Camarade banquier: ton nouveau monde est aussi crade que l’ancien!

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https://i0.wp.com/www.media-tchat.org/tchat-media/wp-content/uploads/2016/04/comme-les-trois-singes.pngBenalla dans le bus des Bleus : Castaner a «entendu dire qu’il était en charge de la logistique des bagages»

Délégué général de La République en marche, Christophe Castaner a été amené à revenir, sur BFM TV, sur le rôle joué par Alexandre Benalla dans le bus de l’équipe de France lors de la descente des Champs-Elysées.

L’Obs
L’ex-collaborateur de l’Elysée a assuré s’être rendu sur place, le 1er-Mai, en tant qu »observateur ».Alexandre Benalla aux côtés d'Emmanuel Macron, le 12 avril 2018.© Copyright 2018, L’Obs Alexandre Benalla aux côtés d’Emmanuel Macron, le 12 avril 2018.
La (fragile) défense d’Alexandre Benalla se met peu à peu en place. Présenté à un juge samedi 21 juillet, l’ancien chargé de mission de l’Elysée a tenté tant bien que mal de justifier sa présence et surtout son intervention violente lors d’une manifestation le 1er-Mai sur la place de la Contrescarpe, à Paris.

Le « Journal du dimanche » daté du 22 juillet, rapporte ainsi les premiers arguments avancés par Alexandre Benalla lors de sa garde à vue. Sa présence le 1er-Mai dernier ? L’ancien responsable de la sécurité privée d’Emmanuel Macron assure s’être rendu sur place en tant qu' »observateur », à l’invitation de la Préfecture de Police. Selon sa version, le casque à visière mais aussi le brassard et la radio dont il disposait durant l’intervention lui avaient été fournis par son « référent » policier, un major de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) censé l’accompagner sur le terrain.

« J’ai pété les plombs »

Une version qui toutefois diverge de celle de la Préfecture de Police. Selon elle, la présence d’Alexandre Benalla aux côtés des CRS aurait été négociée par un haut fonctionnaire de la préfecture, le contrôleur général Laurent Simonin, qui n’en aurait pas informé ses supérieurs.

Interrogé sur son intervention particulièrement violente, l’ex-collaborateur de l’Elysée, titulaire d’un master de droit, a invoqué l’article 73 du Code de procédure pénale, qui permet de prêter main-forte aux forces de l’ordre quand les circonstances l’imposent. L’article en question précise : « Dans les cas de crime ou de délit flagrant […] toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche. » Pour rappel, la femme et l’homme agressés par le jeune homme ont été identifiés et demandent à être entendus par les enquêteurs.

Quelques semaines avant la publication des révélations du « Monde », Alexandre Benalla semblait regretter son comportement. Il s’était confié à un haut fonctionnaire, affirmant « avoir pété les plombs ».

« J’ai une merde sur le dos. Je suis allé sur la manif, c’était chaud. Les CRS en prenaient plein la gueule. J’ai pété les plombs. »

Trois enquêtes en cours

Interrogé par le « JDD », le haut fonctionnaire assure :

« Il avait conscience qu’il avait fait une connerie. Il savait que les images tournaient sur les réseaux sociaux. »

Si l’Elysée lui avait infligé une mise à pied de 15 jours, Alexandre Benalla ne semble pas avoir été écarté de ses fonctions. Des photos parues dans le journal local « Paris-Normandie » le montrent escortant le couple Macron, il y a quelques jours lors d’une visite en province.

L’enquête devra trancher entre les différentes versions. Pour l’heure, trois enquêtes sont en cours : celle de la justice confiée à la PJ, celle de l’Inspection générale de la police nationale et celle du Parlement. Les députés ont convoqué ce lundi le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb et le préfet de police, Michel Delpuech qui doivent s’expliquer devant la commisison des lois de l’Assemblée.

Silencieux depuis le début de l’affaire Benalla, Emmanuel Macron ne s’est toujours pas exprimé publiquement sur ce sujet. Mais il a fait savoir, dimanche soir, en privé lors d’une réunion de crise à l’Elysée, qu’il condamnait ces faits « inacceptables ».

AUSSI SUR MSN: Benjamin Griveaux sur Benalla « ce n’est pas une affaire d’État »

Affaire Benalla: pour les députés d’opposition, Collomb se défausse de toute responsabilité

Affaire Benalla: pour les députés d'opposition, Collomb se défausse de toute responsabilité

Voir les photos

 

Les élus d’opposition ont critiqué à sa sortie d’audition le manque de réponses de Gérard Collomb, entendu dans l’affaire Benalla, qu’ils jugent mal informé et se défaussant de toute responsabilité. Certains réclament une audition d’Emmanuel Macron lui-même.

Les députés Rassemblement national, France insoumise, Les Républicains et Parti socialiste ont dénoncé ce qu’ils jugent comme une absence de réponses de la part du ministre de l’Intérieur, entendu ce lundi par la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale dans l’affaire Benalla. Pour les élus de différents bords, Gérard Collomb a surtout rejeté la responsabilité sur le directeur du cabinet d’Emmanuel Macron et sur la préfecture de police de Paris.

  • Marine Le Pen demande l’audition de « toute la chaîne de responsabilité à l’Elysée »

« Il n’a rien entendu, il n’a rien vu, il n’est au courant de rien », a critiqué Marine Le Pen, députée Rassemblement national du Pas-de-Calais, à l’issue de l’audition de Gérard Collomb.

« C’est donc au niveau du cabinet du président de la République qu’il faut aller chercher les responsabilités dans le comportement de M. Benalla le 1er mai », a-t-elle assuré, ainsi que sur « ses passe droits, sur les compétences qui lui ont été accordées, sur la manière dont il en a usé, et même manifestement abusé ».

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Il a peur pour ses fesses le….collomb (….)
Tappert                                       Médias aux ordres, police politique ; Macron n’a plus rien à envier aux pires dictateurs

Nos journaleux paraissent découvrir, à travers ce qu’il convient d’appeler le scandale Alexandre Benalla (de son vrai nom Lahcène Benhalia), que dans la France de Macron, on peut être une racaille islamisée, et bénéficier de tous les passe-droits, si

Nos journaleux paraissent découvrir, à travers ce qu’il convient d’appeler le scandale Alexandre Benalla (de son vrai nom Lahcène Benhalia), que dans la France de Macron, on peut être une racaille islamisée, et bénéficier de tous les passe-droits, si
Nos journaleux paraissent découvrir, à travers ce qu’il convient d’appeler le scandale Alexandre Benalla (de son vrai nom Lahcène Benhalia), que dans la France de Macron, on peut être une racaille islamisée, et bénéficier de tous les passe-droits, si
lesobservateurs.ch
jean-Luc                                      Cette affaire est la honte de certains politiques et des médias qui sont devenus pléthoriques, concurrentiel à l’excès et qui ne savent plus quoi inventer. Il s’agit, le 1er mai d’un manifestant, qui a reçu un petit coup sympathique sur la tête de la part d’un employé de l’Elysée pour lui signifier, qu’il lui rappelait qu’il devait quitter les lieux où il était en train d’insulter l’Etat, le Président et les Français pour le compte du Merluchon. Ensuite la même personne, Alexandre Benalla, a du aussi prendre par la main, une gonzesse, qui elle aussi se livrait à des éructations, alors que les policiers lui signifiaient à elle aussi d’aller brailler ailleurs. Il n’y a pas huit jours, les mêmes médias se livraient à des expressions dithyrambiques aussi ridicules, au sujet de noirs qu’ils voyaient en bleus ou en d’autres couleurs, au motif que l’un deux ou plusieurs avaient réussi à mettre un ballon entre deux poteaux dans un champs de pomme de terre en Russie. Les médias sont dans la honte. Quand c’est le temps des vacances, on ne reste pas à s’emmerder au bureau.
Christian                                        Un rond de cuir,en fait!Le fonctionnaire dans toute sa suffisance!
Christophe                                       En même temps, quelqu’un a déjà vu un(e) politique qui assume ??
Anonymhouse                                        Dernière nouvelle : « Gérard Collomb a oublié de payer ses impôts ». Arff…
Soul                                        Combien de Shomo Benallainstein ???….c’est cela la vraie question……
pierre flo                                        macron menteur, il faut la destitution de macron
VIDAL                                        Alliot, Collard et Dupont-Aignan, les trois chacals ravis de ce scandale, ayant enfin une vielle carne à se mettre sous la dent.
n                                          les réponses de mr collomb sonnent aussi faux que ce scandale d’etat le sieur BEB ALLA AVAIT PRIS LA GROSSE TETE USANT DE L IMAGE ET DE LA PROTECTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE mais pourquoi reste t il muet
pourquoi le ministre de l’intérieur n a t il pas saisi directement le procureur de la république pr engager une procédure enquete ect
il nous la joue les «  » » » » » » » » » 3 singes «  » » !!!
mr le ministre de l’intérieur ne savait rien n avait rien vu rien entendu ,,,,, je n ai jamais été informé je ne savais rien
voila les responsables de la république BRAAAAAAAVO
Michel                                          Cà vole haut, c’est du » Colard au chaud »

Javali                                           Pourrait on connaitre le vrai nom de Benalla? svp

Pour le coup Collard a raison. Enfin Collomb savait et recevait les ordres de Macron voir de Benalla.

Eh Manu!!: le roi pourri??

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«Finissons-en avec le laisser-faire qui désagrège la France !»

Ce que l’on sait de l’affaire Benalla

Alexandre Benalla (g) au côté d'Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Angers, le 28 février 2017
Alexandre Benalla (g) au côté d’Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Angers, le 28 février 2017
© AFP, JEAN-FRANCOIS MONIER

AFP,

L’Elysée a annoncé vendredi qu’il licenciait Alexandre Benalla, placé en garde à vue après une vidéo le montrant frapper un manifestant. Ni policier, ni gendarme, le comportement de ce proche collaborateur d’Emmanuel Macron a suscité l’indignation et paralysé les travaux du Parlement.

DU PS AU QUAI BRANLY

Né le 8 septembre 1991 à Evreux, réserviste de la gendarmerie, Alexandre Benalla a été formé au service d’ordre du PS, avant d’être renvoyé de son poste de chauffeur de l’ex-ministre Arnaud Montebourg, pour « faute professionnelle », parce qu’il a voulu fuir après un accident de voiture.

Il protège Emmanuel Macron pendant sa campagne de décembre 2016 à mai 2017, avant d’être nommé « chargé de mission » à l’Elysée, en tant qu’adjoint au chef de cabinet du président, François-Xavier Lauch.

Il est souvent vu avec le président lors de divers déplacements, officiels ou privés. Il a été vu dans le bus des Bleus lundi, sur les Champs-Elysées.

Plusieurs journalistes, de l’AFP ou de Public Sénat, se sont plaints de son comportement « musclé » pendant la campagne.

Selon L’Express, il a fait l’objet d’une plainte pour violences volontaires sur une femme en août 2015. Selon une source proche du dossier, il a comparu à Nanterre le 18 mars 2016 pour « violences volontaires ayant entraîné une ITT (incapacité totale de travail) supérieure à 8 jours », mais il a été relaxé.

D’après Le Monde, il était logé depuis le 9 juillet dans une dépendance de l’Elysée, quai Branly. Une adresse où logent plusieurs collaborateurs de la présidence, y compris des gendarmes.

LES ENQUÊTES

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique ».

Les investigations ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ainsi qu’à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Au Parlement, l’Assemblée nationale a lancé une commission d’enquête, dont les prérogatives ont été confiées à la commission des Lois. Un dispositif similaire est prévu à la commission des Lois du Sénat, qui a déjà programmé une audition de Gérard Collomb mardi.

GARDES À VUE, AUDITION

M. Benalla a été placé en garde à vue vendredi matin à Paris pour des faits de violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public, d’usurpation de fonctions, de port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique, ainsi que de complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection.

Vincent Crase, réserviste de la gendarmerie et agent d’accueil pour LREM qui accompagnait Alexandre Benalla le 1er mai, a aussi été placé en garde à vue pour violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public et usurpation de fonction.

Le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin dans cette enquête.

LICENCIEMENT ET MOTIF

M. Benalla n’est pas licencié pour les violences du 1er mai mais pour avoir reçu des enregistrements vidéo le concernant: il « aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir », explique l’Elysée.

Trois policiers – un contrôleur général, un commissaire et un commandant – ont été suspendus à titre conservatoire pour avoir extrait des images de vidéo-surveillance de la Ville de Paris et les avoir transmises mercredi à M. Benalla, d’après une source proche du dossier.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a « condamné lourdement » les « agissements » de ces policiers.

QUI SAVAIT QUOI ?

Des députés des oppositions ont accusé Gérard Collomb de « mensonges », après de nouvelles informations de presse selon lesquelles le ministre était au courant de l’agression dès le 2 mai – informations non confirmées à l’AFP.

Ils ont demandé que le ministre, voire le Premier ministre, vienne s’expliquer devant l’Assemblée.

Au coeur de la tourmente, Emmanuel Macron est resté stoïque et silencieux. Il a reçu vendredi matin les syndicats agricoles avant de déjeuner avec le président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliyev, puis de s’entretenir avec le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.

AGITATION AU PARLEMENT

Le projet de révision constitutionnelle s’est retrouvé victime collatérale de l’affaire, les oppositions réclamant d’entendre M. Collomb avant de reprendre l’examen de cette réforme, qui s’enlise. Le ministre de l’Intérieur sera auditionné mardi au Sénat.

Les députés de la France Insoumise ont proposé de voter sur une motion de censure du gouvernement.

Alexandre Benalla : ce que l’on sait de l’affaire

Celui-là est notre ennemi!

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ImagehorrorsoflifeTrump-Poutine: lune de miel à Helsinki?

Le sommet Trump-Poutine, ce lundi, annonce-t-il un nouveau départ pour les relations russo-américaines?

Et maintenant, Poutine ! Un mois après sa rencontre avec le leader nord-coréen Kim Jong-un et quelques jours après le sommet de l’Otan, Donald Trump, tout juste remis de sa visite chahutée au Royaume-Uni, est sous les feux des projecteurs à Helsinki (Finlande) où il a atterri ce matin à 10 heures.

Rarement rencontre entre deux grands leaders n’aura paru aussi surréaliste et paradoxale. Depuis son élection, Donald Trump ne cesse d’exprimer sa volonté de se rapprocher avec son homologue russe. Dimanche, au terme de sa visite d’une semaine en Europe (incluant un sommet de l’Otan et une rencontre avec la reine d’Angleterre) il déclare que « l’Europe est un ennemi » en raison de ce que l’Union européenne fait aux Etats-Unis en matière commerciale.

Dans la foulée il ajoute que « la Russie est un ennemi également, mais seulement sur certains aspects ». Le paradoxe de cette présentation surréaliste tient à ce que les contentieux entre Moscou et Washington sont innombrables : guerre de Syrie, guerre dans l’Est de l’Ukraine, annexion de la Crimée (dont la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders a réaffirmé récemment qu’elle était illégale), ingérence russe des lors des élections américaines de 2016 et, voilà deux jours, mise en examen de douze agents du service de renseignement militaire russe (le GRU) par le super-procureur américain Robert Mueller. Tous les ingrédients de la guerre froide, en somme.

Un timing « propice »

Précisément, la rencontre Trump-Poutine se tient à Helsinki, lieu emblématique de la guerre froide. C’est dans la capitale de la Finlande, en effet, que Gerald Ford et Leonid Brejnev avaient signé, en août 1975, les célèbres accords de détente qui portent le nom de la ville nordique. En septembre 1990, un mois après l’invasion du Koweït par l’Irak et un an avant la chute de l’URSS, George H. Bush et Mikhaïl Gorbatchev s’étaient rencontrés dans cette même capitale qui, au XIXe siècle, fut celle du Grand-Duché de Finlande, alors rattaché à l’empire tsariste.

« La rencontre Trump-Poutine s’est longtemps fait attendre, note Tatiana Kastouéva-Jean de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Mais, un an et demi après son arrivée à la Maison Blanche, le président américain constate que, pour le moment, ‘l’enquête russe‘ le concernant, aux Etats-Unis, n’aboutit pas. Du coup, le timing est propice à une telle entrevue. » Le sommet d’Helsinki constitue la première rencontre en tête-à-tête entre les deux présidents qui ne soit pas organisée en marge d’une rencontre internationale.

Rétablir un canal de discussion Moscou-Washington

Syrie ? Ukraine ? Sanctions économiques contre la Russie ?… On ne sait pas, au juste, quels seront les thèmes dominants de la discussion, même si Donald Trump a annoncé la semaine dernière que la Syrie et l’Ukraine figureraient parmi les thèmes principaux. Avant d’ajouter, comme il le fait souvent, que tout était possible, envisageable, ouvert à la discussion : « Nous verrons ce qui se passera, c’est juste une rencontre libre, a-t-il déclaré la semaine passée. L’agenda ne devrait pas être serré et je ne pense pas que la rencontre prendra beaucoup de temps. Nous verrons où cela nous mènera, cela pourrait amener des résultats productifs, très productifs, mais peut-être que non. » Une manière pour l’auteur de L’Art du deal, de laisser toutes les options ouvertes.

L’essentiel est de se parler, estime le président des Etats-Unis, qui accorde, en bon homme d’affaires, une importance considérable aux relations personnelles entre leaders. Le simple fait d’établir un canal de discussion direct pourrait déjà être présenté au public américain comme un succès, tant la relation entre Moscou et Washington est dégradée depuis des années.

« Sous Bill Clinton, déjà, l’Amérique avait tenté de nouer un partenariat pour la réforme avec la Russie, rappelle le think-tank Carnegie Endowment, dans un texte publié la semaine dernière. Il s’agissait alors, dans l’esprit des Américains, d’inciter la Russie à adopter l’économie de marché et à se transformer en une société démocratique ». Sans succès.

A son tour, l’administration de George W. Bush avait espéré que les attentats du 11-Septembre conduiraient à une sorte d’union sacrée des « deux grands » sur l’autel de la lutte contre le terrorisme. Cela n’avait pas vraiment marché, en dépit d’une phase initiale d’entente entre Bush fils et Poutine, en 2001-2003. Enfin, la politique du « reset » tentée par Barack Obama en 2008, après la guerre entre la Russie et la Géorgie, n’eut pas davantage de succès.

Deux visions du monde

A chaque fois, les tentatives de rapprochement ont échoué. Car les deux pays sont porteurs de deux visions du monde divergentes. « Jusqu’à l’avènement de Trump, les Etats-Unis se sont présentés comme les champions d’un ordre libéral international, poursuit le think-tank Carnegie Endowment. Historiquement, l’Amérique cherche à promouvoir le libéralisme au-delà de ses frontières, dans l’économie comme dans la politique ».

Or, la politique étrangère russe s’appuie sur une approche très différente, où la défense des intérêts de Moscou l’emporte sur toute autre considération. Quand les Etats-Unis ont cherché à promouvoir un ordre international libéral, la Russie a fait de la résistance, surtout lorsque ses intérêts étaient directement concernés, comme en Géorgie ou, plus récemment, en Ukraine.

Donald Trump s’est maintes fois déclaré désireux de changer le cours des relations bilatérales entre Washington et Moscou, dont les arsenaux nucléaires représentent 92% du total existant sur la planète. Récemment encore, il a plaidé pour la réintégration de la Russie au sein du G8. A Moscou, dans les couloirs du Kremlin, beaucoup rêvent d’un coup d’éclat de l’imprévisible Trump, qui pourrait aller jusqu’à reconnaître le territoire ukrainien de la Crimée [annexé en 2014] comme étant une partie intégrante de la Russie. Une perspective qui inquiète nombre de pays européens. Et pour cause, nombre d’Etats partisans d’une ligne dure contre la Russie ont connu naguère l’occupation soviétique : Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie, sans oublier, dans une autre catégorie, la Finlande et la Suède.

Si Washington devait reconnaître l’annexion de la Crimée, nul doute que Moscou cesserait de soutenir les groupes séparatistes du Donbass, dans l’Est du territoire ukrainien. « Un tel deal reviendrait à légitimer la manière forte, s’alarme un diplomate scandinave. Ce serait une victoire totale de Moscou, et une incitation à recommencer d’autres « coups de mains » ailleurs, dans quelques années, par exemple dans les républiques baltes ».

Un deal gagnant-gagnant?

Un tel accord semble toutefois improbable : « Il serait immédiatement dénoncé par le Congrès américain », souligne l’universitaire russe Vladislav Inozemtsev, dans une récente tribune publiée par Le Monde. Tatiana Kastouéva-Jean, de l’Ifri, ne croit pas davantage à un tel scénario : « Cela nuirait grandement à l’image de Trump sur la scène américaine. »

Même s’il ne devait pas aboutir à l’un de ces « deals » chers au président américain, la rencontre d’Helsinki pourrait se révéler gagnant-gagnant. Trump entend démontrer que, comme sur le dossier nord-coréen, il peut se passer des diplomates du département d’Etat et des instances multilatérales pour traiter les questions internationales. Quant à Vladimir Poutine, un accord quelconque lui permettrait de montrer à son opinion publique qu’avec Washington, il négocie de superpuissance à superpuissance.

Qui sait ? Même en l’absence de résultats concrets, le sommet d’Helsinki pourrait simplement contribuer à créer une atmosphère de dialogue constructive. Ce serait alors le début, à petits pas, du fameux « reset » souhaité par Barack Obama.

Trump conciliant avec Poutine à Helsinki, tollé à Washington

Jerome CARTILLIER et Gaël BRANCHEREAU
Trump conciliant avec Poutine à Helsinki, tollé à Washington

Helsinki (AFP) – Donald Trump a obstinément refusé lundi de condamner Moscou pour l’ingérence dans la campagne présidentielle américaine lors d’un sommet à Helsinki avec Vladimir Poutine, suscitant un tollé à Washington pour son ton résolument conciliant avec l’homme fort du Kremlin.

A l’issue d’un tête-à-tête de deux heures, les deux hommes ont affiché leur volonté d’écrire un nouveau chapitre des relations entre Washington et Moscou.

Mais c’est l’attitude du 45e président des Etats-Unis sur la question brûlante de l’ingérence russe dans la campagne 2016, attestée de façon unanime par les enquêteurs du FBI et les agences américaines du renseignement, qui a provoqué la stupéfaction. Encore lundi, le chef du renseignement, Dan Coats, a confirmé ses certitudes.

« J’ai le président Poutine qui vient de dire que ce n’était pas la Russie (…) Et je ne vois pas pourquoi cela le serait », a lancé M. Trump, laissant entendre qu’il était plus sensible aux dénégations du dirigeant russe qu’aux conclusions de ses propres services.

« Le président (Poutine) conteste avec force », a-t-il insisté.

Lors de son vol de retour de la capitale finlandaise, le président américain a pu constater les conséquences de ses égards vis-à-vis de son homologue russe, se retrouvant vertement critiqué jusque par des ténors du parti républicain.

Le sénateur républicain John McCain a ainsi dénoncé « un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine ».

La vague d’indignation, d’une rare intensité, a conduit M. Trump à assurer qu’il gardait une « IMMENSE confiance » dans ses services de renseignement.

« Toutefois, je dois aussi reconnaître qu’afin de construire un avenir meilleur, nous ne pouvons pas nous tourner exclusivement vers le passé – étant les deux plus grandes puissances nucléaires mondiales, nous devons nous entendre! », a-t-il ajouté sur Twitter.

– « Triste jour pour l’Amérique »-

Le milliardaire américain, au pouvoir depuis 18 mois, affiche de longue date l’espoir de nouer une relation personnelle avec M. Poutine, un ex-officier du KGB qui dirige la Russie depuis 2000.

Donald Trump doit réaliser que « la Russie n’est pas notre alliée », a lancé le chef de file des républicains au Congrès américain Paul Ryan.

Le chef de l’opposition démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a lui accusé le président de la première puissance mondiale de s’être montré « irréfléchi, dangereux et faible » face à son homologue russe.

Nancy Pelosi, chef de l’opposition démocrate à la Chambre des représentants, a évoqué « un triste jour pour l’Amérique ».

Vladimir Poutine, qui a une nouvelle fois nié toute ingérence, souhaitait-il voir Donald Trump l’emporter face à la démocrate Hillary Clinton?

« Oui », a répondu ce dernier sans détour. Raison avancée? « Il parlait de normalisation des relations russo-américaines. »

L’enquête menée à Washington sur l’interférence russe en faveur de Trump dans la campagne présidentielle de 2016 a été relancée de façon spectaculaire, à trois jours du sommet, par l’inculpation de 12 agents du renseignement russe accusés d’avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate.

« Cette enquête est un désastre (…) qui a eu des conséquences négatives sur les relations des deux premières puissances nucléaires du monde », a lancé M. Trump, le président russe à ses côtés. « Nous avons mené une campagne remarquable et c’est la raison pour laquelle je suis président », a-t-il ajouté.

– Ballon de foot –

Vladimir Poutine a lui ensuite réclamé, sur la chaîne américaine Fox News, que les relations américano-russes ne soient pas « prises en otages » par cette enquête, manifestation à ses yeux d’une « lutte politique interne aux Etats-Unis ».

Il a ainsi donné raison à Donald Trump qui, peu avant la première poignée de main, avait de manière surprenante de la part d’un président américain attribué dans un tweet les mauvaises relations entre Washington et Moscou à… « des années de stupidité de la part des Etats-Unis » et à la « chasse aux sorcières » menée selon lui par le FBI qui enquête sur l’ingérence russe.

Désireux de donner une image positive de leur rencontre, les deux dirigeants aux parcours très dissemblables ont insisté sur leur volonté d’aller de l’avant.

« J’espère que nous avons commencé à mieux nous comprendre », a déclaré M. Poutine, évoquant des pourparlers « très réussis et très utiles », tandis que M. Trump louait un dialogue « direct, ouvert et très productif ».

Indignation aux Etats-Unis face aux égards de Trump pour Poutine

Indignation aux Etats-Unis face aux égards de Trump pour Poutine
Poignée de main entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 16 juillet 2018 à Helsinki

AFP, publié le lundi 16 juillet 2018 à 23h57

Les propos de Donald Trump aux côtés de Vladimir Poutine ont scandalisé lundi la classe politique américaine jusque dans les rangs républicains, où l’on s’inquiète de la « faiblesse » affichée par le président des Etats-Unis, accusé de traiter son homologue russe en allié plutôt qu’en adversaire.

Comme souvent, l’un des plus virulents a été le sénateur républicain John McCain. Cet élu respecté a dénoncé l' »un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine ».

« Il est clair que le sommet d’Helsinki était une erreur tragique », a-t-il estimé dans un communiqué au vitriol, jugeant que la conférence de presse commune des deux hommes au terme de leur rencontre dans la capitale finlandaise était l’une « des performances les plus honteuses d’un président américain ».

Debout face aux journalistes avec le maître du Kremlin, le locataire de la Maison Blanche s’en est pris à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016. Il a semblé mettre sur le même plan les conclusions du renseignement américain en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.

Une telle attitude n’a pas trouvé beaucoup de défenseurs à Washington, au sein d’une classe politique globalement hostile à Moscou. D’autant que l’issue du sommet était scrutée à la loupe, tant planait sur le milliardaire républicain le soupçon de vouloir se réconcilier à tout prix avec le président russe, pour concrétiser une promesse électorale qui butait jusque-là sur l’enquête Mueller et sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et le Kremlin.

« Il n’y a pas moralement d’équivalence entre les Etats-Unis et la Russie, qui demeure hostile à nos idéaux », a réagi le chef de file des républicains au Congrès, Paul Ryan, appelant Donald Trump à « réaliser que la Russie n’est pas notre alliée ». Le président de la Chambre des représentants a tenu à écarter tout « doute »: « la Russie a interféré dans notre élection et continue à tenter de fragiliser la démocratie ici et dans le monde ».

– « Incroyable capitulation » –

Pour le sénateur républicain Lindsey Graham, souvent en phase avec Donald Trump, ce dernier a « raté une occasion » de « lancer un avertissement ferme au sujet des prochains scrutins », et cela « sera considéré par la Russie comme un signe de faiblesse ».

D’autres membres du Sénat sont allés plus loin, qualifiant ses propos de « honte » comme Jeff Flake, ou, comme le président de la commission des Affaires étrangères Bob Corker, estimant que Vladimir Poutine était sorti « largement gagnant » de ce sommet.

De manière plus attendue, l’opposition démocrate a aussi vivement condamné le comportement du président des Etats-Unis.

« C’est de la folie », a attaqué l’ex-secrétaire d’Etat John Kerry, dénonçant une attitude « indéfendable ». « Irréfléchi, dangereux et faible », a renchéri le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

« Qu’est-ce qui peut bien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des Etats-Unis ? », a-t-il questionné. Selon lui, « des millions d’Américains vont continuer à se demander si la seule explication possible à ce comportement dangereux est la possibilité que le président Poutine possède des informations nuisibles au président Trump ».

Mais au-delà d’Helsinki, c’est toute la tournée présidentielle en Europe, au cours de laquelle Donald Trump a étalé ses critiques vis-à-vis de ses alliés avant d’afficher une certaine entente avec Vladimir Poutine, qui « a été un doigt d’honneur géant » à l’égard « de son propre pays », de l’avis du sénateur démocrate Chris Murphy.

La communauté du renseignement est aussi montée au créneau.

L’actuel directeur du renseignement Dan Coats a défendu dans un bref communiqué les évaluations « claires » de ses services sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur les « efforts en cours » de Moscou pour « saper » la démocratie américaine.

Son prédécesseur James Clapper a lui carrément dénoncé sur CNN « une incroyable capitulation » du président des Etats-Unis, qui « semblait intimidé par Vladimir Poutine ».

Quant à l’ex-patron de la CIA John Brennan, en poste sous la présidence démocrate de Barack Obama, il a estimé que la « performance » de Donald Trump à Helsinki n’était « rien de moins qu’un acte de trahison ».

Lors de son vol de retour d’Helsinki, le président américain a tenté d’apaiser la controverse en clamant sur Twitter son « IMMENSE confiance » dans les agents du renseignement, tout en réaffirmant sa volonté de tourner la page.

Trump prend parti pour Poutine, contre ses propres services

– À Helsinki, le président des Etats-Unis a obstinément refusé de condamner Moscou pour l’ingérence dans la campagne présidentielle américaine.

À Helsinki

Sous les yeux d’un Poutine buvant visiblement du petit-lait, Donald Trump lâche une réponse surréaliste ce lundi au palais présidentiel d’Helsinki où il donne une conférence de presse avec son homologue russe, au terme de leur sommet bilatéral de quelques heures, face à une salle pleine à craquer de journalistes. Du jamais-vu. Le reporter de l’agence AP vient tout juste de lui demander qui il croit, concernant l’existence d’une immixtion russe dans la campagne présidentielle de 2016. Ses propres services qui affirment unanimes qu’il y a eu une attaque russe massive pour orienter le cours de l’élection? Ou Poutine qui dément absolument? À la stupéfaction générale des journalistes, Donald Trump ne veut pas trancher. «J’ai confiance dans les deux. Je fais confiance à mes services, mais la dénégation de Vladimir Poutine a été très forte et très puissante», déclare-t-il.

Ce faisant, il assène un coup terrible aux services de renseignement de son propre pays, au vu et su de la planète entière. C’est une manière de dire qu’il est si soupçonneux à l’encontre de l’enquête russe qu’il pencherait presque pour «la vérité» que Poutine entend imposer. «Ce que j’aimerais savoir, c’est où sont passés les serveurs?» (du Parti démocrate, qui ont été hackés par la Russie, NDLR), s’interroge Trump. Il insiste: «Et où sont passés les 33.000 e-mails de Hillary Clinton, ce n’est pas en Russie qu’ils se seraient perdus!» Pour le président américain, «il n’y a jamais eu collusion, l’élection, je l’ai gagnée haut la main», sans l’aide de personne. «Cette enquête russe nous empêche de coopérer, alors qu’il y a tant à faire», dit Trump.

Poutine jubile

Sur l’estrade, où les deux hommes sont côte à côte, Poutine jubile, comme s’il assistait à un spectacle qui ne semble pas le concerner mais dont il se délecte néanmoins. Événement sans précédent dans l’histoire des deux pays, Trump ouvre un boulevard à son homologue qui a toujours défendu une forme de relativisme, destiné à démontrer que les institutions démocratiques des États-Unis ne sont pas plus fiables que la parole du président russe. C’est une technique éprouvée.

«Moi aussi j’ai travaillé dans les services de renseignement, lance le chef du Kremlin au journaliste américain. Mais la Russie est un pays démocratique. Les États-Unis aussi non? Si l’on veut tirer un bilan définitif de cette affaire, cela doit être réglé non pas par un service de renseignement mais par la justice.» Au reporter qui le presse de dire s’il est intervenu dans le processus électoral américain, il répond seulement: «Je voulais que Trump gagne parce qu’il voulait normaliser les relations russo-américaines… Mais laissez tomber cette histoire d’ingérence, c’est une absurdité totale!… La Russie ne s’est jamais ingérée dans un processus électoral et ne le fera jamais.»

Vladimir Poutine a été piqué par la question d’un journaliste de Reuters qui évoquait la possibilité d’une extradition des douze agents russes suspectés par le procureur Robert Mueller d’avoir piraté le compte du serveur démocrate. «Nous y sommes prêts à condition que cette coopération soit réciproque», a rétorqué le chef du Kremlin, laissant entendre que les États-Unis devaient eux aussi poursuivre les espions américains opérant sur le sol russe.

«Notre relation n’a jamais été aussi mauvaise mais depuis quatre heures, cela a changé»

Donald Trump

Avant la séance de questions, la conférence de presse avait pourtant plutôt bien commencé, les deux hommes mettant l’accent sur la nécessité de reconstruire une relation «très détériorée» sur une base pragmatique. «Notre relation n’a jamais été aussi mauvaise mais depuis quatre heures, cela a changé», avait déclaré Donald Trump, visiblement satisfait, mais plutôt sérieux et contenu.

Lisant ses fiches d’un ton neutre, Vladimir Poutine, lui, avait énuméré une longue liste de sujets sur lesquels Washington et Moscou pourraient coopérer, de l’établissement d’un cessez-le-feu entre Israël et la Syrie sur le plateau du Golan jusqu’au désarmement bilatéral entre les deux plus grandes puissances nucléaires, en passant par la dénucléarisation de la péninsule nord-coréenne.

» LIRE AUSSI – Syrie et Iran au cœur des discussions entre Trump et Poutine

Cerise sur le gâteau, le chef du Kremlin a aussi proposé de prolonger l’accord de livraison de gaz qui unit son pays à l’Ukraine et qui doit expirer à la fin de cette année. Une initiative susceptible d’apaiser à la fois Washington et l’Union européenne. Mais très vite, la relation russo-américaine a été rattrapée par ses vieux démons, ceux de l’ingérence russe dans le scrutin présidentiel de 2016. Toutes les inquiétudes que les observateurs américains et européens nourrissaient vis-à-vis de l’ambiguïté de Trump sur la Russie, et de sa capacité à être manipulé par l’ex-espion du KGB Vladimir Poutine, ont soudain trouvé confirmation.

«Un signe de faiblesse»

Ce lundi soir, des réactions indignées commençaient à fuser depuis Washington. «La Maison-Blanche est maintenant confrontée à une seule, sinistre question: qu’est-ce qui peut bien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des États-Unis», a écrit le chef de l’opposition démocrate au Sénat, Chuck Schumer, sur Twitter après la conférence de presse commune des deux dirigeants à Helsinki, parlant de propos «irréfléchis, dangereux et faibles».

«Le président Trump a raté une occasion de tenir la Russie clairement responsable pour son ingérence dans les élections de 2016 et de lancer un avertissement ferme au sujet des prochains scrutins», a regretté le sénateur républicain Lindsey Graham. «Cette réponse du président Trump sera considérée par la Russie comme un signe de faiblesse», a ajouté cet élu souvent en phase avec le milliardaire républicain. «C’est une honte», a dénoncé pour sa part l’ancien sénateur d’Arizona Jeff Flake, dans l’opposition républicaine à Trump. «Je n’aurais jamais pensé voir un jour notre président américain se tenir à côté du président russe et mettre en cause les États-Unis pour l’agression russe.»

La « faiblesse » de Trump face à Poutine scandalise jusque dans les rangs républicains

Le président américain a refusé, lundi en Finlande, de condamner la Russie pour son ingérence dans l’élection qui l’a porté au pouvoir en novembre 2016.

Le Monde

Donald Trump et Vladimir Poutine en conférence de presse à Helsinki (Finlande), le 16 juillet.

Les réactions n’ont pas tardé à fuser, chez les politiques américains, après les propos tenus par Donald Trump lors du sommet d’Helsinki, lundi 16 juillet. Le président des Etats-Unis a obstinément refusé de condamner Moscou pour l’ingérence dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Il a opté pour un ton résolument conciliant avec son homologue russe, Vladimir Poutine.

Sur les échanges de la journée :   Vladimir Poutine domine la rencontre d’Helsinki face à Donald Trump

Le chef de l’opposition démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer (Etat de New York), a accusé le président américain de s’être montré « irréfléchi, dangereux et faible » face à Vladimir Poutine. « La Maison Blanche est maintenant confrontée à une seule, sinistre question : qu’est-ce qui peutbien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des Etats-Unis, a-t-il écrit sur Twitter après la conférence de presse commune des deux dirigeants dans la capitale finlandaise. Des millions d’Américains vont continuer à se demander si la seule explication possible à ce comportement dangereux est la possibilité que le président Poutine possède des informations nuisibles sur le président Trump. »

A Helsinki, le locataire de la Maison Blanche s’en est notamment pris à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans la présidentielle qui l’a porté au pouvoir, et il a semblé mettre sur le même plan les accusations du renseignement américain en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.

« Erreur tragique »

« Dans toute l’histoire de notre pays, les Américains n’avaient jamais vu un président des Etats-Unis soutenir un adversaire de l’Amérique comme Donald Trump vient de soutenir le président Poutine », a déploré Chuck Schumer. Et d’estimer :

« Pour le président des Etats-Unis, être du côté du président Poutine contre les forces de l’ordre américaines, les responsables américains de la défense et les agences américaines du renseignement est irréfléchi, dangereux et faible. »

La conférence de presse commune de Donald Trump et Vladimir Poutine a été « un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine », a renchéri le sénateur républicain John McCain (Arizona). « Il est clair que le sommet d’Helsinki est une erreur tragique », a ajouté dans un communiqué l’élu de 81 ans qui a exprimé publiquement son désaccord avec le président Trump à plusieurs reprises par le passé.

Le chef de file des républicains au Congrès des Etats-Unis, Paul Ryan, a quant à lui appelé Donald Trump à « réaliser que la Russie n’est pas notre alliée ». « Il n’y a pas moralement d’équivalence entre les Etats-Unis et la Russie, [un pays] qui demeure hostile à nos idéaux et à nos valeurs fondamentales », a-t-il dit.

Trump tente d’éteindre l’incendie

Le directeur du renseignement américain, Dan Coats, a lui aussi réagi, défendant les évaluations « claires » de ses services sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur les « efforts en cours » de Moscou pour « saper » la démocratie américaine.

Tentant d’éteindre l’incendie, Donald Trump a réagi sur Twitter, disant avoir une « immense confiance » dans le renseignement américain : « Comme je l’ai dit aujourd’hui et à plusieurs reprises auparavant, j’ai une IMMENSE confiance dans MES agents du renseignement. Toutefois, je dois aussi reconnaître qu’afin de construire un avenir meilleur, nous ne pouvons pas nous tourner exclusivement vers le passé – [la Russie et les Etats-Unis] étant les deux plus grandes puissances nucléaires mondiales, nous devons nous entendre ! »

« Faiblesse », « honte », « folie »… : l’attitude de Trump face à Poutine unanimement condamnée

SudOuest.fr avec AFP.
"Faiblesse", "honte", "folie"… : l’attitude de Trump face à Poutine unanimement condamnée
La classe politique américaine condamne unanimement l’attitude de Trump, dénonçant sa faiblesse face à Poutine.

YURI KADOBNOV AFP

La « faiblesse » du président américain face à son homologue russe est unanimement dénoncée, jusque dans ses propres rangs.

Les propos de Donald Trump aux côtés de Vladimir Poutine ont scandalisé lundi la classe politique américaine jusque dans les rangs républicains, où l’on s’inquiète de la « faiblesse » affichée par le président des Etats-Unis, accusé de traiter son homologue russe en allié plutôt qu’en adversaire.

Comme souvent, l’un des plus virulents a été le sénateur républicain John McCain. Cet élu respecté a dénoncé l’ »un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine ». « Il est clair que le sommet d’Helsinki était une erreur tragique », a-t-il estimé dans un communiqué au vitriol, jugeant que la conférence de presse commune des deux hommes était l’une « des performances les plus honteuses d’un président américain« .

« La Russie n’est pas notre alliée »

Debout face aux journalistes avec le maître du Kremlin, le locataire de la Maison Blanche s’en est pris à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016. Une telle attitude n’a pas trouvé beaucoup de défenseurs à Washington, au sein d’une classe politique globalement hostile à Moscou. D’autant que l’issue du sommet était scrutée à la loupe, tant planait sur le milliardaire républicain le soupçon de vouloir se réconcilier à tout prix avec le président russe, pour concrétiser une promesse électorale qui butait jusque-là sur l’enquête Mueller et sur les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et le Kremlin.

« Il n’y a pas moralement d’équivalence entre les Etats-Unis et la Russie, qui demeure hostile à nos idéaux », a réagi le chef de file des républicains au Congrès, Paul Ryan, appelant Donald Trump à « réaliser que la Russie n’est pas notre alliée ». Le président de la Chambre des représentants a tenu à écarter tout « doute » : « la Russie a interféré dans notre élection et continue à tenter de fragiliser la démocratie ici et dans le monde« .

« Irréfléchi, dangereux et faible »

Pour le sénateur républicain Lindsey Graham, souvent en phase avec Donald Trump, ce dernier a « raté une occasion » de « lancer un avertissement ferme au sujet des prochains scrutins », et cela « sera considéré par la Russie comme un signe de faiblesse« . D’autres membres du Sénat sont allés plus loin, qualifiant ses propos de « honte » comme Jeff Flake.

De manière plus attendue, l’opposition démocrate a aussi vivement condamné le comportement du président des Etats-Unis.
« C’est de la folie », a attaqué l’ex-secrétaire d’Etat John Kerry, dénonçant une attitude « indéfendable ». « Irréfléchi, dangereux et faible », a renchéri le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

« Qu’est-ce qui peut bien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des Etats-Unis ? Des millions d’Américains vont continuer à se demander si la seule explication possible à ce comportement dangereux est la possibilité que le président Poutine possède des informations nuisibles au président Trump »

« Un acte de trahison »

La communauté du renseignement est aussi montée au créneau. L’actuel directeur du renseignement Dan Coats a défendu dans un bref communiqué les évaluations « claires » de ses services sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur les « efforts en cours » de Moscou pour « saper » la démocratie américaine.

Son prédécesseur James Clapper a lui carrément dénoncé sur CNN « une incroyable capitulation » du président des Etats-Unis, qui « semblait intimidé par Vladimir Poutine ».

Quant à l’ex-patron de la CIA John Brennan, en poste sous la présidence démocrate de Barack Obama, il a estimé que la « performance » de Donald Trump à Helsinki n’était « rien de moins qu’un acte de trahison« .

Jugé trop conciliant avec Poutine, Trump provoque un tollé à Washington

US President Donald Trump and Russia's President Vladimir Putin attend a joint press conference after a meeting at the Presidential Palace in Helsinki, on July 16, 2018. 
Brendan Smialowski / AFP

Alors qu’il rencontrait son homologue russe à Helsinki, le président américain a refusé de condamner Moscou pour son ingérence dans la campagne de 2016.

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commentaires

sylvainLes Américains ne veulent surtout pas la paix !! comment réussiraient ils à vendre toutes leurs armes aux Neuneus de l’OTAN ou autres lécheurs de yankee si la Russie redevient une nation « du bien » ?
Grand Paris En attendant en Russie le mondial de la coupe du monde c’est passé sans émeutes sans boutiques pillées sans voitures brûlées enfin bon tout ce qu’il ce passe en France pour la victoire des bleus.Qu’es ce que cela aurait été si ils avaient perdu ?…..
TwingoIl dit ce qu’il pense !,
pollux1000  Oulala,on a pas droit à une nouvelle guerre,mince alors.
On essaie d arrondir les angles,mince alors.
Sinon,des élections sans magouille,ça existe réellement??
DEFCOM Ce n’est donc pas Trump le plus dangereux, mais bien les Américains.
Lorsque Trump veut faire la guerre, une partie de son peuple lui tape dessus et si par malheur il veut faire la paix, l’est l’autre partie qui lui tape dessus.

Une vraie girouette.

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El gigantesco globo «Bebé Trump» volará sobre Londres ...Photos : Donald Trump : À peine arrivée au Royaume-Uni, il humilie la Première Ministre !

May Meets Trump At Chequers – Britain

Donald Trump, en visite au Royaume-Uni, est revenu sur ses critiques vis-à-vis du plan de la Première ministre britannique concernant le Brexit.

L’arrivée de Donald Trump au Royaume-Uni a fait grand bruit.

Quelques centaines de personnes ont manifesté, jeudi 12 juillet dans la soirée à Londres dans un vacarme assourdissant, contre sa venue. « Donald Trump n’est pas le bienvenu! » ont scandé les manifestants rassemblés devant les grilles de Winfield House, résidence de l’ambassadeur des États-Unis dans Regent’s Park, où Donald Trump a passé sa première nuit au Royaume-Uni avec son épouse Melania. Les manifestants ont hué quand un hélicoptère a emmené Donald Trump vers Blenheim, imposante résidence de campagne près d’Oxford, où il participe à un dîner de gala.

Interrogé sur ces manifestations avant son départ pour Londres, Donald Trump a rétorqué que les Britanniques « (l)’aiment beaucoup« .

Critiques envers Theresa May puis marche arrière

Donald Trump a assuré lors d’une conférence de presse, vendredi 13 juillet ne pas avoir critiqué la première ministre britannique, Theresa May, dans un entretien accordé au Sun, paru dans la nuit.

Il avait assuré que l’actuel plan de Theresa May, qui privilégie le maintien d’une relation étroite avec l’Union européenne, « tuera probablement » la possibilité de conclure un accord de libre-échange avec les États-Unis.

Concernant ce plan de sortie de l’Union européenne, le milliardaire américain a indiqué que « quoi que vous fassiez, ça me va ». Des propos en contradiction avec ceux parus dans la presse…

« Nous sommes tombés d’accord aujourd’hui pour que lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous cherchions à établir un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et les États-Unis ambitieux », a souligné Theresa May.

À voir également : Donald Trump organise une conf de presse surnaturelle et accuse Bill Clinton

Trump vante la relation « spéciale » avec Londres après la polémique Brexit

Jerome CARTILLIER
Le président américain Donald Trump et la Première ministre britannique Theresa May se serrent la main à l’issue d’une conférence de presse, le 13 juillet 2018 à Chequers, près d’Ellesborough, au nord-ouest de Londres

Aylesbury (Royaume-Uni) (AFP) – Donald Trump a loué vendredi la relation « la plus spéciale qui soit » avec Londres, au lendemain d’une attaque en règle contre la Première ministre Theresa May sur le Brexit qui a provoqué stupeur et colère au Royaume-Uni.

Au deuxième jour d’une visite qui a poussé des dizaines de milliers de manifestants dans la rue au son de « Stop Trump », le président américain a opté pour un ton plutôt conciliant sur la façon dont il voyait la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Il a aussi été accueilli avec faste par la reine Elizabeth II au château de Windsor, sous un soleil éclatant, avant de prendre le thé avec elle en compagnie de son épouse Melania, un honneur qui passe mal auprès de nombreux Britanniques.

Au même moment, à Washington, 12 agents des services de renseignement russe ont été inculpés pour le piratage du parti démocrate avant la présidentielle de 2016, une annonce qui pourrait avoir un fort retentissement sur la dernière étape en Europe de M. Trump, qui doit rencontrer Vladimir Poutine à Helsinki lundi.

Au cours d’une conférence de presse particulièrement décousue depuis la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques à Chequers, au nord-ouest de Londres, le locataire de la Maison Blanche a assuré n’avoir jamais mis en cause la stratégie de Mme May sur le Brexit.

« Quoi que vous fassiez, ça me va », a-t-il lancé, contredisant ses propos parus dans le Sun où il assurait que la décision de Londres de privilégier une relation étroite avec l’UE tuerait « probablement » la possibilité de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

– Accord bilatéral « ambitieux »? –

Affichant sa volonté de parvenir à un « formidable » accord d’échange bilatéral avec Londres, M. Trump s’est voulu optimiste: « nous voulons faire des échanges avec le Royaume-Uni, ils veulent en faire avec nous ».

En écho, Theresa May a évoqué sa volonté d’aboutir à un accord « ambitieux » avec Washington une fois que la sortie de l’UE sera effective.

Tentant de compenser la déflagration provoquée par son entretien au Sun, le locataire de la Maison Blanche a déploré la façon dont le tabloïd avait retranscrit ses propos.

« J’ai dit des choses très gentilles sur elle mais ils ne les ont pas mis en titre », a-t-il lancé, avant de faire longuement l’éloge de Mme May, fragilisée au sein de son propre parti conservateur après de récentes démissions, dont celle du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.

« C’est une très bonne négociatrice, très dure, elle est très intelligente, très déterminée », a martelé le magnat de l’immobilier.

Il en a profité, comme à son habitude, mais avec une virulence particulière, pour multiplier les attaques contre la presse. « CNN est Fake news. Je ne prends pas de questions de CNN! », a-t-il ainsi asséné.

Les propos de M. Trump dans le Sun contre Mme May ont suscité un réel émoi au Royaume-Uni. « Où sont vos bonnes manières, Monsieur le président ? », a tweeté le ministre de l’Éducation Sam Gyimah, résumant la stupéfaction générale.

Cette sortie de M. Trump constituait une claque d’autant plus cinglante pour Mme May que, jeudi soir, elle lui avait déroulé le tapis rouge en l’accueillant pour un dîner au palais de Blenheim, résidence de campagne près d’Oxford.

– Rencontre avec Poutine –

Les manifestations contre la venue du magnat de l’immobilier ont culminé par un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Trafalgar Square pour dénoncer sa politique migratoire, son « sexisme » et son « déni » du changement climatique.

M. Trump a quitté Londres en fin de journée pour rejoindre l’Ecosse où il doit passer deux jours sur son luxueux complexe hôtelier de Turnberry, qui compte trois terrains de golf.

Ultime de sa tournée européenne, il rejoindra ensuite Helsinki où il retrouvera lundi son homologue russe Vladimir Poutine.

« Nous avons été beaucoup plus fermes sur la Russie que quiconque », a-t-il dit vendredi, alors que l’ombre de l’enquête sur l’interférence russe dans la campagne de 2016 pèse sur sa présidence.

« Ceci étant dit, si nous pouvons développer une relation » avec M. Poutine, « ce serait fantastique », a-t-il ajouté, quelques heures avant l’annonce à Washington d’une série d’inculpations d’agents russes.

Interrogée sur une éventuelle l’annulation de la rencontre, comme le réclamait plusieurs élus dont le ténor démocrate Chuck Schumer, Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, a assuré qu’elle aurait bien lieu.

Le tête-à-tête très attendu, qui sera suivi d’une conférence de presse commune, s’annonce particulièrement délicat pour le 45e président des Etats-Unis.

A Londres, Trump souffle sur les braises du Brexit

Alexandre Counis Le 13/07 à 18:54

Le président américain a d’abord tenu des propos très durs dans le « Sun », avant d’encenser la Première ministre. Une ingérence dont elle se serait sans doute bien passée.

Docteur Jekyll et Mister Hyde. Donald Trump a une fois de plus joué sur les deux registres, vendredi. A l’occasion de sa  première visite au Royaume-Uni depuis son arrivée à la Maison-Blanche , il a d’abord  très durement taclé Theresa May … avant de finalement la couvrir de compliments.

Le président américain a ainsi réussi à s’inviter dans l’épineux dossier du Brexit, à un moment déjà périlleux pour la Première ministre conservatrice, qui se bat depuis plusieurs jours contre les « hard Brexiters » de son propre camp pour sauver son poste.

Mister Hyde a frappé le premier, en accordant une  interview au vitriol au tabloïd « The Sun ».  L’attaque fuite dès jeudi soir, alors même que Theresa May avait déroulé le tapis rouge pour accueillir le président à un dîner avec des chefs d’entreprise au Blenheim Palace, la résidence de l’Oxfordshire où est né Winston Churchill.

Du petit lait pour les hard Brexiters

Il y émet ouvertement des doutes sur le fait que le projet de « soft Brexit » poussé par Theresa May  dans le Livre blanc publié la veille respecte la volonté exprimée dans les urnes lors du référendum sur le Brexit, en juin 2016. Il juge que le turbulent et très eurosceptique Boris Johnson,  qui vient tout juste de démissionner de son poste de ministre des Affaires étrangères pour protester contre ce projet, ferait « un grand Premier ministre ».

Plus grave, il avertit Theresa May que si elle s’entête à défendre le contenu de son Livre blanc, elle « tue » (sic) ses chances de conclure à terme un accord commercial avec les Etats-Unis !

Du petit lait pour les députés conservateurs partisans d’un hard Brexit : ils redoutent, précisément, que le projet du Theresa May, en maintenant des liens étroits entre Londres et l’UE, n’empêche à terme le pays de nouer de tels accords commerciaux avec des pays tiers, le privant ainsi d’un des principaux avantages du Brexit…

Chute de la livre

Ces déclarations ont fait chuter la livre sterling dès vendredi matin, et ravivé les craintes de chaos politique outre-Manche, alors que les 60 à 80 députés « hard Brexiters » du parti conservateur préparent un nouveau coup de force lundi, à l’occasion du vote à la Chambre des communes du projet de loi « Taxation », lui aussi relatif au Brexit.

Mais vendredi après-midi, c’est Docteur Jekyll qui avait rendez-vous avec Theresa May, dans sa maison de campagne de Chequers, à une soixantaine de kilomètres de Londres, là même où une semaine plus tôt elle arrachait à son gouvernement la position commune sur le Brexit, qui a mis le feu aux poudres dans son propre camp.

Un accord de libre-échange « ambitieux »

« Nous sommes tombés d’accord aujourd’hui sur le fait que, lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous chercherons à établir un accord de libre-échange Royaume-Uni – USA ambitieux », a dit la Première ministre britannique à l’issue de son entretien avec le président américain.

« Quoi que vous fassiez, ça me va, ajoutait, tout miel, Donald Trump au cours de la conférence de presse commune. Assurez-vous juste que nous pouvons faire des affaires ensemble, c’est tout ce qui compte. Les Etats-Unis attendent avec impatience la finalisation d’un grand accord commercial bilatéral ».

Il ajoutait que Theresa May était « très intelligente », « très capable », et qu’il « préférait la compter parmi ses amis que ses ennemis ». Mais le mal était fait : le président a soufflé sur les braises de la crise politique que traverse le Royaume-Uni.

Alors que les six hélicoptères américains emmenaient Donald Trump vers Windsor pour y rencontrer la Reine, Theresa May s’apprêtait vendredi après-midi à recevoir, toujours à Chequers, des élus conservateurs eurosceptiques, pour défendre auprès d’eux sa vision du Brexit. En espérant calmer la fronde.

Accusé de « Fake news », le « Sun » réplique en diffusant ses bandes

Le « Sun » aurait-il déformé les propos du président des Etats-Unis ? Pour se dédouaner de ses propos incendiaires à l’encontre de Theresa May, Donald Trump a accusé vendredi le tabloïd de « fake news ».

Mais les enregistrements de l’interview sont formels. Et le « Sun », pour qu’aucun doute ne subsiste sur la véracité des propos du président, a transmis ses bandes sonores aux chaînes d’information en continu. BBC News les diffusait en boucle à l’antenne, vendredi après-midi.

Brexit: Trump revient sur ses critiques contre May et fait rebondir la livre

La Première ministre britannique Theresa May et le président américain Donald Trump, le 13 juillet 2018 à Ellesborough, au nord-ouest de Londres (AFP/Brendan Smialowski)

La livre sterling est remontée face à l’euro et face au dollar vendredi après que Donald Trump, en visite au Royaume-Uni, est revenu sur ses critiques vis-à-vis du plan de la Première ministre britannique à propos du Brexit.

Vers 13H30 GMT, la devise britannique valait 1,3167 dollar contre 1,3103 un peu plus tôt dans la journée et l’euro valait 88,40 pence contre 88,63 quelques heures auparavant. Par rapport à la clôture de jeudi soir, la livre reste néanmoins encore en baisse face au dollar et est stable face à l’euro.

Le rebond a eu lieu lors de la conférence de presse entre la Première ministre britannique Theresa May et le président américain Donald Trump, lorsque ce dernier a notamment assuré ne pas avoir critiqué Mme May dans un entretien au Sun, un tabloïd britannique, paru dans la nuit.

Concernant le plan de sortie de l’Union européenne présenté la veille par le gouvernement britannique, il a souligné que « quoi que vous fassiez, ça me va ». Il a semblé ainsi contredire ses propos parus plus tôt dans la presse où il avait assuré que l’actuel plan de Mme May, qui privilégie le maintien d’une relation étroite avec l’Union européenne, « tuera probablement » la possibilité de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

« Nous sommes tombés d’accord aujourd’hui pour que lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous chercherons a établir un accord de libre-échange Royaume-Uni/Etats-Unis ambitieux », a renchéri Mme May.

La possibilité pour le Royaume-Uni de négocier ses propres accords, notamment avec les Etats-Unis, a régulièrement été invoquée par les partisans d’un divorce avec l’Union européenne.

Plus tôt dans la journée, les analystes de Commerzbank avaient assuré s’attendre à des « turbulences » sur la livre alors qu’elle faisait face à des « vents contraires », du fait des commentaires de M. Trump.

Dans l’interview, le président américain avait également jugé que Boris Johnson, ex-ministre des Affaires étrangères britannique qui a démissionné lundi et partisan d’un Brexit dur, ferait, selon lui, un « grand Premier ministre ».

Ses propos ont suscité un certain émoi au Royaume-Uni, où même des députés de l’opposition se sont rangés derrière la Première ministre.

La démission de M. Johnson, qui avait suivi celle du ministre britannique du Brexit la veille au soir, avait fait brutalement chuter la livre en début de semaine.

«Quoi que vous fassiez, ça me va» : la volte-face de Trump sur May et le Brexit

«Quoi que vous fassiez, ça me va» : la volte-face de Trump sur May et le Brexit
La Première Ministre britannique Theresa May (à gauche) et le président américain Donald Trump (à droite) lors de leur conférence de presse commune au manoir de Chequers, à Ellesborough
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Trump et le Royaume-Uni: une relation "spéciale" très tumultueuse

Lors d’une conférence de presse commune avec la Première ministre britannique Theresa May à Londres, le président américain a assuré n’avoir jamais critiqué cette dernière… au lendemain d’une interview acerbe accordée au Sun.

Donald Trump ? Accuser Theresa May ? Certainement pas ! Au lendemain de son interview très critique sur la politique britannique parue dans le Sun, dans laquelle le président américain assurait que la gestion du Brexit compromettait un accord commercial entre le Royaume-Uni et les États-Unis, Donald Trump et Theresa May ont tenu une conférence de presse au manoir de Chequers ce vendredi.

Une conférence de presse qui a vu le président américain démonter une à une les différentes critiques qu’il avait émises, jeudi, sur la Première ministre britannique et sur le Brexit.

« Quoique vous fassiez me va », a affirmé Trump à propos du Brexit, assurant n’avoir jamais critiqué Theresa May et affirmant la volonté des deux pays de conclure un accord d’échange. Notre relation avec le Royaume-Uni est pour moi exceptionnel ».

« Nous sommes tombés d’accord aujourd’hui pour que lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous chercherons à établir un accord de libre-échange Royaume-Uni/USA ambitieux », a surenchéri cette dernière.

Une interview incendiaire au Sun

Des propos qui vont à contre-courant de ce qu’a déclaré le président américain, dans une interview dont les enregistrements audio ont été publiés jeudi soir sur le site du tabloïd anglais The Sun. Une interview qualifiée de « fake news » par Trump, qui s’est défendu en affirmant avoir « beaucoup de respect pour la Première ministre » et ne pas l’avoir critiquée. « Ils n’ont pas mis ce que j’ai dit sur elle dans l’interview, j’ai dit des choses formidables ».

Dans les enregistrements publiés sur le site du Sun, Donald Trump affirmait que le virage pris par Theresa May dans la gestion du Brexit pourrait « tuer » un futur accord de libre-échange américano-britannique. « On négocierait avec l’Union européenne et pas avec le Royaume-Uni […] Nous avons assez de difficultés avec l’Union européenne, qui n’a pas traité les États-Unis équitablement en matière de commerce ».

Donald Trump avait également affirmé avoir « dit à Theresa May comment faire » dans les négociations du Brexit. « Mais elle ne m’a pas écouté, a-t-il poursuivi. Je dirais même qu’elle a fait l’exact inverse, et c’est très bien, elle devrait négocier comme elle sait le faire. Mais ce qui se passe est regrettable. L’accord qu’elle conclut n’est pas celui pour lequel les gens ont voté. »

Dans cette interview, Donald Trump a également vivement critiqué la politique du maire de Londres Sadiq Khan en matière de terrorisme, la politique migratoire de l’Europe, ou encore affirmé que le démissionnaire Boris Johnson ferait « un excellent Premier ministre ».

Des déclarations qui ne devraient pas aider Donald Trump à conquérir l’opinion britannique, qui a vivement exprimé son opposition à la visite du président américain à Londres.

Trump à Londres… Heureusement que les Anglais ont de l’humour (vidéo – Photo)

Visite mouvementée pour le Péril Orange (aka Donald Trump) : grosse manif en ville, ballon-bébé flottant, et maintenant un faux « crop circle » réalisé par une agence de communication, sur le trajet de son hélicoptère ! Les Anglais ne sont pas sérieux.

le fameux baby Trump

Ce restaurant vous propose des intestins de poisson pour les lancer sur le cortège de Trump ! Gratuit.

Trafalgar Square en ce moment (images Police de Londres)

Oh la la… une image à se faire bannir de Facebook !

Manif qui n’en finit pas !

Et si Trump avait (parfois) raison?

Déraisonnable, insensé, provocateur, incontrôlable, agressif… Tout a été dit sur le comportement du Président américain lors de sa nouvelle visite européenne à l’occasion du sommet de l’Otan. Reste que derrière ses attaques à la grosse artillerie, Donald Trump pose (parfois !) de bonnes questions… tout en apportant (souvent !) de mauvaises réponses. Exemple avec quatre dossiers chauds.

Otan, et si les Européens ne mettaient pas suffisamment d’argent dans la caisse pour assurer leur défense ?

Les chiffres sont implacables. Lors du sommet européen de l’Otan au Pays de Galles en 2014, les pays européens s’étaient engagés ce que leurs dépenses militaires représentent au moins 2 % de leur produit intérieur brut annuel à l’horizon 2 024. A l’heure actuelle, le compte n’y est pas. En dehors des Etats-Unis, à 3,50 % du PIB, seuls quatre pays européens tiennent cette promesse : la Grèce, l’Estonie, le Royaume-Uni et la Lettonie. Avec la loi de programmation militaire adoptée le 28 juin dernier la France, dont les dépenses se montent à 1,81 % du PIB, pourrait tenir cet objectif en … 2 025. A condition que le futur locataire de l’Elysée en 2022 ne revienne pas sur cet engagement. Cible favorite du milliardaire américain : l’Allemagne, loin du compte avec ses maigres 1,24 %.

Son obsession en la matière ne date pas d’hier : en 1987, le magnat de l’immobilier s’offrait une pleine page du New York Times pour dénoncer la protection militaire que les Etats-Unis apportaient, sans contrepartie, selon lui, à ses alliés. Pour autant, Donald Trump a-t-il raison d’envisager un « remboursement » aux Etats-Unis ? Non, car l’objectif des 2 % n’a rien à voir avec la contribution directe au budget de l’Otan – celui-ci s’élève à un peu plus de 1,5 milliard d’euros. Il correspond aux budgets nationaux de chaque Etat. Face au coup de force du président américain, le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, a cependant été contraint de convoquer en urgence une réunion extraordinaire pour désamorcer la crise. Faisant souffler le chaud et le froid, le président américain s’est félicité à la fin du sommet d’avoir « obtenu des progrès extraordinaires ». Un peu d’autosatisfaction, ne fait jamais de mal…

Chine, et si elle ne respectait pas les règles du jeu mondial ?

Et bing ! En marge du sommet de l’Otan, Donald Trump a remis une pièce dans la machine de la guerre commerciale avec la Chine en menaçant de frapper d’une surtaxe de 10 % une liste de près de 200 milliards de dollars de produits chinois importés. Le président américain se donne deux mois avant de passer à l’action. « Que ce soit en matière de respect de la propriété intellectuelle, de transferts de technologies imposés aux investisseurs étrangers ou d’accès aux marchés publics, les critiques de Trump sont justifiées », affirme Patrick Artus, le chef économiste de Natixis.

Problème, sa stratégie pour faire plier la Chine est contestable. « En adoptant une méthode très protectionniste, Trump perd ses alliés naturels que sont les Européens. Il aurait eu tout intérêt à s’allier avec Bruxelles pour faire plier Pékin. Il commet une grosse erreur », poursuit l’économiste. En attendant, cette nouvelle étape de la guerre commerciale commence à sérieusement inquiéter. Les experts d’Euler Hermes ont calculé que si les mesures annoncées deviennent effectives, cela aurait pour résultat de réduire de 0,5 point la croissance aux Etats-Unis et en Europe.

Allemagne, et si la sécurité énergétique du pays était menacée ?

« L’Allemagne est prisonnière de la Russie parce qu’elle tire (du pays) une grande partie de son énergie » a lancé le président américain dès le premier jour du sommet de l’Otan. Derrière cette attaque, c’est le projet de gazoduc Nord Stream 2 qui hante le président américain. Un projet à près de 9 milliards d’euros qui relie la Russie à l’Allemagne en passant sous la mer Baltique et qui vise tout simplement à accroître de près d’un tiers les livraisons de gaz russe à l’Europe. Pour l’Allemagne qui tire une bonne partie de son électricité des centrales à gaz après la fermeture de son parc nucléaire et son engagement de sortir du charbon, ce nouveau gazoduc piloté par le géant Gazprom, est capital.

L’Administration américaine y voit – officiellement – un risque sur la sécurité énergétique du Continent en cas de fermeture du robinet russe. Derrière cet argument, Washington voit surtout le marché européen se refermer. Avec la révolution des gaz de schiste, les Etats-Unis ont pour ambition d’inonder la planète de gaz naturel liquéfié (GNL) et notamment le Vieux Continent. D’immenses usines de liquéfaction ont même été construites sur la côte est des Etats-Unis. Les intérêts mercantiles américains ne sont jamais très loin…

OMC, et si cette institution ne servait plus à rien ?

A bas le libre-échange qui a causé la perte de millions jobs dans la Rust Bell, les Etats industriels du Nord-Est des Etats-Unis : un message que le Président américain ne cesse de marteler depuis des mois. Et pour mettre à bas le multilatéralisme, Donald Trump a un plan : faire sauter l’OMC, l’Organisation Mondiale du Commerce, une institution internationale qui fixe les règles du commerce et s’efforce de les faire respecter. « Trump a raison quand il affirme que l’organe de règlement des différends commerciaux ne fonctionne plus. Les procédures durent des années et sont extrêmement juridiques », affirme Lionel Fontagné, professeur à la Paris School of Economics.

« Les règles de l’OMC ne permettent pas de sanctionner la Chine contre les pratiques de subventions déguisées massives qu’elle octroie à certains grands groupes industriels », rajoute Sébastien Jean le directeur du CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales). Même Emmanuel Macron a proposé fin mai une réforme de l’OMC. Le risque aujourd’hui ? Que Trump dynamite complètement le système. Il n’en est pas très loin. Cela fait des mois que les Etats-Unis bloquent la nomination de quatre nouveaux juges. En septembre, il n’en restera plus que trois. D’après ses statuts, l’OMC sera bel et bien paralysée…

Challenges.fr

La Chine a enregistré le mois dernier un excédent record avec les Etats-Unis à près de 30 milliards de dollars, un chiffre de nature à attiser la colère de Donald Trump, qui vient d’engager une guerre commerciale avec le géant asiatique.

La Chine jette un excédent commercial record à près de 30 milliards de dollars à la face de Donald Trump© Fournis par http://www.challenges.fr La Chine jette un excédent commercial record à près de 30 milliards de dollars à la face de Donald Trump Pékin a encaissé un excédent bilatéral de 28,97 milliards de dollars en juin, un chiffre en hausse de 18% sur le mois de mai (24,58 milliards), a annoncé vendredi l’Administration des douanes chinoise. Il s’agit d’un record pour un excédent mensuel depuis 1999, selon l’agence Bloomberg. Ces chiffres sont les derniers à être compilés avant l’entrée en vigueur des droits de douane punitifs de 25% que les deux pays se sont mutuellement imposés à partir du 6 juillet sur 34 milliards de dollars d’importations.

Le président américain, qui accuse la Chine de concurrence déloyale et de piller la technologie de son pays, menace d’imposer des droits de douane supplémentaires sur la quasi-totalité des exportations chinoises. Mais en dépit de l’ouverture des hostilités, le commerce se porte bien entre les deux premières économies du monde: sur les six premiers mois de l’année, le commerce bilatéral a progressé de 13,1% et les seules exportations de la Chine ont augmenté de 13,6% (+11,8% pour les importations).

Mais Pékin reconnaît que la tendance ne pourra pas se poursuivre. « Ce différend commercial aura certainement un impact sur les échanges Chine-USA et un impact très négatif sur le commerce mondial », a déclaré devant la presse le porte-parole des Douanes, Huang Songping.

Or la rivalité commerciale entre les deux puissances du Pacifique ne montre guère de signes d’apaisement: aucune discussion avec les Etats-Unis n’est à l’ordre du jour, faute de confiance entre les deux pays, a fait savoir jeudi le gouvernement chinois. Dans un communiqué, le ministère du Commerce a rejeté les accusations de Washington selon lesquelles la concurrence déloyale de Pékin est à l’origine de l’excédent commercial chinois. Pour Pékin, Washington « surestime » le déséquilibre commercial bilatéral, dont l’origine est à chercher « dans les problèmes sous-jacents à l’économie et à la société américaines ».

« Ralentissement notable »

Dans ce contexte, « la croissance des exportations (de la Chine) va ralentir dans les mois qui viennent sous l’effet des droits de douane américains et d’une baisse généralisée de la demande mondiale », prévoit l’économiste Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital economics. Menacé par un ralentissement économique, le gouvernement chinois pourrait renoncer à lutter contre l’endettement et les risques financiers afin de privilégier le soutien à l’activité, prévoit l’économiste de Ting Lu, de la banque Nomura. « Nous prévoyons un ralentissement notable de la croissance économique » au deuxième semestre, affirme M. Lu.

Les Etats-Unis ont tiré mardi une nouvelle salve en dressant une liste supplémentaire de produits chinois importés d’un montant de 200 milliards de dollars par an qu’ils menacent de taxer à hauteur de 10% dès septembre. Donald Trump a menacé de ne pas s’arrêter là et de frapper plus de 400 milliards d’importations chinoises. Celles-ci ont représenté dans leur ensemble 505 milliards de dollars en 2017 et le solde des échanges entre les deux pays s’est traduit l’an dernier par un déficit de 375 milliards, selon les chiffres de Washington.

D’après Pékin, l’excédent commercial bilatéral sur les six premiers mois de 2018 s’est inscrit à 133,8 milliards de dollars contre 117 milliards lors du premier semestre 2017. Avec le monde entier, les exportations de la Chine ont augmenté de 11,3% en juin sur un an, soit légèrement moins qu’en mai (+12,6%), et les importations ont progressé de 14,1%, nettement moins que le mois précédent (+26%).

Les analystes interrogés par Bloomberg misaient en moyenne sur une croissance moins forte des exportations (+9,5%) mais beaucoup plus forte des importations (+21,3%), ce qui semble indiquer que la demande intérieure a commencé à faiblir. En juin, l’excédent commercial total du géant asiatique a fortement progressé à 41,6 milliards de dollars contre 24,9 milliards en mai.

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Lt Sipovitch                                               Américains et Anglais ont toujours été proche culturellement,c’est dommage que la France n’est jamais vraiment eu de relations spéciales avec le Québec,ou des pays latins comme l’Italie,l’Espagne ou le Portugal qui nous ressemblent bien plus que les Allemands!!!
Il est tant de faire l’Europe du Sud (en incluant outre les pays de culture latine la Grèce,la Croatie et peut-être la Serbie) avec la France et l’Italie en tant que leaders politiques et économiques!!!
Maya                                                      Trump il cogne le premier pour montrer qui est le mâle dominant et ensuite il veut discuter gentiment… Égal à lui-même !!
sfdsdf s                                                   pour avoir vu CNN aux USA, je confirme que CNN = fake news !
c’était une officine de propagande en boucle pour Hillary Clinton…
PAR TARANIS                                                   « Bla bla bla » dit le singe hurleur.
Jiboule                                                    Très spéciale en effet…. quant tu as un allié comme le shithole débile jaunasse qui veut diriger ton pays a sa guise pour favoriser ses propres intérêts tu n’as plus besoin d’ennemi !

«Pour que la France reste la France»

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15Virginie Calmels dénonce des « intimidations » et des « menaces » de la part de Laurent Wauquiez

Virginie Calmels dénonce des "intimidations" et des "menaces" de la part de Laurent Wauquiez

Dans une interview au journal Le Point l’ancienne numéro 2 des LR relate un entretien qui s’est mal passé avec Laurent Wauquiez.

Dans un entretien au Point paru jeudi, Virginie Calmels affirme avoir subi « intimidation » et « menace » de la part de l’actuel président du parti Les Républicains : Laurent Wauquiez. Elle relate un rendez-vous avec ce dernier datant du mois de mars qui se serait mal passé. Plutôt une convocation après que l’ex numéro 2 du parti ait critiqué vertement le Front National (devenu Rassemblement National) sur le réseau social Twitter après que ce dernier ait appelé à voter pour le candidat LR lors d’une élection législative partielle à Mayotte.

 «Je suis convoquée le mardi suivant pour une réunion en tête-à-tête dans son bureau. C’est une scène très violente. Il est dans l’intimidation, la menace. Le ton monte très fort, cela ne se termine pas bien», raconte Virginie Calmels. «  » Tu es tarée d’avoir fait un tweet comme ça! », me dit-il. J’ai cru qu’il allait en venir aux mains. De ce jour, nos relations deviennent électriques. Je décide de ne plus lui parler et de ne communiquer que par écrit avec lui. On entre dans un rapport inamical. J’ai la boule au ventre rien qu’à l’idée d’aller dans son bureau. Je me dis qu’il peut être d’une grande brutalité et sans limites, il m’inquiète», poursuit-elle.

Des propos qui font réagir l’entourage de Laurent Wauquiez

Des propos qui ne manquent pas de faire réagir l’entourage de Laurent Wauquiez qui estime que c’est là une « interview qui relève de la psychiatrie ». Pour Lydia Guirous, porte-parole du parti « Virginie Calmels se perd avec de telles accusations ». L’autre porte-parole des LR, Laurence Sailliet assure qu’il lui est « Impossible d’imaginer Laurent Wauquiez dans l’agressivité, encore moins avec une femme »

Paris Match
Virginie Calmels relate dans une interview au «Point» un face-à-face qui s’est mal passé avec Laurent Wauquiez durant lequel ce dernier était «dans l’intimidation». L’ancienne vice-présidence des Républicains croyait «qu’il allait en venir aux mains».Virginie Calmels affirme avoir subi "intimidation" et "menace" de la part de Laurent Wauquiez© PHILIPPE DESMAZES / AFP Virginie Calmels affirme avoir subi « intimidation » et « menace » de la part de Laurent Wauquiez Virginie Calmels, récemment limogée de la vice-présidence des Républicains (LR), affirme avoir subi «intimidation» et «menace» de la part du président du parti Laurent Wauquiez, dans un entretien au «Point» paru jeudi, des accusations contestées dans l’état-major du parti. Dans cet entretien, Virginie Calmels relate une réunion avec Laurent Wauquiez au mois de mars. Elle venait de critiquer sévèrement le Front national sur les réseaux sociaux alors que, fait rare, le FN (devenu RN) appelait à voter pour un candidat LR dans une élection législative partielle à Mayotte. «Je suis convoquée le mardi suivant pour une réunion en tête-à-tête dans son bureau. C’est une scène très violente. Il est dans l’intimidation, la menace. Le ton monte très fort, cela ne se termine pas bien», raconte Virginie Calmels. « »Tu es tarée d’avoir fait un tweet comme ça! », me dit-il. J’ai cru qu’il allait en venir aux mains. De ce jour, nos relations deviennent électriques. Je décide de ne plus lui parler et de ne communiquer que par écrit avec lui. On entre dans un rapport inamical. J’ai la boule au ventre rien qu’à l’idée d’aller dans son bureau. Je me dis qu’il peut être d’une grande brutalité et sans limites, il m’inquiète», poursuit-elle.

« Une interview qui relève de la psychiatrie » selon Wauquiez

«Une interview qui relève de la psychiatrie», a réagi l’entourage de Laurent Wauquiez, sollicité par l’AFP. «Virginie se perd avec de telles accusations», estime l’une des porte-parole du parti, Lydia Guirous. «Impossible d’imaginer Laurent Wauquiez dans l’agressivité, encore moins avec une femme», assure une autre porte-parole, Laurence Sailliet.

Virginie Calmels a récemment été remplacée par Jean Leonetti au poste de numéro deux de LR, après une série de désaccords sur la ligne et la stratégie portées par Laurent Wauquiez, qu’elle avait rejoint dans sa campagne pour la présidence du parti.

Virginie Calmels accuse Laurent Wauquiez d’avoir été dans « l’intimidation » et la « menace » avec elle

Limogée, l’ancienne numéro 2 des Républicains vide son sac dans un entretien qui « relève de la psychiatrie », accuse l’entourage de Wauquiez.

Charles Platiau / Reuters
Virginie Calmels accuse Laurent Wauquiez d’avoir été dans « l’intimidation » et la « menace » avec elle: « J’ai cru qu’il allait en venir aux mains ».

POLITIQUE – Règlement de comptes à OK LR. Récemment limogée de la vice-présidence des Républicains, Virginie Calmels revient ce jeudi 12 juillet dans un entretien accordé au Point sur sa rupture avec son ancien allié Laurent Wauquiez.

La première adjointe d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux y relate une réunion avec le président des Républicains au mois de mars alors qu’elle venait de critiquer sévèrement le Front national sur les réseaux sociaux au moment où le FN (devenu RN) appelait à voter pour un candidat LR dans une élection législative partielle à Mayotte.

« Je suis convoquée le mardi suivant pour une réunion en tête-à-tête dans son bureau. C’est une scène très violente. Il est dans l’intimidation, la menace. Le ton monte très fort, cela ne se termine pas bien », raconte Virginie Calmels. « ‘Tu es tarée d’avoir fait un tweet comme ça!’, me dit-il. J’ai cru qu’il allait en venir aux mains. De ce jour, nos relations deviennent électriques. Je décide de ne plus lui parler et de ne communiquer que par écrit avec lui. On entre dans un rapport inamical. J’ai la boule au ventre rien qu’à l’idée d’aller dans son bureau. Je me dis qu’il peut être d’une grande brutalité et sans limites, il m’inquiète », poursuit-elle.

Dans le même entretien, Virginie Calmels dénonce une entente tacite entre le chef de file de la droite conservatrice et Marion Maréchal Le Pen, facilitée par leurs liens respectifs avec le sulfureux Patrick Buisson, anticipant même un éventuel soutien de la nièce de Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle de 2022.

« Virginie se perd »

« Une interview qui relève de la psychiatrie », a réagi l’entourage de Laurent Wauquiez, sollicité par l’AFP. « Virginie se perd avec de telles accusations », estime l’une des porte-parole du parti, Lydia Guirous. « Impossible d’imaginer Laurent Wauquiez dans l’agressivité, encore moins avec une femme », assure une autre porte-parole, Laurence Sailliet.

Virgnie Calmels a récemment été remplacée par Jean Leonetti au poste de numéro deux de LR, après une série de désaccords sur la ligne et la stratégie portées par Laurent Wauquiez, qu’elle avait rejoint dans sa campagne pour la présidence du parti.

Calmels accuse Wauquiez : «J’ai cru qu’il allait en venir aux mains»

Libération.fr
Calmels accuse Wauquiez : «J’ai cru qu’il allait en venir aux mains»
Le président de LR, Laurent Wauquiez, et sa numéro 2 d’alors, Virginie Calmels, à Paris le 18 avril.

Dans une interview au «Point», l’ancienne numéro 2 de LR dénonce «l’intimidation» et «la menace» dont elle aurait fait l’objet de la part du patron du parti de droite.

A ce niveau-là, ce n’est plus un tacle ni même un règlement de comptes, mais bien un flingage en règle. Dans une interview accordée à l’hebdomadaire le Point, Virginie Calmels, l’ancienne vice-présidente de LR limogée en juin par Laurent Wauquiez pour avoir critiqué son exercice solitaire du pouvoir et sa ligne politique, dénonce «l’intimidation, la menace» dont aurait fait preuve le président de LR à son égard. «J’ai cru qu’il allait en venir aux mains», raconte la première adjointe au maire de Bordeaux, lors d’une réunion particulièrement houleuse à propos de l’élection législative partielle de Mayotte en mars. Le parti de Marine Le Pen avait alors appelé à voter en faveur du candidat LR sans que Laurent Wauquiez ne s’en émeuve.

Quand le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes lui propose de la nommer numéro 2 du parti dans un souci de rassemblement, celle-ci fixe trois conditions, trois lignes rouges. D’abord que LR réaffirme son attachement à l’Europe. Ensuite qu’il n’y ait aucune porosité avec le FN. Enfin, que sur le plan sociétal, l’influence de mouvements comme Sens commun reste limitée. Sur le FN, Calmels a estimé que lors de l’élection de Mayotte, Wauquiez commençait à mordre la ligne blanche.

Mais les différends entre les deux personnalités remontent à bien plus loin. Au lendemain même de l’élection du président du parti de droite, quand Laurent Wauquiez décide de nommer également vice-président Guillaume Peltier, passé par le FN et le Mouvement Pour la France de Philippe de Villiers. Une manière d’encadrer la numéro 2 qui reste une fidèle d’Alain Juppé, le maire de Bordeaux. Dès le départ, le mariage entre la très libérale Virginie Calmels et le patron de LR ne se fait pas sous les meilleurs auspices. Vient ensuite l’affaire des enregistrements des propos de Wauquiez devant les étudiants d’une école de commerce de Lyon. Il y tape sur tout le monde en des termes assez violents et notamment sur Alain Juppé, accusé d’avoir «cramé» la caisse à Bordeaux, sur Valérie Pécresse et également sur Nicolas Sarkozy – crime de lèse-majesté pour lequel il a dû s’excuser platement.

Sur le fond, elle reproche également à Laurent Wauquiez de s’éloigner du projet défendu par François Fillon lors de sa campagne présidentielle pour tenir un discours de «plus en plus ouvertement antilibéral», pas forcément très éloigné de celui du FN devenu le Rassemblement national. Virginie Calmels n’hésite pas à dénoncer la dérive «à la Patrick Buisson» du président de LR.

L’entourage de ce dernier n’a pas tardé à régagir en dénonçant une interview qui «relève de la psychiatrie». «Virginie se perd avec de telles  accusations», a estimé, de son côté une des porte-parole du mouvement, Lydia Guirous. Reste que le trouble au sein de LR est bien palpable. Quelques cadres s’interrogent sur le bien-fondé de la stratégie suivie par un Wauquiez qui ne parvient ni à percer dans les sondages ni à s’installer dans le paysage politique comme le ténor du principal parti d’opposition. «A un moment ou à un autre, il va bien falloir que l’on s’interroge, confie un des responsables du parti. Et pas seulement sur la seule question de notre ligne pour les prochaines européennes toujours en suspend pour le moment.» «Je ne suis pas sûr que quelqu’un comme Damien Abad, également vice-président et plutôt modéré soit très à l’aise avec la ligne Wauquiez», estime un autre cadre du parti. En cas de revers électoral pour LR aux prochaines européennes, les langues pourraient alors se délier très rapidement.

 

Pour Marine Le Pen, Laurent Wauquiez est « un petit monsieur » avec « une toute petite pensée »
Europe1 .fr avec AFP
Marine Le Pen a estimé mercredi que Laurent Wauquiez était un « petit monsieur » avec une « toute petite pensée » après qu’il a déclaré que qualifier de « coup d’État des juges » la saisie de deux millions d’euros d’aides qui devaient revenir au RN n’avait « pas de sens ».

© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP Pour Marine Le Pen, Laurent Wauquiez est « un petit monsieur » avec « une toute petite pensée »
Laurent Wauquiez est un « petit monsieur » avec une « toute petite pensée » car il « accepte l’idée » que le Rassemblement national (RN, ex-FN), privé par la justice de deux millions d’euros d’aide, « disparaisse » pour en tirer un « bénéfice électoral », a estimé mercredi Marine Le Pen.
Wauquiez un « petit monsieur », pour Marine Le Pen. Le président du parti Les Républicains « n’est pas à la hauteur des principes qui sont mis en cause. On ne se dit pas démocrate et républicain quand on accepte l’idée que le premier parti d’opposition disparaisse et qu’on espère en réalité en tirer un bénéfice électoral. C’est une toute petite pensée dont je dis qu’elle provient d’un petit monsieur », a déclaré sur CNews la présidente du RN. « C’est avec des coups comme ça qu’on voit la sincérité des hommes et leur attachement véritablement aux valeurs de la République et de la démocratie », a ajouté la finaliste de la présidentielle en 2017.
Des aides saisies. Les juges ont saisi deux millions d’euros d’aide au RN dans le cadre de l’affaire des emplois présumés fictifs d’assistants d’eurodéputés RN au Parlement européen, craignant que le parti, endetté, ne puisse rembourser d’éventuels dommages s’il était condamné.
Un « coup d’État des juges » de trop pour Wauquiez. Laurent Wauquiez a souhaité mardi que le RN ait « droit au même traitement équitable que tout autre parti ou tout autre justiciable » dans cette affaire et que Marine Le Pen puisse « faire un recours » sur la saisie. Mais il a estimé que qualifier la saisie de « coup d’État des juges », comme l’a fait Marine Le Pen, n’avait « pas de sens ».
150.000 récoltés par le RN. Marine Le Pen a indiqué par ailleurs que l’appel aux dons lancé dimanche par son parti avait permis de récolter près de 150.000 euros, sur les 350.000 dont le RN a besoin pour se financer d’ici à fin août, hors loyer. Elle a aussi confié avoir « tenté d’appeler tous les présidents de parti » car « demain cela pourrait leur tomber dessus ».
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Selon elle, le président du Modem François Bayrou lui a « dit qu’il continuait à défendre cette idée de la banque de la démocratie », soutenue par le RN, qui permettrait de s’affranchir des financements des banques privées pour les prêts aux partis et candidats. Un projet que le gouvernement a, à ce jour, abandonné.

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  • annah                                            cette femme m’a toujours tapé sur les nerfs…..pas franche du tout………..

toujours dit que cette femme était là pour torpiller Wauquiez…………..démasquée à temps………. j’espère qu’elle a les preuves de ses affirmations…sinon c’est parole contre parole et pour une femme débarquée la suspicion de vengeance vient de suite à l’esprit………….
  • Jean Sobieski                                          Ils en sont ridicules.
    Heureusement nous n’avons pas le mêmes valeurs…humour
Baroufff                                                  Elle prepare sa reconversion chez MAcrotte avec les medias gauchiottes comme Libé… traitre !
Pingouin de Loire                                                veau quiet prêt à cogner une femme? Pourquoi ne suis je qu’à moitié étonné?

Démocratie oui, islam non                                                      Un viol aussi, peut-être ? Un doigt ? Allez, un petit effort, il faut la mériter, sa « sensibilité de gauche » !!!

annah                                                     me fait penser à ces femmes qui accusent faussement de viol soit par dépit..vengeance ou sur ordre d’un concurrent…………..

Nikki                                                      Dégage !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Boyer                                                     « Impossible d’imaginer Laurent Wauquiez dans l’agressivité, encore moins avec une femme ». Marrant, moi, je l’imagine parfaitement …

laurent                                                      Cela colle tout à fait au personnage déjà décrit dans le livre « le dangereux » et dans un article du monde intitulé « wauquiez le bad boy »

Louis                                                      Ce Wauquiez n’est peut-être pas dangereux. Il est surtout opportuniste et prêt a tout. Au Puy en Velay il a autorisé un amplificateur dans la seule mosquée salafiste de la ville. Et après il joue le grand patriote.

François                                                      Ce type est un danger incontrôlable.

FRANÇOIS                                                     Même aux plus « hauts » niveaux il y a des vacheries. On dit bien panier à crabes. Les enfants des quartiers difficiles se comportent de la même façon.

  • atlantique07 –                               Dans 8 jours elle se plaindra de gestes déplacés et si cela ne marche pas elle tentera la tentative de viol…
  •  Poussard Gérard –                        La Calmels ne se grandit pas avec de telles
    attaques..pourquoi pas du harcèlement sexuel voire viol au point ou elle en est?? Elle qui se vante d’avoir été cheffe d’entreprise ne digère pas d’avoir été licenciée pourtant elle a du en virer des subalternes..Alors qu’elle aille aux prud’hommes..On s’en fout.Vive Wauquiez..
  •  raslacoiffe –                                   Totalement d’accord avec atlantique07
    Il faut croire que les journalistes préfèrent délaisser les sujets de fond et rester dans la facilité des colporteuses de ragots. Deux articles ce jour à la gloire de Calmels ça fait beaucoup!!!
  •  VV1792
    Parce qu’ elle est choquée de s’ etre faite rentrer dedans? Purée mais les politiques doivent justement avoir le cuir tanné à la Thatcher. C est à cela qu’on reconnait un vrai politique: le cran , le caractère et la ténacité.si elle fait déja ouin ouin pour s etre fait sérieusement rabrouée, wauquiez a eu 100 fois raison de l’éjecter..encore une gourdasse..
  • assougoudrel –                                    Qu’elle aille se plaindre à Schiappa; cette dernière la consolera; ou à DSK.
    Michel800 

    @ Stef 41  » vous devez être nouveau ici Vous ?

    Je vous cite :
    « Vous « n’avez aucune inquiétude pour l’avenir de Macron et de REM, de REM, de REM tellement ils ont une longueur d’avance  » (cette dénomination m’amuse : REM !)
    Eh ben dites moi… Vous êtes optimiste au moins pour 10 ans… Sinon pour le siècle entier. Félicitations.

    C’est pas que vous intéressez sauf votre respect (je respecte même ceux qui en  » apesanteur »)… En politique tout peut arriver.

    Perso je m’en tape totalement de Macron. Mais je puis vous assurer qu’il va en baver le type ! / mais en baver. (après ces histoires de vaisselle de piscine de danseurs de rap en travestis…
    il a fait pleurer Agnès Buzyn ministre de la santé (pardon pour le nom) après ses  » déclarations sur le report du plan pauvreté  » pou assister au triomphe de l’EdF contre la Belgique… Voilà un président très digne. C’est lui même qui a reporté et il accuse la dame. Courageux mais pas téméraire.

     » selon le Canard « il a explosé de colère » votre génie du 3ème type. Trop impulsif. « Le Manu…  » : il aurait dit aussi « c’est quoi ces conneries de Gvt » ? « Qui veut ma peau ?  »
    Parano en plus !

    *faut jamais être si affirmatif monsieur @Stef 41… Bienvenue au Club… Des « futuristes »
    sans vous commander.  » « Une telle longueur d’avance  » ? « . Ah là  là…                                                                                                                                          Com721                                           En tant qu’électeur de droite perdu… C’est juste hallucinant de voir le spectacle affligeant de tous ces gros egos inutiles sans idées ni vision ni envie de vraiment redresser leur pays, continuer à détruire le contre-pouvoir qui manque tant dans ce pays dirigé unilatéralement par les sociolaxistes, quelque soit leur packaging, nouveau rose, ancien rose ou crypto-coco-gogo.

    Le FN ne serait pas un problème aujourd’hui si la droite avait géré dignement mais fermement l’immigration depuis 40 ans, que ce soit comme dirigeants ou comme force d’opposition pour dénoncer le monstrueux clientélisme électoral de la gauche pro-immigrationniste, l’absence totale de gestion des problèmes d’intégration qui nous explosent aujourd’hui à la figure avec le terrorisme et les zones hors-la-loi, sans compter le ras-le-bol d’au moins 60% des Français à voir leur pays envahi au nom d’un discours hypocrite sur les richesses de la diversité et notre soi-disant obligation à devoir accueillir même ceux qui sont juste là pour profiter des allocs et faire des gamins mal élevés à notre charge.

    Pas étonnant que le FN ait une autoroute.

    Mais quelle tristesse toute cette bêtise, ces faux-semblants et ces petits calculs court-termistes qui ont mené les politiciens de droite actuels là où ils méritent d’être : nulle part.

    arlet                                                    Calmels

    Pas agréable de se faire virer.
    Difficile à digérer.
    Calmels n’a rien à faire en politique, les Centristes – dont Juppé – ont beaucoup trop nuit à la Droite.                                                                                                                 patachon91                                      La menace est enfant de la colère, la colère est enfant du dépit, le dépit est enfant de l’échec…

    wauquiez, loser par nature, ne réussira rien d’autre que de liquider Les Restes.

    Succédant à des faillitaires qui ont mis le pays et leur parti à genou, que pouvait il faire d’autre que de perpétuer ces malédictions ?

    la vigie                                               Manque d’expérience politique

    Mme Calmels vous avez les dents longues, trop longues. Il ne faut pas oublier que lorsque Laurent Wauquiez vous a contactée pour faire partie de l’équipe, vous aviez proposé une direction tri-partite : Wauquiez, Pecresse, Bertrand, et avec l’humilité qui vous caractérise, vous qui n’avez aucune expérience en politique, à part votre rôle d’adjointe à la maire de Bordeaux, étiez prête à payer de votre personne et à prendre le rôle de… Présidente tout simplement ! Rien que cela !

    Aux LR on a bien compris que seule votre petite personne, votre petite réussite comptait, et vous le prouvez encore une fois. Vous n’avez aucun scrupule à nuire au parti. Là-dessus vous avez copié votre mentor, Juppé, sauf que Juppé était centre droit, mais aussi centre modem compatible, et puis si nécessaire centre gauche, voire même gauche tout court ! Et vous n’avez pas compris que les adhérents et les sympathisants LR sont de droite, pas d’extrême droite, pas du centre… Juste de droite. Vous espériez que vous alliez arriver à imposer les idées que Juppé n’avait pas réussi à imposer, sous prétexte que vous êtes une femme. Vous avez poussé le bouchon un peu trop loin et vous vous êtes fait virer et maintenant vous vous comportez de manière telle que vous êtes en train de vous griller définitivement. C’est d’une nullité crasse.                                                                                                     Femme libre                                       Calmels inconsistante et inconstante…

    Ambitieuse et primaire… Mûre pour Lrem. Bon vent !                                               BAUVAN                                                V. Calmels...

    Quant à elle, est dans le dénigrement, évidemment au service de la droite… Pour qui roule -t-elle ?.                                                                                                                                 Stef 41                                                      Pauvre Wauquiez

    Le fonds de commerce de la droite dure pèse grosso modo 30%, à répartir selon le moment entre le FN, LR (tendance Wauquiez), et Debout la France.
    Ca ne fait pas une majorité.
    Sans le centre et les libéraux, la droite ne peut accéder au pouvoir, même si la tendance actuelle est à la droitisation de l’électorat.
    On peut donc remercier Wauquiez de reprendre le flambeau de Sarkozy battu en 2012, Fillon battu en 2017.
    D’autant que si une alliance de cette droite dure finit par apparaitre, se poseront quelques questions sociétales qui rebuteront les électeurs libéraux comme l’avortement, la PMA, le mariage pour tous, etc. Et ce n’est pas en les qualifiant de traitres (insulte galvaudée) ou de parler de la secte que le problème sera réglé.
    Macron et la Rem ont une telle longueur d’avance que je ne suis pas inquiet pour leur avenir.                                                                                                                               Marc-B                                                       Entassez-vous, rentassez-vous !

    Ca va jouer des coudes pour être bien placé (e) sur la liste LREM aux européennes. Surtout quand ils vont s’apercevoir que le gâteau fond comme neige au soleil…
    Ce qui est marrant avec ces débauchages en série, qui ne servent plus à rien, c’est qu’on s’aperçoit que les politiques « mainstream » (anciens PS, LR et centristes reconvertis LREM, Marcheurs de la deuxième heure, Contructifs, Agir, UDI, même Macron… ) sont encore persuadés qu’il FONT l’opinion. Comme s’ils représentaient quelque chose pour les français…
    Quand je les regarde, j’ai l’impression de voir des poissons se débattre dans une marre en train de se vider.

     

Encore une victime de l’U.E !!

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ie-31Assistants d’eurodéputés : la justice saisit deux millions d’euros destinés au RN

L’ex-Front national est soupçonné d’avoir mis en place un système frauduleux pour rémunérer ses permanents avec l’argent de Bruxelles.

LE MONDE Simon Piel et Lucie Soullier

Marine Le Pen a déclaré que « dès lundi, le RN ne pourra plus mettre en œuvre aucune activité politique » et sera « mort à la fin du mois d’août ».

Il ne fait pas bon être soupçonné de détourner les fonds du Parlement européen. Les juges français chargés d’une enquête sur l’utilisation de l’argent de Bruxelles par l’ex-Front national (FN), rebaptisé Rassemblement national (RN), ont demandé le 28 juin la saisie de 2 millions d’euros d’aide publique dus au parti d’extrême droite.

Un acte justifié par les nombreux documents et témoignages réunis par les policiers depuis l’ouverture de l’enquête pénale attestant que le FN avait mis en place depuis de nombreuses années un système permettant de salarier fictivement des assistants parlementaires européens par les fonds de Bruxelles, tandis que les intéressés travaillaient pour le parti en France. De son côté, le Parlement européen a estimé, en mars, son préjudice à 7 millions d’euros pour la période 2009 à 2017.

Attaque contre les magistrats

Le parti, qui dans un communiqué diffusé dimanche 8 juillet assure qu’il risque la « cessation de paiement », conteste un « coup de force »« sans aucune base légale ». « En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo-affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort “à titre conservatoire », a tweeté la présidente du RN, Marine Le Pen.

Lire aussi :   Assistants FN : le Parlement européen réévalue son préjudice à la hausse

Plus offensive encore, dans un courrier aux militants, cette dernière a dénoncé « une dictature qui veut tuer le premier parti d’opposition » et s’en est pris directement aux magistrats. « Le caractère politique de l’initiative ne fait aucun doute, puisque l’un des deux juges est membre du Syndicat de la magistrature », classé à gauche, « et l’autre est un de ses compagnons de route », a-t-elle écrit.

Une défense déployée en écho, dimanche, par l’ensemble des cadres du parti d’extrême droite. Julien Sanchez, porte-parole du RN, a notamment dénoncé une décision politique pour « empêcher le principal parti d’opposition d’exister » et une « violation de la présomption d’innocence ». Le trésorier du parti d’extrême droite, Wallerand de Saint-Just, a estimé que les juges « infligent une peine » dans une affaire pour laquelle « le RN n’a pas été jugé et a fortiori pas condamné », appuyant en outre sur les difficultés financières dans lesquelles cette « confiscation » plongeait un RN à la trésorerie « déjà exsangue ».

Volonté de faire appel

Le parti affirme sa volonté de faire appel, qui ne sera toutefois pas suspensif – n’empêchant donc pas la saisie à titre conservatoire des 2 millions d’euros de subventions publiques –, et de lancer un appel aux dons.

Lire aussi :   Comprendre l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national

Depuis l’ouverture de l’enquête, les dirigeants du RN, au premier rang desquels Marine Le Pen, mise en examen pour « abus de confiance », n’ont cessé de dénoncer « la cabale » dont ils seraient les victimes.

Au vu des éléments réunis, les enquêteurs, eux, se permettaient dès le mois de décembre 2016 d’écrire dans un rapport de synthèse que « l’étude des documents découverts dans le bureau de Wallerand de Saint-Just (…) faisait ressortir la mise en place d’un système frauduleux, impliquant plusieurs cadres du Front national. Ainsi, il apparaissait que, depuis 2012, le FN avait pour leitmotiv, par l’intermédiaire de ses cadres et sur avis de sa présidente, la volonté de réaliser des économies grâce aux financements du Parlement européen ».

Assistants présumés fictifs au FN : 2 millions d’euros saisis au Rassemblement national

Les juges d’instruction financiers parisiens ont retenu, dans le cadre de l’affaire des assistants présumés fictifs, 2 millions d’euros de subvention publique qui devaient être versés au Rassemblement national.

Marine Le Pen, à La Bazoche-Gouet le 3 avril 2017
Marine Le Pen, à La Bazoche-Gouet le 3 avril 2017 Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
ClaireGaveau
Claire Gaveau et AFP

La justice a tranché. Le Rassemblement national, anciennement Front national, va être privé de deux millions d’euros de subvention publique qui devaient être versés lundi 9 juillet. Les juges d’instruction financiers parisiens ont tranché dans l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés FN.

Dans une ordonnance datée du 28 juin, les juges d’instruction « ont ordonné la saisie pénale d’une somme destinée au Front national au titre de l’aide publique apportée aux partis pour un montant de deux millions d’euros », a indiqué une source proche du dossier.

Une décision qui ne passe pas pour Marine Le Pen, la présidente du parti. « En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort ‘à titre conservatoire’. La volonté d’assassiner le premier parti d’opposition est un coup de force inédit contre la démocratie », a-t-elle réagi sur Twitter avant de confier à l’AFP que le parti « ne pourra plus mettre en oeuvre aucune activité politique ».

Une aide de 4,5 millions au total

Le RN devait recevoir lundi 9 juillet, comme d’autres partis politiques, une avance de la moitié de cette aide publique, dont le versement a pris du retard.  L’aide publique représente au total environ 4,5 millions d’euros au Rassemblement national, selon les chiffres donnés par le parti.

L’aide publique, qui s’établissait à 63 millions d’euros au total en 2017 et devrait avoisiner les 68 millions d’euros en 2018, est la principale source de financement des partis.

Un préjudice estimé à 7 millions d’euros

Dix personnes ou entités sont mises en examen à ce jour dans l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés. Le FN en tant que personne morale et neuf assistants ou eurodéputés, dont Marine Le Pen et le député des Pyrénées orientales Louis Aliot, sont poursuivis.

Les juges d’instruction enquêtent sur un possible « système » organisé par le parti, devenu début juin Rassemblement national, et Marine Le Pen pour faire rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires. Le préjudice total estimé par le Parlement européen est de 7 millions d’euros sur la période 2009 à 2017.

Assistants d’eurodéputés: la justice saisit 2 millions d’euros au RN

media Marine Le Pen, qui préside le Rassemblement national, a dénoncé une «peine de mort» pour le parti. Bertrand Guay/AFP

Deux millions d’euros en moins pour le Rassemblement national, l’ancien FN. La justice française a décidé de saisir ces fonds dans le cadre de l’affaire des emplois présumés fictifs d’assistants d’eurodéputés, a-t-on appris ce dimanche 8 juillet. De l’argent qui devait être versé ce lundi sur les comptes du RN au titre de l’aide publique au financement des partis et sur lequel la formation de Marine Le Pen comptait.

« C’est désormais l’avenir du parti qui est menacé, a mis en garde la dirigeante d’extrême droite. Il sera mort d’ici 2 mois ». Pour Marine Le Pen, il s’agit ni plus ni moins que d’un « assassinat politique ». Cette dotation publique liée aux résultats des législatives est vitale pour le parti qui n’arrive pas obtenir de prêts auprès des banques, explique la présidente du Rassemblement national dans une lettre ouverte relayée sur son compte Twitter.

Sans cet argent, impossible de payer les salaires des permanents ou le loyer du siège à partir de la fin août. Et dans l’immédiat le RN doit cesser toute activité politique, car il ne peut plus les financer, précise encore Marine Le Pen qui estime que la présomption d’innocence a été bafouée. Elle va faire appel de cette décision. Un appel qui n’est pas suspensif.

Les juges français ont confisqué cette somme le temps de l’enquête. Ils soupçonnent l’ancien Front national d’avoir mis en place un système bien huilé d’emplois fictifs afin de détourner des fonds européens. D’après le Parlement de Strasbourg, le préjudice total est d’environ 7 millions d’euros.

Marine Le Pen en appelle désormais à la générosité des Français. Un site internet a été mis en place pour recueillir des dons.

(Re) lire : France: le FN devient Rassemblement national, après un vote de ses militants

Affaire des assistants d’eurodéputés : les juges retiennent 2 millions d’euros d’aide publique destinés au Rassemblement national (ex-FN)

franceinfo avec AFP
Affaire des assistants d'eurodéputés : les juges retiennent 2 millions d'euros d'aide publique destinés au Rassemblement national (ex-FN)
Dix personnes ou entités sont mises en examen à ce jour dans cette affaire.

Les juges d’instruction financiers parisiens ont retenu, dans l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés FN, 2 millions d’euros de subventions publiques qui devaient être versées lundi 9 juillet au Rassemblement national (RN, ex-FN), ont appris franceinfo et l’AFP, dimanche 8 juillet, auprès de responsables du parti, confirmant une information de RMC.

« Les juges d’instruction en charge de cette information judiciaire ont ordonné la saisie pénale d’une somme destinée au Rassemblement national au titre de l’aide publique apportée aux partis et groupements politiques pour un montant de 2 millions d’euros », indique une source proche du dossier à franceinfo.

Marine Le Pen dénonce « la volonté d’assassiner » son parti

« En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort ‘à titre conservatoire' », a réagi sur Twitter la présidente du RN, Marine Le Pen, confiant à l’AFP que « dès lundi, le RN ne pourra plus mettre en œuvre aucune activité politique » et sera « mort à la fin du mois d’août ».

Saisie au RN: Le Pen dénonce un « coup d’Etat », des responsables politiques s’inquiètent

Anne RENAUT

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La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen le 5 juin 2018 à l’Assemblée nationale à Paris

Paris (AFP) – Marine Le Pen et plusieurs responsables politiques se sont inquiétés lundi d’une atteinte au débat démocratique après la saisie de 2 millions d’euros d’aide au Rassemblement national (RN, ex-FN), un « coup d’Etat » des juges qui met le parti en danger de mort selon sa présidente.

Face aux critiques, le ministère de la Justice a affirmé dans un communiqué qu’il « ne saurait être admis qu’il soit porté atteinte à l’indépendance de l’autorité judiciaire ».

Les juges financiers parisiens ont ordonné cette saisie dans le cadre de l’affaire des emplois présumés fictifs d’assistants d’eurodéputés FN au Parlement européen, qui a donné lieu à de nouvelles mises en examen, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

L’eurodéputé Nicolas Bay, dont le nom circule pour conduire la liste du parti aux européennes, a été mis en examen le 8 juin pour « abus de confiance », le même chef de délit retenu à l’encontre de la présidente du RN, Marine Le Pen, en juin 2017, et du député Louis Aliot, lui aussi tête de liste potentielle.

« Coup d’Etat » des juges, « peine de mort » contre le RN, « persécution », « dérive dictatoriale »: Marine Le Pen n’a pas de mots assez durs pour dénoncer cette saisie, qui risque de mettre le RN en cessation de paiement.

Le versement de cette aide, principale source de financement des partis politiques a pris du retard cette année et le gouvernement avait promis une avance.

– « Précédent » –

Ce retard fait que le RN ne pourra plus payer les salaires de ses permanents fin août.

Le RN a fait appel et Marine Le Pen espère une décision « en urgence ».

Il a aussi lancé un appel aux dons, et avait recueilli lundi environ 50.000 euros, sur les 350.000 dont il a besoin pour se financer d’ici à fin août, hors loyer.

La présidente du RN a appelé les autres responsables politiques à « mettre en avant leurs principes », car « cette décision pourrait être un précédent dramatique qui donnerait à des juges le droit de vie ou de mort sur n’importe lequel des partis ».

De sources concordantes, les juges Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut invoquent l’endettement du parti pour justifier cette saisie, craignant que la subvention serve à rembourser des emprunts et soit donc indisponible pour recouvrer d’éventuels dommages.

Le Parlement européen a estimé le préjudice total à 7 millions d’euros entre 2009 et 2017.

L’eurodéputé LR Brice Hortefeux a dit qu’il ne « comprenait pas pourquoi on met sous séquestre (un parti) alors qu’il y a une dotation de l’Etat qui arrive chaque année », ni pourquoi les assistants parlementaires « n’auraient pas le droit d’aider la famille politique grâce à laquelle » les eurodéputés ont été élus.

– « Scandale » de la gestion du RN –

Les « conséquences » de cette saisie « me préoccupent », a estimé au nom du « pluralisme » le secrétaire général délégué de LR Guillaume Larrivé.

Le RN a « raison de protester », a affirmé le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde. « S’ils ont commis un délit, (…) il faut attendre la condamnation pour leur prendre l’argent ».

« La logique dans un pays démocratique c’est malgré tout de faire en sorte que le séquestre ne menace pas l’existence même d’un parti », a renchéri le premier secrétaire du PS Olivier Faure, tout en estimant que « ça n’est pas à Marine Le Pen de se victimiser ».

L’ancien ministre LR Thierry Mariani dénonce une « utilisation politique de la justice »: « Demain, à qui le tour ? Les Républicains ? La France insoumise ? »

« Il n’est pas juste qu’on frappe des gens avant qu’ils ne soient condamnés », a réagi Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV, tout en dénonçant les attaques lancées par le RN sur ce sujet contre LFI.

Mais le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement et patron de La République en Marche, Christophe Castaner, s’est dit « outré par les accusations de dictature portées par Marine Le Pen contre notre système judiciaire ».

Pour lui « le scandale le plus grave est celui de la gestion » du RN.

Les juges français enquêtent sur un possible « système » organisé pour rémunérer des permanents du parti avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires.

« Indigné » par la réaction de Mme Le Pen, un ancien chargé de mission du FN, qui a travaillé comme assistant de l’eurodéputé FN Florian Philippot, Mickaël Ehrminger, a demandé à être entendu par l’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf). Il affirme avoir travaillé pour le parti à des heures où il était rémunéré comme assistant sur des fonds européens.

Emplois présumés fictifs: la justice saisit 2 millions d’euros, le parti crie à l' »assassinat politique »

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN), au Parlement européen à Strasbourg, le 17 janvier 2017 AFP/Archives – FREDERICK FLORIN

Les juges français ont saisi, dans le cadre de l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés FN, 2 millions d’euros d’aide publique due au Rassemblement national (RN, ex-FN), qui risque la cessation de paiement et crie à l' »assassinat politique ».

Les juges financiers parisiens qui enquêtent sur cette affaire, dont le préjudice estimé par le Parlement européen est de 7 millions d’euros pour la période 2009 à 2017, ont demandé, dans une ordonnance datée du 28 juin, « la saisie pénale d’une somme destinée au Front national au titre de l’aide publique apportée aux partis pour un montant de deux millions d’euros », a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information de RMC.

De sources concordantes, les juges Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut invoquent l’endettement du parti pour justifier cette saisie, craignant que la subvention ne serve qu’à rembourser des emprunts et soit donc indisponible pour recouvrer d’éventuels dommages et intérêts.

« En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort +à titre conservatoire+ », a tweeté la présidente du RN, Marine Le Pen, qui va faire appel de cette décision.

Mais comme l’appel n’est pas suspensif, « dès lundi, le RN ne pourra plus mettre en oeuvre aucune activité politique » et il sera « mort à la fin du mois d’août », assure Mme Le Pen, qui donnera une conférence de presse à ce sujet lundi à 10h.

– Appel aux dons –

Pour le parti d’extrême droite, il s’agit d’un « coup de force sans aucune base légale (qui) fait encourir au RN la cessation de paiement », selon un communiqué. D’autant que le RN n’arrive pas à obtenir de prêts des banques, dont certaines ont fermé l’an dernier des comptes du FN, rappelle-t-il.

Pour se financer, le parti a activé un site d’appel aux dons « à tous les Français attachés à la démocratie et au pluralisme », selon Jordan Bardella, porte-parole.

Dans une lettre ouverte aux adhérents, Mme Le Pen appelle à la « résistance » face à « une dictature qui veut tuer le premier parti d’opposition ».

Pour la députée du Pas-de-Calais, « le caractère politique de l’initiative ne fait aucun doute, puisque l’un des deux juges est membre du Syndicat de la Magistrature », classé à gauche, « et l’autre est un de ses compagnons de route ».

L’ancienne avocate dénonce « une violation manifeste et incontestable » de la présomption d’innocence, dans une affaire « qui n’est pas encore jugée ». « Cela est d’autant plus choquant que les faits sont formellement contestés ».

En outre, il y a selon elle une « violation du texte invoqué », les juges appliquant une « disposition légale applicable au grand banditisme » alors qu’il « n’existe aucun lien entre la somme due par l’Etat et l’infraction supposée ».

Enfin elle estime que la somme « excède très largement, par son montant insensé, les amendes encourues et les préjudices prétendus ».

– « Système » organisé –

Le RN devait recevoir lundi, comme d’autres partis politiques, une avance de la moitié de l’aide publique de 4,5 millions d’euros à laquelle il a droit, calculée selon ses résultats aux législatives de 2017 et dont le versement a pris du retard.

Cette aide publique est la principale source de financement des partis.

Dix personnes ou entités sont mises en examen à ce jour dans l’affaire des assistants présumés fictifs, parmi lesquelle le FN en tant que personne morale et neuf assistants ou eurodéputés, dont Marine Le Pen, le député Louis Aliot et l’eurodéputé Bruno Gollnisch.

« Pour justifier une telle saisie, il faut démontrer que c’est le produit de la fraude éventuelle. Or il n’y aucun lien possible entre cette dotation publique et le préjudice invoqué par le Parlement européen », a estimé l’avocat du RN David Dassa-Le Deist.

Et « il n’y a aucun risque, en cas de condamnation, qu’une telle somme ne puisse être payée, car le FN est assuré de recevoir une dotation jusqu’en 2022 » de plus 20 millions d’euros, a-t-il ajouté.

Les juges d’instruction enquêtent sur un possible « système » organisé par le parti et Marine Le Pen pour faire rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires.

Le Parlement européen a déjà demandé à des élus RN de rembourser des sommes indûment versées pour ces assistants. Il réclame 320.026 euros à Jean-Marie Le Pen, 275.984 euros à Bruno Gollnisch, et près de 300.000 euros à Marine Le Pen.

Le cofondateur du parti Jean-Marie Le Pen est venu à la rescousse de sa fille, avec qui il est pourtant politiquement brouillé, en dénonçant des « méthodes de la dictature communiste ».

Assistants d’eurodéputés: 2 millions d’euros retenus au RN

LEXPRESS.fr avec AFP
Marine Le Pen, présidente du Front National, eurodéputée et candidate à la présidentielle, au parlement de Strasbourg, le 13 septembre 2016.

Marine Le Pen, présidente du Front National, eurodéputée et candidate à la présidentielle, au parlement de Strasbourg, le 13 septembre 2016.

afp.com/FREDERICK FLORIN

Dans l’affaire des assistants présumés fictifs RN, la justice réclame 2 millions d’euros de subventions publiques au parti.

Le Rassemblement national (RN, ex-FN) ne recevra pas ses 2 millions de subventions publiques lundi 9 juillet. Les juges d’instruction financiers parisiens ont retenu cette somme à titre conservatoire dans le cadre de l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés RN.

« En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort ‘à titre conservatoire' », a réagi sur Twitter la présidente du RN, Marine Le Pen, confiant à l’AFP que « dès lundi, le RN ne pourra plus mettre en oeuvre aucune activité politique » et sera « mort à la fin du mois d’août ».

Le parti de Marine Le Pen devait recevoir lundi, comme d’autres partis politiques, une avance de la moitié de cette aide publique, dont le versement a pris du retard. L’aide publique au RN représente au total environ 4,5 millions d’euros, selon le parti.

De sources concordantes, les juges Renaud Van Ruymbeke et Claire Thépaut invoquent l’endettement du parti pour justifier cette saisie. Ils craignent que la subvention ne serve qu’à rembourser des emprunts et soit donc indisponible pour recouvrer d’éventuels dommages et intérêts.

Un préjudice total de 7 millions d’euros

Le parti aurait rémunéré des permanents du RN avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires, entre 2005 et 2015. Le préjudice total estimé par le Parlement européen est de 7 millions d’euros.

Le 7 mars dernier, le tribunal de l’UE à Luxembourg avait rejeté une requête de Jean-Marie Le Pen, également eurodéputé, et de Bruno Gollnisch qui demandaient l’annulation de la décision du Parlement européen, début 2016, de leur faire restituer respectivement 320 026 et 275 984 euros qui auraient été indûment versés pour ces assistants parlementaires.

Dix personnes ou entités sont mises en examen à ce jour dans l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés. Le RN en tant que personne morale et neuf assistants ou eurodéputés, dont Marine Le Pen et le député des Pyrénées orientales Louis Aliot, sont poursuivis. Dernier en date, l’eurodéputé RN Bruno Gollnisch, qui a été mis en examen vendredi 6 juillet pour « abus de confiance ».

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réactions

Ddelenda.                                   « L’état que nous voulons sera patriote », menaçait il y a peu Marine Le Pen, mettant en garde les fonctionnaires de la justice qui « devront assumer leur responsabilité ». On connaît ce modèle d’état « patriote », aux ordres du parti au pouvoir, expérimenté en Turquie et dans de nombreuses pseudo-républiques.

Maxime Cochet                           C’est scandaleux, le FN/RN ne va bientôt plus être en capacité de payer tous ses salariés fictifs! Prochaine étape: plan social pour les emplois fictifs? Mais où va t-on?

Nemo                                               Racket, extorsion, captation d’héritage, collusion avec une puissance étrangère, cartel de la drogue colombienne ou parti politique voué à rejoindre les poubelles de l’histoire ? Bon débarras et surtout si on pouvait en mettre deux ou trois derrière les barreaux…

syfre                                                 Le modem a fait la même chose et la justice ne bouge pas

LEE PAMPEAST                              Pas tout à fait : le MODEM a un projet politique (que je ne partage pas) et a peut-être tenté de le financer illégalement. Le RN n’a pas de projet politique réel, c’est une simple coquille pour l’enrichissement personnel de ses dirigeants.

PFR                                                      Le Front National pillant l’UE: “Irony is Wasted on the Stupid” disait Oscar….

macadam31

@PRV :                                                Toujours petits 2 millions que la justice réclame au RN. Cà aussi c’ est légal et aucune sanction, j’ allais oublié aussi les fameux 50 milliards de déficits de la SNCF que nous ont plombés la direction de la SNCF avec la complicité des 2 ou 3 Présidents précédents qui ont fermés les yeux.
Et oui, cà se rajoute la dette de 250 milliards et les 8 milliards d’ Euros.
Allez braves Français courez vite porter un bulletin a ce Macron, 4 années encore a vider vos portes monnaie.

@PRV :                                                c’ est vrai que les « bla, bla bla » et les leçons de votre Mentor qui lui ne se gène pas d’ en donner du matin au soir, c’ est vrai aussi que lui n’ a pas besoin de tricher, il rackette légalement et ouvertement les Français, appauvrissant sciemment les classes les plus pauvres pour que les riches et nantis se goinfrent financièrement. Est ce que c’ est digne d’ un Présidents soi- disant de TOUS les Français ?

kelbotan                                              En démocratie lol , comment interdire un Parti sans avoir les coucougnettes de le faire ?.
demandez à Thépaut et Ruymbek ..

macadam31
@PRV et les anti-RN                         mais non , on n aime pas les présumés tricheurs qui donnent des leçons toute l année à l Europe entière et qui semble prendre quelques libertés avec le fonctionnement de L UE….avec le soutien inconditionnel des trolls du RN
Skingetta Macadam Rodolpheberg et Max.
Pardon pour les noms oubliés zélés à la cause….
Bonne apm à tous, même au RN….

Ce n’ est pas 2 petits millions d’ euros que nous a plombé ton cher, très cher mentor, non, c’ est 8 milliards d’ euros qu’ il a fait plaisir aux riches pour qu’ ils se goinfrent encore plus sur le dos des contribuables,ceci au détriment du budget de la France.
Prépare encore et encore ton porte monnaie PRV, pour combler les belles mesures de réformes de 8 milliards d’ euros de ton cher Macron.

RodolpheBerg

@PRV                                                           D’ailleurs ce n’est pas parce que vous vous trouvez le contenu de son article « nul » que c’est le cas … bien au contraire son article est très éloquent et met en avant la récupération minable de ces événements … et SURTOUT cela ne vous permet pas de faire de la discrimination (son nom vous fait « mdr ») sur le nom de Monsieur Zemmour ….

Je vous ai tout à fait compris : vous faites une discrimination sur le NOM de Monsieur Zemmour … mais dans ce sens ce doit être « normal » puisqu’il ne partage pas votre idéologie … assumez …

Alors PRV quand on veut jouer le Monsieur Propre … il faut être clean …

  • Alain                                                  Les juges ? Quels juges ? Il n’y a pas de juges car il n’y a même pas eu de procès, il n’y a même pas eu de droit à la défense ! Une preuve incontestable que nous sommes en dictature et qu’il faut à tout prix sortir de cette UE toxique qui ferme les yeux sur toutes les corruptions, à partir du du moment où elle ne les mettent pas en péril mais qui attaquent arbitrairement tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux ! Leur problème aujourd’hui c’est qu’à force de ressasser le fameux débat du 2ème tour, ils n’ont plus rien pour contrer Marine Le Pen car tous leurs arguments sont moisis et l’angoisse monte face aux européennes qui s’annoncent plutôt bien pour les euro-sceptiques et mal pour les caniches de Bruxelles !
Charles                                                              Dire qu’il y en a qui sont près à voter pour ces voleurs aux européennes. ..
jfachal                                                                Si ce qu’elle dit est vrai c’est sûrement dommage démocratiquement mais très bien pour la république. Quand on ne vit que par et pour les subventions la disparition est une bonne chose pour le peuple, surtout celui qui paye des impôts, il faut diminuer les dépenses !

poutine                                                                 Faut dire qu’elle a de qui tenir! Son vieux, lui, avait plumé un milliardaire !

Namroud                                                                 tiens tiens, celle qui se prétend être du peuple (pourtant elle est née avec une cuillère d’argent n ‘a jamais pris les transports en commun, etc…) et qui accuse les immigrés d’être des assistés , et bien ne se gène pas en profitant de l’argent public

yace                                                                  il est beau le parti « mains propres tête haute » ! Aussi escrocs qu’un autre, et je vois déjà d’ici les ducons droitards qui prolifèrent ici comme des morbaques dire qu’à nouveau, on persécute ce parti et sa millionnaire de patronne !

Leclod                                                                « Tête vide et poches pleines »

Euh...                                                                   Bonne décision ce parti et sa cheffe sont une entreprise qui vit de l’argent public. MLP + son compagnon c’est 15 à 20000€/mois + privilèges ! Et des RSistes pensent qu’ils les défendent ? On critique l’Europe mais on engrange son fric, donc celui des contribuables français. Poutine lui fera peut être un prêt avantageux à sa Marine à lui. A moins que papounet ne lâche une partie de sa fortune.. Ou qu’elle en hérite.. Je rêve leur pognon, ils ne le donneront pas à la France, c’est elle qui les nourrit.

calypso                                                                       Juste scandaleux, que l’on soit d’accord ou pas avec leurs idées !
dans ce cas, il faut aussi confisquer l’argent de tous les partis sans exception puisque tous ont des emplois fictifs, à commencer par tous les députés payés avec les deniers publics mais ne venant pratiquement jamais dans l’Hémicycle !

Christelle                                                                    Pourquoi notre pays continuerait-il à financer un mouvement politique aussi inactif que celui de Mme Le Pen ? Quelles sont les actions concrètes de ce RN en faveur du peuple français? Ce budgets financent seulement les salaires des dirigeants de l’ex-FN.

Comprendre (et profiter) de l’Europe!

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d8Des millions de litres de rosé espagnol vendu pour du vin français

  AFP
Des millions de litres de rosé espagnol ont été vendus pour du vin français Photo GERARD JULIEN. AFP

Des millions de litres de rosé espagnol ont été vendus pour du vin français

Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) montre que des millions de litres de rosé espagnol ont été vendus pour du vin français, selon un communiqué de l’administration, confirmant une information du Parisien.

Après avoir reçu des alertes fin 2015 sur la francisation de vins espagnols, la DGCCRF a lancé une enquête en 2016 et 2017.

Alexandre Chevallier, le directeur de cabinet adjoint de la DGCCRF, explique au quotidien que «ces cas de francisation concernent plus de 70.000 hectolitres de vin». Soit l’équivalent de 10 millions de bouteilles de rosé.

Selon les établissements, les quantités de vin présentées frauduleusement allaient de 2.000 à 34.500 hectolitres. «Des vins espagnols étaient ainsi revendus en vrac en tant que +vin de France+ voire en usurpant un nom d’IGP française», indique la DGCCRF dans son rapport d’enquête.

Au total, pas moins de 179 établissements ont été contrôlés en 2016 et 564 en 2017, spécifiquement sur le sujet des vins étrangers: «22% des établissements visités en 2016 et 15% des établissements visités en 2017 faisaient l’objet de non-conformités allant de la présentation confusionnelle à la francisation, ce dernier cas étant un délit qui fait l’objet de suites pénales», précise la DGCCRF.

Une fleur de lys, une cocarde française, la mention «Produced in France» ou encore la mention «Embouteillé en France» étaient mises en avant alors que la mention d’origine «Vin d’Espagne» ou «Vin de la communauté européenne» figurait au dos de la bouteille et de façon peu lisible, indique le rapport.

L’enquête de la répression des fraudes a en outre été «étendue au stade des cafés, hôtels et restaurants pour vérifier notamment l’origine des vins vendus au pichet ou au verre», 2.414 établissements ayant été ainsi contrôlés.

Les enquêteurs ont constaté parmi les manquements «l’absence de mention d’origine du vin sur la carte des vins alors que la confusion est entretenue par l’utilisation de dénominations commerciales à consonance française», mais aussi «des francisations volontaires de l’origine», alors qu’il s’agissait de vin d’Espagne.

Le Parisien rappelle que le vin rosé en vrac espagnol est beaucoup moins cher, et se vendait en 2016 à 0,34€/litre pour 0,75 à 0,90€/litre pour le rosé français.

Des injonctions de mises en conformité, des procès-verbaux et des procédures pénales pour tromperie ont été lancés par la DGCCRF, qui précise que si «des manquements graves» ont été relevés, «pouvant porter sur de grands volumes», «les contrôles ont montré que la réglementation était correctement appliquée dans la majorité des cas».

Arnaque au rosé: selon les professionnels, les cépages varois sont épargnés

Illustration rosé.

Illustration rosé. Photo AFP

Des millions de bouteilles de vin rosé espagnol ont été vendues comme du vin français, selon une enquête de la Répression des fraudes rendue publique ce lundi.

>>LIRE AUSSI. Des millions de litres de rosé espagnol vendu pour du vin français

L’étude de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) révélée par nos confrères du Parisien a suscité de nombreux commentaires ce lundi matin, dans le milieu varois de la viticulture. « Des millions de litres de rosé espagnol ont été vendus pour du vin français« , précise la DGCCRF.

Le Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIPV) a rapidement réagi. Le directeur général Brice Eymard avoue être « particulièrement attentif » à la situation, tout en se disant « serein« .

« C’est évidemment une situation scandaleuse mais qui ne nous concerne pas, indique-t-il. Contrairement à d’autres régions, comme le Languedoc-Roussillon, nous ne sommes pas du tout sur cette gamme de marché. Nous travaillons depuis des années à améliorer notre production et produisons aujourd’hui les vins premium des rosés. »

« un scandale qui parait énorme »

Les professionnels varois représentés par le CIPV ne comptent donc pas agir pour le moment, mais assurent « rester très vigilants« .

« Et par ailleurs, nous tenons à souligner que l’on parle dans ce scandale de 10 millions de bouteilles, ce qui parait énorme, termine Brice Eymard. Il faut néanmoins savoir que ce sont près de 900 millions de bouteilles de rosé qui sont consommées chaque année en France! »

Des millions de litres de rosé espagnol maquillés en vin français

L’enquête menée par la DGCCRF affirme que ces cas de francisation concerne 70.000 hectolitres de vin. Dans près d’un établissement contrôlé sur cinq, du rosé espagnol, beaucoup moins cher, est présenté comme du vin français.

Des millions de litres de rosé espagnol vendus comme du vin français: cette tromperie massive, mise au jour par la répression des fraudes, illustre l’âpreté de l’affrontement entre viticulteurs espagnols et français.

Selon la répression des fraudes, les cas de francisation relevés concernent plus de 70.000 hectolitres de vin. Soit l’équivalent de 10 millions de bouteilles de rosé.

Selon les établissements, les quantités de vin présentées frauduleusement vont de 2.000 à 34.500 hectolitres. « Des vins espagnols étaient ainsi revendus en vrac en tant que +vin de France+ voire en usurpant un nom d’IGP française », indique la DGCCRF dans son rapport d’enquête consulté lundi.

Au total, 743 établissements ont été contrôlés en deux ans: « 22% des établissements visités en 2016 et 15% des établissements visités en 2017 faisaient l’objet de non-conformités allant de la présentation confusionnelle à la francisation », précise-t-elle.

Des étiquettes trompeuses

Une fleur de lys, une cocarde française, les mentions « Produced in France » ou encore « Embouteillé en France » étaient mises en avant alors que la mention d’origine « Vin d’Espagne » ou « Vin de la communauté européenne » figurait au dos de la bouteille et de façon peu lisible.

L’enquête de la répression des fraudes a été « étendue aux cafés, hôtels et restaurants pour vérifier notamment l’origine des vins vendus au pichet ou au verre »: 2.414 établissements ont été ainsi contrôlés.

Les enquêteurs ont constaté parmi les manquements « l’absence de mention d’origine du vin sur la carte des vins alors que la confusion est entretenue par l’utilisation de dénominations commerciales à consonance française », mais aussi « des francisations volontaires de l’origine », alors qu’il s’agissait de vin d’Espagne.

La raison de cette fraude? « C’est une question de prix », répond à l’AFP Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA et viticulteur dans l’Hérault. « Le rosé en vrac espagnol se vendait en 2016 autour de 0,35 euro le litre, au niveau français on était en moyenne à 0,85 euro le litre, ça allait du simple au double ! », rappelle-t-il.

10 millions de litres de rosé espagnol vendus… pour du vin français

10 millions de litres de rosé espagnol vendus... pour du vin français
Des millions de litres de rosé espagnol ont été vendus pour du vin français. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / ARCHIVES / AFP)

Dans près d’un établissement contrôlé sur cinq, le rosé présenté comme français était en réalité… espagnol.

 L’Obs

Amateurs de rosé, vous pourriez être surpris. Parmi nos nectars rosés mis en bouteille en France, se cachent des millions de bouteilles et cubis… importés d’Espagne. C’est le constat que dresse la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), à travers une enquête, révélée ce lundi dans « le Parisien« . Selon elle, des millions de litres de rosé espagnol ont ainsi été vendus pour du vin français.

Alexandre Chevallier, le directeur de cabinet adjoint de la DGCCRF, explique au quotidien que « ces cas de francisation concernent plus de 70.000 hectolitres de vin ». Soit l’équivalent de 10 millions de bouteilles de rosé.

Un établissement sur 5 concerné

22% des établissements contrôlés présentaient une anomalie d’étiquetage, précise le journal. Dans environ un établissement contrôlé sur cinq, le rosé présenté comme français était en réalité espagnol… et beaucoup moins cher, puisqu’en 2016 le rosé en vrac espagnol se vendait à 0,34 EUR/litre pour 0,75 à 0,90 EUR/litre pour le rosé français.

Les enquêteurs ont relevé nombre d’exemples d’étiquettes trompeuses, aussi bien sur les bouteilles que sur les cubis. « Parfois […] la mention d’origine figurait uniquement sous la poignée et n’était donc pas directement visible », remarque Quentin Guyonnet-Dupérat, en charge du contrôle des boissons auprès du quotidien.

Certains professionnels excellent même dans ces pratiques douteuses… « Le Parisien » rapporte par exemple le cas d’un négociant situé près de Narbonne qui aurait maquillé à lui seul 30.000 hectolitres de vin en trois ans ! Des procédures pénales pour tromperie, pratique commerciale trompeuse, tromperie en bande organisée ou usurpation de signes de qualité ont été lancées

Des millions de litres de vin rosé espagnol vendus comme français

 Le HuffPost avec AFP
Des millions de litres de vin rosé espagnol vendus comme français
Des millions de litres de vin rosé espagnol vendus comme français

VINS – Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) montre que des millions de litres de rosé espagnol ont été vendus pour du vin français, révèle Le Parisien de ce lundi 9 juillet.

Après avoir reçu des alertes fin 2015 sur la francisation de vins espagnols, la DGCCRF a lancé une enquête en 2016 et 2017.

Alexandre Chevallier, le directeur de cabinet adjoint de la DGCCRF explique au quotidien que  » ces cas de francisation concernent plus de 70.000 hectolitres de vin ». Soit l’équivalent de 10 millions de bouteilles de rosé.

Dans près d’un établissement contrôlé sur cinq, le rosé présenté comme français était en réalité espagnol… et beaucoup moins cher, puisqu’en 2016 le rosé en vrac espagnol se vendait à 0,34€/litre pour 0,75 à 0,90€/litre pour le rosé français, selon le quotidien.

22% des établissements contrôlés présentaient une anomalie d’étiquetage, précise le journal.

Des injonctions de mises en conformité, des procès-verbaux et des procédures pénales pour tromperie ont été lancés par la la DGCCRF, précise Le Parisien.

Des millions de litres de rosé espagnol maquillés en vin français

Une enquête de la DGCCRF, dévoilée par « Le Parisien », alerte sur une arnaque au rosé. Des bouteilles de vin espagnol étaient maquillées en vin français.

avec AFP

De fausses informations étaient distillées sur les bouteilles de rosé afin de piéger les consommateurs peu attentifs.
De fausses informations étaient distillées sur les bouteilles de rosé afin de piéger les consommateurs peu attentifs.

© AFP/ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

 

 

 

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