Les robots partout! quel optimisme

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Les robots, le chômage et les emplois de 2030

Selon plusieurs études, la révolution de la robotique va détruire des millions d’emplois. Mais d’autres seront créés.

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Jérôme Colombain / Radio France
(Robots au repos à la société Aldebaran © JC)

Ce n’est pas un fantasme, c’est une projection tout à fait réaliste. Selon une étude, près de 50% (47%) des emplois aux Etats-Unis sont menacés par la robotisation. En France, on parle de 42% et de 3 millions d’emplois détruits dans les 10 ans qui viennent.

Des robots partout 

Quels sont les emplois menacés ? Tous ! Ou presque… Car il existe toutes sortes de robots : robots industriels qui fabriquent des voitures, qui préparent les colis dans les entrepôts, les robots logiciels qui écrivent des articles de presse et autres robots médecins ou même les robots qui – demain – fabriqueront des robots. La liste est infinie. Partout, où il y a des tâches répétitives, il y aura demain des robots. Il y a même des robots qui peuvent aller au delà des tâches répétitives comme les véhicules autonomes. Un exemple : les chauffeurs de taxis détestent le service de co-voiturage Uber ? Qu’ils se préparent à le haïr encore plus puisque Uber se dit très intéressé par l’achat de voitures autonomes qui nous conduiront d’un point à un autre sans chauffeur. Même le métier d’acteur de films pornographiques serait en voie de disparition car il pourrait être remplacé par des robots !

Facteur de développement 

On peut tenter de résister, de retarder l’échéance, comme le fit la reine Elisabeth au 16ème siècle, ainsi que le rappellent LesEchos.fr, en tentant de s’opposer aux métiers à tisser pour préserver le travail des ouvriers. Cependant, toute résistance est inutile car on ne reviendra pas en arrière. Certains, comme l’entrepreneur Rafik Smati, qui vient de lancer son mouvement Objectif France, dénoncent même le mutisme total des pouvoirs publics face à ce changement. Histoire de n’affoler personne, on préfère éviter le sujet. Pourtant, la révolution robotique – la « robolution », comme dit Bruno Bonnell, président du Syndicat Français de la Robotique – est également porteuse d’espoirs. En Italie et en Allemagne (pays bien plus robotisés que nous), elle a permis de relocaliser des activités économiques. Même la Chine ne peut pas lutter contre les robots en terme de coûts de la main d’œuvre.

Les emplois de demain 

Il y a aussi tous les métiers de demain induits par la robotique et le numérique. 60% d’entre eux n’existent pas encore. Exemples : architecte numérique, ingénieur spécialisé dans les organes artificiels, gestionnaire de données inutilisées ou même – ça existe déjà – dragueur professionnel pour célibataires hyperactifs qui n’ont pas le temps d’aller sur les sites de rencontre.

Les robots vont-ils tuer les emplois ?

Jean-François Dortier

Quatre emplois sur dix, y compris dans les métiers qualifiés, risquent d’être automatisés dans les vingt ans à venir : cette prédiction alarmiste, largement relayée par la presse au printemps 2015, est-elle valide ?

Fin 2014, une étude largement relayée par les médias alerte sur les risques majeurs que la révolution digitale en cours fait peser sur les emplois le travail  (1). En France, dans les dix années à venir, 42 % des métiers risquent d’être transformés par la numérisation. 3 millions d’emplois pourraient être détruits. La robotisation va ainsi contribuer, promet l’étude, à « déstabiliser en profondeur les classes moyennes françaises ».

Concrètement, l’étude menée par le cabinet de consultant Roland Berger explique qu’une nouvelle génération de robots et de machines va désormais s’attaquer à des secteurs jusque-là épargnés par l’automatisation des tâches : dans la santé, des logiciels de diagnostics médicaux et des robots distributeurs de médicaments pourraient se substituer aux agents de soin.

Robots et emplois : les jeunes plus menacés

Parce qu'ils cumulent études petits jobs qualifiés, premiers emplois souvent constitués tâches répétitives, jeunes apparaissent menacés l'automatisation, estime nouveau rapport l'OCDE.
Parce qu’ils cumulent études et petits jobs peu qualifiés, mais aussi parce que leurs premiers emplois sont souvent constitués de tâches répétitives, les jeunes apparaissent comme particulièrement menacés par l’automatisation, estime un nouveau rapport de l’OCDE. – DR

Une nouvelle étude de l’OCDE estime à 14 % le nombre d’emplois « à risque » face aux progrès de l’automatisation et de l’intelligence artificielle. Les travailleurs jeunes pourraient être les plus concernés.

Depuis que deux chercheurs de la Oxford Martin School, Carl Benedikt Frey et Michael Osborne, ont publié en 2013 une étude affirmant que « 47 % du total des emplois aux Etats-Unis présentaient de grands risques de devenir automatisables », on ne compte plus les études sur le sujet.  La dernière en date , publiée par l’OCDE, avance un chiffre très inférieur pour ses pays membres (14 %), mais  en hausse par rapport à la prévision de la même institution il y a deux ans (9 % en moyenne).

Le chiffre est cependant à prendre avec des pincettes, tant les différentes estimations sur la robotisation et les emplois sont contradictoires et sujettes à caution – « bien malin qui peut dire ce qui va se passer » en la matière, rappelait il y a deux semaines le mathématicien et député LREM Cédric Villani dans une interview aux « Echos » . En revanche, le document de l’OCDE apporte un nouvel élément dans son étude des catégories qui risquent d’être les plus touchées.

Pour les auteurs, en effet, les jeunes constituent la tranche d’âge la plus menacée par les robots et l’IA, devant les travailleurs âgés. « Les jeunes cumulent souvent leurs études et des petits boulots peu qualifiés, comme le nettoyage ou la préparation de repas », indique le rapport. « De plus, même les jeunes ayant fait des études entrent sur le marché du travail dans des postes juniors et routiniers, avant de progresser vers des postes où leurs compétences sociales et intellectuelles seront davantage mises en avant. »

Pression sur les salaires et le temps de travail

Les auteurs citent en particulier les métiers de juriste ou de comptable. Le rapport préconise donc de travailler dès maintenant à l’entrée des jeunes dans la vie active pour éviter qu’ils ne s’en trouvent exclusÀ

Plus largement, le document de l’OCDE indique que les métiers de l’agriculture, de l’industrie manufacturière et de l’agroalimentaire figurent parmi les plus à risque, loin devant les métiers du savoir ou des services. Tous les pays ne sont pas égaux face à l’automatisation : « 33 % des emplois en Slovaquie sont hautement automatisables, contre seulement 6 % des emplois en Norvège », selon le rapport – la France se situant légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE.

Le document estime aussi que l’automatisation pourrait se traduire par une « pression à la baisse » sur les salaires et le nombre d’heures de travail, en particulier pour les employés peu qualifiés – ce qui pourrait se traduire par une baisse de leur niveau de vie. En revanche, le scénario d’une disparition du travail est écarté, au motif que la technologie « devrait créer des emplois nouveaux ou complémentaires de ceux qui existent aujourd’hui. » Mais, concernant les emplois qui pourraient apparaître et compenser ceux détruits, les auteurs ne s’avancent pas à donner de chiffres.

66 millions d’emplois menacés par les robots

 Béatrice Mathieu
Le débat sur les destructions de postes liées à la robotisation est relancé.

Le débat sur les destructions de postes liées à la robotisation est relancé.

SLPHOTOGRAPHY/GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

14% des jobs dans les pays riches pourraient disparaître avec l’essor de la robotique et de l’intelligence artificielle.

Voilà une étude qui devrait apporter de l’eau au moulin de ceux qui militent pour la création d’un revenu universel ou la taxation des robots. Le chiffre fait froid dans le dos : 66 millions de jobs pourraient disparaître durant la prochaine décennie dans les pays riches avec le développement de l’automatisation et de l’intelligence artificielle, d’après les dernières projections de l’OCDE. Les experts du Château de la Muette estiment en effet que 14% des jobs dans les pays de l’OCDE sont directement menacés par la robotisation, c’est-à-dire qu’ils présentent une probabilité d’automatisation supérieure à 70%. Par ailleurs, quasiment un tiers de l’ensemble des emplois pourrait subir d’importantes transformations. En clair, une grande partie des tâches qui leur sont associées pourraient être robotisées, avec à la clé un big bang des compétences requises pour exercer ces jobs.

Sans surprise, c’est dans les pays où la proportion d’emploi peu qualifié est la plus importante qui devraient être les plus touchés. Ainsi, si 33% des jobs pourraient facilement être robotisés en Slovaquie, cette proportion n’est que de 6% en Norvège. Certes, de nouveaux métiers ou fonctions devraient apparaître mais les destructions de postes devraient être massives notamment dans l’industrie. Dans le monde, on compte désormais 74 robots pour 10 000 salariés en moyenne dans l’industrie manufacturière contre 66 en 2015, d’après les derniers chiffres publiés par la fédération internationale de la robotique(IFR). Et la marge de progression est considérable pour rejoindre les pays du peloton de tête. Dans les usines coréennes, on dénombre 631 automates pour 10 000 salariés. Un record mondial.

Mon banquier est un robot

Cette automatisation croissante touche aussi les services. Banque, finance, assurance, notariat et professions du droit … On ne compte plus les coaches financiers virtuels, tel Max lancé en septembre dernier par Arkea Crédit Mutuel ou encore la startup Yomoni, qui proposent placements financiers ou conseils pour mieux gérer ses comptes. Dans les salles de marché aussi, les machines font leur trou. La banque d’affaires JP Morgan a récemment annoncé qu’elle utiliserait bientôt un robot doté d’une intelligence artificielle pour toutes ses activités de trading à haute fréquence. En une poignée d’années, les salles de marché se sont vidées de leur golden boys. Chez Goldman Sachs, la quasi-totalité des traders ont été remplacés par des machines accompagnées de centaines d’informaticiens. Le « desk actions » de la banque d’investissements à New York compte désormais 2 traders contre 600 en 2000 ! Ce mouvement devrait encore s’accélérer. Les ventes de robots de service pourraient ainsi croître de 20 à 25% entre 2018 et 2020, toujours d’après la fédération internationale de la robotique. Et concerner les créneaux les plus variés. Henry vient tout juste ainsi d’être commercialisé. Il mesure 1m80, a des yeux de velours et des muscles saillants. Développé par la société RealBotix, Henry est le premier robot sexuel muni d’une intelligence artificielle destiné aux femmes. Pour 11 000 euros, il peut même réciter quelques poèmes…

Les robots ne vont peut-être pas détruire de l’emploi mais..

Javier Pierini via Getty Images
Businesswoman and Robots working at office

EMPLOI – Les révolutions technologiques à venir peuvent faire fantasmer. Ou faire froid dans le dos. Prenez la voiture sans chauffeur. Plus besoin de conduire, moins d’accident, un trafic moins dense… Bref, le rêve.

Enfin, sauf si vous êtes chauffeur de taxi. Auquel cas, cette révolution se transforme en un cauchemar appelé chômage technique. Pour autant, encore faudrait-il que les Etats autorisent des véhicules sans aucun conducteur.

Si cette perspective peut sembler très lointaine, elle pourrait arriver bien plus rapidement pour les routiers. Il suffit d’imaginer des convois de camions se suivant automatiquement, et où seul un conducteur serait présent pour gérer ce flux de véhicules. D’ailleurs, des camions sans conducteur sont déjà en test sur les routes américaines.

3 millions d’emplois perdus en 10 ans

Les conducteurs ne sont pas les seuls concernés par une possible mise au ban. L’automatisation, via les robots et les intelligences artificielles (des algorithmes capables de réaliser diverses tâches répétitives et encadrées), pourrait toucher de nombreuses catégories sociales dans les années à venir. Une étude d’un cabinet de conseil citée par le JDD en 2014 évoquait ainsi le chiffre de 3 millions d’emplois supprimés en France d’ici à 2025   Un chiffre obtenu en imaginant une automatisation des tâches de 20%, touchant de nombreux secteurs, de l’agriculture au bâtiment en passant par l’hôtellerie (avez-vous entendu parler de cet hôtel japonais géré par des robots?).

En 2013, des chercheurs de l’université d’Oxford avaient imaginé la probabilité pour chaque profession d’être remplacée par un robot d’ici 20 ans. Si les emplois créatifs et très qualifiés (chirurgien, conseillers sociaux, professeurs, etc) avaient peu de chance d’être touchés, il n’en était pas de même pour des tâches plus facilement automatisables: développeur photo, réparateur de montres, télévendeur, agent de crédit… la liste est longue. Au total, 47% des emplois avaient plus d’une chance sur deux de devenir l’apanage des robots.

Depuis 200 ans, les machines ont créé des emplois

Pas besoin pour autant de sortir la fourche et d’hourdir une révolte contre l’avènement des robots (pour le moment). Car la peur du remplacement par les machines ne date pas d’hier. Déjà au début du XIXe siècle, le luddisme avait opposé les tondeurs et tricoteurs travaillant dans le textile à détruire les révolutionnaires métiers à tisser mécaniques, accusés de mettre au chômage les artisans.

robots ia

Pourtant, si l’avenir n’est pas écrit, le passé est lui assez clair, et la technologie et ses machines ont créé de l’emploi. C’est en tout cas ce qu’affirme le cabinet Deloitte, cité par le Guardian, dans une étude publiée mi-août. Après avoir analysé 140 ans de données économiques en Angleterre et au Pays de Galles, le constat est clair: la technologie a été « une bonne machine à créer de l’emploi ».

Selon les auteurs, la perception populaire tient au fait qu’il est plus facile de voir les emplois détruits par la technologie que ceux créés par celle-ci. Ainsi, la chute du nombre de travailleurs dans l’agriculture et la manutention « a été plus que compensée par la croissance rapide des services à la personne, de la créativité, de la technologie et des affaires ». Notamment dans le secteur du service, avec une augmentation importante du nombre de coiffeurs et de barmans (attention, les robots s’attaquent maintenant à ce secteur!), par exemple.

Sur les deux dernières décennies, on voit par exemple des croissances de 909% dans le secteur des auxiliaires de puériculture. Autre exemple: en 1871, il y avait 9832 comptables en Angleterre et au Pays de Galles. Ils sont maintenant 215.678.

Pile ou face

Mais ces statistiques seront-elles valables dans le futur? Difficile à dire. Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, deux chercheurs du MIT américain, affirmaient dans le livre « The Second Machine Age », en 2014, que nous étions en plein dans une nouvelle révolution industrielle. Après la force manuelle de la vapeur, c’est la force cognitive qui est maintenant remplacée.

Et comme les capacités de calcul des machines doublent quasiment tous les deux ans et demi, les robots et l’intelligence artificielle devraient devenir de plus en plus efficaces, et ce exponentiellement.

A l’inverse, un autre chercheur du MIT, a une position « non alarmiste ». David Autor, professeur d’économie, affirme de son côté que si les emplois moyennement qualifiés sont effectivement de plus en plus détruits (comptable, travail de bureau aux tâches répétitives, etc), les emplois qualifiés, demandant de la créativité, sont eux en hausse. De même que les emplois peu qualifiés, qui résistent à l’automatisation.

De plus, David Autor rappelle qu’il est actuellement très difficile de programmer une machine pour qu’elle imite le travail d’une personne, à moins que celui-ci soit très répétitif.

Si vous ne savez pas sur quel pied danser, c’est normal, même les spécialistes sont perdus. Une enquête du Pew research center, qui a interrogé 1896 experts sur la question, montre que près d’un chercheur sur deux estime que robots et IA vont à l’avenir remplacer de nombreux travailleurs humains. L’autre moitié pense que la technologie créera plus d’emplois qu’elle n’en détruira…

Des emplois, mais lesquels?

Et si la question n’était pas de savoir si nous aurons tous un emploi, mais lequel? En reprenant les études de David Autor, l’écrivain Scott Santens s’interroge, chez nos confrères américains du Huffington Post.

graphique emploi

Sur ce graphique, provenant des travaux d’Autor, les lignes correspondent aux quatre dernières décennies. Les points placés en dessous de la ligne horizontale rouge indiquent qu’il y a eu une diminution du nombre d’emplois. Dès qu’une des courbes passe au dessus de cette ligne rouge, il y a eu une création d’emploi. Plus les points sont placés à gauche, plus ce sont des emplois non qualifiés. A l’inverse, plus ils sont à droite, plus ils représentent les emplois qualifiés.

La conclusion tirée par Santens est qu’à terme, une minorité de travailleurs va trouver des emplois très qualifiés, mais que la majorité, la classe moyenne, va vite se retrouver avec des emplois peu qualifiés et peu rémunérés. Bref, à devoir faire le service dans un fast-food avec un bac+5 en poche.

Et, note l’auteur, si un travail intéressant peut rendre un ancien chômeur heureux, un travail inintéressant le fera se sentir encore plus mal, selon une étude australienne.

Peut-être que la question n’est pas de savoir s’il y aura plus ou moins d’emploi dans le futur, mais si celui-ci sera « rentable »… dans tous les sens du terme?

Les robots détruiront plus d’emplois qu’ils n’en créeront, selon une étude

 Gabriel Siméon
Un robot industriel Nexstage, en juillet dans une usine japonaise.
Un robot industriel Nexstage, en juillet dans une usine japonaise. Photo Issei Kato. Reuters

Le cabinet américain Forrester anticipe, pour le marché de l’emploi des Etats-Unis, une disparition nette de 7% des jobs d’ici 2025 imputable à l’automatisation.

Quel impact les robots auront-ils sur le marché de l’emploi ? Loin des prédictions les plus alarmistes – mettre la plupart d’entre nous au chômage, selon l’entrepreneur américain Martin Ford – et les plus optimistes – créer «deux ou trois emplois supplémentaires» net pour chaque nouveau robot installé en usine, estime la Fédération internationale de robotique –, une étude du cabinet américain Forrester, publiée le 24 août, avance une réponse à mi-chemin.

Intitulée «The Future Of Jobs, 2025: Working Side By Side With Robots», elle se borne à l’évolution du marché du travail américain d’ici 2025. Ses conclusions sur la deuxième économie mondiale n’en sont pas moins dignes d’intérêt : «Les robots ne vont pas nous piquer tous nos emplois, mais ils vont transformer notre façon de travailler.»

D’après Forrester, l’automatisation entraînera, aux Etats-Unis, la disparition de 16% des emplois (22,7 millions) quand, de l’autre côté de la balance, la création des robots, des logiciels et la maintenance engendreront 9% de nouveaux postes (13,6 millions). Soit, au final, une perte nette d’emploi de 7% (9,1 millions) imputable aux robots d’ici 2025.

Les pourcentages net d'emplois qui devraient être détruits par l'automatisation entre 2015 et 2025

A titre de comparaison, un rapport du cabinet Roland Berger publié en octobre 2014 estime qu’«au sein du marché de l’emploi français, 42% des métiers présentent une probabilité d’automatisation forte du fait de la numérisation de l’économie». D’ici 2025, trois millions d’emplois sont potentiellement concernés.

Analyse Les machines bientôt à l’ère du plein-emploi

L’étude Forrester insiste également sur la masse de jobs transformés par les progrès des robots. «Nos analyses suggèrent que d’ici 2019, 25% des tâches de chaque emploi seront confiées à des logiciels, des robots ou des services automatisés et directs aux clients. Pour la plupart des employés, leurs collègues robotiques vont transformer le rapport au travail et requérir de nouvelles méthodes de management, de formation et de nouveaux systèmes d’information financiers», écrit un analyste de l’entreprise.

Cette transformation est déjà à l’œuvre. Chez McDonald’s ou Ikea, le job de caissier disparaît peu à peu au profit des caisses automatiques où le client est mis à contribution. Et les emplois manuels, répétitifs et peu qualifiés ne sont pas les seuls concernés : les professions réputées intellectuelles le sont également. Dans certains domaines, les médecins hospitaliers sont assistés par des programmes pour le diagnostic (le programme Watson d’IBM) et par des robots pour des actes chirurgicaux – à l’image du Rosa de la société Medtech. Bruno Bonnell, président du syndicat Syrobo, nous glissait il y a quelques mois : «La robolution, on est en plein dedans.

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loran Pali                                       La thèse de Sauvy a par ailleurs été contestée, notamment par les travaux de Jeremy Rifkin, entre autres.
Le déversement de la force de travail est assez contestable depuis la fin du fordisme et le développement de la robotisation. Si les emplois de production comme de services sont robot-isables, que ce soit au niveau de l’emploi non-qualifié ou qualifié, que restera-t-il comme activité nouvelle capable de créer de l’emploi ?
guillaume                                        Si on vous lit; pas de problèmes avec les automates, ceux ci vont créer de l’emploi
Mais de quel emploi parle t on?
Automatiquement d’un emploi bien plus qualifié que la tache qu’effectue le robot lui même
C’est à dire non accessibles aux personnes avec un bas niveau scolaire, en difficultés sociales ou intellectuelle…
Donc quand même un monde qui laisse beaucoup de mon sur le coté du chemin.
Qu’est ce qui pourrait être pensé pour ces personnes là? Comment vont-elle subsister sans être en marge de la société?

Autre argument très discutable
« La baisse de prix entraîne une hausse d’achat d’automobiles, et donc la hausse d’emplois (effet 2). »
hausse d’achat d’automobile chez quelle population? celle qui travaille déjà… c’est à dire avec un revenu confortable… mais ils sont déjà équipés… je doute que ce genre de marché puisse croitre à l’infini à part faire rentrer plus de gens dans la catégorie aisée ou « middle class » , mais comment faire si on leur enlève du boulot par la robotisation?

Si une hausse de la production automobile se produit malgré tout, je ne vois pas où peut etre la hausse d’emploi, puisque que ce sont les robots qui ont pris la place des employés. Ce sera juste une hausse du temps de travail des robots… et à la marge de ceux qui en assurent la maintenance. Pas de quoi s’attendre à une embellie sur le marché du travail peu qualifié.

Enfin, cette note optimiste me parait un peu étrange:
« De plus, l’hypothèse d’un pilotage automatique complet de certains véhicules ne verra pas le jour avant 2030 ; ce qui ruine les hypothèses alarmistes d’un fort impact sur les transports français à l’horizon 2025. »
Bah oui, ca n’est que reporter le problème de 5ans dans le futur. En 2030 ce sera le même soucis qu’en 2025! Quelle bonne nouvelle!

vouglans                                            La robotisation a apporté indubitablement un confort pour notre civilisation depuis la fin de la seconde guerre mondiale. C’est justement suite au conflit majeur qu’il y a eu cette avancée technologique. L’augmentation des rendements de productivités ont permis une meilleure suffisance des produits alimentaires, de soins et de tout autres améliorations pour notre survie. Développant aussi une surpopulation(plus les ressources sont importantes et durables, plus les espèces se reproduisent) augmentant encore le nombre d’emplois occupés par la technologie.
Le déséquilibre, un nombre croissant d’individus sans emplois et de robots en activités. Pour retrouver un équilibre satisfaisant, il faut diminuer l’un ou l’autre. La robotisation à ne va pas s’arrêter, bien au contraire(pas de réclamations, pas d’arrêt maladie ou de congés et pas de rémunération à verser(salaires, retraites, indemnités…), uniquement l’investissement et la maintenance…. En l’occurrence les humains vont devoir par nécessité, dont l’existence tient parfois à un fil(guerres, famines, accidents, épidémies, cataclysmes…) revoir à la baisse sa démographie mondiale(pas le choix). Car les propriétaires des capitaux vont choisir de source sur l’évolution des technologies, les humains belliqueux polluent trop et les glaciers fondent, l’espace terrestre va devenir vital.                             A la survie du plus grand nombre, l’argent roi fait foi!
Fondation pour l\\’innovation politique         Selon Robin Rivaton, les débats sur la compétitivité de l’économie française se suivent et se répètent, les solutions conjoncturelles qui en ressortent se limitent bien souvent à explorer la seule facette du coût du travail. Le progrès de la robotisation offre à nos entreprises une opportunité stratégique pour restaurer notre puissance industrielle. Retrouvez son analyse pour la Fondation pour l’innovation politique « Relancer l’industrie par les robots » sur http://urlz.fr/3ib7
Résistance inutile
Fathi                                                      Rien ne serait aussi absurde que de vouloir résister à une innovation. L’histoire de l’humanité prouve que cette marche en avant due aux technologies amène non seulement des améliorations – pas forcement positives, quand on pense au perfectionnement des capacités létales des armes modernes – mais oblige à des transformations et adaptations nécessaires. La généralisation des robinets d’eau courante sur l’évier avait tué la profession des porteurs d’eau, les cochers, les pétrisseurs de pain, l’OS dans l’usine, etc. la liste serait longue à étaler des métiers disparus et de ceux qui, inévitablement, deviendront plus ou moins vite obsolètes. Des armées de fabricants, vendeurs et réparateurs de machines nouvelles, « l’industrie » du GSM qui fait même la fortune des marchés informels partout dans le monde sont toutefois apparues … et cela montre non une crise de l’emploi mais une mutation.
Un élément nouveau serait cependant à constater cette fois. Il résulterait de l’effet de transformation non pas d’un ou de quelques secteurs mais de l’ensemble de l’activité humaine. La robotique semble annoncer une avancée globale dans le fonctionnement des sociétés, industriel, agricole, médical, éducation, les services dans leur ensemble et pour finir dans les loisirs. La « révolution » ne serait pas que dans l’activité professionnelle ou … diurne. Dans une récente interview télé, un spécialiste de la robotique répondant à une question sur les robots sexuels a affirmé qu’ils sont « déjà là mais on n’en parle pas beaucoup ». Si cela est avéré, il faudrait alors en escompter en plus un bouleversement social ou même « civilisationnel ». Il touchera aux loisirs et à la fécondation lesquelles devront emprunter de nouvelles voies pour s’adapter aux opportunités apparaissant sur le marché. L’évolution des techniques médicales y pourvoira. De plus, si demain je peux guider un fauteuil pour handicapé, commander une prothèse ou conduire une voiture, rien qu’en sollicitant les ondes émises par mon cerveau, qui interdirait que je transmette mes influx érotiques et plus généralement mes sentiments comme plus généralement mon savoir. Là, l’éducation est concernée.
Aldous Huxley aurait sans doute la migraine de vouloir imaginer les évolutions futures telles qu’on peut les concevoir, lesquelles invitent à ne pas s’interroger uniquement sur les effets sur le monde du travail mais sur l’ensemble des comportements humains. Peut-être s’achemine-t-on déjà vers « l’homme désincarné » qui ne sera plus qu’intelligence artificielle débarrassée des vicissitudes de l’enveloppe physique. Il y aura moins de naissances, ou des naissances strictement contrôlées, mais vie éternelle de l’esprit et de la connaissance via la mémoire dans un Big data planétaire. Et, finalement, et si Dieu n’était qu’une ancienne intelligence artificielle.
sylvain                                                     Et comment expliquez vous que le nombre de chômeur ait considérablement augmenté. On s’attendrait selon ce constat économique que le niveau intellectuel augmente avec l’augmentation des technologies mises en service, mais il restera un grande partie de la population incapable d’accepter de vouloir participer. La génération qui voit perdre des emplois ne peut pas voir les nouveaux emplois créés. Il s’agit surtout d’évaluer la qualité des emplois perdus, il s’agit de la perte d’emplois par exemple lié au relationnel, comme s’agissant de remplacer des guides dans les musées par des robots, ou bien des profs remplacés par des cours virtuels avec des images de synthèse. Bref une profonde transformation du contact relationnel entre les individus. Nos neurones, naturellement programmés pour communiquer d’une façon relationnelle ouverte vers l’autre afin de progresser, devra progresser en assimilant des informations issues de machines et d’intelligence artificielle, c’est à dire de issues de réponses programmées dans un organigramme qui ne pourra pas tolérer les gens qui ne rentreront pas dans ses cases, et qui pourront pas s’adapter aux imprévus. Par exemple , le robot de compagnie d’une personne âgée ne pourra pas réagir efficacement dans l’urgence d’un arrêt cardiaque, connecter le DAE, effectuer les compressions thoraciques et les insufflations, il ne pourra faire qu’une seul chose, appeler le 15. On ne pourra pas demander au robot guide de musée de répéter son explication différemment pour s’adapter aux mécanismes intellectuels du langage de tout le monde, on ne pourra pas demander au prof virtuel une explication différente et de s’adapter à un élève à la traine…La perte d’emplois d’accueil dans les foires et salons, fera perdre un outil indispensable de réinsertion sociale en immersion. On verra apparaitre en masse le travail précaire, des emplois à la journée, et les conséquences sociales de tout ça. Des nouveaux emplois oui, mais des emplois dénués de la maitrise ou de la connaissance du process de production, et donc faussement spécialisés, ne savoir que tirer un cordon pour arrêter une chaine de production, je vois pas trop où est la qualification, puisqu’ensuite intervient un employé de constat du défaut et ensuite un technicien supérieur qui décide de ce qu’il faut faire. Le robot est encore considéré comme le développement de l’ordinateur comme le messi qui est la preuve que l’homme est intelligent, et ne va faire que produire une nouvelle forme de pollution, car il faudra faire tourner des usines de recyclage de vieux robots en plastique. Et pourquoi pas des chiens robot de compagnie, et des chats robots, et donc aucune importance de la disparition d’espèces d’animaux puisque nous auront des robots. Qui achètera des robots quand il n’y aura plus assez de travail pour tout le monde et générer des profits dont on nous fait rêver et que les seuls qui vont les gagner, ce seront les industriels? Le gros défaut des gens qui inventent tout un tas de choses c’est de ne jamais réfléchir à ce que nous allons laisser à nos enfants grâce à tout ça, une planète aride et sèche, avec des légumes qui pousse sur des pics en aluminium hors sol, alimentés en eau avec des gouttes à goutte. De toute façon y en aura toujours un qui dira que les robots vont sauver nos emplois, crotte!
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