Chômage : qui crée vraiment des emplois ?

Une étude fait voler en éclat plusieurs idées reçues : 63% des entreprises de taille intermédiaires, voire des PME, créent de l’emplois et nos grands groupes aussi.
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D’après le Medef, cette réforme « devrait permettre de réduire d’un quart à un tiers le nombre de demandeurs d’emploi touchés par la fin des droits et basculant dans le RSA », soit « plusieurs centaines de milliers de personnes ». Philippe Hugen / AFP

En cette période de « grand blues » sur l’emploi et de montée inexorable du chômage, il est particulièrement intéressant de se pencher sur le palmarès des entreprises qui embauchent. Or une étude du cabinet Xerfi, basée sur le palmarès établi par « les500.fr » pour la période 2008-2013 fait voler en éclats plusieurs idées reçues.

Premièrement, parmi les 100 créateurs nets d’emploi du top 500, 63% sont des entreprises de taille intermédiaires, voire des PME, fréquemment méconnues du grand public. Signe encourageant de vitalité, 15 groupes créés ou implantés depuis moins de 10 ans se hissent aussi dans ce top 100.

Deuxièmement, nos grandes entreprises mondialisées peuvent encore créer des emplois, quand ce sont des leaders technologiques mondiaux. Si seuls 8 groupes du CAC 40 figurent dans les 100 premiers du palmarès, 37 des 200 plus grandes entreprises françaises y apparaissent.

Troisièmement, même si elle détruit globalement de l’emploi, l’industrie française tient son rang : 17 groupes industriels se hissent dans le haut du palmarès, avec près de 25 000 emplois créés. Et lorsque l’on agglomère les secteurs de l’industrie et ceux – liés – des services aux entreprises, ils représentent à eux seuls 50% de l’emploi créé par les 100 premiers.

Quatrièmement, les deux secteurs les plus porteurs sont les services professionnels ayant majoritairement recours à une main d’œuvre qualifiée : 35 des 100 premières entreprises du palmarès opèrent dans les services informatiques, le conseil, l’ingénierie ou le facility management. Mais aussi les services aux particuliers : un tiers des 100 premiers créateurs d’emplois sont dans le commerce, l’hébergement, la restauration et les services à la personne.

Cinquièmement, le palmarès confirme une profonde transformation du tissu productif liée à la mutation numérique. On y perçoit la montée en puissance du commerce électronique, ainsi que le poids des entreprises de service informatique et l’hyper-représentation de celles qui innovent en matière d’usages ou dont le modèle d’affaire est profondément lié à Internet.

Paradoxalement, l’intensité en recherche et développement n’est plus le marqueur clé du potentiel de création d’emplois. Celui-ci résulte aussi de la capacité à augmenter le niveau des compétences, et à se projeter dans le nouveau monde numérique. « L’ensemble de ces constats suggère que la structure du système de soutien de l’Etat aux entreprises devient obsolète », conclut Olivier Passet, directeur des synthèses économiques du groupe Xerfi.
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Fabienne Courvoisier
Comment « Créer de l’emploi » en réduisant le pouvoir d’achat?!!!
les medias peuvent continuer à essayer de nous « enfumer »en suivant les ordres de leurs « commanditaires..cela ne change pas la triste REALITE!
le « meilleur » exemple:la Grèce … qui ne fait pas honte à celles et ceux qui l’ont ainsi mise à genoux , »car ce sont des tyrans »….!

Fred Dassert
Que veut dire créer des emploies ? Quand une entreprise remplace ses departs à la retraite ,ses demissions ext…..elle ne crée aucun emploi puisque le nombre total d’emplois reste le meme .Créer des emplois c’est augmenter les effectifs c’est tout et pas autre chose.

Gérard Menthor
« Créateurs nets d’emplois » … vous savez ce que ça veut dire, « net » ? Merci de vérifier avant de brailler ! (Merci aussi de vérifier votre correcteur orthographique, la pile a l’air usée).

ANDRE PLOUGARDEL
Chômeur,je vis au quotidien la dure réalité du chômage.Je suis rejeté par ma famille.J’ai voté à gauche pour sortir de ma condition de chômeur.Il est vrai,j’avais fini par tirer parti des avantages que me donnait l’oisiveté:affalé devant la télé,me couchant tard,me levant tard,gorgé de bière du lever au coucher du soleil,J’étais souvent saoul incapable de la moindre initiative,attisant la colère de ma femme.J’avais obligation néanmoins de me présenter aux convocations sous peine de perdre mes droits,enfin ce qu’il me restait au bout de trois ans de chômage.Au
tant dire qu’il ne me restait pas grand chose.Après avoir perdu mon travail,les années passèrent et le temps passe vite quand on est chômeur.J’ai perdu dans la foulée et ma femme et mes gosses,j’ai fini par vendre ma maison pour payer mes dettes,mes impôts aux socialos et les diverses taxes.J’étais pour ainsi dire chômeur à la rue.Maintenant,Je vis dans une caravane.Mon dossier de logement s’est perdu dans les méandres de l’administration,oublié en bas d’une pile de dossiers en souffrance.Mon frigo est vide.Je suis en fin de droits et je fais les fins de marché.J’accepte les dons de fruits et de légumes encore mangeables.Je suis juste un grade au dessus de clochard.Je regarde autour de moi.Le marché se vide.Les derniers chalands ont donné leurs derniers sous,des gens qui,comme moi,le dos courbé,remuent les poubelles,des sacs remplis d’immondices,espérant trouver une pitance salvatrice.

Marco Nour
Prochain article : « Qui détruit vraiment des emplois ? »

topinet topinette
Ces entreprises là comme d’autres ont pour le seul but de créer la misère et c’est dans leur intérêt de mondialiser leur manière de faire : créer la misère .
Alors d’affirmer qu’ils créent des emplois , on ne doit pas avoir la même notion .
Dites les choses comme elles se passent actuellement .Et ne cacher pas la réalité .
Ces entreprises créent de la richesse pour elles , mais en aucun cas créent des richesses (donc emploi) pour ces employés .Esclavages modernes !

Fred Dassert
De quelles entreprises parlez vous !Le probleme c’est l’absence de syndicat pour organiser les salariés et demander sa part du gateau !Là ou il y en a et ou les boites font du benef ,il y a participation ,interessement ,prime de vacances et de Noel et contribution à 5 % de la masse salariale au CE .De plus un certain nombre d’entreprise semi publique (ou l’état est actionnaire minoritaire ) pratique la regle du partage en trois des benefices ;Un tiers pour les actionnaires ,un tiers pour l’entreprise ses investissement et ses fonds propres ,un tiers pour les salariés .Ils sont pas mal lotis les salariés de ces boites mais faut savoir aussi qu’ils se battent on à rien sans rien .Plutot que de se regarder en chien de faience les salariés ferraient mieux de s’organiser pour demander leur part du gateau ……

topinet topinette
C’est mignon tout plein ce graphisme des top 10 d’entreprises qui créent des emplois .Faut préciser dans quels conditions précaires ces salariés sont embauchés et leur condition de travail .

Marc Marc
quel type d’emploi créent ces entreprises?
Si celles-ci virent 3 seniors en cdi pour embaucher 2 cdd, est ce vraiment créer de l’emploi?

Jean888
Les entreprises de service a la personne emploient des personnel sous qualifiés et sous payés mais Airbus, Safran , EDF , Iliad emploient des personnels qualifiés et ce sont de « bonnes » entreprises

Fred Dassert
Conditions precaires chez EDF Airbus ou Safran ! Des boites au top du social ,il n’y a guerre mieux en France !Je vous souhaite de tout coeur un jour d’y travailler !

Pierre Nirrep
Ne confondez pas les salariés d’EDF qui, eux, sont bien traités, et les salariés des sous-traitants d’EDF qui, eux, ne sont pas à la même enseigne.

Laure mareaction
Faudrait revoir les formations, car 80 % d’une classe d’age au bac ne fait qu’abaisser le niveau des bacheliers, et n’est qu’une valise vide, alors que certains estiment qu’ils ont le droit d’être payés plus que le SMIC!
il faut également former des travailleurs « Manuel », nous en avons besoin, les machines ne faisant pas tout!
Il manque également des conducteurs routiers, des mécanos, des carrossiers, et combien d’autres métiers manuels! alors que nous avons tant et tant de chomeurs

Pierre Nirrep
Eh oui, le travail manuel n’a pas la cote (salissant : parfois ; dévalorisant : à coup sûr, pas noble en tout cas….. enfin plein d’idées préconçues dans ce genre).
Depuis le temps qu’on parle de « revaloriser le travail manuel » , qu’a t-il été fait sur le sujet ?
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Le patronat réclame des « actes concrets » à Valls et Hollande

Medef en tête, huit organisations patronales se retrouvent pour juger que « les actes ne suivent pas les discours » et font monter la pression à une semaine de la Conférence sociale.
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Pierre Gattaz fait monter la pression à une semaine de la Conférence sociale. (STEPHANE DE SAKUTIN – AFP)

Formant un chœur inhabituel, huit organisations patronales lancent dimanche 29 juin un « cri d’alarme » à l’exécutif, appelant à la mise en œuvre rapide des aides promises aux entreprises face à un mécontentement politique et social persistant.

« Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, notre appel solennel est avant tout un cri d’alarme de citoyens français inquiets pour l’avenir de leur pays », écrivent dans le « Journal du dimanche » les dirigeants du Medef, de la CGPME, de l’UPA (artisanat), de la FNSEA (agriculteurs), de l’UNAPL (professions libérales), de l’AFEP (grandes entreprises), de Croissance + (entreprises à forte croissance) et d’ASMEP-ETI (entreprises de taille intermédiaire), au diapason pour une fois.

Après des « discours qui ont redonné espoir aux entrepreneurs », « nous constatons que les actes ne suivent pas les discours », disent-t-ils, réclamant « trois actes concrets ».

En premier lieu, les organisations patronales demandent à « inclure de manière explicite et rapidement » dans la loi les promesses du Pacte de responsabilité sur une baisse des charges et de la fiscalité.
Retour sur la pénibilité et le temps de travail

Au passage, elles demandent que soient « retravaillés » les textes sur la pénibilité et « ajustées » les dispositions sur le temps de travail, dont la durée minimale doit passer à 24 heures par semaine le 1er juillet. Ces deux réformes cristallisent depuis quelque temps le mécontentement des dirigeants d’entreprises.

Ces derniers demandent ensuite un « moratoire » sur tout texte susceptible de durcir la règlementation ou d’augmenter les contrôles.

Enfin, les signataires exigent des « réformes structurelles » sans « tabous » ni « dogmes » pour baisser la dépense publique.

Côté patronal, on dit que les mauvais chiffres du chômage et les prévisions de croissance très molle de l’Insee ont déclenché jeudi cette initiative.

Le nombre de chômeurs en France a atteint en mai un nouveau record de 3,388 millions. De surcroît, l’Institut national de la statistique et des études économiques a jugé que la croissance ne connaîtrait pas cette année l’accélération espérée par le gouvernement, pour n’atteindre qu’un faible rythme de 0,7% cette année.

La mauvaise humeur de certains députés PS a également attisé la nervosité patronale.

Ces « frondeurs » ont déposé de nombreux amendements sur les textes budgétaires en cours de discussion à l’Assemblée, qui doivent entériner le Pacte de responsabilité ainsi que les 50 milliards d’économies annoncés par l’exécutif.
Conférence sociale sous tensions

Le Pacte de responsabilité annoncé en début d’année par François Hollande consiste à lier les aides aux entreprises à des contreparties sociales, qui doivent être négociées entre patronat et syndicat.

Or ces discussions durent et les tensions à propos de la « conférence sociale » des 7 et 8 juillet illustrent la mauvaise ambiance entre organisations patronales et syndicales, en ce début d’été agité sur le plan social (grève à la SNCF, des contrôleurs aériens, mobilisation des intermittents)

La CGPME a dit « s’interroger sérieusement sur l’intérêt pour les organisations patronales représentatives de participer ». Le Medef a choisi Twitter, demandant: « y a-t-il un quelconque intérêt à participer à la conférence sociale? C’est une vraie question… ».

Y a-t-il un quelconque intérêt à participer à la conférence sociale ? C’est une vraie question … #pénibilité @fhollande @manuelvalls
— MEDEF (@medef) 25 Juin 2014

Du côté des syndicats, le numéro un de la CFDT Laurent Berger a estimé vendredi qu’il faudrait « mettre fin au Pacte de responsabilité » si le patronat décidait de boycotter ce rendez-vous. FO et la CGT ont décidé de prendre part au rendez-vous, non sans exprimer leur grande méfiance face aux intentions patronales.

Le ton n’est pas beaucoup plus aimable entre le gouvernement et le patronat, deux ministres ayant reproché récemment au Medef de « geindre » trop souvent.

Instaurée par François Hollande, la conférence sociale réunit chaque année tous les acteurs du dialogue social autour du gouvernement pour établir la feuille de route de l’année à venir. Celle de juillet 2014 sera la troisième du quinquennat.
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Marcel Hoguet
– Un patronat qui en vertu des déclarations d’un président , qui ne sait pas toujours où il nous conduit , leur avait promis ce pacte de responsabilité pour réduire les charges des entreprises. Ce patronat rêve, car l’Etat n’a plus un sous vaillant .
– L’Assemblée nationale des socialistes souhaitait une revalorisation à 10 euro de la nuitée pour la taxe de séjour. Après cela on voudrait relancer le tourisme des français, et solliciter les étrangers. Un gouvernement qui rêve, tout en créant la pauvreté, et les zones de désertion touristique pour demain. Pour assurer le paiement des salaires de tous ces élus qui ne servent à rien, on est capable de créer de nouveaux impôts, sans se soucier du lendemain.
– Le patronat continuera ses délocalisations, pour gagner un peu plus, et éviter la fiscalisation française. En contre partie le chômage pourra croître, avec une indemnisation qui deviendra impossible en raison du manque de recettes sociales.

Elle est belle cette France ! Quel est son avenir ?

Paul Emik
Pour créer des emplois, il faut d’abord du boulot et des débouchés. Et ensuite un environnement, économique, social et humain, qui s’y prête.
Et il suffit de voir les commentaires ici pour se dire que l’environnement serein, c’est pas pour demain.
Faut pas s’étonner, à force de taper sur les patrons, que ces derniers deviennent frileux ou se barrent. Et que le chomage augmente encore et toujours…

elisabeth Rebibo
Et oui tout ce qu’on lit sur ce forum est à faire pleurer . Comment après 150 ans d’école gratuite on est arrivé à voir des gens incapables de raisonner.Sans patron :pas de boulot.Mais non on continue à les insulter. On ne voit que les PDG des grands groupes, mais les patrons des petites et moyennes entreprises qui sont eux le poumon du pays ,pff!!! ils n’existent pas? Pourtant c’est grâce à eux que des pays comme l’Allemagne réussissent.

Clem Melc
Ah… +1

Boine Jean-christophe
Si l’Allemagne réussissait c’était peut-être aussi un petit peu parce qu’avec cette libérale conservatrice de merkell, les patrons n’avait aucun salaire minimal obligatoire à payer !!! Le paradis de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Toute merveille a une fin, les gauchos l’ont contrainte à voter un salaire minimal.
Quel enfer n’est-ce-pas ?
Tout travailleur sera payé dignement et respectueusement…

Kangoo Durant
Vous n’avez toujours pas compris ?l’europe ne veux pas d’un social made in french,alors nos politiques et élite nous mènent au génocide social.

Rick Wezard
les AFFAMEURS sont de retour ! ! ! !
Ca faisait bien longtemps qu’on ne les avait plus écouté PLEURER des SOUS ! ! !
QUELLE HONTE ! ! ! !
Quel gouvernement va rétablir le contrôle des prix ? ?
Avec le REEL niveau de marges qu’ils ont , comment osent ils pleurnicher encore ! ! !
Et les salariés , et les consommateurs : ce sont eux qui devraient se révolter contre les entreprises ! ! ! ! !

Simone Couturier
Jean Carat

Je vois que vous commencez a être autant dépité que moi. Je ne comprends absolument pas ce que fait le gouvernement. Ces patrons ont délocalisé nos industries pour sous payer des ouvriers et ils en veulent encore plus!……Qui va encore payer des impôts supplémentaires et des taxes qui s ajoutent les unes aux autres, je vais exploser. J ai des amis fortunés qui ne souffrent absolument pas de la crise actuelle. Je ne suis pas jalouse mais je ne comprends pas pourquoi c est toujours la moyenne classe qui trinque !..

Boine Jean-christophe
La classe moyenne et les 9 millions de citoyens français qui vivent sous le seuil de pauvreté, ne les oubliez pas s’il-vous plait, merci d’avance.
Quand il achètent des pâtes et du riz ils paient la TVA comme madame betancourt et carlos gones.
Le patronat français n’a même pas honte de réclamer des aides, tout en délocalisant.
Il produit en exploitant l’extrême pauvreté dans le monde pour vendre là où il reste du pouvoir d’achat, pour s’engraisser toujours plus.
Le mauvais calcul est qu’à force de détruire de l’emploi, le pouvoir d’achat disparait, et le football ne suffira plus un de ces jours pour distraire les peuples.
Ne manquera plus qu’une étincelle pour que le feu prenne, et il n’y aura plus de frontière.

patrick gilles
Ils vont faire grève comme les intermittents?
Quel pied cet été! Plus pollués par les borborismes de quelque sous doué, ni par le tintamarre d’une industrie obsolète!
Encore que pour l’industrie, c’est déjà quasiment le grand silence!
Dormir, les pieds en éventail…

Hughes Bizot
déjà 8 mois que le pacte de responsabilité a été annoncé et…rien. idem pour le oacte de stabilité. tout ça ce sont des discours pour faire genre on s’occupe de tout mais en fait que dalle. hollande c’est 35 ans de vie politique plan que a ne tien faire pour la France,à part un fond point fleuri à Tulle donc aucune surprise de voir qu’il continu à n’en pas foutre une ramée pendant qu’il accélére la descente aux enfers du pays avec l’aide précieuse des élus fonctionnaires et autres syndicats soviétiques

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