«Ce régime social est insécurisant»

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ie-8732Travailleurs indépendants: les pistes d’Edouard Philippe

Le Premier ministre, Edouard Philippe, devrait annoncer mardi 5 septembre des réformes d’envergure à destination des travailleurs indépendants. [FRANÇOIS NASCIMBENI / AFP]

Un déplacement scruté de près par les interressés. Le Premier ministre, Edouard Philippe, devrait dévoiler ce mardi 5 septembre au matin plusieurs réformes en faveur des travailleurs indépendants.

En déplacement à Dijon (Côte-d’Or), avec les ministres Gérald Darmanin (Budget) et Agnès Buzyn (Solidarités et Santé), il devrait ainsi aborder trois sujets majeurs pour près de 7 millions de Français.

Le RSI pourrait être rattaché au régime général

D’abord, la disparition programmée du Régime social des Indépendants (RSI), qui devrait être rattaché l’an prochain au régime général.

Edouard Philippe pourrait aussi annoncer une baisse des cotisations sociales des indépendants, afin de compenser la hausse de la CSG de 1,7 %, comme pour les salariés du privé.

Enfin, le doublement des plafonds pour bénéficier du régime social simplifié des microentrepreneurs pourrait être également évoqué par le Premier ministre.

Fin du RSI, compensation de la hausse de la CSG : opération séduction des indépendants pour le gouvernement

Le gouvernement doit faire plusieurs annonces, mardi, concernant les travailleurs indépendants. Au menu : la suppression de leur régime social (RSI) et des mesures pour compenser la hausse de la cotisation sociale généralisée (CSG).

Le gouvernement veut mettre fin au régime social des indépendants (RSI) et compenser pour les indépendants la hausse de la CSG. Ici, lors d\'une manifestation contre le RSI à Paris en 2015.
Le gouvernement veut mettre fin au régime social des indépendants (RSI) et compenser pour les indépendants la hausse de la CSG. Ici, lors d’une manifestation contre le RSI à Paris en 2015. (LOIC VENANCE / AFP)
avatarGuillaume GavenRadio France

Le gouvernement d’Édouard Philippe est en opération séduction auprès des travailleurs indépendants. Le Premier ministre, en déplacement à Dijon mardi 5 septembre, va dévoiler sa réforme du régime social des indépendants. Parmi les mesures attendues, la fin du RSI, et la compensation de la hausse de la CSG.

Trois ministres seront aux côtés d’Édouard Philippe : Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics, et Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances.

En finir avec les problématiques du RSI

Pour les artisans, les commerçants, les professions libérales et les autoentrepreneurs, le régime social des indépendants (RSI) devrait bientôt être de l’histoire ancienne. C’était une promesse de campagne du candidat Macron. Le gouvernement souhaite le supprimer au 1er janvier 2018 pour aligner les indépendants sur le régime général. Cette réforme est globalement positive pour les indépendants, mais Alain Griset, le président de l’Union des entreprises de proximité (U2p), prévient qu’elle doit surtout permettre d’en finir avec les problématiques du RSI. « On a constaté qu’il y avait un certain nombre de nos collègues qui avaient subi des difficultés pour des prises de contact ou à cause d’erreurs », explique-t-il.

Si le président de la République considère qu’on peut résoudre ces problèmes techniques en s’adossant au régime général, pourquoi pas

Alain Griset, président de l’Union des entreprises de proximité

à franceinfo

Selon Alain Griset, le principal problème du RSI est lié au calcul de l’assurance. « Il y a une problématique très importante, qui concerne 80% des collègues qui sont mécontents, c’est le calcul des cotisations qui, là, ne dépend pas du RSI mais du gouvernement. » L’U2p demande donc un calcul plus compréhensible mais aussi que les cotisations soient basées sur le revenu du travailleur indépendant et non plus sur son bénéfice, puisqu’une partie du bénéfice est souvent réinvestie dans l’entreprise.

Une baisse des cotisations maladie et famille

Autre chantier au menu du gouvernement dans les mesures adressées aux travailleurs indépendants : la compensation de la hausse de la CSG. Pour les salariés, la cotisation sociale généralisée va effectivement augmenter de 1.7 point ; en contrepartie, les cotisations chômage et maladie vont baisser. Le gouvernement promet 260 euros d’économies par an pour un salarié au Smic. Pour les indépendants, le mécanisme sera différent puisqu’ils ne cotisent pas pour l’assurance chômage et payent plus cher leur assurance maladie.

Quelle sera donc la contrepartie à la hausse de la CSG accordée aux indépendants ? Le gouvernement devrait annoncer une baisse des cotisations maladie et famille. On ne connaît pas encore le montant de cette baisse, puisque Bercy expliquait encore lundi que tous les arbitrages n’étaient pas encore rendus. Mais Gérald Darmanin a dévoilé une partie de la mesure : le mois dernier, il a assuré que les indépendants qui gagnent moins de 4 000 euros par mois retrouveront eux aussi du pouvoir d’achat. Cela devrait concerner 75% des indépendants selon lui. Au-dessus de 4 000 euros, le mécanisme s’équilibrera : ni pertes, ni gains.

« On demande un calcul plus compréhensible et que les cotisations soient basées sur le revenu », indique Alain Griset, président de l’Union des entreprises de proximité (U2p)

La fin du Régime social des indépendants est proche

REPLAY – Édouard Philippe va dévoiler ce mardi les mesures de sa réformes en faveur des travailleurs indépendants. Le RSI va disparaître.

C’est la fin d’un cauchemar pour plus de 6 millions de Français. Édouard Philippe dévoile ce mardi 5 septembre les grandes lignes de la réforme en faveur des travailleurs indépendants alors que leur système de sécurité sociale était devenu leur bête noire. Au programme : fin progressive du Régime social des indépendants (RSI), relèvement des plafonds de revenus des autoentrepreneurs, baisse des cotisations… Autant de projets qui traduisent des engagements de campagne d’Emmanuel Macron.

Le témoignage d’Isabelle Colin, une diététicienne installée dans les Yvelines, permet de mieux comprendre la situation. Elle a bien failli mettre la clé sous la porte plus d’une fois à cause de ce fameux RSI.

RSI : y-a-t-il quelqu’un en France capable de calculer le coût de l’adossement au régime général ?

L’adossement du RSI au régime général à compter du 1er janvier 2018 est acté. Il devrait être annoncée demain par le Premier Ministre. Mais plusieurs questions se posent sur les futures règles du jeu et surtout sur le coût financier de l’opération.

Réforme à haut risque

RSI : y-a-t-il quelqu'un en France capable de calculer le coût de l'adossement au régime général ?

Le Premier ministre devrait annoncer demain les étapes du futur adossement du RSI au régime général. Personne ne connaît encore les règles du régime futur. Il est probable que, dans un premier temps, le gouvernement vise à ne rien modifier aux paramètres assurantiels. La question se pose déjà, en revanche, sur les contreparties salariales que le gouvernement lâchera auprès des 6.000 salariés que le régime général doit reprendre.

Un adossement au 1er janvier 2018

Pour les personnels du RSI, la mesure aura vite un goût saumâtre. Leur dilution dans le régime général interviendra en effet au 2 janvier 2018.

De façon assez classique dans ce genre d’opération, ils bénéficieront d’une période transitoire pendant laquelle ils conserveront les avantages de leur convention collective. Leurs conditions d’intégration dans la convention de l’UCANSS (agents du régime général) feront l’objet d’une négociation pendant quelques mois.

À l’issue de cette période, l’intégration sera décidée.

Quel coût pour les assurés?

Reste à savoir ce que coûtera cette opération. Nos lecteurs savent les avantages salariaux accordés aux salariés du RSI. La politique de rémunération en vigueur à la sécurité sociale est moins favorable.

La négociation devrait viser à aligner les régimes vers le haut. Faut-il prévoir une amélioration globale des conditions salariales des collaborateurs du régime général sur le régime du RSI? On guettera attentivement le résultat de cette négociation.

In fine, la tentation sera forte de faire peser sur le régime, et sur les cotisations des assurés, l’amortissement social de cette décision.

La CCN 218

On l’ignore souvent, mais les agents de la sécurité sociale sont des salariés de droit privé qui relèvent de la branche de la sécurité sociale, et de la convention collective 218. Comme il se doit, l’employeur des plus de 120.000 collaborateurs de cette branche, l’UCANSS, maintient une relative opacité sur le droit conventionnel en usage. Une opacité qu’aucune branche concurrentielle ne s’autorise.

Fin du RSI, baisse des cotisations… Édouard Philippe dévoile la réforme des travailleurs indépendants

Ces engagements avaient été pris par Emmanuel Macron pendant sa campagne

Charles Platiau / Reuters
Une manifestation contre le RSI, en septembre 2015.

POLITIQUE – Fin progressive du RSI, relèvement des plafonds de revenus des autoentrepreneurs, baisse des cotisations: Edouard Philippe dévoile ce mardi 5 septembre la réforme en faveur des travailleurs indépendants, qui traduit des engagements de campagne d’Emmanuel Macron.

C’est chez un coiffeur de Dijon que le premier ministre viendra mettre en images cette réforme mardi matin, avant d’en annoncer les mesures dans la cité bourguignonne. A ses côtés, Gérald Darmanin ministre du Budget et Comptes Sociaux, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé et le secrétaire d’Etat à l’économie Benjamin Griveaux.

Quelques jours après les ordonnances de la future loi travail, Edouard Philippe va dévoiler cet autre volet social qui concerne les plus de 6,6 millions de Français exerçant comme indépendants (professions libérales, autoentrepreneurs, artisans, commerçants, etc.).

Promis par le candidat Macron, confirmé par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, l’acte de décès du Régime social des indépendants (RSI) et son adossement au régime général, celui des salariés, doit voir son calendrier précisé.

La date de disparition au 1er janvier 2018, évoquée par l’exécutif ces derniers mois, est actée.

Mais les recommandations d’une mission confiée en juillet par le gouvernement à Dominique Giorgi poussent l’exécutif à agir progressivement, afin d’éviter « un deuxième accident industriel », après les ratés de la naissance du RSI.

Créé en 2006, le régime avait été plombé par de nombreux dysfonctionnements (erreurs de calculs, retards…), apparus après une réforme de 2008 et la création d’un « interlocuteur social unique ». Qualifié de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes en 2012, le RSI se dit aujourd’hui « conscient qu’une réforme est nécessaire pour aller vers plus de qualité de service », mais souligne les « progrès » accomplis depuis 2013.

La CPME favorable à la réforme mais…

Dans un communiqué lundi soir, la Confédération des PME (CPME) a redit tout le mal qu’elle pense du RSI, tout en rappelant qu’elle est « attachée à la prise en compte des caractéristiques des travailleurs indépendants dans la mise en place de leur futur régime de protection sociale ».

« Se contenter de les intégrer dans le régime général serait une erreur », souligne-t-elle, souhaitant qu’au final « les charges des travailleurs indépendants, à l’instar des charges patronales et salariales, baissent malgré l’augmentation prochaine de la CSG ».

Autre grand pan de la réforme présentée mardi: ce que l’exécutif compte faire pour les autoentrepreneurs, rebaptisés officiellement « microentrepreneurs » depuis fin 2014. Plus d’un million de Français en bénéficient actuellement. Né en 2009, ce statut simplifié d’entreprise permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux.

Symbole de l' »ubérisation » autant vantée que décriée, la microentreprise avait été soutenue par Emmanuel Macron durant sa campagne. Quand les petites entreprises au statut classique dénoncent régulièrement une concurrence déloyale, le candidat élu avait proposé de doubler les plafonds de revenus sous lesquels un travailleur peut bénéficier du statut.

Actuellement fixés à 33.100 euros pour les prestations de services et 82.800 euros pour les activités commerciales, ils passeraient ainsi à 66.200 et 165.600 euros respectivement. Benjamin Griveaux et son ministre de tutelle Bruno Le Maire ont tous les deux confirmé en août que l’exécutif s’apprêtait à doubler ces plafonds.

Troisième grand volet de la réforme: la compensation de la hausse de 1,7 point de la CSG, qui touchera mécaniquement aussi les indépendants. Les salariés vont eux bénéficier d’une baisse de 3,15 points de leurs cotisations employés sur la maladie et le chômage. Mais les indépendants ne payant pas de cotisations chômage, la baisse en ce qui les concerne devrait porter sur leurs cotisations maladie et famille.

Selon Les Echos et Le Figaro, la hausse de la CSG serait intégralement compensée, avec en plus un coup de pouce qui atteindrait 100 millions d’euros. Et serait ciblé sur les 75% d’indépendants les plus modestes. Les autres 25% ne seront pas compensés à hauteur de la hausse de la CSG.

RSI, cotisations…Le gouvernement dévoile sa réforme en faveur des indépendants

ECONOMIE Le Premier ministre va dévoiler de nouvelles mesures qui concernent plus de 6,6 millions de Français exerçant comme indépendants…

20 Minutes avec AFP

Le logo du RSI (régime social des indépendants) sur la façade du siège à Saint-Denis le 17 octobre 2012.

Le logo du RSI (régime social des indépendants) sur la façade du siège à Saint-Denis le 17 octobre 2012. — Thomas Samson AFP

Fin progressive du RSI, relèvement des plafonds de revenus des auto-entrepreneurs, baisse des cotisations… Edouard Philippe dévoile ce mardi la réforme en faveur des travailleurs indépendants, qui traduit des engagements de campagne d’ Emmanuel Macron.

C’est chez un coiffeur de Dijon que le Premier ministre viendra mettre en images cette réforme mardi matin, avant d’en annoncer les mesures dans la cité bourguignonne. A ses côtés, les ministres concernés : Gérald Darmanin (Budget et Comptes Sociaux), Agnès Buzyn (Solidarités et Santé) et le secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux (Economie).

Fin du RSI au 1er janvier 2018. Quelques jours après les ordonnances de la future loi travail, Edouard Philippe va dévoiler cet autre volet social qui concerne les plus de 6,6 millions de Français exerçant comme indépendants (professions libérales, autoentrepreneurs, artisans, commerçants, etc.).

>> A lire aussi : Le RSI écrit à un menuisier retraité pour lui rembourser «deux milliards d’euros»

Promis par le candidat Macron, confirmé par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, l’acte de décès du Régime social des indépendants (RSI) et son adossement au régime général, celui des salariés, doit voir son calendrier précisé. La date de disparition au 1er janvier 2018, évoquée par l’exécutif ces derniers mois, est actée.

Plafond des revenus des auto-entrepreneurs. Autre grand pan de la réforme présentée ce mardi : ce que l’exécutif compte faire pour les autoentrepreneurs, rebaptisés officiellement « micro-entrepreneurs » depuis fin 2014. Plus d’1 million de Français en bénéficient actuellement.

Né en 2009, ce statut simplifié d’entreprise permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux.

>> A lire aussi : Auto-entrepreneurs, la réforme qui ne satisfait personne

Quand les petites entreprises au statut classique dénoncent régulièrement une concurrence déloyale, le candidat élu avait proposé de doubler les plafonds de revenus sous lesquels un travailleur peut bénéficier du statut. Actuellement fixés à 33.100 euros pour les prestations de services et 82.800 euros pour les activités commerciales, ils passeraient ainsi à 66.200 et 165.600 euros respectivement.

Baisse des cotisations. Troisième grand volet de la réforme :  la compensation de la hausse de 1,7 point de la CSG, qui touchera mécaniquement aussi les indépendants.

>> A lire aussi : Qui seront les gagnants…et les perdants?

Les salariés vont eux bénéficier d’une baisse de 3,15 points de leurs cotisations employés sur la maladie et le chômage. Mais les indépendants ne payant pas de cotisations chômage, la baisse en ce qui les concerne devrait porter sur leurs cotisations maladie et famille. Selon Les Echos et Le Figaro, la hausse de la CSG serait intégralement compensée, avec en plus un coup de pouce qui atteindrait 100 millions d’euros. Et serait ciblé sur les 75 % d’indépendants les plus modestes. Les autres 25 % ne seront pas compensés à hauteur de la hausse de la CSG.

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Si la promesse est tenue …

Faudrait pas croire au père Noêl il faudra bien une autre couverture ….
Contradictoire , un indépendant ne cotise pas au chômage , pourtant Macron veut permettre à tous , et même démissionnaire d’y avoir droit ….
Va falloir chercher cet argent .
L’Assurance maladie devrait baisser dans la cotisation !!!! faut penser que demain seuls les assurances privées dites de maladie seront la seule garantie ….
Macron fait les yeux doux au medef , pour mieux rogner les acquis sociaux ??
L’actualité montre bien le « dégraissage » du monde des salariés …..
Ils voulaient Macron , ils l’ont !!!!
Il s’aligne sur les directives de Brussels ….he ben oui !

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Ordonnances: une réforme «ambitieuse, équilibrée et juste» / «Aucun progrès décisif»

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19Réforme du code du travail : le contenu des ordonnances rendu public

Edouard Philippe et Muriel Pénicaus – Reuters

Le gouvernement a dévoilé ce jeudi le contenu en détails de sa réforme du code du travail par ordonnances, chantier social majeur pour le quinquennat. Des mesures déjà vivement dénoncées par certains syndicats qui appellent à la mobilisation.

DIRECT

  • Charlotte PascalCharlotte Pascal

    Les principales mesures contenues dans les ordonnances présentées ce matin :
    –  les indemnités prud’homales seront plafonnées à 3 mois de salaire jusqu’à deux ans d’ancienneté, à 20 mois à 30 ans d’ancienneté
    – les TPE de moins de 20 salariés pourront négocier avec un employé non élu et non mandaté par un syndicat
    – le dialogue dans l’entreprise se déroulera dans une seule instance, le comité social et économique, au lieu des trois qui prévalent aujourd’hui dans les entreprises de plus de cinquante salariés
    – les indemnités légales de licenciement seront augmentées à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté
    – le délai de recours aux prud’hommes sera limité à un an pour tous les types de licenciements
    – les primes pourront être négociées dans les entreprise
  • Code du travail : le gouvernement dévoile les ordonnances

    Comment la loi-travail sera-t-elle réformée ? Les ordonnances ont été présentées, aux partenaires sociaux d’abord, réunis, ce matin, à Matignon. L’objectif de la réforme est de dynamiser le marché du travail et créer de l’emploi.

  •  Charlotte PascalCharlotte Pascal
    13h40 – Sur Twitter, les premières réactions tombent, entre les partisans et les opposants à la réforme.
  • #ordonnances Les TPE de moins de 20 salariés pourront négocier sans syndicat C’est un bon pas en avant, les TPE ont besoin de flexibilité

  • @franceinfo @FranceInsoumise La fin de la limitation à 2 CDD consécutifs c’est la précarisation à vie des salariés : avec un CDD on ne peut avoir de crédit #ordonnances

  • Charlotte PascalCharlotte Pascal

    13h25 – Comme la CGT, La France Insoumise appelle à la mobilisation contre la réforme, les 12 et 23 septembre prochains. « C’est une agression caractérisée contre le code du travail, avec préméditation en plus », a déclaré le dépité LFI Alexis Corbières.
  • Les 12 et 23 septembre, il faut une réponse du peuple à la hauteur du coup d’État social. #ordonnances #LoiTravail ➡️https://t.co/DFjYPhmfRI https://t.co/ufiDJWvFoY

    Charlotte PascalCharlotte Pascal
    12h55 – Les indemnités légales de licenciement revalorisées de 25%, confirme Muriel Pénicaud.
  • 12h45 – « Toutes nos craintes sont confirmées », déclare le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. « C’est la fin du contrat de travail », a-t-il déploré, estimant que cela revenait, pour la salarié, à être soit d’accord, soit licencié « avec rien dans les poches ».

  • 12h35 – Muriel Pénicaud évoque « une réforme d’une ampleur inégalée » pour « changer l’état d’esprit du code du travail » pour « anticiper », « s’adapter », via un dialogue plus fort avec les salariés et les représentants du personnel.

  • 12h20 – Edouard Philippe prend la parole depuis Matignon et évoque une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ». « Nous savons que le droit du travail n’est pas la première cause du chômage en France (…) Mais nous savons aussi que si nous voulons avancer sur la question de l’emploi, nous allons devoir traiter tous les aspects ensemble. (…) Personne ne peut sérieusement soutenir que notre droit du travail aujourd’hui favorise l’embauche », commence Edouard Philippe.

    É. Philippe/Ordonnances: un texte qui ne peut être modifié «qu’à la marge»

      AFP
    Le patron du Pierre Gattaz, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le Premier ministre Edouard Philippe lors d'une réunion à Matignon le 31 août 2017Le patron du Pierre Gattaz, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, la ministre du Travail Muriel Pénicaud et le Premier ministre Edouard Philippe lors d’une réunion à Matignon le 31 août 2017 Photo ALAIN JOCARD. AFP

    Le Premier ministre Édouard Philippe a précisé jeudi que le texte de la réforme du Code du travail, s’il n’a pas vocation à être modifié, pouvait l’être «à la marge» en fonction des avis d’instances comme le Conseil d’État.

    «Le texte est arrêté, il est complet. Il peut être modifié, mais s’il est modifié, ça ne peut être qu’à la marge et en fonction des avis qui sont donnés par les instances régulièrement consultables», a déclaré le chef du gouvernement, en réponse à la question d’une journaliste, après la présentation à Matignon des ordonnances réformant le Code du travail.

    «Le texte définitif va être rapidement présenté au Conseil d’État comme la procédure l’exige. Dès lors qu’il est présenté au Conseil d’État, et qu’il a vocation à entrer en vigueur une fois qu’il sera signé par le président de la République et présenté au Conseil des ministres, il n’a pas vocation à être modifié», a ajouté M. Philippe, aux côtés de la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

    Selon le dossier de presse distribué par Matignon, les ordonnances doivent faire l’objet d’une consultation avec la Commission nationale de la négociation collective, le Conseil d’orientation des conditions de travail, le Conseil supérieur pour l’égalité professionnelle, le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles, les caisses de Sécurité sociale, le Conseil national d’évaluation des normes et le Conseil supérieur de la prud’homie.

    Elles seront présentées au Conseil des ministres le 22 septembre. Elles pourront entrer en vigueur après leur signature par le chef de l’État.

    Réforme du Code du travail. Ce que contiennent les ordonnances

    • La ministre du Travail Muriel Pénicaud.
      La ministre du Travail Muriel Pénicaud. | AFP

    Le gouvernement a présenté ce jeudi le texte des cinq ordonnances réformant le droit du travail. Le texte de 200 pages, présenté plus tôt dans la matinée aux syndicats, a été dévoilé lors d’une conférence de presse à midi. Plusieurs éléments de la réforme ont été fournis par le gouvernement peu avant l’annonce officielle. Parmi les grands axes de cette réforme : la priorité accordée aux TPE/PME, la fusion des instances représentatives des salariés et le renforcement du rôle des branches.

    Le Premier ministre, Édouard Philippe et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud ont dévoilé ce jeudi matin depuis Matignon, le texte des cinq ordonnances réformant le droit du travail, qui sera présenté en conseil des ministres le 22 septembre et devrait entrer en vigueur fin septembre, après sa signature par le président de la République. Édouard Philippe a salué, en introduction, une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ». « Le droit du travail est au cœur du modèle social français. Et il va le demeurer. Sa première mission est de protéger, insérer dans l’emploi ceux qui en sont exclus. Amener un dialogue social, serein, constructif. Et aider les TPE face aux coups durs », a assuré le Premier ministre.

    Il a remercié « très sincèrement » les organisations syndicales sur le caractère « direct » et « intelligent » de leurs échanges. « Il y a des divergences, nous les assumons » a-t-il toutefois précisé.

    Lire aussi : Code du travail. La CFDT « déçue », la CGT confirme « ses craintes »

    « Ce projet est un projet de transformation du Code du travail d’une ampleur inégalée, première étape de la rénovation de notre modèle social » a indiqué de son côté la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. « Ce qui est en jeu, c’est changer l’état d’esprit du Code du travail », en donnant notamment « plus de souplesse aux entreprises, via un dialogue plus fort avec les salariés et les représentants du personnel ».

    Cette réforme doit déboucher sur « 36 mesures concrètes ». En voici une sélection, thème par thème.

    1. Des mesures ciblées pour les TPE/PME

    Parmi elles, une meilleure prise en compte des besoins et contraintes des TPE/PME

    « Aujourd’hui, 95 % des entreprises sont des TPE et PME et 55 % des salariés y travaillent. Si on a un droit qui ne répond pas aux aspirations de ces salariés, nous aurons un droit qui s’applique mal pour la moitié des salariés de ce pays », souligne la ministre Muriel Pénicaud. « Dans les entreprises de moins de 50 salariés, seulement 4 % de délégués syndicaux. Ils sont privés d’une capacité de négocier qu’ont les plus grandes entreprises. »

    Le gouvernement ambitionne de simplifier la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégué syndical. Jusqu’à 20 salariés, elles pourront négocier avec de simples employés non mandatés par un syndicat et, entre 20 et 50 salariés, elles pourront négocier avec un élu du personnel également non mandaté. Elles devaient jusque-là passer par un salarié mandaté par une organisation syndicale.

    Pour faciliter la compréhension du Code du travail pour les salariés des TPE et PME, le gouvernement a souhaité mettre en place un Code du travail numérique, version simplifiée du texte, accessible à tous.

    L’exécutif souhaite aussi donner plus de visibilité aux entreprises sur les risques de prud’hommes, présenté par le patronat comme un frein à l’embauche dans les PME. Le délai de recours après un licenciement sera limité à un an pour tous les types de licenciements. Il était déjà d’un an pour les licenciements économiques, mais de deux ans pour les autres licenciements.

    Pour limiter la peur d’être condamné pour une erreur de forme, les entreprises ne seront sanctionnées que par un mois de dommages et intérêts, mais un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

    Enfin, concernant le barème des indemnités prud’homales, le futur plancher sera fixé à 15 jours de salaire pour les TPE, au lieu d’un mois pour les autres entreprises. Ce plancher augmentera ensuite jusqu’à 3 mois avec l’ancienneté.

    2. La fusion des différentes instances de personnel

    La mesure emblématique repose sur la création du comité social et économique, qui fusionne le comité d’entreprise, les délégués du personnel et le CHSCT, à l’exception du délégué syndical. Il devient le « lieu ou vont pouvoir discuter l’économique et le social », précise Muriel Pénicaud et réunira l’ensemble des compétences des instances fusionnées.

    Les entreprises de moins de 50 salariés ne sont de fait pas concernées par cette refonte. Seules les entreprises de 300 salariés et plus devront conserver obligatoirement une commission hygiène et sécurité.

    La ministre du travail a également évoqué la possibilité de créer par accord majoritaire, un conseil d’entreprise, un « modèle de dialogue social plus avancé », une instance dédiée à l’information et la consultation mais aussi la négociation et à la codécision.

    3. Le renforcement du rôle des branches

    La ministre du travail annonce un renforcement du rôle des branches dans de nombreux domaines. « Il y a beaucoup de TPE dans notre pays, nous avons besoin du rôle des branches. Ouvrir les possibilités de négocier sur des nouveaux sujets : les CDD et CDI de chantier. Nous faisons confiance aux employeurs et aux organisations syndicales pour discuter dans leurs branches sur ces sujets. »

    4. Une nouvelle protection pour les salariés

    La ministre du travail a confirmé la hausse de 25 % des indemnités légales de licenciements augmentées à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté, afin de rétablir l’« équité » entre les salariés.

    Plusieurs mesures sont à l’étude pour sécuriser le développement du télétravail. « Une aspiration pour 61 % des salariés, une réalité de 27 % », a précisé Muriel Pénicaud.

    Les indemnités prud’homales seront plafonnées à 3 mois de salaire jusqu’à deux ans d’ancienneté, à 20 mois à 30 ans d’ancienneté. Actuellement, un salarié ayant deux ans d’ancienneté a droit à six mois de dommages et intérêts. Toutefois, les salariés victimes de harcèlement ou de discrimination ne seront pas concernés par ce plafond.

    5 – Des primes négociées en entreprise

    Les ordonnances confient aux entreprises la possibilité de négocier le niveau des primes, qui relevaient jusque-là des branches professionnelles. Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement, carence…) pourront, elles, être négociées dans la branche, alors qu’elles étaient fixées uniquement par la loi auparavant.

    6 – Un accord de rupture conventionnelle collective

    Le gouvernement va aussi créer un dispositif de rupture conventionnelle collective, basée sur le départ « volontaire exclusivement », a précisé Muriel Pénicaud. Aujourd’hui, ces ruptures à l’amiable ne peuvent être conclues qu’individuellement entre un salarié et son employeur. Demain, par accord, il sera possible de définir un cadre commun de départ volontaire, qui devra être homologué par l’administration.

    Ordonnances: Asselin (CPME) salue une réforme « particulièrement pragmatique »

    • Le Figaro.fr avec AFP

    Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) François Asselin a salué jeudi les ordonnances sur le code du travail présentées par le gouvernement, jugeant la réforme élaborée par l’exécutif « particulièrement pragmatique ».

    « Sur le champ social, beaucoup de nos propositions ont été retenues », a déclaré le leader patronal à la sortie d’une réunion entre le gouvernement et les partenaires sociaux à Matignon.

    La CFDT « est déçue » par les ordonnances du gouvernement sur le Code du travail

    Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, juge que « cette réforme n’est pas à la hauteur ».

    avatarfranceinfoFrance Télévisions

    La CFDT « est déçue » par les ordonnances réformant le Code du travail, présentées par le gouvernement jeudi 31 août. Le secrétaire général de la centrale syndicale, Laurent Berger, a estimé à sa sortie de Matignon que « cette réforme n’est pas à la hauteur ».

    La CFDT ne manifestera pas le 12 septembre

    « Il y a (…) des mesures qui nous inquiètent, comme la possibilité dans les entreprises de moins de vingt salariés d’avoir des décisions quasi unilatérales de l’employeur », a développé le patron de la CFDT. Laurent Berger a jugé que « le dogmatisme l’a emporté » sur des sujets comme le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif.

    Pour autant, « il est évident que la CFDT ne sera pas dans la rue le 12 (septembre) », date où la CGT et Solidaires appellent à une journée d’action. « Le combat syndical ne se résume pas à la rue, il est tous les jours dans les entreprises », a tranché le patron de la CFDT.

    Réforme du travail: des ordonnances qui font la part belle aux PME

    Le gouvernement dévoile jeudi 31 août 2017 ses ordonnances réformant le code du travail tandis que les opposants, syndicaux et politiques, promettent déjà une rentrée chaude dans la rue. / AFP/Archives

    Le gouvernement dévoile jeudi 31 août 2017 ses ordonnances réformant le code du travail tandis que les opposants, syndicaux et politiques, promettent déjà une rentrée chaude dans la rue. / AFP/Archives

    Plafonnement des indemnités prud’homales, réduction des délais de recours, possibilité de négocier sans syndicat: les ordonnances réformant le droit du travail, dévoilées jeudi par le gouvernement, font la part belle aux PME, avec l’ambition de leur donner « un droit du travail adapté ».

    « Pour la première fois, une réforme du Code du travail donne la priorité aux TPE et PME », a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud, en présentant à la presse les ordonnances en compagnie du Premier ministre Edouard Philippe, qui a vanté une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ».

    « Ce qui est en jeu, c’est changer l’état d’esprit du Code du travail », en favorisant la « négociation » et en faisant « confiance aux acteurs de terrain pour savoir ce qui est bon pour les entreprises, ce qui est bon pour les salariés », a développé la ministre en présentant « 36 mesures concrètes et opérationnelles ».

    Le Premier ministre, Édouard Philippe, et sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, quittent le palais de l'Élysée le 30 août 2017 / AFP

    Le Premier ministre, Édouard Philippe, et sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, quittent le palais de l’Élysée le 30 août 2017 / AFP

    C’est « une réforme de transformation profonde » qui « doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat », explique le président Emmanuel Macron dans un entretien fleuve paru dans Le Point.

    Le président de la Confédération des PME François Asselin a aussitôt salué une réforme « particulièrement pragmatique », et l’U2P, qui représente artisans, commerçants et professions libérales, s’est dite « pleinement satisfaite ».

    Mais les syndicats, à leur sortie de Matignon, n’étaient pas de cet avis: le leader de la CFDT, Laurent Berger a fait part de sa « profonde déception », tandis que Philippe Martinez (CGT) indiquait voir « toutes (ses) craintes confirmées ». « Il reste des points de désaccord » pour Jean-Claude Mailly (FO), tandis que François Hommeril (CFE-CGC) dénonçait un projet « qui ne traite finalement que de flexibilisation » et va entrainer « une précarisation plus importante des salariés ».

    Le gouvernement ambitionne de simplifier la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégué syndical. Jusqu’à 20 salariés, elles pourront négocier avec de simples employés et, entre 20 et 50 salariés, avec un élu du personnel non mandaté par un syndicat.

    Réforme du travail : les mesures à arbitrer / AFP

    Réforme du travail : les mesures à arbitrer / AFP

    Pour simplifier le dialogue, trois des quatre instances représentatives du personnel (délégués du personnel, CE et CHSCT) seront fusionnées au sein d’un « comité social et économique ».

    L’exécutif souhaite aussi donner plus de visibilité aux entreprises sur les risques de contentieux aux prud’hommes, présenté par le patronat comme un frein à l’embauche dans les PME.

    Le délai de recours après un licenciement sera limité à un an pour tous les types de licenciements et un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

    Enfin, il existera un barème d’indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, avec un plancher de 15 jours de salaire pour les TPE à partir d’un an d’ancienneté, un mois pour les autres, augmentant ensuite. Le plafond sera le même pour toutes les entreprises: 1 mois de salaire sous 1 an et jusqu’à 20 mois au-delà de 28 ans.

    – Primes négociées en entreprise –

    D’autres mesures concernent toutes les entreprises, comme la hausse des indemnités légales de licenciement à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté (contre 1/5 aujourd’hui).

    Les ordonnances confieront aussi aux entreprises la possibilité de négocier le niveau des primes, qui relevaient jusque-là des branches professionnelles. Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement, carence…) pourront, elles, être négociées dans la branche, alors qu’elles étaient fixées par la loi auparavant.

    Le gouvernement va aussi créer un dispositif de rupture conventionnelle collective. Aujourd’hui, ces ruptures à l’amiable ne peuvent être conclues qu’individuellement. Demain, par accord, il sera possible de définir un cadre commun de départs volontaires, avec l’aval de l’administration.

    Enfin, le gouvernement a confirmé, pour les multinationales qui licencient en France, que leurs difficultés économiques seraient appréciées au niveau national.

    Pour les opposants à la réforme, il s’agit surtout d’une « loi travail XXL », dans la lignée de la loi El Khomri, qui avait provoqué en 2016 un conflit social inédit sous un gouvernement de gauche.

    Mais contrairement à 2016, où la CGT et FO manifestaient main dans la main, la CGT est, pour l’heure, la seule grande organisation à appeler à manifester le 12 septembre. Philippe Martinez prévoit déjà « une bonne mobilisation » et promet, si nécessaire, une mobilisation longue.

    La France insoumise compte, elle, « déferler » sur Paris le 23 septembre contre ce qu’elle considère comme un « coup d’État social ».

    Mais le texte ne sera modifié « qu’à la marge » en fonction des avis des différentes instances qui doivent être consultées, a d’ores et déjà prévenu le Premier ministre.

    Réforme du travail: des ordonnances qui font la part belle aux PME

    Jean-Philippe CHOGNOT, Sylvie HUSSON
    Réforme du travail: des ordonnances qui font la part belle aux PME

    Paris (AFP) – Plafonnement des indemnités prud’homales, réduction des délais de recours, possibilité de négocier sans syndicat: les ordonnances réformant le droit du travail, dévoilées jeudi par le gouvernement, font la part belle aux PME, avec l’ambition de leur donner « un droit du travail adapté ».

    « Pour la première fois, une réforme du Code du travail donne la priorité aux TPE et PME », a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud, en présentant à la presse les ordonnances en compagnie du Premier ministre Edouard Philippe, qui a vanté une réforme « ambitieuse, équilibrée et juste ».

    « Ce qui est en jeu, c’est changer l’état d’esprit du Code du travail », en favorisant la « négociation » et en faisant « confiance aux acteurs de terrain pour savoir ce qui est bon pour les entreprises, ce qui est bon pour les salariés », a développé la ministre en présentant « 36 mesures concrètes et opérationnelles ».

    C’est « une réforme de transformation profonde » qui « doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet durant le quinquennat », explique le président Emmanuel Macron dans un entretien fleuve paru dans Le Point.

    Le président de la Confédération des PME François Asselin a aussitôt salué une réforme « particulièrement pragmatique », et l’U2P, qui représente artisans, commerçants et professions libérales, s’est dite « pleinement satisfaite ».

    Mais les syndicats, à leur sortie de Matignon, n’étaient pas de cet avis: le leader de la CFDT, Laurent Berger a fait part de sa « profonde déception », tandis que Philippe Martinez (CGT) indiquait voir « toutes (ses) craintes confirmées ». « Il reste des points de désaccord » pour Jean-Claude Mailly (FO), tandis que François Hommeril (CFE-CGC) dénonçait un projet « qui ne traite finalement que de flexibilisation » et va entrainer « une précarisation plus importante des salariés ».

    Le gouvernement ambitionne de simplifier la négociation dans les petites entreprises dépourvues de délégué syndical. Jusqu’à 20 salariés, elles pourront négocier avec de simples employés et, entre 20 et 50 salariés, avec un élu du personnel non mandaté par un syndicat.

    Pour simplifier le dialogue, trois des quatre instances représentatives du personnel (délégués du personnel, CE et CHSCT) seront fusionnées au sein d’un « comité social et économique ».

    L’exécutif souhaite aussi donner plus de visibilité aux entreprises sur les risques de contentieux aux prud’hommes, présenté par le patronat comme un frein à l’embauche dans les PME.

    Le délai de recours après un licenciement sera limité à un an pour tous les types de licenciements et un employeur ne pourra plus être condamné sur la forme si les prud’hommes lui donnent raison sur le fond.

    Enfin, il existera un barème d’indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, avec un plancher de 15 jours de salaire pour les TPE à partir d’un an d’ancienneté, un mois pour les autres, augmentant ensuite. Le plafond sera le même pour toutes les entreprises: 1 mois de salaire sous 1 an et jusqu’à 20 mois au-delà de 28 ans.

    – Primes négociées en entreprise –

    D’autres mesures concernent toutes les entreprises, comme la hausse des indemnités légales de licenciement à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté (contre 1/5 aujourd’hui).

    Les ordonnances confieront aussi aux entreprises la possibilité de négocier le niveau des primes, qui relevaient jusque-là des branches professionnelles. Les caractéristiques des CDD (durée, nombre de renouvellement, carence…) pourront, elles, être négociées dans la branche, alors qu’elles étaient fixées par la loi auparavant.

    Le gouvernement va aussi créer un dispositif de rupture conventionnelle collective. Aujourd’hui, ces ruptures à l’amiable ne peuvent être conclues qu’individuellement. Demain, par accord, il sera possible de définir un cadre commun de départs volontaires, avec l’aval de l’administration.

    Enfin, le gouvernement a confirmé, pour les multinationales qui licencient en France, que leurs difficultés économiques seraient appréciées au niveau national.

    Pour les opposants à la réforme, il s’agit surtout d’une « loi travail XXL », dans la lignée de la loi El Khomri, qui avait provoqué en 2016 un conflit social inédit sous un gouvernement de gauche

    ===============

    vive le roi berk

    Ho Berger, toi aussi, tu fais comme Mailly, tu te degonfles ?

  • Et ils s’attendaient à quoi à la CFDT ? A pire encore ? Moi aussi, je suis déçu par la CFDT mais çà n’est pas d’aujourd’hui.

    • Versus23Versus23             « Des mesures déjà vivement dénoncées par certains syndicats qui appellent à la mobilisation. »
      Donc les mêmes qui ont appelé a voté macron veulent faire la révolution aujourd’hui……..
    PierrePierre                             Vous avez voté pour lui… vous l’avez voulu… vous l’avez… maintenant pleurez !
    jazzyjazzy                              C’est la fin du CDI.

    Pour licenciement abusif et injustifié, pour un salarié dont l’ancienneté est de deux ans : 3 mois de salaires en guise de réparation aux Prud’hommes.
    Pour un salarié ayant trente ans d’ancienneté : 20 mois de salaires maximum après délibération aux Prud’hommes.
    Qui voudra saisir les Prud’hommes et endurer la pénibilité de cette longue épreuve pour d’aussi faibles montants ? C’est un blanc-seing au monde patronal pour se débarrasser de son personnel en fonction du fameux « carnet de commande ».
    A ces tarifs, les licenciements vont tomber. Je plains les gens ayant un crédit de 25 ans sur le dos pour une hypothétique baraque…

    MichelMichel                     Comment çette femme qui a des casseroles au c.l digne d un Cahuzac osé t elle se pointer la? Réponse parce qu’on a personne d’autre! La loi portera son nom puis elle disparaîtra, emportée par la conjoncture…en attendant comme on nous le répète vous nous avez élu …assumez et fermez la!

    FrançoisFrançois              Et Pénicaud qui est encore maintenue malgré ses casseroles?

    Ninou NinouNinou Ninou       il est grand temps de se mobiliser !!!

    rigaultrigault                  tiensla CFDT se rend compte qu’ils se sont fait enc….,ça fait mal n’est ce pas M BERGER..vous avez voulu le petit hollande bis..vous l’avez ne venez pas vous plaindre ensuite au vue des ordonnances
    babababa                    Fin du suspens et début de la désolation ….
    SS                         Lorsque vous verrez cette masse informe de manifestants schizophrènes, dites-vous bien que la moitié d’entre-eux avaient voté Macron.

    Il se feront gazer par les CRS sur ordre de Manu lui-même, en essayant d’inverser les conséquences de leur vote suicidaire.

    Et bien messieurs dames, je boirai un coup à votre santé.
    Si vous n’avez pas su réfléchir en mai, j’espère que les coups de matraque sauront vous mettre du plomb dans la tête.

    babababa                  Et Ferrand ???

    • LARSENELARSENE   Retour en 1927 …

      Encore un scoop : les syndicats ne sont pas d’accord ! Quelle surprise ! je ne m’y attendais pas ! D’un autre côté, si les syndicats avaient rédigés eux-mêmes les ordonnances, d’autres n’auraient pas été d’accords non plus !
    DominiqueDominique         Un patron de PME qui ne pourra pas licencier un salarié dont il n’aura plus besoin . .

    . . . préfèrera ne pas l’embaucher, quitte à refuser une commande.
    Je connais pas mal d’artisans, qui ne veulent pas prendre le risque d’embaucher.

    anonymeanonyme            Je n’ai rien vu dans la liste en faveur des employés, je me trompe?
    MichaelMichael               et qui est d accord
    le vieux coquard avec sa carte au ps c est lui le faux Q de FO un secrétaire magouilleur qui ne pense qu a son intérêt personnel
    la seule question qui le tracasse le fric pour son syndicat de mer .e rien d autre
    plus fo que FO vous ne trouverez pas

    et l autre celui qui a un œil qui dit mer.e a l autre qui est lui aussi secrétaire du syndicat filou menteur qui lui aussi fera sa reconvention au ps et dont il a sa carte et tout les secrétaire de ce syndicat ont été replacé par le ps
    c est ça la CF.T Et comme les f o il ne pense qu au fric pour leur mer.d de syndicat
    mais pour les ouvriers RIEN
    PETIT RAPPEL POUR TOUS
    a ceux qui ne le Save pas pourquoi tout les syndicats quand ils appellent a faire greve c est toujours soit le MARDI ou le JEUDI
    REPONSE
    c est que tout ces syndicats ont fait du mardi et du jeudi leur jours de permanence syndicales dont absent du boulot et payé
    et donc quand ils appellent a faire greve le mardi ou le jeudi ET BIEN ces voyous ne perdent pas de fric —- et vous vous perdez du fric
    vous vous faites arnaquer par ces syndicats

    CHANGEMENTCHANGEMENT   Franchement, j’espère qu’il va bien s’occuper du cas des Français. Vous verrez l’état du pays dans quelques années, vous pourrez seulement faire vos valises.
    PhilippePhilippe       Macron nous annonce une sodomisation profonde.
    Loïc BlutzLoïc Blutz      C’est quand les manifs ?
    PauloPaulo            Tout cela pour ça !

    On comprend pourquoi le gérard jugnod de la cgt nous sort une phrase à la khon, il n’y a rien pour mobiliser ses troupes.
    Mettre autant de temps, pour si peu … on voit qu’il suit la même voie que son maître grollande.

Lambert « petit juge » maudit

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u-4637Affaire Grégory : mort du juge Lambert, ce que l’on sait

– Le juge Jean-Michel Lambert, premier magistrat à avoir instruit l’affaire Grégory en 1984, a été retrouvé mort à son domicile du Mans. Il avait 65 ans.

Le magistrat Jean-Michel Lambert, premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, a été trouvé mort à son domicile du Mans (Sarthe) le 11 juillet 2017. Le corps de Jean-Michel Lambert, 65 ans, marié et père de trois enfants, a été découvert par une voisine, alertée par l’épouse du défunt qui s’inquiétait de n’avoir plus de nouvelles depuis le 10 juillet.

Selon des sources judiciaires, le corps de Jean-Michel Lambert était dans son bureau : le magistrat à la retraite se serait asphyxié avec un sac plastique fixé à sa tête à l’aide d’un foulard. La police paraît privilégier l’hypothèse du suicide puisqu’aucune trace d’effraction ou de violence n’aurait été constatée au domicile du défunt. Pour l’instant, les policiers ne font pas état d’un mot ou d’une lettre qu’aurait laissé Jean-Michel Lambert pour expliquer son geste.

Jean-Michel Lambert, à la retraite depuis trois ans, a été le premier magistrat saisi du meurtre du Grégory Villemin, retrouvé dans la Vologne en octobre 1984. Il était le seul juge d’instruction à Épinal et démarrait alors sa carrière. Son manque d’expérience et de nombreuses erreurs commises lors de l’instruction de l’affaire auraient conduit au dramatique fiasco judiciaire de l’affaire et lui avaient valu le sobriquet peu flatteur de « petit juge. »

En 1986, Jean-Michel Lambert avait été dessaisi de l’affaire Grégory et avait achevé sa carrière comme vice-président du tribunal de grande instance du Mans en 2014. Il suivait toujours avec attention les nouveaux développements de l’affaire Grégory et l’avocat de Murielle Bolle, un des témoins clés de l’affaire, avait récemment envisagé publiquement de le faire citer comme témoin.

Affaire Grégory : le juge Jean-Michel Lambert retrouvé mort chez lui près du Mans (72)

Un mois après sa relance, l’affaire Gregory a pris un nouveau tour dramatique avec la mort mardi soir 11 juillet 2017 au Mans de Jean-Michel Lambert, premier juge chargé en 1984 d’instruire cette affaire devenue fiasco hors normes de l’histoire judiciaire.

Par Didier Vincenot avec AFP Publié le 12/07/2017 à 07:25 Mis à jour le 12/07/2017 à 08:07

Jean-Michel Lambert retrouvé mort chez lui

Le corps de l’ex-magistrat a été retrouvé chez lui dans son bureau avec un sac plastique noué sur la tête à l’aide d’un foulard, selon une source proche du dossier.

La police judiciaire d’Angers a été saisie et le parquet du Mans a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de la mort, de l’ex-magistrat, âgé de 65 ans a indiqué une autre source.

Dans la soirée, la rue où se trouvait l’appartement du juge était barrée par la police qui en interdisait l’accès, Peu avant minuit, un fourgon funéraire était visible dans la cour de la résidence de l’ancien magistrat.

Selon les premiers éléments de l’enquête, son corps a été découvert par une voisine alertée par l’épouse du magistrat qui, depuis la veille, n’avait plus de nouvelle.

D’après les premières constatations, aucune trace d’effraction ou de lutte n’a été relevée dans son appartement.

« Je suis catastrophé, c’est infiniment triste », a confié l’avocat des parents de Grégory Villemin, Me Thierry Moser. « Quelles que soient les causes
de ce qui semble être un suicide, je n’ai aucune animosité envers lui. Je critique les conclusions qu’il a tirées de son instruction mais je ne critiquerai jamais l’homme », a-t-il ajouté.

Me Jean-Paul Teissonnière, l’avocat de Murielle Bolle, témoin-clé de l’affaire, s’est pour sa part dit « consterné » par le décès de l’ancien juge, qu’il comptait « faire citer comme témoin ». Sa disparition « va au moins compliquer, et peut-être rendre impossible la recherche de la vérité », a-t-il estimé
.
Interrogé par l’AFP, l’avocat de la famille Laroche, Me Gérard Welzer, s’est quant à lui refusé à tout commentaire.

Le « petit juge »

Surnommé « le petit juge », Jean-Michel Lambert avait 32 ans lorsque le 16 octobre 1984, le cadavre du petit Grégory Villemin, quatre ans, avait été retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne.

Alors seul juge d’instruction à Epinal (Vosges), il s’agissait de son premier poste.

Propulsé sous les projecteurs, le magistrat avait surpris en multipliant les confidences à la presse dès les premiers jours de l’enquête.

Il avait notamment révélé aux journalistes l’identité et la teneur des accusations portées par la jeune Murielle Bolle, 15 ans, qui venait de désigner au juge son beau-frère, Bernard Laroche, comme le ravisseur de Grégory.

Après la mort de Bernard Laroche, tué par le père de l’enfant, Jean-Marie Villemin, les soupçons du magistrat s’étaient tournés vers la propre mère de Grégory, Christine Villemin, qu’il avait inculpée d’assassinat, placée en détention provisoire, puis renvoyée devant les Assises.

La Cour de cassation avait annulé la mise en accusation, avant que la chambre de l’instruction de Dijon ne rende en 1993 un arrêt de non-lieu pour « absence de charges » contre Mme Villemin, formule inédite aux accents d’excuses judiciaires.

Entre temps, l’instruction avait été reprise par un autre magistrat, le juge Maurice Simon, qui avait mis à mal toutes les thèses du « petit juge ».

Ce sont d’ailleurs aujourd’hui les conclusions de l’instruction Simon qui sont à nouveau exploitées par les enquêteurs.

Les gendarmes tentent notamment de savoir dans quelles circonstances Murielle Bolle est revenue à l’époque sur ses aveux devant le juge Lambert. Fin juin, elle a été mise en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort, ainsi que deux autres suspects, Jacqueline et Marcel Jacob.

Une figure atypique

Figure atypique, fasciné par les médias, le juge Lambert s’était illustré en 1987 (bien 1987) en publiant « Le petit juge », dans lequel il faisait état de confidences sur sa vie intime et considérations personnelles.

Après s’être rêvé, sans succès, chroniqueur à la radio, le magistrat, natif de Jarnac, avait été nommé à Bourg-en-Bresse en 1988, avant d’être muté en 2003 au Mans.

En 1993, au procès de Jean-Marie Villemin devant les assises de Dijon, Jean-Michel Lambert avait été sévèrement taclé par l’avocat général.
Le représentant de l’accusationl’avait qualifié de « mémorable funambule de la pensée », dont il espérait qu’il avait « conscience des catastrophes dont il avait été indirectement la cause ».

Le magistrat s’était réfugié dans l’écriture, essais ou romans, aux titres déroutants : « Regards innocents », « Confession fatale », « Scrupules » ou « Un Monde sans vérité ».

Affaire Grégory : le juge Jean-Michel Lambert retrouvé mort

Jean-Marc Ducos et Jean-Michel Decugis,

Les carences de monsieur Hulot

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ie-9893Les rémunérations très embarrassantes de Nicolas Hulot

« Le Canard enchaîné » s’est penché dans son édition de ce mercredi sur les différentes sociétés du nouveau ministre de la Transition écologique.

Par 6Medias| Le Point.fr

Le journal "Le Canard enchaîné" s'est penché sur les rémunérations de Nicolas Hulot lorsqu'il était à la tête de sa fondation.
Le journal « Le Canard enchaîné » s’est penché sur les rémunérations de Nicolas Hulot lorsqu’il était à la tête de sa fondation. © AFP/ STEPHANE DE SAKUTIN

Nicolas Hulot aurait touché des salaires plus que juteux grâce à sa société Eole

Nicolas Hulot aurait touché des salaires plus que juteux grâce à sa société Eole© Charles Platiau
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique

Selon Le Canard enchaîné, le ministre de la Transition écologique aurait bénéficié de très larges rémunérations au sein de sa société Eole Conseil. Quant à sa fondation, elle a pour mécènes EDF, Veolia et Vinci, liés au secteur nucléaire. Embarras ?

L’édition du 5 juillet du Canard enchaîné met en lumière la situation financière du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui serait visiblement plus que confortable.

En effet, le ministre a perçu, selon Le Canard, d’importantes sommes d’argent grâce aux royalties des ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, qui appartient à la chaîne TF1 et est dérivée de l’émission du même nom que Nicolas Hulot a créé en 1990. Ce sont ces royalties qui alimenteraient les comptes de sa société Eole Conseil.

L’hebdomadaire satirique, qui a épluché les comptes de cette société, affirme qu’en 1992, ce projet rapportait déjà 113 000 euros à l’écologiste. Mais à partir des années 2000, les bénéfices explosent et Eole Conseil dégage entre 480 000 et 715 000 euros de chiffre d’affaires par an, tandis que Nicolas Hulot, seul salarié de sa société, en possède 99,9% des parts.

Aussi, en 2013, l’ancien présentateur d’Ushuaïa aurait bénéficié d’un salaire de 290 000 euros. Selon Le canard, ce dernier aurait été complété par 66 000 euros de dividendes. A partir de cette année-là, les montants sont confidentiels.

Interrogé par le Canard, le ministre a affirmé que toutes les recettes d’Eole Conseil provenaient des produits dérivés d’Ushuaïa (shampoings et gels douches) et de droits d’auteurs sur des livres que Nicolas Hulot a écrits et publiés.

Les gels douches Ushuaïa, pas vraiment écolos ?

Autre révélation embarrassante, la présence dans trois produits de la marque Ushuaïa de colorants allergènes et d’une substance qui pourrait être un perturbateur endocrinien. Pas très écologique autrement dit. D’autant plus que Nicolas Hulot a publié récemment un message vidéo via le compte Twitter du ministère de la Transition écologique pour mettre en garde justement contre  les problèmes sanitaires soulevés par les perturbateurs endocriniens…

Par ailleurs, comme le rappelle le Canard, la Fondation Nicolas Hulot (désormais rebaptisée Fondation pour la nature et l’homme), dont ce dernier était le président jusqu’à sa nomination au gouvernement, a pour mécènes EDF, Veolia et Vinci… malgré, donc, les prises de position anti-nucléaire du désormais ministre.

Le premier a versé jusqu’en 2012 entre 100 000 et 460 000 euros par an à sa fondation. Le second a versé 200 000 euros par an entre 2012 et 2017 et le dernier, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la société à hauteur de 30 000 euros entre 2014 et 2015.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique devrait recevoir la déclaration de patrimoine du ministre d’ici une quinzaine de jours. «C’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts», a déclaré Nicolas Hulot au Canard.

Lire aussi : La Fondation Hulot appelle Macron à exiger de l’UE la suspension de l’application provisoire du CETA

Les produits Ushuaïa qui embarrassent Nicolas Hulot

POLITIQUE En 2013, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires, révèle le Canard enchaîné…

Clémence Apetogbl

Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG.

Nicolas Hulot le 5 juillet 2017. AFP PHOTO/Eric FEFERBERG. — AFP

Nouvelles révélations du Canard enchaîné. Dans son édition de ce mercredi, le palmipède s’est concentré sur les différentes sociétés de l’actuel ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Le ministre, ancien présentateur de l’émission Ushuaïa, n’est pas seulement à l’origine de la fondation qui porte son nom. En 1990, il crée la société Eole Conseil, alimentée en majeure partie par les royalties touchées sur les ventes de shampoings et gels douches de la marque Ushuaïa, détenue par la chaîne TF1.

Des revenus confidentiels après 2013

D’après le Canard, qui a consulté les comptes annuels de la société, « ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros en 1992. A partir des années 2000, Eole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 euros de chiffre d’affaires par an. Une machine à cash pour l’écolo. Seul salarié, Hulot en possède 99,9 % des parts ».

Résultat des courses, l’actuel ministre se serait ainsi versé 290.000 euros de salaires en 2013. Sans compter les 66.000 euros de dividendes.

Quid de ses revenus depuis 2013 ? Ils restent confidentiels. Le ministre a, par ailleurs, déclaré au palmipède que « toutes les recettes d’Eole proviennent des produits d’Ushuaïa et de droits d’auteur sur des livres ».

De potentiels conflits d’intérêts ?

Le détail de ses revenus, via sa déclaration de patrimoine, sera transmis d’ici quinze jours à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

>> A lire aussi : Jean-Luc Mélenchon veut occuper la place de Jaurès à l’Assemblée

Mais le Canard révèle aussi que jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an, puis 100.000 euros par an à la Fondation Nicolas Hulot. Un mécène important donc, alors que le ministre devra trancher sur l’avenir des centrales nucléaires. De son côté, Veolia a versé 200.000 euros par an entre 2012 et 2017. Vinci, qui sera en charge de la construction de  l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a financé la fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. « Tout sera déclaré à la Haute Autorité, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts », a répondu au Canard Nicolas Hulot.

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot
Nicolas Hulot est entré au gouvernement d’Edouard Philippe, le 18 mai dernier. @ AFP

Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que Nicolas Hulot a profité de larges rémunérations au sein de sa fondation et d’une entreprise.

Les révélations se multiplient sur les ministres du gouvernement Édouard Philippe. Ainsi, quatre d’entre eux – Richard Ferrand, Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez – ont déjà démissionné après des soupçons dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem et dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne (pour Ferrand). Muriel Pénicaud est également accusée de ne pas avoir respecté des règles de mise en concurrence quand elle était en charge de l’organisme public Business France. C’est désormais au tour de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, de faire l’objet de révélations.

Une Fondation qui tourne à plein régime. Selon les informations du Canard Enchaîné, la Fondation Nicolas Hulot (rebaptisée « Fondation pour la nature et l’homme » depuis qu’il a passé la main à Audrey Pulvar) a reçu des gros chèques depuis plusieurs années. Ainsi, EDF a versé 460.000 euros à la fondation jusqu’en 2012 – et 100.000 depuis. Un possible conflit d’intérêts pour celui qui va devoir bientôt prendre position sur l’EPR de Flamanville, détenu par EDF…

« C’est la Haute Autorité qui appréciera ». Et ce n’est pas fini. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », écrit le Canard Enchaîné. Sauf que dans le champ de compétences du ministre de la Transition écologique, apparaît « l’écologie circulaire » (le recyclage des déchets), un marché brigué par… Veolia. « Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts », répond Nicolas Hulot au journal satirique.

Les jolis bénéfices des produits Ushuaïa. Le CV de l’ancien animateur télé a donné quelques suées à l’Elysée avant son entrée au gouvernement. Et pour cause, à côté de sa Fondation, l’actuel ministre de la Transition écologique détient la société Éole Conseil, essentiellement alimentée par des royalties touchées sur les ventes des shampoings, gels douche et autres lunettes estampillés « Ushuaïa ». Et le Canard Enchaîné de préciser : « la marque appartient à TF1, mais la chaîne a cédé la licence à une dizaine de grands défenseurs de la nature, tels L’Oréal ou l’opticien Atoll. Hulot, qui a signé un contrat avec TF1, touche une partie des royalties. En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros ».

Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants

Des comptes moins transparents depuis 3 ans… « A partir des années 2000, Éole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 de chiffre d’affaire par an », révèle encore le Canard Enchaîné. Une véritable machine à cash pour l’écolo qui engloutit le gâteau à lui tout seul. Et pour cause, il est le seul salarié de sa société et possède 99,9% des parts. Des bénéfices auxquels il faut ajouter son salaire annuel, 290.000 euros en 2013. Mais depuis, les chiffres sont beaucoup moins transparents. Les comptes de la société des années 2014 et 2015 ont été déposés sous le régime de la confidentialité.

… et des statuts de la société plutôt gênants. Enfin, dernier point embarrassant : les statuts de Éole Conseil qui a pour objet la « création » de livres ou de films, « la promotion de l’image et de la personne de Nicolas Hulot », mais aussi le « conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes » ou encore « l’organisation et l’animation de conférences ». Conseil et conférences qui pourraient alimenter d’éventuels soupçons de conflit d’intérêts, le tout à quelques semaines de la loi sur la moralisation de la vie publique. « Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants », assure Nicolas Hulot au Canard. « Toutes les recettes d’Éole proviennent des produits Ushuaïa et de droits d’auteur sur les livres ».

Nicolas Hulot : ces généreux mécènes qui pourraient mettre le ministre en difficulté

Sebastien Ortola/REA

Le Canard Enchaîné pointe les gros chèques signés par des entreprises qui pourraient mettre Nicolas Hulot en situation de conflits d’intérêts.

Nicolas Hulot pourrait être le prochain ministre à être déstabilisé par des révélations sur son passé parues dans la presse. D’après Le Canard Enchaîné de ce mercredi, le ministre de la Transition écologique, au parcours bien rempli, pourrait en effet se retrouver en situation de conflits d’intérêt à de multiples reprises. L’hebdomadaire pointe du doigt les mécènes de la Fondation Nicolas Hulot, rebaptisée Fondation pour la nature et l’homme depuis qu’Audrey Pulvar en a pris la tête suite à l’entrée de l’écolo au gouvernement.

Ainsi, EDF aurait versé 460.000 euros par an à la Fondation jusqu’en 2012, puis 100.000 euros par an, d’après le Canard Enchaîné. Problème, Nicolas Hulot devra entres autres gérer le dossier de l’EPR de Flamanville et plus largement celui de la réduction de la part du nucléaire. Veolia serait un autre généreux mécène de la Fondation, qui siègerait d’ailleurs au conseil d’administration. La société aurait versé 200.000 euros par an. Encore un problème si Nicolas Hulot était amené à se pencher sur le sujet du recyclage des déchets. Enfin, Vinci, désigné pour la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, aurait apporté 30.000 euros à la Fondation en 2014 et 2015.

>> Lire aussi – Sur le nucléaire, Nicolas Hulot a souvent changé d’avis

“Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, c’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts”, a affirmé Nicolas Hulot. Ce n’est pas la première fois que l’ancien présentateur est attaqué à ce sujet. En 2011, un rapport de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale se questionnait sur la présence de TF1, EDF et L’Oréal au conseil d’administration de la Fondation. “Peut-on, dans ces conditions, tenir un discours neutre sur les choix énergétiques et sur les pratiques de vivisection dans l’industrie des cosmétiques ?”, se demandait à l’époque le député LR Jean-Marie Sermier.

Dans un communiqué cité par Libération, la Fondation Nicolas Hulot dénonçait alors une “suspicion totalement illégitime”. « La loi oblige que les mécènes siègent au conseil d’administration et ils n’y ont pas le droit de vote », affirmait la directrice générale, Cécile Ostria, au quotidien. A propos de L’Oréal, elle précisait qu’avait été posé comme condition l’abandon de la vivisection.

Les gels douches Ushuaïa rapportent gros

Le Canard Enchaîné pointe par ailleurs les confortables revenus que Nicolas Hulot a touché ces dernières années. Il détiendrait en effet 99,9% des parts de la société Eole Conseil – dont il est le seul salarié – qui récolte les royalties rapportées par les ventes de produits Ushuaïa, gels douches et autres. Là encore, l’hebdomadaire souligne que TF1, à qui appartient la marque, a cédé la licence à “une dizaine de grands défenseurs de la nature”, dont L’Oréal ou Atoll. Grâce à un contrat avec la chaîne, l’ancien présentateur récupère une partie des royalties.

En 1992, deux ans après la création de Eole Conseil, Nicolas Hulot aurait ainsi pu toucher 113.000 euros. A partir des années 2000, la société aurait réalisé entre 480.000 euros et 715.000 euros de chiffres d’affaires par an, selon le Canard Enchaîné. En 2013, Nicolas Hulot aurait pu se verser 290.000 euros de salaires et 66.000 euros de dividendes. Depuis, les comptes de l’entreprise sont confidentiels…

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Commentaires
lynn                                                                Et çà commence à faire beaucoup pour ce gouvernement à peine nommé… Et dire qu’ils nous ont saoulé avec leur soi disant transparence… Rien ne change… Les apparences sont illusions…
Moderator                                                    Ushuaïa   Souvenons-nous, en son temps, Peugeot avait baptisé un de ses modèles emblématique : Ushuaïa ». Quelques années plus tard, la même voiture s’est appelée « Grand raid ». Pourquoi ? Parce que Nicolas Hulot étant devenu trop gourmand, Peugeot préféra briser là leur coopération. Economies substantielles qui n’ont pas porté ombrage au modèle en question.
julienas

@nikolus                                                        totalement d accord le coup du réchauffement climatique vaste fumisterie… Il y en a un qui l’a compris et s’est retiré de « trucs » insondables »aux ramifications étendues un peu comme l’ambassadrice aux pingouins… Il n’est hélas pas de bon ton de le dire… Hulot s’il a un peu de bon sens ne restera pas 5 ans au gouvernement. …                                                                                                                   ivo                                                                   TOUT LE MONDE SAIT CELA

Il ne s’appelle pas Fillon, alors c’est pas grave. La haute autorité…                     ANTARES_BETA_SCORPII                         Embarrassé ?

Que nenni le cynisme du sieur Hulot ne lui permet pas de considérer que des conflits d’intérêt aussi flagrant puissent être gênant pour la bonne conduite de sa « mission ». N’est embarrassé que quiconque est choqué par ce cynisme (ou le machiavélisme de Macron qui l’a « appelé » au gouvernement – là on pourrait rire)                                                             Nonohappy 

@Malajaures                                                Et croyez moi vous ne serez pas tout seul.       scoopin                                                          L’endormi !

Il est écrit sur le site de son ministère que réponse sera donnée sous 8 jours, à une question concernant les voitures électriques posées le 20 mai, j’attends encore sa réponse ! À le voir à Versailles je comprends que sa grande fatigue ne lui permets pas de respecter ses engagements.                                                                                                          allez !                                                           Le retour de bâton

A force de vouloir vivre dans un monde utopique de purs esprits désintéressés, on en perd le sens commun.
Nicolas Hulot n’a sans doute pas plus mais pas moins de conflit d’intérêt que de nombreux ministres qui l’ont précédé.
Il n’y a rien de choquant à ce que EDF ait contribué à sa fondation -ce qui est courant- ni à ce qu’il ait correctement gagné sa vie.
En revanche, qu’il soit ministre d’état me paraît exclusivement de la com et totalement déplacé.
Quand on songe que Simone Veil l’était, on perçoit tout de même la différence de densité entre les deux personnages.                                                                                                     Michel 45                                                    Encore un !

Encore un qui en croque. Chacun appréciera l’éthique de N. Hulot.                                     pioute                                                            Secret de polichinelle…

Monsieur Hulot utilise l’écologie pour faire rentrer des sous dans le tiroir caisse, personne n’est dupe. J’espère que les médias vont relayer l’info mais çà! Pauvre France tous des voyous. Merci (le Point)

 

Avatarbon sens                                           un ministre multimillionnaire corrompu par les tenant du nucléaire, mais pas que puisque des multinationales détruisant la faune et la flore ont craché au bassinet de la fondation pour avoir des oublies . La fondation Brigitte Bardot au moins n’a jamais trahi ses donateurs , ni s’est compromis avec les laboratoires tueurs. évidemment Bardot vote le Pen, donc Hulot le criminel d’en marche est préférable à la femme honnête pour les internautes

    • Avatarsfdsdf                         allez à Castorama, vous y trouverez de la mauvaise peinture vendue TRÈS cher, sans white spirit certes, mais très mauvaise et vendue comme peinture « écologique » sous la marque Ushuaïa et avec la signature de Nicolas Hulot….ça lui rapporte gros, la bêtise humaine
    • Avatarfrank                         Nicolas Mulot n’est pas très crédible
    • Avatarfaut faire avec         je me souviens des émissions dans lesquelles on pouvait voir Monsieur Trou d’balle dans un hélico, dans un avion de chasse… un bon pollueur qui voudrait se faire passer pour un écolo, tu parles!
    • Bernard                                Un vrai pollueur avec ces reportages sur Ushuaïa des tonnes de co2 de pétrole en encore quel donneur de leçons…..
    • AvatarNinou Ninou                quelle déception nicolas hulot finalement il va bien avec macron bonnet blanc et blanc bonnet !
    • Avatarpôle émique victor      Le mulot est payé en billets verts…….. c’est plus écolo…..
    • Avatarjean francois                 il se trouve qu’il est riche comme tous ceux qui montrent leurs têtes à la télé, pour eux l’argent ne manque jamais
    • AvatarNath                                Lol Et il y a quoi comme composants dans les produits de la marque Ushuaia !!??
    • AvatarMarin22                           C’est vrai qu’il ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche. Une présentation de façade !!!!!

  • Dode                                                    Et Audrey Pulvar qui le remplace provisoirement à la tête de sa fondation qui s’était fait remarquer avec ses lunettes à monture en écailles de tortue à12 000 euros…
    Pas très écologique non plus pour l’image ….
    • willtrankil                                 en fait les lunettes d’audrey pulvar ont couté 3300 euros (dont 500 de verres)
      en ce qui concerne l »écaille de tortue , il s agit de stock que détenait l (opticien avant l’interdiction !
      jogustin– le 05/07/2017 à 17h16

      L’abnégation ne fait pas partie des principes des politiques autant profiter un max c’est leur devise!

    • 3bul3–                                        et de 6… pour l’instant mais on va nous dire : rien d’illégal !                                                                                                                  Moimeme98                             C’est exactement ça! S’enrichir n’est pas immoral.
    • Jérome Brousse                       Que je sache, les bénéfices potentiellement distribuables se calculent après déduction des salaires. Il est donc factuellement faux de dire qu’il faut ajouter le salaire de N. Hulot au chiffre d’affaires de la société. Un peu plus de rigueur serait bienvenue quand vous présentez des chiffres, ça donnerais un peu plus de crédibilité à votre article. Sur le fond, je ne vois vraiment pas ce qui est « embarrassant » dans le fait d’avoir créé une marque lucrative… Il est tout de même étonnant de voir que le simple fait de gagner beaucoup d’argent est considéré comme une faute, quand bien même notre système social est construit grâce aux prélèvements élevés sur les hauts revenus…
      • 3bul3–                                 aucun doute sur les possibles conflits d’intérêts ?
      • Moimeme98–                     Veolia, EDF,…, sont des entreprises contrôlées par l’Etat. C’est bien l’Etat qui a asauvé Areva et qui achete des centrales nucléaires pour préserver ces entreprises. À méditer.
    • Serge Medion–                             Ça suffit ! Il n’a encore rien fait, il ne s’en est pas mis plein les poches, il a été un militant associatif convaincu et honnête. Mais tout cela gêne ! Alors on le casse avec des propos fallacieux. Ça suffit !
      • J.Wisdom–                        C’est une opinion et non un élément factuel.
    • pasc58                                        Il va falloir désormais recruter des ministres qui n’ont jamais fait quoi que ce soit, ou des personnes titulaires de minimum sociaux, et là, on peut espérer qu’ils soient irréprochables.
    • PatrioteAntiFN–                         Et ça continue ! Le pire gouvernement depuis la 5e !
      • 3bul3                                   c’est le nouveau monde
    • Moilpot–                                       Cela fait environ 30.000 € par mois. C’est beaucoup pour des gens « normaux » mais c’est ce que touchent les présentateurs vedettes des grandes chaînes de télévisions privées. Et c’est du pipi de chat en comparaison des footballeurs. De plus il n’y a aucune magouille là-dedans, il ne s’agit pas de l’argent du contribuable, seulement de possibles conflits d’intérêts qu’il convient d’étudier.
    • background–                              Dans la Macronie ,tout est interdit aux autres : enrichissement personnel ,conflit d’intérêts,posséder une société de conseil,cumul des mandats…Mais à y regarder de plus près…..Cela commence vraiment à faire désordre et tous ces impliqués et les autres dont les noms vont forcément suivre,tout baigne !! Circulez,il n’y a rien à voir!!
    • vall_fr–                                      et oui la soi disant société civile ….exempte d’affaires ouahhhhhhhhhh le Macronisme est une arnaque c’était gros comme une montagne mais fallait pas le dire
    • JeanKlein–                                  Rien sur Maud Fontenoy?
      • background–                    Fontenoy ministre ?
      • Ouiouiundeplus            pourtant elle elle a ramé pour en arriver là où elle est …

Indien vaut mieux que 2..tu pollues!

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https://youtu.be/Ear17wVHYqE

Le groupe ArcelorMittal accusé de pollution à l’acide en Moselle

La communauté d’agglomération du Val de Fensch a confirmé les accusations d’un ancien employé concernant des déversements sauvages.

Le Monde.fr avec AFP

De l’acide utilisé sur un site du groupe sidérurgique ArcelorMittal à Florange (Moselle) a été déversé illégalement dans un dépotoir, ont confirmé, mardi 3 juillet, les autorités locales à la suite des accusations lancées par un ancien employé dans Le Républicain lorrain.

« Il y a bien eu des déversements d’acide » dans le crassier de Marspich, où atterrissent les déchets de l’usine ArcelorMittal de Florange, « mais on en ignore encore l’importance », a affirmé, mardi, Michel Liebgott, le président de la communauté d’agglomération du Val de Fensch, à l’issue d’une réunion avec les maires de Florange et Hayange.

Arcelor a nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements », et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». S’ils étaient avérés, « ils seraient extrêmement graves et contraires à toutes les règles d’ArcelorMittal en matière de gestion des résidus », a toutefois ajouté le groupe.

En parallèle, une enquête de la Direction régionale de l’environnement (Dréal) doit également être menée, a expliqué Michel Liebgott, précisant que « la communauté d’agglomération se pose la question de porter plainte contre X ».

Des « témoignages graves »

A l’origine de ces enquêtes, des révélations dans Le Républicain lorrain d’un employé d’un sous-traitant d’Arcelor chargé de transporter l’acide servant à décaper l’acier jusqu’à un centre de recyclage. Or, il affirme, vidéo à l’appui, qu’il aurait été contraint de déverser l’acide directement dans le crassier de Marspich, qui présente une étanchéité avec les cours d’eau de la région.

Dans son communiqué, Arcelor affirme que l’entreprise « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes ». L’entreprise, qui envisage de déposer plainte, affirme également qu’« aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ».

Pour Lionel Burriello, responsable CGT au sein de l’usine, qui a assisté, lundi, à un comité d’entreprise extraordinaire sur la question, il s’agit « de témoignages graves ». « S’ils sont avérés, ce serait un nouveau scandale sur Florange. »

« On demande des explications, ni plus ni moins. Que les choses soient avérées ou non », a ajouté M. Burriello, dont le syndicat entend demander une troisième expertise par un cabinet agréé par le ministère du travail, indépendant d’Arcelor et de la Dréal.

Déchets déversés par ArcelorMittal : « Il y a une toxicité pour l’homme », selon un spécialiste des risques industriels

franceinfo
Déchets déversés par ArcelorMittal : « Il y a une toxicité pour l’homme », selon un spécialiste des risques industriels

Un chauffeur de camion d’une entreprise sous-traitante de l’usine ArcelorMittal de Florange en Moselle affirme avoir utilisé le crassier de l’usine sidérurgique de l’entreprise, pour déverser des centaines de mètres cubes d’acide dans la nature pendant trois mois, jusqu’en février dernier, au lieu de le recycler. La direction d’ArcelorMittal a ouvert une enquête interne. Elle évoque des faits isolés et envisage de porter plainte, en assurant qu’il n’y a pas de risque sanitaire pour les populations. Pourtant, Eric Thibault, responsable du pôle dangers et impacts sur l’environnement à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), estime, mardi 4 juillet sur franceinfo, qu’il existe un danger pour l’homme.

franceinfo : Qu’est-ce qu’un crassier et quelles sont les autorisations nécessaires ?

Eric Thibault : Un crassier, c’était – puisque ce n’est plus autorisé à ce jour – un lieu de stockage de déchets sur un site métallurgique. Ce n’est pas un milieu naturel. C’est un milieu dans lequel il n’y a pas de vie. C’est une installation classée pour l’environnement. Elle est donc soumise à une autorisation d’exploitation de l’Etat. La préfecture donne une autorisation d’exploitation avec un cadre d’autorisation. Tout cela est soumis à des contrôles par l’autorité qui vérifie si l’arrêté d’exploitation est bien suivi.

Quels sont les risques liés à ce type de rejet ?

Un premier risque est lié à l’acide lui-même, à son acidité. Ce sont des produits corrosifs qui vont entraîner une toxicité vis-à-vis des organismes vivants et donc pour l’homme. Le deuxième risque est lié au fait que cet acide n’était pas pur. Il y avait sûrement des polluants, des contaminants à l’intérieur pouvant avoir leur propre toxicité. Après, on a un effet entre l’acide et les polluants présents qu’il faudrait évaluer. Une autre conséquence est moins rapide. Elle vient du fait que quand on acidifie un milieu on remet à disposition un certain nombre de polluants qui peuvent être stockés dans les sédiments et dont la toxicité peut réapparaître.

ArcelorMittal mis en cause dans une pollution à l’acide en Moselle

Arcelor affirme qu'il 'n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes'. / AFP/Archives

Arcelor affirme qu’il « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes ». / AFP/Archives

De l’acide utilisé sur un site du groupe sidérurgique ArcelorMittal à Florange (Moselle) a été déversé dans un dépotoir où il n’aurait pas dû l’être, ont affirmé mardi les autorités locales à l’issue d’une réunion avec la direction de l’entreprise qui nie toute responsabilité.

« Il y a bien eu des déversements d’acide » dans le crassier de Marspich, où vont les déchets de l’usine ArcelorMittal de Florange, « mais on en ignore encore l’importance », a indiqué mardi à l’AFP Michel Liebgott, le président de la communauté d’agglomération du Val de Fensch à l’issue d’une réunion avec les maires de Florange et Hayange ainsi que la direction d’ArcelorMittal.

Arcelor a nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements », et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». S’ils étaient avérés, « ils seraient extrêmement graves et contraires à toutes les règles d’ArcelorMittal en matière de gestion des résidus », ajouté le groupe.

« Pour l’instant, ce qui est avéré c’est qu’il y a eu des versements d’acide, mais on n’en connaît pas l’importance », a expliqué Michel Liebgot. « Nous devons nous revoir la semaine prochaine, une fois que les enquêtes menées en interne par Arcelor ainsi que par la Dréal (direction régionale de l’environnement, ndlr) seront terminées », a-t-il ajouté, précisant que « la communauté d’agglomération se pose la question de porter plainte contre X ».

A l’origine de ces enquêtes, des révélations dans Le Républicain lorrain d’un employé d’un sous-traitant d’Arcelor chargé de transporter l’acide servant à décaper l’acier jusqu’à un centre de recyclage.

Or, affirme-t-il, vidéo à l’appui, il aurait été contraint de déverser l’acide directement dans le crassier de Marspich, qui présente une étanchéité avec les cours d’eau de la région.

Dans son communiqué, Arcelor affirme que l’entreprise « n’est en aucun cas à l’origine de prétendus déversements irréguliers sur la zone de stockage. Si ces faits étaient avérés, ils seraient le fait de personnes isolées au sein d’ArcelorMittal ou des entreprises sous-traitantes ».

L’entreprise, qui envisage de déposer plainte, affirme également qu' »aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ».

Pour Lionel Burriello, responsable CGT au sein de l’usine, qui a assisté lundi à un CE extraordinaire sur la question, il s’agit « de témoignages graves. S’ils sont avérés, ce serait un nouveau scandale sur Florange ».

« S’ils sont faux, nous demandons à la direction de nous prouver que ces propos sont diffamatoires, parce que ça écorne l’image de notre entreprise. On demande des explications, ni plus ni moins. Que les choses soient avérées ou non », a ajouté M. Burriello, dont le syndicat entend demander une troisième expertise par un cabinet agréé par le ministère du travail, indépendant d’Arcelor et de la Dréal.

Florange: Un chauffeur de camion assure qu’ArcelorMittal a déversé de l’acide dans la nature

ENVIRONNEMENT L’ancien intérimaire assure que les salariés d’ArcelorMittal étaient au courant…

Marion Pignot

Un employé de ArcelorMittal dans l'usine de Florange, le 16 avril 2013

Un employé de ArcelorMittal dans l’usine de Florange, le 16 avril 2013 — Jean-Christophe Verhaegen AFP

« J’ai déversé de l’acide d’ArcelorMittal Florange dans la nature. » La phrase, qui fait ce mardi matin l’effet d’une bombe, est celle d’un
chauffeur de camion, ancien intérimaire chez Suez RV Osis Industrial Cleaning, un sous-traitant de l’entreprise ArcelorMittal Florange (Moselle). Au micro de France Bleu Lorraine Nord, il a affirmé avoir été contraint de déverser chaque jour, de décembre à février dernier, au moins 24 m3 « d’acide dans la nature » dans un dépotoir de l’usine sidérurgique « au lieu de recycler la matière hautement dangereuse ».

>> A lire aussi : Nord: ArcelorMittal soupçonné d’une pollution au dioxyde de soufre

Eviter un surcoût lié au recyclage

Le chauffeur de camion a également assuré que les salariés d’ArcelorMittal qui lui donnaient l’accès au dépotoir étaient au courant de la pratique probablement censée éviter un surcoût lié au recyclage effectué dans un centre spécialisé de Maloncourt.

« On me disait de charger l’acide et d’aller au crassier, avec la complicité de salariés d’Arcelor qui me donnaient les bons de livraison, eux-mêmes. Les bons n’indiquaient pas que c’était de l’acide. Ils indiquaient seulement que c’était de la boue de fer ou de la boue d’épuration. J’arrivais à Florange, à la cockerie, au PC sécurité, et là je me retrouvais dans un crassier à brancher mes tuyaux et déverser mon chargement en pleine nature, directement au sol », a expliqué le chauffeur, sous couvert de l’anonymat.

« Les rochers éclataient à cause de l’acidité du produit. Le soir je rentrais avec les yeux rouges tous les jours pendant la période d’hiver, les trois mois où j’ai bossé en intérim », a ajouté l’homme, qui a affirmé au Républicain Lorrain avoir eu « pour consigne de ne pas tout déverser au même endroit pour ne pas défoncer la nature ».

Licencié pour « rupture de discrétion commerciale »

L’intérimaire sera finalement licencié pour « rupture de discrétion commerciale » sitôt la direction apprend qu’il a confié ses craintes à un pompier travaillant pour ArcelorMittal. Toujours selon France Bleu, la Direction régionale de l’environnement (Dreal) a ouvert une enquête.

Quant à la direction d’Arcelor Mittal, elle a assuré ce lundi, lors d’un CE extraordinaire, qu’il n’y avait « aucun risque environnemental ou sanitaire pour les populations ». La CGT d’ArcelorMittal a réclamé, pour sa part, une expertise indépendante dans le cadre du CHSCT (comité hygiène et sécurité) de l’entreprise.

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réactions

philippe perrot 

@alimurene                                                         industriel autoproclamé semble avoir assuré personnellement la surveillance des déchets acides et nous dit qu’il n’y a pas de soucis à se faire (sauf pour un pourcentage indéterminé qui se perdrait avant d’arriver au centre de traitement) ouf on respire?!

Principe de confiance                                       Pas la peine de s’inquiéter, tout va bien, même les responsables de l’usine sont rassurants : « aucun risque sanitaire ni environnemental pour les populations n’est à signaler ». On se demande bien de quoi pourrait avoir peur la population après que toutes les semaines, des dizaines de tonnes d’acide ont été déversées dans la nature…

philippe Perrot                                                    que faisait-on des rejets avant Arcelor ? apparemment rien qui ne justifiait des réactions de la part des pouvoirs publics, syndicats, salariés, habitants… ! étonnant

Alimurene                                                              Vous ne connaissez rien à l’industrie n’est ce pas? Tout va dans un centre de recyclage, la question est de savoir quel pourcentage n’y ait pas parvenu. Votre commentaire n’a absolument aucun sens

  • bon sensbon sens                                            des élus et hommes politiques français corrompus , voire quelques syndicalistes sont fortement impliqués dans ce crime, on va vite enterrer l’affaire

    Marine la perdante de 2017Marine la perdante de 2017          Ce n’est pas Arcelor qui le déverse mais le transporteur !

    (Convention CMR dite Convention de Genève de 1956)

  • misterhide2                                                 Si c’est vrai c’est scandaleux il faut sévir contre ces industriels qui ne pensent que à donner des dividendes au actionnaires il faut taper ou çà fait mal c’est à dire le porte monnaie 
  • JohnnyThunder                                         Bien sur la cgt n’était pas au jus. Et va bien sur jouer le role du pompier incendiaire et se porter partie civile histoire de gratter de l ‘oseille 
  • GRR!!!  pas content                                Arrêtons d’embêter les entrepreneurs avec des lois environnementales ou un vilain code du travail . Ils sont gentils et ils veulent que notre bien !!!! 
  • hictorique                                               Du FRIC , du FRIC ! ! ! !
    Le reste on s’en tape ……
    Signé Arcelor ! 
  • droiducoeur                                            Je comprends entièrement la panique de nos jours de perdre un emploi, ou plutot un salaire, permettant de subvenir aux divers ponctions obligatoires, meme si on en donne aussi. Mais de grace, quant on voit encore de nos jours des pneux bruler , et polluer meme ceux qui sont autours meme pas dans le bon sens du vent, c’est la preuve, que le milieu industriel, n’est pas sensible a la qualité des produit au dela du fait de leur vente. Comme pour l’utilisation d’une voiture, ou d’un hébergement, nous devrions noter , ces entreprises pour leur implication vis à vis de la santé, de la qualité en général. C’est très lache de polluer sournoisement , l’italie a fait d’énormes progrès , ne soyons pas comme eux , cela nous fera des économies. 
  • JeanLucMahmoud                               Voilà enfin de l’hypocrisie

 

Vision binaire du monde

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Bibendum tu te dégonfles!La Macronite en fait c’est çà!!!!

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Alexandra Frutos

Michelin va supprimer 1 500 emplois en France sans départ contraint

Michelin se réorganise au niveau mondial et va concentrer ses sites français sur des emplois à forte valeur ajoutée, ce qui entraînera la suppression de 1 500 emplois dans l’Hexagone et près de 500 aux Etats-Unis, sans départ contraint. Le manufacturier prévoit ainsi d’ici à 2021 le départ de 5 000 salariés en France, pour seulement 3 500 recrutements, aux termes du projet de réorganisation dévoilé le 22 juin.Le fief historique du groupe à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) en paiera le plus lourd tribut, avec 970 départs à la retraite non remplacés, dont 290 seront relocalisés dans d’autres pays où le groupe est présent. Un dispositif de pré-retraite volontaire y sera également mis en place, « qui sera ‘à la Michelin’, donc tout à fait intéressant », a assuré à l’AFP (22/6/17) le président de Michelin Jean-Dominique Senard.

Les Etats-Unis aussi feront les frais de cette réorganisation et perdront 450 emplois entre 2018 et 2021. Michelin profitera là aussi des départs en retraite. Des deux côtés de l’Atlantique, « il n’y aura aucun départ contraint. C’est une des marques de fabrique de Michelin », a souligné M. Senard.

Les pneus Michelin annoncent la suppression de 1500 emplois en France

Les départs doivent se faire sur la base du volontariat.

Benoit Tessier / Reuters
Le groupe Michelin annonce la suppression de 1500 emplois en France

EMPLOI – Le fabriquant de pneumatiques Michelin a annoncé ce 22 juin une réorganisation mondiale qui se traduira par la suppression de 1500 emplois en France d’ici 2021, et de 450 postes aux Etats-Unis, sans départ contraint dans les deux pays.

Michelin va mettre en place un plan de pré-retraites volontaires au siège de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et ne remplacera qu’une partie des départs en retraite dans les deux pays, a ajouté le groupe dans un communiqué.

« D’ici 2021, 5000 salariés quitteront le groupe en France, majoritairement par départ en retraite, dont environ 2000 sur l’établissement de Clermont-Ferrand », détaille Michelin.

Dans son fief auvergnat, le fabriquant de pneus ne remplacera pas 970 départs en retraite d’ici 2021, et mettra en place un dispositif de pré-retraites volontaires. Parmi ces 970 emplois, 290 seront localisés dans d’autres pays où le groupe est présent.

De nouvelles activités attendues à Clermont-Ferrand

Aux Etats-Unis, « le projet entraînerait une diminution d’environ 450 postes dans les fonctions centrales entre 2018 et 2021. La grande majorité de cette évolution résulterait de l’attrition dont les départs à la retraite. En effet, 1500 salariés devraient quitter l’entreprise sur la même période », ajoute Michelin dans son communiqué.

« Le départ de ces personnes peut se faire sans aucune souffrance sociale, il n’y a pas de sujet de départs contraints, c’est sur la base du volontariat », a indiqué le PDG de Michelin, Jean-Dominique Senard.

Michelin annonce vouloir ensuite recruter plus de 3500 personnes en France d’ici 2021, dont 1000 sur Clermont-Ferrand. Le groupe prévoit d' »implanter à Clermont-Ferrand et en France des activités nouvelles, qui seraient créatrices d’emplois dont 250 à très haute qualification, en lien avec les matériaux de haute technologie ou encore le digital », selon le communiqué.

Michelin va supprimer 1 500 emplois en France, sans départ contraint

Le fabricant de pneumatiques français a annoncé jeudi la suppression de 1 950 emplois dans l’hexagone et aux Etats-Unis.

Le Monde.fr avec AFP

Le fabricant de pneumatiques Michelin a annoncé, jeudi 22 juin, une réorganisation mondiale, qui se traduira par la suppression de 1 500 emplois en France d’ici à 2021, et de 450 postes aux Etats-Unis. La firme hexagonale promet qu’il n’y aura pas de départs contraints dans les deux pays.

Michelin dit vouloir mettre en place un plan de préretraites volontaires à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), sa base historique. L’entreprise ne remplacera qu’une partie des départs en retraite, en France comme aux Etats-Unis, a ajouté le groupe dans un communiqué.

« D’ici 2021, 5 000 salariés quitteront le groupe en France, majoritairement par départ en retraite, dont environ 2 000 sur l’établissement de Clermont-Ferrand », détaille Michelin. 3 500 salariés seront recrutés en France, d’ici à 2021, pour pallier les départs à la retraite.

Lire aussi :   « Les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans la transition écologique »

« Sur la base du volontariat », selon la direction

Dans son fief auvergnat, le fabriquant de pneus ne remplacera pas 970 départs en retraite d’ici à 2021 et mettra en place un dispositif de préretraites volontaires. Parmi ces 970 emplois, 290 seront localisés dans d’autres pays où le groupe est présent.

« Le départ de ces personnes peut se faire sans aucune souffrance sociale, il n’y a pas de sujet de départs contraints, c’est sur la base du volontariat », a fait savoir à l’AFP le PDG de Michelin, Jean-Dominique Senard.

Lire aussi :   Caoutchouc : Michelin prend le contrôle du planteur d’hévéas SIPH

Le groupe promet d’« implanter à Clermont-Ferrand et en France des activités nouvelles, qui seraient créatrices d’emplois, dont 250 à très haute qualification, en lien avec les matériaux de haute technologie ou encore le digital », selon le communiqué.

Aux Etats-Unis, « le projet entraînerait une diminution d’environ 450 postes dans les fonctions centrales entre 2018 et 2021 », explique Michelin.

Michelin : 1 500 postes seront supprimés en France

Michelin vient d’annoncer 1 500 suppressions d’emplois en France d’ici quatre ans.

avatarFrance 3France Télévisions

 

L’usine de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), berceau de Michelin, est la première concernée par cette réorganisation mondiale. En tout, l’industriel supprime 1 500 emplois en France. L’entreprise de pneumatiques devenue multinationale investit dans d’autres régions du monde. Une stratégie de la direction pour faire face à la concurrence.

Aucun licenciement, mais des salariés inquiets

Pourtant, il y a déjà eu une dizaine de plans sociaux. Depuis les années 80, le groupe Michelin a perdu plus de 15 000 salariés. La direction assure qu’il n’y aura aucun licenciement sec, seulement des départs volontaires et à la retraite. Mais les salariés sont inquiets quant à l’organisation de leur travail.

L‘année dernière, le groupe Michelin a enregistré des bénéfices records : 1,6 milliard d’euros, soit des bénéfices en hausse de plus de 43%.

Michelin va supprimer près de 2000 emplois et radicalement changer son organisation pour la première fois en 20 ans

Le fabricant de pneumatiques français Michelin va lancer un grand chantier de réorganisation mondiale censé améliorer sa réactivité et sa compétitivité.

Dans le cadre de ce projet, Michelin a annoncé dans un communiqué diffusé jeudi 22 juin 2017 la suppression de 1950 emplois en trois ans, notamment en France et aux Etats-Unis, ses deux pays historiques.

La nouvelle organisation imaginée par le groupe va entraîner la disparition de jalons administratifs au niveau central, d’où la suppression de près de 2000 postes.

Dans le détail, il s’agira de 1500 départs non remplacés sur 5000 en France entre 2018 et 2021 et de 450 postes supprimés dans les fonctions centrales du groupe aux Etats-Unis.

Il s’agira du premier plan de restructuration de Michelin en plus de vingt ans, depuis la tentative ratée de 1999 qui avait suscité un tollé politique et social.

François Corbin, directeur de la stratégie, du progrès et des zones géographiques chez Michelin a déclaré à Reuters:

« Michelin va bien aujourd’hui, mais tout l’enjeu du projet est de s’assurer que Michelin aille bien dans cinq ans, dans dix ans, et donc d’anticiper. L’organisation que nous avons aujourd’hui dans le groupe date de 1996 et il est évident que depuis cette date les attentes, les comportements des clients ont assez sensiblement évolué. »

Fin 2016, Michelin employait environ 112.000 personnes à travers le monde. Le groupe a réalisé plus de 1,6 milliard d’euros de profits en 2016 sur un chiffre d’affaires de presque 21 milliards d’euros.

Il fait partie de l’un des leaders mondiaux dans le domaine des pneumatiques, à peu à près à égalité avec Bridgestone et Goodyear (environ 15 % du marché chacun).

Michelin va supprimer 1.500 emplois en France sans départ contraint

Par AFP
Michelin a annoncé une réorganisation mondiale qui se traduira par la suppression de 1.500 emplois en France d’ici 2021 Photo JEAN-SEBASTIEN EVRARD. AFP

Michelin a annoncé une réorganisation mondiale qui se traduira par la suppression de 1.500 emplois en France d'ici 2021

Michelin se réorganise au niveau mondial et va concentrer ses sites français sur des emplois à forte valeur ajoutée, ce qui entraînera la suppression de 1.500 emplois dans l’Hexagone et près de 500 aux États-Unis, sans départ contraint.

Le géant du pneumatique prévoit ainsi d’ici 2021 le départ de 5.000 salariés en France pour seulement 3.500 recrutements, selon son projet de réorganisation dévoilé jeudi.

Le fief historique du groupe à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) en paiera le plus lourd tribut, avec 970 départs à la retraite non remplacés dont 290 seront relocalisés dans d’autres pays où le groupe est présent.

Un dispositif de pré-retraite volontaire y sera également mis en place, «qui sera +à la Michelin+, donc tout à fait intéressant», a assuré à l’AFP le président de Michelin Jean-Dominique Senard.

Contacté par l’AFP, le maire PS de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, n’a pas souhaité réagir.

Les États-Unis aussi feront les frais de cette réorganisation, et perdront 450 emplois entre 2018 et 2021. Michelin profitera là aussi des départs en retraite.

Des deux côtés de l’Atlantique, «il n’y aura aucun départ contraint. C’est une des marques de fabrique de Michelin», a indiqué Jean-Dominique Senard.

Le groupe comptait 111.700 personnes, dont 19.350 en France fin 2016.

La CGT a fait part de ses inquiétudes pour le site historique du groupe.

«On savait que cela allait faire mal, mais là c’est très rapide en plus. Forcément, cela nous inquiète pour l’avenir des sites clermontois», a dit Jean-Michel Gilles, secrétaire général de la CGT Michelin.

Il anticipe en particulier une charge de travail plus lourdes pour certains responsables: «il y aura moins de cadres et leurs responsabilités vont échoir à d’autres, (…) ce sont les agents qui ont les responsabilités, sans le salaire ou les coefficients qui vont avec».

«Depuis 1983 et le premier plan social, les effectifs n’ont fait que fondre dans la ville. Tout ça pour faire du fric et satisfaire les actionnaires», dénonce-t-il.

Des cadres du groupe, interrogés sur place par l’AFP et qui n’ont pas souhaité donner leur identité, semblaient moins préoccupés. «C’est encore flou, mais ça ne semble pas très inquiétant en l’état», a commenté Nicolas.

«Michelin semble faire ce qu’il faut car la pyramide des âges est importante chez nous», dit un autre cadre, Thierry, qui espère profiter de ce plan de départ en pré-retraite après 40 ans chez Michelin.

– Programme de formation –

La direction du groupe indique au contraire que cette réorganisation doit permettre à Michelin d’être plus compétitif sur le marché international, et de sauvegarder ses emplois français.

«C’est un fait que le monde se transforme, le numérique arrive, il faut s’adapter. (…) Les postes de moindre valeur ajoutée remplacés par des postes de très haute valeur ajoutée dans les domaines de croissance, c’est comme ça qu’on sauvera nos pays, c’est comme ça qu’on va avancer», estime Jean-Dominique Senard.

Pour lui, les emplois en France doivent être «à haute valeur ajoutée», c’est-à-dire qualifiés, et il annonce «un programme extrêmement lourd de formation sur les deux ans qui viennent» pour permettre aux équipes de s’adapter à cette nouvelle donne.

Avec des emplois créés «dans le numérique et dans les matériaux de haute technologie, en particulier l’imprimante 3D, (…) c’est une mutation des emplois en France vers la valeur ajoutée», souligne le patron.

«Ça permet de rendre le débat un peu plus serein [sur la façon] dont les emplois se transforment dans notre pays: est-ce qu’ils sont condamnés à disparaître à cause de la nouvelle économie, est-ce qu’on ne peut pas en créer d’autres? Et nous, on essaie de démontrer que c’est possible», continue-t-il.

Un comité central d’entreprise extraordinaire est prévu le 6 juillet.

Le titre Michelin a fini en hausse de 0,46% à 120,25 euros dans un marché en hausse de 0,15%.

L’an passé, Michelin avait déjà annoncé 494 suppressions de postes à Clermont-Ferrand, sans départ contraint.

Michelin annonce la suppression de 1500 emplois en France

Michelin va réduire ses effectifs

Le groupe précise néanmoins que ces suppressions de postes se feront via le non-remplacement de départs à la retraite. Il n’y aura ainsi aucun départ contraint.

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réactions

Michel Royannais                          Voilà où conduit la préférence des Français pour les produits yankee.

bibi                                                    quoi?

Chris                                                 bravo micron et après il va critiquer tonton donald
  • SurveillanceGénéraliséeSurveillanceGénéralisée

    L’Europe c’est la Paix, le Bonheur, la Prosperite. L’UPR est une secte pour complotistes. Continuez a repeter ces phrases en boucle !

  • ADAD                               Mais puis qu' »on » vous dit qu’avec Macron ça va repartir…

  • PlopiPlopi                           Allez -1500 postes pour fêter des bénéfices records… Moi aussi je vais faire face à la concurrence de Michelin, je vais même rouler avec.

    freddo21                                    et pendant ce temps la presse officielle et bien pensante je pense surtout a bfmtv et france 2 nous disent que l’économie redémarre
    Terrenet                                     Bientôt la réforme du travail, licenciement en perspective.
    emee                                         c’est vrai macron n’est pas le père Noël
    gudule2                                    Effet…. … Macron !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    citoyen blasé                  Dommage, michelin se plie à la logique financière mais on se doute qu’à partir d’une certaine taille il est difficile de ne pas céder au dogme néolibéral.

    C’est une mauvaise nouvelle à court terme certes avec 1500 emplois en moins mais également à long terme avec notre meilleure multinationale, la plus saine, qui est en train de basculer du côté obscur.

    « Acquérir de la puissance cela se paie cher, la puissance abêtit. » Nietzsche

    booboo
    @ BONJOUR :                 Ben dis donc sieur MACRON la baisse du nombre de demandeurs d’emplois n’est pas prête de baiser : encore 1500 chômeurs de plus … plus ceux dont on ne parle pas … Pas brillant comme début de quinquénat mais après tout lorsqu’on est un Président mal élu rien impossible un petit mensonge par çi par là et hop ! baisse du chômage !

    Sole mio                           Il s’agit de NON remplacement de départ en retraite (ou pré-retraite) – pas de licenciement. Il faut lire plus lentement, faire une pause de temps en temps car je sais qu’il fait très chaud aujourd’hui

 

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