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Les trois arguments déjà démentis des partisans du Brexit

Jeanne Fremin du Sartel
Depuis le vote britannique en faveur du Brexit, vendredi dernier, plusieurs partisans du « leave » ont du avouer que leurs arguments étaient erronés. Retour sur les trois arguments forts des « exiters », aujourd’hui démentis.

VIDEO. Les trois mensonges déjà démentis des partisans du Brexit © Reuters VIDEO. Les trois mensonges déjà démentis des partisans du Brexit Quelques heures à peine après les résultats du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, remporté à 51,9% par les partisans du Brexit, plusieurs leaders politiques pro-sortie sont revenus sur leurs affirmations de campagne. Retour sur les trois arguments forts des partisans du « Leave », aujourd’hui démentis.

La fin de l’immigration

L’argument : Depuis le début de la campagne, les partisans du Brexit avancent qu’au sein de l’Union Européenne, la Grande-Bretagne est incapable de contrôler l’immigration et ses frontières. Selon eux, quitter l’Union Européenne leur permettrait de réduire le paiement d’aides sociales, de désengorger les services publics et de réserver des emplois aux britanniques. En 2015, le Royaume-Uni a connu un solde migratoire record, avec 336.000 personnes, dont 180.000 en provenance de l’UE.

Le désaveu : Quelques heures après les résultats du référendum, le parlementaire conservateur et partisan du « Leave » Daniel Hannan a pourtant avoué au journaliste Evan Davis sur BBC2 que ceux qui s’attendaient à une vraie diminution de l’immigration allaient être déçus. « Nous n’avons jamais dit qu’il y aurait un véritable déclin (de l’immigration, NDLR)… Nous voulons instaurer davantage de contrôle » a-t-il ainsi déclaré.

De larges économies avec la fin de la participation à l’UE

L’argument : Les eurosceptiques britanniques dénoncent depuis plusieurs mois le coût de l’appartenance à l’Union Européenne. Ils ont ainsi affirmé tout au long de la campagne que le Royaume-Uni devait verser chaque semaine une contribution de quelque 350 millions de livres, soit 435 millions d’euros à l’Union Européenne. Une somme que les exiters ont affirmé vouloir reverser au système de santé public (National Health Service, NHS) en cas de Brexit.

Le désaveu : En réalité, le Royaume-Uni bénéficie d’arrangements spéciaux avec l’Union Européenne, et le montant de ses contributions est inférieur à 202 millions d’euros par semaine. Au lendemain du vote, Nigel Farage, le leader de l’UKIP, a ainsi avoué à la journaliste Susana Reid sur ITV que sa promesse de financer le NHS était intenable. « C’était l’une des erreurs commise par les partisans du ‘Leave' », a-t-il simplement déclaré.

Le retour express à la souveraineté nationale

L’argument : Selon les pro-Brexit, quitter l’Europe permettrait de se débarrasser des bureaucrates bruxellois, et ainsi de retrouver ainsi une souveraineté nationale et une véritable autonomie. Le secrétaire d’Etat à la justice et partisan du « Leave » Michael Gove déclarait ainsi au début du mois : « Non-élus, élites irresponsables, je crains qu’il ne soit temps de dire: ‘Vous êtes virés. Nous allons reprendre le contrôle’. »

Le désaveu : Aujourd’hui pourtant, les pro-Brexit comme l’ancien maire de Londres Boris Johnson sont bien moins pressés et assurent « qu’il n’y a pas de raison de hâter la sortie du pays de l’UE ». Les candidats au Brexit ne se bousculent pas pour exiger l’application de l’article 50 de la constitution européenne, qui doit entériner définitivement la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Lire aussi : Brexit : « Quand on a créé l’article 50 pour sortir de l’UE, c’était dans un but dissuasif »

Brexit: Le Parlement européen réclame l’activation «immédiate» de la procédure de retrait

ROYAUME-UNI La volonté des Britanniques doit être « scrupuleusement respectée », ont rappelé les eurodéputés…

Le Premier ministre britannique David Cameron a perdu son pari... Le Brexit l'a emporté le 24 juin 2016.
Le Premier ministre britannique David Cameron a perdu son pari… Le Brexit l’a emporté le 24 juin 2016. – LEON NEAL / AFP

20 Minutes avec AFP

Les partenaires européens du Royaume-Uni s’impatientent.  Le Parlement européen a en effet réclamé ce mardi l’activation « immédiate » de la procédure de retrait du Royaume-Uni du bloc des Vingt-Huit prévue dans le traité de Lisbonne, « pour éviter à chacun une incertitude qui serait préjudiciable et protéger l’intégrité de l’Union ».

>> A lire aussi : «Je suis toujours en vie», plaisante la reine Elizabeth II

La volonté du peuple britannique doit être « respectée »

Dans une résolution adoptée par 395 voix pour et 200 voix contre, les eurodéputés soulignent également que « la volonté exprimée par le peuple [britannique] doit être entièrement et scrupuleusement respectée ».

Samedi, les ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l’UE avaient déjà pressé Londres de démarrer le processus de sortie « dès que possible ».

Brexit: les Européens refusent à Londres un divorce « à la carte »

Assumer le « Brexit » et ne pas tergiverser: les dirigeants de l’Union européenne ont exhorté mardi le Royaume-Uni à enclencher la procédure de divorce au plus vite et sans négociation « à la carte », pour ne pas paralyser le bloc dont l’avenir est en jeu.

L’UE est prête à lancer le processus « même dès aujourd’hui », a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk, à son arrivée pour un sommet crucial à Bruxelles.

M. Tusk a l’intention de proposer la tenue d’un sommet « informel » à 27 sur l’avenir de l’Union en septembre, probablement à Bratislava, capitale de la Slovaquie qui prend vendredi la présidence tournante de l’UE.

« L’UE est assez forte pour surmonter le départ de la Grande-Bretagne, elle est assez forte pour continuer à aller de l’avant même à 27 », a lancé de son côté la chancelière allemande Angela Merkel devant le Bundestag.

Mme Merkel a douché tout espoir de Londres de pourparlers « à la carte » sur l’avenir de ses relations avec l’Union. « Celui qui sort de la famille ne peut pas s’attendre à ce que tous ses devoirs disparaissent et que ses privilèges soient maintenus », a-t-elle tranché.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a exclu de son côté la moindre « négociation secrète » sur les modalités et le calendrier de la séparation. « C’est nous qui décidons de l’ordre du jour, pas ceux qui veulent quitter l’UE », a-t-il averti devant le Parlement européen.

L’onde de choc du référendum britannique continue de se propager cinq jours après et l’inquiétude sur les conséquences du divorce à venir est manifeste chez les Européens, obligés de « tirer les leçons » du scrutin avec le souci d’éviter une contagion à d’autres Etats membres.

L’Allemagne, la France et l’Italie refusent toute négociation avec le Royaume-Uni tant que Londres n’aura pas formalisé sa demande de sortie. Les trois poids lourds fondateurs de l’UE — principales économies de la zone euro — veulent aussi donner une « nouvelle impulsion » au projet européen.

Le Premier ministre britannique David Cameron aura fort à faire pour livrer les « explications » de son échec lors d’un dîner avec ses homologues mardi. Il a dit vouloir que la sortie soit négociée de manière « aussi constructive que possible ».

Selon un diplomate de haut rang, « quelques principes devraient ressortir de cette discussion: prendre acte du résultat du référendum, insister sur le fait que dans cette situation le traité de Lisbonne définit un cadre juridique ordonné », à savoir l’article 50 ou « clause de retrait » d’un Etat membre.

« L’éventail des formules est large pour le statut futur: cela peut aller du statut de la Norvège (membre de l’Espace économique européen), le plus vraisemblable, à celui de la Turquie, voire de la Corée du Nord », a-t-il ironisé.

– Non à une ‘prise d’otages’ –

Jean-Claude Juncker a exhorté le Royaume-Uni à « clarifier le plus rapidement possible » sa situation, arguant que l’UE ne pouvait s' »installler dans une incertitude prolongée ». « Pas de notification, pas de négociation », a-t-il martelé.

Le Premier ministre belge Charles Michel a exprimé son refus d’une « prise d’otage » des Européens par Londres.

Le Parlement européen a adopté à la mi-journée une résolution enjoignant Londres de notifier son départ de façon « aussi rapide que possible ».

Selon une source gouvernementale britannique, David Cameron entend réitérer à Bruxelles sa position, à savoir qu’enclencher la procédure de divorce incombera à son successeur, dont le nom devrait être connu d’ici le 2 septembre.

A Londres, le Premier ministre conservateur démissionnaire n’est pas seul à temporiser. Le chef de file des partisans du Brexit, Boris Johnson, qui vise sa place, joue désormais la conciliation, assurant que le Royaume-Uni fait « partie de l’Europe » et que sa sortie de l’UE n’interviendra « pas dans la précipitation ».

Ce n’est que mercredi, au petit-déjeuner, que le président du Conseil européen, Donald Tusk, réunira de façon « informelle » les dirigeants, sans David Cameron, afin de parler de l’avenir des relations avec le Royaume-Uni.

« Le but doit être d’arriver à un résultat commun au plus tard pour le 60e anniversaire du traité de Rome en mars de l’année prochaine », a expliqué Mme Merkel mardi, en référence au texte fondateur de la construction européenne.

Lundi, la chancelière allemande, le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Matteo Renzi ont dit vouloir proposer une « nouvelle impulsion », notamment dans les domaines de « la défense, la croissance, l’emploi et la compétitivité »

Brexit : l’UE prête à divorcer « même dès aujourd’hui », assure Tusk

« Celui qui sort de la famille ne peut pas s’attendre à ce que tous ses devoirs disparaissent et que ses privilèges soient maintenus », annonce Angela Merkel.

Source AFP | Le Point.fr

Angela Merkel fait preuve de fermeté. Image d'illustration.
Angela Merkel fait preuve de fermeté. Image d’illustration. © AFP/ Emmanuele Contini

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commentaires
  • torpedosoft                                      Après les Anglais: A qui le tour????

  • latendresse                                      Le ps est pour le divorce rapide, « fidèle » a eux même. Du coup l’Angleterre a poussé pour que l’Europe inclue tous les petits pays, en difficulté dont la Grêce, cela se retourne contre elle en matière de popularité. aussi basse que notre président de passage actuel, qui essaie d’avoir la main le plus vite possible pour faire briller le bout de ses chaussures. Pour autant sa Julie ne va pas rester première dame longtemps.

  • Joedire                                                Le problème est que la situation actuelle est trop ambiguë. Elle n’est pas à l’avantage de l’UE et comme cette décision à été prise par les britannique, il est logique que ça soit eux qui se retrouve dans la mauvaise posture. En effet ce n’est pas l’UE qui a votée pour la sortie des Britanniques mais bien le contraire. Il est bon de rappeler également que c’est un choix des urnes et qu’il doit être respectée. Je ne suis pas pour la bureaucratie mais regardez en Chine aux USA ou en Russie, eux aussi ont une bureaucratie assez lourde. Il est utopique de croire qu’une Union de 27 pays n’engendre pas de paperasses… Bien que je suis d’accord qu’il faille la réduire par rapport à ce qu’elle est maintenant.

  • badgythree                                       Ils ont voté pour savoir si ils allaient respecter le référendum?? Sérieusement ils sont complètement déconnectés…

    • Sagawasa                                 C’est vous qui êtes déconnecté et ne savez pas comment çà fonctionne. Le référendum n’est que l’expression de la volonté du peuple, il n’a aucune valeur. L’article 50 ne peut être appelé par un vote des parlementaires britanniques.

  • Leo62                                                  Les anglais ne sont pas disposés à obéir.*

     

  • A nous, Français, Sans-dents, de lui porter le coup de grâce !

  • ils ont choisi de partir, bah mon gars, tu te casses, et tu négocies pas !

    Artois                                                    Comparer l’Europe au régime hitlérien est choquant

    Mais au delà de l’outrance il reste que la Liberté et le carcan administratif de Bruxelles ne font pas bon ménage
    On peut être européen sans estimer nécessaire que les chasses d’eau aient la même contenance à Bucarest qu’à Séville

    cadetout 

    @ jean de molières                        Le problème n’est pas que Mme Merkel parle au nom de l’Europe, apparaissant de ce fait comme le chef, mais le silence, le manque d’intelligence, de clairvoyance voire d’idées, du représentant de la France à savoir son président actuel. azrael 

    @ Enolane :                                     non on ne jette le fils à la rue. Il a deux ans minimum pour retrouver un appartement. Et c’est ce fils qui fixe la date de départ de ce préavis de deux ans. De plus, si toute la famille est d’accord on peut prolonger ce délai. C’est loin d’être jeté à la rue !                                                                                                                                           enolane                                              Possible . Mais une famille qui jette à la rue, avec toutes ses affaires, son fils rebelle au moment même où il annonce son intention de la quitter, sans avoir eu le temps de trouver un appartement, n’est pas une famille très digne. Cela fait tellement revanchard ! Et c’est exactement l’impression que donne l’UE : jetter le RU avant même qu’il ait le temps de préparer sa sortie, chose qu’il ne pouvait pas faire avant puisque elle dépendait de ce référendum. S’ils croient que ça va réenchanter le rêve européen…

     BOMBARDE 

    ISLANDE : 2 ANGLETERRE : 1            Le Brexit c’est maintenant                                                 JDECLEF                                              Le parlement européen voudrait que l’Angleterre quitte rapidement l’U. E.

    OUI Mais :
    En fait L’Angleterre fera ce qu’elle veut comme d’habitude « empêcheuse de tourner en rond » pour faire durer au maximum les délais, car du fait de cet article N°50 ou c’est le pays qui veut sortir de l’union européenne qui doit le demander expressément, cela montre simplement dans cette Europe étatique kafkaïenne de Bruxelles et arrogante que l’on ne croyait pas que cela pouvait se produire !
    De plus le fameux couple franco-allemand dont on nous serine l’importance HOLLANDE/MERKEL actuellement est comme d’habitude pas d’accord, quelle triste mascarade, car leurs peuples dans tout cela, ils les oublient !                                       Statler&Waldorf                                Pas de représailles certes, mais il faut être ferme et courtois comme des anglo-saxons (sans rire), sinon ils vont encore nous manipuler (et je suis poli) de la même manière que depuis 60 ans. A cause des politiques britanniques, je plains vraiment ce peuple admirable avec qui je ne veux absolument pas être en guerre. Comme après une défaite au rugby je leur dirai avec la gentille ironie anglo-saxonne : « Good game !  » car ils vont perdre beaucoup dans cette affaire.

     tsump                                                    Pas le beurre l’argent du beurre

    Et le sourire de la crémière… Dehors le plus vite possible comme hier face à l’Islande… Boris johnson le populiste à la mode sarkozy lepen doit prendre au plus vite ses fonctions… Quand on pense que ce blondinet comparait l’Europe à hitler… Effarant !!      jean de molières                                C’est inquiétant, car Mme MERKEL, en sa qualité de chef de l’U. E. Informelle, parle encore une fois au nom de l’Europe, en mettant en avant ses propres idées, Jean-Claude Juncker lui même est à sa botte. Il sera urgent de clarifier les rôles des uns et des autres.

     alpen                                                      Gare à la tentation de représailles.  Chacun doit savoir que toute pénalité se traduira par la réciproque et peut dégénérer en un jeu dangereux. Loose/loose

    Il faut faire en sorte que l’Angleterre sortie de l’UE soit aussi proche que possible de son statut antérieur. Win/win. 

    • Beaucoup de blabla pour au final pas grand chose le forcing de la caste européenne se met en place pour faire plier les anglais .
      Ne pas oublier que c’est le FN qui a gagné les dernières élections Européennes en France, et avec sa majorité, a constitué un groupe parlementaire ENL avec d’autres partis.

      La suite, on la connaît: Crise des migrants en Europe, une Europe qui n’avance plus et donc les groupes parlementaires ne proposent plus rien.

      Le double jeu de Marine LePen apparaît enfin au grand jour. Elle critique l’Europe alors qu’elle avait des cartes en main pour faire changer les choses. Le FN a trompé les français. Je ne voterai plus pour eux.

      Le FN n’a malheureusement jamais été sérieux dans sa présence au parlement Européen. Marine a même exclu son père et M. Chauprade ainsi que M. Gollmish du groupe parlementaire. Au final, ça règle les comptes en interne du FN au parlement Européen plutôt que de proposer des choses.
      Le FN très minoritaire…. (et en nb de postes non plus en France…. alors aller dire que le FN « a gagné les européennes… sacré toi mdr) a fait de troubles alliances (bcp ne voulaient pas d’eux…) pour constituer difficilement un groupe à Bruxelles !!!
    • L’UE peut bien s’impatienter, les 27 ne peuvent RIEN faire contre le UK s’il ne veut pas lancer la procédure, tout de suite ou plus tard.

      Le peuple britannique s’est réveillé avec la gueule de bois vendredi matin et depuis se mord les doigts d’avoir regardé ailleurs que l’UE…
      Mais le référendum n’est que consultatif et les populistes avouent déjà leur crime de mensonge au peuple (sur les 350 millions de livres par semaine, etc.).                             Je souhaite de tout coeur que les 27 soient fermes. On leur a déjà suffisamment fait de courbette aux Anglais. L’Ecosse et l’Irlande du Nord veulent rester ? Soit, bienvenue ! Un économiste pro remain disait ce matin que le brexit allait coûter 1 milliard et qq à la France qui devra, comme l’Allemagne et qq autres compenser la part du UK….mais ce gentil économiste a totalement oublié que les 40% de PIB que l’Angleterre fait avec l’UE, la France peut en récupérer une grande partie.                                                                Paris et Francfort se frottent les mains de cette passade du UK pour aller voir ailleurs. Soit, la porte est là !!! 

    • Le divorce doit être rapide, et aux dépends financiers de celui qui choisit de partir.
                                                   Un divorce doit être rapide pour éviter de faire souffrir l ‘entourage; là d’est la même chose et les caprices de Mme Merkel stop vite se retrouver chez nous comme il y a 40ans remettre de l’ordre dans ce pays qui pars en vrille; du travail pour tous les fainéants; fini les aides, moins d’ immigrés, plus de migrants retour des frontières et les vaches seront bien gardées
    • La mauvaise foi des brexiteurs est juste phénoménale…
    • Avatar Mais les britanniques sont-ils conscients que plus ils rendront la séparation difficile moins il leur sera accordé par la suite ?

      C’est à se demander s’ils ne sont pas soudain devenus fous.

    • A la base ils ont tous peur perdre leurs avantages et leurs places grassement payées

      Alors on essaye de trouver toutes sortes d’arguments c’est tout
      Avec ou sans uk rien ne va changer Même si le changement est minime

    • Tout à fait de Gaulle ne voulait pas des Anglais et il avait raison tout pour eux rien pour les autres; en plus ce sont des fouteurs de merde
    • Qu’ils partent ou qu’ils restent, les chicaneurs Anglais n’en finiront jamais de perturber tous les débats , ils discuteront toutes les décisions que prendra la communauté européenne , tous les prétextes seront bons.
    • Leur équipe nationale est plus rapide pour sortir de l’Euro
      • + 1000
      • Ho nous ne sommes pas non plus en odeur de sainteté sur ce sujet.

        Je me souviens il y a peu que pour le dernier référendum les Français à +de 60% avaient voté NON à l’Europe et Sarko une fois élu a voté OUI… tout en signant pour le peuple contre le peuple

        Le Danemark l’avait fait pour rentrer dans l’UE ce ne « serait pas la 1ère fois.
    • La dictature européenne essaie d’ aller contre la voie du peuple, voilà les vrais mensonges ! une pétition qui a tout d’ une blague mis et remis en avant … Et admettons que seuls les habitants du RU puissent signer… Mettre en avant un chiffre de 4K est risible, l’ UK, c’ est 65 K hbs….
      Vous voyez des complots là où il n’y en a pas. Quelle dictature de l’Europe? Ce sont nos hommes politiques qui au sein de l’Europe font de la merde et l’accuse ensuite de tous les mots. 
      • :                            65 K hbs en Angleterre ? Allons bon…
      • Cameron cherche juste à laisser les négociations foireuses à son successeur.
        • Honnêtement à sa place je ferais la même chose.
      •  

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    « Je ne laisserai pas la France à l’extrême droite »

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    Loi travail : le siège parisien de la CFDT dégradé en marge d’une manifestation sauvage

    Le Monde.fr avec AFPLe siège de la CFDT vandalisé, jeudi 23 juin.

    Après une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail, une centaine de personnes parties en manifestation non autorisée dans le nord de Paris, jeudi 23 juin au soir, ont dégradé la façade du siège du syndicat réformiste CFDT.

    Peu après 21 heures, ces manifestants ont quitté le quartier de Ménilmontant pour rejoindre celui de Belleville, dans l’Est parisien, brisant les vitres du siège de la CFDT, principal soutien au projet de loi El Khomri parmi les syndicats. En lettres rouges, ils ont inscrit sur la façade : « C’est fini de trahir. »

    « Les actes de dégradations du siège de la CFDT sont une attaque intolérable contre la démocratie sociale », a réagi sur Twitter le Premier ministre, Manuel Valls. Sa ministre du travail Myriam El Khomri lui a rapidement emboîté le pas, condamnant sur le réseau social une « atteinte intolérable ».

    Sur RMC-BFMTV, Laurent Berger a mis en cause l’extrême gauche. Dans une série de tweets, il a écrit : « Nos locaux à Paris viennent d’être saccagés par des individus cagoulés. Cette attaque violente est un coup direct porté à la démocratie. Stop à l’indignation sélective, ces agressions doivent être condamnées ! »

    « Un blessé avec plaie à la tête »

    « La police est intervenue pour disperser cette manifestation sauvage », a dit une source policière. La centaine de personnes s’est dispersée en différents groupes, et chacun est parti de son côté. » Elle a ajouté que « la situation [était] calme pour l’instant ».

    Selon une autre source policière, « un blessé avec plaie à la tête » a été constaté « parmi les casseurs rue Saint-Maur ». A 22 heures, neuf personnes avaient été interpellées au cours de ce rassemblement, a dit cette même source.

    Une centaine d’interpellations en marge du cortège autorisé

    A la suite de négociations sur les modalités d’organisation du défilé, une nouvelle manifestation s’est tenue jeudi à Paris contre la loi travail. En début de soirée, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est félicité des « conditions optimales », sans heurt ni casse, dans lesquelles s’est déroulée cette mobilisation.

    Une centaine de personnes ont toutefois été interpellées à Paris, notamment pour détention d’objets pouvant servir de projectile.

    Lire aussi :   Loi travail : 70 000 personnes ont participé aux manifestations en France, selon la préfecture

    Le siège de la CGT à Montreuil vandalisé dans la nuit

    FAITS DIVERS – Le siège de la CGT à Montreuil a été « vandalisé » dans la nuit de vendredi à samedi par des individus cagoulés qui ont cassé plusieurs portes et vitres, a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la confédération.

    « Ça s’est fait assez vite. Des individus cagoulés avec des sacs à dos ont franchi les barrières et ont tapé, forcément avec des objets costauds, sur des portes et des vitres », a-t-il indiqué, précisant qu’une équipe de police a constaté les faits et qu’une enquête a été ouverte.

    https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fceline.verzeletti%2Fposts%2F141137309641556&width=500

    « Sur les images de la vidéosurveillance, on voit deux individus », a-t-il précisé. Toutefois, les personnes cagoulées n’ont pas pu entrer à l’intérieur du siège de la première organisation syndicale française. « Il y a plusieurs portes à franchir pour rentrer au siège. Ils ont cassé la première, les vitres sur les côtés, mais ils n’ont pas pu entrer parce qu’il y a un système qui se déclenche », a poursuivi Martinez.

    « On a évité le pire », a encore dit le secrétaire général, assurant que le siège n’a jusqu’à présent jamais été victime de violences d' »une telle ampleur ».

    Manuel Valls a condamné les dégradations sur Twitter. « Condamnation ferme du vandalisme contre le siège de la CGT. Rien ne peut justifier ces attaques contre les acteurs de la démocratie sociale », a écrit le premier ministre.

    Après les locaux de la @CFDT, ceux de la CGT vandalisés. Intolérable. Solidarité avec ses militants

    Paris : Dégradation de locaux syndicaux: «Épiphénomène ou prémices de nombreuses actions violentes?»

    Paris : Dégradation de locaux syndicaux: «Épiphénomène ou prémices de nombreuses actions violentes?»

    Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez se prépare à défiler à Paris le 23 juin 2016, DOMINIQUE FAGET AFP

    MOUVEMENT – Les locaux de la CGT et de la CFDT ont été dégradés ce week end, un mois après des actes de vandalisme contre des permanences du PS…

    Portes et vitres brisées, individus encagoulés et munis de marteaux chassés par des vigiles. Dans la nuit de vendredi à samedi, le siège de la CGT à Montreuil, a été la cible de vandalisme. Un acte jugé « intolérable » et condamné par le gouvernement, qui est intervenu 24 heures après des dégradations à la CFDT et près d’un mois après des violences similaires contre des permanences locales du PS. Notamment à Strasbourg, Montpellier ou encore Rouen.

    Des actions « qu’on ne peut pas lier entre elles, mais qui s’inscrivent dans une situation sociale générale qui se dégrade », réagit Joël Sohier, enseignant chercheur à l’université de Reims Champagne Ardenne.

    « Graves et dangereux »

    « Si le fait n’est pas vraiment nouveau, ces actes dont nous ne connaissons ni la provenance, ni la revendication, sont graves et dangereux », poursuit le spécialiste, auteur du livreLe syndicalisme en France. Selon lui, « sans justifier ces saccages », précise-t-il, « le fait que le gouvernement ne réponde aux revendications dans un conflit social qui dure depuis plusieurs mois crée aussi une situation qui devient de plus en plus délétère, instable et préoccupante », détaille-t-il. Certains syndicats mettent d’ailleurs en garde face à ce climat « dégradé ».

    La FSU a notamment estimé qu’il était « plus que temps de retrouver un climat apaisé » : « Depuis trois mois, le gouvernement reste sourd aux revendications qui s’expriment sur la loi travail. Le climat social ne cesse de se dégrader. Face à cela, le gouvernement a la responsabilité de remettre le dialogue au cœur de la vie démocratique de notre pays ».

    « Pas une surprise »

    Le Premier ministre Manuel Valls a tenu à réagir sur Twitter par une « condamnation ferme du vandalisme contre le siège de la CGT ». « Rien ne peut justifier ces attaques contre les acteurs de la démocratie sociale », a-t-il écrit. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, « a demandé que tous les moyens soient mis en œuvre pour retrouver les auteurs et les mettre à la disposition de la justice », et la ministre du Travail Myriam El Khomri a manifesté sa « solidarité » avec les militants, après un acte « intolérable ».

    De son côté pour la CFDT, cet acte de vandalisme n’a « malheureusement pas été une surprise », a déclaré samedi Laurent Berger, précisant que « depuis quelques semaines, dans les entreprises, nos militants sont inquiétés, insultés. Des locaux à Béthune, Limoges, Toulouse ont été soit envahis, soit dégradés ». Pour Stéphane Sirot, historien spécialiste des syndicats et des mouvements sociaux, un lien peut être fait entre les actions contre les permanences du PS et ces locaux de la CFDT.

    Des actions qui peuvent se répéter ?

    « La CFDT est la seule organisation syndicale à soutenir le projet du gouvernement, donc le lien est possible. En revanche, l’action contre la CGT est plus singulière et intervient en fin de mouvement social », dit celui qui dresse le parallèle avec les années 70, au cours desquelles « des bandes organisées d’extrême gauche s’en attaquaient des symboles du pouvoir patronal, quand de l’autre des activistes proches d’officines d’extrême droite attaquaient des syndicats gauchistes ».

    Selon lui, dans un contexte de société « clivée par ce mouvement social aux discours radicaux de part et d’autre et d’un pouvoir en place affaibli », ce type d’action pourrait se répéter « Il va donc falloir surveiller. Sommes-nous face à un épiphénomène ou aux prémices de nombreuses actions violentes et soudaines touchant les institutions ? C’est la question ».

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    Vos réactions

    Jacques Marlier                         J’espère que la CGT n’a rien à voir avec ces actes parfaitement crapuleux…

    Mln                                              J’ai écris « actes fascisants » je n’en retire rien. L’intimidation violente, les descentes de nervis qui cassent chez les « traitres », les « jaunes » ont toujours été le fait de pratiques, si vous préférez, fascisantes. C’est qu’on l’ait oublié ou qu’on s »en accommode qui est grave.

    Jean-Albert « La minute culturelle » Camus

    @Min:                                       Enfin, vous savez qu’il existe au moins trois types de violence ? La violence fasciste (de Mussolini à Ordre Nouveau et Boko Haram), la violence institutionnelle (licenciements, chômage, gel des salaires, refus d’entendre les salariés, etc.) et la violence révolutionnaire (de Saint-Just à la Commune et à la Rote Armée Fraktion)… Dites que vous détestez la violence révolutionnaire et ses conséquences totalitaires éventuelles. Mais ne couvrez pas tout du vocable « fascisme »…

    PMF

    @JAC.                                       Vos subtilités historiques n’enlèvent rien au caractère sanguinaire de ces personnages dont l’humanité est altérée par l’idéologie. Mao, Mussolini, Robespierre, les casseurs et les SA, tout ça c’est le même mépris pour ceux qui n’appartiennent pas à leur faction/caste/race/ parti… Et c’est aussi la même détestation de la démocratie, ce qui explique d’ailleurs la fascination/mansuétude de l’extrême gauche à leur égard.

     Sébastien Lagorce       Il y a là à l’évidence une atteinte grave à la liberté d’opinion.

    Il y a là à l’évidence une atteinte grave à la liberté d’opinion.                                                    ajout : ce sont des gens qui ne supportent pas qu’on ne pense pas comme eux, est-ce la raison pour laquelle on les appelle des islamo-gauchistes ?

    Jean-Albert Camus               Ah! L’expression de la néo pensée politically correcte! Toute violence ne saurait être que « fasciste » : quelle négation de l’histoire du monde! Quand les Vietnamiens ont reconquis leur pays, quand les révolutionnaires allemands se sont levés contre les « socialistes » allemands appuyés sur les Corps Francs en 1918, quand le mouvement populaire a fait vaciller l’Etat gaulliste en mai-juin 68, c’était du « fascisme »? Le même mouvement populaire conteste les trahisons du P »s » et de la CFDT. What else?

    Aux armes, citoyens !            Martinez en Mirabeau, y a mieux ! Quoique Besancenot en Robespierre, il y a de ça, finalement. Après la terreur rouge, la terreur blanche…vous n’avez pas envie de prendre un peu de vacances, vous ?

    Jean-Albert « non à la réécriture de l’Histoire » Camus                                                        Précisions sur les révolutions allemandes de 1918-1919 : les bouchers « socialistes » Ebert et Noske s’allient avec les Corps Francs allemands (les Freikorps, futurs S.A. d’Hitler), pour faire réprimer dans le sang la révolte spartakiste. Des milliers de morts. Cette répression « socialiste » préfigurait effectivement le fascisme… N’inversons pas les choses.

    Suite de la suite. …               Et si l’on veut parler de violences de type fasciste, il en existe aujourd’hui dans le monde, c’est vrai : ce sont les violences jihadistes, EI, AlQaeda, Boko Haram… Mais celles-là, la bouche en cour, on ne les qualifie pas comme telles… En revanche, une permanence P »s » murée ou quelques coups et slogans sur la façade de la CFDT, ça, ce serait du « fascisme »… Pauvre réflexion politique…

    JAC                                                 Trahi par la correction auto… « La bouche en coeur », évidemment.

    MM 

    @JAC                                              « Le mouvement populaire » en l’occurrence est plutôt constitué de quelques paranoïaques excités qui compensent justement, et comme toujours d’ailleurs, la faiblesse de leur nombre et la pauvreté de leur argumentation par la violence. Ceux-là en 18, au Vietnam ou en 68 n’auraient certainement pas été du côté où vous les assignez (dans le dernier cas d’ailleurs, c’est de notoriété publique : souvenez-vous le « Ne cédez pas »)

    Aime Riz                            Les fameux autonomes… Mais on sait depuis 1979 que sur trois autonomes, il y a au moins un flic.

    Piierre Ihler ·                     tout à fait c’est une invention de Papon pendant les manifs pour la paix en Algérie dans les années 60
    Stephane David ·              C est pas un coup monté de la CIA? Moi je crois plutôt….comme au Venezuela, la CIA veut étouffer la révolution…..
    Patou Pat ·

    @Stephane David:                          si c’est du second degré c’est drôle, si c’est du premier degré c’est grave !Effet boomerang !
    Nadiz Makhzo                    La CFDT, c’était déjà l’effet boomerang de sa traîtrise … A ce jeu, c’est la guerre civile dans deux mois. Bravo, M. Hollande !!!
    Pat Dupont

    @Nadiz Makhzo:                              Quelle traîtrise? vous avez une drôle de conception de la liberté et la démocratie. … vous devez être CGT
    Jean-François Darnaud ·

    @Pat Dupont                                    Pat Dupont est un troll, mais je confirme l’attitude de le CFDT est traitre à sa classe, et je ne suis pas le seul à le penser à voir le nombre de départ actuel.
    Dominique Lavenir ·          L’arroseur arrosé! bien fait!

    Stephane David ·                  C est un non sujet. Lorsque tout est brisé a Paris pendant les manifs le cgt nous dit que ce n est que du matériel et des incidents en marge. Donc la aussi, c est marginal et que du matériel. Circulez y a rien a voir
    Micheline Desbouis ·        c’est pas coluche qui chantait : syndicat caca !!

    Claudette Holdrinet           Oui! et il y a 30ans!!!

    J’ai retrouvé cet article joli témoignage d’une belle évolution de ce syndicat qui s’autorise à considérer « traitres » ceux qui réfléchissent et qui se préoccupent de l’évolution du monde, qu’on le veuille ou non.
    « La CGT mobilise donc en faveur de la liberté de séquestrer, une liberté très précieuse, bien que méconnue. Elle pourrait envisager d’envahir le siège de Goodyear France à Rueil-Malmaison. Mais ce serait d’une banalité affligeante… Pénétrer dans l’Elysée pour obliger François Hollande à amnistier les huit martyrs d’Amiens. Mais ce serait quelconque, très quelconque…
    Jean Ahuri ·                             Qui sème le vent récolte la tempête
    Philippe Poyet ·                      On dirait du… Figaro ! Quand les locaux de la CFDT sont saggagés on dit vandalisés (sans guillemets) mais quand ce sont ceux de la CGT on dit « vandalisés » (avec guillemets)… Comme si la nature, personnalité, nom, de la victime atténuait ou aggravait les faits…

    Patou Pat                                  Bien sûr que la nature d’une victime atténue ou non les faits: il est plus odieux de harceler une petite et gentille collégienne de 40 kilos qu’ un mec agé de 25 balais, pesant un quintal et ceinture noire de karaté ! C’est d’ailleurs le boulot de bcp d’avocats de le démontrer!…

    This is the end..

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    3.0

    Référendum au Royaume-Uni : le camp du «Leave» en tête

    Le Figaro

    Après un yo-yo électoral qui a tenu les Britanniques en haleine lors d’une première partie de la nuit, les votes favorables au Brexit sont plus nombreux qu’attendu. A 6h, les chaînes de télévision prédisent une victoire du «Leave».

    figarofr© ROBERT PERRY/AFP figarofr Envoyée spéciale à Londres

    Le yo-yo électoral a continué son incroyable va-et-vient, prolongeant pendant une grande partie de la nuit un suspense inédit outre-Manche. Mais après la victoire sans surprise du «Remain» à Gibraltar par une très large majorité (19.322 voix, soit près de 96% des votants, contre 823 voix pour le «Leave»), le camp du maintien dans l’UE a progressivement modéré son enthousiasme, après la publication des résultats de Newcastle. Dans la première grande ville britannique à les déclarer, le «in» ne l’a emporté que par 50,7% contre 49,3%. «Cela pourrait être un vrai souci pour le camp du ‘Remain’ qui comptait sur un résultat de 59% contre 41%», a analysé dans la foulée le professeur Simon Hix, à la London School of Economics.

    La vraie surprise du début de nuit est venue d’une autre ville du nord de l’Angleterre, Sunderland, traditionnellement la première ville à publier ses résultats. Cet ancien bastion du Labour désormais pro-Ukip, qui compte une population plutôt âgée et des électeurs aux revenus modestes, a voté plus massivement que prévu pour le Brexit: le «out» l’a emporté à 61,34% contre 38,66%.

    Depuis, les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour le camp du «In»: Sheffield, quatrième ville la plus peuplée d’Angleterre avec plus 550.000 habitants, a contredit les sondeurs en votant à une courte majorité pour le «Leave», à 51 %. Et une autre grande ville, Manchester, a certes choisi le «Remain», mais avec 60% des votes, alors que les analystes anticipaient une victoire du Remain avec au moins 70% des suffrages.

    Nigel Farage exulte

    La participation au référendum sur le maintien dans l’UE estimée à 72,2%. Alors que les figures politiques du camp du «Remain» restaient très discrètes en ce début de nuit électorale, le leader d’Ukip, Nigel Farage a pris la parole à plusieurs reprises. Apparu fébrile et fataliste vers minuit, affirmant que la victoire du «Remain» semblait «acquise», il est réapparu devant les caméras exultant. Cette fois, il venait pour revendiquer la victoire, à son quartier général de campagne. «L’aube se lève sur un Royaume-Uni indépendant», a-t-il déclaré devant la presse. «C’est la victoire des vraies gens, des gens modestes et dignes», a-t-il ajouté. «Nous nous sommes battus contre les multinationales, contre les grands partis», a-t-il martelé.

    Le résultat officiel de ce référendum devrait être annoncé au petit matin. Mais déjà plusieurs chaînes de télévision annoncent la victoire du «Leave». Sans attendre, quelque 84 députés conservateurs eurosceptiques ont publié quelques minutes après la fermeture des bureaux de vote une lettre affirmant que David Cameron devait rester premier ministre quelle que soit l’issue de ce scrutin historique. «Nous, supporters d’une sortie et membres du parti conservateur, vous remercions pour donner au peuple britannique le choix de leur destinée le 23 juin 2016. Nous estimons que, quelle que soit la décision du peuple britannique, vous avez à la fois le mandat et le devoir de continuer à diriger la nation», ont écrit les signataires. Parmi lesquels figure Boris Johnson, pourtant chef de file du camp du Brexit, et prétendant au poste de premier ministre, si David Cameron devait trébucher à l’issue de ce scrutin.

    Quelles conséquences concrètes en cas de « Brexit » ?

    LE MONDE Jérémie Baruch

    Matériel électoral destiné au référendum, à Edimbourg, le 22 juin 2016.Matériel électoral destiné au référendum, à Edimbourg, le 22 juin 2016. CLODAGH KILCOYNE / REUTERS

    La possibilité de voir le Royaume-Uni mettre fin à quarante-trois années d’appartenance à l’Union européenne (UE) semblait certaine vendredi 24 juin. Vers 5 heures du matin locales – 6 heures à Paris –, les chaînes de télévision BBC, Sky News et ITV annonçaient la victoire du « leave ». Qu’impliquerait cette sortie si le camp du « Brexit » (contraction de « Britain » et « Exit ») venait à l’emporter ?

    Lire aussi :   #BrexitOrNot : comprendre les enjeux d’un scrutin historique

    1. Quand est-ce que le Royaume-Uni sortirait officiellement de l’UE ? A quoi ressemblerait le calendrier de sortie ?
    2. Un pays qui quitte l’UE, serait-ce une première ?
    3. David Cameron quittera-t-il son poste en cas de victoire du « Leave » ?
    4. Cela modifierait-il l’équilibre des pouvoirs au sein de l’UE ?
    5. Faudrait-il un visa pour voyager ou travailler au Royaume-Uni ?
    6. Quelles conséquences pour les étudiants ?
    7. Pourra-t-on encore acheter des « toffees » chez Marks & Spencer ?
    8. Est-ce que l’anglais restera la langue de travail de l’UE si le Royaume-Uni en sortait ?
    9. Est-ce que l’Ecosse va tenter de rester dans l’UE ?
    10. Que deviendraient les programmes financés par l’UE au Royaume-Uni. Les subventions cesseraient-elles ?
    11. Quel accord de libre-échange le Royaume-Uni pourrait-il négocier ?
    12. Qu’est-ce que cela changerait pour les migrants à Calais ?

    1. Quand le Royaume-Uni sortirait-il officiellement de l’UE ? A quoi ressemblerait le calendrier de sortie ?

    Le résultat du référendum sur le Brexit sera officiellement donné à la mairie de Manchester dans la matinée. Des recomptes sont possibles avant la publication des résultats, mais les résultats sont finaux une fois annoncés, aucune disposition particulière n’ayant été prévue pour des recomptes a posteriori.

    Le résultat d’un vote par référendum n’est pas juridiquement contraignant. Néanmoins, le premier ministre, David Cameron, a précisé devant la Chambre des communes que, « si les Britanniques votaient “leave”, [ils] s’attendraient à juste titre que le processus de retrait démarre tout de suite ».

    Pour que le Royaume-Uni quitte l’UE, il doit formellement annoncer ses intentions lors d’un Conseil européen, comme décrit dans l’article 50 du traité de Lisbonne. Cela tombe bien, un Conseil est organisé le 28 et 29 juin, et l’un des principaux points à l’ordre du jour est le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE. Une période de deux ans est prévue pour préparer la sortie, mais elle peut être raccourcie si un accord est trouvé (ce qui semble peu probable). Elle peut aussi être allongée, mais il faut pour cela obtenir l’unanimité des Etats européens, faute de quoi le Royaume-Uni se retrouverait sans accords commerciaux ni accords préférentiels de libre circulation.

    Commenceraient alors de longues négociations sur les modalités du désengagement britannique, notamment concernant un éventuel accès au Marché unique. Le ministère des affaires étrangères britannique a annoncé que les négociations pourraient mener à plus d’une décennie d’incertitude, rappelant que, pour les traités commerciaux de grande ampleur comme les accords entre l’UE et le Canada, les tractations ont pris des années. Ces accords ne sont d’ailleurs pas encore ratifiés.

    2. Un pays qui quitte l’UE, serait-ce une première ?

    Ce serait effectivement la première fois qu’un Etat membre de l’UE décide d’utiliser l’article 50. En revanche, le Groenland, qui a obtenu un statut d’autonomie en 1975 (il était auparavant rattaché au Danemark en tant que comté d’outre-mer), a voté pour sortir de la Communauté économique européenne en 1982. Ce retrait a été ratifié en 1985, et le Groenland est parvenu depuis lors à maintenir des exemptions douanières, notamment concernant la pisciculture. Il est dorénavant un territoire d’outre-mer associé à l’UE.

    3. David Cameron quittera-t-il son poste en cas de victoire du « Leave » ?

    Dans un entretien au Times Magazine, David Cameron a déclaré qu’il resterait à son poste de premier ministre, expliquant que le référendum n’était « pas un verdict sur sa personne, quelle que soit l’issue du vote. C’est un verdict sur une question ». Avant les élections de 2015, il avait aussi rappelé que ce serait son dernier mandat en tant que premier ministre.

    Néanmoins, la situation de M. Cameron, défenseur du « Remain », serait des plus précaires : au sein de son parti, le Parti conservateur, de nombreuses voix s’élèvent pour demander sa démission en cas de Brexit, et il n’est pas impossible qu’il doive faire face à un vote de défiance au Parlement. Il suffit de 50 parlementaires pour déclencher un tel vote.

    Si M. Cameron choisissait tout de même de démissionner, les tories devraient alors choisir un leader, qui deviendrait automatiquement premier ministre. Mais même s’il estime être le plus à même de négocier une bonne porte de sortie pour son pays en cas de Brexit, il fera néanmoins face à des tenants du Brexit ayant le vent en poupe. Le porte-parole des pro-Brexit et ancien maire de Londres, Boris Johnson, est le prétendant le plus sérieux pour prendre la place de premier ministre.

    4. Cela modifierait-il l’équilibre des pouvoirs au sein de l’UE ?

    Selon une étude du cabinet de conseil Global Counsel, l’équilibre des pouvoirs risque d’être modifié au sein du Conseil européen, notamment en ce qui concerne les débats de politique économique. Selon des règles de vote introduites en novembre 2014, une minorité de blocage au Conseil européen doit être prise par au moins quatre Etats membres et représenter au moins 35 % de la population totale de l’UE.

    Si le Royaume-Uni sort de l’UE, les tenants d’une ligne plus libérale perdent un pays très peuplé. Et le « bloc libéral », que composaient notamment le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou encore la République tchèque, passerait de 25 % à 15 % de la population totale de l’Union européenne. Régulièrement, l’Allemagne rejoignait ce bloc pour dépasser le seuil de 35 % nécessaire à un veto. Il faudrait désormais l’appui de pays traditionnellement plus conservateurs pour poursuivre cette stratégie.

    Par ailleurs, le véritable moteur de l’UE, notamment sur le plan économique, est un jeu d’influence à trois entre l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Sans ce dernier, avec qui il pouvait être un allié de circonstances, Berlin se retrouverait face à Paris sans véritable contrepoids. La convergence des positions entre France et Allemagne deviendrait encore plus nécessaire – et l’influence de Paris s’en trouverait renforcée.

    5. Faudrait-il un visa pour voyager ou travailler au Royaume-Uni ?

    Tant que le Royaume-Uni est dans l’Union européenne, les règles concernant la libre circulation des personnes restent inchangées : n’étant pas un pays de la zone Schengen, il faudra toujours un document d’identité prouvant son appartenance à un pays de l’Union européenne pour voyager outre-Manche et y travailler.

    Les choses se corseraient à partir du moment où le Brexit serait effectif. Selon les modalités négociées entre le Royaume-Uni et les pays membres de l’UE, il se peut qu’il faille un visa pour voyager dans le pays. Si le Royaume-Uni arrive à négocier un accord lui permettant de rester au sein du marché unique, il est très probable que la libre circulation des personnes soit acquise. Mais, il est aussi possible que le gouvernement britannique impose des restrictions liées au permis de travail ; la réciprocité s’appliquant, les Britanniques auraient besoin d’un visa pour travailler dans un pays de l’UE, et vice-versa.

    6. Quelles conséquences pour les étudiants ?

    Les étudiants britanniques, qui sont de plus en plus nombreux à partir étudier à l’étranger, seraient les plus touchés car il deviendrait plus difficile pour eux d’effectuer leur mobilité sans le programme Erasmus. Un accord pourrait toutefois être trouvé, comme c’est aujourd’hui le cas pour la Suisse et la Norvège – mais cela prend du temps. Les financements de recherche allant de pair avec le programme Erasmus s’en trouveraient impactés également. Enfin, les étudiants européens au Royaume-Uni pourraient payer des frais universitaires beaucoup plus importants qu’actuellement car considérés comme tous les autres étudiants internationaux.

    Lire aussi :   Comment le « Brexit » affecterait-il les étudiants ?

    7. Pourra-t-on encore acheter des toffees chez Marks & Spencer ?

    Evidemment. En revanche, ils pourraient, à terme, coûter plus cher, selon ce qui a été négocié : des taxes douanières pourraient faire augmenter le prix de ces friandises. L’ancien PDG de Marks & Spencer, Stuart Rose, proeuropéen convaincu, a argué qu’un Brexit provoquerait une augmentation des prix, au Royaume-Uni et ailleurs.

    7. L’anglais restera-t-il la langue de travail de l’UE si le Royaume-Uni en sortait ?

    Selon toute vraisemblance, oui. Si les 24 langues des pays de l’UE sont acceptées en tant que langue de travail des institutions européennes, le français et l’anglais sont les deux le plus fréquemment usitées. Néanmoins, l’anglais est une langue véhiculaire à travers l’Europe : l’anglais serait parlé par 38 % des Européens dont ce n’est pas la langue maternelle, ce qui en fait la langue la plus parlée au sein de l’UE, selon un rapport de la Commission européenne de 2012.

    8. Est-ce que l’Ecosse va tenter de rester dans l’UE ?

    Nicola Sturgeon, la dirigeante du Parti national écossais (SNP), est partisane d’un vote pour rester dans l’Union européenne. A plusieurs reprises, elle a affirmé vouloir organiser un nouveau référendum, si jamais le Royaume-Uni sortait de l’Union européenne.

    En effet, selon tous les sondages actuels, les Ecossais sont très majoritairement pour rester dans l’UE, et un vote pro-Brexit modifierait suffisamment le paysage politique pour légitimer un référendum sur une sécession écossaise. « Ce serait fondamentalement antidémocratique que l’Ecosse se retrouve en dehors de l’UE, si nous avons voté pour rester dans l’UE lors du référendum » a estimé Mme Sturgeon.

    9. Que deviendraient les programmes financés par l’UE au Royaume-Uni, les subventions cesseraient-elles ?

    Le Royaume-Uni bénéficie de plusieurs milliards d’euros en programmes financés par l’Union européenne en faveur de ses membres. Si Londres devait sortir de l’UE, il risquerait effectivement de ne plus percevoir les aides afférentes. Tout le calcul des partisans et des adversaires du Brexit consiste notamment à savoir si le pays serait financièrement bénéficiaire ou non : d’un côté, la contribution britannique à l’UE, soit 250 millions de livres par semaine, environ 325 millions d’euros ; de l’autre, pas de barrières douanières ni de subventions garanties par l’UE.

    10. Quel accord de libre-échange le Royaume-Uni pourrait-il négocier ?

    S’il quittait l’UE, le Royaume-Uni devrait nécessairement renégocier des accords d’échanges économiques avec l’UE. Il pourrait s’appuyer sur différents précédents :

    L’option norvégienne

    La Norvège fait partie de l’Espace économique européen (EEE), qui bénéficie d’un accès complet au marché unique. En revanche, elle doit obéir à la plupart des règles de l’Union européenne, dont la libre circulation des biens et des personnes. Elle contribue aussi au budget européen. Elle ne bénéficie pas des 50 différents accords de libre-échange de l’Union européenne, mais en tant que membre de l’Association européenne de libre-échange (AELE), comme tous les pays de l’EEE, il peut négocier ses propres accords commerciaux.

    L’option suisse

    La Suisse fait partie de l’AELE, mais à la différence de la Norvège, elle a négocié des accords bilatéraux avec l’UE. Elle contribue au budget européen et obéit aussi à la libre circulation des biens et des personnes. Certaines de ses industries, dont l’industrie bancaire, ont des accès restreints à l’Union européenne. En revanche, elle est libre de négocier des accords bilatéraux avec des pays tiers.

    L’option canadienne

    L’Accord économique et commercial global (CETA) implique la levée des droits de douane sur de nombreux produits à l’importation ou à l’exportation entre le Canada et l’Union européenne. Les négociations ont duré plus de sept ans et l’accord n’est pas encore ratifié. Si Londres choisissait cette option, elle ne serait probablement pas en position de force : seuls 6 % des biens de l’UE sont exportés au Royaume-Uni. De plus, le CETA ne garantit pas la levée des barrières douanières sur les services.

    L’option de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)

    Si aucun deal n’était trouvé, ou en attendant qu’il le soit, le Royaume-Uni devrait avoir recours aux règles de base de l’OMC, comprenant des obstacles douaniers mais aussi l’évaluation en douane des marchandises ou le contrôle de l’origine des produits.

    Quelle que soit l’option choisie, il y a de fortes chances que différents pays de l’UE en profitent pour affaiblir, à leur avantage, l’un des domaines économiques où le Royaume-Uni est réputé. Par exemple, l’UE pourrait proposer un accord de libre-échange qui ne concernerait que les biens manufacturés, ce qui contraindrait la City à perdre de l’influence et des parts de marché dans les secteurs financiers et bancaires.

    11. Qu’est-ce que ça changerait pour les migrants à Calais ?

    Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a prévenu : en cas de Brexit, « la France ne retiendrait plus les migrants à Calais ». Conclus en 2003, les accords du Touquet visent à renforcer les contrôles aux frontières entre la France et le Royaume-Uni, et – à l’époque – de mettre fin au centre d’accueil de Sangatte, en généralisant les contrôles opérés par des policiers anglais sur le sol français. De fait, des milliers de migrants se retrouvent bloqués dans la « jungle » de Calais, en attendant une hypothétique traversée vers la Grande-Bretagne

    Lire aussi :   Comment fonctionne la politique migratoire entre le Royaume-Uni et la France ?

    L’accord du Touquet est un accord bilatéral, qui n’a aucun lien avec l’Union européenne, mais il peut être dénoncé. De fait, sa remise en cause est brandie comme une menace par les « remainers », en premier lieu David Cameron. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur français, a toutefois repris M. Macron, en expliquant qu’il n’y avait pas de raisons valables d’annuler ces accords.

    Le Royaume-Uni choisit de quitter l’Union Européenne

    Le Royaume-Uni choisit de quitter l’Union Européenne

    Le Brexit l’emporte avec 51,8% des voix tandis que la livre sterling a dévissé de 10%.

    • Coup de tonnerre au Royaume-Uni où le Brexit l’emporte avec 51,8% des voix
    • La livre sterling a chuté de 10%, au plus bas depuis 1985
    • L’Ecosse vote largement en faveur du Remain
    • Bruxelles craint désormais une contagion
    DIRECT : Le Royaume-Uni choisit de quitter l'Union Européenne

    8h32 : « une route difficile » attend le RU, affirme le président du Parlement européen

    « Le Royaume-Uni a décidé de tracer sa route de son côté » a déclaré l’Allemand Martin Schulz. « Je pense que les indicateurs économiques indiquent ce matin que cela va être une route difficile. Je m’attends à ce que les négociations débutent rapidement. »

    8h30 : David Cameron à 9h

    David Cameron devrait s’exprimer à 9 devant le 10 Downing Street.

    François Hollande se prononcera à la même heure tandis que le premier ministre irlandais dont le pays est indirectement très impacté prendra la parole plus tard dans la journée.

    8h25 : Alain Juppé appelle au changement

    8h20 : les résultats en pourcentages

    Irlande du Nord : 55,8 % en faveur du maintien
    Ecosse : 62 % en faveur du maintien
    Pays-de-Galles : 52,5 % en faveur de la sortie
    Angleterre : 53,4 % pour la sortie

    8h15 : « Je suis effondré affirme le leader du Parti Libéral-Démocrate

    « Je suis effondré et en colère » a lancé Tim Farron. « Aujourd’hui, nous nous réveillons dans un pays profondément divisé. La vision de l’Angleterre de Nigel Farage a triomphé, mais ce n’est pas une vision que je partage. Les jeunes ont voté pour rester dans l’UE avec une confortable avance, mais ils ont été battus. Ils ont voté pour leur futur mais il leur a été dérobé ».

    8 h : voici les résultats définitifs

    Le Royaume-Uni vote pour la sortie de l’Union européenne à 51,9%, selon les résultats définitifs.

    Angleterre
    Leave : 15,188,406
    Remain : 13,266,996

    Irlande du Nord
    Leave : 349,442
    Remain : 440,437

    Ecosse 
    Leave : 1,018,322
    Remain : 1,661,191

    Pays de Galles
    Leave : 854,572
    Remain : 772,347

    En jaune, le Remain, en bleu le Leave :

    7h55 : pour résumer ?

    7h50 : le Brexit ? une « chance » pour Bruno Le Maire

    « C’est une chance historique pour la France de reprendre le leadership de la construction européenne » a expliqué le député sur France Info. « Lorsque l’Europe ignore les peuples, les peuples se vengent de l’Europe. »

    7h45 : les bourses asiatiques chutent lourdement

    Les conséquences du Brexit se font sentir en Asie où toutes les bourses ont lourdement chuté. La bourse de Tokyo est à -8%, celle de Hong Kong à -4%.

    .

    7h40 : François Hollande à 9h

    Le président de la République François Hollande a convoqué une réunion ministérielle à l’Elysée et s’exprimera à 9h, ce matin.

    7h30 : Un départ sous deux ans ?

    Le patron du Parti populaire européen, le groupe majoritaire, estime que le départ de l’Union européenne devra être négocié dans les deux ans. « Un départ est un départ » affirme Manfred Weber.

    7h25 : le Front national se félicite de ce vote et appelle à un vote similaire en France

    Brexit : secousses en vue sur les bourses européennes, la livre au plus bas depuis 1985

    Le Figaro

    Alors que la victoire du «Leave» est pressentie, la Bourse de Tokyo s’effondre de près de 8% et la devise britannique est tombée à 1,33 dollar, son plus bas niveau depuis 1985. L’ouverture de la bourse de Londres est attendue avec une baisse de 8%.

    figarofr © BEN STANSALL/AFP figarofr C’est une chute historique. La livre britannique est tombée sous la barre de 1,34 dollar ce vendredi, au plus bas depuis début 1985. La livre a perdu plus de 10% par rapport au dollar et la bourse de Tokyo a plongé de 7,8%. Le 24 octobre 2008, à l’aube de la crise financière mondiale, les marchés ont enregistré une variation de 6,52%. La livre s’était pourtant envolée au-dessus de 1,50 dollar à la fermeture des bureaux de vote britanniques, alors que le vent semblait tourner vers la victoire des partisans du maintien. Les Bourses européennes sont attendues en baisse de 7% à 8%.

    Les bookmakers misent sur le «leave»

    En cause, l’issue du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne encore très incertaine. Les résultats meilleurs qu’attendu en faveur du Brexit ont fait souffler un vent de panique sur les places boursières asiatiques. La réaction des marchés a été immédiate: la monnaie britannique, qui est retombée d’abord sous 1,45 dollar, puis 1,40, a poursuivi sa chute à 1,3466 dollar, au plus bas depuis 1985. Elle baissait aussi face à l’euro qui s’élevait jusqu’à 81,96 pence, contre 76,02 quelques heures plus tôt.

    Parallèlement, le yen, valeur refuge, flambait: le dollar chutant à 99,04 yens, du jamais vu depuis novembre 2013, contre 106,84 yens auparavant, et l’euro à 109,60 yens, contre 122,01 yens. «Les investisseurs oscillent entre espoir et désespoir, au fur et à mesure que sont égrenés les résultats», a commenté à l’AFP Hideyuki Suzuki, analyste chez SBI Securities à Tokyo. «Après le mouvement de confiance initial, nous allons peut-être revenir à plus de réalisme, responsable d’une certaine frilosité sur les marchés», a de son côté estimé pour l’agence Bloomberg Jeremy Stretch, responsable de la stratégie des changes à la banque canadienne CIBC à Londres.

    Les bookmakers, qui donnaient plus de 90% de chances au «Remain» à la clôture des bureaux de vote jeudi soir, ont revu leurs cotes à la baisse, à 66%, avant de miser au milieu de la nuit sur une victoire du Brexit. Outre les conséquences économiques immédiates pour le pays et au-delà, un Brexit serait dommageable à plus long terme, ont prévenu les grandes institutions financières internationales, du FMI à l’OCDE. De nombreux prix Nobel d’économie estiment qu’un Brexit provoquerait une grave récession et de force incertitudes. Nouriel Roubin, économiste reconnu pour avoir prédit l’effondrement du marché boursier en 2008, estimait notamment qu’un Brexit entrainerait un sévère choc de confiance pour les entreprises et les consommateurs.

    Les pays d’Europe qui ont le plus à craindre du résultat du Brexit

    EUROPE – Bye bye Britain. Les Britanniques ont choisi de quitter l’Union européenne jeudi, avec 52% des voix selon les projections, un saut dans l’inconnu qui porte un coup terrible au projet européen et à leur Premier ministre David Cameron. Il est à craindre que cette décision du peuple britannique aura des conséquences certaines sur l’économie de l’UE et celle des principaux partenaires de Londres.

    Première conséquence immédiate de ce référendum: le cours de la livre sterling s’est littéralement effondré. Dans son sillage, la Bourse de Tokyo chutait de 8%, laissant présager un « vendredi noir » sur les marchés mondiaux.

    En France, la position officielle du gouvernement avant le vote était claire. La Grande-Bretagne devait rester en Europe. « C’est plus que l’avenir du Royaume-Uni dans l’Union européenne qui se joue-là, c’est l’avenir de l’Union européenne », avait martelé le président français François Hollande. Pour lui, « le départ d’un pays qui est géographiquement, politiquement, historiquement dans l’Union européenne aurait forcément des conséquences extrêmement graves ».

    François Hollande avait évidemment en tête les risques de turbulences économiques liées à un Brexit. Est-ce que cela ira toujours « mieux » après? D’après une étude de Standard & Poor’s (S&P), il peut se rassurer. La France n’est pas celle qui a le plus à craindre des conséquences du Brexit.

    (suite de l’article après le graphique)

    brexit france europe

    Pour cette étude, S&P a conçu le Brexit Sensitivity Index (BSI) qui mesure pour chaque pays les exportations de biens et services vers le Royaume-Uni rapportées au PIB, les flux migratoires dans les deux sens, les créances du secteur financier sur des contreparties au Royaume-Uni, et les investissements direct au Royaume-Uni.

    Au final, S&P a retenu les 20 pays les plus exposés au Brexit. Ce classement présente l’avantage de mettre l’impact éventuel en relation avec la taille de l’économie du pays. Pour cette raison, ce sont les petits pays comme l’Ireland, Malte, le Luxembourg, et Chypre qui seront en première ligne en cas de choc sur les échanges commerciaux ou les flux migratoires. Leurs liens financiers étroits avec le secteur bancaire britannique pourraient être une grosse source d’inquiétude.

    En France, ce sont les Foreign Direct Investment (FDI, les investissements directs au Royaume-Uni) qui pourraient le plus nous perturber. Les exportations ou les liens avec la place financière britannique sont finalement assez limités, en tout cas plus que l’Allemagne.

    Il faut noter que la Suisse, les Pays-Bas, l’Espagne et la Belgique semblent bien plus concernés que nous. Dernière surprise, il n’y pas que l’UE qui est concernée puisque le Canada se hisse à la 16 place de ce top 20.

    Pour connaître avec précision l’intrication des économies européennes avec le Royaume-Uni, voici le détail du calcul du Brexit Sensitivity Index. On y découvre notamment que nos exportations vers le Royaume-Uni représentent l’équivalent de 2% du PIB de la France.

    brexit economie

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    • Les Britanniques vont-ils sortir de l’UE du jour au lendemain?

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    Brexit: Quel impact sur l’économie française?

    20 Minutes avec AFP

    Le quartier des affaires de La Défense, près de Paris, le 24 avril 2015
    Le quartier des affaires de La Défense, près de Paris, le 24 avril 2015 – Miguel Medina AFP

    ECONOMIE Selon les économistes, la sortie du Royaume-Uni de l’UE est plutôt une mauvaise nouvelle pour l’économie de l’Hexagone…

    Les Britanniques ont tranché: ils vont quitter l’UE. Avec ce Brexit, ils n’engagent pas seulement l’avenir de leur pays. Il y aura des conséquences directes sur tous ses partenaires européens, et notamment la France.

    >> Référendum sur le Brexit : Suivez la journée de vote en direct sur notre live

    Commerce en berne et désinvestissement

    Selon une étude du cabinet Euler Hermes, La France ferait en effet partie des six pays les plus touchés par un Brexit couplé à l’absence d’accord ultérieur de libre-échange conclu avec l’Union européenne. Des conséquences qui apparaissent négatives de prime abord et plus incertaines à moyen terme dans leurs éventuels bienfaits.

    « Un Brexit ne peut avoir que des effets négatifs sur l’activité économique en France, que ce soit à travers la baisse de la livre sterling ou suite à une éventuelle récession », assure à l’AFP Juliette Bertiaux, experte auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie Paris Ile-de-France.

    Première victime collatérale d’un Brexit : le commerce extérieur hexagonal avec le Royaume-Uni qui est actuellement bénéficiaire. Les entreprises françaises pourraient enregistrer jusqu’à 3,2 milliards d’euros de pertes additionnelles à l’export d’ici 2019 dans le pire des cas, soit 0,5 % du total des exportations de biens et services.

    Autre conséquence négative : le désinvestissement des entreprises françaises au Royaume-Uni et des entreprises britanniques en France atteindrait 5,2 milliards d’euros en cas de sortie sans accord de libre-échange.

    >> A lire aussi : Economie, frontière, Ecosse… Quelles conséquences en cas de Brexit?

    Une vie plus dure pour les expatriés et les touristes

    Le Brexit serait aussi une très mauvaise nouvelle pour les expatriés, français comme anglais. Environ 300.000 Français vivent au Royaume-Uni, dont les deux tiers dans le Grand Londres. Avec le Brexit, les conditions de résidence des Français et des autres Européens s’aligneraient dans un premier temps sur celles des étrangers en provenance de pays hors Espace économique européen (EEE), avec l’incertitude de pouvoir y rester en cas de perte d’emploi.

    La France compte également l’une des plus fortes populations de Britanniques expatriés, avec 400.000 sujets de sa Majesté établis sur son territoire, notamment dans le Sud-Ouest. « On pense qu’il y a environ 15 % de ventes immobilières qui sont mises en stand-by jusqu’au 23 juin » alors que « 2016, pour les agents immobiliers avait très bien commencé », indique à l’AFP Roger Haigh, responsable de la délégation franco-britannique de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Dordogne.

    >> A lire aussi : Brexit: Que pensent les «Frenchies» d’outre-Manche du référendum sur l’Union européenne?

    En attendant le verdict des urnes, « les critères d’obtention de prêt se durcissent pour les Anglo-saxons et les banques demandent plus de contreparties en échange d’un financement avec des taux très bas », explique à l’AFP Philippe Taboret, délégué général adjoint du courtier en crédit Cafpi, qui dispose d’un département international destiné notamment à financer les achats immobiliers de Britanniques en France.

    Une victoire des partisans de la sortie de l’UE lors du référendum du 23 juin aura principalement des effets sur le tourisme, les loisirs, la consommation et l’immobilier, estime Jean-Luc Eyssautier, spécialiste en investissement Actions au sein de la société de gestion suisse UBP.

    En cas de Brexit et de baisse brutale de la livre sterling qui pourrait « potentiellement chuter de 10 à 20 % », les vacances du touriste anglais lui coûteront plus cher, explique-t-il.

    >> A lire aussi : Brexit: Des patrons français font une déclaration d’amour aux Britanniques

    Fragiles espoirs pour la place financière parisienne

    Il y aura « peu d’impacts pour les épargnants français et ce sont les fonds qui vont souffrir », selon lui. « L’épargnant doit se demander si son fonds est trop investi au Royaume-Uni », ajoute-t-il cependant.

    La place financière parisienne espère beaucoup d’une victoire du « leave » pour bénéficier d’un affaiblissement de la City. Londres accueille plus de 40 % des sièges sociaux européens des 250 plus grandes multinationales, contre 8 % pour Paris.

    « S’il y a Brexit, l’impact pourrait être important en termes de déplacement d’activités », explique à l’AFP Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, gestionnaire de la place de Paris.

    La banque HSBC a ainsi fait part de son intention de transférer une partie de ses activités sur le continent, soit un millier d’emplois rapatriés dans la capitale française.

    « Sans doute que Londres perdrait de son attrait pour ceux qui y voient une porte d’entrée pour l’Europe, mais on peut aussi imaginer que la place anglaise se métamorphose et s’adapte à terme en devenant par exemple un centre off-shore européen moins régulé, moins taxé et donc plus attractif », explique Juliette Bertiaux.

    Et Francfort, par ailleurs siège de la Banque centrale européenne, semble mieux placée pour récupérer la mise, en particulier à cause de la fiscalité française sur les entreprises, jugée trop lourde.

    Au niveau du financement des start-ups, Paris pourrait en revanche obtenir un coup de pouce bienvenu face à Londres et Francfort.

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    Annie Chevillard ·          De toute façon les Anglais n’ont jamais vraiment été dans l’EUrope, ils ne voulaient que les droits et les avantages mais ne voulaient ni devoirs et inconvénients !!

    Jeanne Dauzats ·               C’est le début de la fin, certains pays de l’est ont envisagé un référendum en cas de sortie de la GB et surtout n’oubliez pas notre NON au référendum 2005 honteusement écarté…..
    Abar Gaddon ·                    L’europe a dirigé les différents états membres de son diktat décisionnaire. La monnaie unique en France du moins a été un gouffre financier avec un recul du pouvoir d’achat. C’est un espace trop ouvert, les frontières sont poreuses et il y a aussi des prétendants à l’union qui n’ont rien à voir avec l’Europe. C’est une bonne chose ce Brexit, il faut espérer que la France suive le même chemin.

    Yeltaz Galesne ·                 Beau message Xénophobe
    Charlie Firefly

    @Yeltaz Galesne:                            c’est quoi xénophobe ? c’est l’allergie aux cons gauchistes bretons ?
    Georgette Delarue ·            Voilà qui est parfait. Georges Pompidou, en son temps, avait commis l’erreur de les accepter dans la Communauté Économique Européenne (CEE). Dans le domaine agricole les Britanniques en profitaient pour envahir le marché européen des produits de leurs ex « dominions ». Comme chacun sait, la Nouvelle Zélande (entre autres) est en Europe. Albion sera toujours la perfide.

    Claude Bolot ·                         mais aussi l’audacieuse et…. la clairvoyante !
    Claude Lamproux                  Les bidochons racistes britanniques croient que leur avenir va être radieux.

    Les pauvres , ils vont vite dréchanter …
    A commencer par leurs paysans privés de subventions qui ne vont pas tarder à manifester … etc
    Charlie Firefly                       mais non facho, ça va bien se passer facho; les britanniques ne s’en porteront que mieux facho.et bonne journée facho.
    Claude Lamproux

    @Charlie Firefly :                             bien-sûr , bien-sûr …
    encore la tactique des bas du Front d’inverser les rôles…
    Christian Fournier ·              Bon, les bankster de junker vont demander aux anglais de revoter car ils « ont du  » se tromper !!!
    Fabrice Regnier ·                      il serait grand temps que l’on fasse la même chose et en profiter en même temps pour faire naturaliser allemand notre gouvernement de truffe, puisqu’ils aiment tellement la grosse merkel !

    Yeltaz Galesne ·                         On n’est pas assez stupide en France pour confier 60 ans de construction européenne dans les mains des populismes, xénophobes et nationaliste de tout bords. Ces même personnes on a vu ce que cela donnait en Europe avant l’UE juste des attardés détruisant tout. La Démocratie ce n’est pas la ploutocratie.
    Annie Claude Jallais

    Yeltaz Galesne
    Charlie Firefly

    @Yeltaz Galesne:                                     populistes,stupides et nationalistes comme….les bretons ?
    Leo Dupont ·                              Bof, ils trouveront bien un sarko Anglais, pour piétiner la volonté du peuple –

    Citoyen étonné                                       Un élément jamais cité, et pourtant essentiel, est que la politique étrangère de l’Angleterre est totalement alignée sur les USA, pour lesquels elle est un allié de poids permettant de faire pencher l’UE « du bon coté ». Sans l’Angleterre, il n’est pas certain que l’UE reste aussi obéissante. Corollaire « l’importance de l’Angleterre, pour les USA, pourrait encore diminuer » http://www.csmonitor.com/USA/Foreign-Policy/2016/0622/How-Brexit-could-transform-America-s-special-relationship-with-Britain

    Debonaloi                                               On amuse la galerie avec cette question des conséquences,premiérement c’est fort peu probable la sortie,et accessoirement en cas de vote pour rappelons nous 2005, d’autant que les délais administratifs , juridiques ,pratiques pour la mise en œuvre de la sortie seraient de l’ordre de plusieurs années ,d’ici là les lobbys et milieux financiers auront trouvé la solution pour revenir sur une décision toute théorique du peuple , dont ils se foutent royalement.

    furusato                                                     Absolument .

    Graphisto                                                  Brexit ou pas, L’U.E. est obligée de revoir en profondeur le devenir de l’Europe, sur le plan social et fiscal, qui sont 2 champs qui ne peuvent rester sans schémas de fonctionnement sérieux. Par exemple, le dumping fiscal pratiqué par certains états devient inadmissible. D’autre part, les convergences économiques doivent aussi exister de plus en plus, alors que le seul moteur a été la concurrence, encore et encore, qui divise les pays plus qu’elle ne les rapproche.

    Jean Claude Coin                                    Dix bonnes questions, certes. Pour les réponses ? Une chose semble sûre, Brexit ou non, les Anglais feront comme d’habitude ils ne défendront que leurs intérêts, leurs intérêts. Et, dès lors, pour l’Europe ne vaut-il mieux qu’ils soient hors de la communauté Européenne ?

    Marc B                                                   Vous croyez que les français, les allemands, les italiens ne défendent pas leurs intérêts eux?

    phinic                                                 L’augmentation des prix chez Mark&Spencer n’est pas sure, il faudrait d’abord que la livre tienne son taux par rapport à l’Euro, ce qui est peu probable.

  • Deudeuche –                                           Qu’ils votent Brexit pour en finir avec le RU.
  • Lafayette 68                                       Pas de suspense

  • résultat connu d’avance comme en Autriche : on fait voter les villes et jeunes en masse (médias et consorts sur le pont)
  •  langue de pivert –                                   On ne vous retient pas ! Bye bye !
    Je n’ai rien contre les Anglais (et pas grand chose pour) mais le mieux c’est qu’ils sortent du jeu ! Un OUI trop juste et dans un an ils vont nous refaire le même numéro ! BASTA ! De Gaulle n’en voulait pas et il avait bien raison ! La seule chose qui les intéresse c’est un Marché Européen, loukoumé avec la Turquie, pour fourguer leur camelote !
  •  Fran6                                                    question? est ce que l’Europe va redevenir une ile?, je dis cela car l’avenir est marchand et la mondialisation est est irrévocable, elle est là!! l’Angleterre le sait car c’est dans sa nature, elle avait fondé son empire sur le commerce, l’Europe et sa commission sont devenues un frein avec son austérité permanente pour tous. L’Angleterre s’en sortira si elle sort, l’Europe? je sais pas!
  •  cloette –                                                  Ce serait très serré, disait le correspondant sur place
  • vangog –                                                   Rocard qui pense que l’Europe est absente du monde musulman… Quand on pense que ce type était premier ministre de l France…
  • toupoilu –                                                   Putain, ils sortent 😀
  • cloette –                                                    Bravo les Britanniques !
  • toupoilu –                                        Commentaire de Stephen Crabb, secrétaire à l’emploi
    Chargé de reconnaitre la défaite du Remain: « Je pense que nous sommes déconnectés de la classe ouvrière blanche ». C’est dit plus crument qu’en France, mais le constat est le même, les baisés de la mondialisation se rebiffent.
  • Deudeuche
  • @toupoilu                                            tout est dit par ce vieux Crabb. l’élite multiculti sociétalement avancée est vomie par la base, n’en déplaise aux habitants des mégapoles, aux médias, et autres individus hors sols! Ceci dit le cirque va commencer au RU et la fin de « UK » approche, ce n’est pas un hasard si la participation écossaise est si faible, (BREXIT and then UKEXIT)! Quant à nous l’idée de sortie va faire son chemin.
  •  Semper Fi
  • @toupoilu                                             Entièrement d’accord…. mais le plus malhonnête de la part des pro-UE est de faire croire qu’une sortie de l’UE signifie le repli sur soi, etc…. la souveraineté nationale plein et entière est la NORME dans le monde : l’UE est une exception, et pourtant la mondialisation touche tout le monde (ben oui, sinon on n’appellerait pas cela la mondialisation). Bravo au peuple britannique
  •  Jean-Benoist –                                           bravo les anglais
    Vous avez tiré les premiers. .c’est notre tour de penser l’europe autrement.. que les technocrates rentrent chez eux et harmonisons les règles sur la sécurité l’immigration, le social et l’économie
  •  cloette –                                                     En ce moment le populo fait brailler le bobo dans les médias .
  •  pale rider –                                                Bravo les brits !!!!!! Ces gens là savent ce qu’ils veulent !
  • Outre-Vosges –                                         Les Britanniques ont voté contre la dhimmitude.
    @langue de pivert a justement rappelé que le général de Gaulle était opposé à l’entrée de l’Angleterre dans l’Europe ; la première sottise de Pompidou a été de l’y admettre. Mais actuellement la question me semble autre : pour ma part, si j’avais été britannique, c’est après l’élection d’un maire islamiste à la tête de Londres que j’aurais voté pour le Brexit et je crois que c’est cette menace d’une religion arriérée qui a convaincu les électeurs. Espérons que les Français comprendront et imiteront.
  •  adroitetoutemaintenant                   C’est la victoire de la majorité qui bosse !
    Cette majorité qui veut retrouver son droit et en finir avec les minorités au pouvoir grâce aux bureaucrates incompétents. Fini aussi avec le droit de l’hommisme qui régnait aux dépens de la majorité judéo-chrétienne. Les peuples veulent avoir accès aux referendums nationaux, régionaux, de quartier et d’entreprise. Fini le connard musulman qui s’installe dans un petit village et fait arrêter la cloche de l’église par un tribunal administratif sans considération de la majorité des villageois !
  • Deudeuche
  • @cloette                                           Bien dit, le Bobo hurle, la bête est blessée.
  • rollerteam                                        Moi je prédis que ça ne changera pas grand chose, ni pour les britanniques ni pour nous. Bien sur que des accords de libre échange seront signés et comme il faudra des années pour que ça se fasse… A la limite c’est pour la City que ça peut changer des choses, et encore …

  • Noos                                                   Enfin une claque pour la Commission européenne !
    La carotte et le bâton ça ne marche plus ? rire !
    Quand on voit qu’aux USA 80 % de la population vit dans la pauvreté et que l’EU veut nous imposer ce modèle, il y a de quoi prendre les jambes à son cou pour dégager vite fait du joug de la finance et des multinationales …

  • sapiensse                                           il faudra ressortir dans un an cet article apocalyptique… En réalité d’ici trois semaines tout le monde aura oublié le brexit et rien ne changera pour l’Europe, si ce n’est que des hauts fonctionnaires britanniques payés 15000 euros par mois vont devoir quitter Bruxelles. C’est la ville de Bruxelles, sous perfusion avec la commission européenne qui a du souci à se faire si toutes les administrations européennes ferment.

  • alexterrieur1                                      La presse française peut-elle aussi sortir un jour de son rôle d’agent de propagande de l’Europe de Maastricht? A croire que non, au vu de tous les articles qui paraissent sur le sujet Brexit et ne présentent que ses aspects potentiellement négatifs? A force de propagande à sens unique, les journalistes laissent à penser que les peuples qui décident de sortir du machin délétère de Maastricht ne sont que des abrutis votant contre leurs intérêts. Qui de ces Cassandre à la plume trempée dans l’encre de la même pensée unique, fera son mea culpa si aucun des cataclysmes prédits ne survenait?

  • Madrid36                                               je suis bien contente qu’ils aient eu le courage de sortir de cette mascarade , Hollande et la Merkel ,ils vont ce prendre une bonne claque ! l’union Européenne n’a été créée que pour engraisser des grands pontes qui n’en n’ont rien à faire des petits pays !!!! j’espère que ça va faire boule de neige !!!

  • Messiers les Anglais, vous avez tiré les premiers et vous avez réussi, félicitations pour votre courage, car dans 2 ou 3 ans, libérés de a dictature de petits costards-cravates vous allez sortir brillament votre pays de la mairie économique de l’Europe et devenir la première puissance du continent européen, alors que nous continuerons de patauger dans nos petits règlements d’administration bureaucratiques

  • La palme de nos « huiles »!!

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    L’Assemblée renonce encore à la taxe Nutella sur l’huile de palme

    NUTELLA

    POLITIQUE – Troisième tentative et troisième échec pour les parlementaires qui souhaitaient créer une taxe sur l’huile de palme, parfois appelée taxe Nutella. Les députés ont en effet renoncé mercredi soir à un amendement prévu dans la loi Biodiversité. C’était déjà le cas en 2012 en 2014.

    Cette mesure, pourtant adoptée il y a quelques jours en commission visait à aligner la taxation de l’huile de palme, qui fait partie des huiles végétales les moins taxées en France, sur celle de l’huile d’olive. Mais cette disposition avait entraîné de vives protestations des deux principaux producteurs mondiaux. La Malaisie et surtout l’Indonésie avaient dénoncé une mesure « arrogante » pouvant « mettre en danger les relations entre les deux pays », alors que Jakarta met en avant ses efforts pour produire davantage d’huile certifiée, censée limiter la déforestation dont cette industrie est accusée.

    Plusieurs députés, notamment à droite, ont relayé ces arguments dans l’hémicycle, craignant des conséquences pour l’emploi en France. Selon le député Les Républicains Nicolas Dhuicq, l’Indonésie menaçait ainsi notamment la France « de rétorsions économiques, notamment sur des achats d’Airbus et de satellites ».

    « Le couteau sous la gorge »

    « Nous légiférons avec le couteau sous la gorge. Le Parlement français fait l’objet d’un chantage », a déploré la socialiste Delphine Batho. « Si la représentation nationale vient à céder aux chantages économiques, nous pouvons abaisser toutes les barrières fiscales », a renchéri l’écologiste François-Michel Lambert.

    Mais la secrétaire d’Etat à la Biodiversité, l’écologiste Barbara Pompili et la rapporteure PS Geneviève Gaillard ont également invoqué d’autres arguments pour justifier leur changement de position, invoquant la « fragilité juridique » du dispositif, la difficulté de de toucher à un type d’huile sans toucher à tous les autres ou encore le fait que cette question relève plutôt d’un projet de loi finances.

    A la place, les députés ont voté un amendement du gouvernement, s’inspirant d’un rapport de la mission d’information sur la taxation des produits agro-alimentaires (du PS Razzy Hammadi et de la LR Véronique Louwagie) publié ce mercredi et se fixant comme objectif de revoir d’ici six mois « le dispositif actuel de taxation des huiles alimentaires, afin notamment de le simplifier et de favoriser les productions dont la durabilité fait l’objet de critères objectif ».

    Un arbitrage qui ne satisfait pas Cécile Duflot qui déplore un « important recul ».

    Lire aussi :• Les produits bio aussi peuvent contenir de l’huile de palme

    • Recette : ce que Nutella ne dit pas dans son spot publicitaire

    • Les 10 plats les plus gras au monde

    Huile de palme: pressés par des pays d’Asie, les députés renoncent à la surtaxer

    La surtaxe sur l’huile de palme qui est l’une des huiles les moins taxées en France a été rejetée, mercredi soir, par les députés, lors de l’examen du projet de loi Biodiversité, pour le plus grand désarroi des défenseurs de l’environnement. Cette mesure est discutée depuis 2012.

    C’est un revirement inattendu, pour un projet de loi âprement débattu depuis 2012. Mercredi soir, les députés qui examinaient en deuxième lecture le projet de loi Biodiversité, devaient se prononcer sur la surtaxation de l’huile de palme, déjà validée en commission la semaine passée et en première lecture. Face aux protestations de la Malaisie et de l’Indonésie, qui sont les principaux producteurs mondiaux, les députés ont finalement renoncé à voter cette mesure, comme l’avaient fait avant eux les sénateurs en première lecture.

    Cette surtaxation visait à aligner la taxation de l’huile de palme, l’une des huiles végétales les moins taxées en France, sur celle de l’huile d’olive. Elle est aussi dans le viseur de nombreux pays, pour son impact négatif sur les forêts d’Asie, où elle est produite. Cette taxation est parfois surnommée la « taxe Nutella », en référence à l’utilisation de l’huile de palme dans la célèbre pâte à tartiner de Ferrero.

    La crainte de « rétorsions économiques »

    L’Indonésie, qui tente de produire davantage d’huile certifiée, censée limiter la déforestation, avait fustigé une mesure « arrogante » pouvant « mettre en danger les relations entre les deux pays ». Des arguments que plusieurs députés, notamment à droite, ont relayé dans l’hémicycle. Ils disent craindre des conséquences pour l’emploi en France. Le député LR Nicolas Dhuicq affirme que l’Indonésie menaçait le pays « de rétorsions économiques, notamment sur des achats d’Airbus et de satellites ».

    « Nous légiférons avec le couteau sous la gorge. Le Parlement français fait l’objet d’un chantage », a déploré la socialiste Delphine Batho. L’écologiste François-Michel Lambert estime que « si la représentation nationale vient à céder aux chantages économiques, nous pouvons abaisser toutes les barrières fiscales ».

    Une « fragilité juridique »

    D’autres arguments ont été invoqués par la secrétaire d’Etat à la Biodiversité Barbara Pompili et la rapporteure PS Geneviève Gaillard, pour justifier leur changement de position. Elles estiment qu’il existe une « fragilité juridique » du dispositif et qu’il est difficile de toucher à un type d’huile sans toucher à tous les autres et arguent du fait que cette question relève plutôt d’un projet de loi finances.

    A la place, les députés ont voté un amendement du gouvernement, s’inspirant d’un rapport de la mission d’information sur la taxation des produits agro-alimentaires (du PS Razzy Hammadi et de la LR Véronique Louwagie) publié ce mercredi et se fixant comme objectif de revoir d’ici six mois « le dispositif actuel de taxation des huiles alimentaires, afin notamment de le simplifier et de favoriser les productions dont la durabilité fait l’objet de critères objectif ».

    LIRE AUSSI >> L’huile de palme en 5 questions

    Pesticides et huile de palme : double recul sur la loi biodiversité

    Libération.fr

    Pesticides et huile de palme : double recul sur la loi biodiversité

    Rassemblement d’élus et d’apiculteurs pour l’interdiction des néocotinoïdes en mars dernier à Paris.

    Le projet de loi a été modifié dans la nuit de mercredi à jeudi à l’Assemblé nationale, repoussant les mesures contraignantes sur les pesticides néonicotinoïdes «tueurs d’abeilles» et l’huile de palme. A la grande joie des lobbies.

    Abeilles, orangs-outangs et moult autres animaux, dont Homo Sapiens : 0. Lobby des pesticides et de l’huile de palme : 1. En reportant une nouvelle fois, de facto, l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes et en renonçant à taxer davantage l’huile de palme, le projet de loi biodiversité a subi deux gros reculs la nuit dernière à l’Assemblée nationale, où il était examiné en troisième lecture. Si le texte doit encore fait l’objet d’une navette avec le Sénat avant un ultime vote en juillet des députés qui ont le dernier mot, il ne devrait plus trop évoluer.

    Dérogations

    Les députés ont certes interdit à partir du 1er septembre 2018 les néonicotinoïdes, ces pesticides qui tuent les abeilles et moult autres bestioles et dont l’impact sur notre santé inquiète de plus en plus, rétablissant ainsi une échéance que le Sénat avait supprimée en mai. Mais ils ont assorti cette date de dérogations possibles jusqu’en 2020. Ce qui constitue dans les faits un nouveau report de l’interdiction de ces substances toxiques. En mars 2015, en effet, les députés avaient voté l’interdiction totale des néonicotinoïdes au 1er janvier 2016 contre l’avis du gouvernement. Puis, après la suppression de cet amendement par le Sénat, ils avaient voté en mars dernier en deuxième lecture leur interdiction à partir du 1er septembre 2018, mais sans dérogation.

    Selon l’amendement de la rapporteure Geneviève Gaillard (PS) voté cette nuit, «des dérogations à cette interdiction [au 1er septembre 2018] pourront être prises par un arrêté conjoint des ministres chargés de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé. Ces dérogations pourront être accordées jusqu’au 1er juillet 2020». Les ministres chargés de définir ces dérogations pourront s’appuyer sur le travail de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui «établira un bilan comparant les bénéfices et les risques» des néonicotinoïdes et des produits ou méthodes de substitution disponibles.

    Soutenu avant le débat par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, qui souhaitait «un geste fort» mais «avec du réalisme», cet amendement a en revanche déçu et alarmé les apiculteurs, ONG et politiques favorables à une interdiction au plus vite.

    «Potentiellement 1,2 million de ruches supplémentaires décimées»

    «In fine, l’interdiction totale des néonicotinoïdes ne sera réellement effective qu’en 2020», déplore l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) dans un communiqué, expliquant que «pour les abeilles et les pollinisateurs, une interdiction réelle en 2020 maintiendra leur exposition aux résidus de néonicotinoïdes jusqu’en 2022 au moins. A titre d’exemple, l’imidaclopride peut être absorbée par des cultures non-traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles jusqu’à deux ans après la première utilisation». Pour le président de l’UNAF, Gilles Lanio, «une interdiction totale dans 4 ans, c’est potentiellement 1,2 million de ruches supplémentaires décimées».

    Pourtant, soulignent les apiculteurs, «de nombreux agriculteurs en agriculture conventionnelle font déjà le choix de se passer de ces pesticides. Par exemple, Limdor qui produit chaque année 21 000 tonnes de pommes a fait le choix de ne plus utiliser les néonicotinoïdes. […] Les alternatives sont là, elles existent : ce n’est qu’une question de volonté des pouvoirs publics et du monde agricole de les diffuser et de les accompagner». La Fondation Nicolas Hulot souligne elle aussi que «les alternatives existent et que deux années sont suffisantes pour faire sortir ces produits des fermes».

    Pressions des lobbies

    Quant à l’ONG Générations Futures, elle dénonce un recul «inacceptable face aux pressions de la FNSEA et des lobbies agrochimiques». Ces derniers étaient en effet très présents au Parlement pour défendre leurs positions. Affirmant avoir besoin de temps pour trouver des alternatives, céréaliers et betteraviers ont par exemple transmis mardi aux députés un projet de texte pré-écrit pour la rédaction de l’article portant sur les néonicotinoïdes, plaidant pour une interdiction en 2021, mais pas totale : au cas par cas, et uniquement après avis scientifique.

    «D’ici 2020, Bayer et Syngenta peuvent dormir tranquilles : et les abeilles continueront de mourir…», a résumé sur Twitter la députée PS et ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho, très engagée sur ce sujet.

    Pression diplomatique sur l’huile de palme

    Un autre lobbying s’est montré payant à l’Assemblée, celui de l’Indonésie. Son ambassadeur en France s’est démené pour tenter d’éviter une taxation de l’huile de palme, dont le pays est un gros producteur, au détriment de la forêt, des populations locales, de la faune (orangs-outangs, gibbons etc) et du climat. Parmi les menaces brandies face à cette mesure «arrogante» pouvant «mettre en danger les relations entre les deux pays», de possibles annulations d’achats d’Airbus ou de satellites par l’Indonésie. «Sans parler de pressions plus indirectes selon lesquelles des Français en Indonésie pourraient se retrouver en difficulté si la loi passe», a confié la députée EELV du Val-de-Marne Laurence Abeille à l’AFP. La Malaisie, l’autre gros producteur de cette huile devenue omniprésente bien au-delà du seul Nutella, a elle aussi pesé de tout son poids.

    L’idée du projet de loi biodiversité tel qu’il était parvenu mercredi soir à l’Assemblée était pourtant simplement de la taxer autant que l’huile d’olive, corrigeant ainsi une sorte d’anomalie, puisque l’huile de palme est aujourd’hui l’une des huiles végétales les moins taxées et France. Las, les députés ont renoncé à cette «surtaxation», revenant sur leurs précédents votes. «Nous légiférons avec le couteau sous la gorge. Le Parlement français fait l’objet d’un chantage», a déploré Delphine Batho.

    A la place, les députés ont voté un amendement du gouvernement -qui lui aussi a donc cédé aux arguments des producteurs d’huile de palme- se fixant comme objectif de revoir d’ici six mois «le dispositif actuel de taxation des huiles alimentaires, afin notamment de le simplifier et de favoriser les productions dont la durabilité fait l’objet de critères objectif». Une énième manière de procrastiner…

    « Taxe Nutella » : l’Assemblée renonce à surtaxer l’huile de palme

    Nord Eclair

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    Les députés ont renoncé mercredi soir à la surtaxation de l’huile de palme, en nouvelle lecture sur le projet de loi Biodiversité, qui avait entraîné les protestations des deux principaux producteurs mondiaux, l’Indonésie et la Malaisie.

    Revenant sur leurs précédents votes, y compris pourtant en commission il y a quelques jours, les députés ont supprimé cette mesure qui visait à aligner la taxation de l’huile de palme, qui fait partie des huiles végétales les moins taxées en France, sur celle de l’huile d’olive.

    Mais ces votes avaient entraîné de vives protestations notamment de l’Indonésie, critique d’une mesure «  arrogante  » pouvant «  mettre en danger les relations entre les deux pays  », alors que ce pays met en avant ses efforts pour produire davantage d’huile certifiée, censée limiter la déforestation dont cette industrie est accusée. Plusieurs députés, notamment à droite, ont relayé ces arguments dans l’hémicycle, craignant des conséquences pour l’emploi en France. Selon le député LR Nicolas Dhuicq, l’Indonésie menaçait ainsi notamment la France «  de rétorsions économiques, notamment sur des achats d’Airbus et de satellites  ».

    «  Nous légiférons avec le couteau sous la gorge. Le Parlement français fait l’objet d’un chantage  », a déploré la socialiste Delphine Batho. «  Si la représentation nationale vient à céder aux chantages économiques, nous pouvons abaisser toutes les barrières fiscales  », a renchéri l’écologiste François-Michel Lambert.

    Mais la secrétaire d’État à la Biodiversité Barbara Pompili et la rapporteure PS Geneviève Gaillard ont également invoqué d’autres arguments pour justifier leur changement de position, invoquant la «  fragilité juridique  » du dispositif, la difficulté de de toucher à un type d’huile sans toucher à tous les autres ou encore le fait que cette question relève plutôt d’un projet de loi finances.

    À la place, les députés ont voté un amendement du gouvernement, s’inspirant d’un rapport de la mission d’information sur la taxation des produits agro-alimentaires (du PS Razzy Hammadi et de la LR Véronique Louwagie) publié ce mercredi et se fixant comme objectif de revoir d’ici six mois «  le dispositif actuel de taxation des huiles alimentaires, afin notamment de le simplifier et de favoriser les productions dont la durabilité fait l’objet de critères objectif  ».

    C’est la troisième fois depuis 2012 que les parlementaires débattent, en vain, de cette taxation, surnommée parfois la «  taxe Nutella  », en référence à l’utilisation de l’huile de palme dans la célèbre pâte à tartiner de Ferrero.

    L’Assemblée renonce à surtaxer l’huile de palme

    Pour la troisième fois en quatre ans, les députés ont débattu en vain de la taxe « Nutella ».

     Les forêts tropicales sont défrichées pour laisser la place à des palmiers à huile.

    Les forêts tropicales sont défrichées pour laisser la place à des palmiers à huile.

    Les députés ont renoncé mercredi soir à la surtaxation de l’huile de palme, en nouvelle lecture sur le projet de loi Biodiversité, qui avait entraîné les protestations des deux principaux producteurs mondiaux, l’Indonésie et la Malaisie.

    Revenant sur leurs précédents votes, y compris pourtant en commission il y a quelques jours, les députés ont supprimé cette mesure qui visait à aligner la taxation de l’huile de palme, qui fait partie des huiles végétales les moins taxées en France, sur celle de l’huile d’olive.

    Mais ces votes avaient entraîné de vives protestations notamment de l’Indonésie, critique d’une mesure «arrogante» pouvant «mettre en danger les relations entre les deux pays», alors que ce pays met en avant ses efforts pour produire davantage d’huile certifiée, censée limiter la déforestation dont cette industrie est accusée.

    Plusieurs députés, notamment à droite, ont relayé ces arguments dans l’hémicycle, craignant des conséquences pour l’emploi en France. Selon le député LR Nicolas Dhuicq, l’Indonésie menaçait ainsi notamment la France «de rétorsions économiques, notamment sur des achats d’Airbus et de satellites».

    Un délai de six mois

    «Nous légiférons avec le couteau sous la gorge. Le Parlement français fait l’objet d’un chantage», a déploré la socialiste Delphine Batho.

    «Si la représentation nationale vient à céder aux chantages économiques, nous pouvons abaisser toutes les barrières fiscales», a renchéri l’écologiste François-Michel Lambert.

    Mais la secrétaire d’État à la Biodiversité Barbara Pompili et le rapporteur PS Geneviève Gaillard ont également invoqué d’autres arguments pour justifier leur changement de position, invoquant la «fragilité juridique» du dispositif, la difficulté de toucher à un type d’huile sans toucher à tous les autres ou encore le fait que cette question relève plutôt d’un projet de loi finances.

    À la place, les députés ont voté un amendement du gouvernement, s’inspirant d’un rapport de la mission d’information sur la taxation des produits agroalimentaires (du PS Razzy Hammadi et de la LR Véronique Louwagie) publié ce mercredi et se fixant comme objectif de revoir d’ici à six mois «le dispositif actuel de taxation des huiles alimentaires, afin notamment de le simplifier et de favoriser les productions dont la durabilité fait l’objet de critères objectif».

    C’est la troisième fois depuis 2012 que les parlementaires débattent, en vain, de cette taxation, surnommée parfois la «taxe Nutella», en référence à l’utilisation de l’huile de palme dans la célèbre pâte à tartiner de Ferrero.

    Pas de surtaxe pour l’huile de palme : un « recul » pour les écologistes

    Les écologistes regrettent "deux grands reculs" sur l'huile de palme et les néonicotinoïdes.
    Les écologistes regrettent « deux grands reculs » sur l’huile de palme et les néonicotinoïdes. ©
    AFP PIERRE ANDRIEU

    L’Assemblée a adopté jeudi le projet de loi biodiversité, le gouvernement vantant « des avancées » alors que les écologistes déplorent un « recul » sur les néonicotinoïdes et l’uhuile de palme

    Adopté jeudi soir, le projet de loi sur la biodiversité doit encore faire l’objet d’une navette avec le Sénat avant, en juillet, un ultime vote de l’Assemblée, qui a le dernier mot. Mais pour le gouvernement, ce texte contribue à faire de la France « un pays d’excellence environnementale ».

    Plusieurs points sont abordés dans ce texte. Dans la nuit, les députés ont interdit, après de vifs débats, les insecticides de la famille des néonicotinoïdes, utilisés dans l’agriculture et considérés comme tueurs d’abeilles, à partir de septembre 2018.

    La « surtaxe Nutella » abandonnée

    Mais sur cette mesure vivement combattue, notamment au nom d’une défense du monde agricole, ils ont introduit des dérogations possibles jusqu’en 2020, ce qui n’avait pas été prévu lors de la deuxième lecture. « Un Canada Dry d’interdiction », a déploré sur Tweeter l’ex-ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, selon laquelle « d’ici 2020, Bayer et Syngenta peuvent dormir tranquilles : et les abeilles continueront de mourir… »

    Revenant sur de précédents votes, l’Assemblée a aussi renoncé mercredi soir à la surtaxation de l’huile de palme, que l’on trouve notamment dans le Nutella, une mesure contestée notamment par l’Indonésie et la Malaisie. « Deux grands reculs », a dénoncé sur Twitter l’écologiste Danielle Auroi, Cécile Duflot disant sa « tristesse ».

    Jeudi, les députés ont aussi procédé à d’ultimes retouches sur le texte, notamment sur la chasse, avec un amendement du gouvernement pour préserver les associations communales de chasse agréées.

    ================

    commentaires
    Claude Villemont ·                   Tout à fait d’accord. Pourquoi confier à ces gens des décisions que nous pouvons prendre nous mêmes chaque jour : il suffit de lire les étiquettes
    Maryse Caballero ·                     Il faut boycotter tous les produits avec de l’huile de palme mais çà n’est pas gagné
    • Ralacouenne                                  On est assez grand pour lire les étiquettes et de faire des achats de la bonne manière.

      La dernière fois que j’ai acheté un produit avec du maïs ou avec de l’huile de palme, ça remonte à au moins une dizaine d’années.
      Et bizarrement, je suis plus svelte…
      Et en plus, ça coûte moins cher le budget bouffe…

    • TCHAIKA                                         SANS huile de palme. En supermarché. Meilleur.
    • Il existe de la pâte à tartiner du Pays Basque et une autre italienne, bio.
    • Alerter Répondre
    • La fiesta del sol
      @toto40                                           « le quinquennat de la reculade ! »
      C’est gauche-droite qui a voté contre.
    • Entre la santé publique et l’économie les députés ont choisi. Aucun courage. Ils s’étonneront que les gens boudent la politique
    • toto40

      @La fiesta del sol                        oui , mais sous un quinquennat socialiste champion depuis 2012 de la reculade !!
      mais l’huile de palme est soit disant mauvaise pour la santé , mais quand on voit le tour de taille de certains membres de l’assemblée , pour eux plus de problèmes !
      heureusement qu’ils peuvent faire la sieste en  » travaillant
    • toto40                                               le quinquennat de la reculade !

      surement pour prendre assez d’élan pour 2017 !

    Moments terrifiants d’un plongeur mordu par un requin !

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    2032

    « SFR est en sureffectif » (Patrick Drahi)

    New York (AFP): L’opérateur télécoms SFR, qui avait promis zero licenciement dans les trois ans suivant son rachat par Numéricable, est en sureffectif, a indique mardi soir a New York son…

    propriétaire Patrick Drahi. »On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif », a déclaré à des journalistes à New York, le magnat français des télécoms et des médias.

    Cette « garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions », a ajouté M. Drahi qui la juge « inopportune ».

    « On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ca n’a ni queue ni tête. Forcément ça crée des tensions parce qu’en fait les gens seraient plutôt d’accord (pour) organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser ».

    Venu boucler la finalisation du rachat à 17,7 milliards de dollars du câblo-opérateur américain Cablevision systems qui propulse Altice au quatrième rang du secteur aux Etats-Unis, Patrick Drahi, qui traîne une réputation de « cost killer », n’a pas dit si SFR supprimerait des emplois à l’expiration dans un an des engagements pris auprès des autorités françaises.

    Les nombreuses mesures d’économies engagées par M. Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR en 2014 pour 13 milliards d’euros ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs.

    Interrogé sur ces critiques, ses méthodes jugées musclées et son « management hélicoptère », l’homme d’affaires a estimé que ses relations avec les syndicats à travers le monde et en France étaient « au beau fixe ».

    « Les gens ont horreur des chefs d’entreprise qui font de la politique, qui ne disent pas ce qu’ils vont faire, qui font semblant. Quand on parle à quelqu’un, si on lui dit les choses dès le début ça se passe très bien », a-t-il affirmé.

    Aux Etats-Unis, une de ses sorties en septembre 2015 contre les gros salaires des cadres dirigeants était en revanche très mal passée.

    « Je ne suis pas d’accord pour que des gens gagnent des salaires de fous, ça ne sert à rien. Je préfère qu’ils aient des salaires raisonnables et qu’ils soient plus intéressés aux résultats à long terme de l’entreprise », a réitéré mardi le milliardaire franco-israélien.

    Il explique être parvenu à convaincre les managers de ses deux prises américaines – Cablevision et Suddenlink – de réduire leurs salaires tout en augmentant en parallèle leur intéressement sur le long terme.

    SFR jugé en « sureffectif ». Et cela « fait mal au cœur » de Patrick Drahi

    Stratégie : Patrick Drahi aimerait mieux ne pas avoir à attendre encore un an pour réduire le nombre de salariés de SFR. Car aucun doute pour le dirigeant, SFR est en sureffectif. Mais d’après les syndicats, Drahi ne tient déjà plus sa promesse de préserver les emplois.

    « Un client SFR qui me quitte, ça me fait mal au cœur et aussi au portefeuille » déclarait, sans ambages, Patrick Drahi lors d’une audition au Sénat au début du mois. Pas sûr que le départ d’un salarié lui inflige une égale peine de cœur.

    Le propriétaire de SFR/Numericable n’y est pas allé par quatre chemins en évoquant sa position à l’égard de l’opérateur au carré rouge. Avec ses 14.500 salariés, SFR est en « sureffectif » selon lui. Mais voilà, un plan de suppression d’emplois n’est pas envisageable. Du moins pour le moment.

    Les salariés sauraient déjà ce qui les attend, alors bon…

    Pour obtenir l’aval des autorités, lors du rachat de SFR, l’homme d’affaires s’est engagé à préserver les emplois dans l’entreprise pendant une durée de trois ans. Cette protection reste valable encore une année. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce délai est vécu comme un handicap par Patrick Drahi.

    « Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne : on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectifs » a déclaré le dirigeant depuis les Etats-Unis, rapporte l’AFP.

    Cette déclaration ressemble assez fortement à une promesse future de licenciements au sein de l’opérateur français. D’autant que selon Patrick Drahi, tous ses concurrents « ont licencié à tour de bras », ce en raison d’une très forte concurrence « à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. »

    Les joies des ruptures conventionnelles

    Que propose donc l’actionnaire de SFR ? C’est assez limpide : anticiper et ne pas attendre que les 3 années d’engagement soient écoulées. « Les gens seraient plutôt d’accord pour organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser » assure-t-il.

    Toutefois, à en croire les syndicats, Patrick Drahi n’a visiblement pas attendu cette échéance pour « organiser les choses ». En 18 mois, environ 1200 salariés ont quitté le groupe à coup de « départs individuels » dénonce la CFDT.

    La CGT fait état quant à elle de pressions sur la mobilité des personnels en interne avec pour conséquence des départs plus ou moins contraints sous forme de ruptures conventionnelles. Enfin, la CFDT estime que la direction prépare un plan social dans la distribution de SFR.

    Patrick Drahi : SFR est en sureffectif…et ça l’énerve

     Christian D.  | Source : Le Figaro
    Patrick Drahi 2

    En faisant fusionner Numericable et SFR, Patrick Drahi s’était engagé à maintenir l’emploi durant les trois premières années. Une disposition qui le dérange, estimant que SFR est en sureffectif.

    SFR-logoPour obtenir l’aval des autorités de régulation dans le cadre du rachat de SFR par Numericable, et alors que Bouygues Telecom était également intéressé par l’acquisition du deuxième opérateur mobile français, Patrick Drahi s’est engagé à maintenir l’emploi durant trois ans après la fusion, soit jusqu’à mi-2017.

    C’était une grosse concession pour celui qui n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle (les fournisseurs de l’opérateur en savent quelque chose, une partie des clients de l’opérateur aussi, au vu de la multiplication des litiges) mais elle était nécessaire pour barrer la route à Martin Bouygues.

    Deux ans après, la mesure de préservation de l’emploi est donc toujours d’actualité mais elle agace celui qui vient de céder (fictivement) les rênes d’Altice, actionnaire principal de Numericable-SFR, à son numéro deux, Dexter Goei.

    Considérant – assez logiquement après une fusion suivie d’une restructuration nécessaire des activités – que SFR est en sureffectif, Patrick Drahi a estimé que cette clause de maintien de l’emploi était inopportune : « cette garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions« , a-t-il indiqué devant la presse outre-Atlantique, au moment où il finalise ses acquisitions aux Etats-Unis.

    « On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ca n’a ni queue ni tête‘, a-t-il expliqué.

    Il sous-entend ainsi qu’il vaudrait mieux organiser un plan social dès maintenant afin que tout le monde sache à quoi s’attendre et ait une vision claire de son avenir, plutôt que de laisser traîner artificiellement la situation encore un an.

    Le choc risque d’être rude pour les salariés du groupe une fois ce garde-fou de l’emploi levé alors que les syndicats dénoncent déjà des méthodes de management trop agressives et un malaise social au sein de l’entreprise.

    Mais c’est le prix à payer pour tenter de réduire rapidement l’énorme poids de la dette générée par l’acquisition de SFR et amener les investisseurs à continuer de fournir de l’argent frais pour de nouveaux rachats.

    Complément d’information

    Patrick Drahi : les employés de SFR « savent qu’on est en sureffectif »

    Heureusement, tout va bien se passer…

    À l’occasion de son passage à New York pour boucler le rachat de Cablevision, Patrick Drahi a été interpellé par une poignée de journalistes sur la question des garanties à l’emploi. Son point de vue ? Celles-ci sont contre-productives, car elles créent des tensions. Dans le cas de SFR, les employés seraient même parfaitement conscients d’être « en sureffectif« . Et d’après l’homme, il va falloir « payer« …

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    Pour parvenir à avaler SFR, Patrick Drahi a promis, en mars 2014, de ne pas toucher aux effectifs de son nouveau groupe pendant 36 mois. Qu’a-t-il l’intention de faire une fois ce délai écoulé ? Seul lui le sait avec certitude. Mais ses propos ne sont guère encourageants. À New York, l’actionnaire majoritaire d’Altice a en effet donné le son de cloche suivant : « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty, quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne, on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif« .

    Toujours au sujet du dispositif interdisant les licenciements collectifs durant trois ans, l’homme a par la suite ajouté que « la garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions« . D’après lui, « on est quand même dans une situation en France où tous [ses] concurrents ont licencié à tour de bras [tandis qu’Altice] a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements« . Cela n’aurait tout simplement « ni queue ni tête […], parce qu’en fait, les gens seraient plutôt d’accord [pour] organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser« . Rappelons que seul Bouygues Telecom, ces dernières années, a effectivement tranché dans ses effectifs.

    Concernant la position des syndicats, enfin, le magnat du câble a fait savoir qu’il n’était absolument pas inquiet et que ses relations avec ces derniers étaient « au beau fixe » sur l’ensemble du groupe. D’après lui, « les gens ont horreur des chefs d’entreprise qui font de la politique, qui ne disent pas ce qu’ils vont faire, qui font semblant« . Mais « quand on parle à quelqu’un, si on lui dit les choses dès le début, ça se passe très bien« . Et l’emploi du terme « sureffectif » devrait être assez clair quant à la suite des événements. Les syndicats ont donc été prévenus. Reste à voir si tout se passera « très bien« .

    Signalons, au passage, qu’Altice a profité de la validation du rachat de Cablevision pour modifier une nouvelle fois sa structure. Dexter Goei, qui occupait jusqu’ici le siège de CEO d’Altice, a ainsi laissé son poste à Michel Combes (ex-Alcatel-Lucent) et pris les rênes d’Altice USA. Il a également été nommé, en parallèle, président d’Altice en lieu et place de Patrick Drahi. Quant à ce dernier, il préside désormais le tout nouveau conseil consultatif d’Altice. Un poste plus en retrait sur le papier… mais qui ne l’empêchera pas de « continuer de fixer le calendrier stratégique, opérationnel et technologique du groupe« .

    Quand Patrick Drahi compare ses salariés à des lave-linge pour annoncer des licenciements

    SFR a été rachetée par Numericable pour 13 milliards d’euros en 2014.

    Les salariés de l’opérateur SFR devraient déjà penser à ce qu’ils feront en 2018 car ils risquent fort d’avoir une très mauvaise surprise en 2017 : ils seront licenciés ! Pas tous, bien évidemment, mais probablement une bonne partie d’entre eux. L’information vient de source sûre : c’est Patrick Drahi, leur boss, qui l’a dit le 21 juin 2016 lors d’une conférence à New-York. Et pour ce faire il a utilisé une comparaison un peu étrange…

    La fin des trois ans de sursis pour les salariés de SFR

    En 2014, lors d’une énorme opération, le câblo-opérateur Numericable propriété de la holding luxembourgeoise de Patrick Drahi Altice, rachetait l’opérateur au carré rouge SFR alors propriété de Vivendi. L’Autorité de la Concurrence avait obligé Altice à céder certaines filiales mais, surtout, à garantir l’emploi pendant trois ans. Cette période est bientôt terminée.

    Lors d’une conférence donnée à New-York le 21 juin 2016, Patrick Drahi a énoncé la situation : SFR est en « sureffectif ». Et que se passe-t-il lorsqu’on est en sureffectif ? C’est simple : on licencie ! Patrick Drahi a donc clairement annoncé que 2017 va être une année noire pour les salariés de SFR-Numericable qui va se traduire par une série de licenciements.

    Quand Patrick Drahi compare les salariés à des… lave-linge ?

    Personne, chez SFR, ne se faisait d’illusions : le groupe est en crise et n’arrive pas à faire face à la perte d’abonnés qui continue depuis des mois et des mois. Jusqu’à présent, pour rester la tête hors de l’eau, le groupe a utilisé la technique de l’augmentation du prix des abonnements… mais ça a fait fuir encore plus les clients. En 2017, avec la fin de la garantie sur l’emploi, c’est une nouvelle stratégie qui va être mise en place. Une stratégie attendue : les licenciements ne sont donc pas une surprise.

    Par contre, ce qui peut étonner, c’est le discours de Patrick Drahi : « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui [le 21 juin 2016, ndlr], on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif. »

    L’ancien patron d’Altice (il a quitté son poste mais en reste actionnaire principal et stratégique) a comparé ses salariés à… des lave-linge. La « garantie sur l’emploi » est donc équivalente à une garantie sur le fonctionnement d’un appareil électroménager… et le salarié à un électroménager ?

    La garantie sur l’emploi jugée « inopportune »

    Cette question de la garantie sur l’emploi, il ne l’a pas digérée : elle a « a rendu les choses compliquées et créé des tensions » a-t-il déclaré à New-York le 21 juin 2016. Selon lui, elle est tout simplement « inopportune », surtout vu ce qu’on fait les autres opérateurs.

    « On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête. »

    SFR est en « sureffectif », selon Patrick Drahi

    En reprenant l’opérateur télécoms en 2014, le patron d’Altice s’était engagé à ne pas supprimer d’emplois durant trois ans. Un accord qui, selon lui, n’est plus tenable.

    Patrick Drahi en juin 2015 à Paris. Le patron d’Altice, maison-mère de SFR, juge que l’opérateur est en « sureffectif ». 

    Patrick Drahi en juin 2015 à Paris. Le patron d’Altice, maison-mère de SFR, juge que l’opérateur est en « sureffectif ».  / THOMAS SAMSON/AFP

    Les questions d’emplois chez SFR pourraient être un des feuilletons industriels de ces prochains mois. Patrick Drahi, le PDG d’Altice, qui a racheté l’opérateur téléphonique à Vivendi en juin 2014 pour le fusionner avec sa filiale Numericable, a remis le sujet sur le devant de la scène en expliquant mardi 21 juillet que le groupe était en « sureffectif ».

    Un dossier sensible. En reprenant SFR, le nouvel homme fort des télécoms avait en effet accepté l’engagement, imposé par le ministre de l’économie de l’époque Arnaud Montebourg, de ne pas supprimer d’emplois durant trois ans.

    « C’est un peu comme chez Darty »

    « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie », a affirmé, lundi, Patrick Drahi, sans langue de bois.

    Une déclaration faite depuis New York où l’homme d’affaires finalise le rachat du câblo-opérateur américain Cablevision, pour l’équivalent de 15,7 milliards d’euros.

    > Lire aussi : SFR veut créer un géant des médias et des télécoms

    Mais cet accord est jugé de moins en moins tenable par Altice, compte tenu de l’état actuel du marché, où la concurrence est toujours aussi vive entre les opérateurs, qui ne gagnent désormais de nouveaux abonnés qu’à coup de promotions. L’an dernier, SFR a perdu quasiment un million de clients dans le mobile, pour passer sous la barre des quinze millions.

    Un déséquilibre avec la concurrence

    « On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous, on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête », explique le patron d’Altice.

    Selon lui, cette situation est source de tensions au sein du groupe. « Les gens seraient plutôt d’accord pour organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser », juge-t-il, considérant désormais « cette garantie sur l’emploi » comme « inopportune ».

    > Lire aussi : La guerre des prix s’annonce chez les opérateurs de téléphonie

    « Bouygues Telecom a eu le droit de faire un plan social et compte tenu de sa pyramide des âges, Orange réduit ses effectifs en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite. Chez SFR, quand un salarié veut quitter l’entreprise, il doit démissionner et la direction ne peut pas négocier un départ sous peine de se retrouver avec l’inspection du travail sur le dos », décrypte à Paris un cadre du groupe.

    « Un engagement ouvertement piétiné »

    Une position qui n’est évidemment pas partagée par les syndicats. « L’engagement de maintien de l’emploi est ouvertement piétiné. En dix-huit mois, environ 1 200 salariés ont quitté le groupe à coups de départs individuels », dénonce-t-on à la CFDT. De son côté, la CGT affirme que 3 000 emplois dans les centres d’appels sous-traités par SFR seraient menacés.

    Le sujet est suivi de près au ministère de l’économie, qui a été alerté à de nombreuses reprises par les syndicats de SFR.

    Au printemps 2015, le médiateur interentreprises avait déjà contraint l’entreprise à reprendre le dialogue avec ses sous-traitants informatiques, qui dénonçaient des révisions de contrats à répétition et une multiplication des impayés.

    SFR est « en sureffectif », selon Patrick Drahi, son propriétaire

    Patrick Drahi, propriétaire de l'opérateur télécoms SFR, auditionné par le Sénat à Paris - Geoffroy Van der Hasselt - AFP/Archives
    Patrick Drahi, propriétaire de l’opérateur télécoms SFR, auditionné par le Sénat à Paris Geoffroy Van der Hasselt  /  AFP/Archives

    L’opérateur télécoms SFR, qui avait promis zéro licenciement dans les trois ans suivant son rachat par Numericable, est en sureffectif, a indiqué mardi soir à New York son propriétaire Patrick Drahi.

    « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif », a déclaré à des journalistes à New York, le magnat français des télécoms et des médias.

    Cette « garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions », a ajouté M. Drahi qui la juge « inopportune ».

    « On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ca n’a ni queue ni tête. Forcément ça crée des tensions parce qu’en fait les gens seraient plutôt d’accord (pour) organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser ».

    Venu boucler la finalisation du rachat à 17,7 milliards de dollars du câblo-opérateur américain Cablevision systems qui propulse Altice au quatrième rang du secteur aux Etats-Unis, Patrick Drahi, qui traîne une réputation de « cost killer », n’a pas dit si SFR supprimerait des emplois à l’expiration dans un an des engagements pris auprès des autorités françaises.

    Les nombreuses mesures d’économies engagées par M. Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR en 2014 pour 13 milliards d’euros ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs.

    Interrogé sur ces critiques, ses méthodes jugées musclées et son « management hélicoptère », l’homme d’affaires a estimé que ses relations avec les syndicats à travers le monde et en France étaient « au beau fixe ».

    « Les gens ont horreur des chefs d’entreprise qui font de la politique, qui ne disent pas ce qu’ils vont faire, qui font semblant. Quand on parle à quelqu’un, si on lui dit les choses dès le début ça se passe très bien », a-t-il affirmé.

    Aux Etats-Unis, une de ses sorties en septembre 2015 contre les gros salaires des cadres dirigeants était en revanche très mal passée.

    « Je ne suis pas d’accord pour que des gens gagnent des salaires de fous, ça ne sert à rien. Je préfère qu’ils aient des salaires raisonnables et qu’ils soient plus intéressés aux résultats à long terme de l’entreprise », a réitéré mardi le milliardaire franco-israélien.

    Il explique être parvenu à convaincre les managers de ses deux prises américaines – Cablevision et Suddenlink – de réduire leurs salaires tout en augmentant en parallèle leur intéressement sur le long terme.

    Patrick Drahi juge SFR en sureffectif

    Mardi soir à New-York, Patrick Drahi le propriétaire de SFR a affirmé que l’entreprise était en sureffectif. Une annonce qui survient alors que la garantie de l’emploi sur trois ans expire en 2017.


    En 2014, Patrick Drahi le président fondateur d’Altice et propriétaire de Numericable rachetait SFR. En amont de cette acquisition, avait été donnée une garantie sur l’emploi qui arrive à son terme en 2017. Et Monsieur Drahi ne l’a pas oublié. Il s’est maladroitement exprimé: « Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif ».

    Un contexte qui selon Patrick Drahi complique la vie de SFR et lui empêche d’être réellement compétitif: «On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous, on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête. Forcément, ça crée des tensions parce qu’en fait, les gens seraient plutôt d’accord pour organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser.»

    Des milliers d’emplois concernés

    Selon la CGT, 3000 emplois en France seraient sur la sellette. Les licenciements concerneraient principalement les centres d’appels et prestataires de services puisque apparemment, le volume des appels a accusé une baisse de 30% entre 2014 et 2015 au profit d’internet.

    Les syndicats dénoncent une réduction des coûts qui dégraderait l’ambiance de travail chez SFR et chez les fournisseurs. La CGT et la CFDT affirment que certains salariés mis sous pression acceptent des ruptures conventionnelles.  1200 employés auraient déjà quitté le groupe en « départs individuels ». De son côté, Patrick Drahi n’a pour l’heure pas annoncé de plan de licenciement et soutient que ses relations avec les syndicats sont «au beau fixe ».

    SFR dans le creux de la vague

    Si ce n’est pas la joie du côté des centres d’appels et des prestataires de services, c’est toute l’entreprise qui traverse une période difficile. Pour remonter la pente et compenser la perte d’abonnés, l’opérateur table depuis quelques temps sur la convergence des contenus et propose des offres médias, TV, télécoms etc. SFR c’est scindé en trois entités SFR Télécoms, SFR Médias et SFR Publicité.

    Pour ce qui est de l’offre internet, l’opérateur continue de développer la fibre et la 4G. En mai 2016, 128 000 nouveaux logements et locaux professionnels ont été rendus éligibles dans 44 communes. « Numéro 1 de la fibre (FTTH/FTTB) en France avec plus de 8,1 millions de prises éligibles, SFR, grâce à ses investissements massifs, entend rester en tête des déploiements avec pour objectif d’atteindre 12 millions de prises éligibles à la fibre en 2017, 18 millions en 2020 et 22 millions en 2022. », affirme l’entreprise.

    La densification concerne également la 4G et 4G+, puisque pas moins de 422 communes en mai ont profité de l’extension de réseau. L’opérateur a même installé l’Ultra Haut Débit mobile à Brest ainsi que dans les 10 stades de l’Euro 2016.

    Téléphonie. SFR a trop de salariés selon Patrick Drahi, son patron

    Le nouveau patron de SFR, deuxième réseau Télécom de France, a annoncé à des journalistes américains, mardi 21 juin 2016, que le groupe était en sureffectif. Explications.

    Illustration de l'article : SFR est "en sureffectif", selon Patrick Drahi, son propriétaire
    Patrick Drahi, propriétaire de l’opérateur télécoms SFR, auditionné par le Sénat le 8 juin 2016 à Paris ( ©AFP/Archives/Geoffroy Van der Hasselt)

    L’opérateur télécoms SFR, qui avait promis zéro licenciement dans les trois ans suivant son rachat par Numericable, est « en sureffectif », a indiqué mardi 21 juin 2016 à New-York (États-Unis), son propriétaire, Patrick Drahi. Des licenciements pourraient-ils être programmés ? Le patron du groupe ne confirme pas, mais ne cache pas vraiment ses intentions pour la suite. Il a d’ailleurs comparé la garantie sur l’emploi à une machine à laver. Les syndicats craignent le pire.

    > Lire aussi : Privée d’internet, une retraitée manifeste devant SFR, au Havre

    « Cette garantie d’emploi crée des tensions considérables »

    On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous, au moment du rachat, nous avons signé une garantie sur l’emploi d’une durée de trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête. Cette garantie crée des tensions considérables », a déploré le patron de SFR lors d’une interview à New-York, 15 jours après avoir été auditionné par le Sénat, en France.

    Et de surenchérir :

    Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty, quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne, on fait comment ? On paie.

    Lettre ouverte d’un syndicat au gouvernement

    Venu boucler la finalisation du rachat à 17,7 milliards de dollars du câblo-opérateur américain, Cablevision systems, Patrick Drahi, qui traîne une réputation de « cost killer » (Ndlr : chasseur de gaspillage), n’a pas dit si SFR supprimerait des emplois à l’expiration dans un an, des engagements pris auprès des autorités françaises. Mais les nombreuses mesures d’économies engagées par Patrick Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR, deuxième réseau télécoms français, en 2014, pour 13 milliards d’euros, ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs. Interrogé sur ces critiques, ses méthodes jugées musclées, notamment en matière de management, l’homme d’affaires a estimé que ses relations avec les syndicats à travers le monde et en France étaient « au beau fixe ». En décembre 2015, pourtant, la CFE-CGC Numéricable avait adressé une lettre ouverte au gouvernement pour l’alerter sur un niveau de tension sociale « préoccupant » au sein du groupe, suite à l’important plan de réduction des coûts engagé par Patrick Drahi.

    Redoutant un scénario à la France Telecom, nos représentants en appellent à une médiation gouvernementale », demandait le syndicat.

    SFR est « en surreffectif », selon Patrick Drahi

    SFR est "en surreffectif", selon Patrick Drahi
    La déclaration a fait grand bruit. Patrick Drahi, l’actionnaire principal (et ancien PDG*) d’Altice, la maison mère de SFR, a affirmé au cours d’un déplacement aux Etats-Unis que l’opérateur téléphonique était « en sureffectif ».

    Si lors du rachat de SFR, en 2014, l’homme d’affaires s’était engagé à ne pas licencier, cette garantie sur l’emploi était limitée dans le temps. « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans, donc il reste encore un an. Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne : on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif », a-t-il déclaré depuis New-York.

    Par ailleurs, le milliardaire estime que cette garantie « a rendu les choses compliquées et créé des tensions« . « On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous, on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête », a-t-il affirmé.

    Alors que les mesures d’économies engagées par Patrick Drahi depuis sa prise de contrôle de l’opérateur ont été décriées par les syndicats, selon lesquels elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance, l’actionnaire a de plus rétorqué que ses relations avec les syndicats étaient « au beau fixe ».


    Lundi, Altice a annoncé que Patrick Drahi cédait sa place de président du groupe à Dexter Goei. L’homme d’affaires reste tout de même actionnaire principal de la société.

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    commentaires

    1. robert delarue                         Toutes les boutiques numéricable ont déjà été fermées, chacun sait que lors des regroupements, les salariés servent de variable                          d ‘ajustement. SFR Numéricable étant une entreprise privée, l ‘état ne peut pas intervenir…..
    • Maverick31             Et lui, il est sur-salaire et de loin. Qu’il fasse quelques économies sur ses salaires tellement élevés qu’il est obligé d’en dissimuler une grosse part dans les paradis fiscaux et peut-être qu’il arrivera à redresser SFR qu’après tout il a racheter en s’engageant à y préserver l’emploi. Ces hommes d’affaires n’ont aucune parole et ne respecte même pas leurs signatures.
    • Flamandlevieux     Par mesure d’économie et pour le bien de tous, Mr Drahi va lui aussi baisser son salaire ….☺
    gloumouf                                         Citation :
    « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty, quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne, on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif »
    Il est gerbant ce type…. -_-
    inextenza                                        Donc, ses employés ne sont que des marchandises. De mieux en mieux.
    Franchement, en France, entre lui et Bolloré, on a de drôles d’investisseurs…
    LJP                                                       Citation :
    Signalons, au passage, qu’Altice a profité de la validation du rachat de Cablevision pour modifier une nouvelle fois sa structure. Dexter Goei, qui occupait jusqu’ici le siège de CEO d’Altice, a ainsi laissé son poste à Michel Combes (ex-Alcatel-Lucent) et pris les rênes d’Altice USA.
    Et en plus il recrute des anciens d’Alcatel-Lucent. Quand on voit ce qu’ils ont fait de cet ancien fleuron français, on ne peut qu’être rassuré de leur (in)compétence…
    babard27                                              Il est pas en prison lui? Son compte au panama est tjrs aussi bien alimenté?
    Il a apporté quoi à l’entreprise mise à part une qualité du réseau qui se dégrade, l’augmentation de la pression sur les employés, et des licenciements en vue?
    Quelqu’un a obligé SFR à vendre des forfaits à 1€?

      bugmenot

    « SFR est en sureffectif »

    =>Oui ils ont trop de créanciers
      Safirion              J’aurais dit trop de crétins aux sav perso
    cycnus  

    D’un autre coté c’est con de demander à conserver l’emploi 3 ans. Il suffit de vérifier que le plan social se tienne. Chaque fois que l’on veut conserver l’emploi, au lieu de le conserver, on le détruit. C’est pour cela que la France est parmi les champions européens du chômage. On est le seul pays où l’on pense que la glandouille crée des emplois. Comme les cons qui pensent qu’ils peuvent jeter leurs papiers par terre car ça crée un emploi dans la salubrité publique.
       coc4tm                  On est mercredi , pas vendredi
    babar run                                              encore des actionnaires français qui ont largué le fion au plus offrant (comme Lafarge, Alcatel, Alstom, SFR…ETC……)
    MAINTENANT GOUTE…!!!!!!
    2.zoreil de Sin Dni                              Personnellement, Le service à la Réunion est une catastrophe, le standard est complètement surbooké, le pire c’est qu’il est à Maurice… Bref je pense qu’il est en grand tant pour nous tous d’aller voir ailleurs.
    Merci M le PDG grâce à votre intervention je suis plus motivé que jamais à changer d’opérateur !
    3.Goujat                                                 La très grande classe ce type : il compare des salariés à des machines à laver. C’est dire la considération que ce type porte aux êtres humains, qu’ils soient ses propres salariés ou pas.
    Autant dire qu’on devine aussi ce qu’il pense des clients de sa marque.
    4. jean claude payet                             sfr à la réunion!  du foutage de gueule

    Kaboul? Bagdad? Non. Hopital Necker, Paris.

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    Dégradations à l’hôpital Necker : ce qu’il s’est passé

    LE MONDE Adrien Sénécat

    Devant l’hôpital Necker (Paris), le 14 juin.

    Des violences et des dégradations ont de nouveau entaché une partie de la manifestation parisienne contre la loi travail, mardi 14 juin. Vingt-neuf représentants des forces de l’ordre et onze manifestants ont été blessés, selon la préfecture. Des actes de vandalisme ont été commis à l’hôpital Necker-Enfants malades, dans le 15arrondissement de la capitale, comme le montre cette photo de notre journaliste Pierre Trouvé :

    Ces dégradations ont été vivement dénoncées par la classe politique et nombre d’observateurs. La ministre de la santé, Marisol Touraine, a dénoncé une « attaque insupportable de casseurs ». Alain Juppé y voit « le signe de l’irresponsabilité totale de certaines organisations syndicales ». Dans la soirée de mercredi, la CGT, critiquée par Manuel Valls pour son « ambiguïté » face aux casseurs, a condamné « sans réserve les violences commises » à l’hôpital Necker. Voici, précisément, ce que l’on sait des événements.

    Que s’est-il passé ?

    Des affrontements ont éclaté entre des manifestants en tête de cortège et des policiers à l’angle du boulevard des Invalides et de la rue de Sèvres, juste à côté de l’hôpital. Hugo Melchior, un manifestant, témoigne : « Il y a eu des affrontements sur ce point de fixation pendant une heure environ. Des centaines de projectiles ont été lancées, mais ils ne visaient pas l’hôpital. »

    Selon lui, les dégâts sur la façade relèvent plus des « dommages collatéraux » que d’une intention d’un groupe de s’en prendre à l’hôpital. Des images tournées par un journaliste du Monde sur place montrent néanmoins un homme en noir muni d’une masse donner plusieurs coups sur les vitres du bâtiment. Un autre, en blanc, un peu plus loin, donne également des coups de pied. « Hé, c’est un hôpital de gosses ! », les interpelle un passant. Des tags ont été inscrits sur certaines vitres.

    Notre journaliste n’a pas vu d’autres casseurs s’en prendre directement à l’hôpital. Les images montrent néanmoins de nombreux projectiles sur le sol au pied de l’établissement pédiatrique ; ce qui tend à montrer qu’ils ont bien été lancés dans sa direction, que le responsable ait conscience de sa nature ou non.

    Quelles dégradations ont été causées ?

    L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a dénoncé une attaque « inadmissible », annonçant vouloir « porter plainte ». Une quinzaine de baies vitrées ont été cassées, selon la direction de l’établissement. Et la façade dégradée comportait très distinctement l’inscription « hôpital universitaire Necker-Enfants malades ».

    Le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch, rappelle dans un message aux personnels que « juste derrière les vitres visées, il y a des blocs opératoires ». Au-delà des dégâts matériels, il insiste sur les perturbations engendrées pour les patients et le personnel :

    « Pendant ces attaques, il y avait des enfants qui étaient opérés et des équipes soignantes au travail, sous les bruits et les menaces des projectiles. Les soins ont été perturbés. Les équipes que nous avons rencontrées sont sous le choc. »

    Contactée pour avoir des précisions sur les dégradations, l’AP-HP n’a pas souhaité réagir.

    image: http://s1.lemde.fr/image/2016/06/15/534×0/4951062_6_ba27_devant-l-hopital-necker-le-15-juin_090e38311c440528815904763c507623.jpgDevant l’hôpital Necker, le 15 juin.
    Devant l’hôpital Necker, le 15 juin. JACQUES DEMARTHON / AFP

    L’enfant du couple de policiers assassiné se trouvait-il dans l’hôpital au moment des faits ?

    C’EST VRAI

    Bernard Cazeneuve s’est indigné de ces dégradations, le soir même sur France 2. Le ministre de l’intérieur a fait savoir que l’enfant du couple de policiers assassinés à Magnanville avait justement été admis dans la journée à l’hôpital. « Les vitres de l’hôpital Necker brisées alors que l’enfant des policiers s’y trouve… Tout cela est inacceptable », a-t-il déclaré.

    Jusque-là, l’information était restée relativement confidentielle. On ne la trouvait par exemple pas dans les dépêches de l’AFP avant l’intervention du ministre sur France 2. Tout juste était-elle mentionnée au détour de quelques articles, par exemple dans Le Figaro.

    Si l’information est exacte, le lien établi par le ministre entre le crime terroriste de Magnanville et les casseurs de la manifestation contre la loi travail à travers le petit orphelin de 3 ans divise. Certains l’ont reprise à leur compte, d’autres l’ont au contraire trouvée déplacée.

    Y avait-il un policier en civil à côté du casseur ?

    C’EST FAUX

    Des internautes ont affirmé, à partir d’une capture d’écran des images du Monde, qu’un policier en civil aurait « fait mine de ne rien voir » alors que l’homme muni d’une masse s’en prenait à la façade de l’hôpital Necker.

    Rien ne permet pourtant de l’affirmer. Contrairement à ce que soutient cet internaute, l’homme à l’image porte un brassard en cuir orange-marron réservé à la presse, et pas un brassard de policier. On le voit sur d’autres images muni d’un appareil photo, d’un casque et d’un sac à dos. Le photojournaliste Philippe Sterc s’est reconnu à l’image et s’est signalé auprès du Monde après publication de cet article, confirmant qu’il n’était pas un policier, mais bien un reporter.

    Les casseurs s’en prennent à l’hôpital Necker, oubliant que des enfants malades y sont soignés

    SECURITE – Comme toujours depuis le début des manifestations contre la loi Travail, des débordements ont émaillé le cortège parisien du mardi 14 juin. Abribus, horodateur et vitrines de magasins n’ont pas résisté au passage de quelques dizaines de casseurs venus dans le seul but de tout briser sur leur passage entre la place d’Italie et les Invalides (voir la vidéo ci-dessus).

    Mais c’est l’attaque d’un autre bâtiment, très symbolique, qui a scandalisé de très nombreux internautes. L’hôpital Necker a en effet été la cible de jets de projectiles, comme le montre la photo tweetée par ce journaliste du Monde. « Ne travaillez jamais », peut-on lire sur l’inscription faite sur la façade…

    Au delà de la nature du bâtiment (un hôpital), le fait qu’il soit spécialisé dans la prise en charge des enfants (voir la photo ci-dessous) a fait bondir les utilisateurs des réseaux sociaux. D’autres ont rappelé que c’est dans cet établissement que le fils des policiers tués lundi soir à Magnaville était hospitalisé.

    hopital necker

    Ces violences ont également été dénoncées par plusieurs responsables politiques. La ministre de la Santé a évoqué une « attaque insupportable » tandis que Philippe Vigier, patron des députés UDI, demande des « sanctions exemplaires ». La direction des hôpitaux parisiens a annoncé que « 15 baies vitrées ont été cassées ». « Une plainte est déposée », a ajouté l’APHP.

    Lire aussi :• Les syndicats revendiquent un million de personnes à Paris

    • La police utilise un canon à eau pour la première fois à Paris

    • Pendant que la gauche fait face au chaos social, la droite vante sa méthode

    Loi Travail: l’hôpital Necker dégradé à Paris, l’APHP porte plainte

     LEXPRESS.fr

    Selon la ministre de la Santé, les dégradations de l’hôpital Necker représentent une « attaque insupportable ».

    hopital-necker_429048AFP/ LIONEL BONAVENTURE

    En marge de la grande manifestation contre la loi Travail à Paris, des casseurs ont violemment endommagé les vitres de l’hôpital Necker-Enfants malades. La ministre de la Santé dénonce une « attaque insupportable » et l’APHP a annoncé qu’une plainte sera déposée.

    Vitres brisées, mobiliers tagués et goudron décollé, les dégâts en marge de la grande manifestation contre la loi Travail se multiplient, ce mardi à Paris.

    Une « attaque » a particulièrement retenu l »attention et l’indignation des observateurs et de plusieurs personnalités politiques. Il s’agit des dégradations de l’hôpital pour enfants Necker situé dans le 15e arrondissement de la capitale.

    « Ne travaillez jamais! »

    En milieu d’après-midi, des affrontements entre les autonomes et la police ont duré près d’une demi-heure, avec l’intervention de canons à eau. Plusieurs casseurs ont alors défoncé à la masse des vitres de l’hôpital et taggé: « Ne travaillez jamais! »

    La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine a réagi sur Twitter, dénonçant une « attaque insupportable ».

    « Les sanctions doivent être exemplaires »

    Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont aussi exprimé leur indignation après la dégradation de l’établissement de santé.

    Ce mardi, en fin de journée, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) a annoncé qu’elle allait porter plainte, en réaction à ces dégradations qu’elle a décrites comme « inadmissibles », a affirmé France Info. « Aucun bâtiment n’a été évacué, mais quinze baies vitrées ont été fracturées » a déclaré l’APHP à France TV Info.

    Manifestations contre la loi Travail : au lendemain des violences, politiques et syndicats se rejettent la faute

    De l’Elysée à l’opposition de droite, les responsables politiques français réclament, mercredi, la fin des manifestations. Une mesure qui ne passe pas du côté des opposants à la loi Travail.

    Des incidents durant la manifestation contre la loi Travail, le 14 juin 2016 à Paris.
    Des incidents durant la manifestation contre la loi Travail, le 14 juin 2016 à Paris. (MAXPPP)

    La mobilisation contre la loi Travail continue de se durcir. Organisée à Paris, la manifestation nationale organisée, mardi 14 juin, a rassemblé entre 75 000 personnes, selon la police, et un million de personnes selon les organisateurs syndicaux. Mais elle a surtout été marquée par de violents affrontements entre les casseurs et les forces de l’ordre : 29 policiers et 11 manifestants ont été blessés, selon un bilan de la préfecture de police, tandis que 44 personnes ont été placées en garde à vue. Sur le parcours de la manifestation, des vitres de l’hôpital Necker-Enfants malades ont été brisées à coup de masse, selon l’AP-HP, qui a annoncé son intention de porter plainte.

    Au lendemain de ces violences, les responsables politiques réclament l’arrêt des manifestations, et pointent du doigt la responsabilité des syndicats.

    Hollande et la majorité veulent la fin des manifestations

    Pour la première fois, François Hollande a menacé d’interdire les manifestations« A un moment où la France accueille l’Euro, où elle fait face au terrorisme, il ne pourra plus y avoir d’autorisation de manifester, si les conditions de la préservation des biens et des personnes et des biens publics ne sont pas garanties », a prévenu le chef de l’Etat, mercredi, en Conseil des ministres, rapporte le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

    De son côté, Manuel Valls a jugé « ambiguë » l’attitude de la CGT, et appelé le syndicat à « ne plus organiser » de grandes manifestations à Paris. Le Premier ministre a également déclaré que le gouvernement prendrait, « au cas par cas », ses « responsabilités ». Lors d’une visite de soutien à l’hôpital Necker, le Premier ministre a qualifié « d’intolérables » les dégradations commises contre l’établissement.

    Invité de l’émission « Questions d’info » sur LCP, Jean-Christophe Cambadélis a dit souhaiter « une pause dans les manifestations, parce qu’elles dégénèrent en violences », demandant à la CGT de « prendre ses responsabilités »« Quand la CGT discute avec la préfecture de police, elle refuse les préconisations de la préfecture de police, sur le parcours, la longueur, la façon de l’organiser, etc. Je ne dis pas que la CGT est responsable de la violence, (…) je demande à la CGT une pause, parce que ce ne sont pas les manifestations qui changeront la nature de la loi Travail », a développé le premier secrétaire du PS.

    Sarkozy et la droite accusent la CGT

    Nicolas Sarkozy, président des Républicains, a demandé que « la responsabilité civile » et « financière de la CGT soit engagée ». L’ancien chef de l’Etat a aussi réclamé « l’incarcération immédiate et le rétablissement des peines planchers contre les casseurs et les voyous » auteurs de dégradations.

    De son côté, Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite, a préconisé l’interdiction des « manifestations qui constituent une menace évidente à l’ordre public »« Quand on appelle à manifester des milliers de gens et quand on sait que systématiquement, systématiquement, – ce n’est pas une fois que ça se produit, c’est à chaque manifestation -, il y a des casseurs qui en profitent, on est irresponsables de continuer à manifester », a estimé Alain Juppé.

    Pour Jean-Pierre Raffarin, la CGT « n’est pas innocente des dérives des manifestations qu’elle organise ». « La CGT prend une énorme responsabilité puisqu’à chaque manifestation qu’elle organise, il y a des violences », a lancé François Fillon.

    Les syndicats en appellent aux « pouvoirs publics »

    Premier syndicat visé par les responsables politiques, la CGT a estimé, mercredi, que « menacer d’interdire les manifestations était le signe d’un gouvernement aux abois », et dénoncé les accusations « inacceptables » du Premier ministre, Manuel Valls. L’organisation a souligné qu’il incombait « aux pouvoirs publics », dont le Premier ministre « a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre », au lendemain de violences intervenues lors d’une manifestation nationale.

    La CGT « tient à rappeler au Premier ministre que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la préfecture de police ». Elle assure avoir pris « les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive ».

    Le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, s’est pour sa part insurgé contre les menaces d’interdiction des manifestations émises par l’exécutif, suggérant que dans ce cas, « on interdise l’Euro » de football, « puisqu’il y a également des violences »« Les organisations syndicales font leur travail dans les cortèges. Ce qui se passe en dehors de manifestations, c’est de la responsabilité des pouvoirs publics, a-t-il ajouté. C’est pyromane d’accuser les syndicats. »

    La polémique enfle autour des jets de pavés par des militants de la CGT

    Le Figaro

    La préfecture de police de Paris a diffusé des images montrant des militants de l’organisation jeter des projectiles. De nombreux témoignages attestent ces faits. La CGT se défausse. Sa responsabilité est-elle engagée?

    figarofr: A Bordeaux, le 9 juin 2016 lors d'une manifestation contre la loi travail. © NICOLAS TUCAT/AFP A Bordeaux, le 9 juin 2016 lors d’une manifestation contre la loi travail. La CGT au cœur de la polémique. La préfecture de police a divulgué des images de vidéosurveillance montrant des manifestants en chasuble aux couleurs du syndicat, qui récupèrent des pavés pour ensuite les jeter sur les forces de l’ordre.

    «Essayer de détourner le débat sur la CGT alors que le problème ce sont les casseurs qui sont à l’extérieur des manifestations, c’est un nouveau procès d’intention contre la CGT», a répondu le leader de l’organisation Philippe Martinez sur RTL, ce jeudi, sans pour autant nier les faits. Mais pour ce dernier, les militants qui ont participé à des violences se sont simplement défendus face à un probable ordre de charger les manifestants.

    «Dans la manifestation, il y a eu un ordre de la préfecture de foncer sur les manifestants, alors que notre service d’ordre essayait de dégager la manifestation. Donc il y a eu des incidents entre la police et les manifestants». Puis de justifier: «Quand c’est comme ça, chacun essaie de se défendre parce que c’est assez violent ce genre de contacts». En bref, c’était de la légitime défense, balaie Philippe Martinez.

    Mais, mercredi 15 juin, Le Figaro a aussi reccueilli des témoignages de commerçants ou de passants qui ont vu ces violences des militants présents dans le cortège de la manifestation et pas obligatoirement de la légitime défense. Une jeune femme qui circulait vers 16h45 heures sur le boulevard du Montparnasse encore ouvert, s’est fait secouer sa voiture par des manifestants.

    «Ils n’étaient pas cagoulés. C’étaient bien des manifestants. Deux d’entre eux ont quand même calmé leurs collègues et m’ont ouvert la voie quand ils m’ont vu en larmes avec mon bébé derrière. J’ai cru qu’on allait y passer». «Il n’y avait pas que des casseurs. Certains syndicalistes étaient complices. J’en ai vu rire à travers la vitre du magasin. D’autres caillasser. J’en ai entendu se réjouir de ce qui venait d’arriver», confirme un employé du magasin Magma.

    La police là pour protéger

    Quant aux accusations sur les violences émises par la police, Isabelle qui sortait de l’hôpital Necker avec son fils peu avant l’arrivée des casseurs au carrefour rue de Sèvres – boulevard du Montparnasse, au niveau du métro Duroc, témoigne: «La police n’était pas là pour foncer sur les casseurs mais au contraire pour protéger. Je les ai vu avancer puis reculer dans l’attente de ce qui allait se passer». La jeune femme bloquée dans la voiture avec son bébé parle d’une femme policier qu’elle a vu blessée. Deux collègues l’aidaient à se relever.

    La responsabilité de la CGT est-elle engagée? Mardi soir, vers 18h30, alors que la rue commence à se vider après avoir été défigurée, des militants CGT se défendent: «Ce n’est pas nous, ce sont les casseurs», «L’ordre public, ce n’est pas notre boulot. On n’est pas la police», lance un autre militant.

    Selon Jean-François Chantaraud, délégué général de l’observatoire du dialogue et de l’intelligence sociale, «si la CGT n’est pas capable de contenir ses troupes, si elle génère en son sein des pratiques illégales, l’Etat doit être capable de la condamner ou de la dissoudre».

    Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, a effectivement réclamé, mercredi 15 juin, que la «responsabilité civile» et «financière de la CGT soit engagée» quand Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite, a préconisé l’interdiction des «manifestations qui constituent une menace évidente à l’ordre public».

    «Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestations sur Paris et au cas par cas, car vous savez qu’on ne peut pas prononcer une interdiction générale, nous prendrons, nous, nos responsabilités», a aussi prévenu le premier ministre.

    La rue semble rester le dernier moyen de pression dont disposent les opposants pour infléchir la position du gouvernement sur un texte dont ils exigent le retrait. «Le problème vient essentiellement du manque de dialogue généralisé. Ce sont les parlementaires qui décident de tout. Ils ne co-construisent pas avec les syndicats qui finissent par nuire puis devenir violents, leur seul moyen d’expression pour être entendus», résume Jean-François Chantaraud.

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    commentaires

    Amora                                           Inadmissible. Par contre on peut aussi se demander ce qui est passé par la tête des architectes de Necker, quelle drôle d’idée de mettre les blocs opératoires côté rue, derrière un mur vitré !

    communiqué                                Marine Le Pen remercie vivement casseurs, djihadistes et grévistes de la CGT pour les millions de voix qu’ils lui apporteront en 2017

    ysengrain                                   « Martin Hirsch, rappelle dans un message aux personnels que « juste derrière les vitres visées, il y a des blocs opératoires ». » Monsieur Hirsch !! il y a des blocs opératoires, mais pas que. L’hôpital n’est pas un lieu de pratique exclusive de la chirurgie. Il est des pratiques non chirurgicales.

    Clément Potard                         Ce qui est exaspérant c’est de voir comment des gens peuvent aller casser dans le cortège et non pas à coté. Pas de filtre a l’entrée ? Ne pourrait on pas mettre en place un système de badge donné par les organisateurs avec un listing des participants qui ne serait que conservé par les organisateurs, ils sont capables d’organiser le transport, pourquoi pas le reste ?

    Julio                                                La police a à sa disposition des drones, la possibilité d’utiliser les caméras de vidéo-surveillance, d’écouter les conversations téléphoniques, de lire les mails échangés dans les groupuscules anarchiques. Elle dispose aussi de plusieurs centaines d’hommes dévoués et professionnels qui peuvent être armés, sur-équipés, ou bien discrets, en civil. Elle sait des semaines à l’avance l’horaire et le parcours de la manif. Si elle voulait lutter contre les casseurs, elle n’aurait aucun mal.

    untel                                               C’est pas un yakafokon ce commentaire ?

    EB                                                    Du coup, effectivement, c’est la faute de la police si certains ont tout perdu jusqu’à la moindre décence.

     

    • Avatar Pourquoi ne pas nous dire que ce que redoute les syndicats c’est aussi de ne plus être spécialement indispensables pour un éventuel référendum d’entreprise ? Le texte sur la loi travail propose pour l’un de ses volet la démocratie dans l’entreprise. La CGT elle veut garder la main basse sur les décisions. Pas très démocratique pour une organisation qui n’a de cesse de vouloir la démocratie à tout prix !

      Tout n’est peut être pas à jeter dans la loi travail. Je me méfie un peu de la réaction de l’opposition qui n’étant pas au pouvoir n’est responsable de rien.

    • Emile Benech ·             Je suis d’accord avec vous, c’est pas normal. Pourtant je trouve çà encore plus choquant que çà soit la seule image qui soit sorti de cette mobilisation.. Pendant que tu suis la seule image qui est sorti des médias, il y avait des gens dans la rue qui n’étaient pas la pour casser, mais pour défendre des acquis sociaux, une façon de vivre- a la française- ou les hôpitaux sont publics et les soins gratuits. Moi perso, j’y étais pour ça. Tu peux lire le reportage du CRS qui explique qu’arrêter les autonomes est très simple a faire, mais qu’on laisse faire pour créer justement ces images, bien plus simple à sortir que celle du million de personne qui sont dans la rue. Tu peux aussi t’intéresser à la technique de la nasse, ou du Keepling, qui créé ces situations en enfermant des milliers de personnes dans un espace confiné, créant ces situation là. Ou tu peux continuer à suivre l’opinion publique en disant, ah c’est vraiment pas bien!! Ton choix..

      Hervé Sicart                      J’étais là en début d’après-midi, rue de Vaugirard, à 100m des vitres de Necker, il y a avait là des dizaines de cars de CRS casqués, armés, armurés….. comme par hasard, ils ont attendu que les dégats soient bien avancés et les bonnes photos prises et publiées, pour intervenir, juste au bon moment pour désorganiser et bloquer l’avancée du cortège de la manifestation qui arrivait. Superbe timing !!!!

      Anne-marie Duch                      C’est intolérable les casseurs les hiligans sont des gens qui n’ont rien dans la cervelle. juste des assistés par la france qui ne font rien de la journée sauf casser pour casser. ils sont à mettre dans le même sac qui les terroristes et à jeter au fond de la seine.

      Annick Goblet                 Les casseurs sont probablement à la solde de l’état pour décrédibiliser les manifestants

      Pablo Guibernao ·          Les casseurs sont la seul chose qui sort des médias comme on dit pas d’amalgame 😉

      Guy Brondolo ·

      @Annick Goblet                          ah j’avais oublié le grand complot

      Jean Jacques Guyoneaud   comment une organisation syndicale comme la CGT peut elle admettre de ne pas être responsable des actes commis pendant une manifestation qu’elle organise ?

      droit de grève oui ,droit à manifester oui,droit de casser et de saccager non
      une organisation syndicale qui ne peut êttre capable de contrôler sa manifestation ,devrait changer ses actions afin que de tels actes ne puissent avoir lieu.
      Didier Budé Marechal ·  en plus il a plu ce jours là, comment une organisation syndicale comme la CGT peut elle admettre de ne pas être responsable de la pluie pendant une manifestation qu’elle organise, une organisation syndicale qui ne peut être capable de contrôler le temps qu’il fait devrait changer ses actions….
      Gideper Denis                         Le pepone peut être fier de saborder la France en en doctrinant les adhérents de la CGT

     

    Ce caca géant est recherché

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    Euro 2016: la France moquée par ses voisins européens

    BFMTV, / David Namias 
    © Fournis par BFMNews

    A la veille du coup d’envoi de l’Euro de football, les tensions sociales persistent. Pour nos voisins européens, les clichés de Français frondeurs et indisciplinés, d’une société bloquée par ses syndicats en sortent confortés.

    La trêve des footballeurs n’aura pas lieu. A J-1 du coup d’envoi de l’Euro 2016, la tension sociale ne retombe pas en France. Les appels à cesser les grèves de François Hollande et Manuel Valls n’ont pas pu stopper la machine a contestation. « C’est un sujet sur lequel nous n’avons aucune prise, mais qui nous inquiète », a admis Jacques Lambert, patron de l’organisation de l’Euro 2016, mercredi. Chez nos voisins, la carte postale parisienne est écornée.

    Dans certains arrondissements de Paris, les poubelles ne sont plus ramassées depuis plusieurs jours. A Marseille, autre ville-hôte de l’Euro, l’incinérateur de Fos-sur-Mer qui traite les ordures ménagères est aussi bloqué. Quant à la grève des pilotes qui menace à Air France, du 11 au 14 juin, les échanges avec la direction n’ont pas permis pour l’instant de la désamorcer. Avec la menace toujours pesante d’attentats terroristes, l’Euro français part sous de mauvais augures, et fait figure de test pour notre pays. Qu’en pensent nos voisins étrangers?

    > Les Allemands inquiets

    « La France est devenue un danger pour l’Europe ». Le quotidien conservateur Die Welt pose un diagnostic plutôt sévère. « Pas d’électricité? Pas de gazole? Mon Dieu! », s’alarme en français dans le texte le journal. Le tabloïd Bild Zeitung pose la question: « Vont-ils (les Français, ndlr) bousiller l’Euro? »

    Quant aux supporters, Le Parisien relate les dilemmes notamment de transports auxquels ils vont être confrontés. Faut-il risquer une grève des trains ou plutôt une pénurie d’essence. Certains ont décidé de louer un minibus plutôt que de s’en remettre aux transports en commun.

    Lors des débats télévisés, notamment sur ARD, la première chaîne publique, les questions sécuritaires sont aussi évoquées, non en appréhension. Même les joueurs s’y mettent. Le défenseur de la Mannschaft Jérôme Boateng informe qu’il ne prendra pas le risque d’envoyer sa famille ne France pendant la compétition, rapporte entre autres L’Equipe.

    > Les Britanniques circonspects

    Avec le Brexit, les Britanniques ont d’autres débats à nourrir. Mais le ton moqueur de nos flegmatiques voisins ne faillit pas. Sur les grèves du ramassage des poubelles, la BBC s’amuse de ce que les « Grèves françaises étalent leurs collections de poubelles avant l’Euro 2016 ». Après avoir évoqué les grèves de tous les côtés, l’application gouvernementale censée prévenir le public en cas d’attentat et les inondations, l’article ironise sur de « bonnes nouvelles », à savoir la réouverture du Musée d’Orsay et du Louvre.

    Le Daily Mail demande pour sa part à ses lecteurs s’ils sont prêts pour l’Euro? Mais loin des considérations sportives, l’épreuve consistera à affronter « des piles d »ordures et le chaos des transports ». A grands renforts de photos de CRS et d’amoncellement de poubelles, le journal fait la chronique d’une pagaille annoncée.

    > Les Espagnols dubitatifs

    « La France est-elle préparée à célébrer l’Euro? ». La version hispanique d’Euronews doute de la préparation française de l’événement. Le média rappelle, comme d’autres, les inquiétudes de Jacques Lambert quant aux perturbations pour lesquelles les organisateurs n’ont aucun contrôle.

    > Les Ukrainiens en colère

    Du côté de l’Ukraine, la grogne monte. Le problème n’est pas de savoir si les rues vont être parfumées aux ordures, mais de savoir si les supporters de ce pays vont pouvoir se rendre en France. Comme le rappelle Courrier International, la France est accusée de bloquer plusieurs centaines de fans ukrainiens en leur refusant un visa. Le scandale est venu de Volodia Bovbentchik, l’enfant « mascotte » de l’équipe nationale qui selon l’hebdomadaire Lviv Postoup, « s’est vu refuser son visa par les services consulaires français ». Au motif, répond l’ambassade de France à Ukranews.com que: « Les informations communiquées pour justifier l’objet et les conditions du séjour envisagé ne sont pas fiables”.

    Le quotidien Oukraïnska Pravda, dans sa revue européenne en ligne Evropeïska Pravda, accuse les autorités françaises d’avoir « créer des problèmes artificiellement » et « arbitrairement privé de vacances des centaines d’Urkainiens ». Et la revue de souligner, selon elle, une « différence de traitement » avec les Russes, qui peuvent beaucoup plus facilement se rendre en France.

    Loi Travail. A la veille de l’Euro 2016, la tension sociale persiste

    • A J-1 du coup d'envoi de l'Euro de football, la tension sociale ne retombe pas, mêlant opposition à la loi Travail et revendications particulières.
      A J-1 du coup d’envoi de l’Euro de football, la tension sociale ne retombe pas, mêlant opposition à la loi Travail et revendications particulières. | Reuters

    A J-1 du coup d’envoi de l’Euro de football, la tension sociale ne retombe pas, mêlant opposition à la loi Travail et revendications particulières.

    À la veille de l’événement, la grève perdure ce jeudi à la SNCF, menace toujours à Air France et les poubelles débordent dans certains quartiers de Paris.

    Tôt jeudi matin, plusieurs centaines de manifestants, militants CGT principalement, ont perturbé l’accès au marché international de Rungis (Val-de-Marne), bloquant temporairement l’entrée principale du site.

    Neuvième jour de grève à la SNCF A la SNCF, devenu le principal champ de bataille contre le projet de loi Travail, la grève a été reconduite par les assemblées générales de cheminots en Ile-de-France et dans la plupart des régions, pour la neuvième journée consécutive.

    Les aides annoncées mercredi par le Premier ministre Manuel Valls en faveur du secteur ferroviaire vont-elles faire plier les grévistes ? En attendant le trafic va rester perturbé avec un train sur deux sur les lignes Transilien, RER et Intercités et 6 TER sur 10. En revanche 80 % des TGV devraient rouler.

    À Saint-Nazaire, des manifestants bloquent les voies ferrées depuis 5 h 45 ce jeudi matin, empêchant tout départ et toute arrivée de train.

    Depuis le 1er juin, la grève lancée par la CGT-cheminots, SUD-rail et FO (non représentatif), très suivie par les personnels roulants, est reconduite de jour en jour, malgré les appels de l’exécutif et un accord, approuvé par la CFDT et l’Unsa, consacrant le maintien du régime de travail actuel à la SNCF.

    Situation critique dans certains arrondissements La CGT-cheminots, premier syndicat de l’entreprise, qui a noté des « améliorations arrachées », a décidé de consulter ses adhérents sur le projet d’accord. Pour la suite du mouvement, elle s’en remet aux assemblées générales locales.

    SUD-rail (troisième) et FO ont appelé à la poursuite du mouvement.

    Autre front de la grogne sociale, qui risque d’écorner l’image du pays hôte de l’Euro 2016, le secteur des déchets.

    À l’appel de la CGT, deux des principaux sites de traitement de la région parisienne étaient encore bloqués mercredi, comme l’incinérateur de Fos-sur-Mer, qui traite les ordures ménagères de Marseille, et deux autres en Ariège. La situation devient critique dans certains arrondissements de Paris.

    Approvisionnement perturbé depuis 16 jours En revanche à Saint-Etienne, où la collecte et le traitement des ordures ont été à l’arrêt pendant plusieurs jours, le travail reprend et la fan zone pourra ouvrir vendredi comme prévu.

    Côté carburants, le mouvement se poursuit dans trois des cinq raffineries françaises du groupe Total, mais toutes les stations-service du réseau sont réapprovisionnées. Au Havre, la grève du personnel des terminaux pétroliers, qui perturbe depuis 16 jours l’approvisionnement des raffineries et des aéroports parisiens, continue aussi.

    Dans le ciel, pas d’éclaircie en vue : les syndicats de pilotes d’Air France sont « pessimistes » sur l’issue des négociations avec la direction concernant leur menace de grève du 11 au 14 juin.

    Des manifestations à Paris, Rennes, Nantes Ce conflit, lié à des revendications internes, n’est pas sans rappeler 1998 : à l’approche de la Coupe du monde de foot, une grève des pilotes avait paralysé la compagnie aérienne pendant dix jours. Un accord y avait mis fin in extremis, le jour même de l’ouverture du Mondial.

    De nouvelles manifestations sont encore programmées à travers le pays, notamment Rennes, Nantes (officiellement interdite), et Paris, contre la loi Travail. Les retraités sont aussi appelés à battre le pavé partout en France, par une dizaine de syndicats, contre la « dégradation » de leur situation. Dans la capitale, ils seront rejoints par les manifestants anti-loi Travail qui défileront à l’appel de la CGT et de SUD Rail.

    En réponse à la contestation, Manuel Valls a récusé mercredi soir « tous ces procès en trahison de la gauche » et mis en garde les mécontents contre une droite qui veut « déréguler ».

    « On a du mal à trouver des bus » Les opposants ne veulent pourtant pas lâcher. L’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, Fidl et UNL) garde en ligne de mire la manifestation nationale à Paris le 14 juin et prévoit aussi des actions le 23, jour du vote au Sénat et le 28, jour de remise des résultats de la votation citoyenne.

    Le 14 juin, « on table sur un mouvement important. On a déjà du mal à trouver des bus », a affirmé Eric Beynel, porte-parole de Solidaires.

    Les pilotes d’Air France appellent à la grève pendant l’Euro de football

    LE MONDE ECONOMIE | Guy Dutheil

    Air France planes are parked on the tarmac of Charles de Gaulle airport on September 24, 2014 in Roissy during an Air France pilots strike. AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

    Au grand dam de la direction de la compagnie aérienne, Air France se prépare à affronter un nouveau conflit avec ses navigants. Les trois syndicats de pilotes, le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL), le Syndicat des pilotes d’Air France (SPAF) et Alter, ont appelé, jeudi 2 juin, leurs adhérents à quatre jours de grève, du 11 au 14 juin. Juste après le coup d’envoi de l’Euro 2016, le 10 juin.

    Cette fois, ce ne sont pas les salaires mais « le maintien de l’activité pilotes » qui motive les trois syndicats.

    « Cela fait dix-huit mois que nous sommes en désaccord avec la direction qui a choisi de faire porter la croissance du groupe chez KLM en Hollande plutôt qu’en France », se désespère Philippe Evain, président du SNPL, syndicat très majoritaire chez les pilotes.Même s’ils s’en défendent, les pilotes semblent vouloir profiter de la faiblesse grandissante de l’exécutif. « Il n’est pas possible de nous taxer de profiter de la situation », se défend le SNPL. Ils appellent donc les autorités à la rescousse, car « aucune décision d’importance n’est prise à Air France sans l’accord du gouvernement ». Pour les pilotes, ce sont les « arbitrages du gouvernement » qui ont permis à la compagnie de privilégier KLM et la Hollande au détriment d’Air France.

    Loi Travail: le marché de Rungis bloqué ce jeudi matin par des manifestants

    Opposés à la loi Travail portée par Myriam El Khomri, des manifestants ont perturbé ce jeudi l’accès au marché international de Rungis en région parisienne, de trois heures du matin jusqu’à six heures. Selon la CGT, « près de 1.000 personnes » s’étaient donné rendez-vous sur place.
    Des centaines de manifestants, opposé à la loi Travail, ont bloqué l’accès au marché de Rungis ce jeudi matin.

    ©Eric Piermont/AFP
    A +A

    Plusieurs centaines de manifestants opposés à la loi Travail, militants CGT principalement, ont perturbé ce jeudi 9 au matin pendant quelques heures l’accès au marché international de Rungis, en région parisienne, a constaté un journaliste de l’AFP. « On est venus ici pour montrer que la CGT est partout et qu’elle sera aussi intransigeante sur ce dossier que le gouvernement. C’est bientôt les vacances, ils se disent qu’on va lâcher, mais on est prêt à repartir en septembre », a averti Nicolas Buatois, de la CGT Aéroports de Paris.

    « Près de 1.000 personnes », selon la CGT, plutôt « 300 » selon une source préfectorale, s’étaient donné rendez-vous au milieu de la nuit devant l’accès principal du marché, bloqué jusqu’à 6h. Dès 3h, « des barrages filtrants » avaient été installés et des feux de poubelles allumés, créant « des bouchons monstres », selon Miguel Fortéa, de la CGT Air France. Les manifestants se sont ensuite regroupés sur deux ronds-points du site, occasionnant quelques difficultés de circulation pour les poids-lourds qui se dirigeaient vers les entrepôts du secteur fruits et légumes. Le rassemblement s’est conclu par une opération escargot de quelques kilomètres, aller et retour, sur la Nationale 7, encadrée sur la fin du parcours par les forces de l’ordre.

    « Il y a un décalage trop grand entre ce que propose le gouvernement et ce qu’attendent les salariés. Le retrait, c’est la seule issue possible » au conflit sur la loi Travail, a martelé Guénolé Fournet, le responsable national des Jeunes communistes, également présents. La CGT a engagé depuis trois mois une épreuve de force avec le gouvernement sur le projet de loi El Khomri réformant le code du travail, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale et qui sera débattu au Sénat à partir de lundi. Une nouvelle journée de mobilisation nationale, à l’appel des syndicats et des organisations de jeunesse, est prévue mardi.

    Le marché international de Rungis s’étend sur 234 hectares et regroupe 1.200 entreprises, essentiellement des grossistes, employant 12.000 salariés. Quelque 2,8 millions de tonnes de produits frais y sont commercialisées chaque année pour un chiffre d’affaires de près de 8,8 milliards d’euros en 2015.

    Loi travail : Tout tremble, mais rien ne bouge !

    Humanite.fr

    Communiqué commun CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

    Les organisations syndicales en lutte contre la loi travail affirment avec force leur détermination à défendre l’intérêt de tous les salarié-es actuel-les et futur-es. Elles relèvent avec intérêt l’évolution de certaines organisations syndicales qui ne sont pas dans l’action mais qui expriment leur désaccord avec le projet de loi.

    Les organisations syndicales et de jeunesse, conscientes de leurs responsabilités, en appellent encore une fois au gouvernement et aux parlementaires pour qu’ils assument les leurs en matière de protection des salarié-es. Elles rappellent que ce texte n’est pas acceptable, notamment sur l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien dans l’emploi, l’assouplissement des licenciements économiques, le référendum et la médecine du travail, facteurs de destruction des garanties collectives et favorisant la précarité.

    De ce fait, elles jugent incompréhensible et inadmissible, pour un gouvernement qui prône le dialogue social, que le Président de la République ne réponde toujours pas au courrier des sept organisations qui demandent à être reçues afin de faire valoir leurs propositions.

    Ce n’est pas en menaçant, en discréditant le mouvement social et en essayant de diviser, sans succès, les organisations syndicales et de jeunesse que le règlement du conflit contre le projet de loi travail sera trouvé. Elles restent unies et déterminées pour gagner.

    La mobilisation demeure importante et la votation citoyenne remporte un grand succès. Les organisations soutiennent les salarié-es en lutte et ceux et celles qui les rejoignent et appellent à amplifier les grèves et les actions.

    Si le gouvernement s’entête, les organisations syndicales et de jeunesse engagent l’ensemble des salarié-es actif-ve-s, privé-es d’emploi et retraité-es, les étudiant-es et lycéen-nes à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement particulièrement les :

    23 juin 2016 : date du vote au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …).

    28 juin 2016 : remise de la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne en organisant des grèves et des manifestations.

    D’ores et déjà le 14 juin s’annonce fort et verra la participation, l’appui et le soutien de délégations syndicales européennes et internationales qui chaque jour témoignent de leur solidarité.

    Pour ne pas se laisser impressionner, pour résister, les organisations syndicales invitent à voter pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits. Elles appellent à participer massivement à la grève et à la manifestation du 14 juin à Paris.

    Les organisations décident de se retrouver le 15 juin.

    Marion Maréchal-Le Pen : « La loi El Khomri sert de prétexte à la grève »

    Invitée du Club de la presse, la députée FN du Vaucluse a dénoncé sur Europe 1 les méthodes et les motivations des syndicats opposés au projet de loi Travail.

    INTERVIEW »Je ne vois pas ce qui justifie aujourd’hui un tel mouvement social ». Sur Europe 1, Marion Maréchal-Le Pen a vivement critiqué les blocages imposés par les opposants à la loi Travail, des pilotes d’Air France aux actions de la CGT, en passant par les intermittents, qui ont manifesté mercredi matin devant la maison de la ministre du Travail Myriam El Khomri.

    Des méthodes « insupportables ». « Leurs méthodes outrepassent la loi. Entre le droit de grève qui est un droit légal et constitutionnel et les blocages tels qu’ils s’effectuent maintenant depuis des semaines, il y a quand même une grande différence de méthode qui m’apparaît insupportable », a expliqué la député FN du Vaucluse.

    Les cheminots, un statut « difficilement justifiable ». Outre la méthode, la motivation a également du mal à passer pour Marion Maréchal-Le Pen, notamment dans le conflit des cheminots, qui perturbent le trafic ferroviaire depuis neuf jours. « La loi El Khomri m’apparaît plus aujourd’hui un prétexte que véritablement la raison ou la motivation des cheminots, qui selon moi s’attachent à leur statut qui va rester quasiment inchangé, qui est un statut extrêmement privilégié et difficilement justifiable en l’état actuel de disette des finances. Concernant l’autre sujet abordé, celui de l’ouverture à la concurrence du réseau, la CGT manque terriblement de cohérence », dénonce-t-elle.

    Entendu sur Europe 1
    La loi Travail ? Je n’y vois pas une régression historique

    « Cette loi est insignifiante ». La plus jeune députée de France est pourtant loin de défendre cette loi Travail. « Je trouve que cette loi est plutôt insignifiante. Je n’y vois pas une régression historique, mais j’y vois une loi qui rate complètement le coche des TPE-PME qu’elle était censée aider. Plein de sujets sont laissés de côté », assure-t-elle, dénonçant par ailleurs une loi « imposée par Bruxelles ». « Il y a la fois un problème de fond, sur les questions économiques qui ne sont pas traitées et un problème de forme sur la dépossession de notre souveraineté ». Et de critiquer la stratégie du gouvernement de vouloir à tout prix faire passer la loi : « On ne saisit plus cet espèce d’acharnement à vouloir faire preuve d’autorité contre la volonté des Français », conclut-elle.

    SNCF, Air France et éboueurs en grève : l’Euro 2016 galère commence pour les supporters

    GREVE SNCF EURO

    TRANSPORTS – Alors que le coup d’envoi de l’Euro est donné vendredi 10 juin avec le match France-Roumanie, le chemin de croix ne fait peut-être que commencer pour les supporters munis de billets.

    En effet, la « pagaille » sociale n’est pas retombée en France ces derniers jours, entre opposition à la loi Travail et revendications particulières qui continuent à poser problème. Si bien que la grève perdure à la SNCF, va commencer à Air France et que les poubelles débordent par endroits à Paris et Marseille.

    • SNCF

    A la SNCF, la grève a été reconduite par les assemblées générales de cheminots pour la neuvième journée consécutive jeudi. Et vendredi, ça continue. « On sera encore en grève demain (vendredi) (…) on ne sera pas en conditions normales de desserte », prévient Alain Krakovitch, le directeur de SNCF Transilien.

    Le patron de Transilien a averti que « l’interconnexion gare du Nord sera suspendue » et que par conséquent les RER B desservant le Stade de France partiront depuis les voies de surface, tandis que les RER D auront pour origine la station Châtelet. Sur ces deux lignes, « 50 trains circuleront vers et depuis le stade », ce qui « permettra d’acheminer entre 20.000 et 30.000 voyageurs », a-t-il assuré.

    « Il faut que ceux qui vont au stade viennent le plus tôt possible », a-t-il donc conseillé, soulignant que « le stade ouvrira à 18 heures », soit trois heures avant le coup d’envoi de France-Roumanie vendredi soir.

    D’autant plus que les cheminots pourraient bloquer les voies d’accès, selon un journaliste d’Europe 1.

    Suite à la décrue, le trafic du RER C reprendra lui dans Paris vendredi matin, mais seule la moitié des trains circulera en raison de la grève. La portion du RER C qui longe la Seine entre la gare Austerlitz et Javel était coupée depuis une semaine en raison de la crue du fleuve et de l’inondation des voies.

    Par ailleurs, pour les supporters amenés à se déplacer en province –avec notamment des premiers matches à Lens, Bordeaux et Marseille samedi–, le trafic restait jeudi perturbé avec un train sur deux sur les lignes Transilien, RER et Intercités, et 6 TER sur 10. En revanche 80% des TGV devaient rouler. Les mêmes perturbations pourraient se répéter vendredi.

    • Air France

    Dans le ciel, pas d’éclaircie en vue: pour les syndicats de pilotes d’Air France, les discussions avec la direction ne permettent toujours pas de lever la menace de grève du 11 au 14 juin, après un nouvel échec des négociations jeudi.

    La compagnie a communiqué ce jeudi sur le nombre de vols annulés samedi, qui sera compris entre 20 et 30% selon le PDG d’Air France, Frédéric Gagey. Le mouvement sera suivi, avait assuré le Syndicat national des pilotes de ligne.

    Ils assurent ne pas profiter de l’Euro pour se faire entendre, évoquant une « concomitance de calendrier ». En 1998, un accord avait été conclu entre Air France et le SNPL le jour de l’ouverture du Mondial, après dix jours d’une grève très suivie qui avait ensuite, par inertie, perturbé le trafic au début de la compétition.

    • Éboueurs

    Autre front de la grogne sociale, qui écorne l’image du pays et qui sera visible directement aux yeux des visiteurs pour l’Euro, le secteur des déchets. Les principaux sites de traitement de la région parisienne étaient toujours bloqués jeudi, ainsi que l’incinérateur de Fos-sur-Mer, malgré l’appel du président de la métropole marseillaise Jean-Claude Gaudin à en libérer les accès. La grève a d’ailleurs été reconduite jusqu’au 14 juin dans le plus important centre de traitement de déchets situé à Ivry, a annoncé la CGT.

    « Venez demain, vous verrez, ça sera infesté de rats! », prédit Laurent, gérant d’un magasin de vêtements dans le Ve arrondissement de Paris. Les éboueurs sont en grève depuis une semaine et dans le Quartier latin, les poubelles pleines à ras bord ont fait fuir les touristes des terrasses (où l’on ne pourra de toute façon pas voir les matches).

    Rue de la Harpe, des montagnes de détritus dégorgent sur les trottoirs en face des nombreux restaurants et bars. Au croisement avec le boulevard Saint-Germain, un motocycliste s’approche à vive allure d’un camion benne et jette son sac poubelle sous le regard médusé d’éboueurs non-grévistes, debout sur le marche-pied.

    Déplorant ces « actes de blocage », la maire de Paris a souligné qu’en « période de décrue progressive de la Seine, la collecte des déchets est un enjeu sanitaire particulièrement important ». « Ils ont un impact strictement local, qui pèse sur la vie quotidienne », regrette-t-elle.

    Lire aussi :

    • À la veille de l’Euro, les rues de Paris croulent sous les poubelles

    • Pourra-t-on voir l’Euro 2016 sur les terrasses des cafés?

    • Des anti-loi Travail bloquent l’accès au marché de Rungis

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    Vos réactions

    ISSA NISSA                            faire la grève le matin midi et soir ça tombe bien c’est 80% du trafic ….Je suis de nature franchouillarde mais là la coupe est pleine. (hier je paie un nouveau billet pour 2 mn de retard avec la carte d’embarquement délivrée au guichet mais reste en rade à Orly avec 1h30 de retard sans compensation .continuez ainsi, vous disparaitrez, sans le moindre soutien de ma part mais il est vrai que je ne suis qu’une pôvre dinde de fourmi cliente/ contribuable. mais si 60 millions de fourmis comme moi.

    Als                                            « le SNPL a choisi de faire grève « le matin, le midi et le soir pour ne pas bloquer complètement l’entreprise » » celle là elle est quand même digne d’Audiart ! Même Martinez ne l’a pas (encore ?) osé !

    Dégoûté !                                On comprend pourquoi de plus en plus de voyageurs qui ont le choix d’une autre compagnie, n’empruntent plus les avions d’Air Rance.

    michel RIEUTORD                 En quoi la direction a tort d’investir sur KLM qui a fait des efforts énormes et qui s’est relevé; la branche KLM est dynamique et les salariés, naviguants et personnels aux sols ont accepté pour survivre d’être plus compétitifs et flexibles; et il faudrait que leurs efforts profitent aux pilotes d’AIR France, qui se comportent comme des seigneurs qui refusent de se mettre aux niveaux des autres pilotes des groupes aériens du monde entier, sans parler les low costs bien sûrs.

    André-Sz                              Chez KLM les prix sont plus intéressants et le personnel moins arrogant que chez AF … ceci expliquant cela ???

    Laurie Montero ·        chacun devrait balayer devant sa porte, car il n’y a pas qu’en FRANCE que les choses vont mal ! pour l’instant on devrait faire enlever ces ordures qui jonchent les trottoirs, dans ce cas, prendre des chômeurs, ça les occupera !

    Christian Zieseniss ·                 Effectivement le gouvernement se couche devant une toute petite minorité de gauche qui n’ont rien dans le crane et donne une image déplorable de la France et massacre l’économie , alors que l’usage de la force et des sanctions lourdes permettraient de rendre sa dignité au pays

    Patoche Small                l’image est toute autre……..renseigne toi
    Setan Maud ·                   Euh… Quelle dignité y a-t-il à retirer s’ils utilisaient la force et/ou les sanctions lourdes? C’est simplement de la violence, et la violence n’a rien de digne…
    Nathalie Boucau             L’usage de la force n’a jamais rien donné de bon bien au contraire. Quand au massacre de l’économie le gouvernement sans charge tres bien tout seul!!!!!!
    Philippe Boucher             la photo résume l etat de la France après le passage des socialistes

    Lee Leblairo ·                  Philippe Boucher oui ! et de Barbapapa (dit sarko)
    Godefroy Levieux

    @Lee Leblairo!                               Exact, LRPS/UMPS sont les responsables de la dégradation de la France.
    Suzon Mireille Zulter ·    eh bien que si nos voisins sont « outrés » et bien c’est bien, la France règle ses problèmes comme elle peux, en tout cas , on ne pourra pas dire, que l’on baisse les bras! et qu’on se laisse manipulé par l’Europe!

    André Michel ·                    je pense que la france en matière d’ingérence dans les affaires des autres pays est pas mal placée dans le monde, elle peut accepter les critiques fondées
    Alain Nourricier                 La France règle ses problème !!! c est un scoop? mimolette n as aucune fierté ni aucune envergure !! c est Bruxelle qui le dirige !!

    Pierre H André

    @Alain Nourricier                            Votre retraite c’est foutu!
    Claude Tingry ·                      de toute façon PARIS est déja degueulasse en temps ordinaire cela ne change pas grand chose

    Laure Cam                           C’est très bien. Il faut que le monde sache que le petit gaulois qui ne se laisse pas eclavagiser n’est pas une légende.

    Pascal Champis

    @laure cam :                                   -retourne sucer ton délégué CGT
    Jean-pierre Leroi ·                « esclavagiser »:je ne suis pas sur que ça existe?
    Crist In

    @Pascal Champis:                           mdr toi tu préfère te faire mettre par VALLS, chacun son truc
    Michel Chu ·                           Félicitation aux français ( je parle bien sur ceux qui l’ont fais) qui feront que la France sera en dehors de l’union européenne si cela continue, on sera mis sur la touche très vite grâce à l’euro 2016.

    Cedric Mechain ·

    @Mt Yagwe                                           ll exactement !!!
    Fanchon Courbier ·              Qu’est ce qu’on s’en fout de ce peuvent penser nos voisins Européens ! l’Euro aussi on s’en fout ce qui est important c’est que chacun se défende, je parle sur le plan social, de qui se moque-t-on ? A qui la faute ?
    Paul Green                                          il me semble que les origines de ce problème se trouve au niveau de successive gouvernements français qui ont longtemps plié devant la violence,les menaces et les chantages des syndicats. Donc chapeau Valls, il ne faut jamais plier devant un tel comportement.

    Mt Yagwell ·                                 tu aimes tes vacances? a qui tu les dois?
    Danny Danette ·                                      Oui, et vive Hitler aussi pendant que tu y es.
    agent006–                                                 simple constatation que n’importe quel français aurait pu reprendre : c’est du pur bon sens . On est le vilain petit canard européen par couardise du bas en haut de l’échelle. Pour preuve: à l’heure de réseaux sociaux capable de remplir une place de la République en un éclair, qui a pensé à regrouper victimes excédées et mécontents face à cette dictature de syndicats irresponsables et détestés?… juste pour montrer qu’ils existent!

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