Travail dominical: «C’est une trahison de plus de la part du gouvernement»,

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Manifestation devant le Printemps à Paris (9e), le 24 juin 2014 R.COUDERC/20MINUTES

MANIFESTATION – Ce mardi, des salariés des Galeries Lafayette et du Printemps ont protesté, rue de Provence (9e), contre les récentes déclarations de Laurent Fabius sur le travail dominical…

«La seule façon pour Fabius de faire de la croissance, c’est de faire les poches des touristes!» Karl Ghazi, porte-parole de la CGT commerce et services, use de son mégaphone, ce mardi rue de Provence (9e). Avec une centaine de manifestants, ils ont décidé de se mobiliser pour protester contre les déclarations du ministre des Affaires étrangères et du tourisme, jeudi dernier.

Laurent Fabius avait alors esquissé la volonté du gouvernement de transformer le boulevard Haussmann -et ses nombreux grands magasins- en zone touristique. Ce qui obligerait, dès octobre, les salariés des grands magasins à travailler le dimanche, sans compensation salariale.

De quoi agacer Karl Ghazi. C’est «une trahison de plus de la part du gouvernement», qui délaisse les salariés et accède à une «vieille revendication du patronat», estime-t-il. En 2010 déjà, une ouverture dominicale avait été envisagée dans le quartier. Mais à l’époque, la mairie de Paris et celle du 9e (PS) avaient alors accédé aux demandes des salariés et des riverains, en refusant de faire passer le Boulevard Haussmann en zone touristique.
«Une étape de plus vers la généralisation du travail le dimanche»

Cette fois, selon l’argument du ministre, l’ouverture dominicale devrait permettre à la capitale de gagner en attractivité touristique, tout en créant 500.000 nouveaux emplois. Mais selon Karl Ghazi: «Paris possède déjà sept zones touristiques et les touristes n’ont pas nécessairement besoin du boulevard Haussmann pour consommer le dimanche.»

Dans le cortège, composé de nombreux syndicalistes, on dénonce surtout un cadeau fait au patronat. Et «une étape de plus vers la généralisation du travail le dimanche», lance Karl Ghazi. Avec le risque d’une propagation, notamment rive gauche, où se trouve le Bon Marché. Stéphanie, délégué syndicale CFDT et salariée du magasin, redoute d’ailleurs cette idée. «Nous allons être un dommage collatéral, estime-t-elle. Bientôt, ce sera au tour d’autres quartiers de devenir zones touristiques.»

Et contrairement aux prévisions du gouvernement, la manifestante reste sceptique sur l’intérêt économique: «Aucune étude n’a prouvé que cela allait créer de l’emploi. Certaines, notamment celle de l’OFCE (observatoire français des conjonctures économiques) affirment que cela va même en détruire», prévient-elle. Pour elle c’est sûr, «la part du PIB lié au tourisme est infime» et les touristes ne dépenseront pas plus mais sur une période plus étalée.
Un choix de société

Avec cette nouvelle zone touristique, les commerces pourront également fermer plus tard: 20h30 au lieu de 20h actuellement. Mais du côté des salariés, ouvrir plus tard en semaine n’aurait aucun impacte. «A partir de 19h le soir, je fais des sudokus», témoigne en effet une démonstratrice du Printemps.

Au-delà des interrogations économiques, le débat du travail le dimanche se place aussi sur un plan sociétal comme le montre Marie-Claude, une salariée depuis plus de vingt ans aux galeries Lafayette: «On a nos familles, nos activités le dimanche. Avec cette réforme, je ne pourrai plus voir mes enfants le dimanche.» Plus loin dans le cortège, un autre confie: «J’ai retenu la phrase d’un député qui a dit un jour: il y a six jours pour avoir et un jour pour être… Tout dépend du type de société vers lequel on souhaite aller.»
Raphaël Couderc
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aubagne
En espérant ce sujet de conversation dans quelques années ,vu la cadence du chomage et vu les prévisions pour la fin 2014, prevoir gants de boxe pour prétendre à un boulot.Les places seront chères et certaines vacances risquent de durer…

dragon29000
Je donne entièrement raison aux manifestants , nous nous sommes battus contre l’ouverture des dimanches et jours de fête , et oui je suis un ancien commercial des magasins .
Si vous acceptez l’ouverture des dimanches après ce sera les jours de fêtes y compris noël et jour de l’an il en a été question dans les années 1980 .
Quand aux emplois ce seront des auxiliaires et donc pas des emplois pérennes .
Ne vous laissez pas faire .

monnom
enfin un peu de jugeotte !
Bah oui étant donné que la réduction du temps de travail a toujours été une revendication de Gauche, c’est indéniablement une trahison (cela dit qui peut croire encore que le PS ou qu’un Fabius sont de Gauche ? ) Après savoir si c’est une bonne ou une mauvaise idée est un autre problème qu’il est peut-être hasardeux de « régler » en temps de crise où les gens sont malheureusement prêts à accepter n’importe quoi pour bouffer. Pour ma part j’estime que si le travail le dimanche se répand; rien n’empêchera, même sous couvert de pseudo « liberté de choix », un employeur de l’imposer à l’embauche ou d’en faire par la suite un chantage au licenciement.
Vous ne voulez pas bosser le dimanche, d’autres moins regardant attendent à la porte de la boite… Le plus cynique est ceux qui envisagent ça comme un progrès….

RAYD2B
Si quelques courageux peuvent et veulent travailler le dimanche en étant payé double,cela va sans dire ainsi que « défiscalisé » pourquoi dans cette optique la C.G.T trouverait-elle à redire puisqu’elle est sensée défendre les travailleurs et leur pouvoir d’achat ?
Sur base de volontariat assorti d’un meilleur salaire ou est le problème ?
On dirait plutôt que la C.G.T. préfère « fabriquer » des chômeurs, en pénalisant ceux qui estiment qu’être travailleur ET courageux ce n’est pas bien vu en France..
D’ailleurs,ces Messieurs-Dames du gouvernement nous montrent l’exemple puisqu’ils leur arrive de « travailler » le dimanche,la C.G.T devrait leur interdire aussi…

PMPL
@RAYD2B
« Si quelques courageux peuvent et veulent travailler le dimanche en étant payé double,cela va sans dire ainsi que « défiscalisé » pourquoi dans cette optique la C.G.T trouverait-elle à redire »

Si vous mettez les gens assez dans la misère, vous trouverez aussi des gens pour vendre leur rein voire leurs enfants. Est-ce qu’il faut pour autant l’autoriser et s’en réjouir ?

zarlino
Les Syndicats ne représentent plus rien dans le privé, et peu dans le public. Si un jour au lieu de vouloir survivre à tout prix, ils se décidaient à aller dans le sens de la reprise et de l’action, ça pourrait peut -être donner un peu d’espoir à voir la France se relever. Laissez les gens libre de travailler quand ils en ont envie, et ne voyez pas toujours le « Grand Patronat » comme l’esclavagiste de service
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L’Insee saborde les espoirs de croissance et d’emploi du gouvernement
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Le siège de l’Insee à Paris. LOIC VENANCE / AFP

ECONOMIE – D’après l’Insee, le chômage va augmenter au second semestre…

Le chômage devrait augmenter de 0,1 point au second trimestre pour atteindre 9,8% en métropole (10,2% avec l’outre-mer), niveau auquel il se stabiliserait jusqu’à la fin de l’année 2014, selon des prévisions publiées ce mardi par l’Insee.

Mardi matin, le ministre du Travail François Rebsamen avait affirmé que son objectif était la «stabilisation» du taux de chômage cette année sous le seuil des 10%, et une éventuelle diminution l’an prochain.
Impression
Le taux de chômage, mesuré par l’Institut de la statistique selon les normes du Bureau international du travail, avait baissé de 0,2 point sur un an pour atteindre 9,7% en métropole au premier trimestre 2014 (10,1% avec l’outre-mer).
Pas d’embellie avant 2015

Cette décrue avait fait dire au gouvernement que la promesse de François Hollande d’inverser la courbe du chômage fin 2013 avait été tenue.

Mais l’Insee se montre plus pessimiste pour 2014: «D’ici la fin de l’année, la hausse attendue de l’activité serait trop modeste pour que l’emploi se redresse», explique-t-il dans la note de conjoncture où il saborde les espoirs de croissance du gouvernement, en annonçant une progression de seulement 0,7% du PIB cette année. L’exécutif table lui sur 1%.

Les économistes estiment en général qu’une croissance d’environ 1,5% est nécessaire pour inverser la tendance en matière de chômage. En conséquence, aucun organisme international n’anticipe d’embellie avant 2015.

L’Insee table lui sur une légère baisse de l’emploi dans le secteur marchand (22.000 postes détruits sur l’année), malgré l’impact du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), qui contribuerait à créer 30.000 postes par semestre.
L nombre de demandeurs d’emploi sans activité augmente

En 2014, 60.000 postes seraient par ailleurs créés dans le secteur non marchand, «essentiellement de la montée en charge» des emplois d’avenir, destinés aux jeunes pas ou peu diplômés.

Ce chiffre sera toutefois insuffisant au regard des 124.000 nouveaux actifs attendus sur le marché de l’emploi en 2014.

A l’opposé du taux de chômage de l’Insee, mesuré sur la base d’une enquête, le deuxième thermomètre du chômage, celui des inscrits à Pôle emploi, ne cesse lui de grimper: les demandeurs d’emploi sans activité étaient 3.364.100 à la fin avril, un record. Les chiffres de mai seront dévoilés jeudi.

François Rebsamen s’était fixé l’objectif de ramener leur nombre «le plus près possible des trois millions» d’ici à la fin du quinquennat, en 2017, notamment grâce au pacte de responsabilité dont il espère jusqu’à 500.000 créations d’emploi.

François Hollande a admis début mai qu’il n’aurait pas la crédibilité nécessaire pour briguer un second mandat si le chômage ne baissait pas d’ici à 2017.
20 Minutes avec AFP
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plumot
L’Insee ne saborde rien !!! Elle se contente de dire la stricte réalité !!!

thombx
Peut être faut-il arrêter avec la croissance..
Imaginer Astérix, il place 1e en banque. Sur un compte a taux fixe de 2%. Bah la, il a déjà plus d’argent que l’achat du poids de la terre en or. Le systeme de croissance ne peut pas marcher indéfiniment..

Loplop
La solution pour avoir de la croissance c’est simple :

Le SMIC a 2000 € Net sans augmenter les charges
Le RSA reversé uniquement contre un contrat de 30H de travaux par mois dans la commune
La CAF plafonnée à 3 enfants … ceux qui ont les moyens pourront faire plus d’enfants sans pomper les caisses
Que la France arrete de penser Start UP Innovation car l’innovation doit etre autofinancée par des ventes et non perfusée par l’état.

En Bref des vrais reformes sont attendues, la situation des Francais se dégrade mois après mois et nous avons juste le droit à des annonces de projet bidons.

scoopy
Il va falloir ouvrir les yeux à un moment donné, nous sommes dans un monde de communication, avec des transports hypers développés et des consommateurs qui veulent payer de moins en moins chers… donc tant qu’il y aura des pays avec des minis couts de main d’oeuvre, on ne pourra etre compétitifs. Seuls les secteurs du luxe et les produits spécifiques pourront s’en tirer, alors soit on mise sur le spécifique ou là où on est bon (gastronomie, nucléaire, chantier naval…) soit il faut se dire que ce sera difficile… Si on prend l’Allemagne que l’on cite toujours, ils sont leaders en matière d’automobile par exemple et c’est un gros secteur…

Antanor1
Le problème c’est la politique menée depuis plus de 30 ans…
L’abandon progressif de l’industrie au profit des services d’une part.
Et la politique des entreprises elles-mêmes, qui ont voulu miser sur le moyen ou le bas de gamme (secteurs où on ne peut pas concurrencer les pays à bas coût comme vous l’avez rappelé). Pour l’exemple automobile, c’est plus simple de faire fabriquer une Clio en Roumanie qu’une Carrera GT…

sapeurcamembert
mais ou sont toutes les promesses ? echec sur toute la ligne des socialistes !!! ha non j oubliais le mariage pour tous !!! .
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Rebsamen pense toujours à suspendre les seuils sociaux dans les entreprises

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Le ministre du Travail, François Rebsamen, le 18 juin 2014 à l’Elysée. VILLARD/sipa

SOCIAL – L’idée «n’est pas morte», assure le ministre…

Le ministre du Travail François Rebsamen a assuré jeudi que l’idée de suspendre les seuils sociaux, réclamée par le patronat au nom de l’emploi mais à laquelle les syndicats sont «plutôt opposés», «n’est pas morte». Rebsamen a dit sur i-Télé avoir «rencontré chaque responsable syndical» pour «commencer à discuter»: «ils y sont plutôt opposés» et la CGT est même «totalement contre».
«J’attends que les partenaires sociaux en débattent»

«Mais il faut que ça soit un donnant-donnant», a-t-il ajouté, avec «une meilleure représentativité» donnée aux salariés. «Ca, c’est le dialogue social». «J’attends que les partenaires sociaux en débattent» mais «non, l’idée n’est pas morte», a ajouté le ministre.

Rebsamen, qui avait déjà émis cette proposition avant sa nomination rue de Grenelle, s’était dit favorable fin mai à «suspendre pendant trois ans» les seuils légaux créant des obligations sociales aux entreprises, comme par exemple la création d’un comité d’entreprise à partir de 50 salariés. Le projet avait aussitôt été qualifié de «bêtise» par la CGT et d’«incongru» par la CFDT.
20 Minutes avec AFP
=======================================================================================================Croissance trop plate pour faire baisser le chômage, estime Sapin
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Le ministre français des Finances Michel Sapin répond aux questions des députés le 11 juin 2014 à l’Assemblée nationale à Paris

Le ministre des Finances a estimé jeudi, sur l’antenne de RTL, que la croissance au premier trimestre, qui est restée nulle, avait été trop plate pour que «cela fasse évoluer le chômage dans le bon sens», anticipant une légère hausse du chômage, dont les chiffres sont publiés jeudi à 18h00.

Interrogé sur les prévisions établies par l’Insee, qui anticipe une hausse de 0,1% du chômage au deuxième trimestre, le ministre de l’Economie a admis que «le premier trimestre de cette année a été plat, trop plat, il est rare que cela fasse évoluer le chômage dans le bon sens».
© 2014 AFP
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François Hollande mise sur l’économie sociale et solidaire
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Accompagné du chef étoilé Thierry Marx, François Hollande a visité « Cuisine mode d’emploi », une école accélérée de cuisine à Paris

François Hollande a lancé mardi l’initiative baptisée «La France s’engage», visant à encourager et soutenir le développement de projets de l’économie sociale et solidaire sélectionnés pour leur innovation et leur utilité sociale.

«Ce que nous voulons faire, c’est fédérer, mobiliser, démontrer la vitalité d’un pays comme le nôtre», a déclaré le chef de l’Etat devant un parterre de responsables associatifs et acteurs de l’économie sociale et solidaire, réunis à l’Elysée.

Alors que l’engagement associatif a été désigné «grande cause nationale» de 2014, ce «grand chantier présidentiel» vise à identifier et soutenir des initiatives socialement innovantes afin de leur permettre de se développer et «changer d’échelle», a expliqué M. Hollande. Il s’agit de «faciliter la vie de ces initiatives», par exemple en «sécurisant leur environnement juridique».

Un groupe de personnalités, parmi lesquelles le directeur des hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, et le président de l’agence du service civique, François Chérèque, réunis autour de Najat Vallaud-Belkacem, ministre en charge de la vie associative, ont retenu une première liste de 15 initiatives qui vont bénéficier de ce soutien.

Elles répondent aux critères d’«innovation», «utilité sociale» et «capacité à prendre une dimension, être porté à une large échelle», selon M. Hollande.

Parmi elles figurent par exemple la cohabitation intergénérationnelle, la mobilisation nationale contre l’isolement des personnes âgées Monalisa ou encore l’Institut du service civique, qui aide des jeunes repérés alors qu’ils effectuaient leur service civique à intégrer une formation ou à créer une activité.

Cuisine et Boulangerie Mode d’Emploi, des formations gratuites de douze semaines lancées à Paris par le chef étoilé Thierry Marx pour des jeunes sans diplôme ou demandeurs d’emploi, font également partie des projets retenus, avec l’objectif d’ouvrir des centres dans cinq villes d’ici fin 2015.

Le site Jaccede, donnant des informations sur les lieux publics accessibles aux handicapés, ambitionne pour sa part de référencer 650.000 établissements en France contre 30.000 aujourd’hui.

Autre projet retenu, La cravate solidaire, qui fournit des tenues professionnelles gratuites aux demandeurs d’emploi.

La plateforme lafrancesengage.fr permettra aux acteurs qui le souhaitent de s’engager dans ces initiatives.

Particuliers, associations, fondations et entreprises sont par ailleurs invités à répondre à un appel à projets, qui pourront également être sélectionnés pour recevoir le soutien présidentiel.

«Vingt ou trente actions seront sélectionnées tous les semestres» jusqu’à la fin du quinquennat, l’objectif étant d’avoir porté «plus de 200 chantiers» en 2017, a précisé M. Hollande.

50 millions d’euros seront mobilisés dans un fonds de soutien sur la période 2014-2017 pour accompagner le déploiement des projets, apportés par l’Etat (à hauteur de 25 millions d’euros) et par le groupe Total notamment.

François Hollande a par ailleurs réaffirmé son objectif de voir le service civique accueillir «100.000 jeunes» d’ici la fin du quinquennat, comparé aux 35.000 volontaires attendus en 2014. «Il y a aujourd’hui 4 ou 5 fois plus de candidats que de postes disponibles», a-t-il souligné.

Créé en 2010, le service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans d’effectuer une mission d’intérêt général sur 6 à 12 mois, indemnisée environ 570 euros nets par mois.
© 2014 AFP
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Immobilier: les mises en chantier se réduisent comme peau de chagrin
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Les mises en chantier de logements neufs en France ont continué à se détériorer de mars à mai

Le nombre de logements neufs mis en chantier a continué à se réduire comme peau de chagrin sur les trois derniers mois en France, selon les chiffres du ministère du Logement, qui doit annoncer mercredi des mesures visant à relancer la construction.

Les mises en chantier de logements neufs en France se sont de nouveau détériorées de mars à mai, avec un recul de 19,7% sur un an, pour s’établir à 69.577, et même 21,4% pour les logements classiques (hors résidences), selon les statistiques publiées mardi.

Ces mauvais chiffres, qui se dégradent de mois en mois, ont poussé le ministère du Logement à faire de la relance de la construction sa priorité cette année.

Mercredi en Conseil des ministres, doivent être annoncées des mesures très attendues par le secteur, en faveur de la simplification des normes qui alourdissent les coûts de construction, de la mobilisation du foncier public — la vente de terrains de l’Etat à bas prix — et de l’accession à la propriété, notamment.

«La machine à produire des logements est en train de s’arrêter», s’inquiète François Payelle, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), qui attend du gouvernement «un message de confiance aux investisseurs».

«Ils assurent 30% du financement des logements en zone urbaine, depuis 15 ans : il faut leur dire que l’encadrement des loyers est réservé aux zones tendues, où l’on constate des abus évidents». «Il faut aussi soutenir la primo-accession, en reprofilant le Prêt à taux zéro (PTZ)», dit-il.

Sur les douze mois écoulés entre juin 2013 et mai 2014, le nombre des logements neufs mis en chantier affiche un recul plus modéré, de 8,5%, à 312.066 unités, mais ce niveau est historiquement bas, et en retrait d’un tiers par rapport au pic de l’année 2007 (466.000) qui lui, était exceptionnel.

«C’est toujours la même tendance: une baisse continue. Le marché immobilier est cyclique : après le cycle haussier du marché entre 2000 et 2007, avec un point haut cette année-là, globalement, nous sommes entrés dans un marché baissier depuis 2008», rappelle Olivier Eluère, économiste de Crédit Agricole SA.

– Prix encore très chers –

«Dans le neuf, on observe une correction du marché assez sensible en termes de ventes, qu’on retrouve de manière logique au niveau de la construction. Le marché de l’ancien, lui, se tient mieux», remarque-t-il.

«On en connaît les raisons : le chômage, la croissance très faible, les revenus en hausse extrêmement faible, les mesures fiscales qui ont beaucoup pesé depuis deux à trois ans, le fait que le dispositif fiscal dit +Scellier+, très attractif, ait été remplacé par le +Duflot+ moins attractif et plus contraignant… et les prix très chers», explique M. Eluère.

«Le primo-accédant moyen a du mal à acheter actuellement, compte tenu du niveau élevé des prix» qui ont augmenté de 80% entre 2000 et 2007 dans le neuf et ont encore progressé de 10% depuis, rappelle-t-il.

Le nombre des permis de construire accordés pour des logements neufs, qui renseigne sur les futures mises en chantier, a de son côté diminué de 16,1% de mars à mai, à 94.155 — un léger mieux, comparé à leur recul de 25% à la fin du premier trimestre.

Sur douze mois, la baisse est légèrement moindre qu’un mois plus tôt pour les permis de construire, avec un repli cumulé de 20,7% à fin mai (contre -21,5% à fin avril), à 389.444 unités.

«Globalement le marché immobilier se corrige plutôt en douceur», estime M. Eluère. «Je pense que cette correction lente va se poursuivre cette année et probablement aussi l’an prochain, parce que les fondamentaux favorables, les taux d’intérêt historiquement bas et la demande forte des ménages continuent à jouer».

«Mais d’un autre côté la conjoncture est encore médiocre, les prix sont encore trop chers, et les mesures fiscales pèsent de façon négative sur ce marché», conclut l’économiste.

© 2014 AFP
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Le gouvernement fait feu de tout bois pour relancer la construction
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Des ouvriers sur un chantier à Lille le 25 juin 2014

Soutenir l’accession à la propriété par un prêt à taux zéro reprofilé, développer l’investissement locatif, accélérer les cessions de foncier public, simplifier les normes: le gouvernement fait feu de tout bois pour tenter de relancer une construction atone.

Dévoilant un train de mesures plutôt bien accueillies par les professionnels, le Premier ministre Manuel Valls a affiché sa volonté de relancer un secteur «déterminant pour la croissance et l’emploi» dans une interview mercredi au Parisien/Aujourd’hui en France.

Selon l’Insee, le secteur de la construction (bâtiment et travaux publics) est le principal frein à la croissance en France, et lui coûtera 0,4 point de produit intérieur brut (PIB) cette année.

Les mises en chantier de logements neufs, loin de l’objectif gouvernemental d’un demi-million par an, sont tombées au niveau historiquement bas de 312.000 sur douze mois à fin mai.

Afin de revitaliser le secteur, l’exécutif envisage d’abord de «favoriser l’accession à la propriété en élargissant l’accès au prêt à taux zéro», une mesure que les professionnels de l’immobilier réclamaient à cor et à cri. «Ces prêts seront disponibles auprès des banques en octobre 2014», a précisé Manuel Valls.

Le PTZ sera recentré sur les zones où les ménages, et en particulier «les primo-accédants, peuvent investir», a précisé la ministre du Logement Sylvia Pinel sur RMC, car à l’heure actuelle il est réservé à la fois aux zones les plus tendues, donc les plus chères, et aux ménages les plus modestes, pour qui l’achat immobilier dans ces zones est inaccessible.

En outre, les montants des prêts consentis aux ménages seront relevés, le plafond de revenu sera élargi, tandis que le délai à partir duquel le remboursement commence sera allongé, selon M. Valls.

Le PTZ sera aussi à nouveau ouvert à l’achat de logements anciens, mais de façon très ciblée: il ne concernera que les logements à réhabiliter, en milieu rural et sera conditionné à la réalisation de travaux.

– «Redonner confiance» –

En parallèle, pour «redonner confiance aux investisseurs» – qui ont tendance à déserter le marché immobilier -, le dispositif fiscal Duflot, qui ouvre droit à une réduction d’impôt pour certains investissements locatifs, sera adapté pour favoriser cet type d’investissement dans des métropoles comme Lille, Lyon ou Marseille, où «les loyers sont chers».

Son zonage sera révisé afin de «mieux prendre en compte la réalité des tensions du marché» et un avantage fiscal supplémentaire sera octroyé aux bailleurs qui logent plus longtemps des locataires avec un loyer plafonné.

Pour accélérer la cession de terrains de l’État à bas prix en faveur de la construction de logements, une Commission nationale de l’aménagement, de l’urbanisme et du foncier, sera créée début juillet et présidée par le sénateur Thierry Repentin, spécialiste du secteur.

Par ailleurs, 50 mesures de simplification des normes de la construction seront mises en œuvre à l’automne, a ajouté Manuel Valls.

La Garantie universelle des loyers (GUL) sera pour sa part «ajustée» afin qu’elle bénéficie aux jeunes.

Le Premier ministre a également réaffirmé qu’il n’entendait pas abandonner l’encadrement des loyers, «mesure sociale importante» et disposition phare de la loi Alur de Cécile Duflot, que l’ancienne ministre écologiste craignait de voir détricotée pour apaiser la grogne des professionnels de l’immobilier.

«Il faut encadrer les loyers mais de façon transparente et prévisible», a déclaré M. Valls, plaidant pour un «équilibre entre la protection du locataire et la rentabilité pour les bailleurs et investisseurs».

Mme Duflot a réagi en saluant des annonces qui «vont dans le bon sens», tout en appelant «à maintenir une vigilance pleine et entière sur le volet social».

Promoteurs, artisans ou agents, les professionnels de l’immobilier se sont dans l’ensemble réjouis, mais ont regretté l’absence d’une révision de la fiscalité sur les terrains privés. Tous ont émis l’espoir d’une mise en place rapide des mesures.

«La situation est grave pour la construction et il y a toujours une certaine inertie de plusieurs mois, dans notre secteur, entre les annonces et leur réalisation concrète», a souligné Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB).
© 2014 AFP
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La Bourse de Paris attendue dans le vert, dans le sillage de Wall Street

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Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris, le 2 juin 2014 Eric Piermont AFP

Paris – La Bourse de Paris devrait ouvrir dans le vert jeudi, suivant l’exemple de Wall Street qui a décidé d’oublier la veille la forte contraction de l’économie américaine au premier trimestre.

Le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,10% une quarantaine de minutes avant l’ouverture de la séance. Mercredi, il avait terminé sur un net recul de 1,28%, repassant même sous le seuil symbolique des 4.500 points (à 4.460,6 points).

Après un début de séance difficile, la Bourse de New York a de son côté finalement terminé sur un rebond malgré les chiffres décevants du PIB américain au premier trimestre, qui subit son plus fort recul en cinq ans, tandis que les commandes de biens durables ont essuyé une baisse surprise en mai.

Les chiffres «extrêmement décevants» du produit intérieur brut américain ont été ignorés par les investisseurs «qui ont choisi de regarder plutôt les chiffres plus récents montrant des améliorations», a observé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

«Ce rebond devrait se traduire par une ouverture positive en Europe, même si la hausse restera contenue du fait des inquiétudes liées à l’Irak», a-t-il estimé.

«Les marchés européens devraient ouvrir raisonnablement en hausse, les investisseurs concentrant leur attention sur la confiance du consommateur et le chômage en France», a souligné pour sa part Chris Weston, un analyste de IG.

La France doit publier en fin de journée ses chiffres de l’emploi et, juste avant l’ouverture de la séance, son enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages en juin.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne se retrouvent par ailleurs à Bruxelles pour désigner le nouveau chef de l’exécutif communautaire.

Outre-Atlantique, les dépenses et revenus des ménages en mai ainsi que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage (14H30) sont attendus.

Le président de l’antenne de Richmond de la banque centrale américaine, Jeffrey Lacker, doit également s’exprimer sur la politique monétaire.

Valeurs à suivre

ALSTOM: Après la porte ouverte à d’autres partenaires industriels dans la future configuration recentrée sur les transports, une fois cédée le pôle énergie à General Electric, le fleuron industriel français devrait continuer à animer la cote.

SOLVAY: le chimiste a annoncé une dépréciation d’actifs d’environ 420 millions d’euros qui grèvera ses résultats du deuxième trimestre 2014, après la finalisation de la création d’une co-entreprise avec Ineos dans le secteur du PVC.

EXEL INDUSTRIES: Le fabricant d’appareils de pulvérisation a annoncé des ventes en baisse au troisième trimestre de son exercice 2013-2014, en raison de «la prudence des agriculteurs» en France.

BONDUELLE: Le groupe a été condamné par Bruxelles à une lourde amende de 30 millions d’euros pour entente sur les prix dans le secteur des champignons en conserve.

HEURTEY PETROCHEM: La société d’ingénierie pétrolière a annoncé la signature de trois contrats pour un montant total de 38 millions d’euros, dont un premier portant sur sa technologie récemment acquise de récupération de monoéthylène glycol.

GROUPE PARTOUCHE: L’exploitant français de casinos, placé en procédure de sauvegarde, a fortement augmenté son résultat net (part du groupe) à 22,3 millions d’euros au premier semestre de son exercice décalé, en raison de trois cessions de casinos et de son retrait du poker en ligne.

PARIS ORLEANS: La société cotée regroupant l’ensemble des activités du groupe Rothschild, a vu son bénéfice net divisé par cinq en 2013/2014 à cause d’éléments exceptionnels, notamment liés à la réorganisation du groupe.

NATUREX: Le spécialiste des ingrédients naturels d’origine végétale Naturex a annoncé mercredi la réalisation avec «succès» de son augmentation de capital de 67 millions d’euros destinée à financer une acquisition d’envergure.

Le groupe doit aussi tenir son assemblée générale tout comme AUREA.

BIOALLIANCE PHARMA: La société française de biotechnologie a annoncé avoir signé son premier accord de licence en Amérique latine, avec le brésilien EMS pour la commercialisation au Brésil de son traitement Sitavig de l’herpès labial récurrent.
Euronext (CAC 40)
© 2014 AFP
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mich2pains
Un bémol toutefois dans ces prospectives boursières : Elles ne tiennent pas compte de mon plombier local qui dépose son bilan à la fin du mois , après …..3 longues années d’ activité !
Il ira rejoindre la queue interminables des autres Artisans , Indépendants et Commerçants , dans les Tribunaux de Commerce franchouillards !
Dommage pour ceux qui comptaient sur eux pour se faire embaucher !
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Les Français retrouvent (un peu) confiance en l’avenir

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Des consommateurs dans un hypermarché en région parisienne Fred Dufour AFP

OPINION – Ils sont plus confiants sur leur capacité d’épargne future…

La confiance des ménages français a connu un léger sursaut en juin, l’indicateur mesurant leur moral ayant augmenté d’un point par rapport au mois de mai, a annoncé l’Insee jeudi.
En deça de sa moyenne

A 86 points, cet indicateur reste néanmoins bien en deçà de sa moyenne de longue période (100 points) et montre une nouvelle aggravation des inquiétudes face au chômage (+ 2 points) parallèle à un net redressement (+ 9 points) de l’opinion des ménages quant à leur capacité d’épargne future.
20 Minutes avec AFP

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