Les parisiens…ne marchent plus!

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Voie sur berges : 168 élus signent une lettre ouverte à Anne Hidalgo

Voie sur berges : 168 élus signent une lettre ouverte à Anne Hidalgo
@ FRANCOIS GUILLOT / AFP

Les élus dénoncent l’aggravation des bouchons dans Paris intra-muros et au-delà suite à la piétonnisation de la voie sur berges rive droite voulue par Anne Hidalgo.

Pour eux, la fermeture de la voie sur berges rive droite à Paris est la pire des initiatives. 168 maires de la banlieue parisienne, maires d’arrondissement, élus de Paris, des départements de la petite et de la grande couronne ont écrit une lettre ouverte à Anne Hidalgo pour lui signifier leur colère. Parmi eux, Rachida Dati, maire de Paris 7, Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, Jean-François Copé, maire de Meaux, mais aussi les maires d’Asnières, de Boulogne-Billancourt, de Corbeil-Essonnes ou d’Aulnay-sous-Bois.

« L’aggravation des bouchons ». Depuis la piétonnisation de la voie sur berges rive droite, ces élus déplorent les « conséquences dramatiques sur l’aggravation des bouchons pour la traversée de la capitale, sur le périphérique et, au-delà, les répercussions majeures en banlieue sur des axes de circulation essentiels (A4, A13, A86) ». Dans cette lettre publiée par Le Figaro, ils dénoncent « l’indifférence » de la maire de Paris à l’égard « des habitants de la petite et de la grande couronne », obligés de se déplacer en voiture et qui sont « fatigués et en colère ».

Un front commun avec Pécresse. Dans cette démarche, ces 168 élus ont annoncé leur intention de s’associer à la bataille juridique enclenchée par Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, qui a déposé un recours devant le tribunal administratif pour rouvrir à la circulation la voie sur berges rive droite.

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    Par AFP
    Embouteillage de véhicules le 16 octobre 2016 sur rive droite à ParisEmbouteillage de véhicules le 16 octobre 2016 sur rive droite à Paris Photo FRANCOIS GUILLOT. AFP
  • 168 maires d’Ile-de-France, principalement LR, interpellent la maire PS de Paris Anne Hidalgo sur la fermeture des voies sur berges rive droite, dans une lettre ouverte où ils s’associent au recours déposé par la Région devant le tribunal administratif pour contester cette mesure.

    Dans cette lettre ouverte publiée sur le site du Figaro, ces élus, parmi lesquels Patrick Balkany, Gilles Carrez, Jean-François Copé, Rachida Dati, Claude Goasguen, Philippe Goujon, Christian Jacob, Yves Jego, Jean-Christophe Lagarde, Gérard Larcher, André Santini, Jean-François Vigier ou Georges Tron, dénoncent une «décision unilatérale» qui a «des conséquences dramatiques sur l’aggravation des bouchons».

    «L’aggravation des encombrements entraîne une détérioration de la vie quotidienne de dizaine de milliers de Franciliens qui ne demandent qu’à exercer leur activité professionnelle, parfois à plus d’une heure de leur domicile».

    Ils dénoncent «cette indifférence à l’égard des habitants de la petite et de la grande couronne».

    «Les habitants de nos communes qui travaillent à Paris, les Parisiens qui travaillent dans nos communes, et qui n’ont pas la possibilité de se déplacer dans des transports en commun insuffisants ou déjà saturés, sont fatigués et en colère», écrivent les élus, réclamant que les projets de piétonisation de Paris «soient réexaminés dans la concertation, la transparence et avec le souci de la cohésion des territoires».

    «Voilà pourquoi nous avons décidé de déposer des recours en annulation de cette décision, ou de nous associer au recours déposé par la Région et des départements d’Ile-de-France», concluent-ils.

    La Région, présidée par Valérie Pécresse (Les Républicains), et cinq départements franciliens (Hauts-de-Seine, Yvelines, Val d’Oise, Essonne et Seine-et-Marne) ont déposé le 24 novembre un recours devant le tribunal administratif de Paris pour contester la piétonisation des voies sur berges rive droite décidée par la maire PS de Paris.

    Voulue par Anne Hidalgo pour lutter contre la pollution de l’air, la fermeture de la voie Georges-Pompidou, qui n’en finit plus de susciter la polémique, interdit aux voitures 3,3 km du quai bas le long de la Seine, de l’entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe).

     

Crash aérien: Ce que l’on sait du crash

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Airbus se réorganise en supprimant un millier de postes

Le constructeur aéronautique a confirmé le 29 novembre des suppressions de postes et la fermeture de son site francilien de Suresnes.

Un A380 en cours d’assemblage à l’usine Airbus de Toulouse-Blagnac.

ZOOM

Un A380 en cours d’assemblage à l’usine Airbus de Toulouse-Blagnac. / REMY GABALDA/AFP

Les craintes de syndicats se sont confirmées le 29 novembre. Airbus Group a annoncé lors d’un comité de groupe européen à Toulouse que son plan de réorganisation allait conduire à la suppression d’un millier de postes.

Cette restructuration du groupe passe notamment par la fusion entre la maison mère, Airbus Group et sa principale filiale, Airbus Commercial Aircraft produisant les avions commerciaux et pesant 70 % de l’activité totale.

Ce rapprochement devrait conduire à supprimer 1 164 postes en Europe. Dans le même temps, 230 nouveaux postes devraient être créés, en particulier dans les activités liées au numérique.

Les licenciements ne sont pas exclus

Au total, le solde négatif atteint donc 934 postes. Il s’accompagne aussi d’un déménagement de certains postes. Ce sera notamment le cas avec la fermeture mi-2018 du site de Suresnes (Haut-de-Seine) dont une partie des activités de recherches seront transférées vers le siège toulousain d’Airbus. Seuls resteront sur place une dizaine de salariés du service des relations publiques.

> A lire : L’Airbus A380 bat de l’aile

La réorganisation devrait se faire par des départs volontaires, a assuré la direction. Toutefois, Airbus n’exclut pas d’avoir recours à des licenciements si les objectifs fixés n’étaient pas au rendez-vous. « Si nous n’y parvenons pas, nous serons obligés ensuite de rentrer dans des licenciements économiques contraints, ce qui n’a jamais été le cas dans le passé car nous avons toujours trouvé des solutions », explique Thierry Baril, le DRH du groupe.

A lire : Le duel Airbus-Boeing au menu du salon de l’aéronautique

Les syndicats ont évidemment mal réagi à ces suppressions de postes qu’ils attribuent à une « logique financière ». Un responsable du syndicat FO, majoritaire, reconnaissait toutefois que « la direction a semblé être très attentive au traitement social » privilégiant « des retraites anticipées, des reclassements, de la mobilité ».

La concurrence chinoise

L’entreprise, elle, met surtout en avant la nécessité de s’adapter aux évolutions du marché marqué par la concurrence de son grand rival américain Boeing mais aussi par à l’émergence de compétiteurs chinois.

Airbus connaît également des soucis avec son programme de très gros porteur A380, dont les ventes déçoivent, des déboires dans son programme d’avion de transport militaire A400M et des difficultés du côté de sa filiale hélicoptères qui a annoncé un plan de départs volontaires le mois dernier.

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Airbus demeure malgré tout un champion européen plutôt en forme. Au premier semestre 2016, l’entreprise affichait un chiffre d’affaires stable et un bénéfice en hausse, dopé par quelques éléments exceptionnels. Surtout, le constructeur dispose d’un carnet de commandes au plus haut, avec près de 7 000 avions encore à produire. Ce qui représente au minimum 10 ans de travail et 1 000 milliards d’euros de recettes.

L’avionneur Airbus annonce 1164 suppressions de postes en Europe

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Photo AFP

L’avionneur européen Airbus a annoncé mardi la suppression de 1164 postes en Europe dans le cadre d’un plan de restructuration, et pourrait fermer son site de Suresnes, en région parisienne, selon les syndicats.

Cette réorganisation se fera sur la base du volontariat, a précisé le directeur des ressources humaines, Thierry Baril, à l’AFP. «Si début 2018, nous devions constater que ces mesures volontaires accompagnées ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints», a-t-il toutefois ajouté.

Dans le détail, 640 postes seront supprimés en France, 429 en Allemagne, 39 en Espagne, 54 au Royaume-Uni, un en Belgique et un en Inde. «Cela représente 11% des effectifs considérés», selon Thierry Baril.

La restructuration du groupe européen, qui emploie 136 000 employés en tout, consiste à fusionner à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS) et du groupe (Airbus Group SAS) d’ici à juillet/août 2017.

La direction a précisé mardi aux syndicats, lors d’un comité européen à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse, qu’en outre 325 postes seront transférés, principalement de Suresnes et du site allemand d’Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.

«La direction a confirmé la suppression de 1164 postes dans tous les sites et la création de 230 emplois, ce qui fait un solde net de moins de 1000 suppressions de postes au total», a pour sa part indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur du syndicat Force ouvrière (FO) pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

«La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 mobilités de Suresnes vers Toulouse», a-t-il ajouté.

À Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seuls une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de «fermeture» de ce site.

Les syndicats dénoncent une «logique financière» qui pousse un groupe à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production, à supprimer plus de 1000 postes.

La direction rétorque qu’elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence exacerbée avec son rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois.

Airbus supprimera 1164 postes mais promet de tenter d’éviter les licenciements

(ajoute détails sur secteurs touchés et nouvelles déclarations syndicales)

Blagnac/Paris (awp/afp) – La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

« L’impact social du plan Gemini représente 1164 positions », a déclaré à l’AFP Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, « un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés, essentiellement vers Toulouse », a-t-il précisé en les chiffrant à 325.
Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.
Mais « tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat », a affirmé M. Baril. « Si, début 2018, nous devions constater que ces mesures ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints », a reconnu M. Baril.
Le plan de restructuration s’inscrit dans un contexte de concurrence exacerbée avec le rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois. Airbus relativise les 1164 postes à supprimer avec des effectifs qui atteignent 136’600 personnes dans le monde, et 54’000 en France.
Les négociations sur le traitement social doivent se tenir jusqu’à l’été prochain, précise Airbus, qui dit de plus prévoir la création de 230 postes liés à de nouvelles compétences.
Les suppressions de postes, annoncées lors d’un comité de groupe européen au siège d’Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la « fermeture » du site de Suresnes, selon les syndicats.

« La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 +mobilités+ de Suresnes vers Toulouse », a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

A Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seule une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de « fermeture » du site historique.
Les suppressions n’impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où devraient être transférés de nombreux postes.

– « Logique financière » –
M. Dréno, de FO, reconnaît que « la direction a semblé être très attentive au traitement social ». « On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale », a-t-il ajouté en référence aux plans de suppressions de postes qui ont jusqu’à présent tous été mis en oeuvre chez Airbus sans licenciements.
Mais les syndicats restent vigilants, doutant du bien-fondé de la réorganisation.
« On suspecte la direction de vouloir faire des économies », a souligné M. Dréno. « La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la +bureaucratie+ mais ces salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette +bureaucratie+ », a-t-il insisté.
Les syndicats voient plutôt une « logique financière » au plan Gemini, soulignant que le groupe est à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production.
« On peut comprendre que le groupe se réorganise », reconnaît Thierry Préfol, coordinateur chez Airbus Group pour la CFE-CGC, deuxième syndicat. « Mais le groupe a les moyens financiers pour éviter tout licenciement sec », ajoute-t-il.

Jean-Marie Peeters, représentant au comité européen de la CFTC (troisième syndicat), dénonce quant à lui une logique qui « veut améliorer le cours des actions ».
Evoquant un « mouvement d’ampleur », le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue a pour sa part promis qu’il « accompagnerait à la fois les salariés et les territoires ».
Le plan Gémini consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l’activité) avec le groupe (Airbus Group SAS), afin de faire naître une nouvelle entité baptisée tout simplement « Airbus ».

Dans un communiqué, le pdg du groupe, l’Allemand Tom Enders, évoque le besoin de « structures plus légères », estimant que « l’intégration va à terme renforcer Airbus afin d’assurer sa future compétitivité ».
Sur les 1.164 réductions de postes, 640 positions se situent en France, à Suresnes, Toulouse et Marignane; 429 en Allemagne, principalement à Hambourg, Brême, Ulm et Ottobrunn; 39 en Espagne; 54 au Royaume-Uni; un en Belgique et un en Inde, selon la direction.

Airbus supprimera plus d’un millier de postes en évitant de licencier

Blagnac (France) (AFP)

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1.164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

« L’impact social du plan Gemini représente 1.164 positions », a déclaré à l’AFP Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, « un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés, essentiellement vers Toulouse », a-t-il précisé en les chiffrant à 325.

Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.

Mais « tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat », a affirmé M. Baril. « Si, début 2018, nous devions constater que ces mesures ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints », a reconnu M. Baril.

Le plan de restructuration s’inscrit ainsi dans un contexte de concurrence exacerbée avec le rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois. Airbus relativise les 1.164 postes à supprimer avec des effectifs qui atteignent 136.600 personnes dans le monde, et 54.000 en France.

Les négociations sur le traitement social doivent se tenir jusqu’à l’été prochain, précise Airbus, qui dit de plus prévoir la création de 230 postes liés à de nouvelles compétences.

Les suppressions de postes, annoncées lors d’un comité de groupe européen au siège d’Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la « fermeture » du site de Suresnes, selon les syndicats.

« La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 +mobilités+ de Suresnes vers Toulouse », a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

A Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seule une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de « fermeture » du site historique.

Les suppressions n’impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où devraient être transférés de nombreux postes.

Une « logique financière »

M. Dréno, de FO, reconnaît que « la direction a semblé être très attentive au traitement social ». « On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale », a-t-il ajouté, en référence aux plans de suppressions de postes qui ont jusqu’à présent tous été mis en oeuvre chez Airbus sans licenciements.

Mais les syndicats restent vigilants, doutant du bien-fondé de la réorganisation.

« On suspecte la direction de vouloir faire des économies », a souligné M. Dréno. « La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la +bureaucratie+ mais ces salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette +bureaucratie+ », a-t-il insisté.

Les syndicats voient plutôt une « logique financière » au plan Gemini, soulignant que le groupe est à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production.

« On peut comprendre que le groupe se réorganise », reconnaît Thierry Préfol, coordinateur chez Airbus Group pour la CFE-CGC, deuxième syndicat. « Mais le groupe a les moyens financiers pour éviter tout licenciement sec », ajoute-t-il.

Jean-Marie Peeters, représentant au comité européen de la CFTC (troisième syndicat), dénonce quant à lui une logique qui « veut améliorer le cours des actions ».

Evoquant un « mouvement d’ampleur », le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue a pour sa part promis qu’il « accompagnerait à la fois les salariés et les territoires ».

Le plan Gémini consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l’activité) avec le groupe (Airbus Group SAS), afin de faire naître une nouvelle entité baptisée tout simplement « Airbus ».

Dans un communiqué, le P-DG du groupe, l’Allemand Tom Enders, évoque le besoin de « structures plus légères », estimant que « l’intégration va à terme renforcer Airbus afin d’assurer sa future compétitivité ».

Sur les 1.164 réductions de postes, 640 positions se situent en France, à Suresnes, Toulouse et Marignane; 429 en Allemagne, principalement à Hambourg, Brême, Ulm et Ottobrunn; 39 en Espagne; 54 au Royaume-Uni; un en Belgique et un en Inde, selon la direction.

Airbus : les salariés sous le choc après la confirmation des suppressions de postes

Hélène Vergne est devant le siège du groupe Airbus dans la banlieue de Toulouse (Haute-Garonne). Elle décrit la première réaction des salariés après l’annonce de suppressions de postes.

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De la morosité et de l’inquiétude, ce sont les premières réactions des délégués syndicaux qui sont sortis d’une réunion il y a 30 minutes avec la direction d’Airbus. « Ils confirment la suppression de 1164 postes dont 440 en France et sans surprise, c’est le site de Suresnes en région parisienne (Hauts-de-Seine) qui est le plus impactée. Il devrait fermer courant 2018« , relate Hélène Vergne.

Jusqu’à 2018 pour fixer les modalités de la restructuration

La direction d’Airbus s’est engagée à tout faire pour éviter les licenciements secs et privilégier les départs à la retraite, les départs à la retraite anticipés ou la mobilité géographique. « Ce n’est que début 2018, si le compte n’y est pas, que des licenciements secs seront envisagés. Ça veut dire que la direction et les syndicats ont plusieurs mois devant eux pour discuter et arrêter les modalités précises de cette restructuration« , conclut la journaliste.

Airbus supprimera plus d’un millier de postes

AFP
891494-la-restructuration-de-l-avionneur-airbus-entrainera-la-suppression-de-plus-de-1300-postes-selon-lesLa restructuration de l’avionneur Airbus entraînera la suppression de plus de 1.300 postes, selon les syndicats Photo Rémy GABALDA. AFP

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1 164 postes en Europe mais a promis de tout faire pour éviter des licenciements secs. Le gouvernement promet d’accompagner les salariés.

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1 164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

«L’impact social du plan Gemini représente 1 164 positions», a déclaré Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, «un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés essentiellement vers Toulouse», a-t-il précisé en les chiffrant à 325.

Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.

Mais «tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat», a affirmé Thierry Baril. «Si nous n’y parvenons pas, nous serons obligés ensuite de rentrer dans des licenciements économiques contraints, ce qui n’a jamais été le cas dans le passé car nous avons toujours trouvé des solutions», a-t-il cependant ajouté.

«C’est une opération de restructuration, nous allons proposer un plan social qui comportera dans un premier temps des mesures volontaires», a-t-il déclaré. «Si début 2018, nous devions constater que ces mesures volontaires accompagnées ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints», a précisé Thierry Baril.

Le groupe prévoit de plus de créer 230 postes liés à de nouvelles compétences pour assurer la transformation numérique du groupe.

Le gouvernement va épauler les salariés et les territoires touchés par la restructuration au sein d’Airbus, a dit mardi le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue. «Le rôle qui est le mien est d’accompagner à la fois les salariés, d’accompagner les territoires dans ces évolutions», a assuré le secrétaire d’Etat.

Suresnes «fermé», selon les syndicats

Ces mesures, annoncées lors d’un comité de groupe européen au siège d’Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la «fermeture» du site de Suresnes, selon les syndicats.

«La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 « mobilités » de Suresnes vers Toulouse», a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire). A Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seuls une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de «fermeture» du site historique.

Les suppressions n’impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où au contraire devraient être transférés de nombreux postes.

Pour le responsable FO, «la direction a semblé être très attentive au traitement social, il va y avoir un ensemble de mesures comme des retraites anticipées, des reclassements, de la mobilité». «On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale», a-t-il ajouté en référence au fait que jusqu’ici aucun plan de suppressions de postes mis en oeuvre chez Airbus ne s’est traduit par des licenciements secs. «On suspecte la direction de vouloir faire des économies», a-t-il toutefois souligné. «La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la « bureaucratie » mais ses salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette « bureaucratie »», a-t-il insisté.

Les syndicats ont dit douter du bien-fondé de la réorganisation du groupe, y voyant plutôt une «logique financière». Le groupe est en effet à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1 000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production, soulignent les organisations syndicales.

Airbus emploie près de 140 000 personnes dans le monde, et 54 000 en France.

La direction avance qu’elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence exacerbée avec son rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois. «Plus le nombre de postes impactés restera conséquent, plus la facture sociale sera lourde, plus la direction devra mettre « la main au portefeuille »», a de son côté réagi le syndicat CFE-CGC dans un communiqué.

Airbus : 1100 suppressions de postes, les syndicats vent debout

Airbus : 1100 suppressions de postes, les syndicats vent debout(Easybourse.com)

L’avionneur a dévoilé mardi un nouveau plan de réorganisation qui prévoit la suppression de 1164 postes dans le monde, dont plus de 600 en France, où le site de Suresnes va fermer. Les syndicats ne décolèrent pas.

Airbus a choisi la méthode dure. Le groupe a annoncé mardi plus d’un millier de suppressions de postes dans le cadre de la réorganisation de ses activités. « La direction a confirmé la suppression de 1 164 postes dans tous les sites et la création de 230 emplois, ce qui fait un solde net de moins de 1 000 suppressions de postes au total. La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 mobilités de Suresnes vers Toulouse », a indiqué à a presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

Au total, quelque 640 emplois vont être supprimés en France d’ici 2018 selon la CGT. La direction dit vouloir privilégier les départs volontaires, les départs à la retraite et en pré-retraite et la mobilité interne. Mais les syndicats craignent des licenciements secs, notamment pour les salariés qui n’accepteraient de rejoindre le nouveau siège social du groupe à Toulouse. Les négociations sur les conditions de départ volontaire s’ouvriront en janvier et devraient durer 6 mois.

Airbus Group a annoncé fin septembre qu’il fusionnerait avec Airbus Commercial Aircraft, sa division d’avions civils au sein d’une nouvelle entité baptisée Airbus. La réorganisation vise à simplifier la gouvernance et à optimiser l’efficacité d’un groupe aéronautique et spatial doté d’une organisation complexe, issue de fusions successives. « L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la bureaucratie mais ses salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette bureaucratie », a souligné Yvonnick Dreno. « On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale « , a-t-il ajouté.

« On parle de 1% du personnel sur un total de 136.000 employés dans le monde », a réagi un porte-parole de l’avionneur cité par le site Toul’éco, ajoutant que la direction « souhaiterait éviter les licenciements secs ».

Vers 15h50 le titre avance de 0,4% sur un CAC 40 en hausse de 0,3%.

Airbus supprime plus d’un millier d’emplois, les syndicats préoccupés

Malgré un carnet de commandes garni pour dix ans, l’avionneur supprime 1164 emplois dans le cadre de son plan de restructuration, dont 640 en France.

Redouté par les employés, le couperet est tombé ce mardi 29 novembre. A l’issue d’un comité européen de groupe, qui s’est tenu au siège à Blagnac, Airbus a annoncé la suppression de 1164 emplois dans le cadre d’un plan de restructuration nommé « Gemini ». 325 postes seront transférés vers d’autres sites du groupe.
« On parle de 1% du personnel sur un total de 136.000 employés dans le monde », réagit un porte-parole de l’avionneur, qui assure que la direction « souhaiterait éviter les licenciements secs ». Dans le détail, la France paye un lourd tribut avec 640 postes supprimés. Les sites de Toulouse et Marignane sont concernés. Mais c’est le département de la recherche, installé à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, qui est le plus touché. Le site fermera ses portes mi-2018, entraînant à lui seul la suppression de 308 postes.

« Nous ne sommes pas vraiment surpris par les annonces de ce matin. Tom Enders nous a donné les détails. Néanmoins, nous sommes préoccupés par le nombre de postes supprimés, qui n’est pas neutre, et la fermeture de Suresnes », assure Thierry Préfol coordinateur adjoint CFE-CGC. La fermeture de Suresnes inquiète aussi Michel Molesin, coordinateur CGT Airbus Group. « C’est l’avenir d’Airbus qui est en jeu. Or, il s’agit d’une vision stratégique dramatique. Pour faire des économies, la direction sacrifie la recherche ».

Négociations salariales dès janvier

Officiellement, la réorganisation d’Airbus et la création d’un siège social unique dès le mois de janvier sous le nom Airbus, entraînent des sureffectifs. Il y a quelques semaines le PDG, Tom Enders a lancé un mouvement de réorganisation qui veut briser une logique selon laquelle des fonctions similaires existent depuis des années sur différents sites du groupe. « La recherche est visée en premier lieu, mais aussi la stratégie, et les fonctions support, comme la communication, la finance, les ressources humaines et les achats », précise Thierry Préfol.

Tom Enders veut également envoyer un message fort aux marchés financiers qui ne regardent pas tant le match des commandes d’avions entre les deux principaux constructeurs que la marge bénéficiaire. Une subtile négociation va maintenant s’engager. Durant six mois, la direction va proposer de troquer l’absence de licenciements secs contre l’acceptation, par les organisations syndicales, de départs volontaires, de mobilité sur les différents sites du groupe et de retraites anticipées.

Solutions alternatives et départs anticipés

« Nous allons proposer à la direction dès janvier des solutions alternatives et négocier des mesures d’accompagnement pour favoriser les départs volontaires anticipés. Le PSE sera mis en place à compter de juillet jusqu’à la fin 2018. Mais si on n’atteint pas le nombre suffisant de départs volontaires, la direction n’exclut pas des licenciements », prévient le coordinateur adjoint CFE-CGC.

L’avionneur se veut rassurant. Dans un communiqué, il indique que « Airbus Group prépare l’avenir en poursuivant son investissement dans le développement des compétences cœur de métier. Quelque 230 postes seront créés en vue de sécuriser les compétences essentielles nécessaires pour assurer l’avenir de la société en cette ère de transformation digitale ».
Audrey Sommazi

Sur la photo : malgré un carnet de commandes rempli, Airbus va procéder à des licenciements. Crédits : FIA 2016

En quête de rentabilité, Airbus supprime 1164 postes et ferme le site de Suresnes

Olivier James

Malgré ses succès commerciaux, l’avionneur européen cherche à améliorer encore sa compétitivité. Les suppressions de postes se sont multipliées dans le secteur aéronautique.

En quête de rentabilité, Airbus supprime 1164 postes et ferme le site de Suresnes © Airbus – D.R

 

Les syndicats, qui avaient envisagé environ un millier de postes en moins, ne se sont pas trompés. Le groupe Airbus a annoncé mardi 29 novembre qu’il allait supprimer 1164 postes. Une mesure qui trouve ses origines dans la fusion entre Airbus Group et sa principale division Airbus, officialisée en septembre dernier et effective au 1er janvier 2017. L’objectif est clair : l’avionneur, malgré ses 1000 milliards d’euros de commandes, cherche à améliorer sa rentabilité. « L’intégration va donc à terme renforcer la capacité d’Airbus à assurer sa compétitivité future et à conserver sa place de leader mondial de l’industrie aérospatiale« , a déclaré Tom Enders dans un communiqué.

Dans le détail, les suppressions de postes toucheront les fonctions supports et intégrées (RH, juridique, finances, administratifs). Egalement atteinte, l’organisation CTO (Chief Technology Office) dédiée à la recherche & technologie. Quant aux sites de Suresnes (Hauts-de-Seine), où travaillent encore environ 450 personnes, sa fermeture devrait intervenir d’ici 2019. Le site allemand de Munich va aussi voir ses effectifs se réduire. 325 personnes seront transférées vers le nouveau siège du groupe, à Toulouse. Signe des temps, l’avionneur compte créer 230 postes liés à transformation digitale du groupe, comme des spécialistes de la donnée, des logiciels, du design et des nouvelles technologies de production.

Des activités en berne

Outre ce plan de suppression de postes, le groupe Airbus procède à une réduction de la voilure dans sa branche dédiée aux hélicoptères. Dans un marché qui ne se redresse pas, Airbus Helicopters va procéder à 582 suppressions de postes sur son site de Marignane (Bouches-du-Rhône). Ce n’est pas tout. L’activité méconnue de fabrication de jet, Airbus Corporate Jet, va être arrêtée en raison de la chute des commandes dans ce secteur. La CFDT estime que cela concerne 67 postes. Au total, ce sont donc environ 1800 postes qui vont être supprimés dans les prochains mois.

Ce resserrement des rangs au sein du groupe Airbus s’inscrit dans une tendance déjà à l’œuvre dans l’entreprise. Après le pic atteint en 2013 avec 144 000 salariés, les effectifs d’Airbus Group sont retombés à 137 000 en 2015. Ils s’élèvent à environ 136 000 cette année. Difficile de prévoir l’évolution de la courbe. Mais à l’évidence, ces suppressions témoignent d’une forme de normalisation du groupe Airbus.

Baisse des effectifs dans le secteur aéronautique

Tom Enders a engagé depuis son arrivée à la tête d’Airbus Group en 2012 un profond processus de transformation : passer d’un regroupement d’entreprises liées à des Etats à une entreprise indépendante et intégrée. Avec pour corollaire la recherche de rentabilité et de versement de dividendes. Et dans cette perspective, Airbus, avec 6% de rentabilité contre 10% en moyenne dans le secteur, cherche à supprimer les doublons, à réaliser des économies, à gagner en flexibilité. D’autant que le groupe, au-delà de ses succès commerciaux, est confronté à des baisses de cadences avec l’A380 et des retards de livraisons avec l’A320neo et l’A350.

Nombre de grands acteurs aéronautique ont procédé à des baisse ces derniers mois. C’est le cas de Boeing, avec 4000 postes supprimés dans sa branche aviation commerciale sur 83000 salariés. Idem pour le motoriste Rolls-Royce (2600 emplois supprimés dans l’ingénierie aéronautique), de Bombardier (3800 postes supprimés) et d’Embraer (1500 postes). Tous à la recherche d’une plus grande compétitivité, et alors que la concurrence mondiale dans le secteur fait rage, les industriels serrent les boulons.

Europe: Airbus confirme 1 164 suppressions de postes, ferme la recherche à Suresnes

Courrier picard

d-20150125-37HTFW 2015-01-26 00:11:51

Le groupe Airbus va supprimer 1.164 postes en Europe et mettre fin à toute activité de recherche sur son site de Suresnes, en région parisienne, a confirmé mardi la direction à l’AFP à l’issue d’une réunion avec les syndicats.

Ce plan de restructuration se fera sur la base du volontariat mais le groupe n’exclut pas des licenciements si ses objectifs ne sont pas atteints en 2018, a précisé le directeur des ressources humaines, Thierry Baril.

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Aaah AIRBUS. Pourquoi garder un centre de recherche (Suresnes) quand de toute façon je bénéficie presque gratuitement du plus grand centre de recherche en France : la recherche académique. Stages, thèses, post-docs, CDD d’ingénieurs de recherche, des milliers de mains à ma portée, gratuitement, il me suffit de frapper à la porte des labos et les chercheurs me déroulent le tapis rouge et les petits fours. C’est de bonne guerre, je fais bonne usage de cette recherche : mon carnet de commandes est plein, je fais vivre beaucoup de monde, et l’état récupère largement en TVA et autres impôts l’argent qu’il a investi pour m’aider. Jusque là c’est une bien belle histoire : l’argent du contribuable soutient l’innovation d’une industrie, et génère in fine des emplois et des recettes fiscales. Mais bon, quand même, j’appartiens à des actionnaires qu’il faut nourrir, alors au diable cette belle histoire, l’important, c’est l’actionnaire. Beurk……

« c’est une victoire de fond, basée sur des convictions »

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Mathématiques et sciences : les écoliers français en chute libre

Najat Vallaud-Belkacem a évoqué pour sa part «une génération sacrifiée qui paye les choix du gouvernement de Monsieur Fillon»

En maths, les élèves de CM1 affichent les plus mauvais résultats en Europe. Najat Vallaud-Belkacem y voit le résultat des choix politiques de la droite, et du «gouvernement de M. Fillon».

Des résultats «mauvais», «inacceptables», qui «doivent nous alerter». La Ministre de l’éducation n’a pas mâché ses mots pour commenter ce 29 novembre les résultats de la France dans l’enquête internationale Timss (Trends in Mathematics and Science Study*), qui mesure depuis 1995 les performances des élèves en mathématiques et en science par niveau scolaire. Lors de la dernière évaluation, menée en 2015, les élèves français de CM1 ont été testés. Une première qui fait l’effet d’une douche froide… Car ils arrivent bons derniers (22e) dans l’Union européenne en mathématiques. Et se classent en avant dernière position, en sciences, devant Chypre.

Inquiétants, ces résultats sont clairement un avant-goût du fameux classement international Pisa, attendu le 6 décembre prochain. Et ce d’autant que la dernière évaluation, menée en 2015, porte plus spécifiquement sur les sciences.

Pour l’heure, Timss nous apprend qu’en France, 13 % des élèves n’ont pas les connaissances élémentaires en maths. En sciences, ils sont 12 % dans ce cas. L’étude constate par ailleurs que les professeurs des écoles français expriment plus fréquemment que leurs collèges européens un malaise face à l’enseignement des disciplines scientifiques.

Vallaud-Belkacem «charge» Fillon

Dans une note publiée dans la foulée de ces résultats, la Depp, le service statistique de l’Éducation nationale relève que les élèves de CM1 testés en 2015 ont suivi «toute leur scolarité élémentaire avec les programmes mis en place en 2008», par Xavier Darcos, alors ministre de l’éducation du gouvernement Fillon.

Plus politique que jamais, Najat Vallaud-Belkacem n’a pas hésité à «charger» l’ancien Premier Ministre, aujourd’hui candidat de la droite à l’élection présidentielle 2017. Lequel a largement critiqué la semaine dernière les programmes 2016 élaborés par la gauche, à commencer par les programmes d’histoire rédigés selon lui «par des idéologues qui veulent imposer leur vision de l’histoire».

Najat Vallaud-Belkacem évoque pour sa part «une génération sacrifiée qui paye les choix du gouvernement de Monsieur Fillon». «Les élèves le payeraient encore à l’avenir si l’on remettait en place une telle politique» a lancé la ministre en campagne. «C’est en poursuivant une politique de recrutements massifs des enseignants, en les formant que nous réparerons les fragilités du système éducatif».

Il faudra cependant attendre la prochaine évaluation Timss, dans quatre ans, pour le confirmer.

Domination des pays asiatiques

Au-delà de la seule Europe, les résultats de Timss 2015 confirment la domination des pays asiatiques. Singapour, Hong Kong, la Corée du Sud, Taïwan et le Japon trustent les cinq premières places du classement. En maths, c’est l’Irlande du Nord qui arrive derrière eux, en 6e position. En sciences, il s’agit de la Finlande qui se hisse à la 7e position derrière la Russie. Avec un score de 488 points en mathématiques et 487 en sciences, la France se situe en deçà de la moyenne internationale (500 points en maths et en sciences) et de la moyenne européenne (527 points en maths, 525 en sciences).

*Coordonnée par l’IEA (International association for the evaluation of education achievment), l’enquête Timss a testé environ 5.000 écoliers français au printemps 2015, ainsi que des dizaines de milliers d’enfants dans 48 autres pays ou provinces.

Tout va bien! Fiiillon revient!…

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Victoire de Fillon : l’autoroute vers une victoire à l’élection présidentielle ?

DÉBAT – Les éditorialistes Alain Duhamel et Nicolas Domenach livrent leur analyse sur les enjeux qui attendent François Fillon dans la perspective de l’élection présidentielle en 2017.

Alain Duhamel et Nicolas Domenach >
Duhamel et Domenach: victoire de Fillon, l’autoroute vers une victoire à l’élection présidentielle ? Crédit Image : RTL | Crédits Média : RTL.fr |

Avec près de 66,5% des voix, la victoire est écrasante pour François Fillon au second tour de la primaire de la droite et du centre. Incarnant une rupture franche et assumée avec la politique actuelle, le député de Paris a-t-il désormais une autoroute vers la victoire à l’élection présidentielle de mai 2017 ? « Il est le grand favori et de loin », assure l’éditorialiste Alain Duhamel, au micro de RTL, « mais à condition de ne pas regarder le parcours à venir comme une autoroute mais comme une montagne », nuance-t-il.

Si François Fillon occupe cette place de grand favori, selon Alain Duhamel, c’est qu’il est légitimé par l’ensemble de sa famille politique, que ses adversaires sont en mauvaise posture et particulièrement à gauche, qu’il a déjà adopté un discours souverainiste à l’attention des électeurs du FN et qu’il est porté par le fort désir d’alternance. En revanche, l’éditorialiste ne manque pas d’énoncer ses handicaps : « Les gens n’ont pas forcément envie d’alternatives, c’est-à-dire de changement radical notamment en terme de politique sociale », égraine Alain Duhamel. « D’autre part, il y a un rejet de ceux qui sont en place et il ne faudrait pas, de son point de vue, qu’il apparaisse comme étant tellement grand favori que c’est lui qui est en place », poursuit l’éditorialiste.

Il ne gagnera pas s’il ne prend pas en compte les préoccupations sociales qu’il n’a pas manifesté jusqu’ici      Nicolas Domenach, éditorialiste RTL

« On connait bien l’ivresse des profondeurs, on connait moins bien l’ivresse des hauteurs. Et ce qui le menace, c’est cette ivresse là », avertit Nicolas Domenach au micro de RTL. Selon lui, les supporters de Fillon s’arment déjà d’une certaine arrogance en annonçant d’emblée qu’il ne négociera sur aucun point, sinon à la marge. Or, sa victoire nette et sans bavure soulève toutefois quelques questions en vue de l’élection présidentielle, selon l’éditorialiste : « Cette prétention au libéralisme qui ne correspond pas au souhait des Français qui veulent plus de protection et qui ont des traditions sociales vraiment très opposées à cela », avance-t-il. « Je crois qu’il ne gagnera pas s’il ne prend pas en compte les préoccupations sociales qu’il n’a pas manifesté jusqu’ici », analyse Nicolas Domenach.
Alain Duhamel rejoint Nicolas Domenach sur le fait que « les Français n’ont pas envie de mettre leur modèle social en pièce ». « Mais ils ont aussi envie d’autorité », tranche-t-il. « Et quand on parle de protection, il y a aussi la protection culturelle, identitaire et physique. Tout ça compte », martèle Alain Duhamel.
Si pour Nicolas Domenach, François Fillon doit s’ouvrir et se rapprocher du centre, Alain Duhamel estime de son côté que ce n’est pas à lui d’en faire la démarche : « La question est de savoir si le centre se rapproche de lui ».

Victoire de François Fillon : rassembler encore

Les indices avaient été semés lors du débat télévisé très digne avant le second tour de cette primaire de la droite et du centre. Les deux candidats encore en lice avaient indiscutablement créé les conditions d’un rassemblement, quel que soit le vainqueur de cette première à droite. Maintenant que François Fillon a été magistralement élu, en faisant mentir la plupart des pronostics d’avant premier tour, les conditions sont réunies pour que la droite parlementaire aborde dans les meilleures conditions la présidentielle, contre la principale menace : Marine Le Pen et son rassemblement d’extrême droite.

Le danger ne viendra pas du candidat de gauche, quel qu’il soit. La majorité actuelle s’est installée dans une formidable division. On a même du mal à en compter les candidats déclarés issus de ses rangs ou ceux qui sont en passe de le faire. Son horizon est encore assombri parce qu’elle a été incapable de fédérer : les écologistes conduits par Yannick Jadot et les insoumis de Jean-Luc Mélenchon renforcés depuis hier par le soutien du Parti communiste, et même le minuscule Parti radical de gauche contribueront à accroître la dispersion. Sombre bilan – qu’il soit candidat ou pas – pour le président sortant.

Du coup, la responsabilité sur les épaules de François Fillon, démocratiquement désigné, est immense. Fort de sa très belle victoire, nourrie par des engagements de rupture dans le champ économique et social, il devra désormais veiller à ce que ses promesses – s’il est élu président de la République – n’ouvrent pas de nouvelles fractures dans la société française. Il a été étonnamment audacieux sur le fond et dans la forme. Il lui reste à élargir le rassemblement qui lui a valu sa victoire.

Victoire de Fillon : et maintenant, l’hypothèse Bayrou

R.L.
François Bayrou s’est dit «réticent» au projet de François Fillon.

(LP/OLIVIER CORSAN).

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Cette victoire de François Fillon à la primaire de droite laisse planer le doute sur une candidature de François Bayrou. Ce dernier avait expliqué qu’il n’aurait pas été candidat en cas de victoire d’Alain Juppé et qu’il l’aurait été en revanche immédiatement en cas de désignation de Nicolas Sarkozy. Il n’avait jamais évoqué l’hypothèse François Fillon. Que fera-t-il donc finalement avec cette issue que, comme beaucoup, il n’avait sans doute pas vue venir ?
Dès dimanche soir, le centriste a réagi dans un communiqué pour émettre de sérieux doutes sur le projet de François Fillon. «Il pose en réalité de nombreuses questions aux citoyens et à notre société qui vont apparaître dans les semaines qui viennent. Ces questions devront trouver réponse», écrit-il.

«Nous croyons aussi que bien des sujets n’ont pas été traités : l’avenir de l’Union européenne, la sauvegarde d’une ambition sociale, la question de l’environnement et du durable, les nouvelles conditions du travail, la situation des jeunes et leur futur. Dans les semaines qui viennent, nous allons travailler à ces questions et à ces sujets pour tous ceux et avec tous ceux qui ont besoin que soient inventées des réponses nouvelles pour garantir et réussir l’alternance dont la France a besoin», poursuit François Bayrou.

Invité cette semaine de France Info, alors que se dessinait une issue favorable pour François Fillon, le patron du MoDem avait là aussi laissé la porte ouverte. à une candidature. «Je vais essayer de bâtir un autre projet», avait-il expliqué réagissant à l’hypothèse d’une désignation de l’ancien Premier ministre. Le centriste s’est dit «réticent» au projet de François Fillon, qui «ne ressemble pas à ce pour quoi je me suis battu toute ma vie, pour qu’il y ait un projet social en France qui ne soit pas l’apanage de la gauche qui se trompe à chaque fois». «Casser la baraque», comme dit souhaiter parfois François Fillon, «c’est une idée dangereuse pour la société française».

Jamais 3 sans 4 ?

«Mais je n’en suis pas du tout à la question d’une candidature», avait ajouté François Bayrou. C’est que s’il s’imaginait candidat en cas de victoire à la primaire de Nicolas Sarkozy, celle de François Fillon, moins clivant que l’ancien chef de l’Etat, lui laisse peut-être un peu moins d’espace politique. Et la candidature d’Emmanuel Macron mord aussi un peu sur l’électorat centriste

A droite, des élus ont déjà commencé à mettre la pression sur François Bayrou. Ainsi le député de Seine-et-Marne et vice-président de l’UIDI Yves Jego lui «demande de ne pas être candidat». «Sois raisonnable», lui a-t-il lancé via RTL.

De son côté, sur BFMTV, Emmanuel Macron a lui appelé François Bayrou, «s’il n’est pas à l’aise avec le programme de François Fillon, à nous rejoindre, car il y a beaucoup de convergences.»

Mais certains proches du patron du Modem ont fait savoir que leur champion réfléchissait sérieusement à 2017. François Bayrou a déjà été trois fois candidat à l’élection présidentielle.

La victoire de Fillon à la primaire, le scénario que Marine Le Pen n’avait pas prévu

Le parti lepéniste n’a pas étudié l’hypothèse d’un affrontement avec le député de Paris, arrivé largement en tête du premier tour de la primaire de la droite.

LE MONDE | Olivier Faye

Marine Le Pen, candidate du FN à la présidentielle, lors du salon du Made in France, à Paris, le 18 novembre.

Le scénario de l’élection présidentielle de 2017 était écrit à l’avance par les soutiens de Marine Le Pen, persuadés de se retrouver au second tour du scrutin face à un candidat du parti Les Républicains. Les hypothèses Nicolas Sarkozy et Alain Juppé avaient été étudiées de près, mais pas celle d’un affrontement avec François Fillon. Comme beaucoup de responsables politiques et d’analystes, les dirigeants du parti d’extrême droite n’ont pas vu venir la percée du député de Paris, qui pourrait être désigné candidat de la droite à l’issue du second tour de la primaire, dimanche 27 novembre.

Lire aussi :   Primaire de la droite : la victoire surprise de Fillon écrase Sarkozy et Juppé

Avec son cocktail de libéralisme thatchérien et de conservatisme sur les questions de société, M. Fillon intrigue sur sa capacité à perturber le jeu. « Quand j’écoute Fillon, je me dis que c’est ce qu’il y a de mieux dans ce débat », confiait ces dernières semaines un acteur de l’extrême droite. Fort du soutien de Sens commun, l’une des émanations politiques de La Manif pour tous, partisan d’une politique étrangère tournée vers la Russie – comme Mme Le Pen –, l’ancien premier ministre pourrait en théorie marcher sur les plates-bandes du Front national, et surtout de la « droite hors les murs », ce courant de droite identitaire qui ne trouve pas son compte au FN ou chez LR. « Fillon, c’est le scénario le plus difficile pour Marine. Il valait mieux Juppé, qui est plus caricatural », considère un élu du sud de la France.

« Complice du dramatique quinquennat de Sarkozy »

Pour autant, les frontistes n’ont pas tardé à trouver un double angle d’attaque contre l’ancien député de la Sarthe : son bilan et son programme. Pour Jean-Lin Lacapelle, secrétaire national aux fédérations du FN, l’éventualité d’un duel avec François Fillon ne représente « aucun changement » pour sa candidate. « Il a été complice et responsable du dramatique quinquennat de Sarkozy », souligne-t-il. « Le programme de Fillon est dur : 500 000 fonctionnaires en moins, notamment dans la ruralité, et une hausse de la TVA, a souligné de son côté Florian Philippot, vice-président du FN. Fillon veut la destruction des services publics et donc de l’Etat. »

Une manière de souligner, en creux, une supposée différence de nature entre un électorat FN populaire et celui de LR, plus aisé. Une ligne de fracture qui ne manque pas d’alimenter les débats au sein même du parti lepéniste sur ses propres orientations, entre partisans de M. Philippot, d’une part, et soutiens de la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, d’autre part.

Lire aussi :   L’élimination de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite prive François Hollande de son meilleur adversaire

Primaire de la droite : les médias russes applaudissent la victoire de Fillon le « pragmatique »

Fillon candidat de la droite pour 2017

POUTINOPHILE – Les médias russes saluent le triomphe du conservateur François Fillon à la primaire de la droite en France. L’ancien Premier ministre, que Vladimir Poutine a qualifié la semaine dernière de « grand professionnel », est en effet considéré comme pro-russe.

« Ce que je demande c’est (…) que l’on retisse un lien, si ce n’est une confiance, qui permette d’amarrer la Russie à l’Europe. » Durant le débat qui l’opposait à Alain Juppé jeudi dernier, François Fillon a réitéré sa volonté de nouer un partenariat solide avec le Kremlin. Une initiative saluée par les médias russes ce lundi, au lendemain de sa victoire à la primaire de la droite et du centre.

Les journaux du pays ont en effet tressé des lauriers au candidat considéré comme pro-russe. Le présentateur vedette de la chaîne publique russe Vesti, Dmitri Kisselev, principale voix médiatique du Kremlin, a interrompu son journal d’information dans la nuit de dimanche à lundi pour annoncer la victoire du Français à la primaire. « Les forces de droite relèvent la tête dans toute l’Europe », s’est enthousiasmé pour sa part le présentateur du journal de l’autre chaîne publique russe, Pervy Kanal, en commentant la victoire de François Fillon. « Qui va maintenant imposer des sanctions et contre qui ? Les temps changent, et ces méthodes sont dépassées », a-t-il renchéri.

« L’ami François »

« François Fillon est le plus pragmatique des candidats en ce qui concerne la politique internationale », note l’agence officielle russe Ria-Novosti. François « Fillon est plus proche des électeurs qu’Alain Juppé sur plusieurs sujets : la lutte contre l’État islamique, le mariage gay et la Russie », estime de son côté lundi sur son compte twitter le député du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, Alexeï Pouchkov. « Je ne pense pas qu’il faut dire que François Fillon est un candidat pro-russe, il est avant tout un candidat pro-français », a toutefois souhaité relativiser l’expert Sergueï Fiodorov, de l’Institut de l’Europe de l’Académie russe des Sciences (RAN, invité lundi par la chaîne d’information 24.

Déjà, la semaine dernière, la presse russe avait salué « l’ami François », le candidat « pro-russe ». Rien d’étonnant tant François Fillon tranche avec la ligne de la diplomatie française et celle de son camp : il souhaite par exemple opérer un rapprochement entre l’Europe et le Kremlin, lever les sanctions à son encontre et s’associer à elle dans la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie. Un partenariat noué de longue date entre François Fillon et Vladimir Poutine, qui se sont rencontrés à de multiples reprises lorsque le nouvel homme fort de la droite était Premier ministre, entre 2007 et 2012.

Vladimir Poutine : François Fillon « sait défendre son point de vue (…) c’est un très bon négociateur »

Un internaute imagine sa (terrible) vie sous François Fillon, on a vérifié à quel point ça pouvait être vrai

Comment sera la vie des Français en 2020? Un anonyme s’est posé cette question sur Facebook en imaginant le pire.

POLITIQUE – Il s’appelle Cédric Moulard et assure que « tout figure dans le programme de François Fillon ». Dans un long texte qu’il a publié sur Facebook le 22 novembre, ce photographe décrit le quotidien d’un citoyen ordinaire en 2020, dans une France dirigée par le favori de la primaire de la droite (en intégralité à la fin de l’article).

Un tableau pour le moins pessimiste qui a été partagé pas moins de 50.000 fois sur le réseau social en quelques jours. Et pour cause, le quotidien décrit par Cédric Moulard sur la base de propositions piochées dans le programme de François Fillon ne donne vraiment pas envie.

Mais alors, l’auteur de ces lignes dit-il vrai?

Temps de travail

« 2020, tu te lèves pour aller travailler et mener tes enfants à l’école. Ta femme est déjà partie, avec la suppression des 35h et les nouveaux accords d’entreprise elle travaille 42h par semaine. Elle a bien voulu protester mais les procédures de licenciement ont été facilitées et vous avez besoin de ce travail », commence le texte.

Un travail hebdomadaire de 42 heures est-il possible dans le cadre des réformes promises par François Fillon? Tout à fait. Le candidat à la primaire de la droite veut la suppression pure et simple des 35 heures. La négociation de la durée de travail reviendra aux entreprises, dans la limite de 48 heures fixées par le droit européen. S’il paraît toutefois difficile d’imaginer que ce soit réalisable compte tenu du contexte social français, cela reste néanmoins possible.

Plus loin, Cédric Moulard évoque le cas du père de famille qui passe de 35 à 39 heures en perdant ses heures supplémentaires. Là encore, dans la mesure où la négociation revient aux entreprises (sur le modèle des négociations de l’entreprise Smart), c’est tout à fait imaginable. Quant aux modalités de licenciements, elles seront en effet facilitées par le biais d’un nouveau contrat.

Allocations chômage

Puis, l’auteur du texte écrit ceci: « Tu t’es retrouvé au chômage et avec la dégressivité des allocations tu as été obligé d’accepter un travail à 50km de chez toi. C’est pas dans ta branche, ça fait des frais énormes mais c’était ça ou le RSA ».

François Fillon propose en effet la dégressivité des allocations chômage (qui seront de base plafonnées à 75%) à partir de six mois d’inactivité. À partir de deux offres refusées, les allocations ne seront en effet plus versées.

Fonctionnaires

Arrive ensuite un cas où l’internaute explique l’absentéisme d’une institutrice par la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires promise par François Fillon. Sur ce point, les choses sont un peu plus compliquées pour plusieurs raisons.

La première est que le candidat n’a pas précisé quels secteurs de la fonction publique seront concernés. Deuxième raison, il s’agit du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux sur la durée du quinquennat (et non pas une suppression nette comme le texte le laisse entendre).

Enfin, François Fillon fait planer le doute sur le type d’emplois qu’il a dans le viseur, parlant maintenant « d’emplois publics » (ce qui est différent des « fonctionnaires » jouissant d’un statut particulier). À noter en revanche qu’il souhaite augmenter le temps de travail de ces derniers sans les augmenter.

Santé

« D’habitude tu l’aurais laissé à ta mère mais elle est trop fatiguée. Ça fait 6 mois qu’elle traîne un sale truc mais qu’elle peut pas être hospitalisée parce qu’il n’y a pas de lit disponible à l’hôpital. Et puis ça coûterait trop cher avec la réforme de l’assurance-maladie », écrit le photographe, décrivant un système de santé laissé à l’abandon.

Comme nous l’écrivions, François Fillon promet de « désétatiser le système » de santé. Comprendre: instaurer le recours à des assurances privées pour les maladies du quotidien (mais pas pour l’hospitalisation). Le candidat à la primaire souhaite que « la sécurité sociale se concentre sur les risques principaux, les affections graves et de longue durée ». Donc difficile d’affirmer que le cas évoqué par Cédric Moulard corresponde vraiment aux propositions du candidat. Quoi qu’il en soit, celles-ci inquiètent grandement la ministre de la santé Marisol Touraine.

L’explosion des frais d’inscription à la Fac

Sur ce point, l’auteur du billet fait une erreur (ou alors une extrapolation des effets théoriques des mesures préconisées par François Fillon). Selon Cédric Moulard, « la pleine autonomie des universités » devrait conduire à l’explosion des frais d’inscription.

Pour autant, rien ne permet à ce stade de l’affirmer. Si François Fillon plaide pour plus d’autonomie en matière de recrutement des enseignants, rien dans son programme ne se traduit par un désengagement de l’État. Au contraire, il plaide pour une « augmentation de la part de l’État » dans le financement de l’enseignement supérieur.

En revanche, François Fillon souhaite que les établissements puissent avoir « la liberté de fixer les frais de scolarité applicables aux étudiants préparant les diplômes nationaux de master et de doctorat », mais « dans le cadre d’une fourchette négociée avec l’Etat ». Donc difficile de savoir ce qu’il en sera vraiment.

Smic et ISF

Dans la description qu’il donne, l’auteur du billet affirme que le SMIC n’aura pas augmenté d’ici à 2020. C’est en effet facilement imaginable. François Fillon estime que « le smic actuel est ce que la société française peut faire de mieux .En France, il est d’ailleurs plus élevé que dans la plupart des pays européens ».

Selon lui, il ne doit pas être pas être augmenté « mécaniquement chaque année » mais indexé sur les prix de la consommation.

Enfin, le billet termine par la suppression de l’ISF. Et comme c’est également le cas pour Alain Juppé, François Fillon veut bien supprimer cet impôt pour aider au financement des entreprises.

La victoire de Fillon « offre une possibilité très nette au FN de se démarquer », selon le politologue Jean-Yves Camus

La victoire de Fillon « offre une possibilité très nette au FN de se démarquer », selon le politologue Jean-Yves Camus

François Fillon a remporté très nettement la primaire de la droite et du centre dimanche 27 novembre face à Alain Juppé. Bruno Retailleau, sénateur et président Les Républicains du conseil régional des Pays de la Loire, a estimé, lundi 28, sur franceinfo que « l’élection de François Fillon est une très mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen ».

Mais le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême-droite, ne partage pas cet avis. « Cette victoire offre une possibilité très nette au Front national de démarquer son offre de celle de François Fillon » analyse t-il. Selon lui, Il existe une petite frange de personnes tentées par le vote frontiste qui sera sensible au discours sur les valeurs de François Fillon. « Mais ça n’est pas le cœur de cible du Front national », a-t-il estimé.

« La rupture proposée par François Fillon n’est pas suffisamment complète. Quand on s’adresse à des gens qui veulent non pas une rupture, faite par des gens d’expérience, mais à un renversement de la table qui consiste à révolutionner le pays, ce n’est pas la figure de François Fillon qui peut pas incarner ça« , a ajouté Jean-Yves Camus. Le politologue a par ailleurs estimé qu’un second tour de la présidentielle Le Pen-Fillon est envisageable.

Vainqueur de la primaire de droite, François Fillon en tête des premiers sondages pour la présidentielle, François Hollande s’effondre

Deux enquêtes publiées dans la soirée font du vainqueur de la primaire le favori pour 2017. Le chef de l’Etat est en très mauvaise posture.

POLITIQUE – Doit-il se réjouir d’être dans cette position? Elle n’a guère réussi récemment… À peine vainqueur de la primaire, François Fillon est le grand favori de la prochaine élection présidentielle. Mais pour celui qui a déjoué tous les sondages pour ce scrutin interne à la droite, gare à ne pas vivre le scénario inverse.

Pour l’heure, cependant, l’ancien premier ministre peut se réjouir. Deux sondages, publiés après sa victoire, le placent en tête des intentions de vote pour 2017, même s’il faut les prendre avec précaution au regard du contexte dans lequel ils ont été réalisés. Une enquête Harris Interactive pour Public Sénat et LCP réalisé ce dimanche donne 26% au député de Paris, devant Marine Le Pen à 24% et Emmanuel Macron à 14%.

Un sondage Odoxa pour France2 donne une avance encore plus nette à l’ancien élu de la Sarthe. Il est crédité de 33%, devant la présidente du FN avec 22%. Emmanuel Macron est donné à 13%.

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Dans les deux cas, François Fillon est donné vainqueur au second tour: selon Harris Interractive, il battrait Marine Le Pen avec 67% contre 33%. Pour Odoxa, c’est encore plus large: 71% pour le candidat Les Républicains et 29% pour la leader d’extrême-droite.

Ni Hollande ni Valls ne font plus de 10%

Ces deux sondages offrent un deuxième enseignement: la situation est plus que périlleuse pour François Hollande. Le président de la République de plus en plus contesté dans son camp, y compris par son premier ministre n’obtient pas 10% des intentions de vote. Il plafonne à 8% chez Odoxa et 9% chez Harris Interactive. Il serait devancé dans tous les cas de figure par Jean-Luc Mélenchon qui talonne Emmanuel Macron pour la troisième place.

Manuel Valls n’est pas dans une situation plus envieuse. Il n’est crédité lui aussi de 9% chez Harris Interactive. Une hypothèse qui fait grimper Jean-Luc Mélenchon à 15%, devant Emmanuel Macron.

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Vos réactions

Plus dur sera le réveil       Cessez de prendre vos désirs pour des réalités. Si Juppé avait élégamment jeté l’éponge dimanche soir, la droite aurait offert une apparence unitaire capable de contenir l’avance du FN. Au lieu de ça, les éléments de langage et arguments anti-Fillon déversés par les communicants de Juppé apportent un Niagara au moulin du FN, il n’a qu’à se servir dedans, Apparu et ses pareils font le boulot à sa place.

Gauche quand tu nous tiens    Comme (je pense) beaucoup d’électeurs de gauche à la primaire de droite, j’ai glissé un bulletin Fillon pour éliminer Sarkozy et relancer la gauche qui n’a pas dit son dernier mot. Si, en plus, MLP est déstabilisée c’est du bonus. Ah! La politique et ses combines. I love that.

no pasaran                             Je pense aussi qu’éviter Juppé c’est renforcer Macron (lui permettre de faire 5 ou 6% des voix) et assurer qu’Hollande soit derrière Mélenchon. Étonnante partie à 15 bandes… C’est le lot de la reconstruction de la gauche, et elle se fera autour de Mélenchon comme le PC l’a enfin compris (vote ce week end), Autain, Mamère, et probablement Hulot. Hamon devrait se rallier, cela lui éviterait le ridicule d’avoir à copiner avec Montebourg.

CB                                                                                                                                                                   @Gauche:                              J’ai fait comme vous mais je suis moins fier du résultat. Persuadé que NS perdrait contre MLP à la présidentielle, j’ai moi aussi voté pour l’éliminer. Mais j’ai en fait contribué à l’émergence de la manif pour tous a 44%… pas fier. Et contrairement à ce que suggère l’analyse d’O. Faye, je doute que la gauche se mobilise pour voter Fillion au second tour de la présidentielle, ce qui veut dire que MLP a de forte chances de passer. Elle en aurait eu je pense beaucoup moins face à Juppé

Olivier Desperado              En plus de Sarko enterré à moins de la moitié du score de Sarkozy, c’est l’autre grande joie de ce dimanche. Le Pen avait une petite mais trop réelle chance avec un statu quo de l’UMPS, idéalement (pour elle) personnifié à la caricature par Sarkozy et Hollande. Avec Fillon la 1ère moitié de l’équation est invalidée. Pire pour elle, cela va entraîner soit l’absence de Hollande, soit un score ridicule pour ce dernier car Fillon ne sera pas au centre le repoussoir qu’aurait été Sarko. On respire!

Le Marais                                Désolé de vous contredire. Centriste (plutôt de gauche), j’avais voté Hollande en 2012 contre Sarkozy; Royal en 2007 déjà contre Sarkozy et Jospin puis Chirac en 2002. Jospin déjà en 1995 et Barre puis Mitterrand en 1988. Je ne voterai pas Fillon en 2017. C’est un repoussoir. Le « Centre » n’est pas un parti de droite. C’est juste un gros réservoir de voix pour les candidats qui savent séduire. Un candidat de gauche modérée a toutes ses chances contre Fillon.

Olivier Desperado                                                                                                                                           @ Marais                             Merci, vous ne me contredisez pas et abondez plutôt dans mon sens… sauf si le candidat modéré dont vous parlez est Hollande à vos yeux !! Si c’était lui, autre repoussoir, Fillon passera dans un fauteuil. J’espère que nous aurons ou bien Vals ou bien Macron en contradicteur de Fillon

eys                                         C’est fini pour Mme Le pen. Sa garde rapprochée l’a bien compris ; ils tiraient une tronche dimanche soir. Le scénario idéal n’existe pas. Comme l’extrême droite surfe sur la désespérance des gens, là maintenant, il leur faudra un programme à présenter. Quel programme ? Autant dire, rien, des propositions contradictoires, une feuille mitée et déstructurée. Ah oui, les migrants, les immigrés, les musulmans, etc…Bof rien. M.Fillion fera un bon président, rigoureux, attentif et juste.

ALAIN BOULEY                   Notre pays connaît le chômage. Sa croissance est nulle. Elle est endettée. Ses frontières sont perméables et de plus pauvres que nous les franchissent chaque jour pour , dans un premier temps, nous appauvrir davantage. De quoi nourrir des réflexes de rejet et la crispation. Une telle situation suscite des réactions populistes ,simplificatrices, nationalistes, souvent marquées par la négation de la réalité, notamment dans sa dimension extérieure. Il ne faut pas s’étonner du succés du FN.

Bien                                       Cette auto-analyse vous honore. Vous n’êtes peut-être pas encore perdu. Essayez Juppé dimanche prochain pour commencer.

laurent25490                   « Il ne gagnera pas s’il ne prend pas en compte les préoccupations sociales qu’il n’a pas manifesté jusqu’ici »

Quand Domenach se rendra compte que la gauche c’est l’appauvrissement de chaque français, il votera à droite

scramasax43                        +1  –  on vA pas repartir sur les memes base Il faut quelqu’un qui bouscule toutes ces anciennes tradition ,et des actes qui aident les français dans leur vie quotidienne , là il y a de quoi faire
tonneretgemir                     Il faudrait peut-être redescendre sur terre. Vous êtes en train de refaire le coup qui a fait monter Juppé pour être descendu en plein vol. Idem, vous portez Fillon au pinacle. Quel gigantesque spectacle médiatique pour cette élection INTERNE ! Or il n’est élu que par 10 % des électeurs français les plus motivés. (Existe-t-il un seul fillonniste qui n’ait pas voté ??). Et le reste ? Qu’en faites-vous ? Le reste n’aime plus ce procédé. Je prédis donc, dès ce 28 novembre, la victoire du F.N.
jarod21                                    bravo guerab même analyse

il n’y a pas d’autoroute plutôt un chemin semé d’embûches nommés juppé et bayrou; pour ma part il n’a pas gagné la présidentielle je n’en veux pas de ce catho rétrograde je préfère bayrou ou macron

Peillot 80                               La meilleure façon, pour lui de gagner, c’est de laisser les journalistes et les sondeurs le détester et le démolir ouvertement ….. Et puis c’est sur la gauche va se reconstruire en trois jours et demi et se présenter unie devant les électeurs ….. suffit pour ça de se mettre d’accord sur un programme de poursuite de la démolition de notre pays.

Reste le FN ……… dont le programme a lui seul peut nous faire passer de la 5 eme place à la dernière !

angecatalan                             Fillon est l’homme du passé et du passif. Avec lui ce n’est pas retour vers le futur mais plutôt futur dans le passé .Comment envisager l’avenir avec quelqu’un qui a des idées du XIX ème siècle .? Celui qui reprochait à Hollande le matraquage fiscal veut nous imposer davantage pour nous faire payer ses erreurs qui ont plombé la dette de la France de 2007 à 2012.
sylchri                                      Non, mais franchement, vous le voyez président ?????

-Invitez donc François Asselineau si vous en avez le courage et l’autorisation !
-Et vous, auditeurs, vous pourrez constater ce qu’est un homme qui veut du changement mais dont la priorité est… les Français et pas la finance !!

hela29                                     Les deux fossiles n’ont pas encore compris que ces élections n’étaient pas les présidentielles! Fillon est sorti du rang car c’était le moins mauvais, comme sortira un homme de gauche! Il y a encore six mois avant le vote et bien des gens peuvent prétendre au trône, alors nous bassiner avec Fillon ne va bien qu’un temps! En attendant , la vraie favorite , poursuit sa petite campagne et regarde d’un oeil amusé la panier à crabes de la politique Française!
adour64                                     Vu le nombre de mutuelles, les frais généraux doivent être très importants. Combien de Pdts, vice-Présidents, secrétaires, locaux. Autant d’argent qui ne va pas aux soins.
  •  RégineRégine                  Il est triste de ne trouver aucun esprit critique quant au programme de M.Fillon.
    Demander aux Français de travailler plus quand on n’a jamais travaillé mais qu’on a vécu grâce à ses indemnités d’élus, cela est déplacé.
    Attirer l’attention sur les avantages des fonctionnaires alors qu’on bénéficie de toutes sortes d’avantages en tant qu élu , c’est l’histoire de la paille et la poutre.
    Quant au service public, M.Fillon n’en à cure puisqu’il a accès grâce à ses moyens financiers à ce qu’il y a de mieux dans le privé ( enseignement, santé. ..).
    Il ne reste plus qu’à M. Fillon de rétablir le droit de servage et la boucle sera bouclée.aragoarago                    une lecture attentive de la biographie de M.Fillon nous montre que ce monsieur n’a en fait JAMAIS travaillé. Assistant parlementaire puis député , ministre, député, ministre…il a en fait constamment vécu à nos crochets. Mais ça ne l’empêche pas de nous expliquer tous les sacrifices qu’il faudra faire dorénavant. Sympa non?
    hervehervé                     Il est bizarre de constater que les gens de gauche « subissent » le travail et que pour les gens de droite le travail est gratifiant.
    Il faut peut être arrêter de pleurnicher.
    DragonDragon                  Il faut copier et sauvegarder tous ces articles contre Fillon. Ce sera marrant de les ressortir en cas de second tour « Le Pen – Fillon » quand les mêmes journalistes diront à tout le monde de voter pour Fillon…
    AUGUSTEAUGUSTE              Malheureusement il y a 9 000 000 de pauvres qui subissent REELLEMENT leur terrible vie sous HOLLANDE ET LES SOCIALISTES… mais apparemment cela ne preoccupe pas cet internaute sns doute branché sans doute bobo sans doute gaucho sans doute prétentieux et imbu de lui même
    ZEUS77ZEUS77                    ici c pas la Chine ni l’Allemagne c la France
    nos anciens se sont battus pour obtenir des droits que ces mr les bourgeois veulent nous enlever, demandez à eux de baisser leurs salaires il vont vous dire on gouverne.
  • voter fillon une grosse connerie que vous allez regretter. çà fait 40 ans que ces mr nous demandent des efforts par contre eux rien ne change .Arrêtez de vous faire avoir par ces mr qui pensent à eux.
    philippephilippe                          Encore quelqu’un qui fantasme sur  » le ne rien faire »..consternant…

    TravTraTravTravaillevailler aillerTravaillerTaaTravTravaiailler

  • lolololo                                c’est clair….Fillon me fait beaucoup plus peur pour mes enfants que Marine Le Pen
    JueryJuery                                Je suis d’accord avec toi LOLO .C’est pour cela que je vais voter Marine en Mai 2017 .Et nous ne serons pas les seuls .Même Henri Guaino pense la même chose .Il devrait rejoindre Marine .Mais je pense qu’il va le fare .
  • silenzio                         Ben n’importe qui aurait pu faire la même analyse avec Juppé…alors les journaleux-politologues-sondeurs et autres monsieur « Je-sais-tout » sont prêts à raconter n’importe quoi pour avoir un micro braqué sur eux…

  • Fire                                     Fillon va attirer l’électorat identitaire du FN, le FN va attirer vers lui l’électorat gauchiste de Mélenchon. Ce qui donnera un boulevard pour Macron En Marche vers l’Élysée !

    Marin22Marin22                              Démarrage de l’usine à démagogie, les futurs cocus préparez vous !!!!
    LaurentLaurent                               Vu la nullité de l’offre à Gauche, c’est sur que si le 2nd tour est Fillon / Le PEN, tout les gens qui ne veulent pas bosser 48h payé 35, qui n’ont pas envie de bosser jusqu’a 70a pour engraisser les baby boomers, qui ne veulent pas être payés à la tache …
  • Toujours est-il que toutes les projections faîtes avec François FILLON candidat de la droite fait reculer le score du FN au 1er tour en comparaison aux candidatures de Sarkozy ou de Juppé……Je ne sais pas ou France Info va chercher ses politologues mais pour sortir des âneries pareilles j’espère au moins qu’il ne le paye pas cher !!!!!
  • Crise des migrants

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    La Birmanie mène un «nettoyage ethnique» de la minorité rohingya

      AFP
    968474-mohammad-ayaz-et-son-fils-seuls-survivants-d-une-famille-rohingya-birmane-dans-un-camp-de-refugies-aMohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d’une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh, le 24 novembre 2016 Photo SAM JAHAN. AFP

    La Birmanie a entrepris une campagne de «nettoyage ethnique» contre la minorité apatride des musulmans rohingyas, a affirmé un représentant de l’ONU au Bangladesh, pays où se sont réfugiés ces dernières semaines des milliers de familles fuyant les exactions de l’armée birmane.

    Viols en réunion, tortures, meurtres et massacres: les Rohingyas qui ont franchi la frontière ont fait le récit des violences que leur font subir les soldats birmans dans l’ouest du pays, où vivent des dizaines de milliers de membres de cette minorité.

    D’après les Nations unies, 30.000 personnes ont été déplacées par ces violences qui ont fait des dizaines de morts depuis le début de l’opération de l’armée birmane à la suite d’attaques de postes de police début octobre.

    John McKissick, directeur du Haut Commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) dans la ville bangladaise frontalière de Cox’s Bazar (sud), a estimé sur la BBC que ces actes s’apparentaient à un «nettoyage ethnique», sur la base de témoignages de réfugiés.

    Ignorant les pressions de la communauté internationale l’exhortant à ouvrir sa frontière pour éviter une crise humanitaire, le Bangladesh a appelé la Birmanie à prendre des «mesures urgentes» pour que cesse l’entrée sur son territoire des Rohingyas.

    «Il est très difficile pour le gouvernement bangladais de déclarer ouverte sa frontière, car ceci pourrait encourager le gouvernement birman à perpétuer les atrocités et les pousser dehors, jusqu’à atteindre son objectif final de nettoyage ethnique de la minorité musulmane de Birmanie», a expliqué M. McKissick.

    Des accusations sévèrement contestées par Zaw Htay, porte-parole du gouvernement de la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis quelques mois, rompant avec des décennies de junte militaire.

    «Je m’interroge sur le professionnalisme et l’éthique du personnel de l’ONU. Il devrait parler en se fondant sur des faits concrets et vérifiés et ne pas porter d’accusations», a-t-il déclaré à l’AFP, alors qu’humanitaires et journalistes n’ont pas accès à la zone.

    – Viols, villages incendiés –

    La Birmanie a déjà été accusée de nettoyage ethnique contre cette minorité musulmane mais c’était à l’époque où le pays était dirigé par d’anciens militaires. Depuis fin mars, Aung San Suu Kyi a pris les rênes du pays, après des élections historiques il y a un an.

    Mais elle ne s’est quasiment pas exprimé sur le sujet depuis le début des violences le mois dernier. Le nouveau gouvernement birman n’a pas de pouvoir sur l’armée, qui reste en charge du ministère de l’Intérieur et des Frontières notamment.

    Le sort des Rohingyas est un dossier explosif dans ce pays d’Asie du Sud-Est. Haïs par une partie de la population, à 95% bouddhiste, ces derniers sont considérés comme des étrangers en Birmanie et sont victimes de multiples discrimination: travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, absence d’accès aux soins et à l’éducation.

    En Etat Rakhine, des milliers d’entre eux vivent dans des camps depuis des violences intercommunautaires en 2012 entre bouddhistes et musulmans, qui avaient fait près de 200 morts.

    Pour fuir les persécutions et leurs conditions de vie, des milliers de Rohingyas tentent tous les ans de fuir en traversant le golfe du Bengale pour rejoindre la Malaisie notamment.

    Cette fois-ci, c’est vers le Bangladesh que des milliers d’entre eux se sont tournés. Parmi eux, Deen Mohammad, agriculteur. Il est parvenu à échapper aux patrouilles de la police du Bangladesh pour rejoindre avec sa femme et ses deux enfants la ville frontière de Teknaf en compagnie de trois autres familles.

    «Ils (les militaires birmans) ont emmené mes deux garçons âgés de neuf et douze ans quand ils sont entrés dans mon village. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé», raconte Deen Mohammad, 50 ans, à l’AFP.

    «Ils ont emmené des femmes dans des chambres, puis les ont enfermées de l’intérieur. Cinquante femmes et filles de notre village ont été torturées et violées», affirme-t-il.

    D’après Human Rights Watch, qui s’appuye sur des images sattelites, plus de 1.000 maisons de Rohingyas ont été incendiées en Etat Rakhine récemment. L’armée birmane conteste être à l’origine de ces destructions et affirme que les Rohingyas incendient leurs propres maisons.

    «Les Rohingyas sont pris en étau», a déclaré Champa Patel, directrice d’Amnesty International en Asie du Sud évoquant leur «besoin désespéré» de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

    La Birmanie mène un « nettoyage ethnique » de la minorité rohingya

    Mohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d'une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh. - SAM JAHAN - AFP
    Mohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d’une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh. SAM JAHAN  /  AFP

    La Birmanie a entrepris une campagne de « nettoyage ethnique » contre la minorité apatride des musulmans rohingyas, a affirmé un représentant de l’ONU au Bangladesh, pays où se sont réfugiés ces dernières semaines des milliers de familles fuyant les exactions de l’armée birmane.

    Viols en réunion, tortures, meurtres et massacres: les Rohingyas qui ont franchi la frontière ont fait le récit des violences que leur font subir les soldats birmans dans l’ouest du pays, où vivent des dizaines de milliers de membres de cette minorité.

    D’après les Nations unies, 30.000 personnes ont été déplacées par ces violences qui ont fait des dizaines de morts depuis le début de l’opération de l’armée birmane à la suite d’attaques de postes de police début octobre.

    John McKissick, directeur du Haut Commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) dans la ville bangladaise frontalière de Cox’s Bazar (sud), a estimé sur la BBC que ces actes s’apparentaient à un « nettoyage ethnique », sur la base de témoignages de réfugiés.

    Ignorant les pressions de la communauté internationale l’exhortant à ouvrir sa frontière pour éviter une crise humanitaire, le Bangladesh a appelé la Birmanie à prendre des « mesures urgentes » pour que cesse l’entrée sur son territoire des Rohingyas.

    « Il est très difficile pour le gouvernement bangladais de déclarer ouverte sa frontière, car ceci pourrait encourager le gouvernement birman à perpétuer les atrocités et les pousser dehors, jusqu’à atteindre son objectif final de nettoyage ethnique de la minorité musulmane de Birmanie », a expliqué M. McKissick.

    Des accusations sévèrement contestées par Zaw Htay, porte-parole du gouvernement de la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis quelques mois, rompant avec des décennies de junte militaire.

    « Je m’interroge sur le professionnalisme et l’éthique du personnel de l’ONU. Il devrait parler en se fondant sur des faits concrets et vérifiés et ne pas porter d’accusations », a-t-il déclaré à l’AFP, alors qu’humanitaires et journalistes n’ont pas accès à la zone.

    Viols, villages incendiés

    La Birmanie a déjà été accusée de nettoyage ethnique contre cette minorité musulmane mais c’était à l’époque où le pays était dirigé par d’anciens militaires. Depuis fin mars, Aung San Suu Kyi a pris les rênes du pays, après des élections historiques il y a un an.

    Mais elle ne s’est quasiment pas exprimé sur le sujet depuis le début des violences le mois dernier. Le nouveau gouvernement birman n’a pas de pouvoir sur l’armée, qui reste en charge du ministère de l’Intérieur et des Frontières notamment.

    Le sort des Rohingyas est un dossier explosif dans ce pays d’Asie du Sud-Est. Haïs par une partie de la population, à 95% bouddhiste, ces derniers sont considérés comme des étrangers en Birmanie et sont victimes de multiples discrimination: travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, absence d’accès aux soins et à l’éducation.

    En Etat Rakhine, des milliers d’entre eux vivent dans des camps depuis des violences intercommunautaires en 2012 entre bouddhistes et musulmans, qui avaient fait près de 200 morts.

    Pour fuir les persécutions et leurs conditions de vie, des milliers de Rohingyas tentent tous les ans de fuir en traversant le golfe du Bengale pour rejoindre la Malaisie notamment.

    Cette fois-ci, c’est vers le Bangladesh que des milliers d’entre eux se sont tournés. Parmi eux, Deen Mohammad, agriculteur. Il est parvenu à échapper aux patrouilles de la police du Bangladesh pour rejoindre avec sa femme et ses deux enfants la ville frontière de Teknaf en compagnie de trois autres familles.

    « Ils (les militaires birmans) ont emmené mes deux garçons âgés de neuf et douze ans quand ils sont entrés dans mon village. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé », raconte Deen Mohammad, 50 ans, à l’AFP.

    « Ils ont emmené des femmes dans des chambres, puis les ont enfermées de l’intérieur. Cinquante femmes et filles de notre village ont été torturées et violées », affirme-t-il.

    D’après Human Rights Watch, qui s’appuye sur des images sattelites, plus de 1.000 maisons de Rohingyas ont été incendiées en Etat Rakhine récemment. L’armée birmane conteste être à l’origine de ces destructions et affirme que les Rohingyas incendient leurs propres maisons.

    « Les Rohingyas sont pris en étau », a déclaré Champa Patel, directrice d’Amnesty International en Asie du Sud évoquant leur « besoin désespéré » de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

    La Birmanie mène un « nettoyage ethnique » de la minorité rohingya

    Mohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d'une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh, le 24 novembre 2016 / AFP

    Mohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d’une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh, le 24 novembre 2016 / AFP

    La Birmanie a entrepris une campagne de « nettoyage ethnique » contre la minorité apatride des musulmans rohingyas, a affirmé un représentant de l’ONU au Bangladesh, pays où se sont réfugiés ces dernières semaines des milliers de familles fuyant les exactions de l’armée birmane.

    Viols en réunion, tortures, meurtres et massacres: les Rohingyas qui ont franchi la frontière ont fait le récit des violences que leur font subir les soldats birmans dans l’ouest du pays, où vivent des dizaines de milliers de membres de cette minorité.

    D’après les Nations unies, 30.000 personnes ont été déplacées par ces violences qui ont fait des dizaines de morts depuis le début de l’opération de l’armée birmane à la suite d’attaques de postes de police début octobre.

    John McKissick, directeur du Haut Commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) dans la ville bangladaise frontalière de Cox’s Bazar (sud), a estimé sur la BBC que ces actes s’apparentaient à un « nettoyage ethnique », sur la base de témoignages de réfugiés.

    Noor Sahara, une petite fille de six ans, dont la mère a disparu et qui a traversé la frontière avec sa voisine Roshida et son neveu Noor, le 23 novembre 2016 près d'un camp de réfugiés à Teknaf, dans le district de Cox's Bazar  / AFP

    Noor Sahara, une petite fille de six ans, dont la mère a disparu et qui a traversé la frontière avec sa voisine Roshida et son neveu Noor, le 23 novembre 2016 près d’un camp de réfugiés à Teknaf, dans le district de Cox’s Bazar / AFP

    Ignorant les pressions de la communauté internationale l’exhortant à ouvrir sa frontière pour éviter une crise humanitaire, le Bangladesh a appelé la Birmanie à prendre des « mesures urgentes » pour que cesse l’entrée sur son territoire des Rohingyas.

    « Il est très difficile pour le gouvernement bangladais de déclarer ouverte sa frontière, car ceci pourrait encourager le gouvernement birman à perpétuer les atrocités et les pousser dehors, jusqu’à atteindre son objectif final de nettoyage ethnique de la minorité musulmane de Birmanie », a expliqué M. McKissick.

    Des accusations sévèrement contestées par Zaw Htay, porte-parole du gouvernement de la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, au pouvoir depuis quelques mois, rompant avec des décennies de junte militaire.

    Des gardes frontières du Bangladesh sur les rives de la rivière Naf, près de Teknaf dans le sud du district de Cox Bazar, le 24 novembre 2016  / AFP

    Des gardes frontières du Bangladesh sur les rives de la rivière Naf, près de Teknaf dans le sud du district de Cox Bazar, le 24 novembre 2016 / AFP

    « Je m’interroge sur le professionnalisme et l’éthique du personnel de l’ONU. Il devrait parler en se fondant sur des faits concrets et vérifiés et ne pas porter d’accusations », a-t-il déclaré à l’AFP, alors qu’humanitaires et journalistes n’ont pas accès à la zone.

    – Viols, villages incendiés –

    La Birmanie a déjà été accusée de nettoyage ethnique contre cette minorité musulmane mais c’était à l’époque où le pays était dirigé par d’anciens militaires. Depuis fin mars, Aung San Suu Kyi a pris les rênes du pays, après des élections historiques il y a un an.

    Des gardes frontières du Bangladesh arrêtent un birman (C) soupçonné par des réfugiés Rohingyas d'espionner pour la Birmanie, dans un camp de Teknaf, dans le district de Bazar de Cox, le 24 novembre 2016 / AFP

    Des gardes frontières du Bangladesh arrêtent un birman (C) soupçonné par des réfugiés Rohingyas d’espionner pour la Birmanie, dans un camp de Teknaf, dans le district de Bazar de Cox, le 24 novembre 2016 / AFP

    Mais elle ne s’est quasiment pas exprimé sur le sujet depuis le début des violences le mois dernier. Le nouveau gouvernement birman n’a pas de pouvoir sur l’armée, qui reste en charge du ministère de l’Intérieur et des Frontières notamment.

    Le sort des Rohingyas est un dossier explosif dans ce pays d’Asie du Sud-Est. Haïs par une partie de la population, à 95% bouddhiste, ces derniers sont considérés comme des étrangers en Birmanie et sont victimes de multiples discrimination: travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, absence d’accès aux soins et à l’éducation.

    En Etat Rakhine, des milliers d’entre eux vivent dans des camps depuis des violences intercommunautaires en 2012 entre bouddhistes et musulmans, qui avaient fait près de 200 morts.

    Pour fuir les persécutions et leurs conditions de vie, des milliers de Rohingyas tentent tous les ans de fuir en traversant le golfe du Bengale pour rejoindre la Malaisie notamment.

    Deen Mohammad et son épouse Roshida avec leurs jeunes enfants après leur fuite du Birmanie, le 24 novembre 2016, dans un camp de réfugiés à Teknaf / AFP

    Deen Mohammad et son épouse Roshida avec leurs jeunes enfants après leur fuite du Birmanie, le 24 novembre 2016, dans un camp de réfugiés à Teknaf / AFP

    Cette fois-ci, c’est vers le Bangladesh que des milliers d’entre eux se sont tournés. Parmi eux, Deen Mohammad, agriculteur. Il est parvenu à échapper aux patrouilles de la police du Bangladesh pour rejoindre avec sa femme et ses deux enfants la ville frontière de Teknaf en compagnie de trois autres familles.

    « Ils (les militaires birmans) ont emmené mes deux garçons âgés de neuf et douze ans quand ils sont entrés dans mon village. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé », raconte Deen Mohammad, 50 ans, à l’AFP.

    « Ils ont emmené des femmes dans des chambres, puis les ont enfermées de l’intérieur. Cinquante femmes et filles de notre village ont été torturées et violées », affirme-t-il.

    D’après Human Rights Watch, qui s’appuye sur des images sattelites, plus de 1.000 maisons de Rohingyas ont été incendiées en Etat Rakhine récemment. L’armée birmane conteste être à l’origine de ces destructions et affirme que les Rohingyas incendient leurs propres maisons.

    « Les Rohingyas sont pris en étau », a déclaré Champa Patel, directrice d’Amnesty International en Asie du Sud évoquant leur « besoin désespéré » de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

    Myanmar

    Le calvaire des musulmans Rohingyas

      Sam Jahan – Agence France-Presse à Teknaf | Canada
    Des étudiants indonésiens ont tenu jeudi une manifestation devant l'ambassade du Myanmar, en solidarité avec les musulmans Rohingyas.
    Photo: Achmad Ibrahim Associated Press Des étudiants indonésiens ont tenu jeudi une manifestation devant l’ambassade du Myanmar, en solidarité avec les musulmans Rohingyas.

    Viols en réunion, tortures, meurtres et massacres : les témoignages des musulmans Rohingyas fuyant par milliers la Birmanie bouddhiste vers le Bangladesh font état de violences inouïes que leur font subir les soldats birmans.

    John McKissick, directeur du Haut Commissariat des Nations pour les réfugiés (UNHCR) dans la ville bangladaise frontalière de Cox’s Bazar (sud), a estimé sur la BBC que ces actes s’apparentaient à un « nettoyage ethnique ».

    Quelque 30 000 personnes ont été déplacées par les violences qui ont fait des dizaines de morts depuis octobre dans l’État de Rakhine, dans l’ouest de la Birmanie, où se concentrent les Rohingyas, selon l’ONU.

    M. McKissick a indiqué que les soldats de l’armée birmane « tuaient des gens, leur tiraient dessus, massacraient des enfants, violaient des femmes, brûlaient et pillaient des maisons, obligeant ces gens à traverser la rivière » pour gagner le Bangladesh.

    Ignorant les pressions de la communauté internationale l’exhortant à ouvrir sa frontière pour éviter une crise humanitaire, les autorités bangladaises ont appelé la Birmanie à prendre des « mesures urgentes » pour que cesse l’entrée sur son territoire des Rohingyas.

    Le Bangladesh a ainsi renforcé la surveillance et ses patrouilles à l’extrême sud-ouest de son territoire pour tenter d’empêcher les passages de nuit. Ceux qui sont interpellés sont refoulés vers la Birmanie.

    « Il est très difficile pour le gouvernement bangladais de déclarer ouverte sa frontière, car ceci pourrait encourager le gouvernement birman à perpétuer les atrocités et les pousser dehors, jusqu’à atteindre son objectif final de nettoyage ethnique de la minorité musulmane de Birmanie », a expliqué M. McKissick.

    Le témoignage de Mohammad Ayaz, jeudi, relatant comment les soldats avaient attaqué son village et tué sa femme enceinte, illustre le degré de souffrances vécues par les Rohingyas, considérés comme des étrangers par la Birmanie bien que certains y soient présents depuis plusieurs générations.

    Berçant son garçonnet de deux ans, Mohammad raconte que les soldats ont tué au moins 300 personnes sur le marché de son village et violé en réunion des dizaines de femmes avant d’incendier environ 300 maisons, des commerces tenus par des musulmans, et la mosquée où il officiait comme imam.

    « Ils ont tué par balles ma femme Jannatun Naim. Elle avait 25 ans et était enceinte de sept mois. Je me suis réfugié sur un canal avec mon fils de deux ans blessé par une crosse de fusil », a-t-il raconté à l’AFP.

    L’armée birmane a démenti avoir incendié des villages, accusant les Rohingyas d’avoir commis eux-mêmes ces actes.

    Jannat Ara a, quant à elle, raconté qu’elle avait fui avec des voisins après l’arrestation de son père et la disparition de sa soeur de 17 ans.

    « Nous avons entendu qu’ils (les soldats birmans) l’avaient torturée à mort. Je ne sais pas ce qu’il est arrivé à ma mère », a ajouté Ara, entrée au Bangladesh mardi.

    Des responsables de la communauté Rohingya ont indiqué que des centaines de familles s’étaient réfugiées dans des camps dans les villes frontalières de Teknaf et Ukhia, et qu’ils étaient nombreux à se cacher par peur d’être renvoyés en Birmanie

    Mercredi, la police de la ville de Cox’s Bazar a indiqué avoir interpellé 70 Rohingyas, dont des femmes et des enfants et son intention de les refouler vers la Birmanie.

    « Ils ont menotté même les jeunes filles et les enfants et les ont emmenés pour les renvoyer en Birmanie », a déclaré l’un des responsables Rohingyas sous couvert de l’anonymat, ajoutant que les réfugiés feraient face à une « mort certaine » s’ils devaient rentrer en Birmanie.

    La minorité musulmane des Rohingyas en Birmanie est forte d’un million de personnes dans cette région de l’État de Rakhine.

    Des dizaines de milliers d’entre eux vivent dans des camps de déplacés depuis des affrontements meurtriers entre bouddhistes et musulmans en 2012.

    Le Bangladesh va renvoyer 70 Rohingya en Birmanie

    Plus de 2 000 Rohingya auraient pénétré au Bangladesh ces derniers jours pour fuir les opérations militaires de l’ouest de la Birmanie.

    Le Monde.fr avec AFP

    Cette vague de violences ternit l’image du gouvernement birman, dirigé de facto par Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paixi.

    La police du Bangladesh a annoncé mercredi 23 novembre qu’elle allait renvoyer en Birmanie 70 membres de la minorité musulmane des Rohingya, dont des femmes et des enfants, arrêtés en franchissant la frontière pour fuir les violences de leur région.

    Plus de 2 000 Rohingya auraient pénétré au Bangladesh ces derniers jours pour fuir les opérations militaires de l’ouest de la Birmanie, certains rapportant des récits de destruction, de meurtres et de viols de femmes de leur communauté par les soldats birmans. Selon des responsables de la communauté rohingya, 500 personnes auraient encore franchi la frontière dans la nuit de mardi à mercredi, profitant de l’obscurité.

    L’armée bangladaise a fait savoir que 800 Rohingya ont été empêchés d’entrer sur le territoire au cours des trois derniers jours. L’armée birmane mène des opérations dans une région frontalière du Bangladesh, où vivent un grand nombre de membres de la minorité musulmane, à la suite d’attaques meurtrières contre des postes de police au début d’octobre.

    Lire aussi :   La Birmanie, foyer récurrent de violences interreligieuses

    Inquiétudes

    Selon l’ONU, 30 000 personnes ont été déplacées à cause des violences qui ont fait des dizaines de morts depuis octobre dans l’Etat de l’Arakan (appelé Etat de Rakhine par le régime birman, situé dans l’ouest de la Birmanie), où se concentre la minorité rohingya.

    Les expulsions de Rohingya du Bangladesh suscitaient des inquiétudes au sein de leur communauté. « L’armée [birmane] a brûlé leurs villages et tué leurs proches. Ils tueront ces innocents qui fuient leur foyer pour sauver leur vie », a dit un leader rohingya sous couvert d’anonymat.

    Cette vague de violences ternit l’image du gouvernement birman, dirigé de facto par Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix. Son arrivée au pouvoir au printemps avait éveillé l’espoir de voir enfin se terminer les conflits qui ensanglantent depuis des décennies des régions frontalières du pays.

    Comment aider chaque jeune à choisir sa voie

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    Sciences Po: un débat avec Philippot empêché par des étudiants

      AFP
    Florian Philippot lors de l’université d’été du FN à Fréjus le 17 septembre 2016 Photo Franck PENNANT. AFP

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    Plusieurs dizaines d’étudiants de Sciences Po ont empêché mardi soir la tenue, dans l’enceinte de l’école à Paris, d’une conférence à laquelle était invité le numéro 2 du FN Florian Philippot, a-t-on appris de sources concordantes.

    «Une quarantaine d’étudiants ont organisé un sit-in en fin de journée dans le hall principal et devant un amphithéâtre de l’école d’études politiques», a indiqué à l’AFP Benjamin Duhamel, organisateur de ce «Grand Oral», un rendez-vous politique animé par trois associations étudiantes.

    Le vice-président du Front national devait débattre sur le thème de «l’Europe face à la mondialisation», a ajouté l’organisateur, qui a déploré que «des étudiants de groupuscules d’extrême gauche aient empêché 500 personnes d’assister à ce débat (…) au nom d’un combat contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie que par ailleurs nous respectons».

    Florian Philippot «devait rencontrer des étudiants pendant deux heures, dans le cadre d’un débat contradictoire – un échange de 30 minutes était prévu avec Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, puis 30 minutes de questions-réponses avec les étudiants», ont détaillé dans un communiqué les trois associations à l’origine du rendez-vous.

    Florian Philippot a dénoncé sur Twitter l’annulation de l’événement, affirmant: «Ce n’est que partie remise: les fascistes seront défaits».

    Pour Benjamin Duhamel, l’annulation de la conférence «n’aura qu’une incidence: renforcer le discours anti-élite des militants et des élus du Front national». «Vouloir combattre les idées du Front national en les bâillonnant et en les empêchant de parler est absurde», a estimé l’étudiant.

    «En empêchant un débat avec Philippot, l’extrême gauche accrédite le FN qui aura l’occasion de se victimiser dans les médias…», a abondé sur son compte Twitter l’association «Les Républicains Sciences Po», proche du parti de droite.

    Interrogée par l’AFP, la direction de Sciences Po a répondu que «l’événement n’était pas organisé à l’initiative de l’école mais d’associations étudiantes», se refusant à tout autre commentaire.

    Dans un communiqué, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) s’est «réjouie de l’annulation de cette nouvelle tribune offerte au FN qui tentait de gravir une marche supplémentaire dans sa stratégie de dédiabolisation».

    Créé en septembre 2015, le «Grand Oral» a notamment reçu Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), Bruno Le Maire (LR), Michel Sapin (PS) ou encore Benoît Hamon (PS), ont précisé les organisateurs.

    Il y a un an, une association d’étudiants proche du FN avait recueilli suffisamment de voix pour être reconnue à nouveau dans la prestigieuse école de la rue Saint-Guillaume. Une première depuis le début des années 1990 qui avait suscité beaucoup d’émoi.

    Sciences Po : Florian Philippot refoulé par des étudiants

    Le vice-président du FN, qui devait participer à une conférence à l’école de sciences politiques rue Saint-Guillaume, a été refoulé par une quarantaine d’étudiants.

    •  Pierre De Baudouin
    © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

    © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

    Un sit-in contre le Front National. Florian Philippot, numéro 2 du parti, n’a pas pu assister à son « Grand oral« , une conférence politique à laquelle il était invité à Sciences Po.

    Le vice-président du FN devait d’abord échanger avec Matthias Fekl, secrétaire d’Etat au commerce extérieur, avant de répondre aux questions de quelques 500 étudiants spectateurs.

    Le thème initialement prévu pour la conférence, « l’Europe face à la mondialisation« , est régulièrement discuté par le parti d’extrême-droite.

    Annulation d’une « tribune offerte au FN » ou risque de « renforcer le discours anti-élite » ?

    Florian Philippot a dénoncé l’annulation du « Grand oral » sur Twitter, en qualifiant les étudiants à l’origine du bloquage de « fascistes » :

    Benjamin Duhamel, organisateur du débat avec trois associations de Sciences Po, déplore que des « étudiants de groupuscules d’extrême gauche aient empêché 500 personnes d’assister à ce débat« . L’étudiant pointe le risque de « renforcer le discours anti-élite des militants et des élus du Front national » :

    Au contraire, l’Union des étudiants juifs de France se « réjouie de l’annulation de cette nouvelle tribune offerte au FN qui tentait de gravir une marche supplémentaire dans sa stratégie de dédiabolisation« .

    Son président, Sacha Ghozlan, justifie le blocage : « C’est un parti raciste, antisémite, qui reste d’extrême droite » :

    Ce n’est pas la première fois que le FN fait polémique à Sciences Po. En 2015, des étudiants de l’école de science politique créaient une association proche du parti nationaliste, avec suffisamment de voix pour être reconnu officiellement. Une première depuis 1990.

    Florian Philippot empêché de débattre à Sciences Po

    Coup de pied au fion!

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    39 heures, adoption pour les couples homosexuels, retraite à 65 ans… le programme libéral-conservateur de Fillon

    La bataille pour la présidentielle à droite

    PROJET – Fort de son excellent score au premier tour de la primaire de la droite et du centre, l’ancien Premier ministre est clairement le favori du second tour. Mais que contient au juste son programme ?

    François Fillon a créé la suprise en remportant ce dimanche soir le premier tour de la primaire de la droite et du centre. L’actuel député de Paris a porté durant sa campagne un programme résolument à droite et particulièrement libéral sur le plan économique. Petit tour d’horizon des dix mesures phares de son programme.

    Emploi

    L’ancien Premier ministre veut reporter l’âge légal de la retraite à 65 ans. Un classique à droite, particulièrement mis en avant dans son programme.

    L’une de ses mesures les plus emblématiques sera d’abroger les 35 heures, afin de porter la durée légale du travail à 39 heures, y compris dans la fonction publique. Dans le secteur privé, François Fillon suggère tout simplement de laisser le libre choix de la durée du travail… aux entreprises, par voie de référendum interne.

    Le traitement du chômage risque aussi d’être largement amendé : dégressivité, réduction du temps pendant lequel un chômage touchera ses indemnités et plafonnement en seront les maître-concepts.

    Fiscalité

    En matière de fiscalité, François Fillon veut baisser les impôts de 50 milliards (40 pour les entreprises et 10 pour les ménages).

    Autre mesure symbolique, la suppression de l’impôt sur la fortune, souvent promise mais jamais appliquée.

    Concernant la TVA, il souhaite à nouveau mettre en place une TVA sociale. Une mesure qu’il n’avait pas réussi à imposer en 2007 lors de son entrée à Matignon. Il augmenterait de deux points le taux actuel de TVA contre une baisse massive des cotisations des entreprises.

    Société

    Soutenu par Sens commun, mouvement politique opposé au mariage pour tous et défenseur auto-proclamé de la famille traditionnelle, le député de Paris propose de rétablir l’universalité des allocations familiales, ainsi que de porter le quotient familial à 3000 euros par demi-part.

    Refusant de revenir sur le mariage homosexuel, le député de Paris, jamais très progressiste sur les questions de société (il avait voté contre la dépénalisation de l’homosexualité en 1981) désire par ailleurs supprimer le droit à l’adoption plénière pour les couples homosexuels.

    Sur l’immigration, il entend réduire les nombres d’étrangers autorisés à venir en France, en créant notamment des quotas.

    Il entend en outre réserver les prestations sociales aux immigrés en situation régulière depuis au moins deux ans.

    Nucléaire

    François Fillon envisage aussi de prolonger l’exploitation des centrales nucléaires existantes de 40 ans à 60 ans. Il n’entend pas fermer la centrale de Fessenheim.

    Terrorisme

    L’ex-Premier ministre souhaite interdire le retour sur le territoire national des Français partis combattre à l’étranger dans les rangs terroristes, contrairement à Alain Juppé qui privilégie leurs arrestations.

    Juppé-Fillon: programme contre programme

    French right-wing Les Republicains (LR) party member, foreseen as the frontrunner for next year's presidential election, Alain Juppe (L) and former French Prime Minister and right-wing Les Republicains (LR) parliament member Francois Fillon (R) look on during the LR National Council on February 13, 2016 in Paris. AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE 
LIONEL BONAVENTURE / AFP

    Emploi, sécurité, éducation… Tour d’horizon des principales propositions qui rassemblent et divisent Alain Juppé et François Fillon, les deux finalistes de la primaire à droite.

    ===============

    • Avatar

      Une fois de plus, les entreprises vont s’enrichir au détriment de l’emploi. Eh oui, si vous croyez qu’elles vont embaucher parce que leurs charges vont baisser, vous rêvez éveillés 😡 

    • Vous croyez qu’elles vont embaucher parce que leurs charges vont baisser, ?

      Non, elles vont pouvoir redistribuer de plus en plus de dividendes à leurs chers actionnaires..

    • Les entreprises sont toujours contentes de profiter des avantages qui leur sont proposés, mais n’appliquent jamais les contreparties demandées.

      Et cela dure depuis de nombreuses années. Bien sûr, qu’elles n’embaucheront pas.
      En fait, ce sera toujours les salariés qui feront les frais de cette politique.

    • Avatar

      Programme totalement irresponsable et irréalisable. On en reparlera dans 12 mois quand ce monsieur sera aussi détesté (voire plus) que Hollande…

    • Au contraire… que ce soit lui ou un autre, ce programme me semble assez réaliste, tout à fait dans la suite logique de ce qui a été (dé)fait ces dernières années.

      Après, je pense que ces personnes se foutent de l’amour que leur porte le peuple, tant qu’ils sont dans les petits papiers des industriels et des banquiers qui écrivent leurs programmes.

    • Avatar CA CRAINT;  ce mec est pote avec la manif pour tous et çà ca fait vraiment peur pour notre pays
    • Les gens ont voté pour ..quelqu’un ou plutôt contre quelqu’un ou quelques uns(e)

      Pire, après les résultats, les gens sont allés voir son site pour découvrir son « programme » et son site a beugé
      Sur le fond, on connaît le personnage, 5 ans sous Sarko de faire-valoir, on en reprend pour 5 ans.
      Pour ce qui et du programme, vous avez dit « programme ou plutôt absence de programme.
      Un pseudo-programme dégodillage entre la Gauche de la Droite et la Droite de la Gauche
      Bref, nulle part
      Un « nouveau », si l’on peut dire, futur président, entre me micro macron et le micro bayrou.
      Nos 5 prochaines années ne seront que de clones des 5 dernières…
      Pour nos enfants, sans espoir, ni avenir…un sacré programme,si j’ose dire.

    • Avatar Il faut se détendre…Il y aura d’autres programmes à soutenir aux présidentielles!
    • Supprimer l’impôt sur la fortune,….. il aurait été plus intelligent de le rendre plus juste.

      Il serait plus judicieux de :
      – ne pas augmenter la TVA,
      – ne pas réduire l’IS ( mensonge d’état qui laisse croire qu’il n’y en a pas aux USA, 35% tout de même)
      – réduire les charges, en procédant à un nettoyage profond des services gérant sur les quotisations ( de l’argent disparaît des caisses depuis des années,….. c’est un secret de polichinelle), et surtout faire payer ceux qui ne les payent pas s’en être inquiétés. Quand le boulanger du coin a du retard on sait lui tomber dessus, alors pareil pour les holdings françaises de premier rang.

    • Ouah ! Mais fallait te présenter si tu es meilleur qu’eux……

      Aucun programme ne correspondra à 100% à ce que chacun recherche…. C’est comme ça…..

      • Pour l’instant des projets, des promesses, si lui(F Fillon) président, lui homme politique comme les autres (ne fera rien) ou sera-t-il l’homme politique que la France, les Français et les Françaises attendent depuis des décennies et fera-t-il ce qui est nécessaire pour sauver notre pays la France et le rendre à ses habitants, ses propriétaires (ceux qui aiment la France, son histoire, sa géographie, ses us et coutumes et la respectent)

    • Supprimer des postes de fonctionnaires ne servira pas à grand chose s’il ne supprime pas des administrations complètes qui ne servent à rien ou dont on pourrait se passer. L’administration de la taxe audiovisuelle est un bon exemple. Celle de la vignette auto aussi. La carte grise n’est pas mal non plus. Combien de « groupuscules ponctionnariaux » dont l’intérêt pour le pays est, au mieux, sujet à caution ? Et si lui ou un autre les supprime, il sera beaucoup plus difficile aux dictateurs du ponctionnariat de les reconstituer s’ils reviennent au pouvoir…
    • J’ai fait une vidéo, sur la partie que j’ai pu voir.  Pour le code du travail, je trouve son positionnement malhonnête, je suis quasiment certaine, que pas un, n’osera y retoucher avant longtemps, quand on voit, comment le gouvernement actuel, a été perçu, sur le sujet.

      Pour être, « le plus libéral », je trouve ça vraiment inquiétant, parce que ça signifie qu’il n’a pas compris, encore, que c’était de nouvelles voies, qu’il fallait ouvrir, et notamment, chercher à ce que les entreprises du CAC 40 ne puissent plus jouir d’un vide juridique éhonté, sur le droit du travail, et se jouent de ce vide juridique, mais PERSONNE N’EN PARLE.

      Et l »ubérisation, il en dit quoi ?  Il n’y a que NKM, qui soit lucide, sur ces mutations, en ce qui concerne ses conséquences, sur le monde du travail, et la précarité. 

    • Fillon a, et de loin, le meilleur programme pour remettre le pays à flots.

      Pour l’ISF, il est maintenant connu qu’il n’est payé que par les « petits riches ».
      Les très grosses fortunes ont tout ce qu’il faut comme arsenal fiscal et juridique pour échapper à cet impôt.
      Supprimer l’ISF va ramener les capitaux Français en France ce qui évitera que la plupart de nos grosses entreprises passent sous pavillon chinois, russe, arabe ou amerloque. Ce sera le cas aussi des vignobles, châteaux, grosses propriétés, hôtels de luxe…. tout ça passe à l’étranger et ça ne gêne personne semble t il.
      Il y a trop de fonctionnaires dans les collectivités territoriales.
      Allez faire un tour pour voir travailler le personnel technique de votre mairie, c’est hallucinant. Dans ma ville, ils étaient 7 pendant 3 semaines à refaire un petit chemin communal de 50 m de long. Interminable.
      En à peine 10 jours, 3 gus d’une entreprise privée ont refait les trottoirs et chaussée d’une route en ville de 300 m….ça bossait et le contraste était saisissant, les 2 chantiers étant à proximité l’un de l’autre.
      Réforme du code du travail, uniformisation des régimes de retraite…c’est tellement évident ! 

    • Donc : il va faire des chômeurs (suppressions d’emplois), qui auront moins longtemps de quoi vivre à peu près décemment, et empêcher les jeunes de travailler en gardant les seniors plus longtemps au travail (ou au chômage).
      Deux Contre vérités ! bravo aux suiveurs de slogans faciles …

      un fonctionnaire « pompe  » sur deux ,ou trois travailleurs du privé : total ,si on allège la charge du privé , l’emploi remonte .; et pour les jeunes / anti vieux , la réalité , c’est l’inverse , acté chez nous ,et ailleurs . les deux sortes d’emplois sont Complémentaires .


      Ne vous en déplaise, chez nous il y a trop de fonctionnaires et malgré les promesses de chacun, cela a empiré. Ils coûtent cher et ont des privilèges en matière de retraite qu’il faut faire disparaître. Pour le chômage je ne suis pas certaine que cela suffira pour le faire baisser. Mais en fait, en France on veut rien changer car trop d’aides pour certains …
    • :                          Eh bien figurez vous que ca marche à l’étranger… essayez donc de comprendre comment… et revenez après!
      • C’est facile de lancer des affirmations sans pour autant les étayer.

        Ça marche *où* ce genre de mesure? Même le fameux « job act » en Italie ne produit pas les effets escomptés.

        Idem pour la retraite à 65 ans … dès 50 ans il devient difficile de trouver un emploi, Alors augmenter l’âge sans pour autant s’en prendre au vrai problème … quelle blague. 

      • Meme les migrants préfèrent aller en Allemagne ou au Royaume-Uni… ca devrait répondre à votre question, non? C’est que les 40 ans de socialisme de droite ou de gauche ont fait du mal au pays pour en arriver là!

        Ca marche au Canada, au Royaume-Uni, en Irlande, en Allemagne, pour ne citer que des pays que vous pourriez possiblement connaitre. Vous avez visité ces pays ou vous n’avez visité que la Corrèze?
        Le vrai problème en France, c’est qu »il y a trop d’aides à rien foutre et pas assez d’obligations à travailler.

    • c’est tout un programme qui fait que les règles du chomage marchent, ce n’est pas cette mesure qui est la réussite si réussite il y a car le chomage non indemnisé la misère elle existe aussi dans ces pays…au Royaume uni où je connais des personnes sur le terrain cela ne marche pas comme vous l’imaginez….le tatcherisme a fait beaucoup plus de mal que de bien …

      Le vrai problème de la France c’est qu’on a toujours trop favorisé les classes bourgeoises, le patronat et jet set!! et fillon fera de même ! pire il ne réussira pas mieux que sarkozy et Hollande….

    • sur certains points c’est vrai ce que vous dites, mais en Allemagne et certainement dans d’autres pays, les gens occupent trois emplois au lieu d’un et rentrent à pas d’heure à la maison ; il va y avoir de la précarité surtout 
    • Ce n’est pas avec une telle surenchère qu’il deviendra président, encore faut il qu’il passe le premier tour des primaires.
    • Avatar C’est effectivement un projet choc pour les classes populaire et moyenne. Pas pour la classe bourgeoise ni jet set par contre
    • Tout simplement le retour du patronat de droit divin pouvant traiter ses serfs comme il l’entend ! 
      • Eh bien allez donc voir dans un autre pays si vous estimez que les employés en France sont des serfs. Même les émigrés ne veulent pas rester cher nous.
      • Vous avez raison, mais c’est justement ce que Fillon veut changer.
    • Fillon , après avoir passé péniblement cinq ans avec sarko , vous pouvez vous dispenser de la ramener pour le plus grand bien de la France …et des français , bien entendu !

      Et surtout , ne vous présenter pas comme  » un homme nouveau « , c’est râpé pour vous et vos carottes sont cuites …

      • :          et quel est celui pour vous qui pourrait être chef d’Etat Car les Français veulent du changement mais surtout qu’on ne touche pas à leurs petits privilèges et aux aides en tous genres…
    • :                    Fillon se revendique de Thatcher, mais cette dernière n’aurait jamais avalé toutes les couleuvres que Sarkozy lui a fait avaler de 2007 à 2012.

       

    «ne perdez pas la foi»

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    “Donald Trump est la dernière colère d’une Amérique dépassée”


    Par Justin Boche

    Pour Olivier Richomme, maître de conférences en civilisation américaine à l’université Lumière-Lyon 2, l’élection de Trump a marqué les États-Unis et le Parti républicain même s’il s’agit là, selon lui, du chant du cygne d’“une Amérique dépassée”.

    Donald Trump

    © AFP       Donald Trump

    Lyon Capitale : En tant que chercheur en civilisation américaine, quelle a été votre première réaction après la victoire de Donald Trump ?

    Olivier Richomme : Je suis tombé de très haut, comme tout le monde. Je ne l’ai pas vue venir. Ma femme, qui est citoyenne américaine, m’avait dit que ça pouvait arriver. Moi, ça me paraissait tellement impossible. Les sondages, les gens que je connais, chez les républicains, les démocrates, personne n’y croyait. Même les sondages internes des partis disaient qu’il ne pouvait pas gagner. Les républicains faisaient déjà tous les préparatifs parce qu’ils savaient qu’ils allaient perdre la chambre et le Sénat.

    Ce vote Trump, dont la ligne politique est différente de la ligne traditionnelle des Républicains, va-t-elle rebattre les cartes au sein du parti ?

    Ça ne rebat pas les cartes. C’est une victoire Trump, mais pas du Parti républicain. Le Parti républicain continue sa mue et entre ici dans une nouvelle phase. La coalition conservatrice de Reagan, que Bush avait continuée, a explosé. Trump en a ramassé les miettes, mais sa ligne n’est pas tenable au sein du parti, parce qu’il a des positions sur le libre-échange par exemple qui sont à l’opposé de celle des républicains depuis des décennies. Maintenant, ou bien le Parti républicain devient un parti populiste et nationaliste, ou bien il va y avoir une scission, car on ne voit pas Trump travailler main dans la main avec ceux qu’il a insultés durant sa campagne.

    “Il va y avoir une bataille au sein des républicains”

    Est-ce la fin du bipartisme aux États-Unis ?

    On n’a aucune idée de ce que ça va donner, mais ce n’est pas impossible, même si je pense que les institutions qui forcent au bipartisme vont s’imposer. De toute façon, il va y avoir une bataille au sein des républicains et l’une des deux lignes va phagocyter l’autre.

    La ligne Trump peut-elle s’imposer ?

    Il semble que l’électorat blanc déclassé et sans diplôme a décidé de voter comme un seul homme et de se déplacer pour Trump. Les gens proches des syndicats, les ouvriers des usines, qui votaient démocrate dans le passé, ont voté pour cet homme. L’élection de Trump est un message anti-système fort. Les gens sont passionnés par leur candidat, mais n’attendent rien de lui. Ils ont peu d’espoir de retrouver des niveaux d’emploi. Parce que Trump n’a pas de baguette magique et ne changera pas grand-chose. Mais, quand on regarde les forces démographiques, ces gens ne sont pas l’avenir du pays. L’électorat va être de plus en plus métropolitain et divers. Donc la xénophobie et la misogynie ne feront pas recette ad vitam æternam. Trump est la dernière colère, le dernier sursaut, d’une Amérique dépassée.

    “Trump a très bien su utiliser les médias pour établir sa marque”

    Comment se fait-il que le Parti démocrate n’ait pas réussi à mobiliser assez les populations qui seront majoritaires d’ici quelques années, à savoir les Afro-Américains et les Latinos ?

    La mobilisation est une vraie question pour l’avenir du pays. Le vote latino est circonscrit dans certains Etats, et en général ils votent peu et sont peu inscrits. S’ils avaient le taux d’inscription et de participation des Afro-Américains, les démocrates seraient toujours au pouvoir. D’ailleurs, si le Parti républicain continue de tenir ses propos sur la population latino, alors ils vont se tirer une balle dans le pied sur le long terme.

    Les médias, très majoritairement pro-Hillary Clinton se sont tous trompés. Quel a réellement été leur rôle dans l’élection de Donald Trump ?

    Je ne sais pas si l’on peut blâmer les médias. D’ailleurs, beaucoup de journaux conservateurs n’ont pas pu se résoudre à soutenir Trump. Le New York Post, qui est détenu par Rupert Murdoch, ne l’a pas soutenu. Les gens votent avec leurs clics et leurs deniers quand ils achètent les journaux. S’ils vendent plus en mettant Trump en une, est-ce que l’on peut les blâmer ? Le chef de CBS avait dit : « Trump est mauvais pour l’Amérique, mais il est bon pour CBS. » Cette phrase va lui coller longtemps à la peau. Mais il faut dire aussi que Trump a très bien su utiliser les médias pour établir sa marque.

    “Les démocrates auront un pouvoir pour bloquer Trump au Sénat”

    Donald Trump a très bien réussi à parler aux gens déclassés qui votaient pour les démocrates auparavant. À quel moment le parti d’Hillary Clinton a-t-il échoué ou renoncé à parler à ces gens ?

    Ils ont échoué quand, durant la primaire, les candidats ont laissé la place à Clinton parce que c’était censé être « son tour ». Alors que cette dernière était justement très impopulaire chez ces gens déclassés. En 2008, elle avait perdu contre Obama dans le Michigan et l’Ohio. Ils n’ont pas réussi à percevoir à quel point elle était impopulaire.

    Les institutions vont-elles être un frein à la politique que va mener Donald Trump ?

    L’élection de Donald Trump, on n’en est qu’au début et on va s’en taper quatre ans. Trump ne pensait pas être élu et personne ne sait ce qu’il va faire. Je crois que même lui ne le sait pas. Mais, aux États-Unis, le président ne fait pas ce qu’il veut. Au Sénat, les démocrates auront un pouvoir pour le bloquer parce que le Sénat a beaucoup de pouvoir et c’est difficile de faire contre le Sénat. Au sein du Parti républicain, il y aura aussi des difficultés dans la chambre [des représentants] parce qu’ils ne s’entendront pas sur tout, même s’ils auront des consensus sur certaines choses comme la suppression de la réforme de la santé de Barack Obama. C’est surtout sur la politique étrangère, où le président a plus de pouvoir, que l’on est dans un saut vers l’inconnu. Trump veut modifier le traité avec l’Iran, qui leur interdit les recherches sur la bombe nucléaire. Il veut aussi laisser les Russes tuer tout le monde en Syrie.

    Trump se posant en anti-système, si les institutions le bloquent, il pourra aussi dire qu’encore une fois il ne peut pas faire ses réformes, à cause du système…

    L’opinion publique aura un rôle important. On sait par exemple que sur les questions de terrorisme et d’immigration il y a un manque de rationalité assez fort aux États-Unis. Sur ce point, on peut s’inquiéter parce que Trump a parlé de déporter 11 millions de personnes et d’empêcher les musulmans de venir sur le territoire américain. Sur ces questions, s’il a l’opinion derrière lui, ça va poser problème. Si cela arrive, alors on va voir si les autres leaders politiques ont des principes ou s’ils se rangent derrière lui.

    À lire sur notre site : les réactions locales au résultat de la présidentielle américaine
    – Renaud Payre, directeur de Sciences Po Lyon : “La machine à perdre à droite et à gauche est enclenchée”
    – Michel Havard, conseiller municipal d’opposition à Lyon : “Il ne faut plus de discours mais des actes”
    – Françoise Grossetête, eurodéputée, en appelle à un “leadership européen”
    – David Kimelfeld, secrétaire fédéral du PS et 1er vice-président de la métropole de Lyon : “Il faut que le PS arrête de se regarder le nombril”
    – Christophe Boudot, conseiller régional FN : “On a un boulevard pour l’élection présidentielle de 2017”
    – Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains et président du conseil régionale d’Auvergne-Rhône-alpes a “félicité” Donald Trump pour son élection.

    Une large coalition d’électeurs blancs derrière Donald Trump

    Des millions d’électeurs des États du Midwest ont rejoint l’électorat conservateur du sud et de l’ouest des États-Unis.

    La classe moyenne blanche a largement soutenu le candidat républicain.

    Les partisans du candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump à Greenwood Village dans le Colorado, le 8 novembre 2016.

    ZOOM

    Les partisans du candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump à Greenwood Village dans le Colorado, le 8 novembre 2016. / JAson Connolly/AFP

    Une coalition unique d’électeurs blancs a porté Donald Trump à la présidence. Des millions d’électeurs des États du Midwest ont rejoint l’électorat conservateur du sud et de l’ouest des États-Unis. Nombre d’entre eux sont des blancs non-diplômés de l’enseignement supérieur avec des revenus modestes mais pas seulement : Donald Trump a fait légèrement mieux qu’Hillary Clinton dans la classe moyenne blanche aisée et diplômée, notamment en Floride et dans des États jusque-là acquis aux démocrates comme le Michigan et la Pennsylvanie.

    > À lire : Élection de Trump : « Les laissés pour compte n’acceptent plus de l’être »

    La promesse de changement

    Le candidat républicain a également pu compter sur des électeurs attirés par la promesse de changement et qui avaient voté pour Barack Obama aux deux élections précédentes, en particulier dans des États démographiquement plus « divers » et avec une forte population de diplômés comme le Nouveau Mexique, le Nevada, la Virginie et la Colorado.

    Par ailleurs, Donald Trump a fait légèrement mieux que Mitt Romney en 2012 auprès de l’électorat noir et hispanique. Enfin, Donald Trump a recueilli 81 % des voix évangéliques, 60 % des voix des Blancs catholiques et 52 % de l’ensemble du vote catholique, en dépit du fait que 67 % des catholiques hispaniques aient voté pour Hillary Clinton.

    > À lire : Trump triomphe chez les évangéliques blancs et remporte le vote catholique

    Clinton n’a pas réussi à mobiliser autant qu’Obama

    De son côté, Hillary Clinton a fait mieux que Barack Obama dans l’électorat blanc et riche, sur la côte est et sur la côte ouest. À Manhattan, là où Donald Trump vit et travaille, la candidate démocrate a recueilli 87 % des voix. L’Amérique des grandes villes multiculturelles et de la nouvelle économie en Californie et dans l’Utah a voté Clinton tandis que l’Amérique des petites villes et de l’ancienne économie en Pennsylvanie, dans l’Ohio et l’Iowa a voté Trump.

    Hillary Clinton n’a pas réussi à mobiliser l’électorat noir et hispanique dans les mêmes proportions que Barack Obama en 2012. De même, la candidate démocrate n’a pas capté le vote des jeunes autant que le président sortant, et sa performance dans l’électorat féminin n’est pas exceptionnelle. 54 % des femmes ont voté Hillary Clinton, contre 55 % pour Barack Obama en 2012.

    Lire aussi : « La victoire de Trump est la vengeance du monde blanc »

    Voici le programme qu’a annoncé Donald Trump: un mur avec le Mexique, la fin du conflit israélo-palestinien en deux semaines et la vente libre des armes d’assaut

    Rédaction en ligne

    Le programme de Donald Trump a plus été marqué par ses outrances et ses les scandales que par l’analyse de son programme. Mais Donald Trump a quand même un programme. Quels en sont les grands points ?

    Reuters

    L’immigration.

    Donald Trump a dit vouloir faire construire un mur entre les États-Unis et le Mexique et faire payer la construction au gouvernement mexicain. «  Le Mexique nous envoie des gens qui ont beaucoup de problèmes. Ils ramènent de la drogue, du crime, ils envoient leurs violeurs  », a-t-il expliqué.

    Il revendique aussi « l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux États-Unis ». Une mesure qu’il veut appliquer aux immigrés comme aux touriste. Seuls les soldats américains de confession musulmane seront autorisés à pénétrer sur le territoire mais ils seront surveillés.

    La politique étrangère.

    «  L’armée américaine sera si puissante que je ne pense pas que nous aurons besoin de l’utiliser. Personne ne viendra nous chercher  », dit-il.

    Il a annoncé qu’il qu’il réglerait le conflit israélo-palestinien en deux semaines.

    Il semble qu’il entretienne de bonnes relations avec Vladimir Poutine.

    Il prévoit de cibler les installations pétrolières de Daesh en Irak et compte laisser le gouvernement syrien se débattre face à l’organisation terroriste, avec l’aide de la Russie.

    L’économie.

    Une réforme fiscale est à son programme. Il a annoncé qu’il supprimerait l’impôt sur le revenu pour les Américains gagnant moins de 25 000 dollars (50 000 dollars pour les couples). Il a aussi dit qu’il ferait passer le plus fort taux d’imposition de 39,6% à 25%. L’impôt sur les sociétés, lui, passerait de 35% à 15%.

    Donald Trump a annoncé une « guerre commerciale » contre la Chine.

    Il veut qu’Apple relocalise la production de ses « foutus ordinateurs et autres bidules ». Il veut aussi obliger Ford à concentrer toute sa production aux Etats-Unis et taxer la société de 35% pour les voitures assemblées au Mexique.

    La santé.

    Il veut détricoter la législation difficilement mise en place par Barack Obama qui donne une couverture sociale à une majorité. Il plaide pour des comptes épargne santé.

    Les ventes d’armes.

    C’est un fervent partisan de la vente libre des armes. Il est d’ailleurs membre à vie de la National riffle association. Il serait même favorable à la vente des fusils d’assaut.

    L’environnement.

    Pour lui, le réchauffement climatique est une supercherie. Pour lui, « notre planète gèle ». Il a affirmé que c’était une idée propagée «  par et pour les Chinois pour rendre l’industrie américaine non compétitive  ».

    Le programme de Trump : moins d’impôts et davantage de dépenses publiques

    Le nouveau président des États-Unis avait donné les lignes de son programme économique lors de la campagne.

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    Le programme de Trump : moins d’impôt et davantage de dépenses publiques Crédit Image : SCOTT OLSON / GETTY IMAGES / NORTH AMERICA / AFP Crédit Média : Bénédicte Tassart

    Le programme de Donald Trump : moins d’impôts et davantage de dépenses publiques. Beaucoup moins d’impôt même : trois tranches d’imposition sur le revenu au lieu de sept, un plafonnement à 33% de l’impôt sur le revenu, au-delà, pas de taxation. On supprime l’impôt sur les successions et on réduit de 35 à 15% l’impôt sur les sociétés. Des dépenses donc aussi, dans les infrastructures, construire des routes, des ponts, des gares, pour donner du travail aux Américains et lutter contre la désindustrialisation du pays.

    Des économies avec la fin de l’Obamacare, la loi sur la Santé et notamment la couverture maladie universelle de 32 millions d’Américains. Des États-Unis protectionnistes, avec la remise en cause de ces accords commerciaux avec les autres pays, et une taxation des entreprises qui délocalisent.

    Avec une grosse inconnue : il n’y a pas de chiffrage précis de l’ensemble de ces idées, comment on les finance ? Les taxes nouvelles compensent-elles les dépenses énormes ? Point d’interrogation.

    Donald Trump et la théorie des attentes croissantes

    AFP La dynastie Trump après le vote…

    Nous voici donc au Jour 1 de l’ère Trump. Comme le temps passe vite quand l’inquiétude monte encore plus vite…

    Ma chronique de ce matin analysait le «désaveu» signalé aux «élites» de Washington par sa victoire électorale. Celle de demain l’abordera sous un tout autre angle.

    Pour le moment, il est fascinant d’entendre autant d’experts et d’acteurs de la politique américaine espérer tous en chœur que Trump sera mieux «contrôlé», plus «prévisible» et bien «entouré».

    Comme si le multimilliardaire narcissique (et prédateur sexuel, faut-il le rappeler avant qu’on ne l’oublie) venait de se décrocher un poste de cadre dans un bureau de fiscalistes et non pas celui de président de la plus grande puissance du monde.

    Comme s’il ne tombait pas sous le sens qu’un président des États-Unis doit posséder lui-même l’intelligence et le contrôle suffisants pour exercer des fonctions aussi vastes, complexes et aux conséquences aussi importantes.

    Or, le fait est qu’avec Donald Trump, on ne peut tout simplement pas contrôler l’incontrôlable ni prévoir l’imprévisible. C’est dans la nature même de la bête de scène qu’il est.

    Son discours de victoire, prononcé en pleine nuit, avait beau lancer les messages habituels d’«unité» et de «rassemblement» national, il n’en reste pas moins que derrière cette unité de façade – reprise aussi aujourd’hui par la candidate défaite Hillary Clinton et le président sortant, Barack Obama -, les mêmes fractures sociales, économiques, ethniques, raciales et autres, telles qu’exposées par les résultats du vote, sont bel et bien toujours là.

    ***

    À ce chapitre, les fameux «exit polls» – ou sondages effectués à la sortie des bureaux de vote, selon ce qu’en rapporte le New York Times, confirment l’ampleur de ces mêmes fractures.

    Ainsi, 53% des hommes ont voté Trump et 41% ont voté Clinton.

    54% des femmes ont voté Clinton et 42% ont voté Trump.

    58% des Américains «blancs» ont voté Trump et 37% pour Clinton.

    88% des Américains «noirs» ont voté Clinton et 8% à peine pour Trump.

    65% des Américains hispaniques ont voté Clinton et 29% pour Trump.

    65% des Américains d’origines asiatiques ont voté Clinton et 29% pour Trump.

    Chez les 18-29  et les 29-34 ans, Clinton domine clairement tandis que chez les 45-64 et les plus de 65 ans, Trump domine à son tour.

    Clinton domine aussi chez les diplômés universitaires.

    Chez les Américains «blancs» sans diplôme universitaire, Trump domine fortement à 67%.

    Les appuis de Trump sont également élevés en milieux ruraux, dans les banlieues, chez les chrétiens, les fondamentalistes évangéliques, les membres du personnel militaire de même que chez les plus pauvres – ou si vous préférez, les «laissés-pour-compte» -, et les électeurs pour qui l’immigration et le terrorisme sont leurs enjeux prioritaires.

    Trump domine aussi chez les électeurs les plus pessimistes quant à leur avenir, les plus opposés au libre-échange et les plus favorables à la déportation des immigrants illégaux.

    Trump domine massivement chez les électeurs favorables à la construction d’un mur complet entre les États-Unis et le Mexique, chez ceux qui sont «en colère» contre le gouvernement fédéral et les «élites» washingtoniennes, chez les opposants à Barack Obama et Hillary Clinton, chez ceux qui cherchent le «changement», ceux qui ne croient pas à l’«honnêteté» d’Hillary Clinton et enfin, chez ceux qui croient à l’«honnêteté» de Donald Trump. Bref, pour ces électeurs, Hillary est corrompue et Trump ne l’est pas…

    ***

    Bref, ces données sont le reflet presque parfait des principaux thèmes et des messages martelés par le candidat républicain tout au long de la longue, longue, longue campagne à la présidentielle. Et avant, tout au long de la campagne à l’investiture républicaine.

    On dirait en fait une liste de thèmes précis dont chacun cible parfaitement un segment particulier de l’électorat. En science politique, c’est ce qu’on appelle du «clientélisme» électoral.

    ***

    Maintenant, qu’est-ce qu’un électorat américain aussi divisé vient de s’«acheter» au juste? Du moins, en termes d’engagements électoraux.

    Le Nouvel Observateur en fait la recension sous le titre évocateur suivant : «Ce que contient le très inquiétant programme de Donald Trump».

    Dans la mesure où M. Trump professe en effet des idées populistes de droite et parfois même d’extrême-droite, qu’il verse dans la xénophobie et la misogynie ouvertement assumées et n’a pas contribué un sous au trésor public depuis des années en ne payant aucun impôt, comment s’en surprendre?

    Pour lire la liste du Nouvel Obs, c’est ici .

    Les «exit polls» montrent d’ailleurs à quel point ses engagements et ses messages – d’autant plus qu’ils étaient particulièrement simplistes et non détaillés -, ont été parfaitement compris et surtout, pris très au sérieux par son électorat.

    C’est ce qui s’appelle créer d’immenses attentes auprès de ses propres fidèles.

    En termes politiques, c’est  également risquer de verser dans la théorie des attentes croissantes.

    Ou dit autrement, comme le chante Robert Charlebois dans Ordinaire, «plus on en donne, plus le monde en veut»

    À l’inverse, par contre, moins on respecte ses engagements – surtout lorsqu’on en a fait le cœur de son discours politique -, moins le monde vous croit.

    Pour un président nouvellement élu aussi démagogue, mythomane, imprévisible et manipulateur que Donald Trump, la suite de l’histoire risque donc d’être aussi imprévisible que la météo dans un microclimat…

    Quand des membres de l’État islamique célèbrent la victoire de Trump

    Challenges

    C’est avec joie que des islamistes extrémistes ont accueilli la victoire de Donald Trump, saluant sur les réseaux sociaux les bénéfices à attendre selon eux de l’élection de ce franc-tireur ouvertement hostile aux musulmans.

    Sur Internet, des islamistes extrémistes célèbrent la victoire de Trump: AFP d'après une vidéo de propagande © AFP d’après une vidéo de propagande AFP d’après une vidéo de propagande C’est avec joie que des islamistes extrémistes ont accueilli la victoire de Donald Trump, saluant sur les réseaux sociaux les bénéfices à attendre selon eux de l’élection de ce franc-tireur ouvertement hostile aux musulmans. Avant le scrutin, le groupe djihadiste Etat islamique (EI), pourchassé en Irak et en Syrie par une coalition internationale menée par les Etats-Unis, avait estimé qu’il n’y avait pas réellement de différences entre le milliardaire populiste et sa rivale Hillary Clinton.

    Mais alors que le résultat de l’élection se précisait, certains partisans de l’organisation extrémiste ne cachaient pas leur enthousiasme sur la messagerie cryptée Telegram face à la victoire de M. Trump. »Réjouissez-vous, il va montrer le visage laid de l’Amérique », selon un utilisateur. « La victoire de Trump est une bonne chose pour la nation musulmane », s’enthousiasmait un autre, avant d’expliquer: « Je suis optimiste (…) parce que c’est un taureau stupide, arrogant et présomptueux qui est plus bête que (George) Bush ».

    « La vulgarité de Trump va mettre dans l’embarras les tyrans arabes et élargir le champ du djihad », assurait un participant à un forum de discussion en ligne, fréquenté par les partisans de l’EI. Tout au long de sa campagne, le milliardaire populiste n’a pas hésité à s’en prendre à la communauté musulmane: que ce soit en proposant d’interdire aux musulmans l’entrée aux Etats-Unis, ou à travers ses piques acerbes visant l’Arabie saoudite et sa monarchie, détestée par les djihadistes.

    Si l’EI n’a pas officiellement réagi à l’élection de M. Trump, le groupe avait auparavant estimé que les deux candidats étaient « engagés au côté de l’Etat juif et dans la guerre contre l’islam », selon un article en anglais partagé sur les réseaux sociaux par un de ses organes de propagande, Al-Hayat.

    « Femme féministe »

    Toutefois, Mme Clinton « est plus qualifiée pour le politiquement correct, ce qui lui donne de l’avance pour cette sorcellerie qu’est l’hypocrisie », soulignait le groupe, dénonçant « une femme féministe ». M. Trump –qui par le passé avait indiqué dans le langage vulgaire dont il est coutumier qu’il voulait « bombarder à fond » l’EI– est « impulsif et imprévisible », précisait l’article. Certains partisans de l’EI ont toutefois jugé scandaleuse l’idée de célébrer la victoire de tel ou tel candidat pour une élection « polythéiste ».

    « Les deux sont des tyrans et on veut juste leur couper la tête », a ainsi affirmé l’un d’eux. D’autres extrémistes ont célébré l’annonce de manifestations anti-Trump, exagérant les violences qui pouvaient accompagner ces rassemblements. « Louange à Dieu, qu’Il augmente cela », s’enthousiasmait un utilisateur, réagissant à une vidéo montrant vraisemblablement des opposants de M. Trump agresser un de ses partisans. Un autre utilisateur lançait un « appel urgent » sur un forum de discussion, encourageant les partisans de l’EI à tweeter des messages « racistes » pro et anti-Trump.

    « L’ère de sa désintégration »

    « On peut ainsi enflammer les dissensions et les troubles dans leur pays, peut-être qu’ils vont retirer leurs armées, ou que cela va les distraire de notre précieux Etat », expliquait-il, en référence au « califat » proclamé de l’EI sur des territoires en Irak et en Syrie. Pour l’idéologue d’Al-Qaïda Abou Mohammed al-Maqdisi, vivant en Jordanie, « Trump au pouvoir pourrait être le début d’une division aux Etats-Unis et l’ère de sa désintégration », a-t-il estimé sur Twitter.

    Mais ces extrémistes représentent une petite minorité. Nombreux sont les musulmans aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde qui ont accueilli avec horreur les résultats de l’élection. « Je suis désolé pour tous les Américains et les musulmans (…). Je suis désolé que vous aillez à tolérer un tel idiot. #Priez », a déploré un utilisateur sur Twitter.

    Un peuple s’est trumpé “d’espoir”

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    9.jpgTrump président : Ce qu’il faut retenir de son premier discours à contre-courant de sa campagne

    VIDEO. Trump président : Ce qu’il faut retenir de son premier discours à contre-courant de sa campagne

    Donald Trump livre son discours de victoire à l’élection présidentielle américaine, le 9 novembre 2016., Evan Vucci/AP/SIPA

    Après l’annonce des résultats, Donald Trump a pris la parole ce mercredi à New York, à l’hôtel Hilton. Le 45ème président des Etats-Unis a livré un discours de quinze minutes assez consensuel, à contre-courant du ton adopté pendant sa campagne, dont voici les temps forts.

    >> Trump élu président: Suivez les événements en direct par ici

    1. Un Donald Trump étonné ?

    S’attendait-il à gagner ? S’il était surpris de sa propre victoire, Donald Trump n’en a rien montré. Il a en tout cas temporisé au début de son allocution, parlant plus lentement que de coutume, et répétant « merci, merci beaucoup ».

    2. Pas d’insultes à Hillary Clinton

    Le milliardaire affublait quasi systématiquement sa rivale de l’adjectif « corrompue » pendant la campagne (« Crooked Hillary » en VO). Mais ce mercredi, aucun nom d’oiseaux pour Hillary Clinton, sobrement appelée par son prénom, ou bien « ancienne secrétaire d’Etat ». Le candidat républicain s’est payé le luxe d’être fair-play, reconnaissant la combativité de sa rivale et la félicitant pour sa campagne. « Je viens de recevoir un appel de la secrétaire d’Etat Clinton, qui nous a félicités pour notre victoire, et je l’ai félicitée pour cette dure et longue campagne (…) Nous devons être reconnaissants pour tout ce qu’elle fait pour ce pays ».

    >> A lire aussi : Les trois dossiers qui ont plombé la campagne de Hillary Clinton

    3. Un discours de rassembleur

    « Il est temps pour l’Amérique de panser les blessures de la division, il est temps de se rassembler, comme un peuple uni. Je serai le président de tous les Américains ». La posture est assez classique pour un président fraîchement élu, mais peut surprendre venant du très clivant Donald Trump. Le magnat de l’immobilier s’est adressé aux « nombreux » (selon ses propres termes) électeurs qui n’ont pas voté pour lui : « notre mouvement est composé d’Américains de toutes sortes d’origines. Nous allons travailler ensemble pour reconstruire la Nation ».

    >> A lire aussi : «Ce n’est pas juste un rejet de Clinton, il y a aussi une adhésion à Trump»

    4. De la pommade pour les vétérans

    Alors que Donald Trump avait touché à un symbole sacré aux Etats-Unis en critiquant le vétéran Mitt Romney et un soldat, il a eu un mot pour les vétérans dans son discours. « Nous allons enfin nous occuper de nos merveilleux vétérans (…) les vétérans sont des gens incroyables ».

    5. Un message à la communauté internationale

    Conscient de l’inquiétude suscitée chez certains par sa victoire, Donald Trump s’est adressé à « la communauté internationale » : « bien que nous mettrons toujours les Etats-Unis en premier, nous aurons des relations honnêtes. Nous nous entendrons avec tous les autres pays qui ont la volonté de s’entendre avec nous (…) Nous chercherons des partenariats plutôt que des conflits ». Un indice sur une future politique étrangère très différente de Clinton, plus va-t-en-guerre qu’Obama.

    >> A lire aussi : Quels défis pour ce prochain mandat?

    7. La touche « American dream »

    On ne peut s’empêcher de penser aux livres de développement personnel écrits par Trump en entendant certains passages de son discours. « Chaque Américain et Américaine aura l’opportunité de réaliser entièrement son potentiel. Les femmes et les hommes oubliés dans ce pays, ne seront plus oubliés ».

    Et de conclure : « Pour être véritablement « historiques », nous devrons faire du bon boulot. Et je vous promets de faire du bon boulot », continue Donald Trump. « Nous allons travailler pour vous rendre fiers de votre président. J’aime ce pays. Merci beaucoup ». Après ce discours modéré, qui tranche avec ses déclarations incendiaires de la campagne, il a savouré sa victoire en prenant un bain de foule.
    EN DIRECT. Présidentielle américaine: Donald Trump veut «aider la France à redevenir grande elle aussi»…
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    Présidentielle américaine: Donald Trump, le nouveau visage des Etats-Unis
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    Présidentielle américaine: Donald Trump sur la scène internationale, ça va ressembler à quoi ?

    Présidentielle américaine: Donald Trump sur la scène internationale, ça va ressembler à quoi ?

    Sevnica (Slovénie), le 9 novembre 2016. Des habitants du village natal de Mélania Trump installent des drapeaux américain, européen et slovène pour célébrer l’életion de Donald Trump., Jure MAKOVEC / AFP

    ETATS-UNIS – Donald Trump a donné quelques indications sur sa façon d’envisager la géopolitique durant la campagne…

    C’est fait. Donald Trump est le prochain président des Etats-Unis. Tout au long de la campagne, le magnat de l’immobilier n’a cessé de défrayer la chronique, y compris lorsqu’il abordait la question des relations internationales, multipliant les propositions isolationnistes. 20 Minutes les a reprises pour imaginer ce que pourrait donner la présidence Trump en matière de géopolitique…

    >> En direct: Suivez l’élection de Donald Trump

    Commencer par « s’isoler » des musulmans étrangers et clandestins

    Les ennemis ont un nom. Ce sont d’abord les musulmans étrangers et les immigrés clandestins. Le 7 décembre 2015, après la tuerie de San Bernardino (Californie), Donald Trump avait réclamé, ni plus ni moins, que « l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux Etats Unis ».

    >> En France, la victoire de Trump «pose beaucoup de questions»

    Les immigrés clandestins, en particulier les Mexicains, ne sont pas plus appréciés par le 45e président des Etats-Unis. Très décriée, l’une de ses propositions de campagne était d’expulser tous les immigrés illégaux du pays – estimés à 11 millions – avant de renforcer le mur entre les Etats-Unis et le Mexique qui, dans son esprit, en paierait d’ailleurs le coût. Autant d’exemples qui illustrent bien la volonté isolationniste du président républicain.

    Ne pas s’engager sur le conflit syrien

    François Hollande regrette encore que Barack Obama a décommandé, à la dernière minute à l’été 2013, une opération de représailles prévue contre Bachar al-Assad qui venait d’employer des armes chimiques contre son peuple. Le président français et celui qui pourrait lui succéder en 2017 devraient encore moins compter sur Donald Trump dans le dossier syrien.

    > Quand Trump accuse Obama d’avoir «fondé» Daesh

    Isolationniste, celui-ci n’entend pas s’engager sur un conflit international, à moins qu’il n’y ait un « intérêt direct » pour les Etats-Unis. Durant la campagne, il s’agissait pour lui de se démarquer du camp démocrate. En meeting à Fort Lauderdale (Floride), en août, il a, par exemple, estimé que l’organisation Etat islamique avait été « fondée » par Barack Obama et co-fondée par « cette tordue (sic) d’Hillary Clinton ».

    • Et si les Etats-Unis sortaient de l’OTAN pour se rapprocher de la Russie

    L’OTAN est « obsolète » et « pourrait mener à la Troisième guerre mondiale ». Voilà comment Donald Trump s’exprimait au sujet de l’organisation internationale en avril 2016. Considérant que les Etats-Unis « investissent beaucoup trop d’argent » dans cette organisation, le nouveau président n’a pas caché ses intentions de s’en détacher, malgré les critiques.

    >> OTAN: Trump pose des conditions pour aider un «allié attaqué»

    Une position qui illustre sa volonté de rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine. Donald Trump considère ainsi que la Crimée est russe et envisage de ne pas intervenir si les Etats baltes venaient à être attaqués par leur grand voisin.

    • Le Japon et la Corée du sud vont pouvoir se débrouiller seuls

    Durant ses deux mandats, Barack Obama avait fait de l’Asie son « pivot stratégique » entraînant même quelques tensions avec la Chine. Son successeur est sur une vision totalement opposée. Face à la menace nord-coréenne, lui propose de laisser se débrouiller le Japon et la Corée du sud en leur offrant le droit de se doter de l’arme nucléaire. De son côté, la Chine peut s’attendre de la part du magnat de l’immobilier à une véritable « guerre économique ».

    Le programme de Trump et les enjeux de sa présidence

    TRUMP PROMET DE SECOUER L'ORDRE ÉTABLI

    Le président américain élu, Donald Trump, a fait campagne en promettant de secouer l’ordre établi à Washington et une fois à la Maison blanche, il sera en mesure de modifier en profondeur la politique américaine dans de nombreux domaines, du commerce international à la santé en passant par l’immigration et la fiscalité. /Photo prise le 15 octobre 2016/REUTERS/Jonathan Ernst

    WASHINGTON (Reuters) – Le président américain élu, Donald Trump, a fait campagne en promettant de secouer l’ordre établi à Washington et une fois à la Maison blanche, il sera en mesure de modifier en profondeur la politique américaine dans de nombreux domaines, du commerce international à la santé en passant par l’immigration et la fiscalité.

    Mais la mise en oeuvre de ses propositions nécessitera la coopération du Congrès, qui n’est pas garantie sur le long terme au vu de ses relations tendues, voire conflictuelles, avec plusieurs dirigeants républicains et de leurs divergences idéologiques.

    Ses principales propositions, thème par thème:

    IMMIGRATION

    Dès son entrée en campagne, Trump a annoncé qu’il ferait construire un « mur géant » le long de la frontière avec le Mexique pour empêcher l’immigration clandestine.

    La construction, chiffrée entre 10 et 12 milliards de dollars, sera financée par le Mexique, a-t-il affirmé en se disant prêt, dans le cas contraire, à « saisir » les sommes que les Mexicains sans papiers installés sur le territoire des Etats-Unis transfèrent aux membres de leur famille restés dans leur pays d’origine. Il pourrait aussi relever les frais de visa, appliquer des taxes sur les produits mexicains ou réduire les sommes versées au titre de l’aide internationale.

    Donald Trump s’est aussi engagé à tripler le nombre d’agents des services de l’immigration et des douanes et à créer une force spéciale chargée d’identifier les migrants sans papiers.

    Seront expulsés en priorité les ressortissants étrangers sans papiers s’étant rendus coupables de crimes, ceux arrivés récemment sur le sol des Etats-Unis ou étant restés au-delà de l’expiration de leur visa.

    Quelque onze millions d’étrangers sans-papiers vivent aux Etats-Unis.

    Le site d’information Politico a estimé à 166 milliards de dollars (150 milliards d’euros) au moins le coût de l’expulsion de tous les clandestins et de la construction d’un mur à la frontière mexicaine. Si de nombreux élus républicains peuvent soutenir ces propositions, ils pourraient renâcler à l’idée de devoir en assumer le coût.

    COMMERCE

    Le promoteur immobilier estime que la Chine, le Japon, le Mexique, le Vietnam et l’Inde lèsent les Etats-Unis en dévaluant leur monnaie et en fermant leurs marchés à certaines exportations américaines et il reproche aux accords de libre-échange internationaux signés par les Etats-Unis d’avoir pénalisé les travailleurs américains et la compétitivité des entreprises.

    Il a promis de rompre le Partenariat transpacifique (TPP), un vaste accord commercial liant les Etats-Unis et onze autres nations qui n’est pas encore en vigueur, et a affiché son intention de renégocier ou de rompre l’Alena, l’accord de libre-échange avec le Canada et le Mexique entré en vigueur en 1994.

    Comme président, il peut de sa propre initiative relever certains droits de douane et retarder le TPP même contre l’avis du Congrès.

    Des économistes estiment que de telles décisions nuiraient à l’économie car elles se traduiraient par d’importantes hausses de prix sur les produits importés tout en pénalisant les exportations américaines.

    Pour ce qui est des relations avec la Chine, Trump s’est dit prêt à accuser officiellement Pékin de manipulation des taux de changes et à imposer des droits compensatoires sur les produits « made in China ». Il a aussi dit vouloir dénoncer devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) plusieurs politiques gouvernementales chinoises de subvention des exportations.

    Sur le dossier des délocalisations, un autre de ses chevaux de bataille, Trump a notamment promis de surtaxer à 35% les voitures assemblées par Ford au Mexique.

    POLITIQUE ÉCONOMIQUE ET FISCALITÉ

    Trump a promis d’importants allégements d’impôts via une réduction du nombre de tranches d’imposition conjuguée à une baisse des taux de taxation, mais aussi de préserver les programmes fédéraux de santé Medicare (pour les seniors) et Medicaid (pour les populations à faible revenu), qui représentent près d’un tiers de la dépense publique des Etats-Unis. programmes fédéraux. Les budgets du département de l’Education et de l’Agence fédérale de protection de l’environnement seraient en revanche réduits.

    Une telle stratégie se traduirait par une forte augmentation de la dette publique, selon le Center for a Responsible Budget, un organisme non-partisan.

    Le nouveau président a aussi promis une augmentation notable des crédits alloués à la défense et aux grands travaux d’infrastructures.

    En matière de fiscalité, il peut compter sur le soutien du Congrès puisque le Parti républicain a dit vouloir refondre le code des impôts en baissant les taux d’imposition et en supprimant des niches fiscales. Une telle réforme en profondeur ne manquerait toutefois pas de susciter de fortes réticences.

    La promesse de Trump de préserver certains dispositifs fédéraux de protection sociale pourrait par ailleurs mécontenter les plus radicaux des républicains du Congrès.

    SANTÉ

    Trump a promis d’abroger l' »Affordable Care Act », une loi sur l’accès des bas revenus à l’assurance santé plus connue sous le surnom d' »Obamacare », et de la remplacer par un texte qui renforcerait le contrôle des Etats sur le programme fédéral Medicaid tout en renforçant la latitude laissée aux compagnies privées d’assurance.

    Mais il aurait besoin pour cela d’une majorité élargie de 60 voix au Sénat et la suppression de l’Obamacare pourrait susciter réactions négatives dans l’électorat car elle a permis à plusieurs millions d’Américains d’avoir accès à une couverture médicale.

    La future administration Trump pourrait donc choisir de saper l’Obamacare sans aller jusqu’à sa suppression, notamment en nommant à la tête du dispositif des responsables alignés sur les positions du président.

    RÉGULATION FINANCIÈRE

    Donald Trump a promis le « démantèlement » de la réforme financière dite Dodd-Frank adoptée en 2010 après la crise, mais il n’a donné que très peu de détails sur ce projet.

    Le programme du Parti républicain, lui, prône le retour à la loi Glass-Steagall, le texte adopté pendant les années 1930 qui forçait les banques à séparer leurs activités d’investissement de celles de dépôt. Mais de nombreux parlementaires républicains s’y opposent.

    POLITIQUE ÉTRANGÈRE

    Trump a déclaré vouloir « mettre KO » l’organisation Etat islamique et, pour ce faire, il se dit ouvert à une coopération avec la Russie. Mais il maintient le secret sur les détails de sa stratégie pour que l’ennemi, dit-il, soit pris de court.

    Il a expliqué qu’il donnerait à l’état-major 30 jours après sa prise de fonction (le 20 janvier) pour élaborer de nouveaux plans.

    En Syrie, un président Trump pousserait à la création d’une « zone de sécurité » pour les Syriens à l’intérieur des frontières de leur pays, à charge pour les pétromonarchies du Golfe de la financer. Il refuse en revanche d’accepter des réfugiés syriens sur le sol des Etats-Unis.

    Trump a aussi dit vouloir augmenter la taille et la puissance de feu de l’armée américaine afin de la rendre « si forte et si puissante que personne n’osera s’en prendre à nous ».

    RUSSIE ET OTAN

    Donald Trump a dit souhaiter une « très, très bonne » relation avec la Russie. Il a précisé qu’il était prêt à coopérer avec Moscou dans la lutte contre l’Etat islamique et qu’il étudierait la possibilité de reconnaître la Crimée, région d’Ukraine annexée par Moscou en 2014, comme un territoire russe, ainsi que la levée des sanctions contre la Russie dans ce dossier.

    Il a également critiqué l’Otan, estimant que certains alliés des Etats-Unis n’avaient pas tenu leurs engagements en matière de défense. En juillet, il a déclaré que si la Russie attaquait un pays membre de l’Alliance atlantique, il vérifierait, avant de prendre la défense de celui-ci, qu’il est à jour de ses contributions au budget de l’Otan.

    Plus largement, Donald Trump veut que le Japon, l’Allemagne, la Corée du Sud et l’Arabie saoudite contribuent davantage au financement de l’aide militaire fournie par les Etats-Unis. « Nous ne pouvons plus défendre tous ces pays », a-t-il argumenté.

    COUR SUPRÊME

    L’un des neuf sièges de la Cour suprême américaine est vacant et plusieurs autres le seront probablement au cours des prochaines années, ce qui donnera au nouveau président la possibilité de nommer des juges conservateurs susceptibles de siéger pendant des décennies.

    La liste des magistrats qu’il considère comme aptes à intégrer la Cour suprême a été saluée par l’aile la plus conservatrice du camp républicain et par des sénateurs du « Grand Old Party ».

    TRUMP PRÉSIDENT

    LES PREMIERS MOTS DE DONALD TRUMP, 45e PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS

    Ah oui quand même… Donald Trump président des Etats-Unis : ce que ça va concrètement changer pour vous

    Yannick Mireur

    Ah oui quand même… Donald Trump président des Etats-Unis : ce que ça va concrètement changer pour vous

    Economie, commerce, image des Etats-Unis, vision du monde : voici ce que l’élection de Trump va changer pour les Européens.

    L’élection de Donald Trump est un saut dans l’inconnu, imprévu, et peut s’interpréter comme l’expression du profond malaise d’une partie de l’Amérique avec les évolutions du monde et de la place des Etats-Unis. Ce malaise couve depuis 15 ans, c’est pourquoi il s’agit surtout d’un rendez-vous de l’Amérique avec elle-même et d’un rejet de la candidature d’Hillary Clinton et de ce qu’elle représente aux yeux d’une majorité d’Américains, à savoir un système qui exhale compromis et conformisme. Si la victoire de DJT se confirme, elle sera autant un rejet de sa rivale démocrate. Elle est aussi une demande de vérité du langage politique ; ce qui peut laisser perplexe compte tenu des mensonges ou des rumeurs proférés par Trump, comme par exemple l’illégitimité de Barack Obama qui ne serait pas né aux Etats-Unis…

    Pour l’Europe, les conséquences de ce séisme politique, qui est une sorte de caisse de résonance à grande échelle du vote britannique pour la sortie de l’UE, ne sont pas directes. Les échanges  économiques et commerciaux n’ont pas de raison d’être affectés. Le lien civilisationnel qui lie historiquement Europe et Amérique autour de l’émancipation individuelle et de la liberté, qui est au fond le cri du cœur de l’électorat américain, sort au contraire renforcé, même si cela peut paraître paradoxal et si DJT n’en est pas le porte-drapeau idéal. Le vote Trump exprime la déshérence de l’Amérique sur son identité, ce qu’elle est et où elle va, sentiment largement diffus aussi en Europe et en France.

    Ce qui peut donc changer, c’est la vision du monde. Cela veut dire pour l’Europe une prise de conscience qu’en matière d’affaires mondiales, l’Amérique ne sera pas le pilote qu’elle a été jusqu’ici et qu’il faudra se prendre davantage en charge, se muscler, se réformer économiquement pour se donner les moyens exigés par les risques de la sécurité internationale. L’Alliance atlantique ne sera pas mise en cause, mais l’exigence d’une défense européenne pourrait retrouver son actualité. Londres étant ici un acteur clef, la sortie possible du Royaume-Uni rend cependant difficile une relance des discussions entre Londres et Paris en la matière.

    D’autant que l’ascension fulgurante de Trump, après le Brexit, ressemble à l’effondrement d’un monde. C’est tout le sens de l’Alliance atlantique, de ce que représente les démocraties représentatives américaine et européennes qui est en question ; non pas remis en cause mais en besoin de réaffirmation, de retour aux sources. La réappropriation des fondamentaux par les peuples, à travers une vision politique qui a fait une part excessive aux minorités, y compris aux minorités de pensée, est l’exigence de l’heure. Il peut y avoir des désaccords euro-américains sur certains sujets internationaux, et les risques et les tensions internationaux en sortiront accentués – quoiqu’il soit difficile de prédire qui sera en charge de la politique extérieure et de défense américaine et les idées d’un président Trump sur un sujet qu’il ignore souverainement. Pour autant, c’est une réinvention politique, le besoin de retremper les principes fondateurs, qui résulte de cette élection. Il sera difficile aux responsables européens de la mettre en œuvre avec un président Trump. L’incompréhension mutuelle et probablement le mépris réciproque, feront vraisemblablement obstacle à une coopération efficace entre les deux blocs.

     

    Donald Trump n’a pas d’idées pour le monde

    Donald Trump lors de son discours annonçant la victoire, le 9 novembre 2016 | MARK WILSON / AFP

    Donald Trump lors de son discours annonçant la victoire, le 9 novembre 2016 | MARK WILSON / AFP

    Parmi les propositions du candidat républicain qui concernent l’étranger: la construction d’un mur pour arrêter les immigrés mexicains, «effacer» Daech…

    A l’exception de Vladimir Poutine, la plupart des dirigeants dans le monde, et en particulier les alliés des États-Unis, sont pris à contre-pied par la victoire de Donald Trump. Wishfull thinking, confiance dans les sondages ou préférence pour le statu quo? Quelles que soient les raisons, ils misaient sur l’élection d’Hillary Clinton. Ils avaient aussi du mal à imaginer que la première puissance mondiale porterait à sa tête un trublion, non seulement inexpérimenté mais affichant une méconnaissance non feinte des réalités internationales. À tel point que plusieurs dizaines d’anciens experts républicains de la politique étrangère ont signé une pétition mettant en garde contre les conséquences internationales d’une présidence Trump.

    En politique étrangère, Donald Trump est une page blanche. Les seules indications sur la stratégie qu’il pourrait poursuivre sont apportées par ses déclarations pendant la campagne électorale. Et elles ne sont pas rassurantes. Le «président élu» est une sorte d’isolationniste. L’Amérique d’abord, voilà sa feuille de route. Au lieu de gaspiller son argent dans des aventures extérieures, elle doit investir chez elle pour le bien-être de ses citoyens. En cela, il ne se distingue pas de Barack Obama. Celui-ci était arrivé au pouvoir en 2008 en affirmant que le «nation building» commençait «à la maison», avant d’être rattrapé par les turbulences du monde.

    Effacer Daech, construir un mur

    Dans le même temps, Donald Trump a eu quelques saillies guerrières, promettant d’éradiquer par exemple l’État islamique avec des bombes bien placées, y compris l’arme nucléaire. Si toutefois la Russie est mieux placée pour faire le travail, il est prêt à lui laisser la place en Irak comme en Syrie.

    Les plus inquiets doivent être cependant les voisins et les alliés des États-Unis. Avec le Mexique, il a promis de construire «dès le premier jour» de sa présidence un mur qui sera payé par les Mexicains. En Europe, il ne voit pas l’utilité de l’OTAN, la plus vieille et longue alliance dans laquelle l’Amérique a été impliquée dans son histoire. En tous cas, les Américains ne continueront pas à payer pour la défense de leurs amis. Depuis des décennies, les dirigeants américains parlent de «burden sharing», le partage du fardeau, entre Washington et les capitales européennes. Mais les États-Unis ont continué à supporter le plus gros des dépenses de l’OTAN. Pas par simple générosité. Parce que c’est dans leur propre intérêt.

    Cependant, Donald Trump est allé plus loin. Il parait décidé à présenter la facture, en particulier aux États prospères. L’Allemagne par exemple en Europe. Ou le Japon et la Corée du sud, en Asie. Ces deux pays, pense-t-il, ont les moyens de se défendre eux-mêmes contre d’éventuelles menaces extérieures sur lesquelles ses connaissances sont limitées. Et s’ils ont besoin d’une protection nucléaire, qu’ils construisent eux-mêmes leur arme atomique, a-t-il dit sans égard pour la spirale de prolifération qu’une telle mesure pourrait provoquer.

    Douter du réchauffement climatique

    Il se fait fort de dénoncer l’accord sur le climat signé par les États-Unis, comme près de deux cents Etats dans le monde, à la suite de la COP21. Il veut en finir avec les accords commerciaux et les obligations de l’Organisation mondiale du commerce. Il se propose d’imposer des droits de douane de 45% sur les importations chinoises aux États-Unis, sans apparemment se soucier des conséquences sur les relations politiques avec Pékin. Il estime que Barack Obama a fait trop de concessions à l’Iran et veut donc renégocier l’accord sur le programme nucléaire iranien de juillet 2015. Et remettre en cause la normalisation des rapports avec Cuba.

    Un lieu commun veut que le président des États-Unis, une fois au pouvoir, ne mène pas la politique étrangère pour laquelle il a été élu. Les circonstances sont plus fortes que les théories. En 2000, George W. Bush avait promis une diplomatie «modeste» et il a été un des présidents les plus guerriers des dernières décennies. Avec Trump, il faut être prudent dans les pronostics. Les observateurs américains et étrangers se sont trop souvent trompés à son sujet, c’est un président si atypique que rien n’est exclu. Y compris qu’il essaie au moins de mettre en œuvre ce qu’il a dit pendant la campagne.

    L’ampleur de la victoire du magnat de l’immobilier a une signification qui dépasse les décisions qu’il sera amené à prendre sur des sujets concrets. Elle témoigne d’un rejet plus fondamental du monde dessiné par la globalisation. Elle porte un nouveau coup d’arrêt à une politique d’ouverture et de libre-échange qui a laissé au bord de la route des centaines de milliers d’Américains qui se sentent méprisés par les «élites». Elle ébranle les certitudes sur lesquelles est fondé le système international depuis la fin de la Guerre froide. Les puissances dites «révisionnistes», celles qui comme la Russie et la Chine, travaillent à changer ce système, même si la seconde en a largement profité, ne peuvent que s’en féliciter. Six mois après le Brexit, les Européens ont matière à méditer.

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    • Lucien           discours pas du tout à contre courant !!!! c’est simplement que la grosse propagande anti trump, dont les discours et la présentations furent honteusement déformés par les merdias mainstream, n’a pas marché. Maintenant, on va vite voir les caniches retourner leur veste

      ChrisChris               Le premier problème de Trump pendant sa campagne a été sa grande gueule.

      On verra si les actes vont suivre maintenant.

    • Deudeuche – Laissons nous aller
      Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Haaaaaaaaaaaaaaaa!
    • vangog – Georges Clooney, Meryl Streep et Bob de Niro en pleurs…
      car la candidate Goldmann-Sachs et du Qatar-Arabie saoudite est K.O debout! les lobbies Hollywoodiens et Washingtoniens aux abois…du pur spectacle à l’américaine!
    •  zouk – Election de Trump
      Oui, il va falloir sortir de nos ornières, reconstruction de l’Europe, redéveloppement de nos atouts (intelligence artificielle, numérisation de tous les aspects de l’économie….) et surtout révision de nos rapports avec les grands émergents: Russie et Chine pour commencer, Inde ensuite,puis…..? la liste est longue.
    • nicolas             Trump n’a pas d’idée pour le monde? Hé bien c’est une très bonne nouvelle car on voit le résultat des « idées  » de ses prédécesseurs. …

      OlivierOlivier             Trump n’est pas un interventionniste, il va s’occuper des USA et les fonctionnaires US de par le monde (soldats et autres agents) vont rentrer au pays …Il va faire énormément d’économies sur ce plan-là … et surtout la Paix …

    Cà sent le Sapin!

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    2Déficit budgétaire à 83 milliards d’euros à fin septembre

    DÉFICIT BUDGÉTAIRE À 83 MILLIARDS D'EUROS À FIN SEPTEMBRE
    Le déficit du budget de l’Etat français s’élevait à 83 milliards d’euros à fin septembre, en hausse de 8,5 milliards par rapport à la même période il y a un an. /Photo d’archives/REUTERS/Charles Platiau

    PARIS (Reuters) – Le déficit du budget de l’Etat français s’élevait à 83 milliards d’euros à fin septembre, en hausse de 8,5 milliards par rapport à la même période il y a un an, selon les données publiées mardi par le secrétariat d’Etat au Budget.

    Retraité du solde des comptes spéciaux (dont une avance exceptionnelle octroyée à l’Agence de services et de paiement (ASP), qui sera remboursée d’ici la fin de l’année), le solde est en amélioration de 0,5 milliard d’euros par rapport à l’année précédente, souligne-t-il.

    Au 30 septembre, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s’établissaient à 277,35 milliards d’euros contre 275,28 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 1,9% à périmètre constant (+0,8 % à périmètre courant) par rapport à la fin septembre 2015.

    A la même date, les recettes s’élevaient à 229,0 milliards d’euros, contre 226,5 milliards à fin septembre 2015, soit une hausse de 1,1% à périmètre courant (-0,7% à périmètre constant).

    Les seules recettes fiscales nettes progressent de 2,8% à périmètre courant (+0,9% à périmètre constant), à 218,99 milliards. Cette évolution est principalement alimentée par une hausse de 1,9% des recettes de TVA, à 107,955 milliards et de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE), en progression de 17,1% à 11,53 milliards d’euros.

    Les recouvrements à fin septembre 2016 sont en ligne avec le montant révisé pour 2016 présenté dans le projet de loi de finances 2017, souligne le secrétariat d’Etat au Budget.

    Les recettes non fiscales ont diminué de 2,1 milliards d’euros par rapport à septembre 2015, en raison d’un moindre encaissement sur les dividendes, certains dividendes (par exemple pour EDF) étant versés sous forme de titres.

    Mais l’augmentation des redevances d’usage des fréquences radioélectriques suite au processus de vente aux enchères de la bande de fréquences dite « bande 700 MHz » aux opérateurs de télécommunication compense partiellement cette érosion, souligne Bercy.

    Le solde des comptes spéciaux est déficitaire de 34,7 milliards contre 25,7 milliards à fin septembre 2015, une évolution qui tient pour l’essentiel à « l’avance exceptionnelle octroyée à l’Agence de services et de paiement (ASP) au titre du préfinancement des aides communautaires de la politique agricole commune, qui sera remboursée d’ici la fin de l’année », est-il également précisé.

    Le gouvernement a revu fin septembre sa prévision de déficit budgétaire pour l’ensemble de l’année, à 69,9 milliards d’euros contre 72,3 milliards dans la loi de finances initiale.

    Ce chiffre marque une amélioration par rapport au déficit de 70,5 milliards enregistré en 2015.

    REUTERS

    PARIS, 8 novembre (Reuters) – Le déficit du budget de l’Etat français s’élevait à 83 milliards d’euros à fin septembre, en hausse de 8,5 milliards par rapport à la même période il y a un an, selon les données publiées mardi par le secrétariat d’Etat au Budget. Retraité du solde des comptes spéciaux (dont une avance exceptionnelle octroyée à l’Agence de services et de paiement (ASP), qui sera remboursée d’ici la fin de l’année), le solde est en amélioration de 0,5 milliard d’euros par rapport à l’année précédente, souligne-t-il. Au 30 septembre, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s’établissaient à 277,35 milliards d’euros contre 275,28 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 1,9% à périmètre constant (+0,8 % à périmètre courant) par rapport à la fin septembre 2015. A la même date, les recettes s’élevaient à 229,0 milliards d’euros, contre 226,5 milliards à fin septembre 2015, soit une hausse de 1,1% à périmètre courant (-0,7% à périmètre constant). Les seules recettes fiscales nettes progressent de 2,8% à périmètre courant (+0,9% à périmètre constant), à 218,99 milliards. Cette évolution est principalement alimentée par une hausse de 1,9% des recettes de TVA, à 107,955 milliards et de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE), en progression de 17,1% à 11,53 milliards d’euros. Les recouvrements à fin septembre 2016 sont en ligne avec le montant révisé pour 2016 présenté dans le projet de loi de finances 2017, souligne le secrétariat d’Etat au Budget. Les recettes non fiscales ont diminué de 2,1 milliards d’euros par rapport à septembre 2015, en raison d’un moindre encaissement sur les dividendes, certains dividendes (par exemple pour EDF ) étant versés sous forme de titres. Mais l’augmentation des redevances d’usage des fréquences radioélectriques suite au processus de vente aux enchères de la bande de fréquences dite « bande 700 MHz » aux opérateurs de télécommunication compense partiellement cette érosion, souligne Bercy. Le solde des comptes spéciaux est déficitaire de 34,7 milliards contre 25,7 milliards à fin septembre 2015, une évolution qui tient pour l’essentiel à « l’avance exceptionnelle octroyée à l’Agence de services et de paiement (ASP) au titre du préfinancement des aides communautaires de la politique agricole commune, qui sera remboursée d’ici la fin de l’année », est-il également précisé. Le gouvernement a revu fin septembre sa prévision de déficit budgétaire pour l’ensemble de l’année, à 69,9 milliards d’euros contre 72,3 milliards dans la loi de finances initiale. Ce chiffre marque une amélioration par rapport au déficit de 70,5 milliards enregistré en 2015. Les indicateurs français en temps réel Les indicateurs de la zone euro en temps réel Le point sur la conjoncture française

    Déficit budgétaire: Bercy l’annonce en ligne avec ses objectifs pour 2016

     LEXPRESS.fr avec AFP

    l-etat-francais-affichait-fin-mars-un-leger-recul-de-son-deficit-cumule-depuis-le-debut-de-l-annee-a-26-3-milliards-d-euros-contre-28-0-milliards-un-an-plus-tot_5332833.jpgLe déficit du budget de l’État français s’est creusé en août par rapport à son niveau de l’an dernier pour atteindre 96 milliards d’euros.  afp.com/Joel Saget

    Le déficit du budget de l’Etat s’est accru en août sur un an, mais n’inquiète pas le ministère de l’Economie. Il devrait revenir en ligne avec les prévisions de la loi de finances au second semestre.

    Le déficit du budget de l’Etat s’est creusé en août par rapport à son niveau de l’an dernier. Il atteint 96 milliards d’euros, contre 89,7 milliards fin août 2015, a annoncé ce vendredi le ministère des Finances.

    Mais le déficit « est en amélioration de 0,9 milliard d’euros par rapport à l’année précédente, en ligne avec la prévision révisée pour 2016 », si on prend en compte notamment une avance exceptionnelle de 6,1 milliards d’euros octroyée à l’Agence de services et de paiement, établissement qui verse notamment les aides agricoles européennes, explique Bercy dans un communiqué.

    Hausse des recettes grâce à la TVA et à l’ISR

    Le ministère rappelle que le déficit de l’État connaît « un pic pendant les mois de juillet et d’août » mais la perception des impôts locaux pendant la deuxième partie de l’année conduit ensuite « à sa réduction ». Pour cette raison, explique Bercy, « le déficit à fin juillet et à fin août est transitoirement supérieur à la prévision de la loi de finances initiale puis il diminue jusqu’à la fin de l’année ».

    Les dépenses ont atteint 252,5 milliards d’euros contre 249,9 milliards au 31 août 2015. A périmètre constant, elles sont en baisse de 2% par rapport à 2015, conformément aux objectifs affichés en loi de finances initiale pour 2016.

    Les recettes ont augmenté à 192,7 milliards d’euros contre 189,2 milliards à fin août 2015, portées par la hausse de la TVA et de la taxe sur les produits pétroliers (TICPE). L’impôt sur le revenu à fin août 2016 est en augmentation de 1,3 milliard d’euros par rapport à fin août 2015, conformément à la prévision révisée du projet de loi de finances pour 2017, selon Bercy.

    Très léger recul du déficit budgétaire prévu en 2017

    Le déficit budgétaire de l’Etat, l’une des trois composantes du déficit public avec ceux de la Sécurité sociale et des collectivités locales, devrait légèrement reculer en 2017 selon la nouvelle loi de finances, pour atteindre 69,3 milliards d’euros après 69,9 milliards d’euros cette année.

    Une baisse d’un milliard d’euros de l’impôt sur le revenu viendra grever les recettes. Pour les compenser, Bercy prévoit des efforts supplémentaires du côté de la Sécurité sociale (1,5 milliard d’euros), mais aussi de nouvelles économies sur les charges d’intérêt (1,2 milliard) et des rentrées d’argent plus fortes que prévu dans la lutte contre la fraude fiscale.

    Déficit public de la France : en baisse sur un an

    Déficit public En 2015, le déficit de la France s’établit à 77,4 milliards d’euros, en baisse de 8,7% sur un an (+38% sur dix ans). Cela représente 3,5% du PIB. C’est 0,5 point de moins qu’en 2014.

    [Mise à jour du 06/09/2016 à 10h57] L’Insee révise à la baisse le déficit public de la France en 2015 de près de 1 milliard d’euros. Il représentait donc 3,5% du PIB, contre les 3,6% précédemment annoncés par l’institut.

    Le déficit budgétaire de la France peut s’exprimer en euros et en pourcentage du PIB :

     Déficit public de la France en valeur : 77,4 milliards d’euros

     Déficit public de la France en % du PIB : 3,5%

    Le déficit public correspond au besoin de financement des administrations publiques auquel est ajouté le solde des gains et des pertes des opérations sur swaps (produits dérivés). Le besoin de financement intègre les dépenses courantes de fonctionnement et les opérations de redistribution, mais aussi les dépenses en capital, l’investissement ainsi que les transferts en capital et les impôts en capital. Le déficit public ne doit pas être confondu avec la dette publique.

    Déficit public de la France en 2015

    Le déficit public atteint 3,5% du PIB en 2015, selon l’Insee. C’est moins que les 3,8% annoncés dans le programme de stabilité 2015-2018 en avril 2015. C’est aussi en-dessous du seuil de 4% recommandé deux mois plus tôt par la Commission européenne, lorsqu’elle a accordé à la France un nouveau délai de deux ans pour redescendre sous le seuil de 3%.

    Evolution du déficit de la France

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    L’évolution du déficit public depuis 1988. © JDN

    En 2015, la France est encore loin, très loin, de l’objectif fixé pour 2017 par François Hollande, à savoir un déficit public qui passerait sous la barre des 3%. En effet, il atteint pour l’instant 3,5% du PIB tricolore, soit 0,5 point de moins qu’en 2014.

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    L’évolution du  déficit public en pourcentage du PIB depuis 1988. © JDN

    La dynamique n’en est pas moins positive : depuis 2009, le déficit public de la France ne cesse de diminuer. En cinq ans, il a été divisé par deux en pourcentage de PIB, passant de 6,8% du PIB en 2010 à 3,5% en 2015. Il a perdu 1,7 point rien qu’entre 2010 et 2011, avant de poursuivre son recul régulier.

    Insuffisant selon la Commission européenne, qui prévoit un déficit de 3,3% pour la France en 2017, là où Paris vise 2,7%. L’institution affirme que la croissance tricolore qu’elle prévoit pour 2017 (+1,7%) ne permettra pas au gouvernement d’atteindre son objectif.

     Dette publique

     Charge de la dette

     Tous les indicateurs économiques

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    HeleneHelene                 Et les vrais chiffres c’est quoi exactement???

    • routard       comme quoi gouverner est à la portée du premier fils dé puté venu droite/gauche

      lapinlapin             tous les jours on vous dit et répète que tout va bien, que le trou des caisses retraite est bouché ainsi que celui de la sécu, que celui des Assedic, que l’on va pouvoir donner 5 milliards de plus aux réfugiés ,que l’on va embaucher 2 millions de fonctionnaires de plus; il faut tomber les chiffres du chomage donc tout va très bien et on vous dit que le déficit est en hausse de 8,5 milliards de la faute à SARKO ça cela fait 5 ans que cela dure.
      renérené                 J’ai lu quelque part qu’un crédit doit être remboursé et que l’emprunteur doit s’assurer qu’il est en mesure financière de rembourser. Alors messieurs les politiques artisans de la dette mettez la main à la poche et rendez aux préteurs ce que vous nous avez piqué.
      YakayfoYakayfo            Mes taxe foncière et d’habitation ont augmenté de 22 et 17 %…… Ca n’intéresse personne mais m’en fout….. je l’écris quand même…..:-)
      OlivierOlivie                  Sapin ne sait toujours pas faire un budget prévisionnel fiable …

      C’est un nul …Et nos grands économistes Valls et Hollande l’écrasent de compétences …

      Patrick                 Encore une hausse sociale

      GuyGuy                       et toi tu as découvert de 100 euro à la banque tu reçois un recommandé et ton compte bloqué,nos politicards véreux et pourris se permettent tout même faire ,83 milliards de déficit et ils continuent à taper dans la caisse vide mais nous on va payer pour ses #$%$ qui se foutent de nous
      georgiogeorgio               Pas de soucis tout va bien la sécurité sociale est sauvée, dixit le gouvernement