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u20« Ha ha, enfin on vous a eus! », les agents du RSI victimes de la fin du régime

L'Assemblée a voté cette nuit la suppression du RSI, à partir du 1er janvier 2018. Depuis cette fin programmée, les incivilités vis-à-vis des agents du régime social des indépendants ont augmenté, comme à Lille. (photo d'illustration).

L’Assemblée a voté cette nuit la suppression du RSI, à partir du 1er janvier 2018. Depuis cette fin programmée, les incivilités vis-à-vis des agents du régime social des indépendants ont augmenté, comme à Lille. (photo d’illustration).        Getty Images/Hero Images

L’Assemblée a voté cette nuit la fin du RSI au 1er janvier 2018. En attendant, les salariés des caisses gèrent les dossiers au mieux, dans un climat délétère. Reportage à Lille.

Continuer son travail quotidien en sachant que tout, ou presque, va changer. C’est le défi auquel sont soumis les salariés du RSI. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PFLSS) pour 2018, débattu à l’Assemblée depuis le 24 octobre, acte la disparition du régime social des indépendants pour le 1er janvier 2018.

« Vous aussi vous allez connaître Pôle emploi »

Cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron confirmée au mois de juin a eu de drôles de conséquences. « L’annonce politique a eu pour effet de libérer une parole. Certains nous disent: « Ha ha, enfin on vous a eus! » ou « Vous aussi vous allez savoir ce que c’est que d’être à Pôle emploi«  », raconte Patrick Davigo, directeur de la caisse Nord-Pas-de-Calais. Un constat corroboré par les propos du médiateur national du RSI, Jean-Philippe Naudon, qui assure avoir reçu de nombreux signalements d’une « hausse des incivilités » ces dernières semaines. Certains assurés, en guerre contre le régime, auraient ainsi le sentiment de tenir, là, une forme de revanche…

LIRE AUSSI >> Les indépendants au RSI sont-ils vraiment moins bien lotis que les salariés?

Le RSI ne comptabilise pas les insultes ou les crises et ne peut donc pas chiffrer précisément cette augmentation mais la tension fait partie du quotidien des agents, qui doivent faire avec. « On réagit systématiquement quand quelqu’un tient des propos racistes ou sexistes, en faisant un rappel écrit aux assurés, mais ça ne va jamais plus loin, commente Patrick Davigo. En fait, jusqu’à l’agression physique, les agents ne disent trop rien. Ils continuent, ils traitent le dossier en s’efforçant au maximum de comprendre les raisons de cette agressivité. »

LIRE AUSSI >> RSI: « C’est fini, je ne serai pas ta pute »

Sophie, conseillère en protection sociale depuis deux ans a l’habitude de se déplacer pour aller à la rencontre d’artisans et de commerçants qui sollicitent un rendez-vous personnalisé. En juillet dernier, l’une de ses entrevues s’est très mal déroulée. « Je suis habituée aux noms d’oiseaux, raconte-elle. beaucoup considèrent que nous incarnons une forme de système contre lequel ils sont très remontés. Mais là, pour un problème de de cotisations minimales non réglées, l’assuré a explosé et levé son bras comme pour me frapper. » Un geste de trop pour la jeune femme, qui a décidé de porter plainte.

« Le RSI sera toujours ouvert le 2 janvier »

La violence, au moins verbale, serait donc un corollaire du métier. Mais elle exerce sur les salariés de la caisse une pression insidieuse, exacerbée par le contexte actuel. Entre une « mort » imminente annoncée et l’obligation de poursuivre la mission de service public qui leur incombe, les agents se débattent de plus en plus. « Nous avons une liste d’arguments, des éléments de langage, disons, que nous déroulons aux assurés afin de les rassurer et de leur fournir le maximum d’informations possibles, assure Pierre-Laurent Sedillot, responsable de la caisse de Lille. La première chose qu’on leur répète, c’est qu’on sera bien ouverts le 2 janvier. »

REOPRTAGE >> Un après-midi ordinaire au RSI: « Votre dette, monsieur, s’élève à 160 000 euros »

Quatre étages au-dessus de l’accueil, là où se situe la plateforme téléphonique, la question revient aussi très fréquemment. Si les agents n’ont pas de contact physique avec les indépendants, ils discutent avec eux au téléphone. « Mais non Madame, rassurez-vous, on ne va pas disparaître du jour au lendemain et votre dossier n’ira pas à la poubelle », répond en souriant une salariée. Ici, 25 agents traitent une soixantaine d’appels quotidiens. Demandes de délais de paiement ou d’explications sur les cotisations émanant de toute la France ou questions précises sur les prestations de la part d’assurés de la région Nord-Pas-de-Calais: la palette est très large.

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Christelle, en poste depuis plus d’un an, constate elle aussi une multiplication des interrogations sur le sort du RSI ces derniers temps. « Il y a deux types de personnes: celles qui se réjouissent de cette disparition et pensent qu’elle signifie la fin des cotisations et celles qui ne souhaitaient pas forcément la suppression définitive du régime et s’inquiètent de l’avenir. » Aux deux, elle répond invariablement la même chose: la protection sociale va se poursuivre et les dossiers seront toujours traités.

« On supprime quelque chose qui marchait de mieux en mieux »

La date butoir du 1er janvier 2018 ne constitue qu’une première, mais très symbolique étape. Le RSI comme entité juridique autonome va disparaître et changer de nom pour s’appeler Sécurité sociale des indépendants. Il ne sera plus qu’une caisse déléguée provisoire. Le PLFSS 2018 prévoit une phase transitoire de deux ans durant lesquels la migration des dossiers et des équipes vers les différentes caisses* dédiées du régime général doit s’opérer.

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« J’aime l’approche généraliste de ce métier, le fait de pouvoir envisager la maladie, la retraite et le paiement des cotisations d »un seul coup. Qu’est-ce qu’il va falloir faire après ? Pourra-t-on encore se déplacer dans la région à la rencontre des indépendants? J’ai l’impression qu’on supprime quelque chose qui marchait de mieux en mieux », se désole Audrey.

« Tout se tient dans un dossier, complète Marion Naudin, à la tête du service réclamations. Le versement des prestations maladie, par exemple, ne peut fonctionner que si l’assuré est à jour de cotisations. Un grain de sable et la machine peut se gripper. Je connais les problématiques spécifiques des indépendants et je fais tout pour traiter les dossiers des assurés de façon globale. »

LIRE AUSSI >> Maladie, carence, maternité, trois changements du RSI qui ont pu vous échapper

« Salut bande de trous du cul »

Réceptacle de toutes les colères et frustrations, ce service sert de vigie. Certains courriels ou lettres commencent par « Salut bande de trous du cul » (sic), pourtant, les quatre personnes affectées à ce service y répondent systématiquement. « Depuis quelques mois, beaucoup d’indépendants s’adressent directement au président de la République en envoyant du courrier à l’Elysée, qui nous le transfère », commente Audrey Angelofranchi, directrice adjointe du RSI Picardie et Nord-Pas-De-Calais.

LIRE AUSSI >> Les indépendants au RSI sont-ils vraiment moins bien lotis que les salariés?

Comment se passeront les mois à venir? Difficile à dire pour le moment. « Notre crainte, c’est que le guichet dédié qu’est le RSI ne soit pas conservé. Qu’il n’y ait pas de guichet dédié unique et centralisé mais une file spéciale indépendants dans chacune des caisses du régime général. Impossible dès lors d’avoir une vue d’ensemble de la situation et de permettre à l’assuré de comprendre pourquoi on lui « pique » 50% de son revenu, conclue Patrick Davigo. Et le risque majeur, c’est que les assurés soient baladés et renvoyés d’une caisse à l’autre. » Une configuration qui risquerait, dès lors, de provoquer d’autres réactions explosives…

*Une file spéciale « indépendants » devrait être conservée au sein des trois organismes du régime général traitant la maladie (CNAMTS, CPAM), la retraite (CARSATT) et le recouvrement des cotisations (URSSAF).

AnaylAnayl                                     « L’article, inclus dans le projet de budget de la Sécurité sociale, a été voté par 80 voix contre 15 et 9 abstentions, après avoir été modifié à la marge en séance. » c’est fou ce que ça bosse à l’Assemblée ! Ils sont 577 !
Noël DUBOISNoël DUBOIS                       La seule règle valable: RÉGIME GÉNÉRAL POUR TOUT LE MONDE, y compris pour le Président de la République!

Le reste = bla bla bla…

glaburtinglaburtin                             Et oui ….oû sont les autres pour voter « une réforme majeure du quinquennat »,
vikingviking                                   MAIS qui est la contre -partie car je suis concerné!!
Siergiej MSiergiej                                – Ah , l’incontournable « madame » Levy des 11 vaccins . -On n’est pas la « cousine » de Lolo le sanguin pour rien.
SENSESENSE                                  Progressive??????
DeeDee                                        Marrant tous ces députés qui critiquent alors qu’ils regardaient ailleurs quand leurs amis étaient aux affaires.
AlexandreAlexandre                            Et durant toutes ces années ils étaient où? pourquoi pas avant et pourquoi maintenant, qu’y a t il de nouveau qui permette de penser que ca va marcher désormais?
ZackZack                                     Mouloud a eu peur !! Au début, il a cru qu’on supprimait le RSA qui lui sert à financer ses cousins muzzs barbus partis massacrer des innocents en syrie au nom d’allah…
ABCDABCD                                   Au moins, sur cet article, on ne retrouve pas les glandeurs-chomeurs de martine S, christelle, toto, olivier et la cohorte de faignants du pays!
Eux ne cotisent a rien mais touchent de partout….

arnaudpatrick                                          le point est important. Pourtant il n’y avait que 104 députés présents… rien ne change sous le soleil de notre politique.

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« Airbus a repris la main

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Airbus et Bombardier main dans la main face à Boeing

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le groupe Bombardier est canadien / © Maxppp Valda Kalnina

Airbus prend une participation majoritaire dans le programme C-Series du canadien Bombardier. Ce rapprochement sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit de lundi à mardi, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des Etats-Unis.

 

Par MP + AFP

Boeing vit mal cette alliance
Les Etats-Unis ont imposé des droits préliminaires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%.
Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.
Interrogé par l’AFP, un responsable de Boeing a indiqué que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l’Etat pour contourner » les récentes décisions américaines d’imposer des droits compensatoires et antidumping à la Cseries.

Pas d’argent mais de la force commerciale
Airbus concrétise son investissement dans la CSeries sans injecter d’argent frais dans le programme, mettant plutôt à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui va permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.
« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le PDG d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

Airbus : met la main sur les avions CSeries de Bombardier

Airbus va prendre une participation majoritaire dans le programme d’avions de ligne CSeries de Bombardier, ont annoncé mardi les deux constructeurs aéronautiques.

L’avionneur européen juge que cet appareil de 100 à 150 sièges est fortement complémentaire avec son portefeuille existant de monocouloirs, davantage tourné vers des capacités plus importantes de 150 à 240 places.

« Le marché du monocouloir est un moteur essentiel de croissance, représentant 70% de la future demande estimée pour les avions », souligne Airbus dans un communiqué.

Une fois la transaction conclue, Airbus disposera d’une participation de 50,01% dans le programme tandis que Bombardier et la province du Québec conserveront respectivement environ 31% et 19%. (Bertrand Boucey pour le service français)

(Crédits : Reuters)
Airbus va prendre une participation majoritaire dans le programme d’avions de ligne CSeries de Bombardier.

Coup de tonnerre dans le secteur aéronautique. Secoué par les affaires de corruption, Airbus n’en garde pas moins les yeux rivés sur le « business » et signe un coup de maître en annonçant prendre une participation majoritaire dans le programme C-Series du constructeur ferroviaire et aéronautique canadien Bombardier, un programme lancé en 2008 dans l’espoir de permettre au constructeur d’avions d’affaires et d’avions régionaux d’entrer sur le marché des avions de plus de 100 places et de défier Airbus et Boeing sur leur avions d’entrée de gamme (A319, B737-700).

Avec ce partenariat, Airbus va bénéficier d’une famille d’avions allant de 110 à 149 sièges (voire 160 en version monoclasse), complémentaire avec ses A320 et A321 (150-220 sièges environ) et en ligne avec sa stratégie de se focaliser sur des avions plus gros, notamment sur le marché du 220-260 sièges si d’aventure Boeing lançait un avion d’une telle capacité. Certes, l’A319 (120-150 sièges) risque de faire les frais de ce partenariat avec Bombardier, mais comme le rappelle Tom Enders, le directeur général d’Airbus Group, il n’a pas enregistré de ventes depuis 2012.

Conflit avec les Etats-Unis

Tout comme Airbus, mais pour des raisons différentes, Bombardier est lui aussi secoué par une affaire d’envergure puisqu’il est au centre d’un conflit entre les Etats-Unis et le Canada depuis que Washington a décidé d’imposer des taxes de 300% aux appareils C-Series sous la pression de Boeing qui estime que l’avion canadien a réussi à se placer chez Delta grâce à des prix cassés liés aux subventions que reçoit le constructeur canadien. Boeing aura désormais doublement raison de s’inquiéter.

Une ligne d’assemblage de C-Series à Mobile

Une fois la transaction conclue, Airbus disposera d’une participation de 50,01% dans le programme tandis que Bombardier et la province du Québec conserveront respectivement environ 31% et 19%. Si aucune contribution en cash n’est prévue de la part des partenaires lors de la conclusion de la transaction, l’accord donne à Airbus le droit d’acquérir à l’avenir 100 millions d’actions Bombardier de classe B. Le siège du programme et la ligne d’assemblage primaire resteront basés à Québec, au Canada. Une seconde ligne d’assemblage de C-Series sera établie à Mobile, en Alabama (au sud des Etats-Unis), où, depuis deux ans, Airbus assemble des A320.

L’accord est bénéfique aux deux parties.

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le président exécutif d’Airbus, Tom Enders. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme. »

Le C-Series bénéficiera de la force commerciale d’Airbus

Airbus apportera  en effet au programme C-Series sa puissance commerciale son expertise en matière d’achats, de ventes et marketing et de service clients, soulignent les deux groupes. Cet aspect est fondamental et a de quoi inquiéter Boeing. Car Airbus va proposer en entrée de gamme un avion très compétitif qui aura d’autant plus de chance de se vendre qu’il serait présenté aux compagnies aériennes sous l’étiquette Airbus, alors que Boeing n’a pas trop d’option sur ce marché. Considéré comme un très bon avion par un grand nombre de spécialistes de l’aviation, le C-Series n’a pas rencontré néanmoins le succès espéré. La faute notamment à Airbus et à son directeur commercial John Leahy qui, en lançant en 2010 la remotorisation de la famille A320 (Neo), a tué dans l’œuf les velléités canadiennes. La faute aussi à des problèmes d’industrialisation et de motorisation qui n’ont pas incité les clients à passer commande. Lancé commercialement en 2004 et mis en production dès 2008, il a été livré à son premier client, la compagnie Swiss, à l’été 2016. La mise en ligne de l’appareil semble bien se passer et la direction de Bombardier estime que l’intérêt pour le C-Series ne cesse de grandir. Signe d’une volonté de rebondir, le constructeur canadien avait ces derniers mois musclé son équipe commerciale en recrutant des anciens vendeurs d’Airbus. Et des commandes comme celle de Delta ont apporté un bol d’air au programme. A fin juin, le C-Series comptait 360 commandes.

Une issue salvatrice pour Bombardier

Pour Bombardier, l’issue est néanmoins salvatrice. Après les déboires rencontrés dans l’industrialisation du programme (lequel a dérapé de deux ans avec des coûts de développement presque doublés, à 5,4 milliards de dollars), le groupe s’est retrouvé en difficulté financière et ne pouvait pas vivre bien longtemps avec le 1,5 milliard de dollars canadiens accordé fin 2015 par le gouvernement du Quebec. La direction entend en effet arriver à l’équilibre de la production unitaire qu’à partir de 2020.

« Nous sommes très heureux d’accueillir Airbus dans le programme C-Series », a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier. « Airbus est le partenaire parfait pour nous, Québec et Canada ».

Airbus (mais aussi Boeing) avait déjà regardé une telle coopération en 2016 mais le dossier ne faisait pas l’unanimité à l’époque chez Airbus Group, qui sortait de l’échec de la fusion avec BAE Systems

Bombardier et Airbus s’allient face à Boeing

Bombardier et Airbus s’allient face à Boeing

L’avionneur européen a annoncé lundi soir avoir pris une part majoritaire dans le programme moyen-courrier CSeries. Un rapprochement que Boeing voit d’un très mauvais œil.

L’avionneur européen Airbus engage un spectaculaire rapprochement commercial avec le canadien Bombardier en prenant une part majoritaire de son programme d’avions moyen-courrier CSeries, au coeur d’un bras de fer avec Boeing.

Ce rapprochement sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit de lundi à mardi, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des États-Unis qui ont imposé des droits préliminaires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%. L’annonce a permis à Airbus de prendre 4% à l’ouverture de la Bourse de Paris.

Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.

« Un accord discutable » selon Boeing

Interrogé par l’AFP, un responsable de Boeing a indiqué que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l’État pour contourner » les récentes décisions américaines d’imposer des droits compensatoires et antidumping à la Cseries.

Airbus concrétise son investissement dans la CSeries sans injecter d’argent frais dans le programme, mettant plutôt à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui va permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le PDG d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

« Le partenaire parfait »

« Airbus est le partenaire parfait pour nous », a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier.

L’accord va renforcer le programme de Bombardier sur le plan commercial alors que le CSeries, le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, tarde à rencontrer le succès commercial.

Ce partenariat intervient deux ans après une première tentative de rapprochement entre les deux groupes.

Grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent, sa gamme moyen-courrier de la famille A320 allant de 140 à plus de 200 sièges dans sa version remotorisée.

« Une belle opportunité » pour Airbus

Il bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l’été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Selon un analyste, un tel rapprochement pour Airbus est une « belle opportunité pour renouveler sa gamme sur le segment des 100 à 150 places » à moindre coût et lui permet « de conserver un pied dans ce marché » qui ne représentait plus son coeur de marché.

Il offre une bouffée d’oxygène à Bombardier qui n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le CSeries depuis un an et demi.

Le CSeries vient donc compléter par le bas la gamme d’Airbus, dont la plus petite version, l’A319, est capable d’emporter 140 passagers et au-delà.

360 exemplaires vendus

La compagnie Swiss a pris livraison du premier CSeries à l’été 2016, avec plus de deux ans de retard sur le calendrier initial et des coûts de développement presque doublés, à 5,4 milliards de dollars.

Les deux appareil de la série (CS100 et CS300) ont été commandés à 360 exemplaires, et son seuil de rentabilité est passé de 300 à 800 appareils vendus.

Malgré les déboires du programme qui ont lourdement pesé sur ses comptes, Bombardier a toujours assuré que l’appareil est à même de capter une bonne part des 4 à 5.000 avions de 100 à 150 places qui seront livrés dans le monde d’ici 2034.

Plainte de Boeing

Selon les termes de l’accord, Airbus détiendra approximativement 50,01% de l’entité qui gère le programme CSeries, et Bombardier et Investissement Québec, bras du gouvernement provincial, respectivement 31 et 19%. Le siège du programme et la ligne d’assemblage principale resteront basés au Québec.

Une seconde ligne d’assemblage sera établie à Mobile, Alabama (Sud des États-Unis), où Airbus a installé une FAL (ligne d’assemblage finale) pour sa famille A320.

« La plainte sans fondement de Boeing » contre Bombardier avait « fermé l’accès au marché américain », qui « représente 30% des ventes de la CSeries à l’heure actuelle », a estimé la ministre québécoise de l’Économie, Dominique Anglade, en accueillant Airbus comme nouveau partenaire.

« Ce projet de partenariat permettra à Airbus de faire du Canada sa cinquième patrie, la première en dehors de l’Europe », a souligné pour sa part le ministre canadien du Développement économique, Navdeep Bains, qui doit encore approuver la transaction en vertu de la loi sur les investissements étrangers.

Face à Boeing, Bombardier s’allie à Airbus pour les avions moyen-courriers

Ce rapprochement intervient après que les Etats-Unis ont décidé d’imposer des droits compensatoires et une taxe anti-dumping sur les importations d’avions C-Series du géant canadien.

Le Monde.fr avec AFP

De gauche à droite : la ministre de l’économie canadienne, Dominique Anglade, le PDG de Bombardier, Alain Bellemare, et le président d’Airbus Hélicoptères Canada, Romain Trapp, pendant une conférence de presse à Montréal, consacrée au rapprochement entre Bombardier et Airbus, le 16 octobre.

L’avionneur européen Airbus engage un spectaculaire rapprochement commercial avec le canadien Bombardier en prenant une part majoritaire de son programme d’avions moyen-courriers C-Series, au cœur d’un bras de fer avec Boeing.

Cet accord décisif sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 octobre, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des Etats-Unis, qui ont imposé des droits de 220 % sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80 %. Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.

Lire aussi :   Boeing accuse Bombardier de « dumping »

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde !, a déclaré le président exécutif d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

« Nous sommes très heureux d’accueillir Airbus dans le programme C-Series, a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier. Airbus est le partenaire parfait pour nous, Québec et Canada. »

D’importantes économies de coûts

Airbus est un géant à 67 milliards de dollars de chiffre d’affaires, alors que Bombardier en réalise environ 16 milliards. L’accord va renforcer le programme de Bombardier sur le plan commercial alors que le C-Series, le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de vingt-cinq ans, tarde à rencontrer le succès commercial. Ce rapprochement va aussi permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production du C-Series et d’appuyer le programme sur la force de frappe commerciale d’Airbus dans le monde.

Ce partenariat intervient deux ans après une première tentative d’accord qui s’était soldée par un échec après la divulgation de l’affaire par la presse.

Grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent, sa gamme moyen-courrier de la famille A320 allant de 140 à plus de 200 sièges dans sa version remotorisée, alors que le C-Series peut embarquer de 110 à 135 passagers. Il bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l’été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Une bouffée d’oxygène pour Bombardier

Selon un analyste, un tel rapprochement pour Airbus est une « belle opportunité pour renouveler sa gamme sur le segment des 100 à 150 places » à moindre coût et lui permet « de conserver un pied dans ce marché » qui ne représentait plus son cœur de marché. Tom Enders a rappelé que l’A319 n’avait pas reçu de commande depuis 2012.

Il offre une bouffée d’oxygène à Bombardier, davantage connu pour ses jets d’affaires et son turbopropulseur de transport régional Q400, et qui n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le C-Series depuis le début de l’année.

L’alliance Airbus-Bombardier

L’avionneur européen Airbus et le canadien Bombardier engagent un spectaculaire rapprochement commercial : Airbus vient de prendre une part majoritaire du programme d’avions moyen-courrier CSeries. Et Boeing n’apprécie guère…

L’accord est une bouffée d’oxygène pour Bombardier car le Canadien n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le CSeries depuis un an et demi. Cet avion est pourtant le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, mais son succès a du mal à décoller.

En tout cas, grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent. Le CSeries va lui permettre d‘élargir sa gamme avec des appareils de 100 à 150 places.
Il bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l‘été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Airbus n’a pas injecté d’argent frais dans le programme de bombardier, il va plutôt mettre à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui devrait dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.

Face à Boeing, Bombardier s’allie à Airbus dans les avions moyen-courrier

Un drapeau européen sort d'un cockpit d'Airbus A340-300 le 26 septembre 2017 à l'aéroport de  Toulouse-Blagnac airport. 
-AFP/Archives/PASCAL PAVANIUn drapeau européen sort d’un cockpit d’Airbus A340-300 le 26 septembre 2017 à l’aéroport de Toulouse-Blagnac airport. -AFP/Archives/PASCAL PAVANIL’avionneur européen Airbus engage un spectaculaire rapprochement commercial avec le canadien Bombardier en prenant une part majoritaire de son programme d’avions moyen-courrier CSeries, au coeur d’un bras de fer avec Boeing.

Ce rapprochement sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit de lundi à mardi, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des Etats-Unis qui ont imposé des droits préliminaires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%.

Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.

Interrogé par l’AFP, un responsable de Boeing a indiqué que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l’Etat pour contourner » les récentes décisions américaines d’imposer des droits compensatoires et antidumping à la Cseries.

Airbus concrétise son investissement dans la CSeries sans injecter d’argent frais dans le programme, mettant plutôt à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui va permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le PDG d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

« Airbus est le partenaire parfait pour nous », a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier.

L’accord va renforcer le programme de Bombardier sur le plan commercial alors que le CSeries, le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, tarde à rencontrer le succès commercial.

– Bouffée d’oxygène pour Bombardier –

Ce partenariat intervient deux ans après une première tentative de rapprochement entre les deux groupes.

Grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent, sa gamme moyen-courrier de la famille A320 allant de 140 à plus de 200 sièges dans sa version remotorisée.

Un Bombardier CS 100 sous les couleurs de la compagnie Swiss, le 06 juillet 2016 à Zurich-AFP/Archives/MICHAEL BUHOLZERUn Bombardier CS 100 sous les couleurs de la compagnie Swiss, le 06 juillet 2016 à Zurich-AFP/Archives/MICHAEL BUHOLZERIl bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l’été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Selon un analyste, un tel rapprochement pour Airbus est une « belle opportunité pour renouveler sa gamme sur le segment des 100 à 150 places » à moindre coût et lui permet « de conserver un pied dans ce marché » qui ne représentait plus son coeur de marché.

Il offre une bouffée d’oxygène à Bombardier qui n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le CSeries depuis un an et demi.

Le CSeries vient donc compléter par le bas la gamme d’Airbus, dont la plus petite version, l’A319, est capable d’emporter 140 passagers et au-delà.

La compagnie Swiss a pris livraison du premier CSeries à l’été 2016, avec plus de deux ans de retard sur le calendrier initial et des coûts de développement presque doublés, à 5,4 milliards de dollars.

Les deux appareil de la série (CS100 et CS300) ont été commandés à 360 exemplaires, et son seuil de rentabilité est passé de 300 à 800 appareils vendus.

Malgré les déboires du programme qui ont lourdement pesé sur ses comptes, Bombardier a toujours assuré que l’appareil est à même de capter une bonne part des 4 à 5.000 avions de 100 à 150 places qui seront livrés dans le monde d’ici 2034.

Selon les termes de l’accord, Airbus détiendra approximativement 50,01% de l’entité qui gère le programme CSeries, et Bombardier et Investissement Québec, bras du gouvernement provincial, respectivement 31 et 19%. Le siège du programme et la ligne d’assemblage principale resteront basés au Québec.

Une seconde ligne d’assemblage sera établie à Mobile, Alabama (Sud des Etats-Unis), où Airbus a installé une FAL (ligne d’assemblage finale) pour sa famille A320.

« La plainte sans fondement de Boeing » contre Bombardier avait « fermé l’accès au marché américain », qui « représente 30% des ventes de la CSeries à l’heure actuelle », a estimé la ministre québécoise de l’Economie, Dominique Anglade, en accueillant Airbus comme nouveau partenaire.

« Ce projet de partenariat permettra à Airbus de faire du Canada sa cinquième patrie, la première en dehors de l’Europe », a souligné pour sa part le ministre canadien du Développement économique, Navdeep Bains, qui doit encore approuver la transaction en vertu de la loi sur les investissements étrangers.

Airbus vole au secours de Bombardier face à Boeing

L’avionneur européen va mettre la main sur le programme CSeries du groupe canadien sans débourser le moindre centime!

Airbus vole au secours de Bombardier face à Boeing
Crédit photo © Bombardier

(Boursier.com) —

 Bombardier a trouvé son chevalier blanc pour son programme CSeries… Et ce sera Airbus! Engagé dans une lutte sans merci avec Boeing  qui l’accuse de vendre ses avions à pertes, le constructeur canadien va donc faire équipe avec le concurrent numéro un de l’avionneur américain.

Airbus va détenir la majorité du programme

Selon les termes de l’accord, Airbus détiendra 50,01% de la structure ‘CSeries Aircraft Limited Partnership’ (CSALP), l’entité qui fabrique et vend les avions CSeries. Bombardier et Investissement Québec (IQ) détiendront respectivement environ 31% et 19% du capital. Airbus, qui ne va injecter aucun argent frais dans le cadre de cette transaction, ni même éponger une partie de la dette de Bombardier, apportera au programme C-Series son expertise en matière d’achats, de ventes et marketing et de service clients. Airbus aura par ailleurs le droit d’acquérir à l’avenir 100 millions d’actions Bombardier de classe B. Le siège social et la chaîne de montage primaire de CSALP ainsi que les fonctions connexes demeureront au Québec.

L’usine américaine d’Airbus stratégique

Airbus a proposé d’assembler certains des avions monocouloirs CSeries dans son usine de l’Alabama, pour les commandes de compagnies américaines. Une décision qui permettra à Bombardier d’éviter de payer les droits de douane exorbitants décrétés par les autorités américaines le mois dernier. « Cette ligne de production américaine va permettre de soustraire les avions de 110 à 130 sièges à de possibles droits de douane américains de 300% », a déclaré le directeur exécutif de Bombardier, Alain Bellemare, lors d’une conférence de presse. “Réaliser cet accord a une grande valeur stratégique”, a-t-il ajouté.

L’avionneur européen réalise un joli coup avec cette opération dans la mesure où son portefeuille s’enrichit d’un appareil de 100 à 150 sièges, fortement complémentaire de sa gamme de monocouloirs actuels, davantage tournée vers des capacités plus importantes de 150 à 240 places.

La transaction, conditionnée aux approbations réglementaires habituelles, devrait être bouclée au cours du second semestre 2018.

Boeing furieux

Boeing n’a pas tardé à réagir à cette annonce via Twitter : « Ça semble être une entente discutable entre deux compétiteurs hautement subventionnés pour contourner les mesures du gouvernement américain. Tout le monde devrait jouer avec les mêmes règles afin que le commerce libre et équitable puisse fonctionner ».

CHICAGO | Dans une courte déclaration, le géant américain de l’aéronautique Boeing a remis en question l’entente conclue entre Bombardier et Airbus pour le développement de la C Series lundi.

«Ça semble être une entente discutable entre deux compétiteurs hautement subventionnés pour contourner les mesures du gouvernement américain. Tout le monde devrait jouer avec les mêmes règles afin que le commerce libre et équitable puisse fonctionner», a déclaré l’entreprise par la voie de son compte Twitter tard en soirée.

Le responsable des communications de l’entreprise, Phil Musser, a laissé entendre que l’avionneur n’a pas dit son dernier mot. «Si Airbus et Bombardier pensent que cette entente leur permettra de contourner les règles… repensez-y», a-t-il écrit sur le réseau social.

L’avionneur américain est à l’origine d’une plainte concernant la vente de 75 avions C Series à Delta Airlines par Bombardier. Selon Boeing, l’entreprise montréalaise a vendu ses avions sous le prix coûtant, notamment grâce aux subventions reçues de la part des gouvernements québécois et canadien.

Après l’examen de la plainte, le département du Commerce américain a infligé, dans deux décisions préliminaires, des droits compensatoires de 300 % sur la vente d’avions C Series aux États-Unis.

Airbus a indiqué, lundi, avoir l’intention d’assembler les avions CS100 et CS300 destinés au marché américain à Mobile, en Alabama, de façon à contourner les droits d’importation.

Boeing avait lancé, la semaine dernière, une campagne de visibilité au Canada. L’entreprise faisait notamment valoir qu’elle contribue à hauteur de 4 milliards $ annuellement dans l’industrie aéronautique canadienne, soit 14 % du montant généré par ce secteur économique annuellement.

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réactions

LeBret                                                          « le C-Series peut embarquer de 110 à 135 passagers » Ça c’est le CS-100, le CS-300 (qui représente les 2/3 des ventes de C-Series) a une capacité de 130 à 160 places ce qui en fait un concurrent du A320. Du coup pourquoi Airbus vendrait son concurrent ??

FRANZ CIMBALLI                                       Donc si je comprends bien, Airbus, qui vend plus trop de moyen-courriers 100-150 places ( plus du tout même d’A319 depuis 2012, dixit Enders ) , prend une participation dans un autre constructeur…qui n’en vend pas trop non plus…Certes, cela permet de s’affranchir des coûts de développement, mais avec l’arrivée des chinois et des russes sur ce secteur de marché, Enders a intérêt à pas se planter avec cet achat, compte tenu des affaires de corruption qui arrivent à vitesse grand V…

Pierre Beck                                                  Excellente nouvelle. C’est le parfait exemple des conséquences d’une politique de fermeture. Que les canadiens se rapprochent des européens au détriment de leur voisin du sud, vraiment Donald, well done!

Ceta-ssez                                                       Bof, j’espère juste qu’ils ne vont pas en profiter pour nous faire bouffer du Bombardier… Une entreprise connue pour ses collusions pas claire avec les différentes autorités publiques du Québec, le genre d’arrangement qu’on appellerait république bananière sous d’autres cieux mais qu’on tolère par « solidarité » francophone.

Philipp                                                          Bravo T Enders

Citoyen blasé                                              Trump, comme on pouvait s’en douter fait une politique clientéliste, le lobby pétrolier l’adore et il le lui rend bien, du coup airbus et bombardier sont en train de souffrir puissamment du réseau lié au secteur pétrolier qu’a choisi trump et donc airbus.
Cette alliance de circonstance reste fragile puisque le lobby pétrolier s’il a décidé de couler airbus et bombardier y arrivera sans problème.

Hé oui trump ne respecte plus la règle du jeu de l’oligarchie mondiale et nous autres nous avons pour riposter Angela Merkel et les créanciers français et allemands… Aïe.
La passivité éloquente de notre europe trop compromise entre ses politiciens et ses hommes d’affaires est franchement inquiétante, tel un dogme elle ne bouge pas, elle n’innove jamais, elle ne pense qu’à ses rentes et ses rentiers, les états unis vont faire de nous qu’une bouchée.

Au secours.

 ah oui !                                                        vous avez trouvé cette histoire sur complotfacile dot com ?
non parce que vous expliqueriez que Trump mène une politique clientéliste avec Boeing, on arriverait à comprendre…
au regard de votre charabia, on se pose la question si vous n’avez pas vendu votre âme au lobby de l’aspirine !

Hassan Ceheffe                                             Tout ce qui peut concurrencer (…ou eroder ! )une entreprise américaine est bon a prendre car les USA jouent avec leur propres règles ……celles d’un protectionnisme a peine dissimulé !
louislouis                                                       L’objectif n’est-il pas de « tuer » bombardier avant l’arrivée de COMAC sur le marché de l’aviation commerciale ??? En effet, Airbus possède avec l’A318 et l’A319 2 avions de la gamme des Cséries qu’il n’arrive pas à vendre depuis plusieurs années !!!

christophemarzena                                 Pas de cadeau aux Ricains.

Rython                                                        I like that… correct?

GAFA…ta gueule!

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tumblr_mb0989Yyw01remj5qo1_500Les géants américains du numérique dans le viseur de Bruxelles

Logos de Google et Apple sur un smartphone, le 28 septembre 2017 (AFP/Archives/Damien MEYER)

Amazon et Apple, ciblés mercredi par la Commission, font partie des nombreux géants américains du numérique à s’être retrouvés ces dernières années dans le collimateur de Bruxelles, certains ayant écopé de lourdes pénalités financières.

– Amazon –

L’enquête clôturée mercredi par la Commission, qui contraint Amazon à rembourser 250 millions d’euros d’avantages fiscaux indus au Luxembourg, n’est pas la seule à avoir visé le groupe américain.

La Commission européenne avait ouvert mi-2015 une enquête pour abus de position dominante contre l’entreprise, premier distributeur de livres numériques en Europe, craignant que certaines clauses signées avec les éditeurs n’entravent la concurrence.

Le dossier a été refermé en mai dernier, après des engagements d’Amazon dissipant les craintes de la Commission.

– Apple –

Le 30 août 2016, la Commission européenne a estimé qu’Apple avait bénéficié d' »avantages fiscaux » indus accordés par l’Irlande, et ordonné au géant américain de rembourser à Dublin un montant record de plus de 13 milliards d’euros.

Dublin et l’entreprise informatique ont immédiatement fait appel.

La somme phénoménale réclamée –qui n’est pas une amende– dépasse de loin les montants qu’ont dû rembourser dans le passé les autres entreprises épinglées par Bruxelles pour des aides d’État illicites. Le dernier record, 1,29 milliard d’euros, était détenu par le circuit automobile du Nürburgring en Allemagne.

Les 13 milliards d’euros n’ayant toujours pas été récupérés par l’Irlande, l’UE l’a assignée mercredi devant la justice européenne.

– Google –

Bruxelles a infligé fin juin une amende record de 2,42 milliards d’euros à l’américain Google pour avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne afin de favoriser son comparateur de prix « Google Shopping », à l’issue de près de sept années d’enquête. Le groupe a fait appel.

La Commission a sur le feu deux autres dossiers d’abus de position dominante où il pourrait aussi sanctionner Google. Le premier concerne Android, son système d’exploitation sur smartphone –une décision à venir en décembre, selon des sources proches du dossier à Bruxelles– et AdSense, sa régie publicitaire.

Dans des conclusions préliminaires rendues sur ces deux autres dossiers, la Commission européenne avait estimé que Google enfreignait là aussi les règles européennes.

– Microsoft –

En mars 2013, la Commission européenne a infligé au géant américain des logiciels une amende de 561 millions d’euros pour ne pas avoir respecté ses engagements en matière de choix de navigateur pour son système d’exploitation Windows 7.

La Commission, qui reprochait à Microsoft de biaiser la concurrence en incorporant systématiquement son propre logiciel, Internet Explorer, avait rendu juridiquement contraignants en 2009 des engagements proposés par l’entreprise américaine.

Or, pendant 14 mois, entre mai 2011 et juillet 2012, Microsoft n’a pas laissé aux consommateurs le choix du navigateur comme il s’y était engagé.

Microsoft avait déjà été condamnée en 2004 à payer 497 millions d’euros, puis en 2008 un total de 899 millions, ramenés ensuite à 860 millions, pour non-respect des règles de la concurrence.

– Intel –

En mai 2009, après neuf ans d’enquête, le géant américain des puces informatiques a écopé d’une amende de 1,06 milliard d’euros pour entrave à la concurrence.

Le poids lourd du secteur était accusé d’avoir abusé de sa position dominante entre 2002 et 2007 en mettant en oeuvre une stratégie destinée à exclure du marché son seul concurrent sérieux.

Intel, qui avait fait appel devant la justice de l’UE, a obtenu début septembre que son cas soit réexaminé par les juges européens, pour une question de procédure. Cela n’empêchera pas le Tribunal d’éventuellement valider à nouveau l’amende de la Commission.

L’Union européenne repasse à l’offensive contre Amazon et Apple

Fiscalité : offensive de l'Union européenne contre Amazon et Apple
Le montant exigé à Apple par la Commission européenne est sans précédent.
Josh Edelson, AFP
France 24France 24

La Commission européenne est de nouveau passée à l’offensive mercredi contre les montages fiscaux des géants américains d’Internet, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande.

Bruxelles hausse le ton envers les géants américains Apple et Amazon.

VOIR AUSSI : L’Europe veut forcer Google, Facebook et Amazon à dévoiler leurs activités dans les paradis fiscaux

La Commission européenne a annoncé, mercredi 4 octobre, assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour ne pas avoir récupéré 13 milliards d’euros d’arriérés d’impôts d’Apple. La Commission a, par ailleurs, ordonné à Amazon de rembourser au Luxembourg environ 250 millions d’avantages fiscaux perçus de façon indue depuis 2003.

Aide publique illégale

L’exécutif européen avait ordonné le 30 août dernier à Apple de verser 13 milliards d’euros à l’Irlande, après avoir conclu que les arrangements fiscaux entre Dublin et le groupe américain s’apparentaient à une aide publique illégale. « Plus d’un an après l’adoption de cette décision par la Commission, l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie », déclare dans un communiqué Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la Concurrence. « Bien entendu, nous comprenons que, dans certains cas, la récupération peut être plus complexe que dans d’autres et nous sommes toujours prêts à apporter notre aide. Mais les États membres doivent faire des progrès suffisants pour rétablir la concurrence », ajoute-t-elle.

La Commission précise que l’Irlande disposait de quatre mois à compter de la notification officielle, soit jusqu’au 3 janvier 2017, pour appliquer cette décision et qu’elle considère que tant que l’aide illégale n’est pas récupérée, Apple continue de bénéficier d’un avantage indû.

Concernant les avantages fiscaux d’Amazon au Luxembourg : « Près des trois quarts des bénéfices du groupe américain n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré Margrethe Vestager. « Il s’agit d’une pratique illégale au regard des règles de l’UE en matière d’aides d’État. Les États membres ne peuvent accorder à des groupes multinationaux des avantages fiscaux sélectifs auxquels les autres sociétés n’ont pas accès ».

La Commission européenne sanctionne Amazon au Luxembourg et Apple en Irlande

Les géants américains du numérique sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

« Nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence.

La Commission européenne a lancé, mercredi 4 octobre, une nouvelle offensive contre les montages fiscaux d’Amazon au Luxembourg et d’Apple en Irlande.

Près de trois ans jour pour jour après avoir ouvert une enquête approfondie contre les pratiques fiscales d’Amazon, l’exécutif européen a exigé de l’entreprise américaine qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités fiscales luxembourgeoises qui lui ont, selon lui, accordé « des subventions déguisées ».

La Commission européenne a aussi décidé de s’attaquer à l’Irlande, qui n’a toujours pas récupéré auprès d’Apple plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés, comme il lui avait été ordonné il y a un peu plus d’un an.

Les géants américains du numérique sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts. Ils transfèrent artificiellement des bénéfices réalisés à travers toute l’UE dans un seul Etat membre, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où ils bénéficient d’un taux d’imposition avantageux.

Trois quarts des bénéfices d’Amazon échappent à l’impôt

Le siège européen d’Amazon est situé dans le Grand-Duché, avec lequel l’entreprise avait passé un accord fiscal en 2003, reconduit en 2011. « Près des trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager.

Amazon a aussitôt contesté cette décision et annoncé « considérer toutes les options légales, y compris un appel ». Quant au Luxembourg, il a précisé vouloir « analyser la décision de la Commission européenne ».

L’Irlande priée de récupérer des arriérés d’impôts

« Nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager. Le siège d’Apple en Europe se trouve à Cork, en Irlande, où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

En réponse, le ministère des finances irlandais assure avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

D’autres groupes dans le collimateur

Outre Amazon, McDonald’s et Engie sont aussi dans la ligne de mire de la Commission en ce qui concerne leurs arrangements fiscaux au Luxembourg.

Ils ne sont pas les seuls : en octobre 2015, l’exécutif européen a aussi exigé de Starbucks et Fiat le remboursement des aides reçues « illégalement » respectivement des Pays-Bas et du Luxembourg. Comme l’Irlande, ces deux pays ont fait appel de la décision de la Commission.

La Commission a également demandé à la Belgique de récupérer 700 millions d’euros d’impôts auxquels ont échappé 35 multinationales – dont AB InBev et BASF – grâce à des arrangements non conformes au droit européen.

Fisc: l’UE attaque Amazon au Luxembourg et Apple en Irlande

Bruxelles (awp/afp) – La Commission européenne a de nouveau attaqué mercredi les montages fiscaux de géants américains du net, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande.

L’exécutif européen a, d’une part, exigé d’Amazon qu’il rembourse 250 millions d’euros d' »avantages fiscaux indus » au Luxembourg et il a, d’autre part, attaqué en justice l’Irlande pour ne pas avoir récupéré auprès d’Apple 13 milliards d’euros d’arriérés d’impôts.

Ces deux annonces faites par la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, lors d’une conférence de presse à Bruxelles surviennent dans un contexte plus large de croisade contre les géants de la Silicon Valley de la part de l’exécutif européen, qui souhaite mieux les encadrer tant dans le domaine fiscal qu’en ce qui concerne les données privées des particuliers.

Accusée dans le passé par Washington de cibler plus particulièrement les entreprises américaines, Mme Vestager a revendiqué mercredi son impartialité: « Ce n’est pas une question de nationalité d’entreprise (…) Il n’y a pas de parti pris de ma part, peu m’importe le drapeau national » d’une compagnie.

Pour Amazon, dont le siège européen se trouve au Luxembourg, la Commission européenne clôt par cette décision une enquête approfondie –ouverte il y a presque trois ans jour pour jour– sur un accord fiscal entre l’entreprise et le Grand-duché, passé en 2003 et reconduit en 2011.

« Grâce aux avantages fiscaux illégaux accordés par le Luxembourg à Amazon, près de trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré Mme Vestager.

Amazon a aussitôt contesté cette décision, estimant n’avoir « reçu aucun traitement spécial de la part du Luxembourg ».

« Nous avons payé nos impôts en totale conformité à la fois avec les règles fiscales internationales et luxembourgeoises », a affirmé le groupe. « Nous allons étudier la décision de la Commission et considérer toutes les options légales, y compris un appel. »

« Amazon a été imposée en conformité avec les règles fiscales en vigueur à l’époque des faits », a pour sa part réagi le Luxembourg, qui dit vouloir maintenant « analyser la décision de la Commission ».

Au moment de l’accord passé entre le Grand-duché et Amazon, l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, était Premier ministre et ministre des Finances du Luxembourg. Mme Vestager a précisé ne pas enquêter « sur des personnes », mais sur le « comportement d’États membres ».

– ‘Totalement inutile’ –

Dans le cas d’Apple, la Commission européenne s’insurge contre l’Irlande, qui n’a toujours pas mis en oeuvre ce qu’elle lui a ordonné lors d’une décision rendue le 30 août 2016.

« Plus d’un an après (…) l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager.

Cette annonce a « extrêmement déçu » Dublin. Le ministère des Finances irlandais a assuré dans un communiqué avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

Contacté par l’AFP, Apple n’a pas directement réagi à la décision prise mercredi, mais simplement répété qu’il coopérait avec l’Irlande et espérait au final avoir gain de cause devant la justice européenne.

Dans sa décision d’août 2016, la Commission européenne avait accusé Apple d’avoir « bénéficié d’avantages fiscaux indus » de la part de l’Irlande.

C’est en effet dans ce pays, que se trouve le siège européen de l’entreprise à la pomme, là où elle enregistre tous les bénéfices réalisés en Europe, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

L’Irlande et Apple avaient déjà fait appel de cette décision.

Amazon et Apple ne sont pas les seules grandes multinationales dans le collimateur de la Commission européenne pour avantages fiscaux indus.

En octobre 2015, l’exécutif européen avait exigé de Starbucks et Fiat le remboursement des aides reçues « illégalement » respectivement par les Pays-Bas et le Luxembourg. Comme l’Irlande, ces deux pays ont fait appel de la décision de la Commission.

Vendredi dernier, lors d’un sommet européen à Tallinn, M. Juncker, président de la Commission, avait indiqué que l’exécutif européen proposerait de nouvelles règles pour mieux taxer dans l’UE les géants du numérique malgré la résistance de certains États membres.

Fisc: offensive de l’UE contre Amazon au Luxembourg et Apple en Irlande

La Commission européenne est passée à l’offensive mercredi contre les montages fiscaux des géants américains d’internet, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande. Près de trois ans jour pour jour après avoir ouvert une enquête approfondie contre les pratiques fiscales d’Amazon, l’exécutif européen a exigé d’Amazon qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités luxembourgeoises qui lui ont selon elle accordé « des subventions déguisées ».

« Grâce aux avantages fiscaux illégaux accordés par le Luxembourg à Amazon, près de trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

Amazon conteste 

Amazon a aussitôt contesté cette décision. « Nous pensons qu’Amazon n’a reçu aucun traitement spécial de la part du Luxembourg et que nous avons payé nos impôts en totale conformité à la fois avec les règles fiscales internationales et luxembourgeoises », a dit le groupe. « Nous allons étudier la décision de la Commission et considérer toutes les options légales, y compris un appel », a ajouté Amazon.

Dublin sommé de récupérer 13 milliards auprès d’Apple

Le même jour, l’exécutif européen a décidé de s’attaquer à l’Irlande qui n’a toujours pas récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés auprès d’Apple, comme il lui avait ordonné il y a un peu plus d’un an. « Plus d’un an après l’adoption de cette décision (…), l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager.

« Extrêmement déçu »

Le gouvernement irlandais s’est dit mercredi « extrêmement déçu » de l’action en justice lancée à son encontre par Bruxelles pour ne pas avoir récupéré auprès d’Apple 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux indus. Le ministère des Finances irlandais assure dans un communiqué avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

Fin août 2016, la Commission avait en effet accusé Apple d’avoir « bénéficié d’avantages fiscaux indus » de la part de l’Irlande. C’est en effet dans ce pays, que se trouve le siège d’Apple en Europe, là où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés sur le Vieux Continent, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

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Apple: l’Irlande « extrêmement déçue » par l’action en justice de l’UE

La commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, lors d'une conférence de presse, le 4 octobre 2017 à Bruxelles-AFP/EMMANUEL DUNANDLa commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, lors d’une conférence de presse, le 4 octobre 2017 à Bruxelles-AFP/EMMANUEL DUNANDLe gouvernement irlandais s’est dit mercredi « extrêmement déçu » de l’action en justice lancée à son encontre par Bruxelles pour ne pas avoir récupéré auprès d’Apple 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux indus.

Le ministère des Finances irlandais assure dans un communiqué avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

L’exécutif européen a décidé de porter l’affaire devant la Cour européenne de justice, considérant que l’Irlande a trop tardé à collecter la somme comme il le lui avait ordonné il y a un peu plus d’un an.

Le gouvernement irlandais est censé placer les sommes en jeu sur un compte bloqué en attendant le résultat des appels du pays et du groupe américain sur le fond de la décision européenne d’imposer à Apple le remboursement à Dublin de 13 milliards d’euros « d’avantages fiscaux indus ».

Les géants américains du numérique visés par Bruxelles-AFP/Sophie RAMISLes géants américains du numérique visés par Bruxelles-AFP/Sophie RAMISDublin explique mercredi « être proche de la mise en place » de ce compte et avoir mobilisé de nombreux moyens pour y parvenir, en rappelant toutefois « n’avoir jamais accepté l’analyse de la Commission dans sa décision sur les aides d’Etat à Apple ».

Bruxelles estime qu’Apple a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé pendant des années avec les autorités irlandaises qui lui aurait permis de ne soumettre à l’impôt qu’une infime partie des milliards gagnés en Europe.

C’est en Irlande que se trouve le siège d’Apple en Europe, là où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés sur le Vieux Continent, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

Fiscalité: la nouvelle offensive de Bruxelles face à Amazon et Apple

La Commission européenne a exigé d’Amazon qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités fiscales luxembourgeoises qui lui ont, selon lui, accordé « des subventions déguisées ». Elle s’est aussi attaquée à l’Irlande qui n’a toujours pas récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés auprès d’Apple.

Commission européenne

Apple et Amazon sont dans le viseur de la Commission européenne.REVERT BERNAL/ISOPIX/SIPA

 

La Commission européenne est de nouveau passée à l’offensive mercredi 4 octobre contre les montages fiscaux des géants américains du net, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande.

Près de trois ans jour pour jour après avoir ouvert une enquête approfondie contre les pratiques fiscales d’Amazon, l’exécutif européen a exigé de l’entreprise américaine qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités fiscales luxembourgeoises qui lui ont, selon lui, accordé « des subventions déguisées ». Le siège européen d’Amazon est situé au Grand-Duché, avec qui l’entreprise avait passé un accord fiscal en 2003, reconduit en 2011.

« Grâce aux avantages fiscaux illégaux accordés par le Luxembourg à Amazon, près de trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

Amazon a aussitôt contesté cette décision. « Nous pensons qu’Amazon n’a reçu aucun traitement spécial de la part du Luxembourg et que nous avons payé nos impôts en totale conformité à la fois avec les règles fiscales internationales et luxembourgeoises », a-t-il dit. « Nous allons étudier la décision de la Commission et considérer toutes les options légales, y compris un appel », a ajouté le groupe. Quant au Luxembourg, il a indiqué vouloir « analyser la décision de la Commission européenne ».

Apple

Le même jour, l’exécutif européen a décidé de s’attaquer à l’Irlande qui n’a toujours pas récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés auprès d’Apple, comme il le lui avait ordonné il y a un peu plus d’un an. « Plus d’un an après l’adoption de cette décision (…), l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager.

Le 31 août 2016, la Commission européenne avait en effet accusé Apple d’avoir « bénéficié d’avantages fiscaux indus » de la part de l’Irlande. C’est en effet dans ce pays, que se trouve le siège d’Apple en Europe, là où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés sur le Vieux Continent, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

L’Irlande comme Apple avaient déjà fait appel de cette décision.

Croisade

Amazon et Apple ne sont pas les seules grandes multinationales dans le collimateur de la Commission européenne pour avantages fiscaux indus. En octobre 2015, l’exécutif européen avait exigé de Starbucks et Fiat le remboursement des aides reçues « illégalement » respectivement par les Pays-Bas et le Luxembourg. Comme l’Irlande, ces deux pays ont fait appel de la décision de la Commission.

Les annonces de mercredi interviennent dans un contexte de grande croisade de la Commission européenne contre les pratiques fiscales des Gafa (Google, Apple, Facebook,Amazon).

Vendredi dernier, lors d’un sommet européen à Tallinn, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait indiqué que l’exécutif européen proposerait de nouvelles règles pour mieux taxer dans l’UE les géants du numérique, comme Google ou Apple, malgré la résistance de certains Etats membres.

Les grands groupes du numérique sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts.

Ces entreprises transfèrent artificiellement des bénéfices pourtant réalisés dans toute l’UE dans un seul Etat membre, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où elles bénéficient d’un taux d’imposition avantageux.

Paradis fiscaux: Apple et Amazon dans le viseur de la Commission européenne

media Les Gafa, acronyme pour Google, Apple, Facebook et Amazon engrangent des milliards d’euros de profits mais payent peu d’impôts en Europe. Damien MEYER / AFP

La Commission européenne est de nouveau passée à l’offensive ce mercredi 4 octobre contre les montages fiscaux des géants américains d’internet. Dans le viseur de l’exécutif européen : les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande, dont le siège européen se trouve à Dublin.

La Commission européenne exige d’Amazon qu’il paie au Luxembourg 250 millions d’euros. C’est l’impôt que l’entreprise américaine aurait dû payer aux autorités luxembourgeoises.

Après trois ans d’enquête, la Commission a conclu que le Grand-Duché a accordé à Amazon des avantages fiscaux illégaux depuis 2003. Cela a permis à l’entreprise de payer quatre fois moins d’impôts que les sociétés locales. Ce que conteste le géant de la vente en ligne.

L’Irlande assignée en justice sur le cas Apple

Le même jour, l’exécutif européen a décidé d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’Union européenne. Bruxelles reproche au pays de ne pas avoir récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés par Apple. Les autorités irlandaises se disent extrêmement déçues par cette action en justice de l’UE.

En août 2016, la Commission européenne a accusé le géant américain d’avoir bénéficié d’avantages fiscaux indus de la part de l’Irlande. La Commission a commencé une grande croisade contre les pratiques fiscales des géants américains du net.

Bruxelles prépare des nouvelles règles pour mieux taxer ces entreprises, accusées régulièrement de pratiquer des montages fiscaux pour payer moins d’impôts.

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commentaires

HdA                                                        Puisque l’Irlande rechigne à recouvrer l’impôt qu’Apple doit en fait à tous les états européens, l’UE ne pourrait-elle pas se substituer à l’Irlande pour récupérer les 13 milliards et les redistribuer à ces membres (à l’exclusion de l’Irlande) au prorata du chiffre d’affaire réalisé par pays, la part irlandaise pouvant revenir à l’UE pour améliorer sa chasse à l’évasion fiscale?

Rien à voir.                                         Que font de mal les GAFAM et quelques autres ? Rien ils acceptent les petits arrangements fiscaux du Luxembourg, Irlande et quelques autres. Que font de mal ces derniers? Rien qui ne soit contraire au « droit européen ». Que dit le droit européen? Rien justement. Qui est le président de la commission européenne? Un monsieur, receleur de son état, en conflit d’intérêt manifeste. L’Europe du bonheur des peuples.

Aylix                                                  Vous tenez un discours en parfaite contradiction avec les faits énoncés dans cet article : que fait l’Europe ? : elle pénalise les Etats européens qui favorisent au détriment de l’intérêt commun l’évasion fiscale de ces grands groupes.

Alucard                                             Voici ce que dit le droit européen : Art 107 du Traité sur le fonctionnement de l’UE : « 1. Sauf dérogations prévues par les traités, sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre États membres, les aides accordées par les États ou au moyen de ressources d’État sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. »

                                       Article 108 du Traité sur le fonctionnement de l’UE : « Si, après avoir mis les intéressés en demeure de présenter leurs observations, la Commission constate qu’une aide accordée par un État ou au moyen de ressources d’État n’est pas compatible avec le marché intérieur aux termes de l’article 107, ou que cette aide est appliquée de façon abusive, elle décide que l’État intéressé doit la supprimer ou la modifier dans le délai qu’elle détermine. »

PF                                                      Il faut mettre Mme à la place de Juncker. En tout cas, je vote pour elle!;)

L’innovant                                      Cette commissaire européenne est vraiment géniale ! Franchement enfin une personne qui à des ovaires en titane et pas peur d’attaquer les pays qui ne jouent pas le jeu ! Félicitation madame !

LeClos                                               L’UE qu’on aime.

giantpanda2                                    Quelle drôle de  » justice « ? A savoir: Le coupable c’est qui? Le pays qui a incité les GAFA à  » s’implanter  » dans leur pays?

peut-on éviter le pire ?

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ie-7816Raquel Garrido se défend sur le « Garrido gate » dans Les Terriens du Dimanche (VIDEO)

Dimanche dernier sur le plateau des Terriens du Dimanche, Raquel Garrido créait la polémique après avoir annoncé le succès de la manifestation citoyenne… avant qu’elle ait eu lieu. Sept jours plus tard, elle s’est justifiée dans un nouveau numéro de l’émission de Thierry Ardisson.

Raquel Garrido était au cœur de la polémique. Dimanche 24 septembre dernier, elle avait fait allusion au succès de la manifestation citoyenne qu’organisait Jean-Luc Mélenchon alors que cette fameuse marche n’avait pas encore eu lieu au moment de l’enregistrement de l’émission de C8. « C’est pour ça que l’on était dans la rue hier et que ça a si bien marché » déclarait-elle en plateau alors que l’émission était enregistrée le jeudi 21 septembre, soit deux jours plus tôt.

>>> Quand Raquel Garrido vante sur C8 le succès de la manifestation… qui n’a pas encore eu lieu !

Ces déclarations ont été repérées par le site CheckNews (créé par des journalistes de Libération) avant de provoquer un tollé sur les réseaux sociaux. Ce 1er octobre, la chroniqueuse de Thierry Ardisson est revenue sur la controverse portée par « quelques journalistes qui ont joué les vierges effarouchées ». « On fait tous semblant qu’on est dimanche ! », a-t-elle déclaré en expliquant qu’à la télévision tout était différent. « Là je suis sur-maquillée, je ne suis pas comme ça dans la vraie vie. Mon brushing, ce n’est pas celui que je porte tous les jours. Peut-être qu’on va se vouvoyer alors que derrière on va se tutoyer. Il y a des conventions et on fait avec », a révélé Raquel Garrido.

>>> Drame au stade de la Licorne : Raquel Garrido et le président d’Amiens enflamment Twitter (REVUE DE TWEETS)

La porte-parole de Jean-Luc Mélenchon s’est ensuite justifiée sur ses propos. « Je me suis basée sur des éléments objectifs. Quand on a tourné le jeudi, moi je sais que la manifestation, elle est réussie parce que ça s’organise (…) Quand on tourne cette séquence, je sais qu’il y a des dizaines et des dizaines de milliers de personnes qui sont inscrites (…) Donc je ne prends pas beaucoup de risque », a-t-elle confié avant d’ajouter que si elle s’était trompée sur le succès supposé de la manifestation, la séquence aurait été coupée au montage.

>>> « Raccourcis », « erreurs »… Deliveroo n’a pas apprécié le reportage de Raquel Garrido dans Les Terriens du dimanche

Amiens-Lille: Raquel Garrido, porte-parole de « La France Insoumise », crée la polémique sur Twitter

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      • Avatarpierre                            Elle parle fric …elle connait …avec son copain Corbiere !! obligés de vivre en HLM ..les pauvres ..au panier
      • AvatarPaul                               Il faut tourner sept fois son doigt avant de se précipiter et  d’envoyer son commentaire sur les réseaux sociaux, sur tout quand on est une personnalité politique ou public .
      • AvatarPierre                          elle est encore la celle là ?
    • M6406142                                       Nous sommes gouvernés par des charlots de premiere categorie et je plains les avocats car si la loi n’est plus la loi tout devient possible surtout le pire .
    • Ainsi tous les Français vont devenir des terroristes petit à petit comme les résistants pendant la guerre .

    • Ainsi grace à une loi de maréchalistes nous aurons sous peu plus de catholiques intégristes que d’islamistes dans les rangs des radicalisés .Ils auront l’aplomb et la science de nous prendre pour des idiots pour nous le prouver quand ils voudront .

    • C’est une aubaine pour le marechal car il va pouvoir nous faire arreter pour terrorisme si l on ne va pas acheter une salade a la bonne heure .Cette loi va devenir la plus importante car il va pouvoir qualifier tous ses opposants de terroristes le DIEU SPAGHETTI .

    • M5441845 

      Le Tunisien en question en situation irrégulière avait été arrêté la semaine dernière a Lyon en flagrant délit de vol… Mais laissé en liberté surement grâce aux lois Taubira…. et même pas expulsé surement grâce a une autre loi des défenseurs de la liberté…

      M5441845                                Mme Obono ira expliqué ses théories à la famille des deux cousines qui ont été égorgées cet après midi devant la gare saint Charles par un Tunisien… Surement la faute à Colbert. ou à Louis Philippe.

    • 445566ZM                                 Nous avons raison de nous méfier de ces gens.
    • bsdm                                         Et pendant ce temps là à la gare St Charles …..
    • franck8                                     Là on y perd son latin
    • ANKOUANKOU                            Un agent de la RATP qui refuse de conduire un bus après une femme, « quel rapport avec le terrorisme »? D.Obono (FI)

      un blanc qui refuse de vivre avec des noirs est-il raciste?
      https://twitter.com/BFMTV/status/914439742699294721/video/1

    Avatarwineadvocat                 Minable ! Complètement à coté de la plaque ! Non seulement, c’est une barrière et non une tribune, ce sont les supporter Lillois victimes suite à leur propre charge sur la barrière lors du but marqué… De comparer, les moyens financier entre clubs milliardaires et clubs modestes, Bravo pour cette apport dont encore personne n’avaient remarquer, Pffff quelle lumière… Enfin, une grande « je sais tout » qui ferait mieux de ne rien commenter puisque dans l’ignorance la plus total…

    Michel                                     Encore une qui parle sans savoir, histoire de ne pas se faire oublier. Pourquoi préciser qu’elle n’était pas « invitée », c’est si rare que ça au point d’être obligée de se justifier. Elle ne peut pas se contenter de payer son loyer HLM avec ses maigres ressources et de jouer les « kéké » à la télé. C’est vraiment lamentable

    AvatarLe Concombre Masqué   Elle est presque aussi kon que son idole, c’est dire!

    AvatarKendrick                       Le Vénézuela c’est le triste modèle dont rêve le guru Mélanchon avec sa clique de bobos en HLM.

    AvatarMonique                       Je ne sais pas d’où elle sort, mais elle n’a ps inventé le fil à couper le beurre.Quelle nullité ! Nautil

  • francaismoyen       C’est cette personne qui est allé chercher une citation dans le livre de Josué (900 ans avant JC) dans l’ancien testament pour dire qu’il y a des terroristes catholiques aujourd’hui en France!
    Merci de lui faire de la PUB, à chaque fois qu’elle parle, il y a des militants insoumis qui renvoient leur carte!

  • boulette34                                      Il est tout à fait logique qu’une représentante du parti islamo -trotskiste soit pour un arret de l’état d’urgence.
    Le seul parti en FRANCE qui fait défiler tous les drapeaux des pays du maghreb à chacune de ses manifs mais ça personne en parle

  • Démocratepasfacho       Voilà la France insoumise qui doute de la radicalité !!!!!! De mieux en mieux. Qu ils aillent négocier avec leurs casseroles avec les djihadistes. Quelle honte les propos de cette député

    Chriss97229                                  Dans la vie comme en politique, il y a 2 manières de faire, la 1ère décider assez rapidement, mettre en place et corriger si nécessaire. La 2ème attendre d’avoir un projet parfait, ce qui veux dire que cela ne sera jamais prêt. Pour les opposants il est facile de dire que l’on pourrait faire mieux en prenant son temps, c’est à dire de ne rien faire, et ensuite critiquer que l’on a rien fait. Même Leonardo de Vincent s’y est repris à plusieurs fois pour faire La Joconde.
  • zen                                                 Qu’elle porte la burqa et nous lâche la grappe …
    François Arouet 1erFrançois Arouet 1er             la députée africaine Danièle Obono a critiqué un « manque de recul » sur le projet de loi antiterroriste débattu cette semaine en France…
    unetelleunetelle                                 Mme Obono a des doutes sur le concept de radicalisation, paraît-il.

    Et moi j’ai les plus grands doutes aussi, sur son objectivité à en juger !!

    SharpTrackerSharpTracker                       La solution pour eux c’est l’allaitement.
    DLB                                                   Sa proximité avec les gens du PIR suffit à rendre son avis illégitime sur ce chapitre. Next.
    Lilly RenaudLilly Renaud                          Obo
    Pierre-OlivierPierre-Olivier                         Elle l’a digéré son chauffeur de taxi ?