Lambert « petit juge » maudit

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u-4637Affaire Grégory : mort du juge Lambert, ce que l’on sait

– Le juge Jean-Michel Lambert, premier magistrat à avoir instruit l’affaire Grégory en 1984, a été retrouvé mort à son domicile du Mans. Il avait 65 ans.

Le magistrat Jean-Michel Lambert, premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, a été trouvé mort à son domicile du Mans (Sarthe) le 11 juillet 2017. Le corps de Jean-Michel Lambert, 65 ans, marié et père de trois enfants, a été découvert par une voisine, alertée par l’épouse du défunt qui s’inquiétait de n’avoir plus de nouvelles depuis le 10 juillet.

Selon des sources judiciaires, le corps de Jean-Michel Lambert était dans son bureau : le magistrat à la retraite se serait asphyxié avec un sac plastique fixé à sa tête à l’aide d’un foulard. La police paraît privilégier l’hypothèse du suicide puisqu’aucune trace d’effraction ou de violence n’aurait été constatée au domicile du défunt. Pour l’instant, les policiers ne font pas état d’un mot ou d’une lettre qu’aurait laissé Jean-Michel Lambert pour expliquer son geste.

Jean-Michel Lambert, à la retraite depuis trois ans, a été le premier magistrat saisi du meurtre du Grégory Villemin, retrouvé dans la Vologne en octobre 1984. Il était le seul juge d’instruction à Épinal et démarrait alors sa carrière. Son manque d’expérience et de nombreuses erreurs commises lors de l’instruction de l’affaire auraient conduit au dramatique fiasco judiciaire de l’affaire et lui avaient valu le sobriquet peu flatteur de « petit juge. »

En 1986, Jean-Michel Lambert avait été dessaisi de l’affaire Grégory et avait achevé sa carrière comme vice-président du tribunal de grande instance du Mans en 2014. Il suivait toujours avec attention les nouveaux développements de l’affaire Grégory et l’avocat de Murielle Bolle, un des témoins clés de l’affaire, avait récemment envisagé publiquement de le faire citer comme témoin.

Affaire Grégory : le juge Jean-Michel Lambert retrouvé mort chez lui près du Mans (72)

Un mois après sa relance, l’affaire Gregory a pris un nouveau tour dramatique avec la mort mardi soir 11 juillet 2017 au Mans de Jean-Michel Lambert, premier juge chargé en 1984 d’instruire cette affaire devenue fiasco hors normes de l’histoire judiciaire.

Par Didier Vincenot avec AFP Publié le 12/07/2017 à 07:25 Mis à jour le 12/07/2017 à 08:07

Jean-Michel Lambert retrouvé mort chez lui

Le corps de l’ex-magistrat a été retrouvé chez lui dans son bureau avec un sac plastique noué sur la tête à l’aide d’un foulard, selon une source proche du dossier.

La police judiciaire d’Angers a été saisie et le parquet du Mans a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de la mort, de l’ex-magistrat, âgé de 65 ans a indiqué une autre source.

Dans la soirée, la rue où se trouvait l’appartement du juge était barrée par la police qui en interdisait l’accès, Peu avant minuit, un fourgon funéraire était visible dans la cour de la résidence de l’ancien magistrat.

Selon les premiers éléments de l’enquête, son corps a été découvert par une voisine alertée par l’épouse du magistrat qui, depuis la veille, n’avait plus de nouvelle.

D’après les premières constatations, aucune trace d’effraction ou de lutte n’a été relevée dans son appartement.

« Je suis catastrophé, c’est infiniment triste », a confié l’avocat des parents de Grégory Villemin, Me Thierry Moser. « Quelles que soient les causes
de ce qui semble être un suicide, je n’ai aucune animosité envers lui. Je critique les conclusions qu’il a tirées de son instruction mais je ne critiquerai jamais l’homme », a-t-il ajouté.

Me Jean-Paul Teissonnière, l’avocat de Murielle Bolle, témoin-clé de l’affaire, s’est pour sa part dit « consterné » par le décès de l’ancien juge, qu’il comptait « faire citer comme témoin ». Sa disparition « va au moins compliquer, et peut-être rendre impossible la recherche de la vérité », a-t-il estimé
.
Interrogé par l’AFP, l’avocat de la famille Laroche, Me Gérard Welzer, s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Le « petit juge »

Surnommé « le petit juge », Jean-Michel Lambert avait 32 ans lorsque le 16 octobre 1984, le cadavre du petit Grégory Villemin, quatre ans, avait été retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne.

Alors seul juge d’instruction à Epinal (Vosges), il s’agissait de son premier poste.

Propulsé sous les projecteurs, le magistrat avait surpris en multipliant les confidences à la presse dès les premiers jours de l’enquête.

Il avait notamment révélé aux journalistes l’identité et la teneur des accusations portées par la jeune Murielle Bolle, 15 ans, qui venait de désigner au juge son beau-frère, Bernard Laroche, comme le ravisseur de Grégory.

Après la mort de Bernard Laroche, tué par le père de l’enfant, Jean-Marie Villemin, les soupçons du magistrat s’étaient tournés vers la propre mère de Grégory, Christine Villemin, qu’il avait inculpée d’assassinat, placée en détention provisoire, puis renvoyée devant les Assises.

La Cour de cassation avait annulé la mise en accusation, avant que la chambre de l’instruction de Dijon ne rende en 1993 un arrêt de non-lieu pour « absence de charges » contre Mme Villemin, formule inédite aux accents d’excuses judiciaires.

Entre temps, l’instruction avait été reprise par un autre magistrat, le juge Maurice Simon, qui avait mis à mal toutes les thèses du « petit juge ».

Ce sont d’ailleurs aujourd’hui les conclusions de l’instruction Simon qui sont à nouveau exploitées par les enquêteurs.

Les gendarmes tentent notamment de savoir dans quelles circonstances Murielle Bolle est revenue à l’époque sur ses aveux devant le juge Lambert. Fin juin, elle a été mise en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort, ainsi que deux autres suspects, Jacqueline et Marcel Jacob.

Une figure atypique

Figure atypique, fasciné par les médias, le juge Lambert s’était illustré en 1987 (bien 1987) en publiant « Le petit juge », dans lequel il faisait état de confidences sur sa vie intime et considérations personnelles.

Après s’être rêvé, sans succès, chroniqueur à la radio, le magistrat, natif de Jarnac, avait été nommé à Bourg-en-Bresse en 1988, avant d’être muté en 2003 au Mans.

En 1993, au procès de Jean-Marie Villemin devant les assises de Dijon, Jean-Michel Lambert avait été sévèrement taclé par l’avocat général.
Le représentant de l’accusationl’avait qualifié de « mémorable funambule de la pensée », dont il espérait qu’il avait « conscience des catastrophes dont il avait été indirectement la cause ».

Le magistrat s’était réfugié dans l’écriture, essais ou romans, aux titres déroutants : « Regards innocents », « Confession fatale », « Scrupules » ou « Un Monde sans vérité ».

Affaire Grégory : le juge Jean-Michel Lambert retrouvé mort

Jean-Marc Ducos et Jean-Michel Decugis,

Les carences de monsieur Hulot

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ie-9893Les rémunérations très embarrassantes de Nicolas Hulot

« Le Canard enchaîné » s’est penché dans son édition de ce mercredi sur les différentes sociétés du nouveau ministre de la Transition écologique.

Par 6Medias| Le Point.fr

Le journal "Le Canard enchaîné" s'est penché sur les rémunérations de Nicolas Hulot lorsqu'il était à la tête de sa fondation.
Le journal « Le Canard enchaîné » s’est penché sur les rémunérations de Nicolas Hulot lorsqu’il était à la tête de sa fondation. © AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN

Nicolas Hulot aurait touché des salaires plus que juteux grâce à sa société Eole

Nicolas Hulot aurait touché des salaires plus que juteux grâce à sa société Eole© Charles Platiau
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique

Selon Le Canard enchaîné, le ministre de la Transition écologique aurait bénéficié de très larges rémunérations au sein de sa société Eole Conseil. Quant à sa fondation, elle a pour mécènes EDF, Veolia et Vinci, liés au secteur nucléaire. Embarras ?

L’édition du 5 juillet du Canard enchaîné met en lumière la situation financière du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui serait visiblement plus que confortable.

En effet, le ministre a perçu, selon Le Canard, d’importantes sommes d’argent grâce aux royalties des ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, qui appartient à la chaîne TF1 et est dérivée de l’émission du même nom que Nicolas Hulot a créé en 1990. Ce sont ces royalties qui alimenteraient les comptes de sa société Eole Conseil.

L’hebdomadaire satirique, qui a épluché les comptes de cette société, affirme qu’en 1992, ce projet rapportait déjà 113 000 euros à l’écologiste. Mais à partir des années 2000, les bénéfices explosent et Eole Conseil dégage entre 480 000 et 715 000 euros de chiffre d’affaires par an, tandis que Nicolas Hulot, seul salarié de sa société, en possède 99,9% des parts.

Aussi, en 2013, l’ancien présentateur d’Ushuaïa aurait bénéficié d’un salaire de 290 000 euros. Selon Le canard, ce dernier aurait été complété par 66 000 euros de dividendes. A partir de cette année-là, les montants sont confidentiels.

Interrogé par le Canard, le ministre a affirmé que toutes les recettes d’Eole Conseil provenaient des produits dérivés d’Ushuaïa (shampoings et gels douches) et de droits d’auteurs sur des livres que Nicolas Hulot a écrits et publiés.

Les gels douches Ushuaïa, pas vraiment écolos ?

Autre révélation embarrassante, la présence dans trois produits de la marque Ushuaïa de colorants allergènes et d’une substance qui pourrait être un perturbateur endocrinien. Pas très écologique autrement dit. D’autant plus que Nicolas Hulot a publié récemment un message vidéo via le compte Twitter du ministère de la Transition écologique pour mettre en garde justement contre  les problèmes sanitaires soulevés par les perturbateurs endocriniens…

Par ailleurs, comme le rappelle le Canard, la Fondation Nicolas Hulot (désormais rebaptisée Fondation pour la nature et l’homme), dont ce dernier était le président jusqu’à sa nomination au gouvernement, a pour mécènes EDF, Veolia et Vinci… malgré, donc, les prises de position anti-nucléaire du désormais ministre.

Le premier a versé jusqu’en 2012 entre 100 000 et 460 000 euros par an à sa fondation. Le second a versé 200 000 euros par an entre 2012 et 2017 et le dernier, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la société à hauteur de 30 000 euros entre 2014 et 2015.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique devrait recevoir la déclaration de patrimoine du ministre d’ici une quinzaine de jours. «C’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts», a déclaré Nicolas Hulot au Canard.

Lire aussi : La Fondation Hulot appelle Macron à exiger de l’UE la suspension de l’application provisoire du CETA

Les produits Ushuaïa qui embarrassent Nicolas Hulot

POLITIQUE En 2013, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires, révèle le Canard enchaîné…

Clémence Apetogbl

Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG.

Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG. — AFP

Nouvelles révélations du Canard enchaîné. Dans son édition de ce mercredi, le palmipède s’est concentré sur les différentes sociétés de l’actuel ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Le ministre, ancien présentateur de l’émission Ushuaïa, n’est pas seulement à l’origine de la fondation qui porte son nom. En 1990, il crée la société Eole Conseil, alimentée en majeure partie par les royalties touchées sur les ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, détenue par la chaîne TF1.

Des revenus confidentiels après 2013

D’après le Canard, qui a consulté les comptes annuels de la société, « ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros en 1992. A partir des années 2000, Eole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 euros de chiffre d’affaires par an. Une machine à cash pour l’écolo. Seul salarié, Hulot en possède 99,9 % des parts ».

Résultat des courses, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires en 2013. Sans compter les 66.000 euros de dividendes.

Quid de ses revenus depuis 2013 ? Ils restent confidentiels. Le ministre a, par ailleurs, déclaré au palmipède que « toutes les recettes d’Eole proviennent des produits d’Ushuaïa et de droits d’auteur sur des livres ».

De potentiels conflits d’intérêts ?

Le détail de ses revenus, via sa déclaration de patrimoine, sera transmis d’ici quinze jours à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

>> A lire aussi : Jean-Luc Mélenchon veut occuper la place de Jaurès à l’Assemblée

Mais le Canard révèle aussi que jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an, puis 100.000 euros par an à la Fondation Nicolas Hulot. Un mécène important donc, alors que le ministre devra trancher sur l’avenir des centrales nucléaires. De son côté, Veolia a versé 200.000 euros par an entre 2012 et 2017. Vinci, qui sera en charge de la construction de  l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. « Tout sera déclaré à la Haute Autorité, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts », a répondu au Canard Nicolas Hulot.

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot
Nicolas Hulot est entré au gouvernement d’Edouard Philippe, le 18 mai dernier. @ AFP

Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que Nicolas Hulot a profité de larges rémunérations au sein de sa fondation et d’une entreprise.

Les révélations se multiplient sur les ministres du gouvernement Édouard Philippe. Ainsi, quatre d’entre eux – Richard Ferrand, Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez – ont déjà démissionné après des soupçons dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem et dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne (pour Ferrand). Muriel Pénicaud est également accusée de ne pas avoir respecté des règles de mise en concurrence quand elle était en charge de l’organisme public Business France. C’est désormais au tour de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, de faire l’objet de révélations.

Une Fondation qui tourne à plein régime. Selon les informations du Canard Enchaîné, la Fondation Nicolas Hulot (rebaptisée « Fondation pour la nature et l’homme » depuis qu’il a passé la main à Audrey Pulvar) a reçu des gros chèques depuis plusieurs années. Ainsi, EDF a versé 460.000 euros à la fondation jusqu’en 2012 – et 100.000 depuis. Un possible conflit d’intérêts pour celui qui va devoir bientôt prendre position sur l’EPR de Flamanville, détenu par EDF…

« C’est la Haute Autorité qui appréciera ». Et ce n’est pas fini. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », écrit le Canard Enchaîné. Sauf que dans le champ de compétences du ministre de la Transition écologique, apparaît « l’écologie circulaire » (le recyclage des déchets), un marché brigué par… Veolia. « Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts », répond Nicolas Hulot au journal satirique.

Les jolis bénéfices des produits Ushuaïa. Le CV de l’ancien animateur télé a donné quelques suées à l’Elysée avant son entrée au gouvernement. Et pour cause, à côté de sa Fondation, l’actuel ministre de la Transition écologique détient la société Éole Conseil, essentiellement alimentée par des royalties touchées sur les ventes des shampoings, gels douche et autres lunettes estampillés « Ushuaïa ». Et le Canard Enchaîné de préciser : « la marque appartient à TF1, mais la chaîne a cédé la licence à une dizaine de grands défenseurs de la nature, tels L’Oréal ou l’opticien Atoll. Hulot, qui a signé un contrat avec TF1, touche une partie des royalties. En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros ».

Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants

Des comptes moins transparents depuis 3 ans… « A partir des années 2000, Éole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 de chiffre d’affaire par an », révèle encore le Canard Enchaîné. Une véritable machine à cash pour l’écolo qui engloutit le gâteau à lui tout seul. Et pour cause, il est le seul salarié de sa société et possède 99,9% des parts. Des bénéfices auxquels il faut ajouter son salaire annuel, 290.000 euros en 2013. Mais depuis, les chiffres sont beaucoup moins transparents. Les comptes de la société des années 2014 et 2015 ont été déposés sous le régime de la confidentialité.

… et des statuts de la société plutôt gênants. Enfin, dernier point embarrassant : les statuts de Éole Conseil qui a pour objet la « création » de livres ou de films, « la promotion de l’image et de la personne de Nicolas Hulot », mais aussi le « conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes » ou encore « l’organisation et l’animation de conférences ». Conseil et conférences qui pourraient alimenter d’éventuels soupçons de conflit d’intérêts, le tout à quelques semaines de la loi sur la moralisation de la vie publique. « Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants », assure Nicolas Hulot au Canard. « Toutes les recettes d’Éole proviennent des produits Ushuaïa et de droits d’auteur sur les livres ».

Nicolas Hulot : ces généreux mécènes qui pourraient mettre le ministre en difficulté

Sebastien Ortola/REA

Le Canard Enchaîné pointe les gros chèques signés par des entreprises qui pourraient mettre Nicolas Hulot en situation de conflits d’intérêts.

Nicolas Hulot pourrait être le prochain ministre à être déstabilisé par des révélations sur son passé parues dans la presse. D’après Le Canard Enchaîné de ce mercredi, le ministre de la Transition écologique, au parcours bien rempli, pourrait en effet se retrouver en situation de conflits d’intérêt à de multiples reprises. L’hebdomadaire pointe du doigt les mécènes de la Fondation Nicolas Hulot, rebaptisée Fondation pour la nature et l’homme depuis qu’Audrey Pulvar en a pris la tête suite à l’entrée de l’écolo au gouvernement.

Ainsi, EDF aurait versé 460.000 euros par an à la Fondation jusqu’en 2012, puis 100.000 euros par an, d’après le Canard Enchaîné. Problème, Nicolas Hulot devra entres autres gérer le dossier de l’EPR de Flamanville et plus largement celui de la réduction de la part du nucléaire. Veolia serait un autre généreux mécène de la Fondation, qui siègerait d’ailleurs au conseil d’administration. La société aurait versé 200.000 euros par an. Encore un problème si Nicolas Hulot était amené à se pencher sur le sujet du recyclage des déchets. Enfin, Vinci, désigné pour la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, aurait apporté 30.000 euros à la Fondation en 2014 et 2015.

>> Lire aussi – Sur le nucléaire, Nicolas Hulot a souvent changé d’avis

“Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts”, a affirmé Nicolas Hulot. Ce n’est pas la première fois que l’ancien présentateur est attaqué à ce sujet. En 2011, un rapport de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale se questionnait sur la présence de TF1, EDF et L’Oréal au conseil d’administration de la Fondation. “Peut-on, dans ces conditions, tenir un discours neutre sur les choix énergétiques et sur les pratiques de vivisection dans l’industrie des cosmétiques ?”, se demandait à l’époque le député LR Jean-Marie Sermier.

Dans un communiqué cité par Libération, la Fondation Nicolas Hulot dénonçait alors une “suspicion totalement illégitime”. « La loi oblige que les mécènes siègent au conseil d’administration et ils n’y ont pas le droit de vote », affirmait la directrice générale, Cécile Ostria, au quotidien. A propos de L’Oréal, elle précisait qu’avait été posé comme condition l’abandon de la vivisection.

Les gels douches Ushuaïa rapportent gros

Le Canard Enchaîné pointe par ailleurs les confortables revenus que Nicolas Hulot a touché ces dernières années. Il détiendrait en effet 99,9% des parts de la société Eole Conseil – dont il est le seul salarié – qui récolte les royalties rapportées par les ventes de produits Ushuaïa, gels douches et autres. Là encore, l’hebdomadaire souligne que TF1, à qui appartient la marque, a cédé la licence à “une dizaine de grands défenseurs de la nature”, dont L’Oréal ou Atoll. Grâce à un contrat avec la chaîne, l’ancien présentateur récupère une partie des royalties.

En 1992, deux ans après la création de Eole Conseil, Nicolas Hulot aurait ainsi pu toucher 113.000 euros. A partir des années 2000, la société aurait réalisé entre 480.000 euros et 715.000 euros de chiffres d’affaires par an, selon le Canard Enchaîné. En 2013, Nicolas Hulot aurait pu se verser 290.000 euros de salaires et 66.000 euros de dividendes. Depuis, les comptes de l’entreprise sont confidentiels…

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Commentaires
lynn                                                                Et çà commence à faire beaucoup pour ce gouvernement à peine nommé… Et dire qu’ils nous ont saoulé avec leur soi disant transparence… Rien ne change… Les apparences sont illusions…
Moderator                                                    Ushuaïa   Souvenons-nous, en son temps, Peugeot avait baptisé un de ses modèles emblématique : Ushuaïa ». Quelques années plus tard, la même voiture s’est appelée « Grand raid ». Pourquoi ? Parce que Nicolas Hulot étant devenu trop gourmand, Peugeot préféra briser là leur coopération. Economies substantielles qui n’ont pas porté ombrage au modèle en question.
julienas

@nikolus                                                        totalement d accord le coup du réchauffement climatique vaste fumisterie… Il y en a un qui l’a compris et s’est retiré de « trucs » insondables »aux ramifications étendues un peu comme l’ambassadrice aux pingouins… Il n’est hélas pas de bon ton de le dire… Hulot s’il a un peu de bon sens ne restera pas 5 ans au gouvernement. …                                                                                                                   ivo                                                                   TOUT LE MONDE SAIT CELA

Il ne s’appelle pas Fillon, alors c’est pas grave. La haute autorité…                     ANTARES_BETA_SCORPII                         Embarrassé ?

Que nenni le cynisme du sieur Hulot ne lui permet pas de considérer que des conflits d’intérêt aussi flagrant puissent être gênant pour la bonne conduite de sa « mission ». N’est embarrassé que quiconque est choqué par ce cynisme (ou le machiavélisme de Macron qui l’a « appelé » au gouvernement – là on pourrait rire)                                                             Nonohappy 

@Malajaures                                                Et croyez moi vous ne serez pas tout seul.       scoopin                                                          L’endormi !

Il est écrit sur le site de son ministère que réponse sera donnée sous 8 jours, à une question concernant les voitures électriques posées le 20 mai, j’attends encore sa réponse ! À le voir à Versailles je comprends que sa grande fatigue ne lui permets pas de respecter ses engagements.                                                                                                          allez !                                                           Le retour de bâton

A force de vouloir vivre dans un monde utopique de purs esprits désintéressés, on en perd le sens commun.
Nicolas Hulot n’a sans doute pas plus mais pas moins de conflit d’intérêt que de nombreux ministres qui l’ont précédé.
Il n’y a rien de choquant à ce que EDF ait contribué à sa fondation -ce qui est courant- ni à ce qu’il ait correctement gagné sa vie.
En revanche, qu’il soit ministre d’état me paraît exclusivement de la com et totalement déplacé.
Quand on songe que Simone Veil l’était, on perçoit tout de même la différence de densité entre les deux personnages.                                                                                                     Michel 45                                                    Encore un !

Encore un qui en croque. Chacun appréciera l’éthique de N. Hulot.                                     pioute                                                            Secret de polichinelle…

Monsieur Hulot utilise l’écologie pour faire rentrer des sous dans le tiroir caisse, personne n’est dupe. J’espère que les médias vont relayer l’info mais çà! Pauvre France tous des voyous. Merci (le Point)

 

Avatarbon sens                                           un ministre multimillionnaire corrompu par les tenant du nucléaire, mais pas que puisque des multinationales détruisant la faune et la flore ont craché au bassinet de la fondation pour avoir des oublies . La fondation Brigitte Bardot au moins n’a jamais trahi ses donateurs , ni s’est compromis avec les laboratoires tueurs. évidemment Bardot vote le Pen, donc Hulot le criminel d’en marche est préférable à la femme honnête pour les internautes

    • Avatarsfdsdf                         allez à Castorama, vous y trouverez de la mauvaise peinture vendue TRÈS cher, sans white spirit certes, mais très mauvaise et vendue comme peinture « écologique » sous la marque Ushuaïa et avec la signature de Nicolas Hulot….ça lui rapporte gros, la bêtise humaine
    • Avatarfrank                         Nicolas Mulot n’est pas très crédible
    • Avatarfaut faire avec         je me souviens des émissions dans lesquelles on pouvait voir Monsieur Trou d’balle dans un hélico, dans un avion de chasse… un bon pollueur qui voudrait se faire passer pour un écolo, tu parles!
    • Bernard                                Un vrai pollueur avec ces reportages sur Ushuaïa des tonnes de co2 de pétrole en encore quel donneur de leçons…..
    • AvatarNinou Ninou                quelle déception nicolas hulot finalement il va bien avec macron bonnet blanc et blanc bonnet !
    • Avatarpôle émique victor      Le mulot est payé en billets verts…….. c’est plus écolo…..
    • Avatarjean francois                 il se trouve qu’il est riche comme tous ceux qui montrent leurs têtes à la télé, pour eux l’argent ne manque jamais
    • AvatarNath                                Lol Et il y a quoi comme composants dans les produits de la marque Ushuaia !!??
    • AvatarMarin22                           C’est vrai qu’il ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Une présentation de façade !!!!!

  • Dode                                                    Et Audrey Pulvar qui le remplace provisoirement à la tête de sa fondation qui s’était fait remarquer avec ses lunettes à monture en écailles de tortue à12 000 euros…
    Pas très écologique non plus pour l’image ….
    • willtrankil                                 en fait les lunettes d’audrey pulvar ont couté 3300 euros (dont 500 de verres)
      en ce qui concerne l »écaille de tortue , il s agit de stock que détenait l (opticien avant l’interdiction !
      jogustin– le 05/07/2017 à 17h16

      L’abnégation ne fait pas partie des principes des politiques autant profiter un max c’est leur devise!

    • 3bul3–                                        et de 6… pour l’instant mais on va nous dire : rien d’illégal !                                                                                                                  Moimeme98                             C’est exactement ça! S’enrichir n’est pas immoral.
    • Jérome Brousse                       Que je sache, les bénéfices potentiellement distribuables se calculent après déduction des salaires. Il est donc factuellement faux de dire qu’il faut ajouter le salaire de N. Hulot au chiffre d’affaires de la société. Un peu plus de rigueur serait bienvenue quand vous présentez des chiffres, ça donnerais un peu plus de crédibilité à votre article. Sur le fond, je ne vois vraiment pas ce qui est « embarrassant » dans le fait d’avoir créé une marque lucrative… Il est tout de même étonnant de voir que le simple fait de gagner beaucoup d’argent est considéré comme une faute, quand bien même notre système social est construit grâce aux prélèvements élevés sur les hauts revenus…
      • 3bul3–                                 aucun doute sur les possibles conflits d’intérêts ?
      • Moimeme98–                     Veolia, EDF,…, sont des entreprises contrôlées par l’Etat. C’est bien l’Etat qui a asauvé Areva et qui achete des centrales nucléaires pour préserver ces entreprises. À méditer.
    • Serge Medion–                             Ça suffit ! Il n’a encore rien fait, il ne s’en est pas mis plein les poches, il a été un militant associatif convaincu et honnête. Mais tout cela gêne ! Alors on le casse avec des propos fallacieux. Ça suffit !
      • J.Wisdom–                        C’est une opinion et non un élément factuel.
    • pasc58                                        Il va falloir désormais recruter des ministres qui n’ont jamais fait quoi que ce soit, ou des personnes titulaires de minimum sociaux, et là, on peut espérer qu’ils soient irréprochables.
    • PatrioteAntiFN–                         Et ça continue ! Le pire gouvernement depuis la 5e !
      • 3bul3                                   c’est le nouveau monde
    • Moilpot–                                       Cela fait environ 30.000 € par mois. C’est beaucoup pour des gens « normaux » mais c’est ce que touchent les présentateurs vedettes des grandes chaînes de télévisions privées. Et c’est du pipi de chat en comparaison des footballeurs. De plus il n’y a aucune magouille là-dedans, il ne s’agit pas de l’argent du contribuable, seulement de possibles conflits d’intérêts qu’il convient d’étudier.
    • background–                              Dans la Macronie ,tout est interdit aux autres : enrichissement personnel ,conflit d’intérêts,posséder une société de conseil,cumul des mandats…Mais à y regarder de plus près…..Cela commence vraiment à faire désordre et tous ces impliqués et les autres dont les noms vont forcément suivre,tout baigne !! Circulez,il n’y a rien à voir!!
    • vall_fr–                                      et oui la soi disant société civile ….exempte d’affaires ouahhhhhhhhhh le Macronisme est une arnaque c’était gros comme une montagne mais fallait pas le dire
    • JeanKlein–                                  Rien sur Maud Fontenoy?
      • background–                    Fontenoy ministre ?
      • Ouiouiundeplus            pourtant elle elle a ramé pour en arriver là où elle est …

Indien vaut mieux que 2..tu pollues!

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https://youtu.be/Ear17wVHYqE

Le groupe ArcelorMittal accusé de pollution à l’acide en Moselle

La communauté d’agglomération du Val de Fensch a confirmé les accusations d’un ancien employé concernant des déversements sauvages.

Le Monde.fr avec AFP

De l’acide utilisé sur un site du groupe sidérurgique ArcelorMittal à Florange (Moselle) a été déversé illégalement dans un dépotoir, ont confirmé, mardi 3 juillet, les autorités locales à la suite des accusations lancées par un ancien employé dans Le Républicain lorrain.

« Il y a bien eu des déversements d’acide » dans le crassier de Marspich, où atterrissent les déchets de l’usine ArcelorMittal de Florange, « mais on en ignore encore l’importance », a affirmé, mardi, Michel Liebgott, le président de la communauté d’agglomération du Val de Fensch, à l’issue d’une réunion avec les maires de Florange et Hayange.

Arcelor a nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements », et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». S’ils étaient avérés, « ils seraient extrêmement graves et contraires à toutes les règles d’ArcelorMittal en matière de gestion des résidus », a toutefois ajouté le groupe.

En parallèle, une enquête de la Direction régionale de l’environnement (Dréal) doit également être menée, a expliqué Michel Liebgott, précisant que « la communauté d’agglomération se pose la question de porter plainte contre X ».

Des « témoignages graves »

A l’origine de ces enquêtes, des révélations dans Le Républicain lorrain d’un employé d’un sous-traitant d’Arcelor chargé de transporter l’acide servant à décaper l’acier jusqu’à un centre de recyclage. Or, il affirme, vidéo à l’appui, qu’il aurait été contraint de déverser l’acide directement dans le crassier de Marspich, qui présente une étanchéité avec les cours d’eau de la région.

Dans son communiqué, Arcelor affirme que l’entreprise « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes ». L’entreprise, qui envisage de déposer plainte, affirme également qu’« aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ».

Pour Lionel Burriello, responsable CGT au sein de l’usine, qui a assisté, lundi, à un comité d’entreprise extraordinaire sur la question, il s’agit « de témoignages graves ». « S’ils sont avérés, ce serait un nouveau scandale sur Florange. »

« On demande des explications, ni plus ni moins. Que les choses soient avérées ou non », a ajouté M. Burriello, dont le syndicat entend demander une troisième expertise par un cabinet agréé par le ministère du travail, indépendant d’Arcelor et de la Dréal.

Déchets déversés par ArcelorMittal : « Il y a une toxicité pour l’homme », selon un spécialiste des risques industriels

franceinfo
Déchets déversés par ArcelorMittal : « Il y a une toxicité pour l’homme », selon un spécialiste des risques industriels

Un chauffeur de camion d’une entreprise sous-traitante de l’usine ArcelorMittal de Florange en Moselle affirme avoir utilisé le crassier de l’usine sidérurgique de l’entreprise, pour déverser des centaines de mètres cubes d’acide dans la nature pendant trois mois, jusqu’en février dernier, au lieu de le recycler. La direction d’ArcelorMittal a ouvert une enquête interne. Elle évoque des faits isolés et envisage de porter plainte, en assurant qu’il n’y a pas de risque sanitaire pour les populations. Pourtant, Eric Thibault, responsable du pôle dangers et impacts sur l’environnement à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), estime, mardi 4 juillet sur franceinfo, qu’il existe un danger pour l’homme.

franceinfo : Qu’est-ce qu’un crassier et quelles sont les autorisations nécessaires ?

Eric Thibault : Un crassier, c’était – puisque ce n’est plus autorisé à ce jour – un lieu de stockage de déchets sur un site métallurgique. Ce n’est pas un milieu naturel. C’est un milieu dans lequel il n’y a pas de vie. C’est une installation classée pour l’environnement. Elle est donc soumise à une autorisation d’exploitation de l’Etat. La préfecture donne une autorisation d’exploitation avec un cadre d’autorisation. Tout cela est soumis à des contrôles par l’autorité qui vérifie si l’arrêté d’exploitation est bien suivi.

Quels sont les risques liés à ce type de rejet ?

Un premier risque est lié à l’acide lui-même, à son acidité. Ce sont des produits corrosifs qui vont entraîner une toxicité vis-à-vis des organismes vivants et donc pour l’homme. Le deuxième risque est lié au fait que cet acide n’était pas pur. Il y avait sûrement des polluants, des contaminants à l’intérieur pouvant avoir leur propre toxicité. Après, on a un effet entre l’acide et les polluants présents qu’il faudrait évaluer. Une autre conséquence est moins rapide. Elle vient du fait que quand on acidifie un milieu on remet à disposition un certain nombre de polluants qui peuvent être stockés dans les sédiments et dont la toxicité peut réapparaître.

ArcelorMittal mis en cause dans une pollution à l’acide en Moselle

Arcelor affirme qu'il 'n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes'. / AFP/Archives

Arcelor affirme qu’il « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes ». / AFP/Archives

De l’acide utilisé sur un site du groupe sidérurgique ArcelorMittal à Florange (Moselle) a été déversé dans un dépotoir où il n’aurait pas dû l’être, ont affirmé mardi les autorités locales à l’issue d’une réunion avec la direction de l’entreprise qui nie toute responsabilité.

« Il y a bien eu des déversements d’acide » dans le crassier de Marspich, où vont les déchets de l’usine ArcelorMittal de Florange, « mais on en ignore encore l’importance », a indiqué mardi à l’AFP Michel Liebgott, le président de la communauté d’agglomération du Val de Fensch à l’issue d’une réunion avec les maires de Florange et Hayange ainsi que la direction d’ArcelorMittal.

Arcelor a nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements », et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». S’ils étaient avérés, « ils seraient extrêmement graves et contraires à toutes les règles d’ArcelorMittal en matière de gestion des résidus », ajouté le groupe.

« Pour l’instant, ce qui est avéré c’est qu’il y a eu des versements d’acide, mais on n’en connaît pas l’importance », a expliqué Michel Liebgot. « Nous devons nous revoir la semaine prochaine, une fois que les enquêtes menées en interne par Arcelor ainsi que par la Dréal (direction régionale de l’environnement, ndlr) seront terminées », a-t-il ajouté, précisant que « la communauté d’agglomération se pose la question de porter plainte contre X ».

A l’origine de ces enquêtes, des révélations dans Le Républicain lorrain d’un employé d’un sous-traitant d’Arcelor chargé de transporter l’acide servant à décaper l’acier jusqu’à un centre de recyclage.

Or, affirme-t-il, vidéo à l’appui, il aurait été contraint de déverser l’acide directement dans le crassier de Marspich, qui présente une étanchéité avec les cours d’eau de la région.

Dans son communiqué, Arcelor affirme que l’entreprise « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes ».

L’entreprise, qui envisage de déposer plainte, affirme également qu' »aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ».

Pour Lionel Burriello, responsable CGT au sein de l’usine, qui a assisté lundi à un CE extraordinaire sur la question, il s’agit « de témoignages graves. S’ils sont avérés, ce serait un nouveau scandale sur Florange ».

« S’ils sont faux, nous demandons à la direction de nous prouver que ces propos sont diffamatoires, parce que ça écorne l’image de notre entreprise. On demande des explications, ni plus ni moins. Que les choses soient avérées ou non », a ajouté M. Burriello, dont le syndicat entend demander une troisième expertise par un cabinet agréé par le ministère du travail, indépendant d’Arcelor et de la Dréal.

Florange: Un chauffeur de camion assure qu’ArcelorMittal a déversé de l’acide dans la nature

ENVIRONNEMENT L’ancien intérimaire assure que les salariés d’ArcelorMittal étaient au courant…

Marion Pignot

Un employé de ArcelorMittal dans l'usine de Florange, le 16 avril 2013

Un employé de ArcelorMittal dans l’usine de Florange, le 16 avril 2013 — Jean-Christophe Verhaegen AFP

« J’ai déversé de l’acide d’ArcelorMittal Florange dans la nature. » La phrase, qui fait ce mardi matin l’effet d’une bombe, est celle d’un
chauffeur de camion, ancien intérimaire chez Suez RV Osis Industrial Cleaning, un sous-traitant de l’entreprise ArcelorMittal Florange (Moselle). Au micro de France Bleu Lorraine Nord, il a affirmé avoir été contraint de déverser chaque jour, de décembre à février dernier, au moins 24 m3 « d’acide dans la nature » dans un dépotoir de l’usine sidérurgique « au lieu de recycler la matière hautement dangereuse ».

>> A lire aussi : Nord: ArcelorMittal soupçonné d’une pollution au dioxyde de soufre

Eviter un surcoût lié au recyclage

Le chauffeur de camion a également assuré que les salariés d’ArcelorMittal qui lui donnaient l’accès au dépotoir étaient au courant de la pratique probablement censée éviter un surcoût lié au recyclage effectué dans un centre spécialisé de Maloncourt.

« On me disait de charger l’acide et d’aller au crassier, avec la complicité de salariés d’Arcelor qui me donnaient les bons de livraison, eux-mêmes. Les bons n’indiquaient pas que c’était de l’acide. Ils indiquaient seulement que c’était de la boue de fer ou de la boue d’épuration. J’arrivais à Florange, à la cockerie, au PC sécurité, et là je me retrouvais dans un crassier à brancher mes tuyaux et déverser mon chargement en pleine nature, directement au sol », a expliqué le chauffeur, sous couvert de l’anonymat.

« Les rochers éclataient à cause de l’acidité du produit. Le soir je rentrais avec les yeux rouges tous les jours pendant la période d’hiver, les trois mois où j’ai bossé en intérim », a ajouté l’homme, qui a affirmé au Républicain Lorrain avoir eu « pour consigne de ne pas tout déverser au même endroit pour ne pas défoncer la nature ».

Licencié pour « rupture de discrétion commerciale »

L’intérimaire sera finalement licencié pour « rupture de discrétion commerciale » sitôt la direction apprend qu’il a confié ses craintes à un pompier travaillant pour ArcelorMittal. Toujours selon France Bleu, la Direction régionale de l’environnement (Dreal) a ouvert une enquête.

Quant à la direction d’Arcelor Mittal, elle a assuré ce lundi, lors d’un CE extraordinaire, qu’il n’y avait « aucun risque environnemental ou sanitaire pour les populations ». La CGT d’ArcelorMittal a réclamé, pour sa part, une expertise indépendante dans le cadre du CHSCT (comité hygiène et sécurité) de l’entreprise.

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réactions

philippe perrot 

@alimurene                                                         industriel autoproclamé semble avoir assuré personnellement la surveillance des déchets acides et nous dit qu’il n’y a pas de soucis à se faire (sauf pour un pourcentage indéterminé qui se perdrait avant d’arriver au centre de traitement) ouf on respire?!

Principe de confiance                                       Pas la peine de s’inquiéter, tout va bien, même les responsables de l’usine sont rassurants : « aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ». On se demande bien de quoi pourrait avoir peur la population après que toutes les semaines, des dizaines de tonnes d’acide ont été déversées dans la nature…

philippe Perrot                                                    que faisait-on des rejets avant Arcelor ? apparemment rien qui ne justifiait des réactions de la part des pouvoirs publics, syndicats, salariés, habitants… ! étonnant

Alimurene                                                              Vous ne connaissez rien à l’industrie n’est ce pas? Tout va dans un centre de recyclage, la question est de savoir quel pourcentage n’y ait pas parvenu. Votre commentaire n’a absolument aucun sens

  • bon sensbon sens                                            des élus et hommes politiques français corrompus , voire quelques syndicalistes sont fortement impliqués dans ce crime, on va vite enterrer l’affaire

    Marine la perdante de 2017Marine la perdante de 2017          Ce n’est pas Arcelor qui le déverse mais le transporteur !

    (Convention CMR dite Convention de Genève de 1956)

  • misterhide2                                                 Si c’est vrai c’est scandaleux il faut sévir contre ces industriels qui ne pensent que à donner des dividendes au actionnaires il faut taper ou çà fait mal c’est à dire le porte monnaie 
  • JohnnyThunder                                         Bien sur la cgt n’était pas au jus. Et va bien sur jouer le role du pompier incendiaire et se porter partie civile histoire de gratter de l ‘oseille 
  • GRR!!!  pas content                                Arrêtons d’embêter les entrepreneurs avec des lois environnementales ou un vilain code du travail . Ils sont gentils et ils veulent que notre bien !!!! 
  • hictorique                                               Du FRIC , du FRIC ! ! ! !
    Le reste on s’en tape ……
    Signé Arcelor ! 
  • droiducoeur                                            Je comprends entièrement la panique de nos jours de perdre un emploi, ou plutot un salaire, permettant de subvenir aux divers ponctions obligatoires, meme si on en donne aussi. Mais de grace, quant on voit encore de nos jours des pneux bruler , et polluer meme ceux qui sont autours meme pas dans le bon sens du vent, c’est la preuve, que le milieu industriel, n’est pas sensible a la qualité des produit au dela du fait de leur vente. Comme pour l’utilisation d’une voiture, ou d’un hébergement, nous devrions noter , ces entreprises pour leur implication vis à vis de la santé, de la qualité en général. C’est très lache de polluer sournoisement , l’italie a fait d’énormes progrès , ne soyons pas comme eux , cela nous fera des économies. 
  • JeanLucMahmoud                               Voilà enfin de l’hypocrisie

 

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