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Régions : et les nouvelles capitales sont…

LE MONDE | Bertrand Bissuel

Les capitales régionales choisies par Manuel Valls.

Petit à petit, la nouvelle carte administrative prend tournure. Par petites touches, pour ne brusquer ni les élus locaux ni les fonctionnaires ni les usagers. Vendredi 31 juillet, lors du dernier conseil des ministres avant la trêve estivale, Manuel Valls a présenté une série de décisions qui tirent les conséquences de la réforme territoriale. Les nouvelles capitales régionales sont désormais connues et certains services déconcentrés de l’Etat vont être réorganisés, avec le souci – assure Matignon – de préserver l’emploi public.

Dans les régions dont le périmètre s’est élargi, il n’y a aucune surprise, s’agissant du choix de leur chef-lieu. Les communes lauréates sont celles qui étaient attendues depuis plusieurs semaines : Lyon en Auvergne-Rhône-Alpes ; Rouen pour la Normandie ; Lille dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie ; Bordeaux pour Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes ; Toulouse pour Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ; Dijon en Bourgogne-Franche-Comté.

Officiellement, ces noms sont provisoires, la liste définitive n’étant arrêtée qu’en juillet 2016 après le renouvellement des assemblées régionales en décembre. Mais il est difficile d’imaginer que cet ordonnancement soit remis en cause, l’Etat et les collectivités locales ayant commencé à s’adapter à cette nouvelle donne. Quant à l’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, son cas est définitivement réglé depuis la promulgation de la loi du 16 janvier qui a désigné Strasbourg comme capitale de ce vaste ensemble.

Une décision « prise à trois ou quatre dans une cabine téléphonique »

Dans cette opération, neuf villes perdent leur statut de préfecture de région, parmi lesquelles Montpellier. Son maire, Philippe Saurel (divers gauche), n’a pas digéré cette décision « prise à trois ou quatre dans une cabine téléphonique ». A Amiens, autre commune « déclassée », les édiles ont, eux aussi, rouspété, craignant un transfert massif d’agents publics de la métropole picarde vers Lille.

C’est pourquoi le premier ministre leur a rendu visite, jeudi, pour désamorcer les tensions, à quelques mois des élections régionales, et contrer le discours du FN, qui a fait du dépérissement des services publics l’un de ses thèmes de campagne. Marine Le Pen, qui sera tête de liste en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, peut espérer rafler cette nouvelle « super-région ».

Lire aussi : Régions agrandies, campagnes élargies

« Mobilité géographique »

Les craintes des élus ne sont pas tout à fait infondées. Un rapport, rendu en avril par plusieurs inspections générales, soulignait que le redécoupage des régions « est susceptible d’entraîner une mobilité fonctionnelle ou géographique pour près de 10 700 agents ».

Jeudi, M. Valls s’est donc attaché à rassurer ses interlocuteurs. « Il n’y aura (…) pas de diminution du nombre de fonctionnaires d’Etat dans votre ville », a-t-il promis. La direction régionale de l’agriculture et celle chargée de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) « seront installées ici ». « Le rectorat d’Amiens sera maintenu » mais il y aura un rectorat de région à Lille, précise-t-on à Matignon, avec un partage des tâches bien délimité. Enfin, dans le chef-lieu de la Somme sera implantée « une plateforme nationale de validation des titres », qui emploiera une centaine de personnes.

Un traitement similaire est annoncé pour les autres ex-préfectures de région. Ainsi, Montpellier devrait conserver la direction régionale des affaires culturelles, la chambre régionale des comptes ou encore la DRJSCS. Le but de l’exécutif est de faire en sorte que les effectifs relevant de l’Etat dans les villes « rétrogradées » restent relativement stables ou enregistrent de faibles variations. Pour y parvenir, la quasi-totalité des sites des actuelles directions régionales seront maintenus en spécialisant les agents qui y travaillent. Exemple : une direction régionale de l’agriculture pourra être recentrée sur la viticulture, en ayant compétence sur l’ensemble de la nouvelle « super-région ». Un gros effort de formation sera réalisé, indique Matignon, afin de permettre aux fonctionnaires de changer de métier sans avoir à déménager. Le nombre de ceux qui seront amenés à faire leurs valises devrait être inférieur à 1 000.

Capitales régionales : le verdict est tombé

Lille, Rouen, Dijon, Lyon, Toulouse, Bordeaux et Strasbourg ont été choisies comme capitales régionales dans le cadre de la réforme territoriale.

Source AFP | Le Point.fr

La liste des capitales régionales a été arrêtée vendredi en conseil des ministres.
La liste des capitales régionales a été arrêtée vendredi en conseil des ministres.Maxppp©Philippe Renault
  • Les nouvelles régions feront-elles le poids face à leurs homologues européennes ?

    En décembre prochain, chacun d’entre nous sera amené à décider de la couleur politique de 13 nouvelles grandes régions, dont les frontières et les compétences viennent d’être revisitées. Enjeu majeur ou pur relooking de façade ? Jean-Luc Bœuf, expert des collectivités locales et directeur général des services de la ville et de la communauté d’agglomération de Quimper, estime que nous y perdons sur tous les plans, avec des régions à la fois dépourvues de vrais pouvoirs et plus dépensières.

    Capital.fr : Que faut-il attendre des prochaines élections régionales ?
    Jean-Luc Bœuf : Malheureusement, pas grand chose, puisque les nouvelles régions nées de la réforme territoriale ne seront pas dotées de réelles nouvelles compétences susceptibles de leur offrir une vraie puissance sur le plan économique. Certes, elles auront la responsabilité de la gestion des transports (scolaire, car interurbains, réseaux ferroviaires locaux). Elles disposeront aussi de compétences renforcées en matière d’aménagement du territoire et valideront les aides économiques attribuées chaque année par les différentes collectivités. Mais contrairement à ce qu’elles revendiquaient depuis longtemps, elles n’auront pas la main sur la politique de l’emploi, autrement dit la gestion de Pôle emploi au niveau régional, celle-ci restant gérée au niveau national. Surtout, ces grands ensembles ne bénéficieront d’aucun moyen financier supplémentaire. Le gouvernement a bien promis de leur réserver la moitié de la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) – l’ex taxe professionnelle que prélève l’Etat sur une partie du chiffre d’affaires – contre un quart aujourd’hui. Mais encore faut-il que cette annonce soit actée dans les textes et, qui plus est, trouver les moyens de compenser la part que l’on amputera aux départements. Bref, on voit bien que le problème sera difficilement soluble. Au final, nous allons donc passer de 22 à 13 régions, mais avec de nouveaux territoires qui ne pèseront globalement pas plus lourd économiquement : 30 milliards d’euros de budget total, deux fois moins que les départements. En gros, il s’agit du même fromage, mais que l’on redécoupe différemment.

    Capital.fr : Rien à voir donc avec les grandes régions de nos voisins européens ?
    Jean-Luc Bœuf : L’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne sont des pays quasi-fédéraux où les régions disposent de facto de davantage d’autonomie sur le plan économique : les Landers allemands gèrent, par exemple, toute la politique éducative, les régions italiennes ont la main sur le système de santé… Dans ces pays, les collectivités ne souffrent pas autant du poids de la réglementation nationale et disposent de réelles marges manœuvre pour agir localement. En France, l’inertie du pouvoir central est encore bien trop forte pour aller dans ce sens. D’autant que renforcer le pouvoir des régions nécessiterait d’en retirer à d’autres collectivités. Or là encore la classe politique ne semble pas prête à ce genre de compromis : le lobbying dernièrement opéré par les départements pour conserver la gestion des collèges, qui avait pourtant été initialement promise aux nouvelles régions, en est la parfaite illustration.

    Capital.fr : Les nouveaux territoires régionaux ne seront pas non plus source d’économies…
    Jean-Luc Bœuf : Au contraire, à court terme, la réforme a toute les chances, selon moi, d’entraîner un surcoût d’1 milliard d’euros pour les régions (3% de leur budget). C’est tout bête, mais on ne peut pas supprimer les postes de fonctionnaires aussi simplement que dans le privé, sauf à accepter de payer la facture. Les dépenses des régions vont aussi augmenter pêle-mêle avec la nécessité d’uniformiser les systèmes de gestion de ressources humaines et les logiciels informatiques (presque tous différents). Mais aussi l’obligation d’agrandir les hémicycles, de rémunérer les cabinets de consultants, voire même de reprendre à zéro tous les schémas – aménagement, formation professionnelle, transports… – dans chaque nouvelle entité. Il faudra enfin gérer les surcoûts générés par la multiplication des déplacements des fonctionnaires, des élus et des services de l’Etat, dans les nouvelles capitales régionales et préfectures…

    Capital.fr : Les grandes régions, plus puissantes en termes de PIB, pourront-elles recourir plus facilement à l’emprunt ?
    Jean-Luc Bœuf : Là encore, il s’agit d’un pur fantasme. Ce qui compte pour les banques qui prêtent, c’est la capacité des collectivités à rembourser. Or sans pouvoir fiscal supplémentaire, les nouvelles régions ne séduiront pas plus les banques qu’auparavant. Rappelons que contrairement aux communes et aux départements, les régions ne prélèvent que très peu d’impôts (principalement la taxe sur la carte grise et une fraction de la taxe intérieure sur les produits énergétiques) et que la moitié de leur budget provient des dotations de l’Etat… qui sont amenées à fondre dans les années à venir.

    Capital.fr : A vous entendre, la réforme territoriale telle qu’elle vient d’être actée n’est donc pas tenable pour les régions ?
    Jean-Luc Bœuf : Elle ne peut être en effet que transitoire, car le schéma choisi est à la fois coûteux et inopérant. Ensuite deux options s’offriront à nous : ou nous acceptons de transférer plus de pouvoir réglementaire aux régions pour leur permettre, par exemple, d’asseoir leur autorité sur les autres collectivités, de fixer leur propre fiscalité … Ou bien nous serons contraint inévitablement de couper fortement dans les effectifs pour limiter les surcoûts occasionnés par ces nouveaux grands ensembles.

    Propos recueillis par Guillaume Chazouillères

  • commentaires

    tresceptique                   La France est un pays fantastique. Le gouvernement décide d’une grande réforme de l’organisation administrative pour renforcer les régions dans un contexte international. Très bien. Donc le gouvernement sans tenir compte de l’avis de personne charcute la France, puis décide qui sera capitale régionale sans la encore demander l’avis de personne, et une fois tout cela fait, réfléchit, peut être, quels seront les pouvoirs qu’on pourrait bien accorder à ces nouvelles régions, sachant qu’elles n’auront pas plus de moyens financiers qu’hier, ce qui est quand même le nerf de la guerre en matière de puissance, et sachant en bon jacobin que de toute façon au final c’est Paris qui garde la main sur tout. Bravo pour ce choc de réforme qui va enfin décentraliser notre beau pays et remettre du pouvoir en province, à condition de ne pas empiéter sur les plates bandes du chef parisien. Non mais! Mais au fait combien ça coute tout ça?

    michel21390                 Je pensais que le référendum en France existait . Ils sont beaus les socialo-communistes Le droit des citoyens c’est pour les autres !

    n                               Créer plus de prospérité pour tous.    « Pour cela, je m’entourerai d’un conseil de chefs d’entreprises françaises et étrangères, y compris de PME. Il faut créer une dynamique entrepreneuriale au service d’une vision. »

    Enfin une femme politique qui comprend le rôle moteur que jouent les entrepreneurs dans la création de richesses et le dynamisme d’une région.

    A Dubaï, l’émir s’est entouré de ministres tous chefs d’entreprises sachant faire le distinguo entre les lubies doctrinaires et les réalités qui peuvent voir le jour sans ruiner les finances. En l’espace d’une décennie Dubaï est devenue l’une des villes les plus prisées du monde.  L’expansion est un objectif politique par excellence. Car si cette expansion atteint son but, le bien-être des citoyens en sera la conséquence.

    la vigie                                   Pas fousIls ont agrandi au maximum la région Languedoc Roussillon et la région Poitou-Charentes Limousin Aquitaine qui sont majoritairement des départements socialistes, ce qui leur permet de s’approprier un bon tiers de la France avec seulement deux régions.
    Phobos                                Hollande divise les français       Cette réforme qui coûtera plus qu’elle ne produira d’économies est dans le droit fil de ce que Hollande a fait pour diviser les français depuis son élection.

    Réforme inutile qui va permettre à des petits roitelets de faire de la France, un pays féodal qui accentuera son retard.
    Il aurait été plus intelligent de supprimer les communes pour les réunir au sein des communautés de Communes qui existent déjà, mais qui font doublon et coûtent beaucoup aux contribuables.
    Ces régions dessinées par le fait du prince, montre combien la population est considérée avec mépris par le pouvoir socialiste.
    Hollande qui n’affiche que des échecs, qui divise les français et qui appauvrit le pays, est comme toujours en dessous de tout.
    Les socialistes qui ont déjà détruit l’identité française par une mixité forcée, s’attaquent aux fondements des racines régionales. Le pire fléau qui pouvait s’abattre sur les français est bien là : Les socialistes et leur volonté de faire de la France un pays sans âme, sans racine, sans espoir, sans identité, est bien réelle.
    Hollande est bien le pire des présidents de la cinquième république.

    le couperet                      On verra!   Est ce que le président de région chez moi, veritable petit « baron » avec sa petite cour qu’il a mis des années à mettre en place pour garder la sienne, ses petites habitudes, ses petits privilèges bien ancrés qu’il défend bec et ongles va comme ça laisser sa place ou être le larbin du nouveau « roitelet » désigné de facto par le chamboulement décidé par pepère 1er et sa clique, on peut en douter au vu de la bonne place qu’il occupe et que je pense qu’il n’est pas prêt de lâcher, donc ça fera doublon ou triplon, ou pire quadruplon avec toutes les dépenses qui seront faites pour ménager son égo ! Qui va payer ? Pas dur à trouver !
    titus //                               Plutôt malin: Choisir cette période pour éviter les oppositions, bravo. Mais c’est d’une révolution administrative d’on nous avons besoin, pas d’un pansement sur une jambe de bois.
    Cabou_                              Il suffit de regarder la carte pour juger de la bêtise de ce découpage entre la grande région Corse et le grand est par exemple. Une désorganisation et des frais supplémentaires. C est tous les résultats qu’on peut escompter de ce bidouillage. Merci à ceux qui ont voté pour ces incapables en 2012
      1981PIRE 2012                  POUR LE SILENCE DE LA DROITE ELLE EST JUSTIFIE COMME JE VAIS LE DIREIl n’y a pas d’illusion à se faire… Ils ne rectifieront rien… Pourquoi ?                                                                                                    Parce que cette magouille de la gauche étant très avantageuse pour toute cette  » clique » comme je les appelle il faudrait rêver pour que donc ceux de droite s’ils prennent la suite modifie quoique ce soit… À leur tour ils en profiteront…
    surlemail                           Il en manqueEt Barcelone ?
    madagamail 

    @ Par marcori                     Aux élections il faudra voter contre lui et son parti de godillots le PS : très bien, mais voter pour qui ?
    Sarkozy = modèle d’échec et Hollande = modèle d’échec…

    Bindisdonc !                       Un hasard ?   Et comme par hasard, on apprend, il y a 2 jours, que Rebsamen veut redevenir maire de Dijon… République de copains-coquins-menteurs !

    manchot                             Rouen capitale de la Normandie… Déjà que dans la Manche, nous étions loin de tout, mais ce sera pire. A nous les wc centrale atomique, cogéma et EPR, pas pas les TGV ou juste les trains qui arrivent à l heure J aurai préféré être rattaché à Rennes

    Christophe                         38 réactions en 2 heures. sur un sujet qui ne fera pas avancer d’un millimètre la création d’emploi et le retour chez les français de la confiance en l’avenir. Il n’y a que les communistes pour croire que désigner une ville « pole de truc » amène de l’activité. tout cela n’aboutira qu’à multiplier les fonctionnaires déjà tellement trop nombreux. 1/3 des jeunes veulent devenir fonctionnaire, quel malheur pour la France.

    tictac                                   Ils craignent des transferts d’argent publics en clair de recevoir moins de financement. Il faut leur expliquer que c’est le but de la manoeuvre

    EP                                        Montpellier qui avait su se hisser avec l’aide du statut de capitale régionale au rang de métropole est rétrogradée par la volonté du parlement et de l’Etat. la ville a l’habitude d’être maltraitée par l’Etat, Déjà du temps de Chirac un dépeçage de sa communauté d’agglomération pour le profit de quelques amis politiques et une LGV retardée de 15 ans et jamais d’implantation nationale sur place et maintenant Hollande nous impose une région immense et une capitale dont on n’a rien à faire.

    Haddock                                Attendez… J’ai raté un truc. Elle sert à quoi cette réforme ? On avait annoncé que les régions françaises étaient trop petites par rapport à leurs voisines. Vérifications faites, elles n’étaient pas plus petites que le Länder allemands, les communautés autonomes espagnoles ou les régions italiennes. Oui, mais on allait économiser des emplois de fonctionnaires. Aujourd’hui, on nous explique qu’il n’est pas question d’en supprimer. Alors, elle sert à quoi cette réforme ?

    Boine Jean-christopheBoine Jean-christophe
    A quand la suppression du sénat ?
    Et de toutes ces commissions inutiles où sont replacés les élus non réélus, les anciens sportifs de comités olympiques, etc… Qui coûtent une véritable fortune aux français pour une inutilité à 100% garantie française !!!
    Lilette Dauphinois

    Il ne fait pas de réforme, quel gouvernement mollasson !
    Il fait des réformes, quelle abomination !
    Il ne fait pas d’économies, quel gouvernement dépensier !
    Il propose des économies, ce n’est pas au bon endroit ni au bon moment.

    Julien Briere                     ces régions sont des abominations ; et ce qui coûte cher , c’est le centralisme parisien              viva l’occitania lieura
    Michel Romarin                Une mauvaise réforme;  La seule réforme valable eu été la fusion des départements d’une même région, et transformer les 22 régions en départements

    Nous aurions eu ainsi 22 grands départements (au lieu de 100) et plus aucune régions
    Là on aurait fait des économies
    la réforme Hollande /*Valls est une ineptie qui coutera plus qu’elle va générer d’économie
    Mais qu’attendre de ces incompétents qui prétendent gouverner, des NULS

    Boine Jean-christopheBoine Jean-christophe
    Toujours à critiquer, à cracher dans la soupe, jamais content, vous me permettez un conseil ?
    Changez de literie !
    Vous me remercierez.
    Jean Gautreau                     Quid du personnel dont les postes sont supprimé???
    Jean888                                    Les économies ne seront réalisées que lorsque les fonctionnaires territoriaux en doublons seront licenciés ou retraités et les hôtels de région et les bureaux devenus inutiles revendus. C’est à dire que cela  n’arrivera pas avant plusieurs décennies.
    marylene malaurie             L’entreprise des gouvernements français est la création de déserts territoriaux.

    Vieuxsage                                Réforme des régions pour faire des économies ? à l’arrivée, cela coutera plus cher, et il y aura plus de fonctionnaires

    Cecildemille                             Et bien entendu ces nouveaux postes vont être grassement rétribués !!! On lance l’idée d’une très nécessaire réforme territoriale pour limiter un système de dépense devenu fou (la France à elle seule a par exemple autant de communes que tous les autres pays de l’UE réunis, le département n’a plus aujourd’hui sa place dans une organisation territoriale rationnelle…) et cette réforme devient une réformette, tuée par les élus droite, gauche, FN confondus, qui défendent leurs privilèges et leur caste… Cerise sur le gâteau : le très peu qui est fait engendre des dépenses supplémentaires au lieu de créer des économies d’échelle. La France est dans une situation de blocage dramatique. La pression fiscale a de très beaux jours devant elle. Ces errements seront payés au prix fort… pas par les politiques mais par les citoyens.

    Bernard0151                         On croyait que la réforme allait réduire le nombre d’élus, c’est en fait un nuage de fumée supplémentaire de la part de nos dirigeants socialistes. Ils vont arriver à recréer des nouveaux postes qui permettront de recaser les petits copains. Pendant ce temps on continue à ponctionner les classes moyennes, actifs comme retraités. Le ras le bol continue à progresser dans le peuple, c’est l’ensemble de la classe politique qu’il va falloir faire sauter.

    Stoppeztout                           et les économies suivront? comment faire pour garder sa place ou en avoir une, c’est tout ce qui intéresse ces politicards du PS

    Blasé                                       ouf!! je suis rassuré. J’ai crû bêtement que les Présidents de Région qui allaient disparaître allaient se retrouver à Pôle Emploi et augmenter le nombre de demandeurs d’emploi! Merci qui?? j’espère au moins que leurs émoluments ne seront pas revus à la baisse?!! A mettre aussi à l’actif de Mr Rebs… Amen! avant qu’il ne retrouve une place plus durable qu’au Ministère!

    Paplouv                                C’est bien, on est riche ! il faut absolument continuer à multiplier les postes, sinon on n’arrivera jamais à ruiner le pays….

  • trets                                         le déclassement de la France ! Un million de fonctionnaires en plus par rapport à l’Allemagne, et 200 milliards d’euros de dépenses publiques supplémentaires, ne vous étonnez pas que dans tous les domaines, outre Rhin nous taille des croupières ! la France est déclassée, et c’est pas fini !
  • PIBFRANCE2000MLDS      QUEL BUT ??? Encore une mesure du P.S. qui divise les français(une de plus) et qui va coûter aux contribuables plus d’argent au lieu d’en rapporter.’ 
  • MERMOZ50                           la zizanie entre nos chers élus est normale, il est normal que tous leurs privilèges et autres avantages (salaires,retraites,logements,voitures,déplacements,dessous de table,invitations, voyages gratuits,etc…etc…) la place est tellement bonne que la réforme territoriale n’est vraiment pas leur problème c’est vraiment de l’annexe d’ailleurs le citoyen standard ne connais même pas ils servent tous ses nantis de la république mis à part à augmenter taxes variées et diverses à augmenter nos impôts qu’ils ne payent pas (phobie administrative oblige) en résumé la grande majorité des citoyens se foutent éperdument de leurs gros problèmes d’élus ils oublient vite que le résultat du référendum ils s’assoient sans problèmes dessus, le résultat de toutes les élections avec une énorme abstention ils comprennent mais on continue comme avant cela n’est pas un soucis pourvu que ça dure profitez en bien la gronde voire plus arrive à la vitesse grand V bon courage Répondre
  • samson28                                 D’accord pour faire les régions mais avec moins de fonctionnaires ,prenons exemple sur l’Allemagne moins de fonctionnaires et malgré ça le pays marche mille fois mieux que la France . un salarié produit pour payer son salaire un fonctionnaire non et quand il y a surnombre c’est la catastrophe . 
  • cleef                                           Carole Delga qui regarde vers un avenir plus qu’incertain…soit, elle retrouvera à la fin du quinquennat son poste de fonctionnaire catégorie A moins exposé qu’une présidence de région pour ses frêles épaules!!! Pour Midi Pyrénées on dit que le F.N… 
  • athor                                           les régions!!    Eh bien nous n’aurons pas de souci en Bretagne……. pas de changement et j’en suis bien heureuse quand on voit le bazar dans les autres régions ! Allez y, gardez et embauchez plus de fonctionnaires ! C’est un fiasco !!
  • centdents                                   Ce qui coutait 100 avant , avec Hollande coutera 120 si ce n’est pas vrai qu’il le prouve , mais ils restent tous évasifs
    procop                                           Ca va être un sacré bordel . Décidément « L’audacieux » n’a réussi que le mariage homosexuel . Un beau bilan pour « moi Je »     Hollande a encore bricolé voir bâclé une réforme qui bouscule la physionomie de la France . Ce projet devait-être économique ,il me semble que cela est mal barré       Tous les barons socialistes sentant que la colère gronde se replient sur leur fief . Hollande et Valls ont intérêt a protéger les prés-carrés de leurs petits copains
    456pqr                                          Que l’administration soit faite CORRECTEMENT c’est cela l’important!!! Pour le moment la priorité c’est de RENVOYER MAINTENANT sans aucune indemnité, ni pension, ni retraite 500 000 fonctionnaires et « zélus » qui vivent sur le dos de Français qui travaillent dans le privé dans des conditions insoutenables!!!! Allez les fonctionnaires sortez de vos bureaux, des logements de fonctions que vous squattez depuis bien trop longtemps!!! Allez ouste et vite, le peuple ne veut plus payer pour vous!!!
    RAU60                                            Au fait pourquoi on a fichu un tel bazard et créer ces régions ???
    capucine                                        Ces régions, un gouffre à pognon !   Je ne peux croire un seul instant avec les socialistes qu’ils soient capables de diminuer le nombre de fonctionnaires
    passezmuscade                          … Dijon à été préférée à Besançon .. pourquoi croyez vous que le ministre du chômage veut cumuler … ???
    droopynet                                     et un nouveau boulot : PRESIDENT DELEGUE !! çà va faire des ECONOMIES !!! et ca permettra de placer des copains !!!  pas grave , c est les francais qui paient !!!!
    denbas                                         J’avais cru comprendre que ce gouvernement n’avait pas besoin de l’assentiment de la population ….. alors pourquoi se font ils du souci ?
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    Pourquoi tant de femmes disent non au lifting?!! Inconscience et irresponsabilité

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    Simple amende pour une conduite sans permis : Taubira prête à revenir sur sa réforme

    Le Monde.fr avec AFP

    La révélation de ce projet de réforme de la garde des sceaux a fait bondir les associations de sécurité routière : conduire sans permis ou sans assurance pourrait bientôt ne plus être considéré comme un délit, mais comme une contravention passible d’une simple amende forfaitaire de 500 euros.

    C’est ce que prévoit un volet du projet sur la justice du XXIsiècle, que Christiane Taubira doit présenter vendredi 31 juillet en conseil des ministres. Dans l’exposé des motifs de la loi — révélé par La Croix et que l’Agence France-Presse (AFP) a pu consulter —, la chancellerie justifie cette réforme en expliquant que ces nouvelles mesures « permettront d’assurer une répression automatique », ainsi qu’une « sanction plus rapide et plus systématique ».

    Mais, face à la polémique immédiatement suscitée, la ministre a semblé prête à revenir sur ce projet, vendredi matin, au micro de France Inter :

    « S’il n’y a pas d’acceptabilité dans la société, nous en tirerons tous les enseignements. »

    « Plus efficace, plus rapide, plus juste »

    Si la ministre a reconnu avoir elle-même été « réticente » à cette mesure au début, elle a toutefois plaidé sa cause, soulignant qu’il ne s’agit ni d’une « banalisation de l’infraction » ni d’une « incitation », mais qu’elle vise à être « plus efficace, plus rapide et plus juste » :

    « Cela permettra à la police et à la gendarmerie de dégager du temps pour faire de la prévention, car c’est ça qui est efficace. (…) Aujourd’hui, la réalité, c’est que plus de 70 % de ces infractions sont traitées, non pas en juridictions correctionnelles, mais par ordonnance pénale avec des amendes et des délais qui vont de dix à quatorze mois pour un défaut de permis ou d’assurance. Et nous constatons une grande disparité des décisions sur l’ensemble du territoire sur le montant des amendes : cela varie de 250 à 450 euros, à peu près. »

    La ministre a aussi répondu aux associations de sécurité routière, insistant sur le fait que « le gouvernement n’[était] pas insensible aux victimes, bien au contraire » :

    « Nous avons augmenté le budget alloué aux victimes d’accidents de la route de 65 %. »

    Des sanctions aggravées en cas de récidive

    Jusqu’à présent, la conduite sans permis était passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Selon le nouveau texte, lorsque les faits « seront constatés pour la première fois », et à l’exception « de certaines circonstances » (alcoolémie, non-port de la ceinture…), l’automobiliste ne devra plus s’acquitter que d’une amende de 500 euros — 400 euros immédiatement, 750 euros avec majoration.

    « Lorsque ces faits seront commis de façon renouvelée dans un délai de cinq ans, ou commis en même temps que d’autres infractions ou par le conducteur d’un véhicule de transport de personnes ou de marchandises, ils continueront de constituer des délits », précise le texte.

    Et, dans ces cas-là, les sanctions seront même aggravées : deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour un défaut de permis, et deux mois pour un défaut d’assurance (contre une amende aujourd’hui). Le défaut d’assurance sera, lui, passible d’une peine de deux mois, alors qu’il n’est puni aujourd’hui que d’une amende.

    Lire aussi : Moins cher, obtenu plus vite : le point sur la réforme du permis de conduire

    Conduire sans permis sera désormais passible d’une simple amende de 500 euros

    CONDUIRE SANS PERMIS

    AUTOMOBILE – Conduire sans permis ou sans assurance ne sera bientôt plus un délit mais une contravention, passible d’une simple amende: c’est ce que prévoit un projet de loi du ministère de la Justice, qui a déclenché un tollé unanime des associations de sécurité routière.

    Le texte doit être présenté vendredi 31 juillet en conseil des ministres. Mais la révélation ce jeudi de ce volet du projet de Christiane Taubira sur « La Justice au XXIe siècle » a provoqué de vifs débats. Actuellement, la conduite sans permis est passible d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

    Selon ce texte dont l’AFP a eu copie, lorsque les faits « seront constatés pour la première fois » et à l’exception « de certaines circonstances » (alcoolémie, pas de ceinture…), l’automobiliste ne devra plus s’acquitter que d’une amende de 500 euros (400 euros immédiatement, 750 euros avec majoration).

    « Lorsque ces faits seront commis de façon renouvelée dans un délai de cinq ans, ou commis en même temps que d’autres infractions ou par le conducteur d’un véhicule de transport de personnes ou de marchandises, ils continueront de constituer des délits », précise le texte.

    Et, dans ces cas-là, les sanctions seront même aggravées: deux ans de prison et 30.000 euros d’amende pour un défaut de permis, et deux mois pour un défaut d’assurance (contre une amende aujourd’hui).

    Dans l’exposé des motifs de la loi, la Chancellerie, qui s’est refusée à tout commentaire, explique que ces nouvelles mesures « permettront d’assurer une répression automatique » ainsi qu’une « sanction plus rapide et plus systématique ». Elles permettent également de simplifier les procédures et désengorger les tribunaux.

    « La répression des infractions routières occupe très largement les tribunaux correctionnels au point que certains parquets surchargés ne les traitent que de façon standardisée, sans pouvoir se préoccuper du suivi ou de l’efficacité de la réponse apportée », confirme le Syndicat de la magistrature (SM), estimant que le projet va dans le bon sens même s’il est trop « homéopathique ».

    « Le caractère dissuasif des poursuites est illusoire » et « les sanctions administratives, avec la certitude d’une sanction induite par des contrôles plus fréquents, constituent des réponses plus adaptées », assure ce syndicat de gauche.

    « Un projet de loi calamiteux »

    Chez les associations de sécurité routière, en revanche, le texte suscite une rarissime unanimité contre lui, alors que la mortalité routière est repartie à la hausse en 2014 (3.388 morts, +3,5%) pour la première fois en douze ans.

    « C’est le pire des messages que l’on peut envoyer, un projet de loi calamiteux, pathétique », qui démontre « que la sécurité routière n’est pas la priorité du gouvernement », déplore la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon. « La ministre ne réalise pas la conséquence. Espérons que le Parlement en réalisera la gravité. »

    Pour son habituel opposant, le directeur général de l’association 40 millions d’automobilistes, Pierre Chasseray, « c’est un texte stupide et incompréhensible ». « Ça coûtera moins cher de prendre une ‘prune’ que de prendre une assurance! Et vu qu’il y a de moins en moins de policiers au bord des routes, la probabilité d’être pris est faible », ajoute-t-il. « C’est un relâchement alors qu’on constate une augmentation du nombre de personnes conduisant sans permis et sans assurance », estimé respectivement à 500.000 et 750.000 personnes. « Est-ce que si les tribunaux sont pleins de cambrioleurs, on ne sanctionnera plus les cambrioleurs? » lance-t-il.

    « Une excellente nouvelle pour les automobilistes et pour les délinquants, une très mauvaise nouvelle pour la sécurité routière », résume l’avocat Rémy Josseaume, qui défend les usagers de la route. « C’est complètement irresponsable, c’est un pousse-au-crime. La conduite sans permis ou sans assurance est un fait intentionnel. Ceux qui hésitaient à le faire en se disant ‘c’est grave, je risque un casier, de la prison avec sursis’ n’hésiteront plus. On perdra aussi la valeur pédagogique de passer devant un juge. Et griller un feu rouge sera plus lourd puisqu’on encourt 750 euros d’amende, une perte de points et une suspension de permis. »

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    Une simple amende pour les conducteurs sans permis ? « Un pousse-au-crime »

    L' Obs

    Face au tollé provoqué par le projet de réforme, Christiane Taubira annonce qu’elle est prête à retirer le texte.

    Les gendarmes contrôlent un permis de conduire à Fleury-en-Bière (JACQUES DEMARTHON / AFP)Les gendarmes contrôlent un permis de conduire à Fleury-en-Bière (JACQUES DEMARTHON / AFP)

    Rouler sans permis avant la l’arrivée de la voiture sans permis, est-ce bien raisonnable ? Cela ne devrait en tout cas plus être considéré comme un délit. Dans le cadre du projet de loi « Justice du 21e siècle », Christiane Taubira souhaite que cette infraction soit sanctionnée d’une simple contravention de 500 euros, tout comme la conduite sans assurance.

    Interrogée sur France Inter vendredi matin, Christiane Taubira a annoncé qu’elle était prête à renoncer à ce projet si « la société » n’y est pas favorable, face au tollé suscité par ce projet de réforme.

    La ministre de la Justice a cependant défendu ce projet de réforme car « la sanction est immédiate et plus importante que ce qu’il se fait aujourd’hui ».  « Nous avons décidé de forfaitiser, d’harmoniser, ce sera plus rapide », a affirmé la ministre tout en reconnaissant qu’elle avait d’abord été « réticente sur l’effet psychologique du fait qu’on forfaitise. »

    Circonstances aggravantes non concernées

    L’amende pourra être minorée à 400 euros si le contrevenant paie dans les 15 jours mais sera majorée à 750 euros s’il s’acquitte de son amende après 45 jours. Ce dispositif ne concernera pas les cas avec circonstances aggravantes comme l’absence de ceinture, la prise d’alcool ou la récidive.

    Pour le moment, conduire sans permis est puni d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende. Alors, pourquoi cette proposition de Christiane Taubira qui doit présenter cette disposition ce vendredi 31 juillet en conseil des ministres ?

    Selon « La Croix » qui a révélé ce projet de réforme, la « déjudiciarisation » des délits routiers est envisagée depuis plus d’un an déjà mais le gouvernement avait jusque-là redouté de se voir accusé de laxisme.

    Désengorger les tribunaux

    Le conducteur sans permis ne passera donc plus devant le juge, et des voix s’élèvent déjà pour accuser la chancellerie de vouloir simplement désengorger les tribunaux, ce que réfute l’entourage de la ministre qui met en avant « une sanction plus rapide et plus systématique ».

    Un argument qui ne convainc pas la Ligue contre la violence routière qui tire la sonnette d’alarme alors que la mortalité routière est repartie à la hausse l’an dernier pour la première fois en 12 ans avec 3.388 personnes tuées.

    C’est complètement irresponsable, c’est un pousse-au-crime. La conduite sans permis ou sans assurance est un fait intentionnel. Ceux qui hésitaient à le faire en se disant ‘c’est grave, je risque un casier, de la prison avec sursis’ n’hésiteront plus », assure Rémy Josseaume, avocat spécialisé dans le droit routier.

    L’association 40 millions d’automobilistes s’inquiète elle aussi : « C’est un texte stupide et incompréhensible. Ça coûtera moins cher de prendre une prune que de prendre une assurance », a déclaré son président, Pierre Chasseray.

    Taubira prête à maintenir le délit de conduite sans permis

    PARIS (Reuters) – Christiane Taubira s’est dit vendredi prête à renoncer au projet de sanction de la conduite sans permis par une simple contravention s’il apparaît que la société n’est pas favorable à cette mesure vue par certains comme une banalisation de l’infraction.

    Cette proposition est contenue dans le projet de loi sur la justice du XXIe siècle présenté en conseil de ministres dans la matinée.

    « C’est une mesure plus efficace, plus rapide, plus juste », a déclaré la ministre de la Justice sur France Inter. « Les dispositions que nous prenons n’empêchent pas que ça soit un délit, ça ne concernera que la première infraction, ensuite il s’agira d’un délit ».

    « La réalité aujourd’hui, c’est que plus de 70% de ces infractions sont traitées (…) avec des délais qui vont de 10 à 14 mois et nous constatons une très grande disparité de décisions sur le montant des amendes sur l’ensemble du territoire, ça varie entre 250 et 450 euros ».

    A l’heure actuelle, la conduite sans permis est un délit passible d’un an de prison et 15.000 euros d’amende. Le projet de loi prévoit de remplacer cette peine par une amende de 500 euros sous forme de PV électronique, pour la première infraction seulement.

    « Moi-même, j’étais réticente pendant des mois (…) mais est-ce qu’on continue avec 14 mois de délai? », a souligné Christiane Taubira. « Si l’acceptabilité sociale n’est pas établie, nous en tirerons tous les enseignements », a-t-elle toutefois indiqué.

    La présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon, a dénoncé une « proposition extrêmement choquante » qui envoie un « mauvais signal » aux automobilistes.

    « Vous avez une ministre qui s’entête véritablement depuis des mois à vouloir résoudre un problème technique, qui est le problème d’engorgement des tribunaux », a-t-elle dit sur France Info. « Nous, nous comptions sur cette première comparution au tribunal non pas pour envoyer les gens en prison (…) mais parce c’est un acte symbolique. »

    A peine dévoilée, que la ministre de la Justice pourrait faire machine arrière sur une mesure qui fait polémique depuis jeudi 30 juillet. Christiane Taubira a expliqué ce vendredi matin être prête à revenir sur son projet de ne plus considérer la conduite sans permis comme un délit mais comme une simple contravention si « la société » n’y est pas favorable.

    « S’il n’y a pas d’acceptabilité dans la société, nous en tirerons tous les enseignements », a déclaré la garde des Sceaux sur France Inter.

    La mesure qui suscite le tollé

    Concrètement, cela signifie que le conducteur circulant sans permis sera, à l’avenir, soumis à une amende forfaitaire au lieu d’être présenté devant un juge.

    Jusqu’ici, la conduite sans permis était punie d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

    Que se passe-t-il en cas de récidive ?

    La réforme concerne uniquement la conduite sans permis et la conduite sans assurance. Le conducteur surpris sans l’un ou l’autre devra « s’acquitter d’une amende forfaitaire de 500 euros ». En cas de paiement sous 15 jours, l’amende sera minorée à 400 euros mais majorée à 750 euros en cas de non-paiement sous 45 jours.

    Si l’automobiliste est un récidiviste, la donne change et il ne sera pas concerné par cette mesure de PV. Il en va de même lorsque des circonstances aggravantes seront à ajouter à sa conduite sans papiers en règles, comme le dépassement du taux d’alcoolémie ou encore le non-port de la ceinture de sécurité.

    Dans le cas d’une récidive de conduite sans permis, le passage devant le juge est maintenu, mais la sanction encourue est doublée comparé aux dispositions en vigueur actuellement, soit une peine qui sera désormais de deux ans d’emprisonnement.

    Amende pour défaut de permis de conduire: Taubira prête à renoncer

    La ministre de la Justice Christiane Taubira s’est dite vendredi prête à revenir sur son projet de ne plus considérer la conduite sans permis comme un délit mais comme une simple contravention si « la société » n’y est pas favorable.

    « S’il n’y a pas d’acceptabilité dans la société, nous en tirerons tous les enseignements », a déclaré la garde des Sceaux sur France Inter. L’annonce de ce texte, qui doit être présenté ce vendredi en conseil des ministres dans le cadre du projet de loi sur la justice du XXIe siècle, a provoqué jeudi un tollé unanime des associations de sécurité routière.

    Actuellement, la conduite sans permis est passible d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

    Selon ce texte dont l’AFP a eu copie, lorsque les faits « seront constatés pour la première fois » et à l’exception « de certaines circonstances » (alcoolémie, pas de ceinture…), l’automobiliste ne devra plus s’acquitter que d’une amende de 500 euros (400 euros immédiatement, 750 euros avec majoration).

    « Lorsque ces faits seront commis de façon renouvelée dans un délai de cinq ans, ou commis en même temps que d’autres infractions ou par le conducteur d’un véhicule de transport de personnes ou de marchandises, ils continueront de constituer des délits », précise le texte.

    Et, dans ces cas-là, les sanctions seront même aggravées: deux ans de prison et 30.000 euros d’amende pour un défaut de permis, et deux mois pour un défaut d’assurance (contre une amende aujourd’hui).

    « C’est une mesure plus rapide, plus efficace et plus juste », a plaidé la garde des Sceaux sur France Inter

    « Aujourd’hui, la réalité, c’est que plus de 70% de ces infractions sont traitées, non pas en juridictions correctionnelles, mais par ordonnance pénale avec des amendes et des délais qui vont de dix à quatorze mois pour un défaut de permis ou d’assurance. Et nous constatons une grande disparité des décisions sur l’ensemble du territoire sur le montant des amendes: cela varie de 250 et 450 euros, à peu près », a expliqué Christiane Taubira.

    « C’est la raison pour laquelle, nous avons décidé de forfaitiser, c’est-à-dire de fixer l’amende à 500 euros et de l’harmoniser sur l’ensemble du territoire par procès-verbal électronique. Ce sera plus rapide et surtout, cela permettra aux forces de police et de gendarmerie de dégager du temps pour faire de la prévention », a-t-elle fait valoir.

    « Nous avons travaillé (sur ce sujet) pendant plus d’un an, c’est un travail interministériel avec un arbitrage gouvernemental par le Premier ministre, c’est un travail sérieux qui rend plus efficace la sanction. La sécurité routière y a été associée. Nous nous sommes appuyé sur des rapports parlementaires et ce sujet va revenir en débat devant le parlement », a poursuivi la ministre en rejetant « les anathèmes et les procès d’intention en irresponsabilité ou en laxisme » qu’on lui fait.

    « Moi-même j’ai été réticente, indépendamment des chiffres, sur l’effet psychologique de dire qu’on forfaitise. Moi-même j’étais un peu bloquée là-dessus », a-t-elle reconnu. Mais il ne faut pas que cela « empêche de voir le reste. C’est un sujet sérieux, alors traitons le sérieusement », a-t-elle lancé.

    ===========

    Commentaires

    Jean  • 

    Qu elle prenne l’avion pour la Guyane avec des pilotes sans qualification.
    Elle comprendra peut etre.
    Ce gouvernement ne travaille que pour les assistés et les délinquants.

    ooooooo  •  

    Non seulement il faut continuer dans le délit mais augmenter les peines déjà existantes non dissuasives puisqu’il y a de plus en plus de conducteurs sans permis…. en espérant ne jamais avoir d’accident avec eux, vu que les assurances ne marchent pas! Elle, elle ne risque rien… en vélo… gardes du corps devant…. gardes du corps derrière…. ils amortiront le choc!…..

    guy  •  

    Si la Taubira pouvait avoir un accident avec  » un sans permis  » mais aux crapules il n’arrive rien.

    jean-Luc  • 

    Quand ce n’est pas Mme Vallaud-Belkacem qui réduit les Jeunes Français, au niveau intellectuel des tribus africaines d’avant la colonisation, c’est sa consoeur communiste, Mme Taubira qui rêve tout haut, de la possibilité d’aller et venir à sa guise de Dunkerque à Tamanrasset ou jusqu’au sud de l’Afrique sans permis de conduire, sans visas, sans papier, sans frontière à traverser.
    En fait! En fait! En fait! comme disent les babillardes du métro, la gôche sait que tout est perdu et qu’elle va quitter le pouvoir en 2017 ou avant. En fait! En fait! En fait! la gôche pratique la stratégie du chaos et laisse tout dégénérer.

    LAmie Kawouete  •  

    Les autos écoles vont être contentes. Et on pourra louer une voiture sans permis aussi (chez Avis, Europcar…).

    Lacsap  • 

    il faut entendre les arguments en premier. Arrêtons de parler sans savoir.
    la réflexion est bien la dernière chose utilisée par certains ici bas.
    Vous allez mettre en prison quelqu’un pour absence de permis ? alors compter ce que cela va couter et ce que fera cet personne en sortant.
    Si vous lui mettez une amende de 3500 euros et que vous lui laissez le temps de passer son permis vous aurez réussi à faire passer la justice .

    raoul  • 

    Encore une mesure destinée à nos richesses pour la France….

    Josh  • 

    Formidable, donc a l’avenir si je commet une infraction, je vais dire au flic que je n’ai pas de permis ! comme ca au lieu de perdre des points je n’ai qu’une amende a payer !!!! coool

    DANIEL  • 

    Cela ne m’étonne qu’à moitié de la mère Taubira.
    Pour elle ce serait une loi sociale qui éviterait d’augmenter les inculpations des multiples cas sociaux, notamment, les loubards de banlieues à la ramasse qui se font choper après une course rodéo au volant de voitures volées.
    Les prisons sont pleines de cette racaille, donc cette loi vient à point.
    Quand à ceux, comme moi, qui possèdent un permis et des points, et bien qu’il ne se fassent pas d’illusions ! S’ils ont de quoi raquer ce sera la pleine punition comme d’hab !

    Pazoozoo  • 

    Je vous propose:
    – 90€ pour un règlement de compte.
    – 25€ pour l’assassinat d’un autochtone
    – 10€ pour le viol d’une autochtone.

    Fan  •                              Franchement, c’est ahurissant d’entendre que Taubira et son équipe ‘travaillaient’ sur ce type de projet CRIMINEL *Déjà que c’est un fléau tous ces conducteurs sans permis et sans assurances : ils conduisent très mal et sont des assassins en puissance : je pèse mes mots ayant été percuté par ce type de personnes, qui ne se rendent pas compte que la conduite n’est pas un jeu.
    *Au lieu de lutter contre ce danger public, elle l’encourage par ce type de débat stérile et sans intérêt
    => Cela me démontre que Taubira fait tout pour désorganiser le pays et est de fait du côté des délinquants. Elle devrait être débarquée pour ce type d’initiatives
    Enfin, que font ils de leur journée à la Chancellerie ????? La menace terroriste est présente ; les délinquants courent dans les rues même après avoir été pris en flagrant délit (cf. le coup des nanas qui agressent la femme en maillot de bain à Reims)…. Et rien n’est fait pour renforcer notre arsenal contre la vague d’immigration actuelle (cf. on devrait renforcer les lois pour aider concrètement La Police)

    • patricia  •               C’est fou cela !!il m a fallu débourser 2000 EUROS par enfant pour le permis mais pour les « quartiers  » c’est gratos!!
      patricia  •               une honte !!Que l on donne un royaume à Taubira le 93 et on sera débarrasser !
      fac  •                       Lol. Qu’est ce qu’on se marre dans ce pays.
      Martine  •               ces socialos sont fous, pervers, il faut arrêtez leurs nuisances au plus vite! DEMISSION de ce gouvernement qui nous emmène chaque jour un peu plus dans l’abîme!
      &&&&&&  •             les lois sont violées chaque jour dans nos pays aussi bien par des illégaux que par des nationaux, par des nantis comme par des voyous:pourquoi se gêner puisqu’on ne fait rien pour les faire respecter ces lois?..sauf pour un certain père de famille qui avait eu le toupet de porter un certain T-shirt, car pour lui il me semble qu’on avait trouvé une place en prison.
      Penziz  •                   « délit de conduite sans permis », c’est quoi sa ligne de conduite à elle ?
      victis  •                     Amateurisme habituel … On est un peu blasé là
      alexandre  •             Taubira à son sommet !! Voilà notre ministre de la Justice !! Et après certains diront qu’elle n’érige pas le laxisme en règle de vie ?! J’ose croire que les français auront compris ce qu’est la justice socialiste ! Pour baisser le nombre des délits leur solution est de rendre légal le dit délit !!!
      granule  •                 Taubira tenez bon: les délinquants ont besoin de la dépénalisation des délits !!!!

    Asticot                                        Si on s’attaquait au vrai problème: Pourquoi les personnes conduisent sans permis: 6 points pour un quart de verre de trop, 4 points pour un orange mure, 1 pour 5km/h de trop. Tous ceci qu’importe les conditions de circulation, qu’on soit à 16h30 devant une école en semaine ou à 10h sur une route toute droite, bien dégagée et déserte.. Quand arrêtera-t-on de stigmatiser aussi bêtement les infractions?.. Les limitations ont été créées au moment des 205, il est temps de les actualiser…

    Didier C.                                   ma fille me dit qu’un grand nombre des personnes qui présentaient le permis de conduire avec elle venaient en voiture et que parmi les plus jeunes un très grand nombre conduit sans permis. Cela est probablement une conséquence du chômage de masse qui se développe parmi les plus jeunes. Il y a la probablement un des effets marginaux de la suppression du Service National !

    PIERRE-MARIE MURAZ          Proposer une amende inférieure au cout du permis est un encouragement à la délinquance !

    R                                               N’importe quoi : conduire sans permis n’est généralement pas un acte qu’on n’accomplit qu’une fois, mais un acte répété susceptible de multiples amendes et de sanctions alourdies en cas de récidive, alors qu’on ne paye le permis qu’une seule fois. De plus, fixer un montant que les gens ne peuvent pas payer n’est pas dissuasif.

    keora                                         Brûler un feu rouge fera bientôt l’objet d’un simple avertissement. Déjà les cyclistes en ont la possibilité… Combien de morts sur les routes ?

                                                   Ben voyons. La peine de mort pour les excès de vitesse et les routes seront sûres à 100%… La sanction maximale comme seule et unique solution, on pourrait appeler ça l’illusion répressive.

    Christophe EGRON                   Je ne suis pas opposé à faire passer la conduite sans permis du délits à une contravention mais, 500€, ça me semble peu. Le permis coute dans les 2 500€, pourquoi ne pas mettre l’amende vers les 2 000 € afin d’éviter un effet d’aubaine ?

    Jacques  • 

    • mais qu’ont ils donc ces politiques à avoir une vision complètement déviée de la réalité de notre vie ??

      bernard  • 

      La prochaine étape sera une simple amende pour meurtre avec une condamnation verbale du juge « vous savez monsieur c’est pas bien vous ayez pris la vie de quelqu’un, qu’on ne vous y reprenne plus ! »

      Wxcvbn  •

      entre le mariage gay, les maisons de shoots, et maintenant la conduite sans permis, y’a pas à dire le PS à le chic pour faire des lois décadentes !

      Albert  • 

      pauvre France,pauvre pays!!!!! malade mental cette femme mais où on va la hein!!!

      François  •  i

      Hollandouille a du se faire violence pour intervenir; il y a des élections qui se profilent

      Evelyne v  • 

      lorsque vous avez accident avec quelqu’un sans permis donc sans assurances bonjour les emmerdent!! c’est du n’importe quoi là! médiocre jusqu’à l’os les socialos!

      Delaune  • 

      Dehors cette Sinistre de l’Injustice !

      Sylvie61  • 

      je souhaite de tout coeur qu’elle se fasse renverser par un sans permis

      Guillaume  •

      Elle veut juste tuer le plus de Français possible avant de partir, et mettre à la poubelle 30 ans de politique en sécurité routière.

      havia  • 

      j’ insiste à rouler sans permis vous aurez 500 euros d’amende.
      j’insiste de faire des fausses pièce d’identité pour une seule amende à la fois.
      sa connerie nous amène dans la délinquance totale.

       

      6                                              Soyez logique, Mme Taubira      Pourquoi continuer de punir les infractions par des suppressions de points sur des permis qui seront de moins en moins passés ? Supprimez le permis à points.

      Les auto écoles et les inspecteurs du permis vont avoir un peu de temps libre…
      On devrait instituer un permis pour diriger un ministère !

      Nostradamus13                           Du Taubira pur jusSon unique souci est de désengorger les tribunaux, après les peines de moins de 5 ans, voila la réforme du permis, permissive au dernier degré, qui va consister à mettre sur les routes des gens qui n’ont pas envie de passer et payer un processus pour avoir leur permis et qui seront très dangereux sur la route. Au prétexte que beaucoup de gens roulent sans permis on légalise une infraction et on fait payer une amende dérisoire eu égard aux nuisances qu’elle fait encourir. Il suffi d’appliquer la loi, rapidement et de manière dissuasive pour décourager ceux qui sont en dehors des lois… Et pour cela les tribunaux peuvent ne pas être engorgés si la police a les moyens juridiques d’appliquer la loi. Mme Taubira préfère organiser le laxisme plutôt que le transfert de compétence… C’est un choix bien prévisible quand ce projet de loi va surtout concerner les départements de la ceinture Parisienne plutôt que les départements ruraux… Au hasard !
      Marc46                                        Il est interdit d’interdireDans cet acharnement à rendre notre société totalement permissive, les honnêtes gens (ceux qui subissent la délinquance) se sentent de plus en plus frustrés.                                         Bientôt, la seule chose qui restera réellement interdite sera de critiquer ou d’insulter madame Taubira.                      Ça serait dramatique si tout ceci n’était pas balayé en 2017
       LORRAIN31                               MINISTRE DE (L’IN) JUSTICE       Les lois Taubira sont de la même inspiration que les lois Peillon, Duflot, Najat Belkacem : le fait de soixantehuitards qui ont biberonné au trotskisme et au maoïsme et ont infiltré toutes les sphères de décision : Justice, Education, Culture, Media, PS, et qui peuvent pleinement user de leur faculté de nuisance avec la bénédiction de notre cher Président.

      Son problème n’est pas la nocivité d’une Loi, de son bien fondé ou de son utilité ; son obsession est que sa réélection ne soit pas contrariée par l’extrême gauche.
      Mais les Français approuvent par leurs votes ; c’est ça la démocratie

      JDECLEF                                BRAVO MME TAUBIRA SUPPRIMER UN DÉLIT DE DÉFAUT DE PERMIS EN POMPE À FRIC PAR UNE AMENDE CELA NE VA PAS DIMINUER LE NOMBRE DE CEUX QUI N’EN ONT PAS !

      Cette ministre est vraiment une illuminée d’une incompétence irresponsable qui devient incontrôlable !
      Elle veut appliquer le fameux « il est interdit d’interdire » depuis qu’elle est « garde des sceaux » elle réduit la justice de plus en plus avec des sanctions quand il y en a, réduites à la portion congrue !
      Cette mesure et d’autres augmenteront indirectement notre insécurité et la délinquance liées à celle-ci sans parler de délits plus graves !
      Cette dame irresponsable doit croire à un monde de « bisounours » qui n’existe pas !
      Qu’attend-on pour la démissionner avant qu’elle termine complétement son travail de démolition qu’elle a entreprit depuis 2012 !

      À chaque fois qu’elle a une idée fumeuse que notre gouvernement accepte et nos dirigeants hélas aussi, elle diminue l’efficacité de notre justice déjà médiocre !
      Les délinquants et malfrats de tous poils doivent se frotter les mains, car jusqu’en 2017 elle peut encore inventer d’autres mesures inconcevables pour éroder encore plus les sanctions !
      Il faut bien vider les prisons et réinsérer ces pauvres malheureux délinquants, cette mesure entre autres ne fera qu’augmenter les conducteurs sans permis déjà fort nombreux qui passent entre les gouttes d’une justice déjà mollassonne !
      On comprend aussi pourquoi il n’y a plus de respect de nos institutions ou des autres en général, aucune vraies sanctions n’est déjà pas appliquées et l’éducation et la moralité simplement n’existe plus et s’en va à vau l’eau !
      Car sans gardes fous efficaces, rien n’est possible sous prétexte d’une liberté débridée on finira par tout perdre !

      Surlaligne                      C’est une attitude totalement irresponsable et on est effaré de constater qu’une telle décision relève d’une seule personne dont on connaît le caractère fantasque et la volonté de ne pas sanctionner.

      On joue là avec la vie des autres automobilistes. De plus quelqu’un qui n’a pas son permis ne peut pas s’assurer.
      On imagine la situation des victimes qui mettront des années à être indemnisées et les drames humains qui en découleront.
      Le laxisme a des limites, il est temps que les électeurs reprennent la main et renvoient ces socialistes irresponsables à leurs chères études

      Tousofns                       Un texte bâcléOn présente n’importe quel texte, sans réflexion préalable, puis s’il y a tollé, on annonce qu’on peut le retirer. Les projets de loi sont à la législation ce que le fast-food est à la grande cuisine.

      jean pierre rib                                      On oublie beaucoup, et beaucoup de personnes n’en ont pas conscience, que sans permis il n’y a pas d’assurance, et le problème se situe non pas en cas de petit accident matériel, mais en cas de blessures ou de décès. Si le conducteur sans permis est responsable ce sera une saisie arrêt sur salaire pendant des dizaines d’années pour rembourser hôpitaux, médecins, rente invalidité, la sécurité sociale en fait. Le fond de garantie remboursera la victime mais bien évidemment, et c’est normal, récupérera les sommes versées pendant des années auprès du « sans permis ». C’est pourquoi, au cas ou ?, mon choix est vite fait. Je préfère être au chômage que conduire sans permis. Conduire sans permis c’est de l’inconscience.
      Jean Pierre SMONDACK          Conduire sans permis ? et sans assurances (dans tous les sens du terme) ? N’importe quoi ! Et quid de la vie d’autrui, en cas de collision (dans la voiture concernée, comme bien sûr dans celle des gens d’en face, qui n’ont pas choisi la situation) et même concernant les dégâts matériels … Gravissime et bien sûr inacceptable, toutes autres considérations des conditions d’achat et d’attribution des cartes grises mises à part.

      Reste bien sûr qu’il y aura toujours des gens qui perdront leurs points et le droit de conduire. Inquiétant quand même tout ça, et surtout cette proposition de loi ! N’importe quoi,Madame Taubira ! Espérons que le bon sens tout court l’emportera.

      Robert Delarue                 Totale incohérence de ce gouvernement quant à la sécurité routière, d ‘un côté on nous met des tronçons de route nationale à 80km/h en attendant d ‘étendre ce très controversé dispositif, et de l ‘ autre, on dépénalise la conduite sans permis. C ‘est d ‘une stupidité incommensurable. Et notre président contrairement à sa ministre de la justice, persiste dans cette ânerie en arguant que si les gens ne sont pas d ‘accord, qu’ ils descendent dans la rue..!!!! je pense que la quintessence de l ‘ incompétence a été atteinte par nos gouvernants. Ils seraient plus inspirés de s ‘attaquer aux vrais problèmes de la France et des français et ça ne manque pas……
      Alain DonatAlain Donat
      Qui conduit sans permis ? Ce qui ne l’ont pas ou ceux qui ne l’ont plus ? ce sont surtout ces derniers qui sont dangereux et vont sauter sur l’occasion pour reprendre le volant.
      Que Mme Taubira s’occupe plutôt les jeunes mauritaniennes achetées comme esclaves pour l’Arabie Saoudite……………Ah pardon, c’est vrai, cet esclavage là n’existe pas……………

      Jean-marie Pouthe            Après réflexion, je serais plutôt pour sous certaines conditions. Paiement immédiat de l’amende, confiscation du véhicule jusqu’à l’obtention du permis dans un délai d’un an.sinon vente de la voiture.

      Une autre question madame Taubira ,à quand le code obligatoire pour les véhicules sans permis ? Ce sont de véritables danger public.

    google : la gestapo du futur

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    Google ne veut pas appliquer le « droit à l’oubli » dans le monde entier

    Le Monde.fr Martin Untersinger

    Le moteur de recherche demande à la CNIL française de renoncer à lui demander d’étendre le « droit à l’oubli » au monde entier plutôt qu’à la seule Europe.

    Google n’est pas d’accord avec la Commission nationale de l’informatique et des libertés française (CNIL). Dans un billet publié jeudi 30 juillet sur le blog européen du moteur de recherche, ce dernier demande à la CNIL, l’autorité en charge de la protection des données, de ne pas appliquer le controversé « droit à l’oubli » – que l’on devrait plutôt appeler droit au déréférencement – sur toutes ses versions et de le cantonner à ses seules versions européennes.

    Le droit au déréférencement a été reconnu par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) au printemps 2014. Selon la Cour de Luxembourg, un internaute peut demander à Google de ne plus afficher dans ses résultats de recherche des informations « inadéquates, pas ou plus pertinentes ou excessives » le concernant (informations dépassées, pages Web injurieuses…).

    Google, bien que contestant le bien-fondé de la décision, a rapidement mis en place un formulaire et des équipes pour traiter les demandes qui n’ont pas tardé à affluer. Désormais, un internaute peut demander qu’une information le concernant n’apparaisse plus lorsqu’on saisit son nom dans un moteur de recherche. Ce mécanisme est cantonné aux déclinaisons européennes du moteur de recherche : des informations peuvent être expurgées lorsqu’on saisit par exemple le nom d’une personne sur google.fr, mais apparaître lorsque cette recherche est faite sur google.com.

    Lire le récit : Comment Google applique le « droit à l’oubli » en Europe

    « Des effets dissuasifs »

    Cette distinction a été dénoncée à plusieurs reprises par la CNIL, à tel point que cette dernière a adressé, au moins de juin, une injonction au moteur de recherche américain. Selon la CNIL, la décision de la CJUE impose au moteur de recherche de retirer les informations incriminées de tous ses résultats de recherche, et pas seulement de ceux résultant d’une recherche sur une version européenne du moteur.

    Pour Google, qui demande que la CNIL retire son injonction, il s’agit d’une logique qui « risque d’avoir de graves effets dissuasifs » sur le Web.

    « Si le droit à l’oubli est désormais la norme en Europe, ce n’est pas le cas dans le monde entier. Il existe d’innombrables cas dans lesquels ce qui est illégal dans un pays ne l’est pas dans un autre. Cette approche représente un nivellement par le bas : au final, Internet serait seulement aussi libre que l’endroit le moins libre du monde. »

    Le moteur de recherche estime qu’« aucun pays ne devrait avoir le pouvoir de contrôler les contenus auxquels quelqu’un, dans un autre pays, peut accéder », et souligne que dans le cas français, élargir le droit au déréférencement à une échelle mondiale serait « disproportionné », dans la mesure où « l’immense majorité des utilisateurs d’Internet utilisent une version européenne du moteur de recherche ».

    En réponse, la CNIL a annoncé qu’elle allait « regarder les arguments et [répondre] à ce recours dans le délai légal de deux mois ». Elle se réserve également « la possibilité d’une phase répressive ». En cas de sanction, Google devra verser une amende pouvant aller jusqu’à 150 000 euros.

    Si Google ne se pliait pas à l’injonction de la CNIL sous quinze jours, cette dernière pouvait amorcer un mécanisme de sanction. Ce délai a expiré le 27 juin dernier.

    Lire aussi : Droit à l’oubli : la France en tête des demandes

    Google ne voit pas pourquoi la Cnil aurait « autorité à l’échelle mondiale »

     LEXPRESS.fr avec AFP

    la-cnil-a-mis-en-demeure-google-de-proceder-aux-dereferencements-de-liens-internet-sur-toutes-les-extensions-du-moteur-de-recherche-y-compris-google-com-quand-des-internautes-le-lui-demandent-au-nom-du-droit-a-l-oubli_5356743La CNIL a mis en demeure Google de procéder aux « déréférencements » de liens internet sur « toutes les extensions » du moteur de recherche, y compris google.com, quand des internautes le lui demandent au nom du droit à l’oubli.          afp.com/KAREN BLEIER

    Le moteur de recherche estime que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) n’est pas compétente « pour contrôler » les informations accessibles à travers le monde.

    Google ne veut pas entendre parler du « droit à l’oubli » imposé par la Cnil. La société a annoncé ce jeudi qu’elle refusait de se mettre en conformité avec la loi sur la question du « droit à l’oubli » imposé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés, arguant que l’instance française n’était pas compétente « pour contrôler » les informations accessibles à travers le monde.

    « Nous respectons la position de la Cnil mais nous contestons par principe l’idée qu’une agence nationale de protection des données personnelles revendique une autorité à l’échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde », a indiqué Google dans un billet publié sur le blog européen du moteur de recherche.

    Droit au déférencement

    « Nous avons beaucoup travaillé pour mettre en oeuvre l’arrêt sur le droit à l’oubli avec rigueur et exhaustivité en Europe, et nous continuerons à le faire », a ajouté le groupe de Montain View.

    En mai 2014, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait consacré ce droit à l’oubli numérique (ou droit au déférencement), c’est-à-dire le droit de faire supprimer des moteurs de recherche les liens vers des pages comportant des informations personnelles, notamment si elles sont périmées ou inexactes.

     Google refuse le « droit à l’oubli » défini par la Cnil et va au bras de fer

    (Sipa)

    Google a annoncé jeudi qu’il refusait de se mettre totalement en conformité avec la question du « droit à l’oubli » imposé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Le géant américain argue que l’instance française n’est pas compétente « pour contrôler » les informations accessibles à travers le monde.

    « Nous respectons la position de la Cnil mais nous contestons par principe l’idée qu’une agence nationale de protection des données personnelles revendique une autorité à l’échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde », a indiqué Google dans un billet publié sur le blog européen du moteur de recherche.

    « Nous avons beaucoup travaillé pour mettre en oeuvre l’arrêt sur le droit à l’oubli avec rigueur et exhaustivité en Europe, et nous continuerons à le faire », a ajouté le groupe de Mountain View.

    Contacté par l’AFP, la Cnil a indiqué « avoir bien reçu un recours gracieux de la part de Google aujourd’hui (jeudi) », un jour avant l’expiration « du délai d’un mois » qu’avait demandé le moteur de recherche pour se mettre en conformité avec la loi.

    « Nous allons regarder les arguments et nous répondrons à ce recours dans le délai légal de deux mois », a indiqué la Cnil, qui se réserve « la possibilité d’une phase répressive ».

    En cas de sanction, Google devra verser une amende pouvant aller jusqu’à 150.000 euros.

    En mai 2014, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait consacré ce droit à l’oubli numérique (ou droit au déréférencement), c’est-à-dire le droit de faire supprimer des moteurs de recherche les liens vers des pages comportant des informations personnelles, notamment si elles sont périmées ou inexactes.

    Google, bien que contestant la décision, avait accepté le jugement et mis en place un formulaire pour tout internaute désirant qu’une information à son sujet n’apparaisse plus dans le moteur de recherche lorsque son nom est saisi.

    Google refuse le « droit à l’oubli » défini par la Cnil et va au bras de fer

    Google a annoncé jeudi qu’il refusait de se mettre totalement en conformité avec la question du « droit à l’oubli » imposé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), arguant que l’instance française n’était pas compétente « pour contrôler » les informations accessibles à travers le monde.

    En clair, Google accepte de concéder le droit à l’oubli pour des recherches faites sur Google.fr ou Google.uk mais pas sur celles faites via Google.com ou toute autre extension non-européenne.

    « Nous respectons la position de la Cnil mais nous contestons par principe l’idée qu’une agence nationale de protection des données personnelles revendique une autorité à l’échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde », a indiqué Google dans un billet publié sur le blog européen du moteur de recherche.

    « Nous pensons qu’aucun pays ne devrait avoir l’autorité de décider à quel contenu peut accéder quelqu’un, dans un autre pays », a estimé Google à travers son responsable des questions privées, Peter Fleischer, qui entend rappeler que « 97% des internautes français accèdent à Google par une version européenne ».

    Contacté par l’AFP, la Cnil a indiqué « avoir bien reçu un recours gracieux de la part de Google aujourd’hui (jeudi) », un jour avant l’expiration « du délai d’un mois » qu’avait demandé le moteur de recherche pour se mettre en conformité avec la loi.

    « Nous allons regarder les arguments et nous répondrons à ce recours dans le délai légal de deux mois », a indiqué la Cnil, qui se réserve « la possibilité d’une phase répressive ».

    En cas de sanction, Google devra verser une amende pouvant aller jusqu’à 150.000 euros.

    – Bonne foi –

    Pour montrer sa bonne foi, Google a mis en ligne « un rapport de transparence » dans lequel il recense les demandes de déréférencement « reçues et traitées ».

    « Au niveau mondial, nous avons reçu 290.353 demandes portant sur 1.055.700 URLs », indique Google dans un communiqué, tandis qu’il dénombre 60.241 demandes portant sur 203.889 URLs au niveau français.

    « Nous avons beaucoup travaillé pour mettre en ?uvre l’arrêt sur le droit à l’oubli avec rigueur et exhaustivité en Europe, et nous continuerons à le faire », a ajouté le groupe de Mountain View.

    En mai 2014, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait consacré ce droit à l’oubli numérique (ou droit au déréférencement), c’est-à-dire le droit de faire supprimer des moteurs de recherche les liens vers des pages comportant des informations personnelles, notamment si elles sont périmées ou inexactes.

    Concrètement, « toute personne qui souhaite voir effacer un ou plusieurs résultats apparaissant sous une requête à partir de son nom peut en faire la demande au moteur de recherche », selon l’autorité de contrôle de protection des données.

    Google, bien que contestant la décision, avait accepté le jugement et mis en place un formulaire pour tout internaute désirant qu’une information à son sujet n’apparaisse plus dans le moteur de recherche lorsque son nom est saisi.

    Mais la Cnil, saisie de plusieurs centaines de demandes de particuliers s’étant vu refuser le déréférencement de liens Internet (ou adresses URL) par Google, a adressé au mois de juin une mise en demeure du géant américain.

    Si le moteur de recherche avait certes donné suite aux demandes des internautes, il l’avait fait seulement sur les extensions européennes (telles google.fr, google.uk, google.de…) et non sur google.com, selon l’instance française.

    La Cnil avait rappelé que « cette mise en demeure n'(était) pas une sanction », mais que si Google ne s’y conformait pas, la Commission pourrait décider de « sanctionner les manquements à la loi Informatique et libertés » de l’entreprise.

    En décembre 2014, Google avait été condamné pour la première fois par une juridiction française pour avoir refusé une demande de droit à l’oubli numérique.

    « Droit à l’oubli » : Google renvoie la Cnil dans ses cordes

    Le géant américain refuse d’appliquer la loi sur la question du « droit à l’oubli » imposé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

    Source AFP | Le Point.fr

    Google, photo d'illustration.
    Google, photo d’illustration.AFP©PHILIPPE HUGUEN

    Google refuse le « droit à l’oubli » défini par la Cnil et va au bras de fer

    Google a annoncé jeudi qu’il refusait de se mettre totalement en conformité avec la question du « droit à l’oubli » imposé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), arguant que l’instance française n’était pas compétente « pour contrôler » les informations accessibles à travers le monde.

    En clair, Google accepte de concéder le droit à l’oubli pour des recherches faites sur Google.fr ou Google.uk mais pas sur celles faites via Google.com ou toute autre extension non-européenne.

    « Nous respectons la position de la Cnil mais nous contestons par principe l’idée qu’une agence nationale de protection des données personnelles revendique une autorité à l’échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde », a indiqué Google dans un billet publié sur le blog européen du moteur de recherche.

    « Nous pensons qu’aucun pays ne devrait avoir l’autorité de décider à quel contenu peut accéder quelqu’un, dans un autre pays », a estimé Google à travers son responsable des questions privées, Peter Fleischer, qui entend rappeler que « 97% des internautes français accèdent à Google par une version européenne ».

    Contacté par l’AFP, la Cnil a indiqué « avoir bien reçu un recours gracieux de la part de Google aujourd’hui (jeudi) », un jour avant l’expiration « du délai d’un mois » qu’avait demandé le moteur de recherche pour se mettre en conformité avec la loi.

    « Nous allons regarder les arguments et nous répondrons à ce recours dans le délai légal de deux mois », a indiqué la Cnil, qui se réserve « la possibilité d’une phase répressive ».

    En cas de sanction, Google devra verser une amende pouvant aller jusqu’à 150.000 euros.

    – Bonne foi –

    Pour montrer sa bonne foi, Google a mis en ligne « un rapport de transparence » dans lequel il recense les demandes de déréférencement « reçues et traitées ».

    « Au niveau mondial, nous avons reçu 290.353 demandes portant sur 1.055.700 URLs », indique Google dans un communiqué, tandis qu’il dénombre 60.241 demandes portant sur 203.889 URLs au niveau français.

    « Nous avons beaucoup travaillé pour mettre en ?uvre l’arrêt sur le droit à l’oubli avec rigueur et exhaustivité en Europe, et nous continuerons à le faire », a ajouté le groupe de Mountain View.

    En mai 2014, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait consacré ce droit à l’oubli numérique (ou droit au déréférencement), c’est-à-dire le droit de faire supprimer des moteurs de recherche les liens vers des pages comportant des informations personnelles, notamment si elles sont périmées ou inexactes.

    Concrètement, « toute personne qui souhaite voir effacer un ou plusieurs résultats apparaissant sous une requête à partir de son nom peut en faire la demande au moteur de recherche », selon l’autorité de contrôle de protection des données.

    Google, bien que contestant la décision, avait accepté le jugement et mis en place un formulaire pour tout internaute désirant qu’une information à son sujet n’apparaisse plus dans le moteur de recherche lorsque son nom est saisi.

    Mais la Cnil, saisie de plusieurs centaines de demandes de particuliers s’étant vu refuser le déréférencement de liens Internet (ou adresses URL) par Google, a adressé au mois de juin une mise en demeure du géant américain.

    Si le moteur de recherche avait certes donné suite aux demandes des internautes, il l’avait fait seulement sur les extensions européennes (telles google.fr, google.uk, google.de…) et non sur google.com, selon l’instance française.

    La Cnil avait rappelé que « cette mise en demeure n'(était) pas une sanction », mais que si Google ne s’y conformait pas, la Commission pourrait décider de « sanctionner les manquements à la loi Informatique et libertés » de l’entreprise.

    En décembre 2014, Google avait été condamné pour la première fois par une juridiction française pour avoir refusé une demande de droit à l’oubli numérique.

    Google entame un bras de fer avec la Cnil sur le droit à l’oubli

    Mis en demeure par le gendarme français de l’internet le mois dernier, le géant américain n’accepte pas que le droit à l’oubli puisse concerner les extensions non-européennes du moteur de recherche.

    Google risque une amende pouvant aller jusqu'à 150 000 euros.
    Google risque une amende pouvant aller jusqu’à 150 000 euros. AFP/JOSH EDELSON

    Google n’entend pas se laisser dicter sa conduite par la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Dans un billet publié ce jeudi sur le blog européen du moteur de recherche, le géant américain a annoncé qu’il refusait de se mettre en conformité sur la question du «droit à l’oubli» imposé pas le gendarme français de l’internet.

    En fait, Google accepte le droit à l’oubli pour des recherches faites sur Google.fr ou Google.co.uk mais pas sur celles faites via Google.com ou toute autre extension non-européenne.

    «Nous respectons la position de la Cnil mais nous contestons par principe l’idée qu’une agence nationale de protection des données personnelles revendique une autorité à l’échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde», indique Google. «Nous avons beaucoup travaillé pour mettre en oeuvre l’arrêt sur le droit à l’oubli avec rigueur et exhaustivité en Europe, et nous continuerons à le faire».

    Depuis mai 2014, le droit à l’oubli, ou droit au déréférencement, est en effet consacré par la Cour de justice de l’Union européenne. En clair, tout internaute peut faire supprimer des moteurs de recherches les liens vers des pages comportant des informations personnelles qui pourraient notamment être périmées ou inexactes.

    Google n’avait pas accueilli cette décision avec joie. L’entreprise avait tout de même mis en place un formulaire pour les internautes désirant la disparition d’une information les concernant lorsque leur nom est saisi dans la barre de recherche. Pour montrer sa bonne foi, Google a mis en ligne «un rapport de transparence» dans lequel il recense les demandes de déréférencement «reçues et traitées».

    Le déréférencement doit concerner «toutes les extensions» pour la Cnil

    «Au niveau mondial, nous avons reçu 290 353 demandes portant sur 1 055 700 d’URLs», indique Google dans un communiqué, tandis qu’il dénombre 60 241 demandes portant sur 203.889 d’URLs au niveau français. Mais la CNIL, saisie de plusieurs centaines de demandes de particuliers s’étant vu refuser le déréférencement de liens Internet par Google, a adressé le 12 juin dernier une mise en demeure du géant américain.

    Si le moteur de recherche avait bien donné suite aux demandes des internautes, il l’avait seulement fait sur les extensions européennes telles que google.fr, google.es ou google.uk et non sur google.com, selon l’instance française. L’autorité française juge de son côté que pour être effectif, «le déréférencement doit concerner toutes les extensions.»

    La CNIL avait rappelé que «cette mise en demeure n'(était) pas une sanction», mais si Google ne s’y conformait pas, la Commission pourrait décider de «sanctionner les manquements à la loi Informatique et libertés» de l’entreprise.

    Contactée, la Cnil a indiqué «avoir bien reçu un recours gracieux de la part de Google aujourd’hui (jeudi)», un jour avant l’expiration «du délai d’un mois» qu’avait demandé le moteur de recherche pour se mettre en conformité avec la loi. «Nous allons regarder les arguments et nous répondrons à ce recours dans le délai légal de deux mois», a indiqué la Cnil, qui se réserve «la possibilité d’une phase répressive».

    En cas de sanction, Google devra verser une amende pouvant aller jusqu’à 150 000 euros. Une sanction paraissant bien dérisoire quand on sait que le chiffre d’affaires de Google s’élevait à 66 milliards d’euros en 2014.

    Google refuse d’appliquer au niveau mondial le droit à l’oubli

    © Creative Commons | S’appuyant sur la jurisprudence européenne, la Cnil avait demandé à Google d’appliquer le droit à l’oubli sur l’ensemble de ses sites.

     FRANCE 24

    Google a annoncé jeudi qu’il refusait de donner suite à la requête de la Cnil sur la question du « droit à l’oubli », qui exigeait que la mesure concerne tous les sites du géant américain. La société prend ainsi le risque d’écoper de sanctions.

    Google n’a que faire des injonctions de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). La société américaine a annoncé, jeudi 30 juillet, qu’elle refusait de se plier à l’injonction faite par l’institution française, qui exigeait du moteur de recherche d’étendre à tous ses sites le « droit à l’oubli« .

    « Nous respectons la position de la Cnil, mais nous contestons par principe l’idée qu’une agence nationale de protection des données personnelles revendique une autorité à l’échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde », a indiqué Google dans un billet publié sur le blog européen du moteur de recherche.

    Le 12 juin, la Cnil avait en effet estimé que Google n’avait jusqu’ici procédé aux déréférencements que sur des recherches effectuées sur l’une des extensions géographiques européennes de son moteur de recherche, et non sur des recherches effectuées par exemple à partir de google.com ou d’extensions non européennes.

    La Cnil, s’appuyant sur un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne de mai 2014, avait considéré que « le déréférencement, pour être effectif, doit concerner toutes les extensions et que le service proposé via le moteur de recherche ‘Google search’ correspond à un traitement unique ».

    Google, qui prend ainsi le risque d’écoper de sanctions, a de son côté estimé que 95 % des recherches faites en Europe sont effectuées à partir de versions locales de son site.

    >> À relire sur France 24 : « Droit à l’oubli : les questions qui chiffonnent Google »

    « Pour des questions de principe, nous sommes […] en désaccord […] et nous avons demandé à la Cnil de retirer son injonction », a déclaré Peter Fleischer, le conseiller de Google en matière de vie privée.

    En mai 2014, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait consacré ce droit à l’oubli numérique (ou droit au déréférencement), c’est-à-dire le droit de faire supprimer des moteurs de recherche les liens vers des pages comportant des informations personnelles, notamment si elles sont périmées ou inexactes.

    Google dit non à la Cnil. Dans un billet mis en ligne jeudi soir, le moteur de recherche a annoncé qu’il refusait de se mettre totalement en conformité avec la question du «droit à l’oubli» imposé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés, arguant que l’instance française n’était pas compétente «pour contrôler» les informations accessibles à travers le monde.

    «Nous respectons la position de la CNIL mais nous contestons par principe l’idée qu’une agence nationale de protection des données personnelles revendique une autorité à l’échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde», indique Google dans son billet.

    «Nous avons beaucoup travaillé pour mettre en oeuvre l’arrêt sur le droit à l’oubli avec rigueur et exhaustivité en Europe, et nous continuerons à le faire», a ajouté le groupe de Mountain View.

    La Cnil a indiqué «avoir bien reçu un recours gracieux de la part de Google aujourd’hui (jeudi)», un jour avant l’expiration «du délai d’un mois» qu’avait demandé le moteur de recherche pour se mettre en conformité avec la loi.

    Une amende pouvant aller jusqu’à 150 000 euros

    «Nous allons regarder les arguments et nous répondrons à ce recours dans le délai légal de deux mois», a indiqué la CNIL qui se réserve «la possibilité d’une phase répressive». En cas de sanction, Google devra verser une amende pouvant aller jusqu’à 150 000 euros.

    En mai 2014, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait consacré ce droit à l’oubli numérique (ou droit au déréférencement), c’est-à-dire le droit de faire supprimer des moteurs de recherche les liens vers des pages comportant des informations personnelles, notamment si elles sont périmées ou inexactes.

    Concrètement, «toute personne qui souhaite voir effacer un ou plusieurs résultats apparaissant sous une requête à partir de son nom peut en faire la demande au moteur de recherche», selon l’autorité de contrôle de protection des données.

    Google, bien que contestant la décision, avait accepté le jugement et mis en place un formulaire pour tout internaute désirant qu’une information à son sujet n’apparaisse plus dans le moteur de recherche lorsque son nom est saisi.

    Mais la CNIL, saisie de plusieurs centaines de demandes de particuliers s’étant vu refuser le déréférencement de liens internet par Google, a adressé au moins de juin une mise en demeure du géant américain. Si le moteur de recherche avait certes donné suite aux demandes des internautes, il ne l’avait seulement fait sur les extensions européennes telles que google.fr ou google.co.uk et non sur google.com, selon l’instance française.

    La CNIL avait rappelé que «cette mise en demeure n'(était) pas une sanction», mais si Google ne s’y conformait pas, la Commission pourrait décider de «sanctionner les manquements à la loi Informatique et libertés» de l’entreprise.

    En décembre 2014, Google avait été condamné pour la première fois par une juridiction française pour avoir refusé une demande de droit à l’oubli numérique.

    Google refuse le « droit à l’oubli » défini par la Cnil et va au bras de fer

    GOOGLE DROIT A L OUBLI

    Vol d’identité : voilà comment fonctionne la vente de vos données personnelles sur le marché noir du Web et voilà combien elles valent

    Au terme de plusieurs mois d’espionnage et d’investigation, les experts informatiques ont conclu que les données personnelles d’une personne étaient en moyenne revendues 19 euros sur le marché noir du Web. Un phénomène très difficile à endiguer.

    Au cœur des profondeurs obscures de la toile

    Vol d'identité : voilà comment fonctionne la vente de vos données personnelles sur le marché noir du Web et voilà combien elles valent

    Le 9 juillet dernier, le gouvernement américain annonçait que des hackers avaient piraté les entrailles des pouvoirs publics et que les données personnelles de 19 millions d’Américains avaient été dérobées. Plus tard, le site de rencontres extraconjugales Ashley Madison était piraté et 37 millions d’identités menacées d’être révélées. Aujourd’hui, l’expansion de la cybercrimininalité n’a d’égale que la sophistication de sa méthodologie. Ainsi, s’il est désormais possible d’acheter des armes, de la drogue ou de faire appel à un tueur à gage en toute impunité sur le Dark web, il est également possible de vendre des données personnelles volées, soit des identités. Des spécialistes de la sécurité informatique ont parcouru les abîmes d’Internet, là où Google et Yahoo n’ont pas leur place, là où une économie souterraine s’est formée et ont étudié les tendances de ces marchés frauduleux.

    Quand votre identité ne vaut rien : devenez un autre pour 19 euros 

    Au terme de plusieurs mois d’espionnage et d’investigations, les experts ont conclu que les données personnelles d’une personne étaient en moyenne revendues 19 euros dans les recoins obscurs du web.

    En effet, sur ce marché noir, le lot de plusieurs données personnelles (adresse, mail, numéro de téléphone, de sécurité sociale ou de carte bancaire …) est appelé un fullz. Ces fullz sont selon les chercheurs, classés par prix, allant de 1 dollar à 450 dollars, soit 410 euros. Convertis à partir des bitcoins, la monnaie virtuelle utilisée par le Dark web, ces jeux de données sont revendus en moyenne 21,35 dollars, soit 19 euros. Jérôme Granger, chargé de la communication de ce groupe d’experts a expliqué que « les vendeurs accordent beaucoup d’importance à leur réputation et [qu’]ils vont de ce fait, proposer des prix défiant toute concurrence pour un produit de qualité ».

    Les tarifs des fullz sont établis en fonction de leur rentabilité et de leur qualité. Ils seront pas exemple plus élevés si les coordonnées d’une carte bancaire sont inclues et que le plafond de celle-ci permet encore d’effectuer des achats frauduleux. Les spécialistes à l’origine de cette enquête ont révélé dans Quartz que le fullz le plus cher qu’ils avaient trouvé valait 454,05 dollars. Parfait pour souscrire un crédit de voiture précise le vendeur. Un autre fullz à 248,22 dollars promet les coordonnées d’une carte bancaire American Express plafonnée à 10 000 dollars. Le vendeur se veut rassurant et indique que nom, prénom, date de naissance, adresse et toutes les informations liées à la carte font partie du package. Nous voilà rassurés.

    Carte bancaire volée, faux compte Paypal, fausse pièce d’identité ou cocaïne ?

    Les adresses mails sont également très convoitées sur le Dark web. Car si de nombreuses entreprises se ruinent pour acheter des bases de données leur permettant d’envoyer de la publicité et ainsi, démarcher de nouveaux clients potentiels, le marché noir propose des prix défiant toute concurrence. En moyenne, comptez 75 dollars pour un million d’adresses mails valides et 20 dollars pour un lot de 40 000 adresses mails avec identifiants. Une carte bancaire seule ou un compte Paypal sont accessibles moyennant environ 50 dollars. Le parfait kit de l’escroc est donc en vente libre sur le Dark web pour une poignée d’euros et quelques clics. Le site O1Net explique qu’une « fausse pièce d’identité d’un pays européen se négocie aux alentours de 1000 euros » et qu’il faut « verser 4000 euros pour un passeport ». « Au rayon drogues, un gramme de cocaïne de qualité (provenant d’Amérique du Sud) se vend à partir de 75 euros alors qu’un gramme d’ecstasy avec un taux de pureté de 84% vaut 19 euros ».

    Qui s’intéressent aux fullz ?

    Impossible cependant de déterminer au moment d’un l’achat sur le Dark web, si un fullz est réel et de qualité, ou lui-même frauduleux. De la même manière qu’il est impossible de savoir si les informations personnelles revendues appartiennent à des gens en vie ou défunts. A ce sujet et comme le rapporte le site Silicon.fr, le spécialiste américain de la sécurité des données BitGlass a mené une enquête surprenante afin de comprendre l’acheminement et la légitimé d’un fullz. Ainsi, l’institution a créé une fausse base de données Excel de ses employés et répertorié « 1 568 faux noms », numéros de sécurité sociale, coordonnées bancaires, adresses et numéros de téléphone, qu’elle a placé sur 7 sites du Dark web. En l’espace de quelques jours, le fichier avait été vu 200 fois. En 12 jours, des citoyens des 5 continents et de 22 pays s’y étaient intéressés, de même que 2 réseaux terroristes basés au Nigeria et en Russie.

    Au total, les données ont été consultées 1081 fois et téléchargées 47 fois.

    Comment lutter contre le vol de vos données personnelles ?

    Mais la lutte contre cette cybercrimininalité s’avère périlleuse pour les autorités. Dans un premier temps parce que les cybercriminels utilisent des systèmes qui leur garantissent de garder l’anonymat et sont à ce titre, difficilement identifiables. Puis parce que les forces de police manquent d’expérience et de formation pour contrer ses as du cyber-espace qui changent de serveurs en quelques heures à peine. Certains prédateurs ont recours à des stratégies aiguisées pour capter frauduleusement des données personnelles, allant jusqu’à manipuler leurs cibles. Kevin Mitnick, ancien hacker repenti, a publié un livre en 2005 dans lequel il tente de démocratiser la connaissance de l’arnaque en proposant tous les scénarios possible d’escroqueries. De son point de vue, aucun pare-feu ou logiciel ne serait jamais assez puissant pour empêcher des données personnelles d’être volées et exploitées, voire revendues. La seule façon de limiter la casse, reste la prévention.

    J’ai testé mon droit à l’oubli sur Google

    Google a lancé son formulaire de droit à l'oubli au moi de mai.

    Lancé au mois de mai, le formulaire de droit à l’oubli de Google a déjà reçu plus de 135.000 demandes. Plus d’un tiers des liens soumis sont néanmoins refusés par le moteur de recherche. En voici un exemple.

    J’ai écrit les premiers articles concernant le droit à l’oubli sur le Figaro en mai. Je pensais alors être la dernière concernée. La Cour de justice européenne venait de décider que les citoyens européens pouvaient demander la suppression de liens vers des pages Internet comportant des données personnelles «inappropriées, hors de propos ou qui n’apparaissent plus pertinentes» dans les résultats de recherche associée à leur nom. Deux semaines plus tard, Google mettait en ligne son fameux formulaire, pour exercer ce droit à l’oubli.

    Cette décision de la justice européenne était la conséquence d’un procès très médiatisé d’un Espagnol qui souhaitait voir disparaître de Google un article de presse sur sa saisie immoblière pour dette. Il a également connu des prémices en France en 2013, lorsque la justice a condamné Google France à retirer de ses pages neufs clichés érotiques mettant en scène Max Mosley, ancien patron de la Fédération internationale de l’automobile. Des affaires graves, mais loin de mes préoccupations. Je ne pensais pas avoir besoin du droit à l’oubli.

    Une procédure rapide

    C’était avant de taper mon nom dans la barre de recherche de Google. J’ai alors retrouvé une page publiée à mon insu par un internaute anonyme. Fâché par l’un de mes articles à propos des relations entre Vladimir Poutine et le réseau social russe VKontakte, il m’y accuse d’être une «russophobe pathologique». Sur son site, ma photo figure aux côtés d’images pornographiques et de propos homophobes.

    Je connaissais cette page depuis longtemps mais je n’avais jamais cherché à la faire supprimer. Cela aurait impliqué des démarches compliquées et probablement inutiles auprès de l’hébergeur du site. En revanche, sa bonne position dans les résultats de recherche dans Google et Google Images associés à mon nom me dérangeait. Soudainement, je me sentais bien plus concernée par le droit à l’oubli.

    Le site fait partie des premiers résultats de recherche lorsque l'on tape «Lucie Ronfaut» dans Google (en bas à droite)

    J‘ai décidé d’envoyer ma requête à Google le 26 juillet. Pour trouver le formulaire, j’ai commencé par taper «formulaire droit à l’oubli» dans la barre de recherche de Google. Peine perdue: les premiers résultats n’étaient que des articles de presse. J’ai finalement trouvé le bon lien au fin fond des règles de confidentialité de mon compte Google +.

    La procédure fut rapide. Google m’a invité à renseigner mon nom, mon prénom (ou celui de la personne que je représentais), mon adresse email et le lien que je souhaitais désindexer. Il m’a aussi fallu justifier ma demande: j’ai précisé que la page en question était diffamatoire et utilisait une photo personnelle sans mon autorisation. Google m’a enfin demandé de joindre une copie lisible d’un document validant mon identité.

    Google accepte la moitié des liens soumis au droit à l’oubli

    La réponse m’est parvenue le 19 septembre, un peu moins de deux mois après l’envoi de mon formulaire. Cordial, Google m’a remercié de ma réclamation. Il m’a toutefois indiqué que ma demande avait été refusée. «Il semble que l’URL mise en cause se rapporte à des questions qui présentent un intérêt particulier pour le public concernant votre vie professionnelle», m’a-t-on appris. D’après lui, les internautes ont le droit de savoir qu’on me qualifie de «russophobe pathologique», car il s’agit d’une qualification de mon travail de journaliste. Ce genre de motif vaut pour n’importe quel professionnel: un restaurateur ne peut pas demander à Google de désindexer un blog qui critique sa cuisine, par exemple.

    Ma situation n’a rien d’exceptionnelle. Google a reçu depuis plus de 135.000 demandes, concernant plus de 470.000 liens. Il dit refuser en moyenne 32% des URL soumises au droit à l’oubli et en accepter 53%. Les 15% restants concernent des demandes nécessitant davantage d’informations avant de pouvoir statuer. Les professionnels ne sont pas les seuls à se voir opposer un refus de droit à l’oubli. C’est aussi le cas d’internautes qui demandent la désindexation de pages qu’ils ont eux-même créées (par exemple un blog honteux d’adolescent), ou de liens d’intérêt public ou d’actualité. D’après une étude de l’institut Reputation VIP, qui a analysé une petite portion d’URL soumises par ses clients à Google, près de 13% de ces dernières concernaient des internautes souhaitant faire disparaître leur profil de réseaux sociaux. Le concept de droit à l’oubli n’est visiblement pas le même pour tout le monde.

    Pour les internautes déboutés, tout n’est pas perdu. Dans son mail, Google m’a invité à soumettre mon problème à «l’autorité chargée de la protection des données dans votre pays». En France, il s’agit de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Son site Internet permet de formuler une plainte en cas de difficulté à faire disparaître ses données personnelles d’Internet. La CNIL a déjà reçu 60 plaintes en ce sens. Elle n’y a pas encore donné suite, préférant attendre une réunion avec les autres autorités européennes de protection des données prévue en octobre. Pour me faire oublier, je vais devoir patienter.

    Le procureur de Paris dénonce les pratiques de sécurité d’Apple et Googl

    VIE PRIVÉE — François Molins et trois homologues internationaux signent une tribune demandent à Apple et Google de modifier leur politique de chiffrement des données de leurs systèmes d’exploitation mobiles. Elle empêche parfois la justice d’accéder à des preuves qui pourraient aider à résoudre des enquêtes.

    François Molins

    François Molins, procureur de Paris, monte au front contre Apple et Google       Photo : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

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    Commentaires

    thierry  •

    La CNIL n’a plus d’existence puis-ce que nos bons et loyaux députés ont tous levé la main
    dernièrement…On va etre espionné en permanence…..lol

    Catho  • 

    « Google refuse le droit à l’oubli défini par la Cnil et va au bras de fer »
    Un « bras de fer » ? Plutôt un rouleau-compresseur contre un manuel de droit.

    Monsieur  •  

    too big to comply ?

    Christophe  • 

    Quand la Chine demande à Google d’exercer une censure sur certains sujets, Google s’exécute.
    Il est vrai que le marché chinois et son milliard de potentiels internautes est plus lucratifs que le marché français et ses 60 millions de consommateurs.
    Vivement qu’on fasse l’Europe politique car à 500 millions, on pèsera plus.

    holott  • 

    Et voilà comment une multinationale met à genoux la législation d’un état souverain!
    Un avant-goût de ce qui attend les Etats-Soumis d’ Europe avec le traité TAFTA!

    philippe  •

    on est des trou du cul !!!! il faut faire un GOOGLE FRANCAIS ! basta !!! il faut qu’on soit indépendant au niveau d’internet !

    Georges  • 

    A bas TAFTA, le traité que les Yankees vont imposer à notre gouvernement veule et sans muscle. Ce traité permettra aux sociétés nord-américaines d’attaquer directement l’Etat si celui ci met en cause leur position dominante.
    Evidemment, un referendum s’impose pour conserver notre liberté constamment bafouée par les Yankees, qui ne parlent que de démocratie, oui, mais très autoritaire en leur faveur.

    michel  • 

    google yahoo et toutes ces société s’apparentent plus à des dictatures qu’aux défenses des libertés individuelles

    beber  • 

    La CNIL va l’avoir dans l#$%$ .. et sans vaseline 🙂

    BC                                                Bravo Google ! Et vive la liberté d’informations et d’expression sur le net ! Défendons-là !

    Abel S.                                         Croire que Google défend la liberté d’information et non son seul intérêt et sa propre survie… Quelle belle illusion…

    Simon L                                        risque 150 000 euros d’amende … cela va sans doute les effrayer !! La morale de l’histoire, comme dit Gerard B c’est d’utiliser internet avec  » précaution ». La révolution numérique est un tsunami dont la plupart d’entre nous et surtout les jeunes ne mesure pas les conséquences. Ce n’est que le début … la machine folle est en marche, pour y échapper  » tout couper », mais l’addiction est déjà là

    thierry  • 

    • La CNIL n’a plus d’existence puis-ce que nos bons et loyaux députés ont tous levé la main dernièrement…On va être espionné en permanence…..lol
      Albert  •                              Le pot de fer contre le pot de terre ? Qu’est Google sans les internautes ? Rien. Aux internautes (ou aux gouvernements ) de se sentir concernés , de subir ou de réagir ( boycott).
      philippe  •                          on est des trous du cul !!!! il faut faire un GOOGLE FRANCAIS ! basta !!! il faut qu’on soit indépendant au niveau d’internet !
      Georges  •                       A bas TAFTA, le traité que les Yankees vont imposer à notre gouvernement veule et sans muscle. Ce traité permettra aux sociétés nord-américaines d’attaquer directement l’Etat si celui ci met en cause leur position dominante.
      Evidemment, un referendum s’impose pour conserver notre liberté constamment bafouée par les Yankees, qui ne parlent que de démocratie, oui, mais très autoritaire en leur faveur.
      Catho  •                           « Google refuse le droit à l’oubli défini par la Cnil et va au bras de fer »
      Un « bras de fer » ? Plutôt un rouleau-compresseur contre un manuel de droit.
      François de Camenbert  •  Il suffit de bloquer le google US en France pour résoudre le problème…………….facile

    Jean-Baptiste Clamence            Un droit à l’oubli local n’a strictement aucun sens. Google le sait, la CNIL aussi. C’est ici que nous nous verrons confirmés que l’ordre mondial est US

    gerard balloteaud                        on est responsable de ce que l’on dit de que l’on fait. si on ne veut que cela se sache on écrit rien sur internet. le reste n’est que faribole

    CHRISTIAN                                  Le problème, c’est que sous le prétexte de « liberté », Google s’abstrait de toute vérification d’un contenu qu’elle publie, publiant sur un même niveau diffamation et information. Aucun media n’applique ces principes nuisibles. Google devrait pouvoir être poursuivi pour diffamation car elle est infine RESPONSABLE DU CONTENU PUBLIE SUR SES SITES. Le fait que cela leur pose des problèmes financiers ne nous concerne pas. Leur modèle économique, c’est le vol (données+argent), pas la responsabilité.

    Le Thuriféraire

    @CHRISTIAN :                            Google ne publie rien… C’est un annuaire très sophistiqué. C’est comme si vous aviez condamné la Poste parce que l’annuaire contient des adresses d’artisans incompétents…

    justereflechir                             On atteint… Les limites de l’hexagonalité chère aux franchouillards !

    Signaler un contenu abusif

    Matteo S.                                    Commercer dans tous les pays… N’est pas un motif valable pour refuser de respecter la législation d’aucun d’entre eux.   L’arrogance de Google l’aveugle et va finir par lui coûter très cher

    daniel94                                  Si Google se laisse faire, que va demander demain la Corée du Nord ?            Plus intelligent serait de les mettre au pas, avec quelque autres, en tapant ou ça fait mal : au porte monnaie ! Taxons leur activité très lucrative et le respect finira par venir !

    Franck Hamy                              le thurif, au nom d’un relativisme opportuniste mis au service du libre échange, considère que la liberté individuelle doit compter pour rien face à la liberté d’entreprendre d’une méga-multinationale, et met spécieusement en parallèle le droit à l’oubli et le devoir de mémoire. Ce droit et ce devoir, que fonde le respect de la personne humaine, n’a rien à voir avec la liberté d’entreprendre, dont les motivations sont financières et économiques.

    PWM                                          Peut-être que Google refuse, par principe, de suivre le droit à l’oubli sur tout les domaines du moteur de recherche, car cela pourrait encourager les gouvernements chinois, turcs ou nord-coréens à faire pression sur Google pour demander de faire retirer des articles « diffamatoires » sur Tiananmen, Erdogan ou Kim Jong Un de Google.com. Rappelons que Google a refusé d’obtempérer avec la censure chinoise (et a perdu ainsi le marché chinois au profit de Baidu).

    Jboss                                        Imaginons que Einstein vivant décide d’enlever toute trace de lui, ou Hitler. Cette affaire pose des questions qui dépassent largement la CNIL, est-on propriétaire de sa trace ? Curieusement tant que Google n’existait pas le problème ne se posait pas…

    PWM                                   Si vous cherchez des informations négatives sur Google (l’entreprise) en utilisant son moteur de recherche, vous les trouverez très facilement. Difficile dès lors de les comparer à la Stasi…

    Logique                              La CNIL a l’air de découvrir internet. L’Europe ou la France ont tout à fait le droit d’interdire ce qu’ils veulent sur leur territoire pas sur ce qui se passe à l’étranger. Il y a cependant une décision qui respecterait le droit: interdire aux usagers européens, (qui sont soumis à ses lois) d’accéder à ces informations, éventuellement avec l’aide des fournisseurs d’accès (idem). Ça parait liberticide? Bravo, vous venez de comprendre le problème…

    Deltiox                             Les tribunaux américains n’hésitent pas à réclamer des milliards à des entreprises qui n’ont rien fait d’illégal au regard des lois de leurs pays d’origine. Ils n’hésitent pas non plus à porter plainte contre des états pour des sommes bien plus importantes. Je ne comprendrais jamais ceux qui préfèrent soutenir une entreprise privée étrangère et contrevenant aux lois et tribunaux de leur propre pays. Êtes vous Français ou simplement des moutons prêts à aller à l’abattoir ? Quelles lois respectez vous ? Celles de votre pays où celle du marché ? Si qqun un jour vous diffame sur les réseaux sociaux, que direz vous ?

    Loter

    @arnaud vettier.              Comme moteur de recherche il y a pas que google. Qwant ou duck duck sont très bien comme d autres. Je me passe tres bien du moteur Google et de ces dns. La cnil a raison. Les plus jeunes se souviennent comment la France avec ses petites lois a mis à genoux walt disney mondial quand il a volontairement organisé la cessation de paiement de eurodysney à la fin de la construction pour ne pas payer. Les empires tombent toujours un jour.

    Qapcpu                            google a le pognon alors il va gagner,la justice est ainsi faite,le tout c’est d’avoir du pognon je sais ça depuis mon plus jeune age, et en france on ne le sais pas encore , ou on ne le veut pas.

    Mike desmots              Faut interdire la Cnil , qui est un des instruments de  » lobotomisation  » du Web…

    Gramuchon                  Il faut interdire Google en France s’ils refusent. Il y a d’autres moteurs de recherche que Google et certains sont français.

    Pierre.callies             La France et sa CNIL ne peuvent pas imposer au monde entier sa politique. je soutiens entièrement Google.

    Arnaud.vettier         mais bien sur @loter comme çà google arrête son moteur de recherche en France … normal qu il refuse la cnil demande des choses hors de leur « juridiction »

    Loter                            1 million d’euro d’amende par demande et par jour en cas de non exécution. Le seul moyen de les faire plier c’est par le pognon. Y a pas un européen pour créer un gmail (mail carnet d adresse agenda synchronisable) non lie a f a i et « gratos ».

    Pima                             Les américains ne se gènent pas en ce qui concerne nos banques, alors pourquoi pas ?

    2 manières pratiques d’utiliser le marc de café

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    Accord à l’arraché entre Areva et EDFr

     Bertille Bayart

    Le site Areva du Tricastin, en bordure du Rhône.

    INFO LE FIGARO – Les termes d’un compromis sur Areva NP, puis sur le contrat de retraitement du combustible, ont été trouvés dans la soirée de mardi puis dans la nuit. Les négociations étaient pourtant mal engagées plus tôt dans la journée.

    C’est une opération qui a failli dérailler. Mais in extremis, dans la soirée de mardi, les termes d’un compromis ont été trouvés entre Areva et EDF, du moins sur les premiers éléments du plan de sauvetage du groupe nucléaire et en particulier sur la vente de la majorité de sa division réacteurs, Areva NP, à EDF. Aucun des acteurs de ce dossier ne faisait de commentaires.

    Les négociations étaient pourtant mal engagées plus tôt dans la journée. Le groupe nucléaire a successivement réuni son comité d’audit – en amont de l’arrêté des comptes semestriels publiés jeudi – et le comité ad hoc d’administrateurs indépendants plus particulièrement chargé de plancher sur le plan de sauvetage articulé en trois volets: la cession de 75 % d’Areva NP, la conclusion de nouveaux accords commerciaux avec EDF assurant la visibilité des métiers du cycle de l’uranium et une recapitalisation par l’État.

    Dans la matinée, EDF avait transmis à Areva la dernière mouture de son offre indicative sur Areva NP. Une offre qui affiche une valorisation de 2,7 milliards d’euros (valeur de fonds propres), certes améliorée par rapport aux 2 milliards proposés le 22 mai dernier, mais assortie de clauses âprement discutées depuis la semaine dernière. Et notamment lors du déjeuner qui avait réuni vendredi autour du ministre Emmanuel Macron, Philippe Varin, le président d’Areva, et Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF. À l’issue de l’examen par le comité ad hoc, il est apparu que l’offre n’était pas acceptable pour Areva. Les négociations ont donc repris entre les deux patrons en fin de journée, dans le bureau du ministre à Bercy.

    Le prix confirmé

    Chaque partie y aurait, de sources concordantes, fait d’ultimes concessions, permettant d’envisager un accord dans les temps. La semaine dernière encore, Emmanuel Macron avait promis de boucler la négociation avant le 31 juillet. Un engagement de l’État actionnaire qui a failli échouer, attestant de sa difficulté à imposer ses vues et à arbitrer. Entre EDF, Areva et le gouvernement, la tension a été si vive que, comme l’a révélé Le Figaro, Philippe Varin a écrit à François Hollande pour exprimer ses doutes, mettant implicitement en garde contre le risque d’un échec.

    Un risque qui demeure. À court terme, les équipes des trois parties prenantes à cette négociation intensive ont encore planché mardi dans la nuit pour finaliser les termes d’un accord examiné ce mercredi par les conseils. En particulier par les administrateurs indépendants d’Areva et par Philippe Varin, attachés à obtenir les conditions de la viabilité et de la pérennité de l’entreprise. S’agissant d’Areva NP, la valorisation resterait, selon nos informations, de 2,7 milliards d’euros, mais à des conditions jugées plus solides et permettant cette fois une entrée en négociations exclusives. La discussion a aussi avancé au cours de ces dernières sur le volet des accords commerciaux à conclure entre les deux groupes. Un accord sur le sujet sensible de l’aval du cycle – retraitement des combustibles à l’usine de La Hague – était ainsi à portée de main mercredi matin.

    L’été s’annonce ensuite actif. Le traitement d’OL3, le réacteur finlandais construit par Areva et à l’origine de pertes abyssales, reste à trouver. De même que la recapitalisation à laquelle l’État s’est engagé, et qui coûtera plusieurs milliards d’euros au contribuable.

    EDF va prendre le contrôle des réacteurs nucléaires d’Areva

    Le Monde.fr

    Cet accord posera le principe d’une cession de l’activité réacteurs d’Areva à EDF dans le cadre d’une offre valorisant la société 2,7 milliards d’euros.

    Areva et EDF ont annoncé jeudi 30 juillet être parvenus à un protocole d’accord qui prévoit notamment « un contrôle majoritaire » de l’électricien sur Areva NP. Cette cession, qui valorise l’ensemble de la division à 2,7 milliards d’euros, devrait donc rapporter quelque 2 milliards d’euros au spécialiste du nucléaire en grande difficulté financière, qui confirme qu’il aura besoin parallèlement d’une augmentation de capital « significative » pour combler ses besoins de financement d’ici à 2017, qu’il évalue à « environ 7 milliards d’euros ».

    EDF prévoit d’acquérir 51 % à 75 % du capital d’Areva NP – dont les activités incluent la construction des réacteurs nucléaires, l’assemblage des combustibles et les services à la base installée – tandis que sa maison mère actuelle conserverait 25 % de la société.

    Voir les grandes lignes de l’accord : L’accord entre EDF et Areva se confirme

    Comme prévu depuis l’arbitrage rendu le 3 juin par François Hollande au profit d’EDF, l’accord revient à éclater Areva, en séparant ses deux composantes historiques : la construction de réacteurs et leur maintenance (l’ex-Framatome) d’un côté, la fourniture de combustible nucléaire et leur retraitement (l’ex-Cogema) de l’autre.

    L’ancien patron d’Holcim à sa tête ?

    L’accord doit être dévoilé jeudi matin à l’occasion des résultats semestriels des deux groupes inclura également une révision de leur contrat de traitement-recyclage des combustibles usés, pour lequelAreva a consenti à EDF des baisses de prix ces dernières années.

    Le ministre de l’économie Emmanuel Macron avait indiqué le 21 juillet que l’accord sur le rachat par EDF d’Areva NP serait dévoilé à la fin du mois mais que les annonces sur la recapitalisation d’Areva par l’Etat interviendraient plus tard. Areva et EDF n’ont pas souhaité commenter ces informations.

    Dans son édition à paraître jeudi, le Figaro, qui cite des sources concordantes, écrit que Bernard Fontana, patron du cimentier suisse Holcim jusqu’à sa récente fusion avec le français Lafarge, est pressenti pour diriger Areva NP.

    EDF s’entend avec Areva pour prendre le contrôle de son activité réacteurs

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    commentaires

    QUI PAIE LES IMPÔTS EN FRANCE ?

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    sans-titre

    Pourquoi le concept de « libération fiscale » n’est pas rigoureux

    Pourquoi le concept de « libération fiscale » n’est pas rigoureux

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    qui va rester pour payer les impôts en France ?
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    Renaud                                                                      réside à Londres

    Yannick Noah                                                          réside aux USA

    (le « personnage préféré des français, effondré de la montée du FN en France » !!!)

    Acteurs »

    Daniel Auteuil                                                           réside en Belgique

    Emmanuelle Béart                                                   réside en Belgique

    (la donneuse de leçons pour les « sans papiers en France »!!!) 

    Lætitia Casta                                                            réside en Angleterre

    José Garcia                                                             réside en Belgique

    David Habibi                                                             réside au Canada

    Alain Delon, &n bsp                                                réside en Suisse

    Patrons et Actionnaires »

    Jacques Badin (Carrefour) &n bsp                      réside en Belgique

    Thomas Bata (marque de chaussures Bata)     réside en Suisse 

    Famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et Leader Price, 2 à 3 milliards de CHF)  réside en Suisse.

    Lotfi Belhassine, président d’Air Liberté            réside en Belgique.

    Il a fui la France car l’ISF représentait 93% de ses revenus.

    Claude Berda, AB Groupe                                      réside en Suisse 

    Des membres de la famille Bich (Groupe Bic)    réside en Suisse 

    Michèle Bleustein-Blanchet, Publicis                  réside en Suisse 

    Corinne Bouygues                                                  réside en Suisse 

    Pierre Castel, PDG du groupe Castel Frères propriétaire des eaux Cristalline, Vichy Célestins et Saint-Yorre           réside en Suisse.

    Des membres de la famille Mulliez (propriétaire de Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi)             réside en Belgique.

    Georges Cohen, informatique et armement       réside en Suisse

    Bernard Darty, fondateur de Darty                       réside en Belgique

    Jean-Louis David, salons de coiffure                   réside en Suisse

    Membres de la famille Defforey , Carrefour         réside en Belgique.

    Membres de la famille Despature (dont Paul-Georges Despature), propriétaire des marques Damart et Somfy,        réside en Suisse et en Belgique.

    Paul Dubrulle, quo-créateur du Groupe Accor et ancien sénateur-maire de Fontainebleau                                               réside en Suisse.

    Des membres de la famille Ducros                      réside en Suisse

    Pierre-François Grimaldi (i Bazar)                        réside en Belgique

    Éric Guerlain                                                            réside en Angleterre

    Daniel Hechter, créateur                                        réside en Suisse 

    Philippe Hersant, groupe Hersant                       réside en Belgique

    Philippe Jaffré, ancien président d’Elf                réside en Suisse 

    Robert Louis-Dreyfus                                             réside en Suisse.

    Membres de la famille Mimram                             résident en Suisse et à Monaco.

    Des membres de la famille Nonancourt, propriétaire des champagnes Laurent-Perrier                                                              réside en Suisse.

    Denis Payre, fondateur de Business Objects    réside en Belgique         ou il a démarré une nouvelle société, Kiala, qui a embauché 100  personnes

    Membres de la famille Peugeot                             réside en Suisse.

    Jean Pigozzi, héritier des voitures Simca          réside en Suisse.

    Michel Reybier, ancien PDG de Justin Bridou  réside en Suisse 

    Jacques Tajan, commissaire prisuer                  réside en Belgique

    Membres de la famille Wertheimer , Chanel       réside en Suisse 

    Antoine Zacharias, ancien PDG de Vinci           réside en Suisse

    Alain Ducasse, cuisinier, a troqué sa nationalité française pour  rejoindre Monaco

    Auteurs

    Christian Jacq                                                          réside en Suisse

    Marc Lévy                                                                 réside au Royaume-Uni

    Michel Houellebecq                                                réside en Espagne

    Plus tous ceux que l’on ne connait pas …..C’est marrant, je n’ai pas vu ton nom!

      Et ce sont ces tartuffes qui viennent à la télévision, te donner des cours de morale,

    et te parler de la faim dans le monde et de la régularisation des sans papiers !!!

    Donc, il en restera au moins deux, pour payer :TOI ET MOI

    God fucks the queen and you parasites batards

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    Le Daily Mail déconseille fortement aux touristes anglais de se rendre en France cet été

    Le tabloïd anglais a publié mardi soir un reportage sur son site avec de nombreuses photos expliquant aux vacanciers britanniques que la France serait devenue un pays dangereux notamment à cause des incendies et des éleveurs.

    Les habitants de la Perfide Albion ne manquent jamais une occasion d’égratigner la France. Le tabloïd britannique Dailymail a publié mardi soir sur son site un reportage montrant à quel point il était dangereux de se rendre en France cet été.  Le journal propose une sélection d’images chocs montrant les derniers évènements ayant secoués la France comme les barrages routiers des agriculteurs dans l’Est, les incendies dans le Var ou encore les photos inquiétantes de migrants tentant de rentrer sur le site d’Eurotunnel depuis Calais.

    Le tabloïd pose en ces termes la question à ses lecteurs : «Vous songez toujours à passer vos vacances en France ? Les touristes affrontent embouteillages, barrages routiers, feux de forêts près des campings, 2.000 migrants dans le tunnel sous la Manche… et maintenant les agriculteurs pulvérisent du fumier sur les voitures» Les photos publiées des vacanciers évacués des campings du Var incitent les Anglais à réfléchir à deux fois avant de se rendre cet été sur la Côte d’Azur, comme ils ont l’habitude de le faire chaque année.

    L’article se conclut avec un reportage sur la mobilisation des éleveurs français en expliquant que les agriculteurs déversent du fumier sur les voitures des touristes. Ainsi le Dailymail dresse un panorama complet de la France du Nord au Sud en expliquant qu’il serait dangereux de s’y rendre cet été. Tout comme le tabloïd anglais, la chaine américaine néoconservatrice Fox News avait effrayé les Américains en évoquant l’existence de  « No go Zone  » à Paris pendant les attentats de janvier 2015. 

    No Go Zones en plein Paris : et s’il y avait un poil de vrai derrière les excès de Fox News sur les quartiers perdus pour la France ?
    Un migrant mort à Calais après une nouvelle nuit d’intrusion massive
    Manuel Valls : Il existe un France bashing qui est insupportable

    Le Daily Mail déconseille aux touristes britanniques de se rendre en France

    Il y a 3 heures
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    Le Parisien: Illustration. Des touristes anglais sur la plage de Dinard en Bretagne.© Le Parisien Illustration. Des touristes anglais sur la plage de Dinard en Bretagne.

    C’est l’un des plus gros tabloïds du Royaume-Uni. Connu pour ses sorties parfois un peu tirées par les cheveux, le Daily Mail s’attaque cette fois à la France… et n’y va pas de main morte dans un article publié mardi soir sur son site.

    Dans un article titré «Pensez-vous toujours partir en vacances en France ?», le tabloïd décrit un «été du chaos» en France, faisant référence aux incendies dans le Var et dans le Sud-Ouest, à l’afflux de migrants à Calais, aux embouteillages ou encore aux actions des agriculteurs. «Et comme si ce n’était pas assez, les agriculteurs commencent maintenant à pulvériser du fumier sur les voitures», assure le tabloïd, photos à l’appui.

    Les «sérieux» retards de l’Eurostar

    Le journal commence par évoquer les candidats à l’exil qui se massent à Calais pour tenter d’emprunter l’Eurotunnel. Le Daily Mail ne semble pas s’inquiéter de la situation humanitaire ou des conditions de vie des migrants. Non, ce qui l’inquiète, ce sont les retards de trains… Et quels retards ! «Les touristes font face à de sérieux retards suite à aux tentatives d’intrusions (des migrants dans le tunnel). Des passagers peuvent patienter jusqu’à une heure du côté anglais et une demi-heure du côté français», déplore le tabloïd.

    Mais ce qui inquiète vraiment le Daily Mail, ce sont les incendies. Et particulièrement ceux aux abords des campings. Le tabloïd a recueilli le témoignage d’un Anglais, obligé de fuir un camping dans le Var. «Ils nous ont dit Prenez vos voitures, vos passeports si vous les avez, et partez, ne pensez pas à vos habits», décrit dramatiquement le père de famille qui raconte «l’horreur de voir des flammes de quatre mètres approcher sa famille».

    «La seule raison d’aller en France, c’est pour se rendre en Espagne»

    Ce témoignage va de pair avec la photo d’une adolescente en maillot de bain, valise à la main. A ses côté, un homme torse nu est chargé d’une glacière, de sacs et de parasols. Tous deux fuient un camping alors qu’une fumée blanche monte en arrière-plan.

    Dans les commentaires au bas de l’article, certains internautes sont tout à fait d’accord. L’un préfère par exemple son Angleterre aux «paysages verts à «notre enfer socialiste». Un autre estime que «la seule raison d’aller en France, c’est pour se rendre en Espagne».

    «C’est marrant, la dernière fois que je suis allé en France, ça me semblait plutôt bien. J’ai dû me tromper de lunettes», s’étonne un autre. Ouf ! la France a au moins un supporter, nous voilà rassurés.

    MÉDIAS Mardi soir, en Une de son site Internet, le tabloïd britannique dressait un tableau catastrophique de la France…

    «Vous songez encore à passer vos vacances en France?», demande le «Daily Mail» à ses lecteurs

    Capture d'écran du site Internet du «Daily Mail» le 28 juillet 2015.
    Capture d’écran du site Internet du «Daily Mail» le 28 juillet 2015. – Capture d’écran Daily Mail

    Fabien Randanne

    Les tabloïds britanniques sont connus pour ne pas faire dans la demi-mesure. Le Daily Mail le prouve ce mardi soir sur son site Internet en mettant sur le même plan les barrages routiers des agriculteurs dans l’Est de la France, les incendies dans le Var et les 2.000 migrants qui ont « tenté de rentrer » sur le site d’Eurotunnel dans la nuit de lundi à mardi. Le tout accompagné d’une mosaïque de photos plutôt anxiogène pour poser la question : « Vous songez encore à passer vos vacances en France ? »

    «Vous songez toujours à passer vos vacances en France ? Les touristes affrontent embouteillages, barrages routiers, feux de forêts près des campings, 2.000 migrants dans le tunnel sous la Manche… et maintenant les agriculteurs pulvérisent du fumier sur les voitures»

    L’article semble décider à inciter les lecteurs à répondre « no ». Le Daily Mail commence par raconter les conséquences de la tentative d’incursion de migrants sur le site d’Eurotunnel pour les touristes. A savoir une immobilisation « d’environ une heure côté britannique et d’une demi-heure côté français ». Le journal ne craint pas de mettre en parallèle dans la même phrase « la périlleuse tentative » des migrants et les « mésaventures de voyage » des touristes.

    La « terreur » et la « panique »

    Ensuite, ce sont les incendies survenus dans la campagne varoise ces derniers jours qui sont pointés du doigt. Sous des photos aux légendes choc faisant état de « terreur » et de « panique », le tabloïd donne la parole à un touriste britannique de 36 ans qui « a été obligé de fuir le camping avec sa femme, ses enfants et d’autres membres de la famille » : « On nous a dirigés vers les sorties de secours – mais c’était le chaos total. Il y avait des milliers de personnes tentant de faire la même chose. » Quelques lignes plus bas, il est question du retour des touristes dans les campings évacués après que les incendies ont été maîtrisés. Mais le journal cite ensuite les pompiers qui alertent sur le fait que de nouveaux feux sont « inévitables »…
    L’article se conclut avec quelques lignes et autant de photos sur la mobilisation des éleveurs dans l’est de la France. « Les manifestants ont bloqué les routes principales de Moselle, en accusant la concurrence étrangère, les supermarchés et les distributeurs », écrit la journaliste Imogen Calderwood sans s’appesantir sur le sujet, ni sur les éventuelles perturbations pour ses compatriotes en vacances dans l’Est de la France. La légende d’une photo qui apparaît en tête de l’article explique que les agriculteurs « pulvérisent du fumier sur des voitures » près de l’A31…

    Selon une étude de la direction générale des entreprises, en 2014, la France avait accueilli 11, 8 millions de visiteurs en provenance du Royaume-Uni, soit près de 6 % de moins qu’en 2013.

    Migrants: un député britannique suggère de « reprendre » Calais à la France

    LEXPRESS.fr avec AFP

    roger-helmer_5391207Roger Helmer est député européen britannique et membre du parti d’extrême droite Ukip. JEAN-PIERRE MULLER / AFP

    Pour éviter que la situation des migrants ne s’aggrave à Calais, Roger Helmer a proposé jeudi de reprendre la ville à la France.

    Roger Helmer n’y va pas par quatre chemins. Jeudi, ce député européen britannique et membre du parti d’extrême droite Ukip a proposé sa solution pour mettre fin à la crise des migrants à Calais. Sur son compte Twitter, l’élu rappelle que la ville, située dans le département du Pas-de-Calais, appartenait à l’Angleterre jusqu’en 1558. Et poursuit: « Peut-être qu’il est temps de la reprendre ». Une proposition, qui comme le souligne le Huffington Post, a provoqué de nombreuses réactions outre-Manche.

    Un habitué des polémiques

    Roger Helmer n’en est pas à sa première déclaration polémique, selon le site britannique. En 2011, il avait notamment affirmé que certaines femmes pouvaient avoir une « part de responsabilité » lors d’un viol.

    Au sein de son parti, Roger Helmer n’est pas le seul à faire des propositions chocs concernant le sort des migrants à Calais. Sa collègue Suzanne Evans avait quant à elle suggéré en début de semaine l’envoi de l’armée sur place.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, plus « de 1000 tentatives » d’intrusion de migrants souhaitant rejoindre la Grande-Bretagne ont encore été dénombrées sur le site d’Eurotunnel près de Calais, a indiqué une source policière. Sans être en mesure de confirmer ou non ces chiffres, un porte-parole d’Eurotunnel a indiqué pour sa part que le site subissait « beaucoup moins de perturbations depuis l’arrivée des renforts » de 120 policiers supplémentaires qui s’ajoutent au contingent de 300 déjà déployés sur le Calaisis.

    >> A lire aussi: Cameron critiqué pour avoir évoqué « une nuée » de clandestins

    La situation vire de plus en plus fréquemment au drame, comme dans la nuit de mardi à mercredi où un clandestin soudanais a trouvé la mort. Jeudi, la justice française a annoncé qu’un autre migrant est décédé mardi après s’être blessé à la tête deux jours plus tôt en sautant d’une plateforme sur une navette sur le point de s’engouffrer dans le tunnel. Un nouveau décès qui porte à dix le nombre de tués sur le site depuis début juin.

    Migrants : la presse britannique s’en prend à la France « égoïste » et « irresponsable »

    Le Monde.fr

    Le drame humain qui se joue tous les jours à Calais, avec ses vagues de migrants essayant de rejoindre à tout prix – y compris celui de leur vie – le Royaume-Uni, réveille des réactions passionnées de l’autre côté de la Manche.

    En plein débat sur le départ ou non du Royaume-Uni de l’Union européenne, qui sera décidé après un référendum qui pourrait avoir lieu dans moins d’un an, la question déclenche des charges sévères dans la presse britannique.

    Le Daily Mail, tabloïd conservateur et deuxième journal le plus lu du pays, décrit à Calais des scènes cauchemardesques pour les touristes britanniques et les routiers, tous assis « pétrifiés » dans leurs véhicules verrouillés, aux vitres levées, dans lesquels des migrants tentent « effrontément » de pénétrer. Dans le Kent, de l’autre côté de la Manche, le tabloïd, coutumier des formules excessives, décrit des habitants pris au piège dans leur propre maison, dans l’impossibilité de faire des trajets même courts sur des routes engorgées de camions qui n’ont pas pu emprunter le tunnel sous la Manche « assiégé ».

    Lire aussi : Les migrants de Calais mettent Français et Britanniques au bord de la crise diplomatique

    Des migrants tentent de s'introduire sur les voies ferrées du tunnel sous la Manche, à Calais, le 29 juillet.

    Appels à l’armée britannique

    Pire, dénonce le Daily Mail : les vacances sur le continent européen, « planifiées depuis longtemps, et pour lesquelles les familles ont économisé », sont « fichues ». La raison de ce désastre incombe, en vrac, à l’Italie, « qui s’est moquée de l’UE en ignorant les règles selon lesquelles les migrants doivent demander l’asile dans le premier pays où ils entrent », à la Commisison européenne, « qui a été particulièrement lamentable dans l’application de ses lois et protocoles », et aussi – surtout – à la France, « qui envoie sans vergogne des migrants vers le Royaume-Uni, sans relever leurs empreintes digitales, et qui libère après quelques minutes les clandestins » qu’elle arrête.

    Les autorités britanniques, « qui refusent de critiquer la France », ne sont pas épargnées. Le tabloïd ose même, dans le titre d’un point de vue publié dans ses pages et sur son site, cette question : « Nous avons empêché Hitler d’entrer. Pourquoi nos piètres dirigeants ne sont-ils pas capables de stopper quelques millers de migrants exténués ? »

    « C’en est assez », tonne le Daily Mail, enjoignant les autorités « d’arrêter de se tourner les pouces », et de considérer l’idée d’envoyer l’armée britannique renforcer la sécurité autour des frontières.

    Le thème est repris par le tabloïd The Sun, journal le plus lu du Royaume-Uni, qui se félicite de la suggestion d’un commissaire de police du Surrey, un comté frontalier du Kent, de déplacer des soldats qui pourraient « s’assurer que notre frontière n’est pas violée ». Un autre tabloïd, l’europhobe Daily Express, résume en un titre : il faut « envoyer l’armée pour arrêter l’invasion des migrants ».

    Paris « se soustrait à ses responsabilités »

    Le quotidien conservateur Daily Telegraph se fait (un peu) plus mesuré et reconnaît que les afflux de migrants, qui ont fui « des nations brisées, comme la Syrie », sont « des problèmes internationaux » et que « tous les pays concernés ont un rôle à jouer ». Mais « certains pays sont davantage responsables de ces problèmes que d’autres » et « la plupart des torts reviennent à la France ».

    Le journal note par exemple qu’envoyer des renforts policiers à Calais, comme l’a annoncé mercredi le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, est une réponse tardive. « Tout aussi extraordinaire », poursuit le Daily Telegraph, M. Cazeneuve « a écrit à Eurotunnel, une société privée, visiblement pour lui reprocher de ne pas en faire assez pour sécuriser l’entrée du tunnel sous la Manche ». Or « s’assurer de la sécurité des frontières françaises est le travail de l’Etat français », martèle le journal. Lequel accuse Paris de « se soustraire à ses responsabilités » et de « transférer ses problèmes à la Grande-Bretagne ». « Un tel égoïsme national face à une crise de nature internationale est tout simplement inacceptable », conclut le quotidien.

    « Un problème commun, qui doit être résolu conjointement »

    Le Guardian, quotidien de centre gauche, tempère grandement tous ces points de vue et envisage le sujet comme le résultat d’une crise mondiale et non de la faute d’un Etat ou de l’Union européenne : « Le problème des migrants (…) serait probablement devenu critique, que le Royaume-Uni soit dans l’UE ou non, et que le tunnel sous la Manche existe ou non. Les pressions migratoires venant de Syrie ou d’Afrique subsaharienne sont une réalité humaine, elles n’ont pas surgi à cause de traités européens. »

    Le Guardian salue ainsi le « pragmatisme » des deux ministres de l’intérieur français et britannique Bernard Cazeneuve et Theresa May, qui se sont rencontrés mercredi pour évoquer le sujet. « Ce n’est pas un problème purement britannique, pas plus qu’un problème purement français. C’est un problème commun, qui doit être résolu conjointement, aussi humainement que fermement », commente le quotidien. Et de conclure : « Nous avons besoin de davantage de partenariat avec l’Europe, et de moins de gesticulations. »

    Lire aussi : Les migrants de Calais, l’affaire de l’Europe

    Privés de métro, Londoniens et touristes face au chaos pour se déplacer

    Des millions d’usagers ont affronté dès jeudi matin à Londres d’interminables files d’attente pour tenter de prendre un bus ou un train alors que le métro affichait portes closes en raison d’un mouvement de grève lié à l’introduction d’un service de nuit le weekend.

    Le « Tube » a fermé ses grilles mercredi à 18H30 (17H30 GMT) et devait rester paralysé toute la journée de jeudi, affectant les habitants de la capitale ainsi que les nombreux touristes en cette période de vacances.

    Avec en tête le souvenir de la dernière grève, il y a à peine un mois, les Londoniens postaient en nombre sur les réseaux sociaux des photos et des vidéos des files d’attentes s’accumulant dans la capitale britannique, avec le hashtag #tubestrike.

    Malgré les 250 bus supplémentaires mis en service par la régie des transports en commun de la capitale britannique, Transport for London (TfL), le réseau de bus était débordé et bloqué par les embouteillages.

    « J’ai pris le bus, il était vraiment plein et ça m’a pris 45 minutes au lieu de 20 minutes », a expliqué à l’AFP Amal, un vendeur de 21 ans, l’air résigné.

    De nombreux Londoniens ont opté pour la marche, comme le prouvaient les trottoirs bondés du centre de Londres.

    « Je profite de la grève pour aller au travail en courant aujourd’hui », se réjouissait de son côté Hannah Cox, sur Twitter.

    Quant aux touristes, ils prenaient leur mal en patience.

    « Nous sommes allés au cinéma hier soir et nous avons eu des problèmes pour revenir à l’hôtel. Nous n’étions pas au courant de la grève. Donc aujourd’hui, on marche », a raconté à l’AFP Tamara, une touriste allemande de 43 ans, en visite à Londres pour quatre jours avec son mari et ses deux enfants.

    – ‘Offre très généreuse’ –

    Profitant de l’occasion pour se faire de la publicité, une société de skateboards a distribué gratuitement à la gare de Victoria quelques dizaines de skateboards aux voyageurs désemparés, a constaté un photographe de l’AFP.

    Cette deuxième grève en un mois porte sur la mise en place d’un service de nuit les vendredi et samedi soirs, dont les syndicats craignent qu’il mette en péril l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle ainsi que la sécurité du réseau.

    Vieille promesse du maire de Londres Boris Johnson, le service nocturne doit démarrer le 12 septembre pour coïncider avec l’ouverture de la Coupe du monde de rugby qui aura lieu du 18 septembre au 31 octobre en Angleterre.

    Alors que les syndicats réclament désormais le report pur et simple du lancement du service, Boris Johnson a déclaré jeudi qu’il n’était pas arcbouté sur la date du 12 septembre.

    « Je veux que cela commence à l’automne », a-t-il dit. Mais « je ne vais pas autoriser plus d’argent. La plupart des gens reconnaîtrait que l’offre (faite aux salariés du métro) est très généreuse », a-t-il ajouté.

    Le gestionnaire du métro de la capitale britannique London Underground propose une hausse de salaire de 2% cette année puis de 1% (ou équivalente de l’inflation si celle-ci est plus élevée) pour 2016 et 2017, ainsi qu’un bonus exceptionnel de 500 livres (environ 700 euros) à l’ensemble du personnel travaillant la nuit.

    « Nos membres ont rejeté la dernière offre car ils sont forcés d’accepter les nouveaux emplois du temps sans accord et sans engagemen

    ================

    CONTRIBUTIONS

    • Serni |                    Il demande si les anglais songent encore à passer leurs vacances en France… Alors qu’en France personne ne s’est jamais dit « Tiens, si je passais mes vacances en Angleterre ! ». Chacun son truc.

    • Anta2                      Boarf, c’est des anglais, on commence à les connaître…
      Il faudrait juste leur rappeler que nos « soucis » avec les migrants c’est de leur faute, et que les feux de forêt bah on n’y peut rien…

    • jmd1966fr              Si l’état faisait ce pour quoi nous le payons, nous n’aurions pas ce genre d’article dans la presse britannique.
      Même si nos amis anglais ont élevé la mauvaise foi au rang des beaux arts.

      • Ragnar             Amis anglais? Non… je ne les considère même pas comme européens, juste des parasites qui profitent de ce que l’Europe leur apporte.

      • doudouche     Si ma tante en avait …

    • carbone                   Je croyais que la guerre de 100 ans était finie depuis longtemps….

    • slide95                     De la part d’un pays qui en dépit d’une pluviométrie importante arrive tout de même à avoir des pénuries d’eau potable, qui redéfinit la notion de « train à l’heure » par « moins de 59 minutes de retard » pour avoir des statistiques présentables, le Daily Mail fait preuve… D’humour on dira…

      • doudouche    C’est ce à quoi conduit le fameux libéralisme économique réclamé par certains

    M1  • 

    Après les bouderies des Russes, des Chinois, des Germaniques, maintenant des Anglais
    je comprends mieux la propagande afin que nos ‘bulots’ restent en France pour leurs vacances.
    Trop belle la France-Socialiste…!!!

    Vent  • 

    je déconseille aux touristes de visiter l’Angleterre. le temps est pourri , les gens sont froids. la nourriture est infecte et en plus on s’ennuie à mourir

    Chantal  • 

    Cela veut dire que tout va bien en Angleterre

    CP  •

    S’ils veulent, on peut laisser les migrants traverser le Chanel….. !!!!!

    mams6509  • 

    ceci dit l’opinion du daily mail et les migrants nous font c……..parce qu’ils veulent traverser qu’on les laisse faire à flots continu et plus de pb à Calais………

    Sami  • 

    Ils oublient les taxis parisiens qui se comportent en soudards, les roms qui volent les touristes sous les yeux des policiers, les délinquant qui dévalisent les chinois, les vendeurs de came, les squatts de piscines, les violences urbaines, les policiers qui ne parlent pas un mot d’anglais, les grèves de pilotes d’Air France, les vélos-taxi roumains qui arnaquent les visiteurs, les routiers qui bloquent les routes, les migrants qui paralysent le trafic des trains, les faux policiers qui rackettent les touristes sur l’autoroute du sud, Cazeburne qui nous raconte des salades, Flanbouille qui nous embrouille, et j’en ai oublié ??? Avec çà venez dépenser vos sous en France les pigeons….

    Christian  • 

    Ils n’ont malheureusement pas tout à fait tort ,moi depuis des années j’évite l’aéroport Charles de Gaulle et air France pour ces grèves á répétititon,et çà va se corser avec les paysans ,le gros lard qui est au gouvernement ne #$%$ rien ,il sait juste se promener et bouffer

    Stu  • 

    Feraient mieux de s’occuper du Londonistan et de l’invasion musulmane chez eux !

    Serge  • 

    …. pôvres rosbifs….. !!!

    joseph  •

    Et ben qu’ils restent chez eux .. on s’en passe !!

    Pascale                                 Oui, nous sommes égoïstes. Mais les Britanniques sont particulièrement mal placés pour nous donner des leçons sur le sujet. Parce que les Britanniques, et au premier rang d’entre eux Cameron et ses sbires, sont parmi les champions du monde en matière d’égoïsme.

    Michel Edmond                    affirmation sans démonstration ! expliquez

     thierry moreau        Leur humour a changé, de fin, ironique et décalé il est passé à lourd et bête, quoique toujours décalé, mais toujours aussi drôle. Il ne leur suffit donc pas de nous laisser régler à leur place le problème de l’appel d’air qu’ils ont eux-mêmes créé en nous obligeant de fait à gérer les migrants qui veulent aller chez eux mais en plus ils nous attribuent la responsabilité de leur politique. Ils osent vraiment tous ces Anglais. A ce rythme ils vont bientôt nous accuser d’être un paradis fiscal…

    Roland Berge                     Les possédants doivent se taper les cuisses à voir leurs pantins s’abreuver d’insultes.

    Michel Edmond                 Actuellement, la France n’est plus un Etat de droit. On voit des agriculteurs déverser les marchandises des camions étrangers, empêcher la circulation, vandaliser des supermarchés, ils ont raison puisque suite à ces actes scandaleux, ils obtiennent des aides. Idem il y a peu de temps pour les chauffeurs de taxis, celui qui a jeté un pavé dans une voiture au risque de tuer n’a pas été poursuivi, le patron d’Uber si ! Lamentable, il vaut mieux donc mieux dans notre pays se conduire comme un voyou

    😡😡🇫🇷                              Messieurs les Anglais ….tirez les premiers !!!!!😡😡…bataille de Fontenoy , le 11 Mai 1745…ça s’est arrangé un peu ….depuis !!

    PETIT PAPA NOEL                     Montjoie Saint Denis Le perfide « Rodgers » veut reprendre Calais Et après, d’ici à ce qu’il réclame le duché de Guyenne (Anglais jusque 1453) nous serons frais. Il ne nous restera qu’à importer du Bordeaux du royaume de sa gracieuse majesté……………………..aaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!! Je défaille

    BERNARD-PIERRE                      Le patron Anglais engueule son larbin Français.Il a bien raison : la frontière Britannique commence à la Gare du Nord à Paris ( ça fait une drôle d’impression d’être devant des douaniers Brit. dans son propre pays ) et à Calais.Au fait , l’état Britanniques paye peut-être les salaires des policiers Français ? dans ce cas…

    moutarde                                   Je croyais que la France détenait le pompon en matière de déclaration politique stupide …mais non..Sacrés british !

      Photo73                                   A part ça, il a d’autres idées, ce monsieur ou ne sait faire que dans l’excès ??? S’il n’a pas d’idées, il est élu pour faire quoi au juste ? De la propagande, couler des jours heureux (mieux rémunéré que la retraite) ?

    Chtibébé  •  Le métro londonien est glauque, vieillot et cher…j’y suis allée en fin d’année et ils avaient en plus bloqué quelques lignes pendant des jours, si cela se passait en France, je ne vous dis pas les réactions!!!

    • Jacques Hintsu  •  iAh là j’avoue que ça me fait PLAISIR ! Les Anglais passent leur temps à se f°utre de notre gueule en permanence à cause de nos grèves à répétition, chacun son tour !
    • Montesquiou Compassion Af …  •  Finalement, il y a encore des produits français qui s’exportent.
    • olivier  • Et dire que le SUN parlait la semaine dernière des grêves interminables en France…
      Sont fous ces rosbeefs!!! :-
      Titi  • Du coup, the Sun et autres tabloïds anglais vont peut-être proposer aux British de ne pas passer leurs vacances en angleterre…
    • PhoeniX –  •  tiens c’est marrant, je croyais qu’il n’y avait qu’en France qu’on était de gros fainéants de grévistes qui prennent en otage les touristes … Alors messieurs les anglo-saxons, qu’avez vous à dire maintenant ?
    • guy  •  Trop drôle les britanniques ,du moins leur presse, sont toujours prompts à se moquer de nos grèves françaises . a leur tour  on devrait mettre ce mouvement en lumière comme ils savent le faire pour nous
      trop drôles messieurs les anglais
    • Etienne33  •  Encore une grosse claque dans la tronche de nos capitalistes purs et durs qui ne jurent que par le modèle anglo-saxon.
    • verseau30  •  Pourquoi ne pas supprimer les hausses des indemnités des députés récemment annoncées?
      Et pourquoi ne pas nettoyer leurs écuries d’Augias avant de faire la morale aux pauvres?
      Ou faire comme les Danois : du vélo et de la marche à pied. ?
    • outsider  •
    • La solution
      vider une bouteille d’hépar
      et taper le jogging

    robots tueurs

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    « Intelligence artificielle » militaire: pourquoi les scientifiques s’inquiètent

     Victor Garcia

    le-robot-du-film-terminator-qui-vient-de-feter-ses-30-ans-a-l-egyptian-theatre-d-hollywood-le-15-octobre-2014_5156649Le robot du film Terminator, qui vient de fêter ses 30 ans, à l’Egyptian Theatre d’Hollywood le 15 octobre 2014 afp.com/Frazer Harrison

    Plus de 1000 experts en robotique et en intelligence artificielle ont signé une lettre qui alerte sur le développement de l’intelligence artificielle militaire et les « armes autonomes » capables d’ôter la vie.

    Empêcher « le jour du Jugement dernier« . Voilà ce que plus de 1000 experts en robotique et en intelligence artificielle, mais aussi des intellectuels et philosophes, sont bien décidés à faire. Leur lettre ouverte mettant en garde contre les « armes autonomes » et « la course au développement d’une intelligence artificielle militaire » (la lettre complète ici) a rapidement fait le tour du monde, ou du moins d’Internet, et a engendré de nombreux débats.

    A l’appel d’Elon Musk, entrepreneur cofondateur de SpaceX et de Tesla Motors, John Carmack, l’un des développeurs de jeux vidéo les plus connus au monde, répond: « Cela semble bien trop inéluctable. Argumenter contre serait futile ».

    « Même si c’est inéluctable, nous devrions au moins tenter de retarder l’avènement de l’intelligence artificielle militaire. Le plus tôt n’est pas le mieux », lui rétorque Musk. Un débat auquel Markus Persson, le développeur du jeu Minecraft, et Marc Andreessen, le fondateur de Netscape, se sont greffés.

    En guerre contre les « robots tueurs »

    Ce que redoutent très précisément le physicien Stephen Hawking, l’entrepreneur Elon Musk, le philosophe Noam Chomsky et les autres grands noms qui ont signé cette lettre ouverte, c’est une « course au développement d’une I.A. militaire ». Et plus particulièrement son aboutissement: les « armes autonomes », plus communément appelées « robots tueurs ». Concrètement, il s’agirait de drones -des tanks, des avions- ou de robots humanoïdes qui pourraient décider, de manière autonome, d’ôter la vie.

    La différence avec les drones actuels -pilotés par des hommes- ou les missiles téléguidés? Ce ne serait plus un humain qui « appuierait sur le bouton » pour ôter la vie, mais une machine, un programme basé sur un algorithme sophistiqué, « intelligent », capable de déterminer qui doit mourir, ou non. Cette « menace » bien réelle « compte tenu des progrès technologiques » pourrait se manifester « d’ici quelques années », estiment les chercheurs.

    La réflexion n’est pas nouvelle. Cinq experts en intelligence artificielle dont Stuart Russell, professeur d’informatique à l’Université de Californie, avaient déjà publié un rapport dans la revue Nature en mai. L’ONG Human Rights Watchs avait fait de même un mois plus tôt, en s’attachant notamment aux problèmes juridiques et l’impossibilité de déterminer une responsabilité légale en cas de meurtre.

    Si « une puissance militaire majeure commence à se développer sérieusement dans ce domaine, inévitablement, les autres suivront ». Il faut donc, selon les signataires de la lettre ouverte, interdire au plus vite l’utilisation de l’IA dans le domaine militaire, tout comme la course vers « la guerre des étoiles » ou encore l’utilisation d’armes chimiques et biologiques ont été bannis dans différents traités internationaux.

    Où en est la recherche militaire et civile?

    Autant être clair, pour le moment, nous sommes encore loin de Skynet -une véritable intelligence artificielle consciente d’elle-même- et de ses Terminators. Mais les progrès -qui permettront bientôt aux militaires de présenter une technologie « acceptable, fiable, sûre »- sont bien réels.

    La preuve? L’explosion récente du « deap learning » -utilisée par Google, Facebook, Microsoft, Amazon etc.- par exemple. Cette technologie se base sur « des réseaux de neurones artificiels » capables d’apprendre à reconnaître une voix, une langue, des visages. Autre avancée technologique: les progrès mécaniques des robots leur permettent désormais se déplacer sur terre, mer, air, de plus en plus facilement.

    >> Lire aussi: Intelligence artificielle: réussir le test de Turing est-il vraiment important?

    Mark Gubrud, chercheur à l’université de Princeton et membre du comité international de contrôle des robots armés, en est persuadé: « L’armée (américaine, NDLR) ne veut pas entendre parler d’une ligne rouge (consistant à interdire aux robots de décider de tuer, NDLR) ce qui revient à dire ‘nous allons le faire' », explique-t-il sur The Verge.

    La peur de perdre le contrôle sur la machine

    Mais pourquoi les « robots tueurs » seraient forcément une menace? Dans leur lettre, les scientifiques abordent quelques arguments « pour ou contre ». Les « armes autonomes » pourraient remplacer les Hommes sur le champ de bataille et ainsi diminuer les pertes humaines -pour le camp qui les possède. Mais ils pourraient aussi réduire les réserves des va-t-en-guerre: sans perte humaine, moins de critiques de l’opinion publique.

    « Peu coûteuses et ne nécessitant pas de matériaux rares, contrairement aux bombes nucléaires, ces armes deviendraient rapidement omniprésentes. Il ne faudrait pas attendre longtemps avant de les retrouver sur le marché noir et dans les mains de terroristes, de dictateurs souhaitant contrôler leur population, de chefs de guerre aux tendances génocidaire, etc. », imaginent encore les auteurs de la lettre.

    philip-k-dick-marteaux-vulcain_5215745La couverture des Marteaux de Vulcain, roman de science-fiction de Philip K. Dick. où les super-ordinateurs décident pour l’humanité   Philipkdick.com

    Certes, les fous de guerre n’ont pas attendu les robots pour imposer leur loi et leurs folies. Sauf qu’avec des telles armes, ces opérations seraient plus faciles, moins chères et, surtout, ne se heurteraient plus jamais à la morale et la conscience humaine.

    L’intelligence artificielle, oui, mais strictement encadrée

    La conscience de soi, la morale et son application au domaine robotique et informatique… C’est bien là le véritable noeud du problème qui, s’il n’est pas directement évoqué, est largement sous-entendu dans la lettre ouverte. Doit-on créer une véritable « intelligence artificielle consciente » d’elle-même, une « singularité technologique« , avec toutes les problématiques qui y sont fatalement liées?

    Pourra-t-on, un jour, doter cette machine surpuissante de morale? Et, même si c’est le cas, comment être sûr qu’elle ne décide pas, par raisonnement -typiquement humain- ou à cause d’un programme défectueux, d’éliminer l’humanité comme un logiciel de traitement de mails élimine vos spams?

    L’existence d’une armée de robots ou d’armes autonomes dont elle pourrait prendre le contrôle lui faciliterait la tâche. C’est ce qu’imaginent très bien de très nombreuses oeuvres de science-fiction, de Terminator à Philip K. Dick sans oublier Isaac, Asimov -dont les trois (quatre) lois de la robotique sont plus que jamais d’actualité.

    Sur ce point, la réponse des signataires est sans doute la partie la plus intéressante de la lettre. « La plupart des experts en I.A. n’ont aucun intérêt à travailler sur les armes intelligentes et ne veulent pas que d’autres (…) prennent le risque de créer un précédent majeur dans l’opinion publique et ainsi couper court aux futurs bénéfices qu’une I.A. pourrait nous apporter ». Car les experts en sont persuadés, « l’I.A. a un énorme potentiel pour aider l’humanité », ce qui devrait d’ailleurs « être le but principal de cette technologie ». L’Intelligence artificielle oui, mais sous contrôle. Un contre-sens par définition?

    « Robots tueurs »: des milliers de scientifiques réclament leur interdiction

    Buenos Aires (AFP) – Par Josefa SUAREZ – © 2015 AFP

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    Commentaires

    bon sens  • 

    un peu comme Nobel ou Sakharov, les scientifiques s’acharnent à produire du crime de toute nature, après jouent les vierges effarouchées.

    Radada  • 

    quand on sait comment marche l’AI, on sait aussi comment avoir de bonnes idees pour la leurrer…

    blablabla  • 

    stupide…!!!.toutes les armes doivent être interdites

    yvan  • 

    Et tout ça vient encore des US !

    PINPIN  • 

    les militaires ont toujours l’imagination fertile quand il s’agit de tuer……………….

    Jean-Aymar DE VOGEL                 Ce sont donc les antimilitaristes – enfin, ce qu’il en reste ! – qui auraient vu juste:

    commandantbory                         L’intelligence ce sont les nombres transcendants, impossible à rentrer dans un système binaire, ils peuvent rêver ou cauchemarder.

    Pat Cartier                                       Causez toujours. Les soldats robots se révéleront très utiles, en fait. Nos ancêtres ont dénazifié à la main. Ce sera un progrès significatif de pouvoir dédjihadiser à la machine. Et ce d’autant plus que l’idée même du robot autonome est « haram » : la victoire symbolique se rajoutera à la victoire militaire.

    afreeman                                          Relire Herbert et Dune. Après une guerre sans merci, l’humanité pour sa survit interdit les machines qui pensent ou meme calculent.

    place aux jeunes !!                           Pour fabriquer et vendre des systèmes autonomes pour faire la guerre il n’y a pas de problèmes ! Mais pour autoriser les auto pilotes dans les voitures de tourisme on s interroge sur la question philosophique de la prise de décision du robot a la place de l humain en cas d accident !? Les questions métaphysiques ne se posent pas de la même manière quand il s agit de servir le peuple ou les états. Marre de ce monde de vieux aux pensées guerrières et archaïques ! Place au monde d’Elon Musk

    ERR                                                     Il faut bien nous inventer des ennemis pour justifier tout çà… On le fait tous les jours dans les médias. CQFD 😦

    Eric Rousseau                                    La raison du plus fort est toujours la meilleure. On va avoir du mal à justifier l’interdiction des armes  » sales « , moins chères, pour les pauvres..

    de20 –                                                     On n’arrête pas le progrès

    On n’arrête pas le progrès et puis il faut bien dire qu’il serait bien utile dans des régions du monde la où justement il recule sous la pression hélas de personnes bien réelles ..

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