« Guerre de civilisation »

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VTC, Uber, UberPop… c’est quoi la différence ?

VTC, Uber, UberPop... c'est quoi la différence ?
Des VTC. © PIERRE ANDRIEU / AFP

DECRYPTAGE – Alors qu’UberPop est une application illégale, Uber est une entreprise proposant un service de VTC, activité légale aux yeux de la justice française.

Bouchons, bagarres, voitures renversés… Jeudi, près de 3.000 chauffeurs de taxis en grève ont exprimé leur colère envers l’application UberPop, accusée de leur faire de la concurrence déloyale. Mais les VTC sont aussi dans la ligne de mire des taxis. Si vous n’avez rien compris à ce conflit, Europe 1 vous fait le portrait de chacun des protagonistes et de son positionnement face à la loi française.

#LES VTC

Les VTC, des chauffeurs formés et professionnels… On ne s’improvise pas chauffeur de VTC. Pour le devenir, il faut posséder le permis de conduire et suivre une formation de 250 heures minimum. L’apprenti chauffeur s’inscrit ensuite sur le registre national des professionnels de VTC, qui coûte 170 euros et doit être renouvelée tous les cinq ans. Ensuite, il crée sa propre société ou devient auto-entrepreneur. Il se rattache enfin à une entreprise qui lui fera bénéficier d’une plate-forme de réservation, par exemple Uber, AlloCab, Chauffeur-privé ou encore Marcel Cab. Les VTC sont reconnaissables grâce une vignette verte et à leur carte professionnelle apposées sur le pare-brise.

… en règle avec la loi. Alors que des VTC ont été violemment pris à partie par des chauffeurs de taxis jeudi, ce service est légal en France. Apparues en 2009, les Voitures de transport avec chauffeurs ont cependant créé dans un premier temps beaucoup de remous.

La loi Thévenoud, adoptée en octobre 2014, a, en théorie, mis fin au conflit. Mais pour clore définitivement le conflit, il a fallu attendre la décision du Conseil constitutionnel, tombée en mai dernier, qui vient clarifier un point litigieux de la loi Thévenoud.

Interdiction de marauder. Les VTC ont désormais interdiction de « marauder », c’est-à-dire de circuler sur la voie publique à la recherche de clients, et doivent se contenter des réservations via les plates-formes. Ils ne peuvent donc se faire héler par des clients et sont obligés de se garer entre deux courses. La maraude « électronique » leur est aussi interdite.

Les chauffeurs de taxis reprochent cependant à des chauffeurs de VTC de ne pas respecter ces règles. De plus, comme les VTC ne payent pas de licence, au contraire des taxis, ils continuent quand même à être perçus par certains comme des concurrents déloyaux.

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Protestation de taxis jeudi, lors de leur grève (LOIC VENANCE / AFP).

#UBER

Une entreprise de VTC parmi d’autres…. Uber est une start-up américaine, née en Californie en 2010. Et c’est… en France que le fondateur, Travis Kalanick et un de ses amis, ont eu l’idée de développer un service de chauffeurs. Après un conférence à Paris, les deux acolytes se retrouvent au restaurant où ils imaginent pouvoir commander une limousine rien qu’en appuyant sur un bouton. Après avoir conçu une application digitale, Uber voit le jour !

… mais la plus vorace. En France, mais aussi dans le monde, Uber est de loin la première entreprise de VTC. Installée dans l’Hexagone depuis 2011, elle propose désormais les services de 4.000 chauffeurs dans quatre villes : Paris, Lyon, Nice et Lille. Et au total, la société revendique un million de clients réguliers. La France est son troisième marché derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. Uber est aujourd’hui un mastodonte qui, en 2014, a réussi à lever 40 milliards de dollars.

#UBERPOP

UberPop et ses chauffeurs non professionnels. Si les VTC proposés par Uber sont dans les clous de la loi, il n’en est rien de l’application UberPop, débarquée en France en février 2014. Utilisable dans neuf villes de France, 1.000 chauffeurs l’utiliseraient pour trouver des clients. Problème, il s’agit de simples particuliers qui arrondissent ainsi leurs fins de mois.

Les formalités pour travailler pour UberPop sont minimales : avoir 21 ans, le permis de conduire et un casier judiciaire vierge. L’inscription sur internet prend, elle, une poignée de minutes. Non déclarés auprès de l’Etat, ces chauffeurs improvisés ne payent pas de charges sur leurs revenus, au contraire des taxis et des VTC. Et, comme rien ne les oblige à déclarer l’argent gagné, cela peut s’apparenter à du travail au noir.

La justice avance… lentement. Uber, qui a d’abord fait passer UberPop comme un service de covoiturage, s’est fait taper sur les doigts par la justice française. En octobre 2014, le tribunal de Paris a dénié cette qualité, condamnant la start-up californienne à 100.000 euros d’amende. Mais Uber a fait appel, suspendant pour le moment la condamnation. Il faudra désormais attendre octobre pour être fixé sur le sort de cette application.

L’Etat, de son côté, n’est pas resté inactif. Le 1er janvier 2015, un décret a interdit UberPop en France. La police est donc désormais habilitée à contrôler des chauffeurs soupçonnés de travailler pour UberPop et de les sanctionner pour « travail dissimulé » et « exercice illégal d’une profession réglementée ». L’état ne peut guère faire plus, selon Matignon qui a déclaré jeudi : « on a fait ce qu’il fallait faire, maintenant il faut que la justice agisse ». Seul un juge peut par exemple désactiver l’application.

Deux dirigeants d’Uber en garde à vue en France

Le Monde.fr avec AFP

Une enquête préliminaire ouverte à la fin de 2014 vise ce système de mise en relation de clients avec des particuliers pour les transporter contre rémunération, mais sans s’acquitter de charges sociales.

Deux dirigeants d’Uber ont été placés en garde à vue, lundi 29 juin, à Paris, dans le cadre d’une enquête sur l’application mobile UberPop, a-t-on appris de sources policières.

Dans un communiqué, Uber France précise que Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur général d’Uber pour l’Europe de l’Ouest, et Thibaud Simphal, directeur général d’Uber France, ont répondu de plein gré à une convocation de la brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information (Befti) « dans le cadre d’une procédure en cours ».

Lire aussi : Face à Uber, les taxis estiment que leur « survie est en jeu »

Enquête ouverte depuis novembre

Ouverte en novembre 2014, cette enquête préliminaire vise un système d’« organisation illégale » de mise en relation de clients avec des particuliers pour les transporter contre rémunération, mais sans s’acquitter de charges sociales.

Le service de taxis amateurs avait déjà fait en mars l’objet de perquisitions, dont une à son siège parisien, dans le cadre de cette même enquête. Lors des perquisitions, de la documentation, des téléphones portables et des ordinateurs avaient été saisis.

L’enquête vise aussi des faits présumés de « conservation illégale de données à caractère personnel au-delà de la durée prévue préalablement à la mise en œuvre du traitement ». Ce volet porte sur la collecte des données des clients et de possibles infractions à la loi informatique et libertés de 1978.

Selon la loi française, la collecte de données personnelles — par exemple dans un fichier client — doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), ce qu’Uber n’a pas fait. Ce manquement peut théoriquement être sanctionné de cinq ans de prison et de 300 000 euros d’amende

Uber conteste également depuis plusieurs mois la loi Thévenoud du 1er octobre 2014, qui encadre l’activité des voitures de transport avec chauffeur (VTC). La maison-mère américaine a déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne afin d’obtenir l’annulation de cette loi.

Les taxis parisiens avaient protesté jeudi et vendredi, lors de journées de mobilisation émaillées de violences, contre la concurrence de ces simples particuliers qui transportent des clients dans leur véhicule.

Gestes de fermeté du gouvernement

Jeudi soir, après avoir reçu des représentants des taxis, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait multiplié les gestes de fermeté. « UberPop est un service illégal, il doit être fermé », avait-il asséné, tout en reconnaissant que seule la justice pouvait prononcer une telle fermeture.

Pour donner suite à la déclaration du ministre, tous les comités opérationnels départementaux antifraudes devaient se réunir lundi sous l’autorité des préfets et des procureurs « pour mettre en place toutes les mesures permettant de réprimer l’exercice illégal de la profession de taxi », comme le demande M. Cazeneuve.

Après la garde à vue des deux responsables d’Uber, les représentants des taxis ont réagi favorablement : « On est bien content que l’Etat cherche à savoir si les lois républicaines sont bien appliquées », a déclaré Didier Hogrel, président de la Fédération nationale du taxi (FNDT), estimant qu’« une action comme celle-là montre la bonne volonté du gouvernement et de la justice ».

Lire aussi : Le gouvernement à l’assaut du « travail illégal » d’UberPop

Les dirigeants d’Uber France et d’Uber Europe de l’Ouest en garde à vue

UBERPOP

TRANSPORTS – Les deux dirigeants d’Uber France ont été placés lundi en garde à vue par la police judiciaire parisienne dans une enquête sur leur application mobile UberPOP, ont affirmé à l’AFP des sources judiciaires et proches du dossier, confirmant une information d’iTÉLÉ.

Ouverte le 27 novembre 2014, cette enquête est antérieure à la journée de mobilisation des taxis jeudi contre le travail clandestin dans leur secteur. Des manifestations de taxis avaient été émaillées de violence ce jour-là.

L’enquête vise un système d' »organisation illégale » de mise en relation de clients avec des particuliers pour les transporter contre rémunération mais sans s’acquitter de charges sociales.

Un porte-parole d’Uber France a confirmé que son directeur général Thibaud Simphal était entendu par la PJ, tout comme le directeur pour l’Europe de l’Ouest, Pierre-Dimitri Gore Coty.

Les taxis satisfaits

L’annonce du placement en garde à vue des deux dirigeants d’Uber a été accueillie favorablement par les représentants des taxis.

« On est bien content que l’État cherche à savoir si les lois républicaines sont bien appliquées », a déclaré à l’AFP Didier Hogrel, président de la Fédération nationale du taxi (FNDT), estimant qu' »une action comme celle-là montre la bonne volonté du gouvernement et de la justice ». « Au-delà des déclarations d’intention, nous demandons le retrait de l’application » UberPOP et qu’elle soit « purement et simplement interdite », a-t-il ajouté.

Le président de l’Union nationale des taxis (UNT), Alain Griset, a même souhaité que les dirigeants d’Uber « soient condamnés », dénonçant « une incitation industrielle au travail dissimulé ». « Ils ne sont pas au-dessus des lois, il faut qu’ils comprennent que la loi s’applique à tout le monde », a-t-il insisté.

En mars, le siège parisien d’Uber France avait été perquisitionné. De la documentation, des téléphones portables et des ordinateurs avaient alors été saisis.

Possibles infractions à la loi informatique et libertés de 1978

C’est l’application pour smartphones UberPOP qui est visée par cette enquête. Ce service de mise en relation relève d’une activité illégale, visée par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014 qui a renforcé les sanctions.

L’enquête vise aussi des faits présumés de « conservation illégale de données à caractère personnel au-delà de la durée prévue préalablement à la mise en œuvre du traitement », a précisé la source judiciaire à l’AFP. Ce volet porte sur la collecte des données des clients et de possibles infractions à la loi informatique et libertés de 1978.

Uber conteste depuis plusieurs mois la loi Thévenoud qui encadre l’activité des voitures de transport avec chauffeur (VTC). La maison-mère américaine a déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne, afin d’obtenir l’annulation de cette loi.

Jeudi soir, après avoir reçu des représentants des taxis, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait multiplié les gestes de fermeté. « UberPOP est un service illégal, il doit être fermé », avait-il martelé tout en reconnaissant que seule la justice pouvait prononcer une telle fermeture.

Dans la foulée de ses déclarations, tous les comités opérationnels départementaux antifraude devaient se réunir ce lundi sous l’autorité des préfets et des procureurs « pour mettre en place toutes les mesures permettant de réprimer l’exercice illégal de la profession de taxi », avait-il annoncé.

Lire aussi :

» Taxis/VTC: « Il y a une place pour tout le monde », selon Valls

» UberPOP: 200 renforts à Paris pour la police des taxis

» Près de 6 Français sur 10 ne portent pas les taxis dans leur cœur

UberPOP: les deux dirigeants d’Uber France en garde à vue

 LEXPRESS.fr avec AFP

french-taxi-drivers-who-are-on-strike-block-the-traffic-on-the-paris-ring-road-during-a-national-protest-against-car-sharing-service-uber-in-paris_5365395Paris 25/06/2015. Manifestation de taxis contre Uber.            REUTERS/Charles Platiau

Alors que les autorités ont renforcé les contrôles contre les véhicules offrant leurs services par UberPOP, les dirigeants de la filiale française concurrente des taxis ont été placés en garde à vue.

Les deux dirigeants d’Uber France ont été placés ce lundi en garde à vue par la police judiciaire parisienne dans une enquête sur leur application mobile UberPOP, ont affirmé à l’AFP des sources judiciaires et proches du dossier, confirmant une information d’iTÉLÉ. Ouverte le 27 novembre 2014, cette enquête est antérieure à la journée de mobilisation des taxis jeudi contre le travail clandestin dans leur secteur. Des manifestations de taxis avaient été émaillées de violence ce jour-là.

L’enquête vise un système d' »organisation illégale » de mise en relation de clients avec des particuliers pour les transporter contre rémunération mais sans s’acquitter de charges sociales. Un porte-parole d’Uber France a confirmé que son directeur général Thibaud Simphal était entendu par la PJ, tout comme le directeur pour l’Europe de l’Ouest, Pierre-Dimitri Gore-Coty. En mars, le siège parisien d’Uber France avait été perquisitionné. De la documentation, des téléphones portables et des ordinateurs avaient alors été saisis.

Uber a porté plainte contre la France auprès de la Commission européenne

C’est l’application pour smartphones UberPOP qui est visée par cette enquête. Ce service de mise en relation relève d’une activité illégale, visée par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014 qui a renforcé les sanctions. L’enquête vise aussi des faits présumés de « conservation illégale de données à caractère personnel au-delà de la durée prévue préalablement à la mise en oeuvre du traitement », a précisé la source judiciaire. Ce volet porte sur la collecte des données des clients et de possibles infractions à la loi informatique et libertés de 1978.

Uber conteste depuis plusieurs mois la loi Thévenoud qui encadre l’activité des voitures de transport avec chauffeur (VTC). La maison-mère américaine a déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne, afin d’obtenir l’annulation de cette loi.

Jeudi soir, après avoir reçu des représentants des taxis, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait multiplié les gestes de fermeté. « UberPOP est un service illégal, il doit être fermé », avait-il martelé tout en reconnaissant que seule la justice pouvait prononcer une telle fermeture. Dans la foulée de ses déclarations, tous les comités opérationnels départementaux antifraude devaient se réunir ce lundi sous l’autorité des préfets et des procureurs « pour mettre en place toutes les mesures permettant de réprimer l’exercice illégal de la profession de taxi », avait-il annoncé.

UberPop : les raisons d’une garde à vue

L' ObsJuliette Pousson
Deux dirigeants du service de VTC Uber ont été placés en garde à vue. Une étape supplémentaire dans la pression qu’exerce le gouvernement contre le service « low-cost » UberPop, qui énerve tant les taxis.
Un contrôle de police à l’aéroport Charles de Gaulle contre un chauffeur UberPop. (Eric DESSONS/JDD/SIPA)Un contrôle de police à l’aéroport Charles de Gaulle contre un chauffeur UberPop. (Eric DESSONS/JDD/SIPA)

L’étau se resserre autour d’UberPop. Deux dirigeants de la société américaine ont été placés en garde à vue ce lundi dans les locaux de la police judiciaire (PJ) de Paris. Il s’agirait de Thibaud Simphal, directeur général d’Uber France, et de Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur d’Uber Europe, précise « Le Monde ».

Ce qui pose problème

La PJ parisienne entend les deux dirigeants dans le cadre d’une enquête ouverte en novembre 2014 pour activité illégale de la profession de taxi, et dissimulation de données informatiques.

En cause : le service UberPop qui met en relation des clients avec des particuliers pour les transporter contre rémunération.

Les chauffeurs ne payent ni cotisations ni impôts, ne sont pas assurés professionnellement, et n’ont pas suivi les 250 heures de formation nécessaires. Pourtant, ils continuent de rouler.

Ce que change la Loi Thévenoud

En octobre 2014, la loi Thévenoud est votée. Il est désormais interdit de proposer une prestation de transport routier « à titre onéreux », si l’on n’est pas enregistré comme chauffeur de taxi ou Véhicule de tourisme avec chauffeurs (VTC). Le service UberPop entre directement dans le viseur de la justice, avec ses chauffeurs non professionnels.

Le 1er janvier 2015, la loi entre en vigueur. Les conducteurs UberPop arrêtés encourent jusqu’ à un an de prison, 15.000 euros d’amende, une suspension du permis et la confiscation du véhicule. Les organisateurs risquent des condamnations plus lourdes : deux ans d’emprisonnement et 300.000 euros d’amende.

L’enquête

Le tribunal correctionnel de Paris condamne UberPop, en octobre 2014, à 100.000 euros d’amende, pour avoir abusivement présenté sa société comme un service de covoiturage.

Un mois plus tard, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire contre l’activité « low-cost » de l’Américain Uber. Le motif : « organisation illégale » de « système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent au transport routier (d’autres personnes) à titre onéreux ».

L’enquête se concentre aussi sur des faits présumés de « conservation illégale de données à caractère personnel au-delà de la durée prévue préalablement à la mise en œuvre du traitement », rappelle « Le Monde ». Cette fois, la société Uber toute entière est visée et plus seulement son service Pop. Le 16 mars, le siège parisien d’Uber France est perquisitionné. Des téléphones portables, de la documentation et des ordinateurs sont saisis.

L’entreprise californienne se défend et multiplie les offensives judiciaires. La société dépose quatre Questions prioritaires de constitutionnalité (QPC). Le Conseil Constitutionnel en rejette deux, et en valide une (la liberté tarifaire). La dernière QPC concerne directement UberPop mais le verdict ne tombera pas avant septembre.

De nouveaux arrêtés préfectoraux

Début juin, la tension monte d’un cran quand Uber décide de déployer son service « low-cost » et illégal dans plusieurs villes de France. Les taxis se mobilisent et les manifestations de la semaine passée dégénèrent. Des violences sont signalées à l’encontre des conducteurs UberPop, mais aussi de VTC.

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur monte au créneau, et avec lui François Hollande. Le président dénonce une activité qui « ne respecte aucune règle » fiscale ou sociale, et exige qu’UberPop soit « dissous », note « Le Figaro ». Le gouvernement a choisi son camp et la société américaine n’en fait pas partie.

Des arrêtés préfectoraux sont pris dans plusieurs départements, dont Paris jeudi dernier, afin de faciliter l’application de la loi Thévenoud. 420 procédures ont déjà été ouvertes depuis janvier contre des chauffeurs UberPop.

UberPOP : les deux dirigeants d’Uber France en garde à vue

Le Point – Publié le 29/06/2015 à 16:30 – Modifié le 29/06/2015 à 19:48

Une enquête préliminaire, ouverte en novembre 2014, vise l’application d’Uber qui met en relation des chauffeurs avec des particuliers.

Uber, et notamment UberPOP, provoque une importante mobilisation des taxis qui hurlent à la concurrence déloyale.
Uber, et notamment UberPOP, provoque une importante mobilisation des taxis qui hurlent à la concurrence déloyale. © TENGKU BAHAR/AFP

Deux dirigeants d’Uber ont été placés en garde à vue lundi à Paris, dans le cadre d’une enquête sur l’application mobile controversée UberPOP, suscitant la satisfaction des taxis en conflit ouvert avec le groupe américain et sa filiale française. Les deux dirigeants d’Uber ont été placés en garde à vue par la police judiciaire parisienne, ont affirmé à l’AFP des sources judiciaires et proches du dossier, confirmant une information d’i-Télé.

Uber a précisé dans un communiqué que son directeur général, Thibaud Simphal, et son directeur pour l’Europe de l’Ouest, Pierre-Dimitri Gore-Coty, s’étaient « spontanément rendus à la brigade d’enquête sur les fraudes aux technologies de l’information ». Les deux dirigeants devaient être entendus « dans le cadre d’une procédure datant de plusieurs mois » et ont « tous deux été placés en garde à vue », a ajouté Uber.

L’enquête, ouverte le 27 novembre 2014, vise l’application pour smartphone UberPOP, au titre d’une présumée « organisation illégale » de mise en relation de clients avec des particuliers pour les transporter contre rémunération, mais sans s’acquitter de charges sociales. Ce service relève d’une activité illégale, visée par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014, qui a renforcé les sanctions. C’est contre cette activité que les taxis ont protesté jeudi, lors de blocages parfois émaillés de violence, provoquant de gros embouteillages, notamment autour de Paris. Dans cette enquête, le siège parisien d’Uber France avait été perquisitionné en mars. De la documentation, des téléphones portables et des ordinateurs avaient alors été saisis.

L’enquête vise aussi des faits présumés de « conservation illégale de données à caractère personnel au-delà de la durée prévue préalablement à la mise en oeuvre du traitement », a précisé la source judiciaire à l’AFP. Ce volet porte sur la collecte des données des clients et de possibles infractions à la loi informatique et libertés de 1978. Uber conteste depuis plusieurs mois la loi Thévenoud qui encadre l’activité des voitures de transport avec chauffeur (VTC), et surtout interdit l’application UberPOP. La maison mère américaine a déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne, afin d’obtenir l’annulation de cette loi.

« Pas au-dessus des lois »

L’annonce du placement en garde à vue des deux dirigeants d’Uber a été accueillie favorablement par les représentants des taxis, qui s’étaient mobilisés jeudi contre UberPOP. « On est bien content que l’État cherche à savoir si les lois républicaines sont bien appliquées », a déclaré à l’AFP Didier Hogrel, président de la Fédération nationale du taxi (FNDT), estimant qu' »une action comme celle-là montre la bonne volonté du gouvernement et de la justice ». « Au-delà des déclarations d’intention, nous demandons le retrait de l’application » UberPOP et qu’elle soit « purement et simplement interdite », a-t-il ajouté.

Le président de l’Union nationale des taxis (UNT), Alain Griset, a même souhaité que les dirigeants d’Uber « soient condamnés », dénonçant « une incitation industrielle au travail dissimulé ». « Ils ne sont pas au-dessus des lois, il faut qu’ils comprennent que la loi s’applique à tout le monde », a-t-il insisté.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait déjà qualifié jeudi UberPOP de « service illégal (qui) doit être fermé », tout en reconnaissant que seule la justice pouvait prononcer une telle fermeture. Tous les comités opérationnels départementaux antifraude (Codaf) devaient se réunir ce lundi sous l’autorité des préfets et des procureurs « pour mettre en place toutes les mesures permettant de réprimer l’exercice illégal de la profession de taxi », avait-il annoncé. La préfecture de police de Paris a d’ores et déjà reçu samedi le renfort de 200 policiers pour épauler les 80 fonctionnaires de la brigade des « Boers » en charge des taxis parisiens.

UberPOP: deux dirigeants d’Uber en garde à vue, les taxis satisfaits

Les deux dirigeants d’Uber France ont été placés lundi en garde à vue par la police judiciaire parisienne dans une enquête sur leur application mobile UberPOP, ont affirmé à l’AFP des sources judiciaires et proches du dossier, confirmant une information d’iTÉLÉ.

Deux dirigeants d’Uber ont été placés en garde à vue lundi à Paris, dans le cadre d’une enquête sur l’application mobile controversée UberPOP, suscitant la satisfaction des taxis en conflit ouvert avec le groupe américain et sa filiale française.

Les deux dirigeants d’Uber ont été placés en garde à vue par la police judiciaire parisienne, ont affirmé à l’AFP des sources judiciaires et proches du dossier, confirmant une information d’iTÉLÉ.

Uber a précisé dans un communiqué que son directeur général, Thibaud Simphal, et son directeur pour l’Europe de l’Ouest, Pierre-Dimitri Gore-Coty, s’étaient « spontanément rendus à la brigade d’enquête sur les fraudes aux technologies de l’information ».

Les deux dirigeants devaient être entendus « dans le cadre d’une procédure datant de plusieurs mois » et ont « tous deux été placés en garde à vue », a ajouté Uber.

L’enquête, ouverte le 27 novembre 2014, vise l’application pour smartphones UberPOP, au titre d’une présumée « organisation illégale » de mise en relation de clients avec des particuliers pour les transporter contre rémunération mais sans s’acquitter de charges sociales.

Ce service relève d’une activité illégale, visée par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014, qui a renforcé les sanctions. C’est contre cette activité que les taxis ont protesté jeudi, lors de blocages parfois émaillés de violence, provoquant de gros embouteillages, notamment autour de Paris.

Dans cette enquête, le siège parisien d’Uber France avait été perquisitionné en mars. De la documentation, des téléphones portables et des ordinateurs avaient alors été saisis.

L’enquête vise aussi des faits présumés de « conservation illégale de données à caractère personnel au-delà de la durée prévue préalablement à la mise en ?uvre du traitement », a précisé la source judiciaire à l’AFP. Ce volet porte sur la collecte des données des clients et de possibles infractions à la loi informatique et libertés de 1978.

Uber conteste depuis plusieurs mois la loi Thévenoud qui encadre l’activité des voitures de transport avec chauffeur (VTC), et surtout interdit l’application UberPOP. La maison-mère américaine a déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne, afin d’obtenir l’annulation de cette loi.

– « Pas au-dessus des lois » –

L’annonce du placement en garde à vue des deux dirigeants d’Uber a été accueillie favorablement par les représentants des taxis, qui s’étaient mobilisés jeudi contre UberPOP. »On est bien content que l?État cherche à savoir si les lois républicaines sont bien appliquées », a déclaré à l’AFP Didier Hogrel, président de la Fédération nationale du taxi (FNDT), estimant qu' »une action comme celle-là montre la bonne volonté du gouvernement et de la justice ».

« Au-delà des déclarations d’intention, nous demandons le retrait de l’application » UberPOP et qu’elle soit « purement et simplement interdite », a-t-il ajouté.

Le président de l’Union nationale des taxis (UNT), Alain Griset, a même souhaité que les dirigeants d’Uber « soient condamnés », dénonçant « une incitation industrielle au travail dissimulé ».

« Ils ne sont pas au-dessus des lois, il faut qu’ils comprennent que la loi s’applique à tout le monde », a-t-il insisté.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait déjà qualifié jeudi UberPOP de « service illégal (qui) doit être fermé », tout en reconnaissant que seule la justice pouvait prononcer une telle fermeture.

Tous les comités opérationnels départementaux antifraude (Codaf) devaient se réunir ce lundi sous l’autorité des préfets et des procureurs « pour mettre en place toutes les mesures permettant de réprimer l’exercice illégal de la profession de taxi », avait-il annoncé.

La préfecture de police de Paris a d’ores et déjà reçu samedi le renfort de 200 policiers pour épauler les 80 fonctionnaires de la brigade des « Boers » en charge des taxis parisiens.

UberPop : deux chauffeurs en garde à vue à Paris

UberPop : deux chauffeurs en garde à vue à Paris
L’application UberPop. © THOMAS OLIVA / AFP

UBERPOP VS TAXIS – L’un des deux chauffeurs s’est vu saisir son véhicule et son téléphone portable. Par ailleurs, le service chargé d’appliquer la réglementation des taxis a reçu un renfort de 200 policiers.

La préfecture de police de Paris accélère son offensive envers UberPop. Dans un communiqué publié samedi, elle annonce que deux chauffeurs, qui utilisaient l’application UberPop, ont été interpellés vendredi dans les 10e et 8e arrondissement de la capitale et placés en garde à vue. Pas moins de 200 policiers vont en outre venir en renfort afin de faire appliquer la réglementation des taxis dans la capitale. Jeudi, près de 3.000 chauffeurs de taxis en grève ont exprimé leur colère contre l’application UberPop ainsi que contre les VTC, qu’ils accusent de concurrence déloyale.

Téléphones portables saisis. Le premier conducteur s’est vu saisir son véhicule de transport ainsi que son téléphone portable. Le deuxième a aussi eu son portable saisi mais sa voiture lui a été restituée.

La préfecture rappelle dans son communiqué qu’il s’agit de la deuxième saisie de véhicule dans le cadre de la répression des chauffeurs UberPop, qui utilisent une application illégale pour trouver des clients à transporter. Depuis le 1er janvier, « près de 400 procédures judiciaires » ont été lancées à l’encontre de ces particuliers qui s’improvisent chauffeurs de taxis, précise le communiqué.

De 80 policiers à 280 policiers. La préfecture a de plus décidé de muscler ses effectifs. Le service des « BOERS », qui a pour mission de faire respecter la réglementation des taxis et qui compte 80 policiers, va recevoir le renfort de 200 agents, issus de la Direction de l’ordre public et de circulation (DOPC). Mais les autres services policiers peuvent aussi effectuer des contrôles liés aux transports. C’est d’ailleurs la BAC qui a interpellé les deux chauffeurs UberPop gardés à vue.

UberPop, une application illégale ? L’application UberPop, proposée en France depuis février 2014 par le service de VTC américain Uber, permet à des particuliers de s’improviser chauffeurs en les faisant entrer en relation avec des clients. L’Etat a publié, le 1er janvier dernier, un arrêté déclarant l’application illégale. Présentée d’abord comme du covoiturage, la justice française lui a, de son côté, dénié cette caractéristique en octobre 2014 mais Uber a fait appel, rendant suspensif la condamnation. La balle est désormais dans le camp des tribunaux qui, seuls, pourraient faire interdire UberPop.

La police déploie les gros moyens contre les chauffeurs d’UberPop

Joffrey Vovos

Parvis de la gare de Lyon (XIIe), en mars. Un contrôle de la police des taxis. Près de 400 procédures judiciaires ont été initiées depuis le début de l’année à Paris contre des utilisateurs d’applications illégales de type UberPop.
Parvis de la gare de Lyon (XIIe), en mars. Un contrôle de la police des taxis. Près de 400 procédures judiciaires ont été initiées depuis le début de l’année à Paris contre des utilisateurs d’applications illégales de type UberPop. (LP/Benoît Hasse.)

Nouveau tir de barrage contre UberPop, ce service de transport payant entre particuliers. La préfecture de police (PP) de Paris a annoncé ce week-end qu’elle renforçait « les Boers », la police des taxis. Les 83 hommes qui composent cette brigade spécialisée (lire ci-dessous) ont reçu l’appui de 200 hommes de la sous-direction régionale de la circulation et de la sécurité routière.

« Ils patrouilleront 24 heures sur 24 en voiture banalisée et en civil avec pour mission prioritaire de faire appliquer l’arrêté préfectoral pris jeudi », détaille le commissaire Pierre-Etienne Hourlier, chef de la division prévention et répression de la délinquance routière à la PP.

En plein mouvement de grogne des taxis contre la société Uber, Bernard Boucault, le préfet de police de Paris, a décidé, « en application de la loi du 1er octobre 2014 » et à la demande du ministère de l’Intérieur, d’interdire l’utilisation d’UberPOP et deux autres services similaires : Heetch et Djump. Une mesure qui s’applique à Paris et en petite couronne ainsi que dans les aéroports d’Orly et de Roissy.

Véhicules et téléphone confisqués« C’est conforme à ce que nous avait annoncé jeudi Bernard Cazeneuve (NDLR : le ministre de l’Intérieur), commente sans triomphalisme Alain Griset, président de l’Union nationale des taxis. Nous avons un nouveau rendez-vous avec lui vendredi prochain. Nous verrons bien si tout cela est efficace. »

Selon Pierre-Etienne Hourlier, ces renforts portent déjà leurs fruits. « Depuis vendredi, nous avons réalisé une dizaine d’interpellations », se félicite le commissaire. Et de rappeler les peines encourues pour exercice illégal de la profession de taxi : un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. « Nous avons également reçu des consignes pour saisir les véhicules et les téléphones », prévient encore l’officier.

En tout, près de 400 procédures judiciaires ont été initiées par la PP depuis le début de l’année contre des utilisateurs d’applications de type UberPop. Mais pour l’heure, la peur du gendarme ne jouerait pas vraiment, à en croire la société Uber qui continue de vouloir prouver la légalité de son service. « Pour le moment, nous n’avons constaté ni désistement chez les conducteurs, ni baisse du nombre de clients », assure un porte-parole de l’entreprise américaine.

Une brigade qui tire son nom de l’argot Depuis la création de leur service en 1938, les agents de la police des taxis sont aussi appelés « Boers ». Ces fonctionnaires rattachés à la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris tirent leur surnom du mot « bourres ». Ce terme argotique désignait tout simplement les policiers. Il était utilisé par les cochers d’origine russe, des émigrés qui avaient quitté leur pays après la révolution de 1917. Déformé, le mot devint « boers ». Cette brigade compte aujourd’hui 80 fonctionnaires. Toujours en civil, les Boers sont chargés de la surveillance des transports payants de personne : taxis et voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), essentiellement.

Deux dirigeants d’Uber en France placés en garde à vue

PARIS (Reuters) – Les deux principaux dirigeants d’Uber en France ont été placés lundi en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait annoncé la semaine dernière qu’une plainte avait été déposée par ses soins contre les dirigeants français d’Uber, au moment où des milliers de chauffeurs de taxis français protestaient, parfois violemment, contre les chauffeurs clandestins.

La garde à vue a lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 27 novembre 2014 pour « organisation illégale » de « système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent au transport routier à titre onéreux ».

L’enquête, qui a vu la police et le parquet perquisitionner les bureaux d’Uber en mars, vise également la conservation de données à caractère personnel.

Dans un communiqué, Uber France précise que les deux dirigeants ont répondu de plein gré à une convocation « dans le cadre d’une procédure en cours. Uber est toujours désireux de travailler avec les autorités pour surmonter de possibles incompréhensions », dit la société.

Le gouvernement estime qu’Uber incite à des activités illégales en raison du conflit autour du service UberPOP, qui met en relation des clients avec des chauffeurs occasionnels et a provoqué la colère des taxis, déjà confrontés à la concurrence des VTC (voitures de tourisme avec chauffeur), légales, elles.

Si les autres activités permises par l’application Uber sont autorisées, UberPOP est interdite par la loi Thévenoud de 2014.

Les deux dirigeants placés en garde à vue sont Thibaud Simphal et Pierre-Dimitri Gore-Coty, respectivement directeur général d’Uber France et directeur pour l’Europe du Nord.

Bernard Cazeneuve affirmait que leurs déclarations, par lesquelles ils ont dit vouloir poursuivre leur activité de mise en relation grâce à UberPOP, incitaient les particuliers à violer la loi.

Thibaud Simphal avait notamment estimé que les arrêtés pris par des préfets pour interdire l’utilisation d’UberPOP, ne « changeaient rien » et qu’il y aurait toujours des clients et des conducteurs pour utiliser ses services.

François Hollande avait appuyé cette stratégie et annoncé qu’UberPOP allait être « dissous », même si sa fermeture suppose une décision de justice.

Uber, qui juge cette interdiction contraire à la liberté d’entreprendre, a obtenu de la Cour de cassation que la question soit soumise au Conseil constitutionnel.

 

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Commentaires

SebastienR                Justice!!      Heureusement qu’ils sont taxis et pas juges sinon la justice serait expéditive… Et bravo à la France qui ne loupe jamais une occasion d’attirer les capitaux étrangers…
yenamarre36               Dur avec les faibles et faible…… Avec les durs !  C’est disproportionné !                                          Et j’espère en plus que les avocats de la défense iront jusqu’au bout… !

Il y a fort à parier que nos dirigeants vont devoir manger leurs chapeaux.
En fait, il s’agit de sacrifier UBER pour complaire aux taxis… !
Affaire à suivre !
C’est vrai que notre ministre a déclaré :
« J’ai donné ordre à la Justice… …  » !
N’est-ce pas merveilleux ?

L’aventurier                Il est normal que toutes activités sur le sol français soit soumis au charges sociales, pourtant lorsque l’on regarde le transport de marchandises certains ont délocaliser dans les pays de l’est et envoie chez nous des camions avec des chauffeurs dont les charges sociales ne sont pas acquittées en France. Pour les licences de taxis je trouve cette pratique un peu illégale dans la mesure où ces dernières sont attribuées par l’état gratuitement, donc il devrait en être de même pour n’importe qui sans restriction, comme une carte verte dans le transport.
gjn                                 Le virage se prend.                                                                                                                         Les politiques vont se faire virer.

hier ils ne communiquaient pas. Maintenant ils nous dévoilent leur talents!
enfin… Le français va gérer… Il a compris.
ouf… ; on a eu chaud… ; la démocratie est passée près du précipice.

Speed74                       Bla bla car      Franchement rien a voir avec Uber. J’en fait régulièrement et cela me permet une participation aux frais d’essence et d’autoroute car franchement faire Paris Annecy pour 30€ je ne vous pas où est l’enrichissement. Même avec 2 passagers ça paie a peine le gasoil !
bientôt la fin?             Euh ! Et blablacar ?     Parce que je ne vois pas une différence fondamentale entre les deux !         ah si, blablacar c’est la SNCF ! Donc c’est légal même si le principe est le même : mettre en relation un chauffeur amateur et des passagers qui payent leur transport au chauffeur…

@zaratustra :               Je pense que vous oubliez de noter que c’est la commission départementale ou communale qui autorise la revente des licences. J’ai siégé assez longtemps dans cette commission en préfecture et maintenant dans ma commune, où je représente les usagers et non les taxis, pour assister à ce genre de transactions entre les fédérations syndicales qui sont d’accord pour la vente des licences mais contre le fait d’augmenter le nombres des VTC qui ne sont pas assujettis aux mêmes obligations que les taxis professionnels.

JOREY51                     chez les taxis les impôts qui est réglo ??

zaratustra

@papyjr13 :                  un petit rappel papyjr : les licences ont été délivrées gratuitement par l’Etat. Ce sont les taxis qui se les revendent entre eux , tout en faisant le maximum pour qu’il y ait le moins possible de taxis. C’est l’honnêteté même n’est ce pas ? Quant au vocabulaire très répandu, qui consiste à inverser les flux en ce qui concerne les impôts et les taxes, et que vous utiliser vous même, je n’y adhère pas. Les prélèvements de l’Etat sont des prélèvements, très élevés dans ce pays (la moitié du PIB). par exemple, quand on dit qu’une baisse de charge est un « cadeau » aux entreprises, on oublie que les charges sont intrinséquement, au contraire, un « cadeau » à la solidarité commune. C’est purement sémantique, mais significatif d’un état d’esprit qui a corrompu notre pensée politique et sociale. A terme, malgré vos cris et gémissements, toute la planète adoptera les solutions rationnelles et efficaces pour le transport individuel, tout le monde y gagnera, y compris les Etats qui sauront très bien comment ponctionner leur part du chiffre d’affaires…

toon69toon69          EN garde à vue ……oué mais ça fait six mois que c’est interdit donc si les taxis ne manifestent pas on ne les place pas en garde à vue ?,,,,,,

Vieil Actif                      Quelle différence entre le style BlablaCar et Uber Pop ?? le système de géolocalisation d’Uber est la seule vraie différence, et on ne voit pas comment on pourrait l’interdire, à moins de retourner au moyen age. Quand vous montez dans une voiture de particulier de BlablaCar pour faire un Paris Lyon, le chauffeur présente les mêmes caractéristiques que celui d’Uber : opportuniste occasionnel ou désir d’en faire, à terme, un métier, toute la gamme existe, et l’argent rentre de façon transparente, puisqu’il est viré sur les comptes des chauffeurs dans les deux cas. Qu’il faille trouver un équilibre en ce qui concerne les charges sociales, c’est une évidence. Mais de là à interdire, il y a vraiment quelque chose qui cloche..On le fait, l’autopartage, ou on le fait pas ? J’ai connu un chauffeur Uber Pop qui habitait en lointaine banlieue et qui utilisait le service pour caser quelqu’un dans sa voiture en allant et en rentrant du boulot. Croyez-vous que les taxis peuvent rendre de tels services? Regardons les choses comme elles sont : les taxis ont organisé la pénurie avec le numerus clausus, se sont revendus des licences au départ gratuites, ont retardé toute innovation (Smartphone pour demander une voiture,paiement par carte, qualité de service etc..) Pour finir, les jeunes taxis ont notre sympathie, victimes de la voracité de la corporation, mais les vieux de la vieille que je connais ne sont pas à plaindre pour leur retraite. Quant aux politiques, comme d’habitude, ils obéissent à leur crédo électoral : on cède seulement quand çà casse dans les rues et sur les routes..

olf4444                             Pour ma part, une ouverture à la concurrence doit être loyale et égale. Fiscalement, les deux statuts doivent être égaux et mieux encadrés, maintenant je trouve lamentable l »attitude des taxis, déjà peu aimables avant ces événements et surtout très peu honnêtes sur certains circuits à Paris. Il faut savoir se remettre en cause, personnellement je n’ai pas eu l’occasion d’utiliser Uber ou Vtc, je ne demande pas à ce qu' »on m’ouvre la porte etc mais un bonjour souriant serait le bienvenu chez les taxis qui font trop souvent la gueule car vous allez trop loin ou trop près. Que le gouvernement adopte un traitement équitable pour les deux activités.

ma hab on 67                     Le libéralisme n’est pas la loi de la jungle! Sous prétexte de nouvelle économie, on doit accepter tout et n’importe quoi? Si on veut être avocat, il faut faire des études. Si on veut être taxi, il faut payer ses charges… C’est dans l’air du temps, malheur aux faibles. Ils seront écrasés. Mais tous bien-pensants oublient que les clients, ceux qui achètent leurs produits ce sont les mêmes qu’on veut précariser dans cette uber économie

tigrou tigronou                       J’avoue que je ne prends pas de taxi très souvent (5 ou 6 fois par an), mais je dois avoir de la chance, ils ont toujours été sympa. Peut être aussi parce que je leur pose des questions sur « leur » ville … Je ne connais pas l’accueil de « Uberpop », mais il n’est pas normal que 2 personnes exerçant une même activité n’aient pas les mêmes obligations fiscales et sociales ! Je soutiens les taxis dans cette bataille, mais je condamne leur violence, sous toutes ses formes.

Marc D                                  Certes cadré par la loi et avec une redéfinition du transport de passagers en voiture, l’avenir est à ce type de commerce en ligne dans le transport. Les taxis, vieux métier qui n’a pas su se réorganiser et s’adapter aux nouvelles technologies se meurt dans sa tour d’ivoire; ses privilèges d’un autre temps sont mis à mal, malheureusement par des sociétés étrangères bien plus créatives… On ne pleurera pas ce médiocre service à l’image accueillante offerte par les français….

GAD                                       Nous vivons là un choc de civilisation (sans S) : l’économie libérale cupide et rétrograde contre l’économie libérale sauvage excellemment manipulatrice Expéditeur: bernard hauchecorne Date: 26 février 2015 11:09:40 UTC+1 Destinataire: ALAIN GRUNFELD bernard.hauchecorne@sfr.fr> Date: 26 février 2015 11:09:40 UTC+1 Destinataire: ALAIN GRUNFELD

Juan Pancho                         Il existe visiblement un vide juridique pour couvrir cette nouvelle activité visiblement nécessaire puisqu’elle trouve des clients. Au lien de remplir ce vide, on préfère interdire. Solution simpliste, facile, rapide, et bien évidement inefficac. Elle ne fait que retarder l’échéance. C’est une démarche normale, humaine, mais un peu décevante de la part des gouvernants. On aurait osé espérer un peu plus de discernement, mais bon, si ils étaient plus intelligents, ils ne seraient peut-être là.

Jean-Michel Hardouin         C’est clair : un client préférera toujours payer moins. A quand le uberpop du bricolage, de la plomberie de la construction? Et pourquoi pas de la médecine ? Et comment irez-vous vous faire soigner ou instruire vos enfants si tout le monde échappé à l’impôt? Uberpop oui si les chauffeurs payent les assurances nécessaires (ce qu’ils ne font pas aujourd’hui) et les taxes sociales afférentes.

Rufus S.                              La loi est la loi, et Uber n’est rien de plus que du marché noir qui ne paie pas d’impôts, n’a pas d’assurance valable et autres beautés du même genre. Et pour les libertariens et autres gentils amateurs de débrouille, un petit rappel : quand l’économie se tourne massivement vers le marché noir et le non-paiement des impôts, elle finit de façon grecque, ruinée et à la merci de toutes et tous.

oliver rowe                       En mobilisant des policiers pour une affaire de droit commercial, en instaurant un arrêté préfectoral puis en mettant en garde à vue ces 2 dirigeants, le gouvernement joue à fond la carte du conservatisme. Je parie qu’il se trompe sur toute la ligne et le droit français s’imposera à la juteuse chasse gardée du droit parisien.

Olivier LaurelliOlivier Laurelli                                                                                                                                                     Quelqu’un pour m’indiquer d’où sort ce délit de « dissimulation de données informatiques » ?                                cf https://reflets.info/le-delit-de-dissimulation-de-donnees-informatiques-uber-casse-toi-il-est-encore-temps/
Clok                                   Pour la rare fois ou on pouvait créer des emplois.                                                                           Non c’était trop beau, l’immobilisme et l’hyper contrôle c’est le projet France.
Jean Maurin                    Jamais un mouvement « revendicatif » n’a été aussi impopulaire … c’est pour ça que le gouvernement soutient les chauffeurs de taxis casseurs… quelle formidable clairvoyance !

En plus, maintenant ce n’est plus UberPop qui est visé, mais aussi les VTC, parfaitement légaux … autrement dit, les taxis réussissent à éradiquer la concurrence avec l’aide du gouvernement, tout en fournissant un « service » calamiteux.
C’est moderne, hein Macron !
Il ne manquera plus que le contribuable soit amené à payer pour rembourser les licences des voyous !!!

« Pour quelle raison » ?  Mais parce que le gouvernement veut faire plaisir aux taxis et … que la justice est indépendante, bien entendu.                                                                                                                     ,                                                Cependant, les taxis tels qu’on les connait, c’est fini, que le gouvernement leur fasse des ronds de jambe ou pas !       Quelle pitrerie sordide …

Isabelle  •

  • Que les taxis arrêtent d’arriver avec une prise en charge à x€, qu’ils acceptent toutes les courses, qu’ils acceptent tous la CB, qu’on puisse les prendre n’importe où sans chercher une borne… Il y en a des choses à revoir !!!! Uber c’est quand même plus souple.
    Patrick  •  Quelle honte! La « Justice » au service de la mafia des taxis. Pathétique image de la France corporatiste et rétrograde.
    Rolline  •  Nouveau dans notre monde : Daesh-Pop, des voyages à en perdre la tête !
    Jonathan  •  Mais Bon sang …laissez les gens choisir
    quel pays de kon …
    Brigitte  •  C’est plus facile que d’arrêter les terroristes !
    DJ Core  •  C est une honte pour la France !!!! Les taxis n’ont pas à faire la loi !!!! ET de plus n’ont pas à avoir une police dans leur rang !!!! Tain mais il faut supprimer cette profession !!!! Tiens bon Uber je te soutiens à 90 000 % !!!!
    Nestor  •  Justice pourrie: les taxis bloquent toute la France et brûlent des voitures impunément sous les yeux des CRS, tandis que cet incapable de Cazeneuve s’obstine à faire interdire UBER !
    Qui pense au utilisateurs dans cette histoire ?
    Panam  •  Combien de dégats et combien de taxi en garde à vue?
    patviro1  • gouvernement de minables
    uber ou un autre transporteront des clients d’ici un an maximum….;;le progrès face aux rentiers et aux socialos chaque jour plus cons
    edelweiss  •  à la prochaine manif si les français ont encore le courage de manifester portez pas une cagoule c’est interdit mettez une plaque de taxi autour du cou vous pourrez casser sans risques
    guillaume  • 1) boycott des taxis (mais comme je le faisais déjà cela ne changera pas grand chose)

    • 2) Décision absolument choquante, ignoble , scandaleuse, qui relève d’une justice complètement aux ordres de l’État. Donc déjà; il n’y a a plus de séparation des pouvoirs en France, c’est GRAVISSIME !
      Ensuite, tout ceci relève fondamentalement d’une incapacité profonde d’ADAPTATION.
      Les taxis ne sont pas un monopole ad vitam aeternam ! Si ce modèle économique ne vaut plus rien, eh bien c’est comme ça !!
      Indemnise t on les capitalistes, les entrepreneurs, les petits artisans et commerçants qui prennent des risques et perdent tout, en ayant été entre temps les vaches à lait du système ? Non, ce me semble …
      eh bien alors ?
      C’est de cette incapacité de réforme, avec des privilèges exorbitants dont souffre en partie la France. Et pour une autre part d’une dépense publique écœurante, choquante, incroyable, non contrôlée en dehors de quelques rapports de la Cour des Comptes…
      Et tous ces braves gens votent socialiste ma bonne dame, faut pas croire !
      olivier l  •  C plus facile que de mettre en garde à vue ceux et celles qui veulent la fin de nos valeurs !
    • Cédric  • Les chauffeurs de taxi qui agressent et menacent en direct au journal de 20h, ceux qui postent des vidéos en ligne de leur agressions ? Ils sont où ? En garde à vue ou libre de recommencer ?
    • LiarsCorp and I  •  A la demande faite dans la violence par les chauffeurs de taxi, il est répondu , qu’il faut attendre la décision juridique …
      Pour un chauffeur Uberpop = 6 mois fermes
      pour les dirigeants uber = garde à vue …….. et bé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    • Claude  •  Pourquoi faut-il payer en liquide les taxis ? – Pour échapper aux impôts ?
    • Diego  •  2 régies de taxis sur 3 appartiennent à la même société.
      Où en est la concurrence ?
      où sont les gardes à vue ?
    • jean pierre  •  N’oubliez pas que certains taxi ont payé des licences jusqu’a 100 000 euros et plus pour travailler dans cette activité (hors achat véhicule), derrière cela des familles endettés pour des années et des chauffeurs qui travaillent 12 à 16 h par jour avec les risques que cela comporte. Alors arrêter les raccourcis faciles, si vous ne pouvez pas vous payer le service d’un professionnel, prenez les transports en communs ou le co-voiturage.
      Et je ne suis ni riche ni taxi, juste un peu de bon sens. souhaiteriez vous que quelqu’un prenne votre emploi car il propose ces services à moitié prix !
    • Charlie Martel  • Et les FACHOS-TAXIS MUZZS qui détruisent NOTRE pays?   Combien d’arrestations/expulsions/mises en prison? Socialisme= terrorisme.
      MUZZS GO HOME
    • Brubion  •  Thibaud Simphal juge cette interdiction est contraire à la liberté d’entreprendre ?
      il est fou ce type, il organise le travail au noir et il dit que c’est la liberté d’entreprendre.

      • Distributeur De Baffes  • 

        Ce lobby des taxis…

        Martial  • 

        Il faut taper les taxis par là où ça fait mal :
        BOYCOTTONS LES TAXIS

        Anonyme  • 

        Le gouvernement complice de la mafia des taxis .

        Citifom  • 

        Ce gouvernement empêche ceux qui veulent s’en sortir par la libre entreprise. Et bientôt 5 millions de chômeurs

        Jonathan  • 

        Mais Bon sang …laissez les gens choisir
        quel pays de kon …

        Richard  •

        le co voiturage avec participation aux frais est il légal? en fait les taxis ne s’attaquent pas au vrai problème:  le vrai problème est l’état qui les noie .. avec les patentes les charges etc les taxis sont exploités de tous temps par l’état…. qui se sucre abondamment sur leurs dos

        DJ Core  • 

        C est une honte pour la France !!!! Les taxis n ont pas à faire la loi !!!! ET de plus n ont pas à avoir une police dans leur rang !!!! Tain mais il faut supprimer cette profession !!!! Tiens bon Uber je te soutiens à 90 000 % !!!!

        Sveta  • 

        Jamais un gouvernement n’aura autant activé le système judiciaire contre des « têtes qui ne lui reviennent pas … Dieudo , Uber , etc … et pourtant : uberPOP est permis en l’état actuel du droit. uberPOP est une activité non professionnelle qui se distingue nettement d’un exercice illégal de la.de la profession de taxi, pour 4 raisons principales : – Les conducteurs uberPOP n’effectuent pas de maraude, c’est-à-dire qu’ils ne sollicitent pas les passagers sur la chaussée, ce qui est réservé aux taxis : c’est bien le passager qui a fait appel au conducteur via une réservation sur l’application Uber – Les conducteurs sont parfaitement identifiés et suivis par GPS pendant tout le trajet : l’utilisateur dispose de toutes les informations le concernant dès la réservation et avant de monter dans le véhicule (photo, nom, plaque d’immatriculation), Uber ayant contrôlé le casier judiciaire du conducteur (qui doit être vierge), ses papiers et ceux du véhicule – Les tarifs ont été établis et communiqués préalablement à l’utilisateur, et il n’y a pas d’échange d’argent à bord du véhicule : la tarification est transparente, définie par Uber et non de gré à gré, et le paiement électronique et sécurisé passe par l’application – Le trajet est assuré et la qualité contrôlée en permanence : toutes les données des trajets uberPOP sont enregistrées en cas de problème, une assurance Uber s’applique à tout trajet uberPOP à hauteur de 3,5 millions d’euros en complément de l’assurance du véhicule, et Uber effectue un contrôle qualité sur chaque trajet
        Le 31 mars 2015, la Cour d’Appel de Paris a jugé qu’il n’y a pas lieu de suspendre uberPOP. La Cour a demandé aux plus hauts juges de France (cours de Cassation et conseil Constitutionnel) d’étudier si la Loi Thévenoud était conforme à la Constitution Française.
        ALORS !!! C est koi ce souk ??? et le CO – VOITURAGE ??? !!!

        Nestor  • 

        Justice pourrie: les taxis bloquent toute la France et brûlent des voitures impunément sous les yeux des CRS, tandis que cet incapable de Cazeneuve s’obstine à faire interdire UBER !
        Qui pense aux utilisateurs dans cette histoire ?

      • Panam  • 

        Combien de dégâts et combien de taxi en garde à vue?

    Jack Emmah –      Pays de la liberté ou de la libre entreprise ou les gros bras ont raison le chômage au sommet pas de solution à moins de fonctionnariser tout le monde ou de faire de tous des chauffeurs de taxis gros bras voyous ou dockers Fo Ou CGT, c’est grave ; qu’est ce qui différencie ses comportements et les cités en feu sauf que ceux là ont des voitures et bien coordonnées et sont partout en France c est dommage mais bon en espérant un réformateur un jour croyez moi électeur socialiste mais pour la dernière fois et à tout jamais qu ils aillent voir ailleurs droite et gauche des incapables alors le dirigeant à poigne et capable ? De l ENA le moule des imaginaires car ils sont tous formatés pouffff pauvre pays heureusement pour moi ailleurs je peux être conducteur Uber avec mon permis professionnel

    lasbadias24 –      absolument en accord avec votre commentaire ; c’est les taxis qui cassent et c’est les autres qui sont comdamnés !!!

    atimi12 –              Il faudrait penser à ponctuer vos phrases car c’est incompréhensible… Il est préférable de s’abstenir d’écrire dans ces cas là…

    lasbadias24 –      moi je préfère le texte à la ponctuation , bon ! les deux ensembles c’est mieux , mais une bonne ponctuation avec un mauvais texte c’est aussi ! incompréhensible .

Eurosur –              Fuite de capitaux au dépend de la France. Lorsqu’un Taxi fait payer 50 Euros, les 50 Euros restent en France, lorsqu’un VTC fait payer 50 Euros, 10 euros partent hors de France dans les caisses de Uber. Plus de déficit de la balance commerciale et moins de ressources fiscales pour notre budget. Chercher l’erreur !! Si au moins ces sociétés payaient les impôts sur les bénéfices , en France, cela limiterait les dégâts.

giantpanda –       Vous semblez oublier que les chauffeurs d’Uber sont en principe des autoentrepreneurs, donc des personnes qui paient des charges sociales ( comme le demande la législation française, même si on peut critiquer ce système ) et des impôts. Ce n’est pas juste de qualifier leur travail, de travail au noir pour les stigmatiser.

deanu –              C’est une société internationale qui fait en sorte de ne pas payer d’impôts en France comme de nombreuses sociétés internationales, qui font en sorte de rapatrier leurs bénéfices là où ils payent le moins d’impôts. On en trouve beaucoup en Hollande détenues par des trusts sur les iles curaçao, comme Grand Optical ou Generale d’optique.

Money, it’s a gas!

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Mariage gay reconnu aux USAMariage gay reconnu aux USA

A partir de septembre, il sera interdit de payer en espèce au delà de 1000 euros

 LEXPRESS.fr

un-agent-de-change-compte-des-billets-de-500-euros-a-londres-en-2001_5121322Photo d’illustration : Un agent de change compte des billets de 500 euros, à Londres en 2001.afp.com/Adrian Dennis

Les paiements en espèce au-delà de 1 000 euros seront interdits à partir du 1er septembre, selon un décret publié samedi dans le Journal officiel (JO). Cette mesure a pour objectif de lutter contre les fraudes.

Finis les gros paiements en espèces. A partir du 1er septembre, il sera interdit de payer plus de 1000 eruos en cash. Jusqu’à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu’à 3 000 euros lorsque le débiteur est résident en France.

Cette disposition vise à renforcer la lutte contre les circuits financiers illicites qui ont recours à des moyens de paiement anonymes, précise le JO.

Le présent texte est pris en application du I de l’article L.112-6 du code monétaire et financier qui dispose que « ne peut être effectué en espèces ou au moyen de monnaie électronique le paiement d’une dette supérieure à un montant fixé par décret, tenant compte du lieu du domicile fiscal du débiteur et de la finalité professionnelle ou non de l’opération ».

Cela concerne les consommateurs, les commerçants et les entreprises.

Le paiement en espèce interdit au-delà de 1.000 euros à partir du 1er septembre

Les paiements en espèce au-delà de 1.000 euros seront interdits à partir du 1er septembre, dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, selon un décret publié samedi dans le Journal officiel(JO).

Jusqu’à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu’à 3.000 euros lorsque le débiteur était résident en France.

« L’objectif de cette mesure est de limiter la part des transactions anonymes dans l’économie qui peuvent correspondre à des actions de fraude, de blanchiment, voire de financement du terrorisme », a précisé Bercy dans un communiqué.

Le présent texte est pris en application de l’article L.112-6 du code monétaire et financier qui dispose que « ne peut être effectué en espèces ou au moyen de monnaie électronique le paiement d’une dette supérieure à un montant fixé par décret, tenant compte du lieu du domicile fiscal du débiteur et de la finalité professionnelle ou non de l’opération ».

« La première volonté, c’est de faire reculer le cash et l’anonymat dans l’économie française », a assuré le ministre des Finances, Michel Sapin, dans le communiqué de Bercy. « Nous avons besoin de pouvoir tracer les opérations suspectes très en amont. Il faut resserrer les mailles du filet », a-t-il ajouté.

Cette disposition, qui avait été annoncée mi-mars, concerne les consommateurs, les commerçants et les entreprises.

Les paiements en espèces bientôt limités à 1 000 euros

Le Monde.fr avec AFP

Les paiements en espèces vont être interdits en France au-delà de 1 000 euros, à partir du 1er septembre.

Les paiements en espèces au-delà de 1 000 euros seront interdits à partir du 1er septembre, selon un décret publié samedi 27 juin dans le Journal officiel (JO). Jusqu’à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu’à 3 000 euros, lorsque le débiteur était résident en France.

En Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis-et-Futuna, le seuil passe de 358 000 francs CFP à 119 300 francs CFP.

Cette disposition est destinée à renforcer la lutte contre les circuits financiers illicites qui ont recours à des moyens de paiement anonymes, précise le JO. Elle concerne les consommateurs, les commerçants et les entreprises.

Au début du mois de juin, le ministre des finances, Michel Sapin, avait annoncé des mesures pour développer l’usage des cartes bancaires et des nouveaux moyens de paiement. Le gouvernement veut ainsi inciter les commerçants à accepter ce type de règlement pour des petites sommes.

Payer en espèce au-delà de 1 000 euros… c’est fini

Le Point –

Les paiements en espèce supérieurs à 1 000 euros seront interdits à partir du 1er septembre dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme.

Illustration sur les institutions financières, dépôt d'euros, billets et pièces.
Illustration sur les institutions financières, dépôt d’euros, billets et pièces. © ISOPIX/SIPA

Les paiements en espèce au-delà de 1 000 euros seront interdits à partir du 1er septembre, dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, selon un décret publié samedi dans le Journal officiel. Jusqu’à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu’à 3 000 euros lorsque le débiteur était résident en France. « L’objectif de cette mesure est de limiter la part des transactions anonymes dans l’économie qui peuvent correspondre à des actions de fraude, de blanchiment, voire de financement du terrorisme », a précisé Bercy dans un communiqué.

Le présent texte est pris en application de l’article L.112-6 du code monétaire et financier qui dispose que « ne peut être effectué en espèces ou au moyen de monnaie électronique le paiement d’une dette supérieure à un montant fixé par décret, tenant compte du lieu du domicile fiscal du débiteur et de la finalité professionnelle ou non de l’opération ». « La première volonté, c’est de faire reculer le cash et l’anonymat dans l’économie française », a assuré le ministre des Finances, Michel Sapin, dans le communiqué de Bercy. « Nous avons besoin de pouvoir tracer les opérations suspectes très en amont. Il faut resserrer les mailles du filet », a-t-il ajouté. Cette disposition, qui avait été annoncée mi-mars, concerne les consommateurs, les commerçants et les entreprises.

#Economie Les paiements en espèce au-delà de 1.000 euros seront interdits à partir du 1er septembre, dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme

GILE MICHEL/SIPA

Jusqu’à présent, les consommateurs pouvaient payer leurs achats en espèces ou au moyen de monnaie électronique jusqu’à 3.000 euros lorsque le débiteur était résident en France.

« L’objectif de cette mesure est de limiter la part des transactions anonymes dans l’économie qui peuvent correspondre à des actions de fraude, de blanchiment, voire de financement du terrorisme », a précisé Bercy dans un communiqué.

Le présent texte, publié au Journal officiel, est pris en application de l’article L.112-6 du code monétaire et financier qui dispose que « ne peut être effectué en espèces ou au moyen de monnaie électronique le paiement d’une dette supérieure à un montant fixé par décret, tenant compte du lieu du domicile fiscal du débiteur et de la finalité professionnelle ou non de l’opération ».

« La première volonté, c’est de faire reculer le cash et l’anonymat dans l’économie française », a assuré le ministre des Finances, Michel Sapin, dans le communiqué de Bercy. « Nous avons besoin de pouvoir tracer les opérations suspectes très en amont. Il faut resserrer les mailles du filet », a-t-il ajouté.

Cette disposition, qui avait été annoncée mi-mars, concerne les consommateurs, les commerçants et les entreprises.

Les paiements en espèces plafonnés à 1.000 euros

PARIS (Reuters) – Le décret plafonnant en France les paiements en espèces à 1.000 euros à partir du 1er septembre, notamment pour lutter contre le financement du terrorisme, a été publié samedi par le Journal officiel. Jusqu’ici, les résidents pouvaient régler jusqu’à 3.000 euros d’achats en espèces.

« L’objectif de cette mesure est de limiter la part des transactions anonymes dans l’économie qui peuvent correspondre à des actions de fraude, de blanchiment, voire de financement du terrorisme », précise le ministre des Finances, Michel Sapin, dans un communiqué.

Cette mesure avait été annoncée le 18 mars lors de la présentation d’un plan de lutte contre le financement du terrorisme. La publication du décret intervient après l’attentat de vendredi à Saint-Quentin Fallavier (Isère), où un homme a précipité une camionnette de livraison contre des bouteilles de gaz dans une usine, après avoir décapité son propre patron.

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commentaires

fred1952                         çà sera bientôt plus facile et moins long de nous dire ce que l’on peut faire. on vote pour des gens qui nous emprisonnent.

toutoune64                     Ok. À condition qu’il n’y ait pas de frais bancaires à concurrence de 3000€.

Anolib                               On fait comment alors?? On est obligé de payer des intêrets???

sergeG                             La monnaie de la République est appelée à disparaître au profit de la monnaie des banques, et celui qui détient la monnaie détient le pouvoir.

Acoupa  • 

  •                                     Malheureusement , encore une contrainte économique que l’on va payer cher .
    Alsjemenou  •            alors, autant interdire les billets de 500€!
    Je trimballe rarement plus de 50€ en espèces, mais je ne vois pas la logique de cette mesure, si ce n’est qu’elle s’ajoute déjà aux longues restrictions de libertés observées ces derniers temps….
    Philippe  •                  Même pour les kalachnikovs ? Ah ben non suis-je bête, ça fait pas mille balles, une kalach…
    michel  •                    c’est complètement fou ça met tout le monde à la merci des banques
    Prof_Farnsworth  •   Le but étant, bien entendu d’arriver à la suppression de l’argent liquide sous des prétextes tous plus vaseux les uns que les autres, afin que tous les esclav… pardon les citoyens soient obligés d’utiliser de l’argent électronique. Ainsi il est plus facile de faire pression sur eux car d’un clic de souris, on pourra les priver de leur argent. Vous êtes un opposant politique ? Pas de soucis : CLIC ! Et hop tous vos avoirs sont gelés.
    Fetide  •                      comment vont faire nos politiciens, ils ont le droit eux?
    H2SO4  •                     Tous les prétextes sont bons pour fliquer les citoyens et restreindre leurs libertés.Les délinquants et criminels sont les meilleurs alibis des régimes totalitaires.
    alain de loin  •            Sous couvert de terrorisme, ils visent à renforcer la traque fiscale. A quand la TVA chez les putes ?
    Style  •                         sympa – imaginez vendre votre vieille voiture par annonce… Donc obligeé d’accepter un chèque en paiement – meme s’il est en bois…
    Tout pour emmerder le peuple, ces gouvernants au service des Banksters-Sans-Frontières…
    Karl  •                           Pas grave, on fera en plusieurs fois 1000

    Bingo loto                    Puisqu’il s’agit de lutter contre les circuits d’argent illicite, de toute provenance, cette mesure s’appliquera-t-elle aussi aux casinos ? Quoi qu’il en soit, à Monaco on doit déjà se frotter les mains à l’annonce d’une telle décision…

    gus                             Pour ne pas être épié, tracé, analysé, catalogué, pour ne pas enrichir indéfiniment des banques avides de toucher leur tribut sur chaque transaction, banques qui de toute façon ne rétribuent pratiquement plus nos dépôts, allons dépenser nos sous à l’étranger .

    tokolosh                    Ah là là, ça me fait bien marrer les cris d’orfraie de tous ces « libertaires » d’opérette. Eh, les gars, réveillez-vous : qui se baladait avec 3000 € en liquide dans son portefeuille (2,5 SMIC, pour mémoire), comme ça, au cas où, pour craquer sur une petite commode en passant ? C’était du blanchiment et pis c’est tout. Il suffit d’avoir été en même temps que des viticulteurs dans une agence de voyages dijonnaise et de les voir payer leur voyage en sortant des billets roulés pour comprendre.

    Vincent COUCHET    Hé oui finit le black Ou alors dans de petites quantités Cela fait suite à l interdiction des comptes of shores A mettre en parallèle avec les 4o milliards que récupère le fisque cette année Je ne suis pas spécialement à gauche mais je trouve ces mesures très saines

    didier c.                     il faut faire l’expérience de voir sa carte bancaire avalée suite a une demande du trésor pour comprendre que cette mesure s’ajoute aux lois liberticides promues par l’actuel gouvernement.

    Avisalb                       A mourrir de rire… ! Sûr que dans les banlieues les dealers et autres revendeurs de cigarettes vont passer à la carte de crédit et au virement… ! Nos dirigeants sont vraiment des Guignols.
    winstone                Pratique le terrorisme !     Au lieu d’admettre que les malheurs de ce pays proviennent du coût de l’Etat sur l’économie, les socialistes préfèrent récupérer de l’argent par tous les moyens plus liberticides les uns que les autres sous des prétextes fallacieux. Cette forme de communisme (l’Etat partout, très riche, les travailleurs pauvres pour être plus contrôlables) d’un autre âge est une dictature. Libérons les individus du joug de l’Etat pillard et incompétent. J’ai le droit de payer comme bon me semble. Qu’ils s’en prennent aux terroristes, pas en faisant payer leurs victimes.
    mad29                     Attention messieurs les socialistes , tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, elle se brise…
    instant-karma         Egocentrisme   Les réactions sont auto-centrées sur nos portefeuilles… L’ennemi a de beaux jours devant lui !
    fefe20                      Fraudes    Et les politiques ?
    voyageur                 Encore des mensonges! Mais on ne s’étonne plus de la part de ces socialos véreux !
    Farandelo  • 

    • Bientôt dans vos communes, interdit de retirer plus de 50€ en espèces sous peine de suspicion de financement du terrorisme. C’est vraiment la vraie raison ? Ou c’est parce qu’il n’y aura bientôt plus de liquidités dans les banques ? Parce que du coup, c’est pas tout à fait pareil…

      Alain  •  

      Et pour les valises politiques, c’est combien ?????????????????????????????

      teddyfoxx  • 

      et accessoirement augmenter le profit de vos amis banquiers

      Nenchteplus  • 

      Ils ont pour but de faire disparaître l’argent liquide afin d’avoir l’œil sur toutes transactions et ainsi s’assurer de 100% de racket fiscal sur votre argent… avec l’aide des banques

      Elfin  • 

      Incroyable ce pays de liberté … je ne peux plus faire quoi que se soit … et encore plus avec mon argent … on vit dans quel pays …

      danyel  • 

      il suffit de payer plusieurs fois 1000
      l’entreprise fait 3 factures X 1000 pour 3000 et c’est bien la loi est respectée

      georges  • 

      #$%$

      Thierry  •

      lorsqu’on a des revenus déclarés, il n’ y a aucune raison de payer en cash.
      la seule raison d’avoir autant de liquide provient obligatoirement de trafic ou de paiement au black

      mc  • 

      bouffon avait dit qu’il s’attaquerait au monde de la finance, ah ah ah
      il cherche à nous taxer et imposer toujours plus, plutôt.
      votez pour les « frères socialistes »

      BBCRT  • 

      au risque de me faire ridiculiser mais je n’arrive pas à faire le lien entre la réduction du plafond de 2000€ et la lutte contre le terrorisme ! Et que prévoit la loi pour le financement en trois tranches ???

Avez-vous une bonne opinion des muzzz ?

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Un homme « abjectement décapité », des drapeaux islamistes et deux personnes blessées dans une explosion: un attentat, dont l’auteur présumé a été arrêté, a été commis vendredi dans un site de gaz industriels en Isère, près de Lyon, moins de six mois après ceux de Paris.

L’attaque est survenue vers 10H00 dans une unité du groupe américain Air Products située dans une vaste zone logistique à Saint-Quentin-Fallavier, entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, non loin de l’aéroport Saint-Exupéry.

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. Selon les premiers éléments, l’auteur de l’attentat est arrivé dans une voiture bénéficiant d’un agrément pour accéder au site, classé Seveso et par conséquent protégé, et a foncé sur des bonbonnes des gaz, stockées en très grand nombre.

Une « énorme explosion », selon un riverain, s’est alors produite. Les gendarmes dépêchés sur place découvraient un corps « abjectement décapité », puis une tête accrochée au grillage d’enceinte: celle d’une victime « innocente » en cours d’identification, selon les termes du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s’est très rapidement rendu sur place depuis le département voisin du Rhône où il était en visite.

Le suspect, arrêté sur les lieux par un pompier qui intervenait pour l’explosion, avait été fiché en 2006 par les services de renseignements pour « radicalisation » et était « en lien avec la mouvance salafiste », selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Cette fiche n’avait pas été renouvelée en 2008, a ajouté le ministre, précisant que Yassine Salhi (orthographe non confirmée), 35 ans, n’avait pas de casier judiciaire.

Au moins un autre homme a été interpellé vendredi dans le cadre de l’enquête.

« Un véhicule a été repéré en train de faire des allers-retours suspects en périphérie de l’enceinte, son numéro d’immatriculation a été relevé et son propriétaire a été identifié. Il a été arrêté », a détaillé une source proche du dossier. Aucun lien formel n’a toutefois été établi à ce stade entre l’attaque et cet homme.

Hollande de retour de Bruxelles –

Le président François Hollande, qui participait à un sommet européen à Bruxelles, a confirmé une attaque « de nature terroriste », justifiant son retour « en tout début d’après-midi » à Paris pour y présider un conseil restreint à 15h30.

Le Premier ministre Manuel Valls, depuis l’Amérique du Sud, a lui ordonné une « vigilance renforcée » sur tous les sites sensibles de la région Rhône-Alpes, avant d’écourter lui aussi son voyage.

L’attentat en France a eu lieu alors que s’est produit en Tunisie une attaque contre un hôtel de Sousse qui a fait 27 morts, dont des touristes étrangers.

En Isère, les pompiers ont masqué la zone où a été retrouvée la tête d’une bâche de plastique noir. Deux drapeaux islamistes étaient également visibles sur le grillage, selon une journaliste de l’AFP, ce qui indique une probable mise en scène, l’exhibition d’une tête rappelant la signature du groupe terroriste Etat islamique.

Les accès au site Air Products, qui n’a jamais connu d’accident industriel selon le maire de la commune voisine de Villefontaine, ont été bouclés. Aucun dégât n’était apparent depuis les abords.

« Je bricolais sur le pas de la porte et j’ai entendu une énorme explosion. J’ai pensé à un avion qui passait le mur du son tout en devinant aussitôt que c’était grave. Il y a beaucoup d’entreprises classées Seveso dans le coin. Jamais je n’aurais pensé à un attentat », a raconté à l’AFP un retraité vivant à 600 mètres des lieux.

– ‘Attentat diabolique en plein ramadan’ –

Cette attaque survient dans un contexte de craintes des autorités de nouveaux actes de terrorisme sur le sol français, en particulier après l’arrestation en avril d’un étudiant algérien, Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d’un projet d’attaque contre une église à Villejuif, près de Paris, au nom de l’islam radical.

Depuis les attentats de janvier contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, une épicerie casher, et des policiers, qui avaient fait 17 morts, le gouvernement a mis en place un drastique plan de vigilance antiterroriste dans les lieux publics et le ministre de l’Intérieur a maintes fois répété que la menace en France restait « très élevée ».

Bernard Cazeneuve indiquait début juin que 1.750 personnes étaient recensées à ce jour « pour leur implication à un titre ou à un autre dans des filières jihadistes ». Il précisait en outre que quelque 130 procédures judiciaires concernant 650 personnes étaient en cours en France pour des activités liées au terrorisme.

Ce nouvel attentat redouté a suscité nombre de réactions en France et à l’étranger. L’Allemagne et la France sont « unies contre la haine aveugle du terrorisme », a déclaré vendredi le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, tandis que le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy affirmait que « les démocrates feront toujours front contre la barbarie ».

Saint-Quentin-Fallavier héberge un important centre pénitentiaire où des mesures additionnelles de sécurité ont été prises vendredi, sans qu’aucun lien ne soit toutefois établi entre cette prison de 520 détenus et l’attentat. « Bien sûr, il y a des noyaux durs de radicalisation dans les prisons en France et Saint-Quentin-Fallavier n’est pas à la marge », a indiqué un syndicaliste UFAP de l’établissement.

« La France vient de vivre son second choc en moins de six mois », a déploré le recteur de la Grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, en condamnant un « attentat diabolique perpétré en plein mois de Ramadan ». « Nous ne pouvons tolérer ce que ces messagers de la haine font au nom de l’islam. »

Yassine Salhi, 35 ans, principal suspect de l’attentat en Isère

 Caroline Politi

saint-quentin-fallavier-attentat_5366059L’un des suspects de l’attaque terroriste de Saint-Quentin- Fallavier a été interpellé. REUTERS/Emmanuel Foudrot

L’homme est âgé de 35 ans et réside à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon. Marié et père de trois enfants, il a fait l’objet en 2006 d’une fiche S de « sûreté de l’Etat » qui n’a pas été renouvellée en 2008. Selon le parquet, il serait blessé.

L’un des auteurs de l’attaque terroriste contre l’usine de Saint-Quentin-Fallavier en Isère a été identifié: il s’agit, selon le ministère de l’Intérieur, de Yassine Salhi. L’homme, âgé de 35 ans n’est pas un inconnu des services de renseignement: il a fait l’objet entre 2006 et 2008 d’une fiche « S » (sûreté d’Etat) pour « radicalisation » et pour ses « liens avec la mouvance salafiste ». Cette dernière n’a cependant pas été renouvelée en 2008. Bernard Cazeneuve a précisé que le principal suspect n’avait, en revanche, pas de casier judiciaire. Selon le parquet, l’homme, marié et père de trois enfants, réside à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon, mais était originaire de Pontarlier, dans le Haut-Doubs.

> Suivre les derniers éléments de l’attaque terroriste

Yassine Salhi aurait eu au moins un complice lors de l’attaque. « Au moins deux occupants, peut-être trois, ont été aperçus dans la voiture qui a forcé la porte de l’usine. Elle a fait plusieurs tours sur le parking avant de foncer contre les bouteilles de gaz pour créer une explosion. » Deux personnes ont été blessées dans l’explosion. Une troisième victime – un chef d’entreprise de la région – a été découverte décapitée sur le site: son corps a été retrouvé à proximité du lieu de l’explosion tandis que sa tête était accrochée sur le grillage de l’usine, entre deux drapeaux noirs plantés dans le sol. Cette méthode de décapitation fait penser aux pratiques du groupe terroriste Etat Islamique.

Yassine Salhi serait blessé au visage

Yassine Salhi a été « neutralisé » quelques secondes après l’explosion par une équipe de pompiers, arrivée sur place. Selon une source proche de l’enquête, il souffre de blessures, s’apparentant à des coupures, au visage. De type maghrébin, Yassine Salhi arborerait une épaisse barbe. Entendu par la brigade de recherche de Bourgoin-Jallieu dans le nord du département, il a refusé dans un premier temps de parler et de décliner son identité.

Un deuxième suspect a été interpellé en début d’après-midi. Selon une source proche du dossier, la voiture de cet homme, résidant également dans la région, aurait été aperçue circulant dans la ville peu avant l’attaque. Les enquêteurs s’interrogent sur d’éventuels « repérages » du site. Interpellé à son domicile, il aurait un antécédent pour des menaces à caractère terroriste. Pour autant, il n’y a pas encore de lien certain avec l’attaque terroriste. »Il a été interpellé dans le cadre des vérifications en cours », précise le parquet.

La France visée par un nouvel attentat, un mort et deux blessés

SAINT-QUENTIN FALLAVIER, Isère (Reuters) – Moins de six mois après les attentats meurtriers de Paris, une attaque terroriste a visé vendredi une entreprise située près de Lyon, faisant deux blessés dans une explosion et un mort, un homme dont le corps décapité a été retrouvé sur le site.

Un suspect, fiché en 2006 pour « radicalisation » par les services de sécurité intérieure, a été arrêté, a annoncé le ministre de l’Intérieur, qui s’est rendu sur les lieux de l’attentat. Des complices potentiels ont par ailleurs été placés en garde à vue, a dit à la presse Bernard Cazeneuve.

L’auteur présumé de l’attentat, actuellement entendu, n’avait pas de casier judiciaire, contrairement aux auteurs des attentats de janvier qui ont fait 17 morts. Il a été neutralisé par un pompier intervenu sur les lieux après une déflagration.

L’homme, qui résiderait à Saint-Priest dans la région lyonnaise, avait fait l’objet d’une fiche « S » (« signalé et surveillé ») en raison de sa radicalisation en 2006 qui n’a pas été renouvelée en 2008. Lié à la mouvance salafiste, « il n’était pas connu pour être en lien avec des acteurs terroristes », a dit le ministre de l’Intérieur.

L’homme s’appelle Yassin Sahli selon Bernard Cazeneuve. Il a 35 ans et a été légèrement blessé à la tête lors de l’attaque.

L’attentat n’a pas été revendiqué à ce stade, mais le corps décapité d’un homme, avec des inscriptions en arabe, a été retrouvé, ainsi que des drapeaux noirs et blancs portant eux aussi des formules en arabe. La décapitation rappelle les méthodes de l’Etat islamique (EI).

« L’attaque est de nature terroriste dès lors qu’il a été retrouvé un cadavre décapité avec des inscriptions », a déclaré François Hollande à Bruxelles, où il a quitté le Conseil européen pour regagner Paris.

« L’intention ne fait pas de doute, c’est de provoquer une explosion », a-t-il souligné.

VOITURE BÉLIER

L’attaque est survenue peu avant 10h00 (08h00 GMT) à Saint-Quentin Fallavier, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Lyon, dans une entreprise appartenant au groupe américain Air Products, fournisseur de gaz et de produits chimiques à usage industriel.

Un ou deux hommes à bord d’un véhicule « se sont projetés », selon le président français, dans l’enceinte de l’entreprise contre des bonbonnes de gaz. Des témoins ont alors entendu une forte déflagration.

L’usine de Saint-Quentin Fallavier, située sur l’une des plus grandes plateformes logistiques d’Europe, est classée Seveso, c’est-à-dire qu’elle est au nombre des sites « à risque » où sont stockés et/ou utilisés des matières dangereuses.

« Les sites Seveso ont été protégés encore davantage et toutes les dispositions prises pour éviter tout drame supplémentaire, et prévenir toute action », a dit François Hollande.

Le parquet antiterroriste s’est saisi du dossier et a ouvert une enquête pour « assassinat et tentatives d’assassinats en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste », notamment.

Les forces de l’ordre ont été déployées en nombre dans la région.

François Hollande devait réunir un conseil restreint à l’Elysée à 15h30 (13h30 GMT).

Le Premier ministre, Manuel Valls, actuellement en déplacement en Amérique du Sud, écourtera sa tournée et ne se rendra pas en Equateur. Il participera au conseil restreint par téléphone de l’ambassade de France en Colombie, a-t-on appris de source diplomatique.

Ce que l’on sait de l’attentat contre un site industriel dans l’Isère

© Fournis par Francetv infoDeux hommes ont pénétré dans une usine du groupe Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier. Le premier bilan fait état d’un mort et deux blessés.Un attentat a eu lieu, vendredi 26 juin dans la matinée, sur un site industriel du groupe Air Products dans la ville de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Deux hommes sont entrés sur le site et se sont attaqués aux bonbonnnes de gaz stockées là. L’attaque a fait au moins un mort et deux blessés.Francetv info vous en résume les premiers éléments disponibles.

Que s’est-il passé ?

Selon une source proche de l’enquête contactée par francetv info, deux hommes ont pénétré, en voiture, vers 10 heures, dans l’entreprise du groupe Air Products à Saint-Quentin-Fallavier et ont foncé dans plusieurs bonbonnes de gaz, provoquant une « détonation ». D’après le Dauphiné Libéré, les deux hommes ont effectué « un rodéo » pour percuter les bonbonnes.

Ils ont ensuite tenté d’ouvrir manuellement les bonbonnes afin de provoquer une forte explosion. Le quotidien local affirme aussi que les auteurs présumés de l’attentat sont entrés dans l’usine avec des banderoles islamistes à la main. Ils se revendiquent de l’organisation Etat islamique (EI).

De quelle usine s’agit-il ?

L’entreprise du groupe Air Products est un site de production et de conditionnement de gaz, qui est ensuite livré aux clients industriels d’Air Products, d’où la présence de nombreuses bonbonnes et de véhicules. L’usine visée est classé Seveso, comme quatre autres sites de la zone industrielle. Deux sites de la zone, entreposant des produits dangereux, sont en revanche classés « seuil haut », selon ce document de la préfecture de l’Isère.

L’oxygène et l’azote liquide, produits sur ce type de sites, ne sont pas explosifs en tant que tels, mais l’oxygène favorise la combustion en cas d’explosion et peut donc aggraver un incendie. Voici une vue du site, cible de l’attaque.

Y a-t-il des victimes ?

Un premier bilan fait état d’au moins un mort et de deux blessés légers, dont un employé de l’usine, rapporte une source proche de l’enquête citée par l’AFP. Une tête d’homme a été retrouvée par la police à proximité de l’usine, confirme une autre source à France 2.

Elle comporte des inscriptions en arabe et a été accrochée sur le grillage. Le corps a été retrouvé à proximité. Pour le moment, on ne sait pas s’il s’agit d’une victime ou d’un des suspects. Mais selon le Dauphiné libéré, le corps retrouvé n’est pas celui d’un employé de l’entreprise.

Quelle est la personne interpellée ?

Dès l’arrivée de la police sur les lieux, un homme soupçonné d’être l’un des auteurs de cet attentat a été arrêté. Mais il « refuse de parler », précise une source proche de l’enquête à francetv info. Selon le Dauphiné Libéré, il serait âgé d’une trentaine d’années et connu des services de renseignements.

Quelle est la réaction des autorités ?

Le Premier ministre, Manuel Valls, a donné l’ordre aux préfets de « mobiliser immédiatement » les forces de l’ordre pour assurer « une vigilance renforcée » sur « tous les sites sensibles » en Rhône-Alpes.

Le chef du gouvernement, en déplacement actuellement en Amérique du sud, a également demandé au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, de se rendre à Saint-Quentin Fallavier (Isère). Il est en route. La section antiterroriste du parquet de Paris a été immédiatement saisie du dossier.

De son côté, François Hollande, présent à Bruxelles (Belgique) pour le sommet européen, sera de retour « en tout début d’après-midi » en France, annonce l’Elysée.

Attentat en Isère : « Il a dû imaginer qu’en fonçant dans les bonbonnes cela suffirait »

La solidité des contenants sur le site d’Air Products a peut-être évité que l’attaque ne fasse plus de victimes, selon un avocat spécialisé dans l’environnement.

Après l’attaque qui a visé un site industriel d’Air Products, classé Seveso, à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) vendredi matin, nous avons interrogé un avocat expert en droit de l’environnement, Malik Memlouk, du cabinet Boivin et associés (cabinet qui était intervenu durant le procès AZF).

Le Point.fr : Le Code de l’environnement contient-il des mesures contre le terrorisme ?

Malik Memlouk : Non, il n’y a pas dans le Code de l’environnement de mesures prenant en compte spécifiquement le risque terroriste. Cependant, il existe des classements du ministère de l’Intérieur, qui sont souvent confidentiels. Si un dépôt de carburant est extrêmement sensible par exemple, il est surveillé par le ministère.

Des mesures de protection de l’environnement peuvent-elles aider à se défendre face aux attaques terroristes ?

Oui, car les installations classées doivent être clôturées et mettre en place des contrôles d’accès. Elles doivent aussi mettre en œuvre des mesures pour éviter des explosions, par exemple en cas de choc avec un véhicule, qu’il soit volontaire ou involontaire. Donc les contenants, comme les bonbonnes, sont prévus pour résister aux chocs.

La solidité des contenants a pu permettre d’éviter plus de dégâts ?

C’est probable. Le terroriste a dû imaginer qu’en fonçant dans les bonbonnes, cela suffirait…

Savez-vous quelles règles le site d’Air Product devait suivre ?

Les obligations sont liées au mode de stockage, d’entreposage, ou encore à l’éloignement des habitations. Mais elles sont très spécifiques à chaque installation.

La France visée par un nouvel attentat, un mort et deux blessés

SAINT-QUENTIN FALLAVIER, Isère (Reuters) – Moins de six mois après les attentats meurtriers de Paris, une attaque terroriste a visé vendredi une entreprise située près de Lyon, faisant deux blessés légers dans une explosion et un mort, un homme dont le corps décapité a été retrouvé sur le site.

Un suspect, fiché en 2006 pour « radicalisation » par les services de sécurité intérieure, a été arrêté, a annoncé le ministre de l’Intérieur, qui s’est rendu sur les lieux.

Des complices potentiels et des proches du suspect ont été interpellés dans la foulée.

L’auteur présumé de l’attentat, actuellement entendu, n’avait pas de casier judiciaire, contrairement aux auteurs des attentats de janvier qui ont fait 17 morts. Il a été neutralisé par un pompier intervenu sur place après une déflagration.

L’homme, qui résiderait à Saint-Priest dans la région lyonnaise, avait fait l’objet d’un signalement en raison de sa radicalisation en 2006 qui n’a pas été renouvelé en 2008. Lié à la mouvance salafiste, « il n’était pas connu pour être en lien avec des acteurs terroristes », a dit le ministre de l’Intérieur.

Il s’appelle Yassin Sahli selon Bernard Cazeneuve. Il a 35 ans et a été légèrement blessé à la tête lors de l’attaque.

L’attentat n’a pas été revendiqué à ce stade, mais le corps décapité d’un homme, avec des inscriptions en arabe, a été retrouvé, ainsi que des drapeaux noirs et blancs portant eux aussi des formules en arabe. La décapitation rappelle les méthodes de l’Etat islamique (EI).

« L’attaque est de nature terroriste dès lors qu’il a été retrouvé un cadavre décapité avec des inscriptions », a déclaré François Hollande à Bruxelles, où il a quitté le Conseil européen pour regagner Paris.

« L’intention ne fait pas de doute, c’est de provoquer une explosion », a-t-il souligné.

VOITURE BÉLIER

L’attaque est survenue peu avant 10h00 (08h00 GMT) à Saint-Quentin Fallavier, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Lyon, dans une entreprise appartenant au groupe américain Air Products, fournisseur de gaz et de produits chimiques à usage industriel.

Un ou deux hommes à bord d’un véhicule « se sont projetés », selon le président français, dans l’enceinte de l’entreprise contre des bonbonnes de gaz. Des témoins ont alors entendu une forte déflagration.

L’usine de Saint-Quentin Fallavier, située sur l’une des plus grandes plateformes logistiques d’Europe, est classée Seveso, c’est-à-dire qu’elle est au nombre des sites « à risque » où sont stockés et/ou utilisés des matières dangereuses.

« Les sites Seveso ont été protégés encore davantage et toutes les dispositions prises pour éviter tout drame supplémentaire, et prévenir toute action », a dit François Hollande.

Selon le préfet de l’Isère, Jean-Paul Bonnetain, le véhicule utilisé pour pénétrer dans l’usine avait une autorisation, une des mesures de sécurité pour une installation Seveso.

De source proche de l’enquête, on souligne que la personne décapitée a été identifiée comme étant le responsable d’une société qui effectuait une livraison chez Air Products.

UN DIRIGEANT IRANIEN

Cela « renforcerait la thèse de l’utilisation d’un véhicule appartenant à un sous-traitant de l’entreprise ou à un fournisseur », a estimé Jean-Paul Bonnetain, en estimant que « la nature de l’activité de l’entreprise n’est peut-être pas étrangère au choix de la cible ».

En outre, Air Products est dirigé depuis 2014 par un Iranien d’origine naturalisé citoyen américain, Seifi Ghasemi. L’Iran chiite est en pointe dans le combat contre les forces sunnites de l’Etat islamique (EI), un mouvement sunnite.

Le parquet antiterroriste s’est saisi du dossier et a ouvert une enquête pour « assassinat et tentatives d’assassinats en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste », notamment.

François Hollande devait réunir un conseil restreint à l’Elysée à 15h30 (13h30 GMT).

Le Premier ministre, Manuel Valls, actuellement en déplacement en Amérique du Sud, écourtera sa tournée et ne se rendra pas en Equateur. Il participera au conseil restreint par téléphone de l’ambassade de France en Colombie, a-t-on appris de source diplomatique.

EN DIRECT. Un attentat en Isère fait un mort et plusieurs blessés

TERRORISME – Un attentat a fait un mort et plusieurs blessés dans une usine de gaz industriels près de Lyon. L’attaque s’est déroulée à Saint-Quentin-Fallavier dans l’Isère.

L’attaque est survenue vers 10h dans une unité du groupe américain Air Products située dans une vaste zone logistique entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, non loin de l’aéroport Saint-Exupéry. Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. Selon les premiers éléments, l’auteur de l’attentat est arrivé dans une voiture bénéficiant d’un agrément pour accéder au site, classé Seveso et par conséquent protégé, et a foncé sur des bonbonnes des gaz, stockées en très grand nombre. Le terroriste est entré dans l’usine avec un drapeau islamiste. Un corps décapité a été retrouvé à proximité de l’usine.

C’est après l’explosion que les gendarmes se sont rendus sur ce site et y ont découvert, près de drapeaux islamistes, le corps décapité et la tête, accrochée à un grillage.

Deux personnes sont en garde à vue, dont le principal suspect interpellé sur les lieux de l’attentat, un homme de 35 ans connu des services antiterroristes, Yassin Salhi. L’autre personne a été arrêtée à la mi-journée, a précisé une source judiciaire.

Selon Le Monde, quatre personnes sont en garde à vue dans cette affaire: Yassin Sahli, sa femme, sa soeur et « un homme soupçonné de repérage, mais dont l’implication est incertaine »:

Le ministère de l’Énergie a demandé vendredi aux exploitants de sites industriels sensibles, dits Seveso, de renforcer leur vigilance, après l’attentat survenu sur un site en Isère. « Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a mobilisé dès (vendredi) matin ses services pour mettre en état de vigilance maximale les exploitants des sites Seveso », explique un communiqué mis en ligne sur le site du ministère.

« Les directions régionales (du ministère, NDLR) ont pris contact avec les sites Seveso » en leur donnant pour consigne « de renforcer la présence humaine sur les sites de stockage, de restreindre les entrées, de faire des rondes de sécurité, et d’être plus attentifs aux mouvements sur les sites, tels que les livraisons, les travaux « , a détaillé auprès de l’AFP un porte-parole du ministère.

François Hollande a appelé à « l’unité » face au « terrorisme » et à ne pas se « laisser détourner par de vaines querelles », après l’attentat qui s’est produit dans la matinée.

Il ne faut pas « nous laisser détourner par de vaines querelles. Dans ces moments-là, face à ces épreuves, face à ces risques, face à ces menaces, c’est l’unité, le rassemblement et la capacité de la Nation à faire face qui permettront de lutter contre le terrorisme avec la plus grande efficacité », a déclaré le chef de l’État, qui s’exprimait à l’issue d’un Conseil restreint à l’Élysée.

« Dans ces moments-là, face à ces épreuves, face à ces risques, face à ces menaces, c’est l’unité, le rassemblement et la capacité de la Nation à faire face qui permettront de lutter contre le terrorisme avec la plus grande efficacité », a ajouté François Hollande.

François Hollande a annoncé que le plan Vigipirate était porté « en alerte maximum » pendant trois jours en Rhône-Alpes, après l’attentat commis en Isère, et a appelé à « l’unité » face au « terrorisme ».

« J’ai voulu que soient tirées des conclusions et que nous portions le plan Vigipirate en alerte maximum dans la région Rhône-Alpes pour trois jours », a dit le chef de l’État, qui s’exprimait à l’issue d’un conseil restreint à l’Élysée.

François Hollande a précisé que la victime, un chef d’entreprise, « lâchement assassinée », était âgée de 50 ans et que l’auteur présumé avait été interpellé notamment grâce à « des forces de sécurité, des pompiers particulièrement courageux ».

« Toute la question est de savoir s’il y a des complices », a-t-il ajouté, précisant que le procureur donnerait, le cas échéant, « des informations en fin d’après-midi ».

Le chef d’entreprise du Rhône, décapité lors de l’attentat, était l’employeur de l’auteur présumé de l’attaque qui a été interpellé, selon une source proche du dossier.

La tête de la victime a été retrouvée accrochée au grillage de l’enceinte du groupe américain Air Products à Saint-Quentin-Fallavier, entourée de deux drapeaux islamistes, signe d’une mise en scène. Son corps a lui été retrouvé à l’intérieur de l’entreprise, selon la même source.

C’est la première personne décapitée en France lors d’une attaque terroriste, une pratique fréquemment utilisée en Syrie et en Irak par le groupe Etat islamique (EI).

Cet homme, qui serait âgé d’environ 45 ans, dirigeait une entreprise de transport disposant d’une habilitation pour entrer sur le site de la société américaine Air Products, où l’attaque a eu lieu, située à Saint-Quentin-Fallavier, entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, non loin de l’aéroport.

C’est à bord d’un véhicule de l’entreprise que le suspect a pu pénétrer dans l’enceinte, classée Seveso et dont l’accès est soumis à autorisation.

Un Conseil restreint présidé par François Hollande a débuté vendredi à l’Elysée à 15h30. Il s’agit de « faire le point des derniers éléments connus sur l’attentat », a indiqué l’entourage du président de la République.

« J’ai le cœur qui va s’arrêter », « je ne sais pas ce qui se passe »: interrogée par Europe 1 avant son interpellation par la police, l’épouse de Yassin Salhi, arrêté pour l’attentat de vendredi, a dit son incompréhension, décrivant « une vie de famille normale ».

« Je sais pas ce qui se passe là, j’allume la télé, qu’est-ce qui se passe? Il a été arrêté? », s’affole son épouse qui a été interpellée près de Lyon, selon une source judiciaire. « Il est parti au travail ce matin à 7h », raconte-t-elle, ajoutant que son mari « fait de la livraison (…) livre des cartons, des commandes, des choses comme ça ».

« Hier (jeudi), il était au travail, il est rentré, normal. On a passé une nuit normale et puis le matin, comme d’habitude, il est parti au travail », explique-t-elle. « On est des musulmans normaux, on fait le ramadan. Normal. On a trois enfants, une vie de famille normale », résume-t-elle, ne voyant « pas l’intérêt ou pourquoi » il aurait fait ça.

Elle dit avoir appris « les mauvaises nouvelles » par sa belle-sœur. « Au journal, ils disent que c’est un acte terroriste, mais c’est pas possible. Moi, je le connais, c’est mon mari, on a une vie de famille normale », a-t-elle insisté. Pendant la conversation, elle tente d’appeler son mari, en vain. « Et puis le ministre de l’Intérieur, pourquoi il ne m’a pas appelée moi? »

« Qui je peux appeler pour qu’il me donne plus de renseignements, parce que là je ne comprends rien. J’ai peur de faire quoi que ce soit », ajoute-t-elle encore.L’épouse de Yassin Salhi, auteur présumé de l’attentat, interpellée

L’épouse de l’auteur présumé de l’attentat, Yassin Salhi, a été interpellée près de Lyon, a appris l’AFP de source judiciaire.

Il s’agit de la troisième interpellation, après celles de Yassin Salhi et d’un autre homme, qui avait été repéré en train de faire des allers-retours suspects aux abords du site de gaz industriels où a été commis l’attentat

Selon plusieurs médias, la victime a été identifiée. Il s’agit d’un chef d’entreprise de transports originaire de Chassieu dans le Rhône. Il était en livraison lorsque l’attaque s’est produite.

La compagne du suspect a livré son témoignage sur Europe 1 et explique qu’elle ne comprend les événements. « Je ne sais pas ce qu’il se passe, il est parti au travail normalement », a-t-elle indiqué

Notons au passage que son témoignage contredit les informations de RTL indiquant que celle-ci avait été placée en garde à vue.

France 2 affirme que le Raid mène actuellement une opération au domicile du suspect, à Saint-Priest (Rhône).

« Il s’agit d’un véhicule qui bénéficiait d’un agrément pour entrer sur le site », a indiqué le préfet de l’Isère Jean-Paul Bonnetain lors d’un point presse à la mi-journée (vidéo ci-dessous).Une deuxième personne interpellée

FTVI affirme qu’une deuxième personne a été interpellée. Selon un journaliste du Monde, l’homme a été vu sur les lieux mais son implication n’est pour le moment « pas établie ».

Manuel Valls écourte son voyage en Amérique Latine

En déplacement officiel en Amérique Latine, le premier ministre Manuel Valls a décidé d’écourter sa visite pour revenir en France suite à l’attentat survenu en Isère. « Le terrorisme islamiste a frappé une nouvelle fois en France », a-t-il depuis la Colombie d’où il aurait dû rejoindre l’Equateur, comme l’a rappelé le député des Français de l’étranger, Sergio Coronado.

Le premier ministre a annoncé lors d’un point presse improvisé à la résidence de France en Colombie qu’il participerait par conférence téléphonique au Conseil restreint convoqué par François Hollande, avant de rentrer immédiatement à Paris, écourtant ainsi son voyage en Amérique du Sud.

Je condamne fermement l’attaque à Lyon. La barbarie fera toujours face à l’union des démocrates. L’Espagne est aux côtés de la France.

Les proches du suspect, dont sa compagne, sont placés en garde à vue affirme RTL.

Bernard Cazeneuve a aussi affirmé que deux drapeaux ont été retrouvés sur les lieux. « Ils vont faire l’objet d’une analyse. Le texte n’a pas encore été traduit », dit le ministre.

Le ministre de l’Intérieur évoque aussi le placement en garde à vue de complices possibles du suspect. « Des personnes qui ont pu participer à ce crime ont été mises en garde à vue. L’enquête dira s’ils sont impliqués », a précisé Bernard Cazeneuve.

Bernard Cazeneuve a apporté quelques précisions sur le suspect: Yacine S. habiterait dans la région lyonnaise et viendrait de Saint Priest. « Il a été en lien avec la mouvance salafiste mais n’est pas connu pour être en lien avec des acteurs terroristes », dit le ministre. L’homme est né en mars 1980.

attentat isere

« Une personne a été assassinée, décapitée. L’identité du criminel est en cours de précision mais nous savons qu’il pourrait s’agir de Yacine S. (l’orthographe n’est peut-être pas la bonne, ndlr). Ce personne avait fait l’objet d’une fiche S pour radicalisation en 2006 qui n’a pas été renouvelée en 2008. Il n’avait aucun casier judiciaire », précise le ministre de l’Intérieur présent sur place, dans l’Isère.

Bernard Cazeneuve félicite le pompier qui a mis le suspect hors d’état de nuire. « Le gouvernement prend toutes les mesures pour assurer la sécurité des Français », ajoute le ministre de l’Intérieur. Il appelle à la retenue tous les responsables politiques.

Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a adressé « ses pensées aux familles, aux proches de la victime et aux blessés ». Le président du parti Les Républicains estime que « par son message, sa mise en scène macabre et sanglante, le ou les auteurs de cet attentat ont déclaré la guerre à la République, à la démocratie, à la civilisation ». Il exhorte le gouvernement à « faire toute la lumière » et « rehausser notre niveau de vigilance ».

reaction sarkozy

C’est un fake, comme l’expliquent Les Décodeurs du Monde, il s’agit d’un djihadiste albanais tué en Syrie en 2014.

François Hollande conclut son allocution en confirmant qu’il quitte Bruxelles pour regagner l’Elysée. Il tiendra un conseil restreint de Défense à partir de 15h30.

François Hollande affirme qu’l faut « faire preuve de solidarité envers la victime. Mais l’émotion ne suffit pas, il faut de l’action, ne pas céder à la peur, ne pas créer de division inutile, de suspicion intolérable. Il faut protéger et établir la vérité et éradiquer les groupes qui sont responsables. »

François Hollande a annoncé que l’homme suspecté a été arrêté et identifié. « Tout est fait pour prévenir toute nouvelle action, pour éviter tout drame supplémentaire », a ajouté le chef de l’Etat.

Attentat terroriste en Isère : le chef d’entreprise décapité était le patron du suspect

Un mort et plusieurs blessés après une explosion, vendredi 26 juin, aux alentours de 9h50, au sein de la société Air Products située Avenue des Arrivaux dans la commune de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Un suspect a été interpellé et identifié, il s’agit de Yassin Salhi, 35 ans, père de trois enfants.

Le point à 17h30 :
– L’épouse de l’auteur présumé
de l’attentat commis vendredi à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), Yassin Salhi, a été interpellée près de Lyon.
– Le chef d’entreprise du Rhône, décapité
vendredi lors de l’attaque, était l’employeur de Yassin Salhi.
François Hollande
a appelé à « l’unité » face au « terrorisme » et à ne pas se « laisser détourner par de vaines querelles », après l’attentat.
– François Hollande
a annoncé cet après-midi que le plan Vigipirate était porté « en alerte maximum » pendant trois jours dans la région Rhône-Alpes.

16h43 – « Toute la question est de savoir s’il y a des complices », dit le chef de l’Etat dans sa déclaration à la presse après avoir rappelé les circonstances de l’attaque, dont l’auteur présumé a été placé en garde à vue, ainsi qu’un contact et son épouse.

16h41 – François Hollande annonce les mesures prises pour sécuriser la région. « J’ai voulu que nous portions le plan Vigipirate à l’alerte maximale en région Rhône-Alpes pour trois jours. »

Quelles sont les mesures du plan Vigipirate en France ? Réponse en images.

L’histoire du plan – Son origine remonte à 1978, quand la France et l’Europe étaient confrontées aux premières grandes vagues d’attentats terroristes menés par des organisations …

16h40 – François Hollande prend la parole à la sortir du Conseil restreint à l’Elysée. « Cet attentat a fait une victime, un homme de 50 ans, qui a été lâchement assassiné, » explique-t-il.

16h15 – Le chef d’entreprise du Rhône, décapité vendredi lors de l’attentat contre un site de gaz industriels en Isère, était l’employeur de l’auteur présumé de l’attaque qui a été interpellé. La tête de la victime a été retrouvée accrochée au grillage de l’enceinte du groupe américain Air Products à Saint-Quentin-Fallavier, entourée de deux drapeaux islamistes, signe d’une mise en scène. C’est la première personne décapitée en France lors d’une attaque terroriste, une pratique fréquemment utilisée en Syrie et en Irak par le groupe Etat islamique (EI).
Cet homme, qui serait âgé d’environ 45 ans, dirigeait une entreprise de transport disposant d’une habilitation pour entrer sur le site de la société américaine Air Products, où l’attaque a eu lieu, située à Saint-Quentin-Fallavier, entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, non loin de l’aéroport.

15h40 – Au moins un second homme a été interpellé vendredi dans le cadre de l’enquête sur l’attentat perpétré dans une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier (Isère). « Un  véhicule a été repéré en train de faire des allers-retours suspects en périphérie de l’enceinte, son numéro d’immatriculation a été relevé et son propriétaire a été identifié. Il a été arrêté » sur la commune de Saint-Quentin-Fallavier, a détaillé une source proche de l’enquête.

15h15 – A Bourgoin-Jallieu, un rassemblement est annoncé aujourd’hui à 18 heures devant le Monument de la paix pour se recueillir en hommage à la victime de l’attentat perpétré ce matin à Saint-Quentin-Fallavier.

15hUn attentat, dont l’auteur présumé a été arrêté, a été commis ce vendredi dans un site de gaz industriels en Isère, près de Lyon, moins de six mois après ceux de Paris. Retour sur l’attaque en images.

Le lieu de l'attentatLe lieu de l’attentat

14h55 – François Hollande est arrivé à 14h30 à l’Élysée, où il doit présider à 15h30 un Conseil restreint après l’attentat commis dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier. Il a convié le Premier ministre Manuel Valls (en visio-conférence depuis la Colombie) et les ministres Laurent Fabius (Affaires étrangères), Christiane Taubira (Justice), Jean-Yves Le Drian (Défense) et Bernard Cazeneuve (Intérieur).

14h45 – La victime a été identifiée. Il s’agirait d’un gérant d’une société de transport demeurant à Chassieu dans le Rhône qui était sur le site de l’entreprise attaquée.

14h30 – A Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise, où Yassin Salhi aurait été domicilié, des policiers du Raid sont en faction. Des perquisitions sont en cours.

Des perquisitions en coursDes perquisitions en cours

14h15 – La compagne de Yassin Salhi, le suspect interpellé, a été mise en garde à vue.

13h51 – Manuel Valls, en déplacement en Amérique du sud, prend la décision de rentrer à Paris. Un Conseil de défense restreint va se réunir autour de François Hollande, à l’Elysée, à 15h30. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Interieur, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, Christiane Taubira, ministre de la Justice et Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, seront présents. Les hauts responsables de la police et de la gendarmerie devraient aussi se présenter. Le premier Ministre participera depuis Bogota via téléconférence.

13h45 –  Voici un rappel des attaques terroristes les plus meurtrières perpétrées depuis 1978 sur le territoire.

20 mai 1978 – Des terroristes palestiniens ouvrent le feu, à l’aéroport d’Orly, sur un groupe de passagers en instance d’embarquement pour Tel-Aviv. Bilan: 8 morts (trois membres du commando, deux …

13h40 – La France dans le viseur de Daesh. Les sites sensibles sont sous très haute surveillance. Un dispositif qui ne semble pas décourager ceux qui veulent tuer au nom du djihad. Reportage.

13h35 – La victime « innocente », « en cours d’identification », a été « abjectement décapitée », a déclaré le ministre de l’Intérieur.

13h27 – Selon Bernard Cazeneuve, Yassin Salhi a été « en lien avec la mouvance salafiste ».

13h22 – L’homme arrêté, Yassin Salhi selon nos informations, était fiché en 2006 pour radicalisation, mais n’a pas de casier judiciaire, d’après Bernard Cazeneuve, qui s’exprime depuis les lieux de l’attentat.

13h10 – Selon nos informations, Yassin Salhi, 35 ans et père de 3 enfants, est l’un des auteurs de l’attentat. L’homme, qui vit à Saint-Priest (banlieue de Lyon), est actuellement entendu par les forces de l’ordre.

13h07 – Nicolas Sarkozy réclame « toute la lumière » et un « niveau de vigilance rehaussé ».

13h05 –  Pour François Hollande, il faut « éradiquer les individus responsables de tels actes », mais ne veut pas créer de« divisions inutiles ».

13h00 – Les politiques ont rapidement réagi à l’attentat dans une usine de produits chimiques à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Voici les principales réactions.

Marine Le Pen, présidente du FN –  » L’horreur islamiste a de nouveau frappé notre pays. Il faut des mesures fortes pour terrasser l’islamisme ! « 

12h51 – « Il y a une émotion, mais l’émotion ne peut pas être la seule réponse »,affirme François Hollande.

12h48 – « Il faut d’abord avoir une expression de solidarité à l’égard de la victime », ajoute le président de la République.

12h47 – « L »individu suspecté d’avoir commis cet attentat a été arrêté et identifié », indique François Hollande, en direct de Bruxelles.

12h46 « L’attaque est de nature terroriste, dès lors qu’il a été retrouvé un cadavre avec des inscriptions », explique François Hollande, en direct de Bruxelles.

12h45 – François Hollande s’exprime en direct sur l’attentat en Isère depuis Bruxelles

12h15 – Un Conseil de Défense se réunit ce vendredi à 15h00 à l’Elysée.

12h05 – François Hollande va quitter le sommet européen après l’attentat commis contre une usine de gaz industriels iséroise.

11h55 – L’enquête a été confiée à la sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) notamment pour « assassinat et tentatives d’assassinats en bande organisée, en relation avec une entreprise terroriste« .

11h45 – L’auteur présumé de cet attentat a été interpellé par les gendarmes et était connu des services de renseignements (DGSI), selon une source proche du dossier. Des recherches sont en cours pour vérifier s’il n’était pas accompagné d’un complice.

11h40 – Le Premier ministre, Manuel Valls, ordonne une « vigilance renforcée » sur tous les sites sensibles de Rhône-Alpes.

11h38 – La sécurité a été renforcée aux accueils des commissariats de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar dans la Drôme, selon le Dauphiné libéré.

11h37 – Les gendarmes ont retrouvé la tête décapitée d’une personne et recouverte d’inscriptions en arabe, accrochée à un grillage. « Le corps décapité d’une personne a été retrouvé à proximité de l’usine mais on ne sait pas encore si le corps a été transporté sur place ou pas« , a expliqué une source proche de l’enquête, évoquant aussi « un drapeau avec des inscriptions en arabe retrouvé sur place ».

11h35 – Un premier bilan fait état d’un mort et de deux blessés légers, selon une source proche de l’enquête.

11h30 – Un périmètre de sécurité a été instauré autour du site par les forces de l’ordre. La gendarmerie commence à faire évacuer les lieux. Le procureur de Vienne va également se rendre sur les lieux.

11h25 – Un homme a été interpellé par les gendarmes. Il est soupçonné d’être l’auteur de l’attentat.

11h10 – Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui était en déplacement dans le Rhône voisin vendredi matin, se rendait « immédiatement » sur place en fin de matinée.

11h05 – Selon les premières informations, une tête décapitée aurait été déposée à proximité de l’entreprise, accompagnée d’un drapeau islamiste. Deux hommes à bord d’une voiture ont forcé l’entrée de l’usine pour faire exploser les bonbonnes de gaz avec leur véhicule.

11h – Une forte explosion suivie d’un incendie a éclaté vers 9h50, vendredi 25 juin, dans la société Air Products, localisée avenue des Arrivaux dans la commune de Saint-Quentin-Fallavier en Isère. Un important dispositif de gendarmes et de pompiers a été déployé sur place.

Attentat islamiste dans une usine de l’Isère: un chef d’entreprise décapité

Un chef d’entreprise « abjectement décapité », des drapeaux islamistes et une explosion: un attentat, dont l’auteur présumé a été arrêté, a été commis vendredi dans un site de gaz industriels en Isère, moins de six mois après ceux de Paris.

L’attaque, qui n’a pas fait de blessés selon un dernier bilan, est survenue vers 10H00 dans une unité du groupe américain Air Products située dans une vaste zone logistique de Saint-Quentin-Fallavier, entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, non loin de l’aéroport Saint-Exupéry.

C’est la première fois qu’un homme est décapité en France lors d’une attaque terroriste, alors que cette pratique est fréquemment utilisée en Syrie et en Irak par le groupe Etat islamique (EI).

La victime, un chef d’entreprise du Rhône, était l’employeur de l’auteur présumé de l’attentat Yassin Salhi. Son véhicule, autorisé à entrer sur le site d’Air Products, classé Seveso, a permis au suspect d’y pénétrer.

Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête. Fraîchement arrivé dans la région lyonnaise en provenance de l’Est de la France, Yassin Salhi, 35 ans, avait été fiché en 2006 par les services de renseignements pour « radicalisation » et était « en lien avec la mouvance salafiste », selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Cette fiche n’avait pas été renouvelée en 2008 et il n’avait pas de casier judiciaire.

Trois autres personnes ont été interpellées: la femme et la soeur du suspect qui résidait en famille à Saint-Priest dans la banlieue lyonnaise; et le propriétaire d’un véhicule repéré à proximité du site, finalement relâché.

Selon les premiers éléments, le suspect aurait d’abord foncé sur des bonbonnes de gaz stockées sur le site, provoquant une explosion dont il réchappait. Il tentait alors d’amorcer une autre explosion –qui aurait pu être bien plus dévastatrice– quand deux pompiers intervenaient et l’un d’eux le maîtrisait. Dans la lutte, Salhi était légèrement blessé.

Les gendarmes découvraient ensuite à l’intérieur de l’usine le corps « abjectement décapité », selon les mots de M. Cazeneuve, du chef d’entreprise, puis sa tête accrochée au grillage d’enceinte, entourée de deux drapeaux islamistes, signe d’une mise en scène.

Aucun des salariés du site n’a été blessé mais certains ont été choqués et une assistance psychologique a été mise en place.

– Solidarité de la France et de la Tunisie

Cette nouvelle attaque « de nature terroriste », selon le président François Hollande, intervient moins de six mois après les attentats de janvier à Paris, qui avaient fait 17 morts, et alors qu’un attentat s’est produit ce vendredi en Tunisie contre un hôtel de Sousse qui a fait 27 morts, dont des touristes étrangers.

François Hollande et le président tunisien Béji Caïd Essebsi ont exprimé « leur solidarité face au terrorisme » lors d’un entretien téléphonique.

Le président Hollande, qui participait à un sommet européen à Bruxelles, l’a écourté pour venir présider un conseil restreint à 15h30 dans la capitale. Le Premier ministre Manuel Valls, depuis l’Amérique du Sud, a lui ordonné une « vigilance renforcée » sur tous les sites sensibles de la région Rhône-Alpes, avant d’écourter lui aussi son voyage.

L’attentat de l’Isère survient alors que les autorités redoutaient de nouveaux actes de terrorisme, en particulier après l’arrestation en avril d’un étudiant algérien, Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d’un projet d’attaque contre une église à Villejuif, près de Paris, au nom de l’islam radical.

Depuis janvier, le gouvernement a mis en place un drastique plan de vigilance antiterroriste dans les lieux publics et le ministre de l’Intérieur a maintes fois répété que la menace en France restait « très élevée ». Bernard Cazeneuve indiquait début juin que 1.750 personnes étaient recensées à ce jour « pour leur implication à un titre ou à un autre dans des filières jihadistes ». Il précisait en outre que quelque 130 procédures judiciaires concernant 650 personnes étaient en cours.

– « Attentat diabolique en plein ramadan » –

A Saint-Priest où Yassin Salhi vivait avec son épouse et leurs trois enfants de 6 à 9 ans, dans une petit immeuble HLM de trois étages, les voisins décrivaient vendredi « une famille discrète ».

« Leurs enfants jouent avec les miens », indiquait une mère d’une quarantaine d’années. « Il ne parlait à personne. On se disait juste « bonjour-bonsoir » », racontait un autre voisin au sujet du suspect, qui ne se distinguait pas non plus par sa tenue: « Il avait juste une petite barbe », selon lui. Un jeune affirmait lui n’avoir « jamais vu » Yassin Salhi à la mosquée de Saint-Priest.

« J’ai le coeur qui va s’arrêter », « je ne sais pas ce qui se passe », a déclaré pour sa part l’épouse du suspect à la radio Europe 1 avant son interpellation par la police.

« Il est parti au travail ce matin à 07H00 », a-t-elle raconté, ajoutant que son mari « fait de la livraison ». « On est des musulmans normaux, on fait le ramadan. Normal. On a trois enfants, une vie de famille normale », a-t-elle insisté, ne voyant « pas l’intérêt ou pourquoi » il aurait fait ça.

« La France vient de vivre son second choc en moins de six mois », a déploré de son côté le recteur de la Grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, en condamnant un « attentat diabolique perpétré en plein mois de ramadan »: « Nous ne pouvons tolérer ce que ces messagers de la haine font au nom de l’islam. »

On manifeste contre un aéroport mais pas contre une mosquée  géante…!!!
C’est pourtant vrai ….et on nous vandalise  nos églises …cherchez l’erreur

                       
La dixième mosquée de Nantes

Ce samedi, des milliers de personnes manifestaient contre l’implantation d’un aéroport international à Nantes.

 Ce même samedi, c’est dans l’indifférence qu’ouvrait la plus grande mosquée de tout l’Ouest Français,
la 10ème à NANTES   Symptôme d’une civilisation en pleine décadence, le sort de quelques lapins prime la submersion du continent sous les flots de l’islam.

          La presse le relate ce jour :

La mosquée Assalam (la paix en arabe) ouvre ce samedi à Nantes, dans le quartier Malakoff.
C’est le plus grand édifice dédié au culte musulman dans l’ouest.
Il pourra accueillir en même temps 1 200 fidèles.  Le dôme du bâtiment principal culmine à 14 m. Le minaret haut de 17 m est constitué d’un simple voile en béton, habillé de lames de verre, avec un écran plasma qui donnera l’heure de la prière et la date du calendrier musulman.

  Si l’on peut estimer sans se tromper qu’un aéroport a une durée de vie de 50 à 70 ans, pour une mosquée il en va tout autrement.

Une mosquée, par évidence, s’implante pour l’éternité conformément aux principes du prosélytisme islamique et de la conquête des terres aux mains des infidèles.
Le long terme échappe aux esprits de notre époque. On s’échine pour des débats, disons-le très nettement, d’un pitoyable niveau en regard des enjeux.

 En 2012, la chute de l’Europe sous les coups de l’immigration islamique passe pour secondaire. Ou plus exactement, pour un non sujet.
On s’écharpe bien plus volontiers sur un projet d’aéroport dont l’histoire ne retiendra pas même le futur nom.

 Querelle sur le sexe des anges comme au temps de Byzance alors menacée par le Turc.

L’histoire retiendra qu’au début du troisième millénaire, l’étendard de l’islam fut dressé sur la capitale des Ducs bretons sans coup férir par les masses afro-islamiques, tandis que 15 000 ahuris protégeaient trois lièvres de l’expropriation.

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Commentaires

Pazoozoo  •                Allô? SoS Racisme? LICRA? CRAN? MRAP? Harlem? On vous entend pas là… Nan mais allô quoi???

  • Chris Coracino

    Vive l’Islam!!!!
    Vive les arabes!!!!!
    Vive les musulmans!!!
    Vive le Coran, ses sourates, sa sharia!!!
    Vive nos gouvernements successifs qui nourrissent ces enfoirés!!!
    Je suis obligé de dire que je suis pour, par ce que si je dis le contraire, tout le monde va me tomber dessus!
    Nos politiques, les musulmans, la justice, les « fous d’Allah »….
    Alors, comme je ne peux pas dire ce que je pense vraiment, je joue les « faux-culs »!
    • Patrice Çanevousregardepas ·

      Là, Chris, tu mets la charia avant les bœufs…
    • Pascale La Bancale ·

      @Chris n     c’est bien de jouer la prudence , certains mots de notre langue ne sont plus à écrire , ni à être prononcer , sinon  les protéger de certaines assos , vont nous faire ouvrir notre portefeuille , interdit de dire , un petit n… éviter de parler de nos petites bêtes avec la queue en tire bouchon , la liste va s’allonger . bon , je vais de ce pas , aller m’installer en terrasse , commander , un pain-beurre-cornichons et une tranche de j…. , accompagné d’un petit  » couleur nuit  » !! Je pousse la caricature ( aie , encore un mot ) très loin , mais , nous y arrivons !! Nous connaissons l’identité de ce gentil homme qui a voulu fêter le 14 juillet avec un peu d’avance , il s’agit de ……. désolée , je n’ose pas écrire son patronyme .
    • Géronimo Apache ·

      c’est que le début t’as vu le nombre de migrants qui débarquent si les gouvernements occidentaux arrêtaient     d’aller foutre le bordel dans ces pays pour leur propre intérêt il n y aurait pas ce genre d’histoire en France , les démocraties noires sèment le chaos dans ces pays donc retour de manivelle, pose toi la question sur ton gouvernement inculte
  • Astro Pophe ·

    Il doit bien exister un moyen de le faire parler !!!
    Vu la gravité, je pense qu’un truc un peu moyenâgeux devrait faire l’affaire….
    • Michel Bureau ·

      la bonne vieille gégène ou le sérum de vérité !!!!
    • Annie Nieya ·

      Ils ne seraient pas dépaysés, leur religion date du moyen âge.
    • Patrice Çanevousregardepas ·

    • Dauphin Martinique ·

      pour le faire parler il suffit d’oublier les droit de l’homme ou autre de ce genre, la bonne vieille méthode de torture et il va même chanter
    • Gerard Charles ·

    • Agnès Lequand · 

      oui il y a un moyen infaillible, on m’a raconté que pendant la guerre d’Algérie les militaires avaient souvent une peau de sanglier dans leur véhicule. Quand ils avaient un suspect ils l’enroulaient dedans, après plus moyen de le faire taire. Et tout cela sans violence.
    • Ginette Tchoupabella ·

      Chut….On va vous coller une étiquette de facho !!!!!
    • Christal Craus ·

      pauvre ami!!!! la gégène on en rêve, eux la font!!
    • Ro Bin ·

      Oui, oui, pour le faire parler l’emmener dans une porcherie dont les occupants auraient jeûner 2,3 jours et le balancer dans les auges. Bouffé vivant et le must, privé de son paradis et de ses 70 vierges en contrepartie il se gavera 70 verges de porcs et en tire bouchon.
    • Monique Ferrary·

      @ASTRO – entièrement d’accord avec vous . Un bon coup de gégène , Un tribunal expéditif et la guillotine en sortant ….. (comme ceascou ) Et comme il y a 3 à 5000 djihadistes en France, ceux de retour de EI, les retourner illico presto dans leur maghreb natal avant qu’ils ne commettent un attentat…. moi, j’ai la solution que le GUIGNOL ne veut pas appliquer, sa copine TAUBIRA ne serait pas contente .
    • Nicole Restani ·

      Gérard ou lui faire lécher les pieds par une chèvre …..moi j’avoue de suite
  • Michel Bureau ·

    Il faut faire comme les russes : décapitation d’une vingtaine de ces guignols qui nous emmerdent en tôle et largage de ces corps en 2 morceaux (bien sur badigeonnés de sang de porc) chez Daech, vous verrez qu’ils comprendront le message !!! Je suis désolé, mais les barbares ne comprennent que ce langage
  • Roger Mathieu ·

    Naturalisés français ou non et en voie de naturalisation , tous dans des charters et retour dans leur pays , il n’y a que comme çà que la France retrouvera sa sécurité .
    • Isabelle Lorge Momot ·

      avec un trou dans le bateau pour éviter qu’ils reviennent
    • MadAmbassador Evol ·

      commence par te couper les cheveux là au lieu de faire conan le barbare!! vous êtes qu’une bande de guignol!!!!!! Ils vous sortiront toujours une histoire comme çà au moment ou çà va très mal pour le gouvernement, et vous y croyez encore, et comme des imbéciles vous vous enflammez tout seul! je suis musulman et j’emmerde tout les fachos là qui parlent sans savoir ce qu’est l’islam, mais qui se contentent de connaitre l’islam de la télé, celle qui vous fait peur et qui vous fait oublier que nous galérons tous avec les impôts, et pour camoufler toute leurs histoires là! Vous me faites vraiment tous rire!! TOI LA ROGER MATHIEU!! QUE CA TE PLAISE OU NON, MAINTENANT QUE LA FRANCE FOUT LE BORDEL DANS LE MONDE NE COMMENCE PAS A AVOIR CE GENRE DE PROPOS!!!!! NOUS LES MUSULMANS ON EN A MARRE DE CETTE HISTOIRE DE DAECH LA!!!! VOUS ETES CON OU CA SE PASSE COMMENT????????? VOUS VOUS ETES PAS RENDU COMPTE QUE DEPUIS QUE LES ETATS UNIS ET LA FRANCE SONT INTERVENU SOIT DISANT POUR DETRUIRE DAECH, ILS SONT DEVENUS PLUS PUISSANTS?????????? ILS ONT REFUSE L’AIDE DE L’IRAN ET DE LA RUSSIE POUR ERADIQUER CE GROUPE, A VOTRE AVIS POURQUOI ILS ONT REFUSEEEEEEEEEEE BANDE DE MOUTON A LA CON!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
  • Nadia Huguenot ·

    oui c’est un attentat c’est confirmé et trouver la tête de l’homme tué accrochée au grillage , c’est signé mais quelle barbarie , mon père qui travaillait chez Renault à Choisy le roi (94) avait vu il y a de çà presque 50ans , une tête dans le caniveau devant un café arabe , car en ce temps il y avait beaucoup d’ouvriers arabes chez Renault , donc un exemple ils se tuaient déjà ainsi en eux, donc on ne changera jamais ces gens là , ce sont des barbares !!!!!!!!
  • Dédémimi Roro

    Qu’est-ce qu’on attend pour se réveiller?
    Nous ne sommes pas compatibles, nos cultures sont trop opposées, même les plus tolérants se retourneront contre nous s’il y a un conflit demain.
    Pourquoi laisser revenir en France ses djihadistes français partis s’entrainer?
    Votons des lois pour interdire leur retour sur notre sol. Ce ne doit pas être compliqué quand même. Il faut leur enlever la nationalité française et si cela fait des apatrides, rien de grave, il faut nous protéger.
    Notre justice est trop laxiste, ceux qui sont interpelés ne devraient même avoir droit à un avocat, la terreur, la cruauté et la connerie ne se défendent pas.
    Soyons sur nos gardes car nos gouvernements ne sont pas à la hauteur.
    • Christal Craus ·

      Mais c’est pas une culture!!! une culture c’est un signe d’éducation, de recherche philosophique. Eux c’est un ramassis de délinquants, dealers qui brûlent tous signes de culture pour imposer le régime de la peur! y a pas de culture chez ces chiens!
  • Ron Fellini ·

    « Tout va très bien, Madame la Marquise ….. »
    Mais n’oubliez pas que les seuls responsables sont ceux qui les ont fait entrer et laissé s’installer en France …. et continuent de les faire entrer.
    Si vous n’êtes pas conscient de cela, inutile de vous lamenter ……. tout ira de mieux en mieux !
  • Raymond Barbe ·

    Hélas oui ce n’est qu’un début, on pourra mettre tout ce que l’ont veut (G.I.G.N.-R.A.I.D. etc..) rien n’y fera ils s’attaqueront à autre chose autre part , voilà on à laissé rentrer n’importe qui dans notre pays, et cela continue encore car se faire passer pour réfugié politique c’est très facile, alors qui rentre ??
    • Fabrice Bossart ·

      Hé bien justement, faisons le vide sans faire d’amalgame. J’ai des amis étrangers qui se comportent avec respect. Mais virons le reste, sans ménagement, faisons des exemples et combattons tous ces connards………….Le Français en a marre de subir, le début de ces attentats est le résultats de nos banlieues truffées de branleurs et de débiles!!!!!!!!!!!!
  • Max Ter · 

    Il n y aurait que le fn pour arrêter ça !!!
    Mais qu ont ils dans la tête ?
    Les peuples ont évolués depuis le moyens âge. … pourquoi agir de la sorte ?
    C est désespérant et triste
  • Franck Titoune ·

    c est le troisième attentat avec des fichés S mais non la rose mafia n’est pas capable de faire voter en urgence une ordonnance afin de les foutre tous en taule de toute urgence mais pour nous dire qu’il faut plus de mosquées, qu’il faut pas être islamophobe là ils ils sont balèses; c’est du lourd qu’ils rendent publique la liste de ces types là et on va faire le travail à leur place puisque ce sont des incapables ;ils ont du sang sur les mains avec leur politique de collabo islamiste et enfin fermons les mosquées dans ce pays pour qu’ils comprennent bien une fois pour toute que nous le peuple ne voulons pas de cette religion du diable chez nous et pour finir nous devrions leur couper la tête en public comme en arabie, çà ferait peut être réfléchir tous ces musulmans qui veulent nous imposer leur saloperie de loi islamique en France. Cà fait 40 ans que le Fn nous l’a prédit , tout le monde nous a pris pour des billes voila le résultat quand on diabolise les seuls qui peuvent encore agir pour sauver la France de l’islamisation qui nous pend au nez avec les umps

    sarah  •

    • Soyez sûr que ça continuera encore et encore jusqu’à ce que les autorités fassent un grand ratissage dans tous ces milieux , les mettent dans un avion et retour dans leurs pays où ils seront « accueillis  » comme il faut par leurs gouvernements.

      Cédric  • 

      Et il faut construire 2000 mosquées pour ces gens là?

      Jean  •  

      Salafiste fuckin’ ?

      Jean  •

      très intéressantes informations sur qui possède quoi dans ce pays

      ANDREAS  • 

      « Les sites Seveso ont été protégés encore davantage et toutes les dispositions prises pour éviter tout drame supplémentaire, et prévenir toute action », a dit François Hollande.
      Selon le préfet de l’Isère, Jean-Paul Bonnetain, le véhicule utilisé pour pénétrer dans l’usine avait une autorisation… Enlevez l’échelle!

      quadra  • 

      charognes de muzz, je leur souhaite à tous de crever pendant les prochaines chaudes journées du ramadan! Pendant ce temps, je m’empiffrerai de saucisson arrosé d’un bon coup de rouge!

      XLPVJ  • 

      Un bon salafiste est un salafiste mort. Toute personne signalée comme telle doit être abattue ou expulsée… ou abattue ET expulsée

      psinjone  • 

      « Il s’appelle Yassin Sahli Il a 35 ans et a été légèrement blessé à la tête lors de l’attaque. » ça commence…. : le pompier va devoir répondre de coups et blessures envers un pauvre taré….

      Maru  • 

      Mais surtout, pas d’amalgame hein !

      Radovan  •

      vous allez voir la menace quand çà va être rempli par les arabes! La tuerie en Tunisie continue. Nettoyez la France des arabes et socialopes!. N’attendez plus

    • mimi  •
      • Purée, ras le bol de ces malades mentaux. Qu’ils se suicident une bonne fois pour toute.

        Gilles  •

        Première décapitation islamique en France.

        Andre  • 

        les « vrais » musulmans ne dénonceront jamais un des leurs,alors comment faire? « ils » disent ne pas cautionner ces actes de barbarie,mais ne font rien contre

        Erick  • 

        « une tête décapitée aurait été déposée à proximité de l’entreprise, accompagnée d’un drapeau islamiste. »
        Surtout pas d’amalgames…

        Zlatanesque  • 

        connu des services de police : encore bi national vous allez voir

        Martel  • 

        Yahoo va t-il fermer tous les commentaires pendant 3 semaines comme pour les attentats de Charlie, au nom du padamalgame ?

        J. K  • 

        Aux armes citoyens….et pas de sommations !

        Z E E K  • 

        attentat rater = déséquilibré isolé

        dissident  •  

        Peut être une grande manifestation à Paris des musulmans « modérés » pour affirmer qu’ils sont contre ces odieux et sauvages assassinats ?

        Cretin De Lapin  • 

        • Le plus regrettable, c’est que la plupart des actes terroristes sont faits par des personnages connus de la DGSI, qui elle ne peut rien faire, à part surveiller….

          Vorezza  • 

          je n’en peux plus !…d’être tolérante, politiquement correcte, de ne pas céder à l’amalgame,etc…je suis en colère et révoltée….cela fait 1500 ans que les chrétiens les plus fervents ne lèvent plus l’épée ou la hache pour punir un non-croyant !!!

          Mr Chatouilles  • 

          Yahoo va encore nous priver de liberté d’expression et distiller sa désinformation.

          Shaposhnikoff  • 

          C’est l’oeuvre d’un déséquilibré punaise ! La République Citoyenne de Proximité se tue à vous le répéter ! Cà n’est absolument pas un attentat voyons ! Ou alors, c’est un coup des services secrets américains sionistes qui cherchent à salir une religion de paix et d’amour.

          Doume A2  • 

          HOLLANDE NOUS SOMMES PAS TAXI SI TU NE FAIS RIEN LE PEUPLE FRANÇAIS VA LE FAIRE ET TANT PIS POUR CEUX QUI NE FONT DE MAL A PERSONNE

          Sunstorm  • 

          Attention encore deux, trois heures et des membres du gouvernement demanderont a Yahoo de fermer les commentaires sur ce sujet…

          Henri  • 

          C’est simple, plutôt que de rentrer dans des débats stériles : muz vs pas muz, français vs pas français etc.; il faut revenir à la notion de traitre à la patrie : ces terroristes s’en prennent à nos valeurs les plus chères à notre cœur et s’en prennent au cour de notre nation; ils sont traites à la France et doivent être traiter comme tel : une balle ou une pendaison sans état d’âme !

          Anthony  • 

          Il va nous refaire un défilé Noland, inviter des dictateurs et des présidents ne respectant pas les droits de l’homme comme à Paris… Voila le nouveau message, pour la 1ère fois sur le territoire Français ces monstres abjectes ont décapité un homme et ce n’est que le début !!!!

          Moi je suis pour une armée éco-responsable. Elle doit limiter ses déplacements au territoire français afin de lutter contre le méchant CO2

          Où Est La France ?  •

          Quand vous ne voulez pas embaucher des musulmans on vous traite de raciste….
          Quand vous embauchez un musulman et qu’il vous décapite… ce n’est pas raciste ; c’est juste qu’il a la haine du méchant blanc!!!!!

Le Nouveau Monde…Uber allès!

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De quoi l’« ubérisation » est-elle le nom ?

Le Monde.fr Mathilde Damgé

Les réseaux sociaux utilisent depuis quelques mois le terme d’« ubérisation », un néologisme formé à partir du nom d’Uber, la fameuse société de transport californienne. Ils s’en gargarisent même depuis les incidents des derniers jours entre les taxis et les VTC (voitures de transport avec chauffeur) :

Entre numérisation et paupérisation, que recoupe ce terme, qui sert d’étendard aux détracteurs de plusieurs réalités économiques ? Le tour du concept en 5 exemples.

Les taxis

Ce qui est critiqué : la précarisation

Au-delà de leur cas personnel et des conséquences sur leur profession, les taxis dénoncent « la précarisation des chauffeurs » de VTC. Dans le cas d’UberPop, qui risque de disparaître, la précarité est encore plus importante. En effet, rappelle l’économiste Evariste Lefeuvre, Uber considère ses chauffeurs comme des contractants individuels auxquels incombe la charge du financement des véhicules et assurances.

« Le capital détenu par la personne dont le revenu (et non le salaire) dépend de sa capacité à exploiter le réseau offert par les grandes entreprises présente un coup de portage, d’assurance et d’amortissement qu’il doit lui-même assumer – même en cas de baisse d’activité. »

Cette critique, l’hebdomadaire britannique The Economist en a fait sa « une » en ce début d’année 2015. Titré « workers on tap » (« main-d’œuvre à la demande »), l’article utilise l’image d’une force de travail disponible comme l’eau sortant d’un robinet, que l’on ouvre ou que l’on ferme à volonté.

De fait, sauf en Californie où l’entreprise sera obligée de les embaucher, les chauffeurs d’Uber sont une force de travail payée au pourcentage, sans ou avec très peu de protection sociale et bien sûr aucun avantage de salarié, mais une grande liberté d’organisation – du moins en apparence – de leurs emplois du temps.

En réalité, analyse le théoricien de l’économie collaborative Michel Bauwens, « Uber ne relève pas de cette économie collaborative ou de partage. Il s’agit plutôt d’une mise sur le marché de ressources qui, jusque-là, n’étaient pas utilisées. La différence entre une production pair à pair et Uber, c’est le morcellement du travail, la mise en concurrence entre les travailleurs pour obtenir un service, sans qu’ils aient accès à ce service, ce bien commun, en l’occurrence l’algorithme contrôlé par la firme. »

Ce qui est craint : l’évolution du modèle économique

Face à ces arguments, les entreprises de VTC répliquent que ce que critiquent réellement les taxis, c’est la contestation de leur monopole et le changement de paradigme : il n’est plus nécessaire d’acheter une licence et de rentrer dans un quota fixe de chauffeurs.

Pour François Meunier, professeur de finance à l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique, Uber « promet de bousculer en profondeur la profession de taxi. Dans la pratique du métier, c’est une bonne chose ». Une des solutions serait, selon lui, de « multiplier le nombre des plaques et d’imposer une régulation qui oblige tout chauffeur, Uber ou pas, exerçant l’activité de transport de personnes en milieu urbain de façon régulière, à acquérir lui aussi une licence ».

Les libraires

Ce qui est critiqué : l’intégration de services

« Depuis deux ans, la France subit une tectonique de fermetures de libraires. En 2013, Virgin a mis la clé sous la porte. En 2014, 57 librairies Chapitre ont baissé le rideau », rappelle Olivier Frébourg, écrivain et éditeur, dans une tribune publiée dans Le Monde. Mais, pour lui, ce n’est pas seulement la librairie qui est en jeu :

« Favoriser le développement du numérique, c’est nécessairement tuer les intermédiaires donc la diffusion, la distribution et, dans un second temps, la librairie française. »

Car, outre la distribution, Amazon a investi l’édition avec Amazon Publishing qui propose à des auteurs amateurs de publier leur œuvre de façon électronique. La force de frappe du géant américain est encore amplifiée par l’intégration de moyens logistiques permettant d’assurer une livraison rapide et peu onéreuse.

Amazon, depuis 2005, permet même via son « mechanical turk » de proposer une offre d’emploi aux autres internautes : recherche et indexation de contenu, travail de veille, etc.

Ce qui est craint : l’évolution du modèle économique

Chacun des segments concernés par la révolution Amazon (édition, impression, distribution…) semble incapable de lutter contre cette intégration de métiers.

Hachette, qui s’était opposé à la politique tarifaire d’Amazon aux Etats-Unis, a dû faire face à des mesures de rétorsion : délais de livraison allongés, impossibilité d’effectuer des précommandes et suppression d’éventuelles réductions sur les livres. L’accord trouvé en fin d’année dernière stipule que l’éditeur français fixera les prix de vente sur Amazon.com mais qu’il « bénéficiera de conditions plus avantageuses s’il baisse ses prix ».

Le seul concurrent de la multinationale dans l’Hexagone, la Fnac, a choisi de se diversifier sur d’autres produits, dont l’électroménager.

Les hôteliers

Ce qui est critiqué : la désintermédiation

De plus en plus populaire, AirBnb est dans le viseur des professionnels du tourisme, dont l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), qui s’inquiète de leur manque à gagner et qui font pression sur le gouvernement pour renforcer la législation sur ce type de location.

Leur principal argument : la suppression des intermédiaires, eux en l’occurrence :

« Le secteur des cafés, hôtels, restaurants et établissements de nuit est traditionnellement créateur d’emplois… [Ces entreprises] emploient un million de personnes en France. Confrontées à une explosion de la concurrence déloyale liée à la multiplication de toutes les formes de commerces illégaux, en 2014, pour la première fois depuis très longtemps, il n’y a pas eu de création d’emploi et les cessations d’activités augmentent »

Ce qui est craint : l’évolution du modèle économique

Les professionnels le reconnaissent d’ailleurs à demi-mot, pointant le développement d’une « économie de l’ombre » :

« Les professionnels constatent une explosion de la concurrence déloyale liée à la multiplication de toutes les formes de commerces illégaux, notamment la location meublée touristique. Cette activité se développe de manière exponentielle, sans aucun contrôle, et en abusant, la plupart du temps, du flou juridique et devient dans la plupart des cas des activités hôtelières déguisées qui se professionnalisent. »

Pour Denis Thienard, directeur de l’Umih en Gironde, l’arrivée de ces sites peut être « une bonne chose », « bousculés comme nous le sommes avec les propositions de locations de meublés ou encore les plateformes de réservation de chambres ». Mais, ajoute-t-il, la remise en question de la profession est surtout le cas des grands acteurs du secteur. « C’est plus compliqué pour l’immense majorité de nos adhérents qui sont des toutes petites entreprises. »

Les avocats

Ce qui est critiqué : l’exercice illégal du droit

De nombreux services juridiques sur Internet proposent une aide en ligne aux justiciables, facturée moins d’une centaine d’euros, afin de préparer leur dossier de saisine du tribunal d’instance, du juge de proximité ou du conseil des prud’hommes – juridictions devant lesquelles l’assistance d’un avocat n’est pas toujours obligatoire.

Face à cette concurrence qu’il juge déloyale, l’Ordre des avocats porte régulièrement plainte pour « exercice illégal du droit » contre ceux qu’il appelle les « pirates » ou les « braconniers » du droit. Ironie de la situation, les notaires reprochent exactement la même chose aux avocats qui veulent empiéter sur leur terrain en rédigeant des actes immobilier. Quand les professions réglementées s’affrontent entre elles…

Ce qui est craint : l’évolution du modèle économique

Trois juristes, créateurs d’une plateforme de conseil juridique, expliquent dans une tribune publiée récemment :

« Concrètement, les innovations qui incarnent ce processus d’uberisation sont de trois ordres : de nouvelles solutions logicielles basées sur des algorithmes de génération documentaire, des outils sémantiques permettant de proposer des solutions juridiques directement à partir des requêtes Web des utilisateurs, et toutes les innovations liées au big data et appliquées au droit. »

De telles innovations permettent en effet aux clients de ne pas avoir recours à un avocat et de faire de façon autonome un certain nombre de démarches juridiques et administratives : création d’entreprise, recrutement de salariés, recouvrement de factures impayées, protection des marques, etc.

Les banques et les assurances

Ce qui est critiqué : la dématérialisation

Dans une autre tribune, publiée en avril dernier, deux financiers s’inquiètent de l’uberisation du secteur « banque-finance », définissant le terme comme un néologisme qui renvoie à la numérisation de l’économie :

« On peut imaginer les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autre fintech [contraction de sociétés financières et technologiques] prendre position sur des évolutions du business model bancaire et financier, en séduisant l’opinion par une approche nouvelle. Google peut offrir – c’est-à-dire rendre gratuits – de nombreux services bancaires puisqu’elle vendra les informations consommateurs recueillies. »

Les auteurs soulignent enfin l’évolution du secteur vers des « services à bas prix mais à faible valeur ajoutée ».

Ce qui est craint : l’évolution du modèle économique

Un point de vue que ne partagent pas des « pureplayers » bancaires comme Compte Nickel ; son fondateur, Hugues Le Bret, estime ainsi que la tenue de compte « n’est plus un métier à valeur bancaire, mais technologique ».

Autre exemple : l’assurance, qui voit son modèle économique évoluer avec les objets connectés, comme des boîtiers mesurant la sécurité de la conduite (niveau de freinage, anticipation des virages). Avec ce système, un bon conducteur pourra réduire sa facture mensuelle jusqu’à 50 %. A l’inverse, un chauffard pourra voir sa note augmenter jusqu’à 10 %.

Conclusion

Plutôt qu’une critique construite d’une nouvelle économie, ce terme sert davantage de fourre-tout désignant les craintes de plusieurs secteurs d’activité qui voient leur modèle de rentabilité bouleversé. Ce que résume bien son inventeur, le publicitaire Maurice Lévy, dans une interview au quotidien britannique Financial Times :

« Tout le monde commence à craindre de se faire uberiser. C’est l’idée qu’on se réveille soudainement en découvrant que son activité historique a disparu »

  • Grève des taxis : les manif’ musclées, une habitude française qui a ses limites

    GREVE TAXI

    MANIFESTATION – « Comment ces gens ont le droit de faire ça? La première voiture a été détruite, défoncée à coup de battes et les pneus déchirés, ces mecs ont essayé d’ouvrir les portes et les flics ne font rien?? Taliban français? » Courtney Love, la veuve de Kurt Cobain, a visiblement mal vécu d’être mêlée aux bisbilles entre taxis et VTC, jeudi. « Émeutes », « guerre »… la presse anglophone s’en est donnée à coeur joie pour qualifier le mouvement de grève en France.

    Certes, les qualificatifs employés sont un brin exagérés. Mais il est indéniable que les chauffeurs de taxis ont musclé leurs manière de revendiquer avec la grève de ce 25 juin. Agressions, dégradations de voitures, crachats et jets d’oeufs sur les chauffeurs Uber, etc. Il y a de quoi s’en émouvoir, au-delà de toute querelle pro ou anti Uberpop.

    Depuis, le sommet européen, dans la nuit de jeudi à vendredi, François Hollande a demandé à ce que « UberPOP soit dissous et déclaré illégal » tout en condamnant ces « violences inacceptables » .

    Pourtant, la France est riche d’une longue histoire de mouvements sociaux musclés. Militants, agriculteurs, routiers… Tous ont leur savoir-faire et leurs petites spécialités. Si certaines manifestations peuvent dégénérer, les agressions physiques entre « camps rivaux » restent rares. Elles sont bien sûr condamnables. Mais il existe aussi un cadre légal pour toutes les autres nuisances des coups de forces.

    Les dégradations volontaires, l’apanage des vrais durs

    Que Courtney Love soit rassurée: la France interdit de se défouler sur une voiture Uber à coups de batte de base ball. Le code pénal condamne « la destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui » avec des peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Elles peuvent être alourdies à cinq ans et 75.000 euros si elles sont commises en réunion. Les guets-apens tendus par les taxis tombent probablement sous cette qualification.

    Les débordements d’aujourd’hui donneront certainement lieu à de nombreuses condamnations. Trois chauffeurs de taxis ont déjà été mis en garde à vue pour des violences présumées à Paris, selon des sources judiciaires.
    P-H. Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur « il y a eu pour le moment 5 interpellations sur la région parisienne » (@itele)— iTELE (@itele) 25 Juin 2015

    #taxis : « plusieurs centaines de procédures judiciaires » ouvertes en lien avec les manifestations de ce jour selon une source gvt— Thibault Raisse (@TiboRaiss) 25 Juin 2015

    Des faits similaires sont régulièrement jugés. En dehors des taxis, cette pratique est plutôt le fait de mouvements militants, aux revendications fortes. On pense aux faucheurs d’OGM, au démontage du McDonald de Millau par la Confédération paysanne de José Bové en 1999, aux portiques et à la préfecture des bonnets rouges en 2013 et aux zadistes contre le barrage de Sivens.

    Le 21 février, une de leurs manifestations s’est soldée par la dégradation de 23 commerces du centre-ville de Toulouse, donnant lieu à une quinzaine d’interpellations.

    Quatre d’entre eux ont été condamnés en comparution immédiate dès le 24 à des peines de prison avec sursis, des travaux d’intérêts généraux et des amendes. En décembre 2014, un autre zadiste avait été condamné à 45.000 euros d’amendes pour des faits similaires.

    Le tas de pneus en flamme, l’incontournable du mouvement agricole

    C’est le minimum pour une manifestation digne de ce nom. Dans la nuit du 22 juin, des éleveurs de la Manche ont allumé plus de 30 feux, mélanges de paille et de pneus. Mais le pneu brûlé n’est pas exclusivement agricole. Ce 23 juin, le trafic du tunnel sous la Manche a été suspendu en raison de pneus brûlés placés par des marins de MyFerryLink en grève.

    Tant qu’ils ne mettent personne en danger, ils sont bien acceptés. En octobre dernier, une manifestation d’agriculteur à Agen a débouché sur un dépôt de plainte uniquement parce que le Service de secours incendie (SDIS 47) a découvert une bouteille de gaz sous la paille brûlée… Le jugement n’a pas encore été prononcé.

    Les opérations escargots, arme préférée des routiers

    Quelques camions côte à côte et le tour est joué. La circulation est bloquée. En mars, les chauffeurs de car de tourisme en ont organisé une au départ de l’aéroport de Roissy, un site stratégique encore ciblé par les taxis ce jeudi. Ils dénonçaient « le triplement du prix du stationnement intramuros » à Paris dès le 1er mai.

    Ce genre de blocage est passible de 2 ans de prison et 4500 euros d’amende pour entrave à la circulation, ainsi que d’une suspension de permis de 3 ans. Les condamnations sont cependant rares et se limitent souvent à des amendes. Tout l’art de l’opération escargot consiste à gêner le trafic, sans le bloquer complètement.

    En 2002, un routier condamné à 3 mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende a saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), s’estimant victime d’une atteinte à sa liberté d’expression et de réunion. Conclusion de la cour: « Cette obstruction complète du trafic va manifestement au-delà de la simple gêne occasionnée par toute manifestation sur la voie publique. »

    Séquestration de patron, le classique des occupations d’usine

    En mai 2014, cinq cadres du cigarettier Seita ont été retenus dans une usine, près de Nantes, dont la fermeture venait d’être annoncée. En janvier de la même année, les directeurs de la production et des ressources humaines d’une usine Goddyear ont porté plainte pour avoir subi le même sort.

    Dans la pratique, ce n’est rien de grave tant qu’il n’y a pas de dérapages. En théorie, la peine encourue est de 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende avec une libération dans les sept jours et sans atteinte physique.

    A la moindre violence, l’affaire deviendrait très sérieuse. Vingt ans, voire trente ans de réclusion s’il y a mutilation ou infirmité. Le faire en « bande organisée », donc dans le cadre d’une grève, est une circonstance aggravante.

    Dans les faits, les dépôts de plainte sont rares, et la justice clémente. En septembre 2011, Olivier Besancenot et onze postiers ont été condamnés à 1 500 euros d’amende avec sursis pour avoir occupé des locaux de leur entreprise et séquestré plusieurs cadres, en mai 2010.

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    Hollande : « UberPOP doit être dissous et déclaré illégal »

    Le Point –

    Le chef de l’État a jugé « intolérable » la « concurrence déloyale » à laquelle se livre la société américaine, tout en condamnant les violences.

    Manifestation de taxis dans le sud de la France, en février 2015. La mobilisation du 25 juin a  mobilisé près de 3 000 chauffeurs.
    Manifestation de taxis dans le sud de la France, en février 2015. La mobilisation du 25 juin a  mobilisé près de 3 000 chauffeurs. © NICOLAS TUCAT / Copyright (c) 1998 Hewlett-Packard Company

    François Hollande a « condamné » dans la nuit de jeudi à vendredi les débordements en marge des manifestations de chauffeurs de taxi en France. « Il y a des violences qui sont inacceptables dans une démocratie, inacceptables dans un pays comme la France », a déclaré le président français devant la presse lors d’un sommet européen à Bruxelles. « UberPOP doit être dissous et déclaré illégal et la saisie des véhicules devra être prononcée et effectuée », a-t-il ajouté, même si, selon lui, « ce n’est pas l’État qui peut saisir des véhicules lui-même », la saisie devant « être autorisée par des décisions de justice ».

    « Mon premier mouvement comme président de la République, c’est de dénoncer, de condamner ces violences même si elles sont sans doute le fait d’une minorité », a-t-il insisté. Pour François Hollande, « rien ne peut excuser la violence, parce que la violence est non seulement insupportable pour les personnes qui en sont victimes mais insupportable aussi pour l’image de notre pays ».

    Pour autant, le président de la République a souligné que UberPOP « ne respecte aucune règle » sociale ou fiscale et se livre à une « concurrence déloyale », une situation « inacceptable » et « intolérable ». « Une loi (sur les véhicules de transport avec chauffeur) a été votée par le Parlement, elle doit s’appliquer », a-t-il encore souligné. Le gouvernement a réaffirmé jeudi sa volonté de faire fermer UberPOP, à l’issue d’une journée de mobilisation émaillée de violences qui a vu près de 3 000 taxis en colère bloquer gares et aéroports pour dénoncer la « concurrence sauvage » de l’application mobile.

    Grève des taxis: François Hollande veut faire dissoudre UberPOP

     LEXPRESS.fr

    le-president-francois-hollande-a-son-arrivee-le-25-juin-2015-a-bruxelles_5365741Le président François Hollande à son arrivée le 25 juin 2015 à Bruxelles.     afp.com/THIERRY CHARLIER

    Depuis Bruxelles, le chef de l’Etat a réagi à la grande journée de mobilisation des taxis contre les chauffeurs de l’application mobile UberPOP. Il condamne fortement les violences qui ont eu lieu et souhaite que le service soit déclaré illégal.

    Il parle d’actes « inacceptables ». François Hollande a condamné dans la nuit de jeudi à vendredi les violences commises lors des manifestations de chauffeurs de taxi en France. Le chef de l’Etat a par ailleurs estimé que UberPOP devait être « dissous et déclaré illégal », au lendemain d’une journée de mobilisation émaillée de violences qui a vu près de 3000 taxis en colère bloquer gares et aéroports pour dénoncer la « concurrence sauvage » de l’application mobile.

    >> A lire aussi: Revivez la grande journée de mobilisation de jeudi

    « Il y a des violences qui sont inacceptables dans une démocratie, inacceptables dans un pays comme la France », a déclaré le président devant la presse lors d’un sommet européen à Bruxelles, même, a-t-il ajouté, si l’on peut « comprendre qu’il y ait de l’exaspération ». « UberPOP doit être dissous et déclaré illégal et la saisie des véhicules devra être prononcée et effectuée ».

    L’obtention de « gages suffisants »

    Auparavant, le gouvernement et notamment le ministre de l’intérieur avait réaffirmé sa volonté de faire fermer UberPOP « un service illégal », a promis dans la soirée Bernard Cazeneuve après avoir reçu les syndicats de taxis. Il a toutefois reconnu qu’une fermeture de l’application ne pouvait résulter que d’une décision de justice.

    >> EN IMAGES. La grève des taxis contre Uber dégénère

    L’Union Nationale des Industries du Taxi (UNIT), qui regroupe un nombre important d’organisations professionnelles, a appelé ses adhérents à reprendre le travail « dès vendredi matin », considérant que « le climat de confiance a été rétabli » après l’entrevue avec le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. « Nous avons obtenu des gages suffisants pour appeler à une reprise de l’activité », a ajouté l’organisation dans un communiqué. « Nous conseillons aux chauffeurs de lever le camp, pour nous la grève est levée », a déclaré de son côté Abdel Ghalfi, de la CFDT. « Mais une partie des taxis veulent rester Porte Maillot », la place de l’ouest parisien qu’ils bloquent depuis jeudi matin.

    La place était toujours bloquée jeudi soir par plusieurs dizaines de taxis, dans une ambiance bien plus calme que dans la matinée. Ce vendredi matin, le calme est également revenu à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

    Aucun problème pour prendre un taxi à l’aéroport Roissy #CDG. Pas de blocage. @RTLFrance pic.twitter.com/ZkbZVOQYhC— Arnaud Tousch (@nanotousch) June 26, 2015

    Des violences « inadmissibles »

    Dans toute la France, dix personnes ont été interpellées jeudi « dans le cadre des débordements observés lors des manifestations des chauffeurs de taxi », 7 policiers blessés, et 70 véhicules dégradés, selon Bernard Cazeneuve. Condamnant des violences « inadmissibles », le Premier ministre Manuel Valls a promis que leurs auteurs, « qui se trouvent dans les deux camps », seraient « poursuivis ».

    Des avocats de chauffeurs UberPOP ont eux accusé les taxis de s’organiser « en milices privées » et de monter « des guet-apens ». Dans la capitale, la circulation a été perturbée. Les accès à la gare du Nord comme à la gare de Lyon ont été bloqués par des dizaines de voitures. A l’aéroport d’Orly, des grévistes ont fait la chasse aux chauffeurs clandestins, et à Roissy, les accès à plusieurs terminaux ont été bloqués plusieurs heures. Dans les deux aéroports, des VTC ont renversé des personnes, les blessant légèrement.

    Tensions et perturbations également à Lyon, Toulouse, Bordeaux, Nice ou Marseille. Au total, 2800 taxis ont été mobilisés en France avec une « trentaine de points de blocage », selon une source policière

    Grève des taxis : pour François Hollande, « UberPop doit être dissous et déclaré illégal »

    « UberPop doit être dissous et déclaré illégal, et la saisie des véhicules devra être prononcée et effectuée », a annoncé François Hollande dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juin, lors d’un sommet européen à Bruxelles. Le président a réagi après

    la journée de manifestations des taxis contre le service UberPop.>> Les suites de la journée de mobilisation des taxis contre UberPop dans notre direct

    Des violences « inacceptables »

    « Il y a des violences qui sont inacceptables dans une démocratie, inacceptables dans un pays comme la France », a poursuivi le président français, même si, a-t-il ajouté, on peut « comprendre qu’il y ait de l’exaspération ».

    Ces déclarations vont dans le même sens que celles du ministre de l’Intérieur, qui a réaffirmé sa volonté, jeudi, de faire fermer UberPop, « un service illégal ». Bernard Cazeneuve a toutefois reconnu qu’une fermeture de l’application ne pouvait résulter que d’une décision de justice mais a proposé que les véhicules UberPop soient « systématiquement saisis lorsqu’ils sont pris en flagrant délit ».

    UberPop : interdit ou toléré ? Explications en trois questions

    Malgré le vote de la loi Thévenoud, qui encadre les prestations « onéreuses » de transport routier, UberPop ne ferme pas boutique.

    La manifestation des taxis contre les VTC a dégénéré dès les premières heures, ce jeudi. (SEVGI/SIPA)La manifestation des taxis contre les VTC a dégénéré dès les premières heures, ce jeudi. (SEVGI/SIPA)

    Pneus brûlés, voitures renversées, chauffeurs molestés… UberPop, le service de transport « low cost » entre particuliers, a concentré les attaques et les accusations des chauffeurs de taxis ce jeudi 25 juin.

    En cause : UberPop continue de rouler. Pourtant, la loi Thévenoud – entrée en vigueur le 1er janvier 2015 – interdit l’utilisation de ce service.

    Trois questions pour comprendre la situation.

    UberPop, un service illégal ?

    La loi Thévenoud, votée en octobre 2014, interdit de proposer une prestation de transport routier « à titre onéreux », si l’on n’est pas enregistré comme chauffeur de taxi ou Véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC). UberPop est donc directement visé par cette loi et ses chauffeurs peuvent être arrêtés.

    420 procédures ont été ouvertes depuis janvier contre des chauffeurs UberPop. Leurs confrères qui utilisent les applications concurrentes, comme Heetch ou Djump, sont également sanctionnés.

    Ils peuvent alors encourir un an de prison, 15.000 euros d’amende, une suspension du permis, et la confiscation du véhicule. Pour les organisateurs, les condamnations sont plus lourdes : deux ans d’emprisonnement, et 300.000 euros d’amende.

    Une « zone grise juridique » existe-t-elle véritablement ?

    UberPop a multiplié les offensives judiciaires afin de défendre sa société. Pour contourner la loi Thévenoud, que l’Américain juge peu claire et contraire à la liberté d’entreprendre, l’entreprise a déposé une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Le Conseil Constitutionnel a désormais trois mois pour statuer.

    En octobre dernier, UberPop a été condamné à 100.000 euros d’amende, par le tribunal correctionnel de Paris, pour avoir abusivement présenté sa société comme un service de covoiturage. Cet appel sera examiné en octobre, une fois le verdict de la QPC tombé.

    Tant que les Sages du Conseil constitutionnel n’auront pas rendu leur décision, UberPop se considère comme légale et poursuit ses activités. Mais elle n’a pas le droit.

    Déposer une QPC ne suspend en aucun cas l’application d’une loi. La demande est faite a posteriori de la loi. Celle-ci reste donc applicable », affirme Donatien de Bailliencourt, avocat spécialiste du droit constitutionnel.

    Seul le règlement de l’amende change avec la QPC. « UberPOP attendra la décision du Conseil Constitutionnel avant de verser, ou non, ses 100.000 euros », poursuit l’avocat.

    UberPop interdit partout ?

    Jeudi après-midi, la préfecture de police de Paris a pris un arrêté qui confirme l’interdiction dans la capitale française de l’application UberPop. Une procédure déjà entreprise par les préfets de Gironde, Bas-Rhin, Nord, Bouches-du-Rhône, Loire-Atlantique et Rhône.

    Des informations qui prêtent à confusion : pourquoi avoir besoin d’arrêtés préfectoraux si la loi interdit déjà les activités de la société ?

    En fait, la loi Thévenoud ne cite pas spécifiquement la société UberPop même si elle est bien dans son viseur. L’arrêté préfectoral permet « d’une part, de répondre à un trouble à l’ordre public et de calmer les esprits. C’est donc un moyen de communication. »

    D’autre part, il permet de se concentrer directement sur l’entreprise, non plus sur les chauffeurs. L’application de la loi sera facilitée », explique Donation de Bailliencourt.

    Seuls « les départements très urbains sont visés, puisque UberPop n’existe tout simplement pas chez les autres ». En effet, si ses services sont interdits en France, encore faut-il qu’ils existent dans toutes les régions…

    Taxis: Hollande condamne les violences et veut faire dissoudre UberPOP

    https://fr.news.yahoo.com/video/taxis-contre-uberpop-le-gouvernement-193637647.html?format=embed&player_autoplay=false

    François Hollande a condamné dans la nuit de jeudi à vendredi les « violences inacceptables » commises lors des manifestations de chauffeurs de taxi en France, estimant toutefois que UberPop devait être « dissous et déclaré illégal », au lendemain d’une journée de mobilisation émaillée de violences qui a vu près de 3.000 taxis en colère bloquer gares et aéroports pour dénoncer la « concurrence sauvage » de l’application mobile.

    « Il y a des violences qui sont inacceptables dans une démocratie, inacceptables dans un pays comme la France », a déclaré le président français devant la presse lors d’un sommet européen à Bruxelles, même, a-t-il ajouté, si l’on peut « comprendre qu’il y ait de l’exaspération ».

    « UberPOP doit être dissous et déclaré illégal et la saisie des véhicules devra être prononcée et effectuée », a-t-il ajouté même si, selon lui, « ce n’est pas l’Etat qui peut saisir des véhicules lui-même », la saisie devant « être autorisée par des décisions de justice ».

    Auparavant, le gouvernement et notamment le ministre de l’intérieurt avait réaffirmé sa volonté de faire fermer UberPOP « un service illégal », a promis dans la soirée Bernard Cazeneuve après avoir reçu les syndicats de taxis. Il a toutefois reconnu qu’une fermeture de l’application ne pouvait résulter que d’une décision de justice mais avait proposé que les véhicules UberPOP soient « systématiquement saisis lorsqu’ils sont pris en flagrant délit ».

    Les syndicats de taxi ont semblé prudents à propos de la poursuite de leur grève.

    L’Union Nationale des Industries du Taxi (UNIT), qui regroupe un nombre important d’organisations professionnelles, à appelé ses adhérents à reprendre le travail « dès vendredi matin », considérant que « le climat de confiance a été rétabli » après l’entrevue avec le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve jeudi soir. « Nous avons obtenu des gages suffisants pour appeler à une reprise de l’activité », a ajouté l’organisation dans un communiqué.

    « Nous conseillons aux chauffeurs de lever le camp, pour nous la grève est levée », a déclaré de son côté à l’AFP Abdel Ghalfi, de la CFDT. « Mais une partie des taxis veulent rester Porte Maillot », la place de l’ouest parisien qu’ils bloquent depuis jeudi matin, a-t-il ajouté en fin de soirée, sans exclure de nouvelles « actions isolées ».

    « Si un grand nombre de taxis veulent continuer, on les soutiendra », a prévenu Karim Asnoun (CGT). Plus radical, Ibrahima Sylla, de l’organisation Taxis de France, a assuré vouloir continuer le mouvement. « Les taxis restent Porte Maillot », a-t-il lancé.

    La place était toujours bloquée jeudi soir par plusieurs dizaines de taxis, dans une ambiance bien plus calme que dans la matinée. Dany, 29 ans, résume le dépit des manifestants: « On nous prend pour des jambons ».

    Dans la matinée, sur cette même place, des taxis ont pris d’assaut et incendié deux voitures de transport avec chauffeur (VTC) –pourtant autorisées et n’ayant rien à avoir avec UberPOP–, provoquant l’intervention des forces de l’ordre.

    – Violences « inadmissibles » –

    Dans toute la France, dix personnes ont été interpellées jeudi « dans le cadre des débordements observés lors des manifestations des chauffeurs de taxi », sept policiers blessés, et 70 véhicules dégradés, selon Bernard Cazeneuve.

    Condamnant des violences « inadmissibles », le Premier ministre Manuel Valls a promis que leurs auteurs, « qui se trouvent dans les deux camps », seraient « poursuivis ».

    Des avocats de chauffeurs UberPOP ont eux accusé les taxis de s’organiser « en milices privées » et de monter « des guet-apens ».

    Le groupe américain de VTC Uber conteste la constitutionnalité de la loi sur les transports routiers et a fait appel de sa condamnation à 100.000 euros d’amende pour avoir abusivement présenté UberPOP comme un service de covoiturage. Cet appel, qui sera examiné en octobre, étant suspensif, Uber a maintenu son service à prix cassés. Son directeur général pour la France, Thibaud Simphal, a assuré qu’en l’attente des décisions de justice, « UberPOP peut continuer ».

    Dans la capitale, la circulation a été perturbée. Les accès à la gare du Nord comme à la gare de Lyon ont été bloqués par des dizaines de voitures. A l’aéroport d’Orly, des grévistes ont fait la chasse aux chauffeurs clandestins, et à Roissy, les accès à plusieurs terminaux ont été bloqués plusieurs heures. Dans les deux aéroports, des VTC ont renversé des personnes, les blessant légèrement.

    Tensions et perturbations également à Lyon, Toulouse, Bordeaux, Nice ou Marseille. Pour Gilles Alonso, du syndicat Alliance Taxi 13, « quand on ne s’acquitte d’aucune charge sociale, c’est facile de faire des courses à 3 ou 4 euros ».

    Au total, 2.800 taxis ont été mobilisés en France avec une « trentaine de points de blocage », selon une source policière.

    Certaines situations on fait le buzz, comme les tweets de la chanteuse américaine Courtney Love, veuve du leader de Nirvana Kurt Cobain: « Ils frappent notre voiture avec des barres de fer. C’est la France? Je suis plus en sécurité à Bagdad. François Hollande, où est la putain de police? ».

    UberPOP revendique 400.000 utilisateurs en France. Mais ses chauffeurs ne payent ni cotisations ni impôts, n’ont pas suivi les 250 heures de formation nécessaires et ne sont pas assurés professionnellement.

    Les conducteurs non enregistrés encourent jusqu’à un an de prison, 15.000 euros d’amende, la suspension du permis et la confiscation du véhicule.

    Bernard Cazeneuve menace les dirigeants d’Uber de poursuites

    PARIS (Reuters) – Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a menacé vendredi sur RTL les dirigeants d’Uber, et plus seulement les utilisateurs de l’application UberPOP, de poursuites judiciaires pour incitation à des activités illégales.

    Il a déclaré qu’une plainte déposée jeudi par ses soins, alors que plusieurs milliers de chauffeurs de taxis français protestaient, parfois violemment, contre ces activités, couvrait les déclarations des dirigeants de la société américaine.

    Ces derniers ont dit vouloir poursuivre leur activité de mise en relation par internet de chauffeurs et de clients pour le transport payant de passagers, bien qu’elle soit interdite par une loi de 2014.

    « Aujourd’hui nous avons une stratégie de communication de la part des dirigeants d’UberPOP (qui) a toutes les apparences de l’arrogance (…) du cynisme », a-t-il déclaré.

    « Mais nous sommes dans un état de droit et le droit passera », a-t-il ajouté. « Ces déclarations qui ont été faites hier sont des déclarations qui incitent les acteurs économiques ou des individus à poursuivre une infraction pénale. C’est donc une infraction pénale (…) La plainte que j’ai déposée hier couvre aussi ce type de déclaration. »

    Le gouvernement s’est efforcé jeudi d’apaiser la colère des chauffeurs de taxi en s’engageant à une ferme mise en oeuvre de la loi, mais il n’a pas accédé à leur principale revendication : la fermeture de l’application UberPOP, qui suppose une décision de justice.

    Les propositions gouvernementales n’ont pas fléchi la détermination de nombreux chauffeurs de taxis, qui ont poursuivi vendredi leur mouvement de protestation.

    Ils bloquaient ainsi vendredi la porte Maillot à Paris. A Marseille, ils avaient prévu d’exercer une « forte pression » sur les principaux axes de circulation de l’agglomération et d’Aix-en-Provence et de perturber les accès aux gares et aéroport de ces deux villes

     

     La voiture de Courtney Love visée

    La voiture de Courtney Love visée© WENN / VISUAL La voiture de Courtney Love visée A peine arrivée à Paris, Courtney Love s’est retrouvée coincée sur le périphérique: sa voiture avec chauffeur a été prise pour cible par des taxis en colère.

    «François Hollande, où sont les putains de policiers?» Le cri du cœur de la journée, signé… Courtney Love. La chanteuse, qui a atterri à Paris ce jeudi matin, s’est retrouvée coincée sur le périphérique. La raison? Son chauffeur a été pris pour cible par des chauffeurs de taxis en colère contre les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) et le système UberPOP, et qui sont en grève ce jour. «Ils ont tendu une embuscade à notre voiture et retiennent notre chauffeur en otage, écrit-elle sur Twitter. Ils frappent la voiture avec des battes en métal. C’est ça la France? Je suis plus en sécurité à Bagdad», poursuit-elle avec la mesure qu’on lui connaît.

    Elle a publié une photo de la vitre de sa voiture abîmée et vraisemblablement attaquée à l’œuf, prévenant Kanye West qu’elle allait peut-être «faire demi-tour vers l’aéroport et se cacher avec [lui]»:

    CIVuiSpUsAAjOYS

    La veuve de Kurt Cobain a cru devoir revenir vers l’aéroport, interpellant dans un troisième tweet le président français: «François Hollande, où sont les putains de policiers??? Est-ce légal pour ton peuple d’attaquer les visiteurs ? Ramène ton cul à l’aéroport.»

    Elle a rejoint Paris à moto, apparemment coursée par des taxis: «Ai payé des types à moto pour nous sortir de là, on s’est fait chasser par une troupe de chauffeurs de taxis qui nous ont jeté des pierres, on est passés devant deux policiers qui n’ont rien fait».

    Elle a poursuivi en postant une nouvelle photo sur Instagram: «Comment est-ce que ces gens peuvent être autorisés à faire ça? La première voiture a été détruite, les pneus crevés et battue avec des barres, ces types essaient d’ouvrir les portes et les policiers ne font rien?? Taliban français? Une réforme civique nécessaire en France? Je veux entrer chez moi».

    Courtney Love a fini par arriver dans Paris, postant un nouveau cliché sur les réseaux sociaux: «Nous sommes enfin sortis après avoir été retenus en otage pendant une heure, grâce à ces types. J’étais terrorisée. M. François Hollande, président ou libertin? Je ne peux pas croire ce qui est arrivé. J’adore les Français mais votre gouvernement craint #heureusedetreenvie».

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  • Commentaires

    giantpanda            L’Uberisation a commencé par l’introduction de l’auto-entrepeneur, qui devait être une solution bon marché du chômage.Maintenant on est confronté à toutes les questions qui ont été  » oubliées  » ou qu’on pensait pouvoir réglées au fur et à mesure de leur apparition.Pour la question des taxis, le problème – même si on trouve une solution provisoire – va revenir sur la table avec les véhicules sans chauffeur (Uber est déjà directement concerné).Uberisation concerne toutes les professions règlementées

    marie                      L’uberisation, c’est effectivement la nouvelle forme du sous-prolétariat. Ces sociétés profitent du fait que les états refusent de libéraliser les professions réglementées et- bousculent le marché à leur seul profit puisque la plupart ne paieront pas leurs impôts en France.

    giantpanda              La France a  » uberisé  » depuis des années. Les associations – les systèmes d’intégration des chômeurs, les autoentrepreneurs, la déréglementation des professions réglementés etc. etc. L’Etat est maintenant coincé par tous ceux qui ne veulent pas admettre de perdre leur mise ( leur retraite ) sans compensation.

    Herman Gloute  C’est du grand n’importe quoi cette histoire !!
    Bien sur que l’UBERPOP érisation de la société est en marche et rien ne pourra l’arrêter ! C’est le progrès, le monde change… mais les politiques s’attachent à leurs vieux idéaux…
    Demain c’est tous les services qui seront impactés par ces nouveaux modèles économiques…
    A l’heure où le chômage atteint des sommets vertigineux on voudrait interdire des applications qui génèrent des revenus à des centaines de personnes de bonnes volontés, qui créent des centaines d’emplois !
    La solution ce n’est pas d’interdire… on n’arrête pas le monde !
    La solution c’est que l’état s’adapte à ce nouveau mode de vie et de pensée…
    La solution c’est de créer de nouvelles taxes, de nouvelles charges pour que les cotisations des chauffeurs UBER ou autres se rapprochent de celles des taxis classiques à qui ils font concurrences. Et chacun y trouvera son compte !
    Et c’est la loi du marché qui doit primer ! Quand les grandes surfaces ont envahit le France et fait sombrer beaucoup de petits commerces qui avaient pourtant investit toutes leurs économies, personne n’est venu les protéger et les défendre… D’ailleurs cela aurait été impossible… à moins de faire comme à Cuba et d’arrêter le temps et la marche du progrès !!!
    Firetiger             En France, Tout commence à l’allemande avec des déclarations énergiques et au final tout part en débandade comme en Italie… Les chauffeurs Uber ont de beaux jours devant eux !
    Petit malin         Incroyable ! Ce sont les taxis parisiens qui bloquent la circulation, les aéroports, mettent le feu, retiennent et menacent des touristes et frappent des « clients » d’Uberpop les envoyant à l’hôpital.

    Pour eux pas de saisie de leur véhicule, même pas de sanctions, juste une admonestation !
    Cela rappelle l’interdiction (justifiée) d’un mouvement Skin, et pas de celui du mouvement anti-fa dont un membre avait déclenché la violence qui a causé sa mort.

    La Socialie dans toute sa splendeur !

    Il va y avoir quantité de choses « à reprendre » quand ils auront été renvoyés dans leurs pénates. Comme par exemple libéraliser cette profession de « nantis » mal embouchés, et souvent malhonnêtes (avec les touristes étrtangers notamment, mais pas que !).

    acojoc                Et pendant que tu y es…François, pense à faire interdire des sites de co-voiturage, concurrents véritables et non déclarés des taxis, bandits loin d’être manchots au vu des images révoltantes d’hier. Et puis, tu peux aussi faire interdire les sites de co-location ou de location chez l’habitant ! Dans la foulée, et, pour te rendre enfin utile, d’autres congrégations qu’il serait bon que tu fasses interdire : les énarques et particulièrement ceux de la promotion Voltaire (je sais c’est la tienne, mais comme tu en es le gourou, il faut bien que tu montres l’exemple à tes coreligionnaires), les pédagogues qui sont en train de massacrer l’Éducation Nationale, d’annihiler toute notre Culture et notre Histoire. Enfin, tu n’as nul besoin de faire quoique ce soit du côté de la rue de Solférino : les locataires s’en occupent très bien eux-mêmes et d’ici 2017, au train où vont les choses, il n’y aura plus aucun squatters. A bon entendeur, salut !
    papa12               Je suis pour le droit au travail dans un pays qui compte 6 millions de chômeurs !                  HOLLANDE participe à couper la France en deux, le comportement des artisans taxis est inacceptable, c’est un comportement de voyous.

    Ce combat est non seulement d’arrière garde, mais en plus il est injuste ou alors il faut revoir la concurrence déloyale concernant les coiffeurs, les restaurateurs ect. … Propriétaires d’un fond et qui voient du travail à domicile les concurrencer et ainsi toucher à la valeur de leur bien…
    Cette vente de cette licence entre eux (gratuite au départ) est une honte, nous sommes dans un pays qui marchons sur la tête, le VTC c’est l’avenir… Dans un pays qui compte 6 millions de chômeurs, le devoir des politiques est de ne pas défendre l’immobilisme !
    CAZENEUVE n’est pas à la hauteur de ce dossier, enfin son masque tombe ce monsieur « précieux » est un bon commentateur, mais un mauvais ministre, en l’écoutant bien, il affirme souvent des bêtises… Là encore ne tombons pas dans le baratin socialiste !
    Hier la France à montré un visage lamentable et la réponse du gouvernement  est stupide, HOLLANDE montre lui aussi qu’il est une fois de plus dans le camp du passé, et si possible laissons la justice faire son travail, le Président n’a pas les pleins pouvoirs et heureusement. …

    ravachol                           Sur quels critéres, normal 1er peut dissoudre une entreprise…                                               Terrorisme, . Troubles majeurs à l’ordre public… Ou pression d’un hobby… Celui des taxis casseurs ?

    le prince a donc décidé que le corporatisme l’emporterait sur la loi de la concurrence… La prochaine fois le monarque devra dissoudre la SNCF;;pour troubles à l’ordre public, atteinte à la liberté du travail… Ah oui travailler, Normal 1er ne sait pas trop ce que cela représente de gagner son pain… Il est vrai qu’il fréquente les artistes… Bobo de gauche…

    Camille2                         Si hollande s’en mèle, tout redevient possible !   Soyons lui gré d’avoir trouvé le temps pour s’intéresser à nos problèmes entre entre 2 voyages officiels.

    Rhavia                             C’est marrant les taxis sont en train de monter à tous leur vrai face : une mafia violente qui veut garder la maîtrise de son territoire. Et le gouvernement ne semble pas vouloir que cela change …

    caw8632                            Et notre pouvoir d’achat ??? Uberpop contre les taxi, c’est comme free contre les autres opérateurs. Free à rendu du pouvoir d’achat à tous les français, pourquoi interdire uberpop????? Vieille France avec ces vieux politicien…. Qu’en pense réellement Mr Macron?

    MISTRAL06                      Arc-boutons nous afin de préserver des privilégiés et des monopoles, refusons d avancer avec le monde qui bouge, continuons à refuser les règles du jeu d une société libérale ,de là viendra la solution

    bojojo                             Il ne parle que de Uberpop qui permet à n’importe qui de transporter des passagers contre rémunération avec sa voiture perso. Les autres services d’Uber ne sont pas concernés. Les VTC sont parfaitement légaux et existent depuis des années. Donc c’est de la grosse démagogie toujours pour faire croire que ça bouge….

    klimty                                La solution de facilité , interdire , alors que tous les modes changent , se rénovent , se modifient ,que le monde vit à l’heure du net , mais nous savons bien , que les reformes ne sont pas sont apanage, au lieu de clarifier cette gestion débile , des licences de taxi , ou le pouvoir se fait complice d’un systeme dévoyé, voilà , qu’il capitule , pourquoi remettre en cause , ce qui ne marche pas ? c’est un peu son leit motiv

    elton01                          Encore de la démagogie avec les pauvres taxi , ceux là même qui refusent de vous transporter si vous n’allez pas dans leur direction ou si la course est trop petite . Et puis on aura la chance de voyager avec Médor qui bave qui sent le chien (le pauvre il passe sa journée dans la voiture) , sans compter l’odeur de cigarette du taxi qui n’arrive pas à arrêter de fumer . Oui à la liberté du travail , oui aux services . Non aux lois liberticides des socialistes qui veulent faire votre bonheur malgré vous . On n’a rien compris eux savent où est notre bonheur HOLLANDE de toutes façons il a un UBER à sa disposition payé par le contribuable , ce monsieur qui n’a jamais travaillé de sa vie . Quant à Valls , lui il a son UBER PLANE toujours payé par le contribuable

  • Binet  • 

    Ca rapporte pas assez à l’état en comparaison avec les charges perçues par les taxis.
    paul  •  Son gouvernement aussi devrait être dissout et déclaré illégal .
    Pierre  •  saisir les véhicules mais de quel droit elles appartiennent aux chauffeurs et non à Uberpop !!
    la la réaction est rapide si pour la délinquance on faisait de même cela serait un beau et grand pays la France .imaginons que le peuple s’en prenne aux immigrés par un ras le bol on fait comment ? on débute une guerre civile qui n’en est pas une ? on envoie l’armée protéger les étrangers contre les Français ? on constate encore une fois la loi du plus fort de la violence est payante alors les pacifistes ils font quoi ? ils gueulent derrière leur clavier et on les prend pour des veaux ?
    DIDIER  •  Qu’est ce que notre bon Président ne ferait pas pour récupérer un électorat originaire des pays du maghreb et d’afrique noire………..!!!!!
    Pensons quand même à adopter un chauffeur de taxis de souche « Française » car dans 10 ans, il aura complétement disparu……;;;;;;;;
    Bernard  • Et la séparation des pouvoirs ?
    jeremy  • Il va bien pas de couilles?
    lizadeluc  •  le PS est une dictature

    No Stress  • ça c’est sur que c’est inacceptable…personne n’a le droit de faire sa justice soi meme….

Les Migrants…. BEN VOYONS ! ! !

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sans-titre
C’est sûr que tu n’auras pas cette vidéo sur IT , LCI , France 2 ,TF1 , BFMTV . . .
LES MIGRANTS EN ITALIE DU SUD : QUELS RÉSULTATS ? 
REGARDE LA VIDÉO . . . 
Si le gouvernement français baisse son froc .et il y a sûrement une raison …
.Pas dit que bientôt  !! beaucoup de français qui en ont marre de payer pour tous ceux la , se révoltent et la ça va faire mal pour tout le monde ….
sans-titre1

Reims : rouée de coups parce qu’elle bronzait en maillot dans un parc

Le Parisien: Une jeune femme qui bronzait en maillot dans un parc de Reims a été rouée de coups par des jeunes filles dont l'une jugeait sa tenue indécente.© Le Parisien Une jeune femme qui bronzait en maillot dans un parc de Reims a été rouée de coups par des jeunes filles dont l’une jugeait sa tenue indécente. Mercredi, une jeune femme a été agressée par une bande de filles parce qu’elle prenait un bain de soleil en maillot de bain dans un parc de Reims (Marne). C’est le quotidien L’Union qui raconte ce samedi que mercredi après-midi, la jeune femme profitait du soleil et de la pelouse avec deux amies, dans la tenue que requiert l’exercice du bronzage estival, au parc Léo-Lagrange, en plein centre ville.

C’est alors qu’une fille quitte son groupe d’amies pour lui reprocher sa tenue trop légère et son attitude indécente. « Effarée par un tel discours aux relents de police religieuse, raconte l’Union, la jeune femme se rebiffe en rétorquant qu’on n’a pas à lui dicter sa façon de se vêtir ». Le ton monte et tout le groupe se reconstitue pour rouer la baigneuse de coups. Des témoins s’interposent et appellent les secours, qui conduisent la jeune femme au CHU de Reims. Elle en ressortira quelques heures plus tard avec quatre jours d’incapacité totale de travail.

L’enquête de la brigade de répression des violences a permis d’identifier les cinq filles, originaires de différents quartiers de Reims. Deux sont mineures . La plus jeune, âgée de 16 ans, a fait l’objet d’une convocation devant le délégué du procureur tandis que l’autre, 17 ans, a été placée sous le statut de témoin assisté. Les trois autres âgées de 18, 19 et 24 ans seront jugées le 24 septembre par le tribunal correctionnel.

Sur Twitter, le député-maire de Reims, Arnaud Robinet (LR), a jugé cette agression «intolérable sur notre territoire».

« Il nous faut de l’amour, n’en fût-il plus au monde »

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Renaud annonce son retour

Procès Cottrez : plongée dans la nuit d’une femme

LE MONDE Pascale Robert-Diard (Douai (Nord), envoyée spéciale)

Elle aime la musique douce et les chansons des années 1980, elle fait bien la cuisine, surtout le bœuf bourguignon, mais, ce qu’elle préfère, ce sont les fleurs et, d’ailleurs, elle a obtenu le premier prix des maisons fleuries de Villers-au-Tertre (Nord). Elle aime aussi beaucoup son travail d’aide-soignante, qu’elle a exercé pendant vingt-six ans dans le même établissement hospitalier. Elle a le même mari menuisier depuis trente ans et elle est mère de deux filles qui ont fait d’elle une grand-mère. Elle a aussi tué en les étouffant huit de ses nouveau-nés.

Le procès de Dominique Cottrez, 49 ans, s’ouvre, jeudi 25 juin, devant la cour d’assises du Nord, à Douai. Elle est la première femme poursuivie pour un octuple infanticide.

Au début, c’est l’une de ces histoires dans lesquelles on rechigne à entrer, comme si l’on craignait que sa noirceur ne fût contagieuse. Au XXIe siècle, en France, une femme mariée et mère de famille dissimule ses grossesses à son entourage, accouche seule dans sa maison, pose une serviette et appuie sa main sur le visage du nourrisson jusqu’à ce qu’il étouffe, glisse le petit corps dans un sac-poubelle avec du linge dessus et le range dans sa chambre, dans le grenier ou dans le garage, à côté des autres. Huit fois de suite entre 1989 et 2000.

Surprise des psychiatres

L’affaire commence en juillet 2010, lorsque le nouveau propriétaire de la maison découvre deux sacs-poubelle qui lui semblent contenir des cadavres et alerte la gendarmerie. Trois jours plus tard, Dominique Cottrez reconnaît être la seule responsable de ces infanticides et en a avoué six autres. L’enquête a permis d’établir que les huit bébés sont nés à terme et vivants, qu’ils ont tous été conçus avec son mari, lequel, assure-t-elle, a tout ignoré de ces grossesses. Comment ? Parce que Dominique Cottrez est obèse, elle mesure 1,55 m et a pesé jusqu’à 138 kg. A la question du pourquoi, elle répond simplement que, après la naissance de ses deux premières filles, elle n’a plus jamais voulu montrer son corps à un médecin.

C’est cette femme que deux collèges d’experts psychiatres – Michel Dubec et Daniel Zagury pour le premier, Serge Bornstein et Roland Coutanceau pour le second – rencontrent successivement en octobre 2010 et avril 2011 à la maison d’arrêt de Lille, puis de Sequedin, où elle a été incarcérée. Dès les premières lignes, les quatre psychiatres expriment tous la même surprise.

Celle qui leur parle fait preuve d’une « finesse d’analyse » qui les stupéfie et « qui a été probablement méconnue du fait de son apparence physique et de son obésité. Elle est capable d’une compréhension et d’une perception que l’on ne soupçonne pas », écrivent Michel Dubec et Daniel Zagury. On a rarement lu, dans une affaire criminelle, un rapport d’expertise plus passionnant que le leur. Avec eux, on entre dans la nuit d’une femme.

« On me prenait pour une bête »

Dominique Cottrez est la benjamine d’une fratrie de cinq enfants. Elle a grandi et a vécu jusqu’à son mariage dans la ferme familiale tenue par ses parents, Oscar et Marie-Louise Lempereur. Dix-sept hectares de pommes de terre, de blé et de betteraves, six vaches, dix cochons et quelques volailles. Elle a 8 ans quand son père, dont elle est la préférée, tente pour la première fois d’avoir une relation sexuelle avec elle, elle en a 12 quand il la viole. Les rapports incestueux se poursuivent pendant l’adolescence, Dominique Cottrez grossit de plus en plus, elle pèse 85 kg à 15 ans. A 19 ans, elle vit sa première histoire d’amour avec un garçon du même âge qu’elle, qui devient son mari.

Après la naissance de sa première fille, son père lui demande si elle veut reprendre une relation sexuelle avec lui, elle dit qu’elle lui a alors répondu : « Pourquoi pas ? » Elle dit aussi : « J’aimais bien mon père parce que c’était mon père et je ressentais quelque chose d’autre en même temps, finalement j’avais envie, j’avais envie de cet homme, pour moi c’est celui qui m’aime le mieux, je subissais mais je ne me refusais pas. » Deux ou trois fois par mois, elle rejoint son père à la ferme et a des rapports sexuels avec lui. Elle dit encore qu’elle a vécu dans la crainte que les enfants qu’elle portait soient de lui, même s’il « prenait des précautions », mais qu’elle s’est toujours tue : « J’avais honte. Je n’ai pas pensé à le dire, c’était trop choquant et aussi je voulais pas que mon père aille en prison. S’il était vivant, je l’aurais jamais dit. » Oscar Lempereur est mort en 2007.

Dans le récit que Dominique Cottrez livre aux psychiatres qui l’examinent, surgit un autre événement déterminant, celui de son premier accouchement. Elle a 23 ans, elle a pris 30 kg pendant sa grossesse, la sage-femme qui l’accueille la rudoie et la tutoie. « Elle m’a traitée de gros boudin, je me suis sentie humiliée. Après, le médecin est arrivé, pas de bonjour, rien, sans expliquer ce qu’il faisait, il était froid, presque méprisant, j’avais l’impression qu’on me prenait pour une bête », dit-elle. Lorsque, un an plus tard, Dominique Cottrez découvre qu’elle est de nouveau enceinte, elle est terrorisée à l’idée de revoir une sage-femme, d’autant qu’elle n’a pas perdu les kilos de sa première grossesse, et décide de la dissimuler. Le mari et la famille n’apprennent la nouvelle qu’à la naissance et le lui reprochent.

A compter de ce moment-là, Dominique Cottrez ne montrera plus jamais son corps à un médecin, accouchera seule et dans la clandestinité et gardera près d’elle, dans des sacs-poubelle, les cadavres de ses bébés. « Dominique Cottrez n’a pas donné la mort à ses nouveau-nés, elle ne leur a pas donné la vie », écrit Michel Dubec.

Procès Cottrez : l’infanticide appelé à la barre

JUSTICE – Le procès de Dominique Cottrez, accusée d’avoir tué huit de ses bébés, s’ouvre à partir de jeudi devant la cour d’assises du Nord. Un octuple infanticide, particulièrement complexe, qui interroge experts, psychiatres et avocats. Durant une semaine, ils défileront à la barre pour tenter de comprendre l’indicible

Dominique Cottrez comparaîtra à partir de jeudi devant les assises du Nord pour un octuple infanticide.

Dominique Cottrez comparaîtra à partir de jeudi devant les assises du Nord pour un octuple infanticide.       Sipa

Le point (4) G!!

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Renforts américains en IrakRenforts américains en Irak

Bouygues dit non au mariage proposé par Patrick Drahi : jusqu’à quand ?

La Tribune

Pierre ManièreIl

Le conseil d’administration de Bouygues a refusé mardi soir l’offre de Patrick Drahi sur sa filiale Bouygues Telecom, sans doute dans l’attente d’une offre encore meilleure. Des prix pratiqués au déploiement du très haut débit, en passant par les positionnements concurrentiels des opérateurs…, un mariage entre SFR-Numericable et Bouygues Telecom changerait profondément le visage du secteur.

Le petit monde des télécoms est sur le qui-vive. Bien que refusé à ce stade par Bouygues, l’offre spectaculaire de 10 milliards d’euros de Patrick Drahi, le patron d’Altice (la maison-mère de Numericable-SFR) pour faire tomber Bouygues Telecom dans son escarcelle a tout pour chambouler le secteur. Pour l’heure, rien ne dit que le mariage entre Numericable-SFR et Bouygues Telecom se fera : le conseil de Bouygues a dit non ce mardi soir à l’offre, dans l’attente sans doute d’un prix encore plus élevé. Mais la question du retour à un marché à trois opérateurs au lieu de quatre reste sur la table.

Si Patrick Drahi finit par réussir son deal, le nouveau groupe SFR-Bouygues Telecom accoucherait d’un mastodonte au niveau national. Il pèserait quelques 26 millions d’abonnés dans le mobile, et 9 millions d’abonnés dans le fixe. En 2014, Numericable-SFR affiche un chiffre d’affaires de 11,4 milliards d’euros, contre près de 4,5 milliards pour Bouygues Telecom. Selon l’Idate, un think tank spécialisé dans les télécoms, la nouvelle entité disposerait d’une part de marché dans le mobile d’un peu moins de 50% dans l’Hexagone. Orange se situerait en deuxième position (43%), loin devant Free (7%). En revanche, dans le fixe, « les parts de marché seraient « moins dispersées », souligne l’Idate, qui crédite Free de 23,5% du marché, contre 41,5 pour Orange, et 35% pour « le nouvel SFR ».

Toutefois, ces chiffres sont à prendre avec précaution. De fait, pour avoir le feu vert de l’Autorité de la concurrence sur l’opération, certains actifs seront probablement cédés. Iliad (Free) est à l’affût. Dans un communiqué publié lundi, le groupe de Xavier Niel affirme être « en négociations exclusives avec Numericable-SFR pour l’achat d’un portefeuille d’actifs » dans le cadre de ce possible mariage. Concrètement, Free pourrait récupérer une partie du réseau de Bouygues Telecom, pour un montant avoisinant les 2 milliards d’euros, selon l’Idate. Une aubaine pour Iliad, qui, dans ce cas, « peut anticiper la fin des accords d’itinérance avec Orange et bénéficier d’un réseau 4G disposant d’une des deux meilleure couverture nationale, et qu’il n’aura pas à construire », souligne le think tank. Pour mémoire, l’itinérance permet à Free d’utiliser les antennes 2G et 3G d’Orange dans les zones où il ne dispose pas d’antennes. Avec ce réseau, Free disposerait d’un formidable levier de croissance, et pourrait refaire rapidement son retard dans le mobile. Sondés par La Tribune, plusieurs experts jugent qu’une part de marché avoisinant les 25% serait tout à fait crédible.

Une équation à quatre inconnues

Ainsi, le passage de quatre à trois opérateurs devrait avoir un impact immédiat et puissant sur tout le secteur. Mais surtout, ce serait probablement le début d’une mue profonde, qui pourrait accoucher d’un nouvel écosystème concurrentiel. Rien de moins. Pour comprendre les enjeux, il faut coucher sur papier une équation à quatre inconnues. Il y d’abord les tarifs pratiqués par les opérateurs pour leurs offres, Internet et mobiles, leurs lourds investissements, les emplois du secteur, et sa compétitivité, stratégique pour tout l’écosystème numérique. Cette équation doit aussi être résolue dans un contexte de disette budgétaire pour l’Etat qui attend du secteur privé qu’il finance de lourds investissements dans les réseaux.

Les prix ? En cas de consolidation, plusieurs associations de consommateurs redoutent une hausse des factures, particulièrement malvenue en ces temps de crise du pouvoir d’achat. « Le passage de quatre à trois opérateurs entraîne toujours une hausse des prix pour les consommateurs », souligne à l’AFP Cédric Musso, directeur de l’action politique à l’UFC-Que Choisir. Il prend en exemple l’Autriche, dont le passage de quatre à trois opérateurs a conduit à une hausse des tarifs de 10% en trois mois.

Pour Sylvain Chevallier, spécialiste des télécoms chez BearingPoint, il ne devrait pas y avoir de flambée des factures dans l’Hexagone en cas de consolidation. En revanche, « cela permettrait de stabiliser les prix, et surtout arrêter la baisse effrénée qu’on a connu dans le mobile, mais aussi sur l’Internet ». Sur ce créneau, il rappelle la politique agressive de Bouygues Telecom, qui dispose d’offres ADSL à partir de 19,99 euros, et fibre à compter de 25,99 euros. En clair, ces offres pourraient donc disparaître, et le marché pourrait trouver un point d’équilibre autour des offres des autres opérateurs, oscillant entre 35 à 45 euros.

Vers une « stabilisation » des prix ?

Profitant à fond des taux bas et du levier de la dette, Patrick Drahi veut mettre la main sans traîner sur Bouygues Telecom.© Fournis par La Tribune Profitant à fond des taux bas et du levier de la dette, Patrick Drahi veut mettre la main sans traîner sur Bouygues Telecom. Pour Sylvain Chevallier, un passage à trois opérateurs sonnerait probablement la fin des dégriffes, des ventes privées et autres promotions en pagaille que multiplient les opérateurs pour ferrer de nouveaux clients. A ses yeux, cette « stabilisation » pourrait permettre aux opérateurs de retrouver des marges suffisantes pour accélérer leurs investissements.

Or, l’an dernier, ceux-ci ont chuté de 300 millions d’euros. Aux yeux de plusieurs experts, cette baisse est directement imputable à la guerre des prix ces dernières années en France. Ainsi, les tarifs de la téléphonie mobile ont décliné de 40% depuis janvier 2012 et l’arrivée du « trublion » Free Mobile. Spécialiste des télécoms à l’Idate, Didier Pouillot relève ainsi que « les revenus mensuels par utilisateur pour les opérateurs sont de 40 à 50 euros aux Etats-Unis, contre souvent moins de 20 euros en Europe ». Résultat, « quand la 4G est arrivée en France en 2012, 80% à 90% de la population américaine était déjà couverte ! », souligne Sylvain Chevallier.

En stabilisant, a minima, les prix, les opérateurs espèrent donc retrouver plus de marge pour investir davantage, et ne pas prendre de retard, entre autres, sur la 5G. « La concentration horizontale est une évidence économique. C’est le besoin en investissement, dans la fibre, la 4G, les fréquences qui déclenche la consolidation », estimait Stéphane Richard il y a quelques mois, interrogé par Bloomberg au Forum économique de Davos. Depuis quelques mois, le patron d’Orange n’a de cesse, à chaque intervention publique, de plaider pour une consolidation an en France et sur le Vieux Continent.

Les « doutes » d’Emmanuel Macron sur l’investissement

A ce sujet, Emmanuel Macron a changé son fusil d’épaule. Après avoir longtemps milité contre une concentration des télécoms en France, jusqu’à exprimer dimanche des réserves sur l’offre de Patrick Drahi, qu’il a reçu à Bercy, il a affirmé ce mardi lors d’une conférence de l’EBG qu’il n’avait « pas de religion » sur la nécessité d’avoir trois ou quatre opérateurs. Le ministre de l’Economie a évoqué « un doute », à « court terme », sur « ce que ça apporte à l’investissement […] et à l’emploi ». Il fait ainsi référence à la chasse aux coûts qui a suivi le rachat de SFR par Numericable, menée tambour battant par les équipes de Patrick Drahi.

Reste que la question des investissements est cruciale pour la compétitivité de la France. Elle impacte directement la capacité des entreprises à profiter de la révolution numérique. Mais aussi celle des usagers, de plus en plus friands de connectivité, comme en témoigne l’explosion de la vidéo sur smartphone ou l’engouement pour les vidéos en streaming. Or la France a pris du retard dans le déploiement du très haut débit. Le gouvernement a lancé un plan pour couvrir l’Hexagone d’ici à 2022. Mais il s’inquiète que les mariages entre opérateurs ne viennent retarder l’échéance. Il en va de même pour la couverture des zones blanches, dont le gouvernement a arraché un engagement auprès des acteurs le mois dernier.

Dans ce possible mariage entre Numericable-SFR et Bouygues Telecom, la préservation des emplois suscite des craintes légitimes. « Il y aura forcément un impact fort, confie un analyste. Les deux groupes ont des activités similaires dans le mobile. Il y a beaucoup de doublons, et notamment dans les divisions où il y a beaucoup d’employés. » D’après lui, « les call centers, les équipes en charge des systèmes d’informations, les directions marketing ou financières » sont particulièrement visées. Pour limiter (un peu) la casse, Orange pourrait récupérer une partie des salariés de Bouygues Telecom. Si ceux-ci sont jeunes et bien formés, ils pourraient intéresser l’opérateur historique, qui est confronté au défi d’une pyramide des âges vieillissante…

Quid des nouvelles fréquences 4G ?

Enfin, si le gouvernement est particulièrement sensible aux conséquences de ce rapprochement, c’est qu’il vient aussi chambouler l’appel d’offre pour les nouvelles fréquences 4G. L’Arcep, le régulateur des télécoms a dévoilé la semaine dernière les modalités d’attribution de ces actifs. Ceux-ci doivent permettre aux opérateurs de faire face à l’augmentation du trafic à horizon 2020. L’Etat souhaite en retirer au moins 2,5 milliards d’euros, sachant que cette manne, inscrite au projet de loi de finances 2015, doit permettre à la Défense de boucler son budget. Problème, ce système d’enchères a été élaboré pour quatre opérateurs. Et non trois ! De fait, Free, qui pourrait récupérer des fréquences auprès de Bouygues Telecom, pourrait notamment ne plus être aussi intéressé par l’appel d’offre. Dans ce contexte, un bon connaisseur du dossier confie qu’un scénario noir où tous les blocs mis en vente ne trouvent pas preneur n’est plus utopique…

Dans ce contexte, reste à savoir quel sera le nouveau positionnement des opérateurs si ce « nouvel SFR » devait voir le jour. D’après un analyste, celui-ci se positionnerait sur des offres de qualité pour concurrencer frontalement Orange. Mais que fera Free ? D’après lui, le « trublion » ne devrait pas changer de stratégie, en jouant sur des coûts bas et des offres à bas prix. Et ce, même avec une part de marché plus importante. Dans tous les cas, la possibilité d’un mariage dans le secteur aura rarement suscité autant d’émoi.

Bouygues repousse l’offre de rachat par SFR

Le Monde.fr | 23.06.2015 à 21h04 • Mis à jour le 24.06.2015 à 03h40

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Le groupe Bouygues a repoussé, mardi soir, l'offre de rachat de Bouygues Telecom par Altice, qui détient SFR.

Bouygues a dit « non » à SFR. Le conseil d’administration du groupe a décidé de ne pas donner suite à l’offre de rachat de sa filiale Bouygues Télécom. Numericable-SFR, propriété du groupe Altice, dirigé par Patrick Drahi, offrait 10 milliards d’euros pour cette acquisition. Dans un communiqué diffusé mardi 23 juin au soir, Bouygues évoque une décision prise « à l’unanimité » :

« Le conseil est convaincu que le marché des télécoms est à l’aube d’une nouvelle ère de croissance portée par le développement exponentiel des usages numériques. Il considère que Bouygues Telecom est particulièrement bien placé pour bénéficier de cette croissance sachant qu’il dispose d’un avantage concurrentiel fort et durable grâce à son portefeuille de fréquences et à son réseau 4G reconnu comme l’un des meilleurs du marché. »

Macron y était opposé

Le conseil a par ailleurs estimé que « l’offre présente un risque d’exécution important qu’il ne revient pas à Bouygues d’assumer ».

Lire aussi : Après l’offre d’achat de SFR-Numéricable, Martin Bouygues en plein dilemme

L’annonce ne plaisait pas non plus au gouvernement et en particulier au ministre de l’économie, Emmanuel Macron, qui craignait que cette « consolidation » ne soit dommageable au secteur de la téléphonie mobile. « L’emploi, l’investissement et le meilleur service aux consommateurs sont les priorités. Or les conséquences d’une consolidation sont à ces égards négatives, comme l’ont prouvé les cas récents en Europe », avait-il déclaré dimanche.

Interrogé par l’AFP dans la soirée, Altice n’avait pas réagi à la décision du conseil d’administration du groupe industriel. Patrick Drahi, le fondateur d’Altice, avait réussi, en mars 2014, à s’emparer de SFR à l’issue d’une longue bataille contre Bouygues Télécom. L’homme d’affaires est à la tête d’un empire des médias et des télécommunications comprenant notamment les publications L’Express et Libération.

Lire aussi : Patrick Drahi, « chouchou » des marchés de la dette

Lundi, le directeur général de Numericable-SFR avait tenté de répondre aux objections, soulevées dès dimanche par M. Macron puis réaffirmées par le premier ministre Manuel Valls, en assurant que ce projet se faisait « au bénéfice de l’investissement et des consommateurs ». « La réunion de nos deux réseaux va nous permettre de donner un coup d’accélérateur aux investissements dans le très haut débit fixe et mobile sur tout le territoire », avait assuré Eric Denoyer.

Quelles conséquences ?

Bouygues Telecom avait déjà par le passé suscité la convoitise de ses autres concurrents. Orange et Free (Iliad) avaient lancé des offres, toutes rejetées par Martin Bouygues. « Vous vendriez votre femme, vous ? » avait-il expliqué, en février dernier, en présentant les résultats du groupe.

Une consolidation dans le secteur était pourtant jugée bénéfique par une majorité d’analystes. L’agence de notation Moody’s trouvait qu’une telle opération avait du « sens en termes de stratégie » pour Numericable-SFR et « offr(ait) la possibilité de réaliser d’importantes réductions de coûts en terme de doublons et de structure organisationnelle ».

Les syndicats des deux opérateurs étaient à l’inverse très inquiets et mettaient en garde contre les conséquences sur l’emploi, en raison de « doublons à la pelle » entre Numericable-SFR (environ 10 600 salariés) et Bouygues Telecom (environ 8 800).

Bouygues repousse l’offre d’Altice sur sa filiale télécoms

PARIS (Reuters) – Bouygues a rejeté mardi soir l’offre du groupe européen de télécoms Altice, maison-mère de Numericable-SFR, en vue du rachat de sa filiale Bouygues Telecom, estimant que cette dernière est en mesure aujourd’hui de poursuivre seule son développement.

Le groupe de BTP, de médias et de télécommunications explique notamment avoir jugé les risques d’exécution d’un mariage entre sa filiale et Numericable-SFR trop importants au regard des enjeux de concurrence.

« Aucune réponse pleinement satisfaisante n’est apportée par Altice sur ce sujet essentiel (du droit de la concurrence, ndlr) qui serait étudié en détail par l’Autorité de la concurrence », souligne Bouygues dans un communiqué diffusé à l’issue de la réunion de son conseil d’administration.

« En outre, elle ne prend pas en compte le lancement imminent de la procédure d’attribution des fréquences 700 MHz et ses conséquences sur l’opération », poursuit le groupe.

Bouygues justifie également sa décision par les risques sociaux et en termes d’emplois que pourrait comporter un tel mariage, déjà vu d’un très mauvais oeil par le gouvernement.

Et pour illustrer sa capacité à rester indépendant, le groupe de BTP souligne que Bouygues Telecom a les moyens de retrouver à l’horizon 2017 une marge d’Ebitda de 25% minimum, son niveau de 2011, avant la guerre des prix qui a suivi l’arrivée de Free.

Personne n’était joignable dans l’immédiat chez Altice pour un commentaire.

Altice a proposé à Bouygues de racheter sa filiale de télécoms pour un montant qui pourrait atteindre, selon des sources, 10 milliards d’euros en numéraire.

L’ENJEU DES FRÉQUENCES 700 MHZ

Une telle opération aurait eu pour conséquence de ramener le marché français des télécoms à trois opérateurs, contre quatre actuellement depuis l’arrivée de Free (Iliad) début 2012. Elle aurait aussi donné naissance à un nouveau leader du marché français, devant l’opérateur historique Orange.

Mais, les ambitions d’Altice et de son patron Patrick Drahi se sont vite heurtées aux réticences du gouvernement français qui redoutait qu’un rachat de Bouygues Telecom n’entraîne d’importantes suppressions de postes ainsi qu’une baisse des investissements dans les réseaux très haut débit. et

Depuis dimanche, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a multiplié les avertissements.

Devant les députés, le ministre, qui a reçu Patrick Drahi en début de soirée, a maintenu mardi la pression sur les protagonistes en réaffirmant ses craintes d’une « casse sociale ».

« Il est à peu près évident qu’il y aura des destructions d’emploi à cause de cette opération. C’est ce qu’on appelle joliment des synergies », a ainsi déclaré le ministre lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale.

Mais au-delà des inquiétudes sur le volet social et sur celui des investissements, le gouvernement redoutait surtout, selon des sources proches du dossier, qu’un mariage entre Bouygues Telecom et Numericable-SFR ne remette en cause la vente des fréquences 700 MHz pour laquelle le gouvernement doit lancer une procédure d’enchères cette année afin d’accélérer le déploiement de la 4G sur l’ensemble du territoire.

Grâce à ces enchères, dont la procédure a été calibrée sur la base de quatre opérateurs, l’Etat espère récolter près de 2,5 milliards d’euros de recettes déjà inscrites dans le projet de loi de Finances 2015 au titre des crédits pour la Défense.

En Bourse, avant le communiqué de Bouygues, le titre Numericable-SFR a clôturé mardi en repli de 0,60% à 54,46 euros, tandis que Bouygues a terminé en baisse de 0,13% à 38,02 euros.

A Amsterdam, l’action Altice a terminé la séance à 130 euros (+0,27%).

Les trois arguments de Bouygues pour refuser les 10 milliards de SFR

Patrick Drahi va devoir revoir une nouvelle fois son offre s’il tient vraiment à s’offrir Bouygues Telecom. Mais Martin Bouygues est-il vraiment prêt à lâcher prise un jour ?

Martin Bouygues, le 17 janvier 2014. (AFP PHOTO JOEL SAGET)Martin Bouygues, le 17 janvier 2014. (AFP PHOTO JOEL SAGET)

Jamais deux sans trois ? Patrick Drahi va devoir revoir une nouvelle fois son offre s’il tient vraiment à fusionner sa société SFR avec son concurrent Bouygues Telecom : après un conseil d’administration deux fois plus long que prévu – ce qui était mauvais signe – Martin Bouygues a refusé ses dix milliards, avec 3 arguments :

  • Le premier, celui qui sera le plus facile à retoquer : Martin Bouygues pense que sa filiale, qu’il a créée et développée lui-même, et à laquelle il tient sentimentalement, peut vivre toute seule. Depuis 3 ans, elle a été ébranlée par l’irruption de Free Mobile, et elle a dû licencier, faire des pertes, se réinventer, mais Martin Bouygues est persuadé d’avoir mangé son pain noir et de pouvoir continuer tout seul. Vrai ou faux ? On ne connaît aucun chef d’entreprise, même très attaché à sa société, qui ne finisse par céder quand le chèque s’épaissit. Drahi avait déjà proposé 7,5 milliards d’euros il y a 3 mois, il est passé à 10 milliards. S’il passe à 12 milliards, peut être que Martin Bouygues reverra son attachement… Même s’il n’a pas forcément tort non plus : après 2.000 suppressions de poste, son entreprise est sans doute retaillée pour pouvoir résister à la concurrence de Free et SFR.
  • Le deuxième argument va demander une réponse bien plus compliquée à Drahi qu’un simple prix : Bouygues fait remarquer que nul ne sait ce que décidera l’autorité de la concurrence. Certaines fusions ont déjà été retoquées dans le passé, entrainant de grosses difficultés pour les sociétés en question. Martin Bouygues fait remarquer que des enchères vont bientôt démarrer pour acheter à l’Etat des nouvelles fréquences de 4G. Que faire alors si SFR est en train de racheter la société : se battre quand même pour les emporter et faire monter les prix, ou pas ? La sagesse l’oblige à les acheter, malgré tout. Ce qui fait perdre de son intérêt à la fusion. Pour contrer cet argument, Drahi n’a qu’une issue : faire une offre ferme, sans conditions. C’est risqué.
  • Enfin le troisième argument est étonnant : Bouygues met en avant le coté social pour dire non. C’est à double tranchant : d’abord, s’il changeait d’avis dans le futur, on lui rétorquera alors, que sa conscience sociale avait donc un prix. Il est pourtant vrai que le groupe Bouygues a toujours été soucieux de ses salariés… mais pas forcément de ses sous-traitants. Et qu’il a menacé récemment de licencier les équipes de LCI. Bref, cet argument est étrange, voire dérangeant : soit le patron est en train de jouer avec les craintes de ses salariés – et ce n’est pas vraiment son style – soit il n’a vraiment pas l’intention de vendre la société, quel que soit le prix que proposera Drahi. Et ça, c’est encore plus incroyable que tout. Et ça obligera Drahi à faire un chèque vraiment, mais alors vraiment gros pour l’emporter
  • Numericable-SFR offre 10 milliards d’euros pour racheter Bouygues Telecom

      • Par Elsa Bembaron

        Offre de SFR: « Tout n’est pas à vendre » souligne Martin Bouygues

        LEXPRESS.fr

        martin-bouygues-5_4645808Martin Bouygues a émis des doutes quant à la solidité de la proposition d’Altice AFP/ERIC PIERMONT

        Le patron de Bouygues précise qu’il n’y a pas eu de pression politique dans sa décision de refuser l’offre de rachat de Patrick Drahi.

        « Je considère qu’une entreprise c’est pas une marchandise comme une autre, tout n’est pas à vendre ». Ce mercredi, Martin Bouygues a justifié au micro de RTL le rejet de l’offre du patron d’Altice, Patrick Drahi, de quelque 10 milliards d’euros pour le rachat de sa filiale Bouygues Telecom.

        Le conseil d’administration du groupe Bouygues a rejeté mardi soir à l’unanimité l’offre d’Altice, maison-mère de l’opérateur Numericable-SFR, malgré une offre financière bien supérieure aux estimations de la valorisation de la filiale télécom.

        Le patron de Bouygues et fondateur de la filiale télécom a souligné qu' »il n’y a pas eu de pression politique » dans cette décision. « Ils m’ont laissé assumer le choix que je devais faire », a indiqué le responsable qui a confirmé par ailleurs avoir été reçu par le président François Hollande mardi.

        « Des offres extrêmement crédibles »

        Martin Bouygues a émis des doutes quant à la solidité de la proposition d’Altice: « Je ne vois pas comment M. Drahi pourrait monter un financement sérieux et en même temps pouvoir assumer tous les remèdes » qui seraient imposés par l’Autorité de la concurrence, a-t-il noté.

        Il s’est d’ailleurs dit « un peu étonné de voir que M. Drahi et M. Niel (Xavier Niel, patron d’Iliad, maison mère de Free, NDLR) se sont mis bras dessus bras dessous dans cette affaire », faisant référence à l’intention annoncée par l’opérateur Free de participer à l’offre d’Altice en négociant une reprise d’une partie des actifs de Bouygues Telecom.

        Bouygues Telecom peut continuer à se développer de façon autonome, assure Martin Bouygues. « Nous avons recréé un projet d’entreprise pour Bouygues Telecom avec beaucoup de sacrifices de la part des salariés et je pense que nous avons à présent des offres extrêmement crédibles », a-t-il relevé.

        « Depuis six mois dans le mobile nous avons une conquête de nouveaux clients qui est devenue forte, et dans le fixe avec notre offre à 19,99 euros, qui je reconnais déstabilise nos concurrents », a-t-il rappelé.

        Rachat de Bouygues Telecom par SFR: le conseil d’administration de Bouygues rejette l’offre de Patrick Drahi

        BOUYGUES TELECOM SFR

        ECONOMIE – C’est niet. Réuni ce mardi 23 juin pour discuter d’une éventuelle cession de sa filiale télécom à SFR, le conseil d’administration de Bouygues a voté contre, a fait savoir le groupe dans un communiqué. Le conseil s’était réuni pour examiner l’offre de rachat de Bouygues Telecom formulée par Patrick Drahi, le président et fondateur d’Altice, maison mère de l’opérateur Numericable-SFR, qui était reçu dans le même temps à Bercy par Emmanuel Macron.

        Ce n’est pas la première fois que Bouygues Telecom faisait l’objet d’une offre de la part de ses concurrents mais elles ont toutes été rejetées par Martin Bouygues jusqu’à présent. « Vous vendriez votre femme, vous? » avait-il répondu, à ce sujet, en présentant les résultats du groupe en février dernier. Et l’offre de Numericable-SFR, supérieure à 10 milliards d’euros, n’a une nouvelle fois pas convaincu le groupe Bouygues.

        « Réuni le mardi 23 juin 2015, le conseil d’administration de Bouygues a décidé à l’unanimité, après un examen approfondi, de ne pas donner suite à l’offre non sollicitée du groupe Altice visant à acquérir Bouygues Telecom », écrit Bouygues dans son communiqué, avant d’exposer les raisons de ce refus, évoquant notamment sa certitude que Bouygues Telecom est « particulièrement bien placé pour bénéficier » de la croissance du marché numérique.

        « Par ailleurs, le conseil estime que l’offre présente un risque d’exécution important qu’il ne revient pas à Bouygues d’assumer, en particulier en matière de droit de la concurrence, que ce soit dans le marché du Mobile ou du Fixe, explique encore Bouygues. Aucune réponse pleinement satisfaisante n’est apportée par Altice sur ce sujet essentiel qui serait étudié en détail par l’Autorité de la concurrence ».

        L’opérateur « dispose d’un avantage concurrentiel fort et durable grâce à son portefeuille de fréquences et son réseau 4G reconnu comme l’un des meilleurs du marché. (…) Enfin, l’accélération de la transformation de l’entreprise conduit à une structure de coût de plus en plus compétitive », assure aussi Bouygues dans son communiqué. Le groupe précise en outre que le « conseil a apporté une grande attention aux conséquences de la consolidation du marché sur l’emploi ainsi qu’aux risques sociaux nécessairement liés à une telle opération ».

        L’offre, si elle avait été acceptée, aurait de nouveau chamboulé le paysage des télécoms français et surtout celui de la téléphonie mobile. Le secteur avait été secoué en janvier 2012 en passant de trois à quatre opérateurs avec l’arrivée de Free, qui avait lancé une féroce guerre des prix et rebattu les cartes en termes de parts de marché. A la tête d’un empire des médias et des télécommunications comprenant notamment les publications L’Express et Libération, Patrick Drahi avait déjà réussi en mars 2014 à s’emparer de SFR à l’issue d’une longue bataille contre Bouygues Telecom.

        Lire aussi :

        • Les 5 conditions de Valls pour le rachat de Bouygues

        • Patrick Drahi, l’expert des gros coups financiers à fort endettement

        • SFR veut racheter Bouygues, « pas souhaitable » estime Macron

        Bouygues Telecom refuse l’offre de SFR

        Le Point –

        Le conseil d’administration de Bouygues a décidé de ne pas donner suite à l’offre faite par la maison mère de l’opérateur Numéricable-SFR.

        Bouygues Telecom a décidé mardi, en fin de journée, de repousser l'offre faite par Altice, la maison mère de l'opérateur Numericable-SFR,
        Bouygues Telecom a décidé mardi, en fin de journée, de repousser l’offre faite par Altice, la maison mère de l’opérateur Numericable-SFR, © Jacques Brinon/AP/SIPA

        Le conseil de Bouygues a finalement refusé la cession de la filiale Bouygues Telecom à SFR. Le conseil d’administration de Bouygues a décidé mardi, en fin de journée, de repousser l’offre faite par Altice, la maison mère de l’opérateur Numericable-SFR, a annoncé le groupe dans un communiqué. « Le conseil d’administration a décidé à l’unanimité, après un examen approfondi, de ne pas donner suite à l’offre non sollicitée du groupe Altice », a précisé le communiqué, ajoutant que « l’offre représente un risque d’exécution important qu’il ne revient pas à Bouygues d’assumer, en particulier en matière de droit à la concurrence ».

        Les dirigeants du groupe industriel considèrent par ailleurs que « Bouygues Telecom est particulièrement bien placé pour bénéficier » d’une nouvelle période « portée par le développement exponentiel des usages numériques ». L’opérateur « dispose d’un avantage concurrentiel fort et durable grâce à son portefeuille de fréquences et son réseau 4G reconnu comme l’un des meilleurs du marché. (…) Enfin, l’accélération de la transformation de l’entreprise conduit à une structure de coût de plus en plus compétitive », assure Bouygues dans son communiqué.

        Un risque de chambouler le paysage des télécoms

        Le groupe précise par ailleurs que le « conseil a apporté une grande attention aux conséquences de la consolidation du marché sur l’emploi ainsi qu’aux risques sociaux nécessairement liés à une telle opération ». L’offre, si elle avait été acceptée, aurait de nouveau chamboulé le paysage des télécoms français et surtout celui de la téléphonie mobile. Le secteur avait été secoué en janvier 2012 en passant de trois à quatre opérateurs avec l’arrivée de Free, qui avait lancé une féroce guerre des prix et rebattu les cartes en termes de parts de marché.

        À la tête d’un empire des médias et des télécommunications comprenant notamment les publications L’Express et Libération, Patrick Drahi avait déjà réussi en mars 2014 à s’emparer de SFR à l’issue d’une longue bataille contre Bouygues Telecom.

        Rencontre entre Macron et Drahi

        Reçu par Emmanuel Macron pendant que le conseil d’administration de Bouygues se réunissait, le président d’Altice s’était vu demander une « évaluation des résultats et des conséquences du rachat de SFR » par Numericable, l’an passé, a-t-on précisé de source proche du ministre. Le ministre « a rappelé la priorité du gouvernement et surtout sur l’emploi, l’investissement et le niveau des prix et a réaffirmé sa préoccupation sur ce que les synergies évoquées signifieraient en termes d’emploi », ajoute-t-on de même source.

        À sa sortie, M. Drahi s’était montré satisfait d’une rencontre entre « deux personnes sympathiques ». « On a parlé de l’investissement en France dans les télécoms, des emplois, des investissements des entreprises françaises à l’étranger, et puis nous ferons un point régulier si l’affaire devait avancer », avait alors indiqué le fondateur d’Altice.

        Bouygues Telecom: « Tout n’est pas à vendre », selon Martin Bouygues

        « Tout n’est pas a vendre », a déclaré mercredi le PDG du groupe Bouygues Martin Bouygues justifiant le rejet de l’offre du patron d’Altice Patrick Drahi de quelque 10 milliards d’euros sur sa filiale Bouygues Telecom.

        « Je considère qu’une entreprise c’est pas une marchandise comme une autre, tout n’est pas à vendre », a dit le chef d’entreprise interrogé sur l’antenne de RTL.

        Le conseil d’administration du groupe Bouygues a rejeté mardi soir à l’unanimité l’offre d’Altice, maison-mère de l’opérateur Numericable-SFR, malgré une offre financière bien supérieure aux estimations de la valorisation de la filiale télécom.

        Le patron de Bouygues et fondateur de la filiale télécom a souligné qu' »il n’y a pas eu de pression politique » dans cette décision.

        « Ils m’ont laissé assumer le choix que je devait faire », a indiqué le responsable qui a confirmé par ailleurs avoir été reçu par le président de la République François Hollande mardi.

        Martin Bouygues a émis des doutes sur la solidité de la proposition d’Altice: « Je ne vois pas comment M. Drahi pourrait monter un financement sérieux et en même temps pouvoir assumer tous les remèdes » qui seraient imposés par l’Autorité de la concurrence, a-t-il noté.

        Il s’est d’ailleurs dit « un peu étonné de voir que M. Drahi et M. Niel (Xavier Niel, patron d’Iliad, maison mère de Free, NDLR) se sont mis bras dessus bras dessous dans cette affaire », faisant référence à l’intention annoncée par l’opérateur Free de participer à l’offre d’Altice en négociant une reprise d’une partie des actifs de Bouygues Telecom.

        Bouygues Telecom peut continuer à se développer de façon autonome, assure Martin Bouygues. « Nous avons recréé un projet d’entreprise pour Bouygues Telecom avec beaucoup de sacrifices de la part des salariés et je pense que nous avons à présent des offres extrêmement crédibles », a-t-il relevé.

        « Depuis six mois dans le mobile nous avons une conquête de nouveaux clients qui est devenue forte, et dans le fixe avec notre offre à 19,99 euros, qui je reconnais déstabilise nos concurrents », a-t-il rappelé.

        Bouygues Telecom-SFR : Macron émet des doutes

        Les Echos
        • Emmanuel MACRON, ministre l’Economie

          Emmanuel MACRON, ministre de l’Economie – SIPA

        « Je n’ai pas de religion sur la question de savoir s’il faut 3 ou 4 opérateurs en France », a déclaré le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, interrogé sur l’offre de rachat d’Altice sur Bouygues Telecom.

        Alors qu’Emmanuel Macron avait dimanche émis des doutes sur l’éventualité d’une consolidation dans le secteur des télécoms, le ministre de l’Economie a affirmé ce mardi sur le dossier Bouygues Telecom . « Je n’ai pas de religion sur la question de savoir s’il faut 3 ou 4 opérateurs en France », a-t-il indiqué à la conférence annuelle de l’Electronic Business Group (EBG) alors qu’il doit recevoir dans la soirée l’homme d’affaires Patrick Drahi pour évoquer son offre sur Bouygues Telecom.

        Emmanuel Macron a dit qu’il allait « écouter » M. Drahi présenter ses arguments. «  Il faut qu’on m’explique ce que ça apporte à l’investissement, ce que ça apporte à l’emploi, ce que ça apporte au consommateur français » mais « à ce stade j’ai plutôt un doute », a-t-il affirmé. Emmanuel Macron a déclaré que pour le gouvernement « la priorité c’est l’investissement » dans les réseaux et « qu’on peut le faire à quatre » opérateurs. «  Je dis : prouvez moi que (cette transaction) est une bonne chose pour l’investissement, à court terme j’en doute ». « J’ai regardé ce qu’a donné le deal (l’accord, ndlr) SFR-Numericable, on a plutôt pris du retard en termes d’investissement, je préfère d’abord qu’on stabilise une opération qu’on a menée il y a 18 mois et qu’on regarde ce qu’elle donne ».

        Se pose aussi la question de l’emploi, a-t-il insisté : « c’est un deal super synergétique, c’est le deal le plus synergétique de ces vingt dernières années, on sait ce que ça veut dire des synergies, soit on fera moins d’investissements, soit on va détruire des emplois via des synergies, soit on va remonter les prix parce qu’on sera à trois et pas à quatre et qu’il y aura moins de concurrence ».

        Dimanche dans une déclaration à l’AFP, le ministre avait dit après des informations de presse à propos de l’offre d’Altice sur Bouygues Telecom qu’ « une consolidation » dans le secteur des télécoms n’était « pas souhaitable ». En mai, il avait estimé dans une interview aux Echos que « le secteur a(vait) atteint un point d’équilibre », avec « quatre opérateurs qui ont chacun leur place ».

        Le conseil d’administration de Bouygues Telecom examine mardi l’offre de 10 milliards d’euros d’Altice, maison-mère de Numericable-SFR, et devrait se prononcer dans la soirée après la clôture de la Bourse de Paris.

        Lundi, le rachat de Bouygues Telecom par le groupe Altice, maison-mère de Numericable-SFR avait également été évoqué par le Premier ministre Manuel Valls. Il avait posé une série de conditions à l’opération : « l’emploi, qui doit être préservé et développé; l’investissement (…) parce qu’il faut couvrir tout le territoire avec le déploiement de la fibre, la 3G, sur tout le territoire d’ici la fin 2016; la vente des fréquences pour développer la 4G; l’innovation (…) et évidemment la qualité de service pour le consommateur ».

        « Nous avons entendu les cinq conditions posées par le Premier ministre. Notre projet les respecte: poursuivre l’investissement, accélérer l’innovation, continuer d’améliorer la qualité de service, préserver l’emploi et acheter les fréquences 700 (MHz) », a répondu lundi soir Eric Denoyer, directeur général de Numericable-SFR, dans un entretien publié sur le site internet des Echos .

        « Doublons à la pelle

        Les syndicats et associations de consommateurs sont toutefois inquiets. « Le passage de quatre à trois opérateurs entraîne toujours une hausse des prix », a ainsi déclaré à l’AFP, Cédric Musso, de l’UFC-Que Choisir. Les syndicats des deux opérateurs ont mis en garde contre les conséquences sur l’emploi, en raison de « doublons à la pelle » dans les effectifs des deux groupes.

        Offre de SFR sur Bouygues Telecom : Valls fixe cinq conditions à une reprise

        Manuel Valls fixe cinq conditions à l'offre de Numericable-SFR pour le rachat de Bouygues Telecom, dont des garanties sur l'emploi et l'investissement.
        Manuel Valls fixe cinq conditions à l’offre de Numericable-SFR pour le rachat de Bouygues Telecom, dont des garanties sur l’emploi et l’investissement. (AFP/Philippe Huguen)

        Matignon s’invite à la table des négociations, dans l’épineux dossier du rachat de Bouygues Télécom.

        Le Premier ministre Manuel Valls a ainsi posé cinq conditions à un rapprochement entre les opérateurs Numericable-SFR et Bouygues Telecom, dont la préservation de l’emploi, l’investissement et la qualité de service pour le consommateur, lors d’une visite lundi dans une entreprise du Val-d’Oise.

        «Toute opération qui ne répondrait pas à ces enjeux majeurs ne peut pas avoir le soutien du gouvernement», a-t-il affirmé, citant l’emploi, l’investissement, la vente des fréquences, l’innovation et la qualité de service. «Nos priorités pour le secteur des télécoms sont claires : c’est l’emploi, qui doit être préservé et développé; l’investissement (…) parce qu’il faut couvrir tout le territoire avec le déploiement de la fibre, la 3G sur tout le territoire d’ici la fin 2016; la vente des fréquences pour développer la 4G; l’innovation parce qu’il faut investir dans l’avenir et évidemment la qualité de service pour le consommateur», a-t-il énuméré.

        «Tous les opérateurs télécoms doivent répondre à ces enjeux», a prévenu Manuel Valls, ajoutant que le gouvernement «sera très attentif à ce qu’il n’y ait pas de casse sociale». «La croissance est au rendez-vous, la baisse du chômage pas encore, tous les acteurs doivent participer -c’est ça le patriotisme économique- au redressement de notre pays», a-t-il souligné à l’attention du groupe Altice, maison mère de Numericable-SFR, qui offre 10 milliards d’euros pour racheter Bouygues Telecom. «Nous ne pouvons pas favoriser des opérations qui se solderaient par du chômage et par la perte de qualité dans le domaine des opérateurs télécoms», a encore dit le Premier ministre, appelant à un «dialogue entre les différents opérateurs».

        Le Premier ministre a fait cette déclaration alors que le ministre de l’Economie Emmanuel Macron n’a pas caché son hostilité à cette fusion, qui pourrait avoir des conséquences négatives pour «l’emploi, l’investissement et le service aux consommateurs». De la friture sur la ligne entre Matignon et Bercy ?

        Drahi convoqué à Bercy Alors que Numéricable-SFR a fait une offre de rachat sur Bouygues Telecom pour 10 milliards d’euros, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a d’ailleurs convoqué mardi en fin d’après-midi Patrick Drahi, le patron de la maison mère Altice, probablement pour lui signifier son désaccord sur un tel rapprochement. Dimanche, déjà, le ministre s’est dit opposé à un éventuel mariage dans les télécoms, qui mènerait à trois et non plus quatre opérateurs. «La consolidation n’est pas aujourd’hui souhaitable pour le secteur. L’emploi, l’investissement et le meilleur service aux consommateurs sont les priorités. Or, les conséquences d’une consolidation sont à ces égards négatives, comme l’ont prouvé les cas récents en Europe» avait-il expliqué.

        Pour Emmanuel Macron, la priorité est que «chacun se concentre sur les engagements pris en matière d’investissement, sur l’innovation, sur l’attribution imminente de la bande (de fréquences) 700 MHz et sur les opérations. C’est cela qui est bon pour l’emploi dans le secteur, pour la production et l’équipement du pays», avait-il ajouté. Le ministre de l’Economie n’a cependant pas toutes les cartes en main, même si son collègue des Finances Michel Sapin a souligné que «ce sont de très grosses opérations entre des grandes entreprises françaises dans des domaines qui sont absolument fondamentaux pour la vie quotidienne mais aussi pour le développement économique de notre pays. Donc par définition l’Etat s’y intéresse.»

        Et de fait, cette offre de 10 milliards d’euros pourrait être allèchante pour Bouygues Telecom, dont la valorisation est considérée comme inférieure de 25% par les places financières… Le conseil d’administration de Bouygues se prononcera sur cette offre aussi mardi.

        Les réactions hostiles se multiplient Depuis, les associations de consommateurs ont elles aussi exprimé leurs inquiétudes au sujet d’une éventuelle concentration. «Le passage de quatre à trois opérateurs entraîne toujours une hausse des prix pour les consommateurs, on a pu l’observer ailleurs en Europe, comme en Autriche dernièrement», a expliqué Cédric Musso, directeur de l’action politique à UFC-Que Choisir. Pour la CLCV, «il est essentiel de préserver une concurrence accrue entre les opérateurs, elle constitue le seul moyen d’inciter les acteurs à innover et surtout limiter leurs marges au bénéfice de leur pouvoir d’achat.» Et de rappeler que l’arrivée de Free sur le marché avait permis de faire gagner «13 milliards d’euros de pouvoir d’achat» grâce aux baisses des tarifs.

        Chez les syndicats, on reste dubitatif. Pour Bernard Allain, représentant FO chez Bouygues Telecom, cette offre intervient précisément au moment où est lancé «l’appel d’offres pour les licences en or» de la fréquence des 700 MHz. «Est-ce que ce n’est pas un coup médiatique pour perturber l’appel d’offres ?», et peut être obtenir un report, se demande le syndicaliste. Pour lui, «l’offre tombe un peu comme un cheveu sur la soupe» alors que le secteur des télécoms «s’était calmé, se satisfaisait d’un modèle à quatre opérateurs.»

        Une partie de billard à plusieurs bandes  Un rapprochement SFR-Bouygues, qui permet à cette opérateur de détenir près de la moitié des abonnés mobiles, aurait forcément des conséquences pour les autres opérateurs. Altice a confirmé que, si la fusion aboutissait, elle envisageait de revendre certains actifs à Iliad, la holding de Xavier Niel qui contrôle l’opérateur Free. Même si Orange a démenti avoir été contacté, selon le JDD, certains salariés qui pourraient faire les frais de la fusion des deux opérateurs pourraient se retrouver chez le troisième. Selon Olivier Lelong, responsable CFDT chez SFR, dans un tel un rachat, il y aurait quasiment «doublon partout» même s’il juge qu’il est «compliqué d’évaluer l’impact social.»

        La bourse en ébullition A la Bourse de Paris, cette annonce de SFR a mis le feu aux poudres dans le secteur des télécoms. A la mi-journée, le titre de Bouygues flambait de 13,68% à 38,20 euros, Iliad (la maison mère de Free) de 12,71% à 231 euros, Numéricable-SFR de 13,94% à 54,69 euros . Même Orange en marge ce partie progressait de 6,95% à 14,77 euros

        .

    Numericable-SFR offre 10 milliards d’euros pour racheter Bouygues Telecomr

    Elsa Bembaron

    VIDÉOS – Le groupe de Patrick Drahi veut poursuivre son expansion en mettant la main sur Bouygues Telecom, qui avait déjà convoité SFR l’an passé. Emmanuel Macron se dit opposé à cette concentration dans le secteur des télécoms.

    Patrick Drahi, le propriétaire de Numericable-SFR, a abattu une nouvelle carte. Il est prêt à mettre 10,1 milliards d’euros sur la table pour mettre la main sur Bouygues Telecom, selon une informations du JDD, confirmée par nos sources.

    Le magnat des télécoms a repris le schéma imaginé il y a dix-huit mois par les équipes de Bouygues Telecom, lorsqu’elles voulaient racheter SFR. Numericable-SFR reprendrait la base de clients de Bouygues Telecom et Free le réseau et une partie des fréquences. «Un tel montage satisfait tout le monde. Numericable-SFR a besoin de davantage de clients sur son réseau pour amortir ses coûts fixes et Free doit renforcer son réseau mobile», résume un analyste. De son côté, Orange se serait même engagé à reprendre une partie des salariés de Bouygues Telecom. L’opérateur historique doit en effet faire face à 11.000 départs à la retraite d’ici 2020. Un apport de main d’oeuvre qualifié ne serait pas négligeable. Stéphane Richard, le PDG d’Orange repète à l’envie que son groupe ne sera pas leader sur une opération de consolidation en France «mais qu’il est prêt à y prendre part».

    Numericable-SFR serait prêt à payer 10 milliards d’euros, soit plus de 14 fois la marge d’exploitation (Ebitda) de Bouygues Telecom, deux fois plus que le niveau de valorisation de SFR l’année dernière! «Patrick Drahi est un homme pressé. L’argent est disponible. Quand il estime qu’une opération est importante pour son business, il y va», constate un proche du secteur. Même si pour cela il doit encore augmenter sa dette. Actuellement, celle d’Altice, la holding de Patrick Drahi, culmine à près de 32 milliards d’euros. Mais aux taux actuels, les conditions de marché restent idéales.

    Le ministère de l’Économie opposé à cette manoeuvre

    De son côté, Bouygues Telecom a pris le parti d’affirmer qu’il pouvait très bien continuer seul. «Trois des quatre opérateurs du secteurs considèrent que ce serait mieux à trois. Sauf nous», affirmait encore mardi Olivier Roussat, le PDG de Bouygues Telecom, au colloque de l’Idate. Un discours qui pourrait être sérieusement écorné par une offre de 10 milliards d’euros. L’année dernière, Iliad (la maison mère de Free) avait proposé 5 milliards d’euros. «Tous les conseils de Martin Bouygues le poussaient alors à accepter», rappelle un fin connaisseur du dossier. Martin Bouygues avait rejeté la proposition, affirmant avec un rien de provocation qu’il attendait «11 milliards». Aujourd’hui, le prix proposé par Patrick Drahi pour la filiale télécoms est quasiment égal à la valorisation totale du groupe Bouygues en Bourse (11,3 milliards d’euros). De quoi rebattre les cartes lors du conseil d’administration du groupe qui doit se tenir mardi. Mais pour beaucoup, ce n’est que le début des discussions… Le prix pourrait encore monter.

    Ce niveau de prix intégrerait aussi une grande partie des synergies qui seraient dégagées par un rachat de la filiale télécoms de Bouygues par le groupe de Patrick Drahi. «Sans même parler d’une hausse des prix de détails, le passage de quatre à trois opérateurs permettrait de réaliser des économies sur les réseaux», explique un connaisseur du dossier.

    Le facteur temps est aussi à prendre en compte. Dans quatre à cinq mois, le processus d’enchères pour les fréquences 700 Mhz sera ouvert. Le gouvernement espère retirer au moins 2,5 milliards d’euros de l’opération, avec quatre opérateurs en lice. Le calendrier de l’annonce de l’intérêt de Numericable-SFR pour Bouygues Telecom est parfait. Il intervient juste après la diffusion des conditions d’attribution des fréquences 700 Mhz et laisse suffisamment de lattitude aux protagonistes pour discuter.

    Le secteur des télécoms devra toutefois composer avec le gouvernement, qui ne souhaite pas le voir passer de quatre à trois opérateurs. «Je dis et répète que la consolidation n’est pas aujourd’hui souhaitable», a déclaré Emmanuel Macron dimanche. «L’emploi, l’investissement et le meilleur service aux consommateurs sont les priorités. Or les conséquences d’une consolidation sont à ces égards négatives, comme l’ont prouvé les cas récents en Europe.» Pour le ministre de l’Économie, «le temps n’est pas à des rapprochements opportunistes auxquels plusieurs peuvent trouver un intérêt qui ne retrouve pas ici l’intérêt général.»

    Altice (NC-SFR) veut se payer Bouygues Telecom, Iliad (Free) partenaire de l’opération

    Le cours du pop-corn vient de prendre 4 200 % 189
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    Crédits : Ximagination/iStock/Thinkstock
    Finances

    Après avoir racheté SFR, Altice (Numericable) mettra-t-il la main sur Bouygues Telecom ? Une offre a en tout cas été déposée, et Iliad (Free) en est partenaire. Mais d’ores et déjà, de nombreuses personnalités se sont prononcées sur cette offre. L’occasion de faire le point avant que les décisions ne se prennent.

    L’année dernière, Altice (Numericable) rachetait SFR pour plus de 13 milliards d’euros, Vivendi avait alors préféré cette offre à celle de Bouygues Telecom. Depuis, ce dernier a lancé un grand plan de restructuration et a décliné plusieurs offres de rachats dont les montants seraient situés entre 6 et 8 milliards d’euros. De quoi faire monter les enchères.

    NumericableSFR veut racheter Bouygues Telecom avec Iliad (Free) en partenaire

    En effet, les choses s’emballent depuis quelques heures. NumericableSFR vient d’annoncer officiellement qu’Altice a déposé une offre d’acquisition pour Bouygues Telecom à travers un communiqué de presse. Selon nos confrères du JDD, 10 milliards d’euros auraient été mis sur la table par Patrick Drahi, soit largement plus qu’il y a quelques mois.

    Mais ce n’est pas tout puisque la marque au carré rouge annonce également « être entré en négociations exclusives avec Iliad pour la revente d’un portefeuille d’actifs dans le cadre de cette offre ». Un point confirmé par Iliad (Free Mobile) qui s’est aussi fendue d’un communiqué publié ce matin en précisant que « cette opération reste subordonnée à la négociation des accords définitifs et à l’acceptation par Bouygues de l’offre d’acquisition ».

    Un terrain d’entente a donc été trouvé entre les sociétés de Xavier Niel et de Patrick Drahi, condition quasiment indispensable pour que la vente de Bouygues Telecom puisse se faire. En effet, l’ARCEP et l’Autorité de la concurrence ne permettraient probablement pas à SFRNumericable de racheter Bouygues Telecom sans aucune contrepartie. Pour rappel, on est à peu près dans la même situation que lorsque Bouygues Telecom s’était rapproché de Free pour déposer son offre sur SFR.

    Orange souhaite un retour à trois opérateurs, mais ne semble pas prendre part à cette offre

    Stéphane Richard, le PDG d’Orange avait déjà indiqué à plusieurs reprises qu’il ne mènerait pas la danse si une consolidation du secteur des télécoms devait être de nouveau engagée, mais que son groupe pourrait néanmoins être un partenaire si des opportunités se présentaient.

    Cela ne semble pas le cas actuellement puisque, dans une déclaration à l’AFP, un porte-parole d’Orange indique que le groupe « ne fait pas partie de ce deal et il n’y a pas de discussions aujourd’hui ». De plus, et en réponse à nos confrères du JDD qui indiquaient qu’Orange pourrait reprendre une partie des salariés de Bouygues Telecom, il ajoute : « Il est évident que Orange n’acceptera pas la reprise des salariés si ceci ne fait pas partie d’un accord créateur de valeur pour le groupe ».

    Bref, NumericableSFR et Free Mobile semblent pour le moment bien être les deux seuls partenaires associés dans le cadre de ce rachat de Bouygues Telecom.

    Consolidation des télécoms : le gouvernement n’y est pas favorable

    De son côté, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, peu favorable à un retour à trois opérateurs, a déclaré à nos confrères des Échos : « Je dis et répète que la consolidation n’est pas aujourd’hui souhaitable pour le secteur […] Le temps n’est pas à des rapprochements opportunistes auxquels plusieurs peuvent trouver un intérêt qui ne retrouve pas ici l’intérêt général ».

    Un point de vue partagé par Christian Eckert,  secrétaire d’État au budget, qui était hier soir sur France Inter : « le gouvernement n’y est pas favorable […] Dans la mesure où NumericableSFR avait pris des engagements en matière d’investissement, c’est le premier point qui nous préoccupe ». Mais ce n’est pas tout puisque la question des emplois revient bien évidemment sur le tapis. Il faut dire que les déclarations et les actes de Patrick Drahi en la matière ne sont pas pour rassurer tout le monde.

    Sur ce sujet, le syndicat CFDT_ByTel qui se revendique comme « première organisation des salariés de la branche Télécom et 1ère chez les cadres » fait part de son inquiétude sur son compte Twitter : « Rachat de Bouygues Telecom par SFR : énorme risque de pertes d’emplois à cause de doublons. Les salariés en ont marre ». Pour rappel, ces derniers viennent déjà de subir un vaste plan de restructuration.

    La réponse de Bouygues Telecom attendue mardi

    Quoi qu’il en soit, la balle est désormais dans le camp de Bouygues Telecom. Via un communiqué de presse, le groupe « confirme avoir reçu du groupe Altice une offre non sollicitée d’entrée en négociations pour la cession de Bouygues Telecom ». Il ajoute en outre que « le conseil d’administration de Bouygues se réunira mardi 23 juin 2015 pour examiner la lettre d’Altice. Aucune négociation n’est en cours ». S’il devait l’accepter, la balle passera alors dans le camp de l’ARCEP et des autorités compétentes afin qu’elles se prononcent également sur le sujet.

    Dans tous les cas, il sera également intéressant de voir les morceaux de Bouygues Telecom négociés par Iliad (Free) et les conséquences que cela pourrait avoir sur la mise aux enchères des fréquences de 700 MHz censés rapporter au moins 2,5 milliards d’euros à l’État. Pour rappel, Bouygues Telecom revendique actuellement plus de 13 millions de clients, contre 29 millions pour SFRNumericable et 37 millions pour Orange. Un rachat de BT par NumericableSFR pourrait donc en faire le numéro un du secteur.

    Quoi qu’il en soit, le marché boursier réagit plutôt favorablement à ces annonces puisque l’ensemble des opérateurs (Altice, Bouygues Telecom, Iliad, Orange et NumericableSFR) grimpe de 10 % au plus depuis l’ouverture.

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commentaires

FARANDOLE                          La preuve parfaite – qu’il ne faut pas investir sur les sociétés françaises. La France est bien trop marxiste.
Jepirad                                Tant mieux que ça ne se fasse pas. Il y a à manger pour tout le monde. Nous sommes dans les services et chez nous avec des groupes français. Donc personne n’est en danger. Comme cela les emplois seront pour l’essentiel préservés.

La concentration est nécessaire pour des problèmes de compétitivité. Là ce n’est pas le cas. Alors qu’ils optimisent et ça ira. On verra plus tard si la concurrence étrangère a des prétentions.

lavoix                                    Bouygues vs SFR

Qui coulera le premier
Drahi ou Bouygues
La suite au prochain numéro

trets                                        Tant mieux ! Patrick Drahi est refroidi par Bouygues !
JBF2015                                  Bouygues demeure un entrepreneur et Macron fait son travail                                             Les actionnaires auraient fait une belle et immédiate plus-value, mais qu’auraient-ils fait de leur fric? Leur plus-value spéculative, ils l’ont déjà faite en vendant leur part d’Alstom à « bon prix » à la GE américaine. Et c’était pour investir dans Bouygues Telecom en surfant sur la 4G et ses applications.

Cette décision est en phase avec le gouvernement inquiet de l’endettement considérable du propriétaire d’Altice engagé dans une croissance extensive de rachats multiples sans avoir les moyens d’innover. La téléphonie est un marché porteur à condition que nos opérateurs ne soient pas obsolètes. De pus, il est sur que la commission de Bruxelles si soucieuse de sa concurrence pure et parfaite aurait mis des conditions contraignantes. ,

Manex                                    Tant mieux, parce que je venais de quitter sfr tellement que le service est mauvais

ma hab on 67                         Dans cette période de libéralisme échevelé, M. Bouygues vient nous rappeler que tout n’est pas à vendre. Il montre que le capitalisme familial à une boussole face aux marchés.

Info Trois G                             Et Bon Papa J2M,toujours Consultant garé des « chars à bœufs » Atlantistes sous l’aile de la statue de la Liberté:le Génie Créateur Vivendi/SFR  « Audace » logo en caractère gras sur facture/service négatif surtaxé: »client pas content>Portez plainte,les Tribunaux Consulaires sauront vous convaincre de la loyauté de notre Audace »:Devise 2000 des affairistes: »Les vertus sont des vices,les devoirs des audaces » testée 02/adoptée 05 par les Affairistes Spirituels de la Politique Noosphère Sanctuarisée.!

CB                                           La capitalisation boursière de Bouygues (BTP + Média + Télécoms) est d’environs 11 milliards d’Euros. Peut-on exclure une OPA agressive sur tout ou partie des titres sachant que l’offre pour la partie télécoms était de 10 milliards?

 Carol LANGLOY 

                                               Libéral (celui qui croit à la liberté individuelle), je ne peux que me réjouir, et féliciter Macron pour sa réaction : le rôle de l’Etat est bien celui d’être un arbitre (et non un acteur) dans le jeu économique, et de faire en sorte que la concurrence puisse s’exercer sainement. bravo : chacun dans cette affaire est dans son rôle. Macron, Drahi, les banques, Bouygues, le système libéral a bien fonctionné.

Plumer les épargnants et les travailleurs 

                                              On en reparlera. Demandez aux sous traitants de SFR et vous aurez une autre version de votre saine concurrence qui est surtout une la belle opacité. D’ici quelque temps, les épargnants qui ont des dérivés d’obligations d’Altice vont aussi voir les choses un peu différemment.

JEAN-LOUIS GUICHARD      Bouygues veut-il faire monter les enchères, a t-il pris conscience des risques d’une vente source d’emmerdes, a t-il été sensible aux recommandations gouvernementales….? La question qui reste posée : comment des banques peuvent-elles suivre Drahi dans sa boulimie ?

Patrick Faure                       le client consommateur ne peut que se réjouir de ne pas payer à la place de M DRAHI les 10 milliards promis à BT mais qu’il n’avait pas en poche !

Un lecteur                            Les collaborateurs de SFR et BT aussi (les salariés de SFR doivent déjà payer le remboursement des emprunts qui ont permis le rachat de leur boite). http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/19/le-malaise-persiste-chez-les-salaries-de-numericable-sfr_4636259_3234.html

Micha  • 

  • 10 milliards d’€
    Mais d’où sort il tout cet argent le Drahi?

    Pantel  • 

    Ce n’est que la première tentative de négociation. D’autres vont suivre, par épisodes. Le groupe Altice est très puissant, avec des capitaux conséquents. On assiste au triomphe du capitalisme,lequel se joue de la règle d’abus de position dominante. Cela est valable pour l’ensemble du monde.

  • solo  • 

    se font du blé les mecs ..quand tu vois les sommes !!! mon abonnement triplay je vais le renégocier

    solo  • 

    Dans le fion le Suisse ..!

    Moi, Sans Dents  • 

    J’adore le titre. Bouygues repousse dix milliards d’euros.
    Imaginez une seconde, une table avec 10 Mds dessus et Bouygues assis devant qui repousse le pactole en marmonnant un « non, non, merci. »

    Tom Égérie  • 

    Voilà c’est arrivé, comme prévu, maintenant voyons les délits d’initiés…! Mazel tov…!

    Slayer@Le Rat D’Egout  • 

    Bonne nouvelle , SFR = arnaque

    gerard  •

    futurs chômeurs sauvés !!!!

    TEKITUA  • 

    Chapeau, Monsieur Bouygues. Bravo !

    cedric  •

    c’est peu être pas plus mal!
    on avait un peu l’impression qu’ils voulait utiliser les clients de Bouygues pour renflouer ses dettes sur SFR….
    C’est souvent le principe dans le rachat de boite , une course en avant pour parer aux dettes qui s’accumulent

  • Patvos                    Les engagements pris par Drahi pour SFR convenaient à Hollande puisqu’ils l’étaient jusqu’à l’élection présidentielle, en attendant que les électeurs le licencient. Il aurait réitéré le même pour Bouygues.Mais la bourse avait compris que les prix pour le client auraient remonté;;;et d’ailleurs un conseiller de Hollande trouvait « off » que c’était justifié. C’est ainsi que nous sommes gouvernés par des candidats démagos et bonimenteurs. Il faut un Bouygues pour leur apprendre ce qu’est un industriel, ce qu’on ignore dans les cabinets et chez trop des dirigeants d’entreprises qui en sont issus.
    Raffael  • 

    • Qu’il rembourse d’abord ces 30 milliards de dettes avant de vouloir racheter autre chose.

      Eddajibi  • 

      Pour la faim on ne trouve pas un dollar mais pour la crise on trouve des milliards…

      solo  • 

      Dans le Fion le suisse !

    • Steely  • 

      Ne vous réjouissez pas trop vite.
      Ce qui se passe là-haut n’a rien à voir avec la fierté nationale, ni avec la fierté tout court mais avec les stratégies de négociation du business et de la finance internationale.
      Et de toute façon, même si Bouygues fait barrage, rien n’empêcherait Altice. et ses 10 milliards de lancer une OPA hostile sur Bouygues, capitalisé à environ 13 milliards, donc à peine plus que l’offre passablement hallucinante faite pour Bouygues Télécom.
      En tout cas, moi, c’est ce que je ferais si je voulais m’emparer de sa branche télécoms.

      J. A.  •

      Voilà une bonne chose

      Asterix  •

      Les Crétins gouvernementaux dans toute sa splendeur, avec le FOOTEUX VALLS utilisateur d’avion au frais du contribuable pour ses marottes personnelles!!! saloperie!!!

      GILBERT  • 

      Sauf s’il y a des objectifs cachés que je n’ai pas vu, chapeau à Bouygues, et je ne m’attendais pas à dire cela un jour.

      Tichou  • 

      Il faut que SFR sache que s’il rachète Bouygues tous les clients Bouygues iront chez FREE histoire de faire savoir leur mécontentement. Le pouvoir appartient aux clients qu’on se le dise, nous ne serons jamais des moutons obéissants prêts à payer le prix fort si jamais il devait y avoir un nouveau monopole avec des tarifs imposés et sans concurrence !!!

    • Tellimar Stephanie  • 

      Mr drahi n’a qu’a aller en Israel prendre la place d’Orange . Et qu’il y reste !!!!!

      Jerome  • 

      Bravo Martin ! Tu as le courage de dire m.. à ce pourri domicilié en Suisse, qui a son siège social au Luxembourg, et qui finance des trucs que l’on n’a pas le droit de dire dans les territoires occupés.

    Philippe Saturne

    @Alone Bay:              On dirait que vous vous y connaissez.
    Moi cela me surprend toujours que tous se trompent et que un connaisse la bonne réponse.
    C’est votre hobby ? Ou votre profession ?

    Huppé Air                  Bouygues met fin aux critiques qu’il a reçues lors de l’ère Sarkozy.

    Les employés de la tour Bouygues Telecom pourront encore écouter le ballet incessant des hélicoptères, flâner dans le parc du Lenglen et regarder leur patron avec plus de considération que les employés de Vivarte qui ont fait les frais d’une opération de LBO consistant à convertir de la dette en capital en pressurant les employés pour commencer et en délocalisant conformément à l’article 63 du TFUE que dénonce l’UPR de François Asselineau.
    La question est : dans combien de temps Bouygues sera-t-il amené à accepter une telle proposition ?

    Alone Bay                   Tous les chroniqueurs économiques en sont pour leurs frais…. Aucun d’entre eux, durant ces derniers jours, n’avaient envisagé ce scénario. D’après eux, l’affaire était tombée dans l’escarcelle de Drahi… Ces Nez-Chroniqueurs se sont encore une fois plantés…. Tous ont encore une fois joué la même partition… Pourtant il était facile d’anticiper que Martin Bouygues ne vendrait pas tout de suite… Cela permet aux actionnaires de se lécher les babines en pensant que le Bouygues Télécom vaut bien plus que 10 milliards. Demain le cours de Bouygues va s’envoler, valorisant encore plus la société. Drahi va devoir dégainer l’artillerie lourde pour s’offrir cette société montante qu’est devenue, en quelques jours, Bouygues Telecom…
  • Bing banf                         NON, Bouygues Télécom n’est pas à vendre!! Drahi( Numéricable- SFR) endetté avec 33 milliards d’euros pour un capital de 34 milliards en bourse. Le rachat de Bouygues Télécom augmenterait la dette à 43 milliards d’euros. Obligatoirement avec les doublons en emploi, il y aurait des licenciements. Le réseau SFR dernier au classement des opérateurs ferait fuir déjà client chez Bouygues. Le capital venant de la banque BNP rien ne garantirait le remboursement, puisque le remboursement avec un taux moyen de 0.75% sur 10 ans, cela demanderait de faire des profits supplémentaires à 1.1 milliards d’euros. Actuellement dans le fixe & le mobile, Bouygues depuis un an est le premier recruteur de nouveau clients. Numéricable est un groupe surendetté alors que Bouygues a moins de 300 millions de déficit et retrouvera son équilibre en 2017 au vu de la croissance du nombre d’abonner. NON, Bouygues Télécom n’est pas à vendre!! PS: pour les clients actuels, contacter directement le service clientèle de Bouygues Télécom, voir lien ci-dessous.

    Bernard                                Patriotisme économique ? La patrie de Drahi Israël ou la France?

    Bernard                            Drahi,Kron même combat, destruction d’entreprises et d’emplois N’est-ce pas M. Corchia?

    Cuisine                                 Une équipe de « fait-tout », c’est à dire rien de ce qu’il faut.

    Ass                                         Monsieur, je bosse dans un secteur où je ne peux même pas embaucher en CDD, alors que je pourrais à terme créer cinq emplois durables. Je fais quoi, la clef sous la porte ? Quand vous aurez un moment…venez donc faire le job, au lieu de donner dans le diktat médiatique à des entreprises privées.

    Jeanne orient                       Le Premier Ministre a mis 5 conditions pour le rachat de Bouygues Telecom. La résidence fiscale de Monsieur Drahi et de sa Holding Altice, n’en font pas partie…c’est fou !!

    Jack2                                     Il y aurait moins de ramdam si free voulait racheter bouygues télécom…

    Lespigeons dè fai               Où sera la concurrence pour les sfr, de bouygue, de free, client consommateur çà deviendrait de l’entente illicite pour les prix, déjà que certains se sont fait épingler à payer des amendes importantes,le client, serait obligé d’adhérer à ces boites qui feront triplon ,le consommateur deviendra le bon pigeon comme pour les impôts , pas de fuite possible

    Palace                                 Valls est un dictateur ce mec fait vraiment peur ………..

    Sfr c’est ali baba                 SFR c’est ALI BABA et ses quarante voleurs de la télécommunication,le braquage des poches de ses clients en toute tranquillité,chez SFR vous commencez votre abonnement sur mesure et puis vous finirez par des augmentations inventées tous azimuts…Il est le seul opérateur qui augmente tout le temps sans donner quoi que ce soit à ses clients…quand au service clients c’est une calamité au sens propre du terme…

    Avatar de lebpekin lebpekin

    Pooooop coooorn ! :D

    Avatar de oursgris oursgris

    joli  timing amha, car si tout se passe bien, ca devrait être réglé avant l’attribution des fréquences.
    je pense que drahi compte sur cette vente pour faire réduire sa facture.
    l’attribution des dépôts de candidature n’étant probablement pas avant septembre.
    quelques centaines de millions d’€ c’est toujrs çà de pris
    Avatar de Takoon Takoon

    « There can be only one ».

    Avatar de _Makaveli_ _Makaveli_

    De son côté, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, peu favorable à un retour à trois opérateurs, a déclaré à nos confrères des Échos : « Je dis et répète que la consolidation n’est pas aujourd’hui souhaitable pour le secteur […] Le temps n’est pas à des rapprochements opportunistes auxquels plusieurs peuvent trouver un intérêt qui ne retrouve pas ici l’intérêt général ».
    Traduction : on voulait on maximum de pognon des enchères 700, comment on va financer l’armée ? 😮

    Avatar de jb18v jb18v

    @facepalm: :crever: :cartonrouge: :mega: on en a gros marre !

    Avatar de L'eclaireur L’eclaireur

    Je ne connais pas Bouygues mais pour moi SFR a suffisamment fait ses preuves et doit disparaitre au moins sur le marché professionnel où c’est un fléau.
    C’est bien beau de s’agrandir  mais un jour il faudra assumer et réformer en profondeur cette boite.

    Avatar de aldebourg aldebourg

    Avec 32 milliards de dettes il peut encore aligner 10 milliards ?
    Les prêteurs ont énormément confiance…

    Avatar de IhazHedont IhazHedont

    Numéricable/SFR/Bouygues ?
    C’est dommage, Bouygues fonctionne super bien en 4G.

    Avatar de sirius35 sirius35 –       je ne vais que rapporter ce que je vois et entends dans mon entourage… ici en centre Bretagne 😉

       hier ma compagne devant une pub SFR à la TV : « mais qui va aller chez SFR alors qu’ils se viandent la gueule ?….. »
    mais aussi d’un membre de ma famille en visite chez Disney qui hier dimanche, étant chez SFR et venant contre l’avis de tous renouveller son abo (pour remplacer son mobile… sic…)  ne captait rien de rien  niveau réseau là bas… même les SMS ne passant pas….
    Bref ça promet ce rapprochement :-D

    Avatar de Takoon 

    Takoon
    @aldebourg              Proverbe ivoirien :  « Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus »

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