Vous avez demandé la police!!?..le sénile de l’intérieur vous propose:..!

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89La police de sécurité du quotidien : tournant ou rendez-vous manqué ?

Plutôt que de créer une nouvelle brigade spécialisée, le gouvernement ouvre des chantiers ambitieux dont les effets se feront attendre.Des agents de police, le 5 février à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).© PHILIPPE HUGUEN / AFP Des agents de police, le 5 février à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais). La police de sécurité du quotidien (PSQ) que devait lancer le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, jeudi 8 février, sera-t-elle regardée dans dix ans comme un tournant dans l’histoire de la police française ? Ou comme un rendez-vous manqué ? Le contexte politique et social actuel est, à plusieurs égards, propice à une refonte ambitieuse de la sécurité publique. Parce que le malaise est profond au sein des forces de l’ordre qui, dans les commissariats, les brigades ou sur la voie publique, traitent de la délinquance ordinaire. Parce que les attentes sont nombreuses parmi la population. Parce que c’est un engagement de campagne du chef de l’Etat.

Alors que le précédent quinquennat a été accaparé par la lutte antiterroriste, Emmanuel Macron a promis une police « plus proche du terrain, mieux intégrée dans le tissu social des quartiers, mieux à même d’intervenir avec discernement et de traiter les problèmes de proximité ». Ce chantier s’ouvre quinze ans après l’enterrement de la police de proximité par Nicolas Sarkozy qui, ministre de l’intérieur, avait déclaré : « La police de proximité est là pour prévenir mais, si elle est faite au détriment du travail d’investigation et d’interpellation, elle ne sert à rien… »

Le basculement vers une police de l’intervention et de la répression a depuis montré ses limites. Les policiers et les gendarmes le disent, lorsqu’ils dénoncent les effets pervers d’une politique du résultat qui les pousse à faire du chiffre sans considérer la finalité de leur action. C’est multiplier les interpellations de « shiteux » ou de sans-papiers, accumuler les verbalisations d’automobilistes, en négligeant les trafics, en se détournant du travail de renseignement et des modes de régulation « douce ».

C’est aussi faire le constat d’un fossé qui se creuse entre la police et la population dans les quartiers pauvres. Régulièrement, l’actualité rappelle cette hostilité, à l’instar de la violente agression de quatre policiers au moyen de cocktails Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016, ou de l’interpellation du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en février 2017, victime d’un viol présumé au moyen d’une matraque télescopique.

Nombreux griefs

En ce sens, l’absence dans les mesures annoncées jeudi de toute réflexion sur les contrôles d’identité – dont la forme routinisée et discriminatoire est documentée – fera des déçus. Quant aux nombreux griefs sur lesquels achoppe le « malaise policier », qui vont du sentiment d’une réponse judiciaire inadaptée au manque de moyens, en passant par la lourdeur de la procédure pénale, ils ne devraient pas trouver d’issue à court terme.

Le choix de Gérard Collomb est que sa réforme « infuse » tout au long du quinquennat. S’il n’a pas cédé à la création d’une énième brigade spécialisée qui aurait prêché seule une façon de faire de la police différemment, ceux qui critiquaient le flou de la PSQ risquent d’être confortés dans leur scepticisme.

Des chantiers sont ouverts, et le gouvernement sera jugé sur ce qu’ils produiront à terme. Le recentrage des policiers sur leur cœur de métier, avec la suppression de certaines tâches, s’étalera sur plusieurs années ; la simplification de la procédure pénale sera négociée dans les prochains mois avec le ministère de la justice ; la réforme de la formation des policiers est encore incertaine et devra, pour réussir, s’affranchir des corporatismes de l’institution.

Ainsi en est-il aussi de la fin de la politique du chiffre, que promet le ministre de l’intérieur. Si l’évaluation de l’action de la police par la population, et l’association des maires à la définition de stratégies locales de lutte contre la délinquance ne restent pas des vœux pieux, elles feront date.

Gérard Collomb présente la police de sécurité du quotidien : ce qu’il faut retenir des annonces du ministre de l’Intérieur

Jour J pour la police de sécurité du quotidien: Gérard Collomb lève le voile jeudi sur cette réforme promise par le candidat Macron, dans une interview au « Monde », avant de s’exprimer devant de nombreux élus et membres de forces de sécurité, dans le grand amphithéâtre de l’Ecole militaire, à Paris.

Gérard Collomb, à la sortie de l\'Elysée, à Paris, le 17 janvier 2018. 
Gérard Collomb, à la sortie de l’Elysée, à Paris, le 17 janvier 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)
avatarfranceinfo avec AFPFrance Télévisions

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Le ministre de l’Intérieur a dévoilé les contours de la police de sécurité du quotidien (PSQ), jeudi 8 février, dans un entretien au Monde (article payant). Evoquant un « nouvel état d’esprit », Gérard Collomb promet la « fin de la politique du chiffre » et de nouvelles modalités dans l’évaluation de l’action policière en associant les Français. Voici ce qu’il faut retenir des annonces du locataire de la place Beauvau.

A quoi ressemblera cette police ?

Trente quartiers difficiles bénéficieront de « moyens supplémentaires » d’ici à janvier 2019 dans le cadre de la police de sécurité du quotidien, a annoncé Gérard Collomb : « Quinze à 30 policiers sélectionnés par les chefs de service viendront, dans chacun de ces quartiers, renforcer les effectifs », sans pour autant constituer de nouvelles brigades spécialisées. D’ici un an, ils recevront 600 effectifs supplémentaires et des moyens matériels fléchés.

Par ailleurs, le ministre annonce la création de 10 000 postes entre 2018 et 2022.

Quels sont les quartiers concernés ?

Ces quartiers de « reconquête républicaine », selon l’expression du ministre, sont, du côté de la police, ceux de Trappes (Yvelines), des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), du Mirail à Toulouse, du Neuhoff à Strasbourg, les quartiers nord de Marseille, du Gros saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et des Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis).

Du côté de la gendarmerie, 20 départements – essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France, parmi lesquels l’Ain, l’Hérault ou le Calvados – disposeront de 500 renforts, ajoute Gérard Collomb, qui précise vouloir augmenter le nombre de brigades de contact à 250 unités d’ici la fin 2018.

Ces quartiers sont décrits par Gérard Collomb comme des « territoires où la délinquance et les trafics ont augmenté de manière forte, où les habitants ont parfois peur de sortir de chez eux, de prendre le bus ». 

Police de sécurité du quotidien: trente quartiers ciblés et un « nouvel état d’esprit »

AFP
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, lors d'une visite à la gendarmerie de Libourne le 17 novembre 2017

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, lors d’une visite à la gendarmerie de Libourne le 17 novembre 2017              afp.com/MEHDI FEDOUACH

Paris – Davantage de moyens dans des quartiers difficiles et un « nouvel état d’esprit » plus proche de la population: Gérard Collomb dévoile jeudi la police de sécurité du quotidien (PSQ), réforme promise par le candidat Macron et très attendue par les élus et les forces de l’ordre.

Dix mois après son arrivée place Beauvau, le ministre de l’Intérieur s’exprimera à 15H00 devant de nombreux élus et membres de forces de sécurité à l’Ecole militaire, à Paris. Mais, avant même cette grand-messe, il a donné les grandes lignes de la PSQ.

« C’est surtout une méthode de travail, un nouvel état d’esprit pour l’ensemble des forces« , a-t-il indiqué dans un entretien au Monde, promettant une « plus grande présence sur le terrain » pour policiers et gendarmes.

D’ici à janvier 2019, trente quartiers difficiles bénéficieront ainsi de « moyens supplémentaires » – un renfort de 15 à 30 policiers à chaque fois -, sans pour autant que soient constituées de nouvelles brigades spécialisées.

Ces quartiers de « reconquête républicaine » sont ciblés en zone police: entre autres, Trappes (Yvelines), Gros Saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le Mirail à Toulouse, le Neuhoff à Strasbourg ou les quartiers nord de Marseille.

En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France) disposeront de 500 renforts. Le ministre veut porter le nombre de « brigades de contact » à 250 unités d’ici la fin 2018: expérimentées depuis mars 2017 par la gendarmerie, elles visent aussi à assurer une plus grande proximité avec la population.

Proclamant la « fin de la politique du chiffre« , le ministre de l’Intérieur propose même « que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques« . Il évoque ainsi le recours à des enquêtes de satisfaction.

Pour apaiser les relations parfois tendues entre police et population, en particulier les jeunes, M. Collomb a annoncé en outre, dans un entretien au site du Point, que le nombre de caméras-mobiles ou caméras-piétons – accrochées sur le torse de l’agent en patrouille – dispositif lancé sous le précédent quinquennat, serait multiplié par quatre pour atteindre 10.000 chez les forces de l’ordre d’ici à 2019.

Ce dispositif constitue une alternative à la délivrance de récépissés lors des contrôles d’identité. Ces récépissés sont pourtant réclamés par les associations de défense des libertés.

Le ministre a également précisé que 60.000 tablettes numériques et smartphones seraient confiés aux gendarmes d’ici à 2020, ainsi que 50.000 chez les policiers, pour un accès rapide et direct aux fichiers de la délinquance.

– « Affaire Théo » et grogne policière –

La PSQ, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, est née dans le contexte brûlant de « l’affaire Théo » – le viol présumé à la matraque d’un jeune homme lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois – et du mouvement de grogne des policiers après une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016.

En octobre dernier, le chef de l’Etat promettait une « nouvelle doctrine, qui constituera notre référence en matière de sécurité publique pour les années à venir« .

Avec une volonté: ne pas ressusciter la police de proximité, cette « pol prox » devenue le symbole de l’échec de la politique sécuritaire du gouvernement Jospin et un épouvantail pour la droite.

Mais, si elle affirme des principes et dégage des moyens, la PSQ recycle aussi des mesures déjà lancées.

Ces derniers mois, elle a d’ailleurs suscité chez les élus et les forces de l’ordre autant d’attentes que d’interrogations.

Des dizaines de communes (Aulnay-sous-Bois, Lille, Grenoble, Toulouse, etc.) se sont portées candidates, avec bien souvent l’espoir de glaner des effectifs supplémentaires au regard des 10.000 créations de postes annoncées.

Au sein des forces de l’ordre, d’aucuns craignent que les annonces ministérielles ne se limitent notamment à labelliser « PSQ » des mesures ou chantiers déjà actés, comme la forfaitisation des amendes pour consommation de cannabis.

Pour les syndicats policiers, les grandes ambitions ont déjà été mises à mal par une concertation en pointillés.

Gérard Collomb fait au contraire valoir l’envoi d’un questionnaire aux 250.000 policiers et gendarmes. Quelque 70.000 y ont répondu pour réclamer, sans surprise, moins de contraintes administratives et plus de travail de terrain.

Police de sécurité du quotidien : trente quartiers ciblés et un “nouvel état d’esprit”

Gregory DANEL

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, lors d’une visite à la gendarmerie de Libourne le 17 novembre 2017© AFP/Archives MEHDI FEDOUACH

Davantage de moyens dans des quartiers difficiles et un “nouvel état d’esprit” plus proche de la population: Gérard Collomb dévoile jeudi la police de sécurité du quotidien (PSQ), réforme promise par le candidat Macron et très attendue par les élus et les forces de l’ordre.

Dix mois après son arrivée place Beauvau, le ministre de l’Intérieur s’exprimera à 15H00 devant de nombreux élus et membres de forces de sécurité à l’Ecole militaire, à Paris. Mais, avant même cette grand-messe, il a donné les grandes lignes de la PSQ.

“C’est surtout une méthode de travail, un nouvel état d’esprit pour l’ensemble des forces”, a-t-il indiqué dans un entretien au Monde, promettant une “plus grande présence sur le terrain” pour policiers et gendarmes.

D’ici à janvier 2019, trente quartiers difficiles bénéficieront ainsi de “moyens supplémentaires” – un renfort de 15 à 30 policiers à chaque fois -, sans pour autant que soient constituées de nouvelles brigades spécialisées.

Ces quartiers de “reconquête républicaine” sont ciblés en zone police: entre autres, Trappes (Yvelines), Gros Saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le Mirail à Toulouse, le Neuhoff à Strasbourg ou les quartiers nord de Marseille.

En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France) disposeront de 500 renforts. Le ministre veut porter le nombre de “brigades de contact” à 250 unités d’ici la fin 2018: expérimentées depuis mars 2017 par la gendarmerie, elles visent aussi à assurer une plus grande proximité avec la population.

Proclamant la “fin de la politique du chiffre”, le ministre de l’Intérieur propose même “que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques”. Il évoque ainsi le recours à des enquêtes de satisfaction.

Pour apaiser les relations parfois tendues entre police et population, en particulier les jeunes, M. Collomb a annoncé en outre, dans un entretien au site du Point, que le nombre de caméras-mobiles ou caméras-piétons – accrochées sur le torse de l’agent en patrouille – dispositif lancé sous le précédent quinquennat, serait multiplié par quatre pour atteindre 10.000 chez les forces de l’ordre d’ici à 2019.

Ce dispositif constitue une alternative à la délivrance de récépissés lors des contrôles d’identité. Ces récépissés sont pourtant réclamés par les associations de défense des libertés.

Le ministre a également précisé que 60.000 tablettes numériques et smartphones seraient confiés aux gendarmes d’ici à 2020, ainsi que 50.000 chez les policiers, pour un accès rapide et direct aux fichiers de la délinquance.

“Affaire Théo” et grogne policière

La PSQ, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, est née dans le contexte brûlant de “l’affaire Théo” – le viol présumé à la matraque d’un jeune homme lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois – et du mouvement de grogne des policiers après une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016.

En octobre dernier, le chef de l’Etat promettait une “nouvelle doctrine, qui constituera notre référence en matière de sécurité publique pour les années à venir”.

Avec une volonté: ne pas ressusciter la police de proximité, cette “pol prox” devenue le symbole de l’échec de la politique sécuritaire du gouvernement Jospin et un épouvantail pour la droite.

Mais, si elle affirme des principes et dégage des moyens, la PSQ recycle aussi des mesures déjà lancées.

Ces derniers mois, elle a d’ailleurs suscité chez les élus et les forces de l’ordre autant d’attentes que d’interrogations.

Des dizaines de communes (Aulnay-sous-Bois, Lille, Grenoble, Toulouse, etc.) se sont portées candidates, avec bien souvent l’espoir de glaner des effectifs supplémentaires au regard des 10.000 créations de postes annoncées.

Au sein des forces de l’ordre, d’aucuns craignent que les annonces ministérielles ne se limitent notamment à labelliser “PSQ” des mesures ou chantiers déjà actés, comme la forfaitisation des amendes pour consommation de cannabis.

Pour les syndicats policiers, les grandes ambitions ont déjà été mises à mal par une concertation en pointillés.

Gérard Collomb fait au contraire valoir l’envoi d’un questionnaire aux 250.000 policiers et gendarmes. Quelque 70.000 y ont répondu pour réclamer, sans surprise, moins de contraintes administratives et plus de travail de terrain.

Police de sécurité du quotidien: des moyens supplémentaires pour 30 quartiers difficiles

Police de sécurité du quotidien: des moyens supplémentaires pour 30 quartiers difficiles

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Le Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’est exprimé ce jeudi quant à la réforme sur la police de sécurité du quotidien. 30 quartiers difficiles devraient notamment bénéficier de moyens supplémentaires.

Trente quartiers difficiles bénéficieront de « moyens supplémentaires » d’ici à janvier 2019 dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb ce jeudi dans un entretien au Monde.

La PSQ officiellement lancée

« Quinze à 30 policiers sélectionnés par les chefs de service viendront, dans chacun de ces quartiers, renforcer les effectifs », sans pour autant constituer de nouvelles brigades spécialisées, a affirmé le ministre, avant de lancer officiellement la PSQ, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, cet après-midi à l’Ecole militaire à Paris.

Ces quartiers sont décrits par Gérard Collomb comme des « territoires où la délinquance et les trafics ont augmenté de manière forte, où les habitants ont parfois peur de sortir de chez eux, de prendre le bus ».

Des quartiers ciblés

Ces quartiers de « reconquête républicaine », selon l’expression du ministre, sont ciblés en zone police: entre autres Trappes (Yvelines), les Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), le Mirail à Toulouse, le Neuhoff à Strasbourg, les quartiers nord de Marseille, Gros Saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et les Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis).

En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France) disposeront de 500 renforts, a ajouté le ministre, qui précise vouloir augmenter le nombre de brigades de contact à 250 unités d’ici la fin 2018.

La fin de la politique du chiffre

Qualifiant la PSQ de « méthode de travail » et de « nouvel état d’esprit », Gérard Collomb promet la « fin de la politique du chiffre » et de nouvelles modalités dans l’évaluation de l’action policière en associant les Français.

« Nous ne serons plus dans une politique du chiffre (…) Il nous faut mettre en place une évaluation qui associe la population au travers d’enquêtes de satisfaction. Je propose que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques », a-t-il avancé.

Le ministre, qui veut donner un second souffle aux instances locales de concertation, promet également une refonte de la formation initiale des policiers pour qu’ils « appréhendent davantage les problématiques sociétales, le management, le relation avec la population ».

Police de sécurité du quotidien : des moyens supplémentaires pour 30 quartiers difficiles

Police de sécurité du quotidien : des moyens supplémentaires pour 30 quartiers difficiles
@ XAVIER LEOTY / AFP

Quinze à trente policiers seront notamment nommés en renfort dans ces différents quartiers, à indiqué jeudi le ministre de l’Intérieur.

Trente quartiers difficiles bénéficieront de « moyens supplémentaires » d’ici à janvier 2019 dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb jeudi dans un entretien au Monde. Dans ces zones du ressort de la police, « quinze à 30 policiers sélectionnés par les chefs de service viendront, dans chacun de ces quartiers, renforcer les effectifs », sans pour autant constituer de nouvelles brigades spécialisées, a affirmé le ministre, avant de lancer officiellement la PSQ cet après-midi à l’Ecole militaire à Paris.

500 renforts gendarmerie dans 20 départements. Ces quartiers sont décrits par Gérard Collomb comme des « territoires où la délinquance et les trafics ont augmenté de manière forte, où les habitants ont parfois peur de sortir de chez eux, de prendre le bus ». Ces quartiers de « reconquête républicaine », selon l’expression du ministre, sont ciblés en zone police : entre autres Trappes (Yvelines), les Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), le Mirail à Toulouse, le Neuhoff à Strasbourg, les quartiers nord de Marseille, Gros Saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et les Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis). En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France) disposeront de 500 renforts, a ajouté le ministre, qui précise vouloir augmenter le nombre de brigades de contact à 250 unités d’ici la fin 2018.

La « fin de la politique du chiffre ». Qualifiant la PSQ de « méthode de travail » et de « nouvel état d’esprit », Gérard Collomb promet la « fin de la politique du chiffre » et de nouvelles modalités dans l’évaluation de l’action policière en associant les Français. « Nous ne serons plus dans une politique du chiffre […] Il nous faut mettre en place une évaluation qui associe la population au travers d’enquêtes de satisfaction. Je propose que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques », a-t-il avancé.

Le ministre, qui veut donner un second souffle aux instances locales de concertation, promet également une refonte de la formation initiale des policiers pour qu’ils « appréhendent davantage les problématiques sociétales, le management, le relation avec la population ».

Police de sécurité du quotidien: trente quartiers ciblés et un « nouvel état d’esprit »

Gregory DANEL
Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, lors d’une visite à la gendarmerie de Libourne le 17 novembre 2017

Paris (AFP) – Davantage de moyens dans des quartiers difficiles et un « nouvel état d’esprit » plus proche de la population: Gérard Collomb dévoile jeudi la police de sécurité du quotidien (PSQ), réforme promise par le candidat Macron et très attendue par les élus et les forces de l’ordre.

Dix mois après son arrivée place Beauvau, le ministre de l’Intérieur s’exprimera à 15H00 devant de nombreux élus et membres de forces de sécurité à l’Ecole militaire, à Paris. Mais, avant même cette grand-messe, il a donné les grandes lignes de la PSQ.

« C’est surtout une méthode de travail, un nouvel état d’esprit pour l’ensemble des forces », a-t-il indiqué dans un entretien au Monde, promettant une « plus grande présence sur le terrain » pour policiers et gendarmes.

D’ici à janvier 2019, trente quartiers difficiles bénéficieront ainsi de « moyens supplémentaires » – un renfort de 15 à 30 policiers à chaque fois -, sans pour autant que soient constituées de nouvelles brigades spécialisées.

Ces quartiers de « reconquête républicaine » sont ciblés en zone police: entre autres, Trappes (Yvelines), Gros Saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le Mirail à Toulouse, le Neuhoff à Strasbourg ou les quartiers nord de Marseille.

En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France) disposeront de 500 renforts. Le ministre veut porter le nombre de « brigades de contact » à 250 unités d’ici la fin 2018: expérimentées depuis mars 2017 par la gendarmerie, elles visent aussi à assurer une plus grande proximité avec la population.

Proclamant la « fin de la politique du chiffre », le ministre de l’Intérieur propose même « que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques ». Il évoque ainsi le recours à des enquêtes de satisfaction.

Pour apaiser les relations parfois tendues entre police et population, en particulier les jeunes, M. Collomb a annoncé en outre, dans un entretien au site du Point, que le nombre de caméras-mobiles ou caméras-piétons – accrochées sur le torse de l’agent en patrouille – dispositif lancé sous le précédent quinquennat, serait multiplié par quatre pour atteindre 10.000 chez les forces de l’ordre d’ici à 2019.

Ce dispositif constitue une alternative à la délivrance de récépissés lors des contrôles d’identité. Ces récépissés sont pourtant réclamés par les associations de défense des libertés.

Le ministre a également précisé que 60.000 tablettes numériques et smartphones seraient confiés aux gendarmes d’ici à 2020, ainsi que 50.000 chez les policiers, pour un accès rapide et direct aux fichiers de la délinquance.

– « Affaire Théo » et grogne policière –

La PSQ, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, est née dans le contexte brûlant de « l’affaire Théo » – le viol présumé à la matraque d’un jeune homme lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois – et du mouvement de grogne des policiers après une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016.

En octobre dernier, le chef de l’Etat promettait une « nouvelle doctrine, qui constituera notre référence en matière de sécurité publique pour les années à venir ».

Avec une volonté: ne pas ressusciter la police de proximité, cette « pol prox » devenue le symbole de l’échec de la politique sécuritaire du gouvernement Jospin et un épouvantail pour la droite.

Mais, si elle affirme des principes et dégage des moyens, la PSQ recycle aussi des mesures déjà lancées.

Ces derniers mois, elle a d’ailleurs suscité chez les élus et les forces de l’ordre autant d’attentes que d’interrogations.

Des dizaines de communes (Aulnay-sous-Bois, Lille, Grenoble, Toulouse, etc.) se sont portées candidates, avec bien souvent l’espoir de glaner des effectifs supplémentaires au regard des 10.000 créations de postes annoncées.

Au sein des forces de l’ordre, d’aucuns craignent que les annonces ministérielles ne se limitent notamment à labelliser « PSQ » des mesures ou chantiers déjà actés, comme la forfaitisation des amendes pour consommation de cannabis.

Pour les syndicats policiers, les grandes ambitions ont déjà été mises à mal par une concertation en pointillés.

Gérard Collomb fait au contraire valoir l’envoi d’un questionnaire aux 250.000 policiers et gendarmes. Quelque 70.000 y ont répondu pour réclamer, sans surprise, moins de contraintes administratives et plus de travail de terrain.

Police de sécurité du quotidien : des moyens supplémentaires pour 30 quartiers difficiles

Police de sécurité du quotidien : des moyens supplémentaires pour 30 quartiers difficiles

C’était une promesse de campagne du candidat Macron. Le ministre de l’Intérieur présente ce jeudi dans Le Monde la «PSQ», alors qu’élus et policiers s’interrogent sur l’ampleur réelle de cette réforme présentée par le président de la République comme une nouvelle «référence en matière de sécurité publique».

Jour J pour la police de sécurité du quotidien (PSQ). Gérard Collomb présente ce jeudi cette réforme promise par le candidat Macron, qui suscite chez les élus et les forces de l’ordre autant d’attentes que d’interrogations. Dans un entretien au Monde , le ministre de l’Intérieur annonce que trente quartiers difficiles bénéficieront de «moyens supplémentaires» d’ici à janvier 2019 dans le cadre de cette «PSQ».

» LIRE AUSSI – Police de sécurité du quotidien: vers des expérimentations à géométrie variable 

«Quinze à 30 policiers sélectionnés par les chefs de service viendront, dans chacun de ces quartiers, renforcer les effectifs», sans pour autant constituer de nouvelles brigades spécialisées, affirme le ministre dans le quotidien, avant de lancer officiellement la PSQ ce jeudi après-midi à l’École militaire à Paris. Ces quartiers sont décrits par Gérard Collomb comme des «territoires où la délinquance et les trafics ont augmenté de manière forte, où les habitants ont parfois peur de sortir de chez eux, de prendre le bus».

Ces territoires de «reconquête républicaine», selon l’expression du ministre, sont ciblés en zone police: entre autres Trappes (Yvelines), les Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), le Mirail à Toulouse, le Neuhoff à Strasbourg, les quartiers nord de Marseille, Gros Saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et les Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis). En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France) disposeront de 500 renforts, a ajouté le ministre, qui précise vouloir augmenter le nombre de brigades de contact à 250 unités d’ici la fin 2018.

La fin de la «politique du chiffre»

Qualifiant la PSQ de «méthode de travail» et de «nouvel état d’esprit», Gérard Collomb promet la «fin de la politique du chiffre» et de nouvelles modalités dans l’évaluation de l’action policière en associant les Français. «Nous ne serons plus dans une politique du chiffre (…) Il nous faut mettre en place une évaluation qui associe la population au travers d’enquêtes de satisfaction. Je propose que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques», avance-t-il.

Le ministre, qui veut donner un second souffle aux instances locales de concertation, promet également une refonte de la formation initiale des policiers pour qu’ils «appréhendent davantage les problématiques sociétales, le management, la relation avec la population».

Si la création de la PSQ entend rapprocher les forces de l’ordre des Français, les contrôles d’identité, qui concentrent l’hostilité entre la police et les jeunes des quartiers, ne seront cependant pas supprimés. «Ils doivent être réalisés à chaque fois que cela est nécessaire, mais avec le souci d’une déontologie que nous rappelons toujours», indique le ministre. Toutefois, Gérard Collomb assure que «la révolution numérique va changer la réalité du contrôle d’identité». «Hier, il pouvait prendre quinze minutes. Avec les tablettes numériques dont nous équipons nos forces – 60.000 pour la gendarmerie, 50.000 pour la police d’ici 2019 -, il prendra deux minutes», poursuit-il.

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«Les policiers et gendarmes sont les premiers à demander des réformes»

Au sein des forces de l’ordre, d’aucuns craignent que les annonces ministérielles se limitent à labelliser «PSQ» des mesures ou chantiers déjà actés – la forfaitisation de la consommation de cannabis ou la création d’un délit punissant le harcèlement de rue. «Ça ne peut pas être qu’un label sinon ça ne sera qu’une opération de communication, estime Céline Berthon, secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). Si on ne change aucun de nos ingrédients. Comment va-t-on être en mesure de fournir un service de meilleure qualité?»

Pour Gérard Collomb, «les policiers et gendarmes sont les premiers à demander des réformes profondes». «Il ne faut pas croire qu’ils sont satisfaits de la façon dont ils sont aujourd’hui contraints d’exercer leur métier. Ils se sont éloignés de la population et cet éloignement est vécu difficilement. Ils vivent mal de passer sept heures au bureau à remplir des papiers pour une heure sur le terrain. La réforme va donc répondre à leurs aspirations. En particulier, en matière de procédure pénale», ajoute-t-il à l’adresse des forces de l’ordre.

» LIRE AUSSI – De Lionel Jospin à Nicolas Sarkozy, vie et mort de la «police de proximité»

La PSQ «se fera avec les élus ou ne se fera pas», argue par ailleurs le ministre de l’Intérieur. «Beaucoup de polices municipales se sont professionnalisées, la vidéoprotection est devenue un outil indispensable. C’est pourquoi j’ai demandé aux responsables locaux de la police et de la gendarmerie de contacter dans les deux mois à venir chacun des maires de France pour construire des coopérations renforcées localement», ajoute-t-il. Le ministre entend enfin créer un «continuum police nationale, police municipale et entreprise de sécurité privée». Deux députés sont chargés de lui faire des propositions à ce sujet. «En ce domaine, conclut-il, nous ne devons rien nous interdire».

Police de sécurité du quotidien: Gérard Collomb dévoile les premiers noms des quartiers concernés

Le ministre de l’Intérieur a dévoilé les grandes lignes de son plan dans un entretien au « Monde ».

Benoit Tessier / Reuters
Quartiers concernés, moyens… ce que prévoit la police de sécurité du quotidien.

POLITIQUE – On en sait (un peu) plus sur cette police de proximité qui ne dit pas son nom. Trente quartiers difficiles bénéficieront de « moyens supplémentaires » d’ici à janvier 2019 dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb ce jeudi 8 février dans un entretien au Monde.

« Quinze à 30 policiers sélectionnés par les chefs de service viendront, dans chacun de ces quartiers, renforcer les effectifs », sans pour autant constituer de nouvelles brigades spécialisées, a affirmé le ministre, avant de lancer officiellement la PSQ, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, cet après-midi à l’Ecole militaire à Paris.

Ces quartiers sont décrits par Gérard Collomb comme des « territoires où la délinquance et les trafics ont augmenté de manière forte, où les habitants ont parfois peur de sortir de chez eux, de prendre le bus ».

Ces quartiers de « reconquête républicaine », selon l’expression du ministre, sont ciblés en zone police: entre autres Trappes (Yvelines), les Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), le Mirail à Toulouse, le Neuhoff à Strasbourg, les quartiers nord de Marseille, Gros Saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et les Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis).

En zone gendarmerie, 20 départements (essentiellement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans l’ouest de la France) disposeront de 500 renforts, a ajouté le ministre, qui précise vouloir augmenter le nombre de brigades de contact à 250 unités d’ici la fin 2018.

« Fin de la politique du chiffre »

Qualifiant la PSQ de « méthode de travail » et de « nouvel état d’esprit », Gérard Collomb promet la « fin de la politique du chiffre » et de nouvelles modalités dans l’évaluation de l’action policière en associant les Français.

« Nous ne serons plus dans une politique du chiffre (…) Il nous faut mettre en place une évaluation qui associe la population au travers d’enquêtes de satisfaction. Je propose que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques », a-t-il avancé.

Le ministre, qui veut donner un second souffle aux instances locales de concertation, promet également une refonte de la formation initiale des policiers pour qu’ils « appréhendent davantage les problématiques sociétales, le management, le relation avec la population ».

Strasbourg : Gérard Collomb annonce des renforts de policiers supplémentaires pour le Neuhof-Meinau

Intervention le soir du Nouvel an dans le quartier - Photo Jean-Marc Loos / © Jean-Marc Loos - Journal l'Alsace
Intervention le soir du Nouvel an dans le quartier – Photo Jean-Marc Loos / © Jean-Marc Loos – Journal l’Alsace

Promis par Emmanuel Macron, le projet de police de sécurité du quotidien vient d’être présenté par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. Il prévoit 15 à 30 policiers supplémentaires dans 30 quartiers difficiles de l’Hexagone dont celui du Neuhof-Meinau à Strasbourg.

Par Judith Jung

«Quinze à 30 policiers sélectionnés par les chefs de service viendront renforcer les effectifs», d’ici 2019 dans le quartier strasbourgeois du Neuhof-Meinau a annoncé Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur dans un entretien au quotidien Le Monde. « Dans un premier temps, dès septembre 2018 et d’ici à janvier 2019, 30 quartiers de reconquête républicaine bénéficieront, en zone police, de moyens supplémentaires.[…]. Quinze à trente policiers sélectionnés par les chefs de service viendront, dans chacun de ces quartiers, renforcer les effectifs. Cela permettra, par exemple, de réaliser davantage de patrouilles la nuit ou d’avoir une action spécifique de lutte contre le trafic de stupéfiants. »

Le ministre décrit les 30 quartiers sélectionnés comme des « territoires où la délinquance et les trafics ont augmenté de manière forte et où les habitants ont parfois peur de sortir de chez eux ». Cette police de sécurité du quotidien doit être une nouvelle méthode de travail permettant de rapprocher les forces de l’ordre et les citoyens. « Nous ne serons plus dans une politique du chiffre et du « reporting » comme par le passé. Je préfère des policiers qui prennent le temps d’enquêter pour arrêter les délinquants plutôt que de consacrer une grande partie de leur journée à faire remonter des chiffre », explique le ministre de l’Intérieur.

Police de sécurité du quotidien : « Certains quartiers devront » d’abord « être reconquis », selon le directeur de la police

Police de sécurité du quotidien : "Certains quartiers devront" d'abord "être reconquis", selon le directeur de la police
Eric Morvan, directeur général de la police nationale, a expliqué, vendredi sur franceinfo, que les effectifs supplémentaires dans le cadre de la police de sécurité du quotidien seront déployés dans les quartiers à partir du mois de septembre.

« Par quartier et en moyenne, c’est une quinzaine » de policiers qui vont être déployés dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), a expliqué Eric Morvan, directeur général de la police nationale, vendredi 9 février sur franceinfo. Cette réforme promise par le candidat Emmanuel Macron après l’affaire Théo et la grogne inédite dans la police a été dévoilée par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, jeudi.

franceinfo : Les quartiers dits difficiles ont-ils été mis de côté pendant un temps ?

Eric Morvan : Il y a une diversité de situations. Il y a des quartiers où il y a une délinquance importante qui sont enkystés depuis longtemps. Certains n’ont pas encore basculés, mais il faut y apporter une attention toute particulière. Il y a des quartiers plus calmes qu’il faut accompagner, notamment dans les politiques locales de rénovation urbaine. La police locale de sécurité du quotidien a pour ambition de prendre toute la diversité de ces situations. C’est vrai que certains quartiers particulièrement difficiles devront être reconquis avant de pouvoir y développer une police de contact avec la population.

Combien de policiers vont être déployés ?

Par quartier et en moyenne, c’est une quinzaine, mais l’effort ne se situe pas uniquement à ce niveau-là. Il faut évidemment plus d’effectifs, mais il faut aussi mieux utiliser les effectifs dont nous disposons déjà. C’est l’abandon de tâches indues, la modernisation de leurs pratiques avec des outils numériques, la simplification de la procédure pénale. C’est de la disponibilité supplémentaire pour être au contact de la population.

Qu’est-ce qui va changer sur le terrain ?

La présence. Jusqu’à aujourd’hui, nous avions une police qui a glissé petit à petit vers l’urgence de l’intervention. On ne voyait les policiers que lorsqu’il y avait un souci. On a, dans ces conditions-là, une relation compliquée avec les gens que l’on côtoie. Ce que nous cherchons à faire, c’est une police de la présence, qu’elle fasse partie du paysage naturellement et pas seulement en cas de conflit.

Quand seront déployées ces polices du quotidien ?

Tout de suite. La police de sécurité du quotidien, c’est toute une série de doctrines qui vont être définies au plus près du terrain. Les effectifs supplémentaires seront déployés dans les quartiers au mois de septembre, au moment où nos promotions vont sortir des écoles de police.

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commentaires

AliciaAlicia                                       Il y a certains quartiers de Toulouse où personne ne peut entrer, pas même les pompiers ou les ambulances alors imaginez comme une police de proximité pourra le faire, personne ne peut y accéder…….. on nous raconte des histoires !

Psy KikiPsy Kiki                                   Opération marketing

A GerberA Gerber                                 les ordures musulmanes ont déjà appliqué la charia

Collombophile hésitant     L’addition des politiques de sécurité du quotidien fera-t’elle une politique quinquénale de la sécurité ? Impossible à dire, puisqu’il sera interdit de faire du chiffre.

PHILÉMON FROG                  Les gros chiffres ça impressionne mais 1,3 millions d’h/an sur les stupéfiants, pour 145 000 policiers et 100 000 gendarmes, ce n’est pas énormes (5 h/an par agent), même si évidemment tous ne sont pas affectés à cette mission. Il y a là d’excellentes mesures (retour de la police de proximité dont la suppression fut une grave faute de Sarkozy ; fin du fétichisme du chiffre instaurée par le même ; territoires ; tablettes…). Mais la lutte contre la délinquance est d’abord sociale. Et là, rien !

AlainF                                  30 quartiers sur 1000 ? Notre grand FM nous impressionneras toujours .

aloes                                      Il a toujours été dit que la démarche initiale serait expérimentale ….

Gaëtan                                 Comme d’hab’ l’annonce est belle, « YAPLUKA » . Attendons de voir les effets. Toutefois pourquoi les forces de l’ordre ont été consultées et pas la population?

MICHEL RIEUTORD           Enfin !!! La police pourra s’occuper de la criminalité

AndréAndré                          Ils peuvent tenter tout ce qu’ils veulent , ce n’est pas la Police qui est en cause !!! Tant que la justice fera preuve d’un tel laxisme vis à vis de primo-délinquants et de multi-récidivistes !!!! tout le reste n’est que blabla et branlette intellectuelle !!!
alainTalainT                          Et allez , encore un bricolage poudre aux yeux. C’est à la justice de nettoyer les rues , la police fait sont travail!
VendettaVendetta                        Et on recommence avec une police de proximité mais sous un autre nom…
Quand comprendront-ils que ça fait des années qu’il faut de la répression ?
DOMINICDOMINIC                      Sarkozy n’a jamais utiliser son Karcher ? Mais il à su supprimer des milliers de postes de policiers, gendarmes, douaniers, gardiens de prison et militaires
YakaYaka                              Il faut arrêter de photographier cet collomb, on dirait que le type sort d’un gag
DOMINICDOMINIC                     Et à aussi désorganiser les RG
wiccanswiccans                        ils vont en chi(e)r un max les pauvres!
ChristianChristian                     Travail d’arabe,mon bon Prostamol!Arabes dont vous êtes le mentor , ne l’oublions surtout jamais!!

Des nouvelles de la petite Belkaçem, fossoyeuse de l’Education Française….?

ABCDABCD                            trente quartiers ciblés et un « nouvel état d’esprit »
Le 93? les quartiers nord de Marseille? les 408 ç Besançon? etc, etc…
Le lien commun à ces quartiers serait, selon mes informations, la couleur des habitants (plutôt bien bronzés) leur religion (plutôt musulmane), leur QI (plutot inférieur a 50), leurs revenus (plutôt dans l’agriculture, production d’herbe séchées euphorisantes), d’origine plutôt diverses, (Afrique du nord, Roumanie, ….)
Bref, y a du boulot et pour longtemps!
Courage aux force de l’ordre, c’est pas gagné
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