Pauvre tête de turc…!

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© Copyright 2019, L’Obs Œil pour œil. Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’en est violemment pris vendredi 29 novembre à son homologue français Emmanuel Macron qu’il a jugé en « état de mort cérébrale », accentuant les tensions à une semaine d’un sommet crucial de l’Otan.

Reprenant les déclarations d’Emmanuel Macron qui avait jugé l’Otan en état de « mort cérébrale », Recep Tayyip Erdogan a déclaré :

« Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. »« Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale », a insisté le président turc lors d’un discours à Istanbul.

Ces propos véhéments interviennent après des critiques émises jeudi par Emmanuel Macron au sujet de l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux.

Macron dénonçait l’offensive turque

Les remarques de Recep Tayyip Erdogan renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine.

Erdogan et Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

Le mois dernier, Ankara a lancé une incursion dans le nord-est de ce pays visant la milice kurde des Unités de Protection du Peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de « terroriste ».

Mais les pays occidentaux ont critiqué cette opération et Emmanuel Macron a déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire « The Economist » le 7 novembre que cette offensive faisait partie des symptômes indiquant que l’Otan était en état de « mort cérébrale ».

Les critiques particulièrement vives de la France ont suscité l’ire des dirigeants turcs ces dernières semaines, qui accusent Paris de vouloir implanter un « Etat terroriste » dans le nord de la Syrie.

« Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela », a lancé Erdogan à l’endroit de Macron. « Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu’il s’agit de verser à l’Otan l’argent que tu lui dois, c’est autre chose. »

« Il est tellement inexpérimenté ! Il ne sait pas ce qu’est la lutte antiterroriste, c’est pour cela que les “gilets jaunes” ont envahi la France », a-t-il encore dit. « Gesticulez autant que vous voudrez, vous finirez par reconnaître le bien-fondé de notre lutte contre le terrorisme. »

Pour Erdogan, ce n’est pas l’Otan mais Macron qui est « en état de mort cérébrale »

Le président turc a tenu des propos très violents à l’encontre de son homologue français.

Anadolu Agency via Getty Images
Recep Tayyip Erdogan, ici à l’Université Marmara d’Istanbul, le 29 novembre 2019.

TURQUIE – Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’en est violemment pris ce vendredi 29 novembre à son homologue français Emmanuel Macron qu’il a jugé en ”état de mort cérébrale”, accentuant les tensions à une semaine d’un sommet crucial de l’Otan.

Reprenant les déclarations de M. Macron qui avait jugé l’Otan en état de “mort cérébrale”, Recep Tayyip Erdogan a déclaré: “Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale”.

“Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale”, a insisté le président turc lors d’un discours à Istanbul.

Ces propos véhéments interviennent après des critiques émises jeudi par Emmanuel Macron au sujet de l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux.

Les remarques du président turc renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine.

“Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire”

Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

Le mois dernier, Ankara a lancé une incursion dans le nord-est de ce pays visant la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de “terroriste”.

Mais les pays occidentaux ont critiqué cette opération et Emmanuel Macron a déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire The Economist début novembre que cette offensive unilatérale, le 28 novembre 2019, faisait partie des symptômes indiquant que l’Otan était en état de “mort cérébrale”.

Les critiques particulièrement vives de la France ont suscité l’ire des dirigeants turcs ces dernières semaines, qui accusent Paris de vouloir implanter un ”État terroriste” dans le nord de la Syrie.

“Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela”, a lancé Recep Tayyip Erdogan à l’endroit d’Emmanuel Macron. “Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu’il s’agit de verser à l’Otan l’argent que tu lui dois, c’est autre chose”.

“Il est tellement inexpérimenté! Il ne sait pas ce qu’est la lutte antiterroriste, c’est pour cela que les gilets jaunes ont envahi la France”, a-t-il encore dit. “Gesticulez autant que vous voudrez, vous finirez par reconnaître le bien-fondé de notre lutte contre le terrorisme”.

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Otan : Erdogan s’en prend à Macron, qu’il juge « en état de mort cérébrale »

L’ambassadeur de Turquie en France va être convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Les présidents turc et français, Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, à Istanbul, le 27 octobre 2018.
Les présidents turc et français, Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, à Istanbul, le 27 octobre 2018. (OZAN KOSE / AFP)

La dernière déclaration du président turc fait grincer des dents à Paris. L’ambassadeur de Turquie en France va être convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur les déclarations du président Recep Tayyip Erdogan, qui a jugé qu’Emmanuel Macron était en « état de mort cérébrale », a indiqué l’Elysée vendredi 29 novembre. « Soyons clairs, ce n’est pas une déclaration, ce sont des insultes », a réagi la présidence française au sujet de ce qu’elle a qualifié du « dernier excès » en date de l’homme fort de la Turquie.

Recep Tayyip Erdogan s’en est violemment pris, lors d’un discours à Istanbul vendredi, à son homologue français. Reprenant les déclarations d’Emmanuel Macron, qui avait jugé que l’Otan était en état de « mort cérébrale » dans une interview à l’hebdomadaire The Economist, le président turc a déclaré, lors d’un discours à Istanbul : « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan :  ‘Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale’. » Il a poursuivi, toujours en s’adressant au président français : « Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela. Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu’il s’agit de verser à l’Otan l’argent que tu lui dois, c’est autre chose. » Enfin, il a déclaré, toujours au sujet d’Emmanuel Macron : « Il est tellement inexpérimenté ! Il ne sait pas ce qu’est la lutte antiterroriste, c’est pour cela que les ‘gilets jaunes’ ont envahi la France. » 

Un sommet crucial de l’Otan début décembre

L’Elysée a estimé qu’il n’y avait « pas de commentaire à faire sur les insultes ». Avec son interview à The Economist, « le président de la République a posé les termes d’un débat qui nécessite des réponses de chacun des alliés, mais peut-être plus particulièrement de la Turquie », a ajouté la présidence, indiquant qu’Emmanuel Macron attendait de la part d’Ankara « des réponses claires ».

« Il y a cette question de l’opération turque en Syrie et de ses conséquences, la résurgence possible [du groupe Etat islamique] (…) mais il y en a d’autres encore sur lesquelles ce sont des réponses turques sur le fond qu’il nous faut », a souligné la présidence. Les remarques de Recep Tayyip Erdogan renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres début décembre. Les présidents français et turc, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

Otan : pour Erdogan, Emmanuel Macron est « en état de mort cérébrale »

"Fais d'abord examiner ta propre mort cérébrale", a déclaré le président turc à propos de son homologue français (photo d'archives).
« Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale », a déclaré le président turc à propos de son homologue français (photo d’archives). © BULENT KILIC / AFP

 

Reprenant les déclarations d’Emmanuel Macron, qui avait jugé l’Otan en état de « mort cérébrale », le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré: « Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale », après des critiques françaises de l’offensive de la Turquie en Syrie. 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’en est violemment pris vendredi à son homologue français Emmanuel Macron qu’il a jugé en « état de mort cérébrale », accentuant les tensions à une semaine d’un sommet crucial de l’Otan.

« Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale »

Reprenant les déclarations d’Emmanuel Macron, qui avait jugé l’Otan en état de « mort cérébrale », Recep Tayyip Erdogan a déclaré: « Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale ». Ces propos interviennent après des critiques françaises de l’offensive de la Turquie, elle-même membre de l’Otan, en Syrie.

Un sommet crucial la semaine prochaine

Les remarques de Recep Tayyip  Erdogan renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine. Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie. Le mois dernier, Ankara a lancé une incursion dans le nord-est de ce pays visant la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de « terroriste ».

Mais les pays occidentaux ont critiqué cette opération et Emmanuel Macron a déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire The Economist début novembre que cette offensive dans les coulisses des championnats du monde de karaoké, le 28 novembre 2019 à Tokyo faisait partie des symptômes indiquant que l’Otan était en état de « mort cérébrale ».

Erdogan s’en prend à Macron et sa « propre mort cérébrale », le Quai d’Orsay convoque l’ambassadeur turc

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une réunion avec le président russe Vladimir Poutine dans la station balnéaire de Sochi, en Russie, le 22 octobre 2019.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’une réunion avec le président russe Vladimir Poutine dans la station balnéaire de Sochi, en Russie, le 22 octobre 2019. Sergei Chirikov, Reuters

Recep Tayyip Erdogan a récemment fait allusion aux propos d’Emmanuel Macron sur l’Otan, jugée en « état de mort cérébrale », pour les renvoyer directement sur le président français. L’ambassadeur de Turquie en France va être prochainement convoqué au Quai d’Orsay.

Les tensions s’intensifient entre Paris et Ankara. L’ambassadeur de Turquie en France va être convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur les déclarations de Recep Tayyip Erdogan, qui a jugé qu’Emmanuel Macron était en « état de mort cérébrale », a indiqué, vendredi 29 novembre, l’Élysée.

« Soyons clairs, ce n’est pas une déclaration, ce sont des insultes », a réagi la présidence française au sujet de ce qu’elle a qualifié de « dernier excès » en date du chef d’État turc. « L’ambassadeur sera convoqué au ministère pour s’en expliquer », souligne-t-on à l’Élysée.

Recep Tayyip Erdogan s’en est violemment pris vendredi lors d’un discours à Istanbul à son homologue français Emmanuel Macron treprenant les propso de ce dernier au sujet de l’Otan, accentuant ainsi les tensions à quelques jours d’un sommet crucial de l’Otan.

Regain de tensions entre la France et la Turquie

Reprenant les déclarations du président français qui avait jugé l’Alliance atlantique en état de « mort cérébrale » dans une interview à l’hebdomadaire The Economist, Recep Tayyip Erdogan a déclaré : « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale ».

>> À lire aussi : Jugeant l’Otan en état de « mort cérébrale », Emmanuel Macron invite l’Europe au sursaut

Ces propos véhéments interviennent après des critiques émises jeudi par le président français envers l’offensive lancée en octobre par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux. L’Élysée a estimé qu’il n’y avait « pas de commentaire à faire sur les insultes ».

Avec son interview à The Economist, « le président de la République a posé les termes d’un débat qui nécessite des réponses de chacun des alliés, mais peut-être plus particulièrement de la Turquie », a ajouté la présidence, indiquant que le chef de l’État attendait de la part d’Ankara « des réponses claires ».

« Ce sont des réponses turques qu’il nous faut »

« Il y a cette question de l’opération turque en Syrie et de ses conséquences, la résurgence possible de Daech […], mais il y en a d’autres encore sur lesquelles ce sont des réponses turques sur le fond qu’il nous faut », a souligné la présidence.

Les remarques du président turc renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine.

Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

Emmanuel Macron et Recept Tayyip Erdogan tout sourires, le 28 juin 2019 à Osaka.
Emmanuel Macron et Recept Tayyip Erdogan tout sourires, le 28 juin 2019 à Osaka. — Ludovic MARIN / AFP

L’expression est revenue comme un boomerang. Deux semaines après avoir jugé l’Otan « en état de mort cérébrale », Emmanuel Macron est la cible d’une violente attaque du président turc ce vendredi. Recep Tayyip Erdogan a affirmé que Macron lui-même était en « état de mort cérébrale », accentuant les tensions à une semaine d’un sommet crucial de l’organisation de défense.

Reprenant les déclarations d’Emmanuel. Macron qui avait jugé l’Otan en état de « mort cérébrale », Recept Tayyip Erdogan a déclaré : « Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale ». Ces propos interviennent après des critiques françaises de l’offensive de la Turquie, elle-même membre de l’Otan, en Syrie.

Convocation de l’ambassadeur turc

L’ambassadeur de Turquie en France va être convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a jugé qu’Emmanuel Macron était en « état de mort cérébrale », a indiqué l’Elysée vendredi.

« Soyons clairs, ce n’est pas une déclaration, ce sont des insultes », a réagi la présidence française au sujet de ce qu’elle a qualifié de « dernier excès » en date de Recep Tayyip Erdogan. « L’ambassadeur sera convoqué au ministère pour s’en expliquer », a-t-elle souligné.

«Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale» : Erdogan s’en prend violemment à Macron

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a repris la formule d’Emmanuel Macron estimant que l’Otan est en état de « mort cérébrale ». L’Elysée a convoqué l’ambassadeur turc au Quai d’Orsay.

 Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, ici lors de la venue du président turc à Paris en janvier 2018.
Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, ici lors de la venue du président turc à Paris en janvier 2018.  AFP/Ludovic Marin

Une attaque d’une rare violence. Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’en est violemment pris vendredi à son homologue français Emmanuel Macron qu’il a jugé en « état de mort cérébrale », accentuant les tensions à une semaine d’un sommet crucial de l’Otan.

Reprenant les déclarations de Macron qui avait jugé l’Otan en état de « mort cérébrale », Erdogan a déclaré : « Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale ». Ces propos interviennent après des critiques françaises de l’offensive de la Turquie, elle-même membre de l’Otan, en Syrie.

« Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale », a insisté le président turc lors d’un discours à Istanbul. Ces propos véhéments interviennent après des critiques émises jeudi par Macron au sujet de l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux.

En réponse, l’Elysée a annoncé que l’ambassadeur turc à Paris allait être convoqué au quai d’Orsay. « Ce n’est pas une déclaration, ce sont des insultes », a réagi la présidence.

Retrouvailles tendues la semaine prochaine à Londres

Les remarques d’Erdogan renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine. Erdogan et Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

Le mois dernier, Ankara a lancé une incursion dans le nord-est de ce pays visant la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de « terroriste ». Mais les pays occidentaux ont critiqué cette opération et Emmanuel Macron a déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire The Economist début novembre que cette offensive unilatérale faisait partie des symptômes indiquant que l’Otan était en état de « mort cérébrale ».

« Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire »

Les critiques particulièrement vives de la France ont suscité l’ire des dirigeants turcs ces dernières semaines, qui accusent Paris de vouloir implanter un « Etat terroriste » dans le nord de la Syrie. « Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela », a lancé Erdogan à l’endroit de Macron. « Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu’il s’agit de verser à l’Otan l’argent que tu lui dois, c’est autre chose ».

« Il est tellement inexpérimenté ! Il ne sait pas ce qu’est la lutte antiterroriste, c’est pour cela que les gilets jaunes ont envahi la France, a-t-il encore dit. Gesticulez autant que vous voudrez, vous finirez par reconnaître le bien-fondé de notre lutte contre le terrorisme ».

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E.P. avec AFP
Vendredi, le président turc a déclaré que son homologue français était en « état de mort cérébrale ». Il s’agit du « dernier excès » du président Erdogan, a réagi l’Elysée.

Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à l'Elysée en janvier 2018.© LUDOVIC MARIN / POOL / AFP Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à l’Elysée en janvier 2018. L’ambassadeur de Turquie en France va être convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan. Ce dernier a jugé qu’Emmanuel Macron était en « état de mort cérébrale », selon l’Elysée.

Le « dernier excès » d’Erdogan

« Soyons clairs, ce n’est pas une déclaration, ce sont des insultes », a réagi la présidence française au sujet de ce qu’elle a qualifié de « dernier excès » en date d’Erdogan. « L’ambassadeur sera convoqué au ministère pour s’en expliquer », a-t-elle souligné.

Recep Tayyip Erdogan s’en est violemment pris vendredi lors d’un discours à Istanbul à son homologue français Emmanuel Macron, qu’il a jugé en « état de mort cérébrale », accentuant les tensions à quelques jours d’un sommet crucial de l’Otan.

Reprenant les déclarations de Macron qui avait jugé l’Alliance atlantique en état de « mort cérébrale » dans une interview à l’hebdomadaire The Economist, Erdogan a déclaré: « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale ».

Critique de l’intervention turque en Syrie

Ces propos véhéments interviennent après des critiques émises jeudi par Emmanuel Macron envers l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux.

L’Elysée a estimé qu’il n’y avait « pas de commentaire à faire sur les insultes ». Avec son interview à The Economist, « le président de la République a posé les termes d’un débat qui nécessite des réponses de chacun des alliés, mais peut-être plus particulièrement de la Turquie », a ajouté la présidence, indiquant que le président français attendait de la part d’Ankara « des réponses claires ».

« Il y a cette question de l’opération turque en Syrie et de ses conséquences, la résurgence possible de Daech (…) mais il y en a d’autres encore sur lesquelles ce sont des réponses turques sur le fond qu’il nous faut », a souligné la présidence.

Les remarques du président turc renforcent les tensions entre Ankara et l’Otan, dont la Turquie est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine. Erdogan et Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

« Insultes » d’Erdogan: Le Drian convoque l’ambassadeur turc à Paris

L’ambassadeur de la Turquie en France va être convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan qui a jugé qu’Emmanuel Macron était en « état de mort cérébrale », a indiqué l’Elysée.

Le Drian

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian le 9 septembre 2019.

Shamil Zhumatov

L’ambassadeur de Turquie en France va être convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur les déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a jugé qu’Emmanuel Macron était en « état de mort cérébrale », a indiqué l’Elysée vendredi. « Soyons clairs, ce n’est pas une déclaration, ce sont des insultes », a réagi la présidence française au sujet de ce qu’elle a qualifié de « dernier excès » en date de M. Erdogan. « L’ambassadeur sera convoqué au ministère pour s’en expliquer », a-t-elle souligné.

Recep Tayyip Erdogan s’en est violemment pris vendredi lors d’un discours à Istanbul à son homologue français Emmanuel Macron, qu’il a jugé en « état de mort cérébrale », accentuant les tensions à quelques jours d’un sommet crucial de l’Otan. Reprenant les déclarations de M. Macron qui avait jugé l’Alliance atlantique en état de « mort cérébrale » dans une interview à l’hebdomadaire The Economist, M. Erdogan a déclaré: « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale ».

« Résurgence possible de Daech »

Ces propos véhéments interviennent après des critiques émises jeudi par M. Macron envers l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux. L’Elysée a estimé qu’il n’y avait « pas de commentaire à faire sur les insultes ». Avec son interview à The Economist, « le président de la République a posé les termes d’un débat qui nécessite des réponses de chacun des alliés, mais peut-être plus particulièrement de la Turquie », a ajouté la présidence, indiquant que M. Macron attendait de la part d’Ankara « des réponses claires ».

« Il y a cette question de l’opération turque en Syrie et de ses conséquences, la résurgence possible de Daech (…) mais il y en a d’autres encore sur lesquelles ce sont des réponses turques sur le fond qu’il nous faut », a souligné la présidence. Les remarques de M. Erdogan renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine.

MM. Erdogan et Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

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6Paris : En colère contre les prix bas, les agriculteurs ont prévu des opérations de blocage ce mercredi

SOCIAL Ils veulent faire monter la pression sur des négociations commerciales avec la grande distribution

20 Minutes avec AFP

 

Un rassemblement d'agriculteurs dans les Yvelines, le 8 octobre 2019.
Un rassemblement d’agriculteurs dans les Yvelines, le 8 octobre 2019. — ISA HARSIN/SIPA

Les agriculteurs prévoient de manifester en tracteurs dans toute la France mercredi, avec des opérations de blocage prévues à Paris et Lyon, pour faire monter la pression sur des négociations commerciales avec la grande distribution.

Cette nouvelle manifestation, c’est « pour l’efficacité des Etats généraux de l’alimentation, et pour l’arrêt des distorsions franco-françaises », a expliqué à l’AFP Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, syndicat qui appelle les agriculteurs à manifester avec celui des Jeunes Agriculteurs (JA).

La Loi dite Egalim, issue des Etats généraux de l’alimentation et mise en place en début d’année, était censée ramener du revenu dans les cours des fermes en rééquilibrant les relations commerciales, mais jusqu’ici les agriculteurs disent ne pas vraiment voir de différence.

Les manifestants veulent donc mettre la pression sur la grande distribution et ses fournisseurs alors que viennent de commencer les négociations commerciales annuelles qui fixent les prix pour un an. « Nous voulons que les distributeurs jouent le jeu et ne fassent pas comme a fait Lidl il y dix jours, du steak haché à 6,75 euros le kilo, ce qui est un profond scandale. C’est comme quand Carrefour avait fait le lait à 0,87 euro en bio l’année dernière », ajoute Christiane Lambert.

« L’impression d’être abandonné à la fois par les politiques et par la société »

Plus de 1.000 tracteurs venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Ile-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté sont attendus sur l’avenue Foch à Paris. Certains représentants syndicaux, critiques des accords de libéralisation commerciale de l’UE qui augmentent les importations agricoles et alimentaires en France, ont demandé à rencontrer le président de la République.

« Le principal motif de colère est l’impression d’être abandonné à la fois par les politiques et par la société », explique Guillaume Moret, 49 ans, exploitant dans le Val d’Oise qui manifestera mercredi dans son tracteur, car « il y a beaucoup de dénigrement des agriculteurs par méconnaissance de notre métier ».

« On veut une agriculture et une alimentation de plus en plus propres, or, on importe de plus en plus de produits traités. Nous, on a du mal à s’y retrouver », témoigne pour sa part Quentin Le Guillous, 29 ans, agriculteur à Houdan (Yvelines) qui part lui aussi pour Paris.

Des exploitations laitières incendiées

En Rhône-Alpes, des agriculteurs de toute la région ont prévu de bloquer les accès autoroutiers de Lyon en trois points : au nord (Limonest), au sud (Ternay) et à l’est (Beynost). A chaque point, une cinquantaine de tracteurs devraient être positionnés, selon la FDSEA et les JA.

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a indiqué mardi devant l’hémicycle qu’il partageait les inquiétudes des agriculteurs qui « sont malmenés, qui sont montrés du doigt ». « Depuis une dizaine de mois c’est 50 intrusions dans des exploitations agricoles, dans des bâtiments d’élevage. Ce week-end encore, trois bâtiments ont brûlé, ce n’est pas acceptable ! », a souligné le ministre. Dans la nuit du 22 au 23 novembre, trois incendies ont touché des exploitations laitières dans le secteur de Romans-sur-Isère (Drôme), tuant 30 bovins, selon la gendarmerie. Ces incendies n’ont pour l’heure pas été revendiqués.

Une action sur l’A71 près de Clermont-Ferrand

En Auvergne, des agriculteurs viendront des quatre départements auvergnats (Cantal, Puy-de-Dôme, Haute-Loire et Allier) mais aussi de la Loire et de la Creuse pour une action dans la matinée sur l’A71 près de Clermont-Ferrand. Des mobilisations sont également prévues à Toulouse et dans le Vaucluse, qui a prévu une « journée de deuil de l’agriculture vauclusienne ».

« On devait y être, mais ce n’est pas possible, là il y a des gens en détresse. On a au moins 200 agriculteurs qui ont tout perdu, maison, exploitation et leur salaire pour l’année », a expliqué pour sa part Sylvain Audemard, de la FSDEA du Var, deux jours après des inondations catastrophiques qui ont frappé son département.

En colère contre les prix bas, des centaines d’agriculteurs convergent vers Paris

Par AFP
Des agriculteurs à bord de leurs tracteurs convergent à Saint-Arnault-en-Yvelines en direction de Paris, le 27 novembre 2019 Photo DOMINIQUE FAGET. AFP

Des agriculteurs à bord de leurs tracteurs convergent à Saint-Arnault-en-Yvelines en direction de Paris, le 27 novembre 2019

Des centaines d’agriculteurs convergeaient mercredi matin vers Paris, occasionnant des ralentissements à l’orée d’une journée de manifestation dans toute la France, pour faire monter la pression sur des négociations commerciales avec la grande distribution, à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs.

Au total, plus de 1.000 tracteurs venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Ile-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté devaient se diriger vers le périphérique puis se rassembler sur l’avenue Foch, quartier cossu dans l’ouest de Paris. Certains représentants syndicaux, critiques des accords de libéralisation commerciale de l’UE, qui augmentent les importations agricoles et alimentaires en France, ont demandé à rencontrer le président de la République.

Vers 8H40, le trafic en région parisienne était élevé mais pas exceptionnel pour un jour de semaine, avec 337 km de bouchons cumulés, selon le site d’information aux usagers Sytadin.

Vers 8H00, un cortège de plus d’une centaine de tracteurs et 50 voitures se trouvait à la hauteur d’Evry-Courcouronnes sur l’autoroute A6 à 30 km au sud de Paris, selon la Préfecture de l’Essonne.

Dans le Val-d’Oise, trois groupes représentant plus de 80 tracteurs roulaient sur l’A1 en direction de Paris, tandis que 140 tracteurs convergeaient vers la capitale sur l’A14, la N12 et l’A10, provoquant des «ralentissements importants» selon la préfecture des Yvelines.

En Seine-et-Marne, ce sont 300 tracteurs qui sont partis vers 7h, au niveau des péages de Coutevroult et Fleury en Bière. La préfecture de Seine-et-Marne ne signalait aucun incident car «les agriculteurs étaient organisés», mais elle disait craindre «le retour du soir».

«Dans mon groupe, nous sommes 15 agriculteurs, soit 30% des effectifs de mon syndicat local du Val-d’Oise, ce qui est énorme comme mobilisation chez nous. Cela montre bien la situation critique et de détresse des agriculteurs», explique Guillaume Moret, céréalier et maraîcher, joint par téléphone à bord de son tracteur.

– Signes de soutien –

«C’est la première fois que je monte à Paris en tracteur», raconte Alix Heurtaut, agricultrice près d’Etampes (Essonne), qui a joint un groupe de 25 autres tracteurs. «Ca se passe bien, nous recevons beaucoup de signes de soutien des automobilistes, ça fait plaisir de voir des gens qui ne sont pas contre nous».

Mathieu Garnotel, qui exploite 130 hectares dans la Marne, est venu avec une vingtaine d’autres agriculteurs rejoindre les convois parisiens, mercredi matin à Coutevroult, près du péage sur l’A4.

«Actuellement dans la Marne, un exploitant sur trois est à zéro ou en déficit, et l’année précédente nos revenus avaient baissé de 75% par rapport à la moyenne 2010-2014, à cause de la chute des prix, de la suppression des quotas (sucriers, NDLR) et de l’augmentation des charges (matériel et intrants plus chers, augmentation de la redevance pour pollution diffuse et de la taxe sur l’azote), on est pris dans un effet ciseau», explique-t-il.

La Loi dite Egalim, issue des Etats généraux de l’alimentation et mise en place en début d’année, était censée ramener du revenu dans les cours des fermes en rééquilibrant les relations commerciales, mais jusqu’ici les agriculteurs disent ne pas vraiment voir de différence.

Les manifestants veulent donc mettre la pression sur la grande distribution et ses fournisseurs, alors que viennent de commencer les négociations commerciales annuelles qui fixent les prix pour un an.

«Nous voulons que les distributeurs jouent le jeu et ne fassent pas comme a fait Lidl il y dix jours, du steak haché à 6,75 euros le kilo, ce qui est un profond scandale. C’est comme quand Carrefour avait fait le lait à 0,87 euro en bio l’année dernière», a expliqué à l’AFP Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

– Bloquer les accès à Lyon –

La mobilisation doit s’étendre dans toute la France, au fil de la journée.

En Rhône-Alpes, des agriculteurs de toute la région ont prévu de bloquer les accès autoroutiers de Lyon en trois points: au nord (Limonest), au sud (Ternay) et à l’est (Beynost).

En Auvergne, ils ont prévu de mener une action dans la matinée sur l’A71 près de Clermont-Ferrand.

Des mobilisations sont également prévues à Toulouse et dans le Vaucluse, qui a prévu une «journée de deuil de l’agriculture vauclusienne».

Mardi soir, une cinquantaine d’agriculteurs de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire avaient visé la coopérative Terrena et des grandes surfaces, à Ancenis (Loire-Atlantique), rapporte le quotidien Ouest-France mercredi.

En colère contre les prix bas, des centaines d’agriculteurs convergent vers Paris

Emmanuelle TRECOLLE, Isabel MALSANG

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Des agriculteurs à bord de leurs tracteurs convergent à Saint-Arnault-en-Yvelines en direction de Paris, le 27 novembre 2019

Paris (AFP) – Des centaines d’agriculteurs convergeaient mercredi matin vers Paris, occasionnant des ralentissements à l’orée d’une journée de manifestation dans toute la France, pour faire monter la pression sur des négociations commerciales avec la grande distribution, à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes Agriculteurs.

Au total, plus de 1.000 tracteurs venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Ile-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté devaient se diriger vers le périphérique puis se rassembler sur l’avenue Foch, quartier cossu dans l’ouest de Paris. Certains représentants syndicaux, critiques des accords de libéralisation commerciale de l’UE, qui augmentent les importations agricoles et alimentaires en France, ont demandé à rencontrer le président de la République.

Vers 8H40, le trafic en région parisienne était élevé mais pas exceptionnel pour un jour de semaine, avec 337 km de bouchons cumulés, selon le site d’information aux usagers Sytadin.

Vers 8H00, un cortège de plus d’une centaine de tracteurs et 50 voitures se trouvait à la hauteur d’Evry-Courcouronnes sur l’autoroute A6 à 30 km au sud de Paris, selon la Préfecture de l’Essonne.

Dans le Val-d’Oise, trois groupes représentant plus de 80 tracteurs roulaient sur l’A1 en direction de Paris, tandis que 140 tracteurs convergeaient vers la capitale sur l’A14, la N12 et l’A10, provoquant des « ralentissements importants » selon la préfecture des Yvelines.

En Seine-et-Marne, ce sont 300 tracteurs qui sont partis vers 7h, au niveau des péages de Coutevroult et Fleury en Bière. La préfecture de Seine-et-Marne ne signalait aucun incident car « les agriculteurs étaient organisés », mais elle disait craindre « le retour du soir ».

« Dans mon groupe, nous sommes 15 agriculteurs, soit 30% des effectifs de mon syndicat local du Val-d’Oise, ce qui est énorme comme mobilisation chez nous. Cela montre bien la situation critique et de détresse des agriculteurs », explique Guillaume Moret, céréalier et maraîcher, joint par téléphone à bord de son tracteur.

– Signes de soutien –

« C’est la première fois que je monte à Paris en tracteur », raconte Alix Heurtaut, agricultrice près d’Etampes (Essonne), qui a joint un groupe de 25 autres tracteurs. « Ca se passe bien, nous recevons beaucoup de signes de soutien des automobilistes, ça fait plaisir de voir des gens qui ne sont pas contre nous ».

Mathieu Garnotel, qui exploite 130 hectares dans la Marne, est venu avec une vingtaine d’autres agriculteurs rejoindre les convois parisiens, mercredi matin à Coutevroult, près du péage sur l’A4.

« Actuellement dans la Marne, un exploitant sur trois est à zéro ou en déficit, et l’année précédente nos revenus avaient baissé de 75% par rapport à la moyenne 2010-2014, à cause de la chute des prix, de la suppression des quotas (sucriers, NDLR) et de l’augmentation des charges (matériel et intrants plus chers, augmentation de la redevance pour pollution diffuse et de la taxe sur l’azote), on est pris dans un effet ciseau », explique-t-il.

La Loi dite Egalim, issue des Etats généraux de l’alimentation et mise en place en début d’année, était censée ramener du revenu dans les cours des fermes en rééquilibrant les relations commerciales, mais jusqu’ici les agriculteurs disent ne pas vraiment voir de différence.

Les manifestants veulent donc mettre la pression sur la grande distribution et ses fournisseurs, alors que viennent de commencer les négociations commerciales annuelles qui fixent les prix pour un an.

« Nous voulons que les distributeurs jouent le jeu et ne fassent pas comme a fait Lidl il y dix jours, du steak haché à 6,75 euros le kilo, ce qui est un profond scandale. C’est comme quand Carrefour avait fait le lait à 0,87 euro en bio l’année dernière », a expliqué à l’AFP Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

– Bloquer les accès à Lyon –

La mobilisation doit s’étendre dans toute la France, au fil de la journée.

En Rhône-Alpes, des agriculteurs de toute la région ont prévu de bloquer les accès autoroutiers de Lyon en trois points: au nord (Limonest), au sud (Ternay) et à l’est (Beynost).

En Auvergne, ils ont prévu de mener une action dans la matinée sur l’A71 près de Clermont-Ferrand.

Des mobilisations sont également prévues à Toulouse et dans le Vaucluse, qui a prévu une « journée de deuil de l’agriculture vauclusienne ».

Mardi soir, une cinquantaine d’agriculteurs de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire avaient visé la coopérative Terrena et des grandes surfaces, à Ancenis (Loire-Atlantique), rapporte le quotidien Ouest-France mercredi.

Les agriculteurs protestent contre « l’agri-bashing »

Les agriculteurs protestent contre "l'agri-bashing"
LES AGRICULTEURS PROTESTENT CONTRE « L’AGRI-BASHING »

PARIS (Reuters) – Un millier de tracteurs ont convergé mercredi vers Paris, bloquant certains accès à la capitale, afin d’interpeller le gouvernement sur les difficultés d’une profession préoccupée par son avenir et qui vit de plus en plus mal les attaques qu’elle subit au sujet des pesticides ou du bien-être animal.

Des manifestations sont également organisées dans toute la France à l’appel de la FNSEA, le principal syndicat agricole, ainsi que des Jeunes agriculteurs.

A Paris, les tracteurs devaient se rendre avenue Foch, près des Champs Elysées, afin de protester également contre les grands traités commerciaux internationaux et la pression sur les prix exercée par la grande distribution.

« Le gouvernement nous met à nu, laissez-nous travailler », lisait-on sur une immense pancarte fixée à l’arrière d’un tracteur roulant vers Paris.

« On veut alerter tout le monde pour dire que s’il n’y a plus d’agriculteurs en France, ça va jouer sur l’économie française », souligne Alix Heurtaux, 29 ans, agricultrice dans l’Essonne, dans une interview accordée à Reuters avant cette manifestation.

Le sentiment d’isolement des agriculteurs a également été alimenté par la multiplication d’arrêtés municipaux interdisant notamment l’usage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations. Ces arrêtés ont toutefois été pour la plupart remis en cause par les services de l’Etat.

Certains agriculteurs reprochent également au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, d’avoir décidé d’interdire en France l’utilisation du glyphosate d’ici 2021 – sous réserve de certaines dérogations en l’absence de solutions alternatives -, un herbicide jugé dangereux par les défenseurs de l’environnement mais que beaucoup d’exploitants souhaitent continuer à utiliser.

De même, les attaques contre des exploitations et des boucheries par certains défenseurs du bien-être animal ont accru le fossé entre la profession et une partie de la population, en particulier urbaine, un phénomène dont le mouvement des Gilets jaunes a été l’un des symptômes.

Colère agricole à Paris : « Il faut que les gens entendent notre douleur »

À l’appel de syndicats, plus de 1 200 tracteurs ont rejoint la capitale mercredi pour dénoncer une pression sociale devenue insupportable.

  Géraldine Woessner | Le Point.fr

Agriculteurs manifestant sur les Champs-Elysees, le 27 novembre 2019
Agriculteurs manifestant sur les Champs-Élysées, le 27 novembre 2019

Manifestation : les agriculteurs en opération à Toulouse ce mercredi

  • Des agriculteurs dans les rues d'Agen.
Des agriculteurs dans les rues d’Agen. Photo DDM, Jean-Michel Mazet
Deux syndicats (FNSEA et les Jeunes Agriculteurs) appellent à manifester ce mercredi 27 novembre à Paris, pour protester contre les circuits de la grande distribution. Si d’importants blocages sont prévus dans la capitale française, d’autres opérations sont également organisées à Toulouse, Bordeaux et Lyon.

Les agriculteurs prévoient de manifester en tracteurs dans toute la France mercredi, avec des opérations de blocage prévues à Paris, Bordeaux , Toulouse et Lyon, pour faire monter la pression sur des négociations commerciales avec la grande distribution.
Cette nouvelle manifestation, c’est « pour l’efficacité des Etats généraux de l’alimentation, et pour l’arrêt des distorsions franco-françaises », a expliqué à l’AFP Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, syndicat qui appelle les agriculteurs à manifester avec celui des Jeunes Agriculteurs (JA).

La Loi dite Egalim, issue des Etats généraux de l’alimentation et mise en place en début d’année, était censée ramener du revenu dans les cours des fermes en rééquilibrant les relations commerciales, mais jusqu’ici les agriculteurs disent ne pas vraiment voir de différence.

Les manifestants veulent donc mettre la pression sur la grande distribution et ses fournisseurs alors que viennent de commencer les négociations commerciales annuelles qui fixent les prix pour un an.

« Nous voulons que les distributeurs jouent le jeu et ne fassent pas comme a fait Lidl il y a dix jours, du steak haché à 6,75 euros le kilo, ce qui est un profond scandale. C’est comme quand Carrefour avait fait le lait à 0,87 euro en bio l’année dernière », ajoute Christiane Lambert.

Selon nos informations, les manifestants avaient initialement prévu de ralentir la circulation, avant de se raviser. Ces derniers ont préféré pénétrer un magasin « Promocash », qui vend des denrées alimentaires. Les agriculteurs entendent effectuer « une action de vérification des marchandises entreprosées avant qu’elles partent ne soient livrées ». Aucune action de « destruction » n’est prévue.

Accompagnés par Maguelone Pontier la directrice générale du Marché d’intérêt national, les manifestant doivent également rencontrer le préfet de la Haute-Garonne, Étienne Guyot, en fin de matinée.

« Méconnaissance de notre métier »

Plus de 1.000 tracteurs venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Ile-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté sont attendus sur l’avenue Foch à Paris. Certains représentants syndicaux, critiques des accords de libéralisation commerciale de l’UE qui augmentent les importations agricoles et alimentaires en France, ont demandé à rencontrer le président de la République.

« Le principal motif de colère est l’impression d’être abandonné à la fois par les politiques et par la société », explique Guillaume Moret, 49 ans, exploitant dans le Val d’Oise qui manifestera mercredi dans son tracteur, car « il y a beaucoup de dénigrement des agriculteurs par méconnaissance de notre métier ».

« On veut une agriculture et une alimentation de plus en plus propres, or, on importe de plus en plus de produits traités. Nous, on a du mal à s’y retrouver », témoigne pour sa part Quentin Le Guillous, 29 ans, agriculteur à Houdan (Yvelines) qui part lui aussi pour Paris.

50 intrusions

En Rhône-Alpes, des agriculteurs de toute la région ont prévu de bloquer les accès autoroutiers de Lyon en trois points: au nord (Limonest), au sud (Ternay) et à l’est (Beynost). À chaque point, une cinquantaine de tracteurs devraient être positionnés, selon la FDSEA et les JA.

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a indiqué mardi devant l’hémicycle qu’il partageait les inquiétudes des agriculteurs qui « sont malmenés, qui sont montrés du doigt ». « Depuis une dizaine de mois c’est 50 intrusions dans des exploitations agricoles, dans des bâtiments d’élevage. Ce week-end encore, trois bâtiments ont brûlé, ce n’est pas acceptable ! », a souligné le ministre.
Dans la nuit du 22 au 23 novembre, trois incendies ont touché des exploitations laitières dans le secteur de Romans-sur-Isère (Drôme), tuant 30 bovins, selon la gendarmerie. Ces incendies n’ont pour l’heure pas été revendiqués.

En Auvergne, des agriculteurs viendront des quatre départements auvergnats (Cantal, Puy-de-Dôme, Haute-Loire et Allier) mais aussi de la Loire et de la Creuse pour une action dans la matinée sur l’A71 près de Clermont-Ferrand.

Des mobilisations sont également prévues à Toulouse et dans le Vaucluse, qui a prévu une « journée de deuil de l’agriculture vauclusienne ».

« On devait y être, mais ce n’est pas possible, là il y a des gens en détresse. On a au moins 200 agriculteurs qui ont tout perdu, maison, exploitation et leur salaire pour l’année », a expliqué pour sa part Sylvain Audemard, de la FSDEA du Var, deux jours après des inondations catastrophiques qui ont frappé son département.

En colère contre les prix bas, les agriculteurs veulent bloquer Paris

Les agriculteurs prévoient de manifester en tracteurs dans toute la France mercredi, avec des opérations de blocage prévues à Paris et Lyon, pour faire monter la pression sur des négociations commerciales avec la grande distribution.

agriculteurs

Des agriculteurs bloquent l’autoroute A47 près de Lyon, le 21 février 2018

AFP/Archives – JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Cette nouvelle manifestation, c’est « pour l’efficacité des Etats généraux de l’alimentation, et pour l’arrêt des distorsions franco-françaises », a expliqué à l’AFP Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, syndicat qui appelle les agriculteurs à manifester avec celui des Jeunes Agriculteurs (JA).

La Loi dite Egalim, issue des Etats généraux de l’alimentation et mise en place en début d’année, était censée ramener du revenu dans les cours des fermes en rééquilibrant les relations commerciales, mais jusqu’ici les agriculteurs disent ne pas vraiment voir de différence.

Les manifestants veulent donc mettre la pression sur la grande distribution et ses fournisseurs alors que viennent de commencer les négociations commerciales annuelles qui fixent les prix pour un an.

« Nous voulons que les distributeurs jouent le jeu et ne fassent pas comme a fait Lidl il y dix jours, du steak haché à 6,75 euros le kilo, ce qui est un profond scandale. C’est comme quand Carrefour avait fait le lait à 0,87 euro en bio l’année dernière », ajoute Christiane Lambert.

« Méconnaissance de notre métier »

Plus de 1.000 tracteurs venus des régions Hauts-de-France, Normandie, Ile-de-France, Grand-Est, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté sont attendus sur l’avenue Foch à Paris. Certains représentants syndicaux, critiques des accords de libéralisation commerciale de l’UE qui augmentent les importations agricoles et alimentaires en France, ont demandé à rencontrer le président de la République.

« Le principal motif de colère est l’impression d’être abandonné à la fois par les politiques et par la société », explique Guillaume Moret, 49 ans, exploitant dans le Val d’Oise qui manifestera mercredi dans son tracteur, car « il y a beaucoup de dénigrement des agriculteurs par méconnaissance de notre métier ».

« On veut une agriculture et une alimentation de plus en plus propres, or, on importe de plus en plus de produits traités. Nous, on a du mal à s’y retrouver », témoigne pour sa part Quentin Le Guillous, 29 ans, agriculteur à Houdan (Yvelines) qui part lui aussi pour Paris.

50 intrusions

En Rhône-Alpes, des agriculteurs de toute la région ont prévu de bloquer les accès autoroutiers de Lyon en trois points: au nord (Limonest), au sud (Ternay) et à l’est (Beynost). A chaque point, une cinquantaine de tracteurs devraient être positionnés, selon la FDSEA et les JA.

Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a indiqué mardi devant l’hémicycle qu’il partageait les inquiétudes des agriculteurs qui « sont malmenés, qui sont montrés du doigt ». « Depuis une dizaine de mois c’est 50 intrusions dans des exploitations agricoles, dans des bâtiments d’élevage. Ce week-end encore, trois bâtiments ont brûlé, ce n’est pas acceptable ! », a souligné le ministre.

Dans la nuit du 22 au 23 novembre, trois incendies ont touché des exploitations laitières dans le secteur de Romans-sur-Isère (Drôme), tuant 30 bovins, selon la gendarmerie. Ces incendies n’ont pour l’heure pas été revendiqués.

En Auvergne, des agriculteurs viendront des quatre départements auvergnats (Cantal, Puy-de-Dôme, Haute-Loire et Allier) mais aussi de la Loire et de la Creuse pour une action dans la matinée sur l’A71 près de Clermont-Ferrand.

Des mobilisations sont également prévues à Toulouse et dans le Vaucluse, qui a prévu une « journée de deuil de l’agriculture vauclusienne ».

« On devait y être, mais ce n’est pas possible, là il y a des gens en détresse. On a au moins 200 agriculteurs qui ont tout perdu, maison, exploitation et leur salaire pour l’année », a expliqué pour sa part Sylvain Audemard, de la FSDEA du Var, deux jours après des inondations catastrophiques qui ont frappé son département.

«Nous voulons que les gens comprennent notre métier»: le cri de détresse d’une agricultrice

– Les paysans manifestent ce jeudi 27 novembre en bloquant certains axes de la région parisienne. L’agricultrice Anne-Cécile Suzanne dénonce «l’agribashing» et la détresse du monde rural.

Paul DELORT/Le Figaro

Anne-Cécile Suzanne est agricultrice en polyculture élevage dans l’Orne et diplômée de Sciences Po Paris.


FIGAROVOX.- Quelles sont les raisons de la colère des agriculteurs?

Anne-Cécile SUZANNE .- Le ras-le-bol du monde paysan n’est pas nouveau. Cela fait au moins vingt ans que le secteur est en crise permanente. On l’a cependant un peu moins entendu ces dernières années, en particulier parce que les manifestations agricoles ne sont finalement que peu puissantes pour faire changer les gouvernements et l’Union européenne de cap. Un certain découragement s’est installé vis-à-vis des revenus bas, des normes croissantes qui se traduisent la plupart du temps en coûts, des contrôles permanents… On fait avec, et on continue autant que l’on peut.

C’est à la fois une crise d’image et de revenu.

Mais ce qui est marquant aujourd’hui, c’est la convergence des temps: fait exceptionnel depuis des années, on a une crise qui touche toute la population agricole. C’est à la fois une crise d’image et de revenu.

Les éleveurs tout d’abord subissent de plein fouet les critiques, notamment vis-à-vis du bien-être animal ou de la pollution environnementale. Les céréaliers, les arboriculteurs et maraîchers quant à eux se voient opposer l’utilisation de pesticides, de semences hybrides ou encore le labour des terres.

Comble de l’équation, tous connaissent des difficultés économiques aujourd’hui, du fait de récoltes payées à un prix inférieur au coût de production, de semis pour la récolte 2020 compliqués, d’avaries environnementales, de filières viandes de plus en plus bouchées.

C’est cette convergence des difficultés qui explique sans doute le regain soudain des mobilisations.

Qu’est-ce que l’agribashing que dénoncent les agriculteurs?

L’agribashing, c’est une posture par principe dénonciatrice des agriculteurs. Une posture du «tous pourris (sauf le bio)», qui évacue tout effort de compréhension du métier d’agriculteur. Il y a un sentiment assez généralisé, que ce soit au sein des élites, au sein des consommateurs ou encore des citoyens, de tout comprendre sur l’agriculture. Or ce n’est pas parce qu’on dispose d’une bonne note administrative sur le sujet, qu’on mange un bon steak tous les mardis ou qu’on a dix pieds de carottes dans son jardin, qu’on est capable de comprendre le sujet. À l’inverse, nous avons trop tendance, en tant qu’agriculteurs, à reporter sur d’autres le devoir d’explication de ce qu’est l’alimentation et sa production.

Chacun doit comprendre que l’agriculture est un métier très complexe, soumis à d’immenses préjugés, et qu’avant de le juger, il faut aller voir.

Je crois qu’un effort d’humilité s’impose des deux côtés, et qu’il est important, à l’heure où la population française est de moins en moins composée d’agriculteurs, de faire l’effort de renouer le dialogue. Chacun doit comprendre que l’agriculture est un métier très complexe, soumis à d’immenses préjugés, et qu’avant de le juger, il faut aller voir, dans les fermes, comment cela se passe. Sur le bio par exemple, il n’est pas un citoyen qui ne nous encourage à la conversion, mais combien sont au fait de ce que cela implique lorsqu’on cultive des terres humides ou que l’on doit nourrir nos animaux exclusivement à partir de bio? On nous dit que le portefeuille des ménages n’est pas assez dense pour une alimentation 100% bio, comment se fait-il que personne ne réalise que nous aussi, nous pouvons avoir du mal à acheter des aliments bio pour nos animaux?

Il faut aussi que les agriculteurs donnent l’opportunité aux citoyens de comprendre, en faisant un grand effort pédagogique sur leur métier et ses enjeux. Je suis persuadée que le misérabilisme paysan est d’un autre temps et qu’il faut donner à voir ce qui fait la beauté et la complexité de notre métier, pour être enfin un peu mieux compris. Mais encore faut-il être entendu. Aujourd’hui, au milieu des passions, il est très difficile de faire porter une voix raisonnable. Là-dessus, le politique nous aide peu, alors même qu’il est de son rôle d’élever le débat hors de la rue.

Cette colère peut-elle rejoindre celle d’autres branches professionnelles qui appellent à une convergence des grèves le 5 décembre?

Pas vraiment. La première raison en est que le sujet n’est pas le même. La colère, le rejet du système, sont de plus en plus présents en France. Les agriculteurs y prennent leur part, mais dans les deux sens. D’un côté, ils prônent un changement de paradigme agricole, avec une revalorisation de leur métier et la fin d’un libre-échange dont ils subissent de plein fouet les limites: concurrence faussée, paupérisation des producteurs, perte de souveraineté alimentaire et déviances sanitaires… De l’autre, ils subissent des revendications révolutionnaires et violentes: abolition de la consommation de viande et des élevages, abandon de l’ensemble des pesticides et retour à une paysannerie où l’on ressort de sa journée avec le dos en miette.

Les agriculteurs sont très majoritairement favorables à la fusion des régimes.

Je crois que résoudre ces colères constitue un chantier en soi, de longue haleine, et qu’il mérite une véritable prise en main politique. Il est donc inutile de le mêler à d’autres, cela ne fera que le complexifier davantage.

La seconde raison est que les agriculteurs sont très majoritairement favorables à la fusion des régimes. Le régime social agricole est peu avantageux. En termes de retraite par exemple, la retraite moyenne d’un agriculteur est de 736 €, alors que le seuil de pauvreté en France s’élève à 1026 €. L’intégration des agriculteurs au sein du régime général serait donc pour nous une formidable nouvelle car il n’est pas normal de travailler en moyenne 53 heures par semaine pour un revenu et une retraite de misère.

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commentaires
maraval59 Et c comme ca qu’ils comptent nous séduire… … En mettant le souk sur les routes dejà encombrées ? Ils sont inconscients ou quoi ?  S ils veulent etre populaires qu ils abandonnent tous les pesticides, les elevages en batteries et les OGM… Ça, cela serait bien accueilli et les rendrait sympas…
MARCOS29 Esbrouffe Voila bien des citoyens malheureux qui bossent pour rien et leur ministre et macron vont encore leur raconter des bobards pour faire passer la piullule
Duagt                        Bah oui mais Fallait pas voter pour leurope…avec les 8milliard economisé on pourrait doubler la pac et ne pas avoir les lois inutiles dont la chine et les USA se moquent

6toyendemocrate           Les pollueurs sont de sortie

Force46                             Je pensais que l’accès aux autoroutes était interdit aux tracteurs…
Comment se fait-il qu’ils ne soient pas verbalisés ?

etallezdonc                 Ils auraient pu laver leurs tracteurs, les habitants de la ville vont gueuler contre les mauvaises odeurs!

Conception                 Au contraire, je trouve les prix bien trop haut !

BECANE09                  C EST LES BOUCHERS QUI GAGNENT LE PLUS ET PERSONNE N EN PARLE

dagenda                    Il faut bien qu’ils se débarrassent du trop de fumier , des vieux pneus et des palettes .

jchs11400                   Je ne suis pas contre leur revendication et les actions de blocage. Le souci est que cela s’accompagne toujours de dégradations qu’ils faut ensuite réparer avec l’argent du contribuable.

guillaume_31           Pfff qu’est ce que vous êtes nul avec cet argument sans arrêt…
Les gens qui parle de l’argent du contribuable gâché par la casse et les violences et ne se rendent même pas compte a quel point c’est minime par rapport aux évasions fiscales au cadeaux aux patron via le CICE et au différents gâchis administratifs….

Vous êtes superficiel…

etallezdonc            « Le souci est que cela s’accompagne toujours de dégradations qu’ils faut ensuite réparer avec l’argent du contribuable. »
Donc pour vous les 2 dernières guerres mondiales n’ont été que du gaspillage d’argent public, donc des contribuables, qui a été utilisé pour réparer les dégâts?
On peut donc en déduire que vous n’irez pas manifester car satisfait de votre condition, par contre s’il y a quelques euros à gratter vous ferez l’effort de participer!

Force46                  L’agriculteur près de chez moi, qui se plaint, a touché plus de 70 000euros d’aide du 16 octobre 2017 au 15 octobre 2018…

guy3166     Ce ne sont que des irresponsables égoïstes.Ils ne pensent qu’à eux. Les autres ils s’en foutent puisque ce sont des fainéants à leurs yeux.Eux seuls travaillent.Ils vivent de nos impôts et vont comme à l’accoutumé empêcher les gens qui bossent et paient des impôts de se déplacer librement.
Ils vont encore tout détériorer en déversant des tonnes de fumiers devant les Préfectures, brûler des pneus sur les routes autoroutes et ronds points et ce sera encore le contribuable qui paiera leurs exactions.
Et comme toujours depuis plus de 50 ans sous le regard bienveillant des Forces de l’Ordre qui n’interviendront pas.

ran31000               Que d’idée reçu. c’est justement ça qu’ils ne veulent plus, Ils veulent pouvoir vivre de leur travail. La vie ne s’arrête pas après le panneau Toulouse barré !. Sortez un peu pour voir leur travail….

taupino                Ils ont raison, les petits agriculteurs n’arrivent plus à vivre. Trop de suicides dans cette profession.

Mirabelle                          Et pourtant , le prix des fruits et légumes sont exorbitants ils n’ont jamais été aussi chers depuis que le ministre les a augmentés pour soit disant mieux rémunérer ces agriculteurs qui vont défilés….. où est passé tout cet argent encaissé sur le dos des consommateurs?????

Maurice                          Excellente idée car pour les consommateurs les prix ne sont pas bas.
saphorin                          Si les agriculteurs étaient un peu plus solidaires ils mettraient en place leur propre réseau de distribution et de vente sans passer par les grandes surfaces. Mais bon en France c’est juste mission impossible c’est le règne du chacun pour soit, sauf quand il faut revendiquer bien entendu.
Ne serait il pas plus simple de nous indiquer qui sont ceux qui ne râle pas en France???
gerard                          Ah s’ils mettaient autant de courage à nettoyer les routes après leurs sorties des champs, à utiliser moins de pesticides, à produire de la qualité au lieu de la quantité…
S.Colt                            Allez bloquer les deux mosquées, l’Elyséenne et Matignon
GERARD                             Il pleut à l’aide l’état , il fait chaud à l’aide l’état , il neige à l’aide l’état , il vente à l’aide l’état , il fait froid à l’aide l’état ….une nouvelle catégorie de fonctionnaire
gargamel                             ils ne vont qu’attiser « l’agri bashing » ces nouilles….ils ne sont pas tous à mettre dans le même sac mais quand on en voit certains avec leurs veaux et cochons en batterie…cette viande est encore payée trop chère….qu’ils fassent du bon boulo(et je ne vous parle pas des pesticides…) et on verra par la suite….
Les pouces « rouges  » …argumentez..;c’est toujours intéressant d’avoir le jugement d’autrui.
alex                             Pour les producteurs de lait, je me marre des prix bas , car la faute en revient principalement à eux qui ont milité pendant des années auprès des différents ministres de l’agriculture et l’UE pour mettre fin aux quotas . Ils ont eux gain de cause à force et puis on directement rentré en surproduction de lait avec cette fin des quotas et ce depuis plusieurs années . Alors qu’ils prennent leurs responsabilités ces manches à khouilles au lieu de constamment venir pleurer pour obtenir des sous de la part des Français via l’état
jemar                             Je me demande pourquoi ces messieurs avec leurs énormes tracteurs ne manifestent pas contre la PAC qui leur paie de belles vacances…mais ils se plaignent quand même! les artisans et commerçants souffrent plus que les agriculteurs , ils ne perçoivent pas de prime européenne,mais ne sont pas des pleurnicheurs . Belles croisières messieurs les paysans!
X                             après les pseudos écolos qui ont bloqué certaines rues à PARIS (en laissant une vraie décharge après leur départ) et sans intervention des forces de l’ordre, là on va voir si le gouvernement va envoyer les forces de l’ordre pour éviter tout blocage.On va voir la différence de traitement avec les Gilets Jaunes dont il est interdit de porter un Gilet Jaune et même de se rendre en certains lieux. Ces agriculteurs les premiers indemnisés suite à l’incendie de l’usine chimique (les autres particuliers, commerçants, artisans eux ne valent rien mais surtout ne cassent pas). Toujours a pleurer « je suis dans le rouge, je ne m’en sors pas, je vais arrêter » et dans le même temps les écoles d’agriculture continuent a former et les mêmes qui pleurent 10 ans après sont toujours là. Etonnant de faire et de se former pour un métier qui ne paye pas. Qu’ils s’adressent au « crédit patates »(souvent avec des dirigeants du milieu agricole) qui leur prête de l’argent en fonction de plan d’études et de revenus supposés souvent irréalisables. Un superbe reportage avait été diffusé sur la 3 sur la transformation du monde agricole de l’après guerre à coup de subventions, prêts bancaires, et épandage d’engrais et produits chimiques pour produire toujours plus. Les petits sont devenus de plus en plus gros et d’autres sont partis en HLM manger du poulet aux hormones et travailler à l’usine comme disait J FERRAT; Cette époque où ils étaient encore des millions, ne déclaraient pas femmes et employés qui travaillaient à la ferme (et sous payés) et voulaient garder LEUR régime de retraite. Maintenant de moins en moins nombreux et petite retraite et viennent pleurer. Il faut oser mais comme s’ils n’obtiennent pas, ils bloquent et cassent (comme d’autres), on les laisse faire et se prosterne devant eux.
;;;                                plus on les aide plus ils en veulent
Bon Mec                                Les prix bas..? Vraiment..? A cause de ces « prix bas » j’achète les fruits et les légumes made in Italie, Espagne, Grèce, Israël, Maroc…
Raymond                                A LBDiser…
yakayfo                                Ils n’ont qu’à changer de métier … Comme tout le monde…
Les Chinois achètent à prix d’or les terres agricoles….Ils travailleront eux et sans se plaindre….
Jef Harouche                                 Manifestation des agriculteurs ? Ou l’art de savoir em,m,erder tous ceux qui ont de la sympathie pour eux !
georges                                 Ils ne cultivent pas que des fruits et légumes ces braves gens, mais quand on vend sa production avant qu’elle ne soit sorti de terre à des spéculateurs, il ne faut pas s’étonner de se faire avoir…
nicolas                               C’est certainement à cause d’Amazon n’est-ce pas Mr. Mahjoubi…….
bagot                              pourquoi ils ne bloquent pas la grande distribution qui fait du beurre sur leur dos
Non il vaut mieux em… tous les gens qui travaillent et qui ont du mal à acheter leurs produits….
Mamet                               Moi je vous dis que les agriculteurs sont mûrs pour devenir des salariés de l’Etat. Après se posera la question des retraites !

OTAN…en emporte l’Europe!

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1Le président français Macron juge l’Otan en état de «mort cérébrale»

Par AFP
Le logo de l’OTAN sur le pupitre du secrétaire général Jens Stoltenberg, lors d’une conférence de presse le 23 octobre 2019 à Bruxelles Photo Aris OIKONOMOU. AFP

Le logo de l'OTAN sur le pupitre du secrétaire général Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse le 23 octobre 2019 à Bruxelles

Le président français Emmanuel Macron dénonce «la mort cérébrale de l’Otan», dans un entretien publié jeudi, déplorant le manque de coordination entre les Etats-Unis et l’Europe et le comportement unilatéral de la Turquie en Syrie, membre de l’Alliance atlantique.

«Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’Otan», a déclaré le chef de l’Etat français dans une interview à l’hebdomadaire The Economist à paraître vendredi.

«Vous n’avez aucune coordination de la décision stratégique des États-Unis avec les partenaires de l’Otan et nous assistons à une agression menée par un autre partenaire de l’Otan, la Turquie, dans une zone où nos intérêts sont en jeu, sans coordination», a-t-il souligné, en référence à l’intervention militaire turque en Syrie. «Ce qui s’est passé est un énorme problème pour l’Otan».

Il faut «clarifier maintenant quelles sont les finalités stratégiques de l’Otan», a-t-il ajouté en plaidant à nouveau pour «muscler» l’Europe de la défense, à un mois d’un sommet de l’Otan prévu à Londres début décembre.

Le chef de l’État s’interroge en particulier sur l’avenir de l’Article 5 du traité atlantique, qui prévoit une solidarité militaire entre membres de l’Alliance si l’un d’entre eux est attaqué.

«C’est quoi l’Article 5 demain ? Si le régime de Bachar al-Assad décide de répliquer à la Turquie, est-ce que nous allons nous engager ? C’est une vraie question», estime Emmanuel Macron.

«Nous nous sommes engagés pour lutter contre Daech (acronyme de l’organisation Etat islamique). Le paradoxe, c’est que la décision américaine (de retrait du nord de la Syrie) et l’offensive turque dans les deux cas ont un même résultat: le sacrifice de nos partenaires sur le terrain qui se sont battus contre Daech, les Forces démocratiques syriennes (FDS)», alliées de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis pour combattre l’EI, regrette-t-il.

– L’UE au ‘bord du précipice’ –

«L’OTAN en tant que système ne régule pas ses membres. Et à partir du moment où un membre sent qu’il a le droit de suivre son chemin, qui est donné par les Etats-Unis d’Amérique, il le fait. Et c’est ce qui s’est passé», déplore Emmanuel Macron.

Cela rend pour le président français d’autant plus «essentiel d’une part, l’Europe de la défense –- une Europe qui doit se doter d’une autonomie stratégique et capacitaire sur le plan militaire. Et d’autre part, de rouvrir un dialogue stratégique, sans naïveté aucune et qui prendra du temps, avec la Russie».

Le chef de l’Etat en profite pour pointer trois grands risques pour l’Europe: qu’elle ait «oublié qu’elle était une communauté», le «désalignement» de la politique américaine du projet européen, et l’émergence de la puissance chinoise «qui marginalise clairement l’Europe.»

«Il y a aujourd’hui une série de phénomènes qui nous mettent dans une situation de bord du précipice», insiste-t-il.

«L’Europe a oublié qu’elle était une communauté, en se pensant progressivement comme un marché», souligne également M. Macron, qui s’est récemment opposé à l’ouverture de négociations d’adhésion à l’Union européenne avec la Macédoine du Nord et l’Albanie.

Deuxième danger: les Etats-Unis qui restent «notre grand allié» mais «regardent ailleurs» vers «la Chine et le continent américain», un basculement sous la présidence de Barack Obama, estime le chef de l’Etat. Et «pour la première fois, nous avons un président américain (Donald Trump) qui ne partage pas l’idée du projet européen, et la politique américaine se désaligne de ce projet».

Enfin, le rééquilibrage du monde va de pair avec l’émergence depuis 15 ans d’une puissance chinoise qui crée un risque de bipolarisation et marginalise clairement l’Europe.

Selon le chef de l’Etat français, si les Européens n’ont «pas un réveil, une prise de conscience de cette situation et une décision de s’en saisir, le risque est grand, à terme, que géopolitiquement nous disparaissions, ou en tous cas que nous ne soyons plus les maîtres de notre destin».

M. Macron estime par ailleurs que la règle sur le maintien du déficit public des pays de la zone sous la barre des 3% du PIB, tout comme les discussions sur les contributions des 27 au budget de l’UE, relèvent d’un «débat d’un autre siècle».

«Nous avons besoin de plus d’expansionnisme, de plus d’investissement. L’Europe ne peut pas être la seule zone à ne pas le faire», martèle-t-il.

Emmanuel Macron juge que l’OTAN est en état de « mort cérébrale »

Dans une interview au magazine britannique « The Economist », le président de la République veut « clarifier maintenant quelles sont les finalités stratégiques de l’OTAN ».

Emmanuel Macron, en Chine le 6 novembre 2019
Emmanuel Macron, en Chine le 6 novembre 2019 Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddadet AFP

« Ce qu’on est en train de vivre, c’est la mort cérébrale de l’OTAN », a déclaré Emmanuel Macron à l’hebdomadaire The Economistpublié ce jeudi 7 novembre, l’expliquant par le désengagement américain vis-à-vis de ses alliés de l’OTAN et du comportement de la Turquie, membre de l’alliance.

Il faut « clarifier maintenant quelles sont les finalités stratégiques de l’OTAN », a affirmé le chef de l’État, en plaidant à nouveau pour « muscler » l’Europe de la Défense, alors qu’un sommet de l’OTAN aura lieu à Londres début décembre.

« Vous n’avez aucune coordination de la décision stratégique des États-Unis avec les partenaires de l’OTAN et nous assistons à une agression menée par un autre partenaire de l’OTAN, la Turquie, dans une zone où nos intérêts sont en jeu, sans coordination », a-t-il souligné. « Ce qui s’est passé est un énorme problème pour l’OTAN ».

L’avenir de l’article 5

Dans ces conditions, le chef de l’État s’interroge en particulier sur l’avenir de l’article 5 du traité atlantique, qui prévoit une solidarité militaire entre membres de l’Alliance si l’un d’entre eux est attaqué. « C’est quoi l’article 5 demain ? Si le régime de Bachar al-Assad décide de répliquer à la Turquie, est-ce que nous allons nous engager ? C’est une vraie question. Nous nous sommes engagés pour lutter contre Daesh. Le paradoxe, c’est que la décision américaine et l’offensive turque dans les deux cas ont un même résultat : le sacrifice de nos partenaires sur le terrain qui se sont battus contre Daesh, les Forces Démocratiques Syriennes », estime Emmanuel Macron.

Le président Macron s’interroge sur le fonctionnement de l’Otan, après l’offensive turque en Syrie