Se prendre une veste!

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ic2Melania Trump choque aux États-Unis en portant cette veste Zara lors d’une visite à des migrants

Paul Guyonnet / Le HuffPost
Melania Trump choque aux États-Unis en portant cette veste Zara lors d'une visite à des migrants
Melania Trump choque aux États-Unis en portant cette veste Zara lors d’une visite à des migrants.

ÉTATS-UNIS – Une gaffe monumentale. Ce jeudi 21 juin, alors que l’administration de Donald Trump est critiquée de toute part et se voit contrainte d’infléchir sa politique migratoire, la première dame des États-Unis se rendait à la frontière avec le Mexique pour rencontrer des familles de migrants.

Et elle ne pensait sans doute pas déclencher un tel tollé… à cause de sa tenue. Comme l’a relevé en premier le Daily Mail, Melania Trump portait effectivement une longue veste kaki, ornée dans le dos d’un slogan: « Je m’en fiche totalement, et toi? »

Un message pour le moins malvenu au moment où les États-Unis ont dû revenir sur leur processus de séparation entre parents et enfants présents illégalement sur leur sol, à la suite de critiques nombreuses de la part de la communauté internationale et d’associations humanitaires.

« Il n’y avait pas de message »

En effet, Melania Trump se targue d’avoir été à l’origine du changement de politique consenti par son mari, qui a signé le 20 juin un décret interdisant les séparations, texte qui doit être renforcé dans les jours qui viennent par une disposition législative votée au Sénat américain. Dans ces circonstances, cette veste, identifiée par le Daily Mail comme un vêtement Zara vendu pour 39 dollars, fait donc figure de symbole bien inopportun.

C’est d’ailleurs cette version du timing raté que la porte-parole de la première dame a voulu mettre en avant, expliquant à la presse que le slogan présent sur la veste n’était à aucun moment revendicatif ou voulu. « C’est juste une veste, il n’y avait pas de message. » Et d’ajouter: « J’espère que nous pourrons parler de l’importance de sa visite…

Charlie Vandekerkhove
Au lendemain de la visite surprise de la Première dame dans un centre pour enfants migrants au Texas, la presse américaine tente de percer le « mystère Melania ». Pour ce voyage, elle est apparue vêtue d’une veste à message: « Je n’en ai vraiment rien à faire, et vous? ».

Ses faits et gestes sont scrutés en permanence, et elle le sait. Lors d’un voyage au Texas à la rencontre de victimes d’inondations, Melania Trump avait été critiquée pour son choix de porter des talons aiguilles, qui l’avait fait apparaître en décalage avec la réalité des Américains qu’elle allait rencontrer. Dans l’avion elle avait donc changé de chaussures.

Melania Trump a rendu une visite surprise à un centre pour enfants à la frontière mexicaine au Texas, le 21 juin 2017.© MANDEL NGAN / AFP Melania Trump a rendu une visite surprise à un centre pour enfants à la frontière mexicaine au Texas, le 21 juin 2017. Mais jeudi, en visite surprise à des enfants migrants dans un centre situé au Texas également, les critiques soulevées pas sa tenue n’ont pas semblé l’atteindre. Pour le trajet jusqu’à la frontière mexicaine, elle est apparue avec une veste kaki signée Zara, portant un message dans le dos: « Je n’en ai vraiment rien à faire, et vous? », pouvait-on lire. Pendant sa visite du centre avec les enfants, elle ne la portait pas, mais elle l’a revêtue à nouveau dans l’avion de retour, et l’arborait à son arrivée à Washington.

« Aucun message caché » d’après sa porte-parole

La presse américaine tente de comprendre cette tenue et surtout son choix de l’assumer malgré la polémique immédiatement suscitée. Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, le vestiaire de Melania Trump, ancienne mannequin, est passé à la loupe, certaines tenues étant considérées comme des prises de position voire des messages politiques. Ainsi pour le premier discours de Donald Trump sur l’état de l’Union, son choix de porter un tailleur pantalon blanc, devenu la marque de fabrique d’Hillary Clinton et un signe d’empowerment pour les femmes, avait été vu comme tout sauf anodin.

D’après sa porte-parole, Stephanie Grisham, il n’y avait aucun « message caché » derrière sa veste kaki. « C’est juste une veste (…). Après l’importante visite d’aujourd’hui au Texas, j’espère que les médias ne vont pas choisir de se concentrer sur sa garde-robe », a-t-elle ajouté. C’est pourtant ce qu’a contredit Donald Trump lui-même, en écrivant sur Twitter qu’il s’agissait d’un message aux « fake news medias ». « Melania a appris à quel point ils sont malhonnêtes et elle n’en a vraiment plus rien à faire » a posté le président américain.

Un choix « cruel »

« Elle sait très bien que rien de ce que porte une Première dame n’est « rien », considère le New York Times, qui rappelle qu’elle avait revêtu une chemise Balmain à plus de 1.000 dollars pour jardiner, ou encore une veste Dolce e Gabbana à 51.500 dollars lors d’une visite en Sicile. Le quotidien émet plusieurs théories. Le choix de ce modèle économique à 39 dollars, « peut-être le vêtement le moins cher que la Première dame ait porté alors qu’elle représentait l’administration », peut signifier qu’elle s’attendait à ce que sa tenue soit commentée, et y répond de cette manière.

« Peut-être que c’était un message pour ceux qui aiment lire des messages dans ses vêtements », écrit le NY Times.

Mais pour le Washington Post, le choix de cette marque espagnole est au contraire cruel, car Zara a été accusé de faire travailler des enfants en Amérique du sud. La marque a dû aussi présenter ses excuses et payer des amendes pour avoir exploité des travailleurs au Brésil.

« Pour l’une des femmes les plus visibles du monde, avec un accès peut-être illimité aux vêtements, choisir une veste avec un tel message montre soit une complète surdité, soit une apathie calculée et cruelle face à des enfants qui souffrent. La veste de Melania Trump renforce ce que nous savions à propos de l’administration Trump envers les gens de couleurs: ils n’en ont rien à faire, et n’ont jamais voulu le cacher », dénonce le Washington Post. 

Un message à Donald Trump?

D’après le New York Times, il est aussi possible que le message s’adresse aux critiques envers la politique de son mari, qui séparait jusque-là les enfants migrants de leurs parents, avant que sa fille Ivanka et sa femme Melania ne le convainquent de mettre fin à cette pratique.

« Peut-être que c’était adressé à son mari lui-même », avance aussi le quotidien. C’est l’avis d »une éditorialiste de CNN également, qui a estimé dans l’émission d’Anderson Cooper que Melania Trump « voulait envoyer un message à quelqu’un à Washington et ça s’est retourné contre elle ».

« Elle a besoin de parler à son mari et d’arranger les choses, car tout le monde va voir ça à travers le monde », répondait une autre, appelant la Première dame à « grandir ». « Nous parlons d’enfants pleurant parce qu’ils ont été séparés de leurs parents et elle se comporte comme une adolescente, littéralement », a-t-elle regretté.

Les « late-night shows » s’en donnent à coeur joie

« On sait qu’il y a quelques semaines, il y a eu un froid avec Donald Trump, qu’en tout cas elle a pris une certaine liberté de parole et de mouvement », analyse aussi sur notre antenne Jean-Bernard Cadier, le correspondant de BFMTV à Washington. Par le passé, Melania Trump n’a pas hésité à montrer des signes de désapprobation ou d’irritation à l’endroit de son époux, comme quand elle refusait ostensiblement devant les caméras de lui donner la main.

Si le mystère reste entier, l’épisode a en tout cas régalé les « late-night shows », ces émissions du soir mêlant humour et actualité. « Personne ne sait vraiment ce que ça signifie ou si ça signifie quelque chose. Pendant ce temps-là, le président Trump cherchait partout dans son placard en disant ‘où est passée ma veste? Où est passée ma veste préférée? », s’est amusé Jimmy Fallon jeudi soir, imitant à la perfection la voix du président américain.

« J’imagine que c’est un message qu’elle n’a pas volé à Michelle Obama », a lancé Stephen Colbert, alors que Melania Trump avait été accusée d’avoir plagié un discours de l’ancienne Première dame.

« C’est mignon qu’elle ait fait une veste de ses vœux de mariage avec Donald Trump », a ironisé pour sa part Trevor Noah, provoquant l’hilarité du public.

«Je m’en fiche complètement» : à qui le message de la veste de Melania Trump était-il destiné ?

«Je m’en fiche complètement» : Mélania Trump fait polémique avec une veste

VIDÉOS – La veste portée jeudi par la première dame des États-Unis lors d’une visite aux enfants sans-papiers à la frontière avec le Mexique, en pleine polémique sur la politique migratoire de son mari, suscite de nombreuses interrogations. Simple désinvolture ou message caché à l’intention du président américain ?

Pour sa visite surprise à des enfants sans-papiers au Texas, Melania Trump s’est envolée vêtue d’une veste kaki avec un message qui n’est pas passé inaperçu: «I really don’t care, do u?», que l’on peut traduire par «Je m’en fiche complètement, et vous?». À son arrivée, la première dame ne portait plus la veste en question, mais les réseaux sociaux s’étaient déjà enflammés.

» LIRE AUSSI – Melania Trump gênée par la politique migratoire de son époux

Dans une Amérique en plein psychodrame sur la question de la séparation des familles, c’est plutôt l’indignation qui a prévalu dans un premier temps, à l’image du tweet de Zac Petkanas, un communicant affilié au parti démocrate: «Ce n’est pas une blague. Melania Trump portait une veste disant: “Je m’en fiche complètement, et vous?” pour se rendre dans des centres de détention d’enfants. J’en suis sans voix.»

Puis la presse américaine s’est demandée s’il n’y avait pas un message dans cette phrase désinvolte portée par la première dame. Démenti de sa responsable de communication, Stephanie Grisham, qui a assuré qu’«il n’y avait pas de message caché». «C’est juste une veste […] Après l’importante visite d’aujourd’hui au Texas, j’espère que les médias ne vont pas choisir de se concentrer sur sa garde-robe», a-t-elle dit.

Peine perdue. Jeudi soir, le site du New York Times affichait en une le dos de Melania Trump, avec en titre «Le manteau de Melania envoie un message, mais à qui?»

Le célèbre journal remarque que la première dame a coutume de porter du Ralph Lauren ou du Dolce & Gabbana et qu’on l’avait vue dernièrement avec une chemise à plus de 1300 dollars lors d’une rencontre avec des enfants à la Maison Blanche. Le fait de porter un manteau Zara à 39 dollars, n’est donc pas anodin. «Peut-être que le “Je m’en fiche complètement” était une critique de la politique menée par son mari, écrit le quotidien new-yorkais. Peut-être que son but était de dire à tout le monde qu’elle n’avait rien à voir avec cette politique et qu’elle ne pouvait en être l’exutoire collectif. Peut-être que le message était destiné à son mari lui-même.» En effet, la première dame a manifesté il y a quelques jours son désaccord quant à la politique de séparation des familles de migrants.

L’intéressé en a fait une tout autre lecture. Pour Donald Trump, le message était tourné vers les médias, et plus précisément les fameux «fake news», c’est à dire non-complaisants envers lui, qu’il se plaît à dénoncer depuis des mois. «Melania a appris combien à quel point ils pouvaient être malhonnêtes, et qu’elle se moque vraiment d’eux!»

Melania Trump et la veste qui « s’en fiche complètement »

Paris Match|

Melania Trump et sa veste au message déroutant
Melania Trump et sa veste au message déroutant Kevin Lamarque/Reuters

avec AFP

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump a défrayé la chronique lors d’une visite à la frontière avec le Mexique avec une veste au message énigmatique, qui s’adresse sans doute à la presse… ou à son mari.

La veste portée jeudi par la Première dame des Etats-Unis Melania Trump lors d’une visite à la frontière avec le Mexique, en pleine polémique sur la politique migratoire de son mari, a suscité de nombreuses réactions, certaines outrées.

Voir aussi : Melania Trump à la frontière mexicaine pour visiter des centres d’accueil de migrants

Mme Trump s’est envolée pour McAllen, au Texas, vêtue d’une veste kaki, de la marque Zara selon le Daily Mail, avec ce message écrit sur le dos: « I really don’t care, do u? ». A son arrivée, la Première dame ne portait plus la veste en question, mais les réseaux sociaux s’étaient déjà enflammés.

Lire aussi : Familles d’immigrés séparés : Melania Trump appelle à « gouverner » avec le coeur

« Ce n’est pas une blague. Melania Trump portait une veste disant Je m’en fiche complètement, et vous? pour se rendre dans des centres de détention d’enfants. J’en suis sans voix », a tweeté Zac Petkanas, un communicant affilié au parti démocrate.

Un message à son mari ?

Sur Twitter, les interrogations se sont multipliées tout comme les explications les plus diverses, certains se demandant s’il s’agissait d’un message au public ou… à son mari.

La responsable de la communication de la Première dame, Stephanie Grisham, a cependant assuré qu' »il n’y avait pas de message caché ». « C’est juste une veste (…). Après l’importante visite d’aujourd’hui au Texas, j’espère que les médias ne vont pas choisir de se concentrer sur sa garde-robe », a-t-elle dit.

Mme Trump s’est rendue jeudi à la frontière avec le Mexique pour une visite surprise à des enfants sans-papiers, alors qu’une grande partie de l’opinion publique reste profondément choquée par la politique de séparation des familles de clandestins.

Donald Trump a finalement fait volte-face mercredi par un décret mettant fin à ces séparations polémiques. De l’aveu-même du milliardaire républicain, Melania Trump a joué un rôle dans son revirement, qui ne règle toutefois pas la question des plus de 2.300 mineurs arrachés à leurs parents depuis la mise en oeuvre de sa politique de « tolérance zéro », début mai.

« Je m’en fiche complètement » : la veste de Melania Trump suscite la stupéfaction

"Je m'en fiche complètement" : la veste de Melania Trump suscite la stupéfaction
« Je m’en fiche complètement »: la veste de Melania Trump suscite la stupéfaction (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

La première dame s’est rendue dans un centre où sont hébergés des enfants. Mais sa veste, avec l’inscription « I really don’t care, do u ? », a choqué.

 L’Obs

Dans un nouveau coup de théâtre, Melania Trump s’est rendue jeudi à la frontière avec le Mexique pour une visite surprise à des enfants sans-papiers, en émissaire d’un président américain qui tente de regagner l’opinion publique profondément choquée par sa politique de séparation des familles de clandestins.

« Nous savons tous qu’ils sont là sans leurs familles et je veux vous remercier pour votre dur travail, votre compassion et la gentillesse que vous leur offrez en ces temps difficiles », a déclaré la première dame aux professionnels d’un centre d’hébergement de McCallen, une grande ville texane.

Elle s’exprimait quelques heures seulement après la volte-face spectaculaire de Donald Trump qui a mis fin mercredi, par décret, aux séparations polémiques. De l’aveu même du milliardaire, Melania Trump a joué un rôle dans cette décision, qui ne règle toutefois pas la question des plus de 2.300 mineurs arrachés à leurs parents depuis la mise en œuvre de sa politique de « tolérance zéro », début mai.

« Mais qu’a-t-elle bien voulu dire ? »

« Mais qu’a-t-elle bien voulu dire? ». La veste portée jeudi par la première dame des Etats-Unis Melania Trump lors d’une visite à la frontière avec le Mexique, en pleine polémique sur la politique migratoire de son mari, a suscité de nombreuses réactions, certaines outrées. Melania Trump s’est envolée pour McAllen, au Texas, vêtue d’une veste kaki, de la marque Zara selon le « Daily Mail », avec cette inscription sur le dos : « I really don’t care, do u ? » (« Je m’en fiche complètement, et vous ? »). A son arrivée, la première dame ne portait plus la veste en question, mais les réseaux sociaux s’étaient déjà enflammés.

« Ce n’est pas une blague. Melania Trump portait une veste disant ‘Je m’en fiche complètement, et vous ?’ pour se rendre dans des centres de détention d’enfants. J’en suis sans voix », a tweeté Zac Petkanas, un communicant affilié au parti démocrate. Sur Twitter, les interrogations se sont multipliées, tout comme les explications les plus diverses, certains se demandant s’il s’agissait d’un message au public ou… à son mari.

La responsable de la communication de la première dame, Stephanie Grisham, a cependant assuré qu' »il n’y avait pas de message caché » :

« C’est juste une veste (…). Après l’importante visite d’aujourd’hui au Texas, j’espère que les médias ne vont pas choisir de se concentrer sur sa garde-robe. »

Une version contredite… par Trump

Problème : Donald Trump lui-même est venu contredire cette version, affirmant dans un tweet que sa femme avait en fait voulu parler « des médias ‘Fake news' ». Il a lancé :

« Melania a appris à quel point ils sont malhonnêtes et vraiment, elle s’en fiche ! »

Comme un pied de nez, Melania Trump est en tout cas descendue de l’avion qui l’a ramenée à Washington en fin d’après-midi avec la fameuse veste, et la portait toujours à son arrivée à la Maison-Blanche.

Ce centre, Upbringing New Hope Children’s Shelter, accueille actuellement une soixantaine de mineurs âgés de 5 à 17 ans, originaires du Honduras et du Salvador. Selon un haut responsable, la plupart sont des adolescents arrivés aux Etats-Unis sans être accompagnés d’adultes. Seuls six ont été séparés de leurs parents.

Une idée de Melania Trump

La première dame doit aussi se rendre sur un site des garde-frontières. L’idée du voyage est venue de Melania Trump, a précisé sa porte-parole, affirmant que son époux l' »a soutenue ». C’est d’ailleurs lui qui a annoncé aux médias son arrivée au Texas.

Donald Trump a profité de l’occasion pour exhorter de nouveau le Congrès à agir pour réformer les lois sur l’immigration.

« Il faut qu’ils se mettent d’accord et fassent quelque chose », s’est-il exaspéré, rejetant encore une fois la faute de l’inaction sur l’opposition démocrate, qu’il accuse de vouloir « ouvrir les frontières ». Il a martelé :

« C’est une honte ! »

Sous la pression du président et poussé par la crise des familles de migrants, le chef des républicain à la Chambre des représentants, Paul Ryan, s’est vu forcé de soumettre au vote jeudi deux réformes de l’immigration.

Sans trop y croire lui-même, tant le consensus entre aile dure et droite modérée paraît lointain malgré leur majorité au Congrès. « Nous tentons de résoudre ces problèmes tous seuls », a ainsi déploré Paul Ryan.

Les plans républicains collent au décret Trump : si les enfants ne seront plus séparés de leur famille, c’est parce qu’ils resteront désormais en centre de rétention avec leurs parents pendant les poursuites pénales.

(Avec AFP)

« Je m’en fiche complètement »: la veste de Melania Trump suscite la stupéfaction

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump s'envole pour le Texas le 21 juin 2018
La Première dame des Etats-Unis Melania Trump s’envole pour le Texas le 21 juin 2018 ( Mandel Ngan / AFP )

« Mais qu’a-t-elle bien voulu dire? » La veste portée jeudi par la Première dame des Etats-Unis Melania Trump lors d’une visite à la frontière avec le Mexique, en pleine polémique sur la politique migratoire de son mari, a suscité la stupéfaction et amené le président à intervenir dans un tweet.

Mme Trump s’est envolée pour McAllen, au Texas, vêtue d’une veste kaki –de la marque Zara selon le Daily Mail– avec ce message écrit sur le dos: « I really don’t care, do u? » (Je m’en fiche complètement, et vous?).

A son arrivée, la Première dame ne portait plus la veste en question, mais les réseaux sociaux s’étaient déjà enflammés.

« Ce n’est pas une blague. Melania Trump portait une veste disant +I really don’t care, do u?+ pour se rendre dans des centres de détention d’enfants. J’en suis sans voix », a tweeté Zac Petkanas, un communicant affilié au parti démocrate.

Sur Twitter, les interrogations se sont multipliées tout comme les explications les plus diverses, certains se demandant s’il s’agissait d’un message au public ou… à son mari.

La porte-parole de la Première dame, Stephanie Grisham, a assuré qu' »il n’y avait pas de message caché ».

« C’est juste une veste (…). Après l’importante visite d’aujourd’hui au Texas, j’espère que les médias ne vont pas choisir de se concentrer sur sa garde-robe », a-t-elle dit.

Mais Donald Trump est lui-même venu la contredire, affirmant dans un tweet que sa femme avait en fait voulu parler « des médias +Fake News+ ».

« Melania a appris à quel point ils sont malhonnêtes et vraiment, elle s’en fiche! », a-t-il lancé.

Comme un pied de nez, Mme Trump est en tout cas descendue de l’avion qui l’a ramenée à Washington en fin d’après-midi avec la fameuse veste, et la portait toujours à son arrivée à la Maison Blanche.

La Première dame s’était plus tôt rendue à la frontière avec le Mexique pour une visite surprise à des enfants sans-papiers, alors qu’une grande partie de l’opinion publique reste profondément choquée par la politique de séparation des familles de clandestins.

Donald Trump a finalement fait volte-face mercredi par un décret mettant fin à ces séparations polémiques. De l’aveu-même du milliardaire républicain, Melania Trump a joué un rôle dans son revirement, qui ne règle toutefois pas la question des plus de 2.300 mineurs arrachés à leurs parents depuis la mise en oeuvre de sa politique de « tolérance zéro », début mai.

« Ils ont peur sans leurs parents », a dit Mme Trump lors d’une table ronde au centre pour migrants de McAllen.

« Je suis ici pour en savoir plus » sur le centre « et je voudrais aussi vous demander comment je peux aider (…) pour les réunir avec leurs familles le plus vite possible », a-t-elle ajouté.

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La vaisselle étudiante!

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l012Blocages des universités : « Plus de 5 millions d’euros de dégâts », selon Vidal

Blocages des universités : "Plus de 5 millions d'euros de dégâts", selon Vidal
A la fac de Tolbiac, à Paris, le 20 avril 2018. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

La ministre de l’Enseignement supérieur les attribue à des « mouvements très radicaux, très politisés ».

Les blocages dans les universités pour protester contre les nouvelles modalités d’entrée à la fac ont entraîné « un peu plus de 5 millions d’euros de dégâts », a estimé ce lundi 18 juin la ministre de l’Enseignement supérieur, attribuant la responsabilité à des « mouvements radicaux, très politisés ».

« On est à un peu plus de 5 millions d’euros », a affirmé Frédérique Vidal sur RTL, expliquant qu' »on n’avait jamais vu autant de violence et autant de volonté de casser ». Au plus fort de la mobilisation ce printemps, 4 universités (sur 73) ont été bloquées, dont Nanterre, dernière à être évacuée la semaine dernière, et une dizaine de sites perturbés.

Selon la ministre, il s’agit de « quelque chose qui est incroyable et qui explique aussi pourquoi personne n’a rien compris à ce qui se passait dans les universités : les présidents ont été désarmés, les personnels ont été désarmés, on n’avait jamais vu autant de violence et autant de volonté de casser ».

« Les auteurs seront punis »

Frédérique Vidal a pointé du doigt la responsabilité de militants qui se sont introduits dans les établissements : « Je ne nie pas qu’il y ait quelques étudiants au milieu mais on est face à des mouvements radicaux, très politisés, qui revendiquaient la fin de l’Etat de droit… rien à voir avec Parcoursup », la nouvelle plateforme universitaire accusée d’organiser une sélection à l’entrée de la fac.

Cette somme de 5 millions d’euros sera « prise en charge par le ministère », a ajouté la ministre. « Je ne peux pas demander aux établissements de supporter ça directement par eux-mêmes. »

« Il y a des enquêtes qui sont en cours et bien sûr, si on retrouve les auteurs et qu’on est capable de les identifier clairement, ils seront punis », a-t-elle ajouté.

La ministre avait jusqu’à présent évoqué « 1,6 million d’euros de dégradations à Grenoble » sur « 2.500 m2 totalement ravagés », « 600.000 euros » à Montpellier ou encore de « 200.000 à 300.000 euros » sur le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris-I, sans donner de chiffre global.

Blocage d’universités : «Plus de cinq millions d’euros de dégâts», selon Frédérique Vidal

– Avec AFP

Blocage d'universités : «Plus de cinq millions d'euros de dégâts», selon Frédérique Vidal© Gonzalo Fuentes Source: Reuters
Le site universitaire de Tolbiac, 20 avril, haut lieu du blocage estudiantin, illustration

Les vacances d’été approchent et les blocages universitaires prennent fin, laissant derrière eux une note salée. Selon les informations du ministre de l’Enseignement supérieur, elle s’élèverait à plus de cinq millions d’euros.

Les blocages des universités pour protester contre les nouvelles modalités d’entrée à la fac ont entraîné «un peu plus de 5 millions d’euros de dégâts», selon le ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, qui en a attribué ce 18 juin la responsabilité à des «mouvements radicaux, très politisés».

Le 24 avril, Frédérique Vidal avait estimé que la facture des blocages s’élevait à plus d’un million d’euros. Il semble donc qu’elle ait revu cette estimation à la hausse. «On est à un peu plus de 5 millions d’euros», a-t-elle ainsi déclaré sur RTL. Elle a affirmé n’avoir «jamais vu autant de violence et autant de volonté de casser», ajoutant : «Je ne nie pas qu’il y ait quelques étudiants au milieu mais on est face à des mouvements radicaux, très politisés, qui revendiquaient la fin de l’Etat de droit… rien à voir avec Parcoursup [la nouvelle plateforme universitaire accusée d’organiser une sélection à l’entrée de la fac].»

Cette somme de 5 millions d’euros sera «prise en charge par le ministère», a ajouté Frédérique Vidal, précisant qu’elle ne pouvait pas «demander aux établissements de supporter cela directement par eux-mêmes». «Il y a des enquêtes qui sont en cours et bien sûr, si on retrouve les auteurs et qu’on est capable de les identifier clairement, ils seront punis», a-t-elle ajouté.

Le ministre avait jusqu’à présent évoqué 1,6 million d’euros de dégradations à Grenoble sur «2 500 m² totalement ravagés», «600 000 euros» à Montpellier ou encore de «200 000 à 300 000 euros» sur le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris-I, sans donner de chiffre global. Au plus fort de la mobilisation ce printemps, quatre universités (sur 73) ont été bloquées en France, dont Nanterre, dernière à être évacuée dans le calme la semaine du 11 juin, et une dizaine de sites perturbés.

Auteur: RT France

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Blocage des Universités : « Ce ne sont pas des étudiants mais des agitateurs professionnels »

"Plus de 5 millions d'euros de dégâts" après le blocage des universités : quels sont les établissements concernés ?

« Plus de 5 millions d’euros de dégâts » après le blocage des universités : quels sont les établissements concernés ?

EDUCATION – Les blocages dans les universités ont entraîné « un peu plus de 5 millions d’euros de dégâts », a estimé lundi la ministre de l’Enseignement supérieur. Parmi les principaux établissements concernés, on retrouve notamment Grenoble, Montpellier ou Rennes.

« On n’avait jamais vu autant de violence et autant de volonté de casser. » C’est ce qu’a déclaré ce lundi matin la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal sur RTL, en référence à l’occupation des université, ces derniers mois. Au plus fort de la mobilisation printanière, quatre universités (sur 73) ont été bloquées, dont Nanterre, dernière à être évacuée la semaine dernière, et une dizaine de sites perturbés.

Selon la ministre, le coût de dégâts liés à ces blocages est à cette heure estimé à plus de cinq millions d’euros. Parmi les universités concernées, on décompte notamment 1,6 millions d’euro de dégradations à Grenoble sur 2500m² « totalement ravagés ». « Dans ce chiffre, on compte les dégradations, mais également les surcoûts liés à ces dégradations comme le gardiennage ou le piratage des ordinateurs », indique au cabinet de la ministre.

« Dans le cas de Grenoble, il faut non seulement refaire le hangar occupé, mais aussi refaire la toiture qui fuit, changer des ordinateurs qui ont pris l’eau… », ajoute cette même source.

600.000€ de dégâts à Montpellier, jusqu’à 300.000€ à Tolbiac

On décompte également « 600.000 euros » de dégâts à Montpellier, « 200.000 à 300.000 euros » sur le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris-I, et plusieurs centaines de milliers d’euros à la faculté de Rennes.

Cette somme de cinq millions d’euros sera « prise en charge par le ministère », a ajouté la ministre. « Je ne peux pas demander aux établissements de supporter ça directement par eux-mêmes ». « Il y a des enquêtes qui sont en cours et bien sûr, si on retrouve les auteurs et qu’on est capable de les identifier clairement, ils seront punis », a-t-elle ajouté.

Pour ce qui est du timing, le cabinet de la ministre indique à LCI vouloir réaliser une majeure partie des travaux cet été afin que « la rentrée se passe dans de bonnes conditions ».

Blocages des universités au printemps: «Plus de 5 millions d’euros de dégâts», selon Vidal

  AFP
L'Université Paul Valéry de Montpellier, en avril 2018L’Université Paul Valéry de Montpellier, en avril 2018 Photo AFP

Les blocages dans les universités pour protester contre les nouvelles modalités d’entrée à la fac ont entraîné «un peu plus de 5 millions d’euros de dégâts», a estimé lundi la ministre de l’Enseignement supérieur, attribuant la responsabilité à des «mouvements radicaux, très politisés».

«On est à un peu plus de cinq millions d’euros», a affirmé Frédérique Vidal sur RTL, expliquant qu’«on n’avait jamais vu autant de violence et autant de volonté de casser». Au plus fort de la mobilisation ce printemps, quatre universités (sur 73) ont été bloquées, dont Nanterre, dernière à être évacuée la semaine dernière, et une dizaine de sites perturbés.

Selon la ministre, il s’agit de «quelque chose qui est incroyable et qui explique aussi pourquoi personne n’a rien compris à ce qui se passait dans les universités: les présidents ont été désarmés, les personnels ont été désarmés, on n’avait jamais vu autant de violence et autant de volonté de casser».

Frédérique Vidal a pointé du doigt la responsabilité de militants qui se sont introduits dans les établissements : «Je ne nie pas qu’il y ait quelques étudiants au milieu mais on est face à des mouvements radicaux, très politisés, qui revendiquaient la fin de l’Etat de droit… rien à voir avec Parcoursup», la nouvelle plateforme universitaire accusée d’organiser une sélection à l’entrée de la fac.

Cette somme de cinq millions d’euros sera «prise en charge par le ministère», a ajouté la ministre. «Je ne peux pas demander aux établissements de supporter ça directement par eux-mêmes».

«Il y a des enquêtes qui sont en cours et bien sûr, si on retrouve les auteurs et qu’on est capable de les identifier clairement, ils seront punis», a-t-elle ajouté.

La ministre avait jusqu’à présent évoqué «1,6 million d’euros de dégradations à Grenoble» sur «2.500 m2 totalement ravagés», «600.000 euros» à Montpellier ou encore de «200.000 à 300.000 euros» sur le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris-I, sans donner de chiffre global

Le blocage des universités aura causé « un peu plus de 5 millions d’euros » de dégâts

Une somme prise en charge par le ministère de l’Enseignement Supérieur.

RTL
Le blocage des universités coûtera « un peu plus de 5 millions d’euros »

UNIVERSITÉS – Les blocages des universités de France contre la réforme de Parcours Sup et la loi O.R.E sont officiellement terminés. Mais ces occupations ont un coût, que la ministre de l’Enseignement Supérieur Frédérique Vidal a estimé à « un peu plus de 5 millions d’euros » ce lundi 18 juin au micro de RTL.

Toutes facultés confondues, « on est à peu plus de 5 millions d’euros de dégâts » a indiqué la ministre. « Personne n’a compris ce qui se passait dans les universités. Les présidents et les personnels ont été désarmés, on n’avait jamais vu autant de violences et de volonté de casser », a-t-elle ajouté.

Qui paiera pour ces frais importants? « Nous allons tous payer. Ce sera pris en charge par le ministère. Je ne peux pas demander aux établissements de supporter ça directement par eux-mêmes », a affirmé la ministre, soulignant que des enquêtes avaient été ouvertes pour retrouver les auteurs des dégradations, passibles de sanctions.

« Croyez-moi, j’aurai préféré utiliser cet argent à ouvrir plus de places plutôt qu’à racheter des ordinateurs dérobés ou fracassés », a-t-elle souligné.

La rentrée 2018/2019 menacée?

Face à l’ampleur des dégâts dans certaines facultés – à Tolbiac par exemple, les images des dégradations avaient particulièrement choqué- la ministre a cependant tenu à rassurer sur le maintien de la rentrée 2018/2019. « Il s’agit de bâtiments isolés et ce n’est pas l’ensemble des universités qui ont été saccagées. »

Dans le cas de Grenoble cependant, où la facture pourrait grimper jusqu’à un million d’euros, la ministre a cependant estimé que le bâtiment des Langues, le plus touché, ne serait pas accessible « avant janvier 2019 » car « trop dégradé ».

Universités bloquées : des «centaines de milliers d’euros» de dégâts au minimum

À l’université Paul Valéry de Montpellier comme ailleurs, les manifestations étudiantes vont coûter cher. Crédits photo: PASCAL GUYOT/AFP

Ordinateurs et système informatique vandalisés, chaises et tables cassées, murs tagués…La facture risque d’être salée dans les universités occupées par les étudiants mobilisés contre la loi Vidal.

Le chiffrage est encore fluctuant, mais les premières estimations sont déjà élevées. Le président de la Conférence des présidents d’université (CPU), Gilles Roussel, indiquait ce jeudi sur Europe 1 que «dans les facs très occupées, il y a des dégâts qui se chiffrent en centaines de milliers d’euros». Une estimation vague que n’a pas souhaité préciser le ministère de l’Enseignement supérieur, mais dont le chiffre final pourrait être bien plus élevé encore. Surtout lorsque Gilles Roussel constate que «la violence et les faits de dégradation augmentent», et que certaines universités estiment déjà des coûts supérieurs à cette estimation prudente.

» DOSSIER – Universités bloquées: les étudiants mobilisés contre la sélection

Les tags visibles sur les murs de Tolbiac.

Parmi les dégradations les plus fréquentes, les tags et graffitis sont les plus visibles, notamment à Paris VIII ou sur le centre de Tolbiac. Sur Facebook, un historien enseignant à l’université Paris I, dont dépend le centre de Tolbiac, publie une série de photos des tags et dégradations visibles dans l’enceinte du bâtiment. Ce chercheur ouvertement soutien d’Emmanuel Macron – il a rejoint le mouvement En Marche! devenu LREM – déplore dans un texte les «résultats de l’occupation de Tolbiac». Si «le chiffrage définitif et les devis n’interviendront pas avant plusieurs semaines», il confie que «les personnes compétentes sont très pessimistes» et estiment pour l’instant les dégâts «à plusieurs centaines de milliers d’euros».

» LIRE AUSSI – Conférences, tri sélectif et soirées techno: bienvenue dans la ZAD de Tolbiac

À Montpellier, les serveurs vont coûter cher

Mais les universités parisiennes sont loin d’être les seules touchées par les dégradations en tout genre. À Dijon, par exemple, pourtant brièvement occupée, on déplore les portes défoncées, les matériels vidéo cassés et tags disséminés sur les murs de la Maison de l’Université: on peut estimer à plusieurs milliers d’euros, le montant du préjudice» affirme Sylvain Comparot, le directeur de cabinet de la présidence de l’Université à France Bleu. La présidence de l’université a décidé de porter plainte.

À Montpellier, à l’université Paul Valéry, un «groupe d’individus» a vandalisé la salle des serveurs pour empêcher les étudiants de passer leurs partiels en ligne, solution trouvée par la présidence pour contourner le blocage du campus. La connexion internet de l’université «est suspendue», les examens le sont également. Un acte de vandalisme dont la réparation est, à elle seule, estimée à une centaine de milliers d’euros.

» LIRE AUSSI – À Montpellier, après le sabotage des serveurs de la fac, les examens sont suspendus

À Toulouse, un employé de l’université Jean-Jaurès a envoyé à La Dépêche du Midi des photos de l’université, bloquée depuis de longues semaines. On y voit un photomaton et des distributeurs de boissons, friandises et sandwiches cassés et pillés. L’employé raconte à La Dépêche que du matériel informatique a également été volé. Il faut ajouter à cela le coût des tables et des chaises utilisés pour bloquer les bâtiments, que l’université chiffre à plus de 200.000 €.

À Nantes, un million d’euros de dégâts

Pire encore, à l’université de Nantes, dont le cas est particulier puisque certains bâtiments ont été occupés par des migrants, le montant des dégâts est d’ores et déjà évalué à plus d’un million d’euros, comme le relate Presse Océan. Il comprend notamment la restauration des systèmes de secours incendie, la réparation d’un ascenseur endommagé, la réfection des murs et des vitres tagués ainsi que de la totalité de l’amphithéâtre occupé, explique le journal local.


À VOIR AUSSI – Université: faut-il en finir avec la «chienlit»

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Commentaires
  • Jean888              « les présidents ont été désarmés, les personnels ont été désarmés, ». Sauf qu a Toulouse il y a eu participation du personnel aux mouvements et complicité par inaction de la présidence !!!
C’est ce qui arrive quand on laisse l’extrême gauche prendre le pouvoir. J’accuse les responsables des universités qui ont laissé ces vauriens prendre le contrôle d’un bâtiment (semi-)public. Avec notre argent !
  •  Tu l’as vue où l’extrême-gauche au pouvoir? Moi je vois que gauche libérale molle ou centriste libéral libertarien au discours enrobé de fausses sensibilités de gauche pour faire passer des lois dignes de la droite libérale forte! Tu penses aux lois votées ou en voie de l’être, et la grogne ou la contestation sociale ça par contre tu trouves ça néfaste?
  •  C’est ce que je dis, une gauche libérale molle!!!
 Non, la gôche libérale molle ! ENFIN ! 😉
  • et avant pour une campagne de décrédibilisation des mouvements sociaux ! regardez les francais ce que les vilains manifestants vont vous couter……Et pendant ce temps la « lucie » de l’élysée achète de la vaiselle pour 400 000 euros………
  •  Ben elle peut s’en acheter dix fois de la vaisselle, ça sera toujours inférieur au coût de ces anarchistes d’extrême-gauche.
  •  N’insultez pas la véritable anarchie svp (les règles sans la pouvoir). Ceux qui se prétendent d’extrême gauche sont avant tout des agents du pouvoir profond à la tête d’une cohorte d’idiots utiles dont le seul but est de casser les luttes sociales.
 Il me semble quand même que l’extrême gauche serait plutôt camarade de l’anarchie libertaire, bien plus que quelconque tenant d’une pensée de droite!
  • C’est pas grave, puisque c’est l’Etat qui paye !
  •  Et au vu des actions de cet état, pourvu que ça dure!
  •  Où avez-vous vu la vérité cher camarade, je la cherche toujours? Vous touchez la grâce même avec de tels propos!
 Les faits et les faits que tu nies pour ton idéologie.ces chiffrages m’ont toujours fait rigoler. Pour exemple : la route du village voisin a été inondée. Comment indemniser : devis plusieurs milliers d’Euros !!! L’expertise monte que cette route n’est pas une route DDE , purement communale et non assurée . Elle refuse de payer, c’est à la commune de réparer et payer. Résultat: après plusieurs mois d’isolement et mécontentement des habitants , la commune répare avec son personnel pour quelques centaines d’Euros. Un devis peut être multiplié par 10 ou par 100 s’il s’agit de te le faire payer ou de la payer soi-même. Dans le cas des universités, il y a du personnel d’entretien qui peut repeindre les panneaux dégradés. ( coup = pot de peinture , MO déjà payée)
  •  « Dans le cas des universités, il y a du personnel d’entretien qui peut repeindre les panneaux dégradés ». On pourrait aussi demander à des bénévoles payés au RSA et qui n’arrivent pas à retrouver d’emploi. C’est d’actualité
  •  Il restera quand même des frais.. C’est vrai que les devis sont régulièrement gonflés.Le problème c’est que ce n’est jamais sanctionné…Il faudrait da’avantage d’Inspecteurs en tout avec la mentalité actuelle. Mais si les frais sont avérés ont peut envoyer la note aux extrêmes gogoches et aux parents car beaucoup d’étudiants sont encore sous la fiscalité des parents…
 il faudrait encore pouvoir les retrouver et démontrer ensuite qu’ils sont bien à l’origine des faits. N-oublions pas qu’il y a à ce sujet des précédents. Les présidents d’université sont en principe en partie responsables de ce qui s’est passé mais certains n’ont pas été suivis par les Préfets Et mettre en cause les préfets, c’est mettre en cause l’Etat
  •  Déjà, il faudrait appliquer la loi (ce qui ne se passera pas) qui dit que celui qui casse paye.
Ca en fait de la vaisselle !  Bleu Elysés..                                                                                   chômage = 5 millions de chômeurs ; dégâts : 5 millions d’euros . y aura du boulot cet été mais pas pour les 5 millions de chômeurs . tout au plus pour 1000 personnes pendant 1 mois .                                                                                                                                                     Tu es très loin de la vérité l’ami. Ce serait plutôt 12 que 5. Méthode américaine qui consiste à retirer des statistiques tout ceux qu’ils ont fini de convaincre qu’ils n’y avait plus aucun espoir pour eux. Il suffit de regarder la courbe de la population active et le taux de participation à la population active pour bien comprendre que nombre de gens en age de travailler ne le font plus, ou plus dans le circuit habituel.
  • je suis d’accord sur le 12 ! c’est pour ça qu’il font entrer des millions de déportés africains car … IL NE FAUT SURTOUT PAS QUE ÇA BAISSE !!! le medef est confort !!!
    Ce qui a de sûr c’est que les lecteurs de RT n’ont JAMAIS causé de dégâts dans les universités ni dans les écoles supérieurs ! :-)))))))))
  •  C’est en effet vrai pour moi..je suis de la campagne qui, trime!
    Une grande partie vit en Afrique… Sinon on écrit « école supérieure »
  •  Non, mais en ce moment, des gens balancent des capotes remplies d’urine sur certaines ambassades. Il parait qu’ils apprécient moyen.
  •  sur la photo on se demande si c’est un squat gauchiste u une université? Tagué  par tout ces traine savates
Bravo. Du beau travail d’anarchiste. La moitié des gonzes qui ont pété des trucs étaient u=des intrus aux établissements. Facs et universités passoires !
  •  Ca existe les facs fermées ?
    Bah je pousserai le questionnement encore plus loin. Je me demande si les facs existent tout court de nos jours vu que ça ressemble au jeux du cirque. Le mieux étant je pense, de faire cour dans des amphis en pierres de taille comme à la belle époque gallo-romaine comme ça, y’a rien a péter
Fallait penser à la gronde sociale avant que le gouvernement ne sorte ces législations qui brident nos libertés et les possibilités d’émancipation du peuple!!!

Prendre le train…sans rouler

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P.L avec AFP
 
Laurent Brun, de la CGT Cheminots, a annoncé ce vendredi que la grève à la SNCF allait « se poursuivre » en juillet, au-delà du calendrier de l’intersyndicale, qui avait fixé le dernier jour du mouvement au 28 juin.

© Fournis par BFMNews « Pour combien de temps? On verra. Comment? On verra. Il n’est pas question de s’arrêter au calendrier, puisque le gouvernement souhaite passer en force », a déclaré le responsable de la première organisation syndicale à la SNCF à l’antenne de franceinfo.

« Nous allons poursuivre au mois de juillet », a-t-il affirmé le jour d’une réunion tripartite (gouvernement, patronat, syndicats) pour mettre au point la nouvelle convention collective du ferroviaire.

AUSSI SUR MSN: France : la réforme SNCF définitivement adoptée

 SNCF : la CGT-Cheminots annonce qu’elle va poursuivre la grève en juillet

La CFDT se prononcera le 28 juin. SUD-Rail, de son côté, envisage de continuer le mouvement. La réforme ferroviaire a été adoptée par le Parlement jeudi.

Le Monde

Des trains à grande vitesse stationnés à proximité du périphérique parisien, lors de deux jours de grève des employés de la SNCF, en avril 2018.

Au lendemain de l’adoption définitive du projet de loi sur la réforme ferroviaire par le Parlement, la CGT-Cheminots a annoncé qu’elle allait poursuivre son mouvement de grève en juillet, au-delà du calendrier de l’intersyndicale, qui avait fixé le dernier jour du mouvement au 28 juin.

« Pour combien de temps ? On verra. Comment ? On verra. Il n’est pas question de s’arrêter au calendrier, puisque le gouvernement souhaite passer en force », a déclaré Laurent Brun, le secrétaire général de la première organisation syndicale à la SNCF, sur Franceinfo. « Nous allons poursuivre au mois de juillet », a-t-il affirmé alors que doit se tenir vendredi 15 juin une réunion tripartite – gouvernement, patronat, syndicats – pour mettre au point la nouvelle convention collective du ferroviaire.

« La grève, après trente jours de grève, ça pèse très lourdement sur les familles. Donc nous avons un débat sur la manière de continuer la lutte tout en essayant de préserver les familles sur le coût de la grève », a-t-il ajouté.

La CFDT se prononcera le 28 juin

La poursuite de la grève divise les syndicats de cheminots. Comme la CGT, SUD-Rail envisage de continuer le mouvement en juillet, et même en août, les deux organisations étant en désaccord sur les modalités du mouvement.

La CFDT décidera quant à elle de sa participation ou non à une poursuite de la grève le 28 juin. « Il y a d’autres manières de se mobiliser que de continuer la série de grèves », a déclaré Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. Cette dernière, quatrième syndicat à la SNCF, a levé partiellement son appel à la grève les 18 et 22 juin pour ne pas pénaliser les candidats au bac, suscitant des tensions au sein de l’intersyndicale. La CFDT étant un syndicat très représenté chez les conducteurs, qui sont les plus grévistes des agents SNCF, son retrait du mouvement amoindrirait fortement la mobilisation. L’UNSA, de son côté, ne souhaite pas que la mobilisation perdure au-delà du 28 juin.

Le rendez-vous organisé vendredi pour discuter de la convention collective nationale du secteur est réclamé par l’intersyndicale, qui espère que ce soit la première d’une série, avec des engagements du gouvernement à la clé. Or la ministre des transports, Elisabeth Borne, a prévenu que la rencontre serait une « ultime table ronde tripartite » et que l’Etat ne s’y rendrait pas en tant que négociateur, « mais en tant qu’observateur attentif du bon déroulement » des discussions.

Mercredi, l’intersyndicale de la SNCF avait mis en garde le gouvernement, affirmant qu’en cas de réunion tripartite « improductive », elle déciderait « de nouvelles » journées de grève.

Lire aussi :   SNCF : « Les effets de la réforme vont être progressifs et ne se feront pas sentir avant 2020 »

SNCF : la CGT Cheminots compte poursuivre la grève en juillet

© Jacques Demarthon, AFP | Le secrétaire général de la CGT Cheminots, Laurent Brun, le 29 mai 2018, à Paris. 

Alors que le mouvement devait s’interrompre le 28 juin, la CGT Cheminots a décidé de poursuivre la grève en juillet. La CFDT a, elle, annoncé qu’une décision serait prise à la fin du mois.

Laurent Brun, secrétaire national de la CGT Cheminots, a annoncé, vendredi 15 juin, que la grève à la SNCF allait « se poursuivre » en juillet, au-delà du calendrier de l’intersyndicale, qui avait fixé le dernier jour du mouvement contre la réforme du rail au 28 juin 2018.

« Nous allons poursuivre au mois de juillet », a-t-il annoncé sur franceinfo le jour même d’une importante réunion tripartite (gouvernement, patronat, syndicats) vouée à mettre au point la nouvelle convention collective du ferroviaire.

>> À lire sur France 24 : « La réforme controversée de la SNCF définitivement adoptée par le Parlement »

« Pour combien de temps ? On verra. Comment ? On verra. Il n’est pas question de s’arrêter au calendrier, puisque le gouvernement souhaite passer en force », a ajouté le responsable de la première organisation syndicale à la SNCF, au lendemain de l’adoption de la réforme ferroviaire au Parlement.

« La grève, après 30 jours de grève, ça pèse très lourdement sur les familles. Donc nous avons un débat sur la manière de continuer la lutte tout en essayant de préserver les familles sur le coût de la grève », a-t-il ajouté.

Table ronde avec le gouvernement sur la convention collective

Interrogé sur cette décision de la CGT de poursuivre en juillet le mouvement, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a, quant à lui, déclaré sur franceinfo que la CFDT Cheminots déciderait de la suite du mouvement le 28 juin, tout en ajoutant qu’il y avait « d’autres manières de se mobiliser que de continuer la série de grèves ».

Une table ronde entre gouvernement, patronat et syndicats doit se tenir à partir de 14h au ministère des Transports pour discuter de la convention collective nationale du secteur, un rendez-vous réclamé par l’intersyndicale qui espère que ce soit la première d’une série, avec des engagements du gouvernement à la clé.

Or, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a prévenu que la rencontre de vendredi après-midi serait une « ultime table ronde tripartite » et que l’État ne s’y rendrait pas en tant que négociateur « mais en tant qu’observateur attentif du bon déroulement » des discussions.

Mercredi, l’intersyndicale de la SNCF avait mis en garde le gouvernement qu’en cas de réunion tripartite « improductive », elle déciderait « de nouvelles » journées de grève.

SNCF: la CGT poursuit la grève cet été

SNCF: la CGT poursuit la grève cet été

 – Laurent Brun, représentant de la CGT cheminots, a déclaré ce vendredi que la grève allait «se poursuivre» en juillet. Pour le gouvernement la «loi a été votée démocratiquement» et s’appliquera quoi qu’il arrive.

«Nous allons poursuivre au mois de juillet», a déclaré sur Franceinfo Laurent Brun, de la CGT Cheminots. «Pour combien de temps? On verra. Comment? On verra. Il n’est pas question de s’arrêter au calendrier, puisque le gouvernement souhaite passer en force», a ajouté le responsable de la première organisation syndicale à la SNCF, en faisant référence à l’adoption définitive, ce jeudi, de la réforme ferroviaire par le Parlement.

» LIRE AUSSI – SNCF: l’intersyndicale maintient la pression à l’approche du bac

Cette réforme voulue par le président Emmanuel Macron bénéficie du soutien de l’opinion publique mais a provoqué une levée de boucliers des syndicats qui craignent notamment une privatisation à terme de l’entreprise publique. Pour protester, ils s’étaient unis pour faire grève. Commencée en avril à l’appel des quatre syndicats de la SNCF, la grève des cheminots devait se dérouler jusqu’au 28 juin selon le calendrier initial fixé par l’intersyndicale.

La CFDT affirme qu’elle n’a pas encore pris de décision à propos de la poursuite du mouvement: «Il y a la fin d’un épisode, qui est prévu le 28» déclare le secrétaire général, Laurent Berger. La CFDT Cheminots se positionnera à ce moment-là», a-t-il déclaré vendredi. «Il y a d’autres manières de se mobiliser que de continuer la série de grèves», a-t-il ajouté, insistant sur le fait que c’est la CFDT-Cheminots qui prendra la décision.

» LIRE AUSSI – SNCF: la CGT menace de prolonger la grève «au-delà de juin»

Cette dernière, qui n’est pas majoritaire à la SNCF, a levé partiellement son appel à la grève les 18 et 22 juin pour ne pas pénaliser les candidats au bac, suscitant des tensions au sein de l’intersyndicale.

Une intersyndicale en début de semaine prochaine

Le syndicat SUD-Rail, quant à lui, soutient fermement la CGT: «Oui, nous voulons poursuivre la grève en juillet», explique simplement EriK Meyer. Le secrétaire fédéral de SUD-Rail trouve que ces propos «sont dans la ligne de ce qui a été discuté au sein de l’intersyndicale». Par ailleurs, il annonce que la suite de la mobilisation et ses modalités seront «discutées lors d’une intersyndicale en début de semaine prochaine».

De son côté l’UNSA ferroviaire, désapprouve la méthode de la CGT: «je trouve ça inconcevable d’annoncer d’office la poursuite du mouvement avant d’avoir entendu les propositions du ministère. Cela risque d’avoir des effets néfastes sur les négociations» déclare Roger Dillenseger, le secrétaire général. Pour autant, le syndicat n’exclut par la poursuite de la grève au-delà du calendrier initialement prévu: «notre décision sur la poursuite de la grève sera totalement conditionnée par les avancées concédées par le gouvernement lors de la réunion de cette après-midi» affirme Roger Dillenseger.

» LIRE AUSSI – SNCF: après le vote de la loi, début des négociations sur la convention collective

Pour le gouvernement, «la loi a été votée démocratiquement»

Le ministère des Transports a estimé vendredi que la CGT ne pouvait pas ignorer la légitimité du vote par les élus de la réforme ferroviaire, alors que le syndicat a annoncé la poursuite du mouvement de grève en juillet. «La réforme est arrivée à son terme, elle a été concertée, la loi a été votée démocratiquement et elle s’appliquera», a noté le ministère au lendemain de l’adoption de la «loi pour un nouveau pacte ferroviaire» par le Parlement. «La démocratie a tranché, et la CGT ne peut pas l’ignorer», a-t-il indiqué à l’AFP. «Les Français jugeront qui est réellement dans le passage en force», a relevé le ministère, répondant au secrétaire national de la CGT Cheminot, Laurent Brun, pour qui «le gouvernement souhaite passer en force». «Quel est le sens de poursuivre un mouvement, sauf à pénaliser des usagers qui sont déjà plus que lassés et qui aspirent simplement et légitimement à préparer leurs congés?», ont interrogé les services d’Elisabeth Borne.

Une table ronde entre gouvernement, patronat et syndicats est prévue ce vendredi après-midi au ministère des Transports pour discuter de la convention collective nationale du secteur, un rendez-vous réclamé par l’intersyndicale qui espère que ce soit la première d’une série avec des engagements du gouvernement à la clé.

SNCF : la CGT Cheminots annonce « poursuivre la grève sur le mois de juillet »

Le secrétaire national de la CGT Cheminots a annoncé, vendredi sur franceinfo, que le mouvement de grève à la SNCF allait se poursuivre en juillet, alors que les négociations sur la convention collective reprennent.

Laurent Brun, secrétaire national de la CGT Cheminots, le 29 mai 2018, à Paris.
Laurent Brun, secrétaire national de la CGT Cheminots, le 29 mai 2018, à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

La CGT Cheminots ne souhaite pas s’arrêter alors que le sénat a définitivement adopté la réforme ferroviaire. Le secrétaire national, Laurent Brun, a affirmé, vendredi 15 juin sur franceinfo,  que le mouvement à la SNCF allait « se poursuivre sur le mois de juillet ». Pour ce qui est du temps que durera le mouvement, il a déclaré : « On verra, mais il n’est pas question de s’arrêter au calendrier puisque le gouvernement souhaite passer en force. »

Combattre une « réforme idéologique »

Les négociations sur la convention collective reprennent, vendredi. En attendant, l’intersyndicale des cheminots a décidé de continuer la grève au moins jusqu’au 28 juin. « La réforme est une mauvaise réforme donc nous continuons à la contester, a estimé Laurent Brun. On est dans une réforme idéologique et pour nous, cela menace le système ferroviaire et le droit des salariés. La bataille risque de continuer. »

« La convention collective nationale a commencé à être négociée en 2014, a expliqué Laurent Brun. Elle doit arriver à son terme et elle doit protéger le plus possible les salariés notamment du privé dans le fret ferroviaire ». En conséquence, « nous nous battrons pour que cette convention collective soit le plus haut possible », a lancé le secrétaire national de la CGT Cheminots.

La grève des cheminots pourrait continuer

Un syndicat de cheminots a déclaré ce vendredi sur Franceinfo que la grève se poursuivra en juillet malgré l’adoption de la réforme.

Un syndicat de cheminots français a annoncé vendredi que la grève dans les chemins de fer allait «se poursuivre» en juillet, au delà du calendrier initial.

«Nous allons poursuivre au mois de juillet», a déclaré sur Franceinfo Laurent Brun, de la CGT Cheminots. «Pour combien de temps? On verra. Comment? On verra. Il n’est pas question de s’arrêter au calendrier, puisque le gouvernement souhaite passer en force», a ajouté le responsable de la première organisation syndicale à la SNCF, l’opérateur historique du rail français.

Commencée en avril à l’appel des quatre syndicats de la SNCF, la grève des cheminots devait se dérouler jusqu’au 28 juin selon le calendrier initial fixé par l’intersyndicale. Un autre syndicat, la CFDT Cheminots, décidera de la suite du mouvement le 28 juin. «Il y a la fin d’un épisode, qui est prévu le 28. La CFDT Cheminots se positionnera à ce moment-là», a déclaré vendredi son secrétaire général, Laurent Berger.

Réforme voulue par Macron

Une table ronde entre gouvernement, patronat et syndicats était prévue vendredi après-midi au ministère des Transports pour discuter de la convention collective nationale du secteur. Ce rendez-vous était réclamé par l’intersyndicale qui espère que ce soit la première d’une série avec des engagement du gouvernement à la clé.

Après l’Assemblée nationale, le Sénat a définitivement adopté jeudi le projet de loi qui prévoit de transformer la SNCF en société anonyme, de fixer le calendrier de l’ouverture à la concurrence prévue au niveau européen et de supprimer l’embauche au statut de cheminot.

Cette réforme voulue par le président Emmanuel Macron bénéficie du soutien de l’opinion publique. Elle a cependant provoqué une levée de boucliers des syndicats qui craignent notamment une privatisation à terme de l’entreprise publique, ce que nie le gouvernement. (afp/nxp)

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F.N.S.E.A: le flou TOTAL

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Franceinfo
Des agriculteurs bloquent plusieurs raffineries et dépôts de carburant, lundi 11 juin. Ils ont entamé leur mouvement de blocage, dimanche 10 juin au soir. Ils protestent contre la concurrence de l’huile de palme importée sur le marché des biocarburants.

© Fournis par Francetv info

Trois jours de blocage reconductibles

Le premier syndicat agricole, la FNSEA, et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont appelé leurs adhérents à occuper quatorze sites stratégiques durant trois jours reconductibles.

Blocages à Feyzin, Grandpuits…

Depuis dimanche soir, les raffineries Total de Feyzin près de Lyon, de Gonfreville-l’Orcher près du Havre et de Grandpuits (Seine-et-Marne) sont bloqués, tout comme les dépôts pétroliers du port rhodanien Edouard Herriot, du port du Rhin, ainsi que ceux de Vatry (Marne), de Lespinasse près de Toulouse, Coignières (Yvelines) et de Cournon dans le Puy-de-Dôme.

La loi Alimentation dans le viseur

Les agriculteurs demandent la réintroduction dans la loi Alimentation, examinée à partir du 26 juin au Sénat, d’un amendement sur l’interdiction d’importer toute denrée produite en utilisant des substances phytosanitaires interdites dans l’Union européenne.

#SauvezLesAgri: les agriculteurs à l’assaut des raffineries et dépôts de carburants

Dimanche soir, les agriculteurs bloqueront des raffineries et dépôts de carburants en France. Leur but ? Dénoncer les contradictions de la politique du gouvernement.

Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, premier syndicat agricole, lors du congrès du syndicat à Tours, le 28 mars 2018. (©AFP/Archives/GUILLAUME SOUVANT)

Les agriculteurs se préparent à bloquer à partir de dimanche soir des raffineries et dépôts de carburants pour dénoncer les contradictions d’un gouvernement qui les oblige à respecter des normes auxquelles ne sont pas soumis des produits importés comme l’huile de palme.

Sous le mot clé #SauvezLesAgri, le premier syndicat agricole, la FNSEA, appelle ses adhérents sur les réseaux sociaux à occuper 14 sites stratégiques, pour trois jours reconductibles.

Outre le site en chantier de La Mède (Bouches-du-Rhône), les agriculteurs visent les 4 raffineries de Total en activité en France: Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), Grandpuits (Seine-et-Marne), Donges (Loire-Atlantique) et Feyzin (Rhône). Les 9 autres sites visés sont des dépôts de carburant à Dunkerque (Nord), Grigny (Essonne), Coignières (Yvelines), Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Vatry (Marne), Strasbourg, Cournon (Puy-de-Dôme), Lyon et Toulouse.

Le slogan du syndicat: « N’importons pas l’agriculture », car cela crée des « distorsions de concurrence ». Jérôme Despey, secrétaire général du syndicat FNSEA, explique à l’AFP.

On nous demande beaucoup d’efforts pour améliorer nos produits, sur la qualité, sur l’environnement, ce qui occasionne des coûts supplémentaires. Et dans le même temps, nous subissons de plus en plus d’importations de produits qui faussent la concurrence, et ne correspondent pas aux standards sanitaires et environnementaux qu’on nous impose.

LIRE AUSSI : Blocage des raffineries par les agriculteurs : faut-il craindre une pénurie de carburant ?

L’huile de palme, la goutte de trop

L’huile de palme est loin d’être le seul produit visé, mais c’est « la goutte qui a fait déborder le vase de la colère », ajoute M. Despey.

Ce sont en effet 300.000 tonnes de cette huile, issues de la déforestation en Malaisie ou Indonésie et présentant un très mauvais bilan carbone, qui feront tourner la bioraffinerie de Total à La Mède, près de Marseille, à partir de cet été. Alors que l’agriculture française peut fournir des huiles de tournesol ou de colza, coûtant toutefois plus cher.

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Le mouvement est observé avec intérêt par les ONG environnementales, d’ordinaire opposées à la FNSEA sur les dossiers phytosanitaires.

« La FNSEA a longtemps eu le monopole des biocarburants en France avec le colza et le tournesol, et ce monopole est en train d’exploser avec La Mède », souligne Sylvain Angerand, de l’ONG Les Amis de la Terre.

Les paysans en colère espèrent aussi obtenir le soutien des consommateurs, en dénonçant les effets sur le contenu des assiettes d’accords commerciaux internationaux comme le CETA signé par l’Union européenne avec le Canada, ou l’accord UE-Mercosur en négociation avec quatre pays d’Amérique latine.

« La traçabilité de nos produits s’améliore et il n’y a aucune traçabilité sur ces produits importés », s’indigne M. Despey, rappelant les récents scandales sanitaires sur la viande au Brésil.

La FNSEA n’est pas fermée au commerce international, au contraire, mais elle ne peut plus assumer les distorsions de concurrence induites par certaines importations, sinon cela va être la disparition de l’agriculture française.

« Personne ne passera »

Le syndicat demande que soit réintroduit dans la loi Alimentation, examinée à partir du 26 juin au Sénat, un amendement sur l’interdiction d’importer toute denrée produite en utilisant des substances phytosanitaires interdites dans l’Union européenne.

Il souhaite aussi que le gouvernement « renonce à son contingent d’importation d’huile de palme », et réclame un allègement du coût du travail salarié de saisonniers, qui est « 27% plus élevé que la moyenne européenne ».

« C’est la fenaison, ce n’est pas le bon moment, mais on n’a pas eu de problème pour mobiliser, car c’est vraiment le ras-le-bol général », a déclaré à l’AFP Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, qui prépare le blocage du dépôt de Strasbourg pour minuit dimanche.

« Personne ne passera » à partir de lundi matin à l’aube pour entrer ou sortir du dépôt de Dunkerque, a aussi promis Simon Ammeux, président dans le Nord des Jeunes Agriculteurs, associés au mouvement.

Une pénurie de carburant n’est toutefois pas à craindre dans l’immédiat. Car la France compte au total sept raffineries en activité ainsi que 200 dépôts de carburant, dont environ 90 dépôts principaux. Et l’Etat dispose de stocks stratégiques pour trois mois.

Source : © 2018 AFP

Des agriculteurs bloquent des raffineries et dépôts

Reuters
DES AGRICULTEURS COMMENCENT À BLOQUER LES RAFFINERIES
Une raffinerie Total à Donges. Les agriculteurs ont commencé dimanche à se mobiliser à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes agriculteurs (JA) pour bloquer raffineries et dépôts de carburant en France, afin de protester contre l’importation de produits agricoles ne respectant pas les mêmes normes de production qu’eux. /Photo prise le 21 novembre 2017/REUTERS/Stéphane Mahé

PARIS (Reuters) – Les agriculteurs ont commencé dimanche à bloquer raffineries et dépôts de carburant en France à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes agriculteurs (JA), pour protester contre l’importation de produits agricoles ne respectant pas les mêmes normes qu’eux.

Ce mouvement a été déclenché par l’autorisation donnée au groupe pétrolier Total d’importer de l’huile de palme pour faire tourner sa raffinerie de biocarburants de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône.

« Mais la réalité, c’est depuis six mois la signature d’accords commerciaux scélérats qui laissent venir des produits (…) qui ne respectent pas les mêmes conditions de production que les produits français », a expliqué la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, à franceinfo.

En fin d’après-midi, une trentaine de tracteurs et environ 150 agriculteurs, selon la FNSEA, bloquaient ainsi le dépôt pétrolier de Vatry, dans la Marne, devant lequel les protestataires ont déversé de la terre et des gravats.

A 22h00, plusieurs dizaines d’agriculteurs ont également commencé à bloquer les entrées de la raffinerie de La Mède, censée reprendre ses activités cet été après 275 millions d’euros d’investissements pour la convertir aux biocarburants.

A 23h30, neuf sites étaient bloqués ou en passe de l’être, dont les raffineries Total de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), Grandpuits (Seine-et-Marne) et Feyzin, près de Lyon, selon un porte-parole de la FNSEA contacté par Reuters, ainsi que les dépôts de Strasbourg et Toulouse.

Quatre autres sites devaient suivre dans la nuit, notamment à Dunkerque et en Ile-de-France, et la raffinerie de Donges, en Loire-Atlantique, lundi matin.

Au total, ce sont 14 sites que la FNSEA et JA envisagent ainsi, à ce stade, de bloquer avec des dizaines de tracteurs et des centaines d’agriculteurs qui se relaieront, explique-t-on à la FNSEA, où l’on précise que le mouvement est programmé pour le moment pour « trois jours renouvelables ».

A Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, des agriculteurs ont par ailleurs déversé dimanche en fin d’après-midi deux remorques de pneus et de branchages devant l’entrée du centre scientifique et technique Jean-Féger (CSTJF), laboratoire de Total.

Christiane Lambert a cité parmi les produits importés visés par les protestataires la viande, le sucre et l’éthanol.

« NOUS VOULONS TAPER FORT »

« La discussion sur le Mercosur, les pays d’Amérique du Sud, est en cours et nous ne voulons pas que de nouveaux accords soient signés », a ajouté la présidente de la FNSEA. « Et puis, pour La Mède, c’est 30.000 emplois qui sont en jeu, je pense que ça vaut le coup de se mobiliser. »

Elle a rappelé que la France avait développé depuis des années une filière colza pour contribuer à la fois aux carburants verts et à l’alimentation des animaux.

« En faisant venir de l’huile de palme, on porte un coup très dur à la filière colza », a-t-elle fait valoir. « C’est une incohérence que le gouvernement doit résoudre. »

« Notre cible, c’est l’Etat », a encore expliqué Christiane Lambert. « Nous avons alerté à plusieurs reprises. Nous avons rencontré des préfets, des parlementaires. Malgré tout, le rouleau compresseur continue sans vraiment d’écoute. »

« Nous voulons taper fort (…) pour dire : ‘Stop, vous êtes en train de mettre à mal (…) l’agriculture française. »

La logique de ce mouvement n’est pas de bloquer le pays mais d’obtenir de l’Etat des discussions sur quatre revendications, souligne-t-on à la FNSEA.

FNSEA et JA demandent l’interdiction d’importer tout produit ne correspondant pas aux standards français, un moratoire pour les charges et normes nouvelles, un allègement du coût du travail, notamment saisonnier, et un ciblage du volet agricole du « Grand plan d’investissement » lancé par le gouvernement pour 2018-2022 sur la mise en oeuvre des décisions des Etats généraux de l’alimentation dans les exploitations.

« Si on a gain de cause, chacun retournera à ses occupations », a déclaré à Reuters une source proche de la direction de la FNSEA, tout en avertissant du « risque que la mobilisation s’installe parce que les gens se radicalisent ».

Selon une source au ministère de l’Agriculture, un premier contact avec des représentants de la FNSEA et de JA est prévu lundi au niveau technique pour examiner les revendications des agriculteurs avant une réunion entre le ministre, Stéphane Travert, et Christiane Lambert, dont la date n’est pas fixée.

Les agriculteurs bloquent des raffineries et dépôts de carburants

Les Echos

La raffinerie Total à La Mède est l’un des 14 sites visés. Les agriculteurs dénoncent l’« incohérence » du gouvernement qui les oblige à respecter des normes auxquelles ne sont pas soumis des produits importés.

Les agriculteurs français expriment leur colère. Plusieurs groupes de manifestants ont commencé dès dimanche soir à bloquer des raffineries et dépôts de carburant pour dénoncer l’« incohérence » du gouvernement qui les oblige à respecter des normes auxquelles ne sont pas soumis des produits importés comme l’huile de palme.

Quelque 200 agriculteurs avec deux douzaines de tracteurs sont mobilisés sur Lyon  depuis 22h15 pour bloquer la raffinerie Total de Feyzin ainsi que le dépôt pétrolier au port rhodanien Edouard Herriot, a appris l’AFP du syndicat FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes.

Même scène à Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, où les agriculteurs normands s’apprêtaient vers 22 heures à déverser des bennes de fumier, oignons, terre et bois devant l’entrée d’une autre raffinerie du groupe pétrolier, a constaté sur place un photographe de l’AFP.

Raffineries et dépôts de carburant bloqués

Au moins 200 agriculteurs ont aussi commencé vers 23 heures à déverser de la terre sur les routes menant la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) et installé une quarantaine de tracteurs, selon Sébastien Guérinot, président des Jeunes agriculteurs dans le département. « On ne bloque que les camions de carburant Total qui veulent entrer ou sortir. Pas le personnel, ni les autres véhicules, ni les secours », a-t-il dit à l’AFP.

En début de soirée, d’autres agriculteurs s’étaient déjà installés devant trois dépôts de carburant à Vatry (Marne), à Lespinasse près de Toulouse ainsi qu’à Cournon dans le Puy-de-Dôme. Ils avaient également prévu d’empêcher d’ici lundi matin l’accès aux dépôts de Dunkerque (Nord), Grigny (Essonne), Coignières (Yvelines), Gennevilliers (Hauts-de-Seine) et Strasbourg, ainsi qu’à une autre raffinerie Total à Donges (Loire-Atlantique).

Au total, 14 sites stratégiques sont visés par le premier syndicat agricole, la FNSEA, et les Jeunes Agriculteurs (JA), qui ont appelé leurs adhérents à occuper durant trois jours reconductibles.

Du colza français plutôt que de l’huile de palme

« Nous ne sommes pas contre les importations […] mais nous voulons, pour le consommateur, que le gouvernement soit cohérent et que les importations soient faites à normes égales, sinon l’agriculture française va disparaître », a déclaré à l’AFP Samuel Vandaele, secrétaire général des JA.

Jusqu’à 300.000 tonnes par an d’huile de palme doivent en particulier être importées pour alimenter  la bioraffinerie Total de La Mède (Bouches-du-Rhône), qui doit démarrer cet été. L’agriculture française peut fournir davantage d’huile de tournesol ou de colza, mais plus chère. Par ailleurs, l’huile de palme est un produit hautement controversé car accusé de favoriser la déforestation en Asie du Sud-Est.

« Nous sommes là pour que le gouvernement comprenne l’exaspération. Nous sommes écoutés mais pas entendus, […] ce que nous voulons ce sont des décisions », a affirmé Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, ce lundi sur RMC. « La raffinerie de la Mède propose d’incorporer 50 000 tonnes de colza français, c’est une misère, il faut au moins 200 000 tonnes », a-t-elle ajouté.

« Ces blocages sont illégaux »

Le mouvement de blocage a été dénoncé par le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert. « Aujourd’hui, ces blocages sont illégaux. J’appelle à la responsabilité. Je vais recevoir les agricultures demain pour trouver des solutions ensemble », a-t-il affirmé ce lundi sur RTL.

Les agriculteurs demandent la réintroduction dans la loi Alimentation – examinée à partir du 26 juin au Sénat – d’un amendement sur l’interdiction d’importer toute denrée produite en utilisant des substances phytosanitaires interdites dans l’Union européenne. Ils souhaitent aussi que le gouvernement renonce à son contingent d’importation d’huile de palme, et réclament un allégement du coût du travail salarié de saisonniers.

« On n’a pas investi pour importer »

L’accès au site symbolique de La Mède était aussi bloqué dimanche soir par plusieurs dizaines d’agriculteurs, rassemblés dans le calme, a constaté sur place un vidéaste de l’AFP.

« C’est la goutte d’huile de palme qui fait déborder la coupe des problèmes des paysans », a résumé Pierre Lebaillif, président des JA de Normandie, interrogé par l’AFP. « Biocarburant : on n’a pas investi pour importer », pouvait-on aussi lire sur les pancartes des agriculteurs à Vatry.

Pour le porte-parole de LREM Gabriel Attal, l’Etat ne peut pas se dédire de l’accord scellant l’importation d’huile de palme pour La Mède, mais sera « vigilant », notamment sur sa qualité environnementale.

Nécessitant jusqu’à 650.000 tonnes de matières premières par an, cette bioraffinerie utilisera aussi d’autres huiles, dont 50.000 tonnes de « colza français », a promis début juin le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

Une pénurie encore lointaine

Le mouvement des agriculteurs est observé avec intérêt par les ONG environnementales, d’ordinaire opposées à la FNSEA dans les dossiers phytosanitaires. Les paysans espèrent aussi le soutien des consommateurs, en dénonçant les effets sur le contenu des assiettes d’accords commerciaux internationaux, comme le CETA signé avec le Canada et  l’accord UE-Mercosur en cours de négociation.

Une pénurie de carburant n’est toutefois pas à craindre dans l’immédiat. Car la France compte au total sept raffineries en activité, ainsi que 200 dépôts de carburant. De plus, l’Etat dispose de stocks stratégiques pour trois mois.

Source AFP

L’huile de palme de Total n’est qu’un (encombrant) prétexte pour la FNSEA

Analyse La FNSEA et les Jeunes agriculteurs bloquent à partir du lundi 11 juin pour trois jours reconductibles 14 raffineries et dépôts de carburants. Une opération de communication aux objectifs flous.

L'huile de palme de Total n'est qu'un (encombrant) prétexte pour la FNSEA
La FNSEA et les Jeunes agriculteurs bloquent à partir du lundi 11 juin 14 raffineries et dépôts de carburants.
© African Hope

Officiellement, si la FNSEA et les Jeunes agriculteurs appellent leurs membres à bloquer 14 raffineries et dépôts de carburant, de Total mais pas uniquement, pour trois jours à partir de ce lundi 11 juin, c’est pour dénoncer les contradictions du gouvernement français qui les obligent à respecter des normes auxquelles ne sont pas soumis les produits agricoles importés comme l’éthanol brésilien ou l’huile de palme de Malaisie ou d’Indonésie. Des produits qui servent à produire les biocarburants (qui n’ont de bio que le nom), notamment du biodiesel. Or le gouvernement, validant une promesse de la précédente mandature, vient d’autoriser Total à importer jusqu’à 4,5 millions de tonnes par an d’huile de palme pour alimenter sa nouvelle bioraffinerie de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône. C’est cette décision qui a motivé les agriculteurs à monter leur blocage. Mais la révélation qu’un de leur principal membre, le groupe agroindustriel Avril, importe lui aussi au moins 100 000 tonnes d’huile de palme par an en complément du colza Français pour produire du biodiesel, a obligé la FNSEA a changer son discours.

« N’importons pas l’agriculture »

La fédération rappelle maintenant qu’elle se range, tout comme le groupe Avril, derrière Bruxelles, qui veut interdire les huiles de palme dans les biocarburants à partir de 2021. Surtout, la FNSEA étend ses revendications aux importations de viande. Mais les demandes concrètes des agriculteurs ne sont pas claires. Interrogé par L’Usine Nouvelle, Olivier Dauger, responsable environnement à la FNSEA est incapable de donner des attentes précises qui ferait du mouvement de blocage des sites pétroliers rebaptisé #Sauverlesagri, un succès et éviterait une reconduction du blocage au-delà des trois jours initiaux prévus.

Il explique juste que dans le contexte de transition énergétique et de lutte contre le réchauffement climatique, les agriculteurs sont prêts à jouer leur rôle et à mieux utiliser les terres agricoles. « L’idée, c’est de sortir du pétrole. Il existe une autre façon de faire de l’énergie alimentaire ou ou carburant, c’est la photosynthèse », rappelle Olivier Dauger. Mais selon lui, les accords commerciaux internationaux signés par la France fragilisent les agriculteurs français et ne leur permettent pas de remplir cette mission. La FNSEA voudrait que la France interdise les importations de produits agricoles avec des produits interdits en France. Et a choisi comme slogan « n’importons pas l’agriculture ». Cela va être compliqué à appliquer.

Devant les dépôts de carburant, les agriculteurs dénoncent les « incohérences » du gouvernement

Isabel MALSANG / AFP
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Des agriculteurs bloquent l’accès de la bioraffinerie Total de La Mède, le 10 juin 2018 à Châteauneuf-les-Martigues, dans les Bouches-du-Rhône

Paris (AFP) – Tracteurs, bottes de paille et détermination: les agriculteurs protestaient lundi devant 13 raffineries et dépôts de carburant contre les « incohérences du gouvernement » et les importations de produits agricoles qui ne respectent pas les critères français et européens, dont l’huile de palme utilisée dans les biocarburants.

« Nous avons entre 70 et 160 personnes sur 13 sites, et un quatorzième va être bloqué à partir de 9H30, celui de Donges en Loire-Atlantique », a indiqué lundi matin à l’AFP Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, premier syndicat agricole français qui a appelé au mouvement avec celui des Jeunes Agriculteurs (JA) pour trois jours reconductibles.

« L’organisation est faite pour durer » car « le dialogue est rompu » avec le gouvernement, explique Damien Greffon, président de la FRSEA d’Ile-de-France, devant le dépôt de carburant de Grigny (Essonne) où les agriculteurs ont déversé de grandes quantités de fumier, de terre et de pommes de terre pour bloquer les accès, sous les yeux de CRS.

« La France importe un certain nombre de produits qui ne respectent pas les règles qu’on impose aux agriculteurs français. Ça concerne aussi bien la viande du Mercosur, le vin espagnol que l’huile de palme », dit-il à l’AFP.

« Nous ne sommes pas contre les importations (…) mais nous voulons, pour le consommateur, que le gouvernement soit cohérent et que les importations soient faites à normes égales, sinon l’agriculture française va disparaître », estime pour sa part Samuel Vandaele, secrétaire général des JA, qui manifeste à Grandpuits, en Seine-et-Marne, devant une raffinerie Total.

« Biocarburant: on n’a pas investi pour importer », pouvait-on lire sur les pancartes des agriculteurs manifestant à Vatry (Marne).

L’accès au site Total de La Mède (Bouches-du-Rhône) est lui bloqué depuis dimanche soir par plusieurs dizaines d’agriculteurs. Jusqu’à 300.000 tonnes par an d’huile de palme, produit hautement controversé car accusé de favoriser la déforestation en Asie du Sud-Est, doivent être importées pour alimenter la bioraffinerie qui doit y démarrer cet été.

L’agriculture française peut fournir davantage d’huile de tournesol ou de colza, mais plus chères.

« C’est la goutte d’huile de palme qui fait déborder la coupe des problèmes des paysans », résume Pierre Lebaillif, président des JA de Normandie, interrogé par l’AFP. « Pour l’exploitation qui produit du colza, ça peut être à l’avenir des quantités à produire en moins ou des prix qui baissent ».

– Pas de pénurie en vue –

Nécessitant jusqu’à 650.000 tonnes de matières premières par an, la bioraffinerie de La Mède utilisera aussi d’autres huiles, dont 50.000 tonnes de « colza français », a promis début juin le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

Inacceptable pour les agriculteurs qui ont fait leurs comptes. « Avec la Mède, nous allons perdre 400.000 hectares de colza sur 1,5 million d’hectares au total » estime Samuel Vandaele.

Le mouvement des agriculteurs est observé avec intérêt par les ONG environnementales, d’ordinaire opposées à la FNSEA dans les dossiers phytosanitaires.

Les paysans espèrent aussi le soutien des consommateurs, en dénonçant les effets sur le contenu des assiettes d’accords commerciaux internationaux, comme le CETA signé avec le Canada et l’accord UE-Mercosur en cours de négociation.

« En Amérique du sud, la taille moyenne d’un élevage est de 24.000 bovins, en France un agriculteur élève en moyenne 80 vaches allaitantes, et on nous demande d’être toujours plus vertueux sur le plan de l’environnement », fait valoir Christiane Lambert.

Les agriculteurs demandent la réintroduction dans la loi Alimentation, examinée à partir du 26 juin au Sénat, d’un amendement sur l’interdiction d’importer toute denrée produite en utilisant des substances phytosanitaires interdites dans l’Union européenne.

Ils souhaitent aussi que le gouvernement renonce à son contingent d’importation d’huile de palme, et réclament un allègement du coût du travail salarié de saisonniers « qui est 27% plus élevé qu’en Allemagne et 37% plus qu’en Italie », selon Mme Lambert.

Une pénurie de carburant n’est pas à craindre dans l’immédiat, la France comptant au total sept raffineries en activité ainsi que 200 dépôts de carburant. De plus, l’Etat dispose de stocks stratégiques pour trois mois.

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GrattosGrattos                                  C’est bizarre,je n’ai jamais vu l’Elysée bloqué ?

françoisfrançois                               Ils ont entièrement raison, il faut manifester, marre de nous faire sucrer par ce gouvernement de friqués!
Loïc BlutzLoïc Blutz                          Soutien aux agriculteurs !
bon sensbon sens                             si cela dure plusieurs jours , les syndicats de la SNCF auront un moyen supplémentaire de pression s’ils savent l’utiliser ( mais j’en doute)
alaricalaric                                    L’huile de palme , un bel exemple de la trahison du grand capitalisme international et de ses valets du genre Macron .
CHANGEMENTCHANGEMENT                    Encore un coup monté pour nous faire aller aux pompes, le Diesel au plus fort et bingo !

C’est quoi l’orage?

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Franceinfo
© Fournis par Francetv info Depuis cinq ans, le nombre d’infections nosocomiales reste relativement stable en France, selon une étude de Santé publique France.

Un patient hospitalisé sur 20 serait porteur d’au moins une infection nosocomiale (voir encadré), selon les conclusions de la 6e enquête nationale sur ce type d’infection, présentée ce 4 juin par Santé publique France. La prévalence de ces infections est stable depuis cinq ans. Les trois quarts d’entre elles surviennent sur le site où l’infection est identifiée, le dernier quart étant « importé d’un autre établissement ».

Les risques de contracter une infection nosocomiale varient fortement en fonction des services hospitaliers. Ainsi, les services de réanimation qui reçoivent des patients plus vulnérables et exposés à de multiples dispositifs invasifs sont particulièrement à risque. « Dans ces services, près d’un patient sur quatre est porteur d’au moins une infection nosocomiale », selon l’enquête de Santé Publique France, réalisée entre mai et juin 2017 auprès de 403 établissements de santé et 80.988 patients.

La chirugie orthopédique à risque

À l’échelle des établissements, plus d’une infection sur quatre serait urinaire. Les infections pulmonaires et celles survenant après chirurgie, au niveau de la zone opérée, sont ensuite les plus fréquentes. Toutefois, « toutes n’ont pas le même degré de gravité », précise l’agence. « Les infections urinaires très fréquentes sont le plus souvent anodines malgré la gêne occasionnée. À l’inverse, des infections survenant par exemple lors de chirurgie orthopédique sont plus graves. » C’est le cas des poses de prothèse de genou ainsi que la chirurgie des varices des membres inférieurs.

« Les patients avec un dispositif invasif (cathéter, sonde urinaire, assistance respiratoire) ont un risque d’être infectés 4,6 fois supérieur à celui des patients sans dispositif invasif », poursuivent les auteurs du rapport. « Trois bactéries sont le plus fréquemment responsables d’une infection nosocomiale : Escherichia coli (près de 25% des infections), staphylocoque doré (13%), Enterococcus faecalis (6,5%). » Selon les données collectées, les patients âgés de 65 à 84 ans auraient 2,5 fois plus de risque d’être infectés que les autres.

Comparée aux données de la précédente enquête, réalisée en 2012, la prévalence globale des patients infectés est demeurée stable. Ce chiffre masque toutefois une diminution en soins longue durée (-25%) ainsi qu’en soins de suite et réadaptation (-19%), tandis qu’une augmentation est notée en court séjour (+12%) et en chirurgie (+35%).

Selon des travaux de 2004, les infections nosocomiales seraient chaque année la cause directe d’environ 4.000 décès en France.

la rédaction d’Allodocteurs.fr

Une infection nosocomiale est une infection contractée au cours d’un séjour dans un établissement de santé (hôpital, clinique…), qui survient au cours d’une prise en charge (diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive…).

Hôpitaux: un patient sur vingt touché par une infection nosocomiale

Un patient sur vingt est touché par au moins une infection nosocomiale, selon une enquête nationale réalisée en 2017 AFP – FRANCOIS GUILLOT

Un patient hospitalisé sur vingt est touché par au moins une infection nosocomiale (contractée dans l’établissement de santé), selon une enquête nationale réalisée en 2017, qui montre que cette proportion n’a pas diminué depuis 2012.

« On estime que 4.200 décès sont liés à des infections nosocomiales chaque année », a déclaré le docteur Bruno Coignard, responsable de la direction des maladies infectieuses de l’agence sanitaire Santé publique France, lundi en dévoilant cette enquête.

La proportion des patients infectés est stable entre 2012 et 2017 alors qu’elle avait diminué de 10% entre 2006 et 2012, selon cette 6e enquête réalisée un jour donné auprès de 403 établissements de santé. Ces enquêtes sont réalisées tous les cinq ans.

Au sein de ce total, la part des infections liées à une intervention chirurgicale est en hausse, selon l’enquête. Elle passe de 2012 à 2017 de 13,5% à 16% du total, se rangeant ainsi au deuxième rang des infections nosocomiales les plus courantes derrière les infections urinaires (28%) et devant les pneumonies (15,5%).

Parmi les bactéries le plus fréquemment responsables d’infections nosocomiales (associées aux soins) contractées au cours d’un séjour à l’hôpital figurent Escherichia coli (près d’un quart des infections) et le staphylocoque doré (13%).

Les infections nosocomiales sont davantage constatées dans les services de réanimation (un patient infecté sur quatre) qui soignent des patients plus vulnérables et exposés à des dispositifs invasifs (cathéter, assistance respiratoire, sonde urinaire) qui augmentent les risques.

A peu près un patient hospitalisé sur sept reçoit un traitement antibiotique, une proportion qui diminue très légèrement par rapport à 2012.

« Il faut poursuivre les actions en faveur du bon usage des antibiotiques. La France par rapport à ses voisins européens consomme beaucoup d’antibiotiques, donc on peut faire des progrès en la matière », selon le Dr Coignard.

Cette photographie des infections nosocomiales en France montre également que les infections dues aux staphylocoques dorés résistants à l’antibiotique méticilline continuent à diminuer.

La proportion des patients infectés par ce germe résistant aux antibiotiques baisse de 7,5% entre 2012 et 2017. « Cela montre que les efforts quotidiens dans les hôpitaux, notamment d’hygiène des mains, portent leurs fruits », remarque le Dr Coignard.

Hôpitaux : un patient sur vingt touché par une infection nosocomiale

Le Parisien avec AFP
On estime à 4200 le nombre de décès liés à des infections nosocomiales chaque année LP/Olivier Arandel

Une enquête nationale réalisée en 2017 montre que cette proportion n’a pas diminué depuis 2012.

Un patient hospitalisé sur vingt est touché par au moins une infection nosocomiale (contractée dans l’établissement de santé), selon une enquête nationale réalisée en 2017.

« On estime que 4200 décès sont liés à des infections nosocomiales chaque année », a déclaré le docteur Bruno Coignard, responsable de la direction des maladies infectieuses de l’agence sanitaire Santé publique France.

La proportion des patients infectés est stable entre 2012 et 2017 alors qu’elle avait diminué de 10 % entre 2006 et 2012. Au sein de ce total, la part des infections liées à une intervention chirurgicale est en hausse : elle passe de 13,5 % à 16 % du total entre 2012 et 2017. Elle se range ainsi au deuxième rang des infections nosocomiales les plus courantes derrière les infections urinaires (28 %) et devant les pneumonies (15,5 %).

Escherichia coli et staphylocoque doré

Parmi les bactéries le plus fréquemment responsables d’infections nosocomiales contractées au cours d’un séjour à l’hôpital figurent Escherichia coli (près d’un quart des infections) et le staphylocoque doré (13 %).

La proportion des patients infectés par ce dernier, résistant aux antibiotiques, baisse de 7,5 % entre 2012 et 2017. « Cela montre que les efforts quotidiens dans les hôpitaux, notamment d’hygiène des mains, portent leurs fruits », remarque le Dr Coignard.

Les infections nosocomiales sont davantage constatées dans les services de réanimation qui soignent des patients plus vulnérables et exposés à des dispositifs invasifs (cathéter, assistance respiratoire, sonde urinaire) qui augmentent les risques.

Hôpitaux. Un patient sur vingt est touché par une infection nosocomiale

De nombreux patients repartent avec une infection contractée à l'hôpital malgré les protocoles mis en place
De nombreux patients repartent avec une infection contractée à l’hôpital malgré les protocoles mis en place | Béatrice Le Grand – Ouest France

L’agence sanitaire Santé publique France révèle une enquête lundi selon laquelle 4 200 décès par an sont liés à des infections nosocomiales. La part des infections liées à une intervention chirurgicale est en hausse depuis 2012.

Un patient hospitalisé sur vingt est touché par au moins une infection nosocomiale (contractée dans l’établissement de santé), selon une enquête nationale réalisée en 2017, qui montre que cette proportion n’a pas diminué depuis 2012.

« On estime que 4 200 décès sont liés à des infections nosocomiales chaque année », a déclaré le Dr Bruno Coignard, responsable de la direction des maladies infectieuses de l’agence sanitaire Santé publique France, lundi en dévoilant cette enquête.

La part des infections nosocomiales augmentent

La proportion des patients infectés est stable entre 2012 et 2017 alors qu’elle avait diminué de 10 % entre 2006 et 2012, selon cette 6e enquête réalisée un jour donné auprès de 403 établissements de santé. Ces enquêtes sont réalisées tous les cinq ans.

Au sein de ce total, la part des infections liées à une intervention chirurgicale est en hausse, selon l’enquête. Elle passe de 2012 à 2017 de 13,5 % à 16 % du total, se rangeant ainsi au deuxième rang des infections nosocomiales les plus courantes derrière les infections urinaires (28 %) et devant les pneumonies (15,5 %).

Parmi les bactéries les plus fréquemment responsables d’infections nosocomiales (associées aux soins) contractées au cours d’un séjour à l’hôpital figurent Escherichia coli (près d’un quart des infections) et le staphylocoque doré (13 %).

Les infections nosocomiales sont davantage constatées dans les services de réanimation (un patient infecté sur quatre) qui soignent des patients plus vulnérables et exposés à des dispositifs invasifs (cathéter, assistance respiratoire, sonde urinaire) qui augmentent les risques.

L’usage des antibiotiques en question

À peu près un patient hospitalisé sur sept reçoit un traitement antibiotique, une proportion qui diminue très légèrement par rapport à 2012.

« Il faut poursuivre les actions en faveur du bon usage des antibiotiques. La France par rapport à ses voisins européens consomme beaucoup d’antibiotiques, donc on peut faire des progrès en la matière », selon le Dr Coignard.

Cette photographie des infections nosocomiales en France montre également que les infections dues aux staphylocoques dorés résistants à l’antibiotique méticilline continuent à diminuer.

La proportion des patients infectés par ce germe résistant aux antibiotiques baisse de 7,5 % entre 2012 et 2017. « Cela montre que les efforts quotidiens dans les hôpitaux, notamment d’hygiène des mains, portent leurs fruits », remarque le Dr Coignard.

Propagation des infections dans les hôpitaux: enfin LA solution?

Propagation des infections dans les hôpitaux: enfin LA solution?
Des scientifiques britanniques ont présenté de nouveaux gants médicaux antimicrobiens RelaxNews

Des scientifiques britanniques ont présenté de nouveaux gants médicaux antimicrobiens qui pourraient prévenir la propagation des infections dans les hôpitaux du monde entier.

Créés par le professeur émérite Richard James, microbiologiste renommé de l’Université de Nottingham, ces gants sont demeurés en phase de développement pendant plus de six ans. Le professeur James a collaboré avec le fabricant de gants médicaux Hartalega Malaysia et la compagnie Chemical Intelligence UK.

De précédentes recherches avaient démontré que, si les gants médicaux offraient une protection contre la propagation des infections, ils se trouvaient parfois contaminés. Ces nouveaux gants contiennent une technologie antimicrobienne non-lixiviante empêchant la propagation des infections. Des tests menés de façon indépendante ont montré que les gants tuaient jusqu’à 99,9% des bactéries en 5 minutes de contact, sans ajout de produits supplémentaires, prévenant ainsi l’échange de microbes avec des surfaces et des personnes.

Le lancement européen du nouveau produit a eu lieu à Londres le 1er juin. Grâce à un coût de production réduit, ces gants seront à la portée de nombreux hôpitaux du monde entier.

« Ces gants changeront la donne dans le secteur de la santé, publique comme privée », commente le professeur James. « Je suis ravi que les recherches de toute une vie sur la résistance bactérienne et antibiotique aient directement alimenté la création d’un outil pratique qui aura une incidence majeure sur le traitement médical dans un proche futur ».

Mr. Kuan Mun Leong, qui dirige Hartalega Holdings Berhad, ajoute: « Dans l’Union européenne, la contamination croisée dans les hôpitaux cause à elle seule 37.000 morts annuellement, entraînant des dépenses supplémentaires de 7 milliards d’euros. En repensant un outil médical qui n’avait pas été remodelé depuis plus de 30 ans, nous ferons des vagues dans le secteur médical et sauverons des vies sur toute la planète ».

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commentaires

  • Rejane52                                          Le manque de personnel est une chose mais l’hygiène en est une autre ! Quand je vois des « techniciennes de surface » nettoyer le sol des chambres avec de l’eau « dégueulasse » ce n’est pas le manque de personnel qui les empêche de changer l’eau ! et tout le reste est à l’avenant….dans certains hopitaux de l’APHP c’est nettoyage à la va-vite et après on s’étonne de la prolifération des bactéries ….moi pas !
  • Lettre_prioritaire                           Ça fait froid dans le dos…
  • gil4792                                                Une preuve de manque de moyens et de personnel que de telles choses peuvent arriver le gouvernement veut faire lui des économies sur la santé déjà qu’il réduit son train de vie et qu’il arrête de faire des cadeaux aux plus riches de ce pays de 4 milliards d’euros sur l’impôt sur l »isf etc .