Mérite agricole

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François Hollande chahuté au Salon de l’agriculture

Le Figaro

Eric de La Chesnais 

La visite du président de la République s’est achevée au bout de 6 heures dans un climat électrique. Cinq éleveurs ont été interpellés après le démontage du stand du ministère de l’Agriculture.

figarofr: Les agriculteurs protestent lors du passage de François Hollande, le 27 février 2015 au Salon international de l'agriculture à Paris. © CHRISTOPHE PETIT TESSON/AFP Les agriculteurs protestent lors du passage de François Hollande, le 27 février 2015 au Salon international de l’agriculture à Paris. La visite inaugurale du président de la République, François Hollande, de la 53ème édition du salon de l’agriculture ce samedi matin, avait pourtant bien commencé. Elle s’est achevée environ 6 heures après dans un climat nettement moins serein où les forces de l’ordre ont du intervenir à deux reprises pour calmer les esprits des agriculteurs en colère. Le chef de l’Etat a lui aussi dit entendre ces mouvements d’humeur.

«Les cris de détresse, je les entends (….) La colère, je préfère qu’elle s’exprime à l’occasion de ce salon qu’à l’extérieur», et «c’est une demande très forte qui est exprimée», indique-t-il lors de sa visite. «Notre action est légitime, nous ne pouvons plus nous contenter de n’avoir que des discours, on veut des actes», réplique Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la FNSEA après le démontage d’une partie du stand du ministère de l’Agriculture.

Devant les éleveurs laitiers, l’ambiance dérape

Retour sur ces événements. Le président de la République, François Hollande, foule le tapis rouge des VIP à 6h47 précises, pour se diriger dans le hall 1, celui des animaux de ferme par lequel débute toute visite officielle. Il prend le soin de s’entretenir devant les caméras avec le leader de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel.

Evitant de réitérer l’incident de l’année dernière où l’opposant farouche à la ferme des 1000 vaches avait été exclu manu militari du cortège. Puis il passe sous la haie des drapeaux verts et blancs des syndicalistes la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) qui protestent contre la multiplication des normes environnementales. Il va ensuite saluer Cerise et son éleveur des Landes, Joel Sillac, propriétaire de la vache star du salon de race bazadaise reconnaissable par sa robe gris antracite.

N’hésitant pas à caresser les cornes bien pointues du bovin en posant devant les photographes qui se battent pour avoir le meilleur plan sous le crépitement des flashs. Il s’entretient ensuite avec un jeune éleveur de chèvre, Lucien Bourgeois, qui lui a fait part de son angoisse de voir de plus en plus de ses collègues quitter le métier faute d’un prix du lait suffisant. François Hollande prend son temps pour parler aux uns et aux autres.

Mais lors de son passage devant les éleveurs laitiers des Prim’Holstein, la race de référence du secteur laitier, soit une heure après son arrivée, l’ambiance dérape. «Démission, démission, casse-toi», entend-on sous un concert de sifflets.

«On voulait lui faire part de notre détresse, commente Marion, éleveuse à la tête d’un troupeau de 65 laitières dans l’Aube, à Marolle les Bailly. Il n’a pas voulu nous écouter. On lui a dit tout fort ce qu’on pensait de lui. Quand on n’est pas capable d’être la hauteur de la situation de crise actuelle, il n’y a plus qu’une solution: partir. Va-t-il falloir que l’on disparaisse les uns après les autres pour que le pouvoir prenne les bonnes mesures?, interroge la paysanne. «Des amis se sont pendus dans leur étable car ils ne pouvaient plus faire face à l’accumulation de charges», insiste-t-elle.

Certains autres jeunes éleveurs, qui ont participé dimanche soir dernier, à l’action devant la maison de Stéphane Le Foll au Mans, figurent aussi parmi les contestataires. «Cela fait deux ans qu’on nous promet un redressement de la filière laitière et on ne voit rien venir, on s’impatiente. Heureusement qu’on est passionné par notre métier», commente Emmanuel, paysan dans la Sarthe venant de se faire molester par des policiers en civil, s’étant approché trop près du chef de l’Etat.

Puis vers 10 heures alors que tous les participants pensent que le plus dure est passé, le stand du ministère de l’Agriculture situé dans le hall des institutionnels est mis à sac par 130 exploitants de la FNSEA, Ile de France.

«Les forces de l’ordre nous ont empêchés de faire ce qui était prévu de faire en accord avec elles: déployer une banderole sur le stand du ministère pour montrer notre détresse, reconnaît Damien Greffin, le virulent patron du syndicat majoritaire francilien. Nous avons été repoussé par les forces de l’ordre et c’est à ce moment là que tout a dégénéré».

Le mobilier écologie à base carton solidifié du stand ministériel a été totalement détruit. «L’incident est clos», s’est exprimé en substance Xavier Beulin après négocié avec le préfet de Paris, que la police relâche les cinq paysans interpellés suite à ce saccage. Vraiment ce salon ne peut se passer comme les autres. On attend d’autres mouvements de colère dans les jours à venir.

Après son inauguration houleuse, le Salon de l’Agriculture fait bloc derrière les éleveurs

Les noms d’oiseaux lancés au président, les bousculades, le démontage du stand du ministère, personne ne cautionne mais tout le monde « comprend ». Dimanche, le Salon de l’agriculture faisait bloc derrière les éleveurs confrontés à une crise profonde et prolongée.

« Connard », « fumier », « bon à rien » ont lancé samedi des éleveurs au passage du chef de l’Etat François Hollande, en lui tournant le dos pour exhiber leurs tee-shirts en deuil « Je suis éleveur – Je meurs ».

Dimanche matin, Xavier Beulin, président de la puissante FNSEA a présenté des « excuses » pour cette inauguration houleuse. « Ça n’est pas respectable, ni pour la fonction, ni pour la personne », a-t-il estimé. Ajoutant toutefois que ces incidents traduisaient « tout simplement l’expression d’une colère, d’un désespoir » et que d’autres « mouvements spontanés » étaient à prévoir durant le salon.

Peu après, des éleveurs bovins ont d’ailleurs aspergé avec un extincteur et de la farine le stand de Charal, marque du groupe Bigard, numéro un de l’abattage en France, pour dénoncer sa politique de prix.

M. Beulin a également assuré n’avoir pas été averti de l’intention des membres de la FNSEA d’Ile-de-France qui ont démonté samedi le stand du ministère de l’Agriculture, poussant les CRS à intervenir.

Mais dans les allées du Hall 1 où patientent dimanche les bovins candidats au concours agricole, les éleveurs font corps avec les agitateurs d’hier. « Je regrette même qu’on ne soit pas allé plus loin », lâche Philippe, 36 ans, éleveur laitier près de Lorient.

Comme Bruno, installé à une vingtaine de km du Golfe du Morbihan, il arbore le tee-shirt avec le macaron « Eleveurs – Etat d’urgence » sur la poitrine et côté dos le slogan « Je meurs ». Celui qu’ils voulaient montrer au président samedi.

« Comme lui tourne le dos aux agriculteurs », souligne Bruno, « on avait prévu une simple haie d’honneur, dos tourné à son passage, mais le service d’ordre était tellement important, ils nous ont repoussés, on ne pouvait plus bouger » accuse-t-il.

« J’aurais voulu qu’on bloque Hollande, l’obliger à écouter ce que c’est de vivre avec moins que le smic. Il n’en a aucune idée » reprend Philippe.

Plus nuancé, Thierry Chombart, 45 ans, éleveur près de Valenciennes, « regrette » les débordements. « Le mot d’ordre était de rester calme et de respecter la personne du président. Mais le service d’ordre qui a foncé sur les gars a exacerbé leur frustration » explique-t-il. « Moi, les mots employés, je ne cautionne pas. Mais il faut comprendre: les éleveurs sont souvent endettés à 15 ans, alors qu’ils n’ont même pas de visibilité à six mois ».

Lui a pu « discuter trois minutes avec le président. On a pu lui dire qu’on perdait confiance, qu’on attend des actions à Bruxelles ».

Les éleveurs laitiers, victimes de l’effondrement des cours payés plus de 30 euros sous le coût de production (pour mille litres) ont été en première ligne de la bousculade autour du président.

Croisée dans les allées, Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-numéro 2 du parti Les Républicains, « condamne clairement » les injures lancées au président.

Mais l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy convient aussi que « la sortie des quotas laitiers a été mal gérée ». Décidée par les ministres européens depuis près de dix ans, la dérégulation effective depuis avril 2015 a contribué au plongeon des cours et au marasme actuel, avec l’embargo russe et la baisse de la demande mondiale.

En revanche, Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA se montre moins diplomate que son président. « Les gars, je ne les condamne pas. Ils ont fait exactement ce qu’aurait voulu faire tout agriculteur qui n’a pas pu se rendre au Salon ».

Beaucoup d’éleveurs confient avoir songé au boycott mais pour ceux dont les vaches avaient été sélectionnées au concours général, la punition aurait été trop sévère souligne Thierry Chombart. Du coup, ce Salon se veut aussi celui de la pédagogie envers le consommateur.

« Les gens nous soutiennent, ils viennent s’informer, ils ont envie de comprendre. On leur dit aussi que la balle est dans leur camp. A eux de demander des comptes à la grande distribution » expliquent en ch?ur Philippe et Bruno.

Derrière eux, une banderole rappelle que la brique de lait vendue 1 euro en rayon leur est payée 28 centimes.

Salon de l’agriculture: « vous êtes les pantins de l’Europe », lance un éleveur à Valls

« Vous êtes les pantins de l’Europe », a lancé un éleveur au Premier ministre Manuel Valls, venu lundi visiter le Salon de l’agriculture, ont constaté des journalistes de l’AFP.

M. Valls a été accueilli dans une ambiance calme mais tendue dans les différents stands de l’allée centrale. Il s’est arrêté à de nombreuses reprises, discutant avec les agriculteurs, le visage grave.

Quelques huées et quolibets ont salué sa déambulation dans la partie réservée aux éleveurs de vaches laitières, les plus remuants.

« Vas te cacher. T’as rien compris petit zizi, tu vas pas changer l’Europe », a hurlé l’un d’eux à l’adresse du chef du gouvernement. Un grand panneau avec une bâche noire avait été dressé, frappé du slogan: « je suis le top de la qualité française mais ma passion ne suffit plus ».

« C’est de l’esclavage! On est 200 ans en arrière dans l’agriculture. Ils en ont rien à foutre de l’agriculture! », a crié un éleveur en direction de M. Valls et du ministre Stéphane Le Foll.

« On a l’impression d’être abandonnés », a expliqué au Premier ministre, Claude Duval, installé depuis 1973 et qui possède 100 vaches laitières. Ce à quoi M. Valls a répondu: « on est conscient de vos problèmes ».

Outre le niveau très bas des prix de vente du lait, l’éleveur, dont la vache Eugénie, de race salers et âgée de 7 ans, avait été championne de l’édition 2015 du Salon, s’est plaint aussi de problèmes de sécheresse touchant le fourrage.

Après le stand d’Eugénie, M. Valls a eu un échange tendu avec un groupe d’éleveurs.

« Vous êtes les pantins de l’Europe », lui a lancé François, éleveur dans l’Eure, avant d’ajouter: « ils sont là pour se pavaner mais ils n’ont aucun pouvoir et nous on crève ».

Le Premier ministre lui a répondu sur le même ton: « on vient tous les ans. C’est toujours la même chose. Si on ne vient pas, on est des trouillards, si on vient, on vient se pavaner ».

L’agriculteur a reproché au gouvernement un manque de résultats. « C’est quoi les résultats pour vous? », lui a demandé le Premier ministre. « Ben le lait il est payé zéro euro », a-t-il répondu. « Et vous pensez que c’est en claquant des doigts…? », l’a interrogé Manuel Valls.

Interrogé par d’autres éleveurs sur la vision « libérale » de Bruxelles qui voudrait que le marché s’autorégule, le Premier ministre a rappelé avoir vu la semaine passée le commissaire européen Phil Hogan.

« Il y a une prise de conscience, je pense, de la gravité de la crise », a souligné M. Valls. Mais, pour le Premier ministre, il ne peut pas y avoir de crise de confiance en Europe sur ce sujet-là. « Les deux premiers piliers de l’Europe, c’était l’acier et l’agriculture. Il ne faut pas que ce pilier-là s’effondre ».

M. Valls a parlé aussi à Etienne, un éleveur de Franche-Comté. « Il n’y a rien qui avance », a dit le jeune homme désabusé, en déplorant: « il (le gouvernement) avait annoncé 1,40 euro sur le porc l’été dernier, on est à 1,10. Pour le lait c’est pareil c’est scandaleux ! Il n’y a que les gens qui gravitent autour de nous qui gagnent leur vie (industriels de l’agroalimentaire, distributeurs, ndlr), et eux ils ne travaillent pas 24h sur 24 !!! »

Les Floc, producteurs de lait de père en fils : « On ne veut plus des exploitations familiales »

Le Monde

Jérémie Lamothe

Alors que de multiples crises touchent le milieu agricole, de jeunes agriculteurs décident malgré tout de reprendre l’exploitation familiale par choix et par passion. Reportage chez l’un d’eux à Guipel, en Ille-et-Vilaine.

Nicolas Floc et son père, Jean-Paul Floc. D’après la Chambre d’agriculture de Rennes, 30 % des installations se font désormais hors cadre familial.© Javier Belmont pour « Le Monde » Nicolas Floc et son père, Jean-Paul Floc. D’après la Chambre d’agriculture de Rennes, 30 % des installations se font désormais hors cadre familial. En ce mercredi matin pluvieux et froid de février, Jean-Paul Floc, 61 ans, est aux petits soins avec Idéale, une génisse qui peut mettre bas à tout moment. Assis sur son tracteur vieux de 30 ans, il s’occupe en même temps de la quarantaine de bovins que possède l’exploitation familiale située à Guipel (Ille-et-Vilaine), à 30 kilomètres de Rennes.

Idéale donnera naissance, tard dans la soirée, à un veau, Mascotte. Mais ce n’est pas Jean-Paul qui s’est occupé de la mise bas, c’est son fils Nicolas. Car l’exploitation laitière ne lui appartient plus. Jean-Paul est à la retraite depuis le 31 décembre 2014.

Après avoir repris la ferme des parents de sa femme, Monique, en 1976, il a passé le relais en janvier 2015 à Nicolas, 32 ans, son second fils.

La transmission familiale est encore en phase de transition et se fait en douceur. Le père donne régulièrement un coup de main à son fils. Mais dans quelques mois, Jean-Paul et Monique, vont quitter l’exploitation pour s’installer, à quelques kilomètres de là, «de l’autre côté du canal.» Et passer un peu de bon temps, le couple n’ayant pu prendre que trois jours de vacances en quarante ans, «pour le mariage de [leur] fils.»

Nicolas, sa femme, assistante vétérinaire, et ses trois «gars», âgés de 2 ans à 8 ans, vont venir habiter dans la ferme. Le jeune agriculteur sera alors seul à gérer l’exploitation. Pas question cependant de tout bouleverser. Comme ses parents, Nicolas continuera de ne produire que du lait et ne compte pas se lancer dans le bio ou le circuit court, en vogue ces dernières années. «A chacun son métier. Si tout le monde s’y met, ça ne marchera pas, lance-t-il. Par exemple, dans les ventes directes, il commence à y avoir une course à celui qui aura la plus grande boutique. On revient toujours aux mêmes travers.»

«Je connais très bien les contraintes du métier»

Nicolas Floc pose devant un hangar de l'exploitation familiale.© Javier Belmont pour Le Monde Nicolas Floc pose devant un hangar de l’exploitation familiale. Nicolas Floc incarne la quatrième génération de la famille à travailler dans cette exploitation de 60 hectares qui compte 49 vaches laitières, des pies rouges des plaines. Prendre la succession de ses parents était une évidence pour lui depuis son enfance. Malgré les semaines sans jour de repos, les réveils à 6 heures, les prix bas, les crises sanitaires, et un avenir teinté d’incertitudes.

Ils sont 460 nouveaux exploitants à s’être installés, comme lui, en 2014-2015 en Bretagne. Mais les transmissions dans le cadre familial se raréfient. D’après la chambre d’agriculture de Rennes, 30% des installations se font désormais hors cadre familial. Un chiffre en constante progression ces dernières années en France.

«C’est un avantage de pouvoir démarrer avec une exploitation qui est déjà sur pied, on ne part pas dans le vide, explique ce longiligne trentenaire dans la caravane qui lui sert pour l’instant de bureau. Je suis né dedans, c’est ce que j’ai toujours voulu faire, c’est vraiment une passion. Et en ayant vu mes parents, je connais très bien les contraintes du métier.» De son côté, Jean-Paul est satisfait de voir son fils prendre le relais: «Ça montre qu’on n’a pas travaillé pour rien avec ma femme.»

L’exploitation ne pouvant faire vivre plus de deux personnes, Nicolas Floc a dû attendre que ses parents partent à la retraite avant de reprendre le flambeau. Après un BTS agricole en analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole, il travaille durant dix ans dans les travaux publics. Un choix rare dans ce milieu, que Nicolas revendique:

«Etre salarié, ça m’a permis de voir ce qu’était une vie hors agricole, d’avoir une ouverture d’esprit sur le monde, mais aussi sur le métier d’agriculteur. Dans la plupart des familles, les parents poussent leurs enfants à reprendre rapidement la ferme et demandent de la faire grossir, d’acheter de nouvelles bêtes. Les jeunes n’ont aucun recul par rapport à leur métier, et c’est un cercle vicieux qui ne s’arrête jamais. C’est normal que certains pètent un câble après ça.»«On est davantage des gestionnaires que des producteurs»

Cette période l’a conforté dans son choix de devenir agriculteur: «Avant, j’avais des horaires très contraignants. Aujourd’hui je peux rentrer à la maison le midi, m’occuper des enfants… C’est plus agréable. Et je suis mon propre patron.»

S’il n’a pu prendre que douze jours de vacances depuis la reprise de l’exploitation – dix l’été dernier et deux à Noël –, Nicolas Floc rêve de pouvoir avoir un week-end sur deux de repos. «Aujourd’hui, ce n’est pas réalisable», déplore-t-il.

Mais, quand il évoque cette liberté retrouvée, Nicolas Floc tempère: «Le souci dans ce métier, c’est qu’on ne décide pas de nos prix de vente. On donne nos produits et ensuite on nous dit le prix. Nous sommes le seul métier où on a le droit de vendre à perte.»

L'exploitation de la famille Floc contient 49 vaches laitières, dont quasi exclusivement des pies rouges des plaines.© Javier Belmont pour Le Monde L’exploitation de la famille Floc contient 49 vaches laitières, dont quasi exclusivement des pies rouges des plaines. L’éleveur breton souffre de la chute du prix du lait qui lui est imposé. Il vend ainsi la tonne à 280 euros, alors que «340 euros, ça serait l’idéal pour pouvoir vivre». En 2015, Nicolas Floc n’a pu se verser qu’un revenu modeste, «à peine 300 euros par mois». «Heureusement, il me reste un capital après mes dix ans dans les travaux publics. Mais cette année je ne pourrai plus compter sur ça, s’inquiète-t-il. J’ai trois gosses, une maison à rembourser, je n’ai plus le choix.»

Outre le prix du lait, M.Floc déplore les nombreux obstacles que rencontrent les éleveurs: lourdeurs administratives, normes trop contraignantes, concurrence d’une main-d’œuvre trop basse en Europe… «On est davantage des gestionnaires que des producteurs», peste-t-il.

La relève est déjà là

A son installation, Nicolas Floc a certes choisi d’augmenter son cheptel mais en le faisant progressivement. Face au cours du lait actuel, il souhaite ne prendre aucun risque. Pourtant certains fournisseurs lui ont bien fait comprendre que l’agrandissement serait inéluctable. Quitte à s’endetter sur plusieurs années. Mais le jeune agriculteur, comme son père avant lui, refuse de se laisser prendre dans cette spirale.

«Je veux rester avec une petite structure, avec mes 49 vaches laitières, et être rentable. En France, certains font tout pour avoir la plus grosse ferme, c’est une course à la grandeur, c’est de la folie. Travailler de 5 heures à 23 heures, ce n’est pas une vie. Si j’avais acheté plus de vaches, comme on me l’avait conseillé, j’aurais été dans une situation financière très compliquée.»

Pour Jean-Paul Floc, «on ne veut plus des exploitations familiales». «On nous pousse à nous endetter, c’est n’importe quoi.» Nicolas n’a pas participé aux nombreuses manifestations des éleveurs bretons ces derniers mois. Même s’il aurait aimé y être. «Je ne peux pas laisser mon exploitation quelques heures, j’ai trop de travail.» Mais il s’interroge sur le rôle des syndicats: «Leur boulot administratif leur prend trop de temps. Ils ne peuvent plus être dans leur exploitation et ne connaissent plus le monde agricole.»

Malgré tout, Nicolas Floc verrait bien l’un de ses enfants, ou un neveu, reprendre l’affaire et ainsi voir une cinquième génération dans l’exploitation familiale. Mais il prévient: «Avant, ils iront travailler ailleurs, comme Papa, et ils attendront que je parte à la retraite.»

François Hollande veut faire pression sur la grande distribution

BFM Business

P.S. avec AFP 

Lors de sa visite houleuse sur le salon de l’agriculture, le chef de l’État a annoncé sa volonté de faire pression sur la grande distribution et de revoir la loi de modernisation de l’économie.

© Fournis par BFMNews Accueilli sous les huées des éleveurs et des agriculteurs ce samedi matin sur le salon de l’agriculture, François Hollande a sorti une carte inattendue. Le Chef de l’État a annoncé son intention de faire pression sur la grande distribution. Il veut aussi revoir la loi de modernisation de l’économie (LME). Adoptée en 2008, ce texte a réformé les relations commerciales entre distributeurs et fournisseurs.

« Il y a des pressions qu’il faut exercer ici en France sur la grande distribution », a affirmé François Hollande que les éleveurs accusent de ne rien faire pour endiguer la chute des prix payés aux éleveurs. « Une loi a été votée il y a quelques années », a-t-il rappelé, faisant allusion à la LME, ajoutant : « Elle doit être revue ».

Cette promesse n’a, semble-t-il, pas calmer la colère des éleveurs et agriculteurs. Le stand du ministère de l’Agriculture a été saccagé par des manifestants quelques minutes après les déclarations du chef de l’État.

Salon de l’agriculture: en pleine crise, le bio terre de salut?

L’Express

Sébastien Pommier 

Comme ce producteur de légumes localisé à Marseille, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le bio. © PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP Comme ce producteur de légumes localisé à Marseille, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le bio. Les agriculteurs sont chaque année un peu plus nombreux à abandonner les pesticides pour convertir leurs exploitations en agriculture biologique. Un secteur porteur et une réponse à la crise agricole?

Secteur laitier en ébullition, crise porcine… Le malaise qui traverse le monde agricole est profond. En cause: la chute des prix de la production. Les industriels achètent au plus bas, les producteurs ne vivent plus de leur travail et au bout de la chaîne, le consommateur choisit en fonction de l’étiquette. Une exception existe: le bio.

Dans cette agriculture raisonnée où le rendement n’est pas la clé de la réussite, le client accepte de payer plus cher. Un secteur qui séduit chaque année un peu plus d’agriculteurs et d’éleveurs, à en croire les chiffres annuels présentés par l’Agence Bio en amont du salon de l’Agriculture, qui a connu ce samedi une ouverture mouvementée.

La demande explose

Selon l’étude réalisée par CSA, 65% des Français ont consommé du bio de manière régulière l’année dernière. C’est deux fois plus qu’il y a 15 ans. « Le bio continue son ascension et répond aux attentes des consommateurs », notent les spécialistes qui parlent de « niveaux inédits atteints » en terme d’achats. Ainsi, on estime qu’en France, ce marché a progressé de 10% sur un an, pour atteindre « un chiffre record de 5,5 milliards d’euros ».

Evolution du chiffre d'affaires du bio en France. © Agence Bio / L’Express Evolution du chiffre d’affaires du bio en France. Des ventes en hausse, mais aussi un réseau de distribution qui se structure. L’Hexagone compte aujourd’hui plus de 42 000 opérateurs exerçant une activité bio, c’est 7% de plus qu’en 2014. Les grandes et moyennes surfaces continuent d’être les lieux d’achats privilégiés (81%), devant les marchés (33%), les magasins spécialisés (29%) et la vente directe à la ferme (23%).

Les producteurs se convertissent

Les agriculteurs sont également de plus en plus nombreux à franchir le pas de la conversion biologique. Les surfaces agricoles engagées en agriculture bio ont bondi de 17% en un an pour atteindre 1,3 million d’hectares. Sur ce total, plus d’un million d’hectares sont certifiés bio et 300 000 sont en cours de conversion, le processus prenant plusieurs années. Toutefois, si la dynamique est enclenchée, le bio ne représente qu’à peine 5% des terres agricoles françaises.

Cartographie de la conversion en bio en France. © Agence Bio / L’Express Cartographie de la conversion en bio en France. Symbole de cette agriculture moins productiviste, la hausse du nombre d’agriculteurs bio est plus importante que celle des superficies. En 2015, on comptait ainsi 8,5% de fermes bio supplémentaires sur un an, soit un total de 28725 établissements. Certes, c’est encore extrêmement minoritaire dans le paysage agricole (6,5% des fermes françaises), mais cela représente déjà près de 10% des emplois agricoles du pays. Au global, l’Agence Bio estime que le secteur génère « plus de 100 000 emplois directs en équivalent temps plein ».

Un effet crise agricole?

La présidente de la Fédération nationale de l’Agriculture biologique (FNAB), Stéphanie Pageot, confirme cette tendance et constate « une nouvelle vague de conversion au bio depuis six mois sur tout le territoire », comme elle l’explique au Monde. « Cette vague est plus forte qu’en 2009, la crise étant plus aigüe », juge cette éleveuse de vaches laitières en Loire-Atlantique.

Et, malgré l’importance des investissements à consentir pour une conversion, le bio attire désormais toute la famille agricole: des éleveurs, aux agriculteurs, en passant par les vignerons et même les céréaliers.

De là à apporter une réponse à la crise que les grands plans à coup de millions d’euros des pouvoirs publics n’ont pas réussi à régler? Aujourd’hui, le lait, en conventionnel, se négocie autour 270 euros la tonne. Contre 400 à 450 euros en bio. CQFD.

Un concours de start-up pour réinventer l’agriculture

Victoria Masson

Une douzaine de projets ont été choisis. © Agreen Startup

Pour sa deuxième édition nationale organisée du 26 au 28 février lors du Salon de l’Agriculture, l’Agreen Startup donne 48 heures à des jeunes pour monter un projet en lien avec le secteur et apporter des solutions aux agriculteurs. Une lauréate du concours 2015 nous raconte son parcours.

«48h pour monter votre start-up». Le défi, proposé par le concours Agreen’Startup Paris, lors du Salon de l’agriculture, se déroulera dans les locaux des chambres d’agriculture du 26 au 28 février. L’objectif? Présenter un projet innovant en lien avec l’agriculture.

«Le concours est né en Vendée, au salon Tech Elevage, spécialisé dans l’innovation en agriculture, raconte Hervé Pillaud, créateur du concours. Pendant deux jours, les participants vont être coachés pour développer leur projet. Plusieurs thématiques sont abordées: l’agriculture, l’entreprenariat, la communication, le financement, etc». Pour les candidats, pas de limite d’âge à part celle d’être majeur, ni de parcours obligatoire pour participer, même si beaucoup sont des jeunes étudiants, reconnaît Hervé Pillaud.

Déjà fort de plusieurs sessions dans différents salons, mais la deuxième édition au niveau national cette année, le concours se déroule en plusieurs étapes. D’abord, la «foire aux speechs», durant laquelle les porteurs de projet – douze cette année – ont trois minutes pour convaincre les autres participants de rejoindre leur équipe. Les groupes ont ensuite 15 minutes pour se former avant de réellement commencer le travail, accompagnés et coachés par des mentors. «On a des choses qui paraissent loufoques aux agriculteurs, mais on prend le risque», s’amuse Hervé Pillaud. Les projets passent ensuite devant un jury, et les lauréats se voient décerner un prix. L’année dernière, le projet «Barrière», une barrière automatique permettant de laisser passer un véhicule tout en bloquant le passage des animaux, a remporté le premier prix et la somme de 3.000 euros.


INTERVIEW – Caroline Grellier est fondatrice de la start-up Termatière. En 2015, elle participait au concours Agreen’Startup lors du Salon de l’agriculture et remportait la troisième place. Un an après, elle nous raconte l’aventure.

LE FIGARO.- Quel est le concept de Termatière?

Caroline Grellier.- Termatière veut valoriser les déchets agricoles en les transformant en matériaux bio-

Echantillon de matériaux de Termatière ©Caroline Grellier

sourcés. Sur un terrain donné, beaucoup de déchets sont sous (voire pas du tout) valorisés alors qu’ils ont des caractéristiques intéressantes dans plusieurs domaines. Nous concevons et développons donc des panneaux de composites, essentiellement à partir de ferment de vigne. Termatière est encore en phase de recherche et développement, l’étude de marché est en cours. Pour l’instant, nos produits sont destinés à fabriquer des caisses de vins, mais nous ne sommes pas fermés à d’autres secteurs, comme l’architecture d’intérieur avec la création de panneaux décoratifs.

Pourquoi avoir participé au concours Agreen’Tech?

Je venais tout juste d’entrer à l’incubateur Sup’Agro, où ils m’ont fortement conseillé d’y participer. J’avais l’idée de départ: valoriser les sous-produits des matières viticoles, mais je n’avais aucune idée du schéma économique. J’ai toujours eu un attrait pour la création de matériaux, déjà lors de mon parcours à l’école Boule. Le concours m’a réellement servi de base pour monter ensuite mon projet. Lorsque je suis arrivée, je ne connaissais personne. J’ai présenté mon projet et deux personnes sont venues me voir ensuite pour participer. Il y avait quand même la pression de devoir présenter le projet à la fin au salon, devant le jury. On a eu des mentors tout au long du week-end qui passaient nous voir, on pouvait s’entrainer à présenter le projet avec eux, exposer nos problèmes. L’un de mes coéquipiers avait un avis très différent du mien sur la façon de communiquer, c’était stimulant.

Un an après, quel bilan en tirez-vous?

Nous avons remporté la troisième place. Le concours est un énorme coup de pouce, et de pub. Nous n’en sommes qu’à la phase de recherche et développement, mais pour l’avenir, j’aimerais créer mon entreprise et embaucher pour porter ce projet. J’avais sous-estimé le temps nécessaire pour positionner un projet et le faire connaître, trouver des financements etc. Le fait d’être dans un incubateur permet aussi d’avoir un accompagnement, des retours d’expériences de créations d’entreprises, et d’avoir accès à des dispositifs de subventions régionales. C’est aussi un gain de crédibilité, car les personnes croient en votre projet. C’est très porteur, j’encourage tout le monde à participer à ce genre de concours de start-up!

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Commentaires

KATZE  •                                           des excuses ,pourquoi ?

  • Aline  •                                  Et pourquoi ne pas forcer la Grande Distribution à partager leurs marges avec les agriculteurs, genre du 50/50 sur le profit « brut », de façon à ce qu’ils trouvent eux-même un équilibre entre les prix d’achat et leurs propres marges?
  • Lucien  •                               Beulin est un vendu comme tant de délégués ou de représentants syndicaux. Ils jouent le double jeu, ce sont des gens sur qui il ne faut surtout pas compter, sinon c’est la déception. Beulin a intérêt à garder sa place donc il tempère, mais ne résout rien !
  • ha  •                                        Voilà j’ai fait une copier-coller de ce que perçoivent ceux qui sont censés être à votre service.
    Indemnité parlementaire
    Le salaire mensuel brut d’un député est fixé à 7100,15 euros. Ce montant correspond à la somme de son indemnité de base (5514,68 euros), de son indemnité de fonction (1420,03 euros) et de son indemnité de résidence (165,44 euros). Une fois déduites les cotisations et les contributions applicables, le salaire net d’un député s’élève à 5189,27 euros par mois. Mais

    à ce montant s’ajoutent des indemnités et des avantages supplémentaires.
    Prime, frais de mandat et collaborateurs

    En plus de l’indemnité parlementaire, chaque député bénéficie d’une indemnité représentative des frais de mandat visant à prendre en charge les dépenses liées à l’exercice de ses fonctions. Son montant est de 6412 euros bruts mensuels.

    Un député dispose également d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs recrutés par lui, et dont les effectifs varient de 1 à 5. Son montant mensuel est de 9138 euros.

    Cumul de mandats

    Certains parlementaires cumulent les fonctions de député avec celles d’élu local (celle de maire notamment). Les indemnités perçues au titre de ce mandat local ne peuvent être cumulés que dans la limite d’1,5 fois le montant de l’indemnité de base d’un député (fixée à 5514,68 euros). Un député qui cumulerait plusieurs mandats ne peut donc pas toucher plus de 5514,68 X 1,5 = 8272,02 euros par mois.

    Avantages pratiques

    Enfin, différents moyens pratiques sont également mis à la disposition d’un député. En matière de déplacement, il bénéficie notamment d’un accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1ère classe et de la prise en charge de 80 déplacements aériens par an entre Paris et sa circonscription. Il dispose également d’un bureau individuel au sein du Palais Bourbon ou de ses dépendances. Chaque député bénéficie de la prise en charge de ses frais de communication (Internet, téléphone, courriers, …).

  • 1  •                                               Pas très clair le Président de la FNSEA, les paysans protestent avec raison et ce Monsieur après s’excuse auprès du Président de la République pour quelques insultes. Ici c’est tous les jours.
    jean-françois  •                        quand M Hollande s’excusera sur ses trahisons ?
    Yvon  •                                        Beulin est un valet arriviste, #$%$ et fumier » sont les qualificatifs que portent bien Hollande.
    AntiGauchiotte  •                   Beulin est plus un financier qu’un agriculteur…là pour le coup c’est lui qui fait un peu honte aux agriculteurs… le business avant tout…
    l’amer michu  •                        Beulin fait de la limousine; pas du tracteur
    Galfand  •                                   par cette action il a assuré le minimum syndical.
  • MISS  •                                         Avant 7h00 quand les éleveurs sont occupés à faire manger leurs bêtes, un vrai vicieux  
    Gégé  •                                         lui aussi ils auraient du le boycotter c un européen convaicu il s en fout de la France 
    Tom  •                                        Les mécontents, repérés samedi face à Hollande, ont-ils fait l’objet cette fois de ces « arrestations préventives », appréciées par Valls ???
    corie  •                                       DEGAGE !!!
    pierrety  •                                 30000 policiers,quartier bouclé
    • Gilles Berto  •              Puis M. Valls s’est rendu au stand des bovins où trônait, comme chaque jour, la mascotte du Salon, Cerise, une vache bazadaise, et s’est lancé dans une discussion avec des éleveurs…..parce que Cerise n’a pas jugé utile de lui parler..vu qu’il a toujours raison et ne tolère pas la contradiction….!!!
      roro  •                           d’après I-télé il s’est fait traité de pantin et la foll s’est fait hué aussi !!!!! alors AFP vérifier vos infos
    • RECONQUISTA  •       NORMAL QUE LES FRANCAIS LE DETESTENT…. ET IL S EN SORT BIEN CAR CET EXTREMISTE SOCIALISTE ET SON EQUIPE DE GLANDS SE FOUTENT DES AGRICULTEURS QUI TRIMENT PLUS DE 80H/ SEMAINE POUR UN SALAIRE MOYEN INFERIEUR A 700€…. IL EST TEMPS DE FRANCHEMENT SE REVOLTER ET DE S EN PRENDRE AUX RESPONSABLES, CAR LES PRIORITES DE CES COLLABOS SOCIALOPES SONT TOUJOURS POUR LES COLONS ET LES CLANDESTINS NAZISLAMISTES….JAMAIS POUR LA POPULATION LOCALE MEPRISEE – SANS DENT… résultats lamentables dans l’indifférence de la presse gauchiasse collabo de 2 suicides / j depuis des années, soit près de 700 morts par an, à cause de cette sale politique collabo pro immigrationniste prioritaire qui ignore totalement et méprise les populations locales, c’est intolérable, COMME L INACTION DE TOUT CE GOUVERNEMENT DE SALOPARDS…. Dorénavant, que les responsables du naufrage agricole et de cette injustice payent… comme en 39/45 il est urgent de s organiser en réseaux indépendants de résistants… pour sauver la france en plein naufrage,,,,
      L1KoNu  •                              “Ne faites donc pas comme l’avare, qui perd beaucoup pour ne vouloir rien perdre.” Montaigne
      corie  •                                      Commentaire de l’AFP filiale de l’Elysée !!!

« L’autre est mille fois plus intéressant que soi »

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Gers : un Samu social agricole pour venir en aide aux éleveurs

Le nombre d’agriculteurs en difficulté ne cesse d’augmenter. L’organisme intervient pour leur venir en aide. Les explications de France 3.

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/crise-des-eleveurs/gers-un-samu-social-agricole-pour-venir-en-aide-aux-eleveurs_1335179.html#xtor=AL-79-%5Barticle_video%5D-%5Bconnexe%5D

Dans le Gers, Guy Serès est un homme remarqué et remarquable pour beaucoup. Il est le fondateur du Samu social agricole. « Pour moi le métier d’agriculteur est suffisamment noble pour qu’il soit un peu plus considéré« , explique-t-il au micro de France 3.
Éleveur et conseiller juridique, il est le dernier recours pour les éleveurs au bord du gouffre. Il leur conseille notamment de réduire les charges, mais avec la crise de ces derniers mois les efforts ne suffisent pas toujours. Michel Bini, éleveur ne se verse pas de salaire.

1 200 appels à l’aide

Dans ce moment-là, le soutien dépasse le simple conseil de comptabilité. Dans le Sud-Ouest, le Samu social agricole a reçu 1 200 appels à l’aide l’an dernier. Pour les membres de l’association, le métier souffre aujourd’hui d’un manque de reconnaissance. En 2016, pour la première fois, Guy Serès a dû gérer des faillites.

Salon de l’agriculture : zoom sur une ferme-cueillette

Charlotte Cochin est à la tête d’une ferme-cueillette. Explications.

Catherine Mataush a rencontré Charolotte Cochin, jeune agronome en sécurité alimentaire, à l’occasion du Salon de l’agriculture samedi 27 février. Comment explique-t-elle le succès de ce métier auprès des jeunes alors qu’il connaît une crise profonde ? « Le but de l’agriculture, c’est de nourrir la population, ce qui est magnifique !« , lance-t-elle enthousiaste. Elle décrit un métier de passion.

Un succès qui ne s’est jamais démenti

Charlotte Cochin et ses parents exploitent une ferme-cueillette fondée voilà 40 ans, en région parisienne. L’entreprise familiale ne dépend pas de la grande distribution. « Le but était de couper tous les intermédiaires et de faire venir directement les clients dans nos champs. Il est allé voir en Autriche comment ça se passait avec la cueillette de fraises (…) Ça a été un succès dès le début« , raconte-t-elle. Forte d’un esprit de chef d’entreprise, Charlotte Cochin décrit un métier multi-casquette : gestion des comptes, travail de la terre, marketing…

Drôme : le circuit court au service des collectivités

Dans le département, un site internet permet aux collectivités de passer commande directement aux producteurs locaux.

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/crise-des-eleveurs/drome-le-circuit-court-au-service-des-collectivites_1335183.html

À Montélimar (Drôme), les plats sont concoctés dans les cuisines. Ici, 20% de la nourriture vient de fournisseurs locaux. Guillaume Belleau, responsable de la restauration organise les menus avec une diététicienne. Il passe sa commande dans un rayon de 20 km via le logiciel d’ « agrilocal ». À quelques kilomètres de là, un agriculteur réceptionne la demande de l’hôpital. « Ça nous permet de pouvoir répondre à des gens auxquels nous n’avions pas forcément accès auparavant puisque les collectivités, les hôpitaux, on ne pouvait pas leur vendre en direct. C’était impossible on était obligés de passer par des intermédiaires« , explique Joseph Piallat, agriculteur.

Une qualité supérieure

Les collectivités bénéficient ainsi d’une qualité supérieure pour les produits sans avoir à débourser un centime de plus. Plusieurs centaines d’agriculteurs sont aujourd’hui concernés par le site mis en place il y a trois ans par le Conseil général de l’époque. Ils fournissent les 29 collèges de la Drôme, des hôpitaux, des maisons de retraite.

Viande de porc : Intermarché accepte d’acheter plus cher aux éleveurs français, l’Europe refuse

La Commission européenne a ouvert une enquête contre l’enseigne Intermarché, qui s’était engagée à acheter le porc à 1,40 euro le kilo minimum.

Gendarme européen

Viande de porc : Intermarché accepte d'acheter plus cher aux éleveurs français, l'Europe refuse

Les éleveurs apprécieront : le groupement de distributeurs indépendants Intermarché (Les Mousquetaires) est sous le coup d’une enquête de la Commission européenne, a affirmé vendredi son président Thierry Cotillard dans une interview à Libération. Son tort ? S’être accordé l’an dernier avec son concurrent Leclerc pour acheter du porc à un prix plancher de 1,40 euro le kilo. Pour la Commission, ce choix est une entrave à la concurrence étrangère.

« Sur le porc, l’été passé, Intermarché s’était accordé avec Leclerc pour acheter le kilo (de porc) 1,40 euro (…).

Mais ça n’a pas tenu. Maintenant, Bruxelles nous tombe dessus et enquête », explique le patron d’Intermarché. « L’Europe considère que cet accord était discriminant vis-à-vis des pays tiers. Donc maintenant, nous sommes très prudents pour trouver des solutions », poursuit le dirigeant.

Le groupe risque une amende potentielle « à hauteur de 5% de notre chiffre d’affaires », ajoute-t-il.

Pour le patron d’Intermarché, « il faut aller vers quelque chose de plus vertueux, avec un cahier des charges, une qualité, et l’assumer à terme avec la pédagogie auprès du consommateur pour dire qu’il y a un juste prix. On peut faire le choix d’acheter le porc à 1 euro le kilo demain, mais alors on choisit de ne plus avoir d’agriculture en France »

Il fait part de sa volonté de continuer à soutenir les éleveurs, notamment en lançant un contrat de cinq ans garantissant aux producteurs un prix d’au moins 1,50 euro par kilo, à condition de remplir des critères de qualité.

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  • Benvoyons                   Ben merde je croyais que les prix d’achats étaient libres
    Si des acheteurs veulent acheter 1.40 ou 1.45 cela n’est pas le problème de la commission de l’UE car c’est l’enseigne qui se pénalise contre ses concurrents pour ses prix de vente. Donc maintenant c’est la commission qui impose les prix de ventes aux enseignes:)::))
  •  newworld666
  • @benvoyons             => Les prix d’achats sont libres !!
    Ce sont les ententes qui sont interdites ! aussi bien aux usa qu’en Europe … pour vendre ou acheter c’est pareil => les lois anti trusts sont indispensables. S’entendre pour vouloir faire tomber les fournisseurs (en l’occurrence les producteurs étrangers) est strictement illicite !! et heureusement … surtout que le problème de la production française c’est qu’il produisent trop pour la France et trop cher pour l’exportation ..
  •  langue de pivert             La commission européenne est une putain !
    §§§ Pour le patron d’Intermarché, « il faut aller vers quelque chose de plus vertueux, avec un cahier des charges, une qualité, et l’assumer à terme avec la pédagogie auprès du consommateur pour dire qu’il y a un juste prix. On peut faire le choix d’acheter le porc à 1 euro le kilo demain, mais alors on choisit de ne plus avoir d’agriculture en France » §§§ Entièrement d’accord avec ça ! Il faut que les consommateurs français sachent ce qu’ils achètent (qualité), où et à qui ! Après libre à chacun d’acheter du hachis parmentier sous vide à base de « minerai » de viande du Texas ! Une entente qui fait MONTER les prix ne peut être interprétée comme une entrave à la concurrence étrangère ! On comprend mieux les réticences sur la traçabilité des produits alimentaires de cette putain de commission ! Pendant ce temps notre ministre de l’agriculture laisse entendre que son ministère pourrait disparaitre (saccage du stand ce matin) Mais il n’y a plus de ministère de l’agriculture dans cet exécutif de merde !
  •  Pragman –               et les Anglais ? Si on demandait conseil aux Anglais pour revoir ces règles imbéciles ?
  • vangog –                   L’UE est la nef des fous! C’est l’anti-régulation
    Ces obscurs crétins, qui ne se gênent pas pour faire envahir les pays par les musulmans, imposent aux acheteurs des prix calqués sur ceux qui emploient des travailleurs roumains, polonais à basses charges sociales et mauvaise qualité environnementale. Alors que les paysans manifestaient pour obtenir une régulation, indispensable pour maintenir les prix, les européistes leurs imposent des prix bas, et la mort des exploitations françaises, à terme! Et c’est ce que veulent les européistes! La mort de notre agriculture, ou la révolte du peuple…
  •  Pourquoi-pas31 –  Il faut créer un label « PORC DE FRANCE »
    Critère : a été nourri avec une part de (x)% de pommes de terre bio cultivées régionalement. La part, cela peut correspondre à 1% voir moins. Au label correspond un prix.
  •  Ganesha          La Solidarité et la Compassion !
    Tous les gens raisonnables ont compris : la Commission Européenne de Bruxelles est un organisme profondément nuisible, délétère, une menace pour la population du continent européen ! Et je ne plaisante pas ! Regardez la réalité en face : comment ne pas voir que le principe fondateur  »La Concurrence Libre et Non-Faussée » consiste à renoncer à ce qui fait l’essence de la nature humaine : la solidarité et la compassion !
  •  essentimo –        Désolé, j’ai trouvé cet article dans un autre journal et mis mon commentaire sur un autre article. Concurrence avec des pays tiers ? Il faut oser l’écrire !

Stage en Lybie

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La France mène des opérations secrètes en Libye contre Daech, affirment plusieurs sources

FRANCE LIBYE

INTERNATIONAL – Au regard de la progression de l’Etat islamique en Libye, il est de notoriété publique que la France s’intéresse de très près à ce qui s’y passe. Assez pour y envoyer des soldats sur zone ? C’est ce que plusieurs médias commencent en effet à affirmer. Mardi 23 février, nos confrères du Huffington Post Arabie rapportaient que des « commandos » français étaient arrivés sur place pour épauler Khalifa Haftar, chef d’Etat major de l’armée nationale libyenne, dans sa lutte contre Daech.

Selon nos confrères, les soldats français mèneraient « des opérations conjointes » avec les hommes du colonel Hfter Salim Abdali opérant à Benghazi, principal bastion des jihadistes jusqu’à leur défaites survenue… mardi 23 février. Interrogé par Le HuffPost, le porte-parole du chef d’État major des Armées françaises a nié toute présence tricolore en Libye. « Nous recevons beaucoup d’appels de journalistes ce sujet, et la réponse est non. Il n’y a aucun soldat français en Libye. Nous démentons donc formellement cette information », nous fait-on savoir du côté du ministère de la Défense, précisant que les sources citées par nos confrères du Huffington Post Arabie étaient exclusivement libyennes.

Un ex de la DGSE, également sollicité par Le HuffPost, a aussi fait part de son scepticisme, n’imaginant pas que la France soit engagée dans « des combats directs » sur le sol libyen. Reste que ce mercredi 24 février, Le Monde cite un « haut responsable de la défense française » qui vient étayer cette hypothèse. Aussi, Le Point indique que Jean-Yves Le Drian a confié une enquête pour « compromission du secret de la défense nationale » à la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense) ciblant les sources du Monde. Sans confirmer ni infirmer les informations de nos confrères, le ministre de la Défense est visiblement soucieux des fuites portant sur le dossier libyen.

« Agir discrètement »

Selon les informations du quotidien du soir, la France a fait le choix « d’agir discrètement » à défaut de pouvoir se lancer dans « un engagement militaire ouvert » en Libye. Ainsi, il y a aurait deux façons de procéder sur le terrain. La première consiste à envoyer des forces spéciales (notamment dans l’est du pays) sur des combats ciblés (ce qui semble correspondre à ce que nos confrères du Huffington Post Arabie décrivent). Ces opérations d’appuis aux forces loyalistes « engagent la France car leurs soldats, même très discrets, agissent sous l’uniforme », précise Le Monde.

La deuxième méthode, clandestine, consiste à solliciter le service action de la DGSE, notamment pour cibler l’encadrement de l’Etat islamique. En résumé, des actions coup de poing visant des cadres de l’organisation jihadiste comme savent les mener les services secrets.

Cette présence française supposée sur le sol libyen s’explique par la progression inquiétante de Daech. Les jihadistes « sont là, sur près de 300 kilomètres linéaires de côtes, et ils se répandent. Et ils sont à 350 kilomètres de Lampedusa (île italienne, ndlr). Lorsque le beau temps va arriver en Méditerranée, il y a des risques de passage de combattants », avait prévenu Jean-Yves Le Drian au début du mois. Ces opérations sur le sol libyen sont donc à lire à l’aune de la crainte française d’y voir se constituer un nid de jihadistes qui fomenteraient des attaques terroristes depuis la Libye.

La semaine dernière, des avions américains (les seuls officiellement et directement engagés dans le conflit) ont bombardé un camp d’entraînement de l’EI près de Sabratha. Ce raid a fait plusieurs dizaines de morts dont Noureddine Chouchane, décrit comme un cadre de l’EI. Selon Le Monde, cette opération a été menée à la demande de Paris.

Lire aussi :

• Le nombre des jihadistes en Libye a doublé, selon l’administration américaine

• Daech s’installe en Libye (et n’est pas près d’être délogé)

La France mène des opérations secrètes en Libye

LE MONDE Nathalie Guibert

La France procède en Libye à des frappes ponctuelles très ciblées, préparées par des actions discrètes voire secrètes. Face à la menace de l’organisation Etat islamique (EI), la ligne fixée par le président François Hollande repose, pour l’heure, sur des actions militaires non officielles. Elles s’appuient sur des forces spéciales – leur présence, dont Le Monde a eu connaissance, a été repérée dans l’est de la Libye depuis mi-février par des blogueurs spécialisés.

Ce n’est pas tout. Plusieurs sources ont indiqué au Monde que la lutte contre les terroristes pouvait couvrir des opérations clandestines, menées par le service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Les premières engagent la France car leurs soldats, même très discrets, agissent sous l’uniforme. Les secondes sont aussi assurées par des militaires mais restent invisibles.

Lire l’intégralité de notre enquête :   La guerre discrète de la France en Libye

Ces deux composantes sont considérées, dans la doctrine militaire, comme des « précurseurs », en l’absence de cadre disponible pour une guerre ouverte. Ces moyens, dits d’« ouverture de théâtre », ne préjugent toutefois pas d’une future opération en bonne et due forme. Un haut responsable de la défense française indique toutefois au Monde : « La dernière chose à faire serait d’intervenir en Libye. Il faut éviter tout engagement militaire ouvert, il faut agir discrètement. »

Frapper l’encadrement de l’EI

En Libye, l’objectif n’est pas de gagner une guerre mais de frapper l’encadrement de l’EI, dans l’idée de freiner sa montée en puissance. Une action menée de concert par Washington, Londres et Paris, comme l’a de nouveau illustré le raid américain du 19 février contre un cadre tunisien de l’EI à Sabratha, une ville de l’Ouest libyen située à une soixantaine de kilomètres de Tripoli.

Lire aussi :   Les Etats-Unis veulent endiguer l’Etat islamique en Libye

Considéré comme le plus haut responsable de l’EI en Libye, l’Irakien Abou Nabil avait, lui, été tué à Derna, en novembre 2015, par un bombardement similaire. Selon les informations du Monde, cette frappe a été initiée par Paris.

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Commentaires

Thierry  •                                          partout où passe la secte satanique Daesh, au bout de quelques mois il ne reste que des champs de ruines.

  • Yeti  •                                      J’hésite entre bernard-henry et Vladimir…
    Dans un cas, ça papotera beaucoup pour ne convaincre personne,
    Dans l’autre ça causera pas, et y’aura plus personne à convaincre.
    Aller, va pour bhl ! après tout, c’est son chef-d’œuvre, non ?
  • DENIS  •                                 Daesh a choisi Pigeot !
  • Rouge et noir  •                    Encercler les bastions et lâcher ébola. Et tirer sur ceux qui veulent s’échapper.
    De toute manière ces guignols ne respectent pas la convention de Genève.
  • Chris  • tapisser le pays avec des moabs. problème réglé en moins d’une journée.
    Hong Kong Fou Fou  •      C’est vrai ça comment on fait la guerre ?
    Faudrait que l’Homme se pose enfin la question face à cette grande interrogation, ça pourrait servir dans le futur.
    yves  •                                  C’est pourtant simple !!! 20 mégatonnes, reparties sur les agglomérations. Et ensuite, la Légion pour terminer la dératisation.

ƸӜƷ  •                                              Il y à des choses : moins on en cause, plus on est en sécurité…
Ce faire le buzz, ne doit rendre irresponsable !

Yeti  •                                             des Français sur place ? Aurait-on oublier de rapatrier bhl et son grand orchestre

Michaël Bat 2                           Si la France et ses alliés n’avaient pas outre passé le mandat de l’ONU et renversé Khaddafi, les forces spécialistes ne seraient aujourd’hui en train de prendre des risques pour régler le chaos actuel. Et dire que certains souhaitaient la répétition du scénario libyen en Syrie.

Gilbert Bourin 2                      Certains commentateurs suggèrent que les articles du Monde soient relus et censurés au ministère de la défense (et aussi de l’intérieur ?). Moi je crois que la presse de mon pays doit rester libre, indépendante et courageuse. Sinon c’est la STASI ou la GEPEOU version française qui vont nous informer. Merci aux courageux journalistes du Monde

PIERRE-MARIE MURAZ          Sur bien des sujets les journalistes restent volontairement muets pour »ne pas nuire » à certains « milieux » qui ne portent pas la France dans leur coeur … les militaires Français et leurs familles aimeraient parfois un peu de discrétion …

no comprendo 2                     Mais je comprends pas … pourquoi publier ça ?! rendre publique cette info n’est ce pas dangereux pour ceux qui font les opérations ? sans parler du ton employé pour décrire ces opérations « secrètes » … scoop loupé…

Lecteur fraternel                     Des lecteurs gagnés mais des agents français en danger….Belle connerie que ce scoop! J’apprécierai qu’on ne me censure pas.

  • andre guennou               En réalité, la France ne fait pas grand chose en Lybie. « Quelques frappes très ciblées », autant dire « quelques escarmouches ». Il est temps de se réveiller.
  • Jacques Aubin 

    se réveiller, avec un porte avions qu’on a écarté de la zone depuis 3 mois ? non non, il faudra attendre la campagne présidentielle en France, qui sera la toile de fond de notre « intervention » à venir …

  • Au moins une partie des informations « révélées » à propos de ces opérations, proviennent de sources ouvertes et d’observations faites par des amateurs éclairés, du domaine aéronautique notamment. Si la France voulait effectivement mener des opérations entièrement clandestines en Libye, certains des moyens employés auraient évidemment évité de laisser la moindre trace ou le moindre signal pouvant être intercepté par à peu près n’importe qui..
    La vérité est probablement plus subtile : depuis au moins le mois de novembre dernier on sait que la France mène des opérations au-dessus de la Libye, et donc aussi probablement au sol.. Les nouvelles informations des jours derniers le confirment et il est possible qu’elles aient été  » fuitées  » en toute connaissance de cause, pour préparer progressivement l’opinion publique française et internationale à une implication de plus en plus forte de la France en Libye, et qui culminera sans doute au moment où se déclenchera en France la campagne… de l’élection présidentielle.

  • JEAN AUTRET 

    L’enquête pour « compromission du secret de la défense nationale » confiée à la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense) ne peut consister qu’en des vérifications administratives auprès de personnels militaires et ne peut en aucun cas entraîner auditons judiciaires, garde à vue ou quelque acte judiciaire que ce soit. Car la DPSD ne possède aucune prérogative judiciaire. Si les vérifications entreprises révèlent quelque suspicion d’infraction judiciaire, ce service doit dès lors aviser « sans délai » la DGSI, seul service habilité judiciairement à constater des infractions relevant de la compromission du Secret en matière d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Et la DGSI ne pourra commencer ses investigations qu’après saisine d’un magistrat spécialisé du Parquet.

    Jacques Aubin

  • @ jean pierre féat :              les « révélations  » du monde n’en sont pas. Ces informations circulaient depuis des mois sur des blogs spécialisés, et des sites de passionnés d’aviation, par exemple, qui avaient relevé des mouvements et des trajectoires révélateurs; si la France avait voulu vraiment tout cacher, elle pouvait facilement éviter ces traces; cela prouve donc qu’il y a une volonté certaine de faire passer le message que notre intervention en Libye est déjà commencée et qu’on prépare le terrain pour « plus grand » et  » un peu plus tard « , probablement au moment de la campagne présidentielle, ce qui fera monter le camp du président actuel…

    jean Pierre FEAT                 Vous avez transmis au ministre ?

    Il ne le sait sans doute pas !  Sinon sur les révélations du Monde , vous avez un avis ?

Cerises à l’eau de vie et fruits confits

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Martine Aubry contre l’exécutif : le PS « implose » selon les éditorialistes

Après les déclarations « au vitriol » de Martine Aubry contre l’exécutif, les éditorialistes sont divisés jeudi entre ceux qui pensent que le PS a déjà implosé et ceux qui estiment qu’il ne s’agit désormais que d’une question de temps pour le parti au pouvoir.

Dans une charge d’une violence extrême publié par Le Monde, Martine Aubry et plusieurs personnalités de gauche s’emportent en effet contre la politique menée par le tandem Hollande-Valls.

Dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, Didier Rose assure que l’on assiste à « un dynamitage politique » du mandat de François Hollande qui, selon Stéphane Dupont (Les Echos ), « doit regretter d?être parti à l?autre bout du monde » alors que « la majorité est en train de voler en éclats ».

Il existe désormais « une fracture qui paraît maintenant irréductible au sein de la majorité », écrit Hervé Favre dans La Voix du Nord, le principal quotidien du fief lillois de Martine Aubry. « Cette tribune ouvre une crise majeure dans la majorité, une fronde majuscule », estime-t-il.

« La sortie fracassante de Martine Aubry consacre sans doute la cassure de fait du Parti socialiste entre la gauche traditionnelle et la gauche social-libérale », abonde Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne)

Pour La Montagne Centre-France, Bruno Mège voit dans « le manifeste publié hier … le préalable à l’implosion du PS ».

D’autant que, selon Michel Urvoy de Ouest France, « elle frappe là où ça fait le plus mal, sur les fractures entre deux gauches de plus en plus irréconciliables » alors qu’à « quatorze mois de la présidentielle, les faits et gestes de l?exécutif n?impriment plus ».

Même tonalité dans L’Est Républicain, où Philippe Marcacci souligne que «  »la dame des 35 heures » enfonce un coin dans les fissures d?une gauche désormais dépourvue de boussole ». « Ce qui fait dire à Bruno Dive (Sud-Ouest) que « déjà très faible dans le pays, la gauche aborde cette année préélectorale dans les pires conditions ».

Selon Mickaël Tassart du Courrier Picard, « l?armée socialiste (…) ressemble désormais à un bataillon de mutins en quête de généraux, dans un pathétique sauve-qui-peut ».

Or, « il n?est pas certain que François Hollande parvienne désormais à rédiger une de ces synthèses dont il avait le secret », écrit Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi). Car, Stéphane Dupont (Les Echos) « a du mal à voir quelle est l?alternative proposée » tout comme Didier Rose (Dernières Nouvelles d’Alsace ) qui doute « qu?émerge un vainqueur. »

Dans L’Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin estime « qu?une forme de divorce est bel et bien consommée entre Hollande et sa gauche, y compris socialiste » mais il réclame une « clarification totale, massive et assumée, qui consisterait à essayer de renverser la table tant qu?il en est encore temps ».

Gaëtan de Capèle (Le Figaro) recommande au chef de l’Etat « dont le bilan économique frise la catastrophe », d?ignorer « tous ses bruyants camarades et de défendre bec et ongles ce qui pourrait être la première véritable réforme de son quinquennat ».

Martine Aubry dénonce les « contre-vérités » et les « méconnaissances » de Manuel Valls

Le Monde.fr avec AFP

La maire socialiste de Lille, interrogée jeudi matin sur la présidentielle en 2017, assure que « pour que la gauche ait une chance de gagner, il faut des résultats ». « Si on ne redresse pas les choses sur la croissance, sur l’emploi, (…) la gauche va perdre. Il faut préparer l’avenir », a lancé Martine Aubry sur RTL.

Interrogée sur une possible candidature, Mme Aubry répond que ce n’est pas son projet. « Quand on aura réglé le présent, on verra qui on choisit pour demain. » « Mon projet c’est d’aider la gauche à réussir ».

« Sortir de l’impasse » : c’est le titre de la tribune au vitriol publiée dans Le Monde daté du 25 février, par plusieurs intellectuels ou responsables socialistes et écologistes, au premier rang desquels Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit. Dans ce long texte, l’ancienne candidate à la primaire de 2011 et l’ancien député européen, avec leurs proches, prennent à partie François Hollande et Manuel Valls et livrent un très sévère réquisitoire contre la politique menée par l’exécutif depuis deux ans. « Trop, c’est trop ! », estiment-ils.

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« Il faut qu’on travaille tous ensemble »

« J’ai dit ’ce n’est pas mon projet’, voilà, c’est clair. Mais pour réussir demain, et moi je souhaite qu’un homme ou une femme de gauche réussisse demain, il faut régler le présent, il faut qu’on travaille tous ensemble (…) pour pouvoir proposer un projet aux Français, un projet de gauche, mais un projet qui prend en compte les réalités aujourd’hui du monde. »

Martine Aubry s’est dit prête à débattre avec le premier ministre du projet de loi sur la réforme du code du travail. « J’ai lu le blog de Manuel Valls [sur le projet de loi sur le travail]. Je suis prête au débat avec lui. Il y a beaucoup de contre-vérités et de méconnaissances. »

« Bien sûr il y a des améliorations à faire. Je ne dis pas du tout qu’il ne faut rien faire. J’ai fait des propositions, y compris sur cette question des licenciements, mais on ne me fera pas croire qu’on rendra les entreprises plus compétitives en fragilisant les salariés. »

A quatorze mois de l’élection présidentielle, cet appel, devenu une pétition populaire, réclame un changement radical de ligne, sous peine d’une défaite programmée en 2017, à la fois morale et politique, selon eux. « Je suis heureuse de signer cette tribune avec des hommes et des femmes de gauche très différents. Ce ne sont pas des frondeurs mais des progressistes pour notre pays qui a tant d’atouts », a encore dit Mme Aubry sur RTL.

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Martine Aubry prête « au débat » avec Manuel Valls sur la loi El Khomri

MARTINE AUBRY

POLITIQUE – Martine Aubry s’exprime au lendemain de sa tribune assassine contre la politique du gouvernement. « J’ai lu le blog de Manuel Valls (sur le projet de loi sur le travail), a-t-elle dit ce jeudi 25 février sur RTL. Je suis prête au débat avec lui. Il y a beaucoup de contre-vérités et de méconnaissances ».

« Bien sûr il y a des améliorations à faire, selon la maire de Lille. Je ne dis pas du tout qu’il ne faut rien faire. J’ai fait des propositions, y compris sur cette question des licenciements, mais on ne me fera pas croire qu’on rendra les entreprises plus compétitives en fragilisant les salariés ».

La présidentielle de 2017 ? « Quand on aura réglé le présent, on verra qui on choisit pour demain », assure l’ancienne ministre du Travail. Vous ne fermez pas la porte? « Ce n’est pas du tout mon projet. Mon projet c’est d’aider la gauche à réussir ».

« J’ai dit ‘ce n’est pas mon projet’, voilà, c’est clair. Mais pour réussir demain, et moi je souhaite qu’un homme ou une femme de gauche réussisse demain, il faut régler le présent, il faut qu’on travaille tous ensemble (…) pour pouvoir proposer un projet aux Français, un projet de gauche, mais un projet qui prend en compte les réalités aujourd’hui du monde », a-t-elle ajouté.

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PARIS (Reuters) – Plusieurs personnalités de gauche, parmi lesquelles Martine Aubry, signent un réquisitoire contre la politique menée par François Hollande et Manuel Valls qui risque selon elles d’entraîner un « affaiblissement durable de la France ».

« Trop, c’est trop », peut-on lire dans cette tribune parue mercredi dans Le Monde et signée entre autres par l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, le socialiste Benoît Hamon, l’économiste Daniel Cohen et la maire de Lille.

Les signataires dressent un inventaire des « reculs » imputés au gouvernement, du pacte de responsabilité au projet de réforme du Code du travail en passant par le « désolant débat sur la déchéance de nationalité ».

En fin de journée devant la presse, Martine Aubry a enfoncé le clou contre le Premier ministre, dont elle a dénoncé les « vieilles recettes ». « La gauche progressiste, la gauche moderne, c’est nous », a-t-elle dit.

A 14 mois de l’élection présidentielle où la candidature de François Hollande est incertaine, l’ancienne ministre a toutefois estimé que « le président de la République n’avait pas besoin d’aller dans une primaire. »

Les signataires de la tribune du Monde évoquent des « désaccords mués en une grande inquiétude ».

« Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés », peut-on lire dans ce texte publié alors que François Hollande est absent de France toute la semaine pour cause de tournée en Polynésie et en Amérique de Sud.

« L’INDÉCENT DISCOURS DE MUNICH »

Dans l’entourage de Manuel Valls, on minimise l’importance de la salve, qui a dit-on « le mérite de clarifier les camps, avec d’un côté une gauche aux responsabilités et de l’autre la tradition d’une gauche incantatoire, de l’indignation ».

« Le texte rejette en bloc la politique de ce quinquennat », ajoute-t-on. « Il ne propose rien, ne fait qu’acter des désaccords et marquer une frontière jugée infranchissable par ses auteurs. »

« Ceci n’apporte rien, je ne vois rien de positif », a déclaré le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, sur BFM TV. « Nous assumons ce que nous faisons au milieu des difficultés, on sait bien que tout n’est pas réussi, mais ce n’est pas en refusant de prendre ses responsabilités qu’on fait avancer la gauche. »

Outre le pacte de responsabilité ou l’extension de la déchéance de nationalité contre lesquels une partie de la gauche s’était déjà dressée, les auteurs de la tribune reprochent à Manuel Valls d’avoir plaidé, lors d’un récent déplacement en Allemagne, pour une réduction du flux de réfugiés vers l’Europe.

« Par une regrettable accélération du temps, la semaine dernière, ce fut la meurtrissure de l’indécent discours de Munich, à propos des réfugiés. Se revendiquer d’une liberté de ton n’autorise pas tout », dénoncent-ils.

Le projet de loi de réforme du Code du travail, que doit présenter Myriam El Khomri en conseil des ministres le 9 mars, constitue à leurs yeux le dernier casus belli en date.

Ce texte « a provoqué non plus de la déception, mais de la colère ! », disent les signataires. « C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes, et en privilégiant l’accord dans l’entreprise ».

« Il n’y a ni vraie réforme ni social dans nombre de politiques qui sont menées depuis deux ans. On y trouve des propositions puisées dans le camp d’en face, qui n’ont rien de moderne, et qui sont inefficaces », ajoutent-ils.

L’avant-projet de loi de Myriam El Khomri, dont les grandes lignes ont été dévoilées la semaine dernière, a commencé à faire réagir les syndicats, réunis mardi soir pour réfléchir à une éventuelle riposte.

Tribune de Martine Aubry: Comment François Hollande affronte la tempête

François Hollande à la sortie du palais présidentiel argentin, la Casa Rosada, en Argentine, le 24 février 2016.
François Hollande à la sortie du palais présidentiel argentin, la Casa Rosada, en Argentine, le 24 février 2016. – STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Silence radio. En voyage officiel en Amérique du Sud, François Hollande n’a pas réagi à la tribune assassine signée par Martine Aubry mercredi dans Le Monde.

Le président de la République a découvert mercredi à son réveil à Lima, le sévère réquisitoire contre la politique menée par le gouvernement Valls, notamment signé par Daniel Cohn-Bendit et Benoît Hamon.

Changement de programme

Attendus jeudi à Buenos Aires, en Argentine, par les journalistes qui le suivent depuis Papeete, François Hollande avait prévu de s’exprimer devant la presse. Retardé par la panne de son A330, le président est finalement arrivé dans la capitale argentine à bord d’un Falcon et la conférence de presse a été annulée.

François Hollande s’est alors entretenu avec le président argentin Mauricio Macri, en place depuis deux mois, avant une déclaration commune à la Casa Rosada, le palais présidentiel. Les journalistes n’ont alors pas été autorisés à poser des questions au chef de l’Etat français. « Exigences des Argentins », a répondu l’Elysée au Figaro pour expliquer ce changement de programme.

François Hollande en Amérique latine
François Hollande en Amérique latine – Laurence SAUBADU, Alain BOMMENEL AFP

Pourtant, le président « refuse rarement de s’exprimer sur la politique intérieure, y compris depuis l’étranger », souligne Le Figaro, qui rapporte que François Hollande « s’est appliqué à fuir la presse toute la journée de mercredi ».

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Ni chaud ni froid

François Hollande et la délégation qui l’accompagne se sont rendus dans un bar de San Telmo, le quartier des puces, pour boire une bière après une journée semble-t-il assez éprouvante. « On a chanté la Marseillaise, c’était sympa, bon enfant, on sentait que le président avait envie de se détendre », raconte au Figaro un membre de la délégation.

Pourtant, un autre membre de la troupe estime « que cette tribune ne lui fait ni chaud, ni froid. C’est plutôt Aubry qui se ridiculise dans cette affaire. Elle apparaît comme la mauvaise perdante de la primaire de 2011. »


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« Trop, c’est trop ! »: charge au canon d’Aubry contre l’exécutif

« Trop, c’est trop ! »: Martine Aubry, Daniel Cohn-Bendit et plusieurs personnalités de gauche se sont emportés contre la politique menée par le tandem Hollande-Valls, qui ferait courir le risque d’un « affaiblissement durable de la France », dans une tribune publiée mercredi dans Le Monde.

L’opposition entre la maire PS de Lille et le tandem exécutif est de notoriété publique. Mais jamais la charge n’avait été aussi violente, et tout particulièrement contre le Premier ministre Manuel Valls.

« Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés », écrivent les 18 signataires, dont l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, les députés PS « frondeurs » Christian Paul, Benoît Hamon et l’adjoint (PS) d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris, Bruno Julliard.

Le secrétaire d’Etat Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls, a dénoncé mercredi soir sur BFMTV une « faute politique » et une « posture moralisante » d’une gauche « qui n’assume pas la difficulté de ce monde ».

Le ministre des Finances Michel Sapin a de son côté regretté sur LCP que l’ancienne première secrétaire du PS combatte contre son camp.

A quatorze mois de l’élection présidentielle, et alors que François Hollande, actuellement en Amérique du Sud, fait planer le doute sur sa candidature, les auteurs pointent les « impasses » dont il faut « sortir ».

Le pacte de responsabilité ? « 41 milliards d’euros mobilisés pour rien » au bénéfice des entreprises. Le « désolant débat sur la déchéance de nationalité » ? Le gouvernement devrait y renoncer au profit d’une peine d’indignité nationale.

Autre grief: « La meurtrissure de l’indécent discours » sur les réfugiés prononcé par Manuel Valls à Munich.

« Non, Angela Merkel n’est pas naïve, M. le Premier ministre. Non, elle n’a pas commis une erreur historique. Non, elle n’a pas mis en danger l’Europe, elle l’a sauvée. Elle l’a sauvée du déshonneur qui aurait consisté à fermer totalement nos portes » aux réfugiés, estiment les signataires.

– « Le coup de bistouri qui tranche » –

Dernier sujet de discorde, et non des moindres: le projet de loi sur le travail de Myriam El Khomri.

Ce texte, qui sera examiné en Conseil des ministres le 9 mars, a d’ores et déjà mis le feu au poudre à gauche et parmi les syndicats.

« C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes et en privilégiant l’accord dans l’entreprise dans un pays où le taux de syndicalisation est faible et où le patronat n’a jamais aimé la négociation », dénoncent les signataires de la tribune.

La droite glose déjà sur ce nouvel épisode de la guerre des gauches. « Aubry exécute la politique de Hollande et Valls qui abîme la France… qui va encore 14 mois supporter le spectacle de cette gauche explosée? », a tweeté le sénateur LR Roger Karoutchi.

Pour François Bayrou (MoDem), « il y a des mois qu’on voit venir la révélation de la fracture définitive de la gauche, d’un accident historique qui va frapper la gauche parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses ». Cette tribune « est le coup de bistouri qui tranche, qui approfondit cette rupture ».

Elle « est un réquisitoire contre le quinquennat (…) Elle ne peut déboucher que sur une candidature à la présidentielle qui ne sera pas celle du président de la République (…) Elle acte au fond les deux gauches », lui a fait écho le député PS Christophe Caresche (aile droite du parti).

Pourtant, les auteurs récusent vouloir s’engager dans une telle démarche. « Je ne suis pas dans la posture d’une candidature aux primaires. Ce n’est pas le sujet », a déclaré Martine Aubry à la Voix du Nord.

L’ancienne ministre a d’ailleurs indiqué que le président de la République n’avait « pas besoin » de passer par une primaire s’il était candidat en 2017.

Selon le député Jean-Marc Germain, un de ses lieutenants, « il ne s’agit pas d’acter un désaccord » entre les deux gauches, mais d' »infléchir » la politique du gouvernement et de « sortir des quatre difficultés » énoncées par la tribune.

« On espère que du débat politique va sortir quelque chose de positif », a également expliqué le député aubryste François Lamy.

Pourquoi Aubry se trompe

Challenges / Vincent Beaufils 

Non, le code du travail n’est pas l’instrument protecteur que défend la maire de Lille dans sa tribune au Monde. Manuel Valls l’a compris, mais en a-t-il convaincu François Hollande ? Martine Aubry et François Hollande à l'Elysée, en juin 2012. © Copyright 2016, Challenges Martine Aubry et François Hollande à l’Elysée, en juin 2012. « Le droit n’enferme pas, il libère. » La phrase est belle, comme d’ailleurs tout le réquisitoire de Martine Aubry et des cosignataires de sa charge contre Manuel Valls, et le projet de loi El-Khomry dans Le Monde daté du jeudi 25 février. Le seul problème, c’est que ce n’est pas la réalité. Le droit du travail, mal interprété, peut au contraire bloquer. Si le marché du travail français n’était pas aussi cadenassé, aurions-nous connu en France en 2015 dix fois moins de créations d’emplois que nos grands voisins du Sud de l’Europe ?

Que les élus proches de la maire de Lille, poussés par je ne sais quel dessein, ignorent cette réalité, soit. Mais qu’un économiste aussi affuté que Daniel Cohen, aussi au fait de la vie des entreprises, se laisse prendre au jeu et signe la tribune du Monde, oui, cela surprend. Peut-être peut-on conseiller à Cohen de relire les travaux de son collègue Cahuc, professeur à l’Ecole Polytechnique, spécialiste du marché du travail.

Le droit du licenciement bloque l’emploi

Pierre Cahuc n’est pas un économiste ultra-libéral. Depuis des années, il répète à longueur de chroniques que le droit du licenciement en France est un verrou qui bloque l’emploi. « Cela donne un pouvoir d’appréciation énorme aux juges qui peuvent interdire tout licenciement dès lors que l’entreprise n’est pas au bord de la faillite », déplore-t-il encore cette semaine dans Challenges.

Or, quand Cahuc avance une idée, il ne le fait jamais sans biscuit. A l’appui de sa démonstration, il sort une étude de 2011, réalisée pour l’Institut de l’Entreprise, sur le profil, la formation, et les décisions prises par des juges appelés à statuer sur le caractère « économique » des licenciements.

Cette enquête témoigne que leurs jugements sont fondés sur une plus grande méfiance vis-à-vis des entreprises que la moyenne des Français, pourtant déjà peu enclins à accepter l’économie de marché. Exactement de quoi justifier, de la part des chefs d’entreprise, « ce principe que ce qui empêcherait d’embaucher serait la peur de licencier », auquel ne veut pas croire Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, toujours dans Le Monde.

Y aller à fond

Manuel Valls, lui a été convaincu qu’il y avait un problème. Il y a presqu’un an, il confiait à Challenges qu’il fallait s’attaquer au code du travail. Et puis plus rien. Doublé par plus transgressif que lui avec un Emmanuel Macron, nouvelle coqueluche des Français, le Premier ministre s’est oublié. Jusqu’à ce qu’une rencontre remette le marché du travail au centre de ses préoccupations. C’était lors d’un déjeuner à Davos, le 21 janvier.

Au Forum mondial, le Premier ministre a échangé en petit comité avec une quinzaine de patrons d’entreprises multinationales (Google, Coca-cola, Manpower, Cisco…). Ceux-ci n’ont cessé de lui vanter les atouts de la France – infrastructures, éducation, sens de l’innovation… Seule exception : les lois sociales et le marché du travail. Manuel Valls en est ressorti avec la conviction qu’il ne pourrait pas s’en tirer cette fois avec une loi croupion, qu’il fallait y aller à fond.

C’est cet engagement qui est aujourd’hui contesté par les signataires de la tribune du Monde, profitant au passage de l’absence du président de la République. A lui de trancher à son retour. A lui de confirmer cette politique de l’offre, mise en place avec courage en janvier 2014, et que Martine Aubry et ses proches qualifie de « pacte avec le Medef qui se révéla un marché de dupes ».

Ou, s’il décidait de nouveau de donner des gages à la gauche de son parti, de « godiller », selon l’expression parfaite de Jacques Attali dans Libération. Au risque, cette fois, de voir Manuel Valls trouver l’opportunité de reprendre sa liberté. Partir sur une grande réforme contrariée, quel tremplin inespéré.

« Est-ce qu’on voit Aubry à Calais ? » : le gouvernement riposte

Jean-Maris Le Guen a dénoncé une « faute politique ». Bruno Le Roux voit dans la tribune de l’ancienne première secrétaire socialiste des « rancunes ».

Martine Aubry joue les frondeuses. FRED DUFOUR/AFPMartine Aubry joue les frondeuses. FRED DUFOUR/AFP

Alors qu’à l’autre bout du monde, en Argentine, François Hollande s’est refusé à tout commentaire face à la charge au vitriol lancée par Martine Aubry contre la politique du gouvernement Valls, en France la fracture est bien consommée au sien du Parti socialiste. En lieu et place des commentaires habituels au lendemain de la publication des chiffres du chômage, les membres du gouvernement se sont efforcés, ce jeudi 25 février, de se défendre et de dénoncer le parti pris de l’ancienne première secrétaire du PS.

« Faute politique »

Manuel Valls a répondu âprement dans « Le Monde » à la charge de Martine Aubry contre son action à Matignon.

Il n’y a pas un début de proposition. Je suis chef du gouvernement, je n’écris pas des tribunes de proclamation », déclare le Premier ministre.

Il voit dans cette tribune, co-signée notamment par la maire de Lille et Daniel Cohn-Bendit, « une remise en cause générale, globale » de l’action menée depuis son arrivée à la tête du gouvernement en mars 2014.

Le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls, a dénoncé mercredi soir une « faute politique » et « injuste » que de s’en prendre à la majorité avec « autant d’outrance » et une « posture moralisatrice » d’une gauche « qui n’assume pas la difficulté du monde’.

Est-ce que dans le Nord-Pas-de-Calais les choses ont été si bien au moment des élections pour qu’on vienne nous donner des leçons ? »

« Est-ce qu’on la voit à Calais ? » a-t-il aussi taclé et d’ajouter :

Martine Aubry n’a pas complètement assimilé la défaite des primaires il y a quatre ans. »

Le ministre des Finances, Michel Sapin, proche de François Hollande, a de son côté regretté que l’ancienne première secrétaire du PS combatte contre son camp. Il a appelé les signataires du texte (parmi eux Daniel Cohn-Bendit, Axel Khan, François Lamy, Jean-Marc Germain, Benoît Hamon) à « éviter les postures », d’autant plus « dans une période difficile, la France comme la gauche ». Il estime que Martine Aubry fait partie de ceux qui « savent très bien quelles sont les difficultés de l’exercice d’un quinquennat ».

Le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll se dit lui aussi gêné : « Le débat n’est pas au sein du PS. Il est avec la France et les Français. On ne peut pas utiliser les mots qui ont été utilisés. » Même son de cloche, du côté du patron des députés socialistes à l’Assemblée, Bruno Le Roux : « Parler d’affaiblissement de la France, c’est une faute. On voit les rancunes dans ce texte, qui fondent une vraie différence entre une gauche qui ne cesse de critiquer, par rapport à une gauche qui agit », faisant référence au manque de propositions politiques du texte.

Hollande silencieux

Outre les signataires du texte, les soutiens socialistes se font moins virulents. Du moins, répondent-ils aux charges de leur camp. Daniel Cohn-Bendit est revenu dans « Libération » sur les raisons qui l’ont poussées à signer la tribune, même s’il a des points de désaccords :

J’ai signé pour le paragraphe contre le discours de Manuel Valls à Munich au sujet des migrants. J’ai aimé l’attitude de Martine. Elle se mouille en disant que Merkel a sauvé l’honneur de l’Europe sur les réfugiés. C’est la première politique de sa trempe à le faire en France. »

L’ancien ministre Benoît Hamon, estime pour sa part qu' »à un moment, il faut pouvoir se dire quelques vérités, qui ne sont pas agréables à dire mais il faut pouvoir se les dire ».

Et Hollande ? S’il ne pipe mot, il a bien son avis. Selon BFMTV, le président aurait confié à certains membres de la délégation qui l’accompagne dans sa tournée en Amérique latine qu’à ses yeux, « la tribune visait surtout Manuel Valls« .

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Commentaires

Albertoche  •                                    il faut fermer l’éna…..en urgence…..cette école fabrique trop de bourrins….

Broken                                        Qui ne dit mot consent ! qu’il change de parti et aille chez « les républicains » !

  • CHRISTIAN  •                       Hic!
  • Castries  •                               J’ai toujours constaté que socialistes ne visaient qu’un seul but, tuer le travail et l’économie du pays, ils ne sont bons à rien d’autre.
  • paul  •                                       COHN BENDIT , AUBRY , HAMON devraient nous dire combien d’emplois ils ont créés ??? Et combien ils ont gagné avec tous leurs mandats politiques ???
  • Guido  •                                  Aubry et Cohn bendit….. plus autistes qu’eux tu meures !
  • Tekkenwild  •                      Comment faire des réformes dans un pays ou il faut tout changer sans toucher à rien…..Question difficile!
  • Icha  •                                      Trop c’est trop ??? Mais il fallait le dire beaucoup plus tôt Mme Aubry… Comme vos 35 heures qui ont coulé la France…
  • RECONQUISTA  •                 LA GROSSE TRUIE HALLAL, SOCIALOPERIE NAZIonale, 1ERE FATMA DE LILLE, SALE COLLABO ISLAMO SOCIALISTE SOUMISE AUX DICTATS DE LA ‘’DISCRIMINATION SOIT DISANT POSITIVE’’ (= les étrangers d’abord, les français dehors, que vénèrent tous les collabos de l ‘UMP&PS), RESPONSABLE DE MILLIERS DE MORTS (AMIANTE) MAIS PAS COUPABLE, COMME D’HAB DANS LA PLUS PURE TRADITION SOCIALISTE (remake du sang contaminé) avec la complicité de la justice gauchiasse bidon de complaisance…. De +, je la verrais bien pour compléter ce gouvernement d’incompétents et de branquignoles socialistes, future ministre de la « désintégration sociale, de la ségrégation raciale, sexuelle et salafiste » à l’instar de ce qui se fait dans les piscines lilloises ces dernières années  
  • Herve  •                                  Ils ont cent fois raison. Que la droite applique ce programme avec les mêmes résultats sur le front du chômage et de la croissance, elle a été élue pour ça. Mais qu’un président dit de gauche ayant bombé le torse contre la finance pendant sa campagne le mette en oeuvre et prépare sa nouvelle candidature au mépris de ses engagements c’est porter un coup fatal à la crédibilité de la parole publique et renforcer les populismes de tout bord.

    Au delà du respect dû aux électeurs, et à l’attention de tous ceux qui (s’en croyant manifestement dépourvus) critiquent les « idéologies » au nom d’un soit disant pragmatisme économique, cette question simple : où en sommes nous près de quatre années après l’instauration d’un pacte de « responsabilité » de 50 milliards, sans contrepartie et financé avec les impôts du contribuable, en matière de créations d’emplois, de croissance et de compétitivité? Quid des 100 milliards prévus par la cour des comptes pour maintenir à flot le parc nucléaire français sur les 15 prochaines années pour une rentabilité des plus hasardeuses (il faudra en effet, comme un peu partout dans le monde, subventionner le kilowatt-heure produit par les centrales nucléaires pour qu’il reste compétitif par rapport à celui des énergies renouvelables)? À qui va t-on faire croire, chers économistes « modernes » du 19ème siècle, que ces sommes astronomiques dépensées en pure perte et qui viennent surtout gonfler la poche des actionnaires vont profiter au final à tous et redonner du souffle à l’économie française? À qui va t-on faire croire que les caisses de l’État sont vides et qu’il faut faire en urgence des économies sur le dos des chômeurs et des travailleurs précaires alors que l’on dilapide des milliards d’euros à fonds perdu ?
    Il est grand temps qu’une gauche elle-même décomplexée et soi-disant « ringarde » reprenne la parole et se fasse entendre. Bravo à Martine Aubry et aux autres signataires de cette tribune !
    Mousse  •                              ça suffit les psychodrame genre psy-show ! si le PS trouve que ce gouvernement n’est plus socialiste alors qu’il exclut hollande et valls de ce parti, sinon c’est que du vent, le blabla habituel !! interrogé « aux 4 vérités ce matin » benoît hamon à la question « souhaitez vous une démission de valls » a répondu, gêné aux entournures, que c’est pas ce qu’il demandait ! faut arrêter de nous prendre pour des kons !! le PS langue de bois à tous les étages !!!

Rebel  •                                …………….aubry gueule,……………PLUS JAMAIS LES SOCIALISTES, NI DEPUTES, NI SENATEURS, NI MAIRES………………..RIEN

  • Philippe  •                           En effet, c’est pas la Charge de la Brigade Légère…
  • Yakayfo  •                           Valls se présentera t il aux primaires des L. R. ?
  • Pierre  •                                La « mère Denis » de la politique a encore frappé ………..

    Georges  •                            Martine Aubry avec sa Loi sur les 35 heures a été le déclencheur du déclin industriel de la France en provoquant une baisse de la productivité avec son idéologie imbécile de « partage du travail » qui se traduit par « augmentation du coût du travail ».
    le temps de travail n’a pas baissé et a été compensé par des R.T.T. : nous sommes le seul pays au monde à avoir créé un système aussi stupide. la France « progressiste » est une France rétrograde et passéiste qui met la « valeur travail » au 2ème plan.
    Mme AUBRY TAISEZ VOUS !Machin  •                            Elle critique ce que fait son parti , mais elle n’a aucune solution, ni même un petit conseil pour que ça change
  • Mirage 2012  •                  cette dame n’est pas ma tasse de thé mais pour une fois je l’approuve. Hollande et Valls, le trio infernal va réussir le tour de force de se faire haïr de tous y compris dans leur camp
  • MIMI  •                             2 quinquennats décevants à la suite, il est nécessaire de passer la main à la nouveauté, que l’on soit de droite ou de gauche n’y change rien. C’était une très mauvaise idée de voter Hollande qui n’avait jamais été ministre et qui s’est rapidement révélé être un dictateur sans autorité qui improvise sans cesse et sans cohérence. « Diviser pour mieux régner » est une recette qui ne fonctionne plus. Finie l’aire Mitterand. L’implosion n’offrira aucune victoire au candidat non déclaré qui a tant reproché à son prédécesseur de tarder à se déclarer et de s’accrocher au pouvoir alors que les sondages montraient qu’il était un président illégitime avec son taux de popularité (Hollande a rapidement oublié cette leçon, avec un taux de popularité jamais aussi bas, comme tant d’autres déclarations…). Ce quinquennat ne laissera que de la déception et de l’amertume d’avoir perdu encore 5 ans et d’avoir encore un peu plus abîmé la France. azerty  •                              valls et son équipe doivent partir et qu’ils aillent prendre la carte d’un des partis de droite, on reconnaitra que hollande se trompe tout le temps sur ses collaborateurs c’est voulu certainement
  • Uomo  •                                  M. Aubry fait partie de cette élite qui a fait l’ENA et qui est issue d’une famille plus que bourgeoise et qui est restée sur une conception obsolète de la gauche et de la droite…notions qui ne signifient plus rien dans la société actuelle…… seul le développement économique peut amener un mieux sur le plan social et non l’inverse..
    De plus, elle pousse implicitement Hollande à se présenter aux élections… tout en prônant les primaires… elle se prend pour un indicateur de ce qui est bien ou mal…
    Bien entendu, elle a porté les 35 heures… alors elle supporte mal que l’on puisse contester cette mesure qui est inadaptée à certains secteurs …
    Hollande a dupé tout le monde (enfin ceux qui ont voté pour lui) avec sa carotte du « changement »… le PS n’a plus aucun avenir en France…

    citoyenne                          Le ps désespère l’électeur le mieux intentionné. ils ne veulent pas gouverner,faire des choix, mais seulement critiquer et se targuer de hautes valeurs morales. au moins valls et macron essaient d’adapter le socialisme à la nouvelle économie et la mondialisation. hollande essaie par tous les moyens de décrocher des marchés. ils font le job. ils ne sont pas aidés.

    Reactif76                           Les frondeurs et madame « courage, fuyons » feront tout pour faire perdre Hollande en 2017. C’est acté, délibéré, tant ces nostalgiques de 1981 avec l’union de la gauche préfèrent le statut d’opposants que de ceux qui mettent les mains dans le cambouis. Et de fait, les mesures qui seront votées par la droite seront bien plus douloureuses pour les français que celles proposées par Hollande. Et ils devront en répondre devant l’opinion pour cette trahison…

    RV13                                     Les résultats électoraux dans le Nord ne plaident guère en sa faveur!

    Philippe Puyau               « Il faut préparer l’avenir »‘. Si Martine Aubry est l’avenir c’est un énorme scoop! Dans sa démarche elle est égale à elle même : dogmatique, négative, sans propositions ,réglant ses comptes, et tirant contre son camp en donnant aux adversaires des arguments de campagne présidentielle d’autant plus irréfutables qu’ils viennent d’elle. Ce n’était déjà pas facile de gagner en 2017, là ça devient quasiment impossible .Il y a un domaine où MB progresse incontestablement c’est son pouvoir de nuisance

    Nicolas G.                         Elle est pas contente qu’on touche à ses 35 heures… Martine boude !

    Jeremy  •                                Comme d’habitude … en faisant l’autruche – Quel courage

    • Richard  •                   Comme d’habitude, depuis le début il s’en fout et prends tout sur la tronche !
      Ah c’est un métier d’être Président Normal !
    • ooooooo  •                    Comment François Hollande affronte la tempête?… Mais comme d’habitude, la tête dans le sable, jusqu’à ce que la tempête passe…. Fuite en avant….
    • LiarsCorp and I  •       « tempête » avion cloué au sol.
      Philippe  •                      comme un lâche qu’il est
      alexandre  •                    Comme d’hab » sourire niais et….il se casse à l’étranger ! Courage fuyons !!
      Faut reconnaitre que la Titine certes elle aurait pas fait mieux que Flanby mais un pitbull pareil cela aurait impressionné du monde lol Même Poutine il aurait fait gaffe à pas se faire mordre lol

      serge  •                              elle est jalouse de Valls, de macron; qu’elle en crève, au gouvernement elle n’aurait fait que des fainéants et des assistés,elle veut encore le déclin de la France, va à tes casseroles

      • Alain  •                    Encore un vieux machin avec des casseroles au derrière qui sort de sa retraite à l’approche de la campagne présidentielle… Marre de ces gens-là! DU neuf, du neuf, #$%$
      • Sabathius  •           Je crois que ces gens participent TOUS à l’affaiblissement de la France. C’est même un travail d’équipe !
      • BOMEC  •               l’affaiblissement de la France ?….alors qu’il faut parler de ruine ….ruine économique et ruine des idées de gauche !
      • Daniel  •                C’ est cela le socialisme ,c’est de rendre encore plus pauvre le peuple .
      • Contactgrh  •        Arrêter l’affaiblissement, c’est simple: que la gauche s’en aille pour quelques siècles.
      • L’exile  •                 L’affaiblissement durable de la France, c’est toi qui l’a commencée, avec ton mai 68, dukon
      • Irène  •                   Avec cette ribambelle de foutoirs gauchistes, rien d’étonnant que la France croule, mais bon ! il y a des gens pour croire encore en eux
        jean-fran  •        Elle qui croyait rester dans l’ Histoire comme celle qui avait révolutionnée monde du travail se rend compte qu’au contraire elle est à l’origine de sa destruction .. Elle a instauré le salaire de la misère …. Le socialisme est à la France ce que Daesch est à l’islam … sa perte ….
      • Жан  •                  comme si un soixante-huitard retardé et une poivreaute peuvent ils être concernés eux qui sont complices de cette idéologie néfaste qu’est le socialisme
        dunky dunk      Martine Aubry a travaillé en entreprise, elle a travaillé au ministère du travail, elle a été ministre du travail .

        Elle a été premier secrétaire du PS pendant 4 ans .
        Politiquement et professionnellement, Martine Aubry est probablement la plus compétente dans ce domaine parmi ceux qu’on nomme la gauche de gouvernement .
        Et elle déclare que cette réforme du travail n’est pas une réforme de gauche .
        A aucun moment les électeurs qui ont voté pour François Hollande à la présidentielle, puis pour les députés PS aux législatives, à aucun moment donc ces électeurs n’ ont voté pour cette réforme qui n’apparaît dans aucun programme électoral .
        Et d’ailleurs , si le candidat Hollande avait inscrit cette réforme du code du travail dans ses engagements de campagne, aurait-il été élu ?
        Non, bien-sûr que non .
        Cette majorité au pouvoir n’a pas été mandatée pour mener cette réforme .

        Enzo Eh Oui

        @ le gouvernement: est-ce que Martine Aubry est maire de Calais ?? Est-elle présidente de la région Nord-Pas de Calais ?? NON, grâce (?) à la politique menée par ce gouvernement de pseudo-gauche sous la férule de Valls et avec la bénédiction de Hollande !!

        eug pavag                     il faut arrêter avec cette politique dogmatique qui vise à éduquer les électeurs. les hommes politiques doivent proposer des actions concrètes sur le terrain
        Federico BalcazoliFederico Balcazoli
        « le président aurait confié à certains membres de la délégation qui l’accompagne dans sa tournée »
        J’adore ce genre de « journalisme » consistant à voyager aux frais de la princesse pour en contrepartie transmettre au bon peuple les pseudo-confidences du monarque et de ses courtisan(e)s.
        A quand le grand coup de balai pour nettoyer toute cette m%%%% ?

        steel lerti                   Comment peut on croire que le partage du temps de travail de façon uniforme pour tous sur toute la France soit une solution?

        Comment peut on croire qu’une économie administrée depuis Paris soit une solution?
        Comment peut on croire qu’une énième relance par la consommation puisse être une solution?
        Demain la robotisation et la numérisation des activités créeront des milliers de nouveaux emplois et rendront caduques des métiers d’aujourd’hui. Il faut donc de la flexibilité. Demain beaucoup d’entre nous n’iront pas travailler dans un bureau, mais le feront à distance. Sion croit qu’en rigidifiant toutes les relations au travail, ou qu’en voulant sauver des emplois qui disparaîtront , que la FRANCE se redressera, nous faisons fausse route!

« J’ai gagné chez les grands, les petits, les gros, les maigres »

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Paris réclame 1,6 milliard d’arriérés d’impôts à Google

Le fisc français réclame une somme considérable de 1,6 milliard d’euros d’arriérés d’impôts à Google, soit près de dix fois celle obtenue par un accord avec la Grande Bretagne il y a un mois.

« En ce qui concerne la France, il y a un redressement de 1,6 milliard infligé à cette entreprise », a indiqué une source proche du dossier, dévoilant pour la première fois le montant réclamé par le fisc français au géant de l’internet.

Interrogé par l’AFP, Bercy n’a pas confirmé cette somme, invoquant « le secret fiscal ». De son côté, Google n’a pas souhaité commenter cette information.

« Cela ne veut pas dire que Google va payer au bout du compte 1,6 milliard. Il va y avoir des recours, et peut-être au bout du bout une négociation, notamment sur les pénalités », a expliqué à l’AFP une source au sein de l’administration fiscale.

Ce chiffre a été rendu public alors que le PDG de Google, Sundar Pichai, se trouve à Paris, où il doit rencontrer mercredi soir le ministre de l’Economie Emmanuel Macron.

Interrogé par l’AFP, l’entourage du ministre n’a pas précisé si ce litige fiscal allait être abordé à l’occasion de cette rencontre. « Il le voit comme il voit de nombreux PDG », a-t-on indiqué.

Lors d’une conférence à Sciences-Po, M. Pichai, interrogé de façon générale sur Google et la fiscalité, avait assuré auparavant que son groupe respectait la loi. « Nous sommes un groupe mondial et nous nous conformons aux lois fiscales partout, et nous le faisons dans tous les pays », a-t-il assuré, tout en plaidant pour « une simplification du système d’imposition mondial ».

– Pas de taxation forfaitaire –

L’administration fiscale française avait assuré début février qu’elle ne négocierait pas le montant des arriérés d’impôts qu’elle réclame à Google, comme l’a fait le gouvernement britannique.

Cette somme de 1,6 milliard d’euros est nettement supérieure aux 500 millions d’euros évoqués initialement par la presse.

Le montant réclamé par le fisc français est surtout près de dix fois supérieur à l’accord annoncé à la fin janvier par le gouvernement britannique sur les arriérés d’impôts du géant américain, établis à 130 millions de livres soit près de 170 millions d’euros.

Cette somme avait été jugée dérisoire non seulement par l’opposition travailliste mais aussi par des responsables du Parti conservateur au pouvoir, dont le maire de Londres.

De son côté, le ministre des Finances, Michel Sapin, avait immédiatement écarté un accord du même type en France. « Ce que nous ne souhaitons pas faire en France, c’est une situation d’exception où il y aurait une sorte de taxation forfaitaire », avait-il assuré.

M. Sapin avait d’ailleurs très rapidement laissé entendre que les sommes en jeu en France étaient « bien supérieures » aux 172 millions d’euros de l’accord britannique.

Le fisc italien réclame plus de 200 millions d’euros au moteur de recherches américain Google, accusé d’avoir fraudé le fisc de la péninsule pendant des années.

La filiale française de Google avait reçu une « notification » de redressement fiscal par l’administration française en mars 2014, dont le montant n’avait pas été dévoilé.

En juin 2011, plusieurs perquisitions et saisies avaient été réalisées dans les locaux parisiens de Google France, dans le cadre d?une enquête sur les « prix de transfert » entre la branche française de la société américaine et sa filiale irlandaise.

Google et d’autres multinationales américaines comme Amazon ou Facebook sont régulièrement accusées de vouloir échapper aux impôts, à la fois aux Etats-Unis et en Europe, en choisissant par exemple de s’installer dans des pays où la fiscalité leur est plus favorable. Des pratiques, selon elles, d' »optimisation fiscale ».

Le siège européen de Google est ainsi situé en Irlande, un des pays ayant une des fiscalités sur les bénéfices des sociétés (12,5%) parmi les plus basses de l’UE.

La Commission européenne a lancé pour sa part début février une offensive contre l’optimisation fiscale des multinationales.

En France, Google emploie 700 personnes. Elle y a réalisé un bénéfice de 12,2 millions d’euros en 2014.

Le fisc réclame 1,6 milliard d’euros à Google

Le Monde.fr avec AFPSundar Pichai, PDG de Google, à Paris le 24 février 2016. Sundar Pichai, PDG de Google, à Paris le 24 février 2016. ERIC PIERMONT / AFP

La somme est dix fois supérieure à celle versée, il y a un mois, par Google au trésor britannique : le fisc français réclame 1,6 milliard d’euros d’arriérés d’impôts au géant de l’Internet, selon les agences Reuters et AFP, citant, mercredi 24 février, une source proche du dossier.

Dans la soirée, alors que le PDG de Google, Sundar Pichai, devait rencontrer le ministre de l’économie Emmanuel Macron, Bercy n’avait pas confirmé cette somme, invoquant « le secret fiscal ». Google n’a pas non plus souhaité commenter cette information. « Cela ne veut pas dire que Google va payer au bout du compte 1,6 milliard. Il va y avoir des recours, et peut-être au bout du bout une négociation, notamment sur les pénalités », a expliqué à l’AFP une source au sein de l’administration fiscale. En France, Google emploie 700 personnes. Elle y a réalisé un bénéfice de 12,2 millions d’euros en 2014.

Lors d’une conférence à Sciences-Po, M. Pichai, interrogé de façon générale sur Google et la fiscalité, avait assuré auparavant que son groupe respectait la loi. « Nous sommes un groupe mondial et nous nous conformons aux lois fiscales partout, et nous le faisons dans tous les pays. »

Pas de négociations

L’administration fiscale française avait indiqué début février qu’elle ne négocierait pas le montant des arriérés d’impôts qu’elle réclame à Google, comme l’a fait le gouvernement britannique. Cette somme de 1,6 milliard d’euros est nettement supérieure aux 500 millions d’euros évoqués initialement par la presse.

Le fisc italien réclame aussi plus de 200 millions d’euros au moteur de recherches américain Google, accusé d’avoir fraudé le fisc de la péninsule pendant des années. Google et d’autres multinationales américaines comme Amazon ou Facebook sont régulièrement accusées de vouloir échapper aux impôts, à la fois aux Etats-Unis et en Europe, en choisissant par exemple de s’installer dans des pays où la fiscalité leur est plus favorable. Des pratiques, selon elles, d’« optimisation fiscale ». Le siège européen de Google est ainsi situé en Irlande, un des pays ayant une des fiscalités sur les bénéfices des sociétés (12,5 %) parmi les plus basses de l’UE. La Commission européenne a lancé début février une offensive contre l’optimisation fiscale des multinationales.

Le fisc réclame 1,6 milliard d’euros à Google

PARIS (Reuters) – L’administration fiscale française réclame 1,6 milliard d’euros à Google, a-t-on appris mercredi de source proche du ministère français des Finances.

« En ce qui concerne notre pays, il y a un redressement de 1,6 milliard qui est infligé à cette entreprise », a déclaré cette source en indiquant que la société américaine, désormais filiale du groupe Alphabet, avait elle-même rendu ce montant public.

Interrogé par Reuters, Google s’est refusé à commenter ces déclarations. Un porte-parole a assuré en outre que le groupe n’avait jamais fait de commentaire sur les chiffres évoqués dans la presse le concernant.

« Google se conforme aux législations fiscales de tous les pays dans lesquels l’entreprise opère », a-t-il ajouté.

Des médias avaient fait état il y a deux ans une notification de redressement adressée à Google par le fisc français pour un montant d’un milliard d’euros. S’ajouteraient aujourd’hui à cette somme des pénalités de retard et une amende.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a déclaré au début du mois que les sommes réclamées par le fisc français à Google étaient « bien supérieures » à celles de l’accord conclu fin janvier par le moteur de recherche avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (165 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années.

« Le fisc français ne négocie pas le montant des impôts, il est dans une discussion sur les règles applicables » aux sociétés avec Google, avait-il ajouté.

Google doit 1,6 milliard d’euros d’impôts à la France

SANMAY VED GOOGLE

FISCALITÉ – Le fisc français réclame 1,6 milliard d’euros au géant de l’internet Google pour des arriérés d’impôts, a indiqué ce mercredi 24 février une source proche du dossier. « En ce qui concerne la France, il y a un redressement de 1,6 milliard infligé à cette entreprise », a affirmé cette source.

Interrogé par l’AFP, Bercy n’a pas souhaité confirmer cette somme, invoquant « le secret fiscal ». Google n’était pas joignable dans l’immédiat pour réagir à cette information. « Cela ne veut pas dire que Google va payer au bout du compte 1,6 milliard. Il va y avoir des recours, et peut-être au bout du bout une négociation, notamment sur les pénalités », a en outre expliqué à l’AFP une source au sein de l’administration fiscale.

« Nous nous conformons aux lois fiscales partout »

Ce chiffre est rendu public alors que le PDG de Google Sundar Pichai se trouve à Paris, où il doit rencontrer mercredi soir le ministre de l’Economie Emmanuel Macron. Interrogé par l’AFP, l’entourage du ministre n’a pas précisé si ce litige fiscal allait être abordé à l’occasion de cette rencontre. « Il le voit comme il voit de nombreux PDG », a-t-on indiqué.

Lors d’une conférence à Sciences-Po, Sundar Pichai, interrogé de façon générale sur Google et la fiscalité, avait assuré auparavant que son groupe respectait la loi. « Nous sommes un groupe mondial et nous nous conformons aux lois fiscales partout, et nous le faisons dans tous les pays », a-t-il assuré, tout en plaidant pour « une simplification du système d’imposition mondial ».

L’administration fiscale française avait assuré début février qu’elle ne négocierait pas le montant des arriérés d’impôts qu’elle réclame à Google, comme a pu le faire le gouvernement britannique. Cette somme de 1,6 milliard d’euros est nettement supérieure aux 500 millions d’euros évoqués initialement par la presse.

Le montant réclamé par le fisc français est surtout près de dix fois supérieur à l’accord annoncé à la fin janvier par le gouvernement britannique sur les arriérés d’impôts du géant américain, établis à 130 millions de livres soit près de 170 millions d’euros.

Cette somme avait été jugée dérisoire non seulement par l’opposition travailliste mais aussi par des responsables du Parti conservateur au pouvoir, dont le maire de Londres.

De son côté, le ministre des Finances, Michel Sapin, avait immédiatement écarté un accord du même type en France. « Ce que nous ne souhaitons pas faire en France, c’est une situation d’exception où il y aurait une sorte de taxation forfaitaire », avait-il assuré.

« Notification » de redressement fiscal en 2014

Michel Sapin avait d’ailleurs très rapidement laissé entendre que les sommes en jeu en France étaient « bien supérieures » aux 172 millions d’euros de l’accord britannique.

Le fisc italien réclame plus de 200 millions d’euros au moteur de recherches américain Google, accusé d’avoir fraudé le fisc de la péninsule pendant des années.

La filiale française de Google avait reçu une « notification » de redressement fiscal par l’administration française en mars 2014, dont le montant n’avait pas été dévoilé. En juin 2011, plusieurs perquisitions et saisies avaient été réalisées dans les locaux parisiens de Google France, dans le cadre d’une enquête sur les « prix de transfert » entre la branche française de la société américaine et sa filiale irlandaise.

Google et d’autres multinationales américaines comme Amazon ou Facebook sont régulièrement accusées de vouloir échapper aux impôts, à la fois aux Etats-Unis et en Europe, en choisissant par exemple de s’installer dans des pays où la fiscalité leur est plus favorable. Des pratiques, selon elles, d' »optimisation fiscale ».

Le siège européen de Google est ainsi situé en Irlande, un des pays ayant une des fiscalités sur les bénéfices des sociétés (12,5%) parmi les plus basses de l’UE. En France, Google emploie 700 personnes. Elle y a réalisé un bénéfice de 12,2 millions d’euros en 2014.

La Commission européenne a lancé pour sa part début février une offensive contre l’optimisation fiscale des multinationales.

Lire aussi :• Les montages fiscaux d’Ikea expliqués… comme le montage de ses meubles

• Eva Joly mène la fronde contre McDonald’s

Pourquoi Google paie si peu d’impôts

Christian Chavagneux / Alternatives Economiques n° 319 – décembre 2012

L’entreprise américaine Google est sous le coup d’une enquête serrée du fisc français. Ses inspecteurs (leurs confrères britanniques, australiens et indiens sont dans le même cas) pensent que le moteur de recherche en fait un peu trop pour éviter de payer l’impôt sur les sociétés. Les spécialistes des paradis fiscaux ont mis depuis longtemps en évidence le fait que les leaders des nouvelles technologies de la communication (Apple, Facebook…) ont tous recours à peu près aux mêmes techniques pour « optimiser » de manière assez agressive leur taux d’imposition. La manipulation requiert d’utiliser les services, a priori légaux, offerts par plusieurs pays.

Doublette irlandaise

Lorsqu’une entreprise française veut faire de la publicité sur Google, elle a la surprise de recevoir une facture d’une filiale irlandaise du groupe. On se dit alors que le géant américain souhaite tout bonnement bénéficier du taux d’imposition des sociétés qui n’est là-bas que de 12,5 %, contre 33 % en France. Google aurait donc trouvé un moyen simple de minimiser ses impôts. D’autant que le moteur de recherche ne dispose pas seulement d’une mais de deux filiales en Irlande, la seconde gérant les droits sur les brevets que possède l’entreprise. Les redevances ainsi récoltées sont donc elles aussi soumises à un régime fiscal très favorable.

Sandwich hollandais

Mais en fait, le schéma est encore un peu plus compliqué que cela, car les profits réalisés en Irlande n’y restent pas. Bénéficiant de la libre circulation des capitaux au sein de la zone euro et des accords fiscaux en vigueur entre les deux pays, l’argent récolté en Irlande partirait aux Pays-Bas. Un Etat auquel on ne pense pas forcément lorsque l’on évoque les paradis fiscaux mais qui, avec sa législation fiscale complaisante et ses 20 000 et quelques sociétés boîtes aux lettres installées à Amsterdam, sert de territoire de transit – d’où le sandwich – avant que les fonds soient réexpédiés vers des territoires plus exotiques comme les Iles vierges britanniques pour Apple. On suppose que c’est la filiale de Google située aux Bermudes qui détient le droit d’utilisation de la marque Google pour le monde entier. Elle fait alors payer ce droit à la filiale hollandaise, à un prix tel que l’essentiel de la base taxable réalisée par Google en dehors des Etats-Unis se trouve rapatriée vers ce territoire au climat fiscal plus que clément.

On comprend mieux pourquoi en pleine période de disette budgétaire, les fiscs des grands pays ont fini par trouver le sandwich hollandais et sa sauce irlandaise un peu écoeurant.

Dessin de Gérard Mathieu (www.mathieu-dessins.com/)

Dessin de Gérard Mathieu (www.mathieu-dessins.com/)Christian Chavagneux

Et Google paie toujours moins d’impôts en France

Malgré une santé insolente, Google semble peiner en France puisque la firme a déclaré des revenus en baisse de 3 % et ne s’est donc acquittée que de 5 millions d’euros d’impôts

Un chiffre d’affaires en augmentation de 19 %, 66 milliards de dollars, une nouvelle holding prénommée Alphabet, 14,4 milliards de bénéfices net annuel à travers le monde (+12 %) et… 5 millions d’euros d’impôts versés en France pour l’année 2014. Soit 35 % de moins que l’année dernière, justifiés par des revenus en baisse de 3 % sur le territoire, contre 7,7 millions d’euros versés en 2013 et 6,5 millions d’euros l’année précédente (sources Google)

Une somme étonnante et infime au regard de ses performances en France : 95,5 % de parts de marché sur la recherche – 94 % dans toute l’Europe, 48 % de part de marché dans la téléphonie grâce à Android et + 4 % sur le marché publicitaire, trusté à 59 % par la firme, pour un montant de 1,7 milliard d’euros selon l’Institut de recherche et d’études publicitaires. Les revenus publicitaires représentant la quasi-majorité de ses sources de revenus (+ de 90 %).

Des résultats qui s’expliquent par une pratique désormais routinière chez Google : l’optimisation fiscale. Sa nouvelle maison mère n’est-elle pas implantée dans l’État du Delaware, ce petit paradis fiscal américain qui accueille plus d’entreprises que d’habitants (950 000 firmes pour 935 000 habitants) ! Parmi elles, General Electric, Apple, Coca-Cola et bien évidemment Google (depuis 2003).

Sur le territoire européen, Google, comme Yahoo !, Facebook, Apple ou Amazon, a choisi d’implanter son siège en Irlande, où la firme « facture les annonceurs français depuis sa plateforme automatisée AdWords » et ne déclare que « des prestations de conseil rendues à sa maison-mère » nous précise ainsi Le Figaro. C’est ainsi que Google peut se permettre de ne déclarer que 216 millions d’euros de revenus pour 2014, en baisse de 3 % donc, pour un montant d’impôts sur les bénéfices de 5 millions d’euros.

Une situation maintes fois dénoncée, mais qui n’a pas fait renoncer la firme. D’autant que toutes les tentatives européennes d’instaurer une « taxe Google » ont été abandonnées : au Royaume-Uni, en Italie et en Espagne lors d’une bataille épique autour de Google News.

Le fisc français quant à lui enquête et veille au grain. Google s’attend d’ores et déjà à un redressement fiscal qui se situerait entre 500 000 et 1 milliard d’euros. Fonds que Google a provisionné depuis 2014.

Impôts : La France réclame 1,6 milliard d’euros à Google

Le fisc français s’apprête à réclamer 1,6 milliard d’euros à Google.

C’est un redressement record. Les services fiscaux français sont sur le point de réclamer 1,6 milliard d’euros au géant Google, au titre d’arriérés d’impôts. Ce match entre le fisc français et Google dure depuis plus de deux ans, et Bercy serait donc sur le point de l’emporter. L’entreprise paie très peu d’impôts en France : à peine 5 millions d’euros en 2014. La raison : quand une entreprise française achète un espace publicitaire sur Google, elle paie la facture à une filiale irlandaise du groupe. Une partie de profits est ensuite expédiée vers les Bermudes, un paradis fiscal.

Première visite du PDG de Google en France

En récupérant 1,6 milliard euros d’impôts, Bercy empocherait dix fois plus que le fisc britannique, qui a lui finalisé un accord avec Google à 165 millions d’euros. Ce redressement fiscal historique coïncide avec la première visite historique en France du PDG de Google. Sundar Pichai doit rencontrer ce soir mercredi 24 février, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron.

Le fisc français ne négociera pas les arriérés d’impôts de Google

Larry Page l'un des co-fondateurs de Google

Larry Page l’un des co-fondateurs de Google – Justin Sullivan – Getty Images – AFP

Contrairement aux autorités britanniques, la France refuse de négocier avec le géant américain. Bercy veut faire payer rubis sur l’ongle le redressement fiscal dont le géant de la high tech fait l’objet.

Comment Amazon, Google et Facebook payent si peu d’impôts ?

Le logo Google ©Reuters
Le logo Google ©Reuters
  • Le résumé :

Le fisc français réclame près de 200 millions d’euros à Amazon. Il s’agit d’arriérés d’impôts et de pénalités, liés à la déclaration à l’étranger du chiffre d’affaires réalisé en France entre 2006 et 2010. Amazon a annoncé mardi 13 novembre qu’il ferait appel « à tous les recours administratifs à sa disposition » pour ne pas verser cette somme. Facebook est aussi dans le collimateur du fisc français, révèle L’Expansion mercredi 14 novembre.

Comme Amazon et Facebook, d’autres multinationales réussissent à échapper, parfois totalement, à l’impôt en France grâce à de l’optimisation fiscale, et ce malgré leur activité florissante.

L’an dernier, Google n’a ainsi payé que 5,4 millions d’euros d’impôt sur les sociétés (pour un chiffre d’affaires compris entre 1,25 à 1,4 milliard d’euros en France, selon les estimations). Microsoft a payé 21,6 millions d’impôts pour un chiffre d’affaires de 493 millions. Apple et Facebook ont respectivement déboursé 6,7 millions d’impôts (chiffre d’affaires de 52 millions) et 117 000 € d’impôts (chiffre d’affaires de 4,9 millions).

Cela fait peu au regard des bénéfices estimés de ces sociétés. En effet, selon la BBC, Apple ne payerait que 2% d’impôts sur ses bénéfices réalisés en dehors des États-Unis.

Rien que pour les géants du web, « les pertes fiscales pour la France seraient comprises entre 500 millions et un milliard d’euros par an« , estime Éric Vernier, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste du blanchiment de capitaux, interrogé par Quoi.info. « Si on ajoute les autres entreprises qui ont recours à ces méthodes, on trouve facilement les milliards que le gouvernement français cherche« , dit-il.

En effet, ces sociétés ne sont pas les seules à ne payer que peu (ou pas) d’impôts en France. Présente depuis huit ans en France, la chaîne de cafés Starbucks (69 cafés en France) n’a jamais payé d’impôt sur les sociétés. Même chose pour les restaurants KFC, implantés depuis 10 ans dans l’Hexagone.

1. Comment font ces entreprises ?

  • Un siège social à l’étranger

Ces multinationales ont coutume d’installer leur siège dans des lieux fiscalement plus favorables. Ainsi, Amazon et Apple font converger les chiffres d’affaires qu’ils réalisent en Europe vers une filiale basée au Luxembourg, où le régime de l’impôt sur les sociétés est plus avantageux. En outre, le taux de TVA y est le moins élevé de l’UE, à 15% (et 3% pour le livre numérique).

Google déclare en Irlande les profits tirés des activités commerciales réalisées en France (ses serveurs informatiques sont basés sur l’île). L’impôt sur les sociétés y est de 12,5 %, contre 33,3 % en France.

Dans le cas de Starbucks, des bénéfices sont reversés au siège régional du groupe basé à Amsterdam, aux Pays-Bas, où le taux d’imposition est aussi très favorable.

  • Le mécanisme du « sandwich hollandais »

La quasi-totalité des revenus déclarés par Google en Irlande, après un passage aux Pays-Bas via une société intermédiaire, est transférée dans le paradis fiscal des Bermudes où est située la filiale Google Ireland Holdings. Ces montages financiers sont baptisés « sandwich hollandais » (ou « double irlandais »).

  • Les déficits indéfiniment reportables

« KFC France ne paie pas d’impôt sur les sociétés car il a d’importants déficits indéfiniment reportables« , explique à l’AFP le contrôleur financier du groupe. En effet, pendant des années, la chaîne peut faire jouer auprès du fisc les déficits liés aux importants investissements qui lui ont permis d’ouvrir plus de 140 restaurants, en partie financés par la maison mère, à laquelle KFC France reverse intérêts et droit d’usage de la marque.

2. Est-ce un problème exclusivement français ?

Non. Lundi 12 novembre, une commission parlementaire britannique a auditionné Amazon, Google, et Starbucks. Des responsables de ces multinationales ont dû détailler devant des députés comment leurs groupes faisaient pour payer un minimum d’impôts en Grande-Bretagne, malgré leurs bénéfices.

« Ces entreprises payent peu d’impôts dans l’absolu, que ce soit en France ou ailleurs, et même dans les pays où elles ont leur siège social. Le montant de leur impôt est ridicule par rapport à leurs bénéfices, donc il n’y a pas vraiment de gagnant, hormis ces entreprises« , estime Éric Vernier.

En 2010, Google a déclaré un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros en Irlande, où elle fait converger ses recettes européennes. Mais elle n’ y a payé que 5,6 millions d’euros d’impôts !

3. Peut-on contraindre ces entreprises à payer plus d’impôts ?

Plusieurs pays d’Europe dénoncent les méthodes utilisées par ces firmes et aimeraient pouvoir les contraindre à payer davantage d’impôts. Mais comment procéder ?

  • En France

Le gouvernement français souhaiterait « territorialiser l’impôt« , c’est-à-dire trouver les moyens de taxer ces multinationales en fonction de leur activité réelle en France. Une mission d’expertise sur ce sujet a été lancée cet été par Bercy. Elle doit rendre ses conclusions d’ici la fin de l’année.

Interrogée par Le Monde, la ministre déléguée à l’Économie numérique, Fleur Pellerin, reconnaissait, en juillet dernier, la complexité du problème : « La fiscalité actuelle n’est pas du tout adaptée à la dématérialisation de l’économie. Il est très difficile de rattacher les revenus produits par les nouvelles formes de commerce en ligne à un territoire. »

Une analyse partagée par Éric Vernier, chercheur à l’Iris : « Je ne pense pas qu’une réforme fiscale arrangerait les choses. On ne pourra jamais obliger les entreprises à installer leur siège social en France ou à facturer leurs ventes depuis la France« .

  • En Europe

Le 5 novembre, le ministre des finances britannique, George Osborne, et son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, ont appelé le G20 à renforcer la coopération en matière de taxation des multinationales.

Là encore, Éric Vernier n’y croit guère : « À l’échelle européenne, cela fait plus de 20 ans qu’on parle de convergence fiscale, mais on n’y est toujours pas. Et même si on y arrivait, le reste du monde, les paradis fiscaux, ne suivront pas. Les entreprises pourront toujours implanter leur siège dans ces pays pour payer moins d’impôts. »

La solution, selon lui, consiste à « réussir à démontrer qu’il s’agit plus d’évasion ou de fraude fiscale, répréhensibles, que d’optimisation fiscale« . C’est vers cette voie que les États européens, comme la France, se dirigent actuellement, en tentant de recalculer le montant de l’impôt sur les sociétés dû par ces entreprises. Éric Vernier préconise aussi de « concentrer tous les contrôles fiscaux sur ces grosses entreprises, plutôt que de passer un temps fou pour une fraude fiscale de 500 € de la part d’un particulier« .

Mais comment fait Google pour payer si peu d’impôts en France ?

Selon nos informations, la France réclame un milliard d’euros au géant américain. Le fisc a exploité une faille dans un schéma d’optimisation complexe. Explications.

  | Le Point.fr

Google a toujours déclaré se conformer aux législations locales.
Google a toujours déclaré se conformer aux législations locales. © AP / Sipa/ Paul Sakuma

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Commentaires

Jean R  •                                      ça ne coûte rien de demander !

  • Julien  •                                Ca y est les socialos sont au bout de l’impunité, ils ont volé tous les français, maintenant ils croient que google va baisser son froc ahahah mdr!
  • Tiensuces  •                       El Khonnerie ?? … bofff , comme disait une amie à moi, plus c’est Gros plus ça passe ^^
  • Albertoche  •                   donc 220 milliards de dette… moins 1,6 milliard =……une goutte de la taille d’un virus….
  • neofoxy  •                        Au final, ils auront 4€ pour l’encre de la demande…
  • peti  •                               Si on retire le capitalisme aux socialistes, il ne reste plus que des petits poulets tout nus qui braillent l’international..
  • Lucien  •                        Quand les gens seront moins bêtes et boycotteront les sociétés qui fraudent le fisc, les entreprises seront sûrement plus attentives à respecter la loi!
  • TR  •                                Normal, mais il me semblerait bien plus urgent de défendre les Français contre l’exploitation des données que recueille Google sur chacun d’entre nous, et que nous n’imaginons même pas.
  • Flab Marc  •                  C’est comme les promesses présidentielles socialistes: faut pas rêver !
    Albertoche  •                 çà peut aider….mais une toute petite ,microscopique goutte face à ses 2200 milliards de dette

marius27  •                                  ET AUSSI N’OUBLIEZ PAS LES 900000 EURO D’IMPOTS DE NOAH PARAIT IL TOUJOURS PAS PAYES, POURQUOI? 

CB                                               Don’t blame the players, blame the game… Ce que font Apple, McDo, Total et autre multinationale n’a, semble-t-il, rien d’illégal au sens strict de la loi. Nos lois permettent ce genre d’optimisation. Une harmonie fiscale et sociale, un contre-pouvoir face aux lobbies des grands groupes (ils ne sont pas mécontents de la situation), permettrait de réduire ces pratiques moralement discutables (dans le sens où on engrange sans contribuer).

YTour                                    Macron n’aura pas le cœur de faire payer de manière excessive une pauvre entreprise. Au-delà de ce fait précis, il s’avère qu’un des problèmes majeurs que nous allons affronter est la lutte contre les multinationales et leurs méthodes afin de restaurer une notion de bien public. Je doute qu’Emmanuel soit le mieux armé pour ce conflit

AC 78                                        Enfin, l’Etat (=nous) se fait respecter, plutôt que d’aller toujours vers plus d’égoïsme pardon optimisation fiscale, notamment vers la Suisse, l’Irlande et autres états voyous donnant des leçons en plus !

  • Tonton Berru  •                n’utilisez plus google, il y a plein de moteurs alternatifs aussi performants
  • allie  •                                C’est censé me consoler des 10% qu’on m’a ponctionné d’autorité pour avoir payé un mois en retard?
  • alain  •                               1.6 milliard ??? Cela veut surement dire qu’ils en doivent 10 fois plus!!!
  • Qkfh Jfht  •                       faites comme les chinois: couper le réseaux , le lendemain Google paye son retard !!!………………
  • Madredios Mamamia  •  Moi je paie pas internet, l’opérateur me coupe internet.
    Google ne paie l’état, l’état doit exiger de l’opérateur de couper l’accès internet.à Google.
    Sachant qu’il y a 3 grands fournisseurs en France, Google va être pas faire long feu et payer FISSA’H.
  • michel  •                           Prenez donc un autre moteur de recherche … moi c’est fait …
    GOOGLE n’est pas le seul sur le marché …
    QWANT est Français .. essayez le … sans hésiter …
    En plus vous ne serez jamais pisté …
  • Rezaiguia  •                    pas de soucis…Google est une enseigne ricaine……les représailles vont être monstrueuses……
  • Etienne  •                        Les plus grand maîtres chanteur sont rentrés en liste ; Je te saque ton business si tu m’ embêtes ? Google va mettre des filtres pour que les étrangers ne voit presque rien en France, la perte Française va être immense car tout le monde utilise google et quasiment que google …
    nihilux  •                         vu l’efficacité et la rapidité de la justice française et la bougeotte de certains groupes,…payer peut être une amende dans 15ans est vachement plus rentable que de payer des impôts avec un siège social en France :p
    1. greg3395   en gros l’optimisation fiscale c’est: France -> Ireland -> l’ile caiman

      comme facebook , ils payent que 5 millions d’euro et basta…

      1. Marc91  Facebook, Apple mais aussi Starbuck qui lui, ne déclare rien en UK malgré les millions de bénéfices qu’il y fait….

        Microsoft a payé un lourd redressement fiscal. Il est temps que les autres payent aussi.
        Même les multinationales françaises font la même chose, comme Total qui créée des filiales dans tous les pays et en domicilie la majeure partie aux iles Caïman…
        Quand je pense à ces milliards d’euro perdus chaque année pour le fisc qui, s’ils étaient payés, soulagerais énormément le contribuable et le consommateur.

    2. Error32           En France de toute façon y a que la classe moyenne qui se fait défoncer par les impôts…
      1. le roublard   Eh ouais , et grâce à ces boites notamment.

        Je rigole toujours quand je vois les libéraux se plaindre du niveau des impôts quand ils défendent ces multinationales qui placent leurs sièges dans les paradis fiscaux

    3. ethanfel                honteux.

      @ D’autant que toutes les tentatives européennes d’instaurer une « taxe Google » ont été abandonnées
      Ca n’a rien à voir avec les impots…

    4. Bulot                     Pourquoi on ne leur met pas une amende record ? Qui se chiffrerait en milliards ?

      Là ça les ferait peut être réfléchir non ?
      Je n’y connais rien niveau juridique, mais je suis toujours effaré par la faiblesse des amendes, faut poser les couilles sur la table là !

      1. ragex    Si tu « tapes » une entreprise américaine, à ton avis qui pointera le bout de son nez pour les aider?

        indice: les dirigeants européens baissent souvent leur froc devant eux…

        1. Error32   Tu sais, quand tu vois qu’un Ministre du Budget peut pratiquer l’évasion fiscale , tu te dis que les politiques Français seraient bien embêtés s’ils devaient faire la chasse aux failles fiscales…

          Il vont pas « fermer » leur porte dérobée sous prétexte que d’autres l’utilisent 😉

          1. ragex   On est d’accord aussi sur ce point là! 😉
      2. jacoch                Car ce qu’ils font n’est pas illégal. Ils profitent des lois de chaque pays. Et comme tous les pays en cause (Ireland et Pays-Bas notamment) ne voudront jamais rien savoir, va falloir trouver une autre solution. Suffit de prendre leurs résultats pour calculer un taux de rentabilité et l’appliquer au chiffre d’affaire fait dans chaque pays. Et faire payer les impôts sur ce bénéf calculé. Et s’ils veulent pas être taxés sur ça, faut fournir des comptes corrects.
    5. chickenwing                Puisque rien ne les en empêches, pourquoi il s’en priveraient ?
    6. ataraxie                       Les idiots dans l’histoire, ce sont les politiques, qui laissent faire (et qui ont permit ces faiblesses).

      A force de faire de permettre masse dégrèvements.
      C’est normal qu’une boite cherche a maximiser ses profits.
      Ce qui est pas normal, c’est que légalement, il peuvent s affranchir de l’impôt en très grosse partie.
      Et au final ça donne des déficits d’état quand de tels revenues échappent aux états.
      Pendant ce temps la, les parlementaires se touchent la nouille et profitent de la passoire fiscale.

      1. Error32            Le pire c’est qu’on les observe , on râle mais ça va pas plus loin… Eux se fendent la gueule en pensant à nous XD

        Le droit de vote , quelle belle invention. Choisir entre un sandwich au caca ou une poire à lavement XD

        1. ragex      Choisir entre la peste et le choléra !? 🙂
      2. chickenwing    C’est un problème à l’échelle mondiale. Il faudrait que tout le monde se mette d’accord pour mettre fin à ces « optimisations ». C’est donc impossible
    7. Tom       Moi personnellement j’en ai rien a carrer. Il y a 1000000 fois pire que nous alors à un moment donné il faut relativiser.
    8. JeanClaude    FYI, tout ce que fait Google en Irlande est parfaitement legal, puisqu’ils ont des accords de l’administration fiscal irlandaise pour leur imposition (FYI pratique utilisée dans 26 des 28 pays de l’UE dont la France). Ne pas crier à la fraude fiscal quand il y en a pas !

      Certes ils dérivent certains de leurs revenus dans des pays dont le taux d’imposition est plus faible (12.5% en Irlande contre 33% en France, voir BEPS pour la référence), mais là il faut se demander qui est le plus malin: les sociétés pour choisir un pays au taux d’imposition faible ou un pays qui maintient un taux d’imposition élevé en pensant que les sociétés vont rester et payer plus cher qu’ailleurs…
      Au final on hurle à la délocalisation et au scandale fiscal, sans souvent en chercher les raisons…

      BBR0027                          Y’a pas que l’impôt sur les sociétésEt la TVA…

      Nous sommes tous responsables :
      Quand on achète un morceau sur i-tunes, un logiciel en ligne chez Microsoft, de la musique en ligne sur Amazon ou un service chez Google (Drive, Music, publicité)… On paye la TVA… Soit en Irlande ou au Luxembourg
      0, 00€ dans les caisses de l’état.

      marie jeanne 419                   Google et les impôts en France

      Pourquoi ils ne paient pas beaucoup d’impôts ? Ils font tout simplement comme le président de la France, ce cher hollande ils trichent… Ils s’inspirent de la méthode hollande ! Normal ! Et combien d’autres dans ce gouvernement ? Après cahuzac ?

      Unci TOÏ-YEN                   Notre système fiscal manque de réalisme
      Si Google fait de l’optimisation fiscale, c’est que les différentiels fiscaux sur les bénéfices des sociétés sont permis d’une nation à l’autre.
      Il est même à se demander pourquoi Google à une société en France, il pourrait très bien faire cela de la Belgique et ainsi ne pas déclarer un chiffre d’affaire en France de 193 millions avec un bénéfice de 8, 3 millions et ne pas payer 6, 5 millions dans nos caisses fiscales.
      S’ils le font c’est certainement par obligation d’avoir une antenne nationale pour exercer dans la nation.
      Dans une société commerciale : l’unique élément comptable qui a de l’importance est sa -valeur ajoutée-. Il convient aussi de vérifier si l’ensemble de cette valeur ajoutée est partagée de manière a être concordante avec les chiffres ci-dessus et avec le nombre de personnes qui travaillent dans la société française de Google.
      Et là il est facile de reconnaitre le réalisme de la déclaration Google ou de la prétention de BERCY qui est de 1 à 7 pour les recettes et de 1 à 158 pour les impôts.
      Chiffre d’affaire 192 877 000
      Valeur ajoutée 128 798 100
      Salaire et impôts 94 344 800
      EBE 34 453 300
      Résultat net 8 347 100
      Nombre d’employés 389 soit une valeur ajoutée de 331 100 par employé, avant impôts.
      Si nos 17 millions d’employés du privés produisez cette somme notre
      PIB serait alors de 7615 milliards.
      Si comme le veut Bercy ils produisent 1, 3 Mds de CA notre PIB serait de 51 560 milliards.
      Nous voyons là quelque chose ne tourne pas rond à BERCY pour avoir de telle prétention sauf si BERCY ne veut pas que les bénéfices d’une société fait dans sa nation soit taxer hors de la nation mais veut aussi son contraire c’est à dire que les bénéfices fait par une société hors de France soit aussi taxé en France.
      Reste à contrôler : comment de EBE de 34 453 300 on passe à 8 3347 100E de bénéfice net ?
      Reste aussi à savoir quelle somme exacte les Français ont payée à Google si c’est 192 millions soit 6, 43E par foyer Français ou 1, 3 Milliards soit 45 E par foyer sur environ 200E par foyer que coute la pub ?

      lukeskywalker                     Dénonciation ? Le fisc est soudain très compétent et très regardant… Je parie que Google a été dénoncé par l’un de ses salariés. Car contourner le fisc, c’est aussi refuser de reconnaître le travail des équipes et les priver des primes qu’elles pourraient avoir.

      Philippe Paris 18                 Un milliard très peu comparé au coût des élus et des fonctionnaires.

      Un milliard, c’est une infime partie des dépenses absurdes de nos gouvernants.
      Je comprends très bien que celui qui gagne de l’argent n’ait pas envie qu’il soit gâché par profiteurs aussi inutiles que gourmand.
      Google est dans le vrai.
      On dénonce et critique les fraudeurs mais pas les voleurs (ceux qui décident des impôts). Pourtant même si vous gagner cent millions au loto demain, les divers impôts vous les voleront en moins de trente ans et si vous aviez envie de les donner il faudra en donner la moitié aux voleurs !
      Face aux voleurs, il faut se protéger et essayer de ne pas se faire tout dérober.
      Ayant eu la bêtise de ne pas m’apercevoir de cela plus tôt, je serai sans doute contraint d’écourter ma vie faute de moyen de vivre décemment.
      Ne soyer pas aussi bête que moi, suivez l’exemple de Google !

      scandaledahy               Le fisc est de mauvaise foi pour récupérer le fruit de son racket !

      1 millard d’Euro c’est inimaginable ! Google ne fait pas tant de bénéfice que cela pour être racketté d’un milliard d’Euros. Les Enarques en veulent à Google. Déjà il voulait tout numériser les ouvrages de la bibliothèque nationale. De prime à bord c’était une bonne chose, quand on sait que nos fonctionnaires ont laissé noyer les ouvrage par manque d’entretien des canalisations. C’est de la négligence pure et dure. Il en de même en justice quand un fax manque d’encre, ce n’est plus une question de budget mais une question où va l’argent du budget. La fonction publique déconne en premier notre Justice. Outreau, un handicapé mental et physique bien incapable de commettre les crimes qui lui ont été reprochés, est mort en prison comme oublié dans une oubliette, c’est effroyable ! Et il n’y a pas que Burgaud comme responsable, en commençant par celui qui a osé venir l’arrêter. C’est le lampiste, et pourquoi l’a-t-on obligé ! Notre fonction publique est à revoir de fond en comble. L’idéal serait de la faire mourir à petit feu du temps que l’on trouve des solutions de remplacement. Elle est incorrigible ! Elle nous coûte très cher et ce n’est pas la peine de piller Google d’un milliard pour un service aussi désastreux ! Ne parlons pas du ridicule de notre Président devant le monde entier ! Google je m’en sers tous les jours !

      Jean-Louis 30               Nous vivons une époque merveilleuse

      Les politiques sont train de découvrir l’eau chaude, Ce genre de chassé croisé financier à travers la planète existe depuis bien des années et il se perfectionne tous les jours. Le temps que ce genre de technique soit inscrit au programme de l’ENA et de Science PO, Messieurs les Managers des multinationales vous avez de beaux jours devant vous. C’est pourtant tout bête, je fais fabriquer là où ça ne coûte pas cher, je vends là où il y a de l’argent et je fais du bénéfice là où il n’y a pas d’impôts, et lorsqu’on vend des courant d’air comme GOOGLE, cela vous évite la première étape.
      Prochaine leçon demain.

      Hans                               Façon de voir. Le fisc aurait découvert une faille dans la législation et les traités pour justifier ses prétentions. Les juristes connaissent les failles dans les textes, dues à des imperfections de rédaction et non de l’esprit de la loi s’il ne s’agit pas d’incohérences entre deux lois souveraines…
      A force de chercher les failles et de perquisitionner, on finira toujours par trouver une argumentation à présenter devant un tribunal français. Reste à savoir si les cours européennes partagent l’interprétation du fisc français.

      Non et non                    In my backyard too—N y a t il pas des similitudes avec ces entreprises parfois reprises par des groupes extra continentaux, souvent d ailleurs avec très grosses subventions (zones prioritaires emploi), qui « achètent très cher » (euphémisme) les pièces ou éléments nécessaires à la maison mère pour (du coup) réaliser un bénéfice ridicule, suivant un tour de passe passe conglomérant les vrais bénéfices chez la Maison mère ?

      —Ou pire (puisque l ‘Etat est actionnaire), qqs grands groupes d armements EU (et bcp français à l’origine-avec bénéfices énormes) qui ont leur siège aux Pays Bas et leur trésorerie en Irlande, le tout avec l’Etat comme actionnaire de premier rang, donc forcément conscient du pb, non ?)…
      —En gros, quelle différence avec Google ?
      En gros, n’est ce pas là qu’elle doit commencer la chasse aux milliards (« plus la boîte est grosse, moins elle paye »)…
      Merci de vos lumières. . ; -).

      roquebrune                 Comme les journalistes et… quelques autres, Google profite de trous et niches fiscales. Google ne fait pas la leçon contrairement à nombre de journalistes bien pensants qui sont indignés par les niches des autres. Ceci étant l’enquête Google a débuté il y a 4 ans sous Sarkozy. Attendons le triomphe socialiste !

      • Avatar Thomas Céleste   La performance et la suprématie de ce groupe dans ses divers secteurs d’activité forcent le respect, tout comme leur capacité à développer des outils supérieurs à ceux des concurrents.

        Mais ce qui est inquiétant c’est moins l’optimisation fiscale de ce groupe que sa situation de quasi-monopole : plusieurs internautes soulignent d’ailleurs ici leur dépendance totale aux produits Google auxquels ils n’imaginent déjà plus aucune autre alternative valable.

        C’est justement là le problème : comment parvenir à développer la moindre concurrence face à de tels groupes (tous des géants américains) ? Impossible sans prendre des mesures protectionnistes ou créer des niches en entravant le développement de ces groupes sur certaines activités définies.

        Par exemple, une législation européenne contraignante sur le stockage et l’usage des données stockées par Google constitue une forme d’entrave et de garde-fou. Quand il est exigé que tout ou partie des données européennes soient stockées exclusivement en Europe, cela oblige Google a développé plus de structures physiques en Europe, accroît ses dépenses et l’expose aussitôt à d’autres formes de fiscalité.

      • Avatar Jesaispasmais  Que chacun d’entre nous passe par « QWANT » en lieu et place de GOOGLE. Le seul moyen de faire plier ce dernier est de lui fermer le robinet des revenus !!!

        Il n’y a aucune différence entre ces deux moteurs de recherche, sauf que Google ne veut pas payer en Europe un quelconque impôt…

      • AvatarJesse James 68    Google a parfaitement le droit de gérer ses affaires comme bon lui semble.

        La jour où les idéologues (y compris une grande majorité de sa population) qui « dirigent » le pays (droit dans le mur) auront compris que la haine viscérale qu’ils ont des entreprises et des gens qui veulent réussir en travaillant dur tue l’économie de ce pays ils changeront (peut-être), mais en fait sans doute pas , d’attitude.
        Il est tout à fait logique qui se sentent détestées, haïes , stigmatisées et volées dans un pays cherchent à s’installer ailleurs.
        La France , les français et leurs entreprises ont beaucoup plus besoin de Google que Google n’a besoin de la France pour engranger les milliards qu’ils engrangent. Le jour où Google n’opérera plus du tout en France , la France perdra beaucoup plus en développement économique que les quelques millions d’impôts de plus qu’elle cherche désespérément à confisquer.
        Le fait que les revenus de Google « adwords » diminuent en France ne reflète rien d’autre que la diminution de l’activité économique dans ce « beau » pays si viscéralement haineux de l’entreprise : 70,000 entreprises font faillites par an , beaucoup plus sont mises en liquidation judiciaires et encore plus ralentissent leur activité et , à force d’être mise exsangue par un état obèse, obsolète, redondant , inefficace et arrogant n’ont PLUS les moyens de dépenser de l’argent en budget publicitaire (ce qu’est Google « adwords »).

      • Avatar Stav DURAN   Pourquoi les gouvernements français et allemand ont-ils tué EXALEAD vers 2010?

        EXALEAD était le moteur de recherche – concurrent de Google – et présenté comme la réponse européenne !!!.
        Un feu de paille..
        Mais un succès technologique.

      • Avatar skitout         La révolution numérique doit nous faire repenser notre politique fiscale.

        Le rapport Collin et Colin est intéressant dans le domaine.

      • Merci à Monsieur Moscovici, Sapin, Macron et Hollande, les ennemis de la Finance « Nationale » qui eux se payent grassement en nous laissant les dettes et les déficits à chaque fois…

      • Les critiques à l’égard de Google me laissent pantois. Après tout c’est la base du capitalisme. Faire un max de blé en payant le moins de taxes(impôts et charges sociales) possibles. Faut pas se leurrer, les Google, Amazon, Apple, AirBnB, Uber font un des millions de bénéfices sur le territoire français en échappant aux charges sociales et en pratiquant de l’optimisation fiscale et ils continueront à le faire. C’est malheureusement injuste pour les entreprises non virtuelles implantées en France.Après tout Total à fait la même chose en payant peu d’impôts sur les sociétés en regard des milliards de bénéfice que l’entreprise a fait.

      • Avatar ContentDeMêtreBarré     Et Oui une société cherche à payer le moins d’impôts possible pour se développer, investir etc.

        Du moment où cela est légal ET joue sur l’optimisation fiscale C’est tout bon.

Le CON du « PAF » II

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Après Julien Cazarre, Hanouna s’en serait pris à un journaliste

Le Parisien

Le Parisien: Cyril Hanouna s'en serait pris à Arnaud Ramsay, un journaliste de France Football et chroniqueur sur i-Télé. © Le Parisien Cyril Hanouna s’en serait pris à Arnaud Ramsay, un journaliste de France Football et chroniqueur sur i-Télé. Une nouvelle victime des foudres du trublion de D8? Après Julien Cazarre, Cyril Hanouna s’en serait pris au journaliste sportif Arnaud Ramsay. Selon le Canard Enchainé ce mercredi, ce dernier a déposé plainte contre l’animateur le 7 février. Il assure avoir été victime de menaces.

«Hanouna n’arrêtait pas de hurler:  « On va s’expliquer, je vais venir te défoncer, tu ne sais pas qui je suis, tu vas avoir de gros problèmes, je vais venir te chercher à iTélé »», raconte le journaliste de France Football, également chroniqueur sur i-Télé (qui appartient au groupe Canal +, tout comme la chaîne D8), au Canard Enchainé.

Pourquoi une telle colère ?

Cyril Hanouna aurait peu goûté le fait qu’Arnaud Ramsay s’exprime sur Twitter à propos des critiques de Julien Cazarre contre l’émission et les chroniqueurs de «Touche pas à mon poste». Ces mêmes déclarations de Cazarre avaient déjà suscité l’ire de l’animateur de D8 qui avait contacté l’humoriste pour le menacer.

Cette «intervention», que Cyril Hanouna avait reconnue en la minimisant, avait conduit au dépôt d’une première plainte. Cazarre et Hanouna avaient ensuite essayé de calmer le jeu, assurant qu’ils s’étaient vus et qu’ils s’étaient expliqués. Comment réagira Cyril Hanouna avec cette nouvelle affaire de menaces ?

Le journaliste Arnaud Ramsay a aussi porté plainte contre Cyril Hanouna après avoir été menacé

Publication: 24/02/2016 10h54 CET Mis à jour: il y a 4 heures
ARNAUD RAMSAY HANOUNA CYRIL

MÉDIAS – Le Canard Enchaîné n’en a pas fini avec Cyril Hanouna. Après avoir révélé la plainte du chroniqueur Julien Cazarre contre Cyril Hanouna et Énora Malagré pour « menaces de violences physiques » la semaine passée, le palmipède nous apprend ce mercredi que la star de D8 a menacé un autre journaliste.

« Vendredi 5 février vers 14 heures, entre deux appels façon Tony Montana à Cazarre, Hanouna insulte également au téléphone Arnaud Ramsay, journaliste à France Football et chroniqueur à iTélé, qui a osé rédigé un tweet relayant les fameuses critiques de Cazarre, sur Hanouna et sa bande », peut-on lire dans l’hebdomadaire.

Le Canard Enchaîné cite directement le journaliste sportif: « Hanouna n’arrêtait pas de hurler: ‘On va s’expliquer, je vais venir te défoncer, tu ne sais pas qui je suis, tu vas avoir de gros problèmes, je vais venir te chercher à iTélé, etc.' », a témoigné Arnaud Ramsay.

Malgré les tentatives de réconciliation par le groupe Canal, Arnaud Ramsay aurait refusé, toujours selon le Canard Enchaîné, de retirer sa plainte contre Cyril Hanouna, ce qu’avait accepté de faire Julien Cazarre.

Lire aussi : • Un chroniqueur de Canal+ porte plainte contre Cyril Hanouna et Énora Malagré

Cyril Hanouna a-t-il menacé un autre journaliste du groupe Canal + ?

© Jean-Christophe MARMARA / Le Figaro

LE SCAN TÉLÉ – Comme Julien Cazarre il y a quelques jours, Arnaud Ramsay, journaliste à iTélé, aurait déposé plainte contre l’animateur vedette de D8 après avoir reçu des messages menaçants par téléphone.

Les langues se délient. Après Julien Cazarre, au tour d’Arnaud Ramsay de témoigner des menaces envoyées par Cyril Hanouna. Selon le Canard Enchaîné, le journaliste à France Football et iTélé a déposé une plainte contre l’animateur de Touche pas à mon poste! au début du mois. Il aurait reçu des messages de menaces par téléphone le 5 février dernier. «Hanouna n’arrêtait pas de hurler: ‘On va s’expliquer, je vais venir te défoncer, tu ne sais pas qui je suis, tu vas avoir de gros problèmes, je vais venir te chercher à iTélé’, etc.», raconte Arnaud Ramsay à l’hebdomadaire satirique.

Le 7 février, le journaliste est alors entendu par la police au commissariat du IXe arrondissement de Paris, le lendemain du dépôt de plainte de Julien Cazarre. En fait, Cyril Hanouna n’aurait pas supporté qu’Arnaud Ramsay relaye les critiques de Julien Cazarre envers son émission et ses chroniqueurs quelques jours plus tôt.

Auteur de plusieurs biographies consacrées à Nicolas Anelka ou David Douillet, Arnaud Ramsay intervient régulièrement sur l’antenne d’iTélé pour commenter les grands événements sportifs. En 2014, il a même signé un livre sur le football avec le plus bruyant des chroniqueurs de Touche pas à mon poste!, Gilles Verdez. Un ouvrage intitulé Champions du monde 98: secrets et pouvoir (éditions du Moment).

La semaine dernière, Julien Cazarre, un autre journaliste sportif de la maison Canal +, avait déposé plainte contre Cyril Hanouna après avoir reçu les messages suivants: «ON SAIT OÙ T’HABITES», «On va venir te voir», «Tu ne sais pas qui on connaît», «Tu nous as pris pour des gentils, mais non». Seule différence: cette plainte visait également la chroniqueuse Énora Malagré. Les stars du talk-show à succès n’avaient pas apprécié les critiques de l’humoriste deCanal+ Sport rapportées quelques jours plus tôt dans France Football.

«Une réconciliation forcée» au sein du groupe Canal +

Dans ce magazine, il révélait notamment avoir refusé d’intégrer la bande de Touche pas à mon sport, programme produit par le trublion de D8, à cause de l’entourage de Cyril Hanouna. «Gilles Verdez c’est le dîner de cons et Enora Malagré c’est la vulgarité à l’extrême. Ça ne m’intéresse pas. J’ai besoin de bosser avec des gens que j’admire un peu».

Dès le lendemain de la polémique, Julien Cazarre avait calmé le jeu en affirmant que cette tension était «de l’histoire ancienne». Cette passe d’armes ne semble pas plaire à la direction de Canal +, groupe qui détient D8, où sévit chaque soir Cyril Hanouna, et iTélé, où interviennent les plaignants. Toujours selon Le Canard Enchaîné, Maxime Saada, directeur général du groupe, et Thierry Cheleman, patron des sport de la chaîne cryptée, ont récemment organisé une «réconciliation forcée» entre Julien Cazarre et Cyril Hanouna. Toutefois, la plainte du premier visant le second n’aurait toujours pas été retirée.

Après Julien Cazarre, Cyril Hanouna aurait menacé un autre journaliste sportif

Après Julien Cazarre, c’est au tour d’Arnaud Ramsay d’évoquer les drôles de méthodes de Cyril Hanouna. Selon le Canard Enchaîné, l’animateur de D8 qui avait menacé le journaliste sportif Julien Cazarre de violences physiques parce qu’il avait osé dénigrer son émission, s’en serait également pris à Arnaud Ramsay, journaliste à France Football et iTélé. « Hanouna n’arrêtait pas de hurler: ‘On va s’expliquer, je vais venir te défoncer, tu ne sais pas qui je suis, tu vas avoir de gros problèmes, je vais venir te chercher à iTélé' », raconte Arnaud Ramsay, coupable d’avoir relayé les critiques de son confrère.

Ce dernier est alors entendu au commissariat du IXe arrondissement le 7 février, au lendemain du dépôt de plainte de Julien Cazarre contre Cyril Hanouna. Contacté par L’Express, l’entourage du journaliste confirme le récit du Canard Enchaîné et précise qu’Arnaud Ramsay s’est contenté d’apporter son témoignage dans cette première affaire. Aucun nouveau dépôt de plainte n’a été enregistré ce jour-là.

Rappel des faits

Julien Cazarre avait révélé dans France Football début février, avoir refusé d’intégrer l’équipe de Touche pas à mon poste, à cause de certains chroniqueurs. « Gilles Verdez c’est le dîner de cons et Enora Malagré c’est la vulgarité à l’extrême. Ça ne m’intéresse pas. J’ai besoin de bosser avec des gens que j’admire un peu », avait-il déclaré, déclenchant la colère du présentateur de l’émission.

« ON SAIT OÙ T’HABITES », « On va venir te voir », « Tu ne sais pas qui on connaît », « Tu nous as pris pour des gentils, mais non », lui avait alors envoyé Cyril Hanouna. Selon le Canard Enchainé, Maxime Saada, directeur général du groupe, et Thierry Cheleman, patron des sports de la chaîne cryptée auraient organisé une « réconciliation forcée » entre les deux protagonistes pour atténuer le scandale. Mais, précise l’hebdomadaire, la plainte de Cazarre « court toujours ».

Cyril Hanouna : une autre plainte pour avoir menacé un autre journaliste ?

Après « l’affaire » Julien Cazarre, il se pourrait qu’il y ait l’affaire Arnaud Ramsay. Le Canard Enchaîné a décidé de continuer sur sa lancée en dévoilant une autre histoire concernant l’animateur de Touche pas à mon poste Cyril Hanouna, qui aurait menacé un autre journaliste qui travaille pour Itélé et France Football.

Le journal écrit : « Entre deux appels façon Tony Montana à Cazarre, Hanouna insultent également au téléphone Arnaud Ramsay, journaliste à France Football et chroniqueur i Télé, qui a osé rédiger un tweet relayant les fameuses critiques de Cazarre, sur Hanouna et sa bande »

Arnaud Ramsay explique au canard Enchaîné : « Hanouna n’arrêtait pas de hurler, je vais venir te défoncer, tu ne sais pas qui je suis, tu vas avoir de gros problèmes, je vais venir te chercher à i Télé »

Le journaliste a déposé une plainte et aurait été entendu par la police au commissariat du IXe arrondissement de Paris le 7 février, le lendemain du dépôt de plainte de Julien Cazarre.

Cyril Hanouna a-t-il menacé un autre journaliste sportif ?

L’affaire Cyril Hanouna/Julien Cazarre ne semble pas complètement terminée. Selon Le Canard enchaîné, la star de Touche pas à mon poste ! aurait également menacé Arnaud Ramsay, journaliste à France Football et chroniqueur à iTELE. Celui-ci aurait reçu des menaces par téléphone, le 5 février dernier. « Hanouna n’arrêtait pas de hurler : ‘On va s’expliquer, je vais venir te défoncer, tu ne se sais pas qui je suis, tu vas avoir de gros problèmes, je vais venir te chercher à iTELE, etc. »‘, raconte Arnaud Ramsay qui « a osé rédiger un tweet relayant les fameuses critiques de Cazarre sur Hanouna et sa bande », écrit Le Canard enchaîné.

>>> Qui est Arnaud Ramsay qui a été insulté par Cyril Hanouna ?

La semaine dernière, Julien Cazarre, chroniqueur dans l’émission J+1 sur Canal+ Sport, avait déposé une plainte contre Cyril Hanouna et Enora Malagré après avoir reçu des messages de « menaces de violences physiques ». L’animateur et la chroniqueuse de D8 n’auraient pas apprécié les critiques dans France Football de l’humoriste de Canal+, qui avait décliné la proposition de rejoindre l’écurie Hanouna en participant à Touche pas à mon sport ! : « Gilles Verdez c’est le dîner de cons et Enora Malagré c’est la vulgarité à l’extrême. Ça ne m’intéresse pas. J’ai besoin de bosser avec des gens que j’admire un peu », avait-il expliqué pour motiver son choix.

Julien Cazarre avait rapidement calmé le jeu. « C’est de l’histoire ancienne. Pour moi, c’est une affaire classée, on s’est parlé au téléphone et il a reconnu s’être un peu emporté, expliquait-il dans les colonnes du Parisien/Aujourd’hui en France. C’est monté vite et c’est retombé vite aussi. Pour moi, cette histoire est réglée, le reste ne me concerne plus ».

La direction de Canal+ semble être intervenue dans ce litige. D’après Le Canard enchaîné, Maxime Saada, directeur général du groupe, et Thierry Cheleman, patron des sports de la chaîne cryptée, auraient organisé une « réconciliation forcée » entre Julien Cazarre et Cyril Hanouna. Toujours selon les informations du journal satirique, le premier n’aurait toujours pas retiré sa plainte visant le second. Ambiance…

L’im­plo­sion serait-elle proche ? En tous cas, jamais l’image de l’ani­ma­teur n’aura été autant brouillée.

« Je vais venir te défon­cer, tu ne sais pas qui je suis, tu vas avoir de gros problèmes, je vais venir te cher­cher à i-Télé ». C’est, selon le très informé Canard Enchaîné, la menace qu’au­rait profé­rée Cyril Hanouna à l’en­contre d’Ar­naud Ramsay, jour­na­liste spor­tif, après son tweet de soutien à Julien Cazarre, autre chro­niqueur spor­tif ayant dénoncé des « appels télé­pho­niques malveillants » du présen­ta­teur de Touche pas à mon poste et de sa chro­niqueuse Enora Mala­gré.

« En ces temps de dicta­ture média­tique, Julien Cazarre a osé dire non. » Rien de vrai­ment insul­tant dans le tweet de Ramsay, posté le 5 février,  même si l’on peut comprendre qu’Ha­nouna, autre sala­rié du groupe Canal +, aurait préféré un peu plus de soli­da­rité. Le tort d’Ar­naud Ramsay : entre­te­nir une polé­mique initiée par Cazarre, quelques jours plus tôt.

Inter­viewé par le jour­nal France Foot­ball sur une colla­bo­ra­tion manquée avec Cyril Hanouna, Julien Cazarre s’est expliqué début février sur son refus d’in­té­grer la bande de Touche pas à mon sport, émis­sion présen­tée par Estelle Denis et produite par H20, la société d’Ha­nouna : « Cyril m’a dit qu’il aimait bien ce que je faisais, malheu­reu­se­ment je ne peux pas en dire autant ! C’est pas du tout ma came (…) Gilles Verdez, c’est le dîner de cons, et Enora Mala­gré, c’est la vulga­rité à l’ex­trême. Ca ne m’in­té­resse pas. J’ai besoin de bosser avec des gens que j’ad­mire un peu. »

« On sait où t’ha­bites », « Tu ne sais pas qui on connaît », « Tu nous a pris pour des gentils, mais non… » … Révé­lées par Le Canard Enchaîné il y a une dizaine de jours, les repré­sailles de Cyril Hanouna et de sa blonde chro­niqueuse n’au­raient pas tardé. Elles auraient même contraint Julien Cazarre à dépo­ser une plainte auprès du commis­sa­riat de police du 9eme arron­dis­se­ment de Paris, où Ramsay aurait été récem­ment convoqué pour appor­ter son témoi­gnage.

Mais qu’ar­rive-t-il donc à Cyril Hanouna, comique trou­pier jusqu’ici sympa et rigo­lard, suivi par 1,9 millions de télé­spec­ta­teurs chaque soir et plus de 2,8 millions de follo­wers sur Twit­ter ? A l’évi­dence, « l’homme fort de D8 », grati­fié par Vincent Bolloré de 250 000 000 d’eu­ros pour rester au service de la chaîne durant les cinq prochaines années, vacille.

Avant lui, Arthur, Jean-Luc Dela­rue ou encore Benja­min Castaldi ont payé la rançon de la gloire et encaissé les coups avec plus ou moins d’es­to­mac.

Pour Hanouna, la critique semble ravi­ver de vieilles bles­sures enfan­tines.

Il s’en est expliqué sur « Le Divan » de Marc-Olivier Fogiel, le 9 février dernier : ses parents, Ange et Esther, émigrés tuni­siens débarqués aux Lilas, en banlieue pari­sienne, dans l’es­poir d’une vie meilleure, aujourd’­hui méde­cin et proprié­taire d’une boutique de prêt-à-porter, espé­raient mieux pour lui.

A la diffé­rence de sa sœur aînée, Cyril aura toujours été « plutôt cancre » durant sa scola­rité.  Au grand déses­poir de son père, qui refu­sera de lui adres­ser la parole pendant trois mois, il râtera même son bac. Exploi­ter cette fibre comique, qui lui vaut l’ad­mi­ra­tion de ses copains et atten­drit sa grand-mère mater­nelle domi­ci­liée en fin de vie sous le toit des Hanouna ? Pour Ange, le patriarche, l’af­faire aurait dû être pliée. « Quand je lui disais que je voulais faire de la télé, il me répon­dait que personne ne m’at­ten­dait », se souvient Cyril. Il lui faudra effec­ti­ve­ment plus de dix ans de galère pour s’éle­ver, à force de gouaille, de blagues potaches et de ridi­cule assumé, tout en haut des marches de la gloire.

Reste qu’on se sent parfois bien seul au sommet. Chaque weekend, ses parents, encore suspi­cieux vis-à-vis de ce monde de paillettes et de cotillons dans lequel leur fils évolue, auraient pris pour habi­tude de lui lancer : « Qu’est-ce que tu vas faire plus tard ? ». A l’oc­ca­sion d’un déra­page, comme ce fut le cas quand Cyril déplora l’inac­ces­si­bi­lité pour le grand public d’une émis­sion comme « Ce soir (ou jamais !) », Esther Hanouna n’hé­si­te­rait pas à décro­cher son télé­phone. Mauvais point, mauvais sang pour Cyril, le « cancre » parfois perdu dans les costumes un peu trop grands de Citi­zen Hanouna.

Silence bien plus pesant qu’a­pai­sant de la part d’Emi­lie, sa brune épouse et la mère de ses enfants, Bianca et Lino. « Quand je rentre à la maison, elle va me parler du petit qui n’a pas mangé ses arti­chauts, de ce que sa sœur et lui ont fait à l’école », a confié l’ani­ma­teur chez Fogiel. Ils se sont rencon­trés, il y a plus de dix ans. Alors qu’elle assis­tait Gérard Louvin à la résur­rec­tion de la salle de spec­tacles Bobino, à Paris, il atten­dait que produc­teurs et direc­teurs de chaîne le rappellent. « Je prépa­rais les dîners, je faisais le ménage. J’at­ten­dais qu’elle rentre à la maison pour parta­ger un moment avec elle. Elle est restée dans cette période-là. Pour elle, je travaille dans un bureau. »

Hanouna, être vulgaire, brutal et méga­lo­ma­niaque ? La télé est parfois un miroir défor­mant.

A quarante et un ans, quand il se regarde droit dans les yeux, Cyril, à l’évidence fort mal conseillé, sait-il seule­ment qui il a envie d’être ?

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Commentaires

JL05  •                                              toujours la grande classe, à titre personnel je ne le regarde jamais.

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  • BLEUDEVY  •                       Nauséabond…
  • Mouaz  •                               on connait cette méthode ,on commence par provoquer avec les méthodes les plus perverses , ensuite , dès qu’il y a réaction de la part de la victime ,on crie au scandale et on se positionne en victime,,,,,,pathétique….:!!!!!!!
  • Boy  •                                        Qui protège cette raclure?
  • Joel32  •                                    il y en a marre de télé #$%$
  • MisterYannis De La Malici …  •  Il suffirait de faire appel à un scientifique et de placer Hanouna devant un cobaye qui regarde son émission pourrie ,d’ouvrir le crâne du téléspectateur et de demander à Hanouna de constater la puanteur qui émane du cerveau du cobaye !! Je pense qu’il pourra prendre conscience à ce moment là de la… la terrible puissance des dégâts que peuvent causer son show !! Rafael  •                                 Patrick Sébastien avait raison,il est tombé dans la dope.
  • oncle Bill  •                            Il doit sans doute faire partie de la bande des malfrats-bastoneurs de la Ligue de Défense Juive LDJ.
  • amor l  •                                  MDR…il me dit ca je luis réponds… Attend vient pas tout de suite laisse moi le temps de me récupérer de la barre de rire….. Il se prend pour qui le petit. Viens me voir et on verra qui va défoncer l’ autre. Nan mais je te jure les mecs se prennent pour des montagnes….
    spindoctor  •                            Le titre aurait été plus marrant avec une virgule avant « sportif »

Agence française de développement: la « jungle » de Calais

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A Calais, les migrants de la « jungle » attendent l’évacuation en continuant de rêver du Royaume-Uni

Farhad attend assis sur une chaise, bonnet vissé jusqu’aux sourcils. Comme lui, dans ce grand conteneur transformé en salle commune, six autres jeunes hommes patientent. Tous sont Afghans. Ils habitaient jusqu’ici dans la « jungle » de Calais, un vaste bidonville boueux et insalubre, installé non loin du port de Calais et de l’entrée du tunnel sous la Manche, et où séjournent actuellement entre 3 000 et 4 000 migrants. Ce soir, les sept jeunes hommes espèrent dormir au chaud, dans un vrai lit, et non plus dans un abri de fortune exposé aux vents et à la pluie.

Mais pour ça, Farhad, 18 ans, doit d’abord obtenir une place dans le Centre d’accueil provisoire (CAP). Financé par l’Etat, il se dresse depuis janvier à deux pas des centaines de tentes montées par les migrants dans la jungle. Entre les deux camps, un simple grillage. « J’ai des amis qui vivent au centre depuis quelques jours, raconte Farhad, le survêtement maculé de boue. Ils m’ont dit qu’ici, ce serait un peu mieux que dans la jungle, alors j’ai décidé de venir. Je pense que je serai un peu plus en sécurité. »

© Fournis par Francetv info

« Ce n’est pas humain de vivre dans ces conditions »

Mais il ne reste plus que 220 places libres dans les grands conteneurs blancs aménagés du CAP. Depuis l’annonce de l’évacuation imminente de la moitié sud de la jungle par les forces de l’ordre, près de 300 migrants ont déjà choisi de rejoindre ces petits appartements. L’évacuation, elle, est pour l’instant suspendue à une décision du tribunal administratif de Lille, attendue mercredi 24 ou jeudi 25 février.

La plupart des migrants ne sont toutefois « pas inquiets », selon Christian Salomé, de l’association l’Auberge des migrants. « Ils ont déjà dû fuir leur pays, en laissant leur famille, rappelle-t-il. Alors s’ils doivent reprendre leur sac à dos et repartir sur les routes, ils le feront. Mais à moins qu’on les force à bouger, ils resteront dans la jungle. »

Farhad, lui, a déjà passé deux mois dans le froid et la boue du camp de migrants. « Evacuer la jungle, d’un côté, c’est une bonne chose : ce n’est pas humain de vivre dans ces conditions, reconnaît-il. Mais on ne sait pas où on va nous emmener. »

« Nous, ce que nous voulons, c’est rester ici et essayer de monter dans un camion pour rejoindre le Royaume-Uni. » – Farhad, migrant afghan

Le Royaume-Uni, « un pays riche, où l’on peut trouver du travail »

Comme beaucoup d’autres migrants de la jungle, le jeune Afghan essaye chaque jour de passer la frontière, sauf ces dernières 48 heures. « J’étais trop fatigué, avec l’hiver », explique Farhad en serrant les mains. Sur les lits superposés du CAP, il pourra récupérer un peu. Avant de recommencer, inlassablement, de tenter de traverser la Manche. « Je me donne un an pour y arriver, sourit-il, plein d’espoir. Après, j’essaierai d’aller dans un autre pays de l’Europe. »

La France ? Farhad refuse d’y rester. « Si je voulais vivre ici, je ne serais pas dans la jungle depuis deux mois ! Je serais déjà à Paris ou dans un centre [d’accueil et d’orientation] ailleurs en France, en train de faire une demande d’asile. »

« La vie en France est trop difficile. Les Français ne veulent pas de nous » – Farhad, migrant afghan

Comme beaucoup de jeunes, Farhad concentre donc tous ses espoirs sur le Royaume-Uni, « un pays riche, où l’on peut trouver du travail ». « D’ailleurs dans la jungle, presque tous les bénévoles sont britanniques », remarque-t-il.

La petite file de migrants qui doit passer à l’accueil administratif du CAP avance un peu. Chacun doit se présenter, puis écouter le règlement du centre, traduit dans sa langue d’origine. Une fois le règlement signé, leur empreinte est enregistrée au poste de sécurité. Elle leur permettra, avec un code, d’entrer et sortir du CAP comme bon leur semble.

Avec une mise en garde, toutefois : si un migrant quitte le centre pendant plus de 48 heures, sans donner de nouvelles, son empreinte sera supprimée du fichier et sa place allouée à quelqu’un d’autre. Farhad, lui, ne désespère pas de se retrouver dans cette situation un jour. Mais seulement si cela signifie qu’il est enfin arrivé au Royaume-Uni, caché dans un poids lourd.

Plus de 100 000 réfugiés enregistrés en Grèce et en Italie depuis le 1er janvier

L’Express

Des migrants et des réfugiés arrivent en canoë sur l'île grecque de Lesbos depuis la Turquie, le 23 février 2016 à Mytilene. © afp.com/ARIS MESSINIS Des migrants et des réfugiés arrivent en canoë sur l’île grecque de Lesbos depuis la Turquie, le 23 février 2016 à Mytilene. Le nombre de migrants entrés en Grèce depuis le début de l’année équivaut à celui atteint au mois de juin 2015, selon les chiffres de l’OIM.

La guerre qui continue de faire rage en Syrie et en Irak chasse toujours plus de familles sur les routes de l’exil. En date du 22 février, la Grèce avait enregistré 102 547 arrivées depuis le 1er janvier 2016, selon l’office des migrations (OIM). 7507 sont arrivés en Italie.

A titre de comparaison, en 2015, le chiffre de 100 000 arrivées avait été atteint au mois de juin. Le périple des migrants reste toujours dangereux. Au cours de cette période, 413 migrants ont perdu la vie.

Au nord de la Grèce, la police a commencé mardi à transférer en car à Athènes des centaines de migrants afghans, bloqués à la frontière gréco-macédonienne après le refus de la Macédoine de les laisser entrer sur son territoire pour continuer leur périple vers l’Europe du nord.

La Macédoine autorisait ces derniers mois l’accès aux Syriens, Irakiens et Afghans mais, dimanche, elle a décidé d’interdire le passage aux Afghans en imputant la responsabilité de cette décision à ses pays voisins, la Serbie, la Croatie et la Slovénie. Entre le 11 et le 17 février, plus de 7200 réfugies ont traversé la Grèce en direction de la Macédoine.

Migrants, attentats : Amnesty épingle l’Europe et la France

Amnesty International a épinglé mercredi la réaction « honteuse » des pays européens à la crise des migrants ainsi que la réponse « liberticide » de la France aux attentats terroristes de 2015 dans son rapport annuel sur la situation des droits de l’Homme dans le monde.

Plutôt habituée à fustiger les dictatures pour leurs abus, l’organisation cible cette année le Vieux Continent, qui « se targue d’avoir le système de protection des droits le plus sophistiqué de la planète », selon son directeur pour l’Europe John Dalhusien.

« C’est toujours le cas mais les jours où on pouvait croire cela comme acquis sont révolus », a-t-il déploré devant la presse.

Salil Shetty, le secrétaire général d’Amnesty, a qualifié de « honteuse » l’attitude des pays européens face à la crise des migrants qui fuient la guerre au Proche-Orient.

« L’UE, qui compte plus de 500 millions d’habitants et qui constitue l’ensemble politique le plus riche de la planète, s’est singulièrement montrée incapable d’apporter une réponse cohérente, humaine et respectueuse des droits humains », insiste Amnesty dans son rapport.

« Seule l’Allemagne a fait preuve d’une volonté politique à la mesure de l’importance du problème », estime l’ONG. « La plupart des dirigeants européens ont préféré prêter l’oreille aux discours tonitruants hostiles aux immigrés, motivés par la peur de l’insécurité et d’une perte de souveraineté nationale. Résultat: les seules mesures sur lesquelles ils ont pu s’entendre sont celles qui visaient à renforcer la « forteresse Europe » », ajoute-t-elle.

Amnesty critique aussi la réponse politique aux attentats sanglants qui ont frappé Paris en janvier et en novembre 2015.

– « 70 ans de progrès en danger » –

Selon l’organisation, ces attaques « ont donné une nouvelle impulsion en France en particulier, mais également ailleurs en Europe, à toute une série de mesures représentant une menace pour les droits humains ».

Dans le cadre de l’état d’urgence décrété depuis novembre par Paris, « les autorités françaises ont, en l’espace de quelques semaines, réalisé 2.700 perquisitions sans autorisation judiciaire, qui ont débouché sur l’ouverture de seulement deux informations judiciaires en lien avec des actes terroristes ».

« Tout au long de l’année, elles ont initié des poursuites contre des personnes accusées « d’apologie du terrorisme », une infraction définie en termes vagues. Dans un certain nombre de cas, ces poursuites constituaient manifestement une atteinte au droit à la liberté d’expression », ajoute l’ONG.

« De nombreux gouvernements se sont fourvoyés dans leur réponse aux menaces sécuritaires pesant sur les nations, a martelé Sali Shetty. Ils ont étouffé la société civile, s’en sont pris au droit au respect de la vie privée et au droit à liberté d’expression – en les présentant comme contraires à la sécurité nationale, à l’ordre public et aux « valeurs nationales+ ».

Selon le secrétaire général d’Amnesty, « plus de 70 années de travail acharné et de progrès humains sont en danger » par la faute des gouvernements qui cherchent à court-circuiter des institutions comme les Nations unies, la Cour pénale internationale ou des mécanismes régionaux tels que le Conseil de l’Europe.

« Le conflit syrien est un terrible exemple des conséquences humaines catastrophiques de l’incapacité du système des Nations unies à s’acquitter de son rôle déterminant pour le respect des droits fondamentaux et du droit international, et à garantir l’obligation de rendre des comptes », a-t-il souligné.

Il a appelé les principaux leaders à profiter de l’élection à la fin de l’année du prochain secrétaire général des Nations unies pour « avancer dans le sens des réformes » et donner « un nouvel élan à une organisation qui en a « désespérément besoin ».

Amnesty s’alarme de la réponse sécuritaire dans de nombreux pays

PARIS (Reuters) – Amnesty International s’alarme mercredi des atteintes aux droits fondamentaux dans de nombreux pays, dont la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, au nom d’une nécessaire riposte à la menace d’attentats sur leur sol.

Dans son rapport annuel, l’organisation estime que de nombreux gouvernements « se sont fourvoyés dans leur réponse aux menaces sécuritaires pesant sur les Nations ».

« Ils ont étouffé la société civile, s’en sont pris au droit au respect de la vie privée et au droit à la liberté d’expression, et ont cherché carrément à rendre les droits humains indésirables, en les présentant comme contraires à la sécurité nationale, à l’ordre public et aux ‘valeurs nationales' », déclare son secrétaire général Sali Shetty.

Parmi les pays ayant porté des « coups aux droits humains », l’ONG cite la France, qui a musclé à plusieurs reprises son arsenal législatif après les attentats de janvier et de novembre 2015, qui ont fait au total 147 morts.

Amnesty International égrène les mesures visant à compléter la législation anti-terroriste mise en place depuis 2012 et la loi visant à prolonger de 3 mois, à partir du 26 février, l’état d’urgence décrété au lendemain des attentats du 13 novembre.

Celui-ci prévoit des mesures s’écartant du régime judiciaire ordinaire « avec des perquisitions à domicile sans mandat, des assignations à résidence, et le pouvoir de dissoudre des associations ou groupements vaguement décrits comme participant à des actes portant atteinte à l’ordre public », rappelle-t-elle.

Amnesty International avait appelé en vain, début février, le gouvernement français à renoncer à la prolongation de l’état d’urgence, dont l’ONG juge l’impact disproportionné et dont la mise en oeuvre a donné lieu, selon elle, à des « dérives ».

« On entend que les droits pourraient être une menace pour la sécurité. C’est une tendance dangereuse », a déclaré mardi Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, lors d’une conférence de presse.

Elle a insisté sur le caractère « trop vague, sur la base de suspicions » des critères retenus pour certaines mesures, comme le fait pour une personne d’être en voie de radicalisation.

L’ONG cite le cas du décret du 5 février 2015 réglementant le blocage administratif des sites internet, notamment ceux accusés d’incitation ou d’apologie du terrorisme.

Elle souligne que 700 personnes environ ont fait l’objet de poursuites pour ces chefs en vertu d’une nouvelle disposition qui avait été introduite dans la loi antiterroriste de 2014.

« Compte tenu de la définition très vague de cette infraction, les autorités ont souvent poursuivi des personnes pour des déclarations qui ne constituaient pas des incitations à la violence et relevaient de l’exercice légitime de la liberté d’expression », estime l’ONG.

Amnesty International fustige la gestion par l’Europe de la crise des migrants

Le Monde.fr | Maxime Turck

Des migrants à la frontière entre la Grèce et la Macédoine près d'Idomeni, le 24 février 2016.

Hasard du calendrier, Amnesty International publie son rapport annuel mercredi 24 février, le lendemain du démantèlement avorté de la « jungle » de Calais. L’ONG y interpelle l’Union européenne (UE), et la France, sur leur gestion de la crise des réfugiés. « On demande à la France et à la Grande-Bretagne de respecter le droit des réfugiés », explique Jean-François Dubost, responsable du programme « Personnes déracinées » pour Amnesty International France.

« L’Union européenne s’est montrée incapable d’apporter à cette crise une réponse cohérente, humaine et respectueuse des droits humains », dénonce l’organisation dans son rapport. En 2015, plus d’un million de réfugiés ont accosté sur les côtes grecques ou italiennes pour fuir les persécutions. Plus de la moitié vient de Syrie, les autres d’Erythrée, d’Afghanistan ou encore d’Irak. Face à cet afflux de réfugiés, les services d’accueils grecs ont rapidement été débordés.

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« Cela fait plusieurs années que le gouvernement grec aurait dû mettre ses installations au niveau. Mais il ne peut pas assumer seul une crise d’une telle ampleur », précise M. Dubost. En effet, légalement, les demandeurs d’asiles doivent être pris en charge par le pays où ils sont situés. Mais la Grèce n’a pas la capacité pour assurer un accueil décent ni traiter les demandes d’asile de centaines de milliers de réfugiés.

Amnesty International plaide, à l’instar du président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour un partage de l’accueil entre les Etats membres. « Pour l’instant, seule l’Allemagne a eu une action positive, même si [la chancelière Angela] Merkel commence à changer de position. Il faut qu’il y ait plus de solidarité », indique l’ONG.

Droit international sur l’asile ignoré

Au contraire, Amnesty international critique les choix opérés par plusieurs pays, en particulier ceux d’Europe centrale. En Hongrie, le gouvernement de Viktor Orban a, dès le mois de septembre 2015, pris la décision de construire une clôture barbelée afin de sceller sa frontière serbe.

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Dans son sillage, c’est presque tous les pays de la « route des Balkans » qui ont pris des mesures similaires, faisant fi du droit européen et international sur l’asile. « Il faut que l’Union européenne soit plus ferme avec ses membres qui ne respectent pas le droit international », peste M. Dubost.

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Mais ce qui inquiète le plus l’ONG, c’est l’accord conclu en novembre 2015 entre le gouvernement turc et l’UE. La Turquie, qui compte déjà sur son sol plus de deux millions de Syriens, s’était engagée à prendre en charge les nouveaux migrants. Depuis les derniers bombardements d’Alep, qui ont causé ces dernières semaines un exode massif, la situation est différente : « Beaucoup de Syriens sont renvoyés dans leurs pays. Avec cet accord, l’Union européenne ne fait que déplacer le problème pour s’en débarrasser. »

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Pessimiste, le spécialiste ne voit pas beaucoup de motifs d’espoirs pour l’avenir : « Au vu de l’évolution de la situation, notamment en Afghanistan, il risque d’y avoir encore plus de réfugiés en 2016. Si l’Europe ne prend pas ses responsabilités, on court à la catastrophe… » Depuis le début de l’année, plus de 100 000 migrants sont arrivés en Europe en traversant la Méditerranée, soit autant que lors du premier semestre 2015, selon l’Organisation internationale pour les migrants (OIM).

Calais : les limites des solutions d’hébergement proposées aux migrants

Le Monde.fr Manon Rescan (avec Maryline Baumard)

Un homme chemine dans le nouveau camp de conteneurs de Calais.

Le tribunal administratif ne tranchera finalement que mercredi 24 ou jeudi 25 février sur l’évacuation de la partie sud de la « jungle » de Calais. Un recours en référé, introduit par des associations d’aide aux migrants, suspend pour l’heure l’arrêté préfectoral qui ordonnait aux habitants du bidonville de quitter les lieux, menacés de destruction, avant 20 heures mardi 23 février.

Depuis l’annonce du démantèlement du campement, les autorités, préfecture du Pas-de-Calais comme ministère de l’intérieur, n’ont cessé de répéter qu’une « solution » serait proposée « à tous » et que « chaque migrant » aurait « une place » d’hébergement d’urgence.

Pour accueillir les 800 à 1 000 personnes concernées selon elle – 3 455 selon l’association L’Auberge des migrants – la préfecture les oriente vers plusieurs dispositifs : un centre d’accueil provisoire à Calais, parc de conteneurs transformés en dortoirs, et des centres d’accueil et d’orientation (CAO) créés depuis l’automne et dispatchés sur l’ensemble du territoire.

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Objectif officiel : ne conserver que des hébergements structurés et contrôlés à Calais pour, à terme, n’accueillir que 2 000 personnes dans le camp (contre 3 700 aujourd’hui – 7 000 selon les associations) ; et orienter les migrants vers les procédures de demande d’asile plutôt que de les laisser chercher à rejoindre la Grande-Bretagne.

Officieusement, l’Etat français a surtout besoin de disperser les migrants afin de crever l’abcès calaisien où il est accusé de ne pas agir pour améliorer les conditions sanitaires dans lesquelles les migrants sont installés.

Reste que les solutions d’accueil sont critiquées par les associations qui accompagnent les habitants du bidonville, et que le démantèlement du camp risque de déplacer le problème de Calais à d’autres zones.

A Calais, un camp de conteneurs pour 1 500 personnes

125 conteneurs peuvent accueillir 1 500 migrants dans le centre d'accueil provisoire de Calais.

Un alignement de conteneurs en fer-blanc empilés et numérotés derrière des barbelés. Tel est le visage du Centre d’accueil provisoire (CAP), le nouveau « campement humanitaire » promis par le gouvernement depuis la fin de l’été pour améliorer les conditions de vie des personnes installées à Calais. Ces 125 boîtes en dur et chauffées peuvent accueillir au total 1 500 personnes réparties en dortoirs de douze lits. Selon la préfecture, 300 places y sont aujourd’hui encore disponibles.

Pour les organisations non gouvernementales, il s’agit toutefois d’une installation « inhumaine ». « On ne peut qu’être debout ou couché ; toute installation de mobilier y est interdite, toute intimité impossible… », notaient les signataires d’une tribune contre le démantèlement du camp, publiée lundi, par 250 personnalités de la vie civile, artistique, associative et politique sur le site du Monde et de Mediapart.

Lire la tribune :   Calais : ne réduisons pas la France « à des barbelés et des bulldozers »

Ce nouveau centre d’accueil ne disposait pas à son ouverture de lieu de convivialité contrairement à ceux improvisés, avec le temps, à Calais. Au fil des semaines, plusieurs préaux ont été dédiés au vivre ensemble, ainsi que des conteneurs. Reste que nombre de ceux qui y logent repartent manger dans les cuisines collectives de la « jungle », où ils retrouvent leur communauté.

Afin d’augmenter le nombre de places libres, les résidents du CAP sont aussi largement sollicités pour partir sur d’autres communes françaises. Des équipes de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) leur expliquent que leur demande d’asile sera plus rapidement traitée. Mardi 23 février, sept Iraniens et cinq Afghans du CAP ont été convaincus de prendre le bus pour une ville dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Des centres d’accueil « improvisés »

Depuis l’automne, les habitants du bidonville de Calais qui le souhaitent peuvent bénéficier d’un transfert vers des centres d’accueil et d’orientation (CAO) ouverts un peu partout sur le territoire, à l’exception de la région Nord-Pas-de-CalaisPicardie.

Ces structures sont pensées comme des lieux de « repos » pour les migrants, qui y trouvent, outre des conditions de vie salubres, « un temps de répit au cours duquel ils pourront bénéficier d’un accompagnement et reconsidérer leur projet de migration vers le Royaume-Uni », avait promis le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve. En résumé : un endroit pour faciliter le dépôt d’une demande d’asile en France s’ils le souhaitent.

Selon le gouvernement, près de 2 700 personnes venues de Calais ont rejoint la centaine de structures existantes, abritées dans une très grande variété de lieux, d’après un inventaire réalisé par la Cimade : centres de vacances, auberges de jeunesse, maisons diocésaines, anciennes bases aériennes ou centres protestants…

Des Soudanais au centre d'accueil et d'orientation du Mans le 22 février.

Le hic : « C’est un dispositif improvisé, observe Gérard Sadik de la Cimade. Ils savent à peine où ils partent et ils sont pris en charge par des travailleurs sociaux qui, parfois, ne connaissent pas les procédures d’asile » pour ceux qui en font la demande. A certains endroits, l’accompagnement des migrants s’est même révélé dramatiquement lacunaire en l’absence de traducteurs par exemple, dans des zones reculées, loin des grandes villes. Au point que certains migrants ont préféré retourner à Calais.

Lire le reportage:   Migrants : à Langres, « on attend et il ne se passe rien »

Le risque de transfert vers un autre pays

Tous les migrants ne peuvent pas demander l’asile en France. Et cela ne leur est guère expliqué avant leur départ de Calais. Ce qui permet de comprendre pourquoi 20 % des départs en CAO se soldent par une évaporation dans la nature des exilés.

Selon M. Sadik, environ 50 % des personnes accueillies dépendent de la procédure dite de « Dublin », du nom de la réglementation européenne qui impose à tout individu arrivant dans l’Union de demander l’asile uniquement dans le premier pays où il a posé le pied. Ce qui contraint en théorie le pays où ils sont installés de les transférer vers le pays où ils peuvent demander l’asile.

« Ces pays, c’est la Hongrie par exemple, dans le collimateur de la Commission européenne pour sa politique hostile aux migrants », rappelle Gérard Sadik.

Lire aussi :   La Hongrie sermonnée pour sa politique hostile aux migrants

« Normalement il n’y a pas d’arrestation ni d’assignation à domicile dans les CAO » pour les migrants devant quitter le territoire, rappelle encore M. Sadik. Mais il redoute le scénario observé dans trois préfectures : à Toulouse, à Dijon et à Nantes, des migrants qui avaient été accueillis dans des CAO ont été relogés dans des hôtels avant d’être arrêtés, menacés d’être transférés vers leur pays d’arrivée en Europe.

Ces cas sont minoritaires. Mais ils contribuent à pousser une partie des habitants de la « jungle » à ne pas rejoindre ces centres d’accueil.

Pour les autres, la procédure de demande d’asile en France peut aller assez vite, leur permettant d’être éligibles à d’autres formes d’hébergement spécifique classique comme les CADA (Centres d’accueil de demandeurs d’asile) et l’AT-SA (Accueil temporaire-Service asile).

Le déplacement vers d’autres camps improvisés

Mais tous les migrants ne veulent pas s’installer en France ni se soumettre à son administration. Christian Salomé, de l’association l’Auberge des migrants interroge : « Que propose-t-on à ceux qui veulent rejoindre un époux en Grande-Bretagne ? Rien. En fait, on leur demande seulement d’aller camper ailleurs. »

Selon Vincent De Coninck, bénévole au Secours catholique, l’expulsion des récalcitrants, si elle a lieu, « risque d’entraîner le déplacement des migrants vers d’autres camps dans la région, ce qui ne ferait que déplacer le problème. »

Dans la "jungle" de Calais le 23 février.

Le camp de Grande-Synthe, dans le département voisin du Nord, a ainsi grossi ces derniers mois. Caen, Cherbourg et d’autres villes côtières voient aujourd’hui les arrivées augmenter tout comme la Belgique dans la région de Zeebrugge ou les Pays-Bas, près du port de Rotterdam. Redoutant des arrivées massives d’anciens habitants de la « jungle », Bruxelles a ainsi rétabli temporairement des contrôles à sa frontière avec la France, mardi.

« Pourquoi ne crée-t-on pas des centres d’accueil dans les 150 kilomètres aux alentours, des maisons des migrants? », plaide François Guennoc, de L’Auberge des migrants, reprenant une idée maintes fois proposée et toujours écartée.

Lire aussi :   Supprimer la « jungle » de Calais ne fera pas disparaître les migrants

« S’il n’y a pas d’alternatives pérennes, et en quantité suffisante, proposées par les autorités pour répondre aux besoins vitaux, cela va pousser les migrants à être encore plus dans l’informel, déplore Jean-François Corty, de Médecins du monde. Demain, ils seront moins visibles, peut-être, mais en retour plus exposés aux violences (des passeurs, des extrémistes racistes) et donc plus vulnérables. »

Les associations redoutent particulièrement que des dizaines de mineurs isolés ne disparaissent dans la nature.

Frédéric Van Gansbeke, président de la fédération du commerce de Calais, estime que le printemps et ses nouvelles arrivées risquent de chambouler les plans étatiques, dans une région habituée aux démantèlements successifs des lieux d’accueils pour les migrants pour les réinstaller ailleurs.

Il y a moins d’un an que la préfecture avait fait déménager les migrants vers la lande, encourageant leur installation dans cette nouvelle jungle dont elle souhaite les déloger aujourd’hui.

« Jungle » de Calais: La Belgique rétablit temporairement des contrôles à sa frontière avec la France

BELGIQUE FRONTIERES FRANCE

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Commentaires

Francoise  •                                 Par contre la dérive terroriste des muzz…………… ça ne les inquiète pas………..

  • ramona  •                         Amnesty International blablabla. La police a très bien travaillé pour notre sécurité. BRAVO.
  • Pascal  •                              Bref selon amnistie machin,il fallait subir les attentats et ne rien faire pour éviter qu’ils se reproduisent…
  • Alain  •                               130 morts, cela ne leur suffit pas à ces bobos inutiles……
  • beaudelaire  •                 Une association qui ferait bien de trier ses cibles !!!!
    De leur point de vue les terroristes sont des gentils ???
  • Julien  •                            Amnesty devrait plutôt militer pour la fermeture de mosquées. Ma liberté n’a pas bougé d’un iota, pas contre ma sécurité me semble suffisamment menacée comme cela. La sécurité est LA donnée fondamentale qui fait que l’on peut vivre dans un pays.
  • firewall  •                         En France !!!!! quelques-unes des associations pro-racailles et subventionnés avec du fric du contribuable
    Médecins du Monde, le Fnars, Emmaüs, le Secours catholique, la Cimade, le Secours islamique, ATD Quart Monde et CCFD Terre solidaire, Licra, SOS Racisme et la Ligue des droits de l’Homme
  • franek  •                            pourquoi ces bobos ne vont pas en syrie dire ça les yeux dans les yeux à daech
  • Gégé  •  ils devraient plutôt s’alarmer de la montée du terrorisme
    Rezaiguia  •                    Amnesty s inquiète……! elle préfère peut-être qu’on laisse libre cours à tous les terroristes….

Lucas  •                                     Une pure idiote, qui ne sert à rien et qui devrait plutôt penser à la retraite.

  • Checkyourself  •            Cette femme laide voudra remettre l’Europe sur les mains des musulmans maudits .
  • Feunier  •                      Amnesty international mon Q!
    On ne veut pas de cette racaille chez nous! 
  • Baghera  •                    Et celle la,l’UE voudrait priver les citoyens suisses de leurs fusils d’assauts,parce que les arabes importés massivement font du terrorisme avec leurs armes illégales, il faut priver les citoyens suisses blancs de leurs armes légales : c’est logique !
    .. »Après les attentats terroristes de Paris, la Commission européenne veut durcir la législation sur les armes. Certains voient déjà rouge en Suisse après ce rapport dévoilé vendredi. La Suisse étant membre de l’espace Schengen, elle est obligée de reprendre de nouvelles règles dans son droit. Sinon, elle pourrait dans le pire des cas devoir se passer de la coopération en matière de douane, de justice et de police et donc aussi d’asile. »
    Et voilà comment l’oligarchie anti-blanche qui domine en Suisse aussi arrive à faire passer des projets contre la volonté du peuple. Sous le prétexte de la « coopération avec l’UE ».
    On rappellera qu’en dépit d’une énorme quantité d’armes à feu, la Suisse possède un des taux d’homicide les plus bas au monde. Il n’y a en réalité quasiment aucun rapport entre la disponibilité des armes à feu et les homicides.
    Les civils suisses on d’autant plus besoin de leurs armes individuelles, que l’UE montre qu’elle trahit ses propres citoyens.
    C’est le propre des dictatures que de vouloir désarmer les citoyens.
    C’est le propre d’un homme libre que d’avoir le droit d’être armé.
    danielle  •                     Dans le cas d’espèce Amnesty sort totalement de son rôle et devrait donc être poursuivie par tous les pays mis en cause, pour ingérence dans la politique migratoire intérieure de pays souverains qui n’ont donc pas à tenir compte des désidératas de cette association dont le caractère politique ancré à gauche n’est plus à démontrer !
    Qu’elle nous dise déjà pourquoi, dans le cas qui nous intéresse, elle ne s’adresse pas avec autant d’arrogance, et en priorité, à tous les pays fortunés de confession musulmane et qui ne sont pas en guerre, pour accueillir leurs frères touchés par ces conflits et obligés de fuir leurs pays !
    Il serait bon en effet, de temps à autre, de rappeler à l’ordre tous ces donneurs de leçons qui de plus en plus se croient tout permis.
  • Mika  •                              Il faut aider son prochain, c’est dans la bible mes frères
  • Virtual  •                           c’est plein de « discours tonitruants hostiles aux immigrés, motivés par la peur de l’insécurité et d’une perte de souveraineté nationale » dixit Amnesty International par ici :))
  • BOMEC  •                           Amnesty international devait plutôt forcer tous les pays riches musulmans a accueillir tous ces migrants ,dont ils partagent la même religion
  • Pragm  •                             Amnesty International nous critique, ça veut dire qu’on est sur la bonne voie et qu’il ne faut surtout pas relâcher l’effort. Tout le monde sait qu’Amnesty International est devenu une organisation pro-islamiste au nom de la liberté d’expression. Ils sont contreproductifs pour la paix dans le monde, ils défendent les indépendantistes et les islamistes à travers le monde et s’étonne que le monde musulman soit en feu…
    Tonton Cristobal  •             Amnesty International ferait mieux de critiquer les passeurs et autres mafias qui font du trafic d’êtres humains.
    C’est un peu facile de critiquer les Européens: qu’elle y aille, cette Geneviève Garrigos, construire en 1 an seulement des logements, des hôpitaux, des écoles, des infrastructures pour des millions de migrants, et créer les sociétés qui vont leur fournir un emploi. On verra si elle fait mieux que les pays européens.
    Toutes ces associations, c’est juste du bla-bla a peu de frais. Méprisable!

    Solange                               Je ne comprends pas que tous les intellectuels de gauche et autres artistes qui critiquent la France pour cette « jungle » ne prennent pas un clandestin dans le coffre de leur voiture pour lui faire traverser la Manche via l’Eurostar. Sinon je suis partisan pour re-localiser tous ces migrants dans des camps loin de calais pour soulager les habitants, par exemple dans des camps aux frontières de nos voisins : Belgique, Allemagne, Suisse, Italie et Espagne, ainsi ils seront plus proches de la porte.

    nimbus                                 En clair il faut organiser l’accueil de ces migrants à Calais pour qu’ils puissent essayer de passer en fraude en Angleterre. Situation absurde.

    François CASSOU             … et moins qu’amicale pour l’Angleterre )

    Christian                            Normal pour un journal comme Le Monde de pointer les limites des solutions d’hébergement proposées aux migrants et il faut essayer d’améliorer la situation… Le problème est qu’il est impossible de sortir d’un chapeau des solutions totalement satisfaisantes, immédiates et définitives à proposer à toutes les personnes qui voudraient venir en Europe. Il sera toujours facile de critiquer.

    Michel J                            Donc vous approuvez le positionnement de F Hollande, de son premier ministre et du ministre de l’intérieur ?

    ROLAND GUERRE         Les « propositions » du gouvernement ne répondent pas aux problèmes posés. De fausse solution en fausse solution, la situation des migrants se dégrade. Les mineurs ne sont pas pris en charge, la scolarisation n’est pas assurée. La solution doit être définie avec les organisations humanitaires, qui sont sur le terrain, afin que les migrants soient accompagnés, dans le respect de leurs libertés fondamentales, les jeunes scolarisés, formés, la possibilité de travailler ouverte…

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