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phGrande-Bretagne: Tout ce qu’il faut savoir sur les élections législatives qui commencent ce jeudi

ELECTIONS Si vous n’avez pas suivi, «20 Minutes» vous fait le résumé…

Une bookmaker lance les paris sur les élections législatives anticipées en Grande-Bretagne, près du Parlement à Londres, le 7 juin 2017.
Une bookmaker lance les paris sur les élections législatives anticipées en Grande-Bretagne, près du Parlement à Londres, le 7 juin 2017. – Justin TALLIS / AFP

Manon Aublanc avec AFP

Enjeux, modalités, conséquences… on vous fait le point sur ce qu’il y a à savoir sur les élections législatives anticipées qui se tiennent ce jeudi au Royaume-Uni.

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  • Le contexte

Organisé un an après le référendum sur le Brexit, le scrutin a été provoqué par la Première ministre conservatrice Theresa May avec l’espoir de renforcer sa position dans les négociations pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, qui démarreront dans la semaine du 19 juin.

Elles interviennent trois ans avant le terme normal de la législature, et moins d’un an après l’arrivée de Theresa May à la tête du gouvernement à la suite du référendum ouvrant la voie au Brexit. Le scrutin se déroule dans des conditions de sécurité renforcées, alors que le pays, déjà frappé en mars, a subi deux nouveaux attentats meurtriers à Manchester le 22 mai et à Londres samedi.

>> A lire aussi : J-1 avant des législatives sur fond de Brexit et d’attentats

  • Les forces en présence

En tête des sondages, les Conservateurs de Theresa May sont partisans d’un Brexit sans concession et veulent notamment mettre fin à la libre-circulation des personnes avec les pays de l’UE.

Les Travaillistes de Jeremy Corbyn, donnés deuxièmes, ne remettent pas en question le Brexit, mais souhaitent éviter un bras de fer avec Bruxelles et conserver des liens aussi étroits que possible avec les 27.

Troisième parti au Parlement sortant, le Parti national écossais (SNP, gauche), envisage un référendum d’indépendance et de maintien dans l’UE après le Brexit.

Pro-européens, les Libéraux-démocrates ont promis un nouveau référendum sur le Brexit une fois celui-ci négocié, de façon à permettre aux électeurs de pouvoir le cas échéant « voter pour rester » dans l’UE. Plusieurs petits partis, dont les nationalistes de l’Ukip, les Verts et des formations régionales brigueront également les suffrages.

  • Les modalités

Les 650 sièges de la chambre des Communes sont pourvus au scrutin uninominal à un tour : est élu le candidat qui arrive en tête dans sa circonscription. La durée du mandat est de cinq ans. Le Premier ministre n’est pas désigné directement par les électeurs, mais issu de la majorité.

>> A lire aussi : Sobre, eurosceptique et à poigne… Theresa May, la future Premier ministre

Le nouveau Parlement siégera une première fois le 13 juin, avant la cérémonie d’ouverture solennelle le 19 juin, au cours de laquelle la reine Elisabeth lira comme le veut la tradition le programme législatif de la nouvelle majorité, à l’occasion du Discours du Trône.

  • Les horaires

Les bureaux de vote ouvriront à 6 heures (7 heures, heure française) et fermeront à 21h (22h, heure française), heure à partir de laquelle pourront être publiées les premières estimations. Les résultats sont attendus à l’aube vendredi.

>> A lire aussi : Attentat à Londres: «La Grande-Bretagne vit sous une menace terroriste très élevée»

  • L’enjeu

Outre le Brexit et l’immigration, la santé et surtout la sécurité et les moyens alloués aux forces de l’ordre se sont imposés comme des thèmes centraux de la campagne à la suite des attentats. Les Conservateurs disposaient d’une majorité de 17 sièges dans l’assemblée sortante et espèrent la porter à entre 50 et 80 mandats afin d’avoir les coudées franches dans leurs négociations avec l’UE. Les politologues divergent sur le fait de savoir si cet objectif serait atteint, alors que l’avance des Conservateurs sur les Travaillistes a fondu dans les sondages au fil de la campagne.

Si la majorité des analystes prédisent une victoire des Tories, des projections ont laissé entrevoir la possibilité qu’ils n’obtiennent pas la majorité absolue. Dans ce scénario, ils devraient trouver un partenaire de coalition ou se résoudre à un gouvernement minoritaire. Dans les deux cas, ils aborderaient affaiblis les négociations avec Bruxelles. Une absence de majorité absolue des Conservateurs rendrait également possible, en théorie, une coalition de gouvernement excluant ce parti.

Résultats électoraux : pari perdu pour Theresa May

Ce graphique indique les résultats de l’élection générale et la répartition des sièges au Royaume-Uni en 2017. 

Résultats électoraux : pari perdu pour Theresa May© Fournis par Statista GmbH Résultats électoraux : pari perdu pour Theresa May

Législatives en Grande-Bretagne : Theresa May va former un nouveau gouvernement malgré sa défaite

Theresa May a annoncé vendredi qu’elle allait former un nouveau gouvernement, malgré son camouflet aux élections législatives de jeudi.

Pas question de démissionner. Malgré sa défaite cinglante aux élections législatives britanniques, qui ont fait perdre la majorité absolue aux Conservateurs, Theresa May  a annoncé vendredi qu’elle allait former un nouveau gouvernement. Comme le veut la tradition, la Première ministre sortante venait de s’entretenir avec la reine Elizabeth au palais de Buckingham.

Selon le dernier décompte des élections législatives d’hier, les Conservateurs ont perdu la majorité absolue qu’ils possédaient à la Chambre des communes. Ils n’auraient obtenu que 317 députés alors que la majorité absolue se situe à 326 sièges.

Un ralliement in extremis

Bien qu’en mesure de former un nouveau gouvernement, Theresa May devra concéder le ralliement d’autre groupe parlementaire en vue d’obtenir la majorité absolue. Le DUP, le Parti démocrate unioniste d’Irlande du Nord, a obtenu 10 sièges et devrait lui apporter son soutien et donc la majorité absolue à une voix près.

Un score inespéré pour les Travaillistes

De son côté, le Labour a remporté 261 sièges, un score inespéré il y a encore quelques semaines. Le pays a été frappé par plusieurs attentats ces dernières semaines, à Manchester puis à Londres, ce qui semble avoir rebattu les cartes pour les législatives.

Le Brexit en questions

Theresa May avait organisé ces élections législatives anticipées pour renforcer sa majorité et arriver en position de force pour négocier le Brexit avec l’Union européenne le 19 juin. Dans la nuit, elle a rappelé son objectif, malgré l’échec de son pari : “En ce moment, plus que toute autre chose, ce pays a besoin d’une période de stabilité”, afin d’obtenir “un bon accord pour le Brexit”.

De son côté, le leader du parti eurosceptique, UKIP, a annoncé sa démission. Son parti, grand défenseur du Brexit, a fortement reculé en nombre de voix lors de ces législatives.

L’UKIP devra élire un nouveau dirigeant en septembre.

Elections en Grande-Bretagne : Les conservateurs perdent la majorité absolue au Parlement

Par Webdo

Les résultats officiels des élections britanniques publiés ce vendredi 9 juin 2017 ont confirmé la grosse perte de la Première ministre Theresa May.

En effet, à travers ces élections, May cherchait à renforcer la position et la présence des conservateurs au sein du Parlement, chose qui n’a finalement pas eu lieu. Au contraire, la Première ministre a perdu une douzaine de sièges, soit la majorité absolue.

Le nombre de sièges des conservateurs passera donc de 330 à 318, alors que les travaillistes en ont gagné 30.Les appels à la démission de May se multiplient, et le leader des travaillistes Jeremy Corbyn était parmi les premiers à réagir.

«Elle a perdu des sièges conservateurs, perdu des voix, perdu le soutien et la confiance. C’est assez pour qu’elle parte et laisse la place à un gouvernement vraiment représentatif», a-t-il déclaré.

#GE2017 Élections en Grande Bretagne : défaites des conservateurs, progression des travaillistes de gauche !

Les élections législatives anticipées voulues par T. May, premier ministre conservateur britannique, se sont retournées contre elle. Le rejet de la politique anti-sociale et de guerre impérialiste menée par les gouvernements britanniques depuis de longues années – par le parti conservateur comme par le parti travailliste blairisé – s’est exprimé partiellement lors de ces élections.

Les Tories perdent au moins une vingtaine de députés, reculent en voix et perdent la majorité absolue au Parlement. Le Labour de J. Corbyn progresse sensiblement et gagne en voix et une trentaine sièges (selon la BBC).

Là où il n’y avait pas de candidat communistes, les organisations communistes britanniques avaient d’ailleurs appelé à voter pour le Labour. J. Corbyn a mobilisé les jeunes et les syndicalistes en proposant des nationalisations (rail et poste), la fin des contrats “zéro heure”, la taxation des des riches et du grand capital et l’augmentation des salaires. Corbyn a été violemment attaqué par les médias de masse britanniques au main du grand capital. En France-même, Corbyn est présenté comme étant “de l’ultra-gauche”(sic) , incapable de faire progresser son parti qu’il allait marginaliser du fait de son positionnement à gauche….

Corbyn avait subi des attaques toutes aussi violentes de l’aile blairiste du Labour qui a tenté plusieurs putschs pour se débarrasser de lui. Mais fort de la confiance des militants, des syndicalistes et des jeunes Corbyn a tenu.

Ces élections démontrent que c’est bien avec un positionnement de gauche que la mobilisation des travailleurs et du peuple britannique peut se réaliser. Elles montrent aussi que le Brexit par la porte de droite, dirigé par une fraction de la bourgeoisie, n’apporte rien au monde du travail. Seul une sortie par la porte de gauche, une sortie progressiste de l’UE peut permettre de briser le carcan européo-capitaliste.

Le Parti Communiste Britannique (CPB) avait demandé pour se scrutin “une poussée finale pour un gouvernement de gauche”. Rien n’est joué mais il reste que c’est bien la gauche de gauche qui peut gagner. Et le Labour aurait tout intérêt à clarifier sa position sur le Brexit encore trop marqué par des ambiguïtés qui gênent la progression de la gauche travailliste. En Grande-Bretagne comme en France, c’est autour de la sortie progressiste de l’UE que cela se joue pour que ce soit les travailleurs qui gagnent.

Communiqué de la Commission Internationale du PRCF

Les résultats des élections générales 2017 en Grande Bretagne

Conservateurs : 42.4% en progression de +5.5% – 316 sièges (-12)
Travaillistes : 40.1%en progression de +5.5 % – 261 sièges (+29)
Libéraux démocrates : 7.3% – en recul de 0.5% – 12 sièges (+4)
Nationalistes écossais : 3.1% – en recul de 1.7% – 35 sièges (-21) [Le SNP demeure le premier parti en Ecosse avec 36.9%, mais en recul de 13.1%)
Souverainistes de droite (UKIP) : 1.9% – en recul de 10.8% – 0 siège ( -1)
Verts : 1.6% en recul de 2.1% – 1 siège
Parti démocrate unis (DUP) : 0.9% en progression de +0.3% – 10 sièges (+2) [permier parti en Irlande du Nord avec 36% – +10%)
Sin Fein (indépendantiste irlandais) : 0.7% – 7 sièges (+3) [second parti en Irlande du Nord avec 29.4% – 4%)

source : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/ge2017-elections-grande-bretagne-defaites-conservateurs-progression-travaillistes-de-gauche/

www.initiative-communiste.fr l’information par et pour les travailleurs.

Élections en Grande-Bretagne: les conservateurs perdent leur majorité absolue

  • – AFP
-AFP

Les conservateurs de la Première ministre britannique Theresa May sont en tête des élections législatives mais perdent leur majorité absolue, selon les premières projections publiées à la clôture des bureaux de vote jeudi.

Les Tories décrochent 314 sièges, contre 330 dans l’assemblée sortante, tandis que les travaillistes de Jeremy Corbyn gagnent 32 sièges à 266 mandats, selon une estimation Ipsos/MORI.

Si ces projections étaient confirmées, cela signifierait un échec cinglant pour Theresa May, qui a convoqué ces élections anticipées dans le but de conforter sa majorité en vue des négociations du Brexit. Mme May disposait dans le Parlement précédent d’une majorité de 17 voix.

Quant aux indépendantistes écossais du SNP, ils perdent une vingtaine de sièges, avec 34 sièges, et les Libéraux-Démocrates sont en progression avec 14 sièges. Le parti europhobe Ukip a lui disparu du Parlement, selon ces projections.

une première en Perse

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uIran: l’EI revendique les attentats de Téhéran

Iran: l’EI revendique les attentats de Téhéran

Beyrouth (AFP) – Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué une série d’attaques sans précédent contre le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny mercredi à Téhéran, a indiqué Amaq, l’agence de propagande de l’organisation jihadiste.

« Des combattants de l’EI ont attaqué le mausolée de Khomeiny et le siège du Parlement à Téhéran », a indiqué Amaq en citant « une source de sécurité ». Les attentats suicide et les fusillades ont fait au moins trois morts dans les deux sites selon les médias iraniens.

Iran: double attentat à Téhéran, Daech revendique

LEXPRESS.fr avec AFP ,

iran-twin-attacks-leave-at-least-seven-dead_5893283Des policiers traversent la rue longeant le Parlement alors que retentissent des tirs, ce mercredi.                 MaxPPP/EPA/ALI KHARA

Deux fusillades et des explosions de kamikazes ont eu lieu à l’intérieur du Parlement iranien et au mausolée de Khomeiny. La situation est encore confuse sur place.

L’Iran est frappé par un deux attentats simultanés revendiqués par Daech. Plusieurs hommes dont un kamikaze ont ouvert le feu ce mercredi à l’intérieur du Parlement iranien, tandis qu’au moins une femme a déclenché ses explosifs au mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran. Le bilan humain est encore incertain alors que la situation n’est pas sous contrôle, mais plusieurs sources évoquent au moins trois morts, notamment les agences de presse Fars et Isna.

Des tirs entendus depuis l’extérieur du Parlement, ce mercredi matin.

Le groupe djihadiste sunnite État islamique a revendiqué ce double attentat peu après 11h (heure française) via son organe de propagande. Il s’agit de la première attaque attribuée à Daech dans ce pays chiite. En mars dernier, l’EI avait publié une vidéo en persan menaçant l’Iran qu’il voulait « conquérir » dans un bain de sang.

iranian-police-stand-near-the-parliament-s-building-during-a-gunmen-attack-in-central-tehran_5893197La police iranienne à proximité du bâtiment du Parlement, pendant l’attaque ce mercredi.   TIMA via REUTERS

Au mausolée du fondateur de la République islamique l’imam Khomeiny dans le sud de Téhéran, une femme s’est fait exploser à l’extérieur du bâtiment. Un second kamikaze est évoqué par la télévision d’État, mais les informations sont encore confuses et parfois contradictoires.

Le moment exact de l’explosion, filmé au mausolée.

Au Parlement, les assaillants seraient au nombre de quatre. L’un d’eux, portant des explosifs, aurait mis à feu sa charge.

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Un policier iranien tente de discerner la scène depuis la fenêtre d’une salle.

TIMA via REUTERS

Dans l’enceinte du bâtiment, des hommes armés ont ouvert le feu faisant plusieurs blessés dont au moins un garde de sécurité. Le mausolée et le Parlement sont distants d’une vingtaine de kilomètres.

Un enfant pris au piège, évacué du bâtiment par les forces de l’ordre.

Au début de l’attaque, un député avait déclaré à la radiotélévision iranienne Irib que trois hommes armés ont pénétré dans l’enceinte du Parlement, armés de fusils et d’un pistolet.

Une attaque rare en Iran

Ce genre d’attaques quasi-simultanées sur de tels lieux hautement symboliques en Iran sont très rares. Les derniers à Téhéran datant des années ayant suivi la révolution islamique de 1979, commis pour la plupart par l’organisation armée des Moudjahidines du peuple.

L’Iran chiite aide militairement le régime syrien face aux rebelles et au groupe djihadiste sunnite État islamique (EI). Il soutient également le gouvernement irakien dans sa lutte contre les groupes djihadistes. Des conseillers militaires et des volontaires iraniens mais aussi afghans et pakistanais épaulent les armées irakienne et syrienne sur terrain.

Une vue intérieure du mausolée de l’ayatollah Khomeiny.

Ces dernières années, les autorités iraniennes ont affirmé à plusieurs reprises avoir arrêté des « terroristes » qui voulaient mener des attaques contre Téhéran et d’autres grandes villes du pays.

« C’est un revers majeur pour le gouvernement du président Rohani, dont la fin de campagne mettait en avant la sécurité nationale », a analysé le journaliste du New York Times Thomas Erdbrink, en poste à Téhéran.

Il y a régulièrement des attaques menées par des groupes extrémistes sunnites dans la province de Sistan Balouchistan (sud-est) et au Kurdistan (nord-ouest) ces derniers mois

Iran: L’organisation Etat islamique revendique les attentats de Téhéran

Iran: L'organisation Etat islamique revendique les attentats de Téhéran
TERRORISME – Les attaques dans des lieux hautement symboliques sont très rares…

TERRORISME – Les attaques dans des lieux hautement symboliques sont très rares…

L’organisation Etat islamique a revendiqué une série d’attaques sans précédent contre le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny ce mercredi à Téhéran, a indiqué Amaq, l’agence de propagande de l’organisation jihadiste.

«Des combattants de l’EI ont attaqué le mausolée de Khomeiny et le siège du Parlement à Téhéran», a indiqué Amaq en citant «une source de sécurité». Les attentats suicide et les fusillades ont fait au moins trois morts dans les deux sites selon les médias iraniens.

>> A lire aussi : La France et l’Iran, une relation tendueLes lieux hautement symboliques rarement attaqués

Un homme s’est fait exploser au quatrième étage d’un bâtiment du parlement iranien alors que les forces spéciales avaient donné l’assaut contre deux assaillants armés, a rapporté mercredi la télévision d’Etat.

Le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny, situé à une vingtaine de kilomètres, dans le sud de Téhéran, sont visés depuis la matinée par plusieurs attaques par des « terroristes ». Une femme s’est déjà fait exploser plus tôt dans la matinée à l’extérieur du mausolée, selon les médias iraniens. Ce genre d’attaques quasi-simultanées sur de tels lieux hautement symboliques en Iran est très rare.

>> A lire aussi : Crise syrienne: Comment l’Iran est revenu au cœur de l’arène diplomatiqueLe kamikaze pourrait être le seul mort de cette attaque

Selon l’agence de presse Isna, la femme qui s’est fait exploser pourrait être l’un des deux morts. L’agence Ilna a fait état de plusieurs blessés. Dans l’enceinte du Parlement, des hommes armés ont ouvert le feu faisant des blessés dont un garde de sécurité. Le mausolée et le Parlement sont distants d’une vingtaine de kilomètres.

Un député a déclaré à la radiotélévision iranienne Irib que trois hommes armés avaient pénétré dans l’enceinte du Parlement, armés de fusils et d’un pistolet. L’Iran aide militairement le régime syrien face aux rebelles et l’organisation Etat islamique.

Iran : fusillade au Parlement, attentat suicide au mausolée de Khomeini

Les médias d’Etat rapportent plusieurs attaques avec des échanges de tirs et des attentats-suicides.

Le Parlement iranien. Photo d'illustration.© Copyright 2017, L’Obs Le Parlement iranien. Photo d’illustration. Une double attaque meurtrière. Des hommes ont ouvert le feu ce mercredi 7 juin à l’intérieur du Parlement iranien et deux kamikazes se sont fait exploser au mausolée de l’imam Khomeini à Téhéran, faisant plusieurs victimes. Le premier bilan faisait état de deux morts. Actuellement, l’AFP évoque désormais au moins trois morts mais certains médias iraniens indiquent que les attaques pourraient avoir fait jusqu’à sept victimes.

Ce genre d’attaques quasi simultanées sur des lieux hautement symboliques en Iran sont extrêmement rares, les derniers attentats ayant eu lieu après la révolution islamique de 1979, commis pour la plupart par l’organisation armée des Moudjahidines du peuple.

Une attaque d’ampleur au Parlement

Des hommes armés ont ouvert le feu dans l’eceinte du Parlement iranien. Un agent de sécurité a été tué et au moins huit personnes ont été blessées. Un député a déclaré à la radiotélévision iranienne Irib qu’au moins trois hommes armés d’un pistolet et de deux Kalachnikov avaient pénétré dans l’enceinte du Parlement. D’autres sources évoquent la présence de quatre assaillants.

L’un des assaillants est à un moment sorti dans l’avenue qui passe près de la chambre des députés et a tiré sur les passants. Les forces de sécurité ont tiré sur lui, le forçant à retourner à l’intérieur de l’enceinte du Parlement.

Selon certains médias iraniens, les forces de l’ordre ont donné l’assaut contre les « terroristes » retranchés dans les étages supérieurs d’un bâtiment du Parlement. L’un des assaillants s’est alors fait exploser.

De leur côté, les députés ont néanmoins continué leur session. Une session menée par le président du Parlement Ali Larijani.

Attentat-suicide au mausolée de l’imam Khomeini

Des coups de feu ont également été tirés au mausolée de l’imam Khomeini où une femme s’est fait exploser dans la matinée, à l’extérieur du bâtiment situé à une vingtaine de km au sud de Téhéran, selon les agences de presse. Des photos de l’explosion ont été publiées par les agences de presse, notamment sur leurs réseaux sociaux.

« Trois ou quatre » assaillants ont attaqué le mausolée où il y a eu au moins un mort, un jardinier, selon un responsable du mausolée. Dans un second temps, un deuxième « terroriste » s’est également fait exploser.

© Fournis par Le Nouvel Obs  Le mausolée de l’ayatollah Khomeini (Atta Kenare/AFP)

L’Etat islamique revendique

Autour des deux lieux des attaques, d’imposantes forces de sécurité étaient présentes et des stations de métro ont été fermées. Une réunion d’urgence du conseil national de sécurité a été convoquée par le ministre de l’Intérieur Abdolreza Rahmani Fazli, selon l’agence de presse Isna.

Selon le ministère des Renseignements, un autre groupe de « terroristes » a été neutralisé à Téhéran avant de pouvoir passer à l’action.

L’Etat islamique a revendiqué la double attaque quelques heures plus tard, via leur agence de propagande Amaq qui a indiqué, en citant « une source de sécurité » : « Des combattants de l’EI ont attaqué le mausolée de Khomeini et le siège du Parlement à Téhéran. »

L’EI avait publié en mars une vidéo en persan affirmant que le groupe allait « conquérir l’Iran et le rendre à la nation musulmane sunnite » et provoquer un bain de sang chez les chiites.

L’Iran aide militairement le régime syrien face aux rebelles et au groupe djihadiste, qui, lui, a déjà revendiqué des actions en Iran près des frontières avec l’Irak et de l’Afghanistan. L’Iran est également engagé en Irak

Téhéran ciblée par plusieurs attaques meurtrières

Le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeini, à Téhéran, sont visés depuis mercredi matin par des attaques revendiquées par l’EI. Au moins trois personnes ont été tuées. Suivez l’évolution de la situation sur notre liveblog.

Plusieurs coups de feu et des explosions ont retenti à l’intérieur du parlement iranien, mercredi 7 juin.© Capture d’écran twitter, télévion d’État iranienne Plusieurs coups de feu et des explosions ont retenti à l’intérieur du parlement iranien, mercredi 7 juin. • Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans des attentats commis mercredi 7 juin à Téhéran en des lieux hautement symboliques, le Parlement et le mausolée de l’ayatollah Khomeini, père fondateur de la République islamique d’Iran. La situation est toujours très confuse.

• Selon certains médias iraniens, les forces de l’ordre ont donné l’assaut contre des hommes armés retranchés dans les étages supérieurs d’un bâtiment du Parlement où les députés ont néanmoins continué leur session.

• Deux kamikazes se seraient fait exploser au mausolée, selon la télévision d’État.

• L’organisation État islamqiue a revendiqué les attaques via son agence de propagande

• De tels attentats sont exceptionnels à Téhéran, les derniers ayant eu lieu dans les années ayant suivi la révolution islamique de 1979, commis pour la plupart par l’organisation armée des Moudjahidines du peuple.

Iran : l’EI revendique une double attaque à Téhéran

Selon le directeur des services des urgences de Téhéran, les deux attaques simultanées ont fait au moins 12 morts et 39 blessés.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Douze personnes ont été tuées et trente-neuf blessées lors des deux attaques quasi simultanées qui ont visé deux lieux hautement symboliques en Iran, le Parlement et le mausolée de l’ayatollah Khomeyni, mercredi 7 juin, a fait savoir le directeur des services des urgences de Téhéran.

L’organisation djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué les attaques des deux sites hautement symboliques, distants d’une vingtaine de kilomètres, par son canal d’information habituel, Aamaq. Selon le ministère du renseignement, « trois opérations terroristes avaient été prévues ce matin à Téhéran », l’une des équipes ayant été « neutralisée » avant de pouvoir passer à l’action.

Lire aussi :   Comment Aamaq est devenue l’« agence attentats » de l’EI

Déguisés en femmes

L’attaque du Parlement, au cœur de Téhéran, a débuté tôt mercredi matin. Selon les médias iraniens, les terroristes se trouvaient parmi une foule de manifestants, réunie devant le Parlement pour demander aux députés de se pencher sur une affaire d’escroquerie. Ils étaient déguisés en femmes, a précisé le vice-ministre de l’intérieur, Hossein Zolfagari.

Plus de trois heures après le début de l’assaut terroriste, les autorités ont annoncé la fin de l’assaut et la mort de quatre assaillants. La télévision d’Etat a rapporté qu’un homme s’était fait exploser au quatrième étage du Parlement, alors que les forces spéciales avaient donné l’assaut contre deux assaillants armés. Des coups de feu dans l’enceinte du lieu avaient été signalés un peu plus tôt.

Sur les réseaux sociaux, la photo d’un des agresseurs à l’une des fenêtres du bâtiment a largement circulé.

Au mausolée Khomeyni, situé à 20 kilomètres au sud de Téhéran, un ou plusieurs assaillants ont pénétré du côté ouest et ont ouvert le feu avant d’actionner une ceinture explosive, selon l’agence IRNA, qui a fait état de cinq blessés. Peu de monde se trouvait aux alentours lorsque l’attaque s’est produite, en plein mois de ramadan, vers 11 h 30, heure locale (9 heures à Paris).

Le site, qui abrite la dépouille du fondateur de la République islamique, est devenu un lieu de culte pour les touristes iraniens. Desservi par le métro de Téhéran, il est situé à proximité de l’aéroport international de l’imam Khomeyni.

Première attaque

C’est la première fois que l’EI revendique de telles attaques dans le pays. La Russie, alliée de l’Iran, a condamné ces attaques et appelé à la « coordination » contre l’EI. Les Emirats arabes unis ont eux aussi condamné « toute attaque terroriste, dans n’importe quelle capitale, qui est dirigée contre des innocents ». La France a également condamné les attaques avec « la plus grande fermeté ».

Si, par le passé, l’Iran a été confronté à plusieurs reprises à un terrorisme intérieur, notamment du fait de l’organisation des Moudjahidin du peuple ou de groupes armés kurdes, la menace du djihadisme sunnite se fait de plus en plus pressante alors que Téhéran est engagé militairement en première ligne en Irak comme en Syrie contre l’organisation Etat islamique. Depuis le début de l’année, l’EI a multiplié les menaces à l’égard de Téhéran dans le cadre de ce que le groupe djihadiste présente comme une guerre de religion entre sunnites et chiites.

Lire aussi :   La discrète bataille pour la frontière irako-syrienne

Ces attaques s’inscrivent de surcroît dans un moment de tension régionale extrême, après que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et plusieurs de leurs voisins ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de « soutien au terrorisme » et de complaisance envers l’Iran.

Douze morts dans les attaques à Téhéran

  • Par Le Figaro.fr avec AFP

Au moins douze personnes ont été tuées aujourd’hui dans les attaques du groupe Etat islamique (EI) contre le Parlement iranien et le mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran, a déclaré le chef des services des urgences, cité par les médias.

Trente-neuf personnes ont également été blessées dans ces attaques, selon la même source. Les forces de sécurité ont repris le contrôle du mausolée et du Parlement, attaqués par 7 ou 8 assaillants, selon la télévision d’Etat.

Iran : À Téhéran, deux attaques simultanées au Parlement iranien et au mausolée de Khomeiny

A Téhéran, des hommes armés ont attaqué le Parlement iranien et le mausolée de l’ayatollah Khomeini. L’Etat islamique a revendiqué ce double attentat.

Ce mercredi 7 juin, une fusillade a éclaté au sein du Parlement iranien alors qu’au même moment, un kamikaze s’est fait exploser au mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran.

Selon Le Monde qui cite les médias d’Etat au moins douze personnes ont été tuées.

En outre, trente-neuf personnes ont été blessées dans ces attaques, selon la même source. Les forces de sécurité ont repris le contrôle du mausolée et du Parlement, attaqués par 7 ou 8 assaillants.

L’attaque du Parlement

Toujours d’après les informations des médias d’Etat, quatre personnes ont mené une attaque contre le Parlement à Téhéran en milieu de matinée.

Alors que deux d’entre elles se seraient fait exploser, les quatre assaillants sont morts.

Selon certains médias iraniens, les forces de l’ordre ont donné l’assaut contre les terroristes retranchés dans les étages supérieurs d’un bâtiment du Parlement où les députés ont néanmoins continué leur session. Par ailleurs, l’une d’elle était menée par le président du Parlement Ali Larijani.

L’un des assaillants est à un moment sorti dans l’avenue qui passe près de la chambre des députés et a ouvert le feu sur les passants.

Les forces de sécurité ont alors répliqué et ont tiré sur lui. Le forçant ainsi à retourner dans l’enceinte du Parlement.

Ce que l’on sait sur l’attaque du mausolée de l’imam Khomeiny

Dans le même temps, au mausolée du fondateur de la République islamique l’ayatollah Khomeini dans le sud de Téhéran, à une vingtaine de kilomètres de là, un homme armé a pénétré du côté ouest.

Il a alors ouvert le feu avant de faire exploser sa ceinture explosive, a indiqué le chef des relations publiques du site, Ali Khalili, à l’agence Irna.

Celle-ci a fait état de cinq blessés.

L’Etat islamique a revendiqué cette double attaque quelques heures plus tard, via leur agence de propagande Amaq qui a déclaré :

Des combattants de l’EI ont attaqué le mausolée de Khomeini et le siège du Parlement à Téhéran.

Par ailleurs, Daech avait publié en mars une vidéo, en persan. Il avait affirmé qu’il allait « conquérir l’Iran et le rendre à la nation musulmane sunnite ». Il avait déclaré « provoquer un bain de sang chez les chiites ».

Pour rappel, l’Iran chiite apporté son aide militaire au régime syrien face aux rebelles et au groupe Etat islamique.

De plus, le pays soutient activement le gouvernement irakien dans sa lutte contre les groupes jihadistes. Ainsi, des conseillers militaires et des volontaires iraniens mais aussi afghans et pakistanais épaulent les armées irakienne et syrienne sur terrain.

Des attaques sont régulièrement menées par des groupes extrémistes sunnites dans la province de Sistan Balouchistan (sud-est) et au Kurdistan (nord-ouest) depuis quelques mois.

Or, c’est la première fois que des attaques quasi-simultanées sur de tels lieux hautement symboliques iraniens ont lieu à Téhéran.

Les derniers attentats avaient eu lieu après la révolution islamique de 1979. Commis pour la plupart par l’organisation armée des Moudjahidines du peuple.

Selon le ministère des Renseignements, un autre groupe de terroristes a récemment été neutralisé à Téhéran avant de pouvoir passer à l’action.

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commentaires

Leo                                                                             On attend les tweets brillants de lucidité de Donald… un commentaire suite à ses déclarations à Ryad?

Samuel Reza                                                             Le procédé de l’attentat suicide a été introduit pour la première fois dans le monde musulman par les chiites révolutionnaires iraniens durant la guerre Iran-Irak puis par leurs vassaux du Hezbollah durant la guerre civile libanaise.

abalabaya                                                                bizarre tout de même …. hier, l’iran et le Qatar étaient accusés de financer Daesh, et pointés du doigt par Trump et aujourd’hui Daesh attaque la main qui le nourrit ? ça ne vous rappelle pas Bush et les liens supposés entre Irak et Al-Qaida permettant de justifier la 2ème guerre du Golfe ? n’y a-t-il donc personne sur cette terre pour arrêter Trump ? quelqu’un peut il aussi lui souffler que parmi les kamikazes du 11 septembre, des saoudiens et égyptiens, aucun Qatari, ni iranien ?

BG83                                                                         D.Trump aurait mieux fait de se taire. Il n’en manque pas une .Il est capable de dire que c’est les médias qui ont inventés ces événements!

BERJAC                                                                     J’espère que la Tour Eiffel va s’éteindre ce soir aussi.

  • Gründir GalenwolfGründir Galenwolf                        Daesh, Mossad, CIA, officines de divers pays du Golfe…

    L’Iran dérange contrecarre trop de prétentions hégémoniques dans la région, alors forcément, les ennemis ne manquent pas !

    LyséaLyséa                                                 on s’ennuyait un peu ! L’Iran ne devrait pas manquer d’accuser les Saoudiens !

    Ils n’ont besoin de personne, les musulmans,  pour s’entretuer et faire régner la peur !
    La preuve … « ils sont tous mouillés jusqu’au cou » dans le terrorisme et nous, on leur fait des courbettes ….

    SIVASIVA                                                   Hum, pour le coup, dans le contexte post-électoral d’une victoire écrasante du président Rohani, mais sans vouloir par autant s’avancer sur qui serait vraiment responsable de ces actes, on ne peut ici complètement écarter l’hypothèse d’une ou plusieurs manipulations inavouables …

 

Le printemps des bâtards

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efCrise du Golfe: les conséquences concrètes au Qatar

Lundi, L’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Et les conséquences ont été immédiates.

Plus de vols à destination du Qatar et ruées dans les supermarchés de Doha. Premières conséquences concrètes de la rupture diplomatique opérée par l’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn à l’encontre du Qatar. Lundi 5 juin, ces cinq pays ont annoncé des mesures d’isolement à l’encontre de l’émirat de deux millions d’habitants, l’accusant de « financer le terrorisme ».

« C’est une première crise grave et symbolique pour le Qatar depuis son indépendance en 1971 », résume Frédéric Encel, géopoliticien spécialiste du Moyen-Orient, auteur de Géopolitique de la Nation. Une crise dont les effets n’ont pas tardé à se faire sentir: lundi la bourse de Doha ouvrait en baisse de 8%.

Plus de vols à destination de Doha

Premières mesures: les fermetures des frontières terrestres, aériennes et maritimes respectives des cinq pays avec le Qatar. Conséquence : les vols des compagnies Saudi Arabian Airlines, Etihad, Emirates, Air Arabia et Flydubai à destination ou en retour de Doha ont été suspendus dès lundi. En retour la compagnie aérienne Qatar Airways a elle aussi suspendu tous ses vols à destination de l’Arabie Saoudite, de l’Egypte, des Emirats Arabes Unis et de Barheïn. Sa licence a même été annulée mardi par les autorités saoudiennes, qui ont annoncé la fermeture de ses bureaux à Ryad dans les 48 heures. Les clients affectés par les suspensions de vols de la compagnie qatarie peuvent aujourd’hui se faire rembourser leurs billets ou réserver des vols vers d’autres destinations.

Ruée dans les supermarchés

Une fermeture des frontières avec ses voisins qui concernent également les liaisons maritimes et qui a pour conséquence de bloquer les importations de biens en provenance des cinq pays. La majorité des importations du petit Etat vient en majorité de l’Arabie Saoudite. Bien que le Qatar a assuré que la crise n’aura aucune incidence sur ses citoyens, lundi soir les supermarchés ont été pris d’assaut, de peur d’une pénurie alimentaire.

Sans terre cultivable ni ressource en eau, « il importe 99% de ses produits alimentaires », selon Theodor Karasi, de Gulf State Analytics, cité par Les Echos. Pour autant, il n’y a pas de blocus et d’autres pays peuvent approvisionner le pays. Il s’agit d’une crainte « irrationnelle » selon le professeur de géopolitique à la Paris Business School et à Sciences Po. « Sans le moindre embargo ou blocus maritime total, le Qatar pourra continuer de s’approvisionner en dehors de ces cinq pays » assure-t-il.

Al-Jazeera et BeIn dans le viseur

Autre conséquence : l’interdiction de la chaîne Al-Jazeera, accusées d’être un organe de propagande islamiste lié au parti politique des Frères Musulmans. « Cette chaîne est jugée comme insolente et déstabilisante », explique Frédéric Encel. Lundi, les locaux de la chaîne qatarie ont donc été fermés par les autorités saoudiennes. Quelques heures après, c’est la chaîne de sport BeIn Sports qui n’était plus accessible via le câble aux Emirats Arabes Unis.

Les diplomates expulsés et les ressortissants en sursis

Les diplomates saoudiens et émiratis ont été sommés de quitter Doha avant mercredi prochain. De même pour les diplomates qataris en poste dans les cinq pays: ils ont 48 heures pour partir. Les ressortissants qataris résidant en Egypte, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis ou Bahreïn sont eux désormais interdits de séjour : ils ont 14 jours pour rentrer chez eux. A l’exception des pèlerins musulmans souhaitant se rendre sur les lieux saint de La Mecque ou Médine en Arabie Saoudite. Les émiratis, saoudiens, égyptiens, et bahreïniens ont eux interdiction de se rendre au Qatar.

Depuis lundi, le Qatar est également été exclu de la coalition internationale arabe, branche armée du conseil de coopération du Golfe. Le pays est ainsi mis au ban des opérations militaires menées par la coalition au Yémen. Une sanction plus symbolique que réellement contraignante pour le Qatar selon Frédéric Encel: « cette exclusion marque une scission du monde arabe, un obstacle à son unité ». Le Qatar est en effet accusé de soutenir des groupes islamistes radicaux yéménites, et d’être trop proche de l’Iran chiite, grand rival de l’Arabie Saoudite à majorité sunnite.

Pour autant Frédéric Encel l’assure: « Il n’y aura pas de guerre ». Déjà engagée au Yémen, l’Arabie Saoudite n’a pas les moyens ni la volonté de provoquer un autre conflit. « Il y a néanmoins un risque de déstabilisation de la région et surtout, une menace d’escalade militaire avec l’Iran ». Principal adversaire du royaume saoudien dans la région, l’Iran pourrait bénéficier de la crise pour asseoir sa domination dans la région. « La situation est d’une extrême fragilité », conclut Frédéric Encel.

Isolement du Qatar : l’Arabie Saoudite joue avec le Golfe

 Hala Kodmani
Réunion du Conseil de coopération du Golfe, le 30 mars, à Riyad.Réunion du Conseil de coopération du Golfe, le 30 mars, à Riyad. Photo Faisal al-Nasser

Riyad, suivi par les Emirats arabes unis et l’Egypte, a rompu ses relations avec Doha. Mais derrière les accusations de soutien aux Frères musulmans et à l’Etat islamique, cette décision vise surtout à affaiblir l’activisme diplomatique de l’émirat et à raviver les tensions avec l’Iran.

C’est la grande déchirure entre pays arabes sunnites. L’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn ont annoncé lundi, au surlendemain de l’attentat de Londres, la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar qu’ils accusent de soutenir le «terrorisme». Doha a dénoncé une décision «injustifiée» et «sans fondement». Celle-ci a été prise «avec l’Egypte» et a un «objectif clair : placer le Qatar sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté», a affirmé le ministère qatari des Affaires étrangères. La tension n’a cessé de monter depuis la visite de Donald Trump à Riyad, où il avait appelé les pays musulmans à «chasser» les extrémistes et les terroristes tout en demandant d’isoler l’Iran.

Aux origines de la brouille

Depuis une quinzaine de jours, les échanges d’invectives, d’accusations, les vraies et fausses révélations se sont multipliés entre le Qatar et les autres pays de la région, menés par l’Arabie Saoudite. Le déballage de linge sale a été amplifié par les grands médias arabes, financés, pour la plupart, par l’une ou l’autre des pétromonarchies du Golfe. Mais tout commence le 23 mai lorsque l’agence de presse officielle du Qatar annonce que son site a été piraté et que de fausses informations ont été diffusées. Il s’agit de déclarations prêtées au dirigeant du Qatar, le cheikh Tamim al-Thani. Ce dernier aurait mis en garde ses pairs du Golfe contre une confrontation avec «l’Iran, poids lourd régional islamique qu’on ne peut ignorer», tout en défendant le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais. Repris aussitôt en boucle par les médias saoudiens, égyptiens et émiratis, malgré les démentis qataris, ces propos déclenchent une tempête sur les réseaux sociaux. Quelque 340 000 tweets sont postés en dix heures avec le hashtag #lesdéclarationsdeTamim. En réponse, le Qatar lance le hashtag #TamimLaGloire où les internautes expriment leur soutien au cheikh «face à la campagne de dénigrement médiatique».

La querelle survient au lendemain de la visite de Donald Trump à Riyad (le 21 mai) où a été célébrée en grande pompe l’alliance historique retrouvée entre les Etats-Unis et les pays arabes sunnites longtemps qualifiés de «modérés». A contre-pied de la politique de Barack Obama, marquée par la volonté de conclure l’accord international sur le nucléaire iranien, Donald Trump dénonce dans son discours à Riyad «les interventions déstabilisatrices» de l’Iran chiite dans les pays arabes, accusant Téhéran d’être derrière le terrorisme. «Le soutien de Trump a donné des ailes à l’Arabie Saoudite pour conforter son leadership dans la région et sa ligne dure face à l’Iran, souligne Hasni Abidi, le directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève. Toutefois, le «déclencheur Trump», selon l’expression du politologue, a aussi été le révélateur de ressentiments plus anciens entre les pétromonarchies du Golfe. Le grand frère saoudien n’ayant jamais accepté l’hyperactivité politique et diplomatique indépendante du petit Qatar, ni son rapprochement direct avec les Etats-Unis.

Le soutien au terrorisme : un argument prétexte

L’escalade de la crise initiée par Riyad peu après l’attentat de Londres n’est probablement pas fortuite. Au moment où la question du financement du terrorisme fait polémique à la veille des élections générales au Royaume-Uni, survient l’annonce de la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar pour «soutien au terrorisme». Le communiqué officiel saoudien justifiant sa décision souligne que «le Qatar accueille divers groupes terroristes pour déstabiliser la région, comme la confrérie des Frères musulmans, Daech et Al-Qaeda». Des accusations qui mettent sur le même plan les Frères musulmans et les organisations jihadistes extrémistes, y compris l’Etat islamique, ne peuvent qu’emporter l’adhésion de l’Egypte du maréchal Al-Sissi et des Emirats arabes unis, qui ont mis la confrérie sur liste noire. Le premier qui a renversé le président égyptien (Frères musulmans) élu en 2013, rend les islamistes responsables de tous les maux économiques et sécuritaires du pays. Il a surtout un besoin vital de l’aide financière saoudienne. Les Emirats, eux, ont une aversion viscérale pour les Frères musulmans. En outre, la proximité accrue entre le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed, et le jeune, et néanmoins homme fort à Riyad, le vice prince-héritier Mohammed ben Salman, explique que les Emirats aient également décidé de rompre avec Doha. Or, «le Qatar soutient publiquement les mouvements de l’islam politique depuis le début des printemps arabes, les considérant comme une bonne transition pour remplacer les dictatures de la région. Dans le même temps, les Saoudiens veulent faire oublier leur influence historique et leur promotion du salafisme qui a fait le nid des extrémistes», rappelle Hasni Abidi. Doha avait accueilli en asile depuis une vingtaine d’années nombre de chefs opposants islamistes tunisiens, égyptiens, syriens… leur offrant une tribune sur les antennes d’Al-Jezira.

L’Iran au cœur du différend

Au moment où le royaume wahhabite veut constituer un axe sunnite fort face à la république islamique chiite (son grand rival régional), le Qatar vient brouiller les cartes. Or, l’appel du cheikh Tamin, le leader du Qatar, à améliorer les relations des pays arabes avec l’Iran a pu apparaître comme un casus belli aux yeux de l’Arabie Saoudite. «Mais ce n’est pas la raison principale de la rupture», estime Hasni Abidi, qui souligne notamment que plusieurs membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont les Emirats arabes unis et le Qatar entretiennent des relations de voisinage correctes avec Téhéran. «Cette division au sein du CCG – qui est un ensemble régional cohérent et réussi, et dans lequel l’Iran a toujours vu une menace – ne peut que réjouir Téhéran», ajoute l’expert. Face à la querelle entre Arabes, l’Iran en profite pour afficher «sa sagesse», allant jusqu’à proposer ses services de médiateur à ses voisins du Golfe. «La résolution des différends dans les pays de la région n’est possible que par des moyens politiques et pacifiques, et un dialogue franc entre les parties», indique un communiqué de Bahram Ghasemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. «L’usage de sanctions dans le monde interdépendant d’aujourd’hui est inefficace, inacceptable et condamnable», a-t-il ajouté. Mais en mettant en avant sa rivalité avec l’Iran, «l’Arabie Saoudite veut surtout faire oublier ses déboires intérieurs et extérieurs, notamment dans la guerre au Yémen», observe Hasni Abidi. Embourbée depuis deux ans dans un conflit sans résultat, la coalition arabe sous commandement saoudien a trouvé dans le Qatar un bouc émissaire. Peu après l’annonce de la rupture des relations diplomatiques, la coalition militaire, intervenant contre les Houthis, ces rebelles chiites pro-iraniens, a décidé d’exclure le Qatar.

Une querelle de famille aux conséquences limitées

Considérée comme la crise la plus grave entre les pays arabes du Golfe depuis la création du CCG en 1981, elle n’est toutefois pas la première. En 2014 une querelle semblable avait également conduit l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et le Bahreïn à rappeler leurs ambassadeurs au Qatar pendant huit mois. Le soutien de Doha aux mouvements islamistes (en Tunisie, en Egypte, à Gaza avec le Hamas, en Syrie avec des groupes rebelles) était à l’origine de cette précédente brouille. Le rabibochage après moins d’un an de rupture a été possible au prix de quelques concessions du Qatar qui a expulsé vers Riyad des opposants saoudiens et interdit d’antenne sur Al-Jezira un célèbre prédicateur islamiste égyptien, le cheikh Al-Qaradawi.

Une médiation prochaine devrait calmer le jeu. Elle peut venir du Koweït ou du sultanat d’Oman, les deux membres du Conseil de coopération du Golfe qui n’ont pas pris partie dans la querelle. La Turquie, qui entretient des rapports étroits avec les monarchies du Golfe, s’est déclarée prête à aider au dialogue. Mais c’est surtout l’appel du Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson «aux pays du Golfe à résoudre leurs désaccords», qui devrait constituer une pression forte. «Il s’agit finalement d’une querelle de famille entre enfants gâtés», résume Hasni Abidi.

Déstabilisé par l’isolement du Qatar : Mokri s’attaque aux Emirats arabes unis

Abderrazak Mokri, président du MSP. New PressAbderrazak Mokri, président du MSP. New Press

«Des fuites à propos de lettres de l’ambassadeur des Emirats arabes unis (EAU) aux Etats-Unis indiquent l’ampleur du complot ourdi par les EAU et leurs alliés américains contre le monde arabe et la résistance palestinienne et le mouvement islamo-nationaliste, et ces lettres montrent en même temps qui est l’ami et qui est l’ennemi, et qui est l’agent et qui est l’intègre dans la bataille de la survie que traverse le monde musulman à cette étape.» Cette citation est le contenu d’un message placé lundi matin par le président du MSP sur sa page Facebook.

Le Qatar n’est pas cité, ni l’Arabie Saoudite ou l’Egypte, mais on comprend qu’il s’agit de la réaction de Mokri à la décision annoncée le même jour à l’aube par l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte (suivis ensuite par d’autres pays) de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar et de l’isoler, voire l’asphyxier, en fermant le trafic terrestre, aérien et maritime, tout en sommant cet émirat de cesser de soutenir le terrorisme de Daech, Al-Qaïda et des Frères musulmans.

Mokri exprime le point de vue des islamistes algériens, hommes liges d’Erdogan en Algérie, qui prennent – honteusement, faut-il le noter – la défense du Qatar dans un conflit qui ne concerne pas notre pays. Ils s’en prennent aux EAU, mais – étrangement – pas à l’Arabie Saoudite, dont ils n’ont jamais dénoncé l’agression contre le Yémen. Le président du MSP sait que l’isolement du Qatar est considéré comme une victoire de l’Egypte, en tout cas c’est présenté ainsi par les spécialistes de la région. Et c’est facile à comprendre, explique-t-on, l’essentiel de l’appui extérieur, sous toutes les formes – financier, accueil des dirigeants… –, apporté aux Frères musulmans, leur permettant de s’organiser et de commettre leurs actes terroristes en Egypte, vient du Qatar, qui suscite en même temps et entretient des foyers de tension près des frontières égyptiennes en Libye et au Soudan. On a constaté que le MSP et les islamistes algériens ne ratent aucune occasion pour s’en prendre au président égyptien Abdelfattah Al-Sissi.

Mais Mokri, qui sait sans doute de quoi il retourne dans cette affaire, veut rester prudent, imitant en cela la position de la Turquie, qui s’est contentée d’appeler les pays arabes au dialogue. Ankara a même proposé ses «bons offices» pour la normalisation des relations diplomatiques entre les parties concernées. Selon les connaisseurs de la région, la Turquie est très gênée dans cette situation qui met en conflit le Qatar, avec lequel elle a des rapports privilégiés, et les autres monarchies du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite, avec lesquelles elle a de bonnes relations. Le président du MSP attend peut-être de voir ce que va dire ou faire Erdogan. Dans l’intervalle, il s’attaque spécialement aux Emirats arabes unis, certainement parce qu’ils passent pour être les plus conséquents et les plus intransigeants dans leur lutte contre les Frères musulmans. Par cette position, Mokri semble vouloir faire connaître quelle serait la vraie position d’Erdogan.

La Turquie, dont le régime inspire le MSP, partage avec le Qatar, ainsi qu’avec l’Arabie Saoudite, d’ailleurs, l’accusation de soutenir, pour le compte des Etats-Unis, les groupes terroristes qui agissent en Syrie pour déstabiliser et détruire ce pays. Certains de ces groupes de criminels sont issus de la mouvance des Frères musulmans manipulés par le Qatar et la Turquie. Le 21 mai, à la rencontre organisée à Riyad entre Donald Trump et quelques dirigeants de pays arabes, Abdelfattah Al-Sissi s’en est violemment pris au Qatar et à la Turquie qui «soutiennent, hébergent, arment et soignent les terroristes en cas de blessures dans des affrontements et leur assurent une couverture médiatique pour propager leur terrorisme». Le régime d’Erdogan, prochain sur la liste après le Qatar ?

Isolement du Qatar: des compagnies aériennes suspendent leurs vols

La compagnie Etihad Airways annonce la suspension de ses vols vers et en provenance du Qatar
La compagnie Etihad Airways annonce la suspension de ses vols vers et en provenance du Qatar – © HENNING KAISER
AFP

Etihad Airways précise dans un communiqué que cette mesure entrera en vigueur mardi matin « jusqu’à nouvel ordre« , alors que les Emirats, l’Arabie saoudite et Bahreïn ont décidé de fermer « dans 24 heures » leur espace aérien et leurs frontières terrestres et maritimes avec le Qatar, accusé de soutenir « le terrorisme« .

La compagnie aérienne d’Abou Dhabi affirme proposer à ses clients « d’autres options« , y compris des remboursements complets de billets d’avions. Etihad « regrette la gêne causée par la suspension« , conclut le communiqué.

Isolement du Qatar dans le Golfe : quelles mesures?

  • Accusé de soutenir le terrorisme, le Qatar subit les foudres de plusieurs pays du Golfe. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rompu lundi avec Doha. Qu’est-ce que cela implique réellement? Elément de réponse.

Par la rédaction

– Rupture immédiate des relations diplomatiques avec le Qatar, Bahreïn et les Emirats ordonnant à leurs diplomates de quitter Doha dans les 48 heures. Ce n’est pas une première. En 2014, les trois pays avaient rappelé leurs ambassadeurs à Doha pour protester contre le soutien du Qatar aux Frères musulmans.

– Fermeture des espaces aériens des trois pays aux vols de la compagnie aérienne du Qatar, suspension des liaisons aériennes et maritimes avec ce pays dans les 24 heures. Dès mardi matin, les compagnies Etihad, Emirates et flydubai des Emirats arabes unis  suspendront leurs  vols sur Doha. Qatar Airways a pour sa part suspendu ses liaisons avec l’Arabie saoudite, dont la compagnie nationale Saudia a pris une mesure similaire.

– Fermeture de la frontière terrestre de l’Arabie saoudite avec le Qatar, ce qui bloque les importations de biens par voie terrestre du Qatar à travers l’Arabie saoudite.

– Interdiction pour les ressortissants des trois pays de se rendre au Qatar.

– Il a été demandé aux ressortissants du Qatar, visiteurs ou résidents permanents dans les trois pays, de partir dans un délai de 14 jours. Cette mesure contredit un accord sur la libre circulation au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG: Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar).

– Seuls les pèlerins du Qatar peuvent se rendre sur les lieux saints musulmans en Arabie saoudite.

Isolement du Qatar: l’Iran souhaite envoyer de « la nourriture » au Qatar par bateaux


Isolement du Qatar: l’Iran souhaite envoyer de « la nourriture » au Qatar par bateaux

Un responsable iranien affirme que son pays peut exporter des denrées alimentaires au Qatar par la mer, depuis que l’ Arabie saoudite et trois autres nations du Golf s’organisent pour isoler le micro pays riche en gaz et remarquable pour son soutien à une multitude d’organisation terroriste radicale et meurtrière.

L’agence de presse officielle iranienne Fars a cité Reza Nourani, président de l’Union des exportateurs de produits agricoles, en déclarant lundi que des livraisons de nourriture envoyés par l’Iran peut atteindre le Qatar en 12 heures.

Le Qatar ne produisant que des matières pétrolifères et gazières importe l’intégralité de sa nourriture d’Arabie Saoudite. Al-Jazira la chaine de propagande du Qatar, a rapporté que des camions transportant de la nourriture pour le Qatar se bousculent maintenant à la frontière.

D’après les services de renseignements européens le Qatar finance la confrérie des Frères Musulmans, l’islamisation de l’Europe, la propagande anti-occidentale, des groupuscules terroristes comme Al Qaida, le Hamas et serait un soutien actif, selon l’Arabie Saoudite, de l’Etat Islamique.

Source: abcnews

Israël espère tirer profit de l’isolement du Qatar

La remise en cause éventuelle des aides qataries au mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza serait lourde de menaces.

LE MONDE Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Jérusalem, le 28 mai.

Une crise pleine de promesses : c’est ainsi que les dirigeants israéliens perçoivent la rupture des relations diplomatiques entre les pays arabes et le Qatar. Le gouvernement Nétanyahou se réjouit des conséquences de la visite de Donald Trump dans la région, le président américain ayant pointé du doigt l’Iran et la menace djihadiste sunnite en des termes convenant en tout point aux Israéliens.

« Les pays arabes qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar ne l’ont pas fait à cause d’Israël ni à cause du problème palestinien, mais en raison de leur peur du terrorisme islamique radical », a déclaré lundi 5 juin le ministre de la défense, Avigdor Lieberman, à la Knesset (parlement).

Benyamin Nétanyahou se sent conforté dans son analyse des rapports de force régionaux. Depuis plus de deux ans, le premier ministre israélien défend l’idée d’un rapprochement avec les pays arabes sunnites modérés, au nom d’intérêts communs. A ses yeux, ce rapprochement historique est prioritaire par rapport à la résolution du conflit israélo-palestinien. Pourtant, les pays concernés estiment qu’une normalisation entre Israël et les pays arabes (au-delà de la Jordanie et de l’Egypte) n’interviendrait qu’après la résolution de la question palestinienne.

Israël et ces pays partageaient les mêmes griefs envers l’administration Obama, trop accaparée par la signature de l’accord sur le nucléaire iranien. Aujourd’hui, une convergence de vues se dessine au sujet de Donald Trump. Sa politique étrangère a deux constantes : la volonté proclamée de ne plus donner de leçons en matière de droits de l’homme et la désignation de l’Iran comme danger majeur, en tant que puissance régionale et sponsor de ses sous-traitants armés comme le Hezbollah libanais ou le Hamas dans la bande de Gaza.

Vers « une déstabilisation accrue de la bande de Gaza » ?

Ce que les Saoudiens « oublient » de dire sur la véritable motivation de la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar

En matière de soutien au terrorisme, l’Arabie Saoudite n’a pas de leçon à recevoir de qui que ce soit ! Ce qui rend cette stratégie de Ryad et ses sbires tout à fait suspecte.

Trou de mémoire

Ce que les Saoudiens "oublient" de dire sur la véritable motivation de la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar

Quelques deux semaines après un déplacement annoncé  comme historique en Arabie Saoudite où le monde arabe sunnite se proposait de montrer un visage uni et solidaire au Président américain, l’édifice envisagé comme inébranlable vient de connaître son démantèlement avec la rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. Cette rupture des relations a été immédiatement suivie par celles des « usual suspects » ou la bande des pays clients de l’Arabie Saoudite soit l’Egypte, le pouvoir légal en exil du Yémen, le Bahreïn et enfin les Emirats arabes unis, l’allié indéfectible de Ryad.

La goutte qui apparemment a fait déborder le vase est le vrai faux « fake news » démenti par Doha  faisant part de l’appel téléphonique entre le Président iranien nouvellement élu et l’Emir Al-Thani du Qatar, où ce dernier aurait qualifié l’Iran de « puissance régionale importante avec laquelle il fallait composer. » Vrai ou Intox, les autorités de l’Arabie Saoudite semble croire à sa sincérité. Or, il ne peut s’agir là de la seule raison, ni même de la principale. Rappelons que d’autres membres du Conseil de Coopération du Golfe, comme le Sultanat d’Oman ou encore le Koweït, avaient également félicité le Président Rouhani pour sa réélection et entretiennent de bonnes relations avec ce géant régional.

La vérité est peut-être ailleurs. Rappelons ainsi qu’au lendemain de l’attentant du London Bridge, le troisième en trois mois qu’a connu l’Angleterre,  on apprenait que le fameux rapport commandait par l’ancien premier ministre  britannique Cameron sur le financement des groupes djihadistes allait enfin, après d’innombrables reports, être rendu public. C’est un secret de polichinelle que ce rapport, à l’instar de celui du 11 septembre diligenté par le congrès américain, pointe le doigt vers l’Arabie Saoudite et ses ressortissants comme principale source de financement de ces mouvements terroristes. Ainsi, à un moment où le premier ministre anglais déclare que la tolérance britannique allait cesser face à l’idéologie islamiste, c’est un euphémisme que de dire que cela arrangeait fort bien Ryad de jeter au loup ce voisin encombrant qu’est le Qatar  en le désignant comme financier de ces mouvements.

Or, s’il est vrai que le Qatar finance des mouvements islamistes, il ne s’agit pas des mêmes que financent les Saoudiens et en tout cas pas de ceux qui continuent de perpétrer des attentats en occident. En effet, le Qatar finance et soutient le mouvement des Frères musulmans, qui est un mouvement politique initiatique et hiérarchisé qui vise à imposer un gouvernement islamique par les urnes. Ce mouvement, n’est actif qu’en Egypte où il est en conflit avec le Maréchal Sissi, l’ancien attaché de défense égyptien à Ryad, qui a renversé leur Président Morsi, lui, pour le coup, démocratiquement élu. Les saoudiens, eux en revanche, financent les mouvements ultra salafistes marqués par la pensée de leur idéologue wahhabite, ibn Wahab, père fondateur de la version la plus rétrograde d l’Islam. Il est également vrai que les saoudiens ont aussi une dent personnelle contre les Qataris qui, eux aussi wahhabite, ont une égale prétention que les Saouds sur le contrôle des deux villes saintes de l’islam

Mais par-dessus tout, c’est la question de financement des frères musulmans par le Qatar qui gêne le plus  les pétromonarchies arabes du golfe persique, car leur idéologie et leur schéma de gouvernance sont diamétralement opposé. Ces derniers proposent un système où la légitimité du gouvernant vient de la distribution des richesses du haut vers le bas. Alors que chez les frères, la théorie d’Al-Bana, fondateur de la doctrine des Frères musulmans, considère que la légitimité du gouvernant ne peut venir que du bas vers le haut à travers le consentement volontaire de la majorité des citoyens tel qu’exprimé par les urnes.

Les saoudiens  et leurs alliés voient donc le Qatar comme le financier et le protecteur de ceux qui cherchent à les renverser.

Pratiquement, ce conflit entre ces différents émirats, plus ou moins grands,  ne regarde donc pas la politique de la nouvelle administration américaine, même si les saoudiens se sentent hardis par le soutien proclamé par Trump. Il ne peut s’agir de cela, car Washington dispose de 10.000 hommes sur sa base d’aviation « Al-Udeid » au Qatar d’où part la plupart des frappes contre Daech. En tout état de cause, il s’agit là d’un conflit sans précédent au sein des pays membres du Conseil pour la coopération du golfe. S’il est arrivé, comme il y a quelques mois, que les saoudiens aient déjà rappelé leur ambassadeur de Doha, une telle rupture avec la fermeture de la frontière terrestre ne s’était jamais produit.

Or le Qatar et sa péninsule comptent sur cette unique frontière pour l’importation de la totalité de leurs besoins en matériaux de construction et aliments. La pression sera rude pour Doha même si des solutions alternatives de remplacement des flux se présenteront rapidement. L’Iran avec lequel le Qatar partage le plus grand gisement gazier du monde ne manquera pas de venir à son rescousse avec un ravitaillement maritime, de même que la Turquie, dirigé par un Erdogan lui même frère musulman.

En somme ,cette rupture n’est rien d’autre que la recherche par les Saoudiens d’un bouc-émissaire  afin de lui faire porter le chapeau du terrorisme islamiste qui martyrise l’Occident.

Chapeau qui ne mériterait d’être placé que sur leur propre tête !

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Vos réactions 

 GERONIMO                                     Ce rapprochement n’est que conjoncturel. L’ADN des pays sunnites de la région est de plus en plus exposé au virus djihadiste. Israel reste l’ennemi à abattre par excellence. La lune de miel ne sera que temporaire.

PIERRE -MARIE MURAZ                        Paradoxalement, une certaine clarification sera apportée par la constitution d’un axe anti chiite dans cette région, avec d’un côté les USA et en face la Russie comme entremetteuses … en conséquence paradoxalement la possibilité d’un règlement des contentieux avec l’Iran et le règlement du conflit Israëlo Palestinien n’aura jamais été aussi proche, pour peu que les différents acteurs en saisissant l’opportunité, car c’est leur intérêt et ils le savent …

No matter

@PMMM –                                                « Les voisins  » ? Cà c’est très fort. Faut oser.Des voisins chez qui on s’installe illégalement,exproprie les terres, détruit les ressources agricoles, arrache les arbres fruitiers,,coupe l’eau et l’électricité en la leur faisant payer, Bons voisins! Si ce n’est que dans votre terme de « voisins  » il y aurait 2 propriétés distinctes,ce qui n’est pas le cas.Bien au contraire.

PIERRE -MARIE MURAZ                       Quand on fait la guerre à son voisin, celui ci répond en la faisant et quand il gagne, il occupe et annexe …

Stanley                                                        Sacré PMM, toujours à légitimer le droit des armes et à nous présenter le bon gros sens en action. Mais vous ne jouez pas à Risk, ici : l’annexion territoriale n’est pas reconnue par le droit international. Ou alors allez au bout de votre raisonnement et dites que l’annexion de la Crimée par la Russie est elle aussi tout à fait légitime et normale ? Et que dire de la conquête du Koweït par l’Irak, etc etc…

 

 – GERONIMO                                      Risk?!? Cà n’est pas un vieux jeu des années 70 ça? On sait maintenant pourquoi Stanley a du temps libre. Il est à la retraite.

PIERRE -MARIE MURAZ                          Si on n’accorde pas de valeurs au droits des armes, alors il est préférable de ne pas y recourir …

TZOTZIS CHRISTOPHE                             Si ça ravit Israel, il y a tout à craindre, alors.

Un Musulman                                             Que Dieu nous vienne en aide ! Les semeurs de troubles et de discorde ont une nouvelle fois gagné une bataille. Les monarchies collabo sont la honte des musulmans!

  • Par défaut MONDE : Isolement du Qatar par ces alliés

    l-arabie-saoudite-l-egypte-les-emirats-arabes-unis-et-le-bahrein-rompent-avec-le-qatar

    le-qatar-mis-en-quarantaine-par-ses-voisins-du-golfe

    Réalité ou manipulation ? Le Qatar ne s’est-il pas fait avoir par ces alliés en étant désigné comme unique coupable ?

    Quand on lit que ce qui a mis le feu au poudre entre les alliés c’est le défaçage d’un site de Press Qatari, on peut se poser des questions.

    Mais sur le pourquoi le Qatar aurait financé, pas de réponse, pourquoi voudrait-il faire de l’ingérence avec ces alliés en Syrie ? Je ne savais pas que le terrorisme était un investissement sans but.

    Et surtout maintenant que ISIS/E.I./Daesh perd du terrain, on avait pas fait de lien avant ?

    La 3ème arrive ? encore que je vois mal qui pourrait se ranger du côté du Qatar avec de telles accusations, le PSG

  • La Russie, l’Iran et le Qatar représentent 50% du gaz et ils sont alliés économiques et/ou militaires, cqfd…

    .
    Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière.
    Michel Audiard

    Oui sur https://en.wikipedia.org/wiki/Iran%E…atar_relations

    « Qatar shares a good relation with Iran, both being members of the Organisation of Petroleum Exporting Countries (OPEC). Russia, Qatar, and Iran all control around 50% of the world’s oil reserves.[8] They have made agreements to develop their economic relationship especially within the OPEC. Both countries own the South Pars / North Dome Gas-Condensate field , the world’s largest gas field, having a big influence in the Irani-Qatari relation. »

    Mais dans l’actualité plutôt récente https://www.i24news.tv/fr/actu/inter…ifferends-emir

    « Les deux pays sont dans des camps opposés en Syrie et au Yémen, deux Etats en guerre. Téhéran est l’allié du président syrien Bachar al-Assad et des rebelles chiites au Yémen, alors que Doha appuie les rebelles syriens et participe à la campagne aérienne menée par l’Arabie saoudite pour freiner l’avancée des insurgés Houthis au Yémen.
    De plus, l’Iran accuse le Qatar de financer les groupes radicaux en Syrie comme l’organisation jihadiste Etat islamique et le Front Al-Nosra lié à Al-Qaïda. »

    Idem du côté Russie : http://www.fr.awdnews.com/politique/…raser-le-qatar

    « Intéressant cet enregistrement de la chaine « France 2 » d’une discussion entre l’ambassadeur russe au Conseil de sécurité Vitali Tchourkine, le premier ministre du Qatar et le ministre qatari des affaires étrangères Hamed Ibn Jassem, où ce dernier s’est adressé à l’ambassadeur russe au Conseil de sécurité en lui disant :
    « Je vous préviens de toute utilisation du veto par la Russie sur la crise en Syrie, sinon elle perdra tous les pays arabes »
    L’ambassadeur russe a répondu à Ibn Jassem en toute froideur : « Si vous me reparlez sur ce ton de nouveau, il n y aura plus une chose qui s’appelle le Qatar » »

    Mais bon quand tu vas un peu plus loin, tu te rend compte que le Qatar a fini par se ranger derrière la Russie : http://galacteros.over-blog.com/2017…-syrienne.html

    Peut être pour ça qu’il est lâché par les autres et donc c’est pas qui va se ranger derrière le Qatar mais derrière qui s’est rangé le Qatar.

  • Citation Envoyé par survivals Voir le message
    Réalité ou manipulation ? Le Qatar ne s’est-il pas fait avoir par ces alliés en étant désigné comme unique coupable ?

    Quels alliés ? De qui tu parles, là ?

    Il a à vivre sa vie comme ça et il est mûr sur ce mur se creusant la tête : peutêtre qu’il peut être sûr, etc.
    Oui, je milite pour l’orthographe et le respect du trait d’union à l’impératif.
    Après avoir posté, relisez-vous ! Et en cas d’erreur ou d’oubli, il existe un bouton « Modifier », à utiliser sans modération
    On a des lois pour protéger les remboursements aux faiseurs d’argent. On n’en a pas pour empêcher un être humain de mourir de misère.
    Mes 2 cts,

    jp

    Citation Envoyé par survivals Voir le message

    Tu peux partager un intérêt particulier et ne pas être d’accord sur d’autres sujets. Ces gens là raisonnent en intérêt et pas par affinité ou amitié. Si il y a du pognon à prendre ensemble, ils le prendront et ça ne les empêchera pas de se taper sur la gueule dans un autre théâtre d’opérations

    .
    Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière.
    Michel Audiard
    Citation Envoyé par TallyHo Voir le message
    Tu peux partager un intérêt particulier et ne pas être d’accord sur d’autres sujets. Ces gens là raisonnent en intérêt et pas par affinité ou amitié. Si il y a du pognon à prendre ensemble, ils le prendront et ça ne les empêchera pas de se taper sur la gueule dans un autre théâtre d’opérations

    C’est ce que j’appelle des alliés Quand le Qatar et l’Arabie Saoudite s’allient pour la guerre en Syrie et au Yémen, c’est bien qu’ils sont alliés, après si tu considère que l’on est allié avec les U.S. par affinité ou amitié, je pense que tu te trompe. C’est bien par intérêt. Et on ne pose pas des antennes espions à côté de la chambre des ministres (Matignon) des ces alliés, de même dans les avions 1ère classe, on le fait, ils le font … On sait tous ce que veut dire allié.

    J’en pense que c’est la phase II de la reprise en main de l’armée Égyptienne, après le remplacement de Mohammed Morsi par Abdel Fattah el-Sisi, et qu’ils ont obtenu l’aval et l’appui des républicains lors de la visite de Donald Trump en Arabie Saoudite. Les USA ont peur de perdre l’Egypte, pays pivot entre le Levant, le Moyen Orient et le Maghreb, alors que l’Arabie Saoudite leur mange dans la main contre quelques babioles technologiques.

    Mais alors, pourquoi l’AS romprait ses relations avec le Quatar alors que les pays sont tout deux engagés au Yemen ? mystère.

 

gangster is back

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nClimat: Trump quitte l’accord de Paris, consternation à travers le monde

Jerome CARTILLIER

Washington (AFP) – Après avoir longtemps entretenu le suspense, Donald Trump a annoncé la sortie de l’accord de Paris sur le climat, isolant les Etats-Unis sur la scène internationale et semant la consternation parmi les 194 autres pays signataires de ce texte historique.

« L’heure est venue de quitter l’accord de Paris », a lancé le président américain jeudi dans les jardins de la Maison Blanche dans un long discours – parfois confus – au cours duquel il a par moment retrouvé les accents de sa campagne électorale.

Les réactions ont fusé des quatre coins de la planète – dans la sphère politique mais aussi économique – entre stupeur, colère et effarement.

De New York à la Californie, plusieurs dizaines de villes et d’Etats américains ont immédiatement organisé la résistance, promettant qu’au niveau local, l’Amérique continuerait d’avancer vers une économie verte.

« J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris », a lancé le président Trump, qui a mis en avant la défense des emplois américains et dénoncé un accord « très injuste » pour son pays.

L’accord de Paris, conclu fin 2015 et dont son prédécesseur démocrate Barack Obama fut l’un des principaux architectes, vise à contenir la hausse de la température moyenne mondiale « bien en deçà » de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Les Etats-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine.

La décision de jeudi va au-delà de la question climatique. Elle donne une indication sur le rôle que les Etats-Unis sous la direction de Donald Trump entendent jouer sur la scène internationale dans les années à venir. Et elle pourrait donner encore plus de poids à la Chine, qui s’est peu à peu imposée comme un pays leader de la « diplomatie climat ».

Affichant sa volonté de négocier un « nouvel accord » ou de renégocier l’accord existant, Donald Trump, élu sur la promesse de « L’Amérique d’abord », est resté extrêmement évasif sur les engagements que les Etats-Unis seraient prêts à prendre.

– ‘Make our planet great again’ –

La réponse des Européens, tranchante, ne s’est pas fait attendre: s’ils « regrettent » cette décision, Berlin, Paris et Rome ont souligné, dans un communiqué commun, que l’accord ne pouvait en aucun cas être renégocié.

« L’accord de Paris durera. Le monde peut continuer à compter sur l’Europe », a martelé le commissaire européen à l’Action pour le climat, Miguel Arias Canete.

Jugeant que M. Trump avait commis « une erreur » pour les intérêts de son pays et « une faute » pour l’avenir de la planète, le président français Emmanuel Macron a appelé les scientifiques, ingénieurs et entrepreneurs américains à venir travailler en France sur « des solutions concrètes » pour le climat.

A l’offensive, passant à l’anglais, il a souligné la responsabilité commune de tous les pays: « Make our planet great again », a-t-il lancé, dans une paraphrase du slogan de Donald Trump (« Make America great again »).

Le Français Laurent Fabius, qui avait présidé la COP21, a dénoncé « une faute honteuse et une erreur majeure », soutenue par « un lot de mensonges ».

Le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen a déploré une « triste journée pour le monde ».

Barack Obama a amèrement regretté cet arbitrage de son prédécesseur.

« J’estime que les Etats-Unis devraient se trouver à l’avant-garde. Mais même en l’absence de leadership américain; même si cette administration se joint à une petite poignée de pays qui rejettent l’avenir; je suis certain que nos Etats, villes et entreprises seront à la hauteur et en feront encore plus pour protéger notre planète pour les générations futures ».

– Revers pour le leadership américain –

De même, de nombreuses figures du monde économique ont fait part de leur déception, et ont insisté sur l’urgence d’agir face au réchauffement.

Le patron de GE, Jeff Immelt, s’est dit « déçu ». « Le changement climatique est une réalité. L’industrie doit montrer l’exemple et ne pas être dépendante du gouvernement ».

Elon Musk, le très médiatique PDG du constructeur de voitures électriques Tesla et ardent défenseur des énergies renouvelables, a immédiatement annoncé qu’il quittait les différents cénacles de grands patrons conseillant Donald Trump. « Le changement climatique est réel. Quitter Paris n’est pas bon pour l’Amérique et le monde » a-t-il tweeté.

Bob Iger, le PDG de Disney, lui a emboîté le pas.

Lloyd Blankfein, le PDG de la banque d’affaires Goldman Sachs, a jugé que le retrait des Etats-Unis était un « revers » pour l’environnement et « pour le leadership des Etats-Unis dans le monde ».

Quelques centaines de personnes se sont rassemblées devant la Maison Blanche pour dire leur colère.

« Il ne comprend pas la science, il va nous faire revenir plusieurs années en arrière », tempêtait Rebecca Regan-Sachs, 34 ans, brandissant un panneau sur lequel on pouvait lire: « Message au reste du monde: nous sommes désolés, la plupart d’entre nous ont voté contre cet idiot ». M. Trump a obtenu moins de voix que son adversaire démocrate Hillary Clinton mais l’a battue au nombre des grands électeurs.

L’objectif des Etats-Unis, fixé par l’administration Obama, était une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 par rapport à 2005.

Concrètement, le 45e président des Etats-Unis devrait invoquer l’article 28 de l’accord de Paris, qui permet aux signataires d’en sortir. En raison de la procédure prévue, cette sortie ne deviendra effective qu’en 2020.

Cependant, a pris soin de préciser M. Trump, les Etats-Unis cessent « dès aujourd’hui » son application.

Au-delà de la secousse que représente cette annonce, l’inquiétude est réelle concernant les financements, tant pour la Convention climat de l’ONU (23% du budget apportés par les Américains) et l’aide internationale aux pays les plus pauvres, à l’instar du Fonds vert

Pourquoi l’accord de Paris va survivre au retrait américain

Pourquoi l'accord de Paris va survivre au retrait américain
CLIMAT – Malgré les incertitudes liées à la décision de Donald Trump, la communauté internationale fait bloc…

CLIMAT – Malgré les incertitudes liées à la décision de Donald Trump, la communauté internationale fait bloc…

Cent quatre-vingt-quinze nations moins une. L’accord de Paris sur le climat, signé en 2015 par tous les pays de la planète sauf la Syrie et le Nicaragua, se poursuivra donc sans les Etats-Unis. Invoquant une vision nationaliste visant à défendre les intérêts américains sur l’énergie et sur l’emploi,

Donald Trump a annoncé jeudi que les Etats-Unis quittaient l’accord, provoquant colère et consternation dans le monde. Mais à une immense majorité, les élus restent optimistes, même si les experts estiment que l’objectif de limiter à 2 °C la hausse des températures par rapport aux niveaux préindustriels sera encore plus compliqué, voire impossible, à atteindre.

>> A lire aussi : «Make our planet great again», Macron se paie Trump en anglaisUn retrait terminé au lendemain de la présidentielle américaine de 2020

Le retrait est un processus relativement facile mais lent. Il faut au total quatre ans depuis l’entrée en vigueur du texte. Le processus ne prendra donc fin que le 4 novembre 2020, soit au lendemain de la prochaine présidentielle américaine. « Paris sera un enjeu des urnes », estime Brian Deese, l’un des négociateurs en chef des Etats-Unis sous Barack Obama.

Paris entered into force 11/4/16. Earliest Trump can complete exit = 11/4/20 I.E THE DAY AFTER THE ’20 ELECTION. Paris will be on the ballot pic.twitter.com/UKSDd1viLp— Brian Deese (@BrianCDeese) June 1, 2017

Selon New York Times, un futur président serait libre de rejoindre à nouveau l’accord de Paris. Et entre l’enquête sur une possible collusion avec la Russie et une cote de popularité à 39 %, une réélection de Donald Trump est tout sauf garantie.

Etats, villes et entreprises américaines se mobilisent

Jeudi, les gouverneurs de dix Etats américains représentant 100 millions d’habitants (un tiers de la population du pays) ont annoncé qu’ils respecteraient les engagements pris par Barack Obama dans le cadre de l’accord sur une réduction des émissions carbone. La Californie, New York et Washington, qui représentent un cinquième de la population américaine, ont même signé une alliance formelle pour le climat

Ensemble, ils sont « déterminés à atteindre l’objectif américain de réduction de 26 à 28 % des émissions de gaz à effet de serre » par rapport à 2005, a promis le gouverneur de New York, Andrew Cuomo.

L’alliance, assurent les trois Etats, devrait servir de « forum pour soutenir et renforcer les programmes existants contre le changement climatique » ou encore « mettre en oeuvre de nouveaux programmes de réduction des émissions de carbone ».

Au total, 68 grandes villes américaines, dont Los Angeles, New York et San Francisco, se sont également rassemblées sous l’initiative #Cities4Climate.

L’émergence d’un axe Europe-Chine

Les pouvoirs politiques ne sont pas les seuls à se mobiliser. Selon Barack Obama, « le secteur privé a déjà choisi un avenir à faible carbone ». De nombreuses entreprises américaines s’engagent à moins polluer. On trouve les leaders technologiques (Apple, Google, Facebook, Microsoft et Amazon) mais également des groupes industriels comme ExxonMobil et General Electrics. Comme l’explique William Nelson, analyste de Bloomberg New Energy Finance, la transition vers une économie post-carbone est inéluctable, principalement car le charbon coûte plus cher que le gaz naturel et, de plus en plus, que les énergies renouvelables.

L’Union européenne et la Chine, réunies en sommet vendredi à Bruxelles, sont déterminées à porter le flambeau de la lutte contre le changement climatique. « L’Europe et ses solides partenaires dans le monde entier sont prêts à montrer la voie », a promis, quelques minutes après l’annonce américaine, le commissaire européen à l’Action pour le climat, Miguel Arias Canete, qui avait mené les négociations au nom de l’UE à Paris. A la veille de sa venue à Bruxelles, le Premier ministre chinois Li Kequiang a assuré depuis Berlin que la Chine allait « continuer à mettre en œuvre les promesses faites lors de l’accord de Paris ». Selon Bernie Sanders, la décision de Donald Trump « est une honte internationale ». Et elle signe « l’abdication du leadership de l’Amérique ». Pour le plus grand bonheur de Pékin.

La Chine promet d’appliquer l’accord de Paris « chèrement gagné »

Le président chinois Xi Jinping à Pékin le 4 mai 2017

Pékin (AFP) – La Chine, premier pollueur mondial, a promis vendredi d’appliquer l’accord de Paris sur le climat, au lendemain du retrait des Etats-Unis annoncé par le président Donald Trump.

« Nous pensons que l’accord de Paris reflète l’agrément le plus large de la communauté internationale autour de la question du changement climatique. Les parties prenantes doivent chérir ce résultat chèrement gagné », a déclaré devant la presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

Climat : Pascal Canfin appelle Emmanuel Macron « à inscrire l’accord de Paris » dans « la Constitution »

Climat : Pascal Canfin appelle Emmanuel Macron « à inscrire l’accord de Paris » dans « la Constitution »

Pascal Canfin, directeur général de WWF France, a appelé vendredi 2 juin sur franceinfo Emmanuel Macron à inscrire l’accord de Paris et ses objectifs dans la Constitution française en réaction à la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat. « C’est un électrochoc et c’est un test mondial » a réagi Pascal Canfin. « C’était déjà le cas avec l’élection de Donald Trump parce qu’il avait déjà programmé la sortie de l’accord de Paris. Le monde avait tenu bon. J’ai le sentiment que le monde tient bon une nouvelle fois« .

Retrait des États-Unis de l’Accord de Paris : « un électrochoc et depuis quelques heures j’ai le sentiment que le monde tient bon » @pcanfin pic.twitter.com/8MfNmG1FBb

— franceinfo (@franceinfo) 2 juin 2017

« C’est un président minoritaire qui prend une décision minoritaire »

« Je suggère à Emmanuel Macron d’inscrire l’accord de Paris et ses objectifs dans la Constitution française. Il y a quelque chose qui doit nous lier au-delà des clivages, c’est le fait d’être tenu par ses objectifs qui sont notre bien commun.

Ce qui serait inscrit, c’est que la contribution de la France doit être alignée à l’effort collectif pour tenir les engagements que nous demandent les scientifiques.

Pascal Canfin, directeur général de WWF France

à franceinfo

« Ça ferait partie de notre identité collective politique diplomatique au 21e siècle. Si la France le fait, je suis persuadé que d’autres chefs d’Etat le feront également » a-t-il assuré.

Selon le directeur général de WWF France, « l’opinion américaine est favorable au fait de rester dans l’accord de Paris C’est un président minoritaire qui prend une décision minoritaire. » Pascal Canfin estime que rien n’est joué et que le prochain président des Etats-Unis peut revenir sur la décision de Donald Trump, si ce dernier n’est pas réélu : (.. »L’accord de Paris entre formellement en vigueur le 4 novembre 2020. La prochaine élection américaine, c’est le 4 novembre 2020. C’est une déclaration politique très négative qui peut, en quelques minutes, être défaite par le prochain président des Etats-Unis« ..)

Climat : la décision de Trump suscite un tollé international

Climat : la décision de Trump suscite un tollé international

Le Figaro

Etienne Jacob

De Barack Obama à Emmanuel Macron en passant par le PDG de Tesla, Elon Musk, le président américain s’est attiré les foudres du monde entier, après son annonce de la sortie immédiate des États-Unis de l’accord de Paris.

figarofr: Donald Trump, le 1er juin 2017.© BRENDAN SMIALOWSKI/AFP Donald Trump, le 1er juin 2017. Barack Obama, l’un des principaux artisans de l’accord de Paris, a été le premier à réagir à l’annonce de Donald Trump : «J’estime que les États-Unis devraient se trouver à l’avant-garde», a-t-il déclaré, tout en communiquant un message d’espoir. «Même en l’absence de leadership américain, même si cette Administration se joint à une petite poignée de pays qui rejettent l’avenir, je suis certain que nos États, villes et entreprises seront à la hauteur et en feront encore plus pour protéger notre planète pour les générations futures», a-t-il ajouté.

Bill de Blasio, le maire de New York, touchée par de nombreux événements climatiques ces dernières années, a fustigé une décision «inadmissible» aux conséquences «destructrices».

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a jugé «gravement erroné» le choix du président américain, tout en promettant de garder le cap. Le monde «peut continuer à compter sur l’Europe», a rassuré le commissaire européen à l’Action pour le climat, Miguel Arias Cañete.

Dans une déclaration commune, les gouvernements français, allemand et italien ont dit croire «fermement» que l’accord de Paris ne «peut pas être renégocié». Emmanuel Macron et Angela Merkel ont confirmé leur «engagement résolu à mettre en œuvre cet accord et le défendre sur la scène internationale». Le chef de l’État a téléphoné à Donald Trump. Il lui a rappelé que «rien n’est renégociable». «Je considère qu’il commet là une erreur pour les intérêts de son pays et de son peuple, et une faute pour l’avenir de notre planète», a déclaré Emmanuel Macron dans une allocution jeudi soir. «Les États-Unis ont tourné le dos au monde mais la France nne tournera pas le dos aux Américains. La France n’abandonnera pas le combat». Les deux pays«continueront à travailler ensemble, mais pas sur le sujet climat», selon l’entourage du président.

«Renégocier les modalités de la participation américaine»

Christiana Figueres, qui était en charge des négociations sur le climat pour les Nations unies jusqu’en juillet 2016, a indiqué que l’Administration Trump «ne comprend pas ce qu’est l’accord de Paris». Car il n’est pas possible d’en sortir avant le 5 novembre 2019. Toutefois, l’actuel secrétariat des Nations unies a regretté la décision des États-Unis et noté «l’intention de renégocier les modalités de la participation américaine à l’accord».

Elon Musk, le très médiatique PDG du constructeur de voitures électriques Tesla, a annoncé qu’il quittait les différents cénacles de grands patrons conseillant Donald Trump. «Le changement climatique est réel. Quitter Paris n’est pas bon pour l’Amérique et le monde», a tweeté cet ardent défenseur des énergies renouvelables.

De nombreuses ONG ont déploré l’annonce du président américain. WWF a fustigé une «erreur» qui «l’isolera face au reste du monde». «Trump ne met pas “l’Amérique en premier” mais la planète en dernier», a taclé Greenpeace.

Donald Trump annonce que les Etats-Unis se retirent de l’accord de Paris sur le climat : revivez son allocution

« J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris », a lancé Donald Trump depuis la Maison Blanche, sous des applaudissements nourris.

« L’heure est venue de quitter l’accord de Paris. » Après des semaines d’atermoiements, le président américain Donald Trump a provoqué une onde de choc à travers le monde, jeudi 1er juin, en annonçant que les Etats-Unis se retiraient de l’accord pour le climat conclu lors de la COP21 en France en décembre 2015. Une décision qui fragilise ce texte historique signé par 194 autres pays. « J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris », a lancé Donald Trump, sous des applaudissements nourris, tout en mettant en avant la défense des emplois américains.

>> Accord de Paris sur le climat : quelles seront les conséquences du retrait des Etats-Unis ?

Affichant sa volonté de négocier un « nouvel accord » ou de renégocier l’accord de Paris, Donald Trump est resté extrêmement évasif sur les engagements que les Etats-Unis seraient prêts à prendre dans ce cadre. Assurant que le retrait de son pays n’aurait « pas beaucoup d’impact » sur le climat, le président américain a martelé qu’il ne « voulait rien qui puisse se mettre en travers » de son action pour redresser l’économie de la première puissance mondiale.

L’accord de Paris, conclu fin 2015 et dont son prédécesseur démocrate Barack Obama fut l’un des principaux architectes, vise à à contenir la hausse de la température moyenne mondiale « bien en deçà » de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Les Etats-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine.

VRAI – FAUX: les arguments de Donald Trump passés au crible

VRAI – FAUX: les arguments de Donald Trump passés au crible

Donald Trump a annoncé jeudi une sortie des États-Unis de l’accord de Paris. Dans le cadre de cet accord sur le climat signé en novembre 2015 lors de la Cop21, Barack Obama s’était engagé à ce que la première puissance mondiale réduise ses émissions de gaz à effet de serre de 26 à 28% d’ici à 2025, par rapport aux taux de 2005.

« L’heure est venue de quitter l’accord de Paris », a lancé le président américain dans les jardins de la Maison Blanche. « J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris », a-t-il déclaré, mettant en avant la défense des emplois américains et dénonçant un accord « très injuste » pour son pays. Mais qu’en est-il réellement?

  • Sauvegarder les emplois américains: FAUX

Lors de son discours, le président américain a justifié sa décision par la sauvegarde des emplois américains. « Conformément aux conditions de l’accord de Paris, les lourdes restrictions énergétiques reposant sur les États-Unis détruiraient plus de 2,7 millions d’emplois d’ici 2025. »

En réalité, si des emplois disparaissent avec la fin des énergies fossiles, d’autres sont créés grâce au développement de nouvelles énergies. Ainsi, en 2030, ce sont 60 millions d’emplois supplémentaires qui devraient être créés grâce à la transition écologique.

  • Un accord injuste: FAUX

Donald Trump a également dénoncé un accord injuste pour les États-Unis, le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre derrière la Chine. « Les leaders mondiaux ont imposé des mesures qui n’ont aucun impact sur les plus gros pollueurs. La Chine par exemple aura le droit d’accroître ses émissions pendant 13 ans. Ils pourront faire ce qu’ils voudront.  »

En Chine, les énergies fossiles sont en effet majoritaires et continuent de progresser. Mais depuis la signature de l’accord de Paris, le pays a pris l’engagement d’inverser cette tendance d’ici 2030.

  • L’homme pas responsable du changement climatique: FAUX

Enfin, pour Donald Trump, la responsabilité de l’homme dans le dérèglement climatique n’est pas fondée. « Même si l’accord de Paris était intégralement mis en place, en totale conformité de tous les pays, on estime que cela ne produirait une réduction que de 0,2 degré par rapport à la hausse prévue d’ici 2100. »

C’est faux. Avant la Cop21, les experts estimaient que la température augmenterait de 4 à 5 degrés si rien n’était fait d’ici 2100. Mais si tous les pays signataires respectent leurs engagements, elle sera contenue entre 3 et 4 degrés.

  • Les États-Unis, pays propre: FAUX

Donald Trump a également prétendu que les « les États-Unis, sous l’administration Trump, continueront d’être le pays le plus propre et le plus respectueux de la planète ». Pourtant, selon une projection de l’organisation Climate Interactive, jusqu’à 0,3 degré de réchauffement climatique pourrait être imputable aux États-Unis.

  • Un nouvel accord: c’est NON

Donald Trump a également annoncé souhaiter renégocier pour parvenir à « un accord juste ».

« Je suis prêt à commencer immédiatement à travailler avec les dirigeants démocratiques pour soit négocier notre retour dans Paris sous des conditions qui soient justes pour les États-Unis et ses travailleurs, soit négocier un nouvel accord qui protège notre pays et ses contribuables. »

Peine perdue, semble-t-il. Pour Emmanuel Macron, aucune renégociation n’est envisageable. Lors d’un échange « direct » de cinq minutes au téléphone, le président français a prévenu son homologue américain, selon l’Élysée, que si l’on « pouvait discuter », « rien n’était négociable dans les accords de Paris » sur le climat. « Les États-Unis et la France continueront à travailler ensemble mais pas sur le sujet du climat », a martelé Emmanuel Macron.

« Nous ne renégocierons pas un accord moins ambitieux, en aucun cas », a prévenu le chef de l’État Français lors d’une allocution télévisée solennelle depuis l’Élysée, appelant « l’ensemble des pays signataires » de l’accord de Paris « à demeurer dans le cadre » de cet accord, « à rester à la hauteur des responsabilités qui sont les nôtres et à ne rien céder ».

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  • roland krolandk                                                IL n’y a pas de quoi retenir son souffle, sa décision est prise et depuis longtemps, il n’a juste pas eu assez de c…… pour le dire en direct à Bruxelles.

    Il fait croire qu’il réfléchit mais il s’amuse comme un gamin….

    AntiCopé expat dans le 92AntiCopé expat dans le 92             il tapine pour le tea party et donc les frères koch (mine plasturgie chimie….) les plus gros pollueurs US… leur bénéfice est indexés aux normes environnementales…. c’est joué d’avance…

  • Nelson                                                            Il ne tient qu’aux consommateurs du monde entier de boycotter tous les produits américains... ça fera vite réfléchir ceux qui comptent sur lui pour trouver un emploi
    Is Fuath Liom IoslamIs Fuath Liom Ioslam                       « Après avoir entretenu le suspense pendant des semaines »… suspense? Quel suspense? Même si je pense que c’est une erreur de sa part, on ne peut pas s’en étonner. C’était une des promesses de sa campagne électorale. Il avait annoncé la couleur que si les accords de Paris ne servaient pas les intérêt des US, il en sortirais. Ben voilà, c’est fait. C’est vrai que les journalistes sont un peu perdu, car il est rare de voir un politicien tenir ses promesses de campagnes
    ahmedahmed                                                    c’était donc ça le sens de la poignée de mains !!!
  • PhilPhil                                                           …les USA sont déjà pas mal touchés…ouragans, pollution et montées des eaux, tempêtes …mais les autres prendront des mesures…………………
  • BNsBNs                                                            « J’ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris »

    Comme si c’était un accord seulement pour les habitants de Paris, quel crétin, c’était pour la planète, c’est pas la France qui sera touché en premier par les dérèglements climatiques.

    alainalain                                                         Qu’ils ne viennent pas chialer quand ils auront 1m50 de neige à NY en hiver, qu’ un Katerina puissance 10 rayera la Louisiane du globe ou que des tornades F12 traverseront leur foutu pays !!!

  • LionelMLionelM                                                     Gaz à effet de serre, l’avis d’un chimiste australien :

    « Il ne se passe pas un jour sans que l’on nous mette en garde sur les risques d’inondations des côtes dus au réchauffement climatique qui fait monter le niveau des océans.

    Pourquoi diable attribue-t-on le réchauffement des océans au dioxyde de carbone, quand il y a un coupable beaucoup plus évident, et quand un simple examen des lois de la thermodynamique rend cela impossible ?

    Le dioxyde de carbone, nous dit-on, emprisonne la chaleur irradiée par les océans, ce qui les réchauffe et fait fondre les calottes glaciaires. Bien que cela semble plausible au premier coup d’œil, un problème majeur se pose lorsqu’on examine cette proposition de plus près.

    Pour résumer, il faut d’énormément d’énergie pour chauffer de l’eau, et l’air en contient très peu. En fait, volume pour volume, le rapport des capacités de chaleur est d’environ 3.300 à 1. Cela signifie que pour augmenter de 1°C. la température d’un litre d’eau, il faudrait 3.300 litres d’air de 2°C plus chaud que l’eau, ou 1 litre d’air de 3.300°C. plus chaud que l’eau !

    Ceci ne devrait surprendre personne. En effet, si vous vous faisiez couler un bain froid et que vous essayiez de le chauffer en allumant une douzaine de chauffages dans la pièce, est-ce qu’il y a une seule personne au monde qui s’imagine que l’eau sera chaude un jour ?

    Le problème devient encore plus épineux si vous prenez en compte le volume des océans, car il y a trop d’eau et pas assez d’air.

    L’océan contient une quantité astronomique d’eau : 1.500.000.000.000.000.000.000 litres ! Réchauffer une telle quantité d’eau, même un tout petit peu, nécessiterait une quantité d’énergie stupéfiante. Pour augmenter la température des océans de 1°C., il faudrait 6.000.000.000.000.000.000.000.000 joules d’énergie.

    Prenons un exemple pour essayer de comprendre ce qu’une telle quantité d’énergie représente : si nous éteignions tout ce qui a été créé par l’homme et qui nécessite de l’énergie pour fonctionner, et si nous allions vivre dans des grottes, puis que nous utilisions toute l’énergie à notre disposition, toutes les centrales existantes (charbon, nucléaires, gaz), ainsi que toute l’énergie éolienne et solaire pour chauffer l’océan, il nous faudrait 32.000 ans pour réchauffer l’océan d’un seul tout petit degré Celsius !

    Bref, l’influence de l’homme sur le climat, même si nous le voulions vraiment comme dans l’exemple ci-dessus, est infinitésimale !

    Il est donc logique de se poser cette question : si l’océan devait vraiment être réchauffé par « l’effet de serre » de l’atmosphère, à quelle température l’air devrait-il être ? Ou, en posant la question plus simplement, pour réchauffer toute l’eau des océans de 1°C., de combien devrait-on réchauffer l’air pour qu’il fasse suffisamment chaud pour arriver au résultat ?
    Eh bien, malheureusement, pour chaque tonne d’eau sur la Terre, il n’y a qu’un kilo d’air. Compte tenu des capacités thermiques relatives et des masses absolues évoquées plus haut, nous arrivons au résultat ahurissant de 4.000°C.

    C’est-à-dire que si nous voulions réchauffer toute l’eau des océans de 1°C. en chauffant l’air qui se trouve au-dessus, celui-ci devrait être 4.000°C. plus chaud que l’eau.

    Et de plus, comme cet air se trouve au-dessus de l’eau, comment cet air chaud réchaufferait-il l’eau profonde ? L’eau se réchaufferait en surface, mais les grandes profondeurs ne seraient pas affectées.

    Ainsi, pour que l’eau des océans soit réchauffée par “l’effet de serre » de l’air, il faudrait un décalage thermique énorme… Pour gagner un minuscule degré, la terre devrait être brûlante, et l’air encore beaucoup plus chaud, pour créer le gradient de température qui faciliterait le transfert de la chaleur de l’air vers l’eau…

    Par conséquent, toute augmentation mesurable de chaleur dans l’océan serait accompagnée d’un changement tellement énorme de la température de l’air que nous ne nous occuperions plus de la température de l’océan. (Note du traducteur : parce que toute vie aurait disparu sur la Terre).

    Donc, si l’air ne contient pas assez d’énergie pour réchauffer les océans et faire fondre les calottes glaciaires, pourquoi assistons-nous à un réchauffement climatique ?

    La terre est inclinée sur son axe, ce qui provoque les saisons. Lorsque notre hémisphère est incliné vers le soleil, nous avons davantage de lumière directe du soleil et plus longtemps (jours plus longs). Quand il est éloigné du soleil, nous avons moins de lumière directe du soleil et moins longtemps (jours plus courts).

    La conséquence de ce phénomène est qu’il fait chaud en été, et froid en hiver. En hiver, les glaces polaires gèlent et en été, 60 à 70% de cette glace fond, soit environ dix millions de kilomètres carrés.

    Tous ces changements sont directement déterminés par la quantité de lumière du soleil que nous obtenons. Lorsque les nuages disparaissent, nous sommes inondés de soleil. Si nous nous mettons en maillot de bain, ce n’est pas à cause de “l’effet de serre » de l’atmosphère, mais à cause de la chaleur directe causée par la lumière du soleil sur notre corps. L’influence du soleil est directe, évidente et instantanée.

    Si l’influence énorme du soleil sur notre climat est si évidente, par quel acte de folie nous occupons-nous d’une variation de pourcentage infinitésimale de ces variables, sans reconnaître que la cause principale, c’est le soleil ?

    Pourquoi attribuons-nous le réchauffement des océans au dioxyde de carbone, quand la cause réelle est beaucoup plus évidente ? Et surtout, quand l’examen direct des lois de la thermodynamique comme énoncées plus haut rend la théorie du dioxyde de carbone impossible.

    Docteur Mark Isimides.

 

 Irreductible GauloisIrreductible Gaulois                                      L’effet de serre est une vaste fumisterie antiscientifique.
Allez voir ce qu’en pensent Giaever et Laughlin, nobels de physique en 73 et 98, par exemple.
Allez voir ce qu’en pense Karry Mullis, nobel de chimie en 1993.
Pensez à tous ceux qui ont perdu leur emploi avant d’avoir eu le temps de parler
  • totototo                                                             Trump ne va prouver qu’un chose.

    Le monde n’a plus besoin des USA !

  • desmesnildesmesnil                                                 Quand Merkel pète, ça donne quoi pour la couche d’ozone hihi ?
  • Hollande2LeJeune                                          Il va survivre ? Mais on nous a expliqué pendant des jours qu’il ne survivrait pas.
    • Monsieur Masure                                Ou alors ca va pousser les pays a s’unir encore plus autour des accords de Paris.
    • macros                                                  Ca n’est pas un camouflet mais le début d’un combat entre Trump et le reste du monde. Le temps qu’il est à la tête des USA.
  • reezzz                                                             « Plus prosaïquement, les Accords de Paris ont pour objectif vague de contenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C, ainsi que diminuer l’usage des énergies fossiles et faire preuve d’une contrition aussi large que possible (et surtout financièrement palpable) vis-à-vis de petits États insulaires qui sont évidemment des victimes dans cette histoire (ne discutez pas).

    Comment comptent s’y prendre les participants ? C’est à la fois simple et parfaitement grotesque : outre l’utilisation assez généreuse de poudre de perlimpinpin et du concentré subtil de prouts de licornes, l’idée consiste essentiellement à déverser des tombereaux d’interdictions et de taxes sur ceux qui envisageraient de polluer, de favoriser certaines énergies au détriment d’autres (généralement sans aucun rapport avec l’efficacité), de montrer du doigt et de jeter l’opprobre sur ceux qui refusent de se conformer à la doxa en vigueur.
    En rejetant ces accords, en les renvoyant dans les limbes de paperasseries inutiles qu’ils n’ont jamais cessé d’être, Trump met les pieds dans le plat et se comporte comme un gros malpoli : il refuse de jouer au jeu, de prétendre, comme les autres dirigeants, faire quelque chose pour la planète. Il a le mauvais goût de rappeler à tout le monde que ces accords ne sont pas contraignants. Mais il y a pire : en refusant de suivre ces accords, Trump retire potentiellement de gros boulets artificiellement écologiques à l’économie américaine. Parallèlement, d’autres pays, malins, feront exactement de même (la Chine ou l’Inde en particulier). En revanche, l’Europe (de Merkel à Macron), drapée dans ses certitudes et son besoin d’unité à n’importe quel prix, va continuer exactement sur la même ligne ; et lorsque l’Amérique de Trump tirera son épingle du jeu, lorsque la Chine, l’Inde ou la Russie s’affranchiront discrètement de ces accords qui, de toute façon, ne mènent à rien, l’Europe persistera.
    Finalement, ce n’est pas tant l’impolitesse et l’obstination de Trump qui mortifient à ce point Merkel et les autres dirigeants du G7. Non, c’est bien l’évidence que le président américain assume complètement faire fi d’une opinion publique internationale construite de façon artificielle, et surtout qu’à terme, ce choix donnera un atout économique considérable à son pays. L’Allemagne, la France ou le Canada ne peuvent vraiment pas en dire autant… » Source H16 site Hashtable

  • kaplan38                                                            ce n’est pas tant l’accord climatique dont tous le monde se moque que l’attitude outranciere de Trump qui gene

    ou que l’amérique du réel rattrape l’amérique du rêve

  • moa75                                                                   Quelles conséquences? Aucune évidemment. Avant Obama, les États Unis n’étaient pas dans les accords sur le climat. C’est donc la continuation de la situation existante. Et « au fait », la France donnant des leçons de morale aux États Unis et à la Russie… c’est comme si la Belgique donnait des leçons à la France et à l’Allemagne, on lui dirait « retourne à ta place ».

    PauloPaulo                                                            La constitution, c’est les droits fondamentaux d’une nation.
    Et là on commence à mettre tout et n’importe quoi.
    Sinon si cela est mis dans la constitution, s’il y a une COP 38, elle ne pourra pas être signer car elle sera différente de celle qui est dans la constitution et donc inconstitutionnel.
  • Pro                                                                         Oui et il ne faut pas oublier d’inscrire également l’écotaxe et son coût réel ….en mettant aussi le nom de la combinarde ségolène Royal !
  • LiarsCorp and I LiarsCorp and I                                        le monde va tenir , le refus américain ne vient pas d’un bloc américain mais d’une administration en place pour 4 ans
  • la planète n’a que faire des symboles ……….. elle attend des actes … là .

    au niveau européen , la mise en place d’une politique commune sur les énergies renouvelables peut-être ………

    les arguments de TRUMP appellent des réponses concrètes .
    à commencer par la démonstration sur la création d’emplois .

    Déclaration de trump transcrit en français :

    « Mais bon paysans et paysanes

    J’annonce aujourd’hui sortir de l’accord sur le climat, je vais de ce pas m’acheter un gros 4×4 200 litres au cent, des flageolets, une clim avec un gaz interdit depuis 1970, 3 avions, mettre du diesel au souffre dans les stations service, faire des forages partout aux states, utiliser des produits chimique qui rendra les states stérile pendant au moins 100 ans (terres et hommes je précise), on va ravager notre nature, tout brûler, avec un gaspillage monstre sans recyclage.

    c’est pas un super programme de looser droitiste çà       Surtout, continuez à voter pour trump

    Vivement l’impeachement !!

  • L’égotisme de ce personnage intellectuement limité, va faire faire un bond en arrière aux USA. Et comme d’habitude c’est le reste du monde qui réglera l’addition pendant que ce criminel sirotera son coca. Quand va-t-on lui greffer un cerveau ? 
  • Hahaha, voila qui ouvre un peu les yeux à ceux qui font confiance aux politiques ..
  • Trump veut jouer le gendarme du monde !! monsieur Trump le monde a changé ; même les étas unis ont besoin d’alliance;  si tu tournes le dos à l’europe c’est une erreur grave tous les jours les USA s’isole doucement de plus en plus du monde !!

    LoLoLoLo                                                          j’adore cette nouvelle tendance de la presse francaise de vouloir jouer les redresseurs de tort… et de se prendre les pieds dans le tapis en général (des Décodeurs du Monde étant souvent les plus droles)

    Sauvegarder les emplois américains: FAUX
    « Ainsi, en 2030, ce sont 60 millions d’emplois supplémentaires »
    waou… rien que ça ? aux USA ? une source ? les promesses n’engagent que ceux qui y croient de toutes facons…

    Un accord injuste: FAUX
    Trump « La Chine par exemple aura le droit d’accroître ses émissions pendant 13 ans. Ils pourront faire ce qu’ils voudront. »
    BFM : « En Chine, les énergies fossiles sont en effet majoritaires et continuent de progresser. Mais depuis la signature de l’accord de Paris, le pays a pris l’engagement d’inverser cette tendance d’ici 2030. »
    visiblement, BFM n’arrive pas à faire l’addition 2017 + 13, pour dire que c’est faux ! 🙂

    L’homme pas responsable du changement climatique: FAUX
    TRUMP « Même si l’accord de Paris était intégralement mis en place, en totale conformité de tous les pays, on estime que cela ne produirait une réduction que de 0,2 degré par rapport à la hausse prévue d’ici 2100. »
    BFM C’est faux. Avant la Cop21, les experts estimaient que la température augmenterait de 4 à 5 degrés si rien n’était fait d’ici 2100. Mais si tous les pays signataires respectent leurs engagements, elle sera contenue entre 3 et 4 degrés.
    Ok, BFM nous dit donc 1 degré d’ici 83 ans, et pas 0,2. Donc, on en reparle dans 83 ans pour savoir qui a tort, ok ?

    Les États-Unis, pays propre: FAUX
    BFM Donald Trump a également prétendu que les « États-Unis continueraient à être le pays le plus propre. » Pourtant, selon une projection de l’organisation Climate Interactive, jusqu’à 0,3 degré de réchauffement climatique pourrait être imputable aux États-Unis.
    là, il y a clairement un problème de logique : on peut être propre, mais par son poids dans l’économie mondiale, contribuer sensiblement au réchauffement globale. Il n’y a pas de lien logique entre ce que dit Trump et l’argument du pigiste de BFM

    Un nouvel accord: c’est NON
    Donald Trump a également annoncé: « Nous allons commencer à renégocier pour atteindre un deal équitable », « nous sortons mais nous reprendrons les négociations ». Peine perdue, semble-t-il. Pour Emmanuel Macron, aucune renégociation n’est envisageable.
    Waou, si le boss de BFM l’a dit, alors c’est parole d’évangile ! 🙂

    cela dit, ce sera sans doute effectivement non. Mais l’argument « nan, pasque Manu l’a dit » est vrqiment à la hauteur du reste de l’article : grotesque !

    Et pourtant, sur le fond, je regrette la décision de Trump…

  • ThiernoThierno                                                           Enfin un élu qui tient ses promesses!! Il a été élu sur son programme qui contenait le retrait des EU de l’acccord de Paris, donc les électeurs n’ont pas à jouer les surpris ou crier au scandale..

    MikiDoraMikiDora                                                           personne, dans son propre pays n ‘appliquera sa politique de tuerie de masse par la pollution , hitler était un enfant de choeur à cotè de ce tarè, aucune de ses décisions ne sera applicables durant son mandat , et après avoir décridibilisè son pays pendant 4 ans , il partira (si il n ‘est pas destituè avant ) la queue entre les jambes..;quel bouffon!!

  • borisboris                                                                  bravo Donald – y nous #$%$ avec le réchauffement…….
    sclp                                                                             Qu’est-ce que l’on constate depuis que cet énergumène est en place ? il s’évertue à supprimer une par une les avancées mises en place par Obama, l’assurance sociale, la chasse aux loups et ours, et maintenant l’accord sur le climat. La liste va être encore longue, car c’est son égo matinée de racisme qui s’exprime
     

 

Le courant passe très mal entre Trump et Merkel !

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Angela Merkel et Donald Trump au G7, le 26 mai 2017.
© Guido Bergmann/AFP

Diplomatie

Le ton monte d’un cran entre Angela Merkel et Donald Trump

Le président américain a lancé une virulente charge contre l’Allemagne sur Twitter. Depuis la fin du G7, la chancelière allemande hausse le ton

Pour Berlin, les actions de Donald Trump «ont affaibli l’occident»

Son ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel était allé plus loin lundi, estimant que les actions du président américain avaient «affaibli» l’Occident et accusant sa politique d’être contraire «aux intérêts de l’Union européenne».

Angela Merkel, comme d’autres dirigeants européens, ont par le passé insisté sur la nécessité pour l’UE de s’affirmer sur la scène internationale pour mieux défendre ses intérêts. Mais jusqu’ici, la mise en place d’une action diplomatique européenne a achoppé sur les prérogatives des Etats membres en la matière et leurs réticences à abandonner des pans de souveraineté dans ce domaine régalien.

«Six contre un»

Ces tensions ne sont pas nouvelles. Dès le jour de l’élection de l’homme d’affaires, la chancelière avait signifié à Donald Trump qu’il devait se tenir aux valeurs des démocraties occidentales après une campagne marquée par les dérapages et les controverses.

Avant et après son élection, le président américain ne s’était pas privé non plus d’attaquer l’Allemagne, menaçant en particulier d’instaurer des taxes douanières en représailles face aux excédents commerciaux allemands. Mais le sommet du G7 de Taormina pourrait marquer un tournant.

Lire aussi:  Porte-parole de Donald Trump, un métier miné

Dans un contraste saisissant avec d’autres dirigeants européens – notamment le président français Emmanuel Macron, qui avait décrit Donald Trump comme «quelqu’un d’ouvert», qui a «la volonté de progresser avec nous» – Angela Merkel avait déploré la teneur des discussions qui avaient abouti à un «six contre un».

Nouvelle rencontre en juillet

Reste à déterminer quelles seront les conséquences de cette escalade verbale sur les relations entre les deux géants économiques. Peu avant le tweet matinal de Donald Trump, la ministre allemande de l’Economie, Brigitte Zypries, s’était efforcée de minimiser l’importance du locataire de la Maison-Blanche sur le sujet de l’excédent commercial allemand.

Lire également notre éditorial:  La diplomatie sonnante et trébuchante de Donald Trump

«Je fais une différence entre le président américain Trump et ceux qui ont aussi leur mot à dire aux Etats-Unis, comme les ministres, les gouverneurs et le Congrès», avait-elle lancé sur la radio publique NDR. «L’Allemagne reste favorable à un commerce libre et ouvert, les entreprises allemandes veulent continuer à investir aux Etats-Unis et à y créer des emplois», avait-elle ajouté, soulignant que les Etats-Unis n’avaient aucune raison de craindre que les entreprises allemandes détruisent des emplois dans le pays.

Donald Trump et Angela Merkel ont d’ores et déjà une nouvelle rencontre en vue: elle aura lieu lors du sommet du G20, début juillet, à Hambourg.

Rien ne va plus entre Angela Merkel et Donald Trump

De retour du sommet du G7, la chancelière allemande n’a pas mâché ses mots, ce dimanche, pour parler de la relation transatlantique. «Nous, Européens, devons prendre notre destin en main», a-t-elle ajouté.

Angela Merkel a qualifié dimanche de «quasiment révolue» l’époque où la confiance prévalait, dans une apparente allusion à la relation entre l’Europe et les Etats-Unis, mise à rude épreuve lors du voyage en Europe du président américain Donald Trump. «L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours», a dit Angela Merkel lors d’un meeting à Munich, dans le Sud de l’Allemagne. «Nous, Européens, devons prendre notre destin en main», a-t-elle ajouté. «Nous devons nous battre pour notre propre destin», a poursuivi la chef du gouvernement allemand, selon qui les relations avec le président français Emmanuel Macron doivent être d’autant plus étroites.

Angela Merkel s’exprimait dans la capitale bavaroise au lendemain d’un sommet du G7 (Allemagne, France, Italie, Japon, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni) à Taormine, en Sicile, où l’unité des sept pays parmi les plus riches du monde s’est brisée face à un Donald Trump refusant de s’engager en faveur de l’accord de Paris contre le réchauffement climatique. Le président américain fait durer le suspense. Ironie amère: il a annoncé d’un tweet, peu avant la diffusion de la déclaration finale constatant l’absence de position commune, qu’il trancherait «la semaine prochaine».

La chancelière allemande avait déjà jugé les discussions de vendredi et samedi sur le climat «pas du tout satisfaisantes». «Toute la discussion sur le sujet du climat a été très difficile, pour ne pas dire pas du tout satisfaisante», a déclaré Mme Merkel devant la presse. «Nous avons ici une situation à six contre un, ce qui signifie qu’il n’y a encore aucun signe quant à savoir si les Etats-Unis resteront ou non dans l’accord de Paris» sur le climat, a-t-elle ajouté.

Lire aussi  L’héritier de Samsung et quatre autres dirigeants officiellement inculpés

Perplexité et défiance

Le premier déplacement de Donald Trump en Europe devait être l’occasion d’apaiser, de clarifier: le président américain aura au contraire alimenté la perplexité et la défiance. A Bruxelles, au sommet de l’Otan, il a infligé une sérieuse déconvenue à ses alliés en refusant de s’engager explicitement en faveur de leur défense collective. Se posant en défenseur intraitable du contribuable américain, le locataire de la Maison-Blanche a, dans une allocution aux accents de campagne, fait la leçon à des Alliés accusés de devoir «d’énormes sommes d’argent».

Il y a aussi qualifié les pratiques commerciales des Allemands de «mauvaises, très mauvaises», selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Si le président français, Emmanuel Macron, a vu des «progrès» dans la discussion sur le climat et a qualifié son homologue américain de «pragmatique», «ouvert» et «à l’écoute», Angela Merkel cachait à peine sa frustration à l’issue du sommet. Les relations entre les deux chefs de l’Etat n’avaient pas démarré sous les meilleurs auspices: Donald Trump avait refusé de serrer la main de la chancelière allemande lors de sa première visite à la Maison Blanche, en mars dernier. Une image qui avait fait le tour du monde.

Trump tacle Merkel, le ton monte d’un cran

Le président américain a accusé l’Allemagne d’être «très mauvaise pour les États-Unis» sur le plan des relations commerciales et militaires, dans un tweet matinal, mardi.

storybildLe ton et la tension montent entre Trump et Merkel. (photo: AFP)

Le ton est encore monté d’un cran mardi entre Angela Merkel et Donald Trump, qui a lancé une virulente charge contre l’Allemagne, la tension entre les deux pays atteignant un niveau inédit dans l’histoire récente. Depuis la fin du sommet du G7 en Sicile, où le président américain a fait cavalier seul, en particulier sur la question du climat, la chancelière allemande ne mâche plus ses mots sur la politique du nouveau locataire de la Maison-Blanche. Comme souvent, Donald Trump a choisi Twitter pour lancer la riposte. «Nous avons un ÉNORME déficit commercial avec l’Allemagne, en plus elle paye BIEN MOINS qu’elle ne le devrait pour l’OTAN et le secteur militaire. Très mauvais pour les USA. Ça va changer», a-t-il lancé.

Une heure plus tôt, Angela Merkel, connue pour choisir ses mots avec attention, avait jugé «extrêmement important» que l’Europe devienne un «acteur qui s’engage à l’international» notamment en raison de l’évolution de la politique américaine. La chancelière a certes souligné que la relation transatlantique était «d’une importance primordiale», mais, a-t-elle ajouté, «compte tenu de la situation actuelle, il y a encore plus de raisons pour lesquelles nous devons en Europe prendre notre destin en main».

Le tournant du G7

Ces tensions ne sont pas nouvelles. Dès le jour de l’élection de l’homme d’affaires, la chancelière avait signifié à Donald Trump qu’il devait se tenir aux valeurs des démocraties occidentales après une campagne marquée par les dérapages et les controverses. Avant et après son élection, le président américain ne s’était pas privé non plus d’attaquer l’Allemagne, menaçant en particulier d’instaurer des taxes douanières en représailles face aux excédents commerciaux allemands.

Mais le sommet du G7 de Taormina pourrait marquer un tournant. Angela Merkel avait déploré la teneur des discussions qui avait abouti à un « six contre un ». Reste à déterminer quelles seront les conséquences de cette escalade verbale sur les relations entre les deux géants économiques.

Peu avant le tweet matinal de Donald Trump, la ministre allemande de l’Économie, Brigitte Zypries, s’était efforcée de minimiser l’importance du locataire de la Maison-Blanche sur le sujet de l’excédent commercial allemand. «Je fais une différence entre le président américain Trump et ceux qui ont aussi leur mot à dire aux États-Unis, comme les ministres, les gouverneurs et le Congrès», avait-elle lancé sur la radio publique NDR.

Le ton et la tension montent entre Trump et Merkel

Jerome CARTILLIER
 
Le président américain Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel lors d’un sommet du G7 à Taormina, en Italie, le 26 mai 2017

Washington (AFP) – Le ton est encore monté d’un cran mardi entre Angela Merkel et Donald Trump qui a lancé une virulente charge contre l’Allemagne, la tension entre les deux pays atteignant un niveau inédit dans l’histoire récente.

Depuis la fin du sommet du G7 en Sicile, où le président américain a fait cavalier seul, en particulier sur la question du climat, la chancelière allemande ne mâche plus ses mots sur la politique du nouveau locataire de la Maison Blanche.

Comme souvent, Donald Trump a choisi Twitter pour lancer la riposte.

« Nous avons un ENORME déficit commercial avec l’Allemagne, en plus elle paye BIEN MOINS qu’elle ne le devrait pour l’Otan et le secteur militaire. Très mauvais pour les USA. Ca va changer », a-t-il lancé.

Une heure plus tôt, Angela Merkel, connue pour choisir ses mots avec attention, avait jugé « extrêmement important » que l’Europe devienne un « acteur qui s’engage à l’international » notamment en raison de l’évolution de la politique américaine.

La chancelière a certes souligné que la relation transatlantique était « d’une importance primordiale », mais, a-t-elle ajouté, « compte tenu de la situation actuelle, il y a encore plus de raisons pour lesquelles nous devons en Europe prendre notre destin en main.

Son ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel était allé plus loin lundi, estimant que les actions du président américain avaient « affaibli » l’Occident et accusant sa politique d’être contraire « aux intérêts de l’Union européenne ».

Mme Merkel, comme d’autres dirigeants européens, ont par le passé insisté sur la nécessité pour l’UE de s’affirmer sur la scène internationale pour mieux défendre ses intérêts.

Mais jusqu’ici, la mise en place d’une action diplomatique européenne a achoppé sur les prérogatives des Etats membres en la matière et leurs réticences à abandonner des pans de souveraineté dans ce domaine régalien.

Ces tensions ne sont pas nouvelles. Dès le jour de l’élection de l’homme d’affaires, la chancelière avait signifié à Donald Trump qu’il devait se tenir aux valeurs des démocraties occidentales après une campagne marquée par les dérapages et les controverses.

Avant et après son élection, le président américain ne s’était pas privé non plus d’attaquer l’Allemagne, menaçant en particulier d’instaurer des taxes douanières en représailles face aux excédents commerciaux allemands.

– Le tournant du G7 –

Mais le sommet du G7 de Taormina pourrait marquer un tournant.

Dans un contraste saisissant avec d’autres dirigeants européens – notamment le président français Emmanuel Macron, qui avait décrit Donald Trump comme « quelqu’un d’ouvert », qui a « la volonté de progresser avec nous » – Angela Merkel avait déploré la teneur des discussions qui avaient abouti à un « six contre un ».

Reste à déterminer quelles seront les conséquences de cette escalade verbale sur les relations entre les deux géants économiques.

Peu avant le tweet matinal de Donald Trump, la ministre allemande de l?Economie, Brigitte Zypries, s’était efforcée de minimiser l?importance du locataire de la Maison Blanche sur le sujet de l?excédent commercial allemand.

« Je fais une différence entre le président américain Trump et ceux qui ont aussi leur mot à dire aux Etats-Unis, comme les ministres, les gouverneurs et le Congrès », avait-elle lancé sur la radio publique NDR.

« L?Allemagne reste favorable à un commerce libre et ouvert, les entreprises allemandes veulent continuer à investir aux Etats-Unis et à y créer des emplois », avait-elle ajouté, soulignant que les Etats-Unis n?avaient aucune raison de craindre que les entreprises allemandes détruisent des emplois dans le pays.

Donald Trump et Angela Merkel ont d’ores et déjà une nouvelle rencontre en vue: elle aura lieu lors du sommet du G20, début juillet, à Hambourg.

 

G7 : Les vérités crues de Merkel, après le discours inquiétant de Trump

C’est une chancelière allemande, Angela Merkel, particulièrement désabusée et pessimiste qui a pris la parole hier dimanche 28 mai 2017 lors d’un meeting à Munich, dans le Sud de l’Allemagne. Merkel, qui revient du sommet du G7 en Sicile, en Italie, a laissé de côté le traditionnel langage diplomatique feutré pour faire part de ses états d’âme. En parlant des liens entre les USA et l’Europe, qui ont sauvé du péril le vieux continent à deux reprises (durant les deux guerres mondiales), Merkel a lâché ceci :  « L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours« , rapporte lexpress.fr ce lundi 29 mai 2017. Il est vrai que la chancelière et ses camarades du G7 (France, Italie, Japon, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni) venaient de recevoir la douche froide administrée par le président américain, Donald Trump, qui a carrément refusé de prendre le moindre engagement dans le sens de l’accord de Paris contre le réchauffement climatique.

« Nous, Européens, devons prendre notre destin en main« , a déclaré Merkel. « Nous devons nous battre pour notre propre destin« , a-t-elle ajouté, avant de faire un clin d’oeil appuyé au président français, Emmanuel Macron, avec qui elle compte relever les grands défis de l’Europe et de la planète.
Pour la chancelière allemande, les négociations sur le climat, vendredi et samedi derniers, ne sont « pas du tout satisfaisantes » et elles ont été conduites « dans une situation de six contre un » (comprenez Trump seul contre tous). Alors que pour Macron, sans doute encore ébloui par le torrent de compliments que lui a faits le président américain, ces pourparlers avec le trublion de la Maison Blanche sont un « progrès » par rapport aux sombres prédictions il y a quelques semaines. Le chef de l’Etat français a même affirmé qu’il avait « bon espoir » que Trump « confirmera son engagement (sur les accords de Paris), à son rythme« , c’est-à-dire « la semaine prochaine« , comme l’a dit le principal intéressé après la clôture du sommet à Taormina.

De retour chez lui, à Washington, c’est pourtant un Trump presque euphorique qu’on a vu :  « Je viens de rentrer d’Europe. Ce voyage a été un grand succès pour les États-Unis« , a-t-il publié hier dimanche sur Twitter. Il pensait sans doute au camouflet qu’il a administré à ses alliés de l’Otan lors de sa première visite à Bruxelles, les 24 et 25 mai 2017, quand il a refusé de renouveler explicitement les voeux de fidélité des USA à l’ »article 5 » de l’Otan, qui stipule que les alliés doivent assistance à l’un des leurs en cas d’agression extérieure. Trump est le premier président américain depuis près de 70 ans à refuser de prendre un tel engagement…
Il y a aussi les vertes et les pas mûres qu’il a balancées à ses partenaires de l’Otan, auxquels il a reproché de ne pas mettre la main à la poche pour se payer leur défense et de laisser tout le fardeau aux Américains. Si vous y ajoutez ses propos acides sur les « mauvais » Allemands qui commercialisent trop de voitures aux États-Unis, vous avez un président qui ne sera certainement pas le meilleur ami des Européens, comme l’a été son prédécesseur, Barack Obama…

Echanges de plus en plus virulents entre Angela Merkel et Donald Trump

L'ambiance entre Donald Trump et Angela Merkel, ici au G7 de Taormine le 26 mai 2017, est désormais très mauvaise.
L’ambiance entre Donald Trump et Angela Merkel, ici au G7 de Taormine le 26 mai 2017, est désormais très mauvaise. [AP Photo/Evan Vucci)]
Le ton est encore monté mardi entre la chancelière Angela Merkel et le président américain qui a lancé une virulente charge contre l’Allemagne. La tension entre les deux pays atteint un niveau inédit dans l’histoire récente.

Depuis la fin du sommet du G7 en Sicile, où le président américain a fait cavalier seul, en particulier sur la question du climat, la chancelière allemande ne mâche plus ses mots sur la politique du nouveau locataire de la Maison Blanche.

Comme souvent, Donald Trump a choisi Twitter pour lancer la riposte: « Nous avons un ÉNORME déficit commercial avec l’Allemagne, en plus elle paye BIEN MOINS qu’elle ne le devrait pour l’OTAN et le secteur militaire. Très mauvais pour les USA. Ca va changer. »

Une heure plus tôt, Angela Merkel, connue pour peser ses mots, avait jugé « extrêmement important » que l’Europe devienne un « acteur qui s’engage à l’international » notamment en raison de l’évolution de la politique américaine.

La chancelière a certes souligné que la relation transatlantique était « d’une importance primordiale », mais, a-t-elle répété, « compte tenu de la situation actuelle, il y a encore plus de raisons pour lesquelles nous devons prendre notre destin en main ».

>> Lire aussi: La première visite de Trump en Europe n’en finit plus de faire des vagues

Démission du directeur de la communication de Donald Trump

Mike Dubke, le directeur de la communication du président américain, jette déjà l’éponge.

Nommé en février, Michael Dubke aurait présenté sa demande de démission le 18 mai dernier, mais il a accepté de rester à son poste jusqu’à la fin du premier voyage à l’étranger de Donald Trump. La date de son départ n’a pas encore été fixée, selon CNBC.

Déçue par Trump, Merkel estime que les Européens ne peuvent compter que sur eux-mêmes

– Avec AFP

Le courant n’est pas passé entre Angela Merkel et Donald Trump lors du sommet du G7 à Taormine en Italie, photo ©Jonathan Ernst/Reuters

La chancelière se veut combative mais le constat est amer. Donald Trump laisse, selon elle, les pays européens livrés à leur propre sort. Aussi, Angela Merkel appelle-t-elle à une coopération plus étroite entre les membres de l’Union européenne.

«L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours», a ainsi déclaré, amère mais pragmatique, Angela Merkel lors d’un meeting à Munich le 28 mai 2017. La chancelière allemande faisait allusion à sa relation compliquée avec Donald Trump. La réunion du G7 a en effet été jugée catastrophique par la délégation allemande.

«Nous, Européens, devons prendre notre destin en main», a déclaré la chancelière allemande,ajoutant : «Nous devons nous battre pour notre propre destin.» Un constat amer, d’autant que deux jours plus tôt, lors du sommet de l’OTAN, Donald Trump avait aussi douché les espoirs des pays européens membres de l’Alliance atlantique. Le président des Etats-Unis avait en effet refusé de s’engager explicitement en faveur d’une défense collective.

Cette absence de soutien explicite à l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord de 1949, qui prévoit que les alliés volent au secours d’un des leurs en cas d’agression extérieure, et les propos peu amènes de Donald Trump sur le manquement aux règles de contribution financière à l’OTAN de la plupart des alliés, ont inquiété ses partenaires européens.

En près de 70 ans, Donald Trump est le premier président des Etats-Unis à refuser de confirmer cet engagement. Le président américain, lors de sa tournée européenne, s’en est également pris aux Allemands, leur reprochant de vendre trop de voitures aux Etats-Unis. De retour à Washington, le président américain s’est pourtant montré enthousiaste. «Je viens de rentrer d’Europe. Ce voyage a été un grand succès pour les Etats-Unis», a-t-il tweeté.

Lire aussi : Erreur de traduction ? «Les Allemands sont mauvais», aurait dit Donald Trump aux dirigeants de l’UE

La rupture entre Trump et Merkel est lourde de conséquences pour l’Europe

PARIS (Agefi-Dow Jones)–La mauvaise humeur est fréquente entre chefs d’Etat qui ne s’apprécient pas. Mais entre la chancelière allemande et le président américain, il s’agit d’autre chose : d’une rupture, tout simplement.

« Le temps où on pouvait toujours compter sur ses amis est terminé. Nous autres Européens devons prendre notre destin en mains ». C’est par ces propos très gaulliens que l’expérimentée chancelière a tiré sans délai les leçons des sommets récents de l’Otan et du G7.

Qu’importe que son amertume manifeste ne cadre pas avec les propos conciliants du président Macron. Les conséquences sont déjà tirées.

Primo l’Allemagne s’attend à ce que Trump enterre l’accord de Paris sur le climat, ou au mieux s’abstienne de toute application concrète. Secundo, un contentieux commercial majeur se profile sur l’automobile, dossier sur lequel Trump a attaqué la chancelière avec une agressivité consommée.

Un échec du sommet du G20 que Mme Merkel présidera à Hambourg en juillet menace déjà.

Tertio, l’Allemagne a constaté avec colère que M. Trump a refusé d’évoquer l’article 5 du traité de l’Otan qui garantit qu’une atteinte à la sécurité d’un membre est une atteinte à la sécurité de tous. Au moment où Poutine obsède littéralement l’Europe, c’est un casus belli.

La réponse, la voici: l’Allemagne est déterminée à relancer coûte que coûte l’Europe institutionnelle; et résolue comme jamais à ouvrir dans le militaire un nouveau champ de coopération continentale naguère tabou.

C’est d’Emmanuel Macron, qui sondait de son côté les intentions russes, que Berlin attend que son mot d’ordre de « compter sur ses propres forces » soit autre chose qu’un slogan creux. Il est prévenu: la chancelière exigera beaucoup et tout de suite.

-Philippe Mudry, Directeur des rédactions de L’Agefi ed: LBO

L’Agefi est propriétaire de l’agence Agefi-Dow Jones

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  • YannickYannick                               L’Europe doit pouvoir compter sur elle-même dans tous les domaines : US go home!
  • Evguénie SokolovEvguénie Sokolov              Une occasion à saisir de pousser plus loin une europe politique et militaire

    pascalpascal                                   Trump n’a pas tort dans le sens où l’Allemagne engrange de colossaux excédents commerciaux tout en laissant les autres (américains, Français etc) faire le sale boulot à l’extérieur à leur frais soit pour la protéger contre l’ours Russe.
    Il faut que l’Allemagne ait une armée digne de ce nom et investisse lourdement dans ses forces militaires et ensuite qu’elle prenne sa part des interventions contre les menaces extérieures (daech etc).

  • ALAINALAIN                                      Vers une libération pleine et entière de l’Europe, 77 ans après 1940 ? On n’ose y rêver
    kimkim                                           Trump n’aime que les belles femmes, Merkel le rend tendu
    DoudouDoudou                                    Qu’il critique le fait que du point de vue militaire/OTAN, l’Allemagne n’en fasse pas assez est une chose. De critiquer l’excédent commercial allemand en est une autre. Si l’Allemagne est commercialement plus compétitive, c’est le jeu de la mondialisation si cher aux ricains, c’est tout.
    facfac                                               Trump le beauf ricain dans toute sa splendeur a parlé. Amen.
  • ami de Deir Ez Zorami de Deir Ez Zor                 Demander à Donald Trump de respecter les valeurs des démocraties occidentales est sans aucun doute trop lui demander. Donc, nous Européens n’avons rien à attendre de ses capacités à comprendre nos préoccupations. Par conséquent, c’est l’occasion ou jamais pour les pays de l’UE qui le souhaitent et en ont la volonté de faire une union sacrée pour se défendre et défendre leurs valeurs et leurs intérêts. Lors des élections US de fin 2016, nombre d’Américains ont eu un choix dramatique similaire à celui que nous aurions eu en cas de duel Le Pen/Mélenchon. Donc en Europe, réveillons-nous tous, Angela Merkel et Emmanuel Macron semblent bien coordonner leurs actions. Les autres membres doivent s’y associer au plus vite simultanément dans le cadre l’UE et de discussions bi et multi-latérales. En ce qui concerne le Royaume-Uni, son choix est fait. Ses valeurs ne sont pas celles du socle Européen.

 

« On ne sait jamais ce que notre malchance nous a épargné de pire » — Cormac McCarthy

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ie-8Mélenchon accuse Cazeneuve de s’être « occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse »

Le leader de la France insoumise a également qualifié l’ancien Premier ministre de François Hollande du « gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations ».

avatarfranceinfoFrance Télévisions

Il n’a pas mâché ses mots. En meeting en fin de semaine à Marseille, Jean-Luc Mélenchon, candidat dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, a violemment attaqué l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve. Face à ses partisans, le leader de la France insoumise a eu des mots très durs captés par une caméra de l’émission « C Politique » sur France 5, diffusée dimanche 28 mai.

« Comment il s’appelle là le dernier dont le nom m’échappe, qui était Premier ministre, comment vous l’appelez ? » a fait mine d’interroger Jean-Luc Mélenchon, avant que son nom ne lui soit soufflé par la foule. « Oui, Cazeneuve, le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse« , a enchaîné l’ancien sénateur. Ce jeune militant écologiste avait été tué en 2014 par le jet d’une grenade de gendarmes près du chantier controversé de retenue d’eau à Sivens (Tarn), alors que Bernard Cazeneuve était ministre de l’Intérieur.

Et Jean-Luc Mélenchon de poursuivre sa diatribe, qualifiant Bernard Cazeneuve de « gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant (…) sa tête de petite sainte-nitouche pour me dire que c’est moi qui ne sait pas choisir entre le Front national et je ne sais pas qui ? ». « Non, ce n’est pas ce que nous avons dit », a ajouté le leader d’extrême gauche.

Législatives: Mélenchon, ou le retour de l’outrance pour l’emporter?

En accusant Bernard Cazeneuve d’être « le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse », Jean-Luc Mélenchon s’est attiré une volée de bois vert.

Chassez le naturel, il revient au galop? Un peu plus tempéré qu’en 2012, le tribun Jean-Luc Mélenchon, candidat à la députation dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, s’est de nouveau emporté contre sa cible favorite du moment: l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, chef de file du PS pour les législatives. Simple coup de com’ ou changement de stratégie à deux semaines du premier tour?

L’attaque virulente de Mélenchon

Mercredi dernier, l’ancien candidat à la présidentielle a de nouveau accusé l’ancien ministre de l’Intérieur d’être responsable de la mort de Rémi Fraisse, mercredi, lors d’un meeting à Montreuil. « Cazeneuve, le gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse [un militant tué en octobre 2014 par une grenade lancée par un gendarme à Sivens]. Le gars qui a fait gazer, matraquer, toutes les manifestations […] » lance-t-il. La charge, diffusée ce dimanche dans l’émission C politique, est violente.

Et provoque une pluie de condamnations. De Bernard Cazeneuve, d’une part, qui annonce vouloir porter plainte pour diffamation, du Parti socialiste, évidemment, dont la porte-parole dénonce « l’outrance » de Jean-Luc Mélenchon mais aussi de La République en marche, le parti d’Emmanuel Macron. « Ce sont des propos indignes d’un responsable politique […] J’espère qu’il sera condamné pour ces propos-là », explique ce lundi matin Benjamin Griveaux, le porte-parole du parti.

Depuis des semaines, le torchon brûle entre Bernard Cazeneuve et Jean-Luc Mélenchon mais jusque-là, le tribun avait gardé la maîtrise de son vocabulaire. Tout comme pendant la campagne présidentielle. Alors qu’en 2012 les noms d’oiseaux avaient fusé, notamment à l’encontre de Marine Le Pen -qu’il avait traité de « semi-démente » et de « fasciste« -, cinq ans plus tard, c’est un Jean-Luc Mélenchon plus apaisé qui se présentait devant les électeurs. Et malgré des relations toujours un peu compliquées avec les médias, il avait su mettre un peu d’eau dans son vin.

« Il faut dire qu’entre 2012 et 2017, le contexte a radicalement changé, souligne le sociologue Nicolas Framont, enseignant en sociologie à l’université Paris-Sorbonne. En 2012, Jean-Luc Mélenchon incarnait le clivage et tentait de montrer l’existence d’une autre gauche. Il insistait alors sur la rupture pour exister médiatiquement. Cinq ans plus tard, déjà connu, il s’est attaché d’abord à fédérer les Français [autour d’un projet construit à plusieurs mains ‘l’avenir en commun’]. »

Une stratégie offensive classique en période électorale

Autre temps, autres moeurs? Pas tout à fait. « Sur le style de Jean-Luc Mélenchon, il n’y a pas d’inflexion particulière », souligne-t-il. L’homme reste fidèle à lui-même. « Le terme ‘d’assassin’ qu’il a employé est certes fort, mais il n’est pas inhabituel dans un contexte de très forte tension d’une campagne électorale. Et il reprend là le terme employé par des écologistes ou des militants de la ZAD [à l’époque] », ajoute Nicolas Framont, qui souligne que plusieurs médias, dont Reporterre ou Mediapart, ont pointé des responsabilités au gouvernement ou à la préfecture. Mais pour l’heure, l’enquête n’a pas permis de dégager de responsabilités et s’achemine vers un non-lieu.

Mais peu importe. Pour Jean-Luc Mélenchon, parachuté dans une circonscription où le député socialiste sortant Patrick Mennucci ne compte pas se laisser faire, l’important c’est de marquer les esprits. « Pendant les législatives, la médiatisation est moindre que pendant la présidentielle. Résultat: les candidats se lâchent parfois un peu plus », souligne le sociologue.

« Il a répondu à Cazeneuve »

Dans l’entourage de Jean-Luc Mélenchon, l’explication de texte est laconique ce lundi, à la veille d’une conférence de presse de l’intéressé qui devrait revenir sur le sujet. Mais aucun regret n’est exprimé. « Il a répondu à Cazeneuve qui l’a accusé d’attiser la haine« , commente ce proche qui déplore que l’émission C politique résume le meeting de « 28 minutes » de Jean-Luc Mélenchon à cette seule séquence.

Pour autant que le verbe soit haut, Nicolas Framont tient à relativiser sa portée: « Au regard de la recomposition politique en cours dans le pays, le ton employé par Mélenchon semble dérisoire. Si Macron obtient une majorité à l’Assemblée nationale en juin prochain [ce qui semble bien parti vu les récents sondages] nous assisterons à un changement de visage politique de l’Assemblée, et ça, c’est inédit ».

#Mélenchon Jean-Luc Mélenchon charge Bernard Cazeneuve, « le bedeau du capital et de ce gouvernement »

(AFP)

Jean-Luc Mélenchon a fustigé ce mercredi l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qu’il a qualifié de « bedeau du capital et du gouvernement », pour avoir critiqué son choix de ne pas donner de consigne de vote pour le second tour de la présidentielle.

« Ce type ose la ramener avec son costume de bedeau. Oui le bedeau du capital et de ce gouvernement ! Qui est-ce qui a tué Rémi Fraisse sauf erreur ? C’est pas moi non ? Pourtant c’est à moi que cet homme ose venir dire, ce génie, que je n’ai pas su prendre mes distances avec le Front national », a déclaré l’ancien candidat à la présidentielle dans le XXe arrondissement de Paris où il est venu soutenir la candidature de Danielle Simonnet dans la 6e circonscription.

Critiquant les « anti-fascistes d’opérette » qui l’ont « montré du doigt » dans l’entre-deux tours de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a interrogé : « Bernard Cazeneuve, t’étais où toi la dernière fois, quand je suis allé à Hénin Beaumont ? T’étais caché sous quelle pierre, dans quel fossé ? […], il était où, ils étaient où toute cette bande ? »

« Tous chez eux ! » s’est-il répondu à lui-même devant quelques dizaines de personnes. Pour lui, « ils ont organisé le piège de cette manière-là : au deuxième tour, ils amènent le monstre et ils vous disent : ‘vous allez quand même pas voter pour le monstre’, donc vous devez voter pour n’importe qui, une table, une chaise, Macron, n’importe quoi ».

« Cet homme, Bernard Cazeneuve, a osé me dire que je ne savais pas choisir ! » s’est-il insurgé.

Jean-Luc Mélenchon rentre dans la gueule de Bernard Cazeneuve

Cogner un socialiste à terre, ou le combat de MMA de la semaine

On sent que la semaine commerciale de l’entre-deux tours « Mélenchon » est terminée. Après avoir servi le Système en grattant quelques points à Marine Le Pen au premier tour des présidentielles, il n’a pas appelé clairement à voter – en contradiction avec sa logique antilibérale – contre elle au second tour. Depuis, Mélenchon a perdu sa bulle magnétique de protection médiatique. Aujourd’hui, c’est l’halali.

Il est désormais attaqué de toutes parts par un Parti Unique (LREM plus des transfuges LR et PS) qui a besoin d’une majorité à la Chambre des députés. Même le très gauchisant et très mélenchonniste Guillaume Meurice s’y met, appliquant les consignes du Système à la lettre.

Bernard Cazeneuve ressort lui d’entre les morts pour jeter à la face du leader de la France insoumise des expressions qui dépassent la retenue qui sied à un ex-Premier ministre. Dire que ce type-là qui perd son sang-froid à la première pique verbale a été en charge de la protection des Français… Malgré les 250 morts des attentats, Cazeneuve continue à donner des leçons de bonne et de mauvaise conduite politique. Un cas étrange d’auto-aveuglement.

« Jean-Luc Mélenchon a sans doute gagné le premier prix de l’outrance à l’occasion du dernier dîner organisé par l’alliance bolivarienne, et s’en est trouvé grisé. On ne peut pas lui en vouloir, c’est tellement narcissisant. […] Son discours de haine, ses accusations abjectes à mon encontre, montrent que dans sa dérive politique et morale Jean-Luc Mélenchon ne s’interdit plus rien. Sa violence, ses insultes ne m’impressionnent pas. Elles apportent la démonstration de ce qu’il est vraiment. »

Dernière figure de proue d’un socialisme dévoyé et pourrissant, Cazeneuve se permet, au milieu du naufrage, de distiller ses conseils de bonne navigation. On sent qu’il essaye de gagner des points du côté de Macron :

« Moi, plus modestement, je considère que de ne pas avoir appelé clairement à voter pour le candidat républicain contre Marine Le Pen est une faute politique et morale et je le répèterai inlassablement. Si d’ailleurs Mélenchon voulait battre l’extrême droite c’est contre Ravier, son candidat, qu’il se présenterait à Marseille et non contre le socialiste (Patrick) Mennucci. »

Mais qu’a donc bien pu dire Mélenchon sur Cazeneuve pour le faire sortir de ses gonds à ce point ? Il est vrai que le mercredi 24 mai 2017, le Bolivarien de la 4e circonscription de Marseille balançait ça :

« Ce type ose la ramener avec son costume de bedeau. Oui le bedeau du capital et de ce gouvernement ! Qui est-ce qui a tué Rémi Fraisse sauf erreur ? C’est pas moi non ? Pourtant c’est à moi que cet homme ose venir dire, ce génie, que je n’ai pas su prendre mes distances avec le Front national. »

Mélenchon fustigeait alors les « antifascistes d’opérette » :

« Monsieur Cazeneuve, t’étais où toi la dernière fois, quand je suis allé à Hénin Beaumont ? T’étais caché sous quelle pierre, dans quel fossé ? […] Il était où, ils étaient où toute cette bande ? »

Ce à quoi il s’est à lui-même répondu, fidèle à sa technique oratoire :

« Tous chez eux ! Ils ont organisé le piège de cette manière-là : au deuxième tour, ils amènent le monstre et ils vous disent : “Vous allez quand même pas voter pour le monstre”, donc vous devez voter pour n’importe qui, une table, une chaise, Macron, n’importe quoi. »

Une réplique véhémente à la tribune publiée le 1er mai dans Libération, où Cazeneuve jugeait que l’appel ambigu de Mélenchon avant le second tour constituait une « impardonnable faute morale ».

Sur les forces qui gouvernent monsieur Cazeneuve et ses amis,
lire chez Kontre Kulture

 

Bernard Cazeneuve, l’employé du CRIF, voir sur E&R :

Jean-Luc Mélenchon contre le CRIF, voir sur E&R :

En marche…….arrière

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adAffaire Richard Ferrand : « La question de sa démission ne se pose pas » selon Matignon

POLÉMIQUE – Mis en cause dans une affaire de location de locaux à l’époque où il dirigeait les Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion des territoire, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, est pour l’heure soutenu par Matignon qui estime que « son honnêteté n’est pas en cause ». L’intéressé dénonce quant à lui « des dénonciations calomnieuses ».

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand serait-il déjà sur la sellette ? Son nom est en tout cas associé à une nouvelle affaire révélée cette semaine par Le Canard enchainé. Selon l’hebdomadaire, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand fut le directeur général de 1993 à 2012, ont loué à partir de 2011 des locaux à Brest, locaux appartenant à Saca, une société détenue par sa compagne.

Toujours d’après Le Canard d’enchaîné, cette société, créée pour l’occasion, a mis à disposition des Mutuelles de Bretagne des bureaux d’une surface totale de 379 m² (dont un tiers en sous-sol) pour un loyer annuel de 42.000 euros. Une pratique qui soulève quelques interrogations mais qui n’a rien d’illégale.

Du côté du ministère de la Cohésion des Térritoires, on indique que la nomination de Richard Ferrand au gouvernement « a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher », peut-on lire dans un communimqué.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

Pour l’heure, l’exécutif soutient son ministre. « L’honnêteté de Richard Ferrand n’est pas en cause. Personne ne conteste que cette opération a été profitable aux Mutuelles de Bretagne », indique-t-on du côté de Matignon, précisant que « cette opération s’est faite dans la plus complète transparence ». Quant à un départ de Richard Ferrand du gouvernement, « la question ne se pose pas », assure-t-on dans l’entourage du Premier ministre.

Griveaux dénonce « des boules puantes »

Benjamin Griveaux, l’ex-porte-parole d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, désormais candidat aux législatives à Paris, défend également l’ex-député socialiste qui fut l’un des premiers parlementaires à soutenir le fondateur d’En Marche. En meeting à Aubervilliers mardi soir, il a dénoncé des « boules puantes » qui arrivent tout juste une semaine après sa nomination au gouvernement « alors que le sujet est connu depuis des années ».

De son côté, Richard Ferrrand a tenté de se justifier auprès du Canard enchaîné. « C’était la proposition la moins chère ! Le prix était conforme au marché et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne », dit-il. Or, selon Le Canard enchaîné, le lien entre Richard Ferrand et la gérante de la SCI Saca ne figure pas sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne durant laquelle l’offre a été retenue.

Richard Ferrand accusé de « montage immobilier »

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand est accusé de favoritisme dans la location de locaux en 2011 par les Mutuelles de Bretagne, dont il était le directeur.

Richard Ferrand. Photo AFPRichard Ferrand. Photo AFP

Coup dur pour le ministre de la Cohésion des territoires.

Dans son édition de ce mercredi 24 mai, Le Canard Enchaîné révèle que les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand (La République en Marche) était alors le directeur général, ont loué à partir de 2011 des locaux à Brest appartenant à une société détenue par sa compagne.

Les Mutuelles de Bretagne, qui souhaitaient ouvrir un centre de soins, devaient choisir entre trois propositions de locaux commerciaux. Ils ont opté pour celle de la société immobilière de la compagne de Richard Ferrand.

Les locaux, d’une surface de 379 m2, étaient loués 42 000 euros par an.

Le Canard Enchaîné précise que la pratique n’est pas illégale.

Pour Matignon, le départ de Ferrand n’est pas envisagé

Matignon a réagi : »Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre ».

D’après Le Monde, l’entourage du Premier ministre assure qu’un courrier à en-tête du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne prouve que la nature des relations entre Richard Ferrand et sa compagne était connue au moment de la location.

La question du départ de Richard Ferrand « ne se pose pas » assure Matignon.

Interrogé ce mercredi matin sur Europe 1, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a certifié : « Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral ».

Des « dénonciations calomnieuses » pour Ferrand

Dans un communiqué publié ce mercredi, le ministère de la Cohésion des territoires évoque des « dénonciations calomnieuses » et estime :

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires. Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 ».

Interrogé ce matin sur BFMTV, le ministre de la Cohésion des territoires s’est de nouveau défendu :

« Ceci était connu de tous, c’est parce qu’il était le mieux placé et le moins cher qu’il a été choisi (…) C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement. On essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire. »

Épinglé par Le Canard enchaîné, Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Épinglé par Le Canard enchaîné, Ferrand parle de "dénonciations calomnieuses"
Selon Le Canard enchaîné, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était le directeur, auraient loué des locaux à une société appartenant à sa compagne.@ Eric FEFERBERG / POOL / AFP

Dans un communiqué, le ministère de la Cohésion des Territoire Richard Ferrand assure de la probité de Richard Ferrand, après la révélation du Canard Enchaîné.

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

Ferrand n’a « rien à se reprocher ». « Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère dans un communiqué. « Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher : il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute-t-il.

Un « choix économique de bonne gestion ». Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011 : à Brest, les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand. « Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

Castaner souligne « la probité » de Ferrand. Sur Europe 1 mercredi matin, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a déclaré : « Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet (…) Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

« Favoritisme familial » : que révèle au juste le Canard Enchaîné sur Richard Ferrand?

Le Canard Enchaîné révèle que le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, lorsqu’il était directeur général de la Mutuelle de Bretagne, aurait favorisé sa femme en décidant de louer ses bureaux à une SCI dont la gestionnaire était sa compagne. Sur le papier, il n’y a pourtant rien d’illégal. Mais depuis le scandale du PenelopeGate, le moindre soupçon de favoritisme familial peut se révéler embarrassant. Selon le quotidien satirique, Richard Ferrand aurait également employé son fils comme attaché parlementaire en 2004.

Canard Enchaîné: Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d'un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère de la Cohésion des Territoires dans un communiqué.

« Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute-t-il.

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Epinglé par « Le Canard enchaîné », le ministre Richard Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Selon « Le Canard enchaîné », le ministre avait permis à son épouse de réaliser une bonne opération immobilière en 2011.

Richard Ferrand, à Paris, le 8 mai 2017.
Richard Ferrand, à Paris, le 8 mai 2017. (CHARLES PLATIAU / POOL / AFP)

Premières secousses dans le gouvernement d’Edouard Philippe. Selon « Le Canard enchaîné », Richard Ferrand, ministre et proche d’Emmanuel Macron, a permis à son épouse de réaliser une bonne opération immobilière du temps où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne. Peu après ces révélations, le ministère de la Cohésion des territoires a dénoncé, dans un communiqué envoyé à franceinfo dans la nuit de mardi à mercredi, l’« écho » donné par « Le Canard Enchaîné » « à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Richard Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher. »

L’affaire qui remonte à 2011. Richard Ferrand est à l’époque directeur général des Mutuelles de Bretagne. Un organisme à but non lucratif qui souhaite louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, et choisit entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand.

Une pratique qui n’a rien d’illégal. Selon « Le Canard enchaîné », cette pratique est légale. Une information confirmée par porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1 :  « Une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

« Cela crée la suspicion », déplore le porte-parole du gouvernement. « Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement sur Europe 1.

Canard enchaîné: Ferrand ironise sur un «cadeau de bienvenue»

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Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d'un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de ParisLe ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d’un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris Photo GEOFFROY VAN DER HASSELT. AFP

Le ministre Richard Ferrand a évoqué mercredi «un cadeau de bienvenue» sous forme de «dénonciations calomnieuses» après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

«C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement, où on essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire», a déclaré M. Ferrand interrogé par BFMTV.

Un peu plus tôt dans un communiqué, le ministère de la Cohésion des Territoires avait dénoncé «des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200».

«Cette affaire en question est extrêmement simple. Les Mutuelles de Bretagne cherchaient un local adapté à leurs besoins au meilleur prix», a expliqué M. Ferrand. «Parmi trois propositions qui leur avaient été faites, les administratrices et les administrateurs du Conseil d’administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre, pour les conditions de travail des salariés, pour la proximité avec les transports, qui était celle d’un local détenu par ma compagne», a-t-il détaillé, concluant: «Ceci était connu de tous et par conséquent c’est parce que c’était le mieux placé et le moins cher que cela été choisi».

Il a rappelé que le local avait fait l’objet depuis d’un «renouvellement de bail, donc ça veut dire que les gens se satisfont de l’endroit où est situé ce local».

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, et choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

L’hebdomadaire ajoute que cette dernière a alors monté très rapidement une SCI et que la promesse de location lui a permis d’obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix des locaux, par ailleurs «en mauvais état». Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184.000 euros, toujours selon le Canard Enchaîné, la valeur des parts de la SCI «a été multipliée par 3.000» six ans plus tard.

«Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet», a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement sur Europe 1. «Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…), mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral», a-t-il certifié.

«On est sur quelque chose qui est parfaitement légal, qui est connu, qui est transparent et d’ailleurs le président de la mutuelle a fait un courrier récent pour confirmer à la fois que c’était l’offre la plus intéressante et que Richard Ferrand avait contribué à redresser spectaculairement et à préserver l’emploi dans cette mutuelle», a-t-il poursuivi.

Il a assuré ne «pas douter» que M. Ferrand conservait la confiance du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Edouard Philippe.

Canard enchaîné : Ferrand ironise sur un “cadeau de bienvenue”

24matins.fr avec AFP

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d’un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris© AFP GEOFFROY VAN DER HASSELT

Le ministre Richard Ferrand a évoqué mercredi “un cadeau de bienvenue” sous forme de “dénonciations calomnieuses” après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

“C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement, où on essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire”, a déclaré M. Ferrand interrogé par BFMTV.

Un peu plus tôt dans un communiqué, le ministère de la Cohésion des Territoires avait dénoncé “des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200”.

“Cette affaire en question est extrêmement simple. Les Mutuelles de Bretagne cherchaient un local adapté à leurs besoins au meilleur prix”, a expliqué M. Ferrand. “Parmi trois propositions qui leur avaient été faites, les administratrices et les administrateurs du Conseil d’administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre, pour les conditions de travail des salariés, pour la proximité avec les transports, qui était celle d’un local détenu par ma compagne”, a-t-il détaillé, concluant: “Ceci était connu de tous et par conséquent c’est parce que c’était le mieux placé et le moins cher que cela été choisi”.

Il a rappelé que le local avait fait l’objet depuis d’un “renouvellement de bail, donc ça veut dire que les gens se satisfont de l’endroit où est situé ce local”.

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, et choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

L’hebdomadaire ajoute que cette dernière a alors monté très rapidement une SCI et que la promesse de location lui a permis d’obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix des locaux, par ailleurs “en mauvais état”. Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184.000 euros, toujours selon le Canard Enchaîné, la valeur des parts de la SCI “a été multipliée par 3.000” six ans plus tard.

“Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet”, a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement sur Europe 1. “Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…), mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral”, a-t-il certifié.

“On est sur quelque chose qui est parfaitement légal, qui est connu, qui est transparent et d’ailleurs le président de la mutuelle a fait un courrier récent pour confirmer à la fois que c’était l’offre la plus intéressante et que Richard Ferrand avait contribué à redresser spectaculairement et à préserver l’emploi dans cette mutuelle”, a-t-il poursuivi.

Il a assuré ne “pas douter” que M. Ferrand conservait la confiance du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Edouard Philippe.

Canard Enchaîné: Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d’un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris

© GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

AFP

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère de la Cohésion des Territoires dans un communiqué.

« Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute-t-il.

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Epinglé par Le Canard Enchaîné, Richard Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses »

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des Territoires épinglé par Le Canard enchaîné pour un montage immobilier impliquant sa compagne, parle de « dénonciations calomnieuses ».

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand, lors d’un meeting de campagne pour les législatives, le 23 mai 2017 à Aubervilliers, près de Paris. (©AFP/GEOFFROY VAN DER HASSELT)

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi 24 mai des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère de la Cohésion des Territoires dans un communiqué.

Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher : il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200.

Lire aussi : Un député de Normandie, proche de Macron, aurait utilisé une partie de ses indemnités pour ses loisirs

« Il n’y a rien d’illégal »

Selon Le Canard enchaîné, les faits remontent à 2011 : à Brest (Finistère), les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Canard Enchaîné: Ferrand parle de dénonciations calomnieuses

Canard Enchaîné: Ferrand parle de dénonciations calomnieuses

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des « dénonciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

« Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère de la Cohésion des Territoires dans un communiqué.

« Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute-t-il.

Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ca tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle () mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Les révélations du Canard Enchaîné sur Ferrand sont des « dénonciations calomnieuses »

Les Mutuelles de Bretagne, lorsque Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, en était le directeur, ont loué à sa femme un local à Brest par le biais d’une SCI, révèle le Canard Enchaîné. Sans jamais mentionner le lien de parenté, selon le journal satirique.

Richard Ferrand, Ministre de la Cohésion des territoires.

Dans l’entourage du Premier ministre Edouard Philippe, on déclare qu’un courrier à en-tête du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne prouve que la nature des relations entre Richard Ferrand et sa compagne, bénéficiaire de l’appel d’offre mieux disant, était connue.

Afp/Joël Saget

Alors que François Bayrou prépare une loi de moralisation de la vie politique qui se veut ambitieuse, l’affaire est embarrassante. Le Canard Enchaîné révèle dans son édition cette semaine que les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, était alors le directeur général, ont loué à partir de 2011 des locaux, à Brest, appartenant à une société détenue par sa compagne, Sandrine Doucen, via une SCI. Selon le journal satirique, le lien entre Richard Ferrand et la gérante de la SCI dénommée Saca ne figure pas sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne durant laquelle l’offre a été retenue, en 2011.

Toujours selon le journal, la société a mis à disposition des Mutuelles de Bretagne des bureaux « en mauvais état » d’une surface totale de 379 m² pour un loyer annuel de 42.000 euros. L’hebdomadaire ajoute que cette dernière a alors monté très rapidement une SCI et que la promesse de location lui a permis d’obtenir un prêt bancaire équivalent à la totalité du prix des locaux, par ailleurs « en mauvais état ». Outre une rénovation complète des locaux par la mutuelle pour 184.000 euros, toujours selon le Canard Enchaîné, la valeur des parts de la SCI « a été multipliée par 3.000 » six ans plus tard.

Richard Ferrand, l’un des premiers soutiens d’Emmanuel Macron, a tenté d’éteindre l’incendie. « C’était la proposition la moins chère ! Le prix était conforme au marché et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne », a-t-il déclaré, cité dans l’hebdomadaire. « Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200 », ajoute son ministère dans un communiqué.

« ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion »

Dans l’entourage du Premier ministre Edouard Philippe, on déclare qu’un courrier à en-tête du conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne prouve que la nature des relations entre Richard Ferrand et sa compagne, bénéficiaire de l’appel d’offre car sa proposition était la mieux disante, était connue. « L’honnêteté de Richard Ferrand n’est pas en cause. Personne ne conteste que cette opération a été profitable aux Mutuelles de Bretagne », a-t-on réagi à Matignon. « Cette opération s’est faite dans la plus complète transparence. Tout le monde est d’accord pour saluer le bilan de Richard Ferrand aux Mutuelles de Bretagne », a-t-on ajouté.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ». « Cela tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré mercredi Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement au micro d’Europe 1. « Cela meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

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Thierry Solère épinglé par le « Canard enchaîné » : le porte-parole de Fillon va porter plainte

TOURMENTE – Ce mardi, le « Canard enchaîné » évoque une enquête pour fraude fiscale qui viserait Thierry Solère. Le porte-parole de François Fillon a annoncé son intention de porter plainte contre l’hebdomadaire satirique.

Le clan Fillon n’en finit pas d’être pris dans la tourmente. Selon une information du Canard enchaîné à paraître mercredi, une enquête préliminaire pour suspicion de fraude fiscale a en effet été lancée par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) à l’encontre de Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle.

L’enquête, confiée à l’Office central de la lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a été ouverte le 6 septembre 2016 à la suite d’une plainte de l’administration fiscale, qu’avait déjà révélé Mediapart à l’époque. Elle porte sur les années 2010 à 2013. Thierry Solère, qui affirme avoir toujours déclaré ses revenus et être à jour de ses impôts, a annoncé son intention de porter plainte en diffamation contre l’hebdomadaire satirique.

Solère aime aussi le travail en famille

Ordonnée par le parquet à la suite d’un contrôle fiscal ayant établi qu’il n’avait pas réglé une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013 ainsi que la taxe foncière de la dernière année, l’enquête aurait ensuite été élargie à un possible conflit d’intérêt. Un conflit d’intérêt qui aurait eu lieu à un moment où Thierry Solère était salarié d’un groupe spécialisé dans le traitement des déchets – Chimirec – pour qui il était chargé du « conseil en stratégie pour la France et l’international, avec un joli salaire mensuel a la clé : 12.000 euros.

Problème ? Un dirigeant de l’entreprise interrogé par le Canard affirme que s’il « en a entendu parler », il n’a « jamais vu » Thierry Solère. Ce dernier s’en défend toutefois et assure ce mardi au micro de BFMTV que son travail était « connu » et vérifiable ».

Mais les potentiels ennuis ne s’arrêtent pas là. Toujours selon l’hebdomadaire, les policiers s’intéressent aussi à la société de conseil de l’épouse du porte-parole, Lerins Communication et à ses quelque 200.000 euros de bénéfices (la période de ces gains n’est pas précisée, ndlr). Une entreprise qui ne figurerait pas dans les déclarations d’activité faite par le député auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Et le Canard d’affirmer qu’en plus de ses activités précitées, la femme de Thierry Solère aurait également été rémunérée 4400 euros nets par mois sur les six premiers mois de l’année 2012 en tant qu’attachée parlementaire de son mari. Thierry Solère, relève l’hebdomadaire, ne dispose pourtant ni de permanence dans sa ciconcription ni à l’Assemblée. Concernant ces accusations, le député a fait savoir que son épouse ne travaillait plus dans le conseil depuis « plus de dix ans ».

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  • Les boules puantes !!! deux poids,  deux mesures, on a cassé du Fillon et Marine pendant des mois, pour les empêcher de gouverner, et on blanchi d’autres, elle n’est pas belle la justice à la française ! 
  • Et de deux ! Après Bayrou (ministre de la justice – garde des sceaux) c’est au tour de Ferrand ! = 10% des ministres ____________ A quand le troisième ?

    Heureusement, ils sont tous blancs comme neige ! MDR 

  • N’a-t-il pas aussi embauché son fils comme assistant , quand il était député ?
  • Comme c’est beau de voir tous ces gens honnêtes de ce gouvernement !

  • Comme pour BAYROU, c’est ce qu’on appelle la moralisation publique.

    En fait c’est comme avant, des menteurs profiteurs et du vent.

  • Avatar C’est peut-être pas illégal, mais c’est bien opaque !
  • Pour que cela soit légal, ils font eux même les lois !

    • Avatar Tiens, tiens, exactement comme Fillon, rien d’illégal, mais pas moral ! Toujours à la limite ! Ne pas passer en justice ! Mais faire tout de même un coup tordu qui rapporte. Et après cela on se présente comme la mère Denis de la politique, celui qui va laver plus blanc que blanc ! Les politiciens sont plutôt du genre à faire des nœuds que la justice a du mal à dénouer, pour rester dans la métaphore de la publicité. Comme le dit Fillon, la justice ne pourra rien prouver !
  • Avatar Fillon n’a rien fait d’illégal non plus et il a été lynché pas les médias
  • Rien d’illégal, sans doute …. par contre je suis beaucoup plus sceptique sur la moralité !!!! 
    • Cà dépend s’il y a eu enrichissement ou non. Si vous êtes propriétaire d’un appartement luxueux et que vous louez celui ci à votre meilleur ami avec un loyer cohérent et conforme à ce qu’on trouve autour pour un bien identique, que tout est tracé, bail en bon et du forme, … il n’y a rien d’immoral.

      Mais aujourd’hui il semble qu’on fasse la chasse à un peu tout et n’importe quoi.

      La loi de moralisation je suis pour. Mais il ne s’agit pas que celle ci enlève des droits, au contraire celle ci doit clarifier ce qui est moral, légal et ce qui ne l’est pas.

      Là on connait pas le dossier, probablement nous en saurons plus dans plusieurs jours, mais n’oublions pas que le canard doit vendre son hebdomadaire sinon c’est la ruine et il ne peut que survivre en faisant des gros titres (parfois pas forcément des plus honnêtes, vu l’acharnement sur Fillon avec l’écoulement des dossiers plutôt que d’avoir tout donné direct à la justice lorsqu’ils ont dévoilé l’affaire)

  • Voyons ma chère Denise, puisque le porte parole du gouvernement le dit « absolument rien d’immoral ».

    Le métier d’homme politique s’aborde depuis des décennies de la manière suivante : d’abord, j’œuvre à mes propres intérêts et à ceux de ma famille et après peut être que j’agirai pour le collectif.

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