Une vraie girouette.

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El gigantesco globo «Bebé Trump» volará sobre Londres ...Photos : Donald Trump : À peine arrivée au Royaume-Uni, il humilie la Première Ministre !

May Meets Trump At Chequers – Britain

Donald Trump, en visite au Royaume-Uni, est revenu sur ses critiques vis-à-vis du plan de la Première ministre britannique concernant le Brexit.

L’arrivée de Donald Trump au Royaume-Uni a fait grand bruit.

Quelques centaines de personnes ont manifesté, jeudi 12 juillet dans la soirée à Londres dans un vacarme assourdissant, contre sa venue. « Donald Trump n’est pas le bienvenu! » ont scandé les manifestants rassemblés devant les grilles de Winfield House, résidence de l’ambassadeur des États-Unis dans Regent’s Park, où Donald Trump a passé sa première nuit au Royaume-Uni avec son épouse Melania. Les manifestants ont hué quand un hélicoptère a emmené Donald Trump vers Blenheim, imposante résidence de campagne près d’Oxford, où il participe à un dîner de gala.

Interrogé sur ces manifestations avant son départ pour Londres, Donald Trump a rétorqué que les Britanniques « (l)’aiment beaucoup« .

Critiques envers Theresa May puis marche arrière

Donald Trump a assuré lors d’une conférence de presse, vendredi 13 juillet ne pas avoir critiqué la première ministre britannique, Theresa May, dans un entretien accordé au Sun, paru dans la nuit.

Il avait assuré que l’actuel plan de Theresa May, qui privilégie le maintien d’une relation étroite avec l’Union européenne, « tuera probablement » la possibilité de conclure un accord de libre-échange avec les États-Unis.

Concernant ce plan de sortie de l’Union européenne, le milliardaire américain a indiqué que « quoi que vous fassiez, ça me va ». Des propos en contradiction avec ceux parus dans la presse…

« Nous sommes tombés d’accord aujourd’hui pour que lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous cherchions à établir un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et les États-Unis ambitieux », a souligné Theresa May.

À voir également : Donald Trump organise une conf de presse surnaturelle et accuse Bill Clinton

Trump vante la relation « spéciale » avec Londres après la polémique Brexit

Jerome CARTILLIER
Le président américain Donald Trump et la Première ministre britannique Theresa May se serrent la main à l’issue d’une conférence de presse, le 13 juillet 2018 à Chequers, près d’Ellesborough, au nord-ouest de Londres

Aylesbury (Royaume-Uni) (AFP) – Donald Trump a loué vendredi la relation « la plus spéciale qui soit » avec Londres, au lendemain d’une attaque en règle contre la Première ministre Theresa May sur le Brexit qui a provoqué stupeur et colère au Royaume-Uni.

Au deuxième jour d’une visite qui a poussé des dizaines de milliers de manifestants dans la rue au son de « Stop Trump », le président américain a opté pour un ton plutôt conciliant sur la façon dont il voyait la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Il a aussi été accueilli avec faste par la reine Elizabeth II au château de Windsor, sous un soleil éclatant, avant de prendre le thé avec elle en compagnie de son épouse Melania, un honneur qui passe mal auprès de nombreux Britanniques.

Au même moment, à Washington, 12 agents des services de renseignement russe ont été inculpés pour le piratage du parti démocrate avant la présidentielle de 2016, une annonce qui pourrait avoir un fort retentissement sur la dernière étape en Europe de M. Trump, qui doit rencontrer Vladimir Poutine à Helsinki lundi.

Au cours d’une conférence de presse particulièrement décousue depuis la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques à Chequers, au nord-ouest de Londres, le locataire de la Maison Blanche a assuré n’avoir jamais mis en cause la stratégie de Mme May sur le Brexit.

« Quoi que vous fassiez, ça me va », a-t-il lancé, contredisant ses propos parus dans le Sun où il assurait que la décision de Londres de privilégier une relation étroite avec l’UE tuerait « probablement » la possibilité de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

– Accord bilatéral « ambitieux »? –

Affichant sa volonté de parvenir à un « formidable » accord d’échange bilatéral avec Londres, M. Trump s’est voulu optimiste: « nous voulons faire des échanges avec le Royaume-Uni, ils veulent en faire avec nous ».

En écho, Theresa May a évoqué sa volonté d’aboutir à un accord « ambitieux » avec Washington une fois que la sortie de l’UE sera effective.

Tentant de compenser la déflagration provoquée par son entretien au Sun, le locataire de la Maison Blanche a déploré la façon dont le tabloïd avait retranscrit ses propos.

« J’ai dit des choses très gentilles sur elle mais ils ne les ont pas mis en titre », a-t-il lancé, avant de faire longuement l’éloge de Mme May, fragilisée au sein de son propre parti conservateur après de récentes démissions, dont celle du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.

« C’est une très bonne négociatrice, très dure, elle est très intelligente, très déterminée », a martelé le magnat de l’immobilier.

Il en a profité, comme à son habitude, mais avec une virulence particulière, pour multiplier les attaques contre la presse. « CNN est Fake news. Je ne prends pas de questions de CNN! », a-t-il ainsi asséné.

Les propos de M. Trump dans le Sun contre Mme May ont suscité un réel émoi au Royaume-Uni. « Où sont vos bonnes manières, Monsieur le président ? », a tweeté le ministre de l’Éducation Sam Gyimah, résumant la stupéfaction générale.

Cette sortie de M. Trump constituait une claque d’autant plus cinglante pour Mme May que, jeudi soir, elle lui avait déroulé le tapis rouge en l’accueillant pour un dîner au palais de Blenheim, résidence de campagne près d’Oxford.

– Rencontre avec Poutine –

Les manifestations contre la venue du magnat de l’immobilier ont culminé par un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Trafalgar Square pour dénoncer sa politique migratoire, son « sexisme » et son « déni » du changement climatique.

M. Trump a quitté Londres en fin de journée pour rejoindre l’Ecosse où il doit passer deux jours sur son luxueux complexe hôtelier de Turnberry, qui compte trois terrains de golf.

Ultime de sa tournée européenne, il rejoindra ensuite Helsinki où il retrouvera lundi son homologue russe Vladimir Poutine.

« Nous avons été beaucoup plus fermes sur la Russie que quiconque », a-t-il dit vendredi, alors que l’ombre de l’enquête sur l’interférence russe dans la campagne de 2016 pèse sur sa présidence.

« Ceci étant dit, si nous pouvons développer une relation » avec M. Poutine, « ce serait fantastique », a-t-il ajouté, quelques heures avant l’annonce à Washington d’une série d’inculpations d’agents russes.

Interrogée sur une éventuelle l’annulation de la rencontre, comme le réclamait plusieurs élus dont le ténor démocrate Chuck Schumer, Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, a assuré qu’elle aurait bien lieu.

Le tête-à-tête très attendu, qui sera suivi d’une conférence de presse commune, s’annonce particulièrement délicat pour le 45e président des Etats-Unis.

A Londres, Trump souffle sur les braises du Brexit

Alexandre Counis Le 13/07 à 18:54

Le président américain a d’abord tenu des propos très durs dans le « Sun », avant d’encenser la Première ministre. Une ingérence dont elle se serait sans doute bien passée.

Docteur Jekyll et Mister Hyde. Donald Trump a une fois de plus joué sur les deux registres, vendredi. A l’occasion de sa  première visite au Royaume-Uni depuis son arrivée à la Maison-Blanche , il a d’abord  très durement taclé Theresa May … avant de finalement la couvrir de compliments.

Le président américain a ainsi réussi à s’inviter dans l’épineux dossier du Brexit, à un moment déjà périlleux pour la Première ministre conservatrice, qui se bat depuis plusieurs jours contre les « hard Brexiters » de son propre camp pour sauver son poste.

Mister Hyde a frappé le premier, en accordant une  interview au vitriol au tabloïd « The Sun ».  L’attaque fuite dès jeudi soir, alors même que Theresa May avait déroulé le tapis rouge pour accueillir le président à un dîner avec des chefs d’entreprise au Blenheim Palace, la résidence de l’Oxfordshire où est né Winston Churchill.

Du petit lait pour les hard Brexiters

Il y émet ouvertement des doutes sur le fait que le projet de « soft Brexit » poussé par Theresa May  dans le Livre blanc publié la veille respecte la volonté exprimée dans les urnes lors du référendum sur le Brexit, en juin 2016. Il juge que le turbulent et très eurosceptique Boris Johnson,  qui vient tout juste de démissionner de son poste de ministre des Affaires étrangères pour protester contre ce projet, ferait « un grand Premier ministre ».

Plus grave, il avertit Theresa May que si elle s’entête à défendre le contenu de son Livre blanc, elle « tue » (sic) ses chances de conclure à terme un accord commercial avec les Etats-Unis !

Du petit lait pour les députés conservateurs partisans d’un hard Brexit : ils redoutent, précisément, que le projet du Theresa May, en maintenant des liens étroits entre Londres et l’UE, n’empêche à terme le pays de nouer de tels accords commerciaux avec des pays tiers, le privant ainsi d’un des principaux avantages du Brexit…

Chute de la livre

Ces déclarations ont fait chuter la livre sterling dès vendredi matin, et ravivé les craintes de chaos politique outre-Manche, alors que les 60 à 80 députés « hard Brexiters » du parti conservateur préparent un nouveau coup de force lundi, à l’occasion du vote à la Chambre des communes du projet de loi « Taxation », lui aussi relatif au Brexit.

Mais vendredi après-midi, c’est Docteur Jekyll qui avait rendez-vous avec Theresa May, dans sa maison de campagne de Chequers, à une soixantaine de kilomètres de Londres, là même où une semaine plus tôt elle arrachait à son gouvernement la position commune sur le Brexit, qui a mis le feu aux poudres dans son propre camp.

Un accord de libre-échange « ambitieux »

« Nous sommes tombés d’accord aujourd’hui sur le fait que, lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous chercherons à établir un accord de libre-échange Royaume-Uni – USA ambitieux », a dit la Première ministre britannique à l’issue de son entretien avec le président américain.

« Quoi que vous fassiez, ça me va, ajoutait, tout miel, Donald Trump au cours de la conférence de presse commune. Assurez-vous juste que nous pouvons faire des affaires ensemble, c’est tout ce qui compte. Les Etats-Unis attendent avec impatience la finalisation d’un grand accord commercial bilatéral ».

Il ajoutait que Theresa May était « très intelligente », « très capable », et qu’il « préférait la compter parmi ses amis que ses ennemis ». Mais le mal était fait : le président a soufflé sur les braises de la crise politique que traverse le Royaume-Uni.

Alors que les six hélicoptères américains emmenaient Donald Trump vers Windsor pour y rencontrer la Reine, Theresa May s’apprêtait vendredi après-midi à recevoir, toujours à Chequers, des élus conservateurs eurosceptiques, pour défendre auprès d’eux sa vision du Brexit. En espérant calmer la fronde.

Accusé de « Fake news », le « Sun » réplique en diffusant ses bandes

Le « Sun » aurait-il déformé les propos du président des Etats-Unis ? Pour se dédouaner de ses propos incendiaires à l’encontre de Theresa May, Donald Trump a accusé vendredi le tabloïd de « fake news ».

Mais les enregistrements de l’interview sont formels. Et le « Sun », pour qu’aucun doute ne subsiste sur la véracité des propos du président, a transmis ses bandes sonores aux chaînes d’information en continu. BBC News les diffusait en boucle à l’antenne, vendredi après-midi.

Brexit: Trump revient sur ses critiques contre May et fait rebondir la livre

La Première ministre britannique Theresa May et le président américain Donald Trump, le 13 juillet 2018 à Ellesborough, au nord-ouest de Londres (AFP/Brendan Smialowski)

La livre sterling est remontée face à l’euro et face au dollar vendredi après que Donald Trump, en visite au Royaume-Uni, est revenu sur ses critiques vis-à-vis du plan de la Première ministre britannique à propos du Brexit.

Vers 13H30 GMT, la devise britannique valait 1,3167 dollar contre 1,3103 un peu plus tôt dans la journée et l’euro valait 88,40 pence contre 88,63 quelques heures auparavant. Par rapport à la clôture de jeudi soir, la livre reste néanmoins encore en baisse face au dollar et est stable face à l’euro.

Le rebond a eu lieu lors de la conférence de presse entre la Première ministre britannique Theresa May et le président américain Donald Trump, lorsque ce dernier a notamment assuré ne pas avoir critiqué Mme May dans un entretien au Sun, un tabloïd britannique, paru dans la nuit.

Concernant le plan de sortie de l’Union européenne présenté la veille par le gouvernement britannique, il a souligné que « quoi que vous fassiez, ça me va ». Il a semblé ainsi contredire ses propos parus plus tôt dans la presse où il avait assuré que l’actuel plan de Mme May, qui privilégie le maintien d’une relation étroite avec l’Union européenne, « tuera probablement » la possibilité de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

« Nous sommes tombés d’accord aujourd’hui pour que lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous chercherons a établir un accord de libre-échange Royaume-Uni/Etats-Unis ambitieux », a renchéri Mme May.

La possibilité pour le Royaume-Uni de négocier ses propres accords, notamment avec les Etats-Unis, a régulièrement été invoquée par les partisans d’un divorce avec l’Union européenne.

Plus tôt dans la journée, les analystes de Commerzbank avaient assuré s’attendre à des « turbulences » sur la livre alors qu’elle faisait face à des « vents contraires », du fait des commentaires de M. Trump.

Dans l’interview, le président américain avait également jugé que Boris Johnson, ex-ministre des Affaires étrangères britannique qui a démissionné lundi et partisan d’un Brexit dur, ferait, selon lui, un « grand Premier ministre ».

Ses propos ont suscité un certain émoi au Royaume-Uni, où même des députés de l’opposition se sont rangés derrière la Première ministre.

La démission de M. Johnson, qui avait suivi celle du ministre britannique du Brexit la veille au soir, avait fait brutalement chuter la livre en début de semaine.

«Quoi que vous fassiez, ça me va» : la volte-face de Trump sur May et le Brexit

«Quoi que vous fassiez, ça me va» : la volte-face de Trump sur May et le Brexit
La Première Ministre britannique Theresa May (à gauche) et le président américain Donald Trump (à droite) lors de leur conférence de presse commune au manoir de Chequers, à Ellesborough
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Trump et le Royaume-Uni: une relation "spéciale" très tumultueuse

Lors d’une conférence de presse commune avec la Première ministre britannique Theresa May à Londres, le président américain a assuré n’avoir jamais critiqué cette dernière… au lendemain d’une interview acerbe accordée au Sun.

Donald Trump ? Accuser Theresa May ? Certainement pas ! Au lendemain de son interview très critique sur la politique britannique parue dans le Sun, dans laquelle le président américain assurait que la gestion du Brexit compromettait un accord commercial entre le Royaume-Uni et les États-Unis, Donald Trump et Theresa May ont tenu une conférence de presse au manoir de Chequers ce vendredi.

Une conférence de presse qui a vu le président américain démonter une à une les différentes critiques qu’il avait émises, jeudi, sur la Première ministre britannique et sur le Brexit.

« Quoique vous fassiez me va », a affirmé Trump à propos du Brexit, assurant n’avoir jamais critiqué Theresa May et affirmant la volonté des deux pays de conclure un accord d’échange. Notre relation avec le Royaume-Uni est pour moi exceptionnel ».

« Nous sommes tombés d’accord aujourd’hui pour que lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous chercherons à établir un accord de libre-échange Royaume-Uni/USA ambitieux », a surenchéri cette dernière.

Une interview incendiaire au Sun

Des propos qui vont à contre-courant de ce qu’a déclaré le président américain, dans une interview dont les enregistrements audio ont été publiés jeudi soir sur le site du tabloïd anglais The Sun. Une interview qualifiée de « fake news » par Trump, qui s’est défendu en affirmant avoir « beaucoup de respect pour la Première ministre » et ne pas l’avoir critiquée. « Ils n’ont pas mis ce que j’ai dit sur elle dans l’interview, j’ai dit des choses formidables ».

Dans les enregistrements publiés sur le site du Sun, Donald Trump affirmait que le virage pris par Theresa May dans la gestion du Brexit pourrait « tuer » un futur accord de libre-échange américano-britannique. « On négocierait avec l’Union européenne et pas avec le Royaume-Uni […] Nous avons assez de difficultés avec l’Union européenne, qui n’a pas traité les États-Unis équitablement en matière de commerce ».

Donald Trump avait également affirmé avoir « dit à Theresa May comment faire » dans les négociations du Brexit. « Mais elle ne m’a pas écouté, a-t-il poursuivi. Je dirais même qu’elle a fait l’exact inverse, et c’est très bien, elle devrait négocier comme elle sait le faire. Mais ce qui se passe est regrettable. L’accord qu’elle conclut n’est pas celui pour lequel les gens ont voté. »

Dans cette interview, Donald Trump a également vivement critiqué la politique du maire de Londres Sadiq Khan en matière de terrorisme, la politique migratoire de l’Europe, ou encore affirmé que le démissionnaire Boris Johnson ferait « un excellent Premier ministre ».

Des déclarations qui ne devraient pas aider Donald Trump à conquérir l’opinion britannique, qui a vivement exprimé son opposition à la visite du président américain à Londres.

Trump à Londres… Heureusement que les Anglais ont de l’humour (vidéo – Photo)

Visite mouvementée pour le Péril Orange (aka Donald Trump) : grosse manif en ville, ballon-bébé flottant, et maintenant un faux « crop circle » réalisé par une agence de communication, sur le trajet de son hélicoptère ! Les Anglais ne sont pas sérieux.

le fameux baby Trump

Ce restaurant vous propose des intestins de poisson pour les lancer sur le cortège de Trump ! Gratuit.

Trafalgar Square en ce moment (images Police de Londres)

Oh la la… une image à se faire bannir de Facebook !

Manif qui n’en finit pas !

Et si Trump avait (parfois) raison?

Déraisonnable, insensé, provocateur, incontrôlable, agressif… Tout a été dit sur le comportement du Président américain lors de sa nouvelle visite européenne à l’occasion du sommet de l’Otan. Reste que derrière ses attaques à la grosse artillerie, Donald Trump pose (parfois !) de bonnes questions… tout en apportant (souvent !) de mauvaises réponses. Exemple avec quatre dossiers chauds.

Otan, et si les Européens ne mettaient pas suffisamment d’argent dans la caisse pour assurer leur défense ?

Les chiffres sont implacables. Lors du sommet européen de l’Otan au Pays de Galles en 2014, les pays européens s’étaient engagés ce que leurs dépenses militaires représentent au moins 2 % de leur produit intérieur brut annuel à l’horizon 2 024. A l’heure actuelle, le compte n’y est pas. En dehors des Etats-Unis, à 3,50 % du PIB, seuls quatre pays européens tiennent cette promesse : la Grèce, l’Estonie, le Royaume-Uni et la Lettonie. Avec la loi de programmation militaire adoptée le 28 juin dernier la France, dont les dépenses se montent à 1,81 % du PIB, pourrait tenir cet objectif en … 2 025. A condition que le futur locataire de l’Elysée en 2022 ne revienne pas sur cet engagement. Cible favorite du milliardaire américain : l’Allemagne, loin du compte avec ses maigres 1,24 %.

Son obsession en la matière ne date pas d’hier : en 1987, le magnat de l’immobilier s’offrait une pleine page du New York Times pour dénoncer la protection militaire que les Etats-Unis apportaient, sans contrepartie, selon lui, à ses alliés. Pour autant, Donald Trump a-t-il raison d’envisager un « remboursement » aux Etats-Unis ? Non, car l’objectif des 2 % n’a rien à voir avec la contribution directe au budget de l’Otan – celui-ci s’élève à un peu plus de 1,5 milliard d’euros. Il correspond aux budgets nationaux de chaque Etat. Face au coup de force du président américain, le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, a cependant été contraint de convoquer en urgence une réunion extraordinaire pour désamorcer la crise. Faisant souffler le chaud et le froid, le président américain s’est félicité à la fin du sommet d’avoir « obtenu des progrès extraordinaires ». Un peu d’autosatisfaction, ne fait jamais de mal…

Chine, et si elle ne respectait pas les règles du jeu mondial ?

Et bing ! En marge du sommet de l’Otan, Donald Trump a remis une pièce dans la machine de la guerre commerciale avec la Chine en menaçant de frapper d’une surtaxe de 10 % une liste de près de 200 milliards de dollars de produits chinois importés. Le président américain se donne deux mois avant de passer à l’action. « Que ce soit en matière de respect de la propriété intellectuelle, de transferts de technologies imposés aux investisseurs étrangers ou d’accès aux marchés publics, les critiques de Trump sont justifiées », affirme Patrick Artus, le chef économiste de Natixis.

Problème, sa stratégie pour faire plier la Chine est contestable. « En adoptant une méthode très protectionniste, Trump perd ses alliés naturels que sont les Européens. Il aurait eu tout intérêt à s’allier avec Bruxelles pour faire plier Pékin. Il commet une grosse erreur », poursuit l’économiste. En attendant, cette nouvelle étape de la guerre commerciale commence à sérieusement inquiéter. Les experts d’Euler Hermes ont calculé que si les mesures annoncées deviennent effectives, cela aurait pour résultat de réduire de 0,5 point la croissance aux Etats-Unis et en Europe.

Allemagne, et si la sécurité énergétique du pays était menacée ?

« L’Allemagne est prisonnière de la Russie parce qu’elle tire (du pays) une grande partie de son énergie » a lancé le président américain dès le premier jour du sommet de l’Otan. Derrière cette attaque, c’est le projet de gazoduc Nord Stream 2 qui hante le président américain. Un projet à près de 9 milliards d’euros qui relie la Russie à l’Allemagne en passant sous la mer Baltique et qui vise tout simplement à accroître de près d’un tiers les livraisons de gaz russe à l’Europe. Pour l’Allemagne qui tire une bonne partie de son électricité des centrales à gaz après la fermeture de son parc nucléaire et son engagement de sortir du charbon, ce nouveau gazoduc piloté par le géant Gazprom, est capital.

L’Administration américaine y voit – officiellement – un risque sur la sécurité énergétique du Continent en cas de fermeture du robinet russe. Derrière cet argument, Washington voit surtout le marché européen se refermer. Avec la révolution des gaz de schiste, les Etats-Unis ont pour ambition d’inonder la planète de gaz naturel liquéfié (GNL) et notamment le Vieux Continent. D’immenses usines de liquéfaction ont même été construites sur la côte est des Etats-Unis. Les intérêts mercantiles américains ne sont jamais très loin…

OMC, et si cette institution ne servait plus à rien ?

A bas le libre-échange qui a causé la perte de millions jobs dans la Rust Bell, les Etats industriels du Nord-Est des Etats-Unis : un message que le Président américain ne cesse de marteler depuis des mois. Et pour mettre à bas le multilatéralisme, Donald Trump a un plan : faire sauter l’OMC, l’Organisation Mondiale du Commerce, une institution internationale qui fixe les règles du commerce et s’efforce de les faire respecter. « Trump a raison quand il affirme que l’organe de règlement des différends commerciaux ne fonctionne plus. Les procédures durent des années et sont extrêmement juridiques », affirme Lionel Fontagné, professeur à la Paris School of Economics.

« Les règles de l’OMC ne permettent pas de sanctionner la Chine contre les pratiques de subventions déguisées massives qu’elle octroie à certains grands groupes industriels », rajoute Sébastien Jean le directeur du CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales). Même Emmanuel Macron a proposé fin mai une réforme de l’OMC. Le risque aujourd’hui ? Que Trump dynamite complètement le système. Il n’en est pas très loin. Cela fait des mois que les Etats-Unis bloquent la nomination de quatre nouveaux juges. En septembre, il n’en restera plus que trois. D’après ses statuts, l’OMC sera bel et bien paralysée…

Challenges.fr

La Chine a enregistré le mois dernier un excédent record avec les Etats-Unis à près de 30 milliards de dollars, un chiffre de nature à attiser la colère de Donald Trump, qui vient d’engager une guerre commerciale avec le géant asiatique.

La Chine jette un excédent commercial record à près de 30 milliards de dollars à la face de Donald Trump© Fournis par http://www.challenges.fr La Chine jette un excédent commercial record à près de 30 milliards de dollars à la face de Donald Trump Pékin a encaissé un excédent bilatéral de 28,97 milliards de dollars en juin, un chiffre en hausse de 18% sur le mois de mai (24,58 milliards), a annoncé vendredi l’Administration des douanes chinoise. Il s’agit d’un record pour un excédent mensuel depuis 1999, selon l’agence Bloomberg. Ces chiffres sont les derniers à être compilés avant l’entrée en vigueur des droits de douane punitifs de 25% que les deux pays se sont mutuellement imposés à partir du 6 juillet sur 34 milliards de dollars d’importations.

Le président américain, qui accuse la Chine de concurrence déloyale et de piller la technologie de son pays, menace d’imposer des droits de douane supplémentaires sur la quasi-totalité des exportations chinoises. Mais en dépit de l’ouverture des hostilités, le commerce se porte bien entre les deux premières économies du monde: sur les six premiers mois de l’année, le commerce bilatéral a progressé de 13,1% et les seules exportations de la Chine ont augmenté de 13,6% (+11,8% pour les importations).

Mais Pékin reconnaît que la tendance ne pourra pas se poursuivre. « Ce différend commercial aura certainement un impact sur les échanges Chine-USA et un impact très négatif sur le commerce mondial », a déclaré devant la presse le porte-parole des Douanes, Huang Songping.

Or la rivalité commerciale entre les deux puissances du Pacifique ne montre guère de signes d’apaisement: aucune discussion avec les Etats-Unis n’est à l’ordre du jour, faute de confiance entre les deux pays, a fait savoir jeudi le gouvernement chinois. Dans un communiqué, le ministère du Commerce a rejeté les accusations de Washington selon lesquelles la concurrence déloyale de Pékin est à l’origine de l’excédent commercial chinois. Pour Pékin, Washington « surestime » le déséquilibre commercial bilatéral, dont l’origine est à chercher « dans les problèmes sous-jacents à l’économie et à la société américaines ».

« Ralentissement notable »

Dans ce contexte, « la croissance des exportations (de la Chine) va ralentir dans les mois qui viennent sous l’effet des droits de douane américains et d’une baisse généralisée de la demande mondiale », prévoit l’économiste Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital economics. Menacé par un ralentissement économique, le gouvernement chinois pourrait renoncer à lutter contre l’endettement et les risques financiers afin de privilégier le soutien à l’activité, prévoit l’économiste de Ting Lu, de la banque Nomura. « Nous prévoyons un ralentissement notable de la croissance économique » au deuxième semestre, affirme M. Lu.

Les Etats-Unis ont tiré mardi une nouvelle salve en dressant une liste supplémentaire de produits chinois importés d’un montant de 200 milliards de dollars par an qu’ils menacent de taxer à hauteur de 10% dès septembre. Donald Trump a menacé de ne pas s’arrêter là et de frapper plus de 400 milliards d’importations chinoises. Celles-ci ont représenté dans leur ensemble 505 milliards de dollars en 2017 et le solde des échanges entre les deux pays s’est traduit l’an dernier par un déficit de 375 milliards, selon les chiffres de Washington.

D’après Pékin, l’excédent commercial bilatéral sur les six premiers mois de 2018 s’est inscrit à 133,8 milliards de dollars contre 117 milliards lors du premier semestre 2017. Avec le monde entier, les exportations de la Chine ont augmenté de 11,3% en juin sur un an, soit légèrement moins qu’en mai (+12,6%), et les importations ont progressé de 14,1%, nettement moins que le mois précédent (+26%).

Les analystes interrogés par Bloomberg misaient en moyenne sur une croissance moins forte des exportations (+9,5%) mais beaucoup plus forte des importations (+21,3%), ce qui semble indiquer que la demande intérieure a commencé à faiblir. En juin, l’excédent commercial total du géant asiatique a fortement progressé à 41,6 milliards de dollars contre 24,9 milliards en mai.

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Lt Sipovitch                                               Américains et Anglais ont toujours été proche culturellement,c’est dommage que la France n’est jamais vraiment eu de relations spéciales avec le Québec,ou des pays latins comme l’Italie,l’Espagne ou le Portugal qui nous ressemblent bien plus que les Allemands!!!
Il est tant de faire l’Europe du Sud (en incluant outre les pays de culture latine la Grèce,la Croatie et peut-être la Serbie) avec la France et l’Italie en tant que leaders politiques et économiques!!!
Maya                                                      Trump il cogne le premier pour montrer qui est le mâle dominant et ensuite il veut discuter gentiment… Égal à lui-même !!
sfdsdf s                                                   pour avoir vu CNN aux USA, je confirme que CNN = fake news !
c’était une officine de propagande en boucle pour Hillary Clinton…
PAR TARANIS                                                   « Bla bla bla » dit le singe hurleur.
Jiboule                                                    Très spéciale en effet…. quant tu as un allié comme le shithole débile jaunasse qui veut diriger ton pays a sa guise pour favoriser ses propres intérêts tu n’as plus besoin d’ennemi !
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