Les parisiens…ne marchent plus!

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Voie sur berges : 168 élus signent une lettre ouverte à Anne Hidalgo

Voie sur berges : 168 élus signent une lettre ouverte à Anne Hidalgo
@ FRANCOIS GUILLOT / AFP

Les élus dénoncent l’aggravation des bouchons dans Paris intra-muros et au-delà suite à la piétonnisation de la voie sur berges rive droite voulue par Anne Hidalgo.

Pour eux, la fermeture de la voie sur berges rive droite à Paris est la pire des initiatives. 168 maires de la banlieue parisienne, maires d’arrondissement, élus de Paris, des départements de la petite et de la grande couronne ont écrit une lettre ouverte à Anne Hidalgo pour lui signifier leur colère. Parmi eux, Rachida Dati, maire de Paris 7, Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, Jean-François Copé, maire de Meaux, mais aussi les maires d’Asnières, de Boulogne-Billancourt, de Corbeil-Essonnes ou d’Aulnay-sous-Bois.

« L’aggravation des bouchons ». Depuis la piétonnisation de la voie sur berges rive droite, ces élus déplorent les « conséquences dramatiques sur l’aggravation des bouchons pour la traversée de la capitale, sur le périphérique et, au-delà, les répercussions majeures en banlieue sur des axes de circulation essentiels (A4, A13, A86) ». Dans cette lettre publiée par Le Figaro, ils dénoncent « l’indifférence » de la maire de Paris à l’égard « des habitants de la petite et de la grande couronne », obligés de se déplacer en voiture et qui sont « fatigués et en colère ».

Un front commun avec Pécresse. Dans cette démarche, ces 168 élus ont annoncé leur intention de s’associer à la bataille juridique enclenchée par Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, qui a déposé un recours devant le tribunal administratif pour rouvrir à la circulation la voie sur berges rive droite.

Sur le même sujet :
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    Par AFP
    Embouteillage de véhicules le 16 octobre 2016 sur rive droite à ParisEmbouteillage de véhicules le 16 octobre 2016 sur rive droite à Paris Photo FRANCOIS GUILLOT. AFP
  • 168 maires d’Ile-de-France, principalement LR, interpellent la maire PS de Paris Anne Hidalgo sur la fermeture des voies sur berges rive droite, dans une lettre ouverte où ils s’associent au recours déposé par la Région devant le tribunal administratif pour contester cette mesure.

    Dans cette lettre ouverte publiée sur le site du Figaro, ces élus, parmi lesquels Patrick Balkany, Gilles Carrez, Jean-François Copé, Rachida Dati, Claude Goasguen, Philippe Goujon, Christian Jacob, Yves Jego, Jean-Christophe Lagarde, Gérard Larcher, André Santini, Jean-François Vigier ou Georges Tron, dénoncent une «décision unilatérale» qui a «des conséquences dramatiques sur l’aggravation des bouchons».

    «L’aggravation des encombrements entraîne une détérioration de la vie quotidienne de dizaine de milliers de Franciliens qui ne demandent qu’à exercer leur activité professionnelle, parfois à plus d’une heure de leur domicile».

    Ils dénoncent «cette indifférence à l’égard des habitants de la petite et de la grande couronne».

    «Les habitants de nos communes qui travaillent à Paris, les Parisiens qui travaillent dans nos communes, et qui n’ont pas la possibilité de se déplacer dans des transports en commun insuffisants ou déjà saturés, sont fatigués et en colère», écrivent les élus, réclamant que les projets de piétonisation de Paris «soient réexaminés dans la concertation, la transparence et avec le souci de la cohésion des territoires».

    «Voilà pourquoi nous avons décidé de déposer des recours en annulation de cette décision, ou de nous associer au recours déposé par la Région et des départements d’Ile-de-France», concluent-ils.

    La Région, présidée par Valérie Pécresse (Les Républicains), et cinq départements franciliens (Hauts-de-Seine, Yvelines, Val d’Oise, Essonne et Seine-et-Marne) ont déposé le 24 novembre un recours devant le tribunal administratif de Paris pour contester la piétonisation des voies sur berges rive droite décidée par la maire PS de Paris.

    Voulue par Anne Hidalgo pour lutter contre la pollution de l’air, la fermeture de la voie Georges-Pompidou, qui n’en finit plus de susciter la polémique, interdit aux voitures 3,3 km du quai bas le long de la Seine, de l’entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe).

     

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Crash aérien: Ce que l’on sait du crash

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Airbus se réorganise en supprimant un millier de postes

Le constructeur aéronautique a confirmé le 29 novembre des suppressions de postes et la fermeture de son site francilien de Suresnes.

Un A380 en cours d’assemblage à l’usine Airbus de Toulouse-Blagnac.

ZOOM

Un A380 en cours d’assemblage à l’usine Airbus de Toulouse-Blagnac. / REMY GABALDA/AFP

Les craintes de syndicats se sont confirmées le 29 novembre. Airbus Group a annoncé lors d’un comité de groupe européen à Toulouse que son plan de réorganisation allait conduire à la suppression d’un millier de postes.

Cette restructuration du groupe passe notamment par la fusion entre la maison mère, Airbus Group et sa principale filiale, Airbus Commercial Aircraft produisant les avions commerciaux et pesant 70 % de l’activité totale.

Ce rapprochement devrait conduire à supprimer 1 164 postes en Europe. Dans le même temps, 230 nouveaux postes devraient être créés, en particulier dans les activités liées au numérique.

Les licenciements ne sont pas exclus

Au total, le solde négatif atteint donc 934 postes. Il s’accompagne aussi d’un déménagement de certains postes. Ce sera notamment le cas avec la fermeture mi-2018 du site de Suresnes (Haut-de-Seine) dont une partie des activités de recherches seront transférées vers le siège toulousain d’Airbus. Seuls resteront sur place une dizaine de salariés du service des relations publiques.

> A lire : L’Airbus A380 bat de l’aile

La réorganisation devrait se faire par des départs volontaires, a assuré la direction. Toutefois, Airbus n’exclut pas d’avoir recours à des licenciements si les objectifs fixés n’étaient pas au rendez-vous. « Si nous n’y parvenons pas, nous serons obligés ensuite de rentrer dans des licenciements économiques contraints, ce qui n’a jamais été le cas dans le passé car nous avons toujours trouvé des solutions », explique Thierry Baril, le DRH du groupe.

A lire : Le duel Airbus-Boeing au menu du salon de l’aéronautique

Les syndicats ont évidemment mal réagi à ces suppressions de postes qu’ils attribuent à une « logique financière ». Un responsable du syndicat FO, majoritaire, reconnaissait toutefois que « la direction a semblé être très attentive au traitement social » privilégiant « des retraites anticipées, des reclassements, de la mobilité ».

La concurrence chinoise

L’entreprise, elle, met surtout en avant la nécessité de s’adapter aux évolutions du marché marqué par la concurrence de son grand rival américain Boeing mais aussi par à l’émergence de compétiteurs chinois.

Airbus connaît également des soucis avec son programme de très gros porteur A380, dont les ventes déçoivent, des déboires dans son programme d’avion de transport militaire A400M et des difficultés du côté de sa filiale hélicoptères qui a annoncé un plan de départs volontaires le mois dernier.

> A lire : Airbus et Safran lancent leur coentreprise spatiale

Airbus demeure malgré tout un champion européen plutôt en forme. Au premier semestre 2016, l’entreprise affichait un chiffre d’affaires stable et un bénéfice en hausse, dopé par quelques éléments exceptionnels. Surtout, le constructeur dispose d’un carnet de commandes au plus haut, avec près de 7 000 avions encore à produire. Ce qui représente au minimum 10 ans de travail et 1 000 milliards d’euros de recettes.

L’avionneur Airbus annonce 1164 suppressions de postes en Europe

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Photo AFP

L’avionneur européen Airbus a annoncé mardi la suppression de 1164 postes en Europe dans le cadre d’un plan de restructuration, et pourrait fermer son site de Suresnes, en région parisienne, selon les syndicats.

Cette réorganisation se fera sur la base du volontariat, a précisé le directeur des ressources humaines, Thierry Baril, à l’AFP. «Si début 2018, nous devions constater que ces mesures volontaires accompagnées ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints», a-t-il toutefois ajouté.

Dans le détail, 640 postes seront supprimés en France, 429 en Allemagne, 39 en Espagne, 54 au Royaume-Uni, un en Belgique et un en Inde. «Cela représente 11% des effectifs considérés», selon Thierry Baril.

La restructuration du groupe européen, qui emploie 136 000 employés en tout, consiste à fusionner à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS) et du groupe (Airbus Group SAS) d’ici à juillet/août 2017.

La direction a précisé mardi aux syndicats, lors d’un comité européen à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse, qu’en outre 325 postes seront transférés, principalement de Suresnes et du site allemand d’Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.

«La direction a confirmé la suppression de 1164 postes dans tous les sites et la création de 230 emplois, ce qui fait un solde net de moins de 1000 suppressions de postes au total», a pour sa part indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur du syndicat Force ouvrière (FO) pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

«La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 mobilités de Suresnes vers Toulouse», a-t-il ajouté.

À Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seuls une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de «fermeture» de ce site.

Les syndicats dénoncent une «logique financière» qui pousse un groupe à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production, à supprimer plus de 1000 postes.

La direction rétorque qu’elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence exacerbée avec son rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois.

Airbus supprimera 1164 postes mais promet de tenter d’éviter les licenciements

(ajoute détails sur secteurs touchés et nouvelles déclarations syndicales)

Blagnac/Paris (awp/afp) – La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

« L’impact social du plan Gemini représente 1164 positions », a déclaré à l’AFP Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, « un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés, essentiellement vers Toulouse », a-t-il précisé en les chiffrant à 325.
Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.
Mais « tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat », a affirmé M. Baril. « Si, début 2018, nous devions constater que ces mesures ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints », a reconnu M. Baril.
Le plan de restructuration s’inscrit dans un contexte de concurrence exacerbée avec le rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois. Airbus relativise les 1164 postes à supprimer avec des effectifs qui atteignent 136’600 personnes dans le monde, et 54’000 en France.
Les négociations sur le traitement social doivent se tenir jusqu’à l’été prochain, précise Airbus, qui dit de plus prévoir la création de 230 postes liés à de nouvelles compétences.
Les suppressions de postes, annoncées lors d’un comité de groupe européen au siège d’Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la « fermeture » du site de Suresnes, selon les syndicats.

« La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 +mobilités+ de Suresnes vers Toulouse », a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

A Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seule une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de « fermeture » du site historique.
Les suppressions n’impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où devraient être transférés de nombreux postes.

– « Logique financière » –
M. Dréno, de FO, reconnaît que « la direction a semblé être très attentive au traitement social ». « On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale », a-t-il ajouté en référence aux plans de suppressions de postes qui ont jusqu’à présent tous été mis en oeuvre chez Airbus sans licenciements.
Mais les syndicats restent vigilants, doutant du bien-fondé de la réorganisation.
« On suspecte la direction de vouloir faire des économies », a souligné M. Dréno. « La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la +bureaucratie+ mais ces salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette +bureaucratie+ », a-t-il insisté.
Les syndicats voient plutôt une « logique financière » au plan Gemini, soulignant que le groupe est à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production.
« On peut comprendre que le groupe se réorganise », reconnaît Thierry Préfol, coordinateur chez Airbus Group pour la CFE-CGC, deuxième syndicat. « Mais le groupe a les moyens financiers pour éviter tout licenciement sec », ajoute-t-il.

Jean-Marie Peeters, représentant au comité européen de la CFTC (troisième syndicat), dénonce quant à lui une logique qui « veut améliorer le cours des actions ».
Evoquant un « mouvement d’ampleur », le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue a pour sa part promis qu’il « accompagnerait à la fois les salariés et les territoires ».
Le plan Gémini consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l’activité) avec le groupe (Airbus Group SAS), afin de faire naître une nouvelle entité baptisée tout simplement « Airbus ».

Dans un communiqué, le pdg du groupe, l’Allemand Tom Enders, évoque le besoin de « structures plus légères », estimant que « l’intégration va à terme renforcer Airbus afin d’assurer sa future compétitivité ».
Sur les 1.164 réductions de postes, 640 positions se situent en France, à Suresnes, Toulouse et Marignane; 429 en Allemagne, principalement à Hambourg, Brême, Ulm et Ottobrunn; 39 en Espagne; 54 au Royaume-Uni; un en Belgique et un en Inde, selon la direction.

Airbus supprimera plus d’un millier de postes en évitant de licencier

Blagnac (France) (AFP)

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1.164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

« L’impact social du plan Gemini représente 1.164 positions », a déclaré à l’AFP Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, « un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés, essentiellement vers Toulouse », a-t-il précisé en les chiffrant à 325.

Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.

Mais « tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat », a affirmé M. Baril. « Si, début 2018, nous devions constater que ces mesures ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints », a reconnu M. Baril.

Le plan de restructuration s’inscrit ainsi dans un contexte de concurrence exacerbée avec le rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois. Airbus relativise les 1.164 postes à supprimer avec des effectifs qui atteignent 136.600 personnes dans le monde, et 54.000 en France.

Les négociations sur le traitement social doivent se tenir jusqu’à l’été prochain, précise Airbus, qui dit de plus prévoir la création de 230 postes liés à de nouvelles compétences.

Les suppressions de postes, annoncées lors d’un comité de groupe européen au siège d’Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la « fermeture » du site de Suresnes, selon les syndicats.

« La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 +mobilités+ de Suresnes vers Toulouse », a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

A Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seule une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de « fermeture » du site historique.

Les suppressions n’impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où devraient être transférés de nombreux postes.

Une « logique financière »

M. Dréno, de FO, reconnaît que « la direction a semblé être très attentive au traitement social ». « On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale », a-t-il ajouté, en référence aux plans de suppressions de postes qui ont jusqu’à présent tous été mis en oeuvre chez Airbus sans licenciements.

Mais les syndicats restent vigilants, doutant du bien-fondé de la réorganisation.

« On suspecte la direction de vouloir faire des économies », a souligné M. Dréno. « La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la +bureaucratie+ mais ces salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette +bureaucratie+ », a-t-il insisté.

Les syndicats voient plutôt une « logique financière » au plan Gemini, soulignant que le groupe est à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production.

« On peut comprendre que le groupe se réorganise », reconnaît Thierry Préfol, coordinateur chez Airbus Group pour la CFE-CGC, deuxième syndicat. « Mais le groupe a les moyens financiers pour éviter tout licenciement sec », ajoute-t-il.

Jean-Marie Peeters, représentant au comité européen de la CFTC (troisième syndicat), dénonce quant à lui une logique qui « veut améliorer le cours des actions ».

Evoquant un « mouvement d’ampleur », le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue a pour sa part promis qu’il « accompagnerait à la fois les salariés et les territoires ».

Le plan Gémini consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l’activité) avec le groupe (Airbus Group SAS), afin de faire naître une nouvelle entité baptisée tout simplement « Airbus ».

Dans un communiqué, le P-DG du groupe, l’Allemand Tom Enders, évoque le besoin de « structures plus légères », estimant que « l’intégration va à terme renforcer Airbus afin d’assurer sa future compétitivité ».

Sur les 1.164 réductions de postes, 640 positions se situent en France, à Suresnes, Toulouse et Marignane; 429 en Allemagne, principalement à Hambourg, Brême, Ulm et Ottobrunn; 39 en Espagne; 54 au Royaume-Uni; un en Belgique et un en Inde, selon la direction.

Airbus : les salariés sous le choc après la confirmation des suppressions de postes

Hélène Vergne est devant le siège du groupe Airbus dans la banlieue de Toulouse (Haute-Garonne). Elle décrit la première réaction des salariés après l’annonce de suppressions de postes.

France 2France Télévisions


De la morosité et de l’inquiétude, ce sont les premières réactions des délégués syndicaux qui sont sortis d’une réunion il y a 30 minutes avec la direction d’Airbus. « Ils confirment la suppression de 1164 postes dont 440 en France et sans surprise, c’est le site de Suresnes en région parisienne (Hauts-de-Seine) qui est le plus impactée. Il devrait fermer courant 2018« , relate Hélène Vergne.

Jusqu’à 2018 pour fixer les modalités de la restructuration

La direction d’Airbus s’est engagée à tout faire pour éviter les licenciements secs et privilégier les départs à la retraite, les départs à la retraite anticipés ou la mobilité géographique. « Ce n’est que début 2018, si le compte n’y est pas, que des licenciements secs seront envisagés. Ça veut dire que la direction et les syndicats ont plusieurs mois devant eux pour discuter et arrêter les modalités précises de cette restructuration« , conclut la journaliste.

Airbus supprimera plus d’un millier de postes

AFP
891494-la-restructuration-de-l-avionneur-airbus-entrainera-la-suppression-de-plus-de-1300-postes-selon-lesLa restructuration de l’avionneur Airbus entraînera la suppression de plus de 1.300 postes, selon les syndicats Photo Rémy GABALDA. AFP

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1 164 postes en Europe mais a promis de tout faire pour éviter des licenciements secs. Le gouvernement promet d’accompagner les salariés.

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1 164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

«L’impact social du plan Gemini représente 1 164 positions», a déclaré Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, «un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés essentiellement vers Toulouse», a-t-il précisé en les chiffrant à 325.

Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.

Mais «tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat», a affirmé Thierry Baril. «Si nous n’y parvenons pas, nous serons obligés ensuite de rentrer dans des licenciements économiques contraints, ce qui n’a jamais été le cas dans le passé car nous avons toujours trouvé des solutions», a-t-il cependant ajouté.

«C’est une opération de restructuration, nous allons proposer un plan social qui comportera dans un premier temps des mesures volontaires», a-t-il déclaré. «Si début 2018, nous devions constater que ces mesures volontaires accompagnées ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints», a précisé Thierry Baril.

Le groupe prévoit de plus de créer 230 postes liés à de nouvelles compétences pour assurer la transformation numérique du groupe.

Le gouvernement va épauler les salariés et les territoires touchés par la restructuration au sein d’Airbus, a dit mardi le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue. «Le rôle qui est le mien est d’accompagner à la fois les salariés, d’accompagner les territoires dans ces évolutions», a assuré le secrétaire d’Etat.

Suresnes «fermé», selon les syndicats

Ces mesures, annoncées lors d’un comité de groupe européen au siège d’Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la «fermeture» du site de Suresnes, selon les syndicats.

«La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 « mobilités » de Suresnes vers Toulouse», a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire). A Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seuls une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de «fermeture» du site historique.

Les suppressions n’impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où au contraire devraient être transférés de nombreux postes.

Pour le responsable FO, «la direction a semblé être très attentive au traitement social, il va y avoir un ensemble de mesures comme des retraites anticipées, des reclassements, de la mobilité». «On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale», a-t-il ajouté en référence au fait que jusqu’ici aucun plan de suppressions de postes mis en oeuvre chez Airbus ne s’est traduit par des licenciements secs. «On suspecte la direction de vouloir faire des économies», a-t-il toutefois souligné. «La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la « bureaucratie » mais ses salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette « bureaucratie »», a-t-il insisté.

Les syndicats ont dit douter du bien-fondé de la réorganisation du groupe, y voyant plutôt une «logique financière». Le groupe est en effet à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1 000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production, soulignent les organisations syndicales.

Airbus emploie près de 140 000 personnes dans le monde, et 54 000 en France.

La direction avance qu’elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence exacerbée avec son rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois. «Plus le nombre de postes impactés restera conséquent, plus la facture sociale sera lourde, plus la direction devra mettre « la main au portefeuille »», a de son côté réagi le syndicat CFE-CGC dans un communiqué.

Airbus : 1100 suppressions de postes, les syndicats vent debout

Airbus : 1100 suppressions de postes, les syndicats vent debout(Easybourse.com)

L’avionneur a dévoilé mardi un nouveau plan de réorganisation qui prévoit la suppression de 1164 postes dans le monde, dont plus de 600 en France, où le site de Suresnes va fermer. Les syndicats ne décolèrent pas.

Airbus a choisi la méthode dure. Le groupe a annoncé mardi plus d’un millier de suppressions de postes dans le cadre de la réorganisation de ses activités. « La direction a confirmé la suppression de 1 164 postes dans tous les sites et la création de 230 emplois, ce qui fait un solde net de moins de 1 000 suppressions de postes au total. La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 mobilités de Suresnes vers Toulouse », a indiqué à a presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

Au total, quelque 640 emplois vont être supprimés en France d’ici 2018 selon la CGT. La direction dit vouloir privilégier les départs volontaires, les départs à la retraite et en pré-retraite et la mobilité interne. Mais les syndicats craignent des licenciements secs, notamment pour les salariés qui n’accepteraient de rejoindre le nouveau siège social du groupe à Toulouse. Les négociations sur les conditions de départ volontaire s’ouvriront en janvier et devraient durer 6 mois.

Airbus Group a annoncé fin septembre qu’il fusionnerait avec Airbus Commercial Aircraft, sa division d’avions civils au sein d’une nouvelle entité baptisée Airbus. La réorganisation vise à simplifier la gouvernance et à optimiser l’efficacité d’un groupe aéronautique et spatial doté d’une organisation complexe, issue de fusions successives. « L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la bureaucratie mais ses salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette bureaucratie », a souligné Yvonnick Dreno. « On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale « , a-t-il ajouté.

« On parle de 1% du personnel sur un total de 136.000 employés dans le monde », a réagi un porte-parole de l’avionneur cité par le site Toul’éco, ajoutant que la direction « souhaiterait éviter les licenciements secs ».

Vers 15h50 le titre avance de 0,4% sur un CAC 40 en hausse de 0,3%.

Airbus supprime plus d’un millier d’emplois, les syndicats préoccupés

Malgré un carnet de commandes garni pour dix ans, l’avionneur supprime 1164 emplois dans le cadre de son plan de restructuration, dont 640 en France.

Redouté par les employés, le couperet est tombé ce mardi 29 novembre. A l’issue d’un comité européen de groupe, qui s’est tenu au siège à Blagnac, Airbus a annoncé la suppression de 1164 emplois dans le cadre d’un plan de restructuration nommé « Gemini ». 325 postes seront transférés vers d’autres sites du groupe.
« On parle de 1% du personnel sur un total de 136.000 employés dans le monde », réagit un porte-parole de l’avionneur, qui assure que la direction « souhaiterait éviter les licenciements secs ». Dans le détail, la France paye un lourd tribut avec 640 postes supprimés. Les sites de Toulouse et Marignane sont concernés. Mais c’est le département de la recherche, installé à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, qui est le plus touché. Le site fermera ses portes mi-2018, entraînant à lui seul la suppression de 308 postes.

« Nous ne sommes pas vraiment surpris par les annonces de ce matin. Tom Enders nous a donné les détails. Néanmoins, nous sommes préoccupés par le nombre de postes supprimés, qui n’est pas neutre, et la fermeture de Suresnes », assure Thierry Préfol coordinateur adjoint CFE-CGC. La fermeture de Suresnes inquiète aussi Michel Molesin, coordinateur CGT Airbus Group. « C’est l’avenir d’Airbus qui est en jeu. Or, il s’agit d’une vision stratégique dramatique. Pour faire des économies, la direction sacrifie la recherche ».

Négociations salariales dès janvier

Officiellement, la réorganisation d’Airbus et la création d’un siège social unique dès le mois de janvier sous le nom Airbus, entraînent des sureffectifs. Il y a quelques semaines le PDG, Tom Enders a lancé un mouvement de réorganisation qui veut briser une logique selon laquelle des fonctions similaires existent depuis des années sur différents sites du groupe. « La recherche est visée en premier lieu, mais aussi la stratégie, et les fonctions support, comme la communication, la finance, les ressources humaines et les achats », précise Thierry Préfol.

Tom Enders veut également envoyer un message fort aux marchés financiers qui ne regardent pas tant le match des commandes d’avions entre les deux principaux constructeurs que la marge bénéficiaire. Une subtile négociation va maintenant s’engager. Durant six mois, la direction va proposer de troquer l’absence de licenciements secs contre l’acceptation, par les organisations syndicales, de départs volontaires, de mobilité sur les différents sites du groupe et de retraites anticipées.

Solutions alternatives et départs anticipés

« Nous allons proposer à la direction dès janvier des solutions alternatives et négocier des mesures d’accompagnement pour favoriser les départs volontaires anticipés. Le PSE sera mis en place à compter de juillet jusqu’à la fin 2018. Mais si on n’atteint pas le nombre suffisant de départs volontaires, la direction n’exclut pas des licenciements », prévient le coordinateur adjoint CFE-CGC.

L’avionneur se veut rassurant. Dans un communiqué, il indique que « Airbus Group prépare l’avenir en poursuivant son investissement dans le développement des compétences cœur de métier. Quelque 230 postes seront créés en vue de sécuriser les compétences essentielles nécessaires pour assurer l’avenir de la société en cette ère de transformation digitale ».
Audrey Sommazi

Sur la photo : malgré un carnet de commandes rempli, Airbus va procéder à des licenciements. Crédits : FIA 2016

En quête de rentabilité, Airbus supprime 1164 postes et ferme le site de Suresnes

Olivier James

Malgré ses succès commerciaux, l’avionneur européen cherche à améliorer encore sa compétitivité. Les suppressions de postes se sont multipliées dans le secteur aéronautique.

En quête de rentabilité, Airbus supprime 1164 postes et ferme le site de Suresnes © Airbus – D.R

 

Les syndicats, qui avaient envisagé environ un millier de postes en moins, ne se sont pas trompés. Le groupe Airbus a annoncé mardi 29 novembre qu’il allait supprimer 1164 postes. Une mesure qui trouve ses origines dans la fusion entre Airbus Group et sa principale division Airbus, officialisée en septembre dernier et effective au 1er janvier 2017. L’objectif est clair : l’avionneur, malgré ses 1000 milliards d’euros de commandes, cherche à améliorer sa rentabilité. « L’intégration va donc à terme renforcer la capacité d’Airbus à assurer sa compétitivité future et à conserver sa place de leader mondial de l’industrie aérospatiale« , a déclaré Tom Enders dans un communiqué.

Dans le détail, les suppressions de postes toucheront les fonctions supports et intégrées (RH, juridique, finances, administratifs). Egalement atteinte, l’organisation CTO (Chief Technology Office) dédiée à la recherche & technologie. Quant aux sites de Suresnes (Hauts-de-Seine), où travaillent encore environ 450 personnes, sa fermeture devrait intervenir d’ici 2019. Le site allemand de Munich va aussi voir ses effectifs se réduire. 325 personnes seront transférées vers le nouveau siège du groupe, à Toulouse. Signe des temps, l’avionneur compte créer 230 postes liés à transformation digitale du groupe, comme des spécialistes de la donnée, des logiciels, du design et des nouvelles technologies de production.

Des activités en berne

Outre ce plan de suppression de postes, le groupe Airbus procède à une réduction de la voilure dans sa branche dédiée aux hélicoptères. Dans un marché qui ne se redresse pas, Airbus Helicopters va procéder à 582 suppressions de postes sur son site de Marignane (Bouches-du-Rhône). Ce n’est pas tout. L’activité méconnue de fabrication de jet, Airbus Corporate Jet, va être arrêtée en raison de la chute des commandes dans ce secteur. La CFDT estime que cela concerne 67 postes. Au total, ce sont donc environ 1800 postes qui vont être supprimés dans les prochains mois.

Ce resserrement des rangs au sein du groupe Airbus s’inscrit dans une tendance déjà à l’œuvre dans l’entreprise. Après le pic atteint en 2013 avec 144 000 salariés, les effectifs d’Airbus Group sont retombés à 137 000 en 2015. Ils s’élèvent à environ 136 000 cette année. Difficile de prévoir l’évolution de la courbe. Mais à l’évidence, ces suppressions témoignent d’une forme de normalisation du groupe Airbus.

Baisse des effectifs dans le secteur aéronautique

Tom Enders a engagé depuis son arrivée à la tête d’Airbus Group en 2012 un profond processus de transformation : passer d’un regroupement d’entreprises liées à des Etats à une entreprise indépendante et intégrée. Avec pour corollaire la recherche de rentabilité et de versement de dividendes. Et dans cette perspective, Airbus, avec 6% de rentabilité contre 10% en moyenne dans le secteur, cherche à supprimer les doublons, à réaliser des économies, à gagner en flexibilité. D’autant que le groupe, au-delà de ses succès commerciaux, est confronté à des baisses de cadences avec l’A380 et des retards de livraisons avec l’A320neo et l’A350.

Nombre de grands acteurs aéronautique ont procédé à des baisse ces derniers mois. C’est le cas de Boeing, avec 4000 postes supprimés dans sa branche aviation commerciale sur 83000 salariés. Idem pour le motoriste Rolls-Royce (2600 emplois supprimés dans l’ingénierie aéronautique), de Bombardier (3800 postes supprimés) et d’Embraer (1500 postes). Tous à la recherche d’une plus grande compétitivité, et alors que la concurrence mondiale dans le secteur fait rage, les industriels serrent les boulons.

Europe: Airbus confirme 1 164 suppressions de postes, ferme la recherche à Suresnes

Courrier picard

d-20150125-37HTFW 2015-01-26 00:11:51

Le groupe Airbus va supprimer 1.164 postes en Europe et mettre fin à toute activité de recherche sur son site de Suresnes, en région parisienne, a confirmé mardi la direction à l’AFP à l’issue d’une réunion avec les syndicats.

Ce plan de restructuration se fera sur la base du volontariat mais le groupe n’exclut pas des licenciements si ses objectifs ne sont pas atteints en 2018, a précisé le directeur des ressources humaines, Thierry Baril.

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Aaah AIRBUS. Pourquoi garder un centre de recherche (Suresnes) quand de toute façon je bénéficie presque gratuitement du plus grand centre de recherche en France : la recherche académique. Stages, thèses, post-docs, CDD d’ingénieurs de recherche, des milliers de mains à ma portée, gratuitement, il me suffit de frapper à la porte des labos et les chercheurs me déroulent le tapis rouge et les petits fours. C’est de bonne guerre, je fais bonne usage de cette recherche : mon carnet de commandes est plein, je fais vivre beaucoup de monde, et l’état récupère largement en TVA et autres impôts l’argent qu’il a investi pour m’aider. Jusque là c’est une bien belle histoire : l’argent du contribuable soutient l’innovation d’une industrie, et génère in fine des emplois et des recettes fiscales. Mais bon, quand même, j’appartiens à des actionnaires qu’il faut nourrir, alors au diable cette belle histoire, l’important, c’est l’actionnaire. Beurk……

« c’est une victoire de fond, basée sur des convictions »

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Mathématiques et sciences : les écoliers français en chute libre

Najat Vallaud-Belkacem a évoqué pour sa part «une génération sacrifiée qui paye les choix du gouvernement de Monsieur Fillon»

En maths, les élèves de CM1 affichent les plus mauvais résultats en Europe. Najat Vallaud-Belkacem y voit le résultat des choix politiques de la droite, et du «gouvernement de M. Fillon».

Des résultats «mauvais», «inacceptables», qui «doivent nous alerter». La Ministre de l’éducation n’a pas mâché ses mots pour commenter ce 29 novembre les résultats de la France dans l’enquête internationale Timss (Trends in Mathematics and Science Study*), qui mesure depuis 1995 les performances des élèves en mathématiques et en science par niveau scolaire. Lors de la dernière évaluation, menée en 2015, les élèves français de CM1 ont été testés. Une première qui fait l’effet d’une douche froide… Car ils arrivent bons derniers (22e) dans l’Union européenne en mathématiques. Et se classent en avant dernière position, en sciences, devant Chypre.

Inquiétants, ces résultats sont clairement un avant-goût du fameux classement international Pisa, attendu le 6 décembre prochain. Et ce d’autant que la dernière évaluation, menée en 2015, porte plus spécifiquement sur les sciences.

Pour l’heure, Timss nous apprend qu’en France, 13 % des élèves n’ont pas les connaissances élémentaires en maths. En sciences, ils sont 12 % dans ce cas. L’étude constate par ailleurs que les professeurs des écoles français expriment plus fréquemment que leurs collèges européens un malaise face à l’enseignement des disciplines scientifiques.

Vallaud-Belkacem «charge» Fillon

Dans une note publiée dans la foulée de ces résultats, la Depp, le service statistique de l’Éducation nationale relève que les élèves de CM1 testés en 2015 ont suivi «toute leur scolarité élémentaire avec les programmes mis en place en 2008», par Xavier Darcos, alors ministre de l’éducation du gouvernement Fillon.

Plus politique que jamais, Najat Vallaud-Belkacem n’a pas hésité à «charger» l’ancien Premier Ministre, aujourd’hui candidat de la droite à l’élection présidentielle 2017. Lequel a largement critiqué la semaine dernière les programmes 2016 élaborés par la gauche, à commencer par les programmes d’histoire rédigés selon lui «par des idéologues qui veulent imposer leur vision de l’histoire».

Najat Vallaud-Belkacem évoque pour sa part «une génération sacrifiée qui paye les choix du gouvernement de Monsieur Fillon». «Les élèves le payeraient encore à l’avenir si l’on remettait en place une telle politique» a lancé la ministre en campagne. «C’est en poursuivant une politique de recrutements massifs des enseignants, en les formant que nous réparerons les fragilités du système éducatif».

Il faudra cependant attendre la prochaine évaluation Timss, dans quatre ans, pour le confirmer.

Domination des pays asiatiques

Au-delà de la seule Europe, les résultats de Timss 2015 confirment la domination des pays asiatiques. Singapour, Hong Kong, la Corée du Sud, Taïwan et le Japon trustent les cinq premières places du classement. En maths, c’est l’Irlande du Nord qui arrive derrière eux, en 6e position. En sciences, il s’agit de la Finlande qui se hisse à la 7e position derrière la Russie. Avec un score de 488 points en mathématiques et 487 en sciences, la France se situe en deçà de la moyenne internationale (500 points en maths et en sciences) et de la moyenne européenne (527 points en maths, 525 en sciences).

*Coordonnée par l’IEA (International association for the evaluation of education achievment), l’enquête Timss a testé environ 5.000 écoliers français au printemps 2015, ainsi que des dizaines de milliers d’enfants dans 48 autres pays ou provinces.

Tout va bien! Fiiillon revient!…

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Victoire de Fillon : l’autoroute vers une victoire à l’élection présidentielle ?

DÉBAT – Les éditorialistes Alain Duhamel et Nicolas Domenach livrent leur analyse sur les enjeux qui attendent François Fillon dans la perspective de l’élection présidentielle en 2017.

Alain Duhamel et Nicolas Domenach >
Duhamel et Domenach: victoire de Fillon, l’autoroute vers une victoire à l’élection présidentielle ? Crédit Image : RTL | Crédits Média : RTL.fr |

Avec près de 66,5% des voix, la victoire est écrasante pour François Fillon au second tour de la primaire de la droite et du centre. Incarnant une rupture franche et assumée avec la politique actuelle, le député de Paris a-t-il désormais une autoroute vers la victoire à l’élection présidentielle de mai 2017 ? « Il est le grand favori et de loin », assure l’éditorialiste Alain Duhamel, au micro de RTL, « mais à condition de ne pas regarder le parcours à venir comme une autoroute mais comme une montagne », nuance-t-il.

Si François Fillon occupe cette place de grand favori, selon Alain Duhamel, c’est qu’il est légitimé par l’ensemble de sa famille politique, que ses adversaires sont en mauvaise posture et particulièrement à gauche, qu’il a déjà adopté un discours souverainiste à l’attention des électeurs du FN et qu’il est porté par le fort désir d’alternance. En revanche, l’éditorialiste ne manque pas d’énoncer ses handicaps : « Les gens n’ont pas forcément envie d’alternatives, c’est-à-dire de changement radical notamment en terme de politique sociale », égraine Alain Duhamel. « D’autre part, il y a un rejet de ceux qui sont en place et il ne faudrait pas, de son point de vue, qu’il apparaisse comme étant tellement grand favori que c’est lui qui est en place », poursuit l’éditorialiste.

Il ne gagnera pas s’il ne prend pas en compte les préoccupations sociales qu’il n’a pas manifesté jusqu’ici      Nicolas Domenach, éditorialiste RTL

« On connait bien l’ivresse des profondeurs, on connait moins bien l’ivresse des hauteurs. Et ce qui le menace, c’est cette ivresse là », avertit Nicolas Domenach au micro de RTL. Selon lui, les supporters de Fillon s’arment déjà d’une certaine arrogance en annonçant d’emblée qu’il ne négociera sur aucun point, sinon à la marge. Or, sa victoire nette et sans bavure soulève toutefois quelques questions en vue de l’élection présidentielle, selon l’éditorialiste : « Cette prétention au libéralisme qui ne correspond pas au souhait des Français qui veulent plus de protection et qui ont des traditions sociales vraiment très opposées à cela », avance-t-il. « Je crois qu’il ne gagnera pas s’il ne prend pas en compte les préoccupations sociales qu’il n’a pas manifesté jusqu’ici », analyse Nicolas Domenach.
Alain Duhamel rejoint Nicolas Domenach sur le fait que « les Français n’ont pas envie de mettre leur modèle social en pièce ». « Mais ils ont aussi envie d’autorité », tranche-t-il. « Et quand on parle de protection, il y a aussi la protection culturelle, identitaire et physique. Tout ça compte », martèle Alain Duhamel.
Si pour Nicolas Domenach, François Fillon doit s’ouvrir et se rapprocher du centre, Alain Duhamel estime de son côté que ce n’est pas à lui d’en faire la démarche : « La question est de savoir si le centre se rapproche de lui ».

Victoire de François Fillon : rassembler encore

Les indices avaient été semés lors du débat télévisé très digne avant le second tour de cette primaire de la droite et du centre. Les deux candidats encore en lice avaient indiscutablement créé les conditions d’un rassemblement, quel que soit le vainqueur de cette première à droite. Maintenant que François Fillon a été magistralement élu, en faisant mentir la plupart des pronostics d’avant premier tour, les conditions sont réunies pour que la droite parlementaire aborde dans les meilleures conditions la présidentielle, contre la principale menace : Marine Le Pen et son rassemblement d’extrême droite.

Le danger ne viendra pas du candidat de gauche, quel qu’il soit. La majorité actuelle s’est installée dans une formidable division. On a même du mal à en compter les candidats déclarés issus de ses rangs ou ceux qui sont en passe de le faire. Son horizon est encore assombri parce qu’elle a été incapable de fédérer : les écologistes conduits par Yannick Jadot et les insoumis de Jean-Luc Mélenchon renforcés depuis hier par le soutien du Parti communiste, et même le minuscule Parti radical de gauche contribueront à accroître la dispersion. Sombre bilan – qu’il soit candidat ou pas – pour le président sortant.

Du coup, la responsabilité sur les épaules de François Fillon, démocratiquement désigné, est immense. Fort de sa très belle victoire, nourrie par des engagements de rupture dans le champ économique et social, il devra désormais veiller à ce que ses promesses – s’il est élu président de la République – n’ouvrent pas de nouvelles fractures dans la société française. Il a été étonnamment audacieux sur le fond et dans la forme. Il lui reste à élargir le rassemblement qui lui a valu sa victoire.

Victoire de Fillon : et maintenant, l’hypothèse Bayrou

R.L.
François Bayrou s’est dit «réticent» au projet de François Fillon.

(LP/OLIVIER CORSAN).

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Cette victoire de François Fillon à la primaire de droite laisse planer le doute sur une candidature de François Bayrou. Ce dernier avait expliqué qu’il n’aurait pas été candidat en cas de victoire d’Alain Juppé et qu’il l’aurait été en revanche immédiatement en cas de désignation de Nicolas Sarkozy. Il n’avait jamais évoqué l’hypothèse François Fillon. Que fera-t-il donc finalement avec cette issue que, comme beaucoup, il n’avait sans doute pas vue venir ?
Dès dimanche soir, le centriste a réagi dans un communiqué pour émettre de sérieux doutes sur le projet de François Fillon. «Il pose en réalité de nombreuses questions aux citoyens et à notre société qui vont apparaître dans les semaines qui viennent. Ces questions devront trouver réponse», écrit-il.

«Nous croyons aussi que bien des sujets n’ont pas été traités : l’avenir de l’Union européenne, la sauvegarde d’une ambition sociale, la question de l’environnement et du durable, les nouvelles conditions du travail, la situation des jeunes et leur futur. Dans les semaines qui viennent, nous allons travailler à ces questions et à ces sujets pour tous ceux et avec tous ceux qui ont besoin que soient inventées des réponses nouvelles pour garantir et réussir l’alternance dont la France a besoin», poursuit François Bayrou.

Invité cette semaine de France Info, alors que se dessinait une issue favorable pour François Fillon, le patron du MoDem avait là aussi laissé la porte ouverte. à une candidature. «Je vais essayer de bâtir un autre projet», avait-il expliqué réagissant à l’hypothèse d’une désignation de l’ancien Premier ministre. Le centriste s’est dit «réticent» au projet de François Fillon, qui «ne ressemble pas à ce pour quoi je me suis battu toute ma vie, pour qu’il y ait un projet social en France qui ne soit pas l’apanage de la gauche qui se trompe à chaque fois». «Casser la baraque», comme dit souhaiter parfois François Fillon, «c’est une idée dangereuse pour la société française».

Jamais 3 sans 4 ?

«Mais je n’en suis pas du tout à la question d’une candidature», avait ajouté François Bayrou. C’est que s’il s’imaginait candidat en cas de victoire à la primaire de Nicolas Sarkozy, celle de François Fillon, moins clivant que l’ancien chef de l’Etat, lui laisse peut-être un peu moins d’espace politique. Et la candidature d’Emmanuel Macron mord aussi un peu sur l’électorat centriste

A droite, des élus ont déjà commencé à mettre la pression sur François Bayrou. Ainsi le député de Seine-et-Marne et vice-président de l’UIDI Yves Jego lui «demande de ne pas être candidat». «Sois raisonnable», lui a-t-il lancé via RTL.

De son côté, sur BFMTV, Emmanuel Macron a lui appelé François Bayrou, «s’il n’est pas à l’aise avec le programme de François Fillon, à nous rejoindre, car il y a beaucoup de convergences.»

Mais certains proches du patron du Modem ont fait savoir que leur champion réfléchissait sérieusement à 2017. François Bayrou a déjà été trois fois candidat à l’élection présidentielle.

La victoire de Fillon à la primaire, le scénario que Marine Le Pen n’avait pas prévu

Le parti lepéniste n’a pas étudié l’hypothèse d’un affrontement avec le député de Paris, arrivé largement en tête du premier tour de la primaire de la droite.

LE MONDE | Olivier Faye

Marine Le Pen, candidate du FN à la présidentielle, lors du salon du Made in France, à Paris, le 18 novembre.

Le scénario de l’élection présidentielle de 2017 était écrit à l’avance par les soutiens de Marine Le Pen, persuadés de se retrouver au second tour du scrutin face à un candidat du parti Les Républicains. Les hypothèses Nicolas Sarkozy et Alain Juppé avaient été étudiées de près, mais pas celle d’un affrontement avec François Fillon. Comme beaucoup de responsables politiques et d’analystes, les dirigeants du parti d’extrême droite n’ont pas vu venir la percée du député de Paris, qui pourrait être désigné candidat de la droite à l’issue du second tour de la primaire, dimanche 27 novembre.

Lire aussi :   Primaire de la droite : la victoire surprise de Fillon écrase Sarkozy et Juppé

Avec son cocktail de libéralisme thatchérien et de conservatisme sur les questions de société, M. Fillon intrigue sur sa capacité à perturber le jeu. « Quand j’écoute Fillon, je me dis que c’est ce qu’il y a de mieux dans ce débat », confiait ces dernières semaines un acteur de l’extrême droite. Fort du soutien de Sens commun, l’une des émanations politiques de La Manif pour tous, partisan d’une politique étrangère tournée vers la Russie – comme Mme Le Pen –, l’ancien premier ministre pourrait en théorie marcher sur les plates-bandes du Front national, et surtout de la « droite hors les murs », ce courant de droite identitaire qui ne trouve pas son compte au FN ou chez LR. « Fillon, c’est le scénario le plus difficile pour Marine. Il valait mieux Juppé, qui est plus caricatural », considère un élu du sud de la France.

« Complice du dramatique quinquennat de Sarkozy »

Pour autant, les frontistes n’ont pas tardé à trouver un double angle d’attaque contre l’ancien député de la Sarthe : son bilan et son programme. Pour Jean-Lin Lacapelle, secrétaire national aux fédérations du FN, l’éventualité d’un duel avec François Fillon ne représente « aucun changement » pour sa candidate. « Il a été complice et responsable du dramatique quinquennat de Sarkozy », souligne-t-il. « Le programme de Fillon est dur : 500 000 fonctionnaires en moins, notamment dans la ruralité, et une hausse de la TVA, a souligné de son côté Florian Philippot, vice-président du FN. Fillon veut la destruction des services publics et donc de l’Etat. »

Une manière de souligner, en creux, une supposée différence de nature entre un électorat FN populaire et celui de LR, plus aisé. Une ligne de fracture qui ne manque pas d’alimenter les débats au sein même du parti lepéniste sur ses propres orientations, entre partisans de M. Philippot, d’une part, et soutiens de la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, d’autre part.

Lire aussi :   L’élimination de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite prive François Hollande de son meilleur adversaire

Primaire de la droite : les médias russes applaudissent la victoire de Fillon le « pragmatique »

Fillon candidat de la droite pour 2017

POUTINOPHILE – Les médias russes saluent le triomphe du conservateur François Fillon à la primaire de la droite en France. L’ancien Premier ministre, que Vladimir Poutine a qualifié la semaine dernière de « grand professionnel », est en effet considéré comme pro-russe.

« Ce que je demande c’est (…) que l’on retisse un lien, si ce n’est une confiance, qui permette d’amarrer la Russie à l’Europe. » Durant le débat qui l’opposait à Alain Juppé jeudi dernier, François Fillon a réitéré sa volonté de nouer un partenariat solide avec le Kremlin. Une initiative saluée par les médias russes ce lundi, au lendemain de sa victoire à la primaire de la droite et du centre.

Les journaux du pays ont en effet tressé des lauriers au candidat considéré comme pro-russe. Le présentateur vedette de la chaîne publique russe Vesti, Dmitri Kisselev, principale voix médiatique du Kremlin, a interrompu son journal d’information dans la nuit de dimanche à lundi pour annoncer la victoire du Français à la primaire. « Les forces de droite relèvent la tête dans toute l’Europe », s’est enthousiasmé pour sa part le présentateur du journal de l’autre chaîne publique russe, Pervy Kanal, en commentant la victoire de François Fillon. « Qui va maintenant imposer des sanctions et contre qui ? Les temps changent, et ces méthodes sont dépassées », a-t-il renchéri.

« L’ami François »

« François Fillon est le plus pragmatique des candidats en ce qui concerne la politique internationale », note l’agence officielle russe Ria-Novosti. François « Fillon est plus proche des électeurs qu’Alain Juppé sur plusieurs sujets : la lutte contre l’État islamique, le mariage gay et la Russie », estime de son côté lundi sur son compte twitter le député du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, Alexeï Pouchkov. « Je ne pense pas qu’il faut dire que François Fillon est un candidat pro-russe, il est avant tout un candidat pro-français », a toutefois souhaité relativiser l’expert Sergueï Fiodorov, de l’Institut de l’Europe de l’Académie russe des Sciences (RAN, invité lundi par la chaîne d’information 24.

Déjà, la semaine dernière, la presse russe avait salué « l’ami François », le candidat « pro-russe ». Rien d’étonnant tant François Fillon tranche avec la ligne de la diplomatie française et celle de son camp : il souhaite par exemple opérer un rapprochement entre l’Europe et le Kremlin, lever les sanctions à son encontre et s’associer à elle dans la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie. Un partenariat noué de longue date entre François Fillon et Vladimir Poutine, qui se sont rencontrés à de multiples reprises lorsque le nouvel homme fort de la droite était Premier ministre, entre 2007 et 2012.

Vladimir Poutine : François Fillon « sait défendre son point de vue (…) c’est un très bon négociateur »

Un internaute imagine sa (terrible) vie sous François Fillon, on a vérifié à quel point ça pouvait être vrai

Comment sera la vie des Français en 2020? Un anonyme s’est posé cette question sur Facebook en imaginant le pire.

POLITIQUE – Il s’appelle Cédric Moulard et assure que « tout figure dans le programme de François Fillon ». Dans un long texte qu’il a publié sur Facebook le 22 novembre, ce photographe décrit le quotidien d’un citoyen ordinaire en 2020, dans une France dirigée par le favori de la primaire de la droite (en intégralité à la fin de l’article).

Un tableau pour le moins pessimiste qui a été partagé pas moins de 50.000 fois sur le réseau social en quelques jours. Et pour cause, le quotidien décrit par Cédric Moulard sur la base de propositions piochées dans le programme de François Fillon ne donne vraiment pas envie.

Mais alors, l’auteur de ces lignes dit-il vrai?

Temps de travail

« 2020, tu te lèves pour aller travailler et mener tes enfants à l’école. Ta femme est déjà partie, avec la suppression des 35h et les nouveaux accords d’entreprise elle travaille 42h par semaine. Elle a bien voulu protester mais les procédures de licenciement ont été facilitées et vous avez besoin de ce travail », commence le texte.

Un travail hebdomadaire de 42 heures est-il possible dans le cadre des réformes promises par François Fillon? Tout à fait. Le candidat à la primaire de la droite veut la suppression pure et simple des 35 heures. La négociation de la durée de travail reviendra aux entreprises, dans la limite de 48 heures fixées par le droit européen. S’il paraît toutefois difficile d’imaginer que ce soit réalisable compte tenu du contexte social français, cela reste néanmoins possible.

Plus loin, Cédric Moulard évoque le cas du père de famille qui passe de 35 à 39 heures en perdant ses heures supplémentaires. Là encore, dans la mesure où la négociation revient aux entreprises (sur le modèle des négociations de l’entreprise Smart), c’est tout à fait imaginable. Quant aux modalités de licenciements, elles seront en effet facilitées par le biais d’un nouveau contrat.

Allocations chômage

Puis, l’auteur du texte écrit ceci: « Tu t’es retrouvé au chômage et avec la dégressivité des allocations tu as été obligé d’accepter un travail à 50km de chez toi. C’est pas dans ta branche, ça fait des frais énormes mais c’était ça ou le RSA ».

François Fillon propose en effet la dégressivité des allocations chômage (qui seront de base plafonnées à 75%) à partir de six mois d’inactivité. À partir de deux offres refusées, les allocations ne seront en effet plus versées.

Fonctionnaires

Arrive ensuite un cas où l’internaute explique l’absentéisme d’une institutrice par la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires promise par François Fillon. Sur ce point, les choses sont un peu plus compliquées pour plusieurs raisons.

La première est que le candidat n’a pas précisé quels secteurs de la fonction publique seront concernés. Deuxième raison, il s’agit du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux sur la durée du quinquennat (et non pas une suppression nette comme le texte le laisse entendre).

Enfin, François Fillon fait planer le doute sur le type d’emplois qu’il a dans le viseur, parlant maintenant « d’emplois publics » (ce qui est différent des « fonctionnaires » jouissant d’un statut particulier). À noter en revanche qu’il souhaite augmenter le temps de travail de ces derniers sans les augmenter.

Santé

« D’habitude tu l’aurais laissé à ta mère mais elle est trop fatiguée. Ça fait 6 mois qu’elle traîne un sale truc mais qu’elle peut pas être hospitalisée parce qu’il n’y a pas de lit disponible à l’hôpital. Et puis ça coûterait trop cher avec la réforme de l’assurance-maladie », écrit le photographe, décrivant un système de santé laissé à l’abandon.

Comme nous l’écrivions, François Fillon promet de « désétatiser le système » de santé. Comprendre: instaurer le recours à des assurances privées pour les maladies du quotidien (mais pas pour l’hospitalisation). Le candidat à la primaire souhaite que « la sécurité sociale se concentre sur les risques principaux, les affections graves et de longue durée ». Donc difficile d’affirmer que le cas évoqué par Cédric Moulard corresponde vraiment aux propositions du candidat. Quoi qu’il en soit, celles-ci inquiètent grandement la ministre de la santé Marisol Touraine.

L’explosion des frais d’inscription à la Fac

Sur ce point, l’auteur du billet fait une erreur (ou alors une extrapolation des effets théoriques des mesures préconisées par François Fillon). Selon Cédric Moulard, « la pleine autonomie des universités » devrait conduire à l’explosion des frais d’inscription.

Pour autant, rien ne permet à ce stade de l’affirmer. Si François Fillon plaide pour plus d’autonomie en matière de recrutement des enseignants, rien dans son programme ne se traduit par un désengagement de l’État. Au contraire, il plaide pour une « augmentation de la part de l’État » dans le financement de l’enseignement supérieur.

En revanche, François Fillon souhaite que les établissements puissent avoir « la liberté de fixer les frais de scolarité applicables aux étudiants préparant les diplômes nationaux de master et de doctorat », mais « dans le cadre d’une fourchette négociée avec l’Etat ». Donc difficile de savoir ce qu’il en sera vraiment.

Smic et ISF

Dans la description qu’il donne, l’auteur du billet affirme que le SMIC n’aura pas augmenté d’ici à 2020. C’est en effet facilement imaginable. François Fillon estime que « le smic actuel est ce que la société française peut faire de mieux .En France, il est d’ailleurs plus élevé que dans la plupart des pays européens ».

Selon lui, il ne doit pas être pas être augmenté « mécaniquement chaque année » mais indexé sur les prix de la consommation.

Enfin, le billet termine par la suppression de l’ISF. Et comme c’est également le cas pour Alain Juppé, François Fillon veut bien supprimer cet impôt pour aider au financement des entreprises.

La victoire de Fillon « offre une possibilité très nette au FN de se démarquer », selon le politologue Jean-Yves Camus

La victoire de Fillon « offre une possibilité très nette au FN de se démarquer », selon le politologue Jean-Yves Camus

François Fillon a remporté très nettement la primaire de la droite et du centre dimanche 27 novembre face à Alain Juppé. Bruno Retailleau, sénateur et président Les Républicains du conseil régional des Pays de la Loire, a estimé, lundi 28, sur franceinfo que « l’élection de François Fillon est une très mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen ».

Mais le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême-droite, ne partage pas cet avis. « Cette victoire offre une possibilité très nette au Front national de démarquer son offre de celle de François Fillon » analyse t-il. Selon lui, Il existe une petite frange de personnes tentées par le vote frontiste qui sera sensible au discours sur les valeurs de François Fillon. « Mais ça n’est pas le cœur de cible du Front national », a-t-il estimé.

« La rupture proposée par François Fillon n’est pas suffisamment complète. Quand on s’adresse à des gens qui veulent non pas une rupture, faite par des gens d’expérience, mais à un renversement de la table qui consiste à révolutionner le pays, ce n’est pas la figure de François Fillon qui peut pas incarner ça« , a ajouté Jean-Yves Camus. Le politologue a par ailleurs estimé qu’un second tour de la présidentielle Le Pen-Fillon est envisageable.

Vainqueur de la primaire de droite, François Fillon en tête des premiers sondages pour la présidentielle, François Hollande s’effondre

Deux enquêtes publiées dans la soirée font du vainqueur de la primaire le favori pour 2017. Le chef de l’Etat est en très mauvaise posture.

POLITIQUE – Doit-il se réjouir d’être dans cette position? Elle n’a guère réussi récemment… À peine vainqueur de la primaire, François Fillon est le grand favori de la prochaine élection présidentielle. Mais pour celui qui a déjoué tous les sondages pour ce scrutin interne à la droite, gare à ne pas vivre le scénario inverse.

Pour l’heure, cependant, l’ancien premier ministre peut se réjouir. Deux sondages, publiés après sa victoire, le placent en tête des intentions de vote pour 2017, même s’il faut les prendre avec précaution au regard du contexte dans lequel ils ont été réalisés. Une enquête Harris Interactive pour Public Sénat et LCP réalisé ce dimanche donne 26% au député de Paris, devant Marine Le Pen à 24% et Emmanuel Macron à 14%.

Un sondage Odoxa pour France2 donne une avance encore plus nette à l’ancien élu de la Sarthe. Il est crédité de 33%, devant la présidente du FN avec 22%. Emmanuel Macron est donné à 13%.

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Dans les deux cas, François Fillon est donné vainqueur au second tour: selon Harris Interractive, il battrait Marine Le Pen avec 67% contre 33%. Pour Odoxa, c’est encore plus large: 71% pour le candidat Les Républicains et 29% pour la leader d’extrême-droite.

Ni Hollande ni Valls ne font plus de 10%

Ces deux sondages offrent un deuxième enseignement: la situation est plus que périlleuse pour François Hollande. Le président de la République de plus en plus contesté dans son camp, y compris par son premier ministre n’obtient pas 10% des intentions de vote. Il plafonne à 8% chez Odoxa et 9% chez Harris Interactive. Il serait devancé dans tous les cas de figure par Jean-Luc Mélenchon qui talonne Emmanuel Macron pour la troisième place.

Manuel Valls n’est pas dans une situation plus envieuse. Il n’est crédité lui aussi de 9% chez Harris Interactive. Une hypothèse qui fait grimper Jean-Luc Mélenchon à 15%, devant Emmanuel Macron.

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Vos réactions

Plus dur sera le réveil       Cessez de prendre vos désirs pour des réalités. Si Juppé avait élégamment jeté l’éponge dimanche soir, la droite aurait offert une apparence unitaire capable de contenir l’avance du FN. Au lieu de ça, les éléments de langage et arguments anti-Fillon déversés par les communicants de Juppé apportent un Niagara au moulin du FN, il n’a qu’à se servir dedans, Apparu et ses pareils font le boulot à sa place.

Gauche quand tu nous tiens    Comme (je pense) beaucoup d’électeurs de gauche à la primaire de droite, j’ai glissé un bulletin Fillon pour éliminer Sarkozy et relancer la gauche qui n’a pas dit son dernier mot. Si, en plus, MLP est déstabilisée c’est du bonus. Ah! La politique et ses combines. I love that.

no pasaran                             Je pense aussi qu’éviter Juppé c’est renforcer Macron (lui permettre de faire 5 ou 6% des voix) et assurer qu’Hollande soit derrière Mélenchon. Étonnante partie à 15 bandes… C’est le lot de la reconstruction de la gauche, et elle se fera autour de Mélenchon comme le PC l’a enfin compris (vote ce week end), Autain, Mamère, et probablement Hulot. Hamon devrait se rallier, cela lui éviterait le ridicule d’avoir à copiner avec Montebourg.

CB                                                                                                                                                                   @Gauche:                              J’ai fait comme vous mais je suis moins fier du résultat. Persuadé que NS perdrait contre MLP à la présidentielle, j’ai moi aussi voté pour l’éliminer. Mais j’ai en fait contribué à l’émergence de la manif pour tous a 44%… pas fier. Et contrairement à ce que suggère l’analyse d’O. Faye, je doute que la gauche se mobilise pour voter Fillion au second tour de la présidentielle, ce qui veut dire que MLP a de forte chances de passer. Elle en aurait eu je pense beaucoup moins face à Juppé

Olivier Desperado              En plus de Sarko enterré à moins de la moitié du score de Sarkozy, c’est l’autre grande joie de ce dimanche. Le Pen avait une petite mais trop réelle chance avec un statu quo de l’UMPS, idéalement (pour elle) personnifié à la caricature par Sarkozy et Hollande. Avec Fillon la 1ère moitié de l’équation est invalidée. Pire pour elle, cela va entraîner soit l’absence de Hollande, soit un score ridicule pour ce dernier car Fillon ne sera pas au centre le repoussoir qu’aurait été Sarko. On respire!

Le Marais                                Désolé de vous contredire. Centriste (plutôt de gauche), j’avais voté Hollande en 2012 contre Sarkozy; Royal en 2007 déjà contre Sarkozy et Jospin puis Chirac en 2002. Jospin déjà en 1995 et Barre puis Mitterrand en 1988. Je ne voterai pas Fillon en 2017. C’est un repoussoir. Le « Centre » n’est pas un parti de droite. C’est juste un gros réservoir de voix pour les candidats qui savent séduire. Un candidat de gauche modérée a toutes ses chances contre Fillon.

Olivier Desperado                                                                                                                                           @ Marais                             Merci, vous ne me contredisez pas et abondez plutôt dans mon sens… sauf si le candidat modéré dont vous parlez est Hollande à vos yeux !! Si c’était lui, autre repoussoir, Fillon passera dans un fauteuil. J’espère que nous aurons ou bien Vals ou bien Macron en contradicteur de Fillon

eys                                         C’est fini pour Mme Le pen. Sa garde rapprochée l’a bien compris ; ils tiraient une tronche dimanche soir. Le scénario idéal n’existe pas. Comme l’extrême droite surfe sur la désespérance des gens, là maintenant, il leur faudra un programme à présenter. Quel programme ? Autant dire, rien, des propositions contradictoires, une feuille mitée et déstructurée. Ah oui, les migrants, les immigrés, les musulmans, etc…Bof rien. M.Fillion fera un bon président, rigoureux, attentif et juste.

ALAIN BOULEY                   Notre pays connaît le chômage. Sa croissance est nulle. Elle est endettée. Ses frontières sont perméables et de plus pauvres que nous les franchissent chaque jour pour , dans un premier temps, nous appauvrir davantage. De quoi nourrir des réflexes de rejet et la crispation. Une telle situation suscite des réactions populistes ,simplificatrices, nationalistes, souvent marquées par la négation de la réalité, notamment dans sa dimension extérieure. Il ne faut pas s’étonner du succés du FN.

Bien                                       Cette auto-analyse vous honore. Vous n’êtes peut-être pas encore perdu. Essayez Juppé dimanche prochain pour commencer.

laurent25490                   « Il ne gagnera pas s’il ne prend pas en compte les préoccupations sociales qu’il n’a pas manifesté jusqu’ici »

Quand Domenach se rendra compte que la gauche c’est l’appauvrissement de chaque français, il votera à droite

scramasax43                        +1  –  on vA pas repartir sur les memes base Il faut quelqu’un qui bouscule toutes ces anciennes tradition ,et des actes qui aident les français dans leur vie quotidienne , là il y a de quoi faire
tonneretgemir                     Il faudrait peut-être redescendre sur terre. Vous êtes en train de refaire le coup qui a fait monter Juppé pour être descendu en plein vol. Idem, vous portez Fillon au pinacle. Quel gigantesque spectacle médiatique pour cette élection INTERNE ! Or il n’est élu que par 10 % des électeurs français les plus motivés. (Existe-t-il un seul fillonniste qui n’ait pas voté ??). Et le reste ? Qu’en faites-vous ? Le reste n’aime plus ce procédé. Je prédis donc, dès ce 28 novembre, la victoire du F.N.
jarod21                                    bravo guerab même analyse

il n’y a pas d’autoroute plutôt un chemin semé d’embûches nommés juppé et bayrou; pour ma part il n’a pas gagné la présidentielle je n’en veux pas de ce catho rétrograde je préfère bayrou ou macron

Peillot 80                               La meilleure façon, pour lui de gagner, c’est de laisser les journalistes et les sondeurs le détester et le démolir ouvertement ….. Et puis c’est sur la gauche va se reconstruire en trois jours et demi et se présenter unie devant les électeurs ….. suffit pour ça de se mettre d’accord sur un programme de poursuite de la démolition de notre pays.

Reste le FN ……… dont le programme a lui seul peut nous faire passer de la 5 eme place à la dernière !

angecatalan                             Fillon est l’homme du passé et du passif. Avec lui ce n’est pas retour vers le futur mais plutôt futur dans le passé .Comment envisager l’avenir avec quelqu’un qui a des idées du XIX ème siècle .? Celui qui reprochait à Hollande le matraquage fiscal veut nous imposer davantage pour nous faire payer ses erreurs qui ont plombé la dette de la France de 2007 à 2012.
sylchri                                      Non, mais franchement, vous le voyez président ?????

-Invitez donc François Asselineau si vous en avez le courage et l’autorisation !
-Et vous, auditeurs, vous pourrez constater ce qu’est un homme qui veut du changement mais dont la priorité est… les Français et pas la finance !!

hela29                                     Les deux fossiles n’ont pas encore compris que ces élections n’étaient pas les présidentielles! Fillon est sorti du rang car c’était le moins mauvais, comme sortira un homme de gauche! Il y a encore six mois avant le vote et bien des gens peuvent prétendre au trône, alors nous bassiner avec Fillon ne va bien qu’un temps! En attendant , la vraie favorite , poursuit sa petite campagne et regarde d’un oeil amusé la panier à crabes de la politique Française!
adour64                                     Vu le nombre de mutuelles, les frais généraux doivent être très importants. Combien de Pdts, vice-Présidents, secrétaires, locaux. Autant d’argent qui ne va pas aux soins.
  •  RégineRégine                  Il est triste de ne trouver aucun esprit critique quant au programme de M.Fillon.
    Demander aux Français de travailler plus quand on n’a jamais travaillé mais qu’on a vécu grâce à ses indemnités d’élus, cela est déplacé.
    Attirer l’attention sur les avantages des fonctionnaires alors qu’on bénéficie de toutes sortes d’avantages en tant qu élu , c’est l’histoire de la paille et la poutre.
    Quant au service public, M.Fillon n’en à cure puisqu’il a accès grâce à ses moyens financiers à ce qu’il y a de mieux dans le privé ( enseignement, santé. ..).
    Il ne reste plus qu’à M. Fillon de rétablir le droit de servage et la boucle sera bouclée.aragoarago                    une lecture attentive de la biographie de M.Fillon nous montre que ce monsieur n’a en fait JAMAIS travaillé. Assistant parlementaire puis député , ministre, député, ministre…il a en fait constamment vécu à nos crochets. Mais ça ne l’empêche pas de nous expliquer tous les sacrifices qu’il faudra faire dorénavant. Sympa non?
    hervehervé                     Il est bizarre de constater que les gens de gauche « subissent » le travail et que pour les gens de droite le travail est gratifiant.
    Il faut peut être arrêter de pleurnicher.
    DragonDragon                  Il faut copier et sauvegarder tous ces articles contre Fillon. Ce sera marrant de les ressortir en cas de second tour « Le Pen – Fillon » quand les mêmes journalistes diront à tout le monde de voter pour Fillon…
    AUGUSTEAUGUSTE              Malheureusement il y a 9 000 000 de pauvres qui subissent REELLEMENT leur terrible vie sous HOLLANDE ET LES SOCIALISTES… mais apparemment cela ne preoccupe pas cet internaute sns doute branché sans doute bobo sans doute gaucho sans doute prétentieux et imbu de lui même
    ZEUS77ZEUS77                    ici c pas la Chine ni l’Allemagne c la France
    nos anciens se sont battus pour obtenir des droits que ces mr les bourgeois veulent nous enlever, demandez à eux de baisser leurs salaires il vont vous dire on gouverne.
  • voter fillon une grosse connerie que vous allez regretter. çà fait 40 ans que ces mr nous demandent des efforts par contre eux rien ne change .Arrêtez de vous faire avoir par ces mr qui pensent à eux.
    philippephilippe                          Encore quelqu’un qui fantasme sur  » le ne rien faire »..consternant…

    TravTraTravTravaillevailler aillerTravaillerTaaTravTravaiailler

  • lolololo                                c’est clair….Fillon me fait beaucoup plus peur pour mes enfants que Marine Le Pen
    JueryJuery                                Je suis d’accord avec toi LOLO .C’est pour cela que je vais voter Marine en Mai 2017 .Et nous ne serons pas les seuls .Même Henri Guaino pense la même chose .Il devrait rejoindre Marine .Mais je pense qu’il va le fare .
  • silenzio                         Ben n’importe qui aurait pu faire la même analyse avec Juppé…alors les journaleux-politologues-sondeurs et autres monsieur « Je-sais-tout » sont prêts à raconter n’importe quoi pour avoir un micro braqué sur eux…

  • Fire                                     Fillon va attirer l’électorat identitaire du FN, le FN va attirer vers lui l’électorat gauchiste de Mélenchon. Ce qui donnera un boulevard pour Macron En Marche vers l’Élysée !

    Marin22Marin22                              Démarrage de l’usine à démagogie, les futurs cocus préparez vous !!!!
    LaurentLaurent                               Vu la nullité de l’offre à Gauche, c’est sur que si le 2nd tour est Fillon / Le PEN, tout les gens qui ne veulent pas bosser 48h payé 35, qui n’ont pas envie de bosser jusqu’a 70a pour engraisser les baby boomers, qui ne veulent pas être payés à la tache …
  • Toujours est-il que toutes les projections faîtes avec François FILLON candidat de la droite fait reculer le score du FN au 1er tour en comparaison aux candidatures de Sarkozy ou de Juppé……Je ne sais pas ou France Info va chercher ses politologues mais pour sortir des âneries pareilles j’espère au moins qu’il ne le paye pas cher !!!!!
  • Crise des migrants

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    La Birmanie mène un «nettoyage ethnique» de la minorité rohingya

      AFP
    968474-mohammad-ayaz-et-son-fils-seuls-survivants-d-une-famille-rohingya-birmane-dans-un-camp-de-refugies-aMohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d’une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh, le 24 novembre 2016 Photo SAM JAHAN. AFP

    La Birmanie a entrepris une campagne de «nettoyage ethnique» contre la minorité apatride des musulmans rohingyas, a affirmé un représentant de l’ONU au Bangladesh, pays où se sont réfugiés ces dernières semaines des milliers de familles fuyant les exactions de l’armée birmane.

    Viols en réunion, tortures, meurtres et massacres: les Rohingyas qui ont franchi la frontière ont fait le récit des violences que leur font subir les soldats birmans dans l’ouest du pays, où vivent des dizaines de milliers de membres de cette minorité.

    D’après les Nations unies, 30.000 personnes ont été déplacées par ces violences qui ont fait des dizaines de morts depuis le début de l’opération de l’armée birmane à la suite d’attaques de postes de police début octobre.

    John McKissick, directeur du Haut Commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) dans la ville bangladaise frontalière de Cox’s Bazar (sud), a estimé sur la BBC que ces actes s’apparentaient à un «nettoyage ethnique», sur la base de témoignages de réfugiés.

    Ignorant les pressions de la communauté internationale l’exhortant à ouvrir sa frontière pour éviter une crise humanitaire, le Bangladesh a appelé la Birmanie à prendre des «mesures urgentes» pour que cesse l’entrée sur son territoire des Rohingyas.

    «Il est très difficile pour le gouvernement bangladais de déclarer ouverte sa frontière, car ceci pourrait encourager le gouvernement birman à perpétuer les atrocités et les pousser dehors, jusqu’à atteindre son objectif final de nettoyage ethnique de la minorité musulmane de Birmanie», a expliqué M. McKissick.

    Des accusations sévèrement contestées par Zaw Htay, porte-parole du gouvernement de la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis quelques mois, rompant avec des décennies de junte militaire.

    «Je m’interroge sur le professionnalisme et l’éthique du personnel de l’ONU. Il devrait parler en se fondant sur des faits concrets et vérifiés et ne pas porter d’accusations», a-t-il déclaré à l’AFP, alors qu’humanitaires et journalistes n’ont pas accès à la zone.

    – Viols, villages incendiés –

    La Birmanie a déjà été accusée de nettoyage ethnique contre cette minorité musulmane mais c’était à l’époque où le pays était dirigé par d’anciens militaires. Depuis fin mars, Aung San Suu Kyi a pris les rênes du pays, après des élections historiques il y a un an.

    Mais elle ne s’est quasiment pas exprimé sur le sujet depuis le début des violences le mois dernier. Le nouveau gouvernement birman n’a pas de pouvoir sur l’armée, qui reste en charge du ministère de l’Intérieur et des Frontières notamment.

    Le sort des Rohingyas est un dossier explosif dans ce pays d’Asie du Sud-Est. Haïs par une partie de la population, à 95% bouddhiste, ces derniers sont considérés comme des étrangers en Birmanie et sont victimes de multiples discrimination: travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, absence d’accès aux soins et à l’éducation.

    En Etat Rakhine, des milliers d’entre eux vivent dans des camps depuis des violences intercommunautaires en 2012 entre bouddhistes et musulmans, qui avaient fait près de 200 morts.

    Pour fuir les persécutions et leurs conditions de vie, des milliers de Rohingyas tentent tous les ans de fuir en traversant le golfe du Bengale pour rejoindre la Malaisie notamment.

    Cette fois-ci, c’est vers le Bangladesh que des milliers d’entre eux se sont tournés. Parmi eux, Deen Mohammad, agriculteur. Il est parvenu à échapper aux patrouilles de la police du Bangladesh pour rejoindre avec sa femme et ses deux enfants la ville frontière de Teknaf en compagnie de trois autres familles.

    «Ils (les militaires birmans) ont emmené mes deux garçons âgés de neuf et douze ans quand ils sont entrés dans mon village. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé», raconte Deen Mohammad, 50 ans, à l’AFP.

    «Ils ont emmené des femmes dans des chambres, puis les ont enfermées de l’intérieur. Cinquante femmes et filles de notre village ont été torturées et violées», affirme-t-il.

    D’après Human Rights Watch, qui s’appuye sur des images sattelites, plus de 1.000 maisons de Rohingyas ont été incendiées en Etat Rakhine récemment. L’armée birmane conteste être à l’origine de ces destructions et affirme que les Rohingyas incendient leurs propres maisons.

    «Les Rohingyas sont pris en étau», a déclaré Champa Patel, directrice d’Amnesty International en Asie du Sud évoquant leur «besoin désespéré» de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

    La Birmanie mène un « nettoyage ethnique » de la minorité rohingya

    Mohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d'une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh. - SAM JAHAN - AFP
    Mohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d’une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh. SAM JAHAN  /  AFP

    La Birmanie a entrepris une campagne de « nettoyage ethnique » contre la minorité apatride des musulmans rohingyas, a affirmé un représentant de l’ONU au Bangladesh, pays où se sont réfugiés ces dernières semaines des milliers de familles fuyant les exactions de l’armée birmane.

    Viols en réunion, tortures, meurtres et massacres: les Rohingyas qui ont franchi la frontière ont fait le récit des violences que leur font subir les soldats birmans dans l’ouest du pays, où vivent des dizaines de milliers de membres de cette minorité.

    D’après les Nations unies, 30.000 personnes ont été déplacées par ces violences qui ont fait des dizaines de morts depuis le début de l’opération de l’armée birmane à la suite d’attaques de postes de police début octobre.

    John McKissick, directeur du Haut Commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) dans la ville bangladaise frontalière de Cox’s Bazar (sud), a estimé sur la BBC que ces actes s’apparentaient à un « nettoyage ethnique », sur la base de témoignages de réfugiés.

    Ignorant les pressions de la communauté internationale l’exhortant à ouvrir sa frontière pour éviter une crise humanitaire, le Bangladesh a appelé la Birmanie à prendre des « mesures urgentes » pour que cesse l’entrée sur son territoire des Rohingyas.

    « Il est très difficile pour le gouvernement bangladais de déclarer ouverte sa frontière, car ceci pourrait encourager le gouvernement birman à perpétuer les atrocités et les pousser dehors, jusqu’à atteindre son objectif final de nettoyage ethnique de la minorité musulmane de Birmanie », a expliqué M. McKissick.

    Des accusations sévèrement contestées par Zaw Htay, porte-parole du gouvernement de la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis quelques mois, rompant avec des décennies de junte militaire.

    « Je m’interroge sur le professionnalisme et l’éthique du personnel de l’ONU. Il devrait parler en se fondant sur des faits concrets et vérifiés et ne pas porter d’accusations », a-t-il déclaré à l’AFP, alors qu’humanitaires et journalistes n’ont pas accès à la zone.

    Viols, villages incendiés

    La Birmanie a déjà été accusée de nettoyage ethnique contre cette minorité musulmane mais c’était à l’époque où le pays était dirigé par d’anciens militaires. Depuis fin mars, Aung San Suu Kyi a pris les rênes du pays, après des élections historiques il y a un an.

    Mais elle ne s’est quasiment pas exprimé sur le sujet depuis le début des violences le mois dernier. Le nouveau gouvernement birman n’a pas de pouvoir sur l’armée, qui reste en charge du ministère de l’Intérieur et des Frontières notamment.

    Le sort des Rohingyas est un dossier explosif dans ce pays d’Asie du Sud-Est. Haïs par une partie de la population, à 95% bouddhiste, ces derniers sont considérés comme des étrangers en Birmanie et sont victimes de multiples discrimination: travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, absence d’accès aux soins et à l’éducation.

    En Etat Rakhine, des milliers d’entre eux vivent dans des camps depuis des violences intercommunautaires en 2012 entre bouddhistes et musulmans, qui avaient fait près de 200 morts.

    Pour fuir les persécutions et leurs conditions de vie, des milliers de Rohingyas tentent tous les ans de fuir en traversant le golfe du Bengale pour rejoindre la Malaisie notamment.

    Cette fois-ci, c’est vers le Bangladesh que des milliers d’entre eux se sont tournés. Parmi eux, Deen Mohammad, agriculteur. Il est parvenu à échapper aux patrouilles de la police du Bangladesh pour rejoindre avec sa femme et ses deux enfants la ville frontière de Teknaf en compagnie de trois autres familles.

    « Ils (les militaires birmans) ont emmené mes deux garçons âgés de neuf et douze ans quand ils sont entrés dans mon village. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé », raconte Deen Mohammad, 50 ans, à l’AFP.

    « Ils ont emmené des femmes dans des chambres, puis les ont enfermées de l’intérieur. Cinquante femmes et filles de notre village ont été torturées et violées », affirme-t-il.

    D’après Human Rights Watch, qui s’appuye sur des images sattelites, plus de 1.000 maisons de Rohingyas ont été incendiées en Etat Rakhine récemment. L’armée birmane conteste être à l’origine de ces destructions et affirme que les Rohingyas incendient leurs propres maisons.

    « Les Rohingyas sont pris en étau », a déclaré Champa Patel, directrice d’Amnesty International en Asie du Sud évoquant leur « besoin désespéré » de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

    La Birmanie mène un « nettoyage ethnique » de la minorité rohingya

    Mohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d'une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh, le 24 novembre 2016 / AFP

    Mohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d’une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh, le 24 novembre 2016 / AFP

    La Birmanie a entrepris une campagne de « nettoyage ethnique » contre la minorité apatride des musulmans rohingyas, a affirmé un représentant de l’ONU au Bangladesh, pays où se sont réfugiés ces dernières semaines des milliers de familles fuyant les exactions de l’armée birmane.

    Viols en réunion, tortures, meurtres et massacres: les Rohingyas qui ont franchi la frontière ont fait le récit des violences que leur font subir les soldats birmans dans l’ouest du pays, où vivent des dizaines de milliers de membres de cette minorité.

    D’après les Nations unies, 30.000 personnes ont été déplacées par ces violences qui ont fait des dizaines de morts depuis le début de l’opération de l’armée birmane à la suite d’attaques de postes de police début octobre.

    John McKissick, directeur du Haut Commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) dans la ville bangladaise frontalière de Cox’s Bazar (sud), a estimé sur la BBC que ces actes s’apparentaient à un « nettoyage ethnique », sur la base de témoignages de réfugiés.

    Noor Sahara, une petite fille de six ans, dont la mère a disparu et qui a traversé la frontière avec sa voisine Roshida et son neveu Noor, le 23 novembre 2016 près d'un camp de réfugiés à Teknaf, dans le district de Cox's Bazar  / AFP

    Noor Sahara, une petite fille de six ans, dont la mère a disparu et qui a traversé la frontière avec sa voisine Roshida et son neveu Noor, le 23 novembre 2016 près d’un camp de réfugiés à Teknaf, dans le district de Cox’s Bazar / AFP

    Ignorant les pressions de la communauté internationale l’exhortant à ouvrir sa frontière pour éviter une crise humanitaire, le Bangladesh a appelé la Birmanie à prendre des « mesures urgentes » pour que cesse l’entrée sur son territoire des Rohingyas.

    « Il est très difficile pour le gouvernement bangladais de déclarer ouverte sa frontière, car ceci pourrait encourager le gouvernement birman à perpétuer les atrocités et les pousser dehors, jusqu’à atteindre son objectif final de nettoyage ethnique de la minorité musulmane de Birmanie », a expliqué M. McKissick.

    Des accusations sévèrement contestées par Zaw Htay, porte-parole du gouvernement de la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis quelques mois, rompant avec des décennies de junte militaire.

    Des gardes frontières du Bangladesh sur les rives de la rivière Naf, près de Teknaf dans le sud du district de Cox Bazar, le 24 novembre 2016  / AFP

    Des gardes frontières du Bangladesh sur les rives de la rivière Naf, près de Teknaf dans le sud du district de Cox Bazar, le 24 novembre 2016 / AFP

    « Je m’interroge sur le professionnalisme et l’éthique du personnel de l’ONU. Il devrait parler en se fondant sur des faits concrets et vérifiés et ne pas porter d’accusations », a-t-il déclaré à l’AFP, alors qu’humanitaires et journalistes n’ont pas accès à la zone.

    – Viols, villages incendiés –

    La Birmanie a déjà été accusée de nettoyage ethnique contre cette minorité musulmane mais c’était à l’époque où le pays était dirigé par d’anciens militaires. Depuis fin mars, Aung San Suu Kyi a pris les rênes du pays, après des élections historiques il y a un an.

    Des gardes frontières du Bangladesh arrêtent un birman (C) soupçonné par des réfugiés Rohingyas d'espionner pour la Birmanie, dans un camp de Teknaf, dans le district de Bazar de Cox, le 24 novembre 2016 / AFP

    Des gardes frontières du Bangladesh arrêtent un birman (C) soupçonné par des réfugiés Rohingyas d’espionner pour la Birmanie, dans un camp de Teknaf, dans le district de Bazar de Cox, le 24 novembre 2016 / AFP

    Mais elle ne s’est quasiment pas exprimé sur le sujet depuis le début des violences le mois dernier. Le nouveau gouvernement birman n’a pas de pouvoir sur l’armée, qui reste en charge du ministère de l’Intérieur et des Frontières notamment.

    Le sort des Rohingyas est un dossier explosif dans ce pays d’Asie du Sud-Est. Haïs par une partie de la population, à 95% bouddhiste, ces derniers sont considérés comme des étrangers en Birmanie et sont victimes de multiples discrimination: travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, absence d’accès aux soins et à l’éducation.

    En Etat Rakhine, des milliers d’entre eux vivent dans des camps depuis des violences intercommunautaires en 2012 entre bouddhistes et musulmans, qui avaient fait près de 200 morts.

    Pour fuir les persécutions et leurs conditions de vie, des milliers de Rohingyas tentent tous les ans de fuir en traversant le golfe du Bengale pour rejoindre la Malaisie notamment.

    Deen Mohammad et son épouse Roshida avec leurs jeunes enfants après leur fuite du Birmanie, le 24 novembre 2016, dans un camp de réfugiés à Teknaf / AFP

    Deen Mohammad et son épouse Roshida avec leurs jeunes enfants après leur fuite du Birmanie, le 24 novembre 2016, dans un camp de réfugiés à Teknaf / AFP

    Cette fois-ci, c’est vers le Bangladesh que des milliers d’entre eux se sont tournés. Parmi eux, Deen Mohammad, agriculteur. Il est parvenu à échapper aux patrouilles de la police du Bangladesh pour rejoindre avec sa femme et ses deux enfants la ville frontière de Teknaf en compagnie de trois autres familles.

    « Ils (les militaires birmans) ont emmené mes deux garçons âgés de neuf et douze ans quand ils sont entrés dans mon village. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé », raconte Deen Mohammad, 50 ans, à l’AFP.

    « Ils ont emmené des femmes dans des chambres, puis les ont enfermées de l’intérieur. Cinquante femmes et filles de notre village ont été torturées et violées », affirme-t-il.

    D’après Human Rights Watch, qui s’appuye sur des images sattelites, plus de 1.000 maisons de Rohingyas ont été incendiées en Etat Rakhine récemment. L’armée birmane conteste être à l’origine de ces destructions et affirme que les Rohingyas incendient leurs propres maisons.

    « Les Rohingyas sont pris en étau », a déclaré Champa Patel, directrice d’Amnesty International en Asie du Sud évoquant leur « besoin désespéré » de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

    Myanmar

    Le calvaire des musulmans Rohingyas

      Sam Jahan – Agence France-Presse à Teknaf | Canada
    Des étudiants indonésiens ont tenu jeudi une manifestation devant l'ambassade du Myanmar, en solidarité avec les musulmans Rohingyas.
    Photo: Achmad Ibrahim Associated Press Des étudiants indonésiens ont tenu jeudi une manifestation devant l’ambassade du Myanmar, en solidarité avec les musulmans Rohingyas.

    Viols en réunion, tortures, meurtres et massacres : les témoignages des musulmans Rohingyas fuyant par milliers la Birmanie bouddhiste vers le Bangladesh font état de violences inouïes que leur font subir les soldats birmans.

    John McKissick, directeur du Haut Commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) dans la ville bangladaise frontalière de Cox’s Bazar (sud), a estimé sur la BBC que ces actes s’apparentaient à un « nettoyage ethnique ».

    Quelque 30 000 personnes ont été déplacées par les violences qui ont fait des dizaines de morts depuis octobre dans l’État de Rakhine, dans l’ouest de la Birmanie, où se concentrent les Rohingyas, selon l’ONU.

    M. McKissick a indiqué que les soldats de l’armée birmane « tuaient des gens, leur tiraient dessus, massacraient des enfants, violaient des femmes, brûlaient et pillaient des maisons, obligeant ces gens à traverser la rivière » pour gagner le Bangladesh.

    Ignorant les pressions de la communauté internationale l’exhortant à ouvrir sa frontière pour éviter une crise humanitaire, les autorités bangladaises ont appelé la Birmanie à prendre des « mesures urgentes » pour que cesse l’entrée sur son territoire des Rohingyas.

    Le Bangladesh a ainsi renforcé la surveillance et ses patrouilles à l’extrême sud-ouest de son territoire pour tenter d’empêcher les passages de nuit. Ceux qui sont interpellés sont refoulés vers la Birmanie.

    « Il est très difficile pour le gouvernement bangladais de déclarer ouverte sa frontière, car ceci pourrait encourager le gouvernement birman à perpétuer les atrocités et les pousser dehors, jusqu’à atteindre son objectif final de nettoyage ethnique de la minorité musulmane de Birmanie », a expliqué M. McKissick.

    Le témoignage de Mohammad Ayaz, jeudi, relatant comment les soldats avaient attaqué son village et tué sa femme enceinte, illustre le degré de souffrances vécues par les Rohingyas, considérés comme des étrangers par la Birmanie bien que certains y soient présents depuis plusieurs générations.

    Berçant son garçonnet de deux ans, Mohammad raconte que les soldats ont tué au moins 300 personnes sur le marché de son village et violé en réunion des dizaines de femmes avant d’incendier environ 300 maisons, des commerces tenus par des musulmans, et la mosquée où il officiait comme imam.

    « Ils ont tué par balles ma femme Jannatun Naim. Elle avait 25 ans et était enceinte de sept mois. Je me suis réfugié sur un canal avec mon fils de deux ans blessé par une crosse de fusil », a-t-il raconté à l’AFP.

    L’armée birmane a démenti avoir incendié des villages, accusant les Rohingyas d’avoir commis eux-mêmes ces actes.

    Jannat Ara a, quant à elle, raconté qu’elle avait fui avec des voisins après l’arrestation de son père et la disparition de sa soeur de 17 ans.

    « Nous avons entendu qu’ils (les soldats birmans) l’avaient torturée à mort. Je ne sais pas ce qu’il est arrivé à ma mère », a ajouté Ara, entrée au Bangladesh mardi.

    Des responsables de la communauté Rohingya ont indiqué que des centaines de familles s’étaient réfugiées dans des camps dans les villes frontalières de Teknaf et Ukhia, et qu’ils étaient nombreux à se cacher par peur d’être renvoyés en Birmanie

    Mercredi, la police de la ville de Cox’s Bazar a indiqué avoir interpellé 70 Rohingyas, dont des femmes et des enfants et son intention de les refouler vers la Birmanie.

    « Ils ont menotté même les jeunes filles et les enfants et les ont emmenés pour les renvoyer en Birmanie », a déclaré l’un des responsables Rohingyas sous couvert de l’anonymat, ajoutant que les réfugiés feraient face à une « mort certaine » s’ils devaient rentrer en Birmanie.

    La minorité musulmane des Rohingyas en Birmanie est forte d’un million de personnes dans cette région de l’État de Rakhine.

    Des dizaines de milliers d’entre eux vivent dans des camps de déplacés depuis des affrontements meurtriers entre bouddhistes et musulmans en 2012.

    Le Bangladesh va renvoyer 70 Rohingya en Birmanie

    Plus de 2 000 Rohingya auraient pénétré au Bangladesh ces derniers jours pour fuir les opérations militaires de l’ouest de la Birmanie.

    Le Monde.fr avec AFP

    Cette vague de violences ternit l’image du gouvernement birman, dirigé de facto par Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paixi.

    La police du Bangladesh a annoncé mercredi 23 novembre qu’elle allait renvoyer en Birmanie 70 membres de la minorité musulmane des Rohingya, dont des femmes et des enfants, arrêtés en franchissant la frontière pour fuir les violences de leur région.

    Plus de 2 000 Rohingya auraient pénétré au Bangladesh ces derniers jours pour fuir les opérations militaires de l’ouest de la Birmanie, certains rapportant des récits de destruction, de meurtres et de viols de femmes de leur communauté par les soldats birmans. Selon des responsables de la communauté rohingya, 500 personnes auraient encore franchi la frontière dans la nuit de mardi à mercredi, profitant de l’obscurité.

    L’armée bangladaise a fait savoir que 800 Rohingya ont été empêchés d’entrer sur le territoire au cours des trois derniers jours. L’armée birmane mène des opérations dans une région frontalière du Bangladesh, où vivent un grand nombre de membres de la minorité musulmane, à la suite d’attaques meurtrières contre des postes de police au début d’octobre.

    Lire aussi :   La Birmanie, foyer récurrent de violences interreligieuses

    Inquiétudes

    Selon l’ONU, 30 000 personnes ont été déplacées à cause des violences qui ont fait des dizaines de morts depuis octobre dans l’Etat de l’Arakan (appelé Etat de Rakhine par le régime birman, situé dans l’ouest de la Birmanie), où se concentre la minorité rohingya.

    Les expulsions de Rohingya du Bangladesh suscitaient des inquiétudes au sein de leur communauté. « L’armée [birmane] a brûlé leurs villages et tué leurs proches. Ils tueront ces innocents qui fuient leur foyer pour sauver leur vie », a dit un leader rohingya sous couvert d’anonymat.

    Cette vague de violences ternit l’image du gouvernement birman, dirigé de facto par Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix. Son arrivée au pouvoir au printemps avait éveillé l’espoir de voir enfin se terminer les conflits qui ensanglantent depuis des décennies des régions frontalières du pays.

    Comment aider chaque jeune à choisir sa voie

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    Sciences Po: un débat avec Philippot empêché par des étudiants

      AFP
    Florian Philippot lors de l’université d’été du FN à Fréjus le 17 septembre 2016 Photo Franck PENNANT. AFP

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    Plusieurs dizaines d’étudiants de Sciences Po ont empêché mardi soir la tenue, dans l’enceinte de l’école à Paris, d’une conférence à laquelle était invité le numéro 2 du FN Florian Philippot, a-t-on appris de sources concordantes.

    «Une quarantaine d’étudiants ont organisé un sit-in en fin de journée dans le hall principal et devant un amphithéâtre de l’école d’études politiques», a indiqué à l’AFP Benjamin Duhamel, organisateur de ce «Grand Oral», un rendez-vous politique animé par trois associations étudiantes.

    Le vice-président du Front national devait débattre sur le thème de «l’Europe face à la mondialisation», a ajouté l’organisateur, qui a déploré que «des étudiants de groupuscules d’extrême gauche aient empêché 500 personnes d’assister à ce débat (…) au nom d’un combat contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie que par ailleurs nous respectons».

    Florian Philippot «devait rencontrer des étudiants pendant deux heures, dans le cadre d’un débat contradictoire – un échange de 30 minutes était prévu avec Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, puis 30 minutes de questions-réponses avec les étudiants», ont détaillé dans un communiqué les trois associations à l’origine du rendez-vous.

    Florian Philippot a dénoncé sur Twitter l’annulation de l’événement, affirmant: «Ce n’est que partie remise: les fascistes seront défaits».

    Pour Benjamin Duhamel, l’annulation de la conférence «n’aura qu’une incidence: renforcer le discours anti-élite des militants et des élus du Front national». «Vouloir combattre les idées du Front national en les bâillonnant et en les empêchant de parler est absurde», a estimé l’étudiant.

    «En empêchant un débat avec Philippot, l’extrême gauche accrédite le FN qui aura l’occasion de se victimiser dans les médias…», a abondé sur son compte Twitter l’association «Les Républicains Sciences Po», proche du parti de droite.

    Interrogée par l’AFP, la direction de Sciences Po a répondu que «l’événement n’était pas organisé à l’initiative de l’école mais d’associations étudiantes», se refusant à tout autre commentaire.

    Dans un communiqué, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) s’est «réjouie de l’annulation de cette nouvelle tribune offerte au FN qui tentait de gravir une marche supplémentaire dans sa stratégie de dédiabolisation».

    Créé en septembre 2015, le «Grand Oral» a notamment reçu Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), Bruno Le Maire (LR), Michel Sapin (PS) ou encore Benoît Hamon (PS), ont précisé les organisateurs.

    Il y a un an, une association d’étudiants proche du FN avait recueilli suffisamment de voix pour être reconnue à nouveau dans la prestigieuse école de la rue Saint-Guillaume. Une première depuis le début des années 1990 qui avait suscité beaucoup d’émoi.

    Sciences Po : Florian Philippot refoulé par des étudiants

    Le vice-président du FN, qui devait participer à une conférence à l’école de sciences politiques rue Saint-Guillaume, a été refoulé par une quarantaine d’étudiants.

    •  Pierre De Baudouin
    © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

    © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

    Un sit-in contre le Front National. Florian Philippot, numéro 2 du parti, n’a pas pu assister à son « Grand oral« , une conférence politique à laquelle il était invité à Sciences Po.

    Le vice-président du FN devait d’abord échanger avec Matthias Fekl, secrétaire d’Etat au commerce extérieur, avant de répondre aux questions de quelques 500 étudiants spectateurs.

    Le thème initialement prévu pour la conférence, « l’Europe face à la mondialisation« , est régulièrement discuté par le parti d’extrême-droite.

    Annulation d’une « tribune offerte au FN » ou risque de « renforcer le discours anti-élite » ?

    Florian Philippot a dénoncé l’annulation du « Grand oral » sur Twitter, en qualifiant les étudiants à l’origine du bloquage de « fascistes » :

    Benjamin Duhamel, organisateur du débat avec trois associations de Sciences Po, déplore que des « étudiants de groupuscules d’extrême gauche aient empêché 500 personnes d’assister à ce débat« . L’étudiant pointe le risque de « renforcer le discours anti-élite des militants et des élus du Front national » :

    Au contraire, l’Union des étudiants juifs de France se « réjouie de l’annulation de cette nouvelle tribune offerte au FN qui tentait de gravir une marche supplémentaire dans sa stratégie de dédiabolisation« .

    Son président, Sacha Ghozlan, justifie le blocage : « C’est un parti raciste, antisémite, qui reste d’extrême droite » :

    Ce n’est pas la première fois que le FN fait polémique à Sciences Po. En 2015, des étudiants de l’école de science politique créaient une association proche du parti nationaliste, avec suffisamment de voix pour être reconnu officiellement. Une première depuis 1990.

    Florian Philippot empêché de débattre à Sciences Po

    Coup de pied au fion!

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    39 heures, adoption pour les couples homosexuels, retraite à 65 ans… le programme libéral-conservateur de Fillon

    La bataille pour la présidentielle à droite

    PROJET – Fort de son excellent score au premier tour de la primaire de la droite et du centre, l’ancien Premier ministre est clairement le favori du second tour. Mais que contient au juste son programme ?

    François Fillon a créé la suprise en remportant ce dimanche soir le premier tour de la primaire de la droite et du centre. L’actuel député de Paris a porté durant sa campagne un programme résolument à droite et particulièrement libéral sur le plan économique. Petit tour d’horizon des dix mesures phares de son programme.

    Emploi

    L’ancien Premier ministre veut reporter l’âge légal de la retraite à 65 ans. Un classique à droite, particulièrement mis en avant dans son programme.

    L’une de ses mesures les plus emblématiques sera d’abroger les 35 heures, afin de porter la durée légale du travail à 39 heures, y compris dans la fonction publique. Dans le secteur privé, François Fillon suggère tout simplement de laisser le libre choix de la durée du travail… aux entreprises, par voie de référendum interne.

    Le traitement du chômage risque aussi d’être largement amendé : dégressivité, réduction du temps pendant lequel un chômage touchera ses indemnités et plafonnement en seront les maître-concepts.

    Fiscalité

    En matière de fiscalité, François Fillon veut baisser les impôts de 50 milliards (40 pour les entreprises et 10 pour les ménages).

    Autre mesure symbolique, la suppression de l’impôt sur la fortune, souvent promise mais jamais appliquée.

    Concernant la TVA, il souhaite à nouveau mettre en place une TVA sociale. Une mesure qu’il n’avait pas réussi à imposer en 2007 lors de son entrée à Matignon. Il augmenterait de deux points le taux actuel de TVA contre une baisse massive des cotisations des entreprises.

    Société

    Soutenu par Sens commun, mouvement politique opposé au mariage pour tous et défenseur auto-proclamé de la famille traditionnelle, le député de Paris propose de rétablir l’universalité des allocations familiales, ainsi que de porter le quotient familial à 3000 euros par demi-part.

    Refusant de revenir sur le mariage homosexuel, le député de Paris, jamais très progressiste sur les questions de société (il avait voté contre la dépénalisation de l’homosexualité en 1981) désire par ailleurs supprimer le droit à l’adoption plénière pour les couples homosexuels.

    Sur l’immigration, il entend réduire les nombres d’étrangers autorisés à venir en France, en créant notamment des quotas.

    Il entend en outre réserver les prestations sociales aux immigrés en situation régulière depuis au moins deux ans.

    Nucléaire

    François Fillon envisage aussi de prolonger l’exploitation des centrales nucléaires existantes de 40 ans à 60 ans. Il n’entend pas fermer la centrale de Fessenheim.

    Terrorisme

    L’ex-Premier ministre souhaite interdire le retour sur le territoire national des Français partis combattre à l’étranger dans les rangs terroristes, contrairement à Alain Juppé qui privilégie leurs arrestations.

    Juppé-Fillon: programme contre programme

    French right-wing Les Republicains (LR) party member, foreseen as the frontrunner for next year's presidential election, Alain Juppe (L) and former French Prime Minister and right-wing Les Republicains (LR) parliament member Francois Fillon (R) look on during the LR National Council on February 13, 2016 in Paris. AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE 
LIONEL BONAVENTURE / AFP

    Emploi, sécurité, éducation… Tour d’horizon des principales propositions qui rassemblent et divisent Alain Juppé et François Fillon, les deux finalistes de la primaire à droite.

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    • Avatar

      Une fois de plus, les entreprises vont s’enrichir au détriment de l’emploi. Eh oui, si vous croyez qu’elles vont embaucher parce que leurs charges vont baisser, vous rêvez éveillés 😡 

    • Vous croyez qu’elles vont embaucher parce que leurs charges vont baisser, ?

      Non, elles vont pouvoir redistribuer de plus en plus de dividendes à leurs chers actionnaires..

    • Les entreprises sont toujours contentes de profiter des avantages qui leur sont proposés, mais n’appliquent jamais les contreparties demandées.

      Et cela dure depuis de nombreuses années. Bien sûr, qu’elles n’embaucheront pas.
      En fait, ce sera toujours les salariés qui feront les frais de cette politique.

    • Avatar

      Programme totalement irresponsable et irréalisable. On en reparlera dans 12 mois quand ce monsieur sera aussi détesté (voire plus) que Hollande…

    • Au contraire… que ce soit lui ou un autre, ce programme me semble assez réaliste, tout à fait dans la suite logique de ce qui a été (dé)fait ces dernières années.

      Après, je pense que ces personnes se foutent de l’amour que leur porte le peuple, tant qu’ils sont dans les petits papiers des industriels et des banquiers qui écrivent leurs programmes.

    • Avatar CA CRAINT;  ce mec est pote avec la manif pour tous et çà ca fait vraiment peur pour notre pays
    • Les gens ont voté pour ..quelqu’un ou plutôt contre quelqu’un ou quelques uns(e)

      Pire, après les résultats, les gens sont allés voir son site pour découvrir son « programme » et son site a beugé
      Sur le fond, on connaît le personnage, 5 ans sous Sarko de faire-valoir, on en reprend pour 5 ans.
      Pour ce qui et du programme, vous avez dit « programme ou plutôt absence de programme.
      Un pseudo-programme dégodillage entre la Gauche de la Droite et la Droite de la Gauche
      Bref, nulle part
      Un « nouveau », si l’on peut dire, futur président, entre me micro macron et le micro bayrou.
      Nos 5 prochaines années ne seront que de clones des 5 dernières…
      Pour nos enfants, sans espoir, ni avenir…un sacré programme,si j’ose dire.

    • Avatar Il faut se détendre…Il y aura d’autres programmes à soutenir aux présidentielles!
    • Supprimer l’impôt sur la fortune,….. il aurait été plus intelligent de le rendre plus juste.

      Il serait plus judicieux de :
      – ne pas augmenter la TVA,
      – ne pas réduire l’IS ( mensonge d’état qui laisse croire qu’il n’y en a pas aux USA, 35% tout de même)
      – réduire les charges, en procédant à un nettoyage profond des services gérant sur les quotisations ( de l’argent disparaît des caisses depuis des années,….. c’est un secret de polichinelle), et surtout faire payer ceux qui ne les payent pas s’en être inquiétés. Quand le boulanger du coin a du retard on sait lui tomber dessus, alors pareil pour les holdings françaises de premier rang.

    • Ouah ! Mais fallait te présenter si tu es meilleur qu’eux……

      Aucun programme ne correspondra à 100% à ce que chacun recherche…. C’est comme ça…..

      • Pour l’instant des projets, des promesses, si lui(F Fillon) président, lui homme politique comme les autres (ne fera rien) ou sera-t-il l’homme politique que la France, les Français et les Françaises attendent depuis des décennies et fera-t-il ce qui est nécessaire pour sauver notre pays la France et le rendre à ses habitants, ses propriétaires (ceux qui aiment la France, son histoire, sa géographie, ses us et coutumes et la respectent)

    • Supprimer des postes de fonctionnaires ne servira pas à grand chose s’il ne supprime pas des administrations complètes qui ne servent à rien ou dont on pourrait se passer. L’administration de la taxe audiovisuelle est un bon exemple. Celle de la vignette auto aussi. La carte grise n’est pas mal non plus. Combien de « groupuscules ponctionnariaux » dont l’intérêt pour le pays est, au mieux, sujet à caution ? Et si lui ou un autre les supprime, il sera beaucoup plus difficile aux dictateurs du ponctionnariat de les reconstituer s’ils reviennent au pouvoir…
    • J’ai fait une vidéo, sur la partie que j’ai pu voir.  Pour le code du travail, je trouve son positionnement malhonnête, je suis quasiment certaine, que pas un, n’osera y retoucher avant longtemps, quand on voit, comment le gouvernement actuel, a été perçu, sur le sujet.

      Pour être, « le plus libéral », je trouve ça vraiment inquiétant, parce que ça signifie qu’il n’a pas compris, encore, que c’était de nouvelles voies, qu’il fallait ouvrir, et notamment, chercher à ce que les entreprises du CAC 40 ne puissent plus jouir d’un vide juridique éhonté, sur le droit du travail, et se jouent de ce vide juridique, mais PERSONNE N’EN PARLE.

      Et l »ubérisation, il en dit quoi ?  Il n’y a que NKM, qui soit lucide, sur ces mutations, en ce qui concerne ses conséquences, sur le monde du travail, et la précarité. 

    • Fillon a, et de loin, le meilleur programme pour remettre le pays à flots.

      Pour l’ISF, il est maintenant connu qu’il n’est payé que par les « petits riches ».
      Les très grosses fortunes ont tout ce qu’il faut comme arsenal fiscal et juridique pour échapper à cet impôt.
      Supprimer l’ISF va ramener les capitaux Français en France ce qui évitera que la plupart de nos grosses entreprises passent sous pavillon chinois, russe, arabe ou amerloque. Ce sera le cas aussi des vignobles, châteaux, grosses propriétés, hôtels de luxe…. tout ça passe à l’étranger et ça ne gêne personne semble t il.
      Il y a trop de fonctionnaires dans les collectivités territoriales.
      Allez faire un tour pour voir travailler le personnel technique de votre mairie, c’est hallucinant. Dans ma ville, ils étaient 7 pendant 3 semaines à refaire un petit chemin communal de 50 m de long. Interminable.
      En à peine 10 jours, 3 gus d’une entreprise privée ont refait les trottoirs et chaussée d’une route en ville de 300 m….ça bossait et le contraste était saisissant, les 2 chantiers étant à proximité l’un de l’autre.
      Réforme du code du travail, uniformisation des régimes de retraite…c’est tellement évident ! 

    • Donc : il va faire des chômeurs (suppressions d’emplois), qui auront moins longtemps de quoi vivre à peu près décemment, et empêcher les jeunes de travailler en gardant les seniors plus longtemps au travail (ou au chômage).
      Deux Contre vérités ! bravo aux suiveurs de slogans faciles …

      un fonctionnaire « pompe  » sur deux ,ou trois travailleurs du privé : total ,si on allège la charge du privé , l’emploi remonte .; et pour les jeunes / anti vieux , la réalité , c’est l’inverse , acté chez nous ,et ailleurs . les deux sortes d’emplois sont Complémentaires .


      Ne vous en déplaise, chez nous il y a trop de fonctionnaires et malgré les promesses de chacun, cela a empiré. Ils coûtent cher et ont des privilèges en matière de retraite qu’il faut faire disparaître. Pour le chômage je ne suis pas certaine que cela suffira pour le faire baisser. Mais en fait, en France on veut rien changer car trop d’aides pour certains …
    • :                          Eh bien figurez vous que ca marche à l’étranger… essayez donc de comprendre comment… et revenez après!
      • C’est facile de lancer des affirmations sans pour autant les étayer.

        Ça marche *où* ce genre de mesure? Même le fameux « job act » en Italie ne produit pas les effets escomptés.

        Idem pour la retraite à 65 ans … dès 50 ans il devient difficile de trouver un emploi, Alors augmenter l’âge sans pour autant s’en prendre au vrai problème … quelle blague. 

      • Meme les migrants préfèrent aller en Allemagne ou au Royaume-Uni… ca devrait répondre à votre question, non? C’est que les 40 ans de socialisme de droite ou de gauche ont fait du mal au pays pour en arriver là!

        Ca marche au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande, en Allemagne, pour ne citer que des pays que vous pourriez possiblement connaitre. Vous avez visité ces pays ou vous n’avez visité que la Corrèze?
        Le vrai problème en France, c’est qu »il y a trop d’aides à rien foutre et pas assez d’obligations à travailler.

    • c’est tout un programme qui fait que les règles du chomage marchent, ce n’est pas cette mesure qui est la réussite si réussite il y a car le chomage non indemnisé la misère elle existe aussi dans ces pays…au Royaume uni où je connais des personnes sur le terrain cela ne marche pas comme vous l’imaginez….le tatcherisme a fait beaucoup plus de mal que de bien …

      Le vrai problème de la France c’est qu’on a toujours trop favorisé les classes bourgeoises, le patronat et jet set!! et fillon fera de même ! pire il ne réussira pas mieux que sarkozy et Hollande….

    • sur certains points c’est vrai ce que vous dites, mais en Allemagne et certainement dans d’autres pays, les gens occupent trois emplois au lieu d’un et rentrent à pas d’heure à la maison ; il va y avoir de la précarité surtout 
    • Ce n’est pas avec une telle surenchère qu’il deviendra président, encore faut il qu’il passe le premier tour des primaires.
    • Avatar C’est effectivement un projet choc pour les classes populaire et moyenne. Pas pour la classe bourgeoise ni jet set par contre
    • Tout simplement le retour du patronat de droit divin pouvant traiter ses serfs comme il l’entend ! 
      • Eh bien allez donc voir dans un autre pays si vous estimez que les employés en France sont des serfs. Même les émigrés ne veulent pas rester cher nous.
      • Vous avez raison, mais c’est justement ce que Fillon veut changer.
    • Fillon , après avoir passé péniblement cinq ans avec sarko , vous pouvez vous dispenser de la ramener pour le plus grand bien de la France …et des français , bien entendu !

      Et surtout , ne vous présenter pas comme  » un homme nouveau « , c’est râpé pour vous et vos carottes sont cuites …

      • :          et quel est celui pour vous qui pourrait être chef d’Etat Car les Français veulent du changement mais surtout qu’on ne touche pas à leurs petits privilèges et aux aides en tous genres…
    • :                    Fillon se revendique de Thatcher, mais cette dernière n’aurait jamais avalé toutes les couleuvres que Sarkozy lui a fait avaler de 2007 à 2012.

       

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