«Racaille», «un peu conne»…

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5Une «fausse victime» des attentats du 13-Novembre condamnée à un an ferme

Plusieurs personnes rassemblées devant le bar Le Carillon, un an après les attentats du 13 novembre 2015.
  • Laura O., une femme de 24 ans, était jugée pour avoir présenté aux policiers des faux certificats médicaux attestant qu’elle était au bar Le Carillon lors de l’attaque terroriste en 2015. Le procureur a rappelé qu’«on ne se moque pas des victimes d’attentat».

«C’est inadmissible ce que j’ai fait»: malgré ses excuses, une jeune femme qui avait prétendu être une victime des attentats du 13-Novembre pour toucher des indemnisations n’a pas convaincu le tribunal et a été condamnée, ce lundi, à un an de prison ferme. Le ministère public s’était montré encore plus sévère, demandant trente mois d’emprisonnement car la considérant en état de récidive légale.

«Je présente mes excuses aux policiers, aux juges, aux avocats, aux parties civiles, aux victimes», a lancé Laura O. à la barre du tribunal correctionnel de Versailles, jugée pour «faux» et «tentative d’escroquerie». «Les vraies victimes ont subi un vrai préjudice et moi j’ai joué de ça pour avoir de l’argent, de façon bête, tout à fait puérile. Quand j’ai pris conscience des faits, c’était trop tard», a-t-elle ajouté, parfois au bord des larmes malgré son aplomb en début d’audience. La femme de 24 ans, toute de noir vêtue, cheveux tressés tirés en arrière, a invoqué une relation problématique avec sa mère depuis l’enfance et sa peur panique de manquer d’argent.

La justice lui reprochait d’avoir prétendu être une victime d’une des attaques djihadistes – qui ont fait, au total, 130 morts le 13 novembre 2015 – contre le bar Le Carillon, auprès du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme (FGTI) et de la Maison départementale de l’autonomie qui aide les personnes handicapées.

Elle s’était présentée en décembre 2015 au commissariat des Mureaux, dans les Yvelines, pour porter plainte, prétendant avoir été «gravement blessée à un bras». Pour étayer ses dires, elle présentait son bras en écharpe, produisait des certificats médicaux et une photo de sa blessure. Mais elle disait «avoir été soufflée par une explosion», alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut.

Les enquêteurs de la police judiciaire versaillaise se mettaient alors en relation avec la sous-direction antiterroriste qui ne tardait pas à souligner de nombreuses «incohérences». Brièvement placée en garde à vue en février alors qu’elle était enceinte de six mois, la jeune femme a reconnu les faits.

Le procureur François Vaissette a souligné le «luxe de détails développés» par la prévenue qui «a fait preuve d’un ensemble de manœuvres absolument phénoménal» auprès des enquêteurs comme auprès des organismes d’aide. Et de rappeler solennellement à la mère de famille qu’«on ne se moque pas des victimes d’attentat». «Ce dossier est particulièrement douloureux», a souligné de son côté l’avocat du FGTI, François Laigneau, disant «douter de ses larmes de crocodile» et de la «sincérité de son repentir». Il a pointé le fait que ce type de comportement est «préjudiciable aux victimes» car «il ralentit le travail des enquêteurs». Laura O. devra verser un euro symbolique de dommages et intérêts au fonds d’indemnisation.

La jeune femme avait pourtant tenté son va-tout à la barre: «Il a fallu un déclic, la naissance de ma fille» début 2016. «Après aujourd’hui, vous n’entendrez plus jamais parler de moi», a-t-elle promis à ses juges sans ciller. L’expert psychiatre, qui l’a rencontrée durant l’instruction, n’a pas décelé de «trouble de nature psychologique» mais «une tendance mythomaniaque», et n’a pas exclu un «risque de récidive», a rappelé la présidente Angélique Heidsieck.

Trois ans de prison pour avoir falsifié un diplôme de pharmacien

Jugée également pour exercice illégal de la pharmacie, la prévenue, déjà précédemment condamnée pour dénonciation mensongère, conduite sans permis, vol et escroquerie, a en outre écopé d’une peine de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir falsifié un diplôme de pharmacien afin de se faire embaucher dans une officine des Yvelines. Son mari, chauffeur à la RATP, était aussi jugé dans ce même cadre pour faux, fausse déclaration et recel de bien obtenu à l’aide d’une escroquerie pour s’être fait délivrer des médicaments par son épouse par des moyens frauduleux. Il a été condamné à huit mois ferme.

Ils devront également verser solidairement plus de 25.200 euros à la CPAM Paris et plus de 28.800 euros au groupe mutualiste de la RATP.

Un an ferme pour une fausse victime des attentats du 13-Novembre

« C’est inadmissible ce que j’ai fait »: malgré ses excuses, une jeune femme qui avait prétendu être une victime des attentats du 13-Novembre pour toucher des indemnisations n’a pas convaincu le tribunal et a été condamnée lundi à un an de prison ferme.

Le ministère public s’était montré encore plus sévère, demandant 30 mois d’emprisonnement car la considérant en état de récidive légale.

« Je présente mes excuses aux policiers, aux juges, aux avocats, aux parties civiles, aux victimes », a lancé Laura Ouandjli à la barre du tribunal correctionnel de Versailles, jugée pour « faux » et « tentative d’escroquerie ».

« Les vraies victimes ont subi un vrai préjudice et moi j’ai joué de ça pour avoir de l’argent, de façon bête, tout à fait puérile. Quand j’ai pris conscience des faits, c’était trop tard », a-t-elle ajouté, parfois au bord des larmes malgré son aplomb en début d’audience.

La jeune femme de 24 ans, toute de noir vêtue, cheveux tressés tirés en arrière, a invoqué une relation problématique avec sa mère depuis l’enfance et sa peur panique de manquer d’argent.

La justice lui reprochait d’avoir prétendu être une victime d’une des attaques jihadistes qui ont fait 130 morts en tout le 13 novembre 2015, contre le bar Le Carillon, auprès du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme (FGTI) et de la Maison départementale de l’autonomie qui aide les personnes handicapées.

Elle s’était présentée en décembre 2015 au commissariat des Mureaux, dans les Yvelines, pour porter plainte, prétendant avoir été « gravement blessée à un bras ». Pour étayer ses dires, elle présentait son bras en écharpe, produisait des certificats médicaux et une photo de son bras prétendument blessé. Mais elle disait « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut.

Les enquêteurs de la police judiciaire versaillaise se mettaient alors en relation avec la sous-direction antiterroriste qui ne tardait pas à souligner de nombreuses « incohérences ».

Brièvement placée en garde à vue en février alors qu’elle était enceinte de six mois, la jeune femme a reconnu les faits.

– « Larmes de crocodile » –

Le procureur François Vaissette a souligné le « luxe de détails développés » par la prévenue qui « a fait preuve d’un ensemble de manoeuvres absolument phénoménal » auprès des enquêteurs comme auprès des organismes d’aide. Et de rappeler solennellement à la mère de famille qu' »on ne se moque pas des victimes d’attentat ».

« Ce dossier est particulièrement douloureux », a souligné de son côté l’avocat du FGTI, François Laigneau, disant « douter de ses larmes de crocodile » et de la « sincérité de son repentir ». Il a pointé le fait que ce type de comportement est « préjudiciable aux victimes » car « il ralentit le travail des enquêteurs ». Laura Ouandjli devra verser un euro symbolique de dommages et intérêts au fonds d’indemnisation.

La jeune femme avait pourtant tenté son va-tout à la barre: « Il a fallu un déclic, la naissance de ma fille » début 2016. « Après aujourd’hui, vous n’entendrez plus jamais parler de moi », a-t-elle promis à ses juges sans ciller.

L’expert psychiatre qui l’a rencontrée durant l’instruction n’a pas décelé de « trouble de nature psychologique » mais « une tendance mythomaniaque », et n’a pas exclu un « risque de récidive », a rappelé la présidente Angélique Heidsieck.

Jugée également pour exercice illégal de la pharmacie, la prévenue, déjà précédemment condamnée pour dénonciation mensongère, conduite sans permis, vol et escroquerie, a en outre écopé d’une peine de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir falsifié un diplôme de pharmacien afin de se faire embaucher dans une officine des Yvelines.

Son mari, chauffeur à la RATP, était aussi jugé dans ce même cadre pour faux, fausse déclaration et recel de bien obtenu à l’aide d’une escroquerie pour s’être fait délivrer des médicaments par son épouse par des moyens frauduleux. Il a été condamné à huit mois ferme.

Ils devront également verser solidairement plus de 25.200 euros à la CPAM Paris et plus de 28.800 euros au groupe mutualiste de la RATP.

Jugée pour avoir tenté de se faire passer pour une victime des attentats du 13-Novembre

Jugée pour avoir tenté de se faire passer pour une victime des attentats du 13-Novembre
La jeune femme s’était fait passer pour une victime de l’aataque au Carillon.@ Europe 1/Victor Dhollande
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Une jeune femme de 24 ans comparaît lundi pour « escroquerie » et « tentative d’escroquerie » après avoir tenté de se faire passer pour une victime afin de toucher le fonds de garantie.

Laura O. incarne le visage de la cupidité. Un mois après les attentats du 13-Novembre, la jeune femme de 24 ans avait tenté de se faire passer pour une victime afin de percevoir les aides qui leur sont destinées. Elle est jugée ce lundi  devant le tribunal correctionnel de Versailles pour « escroquerie » et « tentatives d’escroquerie ».

Le 22 décembre 2015, Laura O. se présente au commissariat des Mureaux. Le soir des attentats, assure-t-elle, elle était sur la terrasse du Carillon, l’un des bars visés par les commandos. Elle prétend avoir été « soufflée par une explosion » et « gravement blessée à un bras ». Elle se présente d’ailleurs avec un bras en écharpe et de nombreux certificats médicaux prouvant qu’elle doit subir une greffe de peau. Elle fournit même une photo de sa blessure. Quinze jours plus tard, elle réitère son récit devant les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles.

Faux certificat médical, photo trouvée sur Internet. En guise de réparation, elle demande 20.000 euros, insiste pour savoir quand elle pourra toucher l’argent. Un comportement peu habituel de la part d’une victime. D’autant que sa version des faits intrigue. Les enquêteurs de la PJ de Versailles décident de contacter la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT) qui ne tarde pas à souligner de nombreuses incohérences dans son récit. Elle parle d’une explosion alors qu’il n’y en a pas eu au Carillon : la terrasse a été visée par des tirs de kalachnikov. Par ailleurs, le nom de la « victime » ne figure sur aucune liste dressée par les hôpitaux dans les heures qui ont suivi le drame. Les enquêteurs appellent donc le médecin qui a fait l’ordonnance. Il ne l’a jamais reçu, il s’agit d’une usurpation. Quid de la photo ? Elle a été trouvée sur Internet, dans une affaire n’ayant rien à voir. Il suffisait de taper « bras brûlé » dans la barre de recherche Google.

Elle est à nouveau convoquée en février. Les policiers remarquent son ventre arrondi alors même qu’elle avait expliqué avoir fait une fausse couche à la suite des attentats. Acculée, la jeune femme reconnaît qu’il s’agissait d’un mensonge. Qui a néanmoins permis de berner le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et la Maison départementale de l’autonomie, qui vient en aide aux personnes handicapées. « Depuis qu’elle a accouché, elle a compris qu’elle avait fait une bêtise », assure son avocat Me Michel Warné. « Ce n’était pas pour manquer de respect aux victimes, mais elle avait peur de ne pas avoir suffisamment d’argent pour élever leur futur enfant. » Le père du nourrisson, chauffeur de bus à la RATP, n’aurait découvert l’arnaque que le jour de sa garde à vue. Sa compagne encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros d’amende.

Exercice illégal de la pharmacie. Mais la jeune femme comparaîtra aussi le même dans une autre affaire pour « exercice illégal de la pharmacie ». Selon son conseil, elle est poursuivie pour avoir fourni de faux diplômes afin de se faire embaucher dans deux officines. « Elle a fait croire qu’elle était docteure en pharmacie alors qu’elle n’a qu’un CAP de préparatrice », explique-t-il. Elle aurait également fait de faux certificats médicaux. « C’est une personne qui était un peu perdue, elle a fait de mauvais choix. Mais elle en est tout à fait consciente aujourd’hui. »

En juillet, une autre fausse victime des attentats a déjà été condamnée à six mois de prison avec sursis pour « escroquerie ». Hospitalisée le 13 novembre 2015 pour une intervention bénigne, elle avait tenté de faire croire au fonds de garantie qu’elle se trouvait au Bataclan ce soir-là. Elle avait été confondue par les nombreuses incohérences de son récit.

Attentats. Prison ferme pour une fausse victime du 13-Novembre

  • La jeune femme a prétendu « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d'assaut.
    La jeune femme a prétendu « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut. | Ouest-France / Daniel Fouray

Une jeune femme qui avait prétendu être une victime des attentats du 13 novembre 2015 dans l’espoir de toucher des indemnisations, a été condamnée lundi à un an de prison par le tribunal correctionnel de Versailles. Le ministère public avait requis 30 mois d’emprisonnement. La mère de famille de 24 ans au chômage, devra également verser un euro symbolique de dommages et intérêts au Fonds d’indemnisation des victimes du terrorisme (FGTI).

Jugée pour « faux » et « escroquerie », la jeune femme s’était présentée le 22 décembre 2015 au commissariat des Mureaux (Yvelines) pour porter plainte, prétendant faire partie des victimes d’une des attaques djihadistes qui ont frappé la capitale le soir du 13 novembre, au bar Le Carillon.

Elle affirme alors avoir été « gravement blessée à un bras » et porte d’ailleurs un bras en écharpe, présente des certificats médicaux montrant qu’elle doit subir une greffe de peau, produit une photo de son bras prétendument blessé et ajoute qu’elle a perdu ce soir-là téléphone, carte bleue et autres effets personnels.

Mais la jeune femme prétend « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut.

De nombreuses incohérences

La police judiciaire versaillaise se met alors en relation avec la sous-direction antiterroriste (SDAT) qui ne tarde pas à souligner de nombreuses « incohérences » dans le récit de la jeune femme, ainsi que dans les pièces produites. Le médecin prétendument à l’origine de son certificat médical ne l’a en réalité jamais reçue. Le nom de la jeune femme ne figure sur aucune liste de victimes admises à l’hôpital le soir du drame. Et la photo de bras blessé est retrouvée sur internet, mais il ne s’agit pas du sien.

Brièvement placée en garde à vue en février, alors qu’elle était enceinte de six mois, la jeune femme a reconnu les faits.

Dans une autre affaire également jugée lundi, la prévenue a été condamnée à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour exercice illégal de la pharmacie.

Son mari, chauffeur à la RATP, jugé dans ce même cadre pour faux, fausse déclaration et recel de bien obtenu à l’aide d’une escroquerie pour s’être fait délivrer des médicaments par son épouse par des moyens frauduleux, a été condamné à huit mois ferme.

Un an ferme pour une fausse victime des attentats du 13-Novembre

« C’est inadmissible ce que j’ai fait »: malgré ses excuses, une jeune femme qui avait prétendu être une victime des attentats du 13-Novembre pour toucher des indemnisations n’a pas convaincu le tribunal et a été condamnée lundi à un an de prison ferme.

Le ministère public s’était montré encore plus sévère, demandant 30 mois d’emprisonnement car la considérant en état de récidive légale.

« Je présente mes excuses aux policiers, aux juges, aux avocats, aux parties civiles, aux victimes », a lancé Laura Ouandjli à la barre du tribunal correctionnel de Versailles, jugée pour « faux » et « tentative d’escroquerie ».

« Les vraies victimes ont subi un vrai préjudice et moi j’ai joué de ça pour avoir de l’argent, de façon bête, tout à fait puérile. Quand j’ai pris conscience des faits, c’était trop tard », a-t-elle ajouté, parfois au bord des larmes malgré son aplomb en début d’audience.

La jeune femme de 24 ans, toute de noir vêtue, cheveux tressés tirés en arrière, a invoqué une relation problématique avec sa mère depuis l’enfance et sa peur panique de manquer d’argent.

La justice lui reprochait d’avoir prétendu être une victime d’une des attaques jihadistes qui ont fait 130 morts en tout le 13 novembre 2015, contre le bar Le Carillon, auprès du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme (FGTI) et de la Maison départementale de l’autonomie qui aide les personnes handicapées.

Elle s’était présentée en décembre 2015 au commissariat des Mureaux, dans les Yvelines, pour porter plainte, prétendant avoir été « gravement blessée à un bras ». Pour étayer ses dires, elle présentait son bras en écharpe, produisait des certificats médicaux et une photo de son bras prétendument blessé. Mais elle disait « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut.

Les enquêteurs de la police judiciaire versaillaise se mettaient alors en relation avec la sous-direction antiterroriste qui ne tardait pas à souligner de nombreuses « incohérences ».

Brièvement placée en garde à vue en février alors qu’elle était enceinte de six mois, la jeune femme a reconnu les faits.

– « Larmes de crocodile » –

Le procureur François Vaissette a souligné le « luxe de détails développés » par la prévenue qui « a fait preuve d’un ensemble de manoeuvres absolument phénoménal » auprès des enquêteurs comme auprès des organismes d’aide. Et de rappeler solennellement à la mère de famille qu' »on ne se moque pas des victimes d’attentat ».

« Ce dossier est particulièrement douloureux », a souligné de son côté l’avocat du FGTI, François Laigneau, disant « douter de ses larmes de crocodile » et de la « sincérité de son repentir ». Il a pointé le fait que ce type de comportement est « préjudiciable aux victimes » car « il ralentit le travail des enquêteurs ». Laura Ouandjli devra verser un euro symbolique de dommages et intérêts au fonds d’indemnisation.

La jeune femme avait pourtant tenté son va-tout à la barre: « Il a fallu un déclic, la naissance de ma fille » début 2016. « Après aujourd’hui, vous n’entendrez plus jamais parler de moi », a-t-elle promis à ses juges sans ciller.

L’expert psychiatre qui l’a rencontrée durant l’instruction n’a pas décelé de « trouble de nature psychologique » mais « une tendance mythomaniaque », et n’a pas exclu un « risque de récidive », a rappelé la présidente Angélique Heidsieck.

Jugée également pour exercice illégal de la pharmacie, la prévenue, déjà précédemment condamnée pour dénonciation mensongère, conduite sans permis, vol et escroquerie, a en outre écopé d’une peine de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir falsifié un diplôme de pharmacien afin de se faire embaucher dans une officine des Yvelines.

Son mari, chauffeur à la RATP, était aussi jugé dans ce même cadre pour faux, fausse déclaration et recel de bien obtenu à l’aide d’une escroquerie pour s’être fait délivrer des médicaments par son épouse par des moyens frauduleux. Il a été condamné à huit mois ferme.

Ils devront également verser solidairement plus de 25.200 euros à la CPAM Paris et plus de 28.800 euros au groupe mutualiste de la RATP.

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bintje00                                                            A l’époque du mensonge et de la crédulité généralisés, pourquoi se gêner.

L’arrogance des « mikados »

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La Cour des comptes étrille la politique de l’Etat actionnaire

LEXPRESS.fr avec AFP

Selon la Cour des comptes, la SNCF gagnerait à devenir une « société anonyme » pour gagner en autonomie.

Selon la Cour des comptes, la SNCF gagnerait à devenir une "société anonyme" pour gagner en autonomie.afp.com/Dominique Faget

L’Etat gère-t-il correctement son portefeuille d’actionnaire? Pas vraiment, selon la Cour des comptes, qui appelle à réformer en profondeur l’actionnariat public pour mettre un terme à ses « carences persistantes », dans l’intérêt des contribuables et des entreprises concernées.

« L’Etat peine à être un bon actionnaire », estime la Cour des comptes dans un volumineux rapport rendu public mercredi. Sont en cause, selon les magistrats financiers, les « contradictions entre les objectifs multiples » poursuivis par les gouvernements dans la gestion du portefeuille public.

Cette situation pousse l’Etat à faire « passer au second plan la défense de ses intérêts patrimoniaux » et « l’intérêt social des entreprises qu’il détient », écrivent les auteurs du rapport. Ils insistent sur la complexité de la tâche dévolue à l’Etat, à la tête d’un portefeuille aussi « vaste » qu' »hétérogène ».

Des opérations « trop souvent dictées par l’urgence »

EDF, Engie, Renault, Air France ou la RATP: environ 1 800 entreprises, en France, sont détenues à titre majoritaire ou minoritaire par l’Etat. La valeur comptable de ce patrimoine était de 100 milliards d’euros fin 2015. Ce poids actionnarial, l’un des plus élevés des pays de l’OCDE, est source de situations problématiques, souligne le rapport, qui juge le portefeuille public « dispersé et peu mobile » et les opérations réalisées sous la houlette de l’Etat « trop souvent dictées par l’urgence ».

LIRE AUSSI >> EDF: les sept erreurs de l’Etat actionnaire

« Les réflexes anciens perdurent, et l’Etat continue souvent de confondre tutelle et actionnariat », explique le président de la Cour des comptes Didier Migaud. « Pour faire respecter une paix sociale dont il est le garant et le tributaire, il n’est pas rare que l’Etat sacrifie l’autonomie de gestion de ses entreprises », ajoute-t-il.

Manque de rationalité

Publication de lignes directrices, clarification des motifs d’intervention: plusieurs mesures ont été prises ces dernières années pour améliorer la gouvernance de l’actionnariat public. Mais malgré des « progrès notables », les « faiblesses chroniques demeurent », selon la Cour des comptes.

Illustrent ainsi, selon elle, le manque de rationalité de l’Etat, la commande de locomotives imposée en octobre à la SNCF afin de sauver l’usine Alstom de Belfort, mais aussi le pilotage de la filière nucléaire, ébranlée par la situation financière d’Areva et d’EDF.

Le gouvernement, début 2016, s’est engagé à injecter sept milliards d’euros dans les deux groupes. Mais cette remise en ordre est arrivée « tardivement », selon la Cour. Elle la juge potentiellement coûteuse pour les finances publiques, à moins d’une « forte amplification du programme de cessions ».

L’opération s’annonce compliquée, au vu des résultats boursiers enregistrés ces derniers temps pas les entreprises à capitaux publics: entre 2006 et 2016, le portefeuille coté de l’Etat a ainsi perdu 54% de sa valeur, en raison des difficultés traversées par le secteur de l’énergie.

Changer le statut de la SNCF

Pour tenter de sortir de cette impasse, la Cour formule plusieurs propositions, comme la suppression des seuils minimaux de détention quand ils ne sont pas justifiés, et la modification du statut de certains établissements publics, comme la SNCF, qui gagnerait selon la Cour à devenir une « société anonyme » pour gagner en autonomie.

Les magistrats financiers proposent enfin de « redimensionner » le portefeuille des participations publiques, en baissant le niveau des taux de participation dans certaines entreprises afin de ne conserver que le niveau minimum pour que l’Etat garde son influence ou en procédant à des privatisations.

LIRE AUSSI >> François Fillon veut « reprendre les privatisations »

Un message accueilli avec prudence par Bercy. « Nous aussi voulons bien sûr limiter notre participation là où elle est nécessaire », indique le ministère, mais « tout privatiser d’un seul coup comme le recommande la Cour conduirait à une catastrophe industrielle et économique ».

« performance artistique »

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4Présidentielle : Christian Jacob et Philippe Vigier accusent Emmanuel Macron d’avoir utilisé l’argent de Bercy pour sa campagne

franceinfo avec AFP
Présidentielle : Christian Jacob et Philippe Vigier accusent Emmanuel Macron d’avoir utilisé l’argent de Bercy pour sa campagne

Les chefs de file des députés LR et UDI, Christian Jacob et Philippe Vigier, s’en sont pris, mardi 24 janvier, à Emmanuel Macron, dénonçant le « mensonge » et l’« imposture » de l’ancien ministre de l’Economie sur des frais de représentation à Bercy.

Philippe Vigier, président du groupe centriste et l’un des porte-parole de François Fillon en vue de la présidentielle, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il allait demander une « clarification » sur l’utilisation par Emmanuel Macron des frais de représentation lorsqu’il était à Bercy.

« A quoi ont servi ces 120 000 euros ? »

« Il y a des choses importantes qu’on a apprises hier [lundi], notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120 000 euros des crédits du ministre à Bercy ont été utilisés pour des agapes En marche ! pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle », a déclaré Philippe Vigier.

« Franchement, celui qui nous expliquait dans une déclaration que pas un seul euro d’argent public serait utilisé pour sa campagne, manifestement, c’est un mensonge », a-t-il poursuivi. « Nous, on demande simplement la transparence. (…) C’est de l’argent public, 120 000 euros, ce n’est pas une petite somme. A quoi ont servi ces 120 000 euros ? » a insisté le responsable centriste.

« L’incarnation de l’imposture »

Interrogé dans les couloirs sur ces frais de bouche d’Emmanuel Macron, le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob, a répondu à la presse qu’« Emmanuel Macron est l’incarnation de l’imposture, l’imposture sur toute la ligne ».

« Celui qui se prétend aujourd’hui l’ami des grands patrons et des grands médias, qui était le conseiller aux affaires économiques de François Hollande au moment où il a imaginé la taxation à 75%, celui qui méprise le peuple, qui a parlé d’ouvrières illettrées, de gens du Nord pratiquement alcooliques ou des autocars pour les pauvres, c’est révélateur. C’est une imposture », a martelé le député-maire de Provins (Seine-et-Marne).

Macron a-t-il utilisé l’argent de Bercy pour financer sa campagne ? Des députés le somment de s’expliquer

PRÉSIDENTIELLE – Les députés Philippe Vigier et Christian Jacob accusent Emmanuel Macron de s’être servi de l’argent public pour financer son mouvement « En marche ! » et se lancer dans la course à la présidentielle. Des accusations qui s’appuient sur un livre enquête consacré aux coulisses du ministère de l’Economie et des Finances dont le passage d’Emmanuel Macron à Bercy.

Emmanuel Macron a-t-il utilisé l’argent de Bercy, alors qu’il était ministre de l’Economie, pour financer son mouvement « En marche! » ?  C’est l’accusation que portent le député LR Christian Jacob et le député UDI Philippe Vigier, rapporte l’AFP. « Il y a des choses importantes qu’on a apprises hier (lundi), notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120.000 euros des crédits du ministre à Bercy (ont été utilisés) pour des agapes En marche!, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle », a lancé Philippe Vigier mardi 25 janvier lors d’une conférence de presse, qui demande des « clarifications » sur  l’utilisation par le candidat à la présidentielle des frais de représentation lorsqu’il était ministre de l’Economie.

Des interrogations sur les frais de représentation

La grogne est né d’un article du Figaro qui a publié vendredi 20 janvier un extrait du livre des journalites Marion L’hour et Frédéric Says, Dans l’enfer de Bercy.  Selon cette enquête, « Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80% de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget ». « L’enveloppe annuelle des frais de représentation du ministère de l’Economie dépasse cent cinquante mille euros, soit au moins cent vingt mille euros utilisés en huit mois par le jeune ministre pour ses seuls déjeuners et dîners en bonne compagnie », détaillent les journalistes.

Macron a-t-il utilisé les frais de Bercy pour financer «En marche !»

  • Emmanuel Macron aurait-il financé son mouvement avec ces fonds publics ?
    Emmanuel Macron aurait-il financé son mouvement avec ces fonds publics ? | EPA/MAXPPP

Les chefs de file des députés LR et UDI, Christian Jacob et Philippe Vigier, s’en sont pris ce mardi à Emmanuel Macron, dénonçant le « mensonge » et l’« imposture » de l’ancien ministre de l’Économie sur des frais de représentation lorsqu’il occupait Bercy.

Philippe Vigier, président du groupe centriste et l’un des porte-parole de François Fillon en vue de la présidentielle, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il allait demander une « clarification » sur l’utilisation par Emmanuel Macron des frais de représentation lorsqu’il était ministre de l’Économie.

Cette demande de « clarification » intervient alors que sort cette semaine le livre Dans l’enfer de Bercy : Enquête sur les secrets du ministère des Finances (JC Lattès, 2017) écrit par deux journalistes de Radio France, Marion L’Hour et Frédéric Says.

Ils y racontent notamment que lorsqu’il a quitté Bercy, en août 2016, Emmanuel Macron avait déjà utilisé pour son compte 80 % de son enveloppe annuelle des frais de représentation (150 000 €), soit 120 000 €.

« 120 000 €, ce n’est pas une petite somme »

« Il y a des choses importantes qu’on a apprises hier (lundi), notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120 000 € des crédits du ministre à Bercy (ont été utilisés) pour des agapes En marche !, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle », a ajouté cet élu d’Eure-et-Loir.

« Franchement, celui qui nous expliquait dans une déclaration, que pas un seul euro d’argent public serait utilisé pour sa campagne, manifestement, c’est un mensonge », a taclé M. Vigier.

« Nous, on demande simplement la transparence. Et Michel Sapin qui dit : « J’ai rien vu. » On n’a pas vu qu’il avait une ambition présidentielle et qu’il consommait quasiment à lui seul une immense partie des crédits de représentation du ministère, notamment des frais de bouche ? On va demander la clarification. C’est de l’argent public, 120 000 €, ce n’est pas une petite somme. À quoi ont servi ces 120 000 € ? » a insisté le responsable centriste.

Et de juger que « ce serait bien que la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique NDLR) puisse nous apporter des éléments ».

« Une imposture », selon Christian Jacob

Interrogé dans les couloirs sur ces frais de bouche d’Emmanuel Macron, le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob, a répondu à la presse qu’« Emmanuel Macron est l’incarnation de l’imposture, l’imposture sur toute la ligne ».

« Celui qui se prétend aujourd’hui l’ami des grands patrons et des grands médias, qui était le conseiller aux affaires économiques de François Hollande au moment où il a imaginé la taxation à 75 %, celui qui méprise le peuple, qui a parlé d’ouvrières illettrées, de gens du Nord pratiquement alcooliques ou des autocars pour les pauvres, c’est révélateur. C’est une imposture », a martelé le député-maire de Provins (Seine-et-Marne).

Macron a-t-il utilisé des fonds de Bercy pour lancer sa campagne?

PRESIDENTIELLE Des députés soupçonnent le leader du mouvement En marche ! d’avoir profité de l’argent du ministère des Finances pour se présidentialiser…

Emmanuel Macron le 2 décembre 2016 à Deauville.
Emmanuel Macron le 2 décembre 2016 à Deauville. – CHARLY TRIBALLEAU / AFP
* Céline Boff

Emmanuel Macron s’est-il servi de l’argent du ministère des Finances, autrement dit, de celui des contribuables, pour lancer sa campagne présidentielle ? C’est ce que pensent Christian Jacob et Philippe Vigier, les chefs de file des députés LR et UDI, qui ont décidé de saisir la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

Leurs doutes proviennent de l’ouvrage Dans l’enfer de Bercy, publié ce mercredi (éditions JC Lattès). Ses auteurs, les journalistes de Radio France Marion L’Hour et Frédéric Says, y dévoilent qu’en 2016, le ministre Macron a consommé à lui seul et en seulement huit mois 80 % du budget « frais de représentation » alloué à son ministère.

« Tout était vraiment planifié »

Interrogés par 20 Minutes, les deux journalistes expliquent que le leader du mouvement En marche ! s’est servi de ces fonds « pour financer des déjeuners et des dîners tenus « en bonne compagnie ». Il lui est même arrivé d’organiser deux dîners dans la même soirée ! »

Et d’ajouter : « Macron avait prévu de démissionner le 14 juillet, ce qu’il n’a pas pu faire en raison de l’attentat de Nice… Tout était vraiment planifié. »

> A lire aussi : «Dans l’enfer de Bercy»: «Un président protectionniste se heurterait à un mur d’obstacles à Bercy»

Macron a-t-il utilisé les frais de Bercy pour financer «En marche !» ?

  • Emmanuel Macron aurait-il financé son mouvement avec ces fonds publics ?
    Emmanuel Macron aurait-il financé son mouvement avec ces fonds publics ? | EPA/MAXPP

Les chefs de file des députés LR et UDI, Christian Jacob et Philippe Vigier, s’en sont pris ce mardi à Emmanuel Macron, dénonçant le « mensonge » et l’« imposture » de l’ancien ministre de l’Économie sur des frais de représentation lorsqu’il occupait Bercy.

Philippe Vigier, président du groupe centriste et l’un des porte-parole de François Fillon en vue de la présidentielle, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il allait demander une « clarification » sur l’utilisation par Emmanuel Macron des frais de représentation lorsqu’il était ministre de l’Économie.

Cette demande de « clarification » intervient alors que sort cette semaine le livre Dans l’enfer de Bercy : Enquête sur les secrets du ministère des Finances (JC Lattès, 2017) écrit par deux journalistes de Radio France, Marion L’Hour et Frédéric Says.

Ils y racontent notamment que lorsqu’il a quitté Bercy, en août 2016, Emmanuel Macron avait déjà utilisé pour son compte 80 % de son enveloppe annuelle des frais de représentation (150 000 €), soit 120 000 €.

« 120 000 €, ce n’est pas une petite somme »

« Il y a des choses importantes qu’on a apprises hier (lundi), notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120 000 € des crédits du ministre à Bercy (ont été utilisés) pour des agapes En marche !, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle », a ajouté cet élu d’Eure-et-Loir.

« Franchement, celui qui nous expliquait dans une déclaration, que pas un seul euro d’argent public serait utilisé pour sa campagne, manifestement, c’est un mensonge », a taclé M. Vigier.

« Nous, on demande simplement la transparence. Et Michel Sapin qui dit : « J’ai rien vu. » On n’a pas vu qu’il avait une ambition présidentielle et qu’il consommait quasiment à lui seul une immense partie des crédits de représentation du ministère, notamment des frais de bouche ? On va demander la clarification. C’est de l’argent public, 120 000 €, ce n’est pas une petite somme. À quoi ont servi ces 120 000 € ? » a insisté le responsable centriste.

Et de juger que « ce serait bien que la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique NDLR) puisse nous apporter des éléments ».

« Une imposture », selon Christian Jacob

Interrogé dans les couloirs sur ces frais de bouche d’Emmanuel Macron, le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob, a répondu à la presse qu’« Emmanuel Macron est l’incarnation de l’imposture, l’imposture sur toute la ligne ».

« Celui qui se prétend aujourd’hui l’ami des grands patrons et des grands médias, qui était le conseiller aux affaires économiques de François Hollande au moment où il a imaginé la taxation à 75 %, celui qui méprise le peuple, qui a parlé d’ouvrières illettrées, de gens du Nord pratiquement alcooliques ou des autocars pour les pauvres, c’est révélateur. C’est une imposture », a martelé le député-maire de Provins (Seine-et-Marne).

Christian Jacob (LR) et Philippe Vigier (UDI) dénoncent l’utilisation faite par Emmanuel Macron de ses « frais de représentation » à Bercy

Les chefs de file des députés LR et UDI accusent Emmanuel Macron d’avoir utilisé ses frais de représentation lorsqu’il était à Bercy pour préparer sa campagne électorale en vue de 2017. Les deux élus demandent une « clarification ».
Selon les deux députés, pas moins de 120.000 euros ont été utilisés rien que pour les « frais de bouche ».    ©Charles Platiau/Reuters

Les chefs de file des députés LR et UDI, Christian Jacob et Philippe Vigier, s’en sont pris mardi 24 à Emmanuel Macron, dénonçant le « mensonge » et l‘ »imposture » de l’ancien ministre de l’Economie sur des frais de représentation à Bercy.

Philippe Vigier, président du groupe centriste et l’un des porte-parole de François Fillon en vue de la présidentielle, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il allait demander une « clarification » sur l’utilisation par Emmanuel Macron des frais de représentation lorsqu’il était ministre de l’Economie.

« Il y a des choses importantes qu’on a apprises hier (lundi), notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120.000 euros des crédits du ministre à Bercy (ont été utilisés) pour des agapes En marche!, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle », a ajouté cet élu d’Eure-et-Loir.

« Franchement, celui qui nous expliquait dans une déclaration, que pas un seul euro d’argent public serait utilisé pour sa campagne, manifestement, c’est un mensonge », a taclé M. Vigier.

« Nous, on demande simplement la transparence. Et Michel Sapin qui dit: +J’ai rien vu.+ On n’a pas vu qu’il avait une ambition présidentielle et qu’il consommait quasiment à lui seul une immense partie des crédits de représentation du ministère, notamment des frais de bouche? On va demander la clarification. C’est de l’argent public, 120.000 euros, ce n’est pas une petite somme. A quoi ont servi ces 120.000 euros? » a insisté le responsable centriste.

Et de juger que « ce serait bien que la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique ndlr) puisse nous apporter des éléments ».

Interrogé dans les couloirs sur ces frais de bouche d’Emmanuel Macron, le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob, a répondu à la presse qu' »Emmanuel Macron est l’incarnation de l’imposture, l’imposture sur toute la ligne ».

« Celui qui se prétend aujourd’hui l’ami des grands patrons et des grands médias, qui était le conseiller aux affaires économiques de François Hollande au moment où il a imaginé la taxation à 75%, celui qui méprise le peuple, qui a parlé d’ouvrières illettrées, de gens du Nord pratiquement alcooliques ou des autocars pour les pauvres, c’est révélateur. C’est une imposture », a martelé le député-maire de Provins (Seine-et-Marne).

Macron: Jacob (LR) dénonce le « mensonge » sur des frais de représentation

Le chef de file des députés LR Christian Jacob à Paris, le 24 janvier 2017 / AFP

Le chef de file des députés LR Christian Jacob à Paris, le 24 janvier 2017 / AFP

Les chefs de file des députés LR et UDI, Christian Jacob et Philippe Vigier, s’en sont pris mardi à Emmanuel Macron, dénonçant le « mensonge » et l' »imposture » de l’ancien ministre de l’Economie sur des frais de représentation à Bercy.

Philippe Vigier, président du groupe centriste et l’un des porte-parole de François Fillon en vue de la présidentielle, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il allait demander une « clarification » sur l’utilisation par Emmanuel Macron des frais de représentation lorsqu’il était ministre de l’Economie.

« Il y a des choses importantes qu’on a apprises hier (lundi), notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120.000 euros des crédits du ministre à Bercy (ont été utilisés) pour des agapes En marche!, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle », a ajouté cet élu d’Eure-et-Loir.

« Franchement, celui qui nous expliquait dans une déclaration, que pas un seul euro d’argent public serait utilisé pour sa campagne, manifestement, c’est un mensonge », a taclé M. Vigier.

« Nous, on demande simplement la transparence. Et Michel Sapin qui dit: +J’ai rien vu.+ On n’a pas vu qu’il avait une ambition présidentielle et qu’il consommait quasiment à lui seul une immense partie des crédits de représentation du ministère, notamment des frais de bouche? On va demander la clarification. C’est de l’argent public, 120.000 euros, ce n’est pas une petite somme. A quoi ont servi ces 120.000 euros? » a insisté le responsable centriste.

Et de juger que « ce serait bien que la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique ndlr) puisse nous apporter des éléments ».

Interrogé dans les couloirs sur ces frais de bouche d’Emmanuel Macron, le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob, a répondu à la presse qu' »Emmanuel Macron est l’incarnation de l’imposture, l’imposture sur toute la ligne ».

« Celui qui se prétend aujourd’hui l’ami des grands patrons et des grands médias, qui était le conseiller aux affaires économiques de François Hollande au moment où il a imaginé la taxation à 75%, celui qui méprise le peuple, qui a parlé d’ouvrières illettrées, de gens du Nord pratiquement alcooliques ou des autocars pour les pauvres, c’est révélateur. C’est une imposture », a martelé le député-maire de Provins (Seine-et-Marne).

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  • Avatar On devrait déjà commencer par se demander en quoi un ministère à besoin d’un budget de 150 000 euros annuel pour organiser des « agapes » !

    Quant à la démarche de jacob et vigier on aurait apprécié qu’ils s’offusquent des budgets de sondage de l’elysée par exemple

  • C’est tout de même impressionnant, lorsqu’on est prêt du tiroir caisse, la tentation est grande…

    Les médias (et socialistes!)actuels s’en donnent à coeur joie pour attaquer ceux qui leurs font de l’ombre, à savoir, Fillon, Le pen, Macron… c’est sur, les autres politiques sont blancs comme neige..

    • Spirale                                    Un banquier pense d’abord à son compte en banque, et ce maquereau ne déroge pas à la règle

      NICKY                              çà promet de beaux jours s’il est élu ! les sans dents n’ont pas fini d’en baver avec lui

    • Serge                                « L’incarnation de l’imposture ». On veut bien les croire vu que chez LR ils s’y connaissent en imposture…

      patrickpatrick                              Franchement, est ce qu’il y en a encore un qui est clean dans ce milieu?!
      Si oui, faites moi signe!!
      Bertho GBertho G                             Pris la main dans le pot de confiture ? Oh, le vilain petit Micron, il va avoir une tape !
      alaricalaric                                   L’argent des Rothschild et des grands capitalistes mondialistes ne lui suffisait pas ?
    • ChristopheChristophe                        Pas de cadeau pour cet escroc !

      Au fait, il a aussi flambé dans le Marais avec les folles ?

      robert                                     Macron, nommé conseiller et ensuite ministre par Hollande, qui n’a aucune expérience de la vie publique, qui n’a jamais dirigé une ville, une région, et qui prétend diriger un pays comme la France? Plutôt machiavélique dans sa traîtrise.

      • Macron , Fillon , Valls , Hamon et son P.S … même sac de noeuds pour faire des promesses et chercher la bonne place pour s’empiffrer . Les insoumis avec Mélenchon disent la vérité et sont les seuls sur qui on peut porter l’espoir d’une vie meilleure pour tous les travailleurs .

    • Les frais de bouche de Madame Fillon nous intéressent aussi…Monsieur Jacob.
      Les frais de bouche ( ou de gueule) de tous les ministres nous intéressent aussi comme ceux des pistonnés du gouvernement européen que nous gavons et dont le nouveau président est un facho italien .
    • Quand on connaît la mentalité des banquiers on n’est pas surpris. 
    • Macron a fait comme la droite tel WOERT maire de chantilly quand il était à BERCY invité des personnes canard enchainé que je lis chaque Mercredi vite enquêter sur ERIC WÖERT sur ses dépenses de bercy et les affaires avec l’oréal et la vente dans l’oise de terrain?? je n’ai rien contre lui ni Macron mais soyons juste! 
    • Quand donc les Français comprendront que c’est le système qui est à revoir en profondeur et en totalité et non les hommes. Les hommes s’adaptent au système au point de se confondre avec lui et il est illusoire de compter sur eux pour engager les réformes. On ne règle pas un problème avec ceux qui l’on créé. 
      • Excellente idée, et vous proposez quoi pour remplacer ce fameux « système » ?

        L’auto-gestion permanente sous l’arbre à palabres, façon « Nuit debout » dont les conclusions sont toujours attendues ?
        La dictature du prolétariat dont des centaines de millions de personnes on tenté de fuir les bienfaits au risque de leur vie pendant des décennies ?
        La dictature élective façon Russe ? La version Corée du Nord ?

    • Avatar C’est assez drôle parce que nous avons deux acolytes qui « accuseent » par rapport à une certaine sommes de 120 000 euros.

      Mais rien n’est dit sur cette sommes, sa véracité, son prigine, sa destination.
      Ce ne sont que des bruits de couloir en fin de compte.

      Ca serait bien si les salariés LR et UDI se mettaient un peu plus à la tâche de finir leurs accusations, avec des faits et un peu plus d’éléments.

      Parce que dans le cas contraire, on se croirait revenir du temps de la stasi.
      Des mots prononcés et puis rien derrière. Ca fait peu professionnelle et peu intelligent de leur part.

      S’ils ont des éléments, qu’ils les montrent, qu’ils arretent du pointé du doigt, la methode ciotti n’a guère marchê dans l’hémicycle de l’assemblée, pas besoin de la refaire dans les couloirs de l’assemblée.

      • A force d’être contre « tout » voilà que FranceUnie nous défend Macron ! Ah, je peux aller bosser, j’ai eu mon sourire du matin^^ 
    • Nommer son épouse à un emploi bien payé est une pratique tellement courante dans ce système français que la banalité n’a d’égale que la nomination de son ex concubine à un poste ministériel ou l’utilisation d’argent public à des fins privés. Les républiques ne sont bananières qu’à l’étranger. Aller grossir les rangs des abstentionnistes ou voter Le Pen voilà le malheureux résultat de cette abominable corruption.
      • Parce que vous imaginez que les magouilles financières épargnent le FN et la famille Le Pen ? Vous lisez mal les journaux !
    • Perso, je vais voter blanc. De l’extrême-gauche à l’extrême-droite (donc à 360°), je les mets tous dans le même sac ou corbeille comme sur mon écran, mais ce mot-là est bien trop poli pour cette caste politicarde qui ne pense qu’à se servir avant de servir. Par moments je me demande si un roi ne serait pas mieux.

      – Ah, mais Mamadou, il y a les courtisans.
      – Ah bon ? Et maintenant, il n’y en a plus ??????????????? 😦

    • Avatar Mr Macron fait de la politique pour avoir des privilèges et un emploi
    • Avatar Et bien voilà! ça clarifie nos élections! un peu plus où ça épaissi les intrigues!

      Fillion lui a quand même mangé du pain de Sarkozy qui est un malfrat de la politique donc il est complice de cette vie bourgeoise où son épouse a bénéficié d’un salaire au net de tous les pauvres que nous sommes les citoyens normaux ! Qui somme taxés a tous niveaux!
      Il faudrait mettre des coupe feux sur l’argent distribué aux politiques en général! Qu’ils donnent des justificatifs !
      En général nos Impôts sont tous déclaré honnêtement; sauf ceux qui avec leur argent vont aux paradis fiscaux, où jouent comme les banques aux bourses!
      l’argent toxique pour ceux qui en ont!

      Que Monsieur Valls aigri de son pourcentage ne dénigre pas son compagnon en disant que c’est Utopique de rémunérer avec une paye Universelle! Puisque si dans une société tous devrions bénéficier des dividendes des divers bénéfices engendrés par nos entreprises ! Quand on parle de retraite chapeau des banquiers ou des industriels c’est inadmissible alors même qu’un petit retraité ne touche que 400 Euros pour vivre et comme l’Abée Pierre disait le partage de ceux qui ont beaucoup ne leur fera aucun mal au contraire! Au lieu de s’acheter du luxe il peut contribuer a faire vivre plusieurs familles!
      Une société digne de ce nom comme notre pays a fait une Révolution pour abroger les privilèges! Si on regarde la politique c’est comme si on élisait un monarque avec les roitelets et que nous simples cerfs leur servons de notre vie de travail pour faire vivre une bande de truands! 

      • D’accord avec vous à 1000 % ou plus si vous le voulez. Tout est dit ! Fermez l’ban ! Taratata, taratata taratata tata !
    • Avatar Ohlalalala !! on vit une époque dégoulinante de vanités .. un de plus qui n’a aucun sens de la valeur de l’Argent Public.. les avocats ont bel avenir d’assuré … pas étonnant qu’il soit entré en campagne aussi tôt .. il avait eu tout son temps pour se faire son magot ..
      Avatar Normal ;la marche ça creuse …
      Voir la paille dans l’oeil de l’adversaire, pour mieux faire oublier la poutre dans le sien)

      Entre droite de la droite, droite et gauche de la droite (Macron), pas un pour racheter l’autre

     

    Madame est servie

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    1L’épouse de François Fillon a touché 500 000 euros comme attachée parlementaire

    afp.com/Eric FEFERBERG
    L’accusation du Canard Enchaîné est lourde: Pénélope Fillon, épouse du candidat Les Républicains à l’élection présidentielle, aurait bénéficié d’un statut d’attachée parlementaire pendant huit ans et aurait été rémunérée par la Revue des deux Mondes, sans que personne ne l’y croise.

    C’est une polémique dont François Fillon se serait bien passé. D’après Le Canard enchaîné à paraître mercredi, l’épouse du candidat Les Républicains à l’élection présidentielle, Pénélope Fillon, a été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire ou suppléante de son mari à l’Assemblée nationale. Elle a également été rémunérée par la Revue des deux Mondes. Des révélations qu’a confirmées le porte-parole du candidat, Thierry Solère, sans préciser l’ampleur des indemnités perçues.

    « Il est fréquent que les conjoints des parlementaires soient leurs collaborateurs », a justifié le député des Hauts-de-Seine. Il est vrai que l’embauche de proches -conjoints ou enfants par exemple- comme collaborateurs au Parlement n’a rien d’interdit, à condition qu’il ne s’agisse pas d’un emploi fictif. Cela n’empêche pas l’information du Canard enchaîné d’obérer l’image de François Fillon, qui a d’ailleurs fait de sa probité un de ses arguments de campagne durant la primaire à droite. Un argument déjà mis à mal par l’affaire de la société de conseil créée à la hâte par l’ancien Premier ministre, à quelques jours des élections législatives de 2012.

    500 000 euros de réserve parlementaire

    D’après les « feuilles de paie » de Pénélope Fillon, celle-ci a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, à l’époque député RPR de la Sarthe. L’argent provenait alors de l’enveloppe réservée à cet effet pour les députés et sénateurs. Son montant, d’après le site de l’Assemblée nationale, est « calculé en principe pour trois collaborateurs » et s’élève actuellement à 9561 euros par mois.

    En mai 2002, François Fillon a été nommé ministres des Affaires sociales dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Sans profession connue, Pénélope Fillon devient alors collaboratrice du suppléant de son mari, Marc Joulaud. Selon Le Canard enchaîné, elle aurait perçu entre 6900 et 7900 euros mensuels à cette période. Une ancienne collaboratrice de François Fillon, interrogée par l’hebdomadaire, dit « n’avoir jamais travaillé avec elle » et ne l’avoir connue « que comme femme de ministre ».

    En 2012, Pénélope Fillon a de nouveau été rémunérée « pendant six mois au moins » lorsque son mari est redevenu député à l’issue de la défaite de Nicolas Sarkozy. Au total, elle aurait perçu environ 500 000 euros bruts prélevés sur les réserves parlementaires.

    Jamais croisée à la Revue des deux Mondes

    Autre élément gênant: le fait que Pénélope Fillon aurait été salariée, entre le 2 mai 2012 et décembre 2013, de la Revue des deux Mondes, qui appartient au PDG de Fimalac, Marc Ladreit de Lacharrière. Il se trouve que le dirigeant d’entreprise est un proche de François Fillon. Son épouse y aurait touché aux alentours de 5000 euros bruts par mois.

    Le directeur de la revue, Michel Crépu, a été interrogé par Le Canard enchaîné. Il se dit « sidéré », ajoutant qu’il n’avait « jamais rencontré Pénélope Fillon » et ne l’avait jamais croisée « dans les bureaux de la revue ». Il précise toutefois que l’épouse du député de Paris a signé « deux ou peut-être trois notes de lecture ». Invité à réagir, Thierry Solère juge que « M. Crépu est mal renseigné ».

    Selon le «Canard enchaîné», Pénélope Fillon aurait été rémunérée pour un emploi fictif à l’Assemblée

    Selon le «Canard enchaîné», Pénélope Fillon aurait été rémunérée pour un emploi fictif à l'Assemblée
    REVELATION – Le fait d’embaucher des proches comme collaborateurs n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif…

    REVELATION – Le fait d’embaucher des proches comme collaborateurs n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif…

    Près de « 500.000 euros brut » en huit ans. C’est ce qu’aurait perçu Pénélope Fillon, comme attachée parlementaire de son mari

    François ou du suppléant de celui-ci, ainsi que par la Revue des deux mondes, affirme Le Canard enchaîné dans son édition à paraître ce mercredi.

    La Une du 25 janvier 2017 est à consulter ici : https://t.co/GDOKQmdwxf— @canardenchaine (@canardenchaine) January 24, 2017

    D’après « les feuilles de paie » de Pénélope Fillon, celle-ci a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe, sur l’enveloppe réservée à cet effet pour les députés et les sénateurs. Cette enveloppe, qui vient en sus de l’indemnité du député, sert à rémunérer les assistants parlementaires basés à l’Assemblée ou dans les permanences des circonscriptions. « Calculé en principe pour trois collaborateurs », selon le site de l’Assemblée, son montant est de 9.561 euros par mois actuellement.

    Collaboratrice du suppléant de François

    Le fait d’embaucher des proches comme collaborateurs n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif. A partir de 2002, après l’entrée de François Fillon au gouvernement, Pénélope Fillon, sans profession connue et qui est toujours en retrait des activités politiques de son mari, devient collaboratrice du suppléant de celui-ci, Marc Joulaud. D’après les chiffres obtenus par Le Canard enchaîné, c’est à cette période qu’elle sera rémunérée le plus (de 6.900 à 7.900 euros mensuels).

    >> A lire aussi : Pénélope Fillon, Isabelle Juppé… Des femmes de l’ombre révélées par la primaire

    Une collaboratrice de François Fillon à l’époque, interrogée par Le Canard, dit « n’avoir jamais travaillé avec elle ». « Je n’ai pas d’info à ce sujet. Je ne la connaissais que comme femme de ministre. »

    « Je n’ai jamais rencontré Pénélope Fillon »

    En 2012, Le Canard affirme que Pénélope Fillon a de nouveau été rémunérée « pendant six mois au moins » quand François Fillon est redevenu député de la Sarthe, après cinq ans à Matignon. « Au total, Pénélope aura perçu environ 500.000 euros brut sur les caisses parlementaires » en huit ans, affirme l’hebdomadaire. « Pénélope Fillon a été la collaboratrice de François Fillon, oui, elle a travaillé pour la Revue des deux mondes et oui c’est fréquent que les conjoints des parlementaires soient leur collaborateur, à gauche comme à droite », a déclaré à 20 Minutes Thierry Solère, porte-parole de François Fillon. « Elle a toujours travaillé dans l’ombre, car ce n’est pas son style de se mettre en avant », a-t-il ajouté.

    Le Canard affirme aussi que Pénélope Fillon a été parallèlement salariée, entre le 2 mai 2012 et décembre 2013, de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière (PDG de Fimalac), un ami de François Fillon. Elle touchait alors environ 5.000 euros bruts par mois. Interrogé par l’hebdomadaire, le directeur de la revue, Michel Crépu, se dit « sidéré » : « Je n’ai jamais rencontré Pénélope Fillon et je ne l’ai jamais vue dans les bureaux de la revue. » Il précise toutefois que Pénélope Fillon a signé « deux ou peut-être trois notes de lecture ». « Michel Crépu est mal renseigné », a rétorqué Thierry Solère.

    François Fillon a employé son épouse Penelope comme attachée parlementaire

    François Fillon a employé son épouse Penelope comme attachée parlementaire
    A lire aussi : Penelope Fillon, l’interview exclusive de l’épouse de François Fillon Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle, a confirmé à l’AFP que Pénélope Fillon avait « bien été la collaboratrice de François Fillon » et qu’elle « a travaillé à la Revue des deux mondes ». « Il est fréquent que les conjoints des parlementaires soient leurs collaborateurs », a-t-il affirmé, sans citer de chiffre de rémunération. D’après « les feuilles de paie » de Pénélope Fillon, celle-ci a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe, sur l’enveloppe réservée à cet effet pour les députés et les sénateurs.  A lire aussi : Penelope et François Fillon, aux sources de leur mariage Le fait d’embaucher des proches –conjoints ou enfants par exemple– comme collaborateurs à l’Assemblée ou au Sénat n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif. La question de ces emplois dits « familiaux », qui nourrissent des suspicions, revient régulièrement sur le tapis. L’enveloppe qui sert à rémunérer les assistants parlementaires, basés à l’Assemblée ou dans les permanences des circonscriptions, vient en sus de l’indemnité du député. « Calculé en principe pour trois collaborateurs », selon le site de l’Assemblée, son montant est de 9.561 euros par mois actuellement.  A lire aussi : Penelope et François Fillon, l’union fait la force A partir de…
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    Selon les informations du «Canard Enchaîné», confirmées par Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon a employé son épouse comme attachée parlementaire. La femme de François Fillon, Pénélope Fillon, a été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari ou du suppléant de celui-ci, ainsi que par la Revue des deux mondes, a révélé Le Canard enchaîné dans son édition à paraître mercredi. A lire aussi : Penelope Fillon, l’interview exclusive de l’épouse de François Fillon Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle, a confirmé à l’AFP que Pénélope Fillon avait « bien été la collaboratrice de François Fillon » et qu’elle « a travaillé à la Revue des deux mondes ». « Il est fréquent que les conjoints des parlementaires soient leurs collaborateurs », a-t-il affirmé, sans citer de chiffre de rémunération. D’après « les feuilles de paie » de Pénélope Fillon, celle-ci a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe, sur l’enveloppe réservée à cet effet pour les députés et les sénateurs.  A lire aussi : Penelope et François Fillon, aux sources de leur mariage Le fait d’embaucher des proches –conjoints ou enfants par exemple– comme collaborateurs à l’Assemblée ou au Sénat n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif. La question de ces emplois dits « familiaux », qui nourrissent des suspicions, revient régulièrement sur le tapis. L’enveloppe qui sert à rémunérer les assistants parlementaires, basés à l’Assemblée ou dans les permanences des circonscriptions, vient en sus de l’indemnité du député. « Calculé en principe pour trois collaborateurs », selon le site de l’Assemblée, son montant est de 9.561 euros par mois actuellement.  A lire aussi : Penelope et François Fillon, l’union fait la force A partir de…
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    Selon les informations du «Canard Enchaîné», confirmées par Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon a employé son épouse comme attachée parlementaire.

    La femme de François Fillon, Pénélope Fillon, a été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari ou du suppléant de celui-ci, ainsi que par la Revue des deux mondes, a révélé Le Canard enchaîné dans son édition à paraître mercredi.

    A lire aussi : Penelope Fillon, l’interview exclusive de l’épouse de François Fillon

    Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle, a confirmé à l’AFP que Pénélope Fillon avait « bien été la collaboratrice de François Fillon » et qu’elle « a travaillé à la Revue des deux mondes ». « Il est fréquent que les conjoints des parlementaires soient leurs collaborateurs », a-t-il affirmé, sans citer de chiffre de rémunération.

    D’après « les feuilles de paie » de Pénélope Fillon, celle-ci a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe, sur l’enveloppe réservée à cet effet pour les députés et les sénateurs.

    A lire aussi : Penelope et François Fillon, aux sources de leur mariage

    Le fait d’embaucher des proches –conjoints ou enfants par exemple– comme collaborateurs à l’Assemblée ou au Sénat n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif. La question de ces emplois dits « familiaux », qui nourrissent des suspicions, revient régulièrement sur le tapis.

    L’enveloppe qui sert à rémunérer les assistants parlementaires, basés à l’Assemblée ou dans les permanences des circonscriptions, vient en sus de l’indemnité du député. « Calculé en principe pour trois collaborateurs », selon le site de l’Assemblée, son montant est de 9.561 euros par mois actuellement.

    A lire aussi : Penelope et François Fillon, l’union fait la force

    La femme de François Fillon a été rémunérée comme attachée parlementaire de son mari

    franceinfo avec AFP
    La femme de François Fillon a été rémunérée comme attachée parlementaire de son mari

    La femme de François Fillon, Pénélope Fillon, a été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari ou du suppléant de celui-ci, ainsi que par la Revue des deux mondes, révèle Le Canard enchaîné dans son édition à paraître mercredi 25 janvier.

    Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle, a confirmé que Pénélope Fillon avait « bien été la collaboratrice de François Fillon » et qu’elle « a travaillé à la Revue des deux mondes« . « Il est fréquent que les conjoints des parlementaires soient leurs collaborateurs », a-t-il affirmé, sans citer de chiffre de rémunération.

    Rémunérée de 1998 à 2002

    D’après « les feuilles de paie » de Pénélope Fillon, celle-ci a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe, sur l’enveloppe réservée à cet effet pour les députés et les sénateurs. Le fait d’embaucher des proches – conjoints ou enfants par exemple – comme collaborateurs à l’Assemblée ou au Sénat n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif.

    A partir de 2002, après l’entrée de François Fillon au gouvernement, Pénélope Fillon devient collaboratrice du suppléant de celui-ci, Marc Joulaud. D’après Le Canard enchaîné, c’est à cette période qu’elle sera rémunérée le plus (de 6 900 à 7 900 euros mensuels). Une collaboratrice de François Fillon à l’époque, interrogée par Le Canard, assure « n’avoir jamais travaillé avec elle ».

    Salariée d’une revue

    En 2012, Le Canard affirme que Pénélope Fillon a de nouveau été rémunérée « pendant six mois au moins » quand François Fillon est redevenu député, après cinq ans à Matignon. « Au total, Pénélope aura perçu environ 500 000 euros brut sur les caisses parlementaires » en huit ans, affirme l’hebdomadaire.

    L’hebdomadaire affirme également que Pénélope Fillon a été salariée, entre le 2 mai 2012 et décembre 2013, de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, un ami de François Fillon. Elle touchait alors environ 5 000 euros bruts par mois. Interrogé par l’hebdomadaire, le directeur de la revue se dit « sidéré ». « Je n’ai jamais rencontré Pénélope Fillon et je ne l’ai jamais vue dans les bureaux de la revue. » Il précise toutefois que Pénélope Fillon a signé « deux ou peut-être trois notes de lecture ». Thierry Solère a affirmé à l’AFP que « M. Crépu est mal renseigné ».

    Pénélope Fillon était rémunérée comme attachée parlementaire fictive, affirme « Le Canard enchaîné »

    Romain Herreros / Le Huffington Post2
    Pénélope Fillon était rémunérée comme attachée parlementaire fictive, affirme "Le Canard enchaîné"
    François Fillon et son épouse Pénélope au mois de novembre à Paris.

    POLITIQUE – Voilà qui pourrait coûter cher au candidat de la droite. La femme de François Fillon, Pénélope Fillon, a été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari ou du suppléant de celui-ci à hauteur d’environ « 500.000 euros brut » au total, ainsi que par la Revue des deux mondes, affirme Le Canard enchaîné dans son édition à paraître mercredi.

    D’après « les feuilles de paie » de Pénélope Fillon, celle-ci a été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe, sur l’enveloppe réservée à cet effet pour les députés et les sénateurs.

    Cette enveloppe, qui vient en sus de l’indemnité du député, sert à rémunérer les assistants parlementaires basés à l’Assemblée ou dans les permanences des circonscriptions. « Calculé en principe pour trois collaborateurs », selon le site de l’Assemblée, son montant est de 9561 euros par mois actuellement.

    Le fait d’embaucher des proches comme collaborateurs n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif. Ce qui semble être la situation décrite par « le Canard ».

    Jusqu’à 7900 euros mensuels

    A partir de 2002, après l’entrée de François Fillon au gouvernement, Pénélope Fillon, sans profession connue et qui est toujours en retrait des activités politiques de son mari, devient collaboratrice du suppléant de celui-ci, Marc Joulaud. D’après les chiffres obtenus par Le Canard enchaîné, c’est à cette période qu’elle sera rémunérée le plus (de 6900 à 7900 euros mensuels).

    Une collaboratrice de François Fillon à l’époque, interrogée par « Le Canard », dit « n’avoir jamais travaillé avec elle ». « Je n’ai pas d’info à ce sujet. Je ne la connaissais que comme femme de ministre. »

    Penelope Fillon : « La question n’est pas de savoir si on recrute un proche » mais « s’il y a une réalité du travail effectué »

    Selon « Le Canard enchaîné », Penelope Fillon, aurait été rémunérée en tant qu’attachée parlementaire de son mari pendant huit ans. Pour Thierry Besnier, secrétaire général du syndicat national des collaborateurs parlementaires, il faut savoir « s’il y a une réalité du travail effectué ».

    Pénélope Fillon lors d\'un meeting de son mari, François Fillon, à la porte de Versailles, le 25 novembre 2016.
    Pénélope Fillon lors d’un meeting de son mari, François Fillon, à la porte de Versailles, le 25 novembre 2016. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)
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    Penelope Fillon, la femme de François Fillon, a été payée jusqu’à 500 000 euros sur 8 ans, sur l’enveloppe parlementaire de son mari, assure Le Canard enchaîné. Elle aurait touché jusqu’à 7 900 euros par mois, presque la totalité de l’enveloppe parlementaire de 9 561 euros réservée aux collaborateurs. Selon l’hebdomadaire personne n’aurait vu Penelope Fillon sur le terrain ou dans les couloirs du Palais-Bourbon.

    Thierry Besnier, est secrétaire général du syndicat national des collaborateurs parlementaires Force ouvrière. Il estime mercredi 25 janvier sur franceinfo que « la question n’est pas de savoir si on recrute un proche ou pas, c’est de savoir s’il y a une réalité du travail effectué ».

    Thierry Besnier explique qu’il a « des amis [attachés parlementaires] qui sont 90% de leur temps en circonscription et qui ne sont pas sur le site de l’Assemblée nationale en tant que tel. Et certains de mes collègues de l’Assemblée ne les ont jamais rencontrés, donc ils pourraient douter de leur existence.« 

    Des proches de députés souvent employés comme collaborateurs

    Thierry Besnier estime que « depuis 2012, grâce aux initiatives de l’Assemblée nationale, il y a eu une réflexion de fond » sur la question des assistants parlementaires. Chaque député dispose de 9 561 euros lui permettant de recruter jusqu’à cinq collaborateurs. La rémunération d’un(e) conjoint(e) de député ne peut désormais dépasser la moitié du plafond de l’enveloppe, soit un total de 4 752 euros. « Le plafonnement des salaires versés aux conjoints a permis de clarifier la situation. D’un point de vue éthique (…), j’ai des collègues très compétents dans leur domaine et qui sont des proches de député. Ils sont bons, ils sont loyaux, et c’est une chose essentielle dans notre métier. »

    L’épouse de François Fillon mise en cause par Le Canard enchaîné

    LE SCAN POLITIQUE – Selon des informations de l’hebdomadaire satirique, Penelope Fillon aurait été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari pour un total d’environ «500.000 euros brut».

    L’épouse du candidat de la droite à la présidentielle française, Penelope Fillon, qui s’est toujours présentée comme une femme au foyer, a été rémunérée en tant qu’attachée parlementaire de son mari puis de son suppléant pour un total d’environ «500.000 euros brut», affirme l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné dans son édition à paraître mercredi. Thierry Solère, porte-parole du candidat, a déclaré à l’AFP que Penelope Fillon avait «bien été la collaboratrice de François Fillon». «Il est fréquent que les conjoints des parlementaires soient leurs collaborateurs», a-t-il affirmé, sans donner aucun chiffre sur sa rémunération.

    D’après ses «bulletins de salaire», la Franco-Britannique a été rémunérée de 1998 à 2002 par François Fillon, alors député, sur une enveloppe destinée à la rémunération des assistants parlementaires. En 2001, elle a ainsi reçu 3900 euros brut par mois, selon l’hebdomadaire. À partir de l’été 2002, après l’entrée de François Fillon au gouvernement, son épouse, qui a toujours affirmé se tenir à l’écart des activités politiques de son mari, devient sur le papier collaboratrice de son suppléant Marc Joulaud, qui lui succède à l’Assemblée nationale.

    D’après les chiffres obtenus par le Canard Enchaîné, c’est au cours de cette période qu’elle sera le mieux rétribuée (de 6900 euros à 7900 euros mensuels). En France, le fait d’embaucher des proches en tant que collaborateurs n’est pas interdit pour les parlementaires, à condition que ce ne soit pas un emploi fictif. Une collaboratrice parlementaire de Marc Joulaud, interrogée par ce journal, dit n’avoir «jamais travaillé avec elle, je n’ai pas d’infos à ce sujet. Je ne la connaissais que comme femme de ministre».

    Un emploi à la Revue des deux mondes

    En 2012, le Canard affirme qu’elle a de nouveau été rémunérée «pendant six mois au moins» quand François Fillon est redevenu député, après cinq ans au poste de premier ministre. L’hebdomadaire satirique indique aussi que Penelope Fillon a parallèlement été salariée, entre le 2 mai 2012 et décembre 2013, de la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, un ami de François Fillon. Elle touchait alors environ 5.000 euros brut par mois.

    Interrogé par le Canard, le directeur de la revue, Michel Crépu, se dit «sidéré»: «Je n’ai jamais rencontré Penelope Fillon et je ne l’ai jamais vue dans les bureaux de la revue». Il précise toutefois que l’épouse de l’ancien premier ministre a signé «deux ou peut-être trois notes de lecture». Thierry Solère a dit à l’AFP que Michel Crépu était «mal renseigné».

    De son côté le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a demandé mercredi au candidat de la droite de s’expliquer sur cette affaire. «Quand il y a une accusation, il faut une explication. Ce n’est pas aux porte-parole de s’expliquer. C’est une accusation grave, le temps est à l’explication et François Fillon doit en donner de claires», a-t-il expliqué sur RTL. Le ministre a estimé que l’emploi de conjoints ou parents comme attachés parlementaires, légal en France, devrait être interdit.

    En déplacement à Bordeaux, où il doit rencontrer Alain Juppé, François Fillon a réagi brièvement à ces accusations. Le candidat de la droite s’est dit «scandalisé» par les révélations du Canard enchaîné. «Alors parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme, comme le fait cet article, qu’elle ne sait faire que des confitures, toutes les féministes hurleraient. Voilà ce que j’ai à vous dire», a-t-il ajouté.

    L’usage d’emploi fictif est sévèrement condamné par la loi. Selon l’article 432-10 du Code pénal, la peine encourue est de cinq ans d’emprisonnement et de 500.000 euros d’amendes. Si, pour le moment, la justice ne s’est pas emparée de l’affaire, l’association Anticor, qui lutte contre la corruption, pourrait, elle, envisager des poursuites judiciaires. «Nous allons attendre que les autorités compétentes se saisissent du problème et si ce n’est pas le cas, nous envisageons des poursuites», explique le président de l’association Jean-Christophe Picard, contacté par le site BuzzFeed News.

    François Fillon dénonce la « misogynie » des révélations du « Canard enchaîné »

    La garde rapprochée du candidat à la présidentielle a pris sa défense, en dénonçant des « boules puantes » et en saluant les compétences de Penelope Fillon.

    LE MONDE

    François Fillon et son épouse, Penelope, le 25 novembre 2016 lors d’un meeting de campagne à Paris.

    En déplacement à Bordeaux, François Fillon s’est dit « scandalisé », mercredi 25 janvier, par les révélations du Canard enchaîné selon lesquelles sa femme, Penelope Fillon, a perçu 500 000 euros comme attachée parlementaire, sans avoir réellement travaillé. « Je vois que la séquence des boules puantes est ouverte. Je ne ferai pas de commentaire, car il n’y a rien à commenter », a d’abord annoncé le candidat Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle.

    Face aux journalistes présents devant l’entreprise Thales, qu’il s’apprêtait à visiter en compagnie d’Alain Juppé, il a néanmoins ajouté :

    « Je voudrais simplement dire que je suis scandalisé par le mépris et la misogynie de cet article. Alors, parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler ? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme comme le fait cet article – qu’elle ne sait que faire des confitures. Toutes les féministes hurleraient. Voilà ce que j’ai à dire. »

    Selon Le Canard enchaîné publié mercredi, la femme de François Fillon a été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire par son époux, puis par son suppléant à l’Assemblée nationale, et pendant vingt mois par la Revue des deux mondes. En tout, Penelope Fillon a perçu quelque 500 000 euros brut. Les députés peuvent embaucher leurs proches, mais seulement à la condition qu’ils travaillent vraiment. Or, selon Le Canard enchaîné, ce n’était pas le cas de Mme Fillon.

    Lire aussi notre analyse :   François Fillon embarrassé par l’emploi de son épouse en tant qu’assistante parlementaire

    Hamon et Le Roux demandent l’interdiction de la pratique

    La garde rapprochée de M. Fillon avait, plus tôt, pris la défense du candidat, en dénonçant déjà des « boules puantes » et en mettant en avant les compétences de Mme Fillon.

    « Elle est compétente, elle est diplômée de droit, de lettres, elle est élue sarthoise », a dit sur LCI Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat et coordinateur de la campagne de M. Fillon. Il a regretté que « le prisme parisien » ne prenne pas en compte son engagement « au cœur du territoire sarthois ».

    « Elle est élue dans la Sarthe, et ça fait des années et des années, elle qui est diplômée en droit notamment, qu’elle accompagne François Fillon dans sa carrière politique », a de son côté plaidé sur RFI Thierry Solère, le porte-parole du candidat.

    A gauche, le ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux, a estimé sur RTL que l’emploi de conjoints ou parents comme attachés parlementaires, légal en France, devrait être interdit. Une position reprise et développée par Benoît Hamon, député PS et candidat à la primaire à gauche : « Il faut que tout parlementaire n’ait plus le droit d’embaucher ni son enfant, ni un cousin, ni un parent, ni une femme, il faut une frontière étanche », a expliqué l’ancien ministre sur France 2.


    Valérie Trierweiler a son avis sur l’affaire Penelope Fillon

    Pénélope Fillon - L'ancien premier ministre et candidat à la primaire de la droite et du centre pour

    Pénélope Fillon - L'ancien premier ministre et candidat à la primaire de la droite et du centre pour

    Pénélope Fillon – L’ancien premier ministre et candidat à la primaire de la droite et du centre pour

    Valérie Trierweiler se faisait discrète ces dernières semaines : c’était sans compter sur l’actualité et le « Penelope Fillon Gate » qui l’a fait réagir sur Twitter !

    Quelle mouche a piqué l’ancienne compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler de se mêler de l’affaire de l’emploi présumé fictif de Mme Fillon ? Suite aux révélations du Canard Enchaîné sur les 500.000 euros perçus par Penelope Fillon, l’épouse du candidat LR à la présidentielle en mai 2017 se retrouve mêlée à une polémique. Il faut dire que Penelope Fillon disait il y a quelques semaines seulement au Bien Public combien la politique était nouvelle pour elle. « Je ne m’étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari », arguait la femme du candidat, en campagne pour la primaire. » Mais ça c’était avant…

    Depuis les révélations du Canard, on sait que Penelope Fillon a été l’attachée parlementaire de son mari… et ce bien qu’elle a continué à habiter dans la Sarthe jusqu’à ce que François Fillon monte à Paris pour devenir premier ministre. Et si ce 25 janvier François Fillon s’en est expliqué dans les médias, taxant au passage la « misogynie » à l’adresse de celle qu’il surnomme affectueusement Penny, la polémique ne redescend pas.

    Pas directement concernée par l’affaire Valérie Trierweiler n’a pas pu s’empêcher de faire entendre sa petite musique après un message comparant les deux situations… « Je repense au pataquès qu’avait provoqué la venue de Trierweiler à l’Elysée pour #lesrepublicains. On se marre bien plus avec #PenelopeGate! », a écrit sur le réseau social un internaute… Un post qui a fait sortir de ses gonds l’ancienne first girlfriend. « Je pense surtout au lynchage général pour m’être battue afin de conserver mon job, exercé alors depuis 24 ans, pour 4100 euros net », a-t-elle répliqué, un peu maladroitement, entraînant cette fois une polémique sur son -confortable- salaire.

    Valérie Trierweiler aurait-elle des problèmes financiers ?

    Il y a quelques semaines déjà, Valérie Trierweiler faisait parler d’elle et de ses finances. On apprenait en effet en décembre 216 que François Hollande allait arrêter de payer le loyer de l’appartement de la rue Cauchy où ils ont habité ensemble et qu’elle a conservé après leur rupture en 2014. De quoi raviver les inquiétudes de Valérie Trierweiler sur son train de vie. Dans son livre Merci pour ce moment, la journaliste ne faisait pas mystère de son angoisse des lendemains difficiles… « François sait que mon salaire de Paris-Match ne me suffira pas pour assumer seule à la fois le loyer de notre appartement et les dépenses de mes enfants, leur logement et leurs études« , écrivait-elle alors.

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    commentaires

    La main dans le pot de confiture !!! Mon Fillon !!!! Pénélope qui se targuait de ne s’être jamais mêlée de politique qui se faisait rémunérée plus de 7000 euros par mois pour travailler au service de son mari !!! et travailer où ??? CHEZ ELLE !!!! C’est pas beau ça ??? Comme on le lit dans le titre, le problème ce n’est pas de recruter un proche (et encore, ça se discute quand on voit des milliers de jeunes diplômés qui rêveraient d’obtenir de tels emplois car cela se fait à Gauche comme à Droite) mais s’il y a réalité du travail exécuté !!! Comme son emploi dans cette revue littéraire (également super payé par le directeur de cette revue) où un ancien responsable ne l’a jamais vue !!! Encore du travail à la maison ??? Non Madame, quand on a un mari (le paysan sarthois… qui habite un superbe manoir) qui gagne très bien sa vie et qui se présente à la fonction suprême, on a la décence de laisser sa place à ceux ou celles qui ont vraiment besoin de travailler et si vraiment on veut se rendre utile on fait du BENEVOLAT !!!!!!!!!!!!!
    • Bertho GBertho G                              Voilà pourquoi toutes et tous devons voter pour Marine et les candidats qui la soutiennent, des gens neufs pour la plupart et honnêtes, loin des combines des politicos professionnels de l’UMPS, UDI, Verts… et autres partis-pris (=pris… la main dans le sac, généralement…)

      Moris                                    Pénélope, ça rime avec quoi ?

    • Tata68                                   Même si l’information est vrai, cela profitera à Macron
      Tout est fait pour lui faciliter le chemin vers l’Élysée.
      Les français n’y verront que du feu et bientôt le tour de Le Pen les affaires vont s’accumuler contre le FN

      babethbabeth                                   les socialo/vert/pro islam le font tous
    • Adèle 1.1                               Le canard ne part jamais sans cartouche …

    • FREXITFREXIT                                   Avec l’UPR du Grand Ménage.
      UPR point FR
    • SolsticeSolstice                                   Drôles de paroissiens..
      • URANIE                            Si j’ai bien compris elle était payée une fortune sans vraiment travailler c’est ça ?

        Christian BernardChristian Bernard         rien de neuf, il le font tous !
    • jacques36000                           Après Marine qui rémunère son compagnon avec l’europe, voilà Fillon pris la main dans le sac…………on a l’impression qu’ à part ceux qui sont jamais élus………..ils savent tous comment faire

      martine smartine s                                   encore une rosbeef profiteuse de la france
    • Francis                                         cela se résume en un mot RIPOUX blicain… tout est dit…

      EricEric                                               INDIGNEZ-VOUS !!!!
      oooooooooooooo                                       La toiture du château de Beaucé coûte cher à entretenir….
      Solstice                                        L’UMPS dans toute sa splendeur mafieuse…..
    •  IreneIrene                                           si le ‘volatile ‘ continue comme ça , nous n’allons plus avoir personne à élire!
       yaceyace                                            Quand je pense à tous les c**s qui ont voté pour cet escroc et qui s’apprêtent à récidiver.
      dominiquedominique                                    le canard enchaîné gauchistes à mort qui a battu des records d aide subvention par Hollande.c ne me. étonne pas de ce faux torchon coup bas de ce journal crapuleux
      DanyDany                                              Quelle surprise, encore un politique qui triche, pour moi, c’est un pléonasme…
      gargamelgargamel                                        c’est une blague????Et ce mec a été premier ministre????Et ce croque mort se présente à l’élection présidentielle????Quand va t on ressortir la guillotine????Nous le bas peuple, on nous inculpe pour moins que ça….Pays dirigé par des #$%$ malhonnètes..
      moimoi                                                 Le Fion avec ces sourcils en coton tige est une grosse #$%$ et penelope qui a profité du système une honte. Qu’une envie leur cracher à la gueule

      Man Fiji ManMan Fiji Man                                Depuis le début, je dis qu’on ne peut pas être honnête en étant resté dans le sillage de sarko pendant cinq ans. C’est la mafia. La vilaine criminalité en haut de chausses et gilet dentelle ! Les escrocs arnaquant le peuple !

      alain sager (nogent sur oise)               Evidemment, 500 000 euros brut, ça revient cher du pot de confiture…

      ALAIN LE COMTE                                     « Alors, parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler ? Imaginez un instant qu’un homme politique dise d’une femme – comme le fait cet article – qu’elle ne sait que faire des confitures. Toutes les féministes hurleraient. Voilà ce que j’ai à dire. » » …. C’est ce qui s’appelle ne pas manquer d’air !!! Quel menteur, personne n’a écrit ce genre d’âneries !!

      Jean                                                             « Je suis à la tête d’un état en faillite » sauf pour ma femme qui a droit au revenu universel !!! Les gueux, eux n’ont qu’à bosse dur

      BERNADETTE MOSCARDI                        Je n’ai peut-être pas appuyé sur le bon bouton, c’est du moins ce que je veux croire en commentant ce matin cet article. François Fillon a raison de vouloir la suppression de 500000 postes de fonctionnaires s’ils sont tous comme sa femme, des RIB à arpenter les couloirs de l’assemblée. Les infirmiers de l’hôpital public apprécieront ! J’espère que la non-prise en compte de ce message ne puisse être dû qu’à mon incroyable maladresse numérique. SINON !

      gagarine Youri                                                François Fillon, qui a dit texto à NKM qu’elle ne serait pas ministre parce qu’elle était enceinte ou qui était incapable de voir Ségolène Royale comme autre chose que l’ex-compagne de Hollande, se découvre féministe et fustige la misogynie dans la presse ? En voilà une bien bonne ! Quand on n’a pas de défense, on se met en attaque… mais pour attaquer le Canard, il faut avoir les reins plus solides que pour casser un Sarko à plusieurs ou papy Juppé.


      commentaires
      Anonyme –                                                            avec mon mari nous avons 3900€ par mois un crédit pour la maison et 2 fils qui font des études 1 en Normandie et le second à Bordeaux. Nous ne roulons pas sur l’or mais nous nous en sortonsSignaler un abus
      Anonyme                                                           Ah la la!! pauvres parisiens riches. Les courtisanes de Hollande doivent lui couter bien cher
      Anonyme –                                                           de quoi je me mêle la Valérie qui vient mettre son avis !!! trop nulle et cômme le dit un commentaire il y en a qui aimerait pouvoir n avoir QUE 4100€ POUR VIVRE ! ferme ton bec ! maîtresse impudique avec tout ce que tu as balancé dans ton bouquin le Flamby te paye encore le loyer !!!
      Anonyme                                                      j’invite tous les électeurs et toutes les électrices à BOYCOTTER LES ÉLECTIONS DU 1ER TOUR . ils nous prennent vraiment pour des abrutis. fillion emploi fictif de Madame. valls 49.3 en veux tu en voilà aucune visite milieu hospitalier nos pauvres infirmières à bout même pas une visite en 5 ans (Touraine ) GUÉANT Emploi fictif j’en oublie yen a tellement
      Anonyme –                                                             quelle s occupe de son cul
    • SCCG                                                                        mettez la muselière au rotweiller !!!

      Boillot                                                            De quoi se mêle ce pitbull ?

      asterixasterix                                                            Je serai énervé à sa place, le coiffeur de son ancien chéri gagne plus qu’elle !! Hihi
      DaliaDalia                                                                La on voit combien elle est méchante ! Mais c est vrai que c est du vol car donner simplement 7500 euros à sa femme pour rester à la maison c’est une honte encore il aurait donner les sous à 3 personnes d’ accord mais là non seulement il donne tout à une seule personne mais pour rien faire
      Dr LemmyDr Lemmy                                                     Oh purée, je l’avais oublié celle là .
    • NortonNorton                                                          son avis elle peut se le mettre où je pense !!

      Jean Terre                                                     s’il y en a une qui devrait faire profil bas et se faire oublier c’est bien elle

      DaliaDalia                                                               Il avait pas à donner 7500 euros à une seule personne et en plus à ne rien faire et ça compte pour sa retraite ça ?

    l’exactitude est la politesse des trains!

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    0-0Votre TER est-il arrivé à l’heure en 2016 ?

    La SNCF a publié les chiffres de la régularité des TER en 2016. Verdict ? Les trains arrivent plus souvent à l’heure en Alsace qu’en PACA ou Rhône-Alpes.

    Un TER. Photo Julio Pelaez Un TER. Photo Julio Pelaez Photo HD

    Si vous souhaitez arriver le plus souvent à l’heure, mieux vaut prendre un train en Alsace, en Lorraine ou en Bretagne. Les TER de ces trois régions ont été les plus réguliers en 2016 (voir carte) selon les chiffres publiés par la SNCF sur son site de données ouvertes.

    A contrario, les régions PACA, Rhône-Alpes et Aquitaine connaissent plus de difficulté même si Rhône-Alpes est la région qui fait circuler le plus de trains à l’année. 311 033 en 2016 contre 215 154 pour l’Alsace qui arrive en deuxième position.

    Bonnet d’âne pour le Sud-Est

    Dans ce classement des mauvais élèves, la région PACA reste quand même bonne dernière avec plus de 15 % des TER en retard en 2016 (un chiffre pourtant en amélioration par rapport à 2015).

    Au niveau national, la ponctualité des TER était en baisse avec un score moyen de 90,8% sur l’ensemble de 2016, contre 91,6% l’année précédente.

    Méthodologie

    Sur les TER, la régularité est calculée lors de l’arrivée du train à la dernière gare de son parcours (terminus). Ce mode de calcul, qui n’intègre pas les gares intermédiaires, propose le retard cumulé sur l’ensemble d’un trajet.

    L’indicateur utilisé est celui de la « régularité à cinq minutes » : un train est considéré en retard s’il arrive cinq minutes après son heure prévue. Les données proposées ne sont pas détaillées par ligne TER mais agrégées pour tous les TER d’une région.

    En accord avec les régions qui sont les autorités organisatrices des transports pour TER, un train supprimé avant 16h la veille de sa circulation ne sera pas comptabilisé. En revanche, si l’annonce de sa suppression n’a pu être faite la veille avant 16h, le train sera bien comptabilisé comme un train supprimé, que cette suppression soit totale ou partielle (le train a effectué qu’une partie de son parcours).

    Votre TER est-il arrivé à l’heure en 2016?


    La concertation citoyenne sur le projet de ligne nouvelle sera lancée dans quelques semaines. 	(
    Photo Frantz Bouton

    La SNCF a publié les chiffres de la régularité des TER en 2016. On s’en doutait, en Paca la ponctualité des trains laisse à désirer.

    Des trains qui arrivent à l’heure? Pas en Paca en tout cas. Selon les derniers chiffres publiés par la SNCF, notre région est celle qui a enregistré le plus de retards en 2016.Ainsi, sur 174.492 TER programmés l’année dernière, 25.499 ne sont pas arrivés à l’heure. Soit un taux de régularité de 84,90%. Le plus mauvais de l’hexagone!

    La SNCF annonce même que 5.768 trains ont été supprimés.

    Finalement, si vous voulez que votre train arrive à l’heure, mieux vaut habiter en Alsace. La région enregistre un taux de régularité de 95,2%.Au niveau national, la ponctualité des TER était en baisse en 2016 avec un score moyen de 90,8%, contre 91,6% l’année précédente.

    Paca : en 2017, les abonnés du TER espèrent des trains à l’heure


    Sur fond de tensions entre Région et SNCF, la situation ne s’améliore pas

    Société - Paca : en 2017, les abonnés du TER espèrent des trains à l'heure
    Encore trop de trains perturbés et surtout bondés en particulier entre Marseille et Toulon… Les usagers du rail perdent patience depuis la mise en place des nouveaux horaires. Photo archives valérie vrel

    Sur le rail en Paca, l’année 2016 s’est terminée comme elle avait débuté… Dans un climat tendu entre la Région autorité organisatrice des transports et l’opérateur SNCF qui ne sont plus, au 1er janvier, liés par une convention mais par un ensemble de « prescriptions d’exécution d’obligation de service public« .

    Autrement dit, les trains rouleront bien malgré l’absence d’accord contractuel entre la collectivité et la compagnie ferroviaire, en vertu d’un règlement européen qui garantit l’obligation de service public de transports. Sur la base du plan transports existant, légèrement amendé par la Région en décembre, entériné lors de la dernière assemblée plénière avec à la clé un budget de 261 M€, des prescriptions ont été établies, mais les règles du jeu ont changé. Désormais « tous les trains qui ne circulent pas seront déduits de la facture« , explique Philippe Tabarot, vice-président en charge des Transports.

    2016 : un taux moyen de régularité de 85% en Paca

    La nouvelle majorité LR, qui avait rompu publiquement les négociations avec la SNCF il y a quelques semaines, compte sur ce nouveau mode de fonctionnement pour obtenir davantage d’efficacité sur le rail. Mais fin décembre en tout cas, la situation ne semblait pas franchement avoir évolué. « Tous les jours, c’est l’aventure » témoigne Ophélie, employée de banque qui rallie quotidiennement Saint-Cyr à Marseille. Aux yeux de cette abonnée du TER, la situation a empiré depuis l’entrée en vigueur des nouveaux horaires de la SNCF, qui comme chaque année a établi une nouvelle grille, le 11 décembre. « Les trains ne sont quasiment jamais à l’heure et, surtout, ils sont bondés. Un jour sur deux, je suis assise par terre, debout ou dans les escaliers« , affirme encore la jeune femme, qui vient d’écrire au président de la Région Christian Estrosi ainsi qu’au président régional de SNCF Mobilités.

    De fait, la compagnie ferroviaire reconnaît avoir identifié un problème d’affluence, en particulier au départ de Marseille à 17 h 38, mais « tout le matériel roulant est déjà utilisé« , rappelle le service communication, autrement dit impossible d’augmenter la capacité des trains, quant à en ajouter de nouveaux, c’est une démarche lourde qui implique la réservation de « sillons » auprès de SNCF Réseau.

    « Le taux moyen de régularité en Paca est de 85 % sur l’année, et il est vrai que lors de la semaine 50 il est tombé à 81 % sur la ligne Marseille-Toulon mais il est remonté à 84,3 % la semaine suivante« , argumente encore SNCF Mobilités consciente aussi que les changements d’horaires ont pu entraîner le remplacement de certains trains directs par des omnibus s’arrêtant à de multiples gares. Certaines « navettes », ont ainsi été supprimées…

    Philippe Tabarot, au contraire, estime que ce type de trains a été réduit pour justement limiter le risque de retards, et préfère évoquer les travaux de nuit qui se prolongent en matinée, ou des actes de vandalisme à l’origine du manque de ponctualité… « Nous venons de terminer la concertation concernant la Ligne nouvelle et nous nous sommes battus pour ça ; nous sommes la région qui a le moins de kilomètres de voie ferrée par habitant ! L’amélioration de la circulation des trains passe nécessairement par une nouvelle ligne pour désengorger l’actuelle infrastructure« .

    La collectivité et la compagnie ne semblent toujours pas parler le même langage. Les Assises des Transports qui viennent de débuter, en donnant la parole aux usagers et aux associations, parviendront peut-être à les rapprocher.


    Indemnisation

    Les abonnés sont aussi déçus par l’indemnisation directe promise par la Région en cas de retard. Il faut rappeler que les titulaires d’un abonnement annuel doivent, pour être indemnisés, s’inscrire en ligne, en indiquant les trains qu’ils prennent chaque jour. S’ils sont perturbés (suppression ou retard de 15 mn ou plus à l’arrivée au terminus) plus de 8 fois dans le mois, ils reçoivent une ristourne de 30 % sur leur prélèvement mensuel dans les deux mois qui suivent. Par exemple 5 situations dégradées sur le train aller et 3 sur le train retour en septembre donnent droit à indemnisation en décembre. Courant 2017, les abonnés mensuels seront également concernés.

    Retard SNCF : le bilan sur la ponctualité des trains TER par région

    La SNCF a dévoilé les statistiques des retards des trains express régionaux (TER) de l’année 2016. Parmi les différentes régions de France, découvrez quelles sont les mieux loties, et les moins ! Verdict.

    [Mis à jour le 19 janvier 2017 à 11h26] Cette année passée 2016, le bilan des retards de train affiche un résultat médiocre et en baisse continue depuis 2013. Et ce ne sont pas les chiffres de la régularité des TER récemment publiés par la SNCF qui vont nous prouver le contraire. En effet, 9,2 % des TER étaient en retard en 2016 contre 8,4 % des TER en 2015. Parmi les raisons de cette chute de ponctualité, les alertes aux colis suspects à cause des bagages abandonnés, mais aussi les grèves du mois de juin 2016 et l’arrivée du froid au mois de novembre 2016.

    Les TER du Sud sont ceux qui connaissent le plus de difficulté en matière de retard. ©  Uliya Stankevych- 123RF

    On apprend ainsi, des données obtenues sur les TER par la SNCF, que la région championne en matière de retard de train est la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, affichant 15,2 % de TER retardataires. Force est de constater que les régions du Sud de la France sont de mauvais élèves puisque s’en suivent les régions Rhône-Alpes (13,1 % de TER en retard) et Aquitaine (13% de TER en retard) puis Languedoc-Roussillon (12,6% de TER en retard), Poitou-Charentes (12 % de TER en retard) et Midi-Pyrénées (11% de TER en retard). L’Île-de-France se retrouve au milieu du classement en terme de trains retardataires, avec 11,7 % de Transiliens en retard.

    Les TER les plus ponctuels sont les Alsaciens, affichant un faible score de 4,7 % de trains en retard, suivis par la Lorraine (5,1%) la région Bretagne (5,5%), la Haute-Normandie (5,7%), la Champagne-Ardenne (6,4%), l’Auvergne (6,9%) et la Basse-Normandie (7,2 %).

    *Selon la SNCF, un TER est considéré comme étant en retard à partir du moment où il est arrivé cinq minutes après son heure prévue.

    LIRE AUSSI

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    commentaires

    avatar de l'utilisateurPapy Guth –    normal… en PACA la neige sans doute….

    pas qu’à arriver à l’heure…..

    avatar de l'utilisateurbobrosteig Malhonnêteté intellectuelle…

    Le pourcentage  de régularité annoncé ne concerne que les  trains ayant circulé. Or, un trains supprimé, n’est pas à l’heure et devrait donc logiquement être intégré dans cette statistique. Si tel était le cas, le taux d’irrégularité grimperait allègrement sur certaines régions………

    avatar de l'utilisateurfleurcactusoupiquant

    Faudrait-il déjà qu’il parte à l’heure … Quai de la gare, le ter se met en place à 6h36, le chauffeur descend pour changer de coté, discute avec le contrôleur, monte dans l’autre motrice et part à 6h45 … A j’oubliais le départ était prévu à 6h36 !!!

    Siouplait 

    Rien que le fait de poser la question montre à quel point ce grand « service public » ne rend plus les services que tout usager est en droit d’attendre.

    Au point de se demander si la SNCF existe d’abord pour les cheminots ou pour les usagers !

    laurent54410                 Quand il vient

    Moi, il m’est méme arrivé qu’il ne passe méme pas (ex : ligne Metz-Jarny). Desormais c’est la voiture tant pis !!!

    provençal

     @laprovence @SNCF la région se moque de nous! aux pbms actuels @PhilippeTabarot répond ligne nouvelle en 2040. Si la situation s’est dégradée c’est uniquement pour justifier ce projet qui nous coute trop cher 20 milliards. A qui profite le crime? pas à nos collines!

    Collectif stop lgv sud sainte baume

    MC13M                     L’ensemble des transports dans cette région sont dans un état catastrophique !

    Fuck UK

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    0-1un pistolet sur la tempe des Européens

    Le Brexit selon Theresa May sera radical, a annoncé la première ministre britannique. Elle assure aussi que l’Europe et le Royaume-Uni ont tout intérêt à trouver un nouvel accord de libre-échange.

    Elle disait « Brexit means Brexit », et l’on se plaignait de son laconisme. Dans un discours historique d’une heure prononcé ce mardi à Lancaster House, une dépendance du ministère des Affaires étrangères, la Première ministre britannique Theresa May, surnommée Theresa « May be » [peut-être] par la presse, a enfin précisé sa pensée sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

    Effectivement, « Brexit » voulait bien dire « Brexit. » Puisque les quatre libertés constitutives de l’Union (libre circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes) sont indivisibles, a-t-elle reconnu, et que les Britanniques ont voté le 23 juin dernier pour reprendre le contrôle sur l’immigration venue de ses pays membres, le Royaume-Uni va sortir du marché unique européen.

    De nouveaux accords commerciaux sur mesure

    Avantage: fini les contributions annuelles « énormes » au budget européen, a-t-elle argumenté. Mais renoncer à participer au marché unique en tant que membre ne signifie pas pour autant s’en fermer les portes. En négociant un accord de libre-échange sur mesure, le Royaume-Uni doit s’assurer « l’accès le plus large possible au marché unique sur une base réciproque. »

    Même logique pour l’union douanière européenne qui oblige ses membres à fixer les mêmes tarifs aux pays extérieurs, et dont la Turquie fait par exemple partie pour certains produits. Le Royaume-Uni la quittera pour retrouver la liberté de négocier ses propres accords commerciaux avec le reste du monde, a-t-elle annoncé. Au nom de sa tradition de « grande nation commerciale. » Il faudra donc négocier une nouvelle union douanière sur mesure avec l’Union européenne.

    Le beurre et l’argent du beurre?

    Il en va de même pour les services financiers de la City, cités à plusieurs reprises par Theresa May comme devant faire l’objet de négociations. Objectif: préserver le passeport financier qui permet aux banques établies à Londres de vendre leurs services dans l’Union européenne. « Cette place financière est un de leurs atouts », relève pour L’Express Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE.

    « C’est toute l’ambiguïté de son discours, commente pour L’Express Philippe Waechter, chef économiste de Natixis, il lui fallait couper avec l’Union pour satisfaire son électorat, mais cela ne doit pas empêcher de continuer à faire du commerce. » Le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn l’accuse quant à lui de vouloir « have her cake and eat it too » [avoir le beurre et l’argent du beurre]. Une stratégie dont son ministre des Affaires étrangères Boris Johnson s’était fièrement revendiqué en juin.

    Calamity Theresa et son dumping fiscal

    Et si les Européens ne se montraient pas disposés à faire du libre-échange avec un Royaume-Uni sécessionniste, et voulaient au contraire le « punir »? Tout en affirmant vouloir conserver des liens d’amitiés avec l’Union, dont elle dit « partager les valeurs », la Première ministre s’est montrée menaçante. Une telle attitude serait « calamiteuse » pour l’Europe elle-même, a-t-elle affirmé, rappelant son chômage des jeunes. « Moins de commerce, c’est moins d’emploi et moins de croissance. »

    Si aucun accord n’était possible, elle a même averti que son pays « serait libre de changer les bases de son modèle économique », pour attirer le plus grand nombre possible d’investisseurs. « Pas d’accord vaut mieux qu’un mauvais accord », a-t-elle assuré. Signez pour le libre-échange avec nous, ou nous nous réservons le droit de devenir un paradis fiscal. Une menace que son ministre de l’Economie Philip Hammond avait déjà agitée il y a quelques jours.

    « Elle a un discours cohérent, estime pour L’Express Catherine Mathieu, les Britanniques voulaient du marché commun, mais n’ont jamais accepté de renoncer à leur souveraineté au sein d’une Europe évoluant vers le fédéralisme. » Une approche très claire, mais a minima, de ce que les Anglais ont toujours attendu de l’Europe. Quant à la menace de faire du dumping fiscal, « c’est de bonne guerre », relativise Catherine Mathieu.

    « Notre but est de devenir plus internationaliste »

    Sur son pupitre et derrière elle, la nouvelle devise du Royaume-Uni post-Brexit: « Global Britain. » C’est en se tournant vers le vaste monde pour commercer, et plus uniquement vers l’Europe, que le Royaume-Uni doit maintenant prospérer, selon Theresa May. « Notre but est de devenir plus internationaliste », a-t-elle affirmé. Comme un retour vers l’Angleterre victorienne, qui dominait les mers.

    Ce qui n’est pas forcément un mauvais calcul. « La moitié des exportations va vers l’Union européenne, l’autre vers le reste du monde. La balance commerciale est en excédent avec les Etats-Unis, alors qu’elle est en déficit avec l’Europe », note Catherine Mathieu. Donald Trump, cité par la première ministre, a promis de signer au plus vite un accord de libre-échange avec Londres.

    « L’Union européenne doit réussir »

    Comment l’Union européenne pourrait-elle tirer profit de cette nouvelle donne? Theresa May assure qu’elle ne veut pas son démantèlement, les nouveaux accords doivent bénéficier aux deux partenaires. « Nous ne voulons pas mettre en danger le marché unique […] l’Union européenne doit réussir », a-t-elle insisté.

    « Un discours poli, pour que la discussion avec l’UE ne soit pas trop hostile, analyse Philippe Waechter, mais la Commission européenne va devoir décider jusqu’où les Anglais peuvent aller trop loin sans créer de précédent. » Punir le Royaume-Uni serait certainement contre-productif, mais favoriser son économie au point qu’il se porte mieux en dehors de l’Union pourrait l’être encore plus.

    Theresa May veut un Brexit «dur»

    • – AFP
    «Vous serez toujours les bienvenus dans ce pays» a lancé Theresa May: suffisant pour amadouer les Européens?
    «Vous serez toujours les bienvenus dans ce pays» a lancé Theresa May: suffisant pour amadouer les Européens?-Reporters/Photoshot

    Theresa May a balisé la route du Royaume-Uni vers le Brexit: elle passera par une sortie de son pays du Marché unique.

    La rupture avec l’Union Européenne (UE) doit être «claire et nette», afin de retrouver le contrôle de l’immigration: le Brexit signifie donc la sortie du marché unique, a annoncé ce mardi la Première …

    Theresa May choisit la voie d’un Brexit «dur»

      Jacques Klopp – Agence France-Presse à Londres |
    La première ministre britannique Theresa May
    Photo: Kirsty Wigglesworth Agence France-Presse La première ministre britannique Theresa May

    Le Brexit signifie la sortie du marché unique, a affirmé mardi la première ministre britannique Theresa May, en défendant une rupture « claire et nette » avec l’Union européenne (UE) pour retrouver le contrôle de l’immigration.

    Le discours de Theresa May, très attendu après des mois à manier le flou, a été salué par les eurosceptiques et a immédiatement fait remonter la livre sterling, qui avait plongé par anticipation la veille.

    « Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique », a affirmé Mme May en dévoilant ses priorités pour les négociations à venir, dont le retrait de la Cour de justice de l’Union européenne.

    Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici la fin mars, prélude à deux ans de discussions, elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord définitif au vote du Parlement britannique comme le réclamaient nombre de députés.

    Bruxelles n’a pas commenté officiellement la feuille de route de la première ministre britannique. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a toutefois salué sur son compte Twitter un discours « plus réaliste » que les précédents de la part de Theresa May.

    « Prêts dès que le Royaume-Uni l’est. Seule la notification [de l’article 50] peut lancer les négociations », a réagi le négociateur de la Commission européenne, le Français Michel Barnier, sur le réseau social.

    Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni

    Theresa May

    Pour Mme May, un maintien dans le marché unique de 500 millions de consommateurs est incompatible avec la priorité absolue de Londres : la maîtrise de l’immigration. « Le message du peuple a été très clair : le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni », a-t-elle souligné, sans entrer dans les détails.

    Lors du référendum du 23 juin 2016, 52 % des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’UE et beaucoup ont cité l’immigration comme l’une de leurs principales motivations.

    Cette volonté d’une sortie du marché unique rend « encore plus probable » le scénario d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse qui a voté pour rester dans l’UE, a réagi la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, estimant que cela entraînerait « une catastrophe économique ».

    Tout ou rien

    Après des mois d’incertitudes sur ses intentions, Theresa May a dit son souhait d’« un nouveau partenariat équitable » avec l’UE, « pas un statut de membre partiel ou associé […] qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors ». Elle a plaidé également pour un « nouvel accord » sur l’union douanière.

    « Enfin un peu de clarté » sur le Brexit, s’est félicité le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, appelant « à des relations aussi bonnes, étroites […] que possible » une fois le Brexit formalisé.

    « Pour la première fois, le Royaume-Uni accepte l’inflexibilité de l’UE sur les quatre libertés », a déclaré à l’AFP Stephen Booth, directeur du think tank Open Europe. L’UE a en effet signifié à Londres que la liberté de circulation des biens, des capitaux et services était indissolublement liée à celle des personnes.

    Mme May a toutefois dit qu’elle chercherait « à obtenir le plus grand accès possible » au marché unique, alors que 44 % des exportations britanniques sont allées vers l’UE en 2015. Et afin d’éviter « un changement trop brutal », elle a prôné « une mise en oeuvre par étapes » d’un accord avec l’UE à l’issue des négociations de sortie.

    Les milieux d’affaires britanniques ont salué ce début de clarification, soulignant toutefois que le plus dur restait à faire, à savoir sécuriser le meilleur accès possible au marché européen. « Dans les affaires, ce qui compte vraiment, c’est ce que vous obtenez des négociations, pas ce que vous souhaitez », a commenté Adam Marshall, directeur général de la Chambre de commerce britannique.

    « Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni », a par ailleurs déclaré Theresa May. La Grande-Bretagne va donc rester « le meilleur ami de nos partenaires européens », a-t-elle promis, mettant en parallèle en garde les Européens contre toute volonté de punir son pays.

    Mais la Grande-Bretagne va également devenir « un pays qui regarde aussi au-delà des frontières de l’Europe », a-t-elle ajouté, vantant le projet d’une « grande nation marchande à l’échelle mondiale ».

    Le discours de Theresa May mardi marque une vraie rupture, lançant le pays sur la route d’un Brexit « dur ». Londres risque de se heurter à l’intransigeance des autres leaders européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, qui refusent une « Europe à la carte ».

    Theresa May annonce que le Royaume-Uni quittera le marché unique à l’occasion du Brexit

    Afp

    Le Royaume-Uni quittera le marché unique et conclura un nouvel accord de libre-échange avec l’Union européenne, a annoncé mardi midi la Première ministre britannique Theresa May dans son premier discours public sur les plans britanniques pour la sortie du pays de l’UE.

    Le Royaume-Uni quittera le marché unique dans le cadre du Brexit et conclura un nouvel accord de libre-échange avec l’Union européenne, mais également avec d’autres pays et alliés, a indiqué la Première ministre aux ambassadeurs des 27 autres pays européens. Concernant l’union douanière, «on ne s’interdit aucune option», a souligné Mme May, mais le but pour le Royaume-Uni est de pouvoir fixer ses propres tarifs douaniers et de s’assurer que les flux commerciaux se passent de manière la plus fluide possible.

    Le résultat des négociations sur le Brexit sera aussi soumis aux deux chambres du Parlement britannique, a encore précisé la Première ministre.

    La City privée de passeport européen

    La City privée de passeport européen

    Crédit photo © Reuters

    PARIS (Reuters) – L’annonce de la Première ministre Theresa May que le Royaume-Uni va sortir du marché intérieur européen signifie que les banques britanniques ne bénéficieront plus du passeport européen et que les échanges seront plus coûteux, a déclaré mardi un diplomate français.

    Ce choix des Britanniques « va amener à des redistributions d’investissements. Les secteurs qui exportent dans un sens ou dans l’autre vont rencontrer plus d’obstacles, et les chaînes de valeurs qui se sont organisées autour du Royaume-Uni vont se réorganiser », a-t-il dit à Reuters.

    Les futures relations commerciales entre l’Union européenne et le Royaume-Uni seront négociées en s’appuyant sur les règles de l’Organisation mondiale du commerce, qui pourront être améliorées, a-t-il souligné.

    « Mais même si dans un domaine particulier, disons l’automobile, on arrivait à dire qu’on ne mettrait pas de droits de douane par exemple ou très peu, le fait que le Royaume-Uni soit un pays tiers, qu’on soit dans une simple relation commerciale, impose un certain nombre d’obstacles aux échanges », a-t-il dit. « Les biens ne circulent pas librement, il faudra mettre des douanes, vérifier la qualité des produits, vérifier leur origine, etc. Et ça, évidemment, ça a un coût qui est très significatif. »

    « Pour les services, c’est encore plus clair parce que – sauf à faire partie du marché intérieur comme la Norvège – ça suppose des harmonisations encore plus profondes », a ajouté le diplomate. « Par exemple, le passeport financier pour la City, c’est incompatible avec une sortie du marché intérieur, ça c’est sûr. C’est certain : le passeport est vraiment lié au marché intérieur puisqu’il suppose une application des règles uniforme et la Cour de justice. »

    Le passeport européen permet actuellement aux banques immatriculées au Royaume-Uni d’opérer dans tous les pays de l’UE sans devoir être enregistrées dans chaque Etat membre.

    « Il faudra mettre d’autres instruments pour pouvoir maintenir des relations financières mais ce sera de nature très différente », a encore déclaré le diplomate.

    Prié de commenter la phrase de Theresa May selon laquelle elle préfèrerait pas d’accord avec l’Union plutôt qu’un mauvais accord, le diplomate a répondu : « on entre dans une négociation classique et l’on retrouve les réflexes des négociateurs, dire : ‘je préfère pas d’accord qu’un mauvais accord’, ‘je ne suis demandeur de rien’ etc. Il y a des jeux classiques qui permettent de positionner les acteurs d’une négociation. »

    En fonction des mesures réglementaires que le gouvernement britannique pourrait prendre pendant les négociations, « on va devoir aussi, à 27, renforcer la manière dont nous nous protégeons contre des concurrences déloyales », a-t-il ajouté.

    May dévoile son plan pour un Brexit intégral

    Sonia Delesalle-Stolper, correspondante à Londres
    Theresa May lors de son discours mardi à Londres.Theresa May lors de son discours mardi à Londres. Photo AFP

    Sortie du marché unique, sortie de l’union douanière, rejet de la Cour européenne de justice… la Première ministre britannique a choisi de quitter totalement l’UE, sans participation partielle.

    Haro sur les mauvais esprits, le gouvernement britannique a finalement «un plan pour le Royaume-Uni» et sa sortie de l’Union européenne. En martelant depuis presque sept mois que «Brexit signifie Brexit», Theresa May voulait en fait dire que «out signifie out».

    Sortie du marché unique, sortie de l’union douanière, rejet de la Cour européenne de justice, la Première ministre britannique a choisi de suivre la ligne dure prônée par les plus acharnés des Brexiters de son gouvernement. Sauf qu’il est désormais avisé de parler d’un «Brexit propre» et non plus «dur». Et, dans ce cadre, le contrôle de l’immigration prime sur le reste, y compris la prospérité économique du pays.

    Statut spécial

    Le 23 juin dernier, les Britanniques ont voté pour la sortie de l’Union européenne et «l’ont fait les yeux ouverts : en acceptant que le chemin à l’avenir pourrait être incertain à certains moments», a déclaré Theresa May lors d’une conférence de presse à Lancaster House, un palais en bordure de Green Park.

    Le Royaume-Uni est spécial, a en substance expliqué la Première ministre et, à ce titre, il cherchera à obtenir un statut spécial, fait sur mesure, dans ses nouvelles et futures relations avec l’Union européenne. Pas question donc d’une «participation partielle à l’Union européenne, d’un statut de membre associé de l’UE ou quoi que ce soit qui nous laisse à moitié dedans ou à moitié dehors». Pas question non plus d’«adopter un modèle déjà existant pour d’autres pays». Exit donc les modèles norvégien ou suisse.

    Si Theresa May souhaite couper tous les liens avec le marché unique et mettre fin à toute contribution financière au budget européen, elle a tout de même laissé entendre que l’accord final sur le Brexit pourrait «prendre en compte quelques éléments du marché unique, dans certains secteurs – comme l’exportation des voitures et camions par exemple, ou la liberté de fournir des services financiers à travers les frontières nationales».

    Pareillement, le Royaume-Uni pourrait choisir de continuer à «participer à certains programmes européens spécifiques, et ce sera à nous de décider, et dans ce cas une contribution appropriée serait raisonnable», a-t-elle ajouté.

     

    «Profondément internationaliste»

    Devant tous les ambassadeurs européens au Royaume-Uni, invités pour l’occasion, Theresa May a refusé de garantir le statut des citoyens européens déjà présents au Royaume-Uni – ils seraient au moins trois millions – tout en affirmant vouloir régler la question le plus vite possible, en parallèle avec le statut des Britanniques installés dans le reste de l’UE.

    «Le résultat du référendum n’était pas une décision de se renfermer, de se retirer du monde», a-t-elle poursuivi. Parce que «l’histoire du Royaume-Uni et sa culture sont profondément internationalistes». Le Royaume-Uni, désormais presque libre, va pouvoir devenir «global» et signer une multitude d’accords de libre-échange avec le monde entier, a affirmé Theresa May, en se rengorgeant des récents propos de Donald Trump en faveur d’un accord commercial rapide avec les Etats-Unis.

    «Acte calamiteux»

    La Première ministre a également annoncé qu’elle soumettrait au vote des deux chambres du Parlement l’accord final de sortie de l’UE. Après avoir passé les deux-tiers de son discours à caresser les Européens dans le sens du poil, en vantant une histoire et des valeurs communes, en réitérant la ferme volonté de continuer à travailler ensemble sur les sujets de défense ou de sécurité, Theresa May a brusquement changé de ton.

    Il serait malvenu que les 27 envisagent un «accord punitif» vis-à-vis du Royaume-Uni. «Cela serait un acte calamiteux d’autopunition pour les pays d’Europe. Et ce ne serait pas l’acte d’un ami», a-t-elle menacé.

    «Le Royaume-Uni n’accepterait – ne pourrait accepter une telle approche. […] Qu’il soit clair que, pour le Royaume-Uni, pas d’accord vaudrait mieux qu’un mauvais accord», a-t-elle dit. Les grandes lignes sont tracées, les négociations peuvent démarrer. A bon entendeur, salut.

    Royaume-Uni: Theresa May choisit la voie d’un Brexit « dur »

    Londres (AFP)© 2017 AFP

    Photo AFP

    Le Brexit signifie la sortie du marché unique, a affirmé mardi la Première ministre britannique Theresa May, en défendant une rupture « claire et nette » avec l’Union européenne (UE) pour retrouver le contrôle de l’immigration.

    Le discours de Theresa May, très attendu après des mois à manier le flou, a été salué par les eurosceptiques et a immédiatement fait remonter la livre Sterling, qui avait plongé par anticipation la veille.

    « Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique », a affirmé Mme May en dévoilant ses priorités pour les négociations à venir, dont le retrait de la Cour de justice de l’Union européenne.

    Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici la fin mars, prélude à deux ans de discussions, elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique comme le réclamaient nombre de députés.

    Bruxelles n’a pas commenté officiellement la feuille de route de la Première ministre britannique. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a toutefois salué sur son compte Twitter un discours « plus réaliste » que les précédents de la part de Theresa May.

    « Prêts dès que le Royaume-Uni l’est. Seule la notification (de l’article 50, NDLR) peut lancer les négociations », a réagi le négociateur de la Commission européenne, le Français Michel Barnier, sur le réseau social.

    Pour Mme May, un maintien dans le marché unique de 500 millions de consommateurs est incompatible avec la priorité N°1 de Londres: la maîtrise de l’immigration. « Le message du peuple a été très clair: le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni », a-t-elle souligné, sans entrer dans les détails.

    Lors du référendum du 23 juin 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’UE et beaucoup ont cité l’immigration comme l’une de leurs principales motivations.

    – « Enfin un peu de clarté » –

    Cette volonté d’une sortie du marché unique rend « encore plus probable » le scénario d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse qui a voté pour rester dans l’UE, a réagi la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, estimant que cela entraînerait « une catastrophe économique ».

    Après des mois d’incertitudes sur ses intentions, Theresa May a dit son souhait d' »un nouveau partenariat équitable » avec l’UE, « pas un statut de membre partiel ou associé (…) qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors ». Elle a plaidé également pour un « nouvel accord » sur l’union douanière.

    « Enfin un peu de clarté » sur le Brexit, s’est félicité le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, appelant « à des relations aussi bonnes, étroites (…) que possible » une fois le Brexit formalisé.

    « Pour la première fois, le Royaume-Uni accepte l’inflexibilité de l’UE sur les quatre libertés », a déclaré à l’AFP Stephen Booth, directeur du think tank Open Europe. L’UE a en effet signifié à Londres que la liberté de circulation des biens, des capitaux et services était indissolublement liée à celle des personnes.

    Mme May a toutefois dit qu’elle chercherait « à obtenir le plus grand accès possible » au marché unique, alors que 44% des exportations britanniques sont allées vers l’UE en 2015. Et afin d’éviter « un changement trop brutal », elle a prôné « une mise en oeuvre par étapes » d’un accord avec l’UE à l’issue des négociations de sortie.

    Les milieux d’affaires britanniques ont salué ce début de clarification, soulignant toutefois que le plus dur restait à faire, à savoir sécuriser le meilleur accès possible au marché européen. « Dans les affaires, ce qui compte vraiment c’est ce que vous obtenez des négociations, pas ce que vous souhaitez », a commenté Adam Marshall, directeur général de la Chambre de commerce britannique.

    –  » Grande nation marchande » –

    « Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni », a par ailleurs déclaré Theresa May. La Grande-Bretagne va donc rester « le meilleur ami de nos partenaires européens », a-t-elle promis, mettant en parallèle en garde les Européens contre toute volonté de punir son pays.

    Mais la Grande-Bretagne va également devenir « un pays qui regarde aussi au-delà des frontières de l’Europe », a-t-elle ajouté, vantant le projet d’une « grande nation marchande à l’échelle mondiale ».

    Le discours de Theresa May mardi marque une vraie rupture, lançant le pays sur la route d’un Brexit « dur ». Londres risque de se heurter à l’intransigeance des autres leaders européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, qui refusent une « Europe à la carte ».

    « Les Britanniques ont mis fin aux spéculations et apporté une plus grande clarté (…). C’est positif pour les futures négociations », juge Lüder Gerken, président du Centre de politique européenne de Fribourg (Allemagne).

    « Les leaders européens seront contents d’avoir un peu plus de détails sur les négociations à venir », abonde Anand Menon, professeur de sciences politiques au King’s College de Londres. « Mais, a-t-il ajouté, ils seront moins ravis des menaces » brandies par Mme May lorsqu’elle a notamment suggéré que le Royaume-Uni allait être libre de proposer un système de taxation « compétitif » pour attirer les entreprises.

    Brexit. Theresa May veut une sortie du Royaume Uni du marché commun

    Brexit. Theresa May veut une sortie du Royaume Uni du marché commun

    Ecosse et Irlande du Nord pourraient réclamer leur indépendance pour se rapprocher de l’Union Européenne.

    La première ministre du Royaume Uni a annoncé mardi après midi les mesures destinées à gérer le divorce avec l’Union européenne. Theresa May se dit favorable un Brexit dur. Avec une sortie du marché commun de l’Union européenne ex CEE. Seule condition pour que son pays retrouve son « indépendance » notamment en matière d’immigration. Problème majeur pour elle : l’Ecosse et l’Irlande du Nord pourraient souhaiter rester et réclamer leur indépendance.
    Sur le calendrier, la Première ministre conservatrice souhaite entamer la procédure dès le mois de mars 2017. Les négociations pourraient ensuite durer plusieurs mois ou plusieurs années et aboutir à un vote du Parlement du Royaume Uni.
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    Vidéo Brexit : Theresa May dévoile les 12 modalités de son divorce à l’anglaise avec l’UE Copyright : Euronews FR

    Royaume-Uni: Theresa May choisit la voie d’un Brexit « dur »

    Londres (AFP)

    Le Brexit signifie la sortie du marché unique, a affirmé mardi la Première ministre britannique Theresa May, en défendant une rupture « claire et nette » avec l’Union européenne (UE) pour retrouver le contrôle de l’immigration.

    Le discours de Theresa May, très attendu après des mois à manier le flou, a été salué par les eurosceptiques et a immédiatement fait remonter la livre Sterling, qui avait plongé par anticipation la veille.

    « Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique », a affirmé Mme May en dévoilant ses priorités pour les négociations à venir, dont le retrait de la Cour de justice de l’Union européenne.

    Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici la fin mars, prélude à deux ans de discussions, elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique comme le réclamaient nombre de députés.

    Bruxelles n’a pas commenté officiellement la feuille de route de la Première ministre britannique. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a toutefois salué sur son compte Twitter un discours « plus réaliste » que les précédents de la part de Theresa May.

    « Prêts dès que le Royaume-Uni l’est. Seule la notification (de l’article 50, NDLR) peut lancer les négociations », a réagi le négociateur de la Commission européenne, le Français Michel Barnier, sur le réseau social.

    Pour Mme May, un maintien dans le marché unique de 500 millions de consommateurs est incompatible avec la priorité N°1 de Londres: la maîtrise de l’immigration. « Le message du peuple a été très clair: le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni », a-t-elle souligné, sans entrer dans les détails.

    Lors du référendum du 23 juin 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’UE et beaucoup ont cité l’immigration comme l’une de leurs principales motivations.

    « Enfin un peu de clarté »

    Cette volonté d’une sortie du marché unique rend « encore plus probable » le scénario d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse qui a voté pour rester dans l’UE, a réagi la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, estimant que cela entraînerait « une catastrophe économique ».

    Après des mois d’incertitudes sur ses intentions, Theresa May a dit son souhait d' »un nouveau partenariat équitable » avec l’UE, « pas un statut de membre partiel ou associé (…) qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors ». Elle a plaidé également pour un « nouvel accord » sur l’union douanière.

    « Enfin un peu de clarté » sur le Brexit, s’est félicité le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, appelant « à des relations aussi bonnes, étroites (…) que possible » une fois le Brexit formalisé.

    « Pour la première fois, le Royaume-Uni accepte l’inflexibilité de l’UE sur les quatre libertés », a déclaré à l’AFP Stephen Booth, directeur du think tank Open Europe. L’UE a en effet signifié à Londres que la liberté de circulation des biens, des capitaux et services était indissolublement liée à celle des personnes.

    Mme May a toutefois dit qu’elle chercherait « à obtenir le plus grand accès possible » au marché unique, alors que 44% des exportations britanniques sont allées vers l’UE en 2015. Et afin d’éviter « un changement trop brutal », elle a prôné « une mise en oeuvre par étapes » d’un accord avec l’UE à l’issue des négociations de sortie.

    Les milieux d’affaires britanniques ont salué ce début de clarification, soulignant toutefois que le plus dur restait à faire, à savoir sécuriser le meilleur accès possible au marché européen. « Dans les affaires, ce qui compte vraiment c’est ce que vous obtenez des négociations, pas ce que vous souhaitez », a commenté Adam Marshall, directeur général de la Chambre de commerce britannique.

     » Grande nation marchande »

    « Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni », a par ailleurs déclaré Theresa May. La Grande-Bretagne va donc rester « le meilleur ami de nos partenaires européens », a-t-elle promis, mettant en parallèle en garde les Européens contre toute volonté de punir son pays.

    Mais la Grande-Bretagne va également devenir « un pays qui regarde aussi au-delà des frontières de l’Europe », a-t-elle ajouté, vantant le projet d’une « grande nation marchande à l’échelle mondiale ».

    Le discours de Theresa May mardi marque une vraie rupture, lançant le pays sur la route d’un Brexit « dur ». Londres risque de se heurter à l’intransigeance des autres leaders européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, qui refusent une « Europe à la carte ».

    « Les Britanniques ont mis fin aux spéculations et apporté une plus grande clarté (…). C’est positif pour les futures négociations », juge Lüder Gerken, président du Centre de politique européenne de Fribourg (Allemagne).

    « Les leaders européens seront contents d’avoir un peu plus de détails sur les négociations à venir », abonde Anand Menon, professeur de sciences politiques au King’s College de Londres. « Mais, a-t-il ajouté, ils seront moins ravis des menaces » brandies par Mme May lorsqu’elle a notamment suggéré que le Royaume-Uni allait être libre de proposer un système de taxation « compétitif » pour attirer les entreprises.

    Royaume-Uni. Brexit : Theresa May annonce une rupture claire avec l’UE

    Britain's Prime Minister Theresa May delivers a speech on leaving the European Union at Lancaster House in London
    La Première ministre britannique Theresa May lors de son discours à Lancaster House, à Londres, le 17 janvier 2017. PHOTO KIRSTY WIGGLESWORTH/REUTERS

    La Première ministre britannique a fait un discours très attendu sur les conditions concrètes de la séparation du Royaume-Uni de l’Union européenne. Voici quelques points clés.

    “Une absence d’accord vaudrait mieux qu’un mauvais accord.” C’est un des grands principes qu’a annoncé Theresa May ce 17 janvier, dans son discours très attendu sur le Brexit. Selon The Guardian, il devait expliquer, une fois pour toutes, “ce que signifie le slogan ‘Brexit signifie Brexit’.

    “Qu’avons-nous donc appris dans cette intervention, la plus importante de son mandat ?” s’interroge le quotidien de centre gauche.

    • Sur le marché unique

    Sans surprise, la Première ministre ne souhaite pas rester dans le marché unique européen. Une décision indispensable pour réaliser ses deux premiers objectifs, explique The Guardian : mieux contrôler l’immigration et sortir son pays de la Cour de justice européenne. Au lieu d’être partie intégrante du marché unique, Theresa May souhaite néanmoins un “accès le plus large possible à travers un nouvel accord de libre-échange”.

    • Sur l’union douanière

    La chef de gouvernement a été moins claire sur ce point jugé pourtant crucial par les défenseurs du Brexit, explique le quotidien. “L’adhésion pleine à l’union douanière nous empêche de négocier nos propres accords commerciaux”, a-t-elle déclaré, tout en soulignant qu’elle “souhaitait un accord douanier avec l’UE et un accès libre du Royaume-Uni aux marchés de l’Union Européenne.

    “Cela pourrait signifier l’élaboration d’un nouvel accord douanier ou l’installation d’un partenariat partiel, ou [la réduction du partenariat existant] à certains aspects”, pense le quotidien. Seule certitude : la Première ministre souhaite créer une exception pour la ville de Londres qui dépend du secteur des services financiers.

    • L’immigration européenne

    L’immigration constitue un autre point clé du Brexit, rappelle The Guardian. Elle a répété aujourd’hui : “Nous ne pouvons pas maîtriser l’immigration tout en gardant le régime de libre circulation en Europe… Le Brexit doit nous amener à contrôler le nombre de personnes qui viennent en Grande-Bretagne en provenance de l’Europe”, sans pour autant fournir plus d’explications.

    Conclusion : il faudra attendre pour connaître d’autres détails sur la nature du régime d’immigration qu’elle envisage.

    • Un accord de transition

    C’est le monde des affaires qui tient tout particulièrement à cet aspect du Brexit. Il s’agit d’éviter “la catastrophe économique que serait un saut dans le vide”, explique The Guardian, c’est-à-dire un départ de l’UE sans idée claire de la suite des relations.

    Theresa May a affirmé de nouveau ce vendredi, soulignant qu’elle souhaitait définir un “partenariat permanent dans les deux ans prévus par l’article 50 suivis d’une période de mise en œuvre dont la durée pourrait varier en fonction de la complexité des différents aspects” liés au Brexit.

    Royaume-Uni: Theresa May annonce la sortie du marché unique européen

    La Première ministre britannique Theresa May a défendu une rupture « claire et nette » mardi avec l’Union européenne (UE) en déclarant que le Brexit signifiait aussi la sortie du marché unique.

    « Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique », a souligné Mme May lors d’un discours très attendu à Londres où, après des mois à manier le flou, elle a dévoilé ses priorités pour les négociations à venir avec l’UE.

    Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici la fin mars, prélude à deux ans de négociations avec Bruxelles et les partenaires européens, elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique, ce qui a immédiatement fait remonter la livre britannique.

    Pour la Première ministre, un maintien dans le marché unique de 500 millions de consommateurs était incompatible avec la priorité N°1 de Londres: la maîtrise de l’immigration européenne qui passe par la fin du principe de libre-circulation des travailleurs européens.

    « Le Royaume-Uni est un pays ouvert et tolérant mais le message du peuple a été très clair: le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni », a-t-elle souligné.

    Lors du référendum du 23 juin 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’UE et beaucoup ont cité le contrôle de l’immigration comme principale motivation.

    « Nous voulons un nouveau partenariat équitable (…) pas un statut de membre partiel ou associé de l’UE, qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors », a-t-elle insisté, plaidant également pour un « nouvel accord » sur l’union douanière.

    theresa may

    Par étapes

    « Nous n’allons pas chercher à rester membre du marché unique mais nous allons chercher à avoir le plus grand accès possible », a-t-elle développé, alors que 44% des exportations britanniques sont allées vers l’UE en 2015.

    Afin d’éviter « un changement trop brutal », Mme May a prôné « une mise en oeuvre par étapes » d’un accord avec l’Union européenne à l’issue des négociations avec l’UE.

    « Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni », a-t-elle dit. La Grande-Bretagne va donc rester « le meilleur ami et voisin de nos partenaires européens », a-t-elle promis, mettant en garde les Européens contre toute volonté de punir son pays.

    « Vous serez toujours les bienvenus dans ce pays comme nous espérons que nos citoyens resteront les bienvenus chez vous », a lancé la cheffe du gouvernement conservateur devant des ambassadeurs des 27 pays européens conviés à Lancaster House.

    Mais la Grande-Bretagne va également devenir « un pays qui regarde aussi au-delà des frontières de l’Europe », a-t-elle ajouté, vantant le projet d’une « grande nation marchande à l’échelle mondiale ».

    Jusque-là, la Première ministre ne s’est guère aventurée au-delà d’une formule frustrante -« le Brexit signifie Brexit »- pour essayer de qualifier les termes de la rupture à venir.

    Le discours de mardi a marqué une vraie rupture, lançant son pays sur la route d’un Brexit davantage « dur » que « mou ».

    Ouvert sur le monde

    En affichant sa volonté de sortir le Royaume-Uni du marché unique, Theresa May a montré qu’elle a pris acte des mises en garde des Européens, rappelant qu’il n’y aura pas d’accès possible sans respect du principe de libre circulation.

    Mme May a insisté sur la construction d’un Royaume-Uni « ouvert sur le monde » qui signerait ses propres accords commerciaux avec des pays du Commonwealth, les géants asiatiques et les Etats-Unis.

    A cet égard, elle a reçu dimanche le soutien enthousiaste du président élu américain Donald Trump, qui a annoncé au Times vouloir conclure « très rapidement » un tel accord.

    Mais Mme May risque de se heurter à l’intransigeance des autres leaders européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, qui refusent une « Europe à la carte ».

    Quelques heures avant son discours, la Première ministre polonaise Beata Szydlo a répété sa préférence pour un « soft » Brexit qui garantisse « les droits des citoyens polonais et européens ».

    Le ministre des Affaires étrangères autrichien, Joerg Schelling, a lui estimé que « le Brexit allait prendre cinq plutôt que deux ans ». « Personne ne sait ce qui va se passer exactement », a-t-il dit.

    Pour Theresa May, il s’agissait mardi non seulement d’exposer son plan mais aussi de pacifier un pays profondément divisé depuis le référendum.

    Dans son discours, elle a ainsi également appelé ses concitoyens à « mettre de côté les vieilles divisions et s’unir pour faire du Brexit un succès », plaidant pour la fin des « insultes » et de la rancœur.

    Theresa May veut un accord douanier entre le Royaume-Uni et l’UE

    Londres – La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi qu’elle voulait un accord douanier entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, qui pourrait passer par la conclusion d’un accord complètement nouveau ou intégrer des éléments d’accords existants.

    « Je ne veux pas que le Royaume-Uni soit membre de la politique commerciale commune (de l’UE) et je ne veux pas que nous soyons liés aux tarifs extérieurs communs, ce sont des éléments de l’union douanière qui nous empêcheraient de conclure nos propres accords commerciaux avec d’autres pays. Mais je veux que nous ayons un accord douanier avec l’UE », a souligné Mme May lors d’un discours très attendu sur le Brexit.

    « Que ce soit un accord douanier complètement nouveau, que nous devenions membre associé de l’union douanière d’une certaine manière, ou que nous restions signataires de certains de ses aspects, je n’ai pas d’a priori », a précisé Mme May.

    Elle a assuré avoir « un esprit ouvert » à ce sujet, ajoutant que l’objectif était « d’enlever autant de barrières que possible au commerce ».

    A ce sujet, elle a souligné qu’elle voudrait conclure « un accord de libre-échange large et ambitieux avec l’Union européenne » qui lui permettrait d’avoir le meilleur accès possible au marché unique européen que le Royaume-Uni va quitter.

    « Je veux que le Royaume-Uni soit en capacité de fixer son propre objectif tarifaire à l’OMC, ce qui signifie que nous pourrions conclure des accords de libre-échange non seulement avec l’UE mais aussi avec nos amis et alliés hors d’Europe », a ajouté la Première ministre.

    « fourberies de Sapin » ??

    11 commentaires

    5Le déficit de l’État français se réduit: 3,3 milliards de moins que prévu en 2016

    Le déficit du budget de l’État a été réduit en 2016 à 68,9 milliards d’euros, soit 3,3 milliards de mieux qu’initialement prévu et 1,6 milliard de mieux qu’en 2015.

    C’est la bonne nouvelle de ce début de semaine: le déficit budgétaire de l’État français en 2016 est moins élevé que prévu. Il s’est établi à 68,9 milliards d’euros, soit 1,5 milliard de moins qu’en 2015, et surtout 3,3 milliards de mieux qu’initialement prévu, se sont félicités le ministre de l’Économie et des finances Michel Sapin et le secrétaire d’État au budget Christian Eckert.

    À l’origine, la loi de finances 2016 prévoyait un déficit de 72,3 milliards d’euros. La loi de finances rectificative, voté en octobre en raison des bonnes rentrées fiscales, prévoyait, elle, un déficit de 69,9 milliards d’euros à la fin de l’année. Dans les deux cas, le déficit de l’année dernière fait mieux que prévu – respectivement 3,3 et 1 milliard.

    En 2015, le déficit du budget de l’État s’était établi à 70,5 milliards d’euros.

    17,3 milliards de moins entre 2012 et 2016

    « Un milliard, ce n’est pas rien, sachant que c’est le budget de l’État qui porte la quasi-totalité des baisses d’impôt pour les ménages (…) et des baisses de charges pour les entreprises, a estimé Michel Sapin lors de ses voeux à la presse, ce mardi 17 janvier. L’État a tenu son objectif de dépenses, les dépenses du budget général ont été maîtrisées. »

    Entre 2012 et 2016, le déficit de l’État a été ramené de 87,2 milliards à 69,9 milliards d’euros -son niveau le plus bas depuis 2008-, soit une baisse de 17,3 milliards, note Le Monde. Il avait atteint un pic de 148,8 milliards d’euros en 2010.

    L’objectif de déficit public 2016 sera-t-il atteint?

    « Le très bon résultat pour 2016 renforce les arguments qui laissent penser que nous atteindrons l’objectif de déficit public », fixé à 3,3% en 2016, a souligné Michel Sapin, assurant que ce résultat budgétaire avait été atteint « grâce à une maîtrise réelle des dépenses » et au « sérieux budgétaire » du gouvernement.

    Le déficit budgétaire n’est qu’une des composantes du déficit public, qui intègre également les comptes des collectivités locales et de la sécurité sociale. Ce chiffre ne sera connu qu’au printemps.

    Selon le secrétaire d’État au Budget Christian Eckert, les dépenses de l’État ont baissé de 6 milliards d’euros entre 2012 et 2016. « Dire que les dépenses et le déficit de l’État explosent, comme le dit parfois l’opposition, c’est une ânerie, a-t-il souligné.

    Déficit de l’Etat: Le gouvernement fait mieux que prévu, Michel Sapin se félicite

    FINANCES Il a été réduit en 2016 à 68,9 milliards d’euros, soit 3,3 milliards de mieux qu’initialement prévu…

    Le ministère du Budget à Bercy.
    Le ministère du Budget à Bercy. – NICOLAS MESSYASZ/SIPA

    20 Minutes avec AFP

    C’est une bonne nouvelle pour les finances de l’Etat. Le déficit du budget de l’Etat a été réduit en 2016 à 68,9 milliards d’euros, soit 3,3 milliards de mieux qu’initialement prévu et un milliard de mieux qu’en 2015, a annoncé ce mardi le ministre des Finances Michel Sapin.

    « Un milliard, ce n’est pas rien, sachant que c’est le budget de l’Etat qui porte la quasi-totalité des baisses d’impôt pour les ménages […] et des baisses de charges » pour les entreprises, a estimé Michel Sapin lors de ses vœux à la presse.

    « Une maîtrise réelle des dépenses » et un « sérieux budgétaire »

    Le gouvernement avait prévu dans son projet de loi de finances 2016 un déficit de 72,3 milliards d’euros. Cet objectif avait été revu à 69,9 milliards d’euros dans le cadre du projet de loi de finances rectificative voté à l’automne, en raison des bonnes rentrées fiscales.

    >> A lire aussi : Comment réduire le déficit public?

    « Le très bon résultat pour 2016 renforce les arguments qui laissent penser que nous atteindrons l’objectif de déficit public », fixé à 3,3 % en 2016, a souligné Michel Sapin, assurant que ce résultat budgétaire avait été atteint « grâce à une maîtrise réelle des dépenses » et au « sérieux budgétaire » du gouvernement.

    Le déficit budgétaire n’est qu’une des composantes du déficit public, qui intègre également les comptes des collectivités locales et de la sécurité sociale. Ce chiffre ne sera connu qu’au printemps.

    Le déficit de l’État a baissé un peu plus que prévu en 2016

    Michel Sapin et son secrétaire d’État au Budget ont mis en avant leur sérieux budgétaire. Mais ils ont bénéficié de la baisse des intérêts de la dette.

      Le Point.fr

    Micher Sapin et Christian Eckert ont promis de revenir sous 3 % de déficit en 2017, mais le Haut Conseil des finances publiques est sceptique sur cet objectif.
    Micher Sapin et Christian Eckert ont promis de revenir sous 3 % de déficit en 2017, mais le Haut Conseil des finances publiques est sceptique sur cet objectif. © AFP

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