Le commerce du chagrin

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Jaurès: 100 ans après sa mort, unanimité autour du leader socialiste

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Photo d’archives datée de 1914 du Café restaurant du Croissant où Jaurès a été assassiné le 31 juillet 1914 Il y a 2 heures | Par AFP

Cent ans après l’assassinat de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914, « les partis politiques se disputent l’héritage du leader socialiste, séduits par sa stature intellectuelle et politique, son image de héros républicain.

C’est Jaurès que François Hollande a salué en se rendant dans son fief ouvrier de Carmaux (Tarn) au mois d’avril, et c’est à lui qu’il rendra de nouveau hommage jeudi au Café du Croissant, 146 rue Montmartre, lieu de son assassinat en plein coeur de Paris.

« Jaurès, l’homme du socialisme, est aujourd’hui l’homme de toute la France, on se l’arrache, on se le dispute », déclarait à Carmaux le président de la République. C’est aussi l’esprit de Jaurès que Manuel Valls a appelé à la rescousse au mois de juin pour rassembler une majorité éclatée avant le vote du budget rectificatif.

En 2007, Nicolas Sarkozy cite de nombreuses fois le fondateur du journal L’Humanité pendant la campagne présidentielle. Homme de dialogue, passé des républicains aux socialistes, qu’il unifie au sein de la SFIO en 1905, Jean Jaurès est devenu une icône républicaine, plus encore que Georges Clemenceau.

« Tout le monde ne fait pas référence au même Jaurès », tempère Gilles Candar, président de la Société d’études jaurésiennes: « Il y a le républicain, le laïque et le rebelle, avec sa vision revendicatrice. Depuis la visite du général de Gaulle à Carmaux, en 1960, on cite aussi Jaurès comme un patriote ».

Une de ses citations détournées figurait aussi sur une affiche du Front national pour les élections européennes de 2009, ce parti s’attribuant une part de l’héritage social du tribun.

Le Parti communiste revendique lui l’exclusivité du legs: dans une vidéo publiée le 22 juillet, un acteur jouant un Jaurès ressuscité demande aux socialistes dans « quel fossé ils ont jeté leur courage ». Même tonalité chez Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche, qui termine une tribune dans le dernier numéro du Journal du dimanche par un « Jaurès, reviens! Ils ont changé de camp! », visant ceux qu’il désigne souvent par le sobriquet de « solfériniens ».

– « Bénédiction républicaine » –

Pour Jean-Noël Jeanneney, ex-président de la Bibliothèque nationale de France et coauteur du documentaire « Jaurès aujourd’hui », les partis viennent d’abord chercher une bénédiction républicaine auprès de ce martyr de la paix, panthéonisé en 1924. De plus, « comme Jean Jaurès n’a jamais été au pouvoir, les grands principes qu’il a défendus n’ont jamais dû être affrontés ».

Pour une partie de la gauche, Jean Jaurès apparaît comme un « réformiste progressiste ». Il ne se résout pas à abandonner le marché au capitalisme, mais considère que la bourgeoisie peut participer au progrès social dans l’intérêt de tous. « Dans un pays où les classes moyennes ont pris une grande importance, cette pensée reprend une grande force aujourd’hui », considère M. Jeanneney.

Dans ses textes, Jaurès montre un « vrai sens de l’évolution et de l’histoire », face à des courants politiques qui étaient plus « dogmatiques », assure Gilles Candar. Pour l’historien, Jean Jaurès est surtout un optimiste, aux yeux duquel « les difficultés préparent des solutions d’avenir ».

Ce jauréssien juge que « le plus important, c’est de se confronter à ce qu’il a pu dire. Pour le célébrer vraiment, il faudrait relire une ou deux de ses pages ».
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Comment Jaurès s’est métamorphosé en superstar
Renaud Dély

Hollande et Mélenchon se disputent son héritage. Cent ans après son assassinat le 31 juillet 1914, le fondateur de la SFIO est devenu une icône de la République, à gauche comme à droite. Pourquoi tant d’amour ?
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Discours de Jean Jaurès au Pré-Saint-Gervais, le 25 mai 1913. (©© Maurice-Louis Branger / Roger-Viollet)

Hollande rend hommage à Jaurès pour le centenaire de son assassinat

Saisissante, l’image a marqué ce printemps politique tumultueux. Un président socialiste sifflé, hué, chahuté, à Carmaux. C’était le 23 avril. François Hollande était de retour dans la patrie de Jean Jaurès pour lancer les commémorations du centenaire de la mort du fondateur de la SFIO. Deux ans plus tôt, quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, le candidat « normal » avait prononcé dans la même ville, au pied de la statue du grand homme, un discours chaleureusement applaudi par une foule de supporters qui rêvait d’une victoire de la gauche. Cette année, le temps des désillusions venu, François Hollande y fut accueilli sous les lazzis :
Jamais Jaurès ne parlerait comme vous ! »
S’il vous entendait, Jaurès se retournerait dans sa tombe ! »

Quel plus terrible symbole de désamour pour un président de gauche que de se voir renvoyer au visage le nom du pape du socialisme, saint laïque de la gauche et apôtre du pacifisme, mort assassiné le 31 juillet 1914 ? Au jour de son installation à l’Elysée, le 21 mai 1981, François Mitterrand ne l’avait-il pas consacré au coeur de la Sainte-Trinité du « changement », aux côtés de Victor Schoelcher et de Jean Moulin, en allant déposer une rose sur son tombeau, au Panthéon ?
Jaurès, l’exemple pratique

Pour sauver la face, François Hollande s’appliqua ce jour-là à célébrer le Jaurès qui l’arrangeait. Un Jaurès pragmatique, soucieux d’affronter « les résistances du réel » plutôt que de se satisfaire du confort de l’utopie, un Jaurès obstiné, capable d’inculquer « la patience de la réforme, la constance de l’action, la ténacité de l’effort », un Jaurès rassembleur, qui « s’adressait à tous, les artisans, les commerçants, les entrepreneurs », et même un Jaurès qui « ne concevait pas » les réformes sociales « sans la création de richesses ». Alors, social-démocrate, Jaurès ? Et pourquoi pas social-libéral ou carrément hollandais, ami de la « bonne finance », selon l’expression de Michel Sapin, et partisan du pacte de responsabilité, comme l’ose Manuel Valls ?

Evidemment, deux ans plus tôt, le candidat Hollande avait célébré un homme assez différent. Le 16 avril 2012, c’est le porte-parole de la « colère juste » des mineurs de Carmaux, le défenseur du capitaine Dreyfus et le politique capable d’incarner à la tête de la SFIO, qu’il créa en 1905, « la synthèse entre la radicalité et la responsabilité » que le prétendant à l’Elysée était venu honorer. Il reprenait alors quasi mot à mot l’hommage prononcé par François Mitterrand à la veille du premier tour de l’élection présidentielle de 1981. Jean-Luc Mélenchon, son meilleur ennemi à gauche, a, lui, fait ce printemps le pèlerinage au musée de Castres consacré au grand homme pour chanter les louanges du prophète de « l’égalité » et fustiger au passage « l’imposture » de Hollande, venu « jouer une version moderne de ‘J’irai cracher sur vos tombes’ ! ».
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François Hollande, en campagne présidentielle à Carmaux, devant la statue de Jean Jaurès, le 16 avril 2012. (PATRICK KOVARIK/AFP)

Même Marine Le Pen…

Plus inattendu, la droite n’est pas en reste. Nicolas Sarkozy n’avait-il pas cité 32 fois le nom de l’icône du socialisme lors du fameux discours de la porte de Versailles qui lança sa campagne de 2007 ? Le leader de l’UMP allait jusqu’à accuser « la gauche d’avoir trahi Jaurès en dévalorisant le travail ». On aura même vu Marine Le Pen faire main basse sur le « patriotisme » du chef de file socialiste et oser faire inscrire sur les affiches de campagne de son parti, lors des élections européennes de 2009, le slogan « Jaurès aurait voté Front national ».

Suprême provocation quand on se souvient de l’attitude de l’extrême droite du vivant du leader de gauche, et plus encore au moment de sa mort. Le 23 juillet 1914, une semaine avant le coup de revolver de Raoul Villain, Léon Daudet menaçait dans « l’Action française » : « Nous ne voudrions déterminer personne à l’assassinat politique, mais que M. Jaurès soit pris de tremblements ! ». Le 1er août, au lendemain du drame, Léon Bloy notait dans son « Journal » : « Assassinat de Jaurès, hier soir. Se trouvera-t-il un quelqu’un pour pleurer ce malfaiteur ? »

Comment une figure si controversée, suscitant une haine qui lui fut fatale, a-t-elle pu devenir une relique consensuelle et rassembleuse ?
Comment Jean Jaurès s’est-il métamorphosé en icône de la République ? Comment s’est-il inscrit dans notre patrimoine national jusqu’à donner son nom à des voies, places ou édifices publics dans près de 3 000 communes du pays – un résultat qui le place au coude-à-coude avec les figures de Pasteur et Hugo et juste derrière celle du général de Gaulle ?
Un homme de notre temps

C’est d’abord parce qu’il s’est plus attaché à la démocratisation de la République qu’à la victoire du socialisme, et que son action ne peut donc être limitée à un camp. C’est aussi, sans doute, parce que « le grand Jaurès est toujours là, présent, presque familier », note Max Gallo (1). Cent ans plus tard, les enjeux qu’il soulève demeurent plus que jamais d’actualité. Il contribua activement à établir la laïcité, en soutenant l’élaboration de la loi de 1905, celle de la séparation des Eglises et de l’Etat. Il fut un défenseur constant des droits de l’homme, de la liberté de la presse, mais aussi de l’éducation des masses. Il fut aussi, lors de sa période socialiste, l’homme d’engagements plus clivants encore comme l’abolition de la peine de mort, qu’il réclame à la Chambre dès 1908, ou le refus de la guerre.

Si Jaurès est toujours de notre temps, c’est parce qu’il a d’abord toujours été du sien. Son existence est un itinéraire, linéaire, cohérent, qui accompagne la marche de son époque. Au fil de ses batailles, Jaurès suit le chemin du progrès et de l’émancipation, sans jamais se tromper de combat.
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Gravure de Jean Jaurès. (ABECASIS/SIPA)

Jeune, il incarne la méritocratie républicaine engendrée par les « hussards noirs » de la IIIeme République naissante qui en fit un normalien et un agrégé de philosophie. Sa thèse, soutenue à la Sorbonne en 1892, porte sur « la réalité du monde sensible », puis est complétée par une autre, en latin, sur les origines du socialisme allemand. Penseur inventif quoique méconnu, intellectuel rigoureux, philosophe généreux, il se met rapidement au service de cette République dont il a l’amour chevillé au coeur. Il le fait d’abord en journaliste, portant haut sa plume d’éditorialiste engagé dans « la Dépêche de Toulouse », puis à « l’Humanité », le quotidien qu’il fonda en 1904 et servit jusqu’au soir même de sa mort dix ans plus tard.

Il la sert aussi en homme politique précoce. Elu dans le Tarn en 1885, il est le plus jeune député de France, à tout juste 26 ans. A la Chambre, son éloquence sans pareille en fait un tribun redouté, éternel pourfendeur des cléricaux, infatigable défenseur des libertés. Quand enfin il devient socialiste pour poursuivre sa triple quête de l’égalité, de la dignité et de la justice sociale, il estime que « le socialisme, c’est la République poussée jusqu’au bout ».
Sa rencontre avec le socialisme

Comme Léon Blum ou François Mitterrand après lui, Jean Jaurès n’est pas né socialiste. Il l’est devenu. Dans les années 1970, à ceux qui doutaient de la sincérité de son engagement à gauche, Mitterrand se plaisait à rétorquer que, si le socialisme n’était pas sa langue maternelle, au moins, il avait appris à le bien parler. Il se faisait le disciple du maître. Jaurès ne se convertit à la foi socialiste qu’en 1892, sous le coup de la révolte qui le saisit devant la longue grève des mineurs de Carmaux.

Ce rude conflit dure trois mois et met aux prises 1 500 soldats et 3 000 ouvriers maltraités par un patronat archaïque et brutal qui en appelle à la troupe pour ramener l’ordre. Calvignac, l’un de ces mineurs, est licencié par la compagnie dirigée par Reille et Solages parce qu’il a été élu maire de Carmaux. L’événement suscite la colère de Jaurès. « En faisant du bulletin de vote une dérision, la Compagnie a criminellement provoqué la violence des ouvriers », s’indigne-t-il dans « la Dépêche ». Une préfiguration lointaine du « Indignez-vous ! » qui assurera le triomphe de Stéphane Hessel. Elle fait basculer Jaurès dans le camp de la défense des travailleurs.
Une vie à se battre pour ce qui est juste

Les conversations avec Lucien Herr, le bibliothécaire de l’Ecole normale supérieure, et la rencontre de Jules Guesde, leader marxiste du parti ouvrier, jouent un rôle déterminant dans sa conversion. Mais le socialisme pour lequel il opte est celui des valeurs plutôt que celui de la doctrine, celui de l’émancipation de l’individu plutôt que celui de l’instauration brutale de nouvelles structures sociales et économiques.
Le socialisme, c’était précisément pour lui la justice », rappelait Pierre Mendès France le 20 juin 1959 à l’occasion du centenaire de sa naissance.

On le constate lors de l’affaire Dreyfus. Après avoir hésité, Jaurès s’engage sans réserve aux côtés des dreyfusards qui réclament la réhabilitation du capitaine. Quand une bonne partie du mouvement ouvrier se tient à l’écart d’une « bataille de bourgeois qui n’est pas l’affaire des prolétaires », le député de Carmaux met la lutte contre l’injustice plus haut que les préceptes de la lutte des classes.
Si [Dreyfus] est innocent […], il n’est plus ni un officier ni un bourgeois : il est dépouillé, par l’excès même du malheur, de tout caractère de classe ; il n’est plus que l’humanité elle-même, au plus haut degré de misère et de désespoir qui se puisse imaginer », écrit-il dans son livre « les Preuves », recueil d’articles publiés par le journal « la Petite République ».
Pour un socialisme uni

Pour peser, influer sur le cours des choses, impulser des réformes, son socialisme se veut également celui de l’unité. Elle arrive enfin salle du Globe, boulevard de Strasbourg, à Paris, le 23 avril 1905, lors du congrès fondateur de la Section française de l’Internationale socialiste (SFIO), grand-messe oecuménique qui rassemble les socialistes français jusque-là essaimés en de multiples chapelles concurrentes. Dépasser les divisions stériles, digérer les querelles intestines, réussir l’unité, préalable indispensable au  » changer la vie « . Le bréviaire fait désormais partie de la liturgie du socialisme français.

On le retrouve lors du congrès d’Epinay-sur-Seine de juin 1971 qui accouche d’un PS refondé et placé sous le magistère de Mitterrand, dix ans avant son arrivée à l’Elysée. On l’observe tout au long de l’ascension de François Hollande, premier secrétaire de la  » synthèse  » et du  » consensus  » à tout prix de 1997 à 2008, avant de devenir, en 2012, le candidat du  » rassemblement  » des socialistes d’abord, de la gauche ensuite, des Français enfin.

Philosophe et journaliste, élu et tribun, Jaurès incarne une synthèse de la gauche, ou plutôt des gauches, de ses combats et de ses doutes, un cocktail inédit de ses sensibilités républicaine et socialiste, humaniste et pacifiste, patriote et internationaliste.

Par amour pour la République

Tous ces Jaurès, si divers, sujets de tant d’interprétations et objets de tant de récupérations, se retrouvent en un seul : l’homme qui n’eut de cesse qu’il n’ait affronté la vieille opposition entre l’idéal et le réel, ce triangle des Bermudes où disparurent si souvent les espoirs de la gauche au pouvoir. Il est vrai que Jean Jaurès eut la chance de ne jamais l’exercer. Mais jamais ce confort ne le poussa à fuir le réel pour se complaire dans une pureté doctrinale hors sol. Pour sauver l’essentiel, il juge toujours que les circonstances justifient la recherche d’un compromis. Il plaide ainsi, en juin 1899, pour la participation des socialistes au gouvernement Waldeck-Rousseau, dit de « défense républicaine », quand la plupart de ses camarades s’y refusent. La menace des nationalistes et antisémites autorise à transiger pour s’entendre sur ce qui compte : la sauvegarde du régime républicain.

Marxiste en économie, républicain en politique, Jaurès oscille sa vie durant entre réforme et révolution, misant sur la première pour atteindre la seconde. « Un réformiste de ‘l’évolution révolutionnaire’, défenseur de toutes les améliorations, même minimes, de la condition prolétarienne », selon l’historien Michel Winock (2). Avec toujours en tête la volonté de se coltiner le réel, et l’ambition de le changer.

« Le courage, c’est d’être tout ensemble […] un praticien et un philosophe.[…] Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. […] Le courage […] c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », disait-il le 30 juillet 1903, lors de son discours à la jeunesse, prononcé au lycée d’Albi. Cette vertu ne lui a jamais manqué. Ecoutons-le, lors d’un ultime meeting pour la paix, à Bruxelles aux côtés de Rosa Luxemburg, le 29 juillet 1914 :
[Je] n’ai jamais hésité à assurer sur ma tête la haine de nos chauvins par ma volonté obstinée, et qui ne faiblira jamais, de rapprochement franco -allemand. »

Deux jours plus tard, la haine le tuait, la paix mourait avec lui.

Renaud Dély – Le Nouvel Observateur

(1)  » Le Grand Jaurès « , par Max Gallo, Robert Laffont, 1984.
(2)  » L’Histoire « , n° 397, mars 2014.
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Réactions

Gilles Breteau
Sortir de ce passé suranné et stérile: Jaurès n’a jamais gouverné, jamais rien fait d’autre que des discours creux jamais confrontés aux réalités, bref du pur Hollande

Charles Sabatier
Pauvre Mr DELY contraint semble-t-il de friser le ridicule en faisant de telles assertions .
Aucun des deux « politichiens » cités, n’est en mesure du charisme du premier auquel ILS voudraient tant ressembler .
Pour plagier vous auriez du écrire JAURES, « Cent ans de solitude », dans un monde ou les couleurs politiques ne sont JAMAIS garanties « GRAND TEINT ».

jackie largeaud
Comment les dirigeants du PS osent ils revendiquer l’héritage de JAURES?
Ils feraient mieux de se poser et trouver la réponse à la question que se posait Jacques BREL dans une de ses chansons  » demandez vous , belle jeunesse pourquoi ont ils tué JAURES ».
Nous aurions peut être une autre classe politique actuellement, s’ils avaient su répondre à cette question.
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« Il n’est pas si facile de récupérer l’héritage de Jean Jaurès »

Cent ans après la mort de Jean Jaurès, assassiné le 31 juillet 1914, l’historien Gilles Candar, président de la Société d’études jaurésiennes et coauteur avec Vincent Duclert de Jean Jaurès (Fayard, 688 p., 27 €), revient sur l’héritage très disputé, y compris à droite, de cette figure de gauche.

A quel moment l’héritage de Jaurès a-t-il commencé à être revendiqué et par qui ?

Dès le départ. Comme il meurt à la veille de la guerre, deux camps se constituent : ceux qui mettent en avant la défense nationale et ceux qui expliquent qu’il faut se défendre mais pas faire de la guerre un absolu, maintenir un langage internationaliste. Les socialistes essaient de transcender ces différences mais ne peuvent éviter, à la fin de 1920, la scission, avec la création du Parti communiste.

Par la suite, les premiers comme les seconds s’en réclament. Depuis l’effondrement des systèmes soviétiques, les communistes ont pleinement réinvesti la tradition jaurésienne et mettent l’accent sur son combat prolétarien qui vise des réformes sociales très étendues.

Lire aussi : Mélenchon, Valls, Aliot, Sarkozy… tous jaurésiens !

Les socialistes, eux, insistent sur le versant réformiste et évolutionniste de Jaurès, son humanisme serein. Il était à la fois un homme d’Etat et un rebelle. Certains aimeraient faire la synthèse entre les deux mais cette synthèse jaurésienne est art très difficile à réaliser.

Comment définir le socialisme du fondateur de la SFIO ? Ceux qui se réclament de la pensée socialiste aujourd’hui s’inscrivent-ils dans sa lignée ?

Pour ses contemporains comme pour lui, le socialisme signifie à terme la propriété sociale des moyens de production et d’échange. C’est une société où, estime Jaurès, il n’y aura plus d’injustice puisque tous les hommes seront appelés à profiter des richesses de la planète.

Est-ce toujours la ligne d’horizon ultime des socialistes ? A lire les déclarations de principe du PS, je n’en suis pas sûr. Aujourd’hui, pour nombre d’entre eux, il s’agit plutôt de corriger la société capitaliste que de la remplacer par une société socialiste.

Comment François Mitterrand a-t-il utilisé la figure de Jaurès ?

C’est un Jaurès assez classique, républicain, laïque. Revendiqué par les socialistes comme par les communistes, Jaurès a toujours été le parrain bénisseur des unions de la gauche. Mais Mitterrand s’inspirait peut-être davantage de Blum. Quand on est au gouvernement, c’est toujours plus difficile de se réclamer de Jaurès, qui n’a jamais été ni ministre ni décoré…

Jaurès reste le combattant, proche des mineurs de Carmaux, des paysans de Pampelonne tonnant contre les « lois scélérates » ou démontrant contre la justice militaire l’innocence de Dreyfus, manifestant contre l’exécution de Francisco Ferrer et prenant des coups avant d’être exfiltré. Il n’est pas si facilement récupérable par ceux qui sont du côté des institutions. Ce qui contribue peut-être à sa popularité !

Est-ce la raison pour laquelle François Hollande s’est fait huer en avril à Carmaux en présentant la figure d’un Jaurès réformiste ?

Les procès en légitimité de l’héritage de Jaurès sont anciens. Je ne crois pas que les habitants de Carmaux aient accueilli fraîchement le président de la République en lui reprochant sa présentation d’un Jaurès réformiste. Les critiques portaient sur une politique jugée inefficace et injuste, ce qui fait partie du débat démocratique normal.

Jean-Luc Mélenchon a, lui, critiqué cette visite, jugeant que François Hollande jouait « la version moderne de “J’irai cracher sur vos tombes” »…

Les historiens ne peuvent pas départager les uns et les autres en attribuant des brevets d’authenticité jaurésienne. Nous devons essayer d’analyser, de mettre en perspective. Le citoyen peut se demander si Jean-Luc Mélenchon est bien inspiré de jouer un remake des deux cortèges (l’un officiel, radical et socialiste, l’autre révolutionnaire et communiste) de la panthéonisation de 1924. Ne serait-il pas plus efficace de se concentrer sur le contenu concret de la politique présidentielle et sa critique éventuelle ?

Comment la droite, voire l’extrême droite, peut-elle également se revendiquer de cette figure de la gauche ? Cela ne contribue-t-il pas à le dépolitiser ?

Jaurès reste une référence assez faible à droite. Certes, Nicolas Sarkozy s’en est servi lors de sa campagne présidentielle de 2007 face à une gauche hésitante sur ses références et ses valeurs. Mais on a vu la limite : cinq ans plus tard, il n’en a plus du tout parlé. Nathalie Kosciusko-Morizet dira même que sa campagne de 2012 s’inspirait de Maurras !

A l’extrême droite, les nationalistes qui cherchent à incarner une certaine dimension plébéienne s’en servent parfois. Mais si on s’intéresse à Jaurès, à sa défense de la République, à ses combats pour l’émancipation et à son internationalisme, la contradiction apparaît vite. On ne récupère pas Jaurès si facilement.

Que vaut la pensée du député de Carmaux aujourd’hui, à une époque où la classe ouvrière n’est plus majoritaire ?

Avant 1914, la France est majoritairement rurale et la classe ouvrière n’est encore qu’une minorité. Jaurès ne parle pas seulement à la classe ouvrière. Son analyse de la société se réfère à l’exploitation du travail par le capital. C’est son terrain d’entente avec Marx mais il fonde le socialisme sur une revendication de justice qui dépasse la lutte de classe.

Il participe aussi sur le plan doctrinal et pratique de cette génération qui apporte au socialisme son ancrage rural. La France est habituée à avoir une définition large du monde ouvrier et c’était celle de Jaurès.

Et quelle que soit notre pensée sur la forme de la propriété ou de la société de l’avenir, le combat pour les droits, la dignité, l’émancipation des milieux populaires, ouvriers et autres, demeure d’actualité.

Selon vous, Jaurès est-il toujours cité comme une référence indépassable justement parce que certains de ses combats restent d’actualité ?

C’est ce que je crois. Même si la société a beaucoup changé, de nombreux problèmes du XXIe siècle émergent dès le début du XXe siècle. La mondialisation des échanges était déjà présente, tout comme les migrations de population. Il y a déjà un million d’étrangers dans la France de 1914. Pour Jaurès, c’est une question extrêmement importante et il se bat pour la défense des droits des travailleurs immigrés.

Il y a aussi quelque chose d’extrêmement moderne chez lui : sa façon de faire de la politique qui sort du cadre parlementaire. Son but : que tous les citoyens prennent en charge le débat politique. S’il y a une question qui se pose au XXIe siècle, c’est bien celle-ci.

Raphaëlle Besse Desmoulières

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François Hollande au Café du croissant

François Hollande doit présider jeudi 31 juillet une cérémonie d’hommage à Jean Jaurès au Café du croissant, rue Montmartre, dans le 2e arrondissement de Paris. Le chef de l’Etat déposera une gerbe et prononcera un discours en hommage à l’homme de Carmaux devant cet établissement qui vit, il y a tout juste cent ans, l’assassinat de Jaurès par Raoul Villain. Une plaque commémorative située sur la façade vient rappeler cet événement. La table sur laquelle s’affaissa alors le fondateur de L’Humanité, touché d’une balle à la tête, a depuis été classée monument historique et transférée à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), ville d’Albert Thomas, un proche de Jean Jaurès. La cérémonie devrait donner lieu à une bataille d’héritage. La maire de Paris, Anne Hidalgo, rendra aussi hommage au grand homme, en compagnie du maire du 2e arrondissement, l’écologiste Jacques Boutault. Les communistes, par la voix du directeur de L’Humanité et député européen, Patrick Le Hyaric, suivront. Ces derniers dénoncent la volonté des socialistes de se placer dans les pas de Jaurès. Enfin, ce sera au tour du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, de déposer une gerbe.
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réactions

JR
N’oublions pas que le mot « socialisme » début XX ème siècle était celui de Marx. La scission du Parti Socialiste en 1920 en France donna une majorité qui s’appela « Parti Communiste » adhérant à la 3ème Internationale (léniniste), la minorité restant « Parti Socialiste » adhérant à la 2nde Internationale (celle des marxistes de 1886). Jaurès, de famille bourgeoise, défendit des idéaux très légalistes et absolument pas révolutionnaires ; d’où cette aspiration à une justice sociale.

bertrand
Ces  » grands hommes » (Jaures, comme Clemenceau, De Gaulle, etc…) ne regardaient pas derriere eux en permanence pour determiner leurs actions. Ces references au passe sont un symptôme du passéisme national, une recherche dans le passe d’un destin que nos politiciens ne savent pas dessiner.

Corrigez svp
Lu en Une, annonçant cet article : « Il y a cent ans, Jean Jaurès mourrait assassiné. » Il y a un « r » de trop. Cela a pour effet de transformer ce qui devrait être un indicatif imparfait en conditionnel présent ! Le sens obtenu, pour qui sait lire, est amusant… Ecrivez donc « mourait ». De là où il est, Jaurès vous en remerciera.

Remake idéologique
Qu’est-ce que les conseillers ne vont-ils pas inventer à l’Elysée ! Cent ans après il y a belle lurette qu’il n’y a plus d’héritage ( Mitterrand a d’ailleurs en son temps déjà utilisé le même truc ). Notre grand homme, le défunt Jaurès est seulement utilisé comme moyen politique de rassemblement de la gauche autour du gouvernement socio-libéral de Hollande … qui en a bien besoin.

L’usure du temps
Pas très instructif ni motivant de voir tous ces grands enfants de gauche prétendre récupérer l’héritage d’un patriarche dont les idées datent d’un siècle. Son modèle idéologique ne correspond plus aux mentalités de notre époque. Il est donc nécessaire de réinventer, tant au niveau national que mondial … mais réinventer quoi en définitive ?
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Pour Mélenchon, « Jaurès, c’est le contraire de Hollande »
Par LEXPRESS.fr

Invité sur RTL ce jeudi matin, Jean-Luc Mélenchon a établi une comparaison entre François Hollande et Jean Jaurès, 100 ans après la mort de ce dernier. Il a mentionné « un planqué de l’esprit » face à une « intelligence engagée ».
Pour Mélenchon, « Jaurès, c’est le contraire de Hollande »
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Jean-Luc Mélenchon a évoqué Jean Jaurès sur « RTL », à l’occasion du centième anniversaire de sa mort.
REUTERS/Charles Platiau

Jean Jaurès « est le contraire de François Hollande » et que tout l’échiquier politique se réclame de l’ancien dirigeant socialiste « est une autre manière de l’assassiner », a déclaré jeudi sur RTL Jean-Luc Mélenchon, 100 ans jour pour jour après sa mort.

« Jaurès, c’est pas Hollande. Ce n’est pas le baratin fumeux pour dire des mots qui veulent dire le contraire de ce qu’ils veulent dire et à la fin être pris par personne », a lancé le coprésident du Parti de gauche. « C’est le contraire de Hollande, a-t-il enchaîné, c’est une intelligence engagée, tandis que François Hollande, c’est avant tout un planqué de l’esprit. C’est quelqu’un qui cherche à (ne pas) aller au combat, à passer son temps à fuir ».
« François Hollande rabougrit tout ce qu’il touche »

« Il y a une phrase qui m’amuse de lui (Jaurès), a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. On voit le goût un peu de la provocation que je peux partager avec lui. Il dit ‘je ne vais pas vous faire un discours en demi-teinte, nous sommes en 1793, c’est le printemps, moi je m’assoie à côté de Robespierre à la Montagne pendant la grande Révolution’. Vous imaginez François Hollande en train d’expliquer qu’il va s’asseoir à côté de Robespierre? Il n’a déjà pas le courage de s’asseoir à côté de Mélenchon. »

« Il ne faut pas, a-t-il dit, annuler l’esprit (de Jaurès) par la célébration » autour du centenaire de sa mort, le 31 juillet 1914, sous les balles d’un nationaliste fanatique français, à quelques heures du début du premier conflit mondial. « François Hollande rabougrit tout ce qu’il touche. Il touche la France, il la rabougrit. Il touche Jaurès, il le rabougrit et il le fait même changer de camp », a-t-il encore lancé.

« Chut ! N’en parlez pas ! »

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La France paye des rançons à Al-Qaïda. Et finance le terrorisme
Le Nouvel Observateur
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Selon une grande enquête du « New York Times », Paris a payé près de 60 millions de dollars de rançons à l’organisation terroriste et à ses groupes affiliés, qui disposent désormais d’un mode opératoire bien huilé.

La France et ses voisins européens payent-ils des rançons à Al-Qaïda pour libérer leurs otages ? Si l’on en croit l’enquête très fouillée publiée par le « New York Times » mardi 29 juillet, plutôt que les démentis permanents des chancelleries, la réponse est oui. Et cette manne est même devenue un « business mondial pour Al-Qaïda, qui finance ainsi ses opérations à travers le monde », écrit le très sérieux journal américain.

Selon le « NYT », Al-Qaïda et ses groupes affiliés (Aqmi, Aqpa, Al-Shabab…) ont empoché au moins 125 millions de dollars de rançons depuis 2008, dont 66 millions rien qu’en 2013. Le département du Trésor américain évoque même la somme de 165 millions de dollars sur la même période. Et, selon le quotidien, c’est la France qui a versé, via des aides au développement déguisées ou des intermédiaires (le « New York Times » cite le géant du nucléaire Areva), le plus d’argent aux djihadistes depuis 2008. Plus de 58 millions de dollars, selon les chiffres avancés, tableau à l’appui, par le quotidien, dont plus de 40 millions payés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) pour libérer les quatre otages au Mali l’an passé (la somme de 20 millions avait été avancée et le paiement de cette rançon démenti par le Quai d’Orsay).

Viennent ensuite la Suisse (12,4 millions), l’Espagne (5,9 millions) ou l’Autriche (3,2 millions). A noter également les 20 millions payés, pour le compte de gouvernements européens, à Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) par le Qatar et Oman,…
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Otages: Comment les Européens, la France en tête, financent Al-Qaida
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Le président Francois Hollande accueille quatre otages libérés de Syrie, dont Pierre Torrès (deuxième à droite), le 20 avril 2014 sur l’aéroport de Villacoublay, près de Paris Thomas Samson AFP

ENLEVEMENTS – Une enquête fouillée du «New York Times» l’affirme…

«L’enlèvement d’Européens contre rançon est devenu un business mondial pour Al-Qaida, qui finance ainsi ses opérations à travers le monde», écrit le New York Times ce mercredi dans une longue enquête consacrée au mode opératoire des djihadistes en Afrique et qui s’appuie sur les témoignages d’ex-otages, négociateurs, diplomates et officiels des gouvernements. Par ailleurs, le journaliste a eu accès a des milliers de documents internes à Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) saisis dans le Nord Mali l’an dernier.

D’après le journal, Al-Qaida et ses trois branches, Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Al-Qaida dans la Péninsible arabique et les Shebabs, ont touché depuis 2008 au moins 125 millions de dollars, dont 66 pour la simple année dernière. Et si tous les pays européens nient payer des rançons, la France y compris, la plupart, en sous-main, accèdent aux demandes des djihadistes. La France en tête. Depuis 2008, Paris a payé (ou fait payer via des entreprises telles Areva) quelque 58,1 millions de dollars de rançons aux djihadistes. Suivent la Suisse (12,4 millions de dollars) et l’Espagne (10,1 millions de dollars). A noter, le Qatar et Oman ont payé pour 20,4 millions de dollars alors que ces deux pays, souvent, sont utilisés comme des intermédiaires par les Occidentaux, notamment pour les otages enlevés au Yemen. Et c’est un cercle vicieux car chaque transaction en appelle une autre.
Des otages ciblés selon leur nationalité

La rançon d’otage est donc devenue un business florissant pour les djihadistes, qui ont affiné leur processus au fil des années, et selon certains cadres cités par l’enquête, l’argent ainsi collecté représenterait la moitié du budget de l’organisation. «Pour le dire plus crument, l’Europe est devenue un assureur involontaire d’Al-Qaida», écrit le NYT qui rappelle qu’en la matière, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont pour doctrine de ne pas payer les rançons réclamées par les terroristes.

Une doctrine qui a eu plusieurs conséquences: des otages britanniques ou américains ont connu des sorts tragiques. Mais surtout, Al-Qaida ciblerait désormais ses otages selon leur nationalité et le fait que leur gouvernement paie ou non des rançons. Et feraient donc des ressortissants des pays qui paient des cibles plus évidentes. Sur les 53 otages passés aux mains d’Al-Qaida répertoriés ces cinq dernières années, un tiers étaient Français. On n’a compté officiellement que trois Américains. «Pour moi, c’est évident qu’Al-Qaïda cible par nationalité. Les otages sont un investissement et vous ne voulez investir que si vous être quasiment sûr d’être payé», explique au NYT Jean-Paul Rouiller, Directeur du centre genevois d’analyse du terrorisme.

Les otages sont donc un bien précieux dont les djihadistes prennent soin, explique le journal, après avoir parlé à plusieurs otages, citant notamment le cas d’un camion plein de médicaments appelé en plein désert pour soigner une otage française atteinte d’un cancer du sein.
Un otage valait «seulement» 200.000 dollars en 2003

De fait, désormais, l’enlèvement et la négociation d’otages sont bien maîtrisés. Le tournant a eu lieu en 2003 quand des djihadistes algériens (pré-Aqmi) enlèvent une série d’Européens dans le sud de l’Algérie. Ils négocient pour 5 millions de dollars leur libération, alors qu’au même moment, une branche se réclamant d’Al-Qaida en Irak enlève des Occidentaux pour les tuer. Grâce à cet argent, les djihadistes algériens recrutent et entraînent des nouvelles recrues qui organiseront des attaques. Une autre manière de mener le Djihad en tirant profit des otages, donc. Le cas algérien servira d’exemple au reste d’Al-Qaida qui reconnaîtra ensuite officiellement les Algériens comme une filiale, nommée Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Et le «cours» de l’otage va flamber: en 2003 un otage «valait» 200.000 dollars, son prix tourne désormais autour des 10 millions de dollars. «L’enlèvement d’otages est un butin facile, je pourrais décrire comme un commerce rentable et un précieux trésor», écrit Nasser al-Wuhayshi, le chef d’Al-Qaida dans la péninsule arabique, cité par le NYT. «Pour minimiser les risques», les djihadistes sous-traitent l’enlèvement d’otages à des groupes armés, qui récupèrent 10 % du montant des rançons. Et plusieurs documents montrent également que même si ces enlèvements ont lieu en Afrique, la maison-mère d’Al-Qaida, au Pakistan, surveille et supervise de près les négociations.

Quatre otages Français retenus au Mali ont été libérés en octobre dernier après trois ans de captivité. Le gouvernement français a toujours nié avoir versé une rançon, mais des sources officieuses ont affirmé le contraire.
* Maud Pierron
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Commentaires

scandal
Les ONG (on se demande pour qui ils bossent …) demandent depuis des lustres des dons pour la Palestine ,j’aimerai donc bien savoir ce que cela a couté pour construire ,depuis des années,tous ces tunnels,et ensuite qu’on m’explique pourquoi cet argent n’a pas servi plutôt pour le bien être des Palestiniens.A mon avis cela ce chiffre en milliards.

SERGIO2416
J ai l’impression que la somme de 11 millions d euros que hollande va DONNER au HAMAS heu je veux dire a la palestine est une rançon pour que les musulmans de France ne foute plus le bordel Je ne voterais plus pour ces représentants de la republique qui pillent notre pays je suis écoeuré Je suis devenu royaliste et je ne voterais plus que pour l alliance royale qui semble moin tordu et ridicule tous ces partis politiques. LOUIS XX semble un tres bon embassadeur pour la France et pour son peuple il faut qu il sorte du silence et qu il s affirme meme si des detracteurs le malmaine je crois qu il a tout pour reussir a reprendre la couronne QUE DIEU L AIDE DANS SA REUSSITE VIVE LE ROI

Saad Benbouzid
Tu parles d’un scoop ?! Sérieusement ? Vous avez 15 ans de retard sur les médias alternatifs, ou 15 ans de mauvaises foie je pense plutôt…

Xaimas
Sarkozy et Hollande, l’impuissance incarnée. On fait semblant de montrer les muscles devant les caméras mais en coulisses on cède comme des lâches.

Perso7614
Les USA ne paient pas. Oh le joli mensonge. Qui a créé et financé Saddam Hussein et Ben Laden? Ça ne serait pas les USA! Ils l ont même reconnu publiquement il y a quelques années.
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Al-Qaïda: la France en tête des payeurs de rançons, selon le New York Times
Par LEXPRESS.fr

Dans une longue enquête sur le « business » des otages, le New York Times révèle les sommes payées pour la libération des otages en Europe. La France serait le pays le plus touché, avec un tiers des otages occidentaux.
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Le président Francois Hollande accueille quatre otages libérés de Syrie, dont Pierre Torrès (deuxième à droite), le 20 avril 2014 sur l’aéroport de Villacoublay, près de Paris afp.com/Thomas Samson

42,5 millions d’euros. C’est ce qu’aurait coûté la libération des cinq otages Areva en 2013. Si les gouvernements assurent ne jamais débourser de rançon, le New York Times démontre le contraire dans une enquête publiée le 29 juillet. Le quotidien américain assure que l’Europe contribue de cette façon au « business » des otages des terroristes.

Le New York Times révèle ainsi qu’Al-Qaïda et ses affiliés directs ont engrangé au moins 125 millions de dollars de rançons depuis 2008, dont 66 millions de dollars payés l’an dernier: « Ces paiements ont été faits presque exclusivement par des gouvernements européens, qui ont acheminé l’argent via un réseau d’intermédiaires, le faisant parfois passer pour des aides humanitaires, selon les entretiens menés pour cet article avec d’anciens otages, négociateurs, diplomates et officiels du gouvernement de dix pays en Europe, Afrique et au Moyen-Orient », peut-on lire dans l’enquête
De 200 000 dollars à 10 millions

Le New Yorks Times est précis sur la question: « Kidnapper des Européens pour obtenir des rançons est devenu un business global pour Al-Qaïda afin de financer ses opérations dans le monde. » Le coût d’un otage a considérablement augmenté depuis dix ans, passant de 200 000 dollars en moyenne en 2003 à près de 10 millions aujourd’hui.

Nombre des pays occidentaux sont prêts à payer, seuls les Etats-Unis et la Grande-Bretagne restent en retrait de ce système de rançon: « Payer, ce n’est pas seulement enrichir le mouvement terroriste. C’est aussi mettre tous nos concitoyens en danger », dénonce Vicki Huddleston, ancienne haut responsable du ministère américain de la Défense.
La France, premier pays visé

La France serait en tête de ce « business ». Le New York Times comptabilise 53 Occidentaux enlevés par Al-Qaïda ou d’autres groupes terroristes armés, un tiers serait Français. Une donnée qui va de paire avec le montant total des rançons. Une fois encore, la France est sur la plus haute marche avec 58,1 millions de dollars versés depuis 2008. Elle devance le Qatar et l’Oman (20,4 millions) et la Suisse (12,4 millions).

Malgré l’enquête, le versement de rançons est toujours démenti par le Quai d’Orsay: « Les autorités françaises ont déjà répété à plusieurs reprises que la France ne payait pas de rançon. » Mais pour le patron du Geneva Center for Training and Analysis of terrorism, groupe de réflexion sur le terrorisme: « Il est évident que Al-Qaïda cible les nationalités. Les otages sont un investissement. Et vous n’investissez pas quand vous n’êtes pas sûr d’être payé », explique au quotidien.
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Commentaires

rodin-le-penseur
@charliebis : Effectivement, tout a une valeur relative… même les hommes.

charliebis
@rodin-le-penseur : On peut aussi penser que tous les otages n’ont pas la même valeur, tous ne reviennent pas

wega07
Il est établi que les otages ont toujours été libérés à la suite du versement d’une rançon et les gouvernements ne le reconnaîtront jamais. En revanche, ces rançons ne sont pas forcément versées directement en monnaie sonnantes. Il peut s’agir d’arrangements, de libérations, de transactions triangulaires, d’aides, souvent de versements directs sur des comptes dans le pays convenu, sans trace de transferts. Mais il y a toujours eu une compensation.

poncho59
« Moi, président, je ne paierai pas de rançon afin de ne pas encourager ce phénomène » Merci François de nous montrer encore une fois que tu ne prononce que des paroles en l’air.

impair
@hervedetreglode Il est évident que les proches d’un otage trouveront toujours préférable de payer une rançon même si cela met en danger tout les autres ressortissants. C’est opposer l’intérêt particulier à l’intérêt général. Mais cela surtout contribue à alimenter un système terroriste.

hervedetreglode
Durant une grande partie de l’histoire de l’Europe, il était honorable et moral de verser les rançons. Par exemple, saint Ambroise, le grand évêque de Milan au 4e siècle, exhortait ses fidèles à se grouper pour payer la rançon des « captifs chrétiens ». Cette difficile question d’éthique doit être ainsi posée : une vie vaut-elle moins qu’une somme d’argent ? une vie sauvée aujourd’hui vaut-elle moins que des vies menacées demain ? Avant de proposer une réponse générale, demandons-nous sincèrement ce que serait notre opinion si l’otage était notre fils ou fille…

Pierro787
@aldu36 : Certes mais l’état devrait être clair et dire ce que vous dites clairement plutôt que se défausser en jouant sur les mots…

aldu36
Dans certains cas ce sont les entreprises ayant des expatriés pris en otage qui payent la rançon. Dans d’autres, le contribuable français, la plupart du temps par des intermédiaires. Par exemple au Cameroun, le gouvernement de ce pays, en Syrie, les services secrets turcs, notamment, chacun prenant une commission au passage. Cela permet de dire qu’aucune rançon n’a été versée directement, jeu de mots bien entendu. Mais que faudrait-il faire et déclarer ? Rester inactif met la vie des otages en danger, reconnaître avoir payé ne peut qu’encourager tous les malfrats. Il n’y a rien de simple dans ces questions, surtout pour un pays dont les ressortissants sont nombreux dans les zones sensibles. On peut regretter le mensonge mais il est clairement nécessaire. Ça arrive…

rodin-le-penseur
Je ne pense pas que…qu’Al-Qaïda et ses affiliés directs libèrent leurs otages dans un geste d’ humanité ou pour leurs beaux yeux !

julien-martin
@Pierro787 Je rejoins votre opinion mais je pense toujours pas que le gouvernement soit le payeur, il serait bon de savoir qui paye réellement ces rançons.
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« La stratégie d’al-Qaida en France confine à la perfection »
Le Point.fr –

Spécialiste du Moyen-Orient, Samuel Laurent a enquêté durant un an au coeur de la galaxie islamiste pour remonter des cellules dormantes établies en France.
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Des membres de la brigade islamiste Hamzah défilent à Deir ez-Zor avec des drapeaux du Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaida (photo d’illustration). Des membres de la brigade islamiste Hamzah défilent à Deir ez-Zor avec des drapeaux du Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaida (photo d’illustration). © Zac Baillie / AFP

« Je suis la voix des salafistes. » Samuel Laurent le dit dans un éclat de rire embarrassé. Mais au fond, il n’est pas loin de la réalité. L’homme connaît son sujet sur le bout des doigts. Ni chercheur ni journaliste, il sillonne depuis des années les régions contrôlées par al-Qaida. Lui, le consultant international, avait pu approcher des djihadistes en Libye pour sa précédente enquête sur le Sahelistan (1). Aujourd’hui, ses contacts lui ont permis de gagner la galaxie djihadiste en Syrie et en Somalie pour mieux remonter la piste d’un réseau implanté en France, prêt à commettre, selon lui, plusieurs attentats de grande ampleur. Il le raconte dans Al-Qaida en France, révélations sur ces réseaux prêts à frapper (2). Entretien.

Le Point.fr : Comment êtes-vous parvenu à intégrer ces cellules djihadistes ?

Samuel Laurent : J’ai travaillé de longues années en tant qu’intermédiaire auprès de sociétés implantées dans des zones à risques au Moyen-Orient, particulièrement en Irak. J’ai ainsi approché différentes cellules sans l’accord desquelles aucun contrat ne pouvait se poursuivre. J’ai accumulé de précieux contacts. Alors, quand ce projet s’est lancé j’ai réactivé certains d’entre eux. Je me suis envolé pour la Syrie à la rencontre des combattants occidentaux adoubés par al-Qaida. J’y ai trouvé des jeunes souvent sans repères, partis faire le djihad avec idéal. Ils trouvent sur place ce qui leur manque ici, un univers structuré, parce que l’islam répond à tout : votre manière de vous habiller, de parler, de se comporter, c’est une école de la vie. Mais ils sont souvent mal acceptés sur place et finissent par revenir pour réinventer une guerre à laquelle ils n’ont, au fond, pas participé. Ils romancent leur voyage ce qui pousse les autres à partir. Pour autant, ils ne constituent pas formellement de filières. En revanche, il existe un autre réseau en France, piloté par l’émir Abou Hassan, qui sélectionne les meilleurs combattants français des cellules djihadistes syriennes pour les former à des cellules dormantes sur notre territoire.

Comment fonctionne cette cellule ?

Après avoir combattu en Syrie, ils sont envoyés en Somalie où ils s’entraînent dans le massif de Galgada, aux frontières du Puntland et du Somaliland. Il s’agit d’un petit nombre d’hommes – une vingtaine par an – formés durant quelques mois aux sabotages et aux attentats suicide avant de revenir en France en passant par le Maghreb. Ils abandonnent leur identité et coupent tout lien avec leur famille restée dans l’Hexagone. Une trentaine d’agents sont déjà en France. Une stratégie qui confine à la perfection.

Comment échappent-ils aux services de renseignements ?

Ils pratiquent la Taqiya, l’art de la dissimulation. Ils mènent une vie discrète, « normale ». Les célibataires doivent se marier, à une femme arabe, qui travaille, mais qui ne portera jamais le voile. Lui ne porte ni la barbe ni la djellaba. Leurs enfants doivent fréquenter de bonnes écoles. L’agent est encouragé à éviter les contacts au sein de sa propre communauté, à dénigrer, si besoin, publiquement l’islam radical. Piégé, arrêté, torturé, il ne livrera que quelques éléments fragmentaires, sans pouvoir compromettre les cadres d’al-Qaida qui règnent sur l’organisation française, ni même les autres kamikazes dont il ignore jusqu’à l’existence. Il est sous les ordres d’un homme, l’émir Abou Hassan, qu’il n’a jamais rencontré.

Cet homme, comme l’émir Abou Youssef en Somalie, a exigé de relire vos écrits, pourquoi ?

Parce qu’à travers moi, ils veulent faire passer un double message : affirmer leur présence dans notre pays et démontrer leur capacité de nuisance.

Quelles sont leurs intentions ?

Riposter à toute action de la France contre les musulmans, avec pour seul étendard : « Si l’ennemi se bat dans ton pays, porte la guerre chez lui. » Mais rendre coup pour coup n’est pas leur seul but, l’objectif final du salafisme, c’est la conquête du monde où chaque État devra adopter l’islam et la charia.

Au cours de votre enquête, vous n’avez rencontré ni opérateurs ni lieutenants, mais avez exigé de voir les armes dont ils disposaient sur notre territoire, qu’avez-vous découvert ?

Des armes redoutables. J’ai vu un lanceur Kornet H133 équipé de son missile qui peut atteindre une cible à plus de cinq kilomètres, des SA-24, ces missiles air-sol, les plus sophistiqués au monde, des fusils de sniper, des explosifs, des munitions, des kalachnikovs et deux mortiers ! Du matériel de guerre utilisé en Irak. Al-Qaida possède une structure quasiment parfaite dans notre pays avec des armes et des agents qui exploitent les failles de notre système et contournent ses forces pour s’y infiltrer sans éveiller les soupçons. Et l’aveuglement de nos services de sécurité leur a permis de se nicher au plus profond de la société. Longtemps. Pour y attendre un petit bout de papier glissé sous une pierre qui leur donnera l’ordre d’attaquer.

Comment les percer à jour ?

Avec une direction dispersée à travers l’Europe, il faudrait une agence de renseignements transnationale. Les agents d’al-Qaida qui prospèrent actuellement en France connaissent parfaitement notre système. Seule une guerre de l’ombre peut tout changer. En introduisant de faux volontaires en Syrie, le flot d’information devenait précieux, mais ce travail la DGSE refuse visiblement de le faire. Le travail d’infiltration, aussi dangereux, long et difficile qu’il soit, représentait notre seule chance d’endiguer la menace terroriste qui pèse aujourd’hui sur la France, mais nos dirigeants et nos services ont choisi de l’ignorer. Nous sommes en guerre sans le savoir.

(1) Sahelistan, Samuel Laurent, éditions du Seuil.
(2) Al-Qaida en France, révélations sur ces réseaux prêts à frapper, éditions du Seuil.
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Commentaires

EricT77
@supermedj
Bien évidemment, c’est connu, l’Islam est une religion de paix, d’amour et de tolérance, et n’a nullement la volonté de conquérir par la force et le sang, de s’imposer et d’exterminer les autres religions ! Mauvaise foi ou inconscience? !

IMAGO
Le rêve d’Al- Qaïda ?
C’est la stratégie rêvée qui est développée, conçue sur papier ! Après, il faut mettre en œuvre,
trouver des gogos sur diplômés ayant comme but de vie de se faire sauter ! C’est moins simple. Le risque est davantage celui De loups solidaires proches de la délinquance. Mais Al-Qaïda peut développer une action psychologique via un naïf manipulé choisi pour tenter d’enfumer les médias,
finalement assez peu curieux en cette période estivale.

julienas
Helas
Je pense qu il y a beaucoup de vrai au milieu de tout ces mots… Quoi de plus facile que de se fondre dans la masse… Ensuite a l ombre d un fait divers on entends *je peux pas le croire, c est quelqu un de gentil, toujours pret a rendre service *et pourtant… De plus vendre un livre dirigé dans ce sens là dans les supermarché si l on y reflechi… Posons nous les bonnes questions pas a devenir parano non… Etre juste vigilant… Sinon je pense aussi qu il se passera un truc un jour… L avenir de nos petits enfants est entre nos mains…

y
@boris81
Mais vous vous avez tout vrai. De droite comme de gauche, nos gouvernants ont fait de graves erreurs. Par incompétence ? D’accord avec vous en ce qui concerne Poutine. Cela fait du bien de lire de tels mails. Mais comment changer maintenant la France qui a abandonné sa diplomatie, son bon sens, son courage politique ? Il faudra du temps.

Supermedj
Propagande pour déstabiliser
Sympa, avec ce genre de roman Pipo (le but est de vendre des livres) les gens vont me regarder de travers car je correspond parfaitement au portrait.
En gros : tu affiches la couleur (barbe et djellaba) tu es un terroriste en puissance. Si tu es bosseur, respectueux, modéré et intégré tu es louche aussi… Quoi que l’on fasse on a tout faux et à tous les coups on perd !
Ça reste de la propagande basique made in Israël, les seuls qui distribuent les cartes et qui ont le contrôle sur la pensée occidentale.
L’opinion comprendra les scénarios hollywoodien que l’on nous sert en période de doutes, n’en déplaise aux manipulateurs et surtout aux manipulés !

Forban78
LAURENT SEMBLE DECOUVRIR LA LUNE…
Ils appliquent juste ce qu’ont toujours fait les nations préparant un conflit… En France, on appelait cela la 5° colonne, en URSS du temps de la guerre froide : les Spetsnatz…
Les méthodes sont connues… Et même éprouvées comme récemment en Ukraine… Avant de voir les bonshommes verts à l’écran, il y bien eu toute phase de préparation et de planification… Non ?
D’autres mouvements en France, politisés ou non, ont été courroies de transmission d’autres puissances mondiales et cela n’a empêché personne de dormir… Elles peuvent aussi le redevenir…
Je n’y pense donc pas chaque jour… Les surveiller ? Il y a des gens dont c’est le métier…

Odalie
Effrayant
Tout simplement épouvantable ce scénario : ces personnes vivant comme vous et moi, monsieur et madame tout le monde en quelque sorte, dont certains sont des cadres, des fonctionnaires ou autres, prêts à la guerre, puissamment armés et déterminés.
C’est machiavélique et très bien étudié… Demain peut être un jour fatal

mtn
@jibraltar
Vous êtes d’une ideologie musulmane crasse!

Math007
Absurde
Tout le monde sent bien que ça va chauffer. Ce ne sont pas quelques terroristes qui vont nous effrayer. Le terrorisme, c’est le spectacle de la violence. Mais tous le monde sent bien que si ça chauffe vraiment, il y aura de la violence sans spectacle. C’est ce qu’on appel l’action des services de renseignement. Comment ce type peut-il s’avancer autant ? Il est impensable que ce journaliste connaisse à la fois les plans des jihadistes et ceux de la DGSE. Cet article n’a qu’un seul but : augmenter notre capacité à accepter les attentats sur le sol Français. Ce n’est dans l’ensemble ni aussi grave que ce qu’un JT veux faire croire, ni si inhabituel quand on compare cela avec la violente histoire de notre pays. Tout cela n’est que du show. Et nous savons que nous devons combattre le fondamentalisme musulman comme nos parents ont du lutter contre le communisme. Et contre les communistes, on a tous gagné la partie.

boris81
Tout faux depuis 40 ans…
… , sauf l’opposition à la guerre d’Irak dont il faut féliciter le gouvernement de l’époque, les dirigeants ont eu tout faux… Depuis 40 ans.
recours à main d’œuvre étrangère au détriment des français et de l’automatisation, regroupement familial, idéologie favorisant l’apprentissage de la culture d’origine, la repentance permanente au détriment de l’assimilation et de l’intégration, suppression du service militaire outil d’intégration,
déception avec l’Europe que l’on attendait…
suivisme de la politique USA, en Europe, Kosovo, institutionnalisation de religion importée et renforcement du communautarisme, poursuite de l’immigration malgré chômage, action en Libye, position vis- à vis Syrie, etc. Etc.
sanctions contre Poutine contreproductives pour la France et pour l’Europe, perte de souveraineté, abaissement dans tous les domaines, incompétence et naïveté des bisounours
il ne faut pas être surpris des conséquences aujourd’hui, . , , et nos pensées et inquiétudes pour nos enfants et petits enfants à qui nous laissons une France bien abîmée,
une pensée à ceux qui ont fait des sacrifices pour nous la transmettre.
espérons un sursaut 2017
il existe encore un espace de liberté.
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Non, l’Elysée ne finance pas le Hamas

Par B. F., publié le 30/07/2014 à 19:03, mis à jour à 19:04
L’annonce par François Hollande du déblocage par la France de 11 millions d’euros pour l’aide humanitaire à Gaza, donne lieu à un début de « polémique » sur les réseaux sociaux.
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Capture d’écran du communiqué officiel de l’Elysée annonçant le déblocage de 11 millions d’aide pour Gaza.

On n’ira pas (encore) jusqu’à parler de campagne de désinformation, mais les propos circulent avec une insistance certaine sur les réseaux sociaux. L’annonce par François Hollande la semaine dernière, et confirmée ce lundi dans un communiqué, du déblocage d’une aide humanitaire exceptionnelle de 11 millions d’euros pour Gaza, entraine de vives réactions. C’est le cas notamment à la droite de la droite et chez les militants pro-israéliens qui saluent en coeur l’aide de la France « à la reconstruction… des tunnels du Hamas ». Tandis que l’opération Bordure protectrice se poursuit dans la bande de Gaza, L’Express tente de démêler le vrai du faux dans la guerre des mots qui fait rage en ligne.

Coucou petit contribuable céfran, tu t’apprêtes à donner 11M€ au #Hamas. Détournement de l’aide humanitaire Chuuuut pic.twitter.com/k0BNNWZ2Wt
— Capu #ChutOnTue ن (@Le_CRAT) July 29, 2014

A qui est vraiment destinée cette aide?

L’Autorité palestinienne installée à Ramallah en Cisjordanie est bien le principal bénéficiaire de ces subventions. « Cette aide d’urgence s’inscrit dans le cadre d’un engagement constant de la France aux côtés de l’Autorité palestinienne », souligne ainsi l’Elysée (qui n’a pas répondu à nos sollicitations pour le moment). Or son président Mahmoud Abbas est membre du Fatah et non du Hamas qui, s’il a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2006, nourrit un fort antagonisme vis-à-vis de cette formation politique.

En tant que contribuable Français, je refuse que mes impôts servent à financer le #Hamas. Et vous ?
— Philippe Costeur (@pcosteur) July 29, 2014

Par ailleurs, assimiler la population gazaouie au Hamas constitue un raccourci hâtif. L’aide est bien destinée aux habitants de la bande de Gaza qui subissent des bombardements à répétition depuis le 8 juillet et le début de l’opération Bordure protectrice, lancée par Tsahal en réponse à des tirs de roquettes attribués au Hamas.
Comment sont répartis ces 11 millions d’euros?

François Hollande lors d’un entretien téléphonique avec son homologue palestinien Mahmoud Abbas, ne s’est engagé que sur le versement par la France d’une première tranche d’aide budgétaire de 8 millions d’euros, en faveur de la population de Gaza. Le solde, soit trois millions d’euros, est destiné aux Nations Unies et à des ONG installées sur place.

A ce titre, François Hollande, en présence du chef de la diplomatie, Laurent Fabius, a notamment reçu la semaine dernière à l’Elysée, des représentants de la Croix-Rouge française, de Médecins du monde, Médecins sans frontières, du Secours islamique de France, de Première urgence – Aide médicale internationale, et d’Handicap international. Lors de leur rencontre avec le chef de l’Etat, ces ONG lui ont fait part de « la gravité de la situation, de l’ampleur des besoins humanitaires de la population civile palestinienne et de la difficulté pour les humanitaires d’accéder aux victimes » à Gaza.

En outre, le total des aides versées par la France pourraient aller au-delà de 11 millions d’euros. En effet cette somme ne prend pas en compte un fonds destiné à « mutualiser les moyens des collectivités territoriales qui souhaitent se mobiliser pour venir en aide aux populations ».
Cette subvention est-elle aussi « exceptionnelle »?

Le terme « exceptionnelles » ne doit pas faire oublier le caractère « habituel » de ces aides pour Gaza qui, en proie au chaos, vit sous subventions étrangères depuis de nombreuses années. La plupart de ses infrastructures, et notamment sa centrale électrique touchée mardi par des bombardements israéliens, sont financées en grande partie par l’ONU et par le contribuable européen.

En 2005, sur les quelque 2 milliards du budget palestinien, plus de la moitié provenait des aides étrangères. Sur le milliard d’euros alloué, la moitié émanait des différents pays membres de l’Union européenne. En 2014, le budget prévisionnel du gouvernement palestinien tablait sur un peu plus d’1,2 milliard d’euros de subventions en provenance de l’étranger.
La France est-elle seule à contribuer?

Loin s’en faut. Le Maroc, sous forme d’aide humanitaire et le Qatar, dont l’influence grandissante dans la région est particulièrement décriée en Israël, sont les premiers pays à avoir offert leur aide financière.

Qatar/Palestine/Crise: le Qatar double son aide accordée à Gaza pour atteindre 10 millions de… http://t.co/4WvzHz2xbW
— IINA Agence de Press (@IINANEWS_Fr) July 29, 2014

Depuis ils ont été rejoints par les Emirats arabes Unis qui ont annoncé leur intention d’injecter 41 millions de dollars pour contribuer à la reconstruction, mais aussi par les Etat-Unis, au nom desquels John Kerry s’est engagé à verser 47 millions de dollars. Le gouvernement américain est d’ailleurs la cible des mêmes attaques notamment sur Twitter.

Après le Maroc et le Qatar, les Etats-Unis offrent 47 millions aux Gazaouis… Le Hamas se frotte déjà les mains. Merci @JohnKerry !
— Jonathan-S. Sellem (@JSSellem) July 22, 2014
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Commentaires

il-fait-bon-vivre-en-france
@francejesuis : Cette guerre durera 1000 ans si ces dons aux terrorisme perdurent, à moins d’un changement radical dans le comportement guerrier des palestiniens envers leurs voisins, mais comme dit le président : » un état a droit à la sécurité à ses frontières. »

poing-d-exclamation
Et avec tous ces millions, ils n’ont pas encore trouve les moyens de reconstruire leur territoire? Avec les millions d’aide « humanitaire », ils auraient pu avoir des milliers d’abris pour protéger la population des « attaques sauvages  » de l’armée israélienne … Au lieu de ça, ils ont préfère construire une ville souterraine pour abriter leurs dirigeants qui les mettent en première ligne. Nous verrons ce qu’ils vont faire de tout cet argent….rendez-vous dans 2 ans

charliebis
@nicolasky : C’est le prix du silence, comme bien souvent, l’Elysée tient à sa tranquilité, mais avec le pognon des autres (c… qui payent ou se serrent la ceinture) c’est facile d’être « généreux », d’où vient la dette publique de 5 000 milliards ? des prêts qui deviennent étrangement des investissements par-ci, des dons par là, etc, etc, et on s’étonne de la Fraude généralisée, vols, agressions, mais « on » laisse faire, « on » regarde les choses empirer et pour dédramatiser « on » donne un coup de baguette magique sur les chiffres. Les Français n’ont jamais été autant divisés, « on » crie au scandale mais la politique reste la même. Les élections sont une catastrophe et que se passe-t-il ? Des jérémiades. Parler et dépenser, en v’là des points forts !!!

rafik69120
@shelburn : Vous étiez où à ce moment là ? –> Pour toucher des subventions, Israël fait partie de l’Union Européenne (c’est le seul état non européen à toucher des subventions de l’Union Européenne). Pour appliquer le Droit, Israël n’est pas dans l’UE. Le dernier programme pluriannuel de subventions à la recherche de l’UE a donné à Israël plus de 1,5 milliards d’euros d’avantages. http://blogs.mediapart.fr/blog/stephane-m/261013/lunion-europeenne-va-financer-lepuration-ethnique-en-palestine

Mica56Mica56 –
11 millions d’euros d’aides humanitaires c’est bien le moins que la France puisse faire.

francejesuis
Ces millions la France peut se les garder, ce qu’on demande à la France c’est qu’elle tape du point sur la table pour arrêter cette boucherie qui se déroule sous nos yeux aujourd’hui à Gaza, e qu’on demande à la France ‘est qu’elle fasse pression pour qu’enfin cet enfant gâté du proche orient applique toutes les résolutions des nations unis ( la fin de l’occupation et le retour aux frontières d’avant 67) Les Palestiniens ont avec eux la force du droit et ceci ne sera ébranlé ni la par la puissance des armes d’Israël ni par aucune autre force. Même Rome est tombée, Bysance est tombée; Mes enfants, mes arrières petits enfants dans 100 ans, dans 150 ans défendront ce droit.

biork31
@nicolasky : c’ est le seul endroit dans cette région où nous avons encore une certaine importance, alors on s’ y accroche depuis des années avec l’ argent du contribuable

shelburn
Bye bye les 11 millions d’euros qui pourraient servir à la France

nicolasky
@biork31 : C’est bien ce que je pensais.

stephane_verite
En politique retenez que rien est fortuit, tout est stratégie. C’est comme la magie , le magicien capte ton attention sur un point et pourtant tout se passe à l’opposé

drapeaux en berne

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Gaza: 20 morts palestiniens dans une école de l’ONU
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De la fumée s’élève au-dessus de la bande de Gaza après un bombardement le 29 juillet 2014 Il y a 3 heures | Par AFP

Vingt Palestiniens qui s’étaient réfugiés dans une école de l’ONU ont été tués mercredi à l’aube à la suite de bombardements israéliens dans le nord de la bande de Gaza, selon les services de secours.

Des obus de chars ont touché de plein fouet deux salles de classes d’une école de l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, dans le camp de Jabaliya, a-t-on précisé de mêmes sources.

Un responsable de l’UNRWA pour sa part fait état d’au moins 15 morts.

De nombreux civils palestiniens se sont réfugiés dans des écoles de l’UNRWA notamment à Jabaliya après avoir été avertis par l’armée israélienne que le quartier ou la localité où ils résident risquait de subir des bombardements massifs.

Chassés de chez eux par les combats, près de 180.000 habitants du territoire palestinien vivent dans des conditions très précaires dans 83 écoles gérées par l’UNRWA.

Plusieurs de ces établissements ont été touchés par les combats. Le 24 juillet, un obus israélien est tombé dans la cour d’un de ces établissements à Beit Hanoun et une quinzaine de Palestiniens y ont péri. L’armée israélienne a affirmé toutefois que ce n’est pas son obus qui les a tués.

Israël rend le Hamas responsable des morts parmi la population civile, accusant le mouvement islamiste de s’en servir comme « boucliers humains » en dissimulant ses armes et ses centres opérationnels dans des églises, des mosquées ou des écoles.
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Gaza : tirs meurtriers contre une école de l’ONU
Le Point.fr –

Deux salles de classe ont été touchées mercredi matin par des obus de chars israéliens, qui ont tué au moins 16 Palestiniens.
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Un tir israélien sur Gaza, mardi. Un tir israélien sur Gaza, mardi. © Ashraf Amra / AFP

Au moins 16 Palestiniens réfugiés dans une école de l’ONU ont été tués mercredi à l’aube à la suite de bombardements israéliens dans la bande de Gaza, selon un nouveau bilan, au moment où un fragile espoir de trêve humanitaire semblait prendre forme. L’incident le plus sanglant s’est produit dans une école de l’UNRWA, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, dans le camp de Jabaliya. Deux salles de classe ont été touchées de plein fouet par des obus de chars israéliens, qui ont tué au moins 16 Palestiniens, selon un nouveau bilan des services de secours palestiniens et de l’UNRWA. De nombreux civils palestiniens se sont réfugiés dans des écoles de l’UNRWA notamment à Jabaliya après avoir été avertis par l’armée israélienne que le quartier ou la localité où ils résident risquaient de subir des bombardements massifs.

Chassés de chez eux par les combats, plus de 200 000 habitants du territoire palestinien vivent dans des conditions très précaires dans 82 écoles gérées par l’UNRWA. Huit Palestiniens d’une même famille ont également été tués lors d’un raid aérien israélien à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza. Plus de 1 260 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début du conflit le 8 juillet dernier.
« La possibilité d’un cessez-le-feu »

Sur le front diplomatique, le secrétaire d’État américain John Kerry, a affirmé que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a « soulevé l’idée et la possibilité d’un cessez-le-feu », lors d’un entretien téléphonique lundi. Quant au Hamas et à ses alliés du Jihad islamique, ils sont « prêts à une trêve humanitaire de 24 heures », et à étudier une prolongation jusqu’à trois jours, a affirmé l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Les belligérants se sont toutefois bien gardés de s’engager officiellement. Le gouvernement israélien, qui entend réduire à néant la menace que fait peser le Hamas sur sa population, doit tenir une réunion de son cabinet de sécurité mercredi à 14 heures (13 heures à Paris).

Dans une rarissime déclaration diffusée par la radio et la télévision du Hamas, Mohammad Deïf, le chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement palestinien, a rappelé la position de son organisation : pas de trêve « sans l’arrêt de l’agression et la levée du siège », le blocus israélien imposé depuis 2006 à l’enclave palestinienne. Selon le secrétaire général de l’OLP, Yasser Abed Rabbo, « la direction palestinienne a convenu avec le Hamas et le Jihad islamique d’envoyer une délégation (…) au Caire pour discuter de la période à venir ». « C’est une preuve, s’il en fallait, que nous avons une position commune », a insisté M. Abed Rabbo. L’OLP et le Hamas ont scellé leur réconciliation en avril. La délégation palestinienne attendait une invitation officielle de l’Égypte avant de partir pour Le Caire, selon des sources palestiniennes.
Coupures d’électricité

Mais la route est longue. Ces derniers jours, plusieurs annonces de trêve, faites par le Hamas comme par Israël, n’ont pas permis de mettre un terme aux hostilités. Le mouvement islamiste palestinien a rejeté la semaine dernière un projet de cessez-le-feu présenté par l’Égypte, qui a par le passé servi à plusieurs reprises d’intermédiaire entre Palestiniens et Israéliens. Après une éphémère trêve de fait lundi, début de la fête du Fitr marquant la fin du ramadan, un déluge de feu s’est abattu du nord au sud de l’étroite enclave palestinienne. Bombardée et en proie aux flammes toute la journée, l’unique centrale électrique du territoire, qui assure en temps normal 30 % de ses besoins en électricité, a cessé de fonctionner. La quasi totalité de l’enclave est plongée dans le noir à la nuit tombée.

Mais si un arrêt des combats devait être arraché, les questions de fond resteraient entières. Le Hamas exige une levée du blocus, qui asphyxie cette bande de terre de 40 km sur 10 où s’entassent quelque 1,8 million d’habitants. Quant aux autorités israéliennes, elles ont répété à l’envie que tant que la puissance de feu du Hamas n’aurait pas été annihilée, leur armée ne s’en irait pas d’un territoire dont elle s’était unilatéralement retirée en 2005 avant d’y revenir le 17 juillet.

Cinquante-trois soldats israéliens ont perdu la vie depuis le déclenchement de l’opération « Bordure protectrice » le 8 juillet, soit le bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. Trois civils ont également été tués en Israël depuis le début de la confrontation. Or, l’armée n’a pas encore atteint son objectif, qui est de détruire l’arsenal de roquettes et les tunnels d’attaque. Quatre soldats ont été tués lundi par un commando palestinien sorti de l’un de ces boyaux et mardi, l’armée a affirmé avoir éliminé cinq « terroristes » qui émergeaient d’un autre tunnel dans la bande de Gaza. Le gouvernement de Benyamin Netanyahou est confronté à une forte pression de son opinion publique, très sensible à cette question des tunnels et qui, à en croire les sondages, est résolument favorable à une poursuite des opérations militaires.
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ommentaires

frankie
Jusqu’à quand ?
Ce mépris de la vie humaine, cette impunité, et cette complicité de nos gouvernants. Cette abstention et cette neutralité écoeurantes, car « qui ne dit mot consent ».

maxence56
Cessez ce massacre ! !
Honte à Israël! Qu’iles cessent ce massacre ça suffit !

papa13
Une  » trêve humanitaire  » du hamas…
Lui sert surtout a regrouper ses armes a l’aide des ambulances du croissant rouge et a repositionner ses boucliers humains pour ensuite crier au génocide lors des frappes de Tsahal.

Paracelse
Ah ?
On n’en finira jamais, car israélo veut l’etadication des Palestiniens au mieux et les Palestiniens la destruction d’israel.
Les jusqu’au boutistes n’en démordent pas. Mais que faudrait-il faire pour éliminer les faucons ?
Et tout ça pour une question de religion. Si c’est l’opium du peuple, c’est aussi sa mort à terme.
Que ne sommes-jour tous laïcs ?

Odalie
Surtout
Ne pas oublier la manifestation organisée par le CRIF… En France et le silence de Cazeneuve à ce sujet, ou de Normal 1er sur ces massacres dans la Bande de Gaza… Assourdissant ce silence !

hegedus2
Hebreux rancuniers.
Le peuple elu, victime de la shoah, y va un peu fort…
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Gaza : au moins 20 Palestiniens tués dans une école de l’ONU
Le Monde.fr
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Après le bombardement de l’école de l’ONU à Jabaliya, le 30 juillet.
L’aube fut de nouveau meurtrière à Gaza. Alors que l’opération militaire israélienne entre dans sa quatrième semaine, au moins vingt Palestiniens réfugiés dans une école ont été tués mercredi 30 juillet lors d’un bombardement. Il s’agissait pourtant d’un abri de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient), situé dans le camp de Jabaliya.

Voir : Comprendre la géographie de Gaza en une carte

Deux salles de classe ont été touchées de plein fouet par des obus de chars israéliens, selon les secours palestiniens et les équipes de l’UNRWA, qui ont revu plusieurs fois le bilan des victimes à la hausse.

De nombreux civils palestiniens s’étaient auparavant réfugiés dans le bâtiment après avoir été avertis par l’armée israélienne que le quartier ou la localité où ils résidaient risquaient de subir des bombardements intensifs.

Six autres Palestiniens, dont trois enfants, ont été tués quelques heures plus tard dans une nouvelle frappe sur l’enclave.

DES ROQUETTES TROUVÉES DANS UNE ÉCOLE

Chassés de chez eux par les combats entre Israël et le Hamas à Gaza, plus de deux cent mille habitants du territoire palestinien vivent actuellement dans des conditions très précaires dans quatre-vingt-deux écoles gérées par l’UNRWA. Israël accuse le Hamas de se servir de ces camps de réfugiés pour dissimuler du matériel de guerre.

L’UNRWA a annoncé le 29 juillet avoir découvert une cache de roquettes dans l’une de ses écoles, une découverte qu’un porte-parole de l’UNRWA a fermement condamné dans un communiqué :

« Il s’agit là d’une nouvelle violation flagrante de la neutralité de nos locaux. Nous appelons les parties prenantes du conflit à respecter l’inviolabilité des installations des Nations unies. »

Depuis le début de leur opération « Bordure protectrice », déclenchée le 8 juillet dans la bande de Gaza, les forces israéliennes ont pris pour cible plusieurs sites de l’UNRWA, dont elles avaient dit par le passé qu’ils étaient utilisés à des fins hostiles.

Lire aussi : Dans la bande de Gaza : « Je n’ai aucun espoir de m’échapper d’ici ! »

Plus de mille deux cents Palestiniens ont été tués et plus de sept mille blessés depuis le début de l’opération israélienne dans la bande de Gaza. Pendant la même période, trois civils et cinquante-trois soldats israéliens sont morts, le bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006.
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réactions

ezec
Que la France déploie des moyens au moins égaux sur le plan logistique à ceux mis en place à Gossi pour venir en aide aux gazaouis : c’est le plus grand hommage que la Nation pourra rendre en mémoire aux victimes du Crash . Qu’Hollande sous les drapeaux en berne de l’Elysée, s’il ne veut rester un Nain de la diplomatie, prenne des décisions majeures pour alléger la souffrance de Gaza et cède à la facilité de manger dans les gamelles tendues par le Crif . Un Navire Hopital à GAZA
Jamais peuple n’a autant erré sur ce qu’il croyait être sa Terre ! La loi du Talion pourrait bien tôt ou tard verser ce déluge de feu sur Jérusalem. Son arrogance aveugle la fait courir vers sa propre destruction .

Fouilla
70 civils palestiniens tués pour 1 israélien: petits bras les israéliens.. En France pendant l’occupation, la règle était de 100 exécutions de civils pour un nazi tué lors d’un « attentat terroriste »… Amis juifs, réagissez! Montrez-nous que vous n’êtes pas assimilables à ces barbares sionistes. Vite!

Anne C.
@Gilles : Ah bon ? Vous boycottez le téléphone par internet ?

Buber
Le rapport Goldstone après « Plomb durci » (rapport non infirmé malgré les rétractations de Goldstone soumis à des pressions) parlait des crimes de guerre d’Israël et du Hamas. Même chose ici. Le crime du Hamas est de cacher des roquettes, celui d’Israël de tirer sur une école choisie comme refuge par la population sachant que cela fera des morts. Les actions du Hamas en aucun cas ne suppriment les crimes d’Israël. Les crimes du FLN ne justifiaient pas la torture en Algérie.

@Emilio Alba. Bien sûr. J’ai laissé une autre réponse allant dans ce sens.

EMILIO ALBA
Il convient toutefois d’ajouter que sans colonisation ou avec une décolonisation au moment opportun il n’y aurait jamais eu de « crimes du FLN ». Je veux dire par là que si des intrus envahissent votre maison ce soir, vous n’accepterez pas que l’on vous reproche d’avoir utilisé tous les moyens pour les virer. Ne mettons jamais sur le même plan l’oppresseur et l’oppressé, le criminel et la victime.
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Israël bombarde une école de l’ONU à Gaza, 16 morts
Par LEXPRESS.fr,

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Des Palestiniens récupèrent les restes des corps dans l’école de l’ONU bombardée par Israël le 30 juillet. REUTERS/Mohammed Salem

Cette fois, c’est bien un bombardement israélien qui est à l’origine de la mort de 16 Palestiniens réfugiés dans une école de l’ONU, mercredi à l’aube dans la bande de Gaza.

Les faits se sont produits dans une école de l’UNRWA, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens dans le camp de Jabaliya. Deux salles de classes ont été touchées de plein fouet par des obus de chars israéliens, qui ont tué au mois 16 Palestiniens, selon un nouveau bilan des services de secours palestiniens et de l’UNRWA.

De nombreux civils palestiniens se sont réfugiés dans des écoles de l’UNRWA notamment à Jabaliya après avoir été avertis par l’armée israélienne que le quartier ou la localité où ils résident risquaient de subir des bombardements massifs. Chassés de chez eux par les combats, plus de 200.000 habitants du territoire palestinien vivent dans des conditions très précaires dans 82 écoles gérées par l’UNRWA.

Huit Palestiniens d’une même famille ont également été tués lors d’un raid aérien israélien à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza.

Plus de 1260 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le début du conflit le 8 juillet dernier.
La trêve mal embarquée

Sur le front diplomatique, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, a affurmé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a « soulevé l’idée et la possibilité d’un cessez-le-feu », lors d’un entretien téléphonique lundi.

Quant au Hamas et à ses alliés du Jihad islamique, ils sont « prêts à une trêve humanitaire de 24 heures », et à étudier une prolongation jusqu’à trois jours, a affirmé l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Dans une rarissime déclaration diffusée par la radio et la télévision du Hamas, Mohammad Deïf, le chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement palestinien, a rappelé la position de son organisation: pas de trêve « sans l’arrêt de l’agression et la levée du siège », le blocus israélien imposé depuis 2006 à l’enclave palestinienne.

Les belligérants se sont toutefois bien gardés de s’engager officiellement. Le gouvernement israélien, qui entend réduire à néant la menace que fait peser le Hamas sur sa population, doit tenir une réunion de son cabinet de sécurité mercredi à 14H00 (11H00 GMT).
Le Fatah et le Hamas vont envoyer une délégation au Caire

Selon le secrétaire général de l’OLP, Yasser Abed Rabbo, « la direction palestinienne a convenu avec le Hamas et le Jihad islamique d’envoyer une délégation (…) au Caire pour discuter de la période à venir ». « C’est une preuve, s’il en fallait, que nous avons une position commune », a insisté M. Abed Rabbo. L’OLP et le Hamas ont scellé leur réconciliation en avril.

La délégation palestinienne attendait une invitation officielle de l’Egypte avant de partir pour Le Caire, selon des sources palestiniennes.

Mais si un arrêt des combats devait être arraché, les questions de fond resteraient entières. Le Hamas exige une levée du blocus, qui asphyxie cette bande de terre de 40 km sur 10 où s’entassent quelque 1,8 million d’habitants.

Quant aux autorités israéliennes, elles ont répété à l’envie que tant que la puissance de feu du Hamas n’aurait pas été annihilée, leur armée ne s’en irait pas d’un territoire dont elle s’était unilatéralement retirée en 2005 avant d’y revenir le 17 juillet.

Cinquante-trois soldats israéliens ont perdu la vie depuis le déclenchement de l’opération « Bordure protectrice » le 8 juillet, soit le bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. Trois civils ont également été tués en Israël depuis le début de la confrontation.
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Commentaires

vinalmar
Tous ces commentaires quand on est loin des lieux des drames, cela relève plus de l’émotion, et surtout attention aux manipulations? Du temps de mes visites en Israël pendant ma vie professionnelle, je me suis toujours senti très à l’aise dans les parties  »juives’ (et je suis français né dans un milieu, et une région,chrétien catholique), surtout à Tel Aviv dont j’ai gardé de très bons souvenirs. De tous mes voyages dans ce Moyen Orient, Israël est de loin le pays où un occidental épris de liberté, des droits de l’homme (et surtout de la femme, avez vous vu ces images de familles avec la femme voilée, voire pire cachée sous un tchador, effrayant)) se sent bien. Ce qui ne veut pas dire que les rencontres dans d’autres pays se soient mal passées, mais je reste attaché et admiratif pour tout ce que les israéliens ont réussi dans les domaines économiques, agricoles, médicaux , culturels etc, dans un si petit territoire au combien attachant, une des sources de notre civilisation, ces séfarades et ashkénazes qui ont trouvé une terre après les ghettos, pogroms et autres misères..

reusta1234
@btissem : mais c’est ce que cherche le Hamas, que des comandos entres dans la bande de gaza pour les anéantir et encore plus marquer les esprits! Cependant, on trouve tellement d’info contradictoire concernant cette frappe que le doute est permis : Israel tire sur une école ou il n’y a que des réfugiés et tue 16 personnes (si c’est ca Israel est coupable), Israel tire sur une école qui servait de cache d’arme et aussi de camp de réfugié (si c’est ca désolé mais c’est le Hamas qui est coupable sachant qu’il sait bien qu’Israel cherche à détruire les armes de la bande de Gaza tu ne caches pas ces armes dans un camp de réfugié sinon ce n’est plus un camp de réfugiés) et pour finir c’est le Hamas qui a tiré 3 roquettes dont une s’est écrasée sur l’école en question (et là c’est le Hamas qui est coupable, même si l’école n’était pas visée : mais cette éventualité reste possible dans la mesure ou les roquettes du Hamas n’ont pas de système de guidage)! Alors ou est la vérité?

abdelfattah-
Israël est entrain de fabriquer des enfants frustrés, déprimés d’avoir perdu leurs parents et leurs amies, et surement humiliés au yeux du monde entiers. ils seront les futurs combattants du Hamas si ca fait plaisir a entendre en va dire les futurs terroristes a dios la paix a tout jamais

btissem
@ marc 13 Vous savez ? J’ai versé des larmes quand j’ai vu ses victimes des 2 camps. Des enfants, des hommes et femmes qui se font pulvériser de cette manière ! C’est atroce ! Mais il faut arrêter de dire que nous sommes anti semites des qu’on dit qu’un maghrébin a volé un oeuf ou qu’un israélite a giflé son copin. Moi j’adore ce genre de forum parce qu’on peut s’exprimer, échanger et apprendre et même se rendre compte de nos erreurs. C’est censé être bénéfique mais quand on me dit que suis raciste ou que je n’aime pas telle ou telle race bein ça me désole et m’incite à couper court la discussion ! Mais je garderai le réflexe de toujours aller chercher la bonne information. Bonne journée à tous 😦

ELESIG
Merci de rectifier votre info. C’est un obus tiré par le Hamas qui a touché l école. Sur 3 tirs 2 ont atteint israel et le 3 ème l école. Merci de ne pas participer à la propagande du groupe terroriste Hamas.

btissem
@ marc13 Qu’elle remarque ? Connaissez-vous mes origines ? Moi si j’allais chercher des armes cachées je ne balancerai pas de roquette mais j’enverrai plutôt des commandos sur terre et un cameramen qui filmerait l’action afin de prouver qu’il y avait bien des armes cachées. Déplus. Pas pitié arrêtez de balancer toujours cette même réplique des que les gens montrent un désaccord avec ce peuple. C’est agaçant ! Et vous ne me connaissez pas alors gardez votre phrase fétiche de victime moi je veux faire avancer les choses et non pas parler pour ne rien dire!!!!!

emalle –
@rene531 : ha ha ha ha ha ….

benaroya –
informez jusqu’au bout…………………….l’ecole en question etait remplie de roquettes……..

rene531
le hamas doit rendre les armes sinon israel ne lachera pas la pression
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Gaza : Israël frappe une école de l’ONU, 16 morts

Benjamin Netanyahou « a soulevé l’idée et la possibilité d’un cessez-le-feu », selon John Kerry. Suivez tous les événements en direct.
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Gaza toujours sous les bombes de l’aviation israélienne, mercredi 30 juillet 2014. (ASHRAFAMRA/AFP)

EN BREF

Dans la nuit de mardi à mercredi, Gaza a été le théâtre de nouveaux bombardements israéliens. Au moins 16 Palestiniens qui s’étaient réfugiés dans une école de l’ONU ont été tués à l’aube.
Ces nouvelles victimes portent à 1.267 le nombre de Palestiniens tués depuis le début de l’opération israélienne dans la bande de Gaza le 8 juillet.
Sur le front diplomatique, l’espoir encore fragile d’une trêve humanitaire entre Israël et le Hamas, jusqu’à présent toujours déçu, a recommencé à faire son chemin mardi. Benjamin Netanyahou « a soulevé l’idée et la possibilité d’un cessez-le-feu », selon John Kerry.

9h45 – 6 Palestiniens, dont 3 enfants tués ce matin

6 Palestiniens, dont trois enfants, ont été tués ce matin dans un raid de chars israéliens à Touffah, une banlieue du nord-est de la ville de Gaza, annoncent les secours locaux.

8h25 – Nouvelle médiation égyptienne

Des médiateurs égyptiens ont préparé une nouvelle mouture d’une initiative destinée à obtenir un arrêt des combats, et selon la deuxième chaîne de télévision israélienne, des progrès ont été réalisés dans cette optique au Caire, où est attendue aujourd’hui une délégation palestinienne.

Par ailleurs, le cabinet de sécurité israélien doit se réunir à nouveau, ce mercredi, pour évaluer la situation et envisager les prochaines mesures.

8h – « Des blessés soignés à même le sol »

« Les cibles civiles ne sont pas épargnées, même celles qui sont sous protection humanitaire », s’alarme auprès du « Nouvel Observateur » Jean-Baptiste Lebrun, directeur de Handicap international pour le Moyen-Orient >> Interview à lire ici.

7h30 – 82 écoles de l’ONU gérées par l’ONU

Avant l’attaque d’une école de l’ONU à l’aube, de nombreux civils palestiniens s’étaient réfugiés dans des écoles de l’Agence des Nations unies (l’UNRWA) notamment à Jabaliya après avoir été avertis par l’armée israélienne que le quartier ou la localité où ils résident risquaient de subir des bombardements massifs.

Chassés de chez eux par les combats, plus de 200.000 habitants du territoire palestinien vivent dans des conditions très précaires dans 82 écoles gérées par l’UNRWA.

6h45 – Au moins 16 morts palestiniens dans une école de l’ONU

Au moins 16 Palestiniens qui s’étaient réfugiés dans une école de l’ONU ont été tués à l’aube à la suite de bombardements israéliens dans le nord de la bande de Gaza, selon les services de secours.

Des obus de chars ont touché de plein fouet deux salles de classes d’une école de l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, dans le camp de Jabaliya.

5h – 5 Palestiniens tués lors d’un raid aérien israélien

Au moins cinq Palestiniens d’une même famille ont été tués durant la nuit de mardi à mercredi lors d’un raid aérien israélien dans le sud de la bande de Gaza, indiquent les services de secours.
MARDI 29 JUILLET

21h20 – Hamas rejette toute trêve sans arrêt des frappes et levée du blocus

Le Hamas rejettera tout cessez-le feu sans un arrêt des frappes militaires israéliennes et la levée du blocus de la bande de Gaza, prévient le chef de sa branche militaire, lors d’une rarissime déclaration publique.

Le mouvement islamiste palestinien n’acceptera aucun « cessez-le-feu sans l’arrêt de l’agression et la levée du siège », selon une déclaration de Mohammed Deïf, le chef des Brigades Ezzedine al-Qassam. Elle a été lue sur la radio et la télévision du Hamas, avec la photo du logo de l’organisation armée.
Le Nouvel Observateur
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Réactions

Jean Cara
Dire que certains parlent sans honte de génocide pour 1100 morts ! Quel ridicule !
Et les six millions de morts au Congo ?
Et les 500 000 morts de la guerre civile somalienne ?
Et les 180 000 morts en Syrie ?
Et les 300 000 morts au Darfour ?
Et les 50 000 morts au nord du Pakistan ?
Le hamas cherche à faire pleurnicher le monde entier sur son sort en gérant parfaitement sa communication et son image: interdiction de filmer des combattants du Hamas. Obligation de parler de « civils tués » et jamais de miliciens. Chiffres des pertes gonflés et invérifiables…
Le plus triste dans cette affaire, c’est que les médias français suivent aveuglément sans réfléchir.
Et l’opinion suit…

Aucune école n’a jamais été bombardée en Syrie ? En Irak ? En Libye ? Au Darfour???
Est-ce que cela a fait la « une » de l’Obs ou d’autres journaux occidentaux ?
Le Hamas gère sa communication de main de maître et les opinions occidentales suivent en remuant la queue…

CASTAING2 Bruno
Loin d’être un fan du Hamas et encore moins un anti israélien. On ne peut que s’indigner de ce massacre d’une population civile et souhaiter des réactions plus fermes de la communauté internationale. Faudra-t-il qu’Israël tue tous les palestiniens pour gagner cette guerre ? Ce pays est en train de creuser sa propre tombe. La seule issue est la cohabitation de ces deux peuples et l’arrêt de la colonisation. C’est bien là le fond du problème du sionisme qui a besoin d’espace dans ce petit territoire.

Henri Ignatieff
On peut comprendre (enfin!) que cet état sioniste, en marge de toutes les résolutions de l’ONU, n’est que le chancre du Proche-Orient.
Un chancre, ça s’élimine tout ou tard.

tite souris
Quand on tue volontairement des civils, femmes et enfants, ce sont des crimes de guerre.
Il y a bien plus de morts en Palestine que dans le crash en Ukraine.
L’UE s’honorerait maintenant de prendre des sanctions économiques contre Israel, comme elle le fait contre la Russie…
Mais il y a toujours 2 poids, 2 mesures. Que l’UE ne s’étonne pas si elle est de plus en plus impopulaire ! Quant à Israel, son image de marque est désastreuse pour longtemps…

Michel Gyssens
scandale ce benjamin est digne des plus grands extremistes israel devient sous sa houlette un peuple maudit mes ancetres qui ont defendu les juifs doivent se retourner ds leur tombe honte a ce coucou

Yves Delfino
Sur Al Jazzera, après la 3ème découverte de missiles dans une école des nations unies le Hamas déclare que ce n’est pas un problème puisque c’est les vacances.
Intéressant, ce nouveau concept de bâtiments qui changent de nature selon les circonstances, pour redevenir finalement des écoles lorsqu’elles abritent des morts…..

la tsarine signe l’ordre de mobilisation générale

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Transition énergétique : 10 milliards d’euros pour « verdir » la France
LE MONDE |
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La ministre de l’environnement au large de Bastia le 24 juillet.
C’était, au départ, un projet de loi sur « la transition énergétique ». Puis c’est devenu une loi « pour un nouveau modèle énergétique français ». C’est finalement une loi de « programmation de la transition énergétique pour la croissance verte » que la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, présentera au conseil des ministres du mercredi 30 juillet, le dernier avant les vacances du gouvernement.

Simple ajustement sémantique ? Adepte d’une écologie « positive » plutôt que « punitive », Ségolène Royal craignait, explique-t-elle, le caractère « anxiogène » du seul terme « transition », dont les Français, échaudés par la crise et le chômage, n’auraient pas su si elle annonçait des lendemains qui chantent ou qui déchantent. Or, elle veut mobiliser « toutes les forces vives de la nation, citoyens, entreprises, territoires, pouvoirs publics », autour d’une « loi d’action et de solutions ».

C’est donc sous le signe d’une « croissance durable créatrice de richesses, d’emplois pérennes et de progrès social » que la ministre place sa loi, annoncée par François Hollande comme l’un des « grands chantiers du quinquennat ». Avec un double enjeu : « lutter contre le dérèglement climatique » et « réduire la facture énergétique de la France qui s’élève à près de 70 milliards d’euros par an ».

UNE VOLONTÉ DE « DÉCARBONER » LA FRANCE

Mis bout à bout, les 64 articles montrent en effet une volonté de « décarboner » la France. Des objectifs ambitieux sont gravés dans le texte, en termes de baisse de la consommation d’énergie, de réduction des gaz à effet de serre ou de promotion des filières renouvelables. Le rôle des collectivités territoriales est mis en avant. Et Mme Royal a écouté les avis des instances – Conseil national de la transition écologique, Conseil économique, social et environnemental, Conseil d’Etat – qui ont planché sur une version préliminaire de son projet.

Lire le détail des mesures (abonnés) : Une batterie de mesures pour une « croissance verte »

Et aussi : Dix milliards d’aides publiques sur trois ans

Le « facteur 4 », la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre de la France à l’horizon 2050, qui était passé à la trappe dans la mouture initiale, y figure désormais. Il s’agit là, souligne le climatologue Jean Jouzel, membre du bureau du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), d’un engagement crucial pour limiter à 2 °C le réchauffement de la planète.

De même, au chapitre des « transports propres », le texte originel favorisait les seuls véhicules électriques ou hybrides. Désormais, il encourage « tous les véhicules ayant un très faible niveau d’émission de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques ». Autre évolution : la possibilité pour les régions d’avancer aux particuliers une partie du coût de la rénovation thermique de leur logement.

LE RENONCEMENT DE L’ETAT À PRENDRE LA MAIN SUR LE NUCLÉAIRE

Pour autant, le projet de loi montre ses limites car il entérine le renoncement de l’Etat à prendre la main sur le nucléaire. Ce qui, dans un pays où l’atome est la clé de voûte du système de production d’électricité, restreint singulièrement sa marge de manoeuvre. Certes, la réduction, de 75 % à 50 %, de la part de l’atome dans le mix électrique en 2025 est actée. Et la puissance nucléaire installée sera plafonnée à son niveau actuel de 63,2 gigawatts. Mais les pouvoirs publics ne pourront pas décider de la fermeture d’un réacteur pour des raisons de politique énergétique. L’arrêt de Fessenheim (Haut-Rhin) ne figure pas dans la loi. Il reviendra simplement à EDF de se conformer à une programmation pluriannuelle de l’Etat qui fixera la part de chaque source d’énergie.

Sur ce dossier ultrasensible, solidement verrouillé par l’Elysée et Matignon, Mme Royal « n’a pas voulu braquer » les esprits, en optant pour la voie contractuelle. « C’est une loi d’équilibre entre les tenants du tout nucléaire et ceux qui veulent en sortir, assure-t-elle. Un socle nucléaire est un atout dans la transition énergétique. »

En réalité, il a fallu trouver des compromis entre les positions parfois radicalement divergentes exprimées tout au long du débat national sur la transition énergétique. Avec d’un côté les défenseurs – au premier rang desquels le Medef – d’un modèle économique énergivore et dont la clé de voûte reste l’atome, et de l’autre les partisans – parmi lesquels les associations environnementales – d’une vraie rupture énergétique.

Les jugements sont partagés, jusque dans les rangs des parlementaires socialistes. Si le président (PS) de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, François Brottes, salue un « projet à la fois ambitieux et cohérent », alliant « souffle et pragmatisme » et à ce titre « crédible », celui la commission du développement durable, Jean-Paul Chanteguet (PS), ne cache pas sa déception. « Ce n’est pas un texte qui va faire de la France le pays de l’excellence environnementale », déclarait-il il y a quelques jours à l’agence AEF.

Reste que la loi de transition énergétique, élaborée sous haute tension et plusieurs fois différée – elle était initialement prévue pour juin 2013 –, est enfin sur les rails. Une commission spéciale de députés associant les commissions des affaires économiques et du développement durable doit s’en saisir en septembre, pour un débat en séance publique à partir du 1er octobre. Ce qui permettrait, sinon son adoption, du moins son examen en première lecture avant la fin de 2014. Une première victoire pour Mme Royal.

Pierre Le Hir Journaliste au Monde
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réactions

du bon sens économique
C’est le montant de l’argent public investi. Le principe est qu’il entraîne d’autres milliards d’euros dans l’économie du pays.

Nija Nij 2
Si Hollande ne réussit pas relancer l’économie, que son gouvernement réussisse au moins cette transition impérative. Et peu importe le prix, ou que cela nous défavorise face à des états vautours. Quand ces derniers seront pris à la gorge. Nous, nous serons bien portant.

George Pied
C’est bien ça, et pour les tristes sires qui m’affirmeront le contraire, je leur donnerait l’exemple du Danemark, qui certains jours à un rendement énergetique de plus de 100% et ce, qu’avec des éoliennes ! Blablabla oui mais c’est pas pareil blablabla petit pays etc… NON. Il faut changer les choses, oui ça va bousculer les habitudes, oui ça peut être dur mais faut arrêter de se regarder le nombril, et commencer à penser de notre survie en tant que groupe à part entière.

Christial
C’est grave docteur ?

Dr Stefool 2
« qui certains jours à un rendement énergetique de plus de 100% » Mais de quoi on parle la? Mais qui raconte des trucs comme ca?

Dominique Morin
Le seul signal qui incitera les consommateurs à économiser l’énergie, c’est le prix.
En attendant elle noircit la mer et les plages 29/07/2014 – 16h51
Royal et Cuvillier sont en train de financer avec la CE un projet de culture industrielle d’huitres triploïdes à Oléron qui va saccager les plages (envasement) et l’ostréiculture (plus d’huitre naturelle). Les subventions vont profiter à 3 ou 4 gros producteurs qui sont aussi subventionnés pour la mortalité. Un projet a été rejeté en janvier 2014 par le tribunal administratif mais ils persévèrent! Communes et CdC sont vent debout, pas d’écolos à l’horizon. http://aplimap.blogspot.fr/

Richard NOWAK
Mais ils bakchichent eux!
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Transition énergétique: Ségolène Royal dévoile son projet de loi
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La ministre de l’environnement Ségolène Royal à Paris le 16 juillet 2014 Patrick Kovarik AFP

ÉCOLOGIE – Et quelque 10 milliards seront mobilisés…

Diversification et efficacité: le projet de loi sur la transition énergétique, présenté ce mercredi en conseil des ministres, a pour ambition de faire de la France un pays plus économe en énergie et moins dépendant des énergies fossiles et du nucléaire.

Plusieurs grands objectifs y figurent: réduire la consommation finale de 50% en 2050 par rapport à 2012, la consommation des énergies fossiles de 30% en 2030, parvenir à 32% d’énergie renouvelable en 2030 (contre 13,7% en 2012) et diminuer de 40% les gaz à effet de serre à l’horizon 2030 (référence 1990).

Au final, la France doit alléger sa facture énergétique (68,7 mds par an) qui plombe sa balance commerciale, tout en sécurisant son approvisionnement et en assurant un prix de l’énergie compétitif. La baisse du recours aux énergies fossiles doit aussi permettre de continuer à réduire les gaz à effet de serre et lutter contre la pollution atmosphérique.
L’enjeu de la rénovation thermique

Cette ambition nécessite une diversification des sources de production et de gros progrès en matière d’efficacité énergétique, dans le bâtiment (44% de la consommation nationale) comme dans les transports (32%).

Le texte d’une soixantaine d’articles se focalise ainsi sur la rénovation thermique des bâtiments (isolation à renforcer lors des ravalements, de la réfection des toitures ou d’agrandissements, mesures de financement des travaux, création d’un «chèque énergie»), les transports électriques (prime à la conversion, multiplication des points de charge, conversion des flottes de l’Etat), le développement des énergies renouvelables (bois, biomasse, méthanisation, éolien off-shore).

L’enjeu de la rénovation des bâtiments concerne 20 millions de logements mal isolés, avec 4 millions de ménages peinant à régler leur facture énergétique, mais le manque de formation des professionnels reste un handicap pour parvenir à rénover 500.000 logements par an d’ici 2017.
Le cas Fessenheim pas abordé

L’épineux dossier du nucléaire a été au centre de tractations très serrées avec les écologistes, qui souhaitaient voir l’Etat en position de fermer des centrales. Le gouvernement a finalement retenu l’option de la négociation avec l’opérateur EDF pour ramener à 50% la part du nucléaire dans la consommation d’électricité (75% aujourd’hui), un engagement de François Hollande.

Le cas de la centrale alsacienne de Fessenheim, qui doit fermer d’ici 2017, n’est pas abordé. Mais le principe d’un plafonnement de la puissance du parc à son niveau actuel (63,2 mégawatts) est retenu, ce qui impliquera de fait des fermetures de réacteurs pour compenser l’entrée en service de l’EPR de Flammanville en 2016.

Via une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’Etat entend reprendre la main en matière de production énergétique en fixant la part de chaque source (renouvelable, nucléaire, fossile), un schéma auquel devra se conformer EDF et une disposition qui a satisfait les Verts, même en l’absence d’une limitation à 40 ans de la durée des centrales.
10 milliards d’euros de budget

«Il manque des éléments sur les transports, l’agriculture, l’urbanisme, on attend beaucoup des amendements», a souligné de son côté le juriste Arnaud Gossement, au nom de la Fabrique écologique, une fondation transpartisane réunissant élus, ONG et entreprises.

Sur la question clé des financements, Ségolène Royal a indiqué qu’environ 10 milliards d’euros seraient mobilisés et devraient avoir un effet de levier: 5 milliards de la Caisse des dépôts pour des prêts à 2% aux collectivités, 1,5 milliard pour le fonds pour les énergies renouvelables, 1,5 milliard d’allègements fiscaux, 1 milliard pour la rénovation énergétique des collèges, le reste sous forme de différents prêts (taux zéro pour les particuliers, prêts pour les PME-TPE, etc.).

Le projet de loi devrait être discuté à partir du 1er octobre à l’Assemblée. Une commission spéciale pour préparer les débats sera constituée avec trois rapporteurs de la commission Développement durable et deux de celle des Affaires économiques.
20 minutes avec AFP
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Commentaires

guesh33
10 milliards? je suis toujours étonné de voir tous ces projets avec de tels financements alors qu’il n’y a plus de sous… bravo les magiciens.

Jean Naimarre
Malheureusement il n’y a rien sur la sortie progressive du nucléaire; or c’est cela le plus urgent.

quickos57
Il faut aller vers l’avenir et le gouvernement à compris que l’avenir tourne dans les énergies renouvelés. création d’une industrie sur l’écologie permettra à créer des emplois, une exportation de notre savoir faire et une meilleure balance commerciale.

Pitagoret
C’est bien de voir juste autour de son clocher. Sinon, la demande planétaire en énergie va doubler dans les 20 prochaines années ; alors bon courage avec la méthanisation, etc…

micou50
Je vous salue, Marie Ségolène pleine de grâce ;le Saigneur est avec vous.
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Transition énergétique : ce que contient le projet de loi de Ségolène Royal
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Le projet de loi est présenté ce matin en Conseil des ministres. Au menu : « transports propres », un meilleur isolement des bâtiments et un plafonnement du nucléaire.
La ministre de l’écologie, Ségolène Royal, sortant d’une voiture électrique, lors d’une visite d’école à Paris, le 22 mai 2014. WITT/SIPA La ministre de l’écologie, Ségolène Royal, sortant d’une voiture électrique, lors d’une visite d’école à Paris, le 22 mai 2014. WITT/SIPA

Dernier canevas avant les vacances du gouvernement, le projet de loi de « programmation de la transition énergétique pour la croissance verte », avec ses 64 articles, est présenté ce mercredi 30 juillet en Conseil des ministres par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal. Son objectif : faire « baisser la facture énergétique de la France » et « lutter contre le réchauffement climatique ». Panorama des principales mesures.
Des bâtiments « mieux isolés » pour économiser l’énergie

Le secteur du bâtiment, présenté comme celui qui « consomme le plus d’énergie » selon le ministère de l’Ecologie, constitue un peu moins de la moitié de la consommation d’énergie de la France (44%). Le projet prévoit donc de diminuer de moitié la consommation d’énergie d’ici à 2050 et de rénover 500.000 logements par an – un objectif déjà fixé dès 2012.

Un allègement fiscal de 30% du montant des travaux de rénovation énergétique est prévu. Les ménages non imposables seront accompagnés par une aide de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et un nouveau Chèque énergie. Des prêts seront accordés s’ils remplissent les conditions permettant de vérifier la qualité des travaux.
Des « transports propres » pour « améliorer la qualité de l’air »

Premiers émetteurs de gaz à effet de serre (27 % des émissions), les transports devront être « moins dépendants des hydrocarbures ». L’objectif à l’horizon 2030 : 15% des déplacements devront être alimentés par un carburant 100% renouvelable, comme l’électricité renouvelable, le biogaz ou l’hydrogène.

Pour cela, le gouvernement prévoit :
un système de bonus pour l’achat d’un véhicule électrique pour les particuliers
la disposition de 7 millions de points de recharge pour les voitures électriques d’ici à 2030.

De même, l’Etat et les établissements publiques devront renouveler leur flotte de voitures qui devra comprendre 50% de véhicules électriques.

En complément du bonus écologique (6.300 €), une aide sera mise en place, portant l’aide totale à 10.000 € pour l’achat d’un véhicule électrique en remplacement d’un diesel polluant – accordée sous prioritairement dans les zones où l’air est de mauvaise qualité.
Doubler la production d’énergies renouvelables

Le but est de doubler la production d’énergies renouvelables – comme le bois, la biomasse ou les déchets – en 15 ans, pour fournir 40% de l’électricité, 38% de la chaleur et 15% des carburants. En complément de l’éolien, des énergies marines et du photovoltaïque, 1.500 « projets de méthaniseurs » seront lancés dans les territoires ruraux afin de produire de l’énergie à partir de déchets agricoles.
Un meilleur recyclage des déchets

L’économie circulaire, qui transforme le déchet en matière première, doit permettre de réduire de moitié les déchets mis en décharge d’ici à 2025, avec un recyclage de 70% des résidus du BTP pour 2020, et de 55% des déchets non dangereux. Les collectivités devront développer le tri à la source des biodéchets.
La capacité nucléaire plafonnée

La capacité nucléaire ne pourra pas dépasser 63,2 gigawatts, soit sa capacité actuelle. EDF devra se conformer à la programmation pluriannuelle de l’énergie, fixée sur cinq ans par l’Etat pour « diversifier les sources et maîtriser la consommation ». Le projet veut diversifier les sources d’énergie pour porter la part du nucléaire à 50% de la production d’électricité d’ici à 2025.

Le gouvernement prévoit également d’améliorer l’information auprès des riverains de centrales nucléaires. Il s’agit également de renforcer les pouvoirs de contrôle et de sanction de l’Autorité de sûreté nucléaire – par le biais de sanction pécuniaires, par exemple.
Un plan de 10 milliards d’euros

Ségolène Royal affirme, dans « Le Monde », que 10 milliards d’euros seront débloqués pour financer sur trois ans la transition énergétique. Des moyens financiers qui ne « relèvent pas de la dépense budgétaire », assure-t-elle. Ils « ont vocation à alimenter des dispositifs incitatifs et joueront un effet de levier » afin de « générer trois fois plus de travaux ».
M.J. – Le Nouvel Observateur
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Réactions

ch eames
Les américains ont Elon MUSK et sa Tesla, nous, nous avons Ségolène ROYAL et sa Mia.
On comprend mieux pourquoi la France en est là !

edouard soutoul
quid de la fermeture de Fessenheim ? Apparemment, rien d’explicite n’est envisagé contrairement aux promesses de FH.

Herve le Bris
La voiture ne sert que pour les photos.(voir ces sorties des conseils des ministres).

Abdul Archiduc
Voilà enfin de bonnes mesures avec lesquelles je ne peux qu’être d’accord. Elle travaille Ségolène !
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Ségolène Royal dévoile sa loi de transition énergétique ce mercredi
Par LEXPRESS.fr

La ministre de l’Ecologie et de l’Energie présente ce mercredi en conseil des ministres le contenu de son projet de loi, qui prévoit principalement la réduction de la part du nucléaire, une promesse du candidat Hollande.
Ségolène Royal dévoile sa loi de transition énergétique ce mercredi
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La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal présente aujourd’hui la loi de transition énergétique, qui incarne l’un des engagements de campagne du candidat Hollande: réduire la part de nucléaire.

afp.com/Miguel Medina

L’une des promesses de François Hollande est sur le point de se concrétiser dans un projet de loi. Ségolène Royal dévoile ce mercredi la loi de transition énergétique, qui a pour ambition de faire de la France un pays plus économe en énergie et moins dépendant des énergies fossiles et du nucléaire.

Les grandes lignes du texte ont été dévoilées le 18 juin par la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, à l’issue d’un an et demi de travaux préparatoires (débat national, consultation du Conseil national sur la transition écologique, expertise juridique, arbitrages entre ministères, etc.), agrémentés de luttes musclées entre les différents groupes de pression.
Un projet de loi mastodonte de 60 articles

Plusieurs grands objectifs y figurent: réduire la consommation finale de 50% en 2050 par rapport à 2012, la consommation des énergies fossiles de 30% en 2030, parvenir à 32% d’énergie renouvelable en 2030 (contre 13,7% en 2012) et diminuer de 40% les gaz à effet de serre à l’horizon 2030 (référence 1990).

Le texte d’une soixantaine d’articles se focalise ainsi sur la rénovation thermique des bâtiments (isolation à renforcer lors des ravalements, de la réfection des toitures ou d’agrandissements, mesures de financement des travaux, création d’un « chèque énergie »), les transports électriques (prime à la conversion, multiplication des points de charge, conversion des flottes de l’Etat), le développement des énergies renouvelables (bois, biomasse, méthanisation, éolien off-shore).

L’enjeu de la rénovation des bâtiments concerne 20 millions de logements mal isolés, avec 4 millions de ménages peinant à régler leur facture énergétique, mais le manque de formation des professionnels reste un handicap pour parvenir à rénover 500 000 logements par an d’ici 2017.
L’Etat laisse la main à EDF

L’épineux dossier du nucléaire a été au centre de tractations très serrées avec les écologistes, qui souhaitaient voir l’Etat en position de fermer des centrales. Le gouvernement a finalement retenu l’option de la négociation avec l’opérateur EDF pour ramener à 50% la part du nucléaire dans la consommation d’électricité (75% aujourd’hui), un engagement de François Hollande.

Via une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’Etat entend reprendre la main en matière de production énergétique en fixant la part de chaque source (renouvelable, nucléaire, fossile), un schéma auquel devra se conformer EDF et une disposition qui a satisfait les Verts, même en l’absence d’une limitation à 40 ans de la durée des centrales.
Une loi qui coûtera 10 milliards d’euros

Sur la question clé des financements, Ségolène Royal a indiqué qu’environ 10 milliards d’euros seraient mobilisés et devraient avoir un effet de levier: 5 milliards de la Caisse des dépôts pour des prêts à 2% aux collectivités, 1,5 milliard pour le fonds pour les énergies renouvelables, 1,5 milliard d’allègements fiscaux, 1 milliard pour la rénovation énergétique des collèges, le reste sous forme de différents prêts (taux zéro pour les particuliers, prêts pour les PME-TPE, etc.).

Le projet de loi devrait être discuté à partir du 1er octobre à l’Assemblée. Une commission spéciale pour préparer les débats sera constituée avec trois rapporteurs de la commission Développement durable et deux de celle des Affaires économiques.
Avec AFP
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Commentaires

rene531
segolene toujours au top dans l inutile. quel talent

floral77
« réduire la consommation finale de 50% en 2050 » Whaou mais sinon les propositions concretes elle sont ou ?

philarete
Quel grand pilier de la construction de la nation France ces pieds nickelés de la république n’auront-ils pas détruit ? ‘ Que faire d’Egesippe qui demande un emploi ?’ …. A relire !
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Une loi pour alléger la facture énergétique française et le poids du nucléaire
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La ministre de l’Ecologie et du Développement durable Ségolène Royal le 3 juillet 2014 lors d’une conférence de presse à Paris Il y a 1 heure | Par AFP

Diversification et efficacité: le projet de loi sur la transition énergétique, présenté mercredi en conseil des ministres, a pour ambition de faire de la France un pays plus économe en énergie et moins dépendant des énergies fossiles et du nucléaire.

Les grandes lignes du texte ont été dévoilées le 18 juin par la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, à l’issue d’un an et demi de travaux préparatoires (débat national, consultation du Conseil national sur la transition écologique, expertise juridique, arbitrages entre ministères, etc.), agrémentés de luttes musclées entre les différents groupes de pression.

Plusieurs grands objectifs y figurent: réduire la consommation finale de 50% en 2050 par rapport à 2012, la consommation des énergies fossiles de 30% en 2030, parvenir à 32% d’énergie renouvelable en 2030 (contre 13,7% en 2012) et diminuer de 40% les gaz à effet de serre à l’horizon 2030 (référence 1990).

Au final, la France doit alléger sa facture énergétique (68,7 mds par an) qui plombe sa balance commerciale, tout en sécurisant son approvisionnement et en assurant un prix de l’énergie compétitif. La baisse du recours aux énergies fossiles doit aussi permettre de continuer à réduire les gaz à effet de serre et lutter contre la pollution atmosphérique.

Cette ambition nécessite une diversification des sources de production et de gros progrès en matière d’efficacité énergétique, dans le bâtiment (44% de la consommation nationale) comme dans les transports (32%).

Le texte d’une soixantaine d’articles se focalise ainsi sur la rénovation thermique des bâtiments (isolation à renforcer lors des ravalements, de la réfection des toitures ou d’agrandissements, mesures de financement des travaux, création d’un « chèque énergie »), les transports électriques (prime à la conversion, multiplication des points de charge, conversion des flottes de l’Etat), le développement des énergies renouvelables (bois, biomasse, méthanisation, éolien off-shore).

L’enjeu de la rénovation des bâtiments concerne 20 millions de logements mal isolés, avec 4 millions de ménages peinant à régler leur facture énergétique, mais le manque de formation des professionnels reste un handicap pour parvenir à rénover 500.000 logements par an d’ici 2017.

– Négociation avec EDF –

L’épineux dossier du nucléaire a été au centre de tractations très serrées avec les écologistes, qui souhaitaient voir l’Etat en position de fermer des centrales. Le gouvernement a finalement retenu l’option de la négociation avec l’opérateur EDF pour ramener à 50% la part du nucléaire dans la consommation d’électricité (75% aujourd’hui), un engagement de François Hollande.

Le cas de la centrale alsacienne de Fessenheim, qui doit fermer d’ici 2017, n’est pas abordé. Mais le principe d’un plafonnement de la puissance du parc à son niveau actuel (63,2 mégawatts) est retenu, ce qui impliquera de fait des fermetures de réacteurs pour compenser l’entrée en service de l’EPR de Flammanville en 2016.

Via une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’Etat entend reprendre la main en matière de production énergétique en fixant la part de chaque source (renouvelable, nucléaire, fossile), un schéma auquel devra se conformer EDF et une disposition qui a satisfait les Verts, même en l’absence d’une limitation à 40 ans de la durée des centrales.

« Il manque des éléments sur les transports, l’agriculture, l’urbanisme, on attend beaucoup des amendements », a souligné de son côté le juriste Arnaud Gossement, au nom de la Fabrique écologique, une fondation transpartisane réunissant élus, ONG et entreprises.

Sur la question clé des financements, Ségolène Royal a indiqué qu’environ 10 milliards d’euros seraient mobilisés et devraient avoir un effet de levier: 5 milliards de la Caisse des dépôts pour des prêts à 2% aux collectivités, 1,5 milliard pour le fonds pour les énergies renouvelables, 1,5 milliard d’allègements fiscaux, 1 milliard pour la rénovation énergétique des collèges, le reste sous forme de différents prêts (taux zéro pour les particuliers, prêts pour les PME-TPE, etc.).

Le projet de loi devrait être discuté à partir du 1er octobre à l’Assemblée. Une commission spéciale pour préparer les débats sera constituée avec trois rapporteurs de la commission Développement durable et deux de celle des Affaires économiques.
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Une loi pour alléger la facture énergétique française et le poids du nucléaire

Diversification et efficacité: le projet de loi sur la transition énergétique, présenté mercredi en conseil des ministres, a pour ambition de faire de la France un pays plus économe en énergie et moins dépendant des énergies fossiles et du nucléaire.

Les grandes lignes du texte ont été dévoilées le 18 juin par la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, à l’issue d’un an et demi de travaux préparatoires (débat national, consultation du Conseil national sur la transition écologique, expertise juridique, arbitrages entre ministères, etc.), agrémentés de luttes musclées entre les différents groupes de pression.

Plusieurs grands objectifs y figurent: réduire la consommation finale de 50% en 2050 par rapport à 2012, la consommation des énergies fossiles de 30% en 2030, parvenir à 32% d’énergie renouvelable en 2030 (contre 13,7% en 2012) et diminuer de 40% les gaz à effet de serre à l’horizon 2030 (référence 1990).

Au final, la France doit alléger sa facture énergétique (68,7 mds par an) qui plombe sa balance commerciale, tout en sécurisant son approvisionnement et en assurant un prix de l’énergie compétitif. La baisse du recours aux énergies fossiles doit aussi permettre de continuer à réduire les gaz à effet de serre et lutter contre la pollution atmosphérique.

Cette ambition nécessite une diversification des sources de production et de gros progrès en matière d’efficacité énergétique, dans le bâtiment (44% de la consommation nationale) comme dans les transports (32%).

Le texte d’une soixantaine d’articles se focalise ainsi sur la rénovation thermique des bâtiments (isolation à renforcer lors des ravalements, de la réfection des toitures ou d’agrandissements, mesures de financement des travaux, création d’un « chèque énergie »), les transports électriques (prime à la conversion, multiplication des points de charge, conversion des flottes de l’Etat), le développement des énergies renouvelables (bois, biomasse, méthanisation, éolien off-shore).

L’enjeu de la rénovation des bâtiments concerne 20 millions de logements mal isolés, avec 4 millions de ménages peinant à régler leur facture énergétique, mais le manque de formation des professionnels reste un handicap pour parvenir à rénover 500.000 logements par an d’ici 2017.

– Négociation avec EDF –

L’épineux dossier du nucléaire a été au centre de tractations très serrées avec les écologistes, qui souhaitaient voir l’Etat en position de fermer des centrales. Le gouvernement a finalement retenu l’option de la négociation avec l’opérateur EDF pour ramener à 50% la part du nucléaire dans la consommation d’électricité (75% aujourd’hui), un engagement de François Hollande.

Le cas de la centrale alsacienne de Fessenheim, qui doit fermer d’ici 2017, n’est pas abordé. Mais le principe d’un plafonnement de la puissance du parc à son niveau actuel (63,2 mégawatts) est retenu, ce qui impliquera de fait des fermetures de réacteurs pour compenser l’entrée en service de l’EPR de Flammanville en 2016.

Via une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), l’Etat entend reprendre la main en matière de production énergétique en fixant la part de chaque source (renouvelable, nucléaire, fossile), un schéma auquel devra se conformer EDF et une disposition qui a satisfait les Verts, même en l’absence d’une limitation à 40 ans de la durée des centrales.

« Il manque des éléments sur les transports, l’agriculture, l’urbanisme, on attend beaucoup des amendements », a souligné de son côté le juriste Arnaud Gossement, au nom de la Fabrique écologique, une fondation transpartisane réunissant élus, ONG et entreprises.

Sur la question clé des financements, Ségolène Royal a indiqué qu’environ 10 milliards d’euros seraient mobilisés et devraient avoir un effet de levier: 5 milliards de la Caisse des dépôts pour des prêts à 2% aux collectivités, 1,5 milliard pour le fonds pour les énergies renouvelables, 1,5 milliard d’allègements fiscaux, 1 milliard pour la rénovation énergétique des collèges, le reste sous forme de différents prêts (taux zéro pour les particuliers, prêts pour les PME-TPE, etc.).

Le projet de loi devrait être discuté à partir du 1er octobre à l’Assemblée. Une commission spéciale pour préparer les débats sera constituée avec trois rapporteurs de la commission Développement durable et deux de celle des Affaires économiques.

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Comptes de campagne : nouvelle enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy
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La campagne de 2007 passée au crible – 1 (© Rex features)

27 juillet 2014, 7h30 – Le procureur de Paris a « ouvert en toute discrétion, début juillet, une nouvelle enquête préliminaire visant Nicolas Sarkozy sur des soupçons de financement illégal de la campagne 2007, annonce Aujourd’hui en France/Le Parisien dans son édition de mardi.

Selon le quotidien, « les investigations visent un système de fausses factures présumé qui, comme dans l’affaire Bygmalion auraient permis d’imputer frauduleusement des dépenses de campagne du candidat sur les comptes de son parti. « Une société impliquée dans la campagne 2007 auraient facturé diverses prestations à l’UMP, alors qu’elles avaient été assurées pour le compte du candidat Sarkozy » poursuit le journal.

Déjà mis en examen pour « trafic d’influence, corruption active et recel de violation du secret de l’instruction » dans l’affaire des écoutes téléphoniques, l’ancien président est au centre de plusieurs dossiers judiciaires susceptibles de contrarier son éventuel retour en politique.
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Campagne 2007 de Sarkozy : le parquet dément toute enquête
Le Monde.fr avec AFP
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Contrairement à ce qu’indiquait Le Parisien dans son édition du 29 juillet, le parquet de Paris a démenti avoir ouvert une enquête préliminaire sur le financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Communiqué de Presse (2) – Démenti Information Le Parisien by LeMondefr
Le financement de la campagne de 2012 de l’ancien chef de l’Etat a en revanche donné lieu à l’ouverture d’une information judiciaire en juin par le parquet de Paris. Dans le cadre de l’affaire « Bygmalion », l’UMP est soupçonné d’avoir financé illégalement la campagne, à l’aide d’un système de surfacturation.

Tout notre dossier sur l’affaire Bygmalion

Mis en examen pour « trafic d’influence, corruption active et recel de violation du secret de l’instruction » dans l’affaire dite des « écoutes téléphoniques », l’ancien président est au centre de plusieurs dossiers judiciaires susceptibles de contrarier son éventuel retour en politique, notamment l’affaire des sondages de l’Elysée, mais aussi le financement présumé de sa campagne 2007 par le régime libyen.
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réactions

Clet Guilcher
N’allez pas croire le démenti. Pure subtilité juridique. Nos lois sont parfaites : il y a des juges et des avocats très-très forts en Droit. N’ayez crainte, le petit finira bientôt en tôle !

Michigan
Hi, hi, hi …. La rage des gauchistes qui frétillait déjà à cette nouvelle mise en examen pilotée par le Syndicat du Mur des Cons. Et le Monde, obligé, toute honte bue, après avoir repris sans même la vérifier, cette fausse information de ses confrêres. La panique gagne les derniers partisans de Flanby, alias M. 3%, pour commettre de telles bévues.

jean luc Merckel
Le Monde reprend donc les infos de son confère sans les vérifier ?

Gérard ROBINEAU
Nous vous en prions Messieurs Martin Bouygues et Jean-Pierre Elkabach, faites quelque chose ! Faites-vous aider si besoin est par Monsieur Bolloré, il y a urgence. Monsieur Berlusconi peut également vous être utile en tant que conseiller spécial. En effet ce gouvernement de révolutionnaires jacobins est prêt à tout pour avilir cet honnête Nicolas Sarkozy qui fut si exemplaire dans l’exercice de la fonction suprême de la République. À défaut d’agir un nouveau 21 janvier 1793 est possible !

Beati pauperes spiritu
c’est au karcher qu’il faut nettoyer l’UMP.
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Enquête sur la campagne 2007 de Sarkozy : le parquet dément
Le Nouvel Observateur avec AFP

« Le Parisien » affirme que la justice soupçonne l’ancien chef de l’Etat d’avoir imputé frauduleusement des dépenses de sa campagne présidentielle en 2007 sur les comptes de l’UMP.
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Nicolas Sarkozy, le 10 février 2014. (Charles Platiau/REUTERS) Nicolas Sarkozy, le 10 février 2014. (Charles Platiau/REUTERS)

Le parquet de Paris a démenti mardi 29 juillet dans un communiqué avoir récemment ouvert une enquête sur le financement de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, comme le rapporte « Le Parisien ».

« Contrairement à ce qu’indique le quotidien Le Parisien dans son article paru ce jour et intitulé : ‘une enquête ouverte sur la campagne de Sarkozy en 2007’, le parquet de Paris n’a ouvert aucune enquête préliminaire ni information judiciaire concernant la campagne présidentielle de 2007 de Monsieur Nicolas Sarkozy », lit-on dans ce communiqué.

Le quotidien affirme de son côté que le procureur de Paris a « ouvert en toute discrétion, début juillet, une nouvelle enquête préliminaire visant » l’ancien chef de l’Etat sur des soupçons de financement illégal de la campagne 2007.

Selon « Le Parisien », « les investigations visent un système de fausses factures présumé qui, comme dans l’affaire Bygmalion auraient permis d’imputer frauduleusement des dépenses de campagne du candidat sur les comptes de son parti ».
Prestations indûment facturées à l’UMP

Comme dans l’affaire Bygmalion, « une société impliquée dans la campagne 2007 auraient facturé diverses prestations à l’UMP, alors qu’elles avaient été assurées pour le compte du candidat Sarkozy » poursuit le journal.

Toujours selon « Le Parisien », une première perquisition a eu lieu le mardi 8 juillet, quelques jours après l’ouverture de cette nouvelle enquête.

Déjà mis en examen pour « trafic d’influence, corruption active et recel de violation du secret de l’instruction » dans l’affaire des « écoutes téléphoniques, l’ancien président est au centre de plusieurs dossiers judiciaires suceptibles de contrarier son éventuel retour en politique.
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Réactions

Sassan Larose
C’est troublant ! A qui faire confiance ? Au Parquet de Paris ? Au Parisien ? Il semble que les impeccables républicains lecteurs de l’Obs, à en juger par leurs réactions, aient choisi !
Fidèle à sa ligne de conduite morale le journal applique le  » calomniez, calomniez ». C’est beau, le vrai socialisme.

LUC DARRAS
Sarkozy, un retour aux affaires! Une nouvelle campagne pour 2017, ce ne sera que la 3eme qu’il effectuera, il faut de l’argent pour cela, ou va t’il en trouver maintenant?
Libérable en 2016, on parle de Kerviel comme trésorier, mais en dessous d’une certaine somme et sans garantie pour le futur, le trader réfléchi, il ne voudrai pas finir comme les dirigeants de Bigmalion, affaire à suivre donc, on sait que rien n’est impossible dans la politique, le front national s’en étonne chaque jour lui qui se joue des français les plus naïf.

JADDE AGATHE
Le mec il fout son pays dans le mur ( 500 milliards de dette) et il fait des conférences ! le pire des gogos pour payer ….ou peut-être des figurants …………..

Michel Bonnassieux
Vous devriez allez vois au « Laurent’s » c’est a coté de l’Elysée. François y déjeunais régulièrement en 2012 pour ses déjeuners d’affaires.
A coté le Fouquet’s c’est vulgaire.
Il faut dire que Sarkosy lui est plutôt sandwich.

Gerard Guery
Il faut vite informer la justice.
C’est tout ce que vous avez trouvé ?

Jean-pierre Brax
BUISSON A LA MANŒUVRE
Si les faits sont avérés, ils n’auront rien détonnant. Pourquoi ? Parce que, d’après le Nouvel Observateur du 5 mars 2014, le sulfureux « conseillé de l’ombre » Patrick Buisson (que certains appelleront le « Raspoutine » de la Sarkozie) était « à la manœuvre » depuis les années 2005…

Michel Bonnassieux
Ségo qui fait un procès a son père
Ségo qui ne paye pas ses secrétaires
Ségo qui n’a plus de relation avec sa famille
Ségo qui se promène en méditérrannée avec l’argent public

Ego lène est un poème
Ego lène nous cache sa solitude,
Elle n’a qu’un moteur, ce sont les projecteurs
Ego lène tu nous coutes cher

Armand Abeltassia
Du machisme maladif, Bonnassieux ??? il paraît que ça se soigne…???

Pflimlin der sheliyekh
à Michel Bonnassieux
Si j’ai bien compris, on vous parle ici de Sarkozy et de ses affaires qui atteignent à la démocratie et vous vous allez chercher des histoires de famille qui ne démontre qu’une profonde misogynie.
Sans compter que tenter de secourir un incompétent en accusant son ancienne concurrente de n’avoir pour moteur que les projecteurs, c’est comme défendre Madoff en parlant d’un voleur à la sauvette.

Paul SICARD
Si j’ai bien compris… Mettons qu’affaires il y a (jusqu’à présent tout fait pshitt comme dirait Chirac!). Comme incompétent quand même on fait mieux que Sarko non?
Ou bien faut-il vous rappeler les chiffres de notre « nabo » actuel (il ne mesure guère plus que Sarko, mais personne ne s’en moque!). S’il y a vraiment un incompétent, un incapable, il faut voir Flamby! Nul autre n’est et ne sera pareil.
A mourir de rire!

marie louise font
Sarko va toujours son chemin, tête haute, sourire crispé, barbe à la Gainsbourg, il va de meeting en meeting, de conférences, en conférences … Et, ses fans parlent de son retour en politique !

jean jacques lejuene
Cela prouve que malgré toutes ses casseroles, il n’aura aucune condamnation ! La justice n’est pas juste pour les hommes politiques truands !

Fin des soldes !

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Argentine: l’étau d’une négociation sous surveillance américaine.
index
Retour à la case départ

Après son lavement des mains de Ponce Pilate, la Cour Suprême des États-Unis, les négociateurs sont renvoyés devant le juge Griesa, qui avait décidé que l’Argentine ne pouvait pas exécuter l’accord obtenu des créanciers de 92% de sa dette.

Ce mardi, le juge a donc, comme prévu, agi en fonction de sa décision précédente. Il reste une semaine pour trouver un accord.

Une négociation au finish sous surveillance judiciaire.

A sa décision précédente, je juge Griesa a ajouté ce mardi une nouvelle dimension. Non seulement les négociateurs ont jusqu’au 30 juillet pour trouver un accord, mais cette négociation est assortie d’une obligation de négocier au finish.

A cela s’ajoute une désignation de médiateur. Dans un climat ou les deux parties s’accusent de ne pas discuter avec la volonté d’aboutir, le juge Griesa a nommé David Pollack, un des avocats les plus puissants de New York, médiateur entre les parties. Il garde donc la haute surveillance de ces discussions.

Le risque d’un défaut argentin est réel, mais absurde.

Peut-on vraiment laisser la négociation aller au bout de l’absurde?

Je n’y crois pas parce que je ne parviens pas a voir qui bénéficierait d’un défaut argentin.

Tout d’abord, pour l’Argentine qui traine le boulet d’une absence de financement de son infrastructure et de ses besoins courants, il faut à tout prix que cette réduction de dette de prés de 60 milliards de dollars lui permettre de se financer. La principale victime d’une défaut de paiement est et serait le peuple argentin qui est dans la rue. Un tel défaut aurait des conséquences non seulement pour le gouvernement, mais pour toute l’économie argentine et celle de ses voisins.

Pour les créanciers qui représentent 92% de la dette, cela représenterait une perte additionnelle. Il y a fort à parier que les créanciers ont d’ores et déjà amorti ou prévu d’amortir 70% de leur créance. En cas de défaut, les obligations argentines s’effondreraient et se rapprocheraient de zéro. Il leur faudrait donc acter une perte additionnelle de 20 milliards de dollars environ.

Pour les charognards qui font chanter l’Argentine et prennent en otage l’accord de restructuration de la dette, cette hypothèse ruinerait à jamais leur espoir d’un gain substantiel qui semble de plus en plus compromis.

C’est sur cette dynamique que le médiateur va jouer pour amener des concessions des trois parties concernées.

Le hasard moral

Ce terme qui couvre le risque qu’un accord avec les vautours les incitent, et d’autres avec eux, a recommencer ces manœuvres de prise d’otage. Moralement, donner plus aux hedge funds vautours, est inacceptable. Ils devraient être traités sur base de l’égalité des créanciers.

C’est la Cour Suprême des États-Unis qui leur a donné les armes du chantage. L’Argentine était prête à payer ce qu’elle devait aux détenteurs de 92% des dettes qui ont accepté l’accord: ce sont les tribunaux américains qui ont donné raison aux hedge funds et affaibli les chances d’un compromis.

Il semble maintenant probable que les maitres-chanteurs auront une quote part supérieure à ce que les autres créanciers recevront. Il vaut probablement mieux, au nom d’une Realpolitik d’accepter une injustice. Chacun pourra crier Victoire: l’Argentine pour ne pas avoir obtenu des concessions des hedge funds; les créanciers pour avoir permis une restructuration de la dette argentine et les hedge funds pour avoir obtenu par voie judiciaire interposée, un remboursement supérieur à leur quote part.

Il sera essentiel que le Fonds Monétaire International se penche sur ce probleme moral. De nouvelles règles internationales doivent être trouvées de manière à éviter cette obligation d’unanimité qui met les débiteurs à la merci des charognards. Sans un retour à une pratique internationale équitable, c’est tout le financement des pays en voie en développement qui risque d’être mis en péril, et avec lui le financement de l’économie mondiale.
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commentaires .

Richard NOWAK
Le fonds vautour NML Capital, qui avec d’autres, maintient l’Argentine au bord de la suspension de paiement, est déjà en train de dévorer la charogne sur le marché espagnol. Elliott Management, fonds opportuniste du multi-spéculateur US Paul Singer, a déjà récupéré un milliard d’euros en crédits défaillants de Bankia et 300 millions d’euros de Santander. Selon Auraree.com, il aurait payé à peine 50 millions pour les deux portefeuilles.

Monsieur Ugeux nous dit :’ ‘Il semble maintenant probable que les maitres-chanteurs auront une quote part supérieure à ce que les autres créanciers recevront. Il vaut probablement mieux, au nom d’une Realpolitik d’accepter une injustice. Chacun pourra crier Victoire: l’Argentine pour ne pas avoir obtenu des concessions des hedge funds; les créanciers pour avoir permis une restructuration de la dette argentine et les hedge funds pour avoir obtenu par voie judiciaire interposée, un remboursement supérieur à leur quote part »
Vous oubliez une chose Monsieur Ugeux et pas des moindres. »Le principe même des restructurations de dettes sera remis en cause et ouvrira la boîte de pandores à l’ensemble des créanciers (récalcitrants) qui, plutôt que privilégier le pragmatisme, choisiront la voie des tribunaux ». Et si ce jour arrrive, ce sera également un jeu de massacre pour >>>>> l’Europe !
——–
Mis à par ceci, Monsieur Ugeux, j’ai bien apprécié votre chronique. Merci.

Raymond
Oups…j’ai omis d’insérer ce link intéressant:
http://corporateeurope.org/eu-crisis/2014/03/profiting-crisis-how-corporations-and-lawyers-are-scavenging-profits-europe-crisis
Ahhh…et plusieurs procédures sont déjà pendantes à Chypre, en Grèce, en Espagne et au Portugal (que quelques formalités de plus, non ?)

UGEUX et RAYMOND
« De nouvelles règles internationales doivent être trouvées de manière à éviter cette obligation d’unanimité qui met les débiteurs à la merci des charognards »
J’aimerais que vous répondiez à la question suivante.
Admettons qu’une nouvelle règle impose que la majorité des créditeurs puisse obliger les autres à accepter un remboursement subpar.
Si je suis un émetteur en difficulté, qui m’empêcherait alors de faire racheter sur le marché secondaire 50% de mes propres titres par une entité que je contrôle, et je lui proposer ensuite une transaction avec remboursement à 20% du nominal ? Transaction qui deviendrait obligatoire pour tous les autres bondholders ?
L’obligation cesserait d’être telle et deviendrait une sorte de junior security (action) dont la valeur n’est plus fixe, mais decidée par la majorité des stockholders, et en plus assortie d’une échéance fixe, tout comme une option. Voilà, vous souhaitez transformer le marché obligataire en marché de produits derivés. Personnellement j’arrêterais tout de suite d’acheter des obligations : quelles guaranties resteraient pour un outside minority investor

habsb
Ça fait la deuxième fois que tu arrêtes immédiatement d’acheter des obligations… Tu n’en as jamais acheté et n’es pas crédible.
Tu n’as pas saisi l’importance mineure de la loi pour un gouvernement. Commence par là pour comprendre leur comportement.
La seule et unique chose qui encourage un gouvernement à rembourser, c’est de pouvoir emprunter de nouveau. Voilà qui empêche le schéma que tu suggères. L’autre impossibilité, c’est qu’aucun gouvernement de contrôle une entité capable d’acheter la moitié de la dette gouvernementale.

Marc Schaefer
@habsb
Nul besoin d’émettre »un raisonnent » aussi farfelu. Et pour se couvrir contre la défaillance des emprunts souverains (pour ne citer qu’eux), il y a bien un instrument de couverture que vous n’avez toujours pas maîtrisé au fil des billets (et des posts). Les Credit Default Swaps = Un juteux marché (et toujours dans l’expectative d’une régulation sérieuse. Vous commencer à saisir ou toujours pas ?)
http://www.bis.org/publ/otc_hy1405.pdf

Raymond
@habsb
Et là, vous commencez tout doucement à saisir ?
http://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/Revue_de_la_stabilite_financiere/2013/rsf-avril-2013/14-COUDERT-GEX.pdf

S’il vous plait ne vous mettez pas au niveaux d’autres commentateurs avec des appreciations personnelles alors que vous ne connaissez pas vos interlocuteurs.
Et s’il vous plait, daignez répondre aux questions qui vous sont posées.
Ce que M. Ugeux propose, est que de nouvelles règles permettent d’éviter le défaut à travers un accord obligé pour tous du moment qu’il est accepté par une majorité.
Les CDS ne seraient alors nullement activés, donc votre intervention n’est pas pertinente.
Soit l’obligation est telle, et oblige le prêteur à rembourser (100%), soit elle devient comme je le disais une sorte d’option, où vous êtes remboursé à la valeur que la majorité des détenteurs veut bien.
Si la règle de l’unanimité est en place depuis toujours est pour éviter les fraudes que j’ai évoquées, qui ne sont pas du tout un raisonnement farfelu, et sur lesquelles vous n’avez toujours pas répondu.
L’Argentine a les resources nécessaires pour rembourser à 100% les créditeurs qui n’ont pas accepté l’accord, ces « fonds vautours » ne détiennent en total que $1.3B.
Ce qui manque est la volonté d’un gouvernement corrompu qui s’est livré à l’enrichissement personnel.

habsb
1.Je ne vous parlais bien évidemment pas des CDS dans le dossier argentin (je rebondissais simplement sur votre développement farfelu…comme nous avions déjà aborder le sujet des CDS en nous aventurant sur le cas de la Grèce, dans un autre billet, et que vous n’avez toujours pas saisi). Bref.
a) Maintenant, pour la suite: l’accord signé par les créanciers qui avaient accepté la restructuration de la dette stipule qu’une meilleure proposition ne peut être accordée avec les fonds vautours.
b) La crainte du gouvernement argentin, c’est que les prochaines négociations avec les fonds spéculatifs débouchent sur quelque chose qui réactive cette clause (et j’en ai déjà parlé sur un autre billet). L’Argentine pourrait alors être face à des plaintes qui iraient jusqu’aux 500 milliards de dollar

Raymond
C’est bien pour cela qu’ils devront etre autour de la table de negociation.

Georges Ugeux
C’est inequitable evidemment.
Ce n’est pas tres credible.
Il faut des regles comme pour la faillite ou les OPAs. Rien de plus, mais rien de moins.
Comme petit actionnaire vous n’avez pas beaucoup de droits. Une infime minorite d’oligataires n’ont pas droit au chantage.

Là où le raisonnement du financier n’est pas correct, c’est d’autoriser un marché secondaire de la dette, où le prix de cette dernière est fixé par le marché tout en laissant l’emprunteur tenu de payer l’intégralité de la somme.
Pourquoi exiger d’un gouvernement de payer 100% de la somme d’un bout de papier que le marché évalue à 30% ? C’est l’existence du marché secondaire qui décrédibilise l’action des hedge fonds. C’est cette manie de tout mettre « en bourse », de tout évaluer à la valeur d’un marché qui sape les fondements de la définition de la valeur.
De plus, dans le cadre d’une dette, le créditeur se protège via un intérêt, donc il n’y a pas de raison de créer des protection supplémentaire: si vous prêtez à un voleur, pourquoi devriez-vous être surpris d’être voler ?
Encore une fois, si on veut se montrer ferme avec les débiteurs, ce que je conçois totalement, il faut se montrer exigeant avec le créditeur qui doit prendre les infos nécessaires sur la situation du débiteur. C’est d’ailleurs le créditeur qui choisit le taux d’intérêt en fonction du risque, il doit donc endosser sa part de responsabilité.

Helvète
La possiblité non envisagée dans ce billet est que l’Argentine continue à rembourser ses prêteurs restructurés et pas les fonds vautours.
C’est seulement contraire au jugement de Griesa, mais doit être faisable. SI le procédé gêne les banques étasuniennes (le gouvernement argentin vient de le faire pour une petite somme), on trouve des banques en Argentine et dans des pays tiers.
Que certains parlent alors de faillite est anecdotique. Les prêteurs décideront souverainement de confier ou non du pognon à l’Argentine, et des mots ou une notation d’agence y changeront peu.

Marc Schaefer
Le probleme reside dans le fait que le peuple argentin a elu un gouvernement socialiste qui fait absolument n’importe quoi – et ce depuis de nombreuses annees.
Les hedge funds en question ont raison de tenter ce genre de strategie de recouvrement, et c’est tres commun sur les corporate distressed debt desks ou les traders jouent les differents seniorites des liabilities.
Je ne trouve pas cela moral, mais au moins cela sert d’exemples a ceux qui pensent que l’on peut emprunter puis faire defaut sans consequences (c’est pas grave, c’est des mechants banksters speculateurs de la grande finance capitaliste modialisee, etc, etc…).
Quand a M. Ugueux – et comme l’a souligne Habsb – le non sens de la proposition me fait de plus en plus douter que l’auteur de ce blog ait pu travailler de pres ou de loin dans la finance….
Quand

Julio
J’imagine que l’idee que les pratiques de chantage soient immorales ne vous emeut pas.

Georges Ugeux
Oui, effectivement : du chantage !
Oui, effectivement: »Il sera essentiel que le Fonds Monétaire International se penche sur ce probleme moral ».
Mon post du 18.07.2014 – sur votre blog – » Depuis des décennies, la Banque mondiale met à disposition de l’argent, pour que les pays du Sud puissent payer leurs dettes aux…créanciers privés. Mais ce ne sont pas exclusivement les pays du Sud et les créanciers « d’origine » qui profitent de cette initiative : les grands fonds vautour sont aussi financés par la Banque mondiale ! Certaines organisations non gouvernementales demandent une limite pour les bénéfices de ces fonds, d’autres une transparence plus nette sur les transactions (effectuées pour l’essentiel via des hubs domiciliés dans ces célèbres trous noirs – financiers, juridiques, fiscaux – essentiellement les Caïmans et les îles anglo-normandes) et le flux d’informations de ces derniers.
Par conséquent, la Banque mondiale, le FMI et les politiques de quelques états sont complices des pratiques des Vulture Funds (et s’est très loin d’être nouveau) »
Encore un problème moral ?

Raymond |
Morale ? Quelle morale ? La seule « morale » que j’entrevois c’est de rembourser ses dettes…

Julio
Rembourser des dettes illégales et illégitimes ? Etonnante conception de la morale !
Le 14 juillet 2000, un juge de la cour fédérale d’Argentine a rendu un jugement historique proclamant illégitime la dette contractée durant la période de la dictature. Selon le juge fédéral, « le processus d’endettement entre 1976 et 1983 n’avait aucune justification légale, administrative ou économique ».
La sentence (195 pages dont 4 de conclusions) établit que la politique économique menée par la dictature entre 1976 et 1983 était « contraire aux intérêts de la nation ». La majeure partie de la dette contractée est illégale. Pourquoi ? Parce que le pouvoir qui l’a contractée est lui même illégitime et que les procédures suivies pour contracter la dette n’ont pas respecté les normes prévues par la Constitution et la législation d’Argentine. Il apparaît aussi que le FMI a, d’un bout à l’autre de la période dictatoriale, conseillé la dictature et supervisé sa politique d’endettement en l’encourageant. La sentence n’aboutit pas à la condamnation des responsables car ceux-ci bénéficient de la prescription. Le tribunal recommande au pouvoir législatif, le congrès de la nation, d’utiliser la sentence pour entreprendre de nouvelles négociations en vue de réduire ou d’annuler la dette extérieure, considérant que « cette dette a augmenté de manière dramatique à partir de 1976 via l’application d’une politique économique dommageable aux intérêts de la nation qui a mis à genoux le pays au profit d’entreprises privées nationales et étrangères au détriment d’entreprises de l’Etat qui ont été systématiquement endettées et appauvries pour ensuite justifier leur privatisation ». Enfin, la sentence déclare que le pays à partir de 1976 a été subordonné à la volonté des créanciers externes et du FMI.
http://cadtm.org/spip.php?page=imprimer&id_article=181

Raymond
Le FMI et la Banque Mondiale portent une lourde responsabilité dans le dossier Argentin (mais rien d’étonnant pour ces lacquets des USA)
—–
Le FMI (sur un autre sujet) ? Oui, le FMI, ce lacquet à la botte des USA qui n’a pas voulu écouter – en 2005 -son propre jeune directeur de recherche économique, Raghuram Rajan. En 2005, lors d’une cérémonie en l’honneur d’Alan Greenspan, il publie une étude controversée sur les risques de pertes extrêmes (crise du subprime en devenir) qui lui valent de nombreuses critiques, dont celles de l’ancien secrétaire d’Etat au Trésor américain Lawrence Summers le qualifiant de « réactionnaire ». La crise économique de 2008 a pourtant confirmé les vues de Raghuram Rajan, et le Wall Street Journal publie en janvier 2009 un article retrospectif sur le caractère prémonitoire de son papier et montrant que « peu sont ceux qui critiquent ses idées » désormais. Monsieur Raghuram Rajan est actuellement gouverneur de la banque centrale indienne.
Vous voulez lire son rapport de l’époque ? Alors le voici !
http://www.kansascityfed.org/Publicat/sympos/2005/PDF/Rajan2005.pdf

Vous voulez que je vous parle maintenant de Laurence Summers ? Lawrence Summers, symbole des pires errements des milieux financiers durant la dizaine d’années qui a précédé la crise du subprime : exécuteur du Glass-Steagall Act, saboteur de toute tentative de réglementation des produits dérivés, utilisant en plus des sarcasmes, l’intimidation contre ses adversaires, jouant la banque contre l’administration alors qu’il faisait partie de celle-ci. Sans compter bien entendu qu’il ait dû quitter l’Université de Harvard dont il était le président, non pas comme on le dit aujourd’hui en raison du fait avéré qu’il ait joué et perdu sur les marchés financiers 1,8 milliard de dollars des fonds de l’université, mais chassé par un vote de ses collègues en raison de sa fameuse allocution en 2005, où il « prouvait » que la sous-représentation des femmes dans les carrières scientifiques était due à leur « plus faible aptitude intellectuelle ». Voilà la personne qui jusqu’à sa démission annoncée, était le candidat préféré de M. Obama au poste de gouverneur de la banque centrale américaine. Marrant non ? Je continue ??? Très bien…alors voici
Parlons du mémo secret de 1997 : Greg Palast appelle ça le «End Game memo»: un genre de balle de match transformée par les Etats-Unis dans les années 90 dans leur combat pour la libéralisation financière mondiale. Ce journaliste d’investigation américain, qui travaille notamment pour la BBC, vient de publier sur Vice un article reproduisant un mémo du 24 novembre 1997 signé Timothy Geithner, le futur secrétaire au Trésor de Barack Obama, à l’époque secrétaire adjoint aux affaires internationales, et reflétant selon lui la collusion entre le gouvernement américain et les grandes firmes financières. Geithner y enjoint Larry Summers, alors secrétaire adjoint au Trésor de Bill Clinton, de se «mettre en contact» avec les PDG des grandes firmes financières américaines, «qui ont suivi avec attention les négociations de l’OMC sur les services financiers». Suit une liste de cinq contacts directs —nom et numéro de téléphone— chez Citibank, Bank of America, Chase Manhattan, Goldman Sachs et Merrill Lynch.
Ce document à l’appui, Palast accuse le gouvernement américain de l’époque de s’être associé aux banques dans un lobbying en faveur du Financial Services Agreement, un accord de l’OMC permettant une ouverture internationale des marchés financiers, notamment en ce qui concerne les produits dérivés, que la crise de 2008-2009 a mis en lumière.
http://www.vice.com/en_uk/read/larry-summers-and-the-secret-end-game-memo

Raymond |
C’est beau un pays souverain qui decide d’annuler sa dete de maniere unilaterale 😉 Historique ? Laissez moi rire.

Julio
Peut-être faut-il vous donner une courte définition de la dictature pour que vous commenciez à comprende la texte ? (désolé mais je ne vais pas pouvoir faire cela pour chaque mot)
La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite[1].
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictature
;o)

Raymond
Julio,
Ce n’est pas un gouvernement socialiste qui a ruiné l’Argentine mais la politique ultralibérale menée par Carlos Menen de 1989 à 1999 (Privatisations des entreprises publiques, privatisation des retraites, et arrimage de la monnaie nationale au dollar…)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Menem

T34
Je vous rappelle que
1) Menem était un péroniste, donc socialiste, et sous son gouvernement la plupart de l’économie restait sous le controle de l’état
2) ce ne sont pas 10 ans de timides réformes, vite annulées qui peuvent changer l’état de prospérité ou misère d’un pays
3) l’Argentine était il y a 100 ans l’un des pays les plus riches du monde avec un revenue par tête double que le Japon. En 1988, avant toute réforme de Menem, elle était devenue un pays pauvre, ruiné par le péronisme socialiste.

habsb
1) Menem était un socialiste !…. il n’y a que vous pour le croire !
2) C’est une politique de gauche qui a redressée l’économie Argentine : celle de Roberto Lavagna, ministre de l’économie de 2002 à 2005. Nous devrions tous (en Europe) nous inspirer de ses réformes courageuses.
3)L’Argentine a souffert de ses juntes militaires (pas franchement de gauche) au pouvoir après la seconde guerre mondiale.
4) Vous trouverez ci-joint un graphique représentant l’évolution du PIB argentin, ainsi qu’une interview de M. Lavagna :
http://www.les-crises.fr/interview-roberto-lavagna/

T34
« C’est une politique de gauche qui a redressée l’économie Argentine »
Redressé l’économie argentine ? Lisez plutôt
http://www.contrepoints.org/2014/02/06/155790-inflation-en-argentine-les-origines-du-mal

habsb
http://risal.collectifs.net/spip.php?page=imprimer&id_article=74

Raymond
« Le laboratoire » Argentin et l’hégémonie du dollar, que de souvenir !
http://www.liberation.fr/economie/2001/06/22/l-argentine-totalement-desargentee_368878
http://regulation.revues.org/10794
L’évolution générale (surtout en occident) y comprise celle de la finance privée internationale, continue à évoluer dans le sens voulu/établi par les agissements du hard core (pardon.. le noyeau dur..:o) du monde anglo-saxon. Et cela depuis l’après guerre et meme depuis Bretton Woods.1
Et, cela va continuer à moins qu’il ne se matérialise un ou plusieurs « cygnes noirs » (ceux de NTaleb..:o) .. On peut seulement dire « amen »..
Néammoins on peut se demander si les « cygnes noirs » en question peuvent surgir seulement à cause du fameux couple de facteurs habituels.. càd le hasard et la nécessité? Ou il peut y avoir aussi d’autres facteurs concomitants?

carl
UGEUX, RAYMOND, JULIO
Je remarque que :
1) Le scénario de fraude que j’ai évoqué, au cas d’une restructuration à la majorité (scénario que M.Raymond continue de ne pas saisir/commenter) ne me parait pas peu crédible, comme l’estime M. Ugeux. En tous cas il y a 20 ans on aurait jugé peu crédibles la plupart des évènements de la finance actuelle
2) Le FMI a été remboursé en entier de sa dette argentine. Pourquoi alors les autres doivent être traités différemment ?
3) Libres les créditeurs qui le veulent d’accepter une décote, et libres les autres de prétendre ce qui est écrit sur le contrat.
4) Le gouvernement argentin se doit de rembourser à tout créditeur 100% de l’emprunt :qu’a-t-il donc fait des fonds prêtés et de la grande richesse créée avec, suivant la belle théorie du multiplicateur keynésien ?
5) Ce que vous appelez « fonds vautours », n’ont au total que $1.3B, et il y a beaucoup d’autres créditeurs, notamment des petits épargnants italiens, pays aussi en difficulté.
6) Un discours de fond est que un siècle de socialisme et keynésisme a réduit en misère l’un des pays les plus riches du monde, et un autre vol (après celui de Repsol) de quelques milliards ne changera absolument rien
7) Et un autre point est que seul le respect du droit et des contrats permet la finance internationale, en particulier les obligations : le seul intérêt d’en souscrire et de se contenter d’un retour modeste est la garantie du retour du principal, (sauf faillite de l’émetteur). Rendez aléatoire ce retour, par des restructurations à la majorité, et vous ferez écrouler le marché obligataire. Je n’ai pas besoin d’évoquer les conséquences à des professionnels de la finance

habsb
Les points 1 à 6 ne méritent même pas que je m’y attarde (mais du moment que vous croyez mordicus à ce que vous écrivez, alors j’en suis ravi pour vous)
Par contre, le point 7 n’est pas inintéressant, car vous avez juste omis de préciser ceci en parlant du principal (votre vision du principal): Les créances rachetées par les fonds vautours ont souvent pour corollaire qu’elles sont odieuses, illégales, voir mêmes illégitimes. C’est d’ailleurs le cas de la dette argentine qui a été déclarée nulle par la Cour suprême argentine dans le jugement Olmos de 2000. Les juges argentins ont identifié 477 délits dans la formation de cette dette, avant même l’arrivée des fonds vautours !
;o))

Raymond
@habsb
Maintenant on va aborder l’accord signé par l’Argentine et le Club de Paris (sous forme d’un prêté pour un rendu)
http://blogs.mediapart.fr/blog/cadtm/130614/l-argentine-signe-un-accord-dit-historique-avec-le-club-de-paris
Ensuite, on peut encore parler du rôle d’un »economic hitman »:

Vous parler encore des » Junk Bonds » ? Vous n’y comprendriez de toute façon pas plus (sans rancune Môssieu)
« C’est d’ailleurs le cas de la dette argentine qui a été déclarée nulle par la Cour suprême argentine dans le jugement Olmos de 2000. »
Je ne vois pas comme un emprunteur (l’ état Argentin) peut être juge et partie
« Vous n’y comprendriez de toute façon pas plus »
Vaut-il le coup de continuer une conversation où votre seul argument est que je ne comprend rien à quoi que ce soit ,

habsb
Maintenant (la boucle est bouclée) et le dessert est pour vous, habsb (daté du 24.07.2014)
http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/les-brics-ont-cree-un-ordre-global.html
Ainsi, voyez-vous, votre position est également « débouclée » aujourd’hui…Môssieu…!

Raymond
Il n’est pas étonnant qu’un tel gouvernement decide de rester en dehors de la légalité, des contrats, et des accords signés. Nous l’avons déjà vu avec l’expropriation de Repsol YPF.
On lui souhaite bonne chance avec ses nouveaux maîtres chinois : si le nouvel ordre mondial est l’esclavage et la Han-isation forcée, je préfère encore de loin le néolibérisme.
Vous me faites penser aux intellectuels gauchistes des années 50 qui exsultaient des succès soviétiques, tel Sartre qui expliquait la nécessité de cacher aux medias l’invasion de Prague pour ne pas décourager la révolte du proletariat occidental.
60 ans plus tard on en rigole, comme on rigolera de la toute puissante Chine Populaire quand leur propre Gorbaciov aura fait le ménage.
Les dictatures étatiques n’ont jamais duré plus que 4 ou 5 generations.

habsb
Mais il n’y a pas que l’Argentine qui est en faillite.
Mardi 22 juillet, Eurostat publie les chiffres de la dette publique du premier trimestre 2014.
Dans l’Union Européenne, neuf pays sont en faillite.
1-Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 314,801 milliards d’euros, soit 174,1% du PIB.
2-Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2120,143 milliards d’euros, soit 135,6 % du PIB.
3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 220,696 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.
4-Irlande : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.
5- Chypre : dette publique de 18,206 milliards d’euros, soit 112,2 % du PIB.
6-Belgique : dette publique de 404,248 milliards d’euros, soit 105,1 % du PIB.
7-Espagne : dette publique de 989,925 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.
8-France : dette publique de 1985,918 milliards d’euros, soit 96,6 % du PIB.
9-Royaume-Uni : dette publique de 1486,878 milliards de livres sterling, soit 91,1 % du PIB.
La question est :
“QUAND ces neuf pays vont-ils se déclarer en défaut de paiement ?”
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072014-AP/FR/2-22072014-AP-FR.PDF

BA
@Raymond.
Votre raisonnement ne tient pas: même si un emprunt est considéré comme illégal, cela ne veut pas dire que le remboursement ne tient pas, mais que l’emprunteur n’avait pas le droit de faire l’emprunt, donc l’emprunteur peut être condamné et forcé de rembourser lui-même la dette.

Helvète
BA
Je ne comprends pas votre point.
Tant que les intérêts sur la dette sont payés, il n’y a pas de faillite.
Prenez l’Italie: elle a beau avoir une dette de 135% de son PIB officiel: les intérêts au taux de 2.73% de ses emprunts d’état représentent donc 3.69% de son PIB. Tant qu’elle arrive à les payer, il n’y a pas de défaut ni encore moins de faillite. Egalement pour les autres.
Il faut remarquer que ces la plupart de ces dettes sont stables et elles ne dérapent pas: en zone Euro, seulement 6 pays ont un deficit supérieur à 3%: Portugal, Irlande, Grèce, Espagne, France et Slovénie. (les FPIGSS)

habsb
habsb aurait-il saisi ce que veux dire : » roll over its maturing debt indefinitely » ? Wahouu, le scoup !
Par contre, habsb, n’a pas encore compris le deuxième degré de ce cher BA (lui au moins va chercher l’ information)

Raymond
En tant qu’investisseur, je préfère mille fois le indefinite rollover à l’expropriation prolétaire

habsb
Ceci ne m’étonne pas le moins du monde (pourtant l’expropriation prolétaire, ça rapporte !)
http://www.francoispilet.net/les-credits-toxiques-dubs-vont-lui-rapporter-des-milliards/#more-133

Raymond |
Vous ne croyez pas que le véritable problème se trouve du côté des préteurs initiaux ??
Normalement une gestion « prudentielle » devrait obliger à peser les avantages/inconvénients d’un prêt à un pays comme l’argentine. Si « ils » ont prêtés en toute connaissance de cause, alors je ne les plaint pas du résultat. De même les vautours en rachetant des dettes en dessous de leur valeur d’émission et aussi en toute connaissance de cause, ne sont pas dans une meilleur position et je ne les plains pas plus.
Quant on cherche à faire du fric par tout les moyens, voilà le résultat (Lénine disait très justement que les capitalistes sont tellement avides qu’ils vendraient même la corde qui servirait à les pendre).
Bref, je n’ai aucune sympathie pour ces « organismes financiers » et je souhaite une belle réussite à l’Etat Argentin.

khurnous |
« Quant on cherche à faire du fric par tout les moyens, »
Vous savez quoi ? Un moyen de faire du fric est aussi celui d’emprunter de l’argent et de ne pas le rendre.

habsb
khurnous et non khumous 😉
Vous confirmez ce que je dis, celui qui prête prend un risque plus ou moins grand en fonction du profil de l’emprunteur (notion prudentielle).
A certain il ne faudrait jamais prêter, connaissant les risques de non paiement. Si on le fait, en étant parfaitement informé, c’est que l’on est dans une autre logique, celle de l’avidité. Les prêteurs ont fait un pari comme au poker. Ils ont perdus, tant pis pour eux.
Et je ne vais surement pas les plaindre.

khurnous
Vous avez raison, et justement c’est ce qui se passe. Personne ne sanctionnera le gouvernement argentin.
Par contre, un tribunal est là pour écrire et certifier ce qui s’est passé (le gouvernement argentin n’a pas remboursé ses prêteurs) et empêcher que certains créditeurs seulement soient payés et pas d’autres.
C’est ce qu’on appelle la faillite (bankruptcy) de l’état argentin, à qui le tribunal demande aussi de publier son patrimoine financier, pour prouver qu’il n’a pas les moyens de payer.
La faillite doit être proclamée au monde entier, pour éviter que d’autres prêtent sans connaissance de cause.
Ceci dit une faillite n’a rien de tragique, la France l’a connue plusieurs fois dans sa longue histoire.

habsb
En Europe, quels sont les Etats qui ont été en défaut de paiement ?

Réponse :
1- L’Espagne a été 13 fois en défaut de paiement.
2- L’Allemagne a été 8 fois en défaut de paiement.
3- La France a été 8 fois en défaut de paiement. Rappel : le dernier défaut de paiement de la France remonte au 30 septembre 1797 (les historiens l’appellent « la banqueroute des Deux Tiers »).
4- L’Autriche a été 7 fois en défaut de paiement.
5- La Hongrie a été 7 fois en défaut de paiement.
6- Le Portugal a été 6 fois en défaut de paiement.
7- La Turquie a été 6 fois en défaut de paiement.
8- La Grèce a été 5 fois en défaut de paiement.
9- La Russie a été 5 fois en défaut de paiement.
10- La Pologne a été 3 fois en défaut de paiement.
11- La Roumanie a été 3 fois en défaut de paiement.
12- L’Italie a été 1 fois en défaut de paiement.
13- Les Pays-Bas ont été 1 fois en défaut de paiement.
(Carmen Reinhart, Kenneth Rogoff, « Cette fois, c’est différent », édition Pearson, page 120)

BA
Et nous pouvons également rajouté ceci:
L’un des articles économiques les plus cités ces dernières années par les partisans de l’austérité est-il fondé sur une erreur de calcul sur Excel? La polémique fait rage sur dans les médias économiques américains depuis vingt-quatre heures et cible les travaux de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, deux économistes d’Harvard auteurs ces dernières années d’un essai remarqué sur la crise financière (Cette fois, c’est différent. Huit siècles de folie financière) et qui ont occupé de hautes responsabilités au sein du>>>>> FMI<<<<<<
«Les résultats de Reinhart et Rogoff ont servi de rempart soutenant les politiques d’austérité. Le fait qu’ils soient faux doit en conséquence nous amener à les réévaluer à la fois en Europe et aux Etats-Unis.»
http://www.slate.fr/lien/70939/etude-dette-austerite-erreur-excel

Raymond
Et la cerise sur le gâteau ?
https://www.imf.org/external/np/vc/2003/021003f.htm
Maintenant – en reprenant lecture de ses écrits de l’époque – et avec un peu de recul, je ne sais pas si je dois en rire ou pleurer !

@habsb
Le problème de la dette argentine et des hedge fonds, c’est la demande de payer une créance à 100% de sa valeur, alors que l’on considère soi-même que cette créance ne vaut que 5-10% de sa valeur initiale et que l’on a payé effectivement 5-10% de cette valeur pour obtenir la créance. C’est là toute l’absurdité de la pensée financière.
C’est la transformation d’une obligation en une sorte d’action sur le marché secondaire qui détruit la notion d’obligation, car on commence à donner des valeurs différentes à un même objet en fonction de l’interlocuteur en invoquant le droit et l’exigence d’être payé.
Il n’y a aucune raison de protéger la valeur du capital puisque la couverture se fait au niveau du taux d’intérêt. On ne peut pas exiger le remboursement de 100% de la dette et en même temps demander un taux d’intérêt variable en fonction du risque, car cela sous-entend dès le début que l’on s’attend à ne pas récupérer 100% de la valeur de la dette. La logique vaudrait d’ailleurs que le créancier retourne le montant correspondant à l’assurance contre le risque de non-remboursement au débiteur au moment au ce dernier rembourse l’intégralité de sa dette ou alors que la part du taux d’intérêt associé au risque du non-remboursement devrait être considéré comme une forme de remboursement annuel.
Quant à la faillite d’un Etat et à l’évaluation de son patrimoine, il faudrait commencer par définir le minimum de revenus dont un pays a droit pour assurer les droits fondamentaux de ses concitoyens, car on ne peut considérer un Etat comme une personne morale au même titre qu’une entreprise.
Le cas de l’Argentine montre bien que le problème de la faillite d’un Etat moderne n’est absolument pas clair.

Helvète |
Comme tous les biens en commerce, une créance de dette voit son prix évoluer en fonction de la demande et de l’offre.
Il n’y a donc rien d’extraordinaire si ces titres sont cédés à 10% de leur valeur par des investisseurs apeurés, ni cela peut préjuger de leur remboursement intégral.
Ce débat est pollué par l’envie social de ceux qui n’aiment pas que d’autres profitent autant.
Mais les hedges fonds ne profitent pas aux dépens du peuple argentin, qui ne fait que rendre ce qu’il a emprunté. lls profitent aux dépens de ceux qui ont cédé leurs obligations, donc d’autres investisseurs / spéculateurs / institutions moins avisés ou moins chanceux, qui participent sans doute à cette campagne médiatique contre les « vautours ».
Et les tartuffes qui crient au scandale pour la plusvalue sur ces obligations n’ont aucun problème avec ceux qui ont triplé leur patrimoine immobilier. Est-ce parce qu’ils en font partie ?

habsb
A présent, revenons aux autres Vautours (NML & Aurelius) :
Lors de son allocution – à l’occasion d’une réunion des ministres des Finances de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) à Buenos Aires, en juin 2014, le ministre de l’Économie argentin Axel Kicillof n’a-t-il pas lancé à ses homologues :
« Dites-moi si la volonté de saisir l’ambassade d’Argentine à Washington n’est pas une volonté d’extorquer le pays ? »
Oui, car selon le ministre, ces deux « fonds vautours » demandent la saisie conservatoire de 900 actifs argentins, parmi lesquels une frégate de la marine, les réserves de la Banque centrale, des satellites et mêmes des ambassades.
NML Capital, « fonds vautour » de Paul Singer, basé aux îles Caiman, n’en est pas à son coup d’essai, loin s’en faut. Dans un proche passé, il avait réussi à faire saisir les fonds de l’ambassade d’Argentine à Paris, avant qu’ils ne soient débloqués en s’appuyant sur l’immunité diplomatique. Par contre, en octobre 2012, ce même vulture funds du milliardaire Paul Singer a fait saisir dans un port ghanéen le voilier-école Libertad de la marine argentine. Ce même Paul Singer, un fervent supporter de celui qui était alors pressentit pour détrôner Obama, cette même année 2012 – Mitt Romney (candidat républicain). Paul Singer n’aurait-il pas arrosé le candidat républicain de 2.3 millions de dollars? Bref, entre amis financiers prédateurs, on se comprend, et en même temps ne serait-ce pas là un des piliers fondateur du néolibéralisme ? (Encore une autre face cachée au nom du Veau d’Or)
http://www.lefigaro.fr/argent/2012/01/18/05010-20120118ARTFIG00491-la-fortune-embarrassante-de-mitt-romney.php
Parler maintenant de corruption en argentine – et après avoir fait un p’tit tour (depuis quelques semaines passées sur ce blog à poster) du coté du FMI, de la Banque Mondiale, de Bruxelles, des diverses administrations US – me fait doucement sourire. Dire que le modèle néolibéral est un modèle d’avenir me terrorise (tout autant que le Marxisme). Prôner une économie de l’offre à l’ensemble de la planète, alors même que l’on sait pertinemment qu’elle n’a jamais été viable à long terme ? Cela me déstabilise rien qu’en pensant à l’avenir de nos générations futures (futurs esclaves d’une économie asservie aux puissants). Dictature des marchés financiers, Ploutocratie, Clientélisme, Crony capitalism, Kleptocratie, autant d’héritages que nous lèguent les néolibéraux (au nom d’un pseudo-libéralisme déjà relégué depuis des décennies au rang des mythes).

Raymond
@habsb
Encore une distraction pour vous :
Romney’s Billionaire Vulture
Paul Singer, the GOP’s Baddie Sugar Daddie
http://www.gregpalast.com/romneys-billionaire-vulturepaul-singer-the-gops-baddie-sugar-daddie/

Habsb,
Je persiste : c’est bien la politique de gauche menée par R. Lavagna qui a redressée l’économie Argentine :
Abandon de l’arrimage du peso au dollar
Baisse des taux d’intérêt
Augmentation de l’investissement
retour de la croissance
baisse du chômage et de la pauvreté
et tout ceci avec une inflation contenue durant son mandat de 2002 à 2005 !
Voici un article qui résume bien les choses :
http://www.optimum-blog.net/post/2011/10/27/Retrouver-une-politique-mon%C3%A9taire-%3A-le-cas-de-l-Argentine

T34
Habsb
Je vous joins un autre lien, qui je l’espère, contribuera à vous sortir de l’obscurantisme néolibéral :
http://www.liberation.fr/economie/2012/02/19/nous-avons-sauve-les-gens-plutot-que-les-banques_797163
Pourquoi en Europe, ne s’inspire t’on pas des recettes mises en oeuvre avec succès, par M. Lavagna à la place des méthodes mortifères imposées par la sinistre troîka ?

T34
Merci à vous – T34 – pour ces deux links !
Comme j’apprécie les partages, je vous fais parvenir un commentaire que j’ai posté sur un autre blog, en son temps, avec une très intéressante vidéo (elle donnera une réponse partielle à votre question)
Le film du week-end ? The Brussels Business (accrochez vos ceintures)
« Les gens ne savent pas ce qu’est l’Union Européenne, ils ne savent pas qui la gouverne ni comment, mais ils savent que se ne sont pas des élus du peuple »

Welcome to Lobbycratie ! (passage 51:50 du documentaire…particulièrement intéressant)

Raymond
Résumé: Un long-métrage documentaire sur l’influence grandissante des lobbies sur le processus de décision dans les institutions européennes. Le film explore les opérations et les opportunités du Business bruxellois ainsi que ses répercussions.
Au début des années 90, deux jeunes hommes se rendent compte de l’impact considérable des lobbies sur les décisions de l’Union européenne prises à Bruxelles. Le premier se lance alors dans une enquête et une lutte, et devient le garde-fou des lobbies de l’Union européenne ; le second devient un lobbyiste haut placé de 40 multinationales.
Le film dévoile les coulisses des lobbies, les réseaux secrets du pouvoir et l’influence des grandes entreprises sur les décisions européennes prises à Bruxelles. Autrement dit, c’est une version officieuse de l’Intégration européenne depuis les années 80, l’histoire de l’emprise néolibérale dans la politique européenne.

Suite: maintenant que vous avez regardé la vidéo ci-dessus et que vous (aussi) capté le nom de Jacques de Larosière, alors nous pouvons passer à l’étape suivante.
Jacques de Larosière ? Ancien gouverneur de la Banque de France, ancien directeur du FMI et auteur du rapport sur la régulation qui porte son nom. Arrêtons-nous un instant sur ce link (La finance mondiale et les facilités de l’«aléa moral» ou Moral Hazard)
http://formation-bts-assurances.esaassurance.com/linkeo/blog/index.php/articles/l-alea-moral-en-economie/
Marrant, non ?

Raymond
T34
D’abord, ce que vous appelez austérité n’existe pas en Europe. S’il existait, les dettes étatiques cesseraient de s’accroître comme elles font
Simplement, vous appelez austérité le fait de ne pas gonfler encore plus ces dettes, un peu comme qui appellerait régime diététique le fait d’augmenter légèrement la quantité de nourriture avalée au lieu de l’augmenter très fortement.
Sachez que il n’y a que deux classes adversaires de l’austérité:
1) les assistés étatiques de toute sorte (professions protégés, fonctionnaires hauts et petits, entreprises qui bénéficient de marchés captifs, allocataires sociaux…)
2) les spéculateurs à la Keynes qui savent très bien que plus il y a de dettes, plus il y aura de monnaie pour les rembourser, et plus la valeur de leurs biens réels va grimper: soient-ils parpaing parisien, parts de sociétés du CAC40, métaux précieux, puits de gaz naturel ou pétrole…
Si vous ne faites partie ni des uns, ni des autres, alors votre intérêt n’est dans la dette étatique : votre intérêt n’est pas d’endetter vos descendants pour faire profiter aujourd’hui l’une ou l’autre de ces deux classes.

habsb
Selon vous l’austérité n’existe pas en Europe… Allez voir ce que subissent les Grecs, les espagnols… Cela s’appelle de la souffrance.
Les « assistés étatiques » ne sont pas ceux que vous visez. Une infirmière ou une PME ne sont pas des privilégiés. Les véritables privilégiés se sont les banques et autres entreprises du CAC40.
Lancez vous dans des dépenses somptuaires que vous n’arriverez pas à assurer. C’est un huissier que vous aurez derrière vous.
Si une banque, après avoir fait des c… sur les marchés financiers, n’arrive plus à boucler ses fins de mois, elle aura derrière elle, la BCE, le Fonds de stabilité européen, les Etats… Et je ne vous parle pas des prêts à très bas taux pour 1000 milliards d’euros accordés par la BCE de type LTRO…
Je ne vous parle pas non plus, des 8% d’impôt sur les sociétés, alors que les PME, sont assujetties à 33%…
C’est là que sont les vrais privilèges.

T34
Un contre-pouvoir à la finance prédatrice / également à contre pouvoir à Bruxelles ? (et effectivement, les banksters ne sont pas tous de véritables banksters…)
http://www.finance-watch.org/fr
Oui…effectivement marre du néolibéralisme

Raymond
Cette même idéologie néolibérale qui a réussi à contaminer les plus hautes sphères (même judiciaire). Cette même idéologie qui tient maintenant sous sa coupe une bonne frange des démocrates aux USA et les socialos en France (juste pour ne citer que ceux-ci)
https://www.bakchich.info/international/2012/11/20/banksters-us-pourquoi-tant-dindulgence-

A mon tour de vous transmettre une vidéo, un peu longue, mais avec une mine d’informations sur l’asservissement des états par les marchés financiers et l’idéologie européenne…. :

T34
Merci cher T34 😉
Le billet sous le link ci-dessous – daté du 15 mai 2013 – ainsi que les commentaires qui y figurent ne devraient pas vous laisser de marbre.
http://www.gestionsuisse.com/lindependance-de-la-bce-est-un-mythe/
1. Ils rebondissent sur un des points de votre vidéo (loi du 03 janvier 1973)
2. Ils parlent des vulture funds également
3. […]
Rédigé par : Raymond | le 27 juillet 2014 à 10:53 | RépondreSignaler un abus |
Merci pour votre article. c’est normale l’Amérique veut tout surveiller !

Streaming
T34 et RAYMOND
A T34 je réponds que qui pense que l’économie argentine est redressée (grâce à M. Lavagna ou aux Kirchner) doit expliquer pourquoi l’inflation y est évaluée à 25%. Drôle de redressement !
A Raymond je réponds que ce n’est pas votre valse de sites Internet qui vous permet d’ignorer la grande question dont on parle, qui est celle du remboursement de ces obligations. Certes le néolibéralisme, certes Romney, certes la lobbycratie de Bruxelles, mais ici il s’agît tout d’abord pour le gouvernement argentin de respecter ses engagements écrits et ne pas voler, mais rembourser l’argent emprunté. Il serait un peu trop simple, si l’on pouvait ne pas rembourser sa dette sous prétexte que Romney, le néolibéralisme etc etc. Croyez-vous que je peux faire de même avec mes crédits Lombard ? Que je peux dire à Pictet que je ne rembourse pas à cause du néolibéralisme ? Ou alors c’est que le gouvernement argentin a des droits que je n’ai pas ? Que Liberté Egalité et Fraternité (et tout ce qui l’a inspiré bien avant) n’était qu’une blague attrape-nigauds ?

habsb
Sans commune mesure, les Etats de divers continents ont accordé sauvetages à leur système bancaire et financier (règle pourtant contraire au libéralisme), et ce, aux détriments des populations qui, elles, se sont vues imposer des plans d’austérités sans commune mesure également. Sans parler du nombre d’investisseurs plumés à cause d’une finance devenue criminelle. L’endettement public (donc tout les contribuables sont maintenant porteurs de dettes magistrales enflées par les dits sauvetages). Mais bref, ceci est encore trop difficile à comprendre pour vous. Privatisation des profits et socialisation des pertes (oui, ceci fait partie également du dogme néolibéral). Quant à votre crédit lombard, mon garçon, assure toi que son montant reste bien en deça du montant de la garantie des dépôts —- car la prochaine étape (la grande spoliation)—-ce sera la Bail In (on en reparlera….ces années prochaines).
http://leblogalupus.com/2013/12/14/alerte-rouge-du-jeudi-12-decembre-2013-banques-la-spoliation-des-deposants-est-decidee-un-accord-historique-par-bruno-bertez/
Allez, encore une valse pour vous….mais rien que pour vous ;o))

Raymond
@habsb
http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/chypre-les-epargnants-paient-la-place-des-speculateurs
Nil novi sub soli, le sauvetage des banques imposé aux contribuables n’est qu’un n-ième vol des gouvernements à tout bénéfice des banques qui les ont faits élire.
C’est une n-ième preuve que la régulation étatique est un mirage, la réalité est plutôt encore et toujours l’intérêt particulier des politiciens
Mais encore une fois, vous essayez pitoyablement de changer de discours.
Ce n’est pas parce les états ont utilisé les deniers publics pour renflouer leurs banques préférées que le gouvernement argentin ne doit pas payer ses dettes.
Allez, encore quelques jours de suspense, et on verra si les juges de New York faibliront devant la veuve Kirchner et ses puissants amis chinois, sans parler d’ autres gouvernements toujours intéressés à ne pas payer leurs dettes. On saura si le monde qui attend nos enfants sera encore basé sur le droit et la légalité, ou si le pouvoir d’Atlas Shrugged (Ayn Rand si jamais vous étiez à tel point illettré – jamais sous-estimer l’hyperspécialisation des spéculateurs) est devenu infini et nous ne sommes plus que des pions à la merci des politiciens

habsb
Et juste pour terminer: la première des choses que vous devez savoir en déposant vos p’tits sous-sous dans une banque, c’est vous qui lui prêter de l’argent, en échange d’un intérêt en votre faveur. La banque agit comme simple intermédiaire dans la relation (à méditer). Et dans la deuxième étape, que dit une grande banque sur son site internet en parlant du credit lombard ? Nous proposons un crédit lombard sous forme d’un compte courant ou d’une avance ferme en échange du nantissement de valeurs [facilement réalisables], comme les actions, les emprunts ou certaines polices d’assurance avec valeur de rachat (donc elle vous offre une facilité – en contrepartie d’intérêts à honorer – mais sans que l’établissement prenne de risques face aux garanties exigées. Les valeurs de couvertures déposées étant pondérées en fonction des différents risques propres à ces valeurs de nantissement. Par ailleurs, si les valeurs baissent en cours de contrat, des garanties complémentaires peuvent être exigées à nouveau). Et si maintenant, votre investissement effectué grâce à l’effet de levier généré par le Credit Lombard vient à se casser la figure (comme en 2008). Et que vos valeurs déposées en nantissement se mangent également la figure (dans le même temps….comme se fut le cas …..en 2008). Que se passe-t-il ? Qui va demander à percevoir les intérêts et le remboursement de sa facilité ? La banque. Et qui va pleurer pour recouvrir toutes ses valeurs ? Vous. Auprès de qui ? Des différents émetteurs de véhicules financiers ! Alors bonne chance (A l’époque, vous refourguez des daubes que nous savions qu’elles allaient se ramasser ? Oui, s’était la règle, elles nous procuraient plus de kikbacks….pour remplir des objectifs imposés et irréalisables). Et qui va demander à recouvrir ses p’tits sous-sous quand la banque aura fait défaut ? Mais c’est vous mon garçon ! Et combien de garçon comme vous aurait réclamé ses p’tits sous-sous si les états n’avaient pas du intervenir pour sauver une finance devenue criminelle ? (Pourtant, cette règle est contraire au libéralisme, non ?). Alors vous commencez à saisir ou bien vous faut-il un dessin, parce que comme contribuable,vous êtes déjà entrain de payer pour une dette qui a été fortement creusée (ses dernières années) par les sauvetages de ces mêmes criminelles de la finance dérégulée (une dérégulation encouragée par le dogme néolibéral).
Vous commencez à saisir ?

Raymond
@habsb
Je vous croyais néolibéral, mais s’est bien pire, vous êtes libertarien ? Merci d’être enfin sorti de votre corps !
Là j’avoue, même après avoir suivi les travaux de Myers & Briggs, vous avez été corriace à percer. ;o(
Un libertarien qui nous fait la morale ? A mourir de rire.
En mémoire du marché:
Le taux directeur de la Fed (la banque centrale US) est passé de 1% le 25 juin 2003 à 5,25 % (le plafond) le 29 juin 2006. Le 29 juin 2006 marque le début véritable de la crise systémique.Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale jusqu’en 2006 a ainsi fait passer le taux directeur de la Fed à 4,5 % le jour de son départ, le 31 janvier 2006. Or, c’est l’envolée de ce taux qui a provoqué la crise des subprimes en augmentant les mensualités des crédits immobiliers adossés au taux directeur de la fed. Alan Greenspan, « le maestro » comme le surnommait l’ensemble des médias n’a rien vu venir et la responsabilité des économistes de la Fed est totale.
http://gillesbonafi.blogspot.ch/2014/07/la-crise-systemique-debute-le-29-juin.html
Voilà, le début du m…dier !

@habsb
Quelques mots sur Alan Greenspan ? Mais bien entendu !
Il a été un ami de Ayn Rand et se définit républicain libertarien. Milton Friedman, père du monétarisme, le considérait comme le meilleur gouverneur de la Fed.
Alan Greenspan est commandeur de la Légion d’honneur. Il est un ancien membre du Bohemian Club. Il a participé à la conférence Bilderberg de 2002.
Suite à la crise des subprimes, devant le Congrès le 23 octobre 2008, il reconnait publiquement avoir trouvé un défaut dans son système consistant à faire du marché libre le meilleur moyen d’organiser l’économie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Greenspan
(rf. sous biographie)

Il est pathétique que vous essayiez de discréditer les libertariens en attaquant M. Greenspan.
S’il est vrai que M. Greenspan jeune était attiré par les idées libertariennes, au point de publier un intéressant livre dont je vous conseille la lecture « Wealth confiscation through currency debasement », le simple fait qu’il ait accepté de travailler à la FED représente le renoncement et le desaveu de ses idées. Comme vous le savez bien, les libertariens sont pour la dissolution pure et simple des banques centrales, ces monstres issus de l’autoritarisme absolu prussien.

Je remarque ensuite que vous continuez votre monologue sans lire ce que je vous réponds. Comment expliquer autrement votre longue croisade contre le « sauvetage criminal des banques », quand je vous ai déjà écrit que je suis d’accord et que vous enfoncez une porte grande ouverte ? Le droit, la légalité et la vision libérale auraient tous voulu que les banques marchent de leurs propres jambes, et tombent s’il le fallait.
Mais vous savez mieux que moi qu’on ne gagne pas d’élections sans banques, et que les politiciens ont besoin des banques comme vous d’insulter ceux qui ne partagent pas vos erreurs keynésiens.
Alors ce que vous appelez la regulation du marché n’est rien d’autre que l’intérêt particulier des politiciens (d’avoir des fonds pour les prochaines elections), d’aider les banques alliées à survivre en volant les deniers publics.
Et comme vous dites très justement c’est une pratique anti-libérale qu’il faut condamner, comme les politiciens qui l’ont decidée
Pour les remplacer non pas par des inflationnistes keynesiens à la Kirchner qui transforment nos pays en copies du Zimbabwe, mais par des sérieux gardiens de l’équilibre des comptes publics, seule politique soutenable sur le long terme.

Hahbs
RAYMOND
P.S. Et puis s’il vous plaît arrêtez avec votre ars maieutica de m’apprendre les arcanes de la finance comme si j’étais une femme au foyer de la Creuse en train de deposer au Crédit Agricole le pactole de la vente de sa longère.
Je ne commence pas à saisir maintenant quels sont les risques d’investir à credit sur les marches financiers, j’ai commencé à saisir il y a 30 ans, et non je ne tremble pas comme vous de crainte et haine quand je lis « conference Bilderberg ».
Et si je comprends que, pur produit de l’académie européenne, vous êtes un bon soldat neokeynésien qui garde dans sa cellule une cible à fléchettes au visage rabougri de Milton Friedman, en meme temps en tant qu’autrichien libertarien je rigole de ces gueguerres de monetaristes et keynésiens.
L’experiment des banques centrales a échoué, elles ne sont que des machines à inflation et l’inflation accentue les inégalités sociales jusqu’au point où elle deviennent insoutenables.
Donc Friedman et Keynes également en erreur, reprenons les autrichiens et « End the Fed ».
Et pour finir, si vous n’aimez pas les libertariens, abstenez-vous s’il vous plaît, de consulter Wikipedia, fondée par le libertarien Jimmy Donal Wales en application des principes de l’économiste autrichien von Hayek sur l’information decentralisée.

A propos de l’Argentine :
Dette publique de l’Argentine :

1998 : dette de 34,5 % du PIB.
1999 : dette de 37,6 % du PIB.
2000 : dette de 43 % du PIB.
2001 : dette de 45 % du PIB.
20 décembre 2001 : l’Argentine connaît des émeutes, c’est le chaos social, le président argentin Fernando de la Rúa s’enfuit en hélicoptère. L’Argentine se déclare en défaut de paiement.

Wikipedia :
Le gros de la population n’étant pas bancarisé, la perception des rémunérations et salaires devient un véritable casse-tête, ce qui provoque une aggravation radicale de la crise en décembre 2001, provoquant un véritable chaos social, et des émeutes des classes sociales les plus appauvries par la crise. La répression cause 31 morts, le ministre des Finances est relevé de ses fonctions, mais cela ne suffit pas et le président Fernando de la Rúa signifie sa démission en s’enfuyant du palais du Gouvernement en hélicoptère. Le gouvernement, le FMI et la parité entre le peso et le dollar américain sont les thèmes les plus critiqués. En dix jours, quatre présidents se succèdent (Camaño, Rodriguez Saa, Puerta, Duhalde), le gouvernement argentin se déclare en état de cessation de paiement.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Argentine#Crise_de_2001

Il reste deux jours à l’Argentine pour éviter le défaut de paiement.
La justice américaine l’a en effet condamnée à payer 1,5 milliard de dollars à deux fonds vautours, une décision qui bloque du même coup le remboursement des autres créanciers. 500 millions de dollars sont consignés, ce qui pourrait conduire le pays au défaut de paiement technique.
Mercredi 30 juillet, les détenteurs de bons argentins doivent en effet percevoir leurs intérêts sur des créances restructurées suite au gigantesque défaut connu par le pays après la crise de 2001.
Pour rappel, l’Argentine fait face à deux types de créanciers. Ceux qui ont accepté une décote de 70% après la crise de 2001, les créanciers restructurés, qui constituent la grande majorité. Mais il y a aussi ceux qui ont refusé la décote de leur créance et qui, coute que coute, exigent un remboursent à 100%: les « vautours ». C’est notamment le cas des fonds américains Eliott et Aurelius.
Un juge américain, de son côté, a bloqué les versements des interêts aux autres créanciers. L’Argentine n’a donc plus le droit de les payer tant que les fonds vautours ne sont pas remboursés.
Ce que l’Argentine refuse de faire pour l’instant. Car si elle paye les fonds vautours maintenant, une clause dite « Rufo (Rigths Upon futur offer) pourrait imposer automatiquement à l’Argentine d’améliorer son offre vis a vis de ses autres créanciers, ce qui pourrait déclencher une vague de renégociations. Et au lieu de rembourser un milliard et demi, cela pourrait être 100 milliards. Cette clause expire en janvier 2015, l’Argentine cherche donc à gagner du temps.
Il reste deux jours pour tenter de trouver un accord. Personne ne semble vouloir lâcher prise: ni les fonds vautours qui bataillent depuis 10 ans, ni l’Argentine qui pourrait préférer le défaut de paiement technique. Comme le dit le ministre de l’Economie: « mieux vaut un typhon qu’un tsunami… »

BA
@habsb
1. Je suis un keynésien et non pas un néokeynésien
2. C’est bien vous-même qui avez sorti l’exemple du Credit Lombard, non ?
3. Bilderberg ne m’inquiète pas plus que tant. Par contre, je ne peux en dire autant (de la secte) du Bohemian Club.
4. Les libertariens (ex. Tea Party US) sont surtout opposés à toutes formes d’états. La finance ? Ils la noyautent pour arriver à leur fin (comme les néolibéraux). Alors cessez cette hypocrisie mal placée, svp. Cela fait trop longtemps que je cotoie certains milieux peu reluisants mon garçon !
5. Et je condamne également les politiciens qui se sont laissés corrompre (intellectuellement) au dogme néolibéral. Ne vous ai-je pas déjà par parlé de la théorie des choix publics sur des posts précédents ?
6. Les libertariens vu par Noam Chomsky ?
7. Le solde ne vaut même pas la peine que je m’y attarde
http://www.noam-chomsky.fr/lanarchisme-auquel-je-crois/
🙂 🙂 (je suis très imperméable à toutes formes de manipulation, habsb, ceci fait aussi partie de mon cursus

Raymond
Habsb,
Concernant l’inflation en Argentine, regardez le graphique, elle a été contenue quand M. Lavagna était au pouvoir.
Concernant le gouvernement argentin qui doit rembourser et ne pas voler…Je vous rappelle que ces fonds vautours nichent dans des paradis fiscaux. Je vous pose donc une question : Est ce un vol que de voler des voleurs ?
C’est faux. Sur les 3 hedge funds dont on parle le plus (et qui ne détiennent que $1.3B d’obligations) un seul -NML- est basé à Cayman, les deux autres -Aurelius et Blue Angel- sont basés aux USA.
En suite ces trois fonds ne représentent pas la totalité des holdout (ceux qui ont refusé le paiement partiel), il y a aussi un grand nombre d’investisseurs individuels, et de leurs association, comme la Task Force Argentina, association de petits épargnants italiens ayant souscrit à ces obligations dans l’espoir que prêter à un état souverain ne mettait pas en danger leurs économies.
Donc arrêtez de défendre les voleurs et demandez vous qui fait campagne pour que l’Argentine ne rembourse pas et pourquoi

habsb
@habsb
Vous dites: [demandez vous qui fait campagne pour que l’Argentine ne rembourse pas et pourquoi]
—-
Je vous remets en avant mon post du 19 juillet 2014, 11:11: [la décision de justice en faveur des vulture funds a également des conséquence au delà du cas Argentin. En contraignant Buenos Aires à suspendre le paiement de ses créanciers tant qu’elle n’aura pas commencé à rembourser des fonds « vautours », la justice américaine a donné un coup de botte dans la fourmilière. Cette interdiction, qui ne devrait a priori concerner que les titres de dette argentine émis à New York, pourrait en réalité s’étendre aux obligations émises sous le droit britannique, libellées en euros et dénuées de tout lien avec les Etats-Unis. Redoutant ce scénario, des fonds d’investissement ont déjà demandé une « clarification » au juge américain en charge du dossier. « Ce tribunal doit clarifier le fait que ses injonctions ne concernent pas le paiement d’obligations libellées en euros », indique leur motion consultée par l’AFP)

L’Argentine joue la montre avec la clause Rufo (Rights Upon Future Offers) :
L'Argentine et des fonds "vautours" ayant obtenu en justice le remboursement d'une dette datant de la crise économique de 2001 campent sur des positions diamétralement opposées à moins de 15 jours de la date butoir pour la résolution du contentieux. Les économistes conseillent à Buenos Aires de payer mais si l'Argentine rembourse à 100% ces fonds représentant 1% de ses créanciers, une avalanche de revendications pourrait déferler, une clause des contrats de dette établissant que des créanciers ne peuvent pas être avantagés et que si une faveur est accordée à l'un, elle peut être exigée par tous.
Comme la clause Rufo (Rights Upon Future Offers) devient caduque au 1er janvier 2015, Buenos Aires cherche à gagner du temps]
—–
Par conséquent, en ce qui me concerne, c’est bien l’échéance du 30 juillet 2014 (et les conséquences induites) qui pose un sérieux problème. Dès le 01 janvier 2015. Ormis la problématique morale liée aux vulture funds, je ne m’oppose pas à un remboursement dès janvier 2015.

Maintenant, qui s’est opposé aux remboursements des créanciers – par l’argentine – ayant déjà accepté un haircut ? Qui les prends en otages, alors même que des fonds ont déjà été versés par l’argentine, et bloqué à la banque de New York ? Qui souhaite privilégier les créanciers récalcitrants (vulture funds) au détriment des accords passés ? Le juge Griesa !
Alors effectivement, habsb, vous avez entièrement raison de poser la bonne question : Qui fait « campagne » pour que l’Argentine ne rembourse pas et pourquoi ? (poser la question s’est d’y répondre)

RAYMOND
« Qui souhaite privilégier les créanciers récalcitrants (vulture funds) au détriment des accords passés ? Le juge Griesa ! »
Non, ce n’est pas le juge Griesa, ce sont les termes du contrat écrit sur l’obligation, et la loi américaine, qui dit qu’aucun bondholder ne peut être privé de l’intégralité de son remboursement, en dehors du Chapter 11 et du Chapter 7.
Soit il y a faillite (bankruptcy), soit il y a remboursement à 100%, tout le reste est illegal, expropriation, vol et banditisme.

habsb
De toute façon le FMI est en berne et essaie de faire porter le chapeau aux autres. C’est un parasite qui a piller l’Argentine et qui refuse de reconnaitre ses torts. Je connais quelqu’un qui y est partis quelques mois dans les années 70-80 (Source fiable). De toute façon la justice est du côté du diable. Et pour Raymond la dette américaine n’est pas détenue uniquement par les USA mais aussi par d’autres pays (Japon, Chine, Russie, Royaume-Uni, Italie) ce qui fait en cumulant environ 20 000 Mds Euros (167 %PIB), 160 000 Mds de Yuans, 800 000 Mds de Roubles, 80 000 Mds de Reals Brésiliens. Donc il ne faut pas rejeter systématiquement la faute sur l’Argentine. Il faut d’abord se projeter sur le bloc devant le plus. De toutes façon un jours le système d’une monnaie qui me donne des nausées finira par s’écrouler et donnera un monde peut-être démocratique.

@David
Je suis d’accord avec vous. D’ailleurs, la bonne question à se poser également est: Pourquoi la chine fut-elle le plus gros détenteur de Treasury Bills (en son temps) alors même que Dagong Global Credit Rating fut également la première agence de notation à dowgrader la dette américaine ? (à méditer)
http://morningbull.blog.tdg.ch/media/01/02/1880239679.pdf
Pas déplaisant, non ?
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Dette : l'Argentine à deux jours du défaut de paiement
Par Alice Pouyat

PROTEST CAMPAIGN IN ARGENTINA DUE TO VULTURE FUNDS
Si Buenos Aires ne paye pas ce que la justice américaine l’a condamnée à régler aux fonds NML et Aurelius les versements dus à ses autres créanciers privés seront bloqués.

La justice américaine l’a condamnée à payer 1,5 milliard de dollars à des « fonds vautours ». L’Argentine doit s’exécuter le 30 juillet, ou trouver un compromis. Le bras de fer continue.
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Deux automobilistes s’élancent à vive allure face à un précipice, le perdant étant le premier à détourner le volant… Ce jeu dit «de la poule mouillée», auquel se prête James Dean dans La Fureur de vivre, est l’image souvent évoquée ces derniers jours en Argentine pour décrire le conflit opposant le pays aux «fonds vautours». Pour ces deux adversaires, le moment fatidique se rapproche à toute vitesse: le 30 juillet, l’Argentine tombera en défaut de paiement sur sa dette si elle ne trouve pas d’accord avec ses créanciers privés. En dépit des réunions de conciliation d’urgence organisées la semaine passée, aucune des parties ne cède d’un pouce.

Les risques sont pourtant élevés. Si Buenos Aires ne paye pas 1,5 milliard de dollars que la justice américaine l’a condamnée à régler aux fonds NML et Aurelius avant la fin du mois, les versements dus à ses autres créanciers privés seront bloqués. Le pays se retrouvera alors -techniquement – en situation de cessation de paiement. Rien à voir avec le défaut qui a suivi la grande crise de 2001, quand l’Argentine s’est déclarée en faillite, mais cette situation risque de ruiner ses efforts pour retrouver un peu de crédit auprès des marchés financiers internationaux, d’accroître l’inflation et la pression sur le marché des changes, de refroidir encore les investisseurs étrangers et d’approfondir la récession économique.

Mais si l’Argentine paye, elle redoute une situation pire que le défaut de paiement: que tous ses créanciers réclament d’être traités comme les «fonds vautours», c’est-à-dire d’être remboursés à 100 % de leur dû, alors que 93 % d’entre eux ont accepté une décote de 70 % après la crise de 2001. Dans ce cas, l’Argentine affirme qu’elle pourrait avoir à payer, non pas 1,5 milliard de dollars, mais jusqu’à 100 milliards. Des fonds américains ont été qualifiés de vautours car ils ont racheté de la dette argentine et refusé la décote de leur créance.
Abandon de créance de 70%

La possibilité que tous les créanciers reviennent sur l’effacement pourtant consenti de 70 % de leur dû est liée à une clause dite «Rufo», qui fait polémique. Le gouvernement argentin, accusé par l’opposition d’avoir réalisé un peu tard les risques qu’il encourt et d’avoir très mal négocié jusqu’ici, semble en tout cas préparer l’opinion à une cessation de paiement, affirmant «qu’il ne s’agirait pas d’un défaut puisqu’on veut payer, mais qu’on nous en empêche».

De leur côté, les «fonds vautours», qui bataillent depuis dix ans, ne semblent pas non plus prêts à lâcher prise. Les analystes les plus optimistes soulignent toutefois que les fonds ont également intérêt à négocier avant le 30 juillet, car ils ont aujourd’hui dans leur jeu un atout considérable: pouvoir menacer l’Argentine de défaut. Si un accord à l’amiable semble relever du miracle à ce stade de la course, un compromis de dernière minute n’est donc pas totalement exclu. Puisque la clause Rufo sera caduque dès 2015, l’Argentine espère encore qu’on lui accorde un délai supplémentaire, qui lui permettrait d’éviter in extremis le précipice.
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commentaires

neal59
Vu les circonstances ce serait scandaleux.
Pourquoi ne pas faire payer par ceux qui devaient controler ou gérer ces fonds. pollueur payeur en quelque sorte.

Williamhoustra
On va rigoler quand la France sera dans la même situation…

P M.
Petit rappel : Hollande a fait l’apologie du Socialisme à l’Argentine et à la Vénézuelienne au début de son mandat. Evidemment, ce sont des exemples pour lui : de superbes républiques des Copains où les amis du pouvoir s’en foutent plein les poches au détriment du peuple, tout en accusant les autres d’être à l’origine de leurs problèmes.

bleu10
Allez il suffit de ne pas payer .comme les emprunts russes…
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Défaut de paiement en perspective pour l’Argentine
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Le ministre des Finances argentin Pablo Lopez arrive au bureau du médiateur Daniel Pollack, le 25 juillet 2014 à New-York, dans le cadre des tractations sur la dette de l’Argentine
Il y a 3 heures | Par AFP

L’Argentine sera mercredi en défaut de paiement si elle n’honore pas un remboursement de dette de 500 millions de dollars bloqué depuis un mois par la justice américaine, exhortant Buenos Aires à résoudre d’abord un litige avec des fonds « vautours ».

Depuis la crise économique de 2001, la troisième économie d’Amérique latine a réglé les échéances de sa dette à 93% des détenteurs de bons, voire devancé le remboursement des sommes dues au FMI, mais les créanciers qui ont refusé les allègements de dette font vaciller le processus.

– Quel risque si l’Argentine rembourse les fonds vautours à 100%?

Si Buenos Aires paie les « fonds vautours » et applique la décision judiciaire américaine, d’autres fonds spéculatifs (7% des créanciers) ayant jusqu’ici refusé tout allègement pourraient exiger un traitement équivalent en vertu de la clause RUFO (Rights Upon Future Offers) et la note pourrait alors s’élever à plus de 10 milliards de dollars. Et à plus de 100 si le reste des détenteurs de dette (93%) portaient réclamation, alors que l’Argentine dispose de moins de 30 milliards de réserves en dollars.

Etranglée par sa dette extérieure, l’Argentine s’est déclarée en défaut de paiement en décembre 2001, déclenchant une crise économique.

Pour aider le pays à remonter la pente, la quasi-totalité des créanciers (93%) ont consenti une remise de dette d’environ 70%. Mais des fonds spéculatifs (7%) ont dit « non » à toute restructuration. Parmi eux, NML Captal et Aurelius Management ont obtenu de la justice américaine -une partie des titres ayant été émis à New York- le versement de 100% des sommes initialement dues, soit 1,3 milliard de dollars.

Par exemple, le fonds NML a acheté en 2008 à prix cassé pour près de 50 millions de dette argentine et le jugement lui attribue plus de 800 millions.

La présidente argentine de centre-gauche Cristina Kirchner affirme que l’Argentine n’entrera pas en défaut car elle « a payé, paie et paiera ses dettes ».

Une échéance de 500 millions USD due au 30 juillet a été versée par Buenos Aires mais bloquée par la justice américaine, qui a statué que le litige entre l’Argentine et les fonds « vautours » devait être réglé avant la reprise des remboursements de la dette restructurée. Si le paiement reste bloqué, il y aura un nouveau défaut de paiement impliquant l’Argentine, cela dit bien moindre que celui de 2001 qui portait sur près de 100 milliards.

– Si défaut de paiement, quelles conséquences ?

Standard and Poor’s dégradera à « D » la note de l’Argentine, mais il ne faut pas s’attendre à un séisme comme en 2001.

D’après l’institut d’études Abeceb, l’inflation annuelle atteindrait 41% en 2014 (contre une prévision de 34,5%), le PIB chuterait de 3,5% et la consommation diminuerait de près de 4%.

« Au quotidien, cela se ressentirait beaucoup moins qu’en 2001 », assure l’économiste Juan Pablo Ronderos de l’institut Abeceb.com. En cas de défaut, dit-il, « l’Argentine continuera de payer le reste de sa dette, car il s’agirait d’un défaut sélectif ».

La conséquence d’un défaut est l’éviction du marché international des capitaux. Depuis son défaut de paiement de 2001, portant sur 100 milliards de dollars, l’Argentine n’a pas emprunté sur les marchés mais envisage d’y avoir à nouveau recours. Aujourd’hui l’endettement de l’Argentine ne représente plus que 40% du PIB.

– Quel impact dans le monde ?

Le Fonds monétaire international (FMI) considère qu’un moratoire argentin aurait un « coût » pour l’ensemble du système financier en créant une « incertitude ». Le FMI redoute que les pays en difficultés aient plus de mal à convaincre leurs créanciers d’accepter un allègement.

« Nous avons besoin de mécanismes de résolution qui fonctionnent bien quand les pays sont en difficulté », plaide l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard.
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