Les pauvres mangent mal!!

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Une entreprise française a vendu à des associations s’occupant des plus démunis de faux steaks hachés ne contenant pas le moindre gramme de viande.

Les steaks hachés ne contenaient pas un seul gramme de viande. Depuis l’été 2018, La Croix Rouge, Les Restos du Cœur, le Secours Populaire Français, et la Fédération française des banques alimentaires se sont fait livrer 780 tonnes de steaks hachés, soit environ 7 millions de pièces frauduleuses, d’après une information révélée par RTL qu’Europe 1 s’est fait confirmer par les services de Bercy.

Une commande groupée de 5,2 millions d’euros

Intriguées par la texture, le goût et la couleur des steaks hachés, ces associations qui viennent en aide aux plus démunis on fait analyser la « viande » de leur commande groupée de 5,2 millions d’euros en mars dernier. Et la conclusion du laboratoire du service de répression des fraudes est sans appel : cette « viande » n’en contient pas. A la place, ils ont trouvé du gras et de la peau mixés avec de l’amidon et du soja. Une « tambouille » qu’il est bien évidemment interdit de vendre sous l’appellation steak haché.

L’entreprise française responsable a rapidement avouée qu’elle avait sous-traitée la fabrication de ces steaks hachés destinés aux plus démunis en Pologne, où le coût de production est plus faible. Mal lui en a pris : pour « tromperie et fraude en bande organisée », elle encourt 1,5 million d’euros d’amende et deux ans de prison.

Alimentation : 7 millions de steaks hachés de fausse viande vendus à des associations caritatives

R.G.-V. avec AFP
Alimentation: Sept millions de steaks hachés de fausse viande vendus à des associations caritatives
SCANDALE SANITAIRE – Il y avait de tout sauf de la viande dans ces produits

SCANDALE SANITAIRE – Il y avait de tout sauf de la viande dans ces produits

C’est peut-être un nouveau scandale alimentaire en France. Nos confrères de RTL révèlent vendredi que 780 tonnes de steaks hachés composés de tout sauf de viande ont été vendues depuis juillet 2018. Pire encore, ils ont été vendus à des organismes caritatifs pour les plus démunis comme la Croix-Rouge, Les Restos du cœur, le Secours populaire ou les Bandes alimentaires.

Ce sont ces associations qui ont donné l’alerte, en mars. Il n’y avait don pas de viande, mais du gras, des peaux, du soja, de l’amidon et des produits non-autorisés. La répression des fraudes a précisé néanmoins que leur consommation ne présentait pas de risque pour la santé. La distribution de ces steaks qui contenaient des excès de gras et des tissus de mauvaise qualité « a été immédiatement stoppée », précise la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans un communiqué.

7 millions de steaks hachés ont été écoulés. Les fraudeurs risquent 2 ans de prison et 1,5 million d’euros d’amende.

780 tonnes de steaks hachés frauduleux distribués à des associations d’aide aux plus démunis

steak

La répression des fraudes a annoncé ce vendredi avoir découvert une « tromperie » sur la qualité de steaks hachés distribués par une entreprise française à des associations d’aide aux plus démunis, précisant néanmoins que leur consommation ne présentait pas de risque pour la santé.

Plus de 71% de fruits et 43% de légumes non bio consommés en France contiennent des résidus de pesticides, selon un rapport.

© Benoit Tessier/Reuters Plus de 71% de fruits et 43% de légumes non bio consommés en France contiennent des résidus de pesticides, cerise et céleri-branche étant parmi les plus touchés, selon un rapport portant sur les années 2012-17 publié jeudi par l’ONG Générations futures. L’association, qui actualise un premier bilan publié début 2018, se base sur des chiffres de la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF). 18 fruits et 32 légumes ont été retenus car objet d’analyses menées pendant au moins 5 ans.

« Sur les six années, ce sont en moyenne 71,9% des échantillons de fruits qui contenaient des résidus de pesticides, avec 2,9% de dépassement de la +limite maximale en résidus+ (LMR) », note l’ONG dans un communiqué. Les LMR sont les seuils légaux européens ne devant pas être dépassés. « Pour les légumes, la moyenne est de 43,3% des échantillons concernés (par des résidus) et 3,4% de dépassement de LMR », ajoute Générations futures. Des conclusions assez similaires à celles relevées 18 mois plus tôt.

Les cerises sont les plus touchées

La situation est particulièrement critique pour les cerises (89% des échantillons avec résidus), les clémentines et mandarines (88,1%), le raisin (87,3%), les pamplemousses/pomelos (86,3%), les pêches et nectarines (82,9%), les fraises (82,9%), les oranges (81,2%). Les moins concernés sont les prunes et mirabelles (50,8%), les avocats (27,8%) et les kiwis (25,8%). Pour les légumes, le céleri-branche est de nouveau en tête du classement (résidus dans 84,9% des échantillons), suivi du céleri-rave (82,5%), puis des herbes fraîches (69,3%), endives (67,2%), laitues (66,5%).

En bas du classement, les betteraves (6,9%), les madères/ignames (3,7%), les asperges (2,1%), le maïs doux (0,8%). Le dépassement des LMR concerne particulièrement les ananas (9,6% des échantillons), les cerises (5,2%), les kiwis et pamplemousses (4,2%). Dans les légumes, les herbes fraîches arrivent en tête (21,5% de dépassement des LMR), puis céleri-branche et céleri-rave, et navets. Mais aïl, maïs, pastèque et potirons restent tous sous la LMR. « Il faut encourager la consommation de fruits et légumes, mais les consommateurs veulent bénéficier de leurs bienfaits sans avoir à ingérer en même temps des résidus de pesticides aux propriétés inquiétantes », souligne François Veillerette, président de l’ONG. « Le fait de dépasser les LMR n’implique pas nécessairement un danger », avait précisé l’an dernier Loic Tanguy, directeur de cabinet de la DGCCRF. Dans tous les cas, en cas de dépassement, un retrait du marché est demandé. En 2018 des représentants de la profession agricole avaient regretté que le rapport ne fasse pas le distingo entre les origines France/UE/non UE. Générations futures explique en avoir fait la demande à la DGCCRF, en vain à ce stade.

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Thé, pistaches, viande… près d’un produit importé sur quatre ne serait pas aux normes

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Selon un rapport du Sénat dévoilé ce jeudi, de nombreux produits agricoles et alimentaires importés dans l’Hexagone ne respecteraient pas les «normes minimales» environnementales et sanitaires imposées aux producteurs français.

«Nous consommons aujourd’hui en France, plus d’un jour par semaine, des produits qui sont uniquement des produits importés dans nos assiettes… Le pire, c’est que dans cette alimentation qui provient d’ailleurs, un quart ne respecte pas les normes que nous imposons aux agriculteurs français», a déclaré jeudi le sénateur LR de la Haute Loire, Laurent Duplomb. Cet agriculteur de profession faisait référence jeudi à l’estimation contenue dans le rapport sur l’agriculture française, publié par le Sénat, qui indique que 10 à 25% des produits agricoles et alimentaires importés dans l’Hexagone ne respecteraient pas «les normes minimales» environnementales et sanitaires «imposées aux producteurs français».

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Outre la question, ô combien importante, de la sécurité sanitaire des importations pour les assiettes des Français, le rapport souligne également que ce phénomène exerce une concurrence déloyale envers les producteurs français. «Chaque année, ce sont entre 5 et 10 milliards d’euros de produits illégaux qui seraient vendus en France et exerceraient une pression à la baisse sur les prix des produits français», précise le texte.

Une incapacité à assurer la qualité des produits importés

Le rapport alarme sur la «perte de compétitivité de l’agriculture française» face à ses voisines, l’Allemagne et les Pays-Bas notamment, en s’inquiétant du «dumping social européen» et d’une «sur-réglementation sanitaire en France» qui freine la production et les exportations agricoles françaises tout en encourageant les importations de moindre qualité. «Les importations de produits agricoles et alimentaires augmentent, alors que leur respect des normes de production exigées en France n’est pas assuré. Il en résulte une atteinte à la sécurité alimentaire des Français, à la compétitivité économique de l’agriculture et au revenu des agriculteurs», regrette le rapport.

«Les taux de contrôle physique des marchandises importés sont très faibles : entre 3 et 7%.»

Laurent Duplomb, sénateur LR de Haute-Loire,

S’appuyant toujours sur le rapport, Laurent Duplomb affirme que la France «n’assure pas le contrôle nécessaire pour que les produits qui rentrent de l’étranger correspondent à ce que nous demandons aux producteurs français», ajoutant que «les taux de contrôle physique» des marchandises, qui se situent entre 3 et 7%, sont «très faibles».

Un taux de non-conformité de 17% pour les viandes fraîches de boucherie

Dans le détail, le document précise qu’entre 8 et 12% des denrées importées des pays non européens ne respectent pas les normes européennes de production. Il évoque notamment le thé de Chine (13%), les piments de la République Dominicaine (16%) ainsi que les pistaches des États-Unis (20%) comme les denrées ayant un taux de non-conformité «supérieur à la moyenne».

Fait intéressant, le texte souligne une fraude «plus importante» dans les produits biologiques, la Direction de la concurrence et des fraudes (DGCCRF) ayant constaté que «17% des contrôles physiques sur les produits issus de l’agriculture biologique» étaient «non conformes en 2017». Mais le document fustige surtout les produits agricoles (non bio) importés de l’Union européenne, où les taux de non-conformité étaient en 2017 de 17% pour les viandes fraîches de boucherie, 13% pour les viandes fraîches de volaille, 25% pour les produits à base de viande, 21% pour le lait cru ou les produits à base de lait.

30 ans après, Tienanmen

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