Trump, Dr Jekyll et Mr Hyde

Laisser un commentaire

Trump se pose en rassembleur dans son discours sur l’état de l’Union

Steve Holland et Jeff Maso
TRUMP SE POSE EN RASSEMBLEUR DANS SON DISCOURS SUR L'ÉTAT DE L'UNION
Donald Trump s’est posé mardi en président rassembleur, appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l’immigration ni à la construction d’un mur à la frontière mexicaine. /Photo prise le 30 janvier 2018/REUTERS/Leah Millis

WASHINGTON (Reuters) – Donald Trump s’est posé mardi en président rassembleur, appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l’immigration ni à la construction d’un mur à la frontière mexicaine.

Avant ce discours sur l’état de l’Union, le premier prononcé par Donald Trump depuis sa prise de fonction, certains démocrates avaient pourtant espéré que le président lâche du lest sur le dossier de l’immigration, en vain.

« Ce soir, je lance un appel en direction de tous afin que nous mettions nos divergences de côté pour trouver un terrain d’entente et réaliser l’unité que nous devons au peuple qui nous a élus pour qu’on le serve », a déclaré le président américain.

« C’est une nouvelle ère américaine. Il n’y a jamais eu meilleur moment pour commencer à vivre le rêve américain », a-t-il affirmé.

Déterminé à conserver le soutien des Américains les plus conservateurs, Donald Trump n’a pas dévié de son cap, qu’il s’agisse de la construction du mur ou du durcissement de la législation sur l’immigration.

Cependant, son ton relativement sobre et mesuré a été salué par l’opinion publique. Selon un sondage CNN/SSRS réalisé après la retransmission du discours, 48% des personnes interrogées ont jugé l’allocution de manière « très positive », et 22% de manière « plutôt positive ».

« UNISSONS-NOUS »

Pendant les 80 minutes de son discours, Donald Trump s’est efforcé de faire taire les doutes entourant son exercice du pouvoir alors que sa première année à la Maison blanche a été marquée par la persistance des soupçons de collusion de son équipe de campagne avec la Russie et par la multiplication des procédures liées à ces doutes.

S’il a lancé des appels en faveur d’un rapprochement entre démocrates et républicains, le fossé séparant les deux partis était visible, les seconds applaudissant chaleureusement le président tandis que les premiers demeuraient parfois ostensiblement immobiles. Certains démocrates ont hué ces positions sur l’immigration.

Sa plaidoirie en faveur de l’unité subira un premier test avec sa volonté de faire aboutir un compromis sur la question des « dreamers » (jeunes gens entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents).

Pour tenter de convaincre des démocrates de passer un accord sur l’immigration, Donald Trump a proposé la semaine dernière un compromis consistant à naturaliser 1,8 million de jeunes immigrés clandestins en échange du financement pour 25 milliards de dollars d’un mur frontalier avec le Mexique et de mesures de restriction de l’immigration légale aux Etats-Unis.

« Unissons-nous, mettons la politique de côté et faisons le travail », a-t-il dit.

Républicains et démocrates demeurent profondément divisés sur la question de l’immigration. Les élus du Congrès ont jusqu’à la date butoir du 8 février pour parvenir à un compromis dans ce dossier et s’entendre sur les questions budgétaires afin d’éviter un deuxième « shutdown ». Budget et immigration sont deux sujets a priori distincts qui sont étroitement corrélés depuis quelques mois.

SON APPEL À L’UNITÉ « SONNE CREUX »

Abordant la politique étrangère, Donald Trump a dénoncé le « caractère pervers » du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et affirmé que le programme de développement nucléaire de Pyongyang pourrait « très prochainement menacer » le territoire américain.

« Nous exerçons le maximum de pression pour éviter que cela ne se produise », a-t-il dit.

Le président américain a également souhaité que les Etats-Unis modernisent et reconstruisent leur arsenal militaire.

Donald Trump a par ailleurs annoncé avoir signé l’ordre de maintenir ouvert le camp de détention de Guantanamo, signe qu’il ne renonce pas à poursuivre le détricotage des mesures entreprises par son prédécesseur, Barack Obama.

Le président américain a également plaidé en faveur d’un grand plan d’investissement d’un montant de 1.500 milliards de dollars (1.200 milliards d’euros) destiné à rénover les infrastructures américaines.

Il n’a pas manqué de rappeler l’excellente tenue des marchés d’actions et la poursuite de la baisse du chômage. Selon lui, ces deux tendances vont se confirmer à la faveur de la réforme fiscale approuvée l’année dernière par les républicains.

L’impact de « sa main tendue » aux démocrates pour aboutir à un compromis sur l’immigration reste à démontrer.

« Mes collègues démocrates peuvent dire qu’il n’a pas assez bougé, mais on ne peut pas nier qu’il a beaucoup bougé. Il y a des gens au coeur de sa base qui pensent qu’il est allé trop loin », a dit le sénateur républicain de l’Oklahoma James Lankford.

Mais le sénateur du Vermont Patrick Leahy a jugé que l’appel à l’unité de Donald Trump « sonnait creux », après une année « d’actions clivantes, d’insultes mesquines et d’incitation honteuse à la discrimination raciale ».

Ce qu’il faut retenir du discours de Donald Trump sur l’état de l’Union

Le président se livrait pour la première fois à l’exercice. Il a appelé à l’unité, tentant d’esquisser des pistes de compromis avec les démocrates.

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters

Le président Donald Trump lors de son premier discours sur l’état de l’Union, le 30 janvier.

« Ce soir, je veux vous parler du futur que nous allons avoir, et du type de Nation que nous allons devenir. Nous tous, ensemble, comme une seule équipe, un seul peuple et une seule famille américaine. »

Face au Congrès réuni au grand complet, le président des Etats-Unis Donald Trump a lancé, mardi 30 janvier, un appel à l’unité à l’occasion de son premier discours sur l’état de l’Union. Dans la lignée de son discours au Forum économique de Davos à la tonalité résolument pragmatique, le locataire de la Maison Blanche, coutumier des attaques personnelles et des sorties vindicatives, a adopté un ton conciliant.

  • La quête de soutien bipartisan

Au plus bas dans les sondages dans un pays profondément divisé, Donald Trump a besoin d’esquisser des pistes de compromis avec les démocrates s’il veut étoffer son bilan législatif.

« Ce soir, je lance un appel en direction de tous afin que nous mettions nos divergences de côté pour trouver un terrain d’entente et réaliser l’unité que nous devons au peuple qui nous a élus pour qu’on le serve », a ainsi déclaré le président.

Les élus du Congrès ont jusqu’à la date butoir du 8 février pour s’entendre sur les questions budgétaires afin d’éviter un deuxième « shutdown ».

Lire aussi :   Aux Etats-Unis, la première année de Donald Trump s’achève sur un « shutdown »

  • La question de l’immigration

Alors que budget et immigration sont deux sujets a priori distincts qui sont étroitement corrélés depuis quelques mois, le président a accordé à cette seconde thématique une bonne place dans son discours.

« Ce soir, je tends la main aux élus des deux partis, démocrates comme républicains, pour protéger nos citoyens, quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau ou leur religion. »

Le locataire de la Maison Blanche a longuement fustigé « les frontières ouvertes » ayant coûté de « nombreuses vies innocentes ».

« Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d’entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. »

Depuis quelques jours, l’administration a évoqué une voie d’accès à la citoyenneté pour 1,8 million de sans-papiers si l’opposition accepte de débloquer 25 milliards de dollars pour la plus emblématique des promesses de campagne du milliardaire : la construction d’un mur à la frontière du Mexique.

  • Un grand plan d’infrastructures

Le président a aussi demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement d’au moins 1 500 milliards de dollars pour développer les infrastructures aux Etats-Unis, une autre de ses promesses de campagne.

« Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables travers le pays. »

  • La bonne santé économique
Le président Donald J. Trump au premier plan. Le vice-président Mike Pence (à gauche) et le président de la Chambre des représentants Paul Ryan (à droite), lors du discours sur l’état de l’Union, le 30 janvier.

Au-delà de la mise en avant de chiffres de croissance encourageants (2,3 % en 2017 contre 1,5 % en 2016), le républicain, chantre de la dérégulation, a mis en exergue les bons chiffres de l’emploi.

« Pendant des années, les entreprises et les emplois nous quittaient. Aujourd’hui, ils reviennent. »

Lire aussi :   Etats-Unis : 2,3 % de croissance en 2017, et après ?

Mettant en avant « la plus grande réforme fiscale de l’histoire américaine », il a insisté sur l’impact concret de cette dernière. « Depuis que nous avons voté les baisses d’impôts, quelque 3 millions de travailleurs ont déjà reçu des bonus liés à ces dernières, des milliers de dollars pour nombre d’entre eux », a-t-il lancé.

  • La lutte contre l’organisation Etat islamique

Le président a estimé qu’il reste « beaucoup à faire » pour vaincre totalement le groupe Etat islamique (EI). « Je suis fier de pouvoir dire que la coalition pour défaire l’EI a libéré quasiment 100 % du territoire occupé par ces tueurs en Irak et en Syrie. (…) Nous allons poursuivre notre combat jusqu’à ce que l’EI soit défait. »

Déplorant que les Etats-Unis aient relâché plusieurs terroristes, M. Trump a annoncé avoir signé un décret pour laisser ouverte la prison de Guantanamo. « Aujourd’hui, je tiens une autre promesse » de campagne, a souligné le républicain :

« Je viens juste de signer un décret ordonnant [au ministre de la défense Jim Mattis] de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantánamo Bay. »

Les pays « rivaux » des Etats-Unis « comme la Chine et la Russie » menacent « nos intérêts, notre économie et nos valeurs », a déclaré Donald Trump, jugeant que face à eux « la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit ». Pour assurer la « puissance » de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour « moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire » afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression ».

Lire aussi :   Les Etats-Unis, une puissance incomparable, en perte de leadership

Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs dénoncé les régimes communistes de Cuba et du Venezuela, a fustigé l’accord nucléaire iranien et longuement critiqué la « dictature cruelle de la Corée du Nord ». Il a mis en garde contre « la complaisance et les concessions » face à la menace nucléaire nord-coréenne, promettant de « ne pas répéter les erreurs des précédentes administrations qui nous ont mis dans cette situation très dangereuse ».

Discours sur l »état de l’Union : Donald Trump lance un appel à l’unité

Donald Trump s’est posé mardi en président rassembleur, appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l’immigration ni à la construction d’un mur à la frontière mexicaine.

Avant ce discours sur l’état de l’Union, le premier prononcé par Donald Trump depuis sa prise de fonction, certains démocrates avaient pourtant espéré que le Président lâche du lest sur le dossier de l’immigration, en vain.

«Une nouvelle ère américaine»

«Ce soir, je lance un appel en direction de tous afin que nous mettions nos divergences de côté pour trouver un terrain d’entente et réaliser l’unité que nous devons au peuple qui nous a élus pour qu’on le serve, a déclaré le président américain. C’est une nouvelle ère américaine. Il n’y a jamais eu meilleur moment pour commencer à vivre le rêve américain».

Pendant les 80 minutes qu’a duré son discours, Donald Trump s’est efforcé de faire taire les doutes entourant son exercice du pouvoir alors que sa première année à la Maison Blanche a été marquée par la persistance des soupçons de collusion de son équipe de campagne avec la Russie et par la multiplication des procédures liées à ces doutes.

S’il a lancé des appels en faveur d’un rapprochement entre démocrates et républicains, le fossé séparant les deux partis était visible, les seconds applaudissant chaleureusement le Président tandis que les premiers demeuraient parfois ostensiblement immobiles.

» LIRE AUSSI – Joe Kennedy a incarné mardi l’opposition à Donald Trump

Des appels à l’union

Sa plaidoirie en faveur de l’unité subira un premier test avec sa volonté de faire aboutir un compromis sur la question des « Dreamers », ces jeunes gens entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents.

Pour tenter de convaincre des démocrates de passer un accord sur l’immigration, Donald Trump a proposé la semaine dernière un compromis consistant à naturaliser 1,8 million de jeunes immigrés clandestins en échange du financement pour 25 milliards de dollars d’un mur frontalier avec le Mexique et de mesures de restriction de l’immigration légale aux États-Unis. «Unissons nous, mettons la politique de côté et faisons le travail», a-t-il déclaré.

» LIRE AUSSI – En un an, Trump a multiplié les tentatives pour réformer l’immigration

» LIRE AUSSI – La grande muraille de Trump à la frontière mexicaine

Républicains et démocrates demeurent profondément divisés sur la question de l’immigration. Les élus du Congrès ont jusqu’à la date butoir du 8 février pour parvenir à un compromis dans ce dossier et s’entendre sur les questions budgétaires afin d’éviter un deuxième « shutdown », la cessation de l’activité de l’administration fédérale. Budget et immigration sont deux sujets a priori distincts qui sont étroitement corrélés depuis quelques mois.

Guantanamo et Corée du Nord

Abordant la politique étrangère, il n’a pas oublié d’évoquer la Corée du Nord, dénonçant la volonté du régime de Pyongyang de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Sur ce point, le président américain a toutefois affirmé souhaiter que les États-Unis modernisent et reconstruisent leur arsenal militaire.

Donald Trump a par ailleurs annoncé avoir signé l’ordre de maintenir ouvert le camp de détention de Guantanamo, signe qu’il ne renonce pas à poursuivre le détricotage des mesures entreprises par son prédécesseur, Barack Obama.

Le président américain a également plaidé en faveur d’un grand plan d’investissement d’un montant de 1.500 milliards de dollars (1.200 milliards d’euros) destiné à rénover les infrastructures américaines.

Il n’a pas manqué de rappeler l’excellente tenue des marchés d’actions et la poursuite de la baisse du chômage. Selon lui, ces deux tendances vont se confirmer à la faveur de la réforme fiscale approuvée l’année dernière par les républicains.

» LIRE AUSSI – Trump et les républicains à l’assaut du FBI

Trump tente d’apaiser les divisions lors de son premier discours sur l’état de l’Union

Le président américain a livré un discours de rassemblement mardi soir devant le Congrès afin d’obtenir les soutiens législatifs nécessaires pour mener à bien sa politique d’investissement.

Le président américain Donald Trump a livré mardi soir le premier discours de l'état de l'Union de son mandat
Le président américain Donald Trump a livré mardi soir le premier discours de l’état de l’Union de son mandat © AFP / SAUL LOEB

Rassembler après avoir divisé ? Le président des États-Unis a appelé mardi soir au rassemblement devant le Congrès, réuni au grand complet. A l’issue d’une première année de mandat tumultueuse, marquée par les polémiques et les divisions, Donald Trump a prononcé son premier discours sur l’état de l’Union.

Donald Trump cherche « un terrain d’entente » grâce auquel il pourrait travailler à la fois avec les républicains et les démocrates. Le président, en recherche de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif, a ainsi appelé l’ensemble des Américains à l’unité dans un discours dépourvu de détails et d’annonces mais au ton conciliant remarqué.

Moderniser les infrastructures et financer l’armée

Porté par une économie florissante, dont il ne manque jamais de vanter la vigueur, Donald Trump a souligné les records successifs de la Bourse américaine et la baisse du chômage. Des indicateurs sur lesquels le président américain s’appuie pour demander le soutien du Congrès lorsqu’il présentera son plan d’investissement « d’au moins 1 500 milliards de dollars » pour développer les réseaux de transport vieillissants du pays. Donald Trump a ainsi, en référence à une promesse de campagne, promis de « construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays ».

Donald Trump s’est ensuite de nouveau attardé sur l’immigration qui a permis « à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables ». « Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d’entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes », a déploré Donald Trump.  Il a par ailleurs évoqué la situation des « Dreamers », entrés illégalement sur sol américain lorsqu’ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine « devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n’obtient tout ce qu’il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin ».

Sur un aspect international, le président américain a évoqué les menaces que représentent des états « rivaux » tels que « la Chine et la Russie » sur les « intérêts », « l’économie » et les « valeurs » des États-Unis. Pour assurer la « puissance » de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour « moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire » afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression ».

Donald Trump qui a aussi tenu à montrer son soutien aux manifestants iraniens. « Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux », a-t-il fait valoir tout en demandant « au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien » qu’il n’a de cesse de critiquer.

Des critiques qui se sont aussi et sans surprises portées sur la dictature nord-coréenne, après un an de tensions et de diplomatie crispée. « Aucun régime n’a opprimé ses propres citoyens » aussi « brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord », a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.  « La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire », a-t-il mis en garde.

Les principaux points du discours de Donald Trump sur l’état de l’Union

  AFP
Le président américain Donald Trump lors de son discours sur l'état de l'Union, le 30 janvier 2018 devant le Congrès à WashingtonLe président américain Donald Trump lors de son discours sur l’état de l’Union, le 30 janvier 2018 devant le Congrès à Washington Photo Win McNamee. AFP

Voici les principaux points du discours sur l’état de l’Union prononcé par Donald Trump mardi devant le Congrès américain:

– Unité –

L’ensemble des Américains, et notamment les républicains et les démocrates, doivent «mettre de côté leurs différences à la recherche d’un terrain d’entente», a souhaité le président.

Donald Trump qui est en quête de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif a fait l’éloge de «l’unité dont nous avons besoin pour obtenir des résultats».

– Economie –

«La Bourse a battu des records les uns après les autres», s’est félicité Donald Trump, insistant sur les bienfaits de sa réforme fiscale.

«Pendant de nombreuses années, les entreprises et les emplois ne faisaient que quitter le pays. Mais maintenant, ils font leur grand retour, ils reviennent», a assuré le président qui ne manque aucune occasion de vanter la vigueur de l’économie américaine.

– Infrastructures –

«Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays», a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

Il a demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement «d’au moins 1.500 milliards de dollars» pour développer ces réseaux vieillissants.

– Immigration –

«Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d’entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes», a déploré Donald Trump.

Il a par ailleurs évoqué la situation des «Dreamers», entrés illégalement sur sol américain lorsqu’ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine «devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n’obtient tout ce qu’il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin».

– Etats ‘rivaux’ –

Donald Trump a évoqué les pays «rivaux» des Etats-Unis «comme la Chine et la Russie» affirmant que ces derniers menacent «nos intérêts, notre économie et nos valeurs» et que face à eux «la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit».

Pour assurer la «puissance» de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour «moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire» afin de «le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression».

– Guantanamo –

«Je viens juste de signer un décret ordonnant» au ministre de la Défense Jim Mattis «de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay», a annoncé Donald Trump.

Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

– Iran –

«L’Amérique se tient au côté du peuple iranien dans sa lutte courageuse pour la liberté», a affirmé M. Trump dans une allusion aux manifestations qui ont récemment secoué l’Iran.

«Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux», a-t-il fait valoir tout en demandant «au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien» qu’il n’a de cesse de critiquer.

– Corée du Nord –

«Aucun régime n’a opprimé ses propres citoyens» aussi «brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord», a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.

«La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire», a-t-il mis en garde.

Donald Trump : ce qu’il faut retenir de son premier discours sur l’état de l’Union

ÉCLAIRAGE – Le président américain a tendu la main à son opposition démocrate tout en rassurant sa base électorale, mardi 30 janvier.

Donald Trump plus consensuel que jamais. Le président américain a prononcé son premier discours sur l’état de l’Union face aux membres du Congrès à Washington, mardi 30 janvier. Pendant plus d’une heure, le chef de la première puissance mondiale a mis de côté les sailles provocatrices dont il est coutumier.

Pour une fois, il n’est presque pas sorti du texte écrit par ses conseillers. Un ton moins sombre que d’habitude, plus optimiste sur le rêve américain vantant les bienfaits de sa réforme fiscale et surtout plus rassembleur.

Il tend la main aux démocrates, même s’ils ne l’applaudissaient pas. Certains avaient boycotté le discours. « J’appelle chacun d’entre nous à mettre de côté nos différences. Nous tous, ensemble, une équipe, un peuple, une famille américaine », a lancé Donald Trump, en quête de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif. Voici ce qu’il faut retenir.

À lire aussi

Melania Trump au premier discours de l'état de l'Union de Donald Trump le 30 janvier 2018 États-Unis

Melania Trump impassible face à une rumeur d’infidélité de Donald

Un plan d’infrastructures de 1.500 milliards de dollars

Toutefois, il ne faut pas s’attendre à un changement de cap. C’est le ton classique des discours sur l’état de l’Union qu’il avait déjà respecté en 2017 dans un discours aux Congrès très vite oublié.

On attend toujours la concrétisation de son grand plan d’infrastructures de 1.500 milliards de dollars promis depuis un an. « Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays », a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

1,8 million de sans-papiers naturalisés

Sur l’immigration, il veut négocier un accord. Il a évoqué la situation des « Dreamers », entrés illégalement sur sol américain lorsqu’ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine « devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n’obtient tout ce qu’il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin ».

Au passage, Donald Trump lâche quelques formules qui claquent pour rassurer son électorat qui tient à sa promesse électorale : « L’Amérique d’abord ». D’un côté, il tend la main, de l’autre, il brandit toujours son poing.

La prison de Guantanamo restera ouverte

« Je viens juste de signer un décret ordonnant » au ministre de la Défense Jim Mattis « de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay », a annoncé Donald Trump.
Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

La Chine et la Russie, « des États rivaux »

Donald Trump a évoqué les pays « rivaux » des États-Unis « comme la Chine et la Russie » affirmant que ces derniers menacent « nos intérêts, notre économie et nos valeurs » et que face à eux « la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit ».

Pour assurer la « puissance » de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour « moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire » afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression ».

La Corée du Nord, « une dictature cruelle »

« Aucun régime n’a opprimé ses propres citoyens » aussi « brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord », a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.

« La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire », a-t-il mis en garde

Discours sur l’état de l’Union : Donald Trump se pose en rassembleur

France 24 / Yona HELAOUA
Donald Trump s’est exprimé mardi soir face au Congrès réuni au grand complet, pour son premier discours sur l’état de l’Union. Sur un ton conciliant, il a vanté les bons résultats de l’économie et a plaidé pour une réforme migratoire.

Un ton conciliant, un style sobre et un contenu pragmatique : Donald Trump a donné son premier discours sur l’état de l’Union, dans la nuit de mardi à mercredi 31 janvier, devant le Congrès réuni au grand complet et des millions de téléspectateurs. Le président américain a tout d’abord répété la « vision claire » qu’il entretient pour son pays : « rendre à l’Amérique sa grandeur ». Pour ce faire, il a appelé tous les Américains à « mettre de côté leurs différences » : « Ce soir, je veux vous parler (…) du type de pays que nous allons devenir. Nous tous, ensemble, comme une seule équipe, un seul peuple et une seule famille américaine. »

Un désir d’unité qui auquel le public n’a en tout cas pas répondu. Si le chef de l’État a été chaleureusement accueilli et applaudi tout au long de son discours par les élus républicains, il a en revanche laissé les élus démocrates de marbre. Parmi ces derniers, des dizaines de femmes étaient vêtues de noir, en hommage aux victimes de harcèlement sexuel. D’autres portaient un autocollant d’un papillon, symbole des migrations et de soutien aux sans-papiers. Des dizaines de « Dreamers », ces jeunes sans-papiers menacés d’expulsion, étaient d’ailleurs invités à faire partie du public. Une vingtaine d’élus démocrates noirs ont eux arboré des accessoires au motif africain, en soutien aux « pays de merde », expression qui aurait été employée par Donald Trump.

Dans le public, les regards étaient rivés sur la Première dame Melania Trump qui, contrairement à la tradition, n’est pas arrivée au Congrès avec son mari. Les rumeurs de tension au sein du couple sont alimentées par de récentes informations faisant état d’une liaison passée du milliardaire avec une star de l’industrie pornographique. Melania Trump est repartie comme elle est arrivée : seule, sans dire un mot à la presse.

Les principaux points du discours de Donald Trump sur l’état de l’Union

AFP
Le président américain Donald Trump lors de son discours sur l’état de l’Union, le 30 janvier 2018 devant le Congrès à Washington

Washington (AFP) – Voici les principaux points du discours sur l’état de l’Union prononcé par Donald Trump mardi devant le Congrès américain:

– Unité –

L’ensemble des Américains, et notamment les républicains et les démocrates, doivent « mettre de côté leurs différences à la recherche d’un terrain d’entente », a souhaité le président.

Donald Trump qui est en quête de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif a fait l’éloge de « l’unité dont nous avons besoin pour obtenir des résultats ».

– Economie –

« La Bourse a battu des records les uns après les autres », s’est félicité Donald Trump, insistant sur les bienfaits de sa réforme fiscale.

« Pendant de nombreuses années, les entreprises et les emplois ne faisaient que quitter le pays. Mais maintenant, ils font leur grand retour, ils reviennent », a assuré le président qui ne manque aucune occasion de vanter la vigueur de l’économie américaine.

– Infrastructures –

« Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays », a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

Il a demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement « d’au moins 1.500 milliards de dollars » pour développer ces réseaux vieillissants.

– Immigration –

« Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d’entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes », a déploré Donald Trump.

Il a par ailleurs évoqué la situation des « Dreamers », entrés illégalement sur sol américain lorsqu’ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine « devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n’obtient tout ce qu’il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin ».

– Etats ‘rivaux’ –

Donald Trump a évoqué les pays « rivaux » des Etats-Unis « comme la Chine et la Russie » affirmant que ces derniers menacent « nos intérêts, notre économie et nos valeurs » et que face à eux « la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit ».

Pour assurer la « puissance » de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour « moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire » afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression ».

– Guantanamo –

« Je viens juste de signer un décret ordonnant » au ministre de la Défense Jim Mattis « de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay », a annoncé Donald Trump.

Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

– Iran –

« L’Amérique se tient au côté du peuple iranien dans sa lutte courageuse pour la liberté », a affirmé M. Trump dans une allusion aux manifestations qui ont récemment secoué l’Iran.

« Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux », a-t-il fait valoir tout en demandant « au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien » qu’il n’a de cesse de critiquer.

– Corée du Nord –

« Aucun régime n’a opprimé ses propres citoyens » aussi « brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord », a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.

« La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire », a-t-il mis en garde.

===============

bolo30                                   Vu sur CNN ce matin : sondage aux USA suite au discours de l’Union :
48% des américains sont très favorables au discours de Donald Trump et 23% sont favorables.
Seulement 29% sont réservés.
PitinkonPitinkon                       L’Union est dans un sale état, avec cet Oignon
Publicités

Minimum vieillesse!

Laisser un commentaire

ie-6Ehpad: la France aime-t-elle ses vieux ? s’interroge la presse
AFP
Les Ehpad
Quelques chiffres sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et leurs personnels d’encadrement

Paris (AFP) – La grève mardi des personnels au chevet des personnes âgées dans les Ehpad, qui se disent littéralement « à bout », amène la presse à mettre « en accusation » un système qualifié de « machine à broyer ».

Les témoignages d’aide-soignants, infirmiers, cadres de santé s’étalent, glaçants, dans les journaux pour déplorer « l’insuffisance des effectifs et des moyens » dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

« Tout est fait pour inciter à la maltraitance », avoue dans Le Monde une aide-soignante qui affiche onze ans d’expérience dans une maison de retraite de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« EHPAD : le système de soins en accusation », titre le quotidien dont la reporter Charlotte Chabas dépeint le quotidien des soignants et des résidents de ces établissements comparées à des « machines à broyer ».

« Par la voix de leurs infirmières et aides-soignantes, « nos vieux », ces invisibles de la société, morts avant d?être morts, appellent à l?aide », s’alarme Jean-Francis Pécresse dans son éditorial des Echos.

« La France vieillit et elle n’aime pas ses vieux. S’il ne faut pas généraliser ces traitements déshumanisés, force est de constater qu’on a largement dépassé le stade de l’anecdote », s’insurge Florence Chédotal dans La Montagne.

« On a économisé sur le compte d?une population jugée dormante, peu mobilisable électoralement », s’indigne à son tour Didier Rose dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace. « Bien sûr, il n?était pas prévu que les dessous de ce mode d?hébergement soient exposés ainsi par ceux qui le vivent de l?intérieur. »

– ‘Ne pas faire de la vieillesse un enfer’ –

L’Humanité fait écho au ras-le-bol des personnels en enjoignant « la solidarité nationale d?assurer à un individu la poursuite de son existence dans la dignité », écrit Maud Vergnol. Mais « face au déficit de l?action publique, nombre d?Ehpad sont désormais entre les mains de groupes lucratifs », s’inquiète l’éditorialiste.

En urgence, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé le déblocage de 50 millions d’euros supplémentaires, fléchés par les agences régionales de santé (ARS) en direction des établissements en difficulté. Une somme jugée insuffisante par les syndicats.

Pour Dominique Garraud de La Charente libre, « les rallonges budgétaires opportunistes ne régleront pas la question de fond de l?inadéquation entre les soins requis par la grande dépendance et le nombre et la qualité des personnels concernés ».

« Pourtant le simple respect dû à nos aînés et à leur dignité mérite d?urgence des moyens, un projet global sur les décennies à venir, et surtout une prise de conscience collective », insiste Bertrand Meinnel dans Le Courrier picard.

« Il est vital de stopper la course à la compétitivité dans ces « résidences? » où l?on ne prend plus le temps de tenir la main du mourant », martèle Bernard Maillard du Républicain lorrain.

Car « s?il est aussi un devoir de la société, c?est de ne pas faire de la vieillesse un enfer », rappelle Hervé Chabaud dans L’Union.

Pourquoi les personnels des maisons de retraite font grève

Des rassemblement sont organisés ce mardi sur tout le territoire. Les personnels au chevet des personnes âgées réclament davantage de moyens pour s’occuper « dignement » des ainés.

Maison de retraite

Depuis plusieurs mois, les personnels des maisons de retraite réclament « davantage de moyens humains pour plus de dignité ».

AFP

Ils se disent « cassés », « usés », « à bout ». Des personnels au chevet des personnes âgées sont en grève mardi 30 janvier pour réclamer davantage de moyens afin de s’occuper « dignement » des aînés, une mobilisation nationale inédite dont l’ampleur est difficile à prévoir.

A l’appel d’une large intersyndicale (CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC, CFE-CGC et SUD), avec le soutien de l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et de plusieurs associations de retraités, des débrayages sont prévus dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et dans des services d’aide et de soins à domicile.

Des rassemblements sont également organisés sur tout le territoire. A Paris, il est prévu à 14H00 devant le ministère des Solidarités et de la Santé, où une délégation doit être reçue. « Il n’y aura pas un grand rassemblement unique mais une diversité de petites mobilisations », avaient annoncé jeudi à la presse des représentants de l’intersyndicale, car « il est nécessaire d’assurer la continuité des soins et de ne pas abandonner les aînés ».

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a annoncé sa participation au rassemblement parisien. « Je peux vous assurer qu’il y aura du monde », a pour sa part prédit le leader de la CGT, Philippe Martinez.

« Davantage de moyens humains »

Depuis plusieurs mois, les personnels réclament « davantage de moyens humains pour plus de dignité ». En 2017, une centaine de grèves dans des Ehpad ont été recensées, dont la plus médiatique, aux Opalines à Foucherans (Jura), a duré près de trois mois.

« On a entre 12 et 15 toilettes à faire par matinée, on n’a plus de temps d’écoute, de sorties… Ceux qui peuvent encore marcher, on les met dans un fauteuil, ça va plus vite. Pour faire manger les résidents, c’est un à chaque bras », avait témoigné jeudi Sandrine Ossart (CGT), aide-soignante à Nantes depuis 26 ans, « à bout ».

Pour elle, cette journée de mobilisation « attendue depuis dix ans » sera l’occasion « de dire qu’on est cassés, usés ». Des témoignages similaires sont apparus sur twitter avec le mot-dièse #balancetonEhpad.

En octobre déjà, des représentants syndicaux avaient adressé une lettre à Emmanuel Macron pour lui signaler une « situation explosive ». A quelques jours de la grève, ils avaient obtenu un rendez-vous à l’Elysée lundi avec une conseillère du président, « mais il a été annulé vendredi », a affirmé à l’AFP Bruno Lamy (CFDT).

Revendications

Deux revendications dominent: l’application d’un ratio d’un agent par résident, contre 0,6 en moyenne actuellement, et l’abrogation d’une réforme contestée de la tarification, qui prévoit de faire converger progressivement jusqu’en 2023 les dotations aux Ehpad publics et privés. Cette dernière va « aggraver davantage la situation financière des Ehpad publics » et conduire à des « suppressions de postes », affirment les grévistes.

En urgence, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé le déblocage de 50 millions d’euros supplémentaires, fléchés par les agences régionales de santé (ARS) en direction des établissements en difficulté. Une somme jugée insuffisante par les syndicats.

En déplacement vendredi dans un établissement de la région parisienne, elle a regretté une forme d' »Ehpad bashing », disant vouloir « rassurer les familles ». Des enquêtes de satisfaction seront menées auprès des résidents en 2019.

Près de 600.000 personnes vivent aujourd’hui dans l’un des 7.200 Ehpad, selon le ministère de la Santé, et quelque 400.000 personnes y travaillent. « Mon établissement en lui-même est bien conçu, récent. La cage est belle. Cependant les oiseaux sont-ils si heureux que cela? », témoignait récemment Paul, 90 ans, résident d’un Ehpad.

Dans un mail adressé à la Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leurs familles (Fnapaef), ce nonagénaire dépeint « un manque de temps du personnel » qui équivaut « au quotidien à une carence de parler, de présence et de geste ». « Nous ne trouvons pas à qui parler pour demander quelque chose ou dire ce qui ne va plus », conclut-il, solidaire de la mobilisation.

« Cassés », « usés », les personnels des maisons de retraite en grève ce mardi

LEXPRESS.fr avec AFP
L'Ehpad Korian Berthelot, à Lyon, le 8 janvier 2017.

L’Ehpad Korian Berthelot, à Lyon, le 8 janvier 2017. PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Épuisés et inquiets, les personnels des Ehpad de France sont en grève ce mardi, avec le soutien des directeurs de maisons de retraite et d’associations de retraités.

Ils sont « à bout ». Les personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) sont en grève ce mardi. Ils réclament davantage de moyens pour pouvoir s’occuper « dignement » des aînés. Une mobilisation nationale inédite dont l’ampleur est difficile à prévoir.

A l’appel d’une large intersyndicale (CGT, CFDT, FO, Unsa, CFTC, CFE-CGC et SUD), avec le soutien de l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et de plusieurs associations de retraités, des débrayages sont prévus dans des Ehpad et dans des services d’aide et de soins à domicile.

Des rassemblements sont prévus sur tout le territoire, notamment à Paris. Des grévistes devraient se retrouver à 14h devant le ministère des Solidarités et de la Santé, où une délégation doit être reçue.

Une situation « explosive »

« Il n’y aura pas un grand rassemblement unique mais une diversité de petites mobilisations », avaient annoncé jeudi à la presse des représentants de l’intersyndicale, car « il est nécessaire d’assurer la continuité des soins et de ne pas abandonner les aînés ».

« Je peux vous assurer qu’il y aura du monde » au rassemblement parisien, a prédit le leader de la CGT, Philippe Martinez. Depuis plusieurs mois, les personnels réclament « davantage de moyens humains pour plus de dignité ». En 2017, une centaine de grèves dans des Ehpad ont été recensées, dont la plus médiatique, aux Opalines à Foucherans (Jura), a duré près de trois mois.

TÉMOIGNAGE >> Grève des Ehpad: le désarroi des familles face à la maltraitance de leurs aînés

En octobre déjà, des représentants syndicaux avaient adressé une lettre à Emmanuel Macron pour lui signaler une « situation explosive ». Ils sont parvenus à obtenir un rendez-vous à l’Elysée lundi avec une conseillère du président, « mais il a été annulé vendredi », selon Bruno Lamy (CFDT).

Une mobilisation « attendue depuis 10 ans »

Deux revendications dominent: l’application d’un ratio d’un agent par résident, contre 0,6 en moyenne actuellement, et l’abrogation d’une réforme contestée de la tarification, qui prévoit de faire converger progressivement jusqu’en 2023 les dotations aux Ehpad publics et privés. Cette dernière va « aggraver davantage la situation financière des Ehpad publics » et conduire à des « suppressions de postes », affirment les grévistes.

Près de 600 000 personnes vivent aujourd’hui dans les 7200 Ehpad que compte le territoire. 400 000 personnes y travaillent, selon le ministère de la Santé.

LIRE AUSSI >> « Nous sommes à bout »: la souffrance des soignants en Ehpad

« On a entre 12 et 15 toilettes à faire par matinée, on n’a plus de temps d’écoute, de sorties… Ceux qui peuvent encore marcher, on les met dans un fauteuil, ça va plus vite. Pour faire manger les résidents, c’est un à chaque bras », avait témoigné jeudi Sandrine Ossart (CGT), aide-soignante à Nantes depuis 26 ans, « à bout ». Pour elle, cette journée de mobilisation « attendue depuis dix ans » sera l’occasion « de dire qu’on est cassés, usés », comme le montre les témoignages parus sur les réseaux sociaux avec le hashtag #balancetonEhpad.

« Un décalage » entre la mise en oeuvre du budget et les besoins

Confrontée à cette situation délicate, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé en urgence le déblocage de 50 millions d’euros supplémentaires, fléchés par les agences régionales de santé (ARS) en direction des établissements en difficulté. Une somme jugée insuffisante par les syndicats.

LIRE AUSSI >> Les personnes âgées plus nombreuses et dépendantes en établissement spécialisé

En déplacement vendredi dans un établissement de la région parisienne, elle a regretté une forme d' »Ehpad bashing », disant vouloir « rassurer les familles ». Invitée des 4 Vérités, sur France 2, ce mardi matin, la ministre a assuré que le budget alloué aux Ehpad était « celui qui a le plus augmenté en 2018 ». « On a anticipé l’augmentation des besoins », a-t-elle affirmé. « Mais entre le temps de mise en oeuvre d’un budget et les besoins, il y a un décalage. »

==========

  • DANIEL74000                          respect et responsabilté. La France a de l’argent pour payer des milliers de hauts fonctionnaires inutiles La France a de l’argent pour payer de nombreuses strates qui se font la guerre La France a de l’argent pour payer du statut public qui s’oppose à notre devise Liberté, Egalité, Fraternité La France a de l’argent pour s’offrir 1 élu pour 100 habitants et 1 statut public pour 10 habitants La France a de l’argent pour « subventionner » des associations faux nez, des syndicats pour eux mêmes ainsi que des partis politiques mais le pire c’est la gratuité des prisons pour les ennemis de la Nation alors que ceux qui ont cotisé et travaillé sont oubliés dans des mouroirs qui leur coutent fort cher à eux et à leur famille.? Que cherche nos dirigeants ?
  • assougoudrel                         Et la journée de travail non rémunéré créée par Raffarin pour aider les personnes âgées? On va nous rajouter une taxe? Il suffit de supprimer les 30% d’abattement des impôts sur le revenu des journalistes et cela ferait gagner plus de 3 milliards d’euros. Combien d’immigrés arrivés sur le territoire avec leurs vieux qui n’ont jamais cotisé? Ces derniers touchent la retraite. Macron n’aime pas les vieux, sauf sa bonne femme et on a encore la preuve avec l’augmentation de la CSG. Par contre, la France continue à payer des retraités qui sont retournés dans leur pays d’origine et qui ont 130 ans actuellement.
  • Dorine
  • @ assougrel:                                 La « maltraitance » dans les EPHAD sévissait bien avant Macron. Les vieux pèsent trop sur le système financier.
    Et bientôt, on va proposer aux vieux le suicide assisté pour peser encore moins sur les comptes de la nation.
  • vangog –                                           Il faut re-allouer les moyens de l’état! Il faut couper la pompe à fric des associations, syndicats et médias, la pompe à fric du maghreb qui fraude allègrement la SS avec ses vieux morts, et ré-allouer cet argent et ces moyens humains (détachement syndical: une vieillerie socialaud-macroniste!) vers la santé et vers nos vieux nationaux. Seul le FN aura le courage de stopper cette corruption. Il y a urgence pour la France…et pour les vieux!

paulpaul                                               où est l’argent de la journée de solidarité ???

GrattosGrattos                                           Il faudrait peut-être commencer par revaloriser les retraites en diminution constante depuis des lustres en prenant le coût de la vie réelle et non à l’insee organisme gouvernemental aux ordres des autorités???
😺 . ☮ FRITZ Le KAT ☮ . 😺😺 . ☮ FRITZ Le KAT ☮ . 😺      Les vieux français sont poussés au suicide .
Jean-Marie                                              macron n’aime pas les vieux. Il veut uniquement leur fric et les laisse mourir. c’est un salopard, une charogne, une ordure
 alour054alour054                                       Dictature des fonctionnaires ? Qui dirige le pays maintenant ?
soleil vertsoleil vert                                       et pourtant le prix d’un séjour n’est pas donné, les retraites ne sont pas à la hauteur, vaudrait mieux donner ses biens à une personne qui s’occupe de vous régulièrement que de finir dans un mouroir
opinions
  • milaur                                           encore une fois macron va taper sur les vieux et sur le petit personel pour favoriser les actionnaires des maisons de retraite privees !! 
  • Berry13                                         Les vieux fatigués qui ont une retraite modeste sont donc exclus du circuit des Ehpad, à moins d’avoir des enfants assez riches pour payer. A qui profite ce crime social ? 
  • Eno33                                             Et après ça Macron invite ses amis investisseurs à Versailles pour un coup de 600000 euros et le 1er ministre fait une virée de 350000 euros. Mr Macron rappelez à vos ministres qu’on ne financent pas leurs indemnités pour qu’ils vous brossent dans le sens du poil, mais bel et bien pour qu’ils s’emploient à soutenir TOUS LES CITOYENS, et notamment les plus fragiles 
  • facebook-4cf6883b                    Peut être faudrait-il réfléchir à la gestion de nos ‘ fin de vie’ . Comment la voulons nous ? Combien sommes nous prêts à payer ? 
  • Alexnfbq                                       Il faut mettre les retraités en prison! Il y a des tarifs préférentiels à l’épicerie. Des activités du sport, de la socio-esthétique, activités manuelles, lecture, et maintenant le téléphone sera gratuitement!
    « Manu, si tu m’écoute… » 
    • Bakounine46                     Vous avez oublié le loyer ,l’electricite, chauffage,eau gratuit
      Pendant ce temps là Edouaaaaaard prend des avions a 350 000 € sur le dos du contribuable ,ripoublique exemplaire qu’ils disent
    • grisly                                  je vous conseille le séjour que vous suggérez vous verrez la privation de liberté , c’est super, pour mémoire les prisons françaises sont jugées comme les mauvaises de lUe ( conseil de l’Europe)
  • MHOULBYTE                              Tous les systèmes médicaux dans leur ensemble sont
    déficitaires depuis une éternité. Au début, c’est l’état qui a pris de l’argent à la fameuse sécurité sociale, et ne l’a  jamais remboursé. C’est un peu une mafia dans la mafia depuis des lustres. Un point c’est tout
  • SuperPlus                                        Vu le nombre de chômeurs/chômeuses actuel, il devrait être possible de leur donner une formation et de les faire travailler, par ex. de faire le ménage dans les chambres, servir es repas, aider les personnes âgées à manger… Economie d’allocations chômage en échange d’un salaire pour un travail…

Petites boites

Laisser un commentaire

iel« Veut-on vraiment en finir avec le drame des SDF ? » : la fondation Abbé Pierre interpelle Macron

Dans son rapport annuel, la fondation estime que le président de la République a fait de belles promesses… bien mal honorées.

La Fondation Abbé Pierre rend son rapport sur le mal-logement.© Copyright 2018, L’Obs La Fondation Abbé Pierre rend son rapport sur le mal-logement. Ce sont des reproches qu’adresse la fondation Abbé Pierre dans son rapport annuel, centré sur la question du surpeuplement dans le mal-logement, à Emmanuel Macron ce mardi 30 janvier.

Pour la fondation, le président a davantage adopté des mesures qui dessinent « des orientations beaucoup plus inquiétantes : coupes dans les APL, ponction sur les HLM, attaques contre l’hébergement des personnes migrantes en situation irrégulière… »qu’il ne s’est préoccupé d’honorer sa promesse de campagne de « mettre enfin en œuvre une vraie politique de ‘Logement d’abord ».

« Obligée d’aller chez des amis » pour se doucher

Le document dénonce tout d’abord un problème de surpeuplement des logements qui touchait 2,7 millions de ménages en 2013, soit 8,5 %, selon l’Insee. Des personnes seules aux familles nombreuses, contraintes de vivre dans à peine quelques mètres carrés. Un phénomène qui « refait surface, alors qu’il était en déclin depuis plusieurs décennies », précise la fondation.

© Fournis par Le Nouvel Obs Dans le rapport, des histoires de vie. Celle de Madame L., 55 ans, qui réside depuis 15 ans dans une chambre de bonne de 4 m2 dans un beau quartier parisien. Elle raconte :

« Pour prendre une douche, je suis obligée d’aller chez des amis. »

Ou encore celle d’un couple des Mureaux, qui vit dans un studio de 22 m2 issu de la division d’un pavillon en trois, et qui n’a « même pas d’espace pour installer le lit du bébé ».

« Je remue ciel et terre pour avoir un autre logement parce qu’ici c’est invivable avec trois enfants, c’est l’enfer », raconte également une femmeen couple avec trois enfants (une fille de 6 ans et des jumeaux de 3 ans) qui occupe un studio de 13 m2.

« Le développement psychique des enfants » mis à mal

Ces situations de mal-logement posent plusieurs problèmes.

Comme notamment la « dégradation du logement, l’augmentation des risques domestiques, l’impact sur la santé physique et mentale, les difficultés rencontrées dans le développement et la scolarité des enfants », sans oublier les « tensions et violences intra-familiales… ». De quoi contrarier « le développement psychique des enfants ». Le rapport détaille :

« Donnant lieu à une ‘cohabitation forcée’ avec les autres membres de la famille, l’exiguïté du logement se traduit par une impossibilité de s’isoler, particulièrement dommageable au repos et au sommeil. »

Comme l’expliquait à « l’Obs » Joëlle Adrien, directrice de l’Inserm, le manque de sommeil participe à la reproduction des inégalités sociales car il influe sur la réussite scolaire.

« La journée ça va, mais la nuit il y a des complications. Ils ne peuvent pas dormir, il n’y a pas de place, le bébé pleure. Ils ne dorment pas à la même heure, ils ne se réveillent pas à la même heure, mais dès qu’un des enfants se réveille, ça réveille tout le monde », témoigne ainsi cette mère de 6 enfants, locataire d’un T3 dans le parc privé à Lyon.

« Le soir, on met des matelas dans la salle à manger ; le matin, on les range derrière les canapés… Mais c’est trop serré, on ne dort pas normalement », explique de son côté cette mère de neuf enfants, locataire d’un T4 insalubre du parc privé à Saint-Denis de La Réunion.

Des mesures plutôt encourageantes mais…

Comment lutter contre le mal-logement, et notamment la surpeuplement ? Emmanuel Macron s’était emparé en 2017 d’un plan ‘Sans domicile : objectif zéro’, pensé par la fondation et destiné à résorber le problème en 5 à 10 ans selon les territoires.

Le candidat avait proposé « une série de mesures plutôt encourageantes », rappelle la fondation, : « priorité d’accès au parc social, accent sur la production de logements très sociaux (40.000 PLAI par an) et de pensions de familles (10.000 places en cinq ans), développement de l’intermédiation locative (40.000 places de plus en cinq ans) ».

Des promesses qu’aborde aujourd’hui la fondation « sans illusion excessive, voire avec une certaine méfiance » :

« Beaucoup de réformes ont été menées par le passé, mais elles n’ont pas suffi à enrayer la mécanique de l’exclusion du logement, ni la fuite en avant vers l’hébergement d’urgence. »

« L »objectif zéro’ n’est pas démagogique en soi, ce qui l’est c’est de l’énoncer sans mettre en œuvre les moyens susceptibles de l’atteindre », tacle le rapport.

Autre mauvaise note attribuée à Macron : « le sort indigne réservé à une partie des personnes migrantes » qui est « identifié comme une des causes du sans-abrisme ».

APL et HLM : deux outils « attaqués de front »

La fondation revient sur la coupe de 5 euros par mois des APL, entrée en vigueur le 1er octobre 2017 sans limitation de durée.

APL : Emmanuel Macron confirme que la baisse de 5 euros n’est qu’un début« Une mesure injuste, aveugle et inefficace, souvent légitimée par des idées reçues », dénonce le rapport.

« Les APL permettent avant tout aux locataires modestes de modérer leur taux d’effort et d’améliorer le confort de leurs logements », insiste la fondation.

Elles concernent 6,5 millions de ménages. Après la baisse des APL, le rapport évoque le problème du surpeuplement dans les logements HLM où « 776.000 ménages sont concernés [par le surpeuplement], soit 16,8 % des locataires du parc social ».

« Les attaques contre les APL ont aussi pris la forme d’une mise à contribution des organismes HLM. »

« Le gouvernement a en effet prévu, à la suite d’un long bras de fer dans le cadre de la loi de finances pour 2018, une baisse d’environ 60 euros par mois des APL pour les locataires du parc social. Cette coupe est rendue indolore à court terme pour les locataires par une baisse forcée équivalente de leurs loyers (la ‘réduction de loyer de solidarité’ – ‘RLS’). »

Une « saignée » qui risque « de provoquer rapidement une chute de la construction, de la réhabilitation, notamment thermique, de la qualité de l’entretien des bâtiments et du service rendu aux locataires », alerte la fondation qui finit par s’interroger :

« Veut-on vraiment en finir avec le drame des personnes sans domicile ? »

Le retour des logements surpeuplés

Le rapport de la Fondation Abbé-Pierre publié mardi relève une augmentation du nombre de personnes qui vivent dans une habitation trop petite.

LE MONDE | • Mis à jour le

Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter

La résurgence du surpeuplement dans les logements. Rapport de la Fondation Abbé Pierre.

Logement : la fondation Abbé Pierre appelle Macron à «mener une vraie politique sociale»

Le Parisien avec AFP
La Fondation Abbé Pierre craint notamment que la baisse des APL et la mise à contribution des organismes HLM entraînent une « chute de la construction ». LP/Florence Hubin

4 millions de personnes sont mal logées ou privées de domicile, selon le rapport annuel de la fondation Abbé Pierre.

Dans son 23e rapport annuel sur l’état du mal-logement en France, la fondation Abbé Pierre tire la sonnette d’alarme. Si elle indique que le marché de l’immobilier affiche « une bonne santé générale », elle souligne que « 4 millions de personnes restent mal logées ou privées de domicile ». Soit près de 6 % de la population. Au total le rapport évalue à 15 millions, le nombre de personnes touchées « par la crise du logement ».

Si elle salue que le plan quinquennal pour le « Logement d’abord », la fondation épingle « des orientations beaucoup plus inquiétantes » dans la politique d’Emmanuel Macron : « coupes dans les APL, ponction sur les HLM, attaques contre l’hébergement des personnes migrantes en situation irrégulière… » « Les actes des premiers mois ont semblé donner la priorité aux coupes budgétaires et aux critiques contre l’encadrement du marché de l’immobilier, au détriment de l’ambition affichée de protéger les personnes en difficultés », s’inquiète-t-elle encore. La fondation souligne notamment que « les attaques contre les APL ont aussi pris la forme d’une mise à contribution des organismes HLM », et selon elle « cette saignée risque de provoquer rapidement une chute de la construction, de la réhabilitation, notamment thermique, de la qualité de l’entretien des bâtiments et du service rendu aux locataires ».

« Il est encore temps, en ce début de quinquennat, de redresser le tir et d’engager enfin une vraie politique sociale du logement couplée à une politique, cohérente et fédératrice, de logement d’abord », assure le rapport.

Près de 9 millions de personnes dans des logements surpeuplés

La fondation met également en lumière cette année le problème de surpeuplement des logements. S’appuyant sur les chiffres de l’Insee, elle souligne que 8,6 millions de personnes sont touchées par ce phénomène. Pour mesurer le surpeuplement, cet institut étudie non pas le nombre de mètres carrés par occupant, mais le nombre de pièces dévolues à chacun. Le postulat est le suivant : il faut une pièce à vivre (salon), une chambre par couple et pour chaque adulte célibataire de plus de 19 ans, une pièce pour deux enfants de moins de 7 ans, quel que soit le sexe, et une autre pour de grands enfants mais de même sexe.

Entre 2006 et 2013, le nombre de personnes vivant en surpeuplement « modéré » (par exemple quand il manque une chambre) a augmenté de 11,5 % à 7,6 millions tandis que le nombre en surpeuplement « accentué » (quand le manque est plus important) a grimpé de 17,2 % avec 797 000 personnes concernées. En cause : des facteurs économiques (crise financière de 2008, tension dans le secteur immobilier) ou sociétaux (hausse du nombre de familles recomposées, des familles monoparentales et du nombre de migrants).

Foyers de travailleurs migrants, chambres de bonne ou chambres d’hôtel, HLM ou logements du parc privé, locataires ou propriétaires… Le phénomène, qui touche essentiellement les plus précaires, se retrouve aussi chez les classes moyennes et les propriétaires.

Près de 9 millions de personnes vivent dans un logement surpeuplé

LEXPRESS.fr avec AFP
Le phénomène, qui touche essentiellement les plus précaires, se retrouve aussi chez les classes moyennes et les propriétaires. (Photo d'illustration)

Le phénomène, qui touche essentiellement les plus précaires, se retrouve aussi chez les classes moyennes et les propriétaires. (Photo d’illustration) afp.com/DOMINIQUE FAGET

Au moins 8,6 millions de personnes vivent dans des logements surpeuplés en France, selon le dernier rapport de la fondation Abbé Pierre.

Au moins 8,6 millions de personnes ont un toit, mais s’entassent dans de minuscules appartements, selon le dernier rapport de la fondation Abbé Pierre sur le mal-logement publié mardi, qui s’appuie sur des chiffres datant de 2013, les derniers dont dispose l’Insee.

Pour mesurer le surpeuplement, l’Insee a étudié le nombre de pièces dévolues à chacun. L’institut estime qu’il faut une pièce à vivre, de type salon, une chambre par couple et pour chaque adulte célibataire de plus de 19 ans, une pièce pour deux enfants de moins de 7 ans, quel que soit le sexe, et une autre pour de grands enfants mais de même sexe.

Le retour du surpeuplement

Entre 2006 et 2013, le nombre de personnes vivant en surpeuplement « modéré » -par exemple, quand il manque une chambre- a augmenté de 11,5%, à 7,6 millions. Alors que les surpeuplements « accentués » -quand le manque est plus important- ont grimpé de 17,2% avec 797 000 personnes concernées.

Si plusieurs générations vivaient sous le même toit autrefois, « il y a eu petit à petit une démocratisation de l’espace, résultat d’une conquête des Trente Glorieuses (1945-1973) », a rappelé récemment le directeur de l’étude Manuel Domergue. Or, aujourd’hui « ce phénomène de surpeuplement qui tendait à se résorber refait surface », s’inquiète-t-il. En cause: des facteurs économiques (crise financière de 2008, tension dans le secteur immobilier) ou sociétaux (hausse du nombre de familles recomposées, des familles monoparentales et du nombre de migrants).

Foyers de travailleurs migrants, chambres de bonne ou chambres d’hôtel, HLM ou logements du parc privé, locataires ou propriétaires… Le phénomène, qui touche essentiellement les plus précaires, se retrouve aussi chez les classes moyennes et les propriétaires.

Le manque d’espace complique tout

« Mon grand frère dort souvent dans sa voiture plutôt que sur le canapé du salon, qui a des bosses qui font mal au dos », explique Maryam*, 20 ans et étudiante en économie à la Sorbonne, dont la famille dispose de trois chambres pour dix personnes dans l’est parisien. « Ce n’est pas très grave, mais c’est pour ma mère. Elle s’en veut énormément, elle se sent coupable quand elle nous voit faire nos devoirs dans les toilettes. »

Manger, dormir, se laver, se reposer… tout devient compliqué pour ces familles, qui connaissent par ailleurs des difficultés de socialisation (faute d’espace pour recevoir), tensions scolaires, problèmes de santé (respiratoires, tuberculose, saturnisme) et alimentaires, selon l’enquête.

Plus de 143 000 sans-abris

Au-delà du surpeuplement, près de 4 millions de personnes restent mal logées, plus de 12 millions d’autres « fragilisées » (locataires en situation d’impayés notamment) et plus de 143 000 personnes à la rue.

LIRE AUSSI >> Sans-abri: la Fondation Abbé Pierre et le Secours catholique étrillent Castaner

Pour le Délégué général de la fondation Abbé Pierre, Christophe Robert, « il faut une réorganisation majeure de la politique du logement » car en 2017, « le nombre de personnes confrontées à la crise du logement continue d’augmenter ». « Le gouvernement et le président de la République doivent redresser le tir et mener une vraie politique sociale », poursuit-il, avant de fustiger d’un côté « les suppressions de l’ISF, de la taxe d’habitation décidées par le gouvernement et de l’autre côté, la baisse de 5 euros des aides pour le logement » (APL) qui fragilise les plus pauvres.

Huit mois après la présidentielle, Christophe Robert s’interroge sur les moyens alloués à l’objectif « zéro SDF » d’Emmanuel Macron. « Le zéro SDF est possible », insiste Christophe Robert, « mais on ne pourra pas le faire si on fragilise simultanément les outils de la solidarité comme les APL ou le logement social« .

* Le prénom a été modifié

« Bravo pour le buzz »

Laisser un commentaire

b_1_q_0_p_0Pour parler aujourd’hui non des puissants, comme certaine histoire, ou du pouvoir, comme certaine philosophie, mais des jeux sociaux, les champs, où se produisent les différents enjeux de pouvoir et les différents atouts, les capitaux, nécessaires pour y triompher, il faut mobiliser toutes les ressources de la statistique, de la théorie anthropologique et de l’histoire sociale. Comment s’est constituée la configuration singulière de pouvoirs, intellectuels, politiques, bureaucratiques, économiques, qui domine les sociétés contemporaines ? Comment ces pouvoirs, notamment ceux qui s’autorisent de l’autorité conférée par l’École, obtiennent-ils notre reconnaissance ? Qu’est-ce que la compétence dont se réclament les technocraties ? Le travail de consécration qu’accomplit l’institution scolaire, notamment à travers les grandes écoles, s’observe dans l’histoire, à des variantes près, toutes les fois qu’il s’agit de produire une noblesse ; et les groupes socialement reconnus, en particulier les grands corps, qui en sont le produit, fonctionnent selon une logique tout à fait semblable à celle des divisions d’Ancien Régime, nobles et roturiers, grande et petite noblesse. La noblesse d’État qui dispose d’une panoplie sans précédent de pouvoirs, économiques, bureaucratiques et même intellectuels, et de titres propres à justifier son privilège, titre d’écoles, titres de propriété et titres de noblesse, est l’héritière structurale – et parfois généalogique – de la noblesse de robe qui, pour se construire comme telle, contre d’autres espèces de pouvoirs, a dû construire l’État moderne, et tous les mythes républicains, méritocratie, école libératrice, service public.
Grâce à une écriture qui alterne l’humour de la distance avec la rigueur du raisonnement statistique ou de la construction théorique, Pierre Bourdieu propose une réalisation accomplie d’une anthropologie totale, capable de surmonter l’opposition entre l’art et la science, l’évocation et l’explication, la description qui fait voir et le modèle qui fait comprendre. Déchirant l’écran des évidences qui protègent le monde familier contre la connaissance, il dévoile les secrets de la magie sociale qui se cache dans les opérations les plus ordinaires de l’existence quotidienne, comme l’octroi d’un titre scolaire ou d’un certificat médical, la nomination d’un fonctionnaire ou l’institution d’une grille des salaires.

‑‑‑‑‑ Table des matières ‑‑‑‑‑

Prologue : Structures sociales et structures mentales

Première partie :
Les formes scolaires de classification
Chapitre 1 
: Pensée dualiste et conciliation des contraires. La discipline des esprits – Le privilège de l’aisance – Academica mediocritas.
Chapitre 2 : Méconnaissance et violence symbolique. Une machine cognitive – Le jugement des pairs et la morale universitaire – L’espace des vertus possibles.
Annexes : 1. L’origine sociale des lauréats du concours général (1966-1986) – 2. Élection et sursélection – 3. Quelques thèmes marquants de deux dissertations couronnées – 4. Quatre portraits de lauréats.

Deuxième partie : L’ordination
Chapitre 1 : La production d’une noblesse. Forcing et forçage – L’enfermement symbolique – Une organisation dualiste.
Chapitre 2 : Un rite d’institution. Consacrer ceux qui se consacrent – L’ascèse et la conversion – Noblesse oblige.
Chapitre 3 : Les ambiguïtés de la compétence.
Annexe : Quelques documents sur la vie dans les classes préparatoires et les grandes écoles.

Troisième partie :
Le champ des grandes écoles et ses transformations
Chapitre 1 : Un état de la structure. Le modèle – Grande porte et petite porte – L’espace des grandes écoles : une structure chiasmatique – Une matrice de préférences – Positions, dispositions et prises de position – L’esprit de corps – Dévoyés et fourvoyés.
Chapitre 2 : Une histoire structurale. Variations et invariants structuraux – Les guerres de palais – Voies détournées et écoles refuges.
Annexes : 1. Le discours de célébration – 2. La méthode – 3. Les principales données statistiques sur les plus grandes écoles – 4. L’aveuglement.

Quatrième partie :
Le champ du pouvoir et ses transformations
Chapitre 1 : Les pouvoirs et leur reproduction. La structure du champ du pouvoir – Les stratégies de reproduction – Le mode de reproduction familial – Le mode de reproduction à composante scolaire – La gestion familiale de l’école.
Chapitre 2 : Écoles du pouvoir et pouvoir sur l’économie. Patrons d’État et patrons familiaux –  La noblesse de la classe bourgeoise  – L’ élite  – Le sens de l’évolution – Le privilège des robins.
Chapitre 3 : Les transformations du champ du pouvoir.
Annexes : 1. Le champ du pouvoir économique en 1972 (analyse des correspondances) –2. Positions dans le champ et prises de position politiques – 3. Une journée ordinaire d’un homme de relations – 4. Affinités électives, liaisons institutionnalisées et circulation de l’information – 5. Ambroise Roux  désamorce la bombe Riboud

Cinquième partie :
Pouvoir d’État et pouvoir sur l’État
La magie d’État – Les robins et l’invention d’État – L’allongement des circuits de légitimation.

« Dans la noblesse d’État, l’entre-soi provoque des dysfonctionnements considérables »

Vincent Jauvert publie une enquête sur la haute fonction publique dont « Le Point » publie les bonnes feuilles. Il s’explique ici sur ce phénomène français.

  | Le Point.fr

Le cas d'Édouard Philippe, au parcours tout en allers-retours entre public et privé, et qui fait toujours partie du corps du Conseil d'État, est typique de la nouvelle noblesse d’État, selon Vincent Jauvert.
Le cas d’Édouard Philippe, au parcours tout en allers-retours entre public et privé, et qui fait toujours partie du corps du Conseil d’État, est typique de la nouvelle noblesse d’État, selon Vincent Jauvert.

© CHRISTOPHE SIMON / AFP

Don’t bogart the join

Laisser un commentaire

Cannabis: ce que fumer un joint pourrait bientôt vous coûter

La ministre de la Justice a confirmé que l’usage de cannabis serait bientôt sanctionné d’une simple amende. Deux scénarios sont privilégiés.

HighGradeRoots via Getty Images
Ce que fumer un joint pourrait bientôt vous coûter.

JUSTICE – C’était dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron. Ce sera bientôt dans la loi. Nicole Belloubet a confirmé vendredi 5 janvier que la consommation de cannabis serait bientôt punie d’une amende. Cette disposition figurera dans la révision de la procédure pénale que la ministre de la Justice portera dans les prochaines semaines.

Actuellement, c’est une loi votée en 1970 qui s’applique. Elle sanctionne d’une peine maximale d’un an de prison et 3750 euros d’amende les consommateurs de drogue. Une législation inadaptée pour 84% des Français selon un sondage Ipsos réalisé fin 2016.

Le gouvernement a tranché : les consommateurs de cannabis devront payer une amende

Le gouvernement a tranché : les consommateurs de cannabis devront payer une amende
Le gouvernement va opter pour une amende aux usagers de cannabis assortie éventuellement de poursuites pénales. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le gouvernement a opté en faveur d’une amende forfaitaire à l’encontre des usagers de cannabis.

 L’Obs

Une amende et d’éventuelles poursuites pénales. C’est l’option retenue par le gouvernement à l’encontre des usagers de cannabis, a annoncé ce jeudi 25 janvier le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, après la remise d’un rapport parlementaire suggérant notamment cette option.

« Nous allons forfaitiser ce délit […] On veut tout de suite demander une somme mais ensuite il peut y avoir des poursuites. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de dépénalisation de l’usage du cannabis […]. La forfaitisation n’éteint pas l’action pénale », a déclaré le ministre au micro d’Europe 1.

Le ministre a estimé que cette promesse de campagne du candidat Macron pourrait être mise en œuvre via une loi, « peut-être » celle sur la réforme de la procédure pénale.

« Une approche pragmatique »

Invité de BFMTV et RMC, le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a salué « l’approche pragmatique » du gouvernement et promis l’évaluation de cette mesure qui rompt avec la traditionnelle politique répressive en France.

« Je trouve ça très bien de faire cette forme de PV […] parce qu’avant on passait beaucoup de temps, les policiers, les juges, à faire de la procédure pour ensuite aboutir à des rappels à la loi, donc ça ne servait à rien […] », a affirmé François de Rugy promettant une « évaluation, au bout de deux ans ».

Cette mesure, si elle s’applique en principe à tous les stupéfiants, concerne dans les faits les usagers du cannabis, dont le nombre, en augmentation constante en France, avoisine les 700.000 consommateurs quotidiens.

Moins de 1% des usagers interpellés finissent en prison

Sur quelque 140.000 interpellations chaque année pour usage de stupéfiants, seules 3.098 peines de prison ont été prononcées en 2015, dont 1.283 peines de prison ferme, alors que la loi prévoit jusqu’à un an de prison et 3.750 euros d’amende.

Le rapport parlementaire qui sera présenté en commission des lois ce jeudi, après avoir été reporté deux fois, préconisait deux solutions : une « amende forfaitaire délictuelle » comprise entre 150 et 200 euros assortie éventuellement de poursuites, et la simple contravention.

Le gouvernement a donc opté pour la première proposition, défendue par le député de Gironde Eric Poulliat (LREM).

Cette mesure avait également les faveurs des syndicats policiers qui plébiscitent une « amende forfaitaire » mais pas la contravention, qui « n’est ni plus ni moins qu’une dépénalisation », selon Alliance Police.

Le gouvernement souhaite mettre en place une amende forfaitaire pour les consommateurs de cannabis

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, l’a annoncé sur l’antenne d’Europe 1, précisant que cela ne revenait pas à dépénaliser la consommation de cannabis.

Le gouvernement opte pour une amende, assortie éventuellement de poursuites. Au lendemain de la remise d’un rapport parlementaire préconisant l’abandon des mesures pénales pour les consommateurs de cannabis, le ministre de l’Intérieur a donné la position de l’exécutif sur cette question : « Nous allons forfaitiser ce délit. Mais ensuite, il peut y avoir des poursuites. Il n’a donc pas de dépénalisation du cannabis », a déclaré Gérard Collomb, invité sur l’antenne d’Europe 1.

La mise en place concrète de cette mesure dépendra de son inscription dans la loi, a poursuivi le ministre. « Cela prendra place dans un certain nombre de lois que nous allons présenter, et en particulier sur la réforme de la procédure pénale », a-t-il précisé.

Cannabis : Gérard Collomb veut vite des contraventions

 Amélie James

L’amende plutôt que le tribunal. Les usagers de drogues seront bientôt uniquement passibles de contraventions immédiates. «Je pense que, dans les trois ou quatre mois qui viennent, nous aurons mis en place cette mesure», a annoncé mercredi le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, au micro de BFM TV-RMC. De quoi tenir une promesse du candidat Macron, dont le programme prévoyait d’instaurer une simple contravention pour l’usage et la détention de cannabis. «Nous lançons sans attendre les mesures de réflexion et de concertation sur le sujet pour une mise en œuvre d’ici la fin de l’année», a ensuite précisé l’entourage du ministre.

En l’état actuel du droit, l’usage de drogues et notamment de cannabis est passible d’une amende de 3 750 euros et d’une peine pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement. Dans la pratique, l’application de la loi de 1970 se traduit par des amendes et un engorgement de la justice. Avec cette contraventionnalisation, l’usage de stupéfiants ne serait plus passible du tribunal correctionnel mais d’une juridiction de proximité. Il resterait donc une infraction pénale.

Cette annonce éclaire la position du candidat Macron : alors qu’il ne cessait de marteler être contre la dépénalisation, il écrivait dans son livre Révolution : «On pourrait tout à fait considérer que le régime des contraventions serait suffisant pour sanctionner ces comportements.» Alors, pour ou contre la dépénalisation ? La confusion tient notamment au fait que tout le monde ne met pas la même chose derrière le terme de «dépénalisation». Selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies, «la dépénalisation peut être définie comme le processus tendant à réduire l’application de sanctions pénales à l’égard d’un comportement déterminé, cette réduction pouvant aboutir à leur suppression pure et simple». La contraventionnalisation s’inscrit donc bien dans un processus de dépénalisation. On est loin cependant de la légalisation du cannabis défendue notamment par Benoît Hamon, qui selon lui «permettait de tarir l’économie souterraine et les violences». Timide, la mesure proposée par Collomb devrait néanmoins être taxée de laxisme par ses détracteurs.

L’usage et la détention de cannabis ne seront bientôt plus sanctionnés que par une contravention

FUMETTE – Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a affirmé mercredi que la simple contravention pour détention et usage de cannabis serait mise en place dans trois à quatre mois.

La mesure était voulue par Emmanuel Macron, qui l’avait placée dans son programme électoral. Infliger une simple contravention aux détenteurs et fumeurs de cannabis, plutôt que le passage au tribunal et l’éventuelle peine de prison risquée actuellement. « Je pense que dans les trois-quatre mois qui viennent, nous aurons mis en place » cette mesure, a indiqué le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb chez nos confrères de RMC-BFM.

L’entourage du ministre a également précisé à l’AFP lancer « sans attendre » la réflexion et la concertation sur le sujet « pour une mise en œuvre d’ici la fin de l’année ».

Un allègement du travail des policiers

Depuis une loi de 1970, l’usage et le trafic de cannabis est punie d’une peine d’un an de prison maximum et de 3 750 euros d’amende. Dans la pratique, la prison reste une condamnation exceptionnelle.

Le syndicat UNSA Police a réagi favorablement à l’annonce de Gérard Collomb. « Monsieur le ministre, en faisant l’application de cette revendication syndicale de longue date, répond à une demande forte de simplification et d’allègement du travail, sans sacrifier à l’efficacité », a commenté son secrétaire général Philippe Capon. « Les procédures habituelles concernant les usagers se révélaient jusqu’à présent trop lourdes au vu des sanctions pénales, et trop chronophages pour les services de police ». Selon le syndicaliste, elles n’avaient « jamais démontré la moindre efficacité en matière de lutte contre les trafics ».

Cannabis : fumer tôt favorise l’échec scolaire

D’après les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, 700 000 personnes consommaient quotidiennement du cannabis en 2014. 17 millions expliquaient en avoir déjà pris au cours de leur vie.

Quoi de neuf pour le cannabis en France en 2018 ?

Cannabis en France en 2018

En optant pour l’amende plutôt que des « heures de procédures », le gouvernement veut faciliter le travail des policiers, qui se félicitent de cette décision.

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron: les premières contraventions pour réprimer l’usage de cannabis doivent intervenir d’ici la fin de l’année. Pour autant, pas question pour le gouvernement de rouvrir le débat explosif sur la dépénalisation.

LIRE AUSSI >> Encadrement de l’usage du cannabis en France: « une évolution inévitable »

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé la mise en place dans les prochains mois de contraventions pour usage de drogue, qui selon la loi de 1970 était passible jusqu’à présent d’un an de prison et 3750 euros d’amende.

« Dégager du temps de travail de nos policiers »

« L’année dernière, 180 000 personnes ont été constatées en infraction d’usage de stupéfiants. En moyenne c’est six heures de procédure pour le policier ou le gendarme, autant pour le magistrat chargé du dossier. In fine il y a eu 20 000 rappels à la loi ou injonctions thérapeutiques. Est-ce que le système est efficace? Non », a expliqué ce vendredi le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

« Ce qui compte aujourd’hui c’est d’être efficace, et surtout de désengager du temps de travail de nos policiers et de nos gendarmes pour qu’ils soient plus présents sur des affaires essentielles », a-t-il ajouté. Pour Patrice Ribeiro, du syndicat de policiers Synergie-officiers, « c’est une bonne idée qui tient compte de la réalité ».

« Actuellement les procédures pour consommation de cannabis sont vouées à être jetées à la poubelle […]. La plupart des policiers qui arrêtent un consommateur lui intiment l’ordre de jeter le pétard et laissent la personne partir ».

Les policiers pour, les magistrats contre

Favorable à « une simplification des procédures pénales », l’Unsa police salue également la décision, estimant que « les procédures habituelles concernant les usagers (de drogue) se révélaient jusqu’à présent trop lourdes au vu des sanctions pénales, et trop chronophages pour les services de police » et n’avaient de plus « jamais démontré la moindre efficacité en matière de lutte contre les trafics ».

LIRE AUSSI >> Faut-il légaliser le cannabis?

Chez les magistrats, cette décision n’est pas aussi bien accueillie. « C’est un serpent de mer, ça revient tous les six mois, et le débat n’évolue pas », estime Virginie Duval, l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

« Ça ne va pas changer grand-chose et ça ne va pas désengorger les tribunaux », estime-t-elle. « Il y déjà des alternatives, comme des rappels à la loi », ajoute-t-elle, voyant dans le recours aux contraventions « un choix politique ».

Cannabis : le gouvernement opte pour une amende forfaitaire sans dépénalisation

Image d’illustration. Photo © NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Répression. La mise en place de cette amende “n’éteint pas d’éventuelles poursuites pénales, a précisé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

La mise en place d’une amende forfaitaire pour les consommateurs de cannabis « n’éteint pas » d’éventuelles poursuites pénales, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, sur Europe 1, ce jeudi.

« Nous allons forfaitiser ce délit. Mais ensuite, il peut y avoir des poursuites. Il n’y a donc pas de dépénalisation du cannabis », a-t-il affirmé, conformément aux préconisations d’un rapport parlementaire présenté mercredi, qui ne se prononçait toutefois pas sur la dépénalisation.

Sur le même sujet

Le rapport propose ainsi de sanctionner la consommation par une amende « plus rapide et effective » d’un montant « raisonnable » de 150 à 200 euros, rappelle Europe 1. Une mesure qui, selon les rapporteurs du texte Eric Poulliat (LREM) et Robin Reda (LR), permettra de soulager les tribunaux.

Alors que la consommation de drogue est punie en France d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende, la très grande majorité des personnes interpellées font l’objet d’un simple rappel à la loi. Les mesures devraient être adoptées dans le cadre de plusieurs lois à venir.

Le cannabis est la substance illégale la plus consommée du pays : 17 millions de personnes l’ont déjà essayé. Une majorité de Français (53%) était opposée à la dépénalisation du cannabis, selon un sondage Ifop pour Atlantico, publié en janvier 2017 (47% sont pour).

J’optimise!!….Le positif est de retour

Laisser un commentaire

wan-Carrefour: plan de sauvegarde de l’emploi pour les 2.100 salariés des ex-magasins Dia

AFP
Carrefour va mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour les 2.100 salariés des 273 ex-magasins Dia dont le groupe va se séparer

Paris (AFP) – Carrefour va mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour les 2.100 salariés des 273 ex-magasins Dia dont le groupe va se séparer, a déclaré mardi le PDG Alexandre Bompard.

L' »ambition » du groupe est de pouvoir faire des « offres attractives de reclassement » pour « au moins » la moitié de ces 2.100 salariés et de trouver des repreneurs pour ces magasins, a ajouté M. Bompard.

Le groupe va se séparer de 273 magasins anciennement sous l’enseigne Dia, qui « sont en grande difficulté du fait de leur inadaptation à leur zone de chalandise depuis leur passage sous enseigne Carrefour », selon un communiqué du groupe.

« Lorsque que nous ne trouverons pas de repreneurs, évidemment nous serons contraints de fermer les magasins concernés », a déclaré M. Bompard lors de la présentation à la Défense de son plan de relance. « On a l’ambition d’avoir au moins la moitié des collaborateurs concernés à qui nous pouvons faire des offres attractives de reclassement », a ajouté M. Bompard.

« On va entamer des discussions avec les partenaires sociaux », a-t-il ajouté, assurant qu’il aurait un « dialogue soutenu ».

Le groupe a par ailleurs annoncé la suppression de 2.400 emplois sur 10.500 dans les sièges du groupe en France via un plan de départs volontaires.

Le géant de la distribution, contraint à un virage stratégique face à la perte de vitesse de son modèle, est un des premiers employeurs privés de France, avec 115.000 salariés.

Carrefour supprime 2.400 postes et investit dans le commerce en ligne et le bio

Carrefour – Reuters

Le géant Carrefour, premier employeur de France, a annoncé un plan de départs volontaires massif.

Carrefour a annoncé un “plan de transformation” majeur ce mardi matin, impliquant notamment la suppression de 2.400 postes à son siège en France, qui compte aujourd’hui près de 10.500 employés. Ces suppressions de postes n’entraîneront pas de licenciements mais uniquement des départs volontaires, annonce le groupe dans un communiqué.

Des économies et un investissement massif dans le digital

Cette saignée dans les effectifs est effectuée dans le cadre d’une réduction des coûts de deux milliards d’euros dès 2020 en année pleine. Le groupe espère faire des économies sur la logistique, les coûts de structure, et prévoit de se séparer de 273 magasins anciennement Dia.

Le géant de la distribution français a également annoncé plusieurs réorientations de son activité, notamment des investissements massifs dans le digital (2,8 milliards d’euros d’ici 2022). Carrefour entend ainsi se développer dans le commerce en ligne et vise 5 milliards de chiffre d’affaire avec le e-commerce alimentaire en 2022. Autre priorité pour le groupe : investir dans le bio et quadrupler son chiffre d’affaires dans ce secteur.

Le bio, autre priorité

Carrefour veut également presque quadrupler son chiffre d’affaires dans le bio à 5 milliards d’euros en 2022, et ouvrir au moins 2.000 magasins de proximité dans les cinq prochaines années.

A lire aussi : Cantines : objectif 50% de bio et local dans la restauration collective

Un partenariat stratégique en Chine a également été annoncé, avec un projet d’investissement de Tencent et Yonghui dans Carrefour Chine, Carrefour restant le premier actionnaire de sa filiale.

L’enseigne Carrefour est le premier employeur privé de France avec quelque 115.000 salariés au total.

Carrefour confirme la suppression de 2 400 postes en France

Libération.fr
Carrefour confirme la suppression de 2 400 postes en France
Le logo du groupe Carrefour lors de la présentation du plan de transformation du groupe dans le quartier d’affaires de La Défense, à Paris, le 23 janvier 2018.

Carrefour va supprimer 2.400 postes dans son siège, qui en compte actuellement 10.500, via un plan de départs volontaires, dans le cadre de son plan de relance annoncé mardi, qui vise à accélérer dans le bio, le commerce en ligne et de proximité.

« L’enjeu qui se présente à nous est donc de transformer en profondeur notre groupe pour que la richesse, le nombre et la diversité de ses actifs révèlent leur valeur » #Carrefour2022 pic.twitter.com/NGGD9LBhsS

— Carrefour (@GroupeCarrefour) 23 janvier 2018

Le groupe, qui emploie 115.000 salariés en France, a par ailleurs annoncé une réduction des coûts de deux milliards d’euros dès 2020 en année pleine, notamment via des économies sur la logistique et les coûts de structure, ainsi qu’un projet de réduction de 273 magasins anciennement Dia mais passés sous sa propre enseigne.

A lire aussi :Carrefour au secours des semences paysannes : «Une intention qui va dans le bon sens»

Carrefour veut quadrupler son chiffre d’affaires dans le bio

Un processus de recherche de repreneurs sera lancé pour ces magasins, qui seront fermés si le processus n’aboutit pas. Carrefour favorisera «systématiquement» une offre de reclassement, précise le groupe dans un communiqué.

En Ile-de-France, le siège de Boulogne va être fermé et le projet d’un nouveau siège de 30.000 m2 en Essonne abandonné.

Dans son nouveau plan de transformation, Carrefour s’est fixé un objectif de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le commerce en ligne alimentaire et une part de marché supérieure à 20% en France d’ici à 2022, précise-t-il dans son communiqué.

Pour les produits frais : « A horizon 2022, nous visons en France une croissance du CA 3 fois supérieure au reste de l’alimentaire et 1 million de nouveaux clients » #Carrefour2022 pic.twitter.com/j0WloOje3J

— Carrefour (@GroupeCarrefour) 23 janvier 2018

Il prévoit d’investir 2,8 milliard d’euros sur 5 ans, «soit six fois plus que les investissements actuellement consentis» pour se renforcer dans le numérique.

Carrefour: projets de développement en Chine
(CercleFinance.com) – Carrefour annonce ce matin dans le cadre de sa conférence de presse un projet d’investissement de Tencent et Yonghui dans Carrefour Chine, ainsi qu’un accord de coopération stratégique avec Tencent en Chine.

Carrefour a signé un protocole d’accord avec Tencent et Yonghui pour un investissement potentiel dans Carrefour Chine. A l’issue de l’opération, Carrefour demeurera le premier actionnaire de Carrefour Chine.

Par ailleurs, Carrefour et Tencent annoncent la signature d’un protocole d’accord de coopération stratégique en Chine. ‘ Ce partenariat permettra de mettre en commun l’expertise de Carrefour dans la distribution avec le savoir-faire technologique et les capacités d’innovation de Tencent ‘ indique le groupe.

‘ Il permettra à Carrefour d’améliorer sa visibilité sur Internet, d’accroître son trafic en ligne et en magasin et de bénéficier de l’expertise avancée de Tencent en matière technologique et digitale pour développer de nouvelles initiatives de ‘ smart retail ‘.

Carrefour annonce 2 400 suppressions de postes en France via un plan de départs volontaires

Le groupe prévoit par ailleurs 2,8 milliards d’euros d’investissements sur cinq ans, pour accélérer notamment sa stratégie numérique.

Carrefour présente son « plan de transformation » à l’horizon 2022. Le géant de la distribution a annoncé 2 400 suppressions de postes en France, via un plan de départs volontaires, mardi 23 janvier. « En Île-de-France, les sites de siège seront rationalisés, ce qui implique la fermeture du siège de Boulogne et l’abandon du projet de construction d’un nouveau siège de 30 000 m² en Essonne. Un plan de départ strictement fondé sur du volontariat sera proposé à 2 400 personnes au siège en France, sur un effectif total de 10 500 salariés », a indiqué un communiqué du groupe, cité parLe Monde.

© Fournis par Francetv info

Il a par ailleurs annoncé une réduction des coûts de deux milliards d’euros dès 2020 en année pleine, notamment via des économies sur la logistique et les coûts de structure, ainsi qu’un projet de réduction de 273 magasins anciennement Dia, mais passés sous sa propre enseigne.

Le groupe prévoit par ailleurs 2,8 milliards d’euros d’investissements sur cinq ans, pour accélérer notamment sa stratégie numérique. Outre l’e-commerce, Carrefour souhaite accélérer son développement dans les supermarchés et magasins de proximité dans le monde et devenir « leader de la démocratisation du bio ».

Carrefour refonde son modèle et supprime 2.400 postes en France

Laure BRUMONT, Sylvain PEUCHMAURD
Carrefour refonde son modèle et supprime 2.400 postes en France

La Défense (France) (AFP) – Le géant de la distribution Carrefour a annoncé mardi 2.400 suppressions de postes en France via un plan de départs volontaires, ainsi qu’une réduction de coûts de deux milliards d’euros et un virage vers le commerce en ligne et le bio.

Le géant de l’internet chinois Tencent et la chaîne de supermarchés chinoise Yonghui s’apprêtent par ailleurs à entrer au capital de la filiale de Carrefour en Chine, dont le distributeur français restera le premier actionnaire.

« Carrefour n’a pas suffisamment évolué avec ses clients », a reconnu lors d’une conférence de presse le PDG Alexandre Bompard, qui veut « faire de Carrefour le leader mondial de la transition alimentaire pour tous ».

Les suppressions de postes vont se faire aux sièges du groupe, qui comptent actuellement 10.500 salariés sur 12 sites. Selon lui, la taille du siège est « démesurée » par rapport à la concurrence.

Les syndicats craignaient entre 1.200 et 10.000 suppressions. Ils sont convoqués vendredi pour un comité de groupe France extraordinaire.

Le groupe a aussi annoncé une réduction des coûts de 2 milliards d’euros dès 2020 en année pleine, notamment via des économies sur la logistique et les coûts de structure, ainsi qu’un projet de réduction de 273 magasins anciennement Dia mais passés sous sa propre enseigne.

Dans son plan de transformation, Carrefour s’est par ailleurs fixé un objectif de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le commerce en ligne alimentaire et une part de marché supérieure à 20% en France d’ici à 2022, précise-t-il.

Il prévoit parallèlement d’investir 2,8 milliard d’euros sur 5 ans, « soit six fois plus que les investissements actuellement consentis » pour se renforcer dans le numérique. Il lancera en 2018 un site unique en France, Carrefour.fr, qui aura vocation à être élargi dans d’autres pays.

Carrefour veut également presque quadrupler son chiffre d’affaires dans le bio à 5 milliards d’euros en 2022, et ouvrir au moins 2.000 magasins de proximité dans les cinq prochaines années.

Ces annonces étaient bien accueillies à la Bourse de Paris, où l’action Carrefour gagnait près de 6% vers 09H50.

– Appel à la grève –

Avec 12.300 magasins sous enseigne dans le monde et 374.478 collaborateurs, le géant français de la distribution, qui était encore en 2001 le numéro 2 mondial du secteur derrière l’intouchable groupe américain Wal-Mart, occupe désormais la 9e place, dépassé par Amazon (6e), selon le baromètre annuel du cabinet Deloitte.

Mais c’est en France, qui représente près de la moitié du chiffre d’affaires total du groupe (88,24 milliards d’euros) avec ses 115.000 personnes, que Carrefour est le plus exposé.

Premier syndicat du groupe, FO a d’ores et déjà appelé à la grève le 8 février, tandis que le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a prévenu mardi que l’Etat serait « vigilant sur l’accompagnement de chaque salarié concerné par le plan ».

« En France, Alexandre Bompard est confronté à plusieurs gros dossiers, et en premier lieu celui des hypermarchés », dont il faut transformer le modèle, explique à l’AFP Olivier Salomon, spécialiste de la distribution, directeur au sein du cabinet de conseil AlixPartners.

Le format de l’hypermarché, emblématique des années 1960-1970, « est au c?ur du cyclone », renchérit Philippe Moati, co-président de l’Observatoire Société et Consommation (L’ObSoCo) pour qui « l’une des portes de sortie serait (d’en) réduire la voilure ».

Mais « on commence désormais à voir des signes de faiblesse sur l’alimentaire, car d’autres formats se sont développés plus en phase avec les attentes des consommateurs », telles les enseignes de proximité, souligne M. Moati.

Pour sortir de l’ornière, Carrefour annonce un grand plan de transformation

Le groupe Carrefour, en grande difficulté, a annoncé mardi vouloir accélérer dans le bio, ainsi que le commerce en ligne et de proximité, dans le cadre de son plan de transformation.

Carrefour a dévoilé mardi un vaste plan de transformation à l’horizon 2022 (lire le communiqué en bas de l’article) passant par des réductions de coûts, des investissements massifs dans le digital et un partenariat stratégique en Chine. Pour sortir le premier distributeur européen de l’ornière, son nouveau PDG Alexandre Bompard arrivé en juillet va simplifier son organisation en rationalisant ses sièges en Ile-de-France, avec un plan de départs volontaires en France de 2.400 personnes.

Investir dans le commerce en ligne. Le groupe va aussi engager des réductions de coûts de 2 milliards d’euros dès 2020 en année pleine et va céder 273 magasins Dia. Il entend aussi faire du groupe un acteur omnicanal « de référence », avec un investissement de 2,8 milliards d’euros dans le numérique d’ici 2022 et un objectif de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le e-commerce alimentaire en 2022. Il lancera en 2018 un site unique en France, Carrefour.fr, qui aura vocation à être élargi dans d’autres pays.

Se positionner sur le bio et le commerce de proximité. Carrefour veut également presque quadrupler son chiffre d’affaires dans le bio à 5 milliards d’euros en 2022, et ouvrir au moins 2.000 magasins de proximité dans les cinq prochaines années. Alexandre Bompard a par ailleurs annoncé que le groupe n’avait « aucun projet de fermeture d’hypermarchés en France. » « La pérennité de nos hypermarchés exige une modification de leur modèle de gestion », a-t-il affirmé, expliquant que le groupe a décidé de « passer cinq magasins en location-gérance ».

Ouverture à la Chine. Par ailleurs, le géant de l’internet chinois Tencent et la chaîne de supermarchés chinoise Yonghui s’apprêtent à entrer au capital de la filiale de Carrefour en Chine, selon un accord préliminaire signé entre les trois partenaires. Carrefour annonce qu’il restera le premier actionnaire de sa filiale en Chine. Parallèlement à ce projet d’investissement, Carrefour et Tencent annoncent la signature d’un « protocole d’accord de coopération stratégique en Chine », l’objectif étant de mettre en commun l’expertise de Carrefour dans la distribution avec le savoir-faire technologique de Tencent, géant des réseaux sociaux en Chine.

Les chinois Tencent et Yonghui vont entrer au capital de Carrefour China

Par latribune.fr 
(Crédits : Reuters)
Le géant de l’internet chinois Tencent et la chaîne de supermarchés chinoise Yonghui s’apprêtent à entrer au capital de la filiale de Carrefour en Chine, selon un accord préliminaire signé entre les trois partenaires annoncé mardi par le distributeur français.

Un partenariat stratégique en Chine a été annoncé, avec un projet d’investissement de Tencent et Yonghui dans Carrefour Chine, Carrefour restant le premier actionnaire de sa filiale. Les détails de l’opération, encore à un stade préliminaire, ne seront connus qu’en cas d’accord définitif.

Protocole sur le savoir-faire de Tencent dans la technologie

Parallèlement à ce projet d’investissement, Carrefour et Tencent annoncent la signature d’un « protocole d’accord de coopération stratégique en Chine », l’objectif étant de mettre en commun l’expertise de Carrefour dans la distribution avec le savoir-faire technologique de Tencent, géant des réseaux sociaux en Chine.

« Ce partenariat permettra à Carrefour d’améliorer sa visibilité sur internet, d’accroître son trafic en ligne et en magasin et de bénéficier de l’expertise avancée de Tencent en matière technologique » et numérique, indique Carrefour dans un communiqué.

Le projet de coopération vise entre autres  le partage des données, la numérisation des magasins, les solutions de paiement mobile et l’exploitation de données afin de dynamiser le trafic en magasins de Carrefour Chine.

Dans les pas de Auchan en Chine

Fondé en 1995, Yonghui est spécialisé dans les produits frais et compte plus de 590 magasins dans 23 provinces chinoises.

En novembre, un autre grand distributeur français, Auchan, avait annoncé s’allier au géant chinois du commerce électronique Alibaba pour développer le commerce physique et numérique en Chine.

Carrefour supprime 2 400 postes en France et s’allie à la Chine

Présenté par Alexandre Bompard, le plan de transformation du distributeur inquiète les syndicats. Tencent et Yonghui entrent au capital de Carrefour Chine.

Source AFP | Le Point.fr

Le groupe compte 115 000 salariés en France et plus de 370 000 dans le monde.
Le groupe compte 115 000 salariés en France et plus de 370 000 dans le monde.

© AFP/ PHILIPPE HUGUEN

 ================

jean philippejean philippe         pour rappel, avant, un plan de sauvegarde de l’emploi s’appelait un plan de licenciement.

aroaro                          Et ça continue !!!

Pour la LIBERTEPour la LIBERTE       DONC, nous avons connu la disparition de plus d’un million de petits cultivateurs, de très nombreux petits commerçants et industriels à cause de Carrefour qui lui même disparaît petit à petit
Rigodon CelineRigodon Celine     C’est pas grave, les moutons ont voté macro …
michelemichele                 Je voudrais vous féliciter
> > > > > il en a fallu du courage
> > > > > Pour décider de ponctionner
> > > > > De leurs soi-disant avantages
> > > > > Tous ces bienheureux retraités.
> > > > > *
> > > > > Il est vrai qu’ils sont redoutables
> > > > > Et pour tout dire presque enragés
> > > > > Avec leurs béquilles, leurs bandages
> > > > > Sans parler des chaises percées.
> > > > > *
> > > > > Il y a même un bon côté
> > > > > Peu s’en iront à l’abordage
> > > > > Afin d’incendier l’Elysée
> > > > > Ou de construire des barrages.
> > > > > Et puis ils vont bientôt crever
> > > > > Alors pourquoi donc s’en priver ?
> > > > > *
> > > > > Peut-être vous a-t-il échappé
> > > > > Ce que fut leur enfance dorée?
> > > > > La deuxième guerre mondiale
> > > > > Avec son lot de privations
> > > > > de bombardements, un régal
> > > > > Pour qui aime les films d’action.
> > > > > *
> > > > > Et ensuite ce fut l’école
> > > > > Où l’on passa bien peu de temps
> > > > > Pas comme certains guignols
> > > > > Qui n’en sortent qu’à 27 ans.
> > > > > *
> > > > > Souvent après c’était l’usine
> > > > > Où l’on entrait à 14 ans
> > > > > Quarante-huit heures par semaine
> > > > > Quinze jours de congés payés …
> > > > > Vraiment l’existence rêvée.
> > > > > *
> > > > > Votre service militaire
> > > > > Dites-moi où l’avez-vous fait ?
> > > > > Pour nous, 28 mois d’une guerre
> > > > > Trente mille jeunes y sont tombés
> > > > > Mais cela n’est pas votre affaire
> > > > > Pour le résultat qu’on connait.
> > > > > *
> > > > > Alors pourquoi donc se gêner
> > > > > Pressurons les tous ces nantis
> > > > > Pour pouvoir mieux distribuer
> > > > > Aux arrivants de ces pays
> > > > > Qui jamais n’auront travaillé
> > > > > Ni cotisé, que nenni.
> > > > > *
> > > > > Pour ce qui est du logement
> > > > > Mon Dieu que nous fûmes gâtés
> > > > > A six dans l’appartement
> > > > > D’à peine soixante mètres carrés
> > > > > Sans aucune des commodités
> > > > > Qu’on accorde généreusement
> > > > > Même aux nouveaux arrivés.
> > > > > *
> > > > > Puis l’accession à la propriété,
> > > > > Pour certains « privilégiés »,
> > > > > 20 à 30 ans à serrer la ceinture,
> > > > > Pour que la retraite assure
> > > > > A ces affreux gigolos
> > > > > Un patrimoine de prolos !
> > > > > *
> > > > > Sans doute l’histoire de France
> > > > > N’est pas votre tasse de thé.
> > > > > Elle fût traitée en votre absence
> > > > > Ou bien vous l’avez oubliée.
> > > > > *
> > > > > Pas nous. Un jour vous vous en apercevrez.
-Kickass-Kickass-                   « Choose France » quelques emplois gagnés avec totoya et 2 400 de perdus par ailleurs.
AnonymousAnonymous              cette suppression de 2400 emplois va ravir les actionnaires !!

çasuffitçasuffit                     Merci Macron, merci patron….Merci Macron merci patrons….
Les dirigeants font payer leurs propres erreurs aux travailleurs!
Mais il n’y a pas encore assez de chômage en France: Martinez l’ahuri de la CGT veut faire entrer davantage de blédards et de broussards, comme si 15 à 20 MILLIONS de saletés ne suffisaient pas!

AlaAla                               Et hier Macron annonce qu’il convoque les grands patrons à Versailles pour leur demander de créer des emplois en France et faire des annonces…

michelemichele                      Cela était prévu , macaron va t-il aller faire sa pub promotionnelle dans les magasins comme pour Toyota !!! A savoir qu’à Valenciennes on ne vous a pas montré les crs bloquant les manifestants !!!

LucienLucien                         C’est pas fini et pour les autres groupes pareils. Les retraités, grâce au macron, vont consommer moins et le chômage va augmenter partout.

la guèpela guèpe                      bravo Macron ! avec Peugeot et les autres , la partie immergée de l’iceberg du chômage ! le retour à l’emploi ? une simple figure de rhétorique chère à nos politiciens !

olivierolivier                          Macron « VRP de la France »…

Arnaud MArnaud M                   On va pas pleurer sur le désastre de carrefour. Ils ont tué de nombreux petits commerces. Alors chacun à son tour. Surtout qu’avec le nouveau PDG qui a mis la FNAC sur le flan, ils ne sont pas sortis d’affaire. Enfin, comme ils sont gros, l’Etat viendra à leur secours alors que les petits qui ont été coulés par eux n’ont eux que leurs yeux pour pleurer.
TiPoucet33                           Je confirme… Les dires d’Evelyne75, des mois que c’est dans les tuyaux, et que les salariés les plus anciens s’y préparent. On entre désormais dans la stratégie « online to offline ». La chine a déjà pris pas mal d’avance. Tiens, l’action Carrefour flambe depuis 9h. Totalement mécanique.
 Alain (Paris)                        Les syndicats cramponnés aux situations acquises

Comme toujours, les syndicats sont incapables de se projeter vers l’avenir.
Lorsqu’un modèle devient obsolète, au lieu de travailler à faciliter à leurs adhérents la transition, ils se cramponnent au statu quo en matière d’emploi et de carrières.
Si on avait laissé faire les syndicats, la France compterait toujours des armées de sténo-dactylos et de poinçonneurs de tickets de métro.                                                               Evelyne75                               Dans les tuyaux…..Voilà des mois que cette information est connue des « milieux intéressés », de l’utilité et du bon timing des médias ; certaine et certain, sont heureux de quitter cette enseigne, le plan social est correct

nominoe                                   Il aurait fallu l’inviter à Versailles. Parce que là l’annonce de ce PDG va à contrario des annonces faites hier au Château. Dommage. Mais le modèle de l’hypermarché n’est plus concurrentiel avec Internet et les marchés de producteur. Et ce n’est pas en allant en Chine que Carrefour sauvera ses énormes marges.
Disent en choeur que c’est la faute à Amazon ! Pas à la loi travail, sauvés… Comme chez Peugeot.
  • Sur ce sujet là on est en plein schizophrénie bien française : on se plaint de la disparition des caissières remplacées par des caisses automatiques, mais en même temps personne n’est prêt à faire ce travail là (dont je ne nie pas la pénibilité)
  • Facile de dire ça : Des temps partiels forcés, des paies qui vont avec, des inter vacations mortifères, au final des journées à rallonge pour des demi-smic et on s’étonne de ne pas trouver de personnel ???
    pour notre part, nous avons une trentaine de postes d’employés commerciaux (terme technique pour caissier(e)) à pourvoir, en CDI 35h sans horaire décalé et 14 mois de salaires … et bien nous ne trouvons pas et avons donc recours à de l’interim…
  •                        C’est là qu’il faut que pôle emploi soit plus « incitatif »
  • Malheureusement les rares candidats envoyés par Pole Emploi étaient soit pas au niveau, soit commence l’entretien par vous dire que tel jour ils pourront pas venir, et que tel autre jour peuvent pas commencer avant telle heure…Bon je n veux pas généraliser mais très compliqué de recruter ce type de poste
  • Je comprends bien, et cela me navre, y compris et surtout pour nos concitoyens en recherche d’emploi. Mais on voit que lesdits concitoyens n’ont pas compris que c’est à eux à s’adapter à l’emploi et non pas le contraire

    Quand aux personnes qui n’ont pas le niveau, espérons que la réforme de la formation professionnelle permettra de les former en amont

  • C’est rigolo votre remarque, et c’est plein d’affection, Sandrine.

    Le sujet, en revanche, est une réalité : des postes CDI 35 heures ne trouvent pas preneurs, ce qui est anormal. Il faut vraiment des réformes rapides

  • comme j’ai le sens de l’humour et que je n’hésite pas à me moquer de moi-même, je trouve ça drôle.. bon je sais pas pour Bastien, mais pour ma part j’ai pas l’impression de radoter ou de sortir le couplet de « c’était mieux avant » (même si je le pense très fort..)
  • C’est scandaleux, en effet, que des pères ou mères de famille soient incapables de s’adapter au travail le dimanche et préfèrent s’occuper de leurs enfants.

    « L’avenir de l’être humain est de devenir l’esclave de la machine » nous dit Bastien, alors chers concitoyens, « en marche » (et silence dans les rangs) si vous ne voulez pas le navrer.

    la formation professionnelle est une véritable mafia qui ne sert qu’à engraisser les pontes des organismes obligatoires; ils se fichent complètement de leur mission qui est de former, la seule chose qui les interessent c’est de se répartir la manne versée à fond perdu par les employeurs,

    Cette réforme est essentielle, mais j’ai bien peur que cela ne soit une nouvelle fois qu’une réformette; les contributions obligatoires des employeurs devraient être majoritairement employées à former ceux qui n’ont plus d’emploi, et non pas payer une énième stage de management à des gens déjà en poste

  • La formation professionnelle est à ce jour complètement à côté de la plaque. Hélas ! C’est pourquoi il faut la réformer en profondeur, supprimer les doublons inutiles et laisser chaque individu décider de ce qu’il fera de son crédit-temps formation
  • C’est comme à la télé, c’est le spectateur qui fabrique les programmes qu’on lui laisse regarder.
    AvatarLa Nation désire un énorme taux de chômeurs, sinon elle interdirait les licenciements.

  • Interdire les licenciements ? Vieux fantasme communo-facho
  • Vos insultes ne salissent que vous, cher adorateur du chômage de masse.
    Avatar
    Décidément, les capitalistes ont la haine après la valeur travail.

    AvatarL’avenir, c’est toucher le revenu universel et le dépenser sans avoir à sortir de chez soi.


    P’tain : J’ai hâte de voir ça pour pouvoir le partager sur facebook !

    AvatarJean-Claude Mailly, secrétaire général de FO – majoritaire dans le groupe -, s’est dit « inquiet » du risque d’une « restructuration assez lourde ». « On n’acceptera pas qu’il y ait des licenciements secs » la messe est dite ….
  •            Il acceptera donc les licenciements mouillés à coup d augmentation des indemnités de départ …la suite c’est la collectivité qui payera à terme les pots cassés…effectivement ite missa es
  •              de telles prises de position, c’est terrorisant pour Bompart, il n’en dort pas la nuit
  • Bompart, au moins, connait la ligne blanche à ne pas dépasser. C’est très clair
  • pourquoi , il sniffe Bompart ?
    Avatar Dans le poste ce matin, la bourse salue Carouf pour ses choix d’avenir. Les actionnaires l’ont demi-molle.
    + 5,58 % il y a deux minutes. les z’actionnaires sont contents-con-tant et plus.
    2 400 suppressions de postes sur les 115 000, nous sommes devant un grand malheur que célèbre la bourse en effet… ne serait-ce pas plutôt la décision d’investir plus avant le numérique qui serait saluée ?
  • AvatarLe groupe va proposer une RCC, comme ça FO pourra signer, vu que techniquement c’est pas un licenciement…

    « au sein des différents sièges administratifs du groupe qui comptent environ 10.5000 personnes »

    Hier, c’étaient les privilèges des fonctionnaires de l’AN, logés dans 17.000 mètres carrés, au lieu de 1700, aujourd’hui c’est la quasi totalité des employés du groupe Carrefour qui travaillent dans l’administratif…Nous avons de grands professionnels dans la presse, pas le temps de vérifier, sujet suivant.
    Carrefour veut faire passer ses magasins en franchise, comme chez Leclerc, pour ne pas le nommer.
    Les syndicats de Carrefour craignent que la direction ne se déleste au total d’une quarantaine d’hypermarchés. D’après le Parisien, Bompard devrait toutefois exclure dans son plan de faire passer d’autres hypers, au-delà des cinq déjà concernés, sous le régime de la location-gérance, voir celui de Château-Thierry.

    AvatarMalheureusement la plupart des acteurs de la grande distribution n’ont pas anticipé les changements de modes de consommation : l’époque de l’Hyper où l’on trouve de tout, concept qui date des années 70 est révolu ..les consommateurs privilégient soit les commerces de proximité, soit les commerces spécialisés, soit internet, soit encore des hard discounteurs….

    cette restructuration est donc inévitable et toucheras sans doute a court terme tous les grands groupes de ce secteur

  • Et où qu’ils sont, les chantres de la modernité heureuse, façon Attali qui nous chantaient qu’avec la robotique-domotique-numérique-informatique toussa toussa, ça créérait des milliers et des milliers d’emploi ? …

    Disparus dans des univers parallèles, probablement.

  • En même temps à qui la faute sinon aux clients qui trouvent très pratique de ne pas se déplacer et de commander sur Internet et qui dans le magasin vont aux caisses automatiques pour faire moins de queue ?
  • Après un premier package à 11,5 millions d’euros en 2015, Alexandre Bompard s’est offert un jackpot ahurissant de près de 14 millions d’euros en 2016 — soit 19 % du bénéfice net réalisé par la Fnac l’année d’avant. Tout compte fait, Bompard aura reçu un peu plus de 30 millions d’euros entre 2015 et 2017, ce qui en fait l’un des patrons français les mieux payés, alors que les résultats de la fusion Fnac/Darty ne sont pas si évidents que ça (sauf les suppressions de postes)
  • Il ne faut pas être jaloux. Nous ne devons pas perdre nos meilleurs grands patrons
    Ben voyons… Ça fait 30 ans que la doxa néolibérale nous sert cette soupe « aux grands patrons » que nous devons garder toussa,toussa.

    Dites vous bien que des patrons cost-killers on en trouve partout. un claquement de doigts et il y en a 10 qui se présentent.
    Des patrons qui investissent, qui obligent leurs actionnaires à faire de même, dans l’économie réelle s’entend, qui ont le charisme pour mobiliser leurs salariés, c’est beaucoup plus rare.

  • AvatarApres avoir fait vider les centres villes nos super/hyper vont paupériser les entrées et sorties de villes nous restera plus bientot que de craignos parkings et les rond points …..et les squatters habituels
  • AvatarDès qu’un dirigeant supprime des emplois il fait grimper son salaire, les actionnaires sont vicieux !
AvatarAmazon ouvre un magasin sans caissière. L’avenir sera peut être dans le retour des raccommodeurs de faïence, affûteurs de couteaux , badestamiers (bonnetier fabricant des bas en estame ou grosse laine),…….. bref retour vers le futur. Hier le plein emploi était au bord du gouffre, aujourd’hui il a fait un grand pas en avant.
  • Ironius                     Nouvelle phase de profit à outrance.
    Nouveaux gains pour les actionnaires. 
  • Bronngeor              Hier Macron annonçait créait 2200 emploies en cinq ans aujourd’hui on annonce 2400 pertes d’emploi en cinq ans au final il y a une perte de 200 emploies. » Elle est pas belle la vie ». 
    • EtAllezDonc      et pour les pertes d’emploi, ça ne va pas s’arrêter là.
      Dans le même temps , le nombre de milliardaires augmente.
      Cherchons l’erreur.
  • Liloobol                   Nouveau résultat de la loi modifiant le code du travail. Et les caisses automatiques vers lesquelles tous les clients se ruent n’arrangent pas l’emploi, sans compter les prix pratiques dans les magasins. 
  • Tomtomine           De plus en plus de caisses automatiques de plus en plus de stocks automatiques … ce n’est que le début 
  • Wama                      Les hypermarchés tirent les prix à l’achat et cherchent à faire des économies en queue de chaîne. Mais jusqu’à quand cette course à la marge la plus grosse ?? 
  • jano 02                     Macron ne passe pas voir ,,, 
  • coco891                   200 millions de CICE, surement de la faute des chomeurs et des gens au rsa. Alors c’est qui les assistés ? 
    • elatifia         mais non qu’est ce que tu racontes là!
      et on dira à ces même chômeurs au bout de 3 mois d’aller chercher un nouveau travail sinon chômage réduit
  • KROKAZAN201       Lorsque je vois fleurir les caisses automatiques et les gens stupides y aller … et du coup participer à la disparition des caissières …. ça me dégoute … ça va faire comme les pompistes … Pour info, en Russie les stations ou ils ont mis des pompistes qui vous servent et vous font payer en liquide ou CB sans sortir de votre voiture ont, d’après une étude parue il y a quelques jours, fait un bénéfice de fréquentation de 28% …… mais bon, allez expliquer çà aux industriels et à « l’état jouet » des industriels 
    • NicoLeFou

      @KROKAZAN2013:      et bien continuez a refuser le progrès, continuez à faire vos courses, à tout déballer en caisse pour remballer.
      Dans une enseigne concurrente, les caisses automatiques comportent toute une personne physique et je gagne du temps!
      Quand à votre exemple des pompistes, ils respirent toute la journée des vapeurs d’essence et ce n’est pas bon pour leur santé! C’est une des raisons pourquoi en France c’est vous qui faites votre plein, vos respirez un petit peu de vapeur mais bien moins qu’une personne qui ferai cela à longueur de journée et à qui pourrait le signaler à l’inspection du travail.
      Votre exemple est donc très mal choisi, a moins que vous ne négligiez la santé…

  • SandekAuner         Quand on sait la place que tiennent les achats en ligne notamment pour l’électro-ménager et l’électronique, on comprend que leurs vendeurs en grandes surfaces perdent petit à petit leur raison d’être ! Les appareils exposés servent le plus souvent d’appréciation visuelle qui conforte un choix hypothétique …en ligne !
    C’est en général de 15 à 30% moins cher et parfois, livraison comprise ..! 
  • Excellent69210       Prévisible. Ce mec. Rien à voir avec Mr plassat. J’ai déjà eu affaire à plassat pour une affaire, grand Mr !!! Bonne retraite Mr 
  • Eno33                       Ça commence… Vive la robotisation…. 
  • SandekAuner        J’ai les yeux qui sortent des orbites  » On s’en douter mais c’est confirmé  » !!! C’est qui le gamin qui griffonne de telles inepties ? Personne pour corriger avant parution ???? Je le fais alors : on s’en doutAIT … là c’est correct !!! 
  • algunet                    « On s’en doutait » J’ose espérer que le correcteur automatique sera grondé ! 
  • NicoLeFou               2400 départs volontaires? Bien loin des 5000 licenciements annoncés par la CGT, et FO qui faisait grêve avant même de savoir de quoi il retournait!
    Les syndicats doivent évoluer, changer, grandir, car ils n’arrivent plus à représenter et encore moins a défendre les Français! 
    • jeanmach       2400 c’est beaucoup, je n’apprécie pas les syndicats mais ils ont raison, même un seul emploi dans notre pays c’est trop. Maintenant subir un départ « volontaire », c’est avoir une maigre compensation pour minimiser la souffrance temporairement. Ouvrez les yeux
    • NicoLeFou

      @jeanmach:        je n’ai pas dit que 2400 c’était négligeable. Seulement que les syndicats hurlent au loup avant de savoir, lancent des chiffres au hasard…
      Ils perdent toute crédibilité à se comporter ainsi!

  • Xmad                            « On s’en douter » !

Tout est bon…dans le maton!

Laisser un commentaire

ir-8Les gardiens bloquent les prisons, la ministre va recevoir les syndicats

Un surveillant de prison tient des pancartes à côté de palettes de bois en feu pour bloquer l’accès à la prison de Gradignan, le 15 janvier 2018.[Mehdi FEDOUACH / AFP]

Lundi matin, à l’appel des syndicats, des dizaines de prisons partout en France étaient bloquées avant une rencontre prévue dans la journée avec la ministre de la Justice pour reprendre les discussions sur leurs revendications salariales et sécuritaires.

Lundi matin «115 établissements étaient bloqués en France» sur les 188 du pays, a affirmé à l’AFP le secrétaire national de FO Emmanuel Baudin. Aucun chiffre n’était disponible pour l’heure auprès de l’administration pénitentiaire.

Environ 150 surveillants étaient rassemblés peu après 7h à Fleury-Mérogis (Essonne). Une journaliste de l’AFP rapporte qu’ils bloquaient l’accès à la prison avec des barricades faites de pneus et palettes l’accès à la prison.

Sur place, le le secrétaire général de FO Emmanuel Baudin a lancé aux grévistes : «Je compte sur vous pendant ces négociations pour bloquer !», les appelant d’ores et déjà à «revenir demain». La mobilisation était aussi suivie dans le reste de la région parisienne (Melun, Villepinte) et ailleurs en France : les principaux établissements étaient bloqués en Auvergne-Rhône-Alpes, tout comme dans le Grand Est et toutes étaient bloquées en Occitanie, selon des syndicalistes locaux.

Dans la nuit, rapporte l’AFP, la garde des Sceaux Nicole Belloubet a annoncé qu’elle recevrait lundi les organisations syndicales après le rejet des propositions du gouvernement, appelant «à la responsabilité de chacun». Dans un communiqué, le ministère de la justice indique que la ministre «souhaite reprendre immédiatement le dialogue» et «recevra, dès ce jour, l’ensemble des organisations syndicales représentatives».

Dimanche soir, un détenu s’en est une nouvelle fois pris à des gardiens, à Longuenesse (Pas-de-Calais), les agressant avec un pied de table en fer et les blessant aux bras, selon l’administration pénitentiaire et le syndicat majoritaire Ufap-Unsa.

Le centre pénitentiaire de Borgo où deux surveillants ont été blessés par des détenus, le 19 janvier 2018 en Corse [PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP]Négociations Prisons : un «projet d’accord» remis à la ministre de la Justice et aux syndicats
La ministre de la Justice Nicole Belloubet escortée à sa sortie d'une visite à la prison de Borgo en Corse, le 19 janvier 2018  [PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP]Corse La ministre de la Justice sifflée et huée devant la prison de Borgo
Justice Prison : «Pas un jour ne passe sans qu’on n’entende parler d’une agression»

Forte mobilisation des gardiens de prison, avant une rencontre au ministère

AFP
Des gardiens en grève rassemblés devant la prison de Fleury-Merogis le 22 janvier 2018

Des gardiens en grève rassemblés devant la prison de Fleury-Merogis le 22 janvier 2018        afp.com/Philippe LOPEZ

Paris – Des dizaines de prisons partout en France sont bloquées lundi matin à l’appel des syndicats avant une rencontre prévue à partir de 13H00 avec la ministre de la Justice pour reprendre les discussions sur leurs revendications salariales et sécuritaires.

« A 09H00, nous avons 50 établissements bloqués: 15 où les agents ont refusé de prendre leur service et 35 où des barrages devant les prisons empêchent tout personnel d’entrer« , a-t-on appris auprès de la Direction de l’administration pénitentiaire.

« Nous nous concentrons ce matin sur les établissements qui nécessitent un renfort de forces de sécurité (policiers et gendarmes, Ndlr) pour pallier l’absence d’agents et assurer le service« , a-t-on ajouté de même source.

Plus tôt, le secrétaire national de FO Emmanuel Baudin avait assuré à l’AFP que « 115 établissements étaient bloqués en France » sur les 188 du pays.

Après l’échec des négociations la semaine dernière en raison de propositions du gouvernement jugées « insuffisantes« , les trois principaux syndicats (Unap-Unsa, CGT, FO) « seront reçus par la ministre à partir de 13H00, les uns après les autres« , a indiqué la chancellerie à l’AFP.

A Fleury-Mérogis (Essonne), plus grande prison d’Europe avec plus de 4.300 détenus, environ 150 surveillants se sont rassemblés peu après 07H00 et ont bloqué avec des barricades faites de pneus et palettes l’accès à la prison, a constaté une journaliste de l’AFP. Les appels par haut-parleur « aux agents qui souhaitent prendre leur service » étaient couverts par des huées.

La mobilisation est aussi suivie dans le reste de la région parisienne (avec des blocages à Melun, Villepinte, Nanterre, dans le Val d’Oise et un débrayage à Meaux) et ailleurs en France: les principaux établissements sont bloqués en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Grand Est et toutes sont bloquées en Occitanie et à Ajaccio (Corse), selon des syndicalistes locaux.

Dimanche soir, un détenu s’en est une nouvelle fois pris à des gardiens, à Longuenesse (Pas-de-Calais). Il les a agressés avec un pied de table en fer, les blessant aux bras, selon l’administration pénitentiaire et le syndicat majoritaire Ufap-Unsa.

Lundi matin, une cinquantaine de gardiens stationnaient devant l’entrée du centre et y ont allumé des palettes.

– Non aux « mesurettes » –

A Borgo (Haute-Corse), où deux surveillants ont été agressés la semaine dernière, une soixantaine de gardiens se sont postés devant la prison, sans la bloquer, a constaté un photographe de l’AFP.

Ces agressions à répétition alimentent la colère des gardiens de prison qui jugent leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée. C’est l’agression de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 11 janvier qui a mis le feu aux poudres.

La semaine dernière, parallèlement à la mobilisation nationale des gardiens, l’Ufap-Unsa (40%) et la CGT-Pénitentiaire (environ 15%) ont participé à des négociations avec le gouvernement, mais ont refusé samedi de signer le « projet d’accord » qui en est sorti.

« Les personnels sont fatigués et furieux. Le mouvement sera dur lundi et ne s’arrêtera pas si le gouvernement ne propose que des mesurettes« , a prévenu le secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire, Christopher Dorangeville, dimanche.

FO-Pénitentiaire, qui n’avait pas participé aux premières négociations, a appelé à « amplifier la pression« .

La CGT et FO ont prévenu que le mouvement de blocage des prisons était reconductible « jusqu’à ce que le gouvernement entende (leurs) revendications« .

L’Ufap-Unsa et la CGT estiment que le « projet d’accord » est « bien en deçà des attentes des collègues mobilisés » notamment concernant les indemnités et le statut des 28.000 surveillants. Ils jugent aussi insuffisante la proposition de 1.100 créations de postes sur quatre ans.

La présidente du Front national Marine Le Pen a dit lundi soutenir « totalement les revendications et la colère du personnel pénitentiaire« , estimant que « le gouvernement ne prend pas la mesure de la dangerosité » des « fondamentalistes islamistes« .

Dimanche, Nicole Belloubet avait pris « acte du refus » de signer le texte pourtant négocié avec le gouvernement.

Les trois principaux syndicats demandent des revalorisations: soit indemnitaires (pour l’Ufap), avec une revalorisation des primes de nuit ou de pénibilité, soit statutaires (pour FO et la CGT), avec le passage pour les agents de la pénitentiaire de la catégorie C à la catégorie B.

Prisons: appel au « blocage total » ce lundi, la ministre de la Justice va recevoir les syndicats

Syndicats de surveillants et ministère ne sont toujours pas parvenus à un accord.

AFP
Des surveillants incendient des palettes pour bloquer la prison de Nanterre le 18 janvier (Image d’illustration).

PRISONS – Les gardiens de prison entrent dans leur deuxième semaine de mobilisation. Les syndicats appellent ce lundi 22 janvier à un nouveau « blocage total » des établissements pénitentiaires à partir de 6 heures pour faire entendre des revendications salariales et sécuritaires. Ils seront reçus dans la journée par la ministre qui veut « reprendre le dialogue ».

À Fleury-Mérogis (Essonne), Valence (Drôme) ou Joux-la-Ville (Yonne), les appels au blocage ont été entendus, comme en témoignent des journalistes sur place.

Des blocages ont également été mis en place à Metz et Sarreguemines (Moselle), Saint-Mihiel et Montmédy (Meuse), Ecrouves, Nancy et Toul (Meurthe-et-Moselle), Strasbourg et Oermingen (Bas-Rhin), Mulhouse et Ensisheim (Haut-Rhin).

La Garde des Sceaux Nicole Belloubet a annoncé dans la nuit qu’elle recevrait lundi les organisations syndicales après le rejet des propositions du gouvernement, dans un climat de tension alimenté par des agressions à répétition.

« La ministre de la Justice souhaite reprendre immédiatement le dialogue. C’est la raison pour laquelle elle recevra, dès ce jour, l’ensemble des organisations syndicales représentatives », a indiqué un communiqué de ministère. Quelques heures avant le début de l’appel au blocage dans les 188 prisons du pays, la ministre a aussi appelé « à la responsabilité de chacun afin que la sécurité et le fonctionnement des établissements pénitentiaires soient assurés ».

« Fatigués et furieux »

Dimanche soir, un détenu s’en est une nouvelle fois pris à des gardiens, à Longuenesse dans le Pas-de-Calais. Il les a agressés avec un pied de table en fer et les a blessés aux bras, ont indiqué l’administration pénitentiaire et le syndicat majoritaire Ufap-Unsa. Le syndicat FO a appelé les gardiens de Longuenesse à « ne pas prendre les clés » lundi matin, c’est-à-dire à ne pas prendre le travail et à laisser les forces de l’ordre prendre le relais.

Ces agressions à répétition alimentent la colère des gardiens de prison qui jugent leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée. C’est l’agression de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 11 janvier qui a mis le feu aux poudres.

La semaine dernière, parallèlement à la mobilisation des gardiens dans toute la France, l’Ufap-Unsa (40%) et la CGT-Pénitentiaire (environ 15%) ont participé à des négociations avec le gouvernement, mais elles ont refusé samedi de signer le « projet d’accord » qui en est sorti.

« Les personnels sont fatigués et furieux. Le mouvement sera dur lundi et ne s’arrêtera pas si le gouvernement ne propose que des mesurettes », a prévenu le secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire, Christopher Dorangeville, dimanche. FO-Pénitentiaire, qui ne s’est pas assis à la table des discussions avec le gouvernement, a appelé à « amplifier la pression » pour faire notamment entendre des revendications salariales.

Blocage

La CGT et FO ont prévenu que le mouvement de blocage des prisons était reconductible « jusqu’à ce que le gouvernement entende (leurs) revendications ».

L’Ufap-Unsa et la CGT estiment que les propositions du gouvernement contenus dans le « projet d’accord » sont « bien en deçà des attentes des collègues mobilisés » notamment concernant les indemnités et le statut des 28.000 surveillants. Ils jugent aussi insuffisantes la proposition de 1100 créations de postes sur quatre ans.

Dimanche, la ministre de la Justice Nicole Belloubet avait pris « acte du refus » de signer le texte pourtant négocié avec le gouvernement durant la semaine sur la base d’une plateforme commune de revendications.

Les trois principaux syndicats demandent des revalorisations: soit indemnitaires (pour l’Ufap), avec une revalorisation des primes de nuit ou de pénibilité, soit statutaires (pour FO et la CGT), avec le passage pour les agents de la pénitentiaire de la catégorie C à la catégorie B.

Prisons : les syndicats de surveillants appellent au «blocage total» lundi

J.-M.D. avec AFP
Les blocages devraient se poursuivre dans les prisons, comme ici à Fleury-Mérogis (Essonne). DR

Le projet d’accord entre le ministère de la Justice et les syndicats de gardiens de prison a été rejeté samedi par FO-pénitentiaire, l’Ufap-Unsa et la CGT-Pénitentiaire.

Après les ultimes propositions de la ministre de la Justice de créer 1 100 postes de surveillants sur les quatre ans à venir pour mieux encadrer les 188 établissements en France, les syndicats bloquent. Et renvoient la copie à l’administration. A l’image de FO, qui estime que cet accord «n’est que de la poudre aux yeux».

Dans un premier temps, la CGT et l’Ufap-Unsa, syndicat majoritaire de la profession, avaient semblé soutenir le texte. Samedi, le premier a dénoncé des propositions «bien en deça des attentes» et le second a annoncé qu’il ne signerait pas, après avoir consulté ses militants, appelant au «blocage total» lundi.

FO, qui fait cavalier seul, a aussi appelé à durcir le mouvement qui a débuté le 11 janvier après l’agression de trois gardiens par un détenu au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Nord). Le syndicat demande à ses adhérents de pratiquer le «dépôt des clés», une façon de cesser le travail.

LIRE AUSSI >Prison de Fleury-Mérogis : «On se révolte parce qu’on n’en peut plus»

Des tensions en interne

Selon l’administration pénitentiaire, seuls trois établissements seraient concernés. Mais à Fleury-Mérogis (Essonne), la prison aux 4 000 détenus, «une seule aile sur les cinq» de cette maison d’arrêt géante fonctionnerait normalement selon FO.

A Réau (Seine-et-Marne), la plupart des gardiens n’ont pas pris leur service selon le représentant local du syndicat. Une situation qui génère des tensions en interne. A Maubeuge (Nord), des détenus ont manifesté samedi leur mauvaise humeur, obligeant des équipes de sécurité à intervenir.

Prisons : trois syndicats appellent au « blocage total » lundi

Prisons : trois syndicats appellent au "blocage total" lundi
Les syndicats ont déjà mené des actions de blocage cette semaine.@ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Le syndicat majoritaire chez les gardiens de prison a rejeté samedi soir le projet d’accord avec le gouvernement et appelle, comme deux autres syndicats, au « blocage total » des prisons lundi.

Le syndicat majoritaire chez les gardiens de prison, l’Ufap-Unsa Justice, a annoncé samedi soir qu’il rejetait le projet d’accord négocié avec le gouvernement et appelé au « blocage total » des établissements dès lundi à 06h. Il s’agit du troisième syndicat des personnels pénitenciers à rejeter cet accord, enjoignant ainsi à durcir le mouvement des blocages.

Demande de « revalorisation indemnitaire ». Après le rejet par ses militants du texte, l’Ufap-Unsa Justice « acte la demande de revalorisation indemnitaire des personnels », dans un communiqué. L’accord prévoyait la création de 1.100 postes de surveillants en quatre ans, dont 100 cette année. Il portait également sur la définition d’un nouveau régime de détention pour les détenus radicalisés et condamnés ou poursuivis pour faits de terrorisme islamiste, avec le doublement d’ici fin 2018 des capacités d’évaluation de ces prisonniers dans des quartiers spécifiques. Le projet d’accord proposait également un renforcement de la prise en charge des détenus violents et comprenait tout un volet sur la reconnaissance des métiers du monde pénitentiaire. Le texte prévoyait enfin que un renforcement des moyens matériels.
Trois syndicats rejettent l’accord. Avec le rejet de l’accord par l’Ufap-Unsa Justice, ce sont désormais les trois principaux syndicats de la pénitentiaire qui appellent à durcir le mouvement. La CGT a annoncé plus tôt samedi qu’elle ne signerai pas l’accord. « Les éléments qui composent ce projet de texte soumis à ratification sont bien en deçà des attentes des collègues mobilisés », a fait savoir la CGT-Pénitentiaire. SNP-FO, qui n’a pas pris part aux discussions avec le gouvernement, avait qualifié cet accord de « fumisterie », précisant qu’il n’empêcherait pas « les agressions violentes subies par les personnels à court et moyen terme ». Les trois ont donc appelé à « un blocage total » des établissements à partir de lundi.

Des blocages en réponse aux agressions. Une grande partie des 188 établissements pénitentiaires français ont été perturbés cette semaine par des blocages et des retards de prise de service des gardiens. Ce mouvement a été déclenché par l’agression à l’arme blanche de trois surveillants et d’un gradé de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, le 11 janvier. Depuis lors, plusieurs autres agressions de surveillants ont été commises par des détenus radicalisés.

Prisons : appel au blocage total lundi

Le conflit continue dans les prisons : le projet d’accord que les syndicats avaient négocié avec le gouvernement a été rejeté samedi 20 janvier au soir. L’appel à un blocage total a été lancé pour lundi matin.

avatarFrance 3France Télévisions

La colère ne faiblit pas dans les prisons, comme samedi 20 janvier à Lille (Nord). Les surveillants rejettent unanimement le projet d’accord soumis aux syndicats. Dès samedi soir, dans un communiqué, la CGT pénitentiaire affichait son refus. Le projet d’accord prévoyait notamment la création de 1 100 postes sur quatre ans. Pour Force ouvrière, qui a toujours refusé les négociations, le problème n’est pas là, mais dans l’amélioration des conditions de sécurité des surveillants et un régime spécifique pour les détenus radicalisés. Clairement insuffisant pour les syndicats, qui réclamaient des quartiers isolés pour ces détenus dangereux.

Blocage total dès lundi matin à 6 heures

Même crispation en Corse, après la violente agression à la prison de Borgo vendredi dernier. Pour les surveillants, hors de question de reprendre le travail. Après déjà une semaine de tension, le mouvement devrait s’amplifier dans les prisons. Les syndicats appellent à un blocage total dès lundi matin à 6 heures.

Prisons : les blocages continuent, la ministre reçoit les syndicats de gardiens

Le blocage a repris ce lundi 22 janvier devant plusieurs prisons de France. La ministre de la Justice souhaite rencontrer les syndicats de gardiens pour renouer le dialogue.

Des drapeaux d’organisations syndicales accrochés devant le pénitencier de Borgo, en Corse, le 19 janvier 2018 ( ©AFP/Archives/PASCAL POCHARD-CASABIANCA )

Les syndicats de gardiens de prisons appellent ce lundi à un nouveau « blocage total » des établissements à partir de 6h pour faire entendre des revendications salariales et sécuritaires, avant d’être reçus par la ministre qui veut « reprendre le dialogue ».

La Garde des Sceaux Nicole Belloubet a annoncé dans la nuit qu’elle recevrait lundi les organisations syndicales après le rejet des propositions du gouvernement, dans un climat de tension alimenté par des agressions à répétition.

« La ministre de la Justice souhaite reprendre immédiatement le dialogue. C’est la raison pour laquelle elle recevra, dès ce jour, l’ensemble des organisations syndicales représentatives », a indiqué un communiqué de ministère.

Quelques heures avant le début de l’appel au blocage dans les 188 prisons du pays, la ministre a aussi appelé « à la responsabilité de chacun afin que la sécurité et le fonctionnement des établissements pénitentiaires soient assurés ».

Une nouvelle agression de gardien

Dimanche soir, un détenu s’en est une nouvelle fois pris à des gardiens, à Longuenesse (Pas-de-Calais). Il les a agressés avec un pied de table en fer et les a blessés aux bras, ont indiqué l’administration pénitentiaire et le syndicat majoritaire Ufap-Unsa.

Le syndicat FO a appelé les gardiens de Longuenesse à « ne pas prendre les clés » lundi matin, c’est-à-dire à ne pas prendre le travail et à laisser les forces de l’ordre prendre le relais.

Ces agressions à répétition alimentent la colère des gardiens de prison qui jugent leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée. C’est l’agression de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 11 janvier qui a mis le feu aux poudres.

La semaine dernière, parallèlement à la mobilisation des gardiens dans toute la France, l’Ufap-Unsa (40%) et la CGT-Pénitentiaire (environ 15%) ont participé à des négociations avec le gouvernement, mais elles ont refusé samedi de signer le « projet d’accord » qui en est sorti.

LIRE AUSSI – Prisons : rejet unanime d’un projet d’accord, appel au blocage total

« Les personnels sont fatigués et furieux. Le mouvement sera dur lundi et ne s’arrêtera pas si le gouvernement ne propose que des mesurettes », a prévenu le secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire, Christopher Dorangeville, dimanche.

FO-Pénitentiaire, qui ne s’est pas assis à la table des discussions avec le gouvernement, a appelé à « amplifier la pression » pour faire notamment entendre des revendications salariales.

La CGT et FO ont prévenu que le mouvement de blocage des prisons était reconductible « jusqu’à ce que le gouvernement entende (leurs) revendications ».

« Mesures concrètes »

L’Ufap-Unsa et la CGT estiment que les propositions du gouvernement contenus dans le « projet d’accord » sont « bien en deçà des attentes des collègues mobilisés » notamment concernant les indemnités et le statut des 28 000 surveillants.

Ils jugent aussi insuffisantes la proposition de 1 100 créations de postes sur quatre ans.

Dimanche, la ministre de la Justice Nicole Belloubet avait pris « acte du refus » de signer le texte pourtant négocié avec le gouvernement durant la semaine sur la base d’une plateforme commune de revendications.

La garde des Sceaux relevait les « mesures concrètes pour renforcer la sécurité des personnels et des moyens » apportés par ce texte, citant la création d’emplois et une prise en charge spécifique des détenus radicalisés.

Les trois principaux syndicats demandent des revalorisations: soit indemnitaires (pour l’Ufap), avec une revalorisation des primes de nuit ou de pénibilité, soit statutaires (pour FO et la CGT), avec le passage pour les agents de la pénitentiaire de la catégorie C à la catégorie B.

Dimanche, la mobilisation s’est poursuivie au ralenti.

Les prisons de Borgo (Haute-Corse), où des gardiens ont été agressés vendredi, et celle de Gradignan (Gironde) étaient totalement bloquées et des retards à la prise de service ont été observés dans plusieurs prisons, selon une source syndicale et l’administration pénitentiaire.

Blocage des prisons : « le système marche sur la tête »


 Thomas Frénéat

À la suite de l’agression de leurs collègues dans le nord de la France, les surveillants bloquaient en ce début de semaine les prisons du Rhône. Corbas, Villefranche, Roanne ou encore Saint-Étienne, la situation est rapidement revenue à la normale. Bernard Bolze, fondateur de l’Observatoire international des Prisons et initiateur du site Prison Insider réagit à ces manifestations.

Bernard Bolze

© Tim Douet
Bernard Bolze

Surveillant de prison est un métier difficile. Coincés entre les détenus, la hiérarchie pénitentiaire et les décisions politiques nationales, ils sont selon Bernard Bolze victimes de leur image. « C’est un métier dévalorisé, et donc dévalorisant », estime le militant, qui comprend la colère de ces hommes en uniforme.  Il ajoute : « Traditionnellement, c’est mal vu d’être surveillant pénitentiaire. Alors que c’est un métier qui demande beaucoup de qualités ». Calme, sang-froid et empathie sont en effet des traits indispensables pour évoluer de façon pérenne en milieu carcéral. Pour Bernard Bolze, garder des prisonniers c’est « être gardien de son semblable, être gardien de son frère ».

Surpopulation pour les détenus et extrémisme chez les surveillants

Pourtant, Bernard Bolze met en garde sur les réelles motivations de ces surveillants, qui selon lui ne sont pas toujours très claires. Il considère que les agressions, comme celles qu’ont subies les trois gardiens de la prison de Vendel-en-Vieil, sont instrumentalisées. « L’agression était très modeste, et ne méritait pas de bloquer les prisons de France. Ce qui est dangereux, c’est qu’il y a toute une idéologie d’extrême droite qui gangrène la profession », assure-t-il. Des considérations politiques donc, qui pousseraient certains gardiens à demander d’appliquer des politiques sécuritaires plus répressives. Or, selon lui, « ces politiques le sont déjà assez comme ça » et causent la plaie du système carcéral français : la surpopulation. « La surpopulation, c’est un fait. Elle existe, car on enferme des gens qui n’ont pas raison d’être en prison. On les emprisonne pour des délits mineurs et sur de courtes périodes. Le résultat, c’est que ça abîme les gens, et qu’ils ont ensuite plus de chances de récidiver », explique M.Bolze avant d’ajouter « une prison où les conditions de travail des gardiens et les conditions de vie des détenues sont mauvaises ne peut rien donner de bon ».

Des surveillants mal formés et des politiques désintéressés

Bernard Bolze dénonce également la formation des surveillants pénitentiaires, trop légères selon lui. Jeunes et peu formés, les gardiens n’auraient pas les outils en main pour assurer correctement leur métier. « On envoie en première ligne des jeunes de 20 ans avec 8 mois de formation. Les gardiens chevronnés eux, demandent à être mutés dans les prisons les plus calmes. Au final, ce sont les moins expérimentés qui se retrouvent là où c’est le plus compliqué », déplore-t-il. Sur les blocages, Bernard Bolze considère que les gardiens se trompent d’adversaire. Il insiste : « Les politiques se fichent du milieu carcéral, ça ne les intéresse pas. Les premiers touchés par les blocages, ce sont les détenus. Pendant une journée, voire plusieurs, ils ne peuvent plus voir leur avocat, accéder au parloir ou sortir au tribunal ». Finalement, la situation serait bloquée de toutes parts. Blocages de prisons inefficaces, détenus lésés dans leurs droits et politiques insuffisantes, le système carcéral français a, pour Bernard Bolze, tout d’un système qui « marche sur la tête ».

=============
  • mickey69                                On peut comprendre cette grogne, quand elle concerne les problèmes de considération et d’effectif, mais en profiter pour racketer l’État n’est pas à l’honneur des gardiens. 
  • dakota73                                   apportons notre soutien au gardiens de prisons….
    certains au gouvernement doivent certainement vivre sur une autre planète au vu des déclarations faites par ces personnes pourtant en charge de responsabilités nationales….
    faut créer des centres de détention spécialisés pour détenus dangereux et a problèmes, comme cela existe au Etats-unis et dans d’autres pays… 
  • Eno33                                      *quitte à ce que l’argent des français soit investi dans ce secteur autant le faire bien. Des prisons new générations, robotisées drones…. Pourquoi une main d’œuvre humaine.. 
  •  Ils se comportent comme des casseurs… Ha bravo… Soit ça déteint sur eux soit ils étaient prédisposés. Leur comportement est aux antipodes de leur fonction.
    Puisqu’on est capable de robotiser des usine… Et de contrôler des drones d’attaque… Autant réfléchir a la fonction de gardien de prison par ces technologies… 
  • Des robots et des drones…gardien de prison Voilà l’avantage de nos avancées technologiques – Au moins là. 
  • Gememare                            La colère des surveillants de prison ça revient régulièrement, c’est comme le blocage des routes par les routiers ou le déversement de fumier par les agriculteurs.
  • christophe.heuzardencore une fois re d’accord avec vous , il faut que vous soyez en sécurité pour travailler c’est le minimum avec un boulot pareil trop dangereux
  • NAC                                            Il est sûr que les syndicats profitent complètement de la situation. C’est de bonne guerre …même si elle est très politique (les français ne sont pas naïfs) ; et même si, dans ce cas précis, les surveillants ont certaines raisons de protester. Mais, excités par les syndicats, ils ne le font pas toujours avec raison. Et, je veux adresser un CARTON ROUGE à l’ensemble des syndicats ! A quoi ça sert, sinon politiquement, de se prétendre favorable aux mesures écologiques, mais chaque protestation brûler des palettes et des pneus : feux hautement polluants et cancérigènes ! Je serai manifestant ou membre des forces de l’ordre, je porterai plainte contre les délégués syndicaux pour intoxications et mise en danger de la vie d’autrui par diffusion de substances cancérigènes. J’ai peu de chance d’être entendu car malheureusement par instruction ou par couardise, les politiques et les médias s’autocensurent et appliquent strictement la consigne : « pas touche aux syndicats !… trop dangereux » Quand y aura-t-il un courageux pour soulever ce problème récurrent ? (post multi médias)
    karl6497                                  Macron t’est cuit
  • christophe.heuzard             oui vous avez raison ne reprenez pas le travail , par contre je ne pense pas que les forces de l’ordre soient emballées de repousser ces personnes car ce sont des travailleurs en danger , courage
    Sans_Dents                             Nous avons eu ce spectacle édifiant (à Fleury Merogis), de forces de l’ordre matraquant des gardiens de prison ! Ça semble bien plus facile que de s’en prendre à des Zadistes totalement hors la loi … Concernant la Garde des Sceaux, dépenser une cinquantaine de millions d’€ pour installer des téléphones dans les cellules semble bien plus prioritaire que de s’occuper de la sécurité des personnels pénitentiaires !
  • gazelle                                     je suis inquiet … qui va donner à manger aux prisonniers et les faire sortir en promenades ?
    a1b2c3                                     toute ma solidarité envers les matons
  • Jeanri                                     Ils n’ont rien compris , les matons ! ils manifestent dans la légalité ! ça ne peut pas marcher comme ça , Qu’ils copient les zadistes ; et alors ? mais oui alors c bien sûr c le bonheur assuré !!!
    theseint                                   le début de la fin du gvt Macron !!!

Older Entries