Lambert « petit juge » maudit

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u-4637Affaire Grégory : mort du juge Lambert, ce que l’on sait

– Le juge Jean-Michel Lambert, premier magistrat à avoir instruit l’affaire Grégory en 1984, a été retrouvé mort à son domicile du Mans. Il avait 65 ans.

Le magistrat Jean-Michel Lambert, premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, a été trouvé mort à son domicile du Mans (Sarthe) le 11 juillet 2017. Le corps de Jean-Michel Lambert, 65 ans, marié et père de trois enfants, a été découvert par une voisine, alertée par l’épouse du défunt qui s’inquiétait de n’avoir plus de nouvelles depuis le 10 juillet.

Selon des sources judiciaires, le corps de Jean-Michel Lambert était dans son bureau : le magistrat à la retraite se serait asphyxié avec un sac plastique fixé à sa tête à l’aide d’un foulard. La police paraît privilégier l’hypothèse du suicide puisqu’aucune trace d’effraction ou de violence n’aurait été constatée au domicile du défunt. Pour l’instant, les policiers ne font pas état d’un mot ou d’une lettre qu’aurait laissé Jean-Michel Lambert pour expliquer son geste.

Jean-Michel Lambert, à la retraite depuis trois ans, a été le premier magistrat saisi du meurtre du Grégory Villemin, retrouvé dans la Vologne en octobre 1984. Il était le seul juge d’instruction à Épinal et démarrait alors sa carrière. Son manque d’expérience et de nombreuses erreurs commises lors de l’instruction de l’affaire auraient conduit au dramatique fiasco judiciaire de l’affaire et lui avaient valu le sobriquet peu flatteur de « petit juge. »

En 1986, Jean-Michel Lambert avait été dessaisi de l’affaire Grégory et avait achevé sa carrière comme vice-président du tribunal de grande instance du Mans en 2014. Il suivait toujours avec attention les nouveaux développements de l’affaire Grégory et l’avocat de Murielle Bolle, un des témoins clés de l’affaire, avait récemment envisagé publiquement de le faire citer comme témoin.

Affaire Grégory : le juge Jean-Michel Lambert retrouvé mort chez lui près du Mans (72)

Un mois après sa relance, l’affaire Gregory a pris un nouveau tour dramatique avec la mort mardi soir 11 juillet 2017 au Mans de Jean-Michel Lambert, premier juge chargé en 1984 d’instruire cette affaire devenue fiasco hors normes de l’histoire judiciaire.

Par Didier Vincenot avec AFP Publié le 12/07/2017 à 07:25 Mis à jour le 12/07/2017 à 08:07

Jean-Michel Lambert retrouvé mort chez lui

Le corps de l’ex-magistrat a été retrouvé chez lui dans son bureau avec un sac plastique noué sur la tête à l’aide d’un foulard, selon une source proche du dossier.

La police judiciaire d’Angers a été saisie et le parquet du Mans a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de la mort, de l’ex-magistrat, âgé de 65 ans a indiqué une autre source.

Dans la soirée, la rue où se trouvait l’appartement du juge était barrée par la police qui en interdisait l’accès, Peu avant minuit, un fourgon funéraire était visible dans la cour de la résidence de l’ancien magistrat.

Selon les premiers éléments de l’enquête, son corps a été découvert par une voisine alertée par l’épouse du magistrat qui, depuis la veille, n’avait plus de nouvelle.

D’après les premières constatations, aucune trace d’effraction ou de lutte n’a été relevée dans son appartement.

« Je suis catastrophé, c’est infiniment triste », a confié l’avocat des parents de Grégory Villemin, Me Thierry Moser. « Quelles que soient les causes
de ce qui semble être un suicide, je n’ai aucune animosité envers lui. Je critique les conclusions qu’il a tirées de son instruction mais je ne critiquerai jamais l’homme », a-t-il ajouté.

Me Jean-Paul Teissonnière, l’avocat de Murielle Bolle, témoin-clé de l’affaire, s’est pour sa part dit « consterné » par le décès de l’ancien juge, qu’il comptait « faire citer comme témoin ». Sa disparition « va au moins compliquer, et peut-être rendre impossible la recherche de la vérité », a-t-il estimé
.
Interrogé par l’AFP, l’avocat de la famille Laroche, Me Gérard Welzer, s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Le « petit juge »

Surnommé « le petit juge », Jean-Michel Lambert avait 32 ans lorsque le 16 octobre 1984, le cadavre du petit Grégory Villemin, quatre ans, avait été retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne.

Alors seul juge d’instruction à Epinal (Vosges), il s’agissait de son premier poste.

Propulsé sous les projecteurs, le magistrat avait surpris en multipliant les confidences à la presse dès les premiers jours de l’enquête.

Il avait notamment révélé aux journalistes l’identité et la teneur des accusations portées par la jeune Murielle Bolle, 15 ans, qui venait de désigner au juge son beau-frère, Bernard Laroche, comme le ravisseur de Grégory.

Après la mort de Bernard Laroche, tué par le père de l’enfant, Jean-Marie Villemin, les soupçons du magistrat s’étaient tournés vers la propre mère de Grégory, Christine Villemin, qu’il avait inculpée d’assassinat, placée en détention provisoire, puis renvoyée devant les Assises.

La Cour de cassation avait annulé la mise en accusation, avant que la chambre de l’instruction de Dijon ne rende en 1993 un arrêt de non-lieu pour « absence de charges » contre Mme Villemin, formule inédite aux accents d’excuses judiciaires.

Entre temps, l’instruction avait été reprise par un autre magistrat, le juge Maurice Simon, qui avait mis à mal toutes les thèses du « petit juge ».

Ce sont d’ailleurs aujourd’hui les conclusions de l’instruction Simon qui sont à nouveau exploitées par les enquêteurs.

Les gendarmes tentent notamment de savoir dans quelles circonstances Murielle Bolle est revenue à l’époque sur ses aveux devant le juge Lambert. Fin juin, elle a été mise en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort, ainsi que deux autres suspects, Jacqueline et Marcel Jacob.

Une figure atypique

Figure atypique, fasciné par les médias, le juge Lambert s’était illustré en 1987 (bien 1987) en publiant « Le petit juge », dans lequel il faisait état de confidences sur sa vie intime et considérations personnelles.

Après s’être rêvé, sans succès, chroniqueur à la radio, le magistrat, natif de Jarnac, avait été nommé à Bourg-en-Bresse en 1988, avant d’être muté en 2003 au Mans.

En 1993, au procès de Jean-Marie Villemin devant les assises de Dijon, Jean-Michel Lambert avait été sévèrement taclé par l’avocat général.
Le représentant de l’accusationl’avait qualifié de « mémorable funambule de la pensée », dont il espérait qu’il avait « conscience des catastrophes dont il avait été indirectement la cause ».

Le magistrat s’était réfugié dans l’écriture, essais ou romans, aux titres déroutants : « Regards innocents », « Confession fatale », « Scrupules » ou « Un Monde sans vérité ».

Affaire Grégory : le juge Jean-Michel Lambert retrouvé mort

Jean-Marc Ducos et Jean-Michel Decugis,

Les carences de monsieur Hulot

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ie-9893Les rémunérations très embarrassantes de Nicolas Hulot

« Le Canard enchaîné » s’est penché dans son édition de ce mercredi sur les différentes sociétés du nouveau ministre de la Transition écologique.

Par 6Medias| Le Point.fr

Le journal "Le Canard enchaîné" s'est penché sur les rémunérations de Nicolas Hulot lorsqu'il était à la tête de sa fondation.
Le journal « Le Canard enchaîné » s’est penché sur les rémunérations de Nicolas Hulot lorsqu’il était à la tête de sa fondation. © AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN

Nicolas Hulot aurait touché des salaires plus que juteux grâce à sa société Eole

Nicolas Hulot aurait touché des salaires plus que juteux grâce à sa société Eole© Charles Platiau
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique

Selon Le Canard enchaîné, le ministre de la Transition écologique aurait bénéficié de très larges rémunérations au sein de sa société Eole Conseil. Quant à sa fondation, elle a pour mécènes EDF, Veolia et Vinci, liés au secteur nucléaire. Embarras ?

L’édition du 5 juillet du Canard enchaîné met en lumière la situation financière du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui serait visiblement plus que confortable.

En effet, le ministre a perçu, selon Le Canard, d’importantes sommes d’argent grâce aux royalties des ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, qui appartient à la chaîne TF1 et est dérivée de l’émission du même nom que Nicolas Hulot a créé en 1990. Ce sont ces royalties qui alimenteraient les comptes de sa société Eole Conseil.

L’hebdomadaire satirique, qui a épluché les comptes de cette société, affirme qu’en 1992, ce projet rapportait déjà 113 000 euros à l’écologiste. Mais à partir des années 2000, les bénéfices explosent et Eole Conseil dégage entre 480 000 et 715 000 euros de chiffre d’affaires par an, tandis que Nicolas Hulot, seul salarié de sa société, en possède 99,9% des parts.

Aussi, en 2013, l’ancien présentateur d’Ushuaïa aurait bénéficié d’un salaire de 290 000 euros. Selon Le canard, ce dernier aurait été complété par 66 000 euros de dividendes. A partir de cette année-là, les montants sont confidentiels.

Interrogé par le Canard, le ministre a affirmé que toutes les recettes d’Eole Conseil provenaient des produits dérivés d’Ushuaïa (shampoings et gels douches) et de droits d’auteurs sur des livres que Nicolas Hulot a écrits et publiés.

Les gels douches Ushuaïa, pas vraiment écolos ?

Autre révélation embarrassante, la présence dans trois produits de la marque Ushuaïa de colorants allergènes et d’une substance qui pourrait être un perturbateur endocrinien. Pas très écologique autrement dit. D’autant plus que Nicolas Hulot a publié récemment un message vidéo via le compte Twitter du ministère de la Transition écologique pour mettre en garde justement contre  les problèmes sanitaires soulevés par les perturbateurs endocriniens…

Par ailleurs, comme le rappelle le Canard, la Fondation Nicolas Hulot (désormais rebaptisée Fondation pour la nature et l’homme), dont ce dernier était le président jusqu’à sa nomination au gouvernement, a pour mécènes EDF, Veolia et Vinci… malgré, donc, les prises de position anti-nucléaire du désormais ministre.

Le premier a versé jusqu’en 2012 entre 100 000 et 460 000 euros par an à sa fondation. Le second a versé 200 000 euros par an entre 2012 et 2017 et le dernier, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la société à hauteur de 30 000 euros entre 2014 et 2015.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique devrait recevoir la déclaration de patrimoine du ministre d’ici une quinzaine de jours. «C’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts», a déclaré Nicolas Hulot au Canard.

Lire aussi : La Fondation Hulot appelle Macron à exiger de l’UE la suspension de l’application provisoire du CETA

Les produits Ushuaïa qui embarrassent Nicolas Hulot

POLITIQUE En 2013, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires, révèle le Canard enchaîné…

Clémence Apetogbl

Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG.

Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG. — AFP

Nouvelles révélations du Canard enchaîné. Dans son édition de ce mercredi, le palmipède s’est concentré sur les différentes sociétés de l’actuel ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Le ministre, ancien présentateur de l’émission Ushuaïa, n’est pas seulement à l’origine de la fondation qui porte son nom. En 1990, il crée la société Eole Conseil, alimentée en majeure partie par les royalties touchées sur les ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, détenue par la chaîne TF1.

Des revenus confidentiels après 2013

D’après le Canard, qui a consulté les comptes annuels de la société, « ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros en 1992. A partir des années 2000, Eole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 euros de chiffre d’affaires par an. Une machine à cash pour l’écolo. Seul salarié, Hulot en possède 99,9 % des parts ».

Résultat des courses, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires en 2013. Sans compter les 66.000 euros de dividendes.

Quid de ses revenus depuis 2013 ? Ils restent confidentiels. Le ministre a, par ailleurs, déclaré au palmipède que « toutes les recettes d’Eole proviennent des produits d’Ushuaïa et de droits d’auteur sur des livres ».

De potentiels conflits d’intérêts ?

Le détail de ses revenus, via sa déclaration de patrimoine, sera transmis d’ici quinze jours à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

>> A lire aussi : Jean-Luc Mélenchon veut occuper la place de Jaurès à l’Assemblée

Mais le Canard révèle aussi que jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an, puis 100.000 euros par an à la Fondation Nicolas Hulot. Un mécène important donc, alors que le ministre devra trancher sur l’avenir des centrales nucléaires. De son côté, Veolia a versé 200.000 euros par an entre 2012 et 2017. Vinci, qui sera en charge de la construction de  l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. « Tout sera déclaré à la Haute Autorité, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts », a répondu au Canard Nicolas Hulot.

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot
Nicolas Hulot est entré au gouvernement d’Edouard Philippe, le 18 mai dernier. @ AFP

Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que Nicolas Hulot a profité de larges rémunérations au sein de sa fondation et d’une entreprise.

Les révélations se multiplient sur les ministres du gouvernement Édouard Philippe. Ainsi, quatre d’entre eux – Richard Ferrand, Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez – ont déjà démissionné après des soupçons dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem et dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne (pour Ferrand). Muriel Pénicaud est également accusée de ne pas avoir respecté des règles de mise en concurrence quand elle était en charge de l’organisme public Business France. C’est désormais au tour de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, de faire l’objet de révélations.

Une Fondation qui tourne à plein régime. Selon les informations du Canard Enchaîné, la Fondation Nicolas Hulot (rebaptisée « Fondation pour la nature et l’homme » depuis qu’il a passé la main à Audrey Pulvar) a reçu des gros chèques depuis plusieurs années. Ainsi, EDF a versé 460.000 euros à la fondation jusqu’en 2012 – et 100.000 depuis. Un possible conflit d’intérêts pour celui qui va devoir bientôt prendre position sur l’EPR de Flamanville, détenu par EDF…

« C’est la Haute Autorité qui appréciera ». Et ce n’est pas fini. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », écrit le Canard Enchaîné. Sauf que dans le champ de compétences du ministre de la Transition écologique, apparaît « l’écologie circulaire » (le recyclage des déchets), un marché brigué par… Veolia. « Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts », répond Nicolas Hulot au journal satirique.

Les jolis bénéfices des produits Ushuaïa. Le CV de l’ancien animateur télé a donné quelques suées à l’Elysée avant son entrée au gouvernement. Et pour cause, à côté de sa Fondation, l’actuel ministre de la Transition écologique détient la société Éole Conseil, essentiellement alimentée par des royalties touchées sur les ventes des shampoings, gels douche et autres lunettes estampillés « Ushuaïa ». Et le Canard Enchaîné de préciser : « la marque appartient à TF1, mais la chaîne a cédé la licence à une dizaine de grands défenseurs de la nature, tels L’Oréal ou l’opticien Atoll. Hulot, qui a signé un contrat avec TF1, touche une partie des royalties. En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros ».

Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants

Des comptes moins transparents depuis 3 ans… « A partir des années 2000, Éole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 de chiffre d’affaire par an », révèle encore le Canard Enchaîné. Une véritable machine à cash pour l’écolo qui engloutit le gâteau à lui tout seul. Et pour cause, il est le seul salarié de sa société et possède 99,9% des parts. Des bénéfices auxquels il faut ajouter son salaire annuel, 290.000 euros en 2013. Mais depuis, les chiffres sont beaucoup moins transparents. Les comptes de la société des années 2014 et 2015 ont été déposés sous le régime de la confidentialité.

… et des statuts de la société plutôt gênants. Enfin, dernier point embarrassant : les statuts de Éole Conseil qui a pour objet la « création » de livres ou de films, « la promotion de l’image et de la personne de Nicolas Hulot », mais aussi le « conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes » ou encore « l’organisation et l’animation de conférences ». Conseil et conférences qui pourraient alimenter d’éventuels soupçons de conflit d’intérêts, le tout à quelques semaines de la loi sur la moralisation de la vie publique. « Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants », assure Nicolas Hulot au Canard. « Toutes les recettes d’Éole proviennent des produits Ushuaïa et de droits d’auteur sur les livres ».

Nicolas Hulot : ces généreux mécènes qui pourraient mettre le ministre en difficulté

Sebastien Ortola/REA

Le Canard Enchaîné pointe les gros chèques signés par des entreprises qui pourraient mettre Nicolas Hulot en situation de conflits d’intérêts.

Nicolas Hulot pourrait être le prochain ministre à être déstabilisé par des révélations sur son passé parues dans la presse. D’après Le Canard Enchaîné de ce mercredi, le ministre de la Transition écologique, au parcours bien rempli, pourrait en effet se retrouver en situation de conflits d’intérêt à de multiples reprises. L’hebdomadaire pointe du doigt les mécènes de la Fondation Nicolas Hulot, rebaptisée Fondation pour la nature et l’homme depuis qu’Audrey Pulvar en a pris la tête suite à l’entrée de l’écolo au gouvernement.

Ainsi, EDF aurait versé 460.000 euros par an à la Fondation jusqu’en 2012, puis 100.000 euros par an, d’après le Canard Enchaîné. Problème, Nicolas Hulot devra entres autres gérer le dossier de l’EPR de Flamanville et plus largement celui de la réduction de la part du nucléaire. Veolia serait un autre généreux mécène de la Fondation, qui siègerait d’ailleurs au conseil d’administration. La société aurait versé 200.000 euros par an. Encore un problème si Nicolas Hulot était amené à se pencher sur le sujet du recyclage des déchets. Enfin, Vinci, désigné pour la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, aurait apporté 30.000 euros à la Fondation en 2014 et 2015.

>> Lire aussi – Sur le nucléaire, Nicolas Hulot a souvent changé d’avis

“Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts”, a affirmé Nicolas Hulot. Ce n’est pas la première fois que l’ancien présentateur est attaqué à ce sujet. En 2011, un rapport de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale se questionnait sur la présence de TF1, EDF et L’Oréal au conseil d’administration de la Fondation. “Peut-on, dans ces conditions, tenir un discours neutre sur les choix énergétiques et sur les pratiques de vivisection dans l’industrie des cosmétiques ?”, se demandait à l’époque le député LR Jean-Marie Sermier.

Dans un communiqué cité par Libération, la Fondation Nicolas Hulot dénonçait alors une “suspicion totalement illégitime”. « La loi oblige que les mécènes siègent au conseil d’administration et ils n’y ont pas le droit de vote », affirmait la directrice générale, Cécile Ostria, au quotidien. A propos de L’Oréal, elle précisait qu’avait été posé comme condition l’abandon de la vivisection.

Les gels douches Ushuaïa rapportent gros

Le Canard Enchaîné pointe par ailleurs les confortables revenus que Nicolas Hulot a touché ces dernières années. Il détiendrait en effet 99,9% des parts de la société Eole Conseil – dont il est le seul salarié – qui récolte les royalties rapportées par les ventes de produits Ushuaïa, gels douches et autres. Là encore, l’hebdomadaire souligne que TF1, à qui appartient la marque, a cédé la licence à “une dizaine de grands défenseurs de la nature”, dont L’Oréal ou Atoll. Grâce à un contrat avec la chaîne, l’ancien présentateur récupère une partie des royalties.

En 1992, deux ans après la création de Eole Conseil, Nicolas Hulot aurait ainsi pu toucher 113.000 euros. A partir des années 2000, la société aurait réalisé entre 480.000 euros et 715.000 euros de chiffres d’affaires par an, selon le Canard Enchaîné. En 2013, Nicolas Hulot aurait pu se verser 290.000 euros de salaires et 66.000 euros de dividendes. Depuis, les comptes de l’entreprise sont confidentiels…

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Commentaires
lynn                                                                Et çà commence à faire beaucoup pour ce gouvernement à peine nommé… Et dire qu’ils nous ont saoulé avec leur soi disant transparence… Rien ne change… Les apparences sont illusions…
Moderator                                                    Ushuaïa   Souvenons-nous, en son temps, Peugeot avait baptisé un de ses modèles emblématique : Ushuaïa ». Quelques années plus tard, la même voiture s’est appelée « Grand raid ». Pourquoi ? Parce que Nicolas Hulot étant devenu trop gourmand, Peugeot préféra briser là leur coopération. Economies substantielles qui n’ont pas porté ombrage au modèle en question.
julienas

@nikolus                                                        totalement d accord le coup du réchauffement climatique vaste fumisterie… Il y en a un qui l’a compris et s’est retiré de « trucs » insondables »aux ramifications étendues un peu comme l’ambassadrice aux pingouins… Il n’est hélas pas de bon ton de le dire… Hulot s’il a un peu de bon sens ne restera pas 5 ans au gouvernement. …                                                                                                                   ivo                                                                   TOUT LE MONDE SAIT CELA

Il ne s’appelle pas Fillon, alors c’est pas grave. La haute autorité…                     ANTARES_BETA_SCORPII                         Embarrassé ?

Que nenni le cynisme du sieur Hulot ne lui permet pas de considérer que des conflits d’intérêt aussi flagrant puissent être gênant pour la bonne conduite de sa « mission ». N’est embarrassé que quiconque est choqué par ce cynisme (ou le machiavélisme de Macron qui l’a « appelé » au gouvernement – là on pourrait rire)                                                             Nonohappy 

@Malajaures                                                Et croyez moi vous ne serez pas tout seul.       scoopin                                                          L’endormi !

Il est écrit sur le site de son ministère que réponse sera donnée sous 8 jours, à une question concernant les voitures électriques posées le 20 mai, j’attends encore sa réponse ! À le voir à Versailles je comprends que sa grande fatigue ne lui permets pas de respecter ses engagements.                                                                                                          allez !                                                           Le retour de bâton

A force de vouloir vivre dans un monde utopique de purs esprits désintéressés, on en perd le sens commun.
Nicolas Hulot n’a sans doute pas plus mais pas moins de conflit d’intérêt que de nombreux ministres qui l’ont précédé.
Il n’y a rien de choquant à ce que EDF ait contribué à sa fondation -ce qui est courant- ni à ce qu’il ait correctement gagné sa vie.
En revanche, qu’il soit ministre d’état me paraît exclusivement de la com et totalement déplacé.
Quand on songe que Simone Veil l’était, on perçoit tout de même la différence de densité entre les deux personnages.                                                                                                     Michel 45                                                    Encore un !

Encore un qui en croque. Chacun appréciera l’éthique de N. Hulot.                                     pioute                                                            Secret de polichinelle…

Monsieur Hulot utilise l’écologie pour faire rentrer des sous dans le tiroir caisse, personne n’est dupe. J’espère que les médias vont relayer l’info mais çà! Pauvre France tous des voyous. Merci (le Point)

 

Avatarbon sens                                           un ministre multimillionnaire corrompu par les tenant du nucléaire, mais pas que puisque des multinationales détruisant la faune et la flore ont craché au bassinet de la fondation pour avoir des oublies . La fondation Brigitte Bardot au moins n’a jamais trahi ses donateurs , ni s’est compromis avec les laboratoires tueurs. évidemment Bardot vote le Pen, donc Hulot le criminel d’en marche est préférable à la femme honnête pour les internautes

    • Avatarsfdsdf                         allez à Castorama, vous y trouverez de la mauvaise peinture vendue TRÈS cher, sans white spirit certes, mais très mauvaise et vendue comme peinture « écologique » sous la marque Ushuaïa et avec la signature de Nicolas Hulot….ça lui rapporte gros, la bêtise humaine
    • Avatarfrank                         Nicolas Mulot n’est pas très crédible
    • Avatarfaut faire avec         je me souviens des émissions dans lesquelles on pouvait voir Monsieur Trou d’balle dans un hélico, dans un avion de chasse… un bon pollueur qui voudrait se faire passer pour un écolo, tu parles!
    • Bernard                                Un vrai pollueur avec ces reportages sur Ushuaïa des tonnes de co2 de pétrole en encore quel donneur de leçons…..
    • AvatarNinou Ninou                quelle déception nicolas hulot finalement il va bien avec macron bonnet blanc et blanc bonnet !
    • Avatarpôle émique victor      Le mulot est payé en billets verts…….. c’est plus écolo…..
    • Avatarjean francois                 il se trouve qu’il est riche comme tous ceux qui montrent leurs têtes à la télé, pour eux l’argent ne manque jamais
    • AvatarNath                                Lol Et il y a quoi comme composants dans les produits de la marque Ushuaia !!??
    • AvatarMarin22                           C’est vrai qu’il ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Une présentation de façade !!!!!

  • Dode                                                    Et Audrey Pulvar qui le remplace provisoirement à la tête de sa fondation qui s’était fait remarquer avec ses lunettes à monture en écailles de tortue à12 000 euros…
    Pas très écologique non plus pour l’image ….
    • willtrankil                                 en fait les lunettes d’audrey pulvar ont couté 3300 euros (dont 500 de verres)
      en ce qui concerne l »écaille de tortue , il s agit de stock que détenait l (opticien avant l’interdiction !
      jogustin– le 05/07/2017 à 17h16

      L’abnégation ne fait pas partie des principes des politiques autant profiter un max c’est leur devise!

    • 3bul3–                                        et de 6… pour l’instant mais on va nous dire : rien d’illégal !                                                                                                                  Moimeme98                             C’est exactement ça! S’enrichir n’est pas immoral.
    • Jérome Brousse                       Que je sache, les bénéfices potentiellement distribuables se calculent après déduction des salaires. Il est donc factuellement faux de dire qu’il faut ajouter le salaire de N. Hulot au chiffre d’affaires de la société. Un peu plus de rigueur serait bienvenue quand vous présentez des chiffres, ça donnerais un peu plus de crédibilité à votre article. Sur le fond, je ne vois vraiment pas ce qui est « embarrassant » dans le fait d’avoir créé une marque lucrative… Il est tout de même étonnant de voir que le simple fait de gagner beaucoup d’argent est considéré comme une faute, quand bien même notre système social est construit grâce aux prélèvements élevés sur les hauts revenus…
      • 3bul3–                                 aucun doute sur les possibles conflits d’intérêts ?
      • Moimeme98–                     Veolia, EDF,…, sont des entreprises contrôlées par l’Etat. C’est bien l’Etat qui a asauvé Areva et qui achete des centrales nucléaires pour préserver ces entreprises. À méditer.
    • Serge Medion–                             Ça suffit ! Il n’a encore rien fait, il ne s’en est pas mis plein les poches, il a été un militant associatif convaincu et honnête. Mais tout cela gêne ! Alors on le casse avec des propos fallacieux. Ça suffit !
      • J.Wisdom–                        C’est une opinion et non un élément factuel.
    • pasc58                                        Il va falloir désormais recruter des ministres qui n’ont jamais fait quoi que ce soit, ou des personnes titulaires de minimum sociaux, et là, on peut espérer qu’ils soient irréprochables.
    • PatrioteAntiFN–                         Et ça continue ! Le pire gouvernement depuis la 5e !
      • 3bul3                                   c’est le nouveau monde
    • Moilpot–                                       Cela fait environ 30.000 € par mois. C’est beaucoup pour des gens « normaux » mais c’est ce que touchent les présentateurs vedettes des grandes chaînes de télévisions privées. Et c’est du pipi de chat en comparaison des footballeurs. De plus il n’y a aucune magouille là-dedans, il ne s’agit pas de l’argent du contribuable, seulement de possibles conflits d’intérêts qu’il convient d’étudier.
    • background–                              Dans la Macronie ,tout est interdit aux autres : enrichissement personnel ,conflit d’intérêts,posséder une société de conseil,cumul des mandats…Mais à y regarder de plus près…..Cela commence vraiment à faire désordre et tous ces impliqués et les autres dont les noms vont forcément suivre,tout baigne !! Circulez,il n’y a rien à voir!!
    • vall_fr–                                      et oui la soi disant société civile ….exempte d’affaires ouahhhhhhhhhh le Macronisme est une arnaque c’était gros comme une montagne mais fallait pas le dire
    • JeanKlein–                                  Rien sur Maud Fontenoy?
      • background–                    Fontenoy ministre ?
      • Ouiouiundeplus            pourtant elle elle a ramé pour en arriver là où elle est …

Indien vaut mieux que 2..tu pollues!

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https://youtu.be/Ear17wVHYqE

Le groupe ArcelorMittal accusé de pollution à l’acide en Moselle

La communauté d’agglomération du Val de Fensch a confirmé les accusations d’un ancien employé concernant des déversements sauvages.

Le Monde.fr avec AFP

De l’acide utilisé sur un site du groupe sidérurgique ArcelorMittal à Florange (Moselle) a été déversé illégalement dans un dépotoir, ont confirmé, mardi 3 juillet, les autorités locales à la suite des accusations lancées par un ancien employé dans Le Républicain lorrain.

« Il y a bien eu des déversements d’acide » dans le crassier de Marspich, où atterrissent les déchets de l’usine ArcelorMittal de Florange, « mais on en ignore encore l’importance », a affirmé, mardi, Michel Liebgott, le président de la communauté d’agglomération du Val de Fensch, à l’issue d’une réunion avec les maires de Florange et Hayange.

Arcelor a nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements », et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». S’ils étaient avérés, « ils seraient extrêmement graves et contraires à toutes les règles d’ArcelorMittal en matière de gestion des résidus », a toutefois ajouté le groupe.

En parallèle, une enquête de la Direction régionale de l’environnement (Dréal) doit également être menée, a expliqué Michel Liebgott, précisant que « la communauté d’agglomération se pose la question de porter plainte contre X ».

Des « témoignages graves »

A l’origine de ces enquêtes, des révélations dans Le Républicain lorrain d’un employé d’un sous-traitant d’Arcelor chargé de transporter l’acide servant à décaper l’acier jusqu’à un centre de recyclage. Or, il affirme, vidéo à l’appui, qu’il aurait été contraint de déverser l’acide directement dans le crassier de Marspich, qui présente une étanchéité avec les cours d’eau de la région.

Dans son communiqué, Arcelor affirme que l’entreprise « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes ». L’entreprise, qui envisage de déposer plainte, affirme également qu’« aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ».

Pour Lionel Burriello, responsable CGT au sein de l’usine, qui a assisté, lundi, à un comité d’entreprise extraordinaire sur la question, il s’agit « de témoignages graves ». « S’ils sont avérés, ce serait un nouveau scandale sur Florange. »

« On demande des explications, ni plus ni moins. Que les choses soient avérées ou non », a ajouté M. Burriello, dont le syndicat entend demander une troisième expertise par un cabinet agréé par le ministère du travail, indépendant d’Arcelor et de la Dréal.

Déchets déversés par ArcelorMittal : « Il y a une toxicité pour l’homme », selon un spécialiste des risques industriels

franceinfo
Déchets déversés par ArcelorMittal : « Il y a une toxicité pour l’homme », selon un spécialiste des risques industriels

Un chauffeur de camion d’une entreprise sous-traitante de l’usine ArcelorMittal de Florange en Moselle affirme avoir utilisé le crassier de l’usine sidérurgique de l’entreprise, pour déverser des centaines de mètres cubes d’acide dans la nature pendant trois mois, jusqu’en février dernier, au lieu de le recycler. La direction d’ArcelorMittal a ouvert une enquête interne. Elle évoque des faits isolés et envisage de porter plainte, en assurant qu’il n’y a pas de risque sanitaire pour les populations. Pourtant, Eric Thibault, responsable du pôle dangers et impacts sur l’environnement à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), estime, mardi 4 juillet sur franceinfo, qu’il existe un danger pour l’homme.

franceinfo : Qu’est-ce qu’un crassier et quelles sont les autorisations nécessaires ?

Eric Thibault : Un crassier, c’était – puisque ce n’est plus autorisé à ce jour – un lieu de stockage de déchets sur un site métallurgique. Ce n’est pas un milieu naturel. C’est un milieu dans lequel il n’y a pas de vie. C’est une installation classée pour l’environnement. Elle est donc soumise à une autorisation d’exploitation de l’Etat. La préfecture donne une autorisation d’exploitation avec un cadre d’autorisation. Tout cela est soumis à des contrôles par l’autorité qui vérifie si l’arrêté d’exploitation est bien suivi.

Quels sont les risques liés à ce type de rejet ?

Un premier risque est lié à l’acide lui-même, à son acidité. Ce sont des produits corrosifs qui vont entraîner une toxicité vis-à-vis des organismes vivants et donc pour l’homme. Le deuxième risque est lié au fait que cet acide n’était pas pur. Il y avait sûrement des polluants, des contaminants à l’intérieur pouvant avoir leur propre toxicité. Après, on a un effet entre l’acide et les polluants présents qu’il faudrait évaluer. Une autre conséquence est moins rapide. Elle vient du fait que quand on acidifie un milieu on remet à disposition un certain nombre de polluants qui peuvent être stockés dans les sédiments et dont la toxicité peut réapparaître.

ArcelorMittal mis en cause dans une pollution à l’acide en Moselle

Arcelor affirme qu'il 'n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes'. / AFP/Archives

Arcelor affirme qu’il « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes ». / AFP/Archives

De l’acide utilisé sur un site du groupe sidérurgique ArcelorMittal à Florange (Moselle) a été déversé dans un dépotoir où il n’aurait pas dû l’être, ont affirmé mardi les autorités locales à l’issue d’une réunion avec la direction de l’entreprise qui nie toute responsabilité.

« Il y a bien eu des déversements d’acide » dans le crassier de Marspich, où vont les déchets de l’usine ArcelorMittal de Florange, « mais on en ignore encore l’importance », a indiqué mardi à l’AFP Michel Liebgott, le président de la communauté d’agglomération du Val de Fensch à l’issue d’une réunion avec les maires de Florange et Hayange ainsi que la direction d’ArcelorMittal.

Arcelor a nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements », et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». S’ils étaient avérés, « ils seraient extrêmement graves et contraires à toutes les règles d’ArcelorMittal en matière de gestion des résidus », ajouté le groupe.

« Pour l’instant, ce qui est avéré c’est qu’il y a eu des versements d’acide, mais on n’en connaît pas l’importance », a expliqué Michel Liebgot. « Nous devons nous revoir la semaine prochaine, une fois que les enquêtes menées en interne par Arcelor ainsi que par la Dréal (direction régionale de l’environnement, ndlr) seront terminées », a-t-il ajouté, précisant que « la communauté d’agglomération se pose la question de porter plainte contre X ».

A l’origine de ces enquêtes, des révélations dans Le Républicain lorrain d’un employé d’un sous-traitant d’Arcelor chargé de transporter l’acide servant à décaper l’acier jusqu’à un centre de recyclage.

Or, affirme-t-il, vidéo à l’appui, il aurait été contraint de déverser l’acide directement dans le crassier de Marspich, qui présente une étanchéité avec les cours d’eau de la région.

Dans son communiqué, Arcelor affirme que l’entreprise « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes ».

L’entreprise, qui envisage de déposer plainte, affirme également qu' »aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ».

Pour Lionel Burriello, responsable CGT au sein de l’usine, qui a assisté lundi à un CE extraordinaire sur la question, il s’agit « de témoignages graves. S’ils sont avérés, ce serait un nouveau scandale sur Florange ».

« S’ils sont faux, nous demandons à la direction de nous prouver que ces propos sont diffamatoires, parce que ça écorne l’image de notre entreprise. On demande des explications, ni plus ni moins. Que les choses soient avérées ou non », a ajouté M. Burriello, dont le syndicat entend demander une troisième expertise par un cabinet agréé par le ministère du travail, indépendant d’Arcelor et de la Dréal.

Florange: Un chauffeur de camion assure qu’ArcelorMittal a déversé de l’acide dans la nature

ENVIRONNEMENT L’ancien intérimaire assure que les salariés d’ArcelorMittal étaient au courant…

Marion Pignot

Un employé de ArcelorMittal dans l'usine de Florange, le 16 avril 2013

Un employé de ArcelorMittal dans l’usine de Florange, le 16 avril 2013 — Jean-Christophe Verhaegen AFP

« J’ai déversé de l’acide d’ArcelorMittal Florange dans la nature. » La phrase, qui fait ce mardi matin l’effet d’une bombe, est celle d’un
chauffeur de camion, ancien intérimaire chez Suez RV Osis Industrial Cleaning, un sous-traitant de l’entreprise ArcelorMittal Florange (Moselle). Au micro de France Bleu Lorraine Nord, il a affirmé avoir été contraint de déverser chaque jour, de décembre à février dernier, au moins 24 m3 « d’acide dans la nature » dans un dépotoir de l’usine sidérurgique « au lieu de recycler la matière hautement dangereuse ».

>> A lire aussi : Nord: ArcelorMittal soupçonné d’une pollution au dioxyde de soufre

Eviter un surcoût lié au recyclage

Le chauffeur de camion a également assuré que les salariés d’ArcelorMittal qui lui donnaient l’accès au dépotoir étaient au courant de la pratique probablement censée éviter un surcoût lié au recyclage effectué dans un centre spécialisé de Maloncourt.

« On me disait de charger l’acide et d’aller au crassier, avec la complicité de salariés d’Arcelor qui me donnaient les bons de livraison, eux-mêmes. Les bons n’indiquaient pas que c’était de l’acide. Ils indiquaient seulement que c’était de la boue de fer ou de la boue d’épuration. J’arrivais à Florange, à la cockerie, au PC sécurité, et là je me retrouvais dans un crassier à brancher mes tuyaux et déverser mon chargement en pleine nature, directement au sol », a expliqué le chauffeur, sous couvert de l’anonymat.

« Les rochers éclataient à cause de l’acidité du produit. Le soir je rentrais avec les yeux rouges tous les jours pendant la période d’hiver, les trois mois où j’ai bossé en intérim », a ajouté l’homme, qui a affirmé au Républicain Lorrain avoir eu « pour consigne de ne pas tout déverser au même endroit pour ne pas défoncer la nature ».

Licencié pour « rupture de discrétion commerciale »

L’intérimaire sera finalement licencié pour « rupture de discrétion commerciale » sitôt la direction apprend qu’il a confié ses craintes à un pompier travaillant pour ArcelorMittal. Toujours selon France Bleu, la Direction régionale de l’environnement (Dreal) a ouvert une enquête.

Quant à la direction d’Arcelor Mittal, elle a assuré ce lundi, lors d’un CE extraordinaire, qu’il n’y avait « aucun risque environnemental ou sanitaire pour les populations ». La CGT d’ArcelorMittal a réclamé, pour sa part, une expertise indépendante dans le cadre du CHSCT (comité hygiène et sécurité) de l’entreprise.

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réactions

philippe perrot 

@alimurene                                                         industriel autoproclamé semble avoir assuré personnellement la surveillance des déchets acides et nous dit qu’il n’y a pas de soucis à se faire (sauf pour un pourcentage indéterminé qui se perdrait avant d’arriver au centre de traitement) ouf on respire?!

Principe de confiance                                       Pas la peine de s’inquiéter, tout va bien, même les responsables de l’usine sont rassurants : « aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ». On se demande bien de quoi pourrait avoir peur la population après que toutes les semaines, des dizaines de tonnes d’acide ont été déversées dans la nature…

philippe Perrot                                                    que faisait-on des rejets avant Arcelor ? apparemment rien qui ne justifiait des réactions de la part des pouvoirs publics, syndicats, salariés, habitants… ! étonnant

Alimurene                                                              Vous ne connaissez rien à l’industrie n’est ce pas? Tout va dans un centre de recyclage, la question est de savoir quel pourcentage n’y ait pas parvenu. Votre commentaire n’a absolument aucun sens

  • bon sensbon sens                                            des élus et hommes politiques français corrompus , voire quelques syndicalistes sont fortement impliqués dans ce crime, on va vite enterrer l’affaire

    Marine la perdante de 2017Marine la perdante de 2017          Ce n’est pas Arcelor qui le déverse mais le transporteur !

    (Convention CMR dite Convention de Genève de 1956)

  • misterhide2                                                 Si c’est vrai c’est scandaleux il faut sévir contre ces industriels qui ne pensent que à donner des dividendes au actionnaires il faut taper ou çà fait mal c’est à dire le porte monnaie 
  • JohnnyThunder                                         Bien sur la cgt n’était pas au jus. Et va bien sur jouer le role du pompier incendiaire et se porter partie civile histoire de gratter de l ‘oseille 
  • GRR!!!  pas content                                Arrêtons d’embêter les entrepreneurs avec des lois environnementales ou un vilain code du travail . Ils sont gentils et ils veulent que notre bien !!!! 
  • hictorique                                               Du FRIC , du FRIC ! ! ! !
    Le reste on s’en tape ……
    Signé Arcelor ! 
  • droiducoeur                                            Je comprends entièrement la panique de nos jours de perdre un emploi, ou plutot un salaire, permettant de subvenir aux divers ponctions obligatoires, meme si on en donne aussi. Mais de grace, quant on voit encore de nos jours des pneux bruler , et polluer meme ceux qui sont autours meme pas dans le bon sens du vent, c’est la preuve, que le milieu industriel, n’est pas sensible a la qualité des produit au dela du fait de leur vente. Comme pour l’utilisation d’une voiture, ou d’un hébergement, nous devrions noter , ces entreprises pour leur implication vis à vis de la santé, de la qualité en général. C’est très lache de polluer sournoisement , l’italie a fait d’énormes progrès , ne soyons pas comme eux , cela nous fera des économies. 
  • JeanLucMahmoud                               Voilà enfin de l’hypocrisie

 

Vision binaire du monde

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Bibendum tu te dégonfles!La Macronite en fait c’est çà!!!!

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Alexandra Frutos

Michelin va supprimer 1 500 emplois en France sans départ contraint

Michelin se réorganise au niveau mondial et va concentrer ses sites français sur des emplois à forte valeur ajoutée, ce qui entraînera la suppression de 1 500 emplois dans l’Hexagone et près de 500 aux Etats-Unis, sans départ contraint. Le manufacturier prévoit ainsi d’ici à 2021 le départ de 5 000 salariés en France, pour seulement 3 500 recrutements, aux termes du projet de réorganisation dévoilé le 22 juin.Le fief historique du groupe à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) en paiera le plus lourd tribut, avec 970 départs à la retraite non remplacés, dont 290 seront relocalisés dans d’autres pays où le groupe est présent. Un dispositif de pré-retraite volontaire y sera également mis en place, « qui sera ‘à la Michelin’, donc tout à fait intéressant », a assuré à l’AFP (22/6/17) le président de Michelin Jean-Dominique Senard.

Les Etats-Unis aussi feront les frais de cette réorganisation et perdront 450 emplois entre 2018 et 2021. Michelin profitera là aussi des départs en retraite. Des deux côtés de l’Atlantique, « il n’y aura aucun départ contraint. C’est une des marques de fabrique de Michelin », a souligné M. Senard.

Les pneus Michelin annoncent la suppression de 1500 emplois en France

Les départs doivent se faire sur la base du volontariat.

Benoit Tessier / Reuters
Le groupe Michelin annonce la suppression de 1500 emplois en France

EMPLOI – Le fabriquant de pneumatiques Michelin a annoncé ce 22 juin une réorganisation mondiale qui se traduira par la suppression de 1500 emplois en France d’ici 2021, et de 450 postes aux Etats-Unis, sans départ contraint dans les deux pays.

Michelin va mettre en place un plan de pré-retraites volontaires au siège de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et ne remplacera qu’une partie des départs en retraite dans les deux pays, a ajouté le groupe dans un communiqué.

« D’ici 2021, 5000 salariés quitteront le groupe en France, majoritairement par départ en retraite, dont environ 2000 sur l’établissement de Clermont-Ferrand », détaille Michelin.

Dans son fief auvergnat, le fabriquant de pneus ne remplacera pas 970 départs en retraite d’ici 2021, et mettra en place un dispositif de pré-retraites volontaires. Parmi ces 970 emplois, 290 seront localisés dans d’autres pays où le groupe est présent.

De nouvelles activités attendues à Clermont-Ferrand

Aux Etats-Unis, « le projet entraînerait une diminution d’environ 450 postes dans les fonctions centrales entre 2018 et 2021. La grande majorité de cette évolution résulterait de l’attrition dont les départs à la retraite. En effet, 1500 salariés devraient quitter l’entreprise sur la même période », ajoute Michelin dans son communiqué.

« Le départ de ces personnes peut se faire sans aucune souffrance sociale, il n’y a pas de sujet de départs contraints, c’est sur la base du volontariat », a indiqué le PDG de Michelin, Jean-Dominique Senard.

Michelin annonce vouloir ensuite recruter plus de 3500 personnes en France d’ici 2021, dont 1000 sur Clermont-Ferrand. Le groupe prévoit d' »implanter à Clermont-Ferrand et en France des activités nouvelles, qui seraient créatrices d’emplois dont 250 à très haute qualification, en lien avec les matériaux de haute technologie ou encore le digital », selon le communiqué.

Michelin va supprimer 1 500 emplois en France, sans départ contraint

Le fabricant de pneumatiques français a annoncé jeudi la suppression de 1 950 emplois dans l’hexagone et aux Etats-Unis.

Le Monde.fr avec AFP

Le fabricant de pneumatiques Michelin a annoncé, jeudi 22 juin, une réorganisation mondiale, qui se traduira par la suppression de 1 500 emplois en France d’ici à 2021, et de 450 postes aux Etats-Unis. La firme hexagonale promet qu’il n’y aura pas de départs contraints dans les deux pays.

Michelin dit vouloir mettre en place un plan de préretraites volontaires à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), sa base historique. L’entreprise ne remplacera qu’une partie des départs en retraite, en France comme aux Etats-Unis, a ajouté le groupe dans un communiqué.

« D’ici 2021, 5 000 salariés quitteront le groupe en France, majoritairement par départ en retraite, dont environ 2 000 sur l’établissement de Clermont-Ferrand », détaille Michelin. 3 500 salariés seront recrutés en France, d’ici à 2021, pour pallier les départs à la retraite.

Lire aussi :   « Les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans la transition écologique »

« Sur la base du volontariat », selon la direction

Dans son fief auvergnat, le fabriquant de pneus ne remplacera pas 970 départs en retraite d’ici à 2021 et mettra en place un dispositif de préretraites volontaires. Parmi ces 970 emplois, 290 seront localisés dans d’autres pays où le groupe est présent.

« Le départ de ces personnes peut se faire sans aucune souffrance sociale, il n’y a pas de sujet de départs contraints, c’est sur la base du volontariat », a fait savoir à l’AFP le PDG de Michelin, Jean-Dominique Senard.

Lire aussi :   Caoutchouc : Michelin prend le contrôle du planteur d’hévéas SIPH

Le groupe promet d’« implanter à Clermont-Ferrand et en France des activités nouvelles, qui seraient créatrices d’emplois, dont 250 à très haute qualification, en lien avec les matériaux de haute technologie ou encore le digital », selon le communiqué.

Aux Etats-Unis, « le projet entraînerait une diminution d’environ 450 postes dans les fonctions centrales entre 2018 et 2021 », explique Michelin.

Michelin : 1 500 postes seront supprimés en France

Michelin vient d’annoncer 1 500 suppressions d’emplois en France d’ici quatre ans.

avatarFrance 3France Télévisions

 

L’usine de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), berceau de Michelin, est la première concernée par cette réorganisation mondiale. En tout, l’industriel supprime 1 500 emplois en France. L’entreprise de pneumatiques devenue multinationale investit dans d’autres régions du monde. Une stratégie de la direction pour faire face à la concurrence.

Aucun licenciement, mais des salariés inquiets

Pourtant, il y a déjà eu une dizaine de plans sociaux. Depuis les années 80, le groupe Michelin a perdu plus de 15 000 salariés. La direction assure qu’il n’y aura aucun licenciement sec, seulement des départs volontaires et à la retraite. Mais les salariés sont inquiets quant à l’organisation de leur travail.

L‘année dernière, le groupe Michelin a enregistré des bénéfices records : 1,6 milliard d’euros, soit des bénéfices en hausse de plus de 43%.

Michelin va supprimer près de 2000 emplois et radicalement changer son organisation pour la première fois en 20 ans

Le fabricant de pneumatiques français Michelin va lancer un grand chantier de réorganisation mondiale censé améliorer sa réactivité et sa compétitivité.

Dans le cadre de ce projet, Michelin a annoncé dans un communiqué diffusé jeudi 22 juin 2017 la suppression de 1950 emplois en trois ans, notamment en France et aux Etats-Unis, ses deux pays historiques.

La nouvelle organisation imaginée par le groupe va entraîner la disparition de jalons administratifs au niveau central, d’où la suppression de près de 2000 postes.

Dans le détail, il s’agira de 1500 départs non remplacés sur 5000 en France entre 2018 et 2021 et de 450 postes supprimés dans les fonctions centrales du groupe aux Etats-Unis.

Il s’agira du premier plan de restructuration de Michelin en plus de vingt ans, depuis la tentative ratée de 1999 qui avait suscité un tollé politique et social.

François Corbin, directeur de la stratégie, du progrès et des zones géographiques chez Michelin a déclaré à Reuters:

« Michelin va bien aujourd’hui, mais tout l’enjeu du projet est de s’assurer que Michelin aille bien dans cinq ans, dans dix ans, et donc d’anticiper. L’organisation que nous avons aujourd’hui dans le groupe date de 1996 et il est évident que depuis cette date les attentes, les comportements des clients ont assez sensiblement évolué. »

Fin 2016, Michelin employait environ 112.000 personnes à travers le monde. Le groupe a réalisé plus de 1,6 milliard d’euros de profits en 2016 sur un chiffre d’affaires de presque 21 milliards d’euros.

Il fait partie de l’un des leaders mondiaux dans le domaine des pneumatiques, à peu à près à égalité avec Bridgestone et Goodyear (environ 15 % du marché chacun).

Michelin va supprimer 1.500 emplois en France sans départ contraint

Par AFP
Michelin a annoncé une réorganisation mondiale qui se traduira par la suppression de 1.500 emplois en France d’ici 2021 Photo JEAN-SEBASTIEN EVRARD. AFP

Michelin a annoncé une réorganisation mondiale qui se traduira par la suppression de 1.500 emplois en France d'ici 2021

Michelin se réorganise au niveau mondial et va concentrer ses sites français sur des emplois à forte valeur ajoutée, ce qui entraînera la suppression de 1.500 emplois dans l’Hexagone et près de 500 aux États-Unis, sans départ contraint.

Le géant du pneumatique prévoit ainsi d’ici 2021 le départ de 5.000 salariés en France pour seulement 3.500 recrutements, selon son projet de réorganisation dévoilé jeudi.

Le fief historique du groupe à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) en paiera le plus lourd tribut, avec 970 départs à la retraite non remplacés dont 290 seront relocalisés dans d’autres pays où le groupe est présent.

Un dispositif de pré-retraite volontaire y sera également mis en place, «qui sera +à la Michelin+, donc tout à fait intéressant», a assuré à l’AFP le président de Michelin Jean-Dominique Senard.

Contacté par l’AFP, le maire PS de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, n’a pas souhaité réagir.

Les États-Unis aussi feront les frais de cette réorganisation, et perdront 450 emplois entre 2018 et 2021. Michelin profitera là aussi des départs en retraite.

Des deux côtés de l’Atlantique, «il n’y aura aucun départ contraint. C’est une des marques de fabrique de Michelin», a indiqué Jean-Dominique Senard.

Le groupe comptait 111.700 personnes, dont 19.350 en France fin 2016.

La CGT a fait part de ses inquiétudes pour le site historique du groupe.

«On savait que cela allait faire mal, mais là c’est très rapide en plus. Forcément, cela nous inquiète pour l’avenir des sites clermontois», a dit Jean-Michel Gilles, secrétaire général de la CGT Michelin.

Il anticipe en particulier une charge de travail plus lourdes pour certains responsables: «il y aura moins de cadres et leurs responsabilités vont échoir à d’autres, (…) ce sont les agents qui ont les responsabilités, sans le salaire ou les coefficients qui vont avec».

«Depuis 1983 et le premier plan social, les effectifs n’ont fait que fondre dans la ville. Tout ça pour faire du fric et satisfaire les actionnaires», dénonce-t-il.

Des cadres du groupe, interrogés sur place par l’AFP et qui n’ont pas souhaité donner leur identité, semblaient moins préoccupés. «C’est encore flou, mais ça ne semble pas très inquiétant en l’état», a commenté Nicolas.

«Michelin semble faire ce qu’il faut car la pyramide des âges est importante chez nous», dit un autre cadre, Thierry, qui espère profiter de ce plan de départ en pré-retraite après 40 ans chez Michelin.

– Programme de formation –

La direction du groupe indique au contraire que cette réorganisation doit permettre à Michelin d’être plus compétitif sur le marché international, et de sauvegarder ses emplois français.

«C’est un fait que le monde se transforme, le numérique arrive, il faut s’adapter. (…) Les postes de moindre valeur ajoutée remplacés par des postes de très haute valeur ajoutée dans les domaines de croissance, c’est comme ça qu’on sauvera nos pays, c’est comme ça qu’on va avancer», estime Jean-Dominique Senard.

Pour lui, les emplois en France doivent être «à haute valeur ajoutée», c’est-à-dire qualifiés, et il annonce «un programme extrêmement lourd de formation sur les deux ans qui viennent» pour permettre aux équipes de s’adapter à cette nouvelle donne.

Avec des emplois créés «dans le numérique et dans les matériaux de haute technologie, en particulier l’imprimante 3D, (…) c’est une mutation des emplois en France vers la valeur ajoutée», souligne le patron.

«Ça permet de rendre le débat un peu plus serein [sur la façon] dont les emplois se transforment dans notre pays: est-ce qu’ils sont condamnés à disparaître à cause de la nouvelle économie, est-ce qu’on ne peut pas en créer d’autres? Et nous, on essaie de démontrer que c’est possible», continue-t-il.

Un comité central d’entreprise extraordinaire est prévu le 6 juillet.

Le titre Michelin a fini en hausse de 0,46% à 120,25 euros dans un marché en hausse de 0,15%.

L’an passé, Michelin avait déjà annoncé 494 suppressions de postes à Clermont-Ferrand, sans départ contraint.

Michelin annonce la suppression de 1500 emplois en France

Michelin va réduire ses effectifs

Le groupe précise néanmoins que ces suppressions de postes se feront via le non-remplacement de départs à la retraite. Il n’y aura ainsi aucun départ contraint.

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réactions

Michel Royannais                          Voilà où conduit la préférence des Français pour les produits yankee.

bibi                                                    quoi?

Chris                                                 bravo micron et après il va critiquer tonton donald
  • SurveillanceGénéraliséeSurveillanceGénéralisée

    L’Europe c’est la Paix, le Bonheur, la Prosperite. L’UPR est une secte pour complotistes. Continuez a repeter ces phrases en boucle !

  • ADAD                               Mais puis qu' »on » vous dit qu’avec Macron ça va repartir…

  • PlopiPlopi                           Allez -1500 postes pour fêter des bénéfices records… Moi aussi je vais faire face à la concurrence de Michelin, je vais même rouler avec.

    freddo21                                    et pendant ce temps la presse officielle et bien pensante je pense surtout a bfmtv et france 2 nous disent que l’économie redémarre
    Terrenet                                     Bientôt la réforme du travail, licenciement en perspective.
    emee                                         c’est vrai macron n’est pas le père Noël
    gudule2                                    Effet…. … Macron !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    citoyen blasé                  Dommage, michelin se plie à la logique financière mais on se doute qu’à partir d’une certaine taille il est difficile de ne pas céder au dogme néolibéral.

    C’est une mauvaise nouvelle à court terme certes avec 1500 emplois en moins mais également à long terme avec notre meilleure multinationale, la plus saine, qui est en train de basculer du côté obscur.

    « Acquérir de la puissance cela se paie cher, la puissance abêtit. » Nietzsche

    booboo
    @ BONJOUR :                 Ben dis donc sieur MACRON la baisse du nombre de demandeurs d’emplois n’est pas prête de baiser : encore 1500 chômeurs de plus … plus ceux dont on ne parle pas … Pas brillant comme début de quinquénat mais après tout lorsqu’on est un Président mal élu rien impossible un petit mensonge par çi par là et hop ! baisse du chômage !

    Sole mio                           Il s’agit de NON remplacement de départ en retraite (ou pré-retraite) – pas de licenciement. Il faut lire plus lentement, faire une pause de temps en temps car je sais qu’il fait très chaud aujourd’hui

 

“chanteur de l’Occident”

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ejTrump : coup de tonnerre dans l’affaire sur l’ingérence russe

Donald Trump. Photo © SIPA

Justice. Donald Trump serait visé par une enquête pour entrave à la justice dans le cadre de l’affaire sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine.

Un “tournant majeur” vient d’avoir lieu dans l’enquête sur le rôle de Moscou dans la campagne électorale américaine. Selon Washington Post, le procureur spécial, Robert Mueller, chargé de cette affaire depuis mi-mai, enquêterait sur Donald Trump. Son objectif : savoir si le président des Etats-Unis a voulu entraver le fonctionnement de la justice en tentant de freiner ou bloquer l’enquête sur la Russie. Une information qui vient affaiblir la ligne de défense du milliardaire qui se vante depuis longtemps de ne pas faire l’objet d’une enquête dans le cadre des investigations sur la Russie, contrairement à ses anciens conseillers. Une affirmation confirmée par l’ex-patron du FBI, James Comey, lors de son audition au Sénat la semaine dernière.

“Inexcusable et illégale”

Le Washington Post affirme également que trois hauts responsables de la communauté du renseignement américain ont consenti à être auditionnés dès cette semaine. Il s’agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, Mike Rogers, directeur de l’agence d’espionnage NSA, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett.

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Si les accusations pesant sur Donald Trump depuis près d’un an s’avèrent être vraies et débouchent sur des poursuites, il pourrait être destitué de son poste, après le vote du Congrès. De son côté, l’avocat de Donald Trump, Marc Kasowitz affirme que “la fuite d’information du FBI concernant le président est scandaleuse, inexcusable et illégale”.

L’ampleur de l’ingérence russe dans l’élection américaine est beaucoup plus importante qu’on ne l’imagine

Alors que la polémique ne s’est pas éteinte après les auditions respectives de James Comey et de Jeff Sessions, un nouveau rapport de Bloomberg accable l’entourage du président américain Donald Trump.

L'ancien directeur du FBI, James Comey au Congrès pour un briefing top classé avec la chambre des représentants sur l'ingérence russe. Washington, DC. 13 janvier 2017. Alex Wong/ AFP.
L’ancien directeur du FBI, James Comey au Congrès pour un briefing top classé avec la chambre des représentants sur l’ingérence russe. Washington, DC. 13 janvier 2017. Alex Wong/ AFP.

Le renseignement américain avait clairement établi en janvier que le Kremlin avait cherché à affaiblir Hillary Clinton au profit de Donald Trump pendant la campagne présidentielle. Ce que l’on ignorait par contre, c’était l’ampleur de cette ingérence telle que la décrit le blog américain Gizmodo, spécialisé dans les nouvelles technologies. D’après un rapport de l’agence Bloomberg, l’intrusion des Russes dans le fichier électoral est d’une importance sans précédent qui inquiètent les services de renseignement.

Dans l’Illinois, les enquêteurs ont démontré que les pirates russes avaient essayé d’effacer ou de modifier le fichier électoral. Ils ont eu accès à un logiciel conçu pour être utilisé par les assesseurs des bureaux de vote le jour du scrutin. Et dans au moins un État, ils ont réussi à accéder à une base de donnée sur le financement de la campagne. Les détails de ces attaques qui se sont déroulées en automne dernier ont été obtenus par Bloomberg grâce à trois sources proches de l’enquête que mènent les services de renseignement. «Au total, 39 États ont subi ces attaques», souligne l’une d’elle.

Les enquêteurs redoutent une récidive russe

Certaines de ces informations avaient été divulguées la semaine dernière par le magazine en ligne The Intercept. La NSA pointait directement la responsabilité du renseignement militaire russe dans ces attaques. Selon le rapport de Bloomberg, la portée et la sophistication des attaques sont telles qu’elles avaient inquiété des membres de l’administration Obama. Si bien que ces derniers avaient exprimé leur mécontentement au Kremlin par le biais du téléphone rouge, mettant en garde Moscou contre le fait que de tels agissements risqueraient fort de déclencher un conflit ouvert entre les deux superpuissances militaires.

Pour l’instant, aucun des rapports d’enquête consultés ne tire de conclusion hative quant à l’impact que ces attaques auraient eu sur le résultat final du scrutin. En revanche, le renseignement américain craint de nouvelles ingérences russes dans les processus électoraux à venir.

D’après Bloomberg, le cyberattaque russe de 2016 constituerait une sorte de test. Fort de ses connaissances sur le processus électoral américain, Moscou pourrait récidiver lors des législatives et de la prochaine présidentielle prévues respectivement en 2018 et en 2020. C’est aussi ce qu’avait laissé entendre l’ancien directeur du FBI James Comey, limogé début mai par l’administration Trump, lors de son audition la semaine dernière. «Ils récidiveront», avait-il averti.

La démocratie américaine en jeu

Une nouvelle attaque russe mettrait inélctablement en péril la démocratie américaine. «Non seulement, elle modifierait l’issue des scurtins, avertit Bloomberg, mais elle saperait aussi le crédit que les citoyens accordent plus au processus.»

En attendant que la justice américaine n’établisse un quelconque lien de l’administration Trump avec Moscou, le président américain continue de refuter les accusations contre son entourage affirmant qu’il n’y a pas la moindre preuve pour l’incriminer. Même son de cloche du côté russe. Vladimir Poutine nie également l’implication directe du Kremlin dans l’élection américaine. Même si récemment, il a laissé entendre que «des agents “patriotes” auraient pu commettre ces attaques de leur propre initiative.»

Trump directement visé par l’enquête sur l’ingérence russe

afp.com/NICHOLAS KAMM
Le procureur Robert Mueller interroge de hauts responsables du renseignement pour déterminer si Trump a tenté de freiner ou bloquer l’enquête sur l’ingérence de la Russie.

Donald Trump a-t-il fait obstruction à la justice dans l’affaire russe? Cette question fait désormais partie de l’enquête du procureur spécial qui chapeaute l’investigation sur l’ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle américaine, affirme ce mercredi le Washington Post.

Le procureur indépendant Robert Mueller cuisine actuellement de hauts responsables du renseignement. Cet ancien chef du FBI veut déterminer si le président américain a tenté de freiner ou bloquer l’enquête qui s’intéressait jusqu’ici à cette ingérence ainsi qu’à une possible collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie, selon le quotidien qui cite des sources anonymes.

Un tournant majeur

Le fait d’élargir ainsi le champ de l’enquête représente « un tournant majeur », souligne le Washington Post, qui affirme par ailleurs que les enquêteurs sont à la recherche de potentiels délits financiers chez les collaborateurs du milliardaire républicain.

« La fuite d’information du FBI concernant le président est scandaleuse, inexcusable et illégale », a réagi l’avocat de Donald Trump, Marc Kasowitz, sans se prononcer sur le fond.

Le procureur Mueller aurait sollicité des entretiens avec cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d’être entendus. Il s’agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, Mike Rogers, directeur de l’agence d’espionnage NSA, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett. Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine, selon le Post.

Des rencontres confirmées par les intéressés

« Je reconnais que nous avons eu une rencontre avec le procureur spécial », a par ailleurs confirmé le sénateur démocrate de la commission du Renseignement, Mark Warner, confirmant que Robert Mueller a rendu compte aux sénateurs de son travail.

Donald Trump, dont la jeune présidence est empoisonnée par l’ombre de cette affaire, s’était félicité la semaine dernière des déclarations de James Comey, ancien chef du FBI qu’il a limogé début mai. Ce dernier a affirmé lors d’un témoignage très à charge que le président américain ne faisait pas l’objet d’une enquête de la police fédérale dans le cadre de l’affaire russe à l’époque où il était en place.

Selon les sources du quotidien, « l’enquête sur le président pour obstruction à la justice a commencé quelques jours après que Comey a été limogé le 9 mai ». Robert Mueller avait été nommé procureur spécial pour garantir l’indépendance de l’enquête la semaine suivante, le 17 mai.

  • Le procureur spécial enquête désormais sur Trump pour entrave à la justice

    Le procureur spécial enquête désormais sur Trump pour entrave à la justice
    Donald Trump à la Maison Blanche, le 14 juin 2017.
    Nicholas Kamm, AFP
    France 24

    Selon le Washington Post, Donald Trump ferait désormais l’objet d’une enquête du procureur spécial Robert Mueller, pour entrave à la justice présumée. Un tournant majeur dans ce qu’on surnomme désormais l' »affaire russe ».

    C’est un nouveau scoop du Washington Post. Donald Trump ferait l’objet d’une enquête pour entrave à la justice présumée par le procureur spécial Robert Mueller, rapporte mercredi 14 juin le quotidien américain. Robert Mueller dirige l’enquête sur l’ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle américaine.

    VOIR AUSSI : Ivanka Trump est choquée par « l’agressivité » en politique, mais a-t-elle oublié qui est son père ?

    Le procureur indépendant, ancien chef du FBI, interroge actuellement des responsables du renseignement pour déterminer si le président américain a tenté de freiner ou de bloquer l’enquête qui s’intéressait jusqu’ici à cette ingérence ainsi qu’à une possible collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie, selon le quotidien qui cite des sources anonymes.

    Le fait d’élargir ainsi le champ de l’enquête représente « un tournant majeur », souligne le Washington Post. Le journal affirme par ailleurs que les enquêteurs sont à la recherche de potentiels délits financiers chez les collaborateurs du milliardaire républicain.

    Fuite scandaleuse, selon l’avocat de Trump

    « La fuite d’information du FBI concernant le président est scandaleuse, inexcusable et illégale », a réagi l’avocat de Donald Trump, Marc Kasowitz, sans se prononcer sur le fond.

    « Une enquête sur le président pour obstruction à la justice a commencé »

    Le procureur Mueller aurait sollicité des entretiens avec cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d’être entendus. Il s’agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, Mike Rogers, directeur de l’agence d’espionnage NSA, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett. Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine, selon le Post.

    « Je reconnais que nous avons eu une rencontre avec le procureur spécial », a par ailleurs confirmé le sénateur démocrate de la commission du Renseignement, Mark Warner, confirmant que Robert Mueller a rendu compte aux sénateurs de son travail.

    Le témoignage à charge de James Comey

    Donald Trump, dont la jeune présidence est empoisonnée par l’ombre de cette affaire, s’était félicité la semaine dernière des déclarations de James Comey, ancien chef du FBI qu’il a limogé début mai. Ce dernier a affirmé lors d’un témoignage très à charge que le président américain ne faisait pas l’objet d’une enquête de la police fédérale dans le cadre de l’affaire russe à l’époque où il était en place.

    VOIR AUSSI : L’ancien chef du FBI James Comey rédige un témoignage accablant contre Donald Trump

    Selon les sources du quotidien, « l’enquête sur le président pour obstruction à la justice a commencé quelques jours après que Comey a été limogé le 9 mai ». Robert Mueller avait été nommé procureur spécial pour garantir l’indépendance de l’enquête la semaine suivante, le 17 mai.

    Le procureur Mueller s’intéresserait notamment à un événement survenu le 22 mars dernier, lorsque Daniel Coats a affirmé à des associés que Donald Trump, qui nie toute ingérence, lui a demandé d’intervenir auprès de James Comey pour qu’il cesse de cibler son ancien conseiller Michael Flynn, personnage central de ce dossier.

    Le procureur spécial sur l’affaire russe enquête désormais sur Trump

    Donald Trump le 14 juin 2017 à la maison Blanche à Washington

    Washington (AFP) – Donald Trump a-t-il fait obstruction à la justice dans l’affaire russe? Cette question fait désormais partie de l’enquête du procureur spécial qui chapeaute l’investigation sur l’ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle américaine, affirme mercredi le Washington Post.

    Le procureur indépendant Robert Mueller, ancien chef du FBI, interroge actuellement de hauts responsables du renseignement pour déterminer si le président américain a tenté de freiner ou bloquer l’enquête qui s’intéressait jusqu’ici à cette ingérence ainsi qu’à une possible collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie, selon le quotidien qui cite des sources anonymes.

    Le fait d’élargir ainsi le champ de l’enquête représente « un tournant majeur », souligne le Washington Post, qui affirme par ailleurs que les enquêteurs sont à la recherche de potentiels délits financiers chez les collaborateurs du milliardaire républicain.

    « La fuite d’information du FBI concernant le président est scandaleuse, inexcusable et illégale », a réagi l’avocat de Donald Trump, Marc Kasowitz, sans se prononcer sur le fond.

    Le procureur Mueller aurait sollicité des entretiens avec cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d’être entendus. Il s’agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, Mike Rogers, directeur de l’agence d’espionnage NSA, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett.

    Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine, selon le Post.

    « Je reconnais que nous avons eu une rencontre avec le procureur spécial », a par ailleurs confirmé le sénateur démocrate de la commission du Renseignement, Mark Warner, confirmant que M. Mueller a rendu compte aux sénateurs de son travail.

    Donald Trump, dont la jeune présidence est empoisonnée par l’ombre de cette affaire, s’était félicité la semaine dernière des déclarations de James Comey, ancien chef du FBI qu’il a limogé début mai. Ce dernier a affirmé lors d’un témoignage très à charge que le président américain ne faisait pas l’objet d’une enquête de la police fédérale dans le cadre de l’affaire russe à l’époque où il était en place.

    Selon les sources du quotidien, « l’enquête sur le président pour obstruction à la justice a commencé quelques jours après que Comey a été limogé le 9 mai ». Robert Mueller avait été nommé procureur spécial pour garantir l’indépendance de l’enquête la semaine suivante, le 17 mai.

    Le procureur Mueller s’intéresserait notamment à un événement survenu le 22 mars dernier, lorsque Daniel Coats a affirmé à des associés que Donald Trump, qui nie toute ingérence, lui a demandé d’intervenir auprès de James Comey pour qu’il cesse de cibler son ancien conseiller Michael Flynn, personnage central de ce dossier.

    ngérence russe : le procureur spécial enquête sur Trump pour entrave à la justice

    Ingérence russe : le procureur spécial enquête sur Trump pour entrave à la justice
    Le procureur indépendant Robert Mueller interroge actuellement de hauts responsables du renseignement pour déterminer si le président américain a tenté de freiner ou bloquer l’enquête.@ Brendan Smialowski / AFP

    Robert Mueller tente de déterminer si le président américain a tenté de freiner ou bloquer l’enquête dans l’affaire russe, selon le Washington Post.

    Donald Trump a-t-il fait obstruction à la justice dans l’affaire russe ? Cette question fait désormais partie de l’enquête du procureur spécial qui chapeaute l’investigation sur l’ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle américaine, a affirmé mercredi le Washington Post.

    Un « tournant majeur ». Le procureur indépendant Robert Mueller, ancien chef du FBI, interroge actuellement de hauts responsables du renseignement pour déterminer si le président américain a tenté de freiner ou bloquer l’enquête qui s’intéressait jusqu’ici à cette ingérence ainsi qu’à une possible collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie, selon le quotidien qui cite des sources anonymes. Le fait d’élargir ainsi le champ de l’enquête représente « un tournant majeur« , souligne le Washington Post, qui affirme par ailleurs que les enquêteurs sont à la recherche de potentiels délits financiers chez les collaborateurs du milliardaire républicain.

    L’avocat de Trump ne se prononce pas sur le fond. « La fuite d’information du FBI concernant le président est scandaleuse, inexcusable et illégale« , a réagi l’avocat de Donald Trump, Marc Kasowitz, sans se prononcer sur le fond. Le procureur Mueller aurait sollicité des entretiens avec cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d’être entendus. Il s’agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, Mike Rogers, directeur de l’agence d’espionnage NSA, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett. Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine, selon le Post. « Je reconnais que nous avons eu une rencontre avec le procureur spécial », a par ailleurs confirmé le sénateur démocrate de la commission du Renseignement, Mark Warner, confirmant que Robert Mueller a rendu compte aux sénateurs de son travail.

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    Affaire russe : Donald Trump désormais visé par l’enquête du procureur spécial

    Le procureur indépendant Robert Mueller, ancien chef du FBI, interroge actuellement de hauts responsables du renseignement pour déterminer si le président américain a tenté de freiner ou de bloquer l’enquête.

    Donald Trump, le 14 juin 2017 à Washington. 
    Donald Trump, le 14 juin 2017 à Washington.  (NICHOLAS KAMM / AFP)
    avatarfranceinfo avec AFP

    Donald Trump a-t-il fait obstruction à la justice dans l’affaire russe ? Cette question fait désormais partie de l’enquête du procureur spécial qui chapeaute l’investigation sur l’ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle américaine, affirme le Washington Post, mercredi 14 juin.

    Le procureur indépendant Robert Mueller, ancien chef du FBI, interroge actuellement de hauts responsables du renseignement. Il doit déterminer si le président américain a tenté de freiner ou de bloquer l’enquête qui s’intéressait jusqu’ici à cette ingérence, ainsi qu’à une possible collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie, selon le quotidien qui cite des sources anonymes.

    « Tournant majeur »

    Le fait d’élargir ainsi le champ de l’enquête représente « un tournant majeur », souligne le Washington Post. Le quotidien affirme par ailleurs que les enquêteurs sont à la recherche de potentiels délits financiers chez les collaborateurs du milliardaire républicain.

    Robert Mueller, le 19 juin 2013, alors qu\'il était à l\'époque directeur du FBI. 
    Robert Mueller, le 19 juin 2013, alors qu’il était à l’époque directeur du FBI.  (SAUL LOEB / AFP)

    Le procureur Mueller aurait sollicité des entretiens avec cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d’être entendus. Il s’agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, Mike Rogers, directeur de l’agence d’espionnage NSA, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett.

    « La fuite d’information du FBI concernant le président est scandaleuse, inexcusable et illégale », a réagi l’avocat de Donald Trump, Marc Kasowitz, sans se prononcer sur le fond.

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  •  Commentaires
    Avatardes petits chefs qui par ambition visent a démolir le plus grand magnat US !!
  • AvatarDans une enquête et qui plus est celle-ci, il est normal que ce petit procureur veuille élargir le champ des investigations.

    J’ai toute confiance en faveur du Président Trump et pour sa défense.
    Il n’y aura pas le moindre commencement d’une destitution.
    Bon anniversaire Président Trump.
    Soutien total!

  • AvatarBon allez, un petit impeachement à celui là.
    MabroukMabrouk                                                     les républicains comme nos fachiottes du FionNazi n’aiment pas les enquêtes judiciaires. Ils crient au complot dès qu’on les touche et accusent les forces crypto-bolcho-judéo-maçonniques alliés à la perfide Albion et aux esclavagistes Yankee d’être les manipulateurs du complot. Mdr !
  • pedropedro                                                             Les democrates aussi bien que les socialopes sont du même accabit! Dès qu’ils atteignent le pouvoir, ils s’y sentent investis comme par le pouvoir des Dieux! Pour de plus amples informations adressez-vous à votre Jupiter!

  • yvanyvan                                                             Cela prouve que le procureur ne trouve rien !

    YassineYassine                                                      — Mais Monsieur le Président, pour faire disparaître les preuves, nous ne pouvons quand même pas envoyer comme ça tous nos missiles nucléaires intercontinentaux sur le procureur spécial qui enquête maintenant sur vous, même si ses investigations risquent de vous coûter une covfefe extrêmement négative qui aboutit à votre destitution, d’autant plus qu’il est…hum, hum…vous vous souvenez…américain et surtout qu’il se trouve, comment dire Monsieur le président…vous savez…sur le sol des Etats-Unis !

    — Qu’est-ce que vous avez dit après président ? Que veulent dire les mots : missiles, nucléaires et intercontinentaux ? On ne pourrait pas alors l’expédier d’abord quelque part en Musulmanie, à Paris ou au Mexique par exemple, pour les lui envoyer là-bas, en disant que c’est pour lutter contre le terrorisme islamiste ?

    ziedzied                                                              Plus importante que l’ingérence US dans la plupart des pays du monde? surtout là où ils ont des intérêts et qu’ils peuvent  faire passer celui qui les défend!

    Quel est le rôle des USA dans la chute du bloc soviétique?
    Mais c’est quoi cette hypocrisie?

    kimkim                                                                  Si ça continue , on va nous dire que Trump est russe et que le vrai président US c’est Poutine
    MonsieurMonsieur                                                        Evidement : la fille de Barack Obama s’appelle en fait Natacha. ce qui signifie que l’ingérence russe a commencé au moins depuis sa naissance, soit depuis 2001 !!!

    HORREUR ! SCANDALE !!!

    TopLaTopLa                                                             Source de ces rumeurs : blog américain Gizmodo…
    AgnAgn                                                               habituel blabla sans aucune preuve des anti-Poutine … du slate quoi.
  • The Real TruthThe Real Truth                                           les usa se sont ingérés dans 90 élections mondiales pr essayer de mettre des gauchos (sous l’ère obama), merci de pas nous gaver avec les russes. ils ont réussi leur coup car la sa… d’hilary a menti, triché, volé et…
  • bernardbernard                                                      bientôt on va nous dire que les russes sont arrivés en masse pour voter à la place des américains.

    A moins que les élections des pays démocratiques soient truquables et Là il va falloir éclairer la lanterne des populations électrices.
    Parce que si un pays peut truquer des élections, un parti national peut le faire aussi.
    Est ce que je me fais bien comprendre? mes petits démocrates tricheurs

PatrioteAntiFN–                                                            Le ciel se couvre aux zétazunis pour « l’ami » de le pen, vous savez celui à qui marine a d’après elle servi de modèle…

  • NicolasNicolas                                                       les élites de l’establishment n’ont pas accepté l’élection de l’outsider Trump et vont tout faire pour le déstabiliser et le pousser à la démission ou le chasser par une procédure d’impeachment: on va lui inventer les scandales et affaires nécessaires pour justifier ce coup d’Etat. C’est l’Etat profond US qui est à la manoeuvre
    • Siergiej MSiergiej M                                                   – Au lieu de sombrer dans une veritable obsession paranoiaque anti-russe , ils ne peuvent pas kennedyser Trump ?
    • beberbeber                                                          Ces gens (sénateurs et autres) perdent leur temps et celui des USA (et aussi l’argent des contribuables) car ils n’arriveront pas au but (destitution de Trump)

      Ils feraient mieux de consacrer leur temps à leurs mandants et à l’économie et sécurité de leur pays … qui sont les buts premiers du président Trump

      Et là, il y a de la matière:

      http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201703/13/01-5078321-une-firme-chinoise-fait-cadeau-de-200-millions-au-gendre-de-trump.php

      http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/10/president-des-etats-unis-et-de-trump-organization-les-conflits/

      Le procureur Mueller s’intéresserait notamment à un événement survenu le 22 mars dernier, lorsque Daniel Coats a affirmé à des associés que Donald Trump, qui nie toute ingérence, lui a demandé d’intervenir auprès de James Comey pour qu’il cesse de cibler son ancien conseiller Michael Flynn, personnage central de ce dossier.

 

News from a barbie of shit

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pleIvanka Trump : intimidation, harcèlement, salaire de misère… c’est l’enfer de travailler pour la fille de Donald

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commentaires

  • dans une usine chinoise on ne respecte pas les travailleurs et Ivanka Trump en est coupable ? la Chine est un grand pays avec des un gouvernement qui fait les lois ,si celles-ci ne sont pas libérales et si les syndicats et la police ne font pas respecter les lois la faute est à la dame….sa me rappelle Gavroche dans LES MISERABLES ou il chante un refrain qui est toujours le meme:si je suis tombé par terre c’est la faute ° Voltaire……..

  • Votre titre présente comme une évidence ce qui n’est qu’une information diffusée par une organisation parfaitement inconnue et dont la crédibilité reste à prouver.

  • Les affaires et les relations troubles de l’entourage de Trump continuent d’inquiéter les services. Le FBI en sortira-t-il vainqueur ?

  • Prôner le « made in USA » et continuer à produire envers et contre tout en Chine… Quelle hypocrisie.

  • La Ivanka n’est donc pas la patriote rêvée à la Papa.

  • Tiens donc ! Mais comme c’est la fille chérie de ? on ne pourrait rien dire. C’est une honte de vouloir cacher ces pratiques peu glorieuses. Et la dame en question se moque bien évidemment de savoir si les malheureux exploités ont du mal à vivre « humainement ». Dommage que la chine ne veuille pas admettre ces pratiques d’un autre âge.

  • Ah bon ! La fille de Trump a besoin d’une usine en Chine pour fabriquer ses chaussures ? Belle leçon de patriotisme économique !

  • Comme tout gouvernement réellement souverain, la Chine contrôle étroitement les ONG ayant des liens avec des intérêts étrangers. Peut-être qu’un jour la France fera de même.

  • Il semble que beaucoup n’aient pas pris le soin de lire l’article en son entier, notamment la dernière phrase.

  • D’autres activistes enquêtant sur les industries chinoises sont en prison.
    Concernant Mlle Trump elle se croit tout permis comme son papa et le reste de la famille.
    Bon c’est moins pire que la famille Bush qui est responsable de tant de problématiques géopolitiques…

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