Taubira valse

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L’Elysée annonce la démission de Christiane Taubira

La ministre de la Justice Christiane Taubira quitte ses fonctions, annonce l’Elysée ce mercredi. Elle est remplacée par le député PS et président de la Commission des Lois Jean-Jacques Urvoas.

 

 09h45 – Très vite, les politiques, tous bords confondus, n’ont pas tardé de réagir à la nouvelle, comme la députée européenne Europe Ecologie

Ou Eric Ciotti, secrétaire général adjoint du parti Les Républicains, député et président du département des Alpes Maritimes

Le numéro 2 du Front national, Florian Philippot, ne cache pas sa joie

Christian Estrosi (LR), président de la région PACA, s’est lui aussi exprimé sur Twitter

L’ancien ministre de la Défense Hervé Morin (Centre), actuel président de la région Normandie, semble lui aussi faire partie de ceux que cette démission ne dérange pas vraiment

09h38 – Christiane Taubira a choisi Twitter pour s’exprimer sur son départ

09h20Jean-Jacques Urvoas nouveau ministre de la Justice

L’Elysée a fait savoir, ce mercredi matin, que Christiane Taubira quitte ses fonctions de ministre de la Justice. Dans la matinée,  l’ancienne garde ces sceaux a remis sa démission au président de la République.

Dans un communiqué, l’Elysée explique que Christiane Taubira et François Hollande « ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en Commission des Lois ». Christiane Taubira n’avait rien caché, ces derniers temps, de sa réticence à l’égard du projet de déchéance de nationalité mis en oeuvre par le gouvernement.

Elle est remplacée à son poste par le député PS et président de la Commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas.

Son action saluée par François Hollande

Le Président a tenu à exprimer à Christiane Taubira « sa reconnaissance pour son action ». Le communiqué précise encore qu’elle aura « mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et enjoué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous ».

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Christiane Taubira démissionne, Jean-Jacques Urvoas la remplace

PARIS (Reuters) – La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a remis mercredi sa démission à François Hollande qui a nommé Jean-Jacques Urvoas pour la remplacer, a annoncé la présidence de la République.

Président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, le député socialiste du Finistère est un proche du Premier ministre, Manuel Valls.

« Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l’éthique et au droit », a expliqué sur Twitter Christiane Taubira, opposée au projet du chef de l’Etat de déchoir de leur nationalité des personnes condamnées pour des actes terroristes.

Elle a ajouté être « fière » et déclaré que « la Justice a gagné en solidité et en vitalité. Comme celles et ceux qui s’y dévouent chaque jour, je la rêve invaincue ».

François Hollande et Christiane Taubira « ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en commission des lois », a expliqué l’Elysée dans son communiqué.

Manuel Valls, qui s’exprimera devant cette commission sur le projet de déchéance de la nationalité, qui divise la gauche, a promis de faire des propositions pour assurer « le rassemblement le plus large ».

« Le président de la République a exprimé à Christiane Taubira sa reconnaissance pour son action. Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous », poursuit le communiqué de l’Elysée.

Le vice-président du Front national, Florian Philippot, s’est réjoui de son départ.

« C’est une très bonne nouvelle. C’était la pire ministre de la Justice que la Ve République ait jamais connue », a-t-il dit sur RTL. « Tant mieux pour la France, tant mieux pour les Français. »

Trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel doivent être nommés dans les prochaines semaines, un par le président de la République, un par le président du Sénat et un par le président de l’Assemblée nationale, et le nom de Christiane Taubira a été cité parmi les prétendants.

Démission de Taubira : « Parfois résister c’est partir »

Le Monde.frChristiane Taubira s’était publiquement opposée à plusieurs reprises à la réforme constitutionnelle de la déchéance de nationalité.

Fin de partie pour Christiane Taubira. Le président de la République, François Hollande, et la ministre de la justice, Christiane Taubira, « ont convenu de la nécessité de mettre fin [aux] fonctions [de Mme Taubira] au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en commission des lois », écrit l’Elysée dans un communiqué, mercredi 27 janvier.

Jean-Jacques Urvoas (56 ans), actuel président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, a été nommé en remplacement de la garde des sceaux. Proche de Manuel Valls, M. Urvoas était chargé d’une mission pour trouver une solution à la réforme constitutionnelle de la déchéance de nationalité. Il est lui-même remplacé par Dominique Raimbourg, vice-président (PS) de la commission des lois, nommé rapporteur du projet de loi constitutionnelle.

Christiane Taubira s’est publiquement opposée à plusieurs reprises et encore récemment à ce projet porté par le chef de l’Etat de déchéance de la nationalité des personnes condamnées pour des actes terroristes.

« Parfois résister c’est partir »

« Le président de la République a exprimé à Christiane Taubira, sa reconnaissance pour son action. Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la justice et joué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous », poursuit le communiqué de la présidence.

« Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l’éthique et au droit », a écrit Mme Taubira sur son compte Twitter.

L’ex-députée de la Guyane s’est dite « fière » de son action Place Vendôme depuis 2012. Mme Taubira aura notamment fait adopter au Parlement la loi ouvrant le mariage aux homosexuels. « La justice a gagné en solidité et en vitalité. Comme celles et ceux qui s’y dévouent chaque jour, je la rêve invaincue », écrit-elle.

Valls devant la commission des lois

Manuel Valls doit défendre mercredi matin devant la commission des lois de l’Assemblée la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande après les attentats de novembre.

Celle-ci prévoit la constitutionnalisation de l’état d’urgence décrété le 13 novembre, et dont l’exécutif envisage la prolongation pour trois mois, et l’inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français et condamnés pour crime terroriste. Ce dernier point suscite une forte opposition, notamment à gauche, et l’exécutif envisage de retirer la référence à la binationalité du projet de loi constitutionnelle.

Démission de Christiane Taubira remplacée au ministère de la Justice par Jean-Jacques Urvoas

CHRISTIANE TAUBIRA

POLITIQUE – On n’attendait pas la nouvelle aujourd’hui. Christiane Taubira a remis sa démission du gouvernement a François Hollande mercredi 27 janvier. Le chef de l’Etat l’a acceptée.

A sa place, le président de la République a nommé Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère qui était chargé depuis plusieurs jours de trouver une porte de sortie sur la déchéance de nationalité.

L’intéressée a justifié son départ dans la foulée en postant deux tweets. Le second laisse entendre que la question de la déchéance n’est pas étrangère à la décision de l’ex-Garde des Sceaux qui n’a cessé de dire son opposition à la mesure.

François Hollande a confirmé cette hypothèse. « Ils ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en Commission des Lois », peut-on lire dans un communiqué de l’Elysée.

Le chef de l’Etat a exprimé « sa reconnaissance pour son action ». Au premier titre, il a bien évidemment cité « l’adoption du mariage pour tous », que Christiane Taubira aura défendu durant la première année du quinquennat.

• Urvoas, le « Harry Potter » de l’Assemblée, peut-il réconcilier le PS sur la déchéance?

• Toutes les couleuvres que Christiane Taubira a dû avaler depuis 2012

Christiane Taubira démissionne du gouvernement, Jean-Jacques Urvoas la remplace au ministère de la Justice

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a remis sa démission au président de la République, mercredi 27 janvier. « Ils ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale », précise l’Elysée dans un communiqué. François Hollande a nommé Jean-Jeacques Urvoas au poste de garde des Sceaux.

« Parfois résister, c’est partir »

« Le président de la République a exprimé à Christiane Taubira, sa reconnaissance pour son action, poursuit l’Elysée. Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous. »

La garde des Sceaux a réagi sur Twitter, peu après l’annonce de sa démission par l’Elysée. « Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous », explique-t-elle.

Plusieurs personnalités politiques ont réagi à la démission de la ministre de la Justice. A gauche, le frondeur Laurent Baumel a rendu « hommage à Christine Taubira, qui choisit la fidélité à ses convictions plutôt qu’à des hommes ». La députée Karine Berger a, elle, salué « une garde des Sceaux qui a marqué du sceau de l’intelligence et des valeurs ces trois années et demi d’action. »

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Christiane Taubira en 4 ans de polémiques

Rarement une ministre de la Ve République aura suscité autant de haine. La garde des Sceaux démissionne et laisse derrière elle un bilan très mitigé.

Le Syndicat de la magistrature avait son mur des cons. Depuis quatre ans, la droite avait accroché sur le sien une seule et même cible : Christiane Taubira. En mai 2012, alors que la ministre de la Justice vient tout juste de prendre ses fonctions, les réseaux sociaux relaient des propos qu’elle aurait tenus sur RFI selon lesquels « brûler des drapeaux français » est un « geste de liesse pardonnable ». La réacosphère s’enflamme, l’UMP des Bouches-du-Rhône publie un communiqué, le député LR Jean-Frédéric Poisson va jusqu’à interpeller la ministre en commission des Lois. L’information est une intox totale – aucun drapeau n’a jamais été brûlé en mai 2012 –, mais qu’importe, le ton est donné : tout est désormais permis pour saper la crédibilité de la garde des Sceaux. La suite n’est qu’une longue polémique.

Parce qu’elle est une femme, Noire qui plus est, et qu’elle n’a pas la langue dans sa poche, Christiane Taubira attire comme un aimant tous les identitaires et racistes de la Toile. Sur Facebook, quelques élus de la République s’illustrent par des commentaires injurieux : « Qu’elle retourne dans sa brousse », « Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France », peut-on lire. Avec une mauvaise foi criante, la droite accuse la ministre de tous les maux : laxisme, volonté de vider les prisons, désamour pour les victimes. En mai 2014, ses détracteurs l’accusent de ne pas avoir chanté la Marseillaise lors d’une cérémonie officielle et réclament sa tête. La droite la réclame tant et si bien que, sur les réseaux sociaux, le hashtag #TaubiraDémission devient une blague pour moquer Les Républicains.

Taubira inaudible

Mais Taubira a le cuir épais et la repartie facile. Un jour, alors qu’Éric Ciotti s’en prend une nouvelle fois à elle, la ministre fait rire toute l’Assemblée : « Si c’était du temps de ma fringante jeunesse, j’aurais supposé un sentiment contrarié ! » lui lance-t-elle. Avant d’ajouter : « Cet hémicycle tout entier a déjà constaté à quel point je vous obsède ! » Elle est comme ça, Taubira : provocatrice, brillante, brutale. À gauche, elle devient rapidement une icône. Aussi l’envoie-t-on défendre au Parlement le mariage pour tous, seule vraie réforme sociale du quinquennat Hollande. Elle le fait avec brio, lors de superbes joutes oratoires. Elle ne ménage pas son staff. Épuisés, ses conseillers se succèdent à son cabinet. Elle se fait de nouveaux ennemis, de la Manif pour tous aux conservateurs, en passant par les plus libéraux de son gouvernement qui ne supportent plus son ton de parole. Mais Christiane Taubira se sait devenue un poids lourd. François Hollande a besoin d’elle pour se rallier l’aile gauche du PS, à qui il tourne de plus en plus le dos.

À l’été 2013, c’est la fracture. Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, s’oppose frontalement à la garde des Sceaux sur sa réforme pénale. Il gagne son arbitrage. La révolution promise n’a pas lieu, la réforme accouche d’une souris. Christiane Taubira avait pourtant une vraie vision et avait mûri son projet. Après des mois de concertations, elle avait presque fait comprendre à son camp ce que la droite n’avait jamais voulu s’avouer : que la prison favorisait la récidive. Il fallait dès lors repenser la peine, impliquer la société tout entière dans la réinsertion des condamnés, mieux préparer les détenus à leur liberté retrouvée. L’opposition parle d’« angélisme », d’« idéologie », de « dogmatisme ». Les attentats font le reste. Dans le discours public, les politiques ne font plus l’effort de faire la différence entre petits voyous et terroristes. Tout est mis dans le même panier. On fait des raccourcis hâtifs entre délinquance et criminalité. Le changement de dogme n’a pas lieu. Aux lois censées simplifier la procédure pénale et garantir les libertés individuelles répondent des lois ultra-sécuritaires qui portent atteinte à ces mêmes libertés. Christiane Taubira est devenue inaudible.

Toutes les professions juridiques en grève

Pis, la ministre exprime ses convictions personnelles, en contradiction avec les positions de son Premier ministre, mais souhaite toutefois rester dans son équipe. Exemple le plus criant : la déchéance de nationalité. L’opposition, comme à son habitude, s’époumone et dénonce une entorse intolérable à la solidarité gouvernementale. Mais cette fois-ci le malaise est également perceptible au PS. Christiane Taubira est-elle devenue cette caution de gauche dont la presse parle tant, capable de porter haut ses valeurs, mais incapable d’influer sur l’exécutif ? Animal politique devenu symbole.

Pendant ces quatre ans, toutes les professions juridiques, ou presque, se sont mises en grève. Les notaires contre la loi Macron sur les professions réglementées ; les huissiers contre le projet de justice du XXIe siècle ; les juges, le personnel pénitentiaire et les Spip contre le manque latent de moyens ; les avocats contre la réforme du financement de l’aide juridictionnelle. En 2013 – au nom de l’égalité de tous devant la justice –, la ministre avait supprimé le droit de timbre de 35 euros dont les justiciables devaient s’acquitter pour avoir accès aux tribunaux. Deux ans plus tard, elle s’était révélée incapable de trouver une source de financement pérenne pour combler un trou budgétaire de 60 millions. À quoi bon faciliter l’accès à la justice si, par manque de moyens, nul n’est en mesure de la rendre ?

Trop clivante pour faire passer les réformes

À son actif, Christiane Taubira aura obtenu plusieurs rallonges budgétaires à son ministère, classé prioritaire. Elle a créé le Parquet national financier (PNF) qui fonctionne aujourd’hui à plein régime, a fait voter une loi sur la fin des instructions individuelles au parquet. La ministre a tout fait pour réduire considérablement l’immixtion du politique dans les affaires sensibles, mais n’a jamais réussi à mettre sur la table la réforme constitutionnelle consacrant l’indépendance du parquet. Elle a également fait beaucoup pour la justice, évitant les amalgames et les raccourcis, incitant dans son discours les citoyens français à avoir un regard bienveillant sur nos juges.

Christiane Taubira, c’est beaucoup de projets, de bonnes intentions, mais finalement bien peu d’actions. Le texte sur la protection des sources a été reporté sine die, son projet sur le droit des mineurs, initialement annoncé pour le printemps, risque d’être jeté aux oubliettes. Christiane Taubira était vouée à devenir une grande ministre de la Justice. Accablée par l’opposition, mais surtout par son propre camp, elle part en laissant un grand goût d’inachevé à la chancellerie.

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Taubira, opposée à la déchéance de nationalité, démissionne

La déchéance de nationalité aura eu raison de Christiane Taubira: opposée à cette réforme, la garde des Sceaux a remis mercredi sa démission à François Hollande, aussitôt remplacée par Jean-Jacques Urvoas, quelques heures seulement avant que le Premier ministre présente aux députés la dernière mouture du texte.

François Hollande et Christiane Taubira « ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd?hui (mercredi) en Commission des Lois », a annoncé l’Elysée dans un communiqué envoyé juste avant le Conseil des ministres.

« Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l’éthique et au droit », a tweeté Mme Taubira peu après sa démission, actée selon l’Elysée avant le départ de M. Hollande en Inde le week-end dernier.

Proche de Manuel Valls, l’actuel président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas, « portera, aux côtés du Premier ministre, la révision constitutionnelle et préparera le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et la réforme de la procédure pénale », indique l’Elysée

Mme Taubira, censée porter cette réforme décidée après les attentats du 13 novembre, n’avait pas caché son opposition à l’extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés français. En décembre, elle avait même annoncé son abandon sur un média algérien, avant d’être désavouée par l’Elysée et Matignon.

Elle « aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l?adoption du mariage pour tous », a salué François Hollande.

L’ex-députée de Guyane s’est dite « fière » de son action Place Vendôme depuis 2012. Elle a en effet fait adopter, notamment, la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. « La Justice a gagné en solidité et en vitalité. Comme celles et ceux qui s’y dévouent chaque jour, je la rêve invaincue », écrit-elle.

Devenue un icône de la gauche depuis la réforme du mariage homosexuel, Mme Taubira était une des cibles favorites de la droite et l’extrême droite. Florian Philippot, numéro 2 du FN a ainsi salué dans cette démission « une très bonne nouvelle pour la France ». Pour Guillaume Larrivé (Les Républicains), elle a été « la pire ministre de la Justice de la Ve République ».

A gauche, Benoît Hamon, ancien ministre PS et proche de Mme Taubira, a exprimé son « respect pour les convictions » de l’ex-ministre. Cécile Duflot a elle « salué chaleureusement la décision de courage et de conviction » de Mme Taubira.

– Discrimination entre Français –

Manuel Valls doit défendre mercredi matin la réforme de la déchéance de nationalité devant la commission des lois de l’Assemblée.

Le texte présenté fin décembre en Conseil des ministres prévoit la constitutionnalisation de l’état d’urgence, décrété le 13 novembre et dont l’exécutif envisage par ailleurs la prolongation pour trois mois, et l’inscription dans la constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français et condamnés pour crimes terroristes.

Mais selon des sources concordantes, le gouvernement va supprimer toute référence aux binationaux, afin de répondre aux critiques d’une grande partie de la gauche sur une discrimination entre Français. Malgré cette précaution de langage, la réforme devrait bien prévoir une extension de la déchéance aux binationaux nés français.

Le Premier ministre se rend vers 11H30 devant la commission des Lois de l’Assemblée pour présenter ce texte. Il présentera aussi deux projets de loi d’application, c’est à dire les modalités de mise en oeuvre.

Pour déminer le terrain, François Hollande avait reçu mercredi les présidents de l’Assemblée Claude Bartolone et du Sénat Gérard Larcher, puis vendredi les représentants des groupes parlementaires.

Mais le chef de l’Etat s’était gardé d’en dire plus sur ses intentions à l’issue de ces consultations.

Le parcours parlementaire de la mesure, qui aura monopolisé le débat politique de ce début 2016 quand bien même tous s’accordent sur son caractère symbolique, ne fait lui que commencer.

Le 5 février, la révision constitutionnelle arrivera en débat, pour trois jours, chez les députés, pour un vote solennel prévu le 10.

Quant au Sénat, il devrait en débattre un mois plus tard.

Suivra ensuite, si la révision emporte la majorité des deux chambres sur la même version, un vote de tous les parlementaires en Congrès à Versailles.

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Commentaires

Chantal Delouette  •         AU REVOIR !!!!! et surtout referme bien la porte

  • Tengu No Kami  •    Oui ben pour ce que ça va changer…..
  • Lord Djibril  •           Vite, un verre!
  • DeGaule  •                 4 années d incompétence , payer à faire n’importe quoi. A voir si le prochain a plus dans la tête ??? avec ce gouvernement tout est possible dans le mauvais sens ?
  • Philippe L  •             c’est valls et tout son staff de bras cassés qui devrait partir
  • Othon  •                     Hormis les récalcitrants aux lois françaises, qui la regrettera????
  • Maurice59  •           Pourvu que l’on nous impose pas pire………..enfin si c’est possible !!!!!
  • Marie-Élise  •        Champagne !!!!! ça se fête…..à moins que le prochain ne soit pire ou moins compétent….
  • y  •                               Elle a le sang de beaucoup de français sur les mains à cause de sa politique laxiste. Elle ainsi que les membres du syndicat de la magistrature (rouges) devront un jour rendre des comptes aux français et à notre nation, enfin je l’espère car il faut que justice se fasse
  • Éliane Duhamel  • à voir avec l’avenir?
  • Jean-Claude  •      Enfin ! C’est la meilleure nouvelle politique depuis le 16 mai 2012 !
  • Stefan  •                 Enfin une bonne nouvelle ! Raus, Ejectée la taubira
    ouf
  • dago  •                   ce qui serait intéressant ,cela serait de la mettre sur écoute …pour entendre ce qu’elle a à dire …
  • Grattos  •                Elle va rejoindre ses chers indépendantistes en GUYANE ? Quelle n’oublie pas de rapatrier son Fils!
  • LUPI  •                    C’est un jour béni d’être enfin libéré de cette ennemie de la France
  • nadine  •               Elle ne jouera plus à jouer la victime et faire passer les français pour des racistes..Je la plains pas elle va pas partir sans rien
  • Serge 1  •               Maintenant qu’elle a fait la loi pour faire sortir des personnes de sa famille qui étaient en prison, vu son voex personnel exécuté, la voila libre de tous ses engagements, constatez bien que tous les gouvernements « droite ou gauche » depuis plus de 45 ans ont agi de de la même façon pour faire des lois pour exclusivement pour eux, comme le regroupement familial, la retraite à 67 ans, le social pour exciter les travailleurs qui pour certains n’arrivent plus aux fins de mois qui se termine les 20 ou 25 chaque mois, ne pas pouvoir se loger dans des logements sociaux alors que pour des dizaines de milliers de sans papiers et maintenant les migrants les logements sociaux sortent des tiroirs des agences d’HLM et beaucoup d’autres comme cela avec la gauche et la droite !
    Continuez à soutenir ces guignols, pantins, clowns qui ont tout fait depuis plus de 45 ans, rendu la France grande province des pays de l’Afrique, avec les ministres, députés et maires double nationalité « qui gèrent ce que l’on peut encore appeler la France » ?
  • Danielle  •                Là, pour notre Président c’est le drame absolu…il va faire plus que des cauchemars maintenant!…La Dame Taubira en électron libre je demande à voir!
  • laurent  •                 chouette , une de moins
  • Paul  •                       Que les LR ne se réjouissent pas trop vite d’avoir eu la peau de Taubi, elle a importé en mémoire bien des dossiers noirs sur eux…Que certains politiques du PS n’applaudissent pas non plus car à présent, elle est libre de s’opposer à la politique de F.Hollande et de Valls…
  • NN  •                           ENFIN !!!!!!!!!!
  • jozart  •                     NON pas parce qu’elle est noire, non pas parce qu’elle est femme !
    Plus simplement parce qu’elle est dans la provocation permanente, qu’elle est hautaine, méprisante, et que son passé injurieux et activiste envers la France à laissé des traces indélébiles ….
    La « négociation » de son départ a dû être âpre et ardue … Aucun souci pour elle …
    J’avais lu, il y a quelques mois, qu’elle était pressentie pour présider le Conseil Constitutionnel … Ca promet ..
  • Oui Oui  •               #$%$!!!! Enfiiiiiinnnn !!!!! #champagne
  • LefMich  •              et encore un nouveau ministre
  • Joy  •                        cette femme n’est pas inintéressante, mais la seule question que je pose est : que fait une indépendantiste dans un gouvernement du pays dont elle voulait se détacher ?
  • BOMEC  •              Taubira …4ans à hérisser le poil des Français !….bon vent !!!

    Delaune  •           Aux gogues…Inutile de faire trop de commentaires… La Malhonnêteté et la Merdocratie étaient sa bible !
  • Ainardi  •              tant mieux
Lolo13  •                            Jour de deuil pour les crapules , la racaille et autres délinquants…
  • Paul  •                    Après le départ de Taubira va t-on congédier aussi le mariage gay ?
  • nenes  •                  UN GRAND MERCI pour La France……une bonne nouvelle ENFIN……qui espérons le,n’est que la première d’une longue série…les rats quittent le navire avant de sombrer…..
  • mouha  •               la meilleure décision de taubira
  • Bruno  •                 Un « os à ronger » de moins pour l’extrême droite et la droite…..
  • genevieve  •          C’est pas vrai ? merci Madame Taubira pour cet instant.
  • phil  •                      bravo et j’espère que l’on rêvera pas sa sale gueule de sitôt a cette raciste
  • citation2points“…..“  •    Un #$%$ ?
  • citation2points“…..“  •   un hhomoh ?
  • jean-Luc           Il n’y a pas de quoi jubiler. Nicolas Sarkozy, personnage politique autrement plus dangereux pour la France, a pris le relais et soutient les œuvres législatives subversives de Mme Taubira.

bon sens  •                   on ne gagne pas tellement au change, urvoas défend les imams radicaux de brest avec le drian.
Rocardien, pro martine aubry
Qui dit qu’hollande est fâché avec aubry.
Rapporteur de thémis sur la police et justice,
rapport fumeux et inbouffable.

  • Hiair  •                            Elle sera encore plus nocive : un poste lui serait réservé au conseil constitutionnel.
    Elle devrait disparaître de la politique française et retourner en guyane s’occuper à sauver ‘les guyanais de souche »
  • Fred  •                               C’est bien !!!! Mais son remplaçant ne monte pas plus le niveau … dans un style différent 😦 !!!
  • ciboulette  •                    Tant mieux…..
  • pierre  •                           sens du mot traviatta
  • trincamp  •                    Normalement quand on démissionne on a le droit à aucune indemnité??? N’est-ce pas!

    FERGY  •                         La déchéance de la nationalité des personnes condamnées pour des actes terroristes, Ils seront jugés et après ils retourneront dans leur pays d’origine
  • p                                        c’est pas vrai???? Elle remonte dans son cocotier???? Et dire qu’on va lui servir une rente à vie à celle-là!!!!!!!
    olivier                              après du dati et du taubira, on nous met un breton pour nous détendre un peu??? ne baissons pas les bras ni les yeux… grands ouverts les yeux
    Mr Chatouilles  •         Au delà du plaisir qu’elle dégage, encore une qui va s’échapper sans avoir à rendre des comptes.
    Julien Barnes ·                   Mise en adéquation de ses convictions et de son action, une démission qui l’honore.
    Patou Pat ·                          Si elle se présente à la présidentielle, le PS aura encore plus chaud aux plumes.
    Rose Flamingo ·                  Dommage. Tout cela pour un texte stupide et sans aucun effet, même symbolique.
    Louis Pierre Tavernier ·     Maintenant je souhaiterais qu’elle parle et qu’elle nous dise par exemple quel fut son rôle dans les poursuites maintenues à l’encontre des syndicalistes de Goodyear. Pouvait elle ignorer ?

    Nicole Jourdan                    très très dommage! mes respects Madame!

    Helene Hd                            bon vent, bon debarras anti française jusqu’au bout des ongles beuuurk
    Marthe Matime Architecte · Quel Courage !!!! Respect!!!!
    Jean Marie Pauly ·                  bye bye
    Dany Labro                             Bon vent !

Gilbert Bourin                                   Madame Taubira est tout ce que la droite déteste : noire pour les racistes, migrante pour les xénophobes, cultivée pour les illettrés, courageuse pour les couards, lettrée et poétesse pour les ignorants … Elle fait grand honneur aux humanistes et aux progressistes. Souhaitons qu’elle ne se résigne jamais

Christian                                           Les Peltier et Ciotti se réjouissent, eux qui sont loin de lui arriver seulement à la cheville. J’aurais aimé les voir aussi se réjouir de la mise en examen des Balkany ou réagir aux moqueries racistes dont cette grande dame a été victime.

Dominique Durin                               Je suis fier de vous Madame Taubira, même si votre départ est le signe parlant que les valeurs de Justice et de démocratie n’apparaissent plus essentielles à ceux qui nous gouvernent dans la faiblesse et l’abandon à la démagogie.

itavodev                                             La fin de toute réflexion dans ce gouvernement. Quelle désolation A quand le printemps? Une année qui s’annonce très mal. S’il n’y a plus que l’armée pour sauver ce gouvernement il n’y en a plus pour longtemps: Le lit de Juppé est prêt.

JEAN-LOUIS GUICHARD                Tout ça pour ça! Va t-elle utiliser sa liberté de parole pour dénoncer les futurs arbitrages ou la jouer modeste?

Ambroudiane      ENFIN !Et sans autre commentaire…
Chaudevant         Elle est partie… Mais le venin reste dans le corps.
katarsis               Enfin ! C’est LA bonne nouvelle de la journée.
BOMBARDE        ENFIN! Elle aurait dû annoncer sa démission à Radio Algérie !
Drop Goal           Du vent oui!    Mais un vent de haine pour un pays qu’elle déteste et qui le lui rend bien.
bonsens9           Bonne année ! Qui disait que l’année commençait mal ? Perso j’ouvre le champagne ce soir ! Ce furent 4 ans de trop, 4 ans de trahison (pardonner que l’on brûle des drapeaux francais !) ; elle ne méritait ni ce poste ni quelque ministère que ce soit. Elle ne véhicule que la haine, comme certains autres en banlieue. On a vu le résultat… Et Hollande en porte la lourde responsabilité.

« C’est la preuve qu’il y a vraiment un problème ici »

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Le gouvernement abonde son plan de soutien aux éleveurs

LE MONDE ECONOMIE Laurence Girard

Mobilisation contre les prix bas du lait et de la viande, le 21 janvier au Mans.

Blocage de routes, bottes de paille brûlées, mais aussi mobilisation sur Internet… Les éleveurs veulent se faire entendre du gouvernement, et la pression vient de toutes parts. Le premier syndicat agricole FNSEA, associé aux Jeunes agriculteurs (JA), multiplie les actions de leurs branches locales en Bretagne, mais aussi dans le Massif central, mêlant sur le bitume éleveurs de porcs, de vaches laitières et de bovins. Dans le Sud-Ouest, les éleveurs de canards craignent, quant à eux, de faire les frais des mesures draconiennes prises par le ministère de l’agriculture pour tenter d’endiguer l’épizootie de grippe aviaire.

Lire aussi : Crise agricole : « Nous vivons un drame social ; les éleveurs sont exsangues »

Dans ce contexte tendu, ­Stéphane Le Foll a annoncé, mardi 26 janvier, outre des avances sur trésorerie de 500 millions d’euros pour les agriculteurs, un montant global d’aides supplémentaires aux éleveurs de 290 millions. Dont 125 millions seront consacrés à un «  ajustement  » du plan de soutien à l’élevage présenté en juillet 2015. Il atteignait déjà pour la période 2015-2017 une enveloppe de 700 millions d’euros. Une somme à laquelle il faut ajouter 63 millions de crédits européens.

Ces 125 millions se répartissent entre 50 millions pour le fonds d’allégement des charges, 50 millions pour la réduction des cotisations sociales payées à la mutualité sociale agricole et 25 millions pour les demandes d’année blanche, c’est-à-dire de report des échéances bancaires. La date limite de dépôt des dossiers pour cette aide a été repoussée au 30 juin 2016.

L’impact du vide sanitaire  chiffré à 300 millions

En sus, le ministre de l’agriculture a également dévoilé des mesures d’aides aux filières touchées par les crises sanitaires. Que se soient pour les acteurs de la filière canards du Sud-Ouest, victimes de la grippe aviaire, et pour ceux de la filière bovine affectée par la fièvre catarrhale ovine. M. Le Foll a annoncé le déblocage de 35 millions d’euros pour les éleveurs bovins, qui ont été pénalisés par l’immobilisation de leurs troupeaux. Pour la filière palmipèdes, dont les représentants ont été reçus mardi rue de Varenne, le gouvernement a annoncé la mise à disposition d’une première enveloppe de 130 millions d’euros destinée essentiellement aux accouveurs et aux éleveurs, les premiers touchés.

Lire aussi : Comprendre les raisons de la crise des éleveurs

Le ministère de l’agriculture a, en effet, décidé que plus aucun caneton ne devait être présent dans les élevages à partir du 18 janvier. Avec l’objectif d’un arrêt programmé début avril de tous les élevages de canards dans dix-huit départements, dont trois partiellement. Suivra un « vide sanitaire » dont la durée doit encore être fixée. Une décision radicale prise après la découverte de soixante-neuf foyers d’influenza aviaire hautement pathogènes pour les volailles dans huit départements du Sud-Ouest. Le comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) a chiffré l’impact pour l’ensemble de la filière des accouveurs, aux éleveurs en passant par les abattoirs et les industriels, à 300 millions d’euros.

Les mesures de biosécurité inquiètent

Les producteurs qui pratiquent la vente à la ferme – le Cifog en dénombre de 700 à 800 sur les 4 000 producteurs concernés – sont tout particulièrement inquiets. Comme les autres, ils s’attendent à une perte d’un tiers de leur revenu en 2016. Plus grave encore, ils s’inquiètent des mesures de biosécurité qui pourraient être prises pour conditionner la reprise de l’élevage des palmipèdes. Ils estiment que les gros opérateurs du marché pourraient en profiter pour restructurer la ­filière. Philippe Carré, directeur général de Delpeyrat, chiffre « à 160 millions d’euros l’investissement nécessaire pour que les producteurs de foie gras se mettent aux nouvelles normes ».

Lire aussi : La colère monte chez les éleveurs de canards du Sud-Ouest

Après la confédération paysanne et le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), certains éleveurs ont donc décidé de se mobiliser sur Internet. L’initiative baptisée « Les Canards en colère » a été lancée sur Facebook par Lionel Candelon, dont le père est éleveur. Ils demandent l’abrogation de l’arrêté du 15 janvier qui a promulgué l’arrêt de la production de canards dans le Sud-Ouest et surveillent de près les mesures de biosécurité.

Une autre filière est sous haute tension, celle des porcs bretons. Alors que les producteurs de porcs dénoncent dans la rue les prix trop bas, avec l’appui des éleveurs laitiers et bovins qui souffrent des mêmes maux, les grandes manœuvres sont en marche.

Les neuf groupements de porcs bretons qui gèrent la commercialisation dans cette région sont mis en cause. Ils ont réagi en annonçant lundi avoir porté plainte auprès de la Commission européenne contre l’Etat allemand pour fraude à la TVA. Ils estiment que les éleveurs allemands ont ainsi bénéficié d’un avantage fiscal de 250 millions d’euros sur cinq ans. Cinq groupements ont aussi dévoilé un projet de création d’une plate-forme commune de commercialisation.

290 millions supplémentaires pour les éleveurs dont 130 pour le foie gras

FOIE GRAS

AGRICULTURE – Le gouvernement a annoncé 290 millions d’euros supplémentaires pour les éleveurs dont 130 pour le foie gras. Ces aides, détaillées par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, comprennent un allègement supplémentaire de 100 millions d’euros des charges et cotisations sociales et 25 millions d’aides au remboursement de prêts bancaires.

Le gouvernement avait annoncé sa volonté d' »ajuster » son plan de soutien à l’élevage, doté jusqu’ici de 600 millions d’euros, afin de prendre en compte la persistance et la multiplication des « crises » frappant les éleveurs toutes filières confondues, du lait au porc en passant par le canard.

Jeudi, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a indiqué « être d’accord avec le Premier ministre Manuel Valls pour réajuster le plan de sauvetage de l’élevage. Nous allons discuter pour apporter des réponses supplémentaires », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Il a affirmé qu' »entre les crises sanitaires qui frappent les palmipèdes, les crises de marché qui touchent les secteurs du lait et du porc, un ajustement du plan sera bien sûr nécessaire », précisant que le secteur bovin, affecté par une centaine de cas de fièvre catarrhale ovine (FCO), sera également concerné.

En juillet, un plan d’urgence initial de 600 millions avait été annoncé pour répondre à la crise traversée par les éleveurs bovins laitiers et porcins, qui avait été complété en septembre par des mesures fiscales et sociales. En septembre, Manuel Valls avait annoncé des aides complémentaires aux agriculteurs et des mesures de soutien à l’investissement agricole. qui devraient permettre 3 milliards d’investissement en trois ans, selon Matignon.

Lire aussi :

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#Agriculture 290 millions d’euros d’aides supplémentaires vont être débloqués pour les éleveurs

(AFP)

Le gouvernement français a annoncé 290 millions d’euros d’aides supplémentaires en soutien aux éleveurs qui traversent une crise prolongée, aggravée par des épizooties, dont 130 millions aux producteurs de palmipèdes du sud-ouest touchés par la grippe aviaire.

Ces aides, détaillées par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, comprennent un allègement supplémentaire de 100 millions d’euros des charges et cotisations sociales et 25 millions d’aides au remboursement de prêts bancaires.

Le gros chèque du gouvernement aux éleveurs

Le gouvernement accorde 290 millions d’euros supplémentaires pour venir en aide aux éleveurs qui traversent une crise prolongée aggravée par les épizooties, dont 130 millions aux éleveurs affectés par la grippe aviaire.

La filière du foie gras représente deux milliards d'euros de chiffre d'affaires et 30.000 emplois directs. LOIC VENANCE / AFPLa filière du foie gras représente deux milliards d’euros de chiffre d’affaires et 30.000 emplois directs. LOIC VENANCE / AFP

Le gouvernement a annoncé mardi 26 janvier une enveloppe de 290 millions d’euros supplémentaires pour venir en aide aux éleveurs qui traversent une crise prolongée aggravée par les épizooties, dont 130 millions aux éleveurs comme les producteurs de palmipèdes du sud-ouest affectés par la grippe aviaire. Le plan de soutien à l’élevage annoncé l’été dernier, de 700 millions d’euros, se trouvera ainsi augmenté de 125 millions, selon les annonces du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Ces aides concernent toutes les filières d’élevage, porc et boeuf compris.

Parmi les éleveurs les plus affectés, les représentants des producteurs de palmipèdes du grand Sud-Ouest ont été reçus mardi matin à Paris par Stéphane Le Foll qui leur a annoncé les modalités d’indemnisation des pertes de revenus dues aux mesures d’assainissement, prévues pour éradiquer la grippe aviaire. Selon le ministre, l’élevage des canards notamment, suspendu pour un grand nettoyage, pourra reprendre « au début du mois de mai avec des canetons sains ». La durée de fermeture des élevages tient compte du fait « que le vide sanitaire soit efficace mais que la production puisse reprendre le plus rapidement possible », a-t-il expliqué devant la presse.

De nouvelles mesures de biosécurité

Des indemnisations complémentaires pour les entreprises, comme les abatteurs, seront précisées ultérieurement. Un arrêté précisant ces dispositifs sera publié au Journal officiel « en fin de semaine prochaine ». Cet arrêté décrira « les mesures de biosécurité à mettre en place pour les différents type de volaille et selon l’activité considérée, élevage industriel ou basse-cour privée » a précisé le patron de la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) Patrick Dehaumont. « Les éleveurs bovins touchés par la fièvre catarrhale ovine (FCO) recevront 31 millions d’euros et les commerçants en bestiaux concernés par cette épizootie 4 millions ».

Le gouvernement renforce de 125 millions d’euros les mesures de soutien aux éleveurs et aux agriculteurs en difficulté annoncées en septembre, d’un montant initial de 700 millions, « compte tenu de la persistance de la crise », a détaillé Stéphane Le Foll. Ainsi le Fonds d’Allégement des Charges (FAC) est doté de 50 millions de plus et il y aura également 50 millions de prise en charge de cotisations MSA supplémentaires. Le dispositif « d’année blanche », qui doit permettre aux éleveurs de reporter leurs remboursements bancaires en fin d’échéance est doté de 25 millions d’euros de plus et sera ouvert aux producteurs de palmipèdes. Le gouvernement a également prévu que les aides de trésorerie dans l’attente du paiement des aides la PAC seront étendues pour atteindre 500 millions en avance de trésorerie.

Une aide de 290 millions d’euros pour les agriculteurs

PARIS (Reuters) – Les agriculteurs et éleveurs français recevront 290 millions d’euros d’aides pour faire face aux crises sanitaires et difficultés économiques qui frappent notamment les filières ovine, porcine, laitière et des palmipèdes, a annoncé mardi le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Les éleveurs et accouveurs de volaille du Sud-Ouest bénéficieront d’une grande partie des fonds, 130 millions d’euros, dans le cadre des mesures d’assainissement mises en place pour contrer l’épidémie de grippe aviaire.

« Notre objectif, c’est d’aller le plus vite possible dans la reconquête du statut indemne », a dit le ministre, la reprise dans les élevages étant fixée à début mai, « via des canetons sains et des volailles saines ».

Pour les éleveurs et agriculteurs, les mesures conjoncturelles de soutien seront augmentées de 125 millions d’euros, et étendues aux filières végétales, notamment les céréaliers et producteurs de légumes en difficulté.

« Toutes ces mesures sont là pour aider à passer un moment extrêmement difficile mais ne pourront pas compenser toutes les pertes liées à la baisse des prix », a dit le ministre, interrogé sur la colère des éleveurs.

Lundi, une soixantaine d’agriculteurs ont bloqué des accès routiers à l’est de La Rochelle (Charente-Maritime) pour protester contre les cours trop bas du lait, de la viande de bœuf et du porc.

« Dans cette crise, chacun doit prendre sa part de responsabilité, et l’Etat a pris sa part et continuera de prendre sa part », a ajouté Stéphane Le Foll dans l’après-midi lors des questions au gouvernement.

Dans la filière ovine, 35 millions d’euros seront versés pour indemniser les éleveurs (31 millions d’euros) et commerçants en bestiaux (4 millions d’euros) touchés par la fièvre catarrhale ovine (FCO).

Dans le grand Sud-Ouest, l’épidémie de grippe aviaire dont 69 foyers ont été détectés depuis le 24 novembre, a entraîné de la suspension d’une partie des exportations de foie gras.

Les petits producteurs de foie gras et éleveurs de volailles ont manifesté la semaine dernière contre la mesure de vide sanitaire interdisant la réintroduction de nouveaux canetons dans les élevages afin d’enrayer l’influenza.

« Chaque semaine coûte cher », a dit Christophe Barrailh, président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), aux côtés de Stéphane Le Foll.

Il a appelé de ses voeux « un territoire assaini par une mesure forte, lourde de conséquences économiques ».

Dans l’attente du paiement des aides européennes de la PAC, le gouvernement mettra en place en avril 2016 des avances de trésorerie à hauteur de 500 millions d’euros.

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Commentaires

Claude  •                                Leurs syndicats leur ont dit: PRODUISEZ PLUS, leurs Banquiers leur ont dit: EMPRUNTEZ vous vous ENRICHIREZ_ mais les acheteurs ne peuvent AVALER deux kilos de jambon au petit déjeuner

  • René  •                       « Le gouvernement met en place une avance de trésorerie ».
    C’est vrai que la France est tellement riche.
  • Flab Marc  •              290 millions d’euros pour les agriculteurs qui nous nourrissent, et 60 milliards pour les « Gattaz » qui arrosent les actionnaires en nous appauvrissant. Il faudrait que le Gouvernement redescende sur Terre.
  • Michel  •                   Quel ministre nous avons là ! jamais sur le terrain ,pour préserver ses godasses ,son costard et son brushing ,par contre un expert pour puiser dans les caisses de l ‘ETAT et qui n’a rien compris au malaise agricole
  • zegma  •                     je paie des impôts, qui vont donc aussi à nos très chers producteurs, et je vais au restau du cœur pour avoir à manger. J’ai envie d’être grossier, là.
  • jean  •                          le pays part en sucette et lefoll leur donne le bâton qui va au bout
    le tout pour 290 millions à trouver dans notre poche
  • Olivier  •                      quand on les voit avec leur beau tracteur neuf ils n’ont pas l’air d’être pauvre les agriculteurs *
  • Thy  •                            Sans vision ni stratégie pour l’agriculture, ces aides sont un gaspillage de plus, sans retour sur investissements, de nos merdouillards au pouvoir. Sur ce sujet comme sur la plupart des autres, d’ailleurs.
    nicolas  •                       il faut reproposer le porc dans les cantines et restaurants scolaires , et la filière sera sauvée
    les subventions sont bien à l’image socialiste , assister d’abord et résoudre ensuite si on en a le courage
    L’Irréductible68  •   Un peu de saupoudrage pour calmer les esprits avant leur disparition au profit du traité TAFTA ???? Cela est clair comme de l’eau de roche.Les agriculteurs,les éleveurs,les pêcheurs,les taxis,c’est qui les suivants sur la liste????

Imusten                         Abonder est un verbe transitif, on aura encore appris quelque chose…Peut-être cela vaudra-t-il au gouvernement la médaille du mérite agricole, mais je doute qu’il ait trouvé la corne d’abondance.

Patou Pat ·          A quand la prochaine augmentation ? La seule solution pour en finir une bonne foie (sic) : arrêter de becter de la viande.

« Toujours debout » Vinci vini vidi vici

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Notre-Dame-des-Landes : appels à la « désobéissance citoyenne » en réaction à la décision de justice

Le Monde.fr avec AFP

Des manifestants devant le tribunal de Nantes, qui a ordonné l'expulsion sous deux mois d'habitants résidant sur la zone du projet controversé d'aéroport.

Maintenant que la justice a autorisé l’expulsion des derniers récalcitrants, détracteurs comme défenseurs du projet controversé d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes attendent que François Hollande s’exprime sur ce dossier brûlant.

La justice a ordonné lundi 25 janvier l’expulsion des onze familles et des quatre agriculteurs de la zone d’aménagement différé (ZAD) au plus tard dans deux mois, mais sans leur imposer d’astreinte financière, ce qui rend peu probable leur départ volontaire. Cela « place l’Etat devant ses responsabilités », à savoir celle d’enclencher ou non les expulsions à l’expiration du délai imparti, a estimé Erwan Le Moigne, avocat des habitants menacés d’expulsion.

Lire aussi : Notre-Dame-des-Landes : « On ne déménage pas une ferme en deux mois »

Un constat partagé par le président du conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau (Les Républicains), pourtant favorable à l’aéroport. Le jugement « place la balle dans le camp de l’Etat », a-t-il remarqué devant la presse. « Je demande que l’Etat nous communique la date à laquelle les travaux vont commencer. Je demande aussi l’évacuation de la ZAD. »

Lire aussi : Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : où en est-on ?

« J’appelle désormais le chef de l’Etat et le premier ministre à lancer immédiatement ce projet et à évacuer la ZAD », a déclaré en écho Alain Mustière, président de la principale association favorable à l’aéroport, Des ailes pour l’Ouest. Le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet (PS), a demandé aussi au gouvernement que « le calendrier des travaux soit rendu public ».

Le gouvernement doit « prendre ses responsabilités »

Mais les opposants au projet ont eux aussi multiplié les appels au gouvernement et à l’Elysée. Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts se dit « déçue », dans Le Monde, par le jugement et attend du gouvernement qu’il « prenne ses responsabilités ».

« Hollande, parle enfin, avant que l’irréparable se fasse à Notre-Dame-des-Landes ! C’est cette semaine que tu dois prendre la parole ! » lançait, quant à lui, Julien Durand, porte-parole de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa), principale association d’opposants au projet, devant quelques centaines de manifestants réunis devant le palais de justice.

Le Réseau action climat a également appelé le gouvernement à « prendre ses responsabilités » : « Ce nouvel aéroport est en contradiction avec les engagements pris pendant la COP21 et doit être définitivement abandonné », écrit l’association dans un communiqué.

« Désobéissance citoyenne »

Marcel Thébault, un des agriculteurs expulsables, a averti que l’Etat, qui tentera sans doute de lancer prochainement les travaux, devra s’attendre à une forte opposition dans le bocage nantais. « Que le chantier soit lancé, c’est une chose, qu’il se fasse, c’en est une autre ! La résistance sera forte comme en 2012 », a-t-il prévenu. L’Etat avait à l’époque mené une opération d’expulsion, qui s’était heurtée à une forte hostilité, le contraignant à abandonner.

Sylvain Fresneau, un autre agriculteur expulsable, s’est dit déterminé à rester sur ses terres malgré la décision de la justice : « Ça ne change rien du tout. On va augmenter le nombre de squatteurs. Nos vaches seront des squatteuses demain. »

Le mouvement écologiste Ensemble ! a appelé dans un communiqué à « la désobéissance citoyenne » pour protester contre « une décision injuste et inique » et « faire obstacle aux expulsions et à tout début de travaux ».

Sur le site de la chaîne Public Sénat, l’écologiste José Bové était sur la même ligne, mettant en garde contre « un trouble beaucoup plus grave à l’ordre public » si l’expulsion des habitants devait avoir lieu. M. Bové prédit que « des milliers de personnes vont venir sur le terrain pour protéger les fermes et les habitations ». « Personne ne laissera expulser les paysans, et moi le premier », a-t-il assuré.

Lire aussi : Notre-Dame-des-Landes, l’alliance des paysans et des zadistes

Notre-Dame-des-Landes : la justice valide l’expulsion des derniers opposants

Une décision difficile à avaler. Le tribunal de Nantes (Loire-Atlantique) a validé l’expulsion d’une dizaine de personnes et de quelques agriculteurs, qui habitaient sur le futur site de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Certains devront quitter les lieux tout de suite, d’autres ont jusqu’au 26 mars. Tous promettent de résister jusqu’au bout.

Encore des irréductibles

« C’est une épée de Damoclès qu’on a en permanence sur la tête, affirme à France 3 Sylvain Fresneau, agriculteur et opposant au projet d’aéroport. Dès demain, ça veut dire que les forces de l’ordre peuvent venir retirer nos vaches ». A 53 ans, il n’imagine pas abandonner ses 190 hectares de ferme. Impossible pour lui de reconstruire une vie ailleurs.

Vinci, le futur concessionnaire de l’aéroport a pourtant déjà trouvé un compromis à l’amiable pour le départ de 244 personnes. Mais ici, les derniers irréductibles comptent bien utiliser le temps qu’il leur reste pour continuer à se battre.

Des opposants à Notre-Dame-des-Landes expulsables sans astreinte

NANTES (Reuters) – La justice française a autorisé lundi l’expulsion d’opposants historiques au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) mais sans astreinte financière, ce qui pourrait prolonger pendant des mois l’occupation du site.

Le juge de l’expropriation du tribunal de grande instance de Nantes a autorisé l’expulsion immédiate de quatre exploitations agricoles et de trois familles. Huit autres familles ne seront expulsables que dans deux mois.

Mais Pierre Gramaize n’a pas ordonné d’astreinte financière alors que le groupe Vinci, concessionnaire du futur aéroport, à l’origine de la demande d’expulsion, réclamait une astreinte de 200 euros par jour de retard et la saisie des biens et des cheptels des agriculteurs.

Il a dit vouloir tenir compte de la « contestation virulente » des opposants au projet et des « atermoiements » de l’Etat dans ce dossier.

L’Etat peut donc décider d’envoyer les forces de l’ordre expulser les familles et saisir les cheptels, mais la décision est délicate à prendre tant la mobilisation est forte dans la région contre ce projet jugé inutile par les écologistes.

Lors de l’audience, les avocats des expropriés avaient sollicité un délai de deux ans.

Les deux parties, qui ont un mois pour faire appel de ce jugement, n’ont pas dit leurs intentions à l’issue de la lecture de l’ordonnance.

DONNER DU TEMPS AU TEMPS ?

« Le fait qu’il n’y ait pas d’astreinte nous garantit que, pendant plusieurs mois au-delà du délai de deux mois accordé par le magistrat, voire plusieurs années, les agriculteurs resteront sur place », a dit Etienne Boittin, l’un des avocats des agriculteurs. « Il n’y a pas de pression financière au-dessus de la tête des expropriés. »

« C’est un jugement teinté d’humanité, qui insiste sur les carences de l’Etat et qui permet de donner du temps au temps : du temps aux politiques pour réfléchir à nouveau à ce projet, et du temps aux expropriés », a-t-il ajouté.

« C’est une décision placée aussi sous le signe de la responsabilité, celle de l’Etat, qui doit assumer ses choix et avoir le courage éventuellement de renoncer au projet : avec ses demandes d’astreintes financières, Vinci demandait en fait aux habitants de partir d’eux-mêmes. »

La Confédération paysanne a fait part de sa « colère et détermination ». « La suite des évènements dépend aujourd’hui de l’Etat et de sa volonté, ou non, de faire disparaître des exploitations agricoles et d’expulser des familles de chez elles », écrit le syndicat dans un communiqué.

Le Parti de gauche a dénoncé une « scandaleuse décision de justice » qui « va à l’encontre de l’intérêt environnemental et humain », tandis qu’Europe Ecologie-Les Verts estimait que « quelques semaines après la COP21, le président de la République François Hollande doit abandonner officiellement ce projet aberrant afin d’envoyer un signal fort de la France au reste du monde sur la cause environnementale et climatique ».

A l’inverse, le président de la région des Pays de la Loire, Bruno Retailleau (Les Républicains), a demandé à l’Etat de procéder rapidement au lancement des travaux et à l’évacuation des opposants installés dans la « zone à défendre ».

« Cette décision de justice doit être l’élément déclencheur pour que nous sortions du bourbier de Notre-Dame-des-Landes », écrit-il dans un communiqué.

Toutes les expulsions approuvées sur le site de Notre-Dame-des-Landes

NOTRE DAME DES LANDES

NOTRE-DAME-DES-LANDES – Le juge de l’expropriation du tribunal de grande instance de Nantes a rendu lundi une décision confirmant l’expulsion, réclamée par une filiale de Vinci, des derniers occupants « historiques » des terrains prévus pour accueillir le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, mais sans l’assortir d’astreinte financière.

Onze familles et quatre agriculteurs, opposants historiques au projet d’aéroport, sont concernés par ces expulsions. Huit des onze familles se sont vu accorder un délai de deux mois, courant jusqu’au 26 mars, a ajouté le juge en annonçant sa décision.

« L’évacuation peut commencer pour les exploitations agricoles » et pour les familles non concernées par le délai, a indiqué le juge de l’expropriation, Pierre Gramaize.

Lors de l’audience en référé, le 13 janvier, Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci et concessionnaire du site, avait demandé l’expulsion immédiate de ces onze familles et quatre agriculteurs, mais demandait en outre qu’elle soit assortie d’une astreinte journalière de 200 à 1000 euros.

Pierre Gramaize a estimé que « le principe de l’astreinte n’était pas justifié » car elle est « disproportionnée pour des familles qui ne disposent que de revenus modestes ».

Le cas particulier d’une personne de 83 ans

« La situation individuelle de chaque cas a été étudiée, notamment la présence d’enfants, conformément à la convention européenne des droits de l’homme et des droits de l’enfant », a précisé le juge. « Le cas particulier d’une personne âgée (une personne de 83 ans, NDLR) a été aussi étudié avec attention. »

Le juge a aussi rejeté les exceptions en nullité de l’assignation, ainsi que les demandes de transmission de Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), ces dernières ayant été considérées comme « dépourvues de sérieux ».

Le juge a souligné qu’il avait été tenu compte, dans cette décision, du contexte général qui fait l’objet « d’une contestation virulente dont les péripéties alimentent même le débat national ». Il a rappelé que le projet avait été mis en sommeil pendant plusieurs années et que les procédures d’évacuation avaient été réactivées à l’été 2015. Il a aussi souligné la détermination du concessionnaire.

Pierre Gramaize a notamment relevé, du fait de ce contexte, la situation d’insécurité permanente vécue par les personnes visées par cette procédure expulsion, qui vivent « sans savoir si un nouveau sursis interviendra pour quelques jours, quelques mois ou quelques années… ».

Le transfert de l’actuel aéroport nantais vers le site de Notre-Dame-des-Landes, un projet vieux de plus de 40 ans, devait initialement s’achever en 2017.

Lire aussi :

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» Coup de projecteur sur le « double discours » écolo du gouvernement

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Notre-Dame-des-Landes : les expulsions approuvées

Le tribunal de grande instance de Nantes a approuvé ce lundi toutes les expulsions sur le site de Notre-Dame-des-Landes, où se trouvent toujours des opposants historiques au projet controversé d’aéroport. Un délai de deux mois pour quitter les lieux sera néanmoins consenti dans certains cas.

Le tribunal de grande instance de Nantes a approuvé ce lundi toutes les expulsions sur le site de Notre-Dame-des-Landes, où se trouvent toujours des opposants historiques au projet controversé d’aéroport. Un délai de deux mois pour quitter les lieux sera néanmoins consenti dans certains cas.

Onze familles et quatre agriculteurs sont concernés par ces expulsions. Huit des onze familles se sont vu accorder le délai courant jusqu’au 26 mars. «L’évacuation peut commencer pour les exploitations agricoles» et pour les familles non concernées par le délai, a fait savoir Pierre Gramaize, le juge de l’expropriation.

Pas d’astreinte pécuniaire

Lors de l’audience en référé, le 13 janvier, Aéroports du Grand Ouest, filiale du groupe Vinci et concessionnaire du site, avait demandé que l’expulsion soit assortie d’une astreinte journalière de 200 à 1 000 euros. Le juge a estimé que cette astreinte n’était pas justifiée car elle «disproportionnée pour des familles qui ne disposent que de revenus modestes».

Le juge a aussi rejeté les exceptions en nullité de l’assignation, ainsi que les demandes de transmission de Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), ces dernières ayant été considérées comme «dépourvues de sérieux». Le juge a souligné qu’il avait été tenu compte, dans cette décision, du contexte général qui fait l’objet «d’une contestation virulente dont les péripéties alimentent même le débat national». Il a rappelé que le projet avait été mis en sommeil pendant plusieurs années et que les procédures d’évacuation avaient été réactivées à l’été 2015. Il a aussi souligné la détermination du concessionnaire.

La décision du tribunal de Nantes doit précéder un autre jugement, ce mercredi, sur l’expulsion de militants arrivés en octobre 2015 et qui ont lancé un projet de conserverie à la Noë verte. La guerre judiciaire n’est donc pas finie, d’autant qu’un arrêté préfectoral est encore attendu, concernant une espèce protégée.

Notre-Dame-des-Landes : des expulsions avant le chantier ?

Sylvain Mouillard
841716-une-pancarte-factice-non-a-l-aeroport-est-posee-sur-le-site-du-projet-d-aeroport-a-notre-dame-des-laUne pancarte «non à l’aéroport» sur le site du projet d’aéroport à Notre-Dame-des Landes, le 7 janvier. Photo Loîc Venance. AFP

Le tribunal de grande instance de Nantes se penche ce mercredi sur l’expulsion d’habitants historiques du site, demandée par le concessionnaire Vinci.

Sa famille habite et travaille depuis cinq générations aux Domaines, un lieu-dit situé près de Notre-Dame-des-Landes. Sylvain Fresneau, bientôt 54 ans, est exploitant agricole. Au sein d’un Gaec (Groupement agricole d’exploitation en commun) de trois personnes, il élève une centaine de vaches laitières. Une activité qu’il pourrait bientôt devoir abandonner. Ce mercredi, il est convoqué devant le tribunal de grande instance de Nantes pour une audience d’expulsion. La société Aéroports du Grand-Ouest (AGO), une filiale de Vinci choisie comme concessionnaire du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, demande son départ en urgence, comme pour une quinzaine d’autres dossiers.

«Mes ancêtres se sont installés ici comme métayers, raconte Sylvain Fresneau. Quand le propriétaire a perdu au jeu, ils ont racheté les terres. Aujourd’hui, je fais face à un grand seigneur qui veut récupérer les lieux pour un projet obsolète.» Au total, AGO réclame l’expulsion immédiate d’une trentaine de personnes, assortie d’une astreinte journalière de 200 à 1000 euros et d’une mise sous séquestre de leurs biens et cheptel s’ils n’obtempèrent pas. «Concrètement, je n’aurai plus de maison, de matériel ou de troupeau, détaille Fresneau. Je ne sais même pas si j’aurai un délai pour organiser mon déménagement.»

Comme l’agriculteur, les opposants au projet d’aéroport estiment que François Hollande a «trahi» son engagement de 2012 de geler les expulsions tant que les recours – procédures en appel incluses – n’avaient pas tous été épuisés. Cet accord avait été obtenu dans la douleur à l’issue d’une grève de la faim de plusieurs semaines. «La promesse a été tenue pendant trois ans, estime Erwan Le Moigne, l’un des avocats des opposants. Mais les assignations à des fins d’expulsion par l’Etat et Vinci constituent une rupture.» D’autant que la cour administrative d’appel de Nantes doit encore examiner plusieurs recours demandant l’annulation d’arrêtés préfectoraux dits «environnementaux» portant sur la «loi sur l’eau» et la protection des espèces protégées.

«Une volonté délibérée de provocation»

Au-delà de «l’engagement moral» pris en 2012, l’avocat compte faire valoir devant le tribunal de Nantes la «disproportion» des demandes d’AGO. «Cette demande d’expropriation en urgence viole le droit au logement et au travail. Il y a une rupture d’égalité avec la loi, qui prévoit par exemple la protection des occupants pendant la trêve hivernale.» Il envisage aussi de déposer une question prioritaire de constitutionnalité.

Erwan Le Moigne est d’autant plus révolté qu’il n’y a selon lui aucune «urgence» à procéder à des expulsions. «Aucune demande de permis de construire n’a été déposée, il n’y a pas de plans de travaux. La seule chose envisageable, c’est le projet de débroussaillage, qui ne nécessite pas de faire partir les occupants.» A ses yeux, les pouvoirs publics veulent faire de ce dossier un «symbole», quitte à raviver les tensions avec les opposants au projet d’aéroport.

Après une manifestation qui a rassemblé près de 20 000 personnes samedi 8 janvier, ces derniers multiplient les actions pour perturber le trafic routier dans la région et faire pression sur François Hollande. Une opération escargot a été menée sur le périphérique nantais mardi matin, à l’heure de forte affluence, et de nouvelles actions étaient en cours dans l’après-midi dans plusieurs communes des alentours. Face à ces initiatives, les forces de l’ordre procèdent à de nombreuses interpellations. Selon le bilan communiqué par la préfecture de la Loire-Atlantique, dix-neuf conducteurs ont été interpellés pour entrave à la circulation puis placés en garde à vue et leurs véhicules conduits à la fourrière. L’association paysanne Copain 44 dénonce «une volonté délibérée de provocation aux affrontements».

Notre-Dame-des-Landes: la justice approuve toutes les expulsions

  • Le Figaro.fr avec AFP
Le Tribunal de grande instance de Nantes vient d’approuver les expulsions des derniers habitants du bocage où doit être construit le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes.

Lors d’une audience en référé, le 13 janvier, Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci et concessionnaire du site, avait demandé l’expulsion immédiate de ces onze familles et quatre agriculteurs, opposants historiques au projet d’aéroport.

Huit des onze familles se sont vues accorder un délai de deux mois, courant jusqu’au 26 mars, a ajouté le juge en annonçant sa décision. « L’évacuation peut commencer pour les exploitations agricoles » et pour les familles non concernées par le délai, a indiqué Pierre Gramaize, le juge de l’expropriation.

Cette procédure, cruciale pour le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, avait été relancée après l’annonce, le 30 octobre par l’Etat, de la reprise des travaux, qui étaient suspendus depuis 2012.

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Commentaires

Jean Pierre  •  
@Valantine                    il faut savoir de quoi nous parlons . Si il n’y avait plus d’expulsions il n’y aurait pas de train de gare d’aéroport etc.

« Je suis un survivant »

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Attentats du 13 novembre : 41 victimes sont toujours hospitalisées

Le Monde.fr avec AFPUn camion de pompiers quitte l’hôpital Saint-Antoine à Paris, le 14 novembre, au lendemain des attentats.

La ministre de la justice, Christiane Taubira, a annoncé jeudi 21 janvier que 41 victimes des attentats du 13 novembre étaient toujours hospitalisées, dont une encore en réanimation. Parmi ces blessés, 24 sont hospitalisés dans des établissements militaires.

La veille, lors d’un retour d’expérience sur la gestion de ces attentats, qui ont fait 130 morts et 350 blessés, la ministre de la santé Marisol Touraine avait dévoilé sa feuille de route pour « renforcer » la réponse sanitaire aux attentats, insistant notamment sur la« nécessité » d’identifier les victimes « le plus rapidement possible ».

« Même si l’enregistrement des victimes a été assez remarquable compte tenu du caractère inédit » des attentats, « nous devons mieux identifier les données utiles », avait déclaré la ministre, soulignant la souffrance « insupportable » des familles en attente de nouvelles de leurs proches.

Lire aussi : La deuxième mort de Justine, victime des attentats

Un système d’information unique pour suivre les victimes

Mme Touraine avait, en outre, annoncé la mise en place prochaine « d’un système d’informations unique et commun permettant le suivi des victimes » dans les établissements de santé. « Les nouvelles technologies vont nous permettre d’adopter rapidement un tel système », sur lequel travaille également le ministère de l’intérieur.

« Chaque directeur doit avoir pour préoccupation immédiate, outre les soins, d’établir et d’actualiser la liste des victimes qu’il prend en charge et de la transmettre aux autorités sanitaires », avait insisté la ministre. Pour elle, les secours doivent également « être en mesure d’identifier les victimes dès leur prise en charge sur le site d’un attentat » et de partager leurs informations avec les autres services concernés. En outre, « la prise en charge médico-psychologique doit être renforcée », pour les victimes comme pour les professionnels de santé.

Après les attentats du 13 novembre, 41 personnes sont toujours hospitalisées

ATTENTATS 13 NOVEMBRE

ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE – Plus de deux mois après les attentats du 13 novembre survenus à Paris et aux abords du stade de France, « 41 personnes sont encore hospitalisées, dont une en réanimation et (…) 24 sont dans des hôpitaux militaires », a détaillé ce jeudi 21 janvier la garde des Sceaux.

Depuis la mise en place du comité de suivi des victimes, « 1.051 personnes » ont été prises en charge, a annoncé Christiane Taubira, précisant que « le fonds de garantie a versé 15 millions d’euros de provisions et remboursé un million d’euros de frais d’obsèques ».

« Accompagner les victimes »

Par ailleurs, « cinquante enfants orphelins, dont trois enfants à naître, sont pris en charge puisqu’ils ont droit au statut de ‘pupille de la Nation' », a-t-elle ajouté. « Notre souci est d’accompagner les victimes, de leur éviter des démarches, des formalités », a rappelé Christiane Taubira, au cours d’une visite à l’association Paris Aide aux Victimes.

Une nouvelle phase s’ouvre avec la nécessité pour ces associations d' »apprécier le préjudice moral d’affection », c’est-à-dire définir « ce qui est dû aux différents ayants droit » et verser ces dédommagements.

Plus de deux mois après les attaques sanglantes, de nouvelles victimes continuent d’appeler la plateforme de soutien, telles « les personnes impliquées qui ont été là mais qui sont rentrées chez elles, et qui ont besoin d’un accompagnement psychologique ou (…) matériel et financier », a reconnu la ministre de la Justice.

Le gouvernement va lancer prochainement une nouvelle campagne pour rappeler le numéro téléphonique d’aide aux victimes (0800 40 60 05).

Les attaques survenues à Paris et dans sa banlieue nord, visant les abords du stade de France (Seine-Saint-Denis), et à Paris les terrasses de cafés et bars ainsi que la salle de concert du Bataclan, ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

Attentats du 13 novembre : 41 victimes toujours hospitalisées

La ministre de la Santé Marisol Touraine a précisé mercredi matin au ministère de la Santé que plus de deux mois après les attentats, 41 personnes restaient hospitalisées dont une encore en réanimation selon des propos recueillis par France Bleu 107.1. Au soir des attentats, 400 victimes avaient été hospitalisées.

Marisol Touraine a par ailleurs annoncé plusieurs mesures, dont l’organisation d’exercices santé dès le mois prochain pour mieux prendre en charge les victimes et leurs familles mais aussi mieux préparer les services et les professionnels de santé aux attaques terroristes. Ces exercices auront lieu au niveau national et régional, partout en France.

La ministre de la Santé a également précisé que « l’ensemble des hôpitaux devront actualiser leur dispositif plan blanc en anticipant l’accueil massif des blessés par armes de guerre ».

Attentats de novembre: Encore 51 personnes hospitalisées

TERRORISME La ministre de la Santé a annoncé que 51 victimes des attaques du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis étaient encore hospitalisées…

Illustration des services d'urgence dans un hôpital en France.
Illustration des services d’urgence dans un hôpital en France. – LCHAM/SIPA

Les jours passent mais la guérison est lente, très lente. Deux mois après les attentats du 13 novembre à Paris, 51 personnes blessées sont encore hospitalisées, a indiqué ce jeudi la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Parmi ces 51 personnes, trois sont encore en réanimation et 25 sont suivies dans des services de Soins de suite et de réadaptation (SSR), a détaillé la ministre lors du Congrès de la société de réanimation de langue française à Paris. Les attentats du 13 novembre ont fait 130 morts et 350 blessés.

Rapport sur les secours

La ministre a annoncé qu’elle recevrait le 20 janvier les conclusions du rapport consacré au retour d’expérience sur l’intervention du système de santé lors des attentats.

La ministre a par ailleurs déclaré qu’elle souhaitait travailler sur l’efficacité de la prise en charge depuis le site de l’attentat jusqu’à l’établissement de santé. Elle a évoqué une «identification plus rapide des victimes, du lieu de leur prise en charge et des coordonnées de leur famille». Concernant les cellules d’urgence médicopsychologiques (CUMP), ce dispositif doit être «mieux adapté» à la gestion d’évènements de l’ampleur du 13 novembre, a-t-elle dit.

Taubira: après les attentats, 41 personnes toujours hospitalisées

Attentats de Paris : 69 personnes toujours hospitalisées, dont 17 en réanimation

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a fait un point, jeudi soir, sur les personnes blessées lors des attentats.

Des secouristes prenant en charge des blessés à Paris, peu après les attaques terroristes qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés, le 13 novembre 2015 dans la capitale.
Des secouristes prenant en charge des blessés à Paris, peu après les attaques terroristes qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés, le 13 novembre 2015 dans la capitale. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Soixante-neuf personnes touchées dans les attentats de Paris, qui ont fait 130 morts et quelque 350 blessés, sont toujours hospitalisées, jeudi 26 novembre, dans les établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, explique l’AP-HP dans un communiqué publié jeudi soir.

>> Suivez en direct l’hommage national aux victimes des attentats de Paris

Parmi ces blessés, 17 sont toujours en réanimation et 52 ne relèvent « pas ou plus » d’une surveillance intensive.

Beaucoup de personnes ont subi un choc psychologique

Mais l’AP-HP précise avoir pris en charge 679 personnes au total depuis les attaques qui ont ensanglanté la capitale, en incluant celles ayant subi un choc psychologique et s’étant présentées dans ses hôpitaux, en particulier à l’accueil spécial établi l’Hôtel-Dieu.

D’autres victimes ont été prises en charge par les hôpitaux d’instruction des armées et d’autres centres de soins franciliens. Une cellule de crise, pour les victimes et leurs proches, a également ouvert un centre d’accueil et d’informations à l’Ecole militaire, à Paris.

Attentats de Paris: 51 personnes encore hospitalisées

    •  Lefigaro.fr avec AFP
Cinquante-et-une personnes blessées lors des attentats du 13 novembre à Paris sont encore hospitalisées, a indiqué la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Parmi ces 51 personnes, trois sont encore en réanimation et 25 sont suivies dans des services de Soins de suite et de réadaptation (SSR), selon la ministre. Les attentats du 13 novembre ont fait 130 morts et 350 blessés.

La ministre a également annoncé qu’elle recevrait le 20 janvier les conclusions du rapport consacré au retour d’expérience sur l’intervention du système de santé lors des attentats. Le travail, confié au directeur général de la Santé, a associé le SAMU de Paris, la brigade de sapeurs-pompiers, le service de santé des armées, les services du ministère de la santé et les opérateurs qui y sont rattachés, dont l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS).

Sans attendre, la ministre a déclaré qu’elle souhaitait travailler sur l’efficacité de la prise en charge depuis le site de l’attentat jusqu’à l’établissement de santé. Elle a évoqué une « identification plus rapide des victimes, du lieu de leur prise en charge et des coordonnées de leur famille ». Concernant les cellules d’urgence médicopsychologiques (CUMP), ce dispositif doit être « mieux adapté » à la gestion d’évènements de l’ampleur du 13 novembre, a-t-elle dit.

La ministre veut en outre que le système de prise en charge sanitaire d’urgence soit renforcé sur l’ensemble du territoire national. Elle a demandé aux Agences régionales de santé (ARS) que leurs établissements « soient capables de mettre en place une prise en charge des victimes aussi exemplaire qu’en Ile-de-France ». « Nous devons réfléchir à la spécificité de la prise en charge d’enfants », a-t-elle ajouté.

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commentaires

E H                                          Et merde encore autant, je pense souvent à eux . Pour l’identification c’est plus que difficile : vous allez à un concert, il y a un vestiaire, vous gardez des sous sur vous et basta, maintenant un téléphone peut être . Rien qui dit votre nom, votre groupe sanguin ou vos allergies, et au départ les secouristes n’ont que vous et votre ticket de vestiaire . Les retards sont inévitables . Ils sont encore 41 loin de chez eux .

Michael Muller                  Mme Touraine ne mentionne pas que suite à Charlie un système d’information inter services pour la gestion des appels donnant des indices ou demandant des infos sur les victimes a été décidé. Malheureusement ! Il n’était toujours pas complètement opérationnel le 13/11. Quand les décisions seront respectées? Quelle est l’inertie de l’état malgré les évènements? Quand est ce que on arrête de nous servir la même soupe qui fait patienter avant le plat de résistance qui n’est jamais servi?

Deo gratias                          Et toujours : « pas d’islamophobie, pas d’amalgamophobie ».

éthique                                  Une personne encore en réanimation depuis le 13 novembre, quelle triste nouvelle… Et encore plus de 40 toujours hospitalisées. Leurs familles doivent savoir qu’elles ne sont pas oubliées et que nous partageons leur chagrin. Cela fait un moment que l’on attendait de leurs nouvelles.

Loïc                                       Je pense tous les jours aux victimes depuis les attentats. Je leur souhaite le meilleur pour 2016, un rétablissement physique et psychologique aussi bon que possible face à un traumatisme d’une telle violence. Elles représentent les français et je suis certain que très nombreux sont les français qui pensent à elles.

Pio2001                               Rien ne dit qu’ils guériront. Dans les statistiques, on distingue les morts et les blessés, mais on oublie toujours les mutilés. Les chiffres ne distinguent pas celui qui s’est fait une entorse en fuyant de celui qui a perdu l’ouïe suite à une explosion, ou de celle qui a eu la main droite arrachée.

Zero de conduite                    Je lis les commentaires, Taubira, Holland, Hidalgo, Sarkozy, Taubira encore, mais est-ce vraiment le sujet? Les Français se plaignent des politiques mais sont encore pire qu’eux. Le sujet c’est 130 morts, des blessés handicapés à vie, 50 orphelins. Le décence ne s’applique pas qu’aux femmes et hommes politiques, elle s’applique aussi aux électeurs, ou devrait.

  • Glochide                        Le bilan de cet attentat est terrible et difficile à mesurer tellement de personnes vont en souffrir à vie ! Et si encore c’était le dernier ! Nos amis belges ont laissé s’installer un nid de tueurs chez eux par laxisme et je n’ai pas l’impression qu’ils aient pris des décisions efficaces vu l’accueil qu’ont reçu les journalistes en allant à ce fameux Molenbeek . Quant à nous , il me semble qu’il reste beaucoup à faire et que l’efficacité des premiers jours due à l’émotion me semble faiblir …..

    dany-tou                      Marre de subir cette femme inutile et dangereuse …
     

 

Ça va durer longtemps ces fadaises ? »le pillage de trop »

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La famille de l’assaillant du commissariat de Barbès porte plainte pour homicide volontaire

Le Monde.fr avec AFPD’après la version du parquet de Paris, l’assaillant s’est rendu devant le commissariat situé au 34, rue de la Goutte-d’Or et a menacé les policiers en faction avec une « feuille de boucher » et un engin explosif factice sur lui, avant d’être abattu par des policiers.

La famille de l’homme qui avait été abattu après avoir attaqué un commissariat de police du 18e arrondissement de Paris, le 7 janvier, compte porter plainte contre X pour homicide volontaire, a annoncé Nasr Azaiez, l’avocat sollicité par le père de Tarek Belgacem. Il met en doute la version livrée par le parquet.

« Ça a tout l’air d’un homicide volontaire. Ils ont tiré pour l’abattre. Si on s’en tient à la thèse du parquet, elle explique qu’il a exhibé une hache. Est-ce que le fait d’exhiber une arme justifie de tuer quelqu’un ? Est-ce que c’est proportionné ? D’après les témoins, il n’avait pas de couteau et n’a pas crié Allah akbar. Les témoignages sont unanimes. »

D’après le parquet de Paris, l’assaillant s’était rendu devant le commissariat situé au 34, rue de la Goutte-d’Or et avait menacé les policiers en faction avec une feuille de boucher (une sorte de grand hachoir) et un engin explosif factice, avant d’être tué par les agents.

La police a trouvé sur Tarek Belgacem un texte de revendication dans lequel il prête allégeance au chef de l’organisation Etat islamique et un téléphone portable équipé d’une puce allemande. L’incident a eu lieu un an jour pour jour après l’attaque perpétrée dans les locaux de Charlie Hebdo, qui avait fait douze morts.

Lire aussi : L’assaillant du commissariat de Barbès aurait transité par un camp de réfugiés outre-Rhin

La famille d’Hasna Aït Boulahcen porte plainte contre X

Le Monde.fr

La famille d’Hasna Aït Boulahcen, cousine du djihadiste Abdelhamid Abaaoud morte lors de l’assaut du RAID à Saint-Denis le 18 novembre dernier, entend prouver son statut de « victime de terrorisme ». L’avocat de la famille, Me Fabien Ndoumou, a porté plainte contre X le 13 janvier avec constitution de partie civile auprès du juge anti-terroriste Christophe Tessier.

Selon M. Ndoumou, interrogé par FranceTV info, « Hasna Aït Boulahcen est morte à la suite d’un attentat terroriste, comme les autres victimes du Bataclan. Elle n’est ni une terroriste, ni une complice. Elle a donc le statut de victime. Elle n’a jamais joué un rôle actif dans cette affaire. Elle n’a jamais eu de contact avec la Syrie. »

Aide matérielle

L’enquête sur les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts dans la région parisienne, a montré l’implication d’Hasna Aït Boulahcen dans le scénario qui a permis aux terroristes de mener leurs attaques. Les policiers ont pu établir avec certitude que la jeune femme, qui affichait sur sa page Facebook son soutien à l’Etat islamique, savait que son cousin, Abdelhamid Abaaoud, était l’auteur des attentats du 13, et qu’il en préparait d’autres visant un centre commercial de la Défense et dans un commissariat.

Lire aussi : Hasna Aït Boulahcen, entre vodka et niqab

A plusieurs reprises, Hasna Aït Boulahcen a également fourni une aide matérielle au djihadiste de l’Etat islamique. Elle a notamment reçu une somme d’argent pour lui acheter des vêtements. C’est également elle qui lui a trouvé un logement à Saint-Denis, par l’intermédiaire du logeur Jawad Bendaoud, et qui est allée le chercher en voiture à Aubervilliers pour le ramener dans sa nouvelle planque, rue du Corbillon. C’est là que tous deux ont été tués dans l’assaut donné par le RAID le 18 novembre.

A la suite de l’assaut de Saint-Denis, il a été établi qu’Hasna Aït Boulahcen n’avait pas été abattue par la police, mais qu’elle est morte asphyxiée, sans doute à cause de l’explosion de la ceinture du kamikaze Chakib Akrouh, un Belgo-Marocain de 25 ans, qui se trouvait avec les deux cousins dans l’appartement.

Selon l’avocat de la famille d’Hasna Aït Boulahcen, la jeune femme était sous l’influence d’Abdelhamid Abaaoud et n’aurait jamais voulu mourir en martyr. « Il lui a dit : Si tu ne viens pas je vais tuer les membres de ta famille et les enfants de tes amis », explique l’avocat.

Le rapport de l’assaut mené le 18 novembre à Saint-Denis par le RAID, consulté par Le Monde, signale qu’Hasna Aït Boulahcen a effectivement demandé à deux reprises à pouvoir sortir du bâtiment. Eléments corroborés par une vidéo amateur : « J’ai envie de partir ! », crie Hasna. Réponse d’un homme du RAID : « Il est où ton copain ? » « C’est pas mon copain ! Est-ce que je peux sortir, j’ai envie de sortir ? »

Si la plainte a peu de chances d’aboutir, les proches de la jeune femme attendent à présent de pouvoir récupérer son corps pour l’inhumer.

Lire aussi : Quelles sépultures pour les terroristes du 13 novembre 

La famille d’Hasna Aït Boulahcen porte plainte contre X

TERRORISME – Une plainte pour réclamer le statut de victime. La chaîne d’information iTélé a révélé ce mercredi 20 janvier que la famille de Hasna Aït Boulahcen, tuée dans l’assaut de l’appartement de Saint-Denis, quelques jours après les attentats de Paris, porte plainte contre X pour terrorisme et souhaite se constituer partie civile.

Selon la famille et son avocat, Hasna Aït Boulahcen, cousine d’Abdelhamid Abaoud, lui aussi tué à Saint-Denis, est une victime et non « une complice » ni une « terroriste ». « Si elle n’est pas kamikaze [thèse qui avait d’abord été avancée, ndlr], si elle n’est pas complice, si elle n’est pas terroriste, alors le seul statut juridique qu’il lui reste, c’est qu’elle est victime du terrorisme », avance l’avocat, Me Fabien Ndoumou.

Cette plainte intervient au lendemain d’un recours du même genre mais dans une toute autre affaire. La famille de Tarek Belgacem, abattu devant le commissariat de la Goutte d’Or à Paris le 7 janvier, va en effet porter plainte contre X pour homicide volontaire.

« Sous la pression de son cousin »

L’avocat d’Hasna Aït Boulahcen s’appuie sur une vidéo (voir dans le reportage ci-dessus) dans laquelle on entend une femme dire « J’ai envie de partir, c’est pas mon copain ». Des propos qui, selon l’avocat, montrent que la jeune femme est innocente. Il affirme qu’elle était « sous pression de son cousin ».

Comme le rappelle iTélé, de nombreux éléments tendent toutefois à douter de la non complicité d’Hasna Aït Boulahcen. Elle a en effet contribué à cacher son cousin aux autorités. C’est également elle qui a trouvé la planque à Saint-Denis, via Jawad Bendaoud.

Lire aussi :

• De « cow-girl » des quartiers à jihadiste, qui est Hasna Aitboulahcen ?

• Deux suspects recherchés auraient piloté en Belgique les attentats de Paris

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La famille d’Hasna Aït Boulahcen porte plainte contre X

L’Express

Hasna Ait Boulahcen, cousine du terroriste Abdelhamid Abaaoud, tuée à Saint-Denis.© CAPTURE ITÉLÉ Hasna Ait Boulahcen, cousine du terroriste Abdelhamid Abaaoud, tuée à Saint-Denis. La cousine d’Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats de Paris, est une « victime du terrorisme », selon l’avocat de sa famille qui a décidé de porter plainte. La jeune femme est morte dans l’assaut du Raid à Saint-Denis.

Une victime, Hasna Aït Boulahcen? La cousine d’Abdelhamid Abaaoud, est morte sous les gravats de l’appartement de Saint-Denis où elle se trouvait avec le cerveau présumé des attentats de Paris et un troisième homme, Chakib Akrouh, terroriste du « commando des terrasses ». Sa famille entend aujourd’hui porter plainte contre X avec constitution de partie civile pour « terrorisme, crime de meurtre et tout autre chef que l’enquête pourrait révéler », selon I>Télé.

« Quel est le statut juridique que vous donnez à Hasna? Elle n’est pas complice, pas terroriste, elle n’est pas non plus kamikaze comme on l’avait prétendu. Alors, le seul statut qui lui est celui de victime du terrorisme », argumente l’avocat de la famille, Fabien Ndoumou, au micro de i>Télé. Le conseil considère qu’elle était « sous pression de son cousin ». Il s’appuie notamment sur une vidéo de l’assaut du Raid à Saint-Denis dans laquelle on entend la jeune femme de 26 ans crier: « J’ai envie de partir ».

Hasna Aït Boulahcen a rencontré Abdelhamid Abaaoud dès le 15 novembre, soit deux jours après les attentats. Elle a reçu une somme d’argent notamment pour lui acheter des vêtements et lui a trouvé la planque de Saint-Denis où ils sont tous les deux morts.

Attentats de Paris – La famille d’Hasna Aït Boulahcen porte plainte

Le 18 novembre, Hasna Aït Boulahcen, la cousine du «cerveau» des attentats de Paris Abdelhamid Abaaoud, est morte lors de l’assaut du Raid contre un appartement de Saint-Denis où plusieurs terroristes liés aux attentats de Paris s’étaient réfugiés. Plus de deux mois après les faits, sa famille est persuadée de son innocence. Son avocat, Fabien Ndoumou a porté plainte le 13 janvier dernier contre X avec constitution de partie civile pour «terorrisme, crime de meurtre et tout autre chef que l’enquête pourrait révéler» auprès du juge anti-terroriste Christophe Teissier, rapporte mercredi iTélé.

Ce dernier a soutenu à iTélé qu’Hasna Aït Boulahcen était sous l’emprise de son cousin, abattu également pendant l’assaut de l’appartement de Saint-Denis. Elle est «une victime du terrorisme, une victime de son cousin Abdel Abbaoud», selon l’avocat. La plainte a peu de chance d’être jugée recevable par le juge anti-terroriste, ajoute-t-il, «mais il devra justifier pourquoi».

Un témoignage et un enregistrement pour prouver son innocence

«Elle était sous pression de son cousin. Elle n’est ni une kamikaze, comme on l’a d’abord prétendu, ni une terroriste, ni une complice de terrorisme», a-t-il continué, s’appuyant sur le témoignage d’un proche de la jeune femme. Selon ce dernier, Hasna Aït Boulahcen n’a jamais voulu mourir en martyr.

Un enregistrement tourné pendant l’assaut du Raid serait aussi une preuve en faveur de son innocence pour Me Fabien Ndoumou. Dans ce dernier, on entendrait Hasna Aït Boulahcen hurler par la fenêtre : «C’est pas mon copain (…) c’est pas mon copain (…) Est-ce que je peux sortir, je veux sortir».

Attentats de Paris : la famille d’Hasna Ait Boulahcen porte plainte contre X

La famille d’Hasna Ait Boulahcen porte plainte contre X avec constitution de partie civile pour « terrorisme, crime de meurtre et tout autre chef que l’enquête pourrait révéler » annonce ITélé.

Selon l’avocat de la famille, Fabien Ndoumou, la jeune femme « n’est pas complice, pas terroriste, elle n’est pas non plus kamikaze comme on l’avait prétendu. Alors, le seul statut qui lui est celui de victime du terrorisme ».
Toujours d’après lui, Hasna  était « sous pression de son cousin (Abdelhamid Abaaoud ndlr) ». Il avance notamment comme preuve une vidéo de l’assaut du Raid dans laquelle on entend la jeune femme crier: « J’ai envie de partir ».

Hasna Ait Boulahcen, 26 ans, est morte lors de l’assaut de l’appartement de Saint-Denis. Les terroristes tués dans l’appartement auraient préparé, un attentat à La Défense, prévu deux ou trois jours après leur mort.

Retour sur l’assaut de Saint-Denis

Durant l’opération du RAID, Abdehamid Abaaoud, sa cousine Hasna Ait Boulahcen et Chakib Akrouh ont trouvé la mort. L’assaut avait commencé la veille, le mardi 17 novembre dans une zone industrielle d’Aubervilliers. Hasna Ait Boulahcen, suivie par la sous-direction anti-terroriste, aurait été rejointe par les deux autres terroristes cachés dans des buissons. A ce moment-là, la police aurait demandé à sa hiérarchie l’autorisation d’intervenir. Une demande qui remontera jusqu’au ministère de l’Intérieur, qui aurait refusé une intervention immédiate.

« A Aubervilliers, on peut penser que c’est un scénario idéal. On est dans une zone industrielle, à côté d’entrepôts. C’est un milieu ouvert. Mais les policiers n’ont pas totalement identifié les trois terroristes et ils vont choisir le deuxième scénario, celui d’intervenir à Saint-Denis, dans un milieu fermé où ils seront sûrs que tous les terroristes sont rassemblés dans cette même pièce » avait alors expliqué François Vignolle, notre spécialiste police-terrorisme.

Suivi par les enquêteurs, le trio était reparti vers Saint-Denis, dans un appartement de la rue Corbillon. L’assaut a alors été donné.

Les trois terroristes n’avaient pas de fusil mitrailleur, mais des grenades et un pistolet Browning 9 millimètres, dont seulement 11 douilles ont été retrouvées. Côté police 5000 cartouches auraient été tirées selon le procureur de Paris. A tel point que, selon nos informations, des munitions supplémentaires auraient été demandées à des services de police voisins. Les policiers d’assaut n’auraient donc tué aucun des terroristes, mais auraient procédé à des tirs de saturation pour éviter d’être attaqués par d’éventuels complices.

Chakib Akrouh est mort lors de l’explosion de sa ceinture piégée. La déflagration aurait également touchée mortellement Abdehamid Abaaoud. Lors de l’autopsie, des boulons, provenant de la ceinture, ont été retrouvés dans son corps.

Quand à Hasna Ait Boulahcen, elle est morte asphyxiée sous les décombres.

Ils portent plainte pour terrorisme. La famille d’Hasna Aït Boulahcen, cousine d’Abdelhamid Abaaoud morte lors de l’assaut du Raid à Saint-Denis le 18 novembre dernier, cinq jours après les terribles attentats de Paris, a porté plainte contre X le 13 janvier avec constitution de partie civile pour «terrorisme, crime de meurtre et tout autre chef que l’enquête pourrait révéler» auprès du juge anti-terroriste Christophe Teissier, rapporte ce mercredi iTélé.

La jeune femme «n’est pas complice, n’est pas terroriste et pas non plus kamikaze. Le seul statut juridique qu’il lui reste, c’est victime du terrorisme», justifie Me Fabien Ndoumou.

Hasna Aït Boulahcen est morte asphyxiée
, sans doute à cause de l’explosion de la ceinture d’un kamikaze qui se trouvait dans la «planque» de Saint-Denis. Chakib Akrouh, un Belgo-marocain de 25 ans, a actionné son gilet alors qu’il se trouvait dans l’appartement avec Abdelhamid Abaaoud, coordonnateur des attentats de Paris, tué également par l’explosion, et sa cousine. Selon l’avocat de sa famille, la jeune femme était sous la pression d’Abdelhamid Abaaoud mais elle n’a jamais voulu mourir en martyr.

Le conseil s’appuie notamment sur un enregistrement tourné pendant l’assaut et durant lequel la jeune femme hurle depuis une fenêtre : «C’est pas mon copain (…) Est-ce que je peux sortir, je veux sortir».
La plainte a toutefois peu de chance d’aboutir. Comme le rappelle un journaliste spécialisé police-justice d’Itélé, Hasna Aït Boulahcen a joué un rôle prépondérant dans la dissimulation de son cousin aux autorités

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2017; un énarque au chômage??

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Chômage: Hollande mise sur son plan d’urgence et de nouveaux assouplissements des 35 heures

Former 500.000 chômeurs, inciter les PME à embaucher via une prime, assouplir l’organisation du travail et les heures supplémentaires: François Hollande compte sur son plan présenté lundi pour faire baisser le chômage, mais des syndicats et l’aile gauche du PS s’inquiètent d’une remise en cause déguisée des 35 heures.

L’emploi est « la seule question qui vaille au-delà de la sécurité des Français », a déclaré le chef de l’État lors de ses v?ux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi.

Pour François Hollande, qui a fait à plusieurs reprises de la baisse du chômage la condition d’une nouvelle candidature, le temps est compté, avec 650.000 chômeurs supplémentaires inscrits à Pôle emploi depuis son élection et le chiffre record de 3,57 millions de personnes sans aucun travail.

Lundi, il a détaillé ce qu’il avait esquissé le 31 décembre lors de ses voeux et précisé que l?État allait dépenser « plus de deux milliards d’euros » pour l’emploi, sans nouvel impôt.

Première mesure: une prime immédiate de 2.000 euros par an pour les entreprises de moins de 250 salariés pour toute embauche en CDI ou en CDD de plus de 6 mois de salariés rémunérés jusqu’à 1,3 Smic.

Cette somme « représente le reliquat des cotisations patronales une fois pris en compte l’ensemble des allègements de charges » dont elles bénéficient, notamment du Pacte de responsabilité.

Le dispositif est établi pour 2 ans, « le temps du basculement du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) en baisse définitive de charges », a expliqué le chef de l’Etat.

Toujours en faveur des entreprises, il a confirmé le plafonnement des indemnités prud’homales de licenciement en fonction de l’ancienneté.

Ces annonces ont été saluées par le patronat: elles « vont dans le bon sens », a réagi Pierre Gattaz, le président du Medef qui attend néanmoins « des mesures concrètes ».

François Asselin, pour la CGPME, a souligné que le basculement du CICE en baisse directe de charges était ce qu’elle réclamait, et que la prime de 2.000 euros, c’était « mieux que rien ».

« Ça fait beaucoup d’aides aux entreprises », a dénoncé le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, qui reproche à M. Hollande de « continuer ce qui ne marche pas ».

Jean-Claude Mailly (FO) a fustigé un « PLA, programme libéral accentué », comme la transformation dans du CICE en baisse des cotisations, « sans un mot » pour « garantir le financement de la protection sociale ».

Laurent Berger, de la CFDT, voit dans la prime pour les PME des « effets d’aubaine » qui seront « inefficaces ».

– « Fin des 35 heures »-

En outre, comme l’avait annoncé Manuel Valls en novembre, la future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures, a assuré le chef de l?État.

L’entreprise « pourra fixer le taux de majoration et le nombre des heures supplémentaires, ou moduler le temps de travail au-delà même de l’année », a-t-il dit. Actuellement, les heures supplémentaires sont majorées à 25%, sauf dérogation. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, s’est dite favorable au maintien du plancher de majoration, fixé à 10%.

Mais pour l’Union syndicale Solidaires, « ce sont de nouvelles attaques contre la réduction du temps de travail qui se préparent », tandis que l’aile gauche du PS, Benoît Hamon en tête, redoute la « fin des 35 heures ».

Deuxième axe du plan d’urgence, la formation de 500.000 chômeurs, avec un engagement de l’Etat d’un milliard d’euros.

M. Hollande a demandé que soient définis les besoins de formation « branche par branche, région par région » avec la mobilisation notamment de Pôle emploi et de l’Afpa.

« C’est une bonne nouvelle pour les demandeurs d’emploi. Plus de 500.000 attendent des formations », a réagi Yves Barou, président de l’Afpa (association pour la formation professionnelle des adultes), qui forme 80.000 chômeurs par an et serait en mesure de doubler ce nombre.

Le coût total de la formation professionnelle est de 32 milliards par an, dont 4 milliards pour les chômeurs. Elle ne bénéficie qu’à un chômeur sur dix, contre deux sur dix en Allemagne par exemple.

Le chef de l’État a également annoncé un développement de l’apprentissage et des contrats de formation en alternance.

« On reste très dubitatifs », a réagi la CGPME, tandis que la CFDT insiste sur « l’opérationnalité de ces formations » pour « arriver à un retour à l’emploi ».

« Ça n’est pas la formation qui va créer de l’emploi », souligne de son côté Carole Couvert (CFE-CGC).

Emploi : le plan de la dernière chance pour Hollande

LE MONDE David Revault d’Allonnes et Bertrand Bissuel

C’est sa dernière bataille. Du moins, celle qui colorera le bilan de son quinquennat, et, comme il s’y est engagé, déterminera sa capacité à en briguer un deuxième en 2017. Le message que François Hollande a délivré lors de ses vœux « aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi », lundi 18  janvier, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), vise bien à démentir toute « inertie », selon l’Elysée. En substance  : la bataille pour l’emploi sera menée jusqu’à la toute fin du mandat, et l’année 2016 constituera de ce point de vue l’année décisive.

Nonobstant le glissement du terrain sécuritaire, depuis les attentats de janvier et de novembre  2015, le président le confiait, en privé, après les derniers attentats  : « Je sais que je serai jugé sur le chômage. Plus que jamais, c’est une priorité.  » Ce qu’il s’est employé à souligner, lundi, tentant d’accréditer que cette année, enfin, pourrait être celle de l’« inversion de la courbe du chômage » tant promise.

Lire aussi : Les pistes d’économistes pour faire baisser le chômage

«  Nous n’avons pas fini de réformer  », explique un collaborateur du chef de l’Etat. Après avoir rappelé les grandes lignes de l’action conduite depuis mai  2012 pour redresser les finances publiques et restaurer la compétitivité des entreprises (crédit d’impôt compétitivité emploi, pacte de responsabilité), M. Hollande devait dévoiler, lundi, une nouvelle série de réformes destinées à «  adapter notre modèle  » et à «  saisir les opportunités de l’économie numérique  ». Un paquet de mesures que l’on pourrait qualifier « de la dernière chance », lesquelles s’inscrivent dans la continuité des idées esquissées lors de ses vœux aux Français le 31 décembre  2015.

Pendant la cérémonie des voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi, au Conseil Economique Social et Environnemental à Paris, lundi 18 janvier 2016.
  • 500  000 formations supplémentaires

Premier axe de son discours, adapter les actifs à la «  nouvelle donne économique  ». Le président de la République a confirmé que 500  000 formations supplémentaires seraient assurées cette année en faveur de demandeurs d’emploi dont les qualifications risquent de devenir obsolètes. L’objectif est très ambitieux si on le compare au nombre de chômeurs entrant en stage au cours d’une année (un peu moins de 644  000 chômeurs en 2013, selon une étude des services du ministère du travail). Cela reviendrait à former plus de 1,1 million de personnes à la recherche d’une activité. « Irréaliste », selon un proche du président du Medef, Pierre Gattaz. Cependant, « on peut tangenter le million », ajoute-t-il.

L’Etat participera au financement de cet effort à hauteur de 1 milliard d’euros en  2016. Vendredi, les partenaires sociaux, qui gèrent le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, ont décidé d’accorder une rallonge de 80  millions d’euros au profit de la formation des demandeurs d’emploi.

Reste à savoir quelle sera la contribution des régions à une politique qui est au cœur de leurs compétences. M.  Hollande a déclaré qu’elles se verraient confier le pilotage de ce plan, en partenariat avec le patronat et les syndicats. Une décision qui répond aux attentes maintes fois exprimées par le président (PS) de l’Association des régions de France, Alain Rousset, pour qui, ces collectivités ont vocation à coordonner un dispositif qui, à l’heure actuelle, marche mal car le service public de l’emploi est «  trop émietté  ». «  Les régions connaissent les entreprises qui recrutent », souligne-t-il. A la fin de janvier ou au début de février, un séminaire à ce sujet aura lieu à l’Elysée avec l’ensemble des présidents de région.

François Hollande devait, dans la même optique, annoncer la relance de l’apprentissage, dont les effectifs ont baissé en  2013 et en  2014. Le but est de faire entrer 500  000 jeunes en 2017 dans des dispositifs de ce type (contre un peu plus de 400  000 à l’heure actuelle), afin de leur permettre de saisir les occasions offertes par la montée de l’économie et des technologies numériques.

Le président a également annoncé une augmentation des contrats de professionnalisation, qui devraient passer à 50 000 bénéficiaires, contre 8 000 actuellement. Le contrat de professionnalisation est un contrat de formation en alternance, associant formation pratique en relation avec la qualification recherchée, et formation théorique dans un organisme de formation externe ou interne à votre entreprise.

Manuel Valls, Myriam El Khomri et Emmanuel Macron pendant la cérémonie des voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi, au Conseil Economique Social et Environnemental à Paris, lundi 18 janvier 2016.
  • Soutenir l’emploi dans les PME

Pour que les chômeurs formés et les apprentis augmentent leurs chances de trouver du travail, de nouvelles mesures seront prises afin de soutenir l’emploi dans les PME. Celles-ci restent, dans certains cas, assujetties au paiement de cotisations pour des salariés proches du smic, malgré le CICE et le pacte de responsabilité. L’exécutif entend parvenir à une situation où elles n’en paieront plus du tout pour les personnes embauchées à un niveau de salaire proche du salaire minimal.

« Toute entreprise de moins de deux cent cinquante salariés qui recrutera un salarié payé entre 1 et 1,3 smic en CDI ou en CDD de six mois et plus se verra compenser l’ensemble de ses cotisations sociales, assure le chef de l’Etat. Concrètement, cela signifie que l’Etat prendra à son compte la totalité des prélèvements sociaux, ce qui représente une somme de 2  000  euros pour assurer effectivement zéro charge.  » Cette aide, accordée pour deux ans, sera mise en place tout de suite. «  On est dans l’idée d’un état d’urgence économique et social  », argue-t-on à l’Elysée.

Au total, 2 milliards d’euros devraient être consacrés à ces efforts pour la formation, l’apprentissage et les PME. L’Etat mettra la main à la poche en procédant à des redéploiements de crédits inscrits dans une loi de finances rectificative, qui devrait être adoptée avant l’été. Le chef de l’Etat devait également évoquer le projet de loi que la ministre du travail, Myriam El Khomri, présentera, en principe au début de mars, en conseil des ministres. Ce texte doit notamment redonner des marges de manœuvre aux employeurs pour négocier le temps de travail. Il ne touchera pas aux trente-cinq  heures, mais permettra de moduler la durée maximale du travail sur une journée et sur une semaine.

  • Simplifier la rupture du contrat de travail

Autre sujet, potentiellement explosif, sur lequel l’exécutif veut innover  : la rupture du contrat de travail, qui sera simplifiée, sans pour autant remettre en cause le CDI. Comme l’avait dit le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, dans un entretien au Monde le 7 janvier, la réforme des prud’hommes, engagée par la loi «  croissance, activité et égalité des chances économiques  » d’août  2015, sera parachevée «  avec l’instauration d’un plafond pour les indemnités prononcées  ».

Le barème mis en place dans le texte promulgué l’an passé avait été invalidé par le Conseil constitutionnel au motif qu’il introduisait une rupture du principe d’égalité devant la loi. Le gouvernement revient à la charge à propos de cette disposition  ; l’une des pistes envisagées consisterait à tenir compte de l’âge et de l’ancienneté du salarié licencié dans le calcul des dommages-intérêts qui lui sont alloués.

Ce dernier volet est sans aucun doute le plus sensible. Une prise de risque politique supplémentaire après les crispations engendrées par les lois Macron et Rebsamen, et en plein débat sur la déchéance de nationalité. «  Certains, au sein de la majorité ou du gouvernement, se demandent s’il est nécessaire de remettre une pièce dans la machine  », rappelle un proche du président. Mais M. Hollande considère que le pire serait de donner le sentiment de l’immobilisme en  2016. Il faut donc montrer que, jusqu’au bout, on cherchera à réformer, même si cela ne plaît pas à tout le monde. Le chef de l’Etat, plus que jamais, est au pied du mur.

Toutes les annonces de François Hollande pour lutter contre le chômage

EMPLOI – Comment tenir son pari d’inverser la courbe du chômage? François Hollande qui a conditionné une nouvelle candidature à l’Elysée à la tenue de cet engagement a présenté un nouveau plan lundi 18 janvier à l’occasion de ses voeux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi au palais d’Iéna. Celui-ci est axé sur la formation.

« C’est la seule question qui vaille avec la sécurité des Français. Il y a un état d’urgence économique et social à proclamer », a-t-il insisté en préambule estimant que « si des choses ont été faites depuis trois ans, la croissance n’est pas suffisante ».

« Entre le libéralisme sans conscience et l’immobilisme sans avenir, il y a une voie », a-t-il lancé pour tenter de mettre en cohérence ses annonces.

Premier pilier de sa politique, le pacte de responsabilité et le CICE pour améliorer la compétitivité des entreprises. Il a réitéré son intention de faire l’évaluation de ces dispositifs de de baisses des charges très décriés à gauche.

3 axes de travail

En attendant que le CICE soit transformé en baisse pérenne des charges sociales, le chef de l’Etat a annoncé aussi une mesure pour les PME. Toute entreprise de moins de 250 salariés qui recrutera un jeune ou un chômeur (pour un salaire compris entre 1 et 1,3 Smic) pour un CDD de plus de 6 mois ou un CDI recevra 2000 euros de prime par an, pendant 2 ans. Selon l’Elysée, cela assure à l’entreprise de n’avoir aucune charge sur ces emplois. « La mesure est effective dès aujourd’hui », promet-t-il.

Pour faciliter la rupture du contrat de travail et améliorer la visibilité des entreprises (c’est une revendication de longue date du patronat), François Hollande a annoncé le plafonnement des indemnités de licenciement en fonction de l’ancienneté du salarié. C’est, pour l’Elysée, une réponse à la censure par le conseil constitutionnel d’une mesure phare de la loi Macron. A l’époque, le ministre de l’Economie envisageait un plafonnement selon la taille de l’entreprise, ce qui avait été considéré comme une rupture de l’égalité des salariés.

Le président de la République a également réitéré son intention de multiplier les formations des demandeurs d’emploi. Comme prévu, il en réclame 500.000 par an, auxquels il faut ajouter 50.000 contrats de professionnalisation (contre 8000 aujourd’hui). « C’est une mesure structurelle pour pourvoir les emplois disponibles qui ne trouvent pas preneur », a-t-il justifié, évoquant notamment le numérique ou le bâtiment, la sécurité, les services à la personne. « L’Etat mobilisera un milliard d’euros », a précisé François Hollande qui se défend de tout « artifice statistique ».

Au total, plus de deux milliards d’euros seront mobilisés par l’Etat, a conclu François Hollande, financés « sans prélèvement supplémentaire » ni déficit en plus. C’est Michel Sapin et Christian Eckert, le ministre des Finances et son secrétaire d’Etat au Budget qui sont chargés de trouver où réaliser les économies.

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Hollande dévoile un plan de deux milliards d’euros pour l’emploi

PARIS (Reuters) – L’Etat dégagera deux milliards d’euros supplémentaires pour tenter d’enrayer la hausse du chômage, a annoncé lundi François Hollande, dévoilant une nouvelle prime à l’embauche et des mesures de soutien à la formation et à l’entreprenariat.

Le chef de l’Etat, qui a précisé que ce plan serait financé par des économies, a annoncé dans le passé qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle de 2017 si le chômage ne baissait pas d’ici là.

Lors de ses voeux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi, François Hollande a par ailleurs confirmé que les indemnités de licenciement décidées par les prud’hommes seraient plafonnées, avec un barème lié à l’ancienneté du salarié.

Il a ajouté que la future réforme du Code du travail prévoirait que l’accord d’entreprise fixerait les modalités d’organisation du temps de travail, sans remettre en cause sa durée légale, et donnerait plus de place à l’accord collectif.

« Il s’agit de redéfinir notre modèle économique et social », a déclaré François Hollande, jugeant qu' »entre le libéralisme sans conscience et l’immobilisme sans avenir, il y a une voie ».

Les réformes donneront plus de liberté et de sécurité aux entreprises comme aux salariés, a-t-il dit.

Pour doper la création d’emplois, les entreprises de moins de 250 salariés qui embaucheront un jeune ou un demandeur d’emploi en CDI ou en CDD d’au moins six mois recevront une aide de 2.000 euros par an pendant deux ans, a annoncé François Hollande.

Le dispositif concerne les salariés payés entre un et 1,3 smic embauchés entre ce lundi et le 31 décembre 2016, précise le dossier de presse de l’Elysée. La prime « première embauche » annoncée en juin sera parallèlement élargie aux CDD d’au moins six mois au lieu de 12 actuellement.

UN MILLIARD DE PLUS POUR LA FORMATION

Un milliard d’euros sera débloqué pour contribuer à porter le nombre de formations de chômeurs supplémentaires à 500.000 cette année.

François Hollande a précisé que les partenaires sociaux définiraient les formations liées, « branche par branche, région par région, aux besoins des entreprises ».

Les partenaires sociaux financeront ces formations supplémentaires à hauteur de 130 millions d’euros, a précisé la ministre du Travail, Myriam El Khomri.

La loi El Khomri qui sera présentée le 9 mars au conseil des ministres donnera plus de place à la négociation collective, a dit François Hollande, tout en appelant une nouvelle fois le patronat à tenir les engagements qu’il a pris en échange des 41 milliards d’euros de baisse du coût du travail.

Le chef de l’Etat a ainsi confirmé qu’une évaluation de la mise en oeuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité serait faite fin janvier autour du Premier ministre, Manuel Valls.

« C’est indispensable pour que toute la clarté soit faite sur les engagements des uns et des autres », a-t-il dit, avant de répéter qu’il voulait transformer « aussi vite que possible » le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse définitive des cotisations sociales.

La loi El Khomri engagera la réforme du Code du travail sur la base des propositions que fera la commission Badinter la semaine prochaine pour définir un socle de droits, a-t-il ajouté.

« Le reste, c’est-à-dire l’application, sera renvoyé à la négociation collective », a dit François Hollande.

Le projet de loi développera en outre le compte personnel d’activité, un dispositif qui doit donner plus de liberté aux travailleurs dans l’utilisation de certains droits sociaux.

DOPER ALTERNANCE ET ENTREPRENARIAT

François Hollande a par ailleurs annoncé un élargissement des règles de l’apprentissage, avec une ouverture des titres professionnels délivrés par le ministère du Travail et une possible entrée en apprentissage toute l’année.

L’Education nationale créera des formations nouvelles en alternance, a-t-il ajouté, en précisant que 1.000 postes seraient créés et affectés à ces formations en 2017.

Pour encourager la création d’entreprises, François Hollande a demandé à Emmanuel Macron d’assouplir les règles pour certaines professions, en revoyant le système de qualifications « pour le rendre plus lisible et plus cohérent ».

Reprenant une citation du ministre de l’Economie (« pour beaucoup de jeunes, il est plus facile de trouver un client que de trouver un employeur »), il a souligné que certaines qualifications préalables étaient nécessaires pour garantir la santé et la sécurité.

« Mais parfois, elles dépassent cet objectif et peuvent constituer des barrières », a-t-il dit.

Un nouveau régime accessible aux artisans et entrepreneurs permettra à ces derniers de choisir l’option fiscale la plus appropriée, a-t-il précisé. Et le portage salarial sera réformé.

François Hollande a aussi cité la négociation qui s’ouvrira cette année sur la prochaine convention d’assurance chômage.

« Je rappelle qu’en France la durée d’indemnisation est la plus longue d’Europe mais la durée de formation des chômeurs est la plus courte. C’est ce qu’il faut changer », a-t-il dit.

« C’est la responsabilité des organisations d’employeurs et de salariés, je leur fais confiance pour aboutir à la signature d’une nouvelle convention sur ces bases : tout faire pour que le retour vers l’emploi soit encouragé », a-t-il poursuivi.

Les syndicats et le patronat ont réservé un accueil mitigé à ces mesures, Force ouvrière déplorant « un libéralisme exacerbé » tandis que le Medef regrettait l’absence d’annonce sur une modification des contrats de travail.

Le « plan d’urgence » de François Hollande contre le chômage divise les Français

LEXPRESS.fr avec AFP

pole-emplio-chomage_5320735Un peu plus de la moitié des personnes interrogées juge que « proposer une formation à 500.000 chômeurs pourra être efficace pour lutter contre le chômage ».              REUTERS/Charles Platiau

Seule la moitié des Français considère que la formation des chômeurs ou une nouvelle prime à l’embauche, mesures prévues par François Hollande en faveur de l’emploi, seront efficaces, selon un sondage Odoxa, publié ce jeudi.

Un « plan d’urgence » contre le chômage en guise de « bonne résolution » pour l’année de 2016. C’est l’annonce faite par François Hollande lors de ses traditionnels voeux du 31 décembre. Des mesures en faveur de l’emploi qui n’ont pas convaincu tous les Français.

Dans un sondage Odoxa publié ce jeudi, un peu plus de la moitié (55%) des personnes interrogées juge que « proposer une formation à 500 000 chômeurs », comme l’a annoncé le président de la République, « pourra être efficace pour lutter contre le chômage ».

A l’inverse, moins d’une personne sur deux (47%) croit en l’efficacité d’une prime de 2000 euros aux entreprises pour « toute nouvelle embauche dans une PME ».

65% pour des allocations chômage dégressives

Les Français pouvaient aussi donner leurs avis sur d’autres propositions plus « radicales » proposées par des « experts ». Ainsi, ils sont 65% à estimer que la dégressivité des indemnités chômage serait efficace pour l’emploi.

En revanche, seuls 30% accordent les mêmes effets à la création d’un Smic « dont le montant pourrait être variable selon l’âge et la région ».

Baisse de la confiance des Français

Globalement, le début de l’année de 2016 effraie les Français. Les trois quarts (75%) des personnes interrogées se déclarent « plutôt moins confiantes ces dernières semaines » concernant l’avenir de la situation économique en France.

Le « plan d’urgence » contre le chômage que François Hollande avait annoncé le 31 décembre doit être détaillé le 18 janvier devant le Conseil économique, social et environnemental.

Sondage réalisé en ligne les 7 et 8 janvier auprès d’un échantillon de 994 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Chômage: les mesures de Hollande inverseront la courbe? « Peut-être », selon le numéro un de FO

Chômage: les mesures de Hollande inverseront la courbe?
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvriere (FO), le 11 janvier 2016 à Matignon
© KENZO TRIBOUILLARD

Jean-Claude Mailly pense que le plan d' »urgence » contre le chômage détaillé lundi par François Hollande va permettre « peut-être » d’inverser la courbe…

Jean-Claude Mailly pense que le plan d' »urgence » contre le chômage détaillé lundi par François Hollande va permettre « peut-être » d’inverser la courbe d’ici 2017, tout en qualifiant d' »inutile » la création d’une nouvelle aide aux TPE-PME.

Le président va préciser en fin de journée ce plan, qui porte sur 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, une aide à l’embauche pour les TPE et PME (entre 1.000 et 2.000 euros selon la presse) et des mesures en faveur de l’apprentissage.

« Peut-être que les mesures qui vont être annoncées ce matin, même si ça ne serait qu’un effet statistique, permettront d’inverser la courbe mais ce serait jouer avec le feu », a dit M. Mailly lors de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2.

Ainsi, « c’est très bien de former, y compris les demandeurs d’emploi. Mais il faut qu’il y ait des emplois à la sortie, et ça, ça passe par une relance plus forte de l’activité économique », a-t-il dit.

« Je serais hyper content si le président de la République pouvait dire: on va donner un coup de pouce au pouvoir d’achat, on va soutenir plus fortement l’investissement public, on va réorienter les aides aux entreprises, mais ça je ne me fais pas trop d’illusions à priori », a-t-il dit

La prime à l’embauche? « C’est inutile dans la limite où il y a déjà toute une série d’aides (…) importantes pour l’embauche dans les TPE-PME ». « Même les chefs d’entreprise disent que ce n’est pas utile, a rappelé le numéro un de FO. Il serait plus opportun de consacrer la somme prévue à autre chose qui soit plus efficace (plutôt) que de saupoudrer en permanence les aides aux entreprises ».

Chômage : la réunion de la dernière chance pour François Hollande

Chômage : la réunion de la dernière chance pour François Hollande
© DENIS CHARLET / POOL / AFP

Alors que l’exécutif reçoit lundi les syndicats, le chef de l’Etat sait qu’il ne lui qu’un an pour faire baisser le chômage.

Manuel Valls reçoit lundi les syndicats pour parler emploi et François Hollande doit rendre ses arbitrages dans les jours qui viennent. Les grands patrons de nombreuses organisations, comme le MEDEF et l’APEC, font leur liste de vœux dans une lettre commune.

Dernière ligne droite avant 2017. Dos au mur, le président joue sa dernière carte. Il lui reste douze mois pour réussir là où il échoue depuis trois ans, malgré les 50 milliards d’euros d’allègement de charges pour les entreprises et les plus de 450 000.emplois aidés aujourd’hui en France, un record. Tant d’efforts pour un résultat nul, avec un chômage qui continue à croître. Le taux de chômage des jeunes en France – François Hollande a fait de la jeunesse l’une de ses priorités – témoigne de cet échec : plus de 25% sont au chômage. Ce taux dépasse de cinq points la moyenne européenne. Le chef de l’Etat le sait mieux que personne, lui qui a décrété « un Etat d’urgence économique et social ». Et l’enjeu est lourd, tant pour les chômeurs que pour lui-même : sans résultats sur le front de l’emploi, il peut dire adieu à un second mandat.

Problème de majorité. Alors qu’il lui faut des mesures fortes et radicales, François Hollande a un problème de majorité, tant sur la déchéance de nationalité que sur l’économie avec les frondeurs. Il peut pourtant en faire beaucoup plus pour les entreprises, comme d’autres leaders de gauche avant lui, en violant leur famille politique. « La gestion de l’économie n’est ni de gauche ni de droite. Elle est bonne ou mauvaise… Ce qui compte, c’est ce qui marche », avait martelé le Premier ministre britannique Tony Blair en 1997. Les travaillistes l’avaient suivi, tout comme le SPD allemand avait avalé les réformes Schröder en Allemagne. Dans l’Hexagone, Lionel Jospin a été le Premier ministre qui a le plus privatisé les entreprises publiques. François Mitterrand, honoré ces jours-ci par François Hollande, a quant à lui défendu une politique du franc fort.

François Hollande doit donc prendre des risques. L’Elysée affirmait ces jours-ci qu’ »on va voir ce qu’on va voir ». On parle de déverrouiller la durée hebdomadaire du travail, d’assouplir le système des heures supplémentaires. Ces mesures n’ont rien de révolutionnaire, tandis que la loi Macron 2, annoncée comme le gros coup de booster à l’économie française, a du plomb dans l’aile : elle est désormais évoquée au conditionnel à l’Elysée.

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Commentaires

GAILLARD  •                          pourquoi ne l’a-t-il pas fait dès son arrivée au pouvoir ??

  • Vengeur À La Cape  •           Aller, c’est parti pour un bel enfumage en vue des élections de 2017 !
    hollandouille va trouver le moyen d’inverser la courbe à grand coups de subventions et d’aides, comme savent si bien le faire les socialopes !
    ensuite, bim, ça va dégringoler en plus d’avoir exploser le déficit !!!!
  • HORUS  •                                Encore deux milliards pour des prunes!! alors que le plus simplet des Français a compris que le blèm n’était pas là, que c’est une histoire de charges. Et encore des milliards pour les formations, pourquoi faire?? y’a pas de travail alors pourquoi injecter des finances dans ce gouffre???les jeunes diplômés ne trouvent pas de travail et ils sont formés, doivent ils de nouveaux être formé?? Alors que fait l’éducation Nationale??? Faut virer tous ces énarques qui sont à coté de la plaque, on marche sur la tête, rien que des incompétents et ça doit vous donner envie de voter??
  • pol  •                                      Moi j’ai un piège à chômeurs, un piège tabou, un joujou extra, qui fait crac, boum, hu!
  • Guy  •                                     Il ressort cela à moins de 18 mois des élections. Il va sans doute par ce stratagème inverser provisoirement la courbe du chômage. Les résultats de son plan (négatifs ou positifs) ne seront pas connus à ce moment là et ils brailleront alors partout que leur politique a réussi. Si leur plan réussi et même si les résultats sont négatifs, il sera trop tard, François sera de nouveau là pour 5 ans.
    Belle manœuvre qui n’a qu’un but, masquer ses échecs.
  • fred  •                                    Bidouillage de chiffres en vue des élections… il dit bien qu’il va retirer 500 000 personnes de la liste des chômeurs, pour les mettre sur une autre liste: celle des chercheurs d’emploi! Tout cela avec l’argent du contribuable: c’est pas cher, c’est l’état qui paye!
    Du même genre que le fait de ne plus créer « d’impôts » nouveaux! Il crée des taxes, des contributions des redevances nouvelles!
    Cet incapable nous prend vraiment pour des imbéciles! Albertoche  •                     bla/bla……prés électoral…….une improvisation …une rustine…..
  • mimi  •                                Hollande jongle avec les milliards, mais la France a déjà une dette de : 2.100 milliards d’€ et qui augmente de 2665 € CHAQUE SECONDE !!!
    A vérifiez sur le site : « Compteur dette française ».
    L’avenir des générations futures, il s’en tape le coquillard le joufflu lubrique !!!
    Au secours !!! Français réveillez-vous au moins pour les jeunes !!!
    Dennis  •                                financé par des économies? quelles économies? les nôtres?
    URANIE  •                            « Lors de ses voeux (…) FH a par ailleurs confirmé que les indemnités de licenciement décidées par les prud’hommes seraient plafonnées, avec un barème lié à l’ancienneté du salarié ». ; le voilà le paragraphe important inséré juste en début d’article pour qu’on l’oublie rapidement puisque le pavé derrière n’en finit pas. d’ailleurs je me taille d’ici

Robert BIGEAT                         Le problème d’Hollande, ce n’est pas qu’il se déclare « de gauche », il y a pire, non, c’est tout simplement qu’il est énarque, donc nul. L’incommensurabilité de la nullité des énarques, n’a plus besoin d’être démontrée, Hollande, tout autant que son ex compagne, hélas énarque tout comme lui, s’en sont largement chargés depuis mai 2012. Là où l’énarque passe, l’emploi trépasse. C’est l’absence d’énarques qui explique le mieux au final, les meilleures performances économiques de nos voisins.

 

 Cynique du Bon Sens et Raison       Je crois qu’en parler, c’est déjà s’arroger une part de ridicule : mieux vaut ne pas développer.

 alain bouley                      Pourquoi cette dérive de la performance économique et sociale depuis 35 ans, les années Mitterrand ? Le GPS français est déréglé, les Allemands, les Britanniques, les Suédois, les Canadiens vont mieux . Pourquoi ? Ils ont injecté une dose de libéralisme et quelques réformes structurelles.

Guignol du Luco                        Hollande et le plan de la dernière chance c’est un peu Guignol. On sait que c’est pas vrai mais on doit quand même crier très fort… Bon courage car tout le monde voit clair dans son jeu…

Jean-David Cournilloux       Son adversaire est la finance mais aujourd’hui on voit déjà qui a gagner.

Frédéric Diaz                         Encore de la poudre aux yeux pour cacher son échec. J’ai voté pour lui, plus jamais. Quant à son prédécesseur, même échec. S’ils avaient un tant soit peu d’honneur, ils ne se représenteraient pas. Dans une entreprise, il y a longtemps qu’ils auraient été virés. Et après cela, on pense pouvoir restaurer le civisme et la moralité par des cours à l’école ?

Alan Kin ·                                oui ce quinquennat s’est déroulé ainsi, 1/3 pour faire des âneries, 1/3 pour les constater, 1/3 pour les corriger..au final on est pires qu’avant.

le coup des 2000E est une stupidité de plus. sur 2 ans. Bayrou a proposé depuis longtemps un emploi sans charge, c’est plus pérenne et au moins il n’y a pas à faire de paperasses pour toucher le chèque.
sachant que le chèque ne vaut que jusqu’à 1,3 smic mais par pour 1,31..Lol.
c’est un enfer. notamment pour le patron qui attendra que la mesure soit votée pour embaucher qqun qu’il avait prévu d’embaucher avant, avec du regret pour les autres de l’avoir fait avant.ReLol.

Homme de Boutx                     Il est urgent de réagir avant la dernière phase d’augmentation de l’âge de la retraite de 61 ans et 7 mois à 62 ans pour la génération 55 – encore 350 000 chômeurs à fin 2016 ! Il est urgent de réagir en gardant les entreprises et en faisant revenir celles qui sont parties : la solution doit être radicale : une augmentation massive de la TVA, SEULE FRONTIERE RESIDUELLE et une baisse tout aussi massive des charges sociales et autres taxes paralysant l’entreprise Française, souvent plus la petite que la grande !

christiffany–                                dernière chance pour quoi ? Les gens même si le chômage devait baisser savent très bien que ce sera par un tour de passe-passe Perso j’ai une très mauvaise opinion d’hollande qui ne changera pas d’un iota, baisse ou pas du chômage

  • deanu–                                N’oublions pas : « Mon adversaire, c’est le monde de la finance » François 2 en janvier 2012 au Bourget. C’était tout un programme pour être élu, on en voit le résultat.

 

Etat de droit(s)?!!

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UNTITL~1

Quinze interpellations lors d’une opération de police à Moirans, trois mois après les émeutes

Le Monde.fr avec AFPDes véhicules brûlés évacués à Moirans, le 21 octobre 2015.

La gendarmerie a lancé, lundi 18 janvier au matin, une brève opération autour d’un camp de gens du voyage à Moirans (Isère), dans le cadre de l’enquête sur les violences qui avaient éclaté dans la ville au mois d’octobre. Des dizaines de personnes issues de la communauté des gens du voyage avaient alors bloqué la gare de la ville et incendié des véhicules, exigeant par la force la sortie temporaire de prison d’un homme afin qu’il puisse assister aux obsèques de son frère mort au volant d’une voiture volée après avoir commis un cambriolage.

Quinze personnes ont été interpellées lundi – dont la mère du détenu en question – dans le cadre de cette opération policière, lors de laquelle 300 gendarmes ont été déployés et qui a débuté aux alentours de 6 heures, dans cette ville située à une vingtaine de kilomètres de Grenoble. Au total, 20 suspects étaient recherchés par les forces de l’ordre. Une partie des personnes interpellées ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage.

Les auditions commenceront « dès que possible », a indiqué le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat. Les principaux suspects ont été arrêtés, a-t-il ajouté, précisant que « les perquisitions ont permis de saisir certains objets intéressant l’enquête ».

Lire aussi : Emeute à Moirans après une permission de sortir refusée

« La justice, l’Etat sont au rendez-vous »

Lors de cet épisode de violence, qui n’avait fait aucun blessé, une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant ainsi la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d’heures, tandis que la gare et un restaurant
avaient été mis à sac. Le parquet de Grenoble avait ouvert une information judiciaire contre X, et dix-huit plaintes avaient été déposées pour vols en réunion, destructions en réunion et destructions par incendie.

Le procureur de la République de Grenoble, avait toutefois reconnu que l’enquête serait « difficile », car la plupart des émeutiers étaient cagoulés et portaient des gants. Mais plusieurs émeutiers avaient pu être « photographiés ou vus avant qu’ils ne soient cagoulés », et « certains étaient déjà fichés ». Les gendarmes ont exploité également des éléments d’ADN, parmi d’autres moyens d’investigation.

Ces violences étaient intervenues moins de deux mois après un blocage spectaculaire de l’autoroute A1 par des gens du voyage à Roye (Somme) à la fin août et les critiques avaient fusé à l’encontre du gouvernement, accusé de laxisme en l’absence d’arrestations. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, s’était rendu à Moirans au lendemain des émeutes et le premier ministre, Manuel Valls, y avait affirmé le 6 novembre que leurs auteurs ne bénéficieraient d’« aucune impunité ».

« Fermeté républicaine à Moirans : la justice, l’Etat sont au rendez-vous », s’est félicité lundi le premier ministre, Manuel Valls, sur Twitter.

Violences à Moirans en octobre: opération en cours, 15 interpellés

Au total, 20 suspects sont recherchés par les forces de l’ordre et cinq étaient donc encore dans la nature. Une partie des personnes interpellées ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage.

Les auditions commenceront « dès que possible », a indiqué à l’AFP le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat. Les principaux suspects ont été arrêtés, a-t-il ajouté. « Les perquisitions ont permis de saisir certains objets intéressant l’enquête », a-t-il poursuivi.

Les violences de Moirans avaient eu un fort retentissement, le gouvernement étant accusé de laxisme après une série d’incidents du même ordre.

L’opération, révélée par la chaîne iTÉLÉ, a démarré vers 06H00 dans un camp de gens du voyage situé en contrebas de la gare de Moirans et dans une cité de cette commune de 8.000 habitants située à une vingtaine de kilomètres de Grenoble.

L’ambiance était calme aux abords du site vers 08H00, selon un journaliste de l’AFP. Deux fourgons de gendarmerie en bloquaient les accès à environ 200 mètres de la gare, fréquentée normalement. Aucun signe de tension n’était apparent.

Cette intervention se déroule dans le cadre d’une information judiciaire contre X ouverte le 12 novembre par le parquet de Grenoble. Le procureur Coquillat avait indiqué à l’époque qu’une partie des suspects avait été identifiée et qu’il s’agissait désormais « de déterminer qui a fait quoi ».

Selon le magistrat, plusieurs émeutiers avaient pu être « photographiés ou vus avant qu’ils ne soient cagoulés », ce qui a d’autant plus facilité l’enquête que « certains étaient déjà fichés ». Les gendarmes ont exploité également des éléments d’ADN, parmi d’autres moyens d’investigation.

– Voitures incendiées, gare mise à sac –

Environ 300 gendarmes issus d’escadrons de gendarmerie mobile et du groupement de l’Isère participaient à l’opération codirigée par la section de recherches de Grenoble et le groupement départemental.

Le 20 octobre, une cinquantaine de gens du voyage installés dans un campement de Moirans s’étaient livrés à des violences spectaculaires.

Elles n’avaient fait aucun blessé mais une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant ainsi la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d’heures, tandis que la gare et un restaurant avaient été mis à sac.

Les émeutiers réclamaient alors qu’un détenu de 24 ans, membre de leur communauté, puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d’une voiture volée après avoir commis un cambriolage.

La mère du détenu en question fait partie des personnes interpellées.

Ces violences étaient intervenues moins de deux mois après un blocage spectaculaire de l’autoroute A1 par des gens du voyage à Roye (Somme) à la fin août et les critiques avaient fusé à l’encontre du gouvernement, accusé de laxisme en l’absence d’arrestations.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’était rendu à Moirans au lendemain des émeutes et le Premier ministre Manuel Valls y avait affirmé le 6 novembre que leurs auteurs ne bénéficieraient d' »aucune impunité ». « La justice, l’Etat sont au rendez-vous », a commenté M. Valls dans un tweet lundi matin tandis que M. Cazeneuve devait se rendre à Grenoble en fin de journée selon la préfecture.

Dans la Somme, douze personnes ont été arrêtées pour les violences commises à Roye le 31 août. Elles doivent comparaître devant le tribunal correctionnel d’Amiens les 4 et 5 février.

Quinze interpellations à Moirans (Isère) trois mois après les émeutes de gens du voyage

MOIRANS EMEUTES

MOIRANS – Quinze personnes ont été interpellées lors d’une vaste opération menée lundi 18 janvier à l’aube par 300 gendarmes autour d’un camp de gens du voyage à Moirans (Isère), où des violences avaient été commises en octobre, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Au total, 20 suspects sont recherchés par les forces de l’ordre et cinq étaient donc encore dans la nature. Une partie des interpellés ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage. Les auditions commenceront « dès que possible », a indiqué à l’AFP le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat. Les principaux suspects ont été arrêtés, a-t-il ajouté. « Les perquisitions ont permis de saisir certains objets intéressant l’enquête », a-t-il poursuivi.

L’opération a démarré vers 06H00, notamment dans un camp de gens du voyage situé en contrebas de la gare de Moirans, précise la chaîne iTÉLÉ qui a révélé l’information. Elle se déroule dans le cadre d’une information judiciaire contre X ouverte le 12 novembre par le parquet de Grenoble.

« Aucune impunité », avait promis Manuel Valls

Le 20 octobre, une cinquantaine de gens du voyage installés dans un campement à Moirans, une commune de 8000 habitants, s’étaient livrés à des violences spectaculaires. Ils réclamaient qu’un détenu de 24 ans puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d’une voiture volée après avoir commis un cambriolage.

Les violences n’avaient fait aucun blessé mais plusieurs véhicules avaient été incendiés, tandis que la gare de Moirans et un restaurant avaient été mis à sac. Ces violences, intervenues après un blocage spectaculaire de l’autoroute A1 par des gens du voyage à Roye (Somme) à la fin août, avaient eu un fort retentissement, le gouvernement étant accusé de laxisme face à ces incidents.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’était rendu à Moirans au lendemain des violences et le premier ministre Manuel Valls y avait affirmé le 6 novembre que leurs auteurs ne bénéficieraient d' »aucune impunité ». « Fermeté républicaine à Moirans : la justice, l’État sont au rendez-vous », a tweeté le chef du gouvernement lundi matin:

Lire aussi :

» A Moirans, les obsèques se sont déroulées dans un calme précaire

» Après Moirans, Sarkozy évoque (encore) la chienlit

» Des gens du voyage provoquent de violents incidents à Moirans

Enquête sur les émeutes à Moirans, 14 interpellations

LYON (Reuters) – Une vaste opération de gendarmerie a été menée lundi matin dans un campement de gens du voyage à Moirans, près de Grenoble, dans le cadre de l’enquête sur les violentes émeutes urbaines qui avaient enflammé la commune le 20 octobre dernier.

Le parquet de Grenoble a indiqué que cette opération avait entraîné quatorze interpellations et la saisie d’éléments susceptibles de faire avancer l’enquête.

Des personnes issues du campement avaient tenté d’obtenir par la force la sortie d’un des leurs de prison pour assister à l’enterrement de son frère décédé dans un accident à bord d’une voiture volée. Trente-cinq voitures avaient été incendiées et la voie ferrée entre Grenoble et Lyon fermée, annulant le passage d’une centaine de trains.

La mère du jeune décédé fait partie des personnes interpellées lundi matin.

Moirans : 15 interpellations lors d’un vaste coup de filet

Pour le Premier ministre Manuel Valls, l’opération de ce lundi dans le camp des gens du voyage montre que la justice et l’État sont « au rendez-vous ».

Source AFP Le Point.fr

Une vaste opération de gendarmerie a visé à retrouver les auteurs d'actes de vandalisme à Moirans. 
Une vaste opération de gendarmerie a visé à retrouver les auteurs d’actes de vandalisme à Moirans.  © AFP/ PHILIPPE DESMAZES
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Commentaires

mimi  •                                    Quand les Français partent en vacances en caravanes, ils paient leurs séjours dans les campings…
Quand les manouches se baladent partout en France, ce sont aux Français de payer leurs « campings »… l’eau, l’électricité et la remise en état des terrains après leurs départs…
Perso, j’en ai RAS-LE-BOL de payer pour des communautés qui ne souhaitent ni s’assimiler, ni s’intégrer et qui ne respectent pas la loi !!!

  • jean  •                            heureusement qu’il y a les gens du voyage pour faire baisser les statistiques du nombre de musulmans en prison en France, et dire qu’il y en a pour les défendre…
  • patricia  •                   Il est temps de remettre de l’ordre dans tout ça. C’est un comble que ces gens accueillis chez nous à nos frais revendiquent au nom de leur liberté. Mon fils a été battu à mort et violé par trois d’entre eux et la police n’a pas voulu prendre la plainte. Quand est-ce que la république va retrouver son courage de faire respecter les citoyens au lieu de se mettre à genou devant la racaille.
  • L  •                                  Interpeller, c’est une chose.Combien vont être condamnés?
    Et combien à des peines fermes ?? Aucun, sans doute. Comme toujours, on met en avant le nombre d’interpellations ou le nombre de gardes à vue.
    Et , au final, …. rien !!!
    math  •                          Voilà, ça prend du temps une enquête, mais ça finit par aboutir. Reste maintenant le volet judiciaire à mettre en œuvre. Il est recommandable de placer les présumés coupables en préventive afin d’éviter qu’ils disparaissent.
    fred  •                            je soutiens les gens du voyage. Ils ont leur mode de vie et ne font pas de mal. Je pense que beaucoup de communes n’ont pas d’aire de stationnement pour eux. après il y a des pourris et des voyous chez eux comme de partout

bon sens  •                              Il suffit que le ministère de la justice donne l’ordre aux journalistes et la vérité apparaît soudainement.
Les titres racoleurs étaient. » Honteuse intervention de la police, on aurait pu faire une exception, pour ce simple accident de la route.  » pas une fois le mot  » cambriolage » n’a été prononcé, seul le véhicule volé a paru le lendemain des dégradations sur quelques médias ( surement pas la télévision).
Voyez l’état de la dictature et censure sur l’information en France , surtout BFMTV et Itélélé

patrick  •                                  oeil pour oeil, ils brulent les voitures on brule leurs caravanes
  • markus  •                      dehors des demain !!!
  • Djamila Soltani  •      C’était juste une battue administrative organisée par les services de la gendarmerie de Moirans…
  • dominique  •                 Il faut avoir la volonté politique de virer tous les bons à rien du pays ! la patience des Français est à bout !
  • ooooooo  •                    13 interpellations, 13 remises en liberté!…. Il aurait été plus simple et moins onéreux certainement de les arrêter le jour de leur manifs! Mais bon….. on ne touche pas aux gens du voyages…. on les laisse manifester…. ce ne sont pas des agriculteurs, des  » Air France « …..
  • Alain  •                          les caravaneux faisaient moins les fiers autrefois…..
  • WIFIS  •                         A quoi bon arrêter ces personnages …ils sont relâchés ensuite..pour recommencer ailleurs.
    tribbe  •                        aucune pitié pour cette racaille
    Mousse  •                     ah enfin !! et ceux qui ont bloqué l’autoroute A1 cet été ? c’en est où ? car il ne faut pas oublier que c’est ce premier laxisme des autorités appuyées par hollande (qui était venu dire face aux caméras qu’il comprenait la souffrance des gens du voyage) que le sentiment d’impunité a été conforté chez eux !! l’état de droit doit être défendu bec et ongles contre ceux qui veulent le remettre en cause par leur manière de vivre selon leurs propres lois ! les communautés doivent se plier aux lois de la république !! encore un effort pour ceux de l’A1 !!

Artémus Gordon              « Une partie des personnes interpellées ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage. » Ce qui veut que des « individus » ne faisant pas partie de cette communauté vivaient dans ce camp ? Moi qui pensais que les gens du voyage ne vivaient qu’entre eux, je suis un peu surpris. Ou peut-être est-ce une information erronée afin d’éviter le blocage inexorable des autoroutes et gares ferroviaires de France et de Navarre par quelques énergumènes hors la loi …

Hannibal LECTEUR         Il y a violence & violence … Condamner à la pauvreté des salariés comme à Air France, c’est bien. Déshabiller un DRH, c’est mal. Séquestrer quelques cadres, c’est (très) mal. Mettre à sac une TG en Bretagne, c’est bien. Barrer une autoroute ou une voie SNCF, c’est mal. Saccager des portiques en portant un bonnet rouge, c’est bien. Etc., etc., etc. Les juges feront le tri ?

marie                                pas faux ; les agriculteurs peuvent se permettre beaucoup de chose avec nos impôts puisque les contribuables paient leur salaire et leurs dégâts.

pepère                              ils vont être contents du voyage les gens !

Ploukistanais                Ils ont leur carte de la FNSEA au moins ?

Ah Bon                            Malgré les efforts de forces de l’ordre ils seront vite relâchés car ils n’avoueront pas et il n’y a pas de preuves: casqués et gantés rien ne peut leur être imputé. Ainsi va l’ordre en France où une poignée de gens violents impose sa loi malgré pléthore de policiers. La lâcheté du pouvoir est toujours la seule réponse face aux gens violents. Les gens pacifiques eux se font gazer et matraquer s’ils dérangent.

Hélas                                  Il y a des cas où la police ne peut pas grand chose…. et pas uniquement dans le monde des manifestations de rue. Est ce la faute d’une certaine lâcheté du pouvoir ou des limites que connait toute action ? Seul les faut-qu’on y-a qu’à connaissent la réponse. Mais cela n’est rien, hélas, comparé à la violence financière encore mieux cachée : les 62 personnes les plus riches possèdent autant que 3,5 milliards d’êtres humains ! Mais ceux là on les envie.

Emmanuel Boo              Il y avait le point Godwin, désormais tout débat peut être clos par le point 62 qui abolit toute nécessité de réfléchir

NonMais                         OK Hélas, donc comme 62 personnes détiennent les plus grosses fortunes, on ne va rien faire contre les quelques voyous qui pourrissent la vie de la moyenne des gens qui entretiennent les routes, les voies ferrées, les gares et les parkings avec leurs impôts, en bref ceux qu’on appelle les cochons de payeurs, car les voyous ne sont jamais que des victimes de la société du grand capital

Mario                             Puis-je vous rappeler que l’aveu n’est pas une preuve ? Que proposez-vous comme attitude courageuse : condamner sans preuve ?

beirer                              Tout s’arrange. Il parait que les propriétaire des voitures et du restaurant qui ont été incendiés recevront en dédommagement une compil des Gypsi-King

  • Incrédule42            A quoi servent ces commentaires? J’en ai posté 2 il y a plus d’une heure et ils n’apparaissent pas. Pourtant aucune insulte ni vulgarité ni propos répréhensibles. Censure??

    Fredfox                      Événements intolérables! Les CRS les ont regardés brûler et casser sans intervenir!!! Ce qui est intolérable c’est de laisser faire. La FRANCE EST UN PAYS DE DROIT et de devoirs…Que la Police fasse son travail, que les maires assument leurs responsabilités et que les politiques s’en greffent rapidement une paire…La grande lessive, VITE!
    Forban78                       Et alors ? C’est la suite que l’on attend depuis 4 mois ! Coup de com comme d’hab !
    plus de violence            Pourquoi ces gens sont-ils protégés ? ET par qui ? ?

    Mise en scène médiatique 3 mois après, alors qu’il suffisait de les arrêter pendant les émeutes.
    Cela comme le reste CACHE QUOI ?

    Placardisé                      Les gens du voyage… Ça voyage…

    C’est sur qu’une rafle 3 mois après sur un groupe d’individus qui font trois fois le tour de France par mois, si c’est pas juste de la com… Je me fais moine… Ils sont vraiment forts au gouvernement. Je suis prêt à parier que demain tout le monde est dehors. Oui une fois encore les princes qui nous gouvernent sont au rendez-vous… Médiatique.

    Drapeau                        Intervention uniquement pour apaiser le mécontentement des Français.

    Dire qu’il a fallu attendre 4 mois pour que Mrs Valls et Cazeneuve décident une intervention contre ces voyous.
    Il semble que cette démonstration de force et de fermeté n’ait été décidé que pour apaiser le mécontentement de l’opinion publique.
    Y aura t-il des sanctions, rien n’est moins sûr ?

    Tony                               Et…Et l’enquête pour savoir qui a décidé de ne pas agir en août et octobre, elle avance ?

    J’attends avec impatience de savoir qui sera puni pour avoir laissé faire.
    Mais je rêve. Nos fonctionnaires, au plus haut niveau, sont habitués à ne pas faire ce pour quoi ils sont bien payés et sans craindre d’être punis. Ils ne sont plus responsables de grand chose. La France se liquéfie doucement.

    Pasidouqueca             Un mot d’ordre

    Dehors ! Et s’il manque des volontaires pour encadrer bien volontiers de participer

    Chaudevant                 C’est surtout « la presse » qui est au rendez-vous… De cette opération de com téléphonée.

    Mais bon, c’est mieux que rien.
    Et comme dit Enolane 11 : 04, la justice n’a pas encore fait son oeuvre de démolition.

    philippe nivet               ! ?Hum, bizarre, quatre mois après… Et puis… !?

    pafoufou                           Si on vous disait qui finance les caravanes, autos…

    Allo l’USSAF ?
    Zut ! Déjà en pause…

    Skyrunnernumber1         Poudre aux yeux

    Démonstration de force, amis au final, combien seront inculpés et surtout condamnés et à quoi. J’attends de voir, mais je parie que çà ne va pas faire lourd, si çà fait quelque chose, d’ailleurs.
    Pour moi cette opération, ce n’est que de l’enfumage médiatique et rien d’autre.

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