Déjà MacDo!!…Le poison dans nos assiettes

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b_1_q_0_p_01b_1_q_0_p_0Traces de pesticides: près de 3/4 des fruits et 41% des légumes non bio sont concernés

19 fruits et 33 légumes ont été passés au crible par l'association Générations Futures. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
19 fruits et 33 légumes ont été passés au crible par l’association Générations Futures. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Selon un rapport de l’association Générations Futures, près de 3/4 des fruits et 41 % des légumes non bio contiennent des traces importantes de pesticides. L’association appelle à augmenter le nombre de cultures biologiques.

Par France 3 PACA

Ce mardi, Générations futures rend public un rapport sur la présence des résidus de pesticides mesurés dans des fruits et légumes non bio consommés en France.

Normalement, Générations Futures achète dans les magasins les produits qu’elle analyse. Mais cette fois, ce rapport a été élaboré sur la base de données officielles produites par la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF). Ces analyses officielles ont permis de réaliser un classement des fruits et des légumes en fonction de la fréquence de la présence de résidus de pesticides mesurés et un classement des fruits et légumes en fonction de la fréquence des dépassements des limites maximales en résidus, sur une période allant de 2012 à 2016.

En tout ce sont 19 fruits et 33 légumes non bio qui ont pu être examinés. Selon cette étude, révélée mardi par nos confrères de franceinfo, plus de 70% des échantillons de fruits et 41% des échantillons de légumes analysés contiennent des pesticides.

Parmi les fruits étudiés, le plus touché est le raisin: près de 90% des échantillons de raisin, examinés par la répression des fraudes entre 2012 et 2016, contenaient des résidus de pesticides. Pour de nombreux autres fruits, près de 80% des échantillons contiennent des résidus de pesticides comme les clémentines. À l’inverse, les fruits les moins pollués sont l’avocat, le kiwi et la prune-mirabelle.

En ce qui concerne les 33 légumes, le plus contaminé est le céleri-branche : 84 % des échantillons testés contiennent des résidus de pesticides. Trois auters léguems dépassent le taux des 70%. Les légumes les moins contaminés sont le maïs et les asperges.

Il faudrait donc une « extension des cultures biologiques » selon l’association. Elle alerte aussi sur la contamination de multiples pesticides pour un seul aliment, appelé « l’effet cocktail« .

Le gouvernement a prévu un plan d’action pour réduire les produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture, après l’échec d’une première série de mesures. Il devrait être présenté fin mars prochain.

Cinq fruits et légumes par jour…Et des traces de pesticides

Par AFP (mis à jour à )
Près des trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables, les plus touchés étant le raisin et le céleri branche Photo ERIC PIERMONT. AFP

Près de trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio sont porteurs de traces de pesticides: c’est la conclusion d’un rapport publié mardi par Générations futures, qui appelle à «un élan» pour utiliser moins de produits phytosanitaires.

L’ONG, qui milite contre les pesticides, a compilé des données de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012-2016 et a retenu 19 fruits et 33 légumes consommés en France pour lesquels les échantillons sont représentatifs.

Résultat: 72,6% des échantillons de fruits présentent des résidus de pesticides quantifiés, c’est-à-dire dont la quantité peut être mesurée. Dans le cas des légumes, ce chiffre tombe à 41,1%.

«On s’attendait à trouver des résidus de pesticides» dans des aliments issus de l’agriculture conventionnelle, a expliqué le directeur de l’ONG, François Veillerette, lors d’une conférence de presse. «Mais l’intérêt est d’avoir le détail sur une période assez longue», ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent, explique-t-il.

Quel enseignement tirer de ce rapport? «Tout n’est pas à loger à la même enseigne», constate François Veillerette: parmi les fruits, le pourcentage d’échantillons le plus élevé présentant des traces de pesticides concerne le raisin (89%), devant les clémentines/mandarines (88,4%) et les cerises (87,7%). La pomme, le fruit le plus consommé en France, n’arrive qu’en huitième position (79,7%).

Ces écarts s’expliquent par «les différences de sensibilité des cultures», le raisin par exemple étant particulièrement sensibles aux maladies, indique M. Veillerette.

Parmi les légumes, les échantillons de céleri branche sont ceux présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6%), devant les herbes fraiches, hors persil, ciboulette et basilic (74,5%) et les endives (72,7%). Les pommes de terre arrivent à la septième place (57,9%) et les tomates à la 13e (48,9%).

– ‘Pas nécessairement un danger’ –

Le nombre d’échantillons de fruits dépassant les limites maximales de résidus (LMR) reste faible: 6,6% des cerises, 4,8% des mangues/papayes, 4,4% des oranges, 1,7% des pommes. Pour les légumes, les limites sont dépassées pour 29,4% des échantillons d’herbes fraiches, 16% de céleri branche, 2,9% de tomates et 2% de pommes de terre.

«Le fait de dépasser les LMR n’implique pas nécessairement un danger», précise Loic Tanguy, directeur de cabinet de la DGCCRF.

Dans tous les cas, en cas de dépassement des LMR, un retrait du marché est demandé par la DGCCRF pour faire respecter les normes en vigueur.

«Il n’y a pas d’indications de risque sanitaire (lié aux pesticides, ndlr) à consommer des fruits et légumes», renchérit Jean-Luc Volatier, de l’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

Générations futures a laissé de côté les fruits et légumes bio, faute de données suffisantes, et regrette que les chiffres de la DGCCRF «ne permettent pas de connaître la présence de cocktails de résidus de pesticides».

La DGCCRF a demandé un avis à l’Anses sur ce point.

Ce rapport «met bien en évidence l’urgence de la sortie d’un usage non maîtrisé des produits phytos comme le glyphosate», a réagi la secrétaire à la Transition écologique d’Etat Brune Poirson sur Twitter.

Alors que les mesures prises par le passé n’ont pas permis de réduire drastiquement l’usage de pesticides dans l’agriculture française, Générations futures espère que le nouveau plan du gouvernement «permettra réellement de (…) créer l’élan nécessaire pour un changement de pratiques».

Les consommateurs sont de plus en plus réticents à l’utilisation de produits phytosanitaires, reconnaît Eric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA, qui assure que le monde agricole «est clairement engagé pour trouver des alternatives». «Les normes sont beaucoup plus strictes en France» sur le nombre et le type de pesticides utilisés que dans d’autres pays, insiste-t-il.

Des producteurs maraîchers et arboriculteurs veulent lancer de leur côté un label «zéro résidu de pesticides», différent du bio. Chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo.

Pour Générations futures, cette solution n’est pas satisfaisante car «ces offres ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides» et elles ne «suppriment pas les pollutions environnementales».

Une inquiétante étude montre l’étendue des pesticides dans nos fruits et légumes

Paris Match  / La Rédaction avec AFP

Près de trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio sont porteurs de traces de pesticides, selon Générations futures.
Près de trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio sont porteurs de traces de pesticides, selon Générations futures. REUTERS/Darren Staples

L’association Générations futures a publié un rapport qui démontre que près de trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio sont porteurs de traces de pesticides.

Près de trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio sont porteurs de traces de pesticides: c’est la conclusion d’un rapport publié mardi par Générations futures, qui appelle à « un élan » pour utiliser moins de produits phytosanitaires. L’ONG, qui milite contre les pesticides, a compilé des données de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012-2016 et a retenu 19 fruits et 33 légumes consommés en France pour lesquels les échantillons sont représentatifs. Résultat: 72,6% des échantillons de fruits présentent des résidus de pesticides quantifiés, c’est-à-dire dont la quantité peut être mesurée. Dans le cas des légumes, ce chiffre tombe à 41,1%. « On s’attendait à trouver des résidus de pesticides » dans des aliments issus de l’agriculture conventionnelle, a expliqué le directeur de l’ONG, François Veillerette, lors d’une conférence de presse. « Mais l’intérêt est d’avoir le détail sur une période assez longue », ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent, explique-t-il.

Quel enseignement tirer de ce rapport? « Tout n’est pas à loger à la même enseigne », constate François Veillerette: parmi les fruits, le pourcentage d’échantillons le plus élevé présentant des traces de pesticides concerne le raisin (89%), devant les clémentines/mandarines (88,4%) et les cerises (87,7%). La pomme, le fruit le plus consommé en France, n’arrive qu’en huitième position (79,7%). Ces écarts s’expliquent par « les différences de sensibilité des cultures », le raisin par exemple étant particulièrement sensibles aux maladies, indique M. Veillerette.

Parmi les légumes, les échantillons de céleri branche sont ceux présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6%), devant les herbes fraiches, hors persil, ciboulette et basilic (74,5%) et les endives (72,7%). Les pommes de terre arrivent à la septième place (57,9%) et les tomates à la 13e (48,9%).

« Pas nécessairement un danger »

Le nombre d’échantillons de fruits dépassant les limites maximales de résidus (LMR) reste faible: 6,6% des cerises, 4,8% des mangues/papayes, 4,4% des oranges, 1,7% des pommes. Pour les légumes, les limites sont dépassées pour 29,4% des échantillons d’herbes fraiches, 16% de céleri branche, 2,9% de tomates et 2% de pommes de terre. « Le fait de dépasser les LMR n’implique pas nécessairement un danger », précise Loic Tanguy, directeur de cabinet de la DGCCRF. Quand c’est le cas, un retrait du marché est demandé. « Il n’y a pas d’indications de risque sanitaire (lié aux pesticides, ndlr) à consommer des fruits et légumes », renchérit Jean-Luc Volatier, de l’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

Générations futures a laissé de côté les fruits et légumes bio, faute de données suffisantes, et regrette que les chiffres de la DGCCRF « ne permettent pas de connaître la présence de cocktails de résidus de pesticides ». Ce rapport « met bien en évidence l’urgence de la sortie d’un usage non maîtrisé des produits phytos comme le glyphosate », a réagi la secrétaire à la Transition écologique d’Etat Brune Poirson sur Twitter. Alors que les mesures prises par le passé n’ont pas permis de réduire drastiquement l’usage de pesticides dans l’agriculture française, Générations futures espère que le nouveau plan du gouvernement « permettra réellement de (…) créer l’élan nécessaire pour un changement de pratiques ».

Les consommateurs sont de plus en plus réticents à l’utilisation de produits phytosanitaires, reconnaît Eric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA, qui assure que le monde agricole « est clairement engagé pour trouver des alternatives ». « Les normes sont beaucoup plus strictes en France » sur le nombre et le type de pesticides utilisés que dans d’autres pays, insiste-t-il aussi.

A lire :En 30 ans, 75% des insectes ont disparu en Europe

Des producteurs maraîchers et arboriculteurs veulent lancer de leur côté un label « zéro résidu de pesticides », différent du bio. Chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo. Pour Générations futures, cette solution n’est pas satisfaisante car « ces offres ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides » et elles ne « suppriment pas les pollutions environnementales ».

L'étude a été menée sur 19 types de fruits et 33 types de légumes. Photo d'illustration.

L’étude a été menée sur 19 types de fruits et 33 types de légumes. Photo d’illustration. – Ludovic MARIN / AFP

Raisins, cerises, céleris… voici les fruits et légumes les plus contaminés par les pesticides

Un rapport de l’ONG Générations futures met en évidence la présence de pesticides dans une majorité d’échantillons de fruits et légumes analysés. Découvrez les produits non-bios les plus contaminés, classés par ordre de toxicité.

À l’heure ou les consommateurs sont toujours plus incités à consommer « cinq fruits et légumes par jour », l’annonce fait tache et met en lumière l’insuffisance des moyens alloués à la lutte contre les pesticides. À quatre jours de l’ouverture du Salon de l’Agriculture, l’association Générations futures publie un rapport alarmiste pointant la présence importante de pesticides dans des fruits et légumes.

L’enquête a été menée à partir des données collectées par la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) entre 2012 et 2016, sur 19 fruits et 33 légumes non-bio. Les résultats sont clairs: 73% des échantillons de fruits et 41% de ceux de légumes contiennent des résidus de pesticides. Concernant les fruits, les résidus sont supérieurs aux limites autorisées dans 2,7% des cas.

Le raisin et le céleri particulièrement touchés

Dans le classement établi par l’ONG par degré de toxicité, on retrouve des produits bien familiers des consommateurs français. Notamment le raisin dont 89% des échantillons étudiés contenaient des résidus de pesticides quantifiables. Suivent notamment les mandarines (88,4%), les cerises (87,7%), ou encore les pamplemousses (85,7%). En queue de peloton, on peut trouver les kiwis dont « seulement » 27,1% des échantillons étudiés révélaient une présence de pesticides ou encore les avocats (23,1%).

Exemple : 89% des échantillons de raisins étudiés contenaient des traces de pesticides.

Le rayon légumes n’est guère plus rassurant pour la santé des consommateurs. Ainsi, 84,6% des échantillons de céleri-branche étaient contaminés par des pesticides, suivis de près par les herbes fraiches (74,5%) et les endives (72,7%). Globalement, le céleri est particulièrement sujet à la présence de pesticides puisque les céleris raves étudiés contiennent des pesticides pour 71,7% d’entre eux. Si vous voulez consommer des produits plus propres, vous pouvez vous tourner vers l’asperge et le maïs, dont les échantillons étudiés, à en croire les chiffres de Générations futures, ne révèlent une présence de pesticides que pour respectivement 3 et 1,9% d’entre eux.

Exemple : 84% des échantillons de céleri branche étudiés contenaient des traces de pesticides.

Déjà peu rassurants, ces résultats ne présentent en plus qu’une vision partielle. En effet, les données étudiées par la DGCCRF ne portent que sur des résidus quantifiés et non pas sur les résidus détectés mais non quantifiables. Ainsi, pour Générations futures, « les résultats présentés ignorent une partie des résidus réellement présents ».

Un besoin d’informations complémentaires

Comme le souligne Le Monde, les données de la DGCCRF n’abordent toutefois pas certains points précis comme le taux de concentration des pesticides présents dans les aliments contaminés, ni leur nature ou leur nom. Ainsi, note le quotidien, « il reste impossible à ce stade de déterminer les effets sanitaires liés à la consommation de ces fruits et légumes« . « On peut être en alerte, note par exemple Emmanuelle Kesse-Guyot épidémiologiste à l’INRA, interrogée par le quotidien, mais avant de dire que la situation est dangereuse il faut des informations complémentaires sur les pesticides concernés« .

Générations futures ne se montre pas plus confiante quant à la marge de manœuvre des autorités, notamment concernant les plans de surveillance actuels : « Les consommateurs ne retirent pas une information réellement utilisable des ces plans de surveillance (…) tous les aliments ne sont pas analysés tous les ans ou alors le sont en nombre trop faible pour que les résultats trouvés soient réellement significatifs« .

Et alors que, début février, producteurs maraîchers et arboriculteurs ont annoncé leur volonté de lancer un label « zéro résidus de pesticides« , l’ONG note que « ces offre ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides » et « ne suppriment pas les pollutions environnementale« . Elle demande « la transparence totale sur les pesticides utilisés dans la culture et le stockage des fruits, légumes et céréales, par un affichage complet« .

Les bons réflexes à avoir face aux pesticides dans les fruits et légumes

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Les bons réflexes à avoir face aux pesticides dans les fruits et légumes
@ Tobias SCHWARZ / AFP
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Selon un rapport publié mardi par l’ONG Générations Futures, près de trois-quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces de pesticides « quantifiables ».

Mieux vaut opter pour une salade maïs/asperges que pour un duo de céleri et d’endive. Selon une étude publiée mardi par Générations Futures, près de trois-quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces de pesticides « quantifiables » : en clair, ils en contiennent plus de 0,01 mg le kilo. Aussi, et surtout, le rapport de l’ONG, basé sur des données de la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012-2016, pointe de fortes différences entre les fruits et légumes. Comment s’y repérer ? Comment être certain d’éviter les pesticides ?

Cerises et mangues les plus touchées par les dépassements de limite. Générations Futures a retenu 19 fruits et 33 légumes pour lesquels les échantillons étaient représentatifs. Et les écarts sont plus ou moins importants d’un produit à l’autre : en moyenne, 89% des échantillons de raisins présentaient des marques de pesticides, 88,4% pour des clémentines/mandarines et 87,7% des cerises. Côtés légumes, les échantillons de céleri branche sont ceux présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6%), devant les herbes fraîches (74,5%) et les endives (72,7%).

Il n’est ici question que de pesticides autorisés pour l’agriculture. À très forte dose, ces derniers sont suspectés de provoquer cancers et dérèglement hormonaux, surtout lorsqu’ils sont mélangés entre eux. Il existe toutefois en France des limites assez strictes. Et seuls 2,7% des fruits testés et 3,5% des légumes dépassent la limite maximale autorisée pour leur espèce, selon Générations Futures. Les dépassements des limites maximales autorisées concernent avant tout les cerises (6,6% des échantillons) et les mangues/papayes (4,8%). Côté légumes, les herbes fraîches étaient les plus concernées par les dépassements des valeurs autorisées (29,4% des cas), devant le céleri-branche (16%)

Lavez, cuisez, et mangez bio. S’il existe peu de moyens de connaître la dose de pesticide présent dans un produit au moment de le choisir sur son étal, certains gestes permettent d’en éliminer la teneur : les éplucher, les laver et les cuire à la vapeur, par exemple. Une étude américaine publiée en octobre dans le Journal of Agricultural and food chemistry révèle également que tremper vos produits durant 15 minutes dans un mélange d’eau et de bicarbonate de soude (500 ml d’eau pour une cuillère à café) permet d’éliminer une grande partie des traces de pesticides.

Mais il n’y a qu’un seul et unique moyen d’être sûr de ne pas en croiser : manger bio. En France, trois labels permettent de faire le tri dans les produits : « AB », pour « Agriculture biologique », le logo bio européen (le voir ici) et le logo « Cohérence bio ». Le premier est décerné par un certificateur français et garantit que le produit est issu, de l’engrais au produit final, à 95% d’une culture sans pesticide. Le second garantit la même chose au niveau européen, même s’il tolère 0,9% d’OGM. Quant à Cohérence Bio, il vous assure une agriculture 100% écologique de bout en bout (engrais, eau, produits etc). Vous pouvez trouver l’ensemble des magasins et des producteurs qui proposent des produits Cohérence bio sur le site de l’organisme.

Les labels mentionnant une « agriculture raisonnée », en revanche, indiquent simplement que les agriculteurs s’engagent à limiter leur utilisation de pesticide, mais aucun organisme certificateur n’est là pour le vérifier.

Bientôt un nouveau plan d’action. Le gouvernement a par ailleurs prévu de présenter prochainement un plan d’action pour réduire les produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture. En outre, des producteurs maraîchers et arboriculteurs veulent lancer un label « zéro résidu de pesticides », différent du bio. Chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo. Pour Générations futures, cette solution n’est pas satisfaisante car « ces offres ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides » et elles ne « suppriment pas les pollutions environnementales ».

Sur le même sujet :

Des traces de pesticides dans 3/4 des fruits et 41% des légumes

media Vue intérieur du pavillon des fruits et légumes au marché de Rungis, près de Paris. RFI/Clémence Denavit

C’est un rapport publié ce mardi par l’ONG Générations futures qui l’affirme : près des trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces quantifiables de pesticides. Les plus touchés sont le raisin et le céleri branche.

L’association Générations futures qui milite contre les pesticides, se base sur des données de la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012-2016 et a retenu 19 fruits et 33 légumes pour lesquels les échantillons étaient représentatifs. « Pour les fruits, nous avons pu constater, en moyenne, la présence de résidus de pesticides quantifiés dans 72,6% des échantillons analysés », selon un communiqué. Dans 2,7% des cas, ces résidus étaient supérieurs aux limites autorisées.

En moyenne, 89% des échantillons de raisins présentaient des marques de pesticides, 88,4% pour des clémentines ou mandarines et 87,7% des cerises. Concernant les dépassements des limites maximales, ils concernent avant tout les cerises (6,6% des échantillons) et les mangues ou papayes (4,8%).

Vers un label « zéro résidu de pesticides »?

Dans le cas des légumes, 41,1% avaient des traces de pesticides et 3,5% des échantillons montraient des résidus supérieurs aux limites maximales. Les échantillons de céleri branche sont ceux présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6%), devant les herbes fraîches (74,5%) et les endives (72,7%). Les herbes fraîches étaient les plus concernées par les dépassements des valeurs autorisées (29,4% des cas), devant le céleri branche (16%).

C’est intéressant pour le consommateur parce que ça lui permet de faire des choix de consommation s’il ne consomme pas bio. (…) À partir du classement qu’on a fait, on peut faire des choix de légumes et des fruits pour lesquels la présence de résidus pesticides est la moins évidente.
Nadine Lauverjat, coordinatrice de l’ONG Générations futures, à l’origine du rapport. 20/02/2018 – par Michèle Diaz Écouter

Les données de la DGCCRF portent uniquement sur les résidus quantifiés et pas sur les résidus détectés mais non quantifiables, ce qui fait dire à Générations futures que « les résultats présentés ignorent une partie des résidus réellement présents ». Le gouvernement a prévu un plan d’action pour réduire les produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture, après l’échec d’une première série de mesures.

Des producteurs maraîchers et arboriculteurs veulent lancer de leur côté un label « zéro résidu de pesticides », différent du bio. Chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo. Pour Générations futures, cette solution n’est pas satisfaisante, car « ces offres ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides » et elles ne « suppriment pas les pollutions environnementales ».

À lire: Les pesticides seraient jusqu’à 1 000 fois plus toxiques que ce qu’on dit

À consulter: Le rapport complet de l’association Générations futures

Des traces de pesticides dans 75 % des fruits et 41 % des légumes

Ph. badahos/shutterstock.com

Près des trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables, les plus touchés étant le raisin et le céleri branche, selon un rapport publié mardi par l’ONG Générations futures.

L’association, qui milite contre les pesticides, se base sur des données de la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012-2016 et a retenu 19 fruits et 33 légumes pour lesquels les échantillons étaient représentatifs.

« Pour les fruits, nous avons pu constater, en moyenne, la présence de résidus de pesticides quantifiés dans 72,6% des échantillons analysés », selon un communiqué. Dans 2,7% des cas, ces résidus étaient supérieurs aux limites autorisées.

En moyenne, 89% des échantillons de raisins présentaient des marques de pesticides, 88,4% pour des clémentines ou mandarines et 87,7% des cerises.

Concernant les dépassements des limites maximales, ils concernent avant tout les cerises (6,6% des échantillons) et les mangues ou papayes (4,8%).

Dans le cas des légumes, 41,1% avaient des traces de pesticides et 3,5% des échantillons montraient des résidus supérieurs aux limites maximales.

Les échantillons de céleri branche sont ceux présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6%), devant les herbes fraîches (74,5%) et les endives (72,7%). Les herbes fraîches étaient les plus concernées par les dépassements des valeurs autorisées (29,4% des cas), devant le céleri branche (16%).

Des résultats non quantifiables

Les données de la DGCCRF portent uniquement sur les résidus quantifiés et pas sur les résidus détectés mais non quantifiables, ce qui fait dire à Générations futures que « les résultats présentés ignorent une partie des résidus réellement présents ».

Le gouvernement français a prévu un plan d’action pour réduire les produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture, après l’échec d’une première série de mesures.

Des producteurs maraîchers et arboriculteurs veulent lancer de leur côté un label « zéro résidu de pesticides », différent du bio. Chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo.

Pour Générations futures, cette solution n’est pas satisfaisante car « ces offres ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides » et elles ne « suppriment pas les pollutions environnementales ».

Pesticides : Quels sont les fruits et légumes les plus infectés ?

Une nouvelle étude inquiétante nous renseigne sur la présence de pesticides dans les fruits et légumes que nous mangeons.

Alors que le Salon de l’Agriculture ouvre ses portes dans quelques jours, l’ONG Générations Futures a analysé 19 fruits et 33 légumes non-issus de l’agriculture biologique. Ainsi, dans son rapport, publié mardi 20 février, dont Le Monde a tiré des extraits, l’association appelle le gouvernement

A prendre des dispositions rapides et efficaces pour la promotion de l’agriculture biologique. Et à réduire fortement l’usage des pesticides dans l’agriculture traditionnelle.

Les données de la répression des fraudes comme base

L’association, qui milite contre les pesticides, s’est basée sur des données de la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012-2016. Or, habituellement, pour mener ses enquêtes, Générations futures achète les produits à analyser dans les magasins. Cette fois, elle s’est appuyée sur des données officielles. Issues des « plans de surveillance », menés par la DGCCRF.

Ainsi, en compilant ces chiffres, Générations Futures a réalisé un classement de 19 fruits et de 33 légumes en fonction de leur probable toxicité. Car, selon des études récentes, ces pesticides pourraient avoir des conséquences sur notre santé. Par ailleurs, ce lien a déjà été maintes fois prouvé sur les agriculteurs qui manipulent ces produits. En effet, ils sont davantage atteints que la population générale par des cancers de la prostate, du sang. Ou encore par la maladie de Parkinson.

Le raisin est le fruit le plus contaminé par les pesticides

Sur les 19 fruits étudiés, le plus touché est le raisin. 89 % des échantillons de raisin, examinés par la répression des fraudes entre 2012 et 2016, contenaient des résidus de pesticides. Un résultat qui ne semble pas étonner. En effet, Générations Futures rappelle qu’en 2013 les viticulteurs ont appliqué, en moyenne, 19 traitements de pesticides. Un procédé destiné à lutter contre les champignons, les herbes ou les insectes.

Parmi les autres fruits infectés, viennent ensuite la clémentine-mandarine, la cerise, le pamplemousse, la fraise, la nectarine-pêche et l’orange. Avec plus de 80% des échantillons renfermant des résidus de pesticides. À l’inverse, les fruits les moins pollués sont l’avocat (23%), le kiwi (27 %) et la prune-mirabelle (35 %).

L’étude montre aussi que certains fruits dépassent les limites maximales autorisées en Europe concernant les pesticides. C’est le cas de près de 7 % des échantillons de cerises examinés. Et de près de 5 % pour les mangues et les papayes.

Le céleri-branche, le plus toxique des légumes

En ce qui concerne les 33 légumes passés au crible dans cette étude de Générations Futures, le plus contaminé est le céleri-branche. En effet, 84 % des échantillons testés contiennent des résidus de pesticides.

Toujours dans le haut du tableau, on trouve les herbes fraîches (74,5 %), l’endive (73%), le céleri-rave (71%) et la laitue. Ainsi, près d’un tiers des herbes fraîches, du céleri-branche, des blettes et des navets dépassent le seuil légal de résidus de pesticides fixé par l’Union européenne. À l’opposé, l’asperge (3 %) et le maïs (1,9 %) sont les légumes les moins pollués.

Enfin, l’association Générations Futures alerte également sur la présence de plusieurs pesticides dans un même aliment. En 2016, près de 40 % des échantillons de fruits et légumes examinés contenaient plus de deux pesticides. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) travaille sur cette question de « l’effet cocktail ». Un effet selon lequel la toxicité des pesticides augmente lorsqu’ils sont mélangés.

Les actions engagées par le gouvernement

Face à ce défi de santé publique, le gouvernement a prévu un plan d’action. Celui-ci prévoit de réduire les produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture. Dans le même temps, des producteurs maraîchers et arboriculteurs ont décidé de s’associer pour lancer un label « zéro résidu de pesticides ». Différent du label agriculture biologique, chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo.

Toutefois, dans son étude, Générations Futures, arguent que ces solutions ne sont pas satisfaisantes. En effet, l’association estime :

Ces offres ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides. Et elles ne suppriment pas les pollutions environnementales.

Pour Générations Futures, « l’idéal aujourd’hui est encore de consommer des produits bio », qui contiennent des résidus extrêmement faibles de pesticides.

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Nootsi« Il n’est ici question que de pesticides autorisés pour l’agriculture »… pour les produits français. Mais quid des productions étrangères (fruits espagnols par exemple) qui inondent nos marchés (et grande distribution)?

 

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