Damned ! un américain à Paris

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Les vrais chiffres du temps de travail en France (pour répondre à Jeb Bush)

EMPLOI – La polémique est venue de l’autre côté de l’Atlantique. A l’occasion du troisième débat pour la primaire républicaine, le candidat à la Maison-Blanche Jeb Bush a cité la France en exemple. Mais pas comme d’un modèle à suivre. Pour le frère de l’ex-président des Etats-Unis, les Français sont parmi les moins travailleurs au monde.

Un argument qu’il a utilisé pour moquer l’un de ses rivaux, le sénateur Marco Rubio pointé du doigt pour ses absences répétées au Parlement. « Au Sénat, vous faites une semaine de travail française ? Vous devez être présent trois jours ? » a ironisé Jeb Bush.

Seulement, il semble que le candidat républicain ne soit pas très au fait de la législation française en matière de temps de travail. Certes il existe un débat ici sur l’opportunité de conserver la durée légale à 35 heures par semaine mais personne n’imagine accuser un Français de ne travailler que trois jours par semaine. Ambassadeur de France aux Etats-Unis, Gérard Araud a pris la défense de ses compatriotes en assurant qu’ils travaillaient 0,4 heures de plus que les Allemands.

De Jeb Bush ou de Gérard Araud, qui dit vrai? Pour démêler le vrai du faux sur le temps de travail des Français voici quelques graphiques réalisées à partir de données collectées sur des organismes de référence. Ils permettront d’éclaircir la situation.

1- Un total annuel qui diminue depuis 2000

Commençons par une statistique de l’OCDE qui place la France en bas d’un classement international. En 2014, un Français a travaillé 1473 heures, soit le plus faible total depuis 2000. Ce chiffre qui tient compte tout autant de la durée de travail par semaine que du nombre de jours de congés était monté à 1535 heures au début du siècle.

2- Un total annuel très faible comparé au monde

Avec ce chiffre de 1473 heures travaillées par an, la France se place très bas dans le classement international. Selon les données compilées par l’OCDE, seuls les travailleurs allemands (1371), norvégiens (1427), néerlandais (1425) et danois (1436) travaillent moins d’heures que les Français. Sur le podium, figurent le Mexique (2228), le Costa-Rica (2216) et la Corée (2124). A titre de comparaison, les Américains travaillent 1789 heures. Si l’on ramenait ce nombre d’heures à une durée hebdomadaire, on arrive à 28,3 heures en France et 34,4 aux Etats-Unis. C’est la statistique qui se rapproche le plus de ce que Jeb Bush a pu dire.

3- Un temps hebdomadaire supérieur à la moyenne européenne sauf que…

Si l’on s’intéresse maintenant au nombre d’heures travaillées chaque semaine (en mettant de côté les jours de congés), Eurostat indique qu’un Français travaillait 37,2 heures en 2014. C’est exactement la moyenne européenne. C’est par exemple plus qu’au Danemark (33,5 h) qu’en Allemagne (35,3 h) qu’en Italie (36,9 h) mais c’est moins qu’en Grèce (41,9 h) qu’en Espagne (37,9 h) ou qu’en République Tchèque (40,4 h).

Seulement si l’on regarde seulement les salariés à temps plein, la France baisse nettement dans le classement. Avec 40,5 heures travaillées par semaine, c’est mois que la moyenne de l’Union européenne (41,5 h). C’est aussi moins qu’en Allemagne (41,5 h), qu’au Royaume-Uni (42,9 h).

http://infogr.am/temps_de_travail_hebdo_europe

4- Dans le privé, 100 heures de plus par an

Le 9 septembre, la Cour des comptes a publié un gros pavé sur le temps de travail dans la fonction publique en se basant sur une précédente étude réalisée en 2012. Résultat, les agents du secteur public travaillent moins que ceux du privé, à raison d’une centaine d’heure chaque année. Mais la Cour souligne que c’est « davantage en raison d’un nombre plus important de jours de congés que d’une durée hebdomadaire significativement plus faible ». En effet, les agents du secteur public bénéficient de 38 jours de congés par an en moyenne, contre 31 pour le secteur privé.

http://infogr.am/heures_travaillees_public_prive

5- Un nombre d’années travaillées (presque) dans la moyenne

Et combien d’années un Français travaille-t-il dans sa vie? Selon Eurostat, en 2013, la moyenne s’élevait à 34,7 années. Un chiffre en constante augmentation depuis 2004 (32,7 ans) mais qui reste inférieur à la moyenne européenne qui atteint 35,2 ans. En tête, on retrouve la Suède (40,9 ans), les Pays-Bas (39,8 ans) et le Danemark (39 ans). En bas de classement, se trouvent l’Italie (30,3 ans), la Hongrie (30,8 ans) et la Croatie (31,1 ans). Au Royaume-Uni, la durée atteint 38,4 ans et en Allemagne, elle se situe à 37,9 ans.

http://infogr.am/nombre_dannees_au_travail

Lire aussi :

• Manuel Valls recadre Emmanuel Macron sur les 35 heures

• BLOG. « Oui, osons le débat sur la réduction du temps de travail », par Laura Slimani

• Temps de travail: le rapport (controversé) qui accable les Français

Etats-Unis : Jeb Bush se moque de « la semaine de travail à la française »

La France un pays de fainéants selon Jeb Bush, candidat à la Maison Blanche. La nuit dernière lors du troisième débat républicain, il a voulu tacler l’un de ses adversaires, Marco Rubio sur ses absences répétées au Sénat. Jeb Bush a alors évoqué une prétendue semaine de travail de 3 jours en France.

La rivalité entre Jeb Bush et Mario Rubio, qui ont travaillé ensemble pendant de nombreuses années, était plus que palpable hier soir lors du troisième débat des candidats républicains à la Maison Blanche. Et le premier a avoir lancé une pique savoureuse est le frère de l’ancien président des Etats-Unis. Jeb Bush a cru bon de comparer l’élu de Floride à un Français, pour pointer son absentéisme au Sénat.

Le tacle

« Marco, quand tu t’es engagé, c’était pour un mandat de six ans », a lancé Jeb Bush à son rival. « Tu devrais te pointer au travail. Je veux dire, le Sénat, est-ce que c’est une semaine à la Française ? Tu as le droit de ne venir que trois jours par semaine ? » Un tacle bien senti dont l’auteur s’est félicité sur Twitter.

« La seule raison pour laquelle tu me fais ce reproche maintenant est parce que nous sommes candidats au même poste, et que quelqu’un t’a convaincu que m’attaquer te rendrait service », a répondu Marc Rubio, largement applaudi par l’assistance.

L’ambassadeur de France défend son pays

Cette petite phrase n’a pas plu à l’ambassadeur de France aux Etats-Unis qui a tenu à rectifier la fausse idée que se fait Jeb Bush de la semaine de travail en France. « En moyenne, les Français travaillent 39.6 heures par semaine contre 39.2 pour les Allemands », a expliqué Gérard Araud.

« Une semaine de travail de 3 jours en France ? Non, mais un congé parental de 16 semaines payées, oui. Et j’en suis fier », a-t-il ajouté, en égratignant le système social américain.

Un candidat transparent

Jeb Bush est en grande difficulté dans les sondages. Sa campagne ne décolle pas depuis plusieurs mois maintenant. Hier, l’ancien gouverneur de Floride a montré une nouvelle fois son impuissance face à Donald Trump et Ben Carson qui font la course en tête pour obtenir l’investiture du parti républicain pour les élections de 2016.

#Vidéo Jeb Bush n’hésite pas à railler la France pour tacler un sénateur et rival à la primaire républicaine. « Le Sénat, est-ce une semaine de travail à la française ? Suffit-il de venir 3 jours par semaine ?

États-Unis : quand Jeb Bush moque la « semaine de travail française »

Mercredi, lors du débat républicain, le candidat à la Maison-Blanche Jeb Bush a ironisé sur les absences répétées au Sénat d’un de ses rivaux.

Source AFP

Publié le 29/10/2015 à 07:01 | Le Point.fr
Jeb Bush candidat républicain à la présidentielle américaine, du 8 août 2015.

 
Jeb Bush candidat républicain à la présidentielle américaine, du 8 août 2015.     © SIPA/ David Goldman

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Commentaires

James_Bdr  •

et sinon Ben Laden et la famille Bush on en parle? les armes en Irak, le bordel partout?

John  •  

Quand je dis = Les américains n’ont aucune culture je prends 100 pouces rouges , quand je regarde cette vidéo je me sens en droit de commenter leur façon de penser ….. DES BOF

Jean  • 

Une preuve de plus de l’inculture de ces gens là !!!!

HASTA  • 

au sénat français ils sont environ …une dizaine maxi; suffit de regarder les séances de « travail  »
combien de fois avons nous chopé un sénateur en train de ronfler ? on les compte plus

Na  • 

Nous avons aussi 5 000 000 qui font zéro jours par semaine !

camps  • 

c’est pas faux beaucoup de Français font leur 35h en 3 jours (profession libérale, artisans, commerçants, cadre etc….) , mais ceux là ce sont ceux qui font vivre les fainéants du gouvernement en réglant rubis sur l’ongle leurs impôts et taxe à gogo, alors oui Job Buch peut se moquer des français

TopChrono  • 

Sur ce coup là, il n’a pas vraiment tort!

graal  • 

ça a encore le droit de s’exprimer en politique un Bush ?

Calonne  •

il est américain grace à Lafayette

io  • 

c’est pas tout à fait vrai ni tout à fait faux … mais de toute façon on se fiche de ce que peut dire un KH.oNN.ard de BUSH, pléonasme me direz-vous, bien oui, pléonasme !!!
La plupart des ricains ne savent pas placer la France sur une planisphère alors bon …

Et dans le fond, remercions ces emmer.dheurs de syndicats qui eux aimeraient bien rester chez eux et continuer à être payés …mais c’est ce qu’ils font déjà.

Frédéric  •

  • ah, les républicains, encore une bonne tranche de rigolade en perspective.
    Max  •  Ça vient d’où ce nom de Bush ?, de bouche-trou ?
    Lobo  •  ben aussi intelligent que le papi et le père bush……peut etre que les esquimaux ont une arme chimique
    TRIBUN-hun      Cher Jeb Bush , Serait-ce parce que votre paternel et votre frérot (l’ex alcoolique repenti) travaillaient selon la US week qu’ils ont fait autant de bourdes au Moyen Orient ?

    Je ne vous martyriserais pas plus en vous rappelant les débâcles en Corée, Vietnam, Afghanistan. Certainement dues au même surmenage.
    Au lieu de vous préoccuper de notre temps de travail, consacrez le votre à limiter les tueries dans vos écoles.
    Un dernier mot, si vous êtes élu et que par tradition familiale vous intervenez dans un pays, pensez à le laisser aussi propre en partant que vous l’aurez trouvé en y entrant.
    So long vieux farceur !

    hurlevon              Trump a raison...Les américains font aussi des records en matière de bourdes. Mais elles sont beaucoup moins drôles que chez nous. Oui, nous pouvons être fiers d’être français.

    Moi ....                  Les propos de Bush sont gentillets, pas comme Maurice Taylor avec ses « soi-disant ouvriers ». Ce patron américain s’est-il épanché chez lui ?
    petrus6524          Tiens ? Un politicien qui a la tête sur les épaules et pas dans le sable comme nos « élites » (prétendues)…
    AFZ                           Cela promet...Les élections Américaines sont en général un régal… Et la perspective d’avoir à la tête de ce grand pays des rois de l’humour comme ont pu l’être les bush père et fils n’a rien de réjouissant malgré tout.
    Skyrunnernumber1    Et nous, On peut se moquer des « busheries » de sa famille.
    Anderssen              Une réputation mondiale bien méritée... En France, la semaine des 4 jeudis et Août… Mois férié… Par excellence !
    PEP17              C’est la faute à La Fayette !

     AD36              Et encore !   Bush aurait pu comparer l’assiduité de Rubio à celle d’un député français au Palais Bourbon, voire au parlement européen. Mais, outre que la réputation de nos élus est moins universelle que nos trente-cinq heures, cela aurait sans doute paru excessif.

    alleluïa                 De bon matin ça fait du bien parait-il  Il a vraiment dit ça « est-ce une semaine de travail à la française » ?  Dois-je vous dire que cela m’a fait rire, ce qui est toujours agréable.                                             Nous-mêmes nous nous moquons bien des américains, non ? Ceux qui croient que le monde a été fait il y a six mille ans.   Dans quel cas on rit le plus ?

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Un eurodéputé vote à la place de Marine Le Pen, le PPE demande une enquête

Mais qui a voté à la place de Marine Le Pen? Le PPE, groupe politique de droite du Parlement européen, a demandé mercredi une enquête pour vérifier si la présidente du Front national s’était fait remplacer pour des votes, en violation du règlement. Evoquant une « suspicion de fraude », il a adressé cette demande au président du Parlement Martin Schulz, a précisé le chef de file du groupe PPE, le député allemand Manfred Weber.

Selon les images vidéo consultables sur le site web du Parlement, on voit Marine Le Pen quitter l’hémicycle strasbourgeois mercredi à 14h14, un peu avant la fin d’une très longue séance de votes qui avait démarré vers midi, et à laquelle elle avait pris part jusque là. Or le décompte électronique des suffrages, également consultable sur le site web du Parlement, atteste que la carte de vote de Marine Le Pen a été utilisée à au moins huit reprises entre 14h15 et 14h18.

© Fournis par BFMNewsMarine Le Pen « pas du tout au courant »

Selon une source parlementaire, des députés présents au moment des votes ont rapporté qu’un voisin de Marine Le Pen dans l’hémicycle avait voté à sa place. Selon cette même source, c’est d’ailleurs cet élu qui encourrait, le cas échéant, des sanctions. L’incident a été rendu public par une députée conservatrice suédoise, Anna Maria Corazza Bildt. « Je me rends juste compte que Marine Le Pen n’est pas là. J’aimerais que vous vérifiez ce qui se passe avec son vote et son voisin », a-t-elle dit au président de séance, quelques minutes après le départ de l’élue française d’extrême droite.

Interrogée quelques heures plus tard lors d’une conférence de presse, Marine Le Pen a indiqué n’être « pas du tout au courant » de cet épisode. « Après deux heures quinze de votes, j’ai quitté mon poste. Si ces faits sont avérés, cette personne devra en répondre », a ajouté la présidente du Front national, qui s’exprimait à Besançon, en marge d’une réunion de soutien à la candidate du FN aux élections régionales en Bourgogne et Franche-Comté.

Le Parlement européen soupçonne un eurodéputé d’avoir voté à la place de Marine Le Pen

la-presidente-du-front-national-et-deputee-europeenne-marine-le-pen-le-10-juin-2015-au-parlement-europeen-a-strasbourg-dans-l-est-de-la-france_5358581La présidente du Front national et députée européenne Marine Le Pen, le 10 juin 2015 au Parlement européen à Strasbourg, dans l’Est de la France afp.com/FREDERICK FLORIN

Une enquête a été ouverte ce mercredi, confirme l’institution strasbourgeoise. « Si quelqu’un a fait cela, c’est évidemment sans mon consentement », répond la présidente du FN à L’Express.

Le Parlement européen a ouvert mercredi une enquête sur des votes de Marine Le Pen qui auraient été réalisés en violation du règlement intérieur, a indiqué à L’Express le porte-parole de l’institution strasbourgeoise, confirmant une information du site anglophone Politico.

A plusieurs reprises, elle aurait voté alors qu’elle était absente de l’Hémicycle de Strasbourg, selon les dires d’une député suédoise (issue du Parti Populaire Européen, droite). En clair: un eurodéputé aurait utilisé sa carte pour voter à sa place (il faut introduire une carte personnelle dans une machine située au niveau de chaque siège du Parlement pour pouvoir voter dans certains cas). Une méthode strictement interdite.

Selon les images vidéo consultables sur le site web du Parlement, on voit Marine Le Pen quitter l’hémicycle strasbourgeois mercredi à 14h14, un peu avant la fin d’une très longue séance de votes qui avait démarré vers 12h, et à laquelle elle avait pris part jusque là, précise l’AFP. Or, le décompte électronique des suffrages, également consultable sur le site web du Parlement, atteste que la carte de vote de Marine Le Pen a été utilisée à au moins huit reprises entre 14h15 et 14h18.

« Si quelqu’un a fait cela, c’est évidemment sans mon consentement »

L’enquête est en cours et ne devrait pas durer plus d’une journée, indique le Parlement européen qui précise qu’a priori, « la personne fautive serait celle qui a utilisé la carte » et non pas Marine Le Pen. A moins qu’elle ait sciemment confié celle-ci à l’un de ses collègues afin qu’il vote à sa place. Contactée par L’Express, Marine Le Pen indique n’avoir « jamais fait voter quelqu’un d’autre ». « J’ai voté durant deux heures quinze et suis partie juste avant la fin. Si quelqu’un a fait cela, c’est évidemment sans mon consentement. »

La personne fautive risque une sanction qui va d’un blâme à dix jours d’interdiction d’activité au sein du Parlement. Une source parlementaire précise que les soupçons se portent sur le Néerlandais Marcel de Graaf, co-président du groupe parlementaire Europe des Nations et des Libertés, créé par Marine Le Pen. Ce député hollandais n’a pas pu être joint mercredi soir par L’Express. Selon le témoignage d’un élu du PPE, rapporté par Le Lab, le secrétaire général du FN Nicolas Bay aurait également voté à plusieurs reprises en lieu et place de Marine Le Pen.

« On trouve cela un peu rocambolesque, c’est le petit bout de la lorgnette », réagit pour sa part Edouard Ferrand, vice-président d’Europe des Nations et des Libertés.

Parlement européen : un député vote à la place de Marine Le Pen, le PPE demande une enquête

Marine Le Pen a-t-elle triché au Parlement européen ? Le PPE (droite), principal groupe politique au Parlement européen, a demandé mercredi 28 octobre une enquête pour vérifier si la présidente du Front national s’était faite remplacer pour des votes, en violation du règlement. Evoquant une « suspicion de fraude« , il a adressé cette demande au président du Parlement Martin Schulz, a précisé sur Twitter le chef de file du groupe PPE, le député allemand Manfred Weber.

Suspicions of fraud by #ENF group Chair M Le Pen in today’s voting session : @EPPGroup is asking @MartinSchulz to launch an investigation

— Manfred Weber (@ManfredWeber) 28 Octobre 2015Marine Le Pen a réagi à ce début de polémique en expliquant en substance qu’elle n’était pas responsable de l’utilisation de sa carte de vote personnelle en son absence par un tiers, et que ce dernier « devra en répondre ». Selon les images vidéo consultables sur le site web du Parlement, on voit Marine Le Pen quitter l’hémicycle strasbourgeois mercredi à 14h14, un peu avant la fin d’une très longue séance de votes qui avait démarré vers 12h, et à laquelle elle avait pris part jusque-là.

Huit votes litigieux

Or le décompte électronique des suffrages, également consultable sur le site web du Parlement, atteste que la carte de vote de Mme Le Pen a été utilisée à au moins huit reprises entre 14h15 et 14h18. Selon une source parlementaire, des députés présents au moment des votes ont rapporté qu’un voisin de Marine Le Pen dans l’hémicycle avait voté à sa place. Selon cette même source, c’est d’ailleurs cet élu qui encourrait, le cas échéant, des sanctions.

L’incident a été rendu public par une députée conservatrice suédoise, Anna Maria Corazza Bildt. « Je me rends juste compte que Madame Le Pen n’est pas là. J’aimerais que vous vérifiez ce qui se passe avec son vote et son voisin », a-t-elle dit au président de séance, quelques minutes après le départ de l’élue française d’extrême droite. Interrogée quelques heures plus tard lors d’une conférence de presse, Marine Le Pen a indiqué n’être « pas du tout au courant » de cet épisode. « Après deux heures quinze de votes, j’ai quitté mon poste. Si ces faits sont avérés, cette personne devra en répondre », a ajouté la présidente du Front national.

Mais qui a voté à la place de Marine Le Pen au Parlement européen ?

L'eurodéputée FN Marine Le Pen.

La carte de vote de la présidente du FN aurait été utilisée huit fois en son absence. Une enquête a été demandée pour vérifier si la présidente du FN s’est fait remplacer pour des votes lors d’une séance au Parlement européen, ce qui est interdit par le règlement.

Le principal groupe politique au Parlement européen (PPE) soupçonne Marine Le Pen de s’être fait remplacer pour des votes, ce qui est strictement interdit par le règlement intérieur (voir encadré ci-dessous). Evoquant une «suspicion de fraude», le chef de file du groupe, le député allemand Manfred Weber, a demandé au président du Parlement, Martin Schulz, d’ouvrir une enquête. L’eurodéputée frontiste a réagi à ce début de polémique en expliquant en substance qu’elle n’était pas responsable de l’utilisation de sa carte de vote personnelle en son absence par un tiers, et que ce dernier «devra en répondre».

Sur les images vidéo consultables sur le site web du Parlement, on voit la présidente du FN quitter l’hémicycle strasbourgeois mercredi à 14h14, un peu avant la fin d’une très longue séance de votes qui avait démarré vers 12h00, et à laquelle elle avait pris part jusque là. Or le décompte électronique des suffrages, également consultable sur le site web du Parlement, atteste que la carte de vote de Marine Le Pen a été utilisée à au moins huit reprises entre 14h15 et 14h18. D’après des sources parlementaires, des députés présents au moment des votes ont rapporté qu’un voisin de Marine Le Pen dans l’hémicycle avait voté à sa place. C’est d’ailleurs cet élu qui encourrait, le cas échéant, des sanctions.

L’incident a été rendu public par une députée conservatrice suédoise, Anna Maria Corazza Bildt. «Je me rends juste compte que Mme Le Pen n’est pas là. J’aimerais que vous vérifiez ce qui se passe avec son vote et son voisin», a-t-elle dit au président de séance, quelques minutes après le départ de l’élue française d’extrême droite.

Interrogée quelques heures plus tard lors d’une conférence de presse, Marine Le Pen a indiqué n’être «pas du tout au courant» de cet épisode. «Après deux heures quinze de votes, j’ai quitté mon poste. Si ces faits sont avérés, cette personne devra en répondre», a ajouté la présidente du Front national, qui s’exprimait à Besançon, en marge d’une réunion de soutien à la candidate du FN aux élections régionales en Bourgogne et Franche-Comté.


Comment on vote au Parlement européen?

Au Parlement européen, les votes sont strictement nominatifs. L’article 177 du règlement du Parlement européen stipule que «le droit de vote est un droit personnel. Les députés votent individuellement et personnellement.» Il est précisé que «toute infraction au présent article sera considérée comme une grave perturbation de la séance» et «aura les conséquences juridiques».

Un eurodéputé vote à la place de Marine Le Pen, la droite européenne demande une enquête

MARINE LE PEN

POLITIQUE – Le PPE (droite), principal groupe politique au Parlement européen, a demandé mercredi 28 octobre une enquête pour vérifier si la présidente du Front national, Marine Le Pen, s’était fait remplacer pour des votes, en violation du réglement. Evoquant une « suspicion de fraude », il a adressé cette demande au président du Parlement Martin Schulz, a précisé sur Twitter le chef de file du groupe PPE, le député allemand Manfred Weber.

Marine Le Pen a réagi à ce début de polémique en expliquant en substance qu’elle n’était pas responsable de l’utilisation de sa carte de vote personnelle en son absence par un tiers, et que ce dernier « devra en répondre ».

Selon les images vidéo consultables sur le site web du Parlement, on voit MarineLe Pen quitter l’hémicycle strasbourgeois mercredi à 14h14 (13h14 GMT), un peu avant la fin d’une très longue séance de votes qui avait démarré vers 12h, et à laquelle elle avait pris part jusque là. Or le décompte électronique des suffrages, également consultable sur le site web du Parlement, atteste que la carte de vote de Marine Le Pen a été utilisée à au moins huit reprises entre 14h15 et 14h18.

Marine Le Pen, « pas du tout au courant »

Selon une source parlementaire, des députés présents au moment des votes ont rapporté qu’un voisin de Marine Le Pen dans l’hémicycle avait voté à sa place. Selon cette même source, c’est d’ailleurs cet élu qui encourrait, le cas échéant, des sanctions. L’incident a été rendu public par une députée conservatrice suédoise, Anna Maria Corazza Bildt. « Je me rends juste compte que Mme Le Pen n’est pas là. J’aimerais que vous vérifiez ce qui se passe avec son vote et son voisin », a-t-elle dit au président de séance, quelques minutes après le départ de l’élue française d’extrême droite.

Interrogée quelques heures plus tard lors d’une conférence de presse, Marine Le Pen a indiqué n’être « pas du tout au courant » de cet épisode. « Après deux heures quinze de votes, j’ai quitté mon poste. Si ces faits sont avérés, cette personne devra en répondre », a ajouté la présidente du Front national, qui s’exprimait à Besançon, en marge d’une réunion de soutien à la candidate du FN aux élections régionales en Bourgogne et Franche-Comté.

Lire aussi :

• Trois raisons pour lesquelles Marine Le Pen aborde son débat régional en position de force

• Sa présidente devant la justice, le FN détourne le slogan « Je suis Charlie »

• Pourquoi le traitement médiatique du FN est si compliqué


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commentaires

Copain-copain                 Prise le doigt dans la confiture, pas bien la Marine, quelle explication tordue elle va nous donner?

prestopresto                   Comment la carte de M Le Pen peut elle se Balader dans une poche d’un autre pantalon ?

jadile                               C’est grave, comme tricherie…Bien plus que celles des détenteurs de comptes en Suisse ou des allergiques à l’impôt dont on ne parle plus.

CIRQUEMILE                    à ce niveau comment es ce possible, nous ne pouvons plus avoir confiance et je ne suis pas étonné que plus rien ne va dans notre pays, tout au moins politiquement, de gauche comme de droite;  à ce niveau, comment est-ce possible, je trouve cela bizarre

Travail, Famille, Patrie, Compétitivité…et ta soeur

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Coût du travail : la France et l’Allemagne de plus en plus proches

Le Monde.fr Marie Charrel

Le premier ministre Manuel Valls visite l'entreprise Sacred, spécialisée dans les élastomères, à Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir) en avril.

C’est une bonne nouvelle pour l’exécutif. Dans une étude publiée mercredi 28 octobre, l’Insee montre que l’écart entre la France et l’Allemagne en matière de coût du travail, un critère souvent avancé pour justifier les différences de performance entre les deux pays, s’est resserré. Et le phénomène s’est même accentué ces derniers mois.

  • Combien coûte le travail en France ?

L’indice du coût du travail dans l’industrie a progressé de 1,1 % dans l’Hexagone entre 2012 et fin 2014, contre 2,1 % dans la zone euro et 3,2 % en Allemagne. Entre 2000 et 2012, l’évolution était inverse : le coût du travail progressait plus vite chez nous qu’outre-Rhin.

Si l’on s’en tient à la seule industrie manufacturière, le coût horaire de la main-d’œuvre au deuxième trimestre 2015 est désormais inférieur à Paris (37,50 euros) qu’à Berlin (39,50 euros), selon les chiffres compilés par Coe-Rexecode. « La stratégie suivie par le gouvernement pour regagner du terrain en la matière porte ses fruits, souligne Gilles Moec, économiste chez Bank of America Merrill Lynch. L’écart entre nos deux pays se resserre, même si le coût du travail ne peut être le seul critère à prendre en compte. »

Si l’on prend également en compte les services marchands, l’Allemagne reste en revanche en tête, avec un coût horaire de la main-d’œuvre de 33,90 euros, contre 36,30 euros en France.

Lire aussi (édition abonnés) : Le conseil des patrons allemands à la France : encore un effort, Herr Macron

  • Pourquoi cette amélioration ?

La principale raison de cette évolution est à chercher du côté du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Entré en vigueur en 2013, ce crédit d’impôt porte sur les salariés dont la rémunération n’excède pas 2,5 fois le Smic. Selon l’Insee, il a contribué à améliorer le taux de marge des sociétés financières de 0,9 point en 2014. Mais il a aussi permis de modérer l’évolution du coût du travail.

L’étude montre ainsi que le coût du travail français s’est nettement tassé lorsque le CICE a été introduit, au premier trimestre 2013. Puis une nouvelle fois début 2014, lorsque son taux a été relevé de 4 % à 6 %. L’institut conclut donc que le dispositif a bien atteint son objectif.

Lire aussi : « Le CICE a atteint son rythme de croisière »

  • Où en sont les autres pays de la zone euro ?

L’étude révèle également que la convergence des coûts horaires du travail observée avant la crise entre les pays de la zone euro est désormais terminée. « Dans l’industrie, les coûts ne se rapprochent plus depuis 2008, explique l’Insee. Dans les services marchands, la convergence s’était déjà interrompue dès 2004, après une période de rattrapage pourtant très dynamique entre 1996 et 2004. »

En cause : les politiques de rigueur salariale mises en œuvre dans les pays du sud de la zone euro, en particulier en Grèce, en Espagne et au Portugal, ainsi que l’envolée du chômage observée dans ces pays.

Lire aussi : Le CICE, un dispositif entré dans les mœurs des entreprises

La santé de l’industrie en 5 chiffres clés

L’Insee publie ce matin une étude sur la santé de l’industrie manufacturière. Elle montre que le secteur n’a pas encore réussi à effacer les stigmates de la crise de 2007-2008.1. Depuis 2007, la production de l’industrie manufacturière a reculé de 10%

Fortement affecté par la crise de 2007-2008, le secteur avait réussi à se redresser en 2010 et 2011. Mais cette amélioration n’était qu’un rattrapage après deux années noires. 2012 et 2013 étaient retombées dans le rouge (respectivement de 2,9% et 0,5%) et en 2014, la production de l’industrie manufacturière s’était légèrement redressé (+0,3%). Au total, son niveau demeure aujourd’hui 10% plus bas que celui de 2007, note l’Insee. Les industries informatique, électronique et optique font figure d’exception à cette situation, leur santé étant totalement recouvrée.

2. Les effectifs salariés ont baissé de 15% depuis la crise

L’an dernier, les effectifs (hors intérim) ont continué de diminuer. Le recul en fin d’année 2014 atteint 26% depuis fin 2000 et 15% depuis fin 2007. Les 226.000 entreprises du secteur emploient 2,7 millions de salariés.

3. Un chiffre d’affaires de 878 milliards d’euros en 2013

Le secteur agroalimentaire reste le premier contributeur de l’industrie manufacturière, avec 21% de son chiffre d’affaires. Suivent l’automobile et la chimie. Le secteur est surtout composé d’entreprises de moins de 10 salariés (87% d’entre elles). Preuve de la grande concentration du secteur, l’étude montre que les grandes entreprises (de plus de 250 salariés) réalisent la grande majorité du chiffre d’affaires (63%), de la valeur ajoutée (58%), des exportations (77%) et des investissements (65%).

4. 36 % du chiffre d’affaires provient des exportations

C’est l’industrie pharmaceutiques qui vend le plus à l’étranger (62% de son chiffre d’affaires). A l’inverse, l’industrie du meuble n’exporte qu’à hauteur de 13%. Si la situation s’est améliorée depuis l’an dernier, notamment grâce à des prix du pétrole en baisse et à un euro favorable aux entreprises exportatrices, le commerce extérieur de la France devrait néanmoins demeurer nettement déficitaire cette année (autour de 40 milliards d’euros).

5. Un taux de marge en baisse en 2013… remonté depuis

En 2013, date de l’étude, le taux de marge des entreprises n’est pas au mieux. Dans l’industrie manufacturière, il est de 21% (1 point de moins que l’année précédente). Il atteint 56% dans les boissons, mais est négatif dans la cokéfaction et le raffinage. Cette année-là, «les frais de personnel ont progressé malgré le recule des charges patronales dans le contexte de la mise en place du Crédit d’impôt compétitivité et emploi», note l’Insee. Depuis la montée en puissance du dispositif, les marges des entreprises ont retrouvé un peu de couleur.

Le CICE modère le coût horaire de la main d’oeuvre, selon l’Insee

LEXPRESS.fr

istock-lentreprise-calculette-calculatrice-depenses-argent-comptabilite_5421425Selon une enquête publiée par l’Insee le 28 octobre 2015, le CICE a été bénéfique sur le taux de marge des entreprises et a permis de limiter la hausse du coût du travail.      Istock

Une étude de l’institut national de la statistique publiée ce 28 octobre révèle que le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi a un effet positif sur la hausse du coût du travail. Et sur le taux de marge.

Rien sur l’efficacité du pacte de responsabilité, mais quelques enseignements concernant le crédit d’impôt compétitivité emploi. Selon une étude de l’Insee publiée ce 28 octobre, l’entrée en vigueur, en 2013, du CICE, a eu « un effet positif sur le taux de marge », et a « permis aux entreprises d’intégrer les exonérations de charges dans leur comptabilité dès 2013 ». Selon Hervé Bacheré, économiste au sein de l’institut national de la statistique, « il s’est vraiment passé des choses avec le CICE ». Il « semblerait » que le recours au CICE se soit amplifié en 2014, alors que l’année précédente, les petites entreprises étaient pour certaines « réticentes à faire la paperasse », a-t-il commenté. Ainsi, depuis 2012, le coût horaire de la main d’oeuvre a augmenté de façon plus modérée en France que dans d’autres pays européens, comme l’Allemagne, l’Italie, ou le Royaume-Uni: +1,1% en moyenne par an dans l’industrie (+2,1% dans la zone euro), et +0,8% dans les services marchands (+1% dans la zone euro). « Cette hausse modérée tient notamment à l’entrée en vigueur » du CICE, commente encore l’Insee.

>>> A lire aussi: Pourquoi le poids des TPE dans l’économie diminue

Une économie tirée par les grands groupes

Cette enquête rappelle également que l’économie française reste ultra-dominée par les très grandes groupes, puisque 1% des entreprises concentraient en 2013 97% de l’exportation, 65% de la valeur ajoutée et 55% de l’emploi du secteur marchand. Elles représentent également 85% de l’investissement, avec plus de 500 000 euros annuels investis pour chacune, selon l’enquête de l’Insee. Par ailleurs, entre 2012 et 2013, les plus grandes entreprises ont majoritairement été en croissance, tandis que plus de la moitié des entreprises de plus petite taille ont vu leur valeur ajoutée diminuer.

Temps partiel, CDD : les femmes et les jeunes cumulent les emplois précaires

Cadre jeune emploi

© REA

La précarité gagne du terrain parmi les femmes et les jeunes. Ces derniers sont toujours plus nombreux à occuper des postes à temps partiel ou des contrats à durée déterminée (CDD), selon une étude de l’Insee publiée mercredi.

La « photographie du marché du travail en 2014 » montre une augmentation de l’emploi à temps partiel, qui concerne 18,9% des actifs occupés (+0,5 point) pour une moyenne hebdomadaire de 23 heures. Dans ce domaine, les femmes sont sur-représentées : 30,8% d’entre elles (+0,2 point) travaillaient à temps partiel en 2014 contre seulement 7,8% des hommes. Ce type d’emplois augmente aussi fortement chez les 15-24 ans avec 24,7% d’entre eux concernés (+1 point sur un an).

Plus de 90% de ces emplois à temps partiel se concentrent au sein du secteur tertiaire (qui regroupe l’ensemble des services : commerce, transports, activités financières et immobilières, restauration, administration publique…), dans lequel travaillent 76,9% des actifs occupés (+0,7 point par rapport à 2013) et près de neuf femmes sur dix (88,3%) contre 66,3% des hommes.

La précarité des femmes et des jeunes se manifeste aussi dans la nature des contrats. Si 8,6% des salariés au total étaient en 2014 à contrat à durée déterminée, c’était le cas de 10,7% des femmes contre 6,7% des hommes, et de 29,3% des jeunes. Et leur part augmente plus vite chez les femmes (+0,2 point) et les jeunes (+1) sur un an que chez les hommes (+0,1).

Le taux de contrats à durée indéterminée est certes plus élevé chez les femmes – 78,8% contre 74,2% chez les hommes – mais cela s’explique notamment par un taux d’emploi non salarié nettement plus important chez les seconds (14,7% contre 8,1%)

Coût du travail : la politique de François Hollande commence à payer !

Les bonnes nouvelles sont rares pour François Hollande. Mais celle-là devrait lui mettre du baume au cœur. Sa politique en faveur des entreprises porte ses fruits. En tout cas en matière de coût du travail. Depuis 2012, il progresse de façon plus modérée que sous Nicolas Sarkozy, notamment grâce au fameux crédit d’impôt compétitivité-emploi (Cice), selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Depuis le début du mandat de François Hollande, le coût du travail par heure travaillée dans l’industrie s’est accru de 1,1 % en moyenne par an, contre 2,1 % en moyenne dans la zone euro. C’est beaucoup moins que de 2008 à 2012, où il avait progressé de 2,4 %, plus vite qu’en Allemagne.

Rattrapage allemand

Sous François Hollande, le coût du travail hexagonal dans l’industrie a par exemple moins augmenté qu’en Italie et au Royaume-Uni, sans parler de l’Allemagne. Outre-Rhin, la hausse a atteint 3,2 %, signe que les entreprises redistribuent désormais les fruits de la prospérité. Ce dynamisme peut en effet être considéré comme une phase de rattrapage, après une longue période de modération salariale entamée en 2000, dénoncée comme une stratégie non coopérative menée au détriment du reste de la zone euro par certains économistes, notamment ceux de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

La tendance à la modération du coût du travail en France de 2012 à 2014 est similaire dans les services marchands (+ 0,8 % par an contre 1 % en moyenne dans la zone euro et 1,4 % en Allemagne, et 1,9 % au Royaume-Uni).

© Insee

Ajustement des pays du Sud

Encore plus encourageant pour l’actuel locataire de l’Élysée, la modération du coût du travail persiste quand on la rapporte à la production totale, c’est-à-dire en tenant compte de la productivité. Le « coût salarial unitaire », comme disent les spécialistes, a augmenté de seulement 1,3 % en France contre 1,8 % en Allemagne. Par comparaison, cette progression était de 2 % par an de 2008 à 2012, à peine moins qu’en Allemagne (2,1 %), lorsque Nicolas Sarkozy était aux manettes.

De manière générale dans la zone euro, ce sont les pays au coût du travail le plus faible qui ont fait le plus d’efforts en la matière depuis 2012, après des années durant lesquelles le prix de la main-d’œuvre avait explosé (Grèce, Portugal, Espagne). Au contraire, les pays dont le coût du travail était déjà élevé l’ont davantage laissé progresser (Allemagne, Finlande…).

La France, toujours parmi les pays les plus chers de l’UE

Mi-2015, la France reste toutefois parmi les pays les plus chers de l’Union européenne, avec un indice du coût de la main-d’œuvre de 36,20 euros dans l’ensemble de l’économie marchande, contre 33,95 en Allemagne et 27,69 en Italie, selon les chiffres de l’institut statistique européen Eurostat. L’Hexagone est seulement devancé par le Danemark, la Suède, la Belgique et le Luxembourg.

Pour certains économistes, ce niveau de coût du travail élevé est d’autant plus handicapant qu’il n’est pas adapté au niveau de gamme des exportations françaises, et pourrait expliquer une partie de son déficit commercial.

Vers une nouvelle baisse du coût du travail ?

François Hollande semble avoir endossé ce diagnostic fin 2012, après la remise du rapport Gallois sur la compétitivité du pays. Sa politique de baisse de coût du travail s’est accentuée avec la baisse de cotisations sociales mise en œuvre le 1er janvier 2015 sur les salaires inférieurs à 1,6 smic. Elle devrait encore être amplifiée à partir d’avril 2016 sur les salaires jusqu’à 3,5 smic.

Mais l’Insee semble douter de l’efficacité à terme de ces baisses de charges. Pour les auteurs de l’étude, le niveau du coût du travail ne semble pas corrélé au poids des cotisations sociales employeur. En effet, dans les pays où le poids des cotisations sociales patronales est moins élevé, et que la protection sociale (à niveau comparable) est davantage financée par l’impôt sur le revenu des salariés par exemple, les salaires brut qu’ils reçoivent sont plus élevés. Un constat à nuancer pour les travailleurs peu qualifiés qui ont moins de pouvoir pour négocier à la hausse leur salaire, dans un contexte de chômage élevé.

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Commentaires

roger  • 

Ce calcul tient il compte de la question des heures supplémentaires non imposées mises en place sous Sarkozy?

anthony  • 

COMPLOT SIONISTE

Baghera  • 

Le président normal ne sait faire la preuve que de son incompétence, de son impuissance et de son amateurisme.
Chaque bavardage à la télé, chaque mensonge répété dans les médias, chaque impulsion du moment, sur le mode opportuniste et irréfléchi, se résume à du vide…. Malgré les promesses maintes fois répétées de baisse du chômage et des impôts, Hollande n’est parvenu à aucun résultat concret. Il a agi à l’aide des méthodes idéologiques socialistes pour la « confiscalisation » des revenus des classes moyennes et des familles et la confiscation des libertés. Il a organisé fiscalement la « déchéance voulue » de la population qui travaille, au profit des assistés. Il a embauché Belkacine pour orchestrer la promotion des mi­norités sexuelles, avec la propagande du gender et la propagande LGBT. Il a encouragé la propagande islamo-religieuse et l’infiltration des militants islamistes dans les institutions de la république socialiste.
Le président normal ne sait faire la preuve que de son incompétence, de son impuissance et de son amateurisme.
Chaque bavardage à la télé, chaque mensonge répété dans les médias, chaque impulsion du moment, sur le mode opportuniste et irréfléchi, se résume à du vide.
Hollande n’a nul besoin de connaître la science politique, ni la science économique, pour tromper la société. De même que les idéologues de l’État-PS n’ont nul besoin d’être honnêtes et compétents, puisqu’ils ont la mission de faire croire toutes les absurdités de Hollande.

Ce dernier, ayant bavardé pendant trois ans sans résultats, de­vrait faire preuve d’humilité. Au lieu de cela, il se comporte en véritable socialo-sectaire. Il « condamne fermement » tout et n’importe quoi, pour avoir l’illusion d’exister à la télé.» une … baudruche rebondit toujours »

… sauf si on la dégonfle !

par exemple en révélant qu’ il » manque » déjà DIX milliards d’ euros au budget 2016 !Plus

Sarjeanick 

Comme quoi, se moquer de François Hollande fait plus partie de l’habitude que d’une réelle constatation des résultats qu’il obtient ! il est bien loin d’être pire que Sarkozy, il serait même meilleur !

philoucrate                    bonjour l’europe ne va t elle pas dire que c’est une subvention aux entreprises déguisée ? à suivre

Pierre                          Super!! Il reste à valoriser ceux qui travaillent et je ne parle surtout pas de syndicat, ni d’impôts sur le revenu ;-)))

un anti démagogue     l’ IR en Allemagne? renseignez vous, ils payent plus que nous comme la plupart des pays européens et pas de quotient familial!

Pierre 

@ anti : Y compris sur la progressivité et le nombre de foyers fiscaux? Renseignez vous bien 🐾

mitouev                         Et toujours la tête dans le guidon avec le coût du travail, la production et sa qualité, l’innovation industrielle,au panier!!

Aloes                            Vous avez raison ….mais ceci n’empêche pas cela ..

Evelyne75                     M. Hollande se paye de mots sur nos maux.  Propagande gouvernementale reprise par la chorale médiatique. Aucun journaliste économiste n’est capable de nous fournir, les chiffres précis, en nombre et montants de tous les virements, chèques versés par l’administration fiscale, aux sociétés bénéficiant du CICE. Des taux de marge récupérée remontée secteur par secteur, comparés aux autres états européens et surtout des recrutements effectifs en CDI en France, dus à ce crédit impôt compétitivité EMPLOI ? Allons soyez honnêtes, ni ce CICE ni le pacte de responsabilité, n’amènent dans notre pays des investisseurs, ni la décrue de la courbe du chômage. Je ne suis pas pessimiste, je suis RÉALISTE et cette approche béatifiante pour la seule gloriole de M. Hollande et sa politique, nous indique que ces artifices mensongers ne correspondent pas à la situation dans les sociétés. Arrêtez vos gesticulations dégradantes et méprisantes pour l’ensemble des Français
papa12                          Avec HOLLANDE et VALLS, la France coule ! !  Et bien voilà tout va bien madame la marquise, le déficit de notre balance commerciale est chronique, notre dette est à 100% du PIB, notre chômage catégories A B C est en augmentation, il se rapproche des 6 millions, 8 millions de Français sont pauvres, 3 millions de leurs enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté et qui à le culot de dire que les choses s’arrangent ?

A ce régime là combien de dizaines d’années sont nécessaires pour que ces Français retrouvent le chemin du travail et que notre économie soit au niveau des Allemands ?
Nous le voyons bien HOLLANDE et VALLS nous fond prendre des vessies pour des lanternes, réveillons-nous avant la catastrophe qui est proche, la Presse Européenne nous prévoit le pire dans les deux ans à venir…

mikemike                       Fait exprès. Normal tout est fait et planifié pour que les bonnes nouvelles tombent maintenant et ce jusqu’à l’élection présidentielle.

trets                                Bien, sauf que l’industrie a été laminé depuis 15 ans ! Bon point, sauf que l’Allemagne a conservé son industrie, pendant que la France l’a laminé en raison des 35h et des dépenses publiques pléthoriques financées par le secteur privé et notamment les entreprises !

24% du pib provient de l’industrie en Allemagne, 18% en Italie, et seulement 12% en France comme en Grèce !

les gars, soyez fiers de vous

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Tony Blair reconnaît sa part de responsabilité dans l’essor du groupe État Islamique

LEXPRESS.fr

george-w-bush-et-tony-blair-d-le-7-juin-2007-au-g8-a-heiligendamm-en-allemagne_4909823En 2003, Tony Blair était le fervent allié du président américain George Bush.      afp.com/Mandel Ngan

Dans un entretien accordé à CNN, l’ancien Premier ministre concède plusieurs erreurs dans la gestion de l’après Saddam Hussein. Douze an après, il « s’excuse » pour l’invasion de l’Irak, en 2003.

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a présenté des « excuses » pour l’invasion de l’Irak en 2003 par une coalition internationale, dont le Royaume-Uni était le fer de lance aux côtés des Etats-Unis.

Dans un entretien à CNN diffusé le lundi 26 octobre, Tony Blair reconnaît plusieurs erreurs dans cette guerre menée sous le prétexte, erronée, que l’Irak de Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive.

« Je m’excuse pour le fait que les renseignements étaient faux. Je m’excuse également, au passage, pour des erreurs de planification et pour notre erreur dans la compréhension de ce qu’il se passerait une fois le régime renversé », affirme Tony Blair, selon le Telegraph. Et l’ancien Premier ministre de tempérer son propos : « Mais il m’est difficile de présenter mes excuses pour avoir renversé Saddam ».

Une responsabilité dans l’essor de l’EI

Depuis 2003, l’Irak s’est enfoncé dans la guerre civile. Le conflit interne a nourri l’émergence du groupe Etat Islamique, qui s’est arrogé le contrôle d’un vaste territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak.

Au cours de l’entretien, Tony Blair reconnaît un lien de causalité entre l’invasion de l’Irak et l’essor de Daech. « Je pense qu’il y a là des éléments de vérité. Bien sûr, vous ne pouvez pas dire que ceux qui ont renversé Saddam en 2003 n’ont aucune responsabilité dans la situation en 2015. »

Ces confessions de Tony Blair ne doivent rien au hasard, selon le Telegraph. Elles seraient la conséquence de la publication à venir du rapport « Chilcot », écrit par une commission d’enquête indépendante chargée de faire la lumière sur le mécanisme de l’invasion de l’Irak.

Le mea culpa (très insuffisant) de Tony Blair sur la guerre en Irak

Dans une interview diffusée lundi par CNN, l’ancien Premier ministre britannique présente ses « excuses » pour le conflit de 2003. Mais sciemment, il oublie de dire beaucoup de choses.

L'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair, en mai 2012. (CARL COURT / AFP)L’ancien Premier ministre travailliste Tony Blair, en mai 2012. (CARL COURT / AFP)

Dans une interview diffusée sur CNN lundi soir, l’ancien Premier ministre de Sa Majesté, Tony Blair, va présenter ses « excuses » à propos de la guerre en Irak de 2003. Un mea culpa tardif (il vient douze ans trop tard) – et surtout très insuffisant.

Que dit Tony Blair ?

« Les renseignements étaient faux »

  • 1 – « Je présente des excuses pour le fait que le renseignement était faux ».
  • 2 – « Je présente également des excuses, pour certaines erreurs de planification et… »
  • 3 – « … pour notre erreur dans la compréhension de ce qui arriverait une fois que nous aurions renversé le régime. »
  • 4 – « Mais il m’est difficile de demander pardon pour avoir renversé Saddam. »

Et c’est tout !

Les oublis volontaires de Blair

Tony Blair oublie sciemment l’essentiel : le mensonge. Il oublie de mentionner que les renseignements sur les prétendues armes de destruction massive en Irak ont été « sex-up » (c’est-à-dire volontairement gonflés), selon le terme employé à l’époque par son spin-doctor , Alastair Campbell.

Il oublie de rappeler que certaines infos ont même été totalement inventées, comme cette affaire d’achat d’uranium au Niger.

Le mémo du 23 mars 2002

Il oublie enfin de dire qu’il a menti à son peuple et à ses alliés sur ses intentions. On a récemment découvert un mémo top secret du 23 mars 2002 écrit par Colin Powell, le secrétaire d’Etat américain à l’époque, au président Bush. « Blair est avec nous » sur l’Irak, assure l’ex-général, alors que la Maison Blanche prépare déjà la guerre qui sera déclenchée un an plus tard. A l’époque, Blair jure les grands Dieux qu’il cherche une solution diplomatique à la crise – alors qu’en secret il a déjà décidé d’intervenir militairement aux côtés des Américains.

Voilà sur quoi il aurait dû aussi, et surtout, présenter ses excuses aux Britanniques – et au monde.  Sur ses mensonges qui ont (définitivement ?) discrédité la parole internationale des dirigeants occidentaux. Mais, pour cela, il faudra sans doute attendre encore douze ans…

Tony Blair reconnaît une certaine responsabilité dans la montée de Daech

MEA CULPA – Dans une interview à la chaîne américaine CNN, l’ex-Premier ministre britannique a présenté des excuses pour l’invasion de l’Irak en 2003 et a admis avoir une certaine responsabilité dans la montée du groupe islamiste dans la région.

tbTony Blair, le 7 juillet 2015. Photo:JACK TAYLOR / AFP

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commentaires

Dijon90                     Je n’ai jamais été aussi fier de mon pays que le jour où Monsieur De Villepin et Monsieur CHIRAC ont engagé le veto de la France contre cette fumeuse mascarade ! c’est dans ces moments que l’on peut mesurer la de la France…

uhcd6166                  Quelle honte de mentir il savait très bien  et Busch à mettre dans le même sac;  leur faire commissions d’enquête devant le tribunal international

Costebelle1287          Georges Bush n »était pas aussi bien entouré que son père qui a terminé la guerre de 1991 en laissant Saddam en place faute d’avoir un régime prèt à prendre la suite.Le traumatisme de sept 2001 a été énorme aux USA et les faucons comme Dick Cheney et autres marchands d’armes ont fait le reste pour déclencher cette 2eme guerre d’Irak.Blair n’était pas futé à l’époque il le reconnait et c’est tant mieux .

@LoO—LoO :            La France est intervenue sur demande des Nations unies c’est différent .La faute des alliés de l’époque dont la France est de n’avoir pas accompagné suffisamment les factions Libyennes afin qu’elles s’entendent pour mettre en place un gouvernement stable à la tète du pays .On ne peut pas tout faire .

onsecalme                 Et oui c’est sur qu’il ne doit pas dormir du meilleur sommeil… Par contre, pour un certain Georges, ça ne pose pas l’ombre d’un souci. Et dire qu’ils ont insulté la France pour ne pas s’être engagée dans ce mensonge criminel. Par contre ils sont bien contents de voir le Charles de Gaulle et les rafales les aider maintenant qu’une intervention est vraiment nécessaire pour nettoyer les conséquences monstrueuses de leurs erreurs. Quoi qu’il en soit La France savait dès 2003 que destabilser cette région la précipiterait dans le chaos pour des décennies.

jeronimotexas          Il resta à indemniser les irakiens…

irvin1                        Coup de com peut être. Mais ça doit quand même être difficile de se dire qu’on est en partie responsable de la situation actuelle. D’autant que ça ne va sûrement pas aller en s’arrangeant de ce côté là du monde. Position difficile.

prestopresto            L’inconséquence ou les intérêts ont mené Buch , Blair et plus tard Sarkozy à la situation actuelle . Je voulais leur dire un grand MERCI …!!!

AZF921                  Quelques mois plus tôt, en Juillet 2002, Tony Blair passe ses vacances en famille en France, dans la commune du Vernet en Haute-Garonne, à 20 km au Sud de Toulouse. Habitué de l’Ariège touristique pour ses vacances, aucun anglais n’a compris le choix de résidence au Vernet de Tony Blair à quelques mètres d’une station d’épuration près de l’Ariège, très près des champs des anciens émetteurs radio de Saint-Lys gérés par France Télécom et par l’armée. Un choix symbolique ? En lien avec l’origine de l’explosion de Toulouse du 21 septembre 2001 qui avait été précédée de quelques secondes par un incident électrique sur le poste 63 kV de Vernet-Radio et de quelques minutes par des incidents électriques liés à St-Lys Radio et au grand centre national Télécom de Blagnac ?

LoO—LoO                     Dictature, état défaillant ou mouvements terroristes (ou les trois), aucune situation n’est acceptable. Mais ça ne donne pas de raisons de s’immiscer dans des territoires sur lesquels on n’a aucune légitimité… Pour la Libye, ce sera probablement rapidement le même constat. C’est au peuple de changer le cours de l’histoire de son pays. Et de planter la graine de la démocratie… S’il le souhaite vraiment.

prestopresto                 Gonflé ! Il savait parfaitement ce qu’il en était .

François LEHOLLANDAISFrançois LEHOLLANDAIS
Un Travailliste socialiste et réformateur embringué par un W. Bush conservateur et menteur dans une guerre ou l’Angleterre n’avait rien a y faire.
Pour beaucoup d’anglais, Tony Blair reste le meilleur Premier Ministre de ces quarante dernières années.

Paul AUCHON           Que peut-on espérer d’un tel menteur ???      Il est responsable de milliers de morts innocents et du chaos qui règne à présent sur l’Irak .
cali 44                         cela confirme que les anglais sont plus à l aise avec les Américains qu’ avec les Européens. Espérons que les participants au référendum sur le Brixit le confirmeront bientôt. L’Angleterre c est le boulet de l’Europe.
Alone Bay                     Blair s’excusera t’il un jour d’être le conseiller extrêmement bien rémunéré pour L’Albanie, la Mongolie, le Koweït, Dubaï, ou Abou Dhabi, etc… Tous de grands exemples de démocratie….

En bon affairiste, il semblerait que ses excuses soient directement liées à une prochaine « collaboration » avec…l’Irak. Shocking !

Dablam AbaDablam Aba
Blair est en mode « damage control » depuis 10 ans, mais il a encore du mal avec ça.
On dirait Lance Armstrong.

marylene malaurie        Le soutien apporté par nombre de pays pour intervenir en Irak a été largement manifesté… les mensonges de l’histoire sont une méthode renouvelée avec grossièreté de tactique médiatique mais plus pour longtemps.

L’intelligence des bigs boss, montgolfières du profit et de la manipulation pour le fun et le trip de la planification mondiale, est de comprendre enfin que nous comprenons.
Que dire de ce qui nous est servi en ce moment sur ce blog!?
C’est du même niveau et ce, concernant tous les sujets de propagandes d’actualité politique, sociale, éducative, etc…
La vérité, vite… nous n’avons plus de temps à perdre et il y a du travail à faire (et à rémunérer).

  • daoudab                       4millions de morts, monsieur blair

  • AlbertDuJardin             La bêtise a bien été faite sans trop y réfléchir avec les British, il fallait ne pas contrarier les USA et canarder Saddam Hussein. C’est un peu comme pour M.Kadhafi en Libye avec l’envolée du printemps Arabe, une belle envolée Arabe qui a servi à mettre en place un dénommé Daesh. Là aussi, des têtes pensantes avaient décidées de l’éliminer.

  • Gysophyle36               « Une responsabilité dans l’émergence de Daesh ? Tout à fait vrai . Alors il faut que Tony Blair soit jugé (avec Bush et autres) pour crimes de guerre .

  • Saviour74                    On le sait qu’ils ont menti aux yeux du monde et qu’à cette époque la France n’est pas rentrée dans le jeu, mais en attendant qui c’est qui l’a eu bien profond qui a été boycotté et trainé dans la boue ? donc c’est bien beau de faire le coq, mais par moment on ferait mieux de la fermer, pas oublier qu’à l’ONU on a souvent le cul entre deux chaises. Donc si on fait les comptes, Blair & Bush ont raflé le pactole et nous on peine encore à vendre un Rafale (par exemple) donc des excuses ils peuvent en faire autant qu’ils veulent ça leur coute rien et ils doivent bien se marrer quand ils parlent des frenchies, surtout les anglais…

  • boluk                           Erreur en irak et aussi grave erreur en Libye
    le grand CHAOS et immigration vient de là ,,à cause de ses deux territoires ( qui vont tomber) aux mains des islamistes

    Philcophil                    la conclusion est simple. des millions voir des millions de mort depuis la guerre d irak et des millions de réfugiés sur les routes que les anglais responsables rejettent et laissent aux autres le soin de s’occuper. Et oui ils sont trop fort ces anglais.

    Liberté mon oeil        Blair le blaireau de Bush le boucher… Écoeurant…

    Marie                         Excuses préventives ? Dans quel but ??? Ces politiques c’est vraiment des enfoirés d’assassins …mais je sais qu’il n’y a pas de justice !

    Oncle tom                  Allez peut être présenter vos excuses aux familles décimées, ça leur rendra leurs enfants, et maris et tous les proches. « Chapeau bas ». Beurk .

    Ginava                        Des centaines de milliers de morts civils, un pays désintégré, création de la guerre civils chiites sunnites, puits de pétrole et de gaz au grande compagnie américaines et anglaise, tortures a grande échelles, humiliation des détenues dans les prisons (Bagram) par les militaires américains, chômages, déscolarisations, malnutritions, etc…….. Et ce criminel (Blaire) avec Bush s’en tire avec seulement des excuses?

    Pays d’alladin devasté  Bravo à Monsieur Chevènement qui avait refusé cette escroquerie et avait démissionné. Honte aux dirigeants et en particulier le bigleu américain avec le Q.I d’un hamster.

    Paco                        Il fait partie des escrocs de l’histoire, il mérite le jugement terrestre avant le jugement dernier. Il ose venir nous vendre l’inverse de ce qu’il nous a vendu la veille et pendant l’agression de l’Iraq. Honte à lui. Le seul qui aujourd’hui peut être fier c’est Chirac.

    Quel horreur

    @decoings.                 .bien dit, tout à fait d’accord.

    Andromeda                Tous ces criminels doivent être jugés pour crime de guerre et crime contre l’humanité

    Ralebol                       Les excuses coutent rien, par contre l’erreur a certainement rapporté…

    hudymei                      C’est pas trop tôt de se rendre compte d’une connerie. Il est comme tous ses confrères dirigeants hypocrites et menteurs. Je ne me demande plus à qui ça a rapporté cette guerre. Surtout ne vous taillez pas quand vous vous voyez dans la glace avant de vous raser.
    ricki118                       le fait est que le chaos s’est précipité partout après cette malheureuse guerre ,heureusement que Chirac a su dire non , maintenant c’est l’apocalypse et ce n’est pas fini………..
    Farinet

    @legrandpierre            On attend les  » excuses  » de Sarkozy et de son coach BHL ???
    Pour l’Irak nous n’avons rien à nous reprocher. Je me souviens des attaques de la presse Anglo saxonne du vin de Bordeaux vidé dans les caniveaux aux USA ? Pour la Libye alors là OK Sarko s’en va en guerre comme BHL mais de loin il a peur du sang

    24bernard220             Tony Blair est un hypocrite type anglo-saxon: il faut savoir qu’il avait son logement de luxe assuré à Jérusalem, avec le restaurant qui va avec. Et sans doute, un tas de compensation en relation. La trilatérale USA-RoyaumeUni-Israël. Peut-être, a-t-il perdu tout cela? En attendant que de misère et de désastres en Irak!
    ragondinx                    trop tard, ils sont chez nous maintenant !!! il n’y qu’à regarder les faits divers.
    legrandpierre             On attend les  » excuses  » de Sarkozy et de son coach BHL ???
    pompon                       Chirac nous a évité la guerre en Irak et c’est en c’la qu’il fut un grand Président, oui, c’est en c’la, point barre, point à la ligne !!!
    anonymous03

    @rgb500                      Kahdafi, hassad et hussein sont ou étaient des ordures
    Alors pourquoi les Chirac et les Sarkozy les ont fait recevoir en grande pompe en France
    Si votre analyse est bonne
    Pouvez vous m’expliquez pourquoi
    Il y a des mauvais
    Mais il y en a des plus mauvais que d’autres
    Et se ne sont pas ceux que les Blair, les Bush , les Sarkozy  dénoncent
    Ils sont à eux seuls bien pire que ceux que vous dénoncez

    roxane78190                sont formidables ? devrait etre traduit en justice pour avoir menti a son peuple mais au monde entier et tout ces milliers de morts pour rien et en plus cela continue ?
    Cyrile69                       Trop tard… Il a suivi le grand menteur…. Les États Unis…. On mesure le rėsultat aujourd’hui…l’ E.I. n’est que la résultante des officiers et soldats sunnites d’Irak!!!!.😜🐸
  • Front national: l’arbre qui cache les brindilles

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    sans-titre2

    Des militants de Génération identitaire « occupent » un futur village de Roms

    GENERATION IDENTITAIRE

    EXTRÊME-DROITE – Une trentaine de militants identitaires ont investi samedi 24 octobre le toit d’un bâtiment qui va prochainement accueillir un centre d’accueil de Roms, près de Lyon. Debout sur le toit, ils ont déployé une très grande banderole autour de la façade sur laquelle on peut lire « Saint-Genis ne sera pas Calais », en référence à la « jungle » où ne vivent pourtant pas de Roms.

    Saint-Genis-les-Ollières, commune cossue à l’ouest de la métropole de Lyon, a été retenue pour accueillir prochainement environ 160 Roms dans un « village d’insertion », dans le cadre d’un projet coordonné par le préfet. Selon les gendarmes, ces activistes de Génération identitaire, émanation du Bloc identitaire, ont brûlé sur place deux véhicules. Leur action a commencé à 8h30.

    « Le maire s’est opposé au projet, les habitants sont opposés au projet mais la préfecture veut l’imposer. On demande l’abandon du projet; on restera le temps qu’il faudra », a affirmé Damien Rieu, porte-parole de Génération identitaire. Le préfet du Rhône Michel Delpuech souhaite créer deux ou trois villages d’insertion de Roms sur le territoire métropolitain, avec scolarisation sur place des enfants la première année et formation professionnelle et suivi emploi pour les adultes.

    Le maire de la commune, Didier Cretenet (sans étiquette), s’est rendu sur place. Selon lui, ce projet résulte d’une « décision imposée par le préfet, sans aucune concertation », sur ce site de 10 hectares qui abrite un ancien fort militaire. « On se doutait qu’il y aurait une action de ce type là. On avait prévenu le préfet et le ministère de l’intérieur. On n’est pas surpris de cette action aujourd’hui et on espère que cela n’ira pas plus loin », a indiqué le maire à l’AFP.

    « Sur ce site, on a déjà un centre de jeunes délinquants et un centre d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile. Avec 15 jeunes délinquants, 85 demandeurs d’asile et 160 roms à venir, il va concentrer 5% de la population du village qui compte 4800 habitants », a relevé l’élu. Selon lui, des bâtiments modulaires de 30 mètres carrés seront installés pour abriter 65 adultes et 95 enfants.

    « On a qu’un seul groupe scolaire dans la commune qui est plein. Ce ne sera pas possible de scolariser les enfants », a-t-il ajouté. Les identitaires affirment de leur côté que le maire est venu les « soutenir ». Le 1er octobre, Saint-Genis-les-Ollières a tenu un conseil municipal extraordinaire durant lequel les élus avaient voté une motion contre l’installation des 160 Roms.

    LIRE AUSSI :

    » Les Alpes-Maritimes, laboratoire de la fusion des droites extrêmes

    » Grand remplacement: la menace kebab

    Des identitaires occupent un futur village de Roms près de Lyon, un candidat Front national se rend sur place

    Une trentaine de militants identitaires ont investi le toit du bâtiment à Saint-Genis-les-Ollières (métropole de Lyon).

    Des membres de Génération identitaires occupent un bâtiment qui doit accueillir un village de Roms, le 24 octobre 2015 à Saint-Genis-les-Ollières (Rhône).
    Des membres de Génération identitaires occupent un bâtiment qui doit accueillir un village de Roms, le 24 octobre 2015 à Saint-Genis-les-Ollières (Rhône). ( AFP )

    « Saint-Genis ne sera pas Calais ». Une trentaine de militants identitaires ont investi samedi matin le toit d’un bâtiment qui va prochainement accueillir un village de Roms, à Saint-Genis-les-Ollières, près de Lyon. Debout sur le toit, ils ont déployé une très grande banderole autour de la façade.

    Ils ont posté sur twitter de nombreuses photos pour médiatiser leur action.

    Deux véhicules brûlés

    Saint-Genis-les-Ollières, commune cossue à l’ouest de la métropole de Lyon ,a été retenue pour accueillir prochainement environ 160 roms dans un « village d’insertion », dans le cadre d’un projet coordonné par le préfet. Selon les gendarmes, ces activistes de Génération identitaire, émanation du Bloc identitaire, ont brûlé sur place deux véhicules et leur action a commencé à 08h30 samedi.

    Selon les gendarmes, les militants identitaires qui occupent un bâtiment de Saint-Genis-les-Ollières (Rhône) ont brûlé deux voitures, le 24 octobre 2015.
    Selon les gendarmes, les militants identitaires qui occupent un bâtiment de Saint-Genis-les-Ollières (Rhône) ont brûlé deux voitures, le 24 octobre 2015. (AFP)

    En début d’après-midi, la tête de liste du Front national dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, Christophe Boudot, a annoncé qu’il se rendait sur place « pour soutenir les habitants », sans évoquer la présence des militants identitaires.

    Le conseil municipal opposé à cette installation

    Le préfet du Rhône Michel Delpuech souhaite créer deux ou trois villages d’insertion de roms sur le territoire métropolitain, avec scolarisation sur place des enfants la première année et formation professionnelle et suivi emploi pour les adultes.

    L’initiative a provoqué l’indignation de cette commune retenue pour en accueillir un. Début octobre, un conseil municipal extraordinaire s’était tenu à Saint-Genis-les-Ollières, durant lequel les élus avaient voté une motion contre l’installation des 160 Roms.

    Action coup de poing contre les Roms à Saint-Genis-les-Ollières

    Les militants de Génération Identitaire ont occupé un bâtiment

    DR

    Une trentaine de militants du mouvement d’extrême-droite Génération Identitaire a pris d’assaut ce matin un bâtiment de Saint-Genis-les-Ollières.

    Voiture en flamme, banderole « Saint-Genis ne sera pas Calais« , slogans « Les Roms chez le préfet » : une trentaine de membres du groupe identitaire Rebeyne ! a pris d’assaut ce matin un bâtiment désaffecté de Saint-Genis-les-Ollières. Arrivés dans la nuit, ils ont incendié un véhicule vers 8h30 pour attirer l’attention ; les pompiers et la gendarmerie sont sur place. Les militants d’extrême-droite entendent protester contre l’arrivée dans la commune de 160 Rroms, dont de nombreux enfants, et réclament une entrevue avec le préfet, Michel Delpuech.

    Le bâtiment occupé se trouve sur un ancien site de la Protection judiciaire de la jeunesse qui compte 10 hectare et plusieurs autres bâtiment dont l’un abrite déjà 85 réfugiés, a indiqué Serge Vignon, adjoint au maire de Saint-Genis-les-Ollières. Si l’élu prend avec philosophie l’action des Identitaires, il précise que la mairie est inquiète des conditions dans lesquelles pourraient être hébergées les familles Roms, dont l’arrivée pour début novembre a été signifiée par le préfet le 11 septembre.

    Un site insalubre et une cohabitation délicate

    Le préfet Michel Delpuech souhaite reloger dans des préfabriqués « 80 à 160 personnes » issues du démantèlement des trois principaux bidonvilles de Saint-Priest, la Feyssine et Vaulx-en-Velin. La mairie de Saint-Genis-les-Ollières indique que le maire n’a pas encore signé le permis de construire pour les préfabriqués, et que le site est un ancien fort présentant des conditions de sécurités précaires : présence d’anciennes galeries souterraines, d’amiante, etc.

    Par ailleurs, la possible cohabitation de ces familles avec les 85 réfugiés déjà présent à cet endroit inquiète les autorités municipales. D’après Serge Vignon, le préfet a annulé une réunion publique prévue le 13 octobre dernier et à laquelle 500 personnes se seraient présentées.

    Mise à jour : L’occupation des lieux a cessé vers 14h. Le candidat FN aux régionales Christophe Boudot s’est rendu sur place et a félicité, via son compte Twitter, le groupe Reybene pour son initiative.

    Des identitaires ont occupé un futur village de Roms près de Lyon

    « Saint-Genis ne sera pas Calais », peut-on lire sur une banderole déployée sur un bâtiment qui va prochainement accueillir un village de Roms, près de Lyon. – Capture d’écran Twitter – @JdeMtglfr

    Tôt ce samedi matin, une trentaine de militants identitaires ont investi un futur village d’insertion de Roms, situé à Saint-Genis-les-Ollières, près de Lyon. L’occupation a cessé en début d’après-midi.

    Génération Identitaire : la patrouille d’extrême droite mobilise ses troupes avant la Manif pour tous

    Samedi 4 octobre au meeting national de Génération Identitaire (Photo : Mathieu Dejean)

    Génération Identitaire a ressoudé ses militants lors d’un meeting à Paris. Le mouvement de jeunesse des identitaires y a distillé un discours très musclé afin de mobiliser ses troupes avant la Manif pour tous prévue ce dimanche.

    “J’ai prévu de me passer les menottes à la fin de mon intervention tant le pouvoir socialiste est autoritaire”, plaisante un brin goguenard Pierre Larti, conseiller fédéral de Génération Identitaire à Paris, en brandissant une paire de bracelets métalliques. Le mouvement de jeunesse des identitaires, qui s’était fait remarquer avant l’été par ses “tournées de sécurisation” dans le métro parisien en K-Way jaune, tenait son meeting de rentrée à Paris ce samedi 4 octobre.

    Devant 200 personnes rassemblées dans une salle du 9e arrondissement, pour la plupart âgées entre 18 et 25 ans, et qui ont dû s’acquitter de 5 euros pour assister au meeting, quatre porte-paroles se sont succédés pendant deux heures pour marteler qu’ils seraient “en première ligne” sur tous les fronts où ils s’estimaient attaqués : la défense de la famille, la lutte contre le pouvoir socialiste, la “racaille”, l’immigration et l’”islamisation”.

    Chaque thème était introduit par une vidéo de propagande montrant les actions par lesquelles les militants se sont déjà illustrés : les défilés de la Manif’ pour tous, l’occupation du siège du PS en mai 2013, les “tournées de sécurisation”, l’occupation d’une mosquée en construction à Poitiers en octobre 2012, pour laquelle Arnaud Delrieux, porte-parole de GI présent ce soir-là, est aujourd’hui mis en examen. De quoi ressouder les troupes, et rameuter du monde pour la manifestation de demain contre la loi Taubira.

    “Les fils de Jeanne d’Arc et de Charles Martel”

    Philippe Vardon, président de l’antenne niçoise du Bloc identitaire – Nissa Rebela – était présent en signe de soutien – il faut dire que sa femme, Loriane Vardon, prenait la parole ce soir-là sur le thème de la défense de la famille. Pour lui les militants de Génération Identitaire (GI) se distinguent par leur “audace activiste et idéologique”.

    Le mouvement qui a fait du lambda spartiate sur fond jaune son symbole a fait de l’engagement physique de ses militants sa marque de fabrique. Mais les discours sont effectivement à la hauteur de ces actions coup de poing. “François Hollande est le président du Grand Remplacement”, affirme ainsi Arnaud Delrieux, reprenant à son compte la thèse de l’essayiste d’extrême droite Renaud Camus, et dénonçant “l’ère de l’ethnopolitique”.

    Le porte-parole lyonnais de GI, Damien Rieu, a persisté sur ce thème central dans la geste identitaire : “Nous subissons le statut d’étranger indésirable dans notre propre pays. Nous sommes la génération de la confrontation à l’altérité islamique”. Et de proposer une “solution” : “La remigration, c’est-à-dire le retour volontaire ou non des colons non-européens importés en France”, sous les applaudissement nourris de la salle, dont les spectateurs brandissent à l’occasion une flopée de drapeaux jaunes marqués du lambda spartiate.

    Comme sur le terrain des actions physiques, GI n’hésite pas à tenir un discours radical. Le bloc identitaire et son mouvement de jeunesse refusent toute forme de métissage et défendent une idéologie ethno-différencialiste : soit l’idée qu’une cohabitation harmonieuse entre des “populations de souches” trop éloignées est impossible sans des conflits.

    Ainsi Damien Rieu affirmera-t-il qu’il est vain de vouloir “assécher le torrent migratoire avec l’éponge républicaine” :

    “Nous sommes les fils de Jeanne d’Arc et de Charles Martel, nous allons nous battre pour reconquérir notre terre comme nos ancêtres”.

    “Le vote FN est un vote identitaire”

    En dépit de sa radicalité qui le situe à la plus extrême droite, le mouvement GI, né en octobre 2012, revendique aujourd’hui 2000 adhérents. Philippe Vardon se dit ainsi “admiratif et même jaloux“, lorsqu’il compare ces effectifs avec ceux des Jeunesses identitaires à son époque. Le degré d’engagement semble toutefois variable, puisqu’ils n’étaient que 140 à participer à l’Université d’été du mouvement d’après ses responsables.

    Les portes-paroles de GI estiment en tout cas qu’ils représentent un courant de fond important dans l’opinion du pays, qu’ils assimilent au vote FN. “Le vote FN est un vote identitaire, même si le FN croit que ses électeurs sont souverainistes”, glisse ainsi Damien Rieu, sous les rires et les applaudissement du public. Selon le sondage qu’il évoque, le vote FN est en effet motivé avant tout par le sentiment d’insécurité, l’immigration et l’islam – des thématiques identitaires.

    Philippe Vardon en est également convaincu : “Ils transmettent un message qui correspond à une attente dans la jeunesse. Le vote patriote, le vote FN, est le premier vote jeune. Une révolution conservatrice prend forme dans la jeunesse”. Aux élections européennes de 2014, le FN avait en effet obtenu 30% des voix chez les moins de 35 ans selon Ipsos-Steria.

    Optant pour une stratégie gramscienne, les Identitaires s’imaginent en laboratoire d’idées pour l’extrême droite mais également pour la droite. Si l’influence idéologique du Bloc identitaire sur le FN s’est déjà vérifiée, le mouvement régionaliste n’a jamais dépassé le stade groupusculaire sur le plan électoral.

    L’agit-prop virile, les actions à la limite de l’illégalité et les entraînement de self-défense suffiront-ils cependant à donner de l’importance à ce groupe d’extrémistes propres sur eux ? Leurs rangs dans la manifestation de demain contre la loi Taubira seront sans doute quelque peu gonflés du fait de ce meeting, mais ils n’en demeurent pas moins ultraminoritaires.

    Génération identitaire « sécurise » le métro parisien : « Euh… contre qui ? »

    Imaginez. Après une harassante journée de boulot, vous vous pelotonnez dans le métro parisien, quand tout à coup, une vingtaine de jeunes gens en veste jaune canari entrent dans la rame. Sans un mot, ils prennent place dans le wagon. Sans…
    Des membres de Génération identitaire à la station Concorde à Paris, le 9 mai 2014

    Des membres de Génération identitaire à la station Concorde à Paris, le 9 mai 2014 – Arthur de Boutiny/Rue89

    Imaginez. Après une harassante journée de boulot, vous vous pelotonnez dans le métro parisien, quand tout à coup, une vingtaine de jeunes gens en veste jaune canari entrent dans la rame. Sans un mot, ils prennent place dans le wagon.

    Sans un sourire, sans un geste, ils s’éparpillent : l’œil nerveux, l’air concentré, ils scrutent les recoins d’un compartiment qui n’en demandait pas tant. Les K-Way jaunes s’en iront trois stations plus tard, après avoir communiqué entre eux par sifflets et signes de mains, sans rien dire.

    Le dernier happening de Jean-Paul Gaultier  ? Un ’flash mob’ organisé par les Pages jaunes  ? Des Hare Krishna bretons  ?

    Perdu  : il s’agit des «  tournées de vigilance citoyenne  » d’un groupuscule d’extrême droite décidé à surfer sur l’air du temps sur « l’insécurité ».

    Ces groupes censés sécuriser le métro, prévenir les agressions, et rassurer les usages, ont été crées par Génération identitaire, un mouvement d’extrême droite qui s’était notamment signalé par l’occupation du chantier d’une mosquée à Poitiers en 2012.

    Elles étaient à Lille sous le nom fièrement assumé de « Tournées antiracaille », puis à Lyon  : maintenant elles débarquent à Paris.

    «  Ne pas se substituer à la police  »

    Pierre Larti, 25 ans, conseiller fédéral et porte-parole Ile-de-France au sein de Génération identitaire, salarié d’usine dans le civil, réfute les termes de «  milice  » et de «  substitut à la police » :

    «  Vous les voyez où les armes, là  ? Est-ce qu’on provoque  ? Nous avons juste constaté que l’austérité frappait la police, et qu’elle ne pouvait pas être partout. Ce que nous faisons, c’est notre devoir citoyen et moral, de protéger nos frères et sœurs, riches ou pauvres, parisiens ou non, qui ne se sentent plus en sécurité dans un service public. »

    Les trois quarts d’entre eux ont suivi une formation d’autodéfense, assure Pierre Larti. Il explique que ce qui a motivé cette opération, lancée à 19h30 sur les quais de la ligne 8 à La Motte-Picquet-Grenelle, c’est l’actualité toute chaude :

    «  Une femme se fait violer dans le métro de Lille [la femme n’a pas été violée mais agressée sexuellement, ndlr], un homme est poignardé porte d’Ivry… Nous sommes sur le réseau de métro la plus dangereuse de France  ! Nous nous sommes inspirés de nos camarades de Lille, et nous allons contribuer à sécuriser le métro. La plupart des témoins d’agression se disent qu’ils auraient aimé que quelqu’un ait été là pour corriger un malfrat  ? Nous sommes ce quelqu’un.  »

    Des moins de 25 ans, propres sur eux

    En rangs d’oignon, environ 25 membres de Génération identitaire s’alignent sur le quai. La moyenne d’âge est en-dessous de 25 ans, il y a un nombre égal d’hommes et de femmes. Ils sont étudiants ou salariés, sont propres sur eux.

    La tendance est à la rigolade, on prend sur ses heures de temps libre pour faire la tournée, on attend la soirée qui va suivre.

    Seul signe distinctif  : la veste jaune canari, avec le logo de Génération identitaire, un lambda inspiré des Spartiates, discrètement imprimé à l’endroit du cœur.

    Ils se font discrets, s’assurent qu’il n’y a ni agent de la RATP, ni policier. « La police est là ? Non ? Bon, on peut commencer », murmure l’un d’eux.

    Ni la préfecture de police, ni la RATP n’ont reçu de demande d’autorisation de la part de Génération identitaire, indique Le Parisien.

    La veste jaune des

    La veste jaune des « tournées » de Génération identitaire à Paris, 9 mai 2014 – A. de B./Rue89

    Martin, 20 ans, étudiant, milite à Génération identitaire depuis trois ans. C’est un garçon plutôt maigre, au regard décidé. Comme tous, il a été volontaire pour l’opération :

    «  Nous sommes unis par des opinions et des observations communes, à savoir que le sentiment d’insécurité n’a jamais été aussi fort, que personne ne se sent plus à l’abri. »

    Pierre Larti vient le soutenir  :

    «  Nous avons moins de 25 ans, on nous a bassiné en nous disant que la gauche, c’était la liberté… Maintenant, nous sommes sous une présidence de gauche, et l’insécurité n’a jamais été aussi forte  ! Evidemment, Sarkozy était tout aussi exécrable.

    Bien sûr que nous faisons un geste politique  : nous espérons attirer l’attention des politiques, faire effet boule de neige en encourageant la vigilance dans les transports. Mais sans plus. »

    Victor, 23 ans dont quatre de militantisme étudiant, un grand baraqué blond et barbu, renchérit  :

    «  Aucun parti électoraliste ne nous propose de solution. Nous, on fait pas de campagne : on ne distribue pas de tracts, on n’appelle pas à voter pour nous, on a juste le petit logo de GI sur la veste.  »

    Une tournée qui passe inaperçue

    Pierre Larti prévient :

    «  Nous ferons des tournées plusieurs fois par semaine s’il le faut, et nous étendrons au RER si la situation ne s’arrange pas – et les perspectives ne sont pas reluisantes. Nous sommes des jeunes actifs, nous avons notre vie à côté, mais nous devons accomplir notre devoir. Nous rassurons par notre présence.  »

    Des membres de Génération identitaire à la station Concorde, 9 mai 2014

    Des membres de Génération identitaire à la station Concorde, 9 mai 2014 – A. de B./Rue89

    Dans la rame de la ligne 12, l’ambiance générale est à l’indifférence. Les gens vaquent à leurs occupations. A l’entrée des identitaires dans le wagon, il n’y a que quelques regards interloqués qui retournent très vite à leur smartphone.

    Seul un jeune homme, après avoir entendu le mot «  identitaire  » sort, avec un regard inquiet, le programme de Nicolas Dupont-Aignan pour les européennes de son sac, et semble le brandir comme si sa vie en dépendait.

    Voyant ces jeunes canaris jeter un regard inquisiteur dans la rame à quai avant d’en redescendre aussitôt, un quidam s’approche de Pierre et de Victor et demande :

    « Vous faites quoi, là, en fait  ?

    – Nous sommes Génération identitaire, nous avons sécurisé votre rame de métro  !

    – Euh… Sécurisé contre qui  ? »

    Après une heure de bourlinguage dans le métro, les identitaires enlèvent leurs vestes jaunes. Pierre est ravi  :

    « Ce manque de réaction, c’est précisément ce que nous voulions. Les gens ont vu que nous étions là, que nous les protégions. »

    La plupart des usagers du métro n’ont en effet pas semblé prêter attention aux identitaires, restant insensibles à cette « tournée de vigilance citoyenne ». Voire, pour certains, agacés par cette présence dans des rames de métro déjà bondées. Comme ce passager à Concorde :

    « C’est vrai que c’est pas pratique à l’heure de pointe, ce truc… »

    Des membres de Génération identitaire à la station La Motte-Picquet-Grenelle, 9 mai 2014

    Des membres de Génération identitaire à la station La Motte-Picquet-Grenelle, 9 mai 2014 – A. de B./Rue89

    Génération identitaire déploie une banderole anti-immigration sur un bâtiment européen à Paris

    Le groupe d'extrême droite Génération identitaire a déployé une banderole sur le balcon d'un bâtiment de la commission européenne à Paris.

    Le groupe d’extrême droite Génération identitaire a déployé une banderole sur le balcon d’un bâtiment de la commission européenne à Paris. – Mathilde Giraud – AFP
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    Gruyère, ricola,chocolat..mais pas que..!

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    sans-titre

    En Suisse, la poussée de la droite populiste se confirme

    Le Monde.fr avec AFP Marie Maurisse (Genève, correspondance, avec AFP)

    Un débat télévisé entre les chefs des principaux partis suisses, depuis le Parlement le 18 octobre.

    Comme les sondages le prévoyaient, la droite fait une poussée au Parlement suisse dimanche 18 octobre, à l’occasion des élections fédérales. Au Conseil national, l’équivalent de l’Assemblée nationale en France, le parti d’extrême-droite Union démocratique du centre (UDC), déjà la première formation politique du pays, gagne 11 sièges par rapport à 2007, sur les 200 que compte au total cet organe législatif. A ce stade l’UDC représente 29,5 % du Parlement, selon les projections de la chaîne de télévision RTS. « Le vote a été clair », a déclaré le président de l’UDC Toni Brunner à la télévision. « Les gens s’inquiètent de l’immigration de masse en Europe. »

    Lire aussi : En Suisse, la victoire attendue des populistes aux élections fédérales

    L’autre grand gagnant des élections est le parti libéral-radical (PLR), qui gagne trois sièges, autour de 16 % des voix. Par ailleurs, même si le Parti socialiste suisse reste la deuxième force politique au Conseil national (18,9 % des voix), l’institution penche désormais un peu plus à droite. Pour le président du PS suisse, Christian Levrat, la législature sera sans aucun doute « un peu plus serrée ».

    Les Verts et les Verts libéraux subissent de leur côté une défaite cuisante en perdant respectivement 5 et 6 sièges au Conseil national. La coprésidente des Verts suisses, Adèle Thorens Goumaz, se dit « inquiète car c’est le prochain Parlement qui devra voter la stratégie énergétique du pays… ».

    Questions sur la formation du gouvernement

    Le système de démocratie directe, qui permet aux Suisses de se prononcer lors de « votations » (référendums populaires) sur les grandes questions politiques, quelle que soit la composition de l’Assemblée fédérale, tend cependant à réduire l’importance du scrutin. Il y a vingt mois, en février 2014, les électeurs suisses ont voté à une courte majorité une « initiative » soutenue par l’UDC en faveur de la réintroduction de quotas d’immigration avec l’Union européenne. Ce résultat oblige le gouvernement à transformer cette initiative en loi dans un délai de trois ans.

    Le parti de droite ne compte qu’un ministre au sein du Conseil fédéral, le gouvernement helvétique, celui de la défense, de la protection de la population et des sports, Ueli Maurer. L’UDC aimerait y avoir un deuxième représentant. Au Conseil des Etats (chambre haute), qui compte 46 membres, l’UDC n’arrive qu’en quatrième position. L’Assemblée fédérale choisira en décembre les sept membres du Conseil fédéral.

    Lire aussi : Christoph Blocher, bulldozer populiste de la Suisse

    =============

    Commentaires

    jean marc  • 

    bravo les suisses,,,,,exigeons un référendum en france sur l’immigration
    démocratie participative qu’ils disaient ces ordures de socialistes plus fachistes que tout autre parti politique

    sfdsdf s  • 

    bientôt les régionales en France………………

    wiccans  • 

    AUCUN PAYS ne veut d’immigrés en masse, c’est dans n’importe quel manuel de sociologie, ça!

    Jean  • 

    tiens donc, et pourtant il ne sont pas dans l’Europe et ils ont des frontières

    Alain  •  

    Bien les Suisses se réveillent !

    LAURENT  • 

    La démocratie s’exerce en Suisse. Bravo les Helvètes.

    Jean Claude  • 

    Bravo !!!!

    firewall  • 

    ils sont sur la bonne voie

    52% d’abstentions.
    Peut-on encore parler de la « démocratie » suisse ?

    Michel “H”  • 

    ..par contre, ceux qui viennent chargés de valises de billets, même s’ils ont été volés au miséreux ou provenant de la corruption, sont les bienvenus.

    • alaric  • 

      Le réduit suisse , dernier recours face aux envahisseurs parasites ?

      sfdsdf s  • 

      bravo les Suisses !

    Yves Mottet                        la suisse : chacun pour soi et personne au commande, enfin oui des girouettes

    PATRICK MICHAUD          devant des informations déformées , je précise un point L’immigration a augmenté de 2,2% au cours du premier semestre de 2015. Entre janvier et juin, la Suisse a accueilli 72’308 étrangers. Au total, 1,97 million de personnes sans passeport à croix blanche vivent sur sol helvétique pour un peu plus de 8 millions d’habitants.

    aloes                                 Il y a un divorce entre une partie de la population et les décideurs économiques.La Suisse s’est enrichi grâce à son immigration qui lui a permis de disposer de la main d’œuvre indispensable a son développement et aujourd’hui une partie de la population renâcle et remet en cause ce choix politique et économique .

    Parisette                         Que fera Blocher en février 2017 s’il estime que la loi traduisant le vote de février 2014 ,demandant une immigration plus stricte (quota), est trop molle ? La France devrait créer des zones franches frontalières où s’appliquerait le droit du travail suisse et le système fiscal suisse.

     – GERONIMO       Ceux qui souhaitent une poursuite de l’immigration s’étonnent naïvement de la poussée des mouvements d’extrême droite partout en Europe. Moi, c’est leur étonnement qui m’étonne.

    Yann Pennec                   La Suisse n’est qu’un pays de Cocagne pour nantis -)

    observateur                     La Suisse , aussi sympa soit-elle pour les touristes, n’a jamais été à gauche . Elle n’a jamais accueilli beaucoup d’immigrés. Pourtant elle vote encore plus à droite. Pourquoi ?

    Immigration                      1/4 de la population suisse est étrangère contre 10% en France. Ces dernières années son solde migratoire était à peine moins élevé que la France pour 8 fois moins d’habitants. Ceci sans compter sa politique d’asile très largement plus généreuse que la France et plusieurs centaines de milliers de frontaliers. Si la france acceuillait proportionnellement autant de personnes que la Suisse sont solde migratoire tournerait autour des 650 000-700 000 personnes. Anti-immigration vous dites ?

    mp.mac                         Des immigrés qui le resteront toute leur vie à cause du « droit du sang » qui s’applique en Suisse…

    .ch                                « Ultra conservateur » est le mot juste pour désigner l’UDC, et non extrême-droite comme le fait l’article. Ceci est d’ailleurs le terme utilisé par le FT. L’UDC ne peut guère être comparée au FN en France idéologiquement et historiquement, mais cela ne restreint pas son immense pouvoir de nuisance.

    dénonciation calomnieuse?!!

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    Allemagne : une candidate à la mairie de Cologne poignardée

    Le Monde.fr avec AFP

    Henriette Reker, candidate à la mairie de Cologne, a été poignardée le 17 octobre par un homme disant avoir des

    Henriette Reker, candidate à la mairie de Cologne, a été poignardée, samedi 17 octobre, sur un marché où elle faisait campagne. La femme politique se trouvait sur un stand d’informations de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti d’Angela Merkel qui la soutient pour l’élection, quand elle a été attaquée par un homme qui l’a grièvement blessée au cou.

    Mme Reker, 58 ans, souffre de « blessures sérieuses » mais son état est « stable », a assuré un responsable de la police. Une autre femme a également été grièvement blessée lors de cette attaque, tandis que trois autres personnes l’ont été plus légèrement.

    Ancien membre d’un parti d’extrême droite

    L’agresseur, interpellé juste après les faits, est un Allemand de 44 ans, chômeur de longue durée. Il « a dit qu’il avait commis cet acte avec une motivation raciste », a annoncé la police. Selon le quotidien régional Kölner Stadtanzeiger, l’agresseur a ainsi déclaré aux enquêteurs que « Recker et Merkel nous inondent d’étrangers et de réfugiés ».

    Si la police a indiqué qu’il n’était « pas actif politiquement », l’hebdomadaire Spiegel écrit sur son site que l’homme, originaire de Bonn, était membre au début des années 1990 d’un parti d’extrême droite allemand interdit depuis. Selon les enquêteurs il n’avait plus de contact avec cette mouvance mais aurait été repéré pour ses commentaires xénophobes sur divers forums sur Internet.

    Mme Reker est notamment chargée de l’accueil des réfugiés à la ville de Cologne. Elle est l’une des prétendantes les plus sérieuses à la mairie de la quatrième ville d’Allemagne (980 000 habitants) à l’élection qui aura lieu dimanche.

    « Stupeur » de Merkel

    Angela Merkel a « exprimé sa stupeur » et condamné cet acte, tandis que le ministre de l’intérieur, Thomas de Maizière, s’est déclaré « profondément choqué » par cette attaque « effroyable et lâche ». Dans la soirée, des responsables politiques régionaux de tous bords et des habitants de Cologne ont formé une chaîne humaine « contre la violence » devant l’hôtel de Ville.

    L’Allemagne attend cette année quelque 800 000 demandeurs d’asile, un record historique. Mais la politique d’ouverture aux réfugiés de la chancelière suscite de vives critiques de toutes parts, y compris dans ses propres rangs. Mme Merkel se rendait dimanche en Turquie, deux jours après l’annonce d’un accord entre ce pays et l’Union européenne sur les migrants.

    Lire aussi : Réfugiés : Angela Merkel de plus en plus isolée en Allemagne

    Cologne: une femme politique allemande poignardée pour son soutien aux migrants?

    Flowers are layed next to an election campaign poster of the candidate for mayor's election Henriette Reker near the place where she was attacked by a man in Cologne, western Germany, on October 17, 2015. The crossbench candidate Henriette Reker was stabbed by a man and seriously injured while canvassing on the eve of the elections. AFP PHOTO / DPA / OLIVER BERG GERMANY OUT

    Flowers are layed next to an election campaign poster of the candidate for mayor’s election Henriette Reker near the place where she was attacked by a man in Cologne, western Germany, on October 17, 2015. The crossbench candidate Henriette Reker was stabbed by a man and seriously injured while canvassing on the eve of the elections. AFP PHOTO / DPA / OLIVER BERG GERMANY OUT

    INTERNATIONAL – Une candidate à la mairie de Cologne, quatrième ville d’Allemagne avec 980.000 habitants, a été poignardée samedi 17 octobre sur un marché où elle faisait campagne. Un acte aux motivations « racistes » liées à la politique d’accueil des réfugiés, a annoncé la police régionale.

    Henriette Reker, grièvement blessée au cou par un homme de 44 ans, « était responsable de la prise en charge des réfugiés » à la mairie de Cologne, a expliqué Wolfgang Albers, directeur de la police de Rhénanie du nord-Westphalie. « Dans ce contexte, l’accent est mis sur un acte politique », a-t-il ajouté.

    L’agresseur, interpellé juste après les faits, « a dit qu’il avait commis cet acte avec une motivation raciste », a ajouté un responsable de la police de Cologne, Norbert Wagner au cours d’une conférence de presse. L’auteur de l’attaque est un Allemand, chômeur de longue durée et qui n’était « pas actif politiquement », selon la même source.

    « Recker et Merkel nous inondent d’étrangers et de réfugiés », a dit le suspect à la police, selon le quotidien régional Kölner Stadtanzeiger. Selon le site internet de l’hebdomadaire Der Spiegel, cet homme, originaire de Bonn, était membre au début des années 1990 d’un parti d’extrême droite allemand interdit depuis. Selon les enquêteurs il n’avait plus de contact avec cette mouvance mais aurait été repéré récemment pour ses commentaires xénophobes sur divers forums sur l’internet.

    Candidate indépendante mais soutenue par les conservateurs d’Angela Merkel, Henriette Reker a subi « des blessures sérieuses », a indiqué le directeur de la police, précisant que son état était « stable ».

    Une autre femme a également été grièvement blessée lors de cette attaque, a précisé Norbert Wagner. La candidate est hors de danger a indiqué son équipe sur Twitter:

    Le ministre de la Justice, Heiko Maas, a dénoncé « un acte inimaginable et abominable » tandis que la présidente de la région de Cologne, la Rhénanie du nord-Westphalie, Annelore Kraft, y a vu « une attaque contre la démocratie ».

    La candidate se trouvait sur un stand d’informations de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti d’Angela Merkel, quand elle a été attaquée. Henriette Reker, peu connue en dehors de Cologne, est l’une des prétendantes les plus sérieuses au poste de maire de Cologne, lors de l’élection municipale de dimanche.

    L’Allemagne attend cette année quelque 800.000 demandeurs d’asile, un record historique. Mais la politique d’ouverture aux réfugiés de la chancelière suscite de vives critiques de toutes parts.

    Lire aussi :

    • L’émouvant dessin d’un enfant syrien offert à la police allemande

    • À Berlin, une entreprise refuse de livrer du fil barbelé à la Hongrie

    Une femme politique allemande poignardée par un anti-migrants

    L’agression samedi au couteau d’une candidate à la mairie de Cologne, impliquée dans l’aide aux réfugiés, conforte les craintes des autorités qui mettent en garde depuis des semaines sur le risque d’un « terrorisme d’extrême droite » en raison de l’afflux de migrants.

    ==========

    Commentaires

    Irreductible Gaulois  •

    L’Allemagne est à l’aube d’une magnifique empoignade.

    JPF  • 

    Les allemands en particulier et les européens en général, peuvent « remercier » Angela Merkel…Le rand cahos est en train de s’installer en Europe…

    Sarah  • 

    Ils n’ont pas encore compris, nos politiciens, qu’on va tous devenir racistes s’ils continuent à nous entuber ?

    caliméron le janicerf  •

    Bref « l’accent est mis » pour que dans un sens ce soient des « déséquilibrés » et dans l’autre des « racistes »…

    Kikou  •

    houlà elle est morte la fameuse liberté d’expression

    Arsene  • 

    Touche pas à la femme blanche.

    Anne  • 

    « un homme de 44 ans chômeur de longue durée «pas actif politiquement» » : ce n’est donc pas un acte raciste, mais la révolte d’un gueux

    FABERT  • 

    Ce genre d’action va se généraliser.
    Les peuples Européens n’étant pas pris en compte dès qu’ils parlent, la méthode violente arrive.
    Les gens en ont marre du politiquement correct de la bien pensance et de la démocratie dirigée par une poignée de décideurs, qui ne font que faire que l’inverse de ce qui est attendu par les peuples.

    lino  • 

    C’est la #$%$ Merkel on ne peut plus s’exprimer dans ton pays!

    duris  • 

    dehors les merdes qui viennent en europe

    Nicéphore Nipafort  •                    Elle défendait les migrants, ça suffit, pour un xénophobe extrême, de la considérer comme une traitresse qui « mérite » des sévices.
    Tout le monde l’a compris, même les fachos de mauvaise foi du forum qui font semblant d’être encore plus idiots que ce qu’ils sont, et pourtant …!… (Rires !)

    Christo  •                                        « agression xénophobe » Les trous du cul journalistes dés informateurs ne reculent devant rien.
    C’est un allemand pure souche qui a agressé une allemande pure souche !
    Tous nos pays d’europe sans frontières sont agressés par ces vagues d’immigration, des centaines milliers de… clandestins par an, mais pour ça, les journalistes font profil bas.

    Alain  •                                   « xénophobe » pourquoi la candidate était une migrante ?

    aura10  •                                   ça lui apprendra à s’occuper des migrants plutôt que des allemands dans le besoin !!!

    • Barney  •                                  La dissolution et l’interdiction du FN est un devoir patriotique afin déviter un nouveau Vichy

    Hung  •                                             L’extrémiste appelle l’extrémiste, il n’y a d’autre explication.

    • Richard  •                                 moi j’aurais titré : « la trahison ne paie pas !  »

    • durand  •                                  bien rappeler que c’est un chômeur longue durée, pas exclu du travail par les politiques de désindustrialisation mais parce qu’il est bas du front …. car sinon, il aurait vu tout l’avantage des CPA (chances pour l’allemagne, testées avec brio en france)

    • beber  •                                     L’agresseur, un chômeur allemand interpellé juste après les faits, a dit avoir « commis cet acte avec une motivation raciste », selon la police qui n’a toutefois pas exclu un acte d’un déséquilibré mental. »

      J’espère que l’on ne va pas là-bas aussi nous la ressortir !!
      En France .. on a déjà les terroristes « déséquilibrés mentaux » .. l’Allemagne aura t-elle ses racistes « déséquilibrés mentaux » ?
      Le politiquement correct crée des synonymes qui sont faux !!!

    • Bernard  •                                comment paient-ils les passeurs alors qu’ils sont miséreux
      comment se fait-il qu’ils soient pour la plupart musulmans (les chrétiens sont persécutés eux!)
      la plupart sont des hommes plutot jeunes
      notre agence de désinformation nationale (AFP) pourrait nous expliquer!!!!!!!!!!!!
      RADIO PARIS MENT RADIO PARIS EST M! ça rappelle les heures sombres de notre histoire!!!!!

    • jean claude  •                            la haine poussée à son paroxysme mène a la bêtise la plus abjecte
      a méditer ! même chez nous

      le vieux buis  •                          Quand on écoute plus le peuple , il ne faut s’étonner de la réaction de celui-ci

    • Thierry  •                                    mais pourquoi prenons-nous tous ces migrants ?

      RÂLEUR A VIE  •                         qui sème le vent récolte la tempête !!!!!!!!!! et c’est loin d’être fini !!!!!!! vous les avez voulus, assumez !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      Le Tombeur  •                            Mince c’est pas Merkel

    Desman qui dit le passé...                 La droite libérale et pro-austérité qui paupérise la population européenne pour l’hyper richesse de quelques uns nous prépare le fascisme et le nazisme. Une  »’nuit des longs couteaux  » est a prévoir et ce n’est pas la « stupéfaction » de Merkel qui y changera grand chose. La chancelière a encore un problème de gaz toxique à régler avec ses industriels de l’automobile. Cette mise en abime de notre histoire annonce des lendemains qui déchantent

    what’s up                                         L’argumentation pour cette folie qu’est l’accueil sans limite des migrants qui finira mal, se résume aux faits divers, aux accusations de racisme et aux photos souriantes des gens du camp du bien. Cette fois les trois sont réunis. Quand il y aura à l’échelle de l’Europe entière des conflits armés inter-communautaires comme en Yougoslavie, les faits divers ne manqueront pas et il sera trop tard pour se demander si le mélange des cultures était une si bonne idée.

    Zéphirine Drouhin                           Je connais un peu cette ville d’Allemagne. Elle est réputée à juste titre pour l’amabilité de ses citoyens et la douceur de ses mœurs. Madame Reker devait être à l’image de cette ville. Si la violence politique se répand en Europe, on a tout à revoir de notre enseignement de la démocratie. Ne rien céder à la violence partisane.

    A.W                                                Des chômeurs  »idiots », ils n’en manquent pas. Comment se fait-il qu’il est chômeur dans son pays, qui est le meilleur d’Europe pour l’emploi ??? Ce n’est donc pas la faute des  » émigrés » s’il est sans emploi ! Il est allemand, il n’a peut-être aucun diplôme et ne veut pas travailler se prétendant  » race supérieure » malgré tout. Pauvre type…. qui s’est radicalise sans  »mosquée ».

    undefined undefined                     Apparemment il ne s’agit que d’un acte isolé, mais probablement exacerbé par des discours anti-migrants. Si çà peut se produire en Allemagne, il faut s’attendre au pire en France!

    « ne fait pas avancer la société française »

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    HEKPto009154-02

    Comme quoi le gouvernement nous prends encore pour des billes et les médias jouent le jeu….

    c’est un ingénieur chimiste de B P qui l’affirme.

    > > > > > > > >
    > > > > > > > > Lu dans les 4 vérités:
    > > > > > > > > « Discours officiel : il faut éliminer le diesel, dangereux pour la santé parce qu’il émet des particules fines. Archi-faux ! C’était peut-être vrai, voici quelques années, mais les diesels actuels sont équipés de filtres qui piègent ces particules fines à hauteur de 99,9 %, c’est-à-dire qu’ils n’en rejettent quasiment plus du tout.
    > > > > > > > >
    > > > > > > > > Alors, pourquoi ce mensonge éhonté destiné à nous culpabiliser pour nous inciter à rouler tous à l’essence ?
    > > > > > > > > – C’est très simple.
    > > > > > > > > Prenons deux automobilistes parcourant 15000 km par an. L’un possède un véhicule essence (consommation 8,5 litres aux 100 km), l’autre possède le même modèle du même constructeur équipé d’un moteur diesel équivalent en puissance (consommation 5,8 litres aux 100 km).
    > > > > > > > > 1er cas : consommation annuelle : 1 275 litres, taxés à 0,86 EUR = 1096,50 EUR.
    > > > > > > > > 2e cas : consommation annuelle : 870 litres, taxés à 0,66 EUR = 574,20 EUR.
    > > > > > > > > Soit 522,30 EUR de différence.
    > > > > > > > > Avec un parc automobile de 38 millions de véhicules, il est facile de calculer que la disparition programmée du diesel (représentant environ 60 % des motorisations actuelles) permettrait à terme un « racket fiscal » supplémentaire de plus de 11 milliards d’euros par an. Il ne faut pas chercher ailleurs la véritable raison de la volonté gouvernementale de tuer le moteur à gazole. »
    > > > > > > > > Alors, si vous en avez mare qu’on vous prenne pour des cons et de vous faire plumer au seul bénéfice financier de nos gouvernants, réagissez merde ! Et si voulez faire suivre cette information, si elle vous parait pertinente bien sur, alors transmettez autour de vous !

    Pollution : l’alourdissement de la fiscalité sur le diesel fait à nouveau débat

    Ségolène Royal exclut un alignement de la fiscalité de l’essence et du diesel, tout en le jugeant « souhaitable à terme ». La contribution énergie climat pourrait être au menu des discussions budgétaires à l’automne.

    C’est un véritable serpent de mer. L’alignement de la fiscalité sur le diesel et l’essence a de nouveau été mis sur la table par la commission d’enquête du Sénat et son rapport accablant sur le coût de la pollution de l’air. Interrogée sur cette proposition phare du rapport, Ségolène Royal a soufflé jeudi le chaud et le froid. Après avoir déclaré à BFM-TV qu’elle ne soutenait pas un tel ajustement, la ministre de l’Ecologie a expliqué à l’AFP qu’elle jugeait un alignement « souhaitable à terme ». Tout en précisant qu’il fallait « trouver un dispositif pour neutraliser les avantages du diesel sans augmenter la fiscalité ».

    Face à ces propos ambigus, le sénateur Jean-François Husson (Les Républicains) a rappelé que la ministre avait promis la veille des « mesures très fermes ». « Il n’est pas question d’écologie punitive. On peut tout à fait aligner les taxes en abaissant aussi celle de l’essence », a-t-il souligné.

    Contribution climat énergie

    Preuve que le débat reste ouvert, deux ans après la remise des travaux du Comité de fiscalité écologique, qui recommandait d’aligner progressivement la fiscalité de deux carburants. A l’époque, l’avis de ce groupe d’expert (renommé depuis Comité pour l’économie verte) n’avait été que partiellement suivi. Si le gouvernement avait exclu un alignement total, plusieurs mesures devaient tout de même conduire à un rapprochement des taxes sur les deux carburants. A commencer par la contribution climat énergie (CCE), créée en 2014, qui alourdit la fiscalité en fonction du contenu carbone d’un polluant. Comme celui du diesel est plus fort que l’essence, la montée en charge de la contribution climat énergie implique mécaniquement une hausse plus forte de la taxe intérieure de consommation (TICPE) pour le diesel.

    A cela est venu s’ajouter la hausse de 2 centimes par litre de la taxe sur le gazole au 1er janvier dernier, destinée a compenser le manque à gagner lié à l’abandon de l’écotaxe. Cette hausse devrait a priori être pérennisée l’an prochain. L’ensemble des mesures fiscales prises en 2015 et 2016 devrait ainsi peser davantage sur le diesel. Elles alourdiraient le prix du gazole à hauteur de 13 centimes par litre, contre 7 pour l’essence, d’après les calculs de l’Union française des industries pétrolières.

    Le chemin est étroit pour le gouvernement

    Malgré ce rattrapage, l’écart de taxation entre les deux carburants reste important (entre 15 et 20 centimes environ). Cela signifie qu’il faudrait augmenter la fiscalité sur le diesel de 4 à 5 centimes par an pour aligner les deux carburants en 2020, l’horizon préconisé par le rapport du Sénat. Une gageure, lorsqu’on voit les remous provoqués par la hausse de 2 centimes en janvier… Et ce, malgré la baisse des prix du pétrole, qui rend ce renchérissement moins douloureux.

    La question est de savoir si la prochaine loi de Finances inclura une nouvelle hausse de la TICPE. Pour l’instant, la trajectoire pour la montée en charge de la contribution énergie climat est fixée pour la période 2014 à 2016. Elle pourrait donc être de nouveau débattue à l’automne. Mais le chemin est étroit pour le gouvernement. « N’oublions pas que cette taxe pèse sur les ménages, y compris les plus modestes », a rappelé le ministre du Budget, Christian Eckert, devant la commission d’enquête du Sénat. Sans compter les impacts pour le secteur automobile, toujours fragile, et la pression des entreprises pour davantage de stabilité fiscale.

    Vers la fin de l’avantage fiscal du gazole

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters

    Une pompe à essence à Ville-du-Port, à La Réunion, en janvier 2015.

    Dès 2016, la taxation du gazole devrait augmenter d’un centime par litre par rapport au niveau d’aujourd’hui, avant une nouvelle hausse similaire en 2017, tandis que celle de l’essence sera réduite du même montant pendant la même période.

    Ainsi en a décidé le gouvernement, mercredi 14 octobre, à l’issue d’une réunion d’arbitrage. Matignon a confirmé « le principe d’un rapprochement en cinq ans entre le prix du gazole et celui de l’essence », comme l’avait prôné la semaine dernière Ségolène Royal, pour mettre fin à la « diésélisation massive » du parc automobile français, en plein scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen.

    Lire sur Les Décodeurs : La France, toujours amoureuse du diesel

    « Une préoccupation légitime »

    Le gouvernement entend ainsi mettre fin au « traitement fiscal favorable » dont bénéficie historiquement le gazole en France. Il proposera au Parlement de réduire cet écart qui, selon Matignon :

    « induit une diésélisation massive du parc automobile et qui suscite une préoccupation légitime de nombreux Français quant à son impact sur la qualité de l’air ».

    Le gouvernement va aussi « renforcer la prime à la conversion » des vieux véhicules diesel, instaurée en 2015 pour inciter les propriétaires à les remplacer, en élargissant son assiette aux modèles de plus de dix ans et en doublant son montant, de 500 euros à 1 000 euros.

    • Actuellement, le gazole représente environ 80,2 % des volumes de carburants écoulés dans l’Hexagone et 55,7 % des achats de voitures neuves particulières, une proportion en recul depuis quelques années.
    • Les moteurs diesel représentaient encore 64 % des immatriculations en 2014 et 77,3 % en 2008.
    • Un litre de gasoil coûte actuellement à la pompe environ 1,05 euro, contre autour de 1,20 euro pour un litre de super 95.

    Lire sur Les Décodeurs : Les conséquences du gazole au prix de l’essence

    Pour faire passer l’augmentation de la taxation du diesel, le gouvernement promet qu’il « utilisera cette recette pour financer l’allégement de la fiscalité locale des contribuables modestes, et notamment des retraités ».

    Selon le secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, la somme attendue est de 245 millions d’euros et servira à alléger les impôts loaux. Cette annonce a aussitôt été suivie à l’Assemblée dans la soirée par le vote d’un amendement socialiste en ce sens au projet de budget 2016, qui prévoit une baisse de 2 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu.

    Animal on est mal

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    L’abattoir municipal d’Alès fermé après la diffusion d’images choquantes

    Le Monde.fr

    Des chevaux étourdis manifestent des signes de conscience au moment de la saignée, des cochons entassés dans une fosse asphyxiés au CO2, des vaches accrochées tête en bas se débattent pendant de longues minutes avant de se vider de leur sang… Par des images très dures tournées au printemps dernier et sobrement commentées par l’actrice Hélène de Fougerolles, l’association de défense des animaux L214 a voulu mobiliser l’opinion publique sur les conditions d’hygiène et de souffrances animales de l’abattoir municipal d’Alès, dans le Gard.

    Après avoir refusé au cours de la journée du mercredi 14 octobre de commenter ces vidéos, la mairie d’Alès s’est contentée d’envoyer un communiqué de presse dans la soirée. Le maire (Les Républicains) de la ville, Max Roustan s’y dit « ému par ces images » et ordonne « la fermeture immédiate à titre conservatoire de l’établissement ainsi que le lancement d’une enquête administrative interne sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux ». La mairie précise que des sanctions seront prises si des fautes sont reconnues à l’issue de l’enquête, « pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de l’abattoir ».

    « Un carnage quotidien »

    Avec « plus de cinquante heures de prises de vues nettes et précises » tournées clandestinement sur une dizaine de jours entre avril et mai, l’association L214 dit vouloir montrer objectivement ce qui se passe à l’intérieur de cet abattoir, « une véritable boîte noire tenue à l’écart du public »« se produit un carnage quotidien ». Selon Le Point, les militants de la cause animale avaient déjà porté plainte pour cruauté envers les animaux avant même la réaction de la mairie.

    Sur son site, L214 met à disposition plusieurs rubriques : « Chevaux », « Moutons », « Bovins (avec étourdissement) », « Bovins (sans étourdissement) », « Cochons ». A chaque fois, une vidéo différente interrogeant sur l’horreur de l’abattage des animaux.

    Pour renforcer son propos, l’association a demandé à Gilbert Mouthon, vétérinaire et expert près des tribunaux, de commenter ces vidéos. Au vu des nombreux cas d’animaux saignés avant même d’être complètement inconscients et insensibles, l’expert évoque clairement des « actes de cruauté ».

    Le vétérinaire relève également des cas violant les normes d’hygiène :

    « Des bovins saignés au sol restent plusieurs minutes avec la tête et la plaie de saignée baignant dans un mélange de sang et d’eau forcément contaminée par les toisons recouvertes de matières fécales. »

    La commune d’Alès « porte la responsabilité »

    Dans un communiqué publié mercredi, L214 s’est dit « réjouit de la suspension des activités de l’abattoir » mais a rappelé que « la commune d’Alès, en tant qu’exploitant de l’abattoir régional, porte la responsabilité des pratiques qui s’y déroulent quotidiennement ».

    Bien que le maire de la ville se dise « ému »  par les images et ordonne la fermeture « à titre conservatoire » de l’abattoir, la mairie d’Alès regrette déjà les conséquences que pourrait avoir la diffusion de celles-ci : la « fermeture définitive [de l’abattoir] condamnerait la filière agroalimentaire locale tant dans son volet agricole (…) qu’au niveau économique, avec cent vingt emplois directs et indirects ».

    Contactée par Le Monde, la mairie a refusé de commenter davantage le dossier. Sur son site, l’abattoir municipal d’Alès dit traiter chaque année « 20 000 porcs, 40 000 ovins et 6 000 bovins », et répondre « entièrement aux normes européennes ».

    Alès: le maire ordonne la fermeture d’un abattoir après la diffusion d’une video choc

     LEXPRESS.fr avec AFP

    abattoir_5445785Un abattoir bio dans la ville de Wachtendonk en Allemagne (photo d’illustration).   REUTERS/Ina Fassbender

    Le maire d’Alès a annoncé ce mercredi avoir ordonné la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’abattoir municipal après la diffusion par une association d’une vidéo montrant des mauvais traitements infligés à des animaux.

    Action réussie pour une organisation de défense des animaux à Alès. Ce mercredi, l’association L214 a frappé les esprits après la diffusion d’une vidéo montrant les traitements infligés au bétail, parfois abattu en état de conscience. Après avoir pris connaissance de ces images, le maire de la ville Max Roustan a demandé la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’abattoir municipal.

    Acte I. Des images en caméra cachée

    L214, une association de défense des animaux, publie ce matin sur son site une vidéo filmée en caméra cachée entre avril et mai 2015 par une « une personne qui a accès à l’abattoir ». Les images montrent des bovins et des moutons être saignés alors qu’ils ont repris connaissance après avoir été étourdis. Des porcs sont entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2. Un cheval apeuré est frappé avec un aiguillon électrique.

    Selon l’association, cette vidéo révèle « des mauvais traitements et des actes de cruauté » infligés à des animaux à l’abattoir d’Alès. Contactés par l’AFP, les responsables de l’abattoir n’ont pas souhaité s’exprimer.

    >> Attention, ces images peuvent choquer:

    Acte II. Une plainte et un expert

    Dans la foulée de la publication de la vidéo, l’association a déposé une plainte auprès du procureur d’Alès. Elle assure aussi avoir envoyé un courrier à la préfecture demandant « une fermeture immédiate de l’abattoir ».

    L’association a également soumis ces images à un expert vétérinaire auprès des tribunaux, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d’abattage. Gilbert Mouthon, également secrétaire général de l’association de protection Fondation Assistance aux animaux, a noté « des actes de cruauté ». Selon la règlementation européenne, les animaux doivent être maintenus inconscients jusqu’à la mise à mort, seul l’abattage rituel pouvant faire exception à cette règle.

    L’expert Gilbert Mouthon note également des manquements aux règles d’hygiène: « Les animaux sont sales, leurs toisons sont maculées de matières fécales. Cela signifie que des bactéries, dont certaines sont très dangereuses pour l’homme, sont présentes […]. Lorsque l’animal est saigné à terre, son coeur bat encore. Les germes présents sur le sol peuvent passer par la plaie de saignée et contaminer la viande », déclare-t-il sur lePoint.fr.

    Acte III. Une ordonnance de fermeture

    Mercredi en fin d’après-midi, le maire d’Alès a annoncé avoir ordonné la fermeture « immédiatement et à titre conservatoire ». En outre, Max Roustan, qui s’est dit « ému par ces images », a annoncé le lancement d’une enquête administrative interne sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux. « Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de l’abattoir d’Alès », a-t-il poursuivi dans un communiqué publié sur le site internet de la municipalité.

    « Cet abattoir, comme l’ensemble des abattoirs de France, est sous l’exclusive responsabilité sanitaire des services de l’État, à travers la Direction départementale de la protection des populations, qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement », a par ailleurs rappelé l’élu.

    L’entreprise, qui produit 5000 tonnes de viandes par an selon son site internet, a bénéficié d’un investissement de 2,5 millions d’euros de la ville en 2010 pour sa rénovation. 120 emplois directs et indirects dépendent de cet abattoir à Alès et aux alentours.

    Alès : une vidéo choc pousse le maire à fermer l’abattoir municipal

    L' Obs

    Une vidéo réalisée en caméra cachée par l’association de défense des animaux, L214, a entraîné mercredi la fermeture à titre conservatoire de l’abattoir d’Alès par le maire de la ville.

    L'abattoir municipal d'Alès a été fermé après une vidéo montrant des animaux maltraités. (Capture d'écran)L’abattoir municipal d’Alès a été fermé après une vidéo montrant des animaux maltraités. (Capture d’écran)

    La mobilisation d’une association de défense des animaux a payé. En diffusant une vidéo montrant des mauvais traitements infligés aux bêtes, L214 a conduit, mercredi 14 octobre, le maire d’Alès (Gard) à fermer à titre conservatoire l’abattoir municipal de la ville, où une enquête va rechercher d’éventuels manquements aux normes.

    L’établissement avait déjà été épinglé par les services sanitaires à l’automne, soit après le moment où ces images ont été tournées, mais les « manquements » alors constatés étaient d’un niveau moindre que celui constaté dans la vidéo, a annoncé mercredi soir la préfecture.

    # Que montre la vidéo ?

    A l’origine de l’affaire, l’association de défense des animaux L214, qui a diffusé mercredi sur son site des images filmées en caméra cachée, pendant dix jours d’avril à mai 2015, par « une personne qui a accès à l’abattoir », explique-t-elle.

    Chevaux, vaches, veaux, cochons, agneaux et moutons y sont tués dans un océan de souffrance et d’indifférence », dénonce l’association.

    Les images montrent notamment des bovins et des moutons en train d’être saignés alors qu’ils ont repris connaissance après avoir été étourdis, des porcs entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2, un cheval apeuré frappé avec un aiguillon électrique ou un veau qui s’est échappé du tonneau de contention.

    Attention, ces images peuvent choquer :

    Manifestement les équipements ne sont pas adéquats, le personnel n’est pas formé, les services vétérinaires n’agissent pas » et avec « les risques sanitaires, ça nous semble le minimum de suspendre l’activité de l’abattoir tout de suite », a indiqué une porte-parole de L214, Brigitte Gothière.

    Les images de la vidéo ont été soumises par l’association à un expert vétérinaire, Gilbert Mouthon, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d’abattage, « des actes de cruauté » ainsi qu’un danger de contamination des carcasses par des matières fécales.

    # L’abattoir fermé à titre conservatoire

    L’association L214 a déposé mercredi une plainte auprès du procureur de la République d’Alès – qui a confirmé avoir bien reçu cette plainte – et envoyé un courrier à la préfecture demandant « une fermeture immédiate de l’abattoir ».

    En fin d’après-midi, elle a obtenu satisfaction : le maire Les Républicains (LR) d’Alès, Max Roustan, a annoncé la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’établissement, qui produit 5.000 tonnes de viande par an selon son site internet, et a bénéficié d’un investissement de 2,5 millions d’euros de la ville en 2010 pour sa rénovation.

    L’élu, qui  dit avoir été « ému par ces images », a par ailleurs annoncé dans un communiqué le lancement d’une enquête interne « sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux ».

    Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de l’abattoir d’Alès », a-t-il ajouté.

    # 120 emplois directs et indirects menacés

    Le maire d’Alès s’inquiète toutefois des conséquences sociales de cette possible fermeture définitive de l’abattoir. D’après lui, elle « condamnerait la filière agro-alimentaire locale, tant dans son volet agricole, de transformation et de commercialisation ainsi qu’au niveau économique avec 120 emplois directs et indirects ».

    L’élu LR a d’ailleurs lancé au passage une pique à peine déguisée contre L214, une « association dont l’objectif affiché est la fermeture de tous les abattoirs de France et l’arrêt de la consommation de viande ».

    « Cet abattoir, comme l’ensemble des abattoirs de France, est sous l’exclusive responsabilité sanitaire des services de l’Etat, à travers la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement », a par ailleurs rappelé Max Roustan.

    De son côté, la préfecture a précisé que suite à la visite de la DDPP de septembre 2015, une mise en demeure avait été adressée à l’abattoir. La visite de « re-contrôle » programmée aura lieu dès la réouverture du site, ont conclu les services de l’Etat.

    # « Des conditions absolument terribles »

    Malgré cette première victoire, les associations de défense des animaux ne comptent pas en rester là. L214 « déplore que seul un scandale médiatique soit de nature à inciter les autorités à agir ».

    « On n’a que des messages rassurants [des abattoirs, NDLR] qui disent : ‘il n’y a pas de problème, on maîtrise totalement, tout est fait selon les normes, les services vétérinaires veillent’. Non ! Il faut que les gens sachent que dans les abattoirs, on met à mort des animaux dans des conditions absolument terribles », a souligné la porte-parole de L214.

    La Fondation Bardot a estimé pour sa part que la vidéo « ne faisait que révéler le quotidien des abattoirs » et déploré « qu’il n’y ait pas assez de vétérinaires dans les abattoirs pour contrôler en amont la chaîne d’abattage ».

    L’abattoir municipal d’Alès fermé après une vidéo montrant des animaux maltraités

    La diffusion par une association d’une vidéo montrant des mauvais traitements infligés aux animaux a entraîné mercredi la fermeture à titre conservatoire de l’abattoir municipal d’Alès (Gard) par le maire de la ville, où une enquête va rechercher d’éventuels manquements aux normes.

    L’établissement avait déjà été épinglé par les services sanitaires à l’automne, soit après le moment où ces images ont été tournées, mais les « manquements » alors constatés étaient d’un niveau moindre que celui constaté dans la vidéo, a annoncé en début de soirée la préfecture.

    A l’origine de l’affaire, l’association de défense des animaux L214, qui a diffusé mercredi sur son site des images filmées en caméra cachée, pendant dix jours d’avril à mai 2015, par « une personne qui a accès à l’abattoir », explique-t-elle.

    Les images montrent notamment des bovins et des moutons en train d’être saignés alors qu’ils ont repris connaissance après avoir été étourdis, des porcs entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2, un cheval apeuré frappé avec un aiguillon électrique ou un veau qui s’est échappé du tonneau de contention.

    « Manifestement les équipements ne sont pas adéquats, le personnel n’est pas formé, les services vétérinaires n’agissent pas » et avec « les risques sanitaires, ça nous semble le minimum de suspendre l’activité de l’abattoir tout de suite », a indiqué à l’AFP une porte-parole de L214, Brigitte Gothière.

    Les images de la vidéo ont été soumises par l’association à un expert vétérinaire, Gilbert Mouthon, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d’abattage, « des actes de cruauté » ainsi qu’un danger de contamination des carcasses par des matières fécales.

    Contactés par l’AFP, les responsables de l’abattoir n’ont pas souhaité s’exprimer.

    L’association L214 a déposé mercredi une plainte auprès du procureur de la République d’Alès – qui a confirmé à l’AFP avoir bien reçu cette plainte – et envoyé un courrier à la préfecture demandant « une fermeture immédiate de l’abattoir ».

    En fin d’après-midi, elle a obtenu satisfaction: le maire LR d’Alès, Max Roustan, annonçait la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’établissement, qui produit 5.000 tonnes de viande par an selon son site internet, et a bénéficié d’un investissement de 2,5 millions d’euros de la ville en 2010 pour sa rénovation.

    – « Des conditions absolument terribles »-

    L’élu a par ailleurs annoncé dans un communiqué le lancement d’une enquête interne « sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux ». « Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu?à la fermeture définitive de l’abattoir d?Alès », a-t-il ajouté.

    « Cette fermeture définitive condamnerait la filière agro-alimentaire locale, tant dans son volet agricole, de transformation et de commercialisation ainsi qu?au niveau économique avec 120 emplois directs et indirects », déplore Max Roustan, qui a lancé au passage une pique à peine déguisée contre L214, une « association dont l’objectif affiché est la fermeture de tous les abattoirs de France et l’arrêt de la consommation de viande ».

    « Cet abattoir, comme l?ensemble des abattoirs de France, est sous l?exclusive responsabilité sanitaire des services de l?État, à travers la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement », a par ailleurs rappelé l’élu.

    De son côté, la préfecture a précisé que suite à la visite de la DDPP de septembre 2015, une mise en demeure avait été adressée à l’abattoir. La visite de « re-contrôle » programmée aura lieu dès la réouverture du site, ont conclu les services de l’Etat.

    « On n’a que des messages rassurants (des abattoirs, ndlr) qui disent: « il n’y a pas de problème, on maîtrise totalement, tout est fait selon les normes, les services vétérinaires veillent ». Non! Il faut que les gens sachent que dans les abattoirs, on met à mort des animaux dans des conditions absolument terribles », a souligné la porte-parole de L214.

    La Fondation Bardot a estimé que la vidéo « ne faisait que révéler le quotidien des abattoirs » et déploré « qu’il n’y ait pas assez de vétérinaires dans les abattoirs pour contrôler en amont la chaîne d’abattage ».

    L’abattoir d’Alès fermé par la mairie après une vidéo montrant des animaux maltraités

    ABATTOIR ALES

    ANIMAUX – La diffusion par une association d’une vidéo montrant des mauvais traitements infligés aux animaux a entraîné mercredi 14 octobre la fermeture à titre conservatoire de l’abattoir municipal d’Alès (Gard) par le maire de la ville, où une enquête va rechercher d’éventuels manquements aux normes.

    L’établissement avait déjà été épinglé par les services sanitaires à l’automne, soit après le moment où ces images ont été tournées, mais les « manquements » alors constatés étaient d’un niveau moindre que celui constaté dans la vidéo, a annoncé en début de soirée la préfecture. A l’origine de l’affaire, l’association de défense des animaux L214, qui a diffusé mercredi sur son site des images filmées en caméra cachée, pendant dix jours d’avril à mai 2015, par « une personne qui a accès à l’abattoir », explique-t-elle.

    Les images montrent notamment des bovins et des moutons en train d’être saignés alors qu’ils ont repris connaissance après avoir été étourdis, des porcs entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2, un cheval apeuré frappé avec un aiguillon électrique ou un veau qui s’est échappé du tonneau de contention.

    « Manifestement les équipements ne sont pas adéquats, le personnel n’est pas formé, les services vétérinaires n’agissent pas » et avec « les risques sanitaires, ça nous semble le minimum de suspendre l’activité de l’abattoir tout de suite », a indiqué à l’AFP une porte-parole de L214, Brigitte Gothière.

    Les images de la vidéo ont été soumises par l’association à un expert vétérinaire, Gilbert Mouthon, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d’abattage, « des actes de cruauté » ainsi qu’un danger de contamination des carcasses par des matières fécales. Contactés par l’AFP, les responsables de l’abattoir n’ont pas souhaité s’exprimer.

    Une plainte déposée

    L’association L214 a déposé mercredi une plainte auprès du procureur de la République d’Alès – qui a confirmé à l’AFP avoir bien reçu cette plainte – et envoyé un courrier à la préfecture demandant « une fermeture immédiate de l’abattoir ». En fin d’après-midi, elle a obtenu satisfaction: le maire LR d’Alès, Max Roustan, annonçait la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’établissement, qui produit 5000 tonnes de viande par an selon son site internet, et a bénéficié d’un investissement de 2,5 millions d’euros de la ville en 2010 pour sa rénovation. L’élu a par ailleurs annoncé dans un communiqué le lancement d’une enquête interne « sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux ». « Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de l’abattoir d’Alès », a-t-il ajouté.

    « Cette fermeture définitive condamnerait la filière agro-alimentaire locale, tant dans son volet agricole, de transformation et de commercialisation ainsi qu’au niveau économique avec 120 emplois directs et indirects », déplore Max Roustan, qui a lancé au passage une pique à peine déguisée contre L214, une « association dont l’objectif affiché est la fermeture de tous les abattoirs de France et l’arrêt de la consommation de viande ».

    Une mise en demeure adressée en septembre

    « Cet abattoir, comme l’ensemble des abattoirs de France, est sous l’exclusive responsabilité sanitaire des services de l’État, à travers la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement », a par ailleurs rappelé l’élu. De son côté, la préfecture a précisé que suite à la visite de la DDPP de septembre 2015, une mise en demeure avait été adressée à l’abattoir. La visite de « re-contrôle » programmée aura lieu dès la réouverture du site, ont conclu les services de l’Etat.

    « On n’a que des messages rassurants (des abattoirs, ndlr) qui disent: ‘Il n’y a pas de problème, on maîtrise totalement, tout est fait selon les normes, les services vétérinaires veillent’. Non! Il faut que les gens sachent que dans les abattoirs, on met à mort des animaux dans des conditions absolument terribles », a souligné la porte-parole de L214.

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    Abattoir d’Alès : la vidéo de l’horreur

    Abattoir d’Alès : la vidéo de l’horreur
    Abattoir d’Alès : la vidéo de l’horreur © DR
    Anne-Cécile Beaudoin

    L’association L214 dévoile ce matin une enquête accablante sur l’abattoir municipal d’Alès (Gard).

    Les abattoirs ne sont pas des centres de bien-être, on s’en doutait. Mais ce qui se déroule derrière les murs de l’abattoir municipal d’Alès, dans le Gard, dépasse l’imaginable. Réalisées entre avril et mai 2015 par un témoin qui souhaite conserver l’anonymat, les images, diffusées aujourd’hui par l’association L214, sont insoutenables.

    Il y a d’abord ces chevaux, frappés à l’aide d’un bâton pour rentrer dans le « piège ». Les animaux tentent de s’échapper. D’autres reculent, résistent. Un ouvrier donne un violent coup de poing dans la tête d’une bête, une autre semble avoir une patte cassée. Elle tremble de douleur. Les gestes des hommes sont laborieux. Il faut s’y prendre à plusieurs fois. Une main au licol, une autre qui ajuste la position de tir du pistolet à tige performante (matador) entre les yeux. La technique est censée étourdir. Mais dans la salle de saignée, c’est-à-dire de mise à mort, les chevaux montrent des signes de reprise de conscience : tentatives de relever la tête, respiration, mouvement des membres et des oreilles… Quand le découpage commence, certains chevaux bougent encore.

    Raté aussi l’étourdissement des bovins. Suspendus dans la salle de saignée, ils secouent leur tête et leurs pattes, puis réagissent aux coups de couteau. La loi est pourtant claire. Comme le rappelle le Professeur Gilbert Mouthon, vétérinaire et expert aux Cours administratives d’appel de Paris et de Versailles, dans son rapport réalisé à la demande de L214 : « le règlement CE 1099/2009 précise que les animaux doivent rester inconscients jusqu’à leur mort ».

    Les conditions sanitaires soulèvent des questions

    L’horreur se poursuit avec les moutons. Placés dans le barillet rotatif, ils peuvent observer leurs congénères en train de se faire dépecer, « ce qui est en infraction avec la note de service DGAL du 5 décembre 2012 », précise l’expert. Et d’ajouter : « on voit des animaux se recroqueviller dans le barillet après avoir été égorgés montrant que la contention mécanique n’est pas ajustée et ne remplit pas son rôle. C’est en infraction avec le règlement CEE 1099/2009, article 15 ». Les cochons, enfin. Ils sont introduits dans une nacelle à coup d’aiguillon électrique. La nacelle est ensuite descendue dans une fosse : les cochons sont gazés durant 85 secondes au dioxyde de carbone. « Méthode légale, même si elle pose des problèmes de souffrances reconnues par la CE », constate le Professeur Mouthon. Sur la vidéo diffusée par L214, les animaux suffoquent, hurlent à n’en plus finir. Étourdissement par asphyxie en vain : dans la salle de saignée, le calvaire continue. Des porcs reprennent conscience.

    Au-delà des irrespects de la réglementation en matière de bien être animale, les conditions sanitaires de l’abattoir d’Alès soulèvent des questions. « Il faut noter une grande quantité de bouses séchées sur la toison de beaucoup de bovins montrant l’absence de surveillance et d’inspection ante mortem par le vétérinaire sanitaire, détaille l’expert dans son rapport. Les matières fécales des bovins sont contaminées de différents germes pouvant être pathogènes et en particulier des colibacilles dits tueurs. Il s’ensuit un risque important de contamination possible de la plaie de saignée ainsi que des carcasses lors du dépeçage ». Plus loin, il note «  l’intervention de personnel sans blouse entraînant un danger de contamination. Des bovins saignés au sol restent plusieurs minutes avec la tête et la plaie de saignée baignant dans un mélange de sang et d’eau forcément contaminée par les toisons recouvertes de matières fécales »

    En 2010, la ville d’Alès avait investi 2,5 millions d’euros dans l’abattoir municipal. Chaque année, 3000 chevaux, 20 000 porcs, 40 000 ovins et 6 000 bovins sont abattus ici. « Outil essentiel au développement économique du bassin alésien, l’abattoir d’Alès répond entièrement aux normes européennes, relate la mairie sur son site. Sa modernisation a évité la fermeture d’un outil essentiel pour les éleveurs et bouchers des Cévennes »… Contacté par Paris Match, le directeur de l’abattoir d’Alès n’a pas souhaité faire de commentaires. En fin d’après-midi, Max Roustan, maire d’Alès décidait  » la fermeture immédiate à titre conservatoire de cet établissement ainsi qu’une enquête administrative interne sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux.  »

    « Nous espérons que cette vidéo encouragera les consommateurs à ne plus manger de viande, explique Brigitte Gothière, porte-parole de l’association L214. Ces images prouvent une fois de plus qu’il ne faut pas se faire d’illusion : dans les abattoirs, même à taille humaine, les animaux vivent le cauchemar et meurent dans de lentes agonies. Nous déposons plainte pour cruauté contre l’abattoir d’Alès ». Parce que la viande heureuse est un mythe, l’actrice Hélène de Fougerolles est devenue végétarienne il y a 3 ans. Elle a accepté de commenter l’enquête diffusée depuis ce matin par L214.

    Actes de cruauté sur des animaux : le maire d’Alès ordonne la fermeture de l’abattoir

    SOUFFRANCE ANIMALE – L’association L214 a mis en ligne mercredi matin des vidéos filmées au printemps dernier à l’abattoir d’Alès (Gard). On y voit des bêtes, cochons, vaches ou encore moutons, mourir dans des conditions pénibles. Un vétérinaire dénonce aussi de mauvaises conditions sanitaires. La mairie vient d’ordonner sa fermeture.

    VIDÉO - L'abattoir qui pratiquait la mort lente

    Capture d’écran d’une vidéo tournée au printemps dernier à l’abattoir d’Alès par l’association L214.  Photo: Capture/YouTube

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    Commentaires

    Cassis  • 

    Cette vidéo est insoutenable. Comment les employés acceptaient/supportaient ces tortures ? C’est écoeurant !

    Vinny  • 

    il faut simplement faire subir à ces ordures le meme sort …. l’explication sur les 120 emplois
    du maire est à vomir … il est le patron donc responsable !

    andre  •

    c;est honteux de voir ça en France je suis pas fier d’être français quand je vois cette barbarie et que l’état est la justice de font rien, nous sommes dans l’horreur totale; il faut agir rapidement a arrêter cette barbarie a Alés et d’autres abattoirs

    Davy  •

    Il y a une article ahurissant sur le point dans les vidéos un cheval se fait couper la patte alors qu’il est vivant !!
    Arrêtons le massacre, refusons la viande !

    Fonzie  • 

    que dire de plus quand on est soi-même non végétarien et qu’on a une grande peine pour ces animaux? On culpabilise, certes, mais après on ferme les yeux. J’ai cessé de manger de la viande de boeuf pendant 15 ans et puis je me suis retrouvé anémié. Quid aussi de nos kids si on ne leur donnait pas de viande? Au-moins pourrait-on ne pas infliger de telles horreurs à ces animaux qui nous permettent de vivre en les abattant dignement et surtout de façon indolore comme ces gaz anesthésiants.

    jp6962  • 

    La barbarie n’existe pas qu’ailleurs.

    Littlefox  •  

    Vu ce matin sur B F TV le reportage concernant l’ABATTOIR d’ALES…. images insoutenables, cruauté stupide…Merci d’informer. On mange leur viande, mais au moins que les animaux, dans certains abattoirs ne soient pas martyrisés comme ceux qu’on a vus ce matin….

    MEMEPASPEUR  • 

    mangent plus d’porc les « Français » Faut se réveiller ! Dans ce site, pour se faire du fric, ils pourraient vendre des tapis de prières pour muzz…

    Fabrice  • 

    Est-ce vraiment trop demander que d’abattre ces animaux par balle, au niveau de la tête pour éviter toute souffrance ? La mort par électrocution n’est ni plus ni moins qu’une forme de torture. Et probablement l’une des méthodes de mise à mort les plus cruelles.

    Lolo13  • 

    Commençons par arrêter les dérogations à l’obligation de l’endormissement préalable donnée pour le hallal el le kasher une honte pour une société moderne ET LAIQUE.
    Quant à cet abattoir, honte aux services vétérinaires qui font semblant de ne rien voir et qui le visite régulièrement.

    @BARAQUAS :                         l’anesthésie utilisée pour rendre les animaux inconscient ,ne peut provoquer le cancer ,c’est une absurdité ,aucune étude scientifique ne le démontre ,par contre l’accumulation d’acide lactique dans les tissus due au stress ,outre qu’elle est préjudiciable à la qualité de la viande ,elle aurait des effets négatifs sur la santé,quand à l’emploi ,il ne peut être la justification de conduites et de pratiques de ce type qui doivent être condamnées ,et sévèrement,l’animal est un être vivant                                                                                                                                                                          au sein de toute societe il existe des ilots de barbarie ,cette industrialisation de la mort animale qui supprime toute compassion pour des êtres sensibles ,et en fait des objets de consommation nous dit beaucoup sur notre rapport au monde ,cette prise de conscience est liée à la sortie du religieux qui fait de l’homme un être vivant parmi les autres ,et interroge sur notre place dans le cosmos,ce maire à pris une bonne décision ,mais au delà ,nous devrions réfléchir pour limiter notre consommation animale ,afin de retrouver des échelles de production locales plus respectueuses d’une certaine forme d’écologie ,la viande n’est pas obligatoire tous les jours ,enfin pour terminer ,certaines pratiques devraient être passibles de sanction pénales,il y a du sadisme et de la cruauté dans ce film

    ZohraRose

    @BARAQUAS :                     Je n’ai pas compris votre position. Voulez-vous dire que le fait d’anesthésier l’animal, engendre le cancer chez les personnes qui mangent cette viande. Cette position est en contradiction totale avec les preuves scientifiques. Quand aux personnes qui travaillent dans cet abattoir, il s’agit de condamner la cruauté de leurs méthodes. Ils peuvent faire le même travail, mais sans cette cruauté inacceptable. Comment peut-on se dire civilisé et agir ainsi ?

    BARAQUAS                          association aux pratiques d’invinstigations douteuses, que signifie ‘abattoir’? ne pensez-vous pas que les chasseurs font mieux. vous préférez manger de la viande anesthésiée par des doses létales de produits chimiques qui se retrouveraient dans votre assiette et qui vous provoqueraient un cancer dans les années à venir. la mort, induit forcément la douleur. sauf dans le monde des bisounours. une pensée pour les salariés qui font malheureusement ce travail difficile et ingrat pour satisfaire nos besoins.

    @Tinou37 :                          Moi aussi.

    BARAQUAS                          Pour info un chirurgien n’a pas d’obligation de résultat suite à une intervention chirurgicale, mais les employés d’un abattoir devraient en avoir ??? ne marchons nous pas sur la tête !!!

    sacados                                Merci à Mr le Maire d’ Alès d’ avoir mis fin à ces actes de cruautés et de barbaries d’ un autre temps !

    Tinou37                                 Et pour ceux qui se demandent pourquoi végétalien, c’est simple… Le lait dans notre système hyper productif, c’est l’abattoir pour les veaux, les agneaux, et les mères… Sans parler des histoires de frics et subventions avec notre pognon !                                                                                                                                                            C’est décidé, j’adore la viande mais tant pis, je ne peux plus fermer les yeux, je passe végétalien, je ne peux plus cautionner tout ça, on aura beau nous prétendre que ça serait un cas particulier, on sait bien que c’est faux, elle est loin l’époque ou les bêtes étaient bien traitées dans les élevages de nos arrières grands parents, très loin.

    Catherine                           J’ai tout de même des doutes sur l’objectivité que ce Gilbert Mouthon…

    JP Landr                            « des vaches accrochées tête en bas se débattent pendant de longues minutes avant de se vider de leur sang »…désolé mais on assiste malheureusement à cela dans tous les abattoirs pratiquant les abattages rituels          Impensable à notre époque compte tenu des progrès techniques ,Mais ici il semble qu’un laxisme dans la formation du personnel soit responsable.. Et la surveillance par les agents des services vétérinaires obligatoirement présents dont le rôle est aussi de veiller à l’application du respect des règles interdisant toute brutalité envers les animaux ?

    Denis Rougelot                  Je pensais cette époque révolue. Autrefois dans les fermes on saignait les animaux qui mourraient dans d’atroces souffrances. Il est désolant que ces pratiques aient encore lieu ici ou là. Si on enquêtait plus avant dans les abattoirs, on verrait sans doute que ce cas n’est pas isolé, hélas.

    Sarah                                  C’est terrifiant de voir à quel point les gens s’émeuvent plus du sort de ces animaux que de celui des migrants qui se noient tous les jours dans la Méditerranée…

    Nemo                                 Vous opposez deux raisons de se révolter sans aucun fondement. Le rapport que nous entretenons aux animaux dit beaucoup de notre humanité ou pas…

    DUDU                               ??? nous pouvons nous émouvoir à des échelles différentes sur plusieurs sujets, par exemple sur Les comportements barbares et inhumains.

    rondelette                        Mais en suisse ces abattages rituels sont depuis longtemps interdits! Sommes nous encore dans des rites moyennageux ?
    Bartman                            Hélas, la liste est longue des sévices infligés aux animaux. Le problème n’est pas de tuer des animaux en tant que tel. Les animaux eux-mêmes doivent en manger d’autres pour survivre. C’est ce en quoi je ne suis pas d’accord avec les végétariens et assimilés. En revanche, ce qui pose problème, c’est la course au profit et au rendement de toute l’industrie agro-alimentaire dont les abattoirs ne sont qu’un maillon. Les clients et les consommateurs que nous sommes ont leur part de responsabilité. C’est un fait.

    Personnellement, j’apprécie la bonne viande, plus en qualité qu’en quantité, mais je ne peux pas regarder ce genre d’images. J’aime trop les animaux et ça me rend malade. Paradoxe de l’être humain.

    Clicoeur 

    @ Djill                             « … L’abattage rituel est donc complètement hors la loi « , dites-vous.    Ça devrait l’être, mais malheureusement les abattages rituels bénéficient d’une dérogation européenne déplorable bafouant la législation sur la protection animale.

    Paradise Lost                       RépugnantJe suis végétarienne, et contente de l’être. Arrêtons ce massacre !

    Djill                                      Ce que prévoit la réglementation européenne : «L’animal est maintenu dans un état d’inconscience et d’insensibilité jusqu’à la mort. » L’abattage rituel est donc complètement hors la loi.
    MERCYSTREET                  Révoltant ! Heureusement que le statut juridique de l’animal a évolué et n’est plus considéré comme une chose, qu’il est un être vivant avec une sensibilité. Certains ont plus de respect pour des biens meublés que pour des animaux    Révoltant !                                                                                                                                               Je ne mange plus de viande depuis des années et je continuerais…
    chris1059

    @jessax                                 Bravo, continuez à porter des oeillères.

    n’ayez pas peur                   Il serait nécessaire de fermer l’élysée et matigon qui sont des abattoirs… De la nation Française !

    Clicoeur 

    @ Gladys G:                        C’est justement parce que j’aime la viande et que je compte bien continuer à en consommer, que je me refuse à visionner ces vidéos. Et croyez bien que je ne suis pas fier de moi. Par contre, je compte fortement sur les autorités françaises, et sur celles de tous les autres pays dits civilisés, pour que cesse ce genre de dégueulasseries dans les abattoirs.

    bonnet                                Sanctions pénales : La fermeture de l’abattoir est une mesure minimale.  La responsabilité pénale des dirigeants, employés, administrateurs peut-elle être engagée et quelles peines encourent-ils ? Si oui, on attend une action vigoureuse et immédiate du ministère public.

    « Le nain ment »

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    Bygmalion: Lavrilleux accuse Sarkozy de se «défausser» et de ne pas «assumer»

    Le Parisien

    Jérôme Lavrilleux, acteur clé de l’affaire Bygmalion et ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé, se rappelle au bon souvenir de Nicolas Sarkozy.Le Parisien: Jérôme Lavrilleux, le 14 avril 2014.© Le Parisien Jérôme Lavrilleux, le 14 avril 2014.

    Dans un entretien à L’Obs, il accuse l’ex-président aujourd’hui à la tête des Républicains (LR), de se «défausser» et «de ne pas assumer»  ses responsabilités dans ce système de fausses factures durant sa campagne présidentielle de 2012.

    «Les grands chefs sont ceux qui assument»

    «Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit, et dont j’ai la certitude, conforté par la lecture du dossier aujourd’hui :les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire « Bygmalion », mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy», déclare l’ancien cadre de l’UMP, aujourd’hui député européen.
    «Les comptes ont débordé de tous les côtés. Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour dire dans sa déposition que cette affaire ne concerne pas sa campagne… C’est un système de défense voué à un échec total. Il adopte le même dans toutes les affaires où il est entendu : « C’est pas moi, c’est l’autre ». Dans Bygmalion, il dit « C’est pas moi, c’est Copé ». Il se défausse, il vit dans un monde irréel et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles», assène M. Lavrilleux, mis en examen dans cette affaire.

    «Nicolas Sarkozy ment»

    «Nicolas Sarkozy ment», accuse-t-il encore en réponse aux affirmations de l’ancien chef de l’Etat pour qui Jérôme Lavrilleux, malgré ses dénégations, était au courant de l’état financier de sa campagne présidentielle. Lors de son audition début septembre par la police, Nicolas Sarkozy a reconnu l’existence d’un système de fausses factures mais à d’autres fins, entre l’UMP alors dirigée par Jean-François Copé et Bygmalion, la société de ses proches. Des accusations qui ont rendu furieux le camp Copé et fortement tendu les relations Sarkozy-Copé ces dernières semaines.

    Cinq figures de l’affaire Bygmalion se sont retrouvées chez les juges d’instruction toute la journée de vendredi pour une longue confrontation, la plus importante depuis le début de cette enquête. Parmi les cinq mis en examen arrivés au pôle financier dans la matinée, Franck Attal, le patron d’Event and Cie, filiale de Bygmalion et société prestataire des meetings, et Jérôme Lavrilleux, qui avaient révélé ce système frauduleux au printemps 2014. Etaient également présents le directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, Guillaume Lambert, l’ancien directeur général de l’UMP, Eric Cesari, et l’ancienne directrice des ressources du parti, Fabienne Liadze, qui nient avoir participé à une fraude.

    Les enquêteurs ont la conviction que des fausses factures ont permis d’imputer à l’UMP environ 18,5 millions d’euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. But de cette «ventilation», dissimuler une explosion du plafond légal des dépenses (22,5 M €).

    Affaire Bygmalion : Sarkozy « n’assume pas »

    Le Monde.fr avec AFP

    Jérôme Lavrilleux, ancien chef de cabinet de Jean-François Copé, arrive au pôle financier du tribunal de Paris, le 9 octobre.

    Nicolas Sarkozy « n’assume pas » ses responsabilités dans le système de fausses factures qui a alimenté sa campagne présidentielle en 2012, accuse Jérôme Lavrilleux, qui fut le directeur adjoint de cette campagne. M. Lavrilleux s’exprime dans un entretien avec L’Obs publié mercredi 13 octobre, cinq jours après sa confrontation au pôle financier de Paris avec cinq autres mis en examen de l’affaire dite Bygmalion.

    « Il dit : “C’est pas moi, c’est Copé.” » Il se défausse, il vit dans un monde irréel et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles », juge M. Lavrilleux, qui fut également le directeur de cabinet de l’ex-président de l’UMP, Jean-François Copé, dont il reste un proche.

    Lors de son audition début septembre par la police, Nicolas Sarkozy a reconnu l’existence d’un système de fausses factures entre l’UMP et Bygmalion, une société contrôlée par des proches de M. Copé. M. Lavrilleux affirme, lui, que c’est l’ensemble des comptes de campagne qui a « dérapé », « et pas seulement le budget consacré aux meetings », principalement mis en cause. Ils ont « débordé de tous les côtés », dit-il.

    Les enquêteurs ont la conviction que des fausses factures ont permis d’imputer à l’UMP environ 18,5 millions d’euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat, afin de dissimuler un dépassement du plafond légal des dépenses fixé à 22,5 millions d’euros. M. Lavrilleux estime que la campagne a coûté au total 50 millions d’euros. Il dit avoir subi des tentatives d’intimidation de la part de proches de M. Sarkozy. « Il m’arrive d’avoir peur. Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin », dit-il.

    Lire : L’affaire Bygmalion, si vous avez raté un épisode

    INTERVIEW EXCLUSIVE. Bygmalion : Jérôme Lavrilleux enfonce Nicolas Sarkozy

    L’ex-directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy livre sa vérité sur les dérapages financiers. Pour lui, l’ex-président savait. Il raconte aussi avoir été menacé : « Il m’arrive d’avoir peur ».

    Jérôme Lavrilleux, le 9 octobre 2015 (FLORIAN DAVID / AFP)Jérôme Lavrilleux, le 9 octobre 2015 (FLORIAN DAVID / AFP)

    Vendredi 9 octobre, quand il arrive au pôle financier en compagnie de ses avocats pour une confrontation avec les autres mis en examen de l’affaire Bygmalion, Jérôme Lavrilleux tire derrière lui une grosse valise noire. « Que contient-elle ? » demandent les journalistes présents sur place à l’ancien directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy. Des pièces compromettantes ?

    Jérôme Lavrilleux ne peut s’empêcher de lâcher une petite phrase pour faire trembler les sarkozystes devenus ses adversaires. « Il y a tout ce qu’il faut » pour répondre aux questions, glisse-t-il. Quand nous le rencontrons le lendemain, à Saint-Quentin (Aisne), Jérôme Lavrilleux sourit de l’anecdote :

    Dans ma valise, il y avait surtout du linge sale, au sens propre du terme. J’arrivais de Strasbourg, où j’ai passé toute la semaine, et j’avais donc mes affaires à laver ! »

    Lorsqu’il évoque l’affaire Bygmalion, qui a pris une nouvelle dimension début septembre avec l’audition comme témoin de Nicolas Sarkozy, l’ex-bras droit de Copé se montre moins bravache. Le système des fausses factures, nous dit-il, résulte d’une stratégie collective mise en œuvre par l’entourage de Nicolas Sarkozy pour gagner à tout prix. Selon lui, l’ex-président en avait connaissance.

    Le Jérôme Lavrilleux qui nous a accordé cet entretien n’est plus un homme à terre. Il s’est relevé. Il affiche même un petit sourire, assure que son mandat de député européen le passionne, confie qu’il se prépare pour sa nouvelle vie, celle qu’il débutera après une condamnation jugée inévitable. Mais, surtout, il évoque les pressions qu’il subit. A l’entendre, laver son linge sale en public pourrait constituer un danger de mort.

    Jérôme Lavrilleux, chez lui, à Saint-Quentin (Aisne), le 10 octobre. Il est aujourd’hui député européen. (Fabrice Demessence pour « l’Obs »)

    18 millions d’euros de fausses factures ont été réglées par l’UMP en 2012 à la société Bygmalion. A quoi a servi cette somme ? Personne n’est d’accord. Avez-vous réussi à vous entendre lors de la confrontation devant le juge ?

    – Jérôme Lavrilleux : Non, pas du tout. Mais, moi, je répète ce que je dis depuis le début : cet argent a servi à financer une campagne qui a totalement dérapé, malgré ce que dit le camp Sarkozy. Je ne suis pas à l’initiative de ce système des fausses factures, je ne suivais pas les finances de la campagne, mais j’ai été mis au courant de cette fraude après la fin de la présidentielle, et je ne l’ai pas dénoncée.

    Lors de son audition devant les enquêteurs début septembre, Nicolas Sarkozy a qualifié cette thèse de « farce ». « Ma campagne de 2012 n’a en aucune façon dérapé », assure-t- il. Qu’en dites-vous ?

    – Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit, et dont j’ai la certitude, conforté par la lecture du dossier aujourd’hui : les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire « Bygmalion », mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

    Rien n’a été contrôlé. Il suffit de regarder les comptes du parti en 2012 pour s’en apercevoir. Tout cela figure dans l’instruction. Concernant la ligne budgétaire de la présidentielle, l’UMP avait prévu de dépenser 2,5 millions d’euros cette année-là. Combien ont été finalement payés par l’UMP ? Dix millions, en plus des fausses factures de Bygmalion !

    Dix millions ? Mais à quoi ont-ils servi ?

    – Je ne sais pas précisément. Sans doute à financer des affiches, à payer les transports des militants… Sauf qu’on ne peut pas demander à la SNCF ou à d’autres prestataires, comme à Bygmalion, de modifier leurs factures !

    Pour résumer, la campagne de Nicolas Sarkozy aurait coûté 22,5 millions d’euros, le plafond autorisé, somme à laquelle il faut ajouter les 18 millions de fausses factures de Bygmalion et les 10 millions dont vous révélez l’existence aujourd’hui. Selon vous, les frais de campagne s’élèveraient donc à 50 millions d’euros ?

    – Oui, les comptes ont débordé de tous les côtés. Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour dire dans sa déposition que cette affaire ne concerne pas sa campagne… C’est un système de défense voué à un échec total. Il adopte le même dans toutes les affaires où il est entendu : c’est pas moi, c’est l’autre.

    Dans Bygmalion, il dit : « C’est pas moi, c’est Copé. » Il se défausse, il vit dans un monde irréel, et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles.

    Mais je suis serein et confiant. L’expertise des factures de la société Event & Cie [chargée des meetings au sein de Bygmalion, NDLR], confiée à une personne indépendante, montrera, comme l’enquête le prouve, où sont partis les 18 millions d’euros.

    Jean-François Copé et Jérôme Lavrilleux, au siège de l’UMP à Paris, en mars 2012 . (Witt / Sipa)

    « Il m’arrive d’avoir peur »

    – Pourtant, vous envoyez un SMS au directeur de campagne Guillaume Lambert fin avril 2012, une semaine avant le second tour. « Nous n’avons plus d’argent. JFC [Jean-François Copé] en a parlé au PR [le président de la République]« , écrivez-vous. D’après Nicolas Sarkozy, ce texto prouve que vous étiez tenu au courant de l’état financier de sa campagne en temps réel, alors que vous affirmez l’inverse.

    – Sur ce point, c’est simple : Nicolas Sarkozy ment. Ce SMS ne concerne ni le compte de campagne ni les dépassements. Nous parlons des banques qui ont bloqué les crédits pour le candidat et le parti car elles savent que nous allons perdre. Une intervention en haut lieu a été nécessaire pour débloquer l’argent. Nicolas Sarkozy sait donc très bien à quoi cet échange fait allusion.

    Vous dites avoir été averti du système des fausses factures après le second tour. Nicolas Sarkozy a-t-il également été mis au courant ? Et à quel moment ?

    – Je ne le sais pas. Je remarque juste que, lors de sa déposition, l’ancien chef de l’Etat indique avoir utilisé les moyens de l’Elysée, par le biais de ses conseillers présidentiels, pour préparer sa candidature, puis pour mener sa campagne au jour le jour. Cela est strictement illégal et c’est très symptomatique du fait que durant cette campagne tout le monde s’est affranchi des règles.

    L’hypothèse à laquelle je croyais au départ, celle d’une campagne qui a dérapé de façon incontrôlée car Guillaume Lambert n’était pas l’homme de la situation, ne me paraît plus valable. Toute la hiérarchie, de haut en bas, a bafoué les règles de façon calculée et admise pour gagner à tout prix.

    De façon calculée… mais par qui ?

    – Pas par moi ! Je suis décrit par Nicolas Sarkozy dans sa déposition comme un quasi-majordome, qui devait simplement lui dire que la salle était pleine. J’avais pensé, dans l’enthousiasme de la campagne, être au moins un soldat qui organisait des réunions publiques pour aider son candidat à gagner.

    Toujours est-il que vu le peu d’importance qu’il me prête, je ne peux pas être le grand manitou de ce système comme certains de ses proches le disent.

    Si ce n’est vous, qui est responsable ?

    – L’erreur majeure de Nicolas Sarkozy est d’avoir pris pour mener sa campagne des gens qui le traitaient en fait comme un président de la République, dont les désirs étaient des ordres.

    Son entourage est donc le seul responsable de cette dérive financière ?

    – Je ne protège personne, mais il m’arrive d’avoir peur. Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin. J’ai dit à mes proches que si un jour j’avais un accident de voiture, il faudrait faire une expertise. C’était de l’humour noir… quoique.

    Le candidat et son directeur adjoint de campagne, le 24 avril 2012.(Élodie Grégoire – REA)

    « On m’a épluché, réépluché »

    Avez-vous reçu des pressions, des menaces, même voilées ?

    – D’abord, on m’a viré de l’UMP comme un malpropre. On a fait courir des rumeurs crapoteuses. Aujourd’hui, je croise encore des proches de Nicolas Sarkozy. Certains me disent : « Alors, c’est pas trop dur ? » L’autre fois, un de ses très très proches m’a dit : « Attention, ça va mal se terminer… Il y a une commission rogatoire en Espagne, et ils ont trouvé de l’argent. » Il n’y a jamais eu de commission lancée dans ce pays. C’est juste de l’intimidation.

    Mais il faut être solide, car je parle de gens qui ont exercé de très hautes responsabilités. En juillet dernier, un sarkozyste me lance, en me voyant dans un couloir : « Mais c’est monsieur Lavrilleux, l’homme qui renseigne la presse ? » Ce sont des gens bien qui me disent ça, des futurs Premiers ministres…

    Il leur arrive aussi d’être plus avenants. Quand je dis que ma carrière politique va s’arrêter, ils me répondent : « Oh ! tu sais, en politique, il ne faut préjuger de rien… »

    Le clan Sarkozy soutient que Bygmalion et ses amis, dont vous faites partie, se sont enrichis.

    – On m’a foutu à poil dans tous les sens, on m’a épluché, réépluché, je n’ai rien à cacher. Je ne me fais aucun souci là-dessus. Et j’ai la conviction qu’en ce qui concerne les prestations facturées par Event & Cie rien n’a donné lieu à la constitution d’une cagnotte, personne ne s’est enrichi. Je ne peux pas garantir qu’il en soit de même pour les autres agences, comme Publics, qui ont travaillé également pour la campagne.

    Moi, contrairement à Claude Guéant, je n’ai jamais eu de coffre-fort dans lequel on pouvait entrer debout, ni avant, ni pendant, ni après la campagne. Contrairement à ceux de Sarkozy, ni mon actuel ni mon ancien directeur de cabinet n’ont jamais passé une semaine sur le banc des prévenus pour avoir détourné de l’argent public via des primes en liquide…

    Voyez-vous toujours Jean-François Copé ?

    – Nous nous voyons une ou deux fois par mois. Copé est quelqu’un qui ne lâche pas les gens. Voyez comment lui a eu l’élégance de réagir avec Nadine Morano, fidèle d’entre les fidèles de Sarkozy. Nous parlons politique, mais je ne suis plus son conseiller quotidien, c’est une conversation amicale.

    A la rentrée, Copé a réuni plusieurs parlementaires. Il est très actif, multiplie les déplacements, les réunions avec des militants. Envisage-t-il son retour en politique ?

    – Il a très exactement réuni 45 parlementaires, 42 députés et trois sénateurs. Et François Fillon n’en a réuni que 15. Or, je remarque qu’il faut le soutien de 20 parlementaires pour la primaire de l’UMP…

    Lui conseillez-vous de se présenter à la primaire ?

    – Cela ne peut relever que de sa volonté. Et ça ne peut pas juste être une affaire de circonstances. C’est à lui de sentir s’il est porteur d’une envie suffisamment forte pour entrer dans une campagne présidentielle.

    Pour le faire, il faut être habité par quelque chose qui moi me dépasse. Je ne souhaite à personne de vivre ce type de campagne, même pas à ceux que je déteste et il y en a beaucoup !

    « Sans l’affaire Bygmalion, je serais encore dans ce bordel »

    Vous ne ferez plus jamais de politique ?

    – Non. Je sais que je vais être poursuivi devant un tribunal et vraisemblablement condamné. Je vais finir mon mandat de député européen, puis je vais changer de vie. Tout est planifié.

    Pour le moment, je travaille beaucoup à Bruxelles, je fais ce que j’aime. Je n’obéis plus à personne. Je ne suis plus là, dans l’instantanéité, à répondre aux petites phrases, à préparer des coups montés pour les uns et les autres… Je me rends compte avec le recul que tout cela était extrêmement avilissant.

    Avilissant ? C’est un mot très fort, très dur…

    – Oui, mais j’ai été conduit à faire des choses avilissantes pour faire plaisir aux chefs. Quand vous dézinguez quelqu’un qui se place sur la route de votre boss, quand vous lâchez des petites phrases pour lui nuire… tout cela en fait avilit celui qui le fait, plus que celui qui est visé.

    Mais attention, je ne cherche pas à me faire une nouvelle virginité, je m’en fiche, je constate simplement. Ces choses-là, on ne s’en rend compte que lorsqu’il est trop tard. Sans l’affaire Bygmalion, je serais encore dans ce bordel, en dehors de toutes réalités, je ne regrette pas d’en être sorti. Quand je repense par exemple à la guerre interne à l’UMP…

    Comment avez-vous vécu cet affrontement Copé-Fillon ?

    – J’en suis sorti dans un état d’épuisement absolu, d’autant plus que j’avais derrière moi un an de campagnes présidentielle, législative puis interne au parti. Le vendredi suivant les résultats définitifs de l’élection à l’UMP, je suis resté comme paralysé, pétrifié sur mon fauteuil. J’entendais ce qui se passait autour de moi, mais je ne pouvais rien faire.

    J’avais des larmes qui coulaient sur mes joues, je ne les maîtrisais pas. Mes collaborateurs ont d’abord cru que j’avais un coup de mou, ils m’ont laissé seul, puis ils ont vu que je ne pouvais plus bouger. Le médecin appelé de toute urgence m’a reconnu immédiatement, car j’étais sur toutes les chaînes d’info depuis des semaines.

    Il m’a dit : « Ah, c’est vous ? Je sais ce que vous avez… » Il m’a fait une piqûre dans la cuisse. Et c’était reparti. Je regrette d’ailleurs de ne pas avoir demandé quel était ce produit !

    Jérôme Lavrilleux en mai 2015 au parlement européen à Strasbourg. (Frédérick Florin / AFP)

    Ce conflit interne à l’UMP, dans lequel vous êtes apparu comme l’un des porte-flingues de Copé, c’est ce que vous regrettez le plus ?

    – Avec le recul, je sais que nous aurions dû dire : « Nous avons gagné, de peu mais nous avons gagné, nous en sommes certains. Notre adversaire François Fillon est mauvais joueur et incapable de le reconnaître. Organisons donc un nouveau scrutin. » Et là nous aurions gagné avec 80 % des voix.

    Mais nous trouvions ça tellement injuste… Tout le monde s’est acharné contre nous alors que nous étions dans notre bon droit. Pour un certain microcosme, la victoire revenait forcément au notaire de province, capable de dénoncer son ancien président pour en récupérer le poste. Et pas au juif qui avait pourtant convaincu ses électeurs.

    Au juif ? Vous pensez vraiment que cette analyse est juste ?

    – Consciemment ou inconsciemment, oui. Franz-Olivier Giesbert a tout de même dit que Copé devait retourner dans les égouts. Qui vit dans les égouts ? Les rats. Ça rappelle de drôles d’images de la Seconde Guerre mondiale.

    Si Jean-François Copé repart en politique, l’accompagnerez-vous ?

    – J’irai plier des tracts… et je ferai des prières pour son directeur de campagne.

    Propos recueillis par Violette Lazard

    Confrontation générale des acteurs de l’affaire.

    Affaire Bygmalion: Nicolas Sarkozy «ment», accuse Jérôme Lavrilleux

    POLITIQUE – L’ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé se confie dans une interview au «Nouvel Obs»…

    Jérôme Lavrilleux, acteur clé de l’affaire Bygmalion et ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé, accuse Nicolas Sarkozy de « se défausser » et de ne pas « assumer » ses responsabilités dans ce système de fausses factures durant sa campagne présidentielle de 2012, dans un entretien à L’Obs à paraître jeudi.

    « Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit, et dont j’ai la certitude, conforté par la lecture du dossier aujourd’hui : les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire ‘Bygmalion’, mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy », déclare le député européen.

    « Les comptes ont débordé de tous les côtés »

    « Les comptes ont débordé de tous les côtés. Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour dire dans sa déposition que cette affaire ne concerne pas sa campagne… C’est un système de défense voué à un échec total. Il adopte le même dans toutes les affaires où il est entendu :  »c’est pas moi, c’est l’autre ». Dans Bygmalion, il dit  »c’est pas moi, c’est Copé ». Il se défausse, il vit dans un monde irréel et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles », assène Lavrilleux, mis en examen dans cette affaire.

    « Nicolas Sarkozy ment », accuse-t-il encore en réponse aux affirmations de l’ancien chef de l’Etat pour qui Lavrilleux était bel et bien au courant de l’état financier de sa campagne présidentielle.

    Lors de son audition début septembre par la police, Nicolas Sarkozy a reconnu l’existence d’un système de fausses factures mais à d’autres fins, entre l’UMP alors dirigée par Jean-François Copé et Bygmalion, la société de ses proches.

    Cinq figures chez le juge

    Cinq figures de l’affaire Bygmalion se sont retrouvées chez les juges d’instruction vendredi pour une longue confrontation, la plus importante depuis le début de cette enquête. Parmi les cinq mis en examen arrivés au pôle financier dans la matinée, Franck Attal, le patron d’Event and Cie, filiale de Bygmalion et société prestataire des meetings, et Jérôme Lavrilleux, qui avaient révélé ce système frauduleux au printemps 2014.

    Etaient également présents le directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, Guillaume Lambert, l’ancien directeur général de l’UMP, Eric Cesari, et l’ancienne directrice des ressources du parti, Fabienne Liadze, qui nient avoir participé à une fraude.

    Les enquêteurs ont la conviction que des fausses factures ont permis d’imputer à l’UMP environ 18,5 millions d’euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. But de cette « ventilation », dissimuler une explosion du plafond légal des dépenses (22,5 millions d’euros).

    « Nicolas Sarkozy ment »: les accusations de Jérôme Lavrilleux dans l’affaire Bygmalion

     LEXPRESS.fr avec AFP

    jerome-lavrilleux-le-9-octobre-2015-a-paris-1_5445179Jérôme Lavrilleux accuse Nicolas Sarkozy d’être au courant du système de fausses factures mis en place lors de sa campagne présidentielle de 2012.     afp.com/Florian David

    Dans un entretien à L’Obs, l’ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé, accuse l’ex-président de se « défausser » dans l’affaire des fausses factures de la campagne présidentielle de 2012. Il dit également recevoir des menaces.

    Après avoir accablé Jean-François Copé dans l’affaire Bygmalion, voilà que Nicolas Sarkozy se retrouve lui-même mis en cause. Et de manière spectaculaire. Personnage clé de ce scandale de fausses factures durant la campagne présidentielle de 2012, Jérôme Lavrilleux tire à boulets rouges sur l’ex-président, qu’il accuse de se « défausser », dans un entretien à L’Obs.

    « Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit, et dont j’ai la certitude, conforté par la lecture du dossier aujourd’hui: les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire ‘Bygmalion’, mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy », déclare l’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé.

    Sarkozy « vit dans un monde iréel »

    Selon Jérôme Lavrilleux, Nicolas Sarkozy ne pouvait être qu’au courant du système de fausses factures. Il juge la défense de l’ex-président peu crédible. « Les comptes ont débordé de tous les côtés. Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour dire dans sa déposition que cette affaire ne concerne pas sa campagne… C’est un système de défense voué à un échec total. Il adopte le même dans toutes les affaires où il est entendu: « C’est pas moi, c’est l’autre ». Dans Bygmalion, il dit « C’est pas moi, c’est Copé ». Il se défausse, il vit dans un monde irréel et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles », assène-t-il, lui qui a été mis en examen dans cette affaire.

    « Nicolas Sarkozy ment », accuse encore jérôme Lavrilleux, en réponse aux affirmations de l’ancien chef de l’Etat pour qui Jérôme Lavrilleux, malgré ses dénégations, était au courant de l’état financier de sa campagne présidentielle.

    Lors de son audition début septembre par la police, Nicolas Sarkozy a reconnu l’existence d’un système de fausses factures mais à d’autres fins, entre l’UMP alors dirigée par Jean-François Copé et Bygmalion, la société de ses proches. Des accusations qui ont rendu furieux le camp Copé et fortement tendu les relations Sarkozy-Copé ces dernières semaines.

    « Il m’arrive d’avoir peur »

    A L’Obs, Jérôme Lavrilleux raconte également faire l’objet de menaces et de pressions. « […] Il m’arrive d’avoir peur. Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin. J’ai dit à mes proches que si un jour j’avais un accident de voiture, il faudrait faire une expertise », souligne-t-il. L’homme fait référence au suicide d’un ex-ministre dont certains, comme sa fille, croient aujourd’hui qu’il s’agissait d’un assassinat politique déguisé.

    Les enquêteurs ont la conviction que des fausses factures ont permis d’imputer à l’UMP environ 18,5 millions d’euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. But de cette « ventilation », dissimuler une explosion du plafond légal des dépenses (22,5 M EUR).

    Lavrilleux charge Sarkozy dans l’affaire Bygmalion

    PARIS (Reuters) – Jérôme Lavrilleux, l’ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, accuse l’ancien chef de l’Etat, qu’il avait jusqu’ici dédouané, de « se défausser » et de ne pas « assumer » sa responsabilité dans le système de fausses factures mis au jour dans le financement de sa campagne.

    Dans une interview à paraître jeudi dans L’Obs, le député européen, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé, estime que Nicolas Sarkozy, entendu début septembre dans l’enquête dite « Bygmalion », a adopté « un système de défense voué à un échec total » en évoquant une fraude concertée entre l’UMP et la société de communication Bygmalion.

    « Oui, les comptes ont débordé de tous les côtés. Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour dire dans sa déposition que cette affaire ne concerne pas sa campagne. C’est un système de défense voué à un échec total. Il adopte le même dans toutes les affaires où il est entendu : c’est pas moi, c’est l’autre », déclare Jérôme Lavrilleux.

    « Dans Bygmalion, il dit : ‘C’est pas moi, c’est Copé.’ Il se défausse, il vit dans un monde irréel, et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles », ajoute-t-il.

    « Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit, et dont j’ai la certitude, conforté par la lecture du dossier aujourd’hui : les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire ‘Bygmalion’, mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy », poursuit-il.

    Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy, a assuré sur France Info que « Nicolas Sarkozy est totalement serein sur ce sujet ». « Tant de choses ont été dites, contredites. Nous avançons dans une totale sérénité », a dit le député européen.

    SEULE BYGMALION CONCERNÉE, SELON HORTEFEUX

    « A l’évidence, beaucoup des protagonistes de la société Bygmalion ou liés à celle-ci semblent être aux abois, ce qui les amène à prononcer des mots contradictoires par rapport à ce qu’ils avaient eux-mêmes évoqué au début de cette affaire », a-t-il commenté.

    « C’est une affaire qui concerne la société Bygmalion. Tous ceux qui sont cités sont liés ou travaillent dans cette société », a-t-il souligné.

    Selon Jérôme Lavrilleux, en plus des 22,5 millions d’euros, plafond autorisé, dépensés en 2012 pour la campagne du président sortant et les 18 millions d’euros de fausses factures présumées imputées à Bygmalion, il faut ajouter dix millions d’euros payés par l’UMP, devenue les Républicains.

    « Peut-être peut-on s’interroger sur la réalité de ces chiffres puisqu’ils sont totalement différents de ceux qui avaient été avancés par la même personne il y a quelques mois », a réagi Brice Hortefeux.

    « Rien n’a été contrôlé. (…) Toute la hiérarchie, de haut en bas, a bafoué les règles de façon calculée et admise pour gagner à tout prix », affirme Jérôme Lavrilleux, qui a quitté l’UMP en octobre 2014 alors qu’une procédure d’expulsion le visait.

    « Je suis décrit par Nicolas Sarkozy dans sa déposition comme un quasi-majordome, qui devait simplement lui dire que la salle était pleine. J’avais pensé, dans l’enthousiasme de la campagne, être au moins un soldat qui organisait des réunions publiques pour aider son candidat à gagner », confie Jérôme Lavrilleux, qui affirme « avoir peur » et évoque des menaces à son encontre.

    « Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin », dit-il.

    Secrétaire d’Etat et ministre sous les présidences de Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing, Robert Boulin avait été retrouvé mort le 30 octobre 1979 dans un étang de la forêt de Rambouillet, près de Paris, dans des circonstances encore troubles.

    Bygmalion : Sarkozy « se défausse » et « ne sait pas assumer », selon Lavrilleux

    BYGMALION SARKOZY

    POLITIQUE – Du nouveau dans l’affaire Bygmalion. Jérôme Lavrilleux, acteur clé du dossier et ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé, accuse Nicolas Sarkozy de « se défausser » et de ne pas « assumer » ses responsabilités dans ce système de fausses factures durant sa campagne présidentielle de 2012, dans un entretien à L’Obs à paraître jeudi 15 octobre.

    « Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit, et dont j’ai la certitude, conforté par la lecture du dossier aujourd’hui : les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire ‘Bygmalion’, mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy », déclare le député européen.

    « Nicolas Sarkozy ment »

    « Les comptes ont débordé de tous les côtés. Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour dire dans sa déposition que cette affaire ne concerne pas sa campagne C’est un système de défense voué à un échec total. Il adopte le même dans toutes les affaires où il est entendu : ‘c’est pas moi, c’est l’autre’. Dans Bygmalion, il dit ‘c’est pas moi, c’est Copé’. Il se défausse, il vit dans un monde irréel et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles », assène Jérôme Lavrilleux, mis en examen dans cette affaire.

    « Nicolas Sarkozy ment », accuse-t-il encore en réponse aux affirmations de l’ancien chef de l’Etat pour qui Lavrilleux était bel et bien au courant de l’état financier de sa campagne présidentielle. Lors de son audition début septembre par la police, Nicolas Sarkozy a reconnu l’existence d’un système de fausses factures mais à d’autres fins, entre l’UMP alors dirigée par Jean-François Copé et Bygmalion, la société de ses proches. Des accusations qui ont rendu furieux le camp Copé et fortement tendu les relations Sarkozy-Copé ces dernières semaines.

    Cinq figures de l’affaire Bygmalion se sont retrouvées chez les juges d’instruction vendredi pour une longue confrontation, la plus importante depuis le début de cette enquête. Parmi les cinq mis en examen arrivés au pôle financier dans la matinée, Franck Attal, le patron d’Event and Cie, filiale de Bygmalion et société prestataire des meetings, et Jérôme Lavrilleux, qui avaient révélé ce système frauduleux au printemps 2014.

    Etaient également présents le directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, Guillaume Lambert, l’ancien directeur général de l’UMP, Eric Cesari, et l’ancienne directrice des ressources du parti, Fabienne Liadze, qui nient avoir participé à une fraude.

    Les enquêteurs ont la conviction que des fausses factures ont permis d’imputer à l’UMP environ 18,5 millions d’euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. But de cette « ventilation », dissimuler une explosion du plafond légal des dépenses (22,5 M EUR).

    La « peur » d’un destin similaire à Robert Boulin

    « L’erreur majeure de Nicolas Sarkozy », poursuit Jérôme Lavrilleux, « est d’avoir pris pour mener sa campagne des gens qui le traitaient en fait comme un président de la République, dont les désirs étaient des ordres ».

    S’il se dit personnellement « serein et confiant », il lui arrive « d’avoir peur ». « Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin. J’ai dit à mes proches que si un jour j’avais un accident de voiture, il faudrait faire une expertise. C’était de l’humour noir quoique », lâche-t-il.

    Jérôme Lavrilleux assure voir « une ou deux fois par mois », pour « une conversation amicale », son ancien patron, Jean-François Copé, « quelqu’un qui ne lâche pas les gens ». Jean-François Copé se lancera-t-il dans la primaire pour 2017 ? A la rentrée, « il a très exactement réuni 45 parlementaires (…) Or, je remarque qu’il faut le soutien de 20 parlementaires pour la primaire de l’UMP », prévient-il.

    Il revient aussi sur la bataille fratricide Copé-Fillon de 2012 pour la présidence de l’UMP: « Pour un certain microcosme, la victoire revenait forcément au notaire de province » Fillon « et pas au juif » Copé, assène-t-il.

    Lire aussi :

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    Bygmalion : la charge et les craintes de Jérôme Lavrilleux

    LE SCAN POLITIQUE – L’ancien collaborateur de Jean-François Copé vise Nicolas Sarkozy et dit craindre pour sa vie.L’affaire Bygmalion revient sur le devant de la scène. L’un des protagonistes, Jérôme Lavrilleux, charge Nicolas Sarkozy dans une interview accordée mardi à l’Obs .L’ancien collaborateur de Jean-François Copé règle ses comptes après avoir été entendu par le pôle financier le 9 octobre dernier. Le dérapage financier de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, les pressions des proches de l’ex-chef de l’Etat,… Celui qui est devenu eurodéputé en mai 2014 n’épargne personne sauf son ancien patron, qui est pour l’heure, le seul à payer durement les conséquences de cette affaire.

    ● Nicolas Sarkozy

    «Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour dire dans sa déposition que cette affaire ne concerne pas sa campagne… C’est un système de défense voué à un échec total. Il adopte le même dans toutes les affaires où il est entendu: c’est pas moi, c’est l’autre», lance Jérôme Lavrilleux. Ajoutant: «Dans Bygmalion, il dit: “C’est pas moi, c’est Copé.”» «Il se défausse, il vit dans un monde irréel, et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles», charge l’eurodéputé.

    Pour l’ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, les comptes de campagne de ce dernier, en 2012, «ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire “Bygmalion”, mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy».

    Car, pour la première fois, Jérôme Lavrilleux estime que le dérapage financier de la dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy est plus important que ce qui a été évoqué jusqu’à maintenant.

    «L’UMP avait prévu de dépenser 2,5 millions d’euros cette année-là. Combien ont été finalement payés par l’UMP? Dix millions, en plus des fausses factures de Bygmalion!», insiste-t-il, parlant d’une «hiérarchie, de haut en bas, (qui) a bafoué les règles de façon calculée et admise pour gagner à tout prix». Il estime que la dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy a pu coûter 50 millions d’euros au total contre 22,5 millions autorisés par la loi électorale.

    ● Les menaces

    En première ligne dans l’affaire Bygmalion, Jérôme Lavrilleux dit subir des pressions des sarkozystes. «Je ne protège personne, mais il m’arrive d’avoir peur», confie-t-il. «Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin», avance encore le parlementaire, référence à ce ministre mystérieusement déclaré mort par suicide en 1979. Ajoutant: «J’ai dit à mes proches que si un jour j’avais un accident de voiture, il faudrait faire une expertise. C’était de l’humour noir… quoique».

    Il assure recevoir des «intimidations» de la part des proches de Nicolas Sarkozy. Ces proches qu’il n’hésite pas à tacler dans son interview: «Moi, contrairement à Claude Guéant, je n’ai jamais eu de coffre-fort dans lequel on pouvait entrer debout, ni avant, ni pendant, ni après la campagne».

    ● Les réactions

    Interrogé mercredi sur France info, Brice Hortefeux a balayé les dernières déclarations de Jérôme Lavrilleux: «Beaucoup des protagonistes de la société Bygmalion semblent être aux abois ce qui les amènent à prononcer des mots contradictoires à ce qui a été évoqué au début de cette affaire». Pour ce très proche de l’ex-chef de l’Etat, «on peut s’interroger sur (les) chiffres (avancés par Jérôme Lavrilleux) qui sont différents que ceux avancés par la même personne il y a quelques mois». Quant aux menaces et pressions, l’ex-ministre dit «ne pas en avoir connaissance». «C’est une affaire qui concerne la société Bygmalion. Nicolas Sarkozy est serein sur ce sujet», jure-t-il.

    Affaire Bygmalion : en cinq citations choc, l’interview de Jérôme Lavrilleux à L’Obs

    Il dézingue à tout va. Dans une interview donnée à L’Obs le mercredi 14 octobre 2015, Jérôme Lavrilleux enfonce Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion. Le chef de l’Etat candidat à sa réélection ne pouvait ignorer les dérapages de ses dépenses de campagne, affirme-t-il.

    L’ancien directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy dit aussi avoir peur. Le député européen affirme subir des pressions pour l’empêcher de déballer à la presse le linge sale de l’UMP (devenue Les Républicains). Résumé de cet entretien en cinq citations choc.

    « Rien n’a été contrôlé »

    Dans l’affaire Bygmalion, la justice enquête sur un système de double facturation. Les factures de certains meetings de Nicolas Sarkozy ont été imputées, soupçonne la justice, à l’UMP et non au candidat pour dissimuler le dépassement du plafond autorisé.

    Pour Jérôme Lavrilleux, « les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire « Bygmalion », mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. »

    Il affirme : « Rien n’a été contrôlé ». Et d’ajouter : « l’UMP avait prévu de dépenser 2,5 millions d’euros cette année-là. Combien ont été finalement payés par l’UMP ? Dix millions, en plus des fausses factures de Bygmalion ! »

    « Toute la hiérarchie a bafoué les règles (…) pour gagner à tout prix »

    Autre citation à charge du député européen contre l’équipe du candidat Sarkozy: toute la hiérarchie [de l’appareil de campagne], « de haut en bas, a bafoué les règles de façon calculée et admise pour gagner à tout prix », déclare-t-il. Jérôme Lavrilleux enfonce le clou, affirmant que la dérive des comptes n’était pas dûe à l’incapacité de Guillaume Lambert, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, mais relevait d’une volonté organisée.

    « Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin »

    Jérôme Lavrilleux affirme aussi craindre pour sa vie : « Je ne protège personne, mais il m’arrive d’avoir peur. Je n’ai pas envie d’apprendre à nager dans 20 centimètres d’eau comme Robert Boulin », le ministre du Travail retrouvé mort le 30 octobre 1979 au bord d’un lac à Rambouillet. La famille n’a jamais cru à un suicide et l’enquête vient d’être rouverte. Et d’ajouter : « J’ai dit à mes proches que, si un jour j’avais un accident de voiture, il faudrait faire une expertise. C’était de l’humour noir… quoique. »

    « Mais c’est monsieur Lavrilleux, l’homme qui renseigne la presse ? »

    Le député européen donne un exemple de pression qu’il affirme subir : « En juillet dernier, un sarkozyste me lance, en me voyant dans un couloir : ‘Mais c’est monsieur Lavrilleux, l’homme qui renseigne la presse ?’ Ce sont des gens bien qui me disent ça, des futurs Premiers ministres… »

    « Contrairement à Claude Guéant, je n’ai jamais eu de coffre-fort dans lequel on pouvait entrer debout »

    Ce fidèle de l’ancien président de l’UMP Jean-François Copé affirme que ni lui ni l’agence Bygmalion ne se sont enrichis dans cette affaire. Avant de citer l’ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy en contre-exemple : « Moi, contrairement à Claude Guéant, je n’ai jamais eu de coffre-fort dans lequel on pouvait entrer debout, ni avant, ni pendant, ni après la campagne. Contrairement à ceux de Sarkozy, ni mon actuel ni mon ancien directeur de cabinet n’ont jamais passé une semaine sur le banc des prévenus pour avoir détourné de l’argent public via des primes en liquide. »

    Comme le rappelle France 3, Claude Guéant a été jugé lundi 28 septembre, pour de généreuses primes en liquide touchées entre 2002 et 2004. La justice accuse l’ancien bras droit de Nicolas Sarkozy de s’être partagé de fortes sommes d’argent avec Michel Gaudin, alors directeur général de la police nationale, et trois autres préfets de police, eux aussi mis en examen. Ces sommes étaient censées couvrir des frais d’investigation policière.

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    Commentaires

    Claude  • 

    Si Sarkozy était INCAPABLE d’examiner les comptes de sa campagne , comment pourait-il gérer les comptes de la France ? — En vendant tout l’or de la Banque de France il a évité ç ses amis de porter leus valises en Belgique, en Suisse, ou à Monaco.

    beber  •

    Si par malheur Sarko dit « le nain à talonnettes » est élu en 2017 alors l’on pourra dire que les français de race blanche sont des sales kons !!!

    Phil Hippe  •

    Ils attendent quoi les autres pour lâcher ce nain fou ? Une place de ministre ? Il sera battu à la primaire en décembre 2016. Le peuple se bat, subit mais finit toujours par gagner.

    Tom  • 

    tous pourris…Y compris celui là député européen aujourd’hui à coup de 15000 euros par mois. Quant au nain de la politique lui c’est le chef mafieux de tous ces pourris qui se débinent maintenant. TOUT SAUF SARKOZY

    guery  • 

    lavrilleux balance maintenant aux autres d’en faire qui peut croire que sarko ne savait rien a part les purs sarkosie

    Paul  • 

    Ou est il le kul puant ? C’est le moment de balancer Mr Guéant,profitez du courage de votre collègue Jérôme Lavrilleux pour vous absoudre tous de vos pêchés d’argent chez les UMPRépublicains…Il reste la Morano aussi qui n’a pas vidé son sac

    Phil Hippe  • 

    Jusqu’à quand ce parti va suivre la nain escroc; nous ne sommes pas dans une ex-pays soviétique, comment peut-on accepter qu’un multi-mis en examen soit toujours en politique ? Quel déshonneur !

    PATRIOTE 59  • 

    sarko a les poches pleine et les mains rouge ? en plus la grande gueule?

    Phil Hippe  • 

    Qu’il fasse du stand-up au Qatar s’il veut gagner de l’argent et faire rire. Et la marcheuse sur podium pourra faire la première partie…

    DV  • 

    il sent qu’il va couler, il ne veut pas sombrer tout seul….

    Francis  • 

    SARKOZY mouillé jusqu’aux yeux , blanchi.
    Une chemise arrachée , gav en attendant la suite .
    il y a qq chose de pourri au royaume de France ….et Tautau qui s’étonne de la manif des flics .

    AtiLdiT  • 

    ha bon ….Sarkozy serait un menteur ? pas possible ? l’homme le plus intègre , le plus honnête , le plus avenant , respectueux de la parole donnée, désintéressé , ami intime des BALKANI , des GUEANT , de la fine fleur de la « sarcosie » ….

    Mary  • 

    N S « ment » ah bon! Vous parlez d’un scoop !

    OLIVIER                                               Ce qui semble désormais certain, c’est que les dépenses de campagne du candidat Nicolas Sarkozy étaient bien supérieures au montant autorisé. Cela s’appelle, en langage courant de la fraude électorale. Or, selon les dernières rumeurs, ce même personnage ambitionnerait de se représenter en 2017. Et personne ne semble s’en offusquer, ni vraiment l’inquiéter dans ses prétentions… En ce début de 21ème siècle, la France est bien devenue une république bananière

    alain salandre                                   suis-je un incompétent qui n’a rien vu ou un escroc qui a tout organisé ? un choix cornélien

    Ploukistanais                                      comment sont les prisons hongroises?

    Laurent Dulac                                     semble avoir – enfin! – compris que Sarkozy est tout disposé à lui laisser porter le chapeau. Il était temps. La perspective d’un « accident malheureux » l’a peut-être incité à se méfier…

    surpris                                                   Vous m’étonnez!

    Sam FédirSam Fédir                 Enfin le début de la fin ? De quoi rêver… Alors bonne nuit aux honnêtes gens !
    Gilbert Duroux                                         On apprend des choses intéressantes. Ainsi, une semaine avant le deuxième tour, les banques coupent les crédits car elles savant que Sarkozy va perdre (y-a du sondage dissimulé qui se perd…)

    Sinon, ce pauvre garçon n’a pas encore compris la notion de « lampiste ».
    On lui a jamais dit pendant la campagne : « tu te débrouilles comme tu veux, je veux pas le savoir » ?

    Denis la maliceDenis la malice         Pour la sauvegarde du débat démocratique en France, il est temps que Sarkozy disparaisse.       Maintenant

    catdrums                                                  Ah les Républicains droit dans le mur avec Sarkozy pour 2017 ! Aux primaires faites le bon choix….

    odettemadeleine                                      Et certains voudraient que N. Sarkozy soit à nouveau président. Tricheur, menteur et lâche.

    labonso                                                     Y en a Marre de ces déballages en public ! Ils ont tous trempé,reste à savoir à quel degré. Amstragram c toi qui a le plus trempé !non c moi !une vraie cours de récréation. Et tous les partis veulent que    l’on vote au lieu d’aller faire nos courses de noël !

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