Taubira valse

Laisser un commentaire

iesonia.coco.fr-2797

L’Elysée annonce la démission de Christiane Taubira

La ministre de la Justice Christiane Taubira quitte ses fonctions, annonce l’Elysée ce mercredi. Elle est remplacée par le député PS et président de la Commission des Lois Jean-Jacques Urvoas.

 

 09h45 – Très vite, les politiques, tous bords confondus, n’ont pas tardé de réagir à la nouvelle, comme la députée européenne Europe Ecologie

Ou Eric Ciotti, secrétaire général adjoint du parti Les Républicains, député et président du département des Alpes Maritimes

Le numéro 2 du Front national, Florian Philippot, ne cache pas sa joie

Christian Estrosi (LR), président de la région PACA, s’est lui aussi exprimé sur Twitter

L’ancien ministre de la Défense Hervé Morin (Centre), actuel président de la région Normandie, semble lui aussi faire partie de ceux que cette démission ne dérange pas vraiment

09h38 – Christiane Taubira a choisi Twitter pour s’exprimer sur son départ

09h20Jean-Jacques Urvoas nouveau ministre de la Justice

L’Elysée a fait savoir, ce mercredi matin, que Christiane Taubira quitte ses fonctions de ministre de la Justice. Dans la matinée,  l’ancienne garde ces sceaux a remis sa démission au président de la République.

Dans un communiqué, l’Elysée explique que Christiane Taubira et François Hollande « ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en Commission des Lois ». Christiane Taubira n’avait rien caché, ces derniers temps, de sa réticence à l’égard du projet de déchéance de nationalité mis en oeuvre par le gouvernement.

Elle est remplacée à son poste par le député PS et président de la Commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas.

Son action saluée par François Hollande

Le Président a tenu à exprimer à Christiane Taubira « sa reconnaissance pour son action ». Le communiqué précise encore qu’elle aura « mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et enjoué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous ».

ImageProxy.mvc

Christiane Taubira démissionne, Jean-Jacques Urvoas la remplace

PARIS (Reuters) – La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a remis mercredi sa démission à François Hollande qui a nommé Jean-Jacques Urvoas pour la remplacer, a annoncé la présidence de la République.

Président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, le député socialiste du Finistère est un proche du Premier ministre, Manuel Valls.

« Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l’éthique et au droit », a expliqué sur Twitter Christiane Taubira, opposée au projet du chef de l’Etat de déchoir de leur nationalité des personnes condamnées pour des actes terroristes.

Elle a ajouté être « fière » et déclaré que « la Justice a gagné en solidité et en vitalité. Comme celles et ceux qui s’y dévouent chaque jour, je la rêve invaincue ».

François Hollande et Christiane Taubira « ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en commission des lois », a expliqué l’Elysée dans son communiqué.

Manuel Valls, qui s’exprimera devant cette commission sur le projet de déchéance de la nationalité, qui divise la gauche, a promis de faire des propositions pour assurer « le rassemblement le plus large ».

« Le président de la République a exprimé à Christiane Taubira sa reconnaissance pour son action. Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous », poursuit le communiqué de l’Elysée.

Le vice-président du Front national, Florian Philippot, s’est réjoui de son départ.

« C’est une très bonne nouvelle. C’était la pire ministre de la Justice que la Ve République ait jamais connue », a-t-il dit sur RTL. « Tant mieux pour la France, tant mieux pour les Français. »

Trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel doivent être nommés dans les prochaines semaines, un par le président de la République, un par le président du Sénat et un par le président de l’Assemblée nationale, et le nom de Christiane Taubira a été cité parmi les prétendants.

Démission de Taubira : « Parfois résister c’est partir »

Le Monde.frChristiane Taubira s’était publiquement opposée à plusieurs reprises à la réforme constitutionnelle de la déchéance de nationalité.

Fin de partie pour Christiane Taubira. Le président de la République, François Hollande, et la ministre de la justice, Christiane Taubira, « ont convenu de la nécessité de mettre fin [aux] fonctions [de Mme Taubira] au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en commission des lois », écrit l’Elysée dans un communiqué, mercredi 27 janvier.

Jean-Jacques Urvoas (56 ans), actuel président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, a été nommé en remplacement de la garde des sceaux. Proche de Manuel Valls, M. Urvoas était chargé d’une mission pour trouver une solution à la réforme constitutionnelle de la déchéance de nationalité. Il est lui-même remplacé par Dominique Raimbourg, vice-président (PS) de la commission des lois, nommé rapporteur du projet de loi constitutionnelle.

Christiane Taubira s’est publiquement opposée à plusieurs reprises et encore récemment à ce projet porté par le chef de l’Etat de déchéance de la nationalité des personnes condamnées pour des actes terroristes.

« Parfois résister c’est partir »

« Le président de la République a exprimé à Christiane Taubira, sa reconnaissance pour son action. Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la justice et joué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous », poursuit le communiqué de la présidence.

« Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l’éthique et au droit », a écrit Mme Taubira sur son compte Twitter.

L’ex-députée de la Guyane s’est dite « fière » de son action Place Vendôme depuis 2012. Mme Taubira aura notamment fait adopter au Parlement la loi ouvrant le mariage aux homosexuels. « La justice a gagné en solidité et en vitalité. Comme celles et ceux qui s’y dévouent chaque jour, je la rêve invaincue », écrit-elle.

Valls devant la commission des lois

Manuel Valls doit défendre mercredi matin devant la commission des lois de l’Assemblée la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande après les attentats de novembre.

Celle-ci prévoit la constitutionnalisation de l’état d’urgence décrété le 13 novembre, et dont l’exécutif envisage la prolongation pour trois mois, et l’inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français et condamnés pour crime terroriste. Ce dernier point suscite une forte opposition, notamment à gauche, et l’exécutif envisage de retirer la référence à la binationalité du projet de loi constitutionnelle.

Démission de Christiane Taubira remplacée au ministère de la Justice par Jean-Jacques Urvoas

CHRISTIANE TAUBIRA

POLITIQUE – On n’attendait pas la nouvelle aujourd’hui. Christiane Taubira a remis sa démission du gouvernement a François Hollande mercredi 27 janvier. Le chef de l’Etat l’a acceptée.

A sa place, le président de la République a nommé Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère qui était chargé depuis plusieurs jours de trouver une porte de sortie sur la déchéance de nationalité.

L’intéressée a justifié son départ dans la foulée en postant deux tweets. Le second laisse entendre que la question de la déchéance n’est pas étrangère à la décision de l’ex-Garde des Sceaux qui n’a cessé de dire son opposition à la mesure.

François Hollande a confirmé cette hypothèse. « Ils ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en Commission des Lois », peut-on lire dans un communiqué de l’Elysée.

Le chef de l’Etat a exprimé « sa reconnaissance pour son action ». Au premier titre, il a bien évidemment cité « l’adoption du mariage pour tous », que Christiane Taubira aura défendu durant la première année du quinquennat.

• Urvoas, le « Harry Potter » de l’Assemblée, peut-il réconcilier le PS sur la déchéance?

• Toutes les couleuvres que Christiane Taubira a dû avaler depuis 2012

Christiane Taubira démissionne du gouvernement, Jean-Jacques Urvoas la remplace au ministère de la Justice

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a remis sa démission au président de la République, mercredi 27 janvier. « Ils ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale », précise l’Elysée dans un communiqué. François Hollande a nommé Jean-Jeacques Urvoas au poste de garde des Sceaux.

« Parfois résister, c’est partir »

« Le président de la République a exprimé à Christiane Taubira, sa reconnaissance pour son action, poursuit l’Elysée. Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous. »

La garde des Sceaux a réagi sur Twitter, peu après l’annonce de sa démission par l’Elysée. « Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous », explique-t-elle.

Plusieurs personnalités politiques ont réagi à la démission de la ministre de la Justice. A gauche, le frondeur Laurent Baumel a rendu « hommage à Christine Taubira, qui choisit la fidélité à ses convictions plutôt qu’à des hommes ». La députée Karine Berger a, elle, salué « une garde des Sceaux qui a marqué du sceau de l’intelligence et des valeurs ces trois années et demi d’action. »

8649

Christiane Taubira en 4 ans de polémiques

Rarement une ministre de la Ve République aura suscité autant de haine. La garde des Sceaux démissionne et laisse derrière elle un bilan très mitigé.

Le Syndicat de la magistrature avait son mur des cons. Depuis quatre ans, la droite avait accroché sur le sien une seule et même cible : Christiane Taubira. En mai 2012, alors que la ministre de la Justice vient tout juste de prendre ses fonctions, les réseaux sociaux relaient des propos qu’elle aurait tenus sur RFI selon lesquels « brûler des drapeaux français » est un « geste de liesse pardonnable ». La réacosphère s’enflamme, l’UMP des Bouches-du-Rhône publie un communiqué, le député LR Jean-Frédéric Poisson va jusqu’à interpeller la ministre en commission des Lois. L’information est une intox totale – aucun drapeau n’a jamais été brûlé en mai 2012 –, mais qu’importe, le ton est donné : tout est désormais permis pour saper la crédibilité de la garde des Sceaux. La suite n’est qu’une longue polémique.

Parce qu’elle est une femme, Noire qui plus est, et qu’elle n’a pas la langue dans sa poche, Christiane Taubira attire comme un aimant tous les identitaires et racistes de la Toile. Sur Facebook, quelques élus de la République s’illustrent par des commentaires injurieux : « Qu’elle retourne dans sa brousse », « Elle vient de Cayenne, là où il y avait le bagne, qu’elle reparte là-bas vu qu’elle a toujours détesté la France », peut-on lire. Avec une mauvaise foi criante, la droite accuse la ministre de tous les maux : laxisme, volonté de vider les prisons, désamour pour les victimes. En mai 2014, ses détracteurs l’accusent de ne pas avoir chanté la Marseillaise lors d’une cérémonie officielle et réclament sa tête. La droite la réclame tant et si bien que, sur les réseaux sociaux, le hashtag #TaubiraDémission devient une blague pour moquer Les Républicains.

Taubira inaudible

Mais Taubira a le cuir épais et la repartie facile. Un jour, alors qu’Éric Ciotti s’en prend une nouvelle fois à elle, la ministre fait rire toute l’Assemblée : « Si c’était du temps de ma fringante jeunesse, j’aurais supposé un sentiment contrarié ! » lui lance-t-elle. Avant d’ajouter : « Cet hémicycle tout entier a déjà constaté à quel point je vous obsède ! » Elle est comme ça, Taubira : provocatrice, brillante, brutale. À gauche, elle devient rapidement une icône. Aussi l’envoie-t-on défendre au Parlement le mariage pour tous, seule vraie réforme sociale du quinquennat Hollande. Elle le fait avec brio, lors de superbes joutes oratoires. Elle ne ménage pas son staff. Épuisés, ses conseillers se succèdent à son cabinet. Elle se fait de nouveaux ennemis, de la Manif pour tous aux conservateurs, en passant par les plus libéraux de son gouvernement qui ne supportent plus son ton de parole. Mais Christiane Taubira se sait devenue un poids lourd. François Hollande a besoin d’elle pour se rallier l’aile gauche du PS, à qui il tourne de plus en plus le dos.

À l’été 2013, c’est la fracture. Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, s’oppose frontalement à la garde des Sceaux sur sa réforme pénale. Il gagne son arbitrage. La révolution promise n’a pas lieu, la réforme accouche d’une souris. Christiane Taubira avait pourtant une vraie vision et avait mûri son projet. Après des mois de concertations, elle avait presque fait comprendre à son camp ce que la droite n’avait jamais voulu s’avouer : que la prison favorisait la récidive. Il fallait dès lors repenser la peine, impliquer la société tout entière dans la réinsertion des condamnés, mieux préparer les détenus à leur liberté retrouvée. L’opposition parle d’« angélisme », d’« idéologie », de « dogmatisme ». Les attentats font le reste. Dans le discours public, les politiques ne font plus l’effort de faire la différence entre petits voyous et terroristes. Tout est mis dans le même panier. On fait des raccourcis hâtifs entre délinquance et criminalité. Le changement de dogme n’a pas lieu. Aux lois censées simplifier la procédure pénale et garantir les libertés individuelles répondent des lois ultra-sécuritaires qui portent atteinte à ces mêmes libertés. Christiane Taubira est devenue inaudible.

Toutes les professions juridiques en grève

Pis, la ministre exprime ses convictions personnelles, en contradiction avec les positions de son Premier ministre, mais souhaite toutefois rester dans son équipe. Exemple le plus criant : la déchéance de nationalité. L’opposition, comme à son habitude, s’époumone et dénonce une entorse intolérable à la solidarité gouvernementale. Mais cette fois-ci le malaise est également perceptible au PS. Christiane Taubira est-elle devenue cette caution de gauche dont la presse parle tant, capable de porter haut ses valeurs, mais incapable d’influer sur l’exécutif ? Animal politique devenu symbole.

Pendant ces quatre ans, toutes les professions juridiques, ou presque, se sont mises en grève. Les notaires contre la loi Macron sur les professions réglementées ; les huissiers contre le projet de justice du XXIe siècle ; les juges, le personnel pénitentiaire et les Spip contre le manque latent de moyens ; les avocats contre la réforme du financement de l’aide juridictionnelle. En 2013 – au nom de l’égalité de tous devant la justice –, la ministre avait supprimé le droit de timbre de 35 euros dont les justiciables devaient s’acquitter pour avoir accès aux tribunaux. Deux ans plus tard, elle s’était révélée incapable de trouver une source de financement pérenne pour combler un trou budgétaire de 60 millions. À quoi bon faciliter l’accès à la justice si, par manque de moyens, nul n’est en mesure de la rendre ?

Trop clivante pour faire passer les réformes

À son actif, Christiane Taubira aura obtenu plusieurs rallonges budgétaires à son ministère, classé prioritaire. Elle a créé le Parquet national financier (PNF) qui fonctionne aujourd’hui à plein régime, a fait voter une loi sur la fin des instructions individuelles au parquet. La ministre a tout fait pour réduire considérablement l’immixtion du politique dans les affaires sensibles, mais n’a jamais réussi à mettre sur la table la réforme constitutionnelle consacrant l’indépendance du parquet. Elle a également fait beaucoup pour la justice, évitant les amalgames et les raccourcis, incitant dans son discours les citoyens français à avoir un regard bienveillant sur nos juges.

Christiane Taubira, c’est beaucoup de projets, de bonnes intentions, mais finalement bien peu d’actions. Le texte sur la protection des sources a été reporté sine die, son projet sur le droit des mineurs, initialement annoncé pour le printemps, risque d’être jeté aux oubliettes. Christiane Taubira était vouée à devenir une grande ministre de la Justice. Accablée par l’opposition, mais surtout par son propre camp, elle part en laissant un grand goût d’inachevé à la chancellerie.

5371

Taubira, opposée à la déchéance de nationalité, démissionne

La déchéance de nationalité aura eu raison de Christiane Taubira: opposée à cette réforme, la garde des Sceaux a remis mercredi sa démission à François Hollande, aussitôt remplacée par Jean-Jacques Urvoas, quelques heures seulement avant que le Premier ministre présente aux députés la dernière mouture du texte.

François Hollande et Christiane Taubira « ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd?hui (mercredi) en Commission des Lois », a annoncé l’Elysée dans un communiqué envoyé juste avant le Conseil des ministres.

« Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l’éthique et au droit », a tweeté Mme Taubira peu après sa démission, actée selon l’Elysée avant le départ de M. Hollande en Inde le week-end dernier.

Proche de Manuel Valls, l’actuel président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas, « portera, aux côtés du Premier ministre, la révision constitutionnelle et préparera le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et la réforme de la procédure pénale », indique l’Elysée

Mme Taubira, censée porter cette réforme décidée après les attentats du 13 novembre, n’avait pas caché son opposition à l’extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés français. En décembre, elle avait même annoncé son abandon sur un média algérien, avant d’être désavouée par l’Elysée et Matignon.

Elle « aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l?adoption du mariage pour tous », a salué François Hollande.

L’ex-députée de Guyane s’est dite « fière » de son action Place Vendôme depuis 2012. Elle a en effet fait adopter, notamment, la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. « La Justice a gagné en solidité et en vitalité. Comme celles et ceux qui s’y dévouent chaque jour, je la rêve invaincue », écrit-elle.

Devenue un icône de la gauche depuis la réforme du mariage homosexuel, Mme Taubira était une des cibles favorites de la droite et l’extrême droite. Florian Philippot, numéro 2 du FN a ainsi salué dans cette démission « une très bonne nouvelle pour la France ». Pour Guillaume Larrivé (Les Républicains), elle a été « la pire ministre de la Justice de la Ve République ».

A gauche, Benoît Hamon, ancien ministre PS et proche de Mme Taubira, a exprimé son « respect pour les convictions » de l’ex-ministre. Cécile Duflot a elle « salué chaleureusement la décision de courage et de conviction » de Mme Taubira.

– Discrimination entre Français –

Manuel Valls doit défendre mercredi matin la réforme de la déchéance de nationalité devant la commission des lois de l’Assemblée.

Le texte présenté fin décembre en Conseil des ministres prévoit la constitutionnalisation de l’état d’urgence, décrété le 13 novembre et dont l’exécutif envisage par ailleurs la prolongation pour trois mois, et l’inscription dans la constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français et condamnés pour crimes terroristes.

Mais selon des sources concordantes, le gouvernement va supprimer toute référence aux binationaux, afin de répondre aux critiques d’une grande partie de la gauche sur une discrimination entre Français. Malgré cette précaution de langage, la réforme devrait bien prévoir une extension de la déchéance aux binationaux nés français.

Le Premier ministre se rend vers 11H30 devant la commission des Lois de l’Assemblée pour présenter ce texte. Il présentera aussi deux projets de loi d’application, c’est à dire les modalités de mise en oeuvre.

Pour déminer le terrain, François Hollande avait reçu mercredi les présidents de l’Assemblée Claude Bartolone et du Sénat Gérard Larcher, puis vendredi les représentants des groupes parlementaires.

Mais le chef de l’Etat s’était gardé d’en dire plus sur ses intentions à l’issue de ces consultations.

Le parcours parlementaire de la mesure, qui aura monopolisé le débat politique de ce début 2016 quand bien même tous s’accordent sur son caractère symbolique, ne fait lui que commencer.

Le 5 février, la révision constitutionnelle arrivera en débat, pour trois jours, chez les députés, pour un vote solennel prévu le 10.

Quant au Sénat, il devrait en débattre un mois plus tard.

Suivra ensuite, si la révision emporte la majorité des deux chambres sur la même version, un vote de tous les parlementaires en Congrès à Versailles.

===============

Commentaires

Chantal Delouette  •         AU REVOIR !!!!! et surtout referme bien la porte

  • Tengu No Kami  •    Oui ben pour ce que ça va changer…..
  • Lord Djibril  •           Vite, un verre!
  • DeGaule  •                 4 années d incompétence , payer à faire n’importe quoi. A voir si le prochain a plus dans la tête ??? avec ce gouvernement tout est possible dans le mauvais sens ?
  • Philippe L  •             c’est valls et tout son staff de bras cassés qui devrait partir
  • Othon  •                     Hormis les récalcitrants aux lois françaises, qui la regrettera????
  • Maurice59  •           Pourvu que l’on nous impose pas pire………..enfin si c’est possible !!!!!
  • Marie-Élise  •        Champagne !!!!! ça se fête…..à moins que le prochain ne soit pire ou moins compétent….
  • y  •                               Elle a le sang de beaucoup de français sur les mains à cause de sa politique laxiste. Elle ainsi que les membres du syndicat de la magistrature (rouges) devront un jour rendre des comptes aux français et à notre nation, enfin je l’espère car il faut que justice se fasse
  • Éliane Duhamel  • à voir avec l’avenir?
  • Jean-Claude  •      Enfin ! C’est la meilleure nouvelle politique depuis le 16 mai 2012 !
  • Stefan  •                 Enfin une bonne nouvelle ! Raus, Ejectée la taubira
    ouf
  • dago  •                   ce qui serait intéressant ,cela serait de la mettre sur écoute …pour entendre ce qu’elle a à dire …
  • Grattos  •                Elle va rejoindre ses chers indépendantistes en GUYANE ? Quelle n’oublie pas de rapatrier son Fils!
  • LUPI  •                    C’est un jour béni d’être enfin libéré de cette ennemie de la France
  • nadine  •               Elle ne jouera plus à jouer la victime et faire passer les français pour des racistes..Je la plains pas elle va pas partir sans rien
  • Serge 1  •               Maintenant qu’elle a fait la loi pour faire sortir des personnes de sa famille qui étaient en prison, vu son voex personnel exécuté, la voila libre de tous ses engagements, constatez bien que tous les gouvernements « droite ou gauche » depuis plus de 45 ans ont agi de de la même façon pour faire des lois pour exclusivement pour eux, comme le regroupement familial, la retraite à 67 ans, le social pour exciter les travailleurs qui pour certains n’arrivent plus aux fins de mois qui se termine les 20 ou 25 chaque mois, ne pas pouvoir se loger dans des logements sociaux alors que pour des dizaines de milliers de sans papiers et maintenant les migrants les logements sociaux sortent des tiroirs des agences d’HLM et beaucoup d’autres comme cela avec la gauche et la droite !
    Continuez à soutenir ces guignols, pantins, clowns qui ont tout fait depuis plus de 45 ans, rendu la France grande province des pays de l’Afrique, avec les ministres, députés et maires double nationalité « qui gèrent ce que l’on peut encore appeler la France » ?
  • Danielle  •                Là, pour notre Président c’est le drame absolu…il va faire plus que des cauchemars maintenant!…La Dame Taubira en électron libre je demande à voir!
  • laurent  •                 chouette , une de moins
  • Paul  •                       Que les LR ne se réjouissent pas trop vite d’avoir eu la peau de Taubi, elle a importé en mémoire bien des dossiers noirs sur eux…Que certains politiques du PS n’applaudissent pas non plus car à présent, elle est libre de s’opposer à la politique de F.Hollande et de Valls…
  • NN  •                           ENFIN !!!!!!!!!!
  • jozart  •                     NON pas parce qu’elle est noire, non pas parce qu’elle est femme !
    Plus simplement parce qu’elle est dans la provocation permanente, qu’elle est hautaine, méprisante, et que son passé injurieux et activiste envers la France à laissé des traces indélébiles ….
    La « négociation » de son départ a dû être âpre et ardue … Aucun souci pour elle …
    J’avais lu, il y a quelques mois, qu’elle était pressentie pour présider le Conseil Constitutionnel … Ca promet ..
  • Oui Oui  •               #$%$!!!! Enfiiiiiinnnn !!!!! #champagne
  • LefMich  •              et encore un nouveau ministre
  • Joy  •                        cette femme n’est pas inintéressante, mais la seule question que je pose est : que fait une indépendantiste dans un gouvernement du pays dont elle voulait se détacher ?
  • BOMEC  •              Taubira …4ans à hérisser le poil des Français !….bon vent !!!

    Delaune  •           Aux gogues…Inutile de faire trop de commentaires… La Malhonnêteté et la Merdocratie étaient sa bible !
  • Ainardi  •              tant mieux
Lolo13  •                            Jour de deuil pour les crapules , la racaille et autres délinquants…
  • Paul  •                    Après le départ de Taubira va t-on congédier aussi le mariage gay ?
  • nenes  •                  UN GRAND MERCI pour La France……une bonne nouvelle ENFIN……qui espérons le,n’est que la première d’une longue série…les rats quittent le navire avant de sombrer…..
  • mouha  •               la meilleure décision de taubira
  • Bruno  •                 Un « os à ronger » de moins pour l’extrême droite et la droite…..
  • genevieve  •          C’est pas vrai ? merci Madame Taubira pour cet instant.
  • phil  •                      bravo et j’espère que l’on rêvera pas sa sale gueule de sitôt a cette raciste
  • citation2points“…..“  •    Un #$%$ ?
  • citation2points“…..“  •   un hhomoh ?
  • jean-Luc           Il n’y a pas de quoi jubiler. Nicolas Sarkozy, personnage politique autrement plus dangereux pour la France, a pris le relais et soutient les œuvres législatives subversives de Mme Taubira.

bon sens  •                   on ne gagne pas tellement au change, urvoas défend les imams radicaux de brest avec le drian.
Rocardien, pro martine aubry
Qui dit qu’hollande est fâché avec aubry.
Rapporteur de thémis sur la police et justice,
rapport fumeux et inbouffable.

  • Hiair  •                            Elle sera encore plus nocive : un poste lui serait réservé au conseil constitutionnel.
    Elle devrait disparaître de la politique française et retourner en guyane s’occuper à sauver ‘les guyanais de souche »
  • Fred  •                               C’est bien !!!! Mais son remplaçant ne monte pas plus le niveau … dans un style différent 😦 !!!
  • ciboulette  •                    Tant mieux…..
  • pierre  •                           sens du mot traviatta
  • trincamp  •                    Normalement quand on démissionne on a le droit à aucune indemnité??? N’est-ce pas!

    FERGY  •                         La déchéance de la nationalité des personnes condamnées pour des actes terroristes, Ils seront jugés et après ils retourneront dans leur pays d’origine
  • p                                        c’est pas vrai???? Elle remonte dans son cocotier???? Et dire qu’on va lui servir une rente à vie à celle-là!!!!!!!
    olivier                              après du dati et du taubira, on nous met un breton pour nous détendre un peu??? ne baissons pas les bras ni les yeux… grands ouverts les yeux
    Mr Chatouilles  •         Au delà du plaisir qu’elle dégage, encore une qui va s’échapper sans avoir à rendre des comptes.
    Julien Barnes ·                   Mise en adéquation de ses convictions et de son action, une démission qui l’honore.
    Patou Pat ·                          Si elle se présente à la présidentielle, le PS aura encore plus chaud aux plumes.
    Rose Flamingo ·                  Dommage. Tout cela pour un texte stupide et sans aucun effet, même symbolique.
    Louis Pierre Tavernier ·     Maintenant je souhaiterais qu’elle parle et qu’elle nous dise par exemple quel fut son rôle dans les poursuites maintenues à l’encontre des syndicalistes de Goodyear. Pouvait elle ignorer ?

    Nicole Jourdan                    très très dommage! mes respects Madame!

    Helene Hd                            bon vent, bon debarras anti française jusqu’au bout des ongles beuuurk
    Marthe Matime Architecte · Quel Courage !!!! Respect!!!!
    Jean Marie Pauly ·                  bye bye
    Dany Labro                             Bon vent !

Gilbert Bourin                                   Madame Taubira est tout ce que la droite déteste : noire pour les racistes, migrante pour les xénophobes, cultivée pour les illettrés, courageuse pour les couards, lettrée et poétesse pour les ignorants … Elle fait grand honneur aux humanistes et aux progressistes. Souhaitons qu’elle ne se résigne jamais

Christian                                           Les Peltier et Ciotti se réjouissent, eux qui sont loin de lui arriver seulement à la cheville. J’aurais aimé les voir aussi se réjouir de la mise en examen des Balkany ou réagir aux moqueries racistes dont cette grande dame a été victime.

Dominique Durin                               Je suis fier de vous Madame Taubira, même si votre départ est le signe parlant que les valeurs de Justice et de démocratie n’apparaissent plus essentielles à ceux qui nous gouvernent dans la faiblesse et l’abandon à la démagogie.

itavodev                                             La fin de toute réflexion dans ce gouvernement. Quelle désolation A quand le printemps? Une année qui s’annonce très mal. S’il n’y a plus que l’armée pour sauver ce gouvernement il n’y en a plus pour longtemps: Le lit de Juppé est prêt.

JEAN-LOUIS GUICHARD                Tout ça pour ça! Va t-elle utiliser sa liberté de parole pour dénoncer les futurs arbitrages ou la jouer modeste?

Ambroudiane      ENFIN !Et sans autre commentaire…
Chaudevant         Elle est partie… Mais le venin reste dans le corps.
katarsis               Enfin ! C’est LA bonne nouvelle de la journée.
BOMBARDE        ENFIN! Elle aurait dû annoncer sa démission à Radio Algérie !
Drop Goal           Du vent oui!    Mais un vent de haine pour un pays qu’elle déteste et qui le lui rend bien.
bonsens9           Bonne année ! Qui disait que l’année commençait mal ? Perso j’ouvre le champagne ce soir ! Ce furent 4 ans de trop, 4 ans de trahison (pardonner que l’on brûle des drapeaux francais !) ; elle ne méritait ni ce poste ni quelque ministère que ce soit. Elle ne véhicule que la haine, comme certains autres en banlieue. On a vu le résultat… Et Hollande en porte la lourde responsabilité.

« C’est la preuve qu’il y a vraiment un problème ici »

Laisser un commentaire

ATT111

Le gouvernement abonde son plan de soutien aux éleveurs

LE MONDE ECONOMIE Laurence Girard

Mobilisation contre les prix bas du lait et de la viande, le 21 janvier au Mans.

Blocage de routes, bottes de paille brûlées, mais aussi mobilisation sur Internet… Les éleveurs veulent se faire entendre du gouvernement, et la pression vient de toutes parts. Le premier syndicat agricole FNSEA, associé aux Jeunes agriculteurs (JA), multiplie les actions de leurs branches locales en Bretagne, mais aussi dans le Massif central, mêlant sur le bitume éleveurs de porcs, de vaches laitières et de bovins. Dans le Sud-Ouest, les éleveurs de canards craignent, quant à eux, de faire les frais des mesures draconiennes prises par le ministère de l’agriculture pour tenter d’endiguer l’épizootie de grippe aviaire.

Lire aussi : Crise agricole : « Nous vivons un drame social ; les éleveurs sont exsangues »

Dans ce contexte tendu, ­Stéphane Le Foll a annoncé, mardi 26 janvier, outre des avances sur trésorerie de 500 millions d’euros pour les agriculteurs, un montant global d’aides supplémentaires aux éleveurs de 290 millions. Dont 125 millions seront consacrés à un «  ajustement  » du plan de soutien à l’élevage présenté en juillet 2015. Il atteignait déjà pour la période 2015-2017 une enveloppe de 700 millions d’euros. Une somme à laquelle il faut ajouter 63 millions de crédits européens.

Ces 125 millions se répartissent entre 50 millions pour le fonds d’allégement des charges, 50 millions pour la réduction des cotisations sociales payées à la mutualité sociale agricole et 25 millions pour les demandes d’année blanche, c’est-à-dire de report des échéances bancaires. La date limite de dépôt des dossiers pour cette aide a été repoussée au 30 juin 2016.

L’impact du vide sanitaire  chiffré à 300 millions

En sus, le ministre de l’agriculture a également dévoilé des mesures d’aides aux filières touchées par les crises sanitaires. Que se soient pour les acteurs de la filière canards du Sud-Ouest, victimes de la grippe aviaire, et pour ceux de la filière bovine affectée par la fièvre catarrhale ovine. M. Le Foll a annoncé le déblocage de 35 millions d’euros pour les éleveurs bovins, qui ont été pénalisés par l’immobilisation de leurs troupeaux. Pour la filière palmipèdes, dont les représentants ont été reçus mardi rue de Varenne, le gouvernement a annoncé la mise à disposition d’une première enveloppe de 130 millions d’euros destinée essentiellement aux accouveurs et aux éleveurs, les premiers touchés.

Lire aussi : Comprendre les raisons de la crise des éleveurs

Le ministère de l’agriculture a, en effet, décidé que plus aucun caneton ne devait être présent dans les élevages à partir du 18 janvier. Avec l’objectif d’un arrêt programmé début avril de tous les élevages de canards dans dix-huit départements, dont trois partiellement. Suivra un « vide sanitaire » dont la durée doit encore être fixée. Une décision radicale prise après la découverte de soixante-neuf foyers d’influenza aviaire hautement pathogènes pour les volailles dans huit départements du Sud-Ouest. Le comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) a chiffré l’impact pour l’ensemble de la filière des accouveurs, aux éleveurs en passant par les abattoirs et les industriels, à 300 millions d’euros.

Les mesures de biosécurité inquiètent

Les producteurs qui pratiquent la vente à la ferme – le Cifog en dénombre de 700 à 800 sur les 4 000 producteurs concernés – sont tout particulièrement inquiets. Comme les autres, ils s’attendent à une perte d’un tiers de leur revenu en 2016. Plus grave encore, ils s’inquiètent des mesures de biosécurité qui pourraient être prises pour conditionner la reprise de l’élevage des palmipèdes. Ils estiment que les gros opérateurs du marché pourraient en profiter pour restructurer la ­filière. Philippe Carré, directeur général de Delpeyrat, chiffre « à 160 millions d’euros l’investissement nécessaire pour que les producteurs de foie gras se mettent aux nouvelles normes ».

Lire aussi : La colère monte chez les éleveurs de canards du Sud-Ouest

Après la confédération paysanne et le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), certains éleveurs ont donc décidé de se mobiliser sur Internet. L’initiative baptisée « Les Canards en colère » a été lancée sur Facebook par Lionel Candelon, dont le père est éleveur. Ils demandent l’abrogation de l’arrêté du 15 janvier qui a promulgué l’arrêt de la production de canards dans le Sud-Ouest et surveillent de près les mesures de biosécurité.

Une autre filière est sous haute tension, celle des porcs bretons. Alors que les producteurs de porcs dénoncent dans la rue les prix trop bas, avec l’appui des éleveurs laitiers et bovins qui souffrent des mêmes maux, les grandes manœuvres sont en marche.

Les neuf groupements de porcs bretons qui gèrent la commercialisation dans cette région sont mis en cause. Ils ont réagi en annonçant lundi avoir porté plainte auprès de la Commission européenne contre l’Etat allemand pour fraude à la TVA. Ils estiment que les éleveurs allemands ont ainsi bénéficié d’un avantage fiscal de 250 millions d’euros sur cinq ans. Cinq groupements ont aussi dévoilé un projet de création d’une plate-forme commune de commercialisation.

290 millions supplémentaires pour les éleveurs dont 130 pour le foie gras

FOIE GRAS

AGRICULTURE – Le gouvernement a annoncé 290 millions d’euros supplémentaires pour les éleveurs dont 130 pour le foie gras. Ces aides, détaillées par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, comprennent un allègement supplémentaire de 100 millions d’euros des charges et cotisations sociales et 25 millions d’aides au remboursement de prêts bancaires.

Le gouvernement avait annoncé sa volonté d' »ajuster » son plan de soutien à l’élevage, doté jusqu’ici de 600 millions d’euros, afin de prendre en compte la persistance et la multiplication des « crises » frappant les éleveurs toutes filières confondues, du lait au porc en passant par le canard.

Jeudi, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a indiqué « être d’accord avec le Premier ministre Manuel Valls pour réajuster le plan de sauvetage de l’élevage. Nous allons discuter pour apporter des réponses supplémentaires », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Il a affirmé qu' »entre les crises sanitaires qui frappent les palmipèdes, les crises de marché qui touchent les secteurs du lait et du porc, un ajustement du plan sera bien sûr nécessaire », précisant que le secteur bovin, affecté par une centaine de cas de fièvre catarrhale ovine (FCO), sera également concerné.

En juillet, un plan d’urgence initial de 600 millions avait été annoncé pour répondre à la crise traversée par les éleveurs bovins laitiers et porcins, qui avait été complété en septembre par des mesures fiscales et sociales. En septembre, Manuel Valls avait annoncé des aides complémentaires aux agriculteurs et des mesures de soutien à l’investissement agricole. qui devraient permettre 3 milliards d’investissement en trois ans, selon Matignon.

Lire aussi :

• Alerte à l’Assemblée! Pamela Anderson provoque une (mini) émeute de journalistes
• Pamela Anderson à l’Assemblée : les producteurs de foie gras « indignés »

#Agriculture 290 millions d’euros d’aides supplémentaires vont être débloqués pour les éleveurs

(AFP)

Le gouvernement français a annoncé 290 millions d’euros d’aides supplémentaires en soutien aux éleveurs qui traversent une crise prolongée, aggravée par des épizooties, dont 130 millions aux producteurs de palmipèdes du sud-ouest touchés par la grippe aviaire.

Ces aides, détaillées par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, comprennent un allègement supplémentaire de 100 millions d’euros des charges et cotisations sociales et 25 millions d’aides au remboursement de prêts bancaires.

Le gros chèque du gouvernement aux éleveurs

Le gouvernement accorde 290 millions d’euros supplémentaires pour venir en aide aux éleveurs qui traversent une crise prolongée aggravée par les épizooties, dont 130 millions aux éleveurs affectés par la grippe aviaire.

La filière du foie gras représente deux milliards d'euros de chiffre d'affaires et 30.000 emplois directs. LOIC VENANCE / AFPLa filière du foie gras représente deux milliards d’euros de chiffre d’affaires et 30.000 emplois directs. LOIC VENANCE / AFP

Le gouvernement a annoncé mardi 26 janvier une enveloppe de 290 millions d’euros supplémentaires pour venir en aide aux éleveurs qui traversent une crise prolongée aggravée par les épizooties, dont 130 millions aux éleveurs comme les producteurs de palmipèdes du sud-ouest affectés par la grippe aviaire. Le plan de soutien à l’élevage annoncé l’été dernier, de 700 millions d’euros, se trouvera ainsi augmenté de 125 millions, selon les annonces du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. Ces aides concernent toutes les filières d’élevage, porc et boeuf compris.

Parmi les éleveurs les plus affectés, les représentants des producteurs de palmipèdes du grand Sud-Ouest ont été reçus mardi matin à Paris par Stéphane Le Foll qui leur a annoncé les modalités d’indemnisation des pertes de revenus dues aux mesures d’assainissement, prévues pour éradiquer la grippe aviaire. Selon le ministre, l’élevage des canards notamment, suspendu pour un grand nettoyage, pourra reprendre « au début du mois de mai avec des canetons sains ». La durée de fermeture des élevages tient compte du fait « que le vide sanitaire soit efficace mais que la production puisse reprendre le plus rapidement possible », a-t-il expliqué devant la presse.

De nouvelles mesures de biosécurité

Des indemnisations complémentaires pour les entreprises, comme les abatteurs, seront précisées ultérieurement. Un arrêté précisant ces dispositifs sera publié au Journal officiel « en fin de semaine prochaine ». Cet arrêté décrira « les mesures de biosécurité à mettre en place pour les différents type de volaille et selon l’activité considérée, élevage industriel ou basse-cour privée » a précisé le patron de la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) Patrick Dehaumont. « Les éleveurs bovins touchés par la fièvre catarrhale ovine (FCO) recevront 31 millions d’euros et les commerçants en bestiaux concernés par cette épizootie 4 millions ».

Le gouvernement renforce de 125 millions d’euros les mesures de soutien aux éleveurs et aux agriculteurs en difficulté annoncées en septembre, d’un montant initial de 700 millions, « compte tenu de la persistance de la crise », a détaillé Stéphane Le Foll. Ainsi le Fonds d’Allégement des Charges (FAC) est doté de 50 millions de plus et il y aura également 50 millions de prise en charge de cotisations MSA supplémentaires. Le dispositif « d’année blanche », qui doit permettre aux éleveurs de reporter leurs remboursements bancaires en fin d’échéance est doté de 25 millions d’euros de plus et sera ouvert aux producteurs de palmipèdes. Le gouvernement a également prévu que les aides de trésorerie dans l’attente du paiement des aides la PAC seront étendues pour atteindre 500 millions en avance de trésorerie.

Une aide de 290 millions d’euros pour les agriculteurs

PARIS (Reuters) – Les agriculteurs et éleveurs français recevront 290 millions d’euros d’aides pour faire face aux crises sanitaires et difficultés économiques qui frappent notamment les filières ovine, porcine, laitière et des palmipèdes, a annoncé mardi le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Les éleveurs et accouveurs de volaille du Sud-Ouest bénéficieront d’une grande partie des fonds, 130 millions d’euros, dans le cadre des mesures d’assainissement mises en place pour contrer l’épidémie de grippe aviaire.

« Notre objectif, c’est d’aller le plus vite possible dans la reconquête du statut indemne », a dit le ministre, la reprise dans les élevages étant fixée à début mai, « via des canetons sains et des volailles saines ».

Pour les éleveurs et agriculteurs, les mesures conjoncturelles de soutien seront augmentées de 125 millions d’euros, et étendues aux filières végétales, notamment les céréaliers et producteurs de légumes en difficulté.

« Toutes ces mesures sont là pour aider à passer un moment extrêmement difficile mais ne pourront pas compenser toutes les pertes liées à la baisse des prix », a dit le ministre, interrogé sur la colère des éleveurs.

Lundi, une soixantaine d’agriculteurs ont bloqué des accès routiers à l’est de La Rochelle (Charente-Maritime) pour protester contre les cours trop bas du lait, de la viande de bœuf et du porc.

« Dans cette crise, chacun doit prendre sa part de responsabilité, et l’Etat a pris sa part et continuera de prendre sa part », a ajouté Stéphane Le Foll dans l’après-midi lors des questions au gouvernement.

Dans la filière ovine, 35 millions d’euros seront versés pour indemniser les éleveurs (31 millions d’euros) et commerçants en bestiaux (4 millions d’euros) touchés par la fièvre catarrhale ovine (FCO).

Dans le grand Sud-Ouest, l’épidémie de grippe aviaire dont 69 foyers ont été détectés depuis le 24 novembre, a entraîné de la suspension d’une partie des exportations de foie gras.

Les petits producteurs de foie gras et éleveurs de volailles ont manifesté la semaine dernière contre la mesure de vide sanitaire interdisant la réintroduction de nouveaux canetons dans les élevages afin d’enrayer l’influenza.

« Chaque semaine coûte cher », a dit Christophe Barrailh, président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), aux côtés de Stéphane Le Foll.

Il a appelé de ses voeux « un territoire assaini par une mesure forte, lourde de conséquences économiques ».

Dans l’attente du paiement des aides européennes de la PAC, le gouvernement mettra en place en avril 2016 des avances de trésorerie à hauteur de 500 millions d’euros.

=============

Commentaires

Claude  •                                Leurs syndicats leur ont dit: PRODUISEZ PLUS, leurs Banquiers leur ont dit: EMPRUNTEZ vous vous ENRICHIREZ_ mais les acheteurs ne peuvent AVALER deux kilos de jambon au petit déjeuner

  • René  •                       « Le gouvernement met en place une avance de trésorerie ».
    C’est vrai que la France est tellement riche.
  • Flab Marc  •              290 millions d’euros pour les agriculteurs qui nous nourrissent, et 60 milliards pour les « Gattaz » qui arrosent les actionnaires en nous appauvrissant. Il faudrait que le Gouvernement redescende sur Terre.
  • Michel  •                   Quel ministre nous avons là ! jamais sur le terrain ,pour préserver ses godasses ,son costard et son brushing ,par contre un expert pour puiser dans les caisses de l ‘ETAT et qui n’a rien compris au malaise agricole
  • zegma  •                     je paie des impôts, qui vont donc aussi à nos très chers producteurs, et je vais au restau du cœur pour avoir à manger. J’ai envie d’être grossier, là.
  • jean  •                          le pays part en sucette et lefoll leur donne le bâton qui va au bout
    le tout pour 290 millions à trouver dans notre poche
  • Olivier  •                      quand on les voit avec leur beau tracteur neuf ils n’ont pas l’air d’être pauvre les agriculteurs *
  • Thy  •                            Sans vision ni stratégie pour l’agriculture, ces aides sont un gaspillage de plus, sans retour sur investissements, de nos merdouillards au pouvoir. Sur ce sujet comme sur la plupart des autres, d’ailleurs.
    nicolas  •                       il faut reproposer le porc dans les cantines et restaurants scolaires , et la filière sera sauvée
    les subventions sont bien à l’image socialiste , assister d’abord et résoudre ensuite si on en a le courage
    L’Irréductible68  •   Un peu de saupoudrage pour calmer les esprits avant leur disparition au profit du traité TAFTA ???? Cela est clair comme de l’eau de roche.Les agriculteurs,les éleveurs,les pêcheurs,les taxis,c’est qui les suivants sur la liste????

Imusten                         Abonder est un verbe transitif, on aura encore appris quelque chose…Peut-être cela vaudra-t-il au gouvernement la médaille du mérite agricole, mais je doute qu’il ait trouvé la corne d’abondance.

Patou Pat ·          A quand la prochaine augmentation ? La seule solution pour en finir une bonne foie (sic) : arrêter de becter de la viande.

« Toujours debout » Vinci vini vidi vici

Laisser un commentaire

IMAGE0~1

Notre-Dame-des-Landes : appels à la « désobéissance citoyenne » en réaction à la décision de justice

Le Monde.fr avec AFP

Des manifestants devant le tribunal de Nantes, qui a ordonné l'expulsion sous deux mois d'habitants résidant sur la zone du projet controversé d'aéroport.

Maintenant que la justice a autorisé l’expulsion des derniers récalcitrants, détracteurs comme défenseurs du projet controversé d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes attendent que François Hollande s’exprime sur ce dossier brûlant.

La justice a ordonné lundi 25 janvier l’expulsion des onze familles et des quatre agriculteurs de la zone d’aménagement différé (ZAD) au plus tard dans deux mois, mais sans leur imposer d’astreinte financière, ce qui rend peu probable leur départ volontaire. Cela « place l’Etat devant ses responsabilités », à savoir celle d’enclencher ou non les expulsions à l’expiration du délai imparti, a estimé Erwan Le Moigne, avocat des habitants menacés d’expulsion.

Lire aussi : Notre-Dame-des-Landes : « On ne déménage pas une ferme en deux mois »

Un constat partagé par le président du conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau (Les Républicains), pourtant favorable à l’aéroport. Le jugement « place la balle dans le camp de l’Etat », a-t-il remarqué devant la presse. « Je demande que l’Etat nous communique la date à laquelle les travaux vont commencer. Je demande aussi l’évacuation de la ZAD. »

Lire aussi : Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : où en est-on ?

« J’appelle désormais le chef de l’Etat et le premier ministre à lancer immédiatement ce projet et à évacuer la ZAD », a déclaré en écho Alain Mustière, président de la principale association favorable à l’aéroport, Des ailes pour l’Ouest. Le président du conseil départemental de la Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet (PS), a demandé aussi au gouvernement que « le calendrier des travaux soit rendu public ».

Le gouvernement doit « prendre ses responsabilités »

Mais les opposants au projet ont eux aussi multiplié les appels au gouvernement et à l’Elysée. Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts se dit « déçue », dans Le Monde, par le jugement et attend du gouvernement qu’il « prenne ses responsabilités ».

« Hollande, parle enfin, avant que l’irréparable se fasse à Notre-Dame-des-Landes ! C’est cette semaine que tu dois prendre la parole ! » lançait, quant à lui, Julien Durand, porte-parole de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa), principale association d’opposants au projet, devant quelques centaines de manifestants réunis devant le palais de justice.

Le Réseau action climat a également appelé le gouvernement à « prendre ses responsabilités » : « Ce nouvel aéroport est en contradiction avec les engagements pris pendant la COP21 et doit être définitivement abandonné », écrit l’association dans un communiqué.

« Désobéissance citoyenne »

Marcel Thébault, un des agriculteurs expulsables, a averti que l’Etat, qui tentera sans doute de lancer prochainement les travaux, devra s’attendre à une forte opposition dans le bocage nantais. « Que le chantier soit lancé, c’est une chose, qu’il se fasse, c’en est une autre ! La résistance sera forte comme en 2012 », a-t-il prévenu. L’Etat avait à l’époque mené une opération d’expulsion, qui s’était heurtée à une forte hostilité, le contraignant à abandonner.

Sylvain Fresneau, un autre agriculteur expulsable, s’est dit déterminé à rester sur ses terres malgré la décision de la justice : « Ça ne change rien du tout. On va augmenter le nombre de squatteurs. Nos vaches seront des squatteuses demain. »

Le mouvement écologiste Ensemble ! a appelé dans un communiqué à « la désobéissance citoyenne » pour protester contre « une décision injuste et inique » et « faire obstacle aux expulsions et à tout début de travaux ».

Sur le site de la chaîne Public Sénat, l’écologiste José Bové était sur la même ligne, mettant en garde contre « un trouble beaucoup plus grave à l’ordre public » si l’expulsion des habitants devait avoir lieu. M. Bové prédit que « des milliers de personnes vont venir sur le terrain pour protéger les fermes et les habitations ». « Personne ne laissera expulser les paysans, et moi le premier », a-t-il assuré.

Lire aussi : Notre-Dame-des-Landes, l’alliance des paysans et des zadistes

Notre-Dame-des-Landes : la justice valide l’expulsion des derniers opposants

Une décision difficile à avaler. Le tribunal de Nantes (Loire-Atlantique) a validé l’expulsion d’une dizaine de personnes et de quelques agriculteurs, qui habitaient sur le futur site de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Certains devront quitter les lieux tout de suite, d’autres ont jusqu’au 26 mars. Tous promettent de résister jusqu’au bout.

Encore des irréductibles

« C’est une épée de Damoclès qu’on a en permanence sur la tête, affirme à France 3 Sylvain Fresneau, agriculteur et opposant au projet d’aéroport. Dès demain, ça veut dire que les forces de l’ordre peuvent venir retirer nos vaches ». A 53 ans, il n’imagine pas abandonner ses 190 hectares de ferme. Impossible pour lui de reconstruire une vie ailleurs.

Vinci, le futur concessionnaire de l’aéroport a pourtant déjà trouvé un compromis à l’amiable pour le départ de 244 personnes. Mais ici, les derniers irréductibles comptent bien utiliser le temps qu’il leur reste pour continuer à se battre.

Des opposants à Notre-Dame-des-Landes expulsables sans astreinte

NANTES (Reuters) – La justice française a autorisé lundi l’expulsion d’opposants historiques au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) mais sans astreinte financière, ce qui pourrait prolonger pendant des mois l’occupation du site.

Le juge de l’expropriation du tribunal de grande instance de Nantes a autorisé l’expulsion immédiate de quatre exploitations agricoles et de trois familles. Huit autres familles ne seront expulsables que dans deux mois.

Mais Pierre Gramaize n’a pas ordonné d’astreinte financière alors que le groupe Vinci, concessionnaire du futur aéroport, à l’origine de la demande d’expulsion, réclamait une astreinte de 200 euros par jour de retard et la saisie des biens et des cheptels des agriculteurs.

Il a dit vouloir tenir compte de la « contestation virulente » des opposants au projet et des « atermoiements » de l’Etat dans ce dossier.

L’Etat peut donc décider d’envoyer les forces de l’ordre expulser les familles et saisir les cheptels, mais la décision est délicate à prendre tant la mobilisation est forte dans la région contre ce projet jugé inutile par les écologistes.

Lors de l’audience, les avocats des expropriés avaient sollicité un délai de deux ans.

Les deux parties, qui ont un mois pour faire appel de ce jugement, n’ont pas dit leurs intentions à l’issue de la lecture de l’ordonnance.

DONNER DU TEMPS AU TEMPS ?

« Le fait qu’il n’y ait pas d’astreinte nous garantit que, pendant plusieurs mois au-delà du délai de deux mois accordé par le magistrat, voire plusieurs années, les agriculteurs resteront sur place », a dit Etienne Boittin, l’un des avocats des agriculteurs. « Il n’y a pas de pression financière au-dessus de la tête des expropriés. »

« C’est un jugement teinté d’humanité, qui insiste sur les carences de l’Etat et qui permet de donner du temps au temps : du temps aux politiques pour réfléchir à nouveau à ce projet, et du temps aux expropriés », a-t-il ajouté.

« C’est une décision placée aussi sous le signe de la responsabilité, celle de l’Etat, qui doit assumer ses choix et avoir le courage éventuellement de renoncer au projet : avec ses demandes d’astreintes financières, Vinci demandait en fait aux habitants de partir d’eux-mêmes. »

La Confédération paysanne a fait part de sa « colère et détermination ». « La suite des évènements dépend aujourd’hui de l’Etat et de sa volonté, ou non, de faire disparaître des exploitations agricoles et d’expulser des familles de chez elles », écrit le syndicat dans un communiqué.

Le Parti de gauche a dénoncé une « scandaleuse décision de justice » qui « va à l’encontre de l’intérêt environnemental et humain », tandis qu’Europe Ecologie-Les Verts estimait que « quelques semaines après la COP21, le président de la République François Hollande doit abandonner officiellement ce projet aberrant afin d’envoyer un signal fort de la France au reste du monde sur la cause environnementale et climatique ».

A l’inverse, le président de la région des Pays de la Loire, Bruno Retailleau (Les Républicains), a demandé à l’Etat de procéder rapidement au lancement des travaux et à l’évacuation des opposants installés dans la « zone à défendre ».

« Cette décision de justice doit être l’élément déclencheur pour que nous sortions du bourbier de Notre-Dame-des-Landes », écrit-il dans un communiqué.

Toutes les expulsions approuvées sur le site de Notre-Dame-des-Landes

NOTRE DAME DES LANDES

NOTRE-DAME-DES-LANDES – Le juge de l’expropriation du tribunal de grande instance de Nantes a rendu lundi une décision confirmant l’expulsion, réclamée par une filiale de Vinci, des derniers occupants « historiques » des terrains prévus pour accueillir le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, mais sans l’assortir d’astreinte financière.

Onze familles et quatre agriculteurs, opposants historiques au projet d’aéroport, sont concernés par ces expulsions. Huit des onze familles se sont vu accorder un délai de deux mois, courant jusqu’au 26 mars, a ajouté le juge en annonçant sa décision.

« L’évacuation peut commencer pour les exploitations agricoles » et pour les familles non concernées par le délai, a indiqué le juge de l’expropriation, Pierre Gramaize.

Lors de l’audience en référé, le 13 janvier, Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci et concessionnaire du site, avait demandé l’expulsion immédiate de ces onze familles et quatre agriculteurs, mais demandait en outre qu’elle soit assortie d’une astreinte journalière de 200 à 1000 euros.

Pierre Gramaize a estimé que « le principe de l’astreinte n’était pas justifié » car elle est « disproportionnée pour des familles qui ne disposent que de revenus modestes ».

Le cas particulier d’une personne de 83 ans

« La situation individuelle de chaque cas a été étudiée, notamment la présence d’enfants, conformément à la convention européenne des droits de l’homme et des droits de l’enfant », a précisé le juge. « Le cas particulier d’une personne âgée (une personne de 83 ans, NDLR) a été aussi étudié avec attention. »

Le juge a aussi rejeté les exceptions en nullité de l’assignation, ainsi que les demandes de transmission de Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), ces dernières ayant été considérées comme « dépourvues de sérieux ».

Le juge a souligné qu’il avait été tenu compte, dans cette décision, du contexte général qui fait l’objet « d’une contestation virulente dont les péripéties alimentent même le débat national ». Il a rappelé que le projet avait été mis en sommeil pendant plusieurs années et que les procédures d’évacuation avaient été réactivées à l’été 2015. Il a aussi souligné la détermination du concessionnaire.

Pierre Gramaize a notamment relevé, du fait de ce contexte, la situation d’insécurité permanente vécue par les personnes visées par cette procédure expulsion, qui vivent « sans savoir si un nouveau sursis interviendra pour quelques jours, quelques mois ou quelques années… ».

Le transfert de l’actuel aéroport nantais vers le site de Notre-Dame-des-Landes, un projet vieux de plus de 40 ans, devait initialement s’achever en 2017.

Lire aussi :

» Le périph’ de Nantes bloqué par des anti-aéroport de NDDL

» Coup de projecteur sur le « double discours » écolo du gouvernement

» BLOG – Julien Bayou raconte le voyage des écolos à Notre-Dame-des-Landes

Notre-Dame-des-Landes : les expulsions approuvées

Le tribunal de grande instance de Nantes a approuvé ce lundi toutes les expulsions sur le site de Notre-Dame-des-Landes, où se trouvent toujours des opposants historiques au projet controversé d’aéroport. Un délai de deux mois pour quitter les lieux sera néanmoins consenti dans certains cas.

Le tribunal de grande instance de Nantes a approuvé ce lundi toutes les expulsions sur le site de Notre-Dame-des-Landes, où se trouvent toujours des opposants historiques au projet controversé d’aéroport. Un délai de deux mois pour quitter les lieux sera néanmoins consenti dans certains cas.

Onze familles et quatre agriculteurs sont concernés par ces expulsions. Huit des onze familles se sont vu accorder le délai courant jusqu’au 26 mars. «L’évacuation peut commencer pour les exploitations agricoles» et pour les familles non concernées par le délai, a fait savoir Pierre Gramaize, le juge de l’expropriation.

Pas d’astreinte pécuniaire

Lors de l’audience en référé, le 13 janvier, Aéroports du Grand Ouest, filiale du groupe Vinci et concessionnaire du site, avait demandé que l’expulsion soit assortie d’une astreinte journalière de 200 à 1 000 euros. Le juge a estimé que cette astreinte n’était pas justifiée car elle «disproportionnée pour des familles qui ne disposent que de revenus modestes».

Le juge a aussi rejeté les exceptions en nullité de l’assignation, ainsi que les demandes de transmission de Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), ces dernières ayant été considérées comme «dépourvues de sérieux». Le juge a souligné qu’il avait été tenu compte, dans cette décision, du contexte général qui fait l’objet «d’une contestation virulente dont les péripéties alimentent même le débat national». Il a rappelé que le projet avait été mis en sommeil pendant plusieurs années et que les procédures d’évacuation avaient été réactivées à l’été 2015. Il a aussi souligné la détermination du concessionnaire.

La décision du tribunal de Nantes doit précéder un autre jugement, ce mercredi, sur l’expulsion de militants arrivés en octobre 2015 et qui ont lancé un projet de conserverie à la Noë verte. La guerre judiciaire n’est donc pas finie, d’autant qu’un arrêté préfectoral est encore attendu, concernant une espèce protégée.

Notre-Dame-des-Landes : des expulsions avant le chantier ?

Sylvain Mouillard
841716-une-pancarte-factice-non-a-l-aeroport-est-posee-sur-le-site-du-projet-d-aeroport-a-notre-dame-des-laUne pancarte «non à l’aéroport» sur le site du projet d’aéroport à Notre-Dame-des Landes, le 7 janvier. Photo Loîc Venance. AFP

Le tribunal de grande instance de Nantes se penche ce mercredi sur l’expulsion d’habitants historiques du site, demandée par le concessionnaire Vinci.

Sa famille habite et travaille depuis cinq générations aux Domaines, un lieu-dit situé près de Notre-Dame-des-Landes. Sylvain Fresneau, bientôt 54 ans, est exploitant agricole. Au sein d’un Gaec (Groupement agricole d’exploitation en commun) de trois personnes, il élève une centaine de vaches laitières. Une activité qu’il pourrait bientôt devoir abandonner. Ce mercredi, il est convoqué devant le tribunal de grande instance de Nantes pour une audience d’expulsion. La société Aéroports du Grand-Ouest (AGO), une filiale de Vinci choisie comme concessionnaire du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, demande son départ en urgence, comme pour une quinzaine d’autres dossiers.

«Mes ancêtres se sont installés ici comme métayers, raconte Sylvain Fresneau. Quand le propriétaire a perdu au jeu, ils ont racheté les terres. Aujourd’hui, je fais face à un grand seigneur qui veut récupérer les lieux pour un projet obsolète.» Au total, AGO réclame l’expulsion immédiate d’une trentaine de personnes, assortie d’une astreinte journalière de 200 à 1000 euros et d’une mise sous séquestre de leurs biens et cheptel s’ils n’obtempèrent pas. «Concrètement, je n’aurai plus de maison, de matériel ou de troupeau, détaille Fresneau. Je ne sais même pas si j’aurai un délai pour organiser mon déménagement.»

Comme l’agriculteur, les opposants au projet d’aéroport estiment que François Hollande a «trahi» son engagement de 2012 de geler les expulsions tant que les recours – procédures en appel incluses – n’avaient pas tous été épuisés. Cet accord avait été obtenu dans la douleur à l’issue d’une grève de la faim de plusieurs semaines. «La promesse a été tenue pendant trois ans, estime Erwan Le Moigne, l’un des avocats des opposants. Mais les assignations à des fins d’expulsion par l’Etat et Vinci constituent une rupture.» D’autant que la cour administrative d’appel de Nantes doit encore examiner plusieurs recours demandant l’annulation d’arrêtés préfectoraux dits «environnementaux» portant sur la «loi sur l’eau» et la protection des espèces protégées.

«Une volonté délibérée de provocation»

Au-delà de «l’engagement moral» pris en 2012, l’avocat compte faire valoir devant le tribunal de Nantes la «disproportion» des demandes d’AGO. «Cette demande d’expropriation en urgence viole le droit au logement et au travail. Il y a une rupture d’égalité avec la loi, qui prévoit par exemple la protection des occupants pendant la trêve hivernale.» Il envisage aussi de déposer une question prioritaire de constitutionnalité.

Erwan Le Moigne est d’autant plus révolté qu’il n’y a selon lui aucune «urgence» à procéder à des expulsions. «Aucune demande de permis de construire n’a été déposée, il n’y a pas de plans de travaux. La seule chose envisageable, c’est le projet de débroussaillage, qui ne nécessite pas de faire partir les occupants.» A ses yeux, les pouvoirs publics veulent faire de ce dossier un «symbole», quitte à raviver les tensions avec les opposants au projet d’aéroport.

Après une manifestation qui a rassemblé près de 20 000 personnes samedi 8 janvier, ces derniers multiplient les actions pour perturber le trafic routier dans la région et faire pression sur François Hollande. Une opération escargot a été menée sur le périphérique nantais mardi matin, à l’heure de forte affluence, et de nouvelles actions étaient en cours dans l’après-midi dans plusieurs communes des alentours. Face à ces initiatives, les forces de l’ordre procèdent à de nombreuses interpellations. Selon le bilan communiqué par la préfecture de la Loire-Atlantique, dix-neuf conducteurs ont été interpellés pour entrave à la circulation puis placés en garde à vue et leurs véhicules conduits à la fourrière. L’association paysanne Copain 44 dénonce «une volonté délibérée de provocation aux affrontements».

Notre-Dame-des-Landes: la justice approuve toutes les expulsions

  • Le Figaro.fr avec AFP
Le Tribunal de grande instance de Nantes vient d’approuver les expulsions des derniers habitants du bocage où doit être construit le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes.

Lors d’une audience en référé, le 13 janvier, Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci et concessionnaire du site, avait demandé l’expulsion immédiate de ces onze familles et quatre agriculteurs, opposants historiques au projet d’aéroport.

Huit des onze familles se sont vues accorder un délai de deux mois, courant jusqu’au 26 mars, a ajouté le juge en annonçant sa décision. « L’évacuation peut commencer pour les exploitations agricoles » et pour les familles non concernées par le délai, a indiqué Pierre Gramaize, le juge de l’expropriation.

Cette procédure, cruciale pour le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, avait été relancée après l’annonce, le 30 octobre par l’Etat, de la reprise des travaux, qui étaient suspendus depuis 2012.

============

Commentaires

Jean Pierre  •  
@Valantine                    il faut savoir de quoi nous parlons . Si il n’y avait plus d’expulsions il n’y aurait pas de train de gare d’aéroport etc.

« Je suis un survivant »

Laisser un commentaire

ImageProxy.mvc

Attentats du 13 novembre : 41 victimes sont toujours hospitalisées

Le Monde.fr avec AFPUn camion de pompiers quitte l’hôpital Saint-Antoine à Paris, le 14 novembre, au lendemain des attentats.

La ministre de la justice, Christiane Taubira, a annoncé jeudi 21 janvier que 41 victimes des attentats du 13 novembre étaient toujours hospitalisées, dont une encore en réanimation. Parmi ces blessés, 24 sont hospitalisés dans des établissements militaires.

La veille, lors d’un retour d’expérience sur la gestion de ces attentats, qui ont fait 130 morts et 350 blessés, la ministre de la santé Marisol Touraine avait dévoilé sa feuille de route pour « renforcer » la réponse sanitaire aux attentats, insistant notamment sur la« nécessité » d’identifier les victimes « le plus rapidement possible ».

« Même si l’enregistrement des victimes a été assez remarquable compte tenu du caractère inédit » des attentats, « nous devons mieux identifier les données utiles », avait déclaré la ministre, soulignant la souffrance « insupportable » des familles en attente de nouvelles de leurs proches.

Lire aussi : La deuxième mort de Justine, victime des attentats

Un système d’information unique pour suivre les victimes

Mme Touraine avait, en outre, annoncé la mise en place prochaine « d’un système d’informations unique et commun permettant le suivi des victimes » dans les établissements de santé. « Les nouvelles technologies vont nous permettre d’adopter rapidement un tel système », sur lequel travaille également le ministère de l’intérieur.

« Chaque directeur doit avoir pour préoccupation immédiate, outre les soins, d’établir et d’actualiser la liste des victimes qu’il prend en charge et de la transmettre aux autorités sanitaires », avait insisté la ministre. Pour elle, les secours doivent également « être en mesure d’identifier les victimes dès leur prise en charge sur le site d’un attentat » et de partager leurs informations avec les autres services concernés. En outre, « la prise en charge médico-psychologique doit être renforcée », pour les victimes comme pour les professionnels de santé.

Après les attentats du 13 novembre, 41 personnes sont toujours hospitalisées

ATTENTATS 13 NOVEMBRE

ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE – Plus de deux mois après les attentats du 13 novembre survenus à Paris et aux abords du stade de France, « 41 personnes sont encore hospitalisées, dont une en réanimation et (…) 24 sont dans des hôpitaux militaires », a détaillé ce jeudi 21 janvier la garde des Sceaux.

Depuis la mise en place du comité de suivi des victimes, « 1.051 personnes » ont été prises en charge, a annoncé Christiane Taubira, précisant que « le fonds de garantie a versé 15 millions d’euros de provisions et remboursé un million d’euros de frais d’obsèques ».

« Accompagner les victimes »

Par ailleurs, « cinquante enfants orphelins, dont trois enfants à naître, sont pris en charge puisqu’ils ont droit au statut de ‘pupille de la Nation' », a-t-elle ajouté. « Notre souci est d’accompagner les victimes, de leur éviter des démarches, des formalités », a rappelé Christiane Taubira, au cours d’une visite à l’association Paris Aide aux Victimes.

Une nouvelle phase s’ouvre avec la nécessité pour ces associations d' »apprécier le préjudice moral d’affection », c’est-à-dire définir « ce qui est dû aux différents ayants droit » et verser ces dédommagements.

Plus de deux mois après les attaques sanglantes, de nouvelles victimes continuent d’appeler la plateforme de soutien, telles « les personnes impliquées qui ont été là mais qui sont rentrées chez elles, et qui ont besoin d’un accompagnement psychologique ou (…) matériel et financier », a reconnu la ministre de la Justice.

Le gouvernement va lancer prochainement une nouvelle campagne pour rappeler le numéro téléphonique d’aide aux victimes (0800 40 60 05).

Les attaques survenues à Paris et dans sa banlieue nord, visant les abords du stade de France (Seine-Saint-Denis), et à Paris les terrasses de cafés et bars ainsi que la salle de concert du Bataclan, ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

Attentats du 13 novembre : 41 victimes toujours hospitalisées

La ministre de la Santé Marisol Touraine a précisé mercredi matin au ministère de la Santé que plus de deux mois après les attentats, 41 personnes restaient hospitalisées dont une encore en réanimation selon des propos recueillis par France Bleu 107.1. Au soir des attentats, 400 victimes avaient été hospitalisées.

Marisol Touraine a par ailleurs annoncé plusieurs mesures, dont l’organisation d’exercices santé dès le mois prochain pour mieux prendre en charge les victimes et leurs familles mais aussi mieux préparer les services et les professionnels de santé aux attaques terroristes. Ces exercices auront lieu au niveau national et régional, partout en France.

La ministre de la Santé a également précisé que « l’ensemble des hôpitaux devront actualiser leur dispositif plan blanc en anticipant l’accueil massif des blessés par armes de guerre ».

Attentats de novembre: Encore 51 personnes hospitalisées

TERRORISME La ministre de la Santé a annoncé que 51 victimes des attaques du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis étaient encore hospitalisées…

Illustration des services d'urgence dans un hôpital en France.
Illustration des services d’urgence dans un hôpital en France. – LCHAM/SIPA

Les jours passent mais la guérison est lente, très lente. Deux mois après les attentats du 13 novembre à Paris, 51 personnes blessées sont encore hospitalisées, a indiqué ce jeudi la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Parmi ces 51 personnes, trois sont encore en réanimation et 25 sont suivies dans des services de Soins de suite et de réadaptation (SSR), a détaillé la ministre lors du Congrès de la société de réanimation de langue française à Paris. Les attentats du 13 novembre ont fait 130 morts et 350 blessés.

Rapport sur les secours

La ministre a annoncé qu’elle recevrait le 20 janvier les conclusions du rapport consacré au retour d’expérience sur l’intervention du système de santé lors des attentats.

La ministre a par ailleurs déclaré qu’elle souhaitait travailler sur l’efficacité de la prise en charge depuis le site de l’attentat jusqu’à l’établissement de santé. Elle a évoqué une «identification plus rapide des victimes, du lieu de leur prise en charge et des coordonnées de leur famille». Concernant les cellules d’urgence médicopsychologiques (CUMP), ce dispositif doit être «mieux adapté» à la gestion d’évènements de l’ampleur du 13 novembre, a-t-elle dit.

Taubira: après les attentats, 41 personnes toujours hospitalisées

Attentats de Paris : 69 personnes toujours hospitalisées, dont 17 en réanimation

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a fait un point, jeudi soir, sur les personnes blessées lors des attentats.

Des secouristes prenant en charge des blessés à Paris, peu après les attaques terroristes qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés, le 13 novembre 2015 dans la capitale.
Des secouristes prenant en charge des blessés à Paris, peu après les attaques terroristes qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés, le 13 novembre 2015 dans la capitale. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Soixante-neuf personnes touchées dans les attentats de Paris, qui ont fait 130 morts et quelque 350 blessés, sont toujours hospitalisées, jeudi 26 novembre, dans les établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, explique l’AP-HP dans un communiqué publié jeudi soir.

>> Suivez en direct l’hommage national aux victimes des attentats de Paris

Parmi ces blessés, 17 sont toujours en réanimation et 52 ne relèvent « pas ou plus » d’une surveillance intensive.

Beaucoup de personnes ont subi un choc psychologique

Mais l’AP-HP précise avoir pris en charge 679 personnes au total depuis les attaques qui ont ensanglanté la capitale, en incluant celles ayant subi un choc psychologique et s’étant présentées dans ses hôpitaux, en particulier à l’accueil spécial établi l’Hôtel-Dieu.

D’autres victimes ont été prises en charge par les hôpitaux d’instruction des armées et d’autres centres de soins franciliens. Une cellule de crise, pour les victimes et leurs proches, a également ouvert un centre d’accueil et d’informations à l’Ecole militaire, à Paris.

Attentats de Paris: 51 personnes encore hospitalisées

    •  Lefigaro.fr avec AFP
Cinquante-et-une personnes blessées lors des attentats du 13 novembre à Paris sont encore hospitalisées, a indiqué la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Parmi ces 51 personnes, trois sont encore en réanimation et 25 sont suivies dans des services de Soins de suite et de réadaptation (SSR), selon la ministre. Les attentats du 13 novembre ont fait 130 morts et 350 blessés.

La ministre a également annoncé qu’elle recevrait le 20 janvier les conclusions du rapport consacré au retour d’expérience sur l’intervention du système de santé lors des attentats. Le travail, confié au directeur général de la Santé, a associé le SAMU de Paris, la brigade de sapeurs-pompiers, le service de santé des armées, les services du ministère de la santé et les opérateurs qui y sont rattachés, dont l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS).

Sans attendre, la ministre a déclaré qu’elle souhaitait travailler sur l’efficacité de la prise en charge depuis le site de l’attentat jusqu’à l’établissement de santé. Elle a évoqué une « identification plus rapide des victimes, du lieu de leur prise en charge et des coordonnées de leur famille ». Concernant les cellules d’urgence médicopsychologiques (CUMP), ce dispositif doit être « mieux adapté » à la gestion d’évènements de l’ampleur du 13 novembre, a-t-elle dit.

La ministre veut en outre que le système de prise en charge sanitaire d’urgence soit renforcé sur l’ensemble du territoire national. Elle a demandé aux Agences régionales de santé (ARS) que leurs établissements « soient capables de mettre en place une prise en charge des victimes aussi exemplaire qu’en Ile-de-France ». « Nous devons réfléchir à la spécificité de la prise en charge d’enfants », a-t-elle ajouté.

================

commentaires

E H                                          Et merde encore autant, je pense souvent à eux . Pour l’identification c’est plus que difficile : vous allez à un concert, il y a un vestiaire, vous gardez des sous sur vous et basta, maintenant un téléphone peut être . Rien qui dit votre nom, votre groupe sanguin ou vos allergies, et au départ les secouristes n’ont que vous et votre ticket de vestiaire . Les retards sont inévitables . Ils sont encore 41 loin de chez eux .

Michael Muller                  Mme Touraine ne mentionne pas que suite à Charlie un système d’information inter services pour la gestion des appels donnant des indices ou demandant des infos sur les victimes a été décidé. Malheureusement ! Il n’était toujours pas complètement opérationnel le 13/11. Quand les décisions seront respectées? Quelle est l’inertie de l’état malgré les évènements? Quand est ce que on arrête de nous servir la même soupe qui fait patienter avant le plat de résistance qui n’est jamais servi?

Deo gratias                          Et toujours : « pas d’islamophobie, pas d’amalgamophobie ».

éthique                                  Une personne encore en réanimation depuis le 13 novembre, quelle triste nouvelle… Et encore plus de 40 toujours hospitalisées. Leurs familles doivent savoir qu’elles ne sont pas oubliées et que nous partageons leur chagrin. Cela fait un moment que l’on attendait de leurs nouvelles.

Loïc                                       Je pense tous les jours aux victimes depuis les attentats. Je leur souhaite le meilleur pour 2016, un rétablissement physique et psychologique aussi bon que possible face à un traumatisme d’une telle violence. Elles représentent les français et je suis certain que très nombreux sont les français qui pensent à elles.

Pio2001                               Rien ne dit qu’ils guériront. Dans les statistiques, on distingue les morts et les blessés, mais on oublie toujours les mutilés. Les chiffres ne distinguent pas celui qui s’est fait une entorse en fuyant de celui qui a perdu l’ouïe suite à une explosion, ou de celle qui a eu la main droite arrachée.

Zero de conduite                    Je lis les commentaires, Taubira, Holland, Hidalgo, Sarkozy, Taubira encore, mais est-ce vraiment le sujet? Les Français se plaignent des politiques mais sont encore pire qu’eux. Le sujet c’est 130 morts, des blessés handicapés à vie, 50 orphelins. Le décence ne s’applique pas qu’aux femmes et hommes politiques, elle s’applique aussi aux électeurs, ou devrait.

  • Glochide                        Le bilan de cet attentat est terrible et difficile à mesurer tellement de personnes vont en souffrir à vie ! Et si encore c’était le dernier ! Nos amis belges ont laissé s’installer un nid de tueurs chez eux par laxisme et je n’ai pas l’impression qu’ils aient pris des décisions efficaces vu l’accueil qu’ont reçu les journalistes en allant à ce fameux Molenbeek . Quant à nous , il me semble qu’il reste beaucoup à faire et que l’efficacité des premiers jours due à l’émotion me semble faiblir …..

    dany-tou                      Marre de subir cette femme inutile et dangereuse …
     

 

Ça va durer longtemps ces fadaises ? »le pillage de trop »

Laisser un commentaire

4569

La famille de l’assaillant du commissariat de Barbès porte plainte pour homicide volontaire

Le Monde.fr avec AFPD’après la version du parquet de Paris, l’assaillant s’est rendu devant le commissariat situé au 34, rue de la Goutte-d’Or et a menacé les policiers en faction avec une « feuille de boucher » et un engin explosif factice sur lui, avant d’être abattu par des policiers.

La famille de l’homme qui avait été abattu après avoir attaqué un commissariat de police du 18e arrondissement de Paris, le 7 janvier, compte porter plainte contre X pour homicide volontaire, a annoncé Nasr Azaiez, l’avocat sollicité par le père de Tarek Belgacem. Il met en doute la version livrée par le parquet.

« Ça a tout l’air d’un homicide volontaire. Ils ont tiré pour l’abattre. Si on s’en tient à la thèse du parquet, elle explique qu’il a exhibé une hache. Est-ce que le fait d’exhiber une arme justifie de tuer quelqu’un ? Est-ce que c’est proportionné ? D’après les témoins, il n’avait pas de couteau et n’a pas crié Allah akbar. Les témoignages sont unanimes. »

D’après le parquet de Paris, l’assaillant s’était rendu devant le commissariat situé au 34, rue de la Goutte-d’Or et avait menacé les policiers en faction avec une feuille de boucher (une sorte de grand hachoir) et un engin explosif factice, avant d’être tué par les agents.

La police a trouvé sur Tarek Belgacem un texte de revendication dans lequel il prête allégeance au chef de l’organisation Etat islamique et un téléphone portable équipé d’une puce allemande. L’incident a eu lieu un an jour pour jour après l’attaque perpétrée dans les locaux de Charlie Hebdo, qui avait fait douze morts.

Lire aussi : L’assaillant du commissariat de Barbès aurait transité par un camp de réfugiés outre-Rhin

La famille d’Hasna Aït Boulahcen porte plainte contre X

Le Monde.fr

La famille d’Hasna Aït Boulahcen, cousine du djihadiste Abdelhamid Abaaoud morte lors de l’assaut du RAID à Saint-Denis le 18 novembre dernier, entend prouver son statut de « victime de terrorisme ». L’avocat de la famille, Me Fabien Ndoumou, a porté plainte contre X le 13 janvier avec constitution de partie civile auprès du juge anti-terroriste Christophe Tessier.

Selon M. Ndoumou, interrogé par FranceTV info, « Hasna Aït Boulahcen est morte à la suite d’un attentat terroriste, comme les autres victimes du Bataclan. Elle n’est ni une terroriste, ni une complice. Elle a donc le statut de victime. Elle n’a jamais joué un rôle actif dans cette affaire. Elle n’a jamais eu de contact avec la Syrie. »

Aide matérielle

L’enquête sur les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts dans la région parisienne, a montré l’implication d’Hasna Aït Boulahcen dans le scénario qui a permis aux terroristes de mener leurs attaques. Les policiers ont pu établir avec certitude que la jeune femme, qui affichait sur sa page Facebook son soutien à l’Etat islamique, savait que son cousin, Abdelhamid Abaaoud, était l’auteur des attentats du 13, et qu’il en préparait d’autres visant un centre commercial de la Défense et dans un commissariat.

Lire aussi : Hasna Aït Boulahcen, entre vodka et niqab

A plusieurs reprises, Hasna Aït Boulahcen a également fourni une aide matérielle au djihadiste de l’Etat islamique. Elle a notamment reçu une somme d’argent pour lui acheter des vêtements. C’est également elle qui lui a trouvé un logement à Saint-Denis, par l’intermédiaire du logeur Jawad Bendaoud, et qui est allée le chercher en voiture à Aubervilliers pour le ramener dans sa nouvelle planque, rue du Corbillon. C’est là que tous deux ont été tués dans l’assaut donné par le RAID le 18 novembre.

A la suite de l’assaut de Saint-Denis, il a été établi qu’Hasna Aït Boulahcen n’avait pas été abattue par la police, mais qu’elle est morte asphyxiée, sans doute à cause de l’explosion de la ceinture du kamikaze Chakib Akrouh, un Belgo-Marocain de 25 ans, qui se trouvait avec les deux cousins dans l’appartement.

Selon l’avocat de la famille d’Hasna Aït Boulahcen, la jeune femme était sous l’influence d’Abdelhamid Abaaoud et n’aurait jamais voulu mourir en martyr. « Il lui a dit : Si tu ne viens pas je vais tuer les membres de ta famille et les enfants de tes amis », explique l’avocat.

Le rapport de l’assaut mené le 18 novembre à Saint-Denis par le RAID, consulté par Le Monde, signale qu’Hasna Aït Boulahcen a effectivement demandé à deux reprises à pouvoir sortir du bâtiment. Eléments corroborés par une vidéo amateur : « J’ai envie de partir ! », crie Hasna. Réponse d’un homme du RAID : « Il est où ton copain ? » « C’est pas mon copain ! Est-ce que je peux sortir, j’ai envie de sortir ? »

Si la plainte a peu de chances d’aboutir, les proches de la jeune femme attendent à présent de pouvoir récupérer son corps pour l’inhumer.

Lire aussi : Quelles sépultures pour les terroristes du 13 novembre 

La famille d’Hasna Aït Boulahcen porte plainte contre X

TERRORISME – Une plainte pour réclamer le statut de victime. La chaîne d’information iTélé a révélé ce mercredi 20 janvier que la famille de Hasna Aït Boulahcen, tuée dans l’assaut de l’appartement de Saint-Denis, quelques jours après les attentats de Paris, porte plainte contre X pour terrorisme et souhaite se constituer partie civile.

Selon la famille et son avocat, Hasna Aït Boulahcen, cousine d’Abdelhamid Abaoud, lui aussi tué à Saint-Denis, est une victime et non « une complice » ni une « terroriste ». « Si elle n’est pas kamikaze [thèse qui avait d’abord été avancée, ndlr], si elle n’est pas complice, si elle n’est pas terroriste, alors le seul statut juridique qu’il lui reste, c’est qu’elle est victime du terrorisme », avance l’avocat, Me Fabien Ndoumou.

Cette plainte intervient au lendemain d’un recours du même genre mais dans une toute autre affaire. La famille de Tarek Belgacem, abattu devant le commissariat de la Goutte d’Or à Paris le 7 janvier, va en effet porter plainte contre X pour homicide volontaire.

« Sous la pression de son cousin »

L’avocat d’Hasna Aït Boulahcen s’appuie sur une vidéo (voir dans le reportage ci-dessus) dans laquelle on entend une femme dire « J’ai envie de partir, c’est pas mon copain ». Des propos qui, selon l’avocat, montrent que la jeune femme est innocente. Il affirme qu’elle était « sous pression de son cousin ».

Comme le rappelle iTélé, de nombreux éléments tendent toutefois à douter de la non complicité d’Hasna Aït Boulahcen. Elle a en effet contribué à cacher son cousin aux autorités. C’est également elle qui a trouvé la planque à Saint-Denis, via Jawad Bendaoud.

Lire aussi :

• De « cow-girl » des quartiers à jihadiste, qui est Hasna Aitboulahcen ?

• Deux suspects recherchés auraient piloté en Belgique les attentats de Paris

• Quand Salah Abdeslam évoquait devant les enquêteurs son « bon ami » Abaaoud

La famille d’Hasna Aït Boulahcen porte plainte contre X

L’Express

Hasna Ait Boulahcen, cousine du terroriste Abdelhamid Abaaoud, tuée à Saint-Denis.© CAPTURE ITÉLÉ Hasna Ait Boulahcen, cousine du terroriste Abdelhamid Abaaoud, tuée à Saint-Denis. La cousine d’Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats de Paris, est une « victime du terrorisme », selon l’avocat de sa famille qui a décidé de porter plainte. La jeune femme est morte dans l’assaut du Raid à Saint-Denis.

Une victime, Hasna Aït Boulahcen? La cousine d’Abdelhamid Abaaoud, est morte sous les gravats de l’appartement de Saint-Denis où elle se trouvait avec le cerveau présumé des attentats de Paris et un troisième homme, Chakib Akrouh, terroriste du « commando des terrasses ». Sa famille entend aujourd’hui porter plainte contre X avec constitution de partie civile pour « terrorisme, crime de meurtre et tout autre chef que l’enquête pourrait révéler », selon I>Télé.

« Quel est le statut juridique que vous donnez à Hasna? Elle n’est pas complice, pas terroriste, elle n’est pas non plus kamikaze comme on l’avait prétendu. Alors, le seul statut qui lui est celui de victime du terrorisme », argumente l’avocat de la famille, Fabien Ndoumou, au micro de i>Télé. Le conseil considère qu’elle était « sous pression de son cousin ». Il s’appuie notamment sur une vidéo de l’assaut du Raid à Saint-Denis dans laquelle on entend la jeune femme de 26 ans crier: « J’ai envie de partir ».

Hasna Aït Boulahcen a rencontré Abdelhamid Abaaoud dès le 15 novembre, soit deux jours après les attentats. Elle a reçu une somme d’argent notamment pour lui acheter des vêtements et lui a trouvé la planque de Saint-Denis où ils sont tous les deux morts.

Attentats de Paris – La famille d’Hasna Aït Boulahcen porte plainte

Le 18 novembre, Hasna Aït Boulahcen, la cousine du «cerveau» des attentats de Paris Abdelhamid Abaaoud, est morte lors de l’assaut du Raid contre un appartement de Saint-Denis où plusieurs terroristes liés aux attentats de Paris s’étaient réfugiés. Plus de deux mois après les faits, sa famille est persuadée de son innocence. Son avocat, Fabien Ndoumou a porté plainte le 13 janvier dernier contre X avec constitution de partie civile pour «terorrisme, crime de meurtre et tout autre chef que l’enquête pourrait révéler» auprès du juge anti-terroriste Christophe Teissier, rapporte mercredi iTélé.

Ce dernier a soutenu à iTélé qu’Hasna Aït Boulahcen était sous l’emprise de son cousin, abattu également pendant l’assaut de l’appartement de Saint-Denis. Elle est «une victime du terrorisme, une victime de son cousin Abdel Abbaoud», selon l’avocat. La plainte a peu de chance d’être jugée recevable par le juge anti-terroriste, ajoute-t-il, «mais il devra justifier pourquoi».

Un témoignage et un enregistrement pour prouver son innocence

«Elle était sous pression de son cousin. Elle n’est ni une kamikaze, comme on l’a d’abord prétendu, ni une terroriste, ni une complice de terrorisme», a-t-il continué, s’appuyant sur le témoignage d’un proche de la jeune femme. Selon ce dernier, Hasna Aït Boulahcen n’a jamais voulu mourir en martyr.

Un enregistrement tourné pendant l’assaut du Raid serait aussi une preuve en faveur de son innocence pour Me Fabien Ndoumou. Dans ce dernier, on entendrait Hasna Aït Boulahcen hurler par la fenêtre : «C’est pas mon copain (…) c’est pas mon copain (…) Est-ce que je peux sortir, je veux sortir».

Attentats de Paris : la famille d’Hasna Ait Boulahcen porte plainte contre X

La famille d’Hasna Ait Boulahcen porte plainte contre X avec constitution de partie civile pour « terrorisme, crime de meurtre et tout autre chef que l’enquête pourrait révéler » annonce ITélé.

Selon l’avocat de la famille, Fabien Ndoumou, la jeune femme « n’est pas complice, pas terroriste, elle n’est pas non plus kamikaze comme on l’avait prétendu. Alors, le seul statut qui lui est celui de victime du terrorisme ».
Toujours d’après lui, Hasna  était « sous pression de son cousin (Abdelhamid Abaaoud ndlr) ». Il avance notamment comme preuve une vidéo de l’assaut du Raid dans laquelle on entend la jeune femme crier: « J’ai envie de partir ».

Hasna Ait Boulahcen, 26 ans, est morte lors de l’assaut de l’appartement de Saint-Denis. Les terroristes tués dans l’appartement auraient préparé, un attentat à La Défense, prévu deux ou trois jours après leur mort.

Retour sur l’assaut de Saint-Denis

Durant l’opération du RAID, Abdehamid Abaaoud, sa cousine Hasna Ait Boulahcen et Chakib Akrouh ont trouvé la mort. L’assaut avait commencé la veille, le mardi 17 novembre dans une zone industrielle d’Aubervilliers. Hasna Ait Boulahcen, suivie par la sous-direction anti-terroriste, aurait été rejointe par les deux autres terroristes cachés dans des buissons. A ce moment-là, la police aurait demandé à sa hiérarchie l’autorisation d’intervenir. Une demande qui remontera jusqu’au ministère de l’Intérieur, qui aurait refusé une intervention immédiate.

« A Aubervilliers, on peut penser que c’est un scénario idéal. On est dans une zone industrielle, à côté d’entrepôts. C’est un milieu ouvert. Mais les policiers n’ont pas totalement identifié les trois terroristes et ils vont choisir le deuxième scénario, celui d’intervenir à Saint-Denis, dans un milieu fermé où ils seront sûrs que tous les terroristes sont rassemblés dans cette même pièce » avait alors expliqué François Vignolle, notre spécialiste police-terrorisme.

Suivi par les enquêteurs, le trio était reparti vers Saint-Denis, dans un appartement de la rue Corbillon. L’assaut a alors été donné.

Les trois terroristes n’avaient pas de fusil mitrailleur, mais des grenades et un pistolet Browning 9 millimètres, dont seulement 11 douilles ont été retrouvées. Côté police 5000 cartouches auraient été tirées selon le procureur de Paris. A tel point que, selon nos informations, des munitions supplémentaires auraient été demandées à des services de police voisins. Les policiers d’assaut n’auraient donc tué aucun des terroristes, mais auraient procédé à des tirs de saturation pour éviter d’être attaqués par d’éventuels complices.

Chakib Akrouh est mort lors de l’explosion de sa ceinture piégée. La déflagration aurait également touchée mortellement Abdehamid Abaaoud. Lors de l’autopsie, des boulons, provenant de la ceinture, ont été retrouvés dans son corps.

Quand à Hasna Ait Boulahcen, elle est morte asphyxiée sous les décombres.

Ils portent plainte pour terrorisme. La famille d’Hasna Aït Boulahcen, cousine d’Abdelhamid Abaaoud morte lors de l’assaut du Raid à Saint-Denis le 18 novembre dernier, cinq jours après les terribles attentats de Paris, a porté plainte contre X le 13 janvier avec constitution de partie civile pour «terrorisme, crime de meurtre et tout autre chef que l’enquête pourrait révéler» auprès du juge anti-terroriste Christophe Teissier, rapporte ce mercredi iTélé.

La jeune femme «n’est pas complice, n’est pas terroriste et pas non plus kamikaze. Le seul statut juridique qu’il lui reste, c’est victime du terrorisme», justifie Me Fabien Ndoumou.

Hasna Aït Boulahcen est morte asphyxiée
, sans doute à cause de l’explosion de la ceinture d’un kamikaze qui se trouvait dans la «planque» de Saint-Denis. Chakib Akrouh, un Belgo-marocain de 25 ans, a actionné son gilet alors qu’il se trouvait dans l’appartement avec Abdelhamid Abaaoud, coordonnateur des attentats de Paris, tué également par l’explosion, et sa cousine. Selon l’avocat de sa famille, la jeune femme était sous la pression d’Abdelhamid Abaaoud mais elle n’a jamais voulu mourir en martyr.

Le conseil s’appuie notamment sur un enregistrement tourné pendant l’assaut et durant lequel la jeune femme hurle depuis une fenêtre : «C’est pas mon copain (…) Est-ce que je peux sortir, je veux sortir».
La plainte a toutefois peu de chance d’aboutir. Comme le rappelle un journaliste spécialisé police-justice d’Itélé, Hasna Aït Boulahcen a joué un rôle prépondérant dans la dissimulation de son cousin aux autorités

==========

2017; un énarque au chômage??

Laisser un commentaire

5796

Chômage: Hollande mise sur son plan d’urgence et de nouveaux assouplissements des 35 heures

Former 500.000 chômeurs, inciter les PME à embaucher via une prime, assouplir l’organisation du travail et les heures supplémentaires: François Hollande compte sur son plan présenté lundi pour faire baisser le chômage, mais des syndicats et l’aile gauche du PS s’inquiètent d’une remise en cause déguisée des 35 heures.

L’emploi est « la seule question qui vaille au-delà de la sécurité des Français », a déclaré le chef de l’État lors de ses v?ux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi.

Pour François Hollande, qui a fait à plusieurs reprises de la baisse du chômage la condition d’une nouvelle candidature, le temps est compté, avec 650.000 chômeurs supplémentaires inscrits à Pôle emploi depuis son élection et le chiffre record de 3,57 millions de personnes sans aucun travail.

Lundi, il a détaillé ce qu’il avait esquissé le 31 décembre lors de ses voeux et précisé que l?État allait dépenser « plus de deux milliards d’euros » pour l’emploi, sans nouvel impôt.

Première mesure: une prime immédiate de 2.000 euros par an pour les entreprises de moins de 250 salariés pour toute embauche en CDI ou en CDD de plus de 6 mois de salariés rémunérés jusqu’à 1,3 Smic.

Cette somme « représente le reliquat des cotisations patronales une fois pris en compte l’ensemble des allègements de charges » dont elles bénéficient, notamment du Pacte de responsabilité.

Le dispositif est établi pour 2 ans, « le temps du basculement du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) en baisse définitive de charges », a expliqué le chef de l’Etat.

Toujours en faveur des entreprises, il a confirmé le plafonnement des indemnités prud’homales de licenciement en fonction de l’ancienneté.

Ces annonces ont été saluées par le patronat: elles « vont dans le bon sens », a réagi Pierre Gattaz, le président du Medef qui attend néanmoins « des mesures concrètes ».

François Asselin, pour la CGPME, a souligné que le basculement du CICE en baisse directe de charges était ce qu’elle réclamait, et que la prime de 2.000 euros, c’était « mieux que rien ».

« Ça fait beaucoup d’aides aux entreprises », a dénoncé le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, qui reproche à M. Hollande de « continuer ce qui ne marche pas ».

Jean-Claude Mailly (FO) a fustigé un « PLA, programme libéral accentué », comme la transformation dans du CICE en baisse des cotisations, « sans un mot » pour « garantir le financement de la protection sociale ».

Laurent Berger, de la CFDT, voit dans la prime pour les PME des « effets d’aubaine » qui seront « inefficaces ».

– « Fin des 35 heures »-

En outre, comme l’avait annoncé Manuel Valls en novembre, la future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures, a assuré le chef de l?État.

L’entreprise « pourra fixer le taux de majoration et le nombre des heures supplémentaires, ou moduler le temps de travail au-delà même de l’année », a-t-il dit. Actuellement, les heures supplémentaires sont majorées à 25%, sauf dérogation. La ministre du Travail, Myriam El Khomri, s’est dite favorable au maintien du plancher de majoration, fixé à 10%.

Mais pour l’Union syndicale Solidaires, « ce sont de nouvelles attaques contre la réduction du temps de travail qui se préparent », tandis que l’aile gauche du PS, Benoît Hamon en tête, redoute la « fin des 35 heures ».

Deuxième axe du plan d’urgence, la formation de 500.000 chômeurs, avec un engagement de l’Etat d’un milliard d’euros.

M. Hollande a demandé que soient définis les besoins de formation « branche par branche, région par région » avec la mobilisation notamment de Pôle emploi et de l’Afpa.

« C’est une bonne nouvelle pour les demandeurs d’emploi. Plus de 500.000 attendent des formations », a réagi Yves Barou, président de l’Afpa (association pour la formation professionnelle des adultes), qui forme 80.000 chômeurs par an et serait en mesure de doubler ce nombre.

Le coût total de la formation professionnelle est de 32 milliards par an, dont 4 milliards pour les chômeurs. Elle ne bénéficie qu’à un chômeur sur dix, contre deux sur dix en Allemagne par exemple.

Le chef de l’État a également annoncé un développement de l’apprentissage et des contrats de formation en alternance.

« On reste très dubitatifs », a réagi la CGPME, tandis que la CFDT insiste sur « l’opérationnalité de ces formations » pour « arriver à un retour à l’emploi ».

« Ça n’est pas la formation qui va créer de l’emploi », souligne de son côté Carole Couvert (CFE-CGC).

Emploi : le plan de la dernière chance pour Hollande

LE MONDE David Revault d’Allonnes et Bertrand Bissuel

C’est sa dernière bataille. Du moins, celle qui colorera le bilan de son quinquennat, et, comme il s’y est engagé, déterminera sa capacité à en briguer un deuxième en 2017. Le message que François Hollande a délivré lors de ses vœux « aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi », lundi 18  janvier, au Conseil économique, social et environnemental (CESE), vise bien à démentir toute « inertie », selon l’Elysée. En substance  : la bataille pour l’emploi sera menée jusqu’à la toute fin du mandat, et l’année 2016 constituera de ce point de vue l’année décisive.

Nonobstant le glissement du terrain sécuritaire, depuis les attentats de janvier et de novembre  2015, le président le confiait, en privé, après les derniers attentats  : « Je sais que je serai jugé sur le chômage. Plus que jamais, c’est une priorité.  » Ce qu’il s’est employé à souligner, lundi, tentant d’accréditer que cette année, enfin, pourrait être celle de l’« inversion de la courbe du chômage » tant promise.

Lire aussi : Les pistes d’économistes pour faire baisser le chômage

«  Nous n’avons pas fini de réformer  », explique un collaborateur du chef de l’Etat. Après avoir rappelé les grandes lignes de l’action conduite depuis mai  2012 pour redresser les finances publiques et restaurer la compétitivité des entreprises (crédit d’impôt compétitivité emploi, pacte de responsabilité), M. Hollande devait dévoiler, lundi, une nouvelle série de réformes destinées à «  adapter notre modèle  » et à «  saisir les opportunités de l’économie numérique  ». Un paquet de mesures que l’on pourrait qualifier « de la dernière chance », lesquelles s’inscrivent dans la continuité des idées esquissées lors de ses vœux aux Français le 31 décembre  2015.

Pendant la cérémonie des voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi, au Conseil Economique Social et Environnemental à Paris, lundi 18 janvier 2016.
  • 500  000 formations supplémentaires

Premier axe de son discours, adapter les actifs à la «  nouvelle donne économique  ». Le président de la République a confirmé que 500  000 formations supplémentaires seraient assurées cette année en faveur de demandeurs d’emploi dont les qualifications risquent de devenir obsolètes. L’objectif est très ambitieux si on le compare au nombre de chômeurs entrant en stage au cours d’une année (un peu moins de 644  000 chômeurs en 2013, selon une étude des services du ministère du travail). Cela reviendrait à former plus de 1,1 million de personnes à la recherche d’une activité. « Irréaliste », selon un proche du président du Medef, Pierre Gattaz. Cependant, « on peut tangenter le million », ajoute-t-il.

L’Etat participera au financement de cet effort à hauteur de 1 milliard d’euros en  2016. Vendredi, les partenaires sociaux, qui gèrent le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, ont décidé d’accorder une rallonge de 80  millions d’euros au profit de la formation des demandeurs d’emploi.

Reste à savoir quelle sera la contribution des régions à une politique qui est au cœur de leurs compétences. M.  Hollande a déclaré qu’elles se verraient confier le pilotage de ce plan, en partenariat avec le patronat et les syndicats. Une décision qui répond aux attentes maintes fois exprimées par le président (PS) de l’Association des régions de France, Alain Rousset, pour qui, ces collectivités ont vocation à coordonner un dispositif qui, à l’heure actuelle, marche mal car le service public de l’emploi est «  trop émietté  ». «  Les régions connaissent les entreprises qui recrutent », souligne-t-il. A la fin de janvier ou au début de février, un séminaire à ce sujet aura lieu à l’Elysée avec l’ensemble des présidents de région.

François Hollande devait, dans la même optique, annoncer la relance de l’apprentissage, dont les effectifs ont baissé en  2013 et en  2014. Le but est de faire entrer 500  000 jeunes en 2017 dans des dispositifs de ce type (contre un peu plus de 400  000 à l’heure actuelle), afin de leur permettre de saisir les occasions offertes par la montée de l’économie et des technologies numériques.

Le président a également annoncé une augmentation des contrats de professionnalisation, qui devraient passer à 50 000 bénéficiaires, contre 8 000 actuellement. Le contrat de professionnalisation est un contrat de formation en alternance, associant formation pratique en relation avec la qualification recherchée, et formation théorique dans un organisme de formation externe ou interne à votre entreprise.

Manuel Valls, Myriam El Khomri et Emmanuel Macron pendant la cérémonie des voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi, au Conseil Economique Social et Environnemental à Paris, lundi 18 janvier 2016.
  • Soutenir l’emploi dans les PME

Pour que les chômeurs formés et les apprentis augmentent leurs chances de trouver du travail, de nouvelles mesures seront prises afin de soutenir l’emploi dans les PME. Celles-ci restent, dans certains cas, assujetties au paiement de cotisations pour des salariés proches du smic, malgré le CICE et le pacte de responsabilité. L’exécutif entend parvenir à une situation où elles n’en paieront plus du tout pour les personnes embauchées à un niveau de salaire proche du salaire minimal.

« Toute entreprise de moins de deux cent cinquante salariés qui recrutera un salarié payé entre 1 et 1,3 smic en CDI ou en CDD de six mois et plus se verra compenser l’ensemble de ses cotisations sociales, assure le chef de l’Etat. Concrètement, cela signifie que l’Etat prendra à son compte la totalité des prélèvements sociaux, ce qui représente une somme de 2  000  euros pour assurer effectivement zéro charge.  » Cette aide, accordée pour deux ans, sera mise en place tout de suite. «  On est dans l’idée d’un état d’urgence économique et social  », argue-t-on à l’Elysée.

Au total, 2 milliards d’euros devraient être consacrés à ces efforts pour la formation, l’apprentissage et les PME. L’Etat mettra la main à la poche en procédant à des redéploiements de crédits inscrits dans une loi de finances rectificative, qui devrait être adoptée avant l’été. Le chef de l’Etat devait également évoquer le projet de loi que la ministre du travail, Myriam El Khomri, présentera, en principe au début de mars, en conseil des ministres. Ce texte doit notamment redonner des marges de manœuvre aux employeurs pour négocier le temps de travail. Il ne touchera pas aux trente-cinq  heures, mais permettra de moduler la durée maximale du travail sur une journée et sur une semaine.

  • Simplifier la rupture du contrat de travail

Autre sujet, potentiellement explosif, sur lequel l’exécutif veut innover  : la rupture du contrat de travail, qui sera simplifiée, sans pour autant remettre en cause le CDI. Comme l’avait dit le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, dans un entretien au Monde le 7 janvier, la réforme des prud’hommes, engagée par la loi «  croissance, activité et égalité des chances économiques  » d’août  2015, sera parachevée «  avec l’instauration d’un plafond pour les indemnités prononcées  ».

Le barème mis en place dans le texte promulgué l’an passé avait été invalidé par le Conseil constitutionnel au motif qu’il introduisait une rupture du principe d’égalité devant la loi. Le gouvernement revient à la charge à propos de cette disposition  ; l’une des pistes envisagées consisterait à tenir compte de l’âge et de l’ancienneté du salarié licencié dans le calcul des dommages-intérêts qui lui sont alloués.

Ce dernier volet est sans aucun doute le plus sensible. Une prise de risque politique supplémentaire après les crispations engendrées par les lois Macron et Rebsamen, et en plein débat sur la déchéance de nationalité. «  Certains, au sein de la majorité ou du gouvernement, se demandent s’il est nécessaire de remettre une pièce dans la machine  », rappelle un proche du président. Mais M. Hollande considère que le pire serait de donner le sentiment de l’immobilisme en  2016. Il faut donc montrer que, jusqu’au bout, on cherchera à réformer, même si cela ne plaît pas à tout le monde. Le chef de l’Etat, plus que jamais, est au pied du mur.

Toutes les annonces de François Hollande pour lutter contre le chômage

EMPLOI – Comment tenir son pari d’inverser la courbe du chômage? François Hollande qui a conditionné une nouvelle candidature à l’Elysée à la tenue de cet engagement a présenté un nouveau plan lundi 18 janvier à l’occasion de ses voeux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi au palais d’Iéna. Celui-ci est axé sur la formation.

« C’est la seule question qui vaille avec la sécurité des Français. Il y a un état d’urgence économique et social à proclamer », a-t-il insisté en préambule estimant que « si des choses ont été faites depuis trois ans, la croissance n’est pas suffisante ».

« Entre le libéralisme sans conscience et l’immobilisme sans avenir, il y a une voie », a-t-il lancé pour tenter de mettre en cohérence ses annonces.

Premier pilier de sa politique, le pacte de responsabilité et le CICE pour améliorer la compétitivité des entreprises. Il a réitéré son intention de faire l’évaluation de ces dispositifs de de baisses des charges très décriés à gauche.

3 axes de travail

En attendant que le CICE soit transformé en baisse pérenne des charges sociales, le chef de l’Etat a annoncé aussi une mesure pour les PME. Toute entreprise de moins de 250 salariés qui recrutera un jeune ou un chômeur (pour un salaire compris entre 1 et 1,3 Smic) pour un CDD de plus de 6 mois ou un CDI recevra 2000 euros de prime par an, pendant 2 ans. Selon l’Elysée, cela assure à l’entreprise de n’avoir aucune charge sur ces emplois. « La mesure est effective dès aujourd’hui », promet-t-il.

Pour faciliter la rupture du contrat de travail et améliorer la visibilité des entreprises (c’est une revendication de longue date du patronat), François Hollande a annoncé le plafonnement des indemnités de licenciement en fonction de l’ancienneté du salarié. C’est, pour l’Elysée, une réponse à la censure par le conseil constitutionnel d’une mesure phare de la loi Macron. A l’époque, le ministre de l’Economie envisageait un plafonnement selon la taille de l’entreprise, ce qui avait été considéré comme une rupture de l’égalité des salariés.

Le président de la République a également réitéré son intention de multiplier les formations des demandeurs d’emploi. Comme prévu, il en réclame 500.000 par an, auxquels il faut ajouter 50.000 contrats de professionnalisation (contre 8000 aujourd’hui). « C’est une mesure structurelle pour pourvoir les emplois disponibles qui ne trouvent pas preneur », a-t-il justifié, évoquant notamment le numérique ou le bâtiment, la sécurité, les services à la personne. « L’Etat mobilisera un milliard d’euros », a précisé François Hollande qui se défend de tout « artifice statistique ».

Au total, plus de deux milliards d’euros seront mobilisés par l’Etat, a conclu François Hollande, financés « sans prélèvement supplémentaire » ni déficit en plus. C’est Michel Sapin et Christian Eckert, le ministre des Finances et son secrétaire d’Etat au Budget qui sont chargés de trouver où réaliser les économies.

Lire aussi :

• Comment le plan Hollande peut (artificiellement) faire baisser le chômage sous les 10%

• Contre le chômage, la voie royale du code informatique?

Hollande dévoile un plan de deux milliards d’euros pour l’emploi

PARIS (Reuters) – L’Etat dégagera deux milliards d’euros supplémentaires pour tenter d’enrayer la hausse du chômage, a annoncé lundi François Hollande, dévoilant une nouvelle prime à l’embauche et des mesures de soutien à la formation et à l’entreprenariat.

Le chef de l’Etat, qui a précisé que ce plan serait financé par des économies, a annoncé dans le passé qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle de 2017 si le chômage ne baissait pas d’ici là.

Lors de ses voeux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi, François Hollande a par ailleurs confirmé que les indemnités de licenciement décidées par les prud’hommes seraient plafonnées, avec un barème lié à l’ancienneté du salarié.

Il a ajouté que la future réforme du Code du travail prévoirait que l’accord d’entreprise fixerait les modalités d’organisation du temps de travail, sans remettre en cause sa durée légale, et donnerait plus de place à l’accord collectif.

« Il s’agit de redéfinir notre modèle économique et social », a déclaré François Hollande, jugeant qu' »entre le libéralisme sans conscience et l’immobilisme sans avenir, il y a une voie ».

Les réformes donneront plus de liberté et de sécurité aux entreprises comme aux salariés, a-t-il dit.

Pour doper la création d’emplois, les entreprises de moins de 250 salariés qui embaucheront un jeune ou un demandeur d’emploi en CDI ou en CDD d’au moins six mois recevront une aide de 2.000 euros par an pendant deux ans, a annoncé François Hollande.

Le dispositif concerne les salariés payés entre un et 1,3 smic embauchés entre ce lundi et le 31 décembre 2016, précise le dossier de presse de l’Elysée. La prime « première embauche » annoncée en juin sera parallèlement élargie aux CDD d’au moins six mois au lieu de 12 actuellement.

UN MILLIARD DE PLUS POUR LA FORMATION

Un milliard d’euros sera débloqué pour contribuer à porter le nombre de formations de chômeurs supplémentaires à 500.000 cette année.

François Hollande a précisé que les partenaires sociaux définiraient les formations liées, « branche par branche, région par région, aux besoins des entreprises ».

Les partenaires sociaux financeront ces formations supplémentaires à hauteur de 130 millions d’euros, a précisé la ministre du Travail, Myriam El Khomri.

La loi El Khomri qui sera présentée le 9 mars au conseil des ministres donnera plus de place à la négociation collective, a dit François Hollande, tout en appelant une nouvelle fois le patronat à tenir les engagements qu’il a pris en échange des 41 milliards d’euros de baisse du coût du travail.

Le chef de l’Etat a ainsi confirmé qu’une évaluation de la mise en oeuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité serait faite fin janvier autour du Premier ministre, Manuel Valls.

« C’est indispensable pour que toute la clarté soit faite sur les engagements des uns et des autres », a-t-il dit, avant de répéter qu’il voulait transformer « aussi vite que possible » le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse définitive des cotisations sociales.

La loi El Khomri engagera la réforme du Code du travail sur la base des propositions que fera la commission Badinter la semaine prochaine pour définir un socle de droits, a-t-il ajouté.

« Le reste, c’est-à-dire l’application, sera renvoyé à la négociation collective », a dit François Hollande.

Le projet de loi développera en outre le compte personnel d’activité, un dispositif qui doit donner plus de liberté aux travailleurs dans l’utilisation de certains droits sociaux.

DOPER ALTERNANCE ET ENTREPRENARIAT

François Hollande a par ailleurs annoncé un élargissement des règles de l’apprentissage, avec une ouverture des titres professionnels délivrés par le ministère du Travail et une possible entrée en apprentissage toute l’année.

L’Education nationale créera des formations nouvelles en alternance, a-t-il ajouté, en précisant que 1.000 postes seraient créés et affectés à ces formations en 2017.

Pour encourager la création d’entreprises, François Hollande a demandé à Emmanuel Macron d’assouplir les règles pour certaines professions, en revoyant le système de qualifications « pour le rendre plus lisible et plus cohérent ».

Reprenant une citation du ministre de l’Economie (« pour beaucoup de jeunes, il est plus facile de trouver un client que de trouver un employeur »), il a souligné que certaines qualifications préalables étaient nécessaires pour garantir la santé et la sécurité.

« Mais parfois, elles dépassent cet objectif et peuvent constituer des barrières », a-t-il dit.

Un nouveau régime accessible aux artisans et entrepreneurs permettra à ces derniers de choisir l’option fiscale la plus appropriée, a-t-il précisé. Et le portage salarial sera réformé.

François Hollande a aussi cité la négociation qui s’ouvrira cette année sur la prochaine convention d’assurance chômage.

« Je rappelle qu’en France la durée d’indemnisation est la plus longue d’Europe mais la durée de formation des chômeurs est la plus courte. C’est ce qu’il faut changer », a-t-il dit.

« C’est la responsabilité des organisations d’employeurs et de salariés, je leur fais confiance pour aboutir à la signature d’une nouvelle convention sur ces bases : tout faire pour que le retour vers l’emploi soit encouragé », a-t-il poursuivi.

Les syndicats et le patronat ont réservé un accueil mitigé à ces mesures, Force ouvrière déplorant « un libéralisme exacerbé » tandis que le Medef regrettait l’absence d’annonce sur une modification des contrats de travail.

Le « plan d’urgence » de François Hollande contre le chômage divise les Français

LEXPRESS.fr avec AFP

pole-emplio-chomage_5320735Un peu plus de la moitié des personnes interrogées juge que « proposer une formation à 500.000 chômeurs pourra être efficace pour lutter contre le chômage ».              REUTERS/Charles Platiau

Seule la moitié des Français considère que la formation des chômeurs ou une nouvelle prime à l’embauche, mesures prévues par François Hollande en faveur de l’emploi, seront efficaces, selon un sondage Odoxa, publié ce jeudi.

Un « plan d’urgence » contre le chômage en guise de « bonne résolution » pour l’année de 2016. C’est l’annonce faite par François Hollande lors de ses traditionnels voeux du 31 décembre. Des mesures en faveur de l’emploi qui n’ont pas convaincu tous les Français.

Dans un sondage Odoxa publié ce jeudi, un peu plus de la moitié (55%) des personnes interrogées juge que « proposer une formation à 500 000 chômeurs », comme l’a annoncé le président de la République, « pourra être efficace pour lutter contre le chômage ».

A l’inverse, moins d’une personne sur deux (47%) croit en l’efficacité d’une prime de 2000 euros aux entreprises pour « toute nouvelle embauche dans une PME ».

65% pour des allocations chômage dégressives

Les Français pouvaient aussi donner leurs avis sur d’autres propositions plus « radicales » proposées par des « experts ». Ainsi, ils sont 65% à estimer que la dégressivité des indemnités chômage serait efficace pour l’emploi.

En revanche, seuls 30% accordent les mêmes effets à la création d’un Smic « dont le montant pourrait être variable selon l’âge et la région ».

Baisse de la confiance des Français

Globalement, le début de l’année de 2016 effraie les Français. Les trois quarts (75%) des personnes interrogées se déclarent « plutôt moins confiantes ces dernières semaines » concernant l’avenir de la situation économique en France.

Le « plan d’urgence » contre le chômage que François Hollande avait annoncé le 31 décembre doit être détaillé le 18 janvier devant le Conseil économique, social et environnemental.

Sondage réalisé en ligne les 7 et 8 janvier auprès d’un échantillon de 994 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

Chômage: les mesures de Hollande inverseront la courbe? « Peut-être », selon le numéro un de FO

Chômage: les mesures de Hollande inverseront la courbe?
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvriere (FO), le 11 janvier 2016 à Matignon
© KENZO TRIBOUILLARD

Jean-Claude Mailly pense que le plan d' »urgence » contre le chômage détaillé lundi par François Hollande va permettre « peut-être » d’inverser la courbe…

Jean-Claude Mailly pense que le plan d' »urgence » contre le chômage détaillé lundi par François Hollande va permettre « peut-être » d’inverser la courbe d’ici 2017, tout en qualifiant d' »inutile » la création d’une nouvelle aide aux TPE-PME.

Le président va préciser en fin de journée ce plan, qui porte sur 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, une aide à l’embauche pour les TPE et PME (entre 1.000 et 2.000 euros selon la presse) et des mesures en faveur de l’apprentissage.

« Peut-être que les mesures qui vont être annoncées ce matin, même si ça ne serait qu’un effet statistique, permettront d’inverser la courbe mais ce serait jouer avec le feu », a dit M. Mailly lors de l’émission « Les 4 vérités » sur France 2.

Ainsi, « c’est très bien de former, y compris les demandeurs d’emploi. Mais il faut qu’il y ait des emplois à la sortie, et ça, ça passe par une relance plus forte de l’activité économique », a-t-il dit.

« Je serais hyper content si le président de la République pouvait dire: on va donner un coup de pouce au pouvoir d’achat, on va soutenir plus fortement l’investissement public, on va réorienter les aides aux entreprises, mais ça je ne me fais pas trop d’illusions à priori », a-t-il dit

La prime à l’embauche? « C’est inutile dans la limite où il y a déjà toute une série d’aides (…) importantes pour l’embauche dans les TPE-PME ». « Même les chefs d’entreprise disent que ce n’est pas utile, a rappelé le numéro un de FO. Il serait plus opportun de consacrer la somme prévue à autre chose qui soit plus efficace (plutôt) que de saupoudrer en permanence les aides aux entreprises ».

Chômage : la réunion de la dernière chance pour François Hollande

Chômage : la réunion de la dernière chance pour François Hollande
© DENIS CHARLET / POOL / AFP

Alors que l’exécutif reçoit lundi les syndicats, le chef de l’Etat sait qu’il ne lui qu’un an pour faire baisser le chômage.

Manuel Valls reçoit lundi les syndicats pour parler emploi et François Hollande doit rendre ses arbitrages dans les jours qui viennent. Les grands patrons de nombreuses organisations, comme le MEDEF et l’APEC, font leur liste de vœux dans une lettre commune.

Dernière ligne droite avant 2017. Dos au mur, le président joue sa dernière carte. Il lui reste douze mois pour réussir là où il échoue depuis trois ans, malgré les 50 milliards d’euros d’allègement de charges pour les entreprises et les plus de 450 000.emplois aidés aujourd’hui en France, un record. Tant d’efforts pour un résultat nul, avec un chômage qui continue à croître. Le taux de chômage des jeunes en France – François Hollande a fait de la jeunesse l’une de ses priorités – témoigne de cet échec : plus de 25% sont au chômage. Ce taux dépasse de cinq points la moyenne européenne. Le chef de l’Etat le sait mieux que personne, lui qui a décrété « un Etat d’urgence économique et social ». Et l’enjeu est lourd, tant pour les chômeurs que pour lui-même : sans résultats sur le front de l’emploi, il peut dire adieu à un second mandat.

Problème de majorité. Alors qu’il lui faut des mesures fortes et radicales, François Hollande a un problème de majorité, tant sur la déchéance de nationalité que sur l’économie avec les frondeurs. Il peut pourtant en faire beaucoup plus pour les entreprises, comme d’autres leaders de gauche avant lui, en violant leur famille politique. « La gestion de l’économie n’est ni de gauche ni de droite. Elle est bonne ou mauvaise… Ce qui compte, c’est ce qui marche », avait martelé le Premier ministre britannique Tony Blair en 1997. Les travaillistes l’avaient suivi, tout comme le SPD allemand avait avalé les réformes Schröder en Allemagne. Dans l’Hexagone, Lionel Jospin a été le Premier ministre qui a le plus privatisé les entreprises publiques. François Mitterrand, honoré ces jours-ci par François Hollande, a quant à lui défendu une politique du franc fort.

François Hollande doit donc prendre des risques. L’Elysée affirmait ces jours-ci qu’ »on va voir ce qu’on va voir ». On parle de déverrouiller la durée hebdomadaire du travail, d’assouplir le système des heures supplémentaires. Ces mesures n’ont rien de révolutionnaire, tandis que la loi Macron 2, annoncée comme le gros coup de booster à l’économie française, a du plomb dans l’aile : elle est désormais évoquée au conditionnel à l’Elysée.

==============

Commentaires

GAILLARD  •                          pourquoi ne l’a-t-il pas fait dès son arrivée au pouvoir ??

  • Vengeur À La Cape  •           Aller, c’est parti pour un bel enfumage en vue des élections de 2017 !
    hollandouille va trouver le moyen d’inverser la courbe à grand coups de subventions et d’aides, comme savent si bien le faire les socialopes !
    ensuite, bim, ça va dégringoler en plus d’avoir exploser le déficit !!!!
  • HORUS  •                                Encore deux milliards pour des prunes!! alors que le plus simplet des Français a compris que le blèm n’était pas là, que c’est une histoire de charges. Et encore des milliards pour les formations, pourquoi faire?? y’a pas de travail alors pourquoi injecter des finances dans ce gouffre???les jeunes diplômés ne trouvent pas de travail et ils sont formés, doivent ils de nouveaux être formé?? Alors que fait l’éducation Nationale??? Faut virer tous ces énarques qui sont à coté de la plaque, on marche sur la tête, rien que des incompétents et ça doit vous donner envie de voter??
  • pol  •                                      Moi j’ai un piège à chômeurs, un piège tabou, un joujou extra, qui fait crac, boum, hu!
  • Guy  •                                     Il ressort cela à moins de 18 mois des élections. Il va sans doute par ce stratagème inverser provisoirement la courbe du chômage. Les résultats de son plan (négatifs ou positifs) ne seront pas connus à ce moment là et ils brailleront alors partout que leur politique a réussi. Si leur plan réussi et même si les résultats sont négatifs, il sera trop tard, François sera de nouveau là pour 5 ans.
    Belle manœuvre qui n’a qu’un but, masquer ses échecs.
  • fred  •                                    Bidouillage de chiffres en vue des élections… il dit bien qu’il va retirer 500 000 personnes de la liste des chômeurs, pour les mettre sur une autre liste: celle des chercheurs d’emploi! Tout cela avec l’argent du contribuable: c’est pas cher, c’est l’état qui paye!
    Du même genre que le fait de ne plus créer « d’impôts » nouveaux! Il crée des taxes, des contributions des redevances nouvelles!
    Cet incapable nous prend vraiment pour des imbéciles! Albertoche  •                     bla/bla……prés électoral…….une improvisation …une rustine…..
  • mimi  •                                Hollande jongle avec les milliards, mais la France a déjà une dette de : 2.100 milliards d’€ et qui augmente de 2665 € CHAQUE SECONDE !!!
    A vérifiez sur le site : « Compteur dette française ».
    L’avenir des générations futures, il s’en tape le coquillard le joufflu lubrique !!!
    Au secours !!! Français réveillez-vous au moins pour les jeunes !!!
    Dennis  •                                financé par des économies? quelles économies? les nôtres?
    URANIE  •                            « Lors de ses voeux (…) FH a par ailleurs confirmé que les indemnités de licenciement décidées par les prud’hommes seraient plafonnées, avec un barème lié à l’ancienneté du salarié ». ; le voilà le paragraphe important inséré juste en début d’article pour qu’on l’oublie rapidement puisque le pavé derrière n’en finit pas. d’ailleurs je me taille d’ici

Robert BIGEAT                         Le problème d’Hollande, ce n’est pas qu’il se déclare « de gauche », il y a pire, non, c’est tout simplement qu’il est énarque, donc nul. L’incommensurabilité de la nullité des énarques, n’a plus besoin d’être démontrée, Hollande, tout autant que son ex compagne, hélas énarque tout comme lui, s’en sont largement chargés depuis mai 2012. Là où l’énarque passe, l’emploi trépasse. C’est l’absence d’énarques qui explique le mieux au final, les meilleures performances économiques de nos voisins.

 

 Cynique du Bon Sens et Raison       Je crois qu’en parler, c’est déjà s’arroger une part de ridicule : mieux vaut ne pas développer.

 alain bouley                      Pourquoi cette dérive de la performance économique et sociale depuis 35 ans, les années Mitterrand ? Le GPS français est déréglé, les Allemands, les Britanniques, les Suédois, les Canadiens vont mieux . Pourquoi ? Ils ont injecté une dose de libéralisme et quelques réformes structurelles.

Guignol du Luco                        Hollande et le plan de la dernière chance c’est un peu Guignol. On sait que c’est pas vrai mais on doit quand même crier très fort… Bon courage car tout le monde voit clair dans son jeu…

Jean-David Cournilloux       Son adversaire est la finance mais aujourd’hui on voit déjà qui a gagner.

Frédéric Diaz                         Encore de la poudre aux yeux pour cacher son échec. J’ai voté pour lui, plus jamais. Quant à son prédécesseur, même échec. S’ils avaient un tant soit peu d’honneur, ils ne se représenteraient pas. Dans une entreprise, il y a longtemps qu’ils auraient été virés. Et après cela, on pense pouvoir restaurer le civisme et la moralité par des cours à l’école ?

Alan Kin ·                                oui ce quinquennat s’est déroulé ainsi, 1/3 pour faire des âneries, 1/3 pour les constater, 1/3 pour les corriger..au final on est pires qu’avant.

le coup des 2000E est une stupidité de plus. sur 2 ans. Bayrou a proposé depuis longtemps un emploi sans charge, c’est plus pérenne et au moins il n’y a pas à faire de paperasses pour toucher le chèque.
sachant que le chèque ne vaut que jusqu’à 1,3 smic mais par pour 1,31..Lol.
c’est un enfer. notamment pour le patron qui attendra que la mesure soit votée pour embaucher qqun qu’il avait prévu d’embaucher avant, avec du regret pour les autres de l’avoir fait avant.ReLol.

Homme de Boutx                     Il est urgent de réagir avant la dernière phase d’augmentation de l’âge de la retraite de 61 ans et 7 mois à 62 ans pour la génération 55 – encore 350 000 chômeurs à fin 2016 ! Il est urgent de réagir en gardant les entreprises et en faisant revenir celles qui sont parties : la solution doit être radicale : une augmentation massive de la TVA, SEULE FRONTIERE RESIDUELLE et une baisse tout aussi massive des charges sociales et autres taxes paralysant l’entreprise Française, souvent plus la petite que la grande !

christiffany–                                dernière chance pour quoi ? Les gens même si le chômage devait baisser savent très bien que ce sera par un tour de passe-passe Perso j’ai une très mauvaise opinion d’hollande qui ne changera pas d’un iota, baisse ou pas du chômage

  • deanu–                                N’oublions pas : « Mon adversaire, c’est le monde de la finance » François 2 en janvier 2012 au Bourget. C’était tout un programme pour être élu, on en voit le résultat.

 

Etat de droit(s)?!!

Laisser un commentaire

UNTITL~1

Quinze interpellations lors d’une opération de police à Moirans, trois mois après les émeutes

Le Monde.fr avec AFPDes véhicules brûlés évacués à Moirans, le 21 octobre 2015.

La gendarmerie a lancé, lundi 18 janvier au matin, une brève opération autour d’un camp de gens du voyage à Moirans (Isère), dans le cadre de l’enquête sur les violences qui avaient éclaté dans la ville au mois d’octobre. Des dizaines de personnes issues de la communauté des gens du voyage avaient alors bloqué la gare de la ville et incendié des véhicules, exigeant par la force la sortie temporaire de prison d’un homme afin qu’il puisse assister aux obsèques de son frère mort au volant d’une voiture volée après avoir commis un cambriolage.

Quinze personnes ont été interpellées lundi – dont la mère du détenu en question – dans le cadre de cette opération policière, lors de laquelle 300 gendarmes ont été déployés et qui a débuté aux alentours de 6 heures, dans cette ville située à une vingtaine de kilomètres de Grenoble. Au total, 20 suspects étaient recherchés par les forces de l’ordre. Une partie des personnes interpellées ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage.

Les auditions commenceront « dès que possible », a indiqué le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat. Les principaux suspects ont été arrêtés, a-t-il ajouté, précisant que « les perquisitions ont permis de saisir certains objets intéressant l’enquête ».

Lire aussi : Emeute à Moirans après une permission de sortir refusée

« La justice, l’Etat sont au rendez-vous »

Lors de cet épisode de violence, qui n’avait fait aucun blessé, une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant ainsi la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d’heures, tandis que la gare et un restaurant
avaient été mis à sac. Le parquet de Grenoble avait ouvert une information judiciaire contre X, et dix-huit plaintes avaient été déposées pour vols en réunion, destructions en réunion et destructions par incendie.

Le procureur de la République de Grenoble, avait toutefois reconnu que l’enquête serait « difficile », car la plupart des émeutiers étaient cagoulés et portaient des gants. Mais plusieurs émeutiers avaient pu être « photographiés ou vus avant qu’ils ne soient cagoulés », et « certains étaient déjà fichés ». Les gendarmes ont exploité également des éléments d’ADN, parmi d’autres moyens d’investigation.

Ces violences étaient intervenues moins de deux mois après un blocage spectaculaire de l’autoroute A1 par des gens du voyage à Roye (Somme) à la fin août et les critiques avaient fusé à l’encontre du gouvernement, accusé de laxisme en l’absence d’arrestations. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, s’était rendu à Moirans au lendemain des émeutes et le premier ministre, Manuel Valls, y avait affirmé le 6 novembre que leurs auteurs ne bénéficieraient d’« aucune impunité ».

« Fermeté républicaine à Moirans : la justice, l’Etat sont au rendez-vous », s’est félicité lundi le premier ministre, Manuel Valls, sur Twitter.

Violences à Moirans en octobre: opération en cours, 15 interpellés

Au total, 20 suspects sont recherchés par les forces de l’ordre et cinq étaient donc encore dans la nature. Une partie des personnes interpellées ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage.

Les auditions commenceront « dès que possible », a indiqué à l’AFP le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat. Les principaux suspects ont été arrêtés, a-t-il ajouté. « Les perquisitions ont permis de saisir certains objets intéressant l’enquête », a-t-il poursuivi.

Les violences de Moirans avaient eu un fort retentissement, le gouvernement étant accusé de laxisme après une série d’incidents du même ordre.

L’opération, révélée par la chaîne iTÉLÉ, a démarré vers 06H00 dans un camp de gens du voyage situé en contrebas de la gare de Moirans et dans une cité de cette commune de 8.000 habitants située à une vingtaine de kilomètres de Grenoble.

L’ambiance était calme aux abords du site vers 08H00, selon un journaliste de l’AFP. Deux fourgons de gendarmerie en bloquaient les accès à environ 200 mètres de la gare, fréquentée normalement. Aucun signe de tension n’était apparent.

Cette intervention se déroule dans le cadre d’une information judiciaire contre X ouverte le 12 novembre par le parquet de Grenoble. Le procureur Coquillat avait indiqué à l’époque qu’une partie des suspects avait été identifiée et qu’il s’agissait désormais « de déterminer qui a fait quoi ».

Selon le magistrat, plusieurs émeutiers avaient pu être « photographiés ou vus avant qu’ils ne soient cagoulés », ce qui a d’autant plus facilité l’enquête que « certains étaient déjà fichés ». Les gendarmes ont exploité également des éléments d’ADN, parmi d’autres moyens d’investigation.

– Voitures incendiées, gare mise à sac –

Environ 300 gendarmes issus d’escadrons de gendarmerie mobile et du groupement de l’Isère participaient à l’opération codirigée par la section de recherches de Grenoble et le groupement départemental.

Le 20 octobre, une cinquantaine de gens du voyage installés dans un campement de Moirans s’étaient livrés à des violences spectaculaires.

Elles n’avaient fait aucun blessé mais une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant ainsi la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d’heures, tandis que la gare et un restaurant avaient été mis à sac.

Les émeutiers réclamaient alors qu’un détenu de 24 ans, membre de leur communauté, puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d’une voiture volée après avoir commis un cambriolage.

La mère du détenu en question fait partie des personnes interpellées.

Ces violences étaient intervenues moins de deux mois après un blocage spectaculaire de l’autoroute A1 par des gens du voyage à Roye (Somme) à la fin août et les critiques avaient fusé à l’encontre du gouvernement, accusé de laxisme en l’absence d’arrestations.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’était rendu à Moirans au lendemain des émeutes et le Premier ministre Manuel Valls y avait affirmé le 6 novembre que leurs auteurs ne bénéficieraient d' »aucune impunité ». « La justice, l’Etat sont au rendez-vous », a commenté M. Valls dans un tweet lundi matin tandis que M. Cazeneuve devait se rendre à Grenoble en fin de journée selon la préfecture.

Dans la Somme, douze personnes ont été arrêtées pour les violences commises à Roye le 31 août. Elles doivent comparaître devant le tribunal correctionnel d’Amiens les 4 et 5 février.

Quinze interpellations à Moirans (Isère) trois mois après les émeutes de gens du voyage

MOIRANS EMEUTES

MOIRANS – Quinze personnes ont été interpellées lors d’une vaste opération menée lundi 18 janvier à l’aube par 300 gendarmes autour d’un camp de gens du voyage à Moirans (Isère), où des violences avaient été commises en octobre, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Au total, 20 suspects sont recherchés par les forces de l’ordre et cinq étaient donc encore dans la nature. Une partie des interpellés ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage. Les auditions commenceront « dès que possible », a indiqué à l’AFP le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat. Les principaux suspects ont été arrêtés, a-t-il ajouté. « Les perquisitions ont permis de saisir certains objets intéressant l’enquête », a-t-il poursuivi.

L’opération a démarré vers 06H00, notamment dans un camp de gens du voyage situé en contrebas de la gare de Moirans, précise la chaîne iTÉLÉ qui a révélé l’information. Elle se déroule dans le cadre d’une information judiciaire contre X ouverte le 12 novembre par le parquet de Grenoble.

« Aucune impunité », avait promis Manuel Valls

Le 20 octobre, une cinquantaine de gens du voyage installés dans un campement à Moirans, une commune de 8000 habitants, s’étaient livrés à des violences spectaculaires. Ils réclamaient qu’un détenu de 24 ans puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d’une voiture volée après avoir commis un cambriolage.

Les violences n’avaient fait aucun blessé mais plusieurs véhicules avaient été incendiés, tandis que la gare de Moirans et un restaurant avaient été mis à sac. Ces violences, intervenues après un blocage spectaculaire de l’autoroute A1 par des gens du voyage à Roye (Somme) à la fin août, avaient eu un fort retentissement, le gouvernement étant accusé de laxisme face à ces incidents.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’était rendu à Moirans au lendemain des violences et le premier ministre Manuel Valls y avait affirmé le 6 novembre que leurs auteurs ne bénéficieraient d' »aucune impunité ». « Fermeté républicaine à Moirans : la justice, l’État sont au rendez-vous », a tweeté le chef du gouvernement lundi matin:

Lire aussi :

» A Moirans, les obsèques se sont déroulées dans un calme précaire

» Après Moirans, Sarkozy évoque (encore) la chienlit

» Des gens du voyage provoquent de violents incidents à Moirans

Enquête sur les émeutes à Moirans, 14 interpellations

LYON (Reuters) – Une vaste opération de gendarmerie a été menée lundi matin dans un campement de gens du voyage à Moirans, près de Grenoble, dans le cadre de l’enquête sur les violentes émeutes urbaines qui avaient enflammé la commune le 20 octobre dernier.

Le parquet de Grenoble a indiqué que cette opération avait entraîné quatorze interpellations et la saisie d’éléments susceptibles de faire avancer l’enquête.

Des personnes issues du campement avaient tenté d’obtenir par la force la sortie d’un des leurs de prison pour assister à l’enterrement de son frère décédé dans un accident à bord d’une voiture volée. Trente-cinq voitures avaient été incendiées et la voie ferrée entre Grenoble et Lyon fermée, annulant le passage d’une centaine de trains.

La mère du jeune décédé fait partie des personnes interpellées lundi matin.

Moirans : 15 interpellations lors d’un vaste coup de filet

Pour le Premier ministre Manuel Valls, l’opération de ce lundi dans le camp des gens du voyage montre que la justice et l’État sont « au rendez-vous ».

Source AFP Le Point.fr

Une vaste opération de gendarmerie a visé à retrouver les auteurs d'actes de vandalisme à Moirans. 
Une vaste opération de gendarmerie a visé à retrouver les auteurs d’actes de vandalisme à Moirans.  © AFP/ PHILIPPE DESMAZES
================

Commentaires

mimi  •                                    Quand les Français partent en vacances en caravanes, ils paient leurs séjours dans les campings…
Quand les manouches se baladent partout en France, ce sont aux Français de payer leurs « campings »… l’eau, l’électricité et la remise en état des terrains après leurs départs…
Perso, j’en ai RAS-LE-BOL de payer pour des communautés qui ne souhaitent ni s’assimiler, ni s’intégrer et qui ne respectent pas la loi !!!

  • jean  •                            heureusement qu’il y a les gens du voyage pour faire baisser les statistiques du nombre de musulmans en prison en France, et dire qu’il y en a pour les défendre…
  • patricia  •                   Il est temps de remettre de l’ordre dans tout ça. C’est un comble que ces gens accueillis chez nous à nos frais revendiquent au nom de leur liberté. Mon fils a été battu à mort et violé par trois d’entre eux et la police n’a pas voulu prendre la plainte. Quand est-ce que la république va retrouver son courage de faire respecter les citoyens au lieu de se mettre à genou devant la racaille.
  • L  •                                  Interpeller, c’est une chose.Combien vont être condamnés?
    Et combien à des peines fermes ?? Aucun, sans doute. Comme toujours, on met en avant le nombre d’interpellations ou le nombre de gardes à vue.
    Et , au final, …. rien !!!
    math  •                          Voilà, ça prend du temps une enquête, mais ça finit par aboutir. Reste maintenant le volet judiciaire à mettre en œuvre. Il est recommandable de placer les présumés coupables en préventive afin d’éviter qu’ils disparaissent.
    fred  •                            je soutiens les gens du voyage. Ils ont leur mode de vie et ne font pas de mal. Je pense que beaucoup de communes n’ont pas d’aire de stationnement pour eux. après il y a des pourris et des voyous chez eux comme de partout

bon sens  •                              Il suffit que le ministère de la justice donne l’ordre aux journalistes et la vérité apparaît soudainement.
Les titres racoleurs étaient. » Honteuse intervention de la police, on aurait pu faire une exception, pour ce simple accident de la route.  » pas une fois le mot  » cambriolage » n’a été prononcé, seul le véhicule volé a paru le lendemain des dégradations sur quelques médias ( surement pas la télévision).
Voyez l’état de la dictature et censure sur l’information en France , surtout BFMTV et Itélélé

patrick  •                                  oeil pour oeil, ils brulent les voitures on brule leurs caravanes
  • markus  •                      dehors des demain !!!
  • Djamila Soltani  •      C’était juste une battue administrative organisée par les services de la gendarmerie de Moirans…
  • dominique  •                 Il faut avoir la volonté politique de virer tous les bons à rien du pays ! la patience des Français est à bout !
  • ooooooo  •                    13 interpellations, 13 remises en liberté!…. Il aurait été plus simple et moins onéreux certainement de les arrêter le jour de leur manifs! Mais bon….. on ne touche pas aux gens du voyages…. on les laisse manifester…. ce ne sont pas des agriculteurs, des  » Air France « …..
  • Alain  •                          les caravaneux faisaient moins les fiers autrefois…..
  • WIFIS  •                         A quoi bon arrêter ces personnages …ils sont relâchés ensuite..pour recommencer ailleurs.
    tribbe  •                        aucune pitié pour cette racaille
    Mousse  •                     ah enfin !! et ceux qui ont bloqué l’autoroute A1 cet été ? c’en est où ? car il ne faut pas oublier que c’est ce premier laxisme des autorités appuyées par hollande (qui était venu dire face aux caméras qu’il comprenait la souffrance des gens du voyage) que le sentiment d’impunité a été conforté chez eux !! l’état de droit doit être défendu bec et ongles contre ceux qui veulent le remettre en cause par leur manière de vivre selon leurs propres lois ! les communautés doivent se plier aux lois de la république !! encore un effort pour ceux de l’A1 !!

Artémus Gordon              « Une partie des personnes interpellées ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage. » Ce qui veut que des « individus » ne faisant pas partie de cette communauté vivaient dans ce camp ? Moi qui pensais que les gens du voyage ne vivaient qu’entre eux, je suis un peu surpris. Ou peut-être est-ce une information erronée afin d’éviter le blocage inexorable des autoroutes et gares ferroviaires de France et de Navarre par quelques énergumènes hors la loi …

Hannibal LECTEUR         Il y a violence & violence … Condamner à la pauvreté des salariés comme à Air France, c’est bien. Déshabiller un DRH, c’est mal. Séquestrer quelques cadres, c’est (très) mal. Mettre à sac une TG en Bretagne, c’est bien. Barrer une autoroute ou une voie SNCF, c’est mal. Saccager des portiques en portant un bonnet rouge, c’est bien. Etc., etc., etc. Les juges feront le tri ?

marie                                pas faux ; les agriculteurs peuvent se permettre beaucoup de chose avec nos impôts puisque les contribuables paient leur salaire et leurs dégâts.

pepère                              ils vont être contents du voyage les gens !

Ploukistanais                Ils ont leur carte de la FNSEA au moins ?

Ah Bon                            Malgré les efforts de forces de l’ordre ils seront vite relâchés car ils n’avoueront pas et il n’y a pas de preuves: casqués et gantés rien ne peut leur être imputé. Ainsi va l’ordre en France où une poignée de gens violents impose sa loi malgré pléthore de policiers. La lâcheté du pouvoir est toujours la seule réponse face aux gens violents. Les gens pacifiques eux se font gazer et matraquer s’ils dérangent.

Hélas                                  Il y a des cas où la police ne peut pas grand chose…. et pas uniquement dans le monde des manifestations de rue. Est ce la faute d’une certaine lâcheté du pouvoir ou des limites que connait toute action ? Seul les faut-qu’on y-a qu’à connaissent la réponse. Mais cela n’est rien, hélas, comparé à la violence financière encore mieux cachée : les 62 personnes les plus riches possèdent autant que 3,5 milliards d’êtres humains ! Mais ceux là on les envie.

Emmanuel Boo              Il y avait le point Godwin, désormais tout débat peut être clos par le point 62 qui abolit toute nécessité de réfléchir

NonMais                         OK Hélas, donc comme 62 personnes détiennent les plus grosses fortunes, on ne va rien faire contre les quelques voyous qui pourrissent la vie de la moyenne des gens qui entretiennent les routes, les voies ferrées, les gares et les parkings avec leurs impôts, en bref ceux qu’on appelle les cochons de payeurs, car les voyous ne sont jamais que des victimes de la société du grand capital

Mario                             Puis-je vous rappeler que l’aveu n’est pas une preuve ? Que proposez-vous comme attitude courageuse : condamner sans preuve ?

beirer                              Tout s’arrange. Il parait que les propriétaire des voitures et du restaurant qui ont été incendiés recevront en dédommagement une compil des Gypsi-King

  • Incrédule42            A quoi servent ces commentaires? J’en ai posté 2 il y a plus d’une heure et ils n’apparaissent pas. Pourtant aucune insulte ni vulgarité ni propos répréhensibles. Censure??

    Fredfox                      Événements intolérables! Les CRS les ont regardés brûler et casser sans intervenir!!! Ce qui est intolérable c’est de laisser faire. La FRANCE EST UN PAYS DE DROIT et de devoirs…Que la Police fasse son travail, que les maires assument leurs responsabilités et que les politiques s’en greffent rapidement une paire…La grande lessive, VITE!
    Forban78                       Et alors ? C’est la suite que l’on attend depuis 4 mois ! Coup de com comme d’hab !
    plus de violence            Pourquoi ces gens sont-ils protégés ? ET par qui ? ?

    Mise en scène médiatique 3 mois après, alors qu’il suffisait de les arrêter pendant les émeutes.
    Cela comme le reste CACHE QUOI ?

    Placardisé                      Les gens du voyage… Ça voyage…

    C’est sur qu’une rafle 3 mois après sur un groupe d’individus qui font trois fois le tour de France par mois, si c’est pas juste de la com… Je me fais moine… Ils sont vraiment forts au gouvernement. Je suis prêt à parier que demain tout le monde est dehors. Oui une fois encore les princes qui nous gouvernent sont au rendez-vous… Médiatique.

    Drapeau                        Intervention uniquement pour apaiser le mécontentement des Français.

    Dire qu’il a fallu attendre 4 mois pour que Mrs Valls et Cazeneuve décident une intervention contre ces voyous.
    Il semble que cette démonstration de force et de fermeté n’ait été décidé que pour apaiser le mécontentement de l’opinion publique.
    Y aura t-il des sanctions, rien n’est moins sûr ?

    Tony                               Et…Et l’enquête pour savoir qui a décidé de ne pas agir en août et octobre, elle avance ?

    J’attends avec impatience de savoir qui sera puni pour avoir laissé faire.
    Mais je rêve. Nos fonctionnaires, au plus haut niveau, sont habitués à ne pas faire ce pour quoi ils sont bien payés et sans craindre d’être punis. Ils ne sont plus responsables de grand chose. La France se liquéfie doucement.

    Pasidouqueca             Un mot d’ordre

    Dehors ! Et s’il manque des volontaires pour encadrer bien volontiers de participer

    Chaudevant                 C’est surtout « la presse » qui est au rendez-vous… De cette opération de com téléphonée.

    Mais bon, c’est mieux que rien.
    Et comme dit Enolane 11 : 04, la justice n’a pas encore fait son oeuvre de démolition.

    philippe nivet               ! ?Hum, bizarre, quatre mois après… Et puis… !?

    pafoufou                           Si on vous disait qui finance les caravanes, autos…

    Allo l’USSAF ?
    Zut ! Déjà en pause…

    Skyrunnernumber1         Poudre aux yeux

    Démonstration de force, amis au final, combien seront inculpés et surtout condamnés et à quoi. J’attends de voir, mais je parie que çà ne va pas faire lourd, si çà fait quelque chose, d’ailleurs.
    Pour moi cette opération, ce n’est que de l’enfumage médiatique et rien d’autre.

« Je suis en colère, il y a des choses difficiles à accepter »

Laisser un commentaire

7539

Les 62 personnes les plus riches au monde possèdent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres

Le Monde.fr avec AFP

Le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde a dépassé l’an dernier celui des 99 % restants, selon une étude de l’ONG britannique Oxfam réalisée à l’approche du forum économique mondial de Davos (Suisse), et publiée lundi 18 janvier.

« L’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois », constate l’ONG dans son étude :

« L’an dernier, Oxfam avait prédit que les 1 % posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s’est en fait réalisée dès 2015 : un an plus tôt. »

Illustration du creusement spectaculaire des inégalités ces dernières années, l’ONG a calculé que « 62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale », alors que « ce chiffre était de 388 il y a cinq ans ».

Mettre fin aux paradis fiscaux

Selon l’ONG, « depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de l’humanité a bénéficié de moins de 1 % de l’augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1 % les plus riches se sont partagé la moitié de cette hausse ».

Pour faire face à cette croissance des inégalités, Oxfam appelle notamment à mettre un terme à « l’ère des paradis fiscaux ». « Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présents à Davos pour qu’ils s’engagent à mettre fin à l’ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté », explique Winnie Byanyima, la directrice générale d’Oxfam International, qui sera présente à Davos.

L’an dernier, plusieurs économistes avaient contesté la méthodologie utilisée par Oxfam. L’ONG avait défendu l’instrument de mesure utilisé dans cette étude : le patrimoine net, c’est-à-dire les actifs détenus moins les dettes.

Davos: les 1% les plus riches au monde possèdent plus que les 99% autres

Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé l’an dernier celui des 99% restants avec un an d’avance sur les prévisions, a indiqué lundi l’ONG britannique Oxfam à l’approche du forum économique mondial de Davos (Suisse).

« L’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois », constate un rapport de l’ONG intitulé « une économie au service des 1% » publié à l’approche du Forum économique mondial (WEF), qui débute mercredi à Davos.

« L’an dernier, Oxfam avait prédit que les 1% posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s’est en fait réalisée dès 2015: un an plus tôt », souligne le rapport.

Illustration du creusement spectaculaire des inégalités ces dernières années, l’ONG a calculé que « 62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale », alors que « ce chiffre était de 388 il y a cinq ans ».

L’ONG appelle les participants au forum de Davos à agir: « nous ne pouvons pas continuer à laisser des centaines de millions de personnes souffrir de la faim, alors que les ressources qui pourraient les aider sont amassées par quelques personnes en haut de l?échelle », affirme Manon Aubry, chargée des questions de justice fiscale et d’inégalités chez Oxfam France, citée dans un communiqué.

Selon l’ONG, « depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de l’humanité a bénéficié de moins d’1% de l?augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches se sont partagés la moitié de cette hausse ».

Pour faire face à cette croissance des inégalités, Oxfam appelle notamment à mettre un terme à « l’ère des paradis fiscaux », soulignant que 9 entreprises sur 10 figurant « parmi les partenaires stratégiques » du WEF « sont présentes dans au moins un paradis fiscal ».

« Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présents à Davos pour qu’ils s’engagent à mettre fin à l’ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté », affirme Winnie Byanyima, la directrice générale d’Oxfam International, qui sera présente à Davos.

L’an dernier, plusieurs économistes avaient contesté la méthodologie utilisée par Oxfam. L’ONG avait défendu l’instrument de mesure utilisé dans cette étude: le patrimoine net, c’est-à-dire les actifs détenus moins les dettes.

Les 62 plus riches possèdent autant que la moitié de la planète

LONDRES (Reuters) – Les 62 personnes les plus riches au monde possèdent désormais autant que la moitié de la population mondiale, soit quelque 3,5 milliards de personnes, déclare l’ONG Oxfam dans un rapport rendu public lundi.

La richesse de ces 62 individus, dont 53 hommes, a augmenté de 44% depuis 2010, alors que celle des 3,5 milliards de personnes les plus pauvres chutait de 41%, précise Oxfam dans cette étude publiée à deux jours de l’ouverture du Forum économique mondial de Davos.

La moitié de ces « super-riches » viennent des Etats-Unis, 17 sont originaires d’Europe et les autres de pays comme la Chine, le Brésil, le Mexique, le Japon et l’Arabie saoudite.

« Le monde est devenu encore plus inégalitaire et la tendance s’accélère », estime la directrice d’Oxfam International, Winnie Byanima, dans un communiqué accompagnant le document.

Environ 7.600 milliards de dollars détenus par des individus sont placés dans des paradis fiscaux. Si des impôts étaient prélevés sur les revenus que cette richesse procure, les Etats obtiendraient chaque année 190 milliards de dollars de plus, a calculé Gabriel Zucman, professeur adjoint à l’université de Californie.

Toujours selon les travaux de Zucman que cite Oxfam, jusqu’à 30% de la richesse totale de l’Afrique est détenue dans des paradis fiscaux, ce qui représente 14 milliards de dollars de pertes de revenus fiscaux chaque année.

« Les entreprises multinationales et les riches élites ne suivent pas les mêmes règles que les autres, en refusant de payer des taxes dont la société a besoin pour fonctionner. Le fait que 188 des 201 premières entreprises mondiales soient présentes dans au moins un paradis fiscal montre qu’il est temps d’agir », conclut Winnie Byanima.

(Alex Whiting; Jean-Stéphane Brosse pour le service français; homson Reuters Foundation est la fondation caritative de Thomson Reuters dédiée à la couverture des sujets humanitaires et liés aux droits des femmes, à la lutte contre la corruption et au changement climatique.; http://www.trust.org)

Davos: les 1% les plus riches au monde possèdent plus que les 99% autres (Oxfam)

AFP
Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé l’an dernier celui des 99% restants avec un an d’avance sur les prévisions, a indiqué lundi l’ONG britannique Oxfam à l’approche du forum économique mondial de Davos (Suisse). »L’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois », constate un rapport de l’ONG intitulé « une économie au service des 1% » publié à l’approche du Forum économique mondial (WEF), qui débute mercredi à Davos.

« L’an dernier, Oxfam avait prédit que les 1% posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s’est en fait réalisée dès 2015: un an plus tôt », souligne le rapport.

Illustration du creusement spectaculaire des inégalités ces dernières années, l’ONG a calculé que « 62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale », alors que « ce chiffre était de 388 il y a cinq ans ».

L’ONG appelle les participants au forum de Davos à agir: « nous ne pouvons pas continuer à laisser des centaines de millions de personnes souffrir de la faim, alors que les ressources qui pourraient les aider sont amassées par quelques personnes en haut de l’échelle », affirme Manon Aubry, chargée des questions de justice fiscale et d’inégalités chez Oxfam France, citée dans un communiqué.

Selon l’ONG, « depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de l’humanité a bénéficié de moins d’1% de l’augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches se sont partagés la moitié de cette hausse ».

Pour faire face à cette croissance des inégalités, Oxfam appelle notamment à mettre un terme à « l’ère des paradis fiscaux », soulignant que 9 entreprises sur 10 figurant « parmi les partenaires stratégiques » du WEF « sont présentes dans au moins un paradis fiscal ».

« Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présents à Davos pour qu’ils s’engagent à mettre fin à l’ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté », affirme Winnie Byanyima, la directrice générale d’Oxfam International, qui sera présente à Davos.

L’an dernier, plusieurs économistes avaient contesté la méthodologie utilisée par Oxfam. L’ONG avait défendu l’instrument de mesure utilisé dans cette étude: le patrimoine net, c’est-à-dire les actifs détenus moins les dettes.

1% de la population mondiale possède autant que les 99% restant

Patrick Bèle

L’ONG Oxfam qui publie son rapport sur les inégalité, appelle les participants au Forum économique de Davos à se mobiliser contre les paradis fiscaux qui privent les États de ressources importantes.

À deux jours de l’ouverture du forum de Davos, l’ONG Oxfam a publié un rapport accablant sur la répartition des richesses dans le monde. «L’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois» selon le rapport d’Oxfam intitulé «Une économie au service des 1%».

Le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépasse désormais celui des 99% restants. L’ONG avait prédit que ce phénomène serait observé en 2016. Il l’a été avec un an d’avance sur ses prévisions.

La concentration des richesses s’est tant accélérée ces dernières années que «62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale» alors que ce chiffre était de 388 il y a cinq ans.

190 milliards de recettes perdues or les Etats

62 individus, dont 53 hommes, possèdent donc autant de richesses que les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres du monde.

La moitié des super-riches vivent aux États-Unis et 17 sont originaires d’Europe. Les autres viennent de Chine, du Brésil, du Mexique, du Japon et l’Arabie saoudite.

Pour Winnie Byanyima, directrice d’Oxfam international, «le monde est devenu plus inégalitaire et la tendance s’accélère». L’ONG dénonce le rôle des paradis fiscaux et interpelle les participants au Forum de Davos. 7.600 milliards de dollars détenus par des individus sont placés dans des paradis fiscaux.

Gabriel Zucman, professeur adjoint à l’Université de Californie, estime que si les revenus provenant de cette richesse étaient imposés, cela rapporteraient 190 milliards aux Etats du monde.

«Les entreprises multinationales et les riches élites ne suivent pas les mêmes règles que les autres, en refusant de payer des taxes dont la société a besoin pour fonctionner. Le fait que 188 des 201 premières entreprises mondiales soient présentes dans au moins un paradis fiscal montre qu’il est temps d’agir» estime Winnie Byanyima qui sera présente à Davos.

Selon l’ONG, neuf entreprises sur dix appartenant aux «partenaires stratégiques» du Forum sont présentes dans les paradis fiscaux. «Nous ne pouvons pas continuer à laisser des centaines de millions de personnes souffrir de la faim alors que les ressources qui pourraient les aider sont amassées par quelques personnes en haut de l’échelle» déplore Manon Aubry, chargée des questions de justice fiscale et d’inégalités chez Oxfam France.

«Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présentes à Davos pour qu’ils s’engagent à mettre fin à l’ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté» affirme Winnie Byanyima.

L’an dernier, plusieurs économistes avaient contesté la méthodologie utilisée par Oxfam. L’ONG avait défendu l’instrument de mesure utilisé dans cette étude: le patrimoine net, c’est-à-dire les actifs détenus moins les dettes.

Inégalités : Les 1 % les plus riches du monde possèdent plus que le reste de la planète

5/30

Il y a 6 heures
PARTAGER
TWEETER
PARTAGER
ENVOYER PAR E-MAIL
Selon l’ONG britannique Oxfam, 62 personnes possèdent désormais autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Elles étaient encore « 388 il y a cinq ans » affirme l’ONG dont la méthode de calcul reste cependant contestée.

Actions dans cet article

T.Hasegawa Co Ltd

4958

1 418,00
-37,00
-2,54%

Selon Oxfam, 62 personnes possèdent désormais autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale© Shutterstock Selon Oxfam, 62 personnes possèdent désormais autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale Plus qu’hier et moins que demain … les plus riches de la planète sle sont de plus en plus si l’on en croit l’ONG britannique Oxfam. Selon les chiffres publiés ce lundi matinen effet, le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde a dépassé l’an dernier celui des 99% restants. Et histoire de montrer que pour certains la crise est loin d’être une réalité, cet enrichissement s’avère plus rapide que ne l’avait prévu l’ONG. « L’an dernier, Oxfam avait prédit que les 1% posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s’est en fait réalisée dès 2015: un an plus tôt », souligne en effet le rapport, publié régulièrement depuis quelques années avant l’ouverture du forum de Davos.

«  L’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois », constate-t-elle. Désormais, selon Oxfam, « 62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale », c’est à dire plus que 3,6 milliards d’idividus sur la planète. Elles étaient encore « 388 il y a cinq ans », affirme l’ONG dont la méthode de calcul est cependant contestée . Et d’enfoncer le clou en estimant que la richesse de ces 62 super-riches a progressé de 44 % depuis 2010 tandis que celle, toute relative, de la moitié la plus pauvre avait fondu dans le même temps de 41 %.

Mettre fin à « l’ère des paradis fiscaux »

Forte de ce constat, l’ONG appelle les participants au forum de Davos qui ouvre ce mercredi en Suisse, à agir: « nous ne pouvons pas continuer à laisser des centaines de millions de personnes souffrir de la faim, alors que les ressources qui pourraient les aider sont amassées par quelques personnes en haut de l’échelle », explique Manon Aubry, chargée des questions de justice fiscale et d’inégalités chez Oxfam France, citée dans un communiqué.

Pour faire face à cette croissance des inégalités, Oxfam appelle notamment à mettre un terme à « l’ère des paradis fiscaux », soulignant que 9 entreprises sur 10 figurant « parmi les partenaires stratégiques » du WEF « sont présentes dans au moins un paradis fiscal ». Selon le rapport par exemple presque un tiers de la richesse de l’Afrique se trouve ainsi dans de tels paradis fiscaux.

«  Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présents à Davos pour qu’ils s’engagent à mettre fin à l’ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté », affirme Winnie Byanyima, la directrice générale d’Oxfam International, qui sera présente à Davos.

Une méthode de calcul contestée

Reste que la méthode utilisée par Oxfam est critiquée par certains experts.L’ONG utilise une méthode simple pour déterminer qui est riche et qui est pauvre : le patrimoine net, c’est-à-dire les actifs détenus moins les dettes et ce à partir des données provenant de la banque Crédit Suisse.

Ce qui ne permet pas de prendre en compte toutes lés réalités économiques. Le propriétaire d’une maison qui continue toujours de rembourser son crédit devient ainsi plus pauvre qu’un locataire. De même, les pauvres quu Bangladesh ou du pakistan qui ne s’endettent pas ne sont pas pris en compte. Alors que les Américains qui croulent souvent sous les prêts immobiliers et étudiants le sont.

En 2015, l’économiste Alexandre Delaigue faisait ainsi remarquer que, selon ce mode de calcul, «la personne la plus pauvre du monde n’est pas un Africain affamé: c’est Jérôme Kerviel, qui depuis sa condamnation doit environ 5 milliards d’euros à la Société Générale, ce qui lui vaut le patrimoine net le plus bas du monde, à moins 5 milliards».

Pour autant, comme le relevait à la même époque un autre économiste, Jean Galdrey de l’Université de Lille, même si la méthode est contestable, elle va dans le même sens que d’autres, utilisant d’autres démarches et qui montrent elles aussi une concentration des richesses aux mains d’un petit nombre.

=================

Commentaires

  • Girard                               Et ce sont ces plus riches qui bénissent les paradis fiscaux pour surtout, n’en payer que très très peu !
    Dubitator  •                      Encore des niais qui d’une part confondent « patrimoine » et « revenus » et qui d’autre part oublient de compter la consommation des biens communs (qui sont répartis entre tous) dans les revenus.

Quick                                      C’est une très vieille coutume, humaine coutume dirons-nous, pharaon déjà possédait plus que tous les égyptiens !

YD                                            Peut-on connaître le nom de ces 62 personnes que vous citez sans donner de nom ou de liste?

esclave du capitalisme      Vive la Démocratie!! Et n’oubliez pas d’aller voter. 2017 c’est bientôôôôôôt.

DB                                           Vous pensez qu’une dictature est préférable ?

danalias                              Toujours Plus Riches

Une petite chinoiserie

Laisser un commentaire

chimulus_burqa1

A Taïwan, la nouvelle présidente veut défendre la démocratie taïwanaise face à Pékin

Le Monde.fr Brice Pedroletti (Taipei, envoyé spécial)

Tsai Ing-wen au milieu de ses partisans, samedi soir.

Lumière allumée sur leurs téléphones portables levés au-dessus des têtes, ils sont des milliers rassemblés, ce samedi 16 janvier au soir, à Taipei devant le siège du Parti démocrate progressiste (DPP), grand vainqueur des élections présidentielles et législatives à Taïwan. Vêtue d’un blazer noir et d’une écharpe verte, la couleur de son parti, Tsai Ing-wen, 59 ans, première femme élue présidente de la République de Chine (RDC, le nom officiel de Taïwan), s’avance sur la scène devant l’écran géant. « Zongtong hao », « Bonjour Madame la présidente » entonne la foule en cadence, agitant des drapeaux blancs et verts frappés du slogan de la campagne. « Light up Taïwan » (éclairer Taïwan) est une référence à la politique de « boîte noire », c’est-à-dire opaque, reprochée au parti rival, le Kouomintang (KMT) qui vient d’être évincé du pouvoir. La petite dame aux lunettes rectangulaires et aux allures de maîtresse d’école, qui aime se comparer à Angela Merkel, reste un moment silencieuse, émue, avant de déclarer de sa voix à la fois posée mais ferme, que « le peuple de Taïwan a aujourd’hui usé de son droit de vote pour faire l’histoire ».

Avec 56,12 % des suffrages exprimés contre 31,04 % pour Eric Chu, son principal rival, Mme Tsai, ex-technocrate et docteur en droit de la London School of Economics, remporte haut la main la présidentielle et assure pour la première fois à son parti une majorité absolue au parlement – dont le KMT n’avait jamais perdu le contrôle depuis la démocratisation, même sous le double mandat de Chen Shui-bian, le président DPP de 2000 à 2008. Cette double victoire va permettre aux « indépendantistes » – comme Pékin appelle le camp « vert » – de disposer d’une plus ample marge de manœuvre face aux nombreux défis qui se posent à la jeune démocratie taïwanaise, pays souverain mais diplomatiquement isolé, dans un contexte géopolitique de crispation américaine face à la Chine. Tsai Ing-wen a bénéficié du plein soutien de la jeunesse contestataire : l’un des nouveaux partis issu de la société civile, le NPP (New Power Party), ou « la force d’une génération » en chinois, fondé il y a huit mois et allié du DPP, a créé la surprise en s’imposant comme le troisième parti au parlement sur les quatre qui y sont représentés.

Avertissement à la Chine

Des taïwanais célèbrent l'élection de Tsai Ing-wen à la présidence de l'île.
Des taïwanais célèbrent l’élection de Tsai Ing-wen à la présidence de l’île. Chiang Ying-ying / AP

Ce raz-de-marée « vert » à Taïwan sanctionne la politique prochinoise du président sortant, Ma Ying-jeou, et les limites d’un KMT auquel la jeunesse taïwanaise reproche ses mauvaises habitudes d’ancien parti unique. Lors de son premier discours, Mme Tsai, qui a plaisanté sur l’image de « femme cérébrale » qu’elle projetait, a promis un gouvernement « plus soucieux d’écouter le peuple, plus transparent et responsable ». Surtout, elle a eu des mots fermes à destination de la Chine au moment d’évoquer « les relations entre les deux rives du détroit » – c’est-à-dire entre la RDC et la République populaire, qui exige son rattachement à la Chine. Tout en s’engageant à maintenir le « statu quo de paix et de la stabilité [dans le détroit] », l’ancienne ministre des affaires avec la Chine (de 2000 à 2004) a rappelé que « les 23 millions de Taïwanais partagent une même détermination de faire de la RDC [Taïwan] un pays démocratique ». « Notre système démocratique, notre identité nationale et notre espace international doivent être respectés. Toute forme de suppression portera atteinte à la stabilité des relations entre les deux rives du détroit », a-t-elle prévenu à l’intention de l’écrasant voisin chinois.

Lire aussi : A Taiwan, « si on dépend trop de la Chine, on sera comme Hongkong »

La nouvelle présidente a alors évoqué les malheurs de la jeune chanteuse taïwanaise Chou Tzuyu, dont les piteuses excuses à la Chine que lui ont arrachées ses managers sud-coréens après qu’elle a diffusé des photos d’elle chérissant un drapeau taïwanais ont provoqué ces derniers jours un profond émoi à Taïwan. « Présidente, je ferai en sorte que plus personne n’ait besoin de s’excuser pour avoir affirmé son identité », a-t-elle promis.

Ce samedi soir à Taipei, la foule dense rassemblée autour du siège du DPP, sis dans la bien nommée « rue de Pékin », était jeune, joyeuse et disciplinée : les Taïwanais ont la victoire sobre, se gardant de tout débordement. Autour du podium, on pouvait croiser les jeunes leaders de la « révolution des Parapluies » de Hongkong – dont Joshua Wong – venus en observateurs avisés. Mais aussi un étudiant de Chine populaire inscrit dans une université taïwanaise. « Les Taïwanais élisent leur président, car ils ont leurs propres attentes », dit-il, reconnaissant que beaucoup en Chine, où le nom de Tsai Ing-wen a été banni samedi des réseaux sociaux par la censure et sa victoire à peine mentionnée dans la presse, « comprennent très mal ce qui se passe ici ».

Lire aussi : Taïwan : vers la fin du statu quo avec la Chine ?

« Les Taïwanais ont changé »

Célébrations après l'élection de Tsai Ing-wen à la présidence de Taiwan.
Célébrations après l’élection de Tsai Ing-wen à la présidence de Taiwan. Ng Han Guan / AP

Exécutant un pas de danse sur un carré d’herbes, une cigarette au bec, Mai Wanting, 29 ans, venue de Beitou, au nord de Taipei, avec une copine, se dit séduite par la nouvelle présidente. « Je ne fais pas confiance aux politiciens. Mais elle, je lui fais confiance ! Elle n’est pas comme les autres du DPP. Et puis en quatre ans, on a vu qu’elle était sérieuse », confie-t-elle, en référence à l’échec de Tsai lors des présidentielles de 2012. Chen Hsi-jung, un publicitaire d’une soixantaine d’années, se félicite de la victoire du DPP car « c’est un parti vraiment local, démocratique. Le KMT vient de Chine, et puis dans son histoire, ils ont tué beaucoup de gens ! Mais bon, on doit penser à l’avenir. Tsai Ing-wen a d’après moi assez de sagesse pour bien gérer les rapports avec Pékin. On espère que ça poussera le KMT à écouter davantage les locaux ».

Le DPP est né du combat pour la démocratisation de Taïwan dans les années 1980, et nombre de ses cadres ont fait de la prison – à l’instar de Chen Chu, la directrice de campagne de Mme Tsai et mairesse de Kaohsiung, qui a passé six ans dans les geôles du KMT. Pour Huang Yan-bo, 37 ans, et employé dans une grande université, « les résultats des élections montrent que les Taïwanais ont changé. Quand ils ont voté pour Ma Ying-jeou et le KMT [en 2008 et 2012], ils l’ont fait par crainte de la Chine, en pensant que le KMT les protégerait. Mais ils ont découvert que c’était le contraire : le KMT n’ose pas. Ils ne font rien » nous confie-t-il. Ajoutant : « Ces élections, elles reflètent la colère que ressent la majorité des gens. »

Lire aussi : A Taïwan, la candidate indépendantiste portée par la jeunesse contestataire

Taïwan: Tsai Ing-wen, première femme élue présidente, défaite historique pour le Kuomintang

TSAI INGWEN

INTERNATIONAL – Historique. La candidate de l’opposition à Taïwan, Tsai Ing-wen, a enregistré samedi une victoire électorale écrasante pour devenir la première femme présidente de l’île, le parti au pouvoir du Kuomintang favorable au rapprochement avec Pékin ayant concédé sa défaite.

« Je suis désolé… Nous avons perdu. Le KMT a subi une défaite électorale. Nous n’avons pas travaillé assez dur et nous avons déçu les attentes des électeurs », a déclaré Eric Chu, candidat du Kuomintang, au siège du parti alors que le comptage se poursuivait, plus de trois heures après la clôture du scrutin.

Contre un rapprochement avec Pékin

D’après les chiffres communiqués en direct par la télévision, la victoire de Tsai Ing-wen prenait la forme d’un raz-de-marée, avec quelque 60% des voix contre 30% à Eric Chu, dont le parti enregistre une défaite historique.

En votant massivement pour le Parti démocratique progressiste (PDP) de Mme Tsai, le principal parti d’opposition, les Taïwanais ont clairement exprimé leur souhait de tourner le dos à des années de rapprochement avec la Chine. Le KMT a mené depuis huit ans une politique inédite de réchauffement avec Pékin sous l’égide de Ma Jing-jeou.

Mme Tsai, une ancienne universitaire de 59 ans, a vraisemblablement bénéficié du malaise croissant suscité par les relations bilatérales avec Pékin et de la frustration d’une partie des 18 millions d’électeurs face à la stagnation économique.

Censuré en Chine continentale

Du côté de Pékin, on semble d’ailleurs peu apprécier ce raz-de-marée. Après la victoire de la candidate de l’opposition, son nom était censuré samedi 16 janvier sur Weibo, le principal réseau social de Chine, Pékin tentant de limiter le traitement médiatique de son élection et les discussions en ligne.

Les internautes chinois qui cherchaient sur Weibo, la très populaire plateforme de microblogs chinoise, le nom de Tsai Ing-wen ou même la simple expression en mandarin « élections de Taïwan » en étaient pour leurs frais. Ils obtenaient pour toute réponse un message signalant le blocage des censeurs: « En raison des lois, règlements et politiques en vigueur, les résultats pour cette recherche ne peuvent être affichés ».

Lire aussi :

• Un horrible ver aquatique ressemblant à Flubber a été filmé à Taïwan

• Cette étrange mode pour chiens venue de Taïwan

Taïwan élit sa première présidente

Les Echos | Source AFP
  • Tsai Ing-wen (Parti démocrate) femme présidente Taïwan.

    Tsai Ing-wen (Parti démocrate) sera donc a première femme présidente de Taïwan. – AFP

Le Parti démocrate enregistre une victoire écrasante sur le parti au pouvoir du Kuomintang (KMT). Ce dernier avait déjà annoncé sa défaite avant la fin du dépouillement.

La candidate de l’opposition à l’élection présidentile à Taïwan, Tsai Ing-wen, sera donc a première femme présidente de l’île. Le Parti démocrate ayant enregistré une victoire électorale écrasante sur le parti au pouvoir. Le Kuomintang, favorable au rapprochement avec Pékin avait, plus tôt dans le soirée, concédé sa défaite avant même la fin du dépouillement.

«  Je suis désolé… Nous avons perdu. Le KMT a subi une défaite électorale. Nous n’avons pas travaillé assez dur et nous avons déçu les attentes des électeurs », a déclaré Eric Chu, candidat du Kuomintang, au siège du parti alors que le comptage se poursuivait, plus de trois heures après la clôture du scrutin.

Une victoire en forme de raz-de-marée

D’après les chiffres communiqués en direct par la télévision, la victoire de Tsai Ing-wen prenait la forme d’un raz-de-marée, avec quelque 60% des voix contre 30% à M. Chu, dont le parti enregistre une défaite historique.

En votant massivement pour le Parti démocratique progressiste (PDP) de Mme Tsai, le principal parti d’opposition, les Taïwanais ont clairement exprimé leur souhait de tourner le dos à des années de rapprochement avec la Chine. Le KMT a mené depuis huit ans une politique inédite de réchauffement avec Pékin sous l’égide de Ma Jing-jeou. Tsai Ing-wen, une ancienne universitaire de 59 ans, a vraisemblablement bénéficié du malaise croissant suscité par les relations bilatérales avec Pékin et de la frustration d’une partie des 18 millions d’électeurs face à la stagnation économique.

Le PDP plus méfiant envers Pékin

Ce samedi soir, la foule commençait à se rassembler à Taipei au quartier général du PDP, beaucoup plus méfiant envers Pékin. « La Chine n’a pas le droit de revendiquer Taïwan et c’est ce que nous voulons dire au monde », a lancé Angela Shi, une électrice venue spécialement de San Francisco où elle habite pour voter.

Le dégel des relations avec Pékin avait culminé fin novembre avec le premier sommet depuis la séparation de la Chine continentale et de l’île de Taïwan il y a plus de 60 ans. Malgré la signature d’accords commerciaux et un boom touristique sur l’île, nombre d’habitants estiment qu’en étant devenue dépendante économiquement de Pékin, Taïwan a perdu de son identité et de sa souveraineté. Beaucoup estiment aussi être les laissés-pour-compte d’une politique qui n’a profité qu’aux grandes entreprises.

Une chanteuse de K-pop dans les débats

Mais c’est le sort de Chou Tzu-yu, chanteuse taïwanaise de variété K-pop de 16 ans, qui a dominé les débats ce samedi : les principaux candidats sont montés au créneau pour la défendre après qu’elle eut été contrainte de présenter ses excuses pour avoir agité un drapeau taïwanais et déplu à certains internautes chinois.

Si le territoire vit sa propre destinée depuis 1949, lorsque les nationalistes du KMT s’y étaient réfugiés après avoir été vaincus par les communistes, la Chine considère toujours Taïwan comme une partie intégrante de son territoire qu’elle peut reprendre par la force le cas échéant. Après la mort de Chiang Kai-shek en 1975, Taïwan s’est démocratisée peu à peu.

Pekin met en garde

La candidate de l’opposition, Tsai Ing-wen, a expliqué que Taipei devait mettre fin à la dépendance économique envers Pékin et qu’elle écouterait l’opinion publique en ce qui concerne les relations bilatérales. Signe de son pragmatisme, elle a pris soin de souligner que le « statu quo » serait maintenu, mettant beaucoup d’eau dans le vin du discours traditionnellement indépendantiste du PDP.

Un consensus tacite conclu en 1992 entre Pékin et Taipei veut qu’il n’y ait qu’ « une seule Chine » et laisse à chaque partie le loisir d’interpréter cela comme elle l’entend. Il s’agit de tranquilliser Pékin mais aussi les Etats-Unis, principal allié de Taipei, qui craignent pour la stabilité de la région. De plus, Tsai sait que la grande majorité des électeurs veulent aussi la paix alors que le PDP n’a jamais reconnu ce consensus.

La Chine a d’ores et déjà averti qu’elle ne traiterait pas avec un dirigeant qui ne reconnaîtrait pas que Taïwan fait partie d’ « une seule Chine ». La plupart des experts estiment inévitable une certaine dégradation des relations. Mais ils pensent qu’un retour éventuel de bâton ne sera pas immédiat, car s’aliéner Taïwan irait à l’encontre du but ultime de Pékin, la réunification.

«  Les relations vont être plus compliquées, moins prévisibles. Elle vont se détériorer mais l’intérêt de Pékin c’est de maintenir Taïwan dans la dépendance économique », estime Jean-Pierre Cabestan, de l’Université baptiste de Hong Kong.

Avec sa victoire, Tsai Ing-wen va offrir à son parti sa deuxième présidence depuis les deux mandats de Chen Shui-bian (2000-2008). Le PDP espèrait bien aussi surfer sur l’insatisfaction des Taïwanais pour en outre remporter, et pour la première fois, la majorité des 113 sièges au Parlement monocaméral aux législatives qui se déroulaient le même jour.

Taïwan/présidentielle: victoire écrasante de la candidate de l’opposition

La candidate de l’opposition à Taïwan, Tsai Ing-wen, a enregistré samedi une victoire électorale écrasante pour devenir la première femme présidente de l’île, infligeant une défaite cinglante au parti au pouvoir, le Kuomintang (KMT), artisan du rapprochement avec Pékin.

D’après les chiffres communiqués par la télévision, la victoire de Mme Tsai, du Parti démocratique progressiste (PDP), prenait la forme d’un raz-de-marée, avec quelque 60% des voix contre 30% à Eric Chu, dont le KMT enregistre une déroute historique, qui se traduisait aussi par la perte — historique — de sa majorité au Parlement.

Si ce score se confirmait, il s’agirait de la victoire la plus écrasante d’un parti à la présidentielle à Taïwan.

La victoire de Mme Tsai va inévitablement compliquer, voire dégrader, les relations entre Taïwan et la Chine, selon des experts.

En votant massivement pour la candidate du PDP, principal parti d’opposition, les Taïwanais ont clairement exprimé leur souhait de tourner le dos à des années de rapprochement avec Pékin. Le KMT a mené depuis depuis huit ans une politique inédite de réchauffement avec le régime communiste chinois sous l’égide de Ma Jing-jeou.

Le KMT a rapidement reconnu sa défaite samedi soir. « Je suis désolé… Nous avons perdu. Nous n’avons pas travaillé assez dur et nous avons déçu les attentes des électeurs », a déclaré Eric Chu, au siège du Kuomintang alors que le comptage se poursuivait, cinq heures après la clôture du scrutin.

M. Chu a également annoncé que le KMT avait perdu sa majorité au parlement, « un changement drastique et sans précédent » pour son parti. Le PDP a remporté pour la première fois la majorité des 113 sièges au parlement monocaméral aux législatives qui se déroulaient samedi également.

Eric Chu a annoncé sa démission comme chef du parti dans la foulée, s’inclinant profondément en signe de contrition devant les sympathisants en plein désarroi du KMT.

« Nous voulons féliciter le PDP pour sa victoire », a ajouté le dirigeant, « c’est le mandat du peuple de Taïwan » qui est « le plus grand vainqueur », a-t-il dit.

Mme Tsai va offrir à son parti sa deuxième présidence depuis les deux mandats de Chen Shui-bian (2000-2008).

L’ancienne universitaire de 59 ans a bénéficié du malaise croissant suscité par les relations bilatérales avec Pékin et de la frustration d’une partie des 18 millions d’électeurs face à la stagnation économique.

Samedi soir, la foule s’était rassemblée à Taipei au quartier général du PDP. « La Chine n’a pas le droit de revendiquer Taïwan et c’est ce que nous voulons dire au monde », a lancé Angela Shi, une électrice venue spécialement de San Francisco où elle habite pour voter.

Le dégel des relations avec Pékin avait culminé fin novembre avec le premier sommet depuis la séparation de la Chine continentale et de l’île de Taïwan il y a plus de 60 ans.

– Mise en garde de Pékin –

Malgré la signature d’accords commerciaux et un boom touristique à Taïwan, nombre d’habitants estiment qu’en étant devenue dépendante économiquement de Pékin, l’île a perdu de son identité et de sa souveraineté.

Beaucoup estiment aussi être les laissés-pour-compte d’une politique qui n’a profité qu’aux grandes entreprises.

Le territoire vit sa propre destinée depuis 1949, lorsque les nationalistes du KMT s’y étaient réfugiés après avoir été vaincus par les communistes.

Mais la Chine considère toujours Taïwan comme une partie intégrante de son territoire qu’elle peut reprendre par la force le cas échéant.

Mme Tsai a expliqué que Taipei devait mettre fin à la dépendance économique envers Pékin et qu’elle écouterait l’opinion publique en ce qui concerne les relations bilatérales.

Signe de son pragmatisme, elle a pris soin de souligner que le « statu quo » serait maintenu, mettant beaucoup d’eau dans le vin du discours traditionnellement indépendantiste du PDP.

Un consensus tacite conclu en 1992 entre Pékin et Taipei veut qu’il n’y ait qu' »une seule Chine » et laisse à chaque partie le loisir d’interpréter cela comme elle l’entend.

Il s’agit de tranquilliser Pékin mais aussi les Etats-Unis, principal allié de Taipei, qui craignent pour la stabilité de la région.

Mme Tsai sait que la grande majorité des électeurs veulent aussi la paix alors que le PDP n’a jamais reconnu ce consensus.

La Chine a d’ores et déjà averti qu’elle ne traiterait pas avec un dirigeant qui ne reconnaîtrait pas que Taïwan fait partie d' »une seule Chine ».

La plupart des experts estiment inévitable une certaine dégradation des relations. Mais ils pensent que s’aliéner Taïwan irait à l’encontre du but ultime de Pékin, la réunification.

« Les relations vont être plus compliquées, moins prévisibles. Elle vont se détériorer mais l’intérêt de Pékin c’est de maintenir Taïwan dans la dépendance économique », estime Jean-Pierre Cabestan, de l’Université baptiste de Hong Kong.

Tsaï Ing-wen, pro-indépendance, élue à la présidence de Taïwan

TAIPEI, Taïwan (Reuters) – La chef de file de l’opposition taïwanaise favorable à l’indépendance de l’île vis-à-vis de la Chine, Tsaï Ing-wen, a été élue samedi à la présidence au terme d’un scrutin suivi de très près à Pékin.

Dans son discours de victoire, la candidate du Parti démocratique progressiste (DPP) a salué la « démocratie profondément enracinée » dans la société taïwanaise et annoncé qu’elle défendrait la souveraineté taïwanaise.

Le Kuomintang, parti nationaliste au pouvoir depuis la sécession de l’île en 1949 et dont est issu le président sortant Ma Ying-jeou, qui ne pouvait pas briguer un nouveau mandat, avait prévenu les électeurs que la question de la stabilité était le principal enjeu du scrutin.

Son candidat, Eric Chu, a reconnu sa défaite. « Eric Chu a déçu tout le monde. Nous avons perdu. C’est la défaite des nationalistes », a-t-il déclaré, entouré de ses partisans le visage fermé. Il a également annoncé sa démission en tant que président du parti nationaliste.

Le Premier ministre taïwanais, Mao Chi-kuo, a lui aussi démissionné dans la foulée.

Devant le siège du DPP, les partisans de Tsaï Ing-wen pleuraient eux, mais de joie.

« Le peuple taïwanais méprise le parti qui est trop proche de la Chine », a déclaré Jeff Chang, 35 ans. Pour Anita Lin, 37 ans, « l’avenir de Taïwan n’est pas en Chine. Il est dans le monde. »

UN POSTE PARTICULIÈREMENT DANGEREUX

La nouvelle présidente accède à un poste particulièrement dangereux, avec la Chine et ses centaines de missiles pointés sur l’île.

Elle va devoir équilibrer les intérêts de l’hyper puissance chinoise, qui est également le premier partenaire commercial de Taïwan, et de l’allié américain avec le désir d’autonomie des habitants de l’île au régime démocratique.

Pékin, qui a suivi le scrutin de très près et a multiplié ces derniers mois les mises en garde contre toute velléité de déclaration d’indépendance de Taïwan, n’a pas réagi dans l’immédiat.

Depuis l’élection de 2008 qui a vu la victoire du pro-chinois Ma Ying-jeou, les relations entre Taïwan et la Chine s’étaient réchauffées. En témoignent les nombreux accords commerciaux conclus entre Taïpei et Pékin et la rencontre historique de Ma et Xi Jinping en novembre.

Mais si les relations avec Pékin se sont améliorées ces dernières années, cela n’a pas empêché l’économie de l’île d’entrer en récession l’an dernier.

La popularité du DPP s’est envolée après les manifestations de 2014 contre les accords commerciaux signés par le président Ma avec la Chine, dont nombre de Taïwanais redoutent l’influence et les ambitions. Des centaines d’étudiants avaient occupé le Parlement taïwanais pendant des semaines.

Tsaï Ing-wen sait qu’elle a le vent de l’Histoire contre elle. Ni Ma, ni ses prédécesseurs n’ont jamais réussi à mettre sur pied une réconciliation durable avec la Chine, qui considère Taïwan comme une simple province rebelle à reprendre par la force si nécessaire.

Au milieu des années 1970, des tirs étaient encore échangés entre les deux parties.

Taïwan: Après l’élection de la première présidente femme, le spectre des tensions avec la Chine

TAIWAN – Pékin a d’ores et déjà averti qu’elle s’opposerait résolument à toute velléité d’indépendance de Taïwan, qu’elle considère comme partie intégrante de son territoire…

Elle vient à peine d’être élue que se profilent de nouvelles tensions avec la Chine continentale. Tsai Ing-wen, devenue samedi la première femme présidente de Taïwan, a infligé une défaite cinglante au parti au pouvoir, le Kuomintang (KMT), favorable au rapprochement avec Pékin. Cette élection «représente un défi sérieux pour les relations de part et d’autre du détroit de Taïwan» et «soulève des inquiétudes», a réagi la Chine.

Jamais trop tard : « Comprendre les enjeux des élections à Taïwan » https://t.co/zDRShQhfVl— Pierre-Yves Baubry (@pybaubry) January 17, 2016

En portant au pouvoir cette ancienne universitaire de 59 ans, les Taïwanais ont voulu balayer les huit dernières années, au cours desquelles s’est opéré un rapprochement inédit avec la Chine continentale.

«De nouveaux troubles sont à prévoir»

«C’est un séisme politique», estime Jean-Pierre Cabestan, un spécialiste de Taïwan de l’Université baptiste de Hong Kong. «Je ne crois pas que Pékin réagira rapidement, mais de nouveaux troubles sont à prévoir.» «Il serait surprenant que (le président chinois) Xi Jinping, qui a fait preuve de fermeté avec le monde entier, ne se montre pas également ferme avec Taïwan», poursuit-il, tout en ajoutant que l’attitude de Pékin dépendra de celle de Tsai Ing-wen, mais également de Washington, principal allié de Taipei. La Chine a d’ores et déjà réagi en avertissant qu’elle s’opposerait résolument à toute velléité d’indépendance de Taïwan.

L’île, anciennement appellée Formose, suit son propre chemin depuis 1949, année où les nationalistes du KMT s’y étaient réfugiés après avoir été vaincus par les communistes. La Chine considère toujours Taïwan comme une partie intégrante de son territoire qu’elle peut reprendre par la force le cas échéant. L’île n’est jamais allée jusqu’à proclamer son indépendance. Un consensus tacite conclu en 1992 entre Pékin et Taipei veut qu’il n’y ait qu’«une seule Chine» et laisse à chaque partie le loisir d’interpréter cela comme elle l’entend.

Sauf que le PDP -qui a déjà donné un président à l’île entre 2000 et 2008- n’a jamais reconnu ce consensus. Signe de son pragmatisme, la nouvelle présidente a pris soin avant son élection de souligner que le statu quo serait maintenu, bien consciente de ce qu’une majorité d’électeurs, bien qu’hostiles à un rapprochement excessif avec Pékin, ne veulent pas non plus la confrontation.

Un sympatisant du parti d’opposition taïwanais brandit un panneau où est dessinée la solhouette de l’île, à Taipei le 15 janvier 2016. – Nicolas Datiche/SIP

Mais si elle a réaffirmé samedi son souhait de relations pacifiques entre les deux rives du détroit de Formose, elle a aussi affirmé à ses partisans survoltés que Taipei ne se laisserait pas intimider. «Ce qu’elle leur a dit, c’est qu’elle était prête à promouvoir la stabilité dans les relations avec la Chine, mais seulement si Pékin se gardait de toute menace de coercition et de toute tentative de resserrer l’étau diplomatique autour de Taïwan», a déclaré John Ciorciari, professeur de sciences politiques à l’Université du Michigan.

Le drapeau qui fâche

Signe des tensions avec la Chine, Chou Tzu-yu, une chanteuse taïwanaise de K-pop de 16 ans, a été contrainte de présenter ses excuses pour avoir agité le drapeau taïwanais et déplu à des internautes chinois. Cette vidéo d’excuses avait été vue plus de 2,6 millions de fois samedi quelques heures après sa publication. Dans son discours de victoire, la nouvelle présidente a vu cette affaire comme «un rappel constant de l’importance d’être forts et unis».

«Cet incident (…) a fait remonter les vieilles rancoeurs à l’égard de la Chine», observe George Tsai, politoloque à l’Université de la culture chinoise de Taipei. «Il a probablement coûté au KMT des centaines de milliers de voix».

=============

Commentaires

Hate and Love  •                      Tsaï va devoir « équilibrer » les intérêts de la Chine ……………….. elle va surtout devoir sortir  son pays de la recension ( au dernier trimestre) .
les exportations avec la Chine son tombées à 20% du fait du ralentissement de celle -ci ( pour 40% auparavant )
la nouvelle Présidente va  devoir trouver d’autres partenaires , le Japon est en pole position

Jean Pierre  •                              La liberté la chine ne connaît pas .
  • patricia  •                         L’avenir de chaque pays est avec le monde, internet et la mondialisation permettent ça pour ceux qui veulent aller vers l’avenir sans immigrer.
  • Agathos  •                          Personne ne comprendra l’article si on n’éclaire pas cette histoire d’indépendance.
    Taïwan est indépendante de fait mais Pékin refuse de la reconnaître.
    Et Taïwan refuse de reconnaître le gouvernement de Pékin.
    Refusant de reconnaître Pékin, Taïwan a conservé l’ancienne assemblée de la république chinoise avec des députés pour toute la Chine.
    Dans ces conditions, il est impossible que le peuple de Taïwan puisse avoir une majorité à l’assemblée.
    Et donc l’opposition veut juridiquement l’indépendance afin de se débarrasser de ces députés de circonscriptions continentales fantoches.
  • Hircozarus  •                   ça annonce sûrement l’élection d’une indépendantiste française prochainement en France !
    c’est comme Beata Szydlo élue en Pologne l’année dernière contre les intérêts allemands !
  • Marc B  •                        Taïwan démontre que la démocratie n’est pas une idée ou un système incompatible avec la culture Chinoise, comme le répètent les tyrans de Pékin.

    Louis  •                               L’intérêt de Taiwan est l’indépendance tout en conservant de bonnes relations commerciales avec la Chine. Taiwan doit être reconnu par l’ONU. De Gaulle à trahi Tchan Kai Cheik qui était notre allié. Même s’il fallait reconnaître la Chine. Les deux allaient de paire. L ‘Europe doit intégrer le fait d’une Taiwan indépendante. Courber le dos devant la Chine ne sert à rien. Ils nous respecteront mieux si nous sommes fermes. La Chine a plus à perdre de ne plus commercer avec l’Europe.
    Hate and Love  •               le succès de la « révolte des Tournesols » et l’engagement en politique des jeunes …. confrontés à des salaires bas , et l’absence de perspectives d’avenir … chômage à 13%
  • julien  •                                 Il faut bien savoir qu’une immense partie des Taiwanais d’aujourd’hui sont les petits fils du KMT « historique »; ceux qui durent fuir le continent, la queue entre les jambes, laissant tous leurs biens.
    Normal qu’ils nourrissent un fort ressentiment à l’égard du pouvoir central de Beijing.
  • Lucien  •                                De Tchang Kaï-chek à Tsai Ing-wen, l’anti communisme revient mais auront-ils la puissance nécessaire pour rester aussi indépendants qu’ils le croient ? Pas sûr, depuis plus de 65 ans la Chine ne s’est pas affaiblie au contraire !
  • Jean Coule  •                        La seule Chine légitime. J’espère qu’ils vont envahir la Chine communiste…
  • Cocochénou  •                     Vive Taïwan !
  • Deus Vult  •                           tant mieux, c’est une gifle à ces communistes de chintok
  • Denise  •                                je ne m inquiète pas, les américains ont bien dû œuvrer pour cela!
  • kimo  •                                     Bientôt on arrivera au tribalisme….
    WorldNews  •                        Avec les produits chinois les pauvres peuvent acheter et vivent mieux! le monde entier doit remercier la Chine!
    Bigorneau Mayonaise  •   dites moi avec qui la chine s’ entend bien ? tout est question de corruption piston , pression , expropriation , à présent ils cherchent à s’ approprier les iles aux larges des Philippines qui ne leurs appartiennent pas pfffff

Miaou MINOUCHE                     La Chine va bientôt se réveiller, car c’est contagieux ce genre d’idéologie séduisante, et les Chinois de la République Populaire de Chine ne sont pas sourds…. Tant mieux!

Citoyen étonné                              Les investissements de Taiwan sont en Chine. Les usines de Taiwan (Foxconn etc.) sont en Chine. Et la croissance de Taiwan, aussi, est en panne.

aureldunet                                    En vu de son allégeance en vers l’Europe et le US, j’aimerais savoir qui a financé sa campagne… On va vite voir monter la discorde entre cet État et celui de la chine, pour pouvoir provoquer encore un désastre économique dans ce monde, car si la Chine vacille, vous français, aller le ressentir car on nous parlera de crise comme 2008, voire pire, bien pire. Et cette influence occidentale se verra non pas vertueuse, mais destructrice… encore un peu plus de chaos dans ce monde, c’est certainement leur objectif.

On achève bien les chevaux!

Laisser un commentaire

37a2a0d0-ba90-11e5-9802-f93831ac4924_L160114cLR

Le feuilleton fou de la fausse affaire Renault

Alain-Gabriel Verdevoye


Un tract de la CGT faisant état de perquisitions de la DGCCRF chez le constructeur. Aussitôt l’info relayée, le titre s’est écroulé en Bourse. Pour rien: Renault n’a pas truqué ses moteurs. Ségolène Royal et Emmanuel Macron ont calmé le jeu.

Renault a perdu en une seule journée plus de 4 milliards d'euros de capitalisation boursière.© Copyright 2016, Automobile – Challenges Renault a perdu en une seule journée plus de 4 milliards d’euros de capitalisation boursière. Une journée folle pour Renault. La firme française aura perdu plus de 4 milliards d’euros de capitalisation boursière en quelques heures… pour rien. « Les actionnaires peuvent se rassurer : nos tests confirment qu’il n’y a pas de logiciel frauduleux chez Renault », affirmait enfin ce jeudi Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, lors d’une conférence de presse improvisée à 16 heures trente. Il était temps, après un flottement de quelques heures où personne ne semblait s’inquiéter de la catastrophe qui se profilait pour le constructeur de Boulogne-Billancourt!

Actions dans cet article

Renault SA

RNO▼ 75,40

-2,35   -3,02%
Volkswagen AG

VLKAF▲139,40

+0,15    +0,11%
Nissan Motor Co Ltd

NSANY▼18,88

-0,17   -0,89%

« Les premiers tests confirment qu’aucun logiciel frauduleux n’a été détecté, hormis sur les véhicules du groupe Volkswagen », a-t-elle précisé. « La situation de Renault n’est en aucun cas comparable à celle de Volkswagen », a renchéri le ministre de l’Economie Emmanuel Macron. Depuis Berlin où il était en voyage, Emmanuel Macron a souligné qu’il maintenait « sa confiance à Renault ». Une montée au créneau au plus haut niveau, justifiée par l’ampleur de la chute du cours de bourse, alors que l’Etat est le premier actionnaire de Renault.

Ségolène Royal a certes indiqué, lors de sa conférence de presse, que les tests de pollution réalisés suite au scandale Volkswagen par une commission indépendante montraient un « dépassement de normes de CO2 et oxyde d’azote chez Renault et des marques étrangères »par rapport aux tests d’homologation. Mais, il n’y a pas fraude au sens juridique du terme comme chez Volkswagen aux Etats-Unis, lequel a truqué les logiciels pour fausser les tests d’anti-pollution.

« Renault a accepté de venir expliquer la semaine prochaine devant la commission technique indépendante pourquoi certains de ses véhicules émettent plus de CO2 et de NOx que les seuils autorisés, et comment ses services techniques allaient y remédier », a indiqué la ministre dans un souci d’apaisement.

Le 2 octobre 2015, à la suite de la révélation du scandale du logiciel frauduleux détectés sur les motorisations diesel du groupe Volkswagen, Ségolène Royal avait chargé une commission technique indépendante de « définir et évaluer » le protocole de test nécessaire à l’évaluation des émissions polluantes de cent véhicules jugés représentatifs du parc roulant français.

Tout est parti d’un tract syndical

Tout est parti ce jeudi d’un tract d’information rituel de la CGT, destiné aux salariés.  « Des agents de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) sont intervenus sur différents sites Renault (ndlr: trois) jeudi dernier », y affirmait le syndicat CGT Renault du site de Lardy (Essonne).

Les secteurs concernés par les perquisitions (« homologation et mise au point des contrôles moteur ») laissent « fortement penser » qu’elles sont « liées aux conséquences de l’affaire des moteurs truqués de Volkswagen », écrivait le syndicat, sans chercher à polémiquer.

Las, c’est l’information relayée en fin de matinée par l’AFP et brutalement mis en exergue par les médias, qui fait chuter le cours de bourse. La machine s’emballe. Et la dégringolade atteint les 20%. Le titre a heureusement un peu remonté la pente dans l’après-midi. Mais, il était quand même en retrait de 10% à la clôture. Fabien Gâche, délégué central CGT, s’est lui-même montré « étonné de l’ampleur des réactions de la presse ».

Remonter l’image, maintenant

Pour Renault, les dégâts sont considérables, déplorait-on en interne jeudi soir: « ça fait beaucoup de polémique. La conséquence forte est que l’image en a pris un coup, il va falloir la redresser ». La firme, qui remonte enfin la pente commercialement grâce à ses modèles à succès (Clio IV, Captur, Kadjar), n’avait pas besoin de ça, quelques semaines à peine après la longue partie de bras de fer, très médiatisée, entre Bercy et Carlos Ghosn, le PDG de la firme tricolore ainsi que de Nissan.

L’Etat français avait décidé de racheter 14 millions de titres supplémentaires en avril, lui permettant de porter sa participation dans Renault de 15% à 19,74% et ses droits de vote à 23,2%.

Cette opération visait à acquérir la minorité de blocage lui permettant de faire passer en assemblée générale les droits de vote double prévus par la fameuse « Loi Florange », qui donne une prime aux actionnaires de longue durée. Pour l’Etat qui a promis de revendre ses titres supplémentaires achetés en avril, le plongeon du titre Renault est donc une très mauvaise nouvelle qui tombe mal et risque de retarder encore une cession promise initialement pour la fin de 2015!

Après Volkswagen, Renault accusé d’avoir dépassé des normes de gaz polluants

  • Le Monde.fr avec AFP
Renault a confirmé jeudi 14 janvier avoir fait l’objet de perquisitions la semaine dernière de la part de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur plusieurs de ses sites.

Après Volkswagen (VW), place à Renault ? Le constructeur automobile français a confirmé, le 14 janvier, avoir fait l’objet de perquisitions la semaine dernière de la part de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur plusieurs de ses sites. Après cette annonce, le cours en bourse de Renault a chuté de plus de 10 % le même jour.

Dans un tract, le syndicat CGT affirme que les « secteurs » visés par ces perquisitions – « homologation et mise au point des contrôles moteur »« laiss[ai]ent fortement penser » que ces « perquisitions » étaient « liées aux conséquences de l’affaire des “moteurs truqués” de Volkswagen ».

Le constructeur a confirmé ces opérations dans un communiqué, soulignant qu’il s’agissait en l’occurrence d’un « complément d’investigation sur pièce et sur site », visant à « valider définitivement les premiers éléments d’analyse » de la Commission technique indépendante, mise en place par le gouvernement français après l’affaire Volkswagen, à l’automne 2015.

Renault a ajouté que « les tests menés par le gouvernement sur les moteurs diesel n’ont pas détecté de logiciel truqueur ».

Lire aussi : Moteurs truqués : le plan de remise aux normes de Volkswagen rejeté aux Etats-Unis

Au cours de l’après-midi, la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, a confirmé les dires de Renault.

« Les tests n’établissent pas l’existence de logiciels de fraude sur les véhicules Renault. La coopération de Renault est tout à fait exemplaire, je fais toute confiance à Renault. »

Petit tour d’horizon des diverses initiatives prises, après le scandale Volkswagen, par le gouvernement français et par les constructeurs automobiles.

  • A quoi ont abouti les contrôles engagés par le gouvernement français ?

Dans la foulée de l’affaire VW, le gouvernement a lancé une série de tests sur cent voitures, tirées au sort et représentatives du parc automobile français pour vérifier leurs émissions de polluants et comparer les mesures d’émissions sur banc et en situation de conduite réelle.

Jeudi, Ségolène Royal a annoncé les résultats des tests réalisés. La ministre de l’écologie a déploré « un dépassement des normes » de dioxyde de carbone (CO2) et d’oxyde d’azote (NOx) « chez plusieurs constructeurs étrangers », ainsi que chez Renault.

Ces tests sont supervisés par la commission technique indépendante, mise en place à l’automne, et qui est composée de chercheurs, d’associations de défense des consommateurs et de l’environnement et d’organismes gouvernement. C’est elle qui doit détecter d’éventuelles fraudes à la pollution sur des voitures françaises.

Après l’annonce des perquisitions, jeudi, cette commission s’est réunie pour faire le point sur les tests réalisés.

  • Quelles initiatives les constructeurs ont-ils pris ?
image: http://s2.lemde.fr/image/2016/01/14/534×0/4847665_6_91cd_le-president-du-directoire-psa-peugeot_8cbd5ddff2d55a0c02a54af0a9ceee87.jpgLe président du directoire PSA Peugeot Citroen, Carlos Tavares.

En parallèle de ces actions gouvernementales, les constructeurs français ont tenté de prouver leur bonne foi.

En décembre 2015, Renault avait ainsi annoncé qu’il investirait 50 millions d’euros pour réduire l’écart entre les émissions polluantes de ses voitures en conditions d’homologation et en situation réelle.

Le constructeur français avait reconnu que « des marges importantes de progression concernant le rejet des NOx dans les conditions d’utilisation réelle » existaient pour les moteurs équipant ses véhicules.

Cette annonce était intervenue quelques semaines après qu’une ONG allemande avait affirmé que le récent Renault Espace, en version diesel, pouvait émettre une quantité de NOx nocifs pour la santé allant jusqu’à 25 fois le niveau autorisé quand on le mesurait à moteur chaud et non froid. Des niveaux « effrayants » pour l’ONG.

Lire aussi : PSA Peugeot Citroën : question de confiance

De son côté le groupe PSA, a passé, en novembre 2015, une alliance avec la très active ONG européenne Transport & Environment. L’objectif est de mener en commun des tests de consommation et d’émission dont les résultats seront vérifiés par la société d’audit Bureau Veritas et publiés à partir du printemps 2016.

Pour PSA, l’enjeu est vital. Le constructeur est le plus « diésélisé » sur un marché français et européen qui dépend encore à plus de 50 % de ce type de motorisation.

  • Comment l’Europe avance-t-elle dans la mise en place de normes plus contraignantes ?

Le 14 janvier, le Parlement européen a reporté son vote destiné à bloquer le compromis, jugé trop laxiste, trouvé entre les pays membres de l’Union européenne au sujet des normes en matière d’émissions polluantes des voitures.

Lire aussi : Scandale Volkswagen : le Parlement européen lance une commission d’enquête

En octobre 2015, les pays européens s’étaient mis d’accord pour imposer des normes pour les tests d’émissions de gaz polluants aux constructeurs automobiles européens. Mais elles ne seront pas aussi contraignantes que ce que la Commission européenne aurait voulu.

L’accord prévoit la mise en place progressive, à partir de 2017, de tests d’émissions des gaz polluants NOx (oxydes d’azote, principaux composants du diesel), supposés être mieux à même de déceler les tricheurs. Ces essais se dérouleront désormais en conditions réelles de conduite, et non plus seulement en laboratoire.

La commission de l’environnement du Parlement européen avait rejeté, en décembre 2015, ce compromis.

Lire aussi : Gaz polluants : le lobby automobile se fait entendre à Bruxelles

  • Le marché automobile a-t-il été affecté après le scandale VW ?

Malgré le scandale Volkswagen, le marché automobile français a nettement repris des couleurs en 2015. Les ventes des groupes français ont progressé de 4,6 %, faisant de 2015 le meilleur cru depuis 2009.

Depuis les révélations de triche généralisée, le groupe VW a toutefois vu ses livraisons françaises s’effondrer de 8,9 %, et même de 15,2 % pour la marque Volkswagen.

Lire aussi : Le salon automobile de Detroit savoure la sortie de crise

Diesel: « dépassement des normes » chez Renault mais pas de logiciel de fraude (Royal)

Par ailleurs, il n’y a « pas de logiciel de fraude » qui ait été détecté, y compris chez Renault, exception faite des véhicules de Volkswagen, a-t-elle précisé jeudi à la presse, à l’issue d’une réunion de cette commission technique indépendante mise en place par le gouvernement français après le scandale Volkswagen.

« Je fais confiance à Renault qui est un grand industriel français », a assuré la ministre.

Elle n’a pas voulu préciser quelles sont les autres marques qui ont montré un dépassement de normes.

Il s’agit, a-t-elle précisé, de « conclusions encore provisoires », puisque la commission a testé depuis octobre, dans cette première phase, 22 voitures, de huit marques différentes: Renault, PSA, Volkswagen, Mercedes, Ford, Opel, Toyota et BMW.

Ces premiers tests « ont porté sur 22 premiers véhicules », c’est un « échantillon significatif mais pas encore complet », a commenté Ségolène Royal, indiquant que « les investigations vont continuer pour atteindre un échantillon de 100 véhicules ».

Quatre constructeurs supplémentaires seront testés: Nissan, Volvo, Suzuki et Fiat.

« Toutes les conclusions seront publiées à l’issue de l’ensemble des tests ainsi que les actions décidées par les constructeurs qui s’engagent à prendre des décisions industrielles concernant la réduction des dépassements de normes a la fois pour le CO2 et les oxydes d’azote », a encore dit la ministre.

Elle a ajouté que le test pratiqué par le laboratoire Utac-Ceram pour la commission est « capable de détecter les fraudes telles que celles reconnues par Volkswagen, c’est-à-dire des systèmes qui détectent que la voiture est en train de subir un test anti-pollution (…) et s’adapte ».

Selon la ministre, c’est la première fois qu’une procédure de test est mise au point (…) en « conditions d’utilisation routières », c’est un « grand progrès ».

Renault a confirmé jeudi que les services de la répression des fraudes avaient procédé à des perquisitions sur plusieurs de ses sites, mais « les perquisitions n’ont rien à voir » avec les tests, a souligné Ségolène Royal, sans donner plus de précision.

Le constructeur automobile « a accepté de venir devant la commission la semaine prochaine », a salué Ségolène Royal.

Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, en déplacement à Berlin, a pour sa part estimé que le cas de Renault n’est « en aucun cas une situation comparable » à celui de Volkswagen.

Renault, dont l’action a perdu jusqu’à 20% jeudi, a terminé sur une chute de 10,28% à 77,75 euros à la clôture de la Bourse de Paris.

Renault secoué par des soupçons sur ses émissions, pas de fraude

PARIS (Reuters) – Renault a essuyé jeudi un coup de tabac en Bourse à la nouvelle de perquisitions de la Direction de la concurrence sur trois de ses sites, une enquête qui ne dénote aucune fraude sur ses émissions polluantes, selon la ministre de l’Ecologie, mais a fait perdre à son titre jusqu’à près de 23% en séance.

Les tests chez Renault, réalisés dans le cadre de l’enquête gouvernementale sur les émissions polluantes du diesel lancée après l’affaire Volkswagen, n’établissent pas l’existence de logiciels de fraude sur les véhicules du constructeur français, a déclaré Ségolène Royal.

« Je fais toute confiance à Renault », a-t-elle dit à l’issue d’une réunion de la commission ministérielle créée à la suite du scandale VW pour vérifier les émissions polluantes réelles.

La ministre a cependant confirmé des dépassements de normes chez Renault, ajoutant que ce n’est pas le cas chez l’autre constructeur français, PSA Peugeot Citroën.

Dans un communiqué, Renault a expliqué que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait décidé de procéder à un complément d’investigation.

Le groupe, dont les moteurs diesel équipent aussi les partenaires Nissan et Daimler, a confirmé que les enquêteurs s’étaient rendus sur le site technique de mise au point de moteurs à Lardy (Essonne), au Technocentre de Guyancourt (Yvelines) et au siège du groupe à Boulogne-Billancourt.

« ANOMALIE »

Denis Baupin, vice-président écologiste de l’Assemblée nationale et membre de la commission Royal, a déclaré que deux véhicules Renault avaient été testés, une Espace et une Captur.

« L’anomalie est au moins d’un facteur de trois à cinq – trois à cinq fois plus importante – que ce qui était attendu par rapport aux résultats des homologations », a-t-il dit à Reuters.

De source proche de Renault, on explique, sans préciser le nombre de véhicules sur lesquels l’écart a été constaté, ni son ampleur, qu’il « doit y avoir des écarts entre les niveaux d’oxydes d’azote (NOx) mesurés en laboratoire et ceux enregistrés en condition plus réelle d’utilisation des véhicules, qui expliquent cette démarche de la DGCCRF. »

Au-delà du scandale provoqué par la présence d’un logiciel de trucage, l’affaire Volkswagen a mis à nouveau l’accent depuis septembre sur la divergence entre les émissions réelles des véhicules et les normes pour lesquelles ils sont homologués. L’Union européenne a proposé de tolérer à l’horizon fin 2017 un dépassement de 2,1 de la norme Euro 6 actuelle, qui plafonne théoriquement à 80 mg/km les émissions d’oxyde d’azote.

LES TESTS POURRAIENT DURER JUSQU’EN JUIN

L’action Renault a décroché à la nouvelle de l’inspection des autorités de la concurrence et entraîné dans son recul tout le secteur automobile européen. Le titre a finalement clôturé en recul de 10,28% à 77,75 euros, dans des volumes très étoffés, après s’être effondré de près de 23% à la mi-journée.

Le directeur général délégué de Renault, Thierry Bolloré, avait reconnu en décembre que les tests de la commission Royal avaient confirmé des écarts entre les mesures en laboratoire et sur route.

Une association allemande de protection de l’environnement avait épinglé fin novembre les émissions polluantes de la nouvelle Renault Espace, accusée de dépasser jusqu’à 25 fois le plafond autorisé en matière d’émissions d’oxyde d’azote.

Thierry Bolloré avait également annoncé fin 2015 l’accélération du programme de Recherche & Développement de Renault pour améliorer la technologie dite « EGR » dès juillet 2016, en complément du système dit « piège à NOx », de conception plus ancienne et dont les limites sont atteintes.

PSA Peugeot Citroën, qui utilise une autre technologie de réduction des oxydes d’azote (« SCR »), a fait savoir que les tests effectués sur ses véhicules n’avaient montré aucune anomalie et qu’il ne faisait pas l’objet d’un complément d’enquête de la DGCCRF.

« Les résultats de nos véhicules sont absolument sans aucune tache et sans aucune difficulté », a déclaré à Reuters le directeur de la R&D du groupe, Gilles Le Borgne, en estimant que les tests aléatoires devraient durer jusqu’autour du mois de juin.

Le dernier Renault « Espace » dépasse de cinq à dix fois les normes CO2

Selon France Info, le dernier modèle « Espace » de Renault dépasse de cinq à dix fois les normes CO2 et oxyde d’azote. Des représentants du constructeur devront s’expliquer la semaine prochaine, a annoncé la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal.

Renault Le logo de Renault devant le technocentre de Guyancourt. (Reuters)

L’information est pratiquement sortie par hasard. Dans un tract relayé par l’AFP, la CGT a annoncé jeudi que des perquisitions avaient été menées chez Renault dans des « secteurs » (« homologation et mise au point des contrôles moteur ») qui « laissent fortement penser » que ces « perquisitions » sont « liées aux conséquences de l’affaire des ‘moteurs truqués’ de Volkswagen. Une information qui a eu l’effet d’une bombe. A la mi-journée, l’action Renault perdait près de 22% avant de clôturer à -10%.

Dans l’après-midi, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a reconnu que des Renault Diesel dépassaient les normes de pollution. « Renault sort vraiment du lot, avec des dépassements de cinq à dix fois supérieurs aux normes CO2 et oxyde d’azote pour le dernier Espace », précise France Info. « Des représentants de Renault s’expliqueront la semaine prochaine devant la commission », explique encore le site. « Renault n’exclut pas de mener des rappels de voiture », avance également Europe 1. Toutefois, il n’y a « pas de logiciel de fraude » qui ait été détecté chez Renault, contrairement à chez Volkswagen.

Nissan en baisse

L’action du constructeur d’automobiles japonais Nissan a perdu 1,90% vendredi à la Bourse de Tokyo, affectée par les révélations de perquisitions qui ont fait dégringoler de 10% le titre de son partenaire français Renault jeudi à Paris.

Les investisseurs tokyoïtes craignent que ces informations ne viennent retarder la revente par l’Etat français des parts supplémentaires qu’il avait achetées dans Renault au printemps 2015, portant sa part de 15 à 19,7%, dans le but de faire passer la loi Florange qui récompense les actionnaires de longue durée.

Plus d’actu finance/économie avec Boursier.com

Diesel : Ségolène Royal annonce que Renault a dépassé les normes sur le CO2 et l’oxyde d’azote

AUTOMOBILE Le groupe automobile a plongé à la Bourse de Paris, ce jeudi, après l’annonce d’une perquisition menée dans ses usines par la répression des fraudes…

Le stand Renault au salon de l'automobile de Tokyo au Japon, en octobre 2015.
Le stand Renault au salon de l’automobile de Tokyo au Japon, en octobre 2015. – KAZUHIRO NOGI / AFP
* Vincent Vantighem

Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, a annoncé, ce jeudi qu’un « dépassement des normes » de CO2 et d’oxyde d’azote avait été constaté sur des modèles diesel du constructeur automobile Renault et de deux autres marques étrangères, tout en assurant qu’aucun logiciel de fraude avait été détecté, comme ce fut le cas avec le scandale Volkswagen

>> Analyse : Que sait-on sur le scandale Renault ?

Cette annonce intervient alors que le titre Renault a plongé à la Bourse de Paris de près de 20 %, ce jeudi, après l’annonce d’une perquisition menée par la DGCCRF (direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes) dans les usines de Renault.

Des résultats très mauvais pour Renault

C’est un communiqué de la CGT qui a tout déclenché, ce jeudi matin. Dans celui-ci, l’organisation syndicale détaille : « La question des émissions de NOx [oxyde d’azote] des moteurs Diesel a pris une nouvelle dimension jeudi dernier avec des perquisitions (…) dans plusieurs sites de Renault. Car il semble bien que ces perquisitions soient liées aux conséquences de l’affaire des « moteurs truqués » de Volkswagen ».

Selon des sources proches du dossier contactées par France Inter, les résultats menés de façon aléatoire en France seraient très mauvais pour Renault. Si la direction de Renault a confirmé à l’AFP l’information et les perquisitions sur plusieurs sites du groupe, elle avait assuré qu’aucun logiciel truqueur n’a été détecté lors de ces opérations.

Plusieurs millions perdus en Bourse

Ce matin, la commission indépendante avait assuré que les résultats des expertises seraient dévoilés dès ce jeudi. Ils vont déterminer la réponse par le gouvernement, alors que l’Etat détient 19 % du capital du constructeur automobile français. Les conséquences d’une baisse drastique du cours de l’action pourraient se chiffrer à plusieurs millions d’euros.

Depuis Berlin, Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, a indiqué que le cas de Renault n’est «en aucun cas comparable» avec celui de Volkswagen, indiquant qu’il « maintenait sa confiance dans le groupe automobile ».

Renault : la presse pointe un manque de transparence préjudiciable

Le « jeudi noir » de Renault en Bourse, alors qu’était révélé que la firme automobile polluait plus que prévu sans toutefois frauder, illustre le manque de transparence de la marque au losange, selon la presse de vendredi.

« Renault pris la main dans le pot… d’échappement », titre plein d’à-propos Le Parisien/Aujourd’hui en France qui relate la « journée noire » vécue par le constructeur français « avec la révélation de perquisitions par la Répression des fraudes et de taux de pollution trop élevée de ses moteurs ».

Les premiers tests réalisés dans le cadre de l’enquête ouverte après le scandale Volkswagen ont en effet montré que des Renault Diesel dépassent les normes de pollution mais n’ont pas de logiciel de fraude, ce qui n’a pas empêché l’action de perdre 10,28% à la Bourse de Paris.

« Estimant qu’il n’y a pas de fumée sans feu, les marchés ont fait plonger l’action de la marque au losange, qui crie pourtant son innocence et affirme qu?elle n’a pas triché », raconte David Barroux dans Les Echos.

« Aucune tricherie volontaire n’a été démontrée », insiste la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal dans un entretien au Parisien. Mais, prévient-elle aussitôt, « Renault doit réagir dès maintenant pour mettre ses moteurs aux normes ».

– ‘Stratégie d’évitement’ –

D’une manière générale, « ce climat électrique invite le monde de l’automobile à balayer rapidement devant sa porte avant qu’une nouvelle catastrophe survienne », estime Gaëtan de Capèle dans Le Figaro, s’interrogeant à l’instar de nombre d’éditorialistes : « qu’on le veuille ou non, le « dépassement des normes d’émission » de Renault et de certains de ses confrères, qui se présentaient jusqu’ici comme irréprochables, pose tout de même quelques questions… »

Pour David Barroux (Les Echos), « même si Renault n’a pas installé des lignes de code manipulatrices dans ses voitures, il n’en reste pas moins vrai que le monde de l’automobile sait bien que tous les acteurs ont appris à manipuler les résultats des tests de consommation d’essence ou de pollution ».

La firme « aurait pu jouer la transparence ou la politique de l’édredon en officialisant ces contrôles pour mieux les banaliser. En les cachant à l’opinion, elle a pris un risque considérable », regrette Alain Dusart dans L’Est républicain.

« Le groupe conduit par Carlos Ghosn a visiblement cru que les perquisitions pourraient rester secrètes » et il « paie chèrement sa stratégie d’évitement », professe Laurent Bodin dans les colonnes de L’Alsace.

Voitures diesel: des Renault polluent plus que prévu, mais n’utilisent pas de logiciel de fraude

AFP

Le logo de Renault sur un Espace, le 26 novembre 2014 à l’usine de Douai dans le nord de la France ( AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN )

Les premiers tests réalisés en France dans le cadre de l’enquête ouverte après le scandale Volkswagen montrent que des Renault Diesel dépassent les normes de pollution mais n’ont pas de logiciel de fraude, ce qui n’a pas empêché l’action de perdre 10% à la Bourse de Paris.

L’annonce en fin de matinée de perquisitions menées par la repression des fraudes dans plusieurs sites du constructeur français a fait dégringoler le titre Renault de 20% en tout juste une heure à la Bourse de Paris, faisant p »erdre plus de 4 milliards d’euros de capitalisation au 2è constructeur français.

L’action a finalement terminé la séance à 77,75 euros, en chute de 10,28%. Par ricochet, PSA Peugeot Citroën, qui a précisé « ne pas avoir fait l’objet d’une perquisition », a perdu au final 5,05% à 14,01 euros.

Les perquisitions, révélées par la CGT et visant le siège social, le Centre technique de Lardy et le Technocentre de Guyancourt, ont été menées la semaine derniere par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, en déplacement à Berlin, a précisé que ses services ont procédé « à plusieurs contrôles et perquisitions depuis le mois de septembre dernier afin de vérifier la fiabilité et la qualité des informations transmises au consommateur » chez plusieurs constructeurs, dont Renault.

Fabrication du nouveau moteur électrique de Renault, à l'usine de Cléon dans le nord de la France,

Fabrication du nouveau moteur électrique de Renault, à l’usine de Cléon dans le nord de la France, le 18 juin 2015 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )

Ces perquisitions ne sont pas directement liées, a souligné la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, à l’enquête menée par une commission technique indépendante mise en place par le gouvernement français, et chargée de vérifier que les constructeurs n’ont pas équipé leurs véhicules de logiciels équivalents à ceux de Volkswagen.

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal lors d'une conférence de presse consacrée &agr

La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal lors d’une conférence de presse consacrée à la situation au constructeur automobile français Renault, le 14 janvier 2016 à Paris. ( AFP / Patrick KOVARIK )

Les premières conclusions rendues par cette commission, présentées jeudi à la presse par Ségolène Royal, ont montré un « dépassement de normes » pour le CO2 et les oxydes d’azote chez Renault et « plusieurs » marques étrangères, qu’elle n’a pas voulu nommer.

Ouvriers de l'usine Renault de Cléon, dans le nord de la France, le 18 juin 2015

Ouvriers de l’usine Renault de Cléon, dans le nord de la France, le 18 juin 2015 ( AFP/Archives / CHARLY TRIBALLEAU )

En revanche, il n’y a « pas de logiciel de fraude » qui ait été détecté chez les constructeurs autres que Volkswagen, dont Renault.

– Les investigations vont continuer –

Entrée de l'usine PSA de Sochaux, le 5 janvier 2016

Entrée de l’usine PSA de Sochaux, le 5 janvier 2016 ( AFP/Archives / SEBASTIEN BOZON )

Ces conclusions sont « encore provisoires », puisque le laboratoire Utac-Ceram, missionné par la commission, a testé depuis octobre, dans cette première phase, 22 voitures, de huit marques différentes: Renault, PSA, Volkswagen, Mercedes, Ford, Opel, Toyota et BMW.

« Les investigations vont continuer pour atteindre un échantillon de 100 véhicules », a ajouté Ségolène Royal, et Nissan, Volvo, Suzuki et Fiat, doivent rejoindre le panel.

« Toutes les conclusions seront publiées à l’issue de l’ensemble des tests ainsi que les actions décidées par les constructeurs qui s’engagent à prendre des décisions industrielles concernant la réduction des dépassements de normes a la fois pour le CO2 et les oxydes d’azote », a encore dit la ministre.

Renault a confirmé être prêt à échanger avec les membres de la Commission dès sa prochaine réunion. De même, les autres constructeurs seront invités.

Selon le député écologiste Denis Baupin, membre de la commission, les dépassements observés sont « au moins d’un facteur 3 à 5 » par rapport aux normes, sans toutefois vouloir préciser où se situe Renault.

« D’ores et déjà cette commission a été utile car elle a mis en évidence des situations anormales », a-t-il déclaré, jugeant qu' »il y a des explications à donner par les constructeurs ».

« Que des véhicules dépassent les valeurs d’homologation, ce n’est pas une surprise, c’est ce que nous dénonçons depuis des années », a fustigé Michel Dubromel, chargé des transports à France nature environnement, également membre de la commission.

Pour lui, « cette commission, c’est une première étape, mais les travaux doivent aller au bout, c’est-à-dire déboucher sur des mesures réelles, nous n’en sommes pas là ».

Après le scandale Volkswagen, Renault a annoncé en décembre un plan d’investissements de 50 millions d’euros pour réduire l’écart entre les émissions polluantes de ses voitures en conditions d’homologation et en situation réelle.

Pour le député européen Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot « Il y a une arnaque, une escroquerie organisée des constructeurs automobiles sur la pollution, sur la consommation automobile » à hauteur de 40%, rappelant que les écologistes dénonçaient ce phénomène depuis « dix ans ».

Le numéro deux automobile mondial Volkswagen avait équipé 11 millions de véhicules diesel dans le monde d’un logiciel spécifique pour déjouer les normes antipollution, mais se défend de tout « mensonge » dans cette affaire.

Scandale du diesel: Renault dément avoir fraudé comme Volkswagen

Renault Espace diesel scandale Volkswagen scandale VW

Philippe Huguen – AFP

Des tests réalisés par une organisation non-gouvernementale allemande ont révélé que le niveau d’émission de gaz polluant du Renault Espace 1,6 DCI était supérieur à ce qu’avaient établi les tests officiels. Le constructeur français dément catégoriquement cette information.

 =============

Commentaires

René  •                                    La spécialité principale des Français, c’est de se tirer des balles dans le pied et de ne pas se soigner. Pendant ce temps là tout le reste du monde profite, nous on passe pour des khons et on en crève.
Au lieu de fantasmer à l’école, il vaudrait mieux apprendre ce qu’est la vraie vie et regarder ce qui se passe ailleurs Un utilisateur Yahoo  •         ce gouvernement de décadence, cette dinde orgueilleuse, cherche des poux pour briller et achever son pays

  • Jennifer  •                        Donc les chiffres annoncés par Renault ne sont pas bons, mais pas tricherie….. ou l’art de prendre encore les français pour des c.ns.
  • jean  •                               les constructeurs français n’ont pas eu besoin de logiciels et leur a suffi de truquer les tests qui ne faisaient l’objet d’aucun contrôle mais pourtant donnaient accès aux bonus versés par l’état – une magouille digne des socialos
  • jean  •                              les chiffres concernant la pollution et les consommations de carburant ont été minorés volontairement du simple au double pour certains modèles en toute impunité car aucun contrôle des autorités concernées – cela va permettre à l’état de récupérer les bonus soit une somme colossale pour.renflouer les caisses sans fonds de l’état atilla  •                              Et les marmottes emballent le chocolat!
  • marie  •                             On magouille bien les chiffres de l’immigration et ceux du chômage !
    riddick  •                          Touchez ma pijot si tou
  • Scipion  •                         Les chiffres de pollution annoncés par les constructeurs
    doivent être pris avec les mêmes réserves que les chiffres de consommation revendiqués…
    A savoir: pas délibérément faux, mais qu’on ne peut espérer tenir que dans des conditions idéales..
    OUI, dans « la vraie vie », il m’arrive de consommer moins que ce qui est dit sur le catalogue…
    Mais seulement quand je peux me permettre de rouler à vitesse très stabilisée, dans d’excellentes conditions.
    Et ce n’est pas nouveau: nous tablions sur 5 l/100 de super avec notre Renault « Caravelle » parfaitement réglée…
    Mais ça sautait à plus de 8 litres avec le pied lourd…
    TR  •                                   L’article n’est pas clair : est-ce que Renault dépasse les normes quand on place les voitures en conditions réelles (ce qui n’est pas fautif), ou bien est-ce qu’elle les dépasse même dans les conditions officielles de test?
  • Laheyne  •                          Il eut été fort étonnant qu’un seul constructeur soit un menteur/tricheur ! Pas vu pas pris !!!
    Toutes les grosses fortunes qui se sont bâties rapidement sont forcément malhonnêtes et ne peuvent s’appuyer sur le travail accompli pour se disculper… blablabla  •                        dépasser les normes…c’est une fraude. et les logiciels de détection sont incompétents
  • Croque-Morts  •              Le PDG de la marque s’enrhume, il a une « Renault pharyngite »…
  • France Debout  •           l’arroseuse arrosée. En voulant faire croire suite à des tests que les marques françaises n’avaient rien à se reprocher, elle s’est prise les pieds dans le tapis et maintenant trouve difficilement des justificatifs « oui mais euh non, en fait, y a rien à voir…. » « pas fraude mais dépassement » et « Je fais confiance à Renault qui est un grand industriel français », a assuré la ministre, ce qui signifie « on ne va pas détruire notre industrie donc CHUT »
  • stephane  •                       Les Renault polluent particulièrement ! Il suffit de regarder leur pare-chocs AR, il est noir de fumée. Les véhicules français n’ont pas besoin de logiciel (qui ne fonctionne qu’au moment des tests), ils sont validés par défaut par les hautes instances … encore de la corruption ???
  • Barnab  •                          Nos pauvres syndicats ,non seulement content de mettre en pièce les entreprises en difficulté maintenant ils s’attaquent a celles qui fonctionnent bien. Cette France est pitoyable et les Français pas mieux . Continuez a voter cette vermine pourri qui ruine le pays en sabordant ses propres entreprises et donc ses propres intérêts du jamais vue . Français réveillez vous et allez voter a la présidentielle c’est le moment et pas les RPS pensez à vos enfants , petits enfants et toutes vos descendances avant qu’il ne soit trop tard les Français issus de l’immigration l’ont bien compris ils vont voter ,dommage qu’ils votent à gauche et donc contre leurs propres intérêts pour ceux qui bossent à l’usine alors Français de souches réveillez vous et arrêtez de mettre la tête dans le sable votre avenir en dépens et arrêtez de regarder les propagandes télévisuels qui vous embrouillent le cerveau . charles  •                          on savait bien que ces voitures Allemandes n’étaient pas normales pour un prix si bas !! lol !!!! vilvigoune ,merdcidouce ,bimdiblouvi cacaprouteu !!!!!!!!!
    thierry  •                         mais qui pense encore que cette pouffiasse dit la vérité??????? Renault est pourri comme les autres

Georges Galopin                 « Dans un tract, le syndicat CGT affirme que les « secteurs » visés par ces perquisitions – « homologation et mise au point des contrôles moteur » – « laiss[ai]ent fortement penser » que ces « perquisitions » étaient « liées aux conséquences de l’affaire des “moteurs truqués” de Volkswagen » Voilà une assertion propre à défendre l’avenir et l’emploi de l’entreprise qui vous permet de gagner votre vie… C’est comme à AF, on en revient pas de ces comportements pavloviens que le monde nous envie!

 

MAURICE MAGINOT         Quel titre ! Quel rapport entre l’escroquerie de Volkswagen et le constat d’un défaut de la norme sur les conditions du test ? Après l’article absurde publié le 1er octobre 2015, quelques jours seulement après la révélation du scandale VW, où un journaliste titrait : « Les ventes de Volkswagen en hausse de 12,8 % en France, malgré le scandale », l’article d’aujourd’hui ne m’ôtera pas l’idée que Le Monde se fiche du monde. Décidément, pour qui Le Monde roule-t-il ?

 

mercure                               Ce qui me choque c’est les variations erratiques du cours de bourse, qui en a profité. Est ce la CGT qui a joué le titre à la baisse en publiant son tract? En 1978 le PC s’était constitué un magot en jouant la bourse à la hausse, juste avant d’annoncer la rupture du programme commun. Quelque soit les spéculateurs bienheureux je trouve scandaleux que la cotation des valeurs automobiles n’ait pas été suspendue.

 

phj                                             Zut, j’ai raté un gros gain : -20% à midi, -9% ce soir. Mais d’autres en ont profité, c’est sûr. Pour info, parce qu’il faut encore le dire : gains ou pertes en bourse ne concernent pas l’entreprise en question, mais juste ses actionnaires, ou quelques traders. Et là, on s’en f…

 

Robert BIGEAT                        On voit bien là, par votre intervention pleine de mépris, que vous ne maîtrisez pas du tout cette question. Au contraire de ce que vous écrivez, par ignorance encyclopédique des réalités financières, les évolutions en Bourse du cours d’une entreprise impactent directement son existence même. La Bouse en effet est un moyen essentiel de financement des entreprises, et le propriétaire d’une entreprise par actions, c’est la majorité des détenteurs de son capital. Les français sont nuls en économie.

 

ERIK SYLVANDER                Les oxydes d’azote ne sont pas « les principaux composants du diesel » mais des gaz obtenus dans toutes les combustions utilisant de l’air (et donc de l’azote) à haute température et haute pression. La réduction des oxydes d’azote est possible, avec ou sans catalyseur, avec ou sans injection d’urée ou d’un produit similaire.

  • alienor1000               La CGT à l œuvre pour tuer une société de plus en France ? Où      s’ arrêteront ils ?

  • Arbalette                    20%, ça fait des milliards d’euros de perdu en un seul jour pas des millions !!!!

  • together                     c’est complètement démesuré, si l’on voulait couler une société ont ne s’y prendrait pas autrement
    proprement scandaleux et ce gouvernement de pacotille qui veut encore inverser la courbe du chômage ; pauvre français et les imbéciles qui continuent de voter a gauche malgré l’échec de mitterand et les autres qui subissent sans réagir

    où sont’il ces français de la révolution ?
    Quand j’ai quitté la France j’avais presque honte mais les événements ne font que m’encourager; mes enfants restés en France ont demander à me rejoindre
    c’est dire la situation de la France à la fin du mandat présidentiel la France ne sera plus que l’ombre d’elle-même, avec encore plus de misère car il faudra régler la dette les fonctionnaires et les malheureux chômeurs

    • pomlnb            Je crois que Renault n’a pas besoin du gouvernement pour couler… Le fait de faire des voitures moyennes dans un secteur concurrentiel avec un coût du travail élevé suffit largement. De même que le fait de ne pas innover dans un monde qui va vite condamne de toute façon l’entreprise à terme…
      Renault en est encore à truander sur des moteurs diesel qui n’attirent plus que les français, c’est dire s’ils sont sur un business d’avenir…

  • AlbertDuJardin             Mme Royal fait sa dilettante en plombant Renault avec cette déclaration tonitruante faite au porte-voix.
    Il est vrai qu’EDF vient de déguster salement passant de 80 euros le titre à 12 euros aujourd’hui, la faute à qui ? Devinez un peu.
    Pour sabrer nos entreprises, on sait le faire au gouvernement PS.Renault aurait fait son VW lui aussi.

    Jean Pierre Lecou ·   toute cette campagne de Ségolène Royal contre les voitures françaises est scandaleuse : pour une fois qu’un constructeur allemand est pris la main dans le pot de confiture, elle devrait se réjouir et faire savoir que PSA et Renault n’ont pas triché ! non à la place, soupçons, doutes, critiques… et enfin dire que les voitures polluent un peu trop.. mais si elle conduisait elle-même sa voiture, elle saurait qu’il y a une grosse différence entre la conso annoncée et la réalité ! ma voiture (allemande) est 50% au dessus des chiffres annoncés.. alors qu’elle réforme la manière de calculer les consommations et qu’elle arrête de critiquer les constructeurs français !!

    Ede Reisinger ·    ma voiture allemande est au chiffres annoncées malgré son  » grande age »!!!!!
    Olivier Deroy ·     Les normes sont européennes. Sinon, faudrait aussi attaquer la ‘ mode ‘ du véhicule électrique par le bon angle; on mesure la pollution des véhicules à leur usage, pas au niveau de la fabrication ni au recyclage… Une catastrophe aussi la fab de batterie et leur recyclage non ?
    Daniel Goury ·         Comment peut-on passer après quelques années avec succès un controle technique avec un véhicule qui dès le départ n’est pas conforme ? Quelqu’un peut-il m’expliquer ? Je pense que le problème dépasse de loin ce que l’on veut nous faire croire, y compris aux USA.
    stricot                       Parce que le dirigeant de Tesla n’est pas surpaye? Bon courage avec ta recherche de bornes de recharge express toutes les 350 bornes, detour de 10km et pause pipi de 20min inclus!
  • M7097610                vu la nullité des dirigeants surpayés des constructeurs français, j’ai du acheter américain, j’ai acheté TESLA …et j’ai pourtant tout fait pour que Citroen me donne des arguments pour attendre une vraie nouvelle DS, pas un badge commercial, non, une voiture techniquement nouvelle
  • frenchto                  c’est une affaire bizarre. Ce sont les lobbyistes de VW qui ont normalisé les tests. VW a triché comme font tous les Allemands en général. C’est curieux ces contrôles chez Renault soudainement non ????
  • @M3401050.          C’est parce que la France est peuplée de gens comme vous que ce pays ne réussit pas

  • Mig737                    Ah bon rencho, mon machin hybride ne fait pas du 3.2l/100 kms, c’est donc pour ça que je fais le plein aussi souvent qu’avant?
  • angel001                Moi faut qu’on m »explique comment une ministre peut faire une déclaration concernant une enquête (je dis enquête car perquisition) dont la fouille n’a même pas 5 jours… Un peu court comme délai pour des conclusions techniques concernant des méthodologies complexes, même si je ne doute pas de la compétence des personnels concernés.
  • M3401050          Pas de crainte à avoir pour Renault leurs caisses sont tellement nulles qu’elles ne seront jamais vendues aux us…pareil pour Peugeot ! Ça permettra de leur éviter de coûteux procès
  • Comment détruire l’économie (et le capital investi en France): Perquisitionnez les sièges sociaux des sociétés qui n’ont pas encore quitté la France et ne se sont pas transformés en Société Européenne, Faites disparaitre le marché boursier avec la TTF, y compris les transactions dans la même journée, assurez-vous que aucun acheteur ne se présentera de façon à provoquer des mouvements de 10% par jour sur la plupart des valeurs du CA40, ajoutez des contraintes sur la vente des sociétés, les OPA, .

  • Pour Madame Royal, c’est très intéressant de faire faire quelques perquisitions chez Renault par ses services et de tenir salon devant les journalistes. Mais on serait prêt à pardonner son collier à Marie Antoinette comparé aux milliards d’Euro partis en fumée sur les 20% de Renault que détient l’Etat. Et en supprimant les forages de pétrole en France, on va baisser la consommation de brut. C’est l’enseignement de l’ENA ? enfin on est au moins sûr de produire moins de brut, plus de chômeurs …

  • @umrk:                       c’est justement ça qu’il faut savoir car tous les constructeurs optimisent leurs véhicules pour ce fameux test standardisé, mais ça on ne peut pas leur en vouloir, par contre à ceux qui définissent le test oui!

  • TITOFF                            Et voilà les lobbyistes TEUTONS à l’œuvre qui n’ont rien trouvé de mieux pour minimiser les escroqueries du groupe VAG, en s’attaquant aux concurrents, Français de préférence, via une ONG. Méthode nauséabonde, je pense qu’Auto-plus (capitaux Allemands) va bien se régaler en tapant une fois de plus sur les constructeurs Français. En bons donneurs de leçons ces dernières années, les constructeurs Allemands n’acceptent pas la réalité des faits actuels. La chute est terrible, mais ils feraient bien de reprendre leurs esprits. Ils ont déjà oublié que ceux qui les ont topés ne sont pas en Europe. Pour quelles raisons ne font ‘ils pas d’analyse sur des véhicules GM, FORD, CHRYSLER ? Ils ont peurs d’engager des procédures contre les Yankees? les plus gros pollueurs de la planète après la Chine

    beaudolo                           C’est pas possible, Renault c’est français un pays où la ministre de l’écologie s’appelle Ségolène Royal!      

 

Older Entries