Adieu Flo …. que Neptune veille sur toi !

Laisser un commentaire

Les obsèques de Florence Arthaud à Paris

Amoureux de la mer et personnalités des médias étaient nombreux ce lundi à rendre un dernier hommage à Florence Arthaud, décédée lors du crash de son hélicoptère lors du tournage de l’émission «Dropped», en Argentine. Ses obsèques avaient lieu en l’église Saint-Séverin de Paris, en présence de Titouan Lamazou, Marc Guillemot, Loïc Lingois, Paul Watson, Yann Queffélec, Georges Pernoud, Eugène Riguidel… La cycliste Jeannine Longo, qui participait elle aussi à l’émission, était présente, tout comme Louis Bodin, qui devait présenter le programme.

Les cendres de Florence Arthaud seront déposées dans la tombe où repose son frère sur l’île de Saint-Marguerite, après un hommage prévu au large de Cannes le 28 avril.

Les obsèques de Camille Muffat et Alexis Vastine avaient eu lieu la semaine dernière. La nageuse a été inhumée à Nice, sa ville natale. Un dernier hommage avait eu lieu en l’église Jean-Baptiste-Le Vœu, en présence des nageurs Alain Bernard, Laure Manaudou, Yannick Agnel et Charlotte Bonnet. Les habitants de Pont-Audemer, dans l’Eure, ont pu faire leurs adieux à Alexis Vastine mercredi dernier. Les commerçants avaient baissé leurs rideaux en mémoire du champion de 29 ans, issu d’une famille de boxeurs.

L’adieu à Florence Arthaud

Obsèques de Florence Arthaud : Sa fille Marie et ses proches lui disent adieu

1/61

News publiée Hier le Lundi 30 Mars 2015 à 16:04

Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l’église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d’hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 « Dropped ».

  • Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Hubert Arthaud (frère de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Louis Bodin et sa femme Claire Depeuille-Bodin - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Titouan Lamazou - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  • Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et les proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et les proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Isabelle Autissier - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et les proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Patrick Bouchitey - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Thierry Braillard - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Jean-Louis Etienne - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Eugène Riguidel - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Paul Watson (cofondateur de Greenpeace et à la tête de l'association Sea Shepherd) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Louis Bodin - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et les proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et les proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et les proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et les proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et proches - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et proches - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et proches - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Paul Watson (cofondateur de Greenpeace et à la tête de l'association Sea Shepherd) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Paul Watson (cofondateur de Greenpeace et à la tête de l'association Sea Shepherd) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Jeannie Longo - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Jeannie Longo - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Jeannie Longo - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Jeannie Longo - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Jeannie Longo - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Jeannie Longo - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Marie Lingois (fille de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Titouan Lamazou et son fils Loup - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Titouan Lamazou et son fils Loup - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Christian Bîmes - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Hubert Arthaud (frère de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  •  Hubert Arthaud (frère de Florence Arthaud) - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  • Le journaliste Patrick Mahé - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  • Yann Queffélec et sa femme Servane - Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  • Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  • Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  • Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  • Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  • Obsèques de la navigatrice Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptères en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".
  • Hubert Arthaud (frère de Florence Arthaud), Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et les proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice française Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptère en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".   Funeral service of French sailor Florence Arthaud in the church Saint-Séverin in Paris, on March 30, 2015. Florence Arthaud died during the crash of helicopter in Argentina on March 9th 2015 during the set of French channel TF1's game "Dropped".30/03/2015 - Paris
  • Hubert Arthaud (frère de Florence Arthaud), Loïc Lingois (le père de la fille de Florence Arthaud) et les proches à l'arrivée du cercueil - Obsèques de la navigatrice française Florence Arthaud en l'église Saint-Séverin à Paris, le 30 mars 2015. Florence Arthaud est décédée lors du crash d'hélicoptère en Argentine le 9 mars dernier pendant le tournage du jeu de TF1 "Dropped".   Funeral service of French sailor Florence Arthaud in the church Saint-Séverin in Paris, on March 30, 2015. Florence Arthaud died during the crash of helicopter in Argentina on March 9th 2015 during the set of French channel TF1's game "Dropped".30/03/2015 - Paris

Tous savaient de quoi était capable la petite fiancée de l’Atlantique en mer. Le 9 mars à Villa Castelli en Argentine, Florence Arthaud ne s’est pas évanouie dans l’océan, elle est morte dans un double crash d’hélicoptères sur le tournage de l’émission d’aventure Dropped de TF1. Elle était très croyante, aussi ses proches se sont-ils réunis pour une messe en sa mémoire en l’église Saint-Séverin à Paris ce lundi 30 mars. Sa fille Marie et tous ses proches, amis et frères marins étaient réunis.

Tous avaient rendez-vous à 14h30 dans cette petite église du 5e arrondissement de Paris. Le père Guillaume Normand a passé son week-end à chercher des chaises pour pouvoir accueillir tout le monde. Cinq cents personnes environ ont pu entrer. D’abord la famille et sa fille Marie, née en 1993. Le père de cette dernière, Loïc Lingois, était l’un de ceux qui ont porté le cercueil de Florence Arthaud. Autour de la défunte, son frère Hubert qui confiait peu de temps après le drame dans Nice-Matin : « J’ai toujours su que Florence ne mourrait pas en mer. Je n’ai jamais été inquiet quand elle était en compétition parce que c’était son élément. Pour moi, la crainte n’était pas en mer, mais à terre. » Florence et Hubert avaient un frère, Jean-Marie, qui a initié sa soeur à la voile et est décédé en 2001. La navigatrice a choisi de reposer auprès de lui dans le cimetière communal de l’île Sainte-Marguerite, au large de Cannes.

Louis Bodin était ami avec Florence Arthaud. Il a été son routeur sur plusieurs courses, notamment sa mythique Route du rhum, remportée en 1990. Il devait également présenter l’émission Dropped et était en Argentine au moment de la tragédie. Très discrète depuis le terrible accident, la cycliste Jeannie Longo a assisté à la cérémonie. Elle était comme Florence de l’aventure aux côtés de Philippe Candeloro, Alain Bernard ou encore de Camille Muffat et Alexis Vastine qui ont tous deux perdu la vie.

Les marins étaient là : Isabelle Autissier, Marc Guillemot et Jean-Louis Etienne. Titouan Lamazou est venu avec son fils Loup (dont la maman est la comédienne et aventurière Géraldine Danon). Eugène Riguidel, que Florence appelait « tonton », a fait le déplacement. Âgé de 75 ans, il partageait avec elle plus que l’amour de la voile et le plaisir de se retrouver autour du bar : ils s’étaient engagés pour la cause animale notamment au côté de Sea Shepherd. Le fondateur de cette ONG, Paul Watson, a assisté lui aussi aux obsèques. Pour lui, Florence était « une merveille de compagnon de route, de bringue et un super marin« .

Christian Bîmes, ancien président de la Fédération française de tennis, Thierry Braillard, secrétaire d’État chargé des sports, le journaliste Patrické Mahé, l’écrivain Yann Quéffelec et le comédien Patrick Bouchitey ont répondu présents. Jean-Pierre Champion, président de la Fédération française de voile, a adressé quelques mots sur France Info à la famille de la navigatrice : « Très modestement, on partage leur douleur et leur peine. Florence restera une super image dans le monde de la voile. »

Une cérémonie en mer sera organisée le 28 avril devant le monastère cistercien de l’île de Saint-Honorat au large de Cannes. Des roses blanches seront dispersées en mer. Les proches de Florence Arthaud inhumeront ensuite, dans l’intimité, ses cendres auprès de son frère Jean-Marie.

Décès de Florence Arthaud: Les « voileux » rendent un dernier hommage à la navigatrice

Les obsèques de la navigatrice Florence Arthaud, le 30 mars 2015, à Paris.
Les obsèques de la navigatrice Florence Arthaud, le 30 mars 2015, à Paris. – MARTIN BUREAU / AFP
* Antoine Maes

La grande famille de la voile s’est rassemblée lundi après-midi au coeur du Quartier latin de Paris pour les obsèques religieuses de la navigatrice Florence Arthaud, décédée le 9 mars dans un accident d’hélicoptère en Argentine. Quelque 500 personnes avaient pris place dans la petite église Saint-Séverin pour honorer la mémoire de la seule femme à avoir remporté la Route du Rhum, en 1990: membres de la famille -au premiers rangs desquels la fille de la navigatrice, Marie-, amis et personnalités du monde de la voile.

Etaient notamment présents le père de Marie, Loïc Lingois, les marins Isabelle Autissier, Catherine Chabaud, Gérard Petipas, Titouan Lamazou, Eugène Riguidel, Yves Parlier, Yvon Fauconnier, Fred Le Peutrec et Marc Guillemot, ainsi que Jacqueline Tabarly (la veuve d’Eric) et Jean-Pierre Champion, le président de la Fédération française de voile (FFV). Une foule d’anonymes avaient également pris place sur le parvis de l’église, où avaient été disposés des livres de condoléances. Une quarantaine de gerbes de fleurs (mairies de Paris, de Saint-Malo, CNOSF, FFV, Yacht Club de France, etc.) avaient été déposées au pied de l’autel.

«C’était un grand marin, respectée dans ce monde d’hommes»

«Aujourd’hui, la disparition soudaine de Florence Arthaud laisse un grand vide autour de nous», a déclaré le père Guillaume Normand, curé de la paroisse, dans son homélie. «Je pense particulièrement à vous, Marie (…). Je pense également à vous, sa famille de sang et sa famille de la mer, a-t-il ajouté. Je pense enfin à la foule des visages qui vous sont inconnus et pour qui Florence Arthaud, la petite fiancée de l’Atlantique, aura tant représenté».

Hubert, le frère de la disparue, a salué la mémoire d’un «héros fragile», quelqu’un qui était «passionnée, qui aimait les autres». «Elle va nous manquer, a-t-il dit. Elle n’est plus là… mais elle est là». «Il était très important de rendre un dernier hommage à Florence, a déclaré Petipas, équipier et proche compagnon d’Eric Tabarly. Elle nous a enchantés. C’était un grand marin, respectée dans ce monde d’hommes. Après sa victoire dans le Rhum, Tabarly avait dit d’elle qu’elle n’était pas une femme mais un grand marin».

Même hommage respectueux de la part de Parlier, coureur hauturier au palmarès bien rempli: «Florence Arthaud était quelqu’un d’assez extraordinaire, qui a ouvert beaucoup de voies, notamment pour les femmes». «Elle est aujourd’hui sur un océan d’étoiles, elle trace un beau sillage et j’espère qu’elle va nous emmener vers la paix, a-t-il joliment ajouté. Des marins de cette trempe, il n’y en a pas beaucoup».

Le 28 avril, les marins rendront un autre hommage à la navigatrice par une cérémonie en mer, devant le monastère cistercien de l’île de Saint-Honorat, au large de Cannes (Alpes-Maritimes). Un texte sera lu par un proche et des roses blanches seront lancées dans les flots. La famille se rassemblera ensuite dans l’intimité du cimetière communal de l’île voisine de Saint-Marguerite, où est déjà enterré un frère de la navigatrice. Ses cendres seront déposées dans la tombe, conformément à ses dernières volontés, en même temps que celles de son père, récemment décédé.

Le dernier hommage du monde de la voile à Florence Arthaud

EN IMAGES. Le dernier hommage du monde de la voile à Florence Arthaud
La navigatrice Isabelle Autissier. LP/Philippe de Poulpiquet

La grande famille de la voile s’est rassemblée lundi après-midi au coeur du Quartier latin de Paris pour les obsèques religieuses de la navigatrice Florence Arthaud, décédée le 9 mars dans un accident d’hélicoptère en Argentine.

Quelque 500 personnes avaient pris place dans la petite église Saint-Séverin pour honorer la mémoire de la seule femme à avoir remporté la Route du Rhum, en 1990: membres de la famille -au premiers rangs desquels la fille de la navigatrice, Marie-, amis et personnalités du monde de la voile.

Etaient notamment présents le père de Marie, Loïc Lingois, les marins Isabelle Autissier, Catherine Chabaud, Gérard Petipas, Titouan Lamazou, Eugène Riguidel, Yves Parlier, Yvon Fauconnier, Fred Le Peutrec et Marc Guillemot, ainsi que Jacqueline Tabarly (la veuve d’Eric) et Jean-Pierre Champion, le président de la Fédération française de voile (FFV). Une foule d’anonymes avaient également pris place sur le parvis de l’église, où avaient été disposés des livres de condoléances. Une quarantaine de gerbes de fleurs (mairies de Paris, de Saint-Malo, CNOSF, FFV, Yacht Club de France, etc.) avaient été déposées au pied de l’autel.

Obsèques de Florence Arthaud à Paris – Les adieux des navigateurs à « la fiancée de l’Atlantique »

EN IMAGES – La grande famille de la voile s’est rassemblée ce lundi 30 mars au cœur du Quartier latin de Paris pour les obsèques religieuses de la navigatrice Florence Arthaud.

Obsèques de Florence Arthaud à Paris – Les adieux des navigateurs à « la fiancée de l’Atlantique »
La grande famille de la voile s’est rassemblée lundi après-midi au coeur du Quartier latin de Paris pour les obsèques religieuses de la navigatrice Florence Arthaud. Photo : © MARTIN BUREAU / AFP
Publicités

L’intelligence et la vie sociale des cochons

Laisser un commentaire

Sophisme

Danger : les effets du changement climatique déjà perceptibles

Le Point –

Selon le Haut Conseil de la santé publique, il est « impératif » de réduire les émissions de gaz carbonique, avant un enchaînement incontrôlable d’événements.

La réduction de l'émission de gaz carbonique est devenue une priorité absolue.
La réduction de l’émission de gaz carbonique est devenue une priorité absolue. © Mike Burley/AP / SIPA
 

« L’enjeu est clair : si la température augmente de 4 à 6 °C à la fin du siècle, il est possible que l’enchaînement des événements ne soit plus contrôlable ». La conclusion du rapport du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), présenté à la presse aujourd’hui, a de quoi inquiéter. C’est dans le cadre du plan national d’adaptation au changement climatique que la Direction générale de la santé avait demandé au Haut Conseil de la santé publique de créer un groupe chargé d’apporter son expertise sur le sujet. Ce dernier vient de faire un état des lieux et d’émettre un certain nombre de propositions.

Le changement climatique a d’abord un impact direct sur la santé au travers de deux phénomènes : une augmentation de la température moyenne (le rapport précise qu’au-delà d’une température optimale comprise entre 20 et 25 °C, la morbidité et la mortalité des populations augmentent) et une fréquence accrue des phénomènes climatiques extrêmes, en particulier les canicules (auxquelles les personnes âgées sont particulièrement sensibles). Mais il a également des conséquences indirectes, au travers des modifications de la végétation, de la biodiversité et de la production agricole. Le document cite les impacts sur l’approvisionnement et l’économie des canicules de 2010 en Russie et de 2012 aux États-Unis.

« Il faut faire attention à ne pas réduire les conséquences du changement climatique à des relations simples et proportionnelles de cause à effet », selon le Pr Jean-François Toussaint*, chargé de présenter ce travail et sa synthèse. Car « ces conséquences sont d’abord le produit d’interactions complexes, dites non linéaires ». Le rapport prend pour exemple la tempête Xynthia qui a frappé l’Europe en 2010. Elle n’avait rien d’exceptionnel, « mais sa conjonction avec des coefficients de marée élevés a entraîné des inondations catastrophiques sur certains littoraux. Ses conséquences ont été aggravées par un facteur très sous-estimé, mais fondamental : le changement démographique », et donc l’attrait croissant des populations pour le littoral.

Résistance accrue aux antibiotiques

Autre problème soulevé : la résurgence des maladies infectieuses. Elle est favorisée à la fois par l’intensification des échanges internationaux et par le fait que l’augmentation de température permet, par exemple, au moustique Aedes albopictus, vecteur de la dengue, de s’implanter dans le sud-est de la France. Qui plus est, le risque infectieux est « aggravé par l’augmentation des résistances aux antibiotiques et par les difficultés économiques de nombreux pays, touchant principalement les populations précaires, qui peuvent se traduire par un approvisionnement plus difficile ou plus rare en eau potable et en aliments de bonne qualité », précise le rapport.

Que faire ? Les experts estiment que la recherche doit « se focaliser sur la compréhension des phénomènes interactifs ». Cette compréhension a, par exemple, permis d’anticiper le mode de propagation de l’épidémie de grippe A/H1N1. Mais elle n’est pas suffisante. Autre nécessité : « créer une structure interministérielle dédiée afin d’intégrer l’idée de gouvernance du très long terme. La société civile peut constituer un puissant levier pour l’implication des responsables politiques. » Enfin, le rapport estime « impératif » de réduire les émissions de gaz carbonique. Une demande qui devrait vraiment être prise au sérieux alors que nous traversons un épisode de pollution de l’air sans précédent…

* Président du Groupe Adaptation et Prospective, Professeur de physiologie à l’Université Paris Descartes, Président du Groupe Expert HEPA de la Commission Européenne

Pollution à Paris: quelle est la solution?

ENVIRONNEMENT – Face à la succession des pics de pollution dans la capitale, les autorités voulaient agir. Mais tout le monde ne veut pas la même solution. Alors que la ville de Paris réclamait la mise en place de la circulation alternée, le gouvernement préférait d’autres solutions. Mais ne peut-on pas attaquer directement le problème au lieu de s’en prendre aux conséquences? N’y aurait-il pas une solution plus radicale?

2015-03-23-1427091996-6013574-150323_delucq_pollueurs_pt.jpg

Pollution de l’air : Paris à la traîne dans un classement des capitales européennes

Le Monde |

Paris enveloppé d'un brouillard de pollution, en mars 2014.

Le maintien d’une forte pollution aux particules fines vaut à Paris de stagner en médiocre position parmi 14 capitales européennes, selon un classement des politiques de protection de la qualité de l’air rendu public, mardi 31 mars, par le Bureau européen de l’environnement (BEE).

Lire : Dans quelle ville européenne respire-t-on le mieux ?

Sur l’ensemble des mesures de qualité de l’air prises dans le domaine des transports, la capitale française se classe au 6e rang, ex æquo avec Helsinki et Londres. Elle gagne une place par rapport au précédent classement, établi en 2011 par cette ONG.

Modernisation des transports publics

Mais elle perd du terrain en matière de réduction des émissions, avec des concentrations de particules fines (PM 10) et de dioxyde d’azote (NO2) qui restent « supérieures aux seuils réglementaires européens, et sans aucune trajectoire de réduction prévisible », selon un communiqué du BEE.

« Aucune réglementation contraignante n’est en place concernant les émissions polluantes des engins de chantier, dont la majorité fonctionne au diesel et qui émettent 15 % des NO2 et 5 % des PM 10 en ville », relève l’ONG. Selon elle, Paris doit aussi accélérer la modernisation de ses véhicules municipaux et transports publics.

« Il faudra sans doute attendre la mise en œuvre » du plan antipollution de la mairie pour voir si Paris, où la circulation alternée a été imposée la semaine dernière face à un pic de pollution, « rattrape son retard sur ses consœurs européennes », note le BEE.

Lire aussi : Comment Anne Hidalgo veut réduire la pollution à Paris

Copenhague en tête

Parmi les capitales examinées, sur un total de 23 villes européennes, Copenhague arrive en tête, suivie de Vienne et Stockholm, tandis que Rome et Lisbonne ferment la marche avec Luxembourg, bonne dernière pour être « presque entièrement consacrée à la voiture ».

L’ONG a établi ce classement en évaluant la réalité des réductions d’émissions et la qualité des mesures techniques pour y parvenir (restrictions de circulation, transports publics, incitations économiques et promotion de solutions de mobilité durable).

Globalement, « les villes ont progressé dans la réduction des émissions de PM 10 », un progrès « déclenché par la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air », se félicite-t-elle. « En revanche, les résultats concernant le NO2 sont nettement moins encourageants » faute d’une « boîte à outils efficace » à la disposition des villes.

Lire notre éditorial : Pollution à Paris : l’inertie coupable du gouvernement

Pollution: la qualité de l’air de Paris décriée par un rapport européen

L’Express.fr avec AFP

La concentration en particules fines de l’air de la capitale reste bien trop élevée, selon un rapport du Bureau européen de l’environnement publiée ce mardi qui compare l’air de 14 capitales européennes.

Vue de Paris lors d'un épisode de pollution aux particules, le 18 mars 2015

Vue de Paris lors d’un épisode de pollution aux particules, le 18 mars 2015.  afp.com/Franck Fife

 

Il ne fait pas bon respirer à Paris. Le maintien d’une forte pollution aux particules fines vaut à la capitale française de stagner en médiocre position aux côtés de 13 de ses rivales européennes. C’est le verdict d’un classement des politiques de protection de la qualité de l’air rendu public ce mardi par le Bureau européen de l’environnement (BEE).

Sur l’ensemble des mesures de qualité de l’air prises dans le domaine des transports, la capitale française se classe au 6e rang, ex-æquo avec Helsinki et Londres. Elle gagne une place par rapport au précédent classement établi en 2011 par cette ONG.

Elle perd en revanche du terrain en matière de réduction des émissions, avec des concentrations de particules fines (PM10) et de dioxyde d’azote (NO2) qui restent « supérieures aux seuils réglementaires européens et sans aucune trajectoire de réduction prévisible », selon un communiqué du BEE. Sur cet élément de notation, la capitale française obtient la pire note (« –« ).

Le plan antipollution de Paris attendu

« Aucune réglementation contraignante n’est en place concernant les émissions polluantes des engins de chantiers, dont la majorité fonctionne au diesel et qui émettent 15% des NO2 et 5% des PM10 en ville », relève l’ONG. Selon elle, Paris doit aussi accélérer la modernisation de ses véhicules municipaux et transports publics. « Il faudra sans doute attendre la mise en oeuvre » du plan antipollution de la mairie pour voir si Paris, où la circulation alternée a été imposée la semaine dernière face à un pic de pollution, « rattrape son retard sur ses consoeurs européennes », note le BEE.

Parmi les capitales examinées, sur un total de 23 villes européennes, Copenhague arrive en tête, suivie de Vienne et Stockholm, tandis que Rome et Lisbonne ferment la marche avec Luxembourg, bonne dernière pour être « presque entièrement dédiée à la voiture ».

Lyon mal classée aussi

Lyon chute de la 5e à la 12e place, là aussi tirée vers le bas par des concentrations de PM10 et NO2 dépassant les seuils réglementaires.

L’ONG a établi ce classement en évaluant la réalité des réductions d’émissions et la qualité des mesures techniques pour y parvenir (restrictions de circulation, transports publics, incitations économiques et promotion de solutions de mobilité durable).

>> cliquez ici pour consulter le classement en détail

Globalement, « les villes ont progressé dans la réduction des émissions de PM10 », un progrès « déclenché par la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air », se félicite-t-elle. « En revanche, les résultats concernant le NO2 sont nettement moins encourageants » faute d’une « boîte à outils efficace » à la disposition des villes.

Pollution de l’air : Paris à la traîne dans un classement des capitales européennes

Le maintien d’une forte pollution aux particules fines vaut à Paris de stagner en médiocre position parmi 14 capitales européennes, selon un classement des politiques de protection de la qualité de l’air rendu public, mardi 31 mars, par le Bureau européen de l’environnement (BEE).

> Lire : Dans quelle ville européenne respire-t-on le mieux ?

Sur l’ensemble des mesures de qualité de l’air prises dans le domaine des transports, la capitale française se classe au 6e rang, ex æquo avec Helsinki et Londres. Elle gagne une place par rapport au précédent classement, établi en 2011 par cette ONG.

Modernisation des transports publics

Mais elle perd du terrain en matière de réduction des émissions, avec des concentrations de particules fines (PM 10) et de dioxyde d’azote (NO2) qui restent « supérieures aux seuils réglementaires européens, et sans aucune trajectoire de réduction prévisible », selon un communiqué du BEE.

« Aucune réglementation contraignante n’est en place concernant les émissions polluantes des engins de chantier, dont la majorité fonctionne au diesel et qui émettent 15 % des NO2 et 5 % des PM 10 en ville », relève l’ONG. Selon elle, Paris doit aussi accélérer la modernisation de ses véhicules municipaux et transports publics.

« Il faudra sans doute attendre la mise en œuvre » du plan antipollution de la mairie pour voir si Paris, où la circulation alternée a été imposée la semaine dernière face à un pic de pollution, « rattrape son retard sur ses consœurs européennes », note le BEE.

> Lire aussi : Comment Anne Hidalgo veut réduire la pollution à Paris

Copenhague en tête

Parmi les capitales examinées, sur un total de 23 villes européennes, Copenhague arrive en tête, suivie de Vienne et Stockholm, tandis que Rome et Lisbonne ferment la marche avec Luxembourg, bonne dernière pour être « presque entièrement consacrée à la voiture ».

L’ONG a établi ce classement en évaluant la réalité des réductions d’émissions et la (…)


La pollution atmosphérique perturbe-t-elle l’esprit ?
Le trafic sur l’A1 perturbé par les autocaristes en colère
Pollution : la circulation alternée, en vigueur lundi, n’est pas reconduite mardi
La circulation alternée, une mesure insuffisante contre la pollution de l’air

Contre la pollution, Paris doit faire plus et plus vite

Paris, le 18 mars 2015. REUTERS/Gonzalo Fuentes.

Paris, le 18 mars 2015. REUTERS/Gonzalo Fuentes.

Pour participer à la lutte contre la pollution à l’échelle européenne, la ville ne devra pas se contenter de quelques journées de circulation alternée dans l’année: rien ne pourra remplacer les investissements en infrastructures pour développer des transports publics respectueux de l’environnement.

«Si le dérèglement climatique est global, les solutions, elles, sont avant tout locales»: c’est le credo des trente maires de grandes villes européennes qui ont cosigné une tribune publiée à l’occasion d’un sommet organisé le 26 mars par Anne Hidalgo, maire de Paris et cosignataire, pour préparer la conférence de décembre prochain sur le climat.

Certes, la lutte contre les émissions de gaz polluants et de particules fines passe par des initiatives locales. A ce titre, la circulation alternée pour réduire les pics de pollution n’est pas inutile. Mais il n’y a pas que les pics et, à y regarder de plus près, il ne s’agit pas d’une solution à la hauteur du problème. Surtout lorsque, comme en France le 23 mars dernier, on débat pendant quatre jours sous un ciel pollué avant de prendre une décision qui ne s’appliquera qu’une seule journée.

C’est surtout en matière de communication que la circulation alternée aura été la plus efficace, pour sensibiliser l’opinion, comme pour la journée sans voiture, la prochaine étant programmée pour le 27 septembre. Pour le reste, le bilan est plutôt maigre.

Un nuage de pollution sur l’Europe du nord

La polémique sur la circulation alternée a braqué les projecteurs sur la pollution automobile dans le ciel parisien. Il convient toutefois de rappeler que la pollution aux particules fines n’est pas la seule contre laquelle l’opinion publique doit être alertée, et que l’automobile n’est pas le seul vecteur de pollution. «Le trafic routier représente plus d’un quart des rejets de gaz à effet de serre, plus de la moitié des rejets d’oxydes d’azote, environ un quart des émissions de particules et plus de 15 % des émissions d’hydrocarbures», indique Airparif, qui surveille les polluants atmosphériques et les gaz à effet de serre en Ile de France.

La voiture serait donc globalement responsable d’un peu plus d’un quart de la pollution. Elle n’est donc qu’une partie du problème. Ce qui explique, si on se réfère aux résultats enregistrés en mars 2014 à l’occasion d’un épisode de circulation alternée, que la diminution moyenne de pollution à Paris n’ait été que de 6% pour les particules ce jour-là et de 10% pour les oxydes d’azote, alors que le trafic automobile avait baissé de 18% dans la capitale (et de 13% en petite couronne). Certes, le bénéfice de la circulation alternée n’est pas contestable; mais il est très limité.

C’est que, de toute façon, les pics de pollution ne proviennent pas des émissions produites sur place, qu’il s’agisse de Paris comme de n’importe quelle autre agglomération. Les épisodes de pollution printaniers comme celui que les Parisiens viennent de vivre sont des phénomènes connus des spécialistes de météorologie. Ils sont de grande échelle et intéressent des régions bien plus larges que la seule agglomération parisienne et même que l’Ile-de-France, puisque toute l’Europe du nord est concernée.

Un nuage de pollution circule en fonction des vents et de la rotation de la terre. La Nasa est d’ailleurs parvenue à modéliser la circulation de la pollution au gaz carbonique sur une année complète, montrant combien l’hémisphère nord de la planète est parcouru par ces polluants qui, bien sûr, ignorent les frontières et se déplacent différemment selon les saisons.

Dans ces conditions, lorsque les Parisiens ont plus de mal à respirer, ce n’est pas à cause des émissions de leurs voitures. La pollution est un problème global qui pénalise tout le monde au-delà des limites de la capitale et même de l’Ile-de-France, et réclame par là une mobilisation générale.

D’où l’intérêt de coordonner les efforts au niveau international, comme la maire de Paris en a pris l’initiative. Car sans cette mobilisation globale, les initiatives locales prises isolément, comme quelques jours de circulation alternée, seraient perçues comme autant de coups d’épée dans l’eau.

La voiture électrique, une réponse utile mais imparfaite

Encore faut-il que ces initiatives locales soient véritablement à la hauteur du problème. On a vu que la focalisation sur l’automobile n’était pas une réponse totalement appropriée. On peut promouvoir la voiture électrique, mais il faut raison garder: en France, sur l’année 2014, 15.000 immatriculations ont été enregistrées. Pour le seul mois de février 2015, on applaudit au doublement des ventes avec… 1.400 voitures électriques vendus dans le mois en France. Il faudra du temps pour électrifier le parc automobile!

D’autant que le débat est ailleurs, car plus d’un Parisien sur deux ne possède pas d’automobile. Et qui en possède ne la prend généralement pas pour se déplacer dans la capitale. La pollution des voitures particulières provient plutôt des automobilistes en transit ou des «commuters» qui viennent de la périphérie. Et qui ne pourraient pas forcément utiliser un véhicule électrique dont l’autonomie est limitée –surtout l’hiver quand le chauffage contribue à épuiser plus vite les réserves des batteries.

Le choix d’une voiture est toujours un compromis. Selon les automobilistes, la propulsion électrique peut être une solution lorsque les trajets quotidiens sont courts, mais elle ne saurait être généralisable. Il faudrait notamment multiplier les bornes de recharge. Les projets sont nombreux, les réalisations ne suivent pas. La loi sur la transition énergétique prévoit l’installation de 7 millions de bornes d’ici à 2030 en France, mais on en est loin avec, en tout, quelque 16.000 points de charge sur tout le territoire.

Bien sûr, les solutions hybrides font partie des compromis possibles, et les constructeurs multiplient les modèles – à l’exception des marques françaises, en retard sur ce créneau. Mais ce sont pour la plupart des modèles de haut de gamme qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses: seulement 43.000 voitures hybrides ont été immatriculées en 2014 dans toute la France. Pour qu’elles aient de véritables effets, ces motorisations devraient être développées à grande échelle, ce qui n’est pas encore le cas.

Autocars et utilitaires dans le collimateur

L’initiative d’Anne Hidalgo pour accélérer l’électrification du parc des utilitaires dans la capitale, responsables de plus du tiers des émissions polluantes selon le Laboratoire d’économie des transports, devrait être plus efficace que la circulation alternée, car les effets seront durables. Il s’agit d’un programme d’aide à l’achat de véhicules utilitaires propres (électriques ou au gaz) pour les professionnels travaillant à Paris, pouvant correspondre à 15% du prix des véhicules. Le Conseil de Paris a prévu de débloquer 12 millions d’euros à cet effet jusqu’à la fin de l’actuelle mandature. La date d’entrée en vigueur du dispositif est prévue pour le début de l’été.

On pourrait même imaginer que des dispositions contraignantes soient prises pour les véhicules de livraison, au même titre que pour toutes les flottes captives d’entreprises, pour qu’elles soient uniquement équipées de voitures non polluantes. Le mouvement a été amorcé avec la loi sur la transition énergétique mais il y a bien longtemps que des mesures auraient pu être prises.

Les lobbies de toutes sortes, à commencer par les constructeurs automobiles et les pétroliers, mais aussi les transporteurs et les artisans, ont toujours su faire reculer les politiques. Les professionnels du tourisme n’ont pas été les derniers à lutter contre toutes les décisions qui auraient pu restreindre la circulation des autocars à Paris.

Anne Hidalgo est passé outre, souhaitant interdire la circulation des cars et des poids lourds les plus polluants dès le 1er juillet 2015. On verra si, au final, les mêmes intérêts qui avaient freiné les élans de Corinne Lepage en 1996 lors de l’élaboration de la loi sur l’air, devront cette fois reculer. Paris, qui accueille quelque 30 millions de touristes par an, ne peut se permettre de leur en compliquer l’accès; l’économie de la capitale en dépend. Mais en améliorant la qualité de l’accueil en luttant plus efficacement contre la pollution, la mairie peut aussi contribuer à favoriser le tourisme. Il appartient aux professionnels de trouver des solutions techniques adaptées.

Anticiper les infrastructures de demain

Reste que rien ne peut remplacer les investissements en infrastructures pour développer les réseaux de transports publics. Et de ce point de vue, Paris paie aujourd’hui le retard pris par l’interruption des grands travaux. Les dernières grandes décisions, pour la construction des lignes Eole et Meteor, remontent à 1989!

Aujourd’hui, avec les prolongements de lignes de métro et la construction de lignes de tramways, les travaux ont repris. Mais d’ores et déjà, alors que le projet de Grand Paris s’accompagne de la construction d’un métro express automatique ceinturant la métropole, des expertises remettent en question le bien-fondé du projet. Dommage: s’agissant d’infrastructures dont la durée de construction s’étale sur plus d’une décennie, les atermoiements rendent impossibles l’adaptation des moyens de transport aux besoins d’une capitale comme Paris.

On connaît le problème avec l’absence de liaison moderne et de transports de masse entre Paris et Roissy-Charles de Gaulle, à cause de débats interminables depuis plus de vingt ans. Aujourd’hui, la desserte de l’aéroport parisien est un handicap majeur pour la capitale.

Pour participer à la lutte contre la pollution à l’échelle européenne, Paris ne devra pas se contenter de quelques journées de circulation alternée dans l’année. Les grandes infrastructures, comme le métro et le RER, furent à l’origine des grandes avancées. Elles supposent une volonté d’anticipation sans laquelle il n’existe pas de vision ni d’ambition pour la cité.

lolo92                                                              Une solution omise mais mise en avant par Londres : les 2 roues

Très bon article, mais malheureusement une solution alternative existe et est occultée depuis des années : les 2 roues. Déjà la plupart des motocyclettes de moyenne cylindrée consomme à peu près comme les voitures hybrides telles Toyota PRIUS en milieu urbain saturé : les hybrides utilisent leurs moteurs thermiques pour se recharger. Les scooters de cylindrée 300, 400 consomment autour de 3-4 litres, les nouveaux scooters 125 consomment moins de 3 litres, près de 2 litres 1/2 au 100 km. En outre, si 10% des voitures de la Région Parisienne passaient au 2 roues, 40% de bouchon en moins seraient obtenus. Cette solution est crédible : la preuve : Londres, qui fait payer les voitures pour accéder au centre ville, a exonéré de taxes les 2 routes et autorise leur circulation dans les couloirs de bus comme facteur de baisse de pollution. Bref cette solution existe et est applicable de suite sans frais, avec des gains économiques conséquents (heures perdues dans les bouchons). En outre, les 2 roues sont beaucoup plus accessibles financièrement. Un seul hic : cette solution va à l’encontre du dogme écologiste intégriste de la mairie de Paris, qui veut rester sur la ligne de dégouter les automobilistes par les bouchons, quitte à faire respirer à ses administrés des particules pour le respect de la ligne du parti.

Rdlm                                   Déjà, on pourrait commencer par obliger les taxis à passer à l’électrique (les Teslas ont plus de 400km d’autonomie et je suis pas certain que tous les taxis parisiens fassent 400km dans la journée).

Pour les commuters, l’excuse de l’autonomie des voitures électriques ne tient pas non plus: quel commuter fait 2x400km soit 800km dans la journée sachant qu’on peut recharger pendant qu’on est au boulot???

el sasr                                                      Réchauffement… Oui mais…Que la Terre se réchauffe, cela semble à peu près certain.

Que ce réchauffement soit dû à l’activité humaine, c’est déjà beaucoup moins sûr. La Terre a connu d’énormes variations climatiques dans son histoire récente (glaciations) ou ancienne (bien avant l’apparition de l’homme).
Qu’il soit possible d’empêcher ou même ralentir ce réchauffement paraît totalement illusoire.
Alors, au lieu de se battre contre les moulins à vent et de gesticuler à coup de bilans et de taxes carbone, il serait grand temps d’accepter l’inévitable et de nous préparer à accompagner ces changements climatiques.
Comment ? En adaptant progressivement notre agriculture, notre habitat aux nouvelles conditions climatiques.

jipebe29                                                       Seules les données d’observation comptent

@Ael:   Votre commentaire subjectif, relatif à votre environnement local, ne prouve rien du tout au niveau global. Ce qui compte, ce sont les mesures de TMAG (température moyenne annuelle globale), effectuées par le Hacrut (référence du GIEC) et RSS (mesures satellitaires), et elle montrent que la TMAG est stable depuis 18 ans. Bien sûr, cela n’empêche pas la diversité des climats locaux et leurs évolutions divergentes…

 Aveuglement et incompétence… Ce HCSP n’y connaît visiblement rien. S’il faisait preuve d’un minimum d’esprit critique, il commencerait par se renseigner sur les mesures de TMAG (température moyenne annuelle globale), se rendrait compte qu’il n’y a plus de RC depuis 1997, alors que, sur cette période, nous avons émis près de 50% de toutes nos émissions de CO2 depuis le début de l’ère industrielle, et que les modèles numériques se plantent lamentablement…

Par ailleurs, je me demande s’ils considèrent que le CO2 est un polluant, alors qu’il est gaz de la vie sur notre planète : sans lui, pas de photosynthèse, pas d’oxygène, pas de HCSP…
Quant à son action résumée sur la TMAG, c’est une hypothèse « idéologique », préconfigurée dans les statuts du GIEC, jamais scientifiquement prouvée et réfutée par nombre d’observations et de publications de physiciens qui, eux, savent de quoi ils parlent…

Ael                                                                   Elle n’a pas bougé en 17 ans…  Pas d’accord. Elle n’a tellement pas bougé que j’arrive moi-même du haut de mes p’tits 30 ans à me rendre compte des modifications.

Après tout, il y a 3 ans, j’ai passé le 1er janvier en débardeur sur la terrasse. C’est vrai qu’il y a 17 ans, on le faisait déjà…
« Elle n’a pas bougé » au point qu’il y a une trentaine d’années, les champs à côté de chez moi étaient recouverts de neige dès décembre et que maintenant si on a 5mm de neige en février, on est heureux (et paniqués)
« Elle n’a pas bougé » au point que pour certains animaux, la période d’appareillage avant la reproduction s’est légèrement avancée et que la pluie plus importante au printemps (due au réchauffement de quelques dixièmes de degré) cause une mortalité plus importante chez ses espèces qui petit à petit déclinent dans nos campagnes.
Pour d’autres c’est l’effet inverse, le froid devrait réguler leur population en hiver. Or faute d’un froid suffisamment important, ces animaux pullulent causant de fortes dégradations.
Alors non, je ne suis pas d’accord avec vous.

René 88                                                                Tout est bon pour conforter la grande fête de « moi, je, président…  »        En décembre. Si la température augmente… , sauf qu’elle n’a pas bougé depuis 17 ans.   Alors que Philippe de Larminat vient de démontrer que le réchauffement est très directement lié (corrélé) à l’activité solaire, alors que le GIEC n’attribuait à celle-ci qu’un rôle marginal ou nul dans le réchauffement.    Ce doit être l’enfumage permanent qui fait monter la température.

les leçons du “où, qui, comment”

Laisser un commentaire

Un an d'épidémie Ebola

Qui menace la paix mondiale ? La réponse varie d’un pays à l’autre

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

C’est une carte intéressante sur les perceptions des menaces : l’Institut Gallup a interrogé 64 000 personnes dans 65 pays, et leur a demandé de nommer le pays qui menace le plus la paix mondiale.

Le nom qui revient le plus souvent : les Etats-Unis…

L’étude est reprise ce dimanche par le compte Twitter Amazing Maps, sans autre précision. Mais elle a été effectuée en 2013, publiée à la toute fin de 2013, avant l’émergence de l’Etat islamique autoproclamé, qui n’est pas un pays proprement dit, mais est devenu une véritable menace sur plusieurs continents grâce à ses « franchises ».

Cette réserve montre paradoxalement les évolutions géopolitiques du monde. Ainsi, les Etats-Unis considèrent sur cette carte que l’Iran est la principale menace à la paix, alors qu’ils sont en train de négocier avec les représentants de Téhéran un accord décisif sur le nucléaire, que leurs relations se sont dégradées avec la Russie, et qu’ils sont en guerre avec les djihadistes en Irak et en Syrie…

La mauvaise nouvelle pour les Etats-Unis et qu’ils arrivent en tête des menaces dès leur frontière sud, et dans toute l’Amérique latine. Ils sont également perçus comme une menace à la paix mondiale chez certains de leurs alliés, comme l’Australie, l’Allemagne, l’Espagne ou les pays scandinaves. Et, de manière plus prévisible, en Chine et en Russie.

Mais les Français, que l’on dit généralement anti-américains, ont changé, et, si l’on en croit cette étude d’opinion, ne placent pas les Etats-Unis, mais la Syrie comme principale menace à la paix mondiale, sans que l’on puisse savoir s’il s’agit du régime ou de son opposition djihadiste.

Enfin, les Polonais placent sans surprise la Russie en tête des menaces, et ça n’a pas dû s’arranger depuis, avec le développement de la crise ukrainienne.

Quelques micro-climats :

  • les Kényans mettent la Somalie en tête des menaces, visant vraisemblablement les Shebabs somaliens, le groupe islamiste qui a commis des attentats sur le sol kényan ;
  • les Coréens du Sud, sans surprise, mettent la Corée du Nord en tête des menaces ;
  • le Vietnam et le Japon nomment la Chine comme menace, ce qui ne surprendra non plus personne.

L’attitude des trois pays du Maghreb est également intéressante : Tunisie et Maroc nomment Israël, tandis que l’Algérie place les Etats-Unis en tête

Le retour de l’âge d’or des mercenaires : d’Ukraine au Moyen-Orient, les guerres d’aujourd’hui se combattent différemment

Les « sociétés militaires privées » sont devenues une tendance lourde de tous les conflits impliquant des armées régulières, ou lors d’interventions extérieures. Loin de l’image « aventurière » qu’elles ont dans la perception collective, leur action influe cependant les logiques de coopération de Défense.

Externalisation

Le retour de l’âge d'or des mercenaires : d’Ukraine au Moyen-Orient, les guerres d’aujourd’hui se combattent différemment

Atlantico : Lors du conflit en Irak, le grand public avait découvert l’importance des « sociétés militaires privées » (SMP), avec notamment Blackwater – renommé depuis « Academi ». Concrètement, à quoi peut servir pour une autorité étatique ou para-étatique de faire appel à une SMP ? Qu’apportent-elles aux conflits ?

Philippe Chapleau : Depuis quarante siècles, c’est la même règle : un manque de capacités et de moyens. On parle de capacités humaines, financières ou techniques. Comme les politiques ont des besoins du fait d’opérations, et que leurs capacités internes ne sont pas suffisantes, on fait appel au secteur privé. Ce système est toujours le même, une relation, triangulaire entre un pouvoir politique, un entrepreneur militaire et des exécutants, que l’on appelle « mercenaires », même si depuis la décolonisation ce mot a pris une connotation différente de son sens originel.

De l’Irak à l’Afghanistan en passant par l’Afrique, on est toujours dans cette logique de volonté de pallier les carences. Cela peut aller de la formation au transport aérien ou maritime, le renseignement, le soutien logistique, et – plus rarement – des opérations de combat.

Aujourd’hui, il y a une recherche de légitimité de plus en plus forte de ces SMP. Le temps où il s’agissait de groupes plus ou moins informels de « barbouzards » est plus ou moins révolu. L’approche aujourd’hui est très « business ». Il y a cinq ou six types de prestations majeures couramment proposés : une de niveau sécuritaire bien sûr (le plus souvent de la protection de sites ou de personnalités, du déminage ou de la sécurité maritime ; la formation des armées, du militaire de base au pilote de chasse ; l’appui logistique où les capacités des armées sont souvent insuffisantes ; la maintenance des équipements ; le soutien médical (la France n’est pas concernée mais l’Australie ou le Canada ont de moins en moins de capacités propres) qui a une très grosse valeur ajoutée en termes d’image ; le renseignement, malgré son côté « régalien » par excellence ; et enfin le maintien de la paix : il n’y a pas encore de « casques bleus privés », mais beaucoup de casques bleus sont formés sur place par des SMP.

Aujourd’hui quels sont les principaux pays de provenance des SMP les plus actives, et sur quels théâtres nouveaux d’opérations se déploient-elles ?

Les acteurs majeurs sont anglo-saxons car le milieu s’est structuré dès les années quatre-vingt-dix et les PME de l’époque – un niveau où la France est restée – sont devenues de très grosses entreprises avec des divisions spécialisées, quand elles n’ont pas formé d’énormes consortium. Une entreprise comme DynCorp International a aujourd’hui 24 000 employés et sont sur tous les domaines d’activités du secteur !

Il existe de nouveaux « émergents » en provenance d’Australie par exemple. L’armée de ce pays était un gros client des SMP, ce qui a impulsé la création d’acteurs locaux. Des Français ou des Scandinaves se positionnent sur des marchés de niche. Et on voit arriver des outsiders comme les Turcs, les Chinois, ou les Russes. Pour ces derniers, ils ne sont cependant pas si présents que cela, en comparaison de leur importance supposée, même si la démobilisation dans leur armée, cycliquement, peut amener une offre assez forte de personnels. On avait eu d’ailleurs un phénomène assez similaire avec les Sud-africains, ou de nombreux anciens militaires démobilises dans les années quatre-vingt-dix se sont retrouvés en Afrique, en Irak et en Afghanistan.

Pour les terrains d’opération : pendant longtemps cela a été l’Irak et l’Afghanistan. En Irak, quand il y avait 120 000 militaires déployés, il y avait dans le même temps 120 000 « contractors », qui n’étaient pas tous des mercenaires cependant puisque le terme « contractors » peut aussi bien regrouper un homme menant une action quasi-militaire, que le Philippin embauché pour faire la plonge, ou le routier. Les gros contrats dans ces régions s’éteignant peu à peu (mais pas complètement, on assiste même à un certain retour), et on retrouve beaucoup de SMP en Afrique, sur des questions de formation au maintien de la paix et de logistique.

Il y a même une grosse concurrence entre français et américains pour la formation des armées africaines. Les Américains sont par exemple très présents au Ghana, les Français au Tchad, en Mauritanie, en Côte-d’Ivoire…

Quelles sont les problématiques des SMP sur ces nouveaux marchés, qui nécessitent principalement des missions de formations au détriment des actions de sécurité et de protection ?

Quand l’armée française n’est plus capable d’assurer sa mission de formation, elle donne le feu vert à des entreprises privées françaises pour prendre le relais. L’idée en tout cas reste d’apporter des capacités supplémentaires à ces pays, notamment ceux qui font face à des troubles, comme le Nigéria. Et la question complexe est celle de la formation des cadres, mission lucrative et pourvoyeuse de crédibilité pour les SMP. Mais c’est une mission complexe, car on peut former des soldats de base en quelques semaines, mais les officiers demandent beaucoup plus de temps. Or, les SMP recherchent une pérennité des financements. Quand l’Etat français décide de financer lui-même, tout va très bien, mais considérant la situation budgétaire actuelle c’est de moins en moins le cas. Les SMP se demandent donc si elles vont être payées… Et si les garanties ne sont pas là, il faut s’assurer de financement extérieur via l’ONU, l’Otan, la Banque mondiale, le FMI ou d’autres organismes. Et c’est ce que font justement les SMP actuellement : elles cherchent à s’assurer de financements sérieux.

Les SMP étant bien organisées et parfois très puissantes, que peut-il se passer si les relations avec l’Etat qui s’attachent leurs services tournent mal, du fait d’un contentieux financier par exemple ?

Si les SMP se retrouvent sans financement, on court le risque de voir ce qu’il s’était passé en 1990 quand les Sud-africains sont arrivés en Angola et au Sierra Leone, à savoir qu’ils se sont fait payer une partie en cash, et une partie en concession minière.

On n’a jamais eu de cas dramatiques, mais cet exemple montre que l’on peut dériver par une mainmise de l’une de ces entreprises sur une partie des richesses naturelles d’un pays. Ou il peut y avoir, quand une SMP a aussi par exemple une filiale dans le BTP, un volonté de décrocher un contrat sur une mission militaire pour s’implanter ensuite dans le domaine de la construction. Et si vous n’êtes pas payé tout de suite, vous pouvez vous retourner contre l’Etat en exigeant un accès à une ressource naturelle ou à une exploitation minière.  Mais ces entreprises sont devenues très précautionneuses de leur image et font particulièrement attention maintenant aux risques de dérives.

 ====================

Les raids saoudiens frappent le Yémen pour la seconde nuit consécutive

Le Monde.fr avec AFP |

Les raids saoudiens ont repris au Yémen, jeudi 26 mars.

Vingt-quatre heures après le lancement d’une opération militaire menée par l’Arabie saoudite contre les rebelles houthistes au Yémen, les raids aériens ont repris. Au moins trente-neuf civils ont été tués depuis le début de l’intervention saoudienne, ont indiqué, vendredi 27 mars, des responsables du ministère de la santé à Sanaa, contrôlé par la rébellion chiite.

Après une accalmie dans la journée, des tirs de la défense anti-aérienne ont retenti jeudi à Sanaa, la capitale, en réponse à ce que des témoins ont décrit comme des bombardements de la coalition contre une base à Al-Istiqbal, à l’entrée ouest de la ville.

Lire : L’armée saoudienne vole au secours du président Hadi au Yémen

Des habitants ont également rapporté que des frappes – qui ont fait douze morts, selon le ministère de la santé – avaient visé la base militaire d’Al-Samaa, au nord de Sanaa, utilisée par des unités de l’armée qui prendraient leurs ordres de leur ancien commandant, Ahmed Ali Saleh, le fils d’Ali Abdallah Saleh, l’ex-président poussé en 2012 au départ après trente-trois ans de pouvoir. Il est aujourd’hui accusé de s’être allié avec les rebelles chiites, combattant avec des unités de l’armée qui lui sont restées fidèles.

Lire les explications : Quelles sont les forces qui s’affrontent au Yémen ?

Le sud également bombardé

Dans le sud du pays, un secteur où les rebelles chiites et leurs alliés tentent de progresser pour étendre leur zone d’influence, la base aérienne d’Al-Anad a été la cible de deux raids aériens, selon des sources militaires. Elle avait été prise par les rebelles mercredi. Un autre raid a visé une base des forces spéciales alliées aux houthistes à Qatabah, à 120 km au nord d’Aden, la principale ville du sud du Yémen, d’après des habitants du secteur. Des avions de combat ont également été vus dans le ciel d’Abyane, à l’est d’Aden, où la base militaire d’Al-Majd serait aux mains de pro-houthistes.

A Aden même, où le président Abd Rabbo Mansour Hadi était réfugié jusqu’à sa fuite du pays, des affrontements se poursuivaient en soirée entre des rebelles et des milices locales anti-houthistes, qui avaient repris l’aéroport de la ville jeudi matin. Le président Hadi est arrivé jeudi à Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite, et doit participer à un sommet arabe, prévu samedi à Charm El-Cheikh, en Egypte.

Les premiers raids de l’opération « Tempête décisive » — qui ont fait au moins 14 morts civils, selon une source de la défense — ont été qualifiés de « succès » et se prolongeront jusqu’à ce que les « objectifs » soient atteints, a déclaré à Riyad un porte-parole de la coalition, affirmant qu’il n’y avait pas de projet d’offensive terrestre dans l’immédiat.

Yémen: « Une intervention pour redorer le blason des Saoudiens auprès des sunnites? »

,

Face à l’avancée inexorable de la rébellion houthiste au Yémen, l’Arabie saoudite alliée à une dizaine de pays a déclenché, dans la nuit de mercredi à jeudi une intervention militaire. Les Explications du politologue François Burgat.

People gather at the site of an air strike at a residential area near Sanaa Airport March 26, 2015.   Saudi Arabia and Gulf region allies launched military operations including air strikes in Yemen on Thursday, officials said, to counter Iran-allied forces besieging the southern city of Aden where the U.S.-backed Yemeni president had taken refuge.  REUTERS/Khaled Abdullah - RTR4UXHW

Les environs de l’aéroport de Sanaa, frappé par l’aviation saoudienne, le 26 mars 2015.  Reuters/Khaled Abdullah

Pour contrer l’avancée des rebelles houthistes soutenus par l’Iran, une coalition de dix pays conduite par l’Arabie saoudite a déclenché une intervention militaire au Yémen, en proie à l’instabilité depuis plusieurs mois. François Burgat, Directeur de recherche au CNRS (Iremam, Aix-en-Provence), revient sur les dimensions sectaires et régionales de cette crise.

Qui sont les houtistes, les rebelles yéménites contre lesquels l’Arabie saoudite et ses alliés ont lancé une intervention militaire ce jeudi?

Ils sont les héritiers directs d’une partie de la communauté « zaydite » (branche du chiisme) du nord. Cette communauté, bien que ne regroupant qu’un tiers environ de la population, a constitué pendant plus de mille ans l’aristocratie religieuse et politique régnante du Yémen. Les houthistes tirent leur appellation de Hussein Badr Eddine al-Houthi, député d’un petit parti (Hizb al-Haq) qui revendiquait le droit de se réclamer de l’identité (Zaydite) des vaincus de la révolution républicaine de 1962.

Après avoir été l’obligé du président Ali Abdallah Saleh, Al-Houthi s’est brouillé avec lui au début des années 2000. Leur rupture a dégénéré en un violent conflit armé où il a laissé sa vie en 2004. Ses fils lui ont succédé et ce différend individuel a fini par embraser tout le nord du pays. Initialement les Houthis reprochaient à Saleh de céder trop facilement aux exigences sécuritaires imposées par les Etats-Unis au lendemain des attentats du 11 septembre. Le différend a ensuite mué en revendication de toute une région délaissée par le pouvoir de Sanaa. Saleh, pour discréditer ses adversaires, a détourné le sens de leurs accusations politiques en les enfermant dans leur appartenance zaydite (i.e. royaliste) et en les accusant, alors sans grand fondement, de bénéficier de l’appui de l’Iran.

Le confessionnalisme est-il à l’origine de cette crise?

Comme la crise syro-irakienne l’a montrée, l’évocation des divisions sectaires, parfois accusée d’être simplificatrice, n’en est pas moins particulièrement éclairante. Lorsque les militants houthistes ont, pour humilier le parti Al-Islah, fait sauter la maison de son fondateur, le cheikh Hamid al-Ahmar, leurs partisans se sont réjouis sur les réseaux sociaux de la déroute « du lion des sunnites ». Lorsque ces houthistes ont pris, le 20 janvier, le contrôle du palais présidentiel, Tawakul Karman, prix Nobel de la paix et membre d’Al-Islah, a appelé les monarchies du Golfe au secours, leur demandant de venir libérer le Yémen « occupé par l’Iran ». Cette lecture binaire tend irrésistiblement à s’imposer, quand bien même elle malmène la complexité de la situation: ainsi, dans la région de Sanaa, une partie de la population, pas seulement zaydite, soutenait les houthistes contre le pouvoir du président élu, dénoncé comme corrompu et trop proche des attentes des occidentaux.

Le Yémen vit ainsi une double régression: d’abord le retour contre-révolutionnaire de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, machiavélique et sans scrupule. Ensuite, ce dernier, se souvenant qu’il est lui-même issu d’une tribu zaydite, a mobilisé, pour se venger, l’arme de la division sectaire. Il s’en sert pour affaiblir ceux qui deux ans plus tôt ont commis à ses yeux le crime de s’allier à la « jeunesse révolutionnaire » initiatrice du printemps yéménite pour le déposer. Pour se venger de ces « traîtres » de l’Islah, proches des Frères musulmans, mais étroitement lié également à la puissante fédération tribale des al-Ahmar, eux-mêmes en grande partie des zaydites, il a choisi de passer dans le camp de cette révolte « des Zaydites » qu’il avait longtemps combattue.

Pourquoi ont-il avancé si rapidement, surtout en zone sunnite?

Parce qu’ils disposent du soutien d’une partie significative des forces armées demeurées fidèles à Ali Abdallah Saleh et au puissant réseau clientéliste développé pendant plus de trois décennies au pouvoir grâce à un formidable trésor de guerre!

Parce que le « Nord » qui se mobilise aujourd’hui a toujours bénéficié d’un rapport de force très inégalitaire avec l’ex-Sud [L’unification du Yémen du Nord avec le Yémen du sud ne date que de 1990, NDLR] qui construit aujourd’hui la « résistance ».

Parce que le président Mansour Hadi, ex-vice-président d’Ali Abdallah Saleh, censé personnaliser cette résistance, est un personnage relativement faible, isolé, qui ne dispose, hormis le soutien verbal de la communauté internationale, d’aucun réseau de pouvoir. Son élection au forceps (sans autre candidat que lui-même), en 2012, ne l’a doté d’une très légitimité populaire que très relative.

Quel est leur objectif?

Les houthistes ont longuement réclamé le renforcement de leur région Nord (et notamment un accès à la mer) dans le cadre du projet de Constitution fédéraliste qui était sur le point d’être adopté. Dès lors que le rapport de force leur est devenu favorable ils ont chanté les louanges de la centralisation et dénoncé les dangers du fédéralisme. Les houthistes et leurs alliés entendent donc tout simplement succéder au président Mansour Hadi dans toute l’étendue de ses pouvoirs.

Jusqu’à quel point sont-ils aidés par l’Iran?

Le soutien de l’Iran est assez vraisemblable, notamment sur le plan financier. Il n’est pas encore explicitement démontré sur le terrain.

Pourquoi les Saoudiens ont-il déclenché une intervention militaire?

Avant leur récente volte-face, ni les Saoudiens ni les autres monarchies pétrolières n’avaient fait quoi que ce soit de palpable pour freiner la progression des Houthistes « chiites » vers Sanaa. Celle-ci avait en effet à leurs yeux l’avantage d’affaiblir – fut-ce au bénéfice de leurs rivaux chiites traditionnels – le pouvoir des Frères Musulmans (du parti Islah) qui représentent depuis le début du printemps arabe, aux côtés des radicaux de l’EI, l’une des deux principales menaces pour la pérennité de leurs trônes.

Frapper un acteur « chiite », permet aux monarchies du Golfe, alliées des occidentaux dans le combat contre l’EI, de briser l’image dont elles souffrent auprès des populations sunnites de toute la région: être associés, de fait, avec l’ennemi sectaire iranien contre leur propre camp. Lancer l’offensive contre l’ennemi « chiite » leur permet ainsi d’occulter que « la menace démocratique » est pour eux bien plus inquiétante que la menace sectaire.

Poursuite de l’offensive saoudienne au Yémen

DUBAI (Reuters) – L’offensive aérienne déclenchée jeudi par l’Arabie saoudite et ses alliés sunnites au Yémen s’est poursuivie vendredi avec de nouvelles frappes signalées au lever du jour à Sanaa, la capitale, et dans le nord du pays, la région dont sont originaires les miliciens chiites houthis.

A Sanaa, que la milice chiite contrôle depuis le mois de septembre, des avions ont tiré à proximité du complexe présidentiel et d’un site militaire de stockage de missiles, rapportent des habitants.

D’autres frappes ont visé des installations militaires au sud de la capitale où sont établis des éléments de l’armée restés fidèles à l’ancien président Ali Abdallah Saleh, allié de circonstance des Houthis.

D’après des sources tribales, des raids ont également visé deux secteurs de la province de Saada, le fief des Houthis dans le nord du pays. Dans le district de Kataf al Bokaa, un marché a été touché, ajoute-t-on de même source, faisant une quinzaine de victimes, morts ou blessés.

Pour l’heure, l’Arabie saoudite, qui aurait mobilisé jusqu’à 150.000 hommes selon la chaîne de télévision Al Arabiya, dit ne pas avoir le projet d’une intervention terrestre mais ne l’exclut pas si nécessaire.

« A ce stade, il n’y a pas de projet d’engagement des forces terrestres mais si la nécessité s’en fait sentir, les forces terrestres saoudiennes et celles de ses amis sont prêtes et repousseront toute agression », a déclaré jeudi soir le général Ahmed Asseri, porte-parole des opérations militaires.

Les Houthis étaient sur le point de prendre Aden, le grand port du sud, quand Ryad est passé à l’offensive.

L’Iran chiite, accusé de soutenir les rebelles, a exigé pour sa part « une cessation immédiate de toutes les agressions militaires et frappes aériennes contre le Yémen et son peuple ».

Yémen : la grande peur de l’Arabie saoudite

Le Point –

Riyad est intervenu au Yémen pour tenter de contenir les appétits de l’Iran qui a désormais des alliés ou affidés partout au Proche-Orient.

Manifestation de soutien aux houthis, à Sanaa, le 26 mars.
Manifestation de soutien aux houthis, à Sanaa, le 26 mars. © Mohammed Hamoud / Anadolu Agency / AFP

La hantise de l’enfermement est souvent facteur d’interventionnisme pour les pays qui se rêvent en puissances régionales. C’est le cas du Pakistan, qui tente depuis longtemps de satelliser l’Afghanistan, de peur qu’il ne tombe dans l’orbite indienne. Ça l’est également de l’Arabie saoudite, engagée depuis plusieurs années dans une lutte d’influence à la fois géopolitique et religieuse avec l’Iran, aujourd’hui motif de son intervention au Yémen.

Ces deux pays ne sont pas seulement les uniques puissances régionales, l’Irak et la Syrie étant livrés au chaos ou à la guerre civile ; ils sont également les porte-étendard des deux grandes subdivisions de l’islam : sunnite pour l’Arabie saoudite, chiite pour l’Iran. Or le vent de l’histoire souffle en ce moment dans le sens du chiisme, pourtant minoritaire dans le monde musulman, et de Téhéran, qui a déjà des obligés à Bagdad, Damas, Beyrouth, d’où la nervosité dont Riyad fait preuve ces derniers temps.

Point de transit du pétrole mondial

Dès 2009, l’armée saoudienne était intervenue sur la frontière yéménite (voire un peu au-delà) pour éviter une extension de la guérilla chiite qui commençait à s’y développer. Deux ans plus tard, c’est encore elle qui a ramené l’ordre à Bahreïn, où la majorité chiite contestait le pouvoir sunnite. Et ce, toujours par peur de la contagion : le micro-État est voisin des champs pétroliers saoudiens… sur lesquels vit une importante communauté chiite.

En prenant cette fois la tête d’une coalition internationale afin de mettre un coup d’arrêt à la prise de contrôle du Yémen par la rébellion houthie, les autorités saoudiennes poursuivent toujours le même but. Concrètement, l’objectif est double. D’une part, éviter que l’Arabie saoudite soit prise en tenaille entre l’Iran et ses alliés. De l’autre, faire en sorte que le détroit de Bal-el-Mandeb, qui commande l’accès à la mer Rouge et, au-delà, au canal de Suez, passe sous leur contrôle au même titre que le détroit d’Ormuz. En d’autres termes, s’assurer que Téhéran ne puisse bloquer un deuxième point de passage par lequel transite une partie du pétrole mondial.

À en juger par l’ampleur de la force d’intervention qui rassemble une dizaine d’autres pays avec la bénédiction des États-Unis, les Saoudiens ne sont pas les seuls à nourrir cette inquiétude.

Yémen : le conflit s'internationalise ©  Idé

Yémen: nouvelles frappes aériennes contre les rebelles soutenus par l’Iran

Des avions de la coalition menée par l’Arabie saoudite ont lancé de nouvelles frappes jeudi soir au Yémen contre les rebelles chiites soutenus par l’Iran, qui a dénoncé une intervention « dangereuse ».

De fortes explosions ont secoué en soirée la capitale Sanaa. Un correspondant de l’AFP a fait état de tirs de la défense anti-aérienne en réponse à ce que des témoins ont décrit comme des frappes de la coalition contre une base à l’entrée ouest de Sanaa, une ville tenue par les rebelles chiites Houthis.

Les premiers raids de l’opération « Tempête décisive » ont été qualifiés de « succès » et se prolongeront jusqu’à ce que les « objectifs » soient atteints, a déclaré à Ryad un porte-parole de la coalition, affirmant qu’il n’y avait pas de projet d’offensive terrestre dans l’immédiat.

Mais le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi, condamnant une « invasion », a averti que les « Yéménites ne vont pas rester sans réagir ».

L’Iran a parallèlement mis en garde contre une propagation du conflit à d’autres pays, son président Hassan Rohani condamnant une « agression » militaire.

En pleines négociations sur le nucléaire avec Téhéran, les Etats-Unis ont apporté leur soutien à l’intervention, sans toutefois y participer directement. La Maison Blanche s’est déclarée inquiète des « activités iraniennes » au Yémen, parlant d’informations sur « le transfert iranien d’armes » dans ce pays.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a affirmé que la négociation était « la seule solution » pour résoudre la crise, alors que l’Union européenne s’est inquiétée des « risques de graves conséquences régionales ».

La plupart des pays arabes ont serré les rangs derrière l’Arabie saoudite et réaffirmé leur soutien au président yéménite reconnu par la communauté internationale, Abd Rabbo Mansour Hadi.

Ce dernier est arrivé jeudi à Ryad, selon l’agence officielle SPA, en route pour participer au sommet annuel arabe qui s’ouvrira samedi en Egypte.

– Pas de troupes au sol pour l’instant –

M. Hadi avait été ces derniers jours au centre de nombreuses spéculations, notamment sur le point de savoir s’il était encore présent à Aden, alors que des forces anti-gouvernementales se rapprochaient de cette grande ville du sud où il était retranché depuis février après la prise de Sanaa par les rebelles Houthis.

L’opération militaire a été déclenchée dans la nuit de mercredi à jeudi par des frappes saoudiennes sur différentes positions des Houthis.

Des habitants de la capitale Sanaa ont fait état de violentes explosions. Certains ont décidé de fuir par craintes de nouveaux raids. « Je m’en vais avec ma famille » car « Sanaa n’est plus sûre », a témoigné Mohamed, un habitant.

Jeudi soir, de nouvelles frappes ont visé une base militaire près de Taëz, la troisième ville du pays, sur la route entre la capitale Sanaa et Aden, dans le sud, selon des sources officielles et des témoins.

L’Arabie saoudite a mobilisé 150.000 militaires et 100 avions de combat, tandis que les Emirats arabes unis ont engagé 30 avions de combat, Koweït 15 appareils et le Qatar 10, a indiqué Al-Arabiya, chaîne de télévision à capitaux saoudiens. Bahreïn a annoncé participer avec 12 avions.

L’opération mobilise également l’Egypte –avec son aviation et sa marine–, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et le Maroc, selon Ryad.

Le déploiement de troupes au sol n’est pas prévue en l’état, a précisé le porte-parole de la coalition.

L’intervention militaire fait suite à plusieurs appels à l’aide émanant du gouvernement yéménite, incapable de faire face à l’avancée des rebelles.

Elle « vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi de prendre le contrôle du pays », a expliqué l’ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, Adel al-Jubeir.

Les premiers raids ont notamment permis de « détruire les défenses aériennes des rebelles houthis, (et) la base aérienne Al-Daïlami attenante à l’aéroport de Sanaa », selon SPA.

Des forces loyales au président ont en outre repris l’aéroport d’Aden, passé la veille sous le contrôle des forces anti-gouvernementales.

– Inquiétude pour les civils –

Les bombardements avant l’aube ont fait au moins 14 morts civils à Sanaa, selon la défense civile. Amnesty International a fait état de 25 morts à Sanaa, dont six enfants.

Le Comité international de la Croix-Rouge a exprimé ses inquiétudes quant au sort des civils et appelé les parties en conflit à « respecter la vie humaine ».

A Londres et New York, l’intervention militaire au Yémen a entraîné une hausse des cours du pétrole. Les marchés ont réagi avec inquiétude à l’entrée en guerre du principal exportateur mondial de pétrole, l’Arabie saoudite, et aux répercussions possibles du conflit sur le contrôle du détroit de Bab al-Mandeb, qui voit passer près de trois millions de barils par jour de brut.

La crise au Yémen s’est envenimée depuis septembre 2014 quand les Houthis ont déferlé sur Sanaa pour y contester le pouvoir de M. Hadi et dénoncer un projet de Constitution sur un Etat fédéral qui priverait son fief dans le nord d’un accès à la mer.

Pour les experts, le Yémen est le théâtre d’une guerre par procuration entre l’Iran chiite et le royaume saoudien sunnite, qui risque d’aboutir à une désintégration du pays.

A cela s’ajoute la poursuite d’attaques d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Pour ajouter au chaos, le groupe jihadiste Etat islamique a récemment revendiqué des attentats suicide ayant fait 140 morts à Sanaa.

====

.Dzerjinski1917Dzerjinski1917                                             )Vous voulez dire s’ils changent les langes au même moment… ?      Par contre je pense qu’ils en sont toujours à la politique de l’enfant unique, non ? Ils ont même instauré la politique du chien unique par foyer ! Mais comme ils sont astucieux ils ont inventés les pandas chiens !Deux bêtes pour le prix d’une …enfin presque…Sauf que le grand problème de Poutine ces derniers jours se nomme Ramzan Kadyrov qui était le paratonnerre du Caucase et se voit en Grand Calife Kavkaze avec 5 millions de musulmans sous sa coupe.

    • Dzerjinski1917Dzerjinski1917(…)                       « par le passé l’armée russe n’a pas hésité à intervenir en Tchétchénie » Et pour cause ! La Tchétchénie est une république constitutive de la Fédération de Russie. Les tchétchènes sont donc des citoyens de la Fédération de Russie.  Kadyrov a servi à mater les indépendantistes itchkéristes.  En ce sens il a rempli et remplit toujours son rôle.

      Le problème,et Poutine le sait mieux que quiconque,c’est jusqu’à quel point on peut contrôler un mec comme Kadyrov, quel pouvoir on peut lui laisser et à partir de quand il faut penser à le remplacer, et comment… ; -)

      …c est la Russie et ses provocations ..

        • Les russophones d’Ukraine orientale, pour votre information, ne sont pas des colons, ils y ont toujours habité. L’Ukraine orientale est tout simplement un ensemble de régions russophones qui ont été jadis rattachées administrativement à la république socialiste soviétique d’Ukraine.

          Pour votre gouverne, je me suis réjoui lorsque les Baltes et bien d’autres peuples se sont libérés de l’emprise russe lors de l’éclatement de cette ’prison des peuples’ en 1991.
          Je regrette que d’autres peuples n’en aient point eu la possibilité.
          J’étais content pour les Géorgiens également. Mais je n’avais pas perdu de vue que ceux-ci refusaient à leurs propres minorités ce qu’ils réclamaient pour eux. Je ne suis pas adepte du deux poids deux mesures, voyez-vous.

          lifka                                                               Les russophones d’Ukraine orientale, pour votre information, ne sont pas des colons, ils y ont toujours habité.

          Vous ignorez manifestement tout de l’histoire de cette région conquise au 18e siècle par Catherine la Grande sur les Turcs, dont toutes les populations turcophones et musulmanes ou presque ont été zigouillées ou virées pour les remplacer par des Russes, des Polonais ou des lituaniens.
          C’est une histoire que je connais un peu parce que ma famille paternelle vient de cette région et ont fait partie des populations juives incitées en même temps que les Russes à venir coloniser la « Nouvelle Russie ».

          La colonisation slave avait pris un aspect de masse dès la fin du XVIIIe siècle sous les auspices de Potemkine qui, inspiré par les mouvement des « philhellènes », avait l’intention d’en faire une Nouvelle Grèce, tandis qu’Iekaterinoslav aurait été la troisième ville de l’Empire. C’est pourquoi de nombreuses villes fondées à l’époque reprennent les noms des antiques colonies grecques de la mer Noire ou bien reçoivent des noms grecs : Odessa, Tiraspol, Nikopol, Kherson, Théodosia, Eupatoria, Sébastopol, Simferopol, Melitopol, Stavropol, etc. tandis que les études archéologiques se multiplient. Ces nouvelles villes attirèrent une foule bigarrée et cosmopolite d’artisans, de commerçants, de marins et d’ouvriers, comme Odessa — avec une forte minorité juive —, construite et administrée par un Français, le duc de Richelieu, qui était aussi gouverneur de Nouvelle Russie, sous le règne d’Alexandre Ier, ou bien Novorossiisk, Nikolaïev, Kherson (Chersonèse). Sébastopol devint l’arsenal de la flotte russe de la mer Noire.
          (…) La Nouvelle Russie prospéra jusqu’en 1914, puis fut ravagée durant vingt-huit ans par la Première Guerre mondiale, la guerre civile russe, la collectivisation, l’Holodomor, la Seconde Guerre mondiale et des déportations. Sa population diminua, si bien qu’en 1948 certains groupes avaient pratiquement disparu, comme les Juifs, les Allemands, les Grecs, les Moldaves, les Roms et les Tatars exilés).

          Mais bon, parler sans savoir de quoi on parle est toujours plus gratifiant…..

          • AmsterdammerAmsterdammer                      Hé ho, dites : je sais fort bien que ces terres ont été conquises par les Russes sur le Khanat de Crimée etc et colonisées par eux. Vous ne m’apprenez rien sur la formation de la Novarossia historique.
            • La première carte représente les régions séparatistes actuelles, la deuxième montre les répartitions ethnolinguistiques en Ukraine, et la troisième montre les limites de la Nouvelle Russie.
              Comme c’est bizarre, ça coïncide presque exactement.

              Vous ajoutez l’ignorance de la géographie à l’ignorance de l’histoire.
              Les « russophones » de Russie du sud et de l’est qui aujourd’hui réclament l’indépendance sous l’égide de la Russie sont bel et bien des descendants de ces colons incités à venir coloniser la Nouvelle Russie du 18e au 19e siècle (sans parler de ceux qui sont venus au 20e siècle).

        Vous vous produisez une carte de l’OTAN ou de bases militaires (en plus la première que vous avez produite a déjà été démontrée fausse) en prétendant y voir la preuve que les USA seraient plus dangereux que la Russie, comme si la dangerosité se mesurait à ça.

        the real.alberich                                      Vous vous faites des idées sur notre armée. Lisez le livre blanc de la défense 2013, vous verrez ce que nous sommes capables de projeter sur les théâtres extérieurs., pagess 130 et suivantes.
        • Grosabruti                                       Merci. Je ne suis pas un spécialiste mais :

          – page 136 : « Pour garantir sa capacité de réaction autonome aux crises, la France disposera en permanence d’un échelon national d’urgence de 5000 hommes en alerte,
          permettant de constituer une force interarmées de réaction immédiate (FIRI) de 2300 hommes, projetable à 3000 km de l’hexagone, dans un délai de 7 jours ».
          Et encore, c’est juste pour les situations de crise. Je ne suis pas sûr que beaucoup de pays puissent en faire autant.

          – page 139 : « Les forces terrestres offriront une capacité opérationnelle de l’ordre de 66 000 hommes projetables comprenant notamment 7 brigades interarmes, dont 2 seront aptes à l’entrée en premier et au combat de coercition face à un adversaire équipé de moyens lourds. Ces forces disposeront notamment d’environ 200 chars lourds, 250 chars médians, 2700 véhicules blindés multirôles et de combat, 140 hélicoptères de reconnaissance et d’attaque, 115 hélicoptères de manœuvre et d’une trentaine de drones tactiques. »

          the real.alberich                             la FIRI de 2300 hommes projetables à 3000 km en 7 jours c’est l’opération au Mali. Pas vraiment une opération de grande envergure. Quand au reste vous transportez comment et en combien de temps les chars, hélicos et cie sur un théâtre extérieur ?
          • the real.alberich                    Rappelez vous l’opération Daguet en Irak. La France avait eu le plus grand mal à monter la division qu’elle a envoyé là-bas, cela a pris plus de 4 mois pour 2500 matériels (chars, hélicos, canons etc) et 12500 soldats français renforcés par 4500 américains. On a eu besoin de soldats US pour compléter les effectifs de la division ! ! ! On était au max de ce que l’on pouvait faire en projection de forces. Et encore la logistique de l’armée Française était franchement à la ramasse.
        • Dzerjinski1917Dzerjinski1917                      « Je trouve que la contribution française à la lutte contre l’EI est dramatiquement faible compte tenu des effectifs et de la puissance de notre armée. »

          Encore faut-il avoir les moyens financiers.
          De plus il y a une différence entre le nombre de chars et d’avions répertoriés et le nombre de ceux qui sont effectivement opérationnels….

          Philippe                                                Une intervention aérienne destructrice directe sans mandat de l’ONU et pour soutenir ses allies. Que vont dire les chantres de la démocratie et du droit des peuples à décider de leur propre sort? La seule note positive c’est que cette intervention leve définitivement le voile sur l’hypocrisie occidentale concernant l’Arabie Saoudite.

Ariel!!‏

Laisser un commentaire

capture_d___e__cran_2012-08-27_a___16.31.35

ARIEL1

l’un des pilotes empêché de regagner le cockpit

Laisser un commentaire

Pollution politique

Le déficit public en France a été moins élevé que prévu en 2014

L’objectif pour 2015 est par conséquent revu à 3,8%, contre 4,1% jusque-là, a indiqué, jeudi, le ministre des Finances, Michel Sapin.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, s'adresse à la presse lors d'une conférence économique, à Charm El-Cheikh (Egypte), le 14 mars 2015.
Le ministre des Finances, Michel Sapin, s’adresse à la presse lors d’une conférence économique, à Charm El-Cheikh (Egypte), le 14 mars 2015. ( MAXPPP)
C’est une bonne nouvelle pour le gouvernement. La France a enregistré en 2014 un déficit public équivalent à 4% de son produit intérieur brut (PIB), alors que le gouvernement tablait initialement sur 4,4%, selon les comptes nationaux dévoilés, jeudi 26 mars, par l’Insee. En 2013, le déficit public avait atteint 4,1% du PIB.

Ce recul par rapport aux prévisions s’explique « essentiellement » par un recul marqué des investissements des collectivités locales, lesquels ont diminué de 4,8 milliards d’euros, précise l’Insee.

La dette publique continue d’augmenter

Cette performance budgétaire meilleure que prévue « a ouvert la perspective d’une révision à la baisse du déficit public en 2015, aux alentours de 3,8% du PIB », au lieu de 4,1% comme prévu jusqu’ici, a indiqué le ministre des Finances, Michel Sapin.

La France devrait ainsi remplir avec un peu de marge la condition fixée par la Commission européenne, à savoir un déficit de 4% du PIB cette année. « Le gouvernement est pleinement confiant dans sa capacité à ramener le déficit public sous 3% d’ici 2017, tout en confortant la reprise de l’activité et en finançant ses priorités », a fait savoir Michel Sapin. Paris a promis à Bruxelles de passer sous ce seuil fixé par les traités dans deux ans.

Si le déficit a baissé, ce n’est pas le cas de la dette publique brute mesurée en pourcentage du PIB. Elle a atteint 95% à la fin de l’an dernier, contre 92,3% du PIB en 2013, selon l’Insee.

Le déficit public français 2014 moins élevé que prévu

La France a enregistré en 2014 un déficit public un peu moins élevé que prévu et a revu en baisse son objectif pour 2015, ce qui devrait lui permettre de contenter la Commission européenne.

Le pays a enregistré l’an dernier un déficit public équivalent à 4% de son Produit intérieur brut (PIB), après 4,1% en 2013 et là où le gouvernement tablait initialement sur 4,4%, selon les comptes nationaux dévoilés jeudi par l’Insee.

L’Insee a précisé que cette « légère réduction du besoin de financement des administrations publiques » en 2014 par rapport à 2013, avec un déficit public en valeur absolue de 84,8 milliards d’euros contre 86,4 milliards en 2013, s’expliquait « essentiellement » par un recul marqué des investissements des collectivités locales, lesquels ont diminué de 4,8 milliards d’euros.

Cette performance budgétaire meilleure que prévu dans l’ensemble « a ouvert la perspective d’une révision à la baisse du déficit public en 2015, aux alentours de 3,8% du PIB », au lieu de 4,1% comme prévu jusqu’ici, a indiqué le ministre des Finances Michel Sapin dans un communiqué.

La France devrait ainsi remplir avec un peu de marge la condition fixée par la Commission européenne, à savoir un déficit de 4,0% du PIB cette année.

« Le gouvernement est pleinement confiant dans sa capacité à ramener le déficit public sous 3% d?ici 2017, tout en confortant la reprise de l?activité et en finançant ses priorités », a encore fait savoir M. Sapin. Paris a promis à Bruxelles de passer sous ce seuil fixé par les traités dans deux ans.

Si le déficit a baissé, ce n’est pas le cas de la dette publique brute mesurée en pourcentage du PIB: elle a atteint 95% à la fin de l’an dernier, contre 92,3% du PIB en 2013, selon le communiqué de l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Pour ce qui concerne le détail du déficit public, l’Insee a indiqué que la dépense publique totale avait augmenté de 1,6% en 2014. C’est son rythme « le plus bas depuis 1998 », a tenu à préciser le ministère des Finances.

La dépense publique a atteint 57,2% du PIB l’an dernier contre 57% en 2013.

Les prélèvements obligatoires, en pourcentage du PIB, sont eux restés parfaitement stables à 44,7%.

Le déficit de la France en 2014 « sans doute autour de 4% » au lieu des 4,4% prévus, annonce Manuel Valls

ÉCONOMIE – Manuel Valls a annoncé mercredi soir sur France 3 qu’il prévoyait pour 2014 un déficit moins important que prévu, « autour de 4% » du PIB.

« Il y aura une baisse du déficit pour 2014 par rapport à ce qui était prévu. On avait prévu 4,4%, ça sera sans doute autour de 4% », a déclaré le Premier ministre, rappelant toutefois que les chiffres exacts seraient annoncés jeudi matin par le ministre des Finances, Michel Sapin.

L’institut national de la statistique et des études économiques doit publier jeudi à 7h30 une première estimation du déficit public (Etat, protection sociale, collectivités territoriales) pour l’année dernière. Il doit également publier, à 8H45, le chiffre de la dette au quatrième trimestre 2014, ainsi qu’une nouvelle estimation, plus détaillée, de la croissance économique et de ses composantes en 2014.

ACTUALISATION – La France a enregistré en 2014 un déficit public équivalent à 4,0% de son Produit intérieur brut (PIB), après 4,1% en 2013 et là où le gouvernement tablait initialement sur 4,4%, selon les comptes nationaux dévoilés jeudi par l’Insee.

Cette performance budgétaire meilleure que prévu « a ouvert la perspective d’une révision à la baisse du déficit public en 2015, aux alentours de 3,8% du PIB », au lieu de 4,1% comme prévu jusqu’ici, a indiqué le ministre des Finances, Michel Sapin, dans un communiqué.

Par ailleurs, la dette publique a augmenté à 95,0% du PIB fin 2014 contre 92,3% fin 2013.

Le gouvernement avait révisé à la hausse en septembre sa prévision de déficit public en 2014, annonçant un creusement par rapport à 2013. Il prévoyait alors qu’il passe de 4,1% du Produit intérieur brut en 2013 à 4,4% en 2014, alors que le déficit a régulièrement baissé depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir.

Mais depuis plusieurs semaines, le ministre des Finances Michel Sapin avait prévenu que le résultat final serait moins élevé que cette prévision, au vu notamment d’un meilleur résultat qu’escompté du déficit du seul Etat français.

Entretemps, Paris a obtenu de Bruxelles un délai de deux ans supplémentaires, jusqu’en 2017, pour ramener ce déficit en dessous de la barre des 3% du PIB exigée par les textes européens.

Le déficit de la France « autour de 4% » en 2014 d’après Manuel Valls

 LEXPRESS.fr

La France pourrait enregistrer un déficit public meilleur que prévu en 2014, « autour de 4% », a assuré le Premier ministre Manuel Valls mercredi soir sur France 3. Une très bonne nouvelle pour se conformer aux exigences européennes dès 2015.

Le déficit de la France "autour de 4%" en 2014 d'après Manuel Valls

Michel Sapin et Manuel Valls à la sortie d’un Conseil des ministres en 2013    afp.com/Alain Jocard

Mercredi soir, sur le plateau de France 3, Manuel Valls a vendu la mèche. « Il y aura une baisse du déficit pour 2014 par rapport à ce qui était prévu. On avait prévu 4,4%, ça sera sans doute autour de 4%« , a déclaré le Premier ministre. « La dette française baisse », a-t-il même ajouté, mais, protocole oblige, ce sera bien au ministre des Finances, Michel Sapin, que reviendra la tâche d’annoncer la bonne nouvelle ce jeudi.

En effet, l’Insee doit publier jeudi matin (à 7h30) une première estimation du déficit public (Etat, protection sociale, collectivités territoriales) pour l’année dernière. Et que ce soit du côté de l’Etat (-3 milliards d’euros) ou de la Sécurité sociale (-2 milliards), le déficit s’est révélé meilleur que prévu.

Paris a déjà obtenu 2 ans de delais

Pourtant, prudent, le gouvernement avait révisé à la hausse en septembre sa prévision de déficit public en 2014, annonçant un creusement par rapport à 2013. Il prévoyait alors qu’il passe de 4,1% du PIB en 2013 à 4,4% en 2014, alors que le déficit a régulièrement baissé depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir. Mais depuis plusieurs semaines, Michel Sapin avait prévenu que le résultat final serait moins élevé que cette prévision, au vu notamment d’un meilleur résultat qu’escompté du déficit du seul Etat français.

Entretemps, Paris a obtenu de Bruxelles un délai de deux ans supplémentaires, jusqu’en 2017, pour ramener ce déficit en dessous de la barre des 3% du PIB exigée par les textes européens. Mais la Commission européenne a fixé à la France une trajectoire plus ardue que celle jusqu’ici tracée par le gouvernement, demandant qu’elle atteigne 4% dès 2015 puis 3,4% en 2016 et 2,8% en 2017.

Alors que les signes d’une reprise apparaissent en ce début d’année, un déficit public « autour de 4% » dès 2014 est donc une très bonne nouvelle pour Paris. A quatre jours du deuxième tour des élections départementales, le Premier ministre s’est voulu très volontariste mercredi, se disant convaincu du retour de « la croissance et de la confiance ». « L’année 2015 sera l’année du retour de la croissance », a déclaré Manuel Valls un peu plus tôt dans la journée lors d’un meeting à Fresnes. Une petite phrase exprimée à nouveau sur France 3 dans la soirée. Alors que le chômage est reparti à la hausse en février dernier, les bonnes nouvelles se font rare. Et l’exécutif compte bien capitaliser dessus.

Le déficit public s’établit à 4 % pour 2014

Le Monde.fr Patrick Roger

Manuel Valls et Michel Sapin, en janvier 2014.

Le déficit public en 2014, intégrant le budget de l’Etat, la Sécurité sociale et les collectivités territoriales, s’établit à 4 % en 2014, selon les chiffres communiqués jeudi 26 mars par l’Insee, au lieu de 4,4 % prévu en loi de finances rectificative.

Une bonne nouvelle pour le gouvernement avant le nouveau rendez-vous européen fixé en avril, lors duquel les Etats membres vont devoir présenter leur programme de stabilité budgétaire et un programme national de réformes. Ce résultat va permettre aux responsables français d’aborder l’échéance dans de meilleures conditions alors que la Commission européenne, dans ses recommandations rendues publiques le 27 février, demandait à la France des efforts plus significatifs en 2015 et en 2016 pour ramener son déficit sous les 3 % en 2017.

Dépenses moindres que prévu

Ce petit pas – le déficit était de 4,1 % en 2013 – n’en est pas moins accueilli avec satisfaction par le gouvernement. Dès mercredi soir, Manuel Valls ne résistait pas au plaisir de laisser entendre que le résultat de 2014 serait meilleur que prévu. « On avait prévu 4,4 %, ce sera sans doute autour de 4 % », annonçait le premier ministre, invité sur France 3. Il s’est dit persuadé que 2015 verrait « le retour de la croissance et de la confiance ».

Pour le ministre des finances, Michel Sapin, ce résultat montre que « nous avons fait des efforts normaux et nécessaires ». Pour les trois quarts, en effet, cette réduction du déficit est due à des dépenses moins élevées que prévu, alors que le montant des prélèvements obligatoires, lui, reste globalement stable. Le gouvernement se trouve ainsi conforté vis-à-vis de Bruxelles. Alors que la trajectoire des finances publiques transmise à Bruxelles prévoyait 4,1 % de déficit en 2015 – la Commission, quant à elle, recommandait un objectif de 4 % –, M. Sapin table désormais sur un déficit public de 3,8 % en 2015.

 

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A augmente par rapport à la fin janvier 2015 (+12 800).

Si le nombre de chômeurs diminue de 0,3% chez les moins de 25 ans en février par rapport à janvier, il continue d'augmenter chez les 25-49 ans (+0,4 % en février, et +4,1 % sur un an), selon les chiffres du minstère du Travail publiés mercredi 25 mars 2015.
Si le nombre de chômeurs diminue de 0,3% chez les moins de 25 ans en février par rapport à janvier, il continue d’augmenter chez les 25-49 ans (+0,4 % en février, et +4,1 % sur un an), selon les chiffres du minstère du Travail publiés mercredi 25 mars 2015. ( MAXPPP)

L’amélioration constatée en janvier a été de courte durée. Selon les chiffres du ministère du Travail, publiés mercredi 25 mars, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, soit sans aucune activité, est reparti à la hausse en février (+0,4%). « Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 3 494 400 en France métropolitaine fin février 2015. Ce nombre augmente par rapport à la fin janvier 2015 (+0,4 %, soit +12 800). Sur un an, il croît de 4,6 % », détaille le ministère.

En incluant les chômeurs ayant exercé une petite activité, le chômage a atteint de nouveaux records, à 5,26 millions en métropole et 5,56 millions en France entière.

Du mieux chez les jeunes, de pire en pire pour les seniors

Si le nombre de chômeurs de moins de 25 ans diminue pour le deuxième mois consécutif, de 0,3%, il continue d’augmenter chez les 25-49 ans (+0,4 % en février, et +4,1 % sur un an). Cela atteste, selon le ministre du Travail, François Rebsamen, du « succès » des dispositifs en faveur des jeunes, notamment des emplois d’avenir.

Mais c’est chez les seniors que les chiffres sont les plus alarmants. Le nombre de plus de 50 ans en catégorie A augmente de 0,7 % par rapport à janvier. Sur un an, ce chiffre a grimpé de 9,1 %.

« Il y a un marché de l’emploi très flexible, une petite reprise de l’intérim et des CDD très courts, les jeunes en bénéficient un tout petit peu et les vieux en souffrent », résume l’économiste Henri Sterdyniak, de l’Observatoire français des conjonctures économiques.

Vers une hausse continue ?

Les chiffres sont aussi alarmants concernant le chômage de longue durée. Fin février, petite activité comprise, 2,28 millions de personnes pointaient à Pôle emploi depuis plus d’un an, un chiffre en explosion (+0,8% en février, +9,5% sur un an). « Tant que nous n’avons pas une croissance plus forte, autour de 1,5%, il est difficile de créer de l’emploi, d’autant plus que nous avons beaucoup de jeunes qui rentrent sur le marché de l’emploi », a réagi Manuel Valls devant des militants socialistes à Fresnes (Val-de-Marne). Le Premier ministre, comme son ministre du Travail, François Rebsamen, ont toutefois mis en avant une légère « baisse du chômage » sur les deux premiers mois de l’année, liée au fort recul de janvier (-19 100 sans aucune activité).

Pour l’économiste Henri Sterdyniak, la performance de janvier n’était qu’un « petit accident statistique » réparé en février. Selon lui, il faut s’attendre à « une lente montée du chômage d’ici à la fin de l’année, avec des hausses de 5 000 à 10 000 par mois ».

Philippe Waechter, économiste chez Natixis, constate quant à lui  « la rechute spectaculaire des sorties de Pôle emploi pour reprise d’emploi » : elles se sont repliées de 8,8% en février. « Les chefs d’entreprise ont toujours le pied sur le frein et n’ont clairement pas envie de changer de stratégie. C’est une douche froide parce qu’on commençait à avoir des signaux de reprise. »

Chômage : « Les vents deviennent favorables »

Malgré la hausse de février, Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, estime que le chômage devrait baisser d’ici la fin de l’année.

La courbe du chômage depuis l'élection de François Hollande (Boris Manenti - L'Obs) La courbe du chômage depuis l’élection de François Hollande (Boris Manenti – L’Obs)

Le retournement de conjoncture économique se poursuit et, à quelques jours du second tour des élections départementales, le gouvernement s’était pris à espérer un second mois consécutif de baisse du chômage. Las, pour le mois de février, Pôle emploi a annoncé une hausse de 0,4%, soit plus de 12.800 nouveaux chômeurs inscrits en catégorie A. Économiste a l’OFCE, Mathieu plane y voit une phase de stabilisation.

Alors que certains observateurs attendaient un second mois consécutif de baisse du chômage, la hausse de février, c’est un peu une déception, non ?

– Oui, c’est un peu décevant en regard de ce qu’on pouvait penser sur l’inflexion du chômage. En fait, les chiffres de Pôle emploi sont très volatiles d’un mois sur l’autre. Il ne faut pas s’arrêter à une analyse mensuelle, on est obligé de faire des moyennes : s’il y avait eu encore une baisse en février, on aurait commencé se dire que ça devenait intéressant, d’autant que deux mois consécutifs de baisse du chômage, ça ne s’est pas produit depuis très longtemps.

Quelle leçon peut-on en tirer ?

– Notre analyse est qu’en moyenne, on se trouve dans une phase de stabilisation du chômage. On était en phase de hausse, maintenant, pour ce début d’année, avec des mois de hausse et de baisse, on est en stabilisation.

Mais avec encore une hausse du chômage en activité réduite. Faut-il s’en inquiéter ?

– La reprise qui va normalement se produire commence toujours par des créations d’emplois dans des contrats assez précaires. Les premières sorties du chômage en catégorie A se font dans des intérims et CDD.

On ne peut pas y voir le signe d’une précarisation générale de l’emploi en France ?

– Vous avez un phénomène plus structurel : la flexibilité du marché du travail passe par une précarisation de l’emploi pour certaines catégories, avec de plus en plus de CDD et d’intérims dans l’économie. Mais, d’un point de vue purement conjoncturel, les reprises d’emplois se font toujours par les contrats les plus précaires. Après, si on est en phase de reprise durable, on entre alors dans une période où on crée des CDI. C’est un phénomène normal.

Le retournement de la conjoncture économique est donc bien réel ?

– En six mois, le paysage économique a radicalement changé. Surtout grâce à Mario Draghi : sa politique monétaire très interventionniste relève du jamais vu. A cela, vous ajoutez la baisse des prix du pétrole. Les freins se desserrent. Ça ne va pas se faire du jour au lendemain mais, progressivement, le rythme de croissance va s’accélérer. Avant que ça se transforme sur le chômage, ça prend un peu de temps, mais l’année 2015 devrait voir une inversion plus durable du chômage.

L’OFCE a donc revu ses prévisions de croissance ?

– Bien sûr, car il y a six mois, on n’avait pas anticipé une telle baisse du prix de l’euro et du pétrole. En octobre, on avait une prévision de 1,1%. On sera bien au-dessus pour 2015.

Au-dessus des fameux 1,5% décrits comme le seuil à partir duquel il y a des créations d’emplois ?

– Ce seuil est une tendance et, surtout, c’est une moyenne annuelle. Avec des trimestres à 0,5% de croissance, le glissement annuel de fin d’année est de 2%. Ce qui compte, c’est le rythme de croissance trimestriel. On devrait entrer dans une zone de croissance dite de reprise, suffisamment forte pour créer des emplois. Avec un bémol à court terme car il va encore y avoir des ajustements du côté du marché du travail. Les entreprises ne vont pas réembaucher tout de suite. On peut avoir une période de croissance durant laquelle elles rétablissent leurs marges. Dans un deuxième temps, elles recommenceront à embaucher.

On peut espérer ce deuxième temps pour 2015 ?

– Ça devrait effectivement se produire au cours de l’année 2015. Rien qu’avec la baisse de l’euro, l’impact d’une dépréciation prend entre six et neuf mois pour commencer à avoir des effets positifs. Il y aura donc des effets de décalage, mais ce sera en 2015.

Baisse de l’euro, pétrole bas : la situation internationale tire la France. La politique gouvernementale, avec notamment le pacte de responsabilité, entre-t-elle en compte ?

– On n’a jamais eu un alignement d’éléments aussi favorables depuis le début de la crise. Vous avez l’environnement extérieur qui est très favorable et, en interne, pour 2015, la France va distribuer 17 milliards aux entreprises sous forme d’allègements de cotisations. En 2014, ça représentait 6,5 milliards seulement. Il y aura un effet sur l’emploi. Les signaux qui étaient au rouge passent progressivement au vert. Bien sûr, on n’est pas à l’abri d’une sortie de la Grèce de la zone euro qui remettrait en cause ce scénario. Mais si on reste dans ce contexte, on devrait avoir une reprise et une inversion de la courbe du chômage. Les vents deviennent favorables et ils sont coïncidents. Là, ça souffle fort. Il n’y a pas de raison que ça ne reparte pas

Chômage: la presse pointe le « raté » du gouvernement

Des chiffres de nouveau à la hausse et une communication hasardeuse : la presse pointe jeudi le double « raté » du gouvernement sur le front du chômage.

Fin février, Pôle emploi recensait 3,49 millions de demandeurs d’emploi sans aucune activité en métropole, soit 12.800 de plus que le mois précédent, selon des statistiques rendues publiques mercredi.

Pourtant, la secrétaire d’Etat au Commerce et à l’artisanat, Carole Delga, avait évoqué, mardi matin sur Sud Radio, une « nouvelle plutôt favorable » pour l’emploi après l’embellie observée en janvier (-19.100 demandeurs d’emploi).

« Le miracle tant attendu ne s’est finalement pas produit… » constate Marc Landré dans Le Figaro.

« Carole Delga a-t-elle parlé trop vite ? », s’interroge Olivier Auguste dans L’Opinion.

« Un beau raté de communication », tacle Didier Rose dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Guillaume Goubert rappelle dans La Croix qu' »au fil du temps, on a souvent vu des gouvernements se laisser aller à des facilités dès que le ciel s’éclaircissait un peu ».

C’est ce qui a sans doute poussé le ministre du Travail François Rebsamen à « trouver des motifs de satisfaction, avec un concept saugrenu, construit sur mesure pour les besoins d?une comparaison un peu flatteuse : la moyenne de l?évolution sur deux mois, mais seulement sur les deux premiers mois d?une année », raconte Luc Peillon dans Libération.

« On comprend la tentation, entre deux tours de scrutin, de positiver. La méthode reste grossière », ajoute Didier Rose (DNA).

Car « cette rechute intervient en outre au plus mauvais moment, entre les deux tours des élections (départementales) », rappelle dans Sud-Ouest Bruno Dive pour qui « cette communication peut s?avérer à double tranchant, en suscitant auprès des Français des espoirs toujours déçus ».

« Pour peser sur le résultat des départementales, c?est raté », note Hervé Favre dans La Voix du Nord.

Le Premier ministre « Manuel Valls aura beau se démultiplier sur les champs de batailles électorales, vociférer d?estrade en estrade, il ne risque pas, avec si peu de résultats visibles, de contenir la poussée des extrêmes », conclut Jean-Francis Pécresse dans Les Echos.

Nouvelle hausse surprise du chômage : l’impact à en attendre sur les électeurs

Alors que tous les spécialistes annonçaient une baisse du chômage au mois de février, l’annonce de l’augmentation de 0,4% du nombre de demandeurs d’emploi a créé la surprise générale. Pas de quoi s’inquiéter pour l’exécutif français, l’impact sur les comportements électoraux n’en restera que très limité.

Atlantico : Selon un sondage Ifop pour Atlantico (lire ici) de février 2015 sur les attentes des Français pour les prochains mois, la lutte contre le chômage demeure prioritaire pour 73% d’entre eux. Selon un sondage Ifop de mars 2014 (lire ici), seulement 5% d’entre eux font confiance à l’Etat pour réduire le chômage. Qu’est-ce que cela dit de l’importance du taux de chômage dans l’orientation du vote ?

Martial Foucault : Il n’y a rien d’étonnant à trouver la lutte contre le chômage comme la première priorité d’action publique souhaitée par les Français. De la réponse positive du gouvernement dépendra une orientation du vote des électeurs. Il s’agit là d’un phénomène étudié depuis plus de 30 ans que les politistes qualifient de vote économique. Dit simplement, les électeurs adoptent un comportement de type sanction/récompense. Lorsque l’économie se porte bien, les gouvernements sortants sont récompensés dans les urnes et tenus responsables des bons résultats et inversement en cas de dégradation des conditions économiques. En France, le chômage étant le problème économique le plus important, il n’est pas surprenant que les électeurs manifestent lors des élections intermédiaires (municipales 2015, départementales 2015) un vote sanction. Autre phénomène important et bien documenté dans les pays développés, réduire le chômage ou améliorer les conditions d’emploi crée des attentes plus fortes dans l’électorat de gauche.

Vincent Tiberj : Le chômage est l’enjeu prioritaire des Français depuis une trentaine d’années, sauf entre 2001 et 2002, quand la sécurité était devenue un enjeu majeur après la période quasiment de plein emploi qui l’a précédé. Le chômage est ainsi une donne importante dans la logique du vote et cela correspond à une sanction du gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche. On s’est rendu compte depuis la fin des années 1970 avec le modèle américain de prévision des élections dit « de l’Iowa » importé en France qu’en fonction de l’état macroéconomique d’un pays un gouvernement a plus ou moins de chances d’être reconduit. Mais au niveau individuel, il y a une certaine myopie de l’électeur sur la situation économique du pays. Les électeurs ne votent pas systématiquement selon leurs intérêts économiques. Il y a une logique idéologique et non pas une logique d’acteurs rationnels.

La situation économique du pays est vue plus négativement par les électeurs que l’agrégation de la situation individuelle. Le traitement médiatique, qui a tendance à mettre en avant les mauvaises nouvelles, fait que l’on s’intéresse plus aux chiffres du chômage quand ils se détériorent.

Le troisième effet qui rend la relation entre les chiffres du chômage et le vote est qu’il y a une inertie à la baisse du chômage, c’est-à-dire qu’il faut très longtemps pour que la confiance se rétablisse et que les gens admettent qu’il y a une baisse du chômage. Il faut une accumulation de beaucoup de bons chiffres pour retrouver la confiance. C’était le cas sous le gouvernement Jospin, où il avait fallu jusqu’à deux ans pour que l’opinion s’en rende compte. En revanche, cette inertie à la baisse n’est pas vraie quand il y a une hausse du chômage.

La réaction est alors beaucoup plus rapide.

Les positions idéologiques priment-elles ?

Martial Foucault : Globalement, le vote économique traverse toutes les catégories d’électeurs quelque soit leur position idéologique. Mais en matière de chômage, l’électorat de gauche est plus attentif et aussi plus sévère vis-à-vis de la responsabilité du gouvernement en charge d’apporter des réponses immédiates au fléau du chômage. Cela signifie qu’un électeur de droite est lui-même sensible à la question de l’emploi mais se distinguera d’un électeur de gauche dans la réponse politique. Ainsi, le clivage gauche-droite renvoie davantage au rôle de l’Etat, attendu comme régulateur et interventionniste chez un électeur de gauche et au contraire dérégulateur sur le marché du travail pour un électeur de droite.

Vincent Tiberj : Même avec une baisse du chômage forte et continue, le gouvernement de gauche ne convaincra pas l’électorat de droite. Le comportement des électeurs est prévisible dans 80 à 90% des cas. Une élection se joue à la marge. Entre la victoire et la défaite de Nicolas Sarkozy, il y a une différence d’un million d’électeurs sur 44 millions inscrits. Une petite variation au niveau macroéconomique peut induire la reconduction d’un gouvernement ou non. C’est là tout le paradoxe de cette équation qui voudrait que de l’addition du taux de chômage et du taux de popularité résulterait un pourcentage de voix. Le vote est plus compliqué que cela au niveau individuel. Il y a plus d’éléments qui entrent en compte dans la décision que la simple réussite économique du gouvernement.

Si les électeurs ne votaient qu’en fonction de leurs intérêts économiques, la gauche serait systématiquement au pouvoir. Il y a plus d’électeurs pauvres que riches, il y a donc plus d’électeurs qui sont favorables à une autre répartition des richesses que d’électeurs qui y sont contre. Si les gens ne votaient que sur ces questions-là, comme il y a plus de pauvres que de riches alors les pauvres l’emporteraient sur les riches. Or cela ne se passe pas comme ça : il y a des riches qui votent pour les pauvres et des pauvres qui votent en dans l’espoir de devenir riches. Quand les électeurs votent sur la question de l’immigration, ce n’est pas forcément par intérêt économique. L’économétrie nous donne des idées de ce qu’est le vote mais le vote ne se base pas uniquement sur cela.

Quels électeurs pourraient se laisser influencer par le taux de chômage ? Quelle proportion représentent-t-ils ?

Martial Foucault : Il est difficile d’identifier avec précision la taille de chacun de ces électorats. D’une certaine manière, le vote sociotropique domine le vote égotropique. Sociotropique en ce sens que les Français sont plus sensibles aux politiques publiques qui améliorent la situation du pays dans son ensemble plutôt que celles qui amélioraient uniquement leur situation personnelle (égotropique). Avec prés de 3,5 millions de chômeurs (et 5,5 millions si l’on tient compte de l’ensemble des demandeurs d’emploi), il est naturel d’observer un phénomène de contagion de telle sorte qu’un électeur connaît dans son entourage familial ou social des personnes à la recherche d’un emploi.

Par conséquent, réduire le taux de chômage exerce un effet positif dans la décision électorale, même si d’autres priorités peuvent entrer en ligne de compte.

S’il y a une inversion de la courbe du chômage, François Hollande n’a donc pas grand-chose à en attendre ? Et si le chômage s’aggrave ?

Martial Foucault : S’il y a une telle inversion se produisait dans les prochains mois, François Hollande pourrait certainement en tirer un gain électoral, en particulier parmi les électeurs (de gauche ou déçus de Nicolas Sarkozy) qui lui avaient fait confiance en 2012 et qui depuis affichent un niveau élevé de défiance ou d’insatisfaction dans sa capacité à restaurer de meilleures conditions d’emploi. A l’inverse, si le chômage continuait de se détériorer, cela peut tout d’abord remettre en cause l’éventuelle candidature du président sortant en 2017 et ensuite affecter le parti socialiste et ses alliés de gouvernement qui seront tenus responsables de l’aggravation du chômage. Au fond, François Hollande aura beaucoup de mal à échapper à cette fameuse formule qui avait fait le bonheur électoral de Bill Clinton en 1992 « It’s the economy, stupid ! ». Gagner une élection sans résultats économiques probants reste une gageure.

Vincent Tiberj : Cela dépend de la temporalité. Pour le second tour des départementales, il n’y aura évidemment aucun effet. Les conséquences pourront être minimes pour les élections régionales de décembre prochain mais si cela s’améliore d’ici 2017 cela pourra faire de lui un candidat crédible. Si cela s’améliore cela ne pourra pas lui nuire. Par contre, si cela s’aggrave, il aura du mal.

Chiffres du chômage : 12 800 demandeurs d’emploi de plus en février
Chômage : le gouvernement croise les doigts pour ce soir… et les 9 autres infos éco du jour
Pourquoi la légère embellie sur le front du chômage n’est pas près de bénéficier aux chômeurs les plus éloignés de l’emploi

Le chômage monte mais Rebsamen dégote le bon chiffre

Le nombre de demandeurs d’emploi est reparti à la hausse en février. Le gouvernement pointe, lui, une diminution sur deux mois.

La pause aura été de courte durée. Après une baisse en janvier – la première depuis quinze mois -, le nombre de demandeurs d’emploi est reparti à la hausse en France.

Pôle Emploi enregistre ainsi une augmentation avec 12 800 nouveaux inscrits en catégorie A (sans aucune activité) en février, qui efface quasiment la baisse de 19 100 du début d’année. Au total, Pôle Emploi comptait le mois dernier 3,494 millions d’inscrits en catégorie A (3,755 millions avec les DOM), un chiffre en hausse de 0,4% sur un mois et de 4,6% sur un an. Avec les catégories B et C (activité réduite), la hausse s’élève même à 30 400 (+ 0,6% sur un mois, + 6,5% sur un an), pour un total de 5,262 millions (5,561 millions avec les DOM). Seule catégorie à surnager en février : les moins de 25 ans, dont le nombre d’inscrits baisse de 0,3%. Pour les autres, la hausse se poursuit, notamment pour les seniors (+ 0,7%). Comme la plupart des mois précédents, la dégradation du marché du travail touche en particulier les chômeurs de longue durée (+ 0,7% sur un mois pour les plus d’un an) et surtout les «très longue durée» (+ 1,3% pour les plus de trois ans).

Saugrenu. Ce chiffre peu glorieux – même si la hausse reste modérée – n’a pas empêché le ministre du Travail, François Rebsamen, de trouver des motifs de satisfaction, avec un concept saugrenu, construit sur mesure pour les besoins d’une comparaison un peu flatteuse : la moyenne de l’évolution sur deux mois, mais seulement sur les deux premiers mois d’une année. «Ainsi, depuis le début de l’année, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A a diminué de 6 300 alors que sur l’année 2014 il avait augmenté en moyenne de 15 800 chaque mois. Depuis 2008, c’est la première fois que l’on constate une baisse du nombre d’inscrits en catégorie A sur les deux premiers mois de l’année», semble se réjouir la rue de Grenelle.

Et de voir dans ces chiffres un peu bricolés pour la circonstance «les premiers effets» des «réformes conduites par le gouvernement : « pacte de responsabilité et de solidarité », sécurisation des parcours professionnels, simplification de la vie des entreprises».

Pause. Reste que depuis deux mois, le chômage semble en effet marquer une pause, une baisse de 6 000 inscrits étant considérée par Pôle Emploi comme une quasi-stagnation. Une tendance qui pourrait perdurer cette année, sans pour autant faire baisser le chômage franchement. En effet, si la croissance doit être deux à trois fois plus importante en 2015 (+ 1%) qu’en 2014, elle ne devrait pas suffire, sauf accélération, à réduire significativement le nombre de chômeurs en France.

Les dépenses d’assurance maladie en hausse de 3,0% en février

PARIS (Reuters) – Les dépenses du régime général d’assurance maladie ont augmenté de 3,0% le mois dernier par rapport à février 2014, selon les données corrigées des jours ouvrés et variations saisonnières publiées mercredi par la Cnam.

Sur les douze derniers mois, leur progression atteint 3,1%, soit le même rythme qu’à fin janvier.

Les soins de villes (hors soins hospitaliers), qui représentent environ 45% du total des dépenses d’assurance maladie, ont augmenté de 3,4% en février et de 4% sur 12 mois.

Leur hausse tient à celle des remboursements de soins de généralistes (+4,2% sur le mois), due en partie à la progression de l’épidémie de grippe, précise la Cnam.

Les remboursements de médicaments délivrés en ville ont diminué le mois dernier de 0,2% et reculent de 0,4% en rythme annuel. Les versements aux hôpitaux ont progressé de 3,3%, dont +3,9% pour le secteur public et 0,5% pour le privé.

Les remboursements du régime général d’assurance maladie représentent 86% du total de l’Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie), dont l’évolution a été fixée à +2,1% en 2015.

(Yann Le Guernigou, édité par Emmanuel Jarry)

La grippe devrait coûter environ 180 millions d’euros cette année

La grippe devrait coûter environ 180 millions d’euros cette année, a déclaré le directeur de l’Assurance maladie, Nicolas Revel, dans un entretien par Les Echos, publié jeudi 26 mars. Ce qui représente une hausse inattendue des dépenses.

Un chiffre record de surmortalité hivernale

© Fournis par Francetv info « Chaque année, une provision de dépense de 100 millions d’euros (consultations, médicaments, arrêt de travail) est faite », précise le directeur général de la Caisse nationale d’Assurance maladie. Mais « compte tenu de l’ampleur de l’épidémie cette année, le surcoût devrait être d’environ 80 millions d’euros ». Il juge « totalement farfelu » le chiffre d’un milliard évoqué dans la presse.

« Au-delà de son coût, a-t-il poursuivi, cet épisode nous confirme que nous devons redoubler d’efforts pour améliorer la couverture vaccinale contre la grippe qui s’est réduite ces dernières années ». Débutée mi-janvier, l’épidémie de grippe devrait se terminer la semaine prochaine, indique par ailleurs l’Institut de veille sanitaire. Au total, 1 480 personnes ont été admises en réanimation depuis le 1er novembre, dont 210 sont mortes, ce qui est davantage encore que pendant la pandémie grippale de 2009-2010. La surmortalité hivernale a elle aussi atteint un record, selon un nouveau bilan, avec 12 000 morts supplémentaires.


15 Commentaires

piz98  • 

Mais qu’a réussi ce gouvernement de peintres ???? RIEN

PHILIPPE C  • 

Dimanche il faut vraiment faire comprendre à ce gouvernement que leur politique nous conduit au désastre ! Tous aux urnes et votons contre le PS !

Cleveland  • 

La presse qui est toujours aux ordres du gouvernement, fait ce qu’on lui dit de faire. C’est tout calculé et on savait tous que les chiffres seraient mauvais. Bref je ne crois pas en la liberté de la presse, aussi corrompue que nos zélites….

?????  • 

et pendant ce temps là il y a encore 19% de demeures qui votent encore PS

rhalovely  • 

bof, on arrive à +700 000 depuis mai 2012….ça devient une habitude

René  • 

Si c’était son dernier raté, çà pourrait donner un peu d’espoir.
Enfin, tant que la réalité ce ne sera pas pire que tout ce qu’il peut raconter.

Merline  • 

Déjà, si l’Etat voulait bien ordonner aux Maires de France d’octroyer un emplacement aux personnes qui ont investi tout leur argent dans l’installation d’un Food truck pour sortir du chômage, cela ferait quelques chômeurs de moins.
Mais non, les Mairies refusent tout emplacement, sans aucun argument.
Alors ces personnes qui ont fait l’effort d’essayer de s’en sortir revendent et sont de nouveau au chômage avec, en prime, une main devant et une main derrière… et un gros crédit pour mieux s’enfoncer !
De quel droit, ll’Etat décide de la vie des gens ? Toi…oui, toi…oui, toi…non…
Tout ça pour protéger les restaurateurs qui sont sur le fil.

patrick f  •

Patrick. Avant d’exploser en 1989, la ponction publique de l’URSS était de 90 % des richesses créées. Ici nous en sommes presque à 60 %. Dans un pays communiste (l’ex URSS ; Cuba aujourd’hui) ou semi communiste (la France de 2015) tout le monde est malheureux. Les Allemands sont à 44%, les Anglais à 43%, les USA à 38 %. Chez eux : forte croissance, plein emploi…

MPG  • 

les mensonges ne durent qu’un temps ! ce Président et ce gouvernement ne font que du vent !

Nico  •  

Encore deux années et le chemin sera long jusqu’en 2017. Ils peuvent faire encore pire pour finir de plomber le pays et refiler le tout. Sachant qu’ils ne seront pas réélus autant finir de tout saboter pour que l’héritage du prochain gouvernement en 2017 soit le plus pourri possible.

  • Lobeliarose  • 

    Forcément avec l’augmentation des impots et taxes, le non remboursement de nombreux médicaments.. Cela est du à l’austérité imposée aux Français …..mais pas à d’autres !!!

    Laurent  • 

    Moins de déficit et plus de chômage. Donc encore trop de déficit.

    Jean Louis Genies ·

    notre premier sinistre a dis un léger frémissement mon cul oui que des Pinocchios et dire qu’il y a encore des couillons qui votent ces abrutis
    Just  •

    En langage socialiste, c’est une régression de la baisse du chômage 🙂

    michel  •

    ils sont vachement forts ces socialos…faut voter pour eux pour continuer à entendre ce genre de konnerie!

    luc  •

    croissance négative
    inflation négative
    moyenne de l’évolution maintenant
    ils se foutent de la gueule du monde …. ou des sans dents

    Letac  • 

    Les socialos n’ont pas leur pareil pour faire mentir les chiffres, réécrire l’histoire de France faire croire aux garçons qu’ils sont des filles et aux Français qu’ils sont de gauche.

    AndrySmart  • 

    Ce qui m’étonne c’est que le chiffre du chômage devrait s’aggraver sérieusement du fait de l’impossibilité pour le moment d’avoir une économie mondiale en hausse :
    Les chinois ont des soucis dans leur marché intérieur.

    Francis  •

    C’est un rigolo !

  • –                                          « L’année 2015 sera l’année du retour de la croissance ». On dirait un commentaire de Madame Soleil. Manque plus que  »en particulier pour les natifs du troisième décan ». On pourrait rajouter:  »Si vous êtes nés sous le signe de la rose, votre entourage sera méfiant. Mieux ne vaut pas faire passer des vessies pour des lanternes ou vous risquez de vous retrouver seuls ».

    @ : Et en Grande Bretagne plusieurs mois pour avoir un rendez vous dans un hôpital et trois fois plus de travailleurs pauvres qu’en France et sauf que la croissance profite aux riches. En Angleterre il vaut mieux être jeunes diplômés et en bonne santé, si c’est votre cas allez y. Dans ma région il y avait beaucoup de retraités Anglais qui avait acheté une maison pour leur retraite, beaucoup on vendu a la suite de l’écroulement de leur monnaie et de leurs fonds de pension. Il ne faut pas écouter tout ce que l’on vous dit dans les médias, moi ce que je vous dis vient de personnes qui sont anglaises et qui savent de quoi exactement il retourne et qui me disent que vous les Français vous n’êtes jamais content et que nous devrions ouvrir les yeux.

    @hacquin : Vous n’exagérez pas un peu quand même, d’où tenez vous ces chiffres du FN peut être

    –                                                 Quelle catastrophe ce Valls,que pense t-il des milliers de Français qui quittent le pays tous les jours pour trouver du travail à l’étranger ?

    –                                    En même temps avec toutes les augmentations incroyables et scandaleuses d’impots et taxes en tous genres qui ont mis à genoux certaines familles je ne comprend meme qu’on ne soit pas sous la barrre des 2%.. Si c’est comme pour le chômage qui avait  soit-disant en passant baissé……

    –                                                           Le déficit est abyssal mais les cours du pétrole sont si bas que dans toute        l’europe les déficits sont plus faibles que prévus : nos amateurs au pouvoir champions de l’embauche de fonctionnaires continuent à nous mentir. 2 chiffres à retenir : 618000 élus en france contre 84000 en Gb. Un autre chiffre : 7 fois plus de croissance en Gb que chez nous, qui sommes champions de la dette et du chomage. Tous ces socialistes me donnent la nausée !

    –                                                 Ca ne sert à rien d’avoir des politiques qui soit disant ont fait des grandes études. Pour faire aucun de déficits dans le pays Et avoir taxé tout le monde pour obtenir des résultats autant mauvais

    TED T                                                           Demain sera meilleur, on peut le dire ça mange pas de pain.  17 miliards, au lieu de les distribuer aux ménages pour qu’ils consomment et reverser aux entreprises, non on préfère les donner directement à ceux là qui n’embauchent pas faute de consommation.
    Claude Brandibas Claude Brandibas           Que dit la météo ?  » Les vents sont favorables …  » à moins que dimanche on nous dise :  » De plusieurs régions de France, je sens se lever depuis quelques semaines un vent mauvais. »
    Au fait, qui disait ça, Valls ? …
    Non, c’est feu le maréchal, en 1941 !

    fraise desboires                                                Le chômage baissera quand la croissance sera au moins de 1,5% pendant 6 mois consécutifs minimum.                                                                                                                           Les entreprises n’embaucheront pas durablement tant que ce seuil de 6 mois ne sera pas atteint.                                      Ce ne sera donc pas pour cette année.

    En attendant les entreprises encaisseront notre pognon.

    Lilette Dauphinois                                                L’OFCE est un organisme indépendant. Donc ce n’est pas du bla bla socialiste comme vous le dites. Mais on se demande pourquoi, sous Sarko on nous présentait des statistiques trimestrielles, donc une moyenne, et maintenant elles sont mensuelles, donc plus sujettes aux critiques.
    fraise desboires                                                    La baisse de l’euro tant attendue par le PS a apporté 12000 chômeurs de plus juste en catégorie A                                                                                                                                    En plus elle nous permet de payer le gasoil plus cher puisque nous payons le pétrole en dollars.                                          Et les capitaux fuient l’Europe et pas que la Grèce car l’euro est trop bas…..
     « Les vents sont favorables » ………..comme ce matin où l’Obs sentait le frémissement vers une baisse consécutive pour le deuxième mois.     On se marre bien .       L’obs a placé ce sujet en 5eme position , ce n’est pas important 12000 chômeurs en plus.
    pascal  •  

    supprimer la cmu et hop plus de déficit

    • sestri  •  

      on oublie de parler des millions de personnes qui ne peuvent pas se soigner !! le désert médical existe lorsque les frais de transport ne sont pas rembousés comment payer ces frais de transport 50 60 kms aller idem pour le retour plus le temps d attente d’ailleurs il n y a plus de taxis normaux il n’y a que des taxis conventionnés avec la Sécu ils envoient leurs bordereaux via internet et leurs comptes bancaires sont crédités liberté égalité fraternité ds ce cas égalité !!!
      les gens n ont pas d’ane ni d’anier

    • jacques  •  

      C’est bizarre, quand il s’agit des tués sur la route le gouvernement sait prendre des mesures radicales pour faire diminuer le taux de morts.
      Pour l’assurance maladie et le chômage c’est bizarre il n’y a pas de solution radicale.
      Comme si ces fléaux rapportent gros à l’état au point de ne pas vouloir trouver une solution…

    https://s.yimg.com/rq/darla/2-8-8/html/r-sf.html

    Un village français : retour de la milice

    Laisser un commentaire

    parité temporaire

    Départementales: la droite nettement en tête, le FN toujours à 25%

    La droite est arrivée dimanche nettement en tête du 1er tour des départementales devant une gauche divisée qui risque d’être éliminée dans plusieurs centaines de cantons, et loin devant le FN qui obtient 25%, un score sensiblement équivalent à celui de élections européennes

    Si le PS, autour de 20%, est largement au-dessus de son score des européennes de 2014 (environ 14%), sa désunion avec le Front de gauche et les écologistes risque de priver la gauche d’un grand nombre de sièges, alors que celle-ci détenait 61 départements. De nombreux conseils départementaux pourraient donc basculer à droite dimanche prochain.

    Pour le parti de François Hollande, il s’agirait alors d’un nouveau et sérieux coup de semonce à deux ans de l’élection présidentielle de 2017.

    L’ensemble des listes de droite recueillerait de 37,2% à 37,6%, devant l’ensemble des listes de gauche (33,7 à 37,1%), tandis que le Front national, régulièrement annoncé à 30% voire plus dans les sondages ces dernières semaines, recueillerait de 24,5% à 26,4%, selon les estimations disponibles vers 21H30.

    Par partis, l’alliance UMP-UDI obtiendrait entre 29,7% et 32,5%, le PS entre 19,7% et 24%. Le Front de gauche recueillerait de 5,9% à 9,7%, les divers gauche entre 4% et 7,7%, les divers droite de 3,8% à 7,8%.

    L’ensemble de la gauche, qui pointait à 34,04% au soir des européennes, a plutôt bien résisté alors que les observateurs lui prédisaient une déroute sans précédent dans la droite ligne des municipales et des européennes de 2014.

    Le score du Front national sonne aussi comme un encouragement pour Manuel Valls, qui s’était engagé dans la campagne en fustigeant le parti de Marine Le Pen, évoquant sa « peur pour la France » de le voir arriver en tête. « Quand on mobilise les Français, ça marche », s’est-il réjoui depuis Matignon.

    Le Premier ministre a appelé au rassemblement de la gauche, « trop dispersée » au premier tour, et appelé au désistement républicain dans les cantons face au FN, un message également porté par le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

    « Ce soir, les formations républicaines ont tenu leur place. L’extrême droite, même si elle est trop haute, n’est pas la première formation politique de France », s’est-il félicité.

    – Les divisions pourraient plomber la gauche –

    Signe que le score de la gauche ne la vaccine pas contre une défaite, elle serait éliminée dans près de 1.000 cantons, soit près de la moitié des circonscriptions, selon le président de l’UDI (centre-droit) Jean-Christophe Lagarde.

    Selon une étude du Cevipof, la gauche n’était rassemblée autour d?un binôme que dans 433 cantons, contre 1.285 pour la droite.

    Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a reconnu un « risque d’un basculement massif des départements », qui « annonce une large victoire de la droite et de l’extrême droite ».

    La gauche contrôlait jusqu’à présent 60 départements (dont 49 pour le PS avec Paris). Les estimations d’avant vote lui prévoyaient la perte de 20 à 30 conseils généraux.

    Selon les différentes estimations, le PS, seul, n’aurait recueilli qu’entre 19,7 et 25% des voix.

    Le Front National réalise, en pourcentage, un score sensiblement comparable à celui des européennes (24,86%, 4,7 millions de voix), qui l’avaient propulsé au rang bruyamment revendiqué de « premier parti de France ». Il gagne également près de 10 points par rapport aux cantonales de 2011. Mais le parti de Marine Le Pen arrive loin des 30% régulièrement prévus par les instituts de sondages.

    Mme Le Pen a toutefois affiché sa satisfaction, affirmant que le FN avait réussi « l’exploit » de dépasser son score des européennes et appelant une nouvelle fois le « chef de campagne » Manuel Valls à démissionner.

    Après les municipales de 2014, la droite remporte un nouveau succès à l’occasion de ce premier tour qui constituait le premier rendez-vous électoral depuis l’élection à la présidence de l’UMP de Nicolas Sarkozy.

    « Les conditions d’un basculement massif en faveur de la droite et du centre sont réunies », s’est félicité l’ancien président, tout en renouvelant sa consigne de « ni-ni » pour le deuxième tour, à savoir ni FN, ni PS dans les cantons ou la droite est éliminée.

    M. Sarkozy peut se prévaloir de ce résultat, qui pourrait pourtant davantage refléter la pertinence de la stratégie d’union avec le centre défendue par son rival pour 2017, Alain Juppé. Ce dernier a évoqué un « désaveu de la majorité » et s’est félicité de l’absence de « vague Bleu Marine ». « La seule force d’alternance » est l’alliance de la droite et du centre, a-t-il jugé.

    Le radical de gauche Jean-Michel Baylet a été réélu dès le premier tour dans le Tarn-et-Garonne, tout comme le socialiste Henri Emmanuelli dans les Landes. Le secrétaire d’Etat socialiste André Vallini (Isère) et l’ancien ministre PS de l’environnement Philippe Martin (Gers) sont eux en ballotage.

    L’abstention devrait selon les projections avoisiner 48,5% à 49,5%, un taux légèrement supérieur à celui enregistré lors des européennes de mai 2014 et nettement inférieur à celui des élections cantonales de 2011 (55,68%).

    Départementales 2015 : l’UMP à 32,5 %, le FN à 25 %, le PS à 21 %

    Le Point –

    La désunion du PS avec le Front de gauche et les écologistes risque de priver la gauche d’un grand nombre de sièges et de présidences départementales.

    Des projections tablant sur 71 départements "probablement à droite", 19 "probablement à gauche" et 3 "sans majorité" à l'issue du second tour dimanche prochain.
    Des projections tablant sur 71 départements « probablement à droite », 19 « probablement à gauche » et 3 « sans majorité » à l’issue du second tour dimanche prochain. © WITT/VILLARD/SIPA

    La droite est sortie largement en tête du premier tour des départementales, alors que la gauche divisée est en passe de perdre dimanche prochain une trentaine de conseils généraux et que le FN, à plus de 25 %, est qualifié dans plus d’un canton sur deux.

    Si le résultat du PS, à un peu plus de 21 % selon une totalisation partielle du ministère de l’Intérieur, est largement au-dessus de son score des européennes de 2014 (14 %), sa désunion avec le Front de gauche et les écologistes risque de priver la gauche d’un grand nombre de sièges et de présidences départementales, alors que celle-ci détenait 61 départements.

    L’institut OpinionWay a publié des projections tablant sur 71 départements « probablement à droite », 19 « probablement à gauche » et 3 « sans majorité » (Pas-de-Calais, Vaucluse, Seine-Maritime) à l’issue du second tour dimanche prochain. Dans 43 départements (sur 98 où le scrutin avait lieu), le FN arrive en tête. Outre ses bastions du Sud-Est ou du Nord/Nord-Est, il termine premier jusque dans les Côtes-d’Armor (19 %), où gauche et droite étaient divisées. Surtout, après 8 élus dès le premier tour, il sera présent au second dans près de 1 100 cantons sur environ 1 900 encore à pourvoir.

    Le Nord perdu par la gauche

    Pour le PS de François Hollande – dont le fief corrézien reste menacé de basculer à droite – s’annonce un nouveau et sérieux coup de semonce, à deux ans de l’élection présidentielle de 2017. Ne garder qu’une vingtaine de départements correspondrait au scénario du pire redouté par l’exécutif. Symbole de ce revers, le Nord, qui compte le plus grand nombre de cantons et qui est un bastion de la gauche, est ainsi déjà perdu. « Les conditions d’un basculement massif en faveur de la droite et du centre sont réunies », s’est félicité l’ancien président Nicolas Sarkozy, tout en renouvelant sa consigne de « ni-ni » pour le deuxième tour, à savoir ni FN ni PS dans les cantons où la droite est éliminée.

    Après les municipales de 2014, la droite remporte un nouveau succès pour le premier rendez-vous électoral depuis l’accession à la présidence de l’UMP de Nicolas Sarkozy. La gauche sera d’ores et déjà absente dans 500 cantons au second tour, « dont une centaine que nous aurions pu remporter, en raison de la division de la gauche », a affirmé le secrétaire d’État Jean-Marie Le Guen. Un chiffre non confirmé à ce stade au PS.

    Selon les estimations de l’institut Ipsos, les listes investies par l’UMP ont obtenu 32,5 %. Les listes ayant le soutien du PS emporteraient, elles, 24 %. Le Front de gauche est crédité de 6,5 % des suffrages, tandis qu’EELV émarge à seulement 1,9 %. L’ensemble de la gauche, qui pointait à 34 % au soir des européennes, a pourtant plutôt bien résisté alors que les observateurs lui prédisaient une déroute sans précédent dans la droite ligne des municipales et des européennes de 2014. Elle réalise un score cumulé de 36,2 %, contre 36,5 % pour le bloc de droite, selon le dernier décompte publié vers 2 heures par le ministère. Mais ce coude-à-coude est en réalité purement théorique et ne devrait pas empêcher un revers électoral, en raison des divisions, selon les politologues.

    Ainsi, tard dans la nuit de dimanche à lundi, avaient par exemple déjà été élus au premier tour 220 candidats de droite (soit 110 binômes), 56 de gauche, 8 FN et 6 divers. La presse de lundi évoque une « raclée monumentale » pour le PS et retient surtout une « vague bleue » (UMP-UDI) plus que « bleu marine » (FN) qui a déferlé sur le premier tour.

    Débat sur le « ni-ni » à droite

    Le score du Front national (25,35 %, selon les derniers décomptes du ministère vers 2 heures), nettement inférieur aux 30 % que lui prédisaient plusieurs sondages, peut sonner comme un encouragement pour Manuel Valls. Le Premier ministre s’était pleinement engagé dans la campagne en fustigeant le parti de Marine Le Pen. « Quand on mobilise les Français, ça marche », s’est-il réjoui depuis Matignon.

    Marine Le Pen a toutefois affiché sa satisfaction, saluant « l’exploit » de dépasser le score des européennes (24,86 %), qui l’avait vu se revendiquer « premier parti de France ». Le parti frontiste gagne près de 10 points par rapport aux cantonales de 2011. « Objectivement, chacun peut vraiment se réjouir. L’UMP parce que, clairement, ils arrivent à se distinguer du Front national et arriver en première position. Le FN parce qu’il progresse par rapport aux dernières élections. Et puis le PS parce que notamment le surplus de mobilisation leur a permis de passer la barre des 20 % », a souligné Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion chez Harris Interactive.

    L’abstention à 49 %

    Tous les responsables de gauche ont appelé à faire barrage à l’extrême droite, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis exigeant « la réciproque » à la droite. À droite, le « ni-ni » de l’UMP suscitait déjà le débat. Jean-Christophe Lagarde, président de son principal allié, l’UDI, a appelé à « faire barrage à l’extrême droite » avec un « bulletin républicain ». François Bayrou (MoDem) a lui aussi invoqué les « valeurs » pour justifier son opposition au « ni-ni ». À l’orée d’une dernière semaine de campagne, l’ex-ministre UMP Bruno Le Maire a toutefois appelé son parti à « rester très prudent », car il « reste un défi à relever, celui de battre le Front national » au second tour. Alain Juppé avait jugé un peu plus tôt que « la seule force d’alternance » était l’alliance de la droite et du centre.

    Pour sa part, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a reconnu un « risque d’un basculement massif des départements », qui « annonce une large victoire de la droite et de l’extrême droite ». La patronne d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, relativisant le faible score de son parti, a reproché au gouvernement et au PS d’être « responsables de la désunion autour d’eux ». Parmi les personnalités politiques candidates, le radical de gauche Jean-Michel Baylet a été réélu dès le premier tour dans le Tarn-et-Garonne, tout comme le socialiste Henri Emmanuelli dans les Landes et Patrick Devedjian (UMP, Hauts-de-Seine). Le ministre des Sports Patrick Kanner (Nord), les secrétaires d’État socialistes André Vallini (Isère) et Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales) sont, eux, en ballottage, souvent favorable.

    L’abstention, qui avoisine les 49 %, est nettement inférieure aux européennes de mai 2014 (57,5 %) et des cantonales de 2011 (55,7 %).

    Départementales: l’UMP devance le FN, la gauche distancée

    PARIS (Reuters) – L’UMP et ses alliés centristes se sont imposés dimanche en tête du premier tour des élections départementales, devançant le Front national, qui perd le pari du plébiscite, et le Parti socialiste, qui paye le prix de la désunion de la gauche.

    L’UMP-UDI-MoDem recueille 30,32% des voix, le PS et ses alliés résistent mieux qu’annoncé avec 21,31%, le FN obtient 25,97%, en légère progression par rapport aux européennes de 2014 (25,47%) mais moins que ne l’espérait Marine Le Pen, selon des résultats partiels du ministère de l’Intérieur.

    Le Front de gauche est crédité de 6,83% et les Verts, qui ne s’étaient alliés au PS que dans 20% des cantons et s’étaient rapprochés de l’extrême gauche, s’effondrent, à 1,85%.

    Le bloc de droite, sous l’égide de Nicolas Sarkozy, s’affirme comme la première force politique avec 37,75% devant le pôle de gauche (35,02%) et le FN. La participation a été supérieure à celle des cantonales de 2011 (où la moitié des Français avaient voté), autour de 50%.

    « Même si le Front national gagne plus de dix points par rapport aux cantonales de 2011, sa progression marque le pas, on semble avoir atteint un plafond », a relevé le PDG de CSA, Bernard Sananès, sur BFM TV.

    Ce scrutin local, qui augure traditionnellement du rapport de forces pour la présidentielle, marque pour Nicolas Sarkozy un succès dans la perspective de la primaire de 2016 à droite.

    Il s’agissait pour l’ancien chef de l’Etat du premier test électoral d’importance depuis son accession à la tête de l’UMP le 29 novembre dernier.

    Le « NI NI » A L’ÉPREUVE DU SECOND TOUR

    Il s’est sans attendre projeté en 2017 en déclarant, lors d’une brève allocution au siège du parti d’opposition: « L’alternance est en marche et rien ne l’arrêtera ».

    Il a appelé à la mobilisation pour le second tour, le 29 mars, en s’adressant particulièrement aux électeurs du FN, dont il assure « entendre l’exaspération ».

    Nicolas Sarkozy a réitéré son opposition à toute alliance avec le FN et réaffirmé la doctrine contestée du « ni ni » (ni FN ni Front républicain) qui risque à nouveau de montrer ses limites localement dimanche prochain.

    Alain Juppé, son plus sérieux rival à droite pour la présidentielle de 2017, a poursuivi le duel à distance en estimant que sa stratégie de large rassemblement avec le centre, jusqu’au MoDem, le parti de François Bayrou rejeté par les électeurs sarkozystes, était validée.

    « Il apparaît très clairement que la seule force d’alternance crédible aujourd’hui, c’est (…) le rassemblement de la droite et du centre », a dit le maire de Bordeaux.

    Le député UMP Bruno Le Maire a invité à la prudence dans son camp, soulignant « la forte poussée du FN dans les zones rurales ». « Nous ne sommes pas assez convaincants et nous laissons le FN gagner du terrain ».

    VALLS APPELLE AU RASSEMBLEMENT

    Malgré une carte des départements virant nettement au bleu, Manuel Valls, qui avait dramatisé la campagne en l’axant contre le « danger » du FN, a estimé que les formations républicaines avaient « tenu leur place » et s’est réjoui que l’extrême droite ne soit pas « la première formation de France ».

    « Les candidats de la majorité ont réalisé des scores honorables », a affirmé le Premier ministre à Matignon.

    Il a exhorté au rassemblement au second tour « pour gagner le plus grand nombre de cantons et de départements » et a invité « tous les républicains à faire barrage à l’extrême droite ».

    De Pierre Laurent (Parti communiste) à l’écologiste Emmanuelle Cosse, les responsables de gauche lui ont fait écho.

    Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, a estimé que la gauche serait absente du second tour dans environ 500 des 2.000 cantons en raison de sa division.

    Marine Le Pen s’est félicitée des performances des candidats FN en dépit, a-t-elle dit, d’une « campagne ordurière et violente » de Manuel Valls. Le parti ne comptait qu’un sortant.

    La présidente du FN a réclamé le départ du Premier ministre, qui doit « maintenant écouter le message des urnes et avoir la décence de présenter sa démission ».

    François Hollande avait déclaré dès avant le scrutin que la ligne politique et le Premier ministre resteraient les mêmes quel que soit le résultat.

    Pour ce scrutin inédit, qui remplace les cantonales, quelque 43 millions de Français doivent élire un couple de conseillers dans 2.054 cantons pour renouveler les exécutifs départementaux, à l’exception de Paris, Lyon, Guyane et Martinique.

    Le rapport de forces gauche-droite est actuellement de 61-41 sur les 102 départements que compte la France.

    Départementales 2015 : « Si le FN a déçu, c’est seulement par rapport aux sondages »

    L' Obs

    Le politologue Pascal Perrineau analyse les résultats du premier tour : « la tripartition de la vie politique française est confirmée ».

    Marine Le Pen KENZO TRIBOUILLARD / AFP Marine Le Pen KENZO TRIBOUILLARD / AFP

    Pascal Perrineau est politologue. Enseignant à sciences Po, il a dirigé le Cevipof. Il est notamment l’auteur de : « La France au Front » (Fayard, 2014).

    Quels enseignements tirez-vous de ce premier tour ?

    – Le taux d’abstention a été moins élevé que prévu et on a observé un petit mouvement de mobilisation. Mais il faut tout de même rester lucide. Un électeur sur deux s’est abstenu. C’est mieux qu’en 2011. Mais c’est largement au-dessus du taux d’abstention moyen pour ce type d’élection. La première force reste encore l’abstention.

    Le FN ambitionnait d’être à nouveau « le premier parti de France » après les élections européennes de 2014. Cette fois, il est devancé par l’UMP.

    – Si le FN a déçu, c’est seulement par rapport aux sondages qui l’annonçaient à 30%. Depuis les dernières cantonales en 2011, son score a augmenté de dix points. Et dans certains cantons, il passe la barre des 50% dès le premier tour. Ce n’est pas le premier parti de France. Mais il est dans une forte dynamique et se retrouve roue dans roue avec le Parti socialiste et ses alliés. Il va pouvoir se maintenir dans au moins une centaine de cantons. Cela n’empêchera pas la reconquête de la droite. Mais la tripartition de la vie politique française est confirmée.

    Ensemble, les partis de gauche rassemblent près de 35% des voix. Peut-on dire que la gauche a bien résisté ?

    – Non. Elle est passée de 50 à 35% depuis les dernières cantonales. Et la tâche s’annonce compliquée au second tour car même en surmontant  les divisions, elle n’est pas dans une dynamique majoritaire dans beaucoup de cantons. Et n’a quasiment pas de réserves de voix. Elle n’a pas été humiliée. Mais elle n’a pas résisté pour autant.

    Comment expliquer cet échec autrement que par un vote sanction de la politique gouvernementale ?

    – C’est une élection intermédiaire. Et les partis au pouvoir perdent traditionnellement ces élections. Mais les socialistes n’ont pas su articuler un bilan national positif avec leurs bilans locaux. Manuel Valls a récemment multiplié les discours antifascistes. Cela a peut-être permis d’obtenir un ou deux points. Mais le ressort est amorti.

    Surtout, la gauche dans son ensemble a fait une erreur tactique avec son extrême division. La gauche alternative n’en a pas profité. Le Front de gauche et surtout les écolos ont réalisé des scores très faibles. Ces deux formations ne rencontrent presque aucun écho, notamment chez les populations en crise. On ne peut donc pas dire que la gauche est sanctionnée car la politique du gouvernement n’est pas assez à gauche.

    Quelle lecture l’exécutif peut faire de ce premier tour ?

    – Il y a une urgence. Le président et le Premier ministre ne pourront pas se contenter d’un discours anti-FN pendant des mois. Il y a eu tellement d’effets d’annonce que seuls des résultats positifs tangibles permettront de mobiliser. Auparavant, la gauche pouvait jouer du rejet du FN et du retour raté de Nicolas Sarkozy. Vis-à-vis du premier, son discours ne fonctionne plus. Et le score du bloc UMP-UDI pourrait modifier le regard porté sur le second.

    La France n’est vraiment pas à gauche. La victoire de 2012 avait été bâtie sur des succès aux élections locales. La droite fait de même. Elle a déjà gagné les municipales, et continue sur sa lancée.

    Dimanche prochain, il y aura beaucoup de duels UMP-FN et PS-FN. Le Front national va nécessairement engranger des élus et poursuivre son implantation locale.

    Vidéos Politique
    Départementales : pourquoi Sarkozy a la victoire modeste

    Départementales: le FN arrive en tête dans 43 départements

     LEXPRESS.fr

    La gauche est éliminée dès le premier tour dans au moins un canton sur quatre. Elle a déjà perdu le Nord et la Seine-et-Marne.

    Départementales: le FN arrive en tête dans 43 départements

    La présidente du FN Marine Le Pen, le 17 mars 2015 au Pontet(sud)    afp.com/Anne-Christine Poujoulat

    La droite bien partie pour une razzia de conseils départementaux dimanche prochain, le Front national solide sur ses bases et un bloc de gauche qui prend une claque moins violente que prévue. Voilà pour les enseignements de ce premier tour des départementales 2015.

    >> Revivez la soirée électorale et suivez en direct le lendemain du premier tour des départementales

    Selon l’institut Opinionway, 71 départements pourraient être remportés « probablement par la droite », 19 « probablement à gauche » et 3 « sans majorité » (Pas-de-Calais, Vaucluse, Seine-Maritime).

    >> Retrouvez les résultats de votre département

    Dans 43 départements (sur 98 où le scrutin avait lieu), le FN arrive en tête. Outre ses bastions du sud-est ou du nord/nord-est, il termine premier jusque dans les Côtes d’Armor (19%), où gauche et droite étaient divisées. Surtout, après 8 élus dès le premier tour, il sera présent au second dans près de 1100 cantons sur environ 1900 encore à pourvoir.

    La gauche abstente dans 1 canton sur 4

    Pour le PS de François Hollande -dont le fief corrézien reste menacé de basculer à droite- s’annonce un nouveau et sérieux coup de semonce, à deux ans de l’élection présidentielle de 2017. Ne garder qu’une vingtaine de départements correspondrait au scénario du pire redouté par l’exécutif.

    Symbole de ce revers, le Nord, qui compte le plus grand nombre de cantons et qui est un bastion de la gauche, est ainsi déjà perdu.

    La gauche sera d’ores et déjà absente dans 500 cantons au second tour, « dont une centaine que nous aurions pu remporter, en raison de la division de la gauche », a affirmé le secrétaire d’Etat Jean-Marie Le Guen. Un chiffre non confirmé à ce stade au PS.

    Selon les estimations de l’institut Ipsos, les listes investies par l’UMP ont obtenu 32,5%. Les listes ayant le soutien du PS emporteraient elles 24%. Le Front de gauche est crédité de 6,5% des suffrages, tandis qu’EELV émarge à seulement 1,9%.

    L’ensemble de la gauche, qui pointait à 34% au soir des européennes, a pourtant plutôt bien résisté alors que les observateurs lui prédisaient une déroute sans précédent dans la droite ligne des municipales et des européennes de 2014.

    Elle réalise un score cumulé de 36,2%, contre 36,5% pour le bloc de droite, selon le dernier décompte publié vers 02h00 par le ministère. Mais ce coude-à-coude est en réalité purement théorique et ne devrait pas empêcher un revers électoral, en raison des divisions, selon les politologues.

    220 candidats de droite déjà élus

    Ainsi, tard dans la nuit de dimanche à lundi, avaient par exemple déjà été élus au premier tour 220 candidats de droite (soit 110 binômes), 56 de gauche, 8 FN et 6 divers.

    La presse de lundi évoque une « raclée monumentale » pour le PS et retient surtout une « vague bleue » (UMP-UDI) plus que « bleu Marine (FN) qui a déferlé sur le premier tour.

    Parmi les personnalités politiques candidates, le radical de gauche Jean-Michel Baylet a été réélu dès le premier tour dans le Tarn-et-Garonne, tout comme le socialiste Henri Emmanuelli dans les Landes et Patrick Devedjian (UMP, Hauts-de-Seine). Le ministre des Sports Patrick Kanner (Nord), les secrétaires d’Etat socialistes André Vallini (Isère) et Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales) sont eux en ballottage, souvent favorable.

    Ce qu’il faut retenir des résultats des élections départementales

    Le Monde |

    Au quartier général du Front national à La Valette (Var), le 22 mars.

    Une France bleu horizon. La très nette victoire de l’UMP et le score inédit du Front national dans des élections locales constituent, à en juger les premiers résultats, les principaux enseignements du premier tour des élections départementales, qui s’est achevé à 20 heures dimanche 22 mars.

    Lire aussi : Départementales : les chiffres-clés à retenir du premier tour

    Le ministère de l’intérieur a dénombré 220 élus de droite élus dès le premier tour des élections départementales, hors Guadeloupe, 56 pour la gauche, 8 pour le Front national. Le second tour devrait donner lieu à 1 536 duels, 314 triangulaires et même une quadrangulaire, en Haute-Vienne.

    A ce stade, 286 élus dès le premier tour
    Nombre de conseillers généraux élus (2 par cantons), sur 1 994 cantons dépouillés (soit 96 départements)
    Union de la droiteUMPUDIDivers droitePSUnion de la gauchePRGFront de gauchePCFDivers gaucheFNDivers0100255075Ministère de l’intérieur / Le Monde

    • L’UMP en tête

    Plus de 1 994 cantons ont été dépouillés et validés par le ministère de l’intérieur, soit 94 départements. Selon les décomptes du Monde, l’UMP et ses alliés sont en tête dans 41,18 % des cantons (821 cantons), et les divers droite dans 9,78 % (195) ; le PS et ses alliés dans 25,68 % des cantons (512 cantons), et les divers gauche dans 4,06 % (81 cantons). Le FN, quant à lui, est en tête dans 322 cantons, soit 16,15 % des cantons dépouillés.

    Résultats sur 1994 cantons
    Cantons en ballotageCantons en têteCantons élus au 1er tourUMP, UDI et alliésPS et alliésExtrême droiteDivers droiteDivers gaucheExtrême gauche / GaucheradicaleDiversCentreEELV010002505007501250Ministère de l’intérieur

    Peu après la divulgation des premières estimations, Nicolas Sarkozy s’est félicité que, dans un grand nombre de départements, « les conditions d’un basculement massif en faveur de la droite et du centre sont réunies ». Le président de l’UMP a appelé à la mobilisation pour le second tour, le 29 mars, afin de « conforter la dynamique » en faveur de la droite, alors que la droite a remporté 70 cantons dès le premier tour.

    Lire aussi : L’UMP se réjouit d’une victoire « assez large »

    Le patron de l’UMP a confirmé qu’il n’y aurait « aucun accord national ou local avec les dirigeants du FN ». Et de préciser la consigne : « Dans les cantons dans lesquels nos candidats ne sont pas présents au second tour, l’UMP n’appellera à voter ni pour le FN, avec qui nous n’avons rien en commun, ni pour le PS, dont nous ne partageons pas les choix. »

    Le chef de l’UMP s’est adressé aux électeurs qui se sont tournés vers le parti d’extrême droite : « Aux électeurs du FN, je dis que nous entendons leur exaspération. Mais ce parti, qui a le même programme que l’extrême gauche, qui s’est félicité de l’élection de l’extrême gauche en Grèce, n’apportera aucune solution aux Français. »

    Pour les responsables de la droite, cette victoire ne peut que renforcer le président de l’UMP pour son premier test électoral depuis son élection à la tête du parti. « Nicolas Sarkozy a été capable de rassembler le parti et d’être un bon chef d’orchestre pour cette campagne », estime le porte-parole du parti. « Nicolas Sarkozy est le président d’un parti victorieux, donc c’est toujours bon à prendre pour lui », observe M. Darmanin, avant de souligner que ce résultat ne donne pas un avantage définitif à l’ancien chef de l’Etat pour 2017 : « Il faut relativiser, car le scrutin d’aujourd’hui rassemble seulement près de 45 % des votants, alors qu’une présidentielle réunit près de 80 % des Français. »

    • Le FN, deuxième parti de France

    Les résultats confirment également l’installation et l’enracinement du Front national, qui, s’il échoue à s’installer dans la position du « premier parti de France » qu’ambitionnait d’occuper Marine Le Pen, fait le meilleur score de son histoire dans des élections locales, avec environ 26 % des votes.

    Surtout, le Front national s’enracine. Il est en bonne position dans ses fiefs, et notamment dans les villes qu’il a conquises aux dernières municipales, et participera à un nombre important de seconds tours. Marine Le Pen a pris la parole pour se réjouir de « l’exploit » réalisé par le Front national, qui est parvenu à « dépasser son score des européennes ». « Ce vote montre que les Français veulent retrouver leur liberté et ont compris qu’une autre politique est possible », a affirmé la dirigeante du FN, lors d’une déclaration au siège de son parti.

    Lire aussi : Le Var, une demi-victoire pour le FN

    Marine Le Pen a affirmé que « le nombre impressionnant de seconds tours auxquels seront présents des candidats FN et l’éviction des candidats PS de mille cantons montrent notre succès ». Dans certains départements comme le Var, le FN fait plus de 30 % dans tous les cantons. Dans le Nord, il sera au second tour dans 37 cantons sur 41.

    Le FN a même remporté dès le premier tour plusieurs cantons : celui d’Eurville-Bienville en Haute-Marne (50,35 %), du Pontet dans le Vaucluse (53,70 %), de Fréjus dans le Var (51,17 %), de Vic-sur-Aisne dans l’Aisne (53,80 %). Il y a quatre ans, il n’avait obtenu l’élection que de deux conseillers généraux.

    Lire aussi : Marine Le Pen au « Monde » : « Nous avons délogé le PS »

    • Sévère échec pour le PS

    Sans surprise, le Parti socialiste subit un revers important, n’arrivant qu’en troisième position alors qu’il partait de très haut pour ce scrutin départemental, qu’il avait emporté en 2011 avec 25 % des voix.

    « Ce n’est pas l’énorme défaite, pas si catastrophique », minimisait-on pourtant dimanche soir rue de Solférino, en argumentant que ce résultat, qui confirmait l’installation du tripartisme, « incitait au rassemblement de la gauche dès le premier tour ». « Le bloc de gauche résiste mieux que prévu », voulait croire Carlos Da Silva, porte-parole du PS et proche du premier ministre. « Il va falloir que les autres partis de gauche comprennent qu’on est entré dans une phase de tripartisme, et donc qu’il faut se rassembler. Dans beaucoup d’endroits, si vous additionnez les scores de la gauche, on aurait été largement en tête. »

    Manuel Valls a été le premier à commenter les résultats, et à se « féliciter » de voir que « le Front national n’est pas la première force politique de France ». Le premier ministre, très impliqué dans la campagne, a rappelé que « rien n’est joué » avant le second tour, soulignant que le bloc de gauche est « à peu près équivalent à celui de droite », soit un « score honorable ».

    Mais malgré ces mots rassurants, le Parti socialiste n’évite pas la déroute. Alors qu’il remporte 15 cantons dès le premier tour, il est largement devancé dans la plupart de ses fiefs, et paye le prix fort de ses divisions avec le Front de gauche et les écologistes. Dans le Nord par exemple, tenu depuis 1998 par le PS, le parti est éliminé dans 27 cantons sur les 41 que compte le département le plus peuplé de France

    • D’importantes disparités dans le reste de la gauche

    La chute est rude pour Europe écologie – Les Verts, qui s’effondre par rapport à 2011. Le parti écologiste ne récolte que 1,9 % des voix selon les estimations, très loin des 8,2 % obtenus lors des précédentes élections cantonales. La secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, a appelé dimanche soir « les écologistes à se rassembler autour des candidatures de gauche qui le voudront bien ».

    Le Front de gauche, lui, parvient à résister. Crédité de 6,5 % des suffrages, le parti a réussi à remporter dès le premier tour trois cantons. Les communistes espérent aussi conserver dimanche prochain le Val-de-Marne, fief du PCF depuis 1976 mais convoité par la droite. « Les résultats du premier tour montrent qu’il y a de très grandes chances que le département reste géré par la gauche et dirigé par un communiste », a déclaré à l’AFP le président PCF sortant du conseil général, Christian Favier.

    • L’abstention moins importante que prévue

    François Hollande avait prévenu après avoir voté en matinée dans son fief corrézien de Tulle : « Aujourd’hui, la question, c’est le score du Front national » et « l’abstention ». C’est en effet la dernière surprise de cette élection : les Français se sont davantage mobilisés que lors du précédent scrutin.

    Une totalisation partielle du ministère de l’intérieur vers 3 heures du matin (sur 86 % des inscrits) montrait une abstention de 49,82 %. Un niveau nettement inférieur au taux constaté par le ministère de l’intérieur au premier tour des cantonales de 2011 (55,68 %) ou des européennes de 2014, mais très supérieur à celui des cantonales de 2008 (35,13 %).

    Si Manuel Valls s’est réjoui, peu après 20h, que « les Français aient voté plus que prévu », il a regretté que « trop de Français (aien)t encore fait le choix de ne pas se rendre aux urnes » et souligné que « notre premier défi est toujours là : mobiliser les électeurs, leur redonner confiance ». La carte des résultats par département confirmait aussi les fortes disparités territoriales, avec par exemple 33,89 % d’abstention en Lozère ou 39,89 % dans le Gers, contre 55,13 % en Moselle et 55,06 % en Seine-et-Marne, illustrant une plus faible fréquentation des urnes en Ile-de-France.

    DIRECT – Elections départementales : l’UMP divisé sur la ligne à tenir face au FN

    APRES LE VOTE – Au lendemain du premier tour des élections départementales, qui a consacré une première victoire pour l’UMP et de ses alliés, l’heure est aux tractations, calculs et consignes de vote en vue du second tour, dimanche prochain. Résultats, déclarations, polémiques, suivez avec nous tous les moments forts de ce lundi 23 février

    Les comptes ne font que commencer dans les états-majors politiques.

    Les comptes ne font que commencer dans les états-majors politiques. Photo : AFP

    Des logiciels pour déconstruire la rhétorique du Front national et des Le Pen

    Rémi Noyon | Journaliste Rue89

    Cécile Alduy, coauteure de « Marine Le Pen prise aux mots », a mené l’analyse lexicale des discours de Jean-Marie Le Pen et de sa fille : derrière le vocabulaire rénové, le fond idéologique demeure identique.

    Marine Le Pen et ses mots

    En librairie, il n’a l’air de rien. Un énième bouquin sur le Front national. Et pourtant, le travail de Cécile Alduy et Stéphane Wahnich (« Marine Le Pen prise aux mots », Seuil, février 2015) mérite d’être lu. S’élevant au-dessus du « bruit » médiatique quotidien, il replace le discours des Le Pen dans le temps long et permet d’en décortiquer les ressorts.

    La thèse ? Elle tient en deux phrases :

    • « L’analyse lexicale nous conduit à conclure qu’en dépit de son apport sur les thématiques économiques et l’abandon des références raciales explicites, Marine Le Pen n’a pas fondamentalement altéré le logiciel de pensée frontiste : sa version en actualise la présentation et le vocabulaire, non le fond idéologique. »
    • « Le paradoxe du discours mariniste est d’un côté de manier une novlangue technocratique pour des discussions de politique économique parfois absconses, et, de l’autre de se nourrir d’un récit mythologique et hyperbolique dans la lignée de celui de son père. »

    Plus intéressant encore : cette analyse n’est pas sortie du nez d’un éditorialiste. C’est le résultat quasi-« scientifique » atteint grâce à des logiciels qui ont mouliné un très large corpus. Sans surprise, le livre rencontre un beau succès médiatique à l’approche des départementales.

    J’ai passé un coup de fil à Cécile Alduy, prof de littérature, pour causer des résultats mais aussi – et c’est peut-être tout aussi important – de la méthode employée, plutôt neuve dans les sciences politiques.

    La couverture du livre « Marine Le Pen prise aux mots », Seuil, 2015

    Rue89 : Comment résumeriez-vous votre démarche ?

    Cécile Alduy : Nous utilisons sur un corpus de textes politiques les outils de l’analyse littéraire traditionnelle et de la sémiologie assistée par des logiciels informatiques.

    Vous avez été surprise par certains résultats ?

    Je ne pensais pas que le vocabulaire de Marine Le Pen changeait si profondément en fonction du média où elle s’exprime. Avec le logiciel Hyperbase (voir plus bas), nous sommes en mesure de créer des sous-catégories et donc de comparer des discours prononcés à la radio, à la télévision ou en meeting (1er mai, université d’été, etc.). La différence entre ces « lieux » est très claire.

    A la télévision ou à la radio, quel que soit le thème, le discours est extrêmement normalisé, abstrait, très technocratique, connoté positivement. A l’inverse, les discours des meetings sont presque superposables à ceux de Jean-Marie Le Pen. C’est un quasi-calque du « graphe » de son père.

    C’est la thèse de votre livre : la dualité entre cette langue technocratique aseptisée et le récit mythologique sous-jacent, qui, lui, est bien ancré à l’extrême droite ?

    Oui. Même dans les discours en apparence technocratiques, où Marine Le Pen s’adapte à la langue politique commune, il y a des mots qui sont riches d’allusions à un sous-texte idéologique.

    Lorsqu’elle passe à la radio ou à la télévision, Marine Le Pen joue à un double niveau. Elle s’adresse à tous en adoptant un langage très policé, qui ne dépareille pas tellement du langage politique « classique ». Mais la base traditionnelle du Front national pourra quand même se reconnaître dans cette version adoucie car il y a des mots codés qui renvoient à un corpus idéologique plus marqué.

    Par exemple, quand elle parle de la famille, « cellule de base de la société », ça n’a l’air de rien, mais c’est un credo fondamental de la vision du monde maurassienne et contre-révolutionnaire. C’est une vision héritée de l’Ancien Régime. L’individu est déterminé par sa naissance, par son sang, son appartenance à une identité collective héritée (famille, nation) et non par sa raison et sa capacité d’autodétermination individuelle.

    Jean-Marie Le Pen explicitait les principes de sa philosophie. Il parlait d’inégalité des civilisations. Il entrait frontalement dans le débat sur les fondamentaux alors que Marine Le Pen se focalise sur la gestion des affaires courantes. Elle se défend d’être idéologique et veut donner une image très pragmatique. Alors qu’il est bien évident qu’aucun discours politique n’est exempt d’idéologie.

    C’est sa force d’ailleurs. Faire sens à partir d’un vocabulaire « techno », qui touche aussi à l’économie, alors que le PS et l’UMP semblent plus « asséchés »…

    Tout à fait. Les autres partis se sont tellement concentrés sur le côté « gestionnaire » qu’il n’y a plus de politique. Il n’y a que de l’économique, de la gestion, du management. Marine Le Pen est capable de prendre du recul pour donner du sens : la sauvegarde de la civilisation, la survie de la France. Elle réinjecte des enjeux qui semblent en valoir la peine. Dans un monde complexe et insaisissable, ce récit collectif permet de redonner des repères identitaires. Elle donne des clés de compréhension et fonde sa politique là-dessus.

    Il y a une expression qui recouvre cela dans votre livre : « la rhétorique de l’allusion ». Il n’y a plus besoin de prononcer le mot « race » pour comprendre de quoi on parle. Mais cela déborde le FN. Je pense à Gérald Darmanin, le député-maire UMP de Tourcoing, qui a traité Christiane Taubira, de « tract ambulant pour le FN »…

    L’énoncé de Darmanin est ambigu : est-ce que Christiane Taubira est un « tract ambulant pour le FN » parce qu’elle a une politique judiciaire trop « laxiste » ou parce que sa personne est un repoussoir ? C’est à l’auditeur d’y mettre le raisonnement sous-jacent. Jean-Marie Le Pen fait les choses de manière plus grossière. Quand il dit qu’il fera « une fournée » à propos de Patrick Bruel, c’est de la rhétorique de l’allusion pas très allusive… Marine Le Pen est beaucoup plus subtile.

    L’autre expression que vous mettez en avant est celle d’« entrisme lexical »…

    Tout le monde connaît l’entrisme politique des trotskistes. L’entrisme lexical, c’est le fait d’aller sur le terrain de l’adversaire pour changer les mots de l’intérieur. L’exemple le plus flagrant, c’est la laïcité. C’est un terme qui n’appartient pas du tout historiquement à la famille politique de Marine Le Pen. Mais elle est allée se positionner sur le terrain adverse pour transformer ce terme de l’intérieur, pour en proposer une interprétation maximaliste.

    Mais on reste à la surface ? Cela n’affecte en rien sa vision du monde ?

    Absolument. Pour elle, la laïcité, c’est une partie d’un héritage civilisationnel voire ethnoculturel « judéo-chrétien » plutôt qu’une définition juridique neutre d’une régulation des sphères du politique et du religieux.

    Revenons sur la méthodologie. Vous dites que cela apporte un regard neuf sur les sciences politiques. C’est vraiment nouveau comme méthode d’analyse ?

    Ce n’est pas complètement nouveau, mais c’est assez rare comme démarche du fait des divisions disciplinaires qui empêchent généralement ce genre de travaux croisés.

    Il faut des compétences en informatique, en sciences politiques et en linguistique et sémiotique, donc des équipes pluridisciplinaires.

    Il y a eu quelques travaux sur quelques corpus. C’est en train de se développer. Notamment parce qu’on a aujourd’hui des logiciels d’analyse de textes extrêmement puissants.

    Le gros problème en France est de trouver le financement pour constituer le corpus. Cela prend énormément de temps. Les corpus ne sont pas dans la nature en train de nous attendre. Il faut récupérer les discours, les transcrire, les indexer, les nettoyer, les préparer.

    D’ailleurs, comment avez vous constitué ce corpus ?

    L’Ina répertorie toutes les interventions télé et radio de plus de cinq minutes et tous les discours publics. Nous avons fait un relevé exhaustif de toutes les interventions publiques de Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen, à partir de son investiture à la tête du FN. Nous voulions des choses comparables : la parole des présidents du parti.

    Puis nous avons fait une ponction sur ces milliers de textes afin de représenter proportionnellement les différents supports médiatiques et le temps de parole des deux personnages. Cela a pris au moins un an, avec des étudiants qui nous ont aidés à retranscrire les vidéos.

    Quels logiciels avez-vous utilisés ?

    Nous avons utilisé trois logiciels principaux. Termino, un logiciel canadien très ancien des années 90. Il s’est avéré utile mais insuffisant. Il compte la fréquence des mots. On peut ainsi dire que le mot « France » est le premier substantif utilisé chez les deux personnages. Mais qu’est-il dit de ces sujets ?

    C’est là qu’intervient Hyperbase, qui permet de connecter les mots entre eux et de repérer des constellations lexicales. Par exemple le mot immigration. Pour Jean-Marie Le Pen, c’est immigration « de masse », « massive », « insécurité », etc. On peut comparer avec Marine Le Pen pour voir si elle dit la même chose sur ce thème.

    Enfin, nous avons utilisé Voyant-tools qui permet de visualiser des nuages de mots et de suivre l’évolution d’un terme à travers le temps. Cela contextualise l’approche lexicale qui sinon peut aplatir les choses historiquement.

    Extrait du livre « Marine Le Pen prise aux mots »

    Bref, cela permet de percer la brume de la communication et de dépasser le bruit de l’info, la succession des petites phrases ?

    Oui. Pour la promotion du livre, je suis beaucoup dans les médias. Je suis atterrée de ce dont on parle. On se braque sur la dernière petite phrase. Notre méthode permet de replacer tout cela dans l’histoire des idées, l’histoire des mots, des valeurs.

    C’est d’autant plus nécessaire que le FN se situe dans la longue durée, à la fois par sa vision de l’histoire de France et par sa stratégie politique qui n’est pas de gagner les prochaines élections, mais, à long terme, de convaincre et de distiller sa vision du monde dans la société.

    L’une des critiques que l’on peut vous faire est que vous réduisez la politique à un discours. Mais peut-on imaginer coupler votre méthode d’analyse à l’exploitation de données « factuelles » ? Les paroles et les actes ?

    Il serait très intéressant de comparer ce qui est dit et ce qui est fait. On pourra le faire. La seule limite, c’est le temps nécessaire pour constituer les corpus.

    A l’Assemblée nationale, les débats parlementaires et actes législatifs sont en open data et on pourrait assez facilement repérer qui a été à l’origine de tel amendement, de tel texte de loi, et comparer cela aux déclarations publiques du même homme politique. Ce serait un très beau projet. Aux Etats-Unis, cela commence à se faire.

    D’autant que cet outil peut être utilisé par tout le monde ?

    Le logiciel Hyperbase est gratuit. A terme, tout le monde pourra faire notre travail de repérage. Depuis janvier, je passe les nouveaux discours de Marine Le Pen au crible du logiciel. Cela « objectifie » les données. C’est particulièrement important pour Marine Le Pen, car elle a une parole qui brouille les repères, qui va à droite et à gauche.

    C’est d’ailleurs ce qui est à la base du livre, une sincère interrogation : qu’est-ce qu’elle dit ? Avec cette méthode, nous avons pu reconstituer la cohérence sous-jacente pour comprendre que sa vision de l’homme reste celle de la tradition historique du FN.

    ==

    –                                                                      Il est évident que le FN est le 1er parti de France car lui il est SEUL !!l les autres s’associent pour la comptabilité!! Exemple—UMP+UDI (L’Union des démocrates et indépendants (UDI) est un parti politique )- si on séparait chaque parti le FN est en tête !! ces manipulations sont grotesques!!

    Quand Domingo51 dit que le FN va bloquer la gestion des départements, j’aimerais qu’il m’explique. ..merci

    –                                           Quel désarroi au PS ,depuis hier , ce matin , sur les médias , ils en appellent à l’électorat de droite pour les sauver au 2eme tour. Avec l’appui du triumvirat , Lagarde,Jego,Bayrou, , mais ça nous le savions , c’est la planche pourrie de la droite, celle qui ne saura jamais s’impliquer , seulement farfouiller pour obtenir des strapontins en 2017. Les électeurs de droite , sont matures , vaccines, Sarkozy dit nini ,mais beaucoup laisseront la perméabilité FN/UMP se concrétiser ,pour gagner et non regarder placides , la descente aux enfers de notre pays.Les politiques ont beau dire , tancer , manipuler , inciter , conseiller , les électeurs savent ce qu’ils leur reste à faire et bien.

    –                                                Attention à ne pas sous-estimer la performance du FN qui présentait, dans la plupart des cantons, des candidats peu connus et peu crédibles ! Si son enracinement se confirme, on verra sans nul doute émerger des candidats mieux connus et mieux formés qui « doperont » les résultats. Le danger FN est grand et risque de paralyser la gestion des départements demain, des régions après-demain.

    – ,                                                     Il y a quand même un truc que je ne comprends pas. Losque les médias parlent de résultats ils annoncent 37% pour l’UMP, alors que c’est l’UMP+UDI+MODEM, parle du FN avec 24% et du PS à 19%. Pourquoi ne pas comptabiliser pour le PS l’ensemble des résulats de la gauche comme pour l’UMP, ce qui pour le coup place la gauche cote à cote avec la droite. Si un journaliste pouvait m’expliquer cette façon de compter pour l’un et pour l’autre cela m’arrangerait merci.

    –                                                                   Dans le language politicien , un nouvelle notion vient d’apparaitre : Le Bloc Bloc de droite et bloc de gauche qui semble bien être les freins flambant neufs d’une caisse bringuebalante

    C’est parti pour la marée du siècle !

    Laisser un commentaire

    Eclipse du soleilEclipse du soleil

    La « marée du siècle » attire les curieux, deux morts

    Des milliers de curieux sur la corniche de Saint-Malo et des hordes de touristes au Mont-Saint-Michel sont venus voir samedi la marée dite « du siècle », mais la fête a été endeuillée par deux décès, même s’ils ne sont pas formellement liés à cette marée.

    En Gironde, un pêcheur à pied de 70 ans s’est noyé à marée basse, emporté par le courant sur une plage.

    Et au large de l?Ile Grande (Côte d’Armor), le corps sans vie d’un pêcheur d’ormeaux a été retrouvé par un hélicoptère de la sécurité civile.

    En tout, dans le courant de l’après-midi, quinze personnes ont dû être secourues en Bretagne.

    Dans le Finistère, une femme, bloquée sur les rochers par la marée montante, a ainsi dû être hélitreuillée par la Sécurité civile.

    Les pompiers ont aussi sauvé deux adultes à Etables-sur-Mer en baie de Saint-Brieuc, deux personnes envasées dans les Côtes d?Armor et huit autres personnes à Saint-Malo.

    Des incidents courants lors des grandes marées « classiques » mais dont le nombre est accentué par la forte affluence due à la rareté de ce phénomène lié à l’horlogerie céleste.

    Le Mont-Saint-Michel, après avoir accueilli quelque 10.000 personnes vendredi, a fait le plein de touristes, samedi: « C’est comme si on était un 15 août », a commenté Jack Lecoq, un guide de promenades dans la baie.

    Malgré le vent et le froid, les remparts de la Merveille, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, étaient noirs de monde, en milieu d’après-midi, alors que des groupes entamaient la traversée de la baie, à la faveur de la marée basse, a constaté l’AFP.

    « Heureusement que ça n’arrive qu’une fois par siècle », rigole Norbert Marclay, un retraité suisse de 85 ans, dans la navette qui emmène les touristes, serrés comme des sardines, vers le rocher.

    Dès l’aube, des touristes, venus de tous les coins de France, mais aussi de nombreux étrangers – Japonais, Allemands, Belges notamment – s’étaient élancés sur la passerelle pour admirer le spectacle de la mer envahissant la baie.

    C’est dans la soirée que la commune s’attend à une affluence record: la marée haute atteindra peu après 20H00 le coefficient rare de 119.

    -‘Appels à la prudence’-

    En attendant, sur le littoral, la marée basse a fait le bonheur des pêcheurs à pied, partis à l’assaut de l’estran pour ramasser coques, couteaux et autres palourdes…

    Les autorités locales ont multiplié les appels à la prudence, afin d’éviter que des pêcheurs ne se retrouvent piégés par la marée, en particulier dans la baie du Mont, où selon le dicton, la mer monte « à la vitesse d’un cheval au galop ».

    A Saint-Malo aussi, la marée du siècle a remporté un vif succès: quelque 20.000 personnes, selon la préfecture, avaient envahi la corniche, le « sillon », dès le lever du jour, pour assister à la grande marée du matin, au coefficient de 118.

    Massées sur le trottoir et la chaussée, équipées de bottes, de cirés, de bonnets, elles ont immortalisé avec leur appareils photos les panaches d’écume s’élevant au-dessus de la digue avant de les doucher.

    Rien de bien spectaculaire cependant pour les habitués, les gerbes dépassant rarement un mètre.

    Dans le sud-ouest, à Soulac (Gironde), peu de curieux s’étaient levés pour constater si les vagues étaient venues lécher les fondations de l’immeuble d’habitation « Le Signal », marqueur connu de l’érosion en Aquitaine et dont les habitants ont été expropriés.

    Mais la plage de Biarritz a attiré beaucoup de familles en fin de matinée, à l’heure de la grande marée basse.

    Quant à la marée haute, elle est restée sagement à plusieurs dizaines de mètres en-deçà de la digue de sable prévue par la municipalité pour protéger notamment le casino.

    Même le mascaret de la Gironde, vague qui remonte la rivière d’ordinaire suffisamment puissante, aux grandes marées, pour être surfée, a déçu, du fait du courant, trop fort, de la rivière: « Elle était toute petite », a regretté une spectatrice.

    Le marnage maximal observé dans le monde devait se produire dans la baie de Fundy, au Canada, où il devrait atteindre jusqu’à 16 mètres. Le phénomène pouvait également être très marqué sur la côte est de la Terre de feu, ainsi que sur la côte nord de l’Australie et au Royaume-Uni, dans le canal de Bristol (plus de 14 m).

    La prochaine « marée du siècle », phénomène qui a lieu en réalité tous les 18 ans environ, aura lieu le 3 mars 2033.

    La « marée du siècle » a attiré des milliers de curieux et fait deux morts

    Le Point –

    VIDÉO. Sur tout le littoral atlantique, les touristes ont profité de cet évènement unique. La fête a été endeuillée par le décès de deux pêcheurs.

    De Saint-Malo au Mont-Saint-Michel, les touristes ont profité de la "marée du siècle". Mais la fête a été endeuillée par la mort de deux pêcheurs.
    De Saint-Malo au Mont-Saint-Michel, les touristes ont profité de la « marée du siècle ». Mais la fête a été endeuillée par la mort de deux pêcheurs. © DAMIEN MEYER / AFP

    Avis de grande foule sur le littoral atlantique français. Des milliers de touristes et de curieux se sont pressés sur la côte, de Saint-Malo au Mont-Saint-Michel, pour admirer la « marée du siècle ». Mais le spectacle a été endeuillée par deux décès, même s’ils ne sont pas formellement liés à cette marée. En Gironde, un pêcheur à pied de 70 ans s’est noyé à marée basse, emporté par le courant sur une plage. Et au large de l’Ile Grande (Côte d’Armor), le corps sans vie d’un pêcheur d’ormeaux a été retrouvé par un hélicoptère de la sécurité civile.

    En tout, dans le courant de l’après-midi, quinze personnes ont dû être secourues en Bretagne. Dans le Finistère, une femme, bloquée sur les rochers par la marée montante, a ainsi dû être hélitreuillée par la Sécurité civile. Les pompiers ont aussi sauvé deux adultes à Etables-sur-Mer en baie de Saint-Brieuc, deux personnes envasées dans les Côtes d’Armor et huit autres personnes à Saint-Malo. Des incidents courants lors des grandes marées « classiques » mais dont le nombre est accentué par la forte affluence due à la rareté de ce phénomène lié à l’horlogerie céleste.

    « Comme un 15 août »

    Le Mont-Saint-Michel, après avoir accueilli quelque 10.000 personnes vendredi, a fait le plein de touristes, samedi: « C’est comme si on était un 15 août », a commenté Jack Lecoq, un guide de promenades dans la baie. Malgré le vent et le froid, les remparts de la Merveille, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, étaient noirs de monde, en milieu d’après-midi, alors que des groupes entamaient la traversée de la baie, à la faveur de la marée basse, a constaté l’AFP.

    « Heureusement que ça n’arrive qu’une fois par siècle », rigole Norbert Marclay, un retraité suisse de 85 ans, dans la navette qui emmène les touristes, serrés comme des sardines, vers le rocher. Dès l’aube, des touristes, venus de tous les coins de France, mais aussi de nombreux étrangers – Japonais, Allemands, Belges notamment – s’étaient élancés sur la passerelle pour admirer le spectacle de la mer envahissant la baie. C’est dans la soirée que la commune s’attend à une affluence record: la marée haute atteindra peu après 20H00 le coefficient rare de 119.

    « Appels à la prudence »

    En attendant, sur le littoral, la marée basse a fait le bonheur des pêcheurs à pied, partis à l’assaut de l’estran pour ramasser coques, couteaux et autres palourdes… Les autorités locales ont multiplié les appels à la prudence, afin d’éviter que des pêcheurs ne se retrouvent piégés par la marée, en particulier dans la baie du Mont, où selon le dicton, la mer monte « à la vitesse d’un cheval au galop ».

    A Saint-Malo aussi, la marée du siècle a remporté un vif succès: quelque 20.000 personnes, selon la préfecture, avaient envahi la corniche, le « sillon », dès le lever du jour, pour assister à la grande marée du matin, au coefficient de 118. Massées sur le trottoir et la chaussée, équipées de bottes, de cirés, de bonnets, elles ont immortalisé avec leur appareils photos les panaches d’écume s’élevant au-dessus de la digue avant de les doucher.Rien de bien spectaculaire cependant pour les habitués, les gerbes dépassant rarement un mètre.

    Moins de monde en Gironde

    Dans le sud-ouest, à Soulac (Gironde), peu de curieux s’étaient levés pour constater si les vagues étaient venues lécher les fondations de l’immeuble d’habitation « Le Signal », marqueur connu de l’érosion en Aquitaine et dont les habitants ont été expropriés. Mais la plage de Biarritz a attiré beaucoup de familles en fin de matinée, à l’heure de la grande marée basse. Quant à la marée haute, elle est restée sagement à plusieurs dizaines de mètres en-deçà de la digue de sable prévue par la municipalité pour protéger notamment le casino.

    Même le mascaret de la Gironde, vague qui remonte la rivière d’ordinaire suffisamment puissante, aux grandes marées, pour être surfée, a déçu, du fait du courant, trop fort, de la rivière: « Elle était toute petite », a regretté une spectatrice. Le marnage maximal observé dans le monde devait se produire dans la baie de Fundy, au Canada, où il devrait atteindre jusqu’à 16 mètres. Le phénomène pouvait également être très marqué sur la côte est de la Terre de feu, ainsi que sur la côte nord de l’Australie et au Royaume-Uni, dans le canal de Bristol (plus de 14 m). La prochaine « marée du siècle », phénomène qui a lieu en réalité tous les 18 ans environ, aura lieu le 3 mars 2033.

    EN IMAGES. Les plus belles photos de la marée du siècle

     LEXPRESS.fr

    Après l’éclipse, cap sur la marée du siècle. Des milliers de curieux sont postés en bord de mer pour assister à ce phénomène rare et spectaculaire. Tour d’horizon de leurs plus beaux clichés.

    EN IMAGES. Les plus belles photos de la marée du siècle

    A Wimereux, dans le nord de la France, la foule assiste au spectacle de la marée du siècle.AFP/PHILIPPE HUGUEN

     

    C’est un phénomène exceptionnel. Pour la première fois dans ce millénaire, le spectacle de la marée du siècle s’offre à tous les amoureux de la mer. L’occasion de se mouiller pour pouvoir observer des vagues déchaînées le long des côtes. Un spectacle que n’hésitent pas à partager les internautes sur les réseaux sociaux. .

    A Saint-Malo, la foule se presse sur le remblai pour défier les vagues gigantesques.

    En Normandie, des surfeurs en ont profité pour s’attaquer au mascaret…

    Au Royaume-Uni aussi, on surfe sur des vagues improbables.

    L’immensité de la baie du Pouligen.

    Près de Boulogne-sur-Mer dans le nord de la France, les vagues sont déjà impressionnantes.

    Commentaires
    –                                 C’est impressionnant. c’est tous simplement magnéfique, très belles photos.
    –                                              magnifique très belles photos
    –                                           C’est pas la marée du siècle vu que ça arrive environ tous les 18 ans !

    Salender  •  

    Je ne sais pas pour vous, moi je vis en Alsace, mais le peu de fois que ‘ai vu des vagues, la mer, les marées , j’envie ceux qui vivent cet évènement en direct,!!!!

    Chat Méchant  •  

    J’habite au bord de la Manche, et je vous garantis que cette marée du siècle n’a absolument rien d’exceptionnel, parce qu’il y a peu de vent. Le coefficient (force de la marée) est exceptionnel (119 la nuit prochaine), mais la hauteur de 10,50 mètres ne l’est pas : lors de la grande marée du mois…Mais revenez donc quand le vent s’y mettra à plus de 50 kts, il y aura de la douche salée gratos pour tout le monde…

    AUGUSTE  • 

    Marée du siècle ??? faut pas nous prendre pour des blaireaux .. enfin surtout ceux qui connaissent l’océan… Moi je peux affirmer que pour voir des marées de coef 119… dans certains coins de Normandie par exemple ..il n’y a pas besoin d’attendre 18 ans…. simplement le mois de Septembre

    D’mocrate  • 

    faire un selfie avec la vague géante ….le pied…mdr

    HervéNC  • 

    La vértable marée du siècle pour les patriotes, c’est aujourd’hui avec les élections départementales. Votez bien et ne faites pas mentir les équinoxes.

    H2o  •

    Comme disait Raymond Devos, « Le flux et le reflux, ça m’fait marrer »

    Philippe  • 

    Ouais ben si c’est comme l’éclipse, merci bien, bonjour l’arnaque.

    Ronan  • 

    suis en irlande: personne sur la plage… la peche a ete tres correcte!

    SuperNat  • 

    c’est pas l’homme qui prend la mer chantait Renaud….

    Anis Bal  • 

    quand LA MÉRE MONTE J’AI HONTE J’ai honte.quand elle descend…je l,attend..
    Devos..ON EST VENU VOIR LA MER…elle est démontée ..AH vous la remontez quand la mer?

    fraise desboires               bof, plus grand monde sur les forums, les gochos se sont couchés tôt pour aller voter demain., le Ps va créer la surprise.
    Bruno Le gros               Aujourd’hui et hier il fût plutôt cerné par les co..!!!!
    Jacques Gilbert Jacques Gilbert
    @Bruno:                             Vous étiez présent ?
    jean-louis lebre                  Mais la marée du siècle c’est demain et toute la semaine prochaine.. C’est un copain au PS qui me l’a certifié    Il est dans  » le courant » lui
    Cricri 2000                         AH ! Je croyais qu’ils voulaient parler du nuage de pollution de 500km de large qui a balayé la France du Nord, de l’Est et jusqu’à L’Ouest !

    svecan                                         Que faire ? Rien. L’Etat n’est pas une compagnie d’assurance contre la bêtise et le mauvais goût. Les destructions d’immeubles, devraient même être intégralement facturées aux propriétaires ou à leurs descendants. Un peu d’esprit de responsabilité évitera peut-être de construire des horreurs n’importe où. C’est le seul avenir dont l’Etat puisse se considérer responsable.

    Revenge                                      Juste revanche de la nature sur ces gros blocs de béton moches et sans intérêt…

    Thémis                                         Cette dame peut demander la résolution de la vente et le remboursement du prix qu’elle a payé.

    Vudeloin                                     Un coût « pharamineux »? Vous vouliez dire faraonique peut-être? Ou bien nous parler du fameux (phameux) phare-à-mineux de Lacanau ?

    Calliope                                      J’ajouterais une chose. On m’a souvent dit que nos enfants nous reprocheront un jour d’avoir fait usage du nucléaire, ce qui les empêchera d’accéder aux zones où les déchets radioactifs sont enterrés. A mon humble avis, nos enfants s’en ficheront totalement de ça. En revanche, ils nous reprocheront bien plus d’avoir construit de manière immodérée, causant la disparition des plages, et immobilisant des terres agricoles pour des décennies – et ils auront totalement raison!

    soldat  •                                         une loi pour interdire les grandes marées sur nos côtes !!!

    Le gouvernement est lent cette fois ci pour légiférer. En général, il ne manque pas une minute pour exploiter les angoisses nationales. En tout cas, ils vont payer bien cher « les socialistes et UMP » d’avoir voter cette loi liberticide. Peut on avoir une différence entre les atteintes de droit par le gouvernement et les djihadistes  » ? Sur le fond, leurs buts ne sont pas différents des Islamistes, si nous analysons bien. Les deux veulent soumettre le peuple bien que les islamistes sont trop débiles et vampires sur le bord. toutefois, depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, mes droits n’ont fait que régresser. Déjà que sous sarkozy, il ne me reste plus grande chose. Le complexe sécuritaire de la gauche se transforme à une inquisition et à une viol qui ne dit pas son nom. reste que j’ai perdu ma vierginité dans l’espace public comme un prostituer .Hollande et ces clicks viennent de faire de la liberté d’expression, le droit à la vie privée, la liberté de source, le droit de la défense, le principe de contradiction … des exceptions au principe au droit. Mais le silence est général dans le pays même du coté des meherdia. Non, on nous soule sur le nombre de mosquées, sur les menus dans les cantines…
    Comment sauver ce pays jonché de détritus humaines sans cervelles. Un pays à la dérive (dans le deux sens du terme).

    Older Entries