En voilà un gros con!

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elLaurent Wauquiez taxé de menteur après des propos inventés d’Angela Merkel (vidéo)

Laurent Wauquiez a été taxé de menteur par Quotidien sur C8 pour avoir invente de toutes pièces la réaction de Merkel au discours d’Emmanuel Macron.

Le candidat de la présidence des Républicains a inventé une citation de la chancelière allemande suite au discours pro-Européen d’Emmanuel Macron.

«Ce qui me frappe moi, c’est la fin de non-recevoir quasi-immédiate, certes polie, mais extrêmement ferme d’Angela Merkel », a déclaré le candidat à la présidence des Républicains avant de citer des propos supposés avoir été prononcés par Angela Merkel.

«Mon jeune ami, avant de faire un discours, on commence par travailler! », aurait-elle dit face David Pujadas qui lui signale n’avoir pas trouvé de trace de cette citation.

« Ah si, si, je vous le confirme, il est d’ailleurs repris y compris par vos confrères du Figaro, qui ont repris les propos d’Angela Merkel, vous verrez. Regardez sur le Figaro.fr, vous verrez que vous avez des collègues affutés », lance-t-il.

Mais ces propos ont été démentis par le porte-parole de la chancelière allemande.
« Pas à ma connaissance. Et entre nous, ça n’a pas de sens, je ne la vois pas dire ça », indique un porte-parole du service de presse de l’allemande, confiant à propos de Laurent Wauquiez ne pas savoir « qui est cet homme politique ».

Laurent Wauquiez invente de toute pièces la réaction de Merkel au discours de Macron

BFMTV

P.L

Le candidat à la présidence des Républicains a assuré que la chancelière allemande a critiqué le discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe. Une réaction qui demeure introuvable.

Mardi dernier, c’est devant les étudiants de la Sorbonne qu’Emmanuel Macron a présenté ses plans sur l’Europe. À l’issue de ce discours, les personnalités politiques ont, comme à l’accoutumé, été invitées à réagir sur les plateaux de télévision.

À l’instar de Laurent Wauquiez qui, sur LCI, a affirmé que le chef de l’État faisait déjà face à une résistance venue d’Outre-Rhin sur la question de l’Europe: « Ce qui me frappe moi, c’est la fin de non-recevoir quasi-immédiate, certes polie, mais extrêmement ferme d’Angela Merkel », a déclaré le candidat à la présidence des Républicains. Et de citer directement la chancelière allemande: « Mon jeune ami, avant de faire un discours, on commence par travailler! », aurait-elle dit.

Laurent Wauquiez© PHILIPPE DESMAZES / AFP Laurent Wauquiez En fin d’interview, le journaliste David Pujadas lui signale n’avoir trouvé aucune réaction d’Angela Merkel au discours d’Emmanuel Macron. « Ah si, si, je vous le confirme, il est d’ailleurs repris y compris par vos confrères du Figaro, qui ont repris les propos d’Angela Merkel, vous verrez. Regardez sur le Figaro.fr, vous verrez que vous avez des collègues affutés », persiste Laurent Wauquiez, sans trembler.

La chancellerie dément

Problème, aucune trace d’une réaction allemande en ce sens mardi, ni sur le site du Figaro, ni ailleurs. Qu’importe, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes réitère ses propos un jour plus tard, citant à nouveau Angela Merkel, cette fois sur Radio Classique.

Afin éclaircir le mystère, les équipes de l’émission Quotidien ont contacté le service presse de la chancellerie allemande. « La chancelière a-t-elle dit de Macron: ‘Avant de faire un discours, mon jeune ami, on travaille!’ ? », ont demandé les journalistes. Réponse de la chancellerie: « Pas à ma connaissance. Et entre nous, ça n’a pas de sens, je ne la vois pas dire ça ». Et le service de presse confiant à propos de Laurent Wauquiez ne pas savoir « qui est cet homme politique ».

Laurent Wauquiez semble donc avoir inventé de toute pièces les déclarations qu’il attribue à Angela Merkel. Mais la chancelière a fini par réagir au discours de son homologue français jeudi. Elle a affirmé qu’il existait « un large consensus entre l’Allemagne et la France » sur l’avenir de l’Europe et que, s’agissant des propositions d’Emmanuel Macron, « il existe un haut niveau d’accord entre l’Allemagne et la France ». « Nous devons toutefois discuter des détails, a-t-elle tempéré mais je suis fermement convaincue que l’Europe ne doit pas rester immobile mais continuer à se développer ».

Les gros bobards de Wauquiez sur Macron et Merkel démentis par… Angela Merkel

Geoffroy Clavel,Le Huffington Pos
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L’envers du moins cher!

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o4« Cash Investigation ». Travail, ton univers impitoyable

avatarFrance 2France Télévisions

« Cash Investigation » (Facebook, Twitter, #@cashinvestigati), présenté par Elise Lucet, fait sa rentrée 2017-2018, mardi 26 septembre, avec une immersion inédite dans le monde merveilleux du travail. Et les chiffres sont alarmants : un quart des salariés partent travailler avec la boule au ventre, plus d’un tiers affirment avoir fait un burn-out et 43% ressentent des douleurs à cause de leur métier ! Derrière le succès de grandes entreprises se cachent parfois des méthodes de management qui peuvent casser les salariés.

Le magazine s’est intéressé à quelques-unes des plus incroyables réussites économiques. Il a notamment enquêté sur Lidl, l’un des géants de la grande distribution, 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 30 000 salariés en France. L’une des enseignes préférées des consommateurs est sortie du hard-discount en bouleversant les méthodes de travail de ses employés. Une révolution dans les magasins et les entrepôts que certains paient très cher sur leur lieu de travail.

« Les ouvriers du XXIe siècle »

Autre secteur, autre ambiance avec une plongée dans le monde de Free, fournisseur d’accès à Internet et opérateur de téléphonie mobile. Une image jeune, décalée, et son patron, Xavier Niel, qui déclare : « Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIe siècle. C’est le pire des jobs. » Et « Cash » révèle leur précarité : bien souvent sur des sièges éjectables, quand ils se retrouvent à la porte, bon nombre partent sans indemnités de l’entreprise.

A découvrir également dans ce nouveau numéro, des témoignages rares de salariés sous tension qui racontent leur quotidien fait de pressions. Après la diffusion de cette nouvelle enquête, Elise Lucet reçoit des invités, des responsables politiques et des spécialistes sur le plateau pour animer un débat d’actualité au moment où la loi Travail est le grand chantier automnal du gouvernement.

« Travail, ton univers impitoyable », une enquête de Sophie Le Gall diffusée le mardi 26 septembre 2017 à 20h55 sur France 2.

Free, Lidl: ces 4 réalités gênantes épinglées par Cash Investigation et Elise Lucet

« Cash Investigation » fait sa rentrée ce mardi, avec une immersion inédite dans le monde impitoyable du travail. Sophie Le Gall, qui a mené l’enquête pendant un an raconte pour Challenges les coulisses de ce documentaire qui vise deux fleurons de la croissance en France: Lidl et Free.

Cash Investigation fait sa rentrée ce mardi 26 septembre avec une immersion inédite dans le monde impitoyable du travail. Dans le viseur de l’indomptable Elise Lucet, deux fleurons de la croissance en France: Lidl et Free. Le premier a fait le choix en 2012 de sortir du hard-discount, ce qui lui a réussi sur un plan économique. Mais la question que pose Sophie Le Gall, qui a mené cette enquête pendant un an est la suivante: « est-ce que cette montée en gamme a profité aux salariés? » Pour Free, ce qui a interpellé les enquêteurs de Cash Investigation est cette déclaration faite à l’été 2016 par Xavier Niel dans le magazine Society: « Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIè siècle. C’est un métier horrible. Le job qu’ils font, c’est le pire des jobs ». « Qu’un patron parle ainsi de ses salariés nous a beaucoup surpris », raconte Sophie Le Gall qui dévoile pour Challenges les coulisses de ce premier numéro qui sera diffusé à 20h50 sur France 2.

  • Chez Free, la capacité à licencier comme critère de recrutement

« Dans le cadre de l’enquête, j’ai été amenée à rencontrer un responsable de plateau qui avait été licencié quelques mois plus tôt par Free alors qu’il était en dépression. Il a travaillé pendant dix ans chez Free, en montant petit à petit tous les échelons. Il était télé-conseiller à la base, c’était un très bon élément qui est devenu responsable d’équipe, puis responsable plateau. Il était très investi dans son travail et nous a parlé assez librement des critères de recrutement de Free. ‘Quand on m’a recruté comme responsable d’équipe, une des questions qu’on m’a posées était: ‘Est-ce que vous avez des états d’âme à licencier des gens?’ Au fil du temps, le management Free était de plus en plus difficile à vivre pour ce cadre qui a dû licencier une centaine de salariés en quatre ans. Il avait le sentiment de faire des choses contre sa volonté. Puis un jour, il a reçu lui-même un avertissement et comme il connaissait assez bien le fonctionnement de ce centre d’appels Free, il s’est dit: ‘C’est mon tour’. Un matin, il a été incapable de se lever et un médecin l’a arrêté pour burn-out. Il ne s’est plus rendu au travail pendant quelques mois et a été licencié. Ce qui a été très violent pour lui. »

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01650969/zone/1/showtitle/1/src/rfv0xr

  • L’existence d’une « liste noire » de salariés dans un centre d’appels Free

« C’est toujours ce même salarié qui raconte qu’il a travaillé chez Mobipel en région parisienne, un centre d’appels qui est une filiale à 100% de Free. Fin 2014, des salariés ont fait un débrayage de trois heures. Par la suite, il lui a été demandé de faire une liste de ceux qui avaient débrayé et de les transmettre à la direction. Pour ces derniers, il leur sera quasiment impossible d’évoluer vers des postes à responsabilité. D’autant que la directrice des centres d’appels de Free a envoyé un mail aux représentants syndicaux où elle va leur dire que désormais, le site est considéré comme sensible et qu’ils vont arrêter les recrutements. Pendant quelques mois, les recrutements vont s’arrêter et les effectifs mois après mois vont fondre. Trois ans plus tard, les effectifs ont été divisés par deux », raconte Sophie Le Gall qui a fait une demande d’interview de Xavier Niel auprès du service de presse d’Iliad. « Hélas il n’a pas accepté », déclare-t-elle. C’est donc Maxime Lombardini, le numéro 2 de Free qui a accepté de répondre ce soir aux questions d’Elise Lucet.

  • La robotisation des préparateurs de commandes chez Lidl

L’équipe de Cash Investigation a infiltré un journaliste dans un entrepôt qui a travaillé pendant cinq semaines au rythme du management Lidl. « L’idée, c’était vraiment de pouvoir comprendre ce qu’était ce métier de préparateur de commandes. Ce sont principalement des hommes qui toute la journée portent les colis qui vont être acheminés dans les magasins. Ce qui nous a permis de vraiment comprendre ce métier. Chez Lidl, les préparateurs travaillent avec une commande vocale. Sept heures par jour, vous avez un casque sur la tête qui vous dicte ce que vous devez porter, dans quel rayon vous devez aller et toute la journée, vous échangez avec cette machine, répétant jusqu’à 3.600 fois le mot « ok », sachant que le salarié n’a le droit qu’à 47 mots pour répondre à cette commande vocale. Nous, ce qu’on voulait, c’était vivre de manière subjective ce travail. On a vu des études menées par des chercheurs qui s’inquiètent de ces méthodes de travail, qui certes augmentent la productivité dans les entrepôts, mais il y a un effet de robotisation sur les salariés, une déshumanisation du travail. Lidl nous avait assuré qu’il n’y avait pas d’objectifs de cadence à tenir et on découvre une toute autre réalité quand on se fait embaucher chez Lidl. Il y a une forme d’isolement du salarié qui est toute la journée en contact avec cette commande vocale, sans pouvoir échanger avec ses collègues ».

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01650969/zone/1/showtitle/1/src/rfv0xf

  • Des milliers de caissières de Lidl licenciées pour inaptitude au travail

« Dans cet univers ultra-concurrentiel de la grande distribution, des entreprises comme Lidl mettent en place des nouvelles façons de travailler pour augmenter la productivité des salariés. Avec le système de caisses à triple scannage, une caissière doit passer 30 articles par minute et la question qu’on doit se poser, c’est à quel prix? Quand vous scannez des produits toute la journée, les risques de contracter des TMS (Troubles musculo-squelettiques) sont très forts. Au début de l’enquête, on a réussi à se procurer un rapport commandé par le comité d’entreprise qui scrute tous les éléments chiffrés chez Lidl. Un chiffre nous a particulièrement frappés: en 5 ans, Lidl a licencié plus de 2.200 salariés pour inaptitude au travail avec seulement 22 reclassements. Comment est-ce qu’on fait pour arriver à un chiffre aussi élevé et pourquoi Lidl ne reclasse pas ses salariés? Or, une partie d’entre eux sont devenus inaptes au travail. Des caissières nous ont raconté la difficulté de retrouver du travail quand on a le poignet qui lâche ou les cervicales totalement abîmées. Qu’est-ce qu’on fait après? Qu’est-ce qu’on fait de ces salariés qui ont été usés par le travail? »

Lidl et Free, les nouvelles cibles de Cash Investigation et Elise Lucet

Diffusé mardi à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

Elise Lucet, présentatrice de "Cash Investigation"

Elise Lucet, présentatrice de « Cash Investigation »

Souffrance au travail et licenciements: le magazine Cash Investigation présenté par Elise Lucet fait son retour mardi sur France 2, avec une enquête sur le « monde merveilleux du travail » qui révèle l’envers du décor au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free.

Diffusé à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

L’enquête de deux heures produite par Premières Lignes, commencée il y a plus d’un an, débute par une plongée chez Lidl France et ses 30.000 salariés, et révèle les techniques redoutables mises en oeuvre pour maximiser leur productivité.

Comme la polyvalence imposée aux caissières, qui permet d’éradiquer les temps morts; ou la commande vocale qui règne en maître dans les entrepôts, une machine dictant aux préparateurs de commandes les tâches à effectuer.

Jusqu’à 8 tonnes manipulées quotidiennement

Des témoignages révèlent les revers de ces procédés, comme le poids ahurissant (jusqu’à 8 tonnes) des marchandises manipulées quotidiennement par les préparateurs, et des employés dont les corps peinent à suivre la cadence et qui ont l’impression de devenir des robots.

L’émission s’interroge aussi sur la disproportion entre les nombreux salariés de l’enseigne licenciés pour inaptitude (2.196 en cinq ans), et l’infime minorité de ceux qui obtiennent un reclassement (22).

Second cas d’école de cette enquête réalisée par Sophie Le Gall: Free. Cash Investigation s’est intéressé au centre d’appel Mobipel (filiale de l’opérateur) à Colombes, près de Paris.

Les licenciements s’y sont multipliés depuis un débrayage de quelques heures organisé en 2014: l’émission en a dénombré 248, sur un site qui comptait environ 650 emplois. Dans une interview particulièrement tendue, le numéro deux du groupe, Maxime Lombardini, dément « les yeux dans les yeux » à Elise Lucet tout lien de cause à effet.

L’émission s’est également penchée sur le recours au licenciement pour faute grave (et donc sans versement d’indemnités ni préavis) à l’intérieur du groupe, pour des motifs « régulièrement jugés abusifs par les tribunaux de prud’hommes ».

« Déshumanisation des salariés »

Elle rapporte ainsi le cas « pour le moins étonnant » d’une responsable RH elle-même licenciée pour faute grave… parce qu’elle avait procédé à des licenciements classiques (pour « cause réelle et sérieuse »), et qui ont donné donc lieu à des paiements d’indemnités.

Selon Elise Lucet, qui « ne s’attendait pas à découvrir autant de choses qui ne sont jamais évoquées par les entreprises en question », cette enquête montre qu' »il y a une déshumanisation des salariés qui existe vraiment sur le terrain dans l’organisation du travail, mais qui existe aussi dans la manière dont on nous répond ».

La journaliste, face aux critiques qui lui sont régulièrement adressées, assure que « Cash Investigation n’a rien contre les entreprises et n’a rien contre le fait qu’elles cherchent des gains de productivité ». « La question c’est: à quel prix, jusqu’où? ».

« On n’est pas dans la volonté de diffamer, on veut informer », assure-t-elle. « Notre job, c’est journalistes et uniquement journalistes, on n’est ni militants, ni dirigeants politiques ni syndicats », martèle la présentatrice qui revendique pour seul mot d’ordre « l’établissement de la vérité » afin que « les consommateurs sachent ce qu’il y a derrière les pubs ».

La journaliste d’investigation, poursuivie en ce moment par l’Azerbaïdjan pour diffamation, insiste aussi sur le travail « millimétré » réalisé dès la création de l’émission en 2012 pour étayer les situations relevées, et se prémunir ainsi contre les contre-attaques judiciaires des organismes ou personnes mises en cause.

« L’une des règles de survie de Cash, c’était d’être impeccable au niveau juridique », alors qu' »il y a en face de nous des entreprises qui ont des armadas d’avocats », explique-t-elle.

Souffrance au travail et licenciements: Cash Investigation dévoile l’envers du décor chez Lidl et Free

Elise Lucet, la journaliste de Cash Investigation, révèle ce qu’il se cache derrière les deux grandes entreprises Free et Lidl France.

Souffrance au travail et licenciements : le magazine Cash Investigation présenté par Elise Lucet fait son retour mardi sur France 2, avec une enquête sur le « monde merveilleux du travail » qui révèle l’envers du décor au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free. Diffusé à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

L’enquête de deux heures produite par Premières Lignes, commencée il y a plus d’un an, débute par une plongée chez Lidl France et ses 30.000 salariés, et révèle les techniques redoutables mises en oeuvre pour maximiser leur productivité. Comme la polyvalence imposée aux caissières, qui permet d’éradiquer les temps morts; ou la commande vocale qui règne en maître dans les entrepôts, une machine dictant aux préparateurs de commandes les tâches à effectuer.

Révélations lors d’une interview tendue

Des témoignages révèlent les revers de ces procédés, comme le poids ahurissant (jusqu’à 8 tonnes) des marchandises manipulées quotidiennement par les préparateurs, et des employés dont les corps peinent à suivre la cadence et qui ont l’impression de devenir des robots. L’émission s’interroge aussi sur la disproportion entre les nombreux salariés de l’enseigne licenciés pour inaptitude (2.196 en cinq ans), et l’infime minorité de ceux qui obtiennent un reclassement (22).

Second cas d’école de cette enquête réalisée par Sophie Le Gall: Free. Cash Investigation s’est intéressé au centre d’appel Mobipel (filiale de l’opérateur) à Colombes, près de Paris. Les licenciements s’y sont multipliés depuis un débrayage de quelques heures organisé en 2014 : l’émission en a dénombré 248, sur un site qui comptait environ 650 emplois. Dans une interview particulièrement tendue, le numéro deux du groupe, Maxime Lombardini, dément « les yeux dans les yeux » à Elise Lucet tout lien de cause à effet.

L’émission s’est également penchée sur le recours au licenciement pour faute grave (et donc sans versement d’indemnités ni préavis) à l’intérieur du groupe, pour des motifs « régulièrement jugés abusifs par les tribunaux de prud’hommes ».

Des salariés déshumanisés

Elle rapporte ainsi le cas « pour le moins étonnant » d’une responsable RH elle-même licenciée pour faute grave… parce qu’elle avait procédé à des licenciements classiques (pour « cause réelle et sérieuse »), et qui ont donné donc lieu à des paiements d’indemnités.

Selon Elise Lucet, qui « ne s’attendait pas à découvrir autant de choses qui ne sont jamais évoquées par les entreprises en question », cette enquête montre qu' »il y a une déshumanisation des salariés qui existe vraiment sur le terrain dans l’organisation du travail, mais qui existe aussi dans la manière dont on nous répond ». La journaliste, face aux critiques qui lui sont régulièrement adressées, assure que « Cash Investigation n’a rien contre les entreprises et n’a rien contre le fait qu’elles cherchent des gains de productivité ». « La question c’est: à quel prix, jusqu’où ? ».

« On n’est pas dans la volonté de diffamer, on veut informer », assure-t-elle. « Notre job, c’est journalistes et uniquement journalistes, on n’est ni militants, ni dirigeants politiques ni syndicats », martèle la présentatrice qui revendique pour seul mot d’ordre « l’établissement de la vérité » afin que « les consommateurs sachent ce qu’il y a derrière les pubs ».

La journaliste d’investigation, poursuivie en ce moment par l’Azerbaïdjan pour diffamation, insiste aussi sur le travail « millimétré » réalisé dès la création de l’émission en 2012 pour étayer les situations relevées, et se prémunir ainsi contre les contre-attaques judiciaires des organismes ou personnes mises en cause. « L’une des règles de survie de Cash, c’était d’être impeccable au niveau juridique », alors qu' »il y a en face de nous des entreprises qui ont des armadas d’avocats », explique-t-elle.

…Et si toi aussi…tu m’abandonnes..!

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u-2055Mobilisation pour une indemnité de déplacement: des CRS se font porter pâle

Plus de 1.900 policiers des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb recevra vendredi matin à 7H30 les trois secrétaires généraux d’Alliance, d’Unité-SGP et de l’Unsa-Police, réunis en intersyndicale contre cette réforme, a indiqué son entourage à l’AFP.

La mobilisation est « puissante » jeudi, a reconnu auprès de l’AFP un haut responsable policier, chiffrant en milieu d’après-midi à 1.900 le nombre de CRS se déclarant en arrêt-maladie ou en consultation médicale.

Selon le syndicat Alliance, la « mobilisation est très forte ». Vers 11H00, Alliance avait décompté environ 1.500 fonctionnaires « en maladie ».

Cette mobilisation dans les compagnies de CRS engagées sur le terrain jeudi intervient lors d’une journée marquée par un appel à manifester contre la réforme du Code du travail.

Réunis en intersyndicale mercredi, Alliance, Unité et l’Unsa-police avaient appelé les CRS à « se mobiliser fortement sans délai » et réclamé l’intervention de Gérard Collomb dans cet épineux dossier.

Les syndicats revendiquent que l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée).

D’un montant quotidien de 39 euros, l’Ijat constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, cette prime fait l’objet d’une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

Dans une lettre adressée aux syndicats, mercredi et que l’AFP a pu consulter, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a souligné que l’exonération des contributions sociales sur l’Ijat n’était pas « possible » mais a rappelé que le gouvernement s’était engagé à ce qu’elles soient « intégralement » compensées par une augmentation de cette indemnité, qui sera portée à 42,79 euros brut au 1er janvier 2018.

Le DGPN promet également le paiement de l’Ijat sur une fiche de paie spécifique et la possibilité de percevoir cette indemnité sur un compte bancaire différent de celui sur lequel est versé le salaire principal.

Pour répondre aux griefs des syndicats dénonçant l’allongement des délais de paiement de l’indemnité, le DGPN assure que ce décalage sera « très limité » dans le temps et affirme que le paiement des heures supplémentaires, aujourd’hui trimestriel, « sera définitivement mensualisé ».

Mobilisation pour une indemnité de déplacement : plus d’un millier de CRS se font porter pâle

Mobilisation pour une indemnité de déplacement : plus d'un millier de CRS se font porter pâle
« On devrait dépasser les 2.000 arrêts de travail », a pronostiqué Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité-SGP-FO (photo d’illustration).@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Plus d’un millier de CRS se sont déclaré en arrêt maladie ou en consultation médicale jeudi, en signe d’opposition à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux.

Plus d’un millier de CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb recevra vendredi matin à 7h30 les trois secrétaires généraux d’Alliance, d’Unité-SGP et de l’Unsa-Police, réunis en intersyndicale contre cette réforme, a indiqué son entourage.

« Très forte » mobilisation. La mobilisation est « puissante » jeudi, a reconnu un haut responsable policier, estimant à plus d’un millier le nombre de CRS se déclarant en arrêt-maladie ou en consultation médicale. Selon le syndicat Alliance, la « mobilisation est très forte ». Vers 11 heures, Alliance avait décompté environ 1.500 fonctionnaires « en maladie ».

Les chiffres de cette mobilisation devraient évoluer à la hausse au fil des prises de service dans les compagnies de CRS engagées sur le terrain jeudi, une journée marquée par un appel à manifester contre la réforme du code du travail. « On devrait dépasser les 2.000 arrêts de travail », a pronostiqué Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité-SGP-FO.

L’Ijat au cœur des revendications. Réunis en intersyndicale mercredi, Alliance, Unité et l’Unsa-police avaient appelé les CRS à « se mobiliser fortement sans délai » et réclamé l’intervention de Gérard Collomb dans cet épineux dossier. Les syndicats revendiquent que l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée). D’un montant quotidien de 39 euros, l’Ijat constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, cette prime fait l’objet d’une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

Dans une lettre adressée aux syndicats, mercredi, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a souligné que l’exonération des contributions sociales sur l’Ijat n’était pas « possible » mais a rappelé que le gouvernement s’était engagé à ce qu’elles soient « intégralement » compensées par une augmentation de cette indemnité, qui sera portée à 42,79 euros brut au 1er janvier 2018.

Le paiement des heures supplémentaires « mensualisé ». Le DGPN promet également le paiement de l’Ijat sur une fiche de paie spécifique et la possibilité de percevoir cette indemnité sur un compte bancaire différent de celui sur lequel est versé le salaire principal. Pour répondre aux griefs des syndicats dénonçant l’allongement des délais de paiement de l’indemnité, le DGPN assure que ce décalage sera « très limité » dans le temps et affirme que le paiement des heures supplémentaires, aujourd’hui trimestriel, « sera définitivement mensualisé ».

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Mobilisation pour une indemnité de déplacement: des CRS se font porter pâle

Plus de 1.900 policiers des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales

Paris (AFP) – Plus de 1.900 policiers des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb recevra vendredi matin à 7H30 les trois secrétaires généraux d’Alliance, d’Unité-SGP et de l’Unsa-Police, réunis en intersyndicale contre cette réforme, a indiqué son entourage à l’AFP.

La mobilisation est « puissante » jeudi, a reconnu auprès de l’AFP un haut responsable policier, chiffrant en milieu d’après-midi à 1.900 le nombre de CRS se déclarant en arrêt-maladie ou en consultation médicale.

Selon le syndicat Alliance, la « mobilisation est très forte ». Vers 11H00, Alliance avait décompté environ 1.500 fonctionnaires « en maladie ».

Cette mobilisation dans les compagnies de CRS engagées sur le terrain jeudi intervient lors d’une journée marquée par un appel à manifester contre la réforme du Code du travail.

Réunis en intersyndicale mercredi, Alliance, Unité et l’Unsa-police avaient appelé les CRS à « se mobiliser fortement sans délai » et réclamé l’intervention de Gérard Collomb dans cet épineux dossier.

Les syndicats revendiquent que l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée).

D’un montant quotidien de 39 euros, l’Ijat constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, cette prime fait l’objet d’une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

Dans une lettre adressée aux syndicats, mercredi et que l’AFP a pu consulter, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a souligné que l’exonération des contributions sociales sur l’Ijat n’était pas « possible » mais a rappelé que le gouvernement s?était engagé à ce qu’elles soient « intégralement » compensées par une augmentation de cette indemnité, qui sera portée à 42,79 euros brut au 1er janvier 2018.

Le DGPN promet également le paiement de l’Ijat sur une fiche de paie spécifique et la possibilité de percevoir cette indemnité sur un compte bancaire différent de celui sur lequel est versé le salaire principal.

Pour répondre aux griefs des syndicats dénonçant l’allongement des délais de paiement de l’indemnité, le DGPN assure que ce décalage sera « très limité » dans le temps et affirme que le paiement des heures supplémentaires, aujourd’hui trimestriel, « sera définitivement mensualisé

«Malades» de leurs conditions de travail, les CRS en grève

Liberation

Clarisse Martin

Alors que des manifestations contre les ordonnances ont lieu dans la plupart des grandes villes ce jeudi, 1 500 CRS ont prévu de consulter leur médecin pour ne pas prendre leur service ce jeudi et ainsi dénoncer leurs conditions de travail.

Bis repetita. Pour la deuxième fois en l’espace de deux semaines, les CRS manifestent leur mécontentement. Ce jeudi, ils seraient plus de 1 500 à se faire porter pâle sur l’ensemble du territoire en cette deuxième journée de mobilisation contre les ordonnances Pénicaud. Le 12 septembre, en parallèle de la première manifestation, les policiers étaient plus de 400 à «consulter», c’est-à-dire à ne pas prendre leur service malgré l’absence officielle de droit de grève.

«La dernière fois, on a tiré la sonnette d’alarme. Aujourd’hui, on a multiplié les effectifs par trois. C’est normal, le ministre de l’Intérieur ne nous a toujours pas écoutés et il n’y a pas de prise en compte du dossier», explique Johann Cavallero, CRS et délégué national du syndicat policier Alliance.

Une rencontre prévue avec l’Intérieur

Des CRS dans une voiture de police avec radar embarqué, en 2014.© MEHDI FEDOUACH Des CRS dans une voiture de police avec radar embarqué, en 2014. Mais le cortège des manifestations contre les ordonnances réformant le code du travail n’est pas le seul à être affecté. Ce jeudi, Emmanuel Macron doit se rendre à Marseille pour visiter des futurs sites olympiques. «392 collègues étaient prévus pour encadrer le déplacement. 321 sont indisponibles», détaille Johann Cavallero. Soit 80% des effectifs, dont les 16 motards qui devaient escorter le véhicule du président de la République.

Les 1 500 CRS se sont mis en «grève» à l’appel de l’Unsa-Police, Alliance et Unité SGP-Police. Contacté par Libération, le ministère de l’Intérieur ne confirme pas les chiffres donnés par les syndicats mais reconnaît la mobilisation. «Le ministre a proposé une rencontre avec les trois secrétaires généraux des syndicats», communiquent les services de Gérard Collomb. Elle devrait se tenir demain matin à 7h30, place Beauvau.

«La goutte d’eau»

A l’instar de la mobilisation du 12 septembre, les policiers protestent contre leurs conditions de travail et une récente annonce du ministère de l’Intérieur. «Depuis les attentats de 2015, il y a un suremploi. On manque de matériel, on a des véhicules en mauvais état… La goutte d’eau ça a été la réunion du 21 uillet, quand notre administration nous a annoncé que le paiement de l’Indemnité journalière d’absence temporaire (IJAT) serait désormais différé. Cette indemnité existe depuis 1961 et sera payée deux ou trois mois plus tard au lieu de deux ou trois semaines aujourd’hui», expliquait un responsable d’Alliance à Libération. Le montant de l’IJAT, actuellement de 39 euros, va également être soumis aux prélèvements sociaux à compter de janvier 2018.

Aberration : des CRS se retrouvent logés au même endroit que les migrants qu’ils ont évacués

Situation inattendue dans un hôtel du Nord. Des CRS qui avaient délogé quelques heures plus tôt des migrants de leur camp de fortune se sont retrouvés hébergés dans le même établissement.

Ils les avaient délogés le matin, les CRS se sont retrouvés le soir dans le même hôtel que les migrants, rapporte La Voix du Nord.

Une situation intenable

Mardi, une des deux compagnies de CRS qui avaient participé quelques heures plus tôt à l’évacuation du camp de migrants dans les bois de Puythouck, à Grande-Synthe, à côté de Dunkerque, dans le Nord, sont tombés nez-à-nez sur ceux qu’ils avaient délogés dans l’hôtel Première Classe de Rouvignies, au sud-ouest de Valenciennes.

Lire la suite de l’article sur bfmtv.com


Le témoignage direct d’un CRS :

Chers collègues,

Voici ma journée d aujourd’hui…

HONTEUX !

En déplacement à Valenciennes ce jour : rassemblement 4h30 pour une évacuation du camp de migrants de Grande-Synthe… Plusieurs migrants interpellés et mis dans des bus pour les acheminer sur des hôtels…

Fin de service et retour hôtel de valenciennes : 18h30 soit 14h de service… Mais là stupeur, on apprend qu’un bus de migrants interpellés par nos soins arrive dans notre hôtel, dans nos chambres…

Il nous est demandé de quitter nos chambres… Oui oui les amis… On se fait virer par les migrants…

Nous sommes dans l’attente d’un hôtel…

(Source : https://www.facebook.com/mpc.asso/)

(Photo d'illustration Claude Prigent)
(Photo d’illustration Claude Prigent)

2.100 CRS ont consulté leur médecin pour obtenir un arrêt maladie, ce jeudi, afin de se rendre indisponibles pour leur vacation (ils n’ont pas le droit de grève), rapporte franceinfo. Ils entendent protester contre la fiscalisation de leur indemnité d’éloignement. Alors que ce jeudi est un jour de mobilisation contre la réforme du Code du travail, 50 compagnies de maintien de l’ordre (sur 60) devaient être mobilisées, selon le syndicat Unité SGP Police FO. Il estime qu’entre 35 et 40 compagnies sont impactées par ce mouvement de protestation.

39 € par jour en cas d’éloignement de son domicile

Qu’est ce que l’indemnité d’éloignement ? « En moyenne, les CRS sont 180 jours en déplacement. Pour compenser l’absence temporaire du domicile, une somme de 39 euros par jour est versée », explique à franceinfo Didier Mangione, secrétaire régional de l’Unité SGP Police FO à Lyon. Selon lui, le gouvernement n’a pas prévu de revalorisation cette année et « a souhaité fiscaliser cette indemnité ». Une réunion est prévue ce vendredi, à 7h30, au ministère de l’Intérieur.

2.199 CRS se mettent simultanément en arrêt maladie pour protester

INFO RTL – Un mouvement de grogne sans précédent chez les CRS qui devient un véritable casse-tête pour gérer les manifestations contre la réforme du Code du travail, organisées jeudi 21 septembre.

Compagnie de CRS. (illustration)
Compagnie de CRS. (illustration) Crédit : PIERRE-FRANCK COLOMBIER / AFP
Olivier Boy et Cécile De Sèze

Le moment tombe mal. 2.199 CRS ont posé ce jeudi matin un arrêt maladie. Un chiffre qui équivaut à 50% des effectifs censés travailler aujourd’hui. Une manière pour eux, qui n’ont pas le droit de grève, de protester contre la volonté du gouvernement de fiscaliser leur prime d’éloignement. Le jour n’est pas choisi par hasard alors que des manifestations sont organisées en France contre la réforme du Code du travail engagée par le gouvernement. Ce jeudi, la CGT défile d’ailleurs en France. Dimanche se sera le tour de La France insoumise de Mélenchon.

Des gendarmes ont donc dû être appelés en urgence pour remplacer les CRS « malades ». Le déplacement d’Emmanuel Macron à Marseille a également été un casse-tête. Exemple avec les 16 motards prévus pour encadrer le président de la République étaient tous en arrêt. Là encore, il a fallu appeler les gendarmes à la rescousse.

2 000 CRS en arrêt maladie pour protester contre leurs conditions de travail

Image d’illustration. Photo © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Mobilisation. Interdits de grève, des milliers de CRS ont déposé un arrêt maladie pour protester contre la volonté du gouvernement de fiscaliser leurs frais de déplacement.

Alors de que nombreux défilés contre la réforme du Code du travail proposée par Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont organisés partout en France ce jeudi, entre 2500 et 3000 CRS ont déposé un arrêt maladie, rapporte RTL. Ils protestent contre leurs conditions de travail et notamment la volonté du gouvernement de fiscaliser leurs frais de déplacement. Les CRS n’ayant pas le droit de faire grève, cette solution est leur seul moyen de se mettre en retrait.

“Manque de reconnaissance”

Il y a un ras le bol général du manque de reconnaissance. En moyenne, les CRS sont 180 jours en déplacement. Pour compenser l’absence temporaire du domicile, une somme de 39 euros par jour est versée. En 2016, il y a eu une revalorisation de 30 euros auparavant. Cette année ce n’est pas le cas. Au contraire, le gouvernement a souhaité fiscaliser cette indemnité”, explique à franceinfo Didier Mangione, secrétaire régional de l’Unité SGP Police FO à Lyon. Les secrétaires généraux des syndicats sont reçus, en ce moment, au ministère de l’Intérieur.

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Commentaires

ilnexisterien                                            Diligenter une enquête de l’ IGPN et licencier pour faute grave tous les simulateurs pour atteinte à la sureté de l’état. (la continuité du service d’ordre public est une fonction non-négociable du métier auquel ils ont souscrit sans qu’on les en force)

Mistigris92                                              ils se sont « mis  » en arrêt maladie !
combien de médecins ont fait des arrêts maladie bidon ?
pas grave, c’est la sécu qui paie …
c’est la mode, ce n’est plus le docteur qui décide …

jiji3000

@ramoluce bj                                            il faut passer une visite médicale pour être crs

cuistre17                                                   bravo et ce n est pas fini; que nos politiciens prompts à nous faire la morale donnent l’exemple: ils en sont bien incapables tout justes bons à dépenser il faudrait qu’ils changent de mentalité et fassent des économies ?

ENJY14                                                      Ils devraient faire çà plus souvent… Bravo Messieurs !!!

linateo                                                      Bien sur qu’il faut être malade pour obtenir un arrêt maladie…… Je leur conseillerais que pour être classé dépressif, il ne leur suffit que de pointer une arme vers un de leur chef…..

hortence62                                              on nous demande de faire des efforts..je serais curieuse de savoir combien nous coûtent les déplacements du couple Macron

ramoluce                                                 je soutien les c r s qui ont un métier difficile ma macron n’ a qu’à prendre l’uniforme des C R S il aime bien les uniformes mais pas le courage de ces hommes là

tourquegnotte                                      Après on s’étonne du coût du travail en France 🇫🇷
Incroyable tout de même ce système
Quand même parce que ce sont des arrêts de travail fictifs
Malgré leur travail difficile certes
Mais c’est leur choix on ne les a pas forcés ( sauf erreur de ma part )

Cbarbefj                                                    Mais ne faut il pas être malade pour avoir un arrêt maladie?!
MICHEL CHARPENTIER                    Qui y a t-il de si incongru que de fiscaliser une prime ? Rien. Bon nombre de fonctionnaires ont des primes sur lesquelles la fiscalité s’exerce au même titre que les autres revenus.

Par contre il serait de bon aloi que de fiscaliser TOUS les avantages (y compris en nature et à hauteur de ce qu’ils sont réellement !) des fonctionnaires comme des non-fonctionnaires ! Je ne cite pas de nom. Ils se reconnaîtront.

PERSONNEPERSONNE                                   Dans le même temps la cour des comptes a relevé que des retraites étaient versées à des personnes sans preuve qu’elles étaient en vie et bien sûr résidant à l’étranger et sans vérifications fiables possibles. La plus âgée aurait 115 ans. Coût de cette dépense; 200 millions d’Euros.
 monicamonica                                         courage à eux, bizarre où sont MELENCHON et MARTINEZ
 pat bpat b                                             Seuls les politiciens ont le droit (qu’ils votent) de ne pas soumettre leurs indemnités aux taxes, c’est le monde juste de Macron !!
Hookinou –                                              Bravo les gars, un beau bras d’honneur à Macron le petit arrogant et son chien de garde Collomb !!!
Le gouvernement ne tient plus ses troupes !!!

horizon2@orange.fr –                          les crs sont des putes du pouvoir depuis de gaulle normal qu’ils s’enculent les pro-mariage gay flics socialopes

FRANCE –                                                Ils ont absolument raison et l’ensemble de la police et de la gendarmerie devrait les suivre. Le comble de l’indifférence et du mépris politicomacroniste est de donner leurs chambres à des clandestins qui devraient être expulsés manu militari de Notre Pays. La préférence à l’envahisseur a assez durée. Nous devons faire le ménage nous mêmes. Nous allonsle faire.

  •   Bernard                                                On héberge bien des cafards à l’élysée depuis 1958.
  •  Lancien                                                  Mais c’est l’application du crédo mondialiste : les autochtones au remblais, et place à l’étranger qui est roi !
     réGénération                                      Çà me rappelle ce grand succès du cinéma « français », le film « Intouchables » avec le blanc en fauteuil roulant (Cluzet) et le noir dansant (Omar Sy) qui lui, a toutes ses pattes… tous deux au service des intouchables !
  • GERARD R.                                            L’initiative vise sans doute à créer des liens L’initiative vise sans doute à créer des liens entre ceux qui devraient rester des chasseurs et ceux que l’on devrait considérer comme indésirables.

    Une autre explication consisterait en une simple gaffe ; une de plus, et qui semble devenir LA NORME, sous ce gouvernement…

  • mondialisto-sceptique                         Au delà du côté ubuesque de la chose, je me demande quel est l’intérêt de BFM de relayer une pareille info.
     réGénération                                       La satisfaction d’humilier des français, çà me paraît évident !
  • dixi                                                         Vu la lecture de la lettre de ce CRS ,il n’y a aucun parti politique qui réagit, s’opposant à ce gouvernement .Je ne comprends pas .Si les forces de l’ordre Françaises se font virer par des migrants ,les Français ,c’est pour quand ?

Le ciment….de l’argent!

Un commentaire

1Lafarge a bien versé de l’argent à l’Etat islamique en Syrie

Le maintien de l'activité de la cimenterie de Lafarge au coeur d'un racket (photo : Lafarge)

Le maintien de l’activité de la cimenterie de Lafarge au coeur d’un racket (photo : Lafarge)

SYRIE / FRANCE. Selon le quotidien français Le Monde, dans son édition datée de jeudi 21 septembre 2017, l’enquête judiciaire en cours prouve que le groupe cimentier Lafarge a bel et bien versé des pots-de-vins à des groupes terroristes en Syrie. Ces sommes, d’un montant d’environ 20 000 € par mois, ont permis d’assurer le maintien en activité de son usine de Jalabiya (87 km de Rakka).

Les informations recueillies permettent d’établir que le racket a commencé en septembre ou octobre 2012 avec de l’argent distribué à plusieurs milices armées puis s’est poursuivi à partir du 13 juin 2013 après la prise de contrôle de la région par l’Etat islamique qui percevait alors ces fonds.

Le 19 septembre 2014, Daech décide de s’emparer du site de Lafarge et le cimentier, devenu depuis franco-suisse sous le nom de Lafarge-Holcim, déserte alors les lieux.

Bruno Pescheux, Pdg de la filiale syrienne jusqu’en juin 2014, a reconnu les faits. Le Monde affirme que « la décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014. » Paris désirait conserver cette usine pour être présent dans le lourd chantier de reconstruction du pays dès la fin du conflit.

Lire la suite http://www.econostrum.info/Lafarge-a-bien-verse-de-l-argent-a-l-Etat-islamique-en-Syrie_a23654.html#ixzz4tIvXJ4Qx

Un candidat du FN a supervisé la collaboration de Lafarge avec Daech en Syrie

, et Julien Antoine

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé le marchandage financier avec l’État islamique, permettant au géant du ciment de poursuivre son activité en Syrie en 2013 et 2014, est un fervent soutien de Marine Le Pen, dont il a défendu les couleurs lors des dernières municipales à Paris.

C’est une information dont Marine Le Pen, qui a promis de lutter impitoyablement contre le terrorisme islamiste si elle était élue dimanche prochain à la tête de l’État, se serait sans doute passée dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé des négociations secrètes avec l’État islamique, afin que le géant mondial du ciment poursuive son business en pleine guerre syrienne, est un fervent soutien de la cheffe de file du Front national (FN). Il fut notamment l’un de ses candidats lors des dernières élections municipales à Paris.

Un ex-responsable de Lafarge admet le versement de 20 000 euros par mois à l’Etat islamique

Dans son édition datée de jeudi, « Le Monde » révèle des éléments de l’enquête judiciaire sur les agissements du cimentier franco-suisse en Syrie en 2013 et 2014.

La cimenterie de Lafarge à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.
La cimenterie de Lafarge à Jalabiya, dans le nord de la Syrie. (DANIEL RIFFET / PHOTONONSTOP / AFP)

Les auditions sont accablantes. Dans son édition datée de jeudi 21 septembre, Le Monde (article payant) publie des extraits de l’enquête judiciaire en cours sur les agissements du groupe franco-suisse LafargeHolcim au sujet de sa cimenterie de Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Neuf responsables de l’entreprise ont été entendus par les enquêteurs, qui cherchaient à déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment avec des groupes armés, dont l’organisation Etat islamique, pour continuer à faire fonctionner son usine en 2013 et 2014, en plein conflit syrien.

Jusqu’à 100 000 dollars par mois versés

Face aux enquêteurs, l’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a ainsi reconnu ainsi que le groupe s’est plié à une « économie de racket » menée par différentes milices armées dès la fin de l’été 2012 pour assurer le transit de ses marchandises dans le pays. Un intermédiaire a même été employé « pour négocier avec les groupes armés qui tiennent les checkpoints autour de l’usine », écrit Le Monde. Cet individu se voit remettre « entre 80 000 et 100 000 dollars par mois » pour monnayer des laisser-passer avec ces groupes.

Selon les extraits de l’enquête, l’organisation Etat islamique, qui a pris le contrôle de la ville de Raqqa au milieu de l’année 2013, commence à réclamer de l’argent au cimentier à partir de l’automne. Un responsable du groupe terroriste rencontre alors l’intermédiaire mandaté par Lafarge pour négocier.

Bruno Pescheux, PDG de la filiale syrienne de l’entreprise jusqu’en juin 2014, affirme aux enquêteurs avoir vu le nom de Daesh sur des documents internes à l’entreprise. A la question « Avez-vous une idée du montant prévu pour Daesh ? », il répond : « De l’ordre de 20 000 dollars par mois. »

La France a incité Lafarge à rester en Syrie

Le Monde révèle par ailleurs que « la décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014 ». Les responsables de Lafarge affirment ainsi à plusieurs reprises avoir consulté le ministère des Affaires étrangères ainsi que le gouvernement au sujet du maintien de leur activité dans le pays.

Interrogé sur la situation de l’entreprise dans le pays au printemps 2013, l’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge indique ainsi que le « gouvernement français » a « fortement incité » le groupe à rester en Syrie pour préparer l’après-guerre civile. « C’est quand même le plus gros investissement français en Syrie et c’est le drapeau français. »

Lafarge en Syrie : le cimentier aurait bien versé plus de 20.000 euros par mois à Daech

© FRANCK FIFE / AFP Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket ».

L’enquête sur l’activité de Lafarge en Syrie pourrait être accablante pour le cimentier: trois ex-salariés syriens ont été entendus et un rapport des douanes conclut que la direction en France a validé « des paiements aux groupes djihadistes » pour continuer à travailler dans le pays en guerre.

Les juges d’instruction chargés de cette affaire très sensible tentent de déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment notamment avec l’organisation Etat islamique (EI), pour faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays).

L’enquête porte aussi sur la connaissance qu’auraient eu des responsables du groupe en France de ces agissements et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés sur place.

Un informaticien, un ingénieur et un employé chargé des emballages, venus de Syrie pour répondre à la convocation des magistrats, ont été entendus cette semaine, a appris l’AFP de source proche de l’enquête. « Ils ont confirmé le caractère accablant des éléments qui pourraient être retenus contre Lafarge », a indiqué à l’AFP leur avocate Marie Dosé.

Il s’agit des premières auditions par les magistrats dans cette enquête pour « financement d’entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d’autrui », qui leur a été confiée en juin.

Le scandale avait été révélé un an plus tôt par une enquête du « Monde » qui avait mis en lumière de « troubles arrangements » entre Lafarge Cement Syrie (LCS), branche syrienne du groupe, et l’EI alors que le groupe djihadiste gagnait du terrain et devenait incontournable dans la région.

En septembre 2016, le ministère de l’Économie avait déposé plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ).

30.000 dollars par mois

Dans son rapport, dont l’AFP a eu connaissance, le SNDJ conclut que LCS a « effectué des paiements aux groupes djihadistes » via un intermédiaire pour que la cimenterie continue à fonctionner.

La conclusion des douanes est surtout accablante pour la direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim. Celle-ci « a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables », affirme le SNDJ dans ce document, également révélé par « Le Canard enchaîné » et « Le Monde ».

Et, si seules trois personnes ont avoué avoir eu connaissance de ces pratiques, « il est tout à fait vraisemblable que d’autres protagonistes aient couvert ces agissements », dont l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, ajoutent les douanes judiciaires qui ont entendu neuf responsables du cimentier et de sa filiale syrienne.

Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket », menée par différentes milices armées, pour assurer la circulation de ses marchandises dans le pays.

« Cela représentait 5 millions de livres syriennes par mois pour Daech (acronyme arabe de l’EI), environ 30.000 dollars (plus de 20.000 euros) », a-t-il indiqué, précisant que « l’argent était prélevé directement dans le cash de l’usine » et versé à un intermédiaire.

Lafarge est aussi soupçonné d’avoir acheté du pétrole à des groupes djihadistes, là encore pour que ces derniers lui permettent de poursuivre son activité.

LCS en a acheté « en toute illégalité » à des groupes « islamistes, kurdes ou autres », a raconté Frédéric Jolibois, directeur général de LCS à partir de l’été 2014.

Rôle de l’Etat ?

L’enquête suggère aussi que la décision du cimentier de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises. « Le gouvernement n’a jamais incité Lafarge à partir de Syrie », a souligné M. Herrault, tandis que M. Jolibois a relevé avoir été « régulièrement en contact avec le Quai d’Orsay et la DGSE ».

« La seule gestion de Lafarge était une gestion financière en dehors de tout critère humanitaire: le groupe n’a pas hésité à mettre en danger l’intégrité physique de ses salariés et à les exposer au pire », a déploré Me Dosé.

L’EI avait fini par prendre le contrôle du site en septembre 2014. Ce jour-là, d’après « Le Monde », la direction n’a pas prévenu les employés de l’imminence d’un raid, et ils avaient dû se sauver par leurs propres moyens.

Sollicité, LafargeHolcim n’était pas disponible dans l’immédiat.

Syrie: Lafarge a bien versé des centaines de milliers d’euros à des terroristes de Daech

Le cimentier franco-suisse est accusé d’avoir conclu des accords financiers avec Daech afin de pouvoir maintenir son usine syrienne en activité

Lafarge

Lafarge
© Reuters

Le scandale avait éclaté grâce à une enquête du Monde en juin 2016. Quelques mois plus tard, en octobre 2016, une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris pour « relations financières illicites entre la France et la Syrie ». Dans des auditions publiées par le quotidien du soir, l’État français était au courant de ces agissements. « La décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014 ».

Les révélations sont sans appel, l’enquête est accablante pour Lafarge. Le Monde a publié des extraits de l’enquête judiciaire en cours sur les agissements de LafargeHolcim dans sa cimenterie syrienne. L’entreprise est soupçonnée d’avoir financé indirectement des groupes terroristes afin de maintenir son usine de Jalabiya, dans le nord du pays. Le quotidien du soir a eu accès aux extraits des auditions des neuf principaux responsables de Lafarge. Elles mettent en avant les mécanismes ayant permis au cimentier de se maintenir à tout prix dans un pays en plein conflit. Déjà, en juin 2016, Le Monde avait révélé les pratiques douteuses de Lafarge en Syrie. En octobre 2016, une enquête avait alors été ouverte par le parquet de Paris pour « relations financières illicites entre la France et la Syrie ».

L’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a admis que le groupe s’était plié à une « économie de racket » visant à assurer le transit des marchandises. D’après Le Monde, un intermédiaire a été employé « pour négocier avec les groupes armés qui tiennent les checkpoints autour de l’usine ». Montant de cette organisation : « entre 80 000 et 100 000 dollars par mois » pour monnayer des laissez-passer. Toujours avec un seul but en tête, maintenir l’usine et ne pas l’abandonner aux mains des belligérants.

La France au courant. Selon Le Monde, la décision de l’usine avait reçu l’aval des autorités françaises : « La décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014 ». Le journal rapporte que l’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a précisé lors des auditions que « le gouvernement français » a « fortement incité » le groupe à rester pour préparer l’après.

Bruno Pescheux, PDG de la filiale syrienne de l’entreprise jusqu’en juin 2014, en dit plus aux enquêteurs. Cité par Le Monde, il a chiffré le montant « prévu pour Daech ». Pour lui, cette somme est « de l’ordre de 20 000 dollars par mois ». Ces multiples rançons n’ont toutefois pas permis au cimentier de se maintenir dans le pays. En septembre 2017, l’usine Lafarge est attaquée par l’Etat islamique et l’organisation terroriste parvient finalement à prendre le contrôle du site.

Lafarge : un ex-dirigeant reconnaît les versements d’argent à Daech

Le cimentier français est soupçonné d'avoir indirectement financé les terroristes. Une information judiciaire a été ouverte en juin dernier par le parquet de Paris. Photo d'illustration AFP Photo HD Le cimentier français est soupçonné d’avoir indirectement financé les terroristes. Une information judiciaire a été ouverte en juin dernier par le parquet de Paris. Photo d’illustration AFP

L’enquête sur l’activité de Lafarge en Syrie pourrait être accablante pour le cimentier : trois ex-salariés syriens ont été entendus cette semaine et un rapport des douanes conclut que la direction en France a validé « des paiements aux groupes djihadistes » pour continuer à travailler dans le pays en guerre.

Les juges d’instruction chargés de cette affaire très sensible tentent de déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment notamment avec Daech, pour faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays). L’enquête porte aussi sur la connaissance qu’auraient eu des responsables du groupe en France de ces agissements et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés sur place.

Trois ex-salariés syriens entendus

Un informaticien, un ingénieur et un employé chargé des emballages, venus de Syrie pour répondre à la convocation des magistrats, ont été entendus cette semaine. « Ils ont confirmé le caractère accablant des éléments qui pourraient être retenus contre Lafarge », a indiqué leur avocate Marie Dosé.

Il s’agit des premières auditions par les magistrats dans cette enquête pour « financement d’entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d’autrui », qui leur a été confiée en juin.

Un scandale révélé en 2016

Le scandale avait été révélé un an plus tôt par une enquête du Monde qui avait mis en lumière de « troubles arrangements » entre Lafarge Cement Syrie (LCS), branche syrienne du groupe, et Daech alors que le groupe djihadiste gagnait du terrain et devenait incontournable dans la région.

En septembre 2016, le ministère de l’Économie avait déposé plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ).

Dans son rapport, le SNDJ conclut que LCS a « effectué des paiements aux groupes djihadistes » via un intermédiaire pour que la cimenterie continue à fonctionner.

La conclusion des douanes est surtout accablante pour la direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim. Celle-ci « a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables », affirme le SNDJ dans ce document, également révélé par Le Canard enchaîné et Le Monde.

Et, si seules trois personnes ont avoué avoir eu connaissance de ces pratiques, « il est tout à fait vraisemblable que d’autres protagonistes aient couvert ces agissements », dont l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, ajoutent les douanes judiciaires qui ont entendu neuf responsables du cimentier et de sa filiale syrienne.

Une « économie de racket »

Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket », menée par différentes milices armées, pour assurer la circulation de ses marchandises dans le pays.

30 000 $ par mois

« Cela représentait 5 millions de livres syriennes par mois pour Daech (acronyme arabe de l’EI), environ 30 000 dollars (soit plus de 20000 euros) », a-t-il indiqué, précisant que « l’argent était prélevé directement dans le cash de l’usine » et versé à un intermédiaire.

Lafarge est aussi soupçonné d’avoir acheté du pétrole à des groupes djihadistes, là encore pour que ces derniers lui permettent de poursuivre son activité. LCS en a acheté « en toute illégalité » à des groupes « islamistes, kurdes ou autres », a raconté Frédéric Jolibois, directeur général de LCS à partir de l’été 2014.

Avec l’aval des autorités françaises?

L’enquête suggère aussi que la décision du cimentier de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises. « Le gouvernement n’a jamais incité Lafarge à partir de Syrie », a souligné M. Herrault, tandis que M. Jolibois a relevé avoir été « régulièrement en contact avec le Quai d’Orsay et la DGSE ».

« La seule gestion de Lafarge était une gestion financière en dehors de tout critère humanitaire: le groupe n’a pas hésité à mettre en danger l’intégrité physique de ses salariés et à les exposer au pire », a déploré Me Dosé. L’EI avait fini par prendre le contrôle du site en septembre 2014. Ce jour-là, d’après Le Monde, la direction n’a pas prévenu les employés de l’imminence d’un raid, et ils avaient dû se sauver par leurs propres moyens.

Sollicité, LafargeHolcim n’a pas encore réagi.

Un ancien dirigeant de Lafarge reconnaît avoir financé l’Etat islamique avec l’aval de la France

Plusieurs ex-dirigeants de Lafarge ont été entendus par les enquêteurs. © TRIPPLAAR KRISTOFFER/SIPA

Syrie. Les investigations de la justice sur les activités de Lafarge en Syrie révèlent que le groupe a longtemps préféré verser des dizaines de milliers de dollars à l’Etat islamique plutôt que de perdre son usine locale.

L’étau se resserre autour des activités du cimentier Lafarge en Syrie. Dans son édition de jeudi, Le Monde publie des éléments de l’enquête qui vise le groupe, soupçonné d’avoir versé des sommes importantes à l’Etat islamique afin de protéger sa cimenterie de Jalabiya. Des documents pour le moins accablants, qui révèlent comment plusieurs dirigeants fait le choix de céder au racket des terroristes afin de protéger leurs activités en vue de l’après-guerre civile.

De l’ordre de 20.000 dollars par mois

L’économie de racket a commencé en septembre ou octobre 2012”, raconte aux enquêteurs l’ex-directeur général adjoint opérationnel. Dans un premier temps, il s’agit de groupes rebelles, qui reçoivent “entre 80.000 et 100.000 dollars par mois” pour permettre aux camions de Lafarge de circuler sans encombres. Puis, à partir de 2013, c’est l’Etat Islamique qui prend le relais. Bruno Pescheux, patron de la filiale syrienne de l’entreprise jusqu’en juin 2014, explique que Daesh recevait “de l’ordre de 20.000 dollars par mois”.

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Jusqu’en septembre 2014, l’usine continue de Jalabiya continue de produire du ciment. Malgré les attaques de Daesh contre les Kurdes dans la région et les alertes des responsables du site, qui s’inquiètent pour la sécurité des salariés. “Comment pourrait-on caractériser ces déclarations : un manque de lucidité, la cupidité ou business as usual ?”, demande l’un des enquêteurs à Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge. Celui-ci répond simplement ne pas être au courant.

Le gouvernement français nous incitait à rester

Un élément au moins à joué dans le maintien de l’activité syrienne de Lafarge: le soutien apporté par le ministère des Affaires étrangères. Tout au long des investigations, il apparaît que le Quai d’Orsay informait les dirigeants de l’entreprise de la situation sur place et les poussait à rester. “Le gouvernement français nous incit(ait) fortement à rester (…). Tous les six mois, on allait voir le Quai d’Orsay, qui nous poussait à rester”, rapporte encore l’un des dirigeants.

Pourquoi et comment le groupe Lafarge est resté en Syrie malgré la guerre

Paris Match|Yannick Vely

La cimenterie Lafarge en Syrie (photo d'illustration).
La cimenterie Lafarge en Syrie (photo d’illustration). Daniel RIFFET / Photononstop / AFP

Dans son édition du jour, «Le Canard enchaîné» revient sur les affaires du groupe Lafarge en Syrie. Une information judiciaire a été ouverte pour «financement d’entreprise terroriste».

La révélation de l’affaire par «Le Monde» en juin 2016 avait choqué les Français. En pleine guerre contre l’Etat islamique, le groupe Lafarge était accusé d’avoir versé en 2014 d’importantes sommes d’argent à Daech et autres groupes rebelles syriens, ainsi qu’à l’armée de Bachar Al-Assad pour continuer l’exploitation de la cimenterie qu’il exploite à Jalabiya en Syrie. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour «financement d’entreprise terroriste» et deux hauts dirigeants de l’entreprise ont démissionné.

Lire aussi : L’enquête sur les activités syriennes de Lafarge confiée à trois juges

«Le Canard enchaîné» revient ce mercredi sur cette ténébreuse affaire de racket et de gros sous. L’affaire commence en 2012 alors que la guerre civile a éclaté en Syrie. Neuf employés alaouites de la cimenterie syrienne sont enlevés. Lafarge paie 200 000 euros aux ravisseurs, confirme le directeur de la sûreté Jean-Claude Veillard.

Une économie de racket

Commence alors «une économie de racket», comme le définit le responsable de Lafarge au Moyen-Orient Christian Herrault. Pour continuer l’exploitation du site -il existe une «très forte demande (de ciment) pendant la guerre», explique le même Christian Herrault-, il faut payer. Lafarge Syrie passe alors par un intermédiaire, le fils de l’ancien ministre de Bachar Al-Assad, Firas Tlass. Ce dernier reçoit 100 000 dollars par mois, dont il reverse une partie aux différents groupes militaires… dont l’Etat islamique.

Directeur de Lafarge Syrie, Bruno Pescheux avoue avoir lu le nom de Daech dans la colonne des bénéficiaires de «frais de représentation». Les pédégés de Lafarge Bruno Lafont et Eric Olsen, les deux démissionnaires, étaient au courant de ces transactions. Pire, le Quai d’Orsay l’était aussi et poussait même le groupe à rester en Syrie, en tout cas en 2012, assure Christian Herrault.

Lafarge en Syrie: un ex-candidat FN impliqué dans les négociations avec Daech

LEXPRESS.fr

le-siege-du-cimentier-lafarge-a-paris-le-7-avril-2014_5620389Le siège du cimentier Lafarge à Paris, le 7 avril 2014.           afp.com/FRANCK FIFE

D’après Mediapart, le chef de la sécurité de Lafarge s’était présenté sur la liste du trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, lors des éléctions municipales en 2014.

À quelques heures du débat de l’entre-deux-tours, Marine Le Pen se serait bien passée de la révélation de Mediapart. Le site d’investigation indique, ce mercredi, qu’un fervent soutien de la candidate du Front national est également l’un des dirigeants de Lafarge, le groupe français accusé d’avoir procédé à des arrangements avec l’organisation État islamique en Syrie. Un coup dur pour la candidate d’extrême droite qui place la lutte contre le terrorisme et ses financements au coeur de son programme pour la présidentielle.

Pire encore, l’homme en question, Jean-Claude Veillard, a même été un candidat du Rassemblement Bleu Marine lors des élections municipales de mars 2014 à Paris. Il était, en effet, cinquième sur la liste de Wallerand de Saint Just -l’actuel trésorier du FN- dans le 15e arrondissement de la capitale.

Il aurait été informé des négociations avec Daech

Jean-Claude Veillard serait directement impliqué dans l’affaire relevée par Le Mondeen 2016, selon laquelle Lafarge a financé les terroristes de Daech pour maintenir l’activité d’une cimenterie en Syrie, un pays déchiré par la guerre civile. Les faits remontent à 2013 et auraient perduré jusqu’à l’évacuation du site en 2014.

LIRE AUSSI >> Le cimentier français Lafarge a-t-il négocié avec Daech en Syrie?

Ancien des commandos de marine, Jean-Claude Veillard occupe, selon Mediapart, le poste de directeur de la sécurité de la multinationale depuis 2008. Le site d’investigation affirme -documents et témoignages à l’appui- qu’il avait une « parfaite connaissance des tractations qui ont eu cours, en 2013 et 2014, entre la multinationale et l’État islamique, auteur d’une vague d’attentats sans précédent en France en 2015 ».

Le chef de la sécurité de Lafarge aurait ainsi été informé de chaque phase de la négociation avec les djihadistes. Il aurait été en copie d’e-mails adressés à la direction et aurait « dû donner son avis sur les décisions prises ». À la même époque, Jean-Claude Veillard se présentait aux élections municipales sous l’étiquette frontiste, rappelle Mediapart.

« Une affaire personnelle et privée »

Selon les informations du Monde, publiées en juin 2016, le groupe français s’était mis à « payer des taxes à l’organisation Etat islamique entre 2013 et 2014 » afin que la cimenterie de Jalabiya continue de fonctionner pendant la guerre. La direction locale avait ainsi négocié « des droits de passage aux checkpoints tenus par les djihadistes pour ses camions », pour permettre à ses employés et à la marchandise de continuer à circuler.

À la suite de ces révélations, plusieurs ONG, puis le ministère de l’Economie, avaient porté plainte contre le cimentier, l’accusant notamment de financement du terrorisme et d’avoir enfreint les sanctions édictées par l’Union européenne contre le régime de Bachar el-Assad. Dans un communiqué publié début mars, Lafarge avait admis avoir conclu des arrangements « inacceptables » avec des groupes armés. Son directeur général, Eric Olsen, quittera ses fonctions le 15 juillet prochain.

LIRE AUSSI >> Démission du PDG de LafargeHolcim: les Suisses bétonnent le management

Contactée par L’Express, l’entreprise de matériaux de construction n’a pas souhaité communiquer. Jean-Claude Veillard n’a pas non plus commenté le dossier syrien, précise Mediapart. Au sujet de son engagement aux côté de Marine Le Pen, le chef de la sécurité de Lafarge a évoqué « une affaire personnelle et privée ».

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  •  l’argent n’a pas d’odeur…
    Avatarest ce que ils vont envoyer des matériaux de construction aux antilles au moins gratos bien sur
    AvatarJe suis pas certain que les gens de l’EI soient très souples dans les négociations commerciales ….. mais ça n’excuse pas tout quand même ,
    AvatarLes ciments Lafarge… c’est bien eux qui ont racheté les ciments Lambert à l’origine de la fortune de la famille Le Pen non ?
    Bon, c’est habituel, ça. En 14-18, des usines françaises n’étaient pas bombardées par les Allemands parce qu’elles fabriquaient des obus pour le KronPrinz, et vice-versa d’ailleurs.

    En 39-45, Bayer et bien d »autres fournissaient les nazis… et les Américains.
    Les salariés et cadres de Lafarge auraient du fuir immédiatement… avant l’arrivée de Daech ! Sauf que c’était impossible…
    Mais quelque chose me choque dans les propos de l’ancien Directeur en Syrie, entre le fait d’avoir vu des documents avec DAESCH marqué dessus, ce qui est extrêmement flou, et l’affirmation que des versements étaient de 20000 dollars par mois… Soit il dit cela par vengeance personnelle, soit c’est pour dissimuler des sommes beaucoup plus importantes… Pas clair.

                                       J’ai lu les articles tous crient Haro sur Lafarge OK je le comprends

    Même mon grand père, gaulliste et résistant, disait que le Général pouvait faire, à Londres, ce que Pétain ne le pouvait. Toutefois, ce qu’il reprochait à Pétain, où ses adjoints, c’est d’avoir anticipé, voire allait au delà des volontés de l’Occupant.
    Dans une zone occupée par Daesch que pouvait faire la direction ? la faire sauter et par la même être décapité, par des mercenaires islamistes, qui sait venu de France ????
    Nationaliser Lafarge …..les rigolos en économie planifiée, les Suisses se frotteraient les mains et l’Allemagne etc….Les rigolos s’ils entendaient les balles siffler je suis certain qu’ils regretteraient d’être nés

                                 qui vous dit que Lafarge étaient deja là-bas avant Daesh ?
  • Avatar   Bien sûr que les entreprises toutes du reste payaient une rançon pour protéger et les personnel et les installations.

    Tous les gentils vont expliquer que c’est le capitalisme qui finance le terrorisme, sans jamais avoir quitté leur canapé et comprendre qu’il est impossible de survivre dans un univers comme celui ci sans payer.
    Vont-ils aussi expliquer que c’est le capitalisme qui finance Maduro (Groupe de presse, Hydrocarbure) pour y installer aussi une dictature?
    Il est impossible d’y échapper et c’est par pour autant que l’on partage les points de vues.

                         j’adore les fachos-capitalistes qui défendent n’importe quoi aux prétexte du nationalisme chauvin 
  •                               Vous avez raison : fermons les yeux, taisons-nous, n’écoutons pas ce qui se dit et, surtout, bouchons-nous le nez parce que ça pue tellement… !

    … ou, autre solution, dénonçons les scandales ! Parce que c’est une autre manière de faire avancer les choses que de faire savoir qu’un comportement imbécile ne doit pas être tu !… et soyons non pas « gentils » mais lucides !

    C’est une honte d’avoir aidé des criminels, les chrétiens et les innocents massacrés, torturés ne sont plus là pour porter plainte.

    Lafarge devrait être vendu rapidement pour aider les victimes qui ont survécus et leur famille. Les dirigeants responsables devraient aller en prison, comme ceux qui ont armés l’état islamique. 

  •                                          et bien voyons demandez des lapidations tant que vous y êtes …
  • AvatarL’odeur de l’argent des actionnaires bien plus entêtante que celui du sang des peuples.
                                 facile de déclarer cela de derrière son écran… et la protection des employés et de leurs familles vous y pensez .. et vous croyez qu’ils ont eu le choix ?? pourquoi demandaient-ils des consignes aux affaires étrangères d’après vous ???
                           et même devant ces faits avérés il y en a encore pour légitimer l’odeur de l’argent
                                pourquoi ? tu étais sur place ??
  • AvatarVu ce qu’ils ont fait Moi président je confisque l’entreprise et la Nationalise et les responsables en tôle pour plus de 30 ans!

    Voilà ce que se doit faire une justice digne de ce nom sinon la Justice se mettra Complice des malfaiteurs !
    Car les morts des attentats ne parleront plus jamais et en plus ce sont des innocents!

                                   un superbe raccourcis sur un sujet que manifestement vous ne maitrisez pas ….
    Depuis qu’Albert Frère et Thomas schmicheny (ex patron de Swissair qui a bouffé la Sabena) se sont alliés dans le groupe olipolistique Lafarge-Holcim, ils n’ont plus aucun scrupule à faire quoi que ce se soit pour arrondir leurs fins de mois … y compris s’associer avec des djiadistes syriens pour sauver quelques cimenteries avec des terroristes qui ont besoin de ce fric pour financer leurs campagnes all around the world … scandaleux !
                                    il me semble qu’en matière de financement de terrorisme il y a la prison et la confiscation des biens. Non ? A bien y réfléchir, il doit bien y avoir deux ou trois autres infractions qui pourraient être cumulées, donc quelques amendes à mettre en plus.

    Les biens confisqués devraient être revendus au concurrent, à bas prix. Les sommes ainsi perçues pourraient aller au financement des services en charge de la lutte contre le terrorisme et son financement.
    Cela devrait être assez dissuasif, non?
    Mais je rêve, hélas, car dans 10 ans on en reparlera encore car rien n’aura été fait..

                                 Effectivement, vous rêvez…

    Le gouvernement, la justice, le fisc ne feront rien, on le constate régulièrement, car grosse finances et politique se protègent mutuellement et se trouvent toujours des excuses pour échapper à toute sanction.

                                  Quand la France vend des armes aux terroristes, vous n’êtes pas choqué, dans ce cas c’est la programmation de milliers de morts, c’est à dire crimes contre l’humanité.! Les ciments Lafarge qui se sont maintenus dans le pays avec l’aval du gouvernement……ont dû subir le racket imposé à tous par daech. Lafarge c’est le fleuron de la cimenterie Française donc il faut les détruire, l’économie française rien à cirer !
                                   Notre état est terroriste aussi !

    Car les accords de nos politiques sont un terrorisme pour vente des armes aux pays qui financent ce terrorisme!

    De plus Fabius Lui oui a avec Hollande négocié avec l’Iran la continuité de son programme Nucléaire! On devrait aussi l’annuler comme le Trump la dit clairement à l’ONU!

    Rien d´étonnant dans tout cela, les politiques et leur stratégie à 2 balles.

    Responsable mais pas coupable.

    pourquoi ne pas expliquer simplement que tout service de renseignement a besoin de bases stables. ça nous éviterait la litanie des indignés pour tout et n’importe quoi.
    AvatarL’arbre qui cache la forêt de l’envoi d’armes de l’État français directement dans les mains des « rebelles »
    AvatarEt dire que dans les cités, la plus part de ces jeunes sont orientés aussi et surtout, sur le BTP et surtout bien plus encore sur de la maçonnerie…
  • Et encore, dans la section commentaires des (les mots me manquent), pour excuser cet acte impardonnable! Cà devient franchement lassant.
    AvatarLe fric avant tout, les droits de l’Humain après. Mieux vaut payer des assassins que d’abandonner un marché juteux. Et ceci sous un gouvernement dit « socialiste »! Pardon je vais vomir…
    Ne serait-ce pas notre « bon » Fabius au ministère des affaires étrangères qui était en place ? Et qui a fait parachuter des armes aux rebelles en Syrie et qui sont tombées dans les mains des islamistes?

    Après le sang contamine , il n’en n’est plus a une près, mais il est maintenant récompensé et promu au conseil constitutionnel pour  » bons services » envers la France…..

    AvatarLe patriotisme n’existe pas pour ces gens ! Combien d’ oligarques européïstes détruisent notre peuple et notre culture pour le frics
  • A voir, sur YouT…. cash investigation, très intéressant documentaire sur le cimentier.
    Avatar               Et avec la complicité socialiste bien sur,
    l’argent des autres ils savent l’utiliser ces parasites!!
    AvatarCes gens (les dirigeants de Lafarge) ont aidé les assassins de Nice, du Bataclan et autres à s’armer. Cette trahison doit être punie. Il faut nationaliser Lafarge sans indemnité. J’espère que les parents des victimes ainsi que les rescapés vont réagir à cette ignominie et se faire entendre.
                                                C’est à espérer, en effet ! Mais les médias joueront-ils le jeu ? Je me permets d’en douter…
                                              et l’état français qui a donné son aval ? vous en faites quoi ?
                                                         Bonne remarque.

    On nationalise! Ah non on peut pas.
    Ben on le met sous protectorat britannique. Ah non les français vont râler.
    Sous contrôle de l’ONU? De Trump quoi. Gênant.
    Bon ben on remet l’histoire dans la poche, parce qu’il n’y a pas de bonnes réponses (ni pour l’état, ni pour Lafarge), et on met son mouchoir dessus.

    Inimaginable de verser 100 000 dollars à l’Etat Islamique pour qu’ensuite cet argent finance tous les attentats terroristes. Cette affaire est très grave.
    question à ceux qui trouvent cela choquant : que ce serait-il passé si le cimentier n’avait pas payé ? pour rappel il y a déjà eu des morts dans des complexes industriels attaqués par Daesh.

    On aurait déploré cela et mis la faute sur le dos du cimentier là aussi… il n’y a pas que des expats dans ces complexes, il y a aussi de personnes qui vivent sur place et qui ne peuvent pas partir

                                               Très bonne remarque, merci
                                               Et sinon, ça paie bien de défendre l’indéfendable ?
                         Et ça paye combien d’être dans son canapé, à juger ce que d’autres font dans le cadre d’une guerre?
                                            ….et combien de temps et d’argent l’on perd avec un état d’urgence encore repoussé et repoussé et encore et toujours repoussé depuis?
                                            Ah, donc nous sommes soumis à ces gens. Heureux d’en avoir la confirmation!…
    Comme les collabos Renault après la guerre : expropriation par l’état.

    La seule solution pour refroidir ce genre de velléité.

    Dans le code pénal il y a un délit de financement d’activité terroriste…Espèrons que tous les coupables seront identifiés…
                                   Vous avez une drôle de logique. Payer un racketteur pour éviter les coups ne fait pas de vous un complice du racketteur mais une victime.
    Rien de surprenant… Lafarge ne s’en vante guère, mais pendant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise a aussi collaboré avec l’occupant nazi.
                        Ben voyons… On ne se refait pas… Merci pour cette précieuse info.

    Donc comme je le suggérais tout à l’heure, expropriation par l’état et socialisation de l’entreprise à ses salariés ( pour celui qui oserai me répondre que donner du travail à des pauvres hères autoriserai les pires méfaits) Na! 👹

    AvatarLafarge…comme c’est bizarre…le BTP, ces gros chantiers là…

    et pendant ce temps fleurissaient les premières ZAD dans la suite de:
    Notre Dame des Landes.
    On se demande quels services défendent la France, vraiment, entre les divers services comme ceux de la Défense, ( ou de l’Economie encore ) ou si c’est pas finalement les associations de défenses des usagers et d’un tas d’autres choses comme l’environnement ou les espaces naturels…

«Ce régime social est insécurisant»

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ie-8732Travailleurs indépendants: les pistes d’Edouard Philippe

Le Premier ministre, Edouard Philippe, devrait annoncer mardi 5 septembre des réformes d’envergure à destination des travailleurs indépendants. [FRANÇOIS NASCIMBENI / AFP]

Un déplacement scruté de près par les interressés. Le Premier ministre, Edouard Philippe, devrait dévoiler ce mardi 5 septembre au matin plusieurs réformes en faveur des travailleurs indépendants.

En déplacement à Dijon (Côte-d’Or), avec les ministres Gérald Darmanin (Budget) et Agnès Buzyn (Solidarités et Santé), il devrait ainsi aborder trois sujets majeurs pour près de 7 millions de Français.

Le RSI pourrait être rattaché au régime général

D’abord, la disparition programmée du Régime social des Indépendants (RSI), qui devrait être rattaché l’an prochain au régime général.

Edouard Philippe pourrait aussi annoncer une baisse des cotisations sociales des indépendants, afin de compenser la hausse de la CSG de 1,7 %, comme pour les salariés du privé.

Enfin, le doublement des plafonds pour bénéficier du régime social simplifié des microentrepreneurs pourrait être également évoqué par le Premier ministre.

Fin du RSI, compensation de la hausse de la CSG : opération séduction des indépendants pour le gouvernement

Le gouvernement doit faire plusieurs annonces, mardi, concernant les travailleurs indépendants. Au menu : la suppression de leur régime social (RSI) et des mesures pour compenser la hausse de la cotisation sociale généralisée (CSG).

Le gouvernement veut mettre fin au régime social des indépendants (RSI) et compenser pour les indépendants la hausse de la CSG. Ici, lors d\'une manifestation contre le RSI à Paris en 2015.
Le gouvernement veut mettre fin au régime social des indépendants (RSI) et compenser pour les indépendants la hausse de la CSG. Ici, lors d’une manifestation contre le RSI à Paris en 2015. (LOIC VENANCE / AFP)
avatarGuillaume GavenRadio France

Le gouvernement d’Édouard Philippe est en opération séduction auprès des travailleurs indépendants. Le Premier ministre, en déplacement à Dijon mardi 5 septembre, va dévoiler sa réforme du régime social des indépendants. Parmi les mesures attendues, la fin du RSI, et la compensation de la hausse de la CSG.

Trois ministres seront aux côtés d’Édouard Philippe : Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics, et Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances.

En finir avec les problématiques du RSI

Pour les artisans, les commerçants, les professions libérales et les autoentrepreneurs, le régime social des indépendants (RSI) devrait bientôt être de l’histoire ancienne. C’était une promesse de campagne du candidat Macron. Le gouvernement souhaite le supprimer au 1er janvier 2018 pour aligner les indépendants sur le régime général. Cette réforme est globalement positive pour les indépendants, mais Alain Griset, le président de l’Union des entreprises de proximité (U2p), prévient qu’elle doit surtout permettre d’en finir avec les problématiques du RSI. « On a constaté qu’il y avait un certain nombre de nos collègues qui avaient subi des difficultés pour des prises de contact ou à cause d’erreurs », explique-t-il.

Si le président de la République considère qu’on peut résoudre ces problèmes techniques en s’adossant au régime général, pourquoi pas

Alain Griset, président de l’Union des entreprises de proximité

à franceinfo

Selon Alain Griset, le principal problème du RSI est lié au calcul de l’assurance. « Il y a une problématique très importante, qui concerne 80% des collègues qui sont mécontents, c’est le calcul des cotisations qui, là, ne dépend pas du RSI mais du gouvernement. » L’U2p demande donc un calcul plus compréhensible mais aussi que les cotisations soient basées sur le revenu du travailleur indépendant et non plus sur son bénéfice, puisqu’une partie du bénéfice est souvent réinvestie dans l’entreprise.

Une baisse des cotisations maladie et famille

Autre chantier au menu du gouvernement dans les mesures adressées aux travailleurs indépendants : la compensation de la hausse de la CSG. Pour les salariés, la cotisation sociale généralisée va effectivement augmenter de 1.7 point ; en contrepartie, les cotisations chômage et maladie vont baisser. Le gouvernement promet 260 euros d’économies par an pour un salarié au Smic. Pour les indépendants, le mécanisme sera différent puisqu’ils ne cotisent pas pour l’assurance chômage et payent plus cher leur assurance maladie.

Quelle sera donc la contrepartie à la hausse de la CSG accordée aux indépendants ? Le gouvernement devrait annoncer une baisse des cotisations maladie et famille. On ne connaît pas encore le montant de cette baisse, puisque Bercy expliquait encore lundi que tous les arbitrages n’étaient pas encore rendus. Mais Gérald Darmanin a dévoilé une partie de la mesure : le mois dernier, il a assuré que les indépendants qui gagnent moins de 4 000 euros par mois retrouveront eux aussi du pouvoir d’achat. Cela devrait concerner 75% des indépendants selon lui. Au-dessus de 4 000 euros, le mécanisme s’équilibrera : ni pertes, ni gains.

« On demande un calcul plus compréhensible et que les cotisations soient basées sur le revenu », indique Alain Griset, président de l’Union des entreprises de proximité (U2p)

La fin du Régime social des indépendants est proche

REPLAY – Édouard Philippe va dévoiler ce mardi les mesures de sa réformes en faveur des travailleurs indépendants. Le RSI va disparaître.

C’est la fin d’un cauchemar pour plus de 6 millions de Français. Édouard Philippe dévoile ce mardi 5 septembre les grandes lignes de la réforme en faveur des travailleurs indépendants alors que leur système de sécurité sociale était devenu leur bête noire. Au programme : fin progressive du Régime social des indépendants (RSI), relèvement des plafonds de revenus des autoentrepreneurs, baisse des cotisations… Autant de projets qui traduisent des engagements de campagne d’Emmanuel Macron.

Le témoignage d’Isabelle Colin, une diététicienne installée dans les Yvelines, permet de mieux comprendre la situation. Elle a bien failli mettre la clé sous la porte plus d’une fois à cause de ce fameux RSI.

RSI : y-a-t-il quelqu’un en France capable de calculer le coût de l’adossement au régime général ?

L’adossement du RSI au régime général à compter du 1er janvier 2018 est acté. Il devrait être annoncée demain par le Premier Ministre. Mais plusieurs questions se posent sur les futures règles du jeu et surtout sur le coût financier de l’opération.

Réforme à haut risque

RSI : y-a-t-il quelqu'un en France capable de calculer le coût de l'adossement au régime général ?

Le Premier ministre devrait annoncer demain les étapes du futur adossement du RSI au régime général. Personne ne connaît encore les règles du régime futur. Il est probable que, dans un premier temps, le gouvernement vise à ne rien modifier aux paramètres assurantiels. La question se pose déjà, en revanche, sur les contreparties salariales que le gouvernement lâchera auprès des 6.000 salariés que le régime général doit reprendre.

Un adossement au 1er janvier 2018

Pour les personnels du RSI, la mesure aura vite un goût saumâtre. Leur dilution dans le régime général interviendra en effet au 2 janvier 2018.

De façon assez classique dans ce genre d’opération, ils bénéficieront d’une période transitoire pendant laquelle ils conserveront les avantages de leur convention collective. Leurs conditions d’intégration dans la convention de l’UCANSS (agents du régime général) feront l’objet d’une négociation pendant quelques mois.

À l’issue de cette période, l’intégration sera décidée.

Quel coût pour les assurés?

Reste à savoir ce que coûtera cette opération. Nos lecteurs savent les avantages salariaux accordés aux salariés du RSI. La politique de rémunération en vigueur à la sécurité sociale est moins favorable.

La négociation devrait viser à aligner les régimes vers le haut. Faut-il prévoir une amélioration globale des conditions salariales des collaborateurs du régime général sur le régime du RSI? On guettera attentivement le résultat de cette négociation.

In fine, la tentation sera forte de faire peser sur le régime, et sur les cotisations des assurés, l’amortissement social de cette décision.

La CCN 218

On l’ignore souvent, mais les agents de la sécurité sociale sont des salariés de droit privé qui relèvent de la branche de la sécurité sociale, et de la convention collective 218. Comme il se doit, l’employeur des plus de 120.000 collaborateurs de cette branche, l’UCANSS, maintient une relative opacité sur le droit conventionnel en usage. Une opacité qu’aucune branche concurrentielle ne s’autorise.

Fin du RSI, baisse des cotisations… Édouard Philippe dévoile la réforme des travailleurs indépendants

Ces engagements avaient été pris par Emmanuel Macron pendant sa campagne

Charles Platiau / Reuters
Une manifestation contre le RSI, en septembre 2015.

POLITIQUE – Fin progressive du RSI, relèvement des plafonds de revenus des autoentrepreneurs, baisse des cotisations: Edouard Philippe dévoile ce mardi 5 septembre la réforme en faveur des travailleurs indépendants, qui traduit des engagements de campagne d’Emmanuel Macron.

C’est chez un coiffeur de Dijon que le premier ministre viendra mettre en images cette réforme mardi matin, avant d’en annoncer les mesures dans la cité bourguignonne. A ses côtés, Gérald Darmanin ministre du Budget et Comptes Sociaux, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et le secrétaire d’Etat à l’économie Benjamin Griveaux.

Quelques jours après les ordonnances de la future loi travail, Edouard Philippe va dévoiler cet autre volet social qui concerne les plus de 6,6 millions de Français exerçant comme indépendants (professions libérales, autoentrepreneurs, artisans, commerçants, etc.).

Promis par le candidat Macron, confirmé par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, l’acte de décès du Régime social des indépendants (RSI) et son adossement au régime général, celui des salariés, doit voir son calendrier précisé.

La date de disparition au 1er janvier 2018, évoquée par l’exécutif ces derniers mois, est actée.

Mais les recommandations d’une mission confiée en juillet par le gouvernement à Dominique Giorgi poussent l’exécutif à agir progressivement, afin d’éviter « un deuxième accident industriel », après les ratés de la naissance du RSI.

Créé en 2006, le régime avait été plombé par de nombreux dysfonctionnements (erreurs de calculs, retards…), apparus après une réforme de 2008 et la création d’un « interlocuteur social unique ». Qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes en 2012, le RSI se dit aujourd’hui « conscient qu’une réforme est nécessaire pour aller vers plus de qualité de service », mais souligne les « progrès » accomplis depuis 2013.

La CPME favorable à la réforme mais…

Dans un communiqué lundi soir, la Confédération des PME (CPME) a redit tout le mal qu’elle pense du RSI, tout en rappelant qu’elle est « attachée à la prise en compte des caractéristiques des travailleurs indépendants dans la mise en place de leur futur régime de protection sociale ».

« Se contenter de les intégrer dans le régime général serait une erreur », souligne-t-elle, souhaitant qu’au final « les charges des travailleurs indépendants, à l’instar des charges patronales et salariales, baissent malgré l’augmentation prochaine de la CSG ».

Autre grand pan de la réforme présentée mardi: ce que l’exécutif compte faire pour les autoentrepreneurs, rebaptisés officiellement « microentrepreneurs » depuis fin 2014. Plus d’un million de Français en bénéficient actuellement. Né en 2009, ce statut simplifié d’entreprise permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux.

Symbole de l' »ubérisation » autant vantée que décriée, la microentreprise avait été soutenue par Emmanuel Macron durant sa campagne. Quand les petites entreprises au statut classique dénoncent régulièrement une concurrence déloyale, le candidat élu avait proposé de doubler les plafonds de revenus sous lesquels un travailleur peut bénéficier du statut.

Actuellement fixés à 33.100 euros pour les prestations de services et 82.800 euros pour les activités commerciales, ils passeraient ainsi à 66.200 et 165.600 euros respectivement. Benjamin Griveaux et son ministre de tutelle Bruno Le Maire ont tous les deux confirmé en août que l’exécutif s’apprêtait à doubler ces plafonds.

Troisième grand volet de la réforme: la compensation de la hausse de 1,7 point de la CSG, qui touchera mécaniquement aussi les indépendants. Les salariés vont eux bénéficier d’une baisse de 3,15 points de leurs cotisations employés sur la maladie et le chômage. Mais les indépendants ne payant pas de cotisations chômage, la baisse en ce qui les concerne devrait porter sur leurs cotisations maladie et famille.

Selon Les Echos et Le Figaro, la hausse de la CSG serait intégralement compensée, avec en plus un coup de pouce qui atteindrait 100 millions d’euros. Et serait ciblé sur les 75% d’indépendants les plus modestes. Les autres 25% ne seront pas compensés à hauteur de la hausse de la CSG.

RSI, cotisations…Le gouvernement dévoile sa réforme en faveur des indépendants

ECONOMIE Le Premier ministre va dévoiler de nouvelles mesures qui concernent plus de 6,6 millions de Français exerçant comme indépendants…

20 Minutes avec AFP

Le logo du RSI (régime social des indépendants) sur la façade du siège à Saint-Denis le 17 octobre 2012.

Le logo du RSI (régime social des indépendants) sur la façade du siège à Saint-Denis le 17 octobre 2012. — Thomas Samson AFP

Fin progressive du RSI, relèvement des plafonds de revenus des auto-entrepreneurs, baisse des cotisations… Edouard Philippe dévoile ce mardi la réforme en faveur des travailleurs indépendants, qui traduit des engagements de campagne d’ Emmanuel Macron.

C’est chez un coiffeur de Dijon que le Premier ministre viendra mettre en images cette réforme mardi matin, avant d’en annoncer les mesures dans la cité bourguignonne. A ses côtés, les ministres concernés : Gérald Darmanin (Budget et Comptes Sociaux), Agnès Buzyn (Solidarités et Santé) et le secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux (Economie).

Fin du RSI au 1er janvier 2018. Quelques jours après les ordonnances de la future loi travail, Edouard Philippe va dévoiler cet autre volet social qui concerne les plus de 6,6 millions de Français exerçant comme indépendants (professions libérales, autoentrepreneurs, artisans, commerçants, etc.).

>> A lire aussi : Le RSI écrit à un menuisier retraité pour lui rembourser «deux milliards d’euros»

Promis par le candidat Macron, confirmé par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, l’acte de décès du Régime social des indépendants (RSI) et son adossement au régime général, celui des salariés, doit voir son calendrier précisé. La date de disparition au 1er janvier 2018, évoquée par l’exécutif ces derniers mois, est actée.

Plafond des revenus des auto-entrepreneurs. Autre grand pan de la réforme présentée ce mardi : ce que l’exécutif compte faire pour les autoentrepreneurs, rebaptisés officiellement « micro-entrepreneurs » depuis fin 2014. Plus d’1 million de Français en bénéficient actuellement.

Né en 2009, ce statut simplifié d’entreprise permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux.

>> A lire aussi : Auto-entrepreneurs, la réforme qui ne satisfait personne

Quand les petites entreprises au statut classique dénoncent régulièrement une concurrence déloyale, le candidat élu avait proposé de doubler les plafonds de revenus sous lesquels un travailleur peut bénéficier du statut. Actuellement fixés à 33.100 euros pour les prestations de services et 82.800 euros pour les activités commerciales, ils passeraient ainsi à 66.200 et 165.600 euros respectivement.

Baisse des cotisations. Troisième grand volet de la réforme :  la compensation de la hausse de 1,7 point de la CSG, qui touchera mécaniquement aussi les indépendants.

>> A lire aussi : Qui seront les gagnants…et les perdants?

Les salariés vont eux bénéficier d’une baisse de 3,15 points de leurs cotisations employés sur la maladie et le chômage. Mais les indépendants ne payant pas de cotisations chômage, la baisse en ce qui les concerne devrait porter sur leurs cotisations maladie et famille. Selon Les Echos et Le Figaro, la hausse de la CSG serait intégralement compensée, avec en plus un coup de pouce qui atteindrait 100 millions d’euros. Et serait ciblé sur les 75 % d’indépendants les plus modestes. Les autres 25 % ne seront pas compensés à hauteur de la hausse de la CSG.

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Si la promesse est tenue …

Faudrait pas croire au père Noêl il faudra bien une autre couverture ….
Contradictoire , un indépendant ne cotise pas au chômage , pourtant Macron veut permettre à tous , et même démissionnaire d’y avoir droit ….
Va falloir chercher cet argent .
L’Assurance maladie devrait baisser dans la cotisation !!!! faut penser que demain seuls les assurances privées dites de maladie seront la seule garantie ….
Macron fait les yeux doux au medef , pour mieux rogner les acquis sociaux ??
L’actualité montre bien le « dégraissage » du monde des salariés …..
Ils voulaient Macron , ils l’ont !!!!
Il s’aligne sur les directives de Brussels ….he ben oui !