Zoé, Tesla…: le bilan écolo neuneu

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b_1_q_0_p_0Et si la voiture électrique était un désastre écologique ?

Challenges / Nicolas Meunier

Présentée comme la solution ultime par beaucoup, la voiture électrique n’est pas si propre qu’on veut bien le croire. Production d’électricité, extraction des métaux rares, fabrication des batteries… De nombreux éléments entachent son bilan écologique, parfois pire que celui d’une voiture essence ou Diesel.

Voiture électrique© Volvo Voiture électrique « Voiture propre », « véhicule zéro émission »… Dans les termes destinés à la désigner, la voiture électrique passe souvent pour la solution ultime contre la pollution. Le scandale des Diesel truqués a fini par instiller dans l’esprit du grand public l’idée que la voiture électrique est la solution d’avenir, à moyen terme, pour rouler de manière propre. Pour preuve, selon une étude d’OFI Asset Management, 45 % des acheteurs de voiture électrique (33 % des acheteurs de Tesla) mettent en avant le critère écologique lors de leur achat, et il s’agit du principal cité. Il en va de même pour les hybrides rechargeables, où cette caution verte est mise en avant à 40 %.

Pour autant, la voiture électrique a un impact réel sur l’environnement. Sa fabrication et la production de l’électricité utilisée pour la mouvoir en sont les principales causes, variables selon les modèles et les pays. Voilà qui a conduit en 2014 le Jury de Déontologie Publicitaire à épingler les services d’autopartage Autolib’ et BlueLy, ainsi que Renault pour sa Zoé, pour des annonces mettant trop en avant le caractère écologique de leurs produits.

CO2 : la grande illusion de l’électrique « zéro émissions »

Le CO2 n’est certes pas à proprement parler un polluant. Mais ce gaz à effet de serre constitue un des mètre-étalons pour mesurer l’impact écologique d’un moyen de transport. Les compagnies aériennes et de transports publics informent pour la plupart leurs voyageurs de la masse de CO2 qui sera émise durant leur trajet. Et c’est bel et bien ce gaz qui sert de base de calcul au système de bonus-malus écologique qui s’applique aux voitures neuves vendues en France (lire notre article sur le ). Ce dernier offre d’ailleurs un net avantage aux voitures électriques, avec un crédit d’impôt de 6.000 €.

Par définition, la voiture électrique n’émet rien au niveau local. Mais sa production se révèle nettement plus énergivore, et donc émettrice de gaz à effet de serre, que celle d’une voiture thermique. En cause : la batterie, qui compte pour moitié dans les besoins énergétiques liés à la fabrication d’une voiture électrique. Selon l’ADEME (Agence De l’Environnement et la Maîtrise de l’Énergie), il faut environ 70.000 MJ pour fabriquer une voiture essence ou Diesel, 120.000 MJ pour construire une électrique.

Le problème concerne la fabrication de la batterie, qui est produite dans quasiment tous les cas en Chine (pour ce qui concerne leur cœur, c’est-à-dire les cellules). Or, l’Empire du Milieu fait encore très largement appel aux ressources fossiles pour produire son énergie, ce qui grève inévitablement le bilan carbone de la voiture électrique. En termes de CO2, un véhicule électrique doit donc parcourir au moins 40.000 km pour compenser le surcroît émis lors de sa fabrication.

© Fournis par CROQUE FUTUR Le chiffre de 40.000 km correspond à l’hypothèse que la production de l’électricité utilisée lors de la vie du véhicule ne génère pas de CO2. C’est par exemple le cas pour la Norvège, pays justement très en pointe sur la mobilité électrique, puisqu’il fait appel à plus de 95 % d’électricité issue d’énergies renouvelables (principalement des centrales hydro-électriques). C’est également le cas en France, du fait du recours au nucléaire, mais celui-ci laisse en suspens d’autres questions écologiques. En Allemagne, où les énergies fossiles représentent près de 60 % des sources d’électricité (dont 40 % pour le charbon), ce point mort est beaucoup moins facile à atteindre. En effet, la production d’électricité nécessaire à l’utilisation de la voiture électrique fait qu’elle n’est pas plus vertueuse qu’une voiture thermique équivalente avant environ 160.000 km ! De quoi commencer à remettre en cause sa pertinence, d’autant que le mix de production énergétique de l’Allemagne se rapproche de la moyenne mondiale.

Dans certains pays comme l’Australie, la Pologne, le Japon ou les Pays-Bas, le recours aux énergies fossiles pour produire l’électricité dépasse les 80 %. C’est également le cas en Chine, pays qui semble aujourd’hui tout miser sur la voiture électrique pour diminuer la pollution dans les centre-ville. Or dans ce cas, l’avantage en termes de CO2 passe du côté de la voiture à moteur thermique. Mazda, qui compte proposer dès 2019 des voitures électriques tout autant que des modèles à moteur essence ou Diesel, estime que dans ces pays, l’utilisation d’une voiture électrique serait responsable de l’émission d’environ 200 g de CO2 par kilomètre parcouru, contre un peu moins de 160 g pour une voiture essence (en prenant en compte la fabrication du carburant) ou 100 g pour une voiture carburant au GPL. De quoi remettre en cause le calcul des incitations liées au CO2. Bien entendu, le problème est identique en ce qui concerne les hybrides rechargeables.

Particules : pas d’avantage significatif de l’électrique

La pollution aux particules fines, particulièrement visible par faible vent, est un fléau dont le moteur Diesel est le plus souvent jugé responsable. Certes, c’est le cas, mais les filtres à particules ont permis de notablement réduire les nuages noirs. Et ils ne sont pas seuls : du fait d’un certain laxisme dans les normes européennes, les moteurs essence peuvent émettre parfois jusqu’à dix fois plus de particules que les Diesel (lire notre article sur l’essence et l’hybride pires que le Diesel en termes d’émissions de particules). De quoi conduire à la quasi-généralisation des filtres à particules dès le 1er septembre 2018.

Reste qu’aujourd’hui, du fait justement de la mise en place des normes de pollution européenne, les gaz d’échappement ne sont plus la principale source de particules fines. L’abrasion des pneus et des plaquettes de frein compte en effet pour 90 % de ces émissions. Les voitures électriques présentent l’avantage d’un frein régénératif qui permet de moins solliciter les plaquettes de frein. Mais à volume égal, elles sont plus lourdes que leurs homologues essence ou Diesel. Les particules en provenance des pneus sont en conséquence plus abondantes, si bien que le niveau global d’émissions de particules d’une voiture électrique rejoint peu ou prou celui d’une voiture thermique. Et si les manufacturiers annoncent des gommes plus « propres », il n’y a guère de raison pour que celles-ci soient réservées aux voitures électriques.

Reste que la nocivité des particules entre en jeu. Sur ce point, l’électrique a un potentiel avantage. Le doute est permis sur l’abrasion des pneus et des plaquettes de frein mais pas sur celle des gaz d’échappements, déclarés cancérigènes par l’OMS depuis 2012. Et ce ne pourrait être qu’un début, comme le suggère l’article du radiologue Thomas Bourdel, qui estime que le Diesel émet des nanoparticules, encore non réglementées, très nocives pour la santé. Sur ce point, l’essence et l’électrique semblent donc présenter un avantage certain.

NOx et hydrocarbures imbrûlés : l’électrique déplace la pollution

Les émissions d’oxydes d’azote semblent une spécificité des moteurs Diesel, du fait des très hautes températures atteintes lors de la combustion dans le cylindre. Mais celle-ci se retrouve également dans les centrales au charbon, qui produisent l’électricité destinée à alimenter… Les voitures électriques ! Si celles-ci n’émettent donc pas de NOx localement, elles sont indirectement à l’origine d’émissions dans les centrales au charbon, du moins dans les pays ayant massivement recours à cette émission. De quoi sérieusement nuancer le bilan, très en faveur de l’électrique dans certains pays (Norvège, France), nettement moins dans d’autres (Chine, Pologne).

© Fournis par CROQUE FUTUR Dans le cas des hybrides rechargeables, les émissions de NOx et hydrocarbures imbrûlées sont directement liées au type de moteur thermique (essence ou Diesel) utilisé. En mode électrique, le bilan en fonction des pays est logiquement équivalent à celui des modèles 100 % électriques. Mais le problème vient de l’utilisation de ces véhicules. Comme le soulignait Lexus lors du lancement de la dernière génération du RX 450h, la plupart des clients choisissent ces modèles uniquement pour leurs avantages fiscaux, sans jamais profiter du mode électrique. Le bilan est clairement défavorable, puisque le poids mort de la batterie entraîne une surconsommation et, partant, une augmentation des émissions polluantes par rapport à un modèle thermique équivalent.

Charge sur le réseau électrique : la grande inconnue

La multiplication des voitures électriques à l’avenir induira mécaniquement une charge plus importante sur le réseau électrique. Notre confrère Pascal Nguyên a étudié cette problématique, estimant que le passage massif à la voiture électrique voulu par la classe politique entraînerait une augmentation annuelle de la consommation électrique à l’échelle de la France, de l’ordre de 28 TWh à 34 TWh. Voilà qui correspond aux besoins en électricité d’un pays comme le Danemark ou d’une région comme la Normandie. Si la quantité d’électricité annuelle produite sera suffisante, le problème viendra des pics de charge.

La charge rapide fait appel à des puissances élevées (120 kW aujourd’hui, bientôt 350 kW), qui ne peuvent être assurées pour tout le monde en même temps. Si on imagine un modèle de fonctionnement avec des stations de charge rapide en bordure d’autoroute, il y a fort à parier que les puissances délivrées devront être bridées en cas d’affluence, rallongeant d’autant le plein. Voilà qui semble peu en rapport avec le principe même de l’automobile individuelle, dont le but est de minimiser les contraintes lors des déplacements.

A l’avenir, les fournisseurs d’énergie installeront sans doute des tarifs favorables en heures creuses pour les charges domestiques, alors que des travaux seront à prévoir sur le réseau. Quant à la connexion des voitures au réseau domestique (Smart Grid), qui permettrait de lisser la demande, elle est diversement envisagée par les experts de l’énergie. Certains imaginent déjà qu’il s’agit d’une révolution qui permettra même de diminuer la production d’électricité, alors que d’autres n’y voient aucun avenir, étant donné que le nombre de voitures connectées au réseau à un instant T est trop imprévisible. Sans compter qu’elle impose de ne pas utiliser sa voiture pendant les heures pleines, puisque sa batterie se décharge pour un usage domestique, réduisant d’autant son autonomie résiduelle.

Métaux rares : le pétrole de la voiture électrique

Aujourd’hui, le point crucial d’une voiture électrique est sa batterie. C’est elle qui détermine un certain nombre de caractéristiques de la voiture, dont l’autonomie et, parfois, la puissance. C’est également l’élément le plus coûteux. Aujourd’hui, la quasi-totalité des cellules de batteries destinées au marché automobile sont produites en Chine, ce qui donne lieu à de nombreux partenariats stratégiques. Il en est ainsi de Volkswagen, qui mise beaucoup sur le véhicule électrique pour les prochaines années, notamment pour des raisons d’image. Le constructeur allemand a annoncé très récemment un partenariat avec le spécialiste chinois en la matière CATL.

Nissan Leaf Tekna (2013)© Fournis par CROQUE FUTUR Nissan Leaf Tekna (2013) La dépendance à la Chine est en partie due aux métaux rares qui composent les batteries. C’est le cas du lithium, indispensable puisqu’il est l’élément principal du couple redox qui entre en jeu dans la batterie, mais également du cobalt, du nickel et du manganèse. La production de ces métaux passe par l’extraction minière, très polluante localement (les déchets solides et liquides sont rejetés dans les cours d’eau) et qui implique des dommages importants dans les sols et eaux, avec de graves conséquences sanitaires sur les populations environnantes, souvent employées à vil prix dans ces mines.

Pour tous les métaux nécessaires à la fabrication des batteries, il est prévu une augmentation forte de la demande (qui devrait doubler entre 2018 et 2021) pour le secteur automobile. Le plus critique est sans conteste le cobalt. Aujourd’hui, la République Démocratique du Congo assure 60 % de la production mondiale et détient 50 % des ressources. De quoi entraîner une grande dépendance de la voiture électrique envers un pays qui prend conscience de sa position de force. Le Congo pourrait vite devenir le royaume pétrolier de la voiture électrique. Ce alors même qu’une bonne part d’acheteurs de voitures électriques, en particulier en Amérique du Nord, estime qu’acheter une voiture électrique permet d’assurer l’indépendance de leur pays, en réduisant les besoins en pétrole. La voiture électrique n’est pas à une ironie près : malgré son image verte, son avantage écologique reste à démontrer et elle ne garantit pas plus que la voiture thermique une quelconque indépendance énergétique.

Le véhicule électrique, pas si écologique que ça !

  Alain-Gabriel Verdevoye 
La Renault Zoé électrique est fabriquée à Flins... au compte-gouttes
La Renault Zoé électrique est fabriquée à Flins… au compte-gouttes (Crédits : Photo DR – Salon de Genève)
Une étude de l’Ademe sur les rejets de CO2 démontre que la voiture électrique est plus effciente que les véhicules thermiques… seulement après 50.000 kilomètres parcourus en France. En Allemagne, il faut attendre les 100.000!

La voiture électrique est-elle vraiment écologique? Une question iconoclaste tant elle jouit d’une aura « verte » à toute épreuve. Et pourtant…  En France, une voiture électrique présente un avantage indéniable en termes de réchauffement climatique, mais à partir de 50.000 kilomètres parcourus, selon une étude pilotée par l’Ademe, la principale agence environnementale française.

A sa sortie d’usine, son bilan CO2 n’est en effet pas formidable, du fait principalement de l’extraction des métaux qui composent la batterie. Mais la voiture électrique se rattrape grâce à une électricité essentiellement d’origine nucléaire peu ou pas émettrice de gaz à effet de serre. On ne parle pas là évidemment des déchets radio-actifs

Pour un cycle de vie moyen estimé à 150.000 kilomètres, une voiture électrique émettra au total environ 10 tonnes de CO2, contre 22 pour une voiture diesel et 27 pour une voiture à essence, selon le scénario de référence de l’étude publiée ce mercredi.

Bilan pas terrible en Allemagne

Mais en Allemagne, où l’électricité vient actuellement à 44% du charbon très émetteur de CO2, les conclusions sont fort différentes. Il n’y a donc pas de solution universelle. Rechargé outre-Rhin, un véhicule électrique émettra davantage de CO2 qu’une voiture thermique classique… jusqu’à 100.000 kilomètres parcourus, compte tenu des gaz à effets  émis lors de la phase de production.  Au-delà des 100.000 kilomètres, le bilan de la voiture prétendument « zéro émission » devient certes favorable outre-Rhin. Mais pas de beaucoup! Et, en Chine, le bilan est franchement mauvais, selon d’autres études…

En-dehors du CO2, qui est un gaz participant au réchauffement climatique supposé mais n’est pas un polluant, la voiture électrique « reste indéniablement une bonne arme pour limiter la pollution locale« , affirme cependant l’étude. Reste quand même le problème du recyclage des batteries, pas résolu. Et demeure aussi un autre point noir : le risque d’acidification, qui peut contribuer aux pluies acides, lié à l’exploitation du nickel ou du cobalt entrant dans lesdites batteries.

Des ventes encore décevantes

La voiture électrique démarre en tout cas lentement. « Sans infrastructures, on n’ira pas au-delà d’un certain volume pour les véhicules électriques« , indiquait le mois dernier au salon de Tokyo Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan.  Il reconnaissait à cette occasion que l’objectif fixé par l’Alliance Renault-Nissan de vendre 1,5 million de voitures électriques avant la fin de 2016 ne serait atteint que « deux ou trois ans » plus tard. Ce qui semble déjà très optimiste.

L’alliance franco-japonaise a investi la bagatelle de 4 milliards d’euros dans les technologies pour la voiture « zéro émission« . La Nissan Leaf, le véhicule électrique le plus vendu, a été écoulé à 87.000 unités au cumul depuis la fin 2010. C’est bien moins qu’escompté. Chez Renault, le champion des ventes d’électriques est l’utilitaire Kangoo « Z.E. » produit à Maubeuge, vendu à moins de 12.000 unités de la fin 2011 à ce jour. La citadine Zoé, fabriquée à Flins, n’a, elle, été écoulée qu’à 7.600 exemplaires.

Non, la voiture électrique n’est pas écologique

La pollution est seulement délocalisée

Bonne nouvelle : Le Jury de déontologie publicitaire a donné raison mercredi 2 avril 2014 à L’Observatoire du Nucléaire en reconnaissant que la voiture électrique – en l’occurrence les BlueCUB – ne pouvait être présentée comme « écologique ». Pour autant, l’affirmation du Jury de déontologie publicitaire selon lequel la voiture électrique serait « moins polluante » que la voiture thermique est erronée : les deux sont également nocives pour l’environnement et la santé publique. C’est d’ailleurs ce qui ressort d’une étude approfondie de l’ADEME.

L’électricité n’est pas une énergie écologique

Le jury de déontologie publicitaire qui a pour mission de statuer sur les plaintes du public à l’encontre des publicités diffusées vient de donner raison à l’association girondine l’Observatoire du nucléaire.

Son président Stéphane Lhomme avait saisi l’instance le 20 janvier dernier afin qu’elle se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur des publicités de BlueCub. Appartenant au groupe Bolloré, ce service de voitures électriques en libre service fonctionne dans l’agglomération bordelaise depuis début janvier.

Sur son site, BlueCub avance que sa voiture électrique proposée à la location est « écologique ».

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« On nous présente ces voitures comme propres et vertes. Le groupe Bolloré y va avec des gros sabots, avance Stéphane Lhomme. Un véhicule électrique n’est jamais écologique, d’abord parce qu’il nécessite des matières premières et de l’énergie dont l’extraction et la production ont des impacts sur l’environnement. Ensuite il utilise de l’électricité dont la production est majoritairement d’origine nucléaire, donc polluante ! »

Ses arguments ont été retenus le jury de déontologie publicitaire qui estime que la société BlueCub n’a pas respecté un point de recommandation de l’ARPP (autorité de régulation professionnelle de la publicité). Ce point 6/3 stipule que « dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (ex : écologique, vert, éthique, responsable, préserver, équitable, durable,…), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que « contribue à ».

BlueCub est invité à retirer de son site Internet la diffusion de la publicité. S’ils ne le font pas, nous attaquerons au tribunal », avance Stéphane Lhomme qui a mené ce même type d’actions pour les publicités BlueCar à Paris et Lyon et avait déjà obtenu gain de cause. Le président de l’Observatoire du nucléaire précise qu’il ne fait pas la promotion de la voiture thermique, polluante elle-aussi. Le service communication de BlueCub a indiqué qu’il allait se conformer à cette décision en attendant une certification « énergie renouvelable » d’EDF.

Déplacer une pollution ne l’élimine pas

L’étude de l’ADEME prouve que la voiture électrique consomme plus d’énergie jusqu’à 40 000 km, les performances étant comparables seulement à partir de 100 000 km. L’ADEME note aussi que « à cause notamment des matériaux nécessaires à la fabrication de la batterie, le véhicule électrique possède un bilan [écologique] supérieur au véhicule thermique concernant les émissions de particules. »

Finalement, la voiture électrique sert surtout, cyniquement, à délocaliser la pollution. Par exemple :

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En France, l’électricité est à 75% d’origine nucléaire, ce qui entraîne :

  • des contaminations dramatiques autour des mines d’uranium, en particulier au Niger, bien loin des villes françaises où circulent les voitures électriques
  • des rejets radioactifs et chimiques dans l’air et dans l’eau autour des centrales, situées pour la plupart en zones rurales
  • la production de déchets nucléaires entassés dans des sites de stockage situées en zones déshéritées très loin des centres urbains.

La voiture électrique sert cyniquement à délocaliser la pollution au détriment de régions et de populations éloignées.

Par ailleurs, les batteries des voitures électriques, en particulier celles de M. Bolloré utilisent du lithium dont l’extraction est cause de graves pollutions de l’environnement en particulier en Bolivie où est anéantie la vie paisible de populations indiennes installées depuis des siècles.

On peut donc conclure que la voiture électrique est tout aussi nocive pour l’environnement que la voiture thermique, et qu’elle permet en outre à des populations urbaines privilégiées de se déplacer en prétendant abusivement « ne pas polluer » et en reportant les conséquences sur des populations éloignées. C’est le comble du cynisme.

Rappels importants :

  1. L’Observatoire du nucléaire ne fait en aucun cas la promotion de la voiture thermique (essence ou diesel) qui est elle-même une calamité environnementale. Il s’agit par contre de contester le fait que la voiture électrique soit « propre », « écologique », ou « moins polluante que la voiture thermique ».
  2. L’Observatoire du nucléaire n’entend pas « interdire » de se déplacer en automobile (ce qui doit cependant être le cas seulement lorsqu’on ne peut pas faire autrement), il conteste le fait de prétendre que ce genre de déplacement est « écologique » alors qu’il est en réalité très polluant.
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Enfants dans une mine de cobalt au Congo
Le cobalt est utilisé dans les batteries au lithium ion. L’extraction se fait souvent dans des conditions désastreuses tant au niveau humain qu’au niveau écologique.

Et pour finir…

Témoignage d’un utilisateur de véhicule électrique

«  Que direz-vous de ce qui m’arrive avec ma Peugeot Ion ?
- Achat en août 2012 pour 10’900€ aide incluse
- fin 2016, à 85’000 km, l’autonomie à baissé de 30 à 40% [à cause de l’usure des batteries]
- je demande un remplacement [des batteries électriques] à Peugeot
- ils sont gentils et acceptent de prendre 30% du montant à leur charge, mais…
- le devis estimatif est supérieur à 19’000€, il reste donc plus de 13’000€ à ma charge
- l’achat de la même voiture neuve reviendrait à 17’000€…

Depuis le début, tout le monde s’inquiétait de ce que deviendrait la batterie lorsqu’elle serait usée, j’ai eu la réponse : on jette la voiture avec et on en prend une neuve, c’est moins cher.  »

Le (vrai) impact écologique des voitures électriques

Le (vrai) impact écologique des voitures électriques

La voiture électrique c’est un peu l’emblème des transports de demain. Exit l’essence ou le diesel, on aspire tous à rouler propre, un jour. Seulement, même si la voiture électrique n’émet pas de pollution à l’usage, cela ne veut pas dire qu’elle est verte à 100 %. Eh oui, les anti-électriques avancent souvent l’argument des batteries ! C’est en prenant en compte tous les paramètres et pas seulement les émissions de carbone que l’Université des Sciences et des Technologies de Norvège a mesuré l’impact réel des voitures électriques et en a tiré quelques chiffres éloquents.

Voitures électriques vs voitures thermiques

De prime abord, rien de bien nouveau avec les conclusions de l’étude norvégienne :

  1. Si l’électricité de la voiture électrique ne provient pas d’énergies renouvelables, son avantage au niveau environnemental diminue considérablement ;
  2. Au plus l’on conserve le véhicule électrique (en fonction notamment de la durée de vie des batteries), au plus on augmente les effets positifs sur l’environnement, par rapport aux véhicules classiques.

Des chiffres plutôt intéressants

Ainsi, on apprend qu’en ne tenant compte que de la production du véhicule, une voiture électrique est deux fois plus dommageable pour l’environnement qu’un véhicule thermique. Ceci s’explique par les matériaux intervenant dans la fabrication des batteries, comme le lithium par exemple, une ressource naturelle qui va commencer à s’épuiser au fil du temps.

Ensuite, la diminution des gaz à effet de serre grâce à l’électrique reste relative, même si elle est à souligner. Selon les pays et donc selon le mix énergétique, on considère une baisse de 10 à 24 % par rapport à un véhicule thermique. Si la différence ne paraît pas énorme, c’est encore une fois lié au mode de production de l’électricité. Ainsi, si l’électricité provient de ressources non renouvelables, les GES émis lors de sa production sont comptabilisés. A l’inverse, si l’électricité provient d’énergies renouvelables comme l’éolien, le bilan s’en retrouve allégé.
Les auteurs de l’étude démontrent même que dans le cas où les véhicules sont construits dans des régions où le charbon est disponible en grande quantité, l’électrique serait même contre-productif…

impact-environnement-voitures-électriques

Enfin, si l’on garde un véhicule électrique pendant 200 000 km, son impact sur le climat est réduit de 27 à 29 % par rapport à un véhicule essence, et 17 à 20 % par rapport à un diesel. Si la voiture électrique n’est conservée que pour 100 000 km, le bénéfice se réduit considérablement : de 9 à 14 % d’impact en moins par rapport à une voiture thermique.

La conclusion de cette étude est toute simple : bien sûr que les efforts doivent tendre vers l’électrique ; cependant, pour un réel impact positif sur l’environnement, la manière de produire de l’énergie est toute aussi importante. Le véhicule électrique a un impact bien moindre sur l’environnement, à condition que l’électricité utilisée provienne d’énergies renouvelables.

source : TreeHugger – Electric Cars Only as Green as the Electricity Powering Them, Another Study Says

*A lire aussi :

Plus la transition vers le véhicule électrique paraît évidente, plus les critiques à l’égard de ses vertus environnementales se font virulentes. Bilan carbone parfois désastreux, manque de matières premières pour les batteries, recyclage problématique : où est la vérité ?

La performance environnementale des véhicules électriques est un sujet abondamment traité ces dernières années : pas moins de 79 études lui ont été consacrées. Pourtant, malgré l’abondance de littérature, il est bien difficile de se faire une opinion, car les conclusions des rapports sont parfois contradictoires. Ce constat a convaincu Transport & Environnement de remettre l’ouvrage sur le métier. Cette fédération européenne, regroupant une cinquantaine d’O.N.G. dans le domaine du transport et de l’environnement, a commencé par décortiquer les différents travaux… et elle s’est rendu compte que les résultats étaient souvent biaisés par des données de départ inexactes ou irréalistes. Elle a, ensuite, réalisé sa propre analyse, sous la direction du Dr. Maarten Messagie, de l’université de Bruxelles, une entité – a priori – indépendante de toute influence extérieure, dans un pays dépourvu de constructeur automobile.

Pourquoi de telles disparités dans les études ?

Transport & Environnement ne se risque pas à accuser certains lobbies d’avoir “orienté” les rapports sur l’analyse des cycles de vie des véhicules électriques. Pourtant, le fait est avéré… Il est d’autant plus facile de fausser un résultat qu’en la matière, quelques petites différences dans le choix des critères de départ peuvent avoir un impact énorme sur les conclusions. L’analyse du cycle de vie (ACV) prend en considération l’ensemble des processus, tout au long de la vie du véhicule. Cela va de l’extraction des matières premières, à la production des composants, l’assemblage, le transport, l’utilisation du véhicule, son entretien et, enfin, son recyclage. Il s’agit donc d’une analyse plus étendue que celle dite “du puits à la roue”, qui se limite au bilan carbone du carburant utilisé, de sa fabrication à son utilisation dans la voiture. L’ACV permet de mettre les différentes énergies et les modes de propulsion sur un pied d’égalité. Mais elle est très dépendante des postulats de départ.

D’abord, il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, comme le font certaines études, qui comparent des routières diesel à des citadines électriques. Pour cette raison, Transport & Environnement a choisi de s’intéresser à un groupe de véhicules, et non à des modèles en particulier.

La durée de vie totale a également un grand impact. Considérer qu’un véhicule électrique n’est pas capable de faire plus de 150 000 km, comme c’est le cas dans de nombreux rapports, est une erreur. Selon Nissan, les propriétaires de Leaf font un kilométrage mensuel supérieur de 40 % à la moyenne européenne (319 km vs 222 km). Or, si l’on considère une durée de vie plus longue (200 000 km), l’impact carbone du cycle de l’équipement (matières premières, fabrication et recyclage de la voiture) tombe de 46 – 81 g CO2/km à… 28 – 49 g/km. Pour les véhicules électriques, la chimie de la batterie a aussi une importance considérable, car derrière l’appellation lithium-ion se cachent des technologies bien différentes, avec un impact carbone pouvant varier de 40 à… 350 kg CO2/kWh, en fonction de la chimie utilisée. On peut décider, comme le font de nombreuses études, de prendre la valeur moyenne (110 kg CO2/kWh), mais cela pénalise les chimies les plus performantes, comme le NMC (nickel-manganèse-cobalt), qui équipe les nouvelles générations de véhicules électriques (Renault Zoé 41 kWh, Nissan Leaf 2, BMW i3…). La mesure des consommations crée aussi de grosses disparités, selon que l’on se base sur les chiffres NEDC (homologation) ou sur les valeurs en conduite réelle. Or, il s’avère que la fabrication du carburant et son utilisation dans la voiture (le cycle du puits à la roue) sont les éléments les plus contributifs aux émissions de gaz à effet de serre. Bien évidemment, dans le cas du véhicule électrique, la production de l’électricité est décisive puisqu’elle représente 70 % de l’impact environnemental.

=> Notre dossier comparatif : Renault Zoé vs Nissan Leaf vs Hyundai Ioniq vs BMW i3

Production électrique européenne : quelles différences ?

Pour alimenter les véhicules électriques, l’électricité peut être produite à partir d’une grande variété de sources primaires : charbon, gaz, pétrole, biomasse, solaire, éolien, hydraulique ou nucléaire. Les émissions de CO2 qui en résultent sont évidemment très différentes, comme le montre le tableau dessous. 1 kWh “charbon” produit 244 fois plus de CO2 qu’un kWh “hydraulique” ! On comprend alors pourquoi les pays qui produisent majoritairement leur électricité à partir de charbon sont les moins favorables au développement du véhicule électrique.

Toutefois, le calcul des émissions de CO2 de la production électrique est complexe. En effet, l’empreinte carbone change à chaque instant, en fonction de la météo (vent, soleil, température) et de la demande d’électricité. Aux heures de pointe, la mise en route de moyens de production utilisant des énergies fossiles (centrales au gaz ou au charbon) peut doubler les émissions de CO2. Il faut donc raisonner sur des valeurs moyennes annuelles, afin d’établir une comparaison avec les véhicules thermiques, dont les émissions de CO2 varient peu au fil du temps.

Emissions en CO2 des différentes filières de production d’électricité : 

  • 1 kWh hydraulique : 4 g de CO2
  • 1 kWh nucléaire : 6 g de CO2
  • 1 kWh éolien : 3 à 22 g de CO2
  • 1 kWh photo-voltaïque : 60 à 150 g de CO2
  • 1 kWh cycle combiné : 427 g de CO2
  • 1 kWh gaz naturel (TAC pointe) : 883 g de CO2
  • 1 kWh fuel : 891 g de CO2
  • 1 kWh charbon : 978 g de CO2

Source : étude ACV-DRD

En Europe, on distingue ainsi des bons et des mauvais élèves. Le pire ? Incontestablement, la Pologne, grosse utilisatrice de centrales au charbon, avec une valeur moyenne de 650 g CO2/kWh. L’Allemagne, une fois n’est pas coutume, figure aussi parmi les cancres, avec 410 g CO2/kWh, alors que la France occupe la deuxième marche du podium, grâce au nucléaire, avec seulement 40 g CO2/kWh, derrière la Suède, championne toutes catégories des énergies renouvelables (20 g CO2/kWh). La moyenne européenne (28 États) s’établit à 300 g CO2/kWh en 2015, mais elle devrait baisser significativement dans les années à venir, avec un objectif moyen de 80 g CO2/kWh en 2050. L’empreinte carbone des véhicules électriques va donc, inéluctablement, baisser. Il faut aussi en tenir compte dans les évaluations actuelles.

Véhicules électriques vs diesel : qui émet le plus de CO2 ?

On l’a compris, les émissions de CO2 d’un véhicule électrique sur son cycle de vie sont fortement impactées par l’origine de l’électricité qu’il utilise. Pour un véhicule diesel, c’est la consommation moyenne qui impacte le plus son bilan carbone. Or, tout le monde a, aujourd’hui, compris que les émissions de CO2 que nous vendent les constructeurs pour leurs voitures sont très loin de la réalité. De nombreux tests, réalisés par des organismes indépendants, ont démontré que les chiffres obtenus sur banc à rouleaux, selon le cycle NEDC, sont sous-évalués de 30 à 40 %. En cause : une procédure d’homologation trop facile, des véhicules archi optimisés et la non prise en compte d’équipements, comme la climatisation. Dans le cas d’une berline moyenne émettant officiellement 120 g CO2/km, on peut allègrement ajouter 35 %, soit 162 g CO2/km, en conditions réelles de roulage.

Pour être parfaitement juste, il faudrait également prendre en compte les autres gaz à effet de serre émis par le véhicule, car ils sont loin d’être négligeables. Ainsi, un diesel euro 6, doté d’une SCR (réduction catalytique sélective des NOx) peut émettre 0,2 g/km de protoxyde d’azote (N2O), soit l’équivalent de 59,6 g CO2/km ! À ce jour, aucune étude ne l’a encore fait… Dans le cas du diesel, comme dans celui du véhicule électrique, il faut aussi prendre en compte les émissions du puits au réservoir (production, transport et distribution du carburant), puis la fabrication de la structure et celle du groupe moto-propulseur (batterie, moteur et électronique pour un véhicule électrique), l’entretien, et enfin, le recyclage du véhicule. Au final, avec le mix électrique européen moyen (300 g CO2/kWh), les émissions totales du véhicule électrique sur son cycle de vie sont inférieures à 100 g CO2/km, alors que celles du diesel dépassent les 200 g CO2/km. Même dans le cas le plus défavorable en Europe. Avec une recharge effectuée en Pologne, le véhicule électrique émet 25 % de gaz à effet de serre de moins que le diesel. En France, cet écart grimpe à 80 %.

Quel impact sur la qualité de l’air ?

C’est sans doute l’argument le plus parlant du véhicule électrique : même s’il n’est pas “zéro émission”, comme le prétendent certains constructeurs, ses rejets polluants sont bien moindres que ceux d’un véhicule thermique. Avec lui : ni particules, ni oxydes d’azote, ni monoxyde de carbone, ni aucune trace des 1 400 polluants émanant d’un pot d’échappement ! C’est donc une excellente solution pour lutter contre la pollution en ville. D’autant que le véhicule électrique possède un autre avantage, méconnu celui-là. Savez-vous que les poussières issues du freinage sont aujourd’hui la première source de particules d’une voiture moderne ? Et ces particules ultrafines, composées de nombreux éléments cancérigènes et/ou toxiques (nickel, manganèse, chrome, baryum, cadmium, plomb, zinc, antimoine ou fer), sont 4 fois plus nombreuses que celles mesurées à l’échappement. Or, grâce au freinage régénératif (le moteur électrique, transformé en générateur, assure l’essentiel du freinage), les véhicules électriques émettent cinq fois moins de particules au freinage. Cela compense donc largement les émissions “parasites” de ces composés lors de la fabrication ou du recyclage des batteries. Ajoutons, enfin, qu’en raison d’une conduite en général plus détendue, les véhicules électriques usent aussi moins de pneumatiques, deuxième source de particules sur les voitures récentes. Étrangement, cette modélisation de la toxicité est rarement prise en compte. Transport & Environnement n’a recensé qu’une seule étude évaluant l’impact des véhicules électriques sur la santé humaine. Il serait 8 fois plus faible que celui d’un véhicule euro 6 récent !

Les matières premières vont-elles manquer ?

Pour la fabrication des véhicules électriques, les ressources nécessaires à la fabrication des batteries et moteurs sont jugées critiques. Une batterie lithium-ion NMC nécessite, par exemple, du lithium, du cobalt, du nickel, du manganèse et du graphite. Les moteurs électriques synchrones, qui sont les plus utilisés, actuellement, dans les voitures électriques, nécessitent du cuivre pour les stators et du néodyme pour l’aimant permanent du rotor. Le néodyme appartient à la catégorie “terres rares”, un groupe de 17 métaux aux propriétés voisines qui, contrairement à ce que suggère leur nom, sont assez répandus dans l’écorce terrestre.

Commençons par le cas du lithium. Contrairement à une idée reçue, une batterie de véhicule électrique n’en contient pas d’énormes quantités. Dans un accumulateur pesant 250 kg, on en trouve 4 kg. Selon plusieurs études concordantes, les réserves de lithium pourraient ainsi durer 185 ans (comme autour du salar d’Uyuni, en photo), même si le marché du véhicule électrique venait à tripler. On ne risque donc pas d’en manquer, car le recyclage va permettre de réalimenter une grande partie de la demande. Pour le cobalt, les réserves sont d’environ 5 millions de tonnes, alors que les besoins annuels sont évalués à 45 000 t. Même chose pour le graphite (anode des batteries) ou le nickel. La pénurie n’est pas pour demain.

Photo : Henning Marstrand / Getty Images

Le cas des terres rares est similaire. Les ressources sont importantes, mais leur extraction pose problème. Or, la Chine, qui pourvoit 80 % des besoins mondiaux aujourd’hui, emploie des méthodes d’extraction très polluantes. Seule solution : réduire la part des terres rares dans les VE. Comme le fait BMW, qui a mis au point un moteur hybride en utilisant jusqu’à 50 % de moins. Les moteurs synchrones à rotor bobinés (Renault Zoé) ou les moteurs asynchrones (Tesla), qui ne nécessitent pas d’aimants permanents, sont une autre solution. Enfin, le recyclage (facile) rendra le cycle des terres rares plus vertueux, mais pas avant dix ans, le temps de mettre en place la filière. En plus de réduire notre dépendance à la Chine, ces actions ont un effet environnemental considérable, l’extraction d’une tonne de terres rares générant aujourd’hui 75 t de déchets acides. On rencontre le même problème pour les autres matières premières, souvent extraites sans considération pour la nature, comme le cobalt en République du Congo, le lithium en Amérique du Sud, ou le nickel aux Philippines. Clairement, le plus gros défi écologique du véhicule électrique se situe là.

Bilan écologique de la voiture électrique

N’en déplaise aux accros du thermique, la voiture électrique est déjà bien plus écologique qu’un diesel moderne. Sur l’ensemble de son cycle de vie, même en prenant l’électricité la plus sale d’Europe, son empreinte carbone est inférieure de 25 %. Un chiffre qui grimpe à 80 % en France. Son impact sur notre santé est, aussi, huit fois plus faible. Enfin, la pénurie de matières premières annoncée est très exagérée. En revanche, il est certain qu’une exploitation des ressources plus respectueuse de l’environnement est nécessaire. En tous domaines, les perspectives de progrès du VE sont importantes… et supérieures à celles du véhicule thermique. Affirmer qu’il s’agit du véhicule de l’avenir n’a donc rien d’une tromperie, ni d’une utopie.

Le bilan écologique mitigé de la voiture électrique

Si une voiture à 100 % électrique ne rejette aucun CO2 dans l’air, au stade de la fabrication, elle est près de deux fois plus énergivore qu’un véhicule thermique.

LE MONDE ECONOMIE Laetitia Van Eeckhout

« Le véhicule électrique affiche, utilisation comprise, un bilan carbone meilleur que celui d’un véhicule thermique (9 tonnes équivalent CO2 contre 22 tonnes) » (Photo: voiture électrique à Dubaï, en septembre).

A l’heure où le diesel et le fonctionnement lacunaire des systèmes antipollution de nombreux constructeurs n’en finissent pas de défrayer la chronique, la voiture électrique pourrait être le compromis idéal pour garder une certaine liberté de déplacement tout en préservant la planète. Et de fait, lorsqu’elle circule, une voiture à 100 % électrique ne rejette aucun CO2 dans l’air, ce qui n’est pas le cas de ses semblables diesel comme essence.

Sauf que le débat voiture thermique/voiture électrique n’est pas aussi simple. Pour réellement comprendre l’impact écologique d’un modèle, il faut raisonner du « berceau à la tombe », c’est-à-dire en prenant en compte l’ensemble des étapes de la vie d’un véhicule, depuis les matériaux utilisés pour le fabriquer jusqu’au traitement en fin de vie.

Substances acidifiantes dans l’atmosphèreOr, au stade de la fabrication, une voiture électrique est près de deux fois plus énergivore qu’un véhicule thermique, comme le montre une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) comparant les bilans environnementaux des véhicules électriques et des véhicules thermiques essence et diesel.

La voiture électrique est en effet pénalisée par la production de l’énergie qui lui est nécessaire (surtout si elle est à base de charbon) et son transfert jusqu’à la prise, et par la fabrication des batteries. Nécessitant l’extraction de nombreuses matières premières, comme le cobalt ou le lithium, le processus de fabrication des batteries consomme beaucoup d’énergie et émet des gaz à effet de serre. Sur l’ensemble de sa construction, un véhicule électrique émet 6,6 tonnes équivalent CO2 – dont près de la moitié pour les batteries –, quand un véhicule thermique en émet 3,8 tonnes.

Autre point noir de l’empreinte écologique du véhicule électrique, sa forte contribution à l’augmentation de la teneur en substances acidifiantes dans l’atmosphère, à l’origine des « pluies » acides.

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réactions

Tignous84                                 Tout est relatif ,on peut dire aussi qu’un vélo n’est pas si neutre que ça … Alors on n’est pas sorti de l’auberge

Naud Bernard                          Très bon article qui rappelle aux écolos bobos la réalité des faits. Une voiture électrique dans son cycle complet fabrication durée de vie et destruction pollue aussi ! Et n’oublions pas que la voiture électrique doit sa ressource au nucléaire, en France, ou au charbon, en Pologne ou en Chine !!!!

Un peu biaise                          Petit détail souvent oublié, pour faire une comparaison efficace (ce qui n’a pas l’air d’etre le cas ici) il faut prendre aussi la production de gaz a effet de serre pour l’essence ou le diesel. Donc pour la voiture électrique => construction voiture et batterie, production énergie et utilisation voiture, voiture a moteur a explosion +> construction voiture, production essence/diesel (exploration, extraction, transformation) et utilisation voiture…

YTour                                         Au-delà du CO2 et des particules, on voit poindre d’autres formes de pollution. Il reste beaucoup à faire pour tout ce qui est des déchets électriques, impliquant souvent des matériaux rares et toxiques. Le recyclage, très peu satisfaisant actuellement, va appeler de nouvelles technologies. Pour les pneus et les freins écologiques, tout est à concevoir.

Miglachel                                   s’il était possible de sortir de l’enfumage, de l’approximation, du manichéisme (vélo gentil vs voiture méchante, etc.), en prenant en compte l’ensemble des paramètres pour chaque source de pollution, on sortirait des solutions populistes et inefficaces. Ainsi, est-on certain que la chaîne Velib’ (fabrication, réparation, l’usine logistique) est vertueuse ? Que la chaîne de tri sélectif est écologiquement rentable ? Que le tramway dans son ensemble est efficace en consommation/km voyage

Chaperon                                           Bel article qui n’élude pas la question de la pollution inhérente a la production de la ressource, notamment les terres rares en chine. Difficile de comparer les différentes pollutions. Ca mériterait d’être développé. Merci pour cette vue aussi complète que possible sur un simple article.
  • LAURENT LAMATIERE       Pour être totalement exhaustif, il faudrait aussi évoquer le carburant synthétique que Bosch et d’autres sont en train de développer : il est déjà opérationnel mais bizarrement personne n’en parle ? est ce parce qu’il fonctionne dans toutes les voitures existantes et n’offrirait pas de renouvellement du parc ?
    EnfinRespirer                        Bravo pour cet article qui évoque bien ce qu’est la pollution d’une part et le CO2 d’autre part.
    Cependant, vous auriez pu etre plus clair en marquant bien le fait qu’aujourd’hui,
    le problème des moteurs diesels c’est la pollution aux NOX (oxydes d’azote) et particules, cancérigènes certains.
    Et en passant à l’électrique, les NOx tombent à zéro, et les particules diminuent drastiquement.
    A tel point qu’on retrouve alors une qualité d’air normale, y compris en ville aux abords des grands axes. De l’air normal. Incroyable.
    En tout cas, ca fait plaisir de lire quelqu’un qui a compris la difference entre CO2 et polluants.
    Entre la raison principale de la catastrophe diesel, à savoir la proliferation des maladies respiratoires plus ou moins graves, (des rhumes permanents en passant par l’asthme à la mort) chez des millions de personnes, à causes des fumées des diesels.
    Et le probleme planetaire du rechauffement climatique. Sachant que la France emet moins de 2% du CO2 planétaire.
    C’est à dire que la France toute entiere emet même moins que la variation de la quantité de CO2 mondiale…
    Donc rendre malade et tuer des dizaines ou centaines de milliers de personnes pour enlever 0,1% de pollution au CO2, c’est au dela de l’idiotie.
    Cela met encore plus en évidence l’inacceptable attitude des constructeurs automobiles.
    Ces constructeurs qui pourraient etre (seront ?) traduits en justice pour crime contre l’humanité, ayant volontairement triché sur la réalité des émissions de NOx et particules de 100% de leurs dizaines de millions de vehicules vendus durant des decennies.

    En conclusion, il faut aussi remercier le gouvernement chinois, qui est à l’origine du changement rapide .
    Car on ne peut pas oublier le discours moqueur(vous ne connaissez rien à la production auto), menaçant (chantage à l’emploi) et dénigrant (on ne peut pas changer les lignes de production) de tous les vieux constructeurs européens, quant ils évoquaient la voiture electrique il n’y a encore que 5 ans.
    Et aujourd’hui, ces vieux constructeurs, comme VW Renault PSA et consorts, ne sont plus à se moquer des politiques qui leur imposent de se bouger pour enfin, dépolluer l’air que nous respirons, mais ils expliquent que la voiture electrique, c’est un « retournement du marché » .

    La rigolade. Si VW Renault and co, disent enfin qu’il ne leur faut pas 20ans pour changer des lignes de production, c’est grace au gouvernement chinois qui impose le rythme. Et nous en profiterons.

    Peu de personnes le savent, mais les constructeurs auto chinois sont non seulement parmi les plus grands mondiaux, mais surtout, ils sont en avance de 10 ans sur nos vieux européens.
    La Chine sera dans 2 à 4 ans, le centre mondial de la voiture électrique. Quand nous serons encore à faire des limites de vitesse en été pour cause de pollution !!
    La Chine, apres avoir subi de maniere excessive la pollutions automobile, va assenir bien plus vite que nous l’air respiré par ses concitoyens.
    En France, j’espere encore une acceleration volontariste et ferme du calendrier legislatif, histoire d’en finir au plus vite avec la létalité de l’air que l’on respire.
    Et ca passe par un prix du gasoil quasi prohibitif et ce au plus vite (idealement d’ici 2020). Puis de l’essence dans les 2 ans qui suivent.
    Biensur, c’est l’idéal, car il faudra tout le courage politique de nos dirigeants actuels

  • Robin                                      A croire que l’essence est un carburant vertueux!! batailler contre le Diesel est stupide puisque la conséquence est une augmentation des moteurs essence émetteurs de plus de particules et produisant plus de CO2 (réchauffement planète qui nous tuera avant les NOx). L’électrique est le futur, la batterie est une hérésie. L’exemple de Samsung et d’Apple montrent bien a quel point cette solution de stockage est dangereuse, instable et polluante. promouvoir l’électrique à batterie est juste préparer le prochain séisme écologique mondial. rien que pour Apple ce seront pas moins de 55 millions de batteries qui seront remplacées à minima en 2018!!!! un batterie d’iPhone contient infiniment moins de MP que celle d’une Tesla. La production du seul constructeur n°1 mondial assècherait la production mondial de MP (Lithium/Cobalt) Quant à la production de batteries, elle est faite en Chine et son transport se fait par bateau. Même s’il y a des mega factory en Europe, elle connaitront le même sort que les panneaux solaires. Renault a déjà abandonné son projet de production à Flins. Dernier élément, l’obsolescence programmée, la technologie des batteries n’étant pas au point. La comparaison avec le consumer électronique devient facile. Changement de connectique, d’interfaces etc… et là vous n’y pourrez rien. Plutôt que de lutter contre une solution technologique, c’est la recherche de solution pour réduire le besoin de mobilité (qui parle de télétravail??), la fluidification de la circulation, la proposition de solutions alternative viables et fiables (le train fiable ca existe au Japon!!!), les solutions de hub de multimodalité, certain auront toujours besoin de leur voiture, il faut qu’ils puissent la déposer dans des zones leur permettant facilement d’accéder à leur travaille par un autre moyen (transport, vélo, marche) – Bordeaux est un exemple. C/C, ce n’est pas la technologie qu’il faut combattre, c’est la solution qu’il faut trouver, et pour la mobilité elle n’est certainement unique, on parle de système de mobilité.
    Clément CN                                Bel article merci, il manque juste selon moi, un petit rappel sur les problèmes liés à l’extraction du pétrole et à sa consommation d’énergie pour le raffinage. Le monde sera bientôt électrique et c’est une bonne chose !
    Jean-Michel Bezeau                  Votre article est bien intéressant mais je me demande si vous avez tenu compte du coût en électricité du raffinage du pétrole. J’ai de la difficulté à mettre la main sur l’information exacte mais j’ai lu un article qui indiquait qu’il coûtait autant d’électricité pour produire de l’essence que pour charger la batterie et faire la distance qu’on ferait avec l’essence. En fait, ça voudrait dire que la dépense en électricité qu’on pense sauver en utilisant l’essence serait dépensée de toute façon. J’aimerais bien lire sur ce sujet mais ça ne semble jamais faire partie du calcul.
    Frederic Allard                            VÉ

    https://www.autoblog.com/2011/10/14/how-gas-cars-use-more-electricity-to-go-100-miles-than-evs-do/

    20kwh = 100km

    Produire 20kw d’électricité qui s’en va directement dans la pile du véhicule. Aucun intermédiaire. Ca coute environ 20kwh d’électricité à produire. Ou presque.

    Produire 7 litres d’essence (pour 100km).
    Extraire ce litre. Le raffiner, Le transporter, l’entreposer et Le distribuer aux stations d’essences… et finalement le transférer dans ton vehicule à essence…. combien d’électricité Ca coute????? + La pollution. Et explosif…. (lac megantic, La 40 à montreal…)

    Produire x litres d’hydrogène (pour 100km).
    Extraire et/ou créer cette hydrogène. Énorme coût en électricité… Le transporter, l’entreposer et Le distribuer aux stations d’hydrogène … et finalement le transférer dans ton vehicule à hydrogène …. combien d’électricité Ca coute????? + La pollution. Et EXTRÊME EXPLOSIF…. (imagine la bâtisse de La FTQ à Montreal devant la 40…. avec l’accident de l’an passee, Tout l’immeuble à chauffée et vibrer avec quelques fenêtres brisées! IMAGINEZ VOUS SI LE CAMION AURAIT TRANSPORTER DE L’HYDROGÈNE!!! Non merci)

    – Bombe sous pression dans la voiture
    – Date d’expiration de 10 ans
    – Prend 3 fois plus d’électricité pour parcourir la même distance qu’une pure électrique
    – Transformation, transport et stockage couteux et complexe
    – Environ 3 millions de $ pour UNE station de recharge

    On peut continuer… C’est un non sens total lorsqu’on pense à toute cette électricité propre et abondante disponible directement chez soi.
    Je refuse de croire qu’on va simplement déplacer le problème avec l’hydrogène à coup de $$ et de lobbying.

    Pour les batteries, c’est 97% recycler par les programmes de récupération De tesla et nissan déjà En place. Sans compter qu’elles ont une durée de vie utile pour les Véhicules De 10 à 15 ans….. une tesla à fait 200 000km pour perdre à peine 5% d’autonomie… il y a plein d’exemple sur le web. Ma leaf 2012 a perdu 5% après 4 ans et 60000km….. et c’était une technologie pas au point. Et avant meme de recycler, elle doivent perdre 30% de leur charge… puis, elles auront toutes une durée de vie supplémentaire de 15 ans comme unité de stockage pour les éoliennes, les industries et commerces, les chalets et les maisons…!!!

    Le gaz? À refaire à chaque litre consommé.

    L’hydrogène? Parei….

    La batterie? Bonne pour un grand total de 25 ans minimum.

    Nox                                           Très chiantes ces pages qui se rechargent toutes seules (pour quoi faire ? elle est déjà écrite la page ! y’a rien à recharger !) et dont les vidéos démarrent sans rien demander. Niveau zéro du respect. Encore un emploi jeune comme webmaster.
    Francois F                                Ne pas oublier dans analyse du cycle de vie (AZCV) le démantèlement des batterie et surtout des centrales nucléaires!!!
    jihemnet                                   Très bon article, pourrait-on concevoir une approche plus complète en considérant qu’il y a deux sources d’énergie bien distinctes, fossile ou renouvelable et attribuer les énergies renouvelables aux concepts vertueux destinés à réduire la consommation d’énergie fossile. Ce qui impliquerait une réduction toujours plus importante de CO2 par Kwh pour du renouvelable et une stagnation pour le fossile.
    Après tout il s’agit de 2 conceptions de notre modèle industriel, l’ancien à base de carbone fossile et le nouveau basé sur du renouvelable, le vertueux pour le vertueux et inversement.
    bepirolare123456                       Et le fait de devoir changer la batterie de son véhicule électrique au bout de six ans car son autonomie se sera notablement réduite, pour un cout entre 6000 euros et 10000 euros, personne n’en parle ? C’est un détail ?
    jagego                                               Pour la suite,il serait très intéressant d’aborder l’avenir du moteur hydrogène,avantages et inconvénients.

    Votre article sur la voiture électrique est très intéressant.

    delaval                                             bonjour,
    bonne analyse entre le diesel et électrique. Mais quand est il avec l’essence??? qui elle rejette plus de CO2 que les moteurs diesel
    Et alors pourquoi un malus essence (plus de CO2)
    n’y a t il pas incohérence        merci
    DELAIR                                             Cet article est intéressant mais il est évident que le stockage de l’énergie électrique reste le problème essentiel. Alors pourquoi ne pas développer les recherches sur la fabrication, le stockage et l’utilisation de l’HYDROGENE? Cette énergie est connue et a été expérimentée avec succès depuis plus d’un siècle! Sa fabrication et son stockage sont facilités par l’utilisation des générateurs écologiques (éoliennes, solaires, hydro etc…) aux heures » creuses ». Quand à son utilisation, les moteurs fonctionnant avec ce carburant sont largement éprouvés et ils font l’objet d’études et de perfectionnements très intéressants et amener cette utilisation à un quasi « 0 pollution ». De différents prototypes sont déjà au point. Ils équipent déjà des locomotives (Allemagne) des camions (suède, USA..) et des VL (études chez Mercedes, WW…). Y aurait il des « freins » au développement de ces systèmes?
    Vassart                                                  Pourquoi fixer le raisonnement uniquement sur le diesel ? Et si tout le monde passait à l’électrique, que se passerait-il lors des pics de recharge des batteries ? Ce pic de consommation arriverait en général en soirée, alors que déjà la demande en électricité est la plus forte ???
    cosmar                                                  sachant que le lithium est toxique pour l’homme et nécessite un contrôle sanguin régulier, il faut se demander comment va être gérer le recyclage des batteries et dans quelle condition, et qui va payer le suivi médical des personnes en contact avec ce lithium ? l’avenir nous le dira, mais la confiance n’y est pas.
    Philippe                                                  Enfin un article qui semble réaliste à un détail près il fait l’impasse sur les travaux faits sur les moteurs à essence type Skyactive de Mazda, deux temps de Ford etc…..
    Bda                                                           Globalement bien vu sur les ACV. Mais totalement irréaliste sur la question des terres rares. Il y a 250 GW d’usines de production de batteries programmées à l’heure actuelle dans le monde, et les 32000 tonnes annuelles de lithium actuellement produites (essentiellement absorbées aujourd’hui par l’industrie et pas par les batteries des constructeurs auto) ne suffiraient pas à elles seules en intégralité pour fournir la demande prévue. On nage en plein délire, la supply chain est totalement incapable de fournir, et tous les spécialistes des matières premières le savent et se ruent sur les actions minières. Rappelons aussi qu’il faut plus d’un an de séchage pour obtenir le lithium, délai incompressible, et qu’il n’y a donc aucune flexibilité dans la production. Ensuite, le Cobalt, dont 46% proviennent de mines du RDC où des enfants extraient le nickel (et le cobalt), est potentiellement en contrainte de réserves beaucoup plus problématique que le lithium. Et enfin, illusion totale sur l’indépendance vis à vis de la Chine, puisque 95% de la production mondiale de ces terres rares passent par la Chine (et 100% de la production du graphite), avant de éventuellement repartir pour assemblage de cellules dans des usines de batteries : 80% de la valeur batterie a déjà été capturée par la Chine à ce stade.

 

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21 mars 2018

Un commentaire

b_1_q_0_p_0Fuites de données des utilisateurs : Facebook se dit « trompé »

La société Cambridge Analytica est accusée d’avoir illégalement récupéré les données de 50 millions d’utilisateurs de l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Source AFP | Le Point.fr

Mark Zuckerberg a été prié de s'exprimer au sujet des fuites ayant permis à Cambridge Analytica d'utiliser des données personnelles en lien avec la campagne de Donald Trump.
Mark Zuckerberg a été prié de s’exprimer au sujet des fuites ayant permis à Cambridge Analytica d’utiliser des données personnelles en lien avec la campagne de Donald Trump.       © EPA/AFP/ MAURITZ ANTIN

Cambridge Analytica : Facebook se dit « scandalisé d’avoir été trompé »

Cambridge Analytica : Facebook se dit "scandalisé d'avoir été trompé"
Mark Zuckerberg pourrait être appelé à témoigner devant une commission d’enquête du Parlement britannique.           Justin Sullivan, AFP
France 24

Facebook est au coeur d’une tourmente mondiale depuis que la société Cambridge Analytica a été accusée d’avoir illégalement acquis les données de 50 millions d’utilisateurs du réseau social.

Facebook est dans le collimateur des autorités de régulation américaines et britanniques à la suite des révélations d’un lanceur d’alerte sur le siphonnage, il y a quatre ans, des données de 50 millions d’utilisateurs du réseau social par le cabinet londonien Cambridge Analytica.

La société de Mark Zuckerberg se dit « scandalisée d’avoir été trompée » par l’utilisation des données de ses utilisateurs et affirme « comprendre la gravité du problème ».

VOIR AUSSI : Comment le scandale Cambridge Analytica fait trembler l’empire Facebook

Devant l’ampleur du scandale, une commission parlementaire britannique a demandé, mardi 20 mars, au patron de Facebook de venir s’expliquer et lui a donné jusqu’à lundi pour répondre.

Mark Zuckerberg a également été invité à s’exprimer devant le Parlement européen, qui va « enquêter pleinement » sur cette « violation inacceptable des droits à la confidentialité des données ».

Aux États-Unis, les procureurs de New York et du Massachusetts, imités par le régulateur américain du commerce (FTC), ont lancé une enquête sur ce scandale.

Des liens avec la campagne de Donald Trump

De part et d’autre de l’Atlantique, parlementaires américains et européens veulent comprendre pourquoi Cambridge Analytica, une société de conseil qui a soutenu la campagne électorale de Donald Trump en 2016, a eu accès aux données de Facebook en 2014 et pourquoi le réseau social n’en a pas informé ses utilisateurs. Ce cabinet est accusé d’avoir récupéré sans leur consentement les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d’influencer le vote des électeurs, afin de peser dans la campagne de l’homme d’affaires américain.

Facebook explique que les données ont été collectées par un universitaire britannique, Aleksandr Kogan, qui a créé une application sur le réseau social, laquelle a été téléchargée par 270 000 personnes, ce qui a permis d’avoir accès à leurs données personnelles mais aussi à celles de leurs « amis ».

Facebook estime que Kogan a violé sa politique en transmettant ensuite ces données à Cambridge Analytica. Le groupe a depuis suspendu à la fois Cambridge Analytica et sa maison mère SCL (Strategic Communication Laboratories). Le cabinet de conseils a rejeté toutes les récentes informations parues dans les médias, assurant avoir détruit toutes les données après avoir appris qu’elles ne respectaient pas les règles sur la protection des informations.

Facebook est «scandalisé d’avoir été trompé»

La société de Mark Zuckerberg s’est dite «scandalisée d’avoir été trompée» par l’utilisation des données de ses utilisateurs par Cambridge Analytica.

storybildLa société Cambridge Analytica a été accusée d’avoir illégalement acquis les données de 50 millions d’utilisateurs du réseau social.

Facebook était toujours mercredi au cœur d’une tourmente mondiale depuis que la société Cambridge Analytica a été accusée d’avoir illégalement acquis les données de 50 millions d’utilisateurs du réseau social. La société de Mark Zuckerberg s’est dite «scandalisée d’avoir été trompée» par l’utilisation des données de ses utilisateurs par Cambridge Analytica et a dit «comprendre la gravité du problème».

Devant l’ampleur du scandale, une commission parlementaire britannique a demandé mardi au patron de Facebook de venir s’expliquer devant elle. Et lui a donné jusqu’à lundi pour répondre. Le jeune milliardaire a également été invité à s’exprimer devant le Parlement européen qui va «enquêter pleinement» sur cette «violation inacceptable des droits à la confidentialité des données». Aux Etats-Unis, les procureurs de New York et du Massachusetts ont lancé une enquête sur ce scandale et, selon les médias américains, la Commission fédérale du commerce (FTC), un organisme public chargé de veiller à la protection des consommateurs et de la concurrence, a aussi ouvert une enquête.

Des «clarifications» demandées à Facebook

Les autorités chargées de la protection des données dans l’Union européenne se sont également saisies mardi de l’affaire. Le sujet était au menu d’une réunion de ces autorités à Bruxelles, a indiqué la Commission européenne, dont une représentante devait demander des «clarifications» à Facebook, dont le cours a dégringolé en Bourse. Dans le viseur des autorités britanniques de protection des données et de la justice américaine, Cambridge Analytica a annoncé mardi la suspension de son patron Alexander Nix, qui s’était vanté d’avoir œuvré pour Donald Trump en 2016.

Cette décision a été prise à la suite de la publication de «commentaires» de M. Nix enregistrés par la chaîne Channel 4 News, ainsi que d’autres «allégations» formulées à son encontre, qui «ne représentent pas les valeurs» de la société, spécialisée en communication stratégique et analyse de données à grande échelle, a-t-elle expliqué dans un communiqué. Les commentaires en question sont issus d’une enquête diffusée lundi et mardi par la chaîne britannique, où le patron de Cambridge Analytica apparaît en caméra cachée répondant aux questions d’un reporter à l’identité déguisée. Les derniers éléments publiés mardi le montrent ainsi se vantant du rôle joué par son entreprise aux Etats-Unis dans la campagne présidentielle du candidat républicain Donald Trump en 2016. Recherche, analyse, «on a dirigé sa campagne numérique», assure-t-il avant de mettre en avant le système d’e-mails auto-destructeurs qu’il utilise.

Cambridge Analytica: sur le gril des deux côtés de l’Atlantique, Facebook « scandalisé d’avoir été trompé »

Aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou encore en Europe, les autorités grondent contre cette « violation des droits à la confidentialité des données ».

Adnan Abidi / Reuters
Cambridge Analytica: sur le gril des deux côtés de l’Atlantique, Facebook « scandalisé d’avoir été trompé »

TECHNO – Facebook ne sait plus où donner de la tête tant les enquêtes et les demandes de témoignage se multiplient de la part des gouvernements.

Le réseau social est au cœur d’un scandale depuis que la société Cambridge Analytica a été accusée d’avoir acquis les données de 50 millions d’utilisateurs du réseau social sans leur consentement.

La société de Mark Zuckerberg s’est dite « scandalisée d’avoir été trompée » par l’utilisation des données de ses utilisateurs par Cambridge Analytica (CA) et a dit « comprendre la gravité du problème ».

Devant l’ampleur du scandale, une commission parlementaire britannique a demandé mardi au patron de Facebook de venir s’expliquer devant elle. Et lui a donné jusqu’à lundi pour répondre.

Convocations multilatérales

Le jeune milliardaire a également été invité à s’exprimer devant le Parlement européen, qui va « enquêter pleinement » sur cette « violation inacceptable des droits à la confidentialité des données »

Aux Etats-Unis, les procureurs de New York et du Massachusetts, imités par le régulateur américain du commerce (FTC), ont lancé une enquête sur ce scandale. Selon les médias américains, la Commission fédérale du commerce (FTC), un organisme public chargé de veiller à la protection des consommateurs et de la concurrence, a aussi ouvert une enquête mardi.

Les autorités chargées de la protection des données dans l’Union européenne se sont également saisies mardi de l’affaire. Le sujet était au menu d’une réunion de ces autorités à Bruxelles, a indiqué la Commission européenne, dont une représentante devait demander des « clarifications » à Facebook, dont le cours a dégringolé en Bourse.

Vers une fouille des serveurs de Cambridge Analytica ?

Dans le viseur des autorités britanniques de protection des données et de la justice américaine, Cambridge Analytica a annoncé mardi la suspension de son patron Alexander Nix, qui s’est vanté, devant une caméra cachée, d’avoir oeuvré pour Donald Trump en 2016 et avait formulé plusieurs « allégations » qui « ne représentent pas les valeurs de la société ».

Cambridge Analytica, qui dispose de bureaux au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, est accusé d’avoir récupéré sans leur consentement les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d’influencer le vote des électeurs, afin de peser dans la campagne de Donald Trump.

Au Royaume-Uni, l’Information Commissioner’s Office (ICO), autorité indépendante chargée de réguler le secteur et de protéger les données personnelles, a demandé l’autorisation d’enquêter au sein de CA afin de pouvoir « fouiller les serveurs » et « effectuer une vérification des données ».

Facebook, encore plus que Twitter ou Google, est accusé depuis des mois d’avoir servi à des entités liées à la Russie pour manipuler l’opinion publique, en particulier lors de la campagne présidentielle américaine ou celle du référendum sur le Brexit en 2016. Si dans un premier temps, ces questions étaient balayées d’un revers de la main par Mark Zuckerberg, les choses ont bien changé en un peu plus d’un an.

Cambridge Analytica : dans la tourmente, Facebook se dit « scandalisé d’avoir été trompé »

Mark Zuckerberg a été invité à venir s’expliquer sur la fuite illégale des données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook devant les parlements britannique et européen. Le groupe se défend et se dit « scandalisé d’avoir été trompé ».

Facebook est dans le collimateur des autorités de régulation américaines et britanniques à la suite des révélations d’un lanceur d’alerte sur le siphonnage, il y a quatre ans, des données de 50 millions d’abonnés du réseau social par le cabinet londonien Cambridge Analytica.

La société de Mark Zuckerberg se dit « scandalisée d’avoir été trompée » par l’utilisation des données de ses utilisateurs et affirme « comprendre la gravité du problème ».

>> « Cambridge Analytica : le scandale qui fait trembler l’empire Facebook »

Devant l’ampleur du scandale, une commission parlementaire britannique a demandé, mardi 20 mars, au patron de Facebook de venir s’expliquer et lui a donné jusqu’au 26 mars pour répondre.

Mark Zuckerberg a également été invité à s’exprimer devant le Parlement européen, qui va « enquêter pleinement » sur cette « violation inacceptable des droits à la confidentialité des données ».

Aux États-Unis, les procureurs de New York et du Massachusetts, imités par le régulateur américain du commerce (FTC), ont lancé une enquête sur ce scandale.

Des liens avec la campagne de Donald Trump

De part et d’autre de l’Atlantique, parlementaires américains et européens veulent comprendre pourquoi Cambridge Analytica, une société de conseil qui a soutenu la campagne électorale de Donald Trump en 2016, a eu accès aux données de Facebook en 2014 et pourquoi le réseau social n’en a pas informé ses utilisateurs. Ce cabinet est accusé d’avoir récupéré sans leur consentement les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d’influencer le vote des électeurs, afin de peser dans la campagne de l’homme d’affaires américain.

Facebook explique que les données ont été collectées par un universitaire britannique, Aleksandr Kogan, qui a créé une application sur le réseau social, laquelle a été téléchargée par 270 000 personnes, ce qui a permis d’avoir accès à leurs données personnelles mais aussi à celles de leurs « amis ».

Facebook estime que Kogan a violé sa politique en transmettant ensuite ces données à Cambridge Analytica. Le groupe a depuis suspendu à la fois Cambridge Analytica et sa maison mère SCL (Strategic Communication Laboratories). Le cabinet de conseils a rejeté toutes les récentes informations parues dans les médias, assurant avoir détruit toutes les données après avoir appris qu’elles ne respectaient pas les règles sur la protection des informations.

Facebook face à la colère des autorités américaines et européennes

Le réseau social est en pleine tempête à cause de l’utilisation de ses données par Cambridge Analytica.

bourse© LOIC VENANCE/AFP bourse Ce n’était que le début des ennuis. La FTC, l’agence gouvernementale américaine chargée de faire respecter le droit des consommateurs, a ouvert une enquête sur les relations entre Facebook et Cambridge Analytica, société britannique d’analyse de données. Le réseau social pourrait avoir enfreint un décret signé en 2011 avec la FTC. Il engage Facebook à respecter le consentement des utilisateurs, en leur demandant la permission à chaque fois qu’ils partagent leurs données avec d’autres entités

Le réseau social, qui risque une très forte amende, 40.000 dollars pour chaque violation constatée, écrit le Washington Post, affirme pourtant avoir toujours respecté les choix de ses utilisateurs. «Des personnes ont fourni leurs informations en connaissance de cause. Aucun système n’a été infiltré, aucun mot de passe, aucune données sensibles n’ont été dérobés, a commenté Paul Grewal, vice-président de Facebook. Néanmoins, c’était une arnaque.» Dans un communiqué publié mardi, le groupe s’est dit « scandalisé d’avoir été trompé». Les procureurs de New-York, du Massachusetts et du Connecticut ont déjà lancé des enquêtes. D’autres États pourraient suivre. Plusieurs membres du Congrès américain ont également appelé à ce que les autorités fédérales s’emparent du sujet.

La situation n’est pas plus confortable en Europe. En Angleterre, une commission parlementaire britannique a convoqué Mark Zuckerberg, estimant que les explications officielles de son entreprise étaient «trompeuses». L’agence anglaise chargée de la protection des données, l’ICO, a réclamé un mandat pour perquisitionner les bureaux de Cambridge Analytica à Londres, dont le patron, Alexander Nix, a été suspendu avec effet immédiat. L’Union européenne s’en est enfin mêlée, qualifiant ces révélations d’«effroyables», d’après Vera Jourová, commissaire européenne chargée de la Justice et de la protection des consommateurs. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a annoncé que les eurodéputés allaient «enquêter pleinement» sur cette «violation inacceptable des droits à la confidentialité des données». Mark Zuckerberg a aussi été invité à s’expliquer devant le Parlement européen.

Une société proche de Trump

Dans cette affaire révélée le week-end dernier par le New York Times et The Observer, Cambridge Analytica est accusé d’avoir accédé illégalement aux informations de plus de 50 millions de comptes Facebook en 2014. Pour ce faire, l’entreprise aurait eu recours aux services d’un sous-traitant, Global Science Research (GSR), et d’Aleksandr Kogan, professeur à la prestigieuse université de Cambridge.

Ce dernier a développé une application de tests de personnalité, censée être utilisée dans le cadre de recherches universitaires. Les utilisateurs étaient rémunérés s’ils répondaient à des questions, ainsi qu’en accordant un accès à leurs données sur Facebook. Ces informations, ainsi que celles des amis des personnes ayant participé à cette étude, ont ensuite été transmises à Cambridge Analytica par Aleksandr Kogan. Elles auraient notamment été utilisées dans le cadre de la campagne électorale de Donald Trump, afin de comprendre et d’influencer l’opinion des électeurs américains.

Cambridge Analytica a été financé à hauteur de 15 millions de dollars par Robert Mercer, un homme d’affaires américain et l’un des principaux donateurs du Parti républicain. Steve Bannon, ancien directeur de campagne de Donald Trump, était lui-même investisseur et vice-président de Cambridge Analytica.

Facebook a tout de suite assuré qu’il enquêtait sur la véracité de ces informations. Il a engagé une firme privée d’enquêteurs à cet effet. Le réseau social a déjà expliqué que Aleksandr Kogan avait pu récolter légalement les données des utilisateurs, mais avait «violé les règles de la plateforme» en les transmettant à Cambridge Analytica. Facebook a donc suspendu tout accès à ses données à Cambridge Analytica, au groupe SCL, à GSR et à Aleksandr Kogan.

Mark Zuckerberg, PDG du réseau social, est pour le moment resté silencieux sur cette affaire. C’est aussi le cas de son bras droit, Sheryl Sandberg. De son côté, Cambridge Analytica affirme qu’il ignorait qu’Aleksandr Kogan avait eu accès illégalement à ses données. La société dit avoir supprimé ces données en 2015, après que Facebook a lui-même suspendu l’application d’Aleksandr Kogan de son service. Elle nie, donc, les avoir utilisées dans le cadre de l’élection américaine. Le New York Times et le The Observer affirment, eux, que ces informations ont bien été conservées par Cambrige Analytica après 2015. En outre, un reportage de la chaîne anglaise Channel 4, diffusé lundi, a montré qu’Alexander Nix, PDG de Cambridge Analytica, se vantait de pouvoir faire chanter des hommes politiques en ayant recours à des prostituées ou des pots-de-vin. En Californie, où se situe le siège de Facebook, les employés du réseau social ont été invités à une réunion exceptionnelle pour discuter de cette actualité. Cette affaire pourrait altérer l’image de Facebook aux yeux du grand public et des autorités du monde entier, déjà échaudés par les polémiques autour de la désinformation ( «fake news» ) et de l’influence de la Russie sur le service du réseau social. Une perspective inquiétante pour les investisseurs, qui craignent que les activités de Facebook ne soient davantage régulées. Après une dégringolade de 6,8% lundi, l’action Facebook a perdu 2,6% mardi.

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12 mars 2018

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Ligue 1, Ligue 2 : attaqué par les arbitres, Pierre Ménès les détruit en une phrase !

Pointé du doigt par le syndicat des arbitres pour ses récentes sorties sur l’arbitrage, Pierre Ménès a rétorqué sur Twitter.

Agacé par une nouvelle saillie de Pierre Ménès sur l’arbitrage, le SAFE (syndicat des arbitres) a publié une longue tribune à l’encontre du consultant de Canal+ concluant son coup de gueule par les propos suivant : « Ecouter Pierre Ménès nuit à la santé mentale. Continuer à lui laisser le micro nuit gravement à l’image du diffuseur ! Donnons-lui un sifflet, il nous fera rire pour une fois ! »

La lettre ouverte des arbitres est arrivée jusqu’aux oreilles de Pierre Ménès qui a répondu à cette attaque par le biais d’un tweet lapidaire : « Tellement plus facile que de se remettre en question et d’améliorer les relations avec les joueurs. Ces gens sont pathétiques. Pourquoi tous les clubs s’en plaignent ? » La guerre entre le consultant du CFC et les arbitres est loin d’être finie.

Le syndicat des arbitres fracasse Ménès

(Icon Sport)

Dans une tribune publiée sur son site, le syndicat des arbitres du football d’élite (Safe) s’en prend violemment à Pierre Ménès: « Son fonds de commerce, c’est la bêtise, la bêtise crasse. »

Parce qu’il dézingue à tout-va, Pierre Ménès ne fait pas l’unanimité. Notamment auprès des arbitres du football d’élite qui, vendredi, ont décidé de répondre aux habituelles critiques du consultant. Des piques que le Safe qualifie de « petites phrases sentencieuses en forme d’exécution sommaire », dans une tribune au vitriol. Le crédo du journaliste, selon le syndicat, est de « flatter les masses à grands coups de formules populistes en se retranchant derrière un franc-parler ou un parler-vrai, selon l’adage qui voudrait que lui ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ».

Visiblement très remontés, les sifflets de Ligue 1 et Ligue 2 dénoncent les « justifications incongrues » de l’expert du Canal Football Club, sa « mauvaise foi supplémentaire » ainsi que les « faux prétextes aux accents de sincérité qui ne sont finalement que l’expression d’une volonté de balancer tout haut des conneries et des insanités, de sortir des énormités à tour de bras et à les faire passer pour des vérités ». « Car le problème est bien là, poursuit le Safe. Pierre Ménès se veut être la Vérité, la Justice aux yeux bandés, dont les jugements acérés sont implacables et sans appel. »

La « bêtise crasse » de Ménès

Si les arbitres s’en prennent ainsi à Pierre Ménès, c’est parce qu’ils n’ont que modérément apprécié la dernière sortie du trublion de Canal+, qui les a qualifiés de « footballeurs ratés ». A leur tour, donc, de lui mettre un tacle appuyé. A la carotide et les deux pieds décollés ! Avec lui, écrit le syndicat, « chacun en prend pour son grade, chacun passe à sa moulinette, à l’aveuglette. Et personne ou presque ne trouve grâce à ses yeux. » Et le Safe d’enchaîner: « Il rit contre. Contre tout le monde: joueurs, arbitres, entraîneurs, présidents, instances et même les champions olympiques. »

« Au tribunal médiatique, il est à la fois petit procureur et petit juge qui se gorge du grand pouvoir qui lui est conféré depuis son estrade. […] Pour un peu, il rendrait la Justice, ironise-t-il. Sur les plateaux télés, on lui donne toute son importance, ses avis sont attendus comme des oracles et son opinion fait autorité. L’ennui, c’est qu’il fait mal à tous, et surtout au football. Son fonds de commerce, c’est la bêtise, la bêtise crasse, inexcusable car elle puise sans cesse dans la méchanceté et attise la haine contre cette mission de service public qu’est l’arbitrage. » Carton rouge ? Pas encore.

Car la conclusion est encore plus rude et frise l’attentat: « Ecouter Pierre Ménès nuit à la santé mentale. Continuer à lui laisser le micro nuit gravement à l’image du diffuseur ! Donnons-lui un sifflet, il nous fera rire pour une fois ! » Une lettre ouverte à laquelle l’intéressé, interpellé sur Twitter, n’a pas manqué de répondre. « Tellement plus facile que de se remettre en question et d’améliorer les relations avec les joueurs. Ces gens sont pathétiques. Pourquoi tous les clubs s’en plaignent ? », a-t-il posté. Avant d’en remettre une couche dimanche soir sur le plateau du CFC ?

«Moi, moche et méchant !», le syndicat des arbitres se paie Pierre Ménes

«Moi, moche et méchant !», le syndicat des arbitres se paie Pierre Ménes

LE SCAN SPORT – Jamais tendre avec les hommes en noir, Pierre Ménès s’est fait sévèrement recadrer ce samedi par le syndicat des arbitres, via un communiqué.

L’association, peu connue du grand public, va faire parler d’elle. Le SAFE (Syndicat des arbitres du football d‘élite) a publié ce samedi un communiqué pour le moins inattendu. Visé, le journaliste de Canal+ Pierre Ménès en prend sérieusement pour son grade. Le titre «Moi, moche et méchant! Episode 29 ce week-end?» annonce la couleur. En cause, «la dernière sortie de Pierre Ménès contre les arbitres: ‘’l’arbitre est un footballeur raté »».

Dans le communiqué, l’honnêteté journalistique de l’ancien dirigeant du Stade de Reims est fortement décriée: «Justifications incongrues, mauvaise foi supplémentaire, faux prétextes aux accents de sincérité qui ne sont finalement que l’expression d’une volonté de balancer tout haut des conneries et des insanités, de sortir des énormités à tour de bras et à les faire passer pour des vérités», dénonce le SAFE. Selon le syndicat, le consultant phare de Canal+ «se veut être la vérité», «se met en scène» mais «fait mal à tous, surtout au football». L’instance ajoute: «Son fonds de commerce, c’est la bêtise, la bêtise crasse, inexcusable car elle puise sans cesse dans la méchanceté et attise la haine contre cette mission de service public qu’est l’arbitrage», se plaint le SAFE, qui va même plus loin. «Ecouter Pierre Ménès nuit à la santé mentale. Continuer à lui laisser le micro nuit gravement à l’image du diffuseur! Donnons-lui un sifflet, il nous fera rire pour une fois!»

Une véritable diatribe. Souvent éreinté, Pierre Ménès a toujours répondu, rarement de façon pondérée. Et déjà, le chroniqueur de la chaîne cryptée s’est défendu face à ces accusations, sur Twitter, réseau sur lequel il se montre particulièrement actif et où il n’a que rarement sa langue dans sa poche. «Tellement plus facile que de se remettre en question et d’améliorer les relations avec les joueurs. Ces gens sont pathétiques. Pourquoi tous les clubs s’en plaignent?», a-t-il rétorqué samedi. Par le passé, ses rixes verbales avec Patrice Evra, qui l’avait qualifié de «clochard» ou encore René Girard, qui l’avait décrit comme «le gros de Canal+» avaient fait parler. Sa réaction, dimanche, sur le plateau du Canal Football Club, s’annonce, elle aussi, électrique. Après ce réquisitoire, Ménès ne devrait en tout cas pas manquer de guetter avec attention les performances des arbitres, à l’occasion de la 29e journée de Ligue 1.

Football : quand Pierre Ménès critique le match d’un joueur… qui ne jouait pas

Dimanche 11 mars, le chroniqueur du « Canal Football Club » a critiqué la prestation du milieu de terrain toulousain Sangaré. Mais ce dernier ne jouait pas.

Le chroniqueur de Canal+, Pierre Ménès, le 27 mars 2016 à Paris.
Le chroniqueur de Canal+, Pierre Ménès, le 27 mars 2016 à Paris. (FRANCK FIFE / AFP)

« Je ne l’ai pas vu ». Au moment de distribuer les bons et les mauvais points du match de football entre Toulouse et Marseille (1-2), le chroniqueur de Canal+, Pierre Ménès, a fait une belle bourde, dimanche 11 mars. Il a critiqué la performance d’Ibrahim Sangaré, un joueur toulousain qui ne figurait pas sur la feuille de match.

Son erreur a immédiatement été relevée par Stéphane Guy, qui commentait la rencontre de Ligue 1 pour la chaîne cryptée. « Je pense que Pierre voulait parler de Sanogo parce que Sangaré n’était pas sur la feuille de match », a précisé le commentateur. « Il l’a pas vu, il vous le confirme », s’est esclaffé le présentateur du « Canal Football Club », Hervé Mathoux. Un fou rire généralisé a ensuite gagné le plateau. Sur Twitter, le Toulouse Football Club n’a pas raté l’occasion de se moquer du chroniqueur :

Pierre Ménès a rapidement répondu aux sarcasmes sur Twitter. Il s’est défendu en expliquant qu’il était malade.

Connu pour ses sorties acides et ses déclarations au vitriol, Pierre Ménès fait régulièrement polémique. Pendant les JO d’hiver, il s’en était pris au biathlon, déclenchant la colère de Martin Fourcade. Le syndicat des arbitres, cibles régulières de ses chroniques, avait estimé samedi qu’« écouter Pierre Ménès nuit à la santé mentale ».

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commentaires

Max Maxou                                            « Ecouter Pierre Ménès nuit à la santé mentale. Continuer à lui laisser le micro nuit gravement à l’image du diffuseur ! Donnons-lui un sifflet, il nous fera rire pour une fois ! »magnifique
Gabriel Loeillet                          Pierre Menes, supporters lillois, même combat. Critiquer à tout va les arbitres, ou envahir le terrain, c’est participer au sabordage de l’institution foot, c’est insupportable.
Gilles Boudeau                           les arbitres français devraient faire leur mea culpa ils sont méprisants et trop autoritaire et pas du tout pédagogue ,
les arbitres du rugby où il est plus difficile d’arbitrer font preuve de plus de pédagogie
les arbitres de foot sont des petits dictateurs                                                                        robertino                                                 C’est la réponse de Menés qui est pathétique. Le syndicat des arbitres à raison.                                                                                                   Tonio                                                        « A leur tour, donc, de lui mettre un tacle appuyé. A la carotide et les deux pieds décollés ! » -> « […] à grands coups de formules populistes […] » du vrai Pierre ménès ce journaliste.                                                                                               PPEON                                                      « Pierrot » a raison, ils feraient mieux de faire profil bas et de chercher plutôt des solutions pour s’améliorer. peut être devrait-on leur faire une cassette (voire plusieurs car une serait certainement insuffisante)intitulée « LE BEST OFF DES ERREURS ARBITRALES ».                                                                                                   rvolf                                                           Allez va sur le terrain avec Ménès avec un sifflet et fais-leur apprécier ton génie de canapé                                                                                   PPEON
rvolf:                                                       c’est déjà fait, j’ai été éducateur , entraîneur et arbitre merci, j’ai assez donné . je suis désolé mais hélas, beaucoup de rencontres sont polluées par les erreurs d’arbitrage                                                                                  gilbertduroux                                          C’est plus facile de voir les erreurs d’arbitrage depuis son canapé, avec les angles de vue de 20 caméras, plus les ralentis, qu’en courant tout le match aux côtés des joueurs.                                                                                        BibiKhan

  • AvatarC’est beau un « journaliste sportif » à l’oeuvre …..
  • Il n’a pas tort, il dit juste qu’il ne l’a pas vu ce en quoi il a raison.

    Après il ne doit pas trop connaître le football, ne pas savoir qu’il y a des feuilles de match, qu’il y a plus de 11 joueurs dans une équipe et que certains sont laissés en repos alors que des matchs se jouent.
    Il croit peut être encore que le PSG gagne parce qu’ils ont le plus gros budget, donc peuvent se payer plus de joueurs et forcément à 25 contre 11 sur le terrain c’est plus facile.
    Il débute faut pas être méchant avec lui.

  • Le mec fait presque 2 quintaux et veut t’expliquer comment courir sur un terrain avec un ballon. Quelle farce.

  • C’est d’un niveau trop élevé pour lui. De plus je ne peux lui conseiller d’élargir ses connaissances, son tour de taille est déjà suffisant. Un peu comme lui d’ailleurs.
  • AvatarSangaré, Sanogo, un lapsus comme un autre !
    AvatarPierre Menès, greffé d’un foie et d’un rein, quel dommage que les chirurgiens n’avaient pas un cerveau à disposition !
  • Fatiguant ! Bye bye CFC !
    @PPEON:                                                    j’ai beaucoup de mal à croire que tu aies été arbitre. Si tu l’as été, tu devrais savoir que sur un terrain tout le monde fait des erreurs, les joueurs en premier lieu, tu devrais savoir que ce qu’on demande à un arbitre n’est pas de ne jamais se tromper mais bien de se tromper le moins possible, et surtout d’être honnête, l’impartialité je n’en parle même pas tellement elle est l’essence même de ce métier. Or tu n’as pas l’air de le savoir.. et tu accables les arbitres. Les PREMIERS responsables des erreurs arbitralesben le problème c’est de trouver des pièces de rechange pour les tondeuses
    Poussins minimes cadets juniors . Land c’est la terre, bandes d’ ignares. ) ))))
    Depuis 1958, votre fabricant français .outils-wolf.com utilise des cookiesIl s’autorise des « manques  » prétextant – peut-être à raison – son état de santé, alors qu’il est si intransigeant avec les autres !!! Un poil de modestie lui ferait du bien !C’est vrai que Menes revendiquait de ne pas regarder les médaillés d’or aux JO. On aurait pu penser qu’il était plus assidu aux matchs de foot.
    Même pas. Commenter un match que l’on n’a pas vu, effectivement c’est une faute professionnelle. C+ devrait exiger le remboursement de son salaire.J’appelle cela une faute professionnelle : nouveau carton jaune. Au suivant, dehors ! Comme à l’usine.c’est la période de floraison des narcisses, ensuite, ils vont se fâner!Il s’est excusé sur TwitterMénès on ne le voit pas, mais hélas on l’entend

  • Commenter du foot est en soi une gageure …
  • encore un payé pour ne rien dire!!!!!
  • Le Nabila du journalisme a encore frappé…
                                                                              méchant pour nabila ça, elle a des atouts que n’a pas menes….
  • ce journaliste, qu’est ce qu’il y connait au sport ? Il palabre des heures pour ne rien dire, son auto-suffisance n’a d’égal que son incompétence. Fort heureusement, il n’opère que sur Canal+ et nous ne sommes donc médiatiquement pas trop exposés à ces commentaires déplacés.
  •                                                                    Il ne connaît que le foot….
  •                                                          D’autant plus quand il va dans des émissions télé ou radio pour cracher sur les politiques qu’il n’aiment pas, mais le problème, c’est qu’il est encore plus nul en politique. Il ne connaît rien et ne comprend rien, mais il tient le micro pour lâcher du fiel gratos…

 

Un « canon » de moins!!

1 mars 2018

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Ni1.gifHope Hicks, la directrice de la communication de Donald Trump, démissionne

Hope Hicks, la directrice de la communication de Donald Trump, démissionne
Donald Trump et Hope Hicks à Mobile, dans l’Alabama, le 17 décembre 2016.
Mark Wallheiser, AFP
France 24France 24

Hope Hicks, ancien mannequin de 29 ans et proche d’Ivanka Trump, est la quatrième personne à quitter le poste de directeur de la communication de Donald Trump. Elle avait été auditionnée la veille par le Congrès dans le cadre de l’affaire russe.

La cascade des départs à la Maison Blanche se poursuit : Hope Hicks, proche conseillère du président américain Donald Trump, a annoncé mercredi 28 février sa démission.

La jeune femme de 29 ans, qui avait rejoint très tôt, et sans la moindre expérience politique, la campagne du magnat de l’immobilier, occupait depuis septembre le poste de directrice de la communication.

VOIR AUSSI : Jared Kushner, le gendre et conseiller de Trump, n’a plus accès aux informations classifiées

Discrète dans les médias – elle refusait systématiquement les demandes d’interviews – mais influente en coulisses, cette ancienne mannequin, qui avait travaillé pour Ivanka Trump à New York, avait l’oreille du président qui n’a jamais émis la moindre réserve à son égard.

« Je n’ai pas de mots pour exprimer ma gratitude au président Trump », a-t-elle indiqué sans autres précisions sur les raisons de son départ soudain, un peu plus d’un an après l’arrivée au pouvoir de l’homme d’affaires septuagénaire.

Audition dans le cadre de l’affaire russe

Cette démission intervient au lendemain de l’audition de la jeune femme à huis clos au Congrès dans le cadre de l’affaire russe qui empoisonne la présidence de Donald Trump.

Selon la presse américaine, elle y aurait reconnu que son travail à la Maison Blanche l’avait parfois poussée à dire des « mensonges innocents ». Mais elle aurait affirmé n’avoir jamais menti quand elle était interrogée sur l’affaire russe.

Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif américain, a assuré qu’il n’y avait aucun lien entre ces deux événements.

La date exacte du départ de Hope Hicks n’a pas été fixée, mais elle devrait intervenir « dans les semaines à venir » selon l’exécutif.

Le poste de directeur de la communication est traditionnellement moins exposé que celui de porte-parole, qui est le véritable visage au quotidien de l’exécutif américain. Signe de l’importante rotation au sein de l’équipe Trump, Hope Hicks était la quatrième personne à occuper cette fonction. Le dernier en date, Anthony Scaramucci, personnage haut en couleur, avait fait un passage éclair dans ce rôle.

Hommage appuyé de l’administration

Son nom vient s’ajouter à la très longue liste de haut responsables ou de proches conseillers de Donald Trump qui ont décidé de partir ou ont été remerciés : Tom Price, ministre de la Santé, Steve Bannon (ex-conseiller stratégique), Reince Priebus (ex-secrétaire général de la Maison Blanche), Sean Spicer (ex-porte-parole) ou encore Michael Flynn (ex-conseiller à la sécurité nationale).

« Elle est intelligente, fine, vraiment quelqu’un de bien »

« Hope est exceptionnelle et a fait un excellent travail », a indiqué le président américain en commentant sa démission. « Elle est intelligente, fine, vraiment quelqu’un de bien », a-t-il ajouté, se disant convaincu qu’il travaillerait de nouveau avec elle à l’avenir.

Avec lui, c’est tout le noyau dur de l’administration Trump qui a rendu un hommage très appuyé à la jeune femme. « Hope Hicks est aimée et admirée par tous ceux qui la connaissent », a surenchéri Ivanka Trump sur Twitter. De son côté, John Kelly, secrétaire général de la Maison Blanche, a insisté sur sa maturité. « Elle a servi son pays avec beaucoup de classe », a-t-il ajouté.

Son nom était apparu dans l’un des derniers scandales en date qui a secoué la Maison Blanche : le départ de Rob Porter, autre conseiller de M. Trump, accusé par ses ex-femmes d’agressions physiques et d’abus psychologiques. Hope Hicks entretenant une relation sentimentale avec Rob Porter, nombre d’observateurs s’étaient interrogés sur son rôle dans la réaction initiale de la Maison Blanche, qui n’avait pas tari d’éloges sur ce dernier alors même qu’il était accusé de faits graves par ses anciennes épouses.

Proche conseillère de Trump, Hope Hicks démissionne soudainement

Paris Match|La Rédaction avec AFP

Hope Hicks a démissionné.
Hope Hicks a démissionné. Leah Millis

Hope Hicks, proche conseillère de Donald Trump, a annoncé sa démissionné mercredi sans donner plus de détails sur les raisons de son départ.

La cascade des départs à la Maison Blanche se poursuit: Hope Hicks, proche conseillère de Donald Trump, a annoncé mercredi sa démission. La jeune femme de 29 ans, qui avait rejoint très tôt, et sans la moindre expérience politique, la campagne du magnat de l’immobilier, occupait depuis septembre le poste de directrice de la communication. Discrète dans les médias – elle refusait systématiquement les demandes d’interviews – mais influente en coulisses, cette ancienne mannequin, qui avait travaillé pour Ivanka Trump à New York, avait l’oreille du président qui n’a – fait notable – jamais émis la moindre réserve à son égard. « Je n’ai pas de mots pour exprimer ma gratitude au président Trump », a-t-elle indiqué sans autres précisions sur les raisons de son départ soudain, un peu plus d’un an après l’arrivée au pouvoir de l’homme d’affaires septuagénaire.

A lire : Hope Hicks prend du grade à la Maison Blanche

Cette démission intervient au lendemain de l’audition de la jeune femme à huis clos au Congrès dans le cadre de l’affaire russe qui empoisonne la présidence de Donald Trump. Selon la presse américaine, elle y aurait reconnu que son travail à la Maison Blanche l’avait parfois poussée à dire des « mensonges innocents ». Mais elle aurait affirmé n’avoir jamais menti quand elle était interrogée sur l’affaire russe.

Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif américain, a assuré qu’il n’y avait aucun lien entre ces deux événements. La date exacte du départ de Hope Hicks n’a pas été fixée, mais elle devrait intervenir « dans les semaines à venir » selon l’exécutif. Le poste de directeur de la communication est traditionnellement moins exposé que celui de porte-parole, qui est le véritable visage au quotidien de l’exécutif américain. Sarah Huckabee Sanders, 35 ans, l’occupe depuis le départ de Sean Spicer, en juillet.

« Hope est exceptionnelle »

Signe de l’importante rotation au sein de l’équipe Trump, Hope Hicks était la quatrième personne à occuper cette fonction. Le dernier en date, Anthony Scaramucci, personnage haut en couleur, avait fait un passage éclair dans ce rôle. Son nom vient s’ajouter à la très longue liste de haut responsables ou de proches conseillers de M. Trump qui ont décidé de partir ou ont été remerciés: Tom Price, ministre de la Santé, Steve Bannon (ex-conseiller stratégique), Reince Priebus (ex-secrétaire général de la Maison Blanche), Sean Spicer (ex-porte-parole) ou encore Michael Flynn (ex-conseiller à la sécurité nationale). « Hope est exceptionnelle et a fait un excellent travail », a indiqué le président américain en commentant sa démission. « Elle est intelligente, fine, vraiment quelqu’un de bien », a-t-il ajouté, se disant convaincu qu’il travaillerait de nouveau avec elle à l’avenir.

A lire : Hope Hicks : l’atout charme de Donald Trump

Avec lui, c’est tout le noyau dur de l’administration Trump qui a rendu un hommage très appuyé à la jeune femme. « Hope Hicks est aimée et admirée par tous ceux qui la connaissent », a surenchéri Ivanka Trump sur Twitter. « Je t’aime et tu vas me manquer », a pour sa part écrit Kellyanne Conway, proche conseillère du président. Quant à Sarah Sanders, elle a tweeté dans la soirée que « personne ne pourra combler le vide que Hope Hicks laisse derrière elle ». De son côté, John Kelly, secrétaire général de la Maison Blanche, a insisté sur sa maturité. « Elle a servi son pays avec beaucoup de classe », a-t-il ajouté.

Son nom était apparu dans l’un des derniers scandales en date qui a secoué la Maison Blanche: le départ de Rob Porter, autre conseiller de M. Trump, accusé par ses ex-femmes d’agressions physiques et d’abus psychologiques. Hope Hicks entretenant une relation sentimentale avec Rob Porter, nombre d’observateurs s’étaient interrogés sur son rôle dans la réaction initiale de la Maison Blanche, qui n’avait pas tari d’éloges sur ce dernier alors même qu’il était accusé de faits graves par ses anciennes épouses.

Hope Hicks et la longue liste de collaborateurs ayant quitté la Maison Blanche sous Trump

  AFP
This February 21, 2018 photo shows White House Communications Director Hope Hicks watching US President Donald Trump take part in a “listening session” on gun violence with teachers and students in the State Dining Room of the White House.
Hicks, one of US President Donald Trump's longest-serving aides and perhaps his most trusted confidante, on February 28, 2018 announced her resignation in the latest of a string of departures from the White House. / AFP PHOTO / MANDEL NGAN / AFP PHOTO / MANDEL NGAN AFP

Hope Hicks, directrice de la communication et proche conseillère du président américain Donald Trump, a démissionné mercredi. Elle rejoint une longue liste de collaborateurs ayant quitté leurs fonctions depuis l’entrée du président américain Donald Trump à la Maison Blanche.

Hope Hicks, directrice de la communication et proche conseillère du président américain Donald Trump, a démissionné mercredi, au lendemain de son audition par une commission parlementaire sur l’affaire russe. Elle rejoint une longue liste de collaborateurs ayant quitté leurs fonctions depuis l’entrée du président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier 2017.

Hope Hicks, la communicante

Cette jeune femme de 29 ans avait rejoint très tôt la campagne du magnat de l’immobilier et avait été nommée en septembre directrice de la communication, la quatrième à occuper ce poste depuis l’investiture de Trump.

La date exacte de son départ n’a pas été fixée mais elle devrait intervenir «dans les semaines à venir», selon la porte-parole de l’exécutif, qui a assuré qu’il n’y avait aucun lien avec son audition de la veille devant la Commission du renseignement de la Chambre des représentants.

Rob Porter, le secrétaire

Secrétaire du personnel de la Maison Blanche, il a démissionné début février après avoir été accusé dans la presse par deux ex-femmes de violences conjugales. Il nie ces accusations.

Ces révélations ont déclenché un tumulte à la Maison Blanche car le quadragénaire a pu travailler au plus près de Donald Trump et avoir accès à des informations hautement confidentielles sans avoir eu son accréditation sécurité validée. Hope Hicks, qui entretenait une relation sentimentale avec lui, et le secrétaire général John Kelly ont été particulièrement pris dans la tourmente.

Tom Price, le ministre

Cet orthopédiste de 62 ans a provoqué la colère de Trump en raison de ses déplacements en avions privés, pour un total dépassant les 400 000 dollars, selon le site internet Politico.

Tom Price, qui a démissionné fin septembre, a aussi payé le mécontentement du président sur l’échec de la réforme d’Obamacare, loi emblématique de son prédécesseur démocrate, qu’il a promis d’abroger, sans succès jusqu’ici.

Steve Bannon, le stratège

Le «président Bannon», comme était surnommé ce discret mais très influent conseiller de l’ombre, a joué un rôle crucial dans la dernière ligne droite de la présidentielle remportée par Donald Trump, lorsqu’il a donné un virage résolument populiste à la campagne du milliardaire.

Proche de l’extrême droite, sa cohabitation avec d’autres ténors à la Maison Blanche a tourné à la guerre interne mais, même hors de Pennsylvania Avenue, il a assuré qu’il continuerait à se battre «pour Trump». Il a démissionné le 18 août après 210 jours à la Maison Blanche.

Anthony Scaramucci, le communiquant

«The Mooch» était arrivé à la Maison Blanche le 21 juillet pour en diriger la communication et colmater les fuites vers la presse, que Donald Trump ne supportait plus. Ironie du sort, c’est sa conversation quelques jours plus tard avec un journaliste du New Yorker, lors de laquelle il a tenu des propos insultants envers ses collègues de la Maison Blanche (notamment Steve Bannon), qui a précipité sa chute. Il a effectué le plus court séjour dans la Maison Blanche version Trump: 10 jours.

Reince Priebus, le secrétaire général

Ancien président du parti républicain, le discret Reince Priebus avait hérité du rôle stratégique de «chief of staff», le secrétaire général de la Maison Blanche mais n’a jamais réussi à imposer la discipline parmi les collaborateurs du président. Traité de «schizophrène paranoïaque» par Anthony Scaramucci (au New Yorker), il a quitté le navire le 31 juillet après 189 jours, face au manque de soutien de Donald Trump.

Sean Spicer, le porte-parole

Il avait probablement le travail le plus délicat de la Maison Blanche: sous-titrer pour la presse et le monde entier les propos du président Trump, parfois brouillon, souvent provocateur, toujours imprévisible.

Dès le premier jour, la tâche est apparue complexe, lorsqu’il a dû défendre contre toute évidence l’ampleur de la foule venue assister à l’investiture du milliardaire. Il a quitté les arcanes du pouvoir après 182 jours le 21 juillet, poussé vers la sortie par l’arrivée de «The Mooch».

Michael Flynn, le conseiller

L’ex-conseiller à la sécurité nationale n’a tenu que 22 jours. Ancien chef du renseignement militaire américain très apprécié de Donald Trump, Michael Flynn a fait les frais, le 13 février, de l’affaire russe, dans laquelle son nom est cité et dont il est l’un des principaux protagonistes.

Et quelques autres

Sebastian Gorka, Conseiller controversé du président américain, il a été accusé par ses détracteurs d’avoir des liens avec des groupes d’extrême droite. D’autres ont mis en doute les compétences qu’il dit avoir dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Il a quitté la Maison Blanche le 25 août.

Omarosa Manigault Newman, ancienne candidate de l’émission de télé-réalité «The Apprentice», animée par Trump pendant plusieurs années, elle était l’une des personnalités noires occupant l’un des postes les plus élevés au sein de l’administration du président. Elle était chargée du «Bureau des relations publiques», un poste qui a soulevé de nombreuses interrogations. Son départ, annoncé mi-décembre, a été effectif le 20 janvier.

David Sorensen, chargé de la rédaction des discours, a démissionné début février après avoir été accusé par son ex-femme de violences conjugales. Comme Rob Porter, il nie ces accusations.

Le buzz des Etats-Unis : encore un départ à la Maison Blanche

La directrice de la communication, Hope Hicks, a annoncé sa démission. Elle était l’une des plus proches collaboratrices de Donald Trump.

Le turnover continue. Cette fois, c’est la directrice de la communication de Donald Trump, Hope Hicks, qui a annoncé qu’elle partirait dans les prochains jours. A 29 ans, elle était l’une des figures majeures de l’équipe présidentielle et surtout l’un de ses premiers soutiens.

Elle avait rejoint son équipe avant même le lancement de sa campagne présidentielle. Durant la campagne, elle était en charge des relations presse, avant d’être nommée directrice des communications stratégiques à la Maison Blanche, puis directrice de la communication en septembre dernier, en remplacement de  l’éphémère Anthony Scaramucci .

Si elle est restée discrète pendant son séjour à la Maison Blanche, Hope Hicks n’en avait pas moins un rôle stratégique. Elle faisait partie du premier cercle de Donald Trump qui, selon plusieurs témoignages, lui accordait une confiance absolue. Son rôle était toutefois délicat avec un président qui établit souvent sa propre communication, notamment sur les réseaux sociaux. Elle part ainsi pour « explorer de nouvelles opportunités. »

Proche d’Ivanka

« Je n’ai pas de mots pour exprimer ma gratitude envers le Président Trump. Je lui souhaite, ainsi qu’à son administration, le meilleur, afin qu’il continue à guider notre pays », a déclaré la jeune femme dans un communiqué. Un hommage auquel Donald Trump a aussitôt répondu. « Elle me manquera mais quand elle m’a parlé de nouvelles opportunités, j’ai tout à fait compris. Je suis sûr que nous travaillerons encore ensemble à l’avenir », a-t-il précisé.  Le chef de cabinet John Kelly lui a aussi rendu hommage, parlant de sa « sagesse » malgré sa jeunesse, et de son rôle, notamment lors du passage de la réforme fiscale.

Ancienne mannequin, Hope Hicks a commencé sa carrière dans plusieurs groupes de communication et de relations publiques. Dans l’un de ces postes, elle avait rencontré la fille de Donald Trump, Ivanka, pour qui elle avait commencé à travailler sur sa ligne de vêtements. Elle était ensuite entrée dans la  Trump Organization en 2014, avant de se voir attribuer un rôle plus politique, alors qu’elle n’avait aucune expérience dans ce domaine.

Etats-Unis : la directrice de la communication de Donald Trump claque la porte

La présidence Donald Trump

GOODBYE – Hope Hicks, directrice de la communication de Donald Trump, claque soudainement la porte de la Maison-Blanche. Elle était en poste depuis le mois d’août dernier. Sa démission a été annoncée mercredi.

Nouveau départ soudain dans le clan Trump. Après déjà plusieurs claquages de portes au cours de la première année de la présidence de Donald Trump, Hope Hicks, directrice de la communication et proche conseillère du chef de l’Etat américain, a décidé de quitter son poste à la Maison-Blanche. Sa démission a été annoncée mercredi.

Très discrète dans les médias, la jeune femme de 29 ans avait rejoint très tôt la campagne du candidat républicain et magnat de l’immobilier. Influente en coulisses, l’ancienne mannequin qui avait notamment travaillé pour Ivanka Trump, était très proche de Donald Trump. Sans donner plus de détails, elle a tenu à le remercier : « Je n’ai pas de mots pour exprimer ma gratitude au président Trump ». Si la date exacte de son départ n’a pas été communiquée, il devrait intervenir dans les prochaines semaines. Hope Hicks cherchait en effet à quitter son poste depuis quelques mois déjà. Moins exposé que le rôle de porte-parole, celui de directeur de la communication n’en est pas moins important dans l’entourage de Trump.

Camouflet pour le président ?

Un départ en tout cas qui vient s’ajouter à plusieurs autres depuis un an. Tom Price, ministre de la Santé, Steve Bannon (ex-conseiller stratégique), Reince Priebus (ex-secrétaire général de la Maison Blanche), Sean Spicer (ex-porte-parole) ou encore Michael Flynn (ex-conseiller à la sécurité nationale) ont été remerciés ou sont partis de leur propre chef. Dans un communiqué, le président américain a tenu à remercier sa collaboratrice : « Hope est exceptionnelle et a fait un excellent travail », a-t-il indiqué. « Elle est intelligente, fine, vraiment quelqu’un de bien ».

Tout comme sa fille Ivanka sur Twitter : « Hope Hicks est aimée et admirée par tous ceux qui la connaissent ».

Hasard ou non, cette démission intervient au lendemain de l’audition de la jeune femme à huis clos au Congrès dans le cadre de l’affaire russe qui empoisonne la présidence de Donald Trump. Même si l’exécutif américain, a assuré qu’il n’y avait aucun lien entre ces deux événements. Son nom était apparu dans l’un des derniers scandales en date qui a secoué la Maison Blanche : le départ de Rob Porter, autre conseiller de M. Trump, accusé par ses ex-femmes d’agressions physiques et d’abus psychologiques. Plusieurs médias ayant relevé que Hope Hicks entretenait une relation sentimentale avec Rob Porter.

Hope Hicks, proche conseillère de Donald Trump, démissionne

Hope Hicks, proche conseillère de Donald Trump, démissionne
La démission d’Hope Hicks intervient au lendemain de son audition devant la commission du Renseignement de la Chambre des représentants dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle de 2016. / Leah Millis/REUTERS

La jeune femme de 29 ans, qui avait rejoint très tôt, et sans la moindre expérience politique, la campagne du magnat de l’immobilier, occupait depuis septembre le poste de directrice de la communication.

Elle est la quatrième à quitter ce poste sous Donald Trump. La directrice de la communication de la Maison-Blanche, Hope Hicks, a présenté mercredi sa démission. Elle était l’une des conseillères les plus anciennes et les plus fidèles du président. «Je n’ai pas de mots pour exprimer ma gratitude au président Trump», a-t-elle indiqué sans autre précision sur les raisons de ce départ soudain. La date exacte à laquelle sa démission prendra effet n’a pas encore été arrêtée, a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders. Son nom vient s’ajouter à la très longue liste de hauts responsables ou de proches conseillers de Donald Trump qui ont décidé de partir ou ont été remerciés.

» LIRE AUSSI – Un «turn-over» sans précédent au sein de l’Administration Trump

Ancien mannequin, sans la moindre expérience politique, la jeune femme de 29 ans a rejoint très tôt la campagne du magnat de l’immobilier. Elle s’occupait déjà de ses relations avec la presse. Hope Hicks avait ponctuellement travaillé pour la marque d’Ivanka Trump, attirant l’attention de cette dernière. Puis elle avait pris les fonctions de directrice de la communication en septembre après le passage éclair et tonitruant d’Anthony Scaramucci. Hope Hicks a notamment su stabiliser la communication du président. Le poste est traditionnellement moins exposé que celui de porte-parole, qui est le véritable visage au quotidien de l’exécutif américain.

Discrète dans les médias, refusant systématiquement les demandes d’interviews, elle avait l’oreille du président. Fait notable, celui-ci n’a jamais émis la moindre réserve à son égard. «Hope est remarquable et a fait un travail superbe ces trois dernières années.

Elle est intelligente et réfléchie, vraiment quelqu’un de bien», l’a d’ailleurs remercié Donald Trump dans un communiqué publié par la Maison-Blanche. «Elle manquera à mes côtés. Quand elle est venue me dire qu’elle recherchait d’autres opportunités, j’ai tout à fait compris. Je suis sûr que nous retravaillerons ensemble plus tard», ajoute le président. «Hope Hicks est aimée et admirée par tous ceux qui la connaissent», a surenchéri Ivanka Trump sur Twitter.

» LIRE AUSSI – Hope Hicks, communicante présidentielle de Donald Trump

«Mensonges innocents»

Sa proximité avec Donald Trump avait fait d’elle une figure centrale et donc exposée. La jeune femme était parvenue à rester à l’écart des intrigues de palais qui caractérisent dernièrement la Maison-Blanche. Mais son nom était apparu dans le scandale autour de Rob Porter, conseiller de Donald Trump accusé par ses ex-femmes d’agressions physiques et d’abus psychologiques. Hope Hicks entretenait une relation sentimentale avec ce dernier. Or son rôle joué dans la réaction initiale de la Maison-Blanche, qui malgré les accusations n’avait pas tari d’éloges sur lui, était depuis l’objet de spéculations. Rob Porter avait fini par être contraint à la démission.

La démission d’Hope Hicks intervient au lendemain de son audition pendant neuf heures devant la commission du Renseignement de la Chambre des représentants dans le cadre de l’enquête sur l’ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016. Cette démission n’est pas liée à cette audition, a précisé la porte-parole de la Maison blanche, Sarah Sanders. Selon certains élus, Hope Hicks a refusé de répondre aux questions au sujet de l’Administration Trump lors de cette audition. Elle y aurait reconnu que son travail à la Maison-Blanche l’avait parfois poussée à dire des «mensonges innocents». Mais elle aurait affirmé n’avoir jamais menti quand elle était interrogée sur l’affaire russe.

Démission de la directrice de la com de Trump

Proche conseillère du président Trump dont elle était en charge de la communication, Hope Hicks a démissionné mercredi.

storybildDirectrice de la communication et proche conseillère du président américain Donald Trump, Hope Hicks a démissionné mercredi. (photo: AFP/Drew Angerer)

La cascade des départs à la Maison Blanche se poursuit: Hope Hicks, proche conseillère de Donald Trump, a annoncé mercredi sa démission. La jeune femme de 29 ans, qui avait rejoint très tôt, et sans la moindre expérience politique, la campagne du magnat de l’immobilier, occupait depuis septembre le poste de directrice de la communication.

Discrète dans les médias – elle refusait systématiquement les demandes d’interviews – mais influente en coulisses, cette ancienne mannequin, qui avait travaillé pour Ivanka Trump à New York, avait l’oreille du président qui n’a – fait notable – jamais émis la moindre réserve à son égard. «Je n’ai pas de mots pour exprimer ma gratitude au président Trump», a-t-elle indiqué sans autres précisions sur les raisons de son départ soudain, un peu plus d’un an après l’arrivée au pouvoir de l’homme d’affaires septuagénaire. Cette démission intervient au lendemain de l’audition de la jeune femme à huis clos au Congrès dans le cadre de l’affaire russe qui empoisonne la présidence de Donald Trump.

«Mensonges innocents»

Selon la presse américaine, elle y aurait reconnu que son travail à la Maison Blanche l’avait parfois poussée à dire des «mensonges innocents». Mais jamais n’a-t-elle menti quand elle était interrogée sur l’affaire russe, a-t-elle promis. Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif américain, a assuré qu’il n’y avait aucun lien entre ces deux événements. La date exacte du départ de Hope Hicks n’a pas été fixée, mais elle devrait intervenir «dans les semaines à venir» selon l’exécutif. Le poste de directeur de la communication est traditionnellement moins exposé que celui de porte-parole, qui est le véritable visage au quotidien de l’exécutif américain. Sarah Huckabee Sanders, 35 ans, l’occupe depuis le départ de Sean Spicer, en juillet.

Signe de l’importante rotation au sein de l’équipe Trump, Hope Hicks était la quatrième personne à occuper cette fonction. Le dernier en date, Anthony Scaramucci, personnage haut en couleur, avait fait un passage éclair dans ce rôle. Son nom vient s’ajouter à la très longue liste de haut responsables ou de proches conseillers de M. Trump qui ont décidé de partir ou ont été remerciés: Tom Price, ministre de la Santé, Steve Bannon (ex-conseiller stratégique), Reince Priebus (ex-secrétaire général de la Maison Blanche), Sean Spicer (ex-porte-parole) ou encore Michael Flynn (ex-conseiller à la sécurité nationale).

La directrice de communication de la Maison-Blanche démissionne

/ Sébastian Compagnon
La directrice de communication de la Maison-Blanche démissionne

Hope Hicks à Davos (Suisse), le 26 janvier 2018

Hope Hicks n’a pas précisé les motifs de son départ.

Hope Hicks, 29 ans, ancien mannequin devenue conseillère du candidat Donald Trump puis directrice de la communication de la Maison-Blanche, a annoncé ce mercredi qu’elle allait démissionner de ses fonctions. Elle n’a pas donné de date ni de motif précis pour son départ.

Selon le New York Times, Hope Hicks envisageait de quitter son poste depuis plusieurs mois. Elle aurait dit à ses collaborateurs qu’elle avait le sentiment du devoir accompli.

Interrogée la veille au parlement

L’annonce de sa démission intervient au lendemain de son témoignage de la commission renseignement de la Chambre des représentants, lors de laquelle elle a admis avoir parfois menti dans le cadre de ses fonctions, mais jamais au sujet des investigations sur les soupçons d’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016.

« Je n’ai pas de mots pour exprimer ma gratitude au président Trump », a déclaré Hope Hicks dans un communiqué, sans autres précisions sur les raisons de ce départ soudain. «Hope est fantastique et a fait un excellent travail », a indiqué le président américain en commentant cette annonce, ajoutant que sa collaboratrice lui manquerait.

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Anonymous                             l’homme Jaune a du chercher à la choper dans un couloir vu que Mélania se refuse désormais à sa moumoute….à lui pardon !
la taupe                                    Bah dis donc, et cela n’intrigue personne? Moi même pas une seconde je bosserais pour cet homme
SimonSimon                              DONALD Trump et MIKE Pence qui aurait cru un jour que le Monde serait dirigé par Donald et Mickey !
MichelMichel                            Je pense qu’il ne l’avait pas choisie au hasard le vieux bougre.
Volga KitVolga Kit                        Ancien mannequin devenue conseillère de Trump… Pffff ! Maintenant il veut nommer son pilote personnel président de l’aviation civile US… et son chauffeur ministre des transports ? etc. etc.
bertbert                                high glandeur… il ne peut en rester qu’un
jean charlesjean charles                  le seul moment où il fait l unanimité…….
le choix des gonzesses qui l entourent….
StefStef                                   Une femme canon aux côté de Donald Trump dans son administration. Comme par hasard. lol
On devine que ce n’est pas son CV qui a intéressé le président américain.
Jean-yvesJean-yves                        Très belle femme en tout cas ! Fin
yvesyves                                   Vu le boulot qu’elle avait pour rattraper les bourdes de l’autre, je la comprends la pauvre
AnonymousAnonymous                    Bon et alors, Clinton lui c’était les stagiaires.
Klaus TROFOBKlaus TROFOB             Il a dû la prendre par la chatte entre deux toasts au saumon.