Ici…c’est PARIS!

Laisser un commentaire


Métro du Grand Paris : entre économies et retards

Le Premier ministre a annoncé jeudi des retards importants sur certains tronçons du futur métro du Grand Paris et dit viser une réduction de son coût d’environ 10%, même s’il a assuré que l’ensemble serait achevé comme prévu en 2030.

Exprimant sa volonté de “rendre totalement irréversible” le projet, Edouard Philippe a souligné “la nécessité de le recaler, de lisser la réalisation de certains tronçons, de les prioriser, pour en assurer la réalisation dans des délais réalistes”.

Quatre nouvelles lignes

Le Grand Paris Express comprend quatre lignes nouvelles de métro automatique, numérotées de 15 à 18, ainsi que des prolongements de la ligne 14. S’articulant autour d’une ligne circulaire, plusieurs branches doivent relier les aéroports d’Orly et Roissy-Charles de Gaulle, le pôle scientifique de Saclay et des quartiers sensibles de Seine-Saint-Denis, comme Clichy-sous-Bois ou Montfermeil.

Le Premier ministre Edouard Philippe lors d'(une visite sur un chantier du Grand Paris à Champigny-sur-Marne, le 23 janvier 2018

(credit photo AFP/Archives) Le Premier ministre Edouard Philippe lors d'(une visite sur un chantier du Grand Paris à Champigny-sur-Marne, le 23 janvier 2018

Des axes stratégiques

Dans le détail, la ministre des Transports Elisabeth Borne a rassuré les habitants des quartiers sensibles de Clichy-Montfermeil, épicentres des émeutes urbaines de 2005. Ils auront bien leur métro en 2024 pour les désenclaver, comme l’avait encore promis le président Emmanuel Macron à l’automne.

Elle a aussi confirmé les prolongements de la ligne 14 au nord et au sud –de Saint-Denis Pleyel à l’aéroport d’Orly, via Paris– et le tronc commun des lignes 16 et 17 de Pleyel au Bourget RER, lancés au début du mois.

Ils sont stratégiques pour les jeux Olympiques de 2024, le village olympique devant être construit à Pleyel, et devraient donc être prêts à temps.

Mme Borne a ajouté que le Grand Paris Express pourrait également aller à cette échéance jusqu’à l’aéroport du Bourget –où doit s’installer le centre des médias des JO– si cela est “techniquement possible”.

En revanche, Saclay est le grand perdant de l’arbitrage gouvernemental. Le Grand Paris Express n’y arrivera qu’en 2027, avec trois ans de retard.

Transports alternatifs

Déjà privé de l’exposition universelle rêvée en 2025, ce pôle d’excellence du sud-ouest francilien était pourtant défendu, notamment, par les influents députés LREM de l’Essonne, Cédric Villani et Amélie de Montchalin.

Les autres tronçons devraient prendre jusqu’à six ans de retard.

Les élus ont immédiatement réagi, notamment la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR), qui estime que ces retards vont “porter atteinte à un grand nombre de projets phares pour la région et pour la France”.

Mme Pécresse va réunir “tous les présidents de départements franciliens concernés afin d’explorer avec eux toutes les pistes qui permettraient d’accélérer la réalisation des lignes du Grand Paris Express”, et étudier des modes de transport alternatifs, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Transparence du discours

M. Philippe a expliqué jeudi qu’il se devait de “tenir un langage de vérité”, le projet ayant rencontré des difficultés techniques, humaines et financières.

Mon rôle, le rôle du gouvernement, c’est de rappeler le principe de réalité.

A-t-il insisté lors d’une conférence de presse.

Il a demandé à la Société du Grand Paris (SGP) –la structure publique chargée de construire le métro– “de préparer un plan d’optimisation permettant de comprimer le coût global du projet”.

Le chef du gouvernement a précisé qu’il visait “une optimisation de l’ordre de 10%” de ce coût, soit 3,5 milliards d’économies à trouver sur une facture de 35 milliards, d’autant que quatre gares d’interconnexion avec le RER n’ont pas encore été financées.

S’il compte donner plus de moyens à la SGP, il a également annoncé le prochain départ du président de son directoire Philippe Yvin.

Une commission présidée par le député Gilles Carrez (LR) sera par ailleurs chargé de trouver des ressources supplémentaires pour financer les travaux.

La Cour des Comptes avait vertement critiqué dans un récent rapport le manque d’expertise technique et financière de la SGP, s’inquiétant d’une “trajectoire financière non maîtrisée” et craignant que sa dette ne devienne incontrôlable.

Grand Paris Express : les élus d’Île-de-France dénoncent un « scandale d’État »

La Tribune / César Armand

À la suite des annonces du gouvernement de ce matin sur le décalage dans le temps de certains tronçons et de lignes du Grand Paris Express, les élus de petite et grande couronne sont à la fois rassurés de voir un calendrier fixé, mais s’inquiètent déjà des conséquences de ces retards pour l’avenir de la région. Dans un communiqué au vitriol, les élus de la région jugent que l’État est incapable de « piloter ce projet ».

La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé, dans la foulée des déclarations du gouvernement, qu'elle allait réunir tous les présidents des départements afin d'« explorer avec eux toutes les pistes qui permettraient d'accélérer la réalisation » et surtout d'évoquer avec eux « toutes les solutions alternatives de transport du quotidien qui pourraient alléger les difficultés de transport liées aux retards annoncés».© Fournis par La Tribune La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé, dans la foulée des déclarations du gouvernement, qu’elle allait réunir tous les présidents des départements afin d’« explorer avec eux toutes les…Il était présent à la réunion d’arbitrage avant d’assister à la conférence de presse d’Édouard Philippe et d’Élisabeth Borne qui ont annoncé le maintien du projet du Grand Paris Express dans son intégralité, mais ont aussi reporté entre 2027 et 2030 la réalisation de certaines lignes. À l’issue des annonces, Jean-Yves Le Bouillonnec, maire (PS) de Cachan, vice-président de la métropole du Grand Paris chargé des Finances et surtout président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP), s’est dit satisfait de voir « l’État entrer dans l’histoire et assumer ses responsabilités : l’État ne paie pas un centime, mais c’est un projet de sa compétence. Il est donc engagé dans sa garantie, et c’est bien qu’il accompagne la démarche ».

En revanche, Grégoire de Lasteyrie, maire (LR) de Palaiseau, vice-président de Paris-Saclay chargé de l’Aménagement et de l’Attractivité territoire et président de l’Union des élus pour la ligne 18, regrette le report de la livraison du tronçon Orly-CEA Saint-Aubin :

« C’est une douche froide pour l’ensemble des personnes qui y étudient, y travaillent ou qui y vivent. C’est déjà extrêmement galère avec des routes surchargées et des RER vieillissants. Déjà 2024, c’était trop tard, imaginez la déception très forte liée à 2027 ! »

Comme d’autres élus locaux franciliens, et comme le soulignait le promoteur Alain Dinin, Pdg de Nexity dans nos colonnes, il va devoir suspendre des projets de construction de logements:

« On va lancer un moratoire sur l’ensemble des chantiers, y compris les logements familiaux. »

La promesse du renforcement d’une offre de desserte ne le rassure pas non plus :

« Il y a déjà des bus articulés qui passent et même en en mettant le maximum, on n’arrivera pas à gérer les flux de demain. C’est presque un pansement sur une jambe de bois. »

La fronde et la colère des grands élus

La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a d’ailleurs annoncé, dans la foulée des déclarations du gouvernement, qu’elle allait réunir tous les présidents des départements afin d’« explorer avec eux toutes les pistes qui permettraient d’accélérer la réalisation » et surtout d’évoquer avec eux « toutes les solutions alternatives de transport du quotidien qui pourraient alléger les difficultés de transport liées aux retards annoncés».

Dans un communiqué commun, l’ensemble des grands élus de la région sont montés au créneau, jeudi soir, pour dénoncer un « scandale d’État » :

« Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, Jean-Jacques Barbaux, Président du Département de la Seine-et-Marne, Pierre Bédier, Président du Département des Yvelines, François Durovray, Président du Département de l’Essonne, Patrick Devedjian, Président du Département des Hauts-de-Seine, Stéphane Troussel, Président du Département de la Seine-Saint-Denis, Christian Favier, Président du Département du Val-de-Marne, Marie-Christine Cavecchi, Présidente du Département du Val d’Oise, et de nombreux élus des territoires concernés ne cautionnent pas les annonces d’Édouard Philippe et y voient un absolu mépris du Premier Ministre pour la voix des élus et les habitants de petite et grande couronne », affirment-ils.

Selon eux, « Le Gouvernement invoque des problèmes techniques et financiers dont les élus n’ont pu juger le fondement n’ayant pas eu le droit de disposer de documents solides durant la prétendue concertation qui ne fût en réalité qu’un simulacre. La Cour des Comptes soulignait avec insistance que les élus membres du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris étaient intentionnellement privés des informations qui auraient dû leur permettre d’exercer leur rôle de contrôle et de proposition ».

Les élus « déplorent » que les mesures de financement indispensables pour respecter le calendrier initial ne soient pas prises, dès à présent. Ils contestent la validité du budget de la Société du Grand Paris, dont l’absence de gouvernance en a fait « un bateau ivre ». Ils rappellent que les Franciliens contribuent massivement au financement de la Société du Grand Paris, notamment par la taxe spéciale d’équipement (taxe d’habitation et taxe foncière). Et que c’est par manque de financement de l’État que le calendrier initial n’a pas été tenu. Dès lors, ils concluent que « les annonces du Premier Ministre ne font que confirmer l’incapacité de l’État à piloter » ce « chantier du siècle ».

À cet égard, le conseiller régional Grégoire de Lasteyrie met en garde : « le Grand Paris Express est payé par les Franciliens, les bus par Île-de-France Mobilités. Il ne faudrait pas que l’État se reporte sur le conseil régional pour financer ces bus de substitution ».

Au Nord de Paris, à l’inverse, le sénateur (UDI) de Seine-Saint-Denis Vincent Capo-Canellas, ex-maire du Bourget, qui redoutait, mi-janvier, le renvoi aux calendes grecques de la ligne 17 et donc de la gare Le Bourget-Aéroport, juge « important » de regarder si « les entreprises pourront répondre au délai de 2024 à un prix acceptable ». Il n’en demeure pas moins vigilant quant aux intentions énoncées ce matin :

« Le Premier ministre a tenu un langage de vérité, mais que ces nouvelles décisions ne fassent pas l’objet d’un nouveau report. Si c’est un calendrier clair, que la phase d’économie potentielle n’amène pas à un déshabillage. »

Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, est beaucoup plus critique que le parlementaire : « je regrette tant sur la forme que sur le fond que l’Etat n’ait pas mesuré l’amplitude du projet. Ce ne sont pas des obstacles techniques, mais un choix discuté par des questions financières. Ne pas commander le nombre de tunneliers suffisant, c’est une occasion manquée alors que les 35 milliards d’euros vont accélérer les investissements et créer de la valeur ».

Le maire (LR) de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier, se dit, lui, « heureux d’avoir vu un Premier ministre décider du maintien du projet dans sa globalité ». Avec sa deuxième casquette de président de la métropole du Grand Paris, fier de la première édition de son concours « Inventons la métropole » où 19 des 51 projets reposent sur des quartiers de gare du Grand Paris Express, il ne peut dire le contraire : « je préfère du retard que l’absence de gares ». Au-delà de la rime facile, cet édile à la tête d’un collège de 131 maires redoute tout de même « les effets collatéraux sur les efforts d’aménagement » de ses confrères et consœurs : « il risque d’y avoir des conséquences financières pour ces communes où il y aura deux à quatre ans de retard ». Aussi, Patrick Ollier assure-t-il avoir demandé, dès le café préliminaire aux annonces, à Edouard Philippe comment l’État pouvait « soutenir les financements » des territoires concernés. Le Premier ministre lui aurait promis, dit-il, de « réfléchir avec ses services ».

Gilles Carrez à la rescousse pour trouver des financements

Son ancien vice-président chargé des Finances, le député (LR) du Val-de-Marne, Gilles Carrez, est chargé par le Gouvernement de trouver des ressources supplémentaires pour la Société du Grand Paris. Il reçoit déjà des propositions détonantes : « la maire du IXème arrondissement de Paris, Delphine Bürkli, m’a a écrit pour me proposer un péage urbain »… L’ancien président de la commission des Finances de l’Assemblée, qui avait commandé à la Cour des Comptes le rapport explosif dévoilé mi-janvier, écarte déjà cette piste de même qu’il assure qu’il ne soumettra « pas de nouveaux impôts, ni de subventions budgétaires, ni de financement national » quand le Grand Paris Express avance aujourd’hui, bon an mal an, grâce à une taxe prélevée sur les entreprises franciliennes.

Avant même de remettre ses propositions en mai à la ministre des Transports et de trouver d’ici là comment réaliser au moins 10 % d’économies, comme l’exige le gouvernement, Gilles Carrez rappelle que « la mariée était trop belle » – traduisez l’euphorie liée au lancement sarkozyste en 2009 – et qu’aujourd’hui, « on a besoin de vérité car on passe à l’opérationnel. Il ne faut pas s’engager sur des promesses qu’on pourra pas tenir ». L’ancien maire du Perreux-sur-Marne (94), habitué au RER A, continuera donc à défendre mordicus le super-métro : « ce projet est d’abord fait pour les habitants de l’Ile-de-France. Ils n’en peuvent plus ! Dès lors qu’on prend des engagements, il faut les tenir. Le prolongement de la ligne 14 à Saint-Ouen, annoncé en 2011 puis en 2017, se fera en 2020. Concentrons-nous sur le plus urgent pour les habitants ! »

Dans l’idéal, Gilles Carrez veut « s’en tenir à cette enveloppe de 35 milliards d’euros » : « si sans exploser les coûts, on arrive à tenir l’objectif de la rocade en 2030, on aura été performants. Maintenant que les études ont été menées à bien, il va falloir tenir ces coûts et ces délais ». Il n’empêche, en off, tous ces décideurs publics soulèvent le problème des tunneliers. Si le premier creuse déjà à Champigny (Val-de-Marne) la ligne 15 Sud, il en faudra 21 en simultané pour avancer au rythme de douze mètres par jour. Or, au-delà du coût estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros, seul un fabricant allemand est bien positionné pour les livrer en cinq à six mois dès la commande.

De même, puisqu’il faut vingt-quatre personnes en permanence sur une machine de cette taille, qui tourne vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, imaginez vingt-et-un tunneliers, et le coût en ressources humaines pour les entreprises du secteur. Et encore, l’absentéisme et la formation aux métiers de demain, qui frappe le BTP comme les autres, n’ont pas été évoqués non plus.

Grand Paris Express : les sites olympiques seront desservis, les habitants attendront

LP/infographie

Toutes les lignes du Grand Paris Express seront construites dans le département. Celles ayant une incidence sur les JO 2024 le seront dans les temps. Les autres devront attendre.

Le nouveau calendrier du supermétro ne fait pas que des heureux. En Seine-Saint-Denis, toutes les lignes du Grand Paris Express (14, 15, 16 et 17) seront construites, a confirmé ce jeudi le Premier ministre, Édouard Philippe. Mais pas forcément aux dates prévues. Certaines jugées moins prioritaires voient la durée de leurs travaux allongée de cinq à six ans. « Sur la forme comme sur le fond, je ne peux que regretter que le gouvernement n’ait pas mesuré l’ambition de ce projet », tacle Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental.

Sauvés par les Jeux olympiques. Olympiades obligent, la ligne 14 jusqu’à Saint-Denis, les tronçons des 16 et 17 entre Saint-Denis et l’aéroport du Bourget, sont maintenues pour 2024… Seul hic, la nouvelle gare Aéroport du Bourget. Si pour Vincent Capo-Canellas, ancien maire du Bourget et sénateur (UDI), « on revient de loin » car elle sera bien réalisée en 2024, reste la question de savoir si ce sera avant ou après les JO. Elle doit normalement desservir le parc des expositions, qui accueillera le centre des médias et ses 24 000 journalistes. « C’est l’image et la réputation internationale de la France qui sont en jeu. Ce serait dommage de rater l’échéance à quelques mois près », avance Yannick Hoppe, le maire (UDI) du Bourget. Car en l’état actuel du calendrier, « la gare ne verrait le jour qu’en octobre 2024 », rappelle-t-il. Soit trois mois après l’extinction de la flamme. « Rattraper trois mois en six ans, je pense que c’est faisable », espère l’élu.

La promesse de Macron tenue. Lors de sa venue à Clichy-sous-Bois en novembre dernier, le président de la République s’était engagé à ce que la première partie de la ligne 16, entre Le Bourget et Clichy-Montfermeil, soit réalisée en 2024. Elle le sera. Pour autant, les maires concernés affichent un enthousiasme modéré. « Les dates ne cessent de changer ces derniers mois, avant ou après les JO, qui croire ? s’interroge Olivier Klein, le maire (PS) de Clichy. J’espère que les travaux seront finis pour les JO car notre commune sera candidate pour être un site d’entraînement. » Pour Stéphane Gatignon, maire écologiste de Sevran, la question du désenclavement est essentielle. « Emmanuel Macron a bien compris que l’enjeu des transports dans nos banlieues si longtemps mis à l’écart, ça ne pouvait plus durer », analyse-t-il. Avant d’ajouter : « J’espère aussi qu’avec notre projet de vague à surf, si la discipline est retenue, nous pourrons devenir un site olympique ».

Les autres attendront. « Les JO, qui devaient être un accélérateur, sont finalement un frein ! », s’agace Sylvine Thomassin, maire (PS) de Bondy. La dernière partie de la ligne 16 entre Clichy et Noisy-le-Grand prévu en 2024, la ligne 15 Est, entre Saint-Denis-Pleyel et Rosny-sous-Bois, attendu pour 2025, et la ligne 17, entre Le Bourget et Roissy, d’abord envisagée pour 2024, ne seront finalement pas en service avant… 2030. Partout, des projets immobiliers ont été lancés autour des gares.

« C’est scandaleux, martèle Brigitte Marsigny, maire (LR) de Noisy. Beaucoup d’investissements ont été lancés autour de la gare de Noisy et maintenant on nous dit que le métro aura six ans de retard, quelle crédibilité avons-nous ? » Sentiment partagé par la députée (FI) Clémentine Autain. « La ligne 17 entre Le Bourget et Roissy est reportée alors que l’aéroport constitue le second plus grand bassin d’emplois d’Ile-de-France avec 90 000 salariés, c’est incohérent », fulmine-t-elle.

A Bondy, où deux stations de la ligne 15 doivent voir le jour, Sylvine Thomassin dénonce « un grand mépris pour la banlieue ». Claude Capillon, maire (LR) de Rosny-sous-Bois, est plus nuancé. « Nous sommes moins à plaindre que les autres, car nous aurons déjà trois stations de la ligne 11 en 2022, tempère l’élu. J’espère simplement que, cette fois, le gouvernement tiendra parole. »

Le gouvernement dévoile le calendrier du futur métro du Grand Paris

« La vérité oblige à dire que le calendrier de mise en service des différents tronçons du Grand Paris Express, tel qu’il est connu actuellement, ne correspond plus à la réalité », a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe.

 

Le gouvernement dévoile le calendrier du futur métro du Grand Paris

Ce jeudi 22 février, le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre des Transports Elisabeth Borne ont dévoilé le calendrier du futur métro du Grand Paris. « La vérité oblige à dire que le calendrier de mise en service des différents tronçons du Grand Paris Express, tel qu’il est connu actuellement, ne correspond plus à la réalité », a déclaré le chef du gouvernement, affirmant que l’intégralité du projet serait réalisée comme prévu en 2030.

Cependant des retards sont prévus pour certaines lignes. En 2024 devraient être terminées : la ligne 14 – qui doit relier Saint-Denis Pleyel à l’aéroport d’Orly en traversant la capitale ; la ligne 16, qui devrait bien arriver à Clichy Montfermeil (Seine-Saint-Denis) et la ligne 15 sud reliant Pont de Sèvres à Noisy-Champs (son bouclage final aurait cependant lieu en 2030). Quant à la ligne 17, qui devrait relier Saint-Denis Pleyel au Mesnil-Amelot, elle sera mise en service en 2027, selon la ministre des Transports.

In fine, la ligne 18 – qui ira de l’aéroport d’Orly au plateau de Saclay – ne sera pas terminée avant 2027. Sa section permettant d’aller jusqu’à Versailles ne devrait pas voir le jour avant 2030. A noter que pour le moment, seuls les travaux de prolongement de la ligne 14 ont commencé. Autre souci, la main-d’œuvre. Selon Edouard Philippe, « il faudra employer et former plus de 15.000 femmes et hommes ».

Autre problème et non des moindres : la facture qui ne cesse de s’envoler. Chiffré à 19 milliards d’euros lors du débat public en 2010, le super-métro devrait finalement coûter 35 milliards, et la note atteint même 38,5 milliards. « Mais mon rôle c’est de rappeler le principe de réalité et de redonner de la robustesse à un projet qui pourrait trembler sur ses bases », a déclaré Edouard Philippe, annonçant un changement de direction de la Société du Grand Paris. In fine, le chef de l’exécutif a également indiqué que le député LR Gilles Carrez, membre de la commission des finances, allait prochainement faire des propositions au gouvernement afin de « consolider le modèle économique de la Société du Grand Paris ».

Le Grand Paris Express globalement retardé

Le pragmatisme a conduit le gouvernement à reconnaître l’impossibilité de réaliser le futur métro du Grand Paris dans son intégralité pour 2024. L’objectif est maintenant pour 2030, sauf pour certains tronçons qui intéressent justement les voyageurs d’affaires pour se rendre à Orly et Roissy.

« Nous avons retenu deux priorités pour une mise en service en 2024 », a expliqué la ministre des transports Élisabeth Borne pour débuter son propos sur le Grand Paris Express. Ces deux priorités concernent les accès aux aéroports : les travaux de prolongement de la ligne 14 – qui doit relier Saint-Denis Pleyel à l’aéroport d’Orly en traversant la capitale – et le tronc commun des lignes 16 et 17 – qui doit connecter Pleyel à la gare du Bourget.

L’autre priorité est la ligne 16, qui devrait bien arriver à Clichy Montfermeil (Seine-Saint-Denis) en 2024, ainsi que la ligne 15 sud reliant Pont de Sèvres à Noisy-Champs.

Quant aux autres projets, le terme d’Elisabeth Borne est « recalage ». Autrement les projets ne sont pas abandonnés, mais le gouvernement n’y croit plus dans le délai des Jeux Olympiques. La ligne 17 ne devrait pas voir le jour avant 2027 au mieux pour sa partie Nord jusqu’au triangle de Gonesse. « La procédure d’appel d’offres permettra de déterminer s’il est possible de desservir le Bourget NDLR: où se trouveront plusieurs sites olympiques) d’ici 2024 », a précisé la ministre, qui envisage, dans le cas contraire, d’établir un système de navettes pour conduire les athlètes.

Même délai de 2027 au mieux pour la ligne 18 qui doit permettre d’aller de l’aéroport d’Orly au plateau de Saclay. Pour la section devant aller jusqu’à Versailles, ce ne sera pas avant 2030.
Le bouclage de la ligne 15 est renvoyé quant à lui à 2030.

La carte du projet global du Grand Paris Express

La carte du projet global du Grand Paris Express

Grand Paris : ce qu’ambitionne la métropole et les couacs [CARTE]

Grand Paris : ce qu'ambitionne la métropole et les couacs [CARTE] Le projet d’aménagement du Grand Paris autour d’un nouveau réseau de transports baptisé Grand Paris Express fait régulièrement parler de lui et doit être bouclé d’ici 2030 avec à la clé logements et équipements culturels durables…

A quoi ressemblent la métropole nouvellement constituée du Grand Paris et son projet d’aménagement et de nouveau métro automatique « inter-banlieues », le Grand Paris Express ? La région Ile-de-France occupe seulement 3 % du territoire hexagonal mais représente 19 % de la population française avec ses 12 millions d’habitants… et 31% du PIB national. Avec l’ambitieux projet du Grand Paris mêlant transports, urbanisme et architecture, la Métropole devrait rendre la capitale encore plus emblématique. Pour emprunter le premier tronçon du Grand Paris Express, cliquez sur l’image ci-dessus.

Grand Paris Express

En six lignes sur 200 kilomètres et 68 nouvelles gares, l’élaboration et la mise en service du réseau du Grand Paris Express s’étale jusque au moins 2030. Il s’agit au passage de développer et moderniser les transports d’Ile-de-France, un projet ambitieux porté par le gouvernement en tandem avec les collectivités territoriales. L’idée ? Partir du réseau existant mais aussi créer de toutes nouvelles lignes de métro automatiques pour un « Nouveau Grand Paris des Transports », tel que l’a présenté avec emphase le gouvernement le 6 mars 2013. Le coût global de réalisation du Grand Paris Express se chiffre actuellement à 24,7 milliards d’euros. Sont attendus sur le réseau pas moins de deux millions de voyageurs par jour. Le circuit doit relier zones d’habitat, grands pôles de compétitivité, bassins d’emplois et aéroports.

Métropole du Grand Paris

Les contours de la métropole du Grand Paris datent du 1er janvier 2016. Il s’agit de son « anniversaire » de création. Le décret ayant établi son périmètre, lui, a été publié au Journal officiel le 2 octobre 2015. Si on remonte encore un peu dans le temps, la création de la métropole du Grand Paris a d’abord été prévue par une loi, celle du 27 janvier 2014. Surnommée « loi MAPTAM », elle est dite « de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles ». Puis,  la loi du 7 août 2015, loi NOTRe sur l’organisation territoriale de la République, a confirmé sa date de création du 1er janvier 2016. C’est encore la loi qui le dit, la métropole du Grand Paris englobe la commune de Paris et les communes comprises dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne : 132 municipalités en tout. Une adhésion restant ouverte, en région Ile-de-France, à d’autres communes, après délibération de leur conseil municipal : Argenteuil a par exemple rejoint la métropole après sa création par ce biais.
Le siège de la métropole se trouve à Paris. Quant à ses fonctions de comptable public, autrement dit d’agent public responsable de la prise en main de deniers publics, elles sont assurées par le directeur régional des finances publiques de la région d’Ile-de-France. Selon la loi NOTRe, la métropole du Grand Paris commencera à exercer ses compétences en plusieurs phases, s’étirant jusqu’à fin 2017. Des compétences recouvrant divers domaines, de l’urbanisme au logement, en passant par l’environnement, l’aménagement numérique et les équipements culturels et sportifs.

Par ailleurs, la Métropole du Grand Paris est divisée en 12 territoires bénéficiant du statut d’établissements publics territoriaux (EPT), auxquels vont êtres confiées progressivement les compétences suivantes :

  • aménagement (ex : actions de restructuration urbaine)
  • développement économique (ex : zones d’activité)
  • habitat (ex : améliorations du parc immobilier bâti)
  • élaboration du plan local d’urbanisme
  • politique de la ville
  • action sociale d’intérêt territorial
  • plan climat-air-énergie
  • assainissement et eau
  • gestion des déchets ménagers et assimilés
  • équipements culturels et sportifs d’intérêt territorial

Société du Grand Paris

L’Etat a mis sur pied un établissement public chargé de créer le nouveau métro circulaire automatique du Grand Paris : la « Société du Grand Paris ». Aux commandes du projet du Grand Paris Express, ce réseau de transport nouvelle génération, la Société du Grand Paris se base sur un tracé bien précis. Pour déterminer par où allait passer le métro en construction, un débat public inédit a eu lieu, mixant point de vue de la Région Ile-de-France et de l’Etat, des Franciliens et de leurs élus. Maître d’ouvrage du Grand Paris Express, la Société du Grand Paris, car on parle toujours d’elle, agit sous la tutelle collective des ministères de l’Environnement ; du Logement ; de l’Economie et des Finances.

Projet du Grand Paris

Le projet du Grand Paris concerne toute une métropole, 12 millions d’habitants et près du tiers du PIB français. Son objectif au sens large, d’après la Société du Grand Paris aux manettes du chantier urbain, social et économique, est d' »améliorer le cadre de vie des habitants, [de] corriger les inégalités territoriales et [de] construire une ville durable. » Au-delà des projets d’architecture et d’urbanisme, le volet phare du projet tient dans la réalisation de quatre nouvelles lignes de métro qui relieront les banlieues sans passer par Paris. Le calendrier de mise en service court de  2019 à 2030. Une modernisation et une extension des lignes existantes sont également prévues.

Grand Paris aménagement

L’aspect « aménagement » du Grand Paris, chantier complémentaire à celui du nouveau métro circulaire automatique du Grand Paris Express, comporte des projets urbains à base de logement, de zones d’activités économiques, de pôles universitaires ou encore d’équipements culturels. Construits en particulier autour des gares, ces lieux stratégiques par excellence, ils doivent servir un enjeu de taille : rééquilibrer la métropole du Grand Paris en donnant une nouvelle vie aux quartiers enclavés et/ou trop isolés. « Il faut redessiner la région dans la logique d’un meilleur équilibre entre les territoires, entre l’est et l’ouest, entre Paris et la banlieue », précise le site officiel de la Société du Grand Paris.

61 sites devaient au départ être métamorphosés aux quatre coins de l’Ile-de-France, dont les adresses ont été annoncées le 12 octobre 2016 dans le cadre du grand concours « Inventons la Métropole du Grand Paris », sur le modèle du challenge d’urbanisme « Réinventer Paris », qui portait lui sur 22 bâtiments et parcelles à réhabiliter intra-muros. La métropole et la Société du Grand Paris ainsi que la préfecture d’Ile-de-France ont donc lancé un appel d’offre à la mi-octobre 2016 en direction des professionnels de l’urbanisme et du logement. 225 hectares sont alors concernés , à réhabiliter ou à transformer : des gares, des anciennes écoles ou de simples terrains en sont quelques exemples. Dans la liste, des sites atypiques ressortent comme le marché aux puces de Saint-Ouen ou le Fort d’Aubervilliers. Les promoteurs comme les cabinets d’architectes avaient jusqu’à début janvier 2017 pour présenter leur projet de (ré)aménagement. Logements, commerces, bureaux, espaces verts… Les projets sélectionnés ont été communiqués mi-octobre 2017.

La cinquantaine de projets-lauréats est répertoriée sur le site du concours « Inventons la Métropole du Grand Paris ». Ainsi qu’une carte des sites sélectionnés, à voir ici. D’autres appels à projet ont été lancés dans le cadre du Grand Paris, comme celui, des plus pragmatiques, annoncé le vendredi 21 octobre 2016 par la Société du Grand Paris : il concernait les déblais générés par le gigantesque chantier du Grand Paris Express. Le métro automatique de la rocade va en effet produire des tonnes de gravats. Objectif ? Optimiser leur traitement, leur transfert, leur stockage et leur réutilisation.

Cdg Express

Le projet « CDG express », pour Charles de Gaulle express, tient à la réalisation d’une infrastructure ferroviaire reliant Paris Gare de l’Est à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, avec pour caractéristiques principales :

  • une liaison directe
  • 20 minutes de temps de trajet
  • un train tous les quarts d’heure
  • de 5 heures à minuit, 7 j/7

Le projet CDG express part d’un constat : aujourd’hui, l’aéroport Paris-Charles de Gaulle ne possède aucune desserte dédiée. Résultat : les passagers aériens n’ont d’autre choix que l’autoroute (l’A1 et l’A3), ou les transports en commun (RER B), respectivement polluants et encombrés, et guère adapté aux voyageurs des airs (peu de place pour les bagages dans le RER, par exemple). Au-delà des facilités de circulation induites, le projet anticipe l’éventuelle organisation de Jeux Olympiques de 2024 et d’une potentielle Exposition universelle 2025 à domicile. Enfin, un tel aménagement de transport permettrait, selon le ministère de l’Environnement, de faire passer la part de la route dans le trajet aéroport principal de Paris / coeur de la capitale et vice-versa à 40 % en 2025 au lieu de 56 % actuellement.

Grand Paris sud

Diminutif de « Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart », Grand Paris Sud est une nouvelle agglomération située au sud de l’Ile-de-France et rassemblant 24 communes sur deux départements, la Seine-et-Marne et l’Essonne.  Elle est née de la fusion des CA Evry Centre Essonne, Seine Essonne, Sénart en Essonne et Sénart . Cette structure intercommunale de la région Ile-de-France fait partie des 17 nouvelles intercommunalités créées en grande couronne en Ile-de-France au 1er janvier 2016. Autrement dit, 17 nouveaux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, issus du schéma régional de coopération intercommunale (SRCI). « Ce schéma régional réduit le nombre d’EPCI dans l’unité urbaine de 41 à 17, créant ainsi des regroupements ambitieux et les conditions d’un dialogue équilibré entre la future Métropole du Grand Paris et les territoires de la grande couronne  » a précisé le Préfet de Région sur le site officiel prefectures-regions.gouv.fr.

Carte du Grand Paris (plan)

Cette carte du Grand Paris Express donne à voir les lignes formant son réseau ainsi que les sites industrielles sis à proximité de ses gares.

  • La ligne de métro 14 (Saint-Lazare – Olympiades) relie le centre de Paris, le pôle d’affaires de Saint-Denis Pleyel au nord et l’aéroport d’Orly au sud. Epine dorsale du réseau du Grand Paris Express, la ligne 14 sera en correspondance avec les nouvelles lignes du GPE (15, 16, 17 et 18), 11 lignes du métro parisien et les 5 lignes de RER (A, B, C, D et E).
  • La ligne 15, rocade proche de Paris, traverse les trois départements limitrophes de la capitale que sont la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine. Elle rejoint aussi l’ouest de la Seine-et-Marne via son terminus de Noisy-Champs.
  • La ligne 16 raccorde Saint-Denis Pleyel à Noisy-Champs en passant par Le Bourget RER. Elle présente un tronc commun d’environ 5km avec la ligne 17. En correspondance avec RER A, RER E, RER B, lignes Transilien, sa liaison est directe vers les pôles du Bourget et de la Plaine Saint-Denis.
  • La ligne 17 se déroule au nord-est de Paris, de Saint-Denis-Pleyel au Mesnil-Amelot. Elle comporte un tronc commun avec la ligne 16. Ligne  » traversante  » (ni une radiale une ni rocade), la ligne 17 compte 5 gares de correspondance avec le RER B et D, des lignes existantes, ou des lignes encore en projet comme la ligne 14 rallongée au nord, les lignes 15 et 16 du Grand Paris Express et la Tangentielle nord, qui reliera le nord parisien en rocade sans passer par Paris.
  • La ligne 18 parcourt le sud-ouest de Paris, de l’aéroport d’Orly à la gare de Versailles-Chantiers.
  • Les lignes 4,11,12 et 14 seront prolongées. Les lignes 15, 16, 17 et 18 constituent quatre nouvelles lignes de métro automatique. 72 nouvelles gares complètent le projet.
Les lignes et les sites industriels du Grand Paris Express © Société du Grand Paris
  • Pour consulter la carte interactive et évolutive du projet du Grand Paris Express, cliquez ici.

Le gouvernement reprend la main sur le Grand Paris Express

  Albane Canto

Maîtriser les coûts, maîtriser les délais. C’est l’objectif de la reprise en main du dossier du Grand Paris Express, annoncée le 22 février par le Premier ministre. Edouard Philippe acte l’impossibilité de réaliser le projet tel qu’il est défini actuellement. « Jusqu’à présent, je ne suis pas sûr qu’on ait dit la vérité sur ce projet, en terme de coûts et de délais. Pour réaliser la ligne 14, on a creusé neuf kilomètres de tunnels en neuf ans. Là, nous allons construire 200 km de lignes en vingt ans« , a cadré Edouard Philippe.

« La priorité est donnée à la mise en service, pour 2024, des lignes qui desservent le plus grand nombre d’habitants« , a expliqué Elisabeth Borne, ministre des Transports. Soit l’extension de la ligne 14 vers le Nord et le Sud, la ligne 15 Sud et le tronçon commun aux lignes 16 et 17. Des lignes nécessaires pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. La ligne 16, qui doit désenclaver les communes de la banlieue Est (entre Clichy-Montfermeil et Le Bourget RER) est également prioritaire.

Pour les autres lignes, il faudra attendre. Notamment sur le plateau de Saclay, qui doit être desservi par la ligne 18, et pour lequel une desserte par bus en site propre est avancée. L’échéance est repoussée à 2027, et 2030 pour la jonction jusqu’à Versailles. La ligne 17 vers le Nord est prévue pour 2027, et la ligne 15 est repoussée à 2030, du fait de « complexités géologiques inédites ». Pour rendre « irréversibles  » ces engagements, le gouvernement annonce le début de travaux sur toutes les lignes dès cette année et la signature des marchés d’ici à 2022. « Entre 2018 et 2022, date de la fin de notre mandat, nous aurons engagé 16 milliards d’euros de travaux« , déclare Edouard Philippe.

Edouard Philippe a également annoncé un « changement de direction pour une nouvelle impulsion« , une augmentation des moyens humains de la Société du Grand Paris (SGP), qui devra proposer un plan d’optimisation de son fonctionnement. Pour la partie financière, Edouard Philippe a missionné le député Gilles Carrez pour proposer un modèle économique à la SGP qui lui permette d’augmenter sa capacité d’emprunt.

=========

Commentaires

bh                                                   Le scandale est à venir, avec l’explosion des coûts prévus..

rene                                                quelle blague, c’est justement la multiplication de petits élus locaux qui ne veulent pas perdre de leurs privilèges, qui ralentit le projet

Delahaut                                        Quand on voit l’état des infrastructures routières, autouroutières, des transports en général dans et autour de Paris et de sa région, je ne sais pas si les collectivités territoriales concernées depuis 30 ans ont également étaient à la hauteur….😎
lecteurparisien                            Emmanuel Macron et Édouard Philippe reportent de cinq ans la construction de la plupart des lignes du Grand Paris Express. S’ils avaient compris l’importance de ce réseau de transport pour l’Île-de-France dans la concurrence internationale entre villes capitales, alors ils auraient imposé l’accélération de la construction des lignes 15 16 et 17. Emmanuel Macron n’a pas la dimension d’un Président de la République. Édouard Philippe a la dimension d’un maire d’une ville de province pas celle d’un premier ministre.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :