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Bretagne. Deux salariés de l’hypermarché Cora près de Saint-Malo licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche

Deux salariés de l’hypermarché Cora de Saint-Jouan-des-Guérêts, près de Saint-Malo, ont été licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche.

Ici en décembre 2016, une cinquantaine de salariés s'était déjà réunie pour manifester contre l'ouverture le dimanche matin de l'enseigne Cora. (image d'archive)
Ici en décembre 2016, une cinquantaine de salariés s’était réunie pour manifester contre l’ouverture le dimanche matin de l’enseigne Cora à Saint-Jouan-des-Guérêts. (image d’archive – Le Pays Malouin)

Deux salariés de l’hypermarché Cora de Saint-Jouan-des-Guérêts, près de Saint-Malo, ont été licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche. L’information a été dévoilée par nos confrères d’Europe 1 ce mardi 21 mai 2019.

Lire aussi : Saint-Malo. Des manifestants font annuler la réunion publique

Le magasin a fait le choix d’ouvrir tous les dimanches matin depuis le mois de mars 2018. Cependant, il semble qu’aucun avenant n’ait été ajouté aux contrats de travail des salariés pour préciser ce changement. Celui-ci n’est pas non plus basé sur le volontariat puisqu’il serait imposé aux salariés de venir travailler six dimanches matin par an, selon Europe 1.
A noter que les deux autres hypermarchés de Saint-Malo, Leclerc et Carrefour, ont choisi de leur côté de ne pas ouvrir le dimanche.

Un travail dominical imposé

Chez Cora, ce travail dominical semble subi par certains salariés. En l’occurrence au moins deux d’entre eux, qui ont refusé de s’y soumettre et en ont payé le prix fort puisqu’ils ont été licenciés.

cora saint jouan
Depuis mars 2018, la direction de l’hypermarché Cora de Saint-Jouan-des-Guérêts, près de Saint-Malo, a décidé d’ouvrir le magasin le dimanche matin. (©Le Pays Malouin)

L’une d’entre eux, Christelle, comptait 18 ans d’ancienneté. L’an dernier, elle était venue travailler quelques dimanches. Mais opposée par principe au travail dominical, elle a décidé de ne pas venir travailler le dimanche 17 mars dernier, comme cela lui était demandé.
Elle avait cependant préalablement prévenu sa direction, comme le précise François Maquaire syndicaliste et juriste à la CFTC :

« En février et en mars, elle avait envoyé deux courriers recommandés pour prévenir qu’elle refusait de venir travailler le dimanche. Rien dans son contrat de travail ne l’y oblige ».

Le syndicaliste pointe aussi la manière « violente » dont la direction l’a licenciée :

« Elle a reçu un courrier pour lui dire qu’elle serait sanctionnée, mais il n’était pas écrit que cela était préalable à un licenciement. Elle ne pensait donc pas qu’elle serait licenciée. Cela a été encore plus choquant pour elle d’apprendre que ce licenciement était motivé pour une faute grave ».

Licenciée pour faute grave

Son licenciement lui a en effet été signifié pour refus de travailler le dimanche, ce qui constituait « une faute grave et une insubordination », précise la CFTC.
Christelle a été licenciée le 24 avril 2019. Le motif de faute grave la prive de préavis et d’indemnités. Appuyée par la CFTC, elle compte cependant contester son licenciement, comme le précise François Maquaire :

« Un courrier recommandé a été envoyé à la direction pour contester ce licenciement. Nous leur avons donné une semaine pour se mettre d’accord sur un accord à l’amiable, notamment le versement d’indemnités ainsi que des dommages et intérêts. Si aucun accord n’est trouvé, nous contesterons le licenciement devant le tribunal des Prud’hommes ».

La direction du Cora n’a pas souhaité pour le moment répondre à nos questions.

Ils vont attaquer leur employeur devant le conseil des Prud’hommes.

© Copyright 2019, L’Obs Ils avaient respectivement huit et dix-huit ans d’ancienneté dans cet hypermarché Cora de Saint-Malo en Ille-et-Vilaine. Deux salariés ont appris leur licenciement après avoir exprimé leur refus de travailler le dimanche, nous apprend Europe 1, ce mardi 21 mai. Une décision qu’ils souhaitent contester aux Prud’hommes d’autant qu’aucun avenant au contrat de travail n’a été proposé aux 200 salariés de l’enseigne.

« C’était ça ou on prenait la porte »

Cette grande surface bretonne ouvre son magasin chaque dimanche matin depuis mars 2018. Mais les deux salariés licenciés ne se sont pas portés volontaires, et n’ont pas eu le choix de refuser cette proposition explique l’une d’elle, Christelle, employée à la station-service, la bijouterie ou encore à l’accueil :

« ’Le dimanche, c’est obligatoire, c’est comme ça’. J’ai dit : ’Moi, je ne veux pas’ », raconte Christelle, licenciée. « Il [le directeur] dit que c’est la loi Macron et que vue la conjoncture actuelle, c’est son gagne-pain. C’était ça ou on prenait la porte directement. J’ai dit : ’Non, je ne le ferai pas’. Après, il y a eu une procédure pour faute grave. Faute grave ? Je lui ai dit qu’il fallait mieux, carrément, que je vole ! »

Son collègue, en poste au rayon crèmerie, a lui aussi été renvoyé pour « faute grave ». Dans les textes, « le travail du dimanche peut être obligatoire ou facultatif, et impose dans certains cas des mesures compensatoires selon le type de commerce (et le type de dérogations) », indique le site service-public.fr.

« Eloge du travail court », par Jean ViardAprès ces licenciements, les deux salariés n’ont en outre ni bénéficié de préavis ou d’indemnité. Si la direction du magasin n’a pas souhaité réagir sur ces deux cas, l’inspectrice du travail de Saint-Malo rappelle de son côté que « l’accord du salarié peut être nécessaire lorsque les nouveaux horaires ou la nouvelle répartition des horaires constituent une modification du contrat de travail ».

« Le Courrier Picard » indique pour sa part que deux caissières du Cora de Saint-Quentin, dans l’Aisne, ont vécu une affaire similaire : elles avaient aussi été licenciées après un refus de travailler le dimanche.

Une salariée de Cora licenciée pour « faute grave » après avoir refusé de travailler le dimanche

D’après cette employée, son contrat de travail mentionne « une répartition des horaires sur six jours du lundi au samedi ».

Le magasin Cora de Saint-Malo, dans la zone commerciale de de Saint-Jouan-des-Guérets.
Le magasin Cora de Saint-Malo, dans la zone commerciale de de Saint-Jouan-des-Guérets. (GOOGLE STREET VIEW)

Une salariée du magasin Cora de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) a été licenciée pour faute grave fin avril après qu’elle a refusé de travailler le dimanche, a appris franceinfo mardi 21 mai, auprès de Cyril Lechevestrier, délégué syndical central adjoint CFTC de l’enseigne de distribution, confirmant une information d’Europe 1. « Elle a prévenu Cora verbalement et par écrit qu’elle refusait de travailler le dimanche, ce qui lui était imposé, et elle s’est vue notifié un licenciement », explique le délégué syndical.

La salariée était employée de Cora depuis 18 ans, au sein de cet établissement, où elle travaillait comme hôtesse d’accueil et caissière, après s’être occupée de la station-service et de la bijouterie. « Dix-huit ans qu’elle fait bien son travail, qu’on ne lui fait aucun reproche et on la licencie pour un dimanche », estime Cyril Lechevestrier.

« Nous allons saisir les prud’hommes »

« Les explications recueillies auprès de vous lors de notre entretien ont été claires et vous avez mentionné le refus total de venir travailler le dimanche matin. Au vu de ces éléments, je me vois contraint de vous notifier votre licenciement immédiat pour faute grave », écrit le directeur du magasin dans le courrier de licenciement, consulté par l’AFP.

J’irai jusqu’au bout. On ne me balance pas comme de la merde après 18 ans de boîte !une employée de Cora licenciéeà l’AFP

Dans un autre courrier consulté par l’AFP, l’inspectrice du travail de Saint-Malo affirme que « l’accord de la salariée » lui « semble nécessaire » car elle dit avoir signé un contrat de travail « avec une répartition des horaires (…) sur six jours du lundi au samedi »« Il ne m’a fait signer aucun avenant », assure l’employée concernée à l’AFP. « Nous allons saisir le conseil des prud’hommes très rapidement », a annoncé pour sa part François Macquaire, défenseur syndical CFTC. « Le salarié a tout à fait le droit de refuser de travailler un jour de repos », a-t-il ajouté, en mettant en avant le respect de la vie privée.