Ordonnances: une réforme «ambitieuse, équilibrée et juste» / «Aucun progrès décisif»

Laisser un commentaire

19Réforme du code du travail : le contenu des ordonnances rendu public

Edouard Philippe et Muriel Pénicaus – Reuters

Le gouvernement a dévoilé ce jeudi le contenu en détails de sa réforme du code du travail par ordonnances, chantier social majeur pour le quinquennat. Des mesures déjà vivement dénoncées par certains syndicats qui appellent à la mobilisation.

DIRECT

  • Charlotte PascalCharlotte Pascal

    Les principales mesures contenues dans les ordonnances présentées ce matin :
    –  les indemnités prud’homales seront plafonnées à 3 mois de salaire jusqu’à deux ans d’ancienneté, à 20 mois à 30 ans d’ancienneté
    – les TPE de moins de 20 salariés pourront négocier avec un employé non élu et non mandaté par un syndicat
    – le dialogue dans l’entreprise se déroulera dans une seule instance, le comité social et économique, au lieu des trois qui prévalent aujourd’hui dans les entreprises de plus de cinquante salariés
    – les indemnités légales de licenciement seront augmentées à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté
    – le délai de recours aux prud’hommes sera limité à un an pour tous les types de licenciements
    – les primes pourront être négociées dans les entreprise
  • Code du travail : le gouvernement dévoile les ordonnances

    Comment la loi-travail sera-t-elle réformée ? Les ordonnances ont été présentées, aux partenaires sociaux d’abord, réunis, ce matin, à Matignon. L’objectif de la réforme est de dynamiser le marché du travail et créer de l’emploi.

  •  Charlotte PascalCharlotte Pascal
    13h40 – Sur Twitter, les premières réactions tombent, entre les partisans et les opposants à la réforme.
  • #ordonnances Les TPE de moins de 20 salariés pourront négocier sans syndicat C’est un bon pas en avant, les TPE ont besoin de flexibilité

  • @franceinfo @FranceInsoumise La fin de la limitation à 2 CDD consécutifs c’est la précarisation à vie des salariés : avec un CDD on ne peut avoir de crédit #ordonnances

  • Charlotte PascalCharlotte Pascal

    13h25 – Comme la CGT, La France Insoumise appelle à la mobilisation contre la réforme, les 12 et 23 septembre prochains. « C’est une agression caractérisée contre le code du travail, avec préméditation en plus », a déclaré le dépité LFI Alexis Corbières.
  • Les 12 et 23 septembre, il faut une réponse du peuple à la hauteur du coup d’État social. #ordonnances #LoiTravail ➡️https://t.co/DFjYPhmfRI https://t.co/ufiDJWvFoY

    Charlotte PascalCharlotte Pascal
    12h55 – Les indemnités légales de licenciement revalorisées de 25%, confirme Muriel Pénicaud.
  • 12h45 – « Toutes nos craintes sont confirmées », déclare le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. « C’est la fin du contrat de travail », a-t-il déploré, estimant que cela revenait, pour la salarié, à être soit d’accord, soit licencié « avec rien dans les poches ».

  • 12h35 – Muriel Pénicaud évoque « une réforme d’une ampleur inégalée » pour « changer l’état d’esprit du code du travail » pour « anticiper », « s’adapter », via un dialogue plus fort avec les salariés et les représentants du personnel.

  • 12h20 – Edouard Philippe prend la parole depuis Matignon et évoque une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ». « Nous savons que le droit du travail n’est pas la première cause du chômage en France (…) Mais nous savons aussi que si nous voulons avancer sur la question de l’emploi, nous allons devoir traiter tous les aspects ensemble. (…) Personne ne peut sérieusement soutenir que notre droit du travail aujourd’hui favorise l’embauche », commence Edouard Philippe.

    É. Philippe/Ordonnances: un texte qui ne peut être modifié «qu’à la marge»

      AFP
    Le patron du Pierre Gattaz, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le Premier ministre Edouard Philippe lors d'une réunion à Matignon le 31 août 2017Le patron du Pierre Gattaz, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le Premier ministre Edouard Philippe lors d’une réunion à Matignon le 31 août 2017 Photo ALAIN JOCARD. AFP

    Le Premier ministre Édouard Philippe a précisé jeudi que le texte de la réforme du Code du travail, s’il n’a pas vocation à être modifié, pouvait l’être «à la marge» en fonction des avis d’instances comme le Conseil d’État.

    «Le texte est arrêté, il est complet. Il peut être modifié, mais s’il est modifié, ça ne peut être qu’à la marge et en fonction des avis qui sont donnés par les instances régulièrement consultables», a déclaré le chef du gouvernement, en réponse à la question d’une journaliste, après la présentation à Matignon des ordonnances réformant le Code du travail.

    «Le texte définitif va être rapidement présenté au Conseil d’État comme la procédure l’exige. Dès lors qu’il est présenté au Conseil d’État, et qu’il a vocation à entrer en vigueur une fois qu’il sera signé par le président de la République et présenté au Conseil des ministres, il n’a pas vocation à être modifié», a ajouté M. Philippe, aux côtés de la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

    Selon le dossier de presse distribué par Matignon, les ordonnances doivent faire l’objet d’une consultation avec la Commission nationale de la négociation collective, le Conseil d’orientation des conditions de travail, le Conseil supérieur pour l’égalité professionnelle, le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles, les caisses de Sécurité sociale, le Conseil national d’évaluation des normes et le Conseil supérieur de la prud’homie.

    Elles seront présentées au Conseil des ministres le 22 septembre. Elles pourront entrer en vigueur après leur signature par le chef de l’État.

    Réforme du Code du travail. Ce que contiennent les ordonnances

    • La ministre du Travail Muriel Pénicaud.
      La ministre du Travail Muriel Pénicaud. | AFP

    Le gouvernement a présenté ce jeudi le texte des cinq ordonnances réformant le droit du travail. Le texte de 200 pages, présenté plus tôt dans la matinée aux syndicats, a été dévoilé lors d’une conférence de presse à midi. Plusieurs éléments de la réforme ont été fournis par le gouvernement peu avant l’annonce officielle. Parmi les grands axes de cette réforme : la priorité accordée aux TPE/PME, la fusion des instances représentatives des salariés et le renforcement du rôle des branches.

    Le Premier ministre, Édouard Philippe et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud ont dévoilé ce jeudi matin depuis Matignon, le texte des cinq ordonnances réformant le droit du travail, qui sera présenté en conseil des ministres le 22 septembre et devrait entrer en vigueur fin septembre, après sa signature par le président de la République. Édouard Philippe a salué, en introduction, une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ». « Le droit du travail est au cœur du modèle social français. Et il va le demeurer. Sa première mission est de protéger, insérer dans l’emploi ceux qui en sont exclus. Amener un dialogue social, serein, constructif. Et aider les TPE face aux coups durs », a assuré le Premier ministre.

    Il a remercié « très sincèrement » les organisations syndicales sur le caractère « direct » et « intelligent » de leurs échanges. « Il y a des divergences, nous les assumons » a-t-il toutefois précisé.

    Lire aussi : Code du travail. La CFDT « déçue », la CGT confirme « ses craintes »

    « Ce projet est un projet de transformation du Code du travail d’une ampleur inégalée, première étape de la rénovation de notre modèle social » a indiqué de son côté la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. « Ce qui est en jeu, c’est changer l’état d’esprit du Code du travail », en donnant notamment « plus de souplesse aux entreprises, via un dialogue plus fort avec les salariés et les représentants du personnel ».

    Cette réforme doit déboucher sur « 36 mesures concrètes ». En voici une sélection, thème par thème.

    1. Des mesures ciblées pour les TPE/PME

    Parmi elles, une meilleure prise en compte des besoins et contraintes des TPE/PME

    « Aujourd’hui, 95 % des entreprises sont des TPE et PME et 55 % des salariés y travaillent. Si on a un droit qui ne répond pas aux aspirations de ces salariés, nous aurons un droit qui s’applique mal pour la moitié des salariés de ce pays », souligne la ministre Muriel Pénicaud. « Dans les entreprises de moins de 50 salariés, seulement 4 % de délégués syndicaux. Ils sont privés d’une capacité de négocier qu’ont les plus grandes entreprises. »

    Le gouvernement ambitionne de simplifier la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégué syndical. Jusqu’à 20 salariés, elles pourront négocier avec de simples employés non mandatés par un syndicat et, entre 20 et 50 salariés, elles pourront négocier avec un élu du personnel également non mandaté. Elles devaient jusque-là passer par un salarié mandaté par une organisation syndicale.

    Pour faciliter la compréhension du Code du travail pour les salariés des TPE et PME, le gouvernement a souhaité mettre en place un Code du travail numérique, version simplifiée du texte, accessible à tous.

    L’exécutif souhaite aussi donner plus de visibilité aux entreprises sur les risques de prud’hommes, présenté par le patronat comme un frein à l’embauche dans les PME. Le délai de recours après un licenciement sera limité à un an pour tous les types de licenciements. Il était déjà d’un an pour les licenciements économiques, mais de deux ans pour les autres licenciements.

    Pour limiter la peur d’être condamné pour une erreur de forme, les entreprises ne seront sanctionnées que par un mois de dommages et intérêts, mais un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

    Enfin, concernant le barème des indemnités prud’homales, le futur plancher sera fixé à 15 jours de salaire pour les TPE, au lieu d’un mois pour les autres entreprises. Ce plancher augmentera ensuite jusqu’à 3 mois avec l’ancienneté.

    2. La fusion des différentes instances de personnel

    La mesure emblématique repose sur la création du comité social et économique, qui fusionne le comité d’entreprise, les délégués du personnel et le CHSCT, à l’exception du délégué syndical. Il devient le « lieu ou vont pouvoir discuter l’économique et le social », précise Muriel Pénicaud et réunira l’ensemble des compétences des instances fusionnées.

    Les entreprises de moins de 50 salariés ne sont de fait pas concernées par cette refonte. Seules les entreprises de 300 salariés et plus devront conserver obligatoirement une commission hygiène et sécurité.

    La ministre du travail a également évoqué la possibilité de créer par accord majoritaire, un conseil d’entreprise, un « modèle de dialogue social plus avancé », une instance dédiée à l’information et la consultation mais aussi la négociation et à la codécision.

    3. Le renforcement du rôle des branches

    La ministre du travail annonce un renforcement du rôle des branches dans de nombreux domaines. « Il y a beaucoup de TPE dans notre pays, nous avons besoin du rôle des branches. Ouvrir les possibilités de négocier sur des nouveaux sujets : les CDD et CDI de chantier. Nous faisons confiance aux employeurs et aux organisations syndicales pour discuter dans leurs branches sur ces sujets. »

    4. Une nouvelle protection pour les salariés

    La ministre du travail a confirmé la hausse de 25 % des indemnités légales de licenciements augmentées à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté, afin de rétablir l’« équité » entre les salariés.

    Plusieurs mesures sont à l’étude pour sécuriser le développement du télétravail. « Une aspiration pour 61 % des salariés, une réalité de 27 % », a précisé Muriel Pénicaud.

    Les indemnités prud’homales seront plafonnées à 3 mois de salaire jusqu’à deux ans d’ancienneté, à 20 mois à 30 ans d’ancienneté. Actuellement, un salarié ayant deux ans d’ancienneté a droit à six mois de dommages et intérêts. Toutefois, les salariés victimes de harcèlement ou de discrimination ne seront pas concernés par ce plafond.

    5 – Des primes négociées en entreprise

    Les ordonnances confient aux entreprises la possibilité de négocier le niveau des primes, qui relevaient jusque-là des branches professionnelles. Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement, carence…) pourront, elles, être négociées dans la branche, alors qu’elles étaient fixées uniquement par la loi auparavant.

    6 – Un accord de rupture conventionnelle collective

    Le gouvernement va aussi créer un dispositif de rupture conventionnelle collective, basée sur le départ « volontaire exclusivement », a précisé Muriel Pénicaud. Aujourd’hui, ces ruptures à l’amiable ne peuvent être conclues qu’individuellement entre un salarié et son employeur. Demain, par accord, il sera possible de définir un cadre commun de départ volontaire, qui devra être homologué par l’administration.

    Ordonnances: Asselin (CPME) salue une réforme « particulièrement pragmatique »

    • Le Figaro.fr avec AFP

    Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) François Asselin a salué jeudi les ordonnances sur le code du travail présentées par le gouvernement, jugeant la réforme élaborée par l’exécutif « particulièrement pragmatique ».

    « Sur le champ social, beaucoup de nos propositions ont été retenues », a déclaré le leader patronal à la sortie d’une réunion entre le gouvernement et les partenaires sociaux à Matignon.

    La CFDT « est déçue » par les ordonnances du gouvernement sur le Code du travail

    Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, juge que « cette réforme n’est pas à la hauteur ».

    avatarfranceinfoFrance Télévisions

    La CFDT « est déçue » par les ordonnances réformant le Code du travail, présentées par le gouvernement jeudi 31 août. Le secrétaire général de la centrale syndicale, Laurent Berger, a estimé à sa sortie de Matignon que « cette réforme n’est pas à la hauteur ».

    La CFDT ne manifestera pas le 12 septembre

    « Il y a (…) des mesures qui nous inquiètent, comme la possibilité dans les entreprises de moins de vingt salariés d’avoir des décisions quasi unilatérales de l’employeur », a développé le patron de la CFDT. Laurent Berger a jugé que « le dogmatisme l’a emporté » sur des sujets comme le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif.

    Pour autant, « il est évident que la CFDT ne sera pas dans la rue le 12 (septembre) », date où la CGT et Solidaires appellent à une journée d’action. « Le combat syndical ne se résume pas à la rue, il est tous les jours dans les entreprises », a tranché le patron de la CFDT.

    Réforme du travail: des ordonnances qui font la part belle aux PME

    Le gouvernement dévoile jeudi 31 août 2017 ses ordonnances réformant le code du travail tandis que les opposants, syndicaux et politiques, promettent déjà une rentrée chaude dans la rue. / AFP/Archives

    Le gouvernement dévoile jeudi 31 août 2017 ses ordonnances réformant le code du travail tandis que les opposants, syndicaux et politiques, promettent déjà une rentrée chaude dans la rue. / AFP/Archives

    Plafonnement des indemnités prud’homales, réduction des délais de recours, possibilité de négocier sans syndicat: les ordonnances réformant le droit du travail, dévoilées jeudi par le gouvernement, font la part belle aux PME, avec l’ambition de leur donner « un droit du travail adapté ».

    « Pour la première fois, une réforme du Code du travail donne la priorité aux TPE et PME », a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud, en présentant à la presse les ordonnances en compagnie du Premier ministre Edouard Philippe, qui a vanté une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ».

    « Ce qui est en jeu, c’est changer l’état d’esprit du Code du travail », en favorisant la « négociation » et en faisant « confiance aux acteurs de terrain pour savoir ce qui est bon pour les entreprises, ce qui est bon pour les salariés », a développé la ministre en présentant « 36 mesures concrètes et opérationnelles ».

    Le Premier ministre, Édouard Philippe, et sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, quittent le palais de l'Élysée le 30 août 2017 / AFP

    Le Premier ministre, Édouard Philippe, et sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, quittent le palais de l’Élysée le 30 août 2017 / AFP

    C’est « une réforme de transformation profonde » qui « doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat », explique le président Emmanuel Macron dans un entretien fleuve paru dans Le Point.

    Le président de la Confédération des PME François Asselin a aussitôt salué une réforme « particulièrement pragmatique », et l’U2P, qui représente artisans, commerçants et professions libérales, s’est dite « pleinement satisfaite ».

    Mais les syndicats, à leur sortie de Matignon, n’étaient pas de cet avis: le leader de la CFDT, Laurent Berger a fait part de sa « profonde déception », tandis que Philippe Martinez (CGT) indiquait voir « toutes (ses) craintes confirmées ». « Il reste des points de désaccord » pour Jean-Claude Mailly (FO), tandis que François Hommeril (CFE-CGC) dénonçait un projet « qui ne traite finalement que de flexibilisation » et va entrainer « une précarisation plus importante des salariés ».

    Le gouvernement ambitionne de simplifier la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégué syndical. Jusqu’à 20 salariés, elles pourront négocier avec de simples employés et, entre 20 et 50 salariés, avec un élu du personnel non mandaté par un syndicat.

    Réforme du travail : les mesures à arbitrer / AFP

    Réforme du travail : les mesures à arbitrer / AFP

    Pour simplifier le dialogue, trois des quatre instances représentatives du personnel (délégués du personnel, CE et CHSCT) seront fusionnées au sein d’un « comité social et économique ».

    L’exécutif souhaite aussi donner plus de visibilité aux entreprises sur les risques de contentieux aux prud’hommes, présenté par le patronat comme un frein à l’embauche dans les PME.

    Le délai de recours après un licenciement sera limité à un an pour tous les types de licenciements et un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

    Enfin, il existera un barème d’indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, avec un plancher de 15 jours de salaire pour les TPE à partir d’un an d’ancienneté, un mois pour les autres, augmentant ensuite. Le plafond sera le même pour toutes les entreprises: 1 mois de salaire sous 1 an et jusqu’à 20 mois au-delà de 28 ans.

    – Primes négociées en entreprise –

    D’autres mesures concernent toutes les entreprises, comme la hausse des indemnités légales de licenciement à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté (contre 1/5 aujourd’hui).

    Les ordonnances confieront aussi aux entreprises la possibilité de négocier le niveau des primes, qui relevaient jusque-là des branches professionnelles. Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement, carence…) pourront, elles, être négociées dans la branche, alors qu’elles étaient fixées par la loi auparavant.

    Le gouvernement va aussi créer un dispositif de rupture conventionnelle collective. Aujourd’hui, ces ruptures à l’amiable ne peuvent être conclues qu’individuellement. Demain, par accord, il sera possible de définir un cadre commun de départs volontaires, avec l’aval de l’administration.

    Enfin, le gouvernement a confirmé, pour les multinationales qui licencient en France, que leurs difficultés économiques seraient appréciées au niveau national.

    Pour les opposants à la réforme, il s’agit surtout d’une « loi travail XXL », dans la lignée de la loi El Khomri, qui avait provoqué en 2016 un conflit social inédit sous un gouvernement de gauche.

    Mais contrairement à 2016, où la CGT et FO manifestaient main dans la main, la CGT est, pour l’heure, la seule grande organisation à appeler à manifester le 12 septembre. Philippe Martinez prévoit déjà « une bonne mobilisation » et promet, si nécessaire, une mobilisation longue.

    La France insoumise compte, elle, « déferler » sur Paris le 23 septembre contre ce qu’elle considère comme un « coup d’État social ».

    Mais le texte ne sera modifié « qu’à la marge » en fonction des avis des différentes instances qui doivent être consultées, a d’ores et déjà prévenu le Premier ministre.

    Réforme du travail: des ordonnances qui font la part belle aux PME

    Jean-Philippe CHOGNOT, Sylvie HUSSON
    Réforme du travail: des ordonnances qui font la part belle aux PME

    Paris (AFP) – Plafonnement des indemnités prud’homales, réduction des délais de recours, possibilité de négocier sans syndicat: les ordonnances réformant le droit du travail, dévoilées jeudi par le gouvernement, font la part belle aux PME, avec l’ambition de leur donner « un droit du travail adapté ».

    « Pour la première fois, une réforme du Code du travail donne la priorité aux TPE et PME », a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud, en présentant à la presse les ordonnances en compagnie du Premier ministre Edouard Philippe, qui a vanté une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ».

    « Ce qui est en jeu, c’est changer l’état d’esprit du Code du travail », en favorisant la « négociation » et en faisant « confiance aux acteurs de terrain pour savoir ce qui est bon pour les entreprises, ce qui est bon pour les salariés », a développé la ministre en présentant « 36 mesures concrètes et opérationnelles ».

    C’est « une réforme de transformation profonde » qui « doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat », explique le président Emmanuel Macron dans un entretien fleuve paru dans Le Point.

    Le président de la Confédération des PME François Asselin a aussitôt salué une réforme « particulièrement pragmatique », et l’U2P, qui représente artisans, commerçants et professions libérales, s’est dite « pleinement satisfaite ».

    Mais les syndicats, à leur sortie de Matignon, n’étaient pas de cet avis: le leader de la CFDT, Laurent Berger a fait part de sa « profonde déception », tandis que Philippe Martinez (CGT) indiquait voir « toutes (ses) craintes confirmées ». « Il reste des points de désaccord » pour Jean-Claude Mailly (FO), tandis que François Hommeril (CFE-CGC) dénonçait un projet « qui ne traite finalement que de flexibilisation » et va entrainer « une précarisation plus importante des salariés ».

    Le gouvernement ambitionne de simplifier la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégué syndical. Jusqu’à 20 salariés, elles pourront négocier avec de simples employés et, entre 20 et 50 salariés, avec un élu du personnel non mandaté par un syndicat.

    Pour simplifier le dialogue, trois des quatre instances représentatives du personnel (délégués du personnel, CE et CHSCT) seront fusionnées au sein d’un « comité social et économique ».

    L’exécutif souhaite aussi donner plus de visibilité aux entreprises sur les risques de contentieux aux prud’hommes, présenté par le patronat comme un frein à l’embauche dans les PME.

    Le délai de recours après un licenciement sera limité à un an pour tous les types de licenciements et un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

    Enfin, il existera un barème d’indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, avec un plancher de 15 jours de salaire pour les TPE à partir d’un an d’ancienneté, un mois pour les autres, augmentant ensuite. Le plafond sera le même pour toutes les entreprises: 1 mois de salaire sous 1 an et jusqu’à 20 mois au-delà de 28 ans.

    – Primes négociées en entreprise –

    D’autres mesures concernent toutes les entreprises, comme la hausse des indemnités légales de licenciement à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté (contre 1/5 aujourd’hui).

    Les ordonnances confieront aussi aux entreprises la possibilité de négocier le niveau des primes, qui relevaient jusque-là des branches professionnelles. Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement, carence…) pourront, elles, être négociées dans la branche, alors qu’elles étaient fixées par la loi auparavant.

    Le gouvernement va aussi créer un dispositif de rupture conventionnelle collective. Aujourd’hui, ces ruptures à l’amiable ne peuvent être conclues qu’individuellement. Demain, par accord, il sera possible de définir un cadre commun de départs volontaires, avec l’aval de l’administration.

    Enfin, le gouvernement a confirmé, pour les multinationales qui licencient en France, que leurs difficultés économiques seraient appréciées au niveau national.

    Pour les opposants à la réforme, il s’agit surtout d’une « loi travail XXL », dans la lignée de la loi El Khomri, qui avait provoqué en 2016 un conflit social inédit sous un gouvernement de gauche

    ===============

    vive le roi berk

    Ho Berger, toi aussi, tu fais comme Mailly, tu te degonfles ?

  • Et ils s’attendaient à quoi à la CFDT ? A pire encore ? Moi aussi, je suis déçu par la CFDT mais çà n’est pas d’aujourd’hui.

    • Versus23Versus23             « Des mesures déjà vivement dénoncées par certains syndicats qui appellent à la mobilisation. »
      Donc les mêmes qui ont appelé a voté macron veulent faire la révolution aujourd’hui……..
    PierrePierre                             Vous avez voté pour lui… vous l’avez voulu… vous l’avez… maintenant pleurez !
    jazzyjazzy                              C’est la fin du CDI.

    Pour licenciement abusif et injustifié, pour un salarié dont l’ancienneté est de deux ans : 3 mois de salaires en guise de réparation aux Prud’hommes.
    Pour un salarié ayant trente ans d’ancienneté : 20 mois de salaires maximum après délibération aux Prud’hommes.
    Qui voudra saisir les Prud’hommes et endurer la pénibilité de cette longue épreuve pour d’aussi faibles montants ? C’est un blanc-seing au monde patronal pour se débarrasser de son personnel en fonction du fameux « carnet de commande ».
    A ces tarifs, les licenciements vont tomber. Je plains les gens ayant un crédit de 25 ans sur le dos pour une hypothétique baraque…

    MichelMichel                     Comment çette femme qui a des casseroles au c.l digne d un Cahuzac osé t elle se pointer la? Réponse parce qu’on a personne d’autre! La loi portera son nom puis elle disparaîtra, emportée par la conjoncture…en attendant comme on nous le répète vous nous avez élu …assumez et fermez la!

    FrançoisFrançois              Et Pénicaud qui est encore maintenue malgré ses casseroles?

    Ninou NinouNinou Ninou       il est grand temps de se mobiliser !!!

    rigaultrigault                  tiensla CFDT se rend compte qu’ils se sont fait enc….,ça fait mal n’est ce pas M BERGER..vous avez voulu le petit hollande bis..vous l’avez ne venez pas vous plaindre ensuite au vue des ordonnances
    babababa                    Fin du suspens et début de la désolation ….
    SS                         Lorsque vous verrez cette masse informe de manifestants schizophrènes, dites-vous bien que la moitié d’entre-eux avaient voté Macron.

    Il se feront gazer par les CRS sur ordre de Manu lui-même, en essayant d’inverser les conséquences de leur vote suicidaire.

    Et bien messieurs dames, je boirai un coup à votre santé.
    Si vous n’avez pas su réfléchir en mai, j’espère que les coups de matraque sauront vous mettre du plomb dans la tête.

    babababa                  Et Ferrand ???

    • LARSENELARSENE   Retour en 1927 …

      Encore un scoop : les syndicats ne sont pas d’accord ! Quelle surprise ! je ne m’y attendais pas ! D’un autre côté, si les syndicats avaient rédigés eux-mêmes les ordonnances, d’autres n’auraient pas été d’accords non plus !
    DominiqueDominique         Un patron de PME qui ne pourra pas licencier un salarié dont il n’aura plus besoin . .

    . . . préfèrera ne pas l’embaucher, quitte à refuser une commande.
    Je connais pas mal d’artisans, qui ne veulent pas prendre le risque d’embaucher.

    anonymeanonyme            Je n’ai rien vu dans la liste en faveur des employés, je me trompe?
    MichaelMichael               et qui est d accord
    le vieux coquard avec sa carte au ps c est lui le faux Q de FO un secrétaire magouilleur qui ne pense qu a son intérêt personnel
    la seule question qui le tracasse le fric pour son syndicat de mer .e rien d autre
    plus fo que FO vous ne trouverez pas

    et l autre celui qui a un œil qui dit mer.e a l autre qui est lui aussi secrétaire du syndicat filou menteur qui lui aussi fera sa reconvention au ps et dont il a sa carte et tout les secrétaire de ce syndicat ont été replacé par le ps
    c est ça la CF.T Et comme les f o il ne pense qu au fric pour leur mer.d de syndicat
    mais pour les ouvriers RIEN
    PETIT RAPPEL POUR TOUS
    a ceux qui ne le Save pas pourquoi tout les syndicats quand ils appellent a faire greve c est toujours soit le MARDI ou le JEUDI
    REPONSE
    c est que tout ces syndicats ont fait du mardi et du jeudi leur jours de permanence syndicales dont absent du boulot et payé
    et donc quand ils appellent a faire greve le mardi ou le jeudi ET BIEN ces voyous ne perdent pas de fric —- et vous vous perdez du fric
    vous vous faites arnaquer par ces syndicats

    CHANGEMENTCHANGEMENT   Franchement, j’espère qu’il va bien s’occuper du cas des Français. Vous verrez l’état du pays dans quelques années, vous pourrez seulement faire vos valises.
    PhilippePhilippe       Macron nous annonce une sodomisation profonde.
    Loïc BlutzLoïc Blutz      C’est quand les manifs ?
    PauloPaulo            Tout cela pour ça !

    On comprend pourquoi le gérard jugnod de la cgt nous sort une phrase à la khon, il n’y a rien pour mobiliser ses troupes.
    Mettre autant de temps, pour si peu … on voit qu’il suit la même voie que son maître grollande.