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La justice valide la construction d’une école musulmane, contre l’avis du maire

9 avril 2021 Par Agence France-Presse

Le tribunal administratif de Grenoble a obligé le maire d’Albertville (Savoie) à autoriser la construction d’une école primaire privée à l’initiative de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), proche de la Turquie, a-t-on appris vendredi.

Le tribunal administratif de Grenoble a obligé le maire d’Albertville (Savoie) à autoriser la construction d’une école primaire privée à l’initiative de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), proche de la Turquie, a-t-on appris vendredi.

Savoie: la justice oblige un maire à autoriser la construction d’une école musulmane

 Europe 1 avec AFP Le tribunal administratif de Grenoble a autorisé la construction d'une école privée musulmane dans la ville d'Albertville en Savoie. Pour le maire de la commune, Frédéric Burnier-Framboret, ce projet pourrait mettre en péril les écoles de la commune et favoriser le communautarisme.© LOIC VENANCE / AFP Le tribunal administratif de Grenoble a autorisé la construction d’une école privée musulmane dans la ville d’Albertville en Savoie. Pour le maire de la commune, Frédéric Burnier-Framboret, ce projet pourrait mettre en péril les écoles de la commune et favoriser le communautarisme.

Le tribunal administratif de Grenoble a obligé le maire d’Albertville en Savoie à autoriser la construction d’une école primaire privée à l’initiative de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), proche de la Turquie, a-t-on appris vendredi. La décision rendue mardi annule le refus du permis de construire, qui avait été déposé en 2019 par l’association pour implanter une école de 400 élèves dans cette ville d’environ 20.000 habitants. Le tribunal a estimé que les motifs avancés par la mairie, portant notamment sur les places de stationnement, n’étaient pas recevables. Il donne deux mois à cette dernière pour délivrer le permis de construire.

Un projet qui pourrait mettre en péril les écoles de la commune

Dans une tribune publiée vendredi par Le Figaro, le maire (sans étiquette) Frédéric Burnier-Framboret, regrette vivement cette décision, dont il pense faire appel. Il se dit « démuni » pour « contrer l’installation d’associations ou d’entreprises pilotées par des puissances étrangères, qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires ». Le recours au Code de l’urbanisme était « le seul moyen législatif » à sa disposition pour s’opposer à la construction de cette école, a-t-il fait valoir auprès de l’AFP.

Avec le projet d’accueillir 400 élèves, l’établissement serait « de nature à mettre en péril les classes, voire les écoles » d’Albertville, qui en accueillent aujourd’hui environ 1.200. Un projet de moindre envergure « aurait pu être discuté » mais l’édile dit avoir reçu « une fin de non-recevoir » de la CIMG. Cette association est aussi à l’origine d’un projet de mosquée à Strasbourg, pour laquelle la municipalité écologiste a voté le 22 mars le « principe » d’une subvention de plus de 2,5 millions d’euros, s’attirant de très vives critiques du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé « une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique ».

Une école qui « ne peut qu’inciter au communautarisme » estime le maire

Jeudi, lors de l’examen du projet de loi sur le séparatisme, le Sénat a voté un amendement du gouvernement qui prévoit d’obliger les collectivités à informer le préfet, trois mois au préalable, avant toute subvention pour la construction d’un lieu de culte. L’école en projet à Albertville « ne peut qu’inciter au communautarisme », estime le maire. Il précise qu’elle s’installerait à côté d’une mosquée gérée par l’antenne locale de CIMG, avec laquelle il assure avoir « de bonnes relations ». Sollicitée par l’AFP au niveau national, la CIMG n’avait pas répondu dans l’immédiat.

Savoie : un maire contraint d’autoriser une école musulmane

Mardi, le tribunal administratif de Grenoble a sommé Frédéric Burnier-Framboret de fournir un permis de construire d’ici les deux prochains mois.

Une association musulmane souhaite implanter une ecole de 400 eleves dans cette ville d'environ 20 000 habitants.
Une association musulmane souhaite implanter une école de 400 élèves dans cette ville d’environ 20 000 habitants.© DAMIEN MEYER / AFP

Source AFPPublié le 09/04/2021 à 21h54 – Modifié le 10/04/2021 à 08h19

Selon le tribunal administratif de Grenoble, les motifs avancés, portant notamment sur les places de stationnement, n’étaient pas recevables. Le maire d’Albertville, en Savoie, est obligé d’autoriser la construction d’une école primaire privée à l’initiative de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), proche de la Turquie. La décision, rendue mardi 6 avril, annule ainsi le refus du permis de construire. Celui-ci avait été déposé en 2019 par l’association pour implanter une école de 400 élèves dans cette ville d’environ 20 000 habitants. La mairie a désormais deux mois pour délivrer le nouveau permis de construire.

Dans une tribune publiée vendredi par Le Figaro, le maire sans étiquette Frédéric Burnier-Framboret regrette vivement cette décision dont il pense faire appel. Il se dit « démuni » pour « contrer l’installation d’associations ou d’entreprises pilotées par des puissances étrangères, qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires ». Le recours au Code de l’urbanisme était « le seul moyen législatif » à sa disposition pour s’opposer à la construction de cette école, a-t-il fait valoir auprès de l’Agence France-Presse. Avec le projet d’accueillir 400 élèves, l’établissement serait « de nature à mettre en péril les classes, voire les écoles » d’Albertville, qui en accueillent aujourd’hui environ 1 200. Un projet de moindre envergure aurait pu être discuté, mais l’édile dit avoir reçu « une fin de non-recevoir » de la CIMG.

L’association instigatrice du projet a refusé de signer la charte des principes de l’islam en France

Cette association est aussi à l’origine d’un projet de mosquée à Strasbourg, pour laquelle la municipalité écologiste a voté le 22 mars le « principe » d’une subvention de plus de 2,5 millions d’euros, s’attirant de très vives critiques du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé « une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’Islam de France et qui défend un islam politique ».

À LIRE AUSSIConcours Lépine au Sénat sur la loi séparatismeJeudi, lors de l’examen du projet de loi sur le séparatisme, le Sénat a voté un amendement du gouvernement qui prévoit d’obliger les collectivités à informer le préfet, trois mois au préalable, avant toute subvention pour la construction d’un lieu de culte. L’école en projet à Albertville « ne peut qu’inciter au communautarisme », estime le maire. Il précise qu’elle s’installerait à côté d’une mosquée gérée par l’antenne locale de CIMG, avec laquelle il assure avoir « de bonnes relations ».

Savoie : La justice oblige un maire à autoriser une école musulmane de l’association Millî Görüs

EDUCATION La mairie d’Alvertville a deux semaines pour délivrer le permis de construire d’une école primaire privée musulmane

20 Minutes avec AFP

Un palais de justice. (illustration)
Un palais de justice. (illustration) — SEBASTIEN BOZON / AFP

Le tribunal administratif de Grenoble a obligé le maire d’Albertville (Savoie) à autoriser la construction d’une école primaire privée à l’initiative de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), proche de la Turquie, a-t-on appris vendredi.

La décision rendue mardi annule le refus du permis de construire, qui avait été déposé en 2019 par l’association pour implanter une école de 400 élèves dans cette ville d’environ 20.000 habitants.

Deux mois pour délivrer le permis de construire

Le tribunal a estimé que les motifs avancés par la mairie, portant notamment sur les places de stationnement, n’étaient pas recevables. Il donne deux mois à cette dernière pour délivrer le permis de construire.

Dans une tribune publiée vendredi par Le Figaro, le maire (sans étiquette) Frédéric Burnier-Framboret, regrette vivement cette décision, dont il pense faire appel. Il se dit « démuni » pour « contrer l’installation d’associations ou d’entreprises pilotées par des puissances étrangères, qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires ». Le recours au Code de l’urbanisme était « le seul moyen législatif » à sa disposition pour s’opposer à la construction de cette école, a-t-il fait valoir auprès de l’AFP.

L’association également à l’origine du projet de mosquée à Strasbourg

Avec le projet d’accueillir 400 élèves, l’établissement serait « de nature à mettre en péril les classes, voire les écoles » d’Albertville, qui en accueillent aujourd’hui environ 1.200. Un projet de moindre envergure « aurait pu être discuté » mais l’édile dit avoir reçu « une fin de non-recevoir » de la CIMG.

Cette association est aussi à l’origine d’un projet de mosquée à Strasbourg, pour laquelle la municipalité écologiste a voté le 22 mars le « principe » d’une subvention de plus de 2,5 millions d’euros, s’attirant de très vives critiques du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé « une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique ».

Jeudi, lors de l’examen du projet de loi sur le séparatisme, le Sénat a voté un amendement du gouvernement qui prévoit d’obliger les collectivités à informer le préfet, trois mois au préalable, avant toute subvention pour la construction d’un lieu de culte. L’école en projet à Albertville « ne peut qu’inciter au communautarisme », estime le maire. Il précise qu’elle s’installerait à côté d’une mosquée gérée par l’antenne locale de CIMG, avec laquelle il assure avoir « de bonnes relations ».

Les propos du maire sont « aussi tendancieux qu’inexacts », a rétorqué Fatih Sarikir, président de CIMG France, dans un communiqué transmis vendredi soir. L’école qu’il souhaite construire « ne sera ni « islamiste » ni « turque » » mais « une école confessionnelle hors contrat comme il y en a déjà tant en France, la plupart catholiques ou juives », ajoute-t-il en espérant que son établissement pourra passer sous contrat après le délai légal de cinq ans. Le responsable balaie l’argument de la concurrence scolaire, sauf à vouloir « fermer toutes les écoles privées », et dénonce, derrière le « prétexte » du stationnement pour bloquer son projet, « l’hypocrisie » de Frédéric Burnier-Framboret et « son obsession avec nos origines ».

Pourquoi le maire d'Albertville se dit "condamné" à accepter une école privée musulmane
Une école religieuse musulmane (illustration).
AFP

Pourquoi le maire d’Albertville se dit « condamné » à accepter une école privée musulmane

Laïcité

Par Lucas Person

Le maire d’Albertville Frédéric Burnier Framboret a exprimé son regret de voir le tribunal administratif le forcer à accorder un permis de construire à un projet d’école privée hors contrat mené par la Confédération Islamique Millî Görüs, proche de la Turquie. Explications.

Dans une tribune publiée ce vendredi 9 avril dans Le Figaro, le maire divers droite d’Albertville (Savoie) Frédéric Burnier-Framboret déplore que le tribunal administratif l’ait « condamné à signer un arrêté accordant le permis de construire d’une école privée portée par l’association Confédération Islamique Millî Görüs ». L’association, accusée d’être un organe d’influence turc, a refusé de signer la Charte pour l’islam de France (qui proclame notamment l’égalité homme-femme et le refus de l’homophobie) et se trouve également au cœur de la polémique autour de la subvention de la mairie de Strasbourg à la construction d’une mosquée.

Cela fait déjà près de cinq ans qu’existe ce projet d’établissement privé hors contrat d’enseignement musulman, dont la taille est ambitieuse : 4 000 m² situés sur un terrain jouxtant la mosquée turque, dans un quartier classé quartier prioritaire de la politique de la ville.

Cette école primaire comprendra 16 classes, soit environ 400 élèves, ce qui correspondrait à un quart des 1 200 élèves de cette commune de 20 000 habitants. Dans Le Figaro, le maire s’inquiète de cette ampleur et explique qu’elle conduira à la fermeture de plusieurs classes voire, à terme, d’une école publique. Une situation qui conduirait à un recul de l’enseignement républicain au bénéfice des écoles confessionnelles, au grand bonheur de Millî Görüs qui, selon le maire d’Albertville, est guidée par « la crainte de l’assimilation de la jeunesse turque aux valeurs républicaines de la France ».

UN « VIDE JURIDIQUE »

Pourtant, la décision rendue ce mercredi 7 avril par le tribunal administratif n’est pas fondée sur des critères religieux ou pédagogiques, mais sur une remise en cause des motivations urbanistiques de la mairie. En effet, la municipalité n’a pas pu fonder juridiquement son refus d’accorder le permis de construire sur une opposition à la philosophie du projet – l’enseignement privé hors contrat est autorisé en France et la Confédération Millî Görüs n’est pas interdite, malgré son refus de signaler la Charte pour l’islam de France. Elle s’est donc fondée sur un critère urbanistique, arguant que le projet de construction ne prévoirait pas assez de places de stationnement compte tenu de son envergure. Un argument qui n’a pas convaincu le tribunal administratif.

« Nous sommes face à un vrai problème de législation », nous explique le conseiller municipal Laurent Graziano, leader de la liste d’opposition Albertville Autrement, qui soutient le maire sur la question de cette école. « La loi offre très peu de possibilités au niveau local pour s’opposer à ce type de projet et les seuls critères que nous pouvions invoquer étaient urbanistiques. Car il est légalement impossible pour une municipalité d’interdire l’implantation d’une école privée hors contrat tant qu’il n’y a pas d’atteinte avérée aux valeurs de la République ou de trouble à l’ordre publique. Mais tant que l’école n’est pas ouverte, prouver une atteinte aux valeurs de la République est très difficile. »

« IL Y A SANS DOUTE EU DURANT LA MANDATURE PRÉCÉDENTE UNE OCCASION MANQUÉE »

Au début du projet, alors qu’on ne parlait que d’un centre de soutien scolaire et pas encore d’une école, la mairie d’Albertville avait pensé préempter le terrain, mais sans succès. « Il y a sans doute eu durant la mandature précédente une occasion manquée… Si l’on avait eu un projet de préemption plus sérieux, nous n’en serions pas là », regrette Laurent Graziano.

« Les régimes juridiques sont autonomes les uns les autres », renchérit Gilles Clavreul, haut fonctionnaire et cofondateur du Printemps Républicain, qui n’est guère surpris par la décision du tribunal administratif. « Pour refuser un permis de construire, il faut avoir des raisons propres au Code de l’urbanisme et pas à autre chose. Il n’est jamais bon de vouloir repousser quelque chose pour une raison A en invoquant une raison B. »

RECUL DE L’ENSEIGNEMENT LAÏQUE

Il n’en demeure pas moins que les membres du conseil municipal sont inquiets par ce projet « d’école coranique », surnom que donnent les Albertvillois au projet d’école privée, selon un membre du conseil municipal.

« Un tel projet aurait pour risque d’enfermer les enfants jusqu’à leurs onze ans dans une sphère d’homogénéité culturelle et religieuse et de limiter la mixité et les contacts avec le reste de la population », s’inquiète Laurent Graziano. « Les parents qui le souhaitent peuvent tout à fait inscrire leurs enfants à des cours de langue ou de religion à l’extérieur, mais l’école doit rester en dehors de tout cela, elle doit former des citoyens et non des croyants. »

LES RÈGLES DU HORS CONTRAT

Dans l’enseignement privé sous contrat, les professeurs sont payés par l’État et tenus d’appliquer les programmes de l’Éducation nationale. L’enseignement religieux n’y est donc qu’un à-côté. Dans le privé hors contrat, au contraire, les professeurs sont absolument libres et n’ont aucune obligation de suivre les programmes édictés par le ministère.

Si le projet de loi contre le séparatisme a introduit la possibilité pour un préfet d’ordonner la fermeture administrative d’une école privée hors contrat en cas de manquement avéré à la loi, il ne prévoit aucun renforcement du régime d’autorisation préalable défini par la loi Gatel du 13 avril 2018.

La justice française valide la construction d’une école musulmane, contre l’avis du maire

Le but est d'implanter une école de 400 élèves.
Le but est d’implanter une école de 400 élèves. – © NICOLAS TUCAT – AFP

Le tribunal administratif de Grenoble a obligé le maire d’Albertville (Savoie) à autoriser la construction d’une école primaire privée à l’initiative de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), proche de la Turquie, a-t-on appris vendredi. La décision rendue mardi annule le refus du permis de construire, qui avait été déposé en 2019 par l’association pour implanter une école de 400 élèves dans cette ville d’environ 20.000 habitants.Newsletter info

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Le tribunal a estimé que les motifs avancés par la mairie, portant notamment sur les places de stationnement, n’étaient pas recevables. Il donne deux mois à cette dernière pour délivrer le permis de construire.

Dans une tribune publiée vendredi par Le Figaro, le maire (sans étiquette) Frédéric Burnier-Framboret, a vivement regretté cette décision, dont il pense faire appel. Il se dit « démuni » pour « contrer l’installation d’associations ou d’entreprises pilotées par des puissances étrangères, qui favorisent une cristallisation identitaire au cœur de nos territoires« . Le recours au Code de l’urbanisme était « le seul moyen législatif » à sa disposition pour s’opposer à la construction de cette école, a-t-il fait valoir auprès de l’AFP.

La future mosquée de Strasbourg

Avec le projet d’accueillir 400 élèves, l’établissement serait « de nature à mettre en péril les classes, voire les écoles » d’Albertville, qui en accueillent aujourd’hui environ 1200. Un projet de moindre envergure « aurait pu être discuté » mais l’édile dit avoir reçu « une fin de non-recevoir » de la CIMG. Cette association est aussi à l’origine d’un projet de mosquée à Strasbourg, pour laquelle la municipalité écologiste a voté le 22 mars le « principe » d’une subvention de plus de 2,5 millions d’euros, s’attirant de très vives critiques du gouvernement.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé « une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique« .

Propos aussi tendancieux qu’inexacts

Jeudi, lors de l’examen du projet de loi sur le séparatisme, le Sénat a voté un amendement du gouvernement qui prévoit d’obliger les collectivités à informer le préfet, trois mois au préalable, avant toute subvention pour la construction d’un lieu de culte.  L’école en projet à Albertville « ne peut qu’inciter au communautarisme« , estime le maire. Il précise qu’elle s’installerait à côté d’une mosquée gérée par l’antenne locale de CIMG, avec laquelle il assure avoir « de bonnes relations« .

Les propos du maire sont « aussi tendancieux qu’inexacts« , a rétorqué Fatih Sarikir, président de CIMG France, dans un communiqué transmis vendredi soir.

L’école qu’il souhaite construire « ne sera ni islamiste ni turque » mais « une école confessionnelle hors contrat comme il y en a déjà tant en France, la plupart catholiques ou juives« , ajoute-t-il en espérant que son établissement pourra passer sous contrat après le délai légal de cinq ans. Le responsable balaie l’argument de la concurrence scolaire, sauf à vouloir « fermer toutes les écoles privées« , et dénonce, derrière le « prétexte » du stationnement pour bloquer son projet, « l’hypocrisie » de Frédéric Burnier-Framboret et « son obsession avec nos origines« .

« Je ne suis pas le représentant d’un pays étranger. Je suis autant Français que vous, ne vous en déplaise« , conclut M. Sarikir.

La justice autorise Millî Görüs à construire une école musulmane, le maire d’Albertville excédé

Le tribunal administratif de Grenoble a obligé ce mercredi le maire d’Albertville (Savoie) à autoriser la construction d’une école primaire privée à l’initiative de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), la même que dans l’affaire de la mosquée de Strasbourg. *

Par La rédaction avec AFP –

Deux mois pour délivrer le permis de construire

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Le tribunal a estimé que les motifs avancés par la mairie, portant notamment sur les places de stationnement, n’étaient pas recevables. Il donne deux mois à cette dernière pour délivrer le permis de construire.

La polémique sur la mosquée de Strasbourg continue au Sénat

La Confédération islamique Millî Görüs est aussi à l’origine d’un projet de mosquée à Strasbourg, pour laquelle la municipalité écologiste a voté le 22 mars le « principe » d’une subvention de plus de 2,5 millions d’euros, s’attirant de très vives critiques du gouvernement.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé « une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique ».

Jeudi, lors de l’examen du projet de loi sur le séparatisme, le Sénat a voté un amendement du gouvernement qui prévoit d’obliger les collectivités à informer le préfet, trois mois au préalable, avant toute subvention pour la construction d’un lieu de culte.

Dans une tribune publiée vendredi par Le Figaro, le maire (sans étiquette) Frédéric Burnier-Framboret, a vivement regretté cette décision, dont il pense faire appel. Il se dit « démuni » pour « contrer l’installation d’associations ou d’entreprises pilotées par des puissances étrangères, qui favorisent une cristallisation identitaire au coeur de nos territoires ».

Le recours au Code de l’urbanisme était « le seul moyen législatif » à sa disposition pour s’opposer à la construction de cette école, a-t-il fait valoir.

Avec le projet d’accueillir 400 élèves, l’établissement serait « de nature à mettre en péril les classes, voire les écoles » d’Albertville, qui en accueillent aujourd’hui environ 1 200. Un projet de moindre envergure « aurait pu être discuté », mais l’édile dit avoir reçu « une fin de non-recevoir » de la CIMG.

L’école en projet à Albertville « ne peut qu’inciter au communautarisme », estime le maire. Il précise qu’elle s’installerait à côté d’une mosquée gérée par l’antenne locale de CIMG, avec laquelle il assure avoir « de bonnes relations ».

Une école confessionnelle « comme il y en a déjà tant en France

Les propos du maire sont « aussi tendancieux qu’inexacts », a rétorqué Fatih Sarikir, président de CIMG France, dans un communiqué transmis vendredi soir. L’école qu’il souhaite construire « ne sera ni « islamiste » ni « turque », mais « une école confessionnelle hors contrat comme il y en a déjà tant en France, la plupart catholiques ou juives », ajoute-t-il en espérant que son établissement pourra passer sous contrat après le délai légal de cinq ans.

« Je ne suis pas le représentant d’un pays étranger. Je suis autant Français que vous, ne vous en déplaise »

Le responsable balaie l’argument de la concurrence scolaire, sauf à vouloir « fermer toutes les écoles privées », et dénonce, derrière le « prétexte » du stationnement pour bloquer son projet, « l’hypocrisie » de Frédéric Burnier-Framboret et « son obsession avec nos origines ». « Je ne suis pas le représentant d’un pays étranger. Je suis autant Français que vous, ne vous en déplaise », conclut M. Sarikir.

Selon des informations du Dauphiné Libéré, une rencontre est prévue, en visioconférence, entre le maire d’Albertville, des parlementaires savoyards et Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, pour évoquer cet épineux sujet au cours de la semaine prochaine.

Albertville : la justice valide la construction d’une école privée musulmane, le maire excédé

Le tribunal administratif de Grenoble a obligé ce mercredi le maire d’Albertville (Savoie) à autoriser la construction d’une école primaire privée à l’initiative de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), la même que dans l’affaire de la mosquée de Strasbourg. Par La rédaction avec AFP – Hier à 22:22 | mis à jour à 23:07 – Temps de lecture : 3 min | | Vu 687 fois

Le tribunal administratif de Grenoble a obligé ce mercredi le maire d’Albertville (Savoie) à autoriser la construction d’une école primaire privée à l’initiative de la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), proche de la Turquie. Il s’agit de la même association que celle qui chapeaute la construction de la nouvelle mosquée à Strasbourg empêtrée dans une polémique.

Deux mois pour délivrer le permis de construire

La décision rendue mardi annule le refus du permis de construire, qui avait été déposé en 2019 par l’association pour implanter une école de 400 élèves dans cette ville d’environ 20 000 habitants.

Le tribunal a estimé que les motifs avancés par la mairie, portant notamment sur les places de stationnement, n’étaient pas recevables. Il donne deux mois à cette dernière pour délivrer le permis de construire.

La polémique sur la mosquée de Strasbourg continue au Sénat

La Confédération islamique Millî Görüs est aussi à l’origine d’un projet de mosquée à Strasbourg, pour laquelle la municipalité écologiste a voté le 22 mars le « principe » d’une subvention de plus de 2,5 millions d’euros, s’attirant de très vives critiques du gouvernement.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé « une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique ».

Jeudi, lors de l’examen du projet de loi sur le séparatisme, le Sénat a voté un amendement du gouvernement qui prévoit d’obliger les collectivités à informer le préfet, trois mois au préalable, avant toute subvention pour la construction d’un lieu de culte.

Dans une tribune publiée vendredi par Le Figaro, le maire (sans étiquette) Frédéric Burnier-Framboret, a vivement regretté cette décision, dont il pense faire appel. Il se dit « démuni » pour « contrer l’installation d’associations ou d’entreprises pilotées par des puissances étrangères, qui favorisent une cristallisation identitaire au coeur de nos territoires ».

Le recours au Code de l’urbanisme était « le seul moyen législatif » à sa disposition pour s’opposer à la construction de cette école, a-t-il fait valoir.

Avec le projet d’accueillir 400 élèves, l’établissement serait « de nature à mettre en péril les classes, voire les écoles » d’Albertville, qui en accueillent aujourd’hui environ 1 200. Un projet de moindre envergure « aurait pu être discuté », mais l’édile dit avoir reçu « une fin de non-recevoir » de la CIMG.

L’école en projet à Albertville « ne peut qu’inciter au communautarisme », estime le maire. Il précise qu’elle s’installerait à côté d’une mosquée gérée par l’antenne locale de CIMG, avec laquelle il assure avoir « de bonnes relations ».

Une école confessionnelle « comme il y en a déjà tant en France

Les propos du maire sont « aussi tendancieux qu’inexacts », a rétorqué Fatih Sarikir, président de CIMG France, dans un communiqué transmis vendredi soir. L’école qu’il souhaite construire « ne sera ni « islamiste » ni « turque », mais « une école confessionnelle hors contrat comme il y en a déjà tant en France, la plupart catholiques ou juives », ajoute-t-il en espérant que son établissement pourra passer sous contrat après le délai légal de cinq ans.

Je ne suis pas le représentant d’un pays étranger. Je suis autant Français que vous, ne vous en déplaise

Le responsable balaie l’argument de la concurrence scolaire, sauf à vouloir « fermer toutes les écoles privées », et dénonce, derrière le « prétexte » du stationnement pour bloquer son projet, « l’hypocrisie » de Frédéric Burnier-Framboret et « son obsession avec nos origines ». « Je ne suis pas le représentant d’un pays étranger. Je suis autant Français que vous, ne vous en déplaise », conclut M. Sarikir.

Selon des informations du Dauphiné Libéré, une rencontre est prévue, en visioconférence, entre le maire d’Albertville, des parlementaires savoyards et Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, pour évoquer cet épineux sujet au cours de la semaine prochaine.

« Quand on a des amis comme ça… »

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Erdogan et Michel côte à côte, Von der Leyen incrédule

ERDOGAN ET MICHEL CÔTE À CÔTE, VON DER LEYEN INCRÉDULE

mer. 7 avril 2021, 6:59 PM

BRUXELLES (Reuters) – La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a été « surprise » de voir Charles Michel, président du Conseil européen, occuper le seul siège disponible à côté du président turc Recep Tayyip Erdogan lors de leur visite à Ankara, ce qu’a fait savoir son porte-parole mercredi.

D’après les images de la rencontre qui a eu lieu mardi, Ursula von der Leyen a été reléguée sur un canapé en retrait lorsque le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan et Charles Michel ont pris possession des deux sièges au centre de la scène.

« La présidente de la Commission a été clairement surprise », a déclaré le porte-parole de l’exécutif européen Eric Mamer.

Trois chaises ont toujours été disposées à l’occasion des visites du président turc à Bruxelles, pour la présidente de la Commission et le président du Conseil.

Selon Eric Mamer, Ursula von der Leyen a décidé de ne pas en faire une affaire et a évoqué, au cours de la conversation, les droits des femmes et la convention d’Istanbul sur les violences faites aux femmes, dont la Turquie s’est retirée le mois dernier.

Affront protocolaire contre Ursula von der Leyen : la Turquie blâme l’UE pour le « SofaGate »

« Les demandes de l’UE ont été respectées (…). La disposition des sièges a été réalisée à sa demande », s’est défendu le chef de la diplomatie turque. Article rédigé par

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Extrait d'une vidéo montrant la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, approcher du président turc, Recep Tayyip Erdogan, et du président du Conseil européen, Charles Michel, le 6 avril 2021, à Ankara (Turquie).  (AFP)
Extrait d’une vidéo montrant la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, approcher du président turc, Recep Tayyip Erdogan, et du président du Conseil européen, Charles Michel, le 6 avril 2021, à Ankara (Turquie).  (AFP)

La Turquie a réagi après l’affront protocolaire infligé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Ankara. « Les accusations visant la Turquie sont injustes », a déclaré jeudi 8 avril le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu lors d’une conférence de presse.

Dans une vidéo tournée mardi, la présidente de la Commission européenne apparaît contrainte de s’assoir sur un divan en retrait de ses interlocuteurs, à l’occasion d’une réunion des présidents des institutions de l’UE avec le chef d’Etat turc Recep Tayyip Erdogan, faute d’un troisième fauteuil pour la recevoir. Aussitôt, ces images ont suscité l’indignation ; tantôt contre la Turquie, accusée d’avoir cherché à humilier la délégation européenne, tantôt contre les Européens, soupçonnés de s’être laissé rabaisser par Ankara. 

« Les demandes de l’UE ont été respectées. Cela veut dire que la disposition des sièges a été réalisée à sa demande. Nos services de protocole se sont rencontrés avant la réunion et leurs demandes [de l’UE] ont été respectées », a assuré le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu. « La Turquie est un Etat profondément enraciné et ce n’est pas la première fois que l’on accueille des dignitaires étrangers », a-t-il ajouté.

Un hashtag #SofaGate sur les réseaux sociaux

La scène a été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #SofaGate, elle a suscité de nombreux commentaires sur l’inégalité de traitement entre les deux chefs des institutions européennes, et sur son caractère sexiste. Et pour cause : le président du Conseil européen, Charles Michel, et le président turc se sont calés dans les deux fauteuils préparés pour la réunion, sans se préoccuper du sort de leur interlocutrice. 

Mercredi, Ursula von der Leyen a fait connaître son mécontentement d’avoir été placée en retrait et a exigé d’être traitée comme l’égale du président du Conseil.

Son porte-parole a affirmé que « les présidents des deux institutions ont le même rang protocolaire », mais le Conseil européen, l’organe représentant les Etats membres, a toutefois fait savoir que son président avait la préséance sur la Commission pour le protocole international.

« Sofagate ». Le président du Conseil européen, Charles Michel, « peiné » par la polémique

 Fabien CAZENAVE. Extrait du reportage montrant le moment où Ursula von der Leyen comprend qu’elle est reléguée à plusieurs mètres du président du Conseil européen et du chef de l’État turc lors de leur rencontre mardi.© via REUTERS Extrait du reportage montrant le moment où Ursula von der Leyen comprend qu’elle est reléguée à plusieurs mètres du président du Conseil européen et du chef de l’État turc lors de leur rencontre mardi.

Le président du Conseil européen a publié un communiqué sur Facebook, mercredi soir, pour réagir à « l’affaire du canapé » où la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait été reléguée lors d’une rencontre officielle avec le chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan.

La polémique a enflé toute la journée du mercredi 7 avril 2021 à propos du « Sofagate ». La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait été placée la veille par le protocole en retrait sur un divan lors de sa réunion avec le président du Conseil européen, Charles Michel, et le chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan, à Ankara.

Devant l’ampleur des réactions, Charles Michel a choisi de réagir sur sa page Facebook personnelle dans la soirée. Il se dit notamment « peiné » devant les nombreux commentaires qui ont été faits à son encontre, lui reprochant de n’avoir pas compris le symbole en train de se dérouler devant ses yeux.

Charles Michel « doublement peiné »

Il regrette ainsi « l’impression donnée que j’aurais été indifférent à la maladresse protocolaire vis-à-vis d’Ursula. Cela d’autant plus, que je suis honoré de participer à ce projet européen dont deux institutions majeures sur quatre sont dirigées par des femmes, Ursula von der Leyen et Christine Lagarde. Et fier aussi qu’une femme, la première de l’histoire, m’ait succédé comme Première ministre de Belgique », écrit-il dans son message sur le réseau social.

Autre élément qui donne de la peine à Charles Michel, l’ampleur d’une polémique qui cacherait les résultats de cette visite diplomatique. Les deux dirigeants européens ont tenu lors d’une conférence de presse mardi à marquer « les profondes inquiétudes » de l’Union européenne quant aux violations des droits. « L’État de droit et le respect des droits fondamentaux sont des valeurs essentielles de l’UE », avait déclaré le président du Conseil européen alors que la Turquie est toujours censée être « candidate » à l’adhésion, même si le processus est totalement gelé. « La Turquie doit respecter les droits humains »avait renchéri la présidente la Commission, Ursula von der Leyen, regrettant notamment le récent abandon par la Turquie de la Convention dite d’Istanbul contre la violence faite aux femmes. « C’est un mauvais signal », a-t-elle dit.

Les deux dirigeants européens ont toutefois affirmé que la Turquie demeurait « un partenaire important » de l’UE et souligné son rôle dans l’accueil de réfugiés, notamment Syriens.

Un protocole appliqué de manière trop « stricte » par les Turcs ?

Charles Michel reprend cependant la ligne de défense du Conseil européen, l’organe représentant les États membres, rappelant que son président avait la préséance sur la Commission pour le protocole international. « Aucune disposition n’a été prise en dehors de celles demandées par une délégation de l’UE qui a préparé la visite », avait également assuré en fin de journée un responsable turc. La visite avait été préparée par l’ambassadeur de l’UE à Ankara.

Charles Michel confirme cette version : « L’interprétation stricte par les services turcs des règles protocolaires a produit une situation désolante : le traitement différencié, voire diminué, de la présidente de la Commission européenne », explique-t-il. « Sur le moment, tout en percevant le caractère regrettable de la situation, nous avons choisi de ne pas l’aggraver par un incident public », affirme-t-il.

Draghi accuse Erdogan d’avoir humilié Von der Leyen

DRAGHI ACCUSE ERDOGAN D’AVOIR HUMILIÉ VON DER LEYEN

jeu. 8 avril 2021, 9:27 PM

ROME (Reuters) – Le président du Conseil italien, Mario Draghi, a accusé jeudi le président turc Recep Tayyip Erdogan d’avoir humilié cette semaine la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et a déclaré qu’il était important d’être franc avec les « dictateurs ».

Ankara a rapidement réagi par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, qui a condamné les propos « hideux » du dirigeant italien.

Ursula von der Leyen a été reléguée sur un canapé en retrait lorsqu’elle s’est rendue mercredi à Ankara avec le président du Conseil européen, Charles Michel, lequel a occupé le seul siège disponible au côté de Recep Tayyip Erdogan.

« Je suis en complet désaccord avec l’attitude d’Erdogan envers la présidente Von der Leyen (…) Ce n’était pas approprié et j’ai été très désolé pour l’humiliation que Von der Leyen a eu à subir », a déclaré Mario Draghi aux journalistes.

« Avec ces, disons-le, dictateurs, avec lesquels nous devons néanmoins nous coordonner, il faut être franc quand on exprime des visions et opinions différentes », a-t-il ajouté.

Selon l’agence de presse turque Anatolie, l’ambassadeur italien à Ankara a été convoqué par le ministère turc des Affaires étrangères suite aux propos de Mario Draghi.

« Sofagate » : ces fois où le président de la Commission avait bien droit à un fauteuil

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La polémique a enflé toute la journée du mercredi 7 avril et fait chauffer les téléphones entre la Commission européenne et le Conseil européen. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait été placée la veille par le protocole en retrait, sur un divan, lors de sa réunion avec le président du Conseil européen, Charles Michel, et le chef d’Etat turc, Recep Tayyip Erdogan, à Ankara.

Devant l’ampleur des réactions, Charles Michel a choisi de réagir sur sa page Facebook personnelle dans la soirée. Il affirme avoir été « peiné » devant les nombreux commentaires qui ont été faits à son encontre, lui reprochant de n’avoir pas compris le symbole en train de se dérouler devant ses yeux.

« Une situation désolante »

Comme l’avait fait son entourage avant lui, il a toutefois rappelé que le président du Conseil européen, qui représente les Etats membres, avait la préséance sur la Commission pour le protocole international.Ursula von der Leyen, par Bernard Guetta : « Tout et son contraire »

« L’interprétation stricte par les services turcs des règles protocolaires a produit une situation désolante : le traitement différencié, voire diminué, de la présidente de la Commission européenne », a-t-il expliqué sur sa page Facebook.

Au vu de certaines images d’archives, il apparaît effectivement que les services turcs et l’ambassade de l’Union européenne en Turquie, qui ont préparé conjointement la réunion, ont sans doute pris le protocole un peu trop au pied de la lettre. Une rigueur qui ne semblait pas en vigueur lorsque ces réunions se déroulaient exclusivement entre hommes, à l’époque où Jean-Claude Juncker présidait la Commission et Donald Tusk, le Conseil européen.

En 2015, les mêmes fauteuils

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, lors d’une rencontre en 2015 en marge du G20 à Antalya, le prédécesseur d’Ursula von der Leyen avait bien eu droit au même fauteuil que Donald Tusk. Les deux hommes étaient placés de part et d’autre du président turc.Covid-19 : les femmes politiques assurent

Lors d’une réunion entre les trois hommes en marge d’un autre sommet du G20 à Hanghzou, en Chine, en septembre 2016, tous bénéficiaient des mêmes fauteuils, disposés à égale distance. Lors d’une visite à Buenos Aires, en novembre 2018, l’ancien président de la Commission avait salué en premier le Président Mauricio Macri, et s’était assis juste à côté de lui, grillant la priorité à Donald Tusk.

Si le traité de Lisbonne prévoit cet ordre protocolaire pour les rencontres à l’étranger, des réunions à Bruxelles ces dernières années ont semblé répondre aux mêmes règles : en juin 2017, si Donald Tusk a bien la primeur des salutations et s’assoit plus près de Recep Tayyip Erdogan, Jean-Claude Juncker fait face au président turc, dans le même fauteuil. Lorsque Donald Tusk et Jean-Claude Juncker ont rencontré Donald Trump, en mai 2017 à Bruxelles, là encore, le président de la Commission avait bénéficié des mêmes égards que son homologue du Conseil.

Juncker au secours de Charles Michel

L’ancien président de la Commission a réagi mercredi auprès du site Politico. Il affirme qu’il lui est bien arrivé, comme Ursula von der Leyen, et contrairement aux exemples cités ci-dessus, d’être relégué sur un siège inférieur et éloigné lors des déplacements avec Donald Tusk durant son mandat.

« En général, j’avais une chaise à côté de celle du président du Conseil, mais il est parfois arrivé que je sois assis sur le canapé. »Comportements sexistes à Matignon : « Le pouvoir désinhibe »

Il a toutefois regretté la manière dont a été traitée la présidente de la Commission.

« Il aurait été préférable qu’elle soit assise au même niveau qu’eux », a-t-il commenté.

Les regards se tournent vers Charles Michel. D’après le journal « le Monde », ses services avaient envoyé quelqu’un à Ankara – contrairement à ceux de la Commission, « compte tenu de la pandémie », a expliqué Eric Mamer, son porte-parole – pour analyser les choix du protocole turc pour la réunion qui s’annonçait, et n’avaient rien trouvé à dire à ce qui se préparait. Voilà qui ne risque pas d’arranger les relations, déjà compliquées, entre le président du Conseil et Ursula von der Leyen.

Recep Tayyip Erdogan : cette histoire de chaise absente qui fait scandale

© Imago1/12 – Recep Tayyip Erdogan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait scandale en empêchant la présidente de la Commission européenne de s’asseoir lors de discussions diplomatiques© Zuma Press2/12 – Recep Tayyip Erdogan
Ce mardi 6 avril, le président turc Recep Tayyip Erdogan recevait Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne et Charles Michel, président du Conseil européen.© Seskimphoto3/12 – Recep Tayyip Erdogan
L’objectif de cette rencontre était de relancer les relations diplomatiques entre l’Union européenne et la Turquie, qui sont actuellement au point mort.© Imago4/12 – Recep Tayyip Erdogan
Alors que l’issue de ces discussions n’est pas encore connue, un fait marquant a beaucoup fait parler de cette entrevue.© Imago5/12 – Recep Tayyip Erdogan
Au moment de s’asseoir devant les photographes, seuls deux sièges étaient prévus et ont rapidement été occupés par Recep Tayyip Erdogan et  Charles Michel.© Imago6/12 – Charles Michel
Ursula von der Leyen a signifié sa gêne de ne pas avoir de place, mais les deux hommes l’ont regardée sans rien faire. Elle a donc dû s’asseoir sur un canapé dans la pièce.© Imago7/12 – Charles Michel
Ces images ont rapidement fait le buzz sous le hashtag #Sofagate.© Imago8/12 – Ursula von der Leyen
Beaucoup pensent que c’est un acte délibéré de la part d’Erdogan, qui n’aurait pas offert de siège à Ursula von der Leyen parce que c’est une femme.© Imago9/12 – Ursula von der Leyen
Sophie in’t Veld, députée européenne a indiqué que pour elle, « ce n’était pas une coïncidence mais bien un acte délibéré. »© Imago10/12 – Charles Michel et Ursula von der Leyen
Accusé de s’être assis sans penser à sa collègue, Charles Michel s’est expliqué sur sa page Facebook© Imago11/12 – Charles Michel
« Les quelques images qui en ont été diffusées ont donné l’impression que j’aurais été insensible à cette situation. Rien n’est plus éloigné de la réalité »© Imago12/12 – Charles Michel et Ursula von der Leyen
« Sur le moment, tout en percevant le caractère regrettable de la situation, nous avons choisi de ne pas l’aggraver par un incident public »PRÉCÉDENTSUIVANTPar Ewan MaleszkaLe 08 avril 2021 à 17h50

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait scandale en empêchant la présidente de la Commission européenne de s’asseoir lors de discussions diplomatiques.

Ce mardi 6 avril, le président turc Recep Tayyip Erdogan recevait Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne et Charles Michel, président du Conseil européen. L’objectif de cette rencontre était de relancer les relations diplomatiques entre l’Union Européenne et la Turquie, qui sont actuellement au point mort. Alors que l’issue de ces discussions n’est pas encore connue, un fait marquant a beaucoup fait parler de cette entrevue. Au moment de s’asseoir devant les photographes, seuls deux sièges étaient prévus et ont rapidement été occupés par Recep Tayyip Erdogan et Charles Michel. D’un « Hum« , Ursula von der Leyen a signifié sa gêne de ne pas avoir de place, mais les deux hommes l’ont regardée sans rien faire.

Charles Michel voulait éviter l’incident diplomatique

Accusé de s’être assis sans penser à sa collègue, Charles Michel s’est expliqué sur sa page Facebook : « Les quelques images qui en ont été diffusées ont donné l’impression que j’aurais été insensible à cette situation. Rien n’est plus éloigné de la réalité« . Il dit avoir voulu éviter de provoquer un incident diplomatique : « Sur le moment, tout en percevant le caractère regrettable de la situation, nous avons choisi de ne pas l’aggraver par un incident public, et de privilégier en ce début de rencontre la substance de la discussion politique que nous allions entamer, Ursula et moi, avec nos hôtes« . Il dit finalement regretter que cet incident ait occulté le travail accompli lors de ce voyage en Turquie.

Le #sofagate ou l’affront protocolaire vécu par Ursula von der Leyen à Ankara

International > Union européenne > Turquie > Le #sofagate ou l’affront protocolaire vécu par Ursula von der Leyen à Ankara Par Christian SPILLMANN,  Le président turc Recep Tayyip Erdogan (c) reçoit la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (d) et le président du Conseil européen Charles Michel, le 6 avril 2021 à Ankara

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (c) reçoit la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (d) et le président du Conseil européen Charles Michel, le 6 avril 2021 à Ankara© TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE/AFP –

Un affront infligé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, placée mardi par le protocole en retrait sur un divan lors de la réunion des présidents des institutions de l’UE avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, a provoqué une polémique et beaucoup de ressentiment à Bruxelles.

“La présidente von der Leyen a été surprise. Elle a décidé de passer outre et de donner la priorité à la substance. Mais cela n’implique pas qu’elle n’accorde pas d’importance à l’incident”, a expliqué mercredi son porte-parole Eric Mamer.

La scène a été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #Sofagate, elle a suscité de nombreux commentaires sur l’inégalité de traitement entre les deux chefs des institutions européennes, et son caractère sexiste.

“Ehm”, murmure l’ancienne ministre allemande de la Défense, apparemment désemparée: debout, elle semble ne pas savoir où s’installer alors que le président du Conseil européen Charles Michel et le président turc se calent dans les deux fauteuils préparés pour la réunion.

Ursula von der Leyen prend ensuite place sur un canapé, en retrait des deux hommes, face au ministre turc des affaires étrangères.

“Mme von der Leyen attend d’être traitée selon les règles protocolaires et elle a demandé à ses services de faire en sorte que ce genre d’incidents ne se répète pas à l’avenir”, a annoncé son porte-parole.

“Les présidents des deux institutions ont le même rang protocolaire”, a-t-il soutenu.

A contrario, le Conseil européen, l’organe représentant les Etats membres, a toutefois fait savoir que son président avait la préséance sur la Commission pour le protocole international.

“Aucune disposition n’a été prise en dehors de celles demandées par une délégation de l’UE qui a préparé la visite”, a assuré en fin de journée à l’AFP un responsable turc. La visite avait été préparée par l’ambassadeur de l’UE à Ankara.

Charles Michel a confirmé cette version: “L’interprétation stricte par les services turcs des règles protocolaires a produit une situation désolante: le traitement différencié, voire diminué, de la présidente de la Commission européenne”, a-t-il expliqué dans un message sur son compte Facebook.

“Sur le moment, tout en percevant le caractère regrettable de la situation, nous avons choisi de ne pas l’aggraver par un incident public”, a-t-il soutenu.

A Paris, le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Clément Beaune a réagi de son côté avec vigueur.

“Ce sont des images qui font mal et qui manifestement montrent quelque chose d’organisé”, a-t-il déclaré à la chaîne BFM TV.

“Je ne veux pas d’une Europe naïve, fragile et donc là je crois qu’on a affaire à des interlocteurs, le président turc, qui eux connaissent la force des images, la valeur des symboles”, a-t-il ajouté. “C’est un affront qu’on corrigera mais il ne faut pas laisser faire ce genre de choses.”

“Abominable” pour l’image

La rebuffade intervient à un moment diplomatique délicat, alors que l’UE et la Turquie cherchent à renouer leurs relations après une année de tensions.

Les Européens ne cachent pas leurs inquiétudes face aux violations des droits fondamentaux en Turquie et la décision du président Erdogan de quitter la convention d’Istanbul sur la prévention de la violence contre les femmes et les enfants.

À l’issue de la rencontre, Mme von der Leyen n’a pas mâché ses mots lors de la conférence de presse. “Je suis profondément inquiète du fait que la Turquie se soit retirée de la Convention d’Istanbul”, a-t-elle lancé.La présidente de la Commission européenne,  Ursula von der Leyen lors d’une conférence de presse conjointe avec le président du Conseil européen Charles Michel après une rencontre avec le président turc Erdogan, le 6 avril 2021 à Ankara

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen lors d’une conférence de presse conjointe avec le président du Conseil européen Charles Michel après une rencontre avec le président turc Erdogan, le 6 avril 2021 à Ankara© AFP Adem ALTAN

“La question des droits de l’homme est hautement prioritaire dans la relation entre l’UE et la Turquie. Elle sera prise en compte dans l’analyse générale qui sera soumise aux dirigeants européens lors de leur sommet en juin”, a averti mercredi son porte-parole.

L’affront fait à la première femme à occuper l’un des deux plus hauts postes de l’UE a suscité la colère de plusieurs élus européens à Bruxelles.

“D’abord, ils se retirent de la Convention d’Istanbul et maintenant ils laissent la présidente de la Commission européenne sans siège lors d’une visite officielle. C’est honteux. #WomensRights”, s’est insurgée la présidente du groupe socialiste au Parlement européen, l’Espagnole Iratxe Garcia Perez, sur Twitter.

Charles Michel n’a pas été épargné. L’eurodéputée libérale néerlandaise Sophie in ‘t Veld s’est demandé pourquoi le président du Conseil était resté “silencieux”.

Il s’est défendu d’avoir été “insensible” à cette situation: “Rien n’est plus éloigné ni de la réalité, ni de mes sentiments profonds”, a-t-il assuré.

Mais le mal est fait. “En termes d’images, le résultat est abominable pour Charles Michel”, a reconnu un responsable européen.

La Turquie blâme l’UE pour le « Sofagate »

 SOURCE AFP © Fournis par Le Point

La Turquie a fustigé jeudi des « accusations injustes » après l’affront protocolaire ressenti par la présidente de la Commission européenne à Ankara, affirmant que la disposition des fauteuils au coeur de la polémique avait été suggérée par la partie européenne.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait été placée mardi par le protocole en retrait sur un divan lors d’une réunion des présidents des institutions de l’UE avec le chef d’Etat turc Recep Tayyip Erdogan et le président du Conseil européen Charles Michel, ce qui a provoqué beaucoup de ressentiment mais aussi des frictions à Bruxelles.

Jeudi soir, le chef du gouvernement italien Mario Draghi a même traité M. Erdogan de « dictateur » et s’est déclaré « très navré par l’humiliation que la présidente de la Commission a dû subir ».

Ces commentaires ont été qualifiés de « populistes, offensants et déraisonnables » par le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, qui a convoqué l’ambassadeur d’Italie à Ankara.

Auparavant, lors d’une conférence de presse, il avait estimé que « les accusations visant la Turquie sont injustes. La Turquie est un Etat profondément enraciné et ce n’est pas la première fois qu’on accueille des dignitaires étrangers ».

« Les demandes de l’UE ont été respectées. Cela veut dire que la disposition des sièges a été réalisée à leur demande. Nos services du protocole se sont rencontrés avant la réunion et leurs demandes (de l’UE) ont été respectées », a-t-il ajouté.

Mais le service du protocole du Conseil européen, institution présidée par Charles Michel, a fait valoir jeudi qu’il n’avait pas eu accès au préalable à la salle où devait avoir lieu la réunion.

« Si la pièce avait été visitée, nous aurions suggéré à nos hôtes que, par courtoisie, le divan soit remplacé par deux fauteuils pour la présidente de la Commission », a indiqué ce service dans une lettre.

La scène avait été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #Sofagate, elle a suscité de nombreux commentaires sur l’inégalité de traitement entre les deux chefs des institutions européennes, et son caractère sexiste.

« Ehm », murmure l’ancienne ministre allemande de la Défense, apparemment désemparée: debout, elle semble ne pas savoir où s’installer alors que Charles Michel et le président turc se calent dans les deux fauteuils préparés pour la réunion.

Ursula von der Leyen prend ensuite place sur un canapé, en retrait des deux hommes, face au ministre turc des Affaires étrangères.

Mercredi, Ursula von der Leyen a fait connaître son mécontentement d’avoir été placée en retrait et a exigé d’être traitée comme l’égale du président du Conseil.

Son porte-parole a affirmé que « les présidents des deux institutions ont le même rang protocolaire » mais le Conseil européen, l’organe représentant les Etats membres, a toutefois fait savoir que son président avait la préséance sur la Commission pour le protocole international.

‘Symbole de désunion’

Les grands groupes politiques du Parlement européen ont déploré jeudi l’image de désunion donnée par les présidents des institutions lors de leur rencontre avec le président turc et leur ont demandé de venir s’expliquer en plénière.

« La rencontre à Ankara des présidents von der Leyen et Michel aurait dû envoyer un message de fermeté et d’unité de l’approche européenne vis-à-vis de la Turquie. Malheureusement, elle s’est traduite par un symbole de désunion, les présidents n’ayant pas su faire front commun lorsque cela était nécessaire », a déploré l’Allemand Manfred Weber, président du Groupe du parti Populaire Européen PPE (droite pro-européenne).

La présidente du groupe des Socialistes et démocrates, l’Espagnole Iratxe Garcia Perez, a également demandé l’audition des présidents des deux institutions « pour clarifier ce qui s’est passé » et voir « comment faire respecter les institutions européennes ».

Charles Michel a assuré jeudi « regretter profondément » ce qui s’est passé à Ankara lors d’une intervention télévisée en Belgique.

Il a expliqué ne pas avoir réagi « par crainte de créer une incident bien plus grave » et d’empêcher ainsi la tenue de la réunion, dont les enjeux étaient importants pour l’UE.

L’affaire a suscité des réactions indignées en Europe, d’autant qu’elle est survenue quelques semaines après le retrait d’Ankara d’une convention européenne sur la prévention de la violence contre les femmes.

Les commentaires les plus virulents ont été proférés par la classe politique française, au moment où les relations entre Paris et Ankara sont marquées par de fortes tensions.

« Ce sont des images qui font mal ! Je ne veux pas d’une Europe naïve, fragile », a déploré le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune. « C’est un affront qu’on corrigera, mais il ne faut pas laisser faire ce genre de choses ».

Sofagate: Charles Michel réaffirme son regret, souligne l’importance de la réunion

Agence Belga

Sofagate: Charles Michel réaffirme son regret, souligne l'importance de la réunion

(Belga) Le président du Conseil européen Charles Michel a réitéré jeudi soir sur le plateau de la chaîne LN24 son « profond regret » de l’épisode désormais baptisé « sofagate » sur la Toile.

« Je regrette l’impression qui a été donnée d’une forme de dédain ou de mépris pour la présidente de la Commission, ou les femmes en général », a répété le Belge. « J’ai rembobiné 150 fois (l’incident) dans ma tête », assure-t-il, tout en affirmant être convaincu qu’une réaction de sa part aurait pu créer un « incident bien plus grave » au vu de l’importance cruciale de cette réunion avec le président turc. Au-delà de la guéguerre de protocole et des remarques enflammées sur les réseaux sociaux, le président du Conseil européen a appelé à ne pas laisser cet incident occulter « le véritable enjeu de cette réunion, fondamentale pour la stabilité et la sécurité en Europe ». Les sujets de discussion essentiels ne manquaient pas, entre futur du pacte migratoire, évolutions sur la situation chypriote, implications en Libye, etc. Ces quelques secondes qui ont fait scandale, ces images où l’on voit Ursula von der Leyen désemparée face à deux sièges où se sont installés Charles Michel et Recep Tayyip Erdogan, tandis qu’elle était reléguée à distance, sur un sofa, n’ont en rien reflété l’ensemble de la réunion, qui a duré trois heures et durant laquelle les deux responsables européens ont porté ensemble un message fort, a martelé le Belge. (Belga)

A.HIDALGO: rejoneada des poubelles

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Sur Twitter, le hashtag #SaccageParis dénonce le manque d’entretien et la « saleté » de Paris

Paris poubelles
© ERIC FEFERBERG / AFP

Sous le hashtag « #SaccageParis », de nombreux internautes ont fustigé, ce week-end sur Twitter, la « saleté » et le manque d’entretien de la ville de Paris, à l’aide de photos et de publications devenues virales. Plusieurs élus ont rejoint le mouvement, pointant du doigt la gestion de la maire de la capitale.REPORTAGE

Paris, plus belle ville du monde, mais pas la plus propre. Détritus sur les caniveaux, déchets sur le bassin de la Villette, chaussées détruites… Ce week-end est apparu sur Twitter le hashtag #SaccageParis, sous lequel des internautes ont posté des photos peu reluisantes de Paris pour dénoncer le manque d’entretien de la ville. Le mouvement a été initié par un internaute qui a posté une première publication en février dernier via son compte @PanamePropre. Interrogé par Europe 1, il a souhaité garder l’anonymat.

>> Retrouvez tous les journaux de la rédaction d’Europe 1 en replay et en podcast icihttps://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378317002331291652&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.europe1.fr%2Fsociete%2Fsur-twitter-le-hashtag-saccageparis-denonce-le-manque-dentretien-et-la-salete-de-paris-4036391&siteScreenName=Europe1&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

En lançant #saccageparis, je ne pensais que cela prendrait cette ampleur. Pourtant pas si surprenant. Le désastre actuel ne pouvait rester sans réaction massive. Nous sommes des milliers à dire STOP !
Derrière ce # ? Juste des habitants ordinaires.
C’est encore plus fort— ParisPropre (@PanamePropre) April 3, 2021

Murs tagués, rue jonchées de déchets

Il se définit comme un simple Parisien qui veut dénoncer la saleté dans sa ville. Sur sa photo, postée en février, un muret recouvert de tags sur une grande avenue. Très vite, le hashtag est devenu viral et de nombreux Parisiens ont dénoncé les dégradations dans la capitale, montrant leur quartier avant et après. On y voit des murs tagués, des rues jonchées de déchets, des espaces publics dégradés…https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378233376071684097&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.europe1.fr%2Fsociete%2Fsur-twitter-le-hashtag-saccageparis-denonce-le-manque-dentretien-et-la-salete-de-paris-4036391&siteScreenName=Europe1&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Ah Paris
Son romantisme, son architecture, son Histoire, ses prix immobiliers, et sa politique de gauche depuis 10 ans de Delanoë et Hidalgo ⬇️⬇️⬇️#saccageparispic.twitter.com/IIMLSigoIJ— Laure Gonlézamarres (@LaureGonlezamar) April 3, 2021

Du côté de la mairie de Paris, le maire du 4ème arrondissement, Ariel Weil, concède que tout n’est pas parfait, mais il regrette l’attitude de certains élus au Conseil de Paris. « On voit aussi des photos qui sont à charge avec des gens qui ne publient jamais autre chose, y compris des élus d’ailleurs, des élus qui détestent tellement ou semblent tellement détester Paris qu’on ne voit que des photos qui sont abominables », réagit-il, au micro d’Europe 1. « Quand je vois un certain nombre d’élus qui disent ‘Il faut s’en saisir au Conseil de Paris’, alors qu’ils n’y avaient pas pensé il y a trois jours… »

La mairie de Paris dénonce aussi une campagne de dénigrement relayée par des militants de droite. Le Parisien à l’origine du mouvement, lui, se défend de tout engagement politique. Ce qu’il réclame, c’est une vraie réaction de la mairie pour, dit il, que les Parisiens retrouvent la fierté de vivre dans la plus belle ville du monde.

Aménagements, détritus… Un hashtag pour concentrer la colère des Parisiens

 Par LePoint.frAnne Hidalgo, Paris, Twitter© Fournis par Le Point Anne Hidalgo, Paris, Twitter

Anne Hidalgo, qui pourrait briguer l’Élysée en 2022, est la cible de nombreuses critiques sur Twitter, comme le révèle Le Parisien. Depuis quelques jours, sous le hashtag #SaccageParis, des milliers d’internautes publient des photos dénonçant les travers constatés dans la capitale.

Les dizaines de milliers de messages et photos révèlent les murs tagués, les pelouses en piteux état, ou encore les détritus qui jonchent certains trottoirs de la Ville Lumière. Sans compter les aménagements érigés sous l’administration parisienne. D’aucuns évoquent même la « décharge à ciel ouvert » que serait devenue la première métropole de France.

« Les images accablantes ne sont que la partie émergée »

Le hashtag a été créé par le compte anonyme @panamepropre, qui évoque, pour le journal francilien, une démarche née « d’un coup de colère ». « Je suis parisien depuis vingt ans et j’ai vu la ville se dégrader depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo à la tête de l’Hôtel de Ville », explique-t-il. « Outre les problèmes de propreté et de salubrité, il y a aussi les atteintes au patrimoine », poursuit-il, précisant avoir eu « l’idée de créer un compte en février dernier pour partager ce constat ». Le hashtag #SaccageParis, lui, est apparu « il y a près de quinze jours ».

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L’initiative, et le succès qu’elle a rencontré ne sont pas passés inaperçus dans la classe politique. « La dégradation de notre si belle capitale par l’équipe Hidalgo est une souffrance », a tancé Marine Le Pen. Et Rachida Dati d’asséner à son tour, sur Twitter : « Il est temps que Mme Hidalgo et ses alliés ouvrent les yeux sur le déclin de Paris. Les images accablantes #SaccageParis ne sont que la partie émergée. Derrière ces photos, il y a l’insécurité, la ghettoïsation, le déclin social et économique de Paris ! »

Face à ce qu’elle a défini comme une « campagne de dénigrement », la Ville de Paris a réagi via Twitter : « Comme toutes les villes de France, Paris est confrontée à des incivilités et à des problèmes de régulation de l’espace public. Néanmoins, certaines photos postées sont anciennes ou prises avant le passage des équipes de la propreté, particulièrement investies. 2 500 agents interviennent tous les jours, plusieurs fois par jour, dans tout Paris. Par ailleurs, les effectifs des agents de la propreté sont actuellement réduits de 10 % en raison de la propagation du virus Covid-19 (cas contact ou agents porteurs). Cette diminution des effectifs peut entraîner des retards de traitement, notamment des signalements #DansMaRue, une application qui permet aux usagers d’alerter sur un problème près de chez eux. Toutes les semaines, 10 000 signalements sont traités. Chaque jour, les agents de la Ville travaillent pour rendre Paris plus belle et ils le font bien. Merci à eux. »https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378313233296191488&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.lepoint.fr%2Fpolitique%2Famenagements-detritus-un-hashtag-pour-concentrer-la-colere-des-parisiens-04-04-2021-2420691_20.php&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550pxhttps://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378313233296191488&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.lepoint.fr%2Fpolitique%2Famenagements-detritus-un-hashtag-pour-concentrer-la-colere-des-parisiens-04-04-2021-2420691_20.php&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Il est temps que Mme Hidalgo et ses alliés ouvrent les yeux sur le déclin de Paris. Les images accablantes #saccageparis ne sont que la partie émergée. Derrière ces photos, il y a l?insécurité, la ghettoïsation, le déclin social et économique de Paris!https://t.co/sMz0oqZCAS? Rachida Dati ? (@datirachida) April 3, 2021

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-2&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378222538912841728&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.lepoint.fr%2Fpolitique%2Famenagements-detritus-un-hashtag-pour-concentrer-la-colere-des-parisiens-04-04-2021-2420691_20.php&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550pxhttps://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-3&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378222538912841728&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.lepoint.fr%2Fpolitique%2Famenagements-detritus-un-hashtag-pour-concentrer-la-colere-des-parisiens-04-04-2021-2420691_20.php&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Les milliers d?images partagées avec le hashtag #SaccageParis brisent le c?ur des amoureux de Paris. Bravo aux Parisiens révoltés ! La dégradation de notre si belle capitale par l?équipe Hidalgo est une souffrance nationale qui ne doit laisser aucun Français indifférent. MLP? Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 3, 2021

#saccageparis. Des milliers d’internautes fustigent la saleté à Paris, la Ville dénonce une « campagne de dénigrement »

Le hashtag #saccageparis est devenu l’une des tendances de Twitter samedi avec plus de 20 000 tweets recensés. Photo d'illustration.© Archives Ouest-France Le hashtag #saccageparis est devenu l’une des tendances de Twitter samedi avec plus de 20 000 tweets recensés. Photo d’illustration.

Depuis plusieurs jours, sur Twitter, des milliers d’internautes expriment leur mécontentement face à la saleté et l’enlaidissement de la capitale et s’insurgent contre la politique menée par Anne Hidalgo. La Ville de Paris dénonce une « campagne de dénigrement ».

Le hashtag #saccageparis rencontre un vif succès depuis vendredi 2 avril, sur Twitter, où des dizaines de milliers d’internautes ont exprimé leur mécontentement face l’« enlaidissement » et l’« encrassement » de la ville de Paris et critiqué la politique menée par la maire socialiste Anne Hidalgo.

Avec plus de 20 000 tweets recensés samedi, iI est même devenu l’une des tendances du réseau social du week-end. Détritus dans les caniveaux ou dans le bassin de la Vilette, chaussées défoncées, graffitis, mobiliers urbains dégradés ou encore quartiers dénaturés, ont ainsi été dénoncés, souvent photos à l’appui, par des milliers de Twittos.

Le compte @panamepropre est à l’origine du mouvement. Contacté par Le Parisien, son auteur souhaite garder l’anonymat mais assure être « un Parisien ordinaire » qui a vu « la ville se dégrader depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo à la tête de l’Hôtel de Ville » et se défend d’appartenir à un quelconque parti politique.

« Mettre la pression sur la Ville » 

Sa démarche est « née d’un coup de colère », explique-t-il au Parisien. Son objectif ? « Continuer à mettre la pression sur la Ville » pour que « Paris redevienne une des grandes et belles capitales du monde, où il fait bon vivre, où l’on se déplace à vélo mais où on ne fait la guerre aux voitures, où l’on se sent en sécurité », dit-il.https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378053155414552584&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fpolitique%2Fanne-hidalgo%2Fsaccageparis-des-milliers-d-internautes-fustigent-la-salete-a-paris-la-ville-denonce-une-campagne-de-7213987%3Futm_source%3DMicrosoft-News-general%26amp%3Butm_medium%3Dfluxrss%26amp%3Butm_campaign%3Dbanquedecontenu&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Bonsoir @Anne_Hidalgo

Aujourd’hui, les Parisiennes et les Parisiens ont commencé à massivement exprimer leur ras-le-bol absolu du #saccageparis!

Quelles mesures urgentes allez-vous prendre pour rétablir la situation et lutter contre l’enlaidissement et l’encrassement de #Paris?— ParisPropre (@PanamePropre) April 2, 2021

Comme lui, des milliers d’autres habitants de la capitale ont exprimé leur ras-le-bol et se sont indignés, postant des photos de ce qu’ils estimaient être une dégradation ou le signe d’une mauvaise gestion :https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378223310639616001&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fpolitique%2Fanne-hidalgo%2Fsaccageparis-des-milliers-d-internautes-fustigent-la-salete-a-paris-la-ville-denonce-une-campagne-de-7213987%3Futm_source%3DMicrosoft-News-general%26amp%3Butm_medium%3Dfluxrss%26amp%3Butm_campaign%3Dbanquedecontenu&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Madame @Anne_Hidalgo vous avez de la chance : grace à #saccageparis les parisiens vous offrent un audit gratuit de l’état de la ville de Paris …

Recuperez les photos et reperez les lieux et commencez à faire bosser des personnes comptentes pour remedier ces horreurs https://t.co/udT1fO2BDT— monoke13 (@waiting2026) April 3, 2021

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-2&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378378055543091206&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fpolitique%2Fanne-hidalgo%2Fsaccageparis-des-milliers-d-internautes-fustigent-la-salete-a-paris-la-ville-denonce-une-campagne-de-7213987%3Futm_source%3DMicrosoft-News-general%26amp%3Butm_medium%3Dfluxrss%26amp%3Butm_campaign%3Dbanquedecontenu&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

« C’est temporaire »#saccageparis pic.twitter.com/DJCF79YbdM— Aurélien Véron (@aurelien_veron) April 3, 2021

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-3&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378263352225452033&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fpolitique%2Fanne-hidalgo%2Fsaccageparis-des-milliers-d-internautes-fustigent-la-salete-a-paris-la-ville-denonce-une-campagne-de-7213987%3Futm_source%3DMicrosoft-News-general%26amp%3Butm_medium%3Dfluxrss%26amp%3Butm_campaign%3Dbanquedecontenu&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Le quartier de Beaubourg en 2021. En plein centre de Paris.

Comment pouvez-vous laisser faire ca @Anne_Hidalgo ???#saccageparis pic.twitter.com/VlEXSxOzNB— Ville Lumière (@VilleLumire5) April 3, 2021

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-4&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1377908162867695620&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fpolitique%2Fanne-hidalgo%2Fsaccageparis-des-milliers-d-internautes-fustigent-la-salete-a-paris-la-ville-denonce-une-campagne-de-7213987%3Futm_source%3DMicrosoft-News-general%26amp%3Butm_medium%3Dfluxrss%26amp%3Butm_campaign%3Dbanquedecontenu&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Ville ultra surcôté qui se transforme en depottoir à cause des décisions des mairies mais également parce que pas mal de gens sont des gros porcs qui n’en ont rien à foutre de l’état de leurs rues.#saccageparis pic.twitter.com/u0OABgJs0x— Le Petit Nicolas (@Nicolas84080364) April 2, 2021

Plusieurs personnalités politiques de droite y sont aussi allées de leur commentaire, samedi 3 avril. La maire du 7e arrondissement de la Paris et ancienne rivale d’Anne Hidalgo, Rachida Dati, a dénoncé des « images accablantes », ajoutant que « derrière ces photos, il y a l’insécurité, la ghettoïsation, le déclin social et économique de Paris ! »https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-5&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378313233296191488&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fpolitique%2Fanne-hidalgo%2Fsaccageparis-des-milliers-d-internautes-fustigent-la-salete-a-paris-la-ville-denonce-une-campagne-de-7213987%3Futm_source%3DMicrosoft-News-general%26amp%3Butm_medium%3Dfluxrss%26amp%3Butm_campaign%3Dbanquedecontenu&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Il est temps que Mme Hidalgo et ses alliés ouvrent les yeux sur le déclin de Paris. Les images accablantes #saccageparis ne sont que la partie émergée. Derrière ces photos, il y a l’insécurité, la ghettoïsation, le déclin social et économique de Paris!https://t.co/sMz0oqZCAS— Rachida Dati ن (@datirachida) April 3, 2021

La patronne de la fédération LR de Paris, Agnès Evren a quand à elle réclamé « un grand plan de salubrité » et un « Conseil de Paris dédié à la propreté ».https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-6&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378398035416387590&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fpolitique%2Fanne-hidalgo%2Fsaccageparis-des-milliers-d-internautes-fustigent-la-salete-a-paris-la-ville-denonce-une-campagne-de-7213987%3Futm_source%3DMicrosoft-News-general%26amp%3Butm_medium%3Dfluxrss%26amp%3Butm_campaign%3Dbanquedecontenu&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Nous dénonçons depuis longtemps avec @datirachida la saleté des rues de Paris qui dégrade notre qualité de vie

Lancer un grand plan de salubrité publique pour Paris devient une urgence humaine et sanitaire!

Nous demandons un Conseil de Paris dédié à #propreté #saccageparis— Agnes Evren (@AgnesEvren) April 3, 2021

« La dégradation de notre si belle capitale par l’équipe Hidalgo est une souffrance nationale », a pour sa part déploré la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen sur Twitter, félicitant les « Parisiens révoltés ».  https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-7&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378222538912841728&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fpolitique%2Fanne-hidalgo%2Fsaccageparis-des-milliers-d-internautes-fustigent-la-salete-a-paris-la-ville-denonce-une-campagne-de-7213987%3Futm_source%3DMicrosoft-News-general%26amp%3Butm_medium%3Dfluxrss%26amp%3Butm_campaign%3Dbanquedecontenu&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Les milliers d’images partagées avec le hashtag #SaccageParis brisent le cœur des amoureux de Paris. Bravo aux Parisiens révoltés ! La dégradation de notre si belle capitale par l’équipe Hidalgo est une souffrance nationale qui ne doit laisser aucun Français indifférent. MLP— Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 3, 2021

« Campagne de dénigrement »

Face aux critiques, la Ville de Paris a riposté dimanche avec une série de tweets dans lesquels elle affirme que « La Ville de Paris subit une campagne de dénigrement via #saccageparis » expliquant que « comme toutes les villes de France, Paris est confrontée à des incivilités et à des problèmes de régulation de l’espace public ». Elle ajoute également que « certaines photos postées sont anciennes ou prises avant le passage des équipes de la propreté, particulièrement investies »

La mairie assure par ailleurs que « 2500 agents interviennent tous les jours, plusieurs fois par jour, dans tout Paris ».

Et, si elle admet que « les effectifs des agents de la propreté sont actuellement réduits de 10 % en raison de la propagation du virus Covid-19 (cas contact ou agents porteurs) » et que « cette diminution des effectifs peut entraîner des retards de traitement », elle rappelle que l’application #Dansmarue « permet aux usagers d’alerter sur un problème près de chez eux ». « Toutes les semaines, 10 000 signalements sont traités », ajoute-t-elle sur Twitter.https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-8&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378788092614750211&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.ouest-france.fr%2Fpolitique%2Fanne-hidalgo%2Fsaccageparis-des-milliers-d-internautes-fustigent-la-salete-a-paris-la-ville-denonce-une-campagne-de-7213987%3Futm_source%3DMicrosoft-News-general%26amp%3Butm_medium%3Dfluxrss%26amp%3Butm_campaign%3Dbanquedecontenu&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

1/6 – La Ville de Paris subit une campagne de dénigrement via #saccageparis.— Paris (@Paris) April 4, 2021

#Saccageparis, un hashtag qui relance le problème récurrent de la propreté de la capitale

Billet de blog

Pierre Bouvier

Le compte Twitter @PanamePropre relaie images et vidéos montrant la ville sous un jour peu flatteur. La mairie dénonce une « campagne de dénigrement ».

La propreté est un problème… récurrent pour Paris. En 2019, le quotidien britannique The Guardian décrivait la capitale comme « l’homme sale de l’Europe ». A croire que deux ans plus tard, les choses n’ont pas changé ; depuis le 21 mars, le compte Twitter @PanamePropre, dont l’auteur reste anonyme, se plaît à titiller Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, sur cet épineux sujet – et sur celui des aménagements – en publiant et relayant une série de clichés et vidéos, parfois anciens, accompagnées du hashtag #saccageparis.

Dans sa biographie, le compte aux près de 6 000 abonnés se présente comme « humaniste », rejette les « extrêmes » et affirme :

« Nous n’acceptons plus #Paris encrassée et enlaidie. RT photos et vidéos accablantes. »

Dans la foulée, plus de 24 000 tweets ont été publiés accompagnés de ce mot-clé et évoquent les « pistes cyclables immondes », « l’état de délabrement généralisé », les « déjections d’oiseaux datant d’au moins trois semaines »…

Vidéo prise il y a 3 semaines environ. Depuis ?Rien. Le #saccageparis continue. https://t.co/jvniYzgYnN— ParisPropre (@PanamePropre) April 2, 2021

Auteur anonyme

Contacté par Le Parisien, l’auteur du compte assure être « parisien depuis vingt ans » et avoir « vu la ville se dégrader depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo à la tête de l’Hôtel de ville ». Il se défend, pourtant, d’appartenir à un quelconque parti politique :

« J’ai une cinquantaine d’années. Je suis cadre dans le privé. Je voyage beaucoup à l’étranger. Je ne suis encarté dans aucun parti. J’ai été proche autrefois de l’UDF. Je suis un progressiste modéré dans mon expression. Certains diront que l’extrême droite ou la droite est derrière. Je peux vous dire que j’ai reçu aussi de nombreux messages de gens de gauche qui partagent ma colère. »

De son côté, Pierre Liscia, ex-élu du 18arrondissement et porte-parole du mouvement Libres ! de Valérie Pécresse a nié être le propriétaire du compte, dans un message publié sur Twitter samedi 3 avril :

« Une rumeur circule sur Twitter selon laquelle je serais l’instigateur du hashtag #saccageparis (…). A mon grand regret, je ne le suis pas. En revanche, Paris est bel et bien devenue une honte pour la France. »

L’opposition s’en saisit

Sans surprise, l’opposition à la maire de Paris s’est engouffrée dans la brèche : « Face au déni de réalité de l’équipe municipale, nous exigeons la tenue immédiate d’un Conseil de Paris exceptionnel consacré aux problèmes de propreté et de salubrité à Paris », a écrit la maire (LR) du 7arrondissement, Rachida Dati, dimanche soir, sur Twitter.

« Lancer un grand plan de salubrité publique devient une urgence »

« Nous ne pouvons rester sourds à l’appel spontané des Parisiennes et des Parisiens. La Fédération LR de Paris demande une séance de Conseil de Paris dédiée à la propreté afin de lancer un grand plan de salubrité publique, qui devient une urgence humaine et sanitaire ! », écrit, pour sa part, la députée européenne Agnès Evren, vice-présidente des Républicains, présidente de la Fédération LR Paris et conseillère de Paris.

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, ne se prive pas, à son tour, d’étriller la maire, écrivant sur Twitter : « La dégradation de notre si belle capitale par l’équipe Hidalgo est une souffrance nationale qui ne doit laisser aucun Français indifférent. »

Car cette campagne monte en puissance au moment où Anne Hidalgo, possible candidate à l’élection présidentielle, lance sa plate-forme Idées en commun dans la perspective de 2022. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Rats, mégots et gravats… Paris est-elle devenue une ville sale ?

« Campagne de dénigrement », selon la mairie

La bataille se déroulant sur les réseaux sociaux, les équipes de la mairie ont réagi, dimanche soir, affirmant que « la Ville de Paris subit une campagne de dénigrement via #saccageparis », ajoutant que « comme toutes les villes de France, Paris est confrontée à des incivilités et à des problèmes de régulation de l’espace public », relevant que « certaines photos postées sont anciennes ou prises avant le passage des équipes de la propreté », qui « sont actuellement réduit[e]s de 10 % en raison de la propagation du coronavirus (cas contact ou agents porteurs), ce qui peut entraîner des retards de traitement. »

Dans Le Parisien, Jérôme Coumet, le maire (DVG) du 13e, vient au secours de la Mairie : « Je me promène beaucoup dans Paris, mais je n’ai pas l’impression que la ville est saccagée. Je vois des arbres en fleurs, des jardins entretenus, et de nouvelles jardinières bordent l’avenue des Gobelins ». Lui aussi voit derrière ce hashtag, « une campagne orchestrée par des comptes proches de la droite et d’opposants à la maire de Paris ». Il tranche : « Mais ce n’est pas une polémique à deux balles qui va la déstabiliser ».

Pour sa part, @PanamePropre assure travailler sur « un manifeste sur Paris 2030 ». « Nous voulons que Paris redevienne une des grandes et belles capitales du monde où il fait bon vivre, où l’on se déplace à vélo, mais où on ne fait pas la guerre aux voitures, où l’on se sent en sécurité », a-t-il expliqué au Parisien. Lire aussi Urinoirs amovibles, glace antirats : Anne Hidalgo veut une ville plus propre

Avant Anne Hidalgo, Bertrand Delanoë avait essuyé les mêmes reproches. En 2001, Yves Contassot, adjoint au maire PS Bertrand Delanoë pour la propreté de la Ville de Paris jusqu’en 2008, réclamait six cents agents de propreté supplémentaires. En 1982, Jacques Chirac, alors maire de la capitale, faisait de la propreté des rues de la Ville lumière son dada et lançait la chiraclette, la célèbre moto-crotte,à l’assaut des déjections canines maculant les trottoirs. Près de quarante ans plus tard, la capitale semble faire du surplace. En 2019, répondant au Guardian, la maire rappelait que la propreté est aussi « un problème d’éducation ».

Sur Twitter, la campagne #SaccageParis prend un tour politique

 Paul Guyonnet 

Alors que le mot-clé #SaccageParis progressait sur Twitter, il est devenu le terrain d'une lutte politique entre la maire de Paris Anne Hidalgo et ses opposants (photo d'archive de 2014).© Fournis par Le Huffington Post Alors que le mot-clé #SaccageParis progressait sur Twitter, il est devenu le terrain d’une lutte politique entre la maire de Paris Anne Hidalgo et ses opposants (photo d’archive de 2014).

POLITIQUE – Des poubelles qui débordent, des tas de cartons en pleine rue, des compteurs électriques éventrés, mais aussi des plots en plastique jaune délimitant une piste cyclable ou du mobilier urbain en bois peint. Depuis le vendredi 2 avril, sur le mot-clé ”#SaccageParis”, plusieurs dizaines de milliers de messages et photos dénoncent la saleté de la capitale française sous le mandat de la maire socialiste Anne Hidalgo, ainsi que certains des choix d’aménagement de l’espace public faits par son équipe municipale. Alors que le mot-clé #SaccageParis progressait sur Twitter, il est devenu le terrain d'une lutte politique entre la maire de Paris Anne Hidalgo et ses opposants (photo d'archive de 2014).© LIONEL BONAVENTURE / AFP Alors que le mot-clé #SaccageParis progressait sur Twitter, il est devenu le terrain d’une lutte politique entre la maire de Paris Anne Hidalgo et ses opposants (photo d’archive de 2014).

Un mouvement en ligne qui n’a pas manqué de faire réagir la mairie de Paris, dénonçant après quelques jours une “campagne de dénigrement”, des photos qui seraient anciennes ou encore l’épidémie de Covid-19 qui ampute d’environ 10% les services en charge de la propreté de la ville, composés de 2500 personnes. https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378788092614750211&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fsur-twitter-la-campagne-saccageparis-prend-un-tour-politique_fr_606ab87ac5b6c55118b54906&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

1/6 – La Ville de Paris subit une campagne de dénigrement via #saccageparis.— Paris (@Paris) April 4, 2021

Des arguments qui n’ont aucunement convaincu les opposants politiques de la maire et possible candidate à l’élection présidentielle en 2022. Rachida Dati, vaincue lors des dernières municipales et maire du VIIe arrondissement a notamment exigé -avec l’opposition de droite- qu’un Conseil de Paris exceptionnel se tienne pour aborder les questions de propreté et de salubrité dans la capitale. https://www.dailymotion.com/embed/video/x7va9aa?api=postMessage&autoplay=0&id=fp9najs5&muted=1&origin=https%3A%2F%2Fwww.msn.com&queue-enable=falseLecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378785728080007170&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fsur-twitter-la-campagne-saccageparis-prend-un-tour-politique_fr_606ab87ac5b6c55118b54906&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

#saccageparis : Face au déni de réalité de l’équipe municipale, nous exigeons la tenue immédiate d’un Conseil de Paris exceptionnel consacré aux problèmes de propreté et de salubrité à #Paris.https://t.co/JZo87zjlFC— Rachida Dati ن (@datirachida) April 4, 2021

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-2&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378792963678044164&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fsur-twitter-la-campagne-saccageparis-prend-un-tour-politique_fr_606ab87ac5b6c55118b54906&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Le groupe réclame l’organisation d’une séance exceptionnelle consacrée à la propreté, à la salubrité de l’espace public, précédée d’une réunion de chaque Conseil d’arrondissement sur cette thématique. Il faut un Plan Marshall de la Propreté & de la sécurité à Paris. #saccageparis pic.twitter.com/ZiaW3B1LLw— Changer Paris (@GpeChangerParis) April 4, 2021

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-3&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378345893456453632&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fsur-twitter-la-campagne-saccageparis-prend-un-tour-politique_fr_606ab87ac5b6c55118b54906&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

L’équipe d’@Anne_Hidalgo est furieuse du succès de #SaccageParis, tous les parisiens au contraire se reconnaissent dans leur initiative. La saleté de la ville & le délabrement des équipements sont à pleurer,ils engendrent la précarité. l’exécutif est déconnecté. @GpeChangerParis pic.twitter.com/B1XM0Z0tvl— Franck Margain (@FranckMargain) April 3, 2021

Une “souffrance nationale”, pour Marine Le Pen

De son côté, la président du Rassemblement national Marine Le Pen s’est fendue d’un tweet dans lequel elle déclare que les photos partagées sur #SaccageParis “brisent le cœur des amoureux de Paris” et où elle félicite les “Parisiens révoltés” par la “souffrance nationale” que représente la gestion d’Anne Hidalgo dans la capitale. https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-4&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378222538912841728&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fsur-twitter-la-campagne-saccageparis-prend-un-tour-politique_fr_606ab87ac5b6c55118b54906&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Les milliers d’images partagées avec le hashtag #SaccageParis brisent le cœur des amoureux de Paris. Bravo aux Parisiens révoltés ! La dégradation de notre si belle capitale par l’équipe Hidalgo est une souffrance nationale qui ne doit laisser aucun Français indifférent. MLP— Marine Le Pen (@MLP_officiel) April 3, 2021

https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-5&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1377953170555613184&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fsur-twitter-la-campagne-saccageparis-prend-un-tour-politique_fr_606ab87ac5b6c55118b54906&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Des coûts exorbitants pour une végétalisation à l’esthétique plus que douteuse 🤢 : Anne Hidalgo #saccageparis avec son équipe ! pic.twitter.com/pnoP0VpKxV— Mathilde Androuët (@MAndrouet) April 2, 2021

La mairie fustige d’ailleurs dans les colonnes du Parisien une campagne partisane et politique lancée contre elle sur les réseaux sociaux, accusant notamment les “réseaux de militants de droite”. 

Interrogé là encore par Le Parisien, l’homme qui lancé le hashtag au moyen de son compte @PanamePropre assure pourtant ne suivre aucun agenda politique, reconnaissant simplement une proximité ancienne avec l’UDF, l’ex-parti centriste. Il explique n’avoir agi ainsi que pour faire entendre son “coup de colère”. 

“Polémique à deux balles”

Ce qui n’empêche pas son coup de gueule d’être récupéré politiquement, comme le déplore encore auprès du quotidien francilien le maire PS du XIIIe, Jérôme Coumet, qui voit derrière la montée du mot-clé l’action de militants opposés à Anne Hidalgo. “Je me promène beaucoup dans Paris mais je n’ai pas l’impression que la ville est saccagée”, explique l’édile, qui assure justement qu’il en faudra plus pour fragiliser l’équipe en place: “Ce n’est pas cette une polémique à deux balles qui va la déstabiliser.” 

Il n’en reste pas moins que certains facteurs circonstanciels contribuent à une indéniable insalubrité, notamment le fait que les repas se prennent exclusivement à emporter et créent ainsi davantage de déchets, et que les terrasses en bois installées du fait des mesures sanitaires aient vu leur état se détériorer avec l’hiver. 

La mairie de Paris rappelle toutefois l’existence du dispositif “Dans ma rue”, qui permet grâce à une application de signaler aux équipes municipales des “anomalies” dans l’espace public, et en l’espèce la présence de déchets massifs, de graffiti ou encore d’espaces verts en mauvais état. 10.000 demandes seraient traitées par semaine, assure la mairie. 

À voir également sur le HuffPost: Anne Hidalgo étrille la gestion des parcs parisiens face à l’épidémie de coronavirus

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Photo12 via AFP

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Ping-pong

Par Magazine Marianne

Depuis plusieurs jours, des milliers de tweets diffusés mettent en avant le problème de la saleté à Paris. Face à ces messages publiés sous le hashtag #SaccageParis, la mairie dénonce une campagne de dénigrement.

Impossible de passer à côté du polémique #SaccageParis depuis quelques jours sur Twitter. Des photos de montagnes de déchets qui s’amoncellent sur les trottoirs, de tags qui défigurent des murs ou des pots de fleurs sont notamment partagées en masse par des milliers d’internautes. Un phénomène qui a pris de l’ampleur au point que, vendredi 2 avril, le hashtag est même remonté parmi les sujets les plus « tendances » sur Twitter en France.

À l’origine de cette initiative : le compte anonyme @PanamePropre qui entend mettre en lumière le « ras-le-bol » des Parisiens face au problème récurrent de la saleté dans la capitale. Le créateur du compte en question dénonce également la « nouvelle esthétique » prisée par la mairie de Paris, un choix politique matérialisé par des créations urbaines considérées comme plus modernes qui décontenancent de nombreux concitoyens et interrogent le concept de bon goût. Le compte n’hésite pas non plus à pointer du doigt la « mise en danger » des habitants en faisant par exemple référence à l’affaissement d’une chaussée dans le quartier de la Chapelle (XVIIIe arrondissement).

DES PARISIENS EN COLÈRE

Le mouvement lancé a trouvé d’importants échos parmi des Parisiens qui ont voulu apporter leur témoignage. Mais quand certains déplorent l’état du quartier de Stalingrad, « gâché par inaction et abandon des pouvoirs publics », d’autres en profitent pour régler leurs comptes politiquement.https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&features=eyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfX0%3D&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1377935220272472066&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.marianne.net%2Fpolitique%2Fgauche%2Fsaccageparis-quand-des-parisiens-denoncent-la-salete-la-mairie-crie-a-la-manip&sessionId=1980a785a3bbbc1ebe21f9fce4bf6033cf4acbc5&siteScreenName=MarianneleMag&theme=light&widgetsVersion=1ead0c7%3A1617660954974&width=550px

Ainsi, un détracteur de la maire, Anne Hidalgo, inscrit sous le nom @HidalgoExit, fait montre d’une virulence éloquente en écrivant : « La propreté de la capitale à l’image du fiasco de son mandat à tous les étages ! L’absentéisme des services est endémique ! » Enfin, des internautes se montrent plus nuancés, à l’instar d’un prénommé Noé qui estime qu’ « Hidalgo a sa part de responsabilités mais [que] les Parisiens sont aussi des gros dégueulasses ».

LA MAIRIE DE PARIS CONTRE-ATTAQUE

Pour sa part, la mairie de Paris se défend et s’abrite derrière un argument attendu : la foule de messages dont se trouve inondé Twitter depuis des jours constitue une « campagne de dénigrement », ni plus ni moins, de la part de militants de droite, voire de l’extrême droite. En outre, les effectifs des services de propreté ont dû être réduits de 10 % à cause de la crise sanitaire du coronavirus.

D’un côté, force est de reconnaître que l’opposition a en effet sauté sur l’occasion pour attaquer, une fois de plus, la maire de Paris. Quand Rachida Dati montre au créneau pour évoquer pêle-mêle des « images accablantes », révélatrices de « l’insécurité » et de « la ghettoïsation », Marine Le Pen se plaît à user de l’expression « honte nationale ».https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-1&features=eyJ0ZndfZXhwZXJpbWVudHNfY29va2llX2V4cGlyYXRpb24iOnsiYnVja2V0IjoxMjA5NjAwLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfSwidGZ3X2hvcml6b25fdHdlZXRfZW1iZWRfOTU1NSI6eyJidWNrZXQiOiJodGUiLCJ2ZXJzaW9uIjpudWxsfX0%3D&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1378313233296191488&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.marianne.net%2Fpolitique%2Fgauche%2Fsaccageparis-quand-des-parisiens-denoncent-la-salete-la-mairie-crie-a-la-manip&sessionId=1980a785a3bbbc1ebe21f9fce4bf6033cf4acbc5&siteScreenName=MarianneleMag&theme=light&widgetsVersion=1ead0c7%3A1617660954974&width=550px

Néanmoins, l’initiateur de cette vague virtuelle a tenu à mettre les choses au clair dans Le Parisien, samedi 3 avril. Lui-même n’est « encarté dans aucun parti » et affirme avoir reçu « aussi de nombreux messages de gens de gauche » qui partagent le même rêve : retrouver une ville propre et agréable à vivre. Un souhait légitime, ni de gauche ni de droite, qui échappe bien aux querelles politiques.

Tête de Turc!

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Mosquée de Strasbourg : Macron tacle des collectivités « un peu trop complaisantes »

 Europe 1 avec AFP Emmanuel Macron a jugé "légitimes" les alertes de son ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin quant au financement par la mairie de Strasbourg d'une mosquée pilotée par une association turque accusée d'"Islam politique".© Yoan VALAT / POOL / AFP Emmanuel Macron a jugé « légitimes » les alertes de son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin quant au financement par la mairie de Strasbourg d’une mosquée pilotée par une association turque accusée d' »Islam politique ».

Le président Emmanuel Macron a soutenu jeudi son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a accusé la mairie de Strasbourg de « financer une ingérence étrangère en France », déplorant des « collectivités peut-être un peu trop complaisantes ». « Il y a l’existence de groupes constitués, l’existence de groupes politiques sur le continent européen, qui sont eux, aujourd’hui, activés par des organes de propagande officielle », a affirmé le président en réponse à une question sur des « ingérences » de la Turquie lors d’une prise de parole depuis l’Elysée.

« Parfois ils se mêlent de nos élections, d’autres fois ils se mêlent de financement d’associations. Nous l’avons encore vu ces derniers jours avec les alertes légitimes faites par le ministre de l’Intérieur à l’égard de quelques collectivités territoriales, peut-être un peu trop complaisantes », a-t-il déclaré à l’issue d’un Conseil européen. Le président faisait allusion au financement par la municipalité de Strasbourg du chantier d’une mosquée soutenue par une association pro-turque appelée Confédération islamique Millî Görüs (« Vision nationale », en turc), qui a donné lieu à un bras de fer entre le ministre de l’Intérieur et la maire EELV, Jeanne Barseghian.

Une association qui « n’est pas respectueuse des principes de la République »

Gérald Darmanin, qui souligne « l’islam politique » de Millî Görüs, a dit avoir averti en janvier « élus locaux » et « services de la préfecture de tentatives d’ingérences extrêmement fortes » en France, « notamment de la part de la Turquie ». Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron et rendu public mercredi, la maire de Strasbourg a réfuté toute « mise en garde ».  

Pour leur part, les présidents LR de la Région Grand Est et de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) ont déclaré ne pas être favorables au financement par leur collectivité du chantier de la mosquée. « Aujourd’hui, je n’ai aucun dossier, aucune demande » de la part de la Confédération islamique Millî Görüs , mais « nous ne soutiendrons en tout cas pas la construction de ce bâtiment cultuel », a déclaré à des journalistes le président du Conseil régional du Grand Est, Jean Rottner, à Mulhouse. Millî Görüs « revendique » de ne pas avoir signé la charte des principes pour l’islam de France, (qui affirme la « compatibilité » de la foi musulmane avec la République), et « ça me dérange », a poursuivi Jean Rottner.

« J’ai eu des alertes de la part de Gérald Darmanin (…) le 15 janvier lors de sa venue en Alsace », a indiqué de son côté Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), qui fusionne depuis le 1er janvier les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Sans entrer « précisément dans le détail », le ministre avait souligné que l’association porteuse du projet « n’était pas respectueuse des principes de la République », a ajouté Frédéric Bierry.

« Je ne serai pas favorable personnellement au financement de ce projet si nous étions sollicités » : « les Finances publiques légitimeraient » alors « une mouvance à la droite d’Erdogan qui aujourd’hui méprise la démocratie et méprise la France », a déclaré Frédéric Bierry. La préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, a aussi indiqué mercredi avoir alerté Jeanne Barseghian sur ce projet.

La Charte de l’islam de France critiquée

Le président de la Confédération islamique Millî Görüs France, Fatih Sarikir, a estimé que Gérald Darmanin tenait « des propos ambigus et inexacts en nous accusant de faire de l’islam politique et d’être des pro turc ». Il a rappelé les « réticences » de plusieurs conseils régionaux du culte musulman (CRCM) et de « centaines » de mosquées face à la Charte « dans son état actuel », ratifiée « seulement » par cinq des neuf fédérations du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Le conseil municipal de Strasbourg a voté lundi le « principe d’une subvention » de 2,5 millions d’euros destinée au chantier de la mosquée Eyyub Sultan. Un versement qui doit faire l’objet d’un second vote et reste conditionné à la présentation par Millî Görüs d’un plan de financement transparent.

Mosquée de Strasbourg : Macron tacle des collectivités « trop complaisantes »

Le chef de l’État a défendu son ministre de l’Intérieur et a dénoncé « l’existence de groupes politiques activés par des organes de propagande officielle ».

Source AFPPublié le 26/03/2021 à 00h39

Le président Emmanuel Macron a soutenu, jeudi, son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a accusé la mairie de Strasbourg de « financer une ingérence étrangère en France », déplorant des « collectivités peut-être un peu trop complaisantes ». « Il y a l’existence de groupes constitués, l’existence de groupes politiques sur le continent européen, qui sont eux, aujourd’hui, activés par des organes de propagande officielle », a affirmé le président en réponse à une question sur des ingérences de la Turquie lors d’une prise de parole depuis l’Élysée.

« Parfois, ils se mêlent de nos élections, d’autres fois, ils se mêlent de financement d’associations. Nous l’avons encore vu ces derniers jours avec les alertes légitimes faites par le ministre de l’Intérieur à l’égard de quelques collectivités territoriales, peut-être un peu trop complaisantes », a-t-il déclaré à l’issue d’un Conseil européen. Le président faisait allusion au financement par la municipalité de Strasbourg du chantier d’une mosquée soutenue par une association proturque appelée Confédération islamique Millî Görüs (Vision nationale, en turc), qui a donné lieu à un bras de fer entre le ministre de l’Intérieur et la maire EELV, Jeanne Barseghian.

« Nous ne soutiendrons en tout cas pas la construction de ce bâtiment cultuel »

Gérald Darmanin, qui souligne « l’islam politique » de Millî Görüs, a dit avoir averti en janvier élus locaux et « services de la préfecture de tentatives d’ingérences extrêmement fortes en France, notamment de la part de la Turquie ». Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron et rendu public mercredi, la maire de Strasbourg a réfuté toute mise en garde. Pour leur part, les présidents LR de la région Grand Est et de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) ont déclaré ne pas être favorables au financement par leur collectivité du chantier de la mosquée.

À LIRE AUSSIComment Macron est devenu la tête de Turc d’Erdogan« Aujourd’hui, je n’ai aucun dossier, aucune demande de la part de la Confédération islamique Millî Görüs, mais nous ne soutiendrons en tout cas pas la construction de ce bâtiment cultuel », a déclaré à des journalistes le président du Conseil régional du Grand Est, Jean Rottner, à Mulhouse.

Millî Görüs revendique de ne pas avoir signé la charte des principes pour l’islam de France, (qui affirme la compatibilité de la foi musulmane avec la République), et « ça me dérange », a poursuivi Jean Rottner. « J’ai eu des alertes de la part de Gérald Darmanin […] le 15 janvier lors de sa venue en Alsace », a indiqué, de son côté, Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), qui fusionne depuis le 1er janvier les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Sans entrer « précisément dans le détail », le ministre avait souligné que l’association porteuse du projet « n’était pas respectueuse des principes de la République », a ajouté Frédéric Bierry.

MOSQUÉE DE STRASBOURG: MACRON DÉNONCE DES COLLECTIVITÉS « UN PEU TROP COMPLAISANTES »

Le chantier de la mosquée Eyyub Sultan dans le quartier de La Meinau à Strasbourg se poursuit le 24 mars 2021, deux jours après un vote controversé de la mairie sur une subvention des travaux
Le chantier de la mosquée Eyyub Sultan dans le quartier de La Meinau à Strasbourg se poursuit le 24 mars 2021, deux jours après un vote controversé de la mairie sur une subvention des travaux – Frederick FLORIN © 2019 AFP

Le président de la République a soutenu Gérald Darmanin, qui a accusé la mairie de Strasbourg de « financer une ingérence étrangère » en validant le principe d’une subvention pour le chantier d’une mosquée.

Le président Emmanuel Macron a soutenu ce jeudi son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a accusé la mairie de Strasbourg de « financer une ingérence étrangère en France », déplorant des « collectivités peut-être un peu trop complaisantes ».

« Il y a l’existence de groupes constitués, l’existence de groupes politiques sur le continent européen, qui sont eux, aujourd’hui, activés par des organes de propagande officielle », a affirmé le président en réponse à une question sur des ingérences de la Turquie lors d’une prise de parole depuis l’Élysée.

« Parfois ils se mêlent de nos élections, d’autres fois ils se mêlent de financement d’associations. Nous l’avons encore vu ces derniers jours avec les alertes légitimes faites par le ministre de l’Intérieur à l’égard de quelques collectivités territoriales, peut-être un peu trop complaisantes », a-t-il déclaré à l’issue d’un Conseil européen.

Le chantier d’une mosquée

Le président faisait allusion au financement par la municipalité de Strasbourg du chantier de la mosquée Eyyub Sultan, soutenue par une association pro-turque appelée Confédération islamique Millî Görüs (« Vision nationale », en turc), qui a donné lieu à un bras de fer entre le ministre de l’Intérieur et la maire EELV. Le conseil municipal a voté ce lundi le « principe d’une subvention » de 2,5 millions d’euros.

Gérald Darmanin, qui pointe « l’islam politique » de Millî Görüs, a dit avoir averti en janvier « élus locaux » et « services de la préfecture de tentatives d’ingérences extrêmement fortes » en France, « notamment de la part de la Turquie ».

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Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron et rendu public mercredi, la maire de Strasbourg a réfuté toute « mise en garde » et dénoncé dans une communiqué des « accusations » et des « amalgames ».SUR LE MÊME SUJET

Le président de la Confédération islamique Millî Görüs France, Fatih Sarikir, a estimé que Gérald Darmanin tenait « des propos ambigus et inexacts en nous accusant de faire de ‘l’islam politique’ et d’être des ‘pro turc' ».

La mosquée de Strasbourg au cœur d’une nouvelle polémique entre EELV et le gouvernement

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C’est un débat qui a pris une ampleur nationale. Lundi 22 mars, le conseil municipal de Strasbourg a adopté, à 42 voix contre 7, « le principe d’une subvention » de plus de 2,5 millions d’euros pour la construction de la mosquée Eyyub Sultan.DOSSIER. Laïcité, « séparatismes » : un projet de loi sur un sujet brûlant

Cette aide représente environ 10 % du coût total du chantier, un pourcentage habituel pour le subventionnement des lieux de culte dans la capitale alsacienne. Pourtant, elle a suscité de nombreuses réactions car le chantier est porté par Millî Görüs, une association réputée proche de la Turquie. Depuis le vote, le torchon brûle entre la mairie écologiste et LREM.

Jean-Philippe Vetter (LR), qui a voté contre cette subvention, s’est ému du refus de la confédération islamique Millî Görüs de signer en janvier la « Charte des principes pour l’islam de France », texte promu par Emmanuel Macron dans sa lutte contre le séparatisme et qui réaffirme la « compatibilité » de la foi musulmane avec la République.

Le conseiller municipal a été rejoint sur ce point par Anne-Pernelle Richardot (PS), pour qui Millî Görüs est une « organisation politico-religieuse inscrite dans la mouvance des Frères musulmans », en contradiction, selon elle, avec le respect des valeurs républicaines, dont l’égalité entre les femmes et les hommes.« Le projet de loi séparatisme porte atteinte à nos libertés fondamentales »

La députée européenne et présidente du groupe Rassemblement national Grand Est, Virginie Joron, a de son côté estimé que « financer des islamistes ne semble pas déranger les écolos ».

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a très rapidement fait savoir qu’il voit ce financement d’un mauvais œil. Au lendemain du vote, il a accusé la mairie écologiste de financer une mosquée soutenue par une fédération « qui défend un islam politique ». « Vivement que tout le monde ouvre les yeux et que la loi séparatisme soit bientôt votée et promulguée », a-t-il ajouté.

En fin de matinée mardi 23 mars, le patron de la Place Beauvau a haussé le ton, annonçant avoir demandé à la préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, de saisir la justice administrative. La demande a été appuyée par la préfète mercredi dans la soirée. « Mme la maire affirme que les services de l’État ne lui ont jamais signifié leur préoccupation au sujet de ce projet. Ceci n’est pas exact, puisque la préfète l’a fait personnellement, et ce à plusieurs reprises », affirme-t-elle dans un communiqué.

« J’ai été très surprise du fait que le ministre de l’Intérieur s’adresse à moi par voie de tweet », a réagi mardi lors d’un point presse la maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian. « Ce projet de mosquée […] est un projet ancien, il ne date pas de ma mandature » mais « d’une dizaine d’années ».

L’élue écologiste a également insisté sur le fait que le versement effectif de la subvention, qui fera l’objet d’un second vote, est conditionné à la présentation d’un « plan de financement » clair. « Si les garanties ne sont pas apportées, le versement de la subvention ne sera pas voté », a assuré lors du même point presse Jean Werlen, élu strasbourgeois chargé des cultes.Eric Piolle, l’écolo qui vise le sommet

La direction de EELV a pour sa part déploré une « cabale médiatique orchestrée par le parti de la majorité » contre les élus écologistes.« Une énième fois, ce gouvernement tombe dans la polémique stérile et tente d’allumer des contre-feux afin de mieux masquer ses propres renoncements en matière écologique et sociale. »

De son côté, le maire écolo de Grenoble Eric Piolle s’est dit « scandalisé que le président de la République lâche une bombe sur une possible ingérence turque sur la présidentielle et qu’immédiatement après ses ministres viennent pointer du doigt la maire de Strasbourg ».

Pas convaincue, une partie de la majorité a fait front derrière Gérald Darmanin. « Quelles motivations derrière cet abandon de la lutte contre l’antisémitisme sous toutes ses formes ? À mesure que les digues sautent, les masquent tombent », a réagi, entre autres, la ministre du Logement Emmanuelle Wargon.

« Ce n’est pas la première fois que des maires EELV sont sur une pente très glissante vis-à-vis de l’islamisme radical […]. C’est un parti qui flirte dangereusement avec ses thèses »a également déclaré mardi sur l’Instagram live de TF1 la ministre chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa. « Mon mot d’ordre c’est : pas un euro d’argent public pour les ennemis de la République »a-t-elle précisé sur BFMTV.Aurélien Taché : « Emmanuel Macron est peut-être celui qui va le plus loin dans cette logique de séparation »

Gérald Darmanin, lui, a continué sur sa lancée mercredi sur le plateau de BFMTV, accusant la municipalité de « financer une ingérence étrangère » sur le sol français. Il a estimé que cette subvention n’était pas « pour le moins amicale avec les intérêts français ».

« Nous considérons, nous, que cette association n’est plus capable d’être dans le monde représentatif de l’islam de France », a poursuivi le ministre de l’Intérieur, soutenant avoir averti, lors d’une visite à Strasbourg en janvier, « les élus locaux et les services de la préfecture de tentatives d’ingérences extrêmement fortes dans notre pays, notamment de la part de la Turquie ».

Construction d’une nouvelle mosquée à Strasbourg : Gérald Darmanin s’oppose à une subvention de la mairie

  • Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. AFP

l’essentiel Une subvention adoptée par le conseil municipal de Strasbourg doit financer « 10 % du montant des travaux » de la plus grande mosquée d’Europe, construite par une association communautariste turque. Le ministre de l’Intérieur a demandé que soit saisi le juge administratif.

Gérald Darmanin a accusé la mairie EELV de Strasbourg de financer « une mosquée soutenue par une fédération qui défend l’islam politique » au lendemain d’un vote approuvant « le principe d’une subvention » de plus de 2,5 millions d’euros, et demandé la saisine de la justice.

« La mairie verte de Strasbourg finance une mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique », a réagi Gérald Darmanin dans un tweet publié dans la nuit de lundi à mardi. « Vivement que tout le monde ouvre les yeux et que la loi séparatisme soit bientôt votée et promulguée », a-t-il ajouté.

La mairie verte de Strasbourg finance une mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique. Vivement que tout le monde ouvre les yeux et que la loi séparatisme soit bientôt votée et promulguée— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) March 22, 2021

En fin de matinée, le ministre a haussé le ton en annonçant, toujours sur Twitter, avoir demandé à la préfète de la région Grand Est et du Bas-Rhin de saisir la justice administrative de cette délibération du conseil municipal strasbourgeois. « Même si la loi séparatisme n’est pas encore adoptée, devant la gravité des décisions prises par la municipalité verte de Strasbourg, j’ai demandé » à la préfète « de déférer la délibération d’octroi de subvention devant le juge administratif », a écrit Gérald Darmanin.

Même si la loi séparatisme n’est pas encore adoptée, devant la gravité des décisions prises par la municipalité verte de Strasbourg, j’ai demandé à la @prefet67 de déférer la délibération d’octroi de subvention devant le juge administratif. https://t.co/N9cL20z51p— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) March 23, 2021

« Principe d’une subvention »

Le Conseil municipal de Strasbourg a adopté lundi soir « le principe d’une subvention » de plus de 2,5 millions d’euros pour la construction d’une mosquée de Millî Görüs (CIMG), association réputée proche de la Turquie. Cette subvention représente « 10 % du montant des travaux », a relevé lors du vote la maire EELV de Strasbourg, Jeanne Barseghian, dont la majorité a affirmé qu’il s’agissait d’un pourcentage habituel pour le subventionnement des lieux de culte dans la capitale alsacienne.

Le versement effectif de la subvention, critiquée par l’opposition municipale, doit faire l’objet d’un nouveau vote. L’élue écologiste a proposé lundi soir d’intégrer dans le texte plusieurs conditions, comme la signature préalable de la Charte des principes pour l’islam de France ou encore des garanties sur la transparence des fonds destinés à financer le chantier. Or, en janvier, l’association Millî Görüs a refusé de signer cette charte.

« Dedans avec les miens, dehors en citoyen »!!!

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Procès du saccage de l’Arc de Triomphe: « C’était l’hystérie totale », racontent les prévenus

Devant l'Arc de Triomphe à Paris le 1er décembre 2018
Arrivée d'un des prévenus jugés pour le saccage de l'Ac de triomphe, le 22 mars 2021 au tribunal de Paris
Une statue endommagée à l'intérieur de l'Arc de Triomphe pendant une manifestation de gilets jaunes, le 12 décembre 2018 à Paris

Procès du saccage de l’Arc de Triomphe: « C’était l’hystérie totale », racontent les prévenus

Marie DHUMIERESl

Ils voulaient manifester « pacifiquement », prendre « des photos », se « protéger » du gaz lacrymogène. Au procès du saccage de l’Arc de Triomphe pendant une manifestation de « gilets jaunes » en 2018, des jeunes sans histoires ont tenté d’expliquer lundi comment ils ont été « entraînés » dans « l’hystérie totale ».

Dans la grande salle d’audience du tribunal judiciaire de Paris, ils sont sept, debout et alignés face à la présidente, l’air de ne pas en mener large. Ils ne sont pas les « principaux responsables » – jamais identifiés – des « scènes de désolation » qui ont fait le tour des médias, rappelle la présidente Sonia Lumbroso.

Ils encourent cependant jusqu’à 10 ans d’emprisonnement notamment pour dégradations aggravées et vols.

Le tribunal commence par « retracer » le fil de ce 1er décembre 2018, acte 3 des manifestations de « gilets jaunes ». Les centaines de véhicules brûlées, les commerces pillés… Et puis l’Arc de Triomphe, pris d’assaut par les manifestants dans un brouillard de gaz lacrymogène.

A l’écran défilent les photos « extrêmement choquantes » de ce qu’a subi ce « symbole » parisien.

Les piliers du monument historique sont couverts de tags, parfois jusqu’à 5 mètres de hauteur. La présidente les lit d’un ton désabusé: « On a coupé des têtes pour moins que ça », « vive le vent, vive le vent, vive le vandalisme ». Elle « passe » ensuite sur les inscriptions « pas trop polies » visant le président Emmanuel Macron – qui apparaissent cependant à l’écran, déclenchant des rires étouffés dans la salle bien remplie.

« L’Arc de Triomphe, quand même », dira-t-elle plusieurs fois.

Viennent ensuite les photos de l’intérieur, « complètement saccagé ». Le sol est « tapissé de verre brisé », un « tableau jeté au sol », « une maquette de l’Arc de Triomphe éventrée », « un buste tagué » de points rouges au niveau de yeux… « Un champ de ruines », résume-t-elle, et des dégâts estimés à un million d’euros.

– « Cartes postales » –

Alors, ce qui est reproché aux prévenus en face d’elle paraît parfois un peu dérisoire.

A la barre, s’avance Valentin N., Breton de 25 ans en veste en velours marron.

Il n’a pas de casier judiciaire comme la plupart de ses co-prévenus (dont deux femmes, absentes à l’audience mais représentées).

« J’ai de la sympathie pour les +gilets jaunes+ », dit-il d’emblée. Venu place de l’Etoile « voir ce qu’il se passait », « prendre des photos », il raconte avoir été pris dans « le mouvement de panique » et s’être retrouvé à l’intérieur. Il monte sur le toit du monument comme d’autres manifestants, « par curiosité ».

Dans la boutique de souvenirs dévastée, Valentin N. a ramassé « machinalement » quatre cartes postales. « Deux de l’Arc de Triomphe et deux de la Tour Eiffel » – précise la présidente. C’est pour ce vol qu’il est jugé.

Mehdi B., livreur de 26 ans à l’époque, était venu manifester. « Pacifiquement », précise-t-il. « Bien entendu », répond la présidente.

« Vous voyez que les choses dégénèrent, vous ne vous dites pas +ça va trop loin, je m’en vais+? », lui demande-t-elle.

« A ce moment-là c’était déjà trop tard, les CRS ne nous laissaient pas quitter la place de l’Etoile », répond celui qui maintient comme d’autres qu’il est entré dans le monument pour se « protéger » du gaz lacrymogène. « C’était un instinct de survie », explique-t-il.

Il comparaît simplement pour être entré dans le monument et pour avoir menti sur son identité au moment de son arrestation.

Un autre est là pour avoir tenté de fracasser une porte à coups d’extincteur. Il avait 18 ans, rappelle la présidente qui tente par tous les moyens de comprendre « pourquoi ». Melvyn A. est inaudible, peine à s’expliquer. « C’était l’hystérie totale », « j’ai été entraîné », « ça m’est monté à la tête », répète celui qui ne connaissait « rien de rien » aux « gilets jaunes » avant.

Arrive Hamza C., 21 ans à l’époque. Son ADN a été trouvé sur une statue en partie détruite dans le monument.

« Ca peut être un postillon? », avance-t-il. « C’est a priori un ADN de contact donc c’est la peau », répond impassible la présidente.

« Je me suis baladé un peu », reconnaît-il. Mais « quand je suis arrivé, tout était déjà cassé ».

L’interrogatoire des prévenus se poursuit mardi, le procès est prévu jusqu’à vendredi.

 
M.D.

Ce lundi avait lieu l’ouverture du procès du saccage de l’Arc de Triomphe en décembre 2018. Dix personnes sont jugés pour avoir vandalisés le monument lors d’une manifestation de gilets jaunes.

Devant l'Arc de Triomphe à Paris le 1er décembre 2018© Alain JOCARD © 2019 AFP Devant l’Arc de Triomphe à Paris le 1er décembre 2018

Ils voulaient manifester « pacifiquement », prendre « des photos », se « protéger » du gaz lacrymogène. Au procès du saccage de l’Arc de Triomphe pendant une manifestation de « gilets jaunes » en 2018, des jeunes sans histoires ont tenté d’expliquer lundi comment ils ont été « entraînés » dans « l’hystérie totale ».

 

Dans la grande salle d’audience du tribunal judiciaire de Paris, ils sont sept, debout et alignés face à la présidente, l’air de ne pas en mener large. Ils ne sont pas les « principaux responsables » – jamais identifiés – des « scènes de désolation » qui ont fait le tour des médias, rappelle la présidente Sonia Lumbroso. Ils encourent cependant jusqu’à 10 ans d’emprisonnement notamment pour dégradations aggravées et vols.

Un monument « complètement saccagé »

Le tribunal commence par « retracer » le fil de ce 1er décembre 2018, acte 3 des manifestations de « gilets jaunes ». Les centaines de véhicules brûlées, les commerces pillés… Et puis l’Arc de Triomphe, pris d’assaut par les manifestants dans un brouillard de gaz lacrymogène. À l’écran défilent les photos « extrêmement choquantes » de ce qu’a subi ce « symbole » parisien.

Les piliers du monument historique sont couverts de tags, parfois jusqu’à 5 mètres de hauteur. La présidente les lit d’un ton désabusé: « On a coupé des têtes pour moins que ça », « vive le vent, vive le vent, vive le vandalisme ». Elle « passe » ensuite sur les inscriptions « pas trop polies » visant le président Emmanuel Macron – qui apparaissent cependant à l’écran, déclenchant des rires étouffés dans la salle bien remplie.

« L’Arc de Triomphe, quand même », dira-t-elle plusieurs fois.

Viennent ensuite les photos de l’intérieur, « complètement saccagé ». Le sol est « tapissé de verre brisé », un « tableau jeté au sol », « une maquette de l’Arc de Triomphe éventrée », « un buste tagué » de points rouges au niveau de yeux… « Un champ de ruines », résume-t-elle, et des dommages estimés à un million d’euros.

Monté sur le toit « par curiosité »

Au regard de ces dégâts, ce qui est reproché aux prévenus en face d’elle paraît parfois un peu dérisoire.

À la barre s’avance Valentin N., Breton de 25 ans en veste en velours marron. Il n’a pas de casier judiciaire comme la plupart de ses co-prévenus (dont deux femmes, absentes à l’audience mais représentées).

« J’ai de la sympathie pour les gilets jaunes », dit-il d’emblée. Venu place de l’Etoile « voir ce qu’il se passait », « prendre des photos », il raconte avoir été pris dans « le mouvement de panique » et s’être retrouvé à l’intérieur. Il monte sur le toit du monument comme d’autres manifestants, « par curiosité ».

Dans la boutique de souvenirs dévastée, Valentin N. a ramassé « machinalement » quatre cartes postales. « Deux de l’Arc de Triomphe et deux de la Tour Eiffel » – précise la présidente. C’est pour ce vol qu’il est jugé.

Mehdi B., livreur de 26 ans à l’époque, était venu manifester. « Pacifiquement », précise-t-il. « Bien entendu », répond la présidente.

« Vous voyez que les choses dégénèrent, vous ne vous dites pas ‘ça va trop loin, je m’en vais’? », lui demande-t-elle. « À ce moment-là c’était déjà trop tard, les CRS ne nous laissaient pas quitter la place de l’Etoile », répond celui qui maintient comme d’autres qu’il est entré dans le monument pour se « protéger » du gaz lacrymogène. « C’était un instinct de survie », explique-t-il.

Il comparaît simplement pour être entré dans le monument et pour avoir menti sur son identité au moment de son arrestation.

« Ça m’est monté à la tête »

Un autre est là pour avoir tenté de fracasser une porte à coups d’extincteur. Il avait 18 ans, rappelle la présidente qui tente par tous les moyens de comprendre « pourquoi ». Melvyn A. est inaudible, peine à s’expliquer. « C’était l’hystérie totale », « j’ai été entraîné », « ça m’est monté à la tête », répète celui qui ne connaissait « rien de rien » aux « gilets jaunes » avant.

« J’ai été engréné par le mouvement de foule en fait », raconte à BFMTV Luis, un autre prévenu. « Ce qui s’est passé, c’est qu’ensuite je n’ai pas réfléchi. Un ‘black bloc’ m’a passé un marteau. (…) À aucun moment je ne suis entré dans l’Arc de Triomphe parce que je trouve que c’est un monument historique et qu’il ne faut pas y toucher. »

Arrive Hamza C., 21 ans à l’époque. Son ADN a été trouvé sur une statue en partie détruite dans le monument. « Ça peut être un postillon? », avance-t-il. « C’est a priori un ADN de contact donc c’est la peau », répond impassible la présidente. « Je me suis baladé un peu », reconnaît-il. Mais « quand je suis arrivé, tout était déjà cassé ».

L’interrogatoire des prévenus se poursuit mardi, le procès est prévu jusqu’à vendredi

Procès du saccage de l’Arc de Triomphe: « C’était l’hystérie totale », racontent les prévenus

Devant l'Arc de Triomphe à Paris le 1er décembre 2018
Devant l’Arc de Triomphe à Paris le 1er décembre 2018
afp.com – Alain JOCARD
 

Ils voulaient manifester « pacifiquement », prendre « des photos », se « protéger » du gaz lacrymogène. Au procès du saccage de l’Arc de Triomphe pendant une manifestation de « gilets jaunes » en 2018, des jeunes sans histoires ont tenté d’expliquer lundi comment ils ont été « entraînés » dans « l’hystérie totale ».

Dans la grande salle d’audience du tribunal judiciaire de Paris, ils sont sept, debout et alignés face à la présidente, l’air de ne pas en mener large. Ils ne sont pas les « principaux responsables » – jamais identifiés – des « scènes de désolation » qui ont fait le tour des médias, rappelle la présidente Sonia Lumbroso.

Ils encourent cependant jusqu’à 10 ans d’emprisonnement notamment pour dégradations aggravées et vols.

Le tribunal commence par « retracer » le fil de ce 1er décembre 2018, acte 3 des manifestations de « gilets jaunes ». Les centaines de véhicules brûlées, les commerces pillés… Et puis l’Arc de Triomphe, pris d’assaut par les manifestants dans un brouillard de gaz lacrymogène.

A l’écran défilent les photos « extrêmement choquantes » de ce qu’a subi ce « symbole » parisien.

Les piliers du monument historique sont couverts de tags, parfois jusqu’à 5 mètres de hauteur. La présidente les lit d’un ton désabusé: « On a coupé des têtes pour moins que ça », « vive le vent, vive le vent, vive le vandalisme ». Elle « passe » ensuite sur les inscriptions « pas trop polies » visant le président Emmanuel Macron – qui apparaissent cependant à l’écran, déclenchant des rires étouffés dans la salle bien remplie.

« L’Arc de Triomphe, quand même », dira-t-elle plusieurs fois.

Viennent ensuite les photos de l’intérieur, « complètement saccagé ». Le sol est « tapissé de verre brisé », un « tableau jeté au sol », « une maquette de l’Arc de Triomphe éventrée », « un buste tagué » de points rouges au niveau de yeux… « Un champ de ruines », résume-t-elle, et des dégâts estimés à un million d’euros.

– « Cartes postales » –

Alors, ce qui est reproché aux prévenus en face d’elle paraît parfois un peu dérisoire.

A la barre, s’avance Valentin N., Breton de 25 ans en veste en velours marron.

Il n’a pas de casier judiciaire comme la plupart de ses co-prévenus (dont deux femmes, absentes à l’audience mais représentées).

« J’ai de la sympathie pour les +gilets jaunes+ », dit-il d’emblée. Venu place de l’Etoile « voir ce qu’il se passait », « prendre des photos », il raconte avoir été pris dans « le mouvement de panique » et s’être retrouvé à l’intérieur. Il monte sur le toit du monument comme d’autres manifestants, « par curiosité ».

Dans la boutique de souvenirs dévastée, Valentin N. a ramassé « machinalement » quatre cartes postales. « Deux de l’Arc de Triomphe et deux de la Tour Eiffel » – précise la présidente. C’est pour ce vol qu’il est jugé.

Mehdi B., livreur de 26 ans à l’époque, était venu manifester. « Pacifiquement », précise-t-il. « Bien entendu », répond la présidente.

« Vous voyez que les choses dégénèrent, vous ne vous dites pas +ça va trop loin, je m’en vais+? », lui demande-t-elle.

« A ce moment-là c’était déjà trop tard, les CRS ne nous laissaient pas quitter la place de l’Etoile », répond celui qui maintient comme d’autres qu’il est entré dans le monument pour se « protéger » du gaz lacrymogène. « C’était un instinct de survie », explique-t-il.

Il comparaît simplement pour être entré dans le monument et pour avoir menti sur son identité au moment de son arrestation.

Un autre est là pour avoir tenté de fracasser une porte à coups d’extincteur. Il avait 18 ans, rappelle la présidente qui tente par tous les moyens de comprendre « pourquoi ». Melvyn A. est inaudible, peine à s’expliquer. « C’était l’hystérie totale », « j’ai été entraîné », « ça m’est monté à la tête », répète celui qui ne connaissait « rien de rien » aux « gilets jaunes » avant.

Arrive Hamza C., 21 ans à l’époque. Son ADN a été trouvé sur une statue en partie détruite dans le monument.

« Ca peut être un postillon? », avance-t-il. « C’est a priori un ADN de contact donc c’est la peau », répond impassible la présidente.

« Je me suis baladé un peu », reconnaît-il. Mais « quand je suis arrivé, tout était déjà cassé ».

L’interrogatoire des prévenus se poursuit mardi, le procès est prévu jusqu’à vendredi.

Au procès du saccage de l’Arc de triomphe par des « gilets jaunes » : « En fait, j’ai réfléchi après avoir agi »

Dix prévenus sont jugés devant le tribunal correctionnel de Paris jusqu’au 27 mars pour les dégradations et les vols commis lors d’une manifestation le 1er décembre 2018. Certains d’entre eux encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

Par

L’un des prévenus, au procès du saccage de l’Arc de triomphe, le 22 mars, au Palais de justice de Paris.

La présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Paris lit, lundi 22 mars, le rapport de police établi à la suite d’une manifestation des « gilets jaunes », le 1er décembre 2018 à Paris. « A l’Arc de triomphe, la boutique et le musée détruits et pillés. Des sculptures et des œuvres d’art brisées, souillées. Les quatre piliers tagués avec des inscriptions… pas très polies pour le président de la République. » Un temps. « Sur les piliers de l’Arc de triomphe, tout de même… » Le regard de Sonia Lumbroso glisse sur les pages. « Les grossièretés, je vais les passer…  »

Elle poursuit sa lecture des inscriptions répertoriées sur le monument : « “RENVERSE LA BOURGEOISIE” en trois mètres de large sur un mètre de haut ; “On a coupé des têtes pour moins que ça” ; “FIN DE RÉGIME”, en grosses lettres sur deux mètres ; “Macron, aussi haut qu’on soit, on est jamais assis que sur son cul”. »

La présidente soupire : « Bon, Montaigne lui-même avait dit “cul”, alors… “VIVE LE VENT, VIVE LE VENT, VIVE LE VANDALISME” ; “A bas l’Etat, les flics et les fachos”. Le seul truc drôle, c’est que à bas [ABBA] est écrit comme un groupe de musique que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… » Elle lit encore : «  “Les gilets jaunes triompheront” ; “CLASSE CONTRE CLASSE” ; “MAI 68-DÉCEMBRE 2018” »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Gilets jaunes » : le 1er décembre, le jour où tout a basculé avec la « prise » de l’Arc de triomphe

Des photos et une vidéo sont projetées sur l’écran de la salle d’audience, Sonia Lumbroso les commente : « A l’intérieur du monument, ce sont des scènes de désolation. Un présentoir en verre entièrement détruit, le moulage du Génie de la patrie défiguré, un buste de Napoléon Ier et un autre de Louis-Philippe dégradés, les locaux du personnel saccagés jusqu’aux toilettes, la boutique de souvenirs entièrement détruite. Le sol est couvert d’un tapis de verre brisé, la salle d’exposition est dévastée, un tableau est jeté au sol, les distributeurs de souvenirs sont renversés, éventrés, vidés de leur contenu. Et pour finir, la terrasse est jonchée de détritus. Les dégâts ont été évalués à plus d’un million d’euros. »

Ils voulaient manifester « pacifiquement », prendre « des photos », se « protéger » du gaz lacrymogène. Au procès du saccage de l’Arc de Triomphe pendant une manifestation de « gilets jaunes » en 2018, des jeunes sans histoires ont tenté d’expliquer lundi comment ils ont été « entraînés » dans « l’hystérie totale ».

Dans la grande salle d’audience du tribunal judiciaire de Paris, ils sont sept, debout et alignés face à la présidente, l’air de ne pas en mener large. Ils ne sont pas les « principaux responsables » – jamais identifiés – des « scènes de désolation » qui ont fait le tour des médias, rappelle la présidente Sonia Lumbroso.

Ils encourent cependant jusqu’à 10 ans d’emprisonnement notamment pour dégradations aggravées et vols.

 

Le tribunal commence par « retracer » le fil de ce 1er décembre 2018, acte 3 des manifestations de « gilets jaunes ». Les centaines de véhicules brûlées, les commerces pillés… Et puis l’Arc de Triomphe, pris d’assaut par les manifestants dans un brouillard de gaz lacrymogène.

A l’écran défilent les photos « extrêmement choquantes » de ce qu’a subi ce « symbole » parisien.

Les piliers du monument historique sont couverts de tags, parfois jusqu’à 5 mètres de hauteur. La présidente les lit d’un ton désabusé: « On a coupé des têtes pour moins que ça », « vive le vent, vive le vent, vive le vandalisme ». Elle « passe » ensuite sur les inscriptions « pas trop polies » visant le président Emmanuel Macron – qui apparaissent cependant à l’écran, déclenchant des rires étouffés dans la salle bien remplie.

« L’Arc de Triomphe, quand même », dira-t-elle plusieurs fois.

Viennent ensuite les photos de l’intérieur, « complètement saccagé ». Le sol est « tapissé de verre brisé », un « tableau jeté au sol », « une maquette de l’Arc de Triomphe éventrée », « un buste tagué » de points rouges au niveau de yeux… « Un champ de ruines », résume-t-elle, et des dégâts estimés à un million d’euros.

– « Cartes postales » –

Alors, ce qui est reproché aux prévenus en face d’elle paraît parfois un peu dérisoire.

A la barre, s’avance Valentin N., Breton de 25 ans en veste en velours marron.

Il n’a pas de casier judiciaire comme la plupart de ses co-prévenus (dont deux femmes, absentes à l’audience mais représentées).

« J’ai de la sympathie pour les +gilets jaunes+ », dit-il d’emblée. Venu place de l’Etoile « voir ce qu’il se passait », « prendre des photos », il raconte avoir été pris dans « le mouvement de panique » et s’être retrouvé à l’intérieur. Il monte sur le toit du monument comme d’autres manifestants, « par curiosité ».

Dans la boutique de souvenirs dévastée, Valentin N. a ramassé « machinalement » quatre cartes postales. « Deux de l’Arc de Triomphe et deux de la Tour Eiffel » – précise la présidente. C’est pour ce vol qu’il est jugé.

Mehdi B., livreur de 26 ans à l’époque, était venu manifester. « Pacifiquement », précise-t-il. « Bien entendu », répond la présidente.

« Vous voyez que les choses dégénèrent, vous ne vous dites pas +ça va trop loin, je m’en vais+? », lui demande-t-elle.

« A ce moment-là c’était déjà trop tard, les CRS ne nous laissaient pas quitter la place de l’Etoile », répond celui qui maintient comme d’autres qu’il est entré dans le monument pour se « protéger » du gaz lacrymogène. « C’était un instinct de survie », explique-t-il.

Il comparaît simplement pour être entré dans le monument et pour avoir menti sur son identité au moment de son arrestation.

Un autre est là pour avoir tenté de fracasser une porte à coups d’extincteur. Il avait 18 ans, rappelle la présidente qui tente par tous les moyens de comprendre « pourquoi ». Melvyn A. est inaudible, peine à s’expliquer. « C’était l’hystérie totale », « j’ai été entraîné », « ça m’est monté à la tête », répète celui qui ne connaissait « rien de rien » aux « gilets jaunes » avant.

Arrive Hamza C., 21 ans à l’époque. Son ADN a été trouvé sur une statue en partie détruite dans le monument.

« Ca peut être un postillon? », avance-t-il. « C’est a priori un ADN de contact donc c’est la peau », répond impassible la présidente.

« Je me suis baladé un peu », reconnaît-il. Mais « quand je suis arrivé, tout était déjà cassé ».

L’interrogatoire des prévenus se poursuit mardi, le procès est prévu jusqu’à vendredi.

Il est où le bonheur ?…92 167Décès

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À Marseille, le carnaval sauvage ayant réuni 6.500 personnes suscite l’indignation

Environ 6.500 personnes ont participé à ce carnaval dans le centre de Marseille.
Environ 6.500 personnes ont participé à ce carnaval dans le centre de Marseille. © Christophe SIMON / AFP

Environ 6.500 personnes ont participé dimanche à un carnaval non autorisé dans les rues de Marseille. Sur Europe 1, le député LR des Bouches-du-Rhône Éric Diard dénonce une situation « surréaliste » et en appelle à la « sévérité ». « Ça peut être un cluster gigantesque », s’inquiète-t-il. 

Les images ont suscité l’étonnement, puis la consternation. Alors que l’épidémie de coronavirus continue de frapper la France sur l’ensemble du territoire, environ 6.500 personnes ont participé dimanche à un carnaval dans le centre de Marseille, lors d’un rassemblement non autorisé. Dans les rues, des milliers de personnes euphoriques et déguisées, le masque rangé dans la poche dans la plupart des cas. Sur place, les élus locaux ont fait part de leur colère, et certains réclament des sanctions, comme le maire de la ville Benoît Payan, pour qui « rien ne justifie qu’on détruise les efforts collectifs 

Même colère et inquiétude du côté d’Éric Diard, député LR des Bouches-du-Rhône. « Ce n’est pas le moment de faire un carnaval, ça peut être un cluster gigantesque. On est quand même dans des chiffres légèrement inférieurs à l’Île-de-France, mais on n’en est pas très loin. C’est complètement surréaliste », s’agace-t-il au micro d’Europe 1. 

INTERVIEW – Carnaval sauvage à Marseille : « On donne le bâton pour se faire battre »

« J’en appelle à la sévérité, que le ministère de l’Intérieur porte plainte pour mise en danger d’autrui, comme il l’avait fait pour la rave party en Bretagne. Je souhaite aussi que la ville de Marseille porte plainte », poursuit l’élu, fustigeant des associations « irresponsables ». 

Sept participants interpellés, un policier blessé

Dimanche, la police a fini par disperser les fêtards une demi-heure avant le couvre-feu de 19 heures. Mais pourquoi si tard ? Pour éviter les débordements, répond Rudy Manna, le secrétaire du syndicat de police Alliance dans les Bouches-du-Rhône. « Le nombre de personnes nous a surpris. C’est un carnaval qui était plutôt du côté des anarchistes », explique-t-il sur Europe 1. « Il y aurait eu un minimum de violence légitime qui aurait été occasionné, nous aurions été filmés de toute part pour expliquer que la police pratiquait la violence illégitime. » 

>> EN DIRECT – Coronavirus : suivez l’évolution de la situation lundi 22 mars

Dans un communiqué, la Préfecture de police déplore les nombreuses dégradations et violences. Un policier a été blessé, tandis que sept participants ont été interpellés.

Coronavirus à Marseille : Sept interpellations en marge du carnaval, Martine Vassal porte plainte

FAITS DIVERS Le carnaval de la Plaine à Marseille, organisé malgré l’épidémie de coronavirus, s’est soldé par des échauffourées et des dégradations

 
Des participants au Carnaval de la Plaine à Marseille
Des participants au Carnaval de la Plaine à Marseille — Christophe Simon / AFP
  • Le carnaval de la Plaine à Marseille a réuni ce dimanche 6.500 personnes venues faire la fête malgré l’épidémie de coronavirus.
  • La préfecture de police a condamné fermement l’organisation de cet événement, non déclaré, qui s’est soldé par des dégradations.
  • Sept personnes ont été interpellées, et la présidente de la métropole a annoncé son intention de porter plainte.

La fête tourne à la polémique. Dans un communiqué diffusé dimanche soir, la préfète de police des Bouches-du-Rhône indiqué que sept personnes ont été interpellées en marge du carnaval de la Plaine à Marseille  Organisé malgré l’épidémie de coronavirus, ce carnaval politique et militant a réuni pas moins de 6.500 personnes, soit deux fois plus que lors de sa précédente édition, en 2019.

 

Dans ce communiqué de presse, la préfète de police affirme que « les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser la foule et mettre fin immédiatement aux dégradations ». La préfecture fait état de « nombreux jets de projectiles et de mortiers » envers les policiers.

Une plainte de Martine Vassal

Dans cette même déclaration, la préfète de police condamne une fois de plus la tenue d’un tel événement qui, comme chaque année, n’a pas été déclaré aux autorités. « L’irresponsabilité, les violences et les dégradations commises par les participants au carnaval de la Plaine sont injustifiables, écrit la préfecture. Même si cet événement n’était pas déclaré en préfecture, un dispositif de contrôle avait été mis en place aux abords du parcours pour verbaliser le non-respect des gestes barrières. »

Dans un tweet, la présidente LR de la métropole Martine Vassal annonce son intention de porter plainte suite à ces dégradations. « Je demande à la mairie de Marseille de s’associer à moi dans cette démarche », écrit-elle. Toujours sur Twitter, le maire de Marseille, Benoît Payan, a fait part de sa « colère ». Il a précisé que les auteurs des dégradations auront à répondre de ces faits devant la justice.

 
Franceinfo
 

Les forces de l’ordre ont procédé à la verbalisation des participants qui ne portaient pas de masque, indique France Bleu Provence.

Des milliers de personnes ont participé dimanche 21 mars au carnaval des quartiers à Marseille (Bouches-du-Rhône), la préfecture évoque « l’irresponsabilité des participants en pleine crise sanitaire« , indique France Bleu Provence.

Ils ont défilé entre La Plaine et la Canebière pour participer au carnaval des quartiers Noailles, Réformés, La Plaine.

La préfecture des Bouches-du-Rhône a réagi sur Twitter indiquant « ni déclaration en préfecture, ni masque, ni distanciation physique » et évoque « l’irresponsabilité des participants » en pleine pandémie de Covid-19, estimant que 6 500 personnes sont présentes.

 

7 interpellations

Les forces de l’ordre présentes se sont tenues à distance avant de commencer à verbaliser des participants pour non-port du masque. Sept personnes ont également été interpellées pour des « jets de projectile, des violences contre les forces de l’ordre et des dégradations de mobilier urbain« , a indiqué sur franceinfo dans la soirée la préfète des Bouches-du-Rhône Frédérique Camilleri.

Un policier a été blessé légèrement, « il s’en remettra vite » explique Frédérique Camilleri.

Selon la préfète, le carnaval « s’est déroulé dans une ambiance de non-respect des gestes barrière » et « s’est terminé dans la violence contre les forces de l’ordre et avec des dégradations commises contre du mobilier urbain. C’est véritablement injustifiable« .

« La justice sera saisie de l’ensemble des faits commis. »

Frédérique Camilleri

à franceinfo

« Cela fait un an que les Marseillais respectent les gestes barrière et respectent les mesures sanitaires« , déclare Frédérique Camilleri. « Je ne voudrais pas laisser entendre que ces 6500 personnes irresponsables puissent représenter l’ensemble des Marseillais.« 

« Je ne dis pas que ca ne se reproduira pas« , reconnaît toutefois la préfète de police des Bouches-du-Rhône.

J.A.

Des milliers de Marseillais ont profité de la journée de dimanche pour célébrer Carnaval.

Carnaval à Marseille: "Ce sont les mêmes qui supplieront de se faire soigner dans 15 jours", se désolent des médecins© RMC Carnaval à Marseille: « Ce sont les mêmes qui supplieront de se faire soigner dans 15 jours », se désolent des médecins

Comme si de rien n’était. Déguisés en tournesol, boulanger ou gorille, environ 6.500 personnes, majoritairement jeunes et non-masquées, ont défié dimanche à Marseille (sud) les restrictions sanitaires contre le Covid-19 pour un carnaval non autorisé vécu comme un « exutoire » mais jugé totalement « irresponsable » par la police et des élus.

« Je suis en colère. L’attitude égoïste de quelques irresponsables est inacceptable. Rien ne justifie qu’on détruise les efforts collectifs pour endiguer le virus », a réagi sur Twitter le maire de Marseille Benoît Payan en demandant également que ceux qui ont commis des dégradations répondent devant la justice.

« Ca rassemble beaucoup d’antifa, beaucoup d’ultra-gauchistes et de bobos », selon un policier

Mais que faisait la police, alors que ce rassemblement n’était pas autorisé ?Invité de RMC ce lundi matin, Rudy Manna, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance, raconte la situation a dégénéré.

« C’est un peu faux de dire que ça nous a échappé. Cette manifestation a lieu chaque année, et chaque année il y a maille à partir avec la police parce que ça rassemble beaucoup d’antifa, beaucoup d’ultra-gauchistes et de bobos qui s’en prennent systématiquement (aux forces de l’ordre) parce qu’ils sont particulièrement avinés. »

Le policier assure que ça n’aurait servi à rien de dire aux gens de quitter les lieux car ils ne le font pas habituellement.

« Au début il y a deux trois mille personnes avec des enfants. Si la police leur demande d’évacuer les lieux ils ne vont pas le faire. La seule solution c’est d’employer un minimum de force, une force légitime. Et ils ne vont pas se laisser faire et on aurait des scènes de pugilat en plein Marseille, ce sera repris par tous les médias. Et à la fin qui va payer l’addition ? C’est encore la police. C’est pas évident d’évacuer des milliers de personnes qui détestent la police et détestent l’Etat. C’était de la provoc’. »

« J’ai honte d’être Marseillais »

Marc Léone, chef du service réanimation à l’hôpital Nord de Marseille est quant à lui dépité du comportement des manifestants.

« J’ai honte d’être Marseillais, je trouve ça désolant, hallucinant. C’est un constat d’échec majeur sur notre façon de communiquer sur cette pandémie. Ce sont eux-mêmes qui dans quinze seront dans nos services de réanimation et supplieront pour qu’on les soigne du mieux qu’on peut. »

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Environ 6.500 personnes célébraient dimanche le carnaval dans le centre de Marseille, un rassemblement non autorisé et « pas responsable » car les gestes barrière pour lutter contre le coronavirus « ne sont pas respectés », a déploré la préfecture de police.

Des milliers de personnes déguisées, la plupart jeunes et sans masque, défilaient dans une ambiance bon enfant en musique et en dansant dans l’après-midi à deux pas de La Canebière, a constaté une journaliste de l’AFP.

Confinement : « On arrive aux limites de ce que les gens peuvent supporter »

« C’est incroyable! On m’avait dit il y a un truc à ne pas louper à Marseille c’est le carnaval de la Plaine” »du nom d’un quartier de la ville, sourit Romain, 26 ans, déguisé en boulanger avec un maillot de Zidane sous son tablier et qui préfère taire son nom de famille.

Vidéo: Marseille: 6.500 personnes font fi des mesures anti-covid pour un carnaval (AFP)

 

 « Les jeunes en ont marre d’être confinés. Il n’y a pas de personnes âgées fragiles, là que des jeunes » , ajoute-t-il. A côté de lui passent des fêtards déguisés en tournesols, gorilles ou médecins. L’année dernière ce carnaval réputé à Marseille avait été annulé à cause du confinement.

Verbalisations

 « Il y a environ 6.500 personnes. C’est un événement non déclaré qu’on ne juge pas du tout responsable car les gestes barrières ne sont pas respectés. Nous effectuons des contrôles aux abords du cortège, notamment sur le port du masque et les contrevenants seront verbalisés », a indiqué à l’AFP la préfecture de police. La police est intervenue vers 18h30 pour disperser les fêtards.

« Avec le niveau de circulation actuel, on ne passera pas un bon été », estime Dominique Costagliola

Contrairement à Nice, sur la Côte d’Azur, Marseille n’est pas concernée par les nouvelles restrictions entrées en vigueur samedi pour au moins quatre semaines dans 16 départements (les huit d’Ile-de-France, les cinq des Hauts-de-France, la Seine-Maritime, l’Eure et les Alpes-Maritimes). Mais les restrictions habituelles pour lutter contre la propagation du Covid-19 s’y appliquent, dont la limitation des rassemblements et le port du masque.

« Charité bien ordonnée commence par soi-même »

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L’Académie de Médecine recommande la vaccination obligatoire pour les soignants

Le ministre de la Santé Olivier Véran présente l’obligation vaccinale pour les professionnels de santé comme un « dernier recours », l’Académie nationale de Médecine la juge au contraire nécessaire. La vaccination des soignants contre le Covid-19 « doit devenir obligatoire », affirme l’institution ce mardi 9 mars dans un communiqué.Obliger les soignants à se vacciner ? « On ne gagne pas une guerre avec des soldats sans boucliers ! »

Dans la situation épidémiologique actuelle, « la vaccination de masse représente le principal levier d’action contre le Covid-19 », note-t-elle. Dans ce contexte, « la vaccination systématique des professionnels de la santé, devenue prioritaire, ne saurait être considérée comme facultative ».

« La population des soignants est à l’origine de 34 % des cas groupés d’infections nosocomiales [contractées dans un établissement de santé] à SARS-CoV-2 », le virus responsable du Covid-19, relève l’Académie en citant un chiffre de Santé publique France.

Trop peu de vaccinés

Pourtant, les taux de couverture vaccinale contre le Covid-19 chez les médecins, les infirmières, les aides-soignants et les professionnels exerçant en Ehpad « restent notoirement insuffisants, comparables à ceux relevés contre la grippe ».

Seuls 40 % des personnels des Ehpad et 30 % des soignants en établissement hospitalier et de ville ont reçu au moins une dose du vaccin à ce jour, ont alerté il y a deux jours les présidents d’ordre de santé.Vaccination obligatoire des soignants : le débat n’est pas tranché, affirme l’Elysée

Considérant que « l’hésitation vaccinale est éthiquement inacceptable chez les soignants », l’Académie « recommande de rendre obligatoire la vaccination contre le Covid-19 pour tous les professionnels de santé exerçant dans le secteur public ou libéral, dans les établissements de santé et dans les Ehpad, ainsi que pour les auxiliaires de vie pour personnes âgées ».

Covid-19: pourquoi les soignants ne se font pas vacciner avec AstraZeneca

 Alix Coutures Une soignante au centre de vaccination contre le Covid-19, à Nice, le 6 mars 2021© Fournis par Le Huffington Post Une soignante au centre de vaccination contre le Covid-19, à Nice, le 6 mars 2021

COVID-19 – 400.000 doses du vaccin contre le Covid-19 produit par AstraZeneca dormaient encore dans les réfrigérateurs ce vendredi 5 mars. Des sérums, normalement réservés au personnel soignant, ainsi qu’aux pompiers, ambulanciers et aides à domicile, qui ont été redistribués ce week-end au grand public. Sur 600.000 doses livrées à destination des professionnels de santé, 75% des stocks n’ont pas fait l’objet d’une injection, indique le ministère de la Santé. 

Ce taux “ne suffit pas”, a tonné vendredi le ministre Olivier Véran dans une lettre publique exhortant les soignants à se faire vacciner “rapidement”. L’idée d’une vaccination obligatoire pour les soignants se dessine doucement, comme rappelé par le porte-parole de l’exécutif Gabriel Attal ce dimanche 7 mars dans un entretien au Parisien: “On fait d’abord le choix de la confiance mais cela reste une possibilité”, a-t-il prévenu. Une soignante au centre de vaccination contre le Covid-19, à Nice, le 6 mars 2021© Valery HACHE / AFP Une soignante au centre de vaccination contre le Covid-19, à Nice, le 6 mars 2021

Quant à l’Académie de médecine, elle s’est d’ores et déjà positionnée sur le sujet, préconisant une “vaccination systématique des professionnels de la santé, devenue prioritaire” dans un communiqué publié ce mardi 9 mars. Les soignants sont à l’origine de 34% des cas groupés d’infections contractées dans un établissement de santé, indique-t-elle, citant un point épidémiologique de Santé publique France.https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1368646074664095744&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fcovid-vaccination-soignants_fr_60463e89c5b6020855607fc1&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Les réticences vis-à-vis d’AstraZeneca, efficace à 80% au bout de deux doses selon la revue médicale The Lancet, existent bel et bien. Mais avec de fortes disparités au sein des professions. Début décembre, une enquête de Santé publique France révélait des “différences importantes entre les professions” médicales: si au total 68% des professionnels de santé libéraux déclaraient vouloir se faire vacciner contre le Covid-19, 80% des médecins généralistes et pharmaciens souhaitaient être vaccinés, contre 55% des infirmiers interrogés. Pour Michaël Schwarzinger, docteur en santé publique au CHU de Bordeaux, interrogé par Le Figaro, cet écart peut s’expliquer par une plus grande proximité des médecins avec le monde de la recherche, entraînant une conscience accrue de la balance bénéfice/risque. https://www.dailymotion.com/embed/video/x7z4apq?api=postMessage&autoplay=0&id=mhlhm4tm&muted=1&origin=https%3A%2F%2Fwww.msn.com&queue-enable=falseLecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

Le message brouillé du gouvernement 

Les réticences s’expliquent aussi par plusieurs semaines de confusion sur l’efficacité d’AstraZeneca qui ont brouillé le message du gouvernement. D’abord interdit par la Haute autorité de santé (HAS) sur les personnes âgées de plus de 65 ans en raison de données manquantes pour cette tranche d’âge, il est finalement autorisé le 1er mars pour toutes les classes d’âge. De quoi abîmer la confiance des professionnels en ce sérum britannique, en dépit des efforts de l’exécutif pour redorer son image. “Si c’est ce vaccin qui m’est proposé, je le prendrais”, a notamment lancé Emmanuel Macron le 25 février. 

Pour Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital de Garches et référent vaccin de son établissement, interrogé par Le HuffPost, l’hésitation des autorités à autoriser le vaccin aux plus de 65 ans a largement contribué à nourrir les réticences. “On a fait peur à tout le monde au départ en faisant croire qu’il y avait un vaccin pour les jeunes et un vaccin pour les personnes plus âgées”, fustige-t-il. 

À cela s’ajoute l’inconnue des variants sud-africains et brésiliens. Ils sont soupçonnés d’échapper à une partie de l’immunité et ont entraîné la suspension du démarrage de la campagne vaccinale en Afrique du Sud, qui se bat depuis plusieurs semaines contre le variant sud-africain. Un argument revendiqué par certains soignants, qui estiment que les professionnels de santé devraient être vaccinés avec Pfizer et Moderna, efficaces à 94%, plutôt qu’avec AstraZeneca.

“Pour les soignants très exposés au variant comme en Moselle, où les variants sud-africains et brésiliens circulent plus activement que sur le reste du territoire, il est plus logique d’utiliser un vaccin dont on est sûrs de l’efficacité contre les variants, a pointé auprès du HuffPost Thierry Amouroux, porte-parole du SNPI, syndicats des infirmiers. C’est comme pour les masques: les soignants portent bien des masques FFP2, plus protecteurs que les chirurgicaux.” 

“On va faire quoi? Travailler la nuit?”Baptiste Beaulieu, médecin généraliste

Outre ces incertitudes, les soignants pointent un manque d’organisation de la campagne, qui peut complexifier leur vaccination. Les effets indésirables, fièvre et frisson, dans la majorité des cas, entraînent notamment des déséquilibres dans les services de soins. S’ils montrent que le vaccin fonctionne, stimule la production d’anticorps et ne sont pas dangereux, ils génèrent parfois trop d’absentéisme. Des hôpitaux à Brest (Bretagne) ou à Saint-Lô (Normandie) sont allés jusqu’à suspendre temporairement la vaccination avec AstraZeneca en raison d’arrêts de travail trop fréquents.

“J’ai des collègues du même service qui étaient en arrêt un ou deux jours, ce qui pénalisait l’ensemble du service, déjà sur-sollicité pour le Covid”, a fustigé auprès du HuffPost Rachid Digoy, infirmier et président du collectif Inter-bloc. “Il faut échelonner la vaccination, organiser des roulements, sinon, on ne peut tout simplement pas se permettre d’être vaccinés”, ajoute-t-il. Ces dysfonctionnements peuvent même contraindre des soignants à réaliser des heures supplémentaires, pour remplacer leurs collègues malades.

Par ailleurs, en raison de leur agenda chargé, les soignants peinent parfois à trouver du temps pour se faire vacciner. Sur son compte Instagram, le médecin généraliste Baptiste Beaulieu a évoqué le rythme éprouvant des soignants, auquel s’ajoute le devoir d’immunisation. “On va faire quoi? Travailler la nuit?”, s’est-il insurgé, rappelant que la vaccination “prenait du temps”, entre le recueil des antécédents, du pouls, de la tension artérielle, etc. Et de conclure: “Avec 22 patients par jour, je fais ça quand?” https://www.instagram.com/p/CME_BZnlUHL/embed/captioned/?cr=1&v=13&wp=500&rd=https%3A%2F%2Fwww.msn.com&rp=%2Ffr-fr%2Factualite%2Ffrance%2Fcovid-19-pourquoi-les-soignants-ne-se-font-pas-vacciner-avec-astrazeneca%2Far-BB1ep1Gj#%7B%22ci%22%3A0%2C%22os%22%3A6082.300000000032%2C%22ls%22%3A5745.065000000068%2C%22le%22%3A6050.154999999904%7D

D’autant que les créneaux de vaccination sont souvent tôt le matin. “Les personnes non vaccinées ne le sont pas à cause d’un rejet d’AstraZeneca mais à cause de la difficulté à trouver un créneau!”, a dénoncé au HuffPost Laurence Boulou, infirmière du bloc opératoire du CHU de Toulouse et présidente du Syndicat national des infirmiers du bloc opératoire (Snibo). 

Manque de places dans les centres de vaccination 

Des créneaux accessibles tôt le matin.. mais aussi, rares. Bertrand Legrand, médecin généraliste à Tourcoing a confié au Figaro avoir “essayé de trouver des places tous les jours” pendant deux semaines, en vain. Jusqu’à réussir finalement à “trouver une place” la semaine dernière. Quant à sa femme, médecin également, elle a attendu trois semaines avant de pouvoir se faire injecter une précieuse dose d’AstraZeneca. 

Autre exemple éloquent, une soignante du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences du centre hospitalier de Sainte-Anne, à Paris, a expliqué auprès du HuffPost avoir tenté de s’inscrire à la vaccination, sans succès. “Au départ, j’appelais le numéro dédié de Sainte-Anne, ça sonnait dans le vide, raconte-t-elle. Je me suis donc déplacée et on m’a inscrite sur une liste”. Pour l’instant, elle n’a pas été rappelée. “C’est amusant, les injonctions, d’un côté à se faire vacciner, et de l’autre, le fait que je doive insister comme cela”, grince-t-elle. “C’est un vrai parcours du combattant de se faire vacciner”, commente de son côté Thierry Amouroux, qui dénonce une “communication immonde et contre-productive” du gouvernement. 

Des soignants déjà infectés par le Covid-19

Les chiffres de vaccination des soignants masquent enfin une autre réalité, celle des soignants déjà infectés au cours des derniers mois, qui n’ont pas d’autre choix que d’attendre avant de se faire administrer le sérum. Le 12 février dernier, la Haute autorité de santé a recommandé d’attendre de trois à six mois après la fin de symptômes avant d’envisager la vaccination pour les personnes qui ont contracté la maladie et de n’utiliser qu’une seule dose de vaccin. 

Or, depuis le début de l’épidémie, les hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont identifié 11.900 cas d’infection au Covid-19, soit environ 12% du personnel selon des chiffres communiqués le 5 février dernier. Sur l’ensemble du territoire, 50.000 professionnels avaient été contaminés au Covid-19 en juin dernier selon les calculs effectués par BFMTV. L’infectiologue Benjamin Davido en fait partie: “Je ne demande qu’à me faire vacciner mais je dois attendre que mes anticorps disparaissent”, relève-t-il. Lui estime que le taux de soignants ayant développé des anticorps s’élève à 20% du personnel. 

Sur la vaccination avec AstraZeneca, le professionnel de santé se veut toutefois optimiste. La campagne va s’intensifier, selon lui, avec l’arrivée de doses supplémentaires d’AstraZeneca, de Pfizer et Moderna dans les départements. “On pourra ensuite cibler les soignants avec le vaccin le plus adapté. Les ARN messager pourront servir exclusivement dans les zones les plus touchées par les variants du Covid-19 par exemple”, estime-t-il. Pour faciliter l’accès des soignants aux vaccins, il imagine également un système où la vaccination serait “téléportée” dans les unités de soins, avec des équipes mobiles.

À voir également sur le HuffPost: Covid: Voici qui va pouvoir recevoir le vaccin AstraZeneca

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L’Académie de médecine veut obliger les soignants à se faire vacciner

 LIBERATION, AFP FILE - In this Feb.8, 2021 file photo, signs indicate the direction to follow to receive the Pfizer COVID-19 vaccine or the AstraZeneca COVID-19 vaccine at the South Ile-de-France Hospital Group in Melun, in the outskirts of Paris. First, France's president suggested the AstraZeneca vaccine was "quasi-ineffective" in protecting older people from the coronavirus. Now, his government is pleading with French medical staff to take it. Top French and German officials are urging people to take the AstraZeneca vaccine amid skepticism from some who fear it is not effective enough. (Thomas Samson / Pool via AP, File)© Thomas Samson FILE – In this Feb.8, 2021 file photo, signs indicate the direction to follow to receive the Pfizer COVID-19 vaccine or the AstraZeneca COVID-19 vaccine at the South Ile-de-France Hospital Group in Melun, in the outskirts of Paris. First, France’s president suggested the AstraZeneca vaccine was « quasi-ineffective » in protecting older people from the coronavirus. Now, his government is pleading with French medical staff to take it. Top French and German officials are urging people to take the AstraZeneca vaccine amid skepticism from some who fear it is not effective enough. (Thomas Samson / Pool via AP, File)

Une (toute) petite lumière au bout du tunnel américain. Pour la première fois depuis près de trois mois et demi, les Etats-Unis ont recensé moins de 1 000 morts du Covid-19, lundi, selon les données de l’université Johns Hopkins, qui font référence. En 24 heures, 749 personnes sont décédées des suites du coronavirus, loin du pic de 4 473 morts enregistré sur la seule journée du 12 janvier. Il faut remonter au 29 novembre pour trouver un nombre de victimes sous la barre du millier, à 822 morts. Le ralentissement de l’épidémie se poursuit donc aux Etats-Unis, qui retrouvent des niveaux de contaminations et de décès similaires à ceux d’avant Halloween, Thanksgiving et autres fêtes de fin d’année synonymes de nombreux déplacements, de larges rassemblements et d’une propagation accrue du virus.

Piquer veaux, vaches, cochons et vous ? Des vétérinaires peuvent prêter main-forte pour vacciner la population contre le Covid-19 «si nous devions être confrontés à un manque de professionnels», suggère le député Loïc Dombreval dans un courrier adressé au ministre de la Santé. Selon le parlementaire, des vétérinaires vaccinent déjà en Argentine, au Canada et dans quelques Etats des Etats-Unis. «En mars 2020, les vétérinaires, professionnels de la santé animale, ont été 4 637 à se porter volontaires auprès des Agences régionales de santé pour faire partie de la réserve sanitaire», rappelle le député LREM dans ce courrier adressé à Olivier Véran et daté du 8 mars. «Cette implication est le signe de leur volonté d’engagement et du lien étroit de solidarité qui lie les professionnels des santés humaine et animale, souligne-t-il. Si nous devions être confrontés à un manque de professionnels pour vacciner, faire appel aux vétérinaires volontaires parmi la réserve sanitaire permettrait de répondre à la volonté affichée par le gouvernement d’accélérer la campagne vaccinale».

En Israël, un test antigénique juste avant l’embarquement. La compagnie israélienne ElAl a inauguré lundi soir un vol Tel Aviv-New York avec des passagers qui ont tous dû prouver leur statut sanitaire, notamment en effectuant un test antigénique avant l’enregistrement, s’ils n’étaient pas vaccinés ou guéris du Covid-19. «Un passager dont le test antigénique est positif ne sera pas autorisé à poursuivre l’enregistrement du vol», détaille la compagnie aérienne qui exige par ailleurs de tous les passagers un test de dépistage PCR pour monter à bord des avions. Le virus a plongé le secteur aérien dans une crise historique et ce «vol test» s’inscrit dans un dispositif mis en place avec le centre médical Sheba, près de Tel-Aviv, visant à «rétablir les vols réguliers et assurer la santé des passagers».

Un confinement en Île-de-France «pas d’actualité», selon Jérôme Salomon. Invité ce mardi matin de RTL, le Directeur général de la santé (DGS), estime qu’un confinement de l’Ile de France n’est «pas d’actualité», malgré une situation de «tension.» «Nous n’avons pas d’explosion épidémique», a tenté de rassurer Jérôme Salomon, assurant que nous «avons une période cruciale qui s’ouvre actuellement», d’une durée de «six semaines.» Période durant laquelle la vaccination doit s’accélérer : 4 millions de Français ont déjà reçu au moins une première injection. Lundi, le patron de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, Aurélien Rousseau, a adressé aux hôpitaux un «ordre ferme» de déprogrammer 40 % des activités médicales et chirurgicales pour libérer des lits à destination des malades du Covid.

«Un confinement strict et contrôlé» à Wallis-et-Futuna. Un confinement d’une durée de deux semaines est entré en vigueur ce mardi dans cette collectivité d’outre-mer de l’océan Pacifique. L’objectif est de «casser la chaîne de contamination du virus par la suppression des contacts et des déplacements», a déclaré Hervé Jonathan, l’administrateur supérieur des îles, à la télévision Wallis-et-Futuna la 1ère. En trois jours, 36 premiers cas de Covid ont été détectés dans le territoire, a indiqué l’Administration supérieure (préfecture). Le tout premier cas de virus autochtone a été détecté samedi 6 mars, alors que l’archipel était jusqu’alors épargné par l’épidémie.

Plus de 700 000 morts du Covid en Amérique latine et aux Caraïbes. La barre a été franchie ce mardi, d’après un comptage réalisé par l’AFP : les 34 pays de la région totalisent 700 022 décès depuis le début de la pandémie. Parmi les pays les plus touchés, le Brésil et le Mexique. Le continent connaît depuis décembre une accélération des contaminations, alors qu’une accalmie avait été observée à l’automne.

Faut-il rendre la vaccination des soignants obligatoire ? Oui, répond clairement l’Académie de médecine, dans un communiqué publié ce mardi. L’institution qualifie les réticences des soignants à se faire vacciner d’«éthiquement inacceptable» et recommande donc une vaccination obligatoire pour les personnels de santé. «Face à un risque infectieux majeur menaçant la collectivité et contre lequel on dispose de vaccins efficaces, le principe d’une obligation vaccinale doit être envisagé», écrit l’Académie. Le débat soulève de vives réactions tant chez les personnels de santé que dans la classe politique. L’argument du libre choix des personnels est opposé au «devoir déontologique» pour lequel plaident plusieurs médecins. Le gouvernement envisage également la vaccination obligatoire pour les soignants.

Spoutnik V mis en orbite depuis la Botte. Le vaccin russe Spoutnik V contre le Covid-19 sera produit en Italie à partir de juillet, a indiqué ce mardi à l’AFP la Chambre de commerce italo-russe, une première dans l’Union européenne qui ne l’a pas encore autorisé. «Le vaccin sera produit à partir du mois de juillet 2021 dans les usines de (l’entreprise pharmaceutique italo-suisse) Adienne en Lombardie à Caponago près de Monza», précise Stefano Maggi, conseiller de presse du président de la Chambre de commerce Vincenzo Trani. «Dix millions de doses seront produites entre le 1er juillet et le 1er janvier 2022», a-t-il détaillé, soulignant qu’il s’agit du «premier accord au niveau européen pour la production sur le territoire de l’UE du vaccin Spoutnik».

Spoutnik V n’est pas encore autorisé dans l’Union européenne, mais a franchi la semaine dernière une étape clé pour son déploiement dans cette zone, avec le début de son examen par l’Agence européenne des médicaments (AEM). Après cette annonce, les autorités russes se sont dites prêtes à fournir des vaccins à 50 millions d’Européens à partir de juin.

Les vaccins finalement rendus aux médecins cette semaine. Ca s’en va et ça revient… Suspendues cette semaine au profit des pharmaciens, les commandes de vaccins AstraZeneca seront rouvertes aux médecins libéraux “dès la fin de la semaine”, a indiqué ce mardi matin le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’un déplacement avec le Premier ministre, Jean Castex, à l’hôpital de Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre). “Nous allons rouvrir aux médecins dès la fin de la semaine les réservations de doses pour la semaine du 22 mars”, explique le ministre de la Santé, tentant ainsi de déminer la fronde des médecins.

La veille, les syndicats de médecins libéraux s’étaient insurgés d’une décision du ministère de la Santé, qui les privait de commandes de doses cette semaine, la priorité étant donnée aux pharmaciens, qui commenceront à vacciner la semaine prochaine. Plusieurs organisations, dont les généralistes de MG France et le Syndicat des médecins libéraux (SML), ont même demandé la démission du directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Déprogrammation d’opérations à cause du Covid-19 : « Des milliers et des milliers de personnes périront de leurs cancers » dans les « 5-6 ans », prévient Axel Kahn

Le président de la Ligue contre le cancer dénonce la demande de l’ARS Île-de-France de déprogrammer 40% des opérations dans les hôpitaux et le fait que « toutes les personnes qui sont atteintes de maladies plus graves, plus anciennes que le Covid-19 ont vu leur priorité diminuer ».

franceinfoRadio France

Axel Kahn, généticien, président de la Ligue contre le cancer. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)
Axel Kahn, généticien, président de la Ligue contre le cancer. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

« Il y aura des milliers et des milliers de personnes qui périront de leurs cancers qui n’auraient pas dû en mourir » dans « les 5-6 ans », prévient mardi 9 mars sur franceinfo Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer, alors que l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France demande la déprogrammation de 40% des opérations dans les cliniques et hôpitaux. Selon lui, les retards de diagnostics amoindrissent les chances de survie lorsqu’on est atteint d’un cancer : « On sait que par mois de retard, il y a une perte des chances de 10% par type de cancers », affirme-t-il.

franceinfo : C’est difficile pour un malade du cancer de s’entendre dire qu’il va falloir attendre pour se faire soigner ?

Axel Kahn : C’est très difficile et ça l’est d’autant plus que ce parcours d’obstacles, presque ce calvaire, le mot est un peu fort, mais pas si excessif que cela, que connaissent les personnes malades du cancer se poursuit depuis maintenant près d’un an. Effectivement, il y a un afflux considérable des personnes qui sont atteintes de la Covid-19. Toutes les personnes qui sont atteintes de maladies qui sont plus graves, plus anciennes et différentes que le Covid-19 ont vu leur priorité diminuer. Et dans le domaine du cancer, on commence à avoir fait les comptes. On sait qu’en dehors de la reconstruction, et un retard de reconstruction est extrêmement difficile, qu’il y aura des milliers et des milliers de personnes qui périront de leurs cancers qui n’auraient pas dû en mourir.

Il y a aussi les cancers qui ne vont pas être détectés…

Ce risque-là que vous soulevez est très fort aujourd’hui du fait de la multiplication des foyers infectieux intra-hospitaliers, avec les risques et la réalité des infections nosocomiales. Tous, nous avons entendu de nombreux malades du cancer qui ont été contaminés par le Covid-19 à l’hôpital et nous avons également quelques cas de personnes malades du cancer qui sont décédées du Covid-19 contracté à l’hôpital. Effectivement, cela n’est pas très incitatif. Le risque réellement d’être infecté par le Covid-19 est bien moindre que le risque de ne pas faire traiter son cancer, il n’empêche que cela contribue au retard des diagnostics du début du traitement.

« Ces opérations non urgentes qui sont repoussées, il y a évidemment les opérations de reconstruction post-chirurgie, mais il y a des opérations pour cancer, retardées parce qu’on considère que ce n’est pas une priorité. En réalité, on sait que par mois de retard, il y a une perte des chances de 10% par type de cancers. »Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer 

à franceinfo

Et donc, nous l’avons calculé, il y aura donc des milliers de morts supplémentaires par cancer dans les 5-6 ans qui viennent.

Comment jugez-vous la volonté d’Emmanuel Macron de tout faire pour ne pas reconfiner dans un tel contexte ?

C’est une décision politique. Je pense que lorsque le président de la République a vu qu’il y avait une perspective en effet de soulager les Français en leur disant qu’on n’allait pas reconfiner, il s’est engouffré dans cette brèche, en quelque sorte. D’un point de vue purement sanitaire, il n’est pas sûr qu’il ait eu raison. Et en dehors de toute analyse, ça n’est pas mon rôle d’analyser. Le prix à payer est incroyablement lourd. Nous sommes d’ores et déjà à 89 000 morts et je vous rappelle que le premier confinement et le premier pic épidémique n’avait que 30 000, c’est-à-dire que l’on va arriver à bientôt 60 000 morts de la situation de la deuxième vague, alors même qu’il y a la possibilité qu’une troisième s’enclenche. Et puis, ces retards qui se prolongent les uns après les autres dans le domaine des soins, on n’en parle pas assez. Le fait que dans les réanimations qui se remplissent très rapidement aujourd’hui, il y a beaucoup de personnes jeunes et j’espère qu’on les sauvera en grand nombre. Mais les séquelles laissées par la Covid-19 sont des séquelles qui sont cruelles et durables, et même des séquelles chez des gens qui n’ont pas des formes si graves. 

« À l’arrivée, avoir laissé filer la circulation virale d’un point purement sanitaire n’est pas une bonne solution. »Axel Kahn

J’ai de la difficulté à considérer qu’une si mauvaise solution sanitaire peut être une très bonne solution politique.

Déprogrammation des activités des hôpitaux : « Ce n’est pas neutre en termes de santé publique », alerte le professeur Jean-Michel Constantin

Le secrétaire général de la Société française d’anesthésie et de réanimation s’interroge sur la décision de déprogrammer 40 % des activités des hôpitaux et cliniques d’Ile-de-France.

franceinfoRadio France

L'entrée de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, 24 avril 2020. (RÉMI BRANCATO / RADIOFRANCE)
L’entrée de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, 24 avril 2020. (RÉMI BRANCATO / RADIOFRANCE)

L’Agence régionale de santé d’Île-de-France a réclamé la déprogrammation de 40 % des activités des hôpitaux et cliniques pour augmenter de 500 places le nombre de lits de réanimation dédiés aux malades du Covid-19. « Ce n’est pas neutre en termes de santé publique de déprogrammer comme ça massivement », a alerté lundi 8 mars sur franceinfo le professeur Jean-Michel Constantin, anesthésiste-réanimateur à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, secrétaire général de la Société française d’anesthésie et de réanimation.

franceinfo : Cette demande de l’ARS vous surprend-elle ?

Jean-Michel Constantin : La circulation est intense, continue à croître et le week-end a été particulièrement difficile avec quasiment plus de place disponible en réanimation, en fin de week-end. On est dans une situation très inconfortable, difficilement tenable. Cette espèce de coup de semonce de dire qu’il faut supprimer 40 % de l’activité programmée est un peu inquiétant. La déprogrammation de ce qu’on appelle la chirurgie ou des interventions réglées a un coût en termes de santé publique. Il y a des patients qui sont déprogrammés depuis 12 mois maintenant, donc c’est gênant. On peut se demander si cet effet d’annonce va répondre à ce qui nous intéresse, c’est-à-dire est-ce qu’on va être en capacité d’augmenter le nombre de lit de soins critiques pour prendre en charge ces patients ?

Quelles sont les opérations déprogrammées ?

Il y a beaucoup de chirurgie orthopédique, de chirurgie fonctionnelle, des dépistages qui se font moins bien. Il y a tout un tas d’acte qui ne sont pas des urgences vitales, c’est rarement de la cancérologie lourde mais cela a un vrai impact sur l’organisation des soins. Nous ne sommes pas persuadés que la prise de position globale soit la meilleure réponse. Tous les établissements de santé ne sont pas les mêmes.

Est-il possible d’augmenter la capacité d’accueil en réanimation ?

Elle est possible au prix de soins intensifs d’unités intermédiaires qui permettent de prendre en charge tous les patients qui ne sont pas sous ventilation artificielle. Donc, il y a encore un petit peu de marge. Là, en Île-de-France, on en est à peu près au niveau de la fin de la première semaine de novembre, donc on est à une semaine du pic de novembre en nombre de patients en réanimation, sauf qu’en novembre on a été confinés. Si on déprogramme à 40 % sans confinement on n’a aucune idée de la durée pendant laquelle il faudra déprogrammer. Je voudrais faire passer comme alerte que ce n’est pas neutre en terme de santé publique de déprogrammer massivement.

Vaccination des professeurs: Blanquer ne donne plus de date

 Anthony Berthelier Blanquer ne donne plus de date pour la vaccination des profs© Fournis par Le Huffington Post Blanquer ne donne plus de date pour la vaccination des profs

POLITIQUE – Un passe-droit pour les profs? Finalement, c’est non. Le ministre de l’Éducation nationale, qui, en janvier, faisait de la vaccination des enseignants une priorité, se montre aujourd’hui bien moins précis sur le calendrier. Blanquer ne donne plus de date pour la vaccination des profs© Guillaume SOUVANT / POOL / AFP Blanquer ne donne plus de date pour la vaccination des profs

Jean-Michel Blanquer explique ce mardi 9 mars dans une interview au Monde que “la logique actuelle n’est pas d’ajouter un critère professionnel aux critères de santé.” “La stratégie nationale obéit à une logique qui est de cibler les populations des plus vulnérables aux moins vulnérables. (…) Les plus de 50 ans sont concernés quand ils ont des comorbidités. Nos professeurs volontaires, qui sont dans ces situations, peuvent donc être vaccinés”, précise-t-il, écartant désormais la forme de priorisation qu’il prônait au début de l’année.https://www.dailymotion.com/embed/video/x7yjjiw?api=postMessage&autoplay=0&id=18mt8mt7&muted=1&origin=https%3A%2F%2Fwww.msn.com&queue-enable=falseLecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

“Si on arrive à le faire avant mars ce serait bien”

Deux mois plus tôt, le ministre se donnait effectivement comme objectif de commencer les piqures “au mois de mars, au plus tard.” Un calendrier qu’il expliquait par l’importance à ses yeux de rapidement immuniser “les personnels de premier rang”, soit plus d’un million de personnes pour l’Éducation nationale.

″À l’intérieur du gouvernement, je travaille pour que le délai s’accélère de façon à ce que les professeurs puissent être vaccinés dès que ce sera possible. Ce serait souhaitable au mois de mars au plus tard, si on arrive à le faire avant ce serait bien”, disait-il le 3 janvier dernier sur BFMTV avant d’enfoncer le clou 48 heures plus tard sur Europe 1:“je suis capable de comprendre qu’il faut commencer par les personnes âgées, continuer avec les personnels des hôpitaux, mais juste après viennent les personnels de mon ministère parce qu’ils sont en contact avec les enfants, les adolescents.”https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1346359352781889536&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fvaccination-des-profs-blanquer-ne-donne-plus-de-date_fr_6047365ac5b6af8f98be2572&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

Raté, après les soignants, aucune profession ne devrait être prioritaire. Selon plusieurs médias, Emmanuel Macron aurait refusé cette stratégie consistant à rendre le vaccin accessible selon les corps de métiers.

“L’approche par professions est un piège”, expliquait un de ses proches aux Échos en janvier dernier, prenant l’exemple de la vaccination des pompiers: “les policiers ont aussitôt estimé qu’ils n’avaient pas de raisons d’attendre.” “Comment établit-on la hiérarchie? Que dit-on au policier, à la caissière qui a pris des risques pendant le premier confinement en 2020?”, ajoutait un autre dans l’Expresspour montrer l’opposition du chef de l’État à cette façon de faire.

Véran ferme la porte à un ordre de priorité

Et c’est finalement le ministre de la Santé qui a publiquement fermé le ban le 1er mars dernier, expliquant sur France 2, qu’il n’y aurait “pas de priorisation pour qui que ce soit en dehors des soignants et des pompiers.” “On fonctionne en terme de fragilité, on protège ceux qui vont en réanimation, ceux qui risquent de décéder”, justifiait-il au JT de 20 heures. 

Mais Jean-Michel Blanquer a-t-il dit son dernier mot? Interrogé ce mardi par Le Monde sur l’éventualité d’un “coupe-file” pour les enseignants, le ministre de l’Éducation nationale botte en touche: “je poursuis les échanges avec Olivier Véran pour apporter la meilleure réponse possible dans le cadre de la stratégie globale de vaccination.”

A voir également sur Le HuffPost: les 4 grands types de vaccins contre le Covid-19 expliqués en 2 minutes

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« 3 000 ans après Ulysse »

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Olivier Samain
L'index égalité femmes-hommes a été publié ce lundi par le ministère du Travail, ce qui coïncide avec la journée internationale du droit des femmes. Et bonne nouvelle : l'égalité salariale progresse d'un point, si l'on considère l'ensemble des entreprises françaises de plus de 50 salariés. Mais seulement 2% des entreprises atteignent la note maximale de 100/100.© Pixabay L’index égalité femmes-hommes a été publié ce lundi par le ministère du Travail, ce qui coïncide avec la journée internationale du droit des femmes. Et bonne nouvelle : l’égalité salariale progresse d’un point, si l’on considère l’ensemble des entreprises françaises de plus de 50 salariés. Mais seulement 2% des entreprises atteignent la note maximale de 100/100.

L’égalité professionnelle progresse doucement dans les entreprises : c’est ce qui apparaît à la lecture des résultats de l’index égalité femmes-hommes publié lundi matin par le ministère du Travail. La note globale, toutes entreprises confondues, s’établit à 85 points sur 100 en 2020 (contre 84 points en 2019)*. Mais seulement 2% des entreprises atteignent la note maximale de 100/100, ce qui conduit le ministère du Travail à considérer que 98% des entreprises peuvent faire mieux. « Nous serons dans la tolérance zéro avec des contrôles ciblés », a ainsi affirmé la ministre Elisabeth Borne dans Le Figaro lundi.

A LIRE AUSSI : Pourquoi les entreprises dirigées par les femmes sont peu nombreuses mais… plus rentables

13% des entreprises ne respectent pas la loi sur l’augmentation du salaire après congé maternité

L’analyse du détail de l’index révèle que deux éléments sont toujours à la traîne en France. D’abord, l’insuffisant respect de l’obligation d’augmenter le salaire des femmes qui reviennent d’un congé maternité (alors que la loi exige depuis 2006 qu’elles soient augmentées au minimum de la moyenne des augmentations attribuées pendant leur absence aux salariés appartenant à la même catégorie). En 2020, 13% des entreprises ne respectaient pas cette obligation.

>> Retrouvez tous les journaux de la rédaction d’Europe 1 en replay et en podcast ici

Baisse de la part des femmes dans les 10 plus hautes rémunérations des entreprises

Deuxième point de vigilance : la faible présence des femmes parmi les 10 plus hautes rémunérations des entreprises. Seulement un quart des entreprises respectent la parité dans leurs 10 plus hautes rémunérations, et, parmi les entreprises de plus de 1.000 salariés, 43% comptent moins de deux femmes dans leur top 10, ce qui traduit un recul par rapport à 2019 où la proportion était de 37% !

Pour rappel, toutes les entreprises de plus de 50 salariés doivent publier chaque année leur index global le 1er mars. Celles dont la note est inférieure à 75/100 ont trois ans pour corriger le tir, sous peine, au bout des trois ans, de sanctions financières pouvant atteindre 1% de la masse salariale. L’index ayant été mis en place en 2019, les premières sanctions financières seront prononcées à compter du 1er mars 2022.

* La note d’Europe 1 au titre de l’exercice 2020 est de 90/100.

Emploi : la longue route vers l’égalité de genre

Depuis deux ans, il existe un indicateur qui mesure ce qui se passe dans les entreprises de plus de 50 salariés. « Il repose sur cinq critères comme les écarts de salaires entre femmes et hommes ou le nombre de salariés augmentés à leur retour de congés maternité. Ce n’est pas brillant. Première sanction l’année prochaine pour les mauvais élèves, jusqu’à 1 % de la masse salariale », explique la journaliste Gaëlle-Anne Dolz sur le plateau du 19/20. Les femmes gagnent 16,8 % de moins « Côté salaire, à temps de travail égal, les hommes pèsent plus lourds et les femmes gagnent 16,8% de moins. Il y a un vrai souci d’accès aux postes à responsabilités, c’est ce qu’on appelle le plafond de verre, on ne compte qu’une seule femme à la tête d’une entreprise du CAC40 », rapporte Gaëlle-Anne Dolz. Depuis l’instauration de quota dans les conseils d’administrations, les femmes sont aujourd’hui 45 % contre 10 % en 2009.

50 entreprises font partie des très mauvais élèves en matière d’égalité femmes/hommes

 
50 entreprises font partie des très mauvais élèves en matière d'égalité femmes/hommes
70% des entreprises de plus de 50 salariés ont publié leur note en matière d’égalité femmes/hommes. © wocintech/Flickr/CC

Une cinquantaine d’entreprises composent le groupe des très mauvais élèves en matière d’égalité femmes/hommes. Dans un bilan publié ce lundi 8 mars, le ministère du Travail pointe du doigt ces sociétés qui obtiennent pour la troisième année une très mauvaise note qui les expose à des pénalités. Cette note comprend cinq critères : l’écart de rémunération femmes-hommes (40 points), l’écart dans les augmentations annuelles (20 points), l’écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points).

Depuis 2019, les entreprises de plus de 250 salariés ont l’obligation de publier leur note globale sur 100. Pour les entreprises de 50 à 250 salariés, l’obligation date de mars 2020. Cette année, 70% des entreprises de plus de 50 salariés ont publié leur note contre 59% l’année dernière. En dépit de la crise, « les entreprises sont au rendez-vous de l’index, signe que la démarche est rentrée dans les moeurs », se réjouit-on au ministère.

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Des sanctions jusqu’à 1% de la masse salariale

Si la note moyenne progresse légèrement d’une année sur l’autre, de 84 à 85 sur 100, seules 2% des entreprises obtiennent la note de 100. Et 53 entreprises de 250 à 1.000 salariés (aucune de plus de 1.000) enregistrent une note inférieure à 75 points pour la troisième année consécutive, ce qui les expose à des sanctions pouvant aller jusque 1% de la masse salariale.

Les directions régionales du Travail vont contacter ces entreprises et faire du cas par cas, précise-t-on.

Deux indicateurs sont à la traîne: les augmentations au retour de congé maternité, une obligation depuis 2006 qui n’est pas respectée dans 13% des cas, soit 3.000 entreprises selon le ministère, qui prévoit davantage de contrôles pour rattraper ces augmentations non effectuées.

Autre point négatif, seul un quart des entreprises ont une quasi-parité dans leurs dix plus grosses rémunérations. 43% des entreprises de plus de 1.000 salariés (contre 37% l’année dernière) ont même moins de deux femmes dans ces dix salaires. Pour faire progresser cette question, une proposition de loi de la députée LREM Marie-Pierre Rixain pourrait imposer des quotas de femmes dans les organes de direction des entreprises.

Depuis 2019, le ministère et l’inspection du travail ont réalisé 17.500 interventions en entreprise, entraînant 300 mises en demeure et 11 pénalités financières. Toutes les notes globales des entreprises de plus de 250 salariés sont publiées sur le site internet du ministère. Un décret va prochainement obliger les entreprises à publier « de manière lisible » les sous-composantes de leur note, et pas seulement leur note globale.

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Égalité femmes-hommes : les entreprises ont encore des progrès à faire

Le ministère du Travail présente, ce lundi, les résultats de l’index de l’égalité femmes-hommes et note quelques progrès encore trop légers.

Elisabeth Borne a presente, ce lundi, les chiffres des inegalites salariales.
Élisabeth Borne a présenté, ce lundi, les chiffres des inégalités salariales. © LUDOVIC MARIN / POOL / AFP POOL / EPA
Source AFP

L’ SFR!! 5G covid et tralala

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Pourquoi SFR annonce 1.700 départs volontaires

SFR
Le groupe SFR va se séparer de plus de 10% de ses effectifs. © Philippe HUGUEN / AFP

Le groupe SFR a annoncé, mercredi, un nouveau plan social. Le deuxième opérateur français prévoit 1.700 départs volontaires cette année en France au travers de ce troisième plan social depuis 2012. La direction justifie ce plan d’adaptation en partie par le coronavirus et les nouveaux usages de consommation.DÉCRYPTAGE

SFR va une fois de plus tailler dans ses effectifs. L’opérateur téléphonique a indiqué mercredi après-midi vouloir se séparer, cette année, de 1.700 postes, soit plus de 10% de ses salariés, dans le cadre d’un plan de départs volontaires pour 2021. L’entreprise dit vouloir adapter son organisation pour se préparer aux défis à venir : de moins en moins de monde dans ses boutiques, le déploiement de la 5G et de la fibre, ainsi que la conquête de la clientèle d’entreprise.

Les clients vont de moins en moins en boutique

C’est une tendance de fond. Les Français vont de moins en moins dans les boutiques des opérateurs téléphoniques. La raison est simple : ils font de plus en plus de démarches en ligne, que ce soit pour acheter un abonnement de téléphone ou une box internet. SFR parle d’une baisse de fréquentation de 30% sur ces dernières années. Une baisse qui s’est encore accélérée ces derniers mois avec le Covid-19.

«  On pourrait aller plus loin si les modes de consommation évoluaient encore plus vite que prévu « 

Le deuxième opérateur téléphonique va donc réduire son nombre de boutiques pour atteindre 568 points de vente d’ici à la fin 2022. « On pourrait aller plus loin si les modes de consommation évoluaient encore plus vite que prévu », affirme un proche de la direction. Ce plan va entraîner environ 400 départs.

En plus de la fermeture des boutiques, SFR veut « adapter l’entreprise aux nouveaux mode de consommation ». Elle va donc revoir toute son organisation pour être plus efficace. Les postes concernés ne sont pas encore connus. Les discussions débutent tout juste avec les partenaires sociaux. Seule certitude : la direction vise 1.300 départs volontaires en plus des 400 postes touchés en boutiques.

SFR veut accélérer sur la fibre et la 5G

Au-delà de cette réorganisation massive, qui va toucher plus de 10% des effectifs, le deuxième opérateur français promet d’accélérer sur le déploiement de la 5G et de la fibre. « Le télétravail et la hausse massive de la consommation de données, comme par exemple l’essor de Netflix en France, nous oblige à aller très vite sur le déploiement », confirme la direction de SFR.

Concrètement, le groupe vise le raccordement en fibre « de plus de 90% des foyers français en 2025 » ainsi que la conquête de « 5 millions de nouveaux clients ». Sur la 5G, l’opérateur promet que 98% des villes de plus de 10.000 habitants seront couvertes en 5G 3.5 d’ici 2025.

Pour répondre à ces défis, se renforcer sur l’intelligence artificielle et la gestion des données, SFR promet par ailleurs de recruter 1.000 jeunes diplômés sur les quatre prochaines années. Le groupe annonce également le recrutement de 1.000 apprentis par an.

 
AFP
SFR prévoit jusqu'à 1.700 départs volontaires en 2021, soit 11% des effectifs© Philippe HUGUEN SFR prévoit jusqu’à 1.700 départs volontaires en 2021, soit 11% des effectifs

Bras de fer social en vue? SFR prévoit jusqu’à 1.700 départs volontaires courant 2021, soit 11% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan stratégique annoncé mercredi et visant à « conforter sa position » de deuxième opérateur télécoms français derrière Orange, mais les syndicats l’accusent de jouer sur « l’effet d’aubaine du Covid ».

Une boutique SFR à Caen le 29 novembre 2019© Sameer Al-DOUMY Une boutique SFR à Caen le 29 novembre 2019

Selon la CFDT, interrogée par l’AFP, « 400 départs » sont prévus « sur la base du volontariat dans les boutiques ainsi que 1.300 sur les autres fonctions de l’entreprise ».  

 

Ces départs « sur la base exclusive du volontariat » seront combinés à un « grand plan de recrutement de 1.000 jeunes diplômés sur quatre ans », ainsi qu’à un renforcement de la politique d’apprentissage et de formation de l’entreprise, a indiqué dans un communiqué la direction de SFR.

« Pour y parvenir des négociations sont engagées dès à présent avec les partenaires sociaux », ajoute l’entreprise, filiale du groupe Altice France (également présent dans les médias avec BFMTV ou RMC).

Ce troisième plan social depuis 2012 répond, selon la direction, à la baisse de fréquentation dans les boutiques – elle a chuté de 30% en raison notamment de la crise sanitaire – et à la « progression continue » des achats en ligne.

SFR invoque aussi un environnement de marché où les revenus du numérique sont « captés par d’autres acteurs » comme les géants du streaming vidéo tels Netflix, les tarifs sont « toujours très bas » et la fiscalité « extrêmement lourde », alors que les investissements dans les réseaux représentent entre 2,5 et 3 milliards d’euros par an.

« L’objectif, c’est d’opérer aujourd’hui une transformation nécessaire, pour ne pas avoir à la subir violemment plus tard », a fait valoir Grégory Rabuel, directeur général de SFR, dans un entretien avec Les Echos.

– « Massacre social en période de croissance » –

A côté de ce volet social, SFR se fixe plusieurs objectifs stratégiques, notamment dans le domaine de la fibre où il vise le raccordement « de plus de 90% des foyers français en 2025 » et la conquête de « 5 millions de nouveaux clients ».

Côté téléphonie mobile, outre la densification du réseau 4G, SFR ambitionne de couvrir « 98% des villes de plus de 10.000 habitants en 5G » sur la bande de fréquences 3.5 GHz. Il entend également « être leader du marché en nombre de clients 5G », sans donner toutefois d’objectif chiffré.

Et sur le lucratif segment des entreprises, où il est loin derrière Orange, SFR vise « 100% de croissance sur le parc de PME clientes » à ses offres.

Abdelkader Choukrane, délégué syndical central Unsa (premier syndicat dans l’entreprise), a indiqué à l’AFP être en « opposition frontale » avec tout « plan social » qu’il estime « injustifié au vu des très bons résultats du groupe ».

SFR, qui compte environ 15.000 salariés, avait augmenté son chiffre d’affaires de 2,4% à 10,6 milliards d’euros l’an dernier.

« C’est un secteur qui contrairement à beaucoup d’autres se porte très bien », a ajouté M. Choukrane, évoquant un « massacre social en période de croissance », tout en accusant le groupe de jouer sur « l’effet d’aubaine du Covid ».

Interrogé sur les recrutements prévus parallèlement aux départs volontaires, M. Choukrane évoque « un effet d’affichage », rappelant que lors du dernier plan social en 2017, « 5.000 emplois ont déjà été supprimés avec des promesses d’embauches jamais tenues ».

Cette annonce intervient dans un climat social qui s’est déjà dégradé autour de la question du télétravail massif. Début février, les syndicats de SFR étaient montés au créneau contre leur direction qu’ils accusent de bafouer les droits des salariés, sous prétexte de crise sanitaire et en dépit des directives gouvernementales.

La direction de SFR avait assuré à l’AFP avoir « négocié et conclu un accord collectif avec les organisations syndicales pour accompagner dans les meilleures conditions les situations de télétravail ».

Altice France-SFR annonce un plan de départs volontaires portant sur 11% de l’effectif dans l’Hexagone

 
ALTICE FRANCE-SFR ANNONCE UN PLAN DE DÉPARTS VOLONTAIRES PORTANT SUR 11% DE L’EFFECTIF DANS L’HEXAGONE

PARIS (Reuters) – Altice France a annoncé mercredi un plan de départs volontaires portant sur 1.700 emplois chez SFR, soit 11% de son effectif en France, en justifiant notamment cette décision par la diminution de la fréquentation des boutiques du deuxième opérateur mobile français.

Cette mesure s’intègre dans le cadre d’un nouveau plan stratégique sur quatre ans, baptisé « Transformation et ambition 2025 », qui entend tirer les enseignements de la pandémie de COVID-19.

La crise sanitaire s’est traduite pas un recours accéléré à la fibre en raison du télétravail, conjugué à une baisse de l’activité des boutiques, inférieure actuellement de 30% au niveau d’avant-crise.

« L’objectif est de se mettre d’accord d’ici l’été pour que les premiers départs interviennent d’ici l’automne », déclare Grégory Rabuel, directeur général de SFR, dans un entretien publié sur le site du quotidien Les Echos.

Ce plan prévoit également d’accélérer le développement de SFR dans la fibre – avec un objectif de raccordement de plus de 90% des foyers français en 2025 – et d’embaucher 1.000 jeunes diplômés sur les nouveaux métiers du numérique.

Altice France, qui est également un groupe de médias avec des marques telles que BFM et RMC, est contrôlé à 100% par l’homme d’affaires Patrick Drahi depuis le retrait d’Altice Europe de la Bourse.

SFR vise jusqu’à 1.700 départs volontaires à l’horizon 2025

 
Sandra BIFFOT-LACUT, Yassine KHIRI

Bras de fer social en vue? SFR prévoit jusqu’à 1.700 départs volontaires courant 2021, soit 11% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan stratégique annoncé mercredi et visant à « conforter sa position » de deuxième opérateur télécoms français derrière Orange, mais les syndicats l’accusent de jouer sur « l’effet d’aubaine du Covid ».

Selon la CFDT, interrogée par l’AFP, « 400 départs » sont prévus « sur la base du volontariat dans les boutiques ainsi que 1.300 sur les autres fonctions de l’entreprise ».

Ces départs « sur la base exclusive du volontariat » seront combinés à un « grand plan de recrutement de 1.000 jeunes diplômés sur quatre ans », ainsi qu’à un renforcement de la politique d’apprentissage et de formation de l’entreprise, a indiqué dans un communiqué la direction de SFR.

 

« Pour y parvenir des négociations sont engagées dès à présent avec les partenaires sociaux », ajoute l’entreprise, filiale du groupe Altice France (également présent dans les médias avec BFMTV ou RMC).

Ce troisième plan social depuis 2012 répond, selon la direction, à la baisse de fréquentation dans les boutiques – elle a chuté de 30% en raison notamment de la crise sanitaire – et à la « progression continue » des achats en ligne.

SFR invoque aussi un environnement de marché où les revenus du numérique sont « captés par d’autres acteurs » comme les géants du streaming vidéo tels Netflix, les tarifs sont « toujours très bas » et la fiscalité « extrêmement lourde », alors que les investissements dans les réseaux représentent entre 2,5 et 3 milliards d’euros par an.

« L’objectif, c’est d’opérer aujourd’hui une transformation nécessaire, pour ne pas avoir à la subir violemment plus tard », a fait valoir Grégory Rabuel, directeur général de SFR, dans un entretien avec Les Echos.

– « Massacre social en période de croissance » –

A côté de ce volet social, SFR se fixe plusieurs objectifs stratégiques, notamment dans le domaine de la fibre où il vise le raccordement « de plus de 90% des foyers français en 2025 » et la conquête de « 5 millions de nouveaux clients ».

Côté téléphonie mobile, outre la densification du réseau 4G, SFR ambitionne de couvrir « 98% des villes de plus de 10.000 habitants en 5G » sur la bande de fréquences 3.5 GHz. Il entend également « être leader du marché en nombre de clients 5G », sans donner toutefois d’objectif chiffré.

Et sur le lucratif segment des entreprises, où il est loin derrière Orange, SFR vise « 100% de croissance sur le parc de PME clientes » à ses offres.

Abdelkader Choukrane, délégué syndical central Unsa (premier syndicat dans l’entreprise), a indiqué à l’AFP être en « opposition frontale » avec tout « plan social » qu’il estime « injustifié au vu des très bons résultats du groupe ».

SFR, qui compte environ 15.000 salariés, avait augmenté son chiffre d’affaires de 2,4% à 10,6 milliards d’euros l’an dernier.

« C’est un secteur qui contrairement à beaucoup d’autres se porte très bien », a ajouté M. Choukrane, évoquant un « massacre social en période de croissance », tout en accusant le groupe de jouer sur « l’effet d’aubaine du Covid ».

Interrogé sur les recrutements prévus parallèlement aux départs volontaires, M. Choukrane évoque « un effet d’affichage », rappelant que lors du dernier plan social en 2017, « 5.000 emplois ont déjà été supprimés avec des promesses d’embauches jamais tenues ».

Cette annonce intervient dans un climat social qui s’est déjà dégradé autour de la question du télétravail massif. Début février, les syndicats de SFR étaient montés au créneau contre leur direction qu’ils accusent de bafouer les droits des salariés, sous prétexte de crise sanitaire et en dépit des directives gouvernementales.

La direction de SFR avait assuré à l’AFP avoir « négocié et conclu un accord collectif avec les organisations syndicales pour accompagner dans les meilleures conditions les situations de télétravail ».

SFR prévoit de se séparer de 11% de ses effectifs en 2021, sous la forme de départs volontaires

TELECOMS Le groupe, qui voit une baisse de la fréquentation dans ses boutiques, ambitionne de se reporter sur le numérique et de devenir « leader » sur la 5G

20 Minutes avec AFP
Une boutique SFR à Lille (image d'illustration).
Une boutique SFR à Lille (image d’illustration). — AFP

Jusqu’à 1.700 départs volontaires sont prévus chez SFR pour l’année 2021, c’est 11 % de ses effectifs, ont indiqué les syndicats et la direction ce mercredi. Le groupe espère ainsi conforter sa position de deuxième opérateur télécoms français d’ici 2025.

Selon la CFDT, interrogée par l’AFP, « 400 départs sont prévus sur la base du volontariat dans les boutiques ainsi que 1.300 sur les autres fonctions de l’entreprise ». Ces départs « sur la base exclusive du volontariat » seront combinés à un « grand plan de recrutement de 1.000 jeunes diplômés sur quatre ans », ainsi qu’à un renforcement de la politique d’apprentissage et de formation de l’entreprise, a indiqué dans un communiqué la direction.

Des objectifs sur la fibre et la 5G

« Pour y parvenir des négociations sont engagées dès à présent avec les partenaires sociaux », a-t-elle ajouté. Ce plan répond notamment à la baisse de fréquentation dans les boutiques – elle a chuté de 30 % en raison notamment de la crise sanitaire – et à la « progression continue » des achats en ligne.

A côté de ce volet social, SFR se fixe plusieurs objectifs stratégiques, notamment dans le domaine de la fibre où il vise le raccordement « de plus de 90 % des foyers français en 2025 » ainsi que la conquête de « 5 millions de nouveaux clients ». Parallèlement à la densification du réseau 4G, SFR ambitionne également de couvrir « 98 % des villes de plus de 10.000 habitants en 5G » sur la bande de fréquences 3.5 GHz. Il entend également « être leader du marché en nombre de clients 5G », sans donner toutefois d’objectif chiffré.

Sur le lucratif segment entreprises, où il est loin derrière son concurrent Orange, SFR vise « 100 % de croissance sur le parc de PME clientes » à ses offres. Sur l’exercice 2020, SFR, qui compte environ 15.000 salariés, avait augmenté son chiffre d’affaires de 2,4 % à 10,6 milliards d’euros. L’opérateur est une filiale du groupe Altice France, également présent dans les médias (BFMTV, RMC…).

Boursier.com

« La crise sanitaire a mis en exergue l’importance des réseaux télécoms, devenus vitaux pour tous les secteurs d’activité. Cette digitalisation accélérée du quotidien implique une triple responsabilité pour Altice France-SFR : être en capacité d’investir massivement et durablement dans les infrastructures du pays, proposer des réseaux et services robustes, innovants et de qualité aux Français et offrir des perspectives de développement à ses collaborateurs » explique le groupe. Pour répondre à ces enjeux et conforter sa position de 2ème opérateur français, Altice France-SFR présente à ses partenaires sociaux un projet stratégique ambitieux  » Transformation et ambitions 2025 « , porté par une mutation des métiers et une politique d’investissements efficace et durable.

 

Altice France-SFR est guidé par les investissements colossaux induits par la croissance des usages

L’accélération de la digitalisation des usages constatée par tous depuis le début de la crise sanitaire a placé les opérateurs d’infrastructures au coeur de l’activité du pays. Cette dépendance aux réseaux renforce le rôle des opérateurs et intensifie la nécessité d’investir pour délivrer une connexion devenue indispensable, au même titre que l’eau ou l’électricité. Il s’agit de pouvoir absorber le trafic qui ne cesse d’augmenter chaque année (+35% de trafic pour SFR en 2020) et de s’adapter aux évolutions technologiques récurrentes, comme la Fibre et la 5G.

En dépit de revenus captés par d’autres acteurs, de tarifs toujours très bas et d’une fiscalité spécifique au secteur extrêmement lourde, les investissements du secteur des télécoms ont dépassé en 2019 le cap des dix milliards d’euros en un an.

Dans ce contexte, Altice France-SFR porte une responsabilité en tant qu’opérateur d’infrastructures, celle de ne jamais cesser de s’adapter pour poursuivre sur le long terme sa politique d’investissements efficace et ainsi proposer aux Français des réseaux et services robustes, innovants et de qualité, qui les accompagnent dans cette digitalisation accélérée.

Altice France-SFR va conforter sa position de 2ème opérateur français en accélérant notamment ses déploiements

Avec une organisation nouvelle, simplifiée, plus proche du terrain et en adéquation avec la numérisation des usages de ses clients et de ses collaborateurs, Altice France-SFR construira les bases solides des quatre prochaines années, garantira ses investissements futurs et bâtira ses perspectives de croissance sur les marchés Grand Public et Entreprises, sur la base de déploiements massifs :

-Plan réseau 2025 : objectifs Fibre et 5G

Altice France-SFR poursuivra le déploiement de l’infrastructure Fibre du pays et se fixe comme objectif le raccordement de plus de 90% des foyers français en 2025.

Parallèlement à la densification du réseau 4G, Altice France-SFR appuiera ses efforts de déploiement 5G et couvrira 98% des villes de plus de 10.000 habitants en 5G 3.5.

-Performances Grand Public : conquête Fibre et 5G

Grâce à la simplification et à la digitalisation des parcours clients, alliées au déploiement massif de la Fibre, Altice France-SFR vise 5 millions de nouveaux clients FTTH.

De la même manière, Altice France-SFR entend être leader du marché en nombre de clients 5G 3.5.

-Performances Entreprises : priorité à la Fibre et aux PME

Avec 90% des entreprises clientes de SFR Business raccordées à la fibre.

Et 100% de croissance sur le parc de PME clientes de SFR Business.

-Acteur engagé : « J’avance avec Altice »

Au-delà des performances commerciales, Altice France-SFR pense toutes ses actions de développement sous le prisme de son plan vert  » J’avance avec Altice « , lancé à l’automne 2020. Les mesures initiées depuis plus de dix ans en faveur de l’environnement et de l’inclusion numérique des populations les plus fragiles sont enrichies et désormais portées dans ce plan qui se déclinera sur toute la période.

Altice France-SFR propose à ses partenaires sociaux un projet ambitieux sur 4 ans : « Transformation et ambitions 2025 »

Pour disposer d’une organisation adaptée à même de parvenir à ses objectifs, Altice France-SFR lance un projet en 5 volets :

-Premier volet : une proposition d’évolution des effectifs sur la base exclusive du volontariat.

Pour la distribution, en tenant compte de la baisse de fréquentation dans les boutiques (-30%) et de la progression continue des actes en ligne, 400 salariés auraient la possibilité de partir dans le cadre de ce projet. De même, l’évolution du réseau de magasins initiée en 2019 se poursuivra pour atteindre comme prévu 568 magasins sur le territoire métropolitain à horizon fin 2022. Ce nombre pourra toutefois évoluer dans les cinq prochaines années afin d’accompagner la digitalisation croissante des actes commerciaux. Concernant les autres fonctions de l’entreprise, 1.300 salariés pourraient faire le choix de partir. Soit au total une évolution potentielle de 1.700 emplois, à rapprocher des 15.000 que compte le groupe pour l’ensemble de ses activités télécoms en France, soit 11% de l’effectif. Ces départs interviendraient courant 2021.

L’entreprise souhaite que cette proposition d’évolution se fasse exclusivement sur la base du volontariat et dans des conditions d’accompagnement particulièrement responsables. Pour y parvenir des négociations sont engagées dès à présent avec les partenaires sociaux.

-Deuxième volet : recrutement de 1.000 jeunes diplômés.

Pour monter en puissance sur les nouveaux métiers qualifiés du numérique, par exemple liés à la sécurité, l’analyse de la donnée ou l’IA, Altice France-SFR propose un grand plan de recrutement de 1.000 jeunes diplômés, sur 4 ans. Se doter de forces nouvelles constitue à la fois une solution pour la jeunesse et la meilleure réponse de l’entreprise pour construire son avenir avec de nouvelles fonctions et des métiers liés à la digitalisation. Ce plan de recrutement s’inscrira dans une politique ambitieuse en faveur de l’inclusion et de la diversité, comme avec les parcours professionnels des jeunes femmes au sein des filières techniques (15% des recrutements).

-Troisième volet : 1.000 apprentis par an.

Déjà au-dessus de ses obligations légales, le groupe amplifiera par ailleurs sa politique d’apprentissage avec 1.000 contrats par an, accompagnant ainsi la dynamique du Plan « 1 jeune, 1 solution » du Gouvernement. Dans une période où les jeunes peinent à trouver un employeur, Altice France-SFR souhaite donner un souffle aux débuts de carrière et soutiendra l’investissement dans l’avenir que constitue l’apprentissage.

-Quatrième volet : plan de formation renforcé pour 100% des salariés.

En mettant la formation au coeur de son projet, Altice France-SFR entend répondre de manière globale à cette mutation numérique des usages et des métiers, avec l’objectif d’élargir les compétences des salariés dans l’entreprise de demain et de favoriser les évolutions et trajectoires professionnelles.

-Cinquième volet : ouverture de négociations sur l’organisation du travail avec les partenaires sociaux.

Avec 97% de ses salariés en télétravail, SFR veille depuis le début de la crise sanitaire au respect des recommandations des pouvoirs publics et à la sécurité de ses collaborateurs. Dans le cadre de son plan de transformation, le groupe va conduire une réflexion plus large avec ses partenaires pour répondre à ces évolutions et aux attentes de ses salariés.

Grégory Rabuel, Directeur général de SFR, commente : « Chaque Français est depuis un an entré dans une période qui bouleverse son quotidien. La responsabilité d’Altice France-SFR est aujourd’hui de continuer de s’adapter pour répondre aux exigences croissantes et accélérées des consommateurs et des organisations en matière de numérique. A l’heure où nous sommes déjà dans une phase d’investissements massifs pour la Fibre et la 5G, nous devons, en tant qu’acteur sur lequel repose toute l’économie numérique, nous mettre en ordre de marche et nous fixer des objectifs élevés pour faire face à ce niveau d’exigence. C’est ce que nous proposons avec ce plan  » Transformation et ambitions 2025  » qui va nous permettre d’amener nos collaborateurs vers des fonctions très qualifiées et efficaces qui répondront aux défis lancés par les sollicitations exponentielles de nos réseaux ».

Sandrine Cassini

L’opérateur télécoms souhaite supprimer une partie de ses effectifs, par le biais de départs volontaires, notamment dans son réseau de boutiques. En 2016, 5 000 personnes avaient déjà été poussées vers la sortie.

A Lille, en 2012.© Fournis par Le Monde A Lille, en 2012.

Chez Altice, les plans d’économies s’enchaînent au rythme d’un métronome. Après le pôle médias, qui coiffe BFM-TV, RMC et leurs déclinaisons, c’est au tour de SFR de repasser par la case « plan social ». L’opérateur télécoms, qui avait annoncé la suppression de 5 000 emplois en 2016, soit un tiers de ses effectifs, va de nouveau mettre en œuvre un plan massif d’économies. Il souhaite se séparer de 1 700 salariés, soit 17% de ses effectifs.

 
D’importantes suppressions de postes annoncées chez BFM-TV et RMC

Cette annonce intervient alors que se tenait, mercredi 3 mars, un comité social d’entreprise (CSE), lors duquel la direction de l’opérateur devait présenter son plan d’« orientations stratégiques » pour les deux années à venir.

« Baisse de fréquentation »

Dans le détail, les boutiques, qui emploient 2 500 personnes, et dont la direction déplore une « baisse de fréquentation », verront leurs effectifs réduits de 400 salariés. Les 1 300 autres suppressions de postes vont concerner la partie « opérateur », qui emploie 7 300 CDI. Les centres d’appels – 2 500 personnes – ne sont pas concernés.

Altice lance un plan d’économies dans ses médias

Un nouveau coup dur au sein du deuxième opérateur français, même si, en interne, la rumeur d’un nouveau plan circulait depuis plusieurs mois. Armando Pereira, fidèle allié de Patrick Drahi depuis trois décennies et l’homme de la réduction de coûts, avait déjà laissé entendre que des changements étaient en préparation. En décembre 2020, lors d’un échange avec les salariés, en répondant à une question sur l’éventualité d’un plan social, il avait laissé planer le doute : « Aujourd’hui, on réfléchit à des choses, oui. Il faut regarder le problème économique qu’il peut nous arriver, dans les mois à venir, on ne sait pas. Il se peut que l’on soit obligé de se réorganiser par rapport à ça », avait-il dit, ce qui n’avait pas manqué d’alerter les syndicats.

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Barre toi pauv’con….en taule!

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J.F.
Ce lundi 1 mars, Nicolas Sarkozy était devant la justice dans l’affaire des « écoutes ». Le tribunal vient de rendre son verdict et l’ancien président de la République a été reconnu coupable et condamné à un an de prison ferme.

Nicolas Sarkozy reconnu coupable dans l'Affaire des "écoutes"© nsp Nicolas Sarkozy reconnu coupable dans l’Affaire des « écoutes »Après des mois de procès, la justice vient de rendre son verdict. Nicolas Sarkozy était jugé pour l’affaire des « écoutes ».  L’ancien président de la République est suspecté d’avoir tenté d’obtenir de Gilbert Azibert, magistrat à la Cour de cassation à l’époque, des informations confidentielles le concernant. En échange de cette faveur, Nicolas Sarkozy lui aurait alors promis d’intervenir pour qu’il obtienne un poste de prestige à Monaco.

Le mari de Carla Bruni était donc jugé pour « corruption active » et « trafic d’influence ». Mais il n’était pas le seul. Son avocat, Thierry Herzog était lui aussi entendu pour « corruption active », « trafic d’influence » et « violation du secret professionnel ». Gilbert Azibert, le magistrat était évidemment aussi entendu pour les mêmes raisons.

un an de prison ferme

Après des semaines de jugement, le tribunal judiciaire de Paris vient de rendre son jugement. Les trois hommes ont été condamnés à trois ans de prison dont un ferme. Lors du procès, la juge a déclaré que les faits commis par Nicolas Sarkozy sont « particulièrement graves ayant été commis par un ancien président de la République. Nicolas Sarkozy s’est servi de son statut et de ses relations politiques et diplomatiques pour gratifier un magistrat ».

Thierry Herzog est également dans l’impossibilité d’exercer la profession d’avocat pendant cinq ans. Le mari de Carla Bruni a quitté très rapidement le tribunal sans s’exprimer à la presse. Selon les personnes présentes lors de l’audience, les trois hommes ne s’attendaient pas à ce genre de jugement et encore moins à des peines aussi lourdes. Il y a de fortes chances que les trois prévenus fassent appel de la décision. Nicolas Sarkozy pourrait donc faire son année de prison chez lui, avec un bracelet électronique.

Affaire des écoutes: Sarkozy condamné à 3 ans de prison dont un an ferme pour corruption

Justine Chevalier

Nicolas Sarkozy a été déclaré coupable lundi à Paris de corruption et de trafic d’influence dans l’affaire dite des « écoutes », qui avait éclaté en 2014, deux ans après son départ de l’Elysée.

L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a été condamné lundi à Paris à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite « des écoutes », née en 2014 d’interceptions téléphoniques avec son avocat historique Thierry Herzog. Le tribunal correctionnel a estimé qu’un « pacte de corruption » avait été conclu entre l’ex-président aujourd’hui âgé de 66 ans, Me Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert, également condamnés à trois ans de prison dont un ferme.

Nicolas Sarkozy était jugé pour « corruption » et « trafic d’influence » dans l’affaire Paul Bismuth. Le parquet national financier (PNF) avait requis quatre ans de prison, dont deux ans ferme, à l’encontre de chef de l’Etat, estimant que l’image présidentielle avait été « abîmée » par cette affaire aux « effets dévastateurs ». La même peine avait été réclamée pour Thierry Herzog et Gilbert Azibert. Une interdiction d’exercer le métier d’avocat avait également été demandée pour le premier.

Un « pacte de corruption » établi pour le PNF

Tout l’enjeu de ce procès reposait sur l’existence ou non d’un pacte de corruption. Dans cette affaire, il s’agissait de savoir si Nicolas Sarkozy a tenté, par l’intermédiaire de Thierry Herzog, d’aider Gilbert Azibert à obtenir un poste en échange d’informations le concernant dans l’affaire Bettencourt. Cette affaire dite « des écoutes » remonte à 2014. A l’époque, le PNF enquête sur les soupçons de financement libyen de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Les enquêteurs découvrent une ligne officieuse, secrète, ouverte au nom de Paul Bismuth sur laquelle Nicolas Sarkozy et son avocat et ami Thierry Herzog échangent. Pour l’accusations, certaines conversations prouvent qu’il y a eu un pacte de corruption entre les trois hommes. A savoir, Gilbert Azibert, alors magistrat à la Cour de cassation, a transmis des informations couvertes par le secret, en échange d’un appui de Nicolas Sarkozy pour l’obtention d’un poste à Monaco. Poste qu’il n’avait finalement pas obtenu.

« La seule promesse d’apporter un appui à Gilbert Azibert, en contrepartie de ses efforts déployés au sein de la cour de cassation, suffit à caractériser les infractions de corruption et de trafic d’influence », avait fait valoir Céline Guillet, la représentante du PNF lors du réquisitoire à deux voix en décembre dernier.

Un « désert de preuves » pour la défense

Au fil des audiences, Nicolas Sarkozy a balayé ces accusations, affirmant vouloir « être lavé de ces infamies ». L’ancien président de la République avait parlé de « coup de pouce », de « service » à son avocat, son ami, son « frère » Thierry Herzog. « S’il y avait eu un pacte, j’aurais été plus insistant », avait-il ironisé lors de son audition devant le tribunal. Son avocat avait plaidé la relaxe face à ce « désert de preuves ». Les avocats avaient parlé de « fantasmes », d’hypothèses » et de « procès d’intention ».

Dans leur ligne de mire, le parquet national financier qui a été accusé tout au long des débat de vouloir faire tomber un ancien président. Dans ce contexte tendu, l’actuel patron du PNF, Jean-François Bohnert, était venu en personne le jour du réquisitoire pour défendre l’institution tout juste créée quand l’affaire des « écoutes » a éclaté, et assurer: « Personne ici ne cherche à se venger d’un ancien président de la République ».

EN DIRECT – Affaire des « écoutes » : l’avocat Thierry Herzog fait appel

EN DIRECT - Affaire des "écoutes" : l'avocat Thierry Herzog fait appel

DÉNOUEMENT – Deux mois après le procès de l’affaire dite « des écoutes », l’ancien chef de l’État a été reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence par le tribunal judiciaire de Paris. Lui aussi condamné, son avocat Thierry Herzog fait appel. Suivez les dernières infos.

APPEL DE THIERRY HERZOG 

Condamné ce lundi, aux côtés de Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert, Thierry Herzog a interjeté appel. « L’appel est suspensif sur toutes ces dispositions. Nous sommes plus déterminés que jamais à obtenir la relaxe de Me Herzog qui est présumé innocent », ont déclaré Hervé Temime et Paul-Albert Iweins, les avocats de Thierry Herzog.

Pour rappel, l’avocat historique de Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison (dont deux avec sursis) pour corruption et trafic d’influence et violation du secret professionnel.

« UN POIDS DEUX MESURES »

Député de l’Essonne et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan a estimé que la condamnation de Nicolas Sarkozy démontrait l’usage d' »un poids, deux mesures ».

INCOMPRÉHENSION DE GILBERT COLLARD

Le député européen Gilbert Collard (RN) a estimé que Nicolas Sarkozy avait été condamné sur la base d’un pacte de corruption » illusoire, irréalisé, fantasmatique ». « Je ne vois pas comment, juridiquement, la condamnation a pu être fondée », a-t-il encore dénoncé.

SOUTIEN DE CARLA BRUNI 

Carla Bruni a dénoncé ce lundi un « acharnement insensé » après la condamnation de son mari Nicolas Sarkozy. « Le combat continue, la vérité fera jour », souligne-t-elle.

Condamné en première instance à trois ans de prison, dont un ferme, dans l’affaire des écoutes, Nicolas Sarkozy devient le deuxième ancien président à écoper d’une telle peine, neuf ans après Jacques Chirac. Pour autant, les deux affaires sont très différentes.

Nicolas Sarkozy, second ex-président condamné par la justice après Jacques Chirac

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UNE DÉCISION POUR HUMILIER NICOLAS SARKOZY ? 

Après la condamnation de Nicolas Sarkozy, la députée LR Constance Le Grip a qualifié ce lundi cette décision de « très sévère ». Elle « est faite pour humilier l’ancien chef de l’État », martèle-t-elle.

« SOUTIEN INDEFECTIBLE » DE CHRISTIAN JACOB

Le président du groupe LR, Christian Jacob, a tenu à faire part de son « soutien indéfectible » à Nicolas Sarkozy après sa condamnation ce lundi. « La sévérité de la peine retenue est absolument disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée », souligne-t-il mettant en doute « les méthodes et l’indépendance » du parquet national financier.

UNE CONDAMNATION « EXTRÊMEMENT DURE »

Sénateur LR de la Vendée, Bruno Retailleau a fustigé la condamnation de Nicolas Sarkozy ce lundi. Il estime qu’il s’agit d’une « condamnation extrêmement dure dans un dossier particulièrement faible ». L’élu en profite pour rappeler le « droit à la présomption d’innocence tant que les voies de recours n’ont pas été purgées ».

APPEL DE THIERRY HERZOG 

Condamné ce lundi, aux côtés de Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert, Thierry Herzog a interjeté appel. « L’appel est suspensif sur toutes ces dispositions. Nous sommes plus déterminés que jamais à obtenir la relaxe de Me Herzog qui est présumé innocent », ont déclaré Hervé Temime et Paul-Albert Iweins, les avocats de Thierry Herzog.

Pour rappel, l’avocat historique de Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison (dont deux avec sursis) pour corruption et trafic d’influence et violation du secret professionnel.

UN CHOC POUR VALÉRIE BOYER 

Après la condamnation de Nicolas Sarkozy, les réactions se succèdent. Valérie Boyer, sénatrice LR, ne cache pas sa « peine de voir notre ancien président de la République être condamné de cette façon ». « C’est quelque chose qui me choque énormément », assène-t-elle précisant que ce jugement allait « laisser des traces dans la vie politique ».

Après deux mois d’un procès inédit sous la Ve République, l’heure est au dénouement pour Nicolas Sarkozy. Lundi 1er mars, le tribunal correctionnel de Paris doit rendre son jugement dans l’affaire des « écoutes » pour laquelle l’ancien chef de l’État était jugé pour des faits de corruption et de trafic d’influence. Il risque pour cela jusqu’à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. Deux autres protagonistes étaient jugés à ses côtés et encourent la même peine requise par le parquet national financier : son avocat Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert. Thierry Herzog, grand nom du barreau de Paris, risque également cinq ans d’interdiction professionnelle.

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Affaire des « écoutes » : Nicolas Sarkozy condamné en première instance

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Affaire des écoutes : la réponse de Nicolas Sarkozy après le réquisitoire

Des échanges entre « Paul Bismuth » et son avocat

Comparaissant en novembre et décembre dernier au tribunal judiciaire de Paris, Nicolas Sarkozy est accusé d’avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d’obtenir de Gilbert Azibert, à l’époque avocat général à la Cour de cassation, des informations couvertes par le secret judiciaire en échange d’un soutien pour un poste prestigieux à Monaco. Des soupçons établis à la suite d’écoutes par les enquêteurs des discussions téléphoniques de l’ancien président avec son avocat. Nicolas Sarkozy a été placé sur écoute dès le mois de septembre 2013 dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne victorieuse de 2007. Ce n’est que quelques mois plus tard que les enquêteurs ont découvert qu’il utilisait un téléphone secret, sous l’identité de « Paul Bismuth », pour communiquer avec son avocat Thierry Herzog.

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Les deux hommes se sont entretenus notamment d’une procédure devant être examinée le 11 février 2014 par la Cour de cassation, visant à faire annuler la saisie des agendas présidentiels de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt. L’ancien président aurait alors promis d’aider Gilbert Azibert à obtenir le poste qu’il visait à Monaco, en intervenant auprès des autorités monégasques, en échange d’informations sur la décision à venir de la Cour de cassation, par l’intermédiaire de son avocat. Dans ce dossier, il n’y a « pas un centime en cause, pas un », avait insisté l’ancien chef de l’État au cours du procès. Juste avant la levée de l’audience, il avait déclaré avoir « encore confiance dans la justice de notre pays ».

Affaire des « écoutes » : Nicolas Sarkozy condamné à 3 ans de prison, dont 1 ferme

Nicolas Sarkozy est devenu le second ancien président de la Ve République à être sanctionné par la justice après son ancien mentor Jacques Chirac.

Par  (avec AFP)

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