« Airbus a repris la main

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Airbus et Bombardier main dans la main face à Boeing

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le groupe Bombardier est canadien / © Maxppp Valda Kalnina

Airbus prend une participation majoritaire dans le programme C-Series du canadien Bombardier. Ce rapprochement sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit de lundi à mardi, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des Etats-Unis.

 

Par MP + AFP

Boeing vit mal cette alliance
Les Etats-Unis ont imposé des droits préliminaires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%.
Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.
Interrogé par l’AFP, un responsable de Boeing a indiqué que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l’Etat pour contourner » les récentes décisions américaines d’imposer des droits compensatoires et antidumping à la Cseries.

Pas d’argent mais de la force commerciale
Airbus concrétise son investissement dans la CSeries sans injecter d’argent frais dans le programme, mettant plutôt à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui va permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.
« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le PDG d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

Airbus : met la main sur les avions CSeries de Bombardier

Airbus va prendre une participation majoritaire dans le programme d’avions de ligne CSeries de Bombardier, ont annoncé mardi les deux constructeurs aéronautiques.

L’avionneur européen juge que cet appareil de 100 à 150 sièges est fortement complémentaire avec son portefeuille existant de monocouloirs, davantage tourné vers des capacités plus importantes de 150 à 240 places.

« Le marché du monocouloir est un moteur essentiel de croissance, représentant 70% de la future demande estimée pour les avions », souligne Airbus dans un communiqué.

Une fois la transaction conclue, Airbus disposera d’une participation de 50,01% dans le programme tandis que Bombardier et la province du Québec conserveront respectivement environ 31% et 19%. (Bertrand Boucey pour le service français)

(Crédits : Reuters)
Airbus va prendre une participation majoritaire dans le programme d’avions de ligne CSeries de Bombardier.

Coup de tonnerre dans le secteur aéronautique. Secoué par les affaires de corruption, Airbus n’en garde pas moins les yeux rivés sur le « business » et signe un coup de maître en annonçant prendre une participation majoritaire dans le programme C-Series du constructeur ferroviaire et aéronautique canadien Bombardier, un programme lancé en 2008 dans l’espoir de permettre au constructeur d’avions d’affaires et d’avions régionaux d’entrer sur le marché des avions de plus de 100 places et de défier Airbus et Boeing sur leur avions d’entrée de gamme (A319, B737-700).

Avec ce partenariat, Airbus va bénéficier d’une famille d’avions allant de 110 à 149 sièges (voire 160 en version monoclasse), complémentaire avec ses A320 et A321 (150-220 sièges environ) et en ligne avec sa stratégie de se focaliser sur des avions plus gros, notamment sur le marché du 220-260 sièges si d’aventure Boeing lançait un avion d’une telle capacité. Certes, l’A319 (120-150 sièges) risque de faire les frais de ce partenariat avec Bombardier, mais comme le rappelle Tom Enders, le directeur général d’Airbus Group, il n’a pas enregistré de ventes depuis 2012.

Conflit avec les Etats-Unis

Tout comme Airbus, mais pour des raisons différentes, Bombardier est lui aussi secoué par une affaire d’envergure puisqu’il est au centre d’un conflit entre les Etats-Unis et le Canada depuis que Washington a décidé d’imposer des taxes de 300% aux appareils C-Series sous la pression de Boeing qui estime que l’avion canadien a réussi à se placer chez Delta grâce à des prix cassés liés aux subventions que reçoit le constructeur canadien. Boeing aura désormais doublement raison de s’inquiéter.

Une ligne d’assemblage de C-Series à Mobile

Une fois la transaction conclue, Airbus disposera d’une participation de 50,01% dans le programme tandis que Bombardier et la province du Québec conserveront respectivement environ 31% et 19%. Si aucune contribution en cash n’est prévue de la part des partenaires lors de la conclusion de la transaction, l’accord donne à Airbus le droit d’acquérir à l’avenir 100 millions d’actions Bombardier de classe B. Le siège du programme et la ligne d’assemblage primaire resteront basés à Québec, au Canada. Une seconde ligne d’assemblage de C-Series sera établie à Mobile, en Alabama (au sud des Etats-Unis), où, depuis deux ans, Airbus assemble des A320.

L’accord est bénéfique aux deux parties.

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le président exécutif d’Airbus, Tom Enders. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme. »

Le C-Series bénéficiera de la force commerciale d’Airbus

Airbus apportera  en effet au programme C-Series sa puissance commerciale son expertise en matière d’achats, de ventes et marketing et de service clients, soulignent les deux groupes. Cet aspect est fondamental et a de quoi inquiéter Boeing. Car Airbus va proposer en entrée de gamme un avion très compétitif qui aura d’autant plus de chance de se vendre qu’il serait présenté aux compagnies aériennes sous l’étiquette Airbus, alors que Boeing n’a pas trop d’option sur ce marché. Considéré comme un très bon avion par un grand nombre de spécialistes de l’aviation, le C-Series n’a pas rencontré néanmoins le succès espéré. La faute notamment à Airbus et à son directeur commercial John Leahy qui, en lançant en 2010 la remotorisation de la famille A320 (Neo), a tué dans l’œuf les velléités canadiennes. La faute aussi à des problèmes d’industrialisation et de motorisation qui n’ont pas incité les clients à passer commande. Lancé commercialement en 2004 et mis en production dès 2008, il a été livré à son premier client, la compagnie Swiss, à l’été 2016. La mise en ligne de l’appareil semble bien se passer et la direction de Bombardier estime que l’intérêt pour le C-Series ne cesse de grandir. Signe d’une volonté de rebondir, le constructeur canadien avait ces derniers mois musclé son équipe commerciale en recrutant des anciens vendeurs d’Airbus. Et des commandes comme celle de Delta ont apporté un bol d’air au programme. A fin juin, le C-Series comptait 360 commandes.

Une issue salvatrice pour Bombardier

Pour Bombardier, l’issue est néanmoins salvatrice. Après les déboires rencontrés dans l’industrialisation du programme (lequel a dérapé de deux ans avec des coûts de développement presque doublés, à 5,4 milliards de dollars), le groupe s’est retrouvé en difficulté financière et ne pouvait pas vivre bien longtemps avec le 1,5 milliard de dollars canadiens accordé fin 2015 par le gouvernement du Quebec. La direction entend en effet arriver à l’équilibre de la production unitaire qu’à partir de 2020.

« Nous sommes très heureux d’accueillir Airbus dans le programme C-Series », a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier. « Airbus est le partenaire parfait pour nous, Québec et Canada ».

Airbus (mais aussi Boeing) avait déjà regardé une telle coopération en 2016 mais le dossier ne faisait pas l’unanimité à l’époque chez Airbus Group, qui sortait de l’échec de la fusion avec BAE Systems

Bombardier et Airbus s’allient face à Boeing

Bombardier et Airbus s’allient face à Boeing

L’avionneur européen a annoncé lundi soir avoir pris une part majoritaire dans le programme moyen-courrier CSeries. Un rapprochement que Boeing voit d’un très mauvais œil.

L’avionneur européen Airbus engage un spectaculaire rapprochement commercial avec le canadien Bombardier en prenant une part majoritaire de son programme d’avions moyen-courrier CSeries, au coeur d’un bras de fer avec Boeing.

Ce rapprochement sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit de lundi à mardi, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des États-Unis qui ont imposé des droits préliminaires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%. L’annonce a permis à Airbus de prendre 4% à l’ouverture de la Bourse de Paris.

Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.

« Un accord discutable » selon Boeing

Interrogé par l’AFP, un responsable de Boeing a indiqué que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l’État pour contourner » les récentes décisions américaines d’imposer des droits compensatoires et antidumping à la Cseries.

Airbus concrétise son investissement dans la CSeries sans injecter d’argent frais dans le programme, mettant plutôt à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui va permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le PDG d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

« Le partenaire parfait »

« Airbus est le partenaire parfait pour nous », a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier.

L’accord va renforcer le programme de Bombardier sur le plan commercial alors que le CSeries, le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, tarde à rencontrer le succès commercial.

Ce partenariat intervient deux ans après une première tentative de rapprochement entre les deux groupes.

Grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent, sa gamme moyen-courrier de la famille A320 allant de 140 à plus de 200 sièges dans sa version remotorisée.

« Une belle opportunité » pour Airbus

Il bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l’été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Selon un analyste, un tel rapprochement pour Airbus est une « belle opportunité pour renouveler sa gamme sur le segment des 100 à 150 places » à moindre coût et lui permet « de conserver un pied dans ce marché » qui ne représentait plus son coeur de marché.

Il offre une bouffée d’oxygène à Bombardier qui n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le CSeries depuis un an et demi.

Le CSeries vient donc compléter par le bas la gamme d’Airbus, dont la plus petite version, l’A319, est capable d’emporter 140 passagers et au-delà.

360 exemplaires vendus

La compagnie Swiss a pris livraison du premier CSeries à l’été 2016, avec plus de deux ans de retard sur le calendrier initial et des coûts de développement presque doublés, à 5,4 milliards de dollars.

Les deux appareil de la série (CS100 et CS300) ont été commandés à 360 exemplaires, et son seuil de rentabilité est passé de 300 à 800 appareils vendus.

Malgré les déboires du programme qui ont lourdement pesé sur ses comptes, Bombardier a toujours assuré que l’appareil est à même de capter une bonne part des 4 à 5.000 avions de 100 à 150 places qui seront livrés dans le monde d’ici 2034.

Plainte de Boeing

Selon les termes de l’accord, Airbus détiendra approximativement 50,01% de l’entité qui gère le programme CSeries, et Bombardier et Investissement Québec, bras du gouvernement provincial, respectivement 31 et 19%. Le siège du programme et la ligne d’assemblage principale resteront basés au Québec.

Une seconde ligne d’assemblage sera établie à Mobile, Alabama (Sud des États-Unis), où Airbus a installé une FAL (ligne d’assemblage finale) pour sa famille A320.

« La plainte sans fondement de Boeing » contre Bombardier avait « fermé l’accès au marché américain », qui « représente 30% des ventes de la CSeries à l’heure actuelle », a estimé la ministre québécoise de l’Économie, Dominique Anglade, en accueillant Airbus comme nouveau partenaire.

« Ce projet de partenariat permettra à Airbus de faire du Canada sa cinquième patrie, la première en dehors de l’Europe », a souligné pour sa part le ministre canadien du Développement économique, Navdeep Bains, qui doit encore approuver la transaction en vertu de la loi sur les investissements étrangers.

Face à Boeing, Bombardier s’allie à Airbus pour les avions moyen-courriers

Ce rapprochement intervient après que les Etats-Unis ont décidé d’imposer des droits compensatoires et une taxe anti-dumping sur les importations d’avions C-Series du géant canadien.

Le Monde.fr avec AFP

De gauche à droite : la ministre de l’économie canadienne, Dominique Anglade, le PDG de Bombardier, Alain Bellemare, et le président d’Airbus Hélicoptères Canada, Romain Trapp, pendant une conférence de presse à Montréal, consacrée au rapprochement entre Bombardier et Airbus, le 16 octobre.

L’avionneur européen Airbus engage un spectaculaire rapprochement commercial avec le canadien Bombardier en prenant une part majoritaire de son programme d’avions moyen-courriers C-Series, au cœur d’un bras de fer avec Boeing.

Cet accord décisif sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 octobre, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des Etats-Unis, qui ont imposé des droits de 220 % sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80 %. Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.

Lire aussi :   Boeing accuse Bombardier de « dumping »

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde !, a déclaré le président exécutif d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

« Nous sommes très heureux d’accueillir Airbus dans le programme C-Series, a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier. Airbus est le partenaire parfait pour nous, Québec et Canada. »

D’importantes économies de coûts

Airbus est un géant à 67 milliards de dollars de chiffre d’affaires, alors que Bombardier en réalise environ 16 milliards. L’accord va renforcer le programme de Bombardier sur le plan commercial alors que le C-Series, le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de vingt-cinq ans, tarde à rencontrer le succès commercial. Ce rapprochement va aussi permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production du C-Series et d’appuyer le programme sur la force de frappe commerciale d’Airbus dans le monde.

Ce partenariat intervient deux ans après une première tentative d’accord qui s’était soldée par un échec après la divulgation de l’affaire par la presse.

Grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent, sa gamme moyen-courrier de la famille A320 allant de 140 à plus de 200 sièges dans sa version remotorisée, alors que le C-Series peut embarquer de 110 à 135 passagers. Il bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l’été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Une bouffée d’oxygène pour Bombardier

Selon un analyste, un tel rapprochement pour Airbus est une « belle opportunité pour renouveler sa gamme sur le segment des 100 à 150 places » à moindre coût et lui permet « de conserver un pied dans ce marché » qui ne représentait plus son cœur de marché. Tom Enders a rappelé que l’A319 n’avait pas reçu de commande depuis 2012.

Il offre une bouffée d’oxygène à Bombardier, davantage connu pour ses jets d’affaires et son turbopropulseur de transport régional Q400, et qui n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le C-Series depuis le début de l’année.

L’alliance Airbus-Bombardier

L’avionneur européen Airbus et le canadien Bombardier engagent un spectaculaire rapprochement commercial : Airbus vient de prendre une part majoritaire du programme d’avions moyen-courrier CSeries. Et Boeing n’apprécie guère…

L’accord est une bouffée d’oxygène pour Bombardier car le Canadien n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le CSeries depuis un an et demi. Cet avion est pourtant le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, mais son succès a du mal à décoller.

En tout cas, grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent. Le CSeries va lui permettre d‘élargir sa gamme avec des appareils de 100 à 150 places.
Il bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l‘été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Airbus n’a pas injecté d’argent frais dans le programme de bombardier, il va plutôt mettre à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui devrait dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.

Face à Boeing, Bombardier s’allie à Airbus dans les avions moyen-courrier

Un drapeau européen sort d'un cockpit d'Airbus A340-300 le 26 septembre 2017 à l'aéroport de  Toulouse-Blagnac airport. 
-AFP/Archives/PASCAL PAVANIUn drapeau européen sort d’un cockpit d’Airbus A340-300 le 26 septembre 2017 à l’aéroport de Toulouse-Blagnac airport. -AFP/Archives/PASCAL PAVANIL’avionneur européen Airbus engage un spectaculaire rapprochement commercial avec le canadien Bombardier en prenant une part majoritaire de son programme d’avions moyen-courrier CSeries, au coeur d’un bras de fer avec Boeing.

Ce rapprochement sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit de lundi à mardi, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des Etats-Unis qui ont imposé des droits préliminaires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%.

Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.

Interrogé par l’AFP, un responsable de Boeing a indiqué que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l’Etat pour contourner » les récentes décisions américaines d’imposer des droits compensatoires et antidumping à la Cseries.

Airbus concrétise son investissement dans la CSeries sans injecter d’argent frais dans le programme, mettant plutôt à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui va permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le PDG d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

« Airbus est le partenaire parfait pour nous », a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier.

L’accord va renforcer le programme de Bombardier sur le plan commercial alors que le CSeries, le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, tarde à rencontrer le succès commercial.

– Bouffée d’oxygène pour Bombardier –

Ce partenariat intervient deux ans après une première tentative de rapprochement entre les deux groupes.

Grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent, sa gamme moyen-courrier de la famille A320 allant de 140 à plus de 200 sièges dans sa version remotorisée.

Un Bombardier CS 100 sous les couleurs de la compagnie Swiss, le 06 juillet 2016 à Zurich-AFP/Archives/MICHAEL BUHOLZERUn Bombardier CS 100 sous les couleurs de la compagnie Swiss, le 06 juillet 2016 à Zurich-AFP/Archives/MICHAEL BUHOLZERIl bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l’été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Selon un analyste, un tel rapprochement pour Airbus est une « belle opportunité pour renouveler sa gamme sur le segment des 100 à 150 places » à moindre coût et lui permet « de conserver un pied dans ce marché » qui ne représentait plus son coeur de marché.

Il offre une bouffée d’oxygène à Bombardier qui n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le CSeries depuis un an et demi.

Le CSeries vient donc compléter par le bas la gamme d’Airbus, dont la plus petite version, l’A319, est capable d’emporter 140 passagers et au-delà.

La compagnie Swiss a pris livraison du premier CSeries à l’été 2016, avec plus de deux ans de retard sur le calendrier initial et des coûts de développement presque doublés, à 5,4 milliards de dollars.

Les deux appareil de la série (CS100 et CS300) ont été commandés à 360 exemplaires, et son seuil de rentabilité est passé de 300 à 800 appareils vendus.

Malgré les déboires du programme qui ont lourdement pesé sur ses comptes, Bombardier a toujours assuré que l’appareil est à même de capter une bonne part des 4 à 5.000 avions de 100 à 150 places qui seront livrés dans le monde d’ici 2034.

Selon les termes de l’accord, Airbus détiendra approximativement 50,01% de l’entité qui gère le programme CSeries, et Bombardier et Investissement Québec, bras du gouvernement provincial, respectivement 31 et 19%. Le siège du programme et la ligne d’assemblage principale resteront basés au Québec.

Une seconde ligne d’assemblage sera établie à Mobile, Alabama (Sud des Etats-Unis), où Airbus a installé une FAL (ligne d’assemblage finale) pour sa famille A320.

« La plainte sans fondement de Boeing » contre Bombardier avait « fermé l’accès au marché américain », qui « représente 30% des ventes de la CSeries à l’heure actuelle », a estimé la ministre québécoise de l’Economie, Dominique Anglade, en accueillant Airbus comme nouveau partenaire.

« Ce projet de partenariat permettra à Airbus de faire du Canada sa cinquième patrie, la première en dehors de l’Europe », a souligné pour sa part le ministre canadien du Développement économique, Navdeep Bains, qui doit encore approuver la transaction en vertu de la loi sur les investissements étrangers.

Airbus vole au secours de Bombardier face à Boeing

L’avionneur européen va mettre la main sur le programme CSeries du groupe canadien sans débourser le moindre centime!

Airbus vole au secours de Bombardier face à Boeing
Crédit photo © Bombardier

(Boursier.com) —

 Bombardier a trouvé son chevalier blanc pour son programme CSeries… Et ce sera Airbus! Engagé dans une lutte sans merci avec Boeing  qui l’accuse de vendre ses avions à pertes, le constructeur canadien va donc faire équipe avec le concurrent numéro un de l’avionneur américain.

Airbus va détenir la majorité du programme

Selon les termes de l’accord, Airbus détiendra 50,01% de la structure ‘CSeries Aircraft Limited Partnership’ (CSALP), l’entité qui fabrique et vend les avions CSeries. Bombardier et Investissement Québec (IQ) détiendront respectivement environ 31% et 19% du capital. Airbus, qui ne va injecter aucun argent frais dans le cadre de cette transaction, ni même éponger une partie de la dette de Bombardier, apportera au programme C-Series son expertise en matière d’achats, de ventes et marketing et de service clients. Airbus aura par ailleurs le droit d’acquérir à l’avenir 100 millions d’actions Bombardier de classe B. Le siège social et la chaîne de montage primaire de CSALP ainsi que les fonctions connexes demeureront au Québec.

L’usine américaine d’Airbus stratégique

Airbus a proposé d’assembler certains des avions monocouloirs CSeries dans son usine de l’Alabama, pour les commandes de compagnies américaines. Une décision qui permettra à Bombardier d’éviter de payer les droits de douane exorbitants décrétés par les autorités américaines le mois dernier. « Cette ligne de production américaine va permettre de soustraire les avions de 110 à 130 sièges à de possibles droits de douane américains de 300% », a déclaré le directeur exécutif de Bombardier, Alain Bellemare, lors d’une conférence de presse. “Réaliser cet accord a une grande valeur stratégique”, a-t-il ajouté.

L’avionneur européen réalise un joli coup avec cette opération dans la mesure où son portefeuille s’enrichit d’un appareil de 100 à 150 sièges, fortement complémentaire de sa gamme de monocouloirs actuels, davantage tournée vers des capacités plus importantes de 150 à 240 places.

La transaction, conditionnée aux approbations réglementaires habituelles, devrait être bouclée au cours du second semestre 2018.

Boeing furieux

Boeing n’a pas tardé à réagir à cette annonce via Twitter : « Ça semble être une entente discutable entre deux compétiteurs hautement subventionnés pour contourner les mesures du gouvernement américain. Tout le monde devrait jouer avec les mêmes règles afin que le commerce libre et équitable puisse fonctionner ».

CHICAGO | Dans une courte déclaration, le géant américain de l’aéronautique Boeing a remis en question l’entente conclue entre Bombardier et Airbus pour le développement de la C Series lundi.

«Ça semble être une entente discutable entre deux compétiteurs hautement subventionnés pour contourner les mesures du gouvernement américain. Tout le monde devrait jouer avec les mêmes règles afin que le commerce libre et équitable puisse fonctionner», a déclaré l’entreprise par la voie de son compte Twitter tard en soirée.

Le responsable des communications de l’entreprise, Phil Musser, a laissé entendre que l’avionneur n’a pas dit son dernier mot. «Si Airbus et Bombardier pensent que cette entente leur permettra de contourner les règles… repensez-y», a-t-il écrit sur le réseau social.

L’avionneur américain est à l’origine d’une plainte concernant la vente de 75 avions C Series à Delta Airlines par Bombardier. Selon Boeing, l’entreprise montréalaise a vendu ses avions sous le prix coûtant, notamment grâce aux subventions reçues de la part des gouvernements québécois et canadien.

Après l’examen de la plainte, le département du Commerce américain a infligé, dans deux décisions préliminaires, des droits compensatoires de 300 % sur la vente d’avions C Series aux États-Unis.

Airbus a indiqué, lundi, avoir l’intention d’assembler les avions CS100 et CS300 destinés au marché américain à Mobile, en Alabama, de façon à contourner les droits d’importation.

Boeing avait lancé, la semaine dernière, une campagne de visibilité au Canada. L’entreprise faisait notamment valoir qu’elle contribue à hauteur de 4 milliards $ annuellement dans l’industrie aéronautique canadienne, soit 14 % du montant généré par ce secteur économique annuellement.

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réactions

LeBret                                                          « le C-Series peut embarquer de 110 à 135 passagers » Ça c’est le CS-100, le CS-300 (qui représente les 2/3 des ventes de C-Series) a une capacité de 130 à 160 places ce qui en fait un concurrent du A320. Du coup pourquoi Airbus vendrait son concurrent ??

FRANZ CIMBALLI                                       Donc si je comprends bien, Airbus, qui vend plus trop de moyen-courriers 100-150 places ( plus du tout même d’A319 depuis 2012, dixit Enders ) , prend une participation dans un autre constructeur…qui n’en vend pas trop non plus…Certes, cela permet de s’affranchir des coûts de développement, mais avec l’arrivée des chinois et des russes sur ce secteur de marché, Enders a intérêt à pas se planter avec cet achat, compte tenu des affaires de corruption qui arrivent à vitesse grand V…

Pierre Beck                                                  Excellente nouvelle. C’est le parfait exemple des conséquences d’une politique de fermeture. Que les canadiens se rapprochent des européens au détriment de leur voisin du sud, vraiment Donald, well done!

Ceta-ssez                                                       Bof, j’espère juste qu’ils ne vont pas en profiter pour nous faire bouffer du Bombardier… Une entreprise connue pour ses collusions pas claire avec les différentes autorités publiques du Québec, le genre d’arrangement qu’on appellerait république bananière sous d’autres cieux mais qu’on tolère par « solidarité » francophone.

Philipp                                                          Bravo T Enders

Citoyen blasé                                              Trump, comme on pouvait s’en douter fait une politique clientéliste, le lobby pétrolier l’adore et il le lui rend bien, du coup airbus et bombardier sont en train de souffrir puissamment du réseau lié au secteur pétrolier qu’a choisi trump et donc airbus.
Cette alliance de circonstance reste fragile puisque le lobby pétrolier s’il a décidé de couler airbus et bombardier y arrivera sans problème.

Hé oui trump ne respecte plus la règle du jeu de l’oligarchie mondiale et nous autres nous avons pour riposter Angela Merkel et les créanciers français et allemands… Aïe.
La passivité éloquente de notre europe trop compromise entre ses politiciens et ses hommes d’affaires est franchement inquiétante, tel un dogme elle ne bouge pas, elle n’innove jamais, elle ne pense qu’à ses rentes et ses rentiers, les états unis vont faire de nous qu’une bouchée.

Au secours.

 ah oui !                                                        vous avez trouvé cette histoire sur complotfacile dot com ?
non parce que vous expliqueriez que Trump mène une politique clientéliste avec Boeing, on arriverait à comprendre…
au regard de votre charabia, on se pose la question si vous n’avez pas vendu votre âme au lobby de l’aspirine !

Hassan Ceheffe                                             Tout ce qui peut concurrencer (…ou eroder ! )une entreprise américaine est bon a prendre car les USA jouent avec leur propres règles ……celles d’un protectionnisme a peine dissimulé !
louislouis                                                       L’objectif n’est-il pas de « tuer » bombardier avant l’arrivée de COMAC sur le marché de l’aviation commerciale ??? En effet, Airbus possède avec l’A318 et l’A319 2 avions de la gamme des Cséries qu’il n’arrive pas à vendre depuis plusieurs années !!!

christophemarzena                                 Pas de cadeau aux Ricains.

Rython                                                        I like that… correct?

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GAFA…ta gueule!

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tumblr_mb0989Yyw01remj5qo1_500Les géants américains du numérique dans le viseur de Bruxelles

Logos de Google et Apple sur un smartphone, le 28 septembre 2017 (AFP/Archives/Damien MEYER)

Amazon et Apple, ciblés mercredi par la Commission, font partie des nombreux géants américains du numérique à s’être retrouvés ces dernières années dans le collimateur de Bruxelles, certains ayant écopé de lourdes pénalités financières.

– Amazon –

L’enquête clôturée mercredi par la Commission, qui contraint Amazon à rembourser 250 millions d’euros d’avantages fiscaux indus au Luxembourg, n’est pas la seule à avoir visé le groupe américain.

La Commission européenne avait ouvert mi-2015 une enquête pour abus de position dominante contre l’entreprise, premier distributeur de livres numériques en Europe, craignant que certaines clauses signées avec les éditeurs n’entravent la concurrence.

Le dossier a été refermé en mai dernier, après des engagements d’Amazon dissipant les craintes de la Commission.

– Apple –

Le 30 août 2016, la Commission européenne a estimé qu’Apple avait bénéficié d' »avantages fiscaux » indus accordés par l’Irlande, et ordonné au géant américain de rembourser à Dublin un montant record de plus de 13 milliards d’euros.

Dublin et l’entreprise informatique ont immédiatement fait appel.

La somme phénoménale réclamée –qui n’est pas une amende– dépasse de loin les montants qu’ont dû rembourser dans le passé les autres entreprises épinglées par Bruxelles pour des aides d’État illicites. Le dernier record, 1,29 milliard d’euros, était détenu par le circuit automobile du Nürburgring en Allemagne.

Les 13 milliards d’euros n’ayant toujours pas été récupérés par l’Irlande, l’UE l’a assignée mercredi devant la justice européenne.

– Google –

Bruxelles a infligé fin juin une amende record de 2,42 milliards d’euros à l’américain Google pour avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne afin de favoriser son comparateur de prix « Google Shopping », à l’issue de près de sept années d’enquête. Le groupe a fait appel.

La Commission a sur le feu deux autres dossiers d’abus de position dominante où il pourrait aussi sanctionner Google. Le premier concerne Android, son système d’exploitation sur smartphone –une décision à venir en décembre, selon des sources proches du dossier à Bruxelles– et AdSense, sa régie publicitaire.

Dans des conclusions préliminaires rendues sur ces deux autres dossiers, la Commission européenne avait estimé que Google enfreignait là aussi les règles européennes.

– Microsoft –

En mars 2013, la Commission européenne a infligé au géant américain des logiciels une amende de 561 millions d’euros pour ne pas avoir respecté ses engagements en matière de choix de navigateur pour son système d’exploitation Windows 7.

La Commission, qui reprochait à Microsoft de biaiser la concurrence en incorporant systématiquement son propre logiciel, Internet Explorer, avait rendu juridiquement contraignants en 2009 des engagements proposés par l’entreprise américaine.

Or, pendant 14 mois, entre mai 2011 et juillet 2012, Microsoft n’a pas laissé aux consommateurs le choix du navigateur comme il s’y était engagé.

Microsoft avait déjà été condamnée en 2004 à payer 497 millions d’euros, puis en 2008 un total de 899 millions, ramenés ensuite à 860 millions, pour non-respect des règles de la concurrence.

– Intel –

En mai 2009, après neuf ans d’enquête, le géant américain des puces informatiques a écopé d’une amende de 1,06 milliard d’euros pour entrave à la concurrence.

Le poids lourd du secteur était accusé d’avoir abusé de sa position dominante entre 2002 et 2007 en mettant en oeuvre une stratégie destinée à exclure du marché son seul concurrent sérieux.

Intel, qui avait fait appel devant la justice de l’UE, a obtenu début septembre que son cas soit réexaminé par les juges européens, pour une question de procédure. Cela n’empêchera pas le Tribunal d’éventuellement valider à nouveau l’amende de la Commission.

L’Union européenne repasse à l’offensive contre Amazon et Apple

Fiscalité : offensive de l'Union européenne contre Amazon et Apple
Le montant exigé à Apple par la Commission européenne est sans précédent.
Josh Edelson, AFP
France 24France 24

La Commission européenne est de nouveau passée à l’offensive mercredi contre les montages fiscaux des géants américains d’Internet, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande.

Bruxelles hausse le ton envers les géants américains Apple et Amazon.

VOIR AUSSI : L’Europe veut forcer Google, Facebook et Amazon à dévoiler leurs activités dans les paradis fiscaux

La Commission européenne a annoncé, mercredi 4 octobre, assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour ne pas avoir récupéré 13 milliards d’euros d’arriérés d’impôts d’Apple. La Commission a, par ailleurs, ordonné à Amazon de rembourser au Luxembourg environ 250 millions d’avantages fiscaux perçus de façon indue depuis 2003.

Aide publique illégale

L’exécutif européen avait ordonné le 30 août dernier à Apple de verser 13 milliards d’euros à l’Irlande, après avoir conclu que les arrangements fiscaux entre Dublin et le groupe américain s’apparentaient à une aide publique illégale. « Plus d’un an après l’adoption de cette décision par la Commission, l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie », déclare dans un communiqué Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la Concurrence. « Bien entendu, nous comprenons que, dans certains cas, la récupération peut être plus complexe que dans d’autres et nous sommes toujours prêts à apporter notre aide. Mais les États membres doivent faire des progrès suffisants pour rétablir la concurrence », ajoute-t-elle.

La Commission précise que l’Irlande disposait de quatre mois à compter de la notification officielle, soit jusqu’au 3 janvier 2017, pour appliquer cette décision et qu’elle considère que tant que l’aide illégale n’est pas récupérée, Apple continue de bénéficier d’un avantage indû.

Concernant les avantages fiscaux d’Amazon au Luxembourg : « Près des trois quarts des bénéfices du groupe américain n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré Margrethe Vestager. « Il s’agit d’une pratique illégale au regard des règles de l’UE en matière d’aides d’État. Les États membres ne peuvent accorder à des groupes multinationaux des avantages fiscaux sélectifs auxquels les autres sociétés n’ont pas accès ».

La Commission européenne sanctionne Amazon au Luxembourg et Apple en Irlande

Les géants américains du numérique sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

« Nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence.

La Commission européenne a lancé, mercredi 4 octobre, une nouvelle offensive contre les montages fiscaux d’Amazon au Luxembourg et d’Apple en Irlande.

Près de trois ans jour pour jour après avoir ouvert une enquête approfondie contre les pratiques fiscales d’Amazon, l’exécutif européen a exigé de l’entreprise américaine qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités fiscales luxembourgeoises qui lui ont, selon lui, accordé « des subventions déguisées ».

La Commission européenne a aussi décidé de s’attaquer à l’Irlande, qui n’a toujours pas récupéré auprès d’Apple plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés, comme il lui avait été ordonné il y a un peu plus d’un an.

Les géants américains du numérique sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts. Ils transfèrent artificiellement des bénéfices réalisés à travers toute l’UE dans un seul Etat membre, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où ils bénéficient d’un taux d’imposition avantageux.

Trois quarts des bénéfices d’Amazon échappent à l’impôt

Le siège européen d’Amazon est situé dans le Grand-Duché, avec lequel l’entreprise avait passé un accord fiscal en 2003, reconduit en 2011. « Près des trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager.

Amazon a aussitôt contesté cette décision et annoncé « considérer toutes les options légales, y compris un appel ». Quant au Luxembourg, il a précisé vouloir « analyser la décision de la Commission européenne ».

L’Irlande priée de récupérer des arriérés d’impôts

« Nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager. Le siège d’Apple en Europe se trouve à Cork, en Irlande, où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

En réponse, le ministère des finances irlandais assure avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

D’autres groupes dans le collimateur

Outre Amazon, McDonald’s et Engie sont aussi dans la ligne de mire de la Commission en ce qui concerne leurs arrangements fiscaux au Luxembourg.

Ils ne sont pas les seuls : en octobre 2015, l’exécutif européen a aussi exigé de Starbucks et Fiat le remboursement des aides reçues « illégalement » respectivement des Pays-Bas et du Luxembourg. Comme l’Irlande, ces deux pays ont fait appel de la décision de la Commission.

La Commission a également demandé à la Belgique de récupérer 700 millions d’euros d’impôts auxquels ont échappé 35 multinationales – dont AB InBev et BASF – grâce à des arrangements non conformes au droit européen.

Fisc: l’UE attaque Amazon au Luxembourg et Apple en Irlande

Bruxelles (awp/afp) – La Commission européenne a de nouveau attaqué mercredi les montages fiscaux de géants américains du net, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande.

L’exécutif européen a, d’une part, exigé d’Amazon qu’il rembourse 250 millions d’euros d' »avantages fiscaux indus » au Luxembourg et il a, d’autre part, attaqué en justice l’Irlande pour ne pas avoir récupéré auprès d’Apple 13 milliards d’euros d’arriérés d’impôts.

Ces deux annonces faites par la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, lors d’une conférence de presse à Bruxelles surviennent dans un contexte plus large de croisade contre les géants de la Silicon Valley de la part de l’exécutif européen, qui souhaite mieux les encadrer tant dans le domaine fiscal qu’en ce qui concerne les données privées des particuliers.

Accusée dans le passé par Washington de cibler plus particulièrement les entreprises américaines, Mme Vestager a revendiqué mercredi son impartialité: « Ce n’est pas une question de nationalité d’entreprise (…) Il n’y a pas de parti pris de ma part, peu m’importe le drapeau national » d’une compagnie.

Pour Amazon, dont le siège européen se trouve au Luxembourg, la Commission européenne clôt par cette décision une enquête approfondie –ouverte il y a presque trois ans jour pour jour– sur un accord fiscal entre l’entreprise et le Grand-duché, passé en 2003 et reconduit en 2011.

« Grâce aux avantages fiscaux illégaux accordés par le Luxembourg à Amazon, près de trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré Mme Vestager.

Amazon a aussitôt contesté cette décision, estimant n’avoir « reçu aucun traitement spécial de la part du Luxembourg ».

« Nous avons payé nos impôts en totale conformité à la fois avec les règles fiscales internationales et luxembourgeoises », a affirmé le groupe. « Nous allons étudier la décision de la Commission et considérer toutes les options légales, y compris un appel. »

« Amazon a été imposée en conformité avec les règles fiscales en vigueur à l’époque des faits », a pour sa part réagi le Luxembourg, qui dit vouloir maintenant « analyser la décision de la Commission ».

Au moment de l’accord passé entre le Grand-duché et Amazon, l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, était Premier ministre et ministre des Finances du Luxembourg. Mme Vestager a précisé ne pas enquêter « sur des personnes », mais sur le « comportement d’États membres ».

– ‘Totalement inutile’ –

Dans le cas d’Apple, la Commission européenne s’insurge contre l’Irlande, qui n’a toujours pas mis en oeuvre ce qu’elle lui a ordonné lors d’une décision rendue le 30 août 2016.

« Plus d’un an après (…) l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager.

Cette annonce a « extrêmement déçu » Dublin. Le ministère des Finances irlandais a assuré dans un communiqué avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

Contacté par l’AFP, Apple n’a pas directement réagi à la décision prise mercredi, mais simplement répété qu’il coopérait avec l’Irlande et espérait au final avoir gain de cause devant la justice européenne.

Dans sa décision d’août 2016, la Commission européenne avait accusé Apple d’avoir « bénéficié d’avantages fiscaux indus » de la part de l’Irlande.

C’est en effet dans ce pays, que se trouve le siège européen de l’entreprise à la pomme, là où elle enregistre tous les bénéfices réalisés en Europe, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

L’Irlande et Apple avaient déjà fait appel de cette décision.

Amazon et Apple ne sont pas les seules grandes multinationales dans le collimateur de la Commission européenne pour avantages fiscaux indus.

En octobre 2015, l’exécutif européen avait exigé de Starbucks et Fiat le remboursement des aides reçues « illégalement » respectivement par les Pays-Bas et le Luxembourg. Comme l’Irlande, ces deux pays ont fait appel de la décision de la Commission.

Vendredi dernier, lors d’un sommet européen à Tallinn, M. Juncker, président de la Commission, avait indiqué que l’exécutif européen proposerait de nouvelles règles pour mieux taxer dans l’UE les géants du numérique malgré la résistance de certains États membres.

Fisc: offensive de l’UE contre Amazon au Luxembourg et Apple en Irlande

La Commission européenne est passée à l’offensive mercredi contre les montages fiscaux des géants américains d’internet, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande. Près de trois ans jour pour jour après avoir ouvert une enquête approfondie contre les pratiques fiscales d’Amazon, l’exécutif européen a exigé d’Amazon qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités luxembourgeoises qui lui ont selon elle accordé « des subventions déguisées ».

« Grâce aux avantages fiscaux illégaux accordés par le Luxembourg à Amazon, près de trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

Amazon conteste 

Amazon a aussitôt contesté cette décision. « Nous pensons qu’Amazon n’a reçu aucun traitement spécial de la part du Luxembourg et que nous avons payé nos impôts en totale conformité à la fois avec les règles fiscales internationales et luxembourgeoises », a dit le groupe. « Nous allons étudier la décision de la Commission et considérer toutes les options légales, y compris un appel », a ajouté Amazon.

Dublin sommé de récupérer 13 milliards auprès d’Apple

Le même jour, l’exécutif européen a décidé de s’attaquer à l’Irlande qui n’a toujours pas récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés auprès d’Apple, comme il lui avait ordonné il y a un peu plus d’un an. « Plus d’un an après l’adoption de cette décision (…), l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager.

« Extrêmement déçu »

Le gouvernement irlandais s’est dit mercredi « extrêmement déçu » de l’action en justice lancée à son encontre par Bruxelles pour ne pas avoir récupéré auprès d’Apple 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux indus. Le ministère des Finances irlandais assure dans un communiqué avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

Fin août 2016, la Commission avait en effet accusé Apple d’avoir « bénéficié d’avantages fiscaux indus » de la part de l’Irlande. C’est en effet dans ce pays, que se trouve le siège d’Apple en Europe, là où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés sur le Vieux Continent, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

LIRE AUSSI :

» L’Union européenne veut taxer davantage les géants du web

» Les Gafa, quatre géants de plus en plus diversifiés

Apple: l’Irlande « extrêmement déçue » par l’action en justice de l’UE

La commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, lors d'une conférence de presse, le 4 octobre 2017 à Bruxelles-AFP/EMMANUEL DUNANDLa commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, lors d’une conférence de presse, le 4 octobre 2017 à Bruxelles-AFP/EMMANUEL DUNANDLe gouvernement irlandais s’est dit mercredi « extrêmement déçu » de l’action en justice lancée à son encontre par Bruxelles pour ne pas avoir récupéré auprès d’Apple 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux indus.

Le ministère des Finances irlandais assure dans un communiqué avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

L’exécutif européen a décidé de porter l’affaire devant la Cour européenne de justice, considérant que l’Irlande a trop tardé à collecter la somme comme il le lui avait ordonné il y a un peu plus d’un an.

Le gouvernement irlandais est censé placer les sommes en jeu sur un compte bloqué en attendant le résultat des appels du pays et du groupe américain sur le fond de la décision européenne d’imposer à Apple le remboursement à Dublin de 13 milliards d’euros « d’avantages fiscaux indus ».

Les géants américains du numérique visés par Bruxelles-AFP/Sophie RAMISLes géants américains du numérique visés par Bruxelles-AFP/Sophie RAMISDublin explique mercredi « être proche de la mise en place » de ce compte et avoir mobilisé de nombreux moyens pour y parvenir, en rappelant toutefois « n’avoir jamais accepté l’analyse de la Commission dans sa décision sur les aides d’Etat à Apple ».

Bruxelles estime qu’Apple a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé pendant des années avec les autorités irlandaises qui lui aurait permis de ne soumettre à l’impôt qu’une infime partie des milliards gagnés en Europe.

C’est en Irlande que se trouve le siège d’Apple en Europe, là où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés sur le Vieux Continent, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

Fiscalité: la nouvelle offensive de Bruxelles face à Amazon et Apple

La Commission européenne a exigé d’Amazon qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités fiscales luxembourgeoises qui lui ont, selon lui, accordé « des subventions déguisées ». Elle s’est aussi attaquée à l’Irlande qui n’a toujours pas récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés auprès d’Apple.

Commission européenne

Apple et Amazon sont dans le viseur de la Commission européenne.REVERT BERNAL/ISOPIX/SIPA

 

La Commission européenne est de nouveau passée à l’offensive mercredi 4 octobre contre les montages fiscaux des géants américains du net, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande.

Près de trois ans jour pour jour après avoir ouvert une enquête approfondie contre les pratiques fiscales d’Amazon, l’exécutif européen a exigé de l’entreprise américaine qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités fiscales luxembourgeoises qui lui ont, selon lui, accordé « des subventions déguisées ». Le siège européen d’Amazon est situé au Grand-Duché, avec qui l’entreprise avait passé un accord fiscal en 2003, reconduit en 2011.

« Grâce aux avantages fiscaux illégaux accordés par le Luxembourg à Amazon, près de trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

Amazon a aussitôt contesté cette décision. « Nous pensons qu’Amazon n’a reçu aucun traitement spécial de la part du Luxembourg et que nous avons payé nos impôts en totale conformité à la fois avec les règles fiscales internationales et luxembourgeoises », a-t-il dit. « Nous allons étudier la décision de la Commission et considérer toutes les options légales, y compris un appel », a ajouté le groupe. Quant au Luxembourg, il a indiqué vouloir « analyser la décision de la Commission européenne ».

Apple

Le même jour, l’exécutif européen a décidé de s’attaquer à l’Irlande qui n’a toujours pas récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés auprès d’Apple, comme il le lui avait ordonné il y a un peu plus d’un an. « Plus d’un an après l’adoption de cette décision (…), l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager.

Le 31 août 2016, la Commission européenne avait en effet accusé Apple d’avoir « bénéficié d’avantages fiscaux indus » de la part de l’Irlande. C’est en effet dans ce pays, que se trouve le siège d’Apple en Europe, là où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés sur le Vieux Continent, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

L’Irlande comme Apple avaient déjà fait appel de cette décision.

Croisade

Amazon et Apple ne sont pas les seules grandes multinationales dans le collimateur de la Commission européenne pour avantages fiscaux indus. En octobre 2015, l’exécutif européen avait exigé de Starbucks et Fiat le remboursement des aides reçues « illégalement » respectivement par les Pays-Bas et le Luxembourg. Comme l’Irlande, ces deux pays ont fait appel de la décision de la Commission.

Les annonces de mercredi interviennent dans un contexte de grande croisade de la Commission européenne contre les pratiques fiscales des Gafa (Google, Apple, Facebook,Amazon).

Vendredi dernier, lors d’un sommet européen à Tallinn, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait indiqué que l’exécutif européen proposerait de nouvelles règles pour mieux taxer dans l’UE les géants du numérique, comme Google ou Apple, malgré la résistance de certains Etats membres.

Les grands groupes du numérique sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts.

Ces entreprises transfèrent artificiellement des bénéfices pourtant réalisés dans toute l’UE dans un seul Etat membre, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où elles bénéficient d’un taux d’imposition avantageux.

Paradis fiscaux: Apple et Amazon dans le viseur de la Commission européenne

media Les Gafa, acronyme pour Google, Apple, Facebook et Amazon engrangent des milliards d’euros de profits mais payent peu d’impôts en Europe. Damien MEYER / AFP

La Commission européenne est de nouveau passée à l’offensive ce mercredi 4 octobre contre les montages fiscaux des géants américains d’internet. Dans le viseur de l’exécutif européen : les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande, dont le siège européen se trouve à Dublin.

La Commission européenne exige d’Amazon qu’il paie au Luxembourg 250 millions d’euros. C’est l’impôt que l’entreprise américaine aurait dû payer aux autorités luxembourgeoises.

Après trois ans d’enquête, la Commission a conclu que le Grand-Duché a accordé à Amazon des avantages fiscaux illégaux depuis 2003. Cela a permis à l’entreprise de payer quatre fois moins d’impôts que les sociétés locales. Ce que conteste le géant de la vente en ligne.

L’Irlande assignée en justice sur le cas Apple

Le même jour, l’exécutif européen a décidé d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’Union européenne. Bruxelles reproche au pays de ne pas avoir récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés par Apple. Les autorités irlandaises se disent extrêmement déçues par cette action en justice de l’UE.

En août 2016, la Commission européenne a accusé le géant américain d’avoir bénéficié d’avantages fiscaux indus de la part de l’Irlande. La Commission a commencé une grande croisade contre les pratiques fiscales des géants américains du net.

Bruxelles prépare des nouvelles règles pour mieux taxer ces entreprises, accusées régulièrement de pratiquer des montages fiscaux pour payer moins d’impôts.

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commentaires

HdA                                                        Puisque l’Irlande rechigne à recouvrer l’impôt qu’Apple doit en fait à tous les états européens, l’UE ne pourrait-elle pas se substituer à l’Irlande pour récupérer les 13 milliards et les redistribuer à ces membres (à l’exclusion de l’Irlande) au prorata du chiffre d’affaire réalisé par pays, la part irlandaise pouvant revenir à l’UE pour améliorer sa chasse à l’évasion fiscale?

Rien à voir.                                         Que font de mal les GAFAM et quelques autres ? Rien ils acceptent les petits arrangements fiscaux du Luxembourg, Irlande et quelques autres. Que font de mal ces derniers? Rien qui ne soit contraire au « droit européen ». Que dit le droit européen? Rien justement. Qui est le président de la commission européenne? Un monsieur, receleur de son état, en conflit d’intérêt manifeste. L’Europe du bonheur des peuples.

Aylix                                                  Vous tenez un discours en parfaite contradiction avec les faits énoncés dans cet article : que fait l’Europe ? : elle pénalise les Etats européens qui favorisent au détriment de l’intérêt commun l’évasion fiscale de ces grands groupes.

Alucard                                             Voici ce que dit le droit européen : Art 107 du Traité sur le fonctionnement de l’UE : « 1. Sauf dérogations prévues par les traités, sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre États membres, les aides accordées par les États ou au moyen de ressources d’État sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. »

                                       Article 108 du Traité sur le fonctionnement de l’UE : « Si, après avoir mis les intéressés en demeure de présenter leurs observations, la Commission constate qu’une aide accordée par un État ou au moyen de ressources d’État n’est pas compatible avec le marché intérieur aux termes de l’article 107, ou que cette aide est appliquée de façon abusive, elle décide que l’État intéressé doit la supprimer ou la modifier dans le délai qu’elle détermine. »

PF                                                      Il faut mettre Mme à la place de Juncker. En tout cas, je vote pour elle!;)

L’innovant                                      Cette commissaire européenne est vraiment géniale ! Franchement enfin une personne qui à des ovaires en titane et pas peur d’attaquer les pays qui ne jouent pas le jeu ! Félicitation madame !

LeClos                                               L’UE qu’on aime.

giantpanda2                                    Quelle drôle de  » justice « ? A savoir: Le coupable c’est qui? Le pays qui a incité les GAFA à  » s’implanter  » dans leur pays?

peut-on éviter le pire ?

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ie-7816Raquel Garrido se défend sur le « Garrido gate » dans Les Terriens du Dimanche (VIDEO)

Dimanche dernier sur le plateau des Terriens du Dimanche, Raquel Garrido créait la polémique après avoir annoncé le succès de la manifestation citoyenne… avant qu’elle ait eu lieu. Sept jours plus tard, elle s’est justifiée dans un nouveau numéro de l’émission de Thierry Ardisson.

Raquel Garrido était au cœur de la polémique. Dimanche 24 septembre dernier, elle avait fait allusion au succès de la manifestation citoyenne qu’organisait Jean-Luc Mélenchon alors que cette fameuse marche n’avait pas encore eu lieu au moment de l’enregistrement de l’émission de C8. « C’est pour ça que l’on était dans la rue hier et que ça a si bien marché » déclarait-elle en plateau alors que l’émission était enregistrée le jeudi 21 septembre, soit deux jours plus tôt.

>>> Quand Raquel Garrido vante sur C8 le succès de la manifestation… qui n’a pas encore eu lieu !

Ces déclarations ont été repérées par le site CheckNews (créé par des journalistes de Libération) avant de provoquer un tollé sur les réseaux sociaux. Ce 1er octobre, la chroniqueuse de Thierry Ardisson est revenue sur la controverse portée par « quelques journalistes qui ont joué les vierges effarouchées ». « On fait tous semblant qu’on est dimanche ! », a-t-elle déclaré en expliquant qu’à la télévision tout était différent. « Là je suis sur-maquillée, je ne suis pas comme ça dans la vraie vie. Mon brushing, ce n’est pas celui que je porte tous les jours. Peut-être qu’on va se vouvoyer alors que derrière on va se tutoyer. Il y a des conventions et on fait avec », a révélé Raquel Garrido.

>>> Drame au stade de la Licorne : Raquel Garrido et le président d’Amiens enflamment Twitter (REVUE DE TWEETS)

La porte-parole de Jean-Luc Mélenchon s’est ensuite justifiée sur ses propos. « Je me suis basée sur des éléments objectifs. Quand on a tourné le jeudi, moi je sais que la manifestation, elle est réussie parce que ça s’organise (…) Quand on tourne cette séquence, je sais qu’il y a des dizaines et des dizaines de milliers de personnes qui sont inscrites (…) Donc je ne prends pas beaucoup de risque », a-t-elle confié avant d’ajouter que si elle s’était trompée sur le succès supposé de la manifestation, la séquence aurait été coupée au montage.

>>> « Raccourcis », « erreurs »… Deliveroo n’a pas apprécié le reportage de Raquel Garrido dans Les Terriens du dimanche

Amiens-Lille: Raquel Garrido, porte-parole de « La France Insoumise », crée la polémique sur Twitter

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      • Avatarpierre                            Elle parle fric …elle connait …avec son copain Corbiere !! obligés de vivre en HLM ..les pauvres ..au panier
      • AvatarPaul                               Il faut tourner sept fois son doigt avant de se précipiter et  d’envoyer son commentaire sur les réseaux sociaux, sur tout quand on est une personnalité politique ou public .
      • AvatarPierre                          elle est encore la celle là ?
    • M6406142                                       Nous sommes gouvernés par des charlots de premiere categorie et je plains les avocats car si la loi n’est plus la loi tout devient possible surtout le pire .
    • Ainsi tous les Français vont devenir des terroristes petit à petit comme les résistants pendant la guerre .

    • Ainsi grace à une loi de maréchalistes nous aurons sous peu plus de catholiques intégristes que d’islamistes dans les rangs des radicalisés .Ils auront l’aplomb et la science de nous prendre pour des idiots pour nous le prouver quand ils voudront .

    • C’est une aubaine pour le marechal car il va pouvoir nous faire arreter pour terrorisme si l on ne va pas acheter une salade a la bonne heure .Cette loi va devenir la plus importante car il va pouvoir qualifier tous ses opposants de terroristes le DIEU SPAGHETTI .

    • M5441845 

      Le Tunisien en question en situation irrégulière avait été arrêté la semaine dernière a Lyon en flagrant délit de vol… Mais laissé en liberté surement grâce aux lois Taubira…. et même pas expulsé surement grâce a une autre loi des défenseurs de la liberté…

      M5441845                                Mme Obono ira expliqué ses théories à la famille des deux cousines qui ont été égorgées cet après midi devant la gare saint Charles par un Tunisien… Surement la faute à Colbert. ou à Louis Philippe.

    • 445566ZM                                 Nous avons raison de nous méfier de ces gens.
    • bsdm                                         Et pendant ce temps là à la gare St Charles …..
    • franck8                                     Là on y perd son latin
    • ANKOUANKOU                            Un agent de la RATP qui refuse de conduire un bus après une femme, « quel rapport avec le terrorisme »? D.Obono (FI)

      un blanc qui refuse de vivre avec des noirs est-il raciste?
      https://twitter.com/BFMTV/status/914439742699294721/video/1

    Avatarwineadvocat                 Minable ! Complètement à coté de la plaque ! Non seulement, c’est une barrière et non une tribune, ce sont les supporter Lillois victimes suite à leur propre charge sur la barrière lors du but marqué… De comparer, les moyens financier entre clubs milliardaires et clubs modestes, Bravo pour cette apport dont encore personne n’avaient remarquer, Pffff quelle lumière… Enfin, une grande « je sais tout » qui ferait mieux de ne rien commenter puisque dans l’ignorance la plus total…

    Michel                                     Encore une qui parle sans savoir, histoire de ne pas se faire oublier. Pourquoi préciser qu’elle n’était pas « invitée », c’est si rare que ça au point d’être obligée de se justifier. Elle ne peut pas se contenter de payer son loyer HLM avec ses maigres ressources et de jouer les « kéké » à la télé. C’est vraiment lamentable

    AvatarLe Concombre Masqué   Elle est presque aussi kon que son idole, c’est dire!

    AvatarKendrick                       Le Vénézuela c’est le triste modèle dont rêve le guru Mélanchon avec sa clique de bobos en HLM.

    AvatarMonique                       Je ne sais pas d’où elle sort, mais elle n’a ps inventé le fil à couper le beurre.Quelle nullité ! Nautil

  • francaismoyen       C’est cette personne qui est allé chercher une citation dans le livre de Josué (900 ans avant JC) dans l’ancien testament pour dire qu’il y a des terroristes catholiques aujourd’hui en France!
    Merci de lui faire de la PUB, à chaque fois qu’elle parle, il y a des militants insoumis qui renvoient leur carte!

  • boulette34                                      Il est tout à fait logique qu’une représentante du parti islamo -trotskiste soit pour un arret de l’état d’urgence.
    Le seul parti en FRANCE qui fait défiler tous les drapeaux des pays du maghreb à chacune de ses manifs mais ça personne en parle

  • Démocratepasfacho       Voilà la France insoumise qui doute de la radicalité !!!!!! De mieux en mieux. Qu ils aillent négocier avec leurs casseroles avec les djihadistes. Quelle honte les propos de cette député

    Chriss97229                                  Dans la vie comme en politique, il y a 2 manières de faire, la 1ère décider assez rapidement, mettre en place et corriger si nécessaire. La 2ème attendre d’avoir un projet parfait, ce qui veux dire que cela ne sera jamais prêt. Pour les opposants il est facile de dire que l’on pourrait faire mieux en prenant son temps, c’est à dire de ne rien faire, et ensuite critiquer que l’on a rien fait. Même Leonardo de Vincent s’y est repris à plusieurs fois pour faire La Joconde.
  • zen                                                 Qu’elle porte la burqa et nous lâche la grappe …
    François Arouet 1erFrançois Arouet 1er             la députée africaine Danièle Obono a critiqué un « manque de recul » sur le projet de loi antiterroriste débattu cette semaine en France…
    unetelleunetelle                                 Mme Obono a des doutes sur le concept de radicalisation, paraît-il.

    Et moi j’ai les plus grands doutes aussi, sur son objectivité à en juger !!

    SharpTrackerSharpTracker                       La solution pour eux c’est l’allaitement.
    DLB                                                   Sa proximité avec les gens du PIR suffit à rendre son avis illégitime sur ce chapitre. Next.
    Lilly RenaudLilly Renaud                          Obo
    Pierre-OlivierPierre-Olivier                         Elle l’a digéré son chauffeur de taxi ?

En voilà un gros con!

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elLaurent Wauquiez taxé de menteur après des propos inventés d’Angela Merkel (vidéo)

Laurent Wauquiez a été taxé de menteur par Quotidien sur C8 pour avoir invente de toutes pièces la réaction de Merkel au discours d’Emmanuel Macron.

Le candidat de la présidence des Républicains a inventé une citation de la chancelière allemande suite au discours pro-Européen d’Emmanuel Macron.

«Ce qui me frappe moi, c’est la fin de non-recevoir quasi-immédiate, certes polie, mais extrêmement ferme d’Angela Merkel », a déclaré le candidat à la présidence des Républicains avant de citer des propos supposés avoir été prononcés par Angela Merkel.

«Mon jeune ami, avant de faire un discours, on commence par travailler! », aurait-elle dit face David Pujadas qui lui signale n’avoir pas trouvé de trace de cette citation.

« Ah si, si, je vous le confirme, il est d’ailleurs repris y compris par vos confrères du Figaro, qui ont repris les propos d’Angela Merkel, vous verrez. Regardez sur le Figaro.fr, vous verrez que vous avez des collègues affutés », lance-t-il.

Mais ces propos ont été démentis par le porte-parole de la chancelière allemande.
« Pas à ma connaissance. Et entre nous, ça n’a pas de sens, je ne la vois pas dire ça », indique un porte-parole du service de presse de l’allemande, confiant à propos de Laurent Wauquiez ne pas savoir « qui est cet homme politique ».

Laurent Wauquiez invente de toute pièces la réaction de Merkel au discours de Macron

BFMTV

P.L

Le candidat à la présidence des Républicains a assuré que la chancelière allemande a critiqué le discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe. Une réaction qui demeure introuvable.

Mardi dernier, c’est devant les étudiants de la Sorbonne qu’Emmanuel Macron a présenté ses plans sur l’Europe. À l’issue de ce discours, les personnalités politiques ont, comme à l’accoutumé, été invitées à réagir sur les plateaux de télévision.

À l’instar de Laurent Wauquiez qui, sur LCI, a affirmé que le chef de l’État faisait déjà face à une résistance venue d’Outre-Rhin sur la question de l’Europe: « Ce qui me frappe moi, c’est la fin de non-recevoir quasi-immédiate, certes polie, mais extrêmement ferme d’Angela Merkel », a déclaré le candidat à la présidence des Républicains. Et de citer directement la chancelière allemande: « Mon jeune ami, avant de faire un discours, on commence par travailler! », aurait-elle dit.

Laurent Wauquiez© PHILIPPE DESMAZES / AFP Laurent Wauquiez En fin d’interview, le journaliste David Pujadas lui signale n’avoir trouvé aucune réaction d’Angela Merkel au discours d’Emmanuel Macron. « Ah si, si, je vous le confirme, il est d’ailleurs repris y compris par vos confrères du Figaro, qui ont repris les propos d’Angela Merkel, vous verrez. Regardez sur le Figaro.fr, vous verrez que vous avez des collègues affutés », persiste Laurent Wauquiez, sans trembler.

La chancellerie dément

Problème, aucune trace d’une réaction allemande en ce sens mardi, ni sur le site du Figaro, ni ailleurs. Qu’importe, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes réitère ses propos un jour plus tard, citant à nouveau Angela Merkel, cette fois sur Radio Classique.

Afin éclaircir le mystère, les équipes de l’émission Quotidien ont contacté le service presse de la chancellerie allemande. « La chancelière a-t-elle dit de Macron: ‘Avant de faire un discours, mon jeune ami, on travaille!’ ? », ont demandé les journalistes. Réponse de la chancellerie: « Pas à ma connaissance. Et entre nous, ça n’a pas de sens, je ne la vois pas dire ça ». Et le service de presse confiant à propos de Laurent Wauquiez ne pas savoir « qui est cet homme politique ».

Laurent Wauquiez semble donc avoir inventé de toute pièces les déclarations qu’il attribue à Angela Merkel. Mais la chancelière a fini par réagir au discours de son homologue français jeudi. Elle a affirmé qu’il existait « un large consensus entre l’Allemagne et la France » sur l’avenir de l’Europe et que, s’agissant des propositions d’Emmanuel Macron, « il existe un haut niveau d’accord entre l’Allemagne et la France ». « Nous devons toutefois discuter des détails, a-t-elle tempéré mais je suis fermement convaincue que l’Europe ne doit pas rester immobile mais continuer à se développer ».

Les gros bobards de Wauquiez sur Macron et Merkel démentis par… Angela Merkel

Geoffroy Clavel,Le Huffington Pos

L’envers du moins cher!

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o4« Cash Investigation ». Travail, ton univers impitoyable

avatarFrance 2France Télévisions

« Cash Investigation » (Facebook, Twitter, #@cashinvestigati), présenté par Elise Lucet, fait sa rentrée 2017-2018, mardi 26 septembre, avec une immersion inédite dans le monde merveilleux du travail. Et les chiffres sont alarmants : un quart des salariés partent travailler avec la boule au ventre, plus d’un tiers affirment avoir fait un burn-out et 43% ressentent des douleurs à cause de leur métier ! Derrière le succès de grandes entreprises se cachent parfois des méthodes de management qui peuvent casser les salariés.

Le magazine s’est intéressé à quelques-unes des plus incroyables réussites économiques. Il a notamment enquêté sur Lidl, l’un des géants de la grande distribution, 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 30 000 salariés en France. L’une des enseignes préférées des consommateurs est sortie du hard-discount en bouleversant les méthodes de travail de ses employés. Une révolution dans les magasins et les entrepôts que certains paient très cher sur leur lieu de travail.

« Les ouvriers du XXIe siècle »

Autre secteur, autre ambiance avec une plongée dans le monde de Free, fournisseur d’accès à Internet et opérateur de téléphonie mobile. Une image jeune, décalée, et son patron, Xavier Niel, qui déclare : « Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIe siècle. C’est le pire des jobs. » Et « Cash » révèle leur précarité : bien souvent sur des sièges éjectables, quand ils se retrouvent à la porte, bon nombre partent sans indemnités de l’entreprise.

A découvrir également dans ce nouveau numéro, des témoignages rares de salariés sous tension qui racontent leur quotidien fait de pressions. Après la diffusion de cette nouvelle enquête, Elise Lucet reçoit des invités, des responsables politiques et des spécialistes sur le plateau pour animer un débat d’actualité au moment où la loi Travail est le grand chantier automnal du gouvernement.

« Travail, ton univers impitoyable », une enquête de Sophie Le Gall diffusée le mardi 26 septembre 2017 à 20h55 sur France 2.

Free, Lidl: ces 4 réalités gênantes épinglées par Cash Investigation et Elise Lucet

« Cash Investigation » fait sa rentrée ce mardi, avec une immersion inédite dans le monde impitoyable du travail. Sophie Le Gall, qui a mené l’enquête pendant un an raconte pour Challenges les coulisses de ce documentaire qui vise deux fleurons de la croissance en France: Lidl et Free.

Cash Investigation fait sa rentrée ce mardi 26 septembre avec une immersion inédite dans le monde impitoyable du travail. Dans le viseur de l’indomptable Elise Lucet, deux fleurons de la croissance en France: Lidl et Free. Le premier a fait le choix en 2012 de sortir du hard-discount, ce qui lui a réussi sur un plan économique. Mais la question que pose Sophie Le Gall, qui a mené cette enquête pendant un an est la suivante: « est-ce que cette montée en gamme a profité aux salariés? » Pour Free, ce qui a interpellé les enquêteurs de Cash Investigation est cette déclaration faite à l’été 2016 par Xavier Niel dans le magazine Society: « Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIè siècle. C’est un métier horrible. Le job qu’ils font, c’est le pire des jobs ». « Qu’un patron parle ainsi de ses salariés nous a beaucoup surpris », raconte Sophie Le Gall qui dévoile pour Challenges les coulisses de ce premier numéro qui sera diffusé à 20h50 sur France 2.

  • Chez Free, la capacité à licencier comme critère de recrutement

« Dans le cadre de l’enquête, j’ai été amenée à rencontrer un responsable de plateau qui avait été licencié quelques mois plus tôt par Free alors qu’il était en dépression. Il a travaillé pendant dix ans chez Free, en montant petit à petit tous les échelons. Il était télé-conseiller à la base, c’était un très bon élément qui est devenu responsable d’équipe, puis responsable plateau. Il était très investi dans son travail et nous a parlé assez librement des critères de recrutement de Free. ‘Quand on m’a recruté comme responsable d’équipe, une des questions qu’on m’a posées était: ‘Est-ce que vous avez des états d’âme à licencier des gens?’ Au fil du temps, le management Free était de plus en plus difficile à vivre pour ce cadre qui a dû licencier une centaine de salariés en quatre ans. Il avait le sentiment de faire des choses contre sa volonté. Puis un jour, il a reçu lui-même un avertissement et comme il connaissait assez bien le fonctionnement de ce centre d’appels Free, il s’est dit: ‘C’est mon tour’. Un matin, il a été incapable de se lever et un médecin l’a arrêté pour burn-out. Il ne s’est plus rendu au travail pendant quelques mois et a été licencié. Ce qui a été très violent pour lui. »

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01650969/zone/1/showtitle/1/src/rfv0xr

  • L’existence d’une « liste noire » de salariés dans un centre d’appels Free

« C’est toujours ce même salarié qui raconte qu’il a travaillé chez Mobipel en région parisienne, un centre d’appels qui est une filiale à 100% de Free. Fin 2014, des salariés ont fait un débrayage de trois heures. Par la suite, il lui a été demandé de faire une liste de ceux qui avaient débrayé et de les transmettre à la direction. Pour ces derniers, il leur sera quasiment impossible d’évoluer vers des postes à responsabilité. D’autant que la directrice des centres d’appels de Free a envoyé un mail aux représentants syndicaux où elle va leur dire que désormais, le site est considéré comme sensible et qu’ils vont arrêter les recrutements. Pendant quelques mois, les recrutements vont s’arrêter et les effectifs mois après mois vont fondre. Trois ans plus tard, les effectifs ont été divisés par deux », raconte Sophie Le Gall qui a fait une demande d’interview de Xavier Niel auprès du service de presse d’Iliad. « Hélas il n’a pas accepté », déclare-t-elle. C’est donc Maxime Lombardini, le numéro 2 de Free qui a accepté de répondre ce soir aux questions d’Elise Lucet.

  • La robotisation des préparateurs de commandes chez Lidl

L’équipe de Cash Investigation a infiltré un journaliste dans un entrepôt qui a travaillé pendant cinq semaines au rythme du management Lidl. « L’idée, c’était vraiment de pouvoir comprendre ce qu’était ce métier de préparateur de commandes. Ce sont principalement des hommes qui toute la journée portent les colis qui vont être acheminés dans les magasins. Ce qui nous a permis de vraiment comprendre ce métier. Chez Lidl, les préparateurs travaillent avec une commande vocale. Sept heures par jour, vous avez un casque sur la tête qui vous dicte ce que vous devez porter, dans quel rayon vous devez aller et toute la journée, vous échangez avec cette machine, répétant jusqu’à 3.600 fois le mot « ok », sachant que le salarié n’a le droit qu’à 47 mots pour répondre à cette commande vocale. Nous, ce qu’on voulait, c’était vivre de manière subjective ce travail. On a vu des études menées par des chercheurs qui s’inquiètent de ces méthodes de travail, qui certes augmentent la productivité dans les entrepôts, mais il y a un effet de robotisation sur les salariés, une déshumanisation du travail. Lidl nous avait assuré qu’il n’y avait pas d’objectifs de cadence à tenir et on découvre une toute autre réalité quand on se fait embaucher chez Lidl. Il y a une forme d’isolement du salarié qui est toute la journée en contact avec cette commande vocale, sans pouvoir échanger avec ses collègues ».

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01650969/zone/1/showtitle/1/src/rfv0xf

  • Des milliers de caissières de Lidl licenciées pour inaptitude au travail

« Dans cet univers ultra-concurrentiel de la grande distribution, des entreprises comme Lidl mettent en place des nouvelles façons de travailler pour augmenter la productivité des salariés. Avec le système de caisses à triple scannage, une caissière doit passer 30 articles par minute et la question qu’on doit se poser, c’est à quel prix? Quand vous scannez des produits toute la journée, les risques de contracter des TMS (Troubles musculo-squelettiques) sont très forts. Au début de l’enquête, on a réussi à se procurer un rapport commandé par le comité d’entreprise qui scrute tous les éléments chiffrés chez Lidl. Un chiffre nous a particulièrement frappés: en 5 ans, Lidl a licencié plus de 2.200 salariés pour inaptitude au travail avec seulement 22 reclassements. Comment est-ce qu’on fait pour arriver à un chiffre aussi élevé et pourquoi Lidl ne reclasse pas ses salariés? Or, une partie d’entre eux sont devenus inaptes au travail. Des caissières nous ont raconté la difficulté de retrouver du travail quand on a le poignet qui lâche ou les cervicales totalement abîmées. Qu’est-ce qu’on fait après? Qu’est-ce qu’on fait de ces salariés qui ont été usés par le travail? »

Lidl et Free, les nouvelles cibles de Cash Investigation et Elise Lucet

Diffusé mardi à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

Elise Lucet, présentatrice de "Cash Investigation"

Elise Lucet, présentatrice de « Cash Investigation »

Souffrance au travail et licenciements: le magazine Cash Investigation présenté par Elise Lucet fait son retour mardi sur France 2, avec une enquête sur le « monde merveilleux du travail » qui révèle l’envers du décor au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free.

Diffusé à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

L’enquête de deux heures produite par Premières Lignes, commencée il y a plus d’un an, débute par une plongée chez Lidl France et ses 30.000 salariés, et révèle les techniques redoutables mises en oeuvre pour maximiser leur productivité.

Comme la polyvalence imposée aux caissières, qui permet d’éradiquer les temps morts; ou la commande vocale qui règne en maître dans les entrepôts, une machine dictant aux préparateurs de commandes les tâches à effectuer.

Jusqu’à 8 tonnes manipulées quotidiennement

Des témoignages révèlent les revers de ces procédés, comme le poids ahurissant (jusqu’à 8 tonnes) des marchandises manipulées quotidiennement par les préparateurs, et des employés dont les corps peinent à suivre la cadence et qui ont l’impression de devenir des robots.

L’émission s’interroge aussi sur la disproportion entre les nombreux salariés de l’enseigne licenciés pour inaptitude (2.196 en cinq ans), et l’infime minorité de ceux qui obtiennent un reclassement (22).

Second cas d’école de cette enquête réalisée par Sophie Le Gall: Free. Cash Investigation s’est intéressé au centre d’appel Mobipel (filiale de l’opérateur) à Colombes, près de Paris.

Les licenciements s’y sont multipliés depuis un débrayage de quelques heures organisé en 2014: l’émission en a dénombré 248, sur un site qui comptait environ 650 emplois. Dans une interview particulièrement tendue, le numéro deux du groupe, Maxime Lombardini, dément « les yeux dans les yeux » à Elise Lucet tout lien de cause à effet.

L’émission s’est également penchée sur le recours au licenciement pour faute grave (et donc sans versement d’indemnités ni préavis) à l’intérieur du groupe, pour des motifs « régulièrement jugés abusifs par les tribunaux de prud’hommes ».

« Déshumanisation des salariés »

Elle rapporte ainsi le cas « pour le moins étonnant » d’une responsable RH elle-même licenciée pour faute grave… parce qu’elle avait procédé à des licenciements classiques (pour « cause réelle et sérieuse »), et qui ont donné donc lieu à des paiements d’indemnités.

Selon Elise Lucet, qui « ne s’attendait pas à découvrir autant de choses qui ne sont jamais évoquées par les entreprises en question », cette enquête montre qu' »il y a une déshumanisation des salariés qui existe vraiment sur le terrain dans l’organisation du travail, mais qui existe aussi dans la manière dont on nous répond ».

La journaliste, face aux critiques qui lui sont régulièrement adressées, assure que « Cash Investigation n’a rien contre les entreprises et n’a rien contre le fait qu’elles cherchent des gains de productivité ». « La question c’est: à quel prix, jusqu’où? ».

« On n’est pas dans la volonté de diffamer, on veut informer », assure-t-elle. « Notre job, c’est journalistes et uniquement journalistes, on n’est ni militants, ni dirigeants politiques ni syndicats », martèle la présentatrice qui revendique pour seul mot d’ordre « l’établissement de la vérité » afin que « les consommateurs sachent ce qu’il y a derrière les pubs ».

La journaliste d’investigation, poursuivie en ce moment par l’Azerbaïdjan pour diffamation, insiste aussi sur le travail « millimétré » réalisé dès la création de l’émission en 2012 pour étayer les situations relevées, et se prémunir ainsi contre les contre-attaques judiciaires des organismes ou personnes mises en cause.

« L’une des règles de survie de Cash, c’était d’être impeccable au niveau juridique », alors qu' »il y a en face de nous des entreprises qui ont des armadas d’avocats », explique-t-elle.

Souffrance au travail et licenciements: Cash Investigation dévoile l’envers du décor chez Lidl et Free

Elise Lucet, la journaliste de Cash Investigation, révèle ce qu’il se cache derrière les deux grandes entreprises Free et Lidl France.

Souffrance au travail et licenciements : le magazine Cash Investigation présenté par Elise Lucet fait son retour mardi sur France 2, avec une enquête sur le « monde merveilleux du travail » qui révèle l’envers du décor au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free. Diffusé à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

L’enquête de deux heures produite par Premières Lignes, commencée il y a plus d’un an, débute par une plongée chez Lidl France et ses 30.000 salariés, et révèle les techniques redoutables mises en oeuvre pour maximiser leur productivité. Comme la polyvalence imposée aux caissières, qui permet d’éradiquer les temps morts; ou la commande vocale qui règne en maître dans les entrepôts, une machine dictant aux préparateurs de commandes les tâches à effectuer.

Révélations lors d’une interview tendue

Des témoignages révèlent les revers de ces procédés, comme le poids ahurissant (jusqu’à 8 tonnes) des marchandises manipulées quotidiennement par les préparateurs, et des employés dont les corps peinent à suivre la cadence et qui ont l’impression de devenir des robots. L’émission s’interroge aussi sur la disproportion entre les nombreux salariés de l’enseigne licenciés pour inaptitude (2.196 en cinq ans), et l’infime minorité de ceux qui obtiennent un reclassement (22).

Second cas d’école de cette enquête réalisée par Sophie Le Gall: Free. Cash Investigation s’est intéressé au centre d’appel Mobipel (filiale de l’opérateur) à Colombes, près de Paris. Les licenciements s’y sont multipliés depuis un débrayage de quelques heures organisé en 2014 : l’émission en a dénombré 248, sur un site qui comptait environ 650 emplois. Dans une interview particulièrement tendue, le numéro deux du groupe, Maxime Lombardini, dément « les yeux dans les yeux » à Elise Lucet tout lien de cause à effet.

L’émission s’est également penchée sur le recours au licenciement pour faute grave (et donc sans versement d’indemnités ni préavis) à l’intérieur du groupe, pour des motifs « régulièrement jugés abusifs par les tribunaux de prud’hommes ».

Des salariés déshumanisés

Elle rapporte ainsi le cas « pour le moins étonnant » d’une responsable RH elle-même licenciée pour faute grave… parce qu’elle avait procédé à des licenciements classiques (pour « cause réelle et sérieuse »), et qui ont donné donc lieu à des paiements d’indemnités.

Selon Elise Lucet, qui « ne s’attendait pas à découvrir autant de choses qui ne sont jamais évoquées par les entreprises en question », cette enquête montre qu' »il y a une déshumanisation des salariés qui existe vraiment sur le terrain dans l’organisation du travail, mais qui existe aussi dans la manière dont on nous répond ». La journaliste, face aux critiques qui lui sont régulièrement adressées, assure que « Cash Investigation n’a rien contre les entreprises et n’a rien contre le fait qu’elles cherchent des gains de productivité ». « La question c’est: à quel prix, jusqu’où ? ».

« On n’est pas dans la volonté de diffamer, on veut informer », assure-t-elle. « Notre job, c’est journalistes et uniquement journalistes, on n’est ni militants, ni dirigeants politiques ni syndicats », martèle la présentatrice qui revendique pour seul mot d’ordre « l’établissement de la vérité » afin que « les consommateurs sachent ce qu’il y a derrière les pubs ».

La journaliste d’investigation, poursuivie en ce moment par l’Azerbaïdjan pour diffamation, insiste aussi sur le travail « millimétré » réalisé dès la création de l’émission en 2012 pour étayer les situations relevées, et se prémunir ainsi contre les contre-attaques judiciaires des organismes ou personnes mises en cause. « L’une des règles de survie de Cash, c’était d’être impeccable au niveau juridique », alors qu' »il y a en face de nous des entreprises qui ont des armadas d’avocats », explique-t-elle.

…Et si toi aussi…tu m’abandonnes..!

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u-2055Mobilisation pour une indemnité de déplacement: des CRS se font porter pâle

Plus de 1.900 policiers des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb recevra vendredi matin à 7H30 les trois secrétaires généraux d’Alliance, d’Unité-SGP et de l’Unsa-Police, réunis en intersyndicale contre cette réforme, a indiqué son entourage à l’AFP.

La mobilisation est « puissante » jeudi, a reconnu auprès de l’AFP un haut responsable policier, chiffrant en milieu d’après-midi à 1.900 le nombre de CRS se déclarant en arrêt-maladie ou en consultation médicale.

Selon le syndicat Alliance, la « mobilisation est très forte ». Vers 11H00, Alliance avait décompté environ 1.500 fonctionnaires « en maladie ».

Cette mobilisation dans les compagnies de CRS engagées sur le terrain jeudi intervient lors d’une journée marquée par un appel à manifester contre la réforme du Code du travail.

Réunis en intersyndicale mercredi, Alliance, Unité et l’Unsa-police avaient appelé les CRS à « se mobiliser fortement sans délai » et réclamé l’intervention de Gérard Collomb dans cet épineux dossier.

Les syndicats revendiquent que l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée).

D’un montant quotidien de 39 euros, l’Ijat constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, cette prime fait l’objet d’une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

Dans une lettre adressée aux syndicats, mercredi et que l’AFP a pu consulter, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a souligné que l’exonération des contributions sociales sur l’Ijat n’était pas « possible » mais a rappelé que le gouvernement s’était engagé à ce qu’elles soient « intégralement » compensées par une augmentation de cette indemnité, qui sera portée à 42,79 euros brut au 1er janvier 2018.

Le DGPN promet également le paiement de l’Ijat sur une fiche de paie spécifique et la possibilité de percevoir cette indemnité sur un compte bancaire différent de celui sur lequel est versé le salaire principal.

Pour répondre aux griefs des syndicats dénonçant l’allongement des délais de paiement de l’indemnité, le DGPN assure que ce décalage sera « très limité » dans le temps et affirme que le paiement des heures supplémentaires, aujourd’hui trimestriel, « sera définitivement mensualisé ».

Mobilisation pour une indemnité de déplacement : plus d’un millier de CRS se font porter pâle

Mobilisation pour une indemnité de déplacement : plus d'un millier de CRS se font porter pâle
« On devrait dépasser les 2.000 arrêts de travail », a pronostiqué Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité-SGP-FO (photo d’illustration).@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Plus d’un millier de CRS se sont déclaré en arrêt maladie ou en consultation médicale jeudi, en signe d’opposition à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux.

Plus d’un millier de CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb recevra vendredi matin à 7h30 les trois secrétaires généraux d’Alliance, d’Unité-SGP et de l’Unsa-Police, réunis en intersyndicale contre cette réforme, a indiqué son entourage.

« Très forte » mobilisation. La mobilisation est « puissante » jeudi, a reconnu un haut responsable policier, estimant à plus d’un millier le nombre de CRS se déclarant en arrêt-maladie ou en consultation médicale. Selon le syndicat Alliance, la « mobilisation est très forte ». Vers 11 heures, Alliance avait décompté environ 1.500 fonctionnaires « en maladie ».

Les chiffres de cette mobilisation devraient évoluer à la hausse au fil des prises de service dans les compagnies de CRS engagées sur le terrain jeudi, une journée marquée par un appel à manifester contre la réforme du code du travail. « On devrait dépasser les 2.000 arrêts de travail », a pronostiqué Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité-SGP-FO.

L’Ijat au cœur des revendications. Réunis en intersyndicale mercredi, Alliance, Unité et l’Unsa-police avaient appelé les CRS à « se mobiliser fortement sans délai » et réclamé l’intervention de Gérard Collomb dans cet épineux dossier. Les syndicats revendiquent que l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée). D’un montant quotidien de 39 euros, l’Ijat constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, cette prime fait l’objet d’une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

Dans une lettre adressée aux syndicats, mercredi, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a souligné que l’exonération des contributions sociales sur l’Ijat n’était pas « possible » mais a rappelé que le gouvernement s’était engagé à ce qu’elles soient « intégralement » compensées par une augmentation de cette indemnité, qui sera portée à 42,79 euros brut au 1er janvier 2018.

Le paiement des heures supplémentaires « mensualisé ». Le DGPN promet également le paiement de l’Ijat sur une fiche de paie spécifique et la possibilité de percevoir cette indemnité sur un compte bancaire différent de celui sur lequel est versé le salaire principal. Pour répondre aux griefs des syndicats dénonçant l’allongement des délais de paiement de l’indemnité, le DGPN assure que ce décalage sera « très limité » dans le temps et affirme que le paiement des heures supplémentaires, aujourd’hui trimestriel, « sera définitivement mensualisé ».

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Mobilisation pour une indemnité de déplacement: des CRS se font porter pâle

Plus de 1.900 policiers des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales

Paris (AFP) – Plus de 1.900 policiers des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb recevra vendredi matin à 7H30 les trois secrétaires généraux d’Alliance, d’Unité-SGP et de l’Unsa-Police, réunis en intersyndicale contre cette réforme, a indiqué son entourage à l’AFP.

La mobilisation est « puissante » jeudi, a reconnu auprès de l’AFP un haut responsable policier, chiffrant en milieu d’après-midi à 1.900 le nombre de CRS se déclarant en arrêt-maladie ou en consultation médicale.

Selon le syndicat Alliance, la « mobilisation est très forte ». Vers 11H00, Alliance avait décompté environ 1.500 fonctionnaires « en maladie ».

Cette mobilisation dans les compagnies de CRS engagées sur le terrain jeudi intervient lors d’une journée marquée par un appel à manifester contre la réforme du Code du travail.

Réunis en intersyndicale mercredi, Alliance, Unité et l’Unsa-police avaient appelé les CRS à « se mobiliser fortement sans délai » et réclamé l’intervention de Gérard Collomb dans cet épineux dossier.

Les syndicats revendiquent que l’Ijat (indemnité journalière d’absence temporaire), versée lorsque les CRS sont en mission, soit exonérée des prélèvements sociaux et en particulier de la CSG (contribution sociale généralisée).

D’un montant quotidien de 39 euros, l’Ijat constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, cette prime fait l’objet d’une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des Comptes.

Dans une lettre adressée aux syndicats, mercredi et que l’AFP a pu consulter, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a souligné que l’exonération des contributions sociales sur l’Ijat n’était pas « possible » mais a rappelé que le gouvernement s?était engagé à ce qu’elles soient « intégralement » compensées par une augmentation de cette indemnité, qui sera portée à 42,79 euros brut au 1er janvier 2018.

Le DGPN promet également le paiement de l’Ijat sur une fiche de paie spécifique et la possibilité de percevoir cette indemnité sur un compte bancaire différent de celui sur lequel est versé le salaire principal.

Pour répondre aux griefs des syndicats dénonçant l’allongement des délais de paiement de l’indemnité, le DGPN assure que ce décalage sera « très limité » dans le temps et affirme que le paiement des heures supplémentaires, aujourd’hui trimestriel, « sera définitivement mensualisé

«Malades» de leurs conditions de travail, les CRS en grève

Liberation

Clarisse Martin

Alors que des manifestations contre les ordonnances ont lieu dans la plupart des grandes villes ce jeudi, 1 500 CRS ont prévu de consulter leur médecin pour ne pas prendre leur service ce jeudi et ainsi dénoncer leurs conditions de travail.

Bis repetita. Pour la deuxième fois en l’espace de deux semaines, les CRS manifestent leur mécontentement. Ce jeudi, ils seraient plus de 1 500 à se faire porter pâle sur l’ensemble du territoire en cette deuxième journée de mobilisation contre les ordonnances Pénicaud. Le 12 septembre, en parallèle de la première manifestation, les policiers étaient plus de 400 à «consulter», c’est-à-dire à ne pas prendre leur service malgré l’absence officielle de droit de grève.

«La dernière fois, on a tiré la sonnette d’alarme. Aujourd’hui, on a multiplié les effectifs par trois. C’est normal, le ministre de l’Intérieur ne nous a toujours pas écoutés et il n’y a pas de prise en compte du dossier», explique Johann Cavallero, CRS et délégué national du syndicat policier Alliance.

Une rencontre prévue avec l’Intérieur

Des CRS dans une voiture de police avec radar embarqué, en 2014.© MEHDI FEDOUACH Des CRS dans une voiture de police avec radar embarqué, en 2014. Mais le cortège des manifestations contre les ordonnances réformant le code du travail n’est pas le seul à être affecté. Ce jeudi, Emmanuel Macron doit se rendre à Marseille pour visiter des futurs sites olympiques. «392 collègues étaient prévus pour encadrer le déplacement. 321 sont indisponibles», détaille Johann Cavallero. Soit 80% des effectifs, dont les 16 motards qui devaient escorter le véhicule du président de la République.

Les 1 500 CRS se sont mis en «grève» à l’appel de l’Unsa-Police, Alliance et Unité SGP-Police. Contacté par Libération, le ministère de l’Intérieur ne confirme pas les chiffres donnés par les syndicats mais reconnaît la mobilisation. «Le ministre a proposé une rencontre avec les trois secrétaires généraux des syndicats», communiquent les services de Gérard Collomb. Elle devrait se tenir demain matin à 7h30, place Beauvau.

«La goutte d’eau»

A l’instar de la mobilisation du 12 septembre, les policiers protestent contre leurs conditions de travail et une récente annonce du ministère de l’Intérieur. «Depuis les attentats de 2015, il y a un suremploi. On manque de matériel, on a des véhicules en mauvais état… La goutte d’eau ça a été la réunion du 21 uillet, quand notre administration nous a annoncé que le paiement de l’Indemnité journalière d’absence temporaire (IJAT) serait désormais différé. Cette indemnité existe depuis 1961 et sera payée deux ou trois mois plus tard au lieu de deux ou trois semaines aujourd’hui», expliquait un responsable d’Alliance à Libération. Le montant de l’IJAT, actuellement de 39 euros, va également être soumis aux prélèvements sociaux à compter de janvier 2018.

Aberration : des CRS se retrouvent logés au même endroit que les migrants qu’ils ont évacués

Situation inattendue dans un hôtel du Nord. Des CRS qui avaient délogé quelques heures plus tôt des migrants de leur camp de fortune se sont retrouvés hébergés dans le même établissement.

Ils les avaient délogés le matin, les CRS se sont retrouvés le soir dans le même hôtel que les migrants, rapporte La Voix du Nord.

Une situation intenable

Mardi, une des deux compagnies de CRS qui avaient participé quelques heures plus tôt à l’évacuation du camp de migrants dans les bois de Puythouck, à Grande-Synthe, à côté de Dunkerque, dans le Nord, sont tombés nez-à-nez sur ceux qu’ils avaient délogés dans l’hôtel Première Classe de Rouvignies, au sud-ouest de Valenciennes.

Lire la suite de l’article sur bfmtv.com


Le témoignage direct d’un CRS :

Chers collègues,

Voici ma journée d aujourd’hui…

HONTEUX !

En déplacement à Valenciennes ce jour : rassemblement 4h30 pour une évacuation du camp de migrants de Grande-Synthe… Plusieurs migrants interpellés et mis dans des bus pour les acheminer sur des hôtels…

Fin de service et retour hôtel de valenciennes : 18h30 soit 14h de service… Mais là stupeur, on apprend qu’un bus de migrants interpellés par nos soins arrive dans notre hôtel, dans nos chambres…

Il nous est demandé de quitter nos chambres… Oui oui les amis… On se fait virer par les migrants…

Nous sommes dans l’attente d’un hôtel…

(Source : https://www.facebook.com/mpc.asso/)

(Photo d'illustration Claude Prigent)
(Photo d’illustration Claude Prigent)

2.100 CRS ont consulté leur médecin pour obtenir un arrêt maladie, ce jeudi, afin de se rendre indisponibles pour leur vacation (ils n’ont pas le droit de grève), rapporte franceinfo. Ils entendent protester contre la fiscalisation de leur indemnité d’éloignement. Alors que ce jeudi est un jour de mobilisation contre la réforme du Code du travail, 50 compagnies de maintien de l’ordre (sur 60) devaient être mobilisées, selon le syndicat Unité SGP Police FO. Il estime qu’entre 35 et 40 compagnies sont impactées par ce mouvement de protestation.

39 € par jour en cas d’éloignement de son domicile

Qu’est ce que l’indemnité d’éloignement ? « En moyenne, les CRS sont 180 jours en déplacement. Pour compenser l’absence temporaire du domicile, une somme de 39 euros par jour est versée », explique à franceinfo Didier Mangione, secrétaire régional de l’Unité SGP Police FO à Lyon. Selon lui, le gouvernement n’a pas prévu de revalorisation cette année et « a souhaité fiscaliser cette indemnité ». Une réunion est prévue ce vendredi, à 7h30, au ministère de l’Intérieur.

2.199 CRS se mettent simultanément en arrêt maladie pour protester

INFO RTL – Un mouvement de grogne sans précédent chez les CRS qui devient un véritable casse-tête pour gérer les manifestations contre la réforme du Code du travail, organisées jeudi 21 septembre.

Compagnie de CRS. (illustration)
Compagnie de CRS. (illustration) Crédit : PIERRE-FRANCK COLOMBIER / AFP
Olivier Boy et Cécile De Sèze

Le moment tombe mal. 2.199 CRS ont posé ce jeudi matin un arrêt maladie. Un chiffre qui équivaut à 50% des effectifs censés travailler aujourd’hui. Une manière pour eux, qui n’ont pas le droit de grève, de protester contre la volonté du gouvernement de fiscaliser leur prime d’éloignement. Le jour n’est pas choisi par hasard alors que des manifestations sont organisées en France contre la réforme du Code du travail engagée par le gouvernement. Ce jeudi, la CGT défile d’ailleurs en France. Dimanche se sera le tour de La France insoumise de Mélenchon.

Des gendarmes ont donc dû être appelés en urgence pour remplacer les CRS « malades ». Le déplacement d’Emmanuel Macron à Marseille a également été un casse-tête. Exemple avec les 16 motards prévus pour encadrer le président de la République étaient tous en arrêt. Là encore, il a fallu appeler les gendarmes à la rescousse.

2 000 CRS en arrêt maladie pour protester contre leurs conditions de travail

Image d’illustration. Photo © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Mobilisation. Interdits de grève, des milliers de CRS ont déposé un arrêt maladie pour protester contre la volonté du gouvernement de fiscaliser leurs frais de déplacement.

Alors de que nombreux défilés contre la réforme du Code du travail proposée par Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont organisés partout en France ce jeudi, entre 2500 et 3000 CRS ont déposé un arrêt maladie, rapporte RTL. Ils protestent contre leurs conditions de travail et notamment la volonté du gouvernement de fiscaliser leurs frais de déplacement. Les CRS n’ayant pas le droit de faire grève, cette solution est leur seul moyen de se mettre en retrait.

“Manque de reconnaissance”

Il y a un ras le bol général du manque de reconnaissance. En moyenne, les CRS sont 180 jours en déplacement. Pour compenser l’absence temporaire du domicile, une somme de 39 euros par jour est versée. En 2016, il y a eu une revalorisation de 30 euros auparavant. Cette année ce n’est pas le cas. Au contraire, le gouvernement a souhaité fiscaliser cette indemnité”, explique à franceinfo Didier Mangione, secrétaire régional de l’Unité SGP Police FO à Lyon. Les secrétaires généraux des syndicats sont reçus, en ce moment, au ministère de l’Intérieur.

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Commentaires

ilnexisterien                                            Diligenter une enquête de l’ IGPN et licencier pour faute grave tous les simulateurs pour atteinte à la sureté de l’état. (la continuité du service d’ordre public est une fonction non-négociable du métier auquel ils ont souscrit sans qu’on les en force)

Mistigris92                                              ils se sont « mis  » en arrêt maladie !
combien de médecins ont fait des arrêts maladie bidon ?
pas grave, c’est la sécu qui paie …
c’est la mode, ce n’est plus le docteur qui décide …

jiji3000

@ramoluce bj                                            il faut passer une visite médicale pour être crs

cuistre17                                                   bravo et ce n est pas fini; que nos politiciens prompts à nous faire la morale donnent l’exemple: ils en sont bien incapables tout justes bons à dépenser il faudrait qu’ils changent de mentalité et fassent des économies ?

ENJY14                                                      Ils devraient faire çà plus souvent… Bravo Messieurs !!!

linateo                                                      Bien sur qu’il faut être malade pour obtenir un arrêt maladie…… Je leur conseillerais que pour être classé dépressif, il ne leur suffit que de pointer une arme vers un de leur chef…..

hortence62                                              on nous demande de faire des efforts..je serais curieuse de savoir combien nous coûtent les déplacements du couple Macron

ramoluce                                                 je soutien les c r s qui ont un métier difficile ma macron n’ a qu’à prendre l’uniforme des C R S il aime bien les uniformes mais pas le courage de ces hommes là

tourquegnotte                                      Après on s’étonne du coût du travail en France 🇫🇷
Incroyable tout de même ce système
Quand même parce que ce sont des arrêts de travail fictifs
Malgré leur travail difficile certes
Mais c’est leur choix on ne les a pas forcés ( sauf erreur de ma part )

Cbarbefj                                                    Mais ne faut il pas être malade pour avoir un arrêt maladie?!
MICHEL CHARPENTIER                    Qui y a t-il de si incongru que de fiscaliser une prime ? Rien. Bon nombre de fonctionnaires ont des primes sur lesquelles la fiscalité s’exerce au même titre que les autres revenus.

Par contre il serait de bon aloi que de fiscaliser TOUS les avantages (y compris en nature et à hauteur de ce qu’ils sont réellement !) des fonctionnaires comme des non-fonctionnaires ! Je ne cite pas de nom. Ils se reconnaîtront.

PERSONNEPERSONNE                                   Dans le même temps la cour des comptes a relevé que des retraites étaient versées à des personnes sans preuve qu’elles étaient en vie et bien sûr résidant à l’étranger et sans vérifications fiables possibles. La plus âgée aurait 115 ans. Coût de cette dépense; 200 millions d’Euros.
 monicamonica                                         courage à eux, bizarre où sont MELENCHON et MARTINEZ
 pat bpat b                                             Seuls les politiciens ont le droit (qu’ils votent) de ne pas soumettre leurs indemnités aux taxes, c’est le monde juste de Macron !!
Hookinou –                                              Bravo les gars, un beau bras d’honneur à Macron le petit arrogant et son chien de garde Collomb !!!
Le gouvernement ne tient plus ses troupes !!!

horizon2@orange.fr –                          les crs sont des putes du pouvoir depuis de gaulle normal qu’ils s’enculent les pro-mariage gay flics socialopes

FRANCE –                                                Ils ont absolument raison et l’ensemble de la police et de la gendarmerie devrait les suivre. Le comble de l’indifférence et du mépris politicomacroniste est de donner leurs chambres à des clandestins qui devraient être expulsés manu militari de Notre Pays. La préférence à l’envahisseur a assez durée. Nous devons faire le ménage nous mêmes. Nous allonsle faire.

  •   Bernard                                                On héberge bien des cafards à l’élysée depuis 1958.
  •  Lancien                                                  Mais c’est l’application du crédo mondialiste : les autochtones au remblais, et place à l’étranger qui est roi !
     réGénération                                      Çà me rappelle ce grand succès du cinéma « français », le film « Intouchables » avec le blanc en fauteuil roulant (Cluzet) et le noir dansant (Omar Sy) qui lui, a toutes ses pattes… tous deux au service des intouchables !
  • GERARD R.                                            L’initiative vise sans doute à créer des liens L’initiative vise sans doute à créer des liens entre ceux qui devraient rester des chasseurs et ceux que l’on devrait considérer comme indésirables.

    Une autre explication consisterait en une simple gaffe ; une de plus, et qui semble devenir LA NORME, sous ce gouvernement…

  • mondialisto-sceptique                         Au delà du côté ubuesque de la chose, je me demande quel est l’intérêt de BFM de relayer une pareille info.
     réGénération                                       La satisfaction d’humilier des français, çà me paraît évident !
  • dixi                                                         Vu la lecture de la lettre de ce CRS ,il n’y a aucun parti politique qui réagit, s’opposant à ce gouvernement .Je ne comprends pas .Si les forces de l’ordre Françaises se font virer par des migrants ,les Français ,c’est pour quand ?

Le ciment….de l’argent!

Un commentaire

1Lafarge a bien versé de l’argent à l’Etat islamique en Syrie

Le maintien de l'activité de la cimenterie de Lafarge au coeur d'un racket (photo : Lafarge)

Le maintien de l’activité de la cimenterie de Lafarge au coeur d’un racket (photo : Lafarge)

SYRIE / FRANCE. Selon le quotidien français Le Monde, dans son édition datée de jeudi 21 septembre 2017, l’enquête judiciaire en cours prouve que le groupe cimentier Lafarge a bel et bien versé des pots-de-vins à des groupes terroristes en Syrie. Ces sommes, d’un montant d’environ 20 000 € par mois, ont permis d’assurer le maintien en activité de son usine de Jalabiya (87 km de Rakka).

Les informations recueillies permettent d’établir que le racket a commencé en septembre ou octobre 2012 avec de l’argent distribué à plusieurs milices armées puis s’est poursuivi à partir du 13 juin 2013 après la prise de contrôle de la région par l’Etat islamique qui percevait alors ces fonds.

Le 19 septembre 2014, Daech décide de s’emparer du site de Lafarge et le cimentier, devenu depuis franco-suisse sous le nom de Lafarge-Holcim, déserte alors les lieux.

Bruno Pescheux, Pdg de la filiale syrienne jusqu’en juin 2014, a reconnu les faits. Le Monde affirme que « la décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014. » Paris désirait conserver cette usine pour être présent dans le lourd chantier de reconstruction du pays dès la fin du conflit.

Lire la suite http://www.econostrum.info/Lafarge-a-bien-verse-de-l-argent-a-l-Etat-islamique-en-Syrie_a23654.html#ixzz4tIvXJ4Qx

Un candidat du FN a supervisé la collaboration de Lafarge avec Daech en Syrie

, et Julien Antoine

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé le marchandage financier avec l’État islamique, permettant au géant du ciment de poursuivre son activité en Syrie en 2013 et 2014, est un fervent soutien de Marine Le Pen, dont il a défendu les couleurs lors des dernières municipales à Paris.

C’est une information dont Marine Le Pen, qui a promis de lutter impitoyablement contre le terrorisme islamiste si elle était élue dimanche prochain à la tête de l’État, se serait sans doute passée dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé des négociations secrètes avec l’État islamique, afin que le géant mondial du ciment poursuive son business en pleine guerre syrienne, est un fervent soutien de la cheffe de file du Front national (FN). Il fut notamment l’un de ses candidats lors des dernières élections municipales à Paris.

Un ex-responsable de Lafarge admet le versement de 20 000 euros par mois à l’Etat islamique

Dans son édition datée de jeudi, « Le Monde » révèle des éléments de l’enquête judiciaire sur les agissements du cimentier franco-suisse en Syrie en 2013 et 2014.

La cimenterie de Lafarge à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.
La cimenterie de Lafarge à Jalabiya, dans le nord de la Syrie. (DANIEL RIFFET / PHOTONONSTOP / AFP)

Les auditions sont accablantes. Dans son édition datée de jeudi 21 septembre, Le Monde (article payant) publie des extraits de l’enquête judiciaire en cours sur les agissements du groupe franco-suisse LafargeHolcim au sujet de sa cimenterie de Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Neuf responsables de l’entreprise ont été entendus par les enquêteurs, qui cherchaient à déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment avec des groupes armés, dont l’organisation Etat islamique, pour continuer à faire fonctionner son usine en 2013 et 2014, en plein conflit syrien.

Jusqu’à 100 000 dollars par mois versés

Face aux enquêteurs, l’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a ainsi reconnu ainsi que le groupe s’est plié à une « économie de racket » menée par différentes milices armées dès la fin de l’été 2012 pour assurer le transit de ses marchandises dans le pays. Un intermédiaire a même été employé « pour négocier avec les groupes armés qui tiennent les checkpoints autour de l’usine », écrit Le Monde. Cet individu se voit remettre « entre 80 000 et 100 000 dollars par mois » pour monnayer des laisser-passer avec ces groupes.

Selon les extraits de l’enquête, l’organisation Etat islamique, qui a pris le contrôle de la ville de Raqqa au milieu de l’année 2013, commence à réclamer de l’argent au cimentier à partir de l’automne. Un responsable du groupe terroriste rencontre alors l’intermédiaire mandaté par Lafarge pour négocier.

Bruno Pescheux, PDG de la filiale syrienne de l’entreprise jusqu’en juin 2014, affirme aux enquêteurs avoir vu le nom de Daesh sur des documents internes à l’entreprise. A la question « Avez-vous une idée du montant prévu pour Daesh ? », il répond : « De l’ordre de 20 000 dollars par mois. »

La France a incité Lafarge à rester en Syrie

Le Monde révèle par ailleurs que « la décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014 ». Les responsables de Lafarge affirment ainsi à plusieurs reprises avoir consulté le ministère des Affaires étrangères ainsi que le gouvernement au sujet du maintien de leur activité dans le pays.

Interrogé sur la situation de l’entreprise dans le pays au printemps 2013, l’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge indique ainsi que le « gouvernement français » a « fortement incité » le groupe à rester en Syrie pour préparer l’après-guerre civile. « C’est quand même le plus gros investissement français en Syrie et c’est le drapeau français. »

Lafarge en Syrie : le cimentier aurait bien versé plus de 20.000 euros par mois à Daech

© FRANCK FIFE / AFP Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket ».

L’enquête sur l’activité de Lafarge en Syrie pourrait être accablante pour le cimentier: trois ex-salariés syriens ont été entendus et un rapport des douanes conclut que la direction en France a validé « des paiements aux groupes djihadistes » pour continuer à travailler dans le pays en guerre.

Les juges d’instruction chargés de cette affaire très sensible tentent de déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment notamment avec l’organisation Etat islamique (EI), pour faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays).

L’enquête porte aussi sur la connaissance qu’auraient eu des responsables du groupe en France de ces agissements et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés sur place.

Un informaticien, un ingénieur et un employé chargé des emballages, venus de Syrie pour répondre à la convocation des magistrats, ont été entendus cette semaine, a appris l’AFP de source proche de l’enquête. « Ils ont confirmé le caractère accablant des éléments qui pourraient être retenus contre Lafarge », a indiqué à l’AFP leur avocate Marie Dosé.

Il s’agit des premières auditions par les magistrats dans cette enquête pour « financement d’entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d’autrui », qui leur a été confiée en juin.

Le scandale avait été révélé un an plus tôt par une enquête du « Monde » qui avait mis en lumière de « troubles arrangements » entre Lafarge Cement Syrie (LCS), branche syrienne du groupe, et l’EI alors que le groupe djihadiste gagnait du terrain et devenait incontournable dans la région.

En septembre 2016, le ministère de l’Économie avait déposé plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ).

30.000 dollars par mois

Dans son rapport, dont l’AFP a eu connaissance, le SNDJ conclut que LCS a « effectué des paiements aux groupes djihadistes » via un intermédiaire pour que la cimenterie continue à fonctionner.

La conclusion des douanes est surtout accablante pour la direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim. Celle-ci « a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables », affirme le SNDJ dans ce document, également révélé par « Le Canard enchaîné » et « Le Monde ».

Et, si seules trois personnes ont avoué avoir eu connaissance de ces pratiques, « il est tout à fait vraisemblable que d’autres protagonistes aient couvert ces agissements », dont l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, ajoutent les douanes judiciaires qui ont entendu neuf responsables du cimentier et de sa filiale syrienne.

Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket », menée par différentes milices armées, pour assurer la circulation de ses marchandises dans le pays.

« Cela représentait 5 millions de livres syriennes par mois pour Daech (acronyme arabe de l’EI), environ 30.000 dollars (plus de 20.000 euros) », a-t-il indiqué, précisant que « l’argent était prélevé directement dans le cash de l’usine » et versé à un intermédiaire.

Lafarge est aussi soupçonné d’avoir acheté du pétrole à des groupes djihadistes, là encore pour que ces derniers lui permettent de poursuivre son activité.

LCS en a acheté « en toute illégalité » à des groupes « islamistes, kurdes ou autres », a raconté Frédéric Jolibois, directeur général de LCS à partir de l’été 2014.

Rôle de l’Etat ?

L’enquête suggère aussi que la décision du cimentier de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises. « Le gouvernement n’a jamais incité Lafarge à partir de Syrie », a souligné M. Herrault, tandis que M. Jolibois a relevé avoir été « régulièrement en contact avec le Quai d’Orsay et la DGSE ».

« La seule gestion de Lafarge était une gestion financière en dehors de tout critère humanitaire: le groupe n’a pas hésité à mettre en danger l’intégrité physique de ses salariés et à les exposer au pire », a déploré Me Dosé.

L’EI avait fini par prendre le contrôle du site en septembre 2014. Ce jour-là, d’après « Le Monde », la direction n’a pas prévenu les employés de l’imminence d’un raid, et ils avaient dû se sauver par leurs propres moyens.

Sollicité, LafargeHolcim n’était pas disponible dans l’immédiat.

Syrie: Lafarge a bien versé des centaines de milliers d’euros à des terroristes de Daech

Le cimentier franco-suisse est accusé d’avoir conclu des accords financiers avec Daech afin de pouvoir maintenir son usine syrienne en activité

Lafarge

Lafarge
© Reuters

Le scandale avait éclaté grâce à une enquête du Monde en juin 2016. Quelques mois plus tard, en octobre 2016, une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris pour « relations financières illicites entre la France et la Syrie ». Dans des auditions publiées par le quotidien du soir, l’État français était au courant de ces agissements. « La décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014 ».

Les révélations sont sans appel, l’enquête est accablante pour Lafarge. Le Monde a publié des extraits de l’enquête judiciaire en cours sur les agissements de LafargeHolcim dans sa cimenterie syrienne. L’entreprise est soupçonnée d’avoir financé indirectement des groupes terroristes afin de maintenir son usine de Jalabiya, dans le nord du pays. Le quotidien du soir a eu accès aux extraits des auditions des neuf principaux responsables de Lafarge. Elles mettent en avant les mécanismes ayant permis au cimentier de se maintenir à tout prix dans un pays en plein conflit. Déjà, en juin 2016, Le Monde avait révélé les pratiques douteuses de Lafarge en Syrie. En octobre 2016, une enquête avait alors été ouverte par le parquet de Paris pour « relations financières illicites entre la France et la Syrie ».

L’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a admis que le groupe s’était plié à une « économie de racket » visant à assurer le transit des marchandises. D’après Le Monde, un intermédiaire a été employé « pour négocier avec les groupes armés qui tiennent les checkpoints autour de l’usine ». Montant de cette organisation : « entre 80 000 et 100 000 dollars par mois » pour monnayer des laissez-passer. Toujours avec un seul but en tête, maintenir l’usine et ne pas l’abandonner aux mains des belligérants.

La France au courant. Selon Le Monde, la décision de l’usine avait reçu l’aval des autorités françaises : « La décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014 ». Le journal rapporte que l’ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a précisé lors des auditions que « le gouvernement français » a « fortement incité » le groupe à rester pour préparer l’après.

Bruno Pescheux, PDG de la filiale syrienne de l’entreprise jusqu’en juin 2014, en dit plus aux enquêteurs. Cité par Le Monde, il a chiffré le montant « prévu pour Daech ». Pour lui, cette somme est « de l’ordre de 20 000 dollars par mois ». Ces multiples rançons n’ont toutefois pas permis au cimentier de se maintenir dans le pays. En septembre 2017, l’usine Lafarge est attaquée par l’Etat islamique et l’organisation terroriste parvient finalement à prendre le contrôle du site.

Lafarge : un ex-dirigeant reconnaît les versements d’argent à Daech

Le cimentier français est soupçonné d'avoir indirectement financé les terroristes. Une information judiciaire a été ouverte en juin dernier par le parquet de Paris. Photo d'illustration AFP Photo HD Le cimentier français est soupçonné d’avoir indirectement financé les terroristes. Une information judiciaire a été ouverte en juin dernier par le parquet de Paris. Photo d’illustration AFP

L’enquête sur l’activité de Lafarge en Syrie pourrait être accablante pour le cimentier : trois ex-salariés syriens ont été entendus cette semaine et un rapport des douanes conclut que la direction en France a validé « des paiements aux groupes djihadistes » pour continuer à travailler dans le pays en guerre.

Les juges d’instruction chargés de cette affaire très sensible tentent de déterminer les liens qu’a pu entretenir le géant du ciment notamment avec Daech, pour faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays). L’enquête porte aussi sur la connaissance qu’auraient eu des responsables du groupe en France de ces agissements et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés sur place.

Trois ex-salariés syriens entendus

Un informaticien, un ingénieur et un employé chargé des emballages, venus de Syrie pour répondre à la convocation des magistrats, ont été entendus cette semaine. « Ils ont confirmé le caractère accablant des éléments qui pourraient être retenus contre Lafarge », a indiqué leur avocate Marie Dosé.

Il s’agit des premières auditions par les magistrats dans cette enquête pour « financement d’entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie d’autrui », qui leur a été confiée en juin.

Un scandale révélé en 2016

Le scandale avait été révélé un an plus tôt par une enquête du Monde qui avait mis en lumière de « troubles arrangements » entre Lafarge Cement Syrie (LCS), branche syrienne du groupe, et Daech alors que le groupe djihadiste gagnait du terrain et devenait incontournable dans la région.

En septembre 2016, le ministère de l’Économie avait déposé plainte, déclenchant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ).

Dans son rapport, le SNDJ conclut que LCS a « effectué des paiements aux groupes djihadistes » via un intermédiaire pour que la cimenterie continue à fonctionner.

La conclusion des douanes est surtout accablante pour la direction française du groupe Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim. Celle-ci « a validé ces remises de fonds en produisant de fausses pièces comptables », affirme le SNDJ dans ce document, également révélé par Le Canard enchaîné et Le Monde.

Et, si seules trois personnes ont avoué avoir eu connaissance de ces pratiques, « il est tout à fait vraisemblable que d’autres protagonistes aient couvert ces agissements », dont l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, ajoutent les douanes judiciaires qui ont entendu neuf responsables du cimentier et de sa filiale syrienne.

Une « économie de racket »

Face aux enquêteurs, l’ex-directeur général adjoint opérationnel de Lafarge, Christian Herrault, a reconnu que le groupe s’est plié à une « économie de racket », menée par différentes milices armées, pour assurer la circulation de ses marchandises dans le pays.

30 000 $ par mois

« Cela représentait 5 millions de livres syriennes par mois pour Daech (acronyme arabe de l’EI), environ 30 000 dollars (soit plus de 20000 euros) », a-t-il indiqué, précisant que « l’argent était prélevé directement dans le cash de l’usine » et versé à un intermédiaire.

Lafarge est aussi soupçonné d’avoir acheté du pétrole à des groupes djihadistes, là encore pour que ces derniers lui permettent de poursuivre son activité. LCS en a acheté « en toute illégalité » à des groupes « islamistes, kurdes ou autres », a raconté Frédéric Jolibois, directeur général de LCS à partir de l’été 2014.

Avec l’aval des autorités françaises?

L’enquête suggère aussi que la décision du cimentier de rester en Syrie a reçu l’aval des autorités françaises. « Le gouvernement n’a jamais incité Lafarge à partir de Syrie », a souligné M. Herrault, tandis que M. Jolibois a relevé avoir été « régulièrement en contact avec le Quai d’Orsay et la DGSE ».

« La seule gestion de Lafarge était une gestion financière en dehors de tout critère humanitaire: le groupe n’a pas hésité à mettre en danger l’intégrité physique de ses salariés et à les exposer au pire », a déploré Me Dosé. L’EI avait fini par prendre le contrôle du site en septembre 2014. Ce jour-là, d’après Le Monde, la direction n’a pas prévenu les employés de l’imminence d’un raid, et ils avaient dû se sauver par leurs propres moyens.

Sollicité, LafargeHolcim n’a pas encore réagi.

Un ancien dirigeant de Lafarge reconnaît avoir financé l’Etat islamique avec l’aval de la France

Plusieurs ex-dirigeants de Lafarge ont été entendus par les enquêteurs. © TRIPPLAAR KRISTOFFER/SIPA

Syrie. Les investigations de la justice sur les activités de Lafarge en Syrie révèlent que le groupe a longtemps préféré verser des dizaines de milliers de dollars à l’Etat islamique plutôt que de perdre son usine locale.

L’étau se resserre autour des activités du cimentier Lafarge en Syrie. Dans son édition de jeudi, Le Monde publie des éléments de l’enquête qui vise le groupe, soupçonné d’avoir versé des sommes importantes à l’Etat islamique afin de protéger sa cimenterie de Jalabiya. Des documents pour le moins accablants, qui révèlent comment plusieurs dirigeants fait le choix de céder au racket des terroristes afin de protéger leurs activités en vue de l’après-guerre civile.

De l’ordre de 20.000 dollars par mois

L’économie de racket a commencé en septembre ou octobre 2012”, raconte aux enquêteurs l’ex-directeur général adjoint opérationnel. Dans un premier temps, il s’agit de groupes rebelles, qui reçoivent “entre 80.000 et 100.000 dollars par mois” pour permettre aux camions de Lafarge de circuler sans encombres. Puis, à partir de 2013, c’est l’Etat Islamique qui prend le relais. Bruno Pescheux, patron de la filiale syrienne de l’entreprise jusqu’en juin 2014, explique que Daesh recevait “de l’ordre de 20.000 dollars par mois”.

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Jusqu’en septembre 2014, l’usine continue de Jalabiya continue de produire du ciment. Malgré les attaques de Daesh contre les Kurdes dans la région et les alertes des responsables du site, qui s’inquiètent pour la sécurité des salariés. “Comment pourrait-on caractériser ces déclarations : un manque de lucidité, la cupidité ou business as usual ?”, demande l’un des enquêteurs à Bruno Lafont, ex-PDG de Lafarge. Celui-ci répond simplement ne pas être au courant.

Le gouvernement français nous incitait à rester

Un élément au moins à joué dans le maintien de l’activité syrienne de Lafarge: le soutien apporté par le ministère des Affaires étrangères. Tout au long des investigations, il apparaît que le Quai d’Orsay informait les dirigeants de l’entreprise de la situation sur place et les poussait à rester. “Le gouvernement français nous incit(ait) fortement à rester (…). Tous les six mois, on allait voir le Quai d’Orsay, qui nous poussait à rester”, rapporte encore l’un des dirigeants.

Pourquoi et comment le groupe Lafarge est resté en Syrie malgré la guerre

Paris Match|Yannick Vely

La cimenterie Lafarge en Syrie (photo d'illustration).
La cimenterie Lafarge en Syrie (photo d’illustration). Daniel RIFFET / Photononstop / AFP

Dans son édition du jour, «Le Canard enchaîné» revient sur les affaires du groupe Lafarge en Syrie. Une information judiciaire a été ouverte pour «financement d’entreprise terroriste».

La révélation de l’affaire par «Le Monde» en juin 2016 avait choqué les Français. En pleine guerre contre l’Etat islamique, le groupe Lafarge était accusé d’avoir versé en 2014 d’importantes sommes d’argent à Daech et autres groupes rebelles syriens, ainsi qu’à l’armée de Bachar Al-Assad pour continuer l’exploitation de la cimenterie qu’il exploite à Jalabiya en Syrie. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour «financement d’entreprise terroriste» et deux hauts dirigeants de l’entreprise ont démissionné.

Lire aussi : L’enquête sur les activités syriennes de Lafarge confiée à trois juges

«Le Canard enchaîné» revient ce mercredi sur cette ténébreuse affaire de racket et de gros sous. L’affaire commence en 2012 alors que la guerre civile a éclaté en Syrie. Neuf employés alaouites de la cimenterie syrienne sont enlevés. Lafarge paie 200 000 euros aux ravisseurs, confirme le directeur de la sûreté Jean-Claude Veillard.

Une économie de racket

Commence alors «une économie de racket», comme le définit le responsable de Lafarge au Moyen-Orient Christian Herrault. Pour continuer l’exploitation du site -il existe une «très forte demande (de ciment) pendant la guerre», explique le même Christian Herrault-, il faut payer. Lafarge Syrie passe alors par un intermédiaire, le fils de l’ancien ministre de Bachar Al-Assad, Firas Tlass. Ce dernier reçoit 100 000 dollars par mois, dont il reverse une partie aux différents groupes militaires… dont l’Etat islamique.

Directeur de Lafarge Syrie, Bruno Pescheux avoue avoir lu le nom de Daech dans la colonne des bénéficiaires de «frais de représentation». Les pédégés de Lafarge Bruno Lafont et Eric Olsen, les deux démissionnaires, étaient au courant de ces transactions. Pire, le Quai d’Orsay l’était aussi et poussait même le groupe à rester en Syrie, en tout cas en 2012, assure Christian Herrault.

Lafarge en Syrie: un ex-candidat FN impliqué dans les négociations avec Daech

LEXPRESS.fr

le-siege-du-cimentier-lafarge-a-paris-le-7-avril-2014_5620389Le siège du cimentier Lafarge à Paris, le 7 avril 2014.           afp.com/FRANCK FIFE

D’après Mediapart, le chef de la sécurité de Lafarge s’était présenté sur la liste du trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, lors des éléctions municipales en 2014.

À quelques heures du débat de l’entre-deux-tours, Marine Le Pen se serait bien passée de la révélation de Mediapart. Le site d’investigation indique, ce mercredi, qu’un fervent soutien de la candidate du Front national est également l’un des dirigeants de Lafarge, le groupe français accusé d’avoir procédé à des arrangements avec l’organisation État islamique en Syrie. Un coup dur pour la candidate d’extrême droite qui place la lutte contre le terrorisme et ses financements au coeur de son programme pour la présidentielle.

Pire encore, l’homme en question, Jean-Claude Veillard, a même été un candidat du Rassemblement Bleu Marine lors des élections municipales de mars 2014 à Paris. Il était, en effet, cinquième sur la liste de Wallerand de Saint Just -l’actuel trésorier du FN- dans le 15e arrondissement de la capitale.

Il aurait été informé des négociations avec Daech

Jean-Claude Veillard serait directement impliqué dans l’affaire relevée par Le Mondeen 2016, selon laquelle Lafarge a financé les terroristes de Daech pour maintenir l’activité d’une cimenterie en Syrie, un pays déchiré par la guerre civile. Les faits remontent à 2013 et auraient perduré jusqu’à l’évacuation du site en 2014.

LIRE AUSSI >> Le cimentier français Lafarge a-t-il négocié avec Daech en Syrie?

Ancien des commandos de marine, Jean-Claude Veillard occupe, selon Mediapart, le poste de directeur de la sécurité de la multinationale depuis 2008. Le site d’investigation affirme -documents et témoignages à l’appui- qu’il avait une « parfaite connaissance des tractations qui ont eu cours, en 2013 et 2014, entre la multinationale et l’État islamique, auteur d’une vague d’attentats sans précédent en France en 2015 ».

Le chef de la sécurité de Lafarge aurait ainsi été informé de chaque phase de la négociation avec les djihadistes. Il aurait été en copie d’e-mails adressés à la direction et aurait « dû donner son avis sur les décisions prises ». À la même époque, Jean-Claude Veillard se présentait aux élections municipales sous l’étiquette frontiste, rappelle Mediapart.

« Une affaire personnelle et privée »

Selon les informations du Monde, publiées en juin 2016, le groupe français s’était mis à « payer des taxes à l’organisation Etat islamique entre 2013 et 2014 » afin que la cimenterie de Jalabiya continue de fonctionner pendant la guerre. La direction locale avait ainsi négocié « des droits de passage aux checkpoints tenus par les djihadistes pour ses camions », pour permettre à ses employés et à la marchandise de continuer à circuler.

À la suite de ces révélations, plusieurs ONG, puis le ministère de l’Economie, avaient porté plainte contre le cimentier, l’accusant notamment de financement du terrorisme et d’avoir enfreint les sanctions édictées par l’Union européenne contre le régime de Bachar el-Assad. Dans un communiqué publié début mars, Lafarge avait admis avoir conclu des arrangements « inacceptables » avec des groupes armés. Son directeur général, Eric Olsen, quittera ses fonctions le 15 juillet prochain.

LIRE AUSSI >> Démission du PDG de LafargeHolcim: les Suisses bétonnent le management

Contactée par L’Express, l’entreprise de matériaux de construction n’a pas souhaité communiquer. Jean-Claude Veillard n’a pas non plus commenté le dossier syrien, précise Mediapart. Au sujet de son engagement aux côté de Marine Le Pen, le chef de la sécurité de Lafarge a évoqué « une affaire personnelle et privée ».

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  •  l’argent n’a pas d’odeur…
    Avatarest ce que ils vont envoyer des matériaux de construction aux antilles au moins gratos bien sur
    AvatarJe suis pas certain que les gens de l’EI soient très souples dans les négociations commerciales ….. mais ça n’excuse pas tout quand même ,
    AvatarLes ciments Lafarge… c’est bien eux qui ont racheté les ciments Lambert à l’origine de la fortune de la famille Le Pen non ?
    Bon, c’est habituel, ça. En 14-18, des usines françaises n’étaient pas bombardées par les Allemands parce qu’elles fabriquaient des obus pour le KronPrinz, et vice-versa d’ailleurs.

    En 39-45, Bayer et bien d »autres fournissaient les nazis… et les Américains.
    Les salariés et cadres de Lafarge auraient du fuir immédiatement… avant l’arrivée de Daech ! Sauf que c’était impossible…
    Mais quelque chose me choque dans les propos de l’ancien Directeur en Syrie, entre le fait d’avoir vu des documents avec DAESCH marqué dessus, ce qui est extrêmement flou, et l’affirmation que des versements étaient de 20000 dollars par mois… Soit il dit cela par vengeance personnelle, soit c’est pour dissimuler des sommes beaucoup plus importantes… Pas clair.

                                       J’ai lu les articles tous crient Haro sur Lafarge OK je le comprends

    Même mon grand père, gaulliste et résistant, disait que le Général pouvait faire, à Londres, ce que Pétain ne le pouvait. Toutefois, ce qu’il reprochait à Pétain, où ses adjoints, c’est d’avoir anticipé, voire allait au delà des volontés de l’Occupant.
    Dans une zone occupée par Daesch que pouvait faire la direction ? la faire sauter et par la même être décapité, par des mercenaires islamistes, qui sait venu de France ????
    Nationaliser Lafarge …..les rigolos en économie planifiée, les Suisses se frotteraient les mains et l’Allemagne etc….Les rigolos s’ils entendaient les balles siffler je suis certain qu’ils regretteraient d’être nés

                                 qui vous dit que Lafarge étaient deja là-bas avant Daesh ?
  • Avatar   Bien sûr que les entreprises toutes du reste payaient une rançon pour protéger et les personnel et les installations.

    Tous les gentils vont expliquer que c’est le capitalisme qui finance le terrorisme, sans jamais avoir quitté leur canapé et comprendre qu’il est impossible de survivre dans un univers comme celui ci sans payer.
    Vont-ils aussi expliquer que c’est le capitalisme qui finance Maduro (Groupe de presse, Hydrocarbure) pour y installer aussi une dictature?
    Il est impossible d’y échapper et c’est par pour autant que l’on partage les points de vues.

                         j’adore les fachos-capitalistes qui défendent n’importe quoi aux prétexte du nationalisme chauvin 
  •                               Vous avez raison : fermons les yeux, taisons-nous, n’écoutons pas ce qui se dit et, surtout, bouchons-nous le nez parce que ça pue tellement… !

    … ou, autre solution, dénonçons les scandales ! Parce que c’est une autre manière de faire avancer les choses que de faire savoir qu’un comportement imbécile ne doit pas être tu !… et soyons non pas « gentils » mais lucides !

    C’est une honte d’avoir aidé des criminels, les chrétiens et les innocents massacrés, torturés ne sont plus là pour porter plainte.

    Lafarge devrait être vendu rapidement pour aider les victimes qui ont survécus et leur famille. Les dirigeants responsables devraient aller en prison, comme ceux qui ont armés l’état islamique. 

  •                                          et bien voyons demandez des lapidations tant que vous y êtes …
  • AvatarL’odeur de l’argent des actionnaires bien plus entêtante que celui du sang des peuples.
                                 facile de déclarer cela de derrière son écran… et la protection des employés et de leurs familles vous y pensez .. et vous croyez qu’ils ont eu le choix ?? pourquoi demandaient-ils des consignes aux affaires étrangères d’après vous ???
                           et même devant ces faits avérés il y en a encore pour légitimer l’odeur de l’argent
                                pourquoi ? tu étais sur place ??
  • AvatarVu ce qu’ils ont fait Moi président je confisque l’entreprise et la Nationalise et les responsables en tôle pour plus de 30 ans!

    Voilà ce que se doit faire une justice digne de ce nom sinon la Justice se mettra Complice des malfaiteurs !
    Car les morts des attentats ne parleront plus jamais et en plus ce sont des innocents!

                                   un superbe raccourcis sur un sujet que manifestement vous ne maitrisez pas ….
    Depuis qu’Albert Frère et Thomas schmicheny (ex patron de Swissair qui a bouffé la Sabena) se sont alliés dans le groupe olipolistique Lafarge-Holcim, ils n’ont plus aucun scrupule à faire quoi que ce se soit pour arrondir leurs fins de mois … y compris s’associer avec des djiadistes syriens pour sauver quelques cimenteries avec des terroristes qui ont besoin de ce fric pour financer leurs campagnes all around the world … scandaleux !
                                    il me semble qu’en matière de financement de terrorisme il y a la prison et la confiscation des biens. Non ? A bien y réfléchir, il doit bien y avoir deux ou trois autres infractions qui pourraient être cumulées, donc quelques amendes à mettre en plus.

    Les biens confisqués devraient être revendus au concurrent, à bas prix. Les sommes ainsi perçues pourraient aller au financement des services en charge de la lutte contre le terrorisme et son financement.
    Cela devrait être assez dissuasif, non?
    Mais je rêve, hélas, car dans 10 ans on en reparlera encore car rien n’aura été fait..

                                 Effectivement, vous rêvez…

    Le gouvernement, la justice, le fisc ne feront rien, on le constate régulièrement, car grosse finances et politique se protègent mutuellement et se trouvent toujours des excuses pour échapper à toute sanction.

                                  Quand la France vend des armes aux terroristes, vous n’êtes pas choqué, dans ce cas c’est la programmation de milliers de morts, c’est à dire crimes contre l’humanité.! Les ciments Lafarge qui se sont maintenus dans le pays avec l’aval du gouvernement……ont dû subir le racket imposé à tous par daech. Lafarge c’est le fleuron de la cimenterie Française donc il faut les détruire, l’économie française rien à cirer !
                                   Notre état est terroriste aussi !

    Car les accords de nos politiques sont un terrorisme pour vente des armes aux pays qui financent ce terrorisme!

    De plus Fabius Lui oui a avec Hollande négocié avec l’Iran la continuité de son programme Nucléaire! On devrait aussi l’annuler comme le Trump la dit clairement à l’ONU!

    Rien d´étonnant dans tout cela, les politiques et leur stratégie à 2 balles.

    Responsable mais pas coupable.

    pourquoi ne pas expliquer simplement que tout service de renseignement a besoin de bases stables. ça nous éviterait la litanie des indignés pour tout et n’importe quoi.
    AvatarL’arbre qui cache la forêt de l’envoi d’armes de l’État français directement dans les mains des « rebelles »
    AvatarEt dire que dans les cités, la plus part de ces jeunes sont orientés aussi et surtout, sur le BTP et surtout bien plus encore sur de la maçonnerie…
  • Et encore, dans la section commentaires des (les mots me manquent), pour excuser cet acte impardonnable! Cà devient franchement lassant.
    AvatarLe fric avant tout, les droits de l’Humain après. Mieux vaut payer des assassins que d’abandonner un marché juteux. Et ceci sous un gouvernement dit « socialiste »! Pardon je vais vomir…
    Ne serait-ce pas notre « bon » Fabius au ministère des affaires étrangères qui était en place ? Et qui a fait parachuter des armes aux rebelles en Syrie et qui sont tombées dans les mains des islamistes?

    Après le sang contamine , il n’en n’est plus a une près, mais il est maintenant récompensé et promu au conseil constitutionnel pour  » bons services » envers la France…..

    AvatarLe patriotisme n’existe pas pour ces gens ! Combien d’ oligarques européïstes détruisent notre peuple et notre culture pour le frics
  • A voir, sur YouT…. cash investigation, très intéressant documentaire sur le cimentier.
    Avatar               Et avec la complicité socialiste bien sur,
    l’argent des autres ils savent l’utiliser ces parasites!!
    AvatarCes gens (les dirigeants de Lafarge) ont aidé les assassins de Nice, du Bataclan et autres à s’armer. Cette trahison doit être punie. Il faut nationaliser Lafarge sans indemnité. J’espère que les parents des victimes ainsi que les rescapés vont réagir à cette ignominie et se faire entendre.
                                                C’est à espérer, en effet ! Mais les médias joueront-ils le jeu ? Je me permets d’en douter…
                                              et l’état français qui a donné son aval ? vous en faites quoi ?
                                                         Bonne remarque.

    On nationalise! Ah non on peut pas.
    Ben on le met sous protectorat britannique. Ah non les français vont râler.
    Sous contrôle de l’ONU? De Trump quoi. Gênant.
    Bon ben on remet l’histoire dans la poche, parce qu’il n’y a pas de bonnes réponses (ni pour l’état, ni pour Lafarge), et on met son mouchoir dessus.

    Inimaginable de verser 100 000 dollars à l’Etat Islamique pour qu’ensuite cet argent finance tous les attentats terroristes. Cette affaire est très grave.
    question à ceux qui trouvent cela choquant : que ce serait-il passé si le cimentier n’avait pas payé ? pour rappel il y a déjà eu des morts dans des complexes industriels attaqués par Daesh.

    On aurait déploré cela et mis la faute sur le dos du cimentier là aussi… il n’y a pas que des expats dans ces complexes, il y a aussi de personnes qui vivent sur place et qui ne peuvent pas partir

                                               Très bonne remarque, merci
                                               Et sinon, ça paie bien de défendre l’indéfendable ?
                         Et ça paye combien d’être dans son canapé, à juger ce que d’autres font dans le cadre d’une guerre?
                                            ….et combien de temps et d’argent l’on perd avec un état d’urgence encore repoussé et repoussé et encore et toujours repoussé depuis?
                                            Ah, donc nous sommes soumis à ces gens. Heureux d’en avoir la confirmation!…
    Comme les collabos Renault après la guerre : expropriation par l’état.

    La seule solution pour refroidir ce genre de velléité.

    Dans le code pénal il y a un délit de financement d’activité terroriste…Espèrons que tous les coupables seront identifiés…
                                   Vous avez une drôle de logique. Payer un racketteur pour éviter les coups ne fait pas de vous un complice du racketteur mais une victime.
    Rien de surprenant… Lafarge ne s’en vante guère, mais pendant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise a aussi collaboré avec l’occupant nazi.
                        Ben voyons… On ne se refait pas… Merci pour cette précieuse info.

    Donc comme je le suggérais tout à l’heure, expropriation par l’état et socialisation de l’entreprise à ses salariés ( pour celui qui oserai me répondre que donner du travail à des pauvres hères autoriserai les pires méfaits) Na! 👹

    AvatarLafarge…comme c’est bizarre…le BTP, ces gros chantiers là…

    et pendant ce temps fleurissaient les premières ZAD dans la suite de:
    Notre Dame des Landes.
    On se demande quels services défendent la France, vraiment, entre les divers services comme ceux de la Défense, ( ou de l’Economie encore ) ou si c’est pas finalement les associations de défenses des usagers et d’un tas d’autres choses comme l’environnement ou les espaces naturels…

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