Pas d’amalgame: tous des enculés

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Le Medef juge « choquant » le parachute doré de Michel Combes

 LEXPRESS.fr

le-pdg-d-alcatel-lucent-michel-combes-le-16-juin-2015-a-paris_5405839Le PDG d’Alcatel-Lucent Michel Combes, le 16 juin 2015 à Paris. afp.com/KENZO TRIBOUILLARD

Thibault Lanxade, le vice-président du Medef, a indiqué qu’il allait regarder de près les 14 millions d’euros que pourrait toucher Michel Combes en quittant Alcatel. Pour lui, ses résultats ne sont pas à la hauteur de la somme évoquée.

Le vice-président du Medef, Thibault Lanxade, a jugé « choquantes » lundi les « primes » d’un montant de près de 14 millions d’euros que pourrait toucher Michel Combes à l’occasion de son départ d’Alcatel-Lucent et a indiqué que l’organisation patronale allait étudier le dossier. Les sommes attribuées au directeur général du groupe franco-américain, sous forme d’actions, « sont d’autant plus choquantes que les résultats n’étaient pas, on va dire, au rendez-vous », a déclaré le représentant de l’organisation patronale sur RTL.

Le Medef et son « code de bonne conduite »

La direction de l’équipementier sur le point d’être racheté par Nokia a défendu le bilan de Michel Combes, qui « a permis de multiplier par 6 la valeur de l’entreprise et l’a sauvée de la faillite », selon elle, mais les syndicats dénoncent le fait que ce redressement se soit traduit par 10 000 suppressions de postes entre 2013 et 2015, dont 600 en France.

« Il y a un code de bonne conduite qui permet justement de faire en sorte que les rémunérations qui sont octroyées aux dirigeants soient conformes à ce qui a été décidé par les entreprises, et également validées par l’Autorité du marché des contrôles financiers, et par Bercy », a souligné Thibault Lanxade. « Donc il faut maintenant que l’on regarde attentivement: est-ce que pendant cette période il y a eu une très forte performance de l’entreprise? Est-ce que les montants étaient adossés sur des prises de risques, des critères bien définis? », a-t-il précisé.

Choquant mais légal

Michel Combes va quitter son poste mardi en recevant 4,5 millions d’actions sur trois ans, selon des documents officiels cités par le Journal du Dimanche, qui chiffre ces « primes » de départ à 13,7 millions d’euros.

Le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), François Asselin, a aussi estimé lundi sur LCI, que le versement d’une telle somme peut « paraître choquant ». « C’est à des années lumière de ce que peuvent connaître les patrons de PME », a-t-il souligné. « Cela doit nous poser une question à nous tous: quel est notre rapport à l’argent, personnellement, mais aussi collectivement? Parce que tout cela s’est fait en totale transparence, on ne peut pas le nier. Un conseil d’administration a décidé d’une telle rémunération, cet argent lui est dû contractuellement », a relevé François Asselin.

Alcatel-Lucent : Michel Combes justifie sa rémunération

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Michel Combes quittera la direction générale d'Alacatel-Lucent le 1er septembre.

Vivement critiqué après les révélations sur ses conditions de départ de la direction générale d’Alcatel-Lucent dans Le Journal du dimanche du 30 août, Michel Combes se défend. Dans une interview donnée aux Echos, le patron de l’équipementier télécoms franco-américain depuis avril 2013 revient sur son bilan à la tête de l’entreprise, et se dit « plutôt fier du travail accompli ».

« Je l’ai rejoint en quasi-faillite et les candidats pour la diriger n’étaient pas nombreux », affirme Michel Combes, qui doit quitter son poste le 1er septembre en recevant 4,5 millions d’actions sur trois ans, selon des documents officiels cités par Le JDD, qui chiffre ces « primes » de départ à 13,7 millions d’euros. Un « montant significatif », reconnaît le directeur général d’Alcatel-Lucent, « mais cela signifie que j’ai réussi à créer de la valeur et que l’entreprise est sauvée ».

Le directeur général du groupe franco-américain a également nié toute volonté de cacher cette rémunération, rappelant que « tous les éléments de rémunération ont été rendus publics en mai et présentés à l’assemblée générale des actionnaires, il y a eu une transparence absolue ».

« Il y a un code de bonne conduite »

Depuis les révélations du JDD, politiques et chefs d’entreprise ont vivement critiqué la rémunération du futur-ancien patron de l’équipementier télécoms, soumis à un vaste plan d’économies qui a conduit à 10 000 suppressions de postes dont 600 en France.

Le vice-président du Medef, Thibault Lanxade, a dit comprendre lundi 31 août, sur RTL, que ces rémunérations « choquent » et a indiqué que l’organisation patronale allait étudier le dossier. Les sommes attribuées à M. Combes, sous forme d’actions, « sont d’autant plus choquantes que les résultats n’étaient pas, on va dire, au rendez-vous », a déclaré le représentant de l’organisation patronale.

« Il y a un code de bonne conduite qui permet justement de faire en sorte que les rémunérations qui sont octroyées aux dirigeants soient conformes à ce qui a été décidé par les entreprises, et également validées par l’autorité du marché des contrôles financiers et par Bercy. (…) Donc, il faut maintenant que l’on regarde attentivement : est-ce que pendant cette période il y a eu une très forte performance de l’entreprise, est-ce que les montants étaient adossés sur des prises de risques, des critères bien définis ? »

« Il faut du bon sens, de la mesure, de la retenue »

Pour le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), François Asselin, qui s’exprimait sur LCI, « cela doit nous poser une question à nous tous : quel est notre rapport à l’argent, personnellement mais aussi collectivement, parce que tout cela s’est fait en totale transparence, on ne peut pas le nier, un conseil d’administration a décidé d’une telle rémunération, cet argent lui est dû contractuellement », a relevé M. Asselin.

Le ministre des finances, Michel Sapin, a de son côté appelé sur France Info Michel Combes à la retenue.

« Dans le monde d’aujourd’hui, avec les difficultés que les uns et les autres rencontrent, à un moment donné il faut un peu de bon sens, un peu de mesure, un peu de retenue et là, en l’occurrence, M. Combes n’en a pas eu. »

Des rémunérations votées par l’assemblée des actionnaires

Dans un communiqué publié dimanche, Alcatel-Lucent a défendu le bilan de M. Combes qui « a permis de multiplier par six la valeur de l’entreprise et l’a sauvée de la faillite ». « Il a certes redressé le groupe, mais cela s’est fait au prix d’un plan social d’une violence sans précédent », lui a répondu la CFE-CGC.

L’équipementier a, en outre, précisé que la partie rémunération en actions n’était pas une « prime liée à son départ » mais un versement soumis à la réussite du mariage avec Nokia. En outre, précise l’entreprise, « tout montant publié relève d’hypothèses non réalisées et non vérifiables sur le cours des actions attribuées d’ici à 2018 ».

Alcatel-Lucent a fait savoir dimanche à Reuters que Michel Combes, appelé à prendre la présidence de Numericable-SFR et la direction des opérations d’Altice au niveau mondial, bénéficiait « des dispositifs de rémunération tels que votés par l’assemblée des actionnaires et décidés par le conseil d’administration ».

Lire aussi : La Commission européenne autorise le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia

Le patron d’Alcatel-Lucent justifie ses primes de départ face aux critiques

Thibault Lanxade, vice-président du Medef, a estimé, lundi, au micro de RTL, que ces rémunérations sont d’autant plus choquantes que les résultats n’étaient pas au rendez-vous.

Le directeur général d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, lors d'une conférence de presse à Paris, le 6 février 2015.
Le directeur général d’Alcatel-Lucent, Michel Combes, lors d’une conférence de presse à Paris, le 6 février 2015. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Le montant fait grincer des dents, y compris dans les rangs du Medef. Au micro de RTL, le vice-président de l’organisation patronale, Thibault Lanxade, a sévèrement commenté, lundi 31 août, les primes de 13,7 millions d’euros sur trois ans dont pourra bénéficier le directeur général Michel Combes, lors de son départ d’Alcatel-Lucent.

Michel Sapin regrette une « absence de bon sens »

« Je peux comprendre que ces rémunérations choquent, mais elles sont d’autant plus choquantes que les résultats n’étaient pas, on va dire, au rendez-vous », a souligné le responsable patronal. Thibault Lanxade va regarder « attentivement » les rémunérations consenties, au vu du code de bonne conduite du Medef. Les syndicats rappellent combien le groupe a souffert ces deux dernières années, avec la suppression de 10 000 postes dans le monde, dont 700 en France.

Au gouvernement aussi, l’annonce passe mal. « Si chacun se regardait lui-même et prenait des décisions à la mesure de ce qui est acceptable aujourd’hui, il agirait autrement », a commenté Michel Sapin, au micro de France info. Le ministre des Finances a, lui aussi, dénoncé les conditions de départ du dirigeant : « Dans le monde d’aujourd’hui, avec les difficultés que les uns et les autres rencontrent, à un moment donné, il faut un peu de bon sens, un peu de mesure, un peu de retenue et, là, en l’occurrence, Michel Combes n’en a pas eu. »

Michel Combes contre-attaque

Mais Michel Combes se défend. Dans une interview accordée aux Echos, il justifie cette rémunération et se déclare « fier du travail accompli » à la tête de l’entreprise. « Comme le cours de bourse de l’entreprise s’est apprécié, on atteint un montant significatif, je le reconnais. Mais cela signifie que j’ai réussi à créer de la valeur et que l’entreprise est sauvée, alors que je l’ai rejoint[e] en quasi-faillite et que les candidats pour la diriger n’étaient pas nombreux », plaide-t-il.

Le directeur général du groupe franco-américain nie toute volonté de cacher cette rémunération, rappelant que « tous les éléments de rémunération ont été rendus publics en mai et présentés à l’assemblée générale des actionnaires, il y a eu une transparence absolue ». Il explique ne pas percevoir « d’indemnité de départ », mais seulement la part variable de sa rémunération. « J’avais des actions valorisées comme celles des autres collaborateurs en bénéficiant. On a vu des patrons cumuler indemnités et actions, cela n’a pas été mon cas. A chaque fois, j’ai accepté les solutions les mieux adaptées pour l’entreprise », souligne-t-il.

Alcatel-Lucent : Michel Combes défend sa rémunération

Le directeur général du groupe, qui doit percevoir près de 14 millions d’euros à son départ mardi, se dit « fier du travail accompli ».

Le Point.fr

Michel Combes à Paris, le 26 mai 2015.
Michel Combes à Paris, le 26 mai 2015.©THOMAS SAMSON/AFP

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commentaires

Vince007                                                C’est exactement ce que nous ne devons pas laisser faire. C’est juste scandaleux et parfaitement injuste. On licencie pour accroître les bénéfices et les dirigeants se gavent … ou va t on?

moutarde                                               Migrants de Calais: Bruxelles va accorder 5 millions à la France Michel Combes Alcatel 14 M° € ,,,??? Y’a rien qui choque là ?

jehanne54jehanne54                             Confidence pour confidence, moi aussi ça me choque, et comment !

gus                                                         Si encore il marquait des buts… Mais, c’est sûr, il touche pas sa bille au foot… Même que, peut-être, il ne lit même pas l’Equipe !

 Eric Boudry                                 Oui c’est choquant. Ne pas arrondir à 14, quelle mesquinerie chez les sans dents.

frenchie                                                   Arrêtons les tartufferies populistes, à moins d’être maladivement jaloux. Le gars a été recruté pour sauver ce qui pouvait l’être et le vendre à la première occase. Il n y avait pas 36 volontaires. Il l’a fait, à la surprise de beaucoup. sur le principe il mérite une prime, point. en actions, elle résulte d’une négociation entre capitalistes aguerris via leurs représentants, l’assemblée générale, et leur dévoué serviteur. Il a juste bien joué, sans se cacher d’ailleurs, serait ce là l’erreur?

Deo gratias                                              Arthur Comte. Qui c’est celui là?

eol                                                            Fermer des sites et licencier des centaines de personnes, effectivement cela doit demander des compétences très pointues ! Nos dirigeants ont vraiment des égos sur-sur-dimensionnés… pour croire et penser que leur travail mérite une telle rémunération. Content de ne plus être chez Sfr, c’est tjrs ça que le CA de cette entreprise ne pourra lui verser !

LM1342                                                    Bravo Labaza. Vous avez tout dit et bien dit !

Keepcool                                                 Il n’y a rien de choquant. Je considère que c’est une affaire de droit privé, que l’état n’a pas à mettre son nez dans des affaires de société privée.

Les seuls qui ont un mot à dire ce sont les actionnaires car c’est leur argent.
Pour mémoire un certain Zlatan gagne au moins ce montant par an pour taper dans un ballon et la ça ne gêne personne.
Allez comprendre

YAOUNDE                                                 La foire aux faux-culs.   Politiques, syndicats d’Alcatel, sont dans ce domaine de super faux culs. Ces indemnités sont prévues dans le contrat du dirigeant, elles sont approuvées en conseil d’administration, le procès-verbal est connu. Alors attendre que le PDG parte pour avoir l’air de dire qu’il part avec un parachute, c’est vraiment prendre à témoin un public qui n’avait pas à savoir. L’argent que touche ce patron, pour excessif que cela puisse m’apparaitre, n’est pas retiré de la poche des français, Alcatel-Lucent ne gagne pas de l’argent qu’en France. Lorsqu’un dirigeant d’une structure étatique se fait payer 40. 000€ de taxis, c’est bien les français qui paient, et cela a produit quoi comme richesse, cela a donné quoi comme boulot aux français et là nos politiques qui mangent au même râtelier ne disent mot. Les cagnottes « Assemblée Nationale », « Sénat », c’est bien de l’argent public, et là silence. Les fonds ministériels, encore de l’argent public, et là encore silence. Cessons de bêler sur les sujets choisis par nos politiques, et leurs associés syndicalistes. C’est l’hôpital qui se fout de la charité.
Labaza                                                      Pas médiatisé, pas pris   L’hésitation du MEDEF est bien compréhensible. Si ils condamnent fermement, comment pourront ils par la suite faire la même chose ? Le tord de Mr Combes est de s’être fait prendre et de donner à Sapin l’occasion de lui faire une leçon de morale comme à un petit garçon. De quel droit se permet il de juger comme cela un dirigeant d’entreprise, et lui dicter sa conduite, lui qui n’a jamais rien démontré d’autre que sa capacité à contorsionner les chiffres pour faire passer ses échecs pour des réussites.

Quant à ceux qui sont « choqués » par ces montants qui, sous forme de distribution d’actions, ne sont pas pris sur les rémunérations des salariés, sont ils aussi « choqués » par les salaires des footballers, des acteurs « bankables » comparés aux intermittents, des guignols de canalplus et autres présentateurs, animateurs médiatiques ? Si on s’insurge contre Mr Combes, on doit s’insurger aussi contre tous ces autres excès.

aw35                                                            Indécent! Certes tout cela est excessif ! Voilà Sapin qui s’en mêle ! Un exécutif dont attend toujours les résultats ? Mais qui continue comme si de rien était à sévir ! Bon ou pas bon ils sont toujours recyclés. Les français seraient en droit de demander des comptes à « l’entreprise France » gérée par des politiciens de tout bord ! Ils ne réussissent pas, qu’importe ! Le contribuable est là pour alimenter leurs salaires, les retraites et leurs avantages et tout le toutim sans rien avoir en retour. Alors qu’un gvt se permette de faire la morale aux autres je trouve cela très, très indécent
Claude 94                                                  Légal, honnête, transparent.Mérité ? Difficile de l’affirmer.   Mais 14 millions d’Euros, c’est beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent.  Certains peuvent penser que c’est trop.                                       La réponse habituelle à cette critique est de dire qu’aux USA c’est très habituel et que tout le monde trouve ça normal.
DIDIER07                                                   Choquant ! Choquant ! Quelle bande de faux-culs ! Ils auraient tous voulu faire ce qu’il a fait pour toucher le pactole.  Tous critiquent et crachent dans la soupe mais rêvent de toucher le gros lot.
 cc0031                                                        Pour moi non la compétence a un prix, et lui a réussi à redresser la société.  Quel dommage que le gouvernement n’ait pas ces qualités.
  • Les gars qui ont été licenciés lors des fermetures de leurs sites étaient eux aussi fier de leur travail accompli. Est-ce qu’ils ont bénéficié d’une belle prime pour autant ?

    jb  •

    Qu Hollande applique les 75% au dessus d un million. Il lui en restera toujours trop pour que cela soit honnête

    eric  • 

    MARINE VITE TRES VITE

    thomas  • 

    Si tout était prévu et « normal », il n’y aurait pas eu besoin de retoucher aux statuts de l’entreprise pour lui permettre de toucher ce pactole !!

    frederic  • 

    il se dit fier du travail accompli.. c’est le problème de ces gens là: ils trouvent leur médiocrité merveilleuse!

    martine s  • 

    en même temps c’est ton boulot mec pas de quoi te valoriser

    Anis Bal  • 

    il est fier du travail accompli…ah bon …quoi par exemple ?

    bouaboua  • 

    Normal qu’il se défende …Pif !!

    T’homme  •  

    voila le Saint Mot du salut  » la bourse valorisée !! »
    ben tiens !!
    la bourse c’est simple plus tu vires de mecs plus les actions montent donc virer 10 000 gars ça a plu à la bourse !!
    des boites bien cotées y en a de plus en plus; reste que soit on délocalise soit on vire 50% de la boite en demandant des efforts aux employés qui finiront virés pour une bonne part et le branquignole de dirlo lui part avec l’équivalent de 1000ans de salaire d’un gars au SMIC !!
    c’est certainement un surhomme ?
    non arrivé là ce sont des sous hommes, des moins que rien, qui pour se persuader d’avoir une valeur ont besoin d’énormément de fric pour se rassurer d’être quelqu’un !

    mettez les en auto entrepreneur et après demain ils sont mendiants car mis à part exploiter les autres ils ne savent rien faire !
    des gars comme lui dirigent le monde, nos politiciens sont formés comme ce gars mis à part eux et le fric le reste importe peu !!!

    Icha  •

    Toutes ces rémunérations de ces grands patrons, on tout de même de quoi choquer .

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En vérité, je vous le dis………….

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Dans le Var, Marion Maréchal-Le Pen courtise les catholiques

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Marion Maréchal-Le Pen à Plan-d'Aups-Sainte-Baume (Var) pour un débat organisé par l'évêque de Fréjus-Toulon, le 29 août.

Invitée à un débat inédit et polémique par l’évêque de Fréjus-Toulon, la députée (FN) du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a tenté samedi 29 août de rassurer l’électorat catholique sur son parti.

Applaudi par les quelques dizaines de spectateurs de cette table-ronde, à Plan-d’Aups-Sainte-Baume (Var), la tête de liste du FN pour les élections régionales en PACA a évoqué ses convictions de croyante et a souligné l’opposition du FN au mariage entre personnes de même sexe, « à la la sédation profonde, l’avortement ou [aux] recherches sur les embryons ». « J’ai du mal à comprendre une telle hostilité à l’égard de notre mouvement, notamment de certains évêques qui vont expliquer que la doctrine du FN n’est pas en cohérence avec la doctrine sociale de l’Eglise », a-t-elle poursuivi.

Débats sur les migrants

Interrogée sur les déclarations du pape François sur la nécessité de ne pas fermer la porte aux migrants, Marion Maréchal-Le Pen n’a cependant pas dévié de la ligne de son parti. Sa tante Marine Le Pen, présidente du parti, a une nouvelle fois fustigé samedi « la déferlante migratoire » et réaffirmé son objectif d’« arrêter l’immigration légale et clandestine ».

Elle a estimé qu’« il y a une distinction entre la charité d’une personne individuelle et ce que l’on peut demander avec discernement à un pays de faire comme politique migratoire », faisant valoir que « l’Église en aucun cas ne rejette l’idée d’une politique migratoire ». « Votre doctrine n’est pas la mienne, je suis dans une doctrine de l’Église pour tous et qui accepte la diversité. Je ne confonds pas la solidarité et la charité », lui a répondu l’ancien député-maire d’Ajaccio Simon Renucci (divers gauche).

Malaise au sein de l’Eglise

Cette invitation, la première d’un représentant du FN à un événement organisé par l’Eglise, divise les catholiques. La Conférence des évêques de France a pris ses distances avec cette initiative de l’évêché varois, un département qui compte un sénateur et plusieurs maires FN, et expliqué qu’elle n’engageait pas l’ensemble des évêques de France.

« Faut-il exclure une personnalité du FN, la blacklister du débat politique quand près de 40 % des Varois l’ont introduit récemment lors des élections départementales ? », s’est défendu Mgr Dominique Rey, l’évêque de Fréjus-Toulon, qui avait également convié le député LR Hervé Mariton et et un représentant de l’association anti « mariage pour tous » Sens Commun.

« Notre position comme chrétiens est de dénoncer les positions et les postures politiques qui nous semblent en contradiction avec les valeurs catholiques », a-t-il ajouté. « La Conférence des évêques de France vient de le faire récemment sur certaines positions du FN. Nous pouvons aussi élargir cette contestation à d’autres programmes et d’autres formations politiques. »

Marion Maréchal-Le Pen ne voit pas d' »incohérence » entre catholicisme et FN

 LEXPRESS.fr avec AFP

marion-marechal-le-pen-lors-d-une-universite-d-ete-catholique-dans-le-var_5405217La députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a estimé ce samedi qu’il n’y avait pas « d’incohérence » entre la doctrine du FN et celle de l’Église catholique, lors d’un débat organisé dans le Var par le diocèse de Fréjus-Toulon.        Bertrand Langlois/Afp

La députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a estimé ce samedi qu’il n’y avait pas « d’incohérence » entre la doctrine du FN et celle de l’Église catholique, lors d’un débat organisé dans le Var par le diocèse de Fréjus-Toulon.

C’était une première. Marion Maréchal-Le Pen, invitée par le diocèse de Fréjus-Toulon à son université d’été ce samedi, a estimé qu’il n’y avait pas « d’incohérence » entre la doctrine du FN et celle de l’Église catholique, lors d’une table ronde sur le thème « politique et médias », organisée dans le Var.

La députée FN du Vaucluse a déclaré que « la doctrine du FN n’est pas en incohérence avec la doctrine de l’Église catholique », se référant à l’opposition « systématique du FN sur la sédation profonde, l’avortement ou les recherches sur les embryons ». « L’Église en aucun cas ne rejette l’idée d’une politique migratoire », a aussi pointé celle dont l’invitation par le diocèse de Fréjus-Toulon avait suscité des remous au sein des rangs chrétiens.

Confiant avoir « du mal à comprendre parfois, souvent, une telle hostilité à l’égard de notre mouvement de certains évêques », elle a aussi assuré que c’était « la politique qui (avait) réactivé (sa) foi. Avant d’expliquer comment celle-ci cohabite chez elle avec les idées du FN.

Discerner « charité politique »et « individuelle »

La tête de liste pour les régionales en PACA a en effet estimé que la politique impliquait d’oeuvrer pour « le bien commun (qui) passe nécessairement par une politique migratoire responsable », alors qu’elle était interpellée sur « les points non négociables » de la doctrine sociale de l’Église pour les chrétiens engagés en politique.

« Il faut faire la distinction (entre la charité politique et la charité individuelle), et faire preuve de discernement. L’amour, la charité, c’est parfait. Mais comment vous faites, concrètement, lorsque vous avez des centaines de millions de malheureux à travers le monde et en face, un pays comme la France où l’immigration de masse pose problème, qui a 2000 milliards d’euros de dettes? On ouvre grand les portes? », a demandé Marion Maréchal-Le Pen.

« Si on pouvait aider la terre entière, je ne dirais pas, dans un égoïsme pur, que nous ne pouvons pas », a-t-elle ajouté, assise sur une estrade posée entre deux arbres, devant une grande croix en bois, dans le parc du couvent des dominicains à Plan-d’Aups-Sainte-Baume.

« Je ne confonds pas solidarité et charité »

« Votre doctrine n’est pas la mienne, je suis dans une doctrine de l’Église pour tous et qui accepte la diversité. Je ne confonds pas la solidarité et la charité », lui a répondu l’ancien député-maire d’Ajaccio Simon Renucci (DVG).

Le député Les Républicains (LR) de la Drôme Hervé Mariton participait à cette table ronde, en remplacement de la députée Valérie Boyer. Les organisateurs, l’Observatoire sociopolitique et le diocèse de Fréjus-Toulon, avaient choisi de débattre avec « des chrétiens ayant choisi des options politiques différentes et parfois divergentes ». Une initiative isolée ou l’ébauche d’un rapprochement?

#FN « La doctrine du FN n’est pas en incohérence avec la doctrine de l’Église catholique », assure la députée Front national Marion Maréchal-Le Pen, lors d’un débat avec le diocèse de Fréjus-Toulon

« L’amour, la charité, c’est parfait. Mais comment vous faites, concrètement, lorsque vous avez des centaines de millions de malheureux à travers le monde et en face, un pays comme la France où l’immigration de masse pose problème, qui a 2.000 milliards d’euros de dettes ? On ouvre grand les portes ? » a-t-elle ajouté. « Si on pouvait aider la terre entière, je ne dirais pas, dans un égoïsme pur, que nous ne pouvons pas. » La décision de représentants de l’Eglise catholique de recevoir une élue du Front national a fait grand bruit cette semaine. « Votre doctrine n’est pas la mienne, je suis dans une doctrine de l’Église pour tous et qui accepte la diversité. Je ne confonds pas la solidarité et la charité », lui a répondu l’ancien député-maire d’Ajaccio Simon Renucci (DVG).

FN : hold-up chez les cathos !

La participation de Marion Maréchal-Le Pen à l’université de la Sainte-Baume répond à une stratégie de longue haleine. Qui porte ses premiers fruits…

  | Le Point.fr

Depuis plusieurs mois, Marion Maréchal-Le Pen s'affiche aux côtés des groupes catholiques nés dans le sillage de la Manif pour tous.
Depuis plusieurs mois, Marion Maréchal-Le Pen s’affiche aux côtés des groupes catholiques nés dans le sillage de la Manif pour tous.AFP©STEPHANE DE SAKUTIN

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commentaires

cadenal                                             Elle a raison mais ne pas confondre catholicisme et christianisme !!!

signolles

@Jean-gillot:                                       vous avez raison. Une femme et son enfant échappent dans des conditions épouvantables aux horreurs de son pays en guerre et arrive devant chez vous, vous claquez la porte de votre maison. On peut trouver cela bien, mais c’est tout sauf du christianime. et le verbiage du Front National opposant impératifs politiques et charité individuelle est une totale hypocrisie. Cette manière de camoufler l’égoïsme me dégoûte. Catholiques, prenez garde. Vous êtes en train de vous faire entuber!

MISTRAL06                                               C’est un non événement, les électeurs d un parti politique , peuvent avoir des sensibilités religieuses diverses.

cestmonavis je le donne                         Je ne suis ni catho ni fn et je ne vois pas non plus d incohérence.

navrre                                                         Il faut savoir raison garder. Amis journalistes, céder à la tentation de la généralisation n’est pas le moindre de vos défauts. J’ai lu quelque part que la position de l’Eglise de France avait été à nouveau précisée par un porte parole. Si j’ai bien compris le fonctionnement de ladite Eglise, les positions d’un évêque ne l’engagent nullement dans sa globalité.

Détournons donc allègrement le sens d’une citation célèbre : « De la musique avant toute chose, et pour cela, ne commet pas d’impair ! « 

galactoire                                                      ToléranceOui, mais il y a quand même des gens qui ne seront jamais à la même table que moi. C’est une simple question d’hygiène.

 manaus 66                                                    Catho et Marion      Pourquoi certain cathos de gauche s’insurgent contre l’invitation de l’évèque de Fréjus pour son colloque de la Sainte Beaume. N’y a t’il pas des réunions de discussions avec les musulmans les juifs et autres hindouistes. Ce sont les cathos de gauche et les protestants en général qui font le lit des socialistes, et ce prêtre journaliste fait plus de mal à la société que les athées et autres libre penseurs.

 chauformas                                                    Qu’importe!    Ce n’est pas la religion qui forge mes idées politiques.
Souris                                                               Evolutions contrairesLa connivence transgénérationnelle entre la cadette des Le Pen et l’évêque de Fréjus-Toulon annonce un succès électoral pour le FN et une désaffection envers le catholicisme. Les rangs du FN grossissent alors que ceux de l’Eglise sont plus clairsemés que jamais. Mais ces tendances pourraient bien s’inverser à moyen terme et la désillusion changer de camp. Les démocrates français mettront fin au rêve du FN, au plus tard au second tour de la présidentielle de 2017, et les catholiques préféreront la voie ouverte par le pape François aux errements des cathos et des intégristes.
werme                                                                   Et alorsLe FN est un parti de tolérance, d’amour de l’autre, de l’étranger, parfaitement compatible avec les valeurs de l’Eglise.
Chaudevant 

@jackknight                                                        Elle est très mignonne et très intelligente. Je ne suis pas assez prétentieux pour me déclarer « bon catholique », et elle ne me fera pas voter fn. C’est fait depuis longtemps.

Abner de Sabatier                                               FN vs PS    Le FN, ce n’est pas comme le PS, par exemple, qui, lui, défend ardemment une vision chrétienne de la société, comme chacun sait.
Girondin 

@ Tolérance SVP :                                             Sauf que… Les autres invités politiques ne sont pas têtes de liste pour les régionales de décembre en PACA…

Duagt                                                                 Pour moi  en tant que catholique,  pour moi une politique qui prend soin des étrangers n’est pas une politique qui leur cède tout mais une politique qui anticipe tout et compare à long terme le bilan des répercussions. et qui prend ses décisions en fonction des résultats de ces bilans. . je préfère une politique qui fait pleurer un enfant aujourd’hui et lui sauve la vie

martine s  •                                                       elle va prendre des cours de charité chrétienne marechalnousvoila ,,

  • Par les temps qui courent, toutes les tranches de la population française et patriotique doivent s’unir pour sauver la France
  • Jean666  •  C’est un débat absurde de la part de la presse et des politiques comme Larcher. Aucun journaliste n’est choqué de voir Marine Le Pen invitée dans toutes les radios et Télévisions, bien au contraire, et les divers hommes politiques se pressent pour pouvoir débattre avec le FN devant les caméras. Encore une polémique médiatique sans intérêt.
    fred  •  Les boules pour les journalopes qui n’arrivent pas à la démolir!!!
    Laurent  •  David Perrotin ✔ @davidperrotin
    Une élue PS au débat de Fourest: « Je demande aux élus PS de ne plus aller devant les mosquées le vendredi faire campagne » #LaRochelle
    Miss Jiggy Jiggy  •  Excellente nouvelle ! La « Maréchale est invitée à une université catholique »… C’est vrai qu’on ne la retrouve pas du tout dans les églises les dimanches !

    Dominique  • 

    • les musulmans y compris radical invitent bien les socialistes qui y vont , il faut dire que les socialistes sont pro musulmans ils ne leur restent que leur voies ;15% pour les élections ils ont déjà perdu les cocos, les écolos, les fraudeurs socialistes, les gauchos de mélenchon
      martine s  •  elle va à l’église faire des salamalecs mais devrait relire le deutorénome « toujours tu accepteras l’étranger ton frère etc etc pauvre fille
    • Catho  • 

      « il y a eu une unanimité en bureau politique pour statuer sur l’abrogation de la loi Taubira »
      Enfin un parti qui s’engage clairement au moins sur ce point.
      christian  •  marion
      merci de vous montrer et d’afficher vos convictions!!!!!
      Froggy  •  Si l’Eglise avait reçu Mélanchon, on aurait trouvé ça super. Alors pourquoi ce procès avec MMLP ? Décidément, on traite les extrêmes avec deux poids deux mesures…
      Renard m  •  « L’Église » devrait ouvrir les yeux sur les dangers qui la menace et non continuer à bêler bêtement en attendant le jour ou nos « amis » qui s’installent en France vont s’occuper de son cas, ce qui à mon sens ne saurait tarder.
      Gla gla  •  L’église est ouverte à tous sauf aux militantes femen amies de la gauche.
      Juery  • TOUS avec MARINE . La dernière chance pour la FRANCE .
      francois  •  Tout ce que dit le Pape n’est pas parole d’évangile………………
      Jean666  •  Le traitement réservé au FN devrait aussi s’appliquer aux autres partis. Par exemple, qu’en est-il de la position de l’Eglise vis à vis de LR suite aux propositions de Ciotti sur les migrants? Il ne faut pas que l’Eglise perde son indépendance de jugement sous la pression des partis politiques apeurés de voir la montée du FN…..
    • Gwendoline  • 

      Les collabos vont voir les imams et se prosternent devant les mosquées ; Marion Le Pen se rend à l’évêché du Var. Tout est dit.

      soldat  • 

      TOUT ce qui importe à cette famille, c’est de se faire entretenir par le contribuable et rien d’autre. Pour cela, tous les moyens sont bons. Revenir sur certains combats (non cumul de mandat), revendication farfelu pour des neuneus . Tu enlèves l’immigration et l’islam de la bouche de cette famille, ils deviennent comme un enfant nu.
      Il s’agit de la vieille ficelle qui permet à la gauche à la droite de se nourrir sur le dos de sans dents ou sans cerveau. Instaurer un débat four tout sans queue ni tête. Pourvu que l’on entend le braiment de la plaine.
      Jamais Marine lepen ne se battra pour le referendum, le proportionnel, la création d’une juridiction suprême, la non cumul de mandat, la suppression du fonction pdt Rep, prefet détaché, l’indépendance de la justice, l’abolition de la cour de la République…..
      Elle comme les autres partis traditionnels ont besoin d’un peuple ignorant. donc qu’ils puissent manipuler aisément.

      Pancho Villain  • 

      Va vite vivre au Vatican ou dans un pays catholique, ici, nous sommes en France, un pays laïque!!!

      Marley29  •

      Marion tu n’a pas à te justifier…. tu as été invitée point-barre…. c’est quand même plus républicain qu’un dîner au CRIF… ils sont jaloux les Gau…chiottes…. une nouvelle «  », vous savez que la Rose est l’emblème des Socialistes…. maintenant c’est le Muguet…. c’est la seule Fleur qui.supporte sur un seul pied autant de cloche

      Le Ravi De La Crèche  • 

      Valls va bien à la mosquée de Paris pour partager la rupture du jeûne avec les muzz les soirs de ramadan!

      mouha  • 

      pourquoi les médias insistent lourdement sur ce fait insignifiant ?

      Pascal  •

      Je cite « La députée FN a fait le choix de ne pas répondre aux questions des journalistes. »
      Belle preuve de démocratie de la part de la petite fille de papygroin…
      Mais qu’attendre d’une arriviste comme celle là?

      T’homme  • 

      c’est scandaleux ils invitent les gens comme ci on était encore en démocratie !!
      ils ne savent pas que l’on est en hollandrie Pshisante babouchiene !?
      ici c’est la liberté d’expression enfin si tu demande l’autorisation au polit buro bien sûr !! ;-))

      François de Camenbert  • 

      la charité chrétienne n est pas le suicide collectif que l’on nous impose

Portrait-robot de l’homme de gauche

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L'Europe et les migrants

Travailleurs détachés: le Parti socialiste pris au piège du low-cost

universite-d-ete-du-ps-a-la-rochelle-le-27-aout-2015_5404147Université d’été du PS à La Rochelle, le 27 août 2015.      AFP PHOTO / XAVIER LEOTY

Le PS assure qu’il n’était pas informé du recours à des travailleurs détachés pour préparer l’Université d’été de La Rochelle. Mais le système que le prestataire a utilisé pour améliorer ses coûts est pourtant bien connu.

C’est une polémique révélatrice des ambigüités du Parti socialiste face à certaines réalités économiques. En demandant à son prestataire pour l’organisation de l’université d’été de La Rochelle de rompre son contrat avec l’entreprise roumaine qui lui avait fourni 10 travailleurs détachés roumains, le PS joue les ignorants: « Cette entreprise a eu recours à un sous-traitant, Trepte Events, dont il apparaît maintenant que des salariés seraient en situation de détachement. N’ayant pas été informé par le prestataire mais par voie de presse, le Parti socialiste a immédiatement demandé des explications sur cette information », explique son communiqué de presse.

Le travail détaché fait baisser les factures

En parallèle, un cadre du PS explique tout de même à RTL que cette édition de l’université d’été devait coûter moins cher que celle de l’année précédente, dont la facture s’élevait à 600 000 euros: « On a fait jouer la concurrence au maximum ». Les travailleurs détachés sont payés au tarif du pays d’accueil mais payent leurs cotisations sociales dans le pays d’origine. Dans le cas des salariés roumains qui devaient être employés de mercredi à lundi pour installer le mobilier puis pour nettoyer les salles, selon Lyon Mag, cela représente une économie d’à peu près 30% sur la prestation, par rapport à des salariés français. Le système, parfaitement légal au sein de l’Union européenne, est régi par une directive de 1996. Il a occasionné beaucoup d’abus et de fraudes, le principal motif de ce prêt de salariés étant souvent leur coût. En France, les travailleurs détachés étaient officiellement 230 000 en 2014, un nombre en croissance régulière. Le BTP, mais aussi le transport routier, en sont de gros consommateurs.

Face aux critiques, l’Europe a adopté une nouvelle version de sa directive, prévoyant plus de contrôles et une responsabilité du donneur d’ordre. Ce nouveau texte n’est pas encore appliqué, mais la France a pris les devants en adoptant une loi contre le dumping social sur proposition du PS. Une façon de redonner une justification à un système qui profite aussi à 300 000 français qui cotisent en France, quand ils se trouvent dans un pays socialement moins généreux. Et qui traduit un des principes fondamentaux de l’Union européenne, la libre circulation des travailleurs.

Le donneur d’ordre est responsable de ses prestataires

Un des points clés de la loi française est justement le principe de « responsabilité solidaire » qui permet de poursuivre un donneur d’ordres pour des fraudes relevant d’un de ses sous-traitants ayant recours à des travailleurs détachés. Même s’il n’y a pas eu de fraude dans de cas de l’université d’été, il semble difficile au PS de se dispenser complètement d’un principe de responsabilité qu’il a lui même introduit.

Gilles Savary, le rapporteur de la loi, confie à L’Express « avoir été accablé » par cette affaire. « Ceux qui font du droit du travail un totem et trouvent Emmanuel Macron indésirable se sont fait choper par la patrouille! ». Pour le député, l’usage de salariés roumains, s’il est légal, est « moralement douteux ». Pour que le recours aux travailleurs détachés ne soit plus seulement lié à leur coût, mais aussi à leurs compétences, reste à modifier en profondeur la directive européenne, pour interdire le détachement des sociétés d’intérim, estime Gilles Savary: « Elle vendent du travailleur détaché ». Trepte Events, la société roumaine incriminée, ne semble pourtant pas être une société d’intérim.

Salariés roumains : le PS fait marche arrière pour son université d’été à la Rochelle

C’est une information révélée par France Bleu La Rochelle ce jeudi. Des travailleurs détachés venus de Roumanie avaient été employés par le Parti socialiste pour son université d’été cette année. Ils sont moins chers que des salariés français. Suite à ces révélations, le Parti socialiste a finalement exigé la rupture du contrat.

Le mobilier GL Events en attente à La Rochelle  © Valentine Arama

Salariés low-cost PS La Rochelle : la réaction du secrétaire National du Parti socialiste David Assouline

Une partie de l’organisation de l’université d’été du PS à La Rochelle a été cette année sous-traitée à une entreprise roumaine. Dix salariés roumains avaient été employés depuis mercredi et jusqu’à lundi pour la mise en place du mobilier et le nettoyage. Mais jeudi, suite à la révélation de cette information par France Bleu La Rochelle, le parti a fait marche arrière et demandé la rupture du contrat.

Rien d’illégal

La situation est tout à fait légale, mais le sujet gênant sur le principe : un parti politique peut-il employer indirectement des salariés détachés alors que le taux de chômage en France reste élevé ?

En 2013 les salariés détachés représentaient l’équivalent de 32 000 temps plein en France. Entre 2012 et 2013 leur nombre a augmenté de 12%. En 2013, 6.010 salariés détachés ont été employés en Poitou-Charentes. On les retrouve principalement dans trois secteurs : le BTP, l’emploi temporaire, et l’hôtellerie restauration.

Ils sont chargés d’installer le mobilier puis de le renvoyer, d’assurer le nettoyage. Pas sûr que le PS ait été tenu au courant : le parti a signé un contrat avec une entreprise française GL Events, basée a Lyon. Cette dernière a sous-traité à une entreprise roumaine Trepte events.

Les salariés roumains ont bien été déclarés, comme le prévoit la loi en tant que salariés détachés : leur salaires et leurs conditions de travail sont identiques à celles des Français. Mais pas leurs cotisations sociales qui sont celles de leur pays d’origine, la Roumanie.

Marche arrière du PS

Ces dix roumains coûtent donc moins cher que dix travailleurs français. Dans un premier temps, le PS a affirmé que la nationalité des salariés ne saurait constituer un élément de polémique, dès lors que l’entreprise est immatriculée en France, et que la loi est respectée. Mais suite à la divulgation de cette information jeudi, les cadres du parti ont finalement décidé d’exiger la rupture de ce contrat, comme expliqué dans le communiqué ci-dessous.

Le communiqué du PS sur le contrat faisant appel à des travailleurs détachés capture d’écran © Radio France

PS: l’emploi de travailleurs détachés roumains pour l’université de La Rochelle fait polémique

PS LA ROCHELLE

PARTI SOCIALISTE – A vingt-quatre heures de l’ouverture de son université d’été, le parti de Jean-Christophe Cambadélis se serait bien passé d’une aussi mauvaise publicité. France Bleu La Rochelle révèle ce jeudi 27 août que le Parti socialiste a eu recours à dix travailleurs détachés roumains pour assurer la mise en place du mobilier et le nettoyage lors de son grand rendez-vous annuel dans la capitale de Charente-Maritime.

Une pratique qui n’a rien d’illégal mais qui fait mauvais genre au moment où la France enchaîne les records de chômage et où une partie de la classe politique dénonce le « dumping social » de ces contrats européens low-cost. Techniquement, les travailleurs détachés étrangers bénéficient des mêmes droits et salaires que les travailleurs français tout en ne payant que les cotisations de leur pays d’origine.

Le PS rompt son contrat

Comme le rappelle France Bleu, le PS n’était pas forcémment au courant qu’il employait indirectement des travailleurs roumains. Le parti a signé un contrat avec une société lyonnaise GL Events, un prestataire habitué à travailler avec les partis politiques puisqu’il avait coorganisé des événements pour la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy. C’est cette entreprise qui a sous-traité la logistique de l’université de La Rochelle à une société roumaine Trepte events.

Après avoir banalisé la nouvelle, le PS a finalement indiqué dans un communiqué qu’il avait « exigé du prestataire qu’il rompe son contrat avec ce sous-traitant, ce qui a été fait dans la matinée de ce jeudi ». « Si, dans un premier temps, il a été indiqué au régisseur que les salariés visés n’étaient pas en situation de détachement, les nouveaux éléments fournis ne laissent plus de doute sur cette réalité », a tenté de se justifier le parti de la rue de Solférino. Mais le mal est fait. Plusieurs responsables politiques du Parti de Gauche, du Front national et même de la gauche du Parti socialiste ont immédiatement dénoncé le recours à des travailleurs étrangers aux dépens des salariés français.

« Nous comprenons que les difficultés financières du PS liées à ses débâcles électorales l’obligent à faire des économies. Mais plutôt que d’exploiter des salariés roumains et de mettre en œuvre lui-même la directive européenne sur les salariés détachés et la concurrence libre et non faussée entre les travailleurs, nous lui conseillons de compter sur ses forces militantes pour organiser son université d’été », tacle le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.

Comme l’a révélé RTL, le PS, fragilisé par ses dernières défaites électorales et la baisse des dotations aux organisations politiques, a cherché à réduire drastiquement les coûts de son université d’été. Traditionnellement, le parti investit 600.000 euros dans l’organisation de sa grand-messe de La Rochelle. Selon RTL, ce montant aurait été raboté d’un tiers en 2015.

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Des travailleurs détachés roumains à la Rochelle, le PS renonce

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Notre société Selon France Bleu, le PS emploie indirectement des salariés détachés roumains pour organiser une partie de l’université d’été à La Rochelle. Le parti a mis fin au contrat de la société.

Selon une information de France Bleu, dix salariés détachés roumains ont été employés de mercredi à lundi sur le site de l’université d’été de la Rochelle. Leur rôle ? Installer et démonter le mobilier ainsi que le nettoyage du site.
Les conditions de travail de ces salariés sont les mêmes que celles des Français, mais leurs cotisations sociale sont celles de la Roumanie. Ils coûtent donc moins cher. Une situation légale, mais qui pose problème sur le principe quand on sait que le 26 juin 2014, une loi avait été adoptée pour renforcer les contrôles et les sanctions contre les entreprises ayant recours à des travailleurs détachés.
« Pas sûr que le PS était au courant »
Mais « pas sûr que le PS ait été tenu au courant », tempère France Bleu. Selon la radio, le PS a en fait signé un contrat avec l’entreprise française GL Events qui elle-même sous traite à une entreprise roumaine : Trepte events.
Le Parti socialiste a finalement renoncé au contrat de la société.

Les députés examinent le texte sur les travailleurs détachés

Le député PS Gilles Savary veut obliger les employeurs à loger leurs chauffeurs pendant le temps de repos hebdomadaire.

Tirée d’un accord européen, la proposition de loi PS entend surtout lutter contre les abus au dispositif en France.

Interdire aux chauffeurs routiers, étrangers comme français, de passer leur week-end dans leur camion: voici la mesure la plus frappante de la proposition de loi (PPL) sur les travailleurs détachés portée par le député PS Gilles Savary et examinée ce mardi en séance. «On ne peut plus tolérer que des conducteurs passent trois semaines dans leur cabine, sans loisirs, sans revenir chez eux. Le phénomène n’est pas anecdotique, il suffit de se rendre sur les aires d’autoroute», a justifié le député, qui veut obliger les employeurs à loger leur chauffeur pendant le temps de repos hebdomadaire ou à le remplacer, sous peine d’une sanction pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

Mais la PPL a en réalité une portée plus vaste. Elle reprend les mesures de lutte contre les abus sur le travail détaché, issues d’un accord européen obtenu à l’arraché dans la nuit du 9 au 10 décembre par Michel Sapin, le ministre du Travail. Et elle va même plus loin. Alors que la transposition de l’accord européen aurait pris deux ans, la majorité a voulu agir vite, en faisant adopter dès le premier semestre un texte franco-français. Par humanisme, mais aussi parce que ce thème est devenu un cheval de bataille du FN.

Une liste noire

«On ne touche pas au principe du détachement, qui permet aux 300.000 Français détachés à l’étranger de rester affiliés à la Sécu. Le problème, ce sont les abus qui ont des effets potentiellement délé­tères», a précisé Gilles Savary. À vrai dire, la directive détachement en elle-même pose des soucis. Mais il n’est pas question pour l’instant de la remettre en cause au niveau européen. Cette directive fixe le paiement des salaires aux conditions du pays d’accueil et celui des cotisations aux règles du pays d’origine. Du fait de la lourdeur des charges dans l’Hexagone, cette norme met les salariés français en position défavorable face à la concurrence des travailleurs détachés. Travailleurs dont le nombre officiel a explosé, passant de 26.500 en 2005 à 210.000 en 2013. Mais le pire, ce sont effectivement les fraudes à la règle européenne: salaires dérisoires, horaires à rallonge, logements indécents… Des abus qui frappent surtout les travailleurs détachés non déclarés, dont on estime le nombre à 200.000.

Pour lutter contre ces dérives, qui se cachent souvent chez le sous-traitant du sous-traitant, la PPL entend responsabiliser le donneur d’ordre sur les pratiques de ses sous-traitants, et ce dans tous les secteurs (et pas seulement dans le BTP comme dans l’accord européen). Aujourd’hui, tel n’est pas toujours le cas. La CGT a ainsi regretté le 13 février que Bouygues n’ait pas été condamné par les prud’hommes de Cherbourg pour les abus du chantier de l’EPR de Flamanville.

La PPL crée également une liste noire des entreprises condamnées pour abus, qui sera affichée sur le site Web du ministère du Travail. Elle permettra aux syndicats et aux organisations professionnelles de saisir la justice en cas d’abus. Elle renforce enfin les sanctions. «Cela aura un effet dissuasif», veut croire Gilles Savary. Reste que tout dépendra aussi de la capacité de l’Inspection du travail à détecter les fraudes.

Recul du nombre de déclarations d’embauche en juillet

PARIS (Reuters) – Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois dans les secteurs marchands, hors intérim, a baissé de 2,1% en juillet en France, après une hausse de 1,4% en juin, selon les chiffres publiés vendredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss).

Elles reculent sur trois mois de 2,2% et augmentent de 2,3% sur un an.

L’Acoss fait état d’une hausse de 0,2% sur les trois mois à fin juin des effectifs dans les entreprises déclarant mensuellement leurs cotisations aux Urssaf (entreprises de plus de neuf salariés, qui représentent plus de 81% de l’emploi marchand).

Sur un an, ces effectifs augmentent de 0,4%.

Dans l’industrie, l’emploi des entreprises mensualisées a poursuivi sa baisse (-0,2% sur trois mois et -1,0% sur un an). Les déclarations d’embauche du secteur ont quant à elles reculé de 5,0% en juillet, après avoir augmenté de 4,1% en juin, portant la baisse sur trois mois à 4,4% et la hausse sur un an à 0,4%.

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commentaires

mauriçou                                         Il n’y a plus de morale en politique ; et après on s’étonne (ou on fait semblant) du score de l’abstention ou du Front national. Quelle décrépitude !!!

devillepatour2

@mistral06.                                    C’est exactement ça. Saint François et son équipe ont l’art de faire avaler des couleuvres, mais attention à la raclée qui a commencé et qui continuera aux régionnales.

labonso

@Ritonlibre.                                    Pas d accord avec vous. le PS n’avait qu’ à le mentionner dans son appel d’offre puis dans son contrat, qu’ ils ne voulaient pas ce type de sous traitance.

Photo73                                          Payer pas cher, finalement, c’est jamais suite à un « miracle »…

@FxNice :                                        que dire sur l’EPR, je crois qu’il y a 7 niveaux de sous traitance. Pour savoir qui travaille vraiment, ça ne doit pas être facile, surtout si aucun ne parle français. Tour de Babel ?

le prince                                         Si l’on admet que les responsables du PS n’étaient pas au courant des combinaisons des traitants puis des sous-traitants, c’est comme même assez grave. Cela démontre l’absence complète d’analyse et de compréhension du marché du travail en Europe en général et en France en particulier. Pour une réunion de cadre socialistes, aptes à apprécier la situation sociale de l’hexagone, cela tient du comique. Ce qui est beaucoup moins comique, c’est que Marine LE PEN engrange immédiatement des dividendes électoraux futurs. En clair , le pire que les socialistes reste encore possible , et c’est très grave !

MISTRAL06                                      Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais

pasencorparti                                On se rappelle les politiques gloser sur la peur du « plombier Polonais ». La surenchère au moins disant sociale est bien la, elle porte le nom de travailleurs détachés. Sur les cotisations sociales, le travail est mis à contribution y compris pour financer la politique familiale et cela a un coût élevé, coût que vont éviter les consommateurs, y compris le PS.

nouh                                                 Les français qui réagissent sont des hypocrites et le parti socialiste n’a pas à faire machine arrière. Les marchés sont gérés par des règles Européennes qui ne datent pas d’aujourd’hui, on en bénéficie souvent pour nos entreprises, demandez à Bouygues construction, parfois on en pâtit, mais surtout cela impose à nos entreprises de se frotter au monde extérieur contrairement à ceux qui croient que l’on peut vivre en autarcie, replié sur nous même. C’est absurde et dangereux et la non compétitivité de nos entreprises moyennes c’est le manque de structure, d’aides de l’état pour se frotter aux marchés mondiaux.


tom
@ nouh                                                voter bien les ami(e)s
jgl 
@ nouh                                                Bien sur, c’est légal, mais on est dans la politique, pas dans la simple entreprise!!! ce comportement donne du grain à moudre aux extrêmes, comprenez le!!!
aiko                                                      C’est faux, c’est totalement faux, c’est ridiculement faux, j’encourage la presse à s’intéresser au problème !! Les charges sur les salaires en Roumanie sont supérieures au charges salariales en France. Dans le cas présent c’est la société qui emploie les roumains qui est dans l’illégalité en Roumanie.
ALEXANDRE STARK                             Qu’en est t-il du Groupe RENAULT et la Dacia fait en Roumanie et vendue en France ? La c’est Excellent non ? pffffffff ….
Constat                                                 » l’entreprise française GL Events qui elle-même sous traite à une entreprise roumaine : Trepte events. » Aucun lien direct, indirect, caché ou par personnes interposées ou prête nom bien entendu entre les sociétés française et roumaine. Et un régisseur qui se contente d’affirmations verbales ? écrites ? justifiées ?
nouh 
@ Constat                                              Vous habitez où, c’est légal et la sous-traitance est le point noir des marchés Européens!!! Demandez à Bouygues bâtiment comment il remporte les marchés en France et à l’étranger. Par contre, on ne va pas se renfermer sur nous et vivre en autarcie car là se serait bien plus dangereux pour nos emplois!!!
Grollande                                           C’est ca …. le PS n’était pas au courant !!! MDR !!!! …. alors même que Canbadélisse annonce juste avant que le PS va faire une université LOW COST !!!! ….
nouh
@ Grollande                                         Vous habitez où, c’est légal et la sous-traitance est le point noir des marchés Européens!!!
pasfou50                                               Voilà comment le gouvernement et certaines entreprises luttent contre le chômage …..des pays d’Europe de l’est.

Mais non voyons, il « améliore la qualité »

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Crise des marchés

Deux journalistes français soupçonnés d’avoir fait chanter le roi du Maroc

Le Monde.fr avec AFP

Le roi du Maroc, Mohammed VI, au palais royal de Rabat le 19 juin.

Deux journalistes français, Eric Laurent et Catherine Graciet, ont été arrêtés jeudi 27 août à Paris. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu extorquer de l’argent au roi du Maroc, Mohammed VI, en échange de la non-publication d’un livre contenant des informations compromettantes. Les deux journalistes étaient jeudi soir toujours en garde à vue dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Selon Me Eric Dupond-Moretti, l’un des avocats de Rabat, l’affaire a commencé le 23 juillet lorsque Eric Laurent aurait contacté le secrétariat du Palais royal pour annoncer la sortie prochaine d’un livre polémique contenant « des choses importantes ». « Un représentant du Palais a alors été envoyé à Paris où une première rencontre a eu lieu avec M. Laurent », explique l’avocat, joint jeudi soir par Le Monde.

Au cours de cette rencontre, M. Laurent aurait déclaré être en train de préparer un livre compromettant pour le Palais avec Catherine Graciet et demandé 3 millions d’euros en échange de sa non-publication. « Le Palais a alors décidé de porter plainte auprès du parquet de Paris », souligne Me Dupond-Moretti. Un autre rendez-vous, écouté et surveillé par la police, aurait alors été organisé. M. Laurent y aurait réitéré la même proposition.

Un troisième rendez-vous aurait alors été fixé au jeudi 27 août dans un restaurant parisien. « Cette fois, Eric Laurent et Catherine Garciet étaient tous les deux présents. Un contrat a été signé et un acompte de 80 000 euros remis », déclare l’avocat. Les deux journalistes ont été interpellés à la sortie de ce rendez-vous.

La veille, le 26 août, une information judiciaire avait été ouverte par trois juges français pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage.

« Très troublant »

« Il y a quelque chose de très troublant dans cette affaire et nous avons une préoccupation relative au mobile. Nous nous demandons s’il n’y a pas une tentative d’instrumentalisation par des terroristes », poursuit Me Dupond-Moretti.

« Nous n’avons pas accès au dossier et n’avons donc que très peu d’éléments mais tout cela sent le coup monté », a réagi l’avocat de Catherine Graciet, Me Eric Moutet, joint par téléphone. L’avocat a vivement dénoncé les déclarations de Me Dupond-Moretti : « Parler de connexion avec un groupe terroriste, c’est du fantasme et c’est très grave. »

Eric Laurent et Catherine Graciet ont coécrit en 2012 un livre très critique sur Mohammed VI intitulé Le Roi prédateur. Les Editions du Seuil, contactées par l’AFP, ont confirmé que les deux journalistes préparaient un livre sur le roi du Maroc, « pour une sortie en janvier-février ».

« Je suis sous le choc. […] Je savais que Catherine avait ce projet [de livre]. Si les faits sont avérés c’est très surprenant de [s]a part. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit », a réagi auprès de l’AFP le journaliste Nicolas Beau, qui a coécrit plusieurs livres avec Catherine Graciet, dont La Régente de Carthage : main basse sur la Tunisie (2009, La Découverte), un ouvrage consacré à l’épouse de l’ex-président tunisien Ben Ali.

Eric Laurent est, lui, l’auteur de plusieurs livres d’enquête : Aux banques les milliards, à nous la crise, qui doit sortir le 9 septembre, La Face cachée du pétrole (Plon, 2006), ou encore Bush, l’Iran et la bombe (Plon). En 1993, il avait signé un livre d’entretiens avec l’ancien roi du Maroc, Hassan II, père de Mohammed VI (La Mémoire d’un roi).

Interpellation de deux journalistes français, Eric Laurent et Catherine Graciet, accusés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc

JOURNALISTES FRANCAIS ROI DU MAROC

MÉDIAS – Le journaliste français Éric Laurent a été interpellé ce jeudi a révélé RTL.

Selon la radio, l’écrivain et journaliste de 68 ans aurait tenté de soutirer 3 millions d’euros au roi du Maroc, Mohammed VI, en échange de la non publication d’un livre à charge. L’avocat du roi, le célèbre Éric Dupond-Moretti, a annoncé par ailleurs que Catherine Graciet, journaliste française et co-auteur du livre, a aussi été arrêtée.

L’information a par ailleurs été confirmée par l’AFP, qui cite une source judiciaire, en évoquant l’arrestation de « deux journalistes français à Paris, soupçonnés de chantage contre le roi du Maroc ». Selon l’agence, il s’agit bel et bien d’Eric Laurent et de Catherine Graciet.

Interrogé par la chaîne d’info LCI, l’avocat Eric Dupond-Moretti a commenté l’information:

En garde à vue

Tout aurait commencé le 23 juillet, quand Eric Laurent a contacté une première fois le cabinet royal marocain en indiquant qu’il préparait un livre, a raconté Eric Dupond-Moretti sur RTL. Une première rencontre aurait été organisée à Paris avec un avocat, « un de mes confrères marocains », a raconté Me Dupond-Moretti. Selon lui, « Eric Laurent dit ‘écoutez, moyennant 3 millions d’euros, je ne publie pas mon livre, un livre que je prépare avec Catherine Graciet ».

Après la plainte du Maroc, qui a conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire, puis à saisir les juges d’instruction, d’autres rendez-vous ont été organisés, dont deux jeudi, mais cette fois sous la surveillance des enquêteurs. Lors de cet ultime rendez-vous dans un restaurant parisien, surveillé et écouté par la police, l’écrivain aurait accepté le principe d’une transaction à deux millions d’euros et aurait accepté une avance de 80.000 euros, renonçant par ailleurs par écrit à la publication du livre « à charge ».

Jeudi soir, les deux journalistes étaient toujours en garde à vue dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), dans le cadre d’une information judiciaire ouverte la veille pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage, a indiqué une source judiciaire à l’AFP.

Contactées par l’AFP, les Editions du Seuil ont confirmé que les deux journalistes préparaient un livre sur le roi du Maroc Mohammed VI, « pour une sortie en janvier-février ». « Je suis sous le choc (…) Je savais que Catherine avait ce projet (de livre). Si les faits sont avérés c’est très surprenant de la part de Catherine. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit », a réagi auprès l’AFP le journaliste Nicolas Beau, qui a écrit plusieurs livres avec sa consœur, dont « La régente de Carthage: main basse sur la Tunisie » (2009, La Découverte), sur Leïla Trabelsi, épouse de l’ex-président tunisien Ben Ali.

Deux journalistes, « pas en grâce auprès du royaume »

Catherine Graciet a également écrit « Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison » (Ed. Seuil, 2013), où un ancien responsable politique libyen donne du crédit aux accusations de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime de Mouammar Kadhafi.

Quant à Eric Laurent, il a écrit de nombreux livres d’enquête: « Aux banques les milliards, à nous la crise », qui doit sortir le 9 septembre, « La face cachée du pétrole » (Plon, 2006), « Bush l’Iran et la bombe » (Plon). En 1993, il avait signé un livre d’entretien avec l’ancien roi du Maroc, Hassan II, père de Mohammed VI (« La mémoire d’un roi »).

Eric Laurent et Catherine Graciet ne sont pas en grâce auprès du royaume. Quand leur précédent livre sur Mohammed VI est sorti, en 2012, le quotidien espagnol El Pais avait été interdit sur le territoire marocain le jour où il en avait diffusé les bonnes feuilles.

Paris et Rabat ont connu une brouille diplomatique de plusieurs mois à cause d’une enquête menée à Paris sur des accusations de tortures au Maroc contre le patron du contre-espionnage (DGST) Abdellatif Hammouchi. La réconciliation a été permise notamment grâce à une nouvelle convention d’entraide judiciaire, qui a suscité l’inquiétude des organisations de défense des droits de l’Homme.

Deux journalistes français arrêtés pour soupçons de chantage contre le roi du Maroc

 LEXPRESS.fr avec AFP

la-roi-du-maroc-mohammed-vi-salue-la-foule-devant-le-palais-royal-a-rabat-lors-d-une-ceremonie-marquant-le-15e-anniversaire-de-son-accession-au-trone-le-31-juillet-2014_5068260La roi du Maroc Mohammed VI, salue la foule devant le palais royal à Rabat lors d’une cérémonie marquant le 15e anniversaire de son accession au trône, le 31 juillet 2014. afp.com/Fadel Senna

Eric Laurent et Catherine Graciet sont soupçonnés d’avoir faire chanter Mohammed VI, exigeant 3 millions d’euros pour ne pas publier un livre à charge le concernant.

Deux journalistes français ont été arrêtés ce jeudi à Paris. De source judiciaire, Eric Laurent et Catherine Graciet sont soupçonnés d’avoir fait chanter le royaume du Maroc en demandant 3 millions d’euros pour ne pas publier un livre contenant des informations compromettantes. Ils sont en garde à vue à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) dans le cadre d’une information judiciaire ouverte ce mercredi pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage.

Interpellation au troisième rendez-vous

Selon RTL, cette affaire, pour laquelle les autorités du pays ont porté plainte en France, dure depuis un mois. Les journalistes ont été interpellés après un rendez-vous avec un représentant du Maroc lors duquel ils ont reçu de l’argent, a indiqué une source proche du dossier, confirmant des propos tenus sur l’antenne de la radio par l’un des avocats de Rabat, Me Eric Dupond-Moretti.

La radio précise qu’une 1ère rencontre avait eu lieu le 11 août, avant une 2e, sous surveillance policière, le 21. Lors du dernier rendez-vous de ce jeudi, Eric Laurent, selon RTL, aurait accepté une transaction de deux millions d’euros et une avance de 80 000 euros pour renoncer, par écrit, à sortir son livre. C’est à la sortie du restaurant où avait lieu la transaction qu’il a été arrêté, ainsi que sa co-auteure Catherine Graciet.

Une sortie de livre prévue début 2016

Les Editions du Seuil ont confirmé que les deux auteurs préparaient un livre sur le roi du Maroc Mohammed VI, « pour une sortie en janvier-février ». En 2012, ils avaient déjà sorti, toujours au Seuil, Le roi prédateur, main basse sur le Maroc.

Eric Laurent est l’auteur de nombreux livres d’enquête: Aux banques les milliards, à nous la crise, qui doit être publié le 9 septembre, La face cachée du pétrole (Plon, 2006), La face cachée des banques (Plon), Bush, l’Iran et la bombe (Plon). Catherine Graciet a pour sa part publié en 2013 Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison

Journalistes accusés d’avoir fait chanter le roi du Maroc : ce que l’on sait

L' Obs

Eric Laurent et Catherine Graciet, ont été arrêtés jeudi à Paris, soupçonnés d’avoir fait chanter le royaume du Maroc pour ne pas publier un livre contenant des informations compromettantes.

Le roi Mohammed VI, le 9 février 2015 à Paris. (ChristopheEna/AP/SIPA)Le roi Mohammed VI, le 9 février 2015 à Paris. (ChristopheEna/AP/SIPA)

Deux journalistes français, Eric Laurent et Catherine Graciet, ayant enquêté sur le roi du Maroc ont été arrêtés jeudi 27 août à Paris et placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter Rabat en proposant de ne pas sortir leur livre en échange d’argent. Le point en 4 questions sur cette affaire singulière.

# Comment ont-ils tenté de racketter 3 millions d’euros au Mohammed VI ?

Tout aurait commencé le 23 juillet, quand Eric Laurent, journaliste à Radio France, a contacté une première fois le cabinet royal marocain en indiquant qu’il préparait un livre, raconte à RTL l’avocat du Maroc, Eric Dupond-Moretti.

Une première rencontre aurait été alors organisée à Paris avec un avocat, « un de mes confrères marocains », poursuit l’avocat. Selon lui,

Eric Laurent dit ‘écoutez, moyennant 3 millions d’euros, je ne publie pas mon livre, un livre que je prépare avec Catherine Graciet' »

« Des éléments me permettent de penser qu’il y a une manipulation […] On ne peut pas exclure une instrumentalisation visant à déstabiliser le régime », avance-t-il sur RMC.

Après la plainte du Maroc, qui a conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire, puis à saisir les juges d’instruction, d’autres rendez-vous ont été organisés, dont deux jeudi, mais cette fois sous la surveillance des enquêteurs.

# Comment ont-ils été arrêtés ?

Les deux journalistes, qui ont déjà écrit un livre accusateur contre Mohammed VI en 2012, « Le roi prédateur » (Editions du Seuil), ont été interpellés ce jeudi après un rendez-vous avec un représentant du Maroc dans un hôtel parisien.

Lors de ce rendez-vous, « il y a eu remise et acceptation d’une somme d’argent », rapporte une source proche du dossier.

Jeudi soir, les deux journalistes étaient toujours en garde à vue dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), dans le cadre d’une information judiciaire ouverte la veille pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage, indique une source judiciaire.

C’est un racket digne de voyous », dénonce Eric Dupond-Moretti.

« Nous n’avons pas accès au dossier et n’avons donc que très peu d’éléments mais tout cela sent le coup monté », réagit de son côté l’avocat de Catherine Graciet, Me Eric Moutet, joint par « Le Monde ».

# Qui sont les deux journalistes ?

Les Editions du Seuil ont confirmé que les deux journalistes préparaient un livre sur le roi du Maroc Mohammed VI, « pour une sortie en janvier-février ».

Je suis sous le choc […] Je savais que Catherine avait ce projet [de livre]. Si les faits sont avérés c’est très surprenant de la part de Catherine. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit », réagit le journaliste Nicolas Beau.

Ce dernier a écrit plusieurs livres avec sa consoeur, dont « La régente de Carthage : main basse sur la Tunisie » (2009, La Découverte), sur Leïla Trabelsi, épouse de l’ex-président tunisien Ben Ali.

Catherine Graciet – une journaliste indépendante qui a travaillé pour le site Bakchich -, a également écrit « Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison » (Ed. Seuil, 2013), où un ancien responsable politique libyen donne du crédit aux accusations de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime de Mouammar Kadhafi.

Quant à Eric Laurent, il a écrit de nombreux livres d’enquête : « Aux banques les milliards, à nous la crise », qui doit sortir le 9 septembre, « La face cachée du pétrole » (Plon, 2006), « Bush l’Iran et la bombe » (Plon). En 1993, il avait signé un livre d’entretien avec l’ancien roi du Maroc, Hassan II, père de Mohammed VI (« La mémoire d’un roi »).

# Quid des relations franco-marocaines ?

Cette affaire intervient alors que Paris et Rabat ont connu une brouille diplomatique de plusieurs mois à cause d’une enquête menée à Paris sur des accusations de tortures au Maroc contre le patron du contre-espionnage (DGST) Abdellatif Hammouchi.

La réconciliation a été permise notamment grâce à une nouvelle convention d’entraide judiciaire, qui a suscité l’inquiétude des organisations de défense des droits de l’Homme.

Eric Laurent et Catherine Graciet ne sont pas en grâce auprès du royaume. Quand leur précédent livre sur Mohammed VI est sorti, en 2012, le quotidien espagnol « El Pais » avait été interdit sur le territoire marocain le jour où il en avait diffusé les bonnes feuilles.

Jeudi soir, l’affaire faisait la une des sites des journaux marocains.

Deux journalistes arrêtés à Paris, soupçonnés de chantage contre le roi du Maroc

Deux journalistes français ayant enquêté sur le Maroc ont été arrêtés jeudi à Paris et placés en garde à vue, soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter Rabat en proposant de ne pas sortir leur livre en échange d’argent.

L’affaire est singulière et immédiatement après sa révélation sur RTL, l’un des avocats du royaume, Eric Dupond-Moretti, a pris la parole pour en livrer des détails, dénonçant un « racket digne de voyous ». Un racket à trois millions d’euros selon lui.

Les deux journalistes, Eric Laurent et Catherine Graciet, qui ont déjà écrit un livre accusateur contre Mohammed VI en 2012, « Le roi prédateur » (Editions du Seuil), ont été interpellés après un rendez-vous avec un représentant du Maroc dans un hôtel parisien.

Lors de ce rendez-vous, « il y a eu remise et acceptation d’une somme d’argent », a rapporté une source proche du dossier à l’AFP.

Jeudi soir, les deux journalistes étaient toujours en garde à vue dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), dans le cadre d’une information judiciaire ouverte la veille pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage, a indiqué une source judiciaire à l’AFP.

Un livre avec Hassan II

Tout aurait commencé le 23 juillet, quand Eric Laurent a contacté une première fois le cabinet royal marocain en indiquant qu’il préparait un livre, a raconté l’avocat du Maroc sur RTL.

Une première rencontre aurait été organisée à Paris avec un avocat, « un de mes confrères marocains », a raconté Me Dupond-Moretti. Selon lui, « Eric Laurent dit : écoutez, moyennant 3 millions d’euros, je ne publie pas mon livre, un livre que je prépare avec Catherine Graciet ».

Après la plainte du Maroc, qui a conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire, puis à saisir les juges d’instruction, d’autres rendez-vous ont été organisés, dont deux jeudi, mais cette fois sous la surveillance des enquêteurs.

Contactées par l’AFP, les Editions du Seuil ont confirmé que les deux journalistes préparaient un livre sur le roi du Maroc Mohammed VI, « pour une sortie en janvier-février ».

« Je suis sous le choc (…) Je savais que Catherine avait ce projet (de livre). Si les faits sont avérés c’est très surprenant de la part de Catherine. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit », a réagi auprès l’AFP le journaliste Nicolas Beau, qui a écrit plusieurs livres avec sa consoeur, dont « La régente de Carthage : main basse sur la Tunisie » (2009, La Découverte), sur Leïla Trabelsi, épouse de l’ex-président tunisien Ben Ali.

Catherine Graciet a également écrit « Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison » (Ed. Seuil, 2013), où un ancien responsable politique libyen donne du crédit aux accusations de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime de Mouammar Kadhafi.

Quant à Eric Laurent, il a écrit de nombreux livres d’enquête : « Aux banques les milliards, à nous la crise », qui doit sortir le 9 septembre, « La face cachée du pétrole » (Plon, 2006), « Bush l’Iran et la bombe » (Plon). En 1993, il avait signé un livre d’entretien avec l’ancien roi du Maroc, Hassan II, père de Mohammed VI (« La mémoire d’un roi »).

Eric Laurent et Catherine Graciet ne sont pas en grâce auprès du royaume. Quand leur précédent livre sur Mohammed VI est sorti, en 2012, le quotidien espagnol El Pais avait été interdit sur le territoire marocain le jour où il en avait diffusé les bonnes feuilles.

Paris et Rabat ont connu une brouille diplomatique de plusieurs mois à cause d’une enquête menée à Paris sur des accusations de tortures au Maroc contre le patron du contre-espionnage (DGST) Abdellatif Hammouchi.

La réconciliation a été permise notamment grâce à une nouvelle convention d’entraide judiciaire, qui a suscité l’inquiétude des organisations de défense des droits de l’Homme.

Maroc. Un caricaturiste et un journaliste dans le viseur du régime

0707-khalid2003Dessin de Khalid Gueddar réalisé en 2003 lors de l’arrestation du journaliste Ali Lmrabert (à droite) pour outrage au roi Mohamed VI.

Le caricaturiste Khalid Gueddar et le journaliste Ali Lmrabet sont tous les deux sous le coup de décisions juridiques et administratives les privant de leurs libertés et les empêchant d’exercer leur métier.

“Le caricaturiste Khalid Gueddar a été condamné [le 3 juillet] à trois mois de prison ferme par le tribunal de première instance de Kenitra pour ‘état d’ébriété sur la voie publique’ et ‘atteinte à un corps constitué’. L’affaire remonte à 2012”, rapporte TelQuel.

Quant au journaliste Ali Lmrabet, les autorités ont tout simplement refusé de lui délivrer ses papiers d’identité. Il relate les faits dans un communiqué publié le 25 juin sur le site qu’il dirige, Demainonline.com : “Après plus de deux mois de vaines tentatives pour renouveler dans ma ville natale, Tétouan, mes papiers d’identité (ma carte d’identité nationale électronique et mon passeport biométrique), et devant le refus obstiné du gouvernement marocain, qui a fait de moi arbitrairement à partir du jeudi 25 juin un ‘sans-papiers’ dans son propre pays, de répondre à mes sollicitations, j’ai entamé le 24 juin 2015, à 10 h 30, une grève de la faim illimitée.”

En 2003 déjà, le journaliste avait été condamné à trois ans de prison ferme au terme d’un procès pour “outrage au roi”. Et ses publications, Demain Magazine et Doumane (arabophone) ont été interdites. Relâché début 2004 à la faveur d’une grâce royale, il est condamné en 2005 à dix ans d’interdiction d’exercer le métier de journaliste au Maroc. Une période qui a pris fin le 12 avril, rappelle TelQuel.

Un prétexte

Du côté de Gueddar,  l’affaire de 2012, pour laquelle il vient d’écoper  d’une peine de prison, “n’est qu’un prétexte”. Dans un communiqué, il écrit : “Je ne me fais aucune illusion : cette condamnation vise ma liberté d’expression.” Le caricaturiste explique que “cette peine tombe au moment même où mes collègues Ali Lmrabet, Ahmed Senoussi [humoriste] et moi-même nous apprêtons à lancer un nouveau magazine satirique”, poursuit l’hebdomadaire marocain.

Premier dessinateur marocain à avoir osé caricaturer le roi Mohamed VI, Khalid Gueddar a déjà été poursuivi en 2009 et condamné en février 2010 à quatre ans de prison avec sursis pour avoir réalisé un dessin du mariage de Moulay Ismaël, le cousin du roi. Connu pour sa liberté de ton, il dénonce cette censure : “Le régime marocain a peur de l’humour et du journalisme professionnel, et son animosité à l’encontre des journalistes prend de l’ampleur jour après jour.”

Lmrabet qui poursuit sa grève de la faim place des Nations, à Genève, en face du siège des Nations unies, souligne pour sa part : “Mon but est d’exiger devant le siège de l’ONU, comme tout citoyen, des pièces d’identité pour relancer au Maroc mes journaux satiriques, interdits en 2003, et ainsi de dénoncer l’autoritarisme qui nous gouverne et qui a fait de mon pays une propriété privée dont les résidents appartiennent corps et âme au maître autoproclamé des lieux. Mon sit-in et ma grève de la faim sont pacifiques.”

La Toile, le nouveau maquis des journalistes indépendants

Deux journalistes français interpellés pour avoir fait du chantage le roi du Maroc

INFO RTL – Éric Laurent et Catherine Graciet avaient réclamé trois millions d’euros contre la non publication d’un livre à charge. Ils ont été interpellés à Paris jeudi 27 août. Une information judiciaire pour chantage et tentative d’extorsion de fonds a été ouverte.

Deux journalistes français interpellés pour avoir fait du chantage le roi du Maroc Crédit Image : FADEL SENNA / AFP Crédit Média : Jean-Alphonse Richard

L’écrivain-journaliste français Éric Laurent a tenté de faire chanter le roi du Maroc, Mohammed VI. L’homme de 68 ans a écrit plusieurs livres sur le royaume marocain mais le dernier en date n’est pas paru. Et pour cause : c’est un livre à charge et le journaliste a réclamé de l’argent au roi pour ne pas le publier. Sauf que les autorités du pays ont porté plainte pour chantage et extorsion. Le journaliste a alors été interpellé dans l’après-midi de ce jeudi 27 août.

Le feuilleton dure en fait depuis un mois. Le premier acte a lieu le 23 juillet à Paris. Ce jour-là, Éric Laurent contacte le cabinet du roi du Maroc. Il annonce qu’il va publier un livre à charge et sollicite un rendez-vous. Le 11 août, une rencontre a lieu entre l’écrivain et un avocat marocain. Au cours de ce face à face, Éric Laurent aurait réclamé trois millions d’euros au représentant du roi pour annuler la publication du livre. C’est ce que soutient le Maroc. Une plainte est alors immédiatement déposée auprès du procureur de Paris.

Des entrevues sous surveillance policière

Deuxième acte, le 21 août. Une nouvelle rencontre se tient entre l’avocat marocain et l’écrivain. Mais cette fois, la réunion est sous discrète surveillance policière. Éric Laurent aurait alors réitéré son offre : 3 millions d’euros contre son silence. Cinq jours plus tard, devant la gravité des faits, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour chantage et tentative d’extorsion de fonds. Trois juges sont désignés.

Le dernier acte a donc eu lieu ce jeudi 27 août. Un ultime rendez-vous est à nouveau surveillé et écouté par la police. L’écrivain se serait accordé sur une transaction à deux millions d’euros, accepté une avance de 80.000 euros et renoncé par écrit à la publication. Il a finalement été interpellé à la sortie de ce restaurant parisien, en compagnie, semble-t-il, de sa co-auteure, Catherine Graciet, qui travaillait sur cet ouvrage.

Le journaliste marocain Ali Lmrabet victime de l’acharnement de Rabat

LE MONDE

Journaliste satirique français - marocain, Ali Lmrabet pose le 29 Juin 2015 à l'extérieur des bureaux des Nations Unies à Genève . Lmrabet a entamé une grève de la faim depuis le 24 Juin sur la Place des Nations à Genève pour protester contre le refus de ses autorités du pays pour renouveler ses papiers d'identité, et l'espoir d'obtenir l'aide de l'ONU.

Collectif

Sous un soleil caniculaire, un homme a planté sa tente à Genève face à l’édifice des Nations unies. Cet homme est un journaliste marocain. Il ne demande pas d’asile politique, ne cherche point l’obtention d’une aide matérielle, et s’il a décidé d’entamer le 24 juin une grève de la faim illimitée, c’est parce qu’il estime que les Nations unies sont le dernier recours qui lui reste pour se protéger des abus commis par son pays.

Les revendications d’Ali Lmrabet sont simples. Il demande à ce que soient renouvelés ses papiers d’identité marocains, et de pouvoir relancer, chez lui au Maroc, ses journaux satiriques interdits en 2003.

En 2005, Ali Lmrabet se voit interdire l’exercice de sa profession pendant dix ans, une peine qui n’existe nulle part ailleurs, pour avoir eu le courage de déclarer que « les réfugiés sahraouis de Tindouf sont des réfugiés, selon l’ONU, et non des séquestrés », comme l’affirment les autorités marocaines. Sa peine vient de s’achever le 11 avril. Il croyait pouvoir reprendre ses activités. Il avait tort. Depuis le 20 avril, il lui est impossible d’obtenir de nouveaux papiers d’identité. Et sans ces documents, il ne peut pas reprendre ses activités.

Lire aussi : Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet en grève de la faim

Ali Lmrabet a joué un rôle important dans le développement d’une presse critique et indépendante au Maroc. En 1998, du vivant du roi Hassan II, il a eu l’audace d’interviewer le vieil opposant politique Abraham Serfaty, alors exilé en France. Quelques mois plus tard, il récidivait en donnant la parole à Malika Oufkir, la fille du général qui avait tenté de renverser le même roi et dont la famille avait été séquestrée pendant de longues années dans différents bagnes du royaume.

Ancien élève musulman de l’Alliance israélite universelle de Tétouan, Ali Lmrabet n’a jamais caché que, sans la générosité de la communauté juive de sa ville natale, il n’aurait jamais, lui, le fils d’un concierge, eu accès à une instruction de qualité. C’est donc sans la moindre hésitation qu’en 1998, bravant les mises en garde, il alla interviewer le premier ministre israélien. Une première pour un journaliste maghrébin, et peut-être même arabo-musulman.

A l’été 2000, il est monté dans une embarcation de fortune pour traverser de nuit le détroit de Gibraltar en compagnie d’immigrés clandestins. Le récit qu’il en tira fut salué par ses confrères étrangers et publié par le quotidien espagnol El Pais.

Journaliste iconoclaste et inclassable

Lauréat d’une douzaine de prix internationaux, il a été distingué en 2014 comme l’un des « 100 héros de l’information » par Reporters sans frontières.

Les autorités marocaines ont bien tenté par divers moyens de l’empêcher de faire son métier. Fermeture de l’hebdomadaire Demain en 2000, le premier newsmagazine de l’histoire de son pays, condamnation à quatre ans de prison ferme en 2003 (une peine ramenée à trois ans en appel), et interdiction définitive des deux hebdomadaires satiriques qu’il dirigeait : Demain Magazine et Doumane. On peut apprécier ou non le travail de ce journaliste. Par contre, il est inadmissible que le Maroc le prive de documents d’identité pour faire taire sa voix.

Elisabeth Badinter, philosophe ; Jonathan Littell, écrivain, prix Goncourt et Grand Prix roman de l’Académie française ; Ricardo Gutiérrez, secrétaire général de la Fédération européenne des journalistes (FEJ) ; et Jean-Marcel Bouguereau, journaliste, ancien rédacteur en chef du Nouvel Observateur et de Libération

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commentaires

Sencha                               Dommage que l’appât du gain soit plus forte. Ce livre aurait pu être utile aux gens qui souhaitent la transparence, la droiture dans les dirigeants. Si durant l’enquête, leurs faits s’avèrent exacts alors que justice se fasse. A Trop vouloir on finit par tout perdre.

@Travlata :                      ah..c’est pas la bas que ça arriverait des chantages sur notre bien aimé roi . Mais 45, c’est trop chaud pour moi. Sur ce, je t’y souhaite une bonne soirée, mon frère. Salam.

@Travlata :                         ça fait plaisir de partager les mêmes points de vue que toi, mon frère.

@PsychoKwak75 :              Ouais, tu as raison, les soeurs ne devraient pas s’exprimer !

@PsychoKwak75 :               Et c’est quoi, la sourate 5 v33 ?

Onyx91                                 Hallucinant !

OmmouDounya                   Que c’est drôle ! Des journalistes véreux, c’est sans aucun doute une partie de l’iceberg qui émerge. On se demande combien sont-ils ces journalistes qui monnayent leurs enquêtes ? Et combien sont-ils ceux qui acceptent d’écrire n’importe quoi pourvu que le dessous de table soit gros? Beau sujet d’enquête pour la police.

Chakib A                               L’accusation de collision terroriste, est une tentative de l’avocat de discréditer d’avantage les deux journalistes et prête plutôt à sourire. Le plus inquiétant, c’est que cette affaire sera instrumentalisée à outrance contre les journalistes critiques et toute publication qui fera une enquête à charge contre le Roi du Maroc, sera discréditée d’avance et taxée d’avance de vouloir faire du chantage.

Les deux réunions avec l’ avocat du Roi du Maroc, ont été enregistrées et filmées; les deux journalistes auraient signé des engagements et pour finir, ils ont été interpelles, a la sortie avec les enveloppes. Ils sont présumés innocents, tant que la justice n’a pas statué sur l’affaire; Ce qui est troublant, c’est comment un journaliste de renom peut faire du chantage? Ou comment il peut se faire piéger de la sorte? Navrant et mauvais pour l’image du journalisme d’investigation

Françàfric3  [ 3 / 3 ]              L’affaire est quand même amusante : en quoi ces journalistes possèdent une info qui n’est accessible à personne d’autres (car on ne paye que pour le contrôle d’une info), ces 2 personnes sont devenus des mercenaires espions comme ça ? Et le blanchiment des sommes ? Et leur propre sécurité vs M6 ? On voit surtout que la justice française est détournée pour justifier la surveillance des journalistes, la saisie et destruction des dossiers, et l’identification/arrestation des sources.

Marcel Godefroy                   Le journalisme mène à tout … si un arabe de la cité arrache un sac à main qui va dire :  » c’est curieux ? j’ai un doute, attendons la suite de l’enquête » mais là un journaliste, donc intouchable … moi j’ai vu déraper des gens de toutes engeances , même des juges.

Aurelien  •                                 Leur premier bouquin servait sans doute de moyen de pression pour mieux exercer leur chantage.

  • A quand les bouquins ‘main basse sur l Afrique’, ‘main basse sur la Lybie’, ‘premier vendeur d armes à l ‘Arabie Saoudite et au Qatar qui soutiennent Daech’, ‘terroriste et poseur de bombe sur le rainbow warrior I’, … Etc ? Qu ils nettoient déjà devant leur porte avant de critiquer le voisin.
    emmeffe  •                     donc, s’il y a chantage (et surtout « réponse » positive du Maroc) on peut légitimement en déduire que le Roi du Maroc a des choses pas très glorieuses à se reprocher qu’il n’aimerait pas voir divulguées ?
  • Soline  •                          ils vont plus vite à arrêter des journaleux que d’arrêter des islamiques qui font des attentats sur le sol français
    il ne faut surtout dévoiler les secrets du roi de la magouille avec la France , et François Mimolette et toujours présent pour le protéger
  • JL  •                                normalement, un roi c’est beau, classe, a de l’allure… celui là n’a aucune classe, ressemble à un clochard ou à celui qui sort les poubelles le matin !
    sarabia  •                       Au final, on s’interroge : qui est le plus pire, parmi les pires ? Sans oublier nos politiques ….
    Joëlle  •                          Des journalistes de gauche, bien sûr ?
    Gla gla  •                        On ne sort pas le livre à condition que vous repreniez Najat Vallaud-Belkacem.
    Voilà un bon deal. Ah ! les journalistes que des amateurs…
    Lynx  •                           Une accusation contre ces deux journalistes chevronnés qui ne tient pas la route, les rabatteurs ès débauche et autres coups tordus de sa majesté sont des intrigants nés… depuis l’affaire Ben Barka, le royaume médiéval du Maroc empoisonne la République et corrompt une bonne partie de la classe politique française. De Gaulle avait fort raison de se méfier des trous de c…. la preuve !
    BINOU  •                          On sait que M6 est homosexuel et que sa prétendue femme est une couverture pour ce pays musulman lol et le bébé…Demandé à Jean Jacques Goldman qui pourrait nous expliquer comment elle a fait un bébé tout seul mdrrr
    Sosoe  •                            Les responsables politiques français ont toujours escroqué les leaders africains. Maintenant ce sont les journalistes français qui leur emboitent le pas par des livres et articles fabriqués de toute pièce. Ces arrestations ne sont que la dernière en date de l’escroquerie dont sont victimes les africains. Quelle félonie!
    Burnee                               Rien d’étonnant là dedans ! C’est même étonnant qu’ils n’aient jamais essayé avec d’autres personnalités de tous bords…avec tous les renseignements qu’ils ont en main, je pense qu’on va découvrir encore d’autres marchandages !
    chris3112

    @ ULAK1er!                        vous vous trompez, ce n’est pas le quatrième pouvoir, mais le premier. La presse a tout de même tout fait pour mettre l’équipe actuelle de bras cassés au pouvoir. Elle ne cesse de nous manipuler. Réfléchissons un peu

    GRIBOUILLE69                  Toute la profession va mobiliser pour défendre ses 2 journalistes tombés dans un piège qui reste encore à prouver    C’est bien connu : un journaliste ne raconte jamais des salades     Ils sont tous foncièrement honnêtes
    voirlanuit                            quel MEDIA emploie ces deux journalistes vénales
    Deux journalistes français interpellés pour avoir fait du chantage le roi du Maroc!                                                           Y a t il des journalistes interpellés pour avoir fait du chantage à hollande ???                                                               La passivité et la soumission actuelle des médiats laisse perplexe !!!!!
    rumpus                                 Mais qu’y a t-il donc dans ce livre qui pourrait se monnayer pour qu’il ne paraisse pas ? Une affaire à multiples ressorts sans doute car on peut quand même douter que des journalistes expérimentés ait tenté un coup aussi bête en pensant ne pas se faire prendre. Cela paraît un peu trop simpliste. La vérité est sans doute ailleurs mais la saura-t-on ?


    jc02                                        Pauvre Momo! Mais rassurez vous, tout çà finira en « touche pas à ma liberté de la presse », d’une façon ou d’une autre!
    ULAK1er                                Encore une belle image donnée par ceux qui prétendent être le quatrième pouvoir.      Leur crédibilité étant déjà bien entamée si ils se mettent à utiliser les méthodes des voyous où allons nous.
    pepere91

    @arlynet                                    merci pour cet article ., très intéressant.pour ne pas dire instructif.

    blankass75

    @arlynet                                  Article très intéressant; J’aurais du le lire avant d’écrire mon message

    M A                                         Si Lmarabet doit être défendu en tant que personne, indépendamment sa trajectoire, est-il pour autant besoin d’évoquer ici sa scolarité dans une institution juive marocaine et la « générosité de la communauté juive » pour justifier cet appel? Si Mrabet n’avait pas bénéficié de cette « générosité » aurait-il pour autant mérité que les signataires s’intéressent à lui?

    Jo                                            Décidément faire référence aux juifs ne peut être que négatif? Et si sa proximité avec le monde juif lui était particulièrement préjudiciable dans un pays arabe? Car sinon peut être n’aurait il pas besoin de soutien car il aurait ses papiers?! Où sont les inconditionnels démocrates quand il ne s’agit pas de critiquer un état comme Israël? Allez messieurs tous à votre prose!

Les personnes âgées boivent trop d’alcool

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Fusillade dans la Somme : quatre morts, dont un nourrisson

Le Monde.fr |

Au moins quatre personnes ont été tuées, mardi 25 août, dans une fusillade à Roye, dans la Somme, sur un terrain occupé par la communauté des gens du voyage, selon la préfecture de la Somme.

Au moins quatre personnes dont un nourrisson ont été tuées, mardi 25 août, par un homme armé lorsqu’il a ouvert le feu sur une aire occupée par la communauté des gens du voyage, à Roye, dans la Somme. Trois des victimes – un homme, une femme et le bébé, âgé de 6 mois – ont été tuées sur le coup, selon la préfecture. Un gendarme est également mort après avoir été blessé lors de l’intervention des forces de l’ordre.

Les trois blessés graves sont l’homme qui aurait ouvert le feu, un autre enfant en bas âge et un gendarme, tous hospitalisés au CHU d’Amiens. L’enfant était en arrêt cardiaque en début de soirée et a été mis sous assistance respiratoire, précise la préfecture.

Tireur « passablement ivre »

Selon le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, le tireur présumé, « passablement ivre », était armé d’un fusil de chasse. Il « fait partie au sens large de la communauté des gens du voyage », a ajouté le procureur de la République d’Amiens, Bernard Farret. Pour l’heure, le parquet estime ne pas pouvoir « parler d’un réglement de compte mais d’une agression par un individu sur une famille ».

« Les gendarmes n’ont pas eu d’autre solution pour maîtriser le forcené que de lui tirer dans les jambes, a dit M. Cazeneuve. C’est une affaire absolument dramatique qui suscite une considérable émotion. » François Hollande a salué « le courage des forces de la gendarmerie et fait part de [sa] solidarité dans cette épreuve aux familles des victimes ».

Déploiement de gendarmes et journalistes malmenés

Un important dispositif de sécurité a été déployé aux alentours de la zone où a eu lieu la fusillade, près d’un Intermarché à l’extérieur de la ville de Roye. L’ambiance y était lourde et des incidents ont eu lieu en début de soirée. La foule grossissait à mesure que d’autres voitures arrivaient des alentours.

Selon notre envoyée spéciale, la tension était telle dans la soirée qu’aucun journaliste ne pouvait s’approcher du camp. Un journaliste d’Europe 1 qui a tenté de le faire s’est fait malmener, exfiltré en urgence par les gendarmes. Il a des côtes cassées ainsi qu’un doigt fracturé, a-t-il fait savoir sur Twitter. Une journaliste de RTL a elle aussi été prise à partie. Un peu plus tôt dans la journée, des individus présents autour du camp s’en sont pris à des journalistes du Courrier picard et à une équipe de télévision.

Les gendarmes ont été obligés d’accompagner les journalistes afin qu’ils récupèrent leur voiture et de mettre en place une déviation pour que les automobilistes ne passent pas à côté du camp. Pour calmer la situation, la communauté locale des gens du voyage devait être reçue sur place par M. Farret. M. Cazeneuve s’est, lui, rendu brièvement dans la soirée au centre hospitalier d’Amiens où ont été hospitalisés les blessés, et où plus de 20 policiers armés, dont certains en tenue anti-émeutes, ont été stationnés.

Fusillade à Roye: quatre morts dont un gendarme et trois blessés graves dans la Somme

FAITS DIVERS – Un bilan tragique. Comme le rapporte le Courrier Picard ce mardi 25 août, une fusillade a fait trois morts et quatre blessés graves dont deux gendarmes dans un campement de gens du voyage situé près d’un centre commercial Intermarché de Roye (département de la Somme).

Selon la préfecture de la Somme citée par le quotidien, « un homme, une femme et un enfant en bas âge, tous trois de la communauté des gens du voyage » ont été tués tandis que les quatre blessés sont « l’auteur de la fusillade, un enfant et deux gendarmes ». L’enfant gravement blessé était en arrêt cardiaque et a été mis sous assistance ventilatoire, selon la préfecture.

A l’origine de la fusillade, un possible règlement de comptes selon France 3 Picardie. Confirmant une information de BFMTV, le procureur de la République a annoncé la mort d’un des gendarmes blessés, dont le pronostic vital était engagé.

Selon BFMTV, « un individu a commencé par tirer à la chevrotine sur une femme, un homme, puis un enfant de six mois, les tuant tous », aux alentours de 16h30, tandis qu’un autre enfant, âgé de trois ans, a également été blessé par balle », avec un « pronostic vital engagé ».

Selon le procureur de la République, l’arme utilisée était un fusil de chasse:

Les forces de l’ordre ont été « rapidement averties » et sont intervenues mais deux gendarmes ont été touchés à leur arrivée. L’un d’eux « lutte actuellement pour sa survie » Comme l’a annoncé BFMTV, il a succombé à ses blessures. La chaîne d »informations précise encore que le tireur aurait été « neutralisé ». Il a été « blessé par balles », mais ses jours « ne sont pas en danger ».

Le tireur présumé « fait partie au sens large de la communauté des gens du voyage », a dit le procureur sans plus de précision. « Gravement blessé » selon la préfecture, il a été hospitalisé. Le chef du parquet s’est dit dans l’incapacité de donner les raisons de la fusillade. Toutefois, a-t-il dit, « l’auteur était, semble-t-il, en état d’ébriété ». « On ne peut pas parler de réglements de compte mais d’une agression d’un individu sur une famille », a-t-il encore souligné.

Trois des morts appartiennent à une même famille: un enfant, une femme qui se trouvait à ce moment-là dans une caravane, peut-être la mère de l’enfant, enfin le grand-père, a précisé le procureur de la République Bernard Farret, venu depuis Amiens. L’enfant gravement blessé a eu un arrêt cardiaque et a dû être pladé sous assistance ventilatoire, selon la préfecture qui a qualifié son état de « stationnaire » vers 21H30.

Le gendarme blessé « est hors de danger », a précisé la préfecture. « Les blessés ont été transportés par hélicoptère au CHU d’Amiens », précise France 3 Picardie. Le préfet et le procureur de la République se sont rendus sur place, selon le directeur de cabinet du préfet cité par l’AFP.

Des militaires et des hélicoptères ont également été déployés sur place:

Le campement en question est « une aire d’accueil communal gérée par une association accueillant une quarantaine de gens du voyage semi-sédentarisés qui y vivent depuis plusieurs années dans des caravanes. Jusqu’à maintenant, il n’y avait pas eu de problèmes », a rapporté la préfecture.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a qualifié mardi d’affaire « absolument dramatique » la fusillade. « Un homme est entré dans une aire de gens du voyage à Roye dans la Somme. Il a tué froidement un bébé de six mois, une femme, un homme et il a blessé plusieurs personne, deux gendarmes, dont l’un très grièvement, ainsi qu’un autre enfant de trois ans », a déclaré le ministre à la presse, alors que la mort du gendarme n’était pas encore connue.

Bernard Cazeneuve a exprimé sa « tristesse » et sa « compassion à l’égard de la famille qui a été décimée par ce tueur », et sa « gratitude » pour le courage des gendarmes qui se sont « courageusement interposés pour éviter un drame plus grave encore ». « C’est une affaire absolument dramatique qui suscite une considérable émotion », a souligné le ministre.

De son côté, le premier ministre Manuel Valls a fait part de son « horreur et son immense tristesse face au drame de Roye », transmettant ses « pensées aux familles, aux victimes et au gendarme abattu en servant la France ».  »

« Le Président de la République tient à saluer le courage et l’engagement des forces de la gendarmerie et leur apporte tout son soutien dans cette épreuve », a aussi réagi l’Elysée dans un communiqué. « Le Chef de l’Etat fait part de toute sa solidarité aux familles des victimes et à leurs proches », conclut la présidence.

[#Roye] @fhollande « tient à saluer le courage et l’engagement des forces de la @Gendarmerie  » (CP @Elysee) pic.twitter.com/4QJOgfUvMS— Romain Pigenel (@Romain_Pigenel) 25 Août 201

La Gendarmerie nationale a aussi fait part de sa « vive émotion suite au décès d’un des nôtres », exprimant son « soutien aux proches »:

Toujours sur Twitter, la présidente du Front national Marine Le Pen a également réagi, estimant que cette fusillade était un « symptôme de l’ensauvagement insupportable de notre société ». Son vice-président Florian Philippot a lui apporté son « soutien aux proches du gendarme tué » et dénoncé le « laxisme »:

C’est une violente querelle qui aurait éclaté au sein du camp de gens du voyage, situé près de l’autoroute A1, qui serait à l’origine du drame. Un homme, peut-être sous l’emprise de la boisson, a ouvert le feu, alors que des gendarmes, prévenus, s’étaient rendus sur les lieux, d’après les premiers éléments recueillis sur place par des journalistes.

La gendarmerie se situait à proximité de l’aire où séjournaient les gens du voyage. Elle n’était pas en mesure de préciser dans l’immédiat l’identité ou les motivations du tireur.

La situation sur place restait extrêmement « tendue », selon un journaliste de l’AFP sur les lieux, des gens du voyage exigeant de pouvoir rentrer dans le camp dont les forces de l’ordre, venus avec des chiens, leur interdisaient l’accès. Un journaliste de TF1 a affirmé qu’il lui était impossible de faire son travail tandis que l’envoyé spécial de France 3 Picardie racontait avoir été « coursé », « menacé » et « invectivé »:

Selon un journaliste de l’AFP sur place, deux confrères, l’un d’Europe 1, l’autre de RTL, ont par ailleurs été frappés par des gens du voyage aux abords du camp de cette communauté à Roye. Le reporter d’Europe 1 a été frappé par un homme membre de la communauté des voyages qui a tout de suite reçu le renfort de quelques-uns de ses camarades. Le journaliste de RTL saignait.

L’agression a été perpétrée à côté des gendarmes présents sur place. Dans un premier temps, ils ne sont pas intervenus, d’après le journaliste de l’AFP sur les lieux. Les deux journalistes frappés ont été conduits par les militaires au poste fixe de gendarmerie, qui se trouve à quelques mètres de l’entrée du camp.

Une voiture a même tenté de forcer un barrage, selon un adjoint au maire de Roye joint par l’AFP, une commune située en milieu rural, à proximité de l’autoroute A1 Paris-Lille. Des gens du voyage ne résidant pas le camp ont accouru sur place après les coups de feu, ce qui a fait monter la tension.

Fusillade à Roye (Somme) : plusieurs victimes, dont un bébé de 6 mois

Tuerie dans la Somme – Des coups de feu ont été tirés à Roye dans la Somme ce mardi 25 août. Un homme aurait tué 3 personnes, dont un jeune enfant. Le drame aurait pour origine un règlement de comptes.

[Mis à jour le 25 août à 20h06] Une fusillade a causé la mort de plusieurs personnes à Roye, près de la gendarmerie de la commune, nous informe France 3 Picardie ce mardi après-midi. Les faits se sont produits vers 16h30, sur un terrain mis à la disposition des gens du voyage, selon Le Courrier Picard. Le bilan provisoire des victimes est de 4 morts et 3 blessés graves. Parmi les victimes décédées, il y a un bébé âgé de 6 mois, rapporte BFM TV. Des propos confirmés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, sur l’antenne de la chaîne d’informations en continu. Deux autres personnes ont été retrouvées mortes : un homme et une femme. L’auteur de la fusillade aurait été quant à lui grièvement blessé par les forces de l’ordre. Manuel Valls a exprimé sur Twitter son « immense tristesse » et a dénoncé l' »horreur ».

Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un règlement de comptes, assure France 3 Picardie. Deux gendarmes figuraient parmi les blessés cet après-midi, une information confirmée par la préfecture du département. L’un d’entre eux a finalement succombé à ses blessures, selon les informations de BFM TV, ensuite confirmées par un tweet de Manuel Valls. Un premier scénario semble déjà se dégager d’après les sources concordantes des médias sur place : l’auteur des tirs aurait d’abord pris pour cible les 3 premières victimes, issues de la communauté résidante sur le camp, avant que les forces de l’ordre ne se rendent sur place. Les gendarmes auraient alors fait face au forcené, décrit comme « très alcoolisé », puis entamé un échange de coups de feu. BFM TV assure que le tireur aurait utilisé « une chevrotine ».

Dans le camp de Roye, une situation « tendue »

Les blessés, dont le pronostic vital est engagé, ont été conduits à l’hôpital d’Amiens. Un enfant de 3 ans est comptabilisé parmi eux. France 3 a confirmé par ailleurs que les coups de feu ont été tirés d’un camp de gens du voyages situé près de l’autoroute A1, dans cette petite commune de la Somme de 6 000 habitants. Une source de l’AFP indique que des hélicoptères de la gendarmerie survolaient la zone en fin d’après-midi. Les pompiers se sont également rendus sur place, l’ensemble du secteur, autour d’un intermarché, a été bouclé. Un vaste dispositif de sécurité a été déployé vers la zone de la fusillade, ont rapporté les journalistes sur place.

France 3 ajoute que le préfet et le procureur de la République se sont rendus sur la commune où s’est déroulé le drame. Les circonstances exactes restent à éclaircir. Le journaliste a indiqué lors de son duplex vers 19h15 que « les gendarmes sont dépassés. « C’est très tendu » ajoutait-il. La rédaction indique par ailleurs via les réseaux sociaux que les journalistes sont « menacés sur les lieux de la fusillade et doivent s’écarter pour reprendre le direct ». Un témoin interrogé par France 3 indique que les gens du quartier ont pour consigne de rester chez eux.

Une fusillade dans la Somme fait quatre morts : que s’est-il passé ?

L' Obs

Un différend dans un camp de gens du voyage a tourné à la tragédie avec une fusillade qui a fait quatre morts, dont un gendarme.

Un homme appartenant à la communauté des gens du voyage a commis un carnage mardi 25 août dans un camp de nomades de la Somme. (PHILIPPE HUGUEN / AFP) Un homme appartenant à la communauté des gens du voyage a commis un carnage mardi 25 août dans un camp de nomades de la Somme. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Un différend dans un camp de gens du voyage a tourné à la tragédie, mardi 27 août sur la commune de Roye (Somme), au nord de Paris, avec une fusillade qui a fait quatre morts, dont un gendarme et un bébé de 8 mois, et trois blessés dont deux graves.

# Que s’est-il passé ?

La fusillade s’est produite dans un camp de gens du voyage. Les faits se seraient déroulés en milieu d’après-midi. Une violente querelle aurait éclaté au sein du camp de gens du voyage, situé tout près de l’autoroute A1 et d’un Intermarché.

Un homme, visiblement sous l’emprise de la boisson, a ouvert le feu avec un fusil de chasse, alors que des gendarmes, alertés, s’étaient rendus sur les lieux, d’après les premiers éléments recueillis sur place par des journalistes.

La gendarmerie se situait à proximité de l’aire où séjournaient les gens du voyage. Elle n’était pas en mesure de préciser dans l’immédiat l’identité ou les motivations du tireur.

Un homme est entré dans une aire de gens du voyage à Roye dans la Somme. Il a tué froidement un bébé de six mois, une femme, un homme et il a blessé plusieurs personne, deux gendarmes, dont l’un très grièvement, ainsi qu’un autre enfant de trois ans », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à la presse.

Bernard Cazeneuve a exprimé sa « tristesse » et sa « compassion à l’égard de la famille qui a été décimée par ce tueur », et sa « gratitude » pour le courage des gendarmes qui se sont « courageusement interposés pour éviter un drame plus grave encore ».

C’est une affaire absolument dramatique qui suscite une considérable émotion », souligne le ministre.

# Qui sont les victimes ?

Trois des morts appartiennent à une même famille : un bébé de 8 mois, une femme qui se trouvait à ce moment-là dans une caravane, peut-être la mère de l’enfant, enfin le grand-père, a précisé le procureur de la République Bernard Farret, venu depuis Amiens.

L’une des proches des victimes a confié à RTL que le bébé de 8 mois « avait été tué dans son lit ».

Le quatrième mort est un des deux gendarmes blessés. « Le gendarme, qui a été grièvement blessé, est décédé », dit la préfecture de la Somme à un correspondant de l’AFP.

Les deux blessés graves sont l’homme qui aurait tiré le premier et un autre enfant en bas âge.

Grièvement blessé, l’enfant de trois ans est sorti du bloc opératoire et est hors de danger, le gendarme plus légèrement blessé qu’initialement envisagé devait pour sa part sortir de l’hôpital dans la nuit, selon une source proche du dossier.

Le forcené, appartenant à la communauté des gens du voyage était mardi soir toujours en observation.

# Une situation tendue

Des renforts de forces de l’ordre ont été déployés à Roye ainsi qu’aux alentours du CHU d’Amiens en raison des tensions dans le camp où s’est produit le drame.

La situation sur place était extrêmement tendue mardi soir, selon un journaliste de l’AFP sur les lieux, des gens du voyage exigeant de pouvoir rentrer dans le camp dont les forces de l’ordre, venus avec des chiens, leur interdisaient l’accès. Une voiture a même tenté de forcer un barrage, selon un adjoint au maire de Roye joint par l’AFP, une commune située en milieu rural, à proximité de l’autoroute A1 Paris-Lille.

Des gens du voyage ne résidant pas le camp ont accouru sur place après les coups de feu, ce qui a fait monter la tension.

Le préfet et le procureur de la République et Bernard Cazeneuve se sont rendus sur place.

La communauté locale des gens du voyage devait être reçue sur place par le procureur de la République.

# Des journalistes agressés

Selon le « Courrier Picard », un journaliste du quotidien « a été victime de menaces et poursuivi » ainsi qu’une équipe de France 3.

Deux journalistes, l’un d’Europe 1, l’autre de RTL, ont été frappés par des gens du voyage à Roye aux abords du camp de cette communauté à Roye, a constaté un journaliste de AFP sur place.

Le reporter d’Europe 1 a été frappé par un homme membre de la communauté des voyages qui a tout de suite reçu le renfort de quelques-uns de ses camarades. Le journaliste de RTL saignait.

L’agression a été perpétrée à côté des gendarmes présents sur place. Dans un premier temps, ils ne sont pas intervenus, d’après le journaliste de l’AFP sur les lieux. Les deux journalistes frappés ont été conduits par les militaires au poste fixe de gendarmerie, qui se trouve à quelques mètres de l’entrée du camp.

Vers 21h30, une certaine détente était observée sur les lieux du drame, d’après la préfecture.

Fusillade dans la Somme : Ce que l’on sait de l’affaire

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a qualifié cette attaque d' »absolument dramatique » et exprimé sa « compassion à l’égard de la famille qui a été décimée par ce tueur ».

Une fusillade a éclatée le 25 août à Royes dans la Somme et fait 4 morts dont un bébé de 6 mois. Deux personnes ont été blessées dont un enfant de 3 ans, qui serait sorti du bloc opératoire sans que son pronostic vital ne soit engagé.

Selon les premières informations il s’agirait d’un règlement de compte. Les premiers coups de feu auraient été tirés vers 16h30 sur un camp de gens du voyage situé près de l’A1. Une deuxième fusillade aurait ensuite éclatée à l’arrivée des gendarmes faisant un blessé grave et un mort parmi les effectifs déployés.

Alors que l’affaire était relayée par les médias dans la soirée, des journalistes s’étant rendus sur les lieux de la fusillade ont été agressés. « Quand on a sorti la caméra, on a été coursé, on a été invectivé et menacé de violences », a expliqué un journaliste de France 3 Picardie. Des journalistes d’Europe 1 et RTL ont également été frappés. Lionel Gougelot (Europe 1) a indiqué sur son compte Twitter avoir une cote cassée et un doigt fracturé.

Le camp a été évacué par les gendarmes venus sécuriser le périmètre avec des chiens, mais les gens du voyage réclameraient activement de pouvoir rentrer chez eux. L’adjoint au maire de Roye a spécifié qu’un véhicule aurait même tenté de forcer l’un des barrages mis en places par les autorités.

L’auteur présumé des tirs a lui aussi été blessé et serait encore en observation. Les circonstances de ce drame restent encore inconnues, mais une enquête est en cours. Plusieurs personnalités politiques ont régi face à la violence de cette fusillade.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve  a qualifié cette attaque d' »absolument dramatique », exprimant  sa « compassion à l’égard de la famille qui a été décimée par ce tueur ».

De son côté, l’Elysée a annoncé que « le président de la République tient à saluer le courage et l’engagement des forces de la gendarmerie et leur apporte tout son soutien ».

Une tuerie dont les circonstances restaient mardi soir, encore mystérieuses. Sur les coups de 16 h 30, mardi, un  tireur a ouvert le feu, armé d’un fusil chargé de chevrotine à l’intérieur d’un campement de gens de voyage à Roye, dans le nord de la Somme, à une cinquantaine de kilomètres d’Amiens. Le bilan provisoire, mardi à 20h30, fait état de quatre morts : un homme, une femme et un bébé de 6 mois, tous trois de la communauté des gens du voyage. Un gendarme, qui est intervenu sur place au moment des faits et dont le prognostic vital avait été engagé est aussi décédé en début de soirée. La fusillade a également fait trois autres blessés : le tireur, un deuxième gendarme du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Roye et un enfant de trois ans, qui a fait un arrêt cardiaque avant d’être mis sous assistance respiratoire, a précisé la préfecture. Les jours du tireur, qui a été interpellé, ne seraient pas en danger. Les blessés ont tous été transportés par hélicoptère au CHU d’Amiens.

«Un homme est entré dans une aire de gens du voyage à Roye dans la Somme. Il a tué froidement un bébé de six mois, une femme, un homme et il a blessé plusieurs personnes, deux gendarmes, dont l’un très grièvement, ainsi qu’un autre enfant de trois ans», a déclaré Bernard Cazeneuve lors d’une conférence de presse. Emu, le ministre de l’Intérieur a tenu à «exprimer solennellement la tristesse et la compassion à l’égard de la famille qui a été décimée.» Il a également salué «la bravoure des gendarmes qui se sont courageusement interposés pour éviter que le drame ne soit encore pire.» Alors que Manuel Valls réagissait sur Twitter, François Hollande a lui salué dans un communiqué de presse, «le courage et l’engagement des forces de la gendarmerie et leur apporte tout son soutien dans cette épreuve.»

Elue de la Somme, la ministre Pascale Boistard a exprimé dans un tweet «consternation et tristesse devant ce crime».

Selon les premières informations, une violente querelle aurait éclaté au sein du camp de gens du voyage, situé tout près de l’autoroute A1. Un homme, peut-être sous l’emprise de la boisson, a ouvert le feu, alors que des gendarmes, alertés, s’étaient rendus sur les lieux. Mardi soir, on ignorait encore tout du mobile à l’origine du drame et le ministère de l’Intérieur n’était pas en mesure de préciser si le forcené vivait dans le camp où s’est déroulé le drame ou s’il existait un lien de parenté avec la famille décimée. Selon le Parisien, le suspect, qui serait agé de 72 ans, «ne serait pas membre de la communauté».

Ce lieu n’est pourtant pas un foyer de tensions. «Il y a une quarantaine de box dans ce camp, il n’y avait pas de problèmes d’habitude», a indiqué l’adjoint au maire de Roye sur BFMTV. Le préfet et le procureur de la République se sont rendus sur place.

Sur place, mardi soir, la situation restait toujours très tendue pour les reporters qui se sont précipités sur le site. Au journal télévisé de 19 heures de France 3 Picardie, un journaliste a d’abord été obligé de faire son duplex par téléphone  : impossible en effet de sortir la caméra aux abords du camp. Quelques minutes plus tard, il apparaissait à l’écran, 400 mètres plus loin. «Quand on a sorti la caméra, on a été coursés, invectivés, menacés de violences, on n’a pas pu tourner à ce moment-là», a-t-il expliqué. «Le bilan est lourd, très lourd, et il fait peur aux gens qui se rassemblent peu à peu derrière moi.» Le Courrier picard assure, lui aussi, qu’un de ses journalistes a été victime de menaces et poursuivi. Peu avant 19 heures, alors qu’il prenait en photo un hélicoptère au décollage, «cinq à six membres de la communauté des gens du voyage l’ont enjoint à « dégager » avant de le menacer de représailles». Selon l’AFP, deux journalistes de RTL et de Europe 1 ont été frappés par les gens du voyage. En début de soirée, plus de quatre heures après les faits, tout le quartier était bouclé.

Fusillade dans un camp de gens du voyage, quatre morts

PARIS (Reuters) – Une fusillade survenue mardi dans un camp de gens du voyage à Roye (Somme) a fait quatre morts, dont un bébé de six mois, et trois blessés graves, a-t-on appris auprès de la préfecture.

L’un des deux gendarmes blessés est décédé des suites de ses blessures en début de soirée, a-t-on dit à Reuters.

Un homme est entré dans le campement et « a tué froidement un bébé de six mois, une femme et un homme », a précisé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Le tireur a été blessé lors de l’intervention des forces de l’ordre et a été hospitalisé.

Au nombre des blessés figure un enfant de trois ans, a précisé le ministre.

Selon l’adjoint au maire de Roye, Freddy Cantrel, « le pronostic vital de l’enfant est engagé ».

« Un homme de la communauté, passablement ivre, a ouvert le feu sur un homme d’une quarantaine d’années, sa belle-fille, un enfant en bas âge », a-t-il dit sur BFM TV.

« Les gendarmes n’ont pas eu d’autre solution pour maîtriser le forcené que de lui tirer dans les jambes », a-t-il ajouté.

Les causes de cette fusillade sont pour l’instant inconnues, a indiqué le procureur d’Amiens Bernard Farret, précisant que le tireur avait utilisé un fusil de chasse.

« L’auteur fait partie au sens large de la communauté des gens du voyage » mais il est « un peu tôt » pour dire s’il vivait dans ce camp, a-t-il dit à la presse.

« En l’état, on ne peut pas parler de règlement de comptes mais d’une agression par un individu sur une famille. »

Fusillade dans la Somme: 4 morts dont un bébé de 6 mois et un gendarme

 LEXPRESS.fr avec AFP

gendarmerie-autoroute-1_5297709Une voiture de gendarmerie (Illustration). AFP PHOTO / SEBASTIEN BOZON

Une fusillade dans un camps de gens du voyage de la Somme, à Roye, a fait quatre morts, dont un enfant en bas âge et un gendarme. Trois blessés graves, dont un autre gendarme, sont également à déplorer.

Quatre personnes sont mortes et trois autres ont été gravement blessées dans une fusillade ce mardi à Roye (Somme) sur un terrain occupé par des gens du voyage. Au trois personnes décédées dans un premier temps – un homme, une femme et un enfant de 6 mois – s’est ajouté celui en soirée d’un gendarme, dont le pronostic vital était engagé et qui avait été transporté par hélicoptère au CHU d’Amiens.

Les trois blessés restant sont l’auteur de la fusillade, un enfant de 3 ans et un autre gendarme. La préfecture a précisé que l’enfant avait fait un arrêt cardiaque et avait été mis sous assistance respiratoire.

Les deux enfants sont ceux de la femme décédée, a confirmé plus tard le procureur de la République d’Amiens, qui a ajouté que l’homme décédé était leur grand-père. « On ne peut pas parler d’un réglement de compte, mais en l’état de l’agression d’un individu sur une famille », a précisé le procureur.

La gendarmerie a été contactée à 16h30 pour cette fusillade sur ce camps situé près de l’autoroute A1. Les premiers éléments de l’enquête évoquaient une querelle violente et un auteur possiblement alcoolisé. L’auteur des coups de feu, au moyen d’un fusil de chasse, a été blessé à l’arrivée des gendarmes et les trois corps sans vie ont été découverts ensuite.

Bernard Cazeneuve a exprimé sa « tristesse » et sa « compassion à l’égard de la famille qui a été décimée par ce tueur », et sa « gratitude » pour le courage des gendarmes qui se sont « courageusement interposés pour éviter un drame plus grave encore ». « C’est une affaire absolument dramatique qui suscite une considérable émotion », a souligné le ministre de l’Intérieur.

Situation tendue sur place

La situation sur place était extrêmement tendue, des gens du voyage exigeant de pouvoir rentrer dans le camp dont les forces de l’ordre, venus avec des chiens, leur interdisaient l’accès. Une voiture a même tenté de forcer un barrage, selon un adjoint au maire de Roye. Des gens du voyage ne résidant pas le camp ont accouru sur place après les coups de feu, ce qui a fait monter la tension. En soirée, deux journalistes d’Europe 1 et RTL ont été victimes de coups.

L’agression a été perpétrée à côté des gendarmes présents sur place. Dans un premier temps, ils ne sont pas intervenus, d’après le journaliste de l’AFP sur les lieux. Les deux journalistes frappés ont été conduits par les militaires au poste fixe de gendarmerie, qui se trouve à quelques mètres de l’entrée du camp.

La dernière flambée de violences dans un camp de gens du voyage s’était produite en 2010 à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), avec la mort d’un gitan tué par un gendarme lors d’un contrôle de gendarmerie auquel le gitan avait tenté de se soustraire. Le surlendemain, quelques dizaines d’hommes de la communauté des gitans sédentarisés s’en étaient pris à la gendarmerie de Saint-Aignan.

Le blocage de l’A1 par des gens du voyage évalué à un demi-million d’euros

Vendredi soir, une soixantaine de manifestants avaient érigé des barrages au niveau du péage de Roye en brûlant des pneus et des palettes avant d’alimenter le feu avec des poubelles ou des arbres qu’ils avaient tronçonnés.

Des gens du voyage bloquent l'autoroute A1, le 29 août 2015, à hauteur de Roye (Somme).
Des gens du voyage bloquent l’autoroute A1, le 29 août 2015, à hauteur de Roye (Somme). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

La manifestation aura coûté cher. La Sanef, Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France, évalue à un demi-million d’euros les pertes causées par le blocage de l’A1 Paris-Lille de vendredi soir à samedi midi par des gens du voyage. « Au total, on estime notre dommage à environ 500 000 euros : 100 000 euros de dégâts divers et 400 000 euros de péage car on a dû ouvrir les barrières », confie à l’AFP Arnaud Quémard, directeur d’exploitation du groupe Sanef.

Vendredi soir, une soixantaine de manifestants avaient érigé des barrages au niveau du péage de Roye en brûlant sur la chaussée, puis aux alentours de l’A1, des pneus et des palettes avant d’alimenter le feu avec des poubelles ou des arbres qu’ils avaient tronçonnés.

La facture pourrait encore s’alourdir

Les gens du voyage avaient décidé cette action spectaculaire pour contraindre les autorités à accepter que le fils d’une des victimes de la fusillade, incarcéré à la maison d’arrêt d’Amiens puisse assister lundi aux funérailles de son père, tué dans une fusillade mardi.

La facture pourrait s’alourdir, car la Sanef va devoir mener prochainement une expertise pour déterminer si la structure de l’autoroute a été endommagée. « C’est une réparation d’urgence, dans les semaines qui viennent on devra peut-être faire une réparation en profondeur », explique Arnaud Quémard. La Sanef a fait part de son intention de porter plainte « dans les jours qui viennent », ce qui permettra « à la justice de déterminer les responsabilités ».

Sur le plan politique, cette manifestation des gens du voyage a provoqué un tollé dans l’opposition, Xavier Bertrand, candidat Les Républicains pour les régionales en Nord-pas-de-Calais/Picardie, demandant « des sanctions exemplaires (…) à l’encontre des auteurs de ce blocage ». L’A1 est l’une des autoroutes les plus fréquentées d’Europe, avec 70 000 véhicules par jour, dont 4 000 par heure en période de pointe. Il a la particularité d’avoir 40% de son trafic effectué par les poids lourds. Le groupe Sanef gère 1 900 km d’autoroutes pour un chiffre d’affaires d’1,6 milliard d’euros.

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 Commentaires

pulho  •                                   Histoire de vol, d’arnaque ou sexe.

  • Danielle  •                      Pauvre gendarme, surtout bon courage à sa famille.
  • cacahuète  •                  comme quoi, obliger les communes à avoir une aire d’accueil pour « les gens du voyage », ça a du bon. un grand merci à l’umps.
  • Bob  •                             Un terrorisme romiste avec un pétard de la Whermacht ?
  • Sector 06  •                    Bravo aux gendarmes, condoléance
  • Pierre  •                         Chercher : les Gitans lopez sur youtube et vous allez rire !
  • fleur27  •                       Ah ..l’alcool !
  • Agathos  •                     On dit « bébé du voyage », je présume.
  • olivia  •                          Carmen de Bizet !
  • l’amer michu  •              Les « gens de la France » doivent exiger des élus des lois autorisant la détentions d’armes au domicile et instaurer clairement le droit à la légitime défense.
    Allez dans les permanences des élus et dites leur « ça » menacez les de voter pour ceux qui proposeront « ça ». Juste pour le plaisir de voir leur binette

chris c  •                                  et en plus ils frappent les journalistes, qu’on supprime toutes ces aires d’accueil, qui nous coûte un bras à l’entretien, car ces gens sont exigeants et irrespectueux. Et ce sont les services municipaux qui une fois par an refont tout à neuf, au frais du contribuable !!
je sais de quoi je parle, étant dans un service qui participe à ces travaux….

  • Guy  •                             Les journalistes pourtant si généreux avec les gens du voyages ont fait connaissance avec la réalité des choses. Ils ne s’ intégreront jamais.
  • José  •                            encore des chances pour la France…
  • Obiwan  •                       Bonjour… N’en déplaise à « Ahmed », ci-dessous: Mais que font ces gens dans notre pays…!!! Partout où ils s’installent, fréquemment dans l’illégalité la plus totale, ce sont des brutalités et de la crasse avec le constat policier systématique d’une augmentation locale catastrophique des vols et « rapines »…!!! France « terre d’accueil de tous les déchets humains de la terre »…!!! MARINE VITE CELA URGE ON N’EN PEUT PLUS…!!!
  • Julie  •                           « Ce que l’on sait de l’affaire »! Comme d’hab, avec Yahoo, on sait que les titres sont racoleurs! Quant aux commentaires, ce sont également ceux des lecteurs de Yahoo!
  • Thucydide  •                  Hollande apporte tout son soutien aux gendarmes………. Nous voila rassurés !
  • lapin  •                            pourquoi dramatique.
  • denis b  •                        combien est payé le ministre de l’intérieur pour tenir des propos aussi éloquents et qui vont à n’en pas douter impacter le crime et la délinquance…
    x  •                                 ayant eu affaire à ces envahisseurs qui ne respectent rien ! j ai même été menacé par leurs armes, dépôt de plainte a suivi mais sans aucun effet..alors rien d étonnant après..
    coqueluche  •                des coups de feu sur un camp….NON des coups de feu dans un camp, eh oui il ne faut pas avoir peur de parler des gens du voyage et de leur façon de régler leurs comptes!

Deo gratias                        Le titre. Pourquoi pas « Un gendarme tué »  Oui, pourquoi pas?

éthique                                 Ça veut dire quoi, appartenir  » aux gens du voyage au sens large »? Au sens étroit, ce serait un règlement de compte, au sens large c’est une agression insupportable . Ça devient difficile de suivre…

munstead                              Un peu surpris par la présentation du Monde. Dans le titre on parle des morts du camp, du bébé, et seulement dans le texte et en fin de premier paragraphe de celle du gendarme. Comme si c’était un accident du travail normal. Il me semble que la mort d’un gendarme (la loi, l’État, nous) est plus significative que celle d’un bébé qui ne témoigne que de la folie du coupable

Adeboo                                   Bravo au ministre de l’Intérieur et au président de la République, qui ne ratent aucun fait divers pour faire parler d’eux.

ricardo uztarroz                     Un gendarme a été tué. C’est une anecdote pour le Monde. En revanche, un nourrisson c’est un drame national.

Vincent L.                               il est un peu plus logique (si on peut dire) qu’un gendarme meurt qu’un nourrisson. Pour le gendarme, cela fait malheureusement partie des risques du métier, même si cela est à déplorer et triste.

Jean Maurin                               Si les rédacteurs d’articles se relisent … c’est grave !
Tigre BleuTigre Bleu      A noter que sur le site Sud-Ouest, les commentaires sont verrouillés comme à chaque fois que l’on parle des gens du voyage. Pourquoi? Parce que les médias refusent de voir la réalité en face: de très nombreux Français détestent les « gitans ». Pourquoi? Parce que la plupart d’entre eux les fréquentent malgré eux, connaissent leurs pratiques et ne les supportent plus. Cela va au-delà de l’incompréhension traditionnelle du sédentaire et du migrant. Les gens du voyage voyagent de moins en moins et sont de plus en plus sédentarisés, par contre leur mode de vie reste le même: mépris total des lois et des règlements, de la propriété d’autrui, haine féroce entre communautés et/ou familles rivales et règlements de compte au sein même des écoles entre gamins. Mme Belkacem qui veut plus de scolarisation pour cette communauté devrait venir enseigner là où elle est fortement représentée, elle apprendrait beaucoup.
pascal pau                                      et si on rétablissait la peine de mort ?
Jean-marie Pouthe                       Pourquoi monsieur Cazeneuve ne se rend il pas sur place ? Manquerait il de courage ?
stan stauban                                 C’est moins payant que le terrorisme islamiste même si le carnage est autrement plus important et avec des gendarmes.Même BFM TV en a fait moins que d’habitude.  Un ministre de l’intérieur ému aux larmes çà ne trompe personne .

CHARLOTINE34

@Freiheit1964 :                             exactement! mais qu’est ce qui les empêchent de s’éduquer? ils vivent en France, et comme tous peuvent accéder au savoir!

@Gronois :                                     Pourtant que de fois la gauche avait critiqué NS lorsqu’il agissait comme eux! mais pour eux, tout est normal, et personne ne les critique!

Taleun                                            Quand je décris à chaque fois cette violence , je crois ne pas être compris ! Chaque jour qui passe ,dans les familles ,les quartiers ,les villes ,la violence ne va que crescendo, et si rien n’est fait ? je me demande comment ça va finir .la tension se lit sur les visages et dans les gestes du quotidien .il faut faire quelque chose contre cette haine

Lili2674                                          Oui les gens deviennent fous et c’est toujours les enfants qui trinquent malheureusement. .. c’est bien triste. Pauvres enfants                                                                                                          Les gens deviennent fou ! Ça devient triste en France

Philippe le net                             Monsieur Cazeneuve va se rendre sur place ? près des micros et des caméras, mais pas trop près du camp quand même…

Ben c’est pas vrai, je fais pas de politique…!

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Les patrons restent sur le qui-vive

LE MONDE ECONOMIE Jean-Baptiste Jacquin

Le président du Medef, Pierre Gattaz, inscrit cette rentrée sous le signe de la "vigilance" à l'égard du gouvernement de Manuel Valls

Alors que s’ouvre, mercredi 26 août, l’université d’été du Medef à Jouy-en-Josas (Yvelines), une certaine fébrilité gagne les milieux patronaux. Il y a bien sûr les inquiétudes au sujet de l’impact sur l’activité économique que risquent d’avoir le ralentissement de la croissance en Chine et la dévaluation du yuan. Mais plus près de nous, c’est la petite musique des « frondeurs » de la majorité au Parlement qui commence à préoccuper.

Officiellement, le Medef se dit confiant dans le fait que le gouvernement mettra en œuvre, conformément à ses engagements, le pacte de responsabilité en faveur des entreprises. Ce vaste plan portant sur 41 milliards d’euros a déjà permis d’alléger les charges et la fiscalité des entreprises à hauteur de 22 milliards en 2014 et 2015. Restent 19 milliards d’euros à concrétiser en 2016 et 2017. Soit deux budgets politiquement plus sensibles à l’approche de l’élection présidentielle de 2017.

Alors que Manuel Valls ne reviendra pas cette année à Jouy-en-Josas marteler son tonitruant « J’aime l’entreprise », qui lui avait valu le 27 août 2014 une standing ovation des chefs d’entreprise, Pierre Gattaz refuse de faire un procès d’intention à l’égard du premier ministre. Il n’empêche, le président du syndicat patronal inscrit cette rentrée sous le signe de la « vigilance » à l’égard du gouvernement.

« Les chefs d’entreprise ne comprendraient pas qu’on revienne sur quelque chose qui a à peine vu le jour », explique un proche de M. Gattaz, appelant à la patience sur les effets de la politique de…

Réformes, marges, code du travail… Pierre Gattaz veut « accélérer »

pierre-gattaz-16_5336413Le président du Medef, Pierre Gattaz, à Lyon décembre 2014    AFP/PHILIPPE DESMAZES

Pendant deux jours, les chefs d’entreprise se retrouvent à l’Université d’été du Medef. L’occasion pour Pierre Gattaz de prendre aux mots Manuel Valls et sa volonté de « poursuivre les réformes ». Que veut le Medef? Et que craignent (encore) les patrons? Réponses.

« Il y a eu le  »J’aime l’entreprise’, mais on se méfie », dans l’entourage de Pierre Gattaz. Quand bien même l’été dernier Manuel Valls avait déclaré sa flamme aux patrons et au monde de l’entreprise en général, la vigilance est de rigueur du côté du patronat alors que débute ce mercredi l’Université d’été du Medef, un an jour pour jour après le remaniement.

C’était l’époque des grandes lignes du pacte de responsabilité et du virage, assumé, vers le social-libéralisme. Mais cette année, le Premier ministre a devancé le rendez-vous annuel de Jouy-en-Josas en livrant une tribune aux Echos où il maintient le cap, expliquant que « l’ampleur du soutien » du gouvernement aux entreprises « ne sera pas remis en cause ». « Les entreprises ont besoin de cette visibilité pour investir et embaucher en confiance », a justifié un Manuel Valls qui entend bien « poursuivre les réformes ».

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Pierre Gattaz patron du Medef salue le Premier ministre Manuel Valls à l’université du Medef à Jouy-en-Josas, le 27 août 2014    afp.com/Fred Dufour

Voilà qui devrait a priori largement satisfaire le Medef pour qui le message essentiel de cette Université d’été 2015 est que « la France peut toujours être réformée ». D’ailleurs, Pierre Gattaz qui ouvrira cette édition placée sous le signe de la « Jeunesse », livrera un discours « sans notes et pas apparatchik » promet son entourage. « Il n’y a aura pas forcément de posture. Ce ne sera pas un catalogue de mesures, mais il soulignera que les entreprises ont besoin de constance et de stabilité ».

Mais si le patron des patrons maintient donc sa vigilance, c’est surtout parce qu’à l’heure de la discussion du bugdet 2016, certaines positions à la gauche du PS pourraient venir parasiter le bon déroulement du pacte de responsabilité, dont la montée en puissance est progressive sur trois ans. « Nous avons vu la motion du PS portée par Jean-Marc Germain cet été (qui veut rééquilibrer la politique du gouvernement en faveur des ménages et limiter les aides aux entreprises, ndlr). On se méfie de ce qui peut être fait cet automne », indique-t-on au Medef.

« Transformer le CICE en baisse de charges »

Et comme la meilleure défense c’est l’attaque, Pierre Gattaz devrait en profiter pour « accélérer ». Pour éviter toute mauvaise surprise lors des prochaines discussions budgétaires, le président du Medef va donc demander à ce que « le CICE soit transformé en une baisse de charges pérennes ». « Le problème du pacte de responsabilité c’est qu’il occulte des hausses de charges qui ont eu lieu à côté du pacte », explique-t-on dans l’entourage de Pierre Gattaz. « On sent un frémissement chez les patrons qui retrouvent un certain climat de confiance. Mais ça prend du temps. Les embauches et les investissements, ça ne se fait pas en 6 mois ou un an ».

emmanuel-macron-lors-d-une-visite-le-28-mai-2015-aux-installations-d-alstom-a-belfort_5358661Emmanuel Macron lors d’une visite le 28 mai 2015 aux installations d’Alstom à Belfort afp.com/FREDERICK FLORIN

Stabilité, baisse de charges, mais aussi réforme du marché du travail. Si le président du Medef ne devrait pas remettre sur la table la question des 35 heures (il ne s’interdit pas pour autant quelques allusions comme l’année dernière), il devrait profiter des perches tendues par Manuel Valls et Emmanuel Macron. Le Premier ministre veut « laisser plus de liberté aux entreprises et aux salariés pour prendre les décisions les mieux adaptées pour eux ». Quant au ministre de l’Economie, il ne cache pas ses envies de s’attaquer au Code du travail. « Nous attendons avec beaucoup d’impatience le rapport Combrexelle (« des propositions audacieuses » promet Manuel Valls, ndlr) sur les rigidités du Code du travail. Nous souhaitons adapter le temps de travail à chaque situation et que la négociation se fasse au plus près du terrain », précise-t-on au Medef. « Il faut y aller, cela fait partie des réformes structurelles. » Voilà un sujet sur lequel les patrons attendent particulièrement Emmanuel Macron qui viendra clôturer cette édition jeudi.

Souvent taxé par la gauche « d’en demander toujours plus », les proches de Pierre Gattaz recommandent à ses détracteurs de se replonger dans les « vieux » discours de campagne du patron de Radiall, l’entreprise familiale fondée par Gattaz père. « Il disait mot pour mot la même chose en 2013. Il reflète la base. Les chefs d’entreprise, grande comme petite, veulent de la stabilité, des perspectives et moins de charges. Ce n’est pas une posture. Vous savez, il a réformé les statuts du Medef pour ne faire qu’un seul mandat. Et cette ligne, il gardera jusqu’au bout. » Soit jusqu’en 2018!

Université d’été du Medef : Pierre Gattaz veut réformer l’Etat

L’université d’été du Medef s’ouvre pour deux jours ce mercredi. Son président nous donne son programme pour relancer l’emploi.

Le patron du Medef Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle, le 7 juillet 2015. (AFP / ERIC PIERMONT)Le patron du Medef Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle, le 7 juillet 2015. (AFP / ERIC PIERMONT)

En août dernier, pour l’université d’été 2014 du Medef, Manuel Valls avait réservé une bonne surprise aux chefs d’entreprises français : il était allé à la tribune leur déclarer « son amour des entreprises ». Un an plus tard, à la veille de l’édition 2015 de l’université, la lune de miel se poursuit, même si le Premier ministre ne fera pas le déplacement.

Pierre Gattaz, le président du patronat, décerne même deux bons points au gouvernement : un à Manuel Valls d’abord, pour sa tribune dans « Les Echos » du 25 août, où il  déclare « l’ampleur du soutien aux entreprises ne sera pas remise en cause ». Et ensuite un à François Hollande, qui s’est engagé à baisser les impôts dès que la croissance reviendrait. Pierre Gattaz :

J’ai trouvé ça formidable qu’il ait dit ça. Je suis le seul… Baisser les impôts, c’est maintenant, il faut le faire. Et comment le faire ? En baissant la dépense publique. »

Deux leviers

C’est là que s’arrête la lune de miel. Car Pierre Gattaz continue à demander des réformes qui n’arrivent pas et qui sont – selon lui- de plus en plus urgentes. Pour sortir du marasme, créer des emplois, redonner confiance aux entrepreneurs, il n’y a que deux solutions :

1. Une grande réforme fiscale, qui se traduirait par une réforme en profondeur de l’Etat et des économies publiques.

2. Une réforme sociale, pour assouplir le marché du travail et arriver enfin à la « flexisécurité » qui a réussi au Danemark. Ce qui suppose de mettre fin au CDI, afin de créer plus facilement des emplois, qui resteront du coup précaires.

Sans ces deux conditions, Gattaz ne croit pas une seconde que la France va créer des emplois. En revanche, si elles sont respectées, il en est persuadé :

La France pourra créer 1 million d’emploi en cinq ans. C’est possible : on en a créé plus de 2 millions entre 1998 et 2003. L’Allemagne et le Royaume-Uni, qui sont comparables à notre économie, viennent d’en créer plus d’1 million depuis cinq ans, grâce aux réformes qu’ils ont faites auparavant. Même la Suède a des performances de ce niveau. Il n’y a que la France qui n’y arrive pas en Europe. »

Ce changement la doit se faire par négociation avec les autres syndicats…mais la CGT et FO refusent. Reste Laurent Berger de la CFDT, qui ne peut pas y aller seul. Une seule solution alors : que le prochain ministre du Travail le fasse seul. Qui sera-t-il ? Pierre Gattaz se refuse à citer le moindre nom, pour ne pas le plomber auprès de la gauche du PS, mais on sent bien qu’il serait ravi que ses attributions soient reprises par Emmanuel Macron, le puissant ministre de l’économie.

Agir vite

L’autre volet de l’équation, ce sont les charges qui pèsent sur les entreprises, trop lourdes quand on compare avec les autres pays.  Mais comment réduire ces charges et ramener les  dépenses publiques à 50% du PIB, alors qu’elles sont actuellement à 57 ou 58% ? Ce n’est pas impossible, puisque l’Allemagne, l’Italie ou le Royaume-Uni sont en dessous de cette barre, et que le Canada y est arrivé en partant d’un niveau similaire au nôtre. Pour Pierre Gattaz :

Il faut confier le management des administrations à des anciens chefs d’entreprise, comme Xavier Fontanet [ex-PDG de Essilor, NDLR]. Et surtout il faut aller le plus vite possible : il faut profiter de l’accalmie économique pour agir, car si la crise revient, on ne fera plus rien. »

Est-ce que cela veut dire que la crise boursière qui agite en ce moment l’Asie, et qui pourrait être le premier signe d’une crise réellement sérieuse, n’est pas dangereuse aux yeux du patron ?

Je n’en sais rien. Il y a deux solutions : soit cette crise n’est que le dégonflement d’une bulle boursière, et elle se tassera sans gros dégâts, permettant à la croissance chinoise de se maintenir à des niveaux élevés, au-delà de 5% par an. Soit, c’est au contraire le signe d’un affaiblissement réel de la Chine, et la croissance n’y continuera qu’à un rythme de 3,5% par an, ce qui aura des répercussions sur le reste de l’Asie et sur les Etats Unis. Le rythme de la croissance mondiale est actuellement de 3% par an, et la Chine pèse à elle seule 1% de ce rythme. Si sa croissance est divisée par deux, c’est donc 0,5% de croissance annuelle en moins pour la planète. »

Ce ralentissement mettrait aussi à mal l’économie européenne. Au point de bloquer les réformes en France ? Sans doute. Alors pour sa rentrée, le Medef va appuyer sur l’accélérateur et réclamer au gouvernement d’agir vite et fort.

Pierre Gattaz : « Il est impératif pour l’investissement que le gouvernement tienne ses engagements sur le CICE »

Le président du Medef donne ce jeudi le coup d’envoi des universités d’été du mouvement patronal, deux jours placés sous le signe de la jeunesse. Pierre Gattaz exhorte également le gouvernement à aller plus loin dans les réformes et milite pour une évolution du CICE en baisse générale des charges sur les salaires.

Atlantico : Les Universités d’été du Medef sont placées, cette année, sous le signe de la jeunesse. Pourquoi ce choix ?

Pierre Gattaz : C’est en effet la première fois que le Medef consacre la totalité de son université d’été aux jeunes à qui nous donnerons la parole tout au long de ces deux jours. La jeunesse française est un atout déterminant et ce qui renforce cet atout, c’est sa diversité. Car la diversité est source de créativité, d’innovation. Les jeunes ont les clés pour imaginer le futur et préparer notre pays aux grandes mutations du monde. Or nous serons d’autant plus forts dans la mondialisation que nous aurons les moyens de la décrypter, de l’appréhender, d’en anticiper les évolutions. En outre, les jeunes Français sont très entreprenants, ils sont de plus en plus nombreux à créer leur entreprise, à monter leur business. 50% d’entre eux veulent créer leur entreprise. Tant mieux ! Ce sont là de véritables éléments qui nous distinguent de nos concurrents européens et mondiaux. Sachons capitaliser sur cette force, n’enrayons pas ce dynamisme, donnons aux jeunes les moyens de leur audace et les conditions de réaliser leurs projets, encourageons les avec un environnement favorable et incitatif. Le meilleur moyen de les accompagner dans l’aventure entrepreneuriale c’est d’engager les réformes nécessaires. Sur trois fronts : il faut agir sur l’environnement social, l’environnement fiscal et la complexité réglementaire et administrative. La législation du travail doit être beaucoup moins rigide, beaucoup plus simple et sécurisée juridiquement.

L’investissement dans les entreprises est notamment lié au CICE. Quel bilan faites-vous de ce mécanisme ?

Si les entreprises commencent à enregistrer dans leurs comptes les apports positifs du CICE, il  est trop tôt pour en mesurer les effets. Le temps de l’économie n’est pas celui de la politique. Une chose est sûre toutefois, le CICE ne s’appliquant pas aux salaires au-delà de 2,5 fois le smic, nous sommes encore loin d’une restauration générale des comptes des entreprises. Le CICE est une mesure salutaire, il ralentit mais ne compense pas la hausse des prélèvements obligatoires qui ont augmenté de 36 milliards entre 2011 et 2013.

D’autant que dans le même temps diverses taxes et charges continuent d’augmenter pour les entreprises. A terme, il faut transformer le CICE en baisse générale de charges sur tous les salaires. Dans une économie mondiale, fondée sur l’innovation et la valeur ajoutée. Ce sont nos atouts pour demain. Il faut donc que tous les salaires, quel que soit leur niveau, bénéficient d’un allègement du coût du travail.

A ce sujet, qu’attendez-vous précisément de la loi Macron ? Regrettez-vous, comme bon nombres de chefs d’entreprise, son allègement par rapport au texte originel ?

La loi Macron va dans le bon sens et je salue la philosophie qui sous-tend la démarche mais ses passages au Parlement l’ont en grande partie édulcorée, dénaturée, vidée de son efficacité et de sa cohérence. Je regrette notamment que les dispositions sur le travail du dimanche et en soirée aient ajouté de la complexité et des contraintes au lieu de simplifier. Quant à l’encadrement des indemnités prud’homales, nous espérons que le gouvernement trouvera une solution pour rendre effectif rapidement ce dispositif très important pour lever la peur de l’embauche dans les TPE-PME. Alors que 70 % des entrepreneurs ont peur d’embaucher (sondage OpinionWay avril 2015), il est urgent que le gouvernement propose une solution à cette situation qui bride le développement des PME et des TPE. La création d’emplois, qui accompagne le développement, ne doit pas constituer un risque supplémentaire, on ne peut pas cumuler insécurité prud’homale, insécurité juridique, insécurité fiscale et politique.

Plus globalement, quelle est votre lecture de la conjoncture française ?

Avec un rythme voisin de 1% en 2015, selon le gouvernement, la croissance est poussive et de toute façon insuffisante pour faire reculer le chômage et réduire le déficit public. Ce rythme, inférieur pour la deuxième année consécutive à celui de la zone euro, n’est pas celui d’une reprise. Surtout, plus de la moitié de cette croissance est due à des éléments extérieurs – pétrole, euro, taux d’intérêt – dont les effets ne seront pas éternels. Compte tenu du contexte international incertain, notamment le ralentissement de la Chine, deuxième économie mondiale, si nous n’entreprenons pas rapidement des réformes d’ampleur, si nous n’accélérons pas leur rythme, nous risquons de nous retrouver sans croissance et donc sans redémarrage de l’emploi. Il faut s’atteler à une vraie réforme du marché du travail en le rendant plus fluide et plus simple afin qu’il permette à chacun de trouver un emploi et baisser les prélèvements obligatoires sur le capital, le travail, l’épargne. La mère de toutes ces réformes, c’est bien sûr la baisse des dépenses publiques.

Le Parti Socialiste a les yeux braqués sur le budget. Sa volonté, redistribuer davantage aux ménages en réduisant les allocations aux entreprises. Quelle est votre position ?

Arrêtons d’opposer les entreprises aux ménages. Les ménages ont besoin des entreprises et les entreprises ont besoin des ménages. Prendre à l’un pour donner à l’autre n’a pas de sens, surtout dans une conjoncture de faible croissance. Revenir sur la trajectoire du Pacte de responsabilité serait destructeur, le reniement par l’Etat de sa parole ruinerait la confiance des chefs d’entreprise. La seule solution, l’unique débat, c’est celui de l’optimisation et de la baisse des dépenses publiques. Notre classe politique devrait en permanence être challengée pour donner des pistes d’une meilleure utilisation des fonds publiques et des sources d’économies à réaliser.

Passons en revue les fonctions de l’Etat, sous-traitons ou privatisons celles qui ne relèvent pas du champ régalien, et attachons-nous à optimiser les missions régaliennes de l’Etat: éducation, justice, défense, etc. Tout ceci sans remettre en cause la qualité des services publics évidemment. Cette tâche est herculéenne, je le sais, mais c’est ce que fait chaque jour un chef d’entreprise. Pourquoi l’Etat ne le ferait pas ?

Il faut aussi s’attaquer au mille-feuille territorial et revoir la durée du travail dans la fonction publique. Donnons-nous un objectif simple : passons de 57 % du PIB en dépenses publiques – un record – à 50 % en 2020. C’est ambitieux mais accessible. Certes, les récents propos de Manuel Valls sont rassurants dans l’intention mais nous resterons vigilants sur la mise en œuvre des annonces du gouvernement. Il faut mener le Pacte de responsabilité à son terme, intensifier et accélérer le chantier de la simplification avec l’objectif adopté par les Britanniques, le « one in two out ». C’est un chantier sans enjeu politique, profitons-en !

Pourtant, on ne peut pas reprocher à un homme politique de répondre à sa majorité, le Président essaie de faire plaisir à ses électeurs comme un chef d’entreprise travaille bien pour ses clients, non ?

Je ne pense la démocratie compatible avec le « clientélisme » et dans notre Constitution, le président de la République se situe au-dessus des partis, sa mission est d’œuvrer au bien commun au nom de tous les Français… Cela dit, le meilleur moyen de « faire plaisir à ses électeurs », comme vous dites, et surtout à tous les Français, c’est de travailler à la prospérité du pays, de lui donner les conditions de s’imposer dans la compétition mondiale avec des entreprises performantes, de mettre tout en œuvre pour assurer un avenir solide à ses habitants, leur redonner confiance et encourager les générations futures à entreprendre. Quant au chef d’entreprise, il travaille certes pour ses clients mais ces derniers ne sont qu’une des trois composantes, avec les salariés et les actionnaires, indispensables au développement des entreprises.

Gattaz : «La situation économique de la France est catastrophique»

Pour Pierre Gattaz, il faut abandonner dès maintenant la taxe à 75% sur les très hauts revenus.

INTERVIEW – Un an après son arrivée à la tête du Medef, Pierre Gattaz dresse un constat accablant sur la santé de la France.

«Il n’y a plus d’investissement et plus d’embauche. Ce que je vois surtout chez les chefs d’entreprise, c’est de l’attentisme, de la méfiance. La situation économique du pays est catastrophique.» Même s’il défend sans réserve le pacte de responsabilité du gouvernement, Pierre Gattaz, le patron des patrons, estime qu’il sera insuffisant pour redresser le pays. «Le pacte seul ne suffira pas à redresser la France. Nous présenterons à notre université d’été une douzaine de “mesures turbo” pour générer de l’emploi rapidement», prévient le patron des patrons. Il appelle par ailleurs le gouvernement à adopter rapidement des mesures symboliques susceptibles de redonner de la confiance aux chefs d’entreprise: «Par exemple, dire clairement que l’on va abandonner dès maintenant la taxe à 75% sur les très hauts revenus. C’est un symbole qui, comme les 35 heures, a fait le tour de la Terre et qui est destructeur.»

Pierre Gattaz attend beaucoup du nouveau premier ministre: «Manuel Valls a pris conscience de la situation du pays. On attend maintenant de la constance, que le gouvernement arrête sa politique de zig et de zag. Les entrepreneurs sont des héros, il faut le leur dire! Nous sommes à un moment charnière où soit nous tombons dans le précipice, soit nous nous relevons.»

Medef : Pierre Gattaz veut pouvoir licencier sans justification

Le président du Medef Pierre Gattaz a suggéré que la France devrait ne plus respecter la convention 158 de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui oblige à justifier un licenciement.

Le président du Medef Pierre Gattaz. ERIC PIERMONT / AFPLe président du Medef Pierre Gattaz. ERIC PIERMONT / AFP

Le président du Medef Pierre Gattaz a suggéré jeudi 30 octobre que la France sorte de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui oblige à justifier un licenciement, afin de lever la crainte de l’embauche chez les chefs d’entreprises.

« Les chefs d’entreprise, quand ils peuvent embaucher, craignent de se trouver devant les prud’hommes s’ils rompent le contrat. C’est un des principaux freins à l’embauche », a déclaré M. Gattaz dans une interview accordée au journal L’Opinion.

« Reste que pour lever le frein juridique, il faut sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail qui nous oblige à justifier les motifs du licenciement. Tant qu’on aura cette contrainte supranationale, peu importe le contrat, le fond du problème ne sera pas traité », estime le chef de l’organisation patronale.

Une convention signée par peu de pays

« Nous avons signé en 1982 cette convention, très peu de pays l’ont ratifiée. Par exemple, l’Allemagne ne l’a pas fait », a argué M. Gattaz, estimant que « la flexibilité du marché du travail est un sujet prioritaire pour débloquer notre économie ».

Adoptée en juin 1982 et entrée en vigueur en novembre 1985, cette convention a été ratifiée par 36 pays dont un, le Brésil, l’a dénoncée en 1996. En Union européenne, elle a été ratifiée par Chypre, l’Espagne, la Finlande, la France, la Lettonie, le Luxembourg, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

Son article 4 stipule qu’ « un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service ».

Une proposition archaïque et conservatrice ?

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a qualifié de « très conservateur et un peu archaïque » vendredi 31 octobre la prise de position du président du Medef. « C’est une erreur », a estimé la ministre sur Sud Radio. « Retourner avant 1946, c’est très conservateur, c’est un peu archaïque », a-t-elle ajouté.

Dans un entretien à L’Opinion publié jeudi 30 octobre, le président du Medef a plaidé pour la sortie de « la convention 158 de l’Organisation internationale du travail », signée en 1982 par la France, qui « oblige à justifier les motifs du licenciement », afin, selon lui, de lever un obstacle à l’embauche en France: « la crainte des chefs d’entreprise de se trouver devant les prud’hommes s’ils rompent le contrat ».

Pour Mme Lebranchu l’absence de créations d’emploi en dépit des mesures d’aides aux entreprises telles que le CICE, « c’est peut-être ce qui gêne M. Gattaz ; alors il essaie de trouver une autre raison pour laquelle il n’y a pas eu de créations d’emploi… »

Pierre Gattaz, a-t-elle estimé, « est dans une logique du bas coût, du low-cost. Il faut faire extrêmement attention », évoquant les « mini-jobs » et les « petits boulots » en Allemagne, un pays souvent cité en exemple par le patronat et qui n’a pas ratifié la convention 158.

A ce propos, la ministre a suggéré à M. Gattaz d’écouter « le délégué du Medef en Bretagne qui explique que si un certain nombre d’entreprises agro-alimentaires ont été mises à genoux, c’est parce que justement en Allemagne on payait 350 euros les salariés ».

« Je n’accuse pas le patronat » a-t-elle précisé, affirmant rencontrer « beaucoup de chefs d’entreprise qui sont dans le droit du travail et remercient pour les aides à la compétitivité ».

Elle a enfin mis en garde le patron des patrons contre une réaction « des Français qui se demandent ce qu’on a fait des crédits versés aux entreprises », après que Pierre Gattaz a dit « penser très sérieusement à une mobilisation » des chefs d’entreprise d’ici à la fin de l’année.

Medef Pour Pierre Gattaz, la loi Macron va dans le bon sens, mais il en réclame plus

L’Humanité G. R
« La loi Macron va dans le bon sens », estime le patron du Medef dans le Figaro d’hier.

« La loi Macron va dans le bon sens », estime le patron du Medef dans le Figaro d’hier. Mais Pierre Gattaz en demande plus, car selon lui « il faudrait cinq lois de ce type pour régler le problème ». Au passage, il réclame une « baisse des effectifs de la fonction publique, nécessaire et possible », et propose de ne pas remplacer « trois fonctionnaires sur quatre qui partent en retraite ». Plus loin, passant en revue les fonctions de l’État, il propose : « Sous-traitons ou privatisons, voire arrêtons celles qui ne sont pas régaliennes. » Mais le patron des patrons n’en reste pas là, appelant le gouvernement à « surtout ne pas toucher au pacte de responsabilité, ni à sa répartition » alors que même dans les instances dirigeantes du PS on commence à grincer des dents sur le budget 2016. Et pour bien se faire comprendre, le patron des patrons réclame aussi de nouvelles baisses de charges, des impôts et même la suppression de l’ISF. Ben voyons. .

Manuel Valls s’adresse au patronat à la veille de l’université d’été du Medef

VALLS SARKOZY

POLITIQUE – À la veille de l’université d’été du Medef, le premier ministre veut rassurer le patronat tout en lui rappelant ses devoirs. Manuel Valls assure en effet que « l’ampleur du soutien » du gouvernement aux entreprises « ne sera pas remis en cause », mais presse à nouveau le patronat de « tenir ses engagements » en matière d’embauches, dans une tribune publiée ce mardi 25 août dans Les Echos.

Le premier ministre souligne dans cette tribune, intitulée « Poursuivre nos réformes économiques pour affirmer nos valeurs », que son gouvernement va « persévérer » dans sa politique économique. « Changer de ligne de conduite, c’est la certitude de tout perdre », prévient-il à quelques semaines de la présentation du projet de budget 2016. Pour lui, « la croissance repart (elle a augmenté de 0,7% au premier semestre) » et « les entreprises créent à nouveau des emplois », même si les « soubresauts financiers de ces derniers jours nous rappellent les aléas à la croissance mondiale ».

Fiscalité et pacte de responsabilité

Manuel Valls confirme que des baisses d’impôts seront engagées. « Ces trois années de baisse consécutives allègent l’impôt des classes moyennes et populaires », se félicite-t-il, confirmant en outre que le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu « entrera en vigueur » en 2018. « A travers le Pacte de responsabilité et de solidarité, l’ampleur du soutien aux entreprises ne sera pas remise en cause », affirme-t-il également. Selon lui, « les entreprises ont besoin de cette visibilité pour investir et embaucher en confiance ».

« Mais je l’ai dit au patronat: chacun doit tenir ses engagements. Nous tenons les nôtres. Aux entreprises de tenir les leurs », demande le premier ministre qui a déjà lancé cet avertissement à plusieurs reprises. Le Medef tient à partir de mercredi son université d’été.

« Flexisécurité »

Cette rentrée, placée sous le triptyque « croissance, emploi, baisse de la fiscalité », sera « marquée par de grands chantiers de réformes », souligne le chef du gouvernement. Il cite notamment le projet de loi sur le numérique. Une « seconde loi croissance » sera aussi présentée en 2016.

Un autre chantier consiste à « continuer de bâtir notre modèle de ‘flexisécurité’ à la française », en misant sur le « dialogue social à tous les niveaux, notamment dans l’entreprise ». Manuel Valls, qui avait présenté en juin des mesures en faveur des TPE-PME, juge nécessaire de « repenser la façon d’élaborer une réglementation du travail devenu trop complexe ».

Lire aussi :

• La Bourse de Shanghai dégringole encore de plus de 6%

• Pourquoi une crise en Chine serait (au moins) aussi grave qu’aux Etats-Unis

La tribune de Manuel Valls, « une lettre au patronat » pour Christian Paul

 LEXPRESS.fr

manuel-valls-le-22-aout-2015_5402967Manuel Valls, le 22 août 2015.     REUTERS/Regis Duvignau

Le chef de file des frondeurs du PS déplore que Manuel Valls ait confirmé dans une tribune sa politique de soutien aux entreprises, à la veille de l’université d’été du Medef, alors que les créations d’emploi se font attendre.

Christian Paul, chef de file des « frondeurs » et de l’aile gauche du PS, se dit « profondément inquiet » d’une tribune que Manuel Valls vient de faire paraître à la veille de l’université d’été du Medef. C’est pour lui « une lettre au patronat » plutôt qu’un texte « pour les Français et les socialistes ». Le Premier ministre souligne, dans ce texte publié par Les Echos, que son gouvernement va « persévérer » dans sa politique économique. Il prévient aussi qu' »à travers le Pacte de responsabilité et de solidarité, l’ampleur du soutien aux entreprises ne sera pas remise en cause ». L’an dernier à la même époque, sa déclaration d’amour aux entreprises avait déjà divisé le PS.

« Une réponse très pauvre à une situation critique »

« Je suis profondément inquiet. Cette tribune est plus une lettre à Pierre Gattaz et au patronat, qu’une lettre pour les Français et les socialistes », déclare Christian Paul. « C’est traiter avec beaucoup de désinvolture les propositions du PS (fin juillet, ndlr en faveur de mesures pour l’emploi et l’investissement dans les collectivités, ndlr) qui me paraissent adaptés et courageuses », estime Christian Paul, qui prévient que le premier secrétaire du PS doit « les faire respecter », faute de quoi « nous le ferons, y compris au Parlement ».

Manuel Valls assure que « l’ampleur du soutien » du gouvernement aux entreprises « ne sera pas remis en cause », mais presse à nouveau le patronat de « tenir ses engagements » en matière d’embauches. Selon le député de la Nièvre, « persévérer dans une telle politique pourrait être une qualité si elle réussissait. Or elle ne marche pas et crée beaucoup de défiance et de déception ».

Pour Manuel Valls, « la croissance repart (elle a augmenté de 0,7% au premier semestre) » et « les entreprises créent à nouveau des emplois », même si les « soubresauts financiers de ces derniers jours nous rappellent les aléas de la croissance mondiale ». Pour Christian Paul au contraire, « je n’ai trouvé aucune idée neuve, à un moment où la croissance est à zéro et où on voit arriver, avec la crise en Chine, un risque d’affaiblissement de la croissance mondiale. C’est une réponse très pauvre à une situation critique ».

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commentaires

Lo                                                               Toujours les mêmes couplets pusillanimes. Mais où est l’esprit d’entreprise dont se réclament ces gens qui veulent avant tout prendre une assurance tout risque pour eux, mais en la finançant par le risque accru pour les salariés?

ERR                                                            Ceux qui vivent de leur travail restent AUSSI sur le qui vive, cher journaliste aux ordres… et ça va chauffer dans les mois qui viennent !

Lo                                                               On aimerait bien savoir d’ailleurs qui n’est PAS sur le qui-vive, ces temps-ci.

JEAN-LOUIS GUICHARD                           Les élections arrivent à grands pas, les engagements des patronats traînent en longueur. Au bout du compte le gouvernement va faire quelques arbitrages pour tenter de satisfaire les uns, sans se mettre à dos les autres. Cela s’appelle faire de la politique… Les uns et les autres le savent. Chacun est dans son rôle.

cassandra                                                 n’est ce pas une patronne, madame parisot, qui disait que tout est précaire, et que les gens doivent s’adapter, c’est vrai aussi pour le patronat : pourquoi lui donner, à lui seulement, de la stabilité?

Patrice Dunoyer de Segonzac                      Vient un moment où il convient de se demander si Gattaz est gaffeur ou stupide. En tout cas, pour le MEDEF c’est un vrai désastre.
Gégé AigriGégé Aigri                        Cet individu n’aura pas satisfaction tant qu’il n’aura pas transformé les salariés en esclaves et même pire, car les esclaves il fallait les nourrir, les loger… Nous coûtons trop cher, nous sommes trop protégés, nous leur empêchons de se remplir les poches encore davantage. Si un jour, je me fais virer de cette façon, je ne donnera pas cher de l’existence de celui qui aura osé faire ça, je vous le garantis.
Bientôt, il va réclamer le contrat zéro heure comme ce qui se fait outre-Manche : on vous file un contrat, ce qui vous empêche d’en chercher un autre, mais on ne vous fait pas bosser et vous n’avez donc aucun revenu, puisque vous n’êtes plus chômeur. Par contre, vous êtes bien entendu obligé de rester à sa disposition pour le cas où il aurait besoin de vous. Elle est pas belle la vie des patrons grand bretons avec cette saloperie ? Bah, il demandera ça à ses petits copains de l’UMP dont il garnit les caisses toujours vides pour nous concocter ça aux petits oignons. A moins que Valls-droite et ses sbires n’y trouvent une soudaine inspiration.

J B                                                                     Un journaliste économique d’investigation (il doit bien y avoir cela à Challenge) serait il en mesure de faire une étude comparative entre les pays signataires ou pas de cette convention 158 de l’OIT parmi le G7, le G20, la CEE, en comparant le taux de chômage, le temps moyen pour trouver un premier emploi ou retrouver un emploi, le déficit annuel des pays signataires ou pas de cette convention 158 de l’OIT ?
 Que de réactions, mais qui a été voir combien et quels pays sont signataires de cette convention 158 de l’OIT, parmi le G7, le G20 et la CEE ? Quel pays a déjà dénoncé cette convention ? s’en sort t-il mieux ou moins bien qu’avant ? La France est signataire de cette convention depuis 1982, y aurait il moins de chômeur depuis ? Le CNE non conforme à cette convention a existé de Juillet 2005 à Janvier 2008, le chômage a t-il baissé ou monté pendant cette période ? Et depuis ? Toutes ses réponses sont très faciles à trouver sur internet pour qui veut se faire un avis pragmatique.
Pascale Lecourt                                              Salaire de Pierre Gattaz :

D’après le rapport annuel de l’entreprise (page 90), le montant versé au dirigeant pour l’exercice 2013 était en hausse de 29,4 % par rapport à celui de 2012 (426 092 brut l’an dernier contre 329 189 euros en 2012).
Le dirigeant ne touche pas d’intéressement. Le bond de sa rémunération est essentiellement lié à la progression de sa part variable. Le bonus attribué au patron s’est en effet amélioré de 610 % en un an. Pendant cette même période, le chiffre d’affaires de l’entreprise n’a lui augmenté que de 6,8 %.
La rémunération de Pierre Gattaz comprend aussi des avantages en nature (5 700 euros par an), qui correspondent aux frais liés à sa voiture de fonction.
Alors on le voit bien dans la rue, avec drapeau et haut-parleur, en costume cashemire et Weston…

Marie Marie                                                     Grand éclat de rire ! Et si Gattaz se faisait virer sans motif ? à mon avis les entrepreneurs ne s’en porteraient que mieux, c’est lui qui en donne l’image de prédateurs fous. Cà peut très mal se terminer.

camp71                                                              quand on entend les propos des frondeurs et des syndicats,on se dit malheureusement que la France est irréformable !!!!

Argent..trop cher!!…..surtout virtuel

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-9992Trois questions pour comprendre l’effondrement de la Bourse chinoise et des marchés mondiaux

Le Monde.fr Mathilde Damgé

A la Bourse de Shanghaï, le 13 août.

Les marchés asiatiques ont plongé, lundi 24 août, entraînés par une nouvelle débâcle de la Bourse de Shanghaï, qui a perdu 8,5 % en clôture, son plus net recul en séance depuis 2007.

Concrètement, que se passe-t-il ?

La baisse de ce lundi a été déclenchée par la conviction de plus en plus forte des investisseurs qu’un atterrissage brutal de l’économie chinoise, locomotive de l’économie mondiale pendant les dernières années, est désormais inévitable.

Lire aussi : « Les marchés ont peur d’une nouvelle faiblesse de l’économie chinoise »

Que la Bourse dévisse de la sorte signifie que les investisseurs ont décidé que les valeurs cotées sur la place chinoise valaient moins qu’avant. Ou, plus précisément, celles regroupées dans son indice « phare », comme l’explique Euronext :

« Quand vous entendez aux informations que le cours des valeurs ou que la Bourse monte, les journalistes font référence à un indice. Un indice boursier est un regroupement spécifique de valeurs : la hausse ou la baisse de sa valeur reflète les mouvements de l’ensemble des actions qui composent l’indice. »

La conséquence, dans un premier temps, est que de grandes entreprises chinoises voient leur valeur boursière baisser. Cette chute de la valeur de leurs actions ne signifie pas qu’elles perdent de l’argent, mais c’est une preuve de l’inquiétude des investisseurs qui peut limiter leurs possibilités de se financer sur les marchés.

L’autre problème de ce recul des marchés chinois est son amplitude. Au total, l’indice composite de la Bourse de Shanghaï a baissé de 38 % depuis son pic de juin. Avant de s’effondrer mi-juin, la Bourse de Shanghaï s’était envolée de 150 % en l’espace d’un an, dopée par l’endettement et de façon totalement déconnectée de l’économie réelle.

C’est ce qu’on appelle une « bulle » : les investissements des Chinois sur leur marché relativement récent ne reflètent pas la valeur des entreprises qui y sont cotées. Plus de 40 millions de comptes boursiers ont été ouverts entre juin 2014 et mai 2015.

Autre inquiétude, le risque de manipulation des chiffres officiels : le gouvernement a ainsi annoncé une croissance au 2e trimestre correspondant exactement aux prévisions du gouvernement alors que les indicateurs envoient de plus en plus de signaux d’alerte. Selon Patrick Artus de Natixis, la Chine serait plus proche d’une croissance de 2 ou 3 % pour cette année, que des 7 % fixés par Pékin.

Lire aussi : Chine : derrière le plongeon des marchés, la crise de l’économie réelle

C’est grave ?

Assez, oui. Selon les observateurs aguerris des marchés, on peut parler d’un début de panique : « Les choses commencent à ressembler à la crise financière asiatique de la fin des années 1990. Des spéculateurs se débarrassent des actifs qui semblent les plus vulnérables », avance Takako Masai, directeur de recherches à la Shinsei Bank de Tokyo.

Par ricochet, la déprime touche aussi les matières premières : le cuivre, considéré comme un baromètre de la demande mondiale, a atteint lundi son cours le plus bas depuis six ans et demi. Cette débâcle du marché chinois se double d’une chute du prix du pétrole, le brut américain repassant sous la barre des 40 dollars.

Même si les consommateurs (les industries principalement) peuvent se féliciter d’une réduction de leur facture d’approvisionnement, ces baisses de prix ne sont pas une bonne nouvelle pour l’économie mondiale : la désinflation signifie généralement un ralentissement de la croissance et donc à la clé moins de création de valeur, moins de consommation, moins d’emploi, moins d’investissement, etc.

Lire aussi : « Les marchés ont peur d’une nouvelle faiblesse de l’économie chinoise »

En quoi la baisse des Bourses asiatiques nous concerne ?

Qui dit mondialisation des échanges, dit aussi interdépendance entre les marchés financiers. L’argent circule d’une économie à l’autre par le biais des devises, des crédits, etc. Et les investisseurs sont des multinationales qui réfléchissent dans un monde interconnecté.

Ainsi, les principales Bourses européennes ont essuyé de lourdes pertes lundi. La Bourse de Paris a terminé sur une chute de 5,35 % à 4 383,46 points. A Francfort, le DAX a subi une baisse à la clôture de 4,70 % à 9 648,43 points, son plus fort recul en pourcentage sur une séance depuis novembre 2011. La Bourse de Londres, qui avait perdu plus de 6 % en séance lors de l’ouverture de Wall Street, a fini en baisse de 4,67 %. A Madrid, l’indice Ibex-35 est largement passé sous la barre symbolique des 10 000 points, plongeant de 5,01 % à la clôture.La Bourse de Bruxelles a pour sa part enregistré une forte baisse de 4,99 %.

Pour les spécialistes, l’analyse est claire : les investisseurs s’inquiètent des conséquences du ralentissement chinois sur la croissance mondiale. « L’absence d’annonces de mesures par les autorités chinoises afin de stabiliser l’économie a mis le feu aux poudres, avec à la clé un effondrement des indices boursiers partout en Asie, qui contamine l’Europe ce [lundi] matin », résument les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

Jacques Attali a même prédit une « dépression planétaire » sur son blog. Expliquant que les 200 millions de membres de la classe moyenne chinoise ont investi la moitié de leur épargne en Bourse, et que l’autre moitié est investie dans l’immobilier (qui risque de souffrir considérablement d’un ralentissement de la croissance dans l’empire du Milieu), l’économiste avance :

« La récession chinoise, si elle se confirme, entraînera celle du Brésil, qui provoquera celle des Etats-Unis, puis la nôtre. »

En clair, la Chine va exporter son ralentissement dans d’autres économies émergentes : ces dernières, qui ont joué le rôle de relais de croissance quand la crise financière a frappé en 2007, ne pourront malheureusement pas rééditer l’exploit en cas de nouveau coup de froid sur l’économie mondiale.

Lire aussi : Quand la Chine vacille, le monde tremble

Les Bourses asiatiques plongent, minées par les inquiétudes sur la Chine

Les Echos
  • Depuis dévaluation surprise yuan 11 août, Bourses mondiales s’envoler l’équivalent 5.000 milliards dollars valeur

    Depuis la dévaluation surprise du yuan le 11 août, les Bourses mondiales ont vu s’envoler au moins l’équivalent de 5.000 milliards de dollars en valeur – Shutterstock

Alors que les Bourses mondiales ont dévissé la semaine dernière dans un climat d’inquiétude croissante, les places asiatiques ont sévèrement piqué du nez lundi dès l’ouverture.

Alors que les Bourses mondiales ont dévissé la semaine dernière dans un climat d’angoisse générale , les places asiatiques ont de nouveau piqué du nez lundi dès l’ouverture. L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo chutait de 3,21% à la mi-journée. De son côté, l’indice composite shanghaïen dégringolait de 8,45%, à 3.211,20 points, à la mi-séance. Il a désormais effacé tous les gains enregistrés depuis le début de l’année, tombant sous son niveau du 31 décembre 2014. Au même moment, Shenzhen (la deuxième place chinoise) perdait 7,61%.

Dans leur sillage, Hong Kong plongeait de 4,64% en fin de matinée. La contagion a atteint la Bourse de Taïwan qui est allée jusqu’à dévisser de 7,46%, la pire chute en séance qu’elle ait jamais enregistrée. Vers la mi-séance, Sydney trébuchait de 2,89% et Séoul de 1,88%.

Les matières premières n’étaient pas épargnées: les cours du brut se repliaient, évoluant sous 40 dollars le baril à des niveaux plus vus depuis six ans.

La Chine au cœur des préoccupations

Les investisseurs s’inquiètent de la conjoncture mondiale dans son ensemble, à l’orée d’une semaine riche en publications de statistiques aux Etats-Unis et en Europe. Mais la Chine dominait toujours les préoccupations, alors que s’enchaînent les indicateurs décevants attestant de l’essoufflement de la deuxième économie mondiale. « Aujourd’hui, nous avons tous les ingrédients pour assister sur les marchés mondiaux à la pire journée depuis cinq ans », commentait Evan Lucas, du courtier IG Markets.

«  Les réactions des marchés asiatiques reflètent le sentiment des investisseurs et leur conviction qu’un atterrissage brutal (de l’économie chinoise) est inévitable », a-t-il ajouté. En l’absence de décisions convaincantes des autorités chinoises durant le week-end, « l’Asie (était) largement laissée à elle-même » lundi matin, relevait Evan Lucas. Un indicateur manufacturier de référence publié vendredi en Chine est tombé à son plus bas niveau depuis plus de six ans, signalant une violente contraction de l’activité manufacturière dans le pays en août.

Pékin ne parvient pas à rassurer

La dévaluation surprise du yuan le 11 août –perçue comme un effort désespéré des autorités chinoises pour relancer ses exportations et l’activité économique– n’ont fait qu’aviver l’inquiétude générale, provoquant une onde de choc sur les marchés.

Depuis, les Bourses mondiales ont vu s’envoler au moins l’équivalent de 5.000 milliards de dollars en valeur.

Chine : pourquoi la panique s’empare des marchés

CHINA-STOCKS

Crédit Photo : JOHANNES EISELE/AFP

LE SCAN ÉCO – La purge sur les Bourses mondiales s’accélère. Shanghaï, qui avait doublé de valeur en 2015, a désormais effacé l’ensemble de ses gains de l’année. La bourrasque se propage à l’ensemble des grandes places boursières mondiales. Explications.

Le vent mauvais venu de Chine se propage à l’ensemble des Bourses mondiales. En une semaine le «Vix», appelé aussi l’indice de la peur, qui mesure la volatilité sur les marchés américains a fait un bond de 45%! Aujourd’hui, la Bourse de Shanghaï a terminé sur un plongeon de presque 8,5%, sa plus forte baisse journalière depuis huit ans. La principale place boursière chinoise s’était déjà effondrée de 11,5% la semaine dernière, emportant dans son sillage les grands marchés d’actions de la planète. Shanghaï a désormais effacé l’ensemble des gains qu’elle avait engrangés depuis le début de l’année.

Depuis quelques mois déjà, les tempêtes boursières en provenance d’Asie se multiplient et chaque nouveau signe de ralentissement de la croissance chinoise provoque une véritable bourrasque sur les marchés. L’annonce vendredi d’un brutal coup de frein de l’activité manufacturière dans le pays, tombée à son plus bas niveau depuis six ans, est ainsi très largement responsable de la panique qui s’empare des investisseurs en ce début de semaine.

Marge de manœuvre réduite des Banques centrales

Le mouvement est d’autant plus violent qu’en dépit de leurs efforts, les autorités locales ne parviennent pas à enrayer la panique. La peur se propage aux autres grandes places mondiales. Les économies développées qui sont empétrées dans une profonde crise depuis des années redoutent tout particulièrement ce nouveau coup de tonnerre. «Les marges de manœuvre des grandes Banques centrales de la planète sont extrêmement réduites et les économies, notamment en zone euro, sont toujours convalescentes», explique un spécialiste. Aux États-Unis, les taux sont en effet toujours proches de zéro et en zone euro, la Banque centrale fait tourner la planche à billets à plein régime.

Les Bourses chinoises corrigent leurs excès

Les Bourses chinoises qui s’étaient littéralement envolées à partir de la fin de l’année 2014 corrigent aujourd’hui leurs excès. Les investisseurs se sont massivement tournés vers les marchés à partir de la fin de l’année dernière, au moment même où la croissance dans le pays commençait à montrer des signes de faiblesse. Les particuliers ont en effet alors déserté l’immobilier, dont les prix ont commencé à dégringoler. Dès la fin du mois de novembre 2014, à la surprise générale, la Banque centrale de Chine a décidé de baisser ses taux directeurs afin de relancer la machine économique. Par ricochet, cette baisse des taux a favorisé l’essor des marchés d’actions qui devenaient relativement plus attractifs. De nombreux ménages chinois se sont alors tournés vers la Bourse pour placer leurs économie. Le mouvement a été largement encouragé par les autorités, qui souhaitaient renforcer la surface des marchés financiers pour accompagner leurs réformes.

Une envolée spéculative

Pour profiter de l’euphorie boursière, les particuliers, qui représentent l’immense majorité des investisseurs sur les valeurs cotées en yuans, ont gonflé artificiellement leurs mises en empruntant massivement pour jouer en Bourse. «Près de 25% des titres qui s’échangent sur les marchés chinois sont ainsi détenus par le biais de crédits contractés par des particuliers, c’est du jamais-vu sur aucune Bourse réglementée depuis au moins 20 ou 30 ans», expliquait récemment au Figaro Haiyan Li-Labbé, analyste spécialiste de la Chine chez Carmignac. L’indice composite de la Bourse de Shanghaï a atteint son apogée, le 13 juin dernier à plus de 5000 points. Pour tenter de limiter la spéculation, le gendarme des marchés financiers chinois a alors décidé de limiter le recours au crédit pour les particuliers qui investissent en Bourse.

Sévère retour de bâton

Aujourd’hui, le retour de bâton est particulièrement sévère. Le marché semble avoir perdu pied et les indices chinois chutent dans le vide. L’indice composite de la Bourse de Shanghaï est retombé ce lundi à pratiquement 3000 points et ainsi perdu l’ensemble des gains qu’il avait accumulés depuis le début de l’année. Dans la baisse, les petits porteurs vendent dans l’urgence et à n’importe quel prix, encouragés par les brokers. Il alimentent ainsi le mouvement de panique, et accélèrent la chute des marchés. Les autorités chinoises multiplient les mesures pour tenter de stopper l’hémorragie. Le gouvernement a ainsi annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension chinois allait pouvoir investir en Bourse. En vain. «Face à la multiplication des interventions, les opérateurs redoutent que la crise soit plus profonde que ce que les autorités veulent bien avouer», explique un spécialiste.

Chine: la Bourse de Shanghai dégringole de 6,41% à l’ouverture

CHINE BOURSE

ÉCONOMIE – La Bourse de Shanghai dégringolait de plus de 6% mardi à l’ouverture, après s’être déjà effondrée la veille de façon spectaculaire, dans un marché affolé par l’affaiblissement persistant de l’économie chinoise et suspendu à d’éventuelles interventions des autorités.

Dans les premiers échanges, l’indice composite chutait de 6,41% soit 205,78 points, à 3.004,13 points. Au même moment, la Bourse de Shenzhen perdait 6,97% à 1.751,28 points. À la clôture, la Bourse de Shangai accusait un plongeon de 7,63%, sous les 3.000 points.

La place shanghaïenne avait terminé lundi sur une chute de 8,49%, sa plus forte baisse journalière en plus de huit ans. Et elle avait déjà abandonné plus de 11% la semaine dernière. La Bourse de Shanghai a désormais effacé tous ses gains de l’année, s’enfonçant sous son niveau du 31 décembre 2014.

Lire aussi: Une crise chinoise serait (au moins) aussi grave qu’une crise américaine 

Après s’être envolés de 150% en l’espace d’un an, les marchés chinois avaient lourdement trébuché à partir de mi-juin, et ils continuent de creuser leurs pertes. Et ce en dépit d’interventions répétées par le gouvernement -notamment via des achats massifs de titres par des organismes publics.

S’efforçant de rassurer les marchés, Pékin a encore annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension national allait investir une partie de ses actifs colossaux dans les Bourses locales. Mais le gouvernement n’a pas convaincu, ne parvenant pas à stopper le reflux des marchés, qui ont dégringolé de plus belle.

De fait, les inquiétudes sur l’essoufflement de l’économie chinoise restent vives, alors que les indicateurs décevants se succèdent (chute des exportations, violente contraction de l’activité manufacturière en août…).

Et la débâcle des places boursières en Asie, en Europe et aux Etats-Unis, qui chutaient de concert lundi, ne font qu’attiser le pessimisme des investisseurs en Chine.

« Les marchés financiers tout autour du monde sont entrés dans une sorte de cercle vicieux », indique à l’AFP Gui Haomin, un analyste du courtier Shenwan Hongyuan.

« Ce n’est pas possible d’interrompre à court terme la déroute des marchés chinois », a-t-il estimé.

Les investisseurs chinois -pour l’écrasante majorité des particuliers et des petits porteurs- semblent désormais suspendus à d’éventuelles interventions supplémentaires de « l’équipe nationale » (gouvernement et structures étatiques) pour stabiliser et redresser les marchés… mais ils surveillent surtout la banque centrale, attendant de nouvelles décisions d’assouplissement monétaire.

En l’absence de telles mesures de grande ampleur, les Bourses chinoises devraient encore s’enfoncer, estimaient les analystes.

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Chine: Pourquoi la bourse plonge et pourquoi c’est (potentiellement) grave

Les investisseurs chinois sont inquiets, comme ici à Hanghzou, dans l'est du pays, le 24 août.
Les investisseurs chinois sont inquiets, comme ici à Hanghzou, dans l’est du pays, le 24 août. – STR / AFP
Victor Point

Début de panique sur les places boursières du monde entier ce lundi. Shanghai a ouvert le bal en dévissant de 8,5 % à la fermeture, entraînant dans son sillage les autres bourses asiatiques, puis les places européennes et américaines. Le CAC 40 a clôturé en chute de plus de 5,35 %, Londres finit à – 4,67 %, Francfort à – 4,7 % tandis que la bourse d’Athènes s’écroule à – 10,51 %. A New York, le Dow Jones avait perdu plus de 1.000 points après son ouverture, entraînant le cours du pétrole dans son sillage.

L’épicentre de ce séisme ? La Chine. Il a suffi d’un mauvais indice de production manufacturière vendredi pour que la confiance des investisseurs finisse de s’effondrer. Car les bourses du pays sont en fait sur la pente descendante depuis mi-juin ; elles ont perdu près de 40 % de leur valeur en deux mois. Et globalement, les indicateurs du pays ne sont pas bons : une croissance bien moindre que prévue (estimée à 6 % au lieu des 8 attendue), une production manufacturière en berne, une consommation intérieure qui ne décolle pas. Et quand la deuxième économie mondiale s’enrhume… Décryptage d’une crise financière potentiellement ravageuse en quatre points.

Comment est née cette tempête boursière ?

Cet effondrement chinois est « d’abord une correction un peu brutale, détaille Claude Meyer, conseiller au centre Asie de l’Ifri et professeur à Sciences Po. De fin 2014 à juin 2015, une bulle boursière s’est créée à cause de la surévaluation de la bonne santé de l’économie du pays, faisant bondir l’indice des places boursières de 150 %. » Une croissance factice qui a fini par se cogner à l’économie réelle. Les indicateurs tombés depuis quelques semaines ont dessiné une Chine moins compétitive que prévue. Les investisseurs ont commencé à revendre leurs actifs les plus volatils et le cercle vicieux s’est enclenché. Et ces doutes font effet boule de neige, intervenant au moment où la croissance reste poussive en zone euro, tandis que les investisseurs sont également dans le flou concernant la politique monétaire de la banque centrale américaine, qui a jusqu’à présent été un facteur de soutien très important au marché

Quel est l’état de l’économie chinoise ?

Depuis l’ouverture de la Chine à la mondialisation à la fin des années 1970, le pays a affiché des taux de croissance insolents, très souvent à deux chiffres. « On ne peut pas espérer maintenir de tels niveaux de développement indéfiniment, explique Claude Meyer. La décélération de la croissance est logique. Je table sur 6 % au maximum cette année. » Les autorités chinoises en sont tout à fait conscientes et cherchent à changer de modèle économique, en devenant une puissance « normale », à la croissance plus faible et plus équilibrée.

Dernier exemple en date : les trois dévaluations successives du yuan début août. « Ce n’était pas pour rendre le pays plus compétitif, assure le professeur, mais pour permettre à cette monnaie de commencer à trouver son équilibre. Le but est d’en faire une devise mondiale, comme le dollar ou l’euro. » En tout état de cause, la Chine reste très loin de l’effondrement. Elle possède des réserves monétaires considérables qui se chiffrent en milliers de milliards de dollars (les plus importantes au monde). De quoi financer un programme de relance.

Le problème, au fond, est que la transition s’avère plus compliquée que prévue, parce que la consommation des ménages ou le développement des services ne décollent pas. Dans un contexte de pessimisme généralisé, c’est le reste du monde qui risque d’en pâtir.

A quel point l’économie mondiale est-elle dépendante de la bonne santé chinoise ?

L’essoufflement de l’économie chinoise – souvent présentée comme la locomotive de la croissance mondiale – emporte avec elle un grand nombre de pays. « Il y a tout d’abord ses voisins, du Japon à l’Indonésie, qui dépendent énormément, pour leurs exportations, de la Chine, précise Claude Meyer. Ensuite, les pays producteurs de matières premières : les Chinois en importent près d’un tiers dans le monde. » L’Amérique latine comme la Russie, le Moyen-Orient et l’Afrique peuvent s’inquiéter…

Puis c’est l’effet domino sur les places boursières des pays développées, qui sont fébriles. « L’Europe comme les Etats-Unis exportent beaucoup en Chine, appuie le professeur. Et puis il y a des effets indirects loin d’être négligeables : si la croissance des pays émergents baisse, cela fait autant de marchés moribonds. »

Et maintenant ?

« L’absence d’annonces de mesures par les autorités chinoises afin de stabiliser l’économie a mis le feu aux poudres, avec à la clé un effondrement des indices boursiers partout en Asie, qui contamine l’Europe ce lundi », résument auprès de l’AFP les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC. « La semaine va être cruciale », prévient Claude Meyer. Les banques centrales vont entrer dans la danse, probablement en injectant des liquidités pour répondre à l’urgence – autrement dit faire tourner la planche à billets pour être plus compétitifs… ce que ne peut pas faire aussi facilement la zone euro, qui risque donc d’être « le dindon de la farce », a lancé Marc Touati, économiste, au micro de France Culture. « La véritable inconnue, c’est le facteur panique », tempère Claude Meyer. La réaction des bourses mondiales de ce lundi n’incite pas vraiment à l’optimisme.

Bourse: Paris rebondit, Shanghai et Tokyo toujours en baisse

 LEXPRESS.fr

tableau-des-changes-le-25-aout-2015-a-tokyo_5402369Tableau des changes le 25 août 2015 à Tokyo afp.com/YOSHIKAZU TSUNO

Les bourses européennes connaissent des tendances bien meilleures mardi, avec plus de 3% pour la Bourse de Paris, et plus de 5% pour celle d’Athènes. A l’inverse, la Bourse de Shanghai dégringolait de 4%, au lendemain de sa plus forte chute en huit ans, toujours minée par les inquiétudes persistantes sur l’économie chinoise.

Les bourses européennes ont repris des couleurs. Après un lundi noir, la Bourse de Paris regagnait plus de 3% mardi matin, comme celles de Madrid et de Lisbonne. En Grèce, la Bourse d’Athènes rebondissait de 5,31% une demi-heure après son ouverture, après un plongeon de 10,54% lundi.

A l’inverse, la Bourse de Shanghai a désormais effacé tous ses gains de l’année. La place shanghaïenne a prolongé la débâcle des dernières séances et clôturé en baisse mardi de 7,63%. Elle s’était déjà effondrée lundi de 8,49%, sa plus forte baisse journalière en huit ans, après avoir abandonné quelque 11% la semaine dernière. Idem pour la Bourse de Tokyo, qui a connu une baisse de 3,96%.

La déroute des places chinoises, avivant les doutes sur la santé de la deuxième économie mondiale, a largement alimenté lundi une journée noire pour les marchés financiers mondiaux, qui se sont écroulés de concert dans un climat de panique générale.

>> Lire aussi: « Trois choses à savoir sur une panique boursière venue de Chine »

Des rebonds sur les cours des matières premières

De leur côté, les cours des matières premières se sont ressaisis après leur accès de faiblesse de la veille, le prix du pétrole progressant notablement. Les différents marchés semblaient relativiser les inquiétudes liées à la déroute des Bourses chinoises. « Il y a eu une réaction excessive des investisseurs aux risques économiques en Chine », soulignaient les experts du cabinet Capital Economics. Alors que les Bourses ne captent qu’une toute petite partie de l’épargne des ménages chinois, « l’éclatement de la bulle boursière ne nous dit quasiment rien sur l’état de l’économie chinoise », ont-ils averti.

>> Lire aussi: « La crise, acte 2 », par Jacques Attali

Perte de confiance en Chine

A Shanghai, « les investisseurs (chinois) paniquent et vendent tous azimuts. Ils ont perdu toute confiance, et il y a de la marge pour que le marché dégringole encore », commente Wei Wei, analyste du courtier Huaxi Securities.

D’autant que le tableau économique ne cesse de s’assombrir, au fil d’indicateurs décevants. « Les marchés financiers sont entrés dans une sorte de cercle vicieux », a indiqué Gui Haomin, un analyste du courtier Shenwan Hongyuan. « Ce n’est pas possible d’interrompre à court terme la déroute des marchés chinois », à moins d’interventions de très grande ampleur des autorités, a-t-il assuré.

>> Lire aussi: « La panique boursière part d’une très mauvaise connaissance de la Chine »

Les investisseurs chinois -pour l’écrasante majorité des particuliers et des petits porteurs- semblent en effet suspendus à d’éventuelles mesures supplémentaires de « l’équipe nationale » (gouvernement et structures étatiques)… mais surtout à de nouvelles décisions d’assouplissement monétaire pour soutenir l’économie dans son ensemble.

La banque centrale (PBOC) a indiqué mardi avoir injecté 150 milliards de yuans (20,3 milliards d’euros) dans le système financier via des opérations de marchés régulières, pour apaiser des tensions sur les liquidités disponibles.

>> Lire aussi: « Chine: comment atterrir en douceur? »

Les Bourses chinoises s’étaient envolées de 150% en l’espace d’un an, dopées par un endettement massif et déconnectées de l’économie réelle, avant de finalement s’effondrer à partir de mi-juin, en dépit des efforts répétés de Pékin.

#Bourse L’homme le plus riche de Chine a perdu 3,6 milliards de dollars en une seule journée lundi, après l’écroulement des bourses mondiales.

La première fortune de Chine, le chef d’entreprise Wang Jianlin, a perdu 3,6 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) en une seule journée lundi, après l’écroulement des bourses mondiales.

Wang Jianlin, président et fondateur du groupe Dalian Wanda, spécialisé dans l’immobilier et le divertissement, a perdu plus de 10% de sa fortune, selon l’indice des milliardaires établi par Bloomberg, qui suit la fortune des personnes les plus riches de la planète.

La bourse de Shanghai a chuté lundi de 8,49%, la plus grande baisse en une seule journée depuis 2007, alors que les craintes sont croissantes qu’un ralentissement dans la deuxième économie mondiale pénalise la croissance mondiale.

Mardi, la place boursière de Shanghai a encore chuté, de 7,63%.

Wang Jianlin aura été le plus gros perdant lundi, selon l’indice de Bloomberg, actualisé à la fin de chaque journée. Les chiffres pour mardi ne sont pas encore connus.

Malgré la grosse perte de lundi, la fortune de Wang Jianlin a augmenté cette année de 6 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros). Jack Ma, la deuxième fortune de Chine, fondateur du géant du commerce électronique Alibaba, a perdu lundi « seulement » 545 millions de dollars (soit 479 millions d’euros), selon l’indice.

Des mesures de relance en Chine font décoller les Bourses européennes

https://fr.news.yahoo.com/video/bourses-quelles-suites-au-lundi-130658054.html?format=embed&player_autoplay=false

La Banque populaire de Chine a décidé d’abaisser de 0,25%, à 4,60%, le taux d’emprunt à un an qui sert de référence, tout en abaissant les réserves obligatoires des banques, autorisées à prêter davantage.

Cette dernière mesure équivaut à une injection massive de liquidités dans l’économie.

Suite à cette décision, les Bourses de Paris et de Milan prenaient plus de 4%, Francfort, Londres et Madrid plus de 3%.

Observateurs et hommes politiques s?interrogeaient sur les répercussions de la grande instabilité boursière des marchés sur l’activité économique, alors que les banques centrales ont utilisé tous les moyens à leur disposition pour la soutenir.

Tous les regards vont désormais se tourner vers l’ouverture de Wall Street, qui a lourdement chuté lundi.

Avant la décision de l’institut d’émission chinois, la Bourse de Shanghai chutait encore de 7,63% en clôture, tandis que Tokyo terminait la journée sur une baisse de près de 4%.

« Le vent de panique qui secoue les marchés, probablement amplifié par les faibles volumes échangés l?été, parait tout à fait surfait », estime Eric Cheney, chef économiste du groupe d’assurances Axa.

– La Chine, un risque –

Les analystes prennent au sérieux le ralentissement économique en Chine mais relativisent son impact sur la reprise aux Etats-Unis et en Europe.

« Un ralentissement marqué de la Chine n’est pas du tout anodin ni potentiellement catastrophique », puisque cela n’amputerait, via les échanges commerciaux, que de 0,4 point de pourcentage la croissance des PIB américain et européen, souligne Gilles Moec, chef économiste chez Bank of America-Merrill Lynch.

Le président français, François Hollande, a d’ailleurs estimé lundi à Berlin que l’économie mondiale était « suffisamment solide » pour que sa croissance ne soit « pas seulement liée à la situation en Chine ». Le ministre français de l’Economie Emmanuel Macron, lui, a considéré que la Chine représentait actuellement un facteur de risque pour la reprise économique mondiale.

De son côté, le ministre allemand de l’Economie Sigmar Gabriel a mis en avant mardi l’impact limité de la crise chinoise sur l’Allemagne, première économie du Vieux continent et moteur de la croissance européenne. « La part de la Chine dans les exportations de l’Allemagne est de 8%, la part de l’Europe dépasse les 40% ». (…) Une grande part des exportations allemandes est à destination de la zone euro », a-t-il souligné.

Pour le courtier Aurel BGC, « si le ralentissement de l’économie chinoise n’est pas discutable, le scénario de « hard landing » (atterrissage brutal, ndlr) est en revanche beaucoup plus hypothétique ».

Le tableau économique ne cesse toutefois de s’assombrir en Chine, au fil d’indicateurs décevants.

La dévaluation soudaine du yuan il y a deux semaines –largement perçue comme un effort de Pékin pour doper la compétitivité de ses exportations– a renforcé la nervosité.

Un indice manufacturier de référence publié vendredi, tombé à son plus bas niveau en six ans et signalant une violente contraction de l’activité manufacturière chinoise en août, n’a rien fait pour calmer les esprits.

S’efforçant de rassurer, Pékin avait annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension chinois allait investir une partie de ses actifs colossaux dans les Bourses locales, mais sans parvenir à convaincre.

La grande question est désormais de savoir si les mesures prises par Pékin parviendront à restaurer la confiance.

Les investisseurs chinois –pour l’écrasante majorité des particuliers et des petits porteurs– semblaient en effet suspendus à d’éventuelles mesures supplémentaires de « l’équipe nationale » (gouvernement et structures étatiques) mais surtout à de nouvelles décisions d’assouplissement monétaire pour soutenir l’économie dans son ensemble.

Avant d’abaisser ses taux, la banque centrale (PBOC) avait déjà indiqué mardi avoir injecté 150 milliards de yuans (20,3 milliards d’euros) dans le système financier via des opérations de marchés régulières, pour apaiser des tensions sur les liquidités disponibles.

Pékin est désormais condamné à agir pour « au moins encourager les marchés » et enrayer « des mouvements de ventes irrationnels », jugeait Zhang Qi, analyste du courtier Haitong.

Les Bourses chinoises s’étaient envolées de 150% en l’espace d’un an, dopées par un endettement massif et déconnectées de l’économie réelle, avant de finalement s’effondrer à partir de mi-juin, en dépit des efforts répétés de Pékin.

Les Bourses en Asie encore sous pression après une journée noire, l’Europe rebondit

Les grandes places boursières asiatiques, en particulier Shanghai, ont continué de dégringoler mardi, au lendemain d’une journée noire, tandis que l’Europe rebondissait, dans un contexte de vives inquiétudes sur l’état de santé de l’économie chinoise.

L’indice composite shanghaïen a terminé en baisse de 7,63% à 2.964,97 points. De son côté, la Bourse de Shenzhen a perdu 7,09%, à 1.749,07 points.

La place shanghaïenne prolongeait la débâcle des dernières séances: elle s’était déjà effondrée lundi de 8,49%, sa plus forte baisse journalière en huit ans, après avoir abandonné quelque 11% la semaine dernière.

La Bourse de Shanghai a désormais effacé tous ses gains de l’année, s’enfonçant sous son niveau du 31 décembre 2014.

La déroute des places chinoises, avivant les doutes sur la santé de la deuxième économie mondiale, a largement alimenté lundi une journée noire pour les marchés financiers mondiaux, qui se sont écroulés de concert dans un climat de panique générale.

Les autres grands marchés asiatiques se sont repris quelque peu mardi avant de replonger. Tokyo a clôturé en baisse de près de 4%, au plus bas en six mois et Hong Kong perdait 0,37% en séance.

En revanche, Séoul finissait la journée sur un gain de 0,92% et Sydney de 2,72%.

De même, les Bourses européennes retrouvaient des forces et rebondissaient à l’ouverture. Francfort prenait 1,31%, Paris 1,89%, Londres 1,30%, Madrid 0,96% et Milan 1,39%.

Pour le courtier Aurel BGC, « les indices européens et américains devraient rebondir à court terme ».

Selon lui, « si le ralentissement de l’économie chinoise n’est pas discutable, le scénario de « hard landing » (atterrissage brutal, ndlr) est en revanche beaucoup plus hypothétique ».

De leur côté, les cours des matières premières se ressaisissaient après leur accès de faiblesse de la veille, le prix du pétrole progressant notablement.

Les différents marchés tentaient de relativiser les inquiétudes liées à la déroute des Bourses chinoises.

« Il y a eu une réaction excessive des investisseurs aux risques économiques en Chine », soulignaient les experts du cabinet Capital Economics.

Alors que les Bourses ne captent qu’une toute petite partie de l’épargne des ménages chinois, « l’éclatement de la bulle boursière ne nous dit quasiment rien sur l’état de l’économie chinoise », ont-ils averti.

– « Ils ont perdu toute confiance » –

A Shanghai et Shenzhen, les cours continuaient de chuter.

« Les investisseurs (chinois) paniquent et vendent tous azimuts. Ils ont perdu toute confiance, et il y a de la marge pour que le marché dégringole encore », commentait Wei Wei, analyste du courtier Huaxi Securities.

D’autant que le tableau économique ne cesse de s’assombrir, au fil d’indicateurs décevants.

La dévaluation soudaine du yuan il y a deux semaines –largement perçue comme un effort de Pékin pour doper la compétitivité de ses exportations– a renforcé la nervosité.

Un indice manufacturier de référence publié vendredi, tombé à son plus bas niveau en six ans et signalant une violente contraction de l’activité manufacturière chinoise en août, n’a rien fait pour rassurer.

Et après des interventions répétées du gouvernement depuis fin juin pour stabiliser les Bourses –notamment via des achats massifs de titres par des organismes publics–, les investisseurs redoutent désormais de voir les autorités retirer prématurément leur soutien.

S’efforçant de rassurer, Pékin a certes annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension chinois allait investir une partie de ses actifs colossaux dans les Bourses locales. Mais sans convaincre.

« Les marchés financiers sont entrés dans une sorte de cercle vicieux », a indiqué à l’AFP Gui Haomin, un analyste du courtier Shenwan Hongyuan.

Les investisseurs chinois –pour l’écrasante majorité des particuliers et des petits porteurs– semblent en effet suspendus à d’éventuelles mesures supplémentaires de « l’équipe nationale » (gouvernement et structures étatiques)… mais surtout à de nouvelles décisions d’assouplissement monétaire pour soutenir l’économie dans son ensemble.

La banque centrale (PBOC) a indiqué mardi avoir injecté 150 milliards de yuans (20,3 milliards d’euros) dans le système financier via des opérations de marchés régulières, pour apaiser des tensions sur les liquidités disponibles.

Pékin est désormais condamné à agir davantage pour « au moins encourager les marchés » et enrayer « des mouvements de ventes irrationnels », jugeait Zhang Qi, analyste du courtier Haitong.

Les Bourses chinoises s’étaient envolées de 150% en l’espace d’un an, dopées par un endettement massif et déconnectées de l’économie réelle, avant de finalement chuter à partir de mi-juin, en dépit des efforts répétés de Pékin.

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commentaires

  • helstons                  « L’absence d’annonces de mesures par les autorités chinoises afin de stabiliser l’économie a mis le feu aux poudres, avec à la clé un effondrement des indices boursiers partout en Asie, qui contamine l’Europe ce lundi ». Cela ne concerne que l’économie « boursière » de la Chine, qui ne représente qu’une infirme partie de l’économie de ce pays, qui se porte très bien, merci pour eux.

    • pmkool             Encore une fois vous allumez sans comprendre ce que vous lisez c’est consternant. On ne parle de nécessité mais de poids dans le monde. Et de ce coté là les propos sont inexacts; l’activité boursière la plus rentable est, jusqu’à maintenant, est bien l’Asie et çà n’est pas une petite place.. et comme tout ce qui est très rentable, les spéculateurs l’ont siphonnée à une vitesse incroyable en créant le déséquilibre qui est décrit dans   l’article. Vous voyez, c’est simple d’exprimer et d’argumenter son point de vue sans être ni agressif ni impoli.

  •        Je pense que dans l’état, il serait plus à propos de parler de confiance des spéculateurs.

    • Libertarian4      ridicule. Les investisseurs vendent les actions des mines et des fabricants d’acier… parce que la construction a ralenti en Chine, et il y a des raisons réelles a cet état de fait. Ce n’est pas que de la spéculation. Et au passage, le spéculateur est nécessaire sur le marché: c’est lui qui fait qu’il y a toujours un acheteur ou un vendeur quand toi tu veux vendre ou acheter.

Eric Chevalier                  Le vrai danger économique viendrait plus d’un défaut de paiement de la Russie à terme. Car la chute continue du cours des matières premières (Baril à 40 $….) ne permettra pas à la Russie de faire face à ses obligations. (on ne parle pas de l’état central Russe qui est l’arbre qui cache la forêt des endettements massifs des états et des structures publiques). Un budget Russe basé sur un cours à 100 $, plus l’impossibilité de faire appel aux financements étrangers et le retour d’une inflation importante et la fuite continue des capitaux, va rendre la situation très tendue. De plus la bonne santé de la Russie passait aussi par une bonne santé de la Chine sur ses approvisionnements………. Poutine conduit son pays et son peuple vers une misère derrière un rideau de fer, et le monde vers un bis répétita sur l’emprunt Russe avant guerre. La chine dispose d’une économie réelle qui est solide, c’est juste les petits épargnants qui vont tout perdre. Donc regardons l’orage qui vient de l’est plutôt que d’Asie

Mumuche                          Quand on n’est pas dans le milieu de la finance, on se demande bien pourquoi les plus brillants esprits (ou tout du moins de nombreuses personnes ayant une grosse capacité de travail) se sont mis en quête d’argent virtuel, donc de vent, parce que la plupart autour d’eux s’y sont mis. Or comment espérer une croissance de long terme si les élites s’investissent surtout dans l’ingénierie financière, qui ne permettra jamais que de réguler les échanges, sans créer quoique ce soit de concret ?

 Gaetan CALMES   Parce-que les gens de la finance contemporaine raisonnent essentiellement à court terme. Ils « font des coups », ponctionnent les entreprises et les épargnants du vulgum pecus. Disposant par ailleurs de la bienveillance obligée des personnels politiques des nations dominantes et des dictatures mafieuses, ils disposent des moyens légaux d’embusquer hors impôt et offshore le fruit de leurs pillages et escomptent que ce jeu pernicieux puisse durer, fut-ce de force. Nulle compétence là. Du cynisme.

Philippe P.                         La courbe des prévisions des dépressions de Jacques Attali suivra sa propre dépression.

Paul Mondollot                 Est-ce que le journal de référence pourrait arrêter de parler de ralentissement et de récession quand la croissance est positive?

André Angle                      Est-il vrai que la Chine est la 1ere économie du monde? Alors l’economie est bien faible. Au lieu de parler de l’économie chinoise, russe, française, il y aurait lieu de dire économie mondiale. Cette économie mondiale risque fort de redevenir nationale, de se déglobaliser. Retour a la première case.

marc 2                               le problème n’est pas que Jacques Attali conseille les présidents, le problème est que les présidents n’ont jamais entendu ni appliqué ses conseils.

aloes                                 Il ne donne pas de conseil dans cette affaire il constate et projette

orchidoclaste                   Il aurait pu sauver combien de vies d’enfants, changer combien de destins ?                             A trop vouloir en avoir, on perd un eu la notion des choses. Il est tout aussi riche aujourdhui en ayant perdu plus de 3 milliards d’euros ! C’est tout simplement incroyable…

Par le simple jeu du marché, un type perd 3 milliards d’euros, et il en a encore plein, il va manger trois fois par jour, dormir 8 heures par nuit…
J’ai vu une pub qui disait qu’un enfant meurt toute les 7 secondes dans le monde ! En écrivant juste ces lignes, 10 enfants au moins sont morts.

jpleg                                    Moi aussi, J’ai perdu 10 % de la mienne qui hélas est très très très loin de la sienne !         Merci les chinois !

philippestlary  •                  #$%$ alors!!! Le gouvernement avait misé sur le fait que , la chine coulant, l’Allemagne coulerait, et le monde entier coulerait , mais pas la France protégée par la bulle qui nous a permis d’échapper au nuage de tchernobyl . Du coup on devenait les rois du pétrole, et tout le monde nous mangeait dans la main…. (Le pire c’est que c’est réellement le raisonnement d’énarques)
Mais si la Chine coule plus, l’Allemagne non plus, et le monde s’en sort, et finalement les seuls à couler c’est la France isolée sous sa bulle anti nuage….
IL Y A DES BAFFES QUI SE PERDENT!!!! MAIS COMMENT ON A PU ELIRE DES #$%$ PAREILS!!!
  • T’homme  •                    pour faire remonter les bourses il y a une pilule bleu de chine !!
    mais faut pas en abuser car après des exploits ensuite c’est l’arrêt définitif du palpitant !
    et même la corne de rhino enfilé à fond par l’arrière n’y fera rien ! ;-))
  • Ben Kalish Ezab  •         Cool je m’enrichis ………….
  • John  •                           -7.63 % en Chine
    Mais la FED a été active sur les futs US déjà +400 points ! merci les algos !
  • Fernand  •                      Depuis que les bourses plongent…..elles n’ont jamais gagné autant de fric!!
    Profits CAC 40: 2013 48 milliards d’euros
    Profits CAC 40: 2014 64,4 milliards d’euros
    En 2005, avant la crise profits = 40 milliards.
    Une crise bien sélective!!
  • Fernand  •                       Impensable de voir que chaque fois qu’un problème surgit dans la haute finance, la solution est toute trouvée.
    Ce matin ça plonge et cet après midi ça vole.
    Mais quel est donc cet « animal » sachant aussi bien nager que voler dans cet océan qu’est l’argent??
  • Nadella  •                        Qui n’a rien ne craint rien
  • Popeye  •                        Il manque plus qu’une crise monétaire pour avoir le bouquet final.
    NB  •                               Depuis le début de la croissance chinoise tous les économistes savent qu’il y allait avoir un ralentissement plus ou moins sévère. Alors pourquoi tous ces cris de jeunes filles effarouchées?
  • MICHEL L  •                    ils s entendent bien entre eux autres – pas de problèmes pour les gros
  •  Noel  •                           Ce serait bien que nos politiques comprennent que l’avenir de l’Europe est en Europe. Qu’ils arrêtent de vendre notre savoir faire et de liquider notre argent dans les émergents.
    MasT  •                            Très franchement, ça me fait penser à la crise des start’up il y a quelques années: tout le monde savait que les résultats escomptés étaient fictifs mais tout le monde s’échangeaient des actions, jusqu’à ce qu’elles commencent à baisser, et là, …. boum…
  • Michel M  •                       Un coup monté (de bourse)
    mailingmat  •                   Mon docteur me dit que les bourses sous pression sont un signe de jeunesse, les bourses qui tombent un signe de vieillesse. Donc çà ne va pas si mal.
    breton45                         Sauf que Mr mlingnieur que vous ne pouvez acheter une entreprise chinoise (pas plus qu’indienne ou suisse) sans l’accord des dirigeants politiques et là on peut se brosser mais chez nous tout est permis
    maurice2                         Qu’en pense le « maître de l’Elysée » ? Lui et son équipe qui nous serinent à longueur de quinquennat que « la reprise est là »… On croit rêver quand on voit les convulsions boursières… M. Sapin, « notre grand argentier », toujours aussi prêt à rebondir, on ne l’entend pas beaucoup, pas davantage les ténors de cette majorité « suffisante » sur ce dévissage des bourses, en particulier de Shangaï qui, dans son sillage, entraîne plus vite que de raison, les bourses européennes ! Peut-être attend-on « l’oracle » de l’Elysée ?
    famac                             AH LES EXPERTS ET ECONOMISTES                                                                                        Je suis décidément pas sérieux, mais le baril de pétrole sous les 40$, comme disait R. DEVOS un vrai expert lui, le flux et le reflux me font marrer. Souvenons nous d’il y a 6 ans, tous les économistes et experts les plus sérieux nous ont assené un sacré coup de matraque : « le cours du baril à 140$ sera le prix plancher absolu de référence pour le prix de l’or noir. En effet l’état des réserves, la régulation mise en place par les producteurs, l’incessante et croissante demande des pays asiatiques feront que nous avons atteint un seuil qui sera dans l’avenir la référence, le prix plancher infranchissable de cette source d’énergie dont nous ne pouvons nous passer », Fermez le ban ! Passez votre chemin il n’y a rien à voir 8; sortez vos mouchoirs et pleurez car cette sentence justifie à elle seule toutes les augmentations que vous allez subir, du fioul au gaz en passant par l’électricité.

    La logique économique serait que tous les coûts d’énergie suivent la même courbe : allez EDF, rendez nous l’argent, allez GDF et toutes les autres compagnies !
    Allez l’État rendez nous notre argent.
    Comme disait un autre expert fiable : Je me marre

    ravachol                             C’est le moment pour les économistes de pépère d’acheter les entreprises chinoises… Cela changerait du moment ou elles achètent les nôtres… « . La croissance est je la sens »… Cela ne vous rappelle t’il rien ni personne ?
     mlingnieur                          Y en a des qui vont faire leur marché pour pas cher !  et je vois bien les chinois et même les américains qui regorgent de liquidités, s’offrir quelques belles boîtes qui ne valent plus rien sur le marché !        acheter au son du canon, pas dur, suffit de lister les entreprises qui ont perdu les trois quarts de leur valeur boursière en 18 mois… Mais qui conservent toute leur valeur industrielle ! À qui profite le crime ?
    Souris                                   L’impuissance des autorités chinoises; La dévaluation du yuan est un échec. L’objectif déclaré, l’intégration du yuan dans le panier des devises base des DTS, a été repoussé par le FMI ; l’objectif réel, la relance de l’économie, est non seulement manqué, mais les « ajustements » de la monnaie du peuple (renminbi) ont provoqué des réactions contraires à l’effet recherché : baisse des bourses chinoises et étrangères, chute historique de l’indice Bloomberg des matières premières, baisse concomitante des monnaies dans le sud-est asiatique (dong vietnamien, ringgit malais, baht thaïlandais, etc. ). L’économie chinoise est prise dans une spirale déflationniste, ce qui aggravera sensiblement les difficultés auxquelles sont confrontés la Russie et le Brésil, et affectera les économies les pays émergents en général, et aussi, dans une moindre mesure, celles des pays occidentaux. Les autres mesures prises par Pékin pour sortir de ce qui apparaît être un cercle vicieux sont restées tout aussi inefficaces. Il est donc probable que la confiance des investisseurs n’est pas sur le point de revenir et que la baisse des bourses va se poursuivre. La question que se posent aujourd’hui les experts est : jusqu’où et quand le fond sera-t-il touché ?
    domingo51                   Vers un niveau raisonnable de la Bourse de Shanghai. Quand des actions montent jusqu’au ciel, il est sain qu’un jour, elles atterrissent à leurs vraies valeurs !                                                                               Ce qui est étonnant, c’est que cette baisse est contagieuse..
    breton45                                  Satisfait    Oui c’est un juste retour des choses, ce pays a ruiné notre économie et si ça pouvait provoquer un retour de fabrication de produits usuels dans une économie normale française, allemande, italienne mais pas en Europe de l’est (tant qu’ils n’utiliseront pas les mêmes règles que le reste de l’Europe)
    Laineth                                     Pourtant on affirme que la reprise est là !
    MONGRAINDESEL                    Moi aussi, j’ai des problèmes de bourses mais personne n’en fait d’articles dans les médias.

    7SIRIUS12              Attention toute particulière,  Les chinois, surtout dans cette discipline , c’est pas des « rigolos »

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