Actualités des marchés: geek ou élève!…faut choisir!

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ielLes téléphones portables interdits « à l’école et au collège » dès la rentrée 2018, annonce Jean-Michel Blanque

Le ministre de l’Education nationale a annoncé cette mesure dimanche 10 décembre, lors de l’émission « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ».

© Fournis par Francetv infoC’est une réforme qu’il défendait depuis plusieurs mois. Invité de l’émission « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI« , dimanche 10 décembre, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé l’interdiction des téléphones portables dans les écoles et collèges dès la rentrée 2018. « Est-ce qu’on va interdire les téléphones portables à l’école et au collège ? Réponse : oui (…) à la rentrée 2018 », a affirmé le ministre.

L’interdiction des téléphones portables était une promesse emblématique de campagne d’Emmanuel Macron. En septembre, dans une interview accordée àL’Expresspeu après la rentrée scolaire, Jean-Michel Blanquer avait déclaré qu’« avec les principaux, les professeurs et les parents, nous devons trouver le moyen de protéger nos élèves de la dispersion occasionnée par les écrans et les téléphones ».

Les téléphones portables interdits dans les écoles et les collèges à la rentrée 2018

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a fait cette annonce ce dimanche.

 

Les téléphones portables interdits dans les écoles et les collèges à la rentrée 2018

Les enfants rivés sur leur téléphone portable pendant les cours, bientôt une image du passé ? Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ce dimanche, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annonce qu’ils seraient interdits dans les écoles et les collèges à partir de la rentrée 2018.

« Nous sommes en train de travailler sur cette question pour les modalités », a précisé le ministre, qui avait par le passé évoqué l’éventualité d’installer des casiers qui ferment pour que les élèves puissent les ranger..

« Parfois vous pouvez avoir besoin du téléphone portable pour des usages pédagogiques (…) pour des situations d’urgence, donc il faut qu’ils soient en quelque sorte confinés », a expliqué le ministre.

Il précise que cette interdiction « existe déjà » dans certains établissements et quil « y a des collèges qui réussissent à le faire », ce qui prouverait la faisabilité de la mesure.

Selon Jean-Michel Blanquer, la question des écrans est un message de « santé publique ». « Il est bon que les enfants ne soient pas trop, voire pas du tout, devant les écrans avant l’âge de 7 ans ».

Blanquer confirme l’interdiction du portable à l’école et au collège à la rentrée 2018

  AFP
Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer lors d’une conférence de presse, le 8 décembre 2017 à Paris Photo ludovic MARIN. AFP

Le ministre de l'Education  Jean-Michel Blanquer lors d'une conférence de presse, le 8 décembre 2017 à Paris

Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a confirmé dimanche l’interdiction à la rentrée 2018 du téléphone portable pour les élèves des écoles et collèges, mesure qui figurait dans le programme de campagne d’Emmanuel Macron.

«Est-ce qu’on va interdire les téléphones portables dans les écoles et les collèges? Réponse: oui», a déclaré M. Blanquer, invité du «Grand jury» RTL-Le Figaro-LCI.

Cette mesure entrera en vigueur «à la rentrée 2018», «nous sommes en train de travailler sur cette question pour les modalités», a-t-il ajouté. En septembre, il avait évoqué pour ce faire «des casiers qui ferment».

«Parfois vous pouvez avoir besoin du téléphone portable pour des usages pédagogiques (…) pour des situations d’urgence, donc il faut qu’ils soient en quelque sorte confinés», a déclaré dimanche le ministre, soulignant qu’un tel bannissement du portable «existe déjà» dans certains établissements, «il y a des collèges qui réussissent à le faire».

Au-delà du seul cadre scolaire, dans un «message de santé publique qui concerne les familles», il a souligné qu’il est «bon» que les enfants «ne soient pas devant trop, voire pas du tout, devant les écrans avant l’âge de sept ans».

« Plus de téléphones portables dans les écoles et collèges à la rentrée 2018 », annonce Jean-Michel Blanquer

La mesure, confirmée dimanche par le ministre de l’éducation nationale, était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

LE MONDE |

De nombreux enseignants s’alarment du « fléau » et de la « guerre sans fin » que représentent les portables à l’école.

Les téléphones portables seront interdits dans les écoles et collèges à partir de la rentrée 2018, a annoncé le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, dimanche 10 décembre lors de l’émission « Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro ». « Nous sommes en train de travailler sur cette question, cela peut prendre des modalités diverses, a-t-il déclaré. Vous pouvez en avoir besoin pour des usages pédagogiques, pour des situations d’urgence, donc, il faut que les téléphones portables soient confinés. »

Il s’agissait d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

De nombreux enseignants s’alarment du « fléau » et de la « guerre sans fin » que représentent les portables à l’école. Plus de huit adolescents sur dix étaient équipés en smartphone, selon une étude du Credoc de 2015, contre 20 % en 2011. Et la tendance gagne l’école primaire, où les élèves commencent à en être dotés parfois dès le CM1, à partir du moment où ils vont seuls à l’école, car cela rassure les parents de pouvoir les joindre à tout moment.

Lire notre article :   Collège et lycée : peut-on et doit-on encore bannir les téléphones portables de l’école ?

La mise en œuvre de cette mesure s’annonce compliquée. Le code de l’éducation proscrit déjà l’utilisation des téléphones portables dans les collèges et les écoles durant les cours. L’interdiction dans la cour de récréation et pendant les intercours laisse, en revanche, les syndicats d’enseignants dubitatifs, tant pour des raisons de respect du choix des parents (qui veulent pouvoir joindre leur enfant après les cours) que de contraintes pratiques (les employés de la vie scolaire devraient passer leur temps à fouiller les sacs des élèves).

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Yeroushalaim, c’est par là..mec!

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terDonald Trump reconnaît officiellement « Jérusalem comme la capitale d’Israël », une décision qui aura des « conséquences dangereuses » selon les Palestiniens

© Fournis par Francetv infoAprès des mois de spéculation, le président des Etats-Unis a fait cette annonce mercredi 6 décembre.

« Le moment est venu de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël », a déclaré Donald Trump, mercredi 6 décembre, depuis la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis). Une décision qui aura des « conséquences dangereuses », avait mis en garde l’Autorité palestinienne à la veille de cette officialisation. Donald Trump a également annoncé avoir engagé une réflexion pour le déménagement de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

« Aujourd’hui, enfin, nous reconnaissons l’évidence, à savoir que Jérusalem est la capitale d’Israël », a martèlé le président américain, rompant des décennies de diplomatie américaine, tout en promettant de faire tout son possible pour un accord de paix israélo-palestinien.

Cette décision intervient malgré les vives réactions de pratiquement toute la communauté internationale contre cette initiative et elle rompt avec la ligne observée depuis des décennies par ses prédécesseurs. La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur la totalité de la ville, qui abrite des lieux saints pour à la fois les religions juive, chrétienne et musulmane.

Jérusalem : « La décision de Trump peut déclencher un flux de violence incontrôlable »

Jérusalem : "La décision de Trump peut déclencher un flux de violence incontrôlable"
Donald Trump ((MANDEL NGAN / AFP))

Pour l’historien Vincent Lemire, la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël « annule 70 ans de droit international ».

Benjamin Aleberteau

Des décennies de diplomatie américaine et internationale rompues en une courte déclaration. Le président des Etats-Unis Donald Trump, a décidé, mercredi 6 décembre, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade américaine.

Une décision dangereuse, pour Vincent Lemire, historien et auteur du livre « Jérusalem, histoire d’une ville-monde ». Depuis Jérusalem, il détaille pour « l’Obs » les conséquences d’un tel choix politique. Interview.

En quoi la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Israël est-elle dangereuse pour le processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens ?

Elle est dangereuse pour deux raisons. D’abord, jusqu’ici, les Etats-Unis étaient les médiateurs en chef, pratiquement irremplaçables. A partir du moment où ils s’alignent sur les positions israéliennes les plus à droite, ils annulent de facto leur rôle possible de médiateur. Il faudrait les remplacer par un acteur qui soit reconnu par les deux parties comme honnête et neutre.

La seconde raison est que, sur le terrain, cette décision peut déclencher un flux de violence absolument incontrôlable.

Quels intérêts poussent Donald Trump à faire ce choix ?

C’est un peu contre-intuitif parce que les Etats-Unis étaient censés présenter un plan de paix globale fin décembre-début janvier. Mais Trump est islamophobe et passionnément pro-israélien. Il a une vision de l’islam complément réactionnaire. Ses décisions correspondent à son idéologie.

Il a des convictions très proches de la droite évangéliste américaine, qui est très pro-israélienne. De plus, Trump est plongé dans des affaires extrêmement compliquées depuis deux jours, comme Netanyahou. Et la meilleure tactique de Trump, c’est les contre-feux. On l’a déjà vu.

Cette décision aura-t-elle des conséquences concrètes ou est-elle seulement de l’ordre du symbole ?

Il n’y aura pas de conséquences concrètes immédiatement dans la ville de Jérusalem. En revanche, cette décision des Etats-Unis, membre fondateur du Conseil de sécurité de l’ONU, tire un trait sur 70 ans de droit international sur la question d’Israël.

Le cadre des négociations ne sera plus jamais le même. C’est une conséquence immense. La position des acteurs sera totalement bouleversée.

Quelle va être la réaction des pays voisins ?

Avec les pré-réactions, on est déjà dans un niveau élevé. La Turquie menace de rompre à nouveau ses relations avec l’Israël ; la Jordanie risque de ne pas rouvrir son ambassade en Israël ; l’Arabie saoudite est en train de sortir la cause palestinienne de son agenda diplomatique ; la Chine, membre permanent du conseil de sécurité, monte à la charge pour la première fois dans le conflit israélo-palestinien…

Tous les acteurs de la région sont obligés de se positionner par rapport à ça. Et il ne faut pas oublier les opinions publiques…

Qu’en pensent les Israéliens et les Américains ?

On ne voit pas du tout d’indices d’inquiétude du côté israélien. Il faut avoir en tête l’actualité des portiques de juillet dernier, qui était une humiliation très sévère pour Netanyahou, la droite israélienne religieuse et les services de sécurité. C’était une lourde défaite, et ça a été la première vraie victoire palestinienne à Jérusalem depuis la Guerre des Six jours. On sent une volonté de laver l’affront de la crise des portiques.

Les Juifs américains, eux, sont absolument contre : ils ont voté à 76% pour Clinton. Ils s’inquiètent d’un embrasement possible. La décision de Trump est, en revanche, supportée par la droite américaine. Pour les évangélistes américains les plus durs, la présence de l’Etat d’Israël sur toute la terre sainte doit permettre le retour du messie.

D’autres pays reconnaissent-ils Jérusalem comme capitale de l’Israël ?

Seize pays avaient leur ambassade à Jérusalem avant la loi de 1980, qui revendique tout Jérusalem, ouest et est, comme capitale. Immédiatement après, l’ONU a demandé à tous les pays, dont les Pays-Bas, de retirer leur ambassade de Jérusalem, direction Tel-Aviv. Une décision unilatérale peut avoir un effet boomerang.

Trump a-t-il conscience de l’importance de ce choix ?

Trump n’est pas isolé. Il est en ligne avec son électorat, en ligne avec son administration, en ligne avec ses convictions et en ligne avec sa famille qui sont, en partie, ses conseillers. Il ne faut pas dépeindre Trump comme un chien fou.

Après sa décision de sortir de l’Unesco, sa menace de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien, et son choix de quitter les accords de Paris, ce n’est pas une première pour Trump. C’est totalement dans sa façon de faire.

Comment se passe la situation sur place ?

Je dis souvent que Jérusalem est l’œil du cyclone : l’œil de cyclone organise la violence autour de lui, mais à l’intérieur, c’est extrêmement calme. Il y aura évidemment des manifestations et des protestations.

L’autorité palestinienne et le Hamas ont appelé à se rejoindre jusqu’à samedi soir. La municipalité de Jérusalem devrait quant à elle organiser une célébration de la décision de Trump, copiée sur la célébration de novembre 1947, après le plan de partage de l’ONU…

Propos recueillis par Benjamin Aleberteau, le 6 décembre 2017

 Donald Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël

Statut de Jérusalem: critiques dans le monde entier après la décision de Trump

 AFP
Statut de Jérusalem: critiques dans le monde entier après la décision de Trump

La décision mercredi du président américain Donald Trump de reconnaître « officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël » a suscité une vague de condamnations au sein de la communauté internationale, à l’exception évidemment d’Israël. Voici les principales réactions:

– Israël salue un « jour historique »

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué comme un « jour historique » la décision de Donald Trump. M. Netanyahu a aussi assuré que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l’engagement israélien à maintenir le « statu quo ».

– Mahmoud Abbas: les Etats-Unis « sapent délibérément tous les efforts de paix »

« Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu’ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu’ils ont joué au cours des dernières décennies », a affirmé le président palestinien Mahmoud Abbas sur la télévision palestinienne.

– OLP : Washington « disqualifié »

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a estimé que Donald Trump avait « détruit » la solution dite à deux Etats. M. Trump a aussi « disqualifié les Etats-Unis de tout rôle dans un quelconque processus de paix », a-t-il ajouté.

– Hamas: Trump ouvre « les portes de l’enfer »

Pour le mouvement islamiste palestinien Hamas, la décision du président américain ouvre « les portes de l’enfer pour les intérêts américains dans la région ».

Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s’exprimant devant des journalistes dans la bande de Gaza, a appelé les pays arabes et musulmans à « couper les liens économiques et politiques » avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

– Arabie Saoudite: une décision « injustifiée et irresponsable » –

L’Arabie saoudite a exprimé « de profonds regrets » rappelant qu’il « a déjà mis en garde contre les graves conséquences que peut avoir cette décision injustifiée et irresponsable », a souligné un communiqué du Palais royal cité par les médias d’Etat.

Le communiqué saoudien dit espérer « voir l’administration américaine revenir sur cette décision » qui « va à l’encontre des droits historiques des Palestiniens à Jérusalem (…) et va compliquer le conflit entre Israël et les Palestinien ».

Pour Ryad il s’agit « d’un recul dans les efforts en faveur du processus de paix et d’une violation de la position américaine historiquement neutre sur Jerusalem ».

– L’Iran prédit une « nouvelle Intifada »

Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé dans un communiqué une « provocation et une décision insensée de la part des Etats-Unis (…) qui va provoquer une nouvelle Intifada et pousser à des comportements plus radicaux et à davantage de colère et de violence ».

La décision de M. Trump est une « violation claire des résolutions internationales », a-t-il ajouté en estimant que Jérusalem était « une partie intégrante de la Palestine ».

– Jordanie: « une violation du droit international »

« La décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, et le transfert de l’ambassade des Etats-Unis vers cette ville, constitue une violation des décisions du droit international et de la charte des Nations unies », a estimé le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammed Moumenié.

– Turquie: « irresponsable »

« Nous condamnons la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU », a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.

– La Tunisie « profondément préoccupée »

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères affirme que la Tunisie est « profondément préoccupée » et dénonce « une atteinte primordiale au statut juridique et historique de la ville et une violation des décisions de l’ ONU ». « Cette décision pousse à plus de tensions et représente une provocation pour les sentiments des arabes et des musulmans ».

– La Syrie soutient « ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne »

La présidence syrienne, sur page officielle Facebook, estime que « l’avenir de Jérusalem n’est pas déterminé par un Etat ou un président mais par son histoire, sa volonté et la détermination de ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne ».

– Le Liban « rejette et dénonce cette décision »

Le Premier ministre libanais Saad Hariri « rejette et dénonce cette décision et annonce aujourd’hui sa plus totale solidarité avec le peuple palestinien ».

– L’ONU « contre toute mesure unilatérale »

Le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une « négociation directe » entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, en rappelant avoir toujours été « contre toute mesure unilatérale ». « Il n’y a pas d’alternative à la solution de deux Etats » avec « Jérusalem comme capitale d’Israël et de la Palestine ».

– L’UE « exprime sa sérieuse préoccupation »

« L’Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l’annonce aujourd’hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix », a affirmé la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

– France: « regrettable »

Le président français Emmanuel Macron a jugé « regrettable » la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël et appelé à « éviter à tout prix les violences ».

Lors d’une conférence de presse à Alger, il a rappelé « l’attachement de la France et de l’Europe à la solution de deux Etats, Israël et la Palestine vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues avec Jérusalem comme capitale des deux Etats ».

– L’Allemagne « ne soutient pas cette position »

Le gouvernement allemand « ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocier que dans le cadre d’une solution de deux Etats », a déclaré la chancelière Angela Merkel, citée dans un tweet de son porte-parole Steffen Seibert.

– Le Royaume-Uni « pas d’accord »

« Nous ne sommes pas d’accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut », a déclaré la Première ministre britannique Theresa May dans un communiqué, estimant que cette décision n’était « d’aucune aide » pour les perspectives de paix dans la région.

– Italie: le statut de Jérusalem doit être « défini dans le cadre d’un processus de paix »

« Jérusalem ville sainte, unique au monde. Son futur doit être défini dans le cadre d’un processus de paix basé sur les deux Etats, Israël et Palestine », a réagi sur Twitter du chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni.

– Le Canada appelle « au calme »

« La question du statut de Jérusalem ne peut être résolue que dans le cadre d’un règlement général du conflit israélo-palestinien », a affirmé Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères. Le gouvernement canadien, « allié indéfectible de l’Etat d’Israël », appelle l’ensemble des protagonistes au « calme ».

Donald Trump isolé sur la scène internationale après sa décision sur Jérusalem

Le président américain Donald Trump le 6 décembre 2017 à la Maison Blanche, à Washington DC.

Le président américain a reconnu mercredi soir Jérusalem comme la capitale d’Israël. Une décision en rupture avec ces prédécesseurs, qui lui a valu les critiques de plusieurs dirigeants internationaux.

  • Plumeetpinceau     Trump, c’est le type qui se balade avec une torche au milieu d’une montagne de produits inflammables. Lui, il s’en fiche, cela n’aura aucune conséquence pour lui, mais pour des milliers d’Israéliens et de Palestiniens c’est la mort assuré, à terme, sans parler de l’inévitable flambée de violence qui va doper les islamistes fous, partout sur Terre. Combien de morts aux prochains attentats en France, mister Trump?
    belin                                        Des décennies de tirs de roquettes de la part du Hamas ou du Fatah, d’attentats comme on en subit en France, ah elle est belle la diplomatie internationale !
    • MarieTheopphyle                Et alors ? C’est pour cela qu’il faut tirer un trait sur 70 ans de droit international ? Vous êtes comme les Evangélistes américains, à côté de la plaque !
    • Vanoff                                   Tout à fait d’accord. Il n’y a que les niais qui peuvent croire que des négociations peuvent venir à bout de ce problème. Des négociations il y en a depuis des décennies, elles ont permis d’engraisser des politiques de tous horizons et de tous bords. Conseils, commissions, réunions, palabres, propositions idiotes ou infaisables, visites des lieux (sauf là où les bombes tombent) restaurants, traiteurs, hôtels de luxe, plage, défraiements…~et ce sans jamais le moindre résultat! Une superbe poule aux œufs d’or pour nos magnifiques démocraties donneuses de leçons
  • billiejoe                                         Comme quoi les politiques n’ont aucune responsabilité. Ils peuvent semer la pagaille (pour ne pas être vulgaire), ils ne sont responsables ni financièrement, ni pénalement de quoi que ce soit. A quand le permis de vote?
  • clchar                                             Combien de morts à venir dans tous les camps et dans le monde suite à cette régression?
  • tazorc                     La capitale d’Israel est Tel Aviv, pourquoi changer? Pour faire plaisir aux fanatiques religieux?
    LabalanceLabalance                             Trump commence sérieusement à se mettre tout le monde à dos ; il ne pourra avoir que des actions par la force, pas de négociations.
    DracDrac                                         allez Trump !
    SaloméSalomé                                    Mais il s’en bat les kouilles des commentaires des sans kouilles…. il applique son programme…
    mm                                              Le taré est en train de ridiculiser son pauvre pays illetré
    MKKMKK                                        Et ça rabâche, et ça rabâche chez les défèques niouzes et les baveux de la désinfo ! Ceux à qui ça ne plaît pas ce sont bien les merdias du harcèlement anti-Trump.
    La trumpophobie, ça en fait dire des concetés !
    marc lmarc l                                       Trump est un fauteur de haines et de conflits tous azimuths ..
    Mais sa décision a l’avantage de clarifier les choses et de sortir de 40 années d’hypocrisie US, prétendus médiateurs alors qu’ils ont systématiquement empêché l’application des résolutions des Nations Unies et la reconnaissance de l’Etat Palestinien en multipliant leurs vetos .
    191 Etats représentés à l’ONU sont aujourd’hui unanimes à dénoncer la position des seuls Trump et Netanyahu.
    Le gouvernement Trump, sortant de fait du dialogue pour la paix, laisse fort opportunément au reste du monde et au premier chef à l’UE, le soin d’oeuvrer plus loyalement et plus efficacement pour rechercher un compromis
    LOUNCENYLOUNCENY                              Quand le châtiment divin devient inévitable, alors le peuple perd sa lucidité au point de confier son destin à un débile par qui le mal se concrétisera.
    Trump acculé de toute part, ne trouve pas mieux issue que de créer des contre-feux qui mettront davantage le monde à feu et à sang.Ainsi les enquêtes sur son élections passeront au second plan.
    bryan74bryan74                                     si tous les pays musulman ou pas sont contre trump et Netanyahou c’est qu’ il faut chercher le fauteur de trouble
    JOCELYNJOCELYN                                       je sais que çà choque en france un président qui tient ses promesses, mais c’était dans son programme et il a été élu démocratiquement avec ce programme
    FAIS LE POUR TOIFAIS LE POOUR TOI                  nos dirigeants ont pris la mauvaise habitude de baisser leur froc devant l’islamerde ALLEZ D TRUMP ,,, EN FORCE
    DeeDee                                               « Arabes et musulmans du Proche-Orient, Nations unies, ou dirigeants européens, ils sont nombreux à avoir fait part de leur désaccord »
    Trump est un formidable et puissant détecteur de khons.
    BetsssBetsss                                           erdogan ce clown qui rompt tout lien avec Israël si cette décision le dérange, pour soutenir les terros en Syrie il faisait moins de manière, les musulmans sont des traîtres entre eux les israéliens ont raison de continuer a pousser.
    Optimist                                               Oh ça lui va bien à erdogan de donner des leçons !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    ThyThy                                                Taré et inculte.
    HannibalHannibal                                       Sur le terrain ça ne changera rien : Israël occupe Jérusalem depuis 50 ans, y installe ses colonies réservées aux juifs et se soucie comme d’une guigne des résolutions de l’ONU et du droit international, avec le soutien inconditionnel des États-Unis envers et contre tous. Alors la déclaration de Trump change quoi? Elle vient après la dénonciation du traité commercial avec l’Asie, le retrait des USA de l’Accord de Paris, de l’Unesco aussi. Je ne serais pas surpris que les USA de Trump quittent aussi l’ONU, comme le Japon et l’Italie fasciste avaient quitté la SDN. L’Amérique s’enferme derrière son mur et claque la porte après un dernier bras d’honneur au reste du monde. Il est temps qu’une Europe régénérée par le départ des Anglais prenne désormais le leadership du monde libre.
    yvanyvan                                                Bravo Trump !
    ClaudeClaude                                            apprenti sorcier et pitre ou comment attiser les braises et déclencher de nouveaux conflits; mode d’emploi .les USA ne sont plus pris au sérieux avec cet énergumène
    nina5493nina5493                                        pourquoi écouter ce bouffon ? zézingage me paraît approprié !
    VivdanseVivdanse                                       ce mec est un furoncle qu’il faut crever!
    BigWomenBigWomen                                 FDP : occupe toi de ton peuple qui souffre des catastrophes naturelles .
    LobeliaroseLobeliarose                                  B.Obama , B.Clinton, et Busch..l’avaient promis… D.Trump aussi !!!!
    Depuis 1995, chaque président américain doit décider tous les six mois s’il renouvelle une clause dérogatoire à une loi votée par le Congrès, sous la présidence de Bill Clinton, prévoyant le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.
    Edin                                                       On disait la même chose sur Macron

    A propos Macron on disait la même chose, pas de cohérence dans ses propositions politiques, floue, etc. , etc. , mais finalement chez Macron, « tout est bien », « c’est permis », « c’est accepté », « il sait ce qu’il fait », « tout va bien »…                                  Majorons                                                Il n’a qu’une ambition

    Et malheureusement, pour nous tous car je croix qu’il souhaite la 3 ième guerre mondiale.

Arrêtez votre cirque!

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ie29Les cirques avec animaux sauvages bannis des villes

Sous la pression des militants animalistes, les municipalités refusent de plus en plus d’accueillir les chapiteaux.

LE MONDE Audrey Garric

Lions dressés pour des spectacles de cirque, dans le Lot, en 2012.

« Artistes à quatre pattes » pour les uns, « êtres emprisonnés et brisés » pour les autres. Les éléphants assis sur des tabourets et les tigres traversant des cerceaux de feu vont-ils déserter les chapiteaux ? La question est posée, tant le mouvement contre la présence d’animaux sauvages dans les cirques prend de l’ampleur. La fronde menée par les associations animalistes bouscule les établissements traditionnels, Bouglione, Pinder ou Gruss, forcés d’organiser la riposte.

La situation est si tendue entre les deux camps que le gouvernement doit créer dans les jours qui viennent, par décret, une commission consultative interministérielle afin d’organiser une concertation permanente entre les cirques, les ministères concernés (culture, intérieur, transition écologique, agriculture) et les élus. « Il s’agira de régler différents problèmes, notamment celui des communes qui ne veulent plus accueillir les cirques avec animaux à cause des pressions des animalistes », indique Pascal Faton, rapporteur de la mission interministérielle sur les cirques et forains, qui a rendu son rapport en juin.

Sous l’impulsion des ONG, mais aussi d’une opinion publique toujours plus sensible à la cause animale, une soixantaine de villes françaises ont signé des arrêtés municipaux interdisant les cirques d’animaux sauvages ou domestiques, comme Bastia, jeudi, ou Six-Fours-les-Plages (Var), il y a un mois. En réalité, ce chiffre, bien qu’en augmentation constante, est largement sous-estimé.

Interdiction totale dans 27 pays« Beaucoup de communes ne prennent pas d’arrêté car elles ne veulent pas d’ennuis avec les cirques. Elles trouvent donc des prétextes pour les refuser, comme par exemple affirmer qu’il n’y a plus de terrains disponibles », indique Franck Schrafstetter, le président de l’ONG Code animal, qui lutte contre les cirques. « Les cirques essuient environ 90 % de refus de la part des communes lorsqu’ils font une demande…

La longue liste des accidents impliquant des animaux de cirque

La longue liste des accidents impliquant des animaux de cirque
Vickie, une éléphante de 42 ans, ne retournera plus dans un cirque. Ainsi en a décidé le tribunal de Melun (Seine-et-Marne) en 2006

Alors qu’un tigre échappé d’un cirque a été abattu vendredi en plein Paris, l’association Code animal recense une quarantaine d’accidents impliquant des animaux sauvages depuis une vingtaine d’années en France.

L’évasion et la mort d’un tigre appartenant à un cirque, vendredi à Paris, est loin d’être le premier accident de ce type en France. L’association Code animal, qui milite contre la captivité des animaux sauvages dans les cirques, les zoos ou chez les particuliers, a recensé une quarantaine d’accidents, plus ou moins graves, impliquant des animaux de cirque depuis la fin des années 1990. D’après cette liste, quatre personnes sont mortes des suites d’une attaque par un animal de cirque. Mais ce recensement est loin d’être exhaustif, car il ne rapporte pas les incidents des années 1970 et 1980.

« En etudiant cette liste, on se rend compte que les accidents graves (blessure ou mort) en lien avec la présence d’animaux sauvages dans les cirques sont loin d’être anecdotiques, souligne Franck Schrafstetter, président de Code animal. Sans même parler de la nécessité pour notre gouvernement aujourd’hui de se pencher sérieusement sur le respect du bien être animal, il est de sa responsabilité de prendre les mesures adéquates pour protéger la population, en l’occurrence interdire la présence d’animaux sauvages dans les cirques ».

De leur côté, les animaux de cirque sont victimes de blessures – voire tués – lors de leur évasion. Les cas de dromadaires, chameaux, hippopotames, lamas et autres zèbres en fuite sont très nombreux. Parfois, ce sont des animaux très dangereux, tels que les éléphants, les lions ou les tigres, qui sortent de leur enclos. Des épisodes qui créent de la panique et débouchent la plupart du temps sur la mort de l’animal. Voici les cas les plus graves survenus ces dernières années et compilés par l’association.

Plusieurs personnes tuées

Septembre 2013. Un homme de 84 ans meurt suite à un coup de trompe de l’éléphante Samba, sortie de l’enclos du cirque International cirque d’Europe à Lizy-sur-Ourcq (Seine-et-Marne).

Septembre 2001. Le réalisateur et metteur en scène Claude Santelli, 78 ans, est violemment jeté au sol par une éléphant sur la piste du cirque Alexis Gruss dans le bois de Boulogne. Il décède trois mois plus tard. Il mettait la dernière touche à son prochain spectacle, une sorte d’opéra-cirque sur le thème de «la Flûte enchantée » de Mozart.­

Avril 1996. A Carpentras (Vaucluse), un éléphant tue son dresseur en le projetant contre le mur.

Avril 1964. Lors du passage du cirque Amar à Châteaudun (Eure-et-Loir), trois éléphants, vraisemblablement énervés par les bruits d’un boulodrome tout proche, rompent leurs chaînes et s’échappent dans la rue, semant la panique et tuant un enfant de quatre ans.

Des enfants et des adultes blessés

Mai 2017. Un lion du cirque Buffalo Circus attaque son dompteur Steeve Loberot à Doullens (Somme). Le dompteur doit subir une lourde opération.

Avril 2015. Un enfant est mordu par un babouin de la ménagerie du cirque Olympia à Poisy (Haute-Savoie). Il est contraint de suivre un traitement contre la rage.

Août 2014. Un bébé de quatre mois est mordu à la tête par un dromadaire à Megève (Haute-Savoie). L’enfant souffre de fractures.

Juillet 2014. Une fillette de 16 mois est griffée par un lion à Ouistreham (Calvados).

Février 2012. Un enfant de 12 ans est sévèrement griffé et mordu par un tigre du Bengale appartenant au cirque Landri à Nissan-lez-Ensérune (Hérault).

Février 2012. Un homme, ivre, franchit les barrières de sécurité d’un cirque Zavatta installé à Mandelieu (Var), et se fait sectionner un doigt par tigre.

Février 2007. Une petite fille de 5 ans est mordue par un dromadaire de la ménagerie du cirque « la piste aux étoiles » à Gigean (Hérault), lui causant plusieurs fractures au bras.

Juin 2006. Un homme de 50 ans est piétiné par un éléphant d’Asie d’un cirque installé à Sorgues (Vaucluse).

Novembre 1998. Un ours du cirque de Laponie s’échappe de la piste, un enfant est blessé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

De nombreuses bêtes blessées et tuées

Novembre 2000. Cinq éléphants effrayés par le klaxon d’une voiture à Lyon causent des accidents impliquant six voitures.

Juin 2000. Un couple de lions s’évade du cirque Muller à Molsheim (Bas-Rhin). La lionne qui trouve refuge dans la cour d’un lycée est capturé. Le mâle, ayant effrayé plusieurs voyageurs sur le quai de la gare, est abattu. Un cheval effrayé par les fauves meurt d’une crise cardiaque.

1999. Philibert, un macaque du cirque Muller s’échappe pendant 4 jours. Des joggeurs le retrouvent coincé par la chaîne métallique qu’il traînait.

1999. Une girafe détenue dans le cirque Arlette Gruss meurt d’un arrêt cardiaque suite à un accident sur l’autoroute A41.

Paris: Vers la fin des cirques avec des animaux sauvages dans la capitale?

SOCIETE Après quinze ans d’activité à la porte d’Aubervilliers (19e), le cirque Bormann Moreno va s’installer en décembre dans le 15e arrondissement, avec ses animaux sauvages…

Romain Lescurieux

Un tigre en cage

Un tigre en cage — RONALDO SCHEMIDT / AFP

  • Le groupe écologiste de Paris a voté contre la délibération sur les conditions d’occupation du terrain par le cirque Bormann Moreno dans le 15e
  • Les Verts s’opposent à l’utilisation d’animaux sauvages dans ces cirques

Un déménagement qui relancele débat. Lors du Conseil de Paris qui s’est déroulé en juin dernier, une délibération définissant les conditions d’occupation du cirque Bormann Moreno – qui doit ouvrir ses portes en décemebre Square Carlo-Sarrabezolles (15e) après quinze ans d’activité dans le 19e – a été votée à l’unanimité… sauf par  le groupe écologiste de Paris (GEP) qui s’est, lui, prononcer contre.

>> A lire aussi : VIDEO. Paris: Un tigre abattu après s’être échappé d’un cirque, son propriétaire en garde à vue

Si les Verts ne s’opposent pas à ce cirque en lui-même, ils refusent en revanche dans ces espaces la présence d’animaux sauvages : tigres, chameaux, dromadaires, lamas et autres zèbres.

« Il s’agit de souffrance animale »

« Nous souhaitons l’arrêt de l’utilisation des animaux sauvages à des fins récréatives. Car en réalité, il s’agit de souffrance animale », explique à 20 Minutes, David Belliard, coprésident du groupe. Alors que le cirque Joseph Bouglione a récemment mis un terme aux spectacles avec des animaux et que chaque année à l’approche de l’été, des maires prennent des arrêtés pour interdire la détention d’animaux sauvages sur le territoire de leur commune, les Verts préconisent de « changer le modèle du cirque » dans la capitale. « Nous sommes favorables à cette activité foraine mais sans les animaux sauvages », martèle David Belliard.

>> A lire aussi : Un maire du Var veut interdire sur sa commune un cirque détenant des animaux sauvages

Surtout, les Verts, auraient souhaité que la mairie « attende » les conclusions d’une mission sur le sujet, pour présenter une telle délibération. « En septembre dernier, nous avons obtenula mise en place d’une mission “animaux”, qui rendra ses conclusions à l’automne prochain. Nous aurions donc souhaité que la ville attende les préconisations de cette mission avant de passer de nouvelles conventions avec des cirques utilisant des animaux sauvages », note le groupe, qui souhaite a minima un cadre pour ce débat.

« C’est comme partout, il y a des bons et des pourritures »

Du côté du cirque Bormann, on dit ne pas se sentir visés. « Nos animaux sont comme nos bébés. Nous sommes investis à 100 % sur leur bien-être », s’exclame auprès de 20 Minutes, Alexandra Bormann. Elle et son mari Eric Bormann, qui dirigent aujourd’hui cette entreprise familiale, déplorent un amalgame et un « dialogue de sourds ». « Ils veulent juste nous éradiquer. Mais c’est comme partout, dans le monde du cirque comme chez les hommes politiques, il y a des bons et des pourritures », affirme Eric Bormann.

En 2012, ce dernier a été nommé membre de la Commission nationale consultative pour « la faune sauvage captive » au sein du ministère de l’Environnement où il siège « pour la délivrance des certificats de capacité à posséder un animal protégé par l’annexe I de la convention de Washington ».

>> A lire aussi : Le cirque Joseph Bouglione arrête les numéros avec des animaux

Dans ce sens, il rappelle que les cirques sont régis selon l’arrêté du 18 mars 2011, fixant « les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants » notamment sur la grandeur des cages, la présence d’« espaces de détente » ou encore la connaissance des animaux. « Il faut sanctionner ceux qui ne sont pas en règle. Nous, nous le sommes », conclut Eric Bormann.

Présent depuis 35 ans dans la capitale, le cirque Bormann Moreno tient à se féliciter du futur déménagement dans le 15e arrondissement, notamment pour « continuer de parler et d’échanger avec les gens » qui ont souvent, selon Alexandre Bormann, « des a priori » sur le monde du cirque

Tigre abattu à Paris : le propriétaire en garde à vue, les associations s’insurgent

Le Nouvel Observateur – LocalNewsRSS
L’animal de 200 kilos a été tué au fusil à pompe après s’être échappé d’un cirque.

© Un tigre dans un zoo chinois, en août 2017. Photo d’illustration. (NICOLAS ASFOURI / AFP)Un tigre de 200 kg s’est échappé d’un cirque vendredi en fin d’après-midi dans le sud-ouest de Paris avant d’être abattu par son propriétaire, qui a ensuite été placé en garde à vue. La mort de l’animal a déclenché la colère des associations de protection des animaux, qui s’opposent à leur enfermement dans des cirques.

Les pompiers avaient été appelés peu avant 18 heures par des particuliers ayant aperçu le félin errer dans le XVe arrondissement. Par mesure de sécurité, le trafic avait été interrompu par la RATP sur la ligne T3a du tramway durant environ une demi-heure. Vers 18h30, la Préfecture de police a appelé sur Twitter à ne pas relayer de fausses informations et déclare que « le danger est écarté ».

Le cirque Bormann Moreno duquel s’est échappé l’animal venait de s’installer dans le XVe arrondissement de la capitale et prévoyait d’ouvrir ses portes au public le 3 décembre.

Trois balles de fusil à pompe

Le tigre, âgé de deux ans, a été tué de trois balles de fusil à pompe, précise « le Parisien ». Son corps de l’animal devra être repris par le cirque ou transporté dans une clinique pour qu’une autopsie soit pratiquée, a précisé le porte-parole des pompiers.

« Le propriétaire était sous le choc. Lorsque nous sommes arrivés, le tigre de 200 kg était déja mort », a indiqué à l’AFP un porte-parole des pompiers, le capitaine Valérian Fuet. L’animal a été abattu « dans une allée […], il n’était pas en pleine rue, il n’y avait pas de passants », a-t-il ajouté.

Selon une source policière, le propriétaire a été placé en garde à vue dans la foulée. Une enquête a été ouverte.

Les associations scandalisées

La fondation Brigitte Bardot s’est dite « scandalisée par l’abattage du tigre » et a appelé le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot à interdire l’exploitation des animaux dans les cirques. Dans un communiqué, elle écrit :

« C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de victimes humaines cette fois, il faut réagir immédiatement et bannir cette exploitation de l’animal sauvage réduit à l’esclavage. »

L’association de défense des animaux One voice a annoncé vendredi soir son intention de déposer plainte. Elle demande : « Le tigre a été abattu en plein Paris, lieu de vie classique chez les fauves. Et les animaux sont en sécurité dans les cirques ?! »

« Il est temps pour la France de mettre fin à cette exploitation commerciale d’animaux sauvages qui génère une intolérable maltraitance », a pour sa part estimé la SPA.

Même son de cloche du côté de l’association L214, qui demande l’interdiction de la présence d’animaux dans les cirques. « Anne Hidalgo [maire de Paris, NDLR], qu’attend Paris pour entendre notre appel et donner l’exemple ? », demande l’association, qui rappelle que « de nombreux pays européens se sont positionnés en faveur des cirques sans animaux ».

Le maire LR du XVe arrondissement de Paris Philippe Goujon a estimé que l’ouverture du cirque Bormann ne « peut être envisagée dans ces conditions », et évoqué l’existence d’un « vrai sujet sur la sécurité des cirques », précise « le Parisien.

Pour des cirques sans animaux sauvages

A l’attention du président de la Commission Européenne,

A l’attention du ministre français de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire,

Ours haltérophiles, éléphants acrobates, tigres cascadeurs, singes cyclistes… Il n’est pas dans la nature de l’animal de faire des numéros de clowns et le public est encore loin de s’imaginer les techniques qui sont utilisées pour amener un animal à exécuter un ordre demandé. Enfermés dans des cages souvent trop petites pour répondre à leurs besoins physiologiques et n’ayant plus aucun lien avec leurs congénères, les animaux sauvages dans les cirques sont condamnés à la prison à vie.

« En signant cette pétition, je vous demande, avec la Fondation 30 Millions d’Amis, de prendre instamment toutes mesures permettant l’interdiction progressive de l’exhibition des animaux sauvages dans les spectacles itinérants. Ces spectacles imposent -par définition -à ces animaux, des conditions de vie totalement incompatibles avec la satisfaction de l’ensemble de leurs expressions comportementales.»

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Vos réactions

simonejgaggrmn                   Eh oui, ces animaux que l’on dit sauvages sont faits pour vivre en liberté, pas enfermés dans des cages. C’est une honte à notre époque d’être encore à s’amuser de voir des spectacles avec des pauvres bêtes.

ness                                        J’ai l’impression qu' »animaliste » est devenu une sorte d’insulte pour montrer du doigt les personnes sensibles aux conditions de vie plus que douteuses des animaux dans ces cirques. Et du coup on tente encore de cliver la société entre pro et anti et surtout de faire passer ceux qui considèrent que les animaux sont des êtres vivants doués d’un minimum de sensibilité pour de dangereux extrémistes.

Le sceptique                          A titre personnel, je ne suis pas fan des animaux en cage, cirque ou zoo, cela m’ennuie et c’est triste. Mais je constate qu’encore et toujours, une certaine écologie ne peut exister sans l’interdit. C’est tout ou rien, il ne s’agit pas d’avoir sa conviction (ici sur le statut de l’animal), il faudrait encore que tout le monde partage cette conviction de force. Je suis définitivement allergique à ce genre de mentalité sectaire, aux idéologies qui les véhiculent et aux humains qui les expriment.

Trollo                                      Faut être sacrément pervers pour excuser son incapacité à l’empathie en recourant au paravent d’un prétendu « sectarisme » écolo ! Le grand bon Dieu Vert s’en fiche bien que vous soyez touché ou pas par des animaux en cage, jetez-la donc par-dessus les moulins , votre morne culpabilité « ennuyée »!

le sceptique                        J’ai une sensibilité à l’animal supérieure à la moyenne de ma population, mais je ne supporte pas les intolérants, qui sont une forme dégradée d’un animal particulier, Homo sapiens.

Moimeme                                                                                                                                                @le sceptique                    Les 27 pays qui ont déjà interdit les cirques animaliers,parmi lesquels l’Autriche,la Belgique, la Grèce, ….,la Slovaquie et la Suède, sont dirigés par de dangereux écologistes? Des dictatures sans nom? Votre raisonnement est abracadabrantesque.C’est une question de civilisation et de valeurs.Comme un taureau dans une arène,vous vous ruez aveuglement sur tout chiffon vert qui s’agite.Votre raisonnement s’applique au harcélement sexuel?

grands singes               Il y a cirque et cirque : la présence des animaux est toujours un crève coeur même dans les yeux des enfants, alors qu’ils brillent avec les clowns, les jongleurs et les trapézistes… Ceux qui défendent l’usage (oui c’est le mot) des animaux n’ont pas compris que nous avons changé de siècle (de millénaire même) sur ce thème notamment. J’appelle cela d’un beau mot : le PROGRES

L’anti-madeleine             Ne suis allé qu’une seule fois chez Pinder voici plus de cinquante ans pour n’en garder que deux impressions : horreur du vide en haut des gradins et puanteur tenace dans les allées de la ménagerie aux énormes barreaux, double traumatisme qui m’a définitivement vacciné contre La Piste aux étoiles du jeudi après-midi, et ses ectoplasmiques Messieurs Loyaux nommés Roger Lansac et Guy Lux; par synecdoque, la simple vue de Drucker aujourd’hui me ramène à cette sinistre et cauchemardesque après-midi !

On me la fait pas               Et si on établit une convention collective, c’est bon ?

FrankFrank                          les gens s’en prennent à la facilité aux cirques est ce qu’ils vont contester ce qui se passe dans les abattoirs, les viandes des grandes surface pendant les fêtes où chacun aura son dinde dans l’assiette ou du gibier attaché aux devantures des boucheries par les pattes, aux escargots où les gens les arrosent de bière et de sel pour les tuer, les moutons égorgés, les fermes usines où la nourriture pour animaux est toxique, les antibiotiques à outrance pour toutes les filières animales
1 femme tous les 3 jours meurt des coup donnés par leurs conjoints, 70 000 prisonniers en France, la violence faite aux enfants ce sont les hommes qu ils les font la violence faite a la nature les delits autoroutiers aux animaux ce sont les chasseurs
MOLLYMOLLY                       OUI interdiction des animaux dans les cirques
  • Rokambol                  Y a longtemps que les animaux dans les cirques auraient du être interdits. De plus les numéros de dressage sont insipides et ennuyeux. Le monde du cirque ceux sont les clowns, les acrobates, les magiciens et autres amuseurs. 
  • jamaissansmoi          Bientôt nous aussi on va disparaitre, à tourner en rond dans nos petits mètres carrés et à bouffer low cost le nez collé à nos écrans……. 
  • jamaissansmoi          Il n’y a plus besoin d’aller au cirque, il suffit de regarder la télé. 
  • mic89                          Il ne faut pas s’arrêter au animaux sauvages mais à tous du cheval en passant par les chiens les chats, on n’obtient ce qu’on voit pas de coups, de la maltraitance, on donne le nom d’animal domestique, qu’a ceux qu’on prend pour des esclaves, vous avez essayez un jour de dresser un chat par exemple? vous ne pouvez que lui donner une boite pour ses besoins dans la mesure ou elle est propre, de manger dans un récipient, et puis c’est tout, si il a envie de faire ses griffes sur votre canapé ou autre vous pourrez crier dessus, il y reviendra, pourquoi le jockey ont une cravache pour la photo, un tigre en cage c’est pas un animal sauvage, c’est un esclave, même les zoos devraient ne plus avoir de droit de conserver ces animaux, ils ont juste besoin d’espace, de liberté, le respect c’est pour les propriétaires des réserves ou vivent ces animaux pas les directeurs de zoos, ou de cirques ou tout autres merde qui en font un commerce, on fait du fric avec de la maltraitance, je vous chie dessus 
  • BoZobi                         moi je dis que garder des écolos dans les villes c’est de la souffrance animale et qu’il faudrait les lâcher dans leur habitat naturel qu’est la jungle, en pleine vrai nature, pour cohabiter avec leurs amis les tigres, éléphants et consorts et tout le monde sera heureux ! 
  • fred2812                    Embêtant, depuis l’article , un de leurs tigres s’est échappé et a été abattu par les propriétaires, en plein XV eme!

Indépendants…nous voilà!

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u20« Ha ha, enfin on vous a eus! », les agents du RSI victimes de la fin du régime

L'Assemblée a voté cette nuit la suppression du RSI, à partir du 1er janvier 2018. Depuis cette fin programmée, les incivilités vis-à-vis des agents du régime social des indépendants ont augmenté, comme à Lille. (photo d'illustration).

L’Assemblée a voté cette nuit la suppression du RSI, à partir du 1er janvier 2018. Depuis cette fin programmée, les incivilités vis-à-vis des agents du régime social des indépendants ont augmenté, comme à Lille. (photo d’illustration).        Getty Images/Hero Images

L’Assemblée a voté cette nuit la fin du RSI au 1er janvier 2018. En attendant, les salariés des caisses gèrent les dossiers au mieux, dans un climat délétère. Reportage à Lille.

Continuer son travail quotidien en sachant que tout, ou presque, va changer. C’est le défi auquel sont soumis les salariés du RSI. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PFLSS) pour 2018, débattu à l’Assemblée depuis le 24 octobre, acte la disparition du régime social des indépendants pour le 1er janvier 2018.

« Vous aussi vous allez connaître Pôle emploi »

Cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron confirmée au mois de juin a eu de drôles de conséquences. « L’annonce politique a eu pour effet de libérer une parole. Certains nous disent: « Ha ha, enfin on vous a eus! » ou « Vous aussi vous allez savoir ce que c’est que d’être à Pôle emploi«  », raconte Patrick Davigo, directeur de la caisse Nord-Pas-de-Calais. Un constat corroboré par les propos du médiateur national du RSI, Jean-Philippe Naudon, qui assure avoir reçu de nombreux signalements d’une « hausse des incivilités » ces dernières semaines. Certains assurés, en guerre contre le régime, auraient ainsi le sentiment de tenir, là, une forme de revanche…

LIRE AUSSI >> Les indépendants au RSI sont-ils vraiment moins bien lotis que les salariés?

Le RSI ne comptabilise pas les insultes ou les crises et ne peut donc pas chiffrer précisément cette augmentation mais la tension fait partie du quotidien des agents, qui doivent faire avec. « On réagit systématiquement quand quelqu’un tient des propos racistes ou sexistes, en faisant un rappel écrit aux assurés, mais ça ne va jamais plus loin, commente Patrick Davigo. En fait, jusqu’à l’agression physique, les agents ne disent trop rien. Ils continuent, ils traitent le dossier en s’efforçant au maximum de comprendre les raisons de cette agressivité. »

LIRE AUSSI >> RSI: « C’est fini, je ne serai pas ta pute »

Sophie, conseillère en protection sociale depuis deux ans a l’habitude de se déplacer pour aller à la rencontre d’artisans et de commerçants qui sollicitent un rendez-vous personnalisé. En juillet dernier, l’une de ses entrevues s’est très mal déroulée. « Je suis habituée aux noms d’oiseaux, raconte-elle. beaucoup considèrent que nous incarnons une forme de système contre lequel ils sont très remontés. Mais là, pour un problème de de cotisations minimales non réglées, l’assuré a explosé et levé son bras comme pour me frapper. » Un geste de trop pour la jeune femme, qui a décidé de porter plainte.

« Le RSI sera toujours ouvert le 2 janvier »

La violence, au moins verbale, serait donc un corollaire du métier. Mais elle exerce sur les salariés de la caisse une pression insidieuse, exacerbée par le contexte actuel. Entre une « mort » imminente annoncée et l’obligation de poursuivre la mission de service public qui leur incombe, les agents se débattent de plus en plus. « Nous avons une liste d’arguments, des éléments de langage, disons, que nous déroulons aux assurés afin de les rassurer et de leur fournir le maximum d’informations possibles, assure Pierre-Laurent Sedillot, responsable de la caisse de Lille. La première chose qu’on leur répète, c’est qu’on sera bien ouverts le 2 janvier. »

REOPRTAGE >> Un après-midi ordinaire au RSI: « Votre dette, monsieur, s’élève à 160 000 euros »

Quatre étages au-dessus de l’accueil, là où se situe la plateforme téléphonique, la question revient aussi très fréquemment. Si les agents n’ont pas de contact physique avec les indépendants, ils discutent avec eux au téléphone. « Mais non Madame, rassurez-vous, on ne va pas disparaître du jour au lendemain et votre dossier n’ira pas à la poubelle », répond en souriant une salariée. Ici, 25 agents traitent une soixantaine d’appels quotidiens. Demandes de délais de paiement ou d’explications sur les cotisations émanant de toute la France ou questions précises sur les prestations de la part d’assurés de la région Nord-Pas-de-Calais: la palette est très large.

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Christelle, en poste depuis plus d’un an, constate elle aussi une multiplication des interrogations sur le sort du RSI ces derniers temps. « Il y a deux types de personnes: celles qui se réjouissent de cette disparition et pensent qu’elle signifie la fin des cotisations et celles qui ne souhaitaient pas forcément la suppression définitive du régime et s’inquiètent de l’avenir. » Aux deux, elle répond invariablement la même chose: la protection sociale va se poursuivre et les dossiers seront toujours traités.

« On supprime quelque chose qui marchait de mieux en mieux »

La date butoir du 1er janvier 2018 ne constitue qu’une première, mais très symbolique étape. Le RSI comme entité juridique autonome va disparaître et changer de nom pour s’appeler Sécurité sociale des indépendants. Il ne sera plus qu’une caisse déléguée provisoire. Le PLFSS 2018 prévoit une phase transitoire de deux ans durant lesquels la migration des dossiers et des équipes vers les différentes caisses* dédiées du régime général doit s’opérer.

LIRE AUSSI >> Suppression du RSI: « Un timing aussi serré est une folie »

« J’aime l’approche généraliste de ce métier, le fait de pouvoir envisager la maladie, la retraite et le paiement des cotisations d »un seul coup. Qu’est-ce qu’il va falloir faire après ? Pourra-t-on encore se déplacer dans la région à la rencontre des indépendants? J’ai l’impression qu’on supprime quelque chose qui marchait de mieux en mieux », se désole Audrey.

« Tout se tient dans un dossier, complète Marion Naudin, à la tête du service réclamations. Le versement des prestations maladie, par exemple, ne peut fonctionner que si l’assuré est à jour de cotisations. Un grain de sable et la machine peut se gripper. Je connais les problématiques spécifiques des indépendants et je fais tout pour traiter les dossiers des assurés de façon globale. »

LIRE AUSSI >> Maladie, carence, maternité, trois changements du RSI qui ont pu vous échapper

« Salut bande de trous du cul »

Réceptacle de toutes les colères et frustrations, ce service sert de vigie. Certains courriels ou lettres commencent par « Salut bande de trous du cul » (sic), pourtant, les quatre personnes affectées à ce service y répondent systématiquement. « Depuis quelques mois, beaucoup d’indépendants s’adressent directement au président de la République en envoyant du courrier à l’Elysée, qui nous le transfère », commente Audrey Angelofranchi, directrice adjointe du RSI Picardie et Nord-Pas-De-Calais.

LIRE AUSSI >> Les indépendants au RSI sont-ils vraiment moins bien lotis que les salariés?

Comment se passeront les mois à venir? Difficile à dire pour le moment. « Notre crainte, c’est que le guichet dédié qu’est le RSI ne soit pas conservé. Qu’il n’y ait pas de guichet dédié unique et centralisé mais une file spéciale indépendants dans chacune des caisses du régime général. Impossible dès lors d’avoir une vue d’ensemble de la situation et de permettre à l’assuré de comprendre pourquoi on lui « pique » 50% de son revenu, conclue Patrick Davigo. Et le risque majeur, c’est que les assurés soient baladés et renvoyés d’une caisse à l’autre. » Une configuration qui risquerait, dès lors, de provoquer d’autres réactions explosives…

*Une file spéciale « indépendants » devrait être conservée au sein des trois organismes du régime général traitant la maladie (CNAMTS, CPAM), la retraite (CARSATT) et le recouvrement des cotisations (URSSAF).

AnaylAnayl                                     « L’article, inclus dans le projet de budget de la Sécurité sociale, a été voté par 80 voix contre 15 et 9 abstentions, après avoir été modifié à la marge en séance. » c’est fou ce que ça bosse à l’Assemblée ! Ils sont 577 !
Noël DUBOISNoël DUBOIS                       La seule règle valable: RÉGIME GÉNÉRAL POUR TOUT LE MONDE, y compris pour le Président de la République!

Le reste = bla bla bla…

glaburtinglaburtin                             Et oui ….oû sont les autres pour voter « une réforme majeure du quinquennat »,
vikingviking                                   MAIS qui est la contre -partie car je suis concerné!!
Siergiej MSiergiej                                – Ah , l’incontournable « madame » Levy des 11 vaccins . -On n’est pas la « cousine » de Lolo le sanguin pour rien.
SENSESENSE                                  Progressive??????
DeeDee                                        Marrant tous ces députés qui critiquent alors qu’ils regardaient ailleurs quand leurs amis étaient aux affaires.
AlexandreAlexandre                            Et durant toutes ces années ils étaient où? pourquoi pas avant et pourquoi maintenant, qu’y a t il de nouveau qui permette de penser que ca va marcher désormais?
ZackZack                                     Mouloud a eu peur !! Au début, il a cru qu’on supprimait le RSA qui lui sert à financer ses cousins muzzs barbus partis massacrer des innocents en syrie au nom d’allah…
ABCDABCD                                   Au moins, sur cet article, on ne retrouve pas les glandeurs-chomeurs de martine S, christelle, toto, olivier et la cohorte de faignants du pays!
Eux ne cotisent a rien mais touchent de partout….

arnaudpatrick                                          le point est important. Pourtant il n’y avait que 104 députés présents… rien ne change sous le soleil de notre politique.

« Airbus a repris la main

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Airbus et Bombardier main dans la main face à Boeing

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le groupe Bombardier est canadien / © Maxppp Valda Kalnina

Airbus prend une participation majoritaire dans le programme C-Series du canadien Bombardier. Ce rapprochement sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit de lundi à mardi, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des Etats-Unis.

 

Par MP + AFP

Boeing vit mal cette alliance
Les Etats-Unis ont imposé des droits préliminaires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%.
Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.
Interrogé par l’AFP, un responsable de Boeing a indiqué que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l’Etat pour contourner » les récentes décisions américaines d’imposer des droits compensatoires et antidumping à la Cseries.

Pas d’argent mais de la force commerciale
Airbus concrétise son investissement dans la CSeries sans injecter d’argent frais dans le programme, mettant plutôt à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui va permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.
« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le PDG d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

Airbus : met la main sur les avions CSeries de Bombardier

Airbus va prendre une participation majoritaire dans le programme d’avions de ligne CSeries de Bombardier, ont annoncé mardi les deux constructeurs aéronautiques.

L’avionneur européen juge que cet appareil de 100 à 150 sièges est fortement complémentaire avec son portefeuille existant de monocouloirs, davantage tourné vers des capacités plus importantes de 150 à 240 places.

« Le marché du monocouloir est un moteur essentiel de croissance, représentant 70% de la future demande estimée pour les avions », souligne Airbus dans un communiqué.

Une fois la transaction conclue, Airbus disposera d’une participation de 50,01% dans le programme tandis que Bombardier et la province du Québec conserveront respectivement environ 31% et 19%. (Bertrand Boucey pour le service français)

(Crédits : Reuters)
Airbus va prendre une participation majoritaire dans le programme d’avions de ligne CSeries de Bombardier.

Coup de tonnerre dans le secteur aéronautique. Secoué par les affaires de corruption, Airbus n’en garde pas moins les yeux rivés sur le « business » et signe un coup de maître en annonçant prendre une participation majoritaire dans le programme C-Series du constructeur ferroviaire et aéronautique canadien Bombardier, un programme lancé en 2008 dans l’espoir de permettre au constructeur d’avions d’affaires et d’avions régionaux d’entrer sur le marché des avions de plus de 100 places et de défier Airbus et Boeing sur leur avions d’entrée de gamme (A319, B737-700).

Avec ce partenariat, Airbus va bénéficier d’une famille d’avions allant de 110 à 149 sièges (voire 160 en version monoclasse), complémentaire avec ses A320 et A321 (150-220 sièges environ) et en ligne avec sa stratégie de se focaliser sur des avions plus gros, notamment sur le marché du 220-260 sièges si d’aventure Boeing lançait un avion d’une telle capacité. Certes, l’A319 (120-150 sièges) risque de faire les frais de ce partenariat avec Bombardier, mais comme le rappelle Tom Enders, le directeur général d’Airbus Group, il n’a pas enregistré de ventes depuis 2012.

Conflit avec les Etats-Unis

Tout comme Airbus, mais pour des raisons différentes, Bombardier est lui aussi secoué par une affaire d’envergure puisqu’il est au centre d’un conflit entre les Etats-Unis et le Canada depuis que Washington a décidé d’imposer des taxes de 300% aux appareils C-Series sous la pression de Boeing qui estime que l’avion canadien a réussi à se placer chez Delta grâce à des prix cassés liés aux subventions que reçoit le constructeur canadien. Boeing aura désormais doublement raison de s’inquiéter.

Une ligne d’assemblage de C-Series à Mobile

Une fois la transaction conclue, Airbus disposera d’une participation de 50,01% dans le programme tandis que Bombardier et la province du Québec conserveront respectivement environ 31% et 19%. Si aucune contribution en cash n’est prévue de la part des partenaires lors de la conclusion de la transaction, l’accord donne à Airbus le droit d’acquérir à l’avenir 100 millions d’actions Bombardier de classe B. Le siège du programme et la ligne d’assemblage primaire resteront basés à Québec, au Canada. Une seconde ligne d’assemblage de C-Series sera établie à Mobile, en Alabama (au sud des Etats-Unis), où, depuis deux ans, Airbus assemble des A320.

L’accord est bénéfique aux deux parties.

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le président exécutif d’Airbus, Tom Enders. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme. »

Le C-Series bénéficiera de la force commerciale d’Airbus

Airbus apportera  en effet au programme C-Series sa puissance commerciale son expertise en matière d’achats, de ventes et marketing et de service clients, soulignent les deux groupes. Cet aspect est fondamental et a de quoi inquiéter Boeing. Car Airbus va proposer en entrée de gamme un avion très compétitif qui aura d’autant plus de chance de se vendre qu’il serait présenté aux compagnies aériennes sous l’étiquette Airbus, alors que Boeing n’a pas trop d’option sur ce marché. Considéré comme un très bon avion par un grand nombre de spécialistes de l’aviation, le C-Series n’a pas rencontré néanmoins le succès espéré. La faute notamment à Airbus et à son directeur commercial John Leahy qui, en lançant en 2010 la remotorisation de la famille A320 (Neo), a tué dans l’œuf les velléités canadiennes. La faute aussi à des problèmes d’industrialisation et de motorisation qui n’ont pas incité les clients à passer commande. Lancé commercialement en 2004 et mis en production dès 2008, il a été livré à son premier client, la compagnie Swiss, à l’été 2016. La mise en ligne de l’appareil semble bien se passer et la direction de Bombardier estime que l’intérêt pour le C-Series ne cesse de grandir. Signe d’une volonté de rebondir, le constructeur canadien avait ces derniers mois musclé son équipe commerciale en recrutant des anciens vendeurs d’Airbus. Et des commandes comme celle de Delta ont apporté un bol d’air au programme. A fin juin, le C-Series comptait 360 commandes.

Une issue salvatrice pour Bombardier

Pour Bombardier, l’issue est néanmoins salvatrice. Après les déboires rencontrés dans l’industrialisation du programme (lequel a dérapé de deux ans avec des coûts de développement presque doublés, à 5,4 milliards de dollars), le groupe s’est retrouvé en difficulté financière et ne pouvait pas vivre bien longtemps avec le 1,5 milliard de dollars canadiens accordé fin 2015 par le gouvernement du Quebec. La direction entend en effet arriver à l’équilibre de la production unitaire qu’à partir de 2020.

« Nous sommes très heureux d’accueillir Airbus dans le programme C-Series », a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier. « Airbus est le partenaire parfait pour nous, Québec et Canada ».

Airbus (mais aussi Boeing) avait déjà regardé une telle coopération en 2016 mais le dossier ne faisait pas l’unanimité à l’époque chez Airbus Group, qui sortait de l’échec de la fusion avec BAE Systems

Bombardier et Airbus s’allient face à Boeing

Bombardier et Airbus s’allient face à Boeing

L’avionneur européen a annoncé lundi soir avoir pris une part majoritaire dans le programme moyen-courrier CSeries. Un rapprochement que Boeing voit d’un très mauvais œil.

L’avionneur européen Airbus engage un spectaculaire rapprochement commercial avec le canadien Bombardier en prenant une part majoritaire de son programme d’avions moyen-courrier CSeries, au coeur d’un bras de fer avec Boeing.

Ce rapprochement sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit de lundi à mardi, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des États-Unis qui ont imposé des droits préliminaires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%. L’annonce a permis à Airbus de prendre 4% à l’ouverture de la Bourse de Paris.

Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.

« Un accord discutable » selon Boeing

Interrogé par l’AFP, un responsable de Boeing a indiqué que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l’État pour contourner » les récentes décisions américaines d’imposer des droits compensatoires et antidumping à la Cseries.

Airbus concrétise son investissement dans la CSeries sans injecter d’argent frais dans le programme, mettant plutôt à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui va permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le PDG d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

« Le partenaire parfait »

« Airbus est le partenaire parfait pour nous », a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier.

L’accord va renforcer le programme de Bombardier sur le plan commercial alors que le CSeries, le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, tarde à rencontrer le succès commercial.

Ce partenariat intervient deux ans après une première tentative de rapprochement entre les deux groupes.

Grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent, sa gamme moyen-courrier de la famille A320 allant de 140 à plus de 200 sièges dans sa version remotorisée.

« Une belle opportunité » pour Airbus

Il bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l’été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Selon un analyste, un tel rapprochement pour Airbus est une « belle opportunité pour renouveler sa gamme sur le segment des 100 à 150 places » à moindre coût et lui permet « de conserver un pied dans ce marché » qui ne représentait plus son coeur de marché.

Il offre une bouffée d’oxygène à Bombardier qui n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le CSeries depuis un an et demi.

Le CSeries vient donc compléter par le bas la gamme d’Airbus, dont la plus petite version, l’A319, est capable d’emporter 140 passagers et au-delà.

360 exemplaires vendus

La compagnie Swiss a pris livraison du premier CSeries à l’été 2016, avec plus de deux ans de retard sur le calendrier initial et des coûts de développement presque doublés, à 5,4 milliards de dollars.

Les deux appareil de la série (CS100 et CS300) ont été commandés à 360 exemplaires, et son seuil de rentabilité est passé de 300 à 800 appareils vendus.

Malgré les déboires du programme qui ont lourdement pesé sur ses comptes, Bombardier a toujours assuré que l’appareil est à même de capter une bonne part des 4 à 5.000 avions de 100 à 150 places qui seront livrés dans le monde d’ici 2034.

Plainte de Boeing

Selon les termes de l’accord, Airbus détiendra approximativement 50,01% de l’entité qui gère le programme CSeries, et Bombardier et Investissement Québec, bras du gouvernement provincial, respectivement 31 et 19%. Le siège du programme et la ligne d’assemblage principale resteront basés au Québec.

Une seconde ligne d’assemblage sera établie à Mobile, Alabama (Sud des États-Unis), où Airbus a installé une FAL (ligne d’assemblage finale) pour sa famille A320.

« La plainte sans fondement de Boeing » contre Bombardier avait « fermé l’accès au marché américain », qui « représente 30% des ventes de la CSeries à l’heure actuelle », a estimé la ministre québécoise de l’Économie, Dominique Anglade, en accueillant Airbus comme nouveau partenaire.

« Ce projet de partenariat permettra à Airbus de faire du Canada sa cinquième patrie, la première en dehors de l’Europe », a souligné pour sa part le ministre canadien du Développement économique, Navdeep Bains, qui doit encore approuver la transaction en vertu de la loi sur les investissements étrangers.

Face à Boeing, Bombardier s’allie à Airbus pour les avions moyen-courriers

Ce rapprochement intervient après que les Etats-Unis ont décidé d’imposer des droits compensatoires et une taxe anti-dumping sur les importations d’avions C-Series du géant canadien.

Le Monde.fr avec AFP

De gauche à droite : la ministre de l’économie canadienne, Dominique Anglade, le PDG de Bombardier, Alain Bellemare, et le président d’Airbus Hélicoptères Canada, Romain Trapp, pendant une conférence de presse à Montréal, consacrée au rapprochement entre Bombardier et Airbus, le 16 octobre.

L’avionneur européen Airbus engage un spectaculaire rapprochement commercial avec le canadien Bombardier en prenant une part majoritaire de son programme d’avions moyen-courriers C-Series, au cœur d’un bras de fer avec Boeing.

Cet accord décisif sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 octobre, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des Etats-Unis, qui ont imposé des droits de 220 % sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80 %. Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.

Lire aussi :   Boeing accuse Bombardier de « dumping »

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde !, a déclaré le président exécutif d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

« Nous sommes très heureux d’accueillir Airbus dans le programme C-Series, a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier. Airbus est le partenaire parfait pour nous, Québec et Canada. »

D’importantes économies de coûts

Airbus est un géant à 67 milliards de dollars de chiffre d’affaires, alors que Bombardier en réalise environ 16 milliards. L’accord va renforcer le programme de Bombardier sur le plan commercial alors que le C-Series, le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de vingt-cinq ans, tarde à rencontrer le succès commercial. Ce rapprochement va aussi permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production du C-Series et d’appuyer le programme sur la force de frappe commerciale d’Airbus dans le monde.

Ce partenariat intervient deux ans après une première tentative d’accord qui s’était soldée par un échec après la divulgation de l’affaire par la presse.

Grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent, sa gamme moyen-courrier de la famille A320 allant de 140 à plus de 200 sièges dans sa version remotorisée, alors que le C-Series peut embarquer de 110 à 135 passagers. Il bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l’été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Une bouffée d’oxygène pour Bombardier

Selon un analyste, un tel rapprochement pour Airbus est une « belle opportunité pour renouveler sa gamme sur le segment des 100 à 150 places » à moindre coût et lui permet « de conserver un pied dans ce marché » qui ne représentait plus son cœur de marché. Tom Enders a rappelé que l’A319 n’avait pas reçu de commande depuis 2012.

Il offre une bouffée d’oxygène à Bombardier, davantage connu pour ses jets d’affaires et son turbopropulseur de transport régional Q400, et qui n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le C-Series depuis le début de l’année.

L’alliance Airbus-Bombardier

L’avionneur européen Airbus et le canadien Bombardier engagent un spectaculaire rapprochement commercial : Airbus vient de prendre une part majoritaire du programme d’avions moyen-courrier CSeries. Et Boeing n’apprécie guère…

L’accord est une bouffée d’oxygène pour Bombardier car le Canadien n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le CSeries depuis un an et demi. Cet avion est pourtant le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, mais son succès a du mal à décoller.

En tout cas, grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent. Le CSeries va lui permettre d‘élargir sa gamme avec des appareils de 100 à 150 places.
Il bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l‘été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Airbus n’a pas injecté d’argent frais dans le programme de bombardier, il va plutôt mettre à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui devrait dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.

Face à Boeing, Bombardier s’allie à Airbus dans les avions moyen-courrier

Un drapeau européen sort d'un cockpit d'Airbus A340-300 le 26 septembre 2017 à l'aéroport de  Toulouse-Blagnac airport. 
-AFP/Archives/PASCAL PAVANIUn drapeau européen sort d’un cockpit d’Airbus A340-300 le 26 septembre 2017 à l’aéroport de Toulouse-Blagnac airport. -AFP/Archives/PASCAL PAVANIL’avionneur européen Airbus engage un spectaculaire rapprochement commercial avec le canadien Bombardier en prenant une part majoritaire de son programme d’avions moyen-courrier CSeries, au coeur d’un bras de fer avec Boeing.

Ce rapprochement sur le marché de l’aéronautique civile, annoncé dans la nuit de lundi à mardi, intervient au moment où le groupe canadien est soumis à une forte pression des Etats-Unis qui ont imposé des droits préliminaires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%.

Boeing accuse Bombardier de fabriquer ces avions grâce à des subventions publiques et de les avoir vendus à perte à Delta Air Lines.

Interrogé par l’AFP, un responsable de Boeing a indiqué que ce rapprochement ressemble à « un accord discutable entre deux compétiteurs dépendant grandement des subventions de l’Etat pour contourner » les récentes décisions américaines d’imposer des droits compensatoires et antidumping à la Cseries.

Airbus concrétise son investissement dans la CSeries sans injecter d’argent frais dans le programme, mettant plutôt à contribution sa force de frappe commerciale dans le monde, ce qui va permettre de dégager d’importantes économies de coûts sur la production de l’avion.

« Ceci est un accord gagnant-gagnant pour tout le monde! », a déclaré le PDG d’Airbus, Tom Enders, dans un communiqué commun. « Je n’ai pas de doute que notre partenariat avec Bombardier va gonfler les ventes et la valeur de ce programme énormément. »

« Airbus est le partenaire parfait pour nous », a de son côté déclaré Alain Bellemare, le PDG de Bombardier.

L’accord va renforcer le programme de Bombardier sur le plan commercial alors que le CSeries, le premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, tarde à rencontrer le succès commercial.

– Bouffée d’oxygène pour Bombardier –

Ce partenariat intervient deux ans après une première tentative de rapprochement entre les deux groupes.

Grâce à cette opération, Airbus se renforce sur un segment dont il était absent, sa gamme moyen-courrier de la famille A320 allant de 140 à plus de 200 sièges dans sa version remotorisée.

Un Bombardier CS 100 sous les couleurs de la compagnie Swiss, le 06 juillet 2016 à Zurich-AFP/Archives/MICHAEL BUHOLZERUn Bombardier CS 100 sous les couleurs de la compagnie Swiss, le 06 juillet 2016 à Zurich-AFP/Archives/MICHAEL BUHOLZERIl bénéficie aussi du fait que l’appareil, entré en service à l’été 2016, a déjà obtenu sa certification et ne nécessite pas d’importants investissements à l’avenir.

Selon un analyste, un tel rapprochement pour Airbus est une « belle opportunité pour renouveler sa gamme sur le segment des 100 à 150 places » à moindre coût et lui permet « de conserver un pied dans ce marché » qui ne représentait plus son coeur de marché.

Il offre une bouffée d’oxygène à Bombardier qui n’a pas engrangé de nouvelles commandes pour le CSeries depuis un an et demi.

Le CSeries vient donc compléter par le bas la gamme d’Airbus, dont la plus petite version, l’A319, est capable d’emporter 140 passagers et au-delà.

La compagnie Swiss a pris livraison du premier CSeries à l’été 2016, avec plus de deux ans de retard sur le calendrier initial et des coûts de développement presque doublés, à 5,4 milliards de dollars.

Les deux appareil de la série (CS100 et CS300) ont été commandés à 360 exemplaires, et son seuil de rentabilité est passé de 300 à 800 appareils vendus.

Malgré les déboires du programme qui ont lourdement pesé sur ses comptes, Bombardier a toujours assuré que l’appareil est à même de capter une bonne part des 4 à 5.000 avions de 100 à 150 places qui seront livrés dans le monde d’ici 2034.

Selon les termes de l’accord, Airbus détiendra approximativement 50,01% de l’entité qui gère le programme CSeries, et Bombardier et Investissement Québec, bras du gouvernement provincial, respectivement 31 et 19%. Le siège du programme et la ligne d’assemblage principale resteront basés au Québec.

Une seconde ligne d’assemblage sera établie à Mobile, Alabama (Sud des Etats-Unis), où Airbus a installé une FAL (ligne d’assemblage finale) pour sa famille A320.

« La plainte sans fondement de Boeing » contre Bombardier avait « fermé l’accès au marché américain », qui « représente 30% des ventes de la CSeries à l’heure actuelle », a estimé la ministre québécoise de l’Economie, Dominique Anglade, en accueillant Airbus comme nouveau partenaire.

« Ce projet de partenariat permettra à Airbus de faire du Canada sa cinquième patrie, la première en dehors de l’Europe », a souligné pour sa part le ministre canadien du Développement économique, Navdeep Bains, qui doit encore approuver la transaction en vertu de la loi sur les investissements étrangers.

Airbus vole au secours de Bombardier face à Boeing

L’avionneur européen va mettre la main sur le programme CSeries du groupe canadien sans débourser le moindre centime!

Airbus vole au secours de Bombardier face à Boeing
Crédit photo © Bombardier

(Boursier.com) —

 Bombardier a trouvé son chevalier blanc pour son programme CSeries… Et ce sera Airbus! Engagé dans une lutte sans merci avec Boeing  qui l’accuse de vendre ses avions à pertes, le constructeur canadien va donc faire équipe avec le concurrent numéro un de l’avionneur américain.

Airbus va détenir la majorité du programme

Selon les termes de l’accord, Airbus détiendra 50,01% de la structure ‘CSeries Aircraft Limited Partnership’ (CSALP), l’entité qui fabrique et vend les avions CSeries. Bombardier et Investissement Québec (IQ) détiendront respectivement environ 31% et 19% du capital. Airbus, qui ne va injecter aucun argent frais dans le cadre de cette transaction, ni même éponger une partie de la dette de Bombardier, apportera au programme C-Series son expertise en matière d’achats, de ventes et marketing et de service clients. Airbus aura par ailleurs le droit d’acquérir à l’avenir 100 millions d’actions Bombardier de classe B. Le siège social et la chaîne de montage primaire de CSALP ainsi que les fonctions connexes demeureront au Québec.

L’usine américaine d’Airbus stratégique

Airbus a proposé d’assembler certains des avions monocouloirs CSeries dans son usine de l’Alabama, pour les commandes de compagnies américaines. Une décision qui permettra à Bombardier d’éviter de payer les droits de douane exorbitants décrétés par les autorités américaines le mois dernier. « Cette ligne de production américaine va permettre de soustraire les avions de 110 à 130 sièges à de possibles droits de douane américains de 300% », a déclaré le directeur exécutif de Bombardier, Alain Bellemare, lors d’une conférence de presse. “Réaliser cet accord a une grande valeur stratégique”, a-t-il ajouté.

L’avionneur européen réalise un joli coup avec cette opération dans la mesure où son portefeuille s’enrichit d’un appareil de 100 à 150 sièges, fortement complémentaire de sa gamme de monocouloirs actuels, davantage tournée vers des capacités plus importantes de 150 à 240 places.

La transaction, conditionnée aux approbations réglementaires habituelles, devrait être bouclée au cours du second semestre 2018.

Boeing furieux

Boeing n’a pas tardé à réagir à cette annonce via Twitter : « Ça semble être une entente discutable entre deux compétiteurs hautement subventionnés pour contourner les mesures du gouvernement américain. Tout le monde devrait jouer avec les mêmes règles afin que le commerce libre et équitable puisse fonctionner ».

CHICAGO | Dans une courte déclaration, le géant américain de l’aéronautique Boeing a remis en question l’entente conclue entre Bombardier et Airbus pour le développement de la C Series lundi.

«Ça semble être une entente discutable entre deux compétiteurs hautement subventionnés pour contourner les mesures du gouvernement américain. Tout le monde devrait jouer avec les mêmes règles afin que le commerce libre et équitable puisse fonctionner», a déclaré l’entreprise par la voie de son compte Twitter tard en soirée.

Le responsable des communications de l’entreprise, Phil Musser, a laissé entendre que l’avionneur n’a pas dit son dernier mot. «Si Airbus et Bombardier pensent que cette entente leur permettra de contourner les règles… repensez-y», a-t-il écrit sur le réseau social.

L’avionneur américain est à l’origine d’une plainte concernant la vente de 75 avions C Series à Delta Airlines par Bombardier. Selon Boeing, l’entreprise montréalaise a vendu ses avions sous le prix coûtant, notamment grâce aux subventions reçues de la part des gouvernements québécois et canadien.

Après l’examen de la plainte, le département du Commerce américain a infligé, dans deux décisions préliminaires, des droits compensatoires de 300 % sur la vente d’avions C Series aux États-Unis.

Airbus a indiqué, lundi, avoir l’intention d’assembler les avions CS100 et CS300 destinés au marché américain à Mobile, en Alabama, de façon à contourner les droits d’importation.

Boeing avait lancé, la semaine dernière, une campagne de visibilité au Canada. L’entreprise faisait notamment valoir qu’elle contribue à hauteur de 4 milliards $ annuellement dans l’industrie aéronautique canadienne, soit 14 % du montant généré par ce secteur économique annuellement.

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réactions

LeBret                                                          « le C-Series peut embarquer de 110 à 135 passagers » Ça c’est le CS-100, le CS-300 (qui représente les 2/3 des ventes de C-Series) a une capacité de 130 à 160 places ce qui en fait un concurrent du A320. Du coup pourquoi Airbus vendrait son concurrent ??

FRANZ CIMBALLI                                       Donc si je comprends bien, Airbus, qui vend plus trop de moyen-courriers 100-150 places ( plus du tout même d’A319 depuis 2012, dixit Enders ) , prend une participation dans un autre constructeur…qui n’en vend pas trop non plus…Certes, cela permet de s’affranchir des coûts de développement, mais avec l’arrivée des chinois et des russes sur ce secteur de marché, Enders a intérêt à pas se planter avec cet achat, compte tenu des affaires de corruption qui arrivent à vitesse grand V…

Pierre Beck                                                  Excellente nouvelle. C’est le parfait exemple des conséquences d’une politique de fermeture. Que les canadiens se rapprochent des européens au détriment de leur voisin du sud, vraiment Donald, well done!

Ceta-ssez                                                       Bof, j’espère juste qu’ils ne vont pas en profiter pour nous faire bouffer du Bombardier… Une entreprise connue pour ses collusions pas claire avec les différentes autorités publiques du Québec, le genre d’arrangement qu’on appellerait république bananière sous d’autres cieux mais qu’on tolère par « solidarité » francophone.

Philipp                                                          Bravo T Enders

Citoyen blasé                                              Trump, comme on pouvait s’en douter fait une politique clientéliste, le lobby pétrolier l’adore et il le lui rend bien, du coup airbus et bombardier sont en train de souffrir puissamment du réseau lié au secteur pétrolier qu’a choisi trump et donc airbus.
Cette alliance de circonstance reste fragile puisque le lobby pétrolier s’il a décidé de couler airbus et bombardier y arrivera sans problème.

Hé oui trump ne respecte plus la règle du jeu de l’oligarchie mondiale et nous autres nous avons pour riposter Angela Merkel et les créanciers français et allemands… Aïe.
La passivité éloquente de notre europe trop compromise entre ses politiciens et ses hommes d’affaires est franchement inquiétante, tel un dogme elle ne bouge pas, elle n’innove jamais, elle ne pense qu’à ses rentes et ses rentiers, les états unis vont faire de nous qu’une bouchée.

Au secours.

 ah oui !                                                        vous avez trouvé cette histoire sur complotfacile dot com ?
non parce que vous expliqueriez que Trump mène une politique clientéliste avec Boeing, on arriverait à comprendre…
au regard de votre charabia, on se pose la question si vous n’avez pas vendu votre âme au lobby de l’aspirine !

Hassan Ceheffe                                             Tout ce qui peut concurrencer (…ou eroder ! )une entreprise américaine est bon a prendre car les USA jouent avec leur propres règles ……celles d’un protectionnisme a peine dissimulé !
louislouis                                                       L’objectif n’est-il pas de « tuer » bombardier avant l’arrivée de COMAC sur le marché de l’aviation commerciale ??? En effet, Airbus possède avec l’A318 et l’A319 2 avions de la gamme des Cséries qu’il n’arrive pas à vendre depuis plusieurs années !!!

christophemarzena                                 Pas de cadeau aux Ricains.

Rython                                                        I like that… correct?

GAFA…ta gueule!

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tumblr_mb0989Yyw01remj5qo1_500Les géants américains du numérique dans le viseur de Bruxelles

Logos de Google et Apple sur un smartphone, le 28 septembre 2017 (AFP/Archives/Damien MEYER)

Amazon et Apple, ciblés mercredi par la Commission, font partie des nombreux géants américains du numérique à s’être retrouvés ces dernières années dans le collimateur de Bruxelles, certains ayant écopé de lourdes pénalités financières.

– Amazon –

L’enquête clôturée mercredi par la Commission, qui contraint Amazon à rembourser 250 millions d’euros d’avantages fiscaux indus au Luxembourg, n’est pas la seule à avoir visé le groupe américain.

La Commission européenne avait ouvert mi-2015 une enquête pour abus de position dominante contre l’entreprise, premier distributeur de livres numériques en Europe, craignant que certaines clauses signées avec les éditeurs n’entravent la concurrence.

Le dossier a été refermé en mai dernier, après des engagements d’Amazon dissipant les craintes de la Commission.

– Apple –

Le 30 août 2016, la Commission européenne a estimé qu’Apple avait bénéficié d' »avantages fiscaux » indus accordés par l’Irlande, et ordonné au géant américain de rembourser à Dublin un montant record de plus de 13 milliards d’euros.

Dublin et l’entreprise informatique ont immédiatement fait appel.

La somme phénoménale réclamée –qui n’est pas une amende– dépasse de loin les montants qu’ont dû rembourser dans le passé les autres entreprises épinglées par Bruxelles pour des aides d’État illicites. Le dernier record, 1,29 milliard d’euros, était détenu par le circuit automobile du Nürburgring en Allemagne.

Les 13 milliards d’euros n’ayant toujours pas été récupérés par l’Irlande, l’UE l’a assignée mercredi devant la justice européenne.

– Google –

Bruxelles a infligé fin juin une amende record de 2,42 milliards d’euros à l’américain Google pour avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne afin de favoriser son comparateur de prix « Google Shopping », à l’issue de près de sept années d’enquête. Le groupe a fait appel.

La Commission a sur le feu deux autres dossiers d’abus de position dominante où il pourrait aussi sanctionner Google. Le premier concerne Android, son système d’exploitation sur smartphone –une décision à venir en décembre, selon des sources proches du dossier à Bruxelles– et AdSense, sa régie publicitaire.

Dans des conclusions préliminaires rendues sur ces deux autres dossiers, la Commission européenne avait estimé que Google enfreignait là aussi les règles européennes.

– Microsoft –

En mars 2013, la Commission européenne a infligé au géant américain des logiciels une amende de 561 millions d’euros pour ne pas avoir respecté ses engagements en matière de choix de navigateur pour son système d’exploitation Windows 7.

La Commission, qui reprochait à Microsoft de biaiser la concurrence en incorporant systématiquement son propre logiciel, Internet Explorer, avait rendu juridiquement contraignants en 2009 des engagements proposés par l’entreprise américaine.

Or, pendant 14 mois, entre mai 2011 et juillet 2012, Microsoft n’a pas laissé aux consommateurs le choix du navigateur comme il s’y était engagé.

Microsoft avait déjà été condamnée en 2004 à payer 497 millions d’euros, puis en 2008 un total de 899 millions, ramenés ensuite à 860 millions, pour non-respect des règles de la concurrence.

– Intel –

En mai 2009, après neuf ans d’enquête, le géant américain des puces informatiques a écopé d’une amende de 1,06 milliard d’euros pour entrave à la concurrence.

Le poids lourd du secteur était accusé d’avoir abusé de sa position dominante entre 2002 et 2007 en mettant en oeuvre une stratégie destinée à exclure du marché son seul concurrent sérieux.

Intel, qui avait fait appel devant la justice de l’UE, a obtenu début septembre que son cas soit réexaminé par les juges européens, pour une question de procédure. Cela n’empêchera pas le Tribunal d’éventuellement valider à nouveau l’amende de la Commission.

L’Union européenne repasse à l’offensive contre Amazon et Apple

Fiscalité : offensive de l'Union européenne contre Amazon et Apple
Le montant exigé à Apple par la Commission européenne est sans précédent.
Josh Edelson, AFP
France 24France 24

La Commission européenne est de nouveau passée à l’offensive mercredi contre les montages fiscaux des géants américains d’Internet, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande.

Bruxelles hausse le ton envers les géants américains Apple et Amazon.

VOIR AUSSI : L’Europe veut forcer Google, Facebook et Amazon à dévoiler leurs activités dans les paradis fiscaux

La Commission européenne a annoncé, mercredi 4 octobre, assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour ne pas avoir récupéré 13 milliards d’euros d’arriérés d’impôts d’Apple. La Commission a, par ailleurs, ordonné à Amazon de rembourser au Luxembourg environ 250 millions d’avantages fiscaux perçus de façon indue depuis 2003.

Aide publique illégale

L’exécutif européen avait ordonné le 30 août dernier à Apple de verser 13 milliards d’euros à l’Irlande, après avoir conclu que les arrangements fiscaux entre Dublin et le groupe américain s’apparentaient à une aide publique illégale. « Plus d’un an après l’adoption de cette décision par la Commission, l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie », déclare dans un communiqué Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la Concurrence. « Bien entendu, nous comprenons que, dans certains cas, la récupération peut être plus complexe que dans d’autres et nous sommes toujours prêts à apporter notre aide. Mais les États membres doivent faire des progrès suffisants pour rétablir la concurrence », ajoute-t-elle.

La Commission précise que l’Irlande disposait de quatre mois à compter de la notification officielle, soit jusqu’au 3 janvier 2017, pour appliquer cette décision et qu’elle considère que tant que l’aide illégale n’est pas récupérée, Apple continue de bénéficier d’un avantage indû.

Concernant les avantages fiscaux d’Amazon au Luxembourg : « Près des trois quarts des bénéfices du groupe américain n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré Margrethe Vestager. « Il s’agit d’une pratique illégale au regard des règles de l’UE en matière d’aides d’État. Les États membres ne peuvent accorder à des groupes multinationaux des avantages fiscaux sélectifs auxquels les autres sociétés n’ont pas accès ».

La Commission européenne sanctionne Amazon au Luxembourg et Apple en Irlande

Les géants américains du numérique sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

« Nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence.

La Commission européenne a lancé, mercredi 4 octobre, une nouvelle offensive contre les montages fiscaux d’Amazon au Luxembourg et d’Apple en Irlande.

Près de trois ans jour pour jour après avoir ouvert une enquête approfondie contre les pratiques fiscales d’Amazon, l’exécutif européen a exigé de l’entreprise américaine qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités fiscales luxembourgeoises qui lui ont, selon lui, accordé « des subventions déguisées ».

La Commission européenne a aussi décidé de s’attaquer à l’Irlande, qui n’a toujours pas récupéré auprès d’Apple plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés, comme il lui avait été ordonné il y a un peu plus d’un an.

Les géants américains du numérique sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts. Ils transfèrent artificiellement des bénéfices réalisés à travers toute l’UE dans un seul Etat membre, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où ils bénéficient d’un taux d’imposition avantageux.

Trois quarts des bénéfices d’Amazon échappent à l’impôt

Le siège européen d’Amazon est situé dans le Grand-Duché, avec lequel l’entreprise avait passé un accord fiscal en 2003, reconduit en 2011. « Près des trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager.

Amazon a aussitôt contesté cette décision et annoncé « considérer toutes les options légales, y compris un appel ». Quant au Luxembourg, il a précisé vouloir « analyser la décision de la Commission européenne ».

L’Irlande priée de récupérer des arriérés d’impôts

« Nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager. Le siège d’Apple en Europe se trouve à Cork, en Irlande, où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

En réponse, le ministère des finances irlandais assure avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

D’autres groupes dans le collimateur

Outre Amazon, McDonald’s et Engie sont aussi dans la ligne de mire de la Commission en ce qui concerne leurs arrangements fiscaux au Luxembourg.

Ils ne sont pas les seuls : en octobre 2015, l’exécutif européen a aussi exigé de Starbucks et Fiat le remboursement des aides reçues « illégalement » respectivement des Pays-Bas et du Luxembourg. Comme l’Irlande, ces deux pays ont fait appel de la décision de la Commission.

La Commission a également demandé à la Belgique de récupérer 700 millions d’euros d’impôts auxquels ont échappé 35 multinationales – dont AB InBev et BASF – grâce à des arrangements non conformes au droit européen.

Fisc: l’UE attaque Amazon au Luxembourg et Apple en Irlande

Bruxelles (awp/afp) – La Commission européenne a de nouveau attaqué mercredi les montages fiscaux de géants américains du net, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande.

L’exécutif européen a, d’une part, exigé d’Amazon qu’il rembourse 250 millions d’euros d' »avantages fiscaux indus » au Luxembourg et il a, d’autre part, attaqué en justice l’Irlande pour ne pas avoir récupéré auprès d’Apple 13 milliards d’euros d’arriérés d’impôts.

Ces deux annonces faites par la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, lors d’une conférence de presse à Bruxelles surviennent dans un contexte plus large de croisade contre les géants de la Silicon Valley de la part de l’exécutif européen, qui souhaite mieux les encadrer tant dans le domaine fiscal qu’en ce qui concerne les données privées des particuliers.

Accusée dans le passé par Washington de cibler plus particulièrement les entreprises américaines, Mme Vestager a revendiqué mercredi son impartialité: « Ce n’est pas une question de nationalité d’entreprise (…) Il n’y a pas de parti pris de ma part, peu m’importe le drapeau national » d’une compagnie.

Pour Amazon, dont le siège européen se trouve au Luxembourg, la Commission européenne clôt par cette décision une enquête approfondie –ouverte il y a presque trois ans jour pour jour– sur un accord fiscal entre l’entreprise et le Grand-duché, passé en 2003 et reconduit en 2011.

« Grâce aux avantages fiscaux illégaux accordés par le Luxembourg à Amazon, près de trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré Mme Vestager.

Amazon a aussitôt contesté cette décision, estimant n’avoir « reçu aucun traitement spécial de la part du Luxembourg ».

« Nous avons payé nos impôts en totale conformité à la fois avec les règles fiscales internationales et luxembourgeoises », a affirmé le groupe. « Nous allons étudier la décision de la Commission et considérer toutes les options légales, y compris un appel. »

« Amazon a été imposée en conformité avec les règles fiscales en vigueur à l’époque des faits », a pour sa part réagi le Luxembourg, qui dit vouloir maintenant « analyser la décision de la Commission ».

Au moment de l’accord passé entre le Grand-duché et Amazon, l’actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, était Premier ministre et ministre des Finances du Luxembourg. Mme Vestager a précisé ne pas enquêter « sur des personnes », mais sur le « comportement d’États membres ».

– ‘Totalement inutile’ –

Dans le cas d’Apple, la Commission européenne s’insurge contre l’Irlande, qui n’a toujours pas mis en oeuvre ce qu’elle lui a ordonné lors d’une décision rendue le 30 août 2016.

« Plus d’un an après (…) l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager.

Cette annonce a « extrêmement déçu » Dublin. Le ministère des Finances irlandais a assuré dans un communiqué avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

Contacté par l’AFP, Apple n’a pas directement réagi à la décision prise mercredi, mais simplement répété qu’il coopérait avec l’Irlande et espérait au final avoir gain de cause devant la justice européenne.

Dans sa décision d’août 2016, la Commission européenne avait accusé Apple d’avoir « bénéficié d’avantages fiscaux indus » de la part de l’Irlande.

C’est en effet dans ce pays, que se trouve le siège européen de l’entreprise à la pomme, là où elle enregistre tous les bénéfices réalisés en Europe, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

L’Irlande et Apple avaient déjà fait appel de cette décision.

Amazon et Apple ne sont pas les seules grandes multinationales dans le collimateur de la Commission européenne pour avantages fiscaux indus.

En octobre 2015, l’exécutif européen avait exigé de Starbucks et Fiat le remboursement des aides reçues « illégalement » respectivement par les Pays-Bas et le Luxembourg. Comme l’Irlande, ces deux pays ont fait appel de la décision de la Commission.

Vendredi dernier, lors d’un sommet européen à Tallinn, M. Juncker, président de la Commission, avait indiqué que l’exécutif européen proposerait de nouvelles règles pour mieux taxer dans l’UE les géants du numérique malgré la résistance de certains États membres.

Fisc: offensive de l’UE contre Amazon au Luxembourg et Apple en Irlande

La Commission européenne est passée à l’offensive mercredi contre les montages fiscaux des géants américains d’internet, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande. Près de trois ans jour pour jour après avoir ouvert une enquête approfondie contre les pratiques fiscales d’Amazon, l’exécutif européen a exigé d’Amazon qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités luxembourgeoises qui lui ont selon elle accordé « des subventions déguisées ».

« Grâce aux avantages fiscaux illégaux accordés par le Luxembourg à Amazon, près de trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

Amazon conteste 

Amazon a aussitôt contesté cette décision. « Nous pensons qu’Amazon n’a reçu aucun traitement spécial de la part du Luxembourg et que nous avons payé nos impôts en totale conformité à la fois avec les règles fiscales internationales et luxembourgeoises », a dit le groupe. « Nous allons étudier la décision de la Commission et considérer toutes les options légales, y compris un appel », a ajouté Amazon.

Dublin sommé de récupérer 13 milliards auprès d’Apple

Le même jour, l’exécutif européen a décidé de s’attaquer à l’Irlande qui n’a toujours pas récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés auprès d’Apple, comme il lui avait ordonné il y a un peu plus d’un an. « Plus d’un an après l’adoption de cette décision (…), l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager.

« Extrêmement déçu »

Le gouvernement irlandais s’est dit mercredi « extrêmement déçu » de l’action en justice lancée à son encontre par Bruxelles pour ne pas avoir récupéré auprès d’Apple 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux indus. Le ministère des Finances irlandais assure dans un communiqué avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

Fin août 2016, la Commission avait en effet accusé Apple d’avoir « bénéficié d’avantages fiscaux indus » de la part de l’Irlande. C’est en effet dans ce pays, que se trouve le siège d’Apple en Europe, là où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés sur le Vieux Continent, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

LIRE AUSSI :

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Apple: l’Irlande « extrêmement déçue » par l’action en justice de l’UE

La commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, lors d'une conférence de presse, le 4 octobre 2017 à Bruxelles-AFP/EMMANUEL DUNANDLa commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, lors d’une conférence de presse, le 4 octobre 2017 à Bruxelles-AFP/EMMANUEL DUNANDLe gouvernement irlandais s’est dit mercredi « extrêmement déçu » de l’action en justice lancée à son encontre par Bruxelles pour ne pas avoir récupéré auprès d’Apple 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux indus.

Le ministère des Finances irlandais assure dans un communiqué avoir fait « des progrès significatifs sur ce sujet complexe » et considère que la Commission européenne a pris une décision « totalement inutile ».

L’exécutif européen a décidé de porter l’affaire devant la Cour européenne de justice, considérant que l’Irlande a trop tardé à collecter la somme comme il le lui avait ordonné il y a un peu plus d’un an.

Le gouvernement irlandais est censé placer les sommes en jeu sur un compte bloqué en attendant le résultat des appels du pays et du groupe américain sur le fond de la décision européenne d’imposer à Apple le remboursement à Dublin de 13 milliards d’euros « d’avantages fiscaux indus ».

Les géants américains du numérique visés par Bruxelles-AFP/Sophie RAMISLes géants américains du numérique visés par Bruxelles-AFP/Sophie RAMISDublin explique mercredi « être proche de la mise en place » de ce compte et avoir mobilisé de nombreux moyens pour y parvenir, en rappelant toutefois « n’avoir jamais accepté l’analyse de la Commission dans sa décision sur les aides d’Etat à Apple ».

Bruxelles estime qu’Apple a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé pendant des années avec les autorités irlandaises qui lui aurait permis de ne soumettre à l’impôt qu’une infime partie des milliards gagnés en Europe.

C’est en Irlande que se trouve le siège d’Apple en Europe, là où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés sur le Vieux Continent, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

Fiscalité: la nouvelle offensive de Bruxelles face à Amazon et Apple

La Commission européenne a exigé d’Amazon qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités fiscales luxembourgeoises qui lui ont, selon lui, accordé « des subventions déguisées ». Elle s’est aussi attaquée à l’Irlande qui n’a toujours pas récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés auprès d’Apple.

Commission européenne

Apple et Amazon sont dans le viseur de la Commission européenne.REVERT BERNAL/ISOPIX/SIPA

 

La Commission européenne est de nouveau passée à l’offensive mercredi 4 octobre contre les montages fiscaux des géants américains du net, avec dans son viseur les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande.

Près de trois ans jour pour jour après avoir ouvert une enquête approfondie contre les pratiques fiscales d’Amazon, l’exécutif européen a exigé de l’entreprise américaine qu’elle rembourse 250 millions d’euros aux autorités fiscales luxembourgeoises qui lui ont, selon lui, accordé « des subventions déguisées ». Le siège européen d’Amazon est situé au Grand-Duché, avec qui l’entreprise avait passé un accord fiscal en 2003, reconduit en 2011.

« Grâce aux avantages fiscaux illégaux accordés par le Luxembourg à Amazon, près de trois quarts des bénéfices d’Amazon n’étaient pas imposés. En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales », a déclaré la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué.

Amazon a aussitôt contesté cette décision. « Nous pensons qu’Amazon n’a reçu aucun traitement spécial de la part du Luxembourg et que nous avons payé nos impôts en totale conformité à la fois avec les règles fiscales internationales et luxembourgeoises », a-t-il dit. « Nous allons étudier la décision de la Commission et considérer toutes les options légales, y compris un appel », a ajouté le groupe. Quant au Luxembourg, il a indiqué vouloir « analyser la décision de la Commission européenne ».

Apple

Le même jour, l’exécutif européen a décidé de s’attaquer à l’Irlande qui n’a toujours pas récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés auprès d’Apple, comme il le lui avait ordonné il y a un peu plus d’un an. « Plus d’un an après l’adoption de cette décision (…), l’Irlande n’a toujours pas récupéré la somme, ne fût-ce qu’en partie. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’UE pour non-exécution de notre décision », a déclaré Mme Vestager.

Le 31 août 2016, la Commission européenne avait en effet accusé Apple d’avoir « bénéficié d’avantages fiscaux indus » de la part de l’Irlande. C’est en effet dans ce pays, que se trouve le siège d’Apple en Europe, là où l’entreprise enregistre tous les bénéfices réalisés sur le Vieux Continent, ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.

L’Irlande comme Apple avaient déjà fait appel de cette décision.

Croisade

Amazon et Apple ne sont pas les seules grandes multinationales dans le collimateur de la Commission européenne pour avantages fiscaux indus. En octobre 2015, l’exécutif européen avait exigé de Starbucks et Fiat le remboursement des aides reçues « illégalement » respectivement par les Pays-Bas et le Luxembourg. Comme l’Irlande, ces deux pays ont fait appel de la décision de la Commission.

Les annonces de mercredi interviennent dans un contexte de grande croisade de la Commission européenne contre les pratiques fiscales des Gafa (Google, Apple, Facebook,Amazon).

Vendredi dernier, lors d’un sommet européen à Tallinn, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait indiqué que l’exécutif européen proposerait de nouvelles règles pour mieux taxer dans l’UE les géants du numérique, comme Google ou Apple, malgré la résistance de certains Etats membres.

Les grands groupes du numérique sont régulièrement accusés de pratiquer l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts.

Ces entreprises transfèrent artificiellement des bénéfices pourtant réalisés dans toute l’UE dans un seul Etat membre, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où elles bénéficient d’un taux d’imposition avantageux.

Paradis fiscaux: Apple et Amazon dans le viseur de la Commission européenne

media Les Gafa, acronyme pour Google, Apple, Facebook et Amazon engrangent des milliards d’euros de profits mais payent peu d’impôts en Europe. Damien MEYER / AFP

La Commission européenne est de nouveau passée à l’offensive ce mercredi 4 octobre contre les montages fiscaux des géants américains d’internet. Dans le viseur de l’exécutif européen : les pratiques d’Amazon au Luxembourg et celles d’Apple en Irlande, dont le siège européen se trouve à Dublin.

La Commission européenne exige d’Amazon qu’il paie au Luxembourg 250 millions d’euros. C’est l’impôt que l’entreprise américaine aurait dû payer aux autorités luxembourgeoises.

Après trois ans d’enquête, la Commission a conclu que le Grand-Duché a accordé à Amazon des avantages fiscaux illégaux depuis 2003. Cela a permis à l’entreprise de payer quatre fois moins d’impôts que les sociétés locales. Ce que conteste le géant de la vente en ligne.

L’Irlande assignée en justice sur le cas Apple

Le même jour, l’exécutif européen a décidé d’assigner l’Irlande devant la Cour de justice de l’Union européenne. Bruxelles reproche au pays de ne pas avoir récupéré les plus de 13 milliards d’euros d’impôts impayés par Apple. Les autorités irlandaises se disent extrêmement déçues par cette action en justice de l’UE.

En août 2016, la Commission européenne a accusé le géant américain d’avoir bénéficié d’avantages fiscaux indus de la part de l’Irlande. La Commission a commencé une grande croisade contre les pratiques fiscales des géants américains du net.

Bruxelles prépare des nouvelles règles pour mieux taxer ces entreprises, accusées régulièrement de pratiquer des montages fiscaux pour payer moins d’impôts.

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commentaires

HdA                                                        Puisque l’Irlande rechigne à recouvrer l’impôt qu’Apple doit en fait à tous les états européens, l’UE ne pourrait-elle pas se substituer à l’Irlande pour récupérer les 13 milliards et les redistribuer à ces membres (à l’exclusion de l’Irlande) au prorata du chiffre d’affaire réalisé par pays, la part irlandaise pouvant revenir à l’UE pour améliorer sa chasse à l’évasion fiscale?

Rien à voir.                                         Que font de mal les GAFAM et quelques autres ? Rien ils acceptent les petits arrangements fiscaux du Luxembourg, Irlande et quelques autres. Que font de mal ces derniers? Rien qui ne soit contraire au « droit européen ». Que dit le droit européen? Rien justement. Qui est le président de la commission européenne? Un monsieur, receleur de son état, en conflit d’intérêt manifeste. L’Europe du bonheur des peuples.

Aylix                                                  Vous tenez un discours en parfaite contradiction avec les faits énoncés dans cet article : que fait l’Europe ? : elle pénalise les Etats européens qui favorisent au détriment de l’intérêt commun l’évasion fiscale de ces grands groupes.

Alucard                                             Voici ce que dit le droit européen : Art 107 du Traité sur le fonctionnement de l’UE : « 1. Sauf dérogations prévues par les traités, sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre États membres, les aides accordées par les États ou au moyen de ressources d’État sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. »

                                       Article 108 du Traité sur le fonctionnement de l’UE : « Si, après avoir mis les intéressés en demeure de présenter leurs observations, la Commission constate qu’une aide accordée par un État ou au moyen de ressources d’État n’est pas compatible avec le marché intérieur aux termes de l’article 107, ou que cette aide est appliquée de façon abusive, elle décide que l’État intéressé doit la supprimer ou la modifier dans le délai qu’elle détermine. »

PF                                                      Il faut mettre Mme à la place de Juncker. En tout cas, je vote pour elle!;)

L’innovant                                      Cette commissaire européenne est vraiment géniale ! Franchement enfin une personne qui à des ovaires en titane et pas peur d’attaquer les pays qui ne jouent pas le jeu ! Félicitation madame !

LeClos                                               L’UE qu’on aime.

giantpanda2                                    Quelle drôle de  » justice « ? A savoir: Le coupable c’est qui? Le pays qui a incité les GAFA à  » s’implanter  » dans leur pays?

peut-on éviter le pire ?

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ie-7816Raquel Garrido se défend sur le « Garrido gate » dans Les Terriens du Dimanche (VIDEO)

Dimanche dernier sur le plateau des Terriens du Dimanche, Raquel Garrido créait la polémique après avoir annoncé le succès de la manifestation citoyenne… avant qu’elle ait eu lieu. Sept jours plus tard, elle s’est justifiée dans un nouveau numéro de l’émission de Thierry Ardisson.

Raquel Garrido était au cœur de la polémique. Dimanche 24 septembre dernier, elle avait fait allusion au succès de la manifestation citoyenne qu’organisait Jean-Luc Mélenchon alors que cette fameuse marche n’avait pas encore eu lieu au moment de l’enregistrement de l’émission de C8. « C’est pour ça que l’on était dans la rue hier et que ça a si bien marché » déclarait-elle en plateau alors que l’émission était enregistrée le jeudi 21 septembre, soit deux jours plus tôt.

>>> Quand Raquel Garrido vante sur C8 le succès de la manifestation… qui n’a pas encore eu lieu !

Ces déclarations ont été repérées par le site CheckNews (créé par des journalistes de Libération) avant de provoquer un tollé sur les réseaux sociaux. Ce 1er octobre, la chroniqueuse de Thierry Ardisson est revenue sur la controverse portée par « quelques journalistes qui ont joué les vierges effarouchées ». « On fait tous semblant qu’on est dimanche ! », a-t-elle déclaré en expliquant qu’à la télévision tout était différent. « Là je suis sur-maquillée, je ne suis pas comme ça dans la vraie vie. Mon brushing, ce n’est pas celui que je porte tous les jours. Peut-être qu’on va se vouvoyer alors que derrière on va se tutoyer. Il y a des conventions et on fait avec », a révélé Raquel Garrido.

>>> Drame au stade de la Licorne : Raquel Garrido et le président d’Amiens enflamment Twitter (REVUE DE TWEETS)

La porte-parole de Jean-Luc Mélenchon s’est ensuite justifiée sur ses propos. « Je me suis basée sur des éléments objectifs. Quand on a tourné le jeudi, moi je sais que la manifestation, elle est réussie parce que ça s’organise (…) Quand on tourne cette séquence, je sais qu’il y a des dizaines et des dizaines de milliers de personnes qui sont inscrites (…) Donc je ne prends pas beaucoup de risque », a-t-elle confié avant d’ajouter que si elle s’était trompée sur le succès supposé de la manifestation, la séquence aurait été coupée au montage.

>>> « Raccourcis », « erreurs »… Deliveroo n’a pas apprécié le reportage de Raquel Garrido dans Les Terriens du dimanche

Amiens-Lille: Raquel Garrido, porte-parole de « La France Insoumise », crée la polémique sur Twitter

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      • Avatarpierre                            Elle parle fric …elle connait …avec son copain Corbiere !! obligés de vivre en HLM ..les pauvres ..au panier
      • AvatarPaul                               Il faut tourner sept fois son doigt avant de se précipiter et  d’envoyer son commentaire sur les réseaux sociaux, sur tout quand on est une personnalité politique ou public .
      • AvatarPierre                          elle est encore la celle là ?
    • M6406142                                       Nous sommes gouvernés par des charlots de premiere categorie et je plains les avocats car si la loi n’est plus la loi tout devient possible surtout le pire .
    • Ainsi tous les Français vont devenir des terroristes petit à petit comme les résistants pendant la guerre .

    • Ainsi grace à une loi de maréchalistes nous aurons sous peu plus de catholiques intégristes que d’islamistes dans les rangs des radicalisés .Ils auront l’aplomb et la science de nous prendre pour des idiots pour nous le prouver quand ils voudront .

    • C’est une aubaine pour le marechal car il va pouvoir nous faire arreter pour terrorisme si l on ne va pas acheter une salade a la bonne heure .Cette loi va devenir la plus importante car il va pouvoir qualifier tous ses opposants de terroristes le DIEU SPAGHETTI .

    • M5441845 

      Le Tunisien en question en situation irrégulière avait été arrêté la semaine dernière a Lyon en flagrant délit de vol… Mais laissé en liberté surement grâce aux lois Taubira…. et même pas expulsé surement grâce a une autre loi des défenseurs de la liberté…

      M5441845                                Mme Obono ira expliqué ses théories à la famille des deux cousines qui ont été égorgées cet après midi devant la gare saint Charles par un Tunisien… Surement la faute à Colbert. ou à Louis Philippe.

    • 445566ZM                                 Nous avons raison de nous méfier de ces gens.
    • bsdm                                         Et pendant ce temps là à la gare St Charles …..
    • franck8                                     Là on y perd son latin
    • ANKOUANKOU                            Un agent de la RATP qui refuse de conduire un bus après une femme, « quel rapport avec le terrorisme »? D.Obono (FI)

      un blanc qui refuse de vivre avec des noirs est-il raciste?
      https://twitter.com/BFMTV/status/914439742699294721/video/1

    Avatarwineadvocat                 Minable ! Complètement à coté de la plaque ! Non seulement, c’est une barrière et non une tribune, ce sont les supporter Lillois victimes suite à leur propre charge sur la barrière lors du but marqué… De comparer, les moyens financier entre clubs milliardaires et clubs modestes, Bravo pour cette apport dont encore personne n’avaient remarquer, Pffff quelle lumière… Enfin, une grande « je sais tout » qui ferait mieux de ne rien commenter puisque dans l’ignorance la plus total…

    Michel                                     Encore une qui parle sans savoir, histoire de ne pas se faire oublier. Pourquoi préciser qu’elle n’était pas « invitée », c’est si rare que ça au point d’être obligée de se justifier. Elle ne peut pas se contenter de payer son loyer HLM avec ses maigres ressources et de jouer les « kéké » à la télé. C’est vraiment lamentable

    AvatarLe Concombre Masqué   Elle est presque aussi kon que son idole, c’est dire!

    AvatarKendrick                       Le Vénézuela c’est le triste modèle dont rêve le guru Mélanchon avec sa clique de bobos en HLM.

    AvatarMonique                       Je ne sais pas d’où elle sort, mais elle n’a ps inventé le fil à couper le beurre.Quelle nullité ! Nautil

  • francaismoyen       C’est cette personne qui est allé chercher une citation dans le livre de Josué (900 ans avant JC) dans l’ancien testament pour dire qu’il y a des terroristes catholiques aujourd’hui en France!
    Merci de lui faire de la PUB, à chaque fois qu’elle parle, il y a des militants insoumis qui renvoient leur carte!

  • boulette34                                      Il est tout à fait logique qu’une représentante du parti islamo -trotskiste soit pour un arret de l’état d’urgence.
    Le seul parti en FRANCE qui fait défiler tous les drapeaux des pays du maghreb à chacune de ses manifs mais ça personne en parle

  • Démocratepasfacho       Voilà la France insoumise qui doute de la radicalité !!!!!! De mieux en mieux. Qu ils aillent négocier avec leurs casseroles avec les djihadistes. Quelle honte les propos de cette député

    Chriss97229                                  Dans la vie comme en politique, il y a 2 manières de faire, la 1ère décider assez rapidement, mettre en place et corriger si nécessaire. La 2ème attendre d’avoir un projet parfait, ce qui veux dire que cela ne sera jamais prêt. Pour les opposants il est facile de dire que l’on pourrait faire mieux en prenant son temps, c’est à dire de ne rien faire, et ensuite critiquer que l’on a rien fait. Même Leonardo de Vincent s’y est repris à plusieurs fois pour faire La Joconde.
  • zen                                                 Qu’elle porte la burqa et nous lâche la grappe …
    François Arouet 1erFrançois Arouet 1er             la députée africaine Danièle Obono a critiqué un « manque de recul » sur le projet de loi antiterroriste débattu cette semaine en France…
    unetelleunetelle                                 Mme Obono a des doutes sur le concept de radicalisation, paraît-il.

    Et moi j’ai les plus grands doutes aussi, sur son objectivité à en juger !!

    SharpTrackerSharpTracker                       La solution pour eux c’est l’allaitement.
    DLB                                                   Sa proximité avec les gens du PIR suffit à rendre son avis illégitime sur ce chapitre. Next.
    Lilly RenaudLilly Renaud                          Obo
    Pierre-OlivierPierre-Olivier                         Elle l’a digéré son chauffeur de taxi ?

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