L’envers du moins cher!

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o4« Cash Investigation ». Travail, ton univers impitoyable

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« Cash Investigation » (Facebook, Twitter, #@cashinvestigati), présenté par Elise Lucet, fait sa rentrée 2017-2018, mardi 26 septembre, avec une immersion inédite dans le monde merveilleux du travail. Et les chiffres sont alarmants : un quart des salariés partent travailler avec la boule au ventre, plus d’un tiers affirment avoir fait un burn-out et 43% ressentent des douleurs à cause de leur métier ! Derrière le succès de grandes entreprises se cachent parfois des méthodes de management qui peuvent casser les salariés.

Le magazine s’est intéressé à quelques-unes des plus incroyables réussites économiques. Il a notamment enquêté sur Lidl, l’un des géants de la grande distribution, 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 30 000 salariés en France. L’une des enseignes préférées des consommateurs est sortie du hard-discount en bouleversant les méthodes de travail de ses employés. Une révolution dans les magasins et les entrepôts que certains paient très cher sur leur lieu de travail.

« Les ouvriers du XXIe siècle »

Autre secteur, autre ambiance avec une plongée dans le monde de Free, fournisseur d’accès à Internet et opérateur de téléphonie mobile. Une image jeune, décalée, et son patron, Xavier Niel, qui déclare : « Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIe siècle. C’est le pire des jobs. » Et « Cash » révèle leur précarité : bien souvent sur des sièges éjectables, quand ils se retrouvent à la porte, bon nombre partent sans indemnités de l’entreprise.

A découvrir également dans ce nouveau numéro, des témoignages rares de salariés sous tension qui racontent leur quotidien fait de pressions. Après la diffusion de cette nouvelle enquête, Elise Lucet reçoit des invités, des responsables politiques et des spécialistes sur le plateau pour animer un débat d’actualité au moment où la loi Travail est le grand chantier automnal du gouvernement.

« Travail, ton univers impitoyable », une enquête de Sophie Le Gall diffusée le mardi 26 septembre 2017 à 20h55 sur France 2.

Lidl et Free, les nouvelles cibles de Cash Investigation et Elise Lucet

Diffusé mardi à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

Elise Lucet, présentatrice de "Cash Investigation"

Elise Lucet, présentatrice de « Cash Investigation »

Souffrance au travail et licenciements: le magazine Cash Investigation présenté par Elise Lucet fait son retour mardi sur France 2, avec une enquête sur le « monde merveilleux du travail » qui révèle l’envers du décor au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free.

Diffusé à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

L’enquête de deux heures produite par Premières Lignes, commencée il y a plus d’un an, débute par une plongée chez Lidl France et ses 30.000 salariés, et révèle les techniques redoutables mises en oeuvre pour maximiser leur productivité.

Comme la polyvalence imposée aux caissières, qui permet d’éradiquer les temps morts; ou la commande vocale qui règne en maître dans les entrepôts, une machine dictant aux préparateurs de commandes les tâches à effectuer.

Jusqu’à 8 tonnes manipulées quotidiennement

Des témoignages révèlent les revers de ces procédés, comme le poids ahurissant (jusqu’à 8 tonnes) des marchandises manipulées quotidiennement par les préparateurs, et des employés dont les corps peinent à suivre la cadence et qui ont l’impression de devenir des robots.

L’émission s’interroge aussi sur la disproportion entre les nombreux salariés de l’enseigne licenciés pour inaptitude (2.196 en cinq ans), et l’infime minorité de ceux qui obtiennent un reclassement (22).

Second cas d’école de cette enquête réalisée par Sophie Le Gall: Free. Cash Investigation s’est intéressé au centre d’appel Mobipel (filiale de l’opérateur) à Colombes, près de Paris.

Les licenciements s’y sont multipliés depuis un débrayage de quelques heures organisé en 2014: l’émission en a dénombré 248, sur un site qui comptait environ 650 emplois. Dans une interview particulièrement tendue, le numéro deux du groupe, Maxime Lombardini, dément « les yeux dans les yeux » à Elise Lucet tout lien de cause à effet.

L’émission s’est également penchée sur le recours au licenciement pour faute grave (et donc sans versement d’indemnités ni préavis) à l’intérieur du groupe, pour des motifs « régulièrement jugés abusifs par les tribunaux de prud’hommes ».

« Déshumanisation des salariés »

Elle rapporte ainsi le cas « pour le moins étonnant » d’une responsable RH elle-même licenciée pour faute grave… parce qu’elle avait procédé à des licenciements classiques (pour « cause réelle et sérieuse »), et qui ont donné donc lieu à des paiements d’indemnités.

Selon Elise Lucet, qui « ne s’attendait pas à découvrir autant de choses qui ne sont jamais évoquées par les entreprises en question », cette enquête montre qu' »il y a une déshumanisation des salariés qui existe vraiment sur le terrain dans l’organisation du travail, mais qui existe aussi dans la manière dont on nous répond ».

La journaliste, face aux critiques qui lui sont régulièrement adressées, assure que « Cash Investigation n’a rien contre les entreprises et n’a rien contre le fait qu’elles cherchent des gains de productivité ». « La question c’est: à quel prix, jusqu’où? ».

« On n’est pas dans la volonté de diffamer, on veut informer », assure-t-elle. « Notre job, c’est journalistes et uniquement journalistes, on n’est ni militants, ni dirigeants politiques ni syndicats », martèle la présentatrice qui revendique pour seul mot d’ordre « l’établissement de la vérité » afin que « les consommateurs sachent ce qu’il y a derrière les pubs ».

La journaliste d’investigation, poursuivie en ce moment par l’Azerbaïdjan pour diffamation, insiste aussi sur le travail « millimétré » réalisé dès la création de l’émission en 2012 pour étayer les situations relevées, et se prémunir ainsi contre les contre-attaques judiciaires des organismes ou personnes mises en cause.

« L’une des règles de survie de Cash, c’était d’être impeccable au niveau juridique », alors qu' »il y a en face de nous des entreprises qui ont des armadas d’avocats », explique-t-elle.

Souffrance au travail et licenciements: Cash Investigation dévoile l’envers du décor chez Lidl et Free

Elise Lucet, la journaliste de Cash Investigation, révèle ce qu’il se cache derrière les deux grandes entreprises Free et Lidl France.

Souffrance au travail et licenciements : le magazine Cash Investigation présenté par Elise Lucet fait son retour mardi sur France 2, avec une enquête sur le « monde merveilleux du travail » qui révèle l’envers du décor au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free. Diffusé à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

L’enquête de deux heures produite par Premières Lignes, commencée il y a plus d’un an, débute par une plongée chez Lidl France et ses 30.000 salariés, et révèle les techniques redoutables mises en oeuvre pour maximiser leur productivité. Comme la polyvalence imposée aux caissières, qui permet d’éradiquer les temps morts; ou la commande vocale qui règne en maître dans les entrepôts, une machine dictant aux préparateurs de commandes les tâches à effectuer.

Révélations lors d’une interview tendue

Des témoignages révèlent les revers de ces procédés, comme le poids ahurissant (jusqu’à 8 tonnes) des marchandises manipulées quotidiennement par les préparateurs, et des employés dont les corps peinent à suivre la cadence et qui ont l’impression de devenir des robots. L’émission s’interroge aussi sur la disproportion entre les nombreux salariés de l’enseigne licenciés pour inaptitude (2.196 en cinq ans), et l’infime minorité de ceux qui obtiennent un reclassement (22).

Second cas d’école de cette enquête réalisée par Sophie Le Gall: Free. Cash Investigation s’est intéressé au centre d’appel Mobipel (filiale de l’opérateur) à Colombes, près de Paris. Les licenciements s’y sont multipliés depuis un débrayage de quelques heures organisé en 2014 : l’émission en a dénombré 248, sur un site qui comptait environ 650 emplois. Dans une interview particulièrement tendue, le numéro deux du groupe, Maxime Lombardini, dément « les yeux dans les yeux » à Elise Lucet tout lien de cause à effet.

L’émission s’est également penchée sur le recours au licenciement pour faute grave (et donc sans versement d’indemnités ni préavis) à l’intérieur du groupe, pour des motifs « régulièrement jugés abusifs par les tribunaux de prud’hommes ».

Des salariés déshumanisés

Elle rapporte ainsi le cas « pour le moins étonnant » d’une responsable RH elle-même licenciée pour faute grave… parce qu’elle avait procédé à des licenciements classiques (pour « cause réelle et sérieuse »), et qui ont donné donc lieu à des paiements d’indemnités.

Selon Elise Lucet, qui « ne s’attendait pas à découvrir autant de choses qui ne sont jamais évoquées par les entreprises en question », cette enquête montre qu' »il y a une déshumanisation des salariés qui existe vraiment sur le terrain dans l’organisation du travail, mais qui existe aussi dans la manière dont on nous répond ». La journaliste, face aux critiques qui lui sont régulièrement adressées, assure que « Cash Investigation n’a rien contre les entreprises et n’a rien contre le fait qu’elles cherchent des gains de productivité ». « La question c’est: à quel prix, jusqu’où ? ».

« On n’est pas dans la volonté de diffamer, on veut informer », assure-t-elle. « Notre job, c’est journalistes et uniquement journalistes, on n’est ni militants, ni dirigeants politiques ni syndicats », martèle la présentatrice qui revendique pour seul mot d’ordre « l’établissement de la vérité » afin que « les consommateurs sachent ce qu’il y a derrière les pubs ».

La journaliste d’investigation, poursuivie en ce moment par l’Azerbaïdjan pour diffamation, insiste aussi sur le travail « millimétré » réalisé dès la création de l’émission en 2012 pour étayer les situations relevées, et se prémunir ainsi contre les contre-attaques judiciaires des organismes ou personnes mises en cause. « L’une des règles de survie de Cash, c’était d’être impeccable au niveau juridique », alors qu' »il y a en face de nous des entreprises qui ont des armadas d’avocats », explique-t-elle.

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u-2055Mobilisation pour une indemnité de déplacement: des CRS se font porter pâle

Plus de 1.900 policiers des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb recevra vendredi matin à 7H30 les trois secrétaires généraux d’Alliance, d’Unité-SGP et de l’Unsa-Police, réunis en intersyndicale contre cette réforme, a indiqué son entourage à l’AFP.

La mobilisation est « puissante » jeudi, a reconnu auprès de l’AFP un haut responsable policier, chiffrant en milieu d’après-midi à 1.900 le nombre de CRS se déclarant en arrêt-maladie ou en consultation médicale.

Selon le syndicat Alliance, la « mobilisation est très forte ». Vers 11H00, Alliance avait décompté environ 1.500 fonctionnaires « en maladie ».

Cette mobilisation dans les compagnies de CRS engagées sur le terrain jeudi intervient lors d’une journée marquée par un appel à manifester contre la réforme du Code du travail.

Réunis en intersyndicale mercredi, Alliance, Unité et l’Unsa-police avaient appelé les CRS à « se mobiliser fortement sans délai » et réclamé l’intervention de Gérard Collomb dans cet épineux dossier.

Les syndicats revendiquent que l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée).

D’un montant quotidien de 39 euros, l’Ijat constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, cette prime fait l’objet d’une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

Dans une lettre adressée aux syndicats, mercredi et que l’AFP a pu consulter, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a souligné que l’exonération des contributions sociales sur l’Ijat n’était pas « possible » mais a rappelé que le gouvernement s’était engagé à ce qu’elles soient « intégralement » compensées par une augmentation de cette indemnité, qui sera portée à 42,79 euros brut au 1er janvier 2018.

Le DGPN promet également le paiement de l’Ijat sur une fiche de paie spécifique et la possibilité de percevoir cette indemnité sur un compte bancaire différent de celui sur lequel est versé le salaire principal.

Pour répondre aux griefs des syndicats dénonçant l’allongement des délais de paiement de l’indemnité, le DGPN assure que ce décalage sera « très limité » dans le temps et affirme que le paiement des heures supplémentaires, aujourd’hui trimestriel, « sera définitivement mensualisé ».

Mobilisation pour une indemnité de déplacement : plus d’un millier de CRS se font porter pâle

Mobilisation pour une indemnité de déplacement : plus d'un millier de CRS se font porter pâle
« On devrait dépasser les 2.000 arrêts de travail », a pronostiqué Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité-SGP-FO (photo d’illustration).@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Plus d’un millier de CRS se sont déclaré en arrêt maladie ou en consultation médicale jeudi, en signe d’opposition à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux.

Plus d’un millier de CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb recevra vendredi matin à 7h30 les trois secrétaires généraux d’Alliance, d’Unité-SGP et de l’Unsa-Police, réunis en intersyndicale contre cette réforme, a indiqué son entourage.

« Très forte » mobilisation. La mobilisation est « puissante » jeudi, a reconnu un haut responsable policier, estimant à plus d’un millier le nombre de CRS se déclarant en arrêt-maladie ou en consultation médicale. Selon le syndicat Alliance, la « mobilisation est très forte ». Vers 11 heures, Alliance avait décompté environ 1.500 fonctionnaires « en maladie ».

Les chiffres de cette mobilisation devraient évoluer à la hausse au fil des prises de service dans les compagnies de CRS engagées sur le terrain jeudi, une journée marquée par un appel à manifester contre la réforme du code du travail. « On devrait dépasser les 2.000 arrêts de travail », a pronostiqué Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité-SGP-FO.

L’Ijat au cœur des revendications. Réunis en intersyndicale mercredi, Alliance, Unité et l’Unsa-police avaient appelé les CRS à « se mobiliser fortement sans délai » et réclamé l’intervention de Gérard Collomb dans cet épineux dossier. Les syndicats revendiquent que l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée). D’un montant quotidien de 39 euros, l’Ijat constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, cette prime fait l’objet d’une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

Dans une lettre adressée aux syndicats, mercredi, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a souligné que l’exonération des contributions sociales sur l’Ijat n’était pas « possible » mais a rappelé que le gouvernement s’était engagé à ce qu’elles soient « intégralement » compensées par une augmentation de cette indemnité, qui sera portée à 42,79 euros brut au 1er janvier 2018.

Le paiement des heures supplémentaires « mensualisé ». Le DGPN promet également le paiement de l’Ijat sur une fiche de paie spécifique et la possibilité de percevoir cette indemnité sur un compte bancaire différent de celui sur lequel est versé le salaire principal. Pour répondre aux griefs des syndicats dénonçant l’allongement des délais de paiement de l’indemnité, le DGPN assure que ce décalage sera « très limité » dans le temps et affirme que le paiement des heures supplémentaires, aujourd’hui trimestriel, « sera définitivement mensualisé ».

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Mobilisation pour une indemnité de déplacement: des CRS se font porter pâle

Plus de 1.900 policiers des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales

Paris (AFP) – Plus de 1.900 policiers des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb recevra vendredi matin à 7H30 les trois secrétaires généraux d’Alliance, d’Unité-SGP et de l’Unsa-Police, réunis en intersyndicale contre cette réforme, a indiqué son entourage à l’AFP.

La mobilisation est « puissante » jeudi, a reconnu auprès de l’AFP un haut responsable policier, chiffrant en milieu d’après-midi à 1.900 le nombre de CRS se déclarant en arrêt-maladie ou en consultation médicale.

Selon le syndicat Alliance, la « mobilisation est très forte ». Vers 11H00, Alliance avait décompté environ 1.500 fonctionnaires « en maladie ».

Cette mobilisation dans les compagnies de CRS engagées sur le terrain jeudi intervient lors d’une journée marquée par un appel à manifester contre la réforme du Code du travail.

Réunis en intersyndicale mercredi, Alliance, Unité et l’Unsa-police avaient appelé les CRS à « se mobiliser fortement sans délai » et réclamé l’intervention de Gérard Collomb dans cet épineux dossier.

Les syndicats revendiquent que l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée).

D’un montant quotidien de 39 euros, l’Ijat constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, cette prime fait l’objet d’une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

Dans une lettre adressée aux syndicats, mercredi et que l’AFP a pu consulter, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a souligné que l’exonération des contributions sociales sur l’Ijat n’était pas « possible » mais a rappelé que le gouvernement s?était engagé à ce qu’elles soient « intégralement » compensées par une augmentation de cette indemnité, qui sera portée à 42,79 euros brut au 1er janvier 2018.

Le DGPN promet également le paiement de l’Ijat sur une fiche de paie spécifique et la possibilité de percevoir cette indemnité sur un compte bancaire différent de celui sur lequel est versé le salaire principal.

Pour répondre aux griefs des syndicats dénonçant l’allongement des délais de paiement de l’indemnité, le DGPN assure que ce décalage sera « très limité » dans le temps et affirme que le paiement des heures supplémentaires, aujourd’hui trimestriel, « sera définitivement mensualisé

«Malades» de leurs conditions de travail, les CRS en grève

Liberation

Clarisse Martin

Alors que des manifestations contre les ordonnances ont lieu dans la plupart des grandes villes ce jeudi, 1 500 CRS ont prévu de consulter leur médecin pour ne pas prendre leur service ce jeudi et ainsi dénoncer leurs conditions de travail.

Bis repetita. Pour la deuxième fois en l’espace de deux semaines, les CRS manifestent leur mécontentement. Ce jeudi, ils seraient plus de 1 500 à se faire porter pâle sur l’ensemble du territoire en cette deuxième journée de mobilisation contre les ordonnances Pénicaud. Le 12 septembre, en parallèle de la première manifestation, les policiers étaient plus de 400 à «consulter», c’est-à-dire à ne pas prendre leur service malgré l’absence officielle de droit de grève.

«La dernière fois, on a tiré la sonnette d’alarme. Aujourd’hui, on a multiplié les effectifs par trois. C’est normal, le ministre de l’Intérieur ne nous a toujours pas écoutés et il n’y a pas de prise en compte du dossier», explique Johann Cavallero, CRS et délégué national du syndicat policier Alliance.

Une rencontre prévue avec l’Intérieur

Des CRS dans une voiture de police avec radar embarqué, en 2014.© MEHDI FEDOUACH Des CRS dans une voiture de police avec radar embarqué, en 2014. Mais le cortège des manifestations contre les ordonnances réformant le code du travail n’est pas le seul à être affecté. Ce jeudi, Emmanuel Macron doit se rendre à Marseille pour visiter des futurs sites olympiques. «392 collègues étaient prévus pour encadrer le déplacement. 321 sont indisponibles», détaille Johann Cavallero. Soit 80% des effectifs, dont les 16 motards qui devaient escorter le véhicule du président de la République.

Les 1 500 CRS se sont mis en «grève» à l’appel de l’Unsa-Police, Alliance et Unité SGP-Police. Contacté par Libération, le ministère de l’Intérieur ne confirme pas les chiffres donnés par les syndicats mais reconnaît la mobilisation. «Le ministre a proposé une rencontre avec les trois secrétaires généraux des syndicats», communiquent les services de Gérard Collomb. Elle devrait se tenir demain matin à 7h30, place Beauvau.

«La goutte d’eau»

A l’instar de la mobilisation du 12 septembre, les policiers protestent contre leurs conditions de travail et une récente annonce du ministère de l’Intérieur. «Depuis les attentats de 2015, il y a un suremploi. On manque de matériel, on a des véhicules en mauvais état… La goutte d’eau ça a été la réunion du 21 uillet, quand notre administration nous a annoncé que le paiement de l’Indemnité journalière d’absence temporaire (IJAT) serait désormais différé. Cette indemnité existe depuis 1961 et sera payée deux ou trois mois plus tard au lieu de deux ou trois semaines aujourd’hui», expliquait un responsable d’Alliance à Libération. Le montant de l’IJAT, actuellement de 39 euros, va également être soumis aux prélèvements sociaux à compter de janvier 2018.

Aberration : des CRS se retrouvent logés au même endroit que les migrants qu’ils ont évacués

Situation inattendue dans un hôtel du Nord. Des CRS qui avaient délogé quelques heures plus tôt des migrants de leur camp de fortune se sont retrouvés hébergés dans le même établissement.

Ils les avaient délogés le matin, les CRS se sont retrouvés le soir dans le même hôtel que les migrants, rapporte La Voix du Nord.

Une situation intenable

Mardi, une des deux compagnies de CRS qui avaient participé quelques heures plus tôt à l’évacuation du camp de migrants dans les bois de Puythouck, à Grande-Synthe, à côté de Dunkerque, dans le Nord, sont tombés nez-à-nez sur ceux qu’ils avaient délogés dans l’hôtel Première Classe de Rouvignies, au sud-ouest de Valenciennes.

Lire la suite de l’article sur bfmtv.com


Le témoignage direct d’un CRS :

Chers collègues,

Voici ma journée d aujourd’hui…

HONTEUX !

En déplacement à Valenciennes ce jour : rassemblement 4h30 pour une évacuation du camp de migrants de Grande-Synthe… Plusieurs migrants interpellés et mis dans des bus pour les acheminer sur des hôtels…

Fin de service et retour hôtel de valenciennes : 18h30 soit 14h de service… Mais là stupeur, on apprend qu’un bus de migrants interpellés par nos soins arrive dans notre hôtel, dans nos chambres…

Il nous est demandé de quitter nos chambres… Oui oui les amis… On se fait virer par les migrants…

Nous sommes dans l’attente d’un hôtel…

(Source : https://www.facebook.com/mpc.asso/)

(Photo d'illustration Claude Prigent)
(Photo d’illustration Claude Prigent)

2.100 CRS ont consulté leur médecin pour obtenir un arrêt maladie, ce jeudi, afin de se rendre indisponibles pour leur vacation (ils n’ont pas le droit de grève), rapporte franceinfo. Ils entendent protester contre la fiscalisation de leur indemnité d’éloignement. Alors que ce jeudi est un jour de mobilisation contre la réforme du Code du travail, 50 compagnies de maintien de l’ordre (sur 60) devaient être mobilisées, selon le syndicat Unité SGP Police FO. Il estime qu’entre 35 et 40 compagnies sont impactées par ce mouvement de protestation.

39 € par jour en cas d’éloignement de son domicile

Qu’est ce que l’indemnité d’éloignement ? « En moyenne, les CRS sont 180 jours en déplacement. Pour compenser l’absence temporaire du domicile, une somme de 39 euros par jour est versée », explique à franceinfo Didier Mangione, secrétaire régional de l’Unité SGP Police FO à Lyon. Selon lui, le gouvernement n’a pas prévu de revalorisation cette année et « a souhaité fiscaliser cette indemnité ». Une réunion est prévue ce vendredi, à 7h30, au ministère de l’Intérieur.

2.199 CRS se mettent simultanément en arrêt maladie pour protester

INFO RTL – Un mouvement de grogne sans précédent chez les CRS qui devient un véritable casse-tête pour gérer les manifestations contre la réforme du Code du travail, organisées jeudi 21 septembre.

Compagnie de CRS. (illustration)
Compagnie de CRS. (illustration) Crédit : PIERRE-FRANCK COLOMBIER / AFP
Olivier Boy et Cécile De Sèze

Le moment tombe mal. 2.199 CRS ont posé ce jeudi matin un arrêt maladie. Un chiffre qui équivaut à 50% des effectifs censés travailler aujourd’hui. Une manière pour eux, qui n’ont pas le droit de grève, de protester contre la volonté du gouvernement de fiscaliser leur prime d’éloignement. Le jour n’est pas choisi par hasard alors que des manifestations sont organisées en France contre la réforme du Code du travail engagée par le gouvernement. Ce jeudi, la CGT défile d’ailleurs en France. Dimanche se sera le tour de La France insoumise de Mélenchon.

Des gendarmes ont donc dû être appelés en urgence pour remplacer les CRS « malades ». Le déplacement d’Emmanuel Macron à Marseille a également été un casse-tête. Exemple avec les 16 motards prévus pour encadrer le président de la République étaient tous en arrêt. Là encore, il a fallu appeler les gendarmes à la rescousse.

2 000 CRS en arrêt maladie pour protester contre leurs conditions de travail

Image d’illustration. Photo © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Mobilisation. Interdits de grève, des milliers de CRS ont déposé un arrêt maladie pour protester contre la volonté du gouvernement de fiscaliser leurs frais de déplacement.

Alors de que nombreux défilés contre la réforme du Code du travail proposée par Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont organisés partout en France ce jeudi, entre 2500 et 3000 CRS ont déposé un arrêt maladie, rapporte RTL. Ils protestent contre leurs conditions de travail et notamment la volonté du gouvernement de fiscaliser leurs frais de déplacement. Les CRS n’ayant pas le droit de faire grève, cette solution est leur seul moyen de se mettre en retrait.

“Manque de reconnaissance”

Il y a un ras le bol général du manque de reconnaissance. En moyenne, les CRS sont 180 jours en déplacement. Pour compenser l’absence temporaire du domicile, une somme de 39 euros par jour est versée. En 2016, il y a eu une revalorisation de 30 euros auparavant. Cette année ce n’est pas le cas. Au contraire, le gouvernement a souhaité fiscaliser cette indemnité”, explique à franceinfo Didier Mangione, secrétaire régional de l’Unité SGP Police FO à Lyon. Les secrétaires généraux des syndicats sont reçus, en ce moment, au ministère de l’Intérieur.

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Commentaires

ilnexisterien                                            Diligenter une enquête de l’ IGPN et licencier pour faute grave tous les simulateurs pour atteinte à la sureté de l’état. (la continuité du service d’ordre public est une fonction non-négociable du métier auquel ils ont souscrit sans qu’on les en force)

Mistigris92                                              ils se sont « mis  » en arrêt maladie !
combien de médecins ont fait des arrêts maladie bidon ?
pas grave, c’est la sécu qui paie …
c’est la mode, ce n’est plus le docteur qui décide …

jiji3000

@ramoluce bj                                            il faut passer une visite médicale pour être crs

cuistre17                                                   bravo et ce n est pas fini; que nos politiciens prompts à nous faire la morale donnent l’exemple: ils en sont bien incapables tout justes bons à dépenser il faudrait qu’ils changent de mentalité et fassent des économies ?

ENJY14                                                      Ils devraient faire çà plus souvent… Bravo Messieurs !!!

linateo                                                      Bien sur qu’il faut être malade pour obtenir un arrêt maladie…… Je leur conseillerais que pour être classé dépressif, il ne leur suffit que de pointer une arme vers un de leur chef…..

hortence62                                              on nous demande de faire des efforts..je serais curieuse de savoir combien nous coûtent les déplacements du couple Macron

ramoluce                                                 je soutien les c r s qui ont un métier difficile ma macron n’ a qu’à prendre l’uniforme des C R S il aime bien les uniformes mais pas le courage de ces hommes là

tourquegnotte                                      Après on s’étonne du coût du travail en France 🇫🇷
Incroyable tout de même ce système
Quand même parce que ce sont des arrêts de travail fictifs
Malgré leur travail difficile certes
Mais c’est leur choix on ne les a pas forcés ( sauf erreur de ma part )

Cbarbefj                                                    Mais ne faut il pas être malade pour avoir un arrêt maladie?!
MICHEL CHARPENTIER                    Qui y a t-il de si incongru que de fiscaliser une prime ? Rien. Bon nombre de fonctionnaires ont des primes sur lesquelles la fiscalité s’exerce au même titre que les autres revenus.

Par contre il serait de bon aloi que de fiscaliser TOUS les avantages (y compris en nature et à hauteur de ce qu’ils sont réellement !) des fonctionnaires comme des non-fonctionnaires ! Je ne cite pas de nom. Ils se reconnaîtront.

PERSONNEPERSONNE                                   Dans le même temps la cour des comptes a relevé que des retraites étaient versées à des personnes sans preuve qu’elles étaient en vie et bien sûr résidant à l’étranger et sans vérifications fiables possibles. La plus âgée aurait 115 ans. Coût de cette dépense; 200 millions d’Euros.
 monicamonica                                         courage à eux, bizarre où sont MELENCHON et MARTINEZ
 pat bpat b                                             Seuls les politiciens ont le droit (qu’ils votent) de ne pas soumettre leurs indemnités aux taxes, c’est le monde juste de Macron !!
Hookinou –                                              Bravo les gars, un beau bras d’honneur à Macron le petit arrogant et son chien de garde Collomb !!!
Le gouvernement ne tient plus ses troupes !!!

horizon2@orange.fr –                          les crs sont des putes du pouvoir depuis de gaulle normal qu’ils s’enculent les pro-mariage gay flics socialopes

FRANCE –                                                Ils ont absolument raison et l’ensemble de la police et de la gendarmerie devrait les suivre. Le comble de l’indifférence et du mépris politicomacroniste est de donner leurs chambres à des clandestins qui devraient être expulsés manu militari de Notre Pays. La préférence à l’envahisseur a assez durée. Nous devons faire le ménage nous mêmes. Nous allonsle faire.

  •   Bernard                                                On héberge bien des cafards à l’élysée depuis 1958.
  •  Lancien                                                  Mais c’est l’application du crédo mondialiste : les autochtones au remblais, et place à l’étranger qui est roi !
     réGénération                                      Çà me rappelle ce grand succès du cinéma « français », le film « Intouchables » avec le blanc en fauteuil roulant (Cluzet) et le noir dansant (Omar Sy) qui lui, a toutes ses pattes… tous deux au service des intouchables !
  • GERARD R.                                            L’initiative vise sans doute à créer des liens L’initiative vise sans doute à créer des liens entre ceux qui devraient rester des chasseurs et ceux que l’on devrait considérer comme indésirables.

    Une autre explication consisterait en une simple gaffe ; une de plus, et qui semble devenir LA NORME, sous ce gouvernement…

  • mondialisto-sceptique                         Au delà du côté ubuesque de la chose, je me demande quel est l’intérêt de BFM de relayer une pareille info.
     réGénération                                       La satisfaction d’humilier des français, çà me paraît évident !
  • dixi                                                         Vu la lecture de la lettre de ce CRS ,il n’y a aucun parti politique qui réagit, s’opposant à ce gouvernement .Je ne comprends pas .Si les forces de l’ordre Françaises se font virer par des migrants ,les Français ,c’est pour quand ?

Le ciment….de l’argent!

Un commentaire

1Lafarge a bien versé de l’argent à l’Etat islamique en Syrie

Le maintien de l'activité de la cimenterie de Lafarge au coeur d'un racket (photo : Lafarge)

Le maintien de l’activité de la cimenterie de Lafarge au coeur d’un racket (photo : Lafarge)

SYRIE / FRANCE. Selon le quotidien français Le Monde, dans son édition datée de jeudi 21 septembre 2017, l’enquête judiciaire en cours prouve que le groupe cimentier Lafarge a bel et bien versé des pots-de-vins à des groupes terroristes en Syrie. Ces sommes, d’un montant d’environ 20 000 € par mois, ont permis d’assurer le maintien en activité de son usine de Jalabiya (87 km de Rakka).

Les informations recueillies permettent d’établir que le racket a commencé en septembre ou octobre 2012 avec de l’argent distribué à plusieurs milices armées puis s’est poursuivi à partir du 13 juin 2013 après la prise de contrôle de la région par l’Etat islamique qui percevait alors ces fonds.

Le 19 septembre 2014, Daech décide de s’emparer du site de Lafarge et le cimentier, devenu depuis franco-suisse sous le nom de Lafarge-Holcim, déserte alors les lieux.

Bruno Pescheux, Pdg de la filiale syrienne jusqu’en juin 2014, a reconnu les faits. Le Monde affirme que « la décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014. » Paris désirait conserver cette usine pour être présent dans le lourd chantier de reconstruction du pays dès la fin du conflit.

Lire la suite http://www.econostrum.info/Lafarge-a-bien-verse-de-l-argent-a-l-Etat-islamique-en-Syrie_a23654.html#ixzz4tIvXJ4Qx

Un candidat du FN a supervisé la collaboration de Lafarge avec Daech en Syrie

, et Julien Antoine

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé le marchandage financier avec l’État islamique, permettant au géant du ciment de poursuivre son activité en Syrie en 2013 et 2014, est un fervent soutien de Marine Le Pen, dont il a défendu les couleurs lors des dernières municipales à Paris.

C’est une information dont Marine Le Pen, qui a promis de lutter impitoyablement contre le terrorisme islamiste si elle était élue dimanche prochain à la tête de l’État, se serait sans doute passée dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé des négociations secrètes avec l’État islamique, afin que le géant mondial du ciment poursuive son business en pleine guerre syrienne, est un fervent soutien de la cheffe de file du Front national (FN). Il fut notamment l’un de ses candidats lors des dernières élections municipales à Paris.

Un ex-responsable de Lafarge admet le versement de 20 000 euros par mois à l’Etat islamique

Dans son édition datée de jeudi, « Le Monde » révèle des éléments de l’enquête judiciaire sur les agissements du cimentier franco-suisse en Syrie en 2013 et 2014.

La cimenterie de Lafarge à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.
La cimenterie de Lafarge à Jalabiya, dans le nord de la Syrie. (DANIEL RIFFET / PHOTONONSTOP / AFP)

Les auditions sont accablantes. Dans son édition datée de jeudi 21 septembre, Le Monde (article payant) publie des extraits de l’enquête judiciaire en cours sur les agissements du groupe franco-suisse LafargeHolcim au sujet de sa cimenterie de Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Neuf responsables de l’entreprise ont été entendus par les enquêteurs, qui cherchaient à déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment avec des groupes armés, dont l’organisation Etat islamique, pour continuer à faire fonctionner son usine en 2013 et 2014, en plein conflit syrien.

Jusqu’à 100 000 dollars par mois versés

Face aux enquêteurs, l’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a ainsi reconnu ainsi que le groupe s’est plié à une « économie de racket » menée par différentes milices armées dès la fin de l’été 2012 pour assurer le transit de ses marchandises dans le pays. Un intermédiaire a même été employé « pour négocier avec les groupes armés qui tiennent les checkpoints autour de l’usine », écrit Le Monde. Cet individu se voit remettre « entre 80 000 et 100 000 dollars par mois » pour monnayer des laisser-passer avec ces groupes.

Selon les extraits de l’enquête, l’organisation Etat islamique, qui a pris le contrôle de la ville de Raqqa au milieu de l’année 2013, commence à réclamer de l’argent au cimentier à partir de l’automne. Un responsable du groupe terroriste rencontre alors l’intermédiaire mandaté par Lafarge pour négocier.

Bruno Pescheux, PDG de la filiale syrienne de l’entreprise jusqu’en juin 2014, affirme aux enquêteurs avoir vu le nom de Daesh sur des documents internes à l’entreprise. A la question « Avez-vous une idée du montant prévu pour Daesh ? », il répond : « De l’ordre de 20 000 dollars par mois. »

La France a incité Lafarge à rester en Syrie

Le Monde révèle par ailleurs que « la décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014 ». Les responsables de Lafarge affirment ainsi à plusieurs reprises avoir consulté le ministère des Affaires étrangères ainsi que le gouvernement au sujet du maintien de leur activité dans le pays.

Interrogé sur la situation de l’entreprise dans le pays au printemps 2013, l’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge indique ainsi que le « gouvernement français » a « fortement incité » le groupe à rester en Syrie pour préparer l’après-guerre civile. « C’est quand même le plus gros investissement français en Syrie et c’est le drapeau français. »

Lafarge en Syrie : le cimentier aurait bien versé plus de 20.000 euros par mois à Daech

© FRANCK FIFE / AFP Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket ».

L’enquête sur l’activité de Lafarge en Syrie pourrait être accablante pour le cimentier: trois ex-salariés syriens ont été entendus et un rapport des douanes conclut que la direction en France a validé « des paiements aux groupes djihadistes » pour continuer à travailler dans le pays en guerre.

Les juges d’instruction chargés de cette affaire très sensible tentent de déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment notamment avec l’organisation Etat islamique (EI), pour faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays).

L’enquête porte aussi sur la connaissance qu’auraient eu des responsables du groupe en France de ces agissements et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés sur place.

Un informaticien, un ingénieur et un employé chargé des emballages, venus de Syrie pour répondre à la convocation des magistrats, ont été entendus cette semaine, a appris l’AFP de source proche de l’enquête. « Ils ont confirmé le caractère accablant des éléments qui pourraient être retenus contre Lafarge », a indiqué à l’AFP leur avocate Marie Dosé.

Il s’agit des premières auditions par les magistrats dans cette enquête pour « financement d’entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d’autrui », qui leur a été confiée en juin.

Le scandale avait été révélé un an plus tôt par une enquête du « Monde » qui avait mis en lumière de « troubles arrangements » entre Lafarge Cement Syrie (LCS), branche syrienne du groupe, et l’EI alors que le groupe djihadiste gagnait du terrain et devenait incontournable dans la région.

En septembre 2016, le ministère de l’Économie avait déposé plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ).

30.000 dollars par mois

Dans son rapport, dont l’AFP a eu connaissance, le SNDJ conclut que LCS a « effectué des paiements aux groupes djihadistes » via un intermédiaire pour que la cimenterie continue à fonctionner.

La conclusion des douanes est surtout accablante pour la direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim. Celle-ci « a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables », affirme le SNDJ dans ce document, également révélé par « Le Canard enchaîné » et « Le Monde ».

Et, si seules trois personnes ont avoué avoir eu connaissance de ces pratiques, « il est tout à fait vraisemblable que d’autres protagonistes aient couvert ces agissements », dont l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, ajoutent les douanes judiciaires qui ont entendu neuf responsables du cimentier et de sa filiale syrienne.

Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket », menée par différentes milices armées, pour assurer la circulation de ses marchandises dans le pays.

« Cela représentait 5 millions de livres syriennes par mois pour Daech (acronyme arabe de l’EI), environ 30.000 dollars (plus de 20.000 euros) », a-t-il indiqué, précisant que « l’argent était prélevé directement dans le cash de l’usine » et versé à un intermédiaire.

Lafarge est aussi soupçonné d’avoir acheté du pétrole à des groupes djihadistes, là encore pour que ces derniers lui permettent de poursuivre son activité.

LCS en a acheté « en toute illégalité » à des groupes « islamistes, kurdes ou autres », a raconté Frédéric Jolibois, directeur général de LCS à partir de l’été 2014.

Rôle de l’Etat ?

L’enquête suggère aussi que la décision du cimentier de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises. « Le gouvernement n’a jamais incité Lafarge à partir de Syrie », a souligné M. Herrault, tandis que M. Jolibois a relevé avoir été « régulièrement en contact avec le Quai d’Orsay et la DGSE ».

« La seule gestion de Lafarge était une gestion financière en dehors de tout critère humanitaire: le groupe n’a pas hésité à mettre en danger l’intégrité physique de ses salariés et à les exposer au pire », a déploré Me Dosé.

L’EI avait fini par prendre le contrôle du site en septembre 2014. Ce jour-là, d’après « Le Monde », la direction n’a pas prévenu les employés de l’imminence d’un raid, et ils avaient dû se sauver par leurs propres moyens.

Sollicité, LafargeHolcim n’était pas disponible dans l’immédiat.

Syrie: Lafarge a bien versé des centaines de milliers d’euros à des terroristes de Daech

Le cimentier franco-suisse est accusé d’avoir conclu des accords financiers avec Daech afin de pouvoir maintenir son usine syrienne en activité

Lafarge

Lafarge
© Reuters

Le scandale avait éclaté grâce à une enquête du Monde en juin 2016. Quelques mois plus tard, en octobre 2016, une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris pour « relations financières illicites entre la France et la Syrie ». Dans des auditions publiées par le quotidien du soir, l’État français était au courant de ces agissements. « La décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014 ».

Les révélations sont sans appel, l’enquête est accablante pour Lafarge. Le Monde a publié des extraits de l’enquête judiciaire en cours sur les agissements de LafargeHolcim dans sa cimenterie syrienne. L’entreprise est soupçonnée d’avoir financé indirectement des groupes terroristes afin de maintenir son usine de Jalabiya, dans le nord du pays. Le quotidien du soir a eu accès aux extraits des auditions des neuf principaux responsables de Lafarge. Elles mettent en avant les mécanismes ayant permis au cimentier de se maintenir à tout prix dans un pays en plein conflit. Déjà, en juin 2016, Le Monde avait révélé les pratiques douteuses de Lafarge en Syrie. En octobre 2016, une enquête avait alors été ouverte par le parquet de Paris pour « relations financières illicites entre la France et la Syrie ».

L’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a admis que le groupe s’était plié à une « économie de racket » visant à assurer le transit des marchandises. D’après Le Monde, un intermédiaire a été employé « pour négocier avec les groupes armés qui tiennent les checkpoints autour de l’usine ». Montant de cette organisation : « entre 80 000 et 100 000 dollars par mois » pour monnayer des laissez-passer. Toujours avec un seul but en tête, maintenir l’usine et ne pas l’abandonner aux mains des belligérants.

La France au courant. Selon Le Monde, la décision de l’usine avait reçu l’aval des autorités françaises : « La décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014 ». Le journal rapporte que l’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a précisé lors des auditions que « le gouvernement français » a « fortement incité » le groupe à rester pour préparer l’après.

Bruno Pescheux, PDG de la filiale syrienne de l’entreprise jusqu’en juin 2014, en dit plus aux enquêteurs. Cité par Le Monde, il a chiffré le montant « prévu pour Daech ». Pour lui, cette somme est « de l’ordre de 20 000 dollars par mois ». Ces multiples rançons n’ont toutefois pas permis au cimentier de se maintenir dans le pays. En septembre 2017, l’usine Lafarge est attaquée par l’Etat islamique et l’organisation terroriste parvient finalement à prendre le contrôle du site.

Lafarge : un ex-dirigeant reconnaît les versements d’argent à Daech

Le cimentier français est soupçonné d'avoir indirectement financé les terroristes. Une information judiciaire a été ouverte en juin dernier par le parquet de Paris. Photo d'illustration AFP Photo HD Le cimentier français est soupçonné d’avoir indirectement financé les terroristes. Une information judiciaire a été ouverte en juin dernier par le parquet de Paris. Photo d’illustration AFP

L’enquête sur l’activité de Lafarge en Syrie pourrait être accablante pour le cimentier : trois ex-salariés syriens ont été entendus cette semaine et un rapport des douanes conclut que la direction en France a validé « des paiements aux groupes djihadistes » pour continuer à travailler dans le pays en guerre.

Les juges d’instruction chargés de cette affaire très sensible tentent de déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment notamment avec Daech, pour faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays). L’enquête porte aussi sur la connaissance qu’auraient eu des responsables du groupe en France de ces agissements et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés sur place.

Trois ex-salariés syriens entendus

Un informaticien, un ingénieur et un employé chargé des emballages, venus de Syrie pour répondre à la convocation des magistrats, ont été entendus cette semaine. « Ils ont confirmé le caractère accablant des éléments qui pourraient être retenus contre Lafarge », a indiqué leur avocate Marie Dosé.

Il s’agit des premières auditions par les magistrats dans cette enquête pour « financement d’entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d’autrui », qui leur a été confiée en juin.

Un scandale révélé en 2016

Le scandale avait été révélé un an plus tôt par une enquête du Monde qui avait mis en lumière de « troubles arrangements » entre Lafarge Cement Syrie (LCS), branche syrienne du groupe, et Daech alors que le groupe djihadiste gagnait du terrain et devenait incontournable dans la région.

En septembre 2016, le ministère de l’Économie avait déposé plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ).

Dans son rapport, le SNDJ conclut que LCS a « effectué des paiements aux groupes djihadistes » via un intermédiaire pour que la cimenterie continue à fonctionner.

La conclusion des douanes est surtout accablante pour la direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim. Celle-ci « a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables », affirme le SNDJ dans ce document, également révélé par Le Canard enchaîné et Le Monde.

Et, si seules trois personnes ont avoué avoir eu connaissance de ces pratiques, « il est tout à fait vraisemblable que d’autres protagonistes aient couvert ces agissements », dont l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, ajoutent les douanes judiciaires qui ont entendu neuf responsables du cimentier et de sa filiale syrienne.

Une « économie de racket »

Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket », menée par différentes milices armées, pour assurer la circulation de ses marchandises dans le pays.

30 000 $ par mois

« Cela représentait 5 millions de livres syriennes par mois pour Daech (acronyme arabe de l’EI), environ 30 000 dollars (soit plus de 20000 euros) », a-t-il indiqué, précisant que « l’argent était prélevé directement dans le cash de l’usine » et versé à un intermédiaire.

Lafarge est aussi soupçonné d’avoir acheté du pétrole à des groupes djihadistes, là encore pour que ces derniers lui permettent de poursuivre son activité. LCS en a acheté « en toute illégalité » à des groupes « islamistes, kurdes ou autres », a raconté Frédéric Jolibois, directeur général de LCS à partir de l’été 2014.

Avec l’aval des autorités françaises?

L’enquête suggère aussi que la décision du cimentier de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises. « Le gouvernement n’a jamais incité Lafarge à partir de Syrie », a souligné M. Herrault, tandis que M. Jolibois a relevé avoir été « régulièrement en contact avec le Quai d’Orsay et la DGSE ».

« La seule gestion de Lafarge était une gestion financière en dehors de tout critère humanitaire: le groupe n’a pas hésité à mettre en danger l’intégrité physique de ses salariés et à les exposer au pire », a déploré Me Dosé. L’EI avait fini par prendre le contrôle du site en septembre 2014. Ce jour-là, d’après Le Monde, la direction n’a pas prévenu les employés de l’imminence d’un raid, et ils avaient dû se sauver par leurs propres moyens.

Sollicité, LafargeHolcim n’a pas encore réagi.

Un ancien dirigeant de Lafarge reconnaît avoir financé l’Etat islamique avec l’aval de la France

Plusieurs ex-dirigeants de Lafarge ont été entendus par les enquêteurs. © TRIPPLAAR KRISTOFFER/SIPA

Syrie. Les investigations de la justice sur les activités de Lafarge en Syrie révèlent que le groupe a longtemps préféré verser des dizaines de milliers de dollars à l’Etat islamique plutôt que de perdre son usine locale.

L’étau se resserre autour des activités du cimentier Lafarge en Syrie. Dans son édition de jeudi, Le Monde publie des éléments de l’enquête qui vise le groupe, soupçonné d’avoir versé des sommes importantes à l’Etat islamique afin de protéger sa cimenterie de Jalabiya. Des documents pour le moins accablants, qui révèlent comment plusieurs dirigeants fait le choix de céder au racket des terroristes afin de protéger leurs activités en vue de l’après-guerre civile.

De l’ordre de 20.000 dollars par mois

L’économie de racket a commencé en septembre ou octobre 2012”, raconte aux enquêteurs l’ex-directeur général adjoint opérationnel. Dans un premier temps, il s’agit de groupes rebelles, qui reçoivent “entre 80.000 et 100.000 dollars par mois” pour permettre aux camions de Lafarge de circuler sans encombres. Puis, à partir de 2013, c’est l’Etat Islamique qui prend le relais. Bruno Pescheux, patron de la filiale syrienne de l’entreprise jusqu’en juin 2014, explique que Daesh recevait “de l’ordre de 20.000 dollars par mois”.

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Jusqu’en septembre 2014, l’usine continue de Jalabiya continue de produire du ciment. Malgré les attaques de Daesh contre les Kurdes dans la région et les alertes des responsables du site, qui s’inquiètent pour la sécurité des salariés. “Comment pourrait-on caractériser ces déclarations : un manque de lucidité, la cupidité ou business as usual ?”, demande l’un des enquêteurs à Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge. Celui-ci répond simplement ne pas être au courant.

Le gouvernement français nous incitait à rester

Un élément au moins à joué dans le maintien de l’activité syrienne de Lafarge: le soutien apporté par le ministère des Affaires étrangères. Tout au long des investigations, il apparaît que le Quai d’Orsay informait les dirigeants de l’entreprise de la situation sur place et les poussait à rester. “Le gouvernement français nous incit(ait) fortement à rester (…). Tous les six mois, on allait voir le Quai d’Orsay, qui nous poussait à rester”, rapporte encore l’un des dirigeants.

Pourquoi et comment le groupe Lafarge est resté en Syrie malgré la guerre

Paris Match|Yannick Vely

La cimenterie Lafarge en Syrie (photo d'illustration).
La cimenterie Lafarge en Syrie (photo d’illustration). Daniel RIFFET / Photononstop / AFP

Dans son édition du jour, «Le Canard enchaîné» revient sur les affaires du groupe Lafarge en Syrie. Une information judiciaire a été ouverte pour «financement d’entreprise terroriste».

La révélation de l’affaire par «Le Monde» en juin 2016 avait choqué les Français. En pleine guerre contre l’Etat islamique, le groupe Lafarge était accusé d’avoir versé en 2014 d’importantes sommes d’argent à Daech et autres groupes rebelles syriens, ainsi qu’à l’armée de Bachar Al-Assad pour continuer l’exploitation de la cimenterie qu’il exploite à Jalabiya en Syrie. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour «financement d’entreprise terroriste» et deux hauts dirigeants de l’entreprise ont démissionné.

Lire aussi : L’enquête sur les activités syriennes de Lafarge confiée à trois juges

«Le Canard enchaîné» revient ce mercredi sur cette ténébreuse affaire de racket et de gros sous. L’affaire commence en 2012 alors que la guerre civile a éclaté en Syrie. Neuf employés alaouites de la cimenterie syrienne sont enlevés. Lafarge paie 200 000 euros aux ravisseurs, confirme le directeur de la sûreté Jean-Claude Veillard.

Une économie de racket

Commence alors «une économie de racket», comme le définit le responsable de Lafarge au Moyen-Orient Christian Herrault. Pour continuer l’exploitation du site -il existe une «très forte demande (de ciment) pendant la guerre», explique le même Christian Herrault-, il faut payer. Lafarge Syrie passe alors par un intermédiaire, le fils de l’ancien ministre de Bachar Al-Assad, Firas Tlass. Ce dernier reçoit 100 000 dollars par mois, dont il reverse une partie aux différents groupes militaires… dont l’Etat islamique.

Directeur de Lafarge Syrie, Bruno Pescheux avoue avoir lu le nom de Daech dans la colonne des bénéficiaires de «frais de représentation». Les pédégés de Lafarge Bruno Lafont et Eric Olsen, les deux démissionnaires, étaient au courant de ces transactions. Pire, le Quai d’Orsay l’était aussi et poussait même le groupe à rester en Syrie, en tout cas en 2012, assure Christian Herrault.

Lafarge en Syrie: un ex-candidat FN impliqué dans les négociations avec Daech

LEXPRESS.fr

le-siege-du-cimentier-lafarge-a-paris-le-7-avril-2014_5620389Le siège du cimentier Lafarge à Paris, le 7 avril 2014.           afp.com/FRANCK FIFE

D’après Mediapart, le chef de la sécurité de Lafarge s’était présenté sur la liste du trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, lors des éléctions municipales en 2014.

À quelques heures du débat de l’entre-deux-tours, Marine Le Pen se serait bien passée de la révélation de Mediapart. Le site d’investigation indique, ce mercredi, qu’un fervent soutien de la candidate du Front national est également l’un des dirigeants de Lafarge, le groupe français accusé d’avoir procédé à des arrangements avec l’organisation État islamique en Syrie. Un coup dur pour la candidate d’extrême droite qui place la lutte contre le terrorisme et ses financements au coeur de son programme pour la présidentielle.

Pire encore, l’homme en question, Jean-Claude Veillard, a même été un candidat du Rassemblement Bleu Marine lors des élections municipales de mars 2014 à Paris. Il était, en effet, cinquième sur la liste de Wallerand de Saint Just -l’actuel trésorier du FN- dans le 15e arrondissement de la capitale.

Il aurait été informé des négociations avec Daech

Jean-Claude Veillard serait directement impliqué dans l’affaire relevée par Le Mondeen 2016, selon laquelle Lafarge a financé les terroristes de Daech pour maintenir l’activité d’une cimenterie en Syrie, un pays déchiré par la guerre civile. Les faits remontent à 2013 et auraient perduré jusqu’à l’évacuation du site en 2014.

LIRE AUSSI >> Le cimentier français Lafarge a-t-il négocié avec Daech en Syrie?

Ancien des commandos de marine, Jean-Claude Veillard occupe, selon Mediapart, le poste de directeur de la sécurité de la multinationale depuis 2008. Le site d’investigation affirme -documents et témoignages à l’appui- qu’il avait une « parfaite connaissance des tractations qui ont eu cours, en 2013 et 2014, entre la multinationale et l’État islamique, auteur d’une vague d’attentats sans précédent en France en 2015 ».

Le chef de la sécurité de Lafarge aurait ainsi été informé de chaque phase de la négociation avec les djihadistes. Il aurait été en copie d’e-mails adressés à la direction et aurait « dû donner son avis sur les décisions prises ». À la même époque, Jean-Claude Veillard se présentait aux élections municipales sous l’étiquette frontiste, rappelle Mediapart.

« Une affaire personnelle et privée »

Selon les informations du Monde, publiées en juin 2016, le groupe français s’était mis à « payer des taxes à l’organisation Etat islamique entre 2013 et 2014 » afin que la cimenterie de Jalabiya continue de fonctionner pendant la guerre. La direction locale avait ainsi négocié « des droits de passage aux checkpoints tenus par les djihadistes pour ses camions », pour permettre à ses employés et à la marchandise de continuer à circuler.

À la suite de ces révélations, plusieurs ONG, puis le ministère de l’Economie, avaient porté plainte contre le cimentier, l’accusant notamment de financement du terrorisme et d’avoir enfreint les sanctions édictées par l’Union européenne contre le régime de Bachar el-Assad. Dans un communiqué publié début mars, Lafarge avait admis avoir conclu des arrangements « inacceptables » avec des groupes armés. Son directeur général, Eric Olsen, quittera ses fonctions le 15 juillet prochain.

LIRE AUSSI >> Démission du PDG de LafargeHolcim: les Suisses bétonnent le management

Contactée par L’Express, l’entreprise de matériaux de construction n’a pas souhaité communiquer. Jean-Claude Veillard n’a pas non plus commenté le dossier syrien, précise Mediapart. Au sujet de son engagement aux côté de Marine Le Pen, le chef de la sécurité de Lafarge a évoqué « une affaire personnelle et privée ».

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  •  l’argent n’a pas d’odeur…
    Avatarest ce que ils vont envoyer des matériaux de construction aux antilles au moins gratos bien sur
    AvatarJe suis pas certain que les gens de l’EI soient très souples dans les négociations commerciales ….. mais ça n’excuse pas tout quand même ,
    AvatarLes ciments Lafarge… c’est bien eux qui ont racheté les ciments Lambert à l’origine de la fortune de la famille Le Pen non ?
    Bon, c’est habituel, ça. En 14-18, des usines françaises n’étaient pas bombardées par les Allemands parce qu’elles fabriquaient des obus pour le KronPrinz, et vice-versa d’ailleurs.

    En 39-45, Bayer et bien d »autres fournissaient les nazis… et les Américains.
    Les salariés et cadres de Lafarge auraient du fuir immédiatement… avant l’arrivée de Daech ! Sauf que c’était impossible…
    Mais quelque chose me choque dans les propos de l’ancien Directeur en Syrie, entre le fait d’avoir vu des documents avec DAESCH marqué dessus, ce qui est extrêmement flou, et l’affirmation que des versements étaient de 20000 dollars par mois… Soit il dit cela par vengeance personnelle, soit c’est pour dissimuler des sommes beaucoup plus importantes… Pas clair.

                                       J’ai lu les articles tous crient Haro sur Lafarge OK je le comprends

    Même mon grand père, gaulliste et résistant, disait que le Général pouvait faire, à Londres, ce que Pétain ne le pouvait. Toutefois, ce qu’il reprochait à Pétain, où ses adjoints, c’est d’avoir anticipé, voire allait au delà des volontés de l’Occupant.
    Dans une zone occupée par Daesch que pouvait faire la direction ? la faire sauter et par la même être décapité, par des mercenaires islamistes, qui sait venu de France ????
    Nationaliser Lafarge …..les rigolos en économie planifiée, les Suisses se frotteraient les mains et l’Allemagne etc….Les rigolos s’ils entendaient les balles siffler je suis certain qu’ils regretteraient d’être nés

                                 qui vous dit que Lafarge étaient deja là-bas avant Daesh ?
  • Avatar   Bien sûr que les entreprises toutes du reste payaient une rançon pour protéger et les personnel et les installations.

    Tous les gentils vont expliquer que c’est le capitalisme qui finance le terrorisme, sans jamais avoir quitté leur canapé et comprendre qu’il est impossible de survivre dans un univers comme celui ci sans payer.
    Vont-ils aussi expliquer que c’est le capitalisme qui finance Maduro (Groupe de presse, Hydrocarbure) pour y installer aussi une dictature?
    Il est impossible d’y échapper et c’est par pour autant que l’on partage les points de vues.

                         j’adore les fachos-capitalistes qui défendent n’importe quoi aux prétexte du nationalisme chauvin 
  •                               Vous avez raison : fermons les yeux, taisons-nous, n’écoutons pas ce qui se dit et, surtout, bouchons-nous le nez parce que ça pue tellement… !

    … ou, autre solution, dénonçons les scandales ! Parce que c’est une autre manière de faire avancer les choses que de faire savoir qu’un comportement imbécile ne doit pas être tu !… et soyons non pas « gentils » mais lucides !

    C’est une honte d’avoir aidé des criminels, les chrétiens et les innocents massacrés, torturés ne sont plus là pour porter plainte.

    Lafarge devrait être vendu rapidement pour aider les victimes qui ont survécus et leur famille. Les dirigeants responsables devraient aller en prison, comme ceux qui ont armés l’état islamique. 

  •                                          et bien voyons demandez des lapidations tant que vous y êtes …
  • AvatarL’odeur de l’argent des actionnaires bien plus entêtante que celui du sang des peuples.
                                 facile de déclarer cela de derrière son écran… et la protection des employés et de leurs familles vous y pensez .. et vous croyez qu’ils ont eu le choix ?? pourquoi demandaient-ils des consignes aux affaires étrangères d’après vous ???
                           et même devant ces faits avérés il y en a encore pour légitimer l’odeur de l’argent
                                pourquoi ? tu étais sur place ??
  • AvatarVu ce qu’ils ont fait Moi président je confisque l’entreprise et la Nationalise et les responsables en tôle pour plus de 30 ans!

    Voilà ce que se doit faire une justice digne de ce nom sinon la Justice se mettra Complice des malfaiteurs !
    Car les morts des attentats ne parleront plus jamais et en plus ce sont des innocents!

                                   un superbe raccourcis sur un sujet que manifestement vous ne maitrisez pas ….
    Depuis qu’Albert Frère et Thomas schmicheny (ex patron de Swissair qui a bouffé la Sabena) se sont alliés dans le groupe olipolistique Lafarge-Holcim, ils n’ont plus aucun scrupule à faire quoi que ce se soit pour arrondir leurs fins de mois … y compris s’associer avec des djiadistes syriens pour sauver quelques cimenteries avec des terroristes qui ont besoin de ce fric pour financer leurs campagnes all around the world … scandaleux !
                                    il me semble qu’en matière de financement de terrorisme il y a la prison et la confiscation des biens. Non ? A bien y réfléchir, il doit bien y avoir deux ou trois autres infractions qui pourraient être cumulées, donc quelques amendes à mettre en plus.

    Les biens confisqués devraient être revendus au concurrent, à bas prix. Les sommes ainsi perçues pourraient aller au financement des services en charge de la lutte contre le terrorisme et son financement.
    Cela devrait être assez dissuasif, non?
    Mais je rêve, hélas, car dans 10 ans on en reparlera encore car rien n’aura été fait..

                                 Effectivement, vous rêvez…

    Le gouvernement, la justice, le fisc ne feront rien, on le constate régulièrement, car grosse finances et politique se protègent mutuellement et se trouvent toujours des excuses pour échapper à toute sanction.

                                  Quand la France vend des armes aux terroristes, vous n’êtes pas choqué, dans ce cas c’est la programmation de milliers de morts, c’est à dire crimes contre l’humanité.! Les ciments Lafarge qui se sont maintenus dans le pays avec l’aval du gouvernement……ont dû subir le racket imposé à tous par daech. Lafarge c’est le fleuron de la cimenterie Française donc il faut les détruire, l’économie française rien à cirer !
                                   Notre état est terroriste aussi !

    Car les accords de nos politiques sont un terrorisme pour vente des armes aux pays qui financent ce terrorisme!

    De plus Fabius Lui oui a avec Hollande négocié avec l’Iran la continuité de son programme Nucléaire! On devrait aussi l’annuler comme le Trump la dit clairement à l’ONU!

    Rien d´étonnant dans tout cela, les politiques et leur stratégie à 2 balles.

    Responsable mais pas coupable.

    pourquoi ne pas expliquer simplement que tout service de renseignement a besoin de bases stables. ça nous éviterait la litanie des indignés pour tout et n’importe quoi.
    AvatarL’arbre qui cache la forêt de l’envoi d’armes de l’État français directement dans les mains des « rebelles »
    AvatarEt dire que dans les cités, la plus part de ces jeunes sont orientés aussi et surtout, sur le BTP et surtout bien plus encore sur de la maçonnerie…
  • Et encore, dans la section commentaires des (les mots me manquent), pour excuser cet acte impardonnable! Cà devient franchement lassant.
    AvatarLe fric avant tout, les droits de l’Humain après. Mieux vaut payer des assassins que d’abandonner un marché juteux. Et ceci sous un gouvernement dit « socialiste »! Pardon je vais vomir…
    Ne serait-ce pas notre « bon » Fabius au ministère des affaires étrangères qui était en place ? Et qui a fait parachuter des armes aux rebelles en Syrie et qui sont tombées dans les mains des islamistes?

    Après le sang contamine , il n’en n’est plus a une près, mais il est maintenant récompensé et promu au conseil constitutionnel pour  » bons services » envers la France…..

    AvatarLe patriotisme n’existe pas pour ces gens ! Combien d’ oligarques européïstes détruisent notre peuple et notre culture pour le frics
  • A voir, sur YouT…. cash investigation, très intéressant documentaire sur le cimentier.
    Avatar               Et avec la complicité socialiste bien sur,
    l’argent des autres ils savent l’utiliser ces parasites!!
    AvatarCes gens (les dirigeants de Lafarge) ont aidé les assassins de Nice, du Bataclan et autres à s’armer. Cette trahison doit être punie. Il faut nationaliser Lafarge sans indemnité. J’espère que les parents des victimes ainsi que les rescapés vont réagir à cette ignominie et se faire entendre.
                                                C’est à espérer, en effet ! Mais les médias joueront-ils le jeu ? Je me permets d’en douter…
                                              et l’état français qui a donné son aval ? vous en faites quoi ?
                                                         Bonne remarque.

    On nationalise! Ah non on peut pas.
    Ben on le met sous protectorat britannique. Ah non les français vont râler.
    Sous contrôle de l’ONU? De Trump quoi. Gênant.
    Bon ben on remet l’histoire dans la poche, parce qu’il n’y a pas de bonnes réponses (ni pour l’état, ni pour Lafarge), et on met son mouchoir dessus.

    Inimaginable de verser 100 000 dollars à l’Etat Islamique pour qu’ensuite cet argent finance tous les attentats terroristes. Cette affaire est très grave.
    question à ceux qui trouvent cela choquant : que ce serait-il passé si le cimentier n’avait pas payé ? pour rappel il y a déjà eu des morts dans des complexes industriels attaqués par Daesh.

    On aurait déploré cela et mis la faute sur le dos du cimentier là aussi… il n’y a pas que des expats dans ces complexes, il y a aussi de personnes qui vivent sur place et qui ne peuvent pas partir

                                               Très bonne remarque, merci
                                               Et sinon, ça paie bien de défendre l’indéfendable ?
                         Et ça paye combien d’être dans son canapé, à juger ce que d’autres font dans le cadre d’une guerre?
                                            ….et combien de temps et d’argent l’on perd avec un état d’urgence encore repoussé et repoussé et encore et toujours repoussé depuis?
                                            Ah, donc nous sommes soumis à ces gens. Heureux d’en avoir la confirmation!…
    Comme les collabos Renault après la guerre : expropriation par l’état.

    La seule solution pour refroidir ce genre de velléité.

    Dans le code pénal il y a un délit de financement d’activité terroriste…Espèrons que tous les coupables seront identifiés…
                                   Vous avez une drôle de logique. Payer un racketteur pour éviter les coups ne fait pas de vous un complice du racketteur mais une victime.
    Rien de surprenant… Lafarge ne s’en vante guère, mais pendant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise a aussi collaboré avec l’occupant nazi.
                        Ben voyons… On ne se refait pas… Merci pour cette précieuse info.

    Donc comme je le suggérais tout à l’heure, expropriation par l’état et socialisation de l’entreprise à ses salariés ( pour celui qui oserai me répondre que donner du travail à des pauvres hères autoriserai les pires méfaits) Na! 👹

    AvatarLafarge…comme c’est bizarre…le BTP, ces gros chantiers là…

    et pendant ce temps fleurissaient les premières ZAD dans la suite de:
    Notre Dame des Landes.
    On se demande quels services défendent la France, vraiment, entre les divers services comme ceux de la Défense, ( ou de l’Economie encore ) ou si c’est pas finalement les associations de défenses des usagers et d’un tas d’autres choses comme l’environnement ou les espaces naturels…

«Ce régime social est insécurisant»

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ie-8732Travailleurs indépendants: les pistes d’Edouard Philippe

Le Premier ministre, Edouard Philippe, devrait annoncer mardi 5 septembre des réformes d’envergure à destination des travailleurs indépendants. [FRANÇOIS NASCIMBENI / AFP]

Un déplacement scruté de près par les interressés. Le Premier ministre, Edouard Philippe, devrait dévoiler ce mardi 5 septembre au matin plusieurs réformes en faveur des travailleurs indépendants.

En déplacement à Dijon (Côte-d’Or), avec les ministres Gérald Darmanin (Budget) et Agnès Buzyn (Solidarités et Santé), il devrait ainsi aborder trois sujets majeurs pour près de 7 millions de Français.

Le RSI pourrait être rattaché au régime général

D’abord, la disparition programmée du Régime social des Indépendants (RSI), qui devrait être rattaché l’an prochain au régime général.

Edouard Philippe pourrait aussi annoncer une baisse des cotisations sociales des indépendants, afin de compenser la hausse de la CSG de 1,7 %, comme pour les salariés du privé.

Enfin, le doublement des plafonds pour bénéficier du régime social simplifié des microentrepreneurs pourrait être également évoqué par le Premier ministre.

Fin du RSI, compensation de la hausse de la CSG : opération séduction des indépendants pour le gouvernement

Le gouvernement doit faire plusieurs annonces, mardi, concernant les travailleurs indépendants. Au menu : la suppression de leur régime social (RSI) et des mesures pour compenser la hausse de la cotisation sociale généralisée (CSG).

Le gouvernement veut mettre fin au régime social des indépendants (RSI) et compenser pour les indépendants la hausse de la CSG. Ici, lors d\'une manifestation contre le RSI à Paris en 2015.
Le gouvernement veut mettre fin au régime social des indépendants (RSI) et compenser pour les indépendants la hausse de la CSG. Ici, lors d’une manifestation contre le RSI à Paris en 2015. (LOIC VENANCE / AFP)
avatarGuillaume GavenRadio France

Le gouvernement d’Édouard Philippe est en opération séduction auprès des travailleurs indépendants. Le Premier ministre, en déplacement à Dijon mardi 5 septembre, va dévoiler sa réforme du régime social des indépendants. Parmi les mesures attendues, la fin du RSI, et la compensation de la hausse de la CSG.

Trois ministres seront aux côtés d’Édouard Philippe : Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics, et Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances.

En finir avec les problématiques du RSI

Pour les artisans, les commerçants, les professions libérales et les autoentrepreneurs, le régime social des indépendants (RSI) devrait bientôt être de l’histoire ancienne. C’était une promesse de campagne du candidat Macron. Le gouvernement souhaite le supprimer au 1er janvier 2018 pour aligner les indépendants sur le régime général. Cette réforme est globalement positive pour les indépendants, mais Alain Griset, le président de l’Union des entreprises de proximité (U2p), prévient qu’elle doit surtout permettre d’en finir avec les problématiques du RSI. « On a constaté qu’il y avait un certain nombre de nos collègues qui avaient subi des difficultés pour des prises de contact ou à cause d’erreurs », explique-t-il.

Si le président de la République considère qu’on peut résoudre ces problèmes techniques en s’adossant au régime général, pourquoi pas

Alain Griset, président de l’Union des entreprises de proximité

à franceinfo

Selon Alain Griset, le principal problème du RSI est lié au calcul de l’assurance. « Il y a une problématique très importante, qui concerne 80% des collègues qui sont mécontents, c’est le calcul des cotisations qui, là, ne dépend pas du RSI mais du gouvernement. » L’U2p demande donc un calcul plus compréhensible mais aussi que les cotisations soient basées sur le revenu du travailleur indépendant et non plus sur son bénéfice, puisqu’une partie du bénéfice est souvent réinvestie dans l’entreprise.

Une baisse des cotisations maladie et famille

Autre chantier au menu du gouvernement dans les mesures adressées aux travailleurs indépendants : la compensation de la hausse de la CSG. Pour les salariés, la cotisation sociale généralisée va effectivement augmenter de 1.7 point ; en contrepartie, les cotisations chômage et maladie vont baisser. Le gouvernement promet 260 euros d’économies par an pour un salarié au Smic. Pour les indépendants, le mécanisme sera différent puisqu’ils ne cotisent pas pour l’assurance chômage et payent plus cher leur assurance maladie.

Quelle sera donc la contrepartie à la hausse de la CSG accordée aux indépendants ? Le gouvernement devrait annoncer une baisse des cotisations maladie et famille. On ne connaît pas encore le montant de cette baisse, puisque Bercy expliquait encore lundi que tous les arbitrages n’étaient pas encore rendus. Mais Gérald Darmanin a dévoilé une partie de la mesure : le mois dernier, il a assuré que les indépendants qui gagnent moins de 4 000 euros par mois retrouveront eux aussi du pouvoir d’achat. Cela devrait concerner 75% des indépendants selon lui. Au-dessus de 4 000 euros, le mécanisme s’équilibrera : ni pertes, ni gains.

« On demande un calcul plus compréhensible et que les cotisations soient basées sur le revenu », indique Alain Griset, président de l’Union des entreprises de proximité (U2p)

La fin du Régime social des indépendants est proche

REPLAY – Édouard Philippe va dévoiler ce mardi les mesures de sa réformes en faveur des travailleurs indépendants. Le RSI va disparaître.

C’est la fin d’un cauchemar pour plus de 6 millions de Français. Édouard Philippe dévoile ce mardi 5 septembre les grandes lignes de la réforme en faveur des travailleurs indépendants alors que leur système de sécurité sociale était devenu leur bête noire. Au programme : fin progressive du Régime social des indépendants (RSI), relèvement des plafonds de revenus des autoentrepreneurs, baisse des cotisations… Autant de projets qui traduisent des engagements de campagne d’Emmanuel Macron.

Le témoignage d’Isabelle Colin, une diététicienne installée dans les Yvelines, permet de mieux comprendre la situation. Elle a bien failli mettre la clé sous la porte plus d’une fois à cause de ce fameux RSI.

RSI : y-a-t-il quelqu’un en France capable de calculer le coût de l’adossement au régime général ?

L’adossement du RSI au régime général à compter du 1er janvier 2018 est acté. Il devrait être annoncée demain par le Premier Ministre. Mais plusieurs questions se posent sur les futures règles du jeu et surtout sur le coût financier de l’opération.

Réforme à haut risque

RSI : y-a-t-il quelqu'un en France capable de calculer le coût de l'adossement au régime général ?

Le Premier ministre devrait annoncer demain les étapes du futur adossement du RSI au régime général. Personne ne connaît encore les règles du régime futur. Il est probable que, dans un premier temps, le gouvernement vise à ne rien modifier aux paramètres assurantiels. La question se pose déjà, en revanche, sur les contreparties salariales que le gouvernement lâchera auprès des 6.000 salariés que le régime général doit reprendre.

Un adossement au 1er janvier 2018

Pour les personnels du RSI, la mesure aura vite un goût saumâtre. Leur dilution dans le régime général interviendra en effet au 2 janvier 2018.

De façon assez classique dans ce genre d’opération, ils bénéficieront d’une période transitoire pendant laquelle ils conserveront les avantages de leur convention collective. Leurs conditions d’intégration dans la convention de l’UCANSS (agents du régime général) feront l’objet d’une négociation pendant quelques mois.

À l’issue de cette période, l’intégration sera décidée.

Quel coût pour les assurés?

Reste à savoir ce que coûtera cette opération. Nos lecteurs savent les avantages salariaux accordés aux salariés du RSI. La politique de rémunération en vigueur à la sécurité sociale est moins favorable.

La négociation devrait viser à aligner les régimes vers le haut. Faut-il prévoir une amélioration globale des conditions salariales des collaborateurs du régime général sur le régime du RSI? On guettera attentivement le résultat de cette négociation.

In fine, la tentation sera forte de faire peser sur le régime, et sur les cotisations des assurés, l’amortissement social de cette décision.

La CCN 218

On l’ignore souvent, mais les agents de la sécurité sociale sont des salariés de droit privé qui relèvent de la branche de la sécurité sociale, et de la convention collective 218. Comme il se doit, l’employeur des plus de 120.000 collaborateurs de cette branche, l’UCANSS, maintient une relative opacité sur le droit conventionnel en usage. Une opacité qu’aucune branche concurrentielle ne s’autorise.

Fin du RSI, baisse des cotisations… Édouard Philippe dévoile la réforme des travailleurs indépendants

Ces engagements avaient été pris par Emmanuel Macron pendant sa campagne

Charles Platiau / Reuters
Une manifestation contre le RSI, en septembre 2015.

POLITIQUE – Fin progressive du RSI, relèvement des plafonds de revenus des autoentrepreneurs, baisse des cotisations: Edouard Philippe dévoile ce mardi 5 septembre la réforme en faveur des travailleurs indépendants, qui traduit des engagements de campagne d’Emmanuel Macron.

C’est chez un coiffeur de Dijon que le premier ministre viendra mettre en images cette réforme mardi matin, avant d’en annoncer les mesures dans la cité bourguignonne. A ses côtés, Gérald Darmanin ministre du Budget et Comptes Sociaux, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et le secrétaire d’Etat à l’économie Benjamin Griveaux.

Quelques jours après les ordonnances de la future loi travail, Edouard Philippe va dévoiler cet autre volet social qui concerne les plus de 6,6 millions de Français exerçant comme indépendants (professions libérales, autoentrepreneurs, artisans, commerçants, etc.).

Promis par le candidat Macron, confirmé par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, l’acte de décès du Régime social des indépendants (RSI) et son adossement au régime général, celui des salariés, doit voir son calendrier précisé.

La date de disparition au 1er janvier 2018, évoquée par l’exécutif ces derniers mois, est actée.

Mais les recommandations d’une mission confiée en juillet par le gouvernement à Dominique Giorgi poussent l’exécutif à agir progressivement, afin d’éviter « un deuxième accident industriel », après les ratés de la naissance du RSI.

Créé en 2006, le régime avait été plombé par de nombreux dysfonctionnements (erreurs de calculs, retards…), apparus après une réforme de 2008 et la création d’un « interlocuteur social unique ». Qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes en 2012, le RSI se dit aujourd’hui « conscient qu’une réforme est nécessaire pour aller vers plus de qualité de service », mais souligne les « progrès » accomplis depuis 2013.

La CPME favorable à la réforme mais…

Dans un communiqué lundi soir, la Confédération des PME (CPME) a redit tout le mal qu’elle pense du RSI, tout en rappelant qu’elle est « attachée à la prise en compte des caractéristiques des travailleurs indépendants dans la mise en place de leur futur régime de protection sociale ».

« Se contenter de les intégrer dans le régime général serait une erreur », souligne-t-elle, souhaitant qu’au final « les charges des travailleurs indépendants, à l’instar des charges patronales et salariales, baissent malgré l’augmentation prochaine de la CSG ».

Autre grand pan de la réforme présentée mardi: ce que l’exécutif compte faire pour les autoentrepreneurs, rebaptisés officiellement « microentrepreneurs » depuis fin 2014. Plus d’un million de Français en bénéficient actuellement. Né en 2009, ce statut simplifié d’entreprise permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux.

Symbole de l' »ubérisation » autant vantée que décriée, la microentreprise avait été soutenue par Emmanuel Macron durant sa campagne. Quand les petites entreprises au statut classique dénoncent régulièrement une concurrence déloyale, le candidat élu avait proposé de doubler les plafonds de revenus sous lesquels un travailleur peut bénéficier du statut.

Actuellement fixés à 33.100 euros pour les prestations de services et 82.800 euros pour les activités commerciales, ils passeraient ainsi à 66.200 et 165.600 euros respectivement. Benjamin Griveaux et son ministre de tutelle Bruno Le Maire ont tous les deux confirmé en août que l’exécutif s’apprêtait à doubler ces plafonds.

Troisième grand volet de la réforme: la compensation de la hausse de 1,7 point de la CSG, qui touchera mécaniquement aussi les indépendants. Les salariés vont eux bénéficier d’une baisse de 3,15 points de leurs cotisations employés sur la maladie et le chômage. Mais les indépendants ne payant pas de cotisations chômage, la baisse en ce qui les concerne devrait porter sur leurs cotisations maladie et famille.

Selon Les Echos et Le Figaro, la hausse de la CSG serait intégralement compensée, avec en plus un coup de pouce qui atteindrait 100 millions d’euros. Et serait ciblé sur les 75% d’indépendants les plus modestes. Les autres 25% ne seront pas compensés à hauteur de la hausse de la CSG.

RSI, cotisations…Le gouvernement dévoile sa réforme en faveur des indépendants

ECONOMIE Le Premier ministre va dévoiler de nouvelles mesures qui concernent plus de 6,6 millions de Français exerçant comme indépendants…

20 Minutes avec AFP

Le logo du RSI (régime social des indépendants) sur la façade du siège à Saint-Denis le 17 octobre 2012.

Le logo du RSI (régime social des indépendants) sur la façade du siège à Saint-Denis le 17 octobre 2012. — Thomas Samson AFP

Fin progressive du RSI, relèvement des plafonds de revenus des auto-entrepreneurs, baisse des cotisations… Edouard Philippe dévoile ce mardi la réforme en faveur des travailleurs indépendants, qui traduit des engagements de campagne d’ Emmanuel Macron.

C’est chez un coiffeur de Dijon que le Premier ministre viendra mettre en images cette réforme mardi matin, avant d’en annoncer les mesures dans la cité bourguignonne. A ses côtés, les ministres concernés : Gérald Darmanin (Budget et Comptes Sociaux), Agnès Buzyn (Solidarités et Santé) et le secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux (Economie).

Fin du RSI au 1er janvier 2018. Quelques jours après les ordonnances de la future loi travail, Edouard Philippe va dévoiler cet autre volet social qui concerne les plus de 6,6 millions de Français exerçant comme indépendants (professions libérales, autoentrepreneurs, artisans, commerçants, etc.).

>> A lire aussi : Le RSI écrit à un menuisier retraité pour lui rembourser «deux milliards d’euros»

Promis par le candidat Macron, confirmé par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, l’acte de décès du Régime social des indépendants (RSI) et son adossement au régime général, celui des salariés, doit voir son calendrier précisé. La date de disparition au 1er janvier 2018, évoquée par l’exécutif ces derniers mois, est actée.

Plafond des revenus des auto-entrepreneurs. Autre grand pan de la réforme présentée ce mardi : ce que l’exécutif compte faire pour les autoentrepreneurs, rebaptisés officiellement « micro-entrepreneurs » depuis fin 2014. Plus d’1 million de Français en bénéficient actuellement.

Né en 2009, ce statut simplifié d’entreprise permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux.

>> A lire aussi : Auto-entrepreneurs, la réforme qui ne satisfait personne

Quand les petites entreprises au statut classique dénoncent régulièrement une concurrence déloyale, le candidat élu avait proposé de doubler les plafonds de revenus sous lesquels un travailleur peut bénéficier du statut. Actuellement fixés à 33.100 euros pour les prestations de services et 82.800 euros pour les activités commerciales, ils passeraient ainsi à 66.200 et 165.600 euros respectivement.

Baisse des cotisations. Troisième grand volet de la réforme :  la compensation de la hausse de 1,7 point de la CSG, qui touchera mécaniquement aussi les indépendants.

>> A lire aussi : Qui seront les gagnants…et les perdants?

Les salariés vont eux bénéficier d’une baisse de 3,15 points de leurs cotisations employés sur la maladie et le chômage. Mais les indépendants ne payant pas de cotisations chômage, la baisse en ce qui les concerne devrait porter sur leurs cotisations maladie et famille. Selon Les Echos et Le Figaro, la hausse de la CSG serait intégralement compensée, avec en plus un coup de pouce qui atteindrait 100 millions d’euros. Et serait ciblé sur les 75 % d’indépendants les plus modestes. Les autres 25 % ne seront pas compensés à hauteur de la hausse de la CSG.

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Si la promesse est tenue …

Faudrait pas croire au père Noêl il faudra bien une autre couverture ….
Contradictoire , un indépendant ne cotise pas au chômage , pourtant Macron veut permettre à tous , et même démissionnaire d’y avoir droit ….
Va falloir chercher cet argent .
L’Assurance maladie devrait baisser dans la cotisation !!!! faut penser que demain seuls les assurances privées dites de maladie seront la seule garantie ….
Macron fait les yeux doux au medef , pour mieux rogner les acquis sociaux ??
L’actualité montre bien le « dégraissage » du monde des salariés …..
Ils voulaient Macron , ils l’ont !!!!
Il s’aligne sur les directives de Brussels ….he ben oui !

Ordonnances: une réforme «ambitieuse, équilibrée et juste» / «Aucun progrès décisif»

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19Réforme du code du travail : le contenu des ordonnances rendu public

Edouard Philippe et Muriel Pénicaus – Reuters

Le gouvernement a dévoilé ce jeudi le contenu en détails de sa réforme du code du travail par ordonnances, chantier social majeur pour le quinquennat. Des mesures déjà vivement dénoncées par certains syndicats qui appellent à la mobilisation.

DIRECT

  • Charlotte PascalCharlotte Pascal

    Les principales mesures contenues dans les ordonnances présentées ce matin :
    –  les indemnités prud’homales seront plafonnées à 3 mois de salaire jusqu’à deux ans d’ancienneté, à 20 mois à 30 ans d’ancienneté
    – les TPE de moins de 20 salariés pourront négocier avec un employé non élu et non mandaté par un syndicat
    – le dialogue dans l’entreprise se déroulera dans une seule instance, le comité social et économique, au lieu des trois qui prévalent aujourd’hui dans les entreprises de plus de cinquante salariés
    – les indemnités légales de licenciement seront augmentées à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté
    – le délai de recours aux prud’hommes sera limité à un an pour tous les types de licenciements
    – les primes pourront être négociées dans les entreprise
  • Code du travail : le gouvernement dévoile les ordonnances

    Comment la loi-travail sera-t-elle réformée ? Les ordonnances ont été présentées, aux partenaires sociaux d’abord, réunis, ce matin, à Matignon. L’objectif de la réforme est de dynamiser le marché du travail et créer de l’emploi.

  •  Charlotte PascalCharlotte Pascal
    13h40 – Sur Twitter, les premières réactions tombent, entre les partisans et les opposants à la réforme.
  • #ordonnances Les TPE de moins de 20 salariés pourront négocier sans syndicat C’est un bon pas en avant, les TPE ont besoin de flexibilité

  • @franceinfo @FranceInsoumise La fin de la limitation à 2 CDD consécutifs c’est la précarisation à vie des salariés : avec un CDD on ne peut avoir de crédit #ordonnances

  • Charlotte PascalCharlotte Pascal

    13h25 – Comme la CGT, La France Insoumise appelle à la mobilisation contre la réforme, les 12 et 23 septembre prochains. « C’est une agression caractérisée contre le code du travail, avec préméditation en plus », a déclaré le dépité LFI Alexis Corbières.
  • Les 12 et 23 septembre, il faut une réponse du peuple à la hauteur du coup d’État social. #ordonnances #LoiTravail ➡️https://t.co/DFjYPhmfRI https://t.co/ufiDJWvFoY

    Charlotte PascalCharlotte Pascal
    12h55 – Les indemnités légales de licenciement revalorisées de 25%, confirme Muriel Pénicaud.
  • 12h45 – « Toutes nos craintes sont confirmées », déclare le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. « C’est la fin du contrat de travail », a-t-il déploré, estimant que cela revenait, pour la salarié, à être soit d’accord, soit licencié « avec rien dans les poches ».

  • 12h35 – Muriel Pénicaud évoque « une réforme d’une ampleur inégalée » pour « changer l’état d’esprit du code du travail » pour « anticiper », « s’adapter », via un dialogue plus fort avec les salariés et les représentants du personnel.

  • 12h20 – Edouard Philippe prend la parole depuis Matignon et évoque une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ». « Nous savons que le droit du travail n’est pas la première cause du chômage en France (…) Mais nous savons aussi que si nous voulons avancer sur la question de l’emploi, nous allons devoir traiter tous les aspects ensemble. (…) Personne ne peut sérieusement soutenir que notre droit du travail aujourd’hui favorise l’embauche », commence Edouard Philippe.

    É. Philippe/Ordonnances: un texte qui ne peut être modifié «qu’à la marge»

      AFP
    Le patron du Pierre Gattaz, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le Premier ministre Edouard Philippe lors d'une réunion à Matignon le 31 août 2017Le patron du Pierre Gattaz, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le Premier ministre Edouard Philippe lors d’une réunion à Matignon le 31 août 2017 Photo ALAIN JOCARD. AFP

    Le Premier ministre Édouard Philippe a précisé jeudi que le texte de la réforme du Code du travail, s’il n’a pas vocation à être modifié, pouvait l’être «à la marge» en fonction des avis d’instances comme le Conseil d’État.

    «Le texte est arrêté, il est complet. Il peut être modifié, mais s’il est modifié, ça ne peut être qu’à la marge et en fonction des avis qui sont donnés par les instances régulièrement consultables», a déclaré le chef du gouvernement, en réponse à la question d’une journaliste, après la présentation à Matignon des ordonnances réformant le Code du travail.

    «Le texte définitif va être rapidement présenté au Conseil d’État comme la procédure l’exige. Dès lors qu’il est présenté au Conseil d’État, et qu’il a vocation à entrer en vigueur une fois qu’il sera signé par le président de la République et présenté au Conseil des ministres, il n’a pas vocation à être modifié», a ajouté M. Philippe, aux côtés de la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

    Selon le dossier de presse distribué par Matignon, les ordonnances doivent faire l’objet d’une consultation avec la Commission nationale de la négociation collective, le Conseil d’orientation des conditions de travail, le Conseil supérieur pour l’égalité professionnelle, le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles, les caisses de Sécurité sociale, le Conseil national d’évaluation des normes et le Conseil supérieur de la prud’homie.

    Elles seront présentées au Conseil des ministres le 22 septembre. Elles pourront entrer en vigueur après leur signature par le chef de l’État.

    Réforme du Code du travail. Ce que contiennent les ordonnances

    • La ministre du Travail Muriel Pénicaud.
      La ministre du Travail Muriel Pénicaud. | AFP

    Le gouvernement a présenté ce jeudi le texte des cinq ordonnances réformant le droit du travail. Le texte de 200 pages, présenté plus tôt dans la matinée aux syndicats, a été dévoilé lors d’une conférence de presse à midi. Plusieurs éléments de la réforme ont été fournis par le gouvernement peu avant l’annonce officielle. Parmi les grands axes de cette réforme : la priorité accordée aux TPE/PME, la fusion des instances représentatives des salariés et le renforcement du rôle des branches.

    Le Premier ministre, Édouard Philippe et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud ont dévoilé ce jeudi matin depuis Matignon, le texte des cinq ordonnances réformant le droit du travail, qui sera présenté en conseil des ministres le 22 septembre et devrait entrer en vigueur fin septembre, après sa signature par le président de la République. Édouard Philippe a salué, en introduction, une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ». « Le droit du travail est au cœur du modèle social français. Et il va le demeurer. Sa première mission est de protéger, insérer dans l’emploi ceux qui en sont exclus. Amener un dialogue social, serein, constructif. Et aider les TPE face aux coups durs », a assuré le Premier ministre.

    Il a remercié « très sincèrement » les organisations syndicales sur le caractère « direct » et « intelligent » de leurs échanges. « Il y a des divergences, nous les assumons » a-t-il toutefois précisé.

    Lire aussi : Code du travail. La CFDT « déçue », la CGT confirme « ses craintes »

    « Ce projet est un projet de transformation du Code du travail d’une ampleur inégalée, première étape de la rénovation de notre modèle social » a indiqué de son côté la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. « Ce qui est en jeu, c’est changer l’état d’esprit du Code du travail », en donnant notamment « plus de souplesse aux entreprises, via un dialogue plus fort avec les salariés et les représentants du personnel ».

    Cette réforme doit déboucher sur « 36 mesures concrètes ». En voici une sélection, thème par thème.

    1. Des mesures ciblées pour les TPE/PME

    Parmi elles, une meilleure prise en compte des besoins et contraintes des TPE/PME

    « Aujourd’hui, 95 % des entreprises sont des TPE et PME et 55 % des salariés y travaillent. Si on a un droit qui ne répond pas aux aspirations de ces salariés, nous aurons un droit qui s’applique mal pour la moitié des salariés de ce pays », souligne la ministre Muriel Pénicaud. « Dans les entreprises de moins de 50 salariés, seulement 4 % de délégués syndicaux. Ils sont privés d’une capacité de négocier qu’ont les plus grandes entreprises. »

    Le gouvernement ambitionne de simplifier la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégué syndical. Jusqu’à 20 salariés, elles pourront négocier avec de simples employés non mandatés par un syndicat et, entre 20 et 50 salariés, elles pourront négocier avec un élu du personnel également non mandaté. Elles devaient jusque-là passer par un salarié mandaté par une organisation syndicale.

    Pour faciliter la compréhension du Code du travail pour les salariés des TPE et PME, le gouvernement a souhaité mettre en place un Code du travail numérique, version simplifiée du texte, accessible à tous.

    L’exécutif souhaite aussi donner plus de visibilité aux entreprises sur les risques de prud’hommes, présenté par le patronat comme un frein à l’embauche dans les PME. Le délai de recours après un licenciement sera limité à un an pour tous les types de licenciements. Il était déjà d’un an pour les licenciements économiques, mais de deux ans pour les autres licenciements.

    Pour limiter la peur d’être condamné pour une erreur de forme, les entreprises ne seront sanctionnées que par un mois de dommages et intérêts, mais un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

    Enfin, concernant le barème des indemnités prud’homales, le futur plancher sera fixé à 15 jours de salaire pour les TPE, au lieu d’un mois pour les autres entreprises. Ce plancher augmentera ensuite jusqu’à 3 mois avec l’ancienneté.

    2. La fusion des différentes instances de personnel

    La mesure emblématique repose sur la création du comité social et économique, qui fusionne le comité d’entreprise, les délégués du personnel et le CHSCT, à l’exception du délégué syndical. Il devient le « lieu ou vont pouvoir discuter l’économique et le social », précise Muriel Pénicaud et réunira l’ensemble des compétences des instances fusionnées.

    Les entreprises de moins de 50 salariés ne sont de fait pas concernées par cette refonte. Seules les entreprises de 300 salariés et plus devront conserver obligatoirement une commission hygiène et sécurité.

    La ministre du travail a également évoqué la possibilité de créer par accord majoritaire, un conseil d’entreprise, un « modèle de dialogue social plus avancé », une instance dédiée à l’information et la consultation mais aussi la négociation et à la codécision.

    3. Le renforcement du rôle des branches

    La ministre du travail annonce un renforcement du rôle des branches dans de nombreux domaines. « Il y a beaucoup de TPE dans notre pays, nous avons besoin du rôle des branches. Ouvrir les possibilités de négocier sur des nouveaux sujets : les CDD et CDI de chantier. Nous faisons confiance aux employeurs et aux organisations syndicales pour discuter dans leurs branches sur ces sujets. »

    4. Une nouvelle protection pour les salariés

    La ministre du travail a confirmé la hausse de 25 % des indemnités légales de licenciements augmentées à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté, afin de rétablir l’« équité » entre les salariés.

    Plusieurs mesures sont à l’étude pour sécuriser le développement du télétravail. « Une aspiration pour 61 % des salariés, une réalité de 27 % », a précisé Muriel Pénicaud.

    Les indemnités prud’homales seront plafonnées à 3 mois de salaire jusqu’à deux ans d’ancienneté, à 20 mois à 30 ans d’ancienneté. Actuellement, un salarié ayant deux ans d’ancienneté a droit à six mois de dommages et intérêts. Toutefois, les salariés victimes de harcèlement ou de discrimination ne seront pas concernés par ce plafond.

    5 – Des primes négociées en entreprise

    Les ordonnances confient aux entreprises la possibilité de négocier le niveau des primes, qui relevaient jusque-là des branches professionnelles. Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement, carence…) pourront, elles, être négociées dans la branche, alors qu’elles étaient fixées uniquement par la loi auparavant.

    6 – Un accord de rupture conventionnelle collective

    Le gouvernement va aussi créer un dispositif de rupture conventionnelle collective, basée sur le départ « volontaire exclusivement », a précisé Muriel Pénicaud. Aujourd’hui, ces ruptures à l’amiable ne peuvent être conclues qu’individuellement entre un salarié et son employeur. Demain, par accord, il sera possible de définir un cadre commun de départ volontaire, qui devra être homologué par l’administration.

    Ordonnances: Asselin (CPME) salue une réforme « particulièrement pragmatique »

    • Le Figaro.fr avec AFP

    Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) François Asselin a salué jeudi les ordonnances sur le code du travail présentées par le gouvernement, jugeant la réforme élaborée par l’exécutif « particulièrement pragmatique ».

    « Sur le champ social, beaucoup de nos propositions ont été retenues », a déclaré le leader patronal à la sortie d’une réunion entre le gouvernement et les partenaires sociaux à Matignon.

    La CFDT « est déçue » par les ordonnances du gouvernement sur le Code du travail

    Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, juge que « cette réforme n’est pas à la hauteur ».

    avatarfranceinfoFrance Télévisions

    La CFDT « est déçue » par les ordonnances réformant le Code du travail, présentées par le gouvernement jeudi 31 août. Le secrétaire général de la centrale syndicale, Laurent Berger, a estimé à sa sortie de Matignon que « cette réforme n’est pas à la hauteur ».

    La CFDT ne manifestera pas le 12 septembre

    « Il y a (…) des mesures qui nous inquiètent, comme la possibilité dans les entreprises de moins de vingt salariés d’avoir des décisions quasi unilatérales de l’employeur », a développé le patron de la CFDT. Laurent Berger a jugé que « le dogmatisme l’a emporté » sur des sujets comme le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif.

    Pour autant, « il est évident que la CFDT ne sera pas dans la rue le 12 (septembre) », date où la CGT et Solidaires appellent à une journée d’action. « Le combat syndical ne se résume pas à la rue, il est tous les jours dans les entreprises », a tranché le patron de la CFDT.

    Réforme du travail: des ordonnances qui font la part belle aux PME

    Le gouvernement dévoile jeudi 31 août 2017 ses ordonnances réformant le code du travail tandis que les opposants, syndicaux et politiques, promettent déjà une rentrée chaude dans la rue. / AFP/Archives

    Le gouvernement dévoile jeudi 31 août 2017 ses ordonnances réformant le code du travail tandis que les opposants, syndicaux et politiques, promettent déjà une rentrée chaude dans la rue. / AFP/Archives

    Plafonnement des indemnités prud’homales, réduction des délais de recours, possibilité de négocier sans syndicat: les ordonnances réformant le droit du travail, dévoilées jeudi par le gouvernement, font la part belle aux PME, avec l’ambition de leur donner « un droit du travail adapté ».

    « Pour la première fois, une réforme du Code du travail donne la priorité aux TPE et PME », a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud, en présentant à la presse les ordonnances en compagnie du Premier ministre Edouard Philippe, qui a vanté une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ».

    « Ce qui est en jeu, c’est changer l’état d’esprit du Code du travail », en favorisant la « négociation » et en faisant « confiance aux acteurs de terrain pour savoir ce qui est bon pour les entreprises, ce qui est bon pour les salariés », a développé la ministre en présentant « 36 mesures concrètes et opérationnelles ».

    Le Premier ministre, Édouard Philippe, et sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, quittent le palais de l'Élysée le 30 août 2017 / AFP

    Le Premier ministre, Édouard Philippe, et sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, quittent le palais de l’Élysée le 30 août 2017 / AFP

    C’est « une réforme de transformation profonde » qui « doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat », explique le président Emmanuel Macron dans un entretien fleuve paru dans Le Point.

    Le président de la Confédération des PME François Asselin a aussitôt salué une réforme « particulièrement pragmatique », et l’U2P, qui représente artisans, commerçants et professions libérales, s’est dite « pleinement satisfaite ».

    Mais les syndicats, à leur sortie de Matignon, n’étaient pas de cet avis: le leader de la CFDT, Laurent Berger a fait part de sa « profonde déception », tandis que Philippe Martinez (CGT) indiquait voir « toutes (ses) craintes confirmées ». « Il reste des points de désaccord » pour Jean-Claude Mailly (FO), tandis que François Hommeril (CFE-CGC) dénonçait un projet « qui ne traite finalement que de flexibilisation » et va entrainer « une précarisation plus importante des salariés ».

    Le gouvernement ambitionne de simplifier la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégué syndical. Jusqu’à 20 salariés, elles pourront négocier avec de simples employés et, entre 20 et 50 salariés, avec un élu du personnel non mandaté par un syndicat.

    Réforme du travail : les mesures à arbitrer / AFP

    Réforme du travail : les mesures à arbitrer / AFP

    Pour simplifier le dialogue, trois des quatre instances représentatives du personnel (délégués du personnel, CE et CHSCT) seront fusionnées au sein d’un « comité social et économique ».

    L’exécutif souhaite aussi donner plus de visibilité aux entreprises sur les risques de contentieux aux prud’hommes, présenté par le patronat comme un frein à l’embauche dans les PME.

    Le délai de recours après un licenciement sera limité à un an pour tous les types de licenciements et un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

    Enfin, il existera un barème d’indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, avec un plancher de 15 jours de salaire pour les TPE à partir d’un an d’ancienneté, un mois pour les autres, augmentant ensuite. Le plafond sera le même pour toutes les entreprises: 1 mois de salaire sous 1 an et jusqu’à 20 mois au-delà de 28 ans.

    – Primes négociées en entreprise –

    D’autres mesures concernent toutes les entreprises, comme la hausse des indemnités légales de licenciement à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté (contre 1/5 aujourd’hui).

    Les ordonnances confieront aussi aux entreprises la possibilité de négocier le niveau des primes, qui relevaient jusque-là des branches professionnelles. Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement, carence…) pourront, elles, être négociées dans la branche, alors qu’elles étaient fixées par la loi auparavant.

    Le gouvernement va aussi créer un dispositif de rupture conventionnelle collective. Aujourd’hui, ces ruptures à l’amiable ne peuvent être conclues qu’individuellement. Demain, par accord, il sera possible de définir un cadre commun de départs volontaires, avec l’aval de l’administration.

    Enfin, le gouvernement a confirmé, pour les multinationales qui licencient en France, que leurs difficultés économiques seraient appréciées au niveau national.

    Pour les opposants à la réforme, il s’agit surtout d’une « loi travail XXL », dans la lignée de la loi El Khomri, qui avait provoqué en 2016 un conflit social inédit sous un gouvernement de gauche.

    Mais contrairement à 2016, où la CGT et FO manifestaient main dans la main, la CGT est, pour l’heure, la seule grande organisation à appeler à manifester le 12 septembre. Philippe Martinez prévoit déjà « une bonne mobilisation » et promet, si nécessaire, une mobilisation longue.

    La France insoumise compte, elle, « déferler » sur Paris le 23 septembre contre ce qu’elle considère comme un « coup d’État social ».

    Mais le texte ne sera modifié « qu’à la marge » en fonction des avis des différentes instances qui doivent être consultées, a d’ores et déjà prévenu le Premier ministre.

    Réforme du travail: des ordonnances qui font la part belle aux PME

    Jean-Philippe CHOGNOT, Sylvie HUSSON
    Réforme du travail: des ordonnances qui font la part belle aux PME

    Paris (AFP) – Plafonnement des indemnités prud’homales, réduction des délais de recours, possibilité de négocier sans syndicat: les ordonnances réformant le droit du travail, dévoilées jeudi par le gouvernement, font la part belle aux PME, avec l’ambition de leur donner « un droit du travail adapté ».

    « Pour la première fois, une réforme du Code du travail donne la priorité aux TPE et PME », a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud, en présentant à la presse les ordonnances en compagnie du Premier ministre Edouard Philippe, qui a vanté une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ».

    « Ce qui est en jeu, c’est changer l’état d’esprit du Code du travail », en favorisant la « négociation » et en faisant « confiance aux acteurs de terrain pour savoir ce qui est bon pour les entreprises, ce qui est bon pour les salariés », a développé la ministre en présentant « 36 mesures concrètes et opérationnelles ».

    C’est « une réforme de transformation profonde » qui « doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat », explique le président Emmanuel Macron dans un entretien fleuve paru dans Le Point.

    Le président de la Confédération des PME François Asselin a aussitôt salué une réforme « particulièrement pragmatique », et l’U2P, qui représente artisans, commerçants et professions libérales, s’est dite « pleinement satisfaite ».

    Mais les syndicats, à leur sortie de Matignon, n’étaient pas de cet avis: le leader de la CFDT, Laurent Berger a fait part de sa « profonde déception », tandis que Philippe Martinez (CGT) indiquait voir « toutes (ses) craintes confirmées ». « Il reste des points de désaccord » pour Jean-Claude Mailly (FO), tandis que François Hommeril (CFE-CGC) dénonçait un projet « qui ne traite finalement que de flexibilisation » et va entrainer « une précarisation plus importante des salariés ».

    Le gouvernement ambitionne de simplifier la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégué syndical. Jusqu’à 20 salariés, elles pourront négocier avec de simples employés et, entre 20 et 50 salariés, avec un élu du personnel non mandaté par un syndicat.

    Pour simplifier le dialogue, trois des quatre instances représentatives du personnel (délégués du personnel, CE et CHSCT) seront fusionnées au sein d’un « comité social et économique ».

    L’exécutif souhaite aussi donner plus de visibilité aux entreprises sur les risques de contentieux aux prud’hommes, présenté par le patronat comme un frein à l’embauche dans les PME.

    Le délai de recours après un licenciement sera limité à un an pour tous les types de licenciements et un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

    Enfin, il existera un barème d’indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, avec un plancher de 15 jours de salaire pour les TPE à partir d’un an d’ancienneté, un mois pour les autres, augmentant ensuite. Le plafond sera le même pour toutes les entreprises: 1 mois de salaire sous 1 an et jusqu’à 20 mois au-delà de 28 ans.

    – Primes négociées en entreprise –

    D’autres mesures concernent toutes les entreprises, comme la hausse des indemnités légales de licenciement à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté (contre 1/5 aujourd’hui).

    Les ordonnances confieront aussi aux entreprises la possibilité de négocier le niveau des primes, qui relevaient jusque-là des branches professionnelles. Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement, carence…) pourront, elles, être négociées dans la branche, alors qu’elles étaient fixées par la loi auparavant.

    Le gouvernement va aussi créer un dispositif de rupture conventionnelle collective. Aujourd’hui, ces ruptures à l’amiable ne peuvent être conclues qu’individuellement. Demain, par accord, il sera possible de définir un cadre commun de départs volontaires, avec l’aval de l’administration.

    Enfin, le gouvernement a confirmé, pour les multinationales qui licencient en France, que leurs difficultés économiques seraient appréciées au niveau national.

    Pour les opposants à la réforme, il s’agit surtout d’une « loi travail XXL », dans la lignée de la loi El Khomri, qui avait provoqué en 2016 un conflit social inédit sous un gouvernement de gauche

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    vive le roi berk

    Ho Berger, toi aussi, tu fais comme Mailly, tu te degonfles ?

  • Et ils s’attendaient à quoi à la CFDT ? A pire encore ? Moi aussi, je suis déçu par la CFDT mais çà n’est pas d’aujourd’hui.

    • Versus23Versus23             « Des mesures déjà vivement dénoncées par certains syndicats qui appellent à la mobilisation. »
      Donc les mêmes qui ont appelé a voté macron veulent faire la révolution aujourd’hui……..
    PierrePierre                             Vous avez voté pour lui… vous l’avez voulu… vous l’avez… maintenant pleurez !
    jazzyjazzy                              C’est la fin du CDI.

    Pour licenciement abusif et injustifié, pour un salarié dont l’ancienneté est de deux ans : 3 mois de salaires en guise de réparation aux Prud’hommes.
    Pour un salarié ayant trente ans d’ancienneté : 20 mois de salaires maximum après délibération aux Prud’hommes.
    Qui voudra saisir les Prud’hommes et endurer la pénibilité de cette longue épreuve pour d’aussi faibles montants ? C’est un blanc-seing au monde patronal pour se débarrasser de son personnel en fonction du fameux « carnet de commande ».
    A ces tarifs, les licenciements vont tomber. Je plains les gens ayant un crédit de 25 ans sur le dos pour une hypothétique baraque…

    MichelMichel                     Comment çette femme qui a des casseroles au c.l digne d un Cahuzac osé t elle se pointer la? Réponse parce qu’on a personne d’autre! La loi portera son nom puis elle disparaîtra, emportée par la conjoncture…en attendant comme on nous le répète vous nous avez élu …assumez et fermez la!

    FrançoisFrançois              Et Pénicaud qui est encore maintenue malgré ses casseroles?

    Ninou NinouNinou Ninou       il est grand temps de se mobiliser !!!

    rigaultrigault                  tiensla CFDT se rend compte qu’ils se sont fait enc….,ça fait mal n’est ce pas M BERGER..vous avez voulu le petit hollande bis..vous l’avez ne venez pas vous plaindre ensuite au vue des ordonnances
    babababa                    Fin du suspens et début de la désolation ….
    SS                         Lorsque vous verrez cette masse informe de manifestants schizophrènes, dites-vous bien que la moitié d’entre-eux avaient voté Macron.

    Il se feront gazer par les CRS sur ordre de Manu lui-même, en essayant d’inverser les conséquences de leur vote suicidaire.

    Et bien messieurs dames, je boirai un coup à votre santé.
    Si vous n’avez pas su réfléchir en mai, j’espère que les coups de matraque sauront vous mettre du plomb dans la tête.

    babababa                  Et Ferrand ???

    • LARSENELARSENE   Retour en 1927 …

      Encore un scoop : les syndicats ne sont pas d’accord ! Quelle surprise ! je ne m’y attendais pas ! D’un autre côté, si les syndicats avaient rédigés eux-mêmes les ordonnances, d’autres n’auraient pas été d’accords non plus !
    DominiqueDominique         Un patron de PME qui ne pourra pas licencier un salarié dont il n’aura plus besoin . .

    . . . préfèrera ne pas l’embaucher, quitte à refuser une commande.
    Je connais pas mal d’artisans, qui ne veulent pas prendre le risque d’embaucher.

    anonymeanonyme            Je n’ai rien vu dans la liste en faveur des employés, je me trompe?
    MichaelMichael               et qui est d accord
    le vieux coquard avec sa carte au ps c est lui le faux Q de FO un secrétaire magouilleur qui ne pense qu a son intérêt personnel
    la seule question qui le tracasse le fric pour son syndicat de mer .e rien d autre
    plus fo que FO vous ne trouverez pas

    et l autre celui qui a un œil qui dit mer.e a l autre qui est lui aussi secrétaire du syndicat filou menteur qui lui aussi fera sa reconvention au ps et dont il a sa carte et tout les secrétaire de ce syndicat ont été replacé par le ps
    c est ça la CF.T Et comme les f o il ne pense qu au fric pour leur mer.d de syndicat
    mais pour les ouvriers RIEN
    PETIT RAPPEL POUR TOUS
    a ceux qui ne le Save pas pourquoi tout les syndicats quand ils appellent a faire greve c est toujours soit le MARDI ou le JEUDI
    REPONSE
    c est que tout ces syndicats ont fait du mardi et du jeudi leur jours de permanence syndicales dont absent du boulot et payé
    et donc quand ils appellent a faire greve le mardi ou le jeudi ET BIEN ces voyous ne perdent pas de fric —- et vous vous perdez du fric
    vous vous faites arnaquer par ces syndicats

    CHANGEMENTCHANGEMENT   Franchement, j’espère qu’il va bien s’occuper du cas des Français. Vous verrez l’état du pays dans quelques années, vous pourrez seulement faire vos valises.
    PhilippePhilippe       Macron nous annonce une sodomisation profonde.
    Loïc BlutzLoïc Blutz      C’est quand les manifs ?
    PauloPaulo            Tout cela pour ça !

    On comprend pourquoi le gérard jugnod de la cgt nous sort une phrase à la khon, il n’y a rien pour mobiliser ses troupes.
    Mettre autant de temps, pour si peu … on voit qu’il suit la même voie que son maître grollande.

Lambert « petit juge » maudit

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u-4637Affaire Grégory : mort du juge Lambert, ce que l’on sait

– Le juge Jean-Michel Lambert, premier magistrat à avoir instruit l’affaire Grégory en 1984, a été retrouvé mort à son domicile du Mans. Il avait 65 ans.

Le magistrat Jean-Michel Lambert, premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, a été trouvé mort à son domicile du Mans (Sarthe) le 11 juillet 2017. Le corps de Jean-Michel Lambert, 65 ans, marié et père de trois enfants, a été découvert par une voisine, alertée par l’épouse du défunt qui s’inquiétait de n’avoir plus de nouvelles depuis le 10 juillet.

Selon des sources judiciaires, le corps de Jean-Michel Lambert était dans son bureau : le magistrat à la retraite se serait asphyxié avec un sac plastique fixé à sa tête à l’aide d’un foulard. La police paraît privilégier l’hypothèse du suicide puisqu’aucune trace d’effraction ou de violence n’aurait été constatée au domicile du défunt. Pour l’instant, les policiers ne font pas état d’un mot ou d’une lettre qu’aurait laissé Jean-Michel Lambert pour expliquer son geste.

Jean-Michel Lambert, à la retraite depuis trois ans, a été le premier magistrat saisi du meurtre du Grégory Villemin, retrouvé dans la Vologne en octobre 1984. Il était le seul juge d’instruction à Épinal et démarrait alors sa carrière. Son manque d’expérience et de nombreuses erreurs commises lors de l’instruction de l’affaire auraient conduit au dramatique fiasco judiciaire de l’affaire et lui avaient valu le sobriquet peu flatteur de « petit juge. »

En 1986, Jean-Michel Lambert avait été dessaisi de l’affaire Grégory et avait achevé sa carrière comme vice-président du tribunal de grande instance du Mans en 2014. Il suivait toujours avec attention les nouveaux développements de l’affaire Grégory et l’avocat de Murielle Bolle, un des témoins clés de l’affaire, avait récemment envisagé publiquement de le faire citer comme témoin.

Affaire Grégory : le juge Jean-Michel Lambert retrouvé mort chez lui près du Mans (72)

Un mois après sa relance, l’affaire Gregory a pris un nouveau tour dramatique avec la mort mardi soir 11 juillet 2017 au Mans de Jean-Michel Lambert, premier juge chargé en 1984 d’instruire cette affaire devenue fiasco hors normes de l’histoire judiciaire.

Par Didier Vincenot avec AFP Publié le 12/07/2017 à 07:25 Mis à jour le 12/07/2017 à 08:07

Jean-Michel Lambert retrouvé mort chez lui

Le corps de l’ex-magistrat a été retrouvé chez lui dans son bureau avec un sac plastique noué sur la tête à l’aide d’un foulard, selon une source proche du dossier.

La police judiciaire d’Angers a été saisie et le parquet du Mans a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de la mort, de l’ex-magistrat, âgé de 65 ans a indiqué une autre source.

Dans la soirée, la rue où se trouvait l’appartement du juge était barrée par la police qui en interdisait l’accès, Peu avant minuit, un fourgon funéraire était visible dans la cour de la résidence de l’ancien magistrat.

Selon les premiers éléments de l’enquête, son corps a été découvert par une voisine alertée par l’épouse du magistrat qui, depuis la veille, n’avait plus de nouvelle.

D’après les premières constatations, aucune trace d’effraction ou de lutte n’a été relevée dans son appartement.

« Je suis catastrophé, c’est infiniment triste », a confié l’avocat des parents de Grégory Villemin, Me Thierry Moser. « Quelles que soient les causes
de ce qui semble être un suicide, je n’ai aucune animosité envers lui. Je critique les conclusions qu’il a tirées de son instruction mais je ne critiquerai jamais l’homme », a-t-il ajouté.

Me Jean-Paul Teissonnière, l’avocat de Murielle Bolle, témoin-clé de l’affaire, s’est pour sa part dit « consterné » par le décès de l’ancien juge, qu’il comptait « faire citer comme témoin ». Sa disparition « va au moins compliquer, et peut-être rendre impossible la recherche de la vérité », a-t-il estimé
.
Interrogé par l’AFP, l’avocat de la famille Laroche, Me Gérard Welzer, s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Le « petit juge »

Surnommé « le petit juge », Jean-Michel Lambert avait 32 ans lorsque le 16 octobre 1984, le cadavre du petit Grégory Villemin, quatre ans, avait été retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne.

Alors seul juge d’instruction à Epinal (Vosges), il s’agissait de son premier poste.

Propulsé sous les projecteurs, le magistrat avait surpris en multipliant les confidences à la presse dès les premiers jours de l’enquête.

Il avait notamment révélé aux journalistes l’identité et la teneur des accusations portées par la jeune Murielle Bolle, 15 ans, qui venait de désigner au juge son beau-frère, Bernard Laroche, comme le ravisseur de Grégory.

Après la mort de Bernard Laroche, tué par le père de l’enfant, Jean-Marie Villemin, les soupçons du magistrat s’étaient tournés vers la propre mère de Grégory, Christine Villemin, qu’il avait inculpée d’assassinat, placée en détention provisoire, puis renvoyée devant les Assises.

La Cour de cassation avait annulé la mise en accusation, avant que la chambre de l’instruction de Dijon ne rende en 1993 un arrêt de non-lieu pour « absence de charges » contre Mme Villemin, formule inédite aux accents d’excuses judiciaires.

Entre temps, l’instruction avait été reprise par un autre magistrat, le juge Maurice Simon, qui avait mis à mal toutes les thèses du « petit juge ».

Ce sont d’ailleurs aujourd’hui les conclusions de l’instruction Simon qui sont à nouveau exploitées par les enquêteurs.

Les gendarmes tentent notamment de savoir dans quelles circonstances Murielle Bolle est revenue à l’époque sur ses aveux devant le juge Lambert. Fin juin, elle a été mise en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort, ainsi que deux autres suspects, Jacqueline et Marcel Jacob.

Une figure atypique

Figure atypique, fasciné par les médias, le juge Lambert s’était illustré en 1987 (bien 1987) en publiant « Le petit juge », dans lequel il faisait état de confidences sur sa vie intime et considérations personnelles.

Après s’être rêvé, sans succès, chroniqueur à la radio, le magistrat, natif de Jarnac, avait été nommé à Bourg-en-Bresse en 1988, avant d’être muté en 2003 au Mans.

En 1993, au procès de Jean-Marie Villemin devant les assises de Dijon, Jean-Michel Lambert avait été sévèrement taclé par l’avocat général.
Le représentant de l’accusationl’avait qualifié de « mémorable funambule de la pensée », dont il espérait qu’il avait « conscience des catastrophes dont il avait été indirectement la cause ».

Le magistrat s’était réfugié dans l’écriture, essais ou romans, aux titres déroutants : « Regards innocents », « Confession fatale », « Scrupules » ou « Un Monde sans vérité ».

Affaire Grégory : le juge Jean-Michel Lambert retrouvé mort

Jean-Marc Ducos et Jean-Michel Decugis,

Les carences de monsieur Hulot

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ie-9893Les rémunérations très embarrassantes de Nicolas Hulot

« Le Canard enchaîné » s’est penché dans son édition de ce mercredi sur les différentes sociétés du nouveau ministre de la Transition écologique.

Par 6Medias| Le Point.fr

Le journal "Le Canard enchaîné" s'est penché sur les rémunérations de Nicolas Hulot lorsqu'il était à la tête de sa fondation.
Le journal « Le Canard enchaîné » s’est penché sur les rémunérations de Nicolas Hulot lorsqu’il était à la tête de sa fondation. © AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN

Nicolas Hulot aurait touché des salaires plus que juteux grâce à sa société Eole

Nicolas Hulot aurait touché des salaires plus que juteux grâce à sa société Eole© Charles Platiau
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique

Selon Le Canard enchaîné, le ministre de la Transition écologique aurait bénéficié de très larges rémunérations au sein de sa société Eole Conseil. Quant à sa fondation, elle a pour mécènes EDF, Veolia et Vinci, liés au secteur nucléaire. Embarras ?

L’édition du 5 juillet du Canard enchaîné met en lumière la situation financière du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui serait visiblement plus que confortable.

En effet, le ministre a perçu, selon Le Canard, d’importantes sommes d’argent grâce aux royalties des ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, qui appartient à la chaîne TF1 et est dérivée de l’émission du même nom que Nicolas Hulot a créé en 1990. Ce sont ces royalties qui alimenteraient les comptes de sa société Eole Conseil.

L’hebdomadaire satirique, qui a épluché les comptes de cette société, affirme qu’en 1992, ce projet rapportait déjà 113 000 euros à l’écologiste. Mais à partir des années 2000, les bénéfices explosent et Eole Conseil dégage entre 480 000 et 715 000 euros de chiffre d’affaires par an, tandis que Nicolas Hulot, seul salarié de sa société, en possède 99,9% des parts.

Aussi, en 2013, l’ancien présentateur d’Ushuaïa aurait bénéficié d’un salaire de 290 000 euros. Selon Le canard, ce dernier aurait été complété par 66 000 euros de dividendes. A partir de cette année-là, les montants sont confidentiels.

Interrogé par le Canard, le ministre a affirmé que toutes les recettes d’Eole Conseil provenaient des produits dérivés d’Ushuaïa (shampoings et gels douches) et de droits d’auteurs sur des livres que Nicolas Hulot a écrits et publiés.

Les gels douches Ushuaïa, pas vraiment écolos ?

Autre révélation embarrassante, la présence dans trois produits de la marque Ushuaïa de colorants allergènes et d’une substance qui pourrait être un perturbateur endocrinien. Pas très écologique autrement dit. D’autant plus que Nicolas Hulot a publié récemment un message vidéo via le compte Twitter du ministère de la Transition écologique pour mettre en garde justement contre  les problèmes sanitaires soulevés par les perturbateurs endocriniens…

Par ailleurs, comme le rappelle le Canard, la Fondation Nicolas Hulot (désormais rebaptisée Fondation pour la nature et l’homme), dont ce dernier était le président jusqu’à sa nomination au gouvernement, a pour mécènes EDF, Veolia et Vinci… malgré, donc, les prises de position anti-nucléaire du désormais ministre.

Le premier a versé jusqu’en 2012 entre 100 000 et 460 000 euros par an à sa fondation. Le second a versé 200 000 euros par an entre 2012 et 2017 et le dernier, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la société à hauteur de 30 000 euros entre 2014 et 2015.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique devrait recevoir la déclaration de patrimoine du ministre d’ici une quinzaine de jours. «C’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts», a déclaré Nicolas Hulot au Canard.

Lire aussi : La Fondation Hulot appelle Macron à exiger de l’UE la suspension de l’application provisoire du CETA

Les produits Ushuaïa qui embarrassent Nicolas Hulot

POLITIQUE En 2013, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires, révèle le Canard enchaîné…

Clémence Apetogbl

Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG.

Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG. — AFP

Nouvelles révélations du Canard enchaîné. Dans son édition de ce mercredi, le palmipède s’est concentré sur les différentes sociétés de l’actuel ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Le ministre, ancien présentateur de l’émission Ushuaïa, n’est pas seulement à l’origine de la fondation qui porte son nom. En 1990, il crée la société Eole Conseil, alimentée en majeure partie par les royalties touchées sur les ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, détenue par la chaîne TF1.

Des revenus confidentiels après 2013

D’après le Canard, qui a consulté les comptes annuels de la société, « ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros en 1992. A partir des années 2000, Eole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 euros de chiffre d’affaires par an. Une machine à cash pour l’écolo. Seul salarié, Hulot en possède 99,9 % des parts ».

Résultat des courses, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires en 2013. Sans compter les 66.000 euros de dividendes.

Quid de ses revenus depuis 2013 ? Ils restent confidentiels. Le ministre a, par ailleurs, déclaré au palmipède que « toutes les recettes d’Eole proviennent des produits d’Ushuaïa et de droits d’auteur sur des livres ».

De potentiels conflits d’intérêts ?

Le détail de ses revenus, via sa déclaration de patrimoine, sera transmis d’ici quinze jours à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

>> A lire aussi : Jean-Luc Mélenchon veut occuper la place de Jaurès à l’Assemblée

Mais le Canard révèle aussi que jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an, puis 100.000 euros par an à la Fondation Nicolas Hulot. Un mécène important donc, alors que le ministre devra trancher sur l’avenir des centrales nucléaires. De son côté, Veolia a versé 200.000 euros par an entre 2012 et 2017. Vinci, qui sera en charge de la construction de  l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. « Tout sera déclaré à la Haute Autorité, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts », a répondu au Canard Nicolas Hulot.

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot
Nicolas Hulot est entré au gouvernement d’Edouard Philippe, le 18 mai dernier. @ AFP

Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que Nicolas Hulot a profité de larges rémunérations au sein de sa fondation et d’une entreprise.

Les révélations se multiplient sur les ministres du gouvernement Édouard Philippe. Ainsi, quatre d’entre eux – Richard Ferrand, Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez – ont déjà démissionné après des soupçons dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem et dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne (pour Ferrand). Muriel Pénicaud est également accusée de ne pas avoir respecté des règles de mise en concurrence quand elle était en charge de l’organisme public Business France. C’est désormais au tour de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, de faire l’objet de révélations.

Une Fondation qui tourne à plein régime. Selon les informations du Canard Enchaîné, la Fondation Nicolas Hulot (rebaptisée « Fondation pour la nature et l’homme » depuis qu’il a passé la main à Audrey Pulvar) a reçu des gros chèques depuis plusieurs années. Ainsi, EDF a versé 460.000 euros à la fondation jusqu’en 2012 – et 100.000 depuis. Un possible conflit d’intérêts pour celui qui va devoir bientôt prendre position sur l’EPR de Flamanville, détenu par EDF…

« C’est la Haute Autorité qui appréciera ». Et ce n’est pas fini. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », écrit le Canard Enchaîné. Sauf que dans le champ de compétences du ministre de la Transition écologique, apparaît « l’écologie circulaire » (le recyclage des déchets), un marché brigué par… Veolia. « Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts », répond Nicolas Hulot au journal satirique.

Les jolis bénéfices des produits Ushuaïa. Le CV de l’ancien animateur télé a donné quelques suées à l’Elysée avant son entrée au gouvernement. Et pour cause, à côté de sa Fondation, l’actuel ministre de la Transition écologique détient la société Éole Conseil, essentiellement alimentée par des royalties touchées sur les ventes des shampoings, gels douche et autres lunettes estampillés « Ushuaïa ». Et le Canard Enchaîné de préciser : « la marque appartient à TF1, mais la chaîne a cédé la licence à une dizaine de grands défenseurs de la nature, tels L’Oréal ou l’opticien Atoll. Hulot, qui a signé un contrat avec TF1, touche une partie des royalties. En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros ».

Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants

Des comptes moins transparents depuis 3 ans… « A partir des années 2000, Éole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 de chiffre d’affaire par an », révèle encore le Canard Enchaîné. Une véritable machine à cash pour l’écolo qui engloutit le gâteau à lui tout seul. Et pour cause, il est le seul salarié de sa société et possède 99,9% des parts. Des bénéfices auxquels il faut ajouter son salaire annuel, 290.000 euros en 2013. Mais depuis, les chiffres sont beaucoup moins transparents. Les comptes de la société des années 2014 et 2015 ont été déposés sous le régime de la confidentialité.

… et des statuts de la société plutôt gênants. Enfin, dernier point embarrassant : les statuts de Éole Conseil qui a pour objet la « création » de livres ou de films, « la promotion de l’image et de la personne de Nicolas Hulot », mais aussi le « conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes » ou encore « l’organisation et l’animation de conférences ». Conseil et conférences qui pourraient alimenter d’éventuels soupçons de conflit d’intérêts, le tout à quelques semaines de la loi sur la moralisation de la vie publique. « Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants », assure Nicolas Hulot au Canard. « Toutes les recettes d’Éole proviennent des produits Ushuaïa et de droits d’auteur sur les livres ».

Nicolas Hulot : ces généreux mécènes qui pourraient mettre le ministre en difficulté

Sebastien Ortola/REA

Le Canard Enchaîné pointe les gros chèques signés par des entreprises qui pourraient mettre Nicolas Hulot en situation de conflits d’intérêts.

Nicolas Hulot pourrait être le prochain ministre à être déstabilisé par des révélations sur son passé parues dans la presse. D’après Le Canard Enchaîné de ce mercredi, le ministre de la Transition écologique, au parcours bien rempli, pourrait en effet se retrouver en situation de conflits d’intérêt à de multiples reprises. L’hebdomadaire pointe du doigt les mécènes de la Fondation Nicolas Hulot, rebaptisée Fondation pour la nature et l’homme depuis qu’Audrey Pulvar en a pris la tête suite à l’entrée de l’écolo au gouvernement.

Ainsi, EDF aurait versé 460.000 euros par an à la Fondation jusqu’en 2012, puis 100.000 euros par an, d’après le Canard Enchaîné. Problème, Nicolas Hulot devra entres autres gérer le dossier de l’EPR de Flamanville et plus largement celui de la réduction de la part du nucléaire. Veolia serait un autre généreux mécène de la Fondation, qui siègerait d’ailleurs au conseil d’administration. La société aurait versé 200.000 euros par an. Encore un problème si Nicolas Hulot était amené à se pencher sur le sujet du recyclage des déchets. Enfin, Vinci, désigné pour la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, aurait apporté 30.000 euros à la Fondation en 2014 et 2015.

>> Lire aussi – Sur le nucléaire, Nicolas Hulot a souvent changé d’avis

“Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts”, a affirmé Nicolas Hulot. Ce n’est pas la première fois que l’ancien présentateur est attaqué à ce sujet. En 2011, un rapport de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale se questionnait sur la présence de TF1, EDF et L’Oréal au conseil d’administration de la Fondation. “Peut-on, dans ces conditions, tenir un discours neutre sur les choix énergétiques et sur les pratiques de vivisection dans l’industrie des cosmétiques ?”, se demandait à l’époque le député LR Jean-Marie Sermier.

Dans un communiqué cité par Libération, la Fondation Nicolas Hulot dénonçait alors une “suspicion totalement illégitime”. « La loi oblige que les mécènes siègent au conseil d’administration et ils n’y ont pas le droit de vote », affirmait la directrice générale, Cécile Ostria, au quotidien. A propos de L’Oréal, elle précisait qu’avait été posé comme condition l’abandon de la vivisection.

Les gels douches Ushuaïa rapportent gros

Le Canard Enchaîné pointe par ailleurs les confortables revenus que Nicolas Hulot a touché ces dernières années. Il détiendrait en effet 99,9% des parts de la société Eole Conseil – dont il est le seul salarié – qui récolte les royalties rapportées par les ventes de produits Ushuaïa, gels douches et autres. Là encore, l’hebdomadaire souligne que TF1, à qui appartient la marque, a cédé la licence à “une dizaine de grands défenseurs de la nature”, dont L’Oréal ou Atoll. Grâce à un contrat avec la chaîne, l’ancien présentateur récupère une partie des royalties.

En 1992, deux ans après la création de Eole Conseil, Nicolas Hulot aurait ainsi pu toucher 113.000 euros. A partir des années 2000, la société aurait réalisé entre 480.000 euros et 715.000 euros de chiffres d’affaires par an, selon le Canard Enchaîné. En 2013, Nicolas Hulot aurait pu se verser 290.000 euros de salaires et 66.000 euros de dividendes. Depuis, les comptes de l’entreprise sont confidentiels…

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Commentaires
lynn                                                                Et çà commence à faire beaucoup pour ce gouvernement à peine nommé… Et dire qu’ils nous ont saoulé avec leur soi disant transparence… Rien ne change… Les apparences sont illusions…
Moderator                                                    Ushuaïa   Souvenons-nous, en son temps, Peugeot avait baptisé un de ses modèles emblématique : Ushuaïa ». Quelques années plus tard, la même voiture s’est appelée « Grand raid ». Pourquoi ? Parce que Nicolas Hulot étant devenu trop gourmand, Peugeot préféra briser là leur coopération. Economies substantielles qui n’ont pas porté ombrage au modèle en question.
julienas

@nikolus                                                        totalement d accord le coup du réchauffement climatique vaste fumisterie… Il y en a un qui l’a compris et s’est retiré de « trucs » insondables »aux ramifications étendues un peu comme l’ambassadrice aux pingouins… Il n’est hélas pas de bon ton de le dire… Hulot s’il a un peu de bon sens ne restera pas 5 ans au gouvernement. …                                                                                                                   ivo                                                                   TOUT LE MONDE SAIT CELA

Il ne s’appelle pas Fillon, alors c’est pas grave. La haute autorité…                     ANTARES_BETA_SCORPII                         Embarrassé ?

Que nenni le cynisme du sieur Hulot ne lui permet pas de considérer que des conflits d’intérêt aussi flagrant puissent être gênant pour la bonne conduite de sa « mission ». N’est embarrassé que quiconque est choqué par ce cynisme (ou le machiavélisme de Macron qui l’a « appelé » au gouvernement – là on pourrait rire)                                                             Nonohappy 

@Malajaures                                                Et croyez moi vous ne serez pas tout seul.       scoopin                                                          L’endormi !

Il est écrit sur le site de son ministère que réponse sera donnée sous 8 jours, à une question concernant les voitures électriques posées le 20 mai, j’attends encore sa réponse ! À le voir à Versailles je comprends que sa grande fatigue ne lui permets pas de respecter ses engagements.                                                                                                          allez !                                                           Le retour de bâton

A force de vouloir vivre dans un monde utopique de purs esprits désintéressés, on en perd le sens commun.
Nicolas Hulot n’a sans doute pas plus mais pas moins de conflit d’intérêt que de nombreux ministres qui l’ont précédé.
Il n’y a rien de choquant à ce que EDF ait contribué à sa fondation -ce qui est courant- ni à ce qu’il ait correctement gagné sa vie.
En revanche, qu’il soit ministre d’état me paraît exclusivement de la com et totalement déplacé.
Quand on songe que Simone Veil l’était, on perçoit tout de même la différence de densité entre les deux personnages.                                                                                                     Michel 45                                                    Encore un !

Encore un qui en croque. Chacun appréciera l’éthique de N. Hulot.                                     pioute                                                            Secret de polichinelle…

Monsieur Hulot utilise l’écologie pour faire rentrer des sous dans le tiroir caisse, personne n’est dupe. J’espère que les médias vont relayer l’info mais çà! Pauvre France tous des voyous. Merci (le Point)

 

Avatarbon sens                                           un ministre multimillionnaire corrompu par les tenant du nucléaire, mais pas que puisque des multinationales détruisant la faune et la flore ont craché au bassinet de la fondation pour avoir des oublies . La fondation Brigitte Bardot au moins n’a jamais trahi ses donateurs , ni s’est compromis avec les laboratoires tueurs. évidemment Bardot vote le Pen, donc Hulot le criminel d’en marche est préférable à la femme honnête pour les internautes

    • Avatarsfdsdf                         allez à Castorama, vous y trouverez de la mauvaise peinture vendue TRÈS cher, sans white spirit certes, mais très mauvaise et vendue comme peinture « écologique » sous la marque Ushuaïa et avec la signature de Nicolas Hulot….ça lui rapporte gros, la bêtise humaine
    • Avatarfrank                         Nicolas Mulot n’est pas très crédible
    • Avatarfaut faire avec         je me souviens des émissions dans lesquelles on pouvait voir Monsieur Trou d’balle dans un hélico, dans un avion de chasse… un bon pollueur qui voudrait se faire passer pour un écolo, tu parles!
    • Bernard                                Un vrai pollueur avec ces reportages sur Ushuaïa des tonnes de co2 de pétrole en encore quel donneur de leçons…..
    • AvatarNinou Ninou                quelle déception nicolas hulot finalement il va bien avec macron bonnet blanc et blanc bonnet !
    • Avatarpôle émique victor      Le mulot est payé en billets verts…….. c’est plus écolo…..
    • Avatarjean francois                 il se trouve qu’il est riche comme tous ceux qui montrent leurs têtes à la télé, pour eux l’argent ne manque jamais
    • AvatarNath                                Lol Et il y a quoi comme composants dans les produits de la marque Ushuaia !!??
    • AvatarMarin22                           C’est vrai qu’il ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Une présentation de façade !!!!!

  • Dode                                                    Et Audrey Pulvar qui le remplace provisoirement à la tête de sa fondation qui s’était fait remarquer avec ses lunettes à monture en écailles de tortue à12 000 euros…
    Pas très écologique non plus pour l’image ….
    • willtrankil                                 en fait les lunettes d’audrey pulvar ont couté 3300 euros (dont 500 de verres)
      en ce qui concerne l »écaille de tortue , il s agit de stock que détenait l (opticien avant l’interdiction !
      jogustin– le 05/07/2017 à 17h16

      L’abnégation ne fait pas partie des principes des politiques autant profiter un max c’est leur devise!

    • 3bul3–                                        et de 6… pour l’instant mais on va nous dire : rien d’illégal !                                                                                                                  Moimeme98                             C’est exactement ça! S’enrichir n’est pas immoral.
    • Jérome Brousse                       Que je sache, les bénéfices potentiellement distribuables se calculent après déduction des salaires. Il est donc factuellement faux de dire qu’il faut ajouter le salaire de N. Hulot au chiffre d’affaires de la société. Un peu plus de rigueur serait bienvenue quand vous présentez des chiffres, ça donnerais un peu plus de crédibilité à votre article. Sur le fond, je ne vois vraiment pas ce qui est « embarrassant » dans le fait d’avoir créé une marque lucrative… Il est tout de même étonnant de voir que le simple fait de gagner beaucoup d’argent est considéré comme une faute, quand bien même notre système social est construit grâce aux prélèvements élevés sur les hauts revenus…
      • 3bul3–                                 aucun doute sur les possibles conflits d’intérêts ?
      • Moimeme98–                     Veolia, EDF,…, sont des entreprises contrôlées par l’Etat. C’est bien l’Etat qui a asauvé Areva et qui achete des centrales nucléaires pour préserver ces entreprises. À méditer.
    • Serge Medion–                             Ça suffit ! Il n’a encore rien fait, il ne s’en est pas mis plein les poches, il a été un militant associatif convaincu et honnête. Mais tout cela gêne ! Alors on le casse avec des propos fallacieux. Ça suffit !
      • J.Wisdom–                        C’est une opinion et non un élément factuel.
    • pasc58                                        Il va falloir désormais recruter des ministres qui n’ont jamais fait quoi que ce soit, ou des personnes titulaires de minimum sociaux, et là, on peut espérer qu’ils soient irréprochables.
    • PatrioteAntiFN–                         Et ça continue ! Le pire gouvernement depuis la 5e !
      • 3bul3                                   c’est le nouveau monde
    • Moilpot–                                       Cela fait environ 30.000 € par mois. C’est beaucoup pour des gens « normaux » mais c’est ce que touchent les présentateurs vedettes des grandes chaînes de télévisions privées. Et c’est du pipi de chat en comparaison des footballeurs. De plus il n’y a aucune magouille là-dedans, il ne s’agit pas de l’argent du contribuable, seulement de possibles conflits d’intérêts qu’il convient d’étudier.
    • background–                              Dans la Macronie ,tout est interdit aux autres : enrichissement personnel ,conflit d’intérêts,posséder une société de conseil,cumul des mandats…Mais à y regarder de plus près…..Cela commence vraiment à faire désordre et tous ces impliqués et les autres dont les noms vont forcément suivre,tout baigne !! Circulez,il n’y a rien à voir!!
    • vall_fr–                                      et oui la soi disant société civile ….exempte d’affaires ouahhhhhhhhhh le Macronisme est une arnaque c’était gros comme une montagne mais fallait pas le dire
    • JeanKlein–                                  Rien sur Maud Fontenoy?
      • background–                    Fontenoy ministre ?
      • Ouiouiundeplus            pourtant elle elle a ramé pour en arriver là où elle est …

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