Une matraque en or….

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att00146La famille de Théo dans le collimateur de la justice
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La famille de Théo, ce jeune homme victime de violences policières, est au coeur d’une enquête financière pour abus de confiance et escroquerie révèle Le Parisien. Les interrogations du parquet de Bobigny et du service départemental de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis portent sur une somme de 678.000 euros. Selon le Parisien, une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour « suspicion d’abus de confiance et escroquerie » en juin dernier, soit bien avant le viol présumé du jeune homme lors d’une interpellation le 2 février dernier, à Aulnay-sous-Bois. L’enquête a démarré en 2015 après un contrôle de l’Inspection du travail d’Ile-de-France concernant l’association Aulnay Events dont le président est Mickael Luhaka, l’un des frères de Théo. L’association est censée avoir embauché 30 salariés, formés pour être animateurs de rue. Le but d’Aulnay Events ? Lutter contre la violence dans le département… L’association aurait reçu, entre janvier 2014 et juin 2016, 678.000 euros de subvention d’Etat par le biais de contrats d’accompagnement à l’emploi, dit contrat aidés. Mais le doute sur l’utilisation de ces fonds s’est depuis installé.

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/france/escroquerie-la-famille-de-theo-dans-le-collimateur-de-la-justice-24-02-2017-11412455.ph

La famille de Théo soupçonnée d’escroquerie et visée par une enquête financière

Michaël, le frère de Théo sur le plateau de C à vous le 16 février

Théo a raconté son interpellation musclée sur BFM TV

 

Une très grande somme d’argent touchée par la famille de Théo soulève des soupçons. Une enquête financière a été ouverte, révèle Le Parisien.

Le 2 février dernier, la France était sous le choc face au viol présumé de Théo, agressé par plusieurs policiers. Cette affaire a provoqué l’indignation dans le pays et lancé un débat houleux à propos des violences policières face aux jeunes dans les quartiers. Mais ce vendredi matin, c’est pour une toute autre raison que le jeune homme fait l’actualité : une révélation étonnante vient d’être faite concernant sa famille…

D’après les informations exclusives du Parisien, le parquet de Bobigny en Seine-Saint-Denis a ouvert une enquête financière au mois de juin dernier pour « suspicion d’abus de confiance et escroquerie« . C’est la fameuse famille résidant à Aulnay-sous-Bois qui en fait l’objet. L’association Aulnay Events luttant contre la violence, dont le président est Mickael Luhaka, l’un des frères de Théo, est au coeur de l’investigation. Après un contrôle de l’inspection du travail, la réalité des 30 emplois de l’association n’a pue être établie. Pourtant, l’organisation aurait reçu 678 000 euros de subvention d’Etat via des contrats aidés. De plus, plus de 350 000 euros de cotisation sociales n’auraient pas été réglées.

Parmi les 30 employés se trouvaient huit membres de la famille de Théo qui auraient touché plus de 170 000 euros. Depuis, l’association a mis la clé sous la porte. Contacté par Le Parisien, le frère de Théo affirme qu’il avait embauché plus d’une trentaine de salariés en CDI, dont des membres de sa famille, et nie donc tout emploi fantôme. Il précise que Théo et lui ont été interdits bancaires.

La famille de « Théo » visée par une enquête pour escroquerie

L’association de son frère aurait reçu 678 000 euros de subventions

La famille de Théo est au cœur d’une enquête financière pour abus de confiance et escroquerie. Les interrogations portent sur une somme de 678 000 euros.

C’est une affaire qui embarrasse les autorités, et ce jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. La famille de Théo, et Théo lui-même, se retrouvent au cœur d’une affaire financière. Selon nos informations, une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour « suspicion d’abus de confiance et escroquerie » en juin dernier, soit bien avant le viol présumé du jeune homme lors d’une interpellation brutale, le 2 février dernier, à Aulnay-sous-Bois. […]

Tout commence courant 2015 par un contrôle de l’Inspection du travail d’Ile-de-France concernant l’association Aulnay Events dont le président est Mickael Luhaka, l’un des frères de Théo. L’association est censée avoir embauché 30 salariés, formés pour être animateurs de rue. Le but d’Aulnay Events ? Lutter contre la violence dans le département… L’association aurait reçu, entre janvier 2014 et juin 2016, 678 000 euros de subvention d’État par le biais de contrats d’accompagnement à l’emploi, dit contrat aidés.

Lire la suite de l’article sur leparisien.fr

L’effet Théo :

L’affaire Théo, un exemple d’ingénierie du chaos,

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commentaires
anonyme                                                           Il faudrait que les banlieues se soulèvent pour les écraser une fois pour toute avec notre Armée point final . Pourquoi dans leurs pays d’origine ils bougent pas une oreille quand ils y vont ?? Parce que dans ces pays à la tête c’est des dictateurs et c’est tolérance zéro . Ils comprennent que çà de toute façon en France on fait trop de manières avec ces machins
anonyme                                                           C’est même pas avéré mais tous les haineux racistes s’excitent et oublient que leur Marine a détourné des fonds et ça c’est avéré et ne veut pas se présenter devant la police qu’elle soutient tant…Allez bise les fachots
Anonyme                                                            Mdrrrrrr jugez d’abord mister fillon et la miss le pen qui derobe des milliers d’euros et rendez la justice pr theo sa famille c’est une autre histoire
anonyme                                                              Ils vont le discréditer pour se créditer
anonyme                                                             J’hallucine qu’on puisse donner autant de thune comme çà … que ce soit à des association ou des parlementaires, les caisses de l’état ne sont finalement pas si vides que çà

anonyme                                                            Théo n’a pas de casier judiciaire pourquoi aller chercher loin dans la famille c’est n’importe quoi
anonyme                                                              Les fachos sont de sortie
anonyme                                                              et dire que notre cher Président l’a visité à l’hôpital, ira t-il le voir en prison ?
Anonyme                                                               Maintenant qu’il y a eu cette affaire ils vont essayer de trouver des dossiers sur cette famille forcément ! Je ne dis pas que c’est bien ce qu’ils ont fait mais ils ont attendu qu’il y ait cette histoire avec les policiers quoi.
anonyme                                                              cette escroquerie est une honte car cet argent ( presque 700 000 euros en moins de 2 ans) pouvait servir à des personnes dans le besoin shame on you!
Guillaume Prigent                                               678000 euros en jeu, ce n’est pas n’importe quoi, comment de telles sommes peuvent elles être allouées sans trop de contrôle, alors qu’il y a des gens dans notre pays qui meurent de faim, des agriculteurs qui se suicident, des petits patrons qui ne joignent pas les deux bouts.
Pierre Robès                                                           Les subventions sont des cachets d’aspirine pour essayer d’acheter la paix sociale dans certaines villes et pour flatter, soit le communautarisme, soit l’électoralisme.. Il suffit de regarder le détail des subventions municipales de n’importe quelle grande ville pour constater d’une part le nombre hallucinant d’organisations diverses qui sont arrosées, mais surtout l’idéologie bien-pensante qui préside à l’attribution des sommes… on a même des indications chiffrées qui permettent d’établir le hit-parade de ce que telle ou telle municipalité veut flatter ou mettre dans sa poche… là aussi il y aurait un grand ménage à faire car on est pas loin de l’achat de votes et donc de pratiques plus que douteuses et généralisées.
Tou Ypassera                                                      Toutes les affaires antérieures , ne donnent pas le droit à la police d’agir de telle façon , mais c’est vrai que l’icone a pris une sérieuse claque françois pierres                                                    curieux…. le maire LR, bechisza, ex responsable du syndicat alliance s’est répandu sur les ondes en présentant cette famille comme irréprochable , sans histoires???
Jean Le Goff                                                           Ces deux affaires sont bien distinctes. Celle du viol n’est pas moins révoltante du fait de la révélation de la fraude.
GERARD CROUQUET                                           voila une grosse affaire qui tombe mal pour les agitateurs gauchos qui voulaient polluer l’élection présidentielle et faire avancer leurs pions:hamon,mélenchon et une presse partiale quand à maitre Dupont-Moretti qu’en pense t’il,,,,,
claude Armengaud                                                Je suis sans surprise car je pense que c’est pas un hasard si l’affaire théo à été autant médiatisée. C’est scandaleux que l’on soit autant manipulé alors qu’il y a tant de problèmes de société à régler.
Pierre Robès                                                          Ah la la ! zut ! Théo, nouvelle icône , pour qui tant de gens se mobilisent et dont la famille s’est tant exprimée, Théo, la victime emblématique, et tout l’ensemble autour, qui se voient rattrape par une réalité antérieure et une enquête commencée il y a deux ans.. On ne pourra pas parler de stigmatisation . C’est aussi cette affaire du Twitter que toute la bien pensance française portrait aux nues jusqu’au jour récent ou on a découvert ses messages racistes et anti-Sémites ! décidement, certains feraient mieux d’y regarder a deux fois avant de fabriquer des icones médiatiques, comme des sorcières à bruler en public, d’ailleurs. Je fabrique, j’encense, puis je lache et je lynche.. la valse a 4 temps qui est No 1 au hit parade français !
@ Ernest Leon :                                                     Il est soupçonné, nommément, d’avoir touché plusieurs dizaines de milliers d’euros provenant de ces subventions.. d’autant plus étonnant qu’il est lui-même, comme un de ses frères, interdit bancaire… ce qui est en question ici c’est la fabrication de l’icône, l’utilisation de Théo dont certains ont voulu faire une sorte de chevalier blanc, issu d’une famille irréprochable, irréprochable lui-même, et qui était d’autant plus victime d’un délit particulièrement odieux… le réel fait irruption et démontre à chacun que l’ensemble n’est pas aussi manichéen que certains ont bien voulu essayer de montrer. Ce qui est en cause ici c’est la manipulation, qui se retourne aujourd’hui contre tous les bien-pensants qui voulaient encore une fois stigmatiser la police dans son ensemble à cause d’une bavure.. ce qui est en cause ici, c’est l’attitude de ce milieu bien-pensant et moraliste à l’envers, qui se retrouve encore une fois le bec dans l’eau car ils auraient fait mieux, encore une fois, de ne pas attiser un feu qui se retourne maintenant contre eux.
ERNEST LEON                                                         Ce n’est pas Theo qui est accusé mais son frère dont il n’est pas responsable! Ne mélangez pas tout…Cela justifie t’il son viol présumé? Thierry Michel                                                         Et jamais ils ne se remettent en question ni s’interrogent sur ce qu’ils sont en train de produire et développer. Ils sont payés pour ça. L’hédonisme de quelques cuistres et la souffrance du peuple. On en reparlera dans quelques années, lors du grand nettoyage d’époque qui tout seul se met en place.
Anonyme –                                               En tout cas la justice va faire son bouleau là aussi et on saura la vérité mais le Théo irréprochable ? !!!!!!Signaler un abus
Anonyme –                                               comme d’habitude « IDEM LA MAGOUILLE »! ils ne vivent que d’allocs diverses et variées offertes par toutes ces fausses associations merdiques toujours aussi profiteurs ah ils peuvent s’offrir belle voiture et fringues elle est belle LA FRANCE faire insulter notre POLICE PAR DES GENS PAREILS quelle HONTE
Anonyme                                                   un black qui blanchit l’argent VIVEMENT MARINE AU POUVOIR. ca ne sera pas pire que la droite et les autres LA PLACE EST BONNE ILS SE BATTENT TOUS PR L’AVOIR VIVE MARINE PR ELIMINER CES PARASITES QUI ST FENEANTS ET VOLEURS
mar –                                                              En plus ,comme par hasard cette affaire d’escroquerie apparaît maintenant et au bon moment. Pour faire oublier ce qui c’est passé avec le présumé viol?
Anonyme –                                                 associations qui drainent de telles sommes sans plus de contrôle , anormal inacceptable …
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Les Soldes… Vrais fausses affaires?

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nAmazon.com et Vente-privée.com condamnés pour faux soldes

Plus de 2,4 millions d’euros. C’est l’amende payée par de grands sites web pris la main dans le sac pour avoir fait la promotion de faux soldes.

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avatarFrance 2France Télévisions

Des produits de grandes marques à des prix bradés. Jusqu’à -70 % pour des vêtements, des chaussures et même des vacances. Des réductions souvent bien plus importantes que celles proposées en magasin. Ces prix cassés sur le web le sont-ils vraiment ? La répression des fraudes a enquêté et le résultat est sans appel.

Amazon et Vente-privée

En un an, 19 entreprises ont été prises en flagrant délit de tromperie. Concrètement, elles gonflent le prix de référence de leurs produits pour donner l’impression que le rabais est inespéré. Parmi les fraudeurs, il y a Amazon.com, le numéro un du commerce en ligne français, ou vente-privée.com. Au total, ces entreprises ont été condamnées à une amende de 2,4 millions d’euros. En cas de récidive, la justice pourrait condamner les géants du web à verser 10% de leur chiffre d’affaires.

Plusieurs grands noms du e-commerce ont été épinglés par la répression des fraudes et doivent verser une amende globale de 2,4 millions d’euros pour pratiques commerciales trompeuses.Prenez garde avant de valider les achats de votre panier virtuel. Au terme d’une enquête de plusieurs mois, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mis en exergue les arnaques des fausses promotions sur Internet. Amazon, Zalando, Vente-privée… Dix-neuf entreprises d’e-commerce ont été condamnées à des amendes pour un montant total de 2,4 millions d’euros, révèlent Le Parisien et RTL, ce jeudi. Une première. «Pendant plusieurs mois, nous avons réalisé des relevés de prix sur quelques produits», indique Vincent Designolle, directeur de cabinet de la DGCCRF, au quotidien. Plus de 116.000 établissements et près de 11. 000 sites internet ont été contrôlés, selon RTL. Et les «contrôles» se poursuivent. «En cas de doute, nous avons demandé des justificatifs ou fait des perquisitions. Et, en définitive, on peut dire que le système de fausses promotions est assez généralisé dans l’e-commerce», assure Vincent Designolle.15.000 procès-verbaux ont été établisLes fraudes constatées sont nombreuses, puisque 15.000 procès-verbaux ont été établis, affirme RTL. Au total, 19 entreprises d’e-commerce ont déjà été verbalisées. «1,5 million d’euros a déjà été payé par Amazon, Zalando et le Comptoir des cotonniers, 490 .000 euros ont été refusés par H&M, GrosBill, Darel et Netquattro, mais la procédure continue», indique Vincent Designolle. «Par ailleurs, nous avons déjà perquisitionné Vente-privee.com et Showroomprive.com où des enquêtes sont en cours». «Les enquêtes de la DGCCRF se poursuivent en 2017 pour assurer au consommateur qu’une bonne affaire est toujours une bonne affaire», assure au Parisien Martine Pinville, la secrétaire d’État chargée du Commerce.» Lire aussi – E-commerce: 27% des ventes se font sur les tablettes et smartphonesDans le détail, les sites présentent comme des “soldes” des produits qui restent au même prix de vente qu’avant le lancement de l’opération mais dont le prix de référence a été revu à la hausse pour afficher un pourcentage de promo plus alléchant. Le quotidien révèle aussi que les réductions affichées comme exceptionnelles «se renouvellent en réalité toute l’année». «Dans le secteur aérien, des sites ont aussi été sanctionnés, également parce qu’ils annonçaient un tarif, qui brusquement augmentait au moment de valider le paiement», renchérit RTL qui dénonce également les délais de livraison de 30 jours maximum, qui ne sont pas toujours respectés. La DGCCRF pointe enfin du doigt le non-affichage du droit de rétractation, qui permet au consommateur de changer d’avis, dans la limite de 14 jours. En France, 35 millions de personnes achètent sur Internet.

Plus de 2 millions d’euros d’amendes pour les « faux rabais » en ligne

PARIS (Reuters) – Plusieurs grandes enseignes du commerce en ligne – dont Amazon, Zalando, GrosBill et H&M – ont été condamnées l’an dernier à verser des amendes dont le montant total dépasse deux millions d’euros pour avoir mis en avant des « fausses promotions » fondées sur des prix de référence artificiellement gonflés, a annoncé jeudi la secrétaire d’Etat chargée du Commerce et de la Consommation, Martine Pinville.

Ces amendes ont fait suite à des contrôles menés en 2016 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui continue les contrôles sur ce type de pratiques commerciales trompeuses cette année.

« Les investigations se poursuivent par ailleurs auprès d’autres enseignes dont les sites vente-privee.com, showroomprive.com, qui ont fait l’objet de perquisitions par la DGCCRF à l’été 2016 », a précisé Martine Pinville lors d’une conférence de presse consacrée au bilan 2016 des services français de la répression des fraudes.

Au total, les contrôles déjà effectués l’an dernier se sont soldés par l’établissement de « 19 procès-verbaux à l’encontre de sites ayant indiqué des prix de référence illusoires, de manière à afficher des réductions de prix factices et d’altérer la perception par le consommateur de l’offre proposée », explique la DGCCRF dans son rapport 2016.

« Ces prétendus prix de référence n’ont parfois jamais été pratiqués et ne sont pas toujours vérifiables, et dans certains cas la DGCCRF a même constaté la création de sites factices uniquement destinés à faire exister artificiellement un prix de référence », a précisé Martine Pinville.

Elle a cependant souligné que la plupart des grands groupes épinglés pour ces « fausses promotions » s’étaient engagés à modifier leurs pratiques dans le sens d’une plus grande transparence.

Amazon, H&M, Zalando… 19 sociétés condamnées pour de faux soldes

Plusieurs grands noms du e-commerce ont été épinglés par la répression des fraudes et doivent verser une amende globale de 2,4 millions d’euros pour pratiques commerciales trompeuses.

Amazon, H&M, Zalando... 19 sociétés condamnées pour de faux soldes
Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences

Prenez garde avant de valider les achats de votre panier virtuel.

Au terme d’une enquête de plusieurs mois, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mis en exergue les arnaques des fausses promotions sur Internet. Amazon, Zalando, Vente-privée…

Dix-neuf entreprises d’e-commerce ont été condamnées à des amendes pour un montant total de 2,4 millions d’euros, révèlent Le Parisien et RTL, ce jeudi. Une première.

«Pendant plusieurs mois, nous avons réalisé des relevés de prix sur quelques produits», indique Vincent Designolle, directeur de cabinet de la DGCCRF, au quotidien. Plus de 116.000 établissements et près de 11. 000 sites internet ont été contrôlés, selon RTL. Et les «contrôles» se poursuivent. «En cas de doute, nous avons demandé des justificatifs ou fait des perquisitions. Et, en définitive, on peut dire que le système de fausses promotions est assez généralisé dans l’e-commerce», assure Vincent Designolle.

15.000 procès-verbaux ont été établis

Les fraudes constatées sont nombreuses, puisque 15.000 procès-verbaux ont été établis, affirme RTL. Au total, 19 entreprises d’e-commerce ont déjà été verbalisées. «1,5 million d’euros a déjà été payé par Amazon, Zalando et le Comptoir des cotonniers, 490 .000 euros ont été refusés par H&M, GrosBill, Darel et Netquattro, mais la procédure continue», indique Vincent Designolle. «Par ailleurs, nous avons déjà perquisitionné Vente-privee.com et Showroomprive.com où des enquêtes sont en cours». «Les enquêtes de la DGCCRF se poursuivent en 2017 pour assurer au consommateur qu’une bonne affaire est toujours une bonne affaire», assure au Parisien Martine Pinville, la secrétaire d’État chargée du Commerce.

Dans le détail, les sites présentent comme des “soldes” des produits qui restent au même prix de vente qu’avant le lancement de l’opération mais dont le prix de référence a été revu à la hausse pour afficher un pourcentage de promo plus alléchant.

Le quotidien révèle aussi que les réductions affichées comme exceptionnelles «se renouvellent en réalité toute l’année».

«Dans le secteur aérien, des sites ont aussi été sanctionnés, également parce qu‘ils annonçaient un tarif, qui brusquement augmentait au moment de valider le paiement», renchérit RTL qui dénonce également les délais de livraison de 30 jours maximum, qui ne sont pas toujours respectés.

La DGCCRF pointe enfin du doigt le non-affichage du droit de rétractation, qui permet au consommateur de changer d’avis, dans la limite de 14 jours. En France, 35 millions de personnes achètent sur Internet.

N.D.L.R

Concernant les prix de billets d’avion qui augmentent brutalement, une pratique illégale des sites (très) intéressés consiste après une première visite, et le cookie qui va avec, à augmenter le prix quand vous revenez sur la même offre.

Personnellement, soit je prends tout de suite, soit je reviens mais avec un V.P.N.

Amazon, Zalando, Vente-privée et consorts épinglés pour pratiques trompeuses

19 entreprises au total ont été sanctionnées par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Elles sont accusées de proposer des fausses promotions sur le Web pour attirer le chaland. 


Avec la multiplication des sites de e-commerce, les vendeurs sont obligés de trouver les meilleurs rabais pour attirer les internautes. Et dans cette course effrénée, ils sont nombreux à proposer de fausses ristournes et afficher des « promotions » qui en réalité ne le sont pas vraiment. En général, il s’agit de gonfler le prix de référence pour proposer des soldes monstres.

C’est en tout cas la conclusion d’une enquête de la DGCCRF menée entre fin 2015 et courant 2016, comme le révèle Le Parisien. Résultat : 19 entreprises de e-commerce ont été épinglées en flagrant délit de tromperie commerciale. L’amende totale s’élève à 2,4 millions d’euros. Amazon, numéro 1 du e-commerce en France, écope à lui seul d’une amende d’un million d’euros. D’autres noms très connus du secteur ont été verbalisés par la DGCCRF : Zalando, H&M, Vente-privée, Showroomprivé, Grosbill, Comptoir des cotonniers, Gérard Darel et d’autres.

Vers un assainissement ?

En 2015 le secteur du e-commerce en France représentait 64,9 milliards d’euros selon la Fevad. Plus de 35 millions de Français achètent désormais en ligne. Autant dire que les amendes dressées par la direction des fraudes ne pèsent pas lourd face à certains mastodontes. Pourtant, la DGCCRF estime que « cela va dans le bon sens, à nous d’être vigilants mais, en cas de récidive, la justice pourrait aller plus loin ». Effectivement, la récidive pourrait coûter cher aux e-commerçants : jusqu’à 10% de leur chiffre d’affaires.

Depuis sa condamnation, Amazon aurait pris certaines mesures afin de vérifier les prix de référence mis en ligne par les vendeurs et fournisseurs. En revanche, cette vérification n’est réalisée pour le moment qu’une seule fois par trimestre. Chez Zalando, on explique que les acheteurs auront désormais plus d’informations sur les prix. C’est un début

Les Soldes… Vraies fausses affaires?

 kebooz

Bonjour,

Je suis tout nouveau sur le forum mais je suis très souvent les posts d’UFC. Je vous remercie de prendre le temps de me lire :)

Depuis le début des soldes je suis sur le qui vive, je scrute le moindre bon plan. Mes centres d’intérêts sont l’informatique et la téléphonie mobile, j’achète principalement via internet et c’est vers les e-tailers que j’effectue la majorité de mes recherches.

Un constat s’impose, tout est fait pour brouiller les pistes. Certains produits sont affichés comme étant des « bonnes affaires », des « A ne pas rater », des « Immanquables » et autres « ventes flash ». Mon préféré étant bien-sûr le « Vente à perte » qui n’est pas un solde clairement annoncé alors qu’il me semble que la vente à perte n’est justement autorisée que sous forme de solde…

J’ajoute à cela des prix de références qui ne sont pas toujours affichés et qui frisent le ridicules. Là encore, il me semble que ce prix de référence doit correspondre au prix le plus bas pratiqué dans les trente derniers jours. Je passe énormément de temps, hors soldes j’entends, à écumer ces site d’e-commerce et je peux garantir que ces prix référentiels sont tous simplement imaginaires…

N’étant pas du genre à faire dans la délation, je me garde de citer les noms de ces commerçants mais je pense que l’on sait tous à qui je fais allusion. Ils sont plutôt nombreux à naviguer dans des eaux troubles et certains ont pourtant déjà eu droit à leur lot d’actions judiciaires.

En fait ma question, ma problématique en tant que consommateur, c’est qu’il n’existe pas de véritables outils pour vérifier la véracité de ces soldes. L’historique d’un prix est compliqué à trouver et lorsque c’est le cas, c’est bien souvent un prix généraliste et les sources jamais vraiment fournies.

Alors, que faire lorsque je croise une fausse bonne solde? Qui contacter?


selfort / Consom’acteur *

Consom'acteur *
Vous mettez vous-même la réponse dans votre post, si vous ne croyez pas vraiment à la fiabilité des soldes, mieux vaut ne pas trop courir après ! :D

Concernant les magasins :
Je pense, quant à moi, qu’il existe des vrais et des faux soldes
Les vrais sont repérables dans les magasins, ce sont les articles que vous avez vus par ex, en début d’hiver et qui sont soldés en fin de saison. Ceux-là, vous êtes sûr qu’il s’agit vraiment de soldes.

Quant à ceux, apportés un mois tout exprès dans le magasin ( je connais le problème car j’ai une amie qui travaille dans un grand magasin qui a recours, comme presque tous les autres, à « ce trucage » ) à un certain prix et qui sont soldés le mois d’après, ce sont des faux soldes, le magasin joue sur la crédulité du client qui va se faire lincher pour attraper le pull à – 50 % alors qu’il est à un prix tout à fait normal ( et même bénéficiare pour le vendeur).

Concernant les e commerces, sur le net
C’est idem.

J’ai acheté d’excellents articles de marque à des prix défiants toute concurrence et j’ai été satisfaite de la qualité, bien représentative de la marque.

Par contre, je me suis aperçue que certaines marques fabriquaient assez couramment leurs propres soldes qu’ils casaient dans les commerces discount.. Leur prix étaient bas, bien sûr, mais la qualité aussi, bien éloignée de leur qualité habituelle.
D’où, parfois, certaines déceptions quand vous recevez, par ex, une montre de marque x affichée à l’origine 69 € et que vous récupérez en vous frottant les mains, pour 17 €…8 jours après, le bracelet plastique qui n’est pas garanti, est fendu !

C’est facile à se rendre compte quand vous voyez aussi, par ex, quantité de pulls identiques, présentés en couleur différente, et dans la taille que vous voulez ! Bizarre, ils auraient tout ça en stock dans les invendus ?

Autre exemple, prix barrés d’origine exhorbitants…et le prix affiché encore relativement cher et pourtant présenté comme soldé ! ( ex relevé : portefeuille en tissu très ordinaire : prix barré 229 € ( !!! ) et soldé encore 89 € !! Y a-t-il des clients pour acheter et croire avoir fait une bonne affaire ? )

Avec l’expérience, on se fait moins avoir, mais tout de même encore un peu, surtout par internet car on ne voit pas les articles et ce n’est pas toujours simple de les renvoyer.

A nous, clients, d’être vigilants et de ne pas tout acheter, sous prétexte qu’il est écrit  » SOLDE » :D .

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commentaires

Assez avec le FN, ce n’est qu’un épouvantail !

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Et si on parlait enfin des projets

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b_1_q_0_p_0-jpgOptimisation fiscale : l’Union européenne s’apprêterait à lancer une enquête sur 3 pays

L’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas sont soupçonnés d’accorder des mesures fiscales trop favorables aux multinationales comme Apple, Google ou Amazon.

Le Monde.fr avec AFP

Récemment, la Commission s'est attaquée aux pratiques fiscales agressives des multinationales en ouvrant des enquêtes approfondies visant l'Irlande, les Pays-Bas et le Luxembourg.

La Commission européenne va lancer mercredi 11 juin une enquête officielle sur les mesures fiscales proposées par l’Irlande, le Luxembourg et les Pays-Bas aux multinationales comme Apple, a affirmé mardi 11 juin au soir le Wall Street Journal.

Bruxelles se demande si certaines entreprises ne profitent pas « d’accords fiscaux plus favorables que ce à quoi les y autorisent les lois de l’Union européenne » et qui s’apparenteraient « à des aides d’Etat illégales », précise le quotidien économique en citant une source proche du dossier. En septembre, la Commission avait ainsi confirmé avoir réclamé aux trois Etats des renseignements sur les accords fiscaux qu’ils négocient au cas par cas pour attirer sur leur sol des multinationales.

Lire : La Commission européenne s’attaque à l’optimisation fiscale

LE REMBOURSEMENT DES AIDES POURRAIT ÊTRE EXIGÉ

Plusieurs grandes sociétés, comme la marque à la pomme, Google, Starbucks ou Amazon, sont dans le collimateur de plusieurs gouvernements occidentaux pour les artifices comptables qu’elles utilisent et qui leur permettent de ne payer qu’un faible pourcentage d’impôts dans certains pays. Cette enquête interviendrait dans le cadre d’une lutte plus large menée par l’Union européenne contre l’évasion fiscale, un sujet devenu une des priorités des responsables européens.

Si elle « établit que des entreprises ont reçu des aides d’Etat, [la Commission] pourrait exiger un remboursement », souligne le Wall Street Journal, tout en relevant qu’en pratique, « de telles demandes sont peu fréquentes ».

Aux Etats-Unis, une commission d’enquête parlementaire avait mis en cause en 2013 le complexe réseau de filiales étrangères utilisé par Apple pour contourner le paiement d’impôts sur des dizaines de milliards de dollars de bénéfices. Sans accuser le groupe d’agissements illégaux, elle avait notamment mis en avant la position de l’Irlande, régulièrement accusée de faire le jeu des multinationales en proposant un impôt sur les sociétés particulièrement bas, de seulement 12,5 % alors que la moyenne dans la zone euro est de 23 %.

D’après l’enquête parlementaire américaine, certaines entreprises comme Apple, qui a par ailleurs toujours affirmé respecter la loi, négocieraient même un taux encore plus bas, de moins de 2 %.

Lire : « L’optimisation fiscale », pratique courante des géants du numérique

L’UE s’attaque de nouveau à l’optimisation fiscale des entreprises

Bruxelles (AFP) – Les 28 pays de l’UE se sont entendus mardi lors d’une réunion à Bruxelles sur une nouvelle mesure contre l’optimisation fiscale des entreprises.

Ce nouveau projet de directive vise à empêcher les entreprises de tirer parti des disparités existant entre les systèmes d’imposition des pays de l’UE et des pays hors de l’Union, afin de réduire leur charge fiscale globale.

Ces dispositifs, que l’on appelle « dispositifs hybrides » dans le jargon technique, peuvent se traduire par une érosion substantielle des assiettes imposables des entreprises contribuables dans l’UE.

L’accord trouvé mardi vise à garantir que ces dispositifs ne puissent être utilisés, même lorsqu’ils font intervenir les régimes fiscaux de pays tiers.

« Je me félicite de l’accord trouvé aujourd’hui (mardi) qui représente un pas de plus dans le combat que nous menons contre la fraude et l’évasion fiscale, nous sommes en train de montrer là tout ce que l’Europe peut faire. Elle joue un rôle moteur », a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, à l’issue du vote.

Selon le compromis trouvé mardi, les nouvelles règles devraient entrer en vigueur au 1er janvier 2020, sauf pour un cas particulier concernant le traitement des opérateurs financiers (au 1er janvier 2022).

Ce projet de directive adopté mardi fait partie d’un ensemble de propositions sur la fiscalité des entreprises présentées par la Commission européenne en octobre 2016. Le Parlement européen doit encore donner son avis.

En juillet 2016, les 28 de l’UE s’étaient déjà attaqués aux asymétries entre les systèmes d’imposition, exploitées par certaines sociétés pour échapper à l’impôt, mais uniquement entre Etats membres.

Etablir des règles en matière fiscale à l’échelle de l’UE n’est jamais simple, car l’unanimité parmi les 28 Etats membres est nécessaire.

Les 28 de l’UE s’attaquent de nouveau à l’optimisation fiscale des entreprises

 LEXPRESS.fr avec AFP

La Commission européenne va adopter une résolution pour lutter contre la fraude fiscale et l’optimisation des entreprises en Europe.

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Les 28 pays de l’Union européenne se sont entendus ce mardi lors d’une réunion à Bruxelles sur une nouvelle mesure contre l’optimisation fiscale des entreprises.

L’Europe continue de vouloir faire le ménage sur le terrain de l’optimisation fiscale. Les 28 pays membres de l’Union européenne viennent d’adopter un nouveau projet de directive qui vise à empêcher les entreprises de tirer parti des disparités existant entre les systèmes d’imposition des pays membres. Une compétition qui vise finalement à obtenir des réductions de leur charge fiscale globale.

Ces dispositifs, que l’on appelle « dispositifs hybrides » dans le jargon technique, peuvent se traduire par une érosion substantielle des assiettes imposables des entreprises contribuables dans l’UE. L’accord trouvé ce mardi vise à garantir que ces dispositifs ne puissent être utilisés, même lorsqu’ils font intervenir les régimes fiscaux de pays tiers.

« Un pas de plus dans la lutte contre la fraude fiscale »

« Je me félicite de l’accord trouvé aujourd’hui (mardi) qui représente un pas de plus dans le combat que nous menons contre la fraude et l’évasion fiscale, nous sommes en train de montrer là tout ce que l’Europe peut faire. Elle joue un rôle moteur », a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, à l’issue du vote. Selon le compromis trouvé, les nouvelles règles devraient entrer en vigueur au 1er janvier 2020, sauf pour un cas particulier concernant le traitement des opérateurs financiers (au 1er janvier 2022).

Ce projet de directive adopté mardi fait partie d’un ensemble de propositions sur la fiscalité des entreprises présentées par la Commission européenne en octobre 2016. Le Parlement européen doit encore donner son avis.

En juillet 2016, les 28 de l’UE s’étaient déjà attaqués aux asymétries entre les systèmes d’imposition, exploitées par certaines sociétés pour échapper à l’impôt, mais uniquement entre Etats membres. Etablir des règles en matière fiscale à l’échelle de l’UE n’est jamais simple, car l’unanimité parmi les 28 Etats membres est nécessaire.

L’UE empoigne l’optimisation fiscale des entreprises

BruxellesLes 28 pays de l’UE se sont entendus ce mardi lors d’une réunion à Bruxelles sur une nouvelle mesure contre l’optimisation fiscale des entreprises.

Pierre Moscovici.

Pierre Moscovici. Image: AFP

Un nouveau projet de directive vise à empêcher les entreprises de tirer parti des disparités existant entre les systèmes d’imposition des pays de l’UE et des pays hors de l’Union, afin de réduire leur charge fiscale globale.

Ces dispositifs, que l’on appelle «dispositifs hybrides» dans le jargon technique, peuvent se traduire par une érosion substantielle des assiettes imposables des entreprises contribuables dans l’UE.

L’accord trouvé mardi vise à garantir que ces dispositifs ne puissent être utilisés, même lorsqu’ils font intervenir les régimes fiscaux de pays tiers.

«Je me félicite de l’accord trouvé aujourd’hui qui représente un pas de plus dans le combat que nous menons contre la fraude et l’évasion fiscale, nous sommes en train de montrer là tout ce que l’Europe peut faire. Elle joue un rôle moteur», a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, à l’issue du vote.

Asymétrie des systèmes

Selon le compromis trouvé mardi, les nouvelles règles devraient entrer en vigueur au 1er janvier 2020, sauf pour un cas particulier concernant le traitement des opérateurs financiers (au 1er janvier 2022).

Ce projet de directive adopté mardi fait partie d’un ensemble de propositions sur la fiscalité des entreprises présentées par la Commission européenne en octobre 2016. Le Parlement européen doit encore donner son avis.

En juillet 2016, les 28 de l’UE s’étaient déjà attaqués aux asymétries entre les systèmes d’imposition, exploitées par certaines sociétés pour échapper à l’impôt, mais uniquement entre Etats membres.

Etablir des règles en matière fiscale à l’échelle de l’UE n’est jamais simple, car l’unanimité parmi les 28 Etats membres est nécessaire. (AFP/nxp)

L’UE s’attaque de nouveau à l’optimisation fiscale des entreprises

L’UE s’attaque de nouveau à l’optimisation fiscale des entreprises (AFP/Archives/KENZO TRIBOUILLARD)

Les 28 pays de l’UE se sont entendus mardi lors d’une réunion à Bruxelles sur une nouvelle mesure contre l’optimisation fiscale des entreprises.

Ce nouveau projet de directive vise à empêcher les entreprises de tirer parti des disparités existant entre les systèmes d’imposition des pays de l’UE et des pays hors de l’Union, afin de réduire leur charge fiscale globale.

Ces dispositifs, que l’on appelle « dispositifs hybrides » dans le jargon technique, peuvent se traduire par une érosion substantielle des assiettes imposables des entreprises contribuables dans l’UE.

L’accord trouvé mardi vise à garantir que ces dispositifs ne puissent être utilisés, même lorsqu’ils font intervenir les régimes fiscaux de pays tiers.

« Je me félicite de l’accord trouvé aujourd’hui (mardi) qui représente un pas de plus dans le combat que nous menons contre la fraude et l’évasion fiscale, nous sommes en train de montrer là tout ce que l’Europe peut faire. Elle joue un rôle moteur », a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, à l’issue du vote.

Selon le compromis trouvé mardi, les nouvelles règles devraient entrer en vigueur au 1er janvier 2020, sauf pour un cas particulier concernant le traitement des opérateurs financiers (au 1er janvier 2022).

Ce projet de directive adopté mardi fait partie d’un ensemble de propositions sur la fiscalité des entreprises présentées par la Commission européenne en octobre 2016. Le Parlement européen doit encore donner son avis.

En juillet 2016, les 28 de l’UE s’étaient déjà attaqués aux asymétries entre les systèmes d’imposition, exploitées par certaines sociétés pour échapper à l’impôt, mais uniquement entre Etats membres.

Etablir des règles en matière fiscale à l’échelle de l’UE n’est jamais simple, car l’unanimité parmi les 28 Etats membres est nécessaire.

L’optimisation fiscale à nouveau dans le viseur

Les 28 pays de l’UE se sont entendus mardi lors d’une réunion à Bruxelles sur une nouvelle mesure contre l’optimisation fiscale des entreprises.

storybildPierre Moscovici s’est félicité de l’accord. (photo: AFP/John Thys)

Ce nouveau projet de directive vise à empêcher les entreprises de tirer parti des disparités existant entre les systèmes d’imposition des pays de l’UE et des pays hors de l’Union, afin de réduire leur charge fiscale globale. Ces dispositifs, que l’on appelle «dispositifs hybrides» dans le jargon technique, peuvent se traduire par une érosion substantielle des assiettes imposables des entreprises contribuables dans l’UE. L’accord trouvé mardi vise à garantir que ces dispositifs ne puissent être utilisés, même lorsqu’ils font intervenir les régimes fiscaux de pays tiers.

«Je me félicite de l’accord trouvé aujourd’hui (mardi) qui représente un pas de plus dans le combat que nous menons contre la fraude et l’évasion fiscale, nous sommes en train de montrer là tout ce que l’Europe peut faire. Elle joue un rôle moteur», a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, à l’issue du vote. Selon le compromis trouvé mardi, les nouvelles règles devraient entrer en vigueur au 1er janvier 2020, sauf pour un cas particulier concernant le traitement des opérateurs financiers (au 1er janvier 2022).

Ce projet de directive adopté mardi fait partie d’un ensemble de propositions sur la fiscalité des entreprises présentées par la Commission européenne en octobre 2016. Le Parlement européen doit encore donner son avis. En juillet 2016, les 28 de l’UE s’étaient déjà attaqués aux asymétries entre les systèmes d’imposition, exploitées par certaines sociétés pour échapper à l’impôt, mais uniquement entre États membres. Établir des règles en matière fiscale à l’échelle de l’UE n’est jamais simple, car l’unanimité parmi les 28 États membres est nécessaire.

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Vos réactions

Simplet                                                   Et pourquoi pas instaurer une surtaxe compensatoire à hauteur de 5% de plus de TVA sur des produits bien ciblés des sociétés qui usent et abusent du dumping fiscal ? Cela ne devrait pas trop compliqué à mettre en place.

Jean-Michel Hardouin                      La commission d’enquête pourra s’adresser à Juncker, grand spécialiste en la matière !

Hub                                                           Enfin !

FFS Index                                              Cela suffira-t-il à faire aimer l’UE aux Européens ? En tous cas, moi, ça fait vibrer mon âme de socialo-communiste.

Allez lemonde.fr, un peu de lobbyisme pro-européen, collez-nous ça en première page pendant trois jours ! (A la place du foot par exemple, tiens) Comment pourrait-on avoir une image de l’Europe autre qu’ultra-libérale si toutes les actions positives sont reléguées en page 12 du journal ?

  • 2020                                             Et bien le GDL traine des pieds pour retarder la mise en oeuvre de ce projet. Pourquoi Attendre 2020 et 2022?
    Sergio                                         Moscovici pense il vraiment ce qui a été dit, à moins qu’il rêve avec sa France au bout du gouffre. Bon tout le monde a le droit de rêver surtout avec un pays qui est au même point que la Grèce, l’Italie. Un cygne noir comme on dit pour les pays de l’union européenne. Moi je suis content de vivre au Luxembourg.

L’oeil de Moscou

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2Libye : nouvelle victoire de Poutine, camouflet pour Obama et l’UE

Le 19 septembre 2016, j’informais nos lecteurs sur l’évolution de la situation en Libye, après la saisie des terminaux et des ports pétroliers par l’armée nationale sous le commandement du général Khalifa Haftar, devenu maréchal depuis. Ce scénario bouleversait totalement la donne politique, déjà ambiguë, de ce pays.

Le 20 octobre je confirmais que le maréchal Haftar serait l’un des prochains dirigeants de la Libye et que, d’ores et déjà, il bénéficiait du soutien inconditionnel du parlement de Tobrouk, mais également de pays comme l’Égypte, les Émirats Arabes Unis et le Tchad, et qu’il s’opposait ouvertement au gouvernement d’union nationale, présidé par Fayed El-Sarraj et soutenu par l’ONU.

L’on sait le rôle primordial joué par l’Algérie dans la médiation de ce conflit libyen et c’était la raison principale de la visite du maréchal Haftar, à Alger, le 16 décembre, afin de défendre son projet.

Visite qui a été suivie neuf jours plus tard, le dimanche 25 décembre, par celle du président du gouvernement d’union nationale, Fayed El-Sarraj.

À présent le maréchal Haftar a décidé de prendre le pouvoir, qu’on lui marchandait, en employant la force politique, sinon militaire.

Il a parfaitement compris, en constatant le rôle prépondérant tenu par la Russie dans le dénouement du conflit syrien, après Alep (arrêt des hostilités, signature d’une paix…momentanée et ouverture de pourparlers entre les différents protagonistes) que les États-Unis et l’Union Européenne n’étaient plus les maîtres de la situation au Moyen-Orient et que c’est la Russie de Poutine qui imposait sa puissance militaire, fort de ses succès sur le terrain.

Malgré la présence, et certaines interventions militaires en Libye, le maréchal Haftar a réalisé qu’il ne pouvait compter sur un appui sans condition ni des Américains, ni des Français, il s’est donc résolument tourné vers la Russie et vient de rencontrer, à Moscou, Vladimir Poutine afin de solliciter son appui.

En avez-vous entendu parler dans les médias occidentaux ?

Rappelons que la Russie avait lâché Mouammar El Guedaffi en 2011 mais n’attendait que cette occasion pour y remettre les deux pieds, d’autant plus que Poutine ne cache nullement son projet d’occuper une place de leader dans cette région.

Le ministre russe des affaires étrangères, Gennady Gatilov, estime que la maréchal Haftar, qui a combattu sans interruption les forces de Daech depuis plus de deux ans, est une personnalité politique de premier plan, au sein d’un gouvernement libyen, et qu’il est incontournable.

Tout en continuant à appuyer, sans trop d’énergie, la formation du gouvernement d’union nationale, soutenue par l’ONU et dirigée par El-Sarraj.

Très impliquée dans cet imbroglio politique, pour ne pas dire politicien, l’ONU et l’Algérie se posent  bien des questions sur cette nouvelle intervention de la Russie dans le « Dossier libyen ».

Poutine : après la Syrie, la Libye ?

En septembre, la saisie des terminaux et des ports pétroliers par l’armée nationale sous le commandement du général Khalifa Haftar, devenu maréchal depuis, bouleversait totalement la donne politique en Libye.

Dès octobre, il devint clair que le maréchal Haftar serait l’un des prochains dirigeants de la Libye et que, d’ores et déjà, il bénéficiait du soutien inconditionnel du Parlement de Tobrouk, mais également de pays comme l’Égypte, les Émirats arabes unis et le Tchad, et qu’il s’opposait ouvertement au gouvernement d’union nationale, présidé par Fayed el-Sarraj et soutenu par l’ONU.

L’on sait le rôle primordial joué par l’Algérie dans la médiation de ce conflit libyen, et c’était la raison principale de la visite du maréchal Haftar, à Alger, le 16 décembre, afin de défendre son projet.

Visite qui a été suivie, neuf jours plus tard, le dimanche 25 décembre, par celle du président du gouvernement d’union nationale, Fayed el-Sarraj.

À présent, le maréchal Haftar a décidé de prendre le pouvoir, qu’on lui marchandait, en employant la force politique, sinon militaire.

Il a parfaitement compris, en constatant le rôle prépondérant tenu par la Russie dans le dénouement du conflit syrien, après Alep (arrêt des hostilités, signature d’une paix… momentanée et ouverture de pourparlers entre les différents protagonistes), que les États-Unis et l’Union européenne n’étaient plus les maîtres de la situation au Moyen-Orient et que c’est la Russie de Poutine qui imposait sa puissance militaire, forte de ses succès sur le terrain.

Malgré la présence française et américaine et certaines interventions militaires en Libye, le maréchal Haftar a compris qu’il ne pouvait compter sur un appui sans conditions ni des Américains ni des Français.

Il s’est donc résolument tourné vers la Russie et vient de rencontrer, à Moscou, Vladimir Poutine afin de solliciter son appui.

En avez-vous entendu parler dans les médias occidentaux ?

Rappelons que la Russie avait lâché Mouammar El Kadhafi en 2011 mais n’attendait que cette occasion pour y remettre les deux pieds, d’autant plus que Poutine ne cache nullement son projet d’occuper une place de leader dans cette région.

Le ministre des Affaires étrangères russe, Gennady Gatilov, estime que le maréchal Haftar, qui combat sans interruption les forces de Daech depuis plus de deux ans, est une personnalité politique de premier plan, au sein d’un gouvernement libyen, et qu’il est incontournable.

Tout en continuant à appuyer, sans trop d’énergie, la formation du gouvernement d’union nationale, soutenue par l’ONU et dirigée par El-Sarraj.

Très impliquées dans cet imbroglio politique, pour ne pas dire politicien, l’ONU et l’Algérie se posent bien des questions sur cette nouvelle intervention de la Russie dans le « dossier libyen ». On les comprend…

En soutenant le maréchal Haftar, la Russie marque son territoire en Libye

En Libye, Vladimir Poutine a choisi son homme : le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l’est libyen. Un pari sur l’avenir qui peut permettre à la Russie d’étendre son influence dans le monde arabe et en Méditerranée.

En Libye, Moscou joue désormais cartes sur table. Si le Kremlin reconnaît officiellement, à l’instar de la communauté internationale et de l’ONU, l’autorité du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), il affiche désormais un soutien explicite, voire ostentatoire, au maréchal Khalifa Haftar.

Le très courtisé chef de l’Armée nationale libyenne (ANL), qui s’est illustrée avec succès dans la lutte contre les milices jihadistes dans l’est du pays, est pourtant le bras armé du Parlement de Tobrouk, autorité rivale du GNA.

Khalifa Haftar, l’homme de Moscou

Celui qui prétend aujourd’hui contrôler 80% d’un pays livré au chaos, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, a été reçu en grandes pompes, le 11 janvier, à bord d’un fleuron de la marine russe, le porte-avion Amiral Kouznetsov. Il s’est même entretenu par vidéoconférence avec le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

Un nouveau signe du traitement de faveur particulier dont bénéficie le militaire septuagénaire, qui avait déjà été reçu à deux reprises en Russie en 2016, où il a notamment sollicité l’assistance du Kremlin et la levée de l’embargo sur les armes, imposé par l’ONU en Libye.

Immanquablement, cet adoubement très médiatisé a donné lieu à des rumeurs, démenties dans les médias russes, qui ont fait état de promesses de contrats mirifiques pour la Russie en Libye, ainsi que l’établissement d’une base navale russe du côté de Benghazi.

Toujours est-il que cette sortie, effectuée au large des côtes libyennes, est un message symbolique qui vient renforcer un peu plus la stature de l’ancien cadre de l’armée kadhafiste passé par l’école soviétique, devenu incontournable dans toute résolution du conflit libyen, et le faire apparaître désormais comme l’homme de Vladimir Poutine dans le pays.

« Même s’ils ont la volonté de préserver les apparences en soutenant un GNA affaibli politiquement, les Russes mènent une politique concrète en misant ouvertement sur la carte Haftar, qui est la force dominante en Libye », décrypte Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire franco-russe, interrogé par France 24.

« Même si cela est un peu risqué car l’avenir est imprévisible, la Russie, objectivement, mise sur le bon cheval, qu’elle avait détecté avant tout le monde, même si elle n’est pas dupe et sait qu’Haftar, qui est également en relations avec les Émiratis et les Français, ne mettra pas tous ses œufs dans le même panier. »

L’expert se demande si le soutien russe graduel, et mesuré, apporté au maréchal Haftar, en plus des livraisons d’armes via l’Égypte, n’est pas une façon pour Moscou de préparer l’après-Syrie, où les événements ont tourné en faveur de Moscou.

 

« Il s’agirait pour les Russes de jouer la carte libyenne, après la carte syrienne, qui s’épuise, afin de marquer leur territoire en Méditerranée, et en disant, nous sommes de la partie en Libye, et là-aussi, comme en Syrie, nous sommes incontournables. »

Ainsi, le Kremlin, qui compte déjà comme alliés dans le monde arabe le président syrien Bachar al-Assad et son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, un autre militaire formé à l’école soviétique qui combat, comme Khalifa Haftar l’islamisme politique, avance ses pions en Méditerranée.

Une relation ancienne contrariée par la chute de Kadhafi

Il n’est pas si incongru de voir la Russie s’intéresser de très près à la Libye, qui a longtemps gravité dans la sphère soviétique.

« La Russie ne part pas de zéro avec la Libye. On ne peut pas comprendre ce que Moscou essaye de mettre en place actuellement dans ce pays, sans connaître le contexte et l’histoire de cette relation bilatérale née à la fin des années 1960, et plus généralement l’histoire de la politique soviétique, puis russe en Méditerranée », rappelle Arnaud Dubien.

En effet, si le régime libyen ne faisait pas partie des premiers cercles des alliés arabes de l’Union soviétique, comme la Syrie baasiste par exemple, les Russes ont toujours gardé un œil sur ce pays.

« Après la Perestroïka, Gorbatchev annonce un reflux des engagements soviétiques extérieurs les plus lointains, et le régime du colonel Mouammar Kadhafi, qui n’était qu’un allié opportuniste de l’URSS, fait partie des sacrifiés », explique Arnaud Dubien.

Le directeur de l’Observatoire franco-russe rappelle que la Russie, qui avait, sous le président Boris Eltsine pratiquement disparu de la région jusqu’à la fin des années 1990, se réintéresse à la Libye au milieu des années 2000. « À l’époque, Vladimir Poutine cherche à réinvestir le continent africain, plus généralement via les anciens pays relais de l’URSS, mais dans le cadre d’une approche, non pas idéologique, mais économique, pour faire comme on dit du business ».

Pour ce faire, la Russie propose à ces pays, et donc à la Libye de Kadhafi, un effacement de dettes, généralement des créances soviétiques que Moscou n’avait aucune chance de recouvrer, en échange de nouveaux contrats d’armement mais également de participations d’entreprises russes dans des projets pétroliers ou d’infrastructures.

« Dans le cas libyen précisément, des contrats de plusieurs milliards de dollars sont signés avec Tripoli dans le domaine pétrolier et gazier, de livraison d’armes et de construction d’une ligne de chemins de fer à grande vitesse », précise Arnaud Dubien.

Autant de projets, et de perspectives commerciales, qui ont volé en éclats avec la chute de Kadhafi. Paradoxalement, en s’abstenant de mettre son veto, en mars 2011, à la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies qui a sonné le glas du régime, la Russie, alors présidée par Dmitri Medvedev, s’est tiré, économiquement, une balle dans le pied.

Un dossier symbolique pour Poutine

« Je pense qu’il y a clairement un aspect politique, qui est sous-estimé ces jours-ci, lorsqu’on essaye de comprendre ce que font les Russes en Libye, estime Arnaud Dubien. Il ne faut pas oublier que le dossier libyen est le seul dossier de politique intérieure ou extérieure qui ait donné lieu à des divergences publiquement exprimées entre Vladimir Poutine, alors Premier ministre et Dmitri Medvedev, chef de l’État« .

Se sentant flouée par les Occidentaux, qu’elle a accusé à l’époque d’avoir caché leurs intentions réelles en Libye, la Russie n’a jamais digéré le changement de régime. « Vladimir Poutine et son entourage ont analysé les évènements en Libye comme une faiblesse russe, de Medvedev, et surtout comme une politique occidentale fallacieuse, dans le sens où un mandat d’exclusion aérienne de l’Onu s’est transformé de fait en co-belligérance ».

D’après l’expert de la politique étrangère russe, il faut voir la restauration de l’influence de Moscou en Libye comme un pied-de-nez à l’intervention franco-britannique de 2011, « et qui a été perçu par Poutine, à l’instar du printemps arabe qui est concomitant, comme une véritable menace, comme quelque chose d’orchestré. Ne pas laisser l’Occident répéter le scénario libyen en Syrie fût l’une des principales motivations de l’engagement russe auprès de Damas ».

En somme, en jouant franc jeu en Libye, la Russie n’aurait rien à y perdre. « D’un point de vue stratégique, les enjeux ne sont pas très élevés en ce qui concerne ce pays qui reste très périphérique, et cela représente un pari qui ne coûte pas cher, alors que potentiellement les gains peuvent être très importants ».

Un pari dont les Européens, en attendant, côté américain, une prise de position de la nouvelle administration Trump, n’ont peut-être pas encore pris toute la mesure.

Libye, le général Haftar adoubé par Poutine

La Russie de Poutine pourrait jouer un role constructif dans la reconstruction politique de la Libye. Une chronique de Raouf Farrah, chercheur au sein du groupe SecDev à Ottawa

Après avoir appuyé une intervention musclée en Syrie, le porte-avions russe Amiral-Kouznetsov a jeté l’ancre le 11 janvier 2017 dans les eaux maritimes libyennes. Une halte qui a marqué les esprits des membres de la communauté internationale, puisqu’elle témoigne du « rôle grandissant » de la Russie en Libye et du fort soutien qu’elle accorde au général de l’armée libyenne, Khalifa Haftar. Or, l’engagement du Kremlin n’est ni surprenant ni nouveau. Depuis le début de l’« Opération Dignité » -une mission militaire menée par Haftar depuis 2014 pour mettre fin aux groupes terroristes dans l’Est libyen-, Moscou s’est graduellement engagée à accompagner l’armée libyenne dans ses efforts de sécurisation, notamment par l’échange d’informations militaires.

Le général Haftar à son retour de Russie en décembre 2016

Afin d’assurer ses intérêts dans la région, le Kremlin veut mettre le Général sous les feux de la rampe internationale. Désormais, la Russie s’affiche ostensiblement avec lui tout en le présentant comme une pièce maitresse de l’échiquier libyen. De son côté, Haftar attend une aide plus conséquente de la part de Moscou, et espère obtenir son appui diplomatique concernant la levée de l’embargo sur les armes en Libye, voté par le Conseil de sécurité en 2011. Ce dossier épineux servirait les intérêts russes mais romprait d’importants accords internationaux. De fait, les autorités russes sont enrôlées dans le bourbier libyen depuis 2014, et d’une manière plus intensive dès la prise du croissant pétrolier – une zone géographique d’où est acheminé plus de 80% du pétrole libyen- par le général Haftar en septembre 2016. Alors, pourquoi la Russie parie-t-elle sur Haftar? Et quel rôle peut-elle jouer dans un processus de réconciliation nationale?

Le général Haftat, le rempart contre le chaos

Six années après l’intervention de l’OTAN en Libye, le pays sombre encore et toujours dans le chaos et l’insécurité. Écœurée par cette situation dramatique, la majorité des Libyens sont prêts à tout sacrifier sur l’autel de la sécurité. Et l’homme qui prétend ramener l’ordre dans la maison se nomme Khalifa Haftar.

Ancien partisan de la révolution verte, le Général a été formé en URSS avant de s’exiler aux États-Unis comme dissident anti-kadhafiste durant les années 1980, jusqu’à son retour en 2011 en Libye. Sur les réseaux sociaux, les aficionados du Général sont nombreux, particulièrement dans l’Est libyen. Un facebooker anonyme écrit sur la page officielle de l’armée: « Je n’aime pas Haftar. Je n’aime pas les Russes. Mais s’il peuvent nous garantir la sécurité, je choisirai le Général sans le moindre doute ».

Haftar a bâti sa légitimité en Libye sur ses récentes conquêtes militaires. Le 11 septembre 2016, le Général a évincé la milice qui contrôlait le croissant pétrolier libyen. Cette opération militaire reste incontestablement l’événement de l’année 2016, puisqu’elle a considérablement changé les équilibres de pourvoir en faveur de Haftar. Or, l’ampleur de cet événement a été parfaitement interprétée et étudiée par la diplomatie russe qui n’a jamais caché sa préférence pour le Général. Haftar possède un profil idéal pour la Russie : obsession sécuritaire, volonté de mettre fin au terrorisme, vision laïque de la société libyenne…etc. Des convictions politiques et un parcours militaire qui plaisent à Moscou et qui pourraient lui rétribuer des garanties sur les intérêts russes en Libye.

Dès lors, Moscou n’a pas lésiné d’efforts pour faire évoluer le statut de général Haftar. Elle souhaite corriger l’image d’un militaire réputé brutal, à la tête d’une armée peu structurée avec des milices relativement peu entrainées, vers celle d’un acteur politico-militaire de premier plan, qui mérite une reconnaissance internationale à la hauteur de son engagement. Ainsi, le Kremlin a accéléré en termes d’images la mise en avant de l’appui au Général. Le 29 novembre 2016, Haftar est arrivé en grande pompe à Moscou pour une visite de haute importance. C’était son deuxième passage en Russie depuis 2014, soit deux mois après la prise du croissant pétrolier. Il a rencontré des hauts responsables du Ministère de la Défense afin de partager sa vision de la sécurité nationale et demandé une assistance technique, surtout dans la maintenance de l’armement.

D’un point de symbolique, cette rencontre est très instructive puisque elle donne quelques clés de lecture sur les intentions russes. Premier détail : Haftar a délaissé son costume militaire au profit d’un costume classique. Le message est évident : Haftar n’est pas seulement un militaire, c’est un acteur politique à part entière qui gouverne une région étendue du pays. L’autre message est plus officiel : Haftar est un ami de la Russie; « l’homme de la situation sécuritaire et son armée a besoin du savoir-faire russe ». En pariant sur le général Haftar, la Russie se repositionne géopolitiquement en Libye afin d’assurer ses intérêts économiques et militaires, fortement mis à mal durant les dernières années.

La Russie et ses intérêts militaires en Libye

La chute de Mouammar Kadhafi a eu des conséquences négatives sur les intérêts russes en Libye. Le régime Kadhafiste a entretenu d’excellentes relations diplomatiques avec l’ex Union Soviétique qui se sont concrétisées par d’importants contrats d’armements. Comme un geste de bonne foi, Poutine avait pris l’initiative en 2008 d’annuler une dette de 4 milliards de dollars en échange d’accords commerciaux juteux. Mais depuis 2011, le complexe militaro-industriel russe aurait perdu plus de 4,5 milliards de dollars en contrats, en raison des bouleversements politiques en Libye. Dans les cercles militaires à Moscou, la Libye a toujours été perçue comme un formidable marché pour les produits militaires. Cependant, l’embargo sur les armes a carrément freiné le carnet de commandes des amis de Poutine en Libye. Selon le patron du service fédéral de coopération militaire du Kremlin, « 4 milliards est chiffre purement nominal. Les pertes réelles pourraient atteindre des dizaines de milliards de dollars ».

Mais l’embargo n’a pas empêché les autorités russes d’engager une coopération militaire rapprochée avec le général Haftar. En effet, le soutien russe s’est amplifié dès 2014 par l’intermédiaire de l’armée égyptienne et son président Al-Sissi, considéré comme un homme proche de Moscou. L’armée égyptienne aurait expédié d’importantes quantités d’armes vers les camps d’entrainement de l’armée libyenne à l’Est alors que les services secrets égyptiens auraient envoyé des données russes sur les déplacements des groupes terroristes en Libye.

 Quel rôle politique pour la Russie en 2017?

Le Kremlin n’a jamais fait confiance aux gouvernements islamistes qui se sont succédé en Libye depuis 2011. Ils ont été perçus comme des islamistes, bien plus Pro-occidentaux qu’en faveur de la Russie. Ce n’est qu’en 2015 qu’Abdullah Al-Thani, ancien Premier ministre du gouvernement de Tobrouk, ait été invité à Moscou comme premier représentant de la Libye post-Kadhafi. Aujourd’hui, la stratégie russe consiste à dessiner un nouveau rôle à Haftar tout en s’imposant comme un interlocuteur de choix capable de poser les jalons d’un processus de réconciliation entre l’ensemble des partis concernés. Le 15 décembre 2016, Sergei Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, a déclaré qu’ «aucune réconciliation politique n’est possible en Libye sans une réévaluation de la légitimité politique des acteurs». En d’autres mots, Haftar est un acteur légitime dans l’équation libyenne car il peut, jusqu’à un certain point, unifier des forces autour de son armée et contribué au succès d’un projet de réconciliation par et pour les Libyens. Un point de vue partagé par les deux puissances régionales, l’Algérie et l’Égypte.

Beaucoup d’analystes estiment que le rôle de la Russie en Libye peut alimenter une recrudescence de violence. Mais est-ce vraiment le cas? La Russie ne peut intervenir en Libye car elle n’a ni les moyens d’une opération militaire d’envergure, ni l’envie d’engager ses forces sur le front libyen. Cependant, sa diplomatie se veut à la hauteur de ses ambitions régionales, et traduit un désir d’accentuer sa coopération avec l’ensemble des acteurs libyens.

Le 12 décembre 2016, une réunion a regroupé à Tripoli l’ambassadeur russe en Libye, Ivan Molotkov, et le ministre de la défense du GNA, Mahdi Al-Barghati. Cette rencontre témoigne de la volonté des autorités russes d’engager des tractations politiques avec le GNA, dans un contexte marqué par l’échec des accords de Skhirat –un accord qui devait confirmer la légitimité du GNA avant le 17 décembre 2016 -. Pour le Kremlin, les raisons objectives de cet échec sont claires. Premièrement, le GNA ne possède pas de légitimité politique aux yeux des libyens. C’est un gouvernement de technocrates qui payent des milices à Tripoli afin de sécuriser les quelques quartiers sous son contrôle. Deuxièmement, l’article 8 de l’accord n’a jamais accordé les pleins pouvoirs militaires à Haftar. Pour les partisans du Général, la révision de cet article a été une condition sine qua non de la réussite de l’accord.

Alors que la Libye vit dans un flou politique incandescent depuis l’expiration des accords de Skhirat, la Russie peut jouer un rôle intéressant dans la crise libyenne. Et la solution passe inéluctablement par la promotion d’acteurs locaux, légitimes et rassembleurs afin qu’ils ne soient plus des objets de la crise mais des sujets actifs ayant un réel pouvoir de changement.

Martin Kobler, l’Envoyé spécial des Nations Unies en Libye, a récemment déclaré que 2017 sera l’année de l’action en Libye. Si la Russie réussit à promouvoir Haftar comme un acteur légitime sur la scène internationale tout en maintenant une position mesurée par rapport aux gouvernements et aux différentes factions politiques; et si l’Algérie et l’Égypte arrivent à unifier la voix des acteurs locaux et tribaux autour d’une même table de discussion, la Libye pourrait entrevoir une lueur d’espoir, pour le moins, inespérée.

Raouf Farrah est analyste politique « MENA region » au sein du groupe SecDev à Ottawa, au Canada. SecDev est un « operational think tank » qui produit des rapports d’analyses géostratégiques sur la situation sécuritaire, politique et économique des régions en conflit.

Le jeu trouble de Vladimir Poutine en Libye menace l’Europe

Challenges

Pour le géopolitologue Jean-Sylvestre Mongrenier, de la mer Noire au littoral de la « Syrie utile » et au golfe de Syrte, Moscou déploie une stratégie d’ensemble en Méditerranée tournée contre l’Europe, une vaste entreprise géopolitique sur laquelle on ne saurait faire l’impasse.

Alors que l’ONU soutient le gouvernement de Fayez el-Sarraj, sis à Tripoli, censé rassembler les différentes composantes de la Libye et mettre en place un nouveau système politique, le pouvoir russe, si prompt par ailleurs à se référer à la légalité internationale et au principe d’intégrité territoriale, sauf lorsque cela concerne la Géorgie (Abkhazie et Ossétie du Sud) ou l’Ukraine (Crimée et Donbass), soutient ouvertement le général Khalifa Haftar. Maître de la Cyrénaïque, ce dernier fait obstruction aux efforts internationaux et à l’application des accords de Skhirat (Maroc, 17 décembre 2015). Le double jeu de la Russie ne doit pas être traité à la légère. De la mer Noire au littoral de la « Syrie utile » et au golfe de Syrte, Moscou déploie une stratégie d’ensemble en Méditerranée tournée contre le proche Occident (l’Europe), vaste entreprise géopolitique sur laquelle on ne saurait faire l’impasse.

Un vieux cheval de bataille

En Libye, le Conseil National de Transition (CNT) a échoué et ce vaste ensemble spatial au peuplement ténu (6,5 millions d’habitants sur 1,7 million de km²) se fragmente sous l’effet de forces centrifuges de différentes natures (divisions ethniques et tribales, appartenances régionales, inimitiés théologico-idéologiques), autrefois occultées par le discours panarabe faisant l’impasse sur les Berbères et les Toubou. Si les milices armées sont multiples, une grande fracture oppose la Cyrénaïque Tripolitaine (l’est et l’ouest de la Libye), au point de provoquer une « deuxième guerre de Libye », déclenchée en 2014. La situation a été mise à profit par des groupes djihadistes, se réclamant de l’« Etat islamique », qui ont un temps dominé 300 km de littoral dans le bassin de Syrte. Au sud-ouest, les groupes armés du Fezzan sont parties prenantes des involutions de l’Afrique sahélienne (Niger, Mali, Burkina-Faso et Tchad).

Le général Haftar a émergé dans ce contexte chaotique et s’est affirmé comme l’une des principales personnalités politiques et militaires de la « nouvelle Libye », qui n’est pas sans rappeler la situation précoloniale, avant que les Italiens ne réunissent la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan. Au vrai, Khalifa Haftar est un vieux cheval de bataille. Âgé de 73 ans, l’homme a suivi une formation d’officier à l’Académie militaire de Benghazi, à l’époque de la monarchie sénoussiste, puis il a complété cette formation dans l’Egypte nassérienne ainsi qu’en URSS. En 1969, il participe au coup d’Etat de Mouammar Kadhafi qui renverse le monarque et institue la République arabe de Libye. Compagnon au long cours du « Trotsky des sables », Khalifa Haftar est à la tête du corps libyen engagé dans la guerre du Kippour (1973) et de celui qui attaque le nord du Tchad (1986).

C’est alors que son destin bascule. L’expédition kadhafiste tourne au désastre et Khalifa Haftar est fait prisonnier. Il se retourne contre le « raïs » (le chef) de la Libye et rejoint le Front de Salut National de la Libye (FSNL), appuyé par les services américains. Ensuite exfiltré par les soins de la CIA, il transite par le Zaïre et le Kenya avant de rejoindre les Etats-Unis où il séjourne une vingtaine d’années. L’homme perd de sa valeur lorsque Kadhafi ouvre ses arsenaux aux Etats-Unis et renonce à son programme d’armes de destruction massive (2003). Khalifa Haftar regagne son pays, lors de la « première guerre de Libye » (2011), mais c’est après la chute de Kadhafi qu’il monte en puissance. Il combat les forces de Tripolitaine, s’empare de la Cyrénaïque et refuse la solution de réconciliation appuyée par l’ONU. A l’été 2014, quand les milices de Misrata combattent l’« Etat islamique », l’armée du général Haftar conquiert le « croissant pétrolier » de Syrte, un complexe pétrolier par où s’exporte en temps normal la moitié du pétrole libyen. L’homme est désormais incontournable.

Une « pièce » dans le dispositif russe en Méditerranée

A l’évidence, le slogan de la « guerre contre le terrorisme » dont le général Haftar s’est emparé recouvre des enjeux de pouvoir et de richesses autrement plus concrets et immédiats. Dans cette affaire, Khalifa Haftar, depuis autoproclamé maréchal, bénéficie du soutien de l’Egypte d’Al-Sissi, des Emirats Arabes Unis et plus encore de la Russie. Cette dernière lui fournit des fonds et des armes, et le droit de veto dont elle dispose au Conseil de sécurité de l’ONU interdit toute sanction internationale à l’encontre de son protégé. Avant et après son coup de main sur le « croissant pétrolier », le général Haftar a fait deux visites à Moscou (27 juin et 29 décembre 2016) et il été reçu avec tous les honneurs sur le porte-avions Admiral Kouznetsov qui, de retour de Syrie, faisait escale à Tobrouk (11 janvier 2017). Peu après, Sergueï Lavrov a officiellement confirmé l’intérêt russe pour ce chef de guerre (conférence de presse du 17 janvier 2017).

Vladimir Poutine soutient le général Haftar en Libye: (c) Afp © Afp (c) Afp En Libye, Vladimir Poutine tire avantage du peu d’allant des Occidentaux et de l’incertitude quant aux orientations en politique étrangère de l’Administration Trump. Il ne s’agit peut-être pas de s’engager dans une lourde intervention militaire visant à placer l’ensemble de la Libye sous le contrôle d’un « ami » de Moscou, au prétexte de lutter contre le terrorisme. La partition de fait du pays et l’emprise du général Haftar sur la Cyrénaïque suffisent à obtenir des gains stratégiques, dont de nouveaux points d’appui pour les forces navales russes (Tobrouk et Benghazi). Il faut aussi prendre en compte les intérêts russes dans le pétrole du golfe de Syrte, alors même que le rapprochement entre Moscou et l’OPEP est à l’origine d’une nouvelle hausse des cours. Enfin, l’alliance avec le général Haftar fait de la Russie un acteur clef du processus politique, fût-il incertain.

L’examen de la stratégie russe requiert un autre niveau d’analyse. L’activisme de Moscou en Cyrénaïque et en Méditerranée centrale s’inscrit dans projet géopolitique bien plus large. Le général Haftar se situe au centre d’un triangle diplomatique Russie-Egypte-Algérie qui ouvre à Moscou des perspectives en Afrique du Nord, sur la rive sud de la Méditerranée, en vis-à-vis de l’Europe. Un succès élargi de la Russie aurait des conséquences sur les rapports de force régionaux, mais aussi dans le domaine de l’énergie. Mise en avant dans les années 2000, l’idée russe d’une « OPEP du gaz » pourrait à nouveau être proposée à l’Algérie, voire à l’Egypte, futur grand producteur d’or bleu. On songe aussi à l’instrumentalisation des flux migratoires pour déstabiliser l’Europe, tout en y soutenant les partis anti-immigration et en menant une virulente campagne contre l’islamisation de l’Occident.

Une ambitieuse stratégie navale

On comprend donc que la prise de la Crimée, en 2014, et la mise en place d’un « bastion stratégique sud » en mer Noire ne relèvent pas d’une logique de défense contre un Occident faussement présenté comme unitaire et expansionniste. De fait, l’ancien Pont-Euxin n’est pas une simple mer intérieure et les détroits turcs mènent à « la plus grande Méditerranée », selon l’expression d’Yves Lacoste. La base de Sébastopol et la Crimée constituent une plateforme de projection de puissance dans le bassin pontico-méditerranéen, les unités navales qui transitent par le Bosphore étant renforcées par celles dépêchées depuis Mourmansk et la Baltique, à travers le détroit de Gibraltar (voir le périple du Kouznetsov). Le volet méditerranéen de la stratégie navale russe est le pendant d’une plus grande affirmation en Baltique, dans l’Atlantique et ses annexes (mer du Nord et Manche) ainsi que dans l’océan Arctique.

Au total, la rhétorique du panslavisme et de l’Eurasisme ne doit pas dissimuler la place de la mer et des enjeux navals dans la grande stratégie russe et la « guerre froide à sens unique » menée contre l’Occident. La Russie de Poutine n’est certainement pas réductible à un Etat terrien cherchant à reconstituer le glacis continental perdu lors de la dislocation de l’URSS. Si les moyens ne sont pas encore à la hauteur des ambitions, la volonté russe de reconstituer une flotte digne de ce nom et la capacité à prendre des initiatives sur les approches maritimes de l’Europe attestent d’une vision d’ensemble portée par une stratégie océanique qui s’inscrit dans la durée. Assurément, les rapports de puissance se joueront aussi en haute mer. Une vérité à méditer alors que le porte-avions français Charles de Gaulle sera indisponible dans les dix-huit mois___________________________________________________________________

 
__________________________________________________________________________________________________Par Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l’Institut français de géopolitique (Université de Paris VIII) et chercheur associé à l’Institut Thomas More.

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Albert Lemarteau                                       Il est certain que la politique étrangère menée par les incompétents notoires des dernières dix années va peser considérablement sur les résultats des Présidentielles à venir! C’est d’ailleurs pour cette raison que tout est mis en oeuvre pour contre carrer l’avancée du Front National…..Mème un film qui quand à lui démontrera que la caste au pouvoir est corrompue tout comme celle qui était avant elle dans les Affaires!!!
Paskal.                                                          Inutile de dépenser trop d’énergie à soutenir le gouvernement d’union nationale qui n’est pas particulièrement clair :
Octave De Mequerville                             QUESTIONS SIMPLES , mais dont les réponses peuvent vous faire taxer d’extrême- droite et autres facho , neo-nazi .. Qu’on nous explique raisonnablement , en quoi Poutine et la Russie ( la Serbie, le Dombas , la Crimée ou les cosaques et les autres peuples Slaves et orthodoxes ) sont-ils les ennemis de la France et des français ?? ( et les saoudiens et la Nosra sont-ils tout à coup des amis chéris de la France ? Qui a décidé de cette hostilité antirusse et pour quels motifs ? Poutine et la Russie ou les serbes ont-ils tué des soldats… lire la suite
BOUDRY                                                      propagande de ces voyous de socialistes pro mus…c’est simple . j’aime poutine quand il dit qu’il délogera les mus jusque dans les chiottes !!!
plouc                                                             les décideurs européens , marionnettes du Qatar et de l’ Arabie Saoudite sont agacés parce que Poutine se porte garant , lui de la sécurité des chrétiens et ça ils ne peuvent pas le tolérer dans leurs plans machiavéliques d’ une Europe multiculturelle à majorité musulmane !!!! alors tous les moyens sont bons pour ces traitres islamo-collabos !!!!!
hathoriti                                                     Bonne nouvelle en effet ! Le Président Poutine est un véritable chef d’Etat, à poigne et d’une intelligence hors du commun; C’est un homme comme lui qu’il nous faudrait en France ! En tout cas, avec l’affaire du « bras de fer » entre les Etats Unis et la Russie, dernière tentative du président sortant pour nuire à son successeur, obama ne sortira pas grandi de cette vacherie ! Allez ! Dans 20 jours, il dégage !!
belphegor                                                   L’ONU, c’est quoi ce machin ? Un ramassis de gras du bide qui ne pensent qu’a s’en mettre plein les poches. L’intervention européenne a été un fiasco en Libye, au moins avec la Russie on y verra un peu plus clair.
legrand bouc                                              Dans 20 jours Obama ne sera plus qu’un mauvais souvenir mais l’UE continuera seule dans le grand désert des nations qui n’ont pas vu le vent des peuples tourner.
Octave De Mequerville                            Poutine en Chef européen slave et aryen est bien plus clairvoyant que les états d’Europe occidentale sous tutelle « Esquimau » , dont la France , qui a confié sa politique étrangère et stratégique en Lybie et donc en Afrique du Nord , à un agent étranger comme BHL dont les nuisances ne sont plus à démontrer ( et l’on connaît les résultats catastrophiques ) … Combien même les alliances contre nature entre les dirigeants corrompus d’Europe Occidentale et des USA , avec l’Arabie Saoudite , le Qatar et le mercenariat terroriste islamiste dont la Nosra , la Quaida etc … Poutine… lire la suite
Ultra-Lucide                                             Excellent commentaire, 100% en accord avec ça. Les européens sont en train de se fourvoyer tragiquement au point de perdre toute crédibilité diplomatique au Moyen-Orient. Quand donc les français se rendront-ils compte que ceux qui en France orientent (ou ont orienté) notre politique étrangère comme Juppé, Fabius, Levitte et « l’agent d’influence BHL », ne sont en réalité que des agents d’influence travaillant pour des puissances étrangères aux intérêts de la France? (Nation pas encore dissoute). Ils travaillent pour les néo-conservateurs américains, l’UE, ou l’Allemagne néo-bismarckienne de Merkel-Shauble.
Albert Lemarteau                                      Dans les merdeux il ne faut pas oublier Sarkozy, Fillon, Valls, Ayrault et j’en passe……
  •  Eric                                                                   ) « Vladimir Poutine et son entourage ont analysé les évènements en Libye comme une faiblesse russe, de Medvedev,… »

    Medvedev est donc responsable de l’assassinat de plus de 100 000 Libyens puisqu’il a refusé de mettre son veto à la résolution de l’ONU.                                                                            Amor Patriae Nostra Lex                                Je ne trouve cette position favorable pour la Russie.Elle s’allie au coté du plus fort certes mais Haftar ne fera pas de quartiers a l’autre camp quand Daesch sera explusé de Lybie (Daesch est positionné entre les deux camps Lybiens)
    La guerre continuera de plus belle.Pourquoi ne pas avoir misé sur le bon cheval.Le fils de Khadafi la ou tous les Lybiens sont d’accord pour qu’il prenne la tête du pays ???

     Ahmed                                                                 Khadafi et sa famille sont férocement anti-Haftar, qui a essayé de vendre ses fesses et son pays aux US puis à la Russie. Bref il se prostitue au plus offrant.

  • Oscar                                                                     Le maréchal Haftar a été recruté par la CIA pour faire tomber Kadhafi, les russes sont des idiots, ils auraient du soutenir le fils de Kadhafi.

    … « Au cours de la bataille de Ouadi-Doum, Khalifa Haftar est fait prisonnier à N’Djamena. Il demande à rencontrer Hissane Habré et lui déclare qu’il est désormais opposé à Khadafi, ce qui lui permet d’être libéré avec la majorité des autres prisonniers.

    Soutenu par les États-Unis, il est dans les années 1980 le chef de la « Force Haftar » basée au Tchad. Constituée des quelque 2 000 Libyens capturés avec leur chef, ce groupe équipé par Washington était destiné à envahir la Libye pour renverser Kadhafi. Mais la Force Haftar dut être exfiltrée en urgence en 1990, à l’arrivée au pouvoir à N’Djamena d’Idriss Déby. Le nouvel homme fort tchadien était soumis à de fortes pressions de Kadhafi pour livrer le général renégat.

    Par ailleurs, la fin de la guerre froide rebat les cartes diplomatiques, la France souhaitant développer ses relations avec la Libye, rendant son renversement compromis. Les États-Unis organisèrent un pont aérien, avec escales au Nigeria et au Zaïre pour ses hommes ; il s’exila aux États-Unis, atterrissant à Washington le 20 décembre 19904. Les anciens soldats libyens bénéficient alors d’un programme destiné aux réfugiés (cours d’anglais, formation professionnelle et aide médicale) et sont dispatchés dans plusieurs États du pays. Khalifa Haftar s’installe à Vienna, près de Langley, le siège de la CIA. Répondant à une interview en décembre 1991, il confirme que les anciens combattants libyens reçoivent un entraînement militaire régulier. En 1995, il publie un fascicule : Le changement en Libye, une vision politique du changement par la force.

    Il s’active, se déplaçant à Genève, Madrid ou encore Sofia, pour préparer un nouveau coup d’État contre Kadhafi. Celui-ci doit avoir lieu le 19 octobre 1993 mais finalement, une vague d’arrestations lancée une semaine avant l’opération compromet le projet. Certains des conjurés sont exécutés ; deux des frères de Khalifa Haftar sont condamnés à 15 et 20 ans de prison.

    En 2011, il retourne en Libye pour soutenir l’insurrection. Le 24 mars, un porte parole de l’armée annonce qu’il a pris le commandement de l’armée rebelle. Il participe à la bataille du golfe de Syrte et à la troisième bataille de Brega. À Benghazi, il est l’un des chefs militaires du Conseil national de transition. »                                                                     Marie                                                                            Vous semblez oublier une autre donnée, très importante… Aujourd’hui, c’est Trump le nouveau président américain, si Poutine fait officiellement ce choix maintenant, c’est qu’il a sûrement pris en compte le fait que son homologue américain n’est plus celui qui lui mettait des bâtons dans les roues hier…

    Poutine mise probablement sur cette nouvelle relation avec les États-Unis et le fait que Trump souhaite calmer les choses afin de retirer ses armées, actives actuellement un peu partout dans le monde.

    Avant, il y a encore quelques jours, on était soit avec les russes, soit avec les américains. Aujourd’hui, n’importe quel dirigeant discutera avec l’un sans oublier l’influence de l’autre, ils n’auront plus à choisir un bord, mais se trouveront face à deux grandes puissances alliées ou du moins respectueuses l’une de l’autre. Ça risque d’en déstabiliser plus d’un… !
    Il est à mon avis difficile de prévoir toutes les conséquences (bonnes ou mauvaises) de cette révolution, j’ose le terme.

    Dans ce cas précis, ce général Haftar a l’air très facilement influençable (pour l’argent ? Le pouvoir ?), il est donc le plus manipulable dans un premier temps (et ne fera pas le malin face à l’ours et à l’aigle réunis), en plus d’être l’acteur le plus important dans le conflit, donc à même de « gagner » le plus rapidement la guerre. Une fois la guerre terminée, vous verrez sûrement les stratégies changer. Poutine parie pour l’instant sur le cheval gagnant, une fois celui-ci épuisé, des élections seront organisées et le peuple aura le dernier mot. Ce sera pareil en Syrie.

    Ne négligez jamais une chose, nous émettons des hypothèses mais Poutine est certainement entouré des meilleurs stratèges de ce monde et n’ignore sûrement pas le contenu de votre commentaire. Cependant, vous avez le mérite de nous avoir informés, pour ma part, je méconnaissais cette info.

  •  Jean d’Artois                                                            Un retour à un équilibre régional relatif , plus ou moins calqué sur l’époque de l’URSS , malmené par les invasions et déstabilisations des états concernés provoquées par le bloc atlantiste depuis au moins une décennie .

     lapis lazuli                                                                au vu de ce qui c’est passé avec Kadhafi et Assad, Khalifa Haftar a bien compris qu’en donnant une base navale au Russes son intégrité physique ne risque rien.

    Ahmed                                                                        Les musulmans libyens n’accepteront pas cette colonisation, ni par la Russie ni par les USA.

    Malheureusement à cause d’Haftar la Libye échouera la transition démocratique, contrairement au voisin tunisien. Cela laisse prévoir un avenir à l’irakienne.

  • NONFD                                                                        Si les combattants des tribus n’étaient pas en partie civils et bénévoles, comme en Suisse et qques autres pays, la Libye de Kadhafi aurait comme la CI de Gbabgo nécessité qu’une semaine et un hélico, ou comme l’Ukraine de Ianoukovitch que qques fusils, et aurait également été définitivement écrasée.

    D’autant que la Libye est de topographie plate et découverte ne permettant pas de se défendre, et de petite démographie.
    Il n’y aurait plus aucun espoir face aux escadrons de la mort de la pire secte.
    Des gens croient qu’un homme, résultat d’une logique tribale pacifiée par le seule garde-fou qu’est celui spirituel, et qui a été kadhafiste de la 1ere heure et fidèle pendant 18 ans, peut se transformer en agent de la CIA.
    Il a fait mine de suivre la CIA pour se sortir de sa geôle au Tchad après 3 ans de captivité, fait captif lors du conflit pour la bande d’Aouzou.
    Raison pour laquelle on le diffame en putchiste, alors qu’il aurait pu s’emparer d’une part du magot et fuir à l’étranger, au lieu de prendre le risque de subir le même sort que Kadhafi.
    Ayant déjà échappé à des attentats, et son gendre aussi officier a été assassiné.
    Armé il a pu tuer un des terroristes avant de succomber à ses blessures.
    Trop de gens ne comprennent pas qu’on puisse être plus malin que la CIA.
    En faisant mine de jouer son jeu, sans la moindre intention de sacrifier son peuple.
    Quand il a vu le pire complot contre son pays, il s’est jeté dans la fosse aux lions et serpents, et n’aurait rien pu faire, s’il n’avait pas eu l’appui des tribus et de leurs combattants civils et bénévoles.
    D’autant qu’il est étranglé par un embargo sur les armes, qu’on refuse catégoriquement de lever.
    Il s’est même réconcilié avec les rescapés de la famille de Kadhafi.
    En Syrie Poutine a pris le camp d’un peuple autodéfendu par force civile armée.
    En Libye, il fait la même chose.
    Contre les gangs, dont le but est de ne plus jamais désarmer de père en fils, et dont la seule raison d’être est de se partager les richesses dévalisées.
    Trop de gens ne comprennent pas que sans force civile armée et sans logique d’honneur tribale, par des tribus pacifiées entre elles par la conviction de l’existence d’une absolue justice, la Libye aurait été comme définitivement rayée de la carte.
    Plus généralement la pire centralisation du pouvoir (NWO)i s’oppose par tous les moyens au pouvoir véritablement décentralisé, qui l’est donc d’abord par la force civile armée, qui est la clé du salut.

« On est face à une diversité de menaces »,..

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11Montpellier : une fille de 16 ans et 3 hommes arrêtés dans une opération antiterroriste

Ils sont soupçonnés de préparer un attentat kamikaze sur un site touristique de Paris.

Attentat déjoué

Montpellier : une fille de 16 ans et 3 hommes arrêtés dans une opération antiterroriste

Ce vendredi 10 février, les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) ont procédé à une vague d’interpellations à Montpellier (Hérault). Quatre personnes, dont une jeune fille de 16 ans et trois hommes majeurs, ont été arrêtées, rapporte RTL. Les individus ont été placés en garde à vue pour 96 heures. Ils sont soupçonnés par les enquêteurs de préparer un attentat à la ceinture explosive sur un site touristique de Paris. Selon LCI, c’est l’adolescente qui devait servir « d’appât » et se faire sauter avec un gilet explosif.

Son petit ami, un commanditaire présumé et un complice, âgés de 21 à 34 ans selon BFMTV, ont été arrêtés.

Des explosifs découverts lors de la perquisition

Selon M6, qui révèle l’opération, les réseaux sociaux auraient permis d’identifier ces suspects. Du matériel informatique et du TATP (explosif), 71 grammes auraient également été découverts à leur domicile, indique BFMTV. Par ailleurs, la jeune fille interpellée était connue pour ses velléités de départ en Syrie

Montpellier : 4 personnes arrêtées dans une opération antiterroriste

Quatre personnes, dont une jeune fille de 16 ans, ont été arrêtées à Montpellier ce 10 février. Elles sont soupçonnées de préparer un attentat kamikaze.

Des membres du GIGN
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP                    Des membres du GIGN

Un nouvel attentat kamikaze aurait été déjoué. Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) ont procédé à une vague d’interpellations ce vendredi 10 février à Montpellier (Hérault). Au total, quatre personnes, dont une jeune fille de 16 ans et trois hommes majeurs, ont été arrêtées. L’information a été confirmée auprès de RTL.

En garde à vue pour 96 heures, ces individus sont soupçonnés par les enquêteurs de préparer un attentat à la ceinture explosive. Selon nos informations, aucune cible n’a été identifiée. « Les enquêteurs pensent qu’un passage à l’acte était prévu, mais on ne sait pas où et comment », a précisé une source proche du dossier.

Le rôle de chacun n’est pas encore clairement établi. « Les quatre suspects ont été arrêtés après qu’ils aient acheté de l’acétone », pouvant servir à la confection d’un engin explosif, a expliqué une source policière à l’AFP, se félicitant d’un « projet d’attentat déjoué ». Selon LCI, l’adolescente devait servir « d’appât » et se faire sauter avec un gilet explosif. Le petit ami de la jeune femme, un commanditaire présumé et un complice, âgés de 20 à 33 ans, ont été arrêtés.

La jeune fille menaçait de frapper la France

D’après les informations de M6, qui révèle l’opération, les réseaux sociaux auraient permis de les identifier. La jeune fille avait exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France. « L’un de ses mentors était un des objectifs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) », a ajouté cette source policière.

Lors des perquisitions, du TATP – un explosif artisanal puissant mais très instable, prisé des jihadistes – ainsi que de l’acétone, de l’eau oxygénée, des seringues et des gants de protection

Arrestations à Montpellier, projet d’attentat déjoué : que sait-on ?

  • Quatre personnes soupçonnées de préparer un attentat ont été arrêtées à Montpellier ce vendredi matin.
    Quatre personnes soupçonnées de préparer un attentat ont été arrêtées à Montpellier ce vendredi matin. | Jérôme Fouquet / Ouest-France

Quatre personnes soupçonnées de préparer un attentat ont été arrêtées à Montpellier ce vendredi matin par la Sous-direction antiterroriste. Les suspects sont âgés de 16 à 33 ans, l’un d’eux aurait projeté de « se faire exploser ». Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a insisté sur « l’imminence » de ce projet et le Premier ministre Bernard Cazeneuve sur le niveau de menace.

Qui sont les quatre personnes arrêtées ce matin à Montpellier ?

Ce sont trois hommes, âgé de 20, 26 et 33 ans, et une jeune fille, âgée de 16 ans, tous soupçonnés de projeter un attentat suicide contre un site touristique à Paris. Ils ont été arrêtées à Montpellier et dans les environs.

La jeune fille avait été repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France. « L’un de ses complices était un des objectifs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) », a indiqué une source policière.

Pourquoi ces personnes ont-elles été arrêtées ?

« Les quatre suspects ont été arrêtés après qu’ils aient acheté de l’acétone », produit pouvant servir à la confection d’un engin explosif, ont indiqué les policiers.

Qu’a-t-on trouvé à leurs domiciles ?

Quelques dizaines de grammes de TATP, un explosif très puissant mais instable, ainsi que les produits et les ustensiles qui permettent d’en fabriquer : de l’acétone, de l’eau oxygénée, des seringues et des gants de protection.

L’ensemble de ce matériel a été retrouvé au domicile d’un des supects, un jeune homme de 22 ans connu pour sa radicalisation et petit ami de la jeune fille de 16 ans, convertie à l’islam, elle aussi connue pour sa radicalisation.

Quels étaient les projets des suspects ?

« Les enquêteurs pensent qu’un passage à l’acte était prévu, mais on ne sait pas où et comment », a précisé une source proche du dossier. « La volonté de passer à l’acte et de confectionner plusieurs engins explosifs semble matérialisée », a précisé une source policière, se félicitant d’un « projet d’attentat déjoué ».

Selon les premiers éléments dont disposent les enquêteurs, le mentor de la jeune fille, âgé de 20 ans, projetait de « se faire exploser ».

Pour le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, le projet d’attentat était « imminent ». Il aurait eu lieu sur le sol français.

Quel est le niveau de la menace terroriste en France ?

La France, placée sous le régime d’état d’urgence depuis les attentats djihadistes de 2015 et 2016, fait toujours face à une menace terroriste « très élevée ». Vendredi dernier, un Egyptien de 29 ans avait attaqué, une machette dans chaque main, des militaires au carrousel du Louvre à Paris, en criant « Allah Akbar ».

« Nous sommes face à un niveau de menace terroriste extrêmement élevé qui nous oblige à chaque instant à prendre toutes les précautions pour assurer la protection de nos concitoyens », a confirmé le Premier ministre Bernard Cazeneuve, en déplacement ce vendredi dans la Creuse.

Cette menace « signifie pour les forces de sécurité intérieures, et notamment pour les services de renseignement, une activité extrêmement intense », a ajouté M. Cazeneuve, qui a évoqué « depuis le début de l’année 2016, plusieurs centaines d’interpellations d’individus qui ont été pour la plupart d’entre eux judiciarisés ».

De nombreux attentats ou projets ont été déjoués depuis début 2015. Le 13 décembre dernier, le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux avait fait état de « pas moins de 13 tentatives impliquant plus d’une trentaine d’individus », dont des femmes et des mineurs, depuis l’attentat de Nice du 14 juillet.

Peut-on améliorer la lutte anti-terroriste au niveau international ?

Le Premier ministre Bernard cazeneuve a appelé à des « initiatives européennes pour renforcer la protection que les institutions européennes doivent aux ressortissants de l’Union », citant en exemples « l’interconnexion des fichiers, la mise en place du dispositif entrée-sortie, l’application du PNR (données des dossiers passagers) européen et la réforme du système d’information Schengen ».

« Ce sont tous ces sujets qui ont été portés par la France, souvent en liaison avec l’Allemagne, et qui doivent permettre également au plan européen de renforcer notre dispositif de protection contre le terrorisme », a-t-il déclaré.

Le TATP, puissant mais instable

Découvert au XIXe siècle par un chimiste allemand, le TATP est très puissant, même en petites quantités. Très instables, les cristaux blancs qui le composent sont susceptibles d’exploser à la moindre étincelle ou sous le coup d’une trop forte chaleur. Ils ont été surnommés « mère de Satan » par les insurgés palestiniens qui l’ont utilisé dans les années 1980.

Utilisé lors des attentats de 2005 à Londres, les attaques du 13 novembre à Paris et dans une série d’attentats déjoués en Europe depuis 2007, le TATP apparaît comme l’explosif d’élection de l’EI.

Contrairement aux armes de combat utilisées dans les attaques du 13 novembre, il ne permet pas aux services de sécurité européens de retracer les activités des assaillants potentiels, puisque ses composants peuvent être achetés librement dans des magasins de bricolage ou pharmacies.

 

Montpellier.

Montpellier – Attentat déjoué: acétone, TATP… les personnes interpellées voulaient fabriquer des explosifs

Trois hommes et une femme, âgés de 16 à 33 ans, ont été arrêtés ce vendredi matin dans la région de Montpellier et sont soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat en France. Les enquêteurs ont retrouvé le nécessaire à fabriquer des explosifs lors de perquisitions.
undefined©Kenzo Tribouillard/AFP

Une semaine après l’attaque au Louvre, les services antiterroristes ont interpellé ce vendredi 10 dans la région de Montpellier quatre personnes, dont une adolescente de 16 ans, soupçonnées de vouloir commettre un attentat en France.

« Les enquêteurs pensent qu’un passage à l’acte était prévu, mais on ne sait pas où et comment », a précisé une source proche du dossier. « La volonté de passer à l’acte et de confectionner plusieurs engins explosifs semble matérialisée », a précisé une source policière, se félicitant d’un « projet d’attentat déjoué ».

« Les quatre suspects, âgés de 16, 20, 26 et 33 ans, ont été arrêtés après qu’ils aient acheté de l’acétone », pouvant servir à la confection d’un engin explosif, a expliqué une source policière. Le coup de filet a été réalisé dans l’Hérault à Marseillan, Clapier et Montpellier.

Parmi eux, une jeune fille de 16 ans avait été repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France. « L’un de ses mentors était un des objectifs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) », a ajouté cette source policière.

Selon les premiers éléments dont disposent les enquêteurs, cet homme, âgé de 20 ans, projetait de « se faire exploser », a complété la source.

Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert du TATP -un explosif artisanal puissant mais très instable, prisé des djihadistes- ainsi que tout le nécessaire pour confectionner des engins explosifs: acétone, eau oxygénée, seringues et gants de protection, a précisé une source judiciaire.

Plusieurs dizaines de grammes de TAPT, « à divers stade de fabrication », ont été retrouvés, a précisé une source policière.

La France, placée sous le régime d’état d’urgence depuis les attentats djihadistes de 2015 et 2016, qui ont fait 238 morts, fait toujours face à une menace terroriste « très élevée ». La France est particulièrement visée car elle fait partie des pays intervenant en Syrie contre Daech.

Vendredi 3, un Egyptien de 29 ans avait attaqué, une machette dans chaque main, des militaires au carrousel du Louvre à Paris, en criant « Allah Akbar ». Il avait été grièvement blessé par les tirs de riposte des soldats. Toujours hospitalisé à Paris, son état de santé empêche tout acte judiciaire pour l’instant.

Réagissant à cette attaque au Louvre, François Hollande avait appelé la France à faire face à la menace terroriste. « Elle est là, elle demeure et nous devons y faire face » et « c’est la raison pour laquelle nous avons mobilisé autant de moyens et nous continuerons à le faire autant de temps qu’il sera nécessaire », avait rappelé le chef de l’Etat.

De nombreux attentats ou projets ont été déjoués depuis début 2015. Le 13 décembre dernier, le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux avait fait état de « pas moins de 13 tentatives impliquant plus d’une trentaine d’individus », dont des femmes et des mineurs, depuis l’attentat de Nice du 14 juillet.

Fin novembre, quatre Français et un Marocain, soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre en région parisienne et qui avaient fait allégeance à l’EI, ont été mis en examen et écroués.

Ces quatre hommes, interpellés à Strasbourg et à Marseille, étaient « en possession ou en quête d’armes et de financement », « s’apprêtaient à passer à l’acte » et « recherchaient des cibles », selon procureur de la République à Paris, François Molins.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

Montpellier : « L’attentat était imminent »

Plusieurs individus ont été interpellés ce vendredi 10 février au matin dans l’Hérault et dans les Ardennes, suspectés de vouloir commettre un attentat terroriste en France. « Pour l’instant, ces personnes sont encore en garde à vue à Montpellier, mais elles pourraient être rapidement transférées ici, à la sous-direction de l’anti-terroriste », explique Hakim Abdelkhalek, depuis Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Quelle cible ? Quel timing ?

« Les enquêteurs privilégient un attentat dans une boîte de nuit, dans une discothèque, dans la région de Montpellier. Les terroristes auraient pu s’inspirer du scénario qui s’est déroulé le 31 décembre à Istanbul, en Turquie », explique le journaliste de France 2. Et d’ajouter : « La deuxième question est celle du timing. L’attentat était imminent et en réalité ce groupe était sous surveillance depuis plusieurs jours. Les policiers ont décidé d’intervenir parce que les personnes avaient acheté tous les éléments qui permettaient de constituer un engin explosif. »

Montpellier : un attentat « imminent » déjoué, la France toujours menacée

Des substances explosives, notamment du TATP, ont été découvertes au domicile des 4 personnes interpellées. La jeune fille de 16 ans a été repérée sur Internet.

Source AFP

Modifié le 10/02/2017 à 14:45 – Publié le 10/02/2017 à 11:04 | Le Point.fr
L'intervention s'est déroulée jeudi matin à Montpellier.
L’intervention s’est déroulée jeudi matin à Montpellier. © AFP/ GEOFFROY VAN DER HASSELT

VIDEOS] Projet d’attentat à Montpellier: la voisine d’un homme interpellé témoigne

 Afp

Un journaliste sur les lieux de l'interpellation à Clapiers.
Un journaliste sur les lieux de l’interpellation à Clapiers. PHOTO/AFP/SYLVAIN THOMAS

Quatre personnes, dont une mineure de 16 ans, soupçonnées de préparer un attentat en France, ont été arrêtées vendredi matin à Montpellier et aux alentours par la Sous-direction antiterroriste (SDAT), a-t-on appris de source policière, confirmant une information de M6. Une voisine de l’homme interpellé à Clapiers témoigne.

Une semaine après l’attaque au Louvre, les services antiterroristes ont interpellé vendredi dans la région de Montpellier quatre personnes, dont une adolescente de 16 ans, soupçonnées de vouloir commettre un attentat « imminent » en France. Selon le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, ce nouveau coup de filet antiterroriste « a permis de déjouer un projet d’attentat imminent sur le sol français », alors que le pays est confronté à une menace djihadiste sans précédent depuis plus de deux ans.

« Les enquêteurs pensent qu’un passage à l’acte était prévu, mais on ne sait pas où et comment », a indiqué de son côté une source proche du dossier. « La volonté de passer à l’acte et de confectionner plusieurs engins explosifs semble matérialisée », a souligné une source policière. « Les quatre suspects, âgés de 16, 20, 26 et 33 ans, ont été arrêtés après qu’ils aient acheté de l’acétone », pouvant servir à la confection d’un engin explosif, a expliqué une source policière. « Trois sont directement suspectés de préparer une action violente sur notre territoire », a précisé le ministre dans un communiqué.

Parmi eux, une jeune fille de 16 ans avait été repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France. « L’un de ses mentors était un des objectifs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) », a ajouté la source policière.

Selon les premiers éléments dont disposent les enquêteurs, cet homme, âgé de 20 ans, projetait de « se faire exploser », a complété cette source. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert du TATP -un explosif artisanal puissant mais très instable, prisé des djihadistes- ainsi que tout le nécessaire pour confectionner des engins explosifs: acétone, eau oxygénée, seringues et gants de protection, a précisé une source judiciaire. « Plusieurs dizaines de grammes de TATP, à divers stade de fabrication », ont été retrouvés, a précisé la source policière.

  • « Menace extrêmement élevée »

Menée sous l’autorité de la section antiterroriste du parquet de Paris, après deux semaines d’investigations, l’opération réalisée par les enquêteurs de la Sous-direction anti-terroriste (Sdat), de la PJ de Montpellier et de la Force d’intervention de la police nationale (FIPN) a ciblé trois communes de l’Hérault: Marseillan, Clapiers et Montpellier. « Nous sommes face à un niveau de menace terroriste extrêmement élevé », a réagi le Premier ministre Bernard Cazeneuve, en déplacement dans la Creuse.

Placée sous le régime d’état d’urgence jusqu’aux lendemains de la prochaine présidentielle, la France a été frappée par une vague d’attentats ayant fait 238 morts depuis 2015. Vendredi dernier, un Egyptien de 29 ans avait attaqué, une machette dans chaque main, des militaires au carrousel du Louvre à Paris, en criant « Allah Akbar ». Il avait été grièvement blessé par les tirs de riposte des soldats. Toujours hospitalisé à Paris, son état de santé empêche tout acte judiciaire pour l’instant. Réagissant à cette attaque au Louvre, François Hollande avait lancé: la menace terroriste « est là, elle demeure et nous devons y faire face » et « c’est la raison pour laquelle nous avons mobilisé autant de moyens et nous continuerons à le faire autant de temps qu’il sera nécessaire ».

De nombreux attentats ou projets ont été déjoués depuis début 2015. Le 13 décembre dernier, le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux avait fait état de « pas moins de 13 tentatives impliquant plus d’une trentaine d’individus », dont des femmes et des mineurs, depuis l’attentat de Nice du 14 juillet. Fin novembre, quatre Français et un Marocain, soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre en région parisienne et qui avaient fait allégeance à l’EI, ont été mis en examen et écroués.

Attentat déjoué à Montpellier: ce que l’on sait

Publié le :

Vendredi 10 Février 2017 – 15:04

Dernière mise à jour :

Vendredi 10 Février 2017 – 15:05

Le gouvernement a confirmé ce vendredi qu’un groupe de quatre personnes soupçonnées de préparer un attentat avaient été interpellées à Paris. Des explosifs ainsi que des produits servant à en fabriquer ont été découvert sur place. Déjà plus de 13 tentatives d’attentats auraient été déjouées depuis juillet.
Parmi les interpellés se trouve une jeune fille de 16 ans qui avait exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou bien de frapper la France.   ©Thomas Samson/AFP

Les autorités françaises ont assuré ce vendredi 10 avoir déjoué un projet d’attentat « imminent » après l’arrestation de quatre personnes à Montpellier (Hérault), dont une mineure de 16 ans, une semaine après l’attaque à la machette de militaires près du musée du Louvre.

Ce coup de filet « a permis de déjouer un projet d’attentat imminent sur le sol français », a affirmé dans un communiqué le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux. Une source proche du dossier a précisé que les enquêteurs n’avaient pas pu déterminer la cible de l’attentat.

« La volonté de passer à l’acte et de confectionner plusieurs engins explosifs semble matérialisée », a-t-on indiqué de source policière. « Les quatre suspects, âgés de 16, 20, 26 et 33 ans, ont été arrêtés après qu’ils aient acheté de l’acétone », pouvant servir à la confection d’un engin explosif, a expliqué une autre source policière.

Parmi eux, une jeune fille de 16 ans avait été repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou bien de frapper la France. « L’un de ses mentors était un des objectifs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) », les services de renseignement français, a ajouté cette source policière.

Selon les premiers éléments dont disposent les enquêteurs, cet homme, qui fait partie des suspects interpellés, aurait projeté de « se faire exploser ».

Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert du TATP – un explosif artisanal puissant mais très instable, prisé des djihadistes – ainsi que tout le nécessaire pour confectionner des engins explosifs: de l’acétone, de l’eau oxygénée, des seringues et des gants de protection, a précisé une source judiciaire.

Longtemps négligée par les services de renseignement, les jeunes femmes sont désormais considérées comme potentiellement aussi dangereuses que les hommes, notamment depuis l’arrestation en septembre 2016 en région parisienne d’un commando de femmes, après la découverte de bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris.

La France, placée sous un régime d’état d’urgence depuis les attentats djihadistes de 2015 et 2016, qui ont fait 238 morts, fait toujours face à une menace terroriste « très élevée ». Le pays est notamment visé car il fait partie des nations intervenant en Syrie contre le groupe djihadiste Etat islamique.

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a rappelé vendredi le « niveau de menace terroriste extrêmement élevé » en France.

Le 3 février, un Egyptien de 29 ans avait attaqué, une machette dans chaque main, une patrouille de militaires dans la très touristique galerie du carrousel du musée du Louvre à Paris, en criant « Allah Akbar » (Dieu est le plus grand, en arabe). Il avait été grièvement blessé par les tirs de riposte des soldats.

Dans ses déclarations, le suspect a expliqué vouloir « s’attaquer à un symbole de la France en réaction aux frappes de la coalition internationale qui touchent les frères en Syrie », tout en assurant qu’il ne voulait que dégrader des oeuvres dans le musée du Louvre, le plus fréquenté au monde.

Réagissant à cette attaque, le président François Hollande avait appelé la France à faire face à la menace terroriste. « Elle est là, elle demeure et nous devons y faire face » et « c’est la raison pour laquelle nous avons mobilisé autant de moyens et nous continuerons à le faire autant de temps qu’il sera nécessaire », avait rappelé le chef de l’Etat.

De nombreux attentats ou projets ont été déjoués ces derniers mois. Le 13 décembre, le ministre de l’Intérieur avait fait état de « pas moins de 13 tentatives impliquant plus d’une trentaine d’individus », dont des femmes et mineurs, depuis l’attentat de Nice du 14 juillet. Quatre-vingt-six personnes avaient alors été tuées et plus de 400 blessés lorsqu’un camion s’était jetée sur la foule, le soir de la fête nationale.

Fin novembre, quatre Français et un Marocain, soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat en région parisienne et qui avaient fait allégeance à l’EI, ont été inculpés et emprisonnés.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

Quatre personnes soupçonnées de préparer un attentat arrêtées à Montpellier

VIDÉO – Selon le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, le coup de filet intervenu vendredi matin «a permis de déjouer un projet d’attentat imminent sur le sol français».

Ils ont été «cueillis» dans la matinée par les policiers de la Sous-Direction antiterrorisme (SDAT) au terme de deux semaines d’investigation. Quatre individus ont été interpellés vendredi dans l’Hérault, à Montpellier, Clapiers et Marseillan. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu préparer un attentat en France. Selon France 3, une perquisition aux Hautes-Rivières, dans les Ardennes, aurait également été menée en lien avec cette affaire.

Quatre individus ont été interpellés vendredi dans l'Hérault, à Montpellier, Clapiers (notre photo) et Marseillan.

L’opération a permis «de déjouer un projet d’attentat imminent sur le sol français», se félicite le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux. «Trois (individus) sont directement suspectés de préparer une action violente sur notre territoire», a précisé le ministre dans un communiqué. «Mais on ne sait ni où ni comment à ce stade», avance avec prudence une source proche du dossier, contactée par Le Figaro. Le groupe imaginait perpétrer un attentat à la ceinture explosive dans un site touristique parisien, assure de son côté M6.

Les suspects sont trois hommes âgés de 20, 26 et 33 ans, ainsi qu’une jeune fille de 16 ans. Selon l’AFP, celle-ci avait été repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou de frapper la France. Le plus âgé des suspects était également connu pour sa radicalisation. Le plus jeune, né en 1996, était lui aussi connu des services de police pour avoir exprimé sa volonté de partir en zone de combat.

» Lire aussi – Les différents visages de la radicalisation

Selon nos informations, chez ce dernier, les forces de l’ordre ont mis la main sur 70 grammes de TATP. Ont aussi été retrouvés un litre d’acétone, la même quantité d’eau oxygénée et d’acide sulfurique, autant d’ingrédients nécessaires à la fabrication de cet explosif artisanal. Du matériel informatique a également été saisi lors des perquisitions.

«Nous sommes face à une menace extrêmement élevée», rappelle de son côté le premier ministre, Bernard Cazeneuve, au détour d’un déplacement dans la Creuse.

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lagochnouSpolie

@alainlemarin92                                     Bien d’accord avec vous. Les pays du Maghreb, ne veulent pas dans leur pays, de ces jeunes nés en France et qui vivent dans les cités française. Mais à ce sujet les biens-pensants et « analystes » bobos caviar, font l’autruche.

ragondinx                                                   ce sont de braves gas qui voulaient déboucher leur évier !!!! MDR. et oui, ce sont des criminels, qui se fichent bien des femmes, enfants et pères de familles qui pourraient tuer. Ils vont les mettre dans le centre de déradicalisation (dont les médias parlaient hier ?)qui est vide, et qui coute la peau des fesses aux contribuables français
alainlemarin92

@Farinet                                                  Tout à fait d’accord, les pays du Maghreb,en lutte comme nous,emploient des méthodes,les seules valables contre ces individus à qui on ne peut accorder le nom d’humains,les lois habituelles ne sont pas valables que pour les humains
En France les 3 majeurs ne vont pas être condamnés à la perpétuité, quelques années seulement avec remise de peine, quant à la mineure,elle va aller dans un centre de déradicalisation, en milieu ouvert.C’est ça les peines encourues au pays des bisounours.

gwenned                                                   Avec 6 millions de musulmans en France, on n’a pas fini d’en « déjouer » des attentats…et de temps en temps, on n’aura pas le temps de les « déjouer » et ça fera mal. Merci aux guignols qui se sont succédés au pouvoir depuis 30 ans.
traindeMana4                                         on en fait quoi de ces déchets qui veulent tuer les mécréants !??

une petite visite de hollande !

aurait !
conditionnel comme l’affaire Fillon !

jacklexpat1962                                          ça crache sur la france , mais pas sur les aides sociales
laurent25490                                           Etonnant, hier j’ai vu le maire de Montreuil à la télévision qui disait que tout allait bien et que l’important était le « bien vivre ensemble »…
Farinet

@eanra82                                                 les élections approchent, il faut faire du cinéma!
Fut demander à ces « idiots » de rester calme durant 3 mois….mais çà les
démangent tellement qu’ils ne peuvent.
pepere58                                                    Comme quoi, en surveillant autre chose que des sites porno, la police a des résultatsce
Lorsqu’il n’y aura plus personne pour maintenir l’ordre ce sera l’anarchie
peut être la souhaitez vous

lagochnouSpolie                                SOUTIEN TOTAL à tous nos forces de l’ordre y compris gendarmes en bleu et kaki. Et nous sommes très nombreux .
sylla95                                                      Et ensuite ? Ensuite, que fait-on de ces agents ennemis qui opéraient sur notre territoire ? Comment s’assurer qu’ils ne seront plus jamais opérationnels ?

 CKIKELA                                                Ce ne sont pas des assassins en puissance, ce ne sont, selon l’un de nos ministre, que des sauvageons.

 Marsilien                                               

C’est marrant, quand c’est déjoué, c’était toujours imminent…
Pour baiser les pieds de nos pieds nickelés ?

Drapeau                                                     Merci à nos policiers et à nos gendarmes ! Un grand merci à nos forces de sécurité venant de déjouer un attentat risquant de faire de nombreuses innocentes victimes.  Notre grand timonier n’ira certainement pas leur rendre visite pour les féliciter.

 JDECLEF                                                       Bon travail de la part des policiers de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) à Montpellier
Alors que l’on apprend que les soit disant « vieux sages » bien-pensant du conseil constitutionnel censure un article de la loi de juin 2016 sanctionnant le délit de consultation « habituelle » de sites djihadistes !?                                            

L’adolescente interpellée avait fait allégeance à l’Etat islamique dans une vidéo (justement !)

Le plus important peut-être, c’est cette jeune fille de 16 ans qui avait été repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France.
Mais avec notre liberté à tout va de bien-pensant « il est interdit d’interdire » et nous sommes pourtant en état d’urgence ne l’oublions pas avec des menaces terroristes à l’intérieur de notre pays !

Nous ne savons pas si nous arriverons à faire comprendre çà à nos dirigeants et nos institutions républicaines en matière de sécurité et de terrorisme en dehors de tous courants politiques qui divisent nos élus et font le jeu indirect de ses apprentis terroristes voire pire ?
Tout cela en plus parce que nous sommes en campagne électorale, ce qui n’arrange pas la situation actuelle !

nénest                                                                 Heureusement qu’ils sont là . Même si tout n’est pas parfait… Qu’arriverait-il si les policiers n’étaient pas a notre protection ? Ils en ont marre d’être malmenés avec des heures sup… A n’en plus finir ! Quand on parle avec eux tous ont envie de partir en retraite, certains partent avec 6 mois de RRT avant d’être en retraite ! Quelle vie de famille pour ces hommes et ces femmes qui risquent leur vie a chaque sortie ? 

Web terrorisme…                                Ils n’avaient que consulté des sites djihadistes… L’attentat était imminent mais pas avéré…
Pardonnons leurs… Ils n’ont rien fait de mal…
Est ce vraiment cette justice que nous voulons pour la France ?

 dudh-art19                                                 Pfff...Djihad : « guerre sainte menée par certains extrémistes musulmans ».

Or pour faire la guerre il faut des armes, des explosifs, …
Mais d’un autre coté, Mr Caseneuve prétend que le djihad n’est pas un délit. Alors pourquoi persécuter ces gens qui sont dans leur droit ?
A lire au 2ème degré

Quel tollé journalistique a suivi la déclaration de Mr Caseneuve ? Aucun ! Et pourtant il y avait de quoi demander la démission du ministre de l’intérieur pour une telle ineptie ! Ah oui, Caseneuve est de gauche. Alors…

sergio46                                                         On espère des condamnations qui les mettent hors d’état de nuire longtemps !

Mais après le passage irresponsable au pouvoir de Taubira qui a détruit notre Justice, on peut craindre le pire, c’est-à-dire des peines uniquement « cosmétiques », comme sait si bien le faire notre socialisme protecteur des islamistes !

Ambroudiane                                                 Le désir de mort à 20 ans

Je relisais récemment l’excellent petit livre de Marc Dugain (je n’ai pas d’action et pas de lien de parenté!) intitulé « La chambre des officiers ». Il y dit notamment que si les hommes ne croyaient pas si fort à l’au-delà, ils ne se précipiteraient pas dans les guerres et la mort.
Ces jeunes qui se font exploser alors qu’ils ont reçu une éducation et ne sont pas dans la misère, pourquoi se jettent-ils dans la mort ? Haine de la vie ? Croyance en un au-delà merveilleux ?
C’est un mystère pour moi qui trouve chaque jour de quoi nourrir mon bonheur de vivre dans les petites choses. Les laveurs de cerveau sont à vomir d’autant qu’eux, ils ne se font pas exploser !

Emmanuel M                                     A quelques mois de la présidentielle, regardons les programmes qui donnent des moyens à la culture et l’éducation, les seules armes contre l’obscurantisme.

Identité heureuse                                   Croisons les doigts pour qu’un attentat de masse ne se produise pas entre les 2 tours, cela détruirait la dynamique d’Emmanuel Macron vers la victoire.

Obamalekoum                                     Une autre adolescente, appelons la Jeanne, sauvera la Gaule des croisés… StÈphane Bannon sors de ce corps.

Ah bon ?                                                    votre propension a toujours nier le danger islamiste est sidérante. Restez sur oumma.com vous y serez tellement mieux et laissez les démocrates entre eux.

Constant M                                                   Vive l Islam!

JJ                                                               Le problème est que ces actes sont le fait de Français de papier. C’est plutôt le début d’une guerre civile et d’une guerre de civilisation. L’Empire romain a disparu, c’est notre tour maintenant. Adieu la culture, la tolérance et les Lumières…

Franck Tireur                                            Propaganda ! C’est plus pitoyable que drôle. Si tu as peur à ce point, fuis en Russie.

Franzrycou                                                     Sniff… Bouh…

YucaFrita                                                       Vous faites pitié

ducoin–                                                                les socialistes savent-ils travailler dans la discrétion ??? les flics pourraient faire tomber plus de filières ! hollande travaille son retour pour les présidentielles de 2017 ??? après l’annonce des faux chiffres du chômage et des créations d’emplois ????? franchement, ils auront tout fait dans le faux jusqu’au bout !

B. le Banni                                    il n’y avait pas que de l’acétone …
antidictat

@lebeaulio                                                           ce n’est pas que de l’acétone qu’ils ont trouvé mais plutôt un mélange qui est dangereux car vous ne faites rien avec de l’acétone seul sauf enlever du vernis ou autre.

Nike la NSA !                                     Bizarre ces histoires , les  » apprentis terros  » auraient ils abandonné la bonne vieille butagaz ? Encore des couleuvres pour faire voter des lois de privations de liberté …

toujours24

@ lebeaulio :                                                            J’en ai acheté une bouteille il y a 7 mois environ et je suis passé à la caisse sans problème et sans présenter ma carte d’identité .ou autre document .

lebeaulio                                                   de l’acétone on en utilise tous les jours les français pour enlever des taches de peinture ou autres on est susceptible d’être tous des terroristes quand on va chez brico du coin où faut il avoir un extrait de casier judiciaire pour en acheter ,bientôt tu vas acheter du papier Q on va te demander une pièce d’identité !!!

Royal le gâchis, Ségolène!!

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riEcotaxe: un « échec » qui coûte à l’Etat près d’1 milliard d’euros

De nombreuses manifestations de poids lourds avaient eu lieu lors de la mise en place de l'Ecotaxe.
De nombreuses manifestations de poids lourds avaient eu lieu lors de la mise en place de l’Ecotaxe. PHOTO/AFP/BERTRAND LANGLOIS

L’abandon de l’écotaxe en 2014 constitue un « échec de politique publique » qui a coûté à l’Etat près d’un milliard d’euros en indemnisations, tandis que la solution de remplacement adoptée pénalise poids lourds français et automobilistes, selon la Cour des Comptes.

« L’abandon de l’écotaxe poids lourds constitue un échec de politique publique, dont les conséquences sont probablement très durables », déplore la Cour des Comptes dans son rapport annuel publié mercredi. L’Etat se retrouve en effet avec, notamment, une ardoise de 957,58 millions d’euros d’indemnités à verser à la compagnie Ecomouv’ (Autostrade per l’Italia) -chargée de la mise en oeuvre de cette taxe- et ses partenaires. Les sages de la rue Cambon déplorent un pilotage du projet « centré sur des objectifs de court terme », une suspension « prise dans la précipitation pour tenter de répondre à une situation d’urgence ». Pour eux, cette « décision sans base contractuelle a fragilisé la position de l’État, limitant notamment toute possibilité de rechercher, par la suite, une éventuelle faute d’Écomouv’ (société chargée de la mise en oeuvre de cette taxe, ndlr) dans le retard ou les défauts du dispositif« . L’Etat se retrouve au final avec une lourde ardoise: 957,58 millions d’euros d’indemnités à verser à la compagnie Ecomouv’ et ses partenaires, et 70 millions d’euros pour mettre en oeuvre l’écotaxe, puis la défaire. A ces dépenses s’ajoutent des recettes manquantes: 9,8 milliards d’euros d’écotaxe entre 2014 et 2024, et 795 millions d’euros de taxe à l’essieu pour la période 2009-2024 -cette taxe avait été abaissée en prévision de l’arrivée de l’écotaxe. Et au final, la solution de remplacement adoptée, une hausse de la taxe sur les carburants (TICPE) pénalise poids lourds français et automobilistes « au bénéfice des poids lourds étrangers qui se ravitaillent peu en France », et « l’objectif indirect de rééquilibrage de la compétitivité relative entre les transporteurs français et étrangers en France, que portait l’écotaxe poids lourds, est mis en échec ». Dans sa réponse à la Cour des comptes, le cabinet du Premier ministre affirme que cette décision a fait l’objet d’« analyses juridiques et financières », et que l’Etat a utilisé « tous les leviers dont il disposait dans le cadre des négociations avec Écomouv' » obtenant ainsi « des conditions financières plus favorables qu’initialement prévues ».

L’écotaxe poids lourds, un « gâchis », selon la Cour des comptes

Sur le plan comptable, l’abandon de l’écotaxe s’est soldé par une perte potentiel de recettes de 10 milliards d’euros sur l’ensemble de la durée du contrat (2014-2024), a calculé la Cour des comptes. – SIPA

Dans son rapport annuel, la Cour des comptes dénonce « un abandon coûteux » pour les finances publiques. De surcroît, la compensation du manque-à-gagner par une hausse de la fiscalité sur le gazole épargne les poids lourds étrangers.

La formulation est cinglante : pour la Cour des comptes , l’abandon de l’écotaxe poids lourds représente « un gâchis patrimonial, social et économique ». A l’origine, ce projet de taxe kilométrique, que devaient acquitter les 800.000 camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur le réseau routier national hors autoroutes, avait été voté à la quasi-unanimité en 2009 dans la foulée du Grenelle de l’environnement. Mais quatre ans plus tard, l’écotaxe a cristallisé au moment de sa mise en oeuvre des « oppositions hétérogènes », poussant le gouvernement à suspendre puis abandonner le dispositif , dans des conditions qui suscitent les critiques de la Cour.

La suspension, décidée en octobre 2013 sous la pression des Bonnets rouges bretons, a été annoncée « dans la précipitation, regrettent les sages de la rue Cambon. En dépit d’enjeux budgétaires financiers, juridiques et technologiques majeurs, aucune analyse préalable de la portée de cette décision n’a été conduite ». Cela a mis l’Etat en position de faiblesse lorsqu’il a fallu négocier l’indemnisation d’Ecomouv’, le consortium privé à qui avait été confié la collecte de la taxe. Et l’abandon définitif du projet, acté un an plus tard par Ségolène Royal, « n’a pas été d’avantage préparé ».

Manque à gagner et dédommagement d’Ecomouv’

Sur le plan comptable, l’abandon de l’ecotaxe s’est soldé par une perte potentiel de recettes de 10 milliards d’euros sur l’ensemble de la durée du contrat (2014-2024), a calculé la Cour, dont 8 milliards qui étaient destinés à l’Etat et 1,8 milliard pour les collectivités départementales. A cela s’ajoute un manque à gagner de 53 millions par an dû à la baisse de la taxe à l’essieu accordé en 2009 aux transporteurs pour favoriser l’acceptation de l’ecotaxe. Il a également fallu dédommager Ecomouv’, à hauteur de 180 millions pour la suspension du dispositif, puis de 777 millions pour l’abandon du contrat de partenariat. « Enfin, l’Etat est exposé à des risques contentieux importants, s’élevant à 270 millions, liés aux demandes indemnitaires formulées par certaines sociétés de télépéage », rappelle le rapport.

La Cour des comptes dénonce le « gâchis » de l’écotaxe poids lourd

La Cour des comptes dénonce le

Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) – L’abandon de l’écotaxe constitue un « échec » et un « gâchis » aux conséquences durables qui n’est pas seulement imputable à des failles intrinsèques au dispositif ou à des facteurs conjoncturels, estime la Cour des comptes en critiquant sévèrement la gestion de ce dossier.

Dans son rapport annuel publié mercredi, la Cour des comptes évoque un renoncement « coûteux pour les finances publiques et dommageable pour la cohérence de la politique des transports et son financement », qui constitue « un gâchis patrimonial, social et industriel ».

Ce dispositif avait été voté en 2009 dans le sillage du Grenelle de l’environnement, lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Reporté à plusieurs reprises, il a été suspendu en octobre 2013 face à la fronde notamment des « Bonnets rouges » bretons, avant d’être finalement abandonné un an plus tard. Son principe a été définitivement supprimé en novembre dernier lors du vote du budget 2017 à l’Assemblée.

Sur le plan financier, cet abandon a représenté une perte de recettes de près de dix milliards d’euros sur la durée du contrat de partenariat entre l’Etat et Ecomouv’ (2014-2024), qui a été compensée par le relèvement de la taxe intérieure de consommation des produits énergétiques (TICPE) sur le gazole, avec un rendement de 1,1 milliard d’euros par an.

Si globalement la perte des recettes de l’écotaxe a été surcompensée, la répartition apparaît très inégale entre les différents acteurs concernés. Sur la période 2015-2024, l’Etat devrait ainsi percevoir un excédent de recette de 3,35 milliards d’euros, tandis que les collectivités territoriales seront déficitaires de 1,6 milliard d’euros, selon la Cour.

LES AUTOMOBILISTES PÉNALISÉS

Autre problème: alors que l’écotaxe visait entre autres à faire contribuer les poids lourds étrangers à l’entretien du réseau routier, ils échappent majoritairement au relèvement des taxes sur le gazole, puisque que la majorité d’entre eux se ravitaillent dans les pays frontaliers, note la Cour.

Le coût de l’abandon de l’écotaxe est donc principalement supporté par les poids lourds sous pavillon français (à hauteur de 41%) et les autres usagers, dont les particuliers (57%).

Cette décision a également entraîné des dépenses importantes pour l’Etat et les administrations: aux près de 958 millions d’euros d’indemnisation versés au prestataire Ecomouv’ s’ajoutent par exemple « des coûts de défaisance non encore stabilisés » et de potentiels risques contentieux (270 millions).

Les magistrats ne sont pas plus flatteurs sur la gestion politique du dossier, déplorant une mauvaise anticipation des contestations qui ont entraîné l’abandon du projet.

Le « défaut d’explication et de pédagogie qui aurait pourtant été nécessaire pour un dispositif aussi nouveau » a largement contribué à ce que l’écotaxe, qui avait fait l’objet d’une certaine unanimité au moment de sa création, devienne à partir du printemps 2013 un « bouc émissaire » cristallisant des contestations locales et sectorielles.

La réponse à cette fronde n’a pas été plus judicieuse selon la Cour, qui pointe « la précipitation » des décisions de suspension de l’automne 2013 et d’octobre 2014. Elle souligne également que les positions divergentes de Matignon et du ministère de l’Ecologie ont compliqué la gestion du dossier et les négociations avec Ecomouv’.

Globalement, l’abandon de l’écotaxe poids lourds représente « une occasion manquée » et « laisse sans réponse les constats économiques et les objectifs qui avaient présidé à sa conception » dont le transfert du financement des charges d’infrastructures du contribuable vers l’usager ou la réduction de l’écart du coût entre le transport routier et les autres modes pour inciter au report vers le fret ferroviaire.

Avec cette décision, la France va également prendre du retard dans la mise en oeuvre de la politique européenne de la tarification routière, déplore la Cour

Ecotaxe: la Cour des comptes épingle « un gâchis » à 10 milliards d’euros

Parmi les nombreux sujets passés au crible de la Cour des comptes cette année, les Sages ont mis l’accent sur « l’échec stratégique » que représente l’abandon de l’écotaxe pour les finances publiques.

Le gouvernement pensait en avoir fini avec l’écotaxe poids lourds, suspendue sine die fin 2014 après la révolte des « Bonnets rouges ». Mais déjà en décembre, le Conseil d’Etat venait le rappeler à ses devoirs. La plus haute juridiction administrative avait imposé à la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, de préciser « la date de mise en oeuvre du dispositif technique nécessaire à la collecte de la taxe nationale sur les véhicules de transport de marchandises« . Et ce « dans un délai de six mois », selon la décision publiée le 5 décembre. Sous-entendu, pour la justice, le projet n’est pas totalement enterré et le gouvernement se doit donc de l’appliquer.

Un milliard d’euros versés à l’entreprise Ecomouv’

Ce mercredi, les Sages de la Cour des comptes se fendent d’une seconde lame, financière cette fois. Sur une trentaine de pages du rapport annuel 2017, la Cour détaille sévèrement le « gâchis patrimonial, économique, financier, industriel et social » de l’abandon programmé de l’écotaxe. Un échec qui a coûté près d’un milliard d’euros à l’Etat alors que les recettes attendues étaient dix fois supérieures.

Au lieu de faire entrer de l’argent dans les caisses, l’abandon du dispositif a ainsi entraîné des dépenses comme l’indemnisation directe versée à la société Ecomouv’ qui s’élève à « 957,58 millions d’euros, soit 180,79 millions au titre de la suspension et 776,79 millions au titre de l’indemnité de résiliation », précise le rapport de la Cour des comptes.

AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

Dans le détail, « la mise en oeuvre du contrat de partenariat avec Écomouv’ a nécessité la réalisation d’équipements qui ont été intégrés dans les actifs patrimoniaux au bilan de l’État. Ces actifs étaient initialement valorisés à 652 millions d’euros », rappellent les Sages.

« L’État a financé, à hauteur de 181 millions d’euros, l’exploitation à vide du dispositif de l’écotaxe poids lourds jusqu’au 30 décembre 2014 »; est-il encore écrit dans le rapport. Surtout, le manque à gagner pour les caisses de l’Etat est important: « une perte de recettes potentielles nettes au profit des administrations publiques de 9,8 milliards d’euros sur la période d’exécution du contrat [2014-2024]« .

Pour conclure, aux yeux des magistrats de la Cour des comptes, « l’abandon de l’écotaxe poids lourds constitue un échec de politique publique dont les conséquences sont probablement très durables ».

L’abandon de l’écotaxe, un « échec de politique publique »

© 2017 AFP

Un poids lourd passe devant un radar « écotaxe », le 16 novembre 2013 à Lisieux (AFP/Archives/PHILIPPE HUGUEN)

L’abandon de l’écotaxe fait l’objet de vives critiques de la Cour des comptes, qui dénonce, dans son rapport annuel, un « échec de politique publique », une « décision sans base contractuelle » qui coûtera à l’État près d’un milliard d’euros, rien qu’en indemnisations.

« L’abandon de l’écotaxe poids lourds constitue un échec de politique publique, dont les conséquences sont probablement très durables », déplorent les Sages de la rue Cambon dans leur rapport annuel publié mercredi.

« Coûteux pour les finances publiques et dommageable pour la cohérence de la politique des transports et son financement, l’abandon de l’écotaxe poids lourds constitue un gâchis », poursuit la Cour des Comptes.

Elle déplore un pilotage du projet « centré sur des objectifs de court terme », une suspension « prise dans la précipitation », et relève qu »aucune analyse préalable de la portée de cette décision n’a été conduite ».

Ainsi, « cette décision sans base contractuelle a fragilisé la position de l’État, limitant notamment toute possibilité de rechercher, par la suite, une éventuelle faute d’Écomouv’ (consortium franco-italien chargé de la mise en oeuvre de cette taxe, ndlr) dans le retard ou les défauts du dispositif ».

La taxe sur les poids lourds était l’une des mesures phares du Grenelle de l’Environnement, et devait permettre le financement et l’entretien des infrastructures de transport.

Jamais mise en service, elle avait été suspendue en octobre 2013 après la fronde menée par les « bonnets rouges ».

Son remplacement par un « péage de transit » avait été envisagé, avant une « suspension sine die » par la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, et, le 30 octobre 2014, la résiliation du contrat passé avec Écomouv’.

« Le mandat de négociation (donné par l’État, ndlr) finalement retenu se résumait à deux objectifs principaux: éviter tout paiement à Écomouv’ en 2014, et ne rien trancher de manière définitive au cours de cette période ». Or le report d’une partie des indemnités de résiliation a coûté 35,4 millions d’euros, souligne la Cour.

– 210 salariés licenciés –

Et l’État se retrouve au final avec une lourde ardoise: 957,58 millions d’euros d’indemnités à verser à la compagnie Écomouv’ et ses partenaires, et 70 millions d’euros pour mettre en oeuvre l’écotaxe, puis la défaire.

À ces dépenses s’ajoutent des recettes manquantes: 9,8 milliards d’euros d’écotaxe entre 2014 et 2024, et 795 millions d’euros de taxe à l’essieu pour la période 2009-2024, cette taxe ayant été abaissée en prévision de l’arrivée de l’écotaxe.

L’État a également dû procéder à la dépréciation comptable des portiques et autres équipements, « initialement valorisés à 652 millions d’euros ». Quelques équipements ont été vendus, pour des montants compris entre 2 et 30% de leur valeur initiale, rapportant seulement 2,19 millions d’euros à l’État.

La solution de remplacement adoptée, une hausse de la taxe sur les carburants (TICPE), suscite elle aussi les critiques de la Cour: « l’objectif indirect de rééquilibrage de la compétitivité relative entre les transporteurs français et étrangers en France, que portait l’écotaxe poids lourds, est mis en échec » puisque les poids lourds étrangers « se ravitaillent peu en France ».

Sur le volet social, les 210 salariés d’Écomouv’ ont été licenciés, et la Cour des comptes précise que « les reclassements envisagés pour une partie d’entre eux dans des établissements publics de l’État n’ont pas prospéré ».

Dans sa réponse à la Cour des comptes, le cabinet du Premier ministre affirme que cette décision a fait l’objet d' »analyses juridiques et financières », et que l’État a utilisé « tous les leviers dont il disposait dans le cadre des négociations avec Écomouv' », obtenant ainsi « des conditions financières plus favorables qu’initialement prévues ».

Il assure que cette décision est « réaliste et efficace sur le long terme », avec un « bilan financier qui n’est pas si défavorable pour les finances publiques ».

Ecotaxe, hôpitaux corses, CRS… : les cartons rouges de la Cour des comptes

Le rapport annuel de la Cour des comptes pointe des dysfonctionnements et des errements dans plusieurs dossiers.

LE MONDE | 08.02.2017 à 07h12 • Mis à jour le 08.02.2017 à 07h16 | Par Anne-Aël Durand

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La Cour des comptes, chargée d’évaluer les dépenses publiques, publie, mercredi 8 février, son rapport annuel. Comme dans chaque édition, l’institution de la rue Cambon livre son appréciation sur l’usage de l’argent de l’Etat en s’intéressant à plusieurs dossiers, allant des grands chantiers du gouvernement à des dossiers plus spécifiques ou locaux.

1. Ecotaxe : deux perdants, les particuliers et les collectivités locales

Un portique destiné à l’écotaxe démonté à Prinquiau, dans la Loire-Atlantique, en juin 2014.

Un « instrument ambitieux » transformé en « gâchis patrimonial, social et industriel » : c’est ainsi que la Cour des comptes dresse l’épitaphe de l’écotaxe poids lourds. Votée en 2009, cette contribution kilométrique était destinée à faire supporter le coût d’usage des routes nationales par les camions, français mais aussi étrangers, qui les empruntent. Mais la fronde des « bonnets rouges » a contraint le gouvernement à suspendre, puis abandonner définitivement le projet en octobre 2014.

Une opération très coûteuse pour les finances publiques :

  • un manque à gagner de 983 millions d’euros par an, soit près de 10 milliards d’euros sur la période d’exécution du contrat (2014-2024) destiné à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, à l’Etat et aux collectivités locales ;
  • 53 millions d’euros par an de pertes liées à la baisse de la taxe à l’essieu (mesure prise dès 2009 en compensation de l’écotaxe) ;
  • 957 millions d’euros d’indemnités de suspension et de résiliation du contrat avec Ecomouv’, l’entreprise chargée de collecter l’écotaxe ;
  • 70 millions d’euros de dépenses des administrations chargées de ce dossier ;
  • sans compter 270 millions d’euros pour des risques contentieux.

Ces pertes ont été compensées par la majoration d’une taxe sur le diesel, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), de 2 centimes par litre et 4 centimes pour transport routier de marchandise. Mais ces recettes, contrairement à celles de l’écotaxe, ne profiteront pas du tout aux collectivités territoriales

Les pertes de l’écotaxe compensées… sauf pour les collectivités locales
Entre 2015 et 2024, les recettes de la taxe pétrolière bénéficieront à l’Agence de financement des infrastructures de transports, et aux services de l’Etat, mais pas aux collectivités territoriales.
-10000 -7500 -5000 -2500 0 2500 5000 7500 En millions d’euros (sur la période 2015-2024)-6874 -462 -1607 6616 3816 Pertes liées à l’abandon de l’écotaxeCompensation par le TICPEAFITFEtatCollectivitésterritoriales

Source : Cour des comptes

Autre raté souligné par la Cour des comptes : alors que l’écotaxe visait les poids lourds étrangers en transit, qui auraient dû contribuer à 31 % des recettes, la taxe de compensation ne les touche qu’à hauteur de 2 %. Finalement, le coût de l’abandon de l’écotaxe est répercuté presque entièrement sur les véhicules français, ce qui plombe encore leur compétitivité par rapport à leurs concurrents. Pire encore, la TICPE est finalement payée à 57 % par les automobilistes particuliers, et manque donc complètement la cible de départ.

L’écotaxe aurait été payée à 31 % par les camions étrangers, sa compensation pèse à 57 % sur les automobilistes

2. La gestion coûteuse des hôpitaux de Bastia et d’Ajaccio

La situation financière des hôpitaux corses préoccupe la chambre régionale des comptes depuis plusieurs années. Malgré des préconisations pour le redressement financier, et des aides exceptionnelles, les déficits restent « considérables » dans les centres hospitaliers d’Ajaccio (- 17,6 millions d’euros en 2015) et de Bastia (- 7,6 millions).

Le graphique ci-dessous montre que les subventions accordées par l’Etat à l’établissement d’Ajaccio ne l’a pas empêché de creuser ses pertes. La Cour des comptes déplore que l’Etat « ne tient pas compte, pour l’octroi d’aides nouvelles, du non-respect par les établissements de leurs engagements ». La situation est assez proche à Bastia, avec des sommes moins élevées.

Ces déficits sont en grande partie liés à une hausse des charges de personnel non médical, qui est passée de 76 millions d’euros en 2010 à 99,2 millions en 2015 à Ajaccio, et de 76,3 à 94,1 millions d’euros à Bastia, « sans corrélation avec l’augmentation de leur activité », selon le rapport.

La Cour pointe plusieurs types de dysfonctionnements concernant le travail du personnel :

  • entre 2010 et 2015, l’absentéisme (hors congés maternité et paternité) a augmenté de 27 % à l’hôpital d’Ajaccio et de plus de 100 % à Bastia ;
  • des jours de congé additionnels sont octroyés « en dehors de toute réglementation » aux personnels des hôpitaux : 6 à Bastia (dont deux pour des fêtes locales) et 5 à Ajaccio (trois pour la vétusté de l’établissement, un pour le lundi de Pentecôte, un pour une fête locale) ;
  • le décompte des pauses, repas, habillage et déshabillage comme du temps de travail fait perdre l’équivalent de 32 postes à équivalents temps plein à l’hôpital d’Ajaccio, et 58 à Bastia ;
  • à Ajaccio, un logiciel de gestion mal paramétré a permis aux personnels de bénéficier de 6,42 jours de RTT indus chaque année.

L’ensemble de ces dérogations représente 4 millions d’euros par an pour la structure d’Ajaccio, et 4,4 millions à Bastia, selon le rapport de la Cour des comptes, qui préconise de mettre fin aux jours de congés additionnels. Dans sa réponse, le directeur de l’hôpital de Bastia explique que le nombre d’heures et de jours travaillés varie selon les hôpitaux, que les temps de pause sont très encadrés et qu’une éventuelle renégociation du temps de travail ne pourrait se faire sans le soutien de l’agence régionale de santé, « tenant compte du climat social des hôpitaux corses ».

3. Des CRS et gendarmes mobiles au bord de la saturation

Patrouilles de CRS en août 2016 à la tour Eiffel.

Pour maintenir ou rétablir l’ordre public, l’Etat s’appuie sur les compagnies républicaines de sécurité (CRS) et les gendarmes mobiles (GM), qui représentent 25 786 personnes en 2015. Un nombre conséquent (près de 11 % des effectifs globaux de la police et de la gendarmerie) mais qui a diminué de 7,5 % en cinq ans, alors même qu’ils sont employés de manière toujours plus intensive, en particulièrement depuis le relèvement du plan Vigipirate début 2015.

La Cour des comptes déplore un « effet de ciseaux » entre le manque de personnels et la hausse de la demande, qui sont compensés par une baisse des temps de formation (de 10,9 unités par jour en moyenne en 2010 à 7,7 en 2015) et surtout par une réduction de la « réserve nationale », c’est-à-dire du nombre de CRS et GM immédiatement mobilisables en cas d’urgence. En 2015, seules 2,4 unités étaient disponibles chaque jour en moyenne, contre plus de 4 en 2010.

Entre 2010 et 2015, le nombre d’unités de CRS disponible est passé de 4 à 2,4 par jour en moyenne

Malgré des effectifs en baisse, la dépense générale s’est plutôt accrue, passant de 1,76 milliard d’euros en 2012 à 1,18 milliard en 2015, en raison de revalorisations salariales et de la hausse des coûts de fonctionnement, en particulier l’hébergement. En effet, les unités mobiles sont disséminées sur toute la France, mais appelées à intervenir très souvent en région parisienne ou sur des points précis du territoire (Calais par exemple). Un déséquilibre territorial que la Cour des comptes appelle à rationaliser.

Autre motif d’insatisfaction : les forces mobiles sont souvent affectées à des missions permanentes « pour lesquelles leur plus-value opérationnelle est faible ». C’est le cas en particulière des gardes statiques et escortes. A Paris, ces missions accaparent plus de 40 % du personnel. Si l’on y ajoute l’intensification de Vigipirate, il ne restait en 2015 que moins d’un quart des effectifs employés au maintien de l’ordre.

A Paris, CRS et gendarmes mobiles accaparées par les gardes statiques et par Vigipirates
Typologie d’emploi des forces mobiles par la préfecture de police de Paris entre 2010 et 2015
0 %20 %40 %60 %80 %100 %Part des missions Sécurité généraleMaintien de l’ordreVigipirateGardes et Escortes201020112012201320142015

Source : Cour des comptes

4. Des aides inadaptées aux débitants de tabac

La Cour des comptes avait déjà dénoncé en 2013 des aides « injustifiées » octroyées aux débitants de tabac. Les tenanciers de tabac sont en effet dépendants de l’Etat, qui fixe leur implantation et décide du taux de remise brute, c’est-à-dire de la part qu’ils gagnent sur chaque cigarette. Pour compenser les baisses des ventes, trois contrats d’avenir ont été signés entre 2004 et 2015, avec des compléments de remises (aides au revenu), un régime complémentaire de retraite, des subventions pour sécuriser les commerces et diversifier leur activité, des aides à la fin d’activité… Au total, l’Etat a alloué 3,5 milliards d’euros d’aides aux débitants de tabac entre 2004 et 2015.

Or la Cour dénonce des aides insuffisamment ciblées, qui favorisent les plus grosses structures, des fraudes dans l’aide à la sécurisation des débits, un « usage opportuniste » des indemnités de fin d’activité (certains débitants organisant une baisse de livraison pour répondre aux critères d’attribution de l’aide).

Dans le même temps, si le nombre de débits de tabac a diminué, le chiffre d’affaires moyen a fortement progressé. La seule activité de vente de tabac a enregistré une hausse de 15,5 % au cours du premier contrat d’avenir, 20,5 % lors du deuxième et 7,8 % lors du troisième.

Le chiffre d’affaires moyen des débitants de tabac a augmenté depuis 2002
Dans le même temps, le nombre d’établissement est passé de 32 850 à moins de 25 500.

La Cour des comptes déplore que les dispositifs de soutien aux bureaux de tabac soient décorrélés des politiques de santé publique qui visent à baisser (avec succès) la consommation de cigarettes. Le nouveau protocole d’accord signé pour 2017-2022 poursuit la hausse de la remise nette, qui ne cible pas les débits en difficulté, sans prendre en compte « la réalité d’un secteur dont la situation économique globale n’est pas affectée » et qui « doit se tourner vers d’autres activités que le tabac ».

L’abandon de l’écotaxe : une facture à 1 milliard d’euros et un « échec de politique publique »

  • FIASCO – L’abandon de l’écotaxe fait l’objet de vives critiques de la Cour des comptes, dans son rapport annuelle qu’elle vient de publier. Elle dénonce notamment une « décision sans base contractuelle » qui coûtera à l’État près d’un milliard d’euros, rien qu’en indemnisations…

    La facture est très salée. Trois ans après l’abandon de la fameuse écotaxe – cette taxe sur les poids lourds qui était l’une des mesures phares du Grenelle de l’Environnement (sous la présidence de Nicolas Sarkozy), et devait permettre le financement et l’entretien des infrastructures de transport – on commence à avoir un aperçu chiffré du fiasco de la mise en place avortée de cette mesure. Un dispositif « coûteux pour les finances publiques et dommageable pour la cohérence de la politique des transports et son financement », explique notamment la Cour des Comptes dans son rapport. Et d’ajouter : « l’abandon de l’écotaxe poids lourds constitue un gâchis ».

    La juridiction financière de l’ordre administratif en France, chargée principalement de contrôler la régularité des comptes publics, déplore un pilotage du projet « centré sur des objectifs de court terme », une suspension « prise dans la précipitation », et relève qu’aucune analyse préalable de la portée de cette décision n’a été conduite ». Ainsi, « cette décision sans base contractuelle a fragilisé la position de l’État, limitant notamment toute possibilité de rechercher, par la suite, une éventuelle faute d’Écomouv’ (consortium franco-italien chargé de la mise en oeuvre de cette taxe, ndlr) dans le retard ou les défauts du dispositif ».

    Les 210 salariés d’Écomouv’ licenciés…

    Jamais mise en service, elle avait été suspendue en octobre 2013 après la fronde menée par les « bonnets rouges ». Son remplacement par un « péage de transit » avait été envisagé, avant une « suspension sine die » par la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, et, le 30 octobre 2014, la résiliation du contrat passé avec Écomouv’. « Le mandat de négociation (donné par l’État, ndlr) finalement retenu se résumait à deux objectifs principaux: éviter tout paiement à Écomouv’ en 2014, et ne rien trancher de manière définitive au cours de cette période ». Or le report d’une partie des indemnités de résiliation a coûté 35,4 millions d’euros, souligne la Cour.

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    Ecotaxe, une facture salée pour l’Etat

    Au final, l’État se retrouve avec une lourde ardoise de 957,58 millions d’euros d’indemnités à verser à la compagnie Écomouv’ et ses partenaires, et 70 millions d’euros pour mettre en oeuvre l’écotaxe, puis la défaire. À ces dépenses s’ajoutent des recettes manquantes : 9,8 milliards d’euros d’écotaxe entre 2014 et 2024, et 795 millions d’euros de taxe à l’essieu pour la période 2009-2024, cette taxe ayant été abaissée en prévision de l’arrivée de l’écotaxe. L’État a également dû procéder à la dépréciation comptable des portiques et autres équipements, « initialement valorisés à 652 millions d’euros ». Quelques équipements ont été vendus, pour des montants compris entre 2 et 30 % de leur valeur initiale, rapportant seulement 2,19 millions d’euros à l’État. Et tout ça sans prendre en compte la casse sociale, puisque les 210 salariés d’Écomouv’ ont été licenciés. Raté sur toute la ligne.

    Écotaxe : un échec qui coûte à l’État près d’1 milliard en indemnisations
    Écotaxe : un échec qui coûte à l'État près d'1 milliard en indemnisations
    Un poids lourd passe devant un radar « écotaxe », le 16 novembre 2013 à Lisieux Photo – AFP/Archives – PHILIPPE HUGUEN

    L’abandon de l’écotaxe en 2014 constitue un « échec de politique publique » qui a coûté à l’État près d’un milliard d’euros en indemnisations, tandis que la solution de remplacement adoptée pénalise poids lourds français et automobilistes, selon la Cour des comptes. « L’abandon de l’écotaxe poids lourds constitue un échec de politique publique dont les conséquences sont probablement très durables », déplore la Cour des comptes dans son rapport annuel publié mercredi. L’État doit en effet verser, notamment, 957,58 millions d’euros d’indemnités à la compagnie Écomouv’, qui avait été chargée de la mise en oeuvre de cette taxe, et ses partenaires.

    L’abandon de l’écotaxe a coûté à l’Etat près d’un milliard d’euros

    Par AFP
    Selon la Cour des Comptes, la solution de remplacement adoptée pénalise poids lourds français et automobilistes. [FRANK PERRY / AFP]

    L’abandon de l’écotaxe en 2014 constitue un «échec de politique publique» qui a coûté à l’Etat près d’un milliard d’euros en indemnisations, tandis que la solution de remplacement adoptée pénalise poids lourds français et automobilistes, selon la Cour des Comptes.

    «L’abandon de l’écotaxe poids lourds constitue un échec de politique publique, dont les conséquences sont probablement très durables», déplore la Cour des Comptes dans son rapport annuel publié mercredi. L’Etat se retrouve en effet avec, notamment, une ardoise de 957,58 millions d’euros d’indemnités à verser à la compagnie Ecomouv’ (Autostrade per l’Italia) – chargée de la mise en oeuvre de cette taxe – et ses partenaires.

    A lire aussi : Une taxe pour recycler

    Les sages de la rue Cambon déplorent un pilotage du projet «centré sur des objectifs de court terme», une suspension «prise dans la précipitation pour tenter de répondre à une situation d’urgence». Pour eux, cette «décision sans base contractuelle a fragilisé la position de l’État, limitant notamment toute possibilité de rechercher, par la suite, une éventuelle faute d’Écomouv’ (société chargée de la mise en oeuvre de cette taxe, ndlr) dans le retard ou les défauts du dispositif». L’Etat se retrouve au final avec une lourde ardoise: 957,58 millions d’euros d’indemnités à verser à la compagnie Ecomouv’ et ses partenaires, et 70 millions d’euros pour mettre en oeuvre l’écotaxe, puis la défaire. A ces dépenses s’ajoutent des recettes manquantes : 9,8 milliards d’euros d’écotaxe entre 2014 et 2024, et 795 millions d’euros de taxe à l’essieu pour la période 2009-2024 – cette taxe avait été abaissée en prévision de l’arrivée de l’écotaxe.

    Une solution de remplacement pénalisante

    Et au final, la solution de remplacement adoptée, une hausse de la taxe sur les carburants (TICPE) pénalise poids lourds français et automobilistes «au bénéfice des poids lourds étrangers qui se ravitaillent peu en France», et «l’objectif indirect de rééquilibrage de la compétitivité relative entre les transporteurs français et étrangers en France, que portait l’écotaxe poids lourds, est mis en échec».

    Dans sa réponse à la Cour des comptes, le cabinet du Premier ministre affirme que cette décision a fait l’objet d’«analyses juridiques et financières», et que l’Etat a utilisé «tous les leviers dont il disposait dans le cadre des négociations avec Écomouv’», obtenant ainsi «des conditions financières plus favorables qu’initialement prévues».

    L’abandon de l’écotaxe, un « échec de politique publique »

     Julie CHABANAS© 2017 AFP

    Un poids lourd passe devant un radar "écotaxe", le 16 novembre 2013 à Lisieux - Un poids lourd passe devant un radar &quot;écotaxe&quot;, le 16 novembre 2013 à Lisieux - AFP/Archives PHILIPPE HUGUEN

    Un poids lourd passe devant un radar « écotaxe », le 16 novembre 2013 à Lisieux – AFP/Archives PHILIPPE HUGUEN

    L’abandon de l’écotaxe fait l’objet de vives critiques de la Cour des comptes, qui dénonce, dans son rapport annuel, un « échec de politique publique », une « décision sans base contractuelle » qui coûtera à l’État près d’un milliard d’euros, rien qu’en indemnisations.

    « L’abandon de l’écotaxe poids lourds constitue un échec de politique publique, dont les conséquences sont probablement très durables », déplorent les Sages de la rue Cambon dans leur rapport annuel publié mercredi.

    « Coûteux pour les finances publiques et dommageable pour la cohérence de la politique des transports et son financement, l’abandon de l’écotaxe poids lourds constitue un gâchis », poursuit la Cour des Comptes.

    Elle déplore un pilotage du projet « centré sur des objectifs de court terme », une suspension « prise dans la précipitation », et relève qu »aucune analyse préalable de la portée de cette décision n’a été conduite ».

    Ainsi, « cette décision sans base contractuelle a fragilisé la position de l’État, limitant notamment toute possibilité de rechercher, par la suite, une éventuelle faute d’Écomouv’ (consortium franco-italien chargé de la mise en oeuvre de cette taxe, ndlr) dans le retard ou les défauts du dispositif ».

    La taxe sur les poids lourds était l’une des mesures phares du Grenelle de l’Environnement, et devait permettre le financement et l’entretien des infrastructures de transport.

    Jamais mise en service, elle avait été suspendue en octobre 2013 après la fronde menée par les « bonnets rouges ».

    Son remplacement par un « péage de transit » avait été envisagé, avant une « suspension sine die » par la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, et, le 30 octobre 2014, la résiliation du contrat passé avec Écomouv’.

    « Le mandat de négociation (donné par l’État, ndlr) finalement retenu se résumait à deux objectifs principaux: éviter tout paiement à Écomouv’ en 2014, et ne rien trancher de manière définitive au cours de cette période ». Or le report d’une partie des indemnités de résiliation a coûté 35,4 millions d’euros, souligne la Cour.

    210 salariés licenciés

    Et l’État se retrouve au final avec une lourde ardoise: 957,58 millions d’euros d’indemnités à verser à la compagnie Écomouv’ et ses partenaires, et 70 millions d’euros pour mettre en oeuvre l’écotaxe, puis la défaire.

    À ces dépenses s’ajoutent des recettes manquantes: 9,8 milliards d’euros d’écotaxe entre 2014 et 2024, et 795 millions d’euros de taxe à l’essieu pour la période 2009-2024, cette taxe ayant été abaissée en prévision de l’arrivée de l’écotaxe.

    L’État a également dû procéder à la dépréciation comptable des portiques et autres équipements, « initialement valorisés à 652 millions d’euros ». Quelques équipements ont été vendus, pour des montants compris entre 2 et 30% de leur valeur initiale, rapportant seulement 2,19 millions d’euros à l’État.

    La solution de remplacement adoptée, une hausse de la taxe sur les carburants (TICPE), suscite elle aussi les critiques de la Cour: « l’objectif indirect de rééquilibrage de la compétitivité relative entre les transporteurs français et étrangers en France, que portait l’écotaxe poids lourds, est mis en échec » puisque les poids lourds étrangers « se ravitaillent peu en France ».

    Sur le volet social, les 210 salariés d’Écomouv’ ont été licenciés, et la Cour des comptes précise que « les reclassements envisagés pour une partie d’entre eux dans des établissements publics de l’État n’ont pas prospéré ».

    Dans sa réponse à la Cour des comptes, le cabinet du Premier ministre affirme que cette décision a fait l’objet d' »analyses juridiques et financières », et que l’État a utilisé « tous les leviers dont il disposait dans le cadre des négociations avec Écomouv' », obtenant ainsi « des conditions financières plus favorables qu’initialement prévues ».

    Il assure que cette décision est « réaliste et efficace sur le long terme », avec un « bilan financier qui n’est pas si défavorable pour les finances publiques ».

    La fin de l’écotaxe poids lourds a coûté plus de 1 milliard d’euros aux contribuables

    Ségolène Royal, ministre de l'écologie, a annoncé l'abandon de l'écotaxe en octobre 2014
    • – La Cour des comptes reproche vivement au gouvernement sa gestion dans le dossier de l’écotaxe poids lourd. Elle y voit «un échec stratégique et un abandon coûteux».

    C’est l’histoire d’un fiasco que décrit par le menu la Cour des comptes dans son rapport annuel 2017. Votée à la quasi-unanimité par le parlement en 2009, dans l’élan du Grenelle de l’environnement, l’écotaxe poids lourds n’a finalement jamais vu le jour. Face à la révolte des «bonnets rouges» en Bretagne, qui détruisaient les portiques de l’écotaxe dans la région, le gouvernement Ayrault a décidé sa suspension. Une décision «prise dans la précipitation», selon les magistrats financiers, sans «qu’aucune analyse préalable de la portée de cette décision n’ait été conduite».

    Et les dysfonctionnements ne se sont pas arrêtés là. S’en sont suivis des mois d’atermoiement, dus notamment à des divergences au sein de l’exécutif. A l’origine, le ministère de l’Écologie voulait maintenir la possibilité de mettre en œuvre la taxe, qui devait frapper les poids lourds utilisant 15.000 kilomètres de routes nationales ou importantes et qui devait financer la construction d’infrastructures, notamment ferroviaires ; le premier ministre avait, lui, comme objectif d’éviter que l’État paye les premiers loyers à Ecomouv’, l’opérateur privé choisi pour mettre en œuvre l’écotaxe.

    Des indemnisations mal négociées et des risques de contentieux

    Puis, alors que des projets alternatifs de taxation des poids lourds existaient, Ségolène Royal, ministre de l’écologie depuis avril de cette année-là, a annoncé le 9 octobre 2014, la suspension sine die de l’écotaxe. Le contrat avec Ecomouv’ a été résilié le 30 octobre. «Cette nouvelle décision n’a pas été davantage préparée que la précédente», tacle la Cour.

    Surtout, elle a coûté cher. Il a fallu indemniser Ecomouv’ à hauteur de 181 millions d’euros pour la suspension de la taxe en 2014. Sachant que, selon la Cour, payer des loyers à la société n’aurait coûté que de 148 millions, voire 100 à 120 millions. Dit autrement, l’État – et donc le contribuable – ont perdu de l’argent avec l’option prise par le premier ministre d’éviter de payer les redevances. Quant à l’indemnisation liée à la résiliation définitive du contrat, elle a coûté 777 millions d’euros aux finances publiques! Pis, la Cour estime que l’État, en demandant que le paiement de cette indemnité soit étalé de 2016 à 2024, a renchéri la facture de 35 millions… Des éléments contestés par le gouvernement dans sa réponse à la Cour, qui juge que les deux indemnisations auraient été majorées de 100 millions chacune sans ces négociations. Quoi qu’il en soit, malgré ces indemnisations, s’ajoutent des risques de contentieux, évalués à 270 millions d’euros.

    Actifs vendus pour une bouchée de pain

    En outre, «les administrations ont engagé des dépenses de 70 millions entre 2008 et 2015, qui s’avèrent rétrospectivement inutiles», souligne la Cour. Des emplois avaient été créés aux Douanes, un système d’information mis en place… Quant aux portiques et autres éléments, qui valaient 652 millions d’euros, ils ne servent plus à rien. Certains ont été vendus, mais à prix cassé, si bien que l’État n’a récupéré que 2,19 millions. «Les serveurs informatiques ont été vendus à 2% de leur valeur», pointent ainsi les magistrats financiers.

    Certes, le gouvernement a décidé de compenser la perte liée à la disparition de l’écotaxe en relevant la TICPE sur le gazole (taxe intérieure de consommation des produits énergétiques). Les finances publiques dans leur ensemble devraient en sortir gagnantes (pour 1,5 milliard d’euros de 2015 à 2024), la TICPE étant un impôt dynamique. Mais alors que les camions étrangers traversant la France auraient payé 31% de l’écotaxe, ils ne contribuent qu’à 2% de la TICPE selon la Cour ou 15% selon le gouvernement, ces transporteurs faisant peu le plein en France. Bref, le rééquilibrage des charges entre camionneurs français et étrangers est manqué. L’abandon de la taxe poids lourd constitue «un gâchis patrimonial, social et industriel» conclut la Cour. On ne saurait dire moins.

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    Commentaires

    MACHINE59                                     bravo les socialos écolos…..et à la fin qui paye ???? Et là on entends personne …le Hamon qui était pour …et la Segolene …. vive la France

    nimbus                                                         Bien sûr il y a les turpitudes personnelles de Fillon mais ce rapport pose des problèmes de fond. Avec l’écotaxe c’est l’environnement et la politique des transports qui sont en jeu. Ce gâchis énorme illustre un certain amateurisme, merci Mme Royal, et une absence de réelle autorité, merci M. Valls. N’y a-t-il pas des leçons à tirer ? Concernant les débits de tabac on n’est pas loin des soupçons de corruption tant la ficelle est grosse. Mais tout cela n’a guère d’écho, curieux non ?

    ALAIN SALANDRE                                La gabegie de l’écotaxe, de loin la plus importante, était annoncée, dénoncée et calculée dès la décision de suspension. Mr Hollande et Mme Royale en sont directement comptable. On attend encore les explications logiques de Mme la ministre. Les justifications approximatives qu’elle a avancées sont ici démantibulées, pulvérisées, ridiculisées;

    Pierre                                                            Qu’en disent nos amis bretons?

    Sonia                                                             La Cour des Comptes semble la seule institution à accomplir sa mission au service des Français et à dénoncer explicitement les dysfonctionnements massifs à la tête de l’ État comme l’éco-taxe. Il est totalement insupportable que les débits de tabac perçoivent des aides pour une activité aussi nuisible. C’est délirant. Mettons-les à égalité avec tous les autres commerces de détail. Les commerçants de Grenoble ruinés par les décisions de la municipalité ne reçoivent pas d’aides eux !

    • Avatar il fallait simplement imposer une vignette (sur-taxe) pour les camions étrangers….nous sommes un pays de passage en Europe, pourquoi ne pas en profiter ?!

      (et imposer des chauffeurs français sur les camions français…fin du dumping social dans ce milieu professionnel)
      concernant le Grenelle de l’Environnement, l’état voudra toujours transformer cette belle idée en impôts et taxes.

  • Nous sommes dirigés par des incompétents il y a pas autre chose a dire on aurait pu faire pas mal de choses avec cet argent dans l’éducation ou la santé …
    MARCO POLO                                                   Voilà le résultat (la gabegie…) d’un gouvernement de molassons qui s’écrasent devant quelques dizaines de braillards coiffés de bonnets rouges, mais suffisamment durs pour presser le contribuable qui ne peut rien dire ni faire sous peine de rétorsion…

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