France ». Viviani s’est repris. Après tout, il est président du Conseil. C’est lui qui détermine la politique du pays. Il veut ménager les chances de la paix. Il s’est accordé avec Sazonov, le ministre russe des Affaires étrangères. On sait qu’un ultimatum se prépare. On demandera aux ambassadeurs des deux pays de transmettre à l’Autriche un message de modération.

L’ambassadeur anglais accepte de faire de même. Et, dans la rédaction du communiqué commun, Viviani impose une formule floue qui n’engage pas la France à suivre la Russie dans l’affaire des Balkans. On rédige avec prudence. Mais la presse russe interprète la note comme une déclaration de fermeté. En le quittant, le tsar dit à Poincaré : « Cette fois-ci, nous devons tenir bon. »
Partie de poker

Ainsi, dans la partie de poker qui se joue, chacun bluffe et croit qu’une démonstration de fermeté forcera l’autre à abandonner sa mise. L’Allemagne pense dissuader la Russie en promettant son soutien à l’Autriche ; la France pense dissuader l’Autriche en affichant sa solidarité avec la Russie. Forte de cet appui, la Russie se dispose à secourir la Serbie. L’engrenage tourne de plus en plus vite.

Car, à cette heure précise, la crise se précipite. Quand « La France » met le cap sur la haute mer, les Autrichiens transmettent leur ultimatum à la Serbie. Wladimir Giesl, l’ambassadeur autrichien, est reçu par Lazar Pacu, ministre de Nikola Pasic parti en campagne électorale loin de Belgrade. Il lui tend un document de deux pages et exige une réponse dans les quarante-huit heures.

Pacu répond que les ministres sont absents et que le délai est trop court. Giesl réplique : « Au temps du chemin de fer et du télégraphe, dans un petit pays comme la Serbie, le retour des ministres est une question d’heures. » Pacu dit qu’il n’est pas en mesure d’accepter la note. Giesl répond qu’il la laissera sur le bureau et partira. Pacu prend la note. Ils se séparent sans un mot.
Silence de mort

Réunis à la hâte, les ministres présents à Belgrade lisent le texte dans un silence de mort. Personne n’ose parler. C’est le ministre de l’Education qui se lève, arpente la pièce et dit : « Nous n’avons pas d’autre choix que de nous battre. » L’ultimatum est implacable. Il accuse en préambule le gouvernement de Belgrade d’avoir fomenté l’attentat. Suivent dix points qui sont autant de coups de poignard.

Les trois premiers exigent la suppression des journaux irrédentistes et de toute propagande anti-autrichienne. Les points 4, 6 et 8 réclament des actions contre les personnes impliquées dans l’attentat, y compris les militaires serbes. Le point 7 est encore plus précis : il exige l’arrestation d’urgence du major Tankosic et de Ciganovic. Le point 9 demande des explications sur les « inadmissibles propos tenus par les responsables serbes après l’attentat ». Le point 10 demande la notification officielle, sans retard, des mesures prises.

Les points 5 et 6 sont les plus humiliants. Le 5 exige que Belgrade accepte la « collaboration en Serbie des organes du gouvernement impérial et royal [d’Autriche-Hongrie] dans la suppression du mouvement subversif dirigé contre l’intégrité territoriale de la monarchie ».
« Document insolent »

Le point 6 prévoit que « des organes délégués à cette fin par l’Autriche-Hongrie prendront part aux recherches » sur d’éventuelles complicités en Serbie. La police autrichienne enquêterait donc en Serbie, au mépris des règles élémentaires de la souveraineté des Etats.

Quand il lit l’ultimatum, le ministre des Affaires étrangères britannique, lord Grey, s’écrie :
Je n’ai jamais vu jusqu’ici un Etat adresser à un autre Etat un document d’un caractère aussi terrible. »

Et Winston Churchill, premier lord de l’Amirauté, de dire : « C’est le document le plus insolent de son espèce qui ait jamais été rédigé. »
9Vendredi 24 juillet : « Une étrange lumière… »

Le lendemain, le gouvernement de Belgrade se réunit à 10 heures pour examiner la note. A la réflexion, la mort dans l’âme, les ministres penchent pour l’acceptation de l’ultimatum ; ils craignent une guerre désastreuse contre l’Autriche-Hongrie. Hésitants, terrifiés, ils télégraphient au gouvernement russe.

A 15 heures, au palais de Krasnoïe Selo, le tsar réunit un conseil des ministres. On est encore dans l’atmosphère qui a présidé à la visite française. Sazonov dit qu’il condamne l’ultimatum autrichien « avec dégoût » et qu’aucun Etat ne peut accepter de telles conditions sans « commettre un suicide ».

Le ministre de l’Agriculture se lance dans une longue diatribe belliciste. Ce sera la fermeté. On demande un délai à l’Autriche, on conseille un retrait de l’armée serbe à l’intérieur pour gagner du temps. Et surtout on décide une mobilisation partielle dans les régions d’Odessa, Kiev, Kazan et Moscou, donc loin des frontières, en signe de retenue.
Quelle est la position britannique dans la guerre des Balkans ?

A Londres, le cabinet se réunit autour du Premier ministre, Herbert Henry Asquith, pour discuter du découpage des comtés de l’Ulster. Mais lord Grey pose la question brûlante : quelle est la position britannique dans la crise des Balkans ? Il ne veut pas de guerre, sauf si la Belgique était attaquée. Il propose une médiation à quatre puissances.

Plus tard, Churchill écrira : « Les communes de Fermanagh et de Tyrone s’effacèrent dans les brumes et les tempêtes de l’Irlande et, peu à peu, une étrange lumière se mit à tomber sur la carte de l’Europe. »
10Samedi 25 juillet : le revirement serbe

Cette fois, la crise est ouverte, menaçante. L’ultimatum expire le soir même à 18 heures. Dans quelques heures, donc, si la Serbie ne se rend pas, la guerre avec l’Autriche éclatera. La logique voudrait que Belgrade cède. L’armée serbe n’est pas en mesure de battre les forces autrichiennes. Quant aux « Puissances », aucun intérêt vital pour elles n’est en jeu. Les Serbes sont considérés comme des demi-voyous dans le jeu international. On est prêt à accepter leur humiliation.

Lord Grey propose de repousser l’ultimatum pour laisser la place à la diplomatie. Il suggère une médiation entre l’Autriche et la Russie. La crise va-t-elle se résoudre comme celles qui l’ont précédée, dans un va-et-vient de négociations serrées et complexes ? Non : la Russie a choisi la fermeté. Ainsi, le bluff autrichien a échoué. Sans la Russie, la Serbie aurait plié. Mais contre toute attente, confortée par la visite des Français, la Russie reste ferme.
Les ministres se précipitent vers la gare

Du coup, le gouvernement serbe change d’avis. Il se préparait à accepter les dix conditions ; il émet maintenant des réserves sur six d’entre elles et refuse la clause essentielle, la participation de la police autrichienne à l’enquête en Serbie. On cherche à affiner la réponse pour montrer qu’on est prêt à des concessions, tout en maintenant le principe de la souveraineté du pays. La rédaction dure, avec rajouts, corrections et ratures.

On veut taper le texte à la machine, mais la machine ne marche pas. On l’écrit à la main. A 17h45, le ministre Gruic remet le texte sous enveloppe à Pasic. La dernière version est encore biffée çà et là. Gruic ne veut pas porter la réponse. Pasic dit : « J’irai moi-même. » Pendant ce temps, les ministres se précipitent vers la gare pour se replier loin de Belgrade.

Le Premier ministre part, à pied, dans les rues de Belgrade vers l’ambassade autrichienne. Il fait beau, les passants se promènent, insouciants. Pasic arrive à l’ambassade. Introduit, il remet le texte à Giesl à 17h55.
Une partie des exigences sont acceptées, dit-il. Pour le reste nous nous en remettons à votre loyauté et à vos sentiments chevaleresques d’officier autrichien. »

Giesl parcourt le texte. L’acceptation n’est pas totale. Il annonce qu’il quitte Belgrade et rentre en Autriche avec tout le personnel de l’ambassade.
11Dimanche 26 juillet : chaque jour compte

A l’annonce du rejet de la réponse serbe, on voit des scènes d’enthousiasme à Vienne et à Berlin. C’est Bethmann-Hollweg, le chancelier allemand, qui réagit le premier. Il fait dire par ses ambassadeurs que les mesures prises en Russie peuvent être considérées comme une menace envers le Reich. Si elles étaient maintenues, elles forceraient l’Allemagne à mobiliser, ce qui conduirait à la guerre. On pouvait croire que la crise se limiterait à une expédition contre la Serbie. La réaction russe, suivie de la réaction allemande, montre qu’il n’en est rien.

Les responsables civils n’ont pas bien saisi la logique des plans militaires. Elle est implacable. Les armées deviennent massives, leur armement est terrifiant, la rapidité de mobilisation est un facteur essentiel. Celui qui mobilise le premier prend un avantage qui peut devenir décisif. Pour les états-majors, chaque jour compte. Les mesures russes communiquent la fièvre aux généraux allemands.
12Lundi 27 juillet : la guerre, donc…

Tapie dans l’ombre, comme l’assassin qui attend son heure, la guerre va-t-elle finalement reculer ? Sur « La France », Viviani veut calmer le jeu. Pour ne pas risquer d’incident avec l’armée allemande, il ordonne aux troupes françaises de se retirer à dix kilomètres de la frontière. A Berlin, Guillaume II, rentré de sa croisière, lit la réponse serbe à l’ultimatum et clame sa satisfaction. Dans son journal, il écrit : « C’est un brillant résultat, un grand succès pour Vienne, il fait disparaître toute raison de guerre. » Ainsi les plus hauts responsables français et allemands inclinent soudain au compromis.

Mais, à Vienne, le vieil empereur François-Joseph, pressé par ses généraux, assiégé par ses ministres, a cédé au parti belliciste. Dans son bureau qui domine la Vienne pacifique, créative et bouillonnante que décrira Stefan Zweig dans « le Monde d’hier », une grande plume oscillant dans sa main tremblante, il signe le lendemain la déclaration de guerre à la Serbie. Le destin bascule.

Laurent Joffrin – Le Nouvel Observateur
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Thierry Moreno
Voir entre autres l’ouvrage de Max Gallo :  » 1914.Le Destin du Monde « …

André-Gérard Holvec
J’ ai lu avec grand plaisir cet article et je remercie Mme Sandrine Moreau pour ces commentaires qui seraient à inclure à ce texte .
En fait il n’ y a eu qu’ une seule guerre mondiale le siècle passé et celle-ci, commencée en 1914 ne s’ est terminée qu’ en 1945 .

Sandrine Moreau
2
l’état en guerre achète des armes en empruntant auprès de la BDF PRIVEE (200 familles) ,
Il s’agit de création monétaire classique, le pret bancaire est de l’argent créé qui va dans les poches de l’industrie d’armement.
L’état doit rembourser (le symétrique de la création , soit la destruction d’argent) à la BDF , avec de l’argent récupéré par des impots. On demande aux paysans un effort de guerre après leur avoir pris leurs fils, des salaires rognés, des cadences plus importantes , il faut sauver la patrie , etc refrain matraqué par la presse privée et soviétiquement unanime sur la question.
Mais je dois surement me tromper, il va bien se trouver un journaliste sur ce site, ou Mr Lordon pour dire que tout cela est un tissu d’anerie…. Peut être qu’en allant vérifier les comptes de Schneider (Le Creusot), ou Renault avant 14 et après 18 on constatera une diminution des fortunes …. Ou que la BDF privée pretait sans interet….

Sandrine Moreau
1
Mr Joffrin ressort la version officielle , l’affreux et implacable enchainement d’alliances la mécanique funeste aboutissant à la misère et au martyr pour l’Europe.
Version qui omet toujours de parler d’argent.
Le modèle économique de la guerre, systématiquement et soviétiquement écarté du débat par les médias, les livres d’histoire, révélant ainsi une formidable arnaque , la face cachée de la république , du libéralisme , est un modèle de consommation tout à fait classique et juteux. On produit des biens de consommations , obus, canons, etc…achetés à des industriels privés. Plus la guerre dure , plus on en vend, plus les actionnaires des marchands d’armes s’enrichissent. On peut à ce propos observer que les américains ont fourni les 2 camps en pétrole. Ils avaient donc bien intégré ce modèle économique de consommation et d’enrichissement durable.
Il faut aussi parler de la banque de France qui comme son nom ne l’indique pas est une banque privée….

Gilles Breteau
Et on donne même instruction à l’artillerie de ne pas détruire l’usine qui est de l’ordre coté du front bien qu’on sache qu’elle tourne pour l’appareil de guerre allemand..
Toutes les guerres ne sont que des histoires de gros sous qui tournent mal

Fred Dassert
Quelles étaient les alliances en 1914 !L’Autriche Hongrie est alliée à l’Allemagne mais la France n’est elle pas alliée à la Serbie !Si on prend la France et l’Allemagne qui a declaré la guerre l’un à l’autre !La France declare la guerre à l’Autriche et tous les accords diplomatiques de defenses mutuels s’enclenchent .On notera qu’en 1940 ,c’est bel et bien la France qui declare la guerre à l’Allemagne pour son agression en Pologne qui a un traité de defense mutuel avec la France et l’Angleterre .Il ne faut pas oublier que la Russie aussi a envahie l’autre moitié de la Pologne ce qui aurait dut amener une declaration de guerre conjointe franco-anglaise contre elle ? Mystere ,pourquoi ça ne c’est pas fait ………..

Ahmed Mouhlay
Juste une petite mise au point : la déclaration de guerre c’était en 1939.

buenaventura danyal
Une guerre voulue et désirée par les banquiers et industriels !!!!!!!!
et qui a payé l’addition ??? le peuple d’en bas ……

Julien Briere
ce n’était qu’un prétexte pour résoudre des conflits d’intérêts capitalistes et impérialistes ; s’il n’y avait pas eu cet attentat ,ils en auraient trouvé un autre
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Ces étés qui ont marqué l’histoire : 1914, un attentat suivi d’une Guerre mondiale

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L’archiduc François-Ferdinand et son épouse, quelques minutes avant leur assassinat, le 28 juin 1914, à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) AFP

HISTOIRE – L’été n’est pas toujours une saison où l’actualité est elle aussi en vacances…

L’été est régulièrement une période creuse pour l’actualité. Une saison creuse où les sujets sur les vacances alternent avec la météo à la une des médias. Mais parfois, les événements, diplomatiques, criminels ou climatiques, se bousculent pendant cette seule période estivale, voire au-delà, et marquent à jamais l’histoire. 20 Minutes revient sur cinq étés marquants des cent dernières années.

Notre série commence il y a presque 100 ans, en 1914, avec un été qui changera l’histoire mondiale à jamais. L’Europe est alors un baril de poudre dont la mèche se trouve dans les Balkans. Fort d’un nationalisme exacerbé, la Serbie réclame au royaume d’Autriche-Hongrie la Bosnie-Herzégovine, où la population est à majorité serbe.
Le 28 juin, la mèche prend feu

Et c’est au début de la saison estivale, le 28 juin, que la mèche prend feu. L’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, est en visite à Sarajevo, la capitale de Bosnie-Herzégovine, avec son épouse. Ils sont attendus par un groupe de jeunes nationalistes serbes qui, après de multiples rebondissements, parviennent finalement à les assassiner en pleine rue.

L’occasion est trop belle pour Vienne de répliquer par la force aux agitations nationalistes serbes en Bosnie, fomentées depuis Belgrade. Profitant de l’aval donné par son puissant voisin et allié allemand, l’Autriche-Hongrie adresse le 7 juillet un ultimatum à la Serbie qui lui impose notamment la présence d’enquêteurs autrichiens sur son territoire afin d’enquêter sur l’attentat de Sarajevo.
«Je m’engage sur le chemin que m’indique mon devoir»

Trouvant cette dernière condition «inacceptable», la Serbie, soutenue par le géant russe, y répond le 25 juillet par un refus catégorique. Trois jours plus tard, l’empereur et roi François-Joseph 1er déclare, «la conscience tranquille», une guerre préventive à Belgrade. L’engrenage peut alors commencer et lancer ce qui sera la Première Guerre mondiale.

La Russie ne veut pas lâcher son «petit frère serbe» et le Tsar Nicolas II ordonne la mobilisation générale le 30 juillet. L’entrée de Moscou va considérablement changer la donne. Le jeu des alliances conclues par les différentes grandes puissances au début du siècle entraîne de facto la France, alliée de la Russie, et l’Allemagne, alliée de l’Autriche-Hongrie, à se mobiliser à leur tour et à se déclarer la guerre durant les jours qui suivent.
Des états-majors va-t-en guerre

Bien que les gouvernements français et allemand aient fait preuve d’hésitation, ne se sentant pas vraiment concernés par le problème balkanique, leurs états-majors sont particulièrement chauds pour en découdre et ont finalement obtenu satisfaction. Le jour-même de sa mobilisation générale, le 1er août, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie et à la France deux jours plus tard.

Pas non plus très motivée dans un premier temps, mais membre de la Triple Entente, la Grande-Bretagne finit par s’inquiéter du péril à venir et déclare la guerre à l’Allemagne le 4 août. La «bataille des frontières» s’ouvre alors avec, ce même jour, le début de l’invasion de la Belgique par l’armée allemande, conformément au plan Schlieffen. Le 6 août, les premières offensives françaises ont lieu en Alsace, sous occupation allemande depuis la guerre de 1870, et en Lorraine.

Mais ce sont les forces allemandes qui vont enchaîner les succès sur le front Ouest et Est. Le 22 août, elles pénètrent en France, à Lunéville. La fin de l’été sonne l’heure de la «Grande retraite» pour les troupes alliées. Le 2 septembre, les Allemands sont à 45km de Paris et le gouvernement français part se réfugier à Bordeaux. Le conflit tourne ensuite à l’affrontement direct avec, les semaines suivantes, la première bataille de la Marne et la «Course à la mer» avant la guerre des tranchées, emblématique de la «Grande Guerre» qui durera quatre étés de plus.
Corentin Chauvel
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zipza
L’attentat n’était pas qu’un prétexte : les pays républico-nationalistes France, Angleterre, Russie défendait le droit des peuples à fonder leur nation (avec une géométrie variable très hypocrite…), contre les pays dynastico-impériaux empire Allemand, Austro-Hongrois, Turc, qui défendait le droit du souverain à hériter des terres conquises.

Cet antagonisme à des racines très profondes liées à la dichotomie du pouvoir européens entre religion et souverain, puis entre catholique et protestant avec pour finir la conflagration générales de la révolution Française où le peuple guillotinat outre son roi, sa femme, fille soeur et cousine des dynastico-impériaux.

La création de l’Italie par les nationalistes avec le soutien de de la France « régicide » au dépend de l’empire et du pape datait de 50 ans, une blessure vive et fraiche… comme la perte de l’Alsace-Lorraine…

Dans ces conditions, l?assassinat du FILS de la dynastie austro-hongroise par des nationalistes que l’on pouvait soupçonné d’être armé par les républico-nationalistes comme hier l’URSS avec les PC et les USA avec les pustch de Généraux, est tout sauf un prétexte, c’est bel et bien un casus belli entre deux blocs irréconciliables !
Mais chut, il ne faut surtout pas rappeler que les guerres ont une histoire très humaine, et devant la catastrophe, il est si facile d’invoquer le hasard et la faute à pas de chance, si ce n’est celle du perdant…

Ankou29
L’article le précise bien « l’Europe est alors un baril de poudre »

Nonor3
La façon dont sont présentées les choses est assez fausse… Comme si un évènement avait par un hasard de circonstance déclenché une guerre mondiale… Les tensions étaient vives entre tous les pays, et depuis de nombreuses années s’étaient petit à petit mis en place les conditions du déclenchement d’une guerre mondiale. l’assassinat du 28 juin n’est qu’une étincelle mettant le feu aux poudres accumulées depuis longtemps, ce n’est même qu’un prétexte pour les principaux acteurs de cette guerre qui n’attendaient que ça… Certains ouvrages sur ce sujet osent même directement affirmer que c’était un coup monté de toute pièce par l’Allemagne pour déclencher (enfin) les hostilités.

wednesdaysalon
Vietnam, Indochine, guerre mondiale et j’en passe, loin de prendre parti de tel ou de tel, l’histoire est écrite par les vainqueurs…

EnRoutePour2017
Merci 20minutes…elefantomas a raison!
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Ces étés qui ont marqué l’histoire : 1944, la Seconde Guerre mondiale théâtre de reconquêtes décisives
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Photo prise le 28 août 1944 de l’armée américaine défilant sur les Champs-Elysées à Paris, après la libération de la capitale AFP

HISTOIRE – L’été n’est pas toujours une saison où l’actualité est elle aussi en vacances…

L’été est régulièrement une période creuse pour l’actualité. Une saison où les sujets sur les vacances alternent avec la météo à la une des médias. Mais parfois, les événements diplomatiques, criminels ou climatiques, se bousculent pendant cette seule période estivale, voire au-delà, et marquent à jamais l’histoire. 20 Minutes revient sur cinq étés marquants des cent dernières années.

Notre série se poursuit en 1944, lors d’un été qui s’avérera décisif dans l’issue de la Seconde Guerre mondiale, notamment en Europe, sur le front Ouest, et dans le Pacifique. L’Allemagne et ses alliés sont à bout de souffle à la fin depuis l’année précédente, notamment sur le front Est, et les trois grandes puissances américaine, britannique et russe, représentées par Roosevelt, Churchill et Staline, ont déjà commencé à planifier le futur lors d’une première réunion à Téhéran (Iran) en novembre 1943.
A l’assaut du Mur de l’Atlantique

Au printemps 1944, sur le front Ouest élargi, l’Afrique du Nord est sous le contrôle des Alliés qui ont également bien entamé leur conquête de la péninsule italienne. Mais pour rallier Berlin, il faudra s’attaquer au Mur de l’Atlantique et c’est le 8 mai que la date de l’Opération Overlord est fixée: le 5 juin, paré pour une offensive estivale.

C’est finalement le lendemain, à l’aube, que plus de 130.000 soldats, à majorité britanniques et américains, débarquent sur les plages de Normandie, ajoutés à la dizaine de milliers déjà parachutés au cours de la nuit. Des millions d’autres suivront dans les semaines à venir.

Si les Allemands s’attendaient un jour ou l’autre à une tentative de débarquement sur le front Ouest, d’où la construction d’importantes défenses le long des côtes françaises, la surprise est bel et bien là. C’est plus au nord, dans le Pas-de-Calais, que les Alliés étaient attendus. Cependant, les soldats de la Wehrmacht opposent une forte résistance, bien soutenus par les blindés SS, dans une lutte sans merci qui durera dix semaines.
Résistance coriace des Allemands

L’objectif principal des Alliés en Normandie, Caen (Calvados), ne sera atteint et libéré qu’au début de l’été, le 10 juillet, et ce n’est qu’à la fin du mois que la percée d’Avranches (Manche) permettra enfin à leurs troupes de faire plier définitivement la défense allemande en Normandie. Pendant ce temps, en Allemagne, l’Opération Walkyrie, destinée à assassiner Hitler, échoue le 20 juillet.

Les choses iront beaucoup plus rapidement le mois suivant en France. La Bretagne est libérée lors des premiers jours d’août et le 15, un nouveau débarquement a lieu cette fois en Provence, menant à la libération de Nice (Alpes-Maritimes) le 28 août. Trois jours plus tôt, les Alliés ont atteint Paris avec un général de Gaulle accueilli en héros. Il faudra attendre la fin de l’année 1944 pour voir le territoire français libéré avant que Berlin ne tombe au printemps suivant.
Opération Forager ou la reconquête du Pacifique

L’été 1944 sera tout aussi chaud et décisif dans le Pacifique où les Américains ont fort à faire avec l’armée japonaise, particulièrement offensive, mais en recul depuis le printemps. L’Opération Forager débute en juin avec pour objectif la conquête des Iles Marianne, fondamentale pour installer des bases permettant un bombardement du Japon.

Plusieurs batailles (Saipan, Guam et Tinian) extrêmement rudes et longues vont alors s’enchaîner jusqu’au début du mois d’août pour l’armée américaine, mais à chaque fois couronnées de succès. Dépassés, les Japonais finiront par faire usage de kamikazes à partir de l’automne et il faudra un an de plus aux Américains, et surtout deux bombes atomiques les 6 et 9 août 1945, pour obtenir la reddition définitive du Japon.
Corentin Chauvel
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claude.bredin
et si on parlait un peu de l’été 1214, histoire de ne pas parler de l’automne 2012 ??

Bisontin
Ras le bol avec le passé et encore le passé. Il y a tellement à faire dans le présent.

Sarkothon
L’été 2012 restera dans les esprits comme la progressive dispersion des remugles qui suintaient d’un certain gouvernement inspiré par le pétainisme.

Johan44
Mittérand est parti depuis longtemps !!!

soral
Et George Marchais était travailleur volontaire chez Messerschmitt en Allemagne

Sarkothon
Aux deux clowns ci-dessous :

« Selon son biographe Thomas Hoffnung, Marchais ne fut en fait ni volontaire ni requis du STO, il fut muté en Allemagne par l’entreprise allemande d’aviation qui l’employait déjà en France depuis 1940. Son parcours pendant la guerre ne ferait dès lors que refléter le sort de centaines de milliers de Français, contraints pour survivre de travailler pour les Allemands, soit en France, soit en Allemagne, une très large majorité de l’économie nationale étant de toute façon déjà mise au service des occupants. »

Si vous avez d’autres sources citez-les, au lieu de salir la mémoire d’un mort qui ne peut plus se défendre.

Quant à Mitterrand, je vous le concède bien volontiers, il est des vôtres.
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Ces étés qui ont marqué l’histoire : 1967, le «Summer of Love» ou l’illusion d’une saison de l’amour

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Le premier jour de l’été fêté dans le Golden Gate Park de San Francisco, le 21 juin 1967 AP / SIPA

HISTOIRE – L’été n’est pas toujours une saison où l’actualité est elle aussi en vacances…

L’été est régulièrement une période creuse pour l’actualité. Une saison où les sujets sur les vacances et la météo se partagent la une des médias. Mais parfois, les événements diplomatiques, culturels, criminels ou climatiques, se bousculent pendant cette seule période estivale, voire au-delà, et marquent à jamais l’histoire. 20 Minutes revient sur cinq étés marquants des cent dernières années.

Après deux premiers épisodes consacrés à des années tragiques (1914 et 1944), place à un été rempli de bonheur, de paix et d’amour: le «Summer of Love» de 1967. L’«été de l’amour», consécration du mouvement hippie qui laissera son empreinte culturelle jusque dans les années 1970, a établi son quartier général à San Francisco, et plus précisément à Haight-Ashbury, dans le Golden Gate Park.
«Nous avons une révolution privée en cours»

Héritiers directs des beatniks, les hippies s’inscrivent dès 1965 et sous la houlette du poète Allen Ginsberg, en tant que contre-culture et mouvement de contestation, prônant un mode de vie en complet décalage avec les valeurs traditionnelles américaines (relations sexuelles libres, usage de drogues, pratique de religions orientales). «Nous avons une révolution privée en cours», dit un tract distribué à Haight-Ashbury en 1967, illustrant cette révolte. C’est justement cette année-là que le mouvement prendra véritablement forme à San Francisco, après deux premiers rassemblements fondateurs en 1965 et 1966.

Le «Summer of Love» sera précédé du «First Human Be-In», le 14 janvier 1967, qui verra 20.000 personnes déferler à Haight-Ashbury pour écouter les groupes qui constitueront la bande originale du mouvement hippie: Grateful Dead, Jefferson Airplane, etc. «Peu à peu la rumeur va se répandre à travers le pays que quelque chose est en train de se passer dans ce district de San Francisco», explique Aurélien Leblay dans son mémoire Musique et protestation dans la société américaine des années 1960-1970, écrit pour l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence (2004).
«C’était bourré d’horribles adolescents défoncés»

Lorsque l’été arrive, ce sont près de 50.000 personnes qui vivent à Haight-Ashbury, en accord avec leurs principes qui vont inspirer les plus grands artistes de l’époque, précise l’auteur. Deux mois après la sortie de «All you need is love», qui s’inscrit parfaitement dans le cadre hippie, le guitariste des Beatles, George Harrison, débarque le 7 août à Haight-Ashbury avec femme et amis. Son témoignage est édifiant.

«Je suis allé là-bas en espérant trouver un endroit éblouissant plein de bohémiens sympas réalisant des œuvres d’art. (…) Mais c’était bourré d’horribles adolescents fugueurs boutonneux et défoncés. (…) Beaucoup d’entre eux étaient très jeunes, venus de toute l’Amérique dans cette Mecque du LSD», décrit George Harrison dans Anthology, lui qui avait pourtant aussi consommé de l’acide avant sa visite du quartier.
«Foutons le camp d’ici»

Le Beatle raconte que, sur place, des dizaines d’autochtones l’ayant reconnu le suivent tel le «Messie», lui proposant toutes sortes de choses dont de la drogue. Lorsqu’il refuse, la foule se montre soudain hostile. «On a marché de plus en plus vite à travers le parc et on a fini par sauter dans la limousine en disant: « Foutons le camp d’ici ». Et on est retournés à l’aéroport», poursuit-il, profondément désabusé par l’expérience.

L’analyse de George Harrison sur Haight-Ashbury et toute la mythologie qui l’entoure rejoint celle, à plus long terme, d’Aurélien Leblay. La «culture de la drogue» a décrédibilisé le mouvement hippie auprès d’une partie de ceux qui croyaient en son potentiel révolutionnaire et d’ouverture sur le monde. «Le LSD et d’autres drogues qui, en plus de fabriquer une réalité complètement déformée, a mené beaucoup de ces jeunes à une déchéance tragique au bout d’à peine quelques années de consommation intensive», indique l’auteur. «Pour moi, ça a été le tournant. (…) Cela m’a fait réaliser: « Ce n’est pas ça »», conclut le Beatles qui s’est finalement tourné vers la méditation.
Corentin Chauvel
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liomussy
Darcelf : les données proviennent des éléments déclassifiés de la CIA. Déclassifiés grâce au Freedom of Information Act, 5 USC § 552 Renseignez-vous également sur le projet MK ultra.

BadMoonRise
@darcelf vous faites allusion à la beuher alors que le commentaire que vous critiquez évoquait les drogues de synthèses type LSD conçues et élaborées en laboratoires, militaires et privés. Renseignez-vous et voyez.

liomussy
A la même époque les psychiatres de la CIA testaient des drogues sur les campus US. L’agence souhaitait connaître leur l’incidence sur la vie sociale et, le cas échéant, tenir par l’addiction les futures élites du pays. Il ne faut pas imaginer que le mouvement hippie a surgi de nulle part. Ce fut juste le résultat d’une manipulation. Ils ont détruit une génération. Quelques années plus tard, au début des années 80, sous Carter, les USA se sont retrouvés au plus bas : les cadres qui devaient assurer les destinées du pays, n’étaient pas à la barre : la drogue avait eu raison d’eux. Le pays commençait à ressentir les effets de « no future » qui suit la prise des drogues. Une société entière peut sombrer. La génération suivante eut plus de chance.

darcelf
elle doit être bonne la votre: faites tourner !

americum95
Encore un négationniste, un de plus 🙂 Peace, Love, and Happiness !!!

Aimsay
il me semble d’ailleurs que le LSD était donné aux soldats au combat, ça a fait un flop car ces soldats ne voulaient plus tuer en prenant ces substances … c’est bien connu en tout cas que ces drogues de synthèse étaient à la base utilisées à des fins militaires (il n’y a que les incultes pour dire que c’est n’importe quoi) …
d’ailleurs les guerriers massaï prenaient des drogues (naturelles) hallucinogènes quand ils partaient au combat, ça décuple toute capacité entre autre (j’ai pu vérifié par moi même, avec des champi hallucinogènes, que toutes capacités étaient nettement décuplées, ce n’est pas pour rien que politiciens, artistes, etc… tournent à la cocaïne)
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Centenaire 1914-18: Hollande va célébrer les valeurs de la France

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François Hollande à l’Elysée le 4 novembre 2013. SEVGI/SIPA

POLITIQUE – Un moment consensuel dans une période compliquée pour le chef de l’Etat…

Voilà une prise de parole du chef de l’Etat qui devrait être consensuelle. En retrait ces derniers temps, François Hollande lance ce jeudi les commémorations du centenaire de la «Grande Guerre» de 14-18 par un discours solennel à l’Elysée. L’occasion pour le chef de l’Etat, en retrait ces derniers temps alors que les sondages sont catastrophiques, d’évoquer les valeurs de la Nation et de la République. Il abordera aussi les thèmes de la «cohésion nationale, des relations internationales, de l’amitié entre les pays» mais aussi «la grandeur de la France», selon un membre du gouvernement.

François Hollande peut également «faire un lien avec la gravité de la situation actuelle. Mais il ne faut pas qu’il dérive de son discours. On ne peut pas instrumentaliser les Poilus des tranchées», estime un conseiller du président alors que la fronde des Bonnets rouges se poursuit. «C’est un discours qui inaugure un cycle important de commémorations. Il ne faut pas lui donner une autre importance que celle-là» même si le président «peut à cette occasion évoquer les valeurs de la France et de la République», a quant à lui indiqué à l’AFP Aquilino Morelle, conseiller politique du chef de l’Etat.
«Un moment d’unité nationale»

Au plus bas dans les sondages (75% des Français désapprouvent son action selon un récente enquête de l’Ifop), François Hollande se trouve relégué parmi les présidents les plus impopulaires de la Ve république un peu plus d’un an et demi après son accession au pouvoir.

Au-delà de la bataille politique, la célébration de la Grande guerre est conçue pour être un marqueur du quinquennat de François Hollande comme l’a été celle du bicentenaire de la Révolution française, en 1989 pour François Mitterrand. Cette commémoration «doit être un moment d’unité nationale, mais aussi la proclamation de notre engagement pour une construction européenne pacifique et surtout une proclamation que la France est au service de la paix», affirmait François Hollande le 11 novembre 2011, quand encore candidat, il était venu se recueillir sur les champs de bataille de la Marne.
M.P. avec AFP
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joobijooba
Il y a encore des valeurs en France?! Qqun peut me les rappeler, je m’en souviens plus…

MONTFERMY
Si en 14/18 il y eut environ 700 « fusillés pour l’exemple » à ce jour il y a des millions de « fusillés économiques »qui pour certains ne s’en relèveront pas et finiront leur vie dans la rue au lieu du fond d’une tranchée.

Donricardo
Comme d’habitude il est encore a des années lumieres de la situation mélange allégrement poilus de la guerre bonnets rouge il a oublié les otages du Mali avec la barbe et dit et promet toujours des choses qu’il est et sera incapable de tenir .
Pauvre France

jcvial1
lollita vous connaissez très mal votre histoire ; la nation à l’origine est une notion et une valeur de ce que nous appelons aujourd’ hui la gauche . La seule internationale qui existait alors était celle des têtes couronnées …et ce sont les esprits les lumières qu’on peut difficilement situés à droite qui vont parler de nation comme une défense contre les tyrannies

jcvial1
marine le pen pense qu’il est inutile de rendre hommage à ces hommes dont la barbe laisse à penser qu’ils auraient pu être manipulés ….

Europe : le Royaume-Uni « proche de la sortie »

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La presse anglaise est divisée au lendemain de l’échec de David Cameron à bloquer la désignation de Jean-Claude Juncker.
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David Cameron (AFP) David Cameron (AFP)

La presse britannique, inquiète, estimait samedi 28 juin que le pays était près de quitter l’Union européenne après l’échec du premier ministre David Cameron à faire barrage à la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

Mais les opinions sont divisées quant à savoir qui est à blâmer entre David Cameron ou Bruxelles de rendre encore plus difficile de convaincre les Britanniques de rester dans l’Union européenne si un référendum se tenait en 2017.

David Cameron s’est engagé à organiser un référendum sur l’appartenance de son pays à l’UE en 2017 s’il est réélu l’an prochain.
Le « splendide isolement »
« Une marche de plus vers la sortie de l’Europe », écrit le « Daily Telegraph », le grand quotidien conservateur.

DAILY TELEGRAPH front page: « One step closer to quitting Europe » #skypapers pic.twitter.com/ji1PZXWNCC
— Sky News (@SkyNews) 27 Juin 2014

Le « Daily Mail », eurosceptique, enfonce le clou en déclarant que « Cameron le perdant est le Rooney de l’Europe », en référence à Wayne Rooney, l’attaquant de Manchester, dont l’équipe n’a pas dépassé le premier tour au Mondial de football au Brésil.
Lire
Cameron, mauvais joueur, jusqu’au bout

« The Times » de Rupert Murdoch partage la même constatation à sa une : « Le Royaume-Uni proche de la sortie de l’UE ». Mais le pays s’avère ainsi mieux loti dans un « splendide isolement » et Cameron a « renforcé la position de la Grande-Bretagne en maintenant une robuste opposition » et ses chances de remporter les élections l’an prochain.
Un « moment dangereux »

Le pro-UE Independant évoque « une défaite, un désastre ». « Ce splendide isolement n’est pas la manière d’engranger des arguments en faveur de l’UE », souligne le quotidien.

Le Guardian (gauche) déclare également que « le Royaume Uni est proche d’une sortie de l’UE après l’élection de Junker. Alors que le « Sun », patriotique, écrit, « Cam, nous sommes en guerre avec l’UE ».
Lire
Juncker président, mais pour quoi faire?

Enfin le « Financial Times » analyse qu’il s’agit d’un « historique changement de pouvoir au sein de l’UE » et d’un « moment dangereux pour les relations du Royaume-Uni avec l’Europe ».
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francis pineda
les anglais ne sont jamais rentrés dans la construction européenne , ils n’ont qu’un traitée commercial entre les pays. Ils ont la monnaie , qu’ils protégent , par contre ,ils ont toujours voulu commander . Alors maintenant s’ils veulent partir bon vent , par contre toutes les transactions en euro doivent se faire en europe , et pas a la city..Quand a ceux qui ne sont pas d’accord ils peuvent toujours prendre le ferry pour aller vivre en angleterre. Bon voyage et pas de retour..

Julien Briere
bon debaras

Emile Bortolussi
une seule réponse que toute l’Europe devrait faire sienne : CHICHE !!!!

alain martin
Les Britannique se sont toujours opposé à toute construction Européenne depuis des siècles. Car cela aurait ou pourrait leur faire de l’ombre et cela est inacceptable pour un Anglais. C’est une constante de leur politique étrangère.
Ils ne sont entrées tardivement que parce qu’ils voyaient que l’Europe se faisait et qu’il fallait la détruire par l’intérieur.
Là ou les Britanniques se sont fait piéger c’est que la city et les industriels ont bien vu tout l’intérêt qu’il y avait à être en Europe.

D. T.
3005
La crise du « cochon bègue » atteint progressivement tous les élevages de la planète.
Venue de Chine, cette curieuse maladie empêche les animaux de prononcer certaines diphtongues de l’anglais et leur interdit de s’exprimer clairement dans cette langue.

http://dernierssiecles.blogspot.fr

Yves Ortega
La sortie du Royaume-Uni serait la meilleure chose qui pourrait arriver à l’Union Européenne. Mais comme nous sommes dirigés par une oligarchie méprisant les intérêts des peuples, on doit s’attendre à ce que nos dirigeants fassent des courbettes aux Anglais pour les inciter à rester, alors qu’il conviendrait au contraire de les chasser à coups de pieds.

Le Royaume-Uni n’a toujours été qu’une tête de pont de l’impérialisme nord-américain en Europe. En outre, sans ces parasites vivant de la finance et non du travail, l’UE n’aurait plus aucune raison d’utiliser l’anglais comme langue de communication interne, ce qui serait un bénéfice considérable, car accepter la domination mondiale d’une seule langue, c’est accepter l’asservissement aux nations dont c’est la langue maternelle.

LE ROYAUME-UNI, DEHORS !

Enver Hoxha
La Grande Bretagne est entree a l’UE pour des raisons purement commerciales. A l’epoque il n’y avait pas de projet politique europeen visible.

Du moment ou on a commence a parler integration, les Britanniques sont devenus hostiles, car leur interet se limitait a la vente de produits sans taxes et au drainage des capitaux. Toute avancee de la soi-disante ”integration europeenne” est donc en contradiction avec la presence britannique en Europe.

Par ailleurs, le role central en Europe unie est deja occupe solidement par l’Allemagne. La Grande Bretagne ne saurait se resigner a accepter l’euro et l’integration politique sans s’assurer aussi la position dominante.

La seule direction, c’est la sortie… et l’Amerique.

Marco Nour
Mai 2005 : Référendum pour une constitution européenne : 54,68 % de NON.
Or ces NON proviennent de :
– l’extrême-gauche
– l’extrême-droite
– Fabius pour des raisons bassement politiciennes (il a avoué plus tard être pour le OUI (Canard Enchaîné). Je n’en avait jamais douté.
– d’une partie des « pro-Européens » qui rejetaient ainsi ce qu’ils estimaient être un projet trop timide en matière politique, démocratique et sociale.
– Mais surtout une des raisons invoquée par 52% du « non » est la « dégradation des conditions de vie actuelles ».

Ce cartel des NON si contradictoires ne peut quand même pas parler au nom du « peuple français »

Je suis plus que réservé sur l’usage du référendum qui n’est, la plupart du temps, qu’un instrument de manipulation des Français.

C’est la démocratie représentative qu’il faut améliorer.
Ce que fait Hollande dans la mesure de ses pouvoirs (majorité des 3/5 nécessaires pour réformer la Constitution).

Gilles Breteau
55%, c’est 55% et le vote est secret: vous inventez une sociologie du vote anti européen qui n’existe pas vraiment. Deux lectures du projet (sauf la quatrième partie) ont suffi à me convaincre, sans écouter personne d’autre, qu’il ne fallait pas voter pour ce machin …. et rien, aujourd’hui, dans les faits, ne me démontre que j’avais tort.
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Europe : Cameron, mauvais joueur jusqu’au bout
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Le Premier ministre britannique aura affiché jusqu’au bout son refus de voir Jean-Claude Juncker succéder à Barroso. Une posture en partie guidée par des enjeux électoraux internes.
« Une figure des années 80 ne peut pas résoudre les problèmes des cinq prochaines années », aurait déclaré David Cameron à propos de Jean-Claude Juncker. Yves Logghe/AP/SIPA « Une figure des années 80 ne peut pas résoudre les problèmes des cinq prochaines années », aurait déclaré David Cameron à propos de Jean-Claude Juncker. Yves Logghe/AP/SIPA

« J’ai dit aux dirigeants européens qu’ils pourraient le regretter toute leur vie… » Jusqu’au bout, David Cameron aura manifesté son opposition à la désignation de Jean-Claude Juncker à la Présidence de la Commission européenne.

Jusqu’au bout, il aura dénoncé « la mauvaise personne », élue -au suffrage indirect- par le mauvais collège (le Parlement européen), alors que le successeur de Manuel Barroso aurait dû, selon lui, être porté au pouvoir par le « collectif » des 28 chefs d’Etat et de gouvernement.

Jusqu’au bout, n’ayant plus comme seul allié que Viktor Orban, le sulfureux premier ministre hongrois, le chef du gouvernement britannique aura défendu une cause perdue. Au prix d’un isolement sans précédent du tout puissant Royaume-Uni dans le jeu européen.
Des principes et une stratégie électorale

Paradoxal ? Pas pour les experts de la politique intérieure du Royaume. A les entendre, Cameron n’a qu’un seul objectif, celui d’être réélu l’an prochain. Quels qu’en soient les moyens. L’économie se redresse, le chômage diminue ? Tant mieux. Mais si en capitalisant sur l’euroscepticisme, les tories peuvent grappiller quelque voix supplémentaires, pourquoi pas ? Bouc émissaire de toutes les difficultés- à commencer par une immigration non maîtrisée- Bruxelles est en effet la bête noire de l’aile droite des conservateurs, le cauchemar de l’UKIP, le parti des populistes indépendantistes, grands vainqueurs des élections locales et du scrutin européen, et l’incarnation du diable pour la majorité de l’opinion, isolationniste par tradition, qui regarde avec circonspection toute autorité venant de l’autre côté du Channel.

Vu sous cet angle, le fédéraliste Juncker qui rêve d’intégrer économiquement et politiquement ce qui doit, aux yeux des Britanniques, rester une association d’Etats-nation évoluant dans une grande zone commerciale ouverte aux quatre vents, devait être combattu. Jusqu’au bout. Au nom de grands principes… qui coïncident opportunément avec une tactique électorale.

Reste la question d’un référendum portant sur la sortie ou le maintien du Royaume-Uni dans l’Europe. Pour calmer l’opinion, Cameron s’y est engagé en 2012… au cas où son projet de réforme de l’Union (« rapatriement » des pouvoirs délégués à Bruxelles, stratégie de « containment » vis-à-vis de l’immigration) serait refusée. Pas besoin d’être grand clerc : avec la désignation de Juncker, ce grand soir de l’Union est devenu un songe creux.
Vers un référendum anticipé?

D’où la question : pressé par une opinion travaillée par le populisme et chauffée à blanc par les tabloïds anti-européens de la presse Murdoch, Cameron va-t-il devoir déclencher plutôt que prévu – avant même les législatives de 2015- la consultation populaire ouvrant peut-être la voie à une sortie de l’Europe qu’il ne souhaite pas lui-même ?

« Britain exit from EU » – « Brexit »-, l’Angleterre hors de l’Union ? La perspective ne réjouit pas tout le monde, à commencer par la « City », qui perdrait du même coup son imperium sur le vieux continent. Elle inquiète aussi les industriels et les commerçants qui font plus de la moitié de leurs affaires avec l’Europe. Sortir, c’est aussi pour certains prendre le risque d’un rétrécissement des marchés et une perte d’attractivité considérable vis-à-vis des investisseurs étrangers. La « Grande »-Bretagne dégrisée convertie finalement en « Petite »-Bretagne ?

Le pire n’est pas toujours sûr. Mais à force d’intransigeance, de cynisme et d’arrogance, voilà Cameron premier exposé à la bombe dont il a allumé la mèche au pied du mur. Posant du même coup à la France et aux autres membres un sacré casse-tête. Car pour éviter une Europe allemande, il faut bien que l’Angleterre reste.
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Yves Guezengar
Ainsi David Cameron aura tenu tête jusqu’au bout au coup de force des Bruxellois qui ont réussi à imposer, contre le vote des Européens, leur candidat. Belle détermination qui nous rappelle que, dans l’histoire, les Britanniques se sont toujours opposés aux partisans des empires continentaux. Sous Napoléon, déjà !
Il y a désormais, en Europe, une majorité faite de l’alliance entre socialistes (?) et ultra-libéraux et une opposition, avec un leader qui s’appelle Cameron. Au moins cela clarifie les choses. D’une côté les partisans de l’Empire, de l’autre ceux de la démocratie.
Pour l’instant, les démocrates ont perdu la bataille, mais, qu’on ne s’y trompe pas, le conflit ne fait que commencer.

Pflimlin der sheliyekh
Lire le mot « démocrate » associé au parti familial où la fille a succédé au père par l’intercession du Saint esprit est à se taper les cuisses de rire.
Lire que nous revivons la résistance britannique au empires continentaux, c’est à crever de rire quand on sait combien le royaume Uni dépend de l’Europe et combien elle a fait de pieds et mains pour y entrer…
Merci de votre post, il met de bonne humeur pour toute la journée, l’hilarité est bonne pour la santé.
Vive l’Europe fédérale !!! Vive l’Euro !!!

Marco Noura posté le 27 juin 2014 à 21h57
Cité en exemple pour son taux de croissance (1,9% en 2013) le Royaume-Uni ne survit que par le dopage de la « planche à billets » (risque de grave crise financière mondiale) et se trouve dans un état social déplorable.

La dépréciation de la £ de 20% depuis 5 ans (le rêve de MLP…), a le même effet qu’une baisse des salaire, des pensions, des allocations de chômage…

– le déficit abyssal de leur commerce extérieur n’en a pas été comblé pour autant.
– déficit public : 5,8 % du PIB en 2013. France 4,3 %.
– endettement global (privé+public) bien plus élevé( 267% du PIB) que celui de la France (230% du PIB).
– taux de chômage : 7,1% en 2013 mais :
– la moitié des 13 millions vivant sous le seuil de pauvreté ont un emploi (comme les contrats « zéro heure » qui ne prévoit aucune durée du travail).
– réduction des aides sociales: allocations familiales, aides au logement, assurance-chômage…
– âge de départ à la retraite, porté à 65 ans en moy.
– 10.01.13 L’incroyable dumping social de l’Allemagne et du Royaume-Uni
http://quoi.info/actualite-economie/2013/01/10/dumping-social-allemagne-et-royaume-uni-nouveaux-chiffres-1158945/
« Alors que les pays les plus riches d’Europe ont une proportion de bas salaires autour de 6 ou 7%, le chiffre monte à 22% pour l’Allemagne et le Royaume-Uni. TROIS FOIS plus ! »
– prix de l’immobilier : en très forte hausse
– référendum sur l’Écosse : Goldman Sachs et d’autres menacent de quitter la City

Marco Nour
Cameron a réussi à me faire apprécier Jean-Claude Juncker.
Il serait donc fédéraliste ?
C’est exactement ce qu’il nous faut.
L’Europe et l’€uro ne peuvent et ne feront marche arrière, n’en déplaise au FN.
Il nous faut donc avancer, en particulier en renonçant à l’unanimité (qui bloque tout) pour les questions fiscales et sociales.
Une majorité des 3/4 + une moitié des pays de l’UE, serait un grand progrès.

Fred Dassert
Non mais je reve !Junker president de la Commission européenne aurait tout pouvoir de decider seul ? La Commission ne servirait strictement à rien ,ni à debattre ,ni à proposer ,ni à voter ? Mais c’est quoi ces conneries !Toutes les decisions sont prises à la majorité aprés tour de table.Lui n’en est que le rapporteur .La majorité du parlement est conservatrice ,la majorité des membres de la commission l’est aussi , et Junker est un des leurs !Pourquoi chercher autre chose !Quand à la faiblesse de l’Angleterre elle est toute relative ,le seul pays qui fait de la croissance avec l’Allemagne avec sa £ qui se porte bien face à l’€ et qui a la souplesse necessaire que l’€ n’a pas !Les elections de l’an prochain ne sont strictement rien avec ce qui attend l’Angleterre au mois de Septembre .Le referendum d’independance de l’Ecosse !Si l’Ecosse devient independante ,l’Angleterre perd accessoirement une bonne partie de son territoire ,ses bases de sous marins stratégiques mais surtout 15 % de son PIB .Le tremblement de terre peut etre terrible car juste en dessous en Belgique les flamands n’attendent qu’un signal pour declarer leur independance les responsables flamands ont dit qu’un seul vote de leur parlement suffit ,Bruxelles est au milieu avec flamand et wallons melangés et le siege de la Commission européenne juste à coté .Le tremblement de terre risque de descendre au sud avec la Ligue du Nord en Italie et surtout la Catalogne et le Pays Basque en Espag

Gilles Breteau
peu probable que les écossais votent pour la séparation de l’union.
et peu probable que le UK quitte l’UE non plus puisque le référendum promis en 2017 dépend de la réélection de Cameron en 2015 et c’est improbable

harry vederci
on pourrait aussi donner son indépendance au 9-3 ?

Fred Dassert
Cameron peut la jouer à la Tatcher et hurler à chaque fois qu’il veut son cheque .Ca à réussi pour elle…….Il est quand meme étonnant qu’on critique Cameron alors que Junker et la majorité au parlement sont de droite comme lui ……..

Pflimlin der sheliyekh
Quel bonheur de voir Cameron en rage. L’unique raison de cette rage est comme le dit l’article à visée interne, faire tourner la boutique en appelant du pieds les électeurs UKIP.

Maintenant que Juncker est élu, il faut dire que c’est un choix honorable. Jean-Claude Juncker était un grand premier ministre Luxembourgeois. Chaque fois que je me rendais dans cette ville, j’étais presque sûr de le rencontrer dans la rue au même titre que les autres Luxembourgeois : il se rendait à pied à son bureau.
Les Luxembourgeois lui sont en grande majorité bien reconnaissants d’avoir si bien dirigé le Duché. C’est un homme admirable et admiré même de ses opposants politiques. Une triste affaire politique l’a mis sur la touche mais aux yeux de tous les Luxembourgeois, il a démissionné à tort. Admirons d’ailleurs la célérité de cette démission sur de simples supposition, alors qu’en France, on en est encore à traiter l’affaire Karachi !!!
Quant au déçus du Fhaine, ils rejoignent dans leur dépit Cameron.

Vive l’Europe fédérale !!!

Fred Dassert
Junker est un pur jus de droite un vrais conservateur jusqu’a la moelle .Ca se dit de gauche en postant sur le NObs !.Le FAime a raison il a progréssé et progressera encore .Quand à l’Europe fédérale c’est la plus grande pantalonade qui puisse exister ,aucun parti n’en veut et de plus ,une union federale avec 25 langues differentes il y a de quoi mourir de rire.

Pflimlin der sheliyekh
Dans ma famille nous avons plus de six langues différentes (sans parler des dialectes) et nous formons une famille à chaque occasion. Une tour de Babel merveilleuse. Il n’y a que les fainéants qui pensent unique et simple. Tiens d’ailleurs, savez-vous que les monolingues sont une minorité dans le monde… le bilinguisme est presque la règle et parfois le trilinguisme.
Prenez moi par exemple, je vous écris en Français mais je traduis de l’Anglais et je pense en Yiddish… et chez le boulanger ou au marché je parle Alsacien.
Vive l’Europe fédérale !!!

Jean-jl jacl
Jean-Claude Juncker trahira l’Europe comme il a trahi son pays (Le Luxembourg) alors qu’il a été prouvé qu’il était (est encore ?) un agent opératif des services secrets de l’Otan !!!!

George Henry-Thomas
L’Angleterre doit absolument quitter l’Europe, pour son salut et pour le notre. Michel Rocard avait publié un excellent billet à ce propos… à lire et relire.

Match Belgique – Algérie.

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Les algériens gardent le sourire malgré la défaite de l’Algérie vs la Belgique – 2014 06 17

Et merde …il m’ont cassé les pieds avec leur exubérance la nuit dernière …Sur ils ne se lèvent pas à 4h 30 du matin eux pour aller bosser….

> Défaite de l’Algérie : pourquoi 90 % des Français exultent ..

Publié le 18 juin 2014 par Paul Le Poulpe – Article du nº 360
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L’Algérie a donc raté son entrée. Après avoir mené au score, elle s’est fait d’abord rejoindre, puis dépasser, et la Belgique a gagné 2 buts à 1.

90 % des Français ont sauté de joie, quand, à la 80e minute, Mertens a envoyé un missile sous la barre du gardien de but algérien. Pourquoi ?

D’abord pour des raisons footballistiques, car les protégés de Vahid Hallihodzic ont passé leur temps à défendre, à refuser de jouer.

D’autre part, nos compatriotes n’aiment pas que des joueurs de football confondent un stade de football et une mosquée, quand ils marquent un but, ce qu’ont fait grossièrement des joueurs algériens, après l’ouverture du score sur pénalty.

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Mais cela va beaucoup plus loin que cela.

Les Français en ont tout simplement assez de l’arrogance de trop d’Algériens vis-à-vis de la France, et sont ravis que cette défaite soit leur défaite.

– Ils en ont assez des supporters algériens qui, depuis un bon moment, à chaque match, vandalisent systématiquement des quartiers de nos villes, drapeaux conquérants en avant, au bord de l’hystérie.

– Ils en ont assez de l’impuissance de notre police, dont un officier de police vient d’avouer qu’ils avaient des ordres de ne pas bouger, pour ne pas faire un nouveau Malek Oussekine.

– Ils en ont assez de ces voyous dégénérés qui se croient tout permis :

– En bousculant grossièrement une jeune journaliste, envoyée au feu de manière irresponsable par sa chaîne, BFM-TV, suite à la défaite de leur équipe. Cette scène rappelle les scènes de viol de journalistes, place Tahir, en Egypte.

– En remplaçant le drapeau de la France, au Capitole de Toulouse, par le drapeau algérien, sans que cela ne fasse réagir les autorités françaises,

– En sifflant La Marseillaise, en 2001, au stade de France, et en envahissant le terrain, à un quart d’heure de la fin, quand leur équipe (bien qu’ils soient Français de papier) était menée quatre buts à un, pour faire arrêter le match et ne pas prendre de buts supplémentaires.

Mais cela va bien plus loin que le football. Nos compatriotes ne supportent plus :

– Que puisse être envisagée la présence de soldats algériens, le 14 juillet, sur les Champs-Elysées.

– Que Houria Bouteldja, après avoir qualifié nos compatriotes de sous-chiens, après avoir tenu des propos racistes contre les Blancs, insulte grossièrement Eric Zemmour.

– Que Bouteflika, qui osait parler de génocide, en évoquant la présence française en Algérie, ait si peu de dignité qu’il vienne se faire soigner en France.

– Que cet assassin du FLN, coupable de la mort, dans des conditions particulièrement atroces, de dizaines de milliers de harkis, de pieds noirs et de soldats français, ose exiger de notre pays la moindre repentance.

– Que les traitres socialistes, hier porteurs de valises, osent faire du 19 mars 1962 une fête que les maires sont sommés de célébrer dans leurs mairies.

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– Que l’ineffable recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, ait osé, sur le territoire français, approuver la fatwa contre Salman Rushdie, ait déposé plainte contre Charlie Hebdo, et pleurniche sans arrêt dès qu’on ose critiquer l’islam.

– Que ce pays ait engendré des Kelkal, des Merah, et des milliers de revanchards qui haïssent la France et les Français, et rêvent d’imposer leur dogme barbare et obscurantiste sur notre territoire.

– Que des Français de papier se baladent avec des maillots algériens provocateurs et conquérants sur notre sol.

– Que nous devions subir, sur notre territoire, l’agressivité de milliers d’ennemis intérieurs, après que les dirigeants algériens du FLN aient proclamé l’indépendance de l’Algérie, et se soient montrés incapables de diriger un pays que la France avait mis sur de bons rails.

– Qu’ils osent, lors des élections algériennes, transformer des quartiers de Barbès en lieux de propagande pour des candidats d’un pays étranger.

– Que des jeunes nés en France, dont les familles sont présentes depuis trois générations, continuent à se réclamer algériens, et à insulter le pays qui a accueilli leurs ascendants.

– Que la France leur accorde la double nationalité, et que trop d’entre eux ne viennent sur notre territoire que pour bénéficier des aides sociales, et mépriser encore davantage un pays assez stupide pour les leur accorder (à cause de dirigeants irresponsables).

– Que plus guère d’Algériens ne donnent de prénoms français à leurs enfants.

– Du regroupement familial, qui accélère une immigration de peuplement et de prédateurs.

– Que des voiles, des mosquées, le halal et le ramadan, qui ne sont pas certes le fait des seuls Algériens, mais ceux-ci font partie de l’offensive, marquent l’islamisation du pays.

Nous pourrions trouver des dizaines d’autres exemples. Nous aimons beaucoup par ailleurs Malika Sorel ou Hamdane Ammar, et nombre d’apostats algériens.

Nous savons que nombre de Kabyles partagent notre vision. Mais eux, nous sommes certains qu’ils se sont réjouis de la défaite d’une équipe qui n’est plus la leur depuis longtemps.

Coup de chapeau à la campagne des Identitaires, qui ont collé à Barbès, et alerté les pouvoirs publics sur les exactions habituelles des supporters algériens.

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J’ai oublié de préciser quels étaient les 10 % de Français qui pleuraient, à cause de la défaite de l’équipe algérienne.

Réponse : 8 % de musulmans, dont des Algériens naturalisés ou ayant obtenu la nationalité française par le droit du sol, et 2 % d’abrutis socialistes, écologistes tiers-mondistes et Melenchoniens, qui, par haine d’eux-mêmes, se reconnaissent davantage dans l’Algérie musulmane que dans la Belgique européenne.

Hier, sans doute à cause de la défaite, mais surtout grâce au dispositif policier exceptionnel (et donc coûteux pour la France) il n’y a pas le nombre d’exactions habituelles. Preuve qu’il vaut mieux que cette équipe perde, et soit éliminée dès le premier tour, ainsi, elle ne jouera ainsi que trois matches.

A partir du 28 juin commencera le ramadan….

Paul Le Poulpe
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la réalité du terrain

Laurent, policier de la BAC en Seine-Saint-Denis :

«Je ne contrôle plus les femmes voilées. Ça part presque systématiquement au clash.» «Elles ne marchent presque jamais seules dans les cités. Donc on a pris le parti de ne plus les contrôler du tout, pour éviter ce qui s’est passé à Trappes.»

Une autocensure totale de plus en plus courante sur différents types de délits, selon Laurent, «pour acheter la paix sociale, pour éviter les émeutes, pour ne pas avoir de collègues blessés».

«Il y a quinze jours, j’ai contrôlé des mecs suspectés d’un vol avec violence. Nous étions deux contre dix. On n’a pas fait le poids.»

«Maintenant, lors d’un contrôle, on n’a pas le temps de dire bonjour qu’on se fait déjà insulter.»

Et en réponse à Manuel Valls qui prétendait encore lundi que «la loi de la République est la même pour tous et doit être appliquée sans exception» :

«Dans la Creuse, si vous conduisez votre scooter sans casque, vous prendrez 90 euros. En Seine-Saint-Denis, on vous laissera faire. Il ne faudrait pas prendre le risque d’une émeute…»

Ainsi, en plus des ordres officieux dans le genre « pas de vagues, pas d’emmerdes », les courageux policiers de base sont obligés d’abandonner le terrain face au nombre, et face aux risques de représailles et d’émeutes, et pas seulement pour le contrôle des niquabées, mais pour toutes sortes de délits.

Les islamo-racailles ont donc gagné une bataille contre ce gouvernement d’impuissants, contre Manuel Valls , contre Christiane Taubira qui ne rêve que de vider les prisons (peut-être pour y mettre les policiers) au lieu de poursuivre les délinquants.

Ces deux derniers crachent et jettent la honte sur le FN, mais c’est eux qui par leur lâcheté, leur laxisme, leur impuissance voulue (collabos islamistes?) incitent les électeurs à se porter sur cette formation politique…

S N C F

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S N C F TRES COURT MAIS BON A SAVOIR !

C’est dingue non …. ?

Comparaison entre cheminots Français et Allemands :
La vérité sur les conducteurs de TGV …. n’est-elle pas ahurissante ???

Un TGV PARIS jusqu’à Francfort
Le conducteur Français 4500 à 6000 euros par mois
semaine de 25 heures retraite à 50 ans.

Le même TGV qui fait FRANCFORT Paris
Conduit par un Allemand
Salaire conducteur de TGV de 1500 à 2500 euros, durée de travail 41 heures par semaine, retraite à 67 ans
OUI……. 41 H PAR SEMAINE ET RETRAITE A 67 ANS.

Cessez de vous foutre de notre gueule à la SNCF

SOURCE ……..Émission Yves CALVI c’est dans l’air

Dinan et l’usine marémotrice … !!!‏

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Logement

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Sylvia Pinel a dévoilé aujourd’hui son plan de relance de la construction. Certaines mesures visent à favoriser l’accession à la propriété. Immoweek Sylvia Pinel a dévoilé aujourd’hui son plan de relance de la construction. Certaines mesures visent à favoriser l’accession à la propriété. Immoweek
7461833-logement-les-4-priorites-de-sylvia-pinel
« Il y a urgence », a souligné mercredi 25 juin la ministre du Logement Sylvia Pinel, lors de sa conférence de presse de présentation des mesures. Effectivement, au vu des derniers chiffres de la construction publiés hier, faisant état de mises en chantiers et de permis de construire en recul depuis le début de l’année. Aussi la relance de la construction est un « impératif économique pour les entreprises du secteur, un impératif social pour nos concitoyens et un impératif républicain pour restaurer l’égalité entre les territoires », a souligné la ministre. Ses 4 grandes priorités visent notamment à redonner du pouvoir d’achat au Français :
1) Favoriser l’accession à la propriété :

Après la France des locataires de Cécile Duflot, Sylvia Pinel a décidé de prendre aussi en compte ceux qui souhaitent devenir propriétaires et qui constituent un levier non négligeable pour le secteur de la construction et de l’immobilier. Pour aider les « classes moyennes » à « se constituer un patrimoine », le prêt à taux zéro (PTZ) est remanié. Assoupli dès la rentrée dans le neuf, il sera étendu dans l’ancien en zones rurales, dans le cadre de la revitalisation des centres-bourgs. A condition toutefois que le bien fasse l’objet de gros travaux de rénovation. La mesure devrait concerner 2.000 communes, dont la liste sera connue à l’automne. Autre coup de pouce , les plafonds de revenus du PAS (prêt à l’accession sociale) seront relevés pour bénéficier à un plus grand nombre d’emprunteurs.
2) Simplifier les règles de construction :

A l’issue des groupes de travail « objectif 500.000 », en concertation avec les professionnels du secteur, les 50 premières mesures de simplification des normes de construction ont été dévoilées. Elles concernent aussi bien l’autorisation des façades en bois pour les immeubles que les normes électriques, en passant par la délimitation des zones « termites », la suppression des sas obligatoires entre les toilettes et le séjour ou la cuisine, ou encore les normes handicapées dans les résidences étudiantes. Reste à savoir si ces assouplissements permettront, comme le souhaitait François Hollande, de faire baisser les coûts de construction de 10 % d’ici 5 ans. Un site internet dédié permettra aux professionnels de continue à présenter leurs doléances qui seront examinées par un Conseil supérieur de la construction prochainement mis en place.
3) Soutenir la construction de logements sociaux et intermédiaires :

Les leviers sont déjà en place : TVA à 5,5 %, relèvement du plafond du livret A et loi SRU modifiée pour portant le seuil de logements sociaux à 25 %. Et en cas de non-respect des seuils, les pénalités pour les municipalités récalcitrantes seront majorées. La ministre souhaite aussi renforcer la mobilisation de tous en lançant des projets avec les préfets et en développant l’offre de logements très sociaux (PLAI). Le cadre juridique du logement intermédiaire doit être finalisé. Sylvia Pinel a aussi annoncé un coup de pouce fiscal pour l’investissement locatif défiscalisant dans le neuf (Duflot) dont les modalités sont encore en discussion.
4) Renforcer la mobilisation du foncier public :

5 millions de mètres carrés pourraient être construits sur les 300 terrains publics recensés par le ministère. Avec les préfets mobilisés à cet effet, une Commission nationale de l’aménagement sera présidée par Thierry Repentin, ex-ministre de la Formation professionnelle et des Affaire européennes, mais surtout ex-président de l’Union sociale de l’habitat, qui regroupe les acteurs du logement social. Les collectivités locales seront délivrées de leur obligation de garantir les emprunts des établissements publics fonciers. A noter en Ile-de-France, les établissements publics fonciers seront regroupés en une seule entité.
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Marcel Hoguet
Investir pour louer, il faut avoir participé, pour se rendre compte que c’est le plus mauvais placement …..
Plus jamais ça !

Sébastien Bernard
A mon sens il vaudrait mieux develloper un secteur locatif puissant et bien reparti
sur l’ensemble de la France plutôt que de pousser les farncais á prendre des crédits sur 20 ans pour devenir propriétaire. On demande aux francais plus de flexibilité de
mobilité et en même temps on leur demande de devenir propriétaire. Ca ressemble á une injonction contradictoire.

Gros Vilain
Ben … c’est une injonction contradictoire dans un pays ou l’état se gave à chaque changement passage chez le notaire. Que l’état arrête de se gaver et changer de propriété sera aussi simple ou presque que changer de location.

Jean COUDERC
Crise de la construction : depuis 1948 ( loi sur les loyers bien connues) on tape sur les propriétaires au profit des locataires : on voit le résultat : aujourd’hui pour acheter pour louer il faut être fou, masochiste, aimer les emmerdes. Et on a trouver le summum avec cette fameuse loi Duflot. Je précise que je suis pas propriétaire de logement.

Abdul Archiduc
Sylvia Pinel n’est-elle pas celle qui s’en est prise aux entreprises en devenir ?
Celle qui a voulu supprimer le statut des TPE ?
Maintenant elle se rend compte de ses erreurs…
Aussi veut-elle s’amender.
Mais il est trop tard.
Hollande devrait virer ce poids mort.
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Un bonus fiscal supplémentaire pour l’investissement locatif
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Dans le cadre des mesures annoncées pour relancer la construction, Sylvia Pinel va renforcer l’avantage fiscal pour l’investissement locatif dans le neuf.
Dans le cadre des mesures annoncées pour relancer la construction, Sylvia Pinel va renforcer l’avantage fiscal pour l’investissement locatif dans le neuf. GILE/SIPA Dans le cadre des mesures annoncées pour relancer la construction, Sylvia Pinel va renforcer l’avantage fiscal pour l’investissement locatif dans le neuf. GILE/SIPA

Une bonne nouvelle pour les investisseurs privés. Dans le cadre du plan d’investissement pour le logement et le train de mesures pour relancer la construction de logements, la ministre du Logement Sylvia Pinel a annoncé un coup de pouce fiscal pour l’investissement locatif dans le neuf. Les propriétaires qui souhaitent profiter de la défiscalisation Duflot bénéficient actuellement d’impôt de 18 % (dans une double limite de montant d’achat plafonné à 300.000 euros et 5.500 €/m²) s’ils louent leur bien pendant 9 ans dans les conditions imposées (plafonds de loyers et de revenus du locataire notamment). Le ministère étudie une rallonge de l’avantage fiscal « de 1 % par an pour une durée de location de 12 ans », a précisé Sylvia Pinel.

Par ailleurs, le zonage (c’est-à-dire les conditions fixées selon les zones géographiques) devrait être « revisité cet été » et la nouvelle mouture devrait s’appliquer au 1er septembre 2014, et non au 1er janvier 2015 comme initialement prévu. Les plafonds de loyers et de ressources des locataires vont être relevés dès le mois prochains dans les agglomérations de Lille, Lyon et Marseille afin d’être adaptés « à la réalité des besoins locaux ». Reste à savoir si ces modifications vont encourager les acquéreurs ou si elles vont semer un nouveau trouble parmi eux, retardant les décisions d’investissement une fois les nouveaux contours du dispositif fixé.
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Manuel Valls veut élargir le prêt à taux zéro dans l’ancien

Le Premier ministre précise au journal « Le Parisien » ses projets sur l’accès au logement et notamment le prêt à taux zéro.
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Le Premier ministre précise au journal «Le Parisien» ses projets sur l’accès au logement. (AFP PHOTO/ ALAIN JOCARD) Le Premier ministre précise au journal «Le Parisien» ses projets sur l’accès au logement. (AFP PHOTO/ ALAIN JOCARD)

Avec 312.000 bâtis en France entre juin 2013 et mai 2014, l’objectif fixé par François Hollande de construire 500.000 logements par an est tombé à l’eau… Dans un entretien accordé au Parisien, le Premier ministre a défini certains de ces projets concernant l’accès au logement dans le but de relancer la croissance en la matière. C’est en partant du constat que « louer ou acheter est devenu très difficile » que le premier ministre a voulu relancer le secteur : « Je veux enclencher un cercle vertueux : aider les Français à accéder à un logement et relancer un secteur déterminant pour la croissance et l’emploi ».

Parmi ces mesures, le PTZ, autrement appelé Prêt à taux zéro, est une aide à l’accession réservée aux primo-accédants (personne qui achète sa première résidence principale). Le gouvernement espère en distribuer 80.000 en 2015, contre 44 000 en 2013.

Depuis 2012, pour bénéficier de ce prêt, le logement devait être neuf à moins que de gros travaux de rénovation puissent l’y assimiler. Sauf que le PTZ reviendra l’an prochain avec quelques modifications. Selon le premier ministre, « il faudra favoriser l’accession à la propriété en élargissant l’accès au prêt à taux zéro » donc en l’appliquant dans l’ancien. Pour pouvoir en bénéficier, il faudra donc acheter un logement avec travaux dans certains centres bourgs de zone rurale, là ou les prix sont accessibles.

Bien que le ministère du logement précise que « l’ancienne version concernait surtout les zones tendues avec des prix élevés et donc remplissait très mal son objectif », pour Hervé Hatt, président du courtier en crédit immobilier Meilleurtaux :  » Ce sont dans les zones dites tendues classées A que les primo-accédants ont le plus besoin d’aides pour financer l’acquisition d’un premier logement, là où les prix sont les plus élevés.  »

A l’inverse, la plupart des professionnels de l’immobilier réclamaient cette modification depuis des mois. Ulrich Maurel, fondateur du courtier Immoprêt, l’approuve : « Ce prêt à taux 0 élargi dans l’ancien permet la rénovation de ce parc immobilier, en conditionnant son attribution à la réalisation de travaux. »

Un avis favorable que partage le courtier Vousfinancer.com :  » Le fait que ce nouveau PTZ soit uniquement délivré à ceux qui achètent dans les zones rurales va permettre justement de ne pas faire pression sur les prix dans les grandes villes  » explique son président Jérôme Robin.

« Il est cependant dommage que le gouvernement ne prenne pas la pleine mesure des besoins des acquéreurs et arrête sa réflexion du milieu du gué », estime Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi, qui plaide pour un calendrier plus serré : « La ministre a indiqué que les modalités seront précisées dans le projet de loi de finances pour 2015, alors qu’il y a urgence ! Il est primordial de démarrer, comme les autres aménagements du PTZ neuf, dès le mois d’octobre 2014. »

A noter que dans le neuf, le dispositif sera assoupli : les montants de prêt seront plus élevés et le différé d’amortissement repoussé de 2 ans. Par exemple à Toulouse, un couple qui gagne 2.250 euros par mois pourra emprunter 49.000 euros à 0 % (contre 43.000 actuellement) et ne commencera à rembourser son prêt que dans 7 ans et non 5 ans, et ce dès octobre 2014.

Alice Colmart
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Trop chères et contraignantes : certaines normes de construction seront simplifiées

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Abaisser de 10% les coûts de la construction, tel est l’objectif des 50 mesures de simplification annoncées hier par la ministre du Logement Sylvia Pinel. MARTIN BUREAU / AFP Abaisser de 10% les coûts de la construction, tel est l’objectif des 50 mesures de simplification annoncées hier par la ministre du Logement Sylvia Pinel. MARTIN BUREAU / AFP

Environ 3.700 normes régissent le secteur du bâtiment : un chiffre énorme, qui aurait contribué à faire quasiment doubler le coût de construction d’un logement neuf en une décennie, selon 8 organisations professionnelles du secteur qui avaient lancé un appel « à la simplification des exigences normatives », en décembre. Le 9 janvier, le président François Hollande était allé dans leur sens, en fixant l’objectif de réduire de 10% le coût de construction d’un logement collectif d’ici 5ans.
Ces normes permettent d’offrir des logements sûrs, de qualité, et respectueux de l’environnement aux habitants, et il ne s’agit pas de diminuer les exigences de qualité », a rassuré Sylvia Pinel hier lors d’une conférence de presse.

Mais il convient de mieux les articuler entre elles et « de fixer des objectifs de résultats, et non de moyens », a-t-elle ajouté.

Au terme de plusieurs mois de concertation avec les professionnels (promoteurs, artisans, architectes, bailleurs sociaux), la ministre a donc annoncé 50 mesures qui seront proposées aux instances consultatives obligatoires à l’été, pour une mise en œuvre au plus tard à l’automne.
Accessibilité des personnes handicapées et parkings

Parmi elles, certaines règles précises en matière d’accessibilité aux personnes handicapées seront allégées. L’obligation d’accessibilité sera ainsi réduite pour les logements à occupation temporaire : résidences étudiantes ou résidences sociales, où seul un pourcentage de logements devra l’être. Aussi, l’espace pris par la rotation d’un fauteuil roulant pourra chevaucher celui couvert par l’ouverture d’une porte, ce qui donnera aux promoteurs plus de latitude dans la conception des logements.

Et pour les établissements recevant du public (les « ERP ») existants, une nouvelle règlementation sera élaborée, plus adaptée que celle qui régit les bâtiments neufs. Aussi dans les parcs de stationnement comportant plusieurs étages, les places réservées aux handicapés pourront être regroupées aux deux seuls niveaux proches de la sortie. Quant à l’obligation de création de parkings en général, elle sera limitée à une place par logement dans les zones tendues et bien desservies par les transports, pour les résidences étudiantes et celles réservées aux personnes âgées.
Certaines normes purement abandonnées

C’était là une mesure d’urbanisme — en sus des 50 mesures de simplification — très attendue par les promoteurs immobiliers, qui abandonnent parfois une opération en raison du surcoût induit par la création de places de parking en sous-sol. Parmi les normes abandonnées purement et simplement, figurent le respect de la règlementation thermique RT 2012 pour l’extension d’une petite maison individuelle ou encore l’obligation de travaux pour la précision d’arrêt des ascenseurs.

Cette dernière mesure faisait depuis des mois l’objet d’un moratoire. Hier, les ascensoristes se sont émus de cette annonce, faisant valoir que cette « mise en sécurité resterait, néanmoins, nécessaire et relèverait de la responsabilité des propriétaires ».

D’autres règles seront assouplies : le local à vélo pourra être installé à l’extérieur des bâtiments, les mesures anti-termites pourront être appliquées à l’échelle d’une commune et non plus du département, la règlementation antisismiques ne s’étendra plus à tous les éléments d’un bâtiment…

Enfin, pour réguler le flux de règles et normes à venir, un Conseil supérieur de la construction réunissant l’ensemble des professionnels, sera mis en place dès juillet. Il évaluera l’impact économique de toute nouvelle règle de construction… afin d’éviter une future inflation normative.

Anissa Hammadi avec AFP
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Près de 40 millions d’euros pour revitaliser les centres-bourgs
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 » La revitalisation des centres bourg  » est un thème sensible chez les élus des petites villes et villes moyennes. Google images  » La revitalisation des centres bourg  » est un thème sensible chez les élus des petites villes et villes moyennes. Google images

Alors qu’avec la loi Alur de Cécile Duflot (accès au logement et un urbanisme rénové), le prêt à taux zéro viendra « favoriser la revitalisation des centres bourg », le lancement d’un « dispositif pilote » est en route. Dernière ce terme se cache la création de projets locaux, une mesure pour laquelle le gouvernement mobilise 40 millions d’euros.

« Dans les zones rurales ou périurbaines de métropole et d’Outre-mer, la présence de centres-bourgs animés est indispensable à la qualité de vie de nos concitoyens, à la cohésion sociale et au développement économique local. C’est un enjeu majeur pour l’égalité des territoires », rappellent dans un communiqué commun Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires, Marylise Lebranchu (Décentralisation et Fonction publique), et George Pau-Langevin (Outre-Mer).

Une enveloppe de « près de 40 millions d’euros cette année (notamment via le Fonds national d’aménagement du territoire et l’Agence nationale de l’habitat, Anah) » permettra « à des centres-bourgs de réaliser un projet de revitalisation en créant une offre de logements, de commerces, d’équipements et de services adaptés aux besoins des habitants, et ainsi de limiter l’étalement urbain », précisent les trois ministres.

Parmi « trois cents centres-bourgs, déjà identifiés », « environ 50 seront accompagnés par l’Etat via ce dispositif pilote », ajoute le communiqué.

Alice Colmart avec AFP.
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500.000 logements par an : pourquoi on n’y arrive pas
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François Hollande avait fixé à 500.000 le nombre de logements neufs à construire par an d’ici 2017. Les derniers chiffres publiés par le ministère du Logement sont loin du compte.
La construction de logements neufs est tombée à un niveau très bas en 2013. (C) SIPA La construction de logements neufs est tombée à un niveau très bas en 2013. (C) SIPA

La ministre du Logement et de l’Egalité des territoires Sylvia Pinel doit dévoiler un train de 50 mesures pour relancer la construction de logements en France. Il y a urgence : selon les associations de lutte contre le mal-logement, il manquerait entre 800.000 et un million de logements en France. Et le secteur est pourvoyeur d’emplois, alors que le chômage persiste depuis des mois. Surtout, les derniers chiffres publiés par le ministère sont au plus bas : 331.867 mises en chantier en France, en repli de 4,2 % sur un an l’an dernier. Et le premier semestre 2014 s’annonce encore plus mauvais. Plusieurs facteurs expliquent ce blocage.
1) Le manque de terrains disponibles :

En milieu urbain, là où la demande est la plus forte, les terrains disponibles sont rares. Et donc chers. Les prix des terrains peuvent représenter entre 20 et 50 % du coût final de la construction. La loi de mobilisation du foncier public, instaurée par Cécile Duflot vise à établir une décote pouvant aller jusqu’à 100 % du coût du terrain. Mais les opérations (environ une dizaine en un an) tardent à se mettre en place. Pas question de perdre trop et dans certains cas, l’Etat lui-même joue un double jeu. Ainsi à Romainville, après une première estimation de 600.000 euros, France Domaine (l’organisme chargé de fixer le prix des terrains publics) a réévalué le prix d’un terrain à 1,7 million d’euros… Impossible alors de retrouver un équilibre économique… Sans compter, pour les propriétaires privés, la hausse de la fiscalité sur les plus-values : certains ont donc renoncé ;
2) Les coûts de construction ne cessent d’augmenter :

Entre les matières premières, la main d’œuvre et les normes plus complexes de construction (parking obligatoire, normes handicapés, réglementation thermique, logements sociaux, etc.), les coûts de construction n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. Bien sûr, les promoteurs tentent de conserver leurs marges, mais ils préfèrent aussi renoncer à certaines opérations. François Hollande plaide donc pour un objectif de réduction des coûts de 10 %. « Passer à un seul parking par logement, comme demandé dans le secteur social, permet de baisser les prix de 200 à 300 €/m² », calcule François Payelle, président de la Fédération des promoteurs immobiliers.
3) Les aides sont peu efficaces :

D’un côté, le dispositif d’investissement locatif défiscalisant dit « Duflot » a peiné à séduire les investisseurs, malgré une réduction d’impôt attractive. Le nombre d’investisseurs a grosso modo baissé de 50 % en 2 ans. Les nouvelles contraintes sur la location de la loi ALUR (pour l’accès au logement et un urbanisme rénové) de Cécile Duflot ont modéré les ardeurs des potentiels bailleurs. De l’autre côté, le PTZ Plus (prêt à taux zéro +) destiné à aider ceux qui achètent pour la première fois, n’a pas fait de miracles, du fait de sa complexité d’application.
4) La demande est frileuse :

Entre des prix élevés et des aides jugées peu incitatives, la demande s’est rétrécie. Même chez ceux qui revendent un bien pour acheter dans le neuf : les acquéreurs sont inquiets pour leur emploi et les chiffres persistants du chômage ont fortement ralenti la demande. Difficile de s’endetter sur de longues années pour quelques mètres carrés de confort en plus… « Le primo-accédant moyen a du mal à acheter actuellement, compte tenu du niveau élevé des prix » qui ont augmenté de 80 % entre 2000 et 2007 dans le neuf et ont encore progressé de 10 % depuis, souligne Olivier Eluère, économiste de Crédit Agricole SA.
5) Les démarches administratives sont longues et complexes :

De longs mois sont nécessaires pour obtenir un permis de construire, après consultation des différentes entités administratives, quand les maires veulent bien construire. Un vieil adage énonce : « Maires bâtisseurs, maires battus ». En plein élection municipale, les édiles ont gelé les permis. Et en cas de changement d’élu, il faut plusieurs mois à la nouvelle majorité pour reprendre les dossiers. Résultats de 3 à 9 mois de retard supplémentaire…

Le Gouvernement de Manuel Valls entend donc faire de la relance de la construction une priorité : on attend donc avec impatience le contenu des mesures à venir.

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