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ie-8Mélenchon accuse Cazeneuve de s’être « occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse »

Le leader de la France insoumise a également qualifié l’ancien Premier ministre de François Hollande du « gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations ».

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Il n’a pas mâché ses mots. En meeting en fin de semaine à Marseille, Jean-Luc Mélenchon, candidat dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, a violemment attaqué l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve. Face à ses partisans, le leader de la France insoumise a eu des mots très durs captés par une caméra de l’émission « C Politique » sur France 5, diffusée dimanche 28 mai.

« Comment il s’appelle là le dernier dont le nom m’échappe, qui était Premier ministre, comment vous l’appelez ? » a fait mine d’interroger Jean-Luc Mélenchon, avant que son nom ne lui soit soufflé par la foule. « Oui, Cazeneuve, le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse« , a enchaîné l’ancien sénateur. Ce jeune militant écologiste avait été tué en 2014 par le jet d’une grenade de gendarmes près du chantier controversé de retenue d’eau à Sivens (Tarn), alors que Bernard Cazeneuve était ministre de l’Intérieur.

Et Jean-Luc Mélenchon de poursuivre sa diatribe, qualifiant Bernard Cazeneuve de « gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant (…) sa tête de petite sainte-nitouche pour me dire que c’est moi qui ne sait pas choisir entre le Front national et je ne sais pas qui ? ». « Non, ce n’est pas ce que nous avons dit », a ajouté le leader d’extrême gauche.

Législatives: Mélenchon, ou le retour de l’outrance pour l’emporter?

En accusant Bernard Cazeneuve d’être « le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse », Jean-Luc Mélenchon s’est attiré une volée de bois vert.

Chassez le naturel, il revient au galop? Un peu plus tempéré qu’en 2012, le tribun Jean-Luc Mélenchon, candidat à la députation dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, s’est de nouveau emporté contre sa cible favorite du moment: l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, chef de file du PS pour les législatives. Simple coup de com’ ou changement de stratégie à deux semaines du premier tour?

L’attaque virulente de Mélenchon

Mercredi dernier, l’ancien candidat à la présidentielle a de nouveau accusé l’ancien ministre de l’Intérieur d’être responsable de la mort de Rémi Fraisse, mercredi, lors d’un meeting à Montreuil. « Cazeneuve, le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse [un militant tué en octobre 2014 par une grenade lancée par un gendarme à Sivens]. Le gars qui a fait gazer, matraquer, toutes les manifestations […] » lance-t-il. La charge, diffusée ce dimanche dans l’émission C politique, est violente.

Et provoque une pluie de condamnations. De Bernard Cazeneuve, d’une part, qui annonce vouloir porter plainte pour diffamation, du Parti socialiste, évidemment, dont la porte-parole dénonce « l’outrance » de Jean-Luc Mélenchon mais aussi de La République en marche, le parti d’Emmanuel Macron. « Ce sont des propos indignes d’un responsable politique […] J’espère qu’il sera condamné pour ces propos-là », explique ce lundi matin Benjamin Griveaux, le porte-parole du parti.

Depuis des semaines, le torchon brûle entre Bernard Cazeneuve et Jean-Luc Mélenchon mais jusque-là, le tribun avait gardé la maîtrise de son vocabulaire. Tout comme pendant la campagne présidentielle. Alors qu’en 2012 les noms d’oiseaux avaient fusé, notamment à l’encontre de Marine Le Pen -qu’il avait traité de « semi-démente » et de « fasciste« -, cinq ans plus tard, c’est un Jean-Luc Mélenchon plus apaisé qui se présentait devant les électeurs. Et malgré des relations toujours un peu compliquées avec les médias, il avait su mettre un peu d’eau dans son vin.

« Il faut dire qu’entre 2012 et 2017, le contexte a radicalement changé, souligne le sociologue Nicolas Framont, enseignant en sociologie à l’université Paris-Sorbonne. En 2012, Jean-Luc Mélenchon incarnait le clivage et tentait de montrer l’existence d’une autre gauche. Il insistait alors sur la rupture pour exister médiatiquement. Cinq ans plus tard, déjà connu, il s’est attaché d’abord à fédérer les Français [autour d’un projet construit à plusieurs mains ‘l’avenir en commun’]. »

Une stratégie offensive classique en période électorale

Autre temps, autres moeurs? Pas tout à fait. « Sur le style de Jean-Luc Mélenchon, il n’y a pas d’inflexion particulière », souligne-t-il. L’homme reste fidèle à lui-même. « Le terme ‘d’assassin’ qu’il a employé est certes fort, mais il n’est pas inhabituel dans un contexte de très forte tension d’une campagne électorale. Et il reprend là le terme employé par des écologistes ou des militants de la ZAD [à l’époque] », ajoute Nicolas Framont, qui souligne que plusieurs médias, dont Reporterre ou Mediapart, ont pointé des responsabilités au gouvernement ou à la préfecture. Mais pour l’heure, l’enquête n’a pas permis de dégager de responsabilités et s’achemine vers un non-lieu.

Mais peu importe. Pour Jean-Luc Mélenchon, parachuté dans une circonscription où le député socialiste sortant Patrick Mennucci ne compte pas se laisser faire, l’important c’est de marquer les esprits. « Pendant les législatives, la médiatisation est moindre que pendant la présidentielle. Résultat: les candidats se lâchent parfois un peu plus », souligne le sociologue.

« Il a répondu à Cazeneuve »

Dans l’entourage de Jean-Luc Mélenchon, l’explication de texte est laconique ce lundi, à la veille d’une conférence de presse de l’intéressé qui devrait revenir sur le sujet. Mais aucun regret n’est exprimé. « Il a répondu à Cazeneuve qui l’a accusé d’attiser la haine« , commente ce proche qui déplore que l’émission C politique résume le meeting de « 28 minutes » de Jean-Luc Mélenchon à cette seule séquence.

Pour autant que le verbe soit haut, Nicolas Framont tient à relativiser sa portée: « Au regard de la recomposition politique en cours dans le pays, le ton employé par Mélenchon semble dérisoire. Si Macron obtient une majorité à l’Assemblée nationale en juin prochain [ce qui semble bien parti vu les récents sondages] nous assisterons à un changement de visage politique de l’Assemblée, et ça, c’est inédit ».

#Mélenchon Jean-Luc Mélenchon charge Bernard Cazeneuve, « le bedeau du capital et de ce gouvernement »

(AFP)

Jean-Luc Mélenchon a fustigé ce mercredi l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qu’il a qualifié de « bedeau du capital et du gouvernement », pour avoir critiqué son choix de ne pas donner de consigne de vote pour le second tour de la présidentielle.

« Ce type ose la ramener avec son costume de bedeau. Oui le bedeau du capital et de ce gouvernement ! Qui est-ce qui a tué Rémi Fraisse sauf erreur ? C’est pas moi non ? Pourtant c’est à moi que cet homme ose venir dire, ce génie, que je n’ai pas su prendre mes distances avec le Front national », a déclaré l’ancien candidat à la présidentielle dans le XXe arrondissement de Paris où il est venu soutenir la candidature de Danielle Simonnet dans la 6e circonscription.

Critiquant les « anti-fascistes d’opérette » qui l’ont « montré du doigt » dans l’entre-deux tours de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a interrogé : « Bernard Cazeneuve, t’étais où toi la dernière fois, quand je suis allé à Hénin Beaumont ? T’étais caché sous quelle pierre, dans quel fossé ? […], il était où, ils étaient où toute cette bande ? »

« Tous chez eux ! » s’est-il répondu à lui-même devant quelques dizaines de personnes. Pour lui, « ils ont organisé le piège de cette manière-là : au deuxième tour, ils amènent le monstre et ils vous disent : ‘vous allez quand même pas voter pour le monstre’, donc vous devez voter pour n’importe qui, une table, une chaise, Macron, n’importe quoi ».

« Cet homme, Bernard Cazeneuve, a osé me dire que je ne savais pas choisir ! » s’est-il insurgé.

Jean-Luc Mélenchon rentre dans la gueule de Bernard Cazeneuve

Cogner un socialiste à terre, ou le combat de MMA de la semaine

On sent que la semaine commerciale de l’entre-deux tours « Mélenchon » est terminée. Après avoir servi le Système en grattant quelques points à Marine Le Pen au premier tour des présidentielles, il n’a pas appelé clairement à voter – en contradiction avec sa logique antilibérale – contre elle au second tour. Depuis, Mélenchon a perdu sa bulle magnétique de protection médiatique. Aujourd’hui, c’est l’halali.

Il est désormais attaqué de toutes parts par un Parti Unique (LREM plus des transfuges LR et PS) qui a besoin d’une majorité à la Chambre des députés. Même le très gauchisant et très mélenchonniste Guillaume Meurice s’y met, appliquant les consignes du Système à la lettre.

Bernard Cazeneuve ressort lui d’entre les morts pour jeter à la face du leader de la France insoumise des expressions qui dépassent la retenue qui sied à un ex-Premier ministre. Dire que ce type-là qui perd son sang-froid à la première pique verbale a été en charge de la protection des Français… Malgré les 250 morts des attentats, Cazeneuve continue à donner des leçons de bonne et de mauvaise conduite politique. Un cas étrange d’auto-aveuglement.

« Jean-Luc Mélenchon a sans doute gagné le premier prix de l’outrance à l’occasion du dernier dîner organisé par l’alliance bolivarienne, et s’en est trouvé grisé. On ne peut pas lui en vouloir, c’est tellement narcissisant. […] Son discours de haine, ses accusations abjectes à mon encontre, montrent que dans sa dérive politique et morale Jean-Luc Mélenchon ne s’interdit plus rien. Sa violence, ses insultes ne m’impressionnent pas. Elles apportent la démonstration de ce qu’il est vraiment. »

Dernière figure de proue d’un socialisme dévoyé et pourrissant, Cazeneuve se permet, au milieu du naufrage, de distiller ses conseils de bonne navigation. On sent qu’il essaye de gagner des points du côté de Macron :

« Moi, plus modestement, je considère que de ne pas avoir appelé clairement à voter pour le candidat républicain contre Marine Le Pen est une faute politique et morale et je le répèterai inlassablement. Si d’ailleurs Mélenchon voulait battre l’extrême droite c’est contre Ravier, son candidat, qu’il se présenterait à Marseille et non contre le socialiste (Patrick) Mennucci. »

Mais qu’a donc bien pu dire Mélenchon sur Cazeneuve pour le faire sortir de ses gonds à ce point ? Il est vrai que le mercredi 24 mai 2017, le Bolivarien de la 4e circonscription de Marseille balançait ça :

« Ce type ose la ramener avec son costume de bedeau. Oui le bedeau du capital et de ce gouvernement ! Qui est-ce qui a tué Rémi Fraisse sauf erreur ? C’est pas moi non ? Pourtant c’est à moi que cet homme ose venir dire, ce génie, que je n’ai pas su prendre mes distances avec le Front national. »

Mélenchon fustigeait alors les « antifascistes d’opérette » :

« Monsieur Cazeneuve, t’étais où toi la dernière fois, quand je suis allé à Hénin Beaumont ? T’étais caché sous quelle pierre, dans quel fossé ? […] Il était où, ils étaient où toute cette bande ? »

Ce à quoi il s’est à lui-même répondu, fidèle à sa technique oratoire :

« Tous chez eux ! Ils ont organisé le piège de cette manière-là : au deuxième tour, ils amènent le monstre et ils vous disent : “Vous allez quand même pas voter pour le monstre”, donc vous devez voter pour n’importe qui, une table, une chaise, Macron, n’importe quoi. »

Une réplique véhémente à la tribune publiée le 1er mai dans Libération, où Cazeneuve jugeait que l’appel ambigu de Mélenchon avant le second tour constituait une « impardonnable faute morale ».

Sur les forces qui gouvernent monsieur Cazeneuve et ses amis,
lire chez Kontre Kulture

 

Bernard Cazeneuve, l’employé du CRIF, voir sur E&R :

Jean-Luc Mélenchon contre le CRIF, voir sur E&R :

En marche…….arrière

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adAffaire Richard Ferrand : « La question de sa démission ne se pose pas » selon Matignon

POLÉMIQUE – Mis en cause dans une affaire de location de locaux à l’époque où il dirigeait les Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion des territoire, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, est pour l’heure soutenu par Matignon qui estime que « son honnêteté n’est pas en cause ». L’intéressé dénonce quant à lui « des dénonciations calomnieuses ».

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand serait-il déjà sur la sellette ? Son nom est en tout cas associé à une nouvelle affaire révélée cette semaine par Le Canard enchainé. Selon l’hebdomadaire, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand fut le directeur général de 1993 à 2012, ont loué à partir de 2011 des locaux à Brest, locaux appartenant à Saca, une société détenue par sa compagne.

Toujours d’après Le Canard d’enchaîné, cette société, créée pour l’occasion, a mis à disposition des Mutuelles de Bretagne des bureaux d’une surface totale de 379 m² (dont un tiers en sous-sol) pour un loyer annuel de 42.000 euros. Une pratique qui soulève quelques interrogations mais qui n’a rien d’illégale.

Du côté du ministère de la Cohésion des Térritoires, on indique que la nomination de Richard Ferrand au gouvernement « a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher », peut-on lire dans un communimqué.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

Pour l’heure, l’exécutif soutient son ministre. « L’honnêteté de Richard Ferrand n’est pas en cause. Personne ne conteste que cette opération a été profitable aux Mutuelles de Bretagne », indique-t-on du côté de Matignon, précisant que « cette opération s’est faite dans la plus complète transparence ». Quant à un départ de Richard Ferrand du gouvernement, « la question ne se pose pas », assure-t-on dans l’entourage du Premier ministre.

Griveaux dénonce « des boules puantes »

Benjamin Griveaux, l’ex-porte-parole d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, désormais candidat aux législatives à Paris, défend également l’ex-député socialiste qui fut l’un des premiers parlementaires à soutenir le fondateur d’En Marche. En meeting à Aubervilliers mardi soir, il a dénoncé des « boules puantes » qui arrivent tout juste une semaine après sa nomination au gouvernement « alors que le sujet est connu depuis des années ».

De son côté, Richard Ferrrand a tenté de se justifier auprès du Canard enchaîné. « C’était la proposition la moins chère ! Le prix était conforme au marché et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne », dit-il. Or, selon Le Canard enchaîné, le lien entre Richard Ferrand et la gérante de la SCI Saca ne figure pas sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne durant laquelle l’offre a été retenue.

Richard Ferrand accusé de « montage immobilier »

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand est accusé de favoritisme dans la location de locaux en 2011 par les Mutuelles de Bretagne, dont il était le directeur.

Richard Ferrand. Photo AFPRichard Ferrand. Photo AFP

Coup dur pour le ministre de la Cohésion des territoires.

Dans son édition de ce mercredi 24 mai, Le Canard Enchaîné révèle que les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand (La République en Marche) était alors le directeur général, ont loué à partir de 2011 des locaux à Brest appartenant à une société détenue par sa compagne.

Les Mutuelles de Bretagne, qui souhaitaient ouvrir un centre de soins, devaient choisir entre trois propositions de locaux commerciaux. Ils ont opté pour celle de la société immobilière de la compagne de Richard Ferrand.

Les locaux, d’une surface de 379 m2, étaient loués 42 000 euros par an.

Le Canard Enchaîné précise que la pratique n’est pas illégale.

Pour Matignon, le départ de Ferrand n’est pas envisagé

Matignon a réagi : »Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre ».

D’après Le Monde, l’entourage du Premier ministre assure qu’un courrier à en-tête du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne prouve que la nature des relations entre Richard Ferrand et sa compagne était connue au moment de la location.

La question du départ de Richard Ferrand « ne se pose pas » assure Matignon.

Interrogé ce mercredi matin sur Europe 1, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a certifié : « Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral ».

Des « dénonciations calomnieuses » pour Ferrand

Dans un communiqué publié ce mercredi, le ministère de la Cohésion des territoires évoque des « dénonciations calomnieuses » et estime :

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires. Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 ».

Interrogé ce matin sur BFMTV, le ministre de la Cohésion des territoires s’est de nouveau défendu :

« Ceci était connu de tous, c’est parce qu’il était le mieux placé et le moins cher qu’il a été choisi (…) C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement. On essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire. »

Épinglé par Le Canard enchaîné, Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Épinglé par Le Canard enchaîné, Ferrand parle de "dénonciations calomnieuses"
Selon Le Canard enchaîné, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était le directeur, auraient loué des locaux à une société appartenant à sa compagne.@ Eric FEFERBERG / POOL / AFP

Dans un communiqué, le ministère de la Cohésion des Territoire Richard Ferrand assure de la probité de Richard Ferrand, après la révélation du Canard Enchaîné.

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

Ferrand n’a « rien à se reprocher ». « Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère dans un communiqué. « Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher : il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute-t-il.

Un « choix économique de bonne gestion ». Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011 : à Brest, les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand. « Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

Castaner souligne « la probité » de Ferrand. Sur Europe 1 mercredi matin, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a déclaré : « Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet (…) Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

« Favoritisme familial » : que révèle au juste le Canard Enchaîné sur Richard Ferrand?

Le Canard Enchaîné révèle que le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, lorsqu’il était directeur général de la Mutuelle de Bretagne, aurait favorisé sa femme en décidant de louer ses bureaux à une SCI dont la gestionnaire était sa compagne. Sur le papier, il n’y a pourtant rien d’illégal. Mais depuis le scandale du PenelopeGate, le moindre soupçon de favoritisme familial peut se révéler embarrassant. Selon le quotidien satirique, Richard Ferrand aurait également employé son fils comme attaché parlementaire en 2004.

Canard Enchaîné: Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d'un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère de la Cohésion des Territoires dans un communiqué.

« Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute-t-il.

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Epinglé par « Le Canard enchaîné », le ministre Richard Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Selon « Le Canard enchaîné », le ministre avait permis à son épouse de réaliser une bonne opération immobilière en 2011.

Richard Ferrand, à Paris, le 8 mai 2017.
Richard Ferrand, à Paris, le 8 mai 2017. (CHARLES PLATIAU / POOL / AFP)

Premières secousses dans le gouvernement d’Edouard Philippe. Selon « Le Canard enchaîné », Richard Ferrand, ministre et proche d’Emmanuel Macron, a permis à son épouse de réaliser une bonne opération immobilière du temps où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne. Peu après ces révélations, le ministère de la Cohésion des territoires a dénoncé, dans un communiqué envoyé à franceinfo dans la nuit de mardi à mercredi, l’« écho » donné par « Le Canard Enchaîné » « à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Richard Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher. »

L’affaire qui remonte à 2011. Richard Ferrand est à l’époque directeur général des Mutuelles de Bretagne. Un organisme à but non lucratif qui souhaite louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, et choisit entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand.

Une pratique qui n’a rien d’illégal. Selon « Le Canard enchaîné », cette pratique est légale. Une information confirmée par porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1 :  « Une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

« Cela crée la suspicion », déplore le porte-parole du gouvernement. « Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement sur Europe 1.

Canard enchaîné: Ferrand ironise sur un «cadeau de bienvenue»

  AFP
Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d'un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de ParisLe ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d’un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris Photo GEOFFROY VAN DER HASSELT. AFP

Le ministre Richard Ferrand a évoqué mercredi «un cadeau de bienvenue» sous forme de «dénonciations calomnieuses» après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

«C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement, où on essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire», a déclaré M. Ferrand interrogé par BFMTV.

Un peu plus tôt dans un communiqué, le ministère de la Cohésion des Territoires avait dénoncé «des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200».

«Cette affaire en question est extrêmement simple. Les Mutuelles de Bretagne cherchaient un local adapté à leurs besoins au meilleur prix», a expliqué M. Ferrand. «Parmi trois propositions qui leur avaient été faites, les administratrices et les administrateurs du Conseil d’administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre, pour les conditions de travail des salariés, pour la proximité avec les transports, qui était celle d’un local détenu par ma compagne», a-t-il détaillé, concluant: «Ceci était connu de tous et par conséquent c’est parce que c’était le mieux placé et le moins cher que cela été choisi».

Il a rappelé que le local avait fait l’objet depuis d’un «renouvellement de bail, donc ça veut dire que les gens se satisfont de l’endroit où est situé ce local».

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, et choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

L’hebdomadaire ajoute que cette dernière a alors monté très rapidement une SCI et que la promesse de location lui a permis d’obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix des locaux, par ailleurs «en mauvais état». Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184.000 euros, toujours selon le Canard Enchaîné, la valeur des parts de la SCI «a été multipliée par 3.000» six ans plus tard.

«Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet», a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement sur Europe 1. «Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…), mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral», a-t-il certifié.

«On est sur quelque chose qui est parfaitement légal, qui est connu, qui est transparent et d’ailleurs le président de la mutuelle a fait un courrier récent pour confirmer à la fois que c’était l’offre la plus intéressante et que Richard Ferrand avait contribué à redresser spectaculairement et à préserver l’emploi dans cette mutuelle», a-t-il poursuivi.

Il a assuré ne «pas douter» que M. Ferrand conservait la confiance du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Edouard Philippe.

Canard enchaîné : Ferrand ironise sur un “cadeau de bienvenue”

24matins.fr avec AFP

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d’un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris© AFP GEOFFROY VAN DER HASSELT

Le ministre Richard Ferrand a évoqué mercredi “un cadeau de bienvenue” sous forme de “dénonciations calomnieuses” après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

“C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement, où on essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire”, a déclaré M. Ferrand interrogé par BFMTV.

Un peu plus tôt dans un communiqué, le ministère de la Cohésion des Territoires avait dénoncé “des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200”.

“Cette affaire en question est extrêmement simple. Les Mutuelles de Bretagne cherchaient un local adapté à leurs besoins au meilleur prix”, a expliqué M. Ferrand. “Parmi trois propositions qui leur avaient été faites, les administratrices et les administrateurs du Conseil d’administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre, pour les conditions de travail des salariés, pour la proximité avec les transports, qui était celle d’un local détenu par ma compagne”, a-t-il détaillé, concluant: “Ceci était connu de tous et par conséquent c’est parce que c’était le mieux placé et le moins cher que cela été choisi”.

Il a rappelé que le local avait fait l’objet depuis d’un “renouvellement de bail, donc ça veut dire que les gens se satisfont de l’endroit où est situé ce local”.

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, et choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

L’hebdomadaire ajoute que cette dernière a alors monté très rapidement une SCI et que la promesse de location lui a permis d’obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix des locaux, par ailleurs “en mauvais état”. Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184.000 euros, toujours selon le Canard Enchaîné, la valeur des parts de la SCI “a été multipliée par 3.000” six ans plus tard.

“Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet”, a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement sur Europe 1. “Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…), mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral”, a-t-il certifié.

“On est sur quelque chose qui est parfaitement légal, qui est connu, qui est transparent et d’ailleurs le président de la mutuelle a fait un courrier récent pour confirmer à la fois que c’était l’offre la plus intéressante et que Richard Ferrand avait contribué à redresser spectaculairement et à préserver l’emploi dans cette mutuelle”, a-t-il poursuivi.

Il a assuré ne “pas douter” que M. Ferrand conservait la confiance du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Edouard Philippe.

Canard Enchaîné: Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d’un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris

© GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

AFP

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère de la Cohésion des Territoires dans un communiqué.

« Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute-t-il.

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Epinglé par Le Canard Enchaîné, Richard Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des Territoires épinglé par Le Canard enchaîné pour un montage immobilier impliquant sa compagne, parle de « dénonciations calomnieuses ».

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d’un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris. (©AFP/GEOFFROY VAN DER HASSELT)

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi 24 mai des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère de la Cohésion des Territoires dans un communiqué.

Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher : il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200.

Lire aussi : Un député de Normandie, proche de Macron, aurait utilisé une partie de ses indemnités pour ses loisirs

« Il n’y a rien d’illégal »

Selon Le Canard enchaîné, les faits remontent à 2011 : à Brest (Finistère), les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Canard Enchaîné: Ferrand parle de dénonciations calomnieuses

Canard Enchaîné: Ferrand parle de dénonciations calomnieuses

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère de la Cohésion des Territoires dans un communiqué.

« Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute-t-il.

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle () mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Les révélations du Canard Enchaîné sur Ferrand sont des « dénonciations calomnieuses »

Les Mutuelles de Bretagne, lorsque Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, en était le directeur, ont loué à sa femme un local à Brest par le biais d’une SCI, révèle le Canard Enchaîné. Sans jamais mentionner le lien de parenté, selon le journal satirique.

Richard Ferrand, Ministre de la Cohésion des territoires.

Dans l’entourage du Premier ministre Edouard Philippe, on déclare qu’un courrier à en-tête du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne prouve que la nature des relations entre Richard Ferrand et sa compagne, bénéficiaire de l’appel d’offre mieux disant, était connue.

Afp/Joël Saget

Alors que François Bayrou prépare une loi de moralisation de la vie politique qui se veut ambitieuse, l’affaire est embarrassante. Le Canard Enchaîné révèle dans son édition cette semaine que les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, était alors le directeur général, ont loué à partir de 2011 des locaux, à Brest, appartenant à une société détenue par sa compagne, Sandrine Doucen, via une SCI. Selon le journal satirique, le lien entre Richard Ferrand et la gérante de la SCI dénommée Saca ne figure pas sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne durant laquelle l’offre a été retenue, en 2011.

Toujours selon le journal, la société a mis à disposition des Mutuelles de Bretagne des bureaux « en mauvais état » d’une surface totale de 379 m² pour un loyer annuel de 42.000 euros. L’hebdomadaire ajoute que cette dernière a alors monté très rapidement une SCI et que la promesse de location lui a permis d’obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix des locaux, par ailleurs « en mauvais état ». Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184.000 euros, toujours selon le Canard Enchaîné, la valeur des parts de la SCI « a été multipliée par 3.000 » six ans plus tard.

Richard Ferrand, l’un des premiers soutiens d’Emmanuel Macron, a tenté d’éteindre l’incendie. « C’était la proposition la moins chère ! Le prix était conforme au marché et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne », a-t-il déclaré, cité dans l’hebdomadaire. « Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute son ministère dans un communiqué.

« ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion »

Dans l’entourage du Premier ministre Edouard Philippe, on déclare qu’un courrier à en-tête du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne prouve que la nature des relations entre Richard Ferrand et sa compagne, bénéficiaire de l’appel d’offre car sa proposition était la mieux disante, était connue. « L’honnêteté de Richard Ferrand n’est pas en cause. Personne ne conteste que cette opération a été profitable aux Mutuelles de Bretagne », a-t-on réagi à Matignon. « Cette opération s’est faite dans la plus complète transparence. Tout le monde est d’accord pour saluer le bilan de Richard Ferrand aux Mutuelles de Bretagne », a-t-on ajouté.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ». « Cela tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Cela meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

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Thierry Solère épinglé par le « Canard enchaîné » : le porte-parole de Fillon va porter plainte

TOURMENTE – Ce mardi, le « Canard enchaîné » évoque une enquête pour fraude fiscale qui viserait Thierry Solère. Le porte-parole de François Fillon a annoncé son intention de porter plainte contre l’hebdomadaire satirique.

Le clan Fillon n’en finit pas d’être pris dans la tourmente. Selon une information du Canard enchaîné à paraître mercredi, une enquête préliminaire pour suspicion de fraude fiscale a en effet été lancée par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) à l’encontre de Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle.

L’enquête, confiée à l’Office central de la lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a été ouverte le 6 septembre 2016 à la suite d’une plainte de l’administration fiscale, qu’avait déjà révélé Mediapart à l’époque. Elle porte sur les années 2010 à 2013. Thierry Solère, qui affirme avoir toujours déclaré ses revenus et être à jour de ses impôts, a annoncé son intention de porter plainte en diffamation contre l’hebdomadaire satirique.

Solère aime aussi le travail en famille

Ordonnée par le parquet à la suite d’un contrôle fiscal ayant établi qu’il n’avait pas réglé une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013 ainsi que la taxe foncière de la dernière année, l’enquête aurait ensuite été élargie à un possible conflit d’intérêt. Un conflit d’intérêt qui aurait eu lieu à un moment où Thierry Solère était salarié d’un groupe spécialisé dans le traitement des déchets – Chimirec – pour qui il était chargé du « conseil en stratégie pour la France et l’international, avec un joli salaire mensuel a la clé : 12.000 euros.

Problème ? Un dirigeant de l’entreprise interrogé par le Canard affirme que s’il « en a entendu parler », il n’a « jamais vu » Thierry Solère. Ce dernier s’en défend toutefois et assure ce mardi au micro de BFMTV que son travail était « connu » et vérifiable ».

Mais les potentiels ennuis ne s’arrêtent pas là. Toujours selon l’hebdomadaire, les policiers s’intéressent aussi à la société de conseil de l’épouse du porte-parole, Lerins Communication et à ses quelque 200.000 euros de bénéfices (la période de ces gains n’est pas précisée, ndlr). Une entreprise qui ne figurerait pas dans les déclarations d’activité faite par le député auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Et le Canard d’affirmer qu’en plus de ses activités précitées, la femme de Thierry Solère aurait également été rémunérée 4400 euros nets par mois sur les six premiers mois de l’année 2012 en tant qu’attachée parlementaire de son mari. Thierry Solère, relève l’hebdomadaire, ne dispose pourtant ni de permanence dans sa ciconcription ni à l’Assemblée. Concernant ces accusations, le député a fait savoir que son épouse ne travaillait plus dans le conseil depuis « plus de dix ans ».

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  • Les boules puantes !!! deux poids,  deux mesures, on a cassé du Fillon et Marine pendant des mois, pour les empêcher de gouverner, et on blanchi d’autres, elle n’est pas belle la justice à la française ! 
  • Et de deux ! Après Bayrou (ministre de la justice – garde des sceaux) c’est au tour de Ferrand ! = 10% des ministres ____________ A quand le troisième ?

    Heureusement, ils sont tous blancs comme neige ! MDR 

  • N’a-t-il pas aussi embauché son fils comme assistant , quand il était député ?
  • Comme c’est beau de voir tous ces gens honnêtes de ce gouvernement !

  • Comme pour BAYROU, c’est ce qu’on appelle la moralisation publique.

    En fait c’est comme avant, des menteurs profiteurs et du vent.

  • Avatar C’est peut-être pas illégal, mais c’est bien opaque !
  • Pour que cela soit légal, ils font eux même les lois !

    • Avatar Tiens, tiens, exactement comme Fillon, rien d’illégal, mais pas moral ! Toujours à la limite ! Ne pas passer en justice ! Mais faire tout de même un coup tordu qui rapporte. Et après cela on se présente comme la mère Denis de la politique, celui qui va laver plus blanc que blanc ! Les politiciens sont plutôt du genre à faire des nœuds que la justice a du mal à dénouer, pour rester dans la métaphore de la publicité. Comme le dit Fillon, la justice ne pourra rien prouver !
  • Avatar Fillon n’a rien fait d’illégal non plus et il a été lynché pas les médias
  • Rien d’illégal, sans doute …. par contre je suis beaucoup plus sceptique sur la moralité !!!! 
    • Cà dépend s’il y a eu enrichissement ou non. Si vous êtes propriétaire d’un appartement luxueux et que vous louez celui ci à votre meilleur ami avec un loyer cohérent et conforme à ce qu’on trouve autour pour un bien identique, que tout est tracé, bail en bon et du forme, … il n’y a rien d’immoral.

      Mais aujourd’hui il semble qu’on fasse la chasse à un peu tout et n’importe quoi.

      La loi de moralisation je suis pour. Mais il ne s’agit pas que celle ci enlève des droits, au contraire celle ci doit clarifier ce qui est moral, légal et ce qui ne l’est pas.

      Là on connait pas le dossier, probablement nous en saurons plus dans plusieurs jours, mais n’oublions pas que le canard doit vendre son hebdomadaire sinon c’est la ruine et il ne peut que survivre en faisant des gros titres (parfois pas forcément des plus honnêtes, vu l’acharnement sur Fillon avec l’écoulement des dossiers plutôt que d’avoir tout donné direct à la justice lorsqu’ils ont dévoilé l’affaire)

  • Voyons ma chère Denise, puisque le porte parole du gouvernement le dit « absolument rien d’immoral ».

    Le métier d’homme politique s’aborde depuis des décennies de la manière suivante : d’abord, j’œuvre à mes propres intérêts et à ceux de ma famille et après peut être que j’agirai pour le collectif.

American way of life!

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oUSA: 30% de la population se dit en difficultés financières

AFP,AFP

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  • retrouvé le retour                         Et woui c’est cela, Le continent nord américain se paupérise en profondeur !! et ce qui est grave c’est que cette réalité nous échappe depuis des dizaines d’années par une propagande insensée !!

    Avec un « allié » pareil nous allons droit à la cata, il est donc prioritaire de s’en débarrasser rapidement !!

  • http://www.jeuneafrique.com/depeches/440619/politique/burundi-economie-point-mort-faute-de-carburant/

    Bravo les anglo-saxons et autres alliés « religieux » on va bientôt parler anglais au Burundi et embrasser l’auguste derrière de la Reine d’Angleterre comme membre du commonmachin !!
    0 moins qu’un autre scénario se dessine au Rouanda !!

 

    • Avatarpatriote                              C’est le bilan désastreux d’Obama , le chouchou des merdias dont son nom n’est même pas cité dans l’article !
    • Avatardissident                            Curieux cette misère de dizaines de millions d’américains après le passage pendant 8 ans du dieu obama, non? Curieux aussi, pour une fois le journaliste ne tape pas sur Trump. Nombreux sont ceux qui n’auraient pas hésité à tout lui mettre sur le dos après quelques mois seulement de gouvernance.
    • AvatarOpération Sangria           En réalité il y a bien plus de gens dans la mer/2 mais ils y sont tellement habitués depuis leur naissance qu’ils considèrent être dans la norme. Pourtant il n’y a qu’à s’intéresser au fait qu’il y a des multimilliardaires pour comprendre que 1000€ de plus par mois que son voisin ne fait pas de quelqu’un un riche mais juste quelqu’un qui croit l’être.
    • AvatarHelene                                  En France c’est beaucoup plus…
    • Avatarchristian                             Quand les usa se font braquer par israel à hauteur de 100 milliards par an…Quand les usa font la guerre à tout le monde c’est un peu normal!!
    • AvatarAntiCopé expat dans le 92    en termes pratique on appel donner a quelqu’un juste de quoi survivre et faire un max de pognon le servage. youpi les états unis peuvent se vanter d’en avoir quasiment 40%
    • Avatarjean alain                            quel est cet enkulé de journaliste qui a l’audace, le culot et l’arrogance de nous sortir cet article en France alors que 40% de sdf de Paris sont des femmes qui passent leurs nuits dans les sous sols de parkings !!! Si ca continue le peuple fera lui même son information de terrain!!
    • AvatarJean Coule                          Beau bilan Mr Trump!!!

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sTrump n’a jamais parlé de « méthodes de renseignement » avec les Russes

Le président des Etats-Unis Donald Trump n’a jamais évoqué « des méthodes de renseignement » ou « des sources » lors de ses échanges dans le Bureau ovale avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, a affirmé lundi la Maison Blanche.

États-Unis : Trump accusé d’avoir dévoilé des informations classifiées aux Russes

Selon le « Washington Post », le président américain aurait décrit au chef de la diplomatie russe les détails d’une menace terroriste posée par Daesh.

Philippe Corbé Philippe Corbé

L’article a fait l’effet d’une bombe outre-Atlantique. Le très sérieux Washington Post accuse Donald Trump d’avoir divulgué des informations hautement classifiées au chef de la diplomatie russe. Ces allégations, aussitôt démenties par la Maison Blanche, interviennent au plus mauvais moment pour le républicain. Le rôle joué par Moscou dans la campagne présidentielle américaine est en effet sous le feu des projecteurs depuis l’éviction surprise du patron du FBI, James Comey, dont les services enquêtent sur l’éventuelle collusion entre l’équipe Trump et le Kremlin.

D’après le quotidien, Donald Trump aurait évoqué avec Sergueï Lavrov, en marge d’un entretien dans le Bureau ovale, des renseignements concernant une opération de Daesh en préparation. Ces informations avaient été communiquées par un partenaire des États-Unis qui n’avait pas donné l’autorisation à Washington de les partager avec Moscou. Si le président n’a a priori enfreint aucune loi, la divulgation de ces informations sensibles pourrait donner des indications sur la façon dont elles ont été collectées, et pourrait par ailleurs mettre en danger des sources.

« L’histoire, telle qu’elle a été rédigée, est fausse« , a fustigé le général H.R. McMaster, qui dirige le Conseil de sécurité nationale et a assisté à la réunion. Il n’a cependant pas précisé quels éléments de l’article étaient, selon lui, erronés. D’après le général, Donald Tump et Sergueï Lavrov ont passé en revue « les menaces posées par des organisations terroristes à nos deux pays, y compris les menaces pesant sur l’aviation civile ». « À aucun moment, des méthodes de renseignement ou des sources n’ont été évoquées », a-t-il martelé, sans cependant explicitement contester que des informations classifiées aient été divulguées par le président américain.

Si c’est vrai, c’est évidemment troublant

John McCain

Un responsable américain cité par le Washington Post prétend le contraire, s’offusquant que Donald Trump « a révélé plus d’informations à l’ambassadeur russe que nous n’en avons partagé avec nos propres alliés« . Les deux auteurs de l’article avancent que le président « a commencé à décrire les détails d’une menace terroriste posée par Daesh et liée à l’utilisation d’ordinateurs portables dans des avions« . Durant la rencontre, l’ancien homme d’affaires s’est même vanté d’avoir accès à des indications très précises sur cette menace.

« Si c’est vrai, c’est évidemment troublant », a réagi le sénateur républicain John McCain sur la chaîne américaine CNN. De son côté, l’ancien candidat à la primaire démocrate, le sénateur Bernie Sanders a jugé que ces révélations rendaient encore plus nécessaire la nomination d’un « procureur spécial » dans l’enquête sur les ingérences russes dans l’élection présidentielle américaine.

La rencontre entre Donald Trump et Sergueï Lavrov avait été perçue comme un coup diplomatique du Kremlin, quelques mois après la mise en place de sanctions américaines contre la Russie pour son ingérence dans l’élection présidentielle de 2016. Les clichés montrant un Donald Trump souriant en train de serrer la main du diplomate avaient été rapidement diffusés par le gouvernement russe, suscitant l’ire de la Maison Blanche.

Donald Trump.

WASHINGTON – Le président Donald Trump aurait révélé des renseignements hautement classifiés sur les militants de Daech (groupe armé État islamique) à des représentants russes au cours d’une rencontre à la Maison-Blanche la semaine dernière, a rapporté le «Washington Post», lundi.Le quotidien, qui cite d’anciens responsables américains et d’autres toujours en place, prétend que M. Trump a partagé des informations sur les menaces terroristes du groupe extrémiste pendant son entretien avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et l’ambassadeur russe, Sergueï Kislyak.

Les menaces étaient liées à l’utilisation d’ordinateurs portables sur des avions.

La Maison-Blanche a rejeté les allégations du «Washington Post».

Le conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, H.R. McMaster, a assuré que l’article était «faux».

Selon lui, «à aucun moment» les sources ou les méthodes de renseignement n’ont fait l’objet de discussions entre le président et les représentants russes.

Au cours d’une brève déclaration lue devant les journalistes en début de soirée, M. McMaster a insisté pour dire qu’il était dans la salle et que cela n’était pas arrivé.

Le président n’a pas abordé des sujets qui n’étaient pas connus publiquement, a-t-il martelé.

Le «Washington Post» écrit que l’information relayée par M. Trump à l’occasion de la rencontre du 10 mai lui avait été fournie par un partenaire américain dans le cadre d’une entente de partage d’informations.

Selon ces sources, les informations étaient si délicates que les détails n’avaient pas été partagés à certains alliés et qu’elles étaient hautement restreintes même au sein du gouvernement américain.

Ce partenaire n’aurait pas donné l’autorisation aux États-Unis de partager les informations avec les Russes.

En faisant cela, M. Trump aurait mis en jeu la coopération d’un allié qui connaît bien les pratiques de Daech.

Les représentants de la Maison-Blanche auraient ensuite pris des mesures pour limiter les dégâts, notamment en faisant des appels à l’Agence centrale de renseignements (CIA) et à l’Agence de sécurité nationale (NSA).

Il serait improbable que Donald Trump ait enfreint les lois en faisant cela. En tant que président, il a le pouvoir de déclassifier des secrets du gouvernement.

Donald Trump au cœur d’un nouveau scandale : il aurait révélé des informations classifiées aux Russes

Donald Trump au cœur d’un nouveau scandale : il aurait révélé des informations classifiées aux Russes

Le président américain Donald Trump a révélé des informations hautement classifiées au chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et à l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Sergueï Kisliak, lors de leurs récentes rencontres à la Maison Blanche, affirmait lundi le Washington Post. Sans surprise, Washington a démenti ces accusations lundi soir.

Les informations partagées par le président américain concernaient le groupe Etat islamique et avaient été communiquées par un partenaire des Etats-Unis qui n’avait pas donné l’autorisation à Washington de les partager avec Moscou, précise le quotidien.

Le président américain « a révélé plus d’informations à l’ambassadeur russe que nous n’en avons partagé avec nos propres alliés », a indiqué au quotidien, sous couvert d’anonymat, un responsable américain. Selon la même source, il s’agissait d’informations ayant l’un des degrés de classification les plus élevés utilisé par les agences de renseignement américaines.

Selon le quotidien de Washington, Donald Trump « a commencé à décrire les détails d’une menace terroriste posée par le groupe EI et liée à l’utilisation d’ordinateurs portables dans des avions ». Le quotidien précise qu’il a décidé de ne pas publier plus de détails sur ce projet terroriste à la demande expresse de responsables américains.

Le nouveau président américain semble « très téméraire » et il ne « conçoit pas la gravité des choses avec lesquelles il jongle, tout spécialement quand il s’agit de renseignements et de sécurité nationale », indique l’ancien responsable américain, décrit par le Washington Post comme étant proche de membres de l’administration Trump. Le président aurait, toujours selon l’article, dévoilé entre autres la ville, au sein des territoires contrôlés par l’EI, dans laquelle le partenaire US à la base de l’information avait pu découvrir l’existence de la menace en question.

Les proches de Trump infirment

« L’histoire qui a été publiée ce soir est fausse (…). J’étais dans la pièce, cela ne s’est pas passé », a indiqué le général Herbert Raymond McMaster, qui dirige le Conseil de sécurité nationale, lors d’une brève allocution à la Maison Blanche. « A aucun moment, des méthodes de renseignement ou des sources n’ont été évoquées », a-t-il ajouté.

Dans cette déclaration, Herbert Raymond McMaster a souligné que « le président n’a pas révélé d’opérations militaires qui n’étaient déjà publiquement connues ». Les dires, publics, des responsables présents le jour-même dans la pièce, dont lui-même et le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson « devraient passer devant ceux de sources anonymes », a-t-il balayé, mettant donc en doute les dires anonymes repris par le Washington Post.

Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a d’ailleurs aussi réagi lundi, précisant que « pendant la rencontre du président Trump avec le ministre (russe) des Affaires étrangères Lavrov, un large spectre de sujets a été abordé, dont les efforts communs et les menaces en matière de contre-terrorisme. Pendant cet échange, la nature de menaces spécifiques a été discutée, mais ils n’ont pas parlé des sources, de méthodes ou d’opérations militaires ».

Donald Trump avait reçu mercredi dernier Sergueï Lavrov et Sergueï Kisliak, dans le Bureau ovale. Moscou avait diffusé rapidement des photos de cette rencontre, fermée à la presse, photos qui avaient mis la Maison Blanche dans l’embarras car on y découvre un président américain particulièrement souriant, serrant chaleureusement la main du ministre russe des Affaires étrangères. Les images avaient fait une drôle d’impression auprès du public, alors que l’équipe Trump reste engluée dans des accusations de collusion avec des responsables russes, dont Kisliak, durant la campagne présidentielle. Le licenciement du directeur du FBI James Comey, dont les services sont justement chargés, entre autres, d’enquêter sur une éventuelle ingérence russe dans l’élection, n’a fait qu’ajouter au trouble.

Bien baisé Donald Trump, et par ses amis russes par-dessus le marché.

Hier, il recevait à la Maison Blanche le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Sergueï Kysliak, l’ambassadeur de Russie à Washington, celui-là même qui a compromis le général Michael Flynn, congédié de son poste de conseiller à la sécurité nationale des États-Unis par l’administration Trump pour avoir menti au sujet de ses relations avec les Russes.

Les médias américains n’étaient pas invités à couvrir l’événement. Seul un photographe de l’agence de presse russe Tass était sur place pour immortaliser les trois compères en train de rigoler. On peut comprendre pourquoi l’administration Trump ne voulait pas que les Américains voient ces images pour le moins embarrassantes.

Mais voilà, la Maison Blanche n’avait pas prévu que Tass vendrait ces photos partout dans le monde, y compris aux médias américains.

Qui plus est, au lendemain du congédiement de celui qui dirigeait les enquêtes criminelles sur les tractations entre les membres de la campagne de Trump et les Russes, l’ex-directeur du FBI James Comey.

La Maison Blanche s’est plongée elle-même dans l’embarras pour la nième fois dans la même journée, prouvant que le règne des amateurs dans l’entourage du président n’est pas encore terminé.

Une décision au-delà de stupide

Premièrement, permettre aux Russes d’installer de l’équipement technique dans le bureau ovale relève de l’hérésie en matière de sécurité.

Deuxièmement, comment un président américain peut-il interdire l’accès à la Maison Blanche aux médias de son propre pays mais accueillir sous son toit un média non seulement étranger mais en provenance d’un pays ennemi ?

Selon CNN, Trump était furieux. Il n’avait pas imaginé que les Russes allaient agir ainsi.

Pourtant, pas plus tard qu’aujourd’hui, le Républicain Dan Coats, le directeur du renseignement des États-Unis, nommé à ce poste par Donald Trump, a déclaré devant un comité du Sénat que la Russie et ses pirates informatiques constituaient toujours une grave menace pour le gouvernement américain et pour plusieurs pays dans le monde. On l’a vu en France lors des élections présidentielles.

Combien de temps le GOP va-t-il encore laisser Donald Trump saper la crédibilité de la présidence et de la république américaines ? Ils devront éventuellement chosir entre protéger Trump et protéger la démocratie.

Quel gâchis.

Donald Trump a dévoilé des informations top secrètes à la Russie en voulant se vanter

Maxime Bourdeau,Le Huffington Post

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    • AvatarVincentG 

      Trump: un idiot dangereux et ignorant. Et dire qu’il a passe sa campagne a attaque Clinton parce qu’elle avait envoye un email du mauvais Laoptop 😉

    • AvatarYahoo Reader

      Quand Trump aura fait une action sensée ,sifflez nous ..

    • AvatarAnti-FHaineux 

      décidément Trump c’est la même Stupidité que les neuneus du FN sauf que lui est RICHE et les neuneus du FN vivent à 95% du RS 

    • AvatarLaurent 

      Voilà ce qui arrive quand on confie la Maison Blanche à un gugusse…

    • Avatarkim

      Quand on lit « le milliardaire américain  » ça en dit long sur la non considération des journalistes à l’égard de Trump .

    • Avatarjiboule

      Comment tu fais pour être aussi nul que le débile jaunasse si t’es pas au FioNazional ?

    • AvatarFrançoise 

      je lisais les commentaires des internautes américains notamment sur la version américaine de Yahoo et c’est terrifiant et aussi … encourageant. Trump après 3 mois de pouvoir est quasiment fini. Quand je pense que la France aurait connu la même situation avec la soubrette de putin, ça me glace le sang …. trump va être destitué et en taule.

    • AvatarChristophe 

      Au risque de passer pour quelqu’un de stupide, j’ai cru comprendre que ET la Russie, ET les Etats Unis luttent contre Daech et que partager des informations pour lutter contre un état terroriste aussi malsain que Daech va plutôt dans le bon sens non ? Je tiens à préciser que je ne suis un supporter de Poutine ni un supporter de Trump. Il s’agit juste d’en finir une fois pour toute avec cette plaie qu’est l’état islamique et toute les alliances pour l’urgence d’éradication de la menace terroriste sont bonnes à prendre.

    • AvatarMartine 

      Mais …les américains ont voté il me semble en connaissance de cause

    • AvatarPoseiptune 

      On a vraiment évité le pire en France en reléguant sa groupie au fond de la fosse d’aisance !!!!

    • bunderip                        On ne dine pas avec le Diable, Madame Lepen, même avec une très longue cuillère !

    • Slurpiot                        ça doit jubiler à l’est !!!
      On prend tout le monde pour des c0ns, on met un gros bazar et on laisse le monde se débrouiller avec ça, on récolte juste les fruits… Ce qui m’étonne, c’est que les « attachés aux valeurs de la nation » se laissent berner. Ow !!! Vous vous croyez plus forts que Poutine ? Plus dure sera votre chute !

    • horta                            Et en France quand la justice va-t-elle s’occuper des versements russes à Mme Le Pen la candidate de Poutine !!!

      • Alkeos               Quand Macron sera élu président.

CentDents84                                Hollande a fait la même chose avec les journalistes …. les médias n’en ont pas fait un « flan » !
magamo                                       Nausée devant tant de mauvaise foi hélas relayé par les médias Français.;avec grand plaisir Bravo Mr Trump pour votre courage..et votre honnêteté..laissez les chacals baver et continuer votre politique de redressement des USA.;après le néant de B Obama
allegrio                                       Donc il ne fallait pas informer les Russes et les laisser mourir dans des attentats ? Ces médias s’étouffent de rage.
max62xx                                    les médias USA sont les mêmes qu’ici , totalement partiaux.

Une p’tite claque aux mauvaises odeurs!

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ieUn an de controverse autour du directeur du FBI

UN AN DE CONTROVERSE AUTOUR DU DIRECTEUR DU FBI
Le renvoi de James Comey est le dernier développement en date des turbulences que traverse le Bureau fédéral d’enquête depuis près d’un an sur fond de campagne électorale. /Photo prise le 18 avril 2017/REUTERS/Aaron P. Bernstein

WASHINGTON (Reuters) – Donald Trump a déclenché une tempête politique en limogeant mardi le directeur du FBI James Comey, qui dirigeait l’enquête sur les soupçons d’ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine de 2016 avec l’éventuelle complicité de l’équipe de campagne du futur président.

Le renvoi de James Comey est le dernier développement en date des turbulences que traverse le Bureau fédéral d’enquête depuis près d’un an sur fond de campagne électorale.

5 JUILLET 2016

Quelques semaines avant l’investiture d’Hillary Clinton lors de la convention démocrate de Philadelphie, le FBI estime que l’ex-secrétaire d’Etat a fait preuve de « négligence extrême » en utilisant un serveur de messagerie privé lorsqu’elle dirigeait la diplomatie américaine sous le premier mandat de Barack Obama (2009-2013) mais recommande qu’elle ne soit pas poursuivie.

« Bien qu’il incombe au département de la Justice de rendre la décision finale sur des sujets de ce genre, nous disons à la justice qu’à nos yeux, aucune poursuite n’est appropriée dans ce cas », déclare James Comey à la presse à Washington.

Le directeur du FBI explique que les agents fédéraux n’ont pas établi que Clinton ou son entourage aient intentionnellement voulu violer la loi. Rien ne prouve, ajoute-t-il, que quiconque ait piraté les communications de l’ancienne secrétaire d’Etat.

Donald Trump, qui estime que l’affaire devrait disqualifier sa rivale dans la course à la Maison blanche, réagit à l’annonce du FBI en dénonçant un « système truqué ». « Très, très injuste! Comme d’habitude, erreur de jugement », écrit-il sur Twitter. « Le directeur du FBI a déclaré qu’Hillary la véreuse (« Crooked Hillary ») avait compromis notre sécurité nationale. Et pas de poursuites. Wouah! »

28 OCTOBRE

A onze jours de l’élection présidentielle, le directeur du FBI annonce dans une lettre adressée à des parlementaires que l’agence fédérale va ouvrir un complément d’enquête après avoir découvert, dans le cadre d’une affaire sans aucun lien, de nouveaux courriels envoyés par Clinton depuis sa messagerie personnelle.

« Je ne peux pas prédire le temps qu’il nous faudra pour effectuer ce travail complémentaire », écrit Comey.

En campagne dans le New Hampshire, Trump s’empresse de partager la nouvelle avec ses partisans. « J’ai un grand respect pour le fait que le FBI et le département de la Justice soient désormais disposés à avoir le courage de rectifier l’horrible erreur qu’ils ont commises », dit-il.

Dans le camp démocrate, c’est la stupeur.

22 JANVIER 2017

Deux jours après son investiture, Trump aperçoit Comey lors d’une réception à la Maison blanche. Il l’invite à le rejoindre et les deux hommes se serrent chaleureusement la main et se donnent une brève accolade. « Il est devenu plus célèbre que moi », plaisante le 45e président des Etats-Unis.

13 FEVRIER

Vingt-quatre jours après son entrée en fonction, Trump pousse à la démission son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, à la suite de révélations sur une conversation de que l’ancien général a eue avec l’ambassadeur russe à Washington avant l’investiture. Il apparaît que Flynn a caché au vice-président Mike Pence une partie du contenu de cette discussion.

Flynn apparaît dès lors comme une figure centrale dans les enquêtes sur les accusations d’ingérence de la Russie pendant la campagne électorale 2016 et sur une collusion éventuelle entre l’équipe de campagne de Donald Trump et Moscou.

20 MARS

Devant la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, James Comey confirme qu’une enquête est en cours au FBI pour établir si le gouvernement russe a effectivement tenté de manoeuvrer et si l’équipe de Donald Trump a entretenu des contacts avec Moscou.

Il note en parallèle qu’il n’existe aucune preuve que Trump ait été écouté pendant sa campagne sur ordre du président Obama, contrairement à ce qu’a affirmé le nouveau président dans une série de tweets publiés quelques jours plus tôt.

2 MAI

Hillary Clinton, qui s’exprime lors d’une conférence sur les femmes à New York, impute sa défaite électorale à l’intervention tardive du directeur du FBI dans la campagne et à la publication par WikiLeaks de courriels du président de son équipe de campagne, John Podesta.

« Si cette élection avait eu lieu le 27 octobre, je serais votre présidente », affirme-t-elle.

Dans la soirée, Trump réplique à coup de tweets. « Le directeur du FBI Comey est la meilleure chose qui soit arrivée à Hillary Clinton car il lui a fourni un laisser-passer pour ses si nombreuses mauvaises actions », écrit-il.

Interrogé le lendemain sur ce tweet, Sean Spicer, le porte-parole de la Maison blanche, indique que « le directeur (du FBI) a la confiance du président ».

3 MAI

Comey est entendu devant la commission sénatoriale des affaires judiciaires.

Il confesse se sentir « légèrement nauséeux » à l’idée que sa décision du 28 octobre a pu avoir un impact sur l’élection mais ajoute ne pas avoir eu le choix après avoir découvert qu’une assistante de la candidate démocrate, Huma Abedin, avait transféré des emails classifiés à son mari.

« Garder le silence aurait constitué à mes yeux un acte de dissimulation. La dissimulation aurait été de mon point de vue catastrophique », se justifie-t-il.

8 MAI

Le site ProPublica fait état de potentielles inexactitudes dans les déclarations de Comey concernant Huma Abedin. Il ajoute que le FBI préparerait une rectification mais que le dossier est suspendu, le bureau hésitant sur ce qu’il a à faire.

9 MAI

En milieu d’après-midi, dans la salle de presse de la Maison blanche, Sean Spicer est une nouvelle fois interrogé. Trump fait-il toujours confiance à Comey ? Cette fois, le porte-parole élude. « Je ne veux pas parler au nom du président sans lui en avoir d’abord parler », dit-il.

Vers 17h30, Spicer revient devant la presse accréditée et annonce que Trump a décidé de limoger Comey sur recommandation de l’Attorney General (ministre de la Justice) Jeff Sessions et de l’Attorney General adjoint Rod Rosenstein.

Dans une lettre diffusée auprès des médias, ce dernier évoque explicitement la gestion de l’enquête sur les courriels de Clinton.

Selon le New York Times, Comey, qui s’adresse au même moment à des agents du FBI à Los Angeles, apprend son limogeage en voyant une incrustation sur un écran de télé au fond de la pièce.

Donald Trump débarque le directeur du FBI, Washington sous le choc

Libération.fr
Donald Trump débarque le directeur du FBI, Washington sous le choc
Le directeur du Bureau fédéral d’investigation (FBI), James Comey témoigne devant le Commissions des lois du Sénat le 3 mai 2017 à Washington DC. Photo Eric Thayer. AFP

D’après la Maison Blanche, James Comey paie sa mauvaise gestion de l’affaire des emails d’Hillary Clinton. Les démocrates n’y croient pas et dénoncent une volonté d’étouffer l’enquête du FBI sur une possible collusion entre la Russie et l’entourage de Donald Trump.

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Dans une lettre rendue publique par la Maison Blanche, Donald Trump a informé mardi soir James Comey qu’il mettait fin «avec effet immédiat» à ses fonctions de directeur du FBI. Officiellement, le président américain n’a fait que suivre les recommandations du ministre de la Justice et de son adjoint. «Je suis d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau», écrit ainsi le milliardaire.

Read President Trump’s letter dismissing FBI Director James Comey https://t.co/cpCRJPCg2U pic.twitter.com/TQpJhqkFbD

— CNN (@CNN) May 9, 2017

Un mémo de plusieurs pages, rédigé par le ministre adjoint de la Justice, Rod Rosenstein, accompagne le courrier du président et justifie cette décision. Raison invoquée : la mauvaise gestion par James Comey, au cours de la campagne électorale, du dossier sensible des emails d’Hillary Clinton. Après avoir quasiment classé l’affaire début juillet, le directeur du FBI l’avait dramatiquement relancé une dizaine de jours avant le scrutin, suscitant à l’époque de vives critiques du camp Clinton et les félicitations de Donald Trump.

A la télévision

Six mois plus tard, le ton dans l’entourage du milliardaire a bien changé. En substance, la Maison Blanche reproche désormais à James Comey d’avoir mal traité Hillary Clinton en dévoilant à la presse trop de détails sur l’enquête. «Je ne peux pas défendre la gestion par le directeur de la conclusion de l’enquête sur les emails de la secrétaire Clinton», écrit Rod Rosenstein. Ironie de l’histoire : les détails en question, présentés par James Comey, ont été à l’époque massivement utilisés par Donald Trump pour affaiblir sa rivale (…)

Donald Trump vire le patron du FBI James Comey

Prenant sa gestion de l’enquête sur les mails Clinton comme prétexte, le président s’est séparé de l’homme qui supervisait celle sur des proches en lien avec la Russie.

James Comey a appris la nouvelle par les médias, alors qu’il s’adressait à des agents à Los Angeles. Le super-enquêteur a été limogé mardi soir de la tête du FBI par le président des Etats-Unis. Dans un courrier adressé à Comey, et rendu public par l’exécutif américain, Donald Trump lui signifie qu’il met fin à ses fonctions « avec effet immédiat ». La recherche d’un nouveau directeur du FBI débute « immédiatement », a précisé la Maison Blanche.

« Le FBI est l’une des institutions les plus respectées de notre pays et aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence-phare de notre appareil judiciaire, a indiqué Trump dans un communiqué. « Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, du fait que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau. »

La police fédérale américaine est en particulier chargée de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie. Ironie de l’histoire: la raison officiellement avancée par l’exécutif américain pour ce limogeage est la façon dont Comey, 56 ans, a géré le dossier des emails de l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton, rivale de Trump durant la campagne de 2016.

Donald Trump accuse en substance James Comey d’avoir mal traité cette dernière en dévoilant à la presse de nombreux détails de l’enquête. Détails que le candidat républicain avait pourtant utilisés quotidiennement pour pilonner la démocrate pendant la campagne.

Le 28 octobre, le patron du FBI provoquait une véritable déflagration dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle: il annonçait au Congrès la découverte de nouveaux messages justifiant une relance des investigations closes au mois de juillet précédent sur les emails de Clinton. Ce n’est que deux jours avant le scrutin du 8 novembre qu’il annoncera n’avoir finalement rien trouvé de pénalement répréhensible.

L’ex-candidate démocrate a estimé il y a quelques jours que sans l’initiative de ce dernier – et la diffusion par Wikileaks d’emails de sa campagne -, elle aurait emporté l’élection présidentielle.

Onde de choc à Washington

L’annonce de ce limogeage-surprise a fait l’effet d’une bombe au Congrès. Les élus démocrates ont relancé leur appel à la nomination d’un procureur indépendant pour enquêter sur les ingérences russes, craignant que la Maison Blanche ne cherche à « étouffer » les investigations en cours. « Le président a limogé la personne indépendante qui en faisait le plus pour enquêter sur les accusations de coordination entre la Russie et le président Trump et son équipe de campagne », a déploré le démocrate Elijah Cummings à la Chambre.

Le patron du FBI, James Comey, au Capitole, le 17 mars 2017. REUTERS/Joshua Roberts

« Toute tentative d’arrêter ou de saper l’enquête du FBI soulèverait de graves questions constitutionnelles », a déclaré le sénateur démocrate Dick Durbin. Le sénateur démocrate Patrick Leahy a trouvé « absurde » la justification donnée par le président Trump, selon laquelle Hillary Clinton aurait été traitée avec impartialité. « Ce n’est rien de moins que nixonien », a-t-il tonné.

Le chef de la puissante commission du Renseignement du Sénat américain, Richard Burr, s’est déclaré « troublé » par le timing et les raisons avancées pour ce spectaculaire limogeage. Elu du Congrès et fidèle républicain, Justin Amash a qualifié la lettre présidentielle de « bizarre » et annoncé vouloir « créer une commission indépendante sur la Russie ».

Ancien vice-ministre de la Justice, James Comey était proche des républicains. Mais il avait été nommé par l’ancien président démocrate Barack Obama à son poste actuel.

Deux gifles envers Trump

En mars, lors d’une rare audition publique devant le Congrès, Comey avait infligé un double revers au milliardaire. Il avait d’une part confirmé le lancement fin juillet 2016 d’investigations sur une éventuelle « coordination » entre des membres de son équipe de campagne et le gouvernement russe. Une affaire qui est régulièrement reléguée au rang de « fake news » (« fausse information ») par le président américain, qui nie toute collusion avec Moscou contre Hillary Clinton.

Il avait par ailleurs battu en brèche l’idée que Barack Obama aurait placé sur écoute la Trump Tower, une rumeur lancée par Donald Trump lui-même sur Twitter deux semaines plus tôt. Personnage charismatique au style toujours impeccable, James Comey avait été nommé pour 10 ans en juillet 2013. Le Sénat avait confirmé ce choix de manière écrasante, avec 93 voix pour et une contre.

Trump limoge le patron du FBI, Washington sous le choc

Jerome CARTILLIER et Ivan COURONNE
Le patron du FBI James Comey, lors d’une audition devant le Sénat américain à Washington, le 3 mai 2017

Washington (AFP) – Le président des Etats-Unis Donald Trump a limogé mardi le patron du FBI James Comey, provoquant une onde de choc à Washington où des élus ont évoqué le spectre du Watergate.

La police fédérale est notamment chargée de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, accusée d’avoir interféré dans la présidentielle américaine.

M. Trump recevra mercredi à la Maison Blanche le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov, qui ne devait initialement que rencontrer son homologue américain Rex Tillerson au sujet du conflit en Syrie.

« Aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence-phare de notre appareil judiciaire », a indiqué M. Trump dans un communiqué.

Dans un courrier à James Comey publié par l’exécutif, Donald Trump lui signifie qu’il met fin à ses fonctions « avec effet immédiat ».

« Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, du fait que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon laquelle vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau », ajoute-t-il.

Ironie de l’histoire: la raison officiellement avancée par l’administration Trump pour ce limogeage est la façon dont M. Comey, 56 ans, a géré le dossier des emails de la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton.

Donald Trump accuse en substance James Comey d’avoir mal traité cette dernière en dévoilant à la presse de nombreux détails de l’enquête…. Détails que le candidat républicain avait pourtant utilisés quotidiennement pour pilonner la démocrate pendant la campagne.

Le 28 octobre, James Comey provoquait une déflagration dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle: il annonçait au Congrès la découverte de nouveaux messages justifiant une relance des investigations, closes au mois de juillet précédent, sur les emails de Mme Clinton.

Ce n’est que deux jours avant le scrutin du 8 novembre que M. Comey annoncera n’avoir finalement rien trouvé de pénalement répréhensible – comme déjà auparavant.

L’ex-candidate démocrate a estimé il y a quelques jours que sans l’initiative de ce dernier – et la diffusion par Wikileaks d’emails de sa campagne -, elle aurait emporté l’élection présidentielle.

– ‘Nixonien’ –

Ce limogeage surprise, et avec un seul précédent dans la longue histoire du FBI, a fait l?effet d?une bombe au Congrès, une réaction semble-t-il sous-estimée par la Maison Blanche.

« Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, vous faites une grave erreur », a déclaré le chef de file de l’opposition démocrate du Sénat, Chuck Schumer.

Lors d’une conférence de presse au Capitole, il a appelé à la nomination d’un magistrat indépendant pour prendre en main l’enquête russe, actuellement menée par le FBI, jugeant que les Américains étaient en droit de soupçonner que ce limogeage était une tentative d' »étouffer » l’affaire.

Le limogeage « montre à quel point l’administration craint l’enquête sur la Russie », a jugé Tim Kaine, ex-colistier d’Hillary Clinton, y voyant la tendance croissante de l’administration à « cacher la vérité ».

Le sénateur démocrate Patrick Leahy a trouvé « absurde » la justification selon laquelle Hillary Clinton aurait été traitée avec partialité.

« Ce n’est rien de moins que nixonien », a-t-il tonné, dans une allusion à la décision de Richard Nixon de remercier en 1973 le magistrat indépendant Archibald Cox qui enquêtait sur le scandale du Watergate qui allait entraîner sa chute. « Le président a révoqué le patron du FBI au milieu d’une des enquêtes de sécurité nationale les plus critiques dans l’histoire de notre pays, celle qui implique des hauts fonctionnaires dans la campagne et l’administration Trump ».

Etats-Unis: Ce qu’il faut savoir sur le limogeage par Donald Trump du directeur du FBI

ETATS-UNIS L’agence que dirigeait James Comey enquête notamment sur les soupçons brûlants d’ingérence russe dans la présidentielle de 2016…

Le directeur du FBI James Comey à Washington, le 3 mai 2017.
Le directeur du FBI James Comey à Washington, le 3 mai 2017. – JIM WATSON / AFP

M.C.

  • James Comey, longtemps républicain, avait été nommé par Obama et confirmé par Trump
  • Il a irrité dans les deux camps avec l’enquête sur les soupçons d’ingérence russe dans la présidentielle et l’affaire des emails d’Hillary Clinton
  • C’est ce dernier dossier qui lui coûte officiellement son poste
  • Démocrates et républicains réclament une commission d’enquête indépendante sur le dossier russe

Onde de choc à Washington. Donald Trump a limogé mardi le patron du FBI James Comey, provoquant des réactions indignées chez les démocrates et jusque dans son propre camp. Cet ex-procureur fédéral et ancien vice-ministre de la Justice, devenu gênant, était sur un siège éjectable depuis qu’il est revenu au FBI d’examiner les soupçons brûlants d’ingérence russe dans la présidentielle de 2016. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce limogeage.

Qui est James Comey ?

  • Un profil « neutre »

Ancien vice-ministre de la Justice, James Comey a longtemps été encarté chez les républicains mais il avait été nommé par l’ancien président démocrate Barack Obama à son poste actuel. Au gré des enquêtes sensibles, il avait acquis une stature de franc-tireur, encaissant les attaques de tous bords pour émerger du guêpier. Donald Trump lui avait demandé de rester en fonction, avant de brutalement revenir sur sa décision.

  • Il a doublement irrité Donald Trump

Fin mars, lors d’une rare audition publique devant le Congrès, il avait infligé un double revers à Donald Trump. Il avait d’une part confirmé le lancement fin juillet 2016 d’une enquête sur une éventuelle « coordination » entre des membres de son équipe de campagne et le gouvernement russe. Une affaire qui est régulièrement reléguée au rang de « fake news » par le président américain, qui nie toute collusion avec Moscou contre Hillary Clinton.

Il avait par ailleurs battu en brèche l’idée que Barack Obama aurait placé sur écoute la Trump Tower, une rumeur lancée par Donald Trump lui-même sur Twitter deux semaines plus tôt. Personnage charismatique au style toujours impeccable, James Comey avait été nommé pour 10 ans en juillet 2013. Le Sénat avait confirmé ce choix de manière écrasante, avec 93 voix pour et une contre.

>> A lire aussi : La Russie aurait pu faire chanter un influent conseiller de Trump, selon une ex-ministre

  • Hillary Clinton le tient pour responsable de sa défaite

Le 28 octobre, James Comey provoquait une véritable déflagration dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle américaine : il annonçait au Congrès la découverte de nouveaux messages justifiant une relance des investigations closes au mois de juillet précédent sur les emails d’Hillary Clinton. Ce n’est que deux jours avant le scrutin du 8 novembre que James Comey annoncera n’avoir finalement rien trouvé de pénalement répréhensible. Trop tard. Sans les piratages russes et le FBI, « je serais présidente », a affirmé Hillary Clinton la semaine dernière.

>> A lire aussi : Le chef du FBI se défend d’avoir influencé la présidentielle américaine

Quelle est la raison officielle invoquée par Trump ?

« Le FBI est l’une des institutions les plus respectées de notre pays et aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence-phare de notre appareil judiciaire », a déclaré le président américain dans un communiqué.

Dans un courrier adressé à James Comey, et rendu public par l’exécutif américain, Donald Trump lui signifie qu’il met fin à ses fonctions « avec effet immédiat ». « Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, du fait que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau », ajoute-t-il.

C’est donc, ironie de l’histoire, la façon dont James Comey a géré le dossier des emails d’Hillary Clinton qui lui coûte son poste. Donald Trump accuse en substance James Comey d’avoir mal traité cette dernière en dévoilant à la presse de nombreux détails de l’enquête… des détails que le candidat républicain avait pourtant utilisés quotidiennement pour pilonner la démocrate pendant la campagne.

La lettre de Donald Trump à James Comey.
La lettre de Donald Trump à James Comey. – Maison Blanche

 

Quelles sont les réactions ?

L’annonce de ce limogeage surprise a fait l’effet d’une bombe au Congrès. « Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, vous faites une grave erreur », a déclaré le chef de file de l’opposition démocrate du Sénat, Chuck Schumer, évoquant une tentative d’« étouffer » l’affaire.

Le limogeage « montre à quel point l’administration craint l’enquête sur la Russie », a déclaré Tim Kaine, ex-colistier d’Hillary Clinton, y voyant la tendance croissante de l’administration à « cacher la vérité ».

Le vice-président de la commission du Renseignement du Sénat, le démocrate Mark Warner, a trouvé le licenciement « choquant », notant que Donald Trump avait depuis sa prise de fonctions évincé la ministre de la Justice par intérim, presque tous les procureurs fédéraux, et désormais le directeur du FBI.

« Ce n’est rien de moins que nixonien », a tonné le sénateur démocrate Dick Durbin, dans une allusion à la décision de Richard Nixon de remercier en 1973 le magistrat indépendant Archibald Cox qui enquêtait sur le scandale du Watergate qui allait entraîner sa chute. « Cette explication pathétique cherche à dissimuler une vérité indéniable : le président a limogé le directeur du FBI au milieu d’une des enquêtes de sécurité nationale les plus importantes de l’histoire de notre pays », a-t-il ajouté.

« La dernière fois qu’un limogeage présidentiel a soulevé tant de questions, l’Amérique était en pleine crise du Watergate », a lancé en écho le démocrate Cory Booker. Le sénateur démocrate Patrick Leahy a pour sa part trouvé « absurde » la justification donnée par le président Trump, selon laquelle Hillary Clinton aurait été traitée avec partialité.

Plus inquiétant pour le locataire de la Maison Blanche, le malaise se répandait également dans le camp républicain. Le sénateur John McCain s’est ainsi dit « déçu » et a répété son appel à la création d’une commission d’enquête parlementaire spéciale.

Le chef de la puissante commission du Renseignement du Sénat américain, Richard Burr, s’est lui déclaré « troublé » par le timing et les raisons avancées pour ce spectaculaire limogeage.

Que va devenir l’enquête sur les soupçons d’ingérence russe ?

« Toute tentative d’arrêter ou de saper l’enquête du FBI soulèverait de graves questions constitutionnelles », a mis en garde le sénateur démocrate Dick Durbin. Multipliant les allusions au Watergate et alertant sur « une démocratie en danger », démocrates et républicains ont appelé à la mise en place d’une commission indépendante pour prendre en main l’enquête russe.

Ce scénario semble pourtant peu probable : la mise en place d’une commission ou la nomination d’un procureur indépendant devrait en effet être demandée par le Congrès, dominé par les républicains… ou par Donald Trump lui-même.

Etats-Unis : pourquoi Trump a t-il viré le patron du FBI, James Comey ?

La présidence Donald Trump

SENTENCE – Le président des États-Unis Donald Trump a limogé mardi le patron du FBI James Comey. Une décision surprise qui a provoqué une onde de choc à Washington.

Donald Trump a tranché : au FBI, il faudra désormais parler de James Comey au passé. Limogé mardi par le président américain, le patron du FBI quitte ses fonctions au sein de la police fédérale américaine. Une décision qui a provoqué un véritable séisme du coté de Washington, tant le FBI est une institution sacrée outre-Atlantique.

« Le FBI est l’une des institutions les plus respectées de notre pays et aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence-phare de notre appareil judiciaire », a indiqué Donald Trump dans un communiqué. La police fédérale américaine est en particulier chargée de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie. La recherche d’un nouveau directeur du FBI débute « immédiatement », a précisé la Maison Blanche.

En cause : la gestion du dossier des emails d’Hillary Clinton

« Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, du fait que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau », a précisé Trump dans un courrier adressé à James Comey et rendu public par l’éxécutif américain. Qu’est-il reproché à James Comey ?

façon dont Comey, 56 ans, a géré le dossier des emails de… l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton, rivale de M. Trump durant la campagne de 2016. Le 28 octobre, James Comey provoquait une véritable déflagration en annonçant au Congrès la découverte de nouveau emails nécessitant une investigation. Deux jours avant le scrutin du 8 novembre, M.Comey annoncera n’avoir finalement rien trouvé de pénalement répréhensible.

Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, vous faites une grave erreurChuck Schumer

Cette décision d’écarter James Comey a créé un véritable tollé au Congrès et les réaction n’ont pas tardé à pleuvoir. « Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, vous faites une grave erreur », a ainsi déclaré le chef de file de l’opposition démocrate du Sénat, Chuck Schumer, estimant que les Américains étaient en droit de soupçonner que ce limogeage était une tentative « d’étouffer » l’affaire.

« Toute tentative d’arrêter ou de saper l’enquête du FBI soulèverait de graves questions constitutionnelles », a déclaré le sénateur démocrate Dick Durbin. Un autre sénateur démocrate, Patrick Leahy, a pour sa part trouvé « absurde » la justification donnée par le président Trump selon laquelle Hillary Clinton aurait été traitée avec partialité. L’ex-candidate démocrate ayant d’ailleurs estimé il y a quelques jours que sans l’initiative de M.Comey – et la diffusion par Wikileaks d’emails de sa campagne –  elle aurait emporté l’élection présidentielle.

USA: Donald Trump limoge le patron du FBI James Comey, sur recommandation de la Justice

  •  – Belga

(Belga) Le président des Etats-Unis Donald Trump a limogé le patron du FBI James Comey, dont les services dirigent l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne du républicain et la Russie, accusée d’ingérence dans la dernière élection présidentielle. L’information a été divulguée mardi par la Maison Blanche, qui précise que la recherche d’un nouveau directeur pour la police fédérale débute « immédiatement ».

« Le FBI est l’une des institutions les plus respectées de notre pays et aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence-phare de notre appareil judiciaire », a indiqué Donald Trump dans un communiqué. Un courrier a été envoyé au principal intéressé, lui signifiant qu’il était démis de ses fonctions avec « effet immédiat ». « Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau », indique Donald Trump dans cette lettre. Le licenciement de Comey a eu lieu sur recommandation du procureur général (ministre de la Justice) Jeff Sessions et de son adjoint Rod Rosenstein, selon le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer. Plus tôt dans la journée de mardi, le FBI avait informé le Congrès d’erreurs dans le témoignage livré par Comey la semaine dernière au sujet de l’enquête réouverte peu avant l’élection sur les emails privés d’Hillary Clinton, la candidate démocrate. Le patron de la police fédérale avait défendu devant des membres du Sénat sa gestion de l’affaire, qui selon Hillary Clinton a finalement contribué à sa défaite face à Trump. James Comey a alors évoqué la découverte de « centaines et milliers » de courriers électroniques transmis à l’ex-époux d’une collaboratrice d’Hillary Clinton, dont certains contenant « des informations classifiées ». Ces affirmations n’étaient pas correctes ou suffisamment précises, a précisé le FBI aux sénateurs plus d’une semaine après le témoignage: seul un petit nombre des mails découverts et liés à la ré-ouverture de l’enquête proviennent réellement d’un envoi de la collaboratrice. Ex-procureur fédéral et ancien vice-ministre de la Justice, James Comey, 56 ans, a longtemps été encarté chez les républicains mais il avait été nommé par l’ancien président démocrate Barack Obama à son poste actuel. Le 20 janvier, Donald Trump lui avait demandé de rester en fonction. (Belga)

Trump limoge le directeur du FBI

  • Le Figaro.fr avec AFP
Le président des États-Unis Donald Trump a limogé mardi James Comey, patron du FBI, la police fédérale américaine, une décision surprise qui a provoqué une onde de choc à Washington.
Le FBI est en particulier en charge de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.
« Le FBI est l’une des institutions les plus respectées de notre pays et aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence-phare de notre appareil judiciaire », a indiqué M. Trump dans un communiqué.
La recherche d’un nouveau directeur du FBI débute « immédiatement », a précisé la Maison Blanche.
Dans un courrier adressé à James Comey, et rendu public par la Maison Blanche, Donald Trump lui signifie qu’il met fin à ses fonctions « avec effet immédiat ».
« Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau », ajoute-t-il.
Ex-procureur fédéral et ancien vice-ministre de la Justice, James Comey, 56 ans ans, a longtemps été encarté chez les républicains mais il avait été nommé par l’ancien président démocrate Barack Obama à son poste actuel.
À son arrivée au pouvoir le 20 janvier, Donald Trump lui avait demandé de rester en fonction.

Etats-Unis : le limogeage brutal du directeur du FBI provoque un tollé

La décision du président américain aurait été motivée par une mauvaise gestion de l’affaire des e-mails privés d’Hillary Clinton par James Comey.

LE MONDE Gilles Paris (Washington, correspondant)

James Comey dirigeait le FBI depuis septembre 2013.

Washington s’est brusquement électrisé, mardi 9 mai, en fin d’après-midi, lorsque la Maison Blanche a rendu public le limogeage du directeur de la police fédérale (FBI), James Comey, nommé pour dix ans en 2013.

L’intéressé, qui avait été auditionné par le Congrès une semaine plus tôt, était en déplacement en Californie. Il a appris la nouvelle par la télévision alors qu’il s’exprimait devant des membres du FBI. Selon le New York Times, le directeur de la police fédérale a tout d’abord cru à un canular.

C’est officiellement pour restaurer « la confiance » dans le FBI que Donald Trump a pris sa décision. Pour la justifier, le président s’est appuyé sur un mémo sévère du ministre de la justice adjoint, Rod Rosenstein.

Ce dernier y dresse un véritable réquisitoire à propos de l’enquête conduite par M. Comey à propos de l’usage discrétionnaire par l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton d’un serveur privé quand elle était à la tête de la diplomatie américaine (2009-2013). Mme Clinton était accusée d’avoir fait transiter des informations sensibles par un réseau insuffisamment sécurisé et d’avoir ainsi mis en péril les intérêts américains.

Déclarations erronées

Confronté à une situation sans précédent – une enquête portant sur celle qui était alors la favorite de la campagne présidentielle américaine –, M. Comey avait choisi il est vrai un mode de communication inhabituel. Il avait tenu une conférence de presse pour indiquer, le 5 juillet 2016, que Mme Clinton avait agi avec « une extrême négligence » mais que les faits ne justifiaient pas l’ouverture de poursuites. Cette décision avait été vivement critiquée par le camp républicain qui espérait que l’enquête force la démocrate à se retirer.

M. Comey avait récidivé dans la transparence, le 28 octobre, lorsque la découverte de courriels de Mme Clinton sur l’ordinateur privé de la très proche conseillère de cette dernière, Huma Abedin, avait entraîné une brève relance de cette enquête. L’équipe de la démocrate et Mme Clinton elle-même, considèrent que cette réouverture, quelques jours seulement avant le scrutin du 8 novembre, a contribué à sa défaite.

Lire aussi :   Hillary Clinton met en cause le FBI et WikiLeaks dans sa défaite à la présidentielle de 2016

Interrogé au Congrès la semaine dernière, M. Comey s’était rendu coupable de déclarations erronées à ce sujet, citant un nombre de courriels et d’informations confidentielles retrouvées auprès de Mme Abedin nettement supérieur à la réalité. Le directeur du FBI avait ultérieurement rectifié ses propos.

Donald Trump accueillant le directeur du  FBI James à la Mison Blanche le 22 janvier.

Selon la note de Rod Rosenstein, qui ne mentionne pas cette déposition, M. Comey a en fait outrepassé ses fonctions, le 5 juillet, l’annonce du non-déclenchement de poursuites relevant selon lui exclusivement du pouvoir de l’attorney general (ministre de la justice) des Etats-Unis d’alors, Loretta Lynch.

Interférences russes

Le directeur du FBI a aggravé son cas, selon le juriste, en refusant par la suite de reconnaître une erreur d’appréciation, comme il l’a d’ailleurs montré lors de ce qui devrait rester comme sa dernière audition en tant que patron de la police fédérale.

Cet argument avancé par la Maison Blanche pour écarter M. Comey, et surtout le moment choisi, n’ont pas convaincu, c’est le moins que l’on puisse dire, le camp démocrate. Car ce limogeage intervient alors que M. Comey supervisait une autre enquête sur de possibles liens entre l’équipe de campagne de M. Trump et les hackers russes qui avaient déstabilisé celle de son adversaire. Cette investigation a d’ailleurs contraint le ministre de la justice, Jeff Sessions, à se récuser, compte tenu de ses liens avec la campagne Trump.

Lire aussi :   Enquête visant Hillary Clinton : le directeur du FBI défend ses choix

Dans le courrier délivré en main propre par un ancien officier de sécurité de M. Trump au siège de la police fédérale, M. Trump fait d’ailleurs référence à ce dossier brûlant. Il se félicite, s’adressant à M. Comey, du fait que ce dernier l’ait informé « en trois occasions distinctes, du fait que je ne faisais pas l’objet d’une enquête ». Cette dernière est cependant en cours, et cette conclusion reste pour l’instant prématurée.

M. Comey avait été l’un des responsables du renseignement à avoir informé M. Trump, le 6 janvier, du contenu de dossiers, au contenu parfois scabreux, liés à des interférences russes que le président élu avait longtemps mis en doute.

Double camouflet

Deux mois plus tard, le 20 mars, le directeur du FBI lui avait infligé un double camouflet. En confirmant tout d’abord que l’enquête lancée par la police fédérale incluait « la nature de tout lien entre des individus liés à l’équipe de campagne Trump et le gouvernement russe pour déterminer s’il y a eu coordination entre la campagne et les efforts russes ».

M. Comey avait ensuite sèchement indiqué qu’il n’avait pas « d’informations soutenant » des messages publiés sur son compte Twitter par M. Trump relatifs à sa mise sur écoute par son prédécesseur démocrate, Barack Obama. Cette accusation lancée par le président était apparue aux yeux de certains observateurs et des démocrates comme une tentative de diversion.

Après le coup de théâtre du limogeage de M. Comey et dans un brusque renversement de positions, les démocrates ont presque aussitôt dénoncé une décision politique.

« Monsieur le président, avec tout le respect que je vous dois, vous faites une grave erreur », a assuré publiquement le chef de la minorité démocrate du Sénat, Chuck Schumer. « La pleureuse Chuck Schumer disait récemment, je n’ai plus confiance en lui (James Comey) et maintenant, il fait l’indigné », a rétorqué le 45e président des Etats-Unis.

Une copie de la lettre adressée à James Comey lui annonçant son renvoi.

Certains des collègues de M. Schumer, comme le sénateur du Vermont Patrick Leahy ont avancé un adjectif infamant à l’aune de la politique américaine, « nixonien », et une référence historique, le « massacre du samedi soir ». Il s’agit d’une référence à un épisode du scandale du Watergate, en octobre 1973, dans lequel le président républicain Richard Nixon s’était efforcé d’écarter des responsables de l’enquête en cours. Cette tentative avait été considérée comme un abus de pouvoir.

Réaction vigoureuse

C’est également le sens du tweet posté par Bernie Sanders dans lequel le sénateur du Vermont assure que cette décision de M. Trump « soulève de sérieuses questions quant à ce que cache son administration ».

Leur priorité est désormais la nomination d’un procureur indépendant afin de poursuivre l’enquête sur les liens éventuels entre le clan Trump et la Russie. « Cela ne peut pas attendre », a prévenu la sénatrice de Californie Kamala Harris.

« Notre démocratie est en danger », a souligné Steve Cohen, un représentant du Tennessee. « Trump limogeant Comey. Cela montre à quel point cette administration a peur de l’enquête sur la Russie », a commenté Tim Kaine, candidat malheureux à la vice-présidence en 2016.

Certains hauts responsables républicains ont exprimé également leurs doutes, alors que d’autres ont au contraire salué la décision de M. Trump. Le responsable de la commission du renseignement du Sénat, Richard Burr (Caroline du Nord), s’est déclaré « troublé » et celui de la commission des forces armées, John McCain (Arizona), « déçu », pendant que le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), gardait le silence.

Selon la presse américaine, M. Trump n’avait pas anticipé une réaction aussi vigoureuse. Il n’avait d’ailleurs pas prévu de s’exprimer publiquement en dépit du caractère sensible de ce limogeage. Mardi soir, la Maison Blanche a promis de trouver au plus vite un successeur à M. Comey. Mais les demandes anciennes pour une enquête indépendante sur le dossier russe ne devraient qu’être plus pressantes au cours des prochains jours.

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commentaires

  • lol3                                                                                                                                         @Sounn:                          ben vi ça marche comma ça la démocratie, c’est vrai que Hollande sur 5 ans n’a pas du tout été empêcher, d’ailleurs Macron a bien défini le quinquennat de Hollande, empêché ! Ah si un truc que tromp va pouvoir faire, c’est supprimé le peu de sécurité social qui existe dans ce pays, pour rappel c’est qui déjà qui soutenait tromp en France ?

  • Sounn                            En même le temps le FBI est censé être du côté du président, et depuis que Trump est arrivé le FBI fait parti de ceux qui l’enfonce le plus en le contredisant (normal si ils sont contre ils font tout pour l’abaisser) donc c’est tout à fait normal qu’il le vire. J’aurais attendu moins longtemps personnellement. Tout le monde critique Trump mais personne ne lui laisse une chance d’essayer quoi que ce soit, il est constamment bloqué par le camp adverse et apres on lui dit « vous n’avez toujours rien fait de congrès ».

  • Jack21                           Limogeage en forme d’aveu?

  • 2BoutFeneant            Ouf

  • scrogneugneu             Voilà au moins ce que l’on a evité en renvoyant la meluche et la poissonnière « sur les bancs de l’école de la démocratie »

«On m’a menti, trompé et escroqué»

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u-7.gifDuel Le Pen-Macron : ce qu’il faut retenir du débat d’entre-deux-tours

Les deux finalistes de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont livrés à un duel tendu, à quatre jours du second tour. 

Le choc fût frontal. Le débat a vite viré au pugilat. Marine Le Pen a attaqué d’emblée, mercredi soir son rival Emmanuel Macron, le qualifiant de candidat “de la guerre de tous contre tous”, lors du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle.

“Mensonges”, “bêtises !”

“Mensonges”, “bêtises!”, “vous ne connaissez pas vos dossiers !”, a lancé Emmanuel Macron, regardant constamment sa rivale quand celle-ci se plongeait régulièrement dans ses fiches et rétorquait : “Je vois que vous voulez jouer avec moi à l’élève et au professeur, mais ça n’est pas mon truc”. Le candidat “En Marche!” a de son coté accusé son adversaire de “porter l’esprit de défaite”. Visiblement confiant, Emmanuel Macron a rapidement fait remarquer à Marine Le Pen qu’elle n’était pas, selon lui, à la hauteur de l’exercice.

Faisant référence à la visite surprise de Marine Le Pen aux salariés de Whirlpool d’Amiens, Emmanuel Macron l’a aussi accusé d’avoir “profité de la détresse des gens”. L’ancien ministre de l’Économie a été le premier à rappeler cet épisode de la campagne, accusant la candidate du Front National d’être allée “passer un quart d’heure” sur le parking de l’usine “pour faire des selfies (…) avec les sa

Marine Le Pen se trompe sur SFR

Toujours très offensive, la candidate du FN a affirmé lors du débat télévisé d’entre-deux-tours qu’Emmanuel Macron était ministre quand SFR a été vendue, ce qui n’était pas le cas. Par ailleurs, alors que la candidate FN attaquait l’ancien ministre de l’Économie sur sa gestion de la vente de SFR, celle-ci a consulté ses notes et a mentionné un autre dossier, ce que le candidat d’En Marche lui a fait remarquer.

“Complaisance envers le fondamentalisme religieux”

L’affrontement a ensuite continué sur le thème du terrorisme. Marine Le Pen a accusé Emmanuel Macron de “complaisance” sur le fondamentalisme islamiste au cours d’un vif échange. “Non seulement vous n’avez pas de projet, mais en plus vous avez une complaisance pour le fondamentalisme islamiste”, a lancé la candidate du Front National à son rival.

Emmanuel Macron a accusé lui sa rivale de “porter” la “guerre civile”, ce “piège” que, selon lui, “nous tendent les terroristes”. “Je serai intraitable et je mènerai la lutte sur tous les plans mais le piège qu’ils nous tendent, c’est celui que vous portez, c’est la guerre civile”, a déclaré l’ancien ministre de l’Économie. Par ailleurs, le candidat d’En Marche a reproché à Marine Le Pen de ne pas avoir voté les réformes pour lutter contre le terrorisme à Bruxelles.

Deux visions de l’Europe qui s’étrillent

Alors que la tension n’avait toujours pas quitté le plateau, le thème de l’Europe a été abordé. Dénigrant la “soumission” présumée de la France à l’Allemagne, Marine Le Pen a assuré que “la France sera dirigée par une femme” après la présidentielle, “moi ou Mme Merkel”.

“L’euro, c’est la monnaie des banquiers, ce n’est pas la monnaie du peuple”, et “c’est la raison pour laquelle il faut que l’on arrive à s’arracher à cette monnaie”, a affirmé la candidate du FN et eurodéputée, défendant son projet “essentiel” de passage d’une monnaie unique à une monnaie nati

Sur l’Europe toujours, Emmanuel Macron a tenté de démontrer que le projet proposé par le Front National n’était pas applicable. Alors que la présidente du FN l’accusait d’agiter “le projet peur” comme pour le Brexit”, Emmanuel Macron a répliqué : “Qui joue avec les peurs de nos concitoyens ? C’est vous (…) La grande prêtresse de la peur, elle est en face de moi”.

Dénonçant le projet de sa rivale comme “mortifère”, l’ancien ministre de l’Économie lui a lancé que son “bidouillage avec Nicolas Dupont-Aignan n’a aucun sens, il manifeste une impréparation crasse”.

Présidentielle : cinq intox de Marine Le Pen lors du débat face à Emmanuel Macron

Franceinfo

Marine Le Pen s’est arrangée de nombreuses fois avec la réalité lors du débat d’entre-deux-tours, mercredi soir.

© Fournis par Francetv info Erreurs factuelles, exagérations, intox… Marine Le Pen s’est illustrée par de nombreux arrangements avec la réalité lors du débat d’entre-deux-tours de la présidentielle, mercredi 3 mai. Franceinfo en a sélectionné cinq dans cet article. De son côté, Emmanuel Macron n’a commis que de légères imprécisions, par exemple sur le nombre de décrocheurs scolaires, qu’il a estimé à 150 000 par an, au lieu de 100 000.

1. Sur les effets du Brexit au Royaume-Uni

Ce que Marine Le Pen a affirmé. « L’économie britannique ne s’est jamais aussi bien portée que depuis que les Britanniques ont décidé de reprendre leur liberté » , a assuré Marine Le Pen pour défendre son projet de sortie de l’euro.

Pourquoi c’est exagéré. L’affirmation paraît excessive, même s’il est vrai que, pour l’instant, la catastrophe promise au Royaume-Uni par certains économistes ne s’est pas produite. Ainsi, le produit intérieur brut britannique a augmenté de 1,8% en 2016 (nettement plus que la France et son petit 1,1%), et le FMI a revu à la hausse sa prévision de croissance outre-Manche pour 2017 à 2% (au lieu de 1,5% précédemment). En revanche, le rythme de croissance de l’économie britannique a connu une baisse par rapport aux années passées (2,3% en 2015, 2,6% en 2014 et des taux supérieurs à 3% au début des années 2000).

2. Sur la vente de SFR

Ce que Marine Le Pen a affirmé: « Evidemment, vous étiez ministre [quand SFR a été vendu]. M. Montebourg refusait que SFR soit vendu à M. Drahi et le jour où M. Montebourg a été remplacé, par vous M. Macron, immédiatement vous avez signé la vente. »

C’est faux. Contrairement à ce qu’a dit Marine Le Pen, Emmanuel Macron n’était pas ministre de l’Economie, mais secrétaire général adjoint de l’Elysée, quand la vente de SFR à Numericable, propriété de Patrick Drahi, a été décidée. La transaction a été actée le 5 avril 2014, tandis qu’Emmanuel Macron a été nommé à Bercy près de quatre mois plus tard, le 26 août 2014.

3. Sur la contribution de la France à l’UE

Ce que Marine Le Pen a affirmé. « Votre Union européenne, c’est 9 milliards d’euros par an », a lancé Marine Le Pen au moment de ses explications sur le financement de son programme.

Pourquoi c’est faux. Selon les chiffres du Parlement européen , la somme nette versée par la France est de 4,5 milliards d’euros pour l’année 2015. Il est possible d’ajouter à ce montant, selon un autre calcul, les ressources propres de l’UE, comme les droits de douane, qui sont prélevés par les Etats et directement versées au budget européen. Cela représente environ 1,6 milliard d’euros en 2015, selon le projet de loi de finances pour 2017 . La contribution française au budget européen est donc plutôt de l’ordre de 6 milliards d’euros, comme l’a indiqué Emmanuel Macron pendant le débat.

4. Sur la retraite à 60 ans

Ce que Marine Le Pen a affirmé. « Je m’engage à ce que ça soit le cas d’ici à la fin du quinquennat (…) Non, non, ça n’a pas changé », a déclaré Marine Le Pen à propos de sa réforme de la retraite, qui prévoit un retour de l’âge légal de la retraite à 60 ans, avec quarante annuités de cotisations.

Pourquoi c’est faux. Comme l’a relevé Emmanuel Macron, Marine Le Pen a totalement revu le calendrier de sa réforme des retraites. Le 11 avril 2017, Marine Le Pen avait publié une vidéo sur ses « 10 mesures immédiates » une fois élue à l’Elysée, dans laquelle figurait la retraite à 60 ans. Elle avait précisé que ces « 10 mesures concrètes » seraient prises « dans les deux mois ».

5. Sur le programme de François Fillon

Ce que Marine Le Pen a affirmé. « La retraite à points, on la trouvait aussi chez M. Fillon », a affirmé Marine Le Pen pour essayer de rapprocher le programme d’Emmanuel Macron de celui du candidat de la droite.

Pourquoi c’est faux. Aucune trace de la retraite à points dans le programme ou dans les déclarations de François Fillon . Dans son programme, le candidat des Républicains proposait un recul de l’âge légal de départ à la retraite, mais pas un changement de système. L’ancien Premier ministre avait même qualifié cette réforme d’ « illusion » , lors du débat à cinq candidats sur TF1.

Politique – Débat de l’entre-deux-tours : Macron dénonce les «cadeaux» du programme de Le Pen

Le Parisien

Bénédicte Alaniou et Aurélie Lebelle 

Emmanuel Macron, imperturbable face à Marine Le Pen, s’est évertué à déconstruire le contenu du projet de son interlocutrice et à souligner les incohérences économiques de son programme.

Le Parisien: Mercredi 3 mai. Emmanuel Macron, lors du débat face à la candidate frontiste Marine Le Pen. © (LP/OLIVIER CORSAN) Mercredi 3 mai. Emmanuel Macron, lors du débat face à la candidate frontiste Marine Le Pen. «Je suis la candidate du pouvoir d’achat. Vous êtes le candidat du pouvoir d’acheter la France.» Par cette formule, soigneusement préparée, Marine Le Pen tente de prendre l’avantage sur un terrain clé de sa campagne. Elle clôt ainsi la longue liste des mesures par lesquelles elle veut «rendre l’argent aux Français» : «baisse de 10 % d’impôt sur le revenu pour les trois premières tranches, rétablissement de la demi-part pour les veufs, défiscalisation des heures supplémentaires, baisse de charges salariales, diminution de 5 % des prix du gaz et de l’électricité…». Trente minutes après un début de débat marqué davantage par les affrontements que par le fond, Marine Le Pen donne enfin toute sa place au contenu de son projet.

Face à elle, imperturbable, Emmanuel Macron l’interroge : «Comment financez-vous cet inventaire à la Prévert ? Ce sont des cadeaux !» La candidate frontiste égrène les «9 milliards d’euros versés à l’Union européenne» (6 milliards, selon Emmanuel Macron), les «15 milliards de l’immigration», la fraude sociale qu’elle n’a pas le temps de chiffrer. «Car vous pensez que, dès le lendemain de votre élection, la fraude va s’arrêter ?» persifle le candidat d’En Marche ! Tout sourire, Marine Le Pen prend la balle au bond et rétorque : «Vous voulez essayer ?» Sentant le danger, Macron revient sur le fond et ramène son adversaire, qui veut sortir de l’Europe, au coût du Brexit estimé a minima entre 60 et 80 milliards d’euros Il martèle : «Votre projet, c’est 100 à 150 milliards d’euros, vous ne nous dites pas comment vous le financez. Votre projet, c’est le projet caché.»

Sur le chômage, préoccupation n°1 des Français, Le Pen et Macron ont tous les deux… raison

Landré, Marc / LeFigaro.fr
Sur le chômage, préoccupation n°1 des Français, Le Pen et Macron ont tous les deux... raison
Marine Le Pen et Emmanuel Macron, mercredi soir, lors du débat de second tour de la présidentielle 2017. / STRINGER/AFP

LE SCAN ÉCO – Lors de leur débat du second tour, les deux finalistes de la présidentielle 2017 se sont notamment opposés sur le nombre de chômeurs qu’il y avait, par rapport à aujourd’hui, avant et après la mise en œuvre de l’euro. Qui s’est planté? Le problème, c’est qu’ils ne parlaient pas de la même chose…

À écouter mercredi soir Marine Le Pen dans son plaidoyer de sortie de la monnaie unique, «on avait quand même beaucoup moins de chômeurs qu’aujourd’hui», sous-entendu du temps où l’euro n’avait aucune existence réelle et où deux monnaies, l’Écu et le Franc, coexistaient. «Non madame Le Pen, (…) dans les années 1990, on avait plus de chômeurs qu’aujourd’hui même», lui a rétorqué Emmanuel Macron, parlant de cycles économiques et prétextant que la guerre des monnaies, qu’a subie la France à cette époque, sans que cela conduise d’ailleurs à des dévaluations du franc comme en 1982 et 1983, «ne nous pas sortis du chômage de masse».

En fait, vérification faite avec les chiffres du chômage de l’Insee, les deux finalistes de cette présidentielle 2017 ont tous les deux raison, même s’ils ne parlent pas de la même chose. Sur le nombre de chômeurs tout d’abord, calculés au sens du BIT -la seule donnée qui permet de comparer les époques-, Marine Le Pen a dit vrai: il y avait bien, dans toute la décennie 1990, «moins de chômeurs qu’aujourd’hui». Précisément entre 1,9 million début 1990 et 2,3 millions fin 1999 en métropole, avec des pics à 2,6 millions en 1994 et 1997. «Aujourd’hui», le nombre de chômeurs au sens du BIT dans l’hexagone navigue aux alentours de 2,8 millions et n’est jamais descendu sous la barre des 2,7 millions durant tout le quinquennat Hollande. Pis, il a même tangenté les 3 millions en 1995.

ISF, taxe d’habitation, charges sociales, SMIC: le mélange fiscal de Macron

Challenges

Gaëlle Macke?
Impôts: entre ISF et taxe d’habitation, le combiné de Macron

Impôts: la taxe d'habitation serait supprimée pour 80% des ménage par Macron © Fournis par http://www.challenges.fr Impôts: la taxe d’habitation serait supprimée pour 80% des ménage par Macron Une bonne dose de fiscalité allégée – sur l’ISF ou les revenus du capital – compensée par un effort sur les classes populaires – via la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages ou l’allègement de charges sur les bas salaires. C’est le mix d’Emmanuel Macron.

François Hollande promettait un grand soir fiscal au nom de la justice sociale. Emmanuel Macron se garde de toute révolution et donne la priorité à l’efficacité économique.

ISF et revenus du capital: fiscalité allégée

Ainsi, deux réformes phares vont réjouir les contribuables les plus fortunés : l’allègement de la fiscalité des revenus du capital, avec une taxation forfaitaire à 30 %, et la réduction de l’ISF aux seuls patrimoines immobiliers, exemptant les actifs financiers. Résultat : la note pourra être réduite de plus de moitié pour ceux, en haut de l’échelle, dont les revenus sont largement composés de dividendes et plus-values et ceux dont le patrimoine est assis sur des actions d’entreprises. Le candidat le justifie par la nécessité d’« encourager l’investissement productif » et d’« orienter l’épargne vers le financement des entreprises, moteurs de la croissance et de l’emploi ». « L’inspiration vient de Suède, qui a instauré ce forfait à 30 % et supprimé son impôt sur la fortune, avec un effet réel de relance de l’investissement, analyse l’économiste Alain Trannoy. Mais dans son modèle, l’équité reste assurée grâce à un impôt sur les revenus du travail puissant et très progressif, alors que Macron ne prévoit pas de revoir l’impôt sur le revenu français, mité par les niches. »

Taxe d’habitation et bas salaires: l’effort pour les classes populaires

Pour contrebalancer ce « cadeau aux riches », l’ex-ministre de l’Economie a dégainé une mesure – plus politique qu’économique – qui bénéficie aux contribuables des classes populaires et moyennes : la suppression pour 80 % des ménages de l’impopulaire taxe d’habitation. Au-delà, le proclamé « candidat du travail » a choisi, avec les leviers fiscaux, de favoriser les actifs, avec une suppression des cotisations salariales maladie et chômage (compensée par une hausse de CSG, qui pèsera aussi sur les retraités) et le rétablissement de l’exonération sociale des heures supplémentaires. Et il a tenu à favoriser particulièrement les travailleurs modestes, en supprimant toutes les charges au niveau du Smic et en boostant la prime d’activité qui complète les bas salaires. Selon les calculs d’En marche !, les Smicards pourraient bénéficier d’un gain de pouvoir d’achat de 127 euros par mois.

Euro : la confusion entretenue par le FN en cinq points

Beaucoup d’erreurs au cours de ce débat, et d’approximations. En cinq points, les aberrations de cet échange présidentiel, sur un point crucial pour les Français: la sortie de l’euro.

Marine Le Pen veut sortir de l'euro

Marine Le Pen a développé son plan hasardeux pour sortir de l’euro mercredi soir. PHILIPPE HUGUEN / AFP

1. Quand le Front national veut-il sortir de l’Euro ?

 » Il faut retrouver notre monnaie nationale « , a déclaré très vite Marine Le Pen, sans pour autant sortir véritablement de l’ambiguïté entretenue par les déclarations au sein de son parti depuis le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan samedi 29 avril. Mais pour que les choses soient bien claires, la candidate du FN a martelé plus tard,  » il faut nous extirper de l’euro « ,  » l’euro, c’est la monnaie des banques, ce n’est pas la monnaie du peuple « 

Donc l’objectif de Marine Le Pen n’a pas changé, même s’il n’apparaît pas dans sa profession de foi envoyée ces jours-ci aux millions d’électeurs. Electeurs dont il faut rappeler qu’ils sont à 73 % opposés à la sortie de l’euro (Sondage Odoxa-Aviva pour Challenges et BFMBusiness, publié le 3 mai).

2. L’euro pourrait-il se transformer en ECU ?

Pour gérer cette contradiction, Marine Le Pen a ressorti jeudi soir cette idée apparue le week-end dernier, avec deux monnaies, dont l’une – le franc – serait la monnaie nationale, et l’autre – l’euro – serait réservée aux grandes entreprises pour leurs transactions internationales.  » Ce serait comme avant l’euro, il y avait l’ECU, et cela marchait très bien « , a soutenu la candidate, non sans faire une grossière erreur quand elle a ajouté :  » Les grandes entreprises payaient alors en ECU. «  Car les seules opérations que les entreprises étaient autorisées à réaliser en ECU dans cette phase pré-euro étaient des émissions d’emprunt, l’ECU n’ayant jamais été doté de capacité  » libératoire « . Emmanuel Macron  ne s’est pas privé alors de qualifier cette proposition de  » grand n’importe quoi « .

3. Comment Marine Le Pen escompte-t-elle y arriver ?

Sur ce plan, les projets du Front national avec l’Europe ne sont pas éloignés de ceux de La France insoumise. Les deux parties extrêmes imaginent convoquer un sommet européen, et rallier les autres membres de la zone à leurs convictions :  » L’Union européenne sera transformée en Alliance libre européenne de nations souveraines qui retrouveraient la maîtrise de leur monnaie pour éviter les situations de perte de compétitivité « , a lancé la candidate du Front national pendant le débat. C’est l’argument souvent utilisé de l’arme de la monnaie pour compenser les écarts de compétitivité, arme dont les pays européens avaient précisément décidé de se passer en créant les marges de fluctuations réduites au sein du Système monétaire européen, puis en adoptant l’euro.

4. Le schéma du FN aurait quelles conséquences ?

Emmanuel Macron a répliqué immédiatement que le schéma  » mortifère «  du FN provoquerait immédiatement  » une dévaluation de 20 à 30 %  de la monnaie nationale « . Le chiffre n’est pas sorti par hasard : quand l’Italie a pu utiliser cet instrument de la dévaluation compétitive en quittant le Système monétaire européen en 1992, la lire a chuté de plus de 20 % en huit mois ! Très exactement l’écart de compétitivité tel qu’il est évalué aujourd’hui entre la France et l’Espagne…

Seul problème : il ne faut jamais oublier l’effet d’un tel mouvement sur la consommation des ménages. En France, environ un quart de ce qu’ils achètent (1 200 milliards d’euros) est importé, soit au niveau global un montant de 300 milliards d’euros par an. Ce serait donc 60 milliards de plus (20 % de 300 milliards) que les ménages devraient sortir de leur porte-monnaie pour acheter les mêmes biens, soit environ 2 000 euros par ménage et par an ! Mais cet argument n’a pas été utilisé par les candidats dans le débat télévisé.

5. La France retrouverait-elle ainsi sa souveraineté ?

C’est le grand argument de Marine Le Pen, reprochant à Emmanuel Macron sa vision d’une Europe inféodée à l’Allemagne :  » Quelle que soit l’issue de l’élection de dimanche, la France sera gouvernée par une femme, a même lancé la candidate du FN. Ce sera moi ou Madame Merkel ! « 

Il était bien tard pour qu’Emmanuel Macron réponde sagement par la vraie argumentation sur ce point : pendant toute la période de vie de l’ECU, étape intermédiaire vers la création de l’euro qui s’est effectivement bien déroulée, il fallait payer un prix, souvent reproché aux hommes politiques français : s’aligner sur la politique allemande. Autrement dit, comme le souligne un des meilleurs connaisseurs des affaires monétaires :  » C’est l’euro en moins bien ! « . Car aujourd’hui, au moins, la politique menée par la Banque centrale européenne (BCE) n’est pas exactement celle décidée à Berlin. Wolfgang Schaüble, le grand argentier des finances allemandes, s’en plaint suffisamment. Mais cela, Marine Le Pen évite soigneusement d’en parler.

Présidentielle: la pétition qui affirme « bloquer Le Pen sans soutenir Macron »

L’Express

Son auteur prétend avoir trouvé le moyen de manifester son opposition au candidat d’En Marche, sans faire le jeu du Front national.

Une pétition qui affirme: "bloquer Le Pen sans soutenir Macron, c'est possible !" © MaxPPP/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/SAMI BELLOUMI Une pétition qui affirme: « bloquer Le Pen sans soutenir Macron, c’est possible ! » Va-t-elle faire changer d’avis les insoumis partisans du « ni-ni » ? Probablement pas. Pourtant cette pétition lancée sur change.org il y a quatre jours commence à connaître un petit succès. Recensant actuellement plus de 32 000 signatures, elle a presque doublé son nombre de signataires ces dernières 24 heures.

« Nous sommes nombreux à nous sentir pris au piège par cette élection présidentielle, nous qui ne voulons pas apporter notre soutien au projet de [Emmanuel] Macron, mais qui refusons en bloc les idées du Front national », expose Entends Mavoix, l’internaute derrière la pétition. La solution qu’il propose donc aux électeurs dans son cas, c’est de n’aller voter pour le leader d’En Marche!, qu’après 17h ce dimanche…

L’objectif, faire croire à une hausse de l’abstention

« Le ministère de l’Intérieur publie à 12h puis à 17h les chiffres de la participation. En allant voter après 17h, nous pouvons faire en sorte que notre opposition soit entendue et comptabilisée à travers les différents niveaux d’abstention au cours de la journée », détaille le texte.

L’objectif derrière cette manoeuvre est de faire croire à une hausse du taux d’abstention, afin qu’Emmanuel Macron prenne la mesure de leur opposition, « en étant obligé de compter ses voix avec humilité et sans triomphalisme ». Le hashtag #APRES17H a été lancé dans la foulée pour diffuser le message.

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bon sensbon sens                                 le constat est identique, mais les divergences demeurent, le débat d’hier a été pathétique de nullité.
quelque chose à retenir. Macron homme froid, cynique, limite méprisant, a défendu l’islam radical et djihadistes sur le territoire français + la loi criminelle el Komri, n’a aucun programme
Marine le Pen avait un sourire énervant, faisant dans l’excès, mais n’a jamais pu s’exprimer coupé en permanence.
Aucun ne mérite d’être président de la république, une pantalonnade

totototo                                             Evidemment qu’il faut raisonner en taux de chômage, et pas en nombre de chômeur
Sinon ça voudrait dire qu’un petit pays de 2 millions d’habitants avec 90% de chômeur s’en sort mieux que la France !!
C’est stupide … Lepen est stupide !

JosephJoseph                                     Ce que j’aime bien, c’est qu’il y a un article pour expliquer aux gens ce qu’ils doivent retenir du débat

Bernard 94                                       Chacun voit midi à sa porte, moi la seule chose que j’ai retenu c’est qu’avec Macron et sa CSG à 1,7%, j’aurai 93,50 Euros de moins par mois. Comme il l’a dit « il y en a qui devront faire des efforts », manque de pot ce sont toujours les mêmes ….. les baisés comptez vous !
Ian                                                       Encore lui lécher les fesses… il en a pris plein la tête pendant 2 heures et les journalistes trouvent quand même le moyen d’en faire un héros… c’est fatigant… mais calmez vous quoi… mais bien sur que votre chouchou va être élu.
  • http://immedias2016.com/2017/03/drahi-sfr-les-trous-de-memoire-demmanuel-macron

    /DracDrac                                je revote Marine pour casser ce système pourrisseur d’asservissement , pour l’avenir de mes enfants et la renaissance de la France

    NeufOnze                              Pas la peine de vous fatiguer les trolls macronistes. Malgré sa prestation pitoyable, macrotte sera vitre president et il coulera la france. Ne venez pas vous plaindre aprés 😊

    TommyTommy                         Macaron n’assume rien, surtout pas ses soutiens muzz de l’UOIF qui est contre l’intégration et rêve d’une France islamique
    allaniallani
    Le Pen parle de Macron ,
    Macron parle de la France

    calypsocalypso                              ce qu’il faut retenir !
    macron arrogant, donneur de leçons et surtout MENTEUR !
    A savoir !
    Durant le débat télévisé d’entre-deux-tours du 3 mai 2017 opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron, le candidat mondialiste s’est défendu d’avoir vendu SFR au milliardaire Patrick Drahi en 2014. Son argument, servilement repris par tous les médias mainstream : il n’était pas en poste comme ministre de l’Économie au moment de la vente, il n’a donc pas pu l’avaliser.
    Mais ce n’est pas ce que dit le très instructif article de BFMTV ci-dessous, daté du 12 novembre 2014
    – La rédaction d’E&R –

    Bercy donne son feu vert au rachat de SFR par Numericable
    Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a discrètement donné son accord au rachat que son prédécesseur Arnaud Montebourg avait tant critiqué. Un feu vert nécessaire suite au décret sur les investissements étrangers.

    En mars, Arnaud Montebourg s’était vivement opposé au rachat de SFR par Numericable, prenant bruyamment parti pour l’offre rivale de Bouygues.

    Son successeur Emmanuel Macron a, pour sa part, béni ce même rachat. Le 28 octobre, le ministre de l’Economie a discrètement donné son feu vert à l’opération.

    Ce feu vert était nécessaire suite au décret sur les investissements étrangers, signé le 14 mai dernier par Arnaud Montebourg justement. Ce décret soumet à l’approbation de Bercy tout rachat dans les télécoms.

    Quelques jours après, Emmanuel Macron a aussi autorisé au même titre la vente d’Alstom à General Electric, en publiant cette fois un communiqué.

    Si Numericable est une société immatriculée en France, son actionnariat n’est pas français. En effet, le câblo-opérateur est détenu à 75% par la société luxembourgeoise Altice. Elle-même est détenue à 57% par Next LP, une société immatriculée à Guernesey et contrôlée par Patrick Drahi.

 

 

Le donald TRUMP toujours aussi con

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1Etats-Unis : La fin des cantines saines

Michelle Obama avait instauré un programme pour manger plus sain dans les cantines scolaires. Le gouvernement Trump estime qu’il y aurait trop de nourriture jetée et y met en terme.

Etats-Unis : La fin des cantines saines

© Capture d’écran YouTube

En mettant en avant une meilleure alimentation et l’importance de faire du sport, l’ex Première Dame à toujours lutter activement contre l’obésité infantile. C’est une problématique nationale aux Etats-Unis, où près d’un jeune sur six souffre de surpoids ou d’obésité. C’est dans ce contexte que Michelle Obama avait mis en place un programme pour une alimentation plus saine dans les établissements scolaires. Ces derniers devaient adopter de meilleures habitudes nutritionnelles pour bénéficier des subventions gouvernementales : des menus moins sucrés, moins salés, avec moins de graisses et plus de céréales complètes,…

L’aboutissement de ce programme faisait partie des plus grandes initiatives portées par Michelle Obama.

Mais ce lundi 1er mai, l’administration Trump a annoncé via un communiqué la fin de cette réforme. Selon Sonny Perdue, le nouveau ministre de l’Agriculture de Donald Trump, c’est pour éviter que les enfants jettent les aliments les moins appétissants. Le département de l’Agriculture explique que le programme de Michelle Obama est très coûteux (1,2 milliard pour les cinq dernières années) et que : « Si les enfants ne mangent pas la nourriture, et que ça se retrouve dans les poubelles, ils ne reçoivent aucune nutrition, compromettant ainsi l’intention du programme ».

Hasard du calendrier, c’est également ce lundi 1er mai que des chercheurs de l’université de John Hopkins ont publié une étude pour mettre en garde au sujet des coûts et des dangers de l’obésité chez les enfants.

Trump annule un programme pour une alimentation plus saine dans les écoles

L’administration Trump vient de mettre un frein à un programme visant à promouvoir la distribution de repas plus sains dans les cantines scolaires. Ce programme avait été initié par Michelle Obama.

La rédaction d’Allodocteurs.frFrance Télévisions

Un programme visant à inciter les cantines scolaires à délivrer des repas contenant moins de sel, de graisses et de sucre, mis en place par Michelle Obama, vient d’être annulé par l’Administration Trump.

Moins de sel, de graisses et de sucres

Le programme, qui obligeait les écoles à adopter de meilleurs standards nutritionnels pour bénéficier de subventions gouvernementales, dans le cadre d’une loi adoptée en 2012, faisait partie des accomplissements les plus remarqués de l’ancienne première dame des États-Unis.

Cette initiative, jugée cruciale contre l’obésité infantile, mettait des restrictions sur les quantités de sel et les laits sucrés dans les repas scolaires et imposait d’augmenter la quantité de céréales complètes.

Une justification sanitaire douteuse

Selon le département de l’Agriculture, ces exigences nutritionnelles ont coûté 1,2 milliard de dollars aux districts scolaires et aux Etats, sur les cinq dernières années. Celui-ci a expliqué, lundi dans un communiqué, que cette réforme donnera aux écoles américaines une « plus grande souplesse » et évitera aux enfants de jeter les aliments les moins appétissants servis dans le cadre de ce programme de santé publique.

Le nouveau ministre de l’Agriculture, Sonny Perdue, assure même que, sans ces règles de nutrition, les enfants mangeront avec plus d’enthousiasme plutôt que de jeter leur repas. « Si les enfants ne mangent pas la nourriture, et que ça se retrouve dans les poubelles, ils ne reçoivent aucune nutrition, compromettant ainsi l’intention du programme », a-t-il déclaré.

Un jeune Américain sur six en surpoids ou obèse

Cette mesure du gouvernement de Donald Trump est annoncée le même jour que la publication d’une étude de l’Université Johns Hopkins suggérant que des dizaines de milliards de coûts médicaux pourraient être économisés si les enfants américains faisaient davantage de sport.

Environ un jeune Américain sur six, âgé de 2 à 19 ans, est en surpoids ou obèse, selon les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

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