Racisme ordinaire

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ab5Rixes entre migrants à Calais : « Il y a une exaspération, une tension énorme », explique l’association Salam

Après plusieurs bagarres à Calais (Pas-de-Calais) qui ont fait 18 blessés, le président de l’association Salam Jean-Claude Lenoir a dénoncé jeudi sur franceinfo le « harcèlement au quotidien » de la part des forces de l’ordre.

© Fournis par Francetv info Les violences à Calais (Pas-de-Calais) sont dues à « une exaspération, une tension énorme » a estimé jeudi 1er février sur franceinfo, le président de l’association Salam, Jean-Claude Lenoir. Des rixes entre Afghans et Erythréens ont fait au moins 18 blessés, dont quatre gravement. Le responsable associatif a dénoncé le « harcèlement au quotidien » de la part des forces de l’ordre.

franceinfo : Comment expliquez-vous ces violences ?

Jean-Claude Lenoir :La grande difficulté aujourd’hui, c’est le harcèlement quotidien. Jeudi dernier il y a eu une rixe entre la police et des migrants, un migrant a perdu son œil. Depuis, chaque matin, la seule solution, c’est le « désquattage », c’est démolir les tentes, etc… Donc il y a une exaspération, il y a une tension énorme. Cette tension a une répercussion : ça laisse le champ libre aux passeurs. La précarité est tellement forte que ça a renforcé leur rôle. Je présume que derrière tout cela il y a la répartition des terrains, des parkings, pour pouvoir passer en Angleterre.

Les associations sont-elles débordées ?

Non, ça se passe dans le calme. Mais on sent très bien qu’il ne faut pas en ajouter. Les débordements sont dus à des gens qui profitent de la situation. La répression n’a jamais fait une politique. Il faut dès aujourd’hui apporter de l’apaisement, apporter des solutions, pour pouvoir expliquer aux gens qu’il y a aussi des solutions en France et en Europe. Il faut des travailleurs sociaux, des interprètes.

Craignez-vous une recrudescence des tensions, entre migrant et habitants ?

Je crois en l’intelligence des gouvernants. Nous avions alerté monsieur le président, que le harcèlement au quotidien ce n’était pas une solution. Forcément ça allait provoquer des dérapages, des rixes. Il faut que le président reprenne les choses en main et fasse des propositions pour sortir de ce cycle infernal du harcèlement au quotidien.

A Calais, la guerre des passeurs peut-être à l’origine d’une rixe entre migrants

Stéphanie Maurice, correspondante à Lille

Une bagarre entre Africains et Afghans a fait une vingtaine de blessés dont quatre très grièvement, touchés par balles.

Une fermeté sans humanité. Jeudi soir, à Calais, Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, n’a retenu que le seul volet répressif de la politique migratoire du gouvernement suite à la violente rixe qui a opposé des migrants plus tôt dans la soirée. Il a pesé ses mots et dramatisé : «Je suis venu à Calais parce qu’on a vécu aujourd’hui des événements d’une gravité exceptionnelle. Cinq personnes ont été très gravement blessées par balles. Quatre pronostics vitaux sont engagés.» Il salue le travail des forces de l’ordre, et enchaîne : «Il faut bien comprendre que ce que vivent les habitants de Calais est insupportable.» Le ministre n’aura pas un mot de compassion pour les blessés, ces exilés dont il «essaye de contenir la poussée». Et remet une louche : «La loi du plus fort se fait désormais avec des armes à feu. Je tiens à témoigner de cette violence. Nous prendrons des mesures dans les prochaines semaines pour faire cesser cela.» Vendredi matin, le ministre de l’Intérieur a annoncé l’arrivée de deux compagnies de CRS en renfort.

Bleue gyrophare

Dans la salle de sports du commissariat de Calais, il serre la main des forces de l’ordre présentes, des médecins du Samu et de Natacha Bouchart, la maire. Il est minuit, une pluie glacée a balayé Calais. Les habituelles ombres près des parkings de poids lourds, en périphérie de la ville, qui tentent le passage vers l’Angleterre, se sont évanouies. Les tensions sont trop fortes ce jeudi soir entre les communautés pour que quiconque ose se montrer. La nuit est bleu gyrophare, des fourgons de CRS et de gendarmes mobiles sont stationnés aux points stratégiques de la ville, sur la zone industrielle des Dunes et les terrains vagues proches de l’hôpital. L’après-midi a été ponctuée de rixes : la plus violente a eu lieu vers 15 h 30, près de l’hôpital, à une distribution de nourriture.

D’après Christian Salomé, le président de l’association l’Auberge des migrants, qui avait des bénévoles sur place, deux hommes se disputaient dans la file. Des passeurs, sans doute, de nationalités différentes, l’un Afghan, l’autre Ethiopien ou Érythréen. «C’était probablement un règlement de compte, une question de partage de territoires, de stations-service et de parkings», estime François Guennoc, de l’Auberge des migrants. A Calais, tout endroit où stationnent les poids lourds en partance pour l’Angleterre est un enjeu et un pactole : le réseau de passeurs qui maîtrise son accès le vend aux migrants. François Guennoc signale d’ailleurs des cas récents d’hommes roués de coups pour avoir tenté de s’introduire sur un parking sans payer. Le ton monte, donc. L’un des deux sort une arme, sans doute un pistolet automatique, d’après la police. Il tire. La suite devient confuse.

Les forces de l’ordre se déploient pour séparer les gens. Mais vers 18 heures, une bagarre importante à coups de bâtons et de tuyaux éclate, du côté de Transmarck, un parking de camions. D’après les témoignages, 100 à 200 Africains prennent à partie une trentaine d’Afghans. A la fin de la journée, le bilan humain est lourd, et inédit à Calais, même si ce n’est pas la première fois que des coups de feu sont tirés : les services de secours relèveront en tout 22 blessés, dont quatre en urgence absolue. «Les bénévoles sont partis à toute vitesse, pour se protéger», raconte François Guennoc. Il voit dans cette explosion de violence la conséquence de l’impasse calaisienne. «Les policiers sont de plus en plus présents. Ils interviennent dès qu’il y a une tentative d’installation d’une tente ou d’une cabane. L’hiver est très dur cette année. Les gens stagnent près de la frontière, avec des difficultés pour survivre, la pression policière et le travail des passeurs.» A la moindre étincelle, la situation risque de dégénérer, estime-t-il.

«Dublinés»

Gérard Collomb de son côté campe sur ses positions : ceux qui ne veulent pas aller dans l’un des cinq CAES (Centres d’accueil et d’examen des situations) ouverts sur le Pas-de-Calais, «veulent rester en clandestins sur le territoire». En fait, les exilés, majoritairement des «Dublinés», qui ont laissé leurs empreintes dans un autre pays européen par lequel ils sont entrés et doivent normalement y faire leur demande d’asile, ne veulent pas risquer l’expulsion et le retour vers l’Italie ou la Grèce. Les tensions ont été aggravées par les annonces d’Emmanuel Macron après le sommet franco-britannique de Sandhurst, le 18 janvier. Il avait alors évoqué des mesures de rapprochement familial et d’accueil des mineurs isolés négociés avec Theresa May, avec des traitements rapides des dossiers, entre 25 et 30 jours.

L’espoir ainsi créé a provoqué un afflux d’exilés à Calais, deux cents personnes de plus, dont une trentaine de femmes et une centaine de mineurs, d’après les associatifs. Ce que reconnaissent les pouvoirs publics, qui nient un problème de communication et estiment que «certains ont intérêt que les rumeurs circulent». Ils oublient que les migrants ont accès à Facebook et à l’information. «Les bénévoles se faisaient engueuler : « Où sont les bus pour l’Angleterre ? Vous nous les cachez. »», rapporte Christian Salomé. Beaucoup sont déjà repartis tenter leur chance ailleurs en Europe. Il reste sur Calais entre 600 et 700 personnes. Le ministre s’étonne du haut niveau de violence restant, alors que la grande jungle de Calais, jusqu’à 10 000 personnes entassées dans un bidonville, a été expulsée en octobre 2016. Les rixes n’étaient d’ailleurs pas si fréquentes, au vu du nombre. Christian Salomé constate : «A l’époque, les gens dormaient.»

Calais : ce que l’on sait des affrontements entre migrants qui ont fait quatre blessés graves

Une vingtaine de migrants ont été blessés jeudi dans de violentes rixes entre Erythréens et Afghans notamment. Plusieurs ont été touchés par balles.

© Fournis par Francetv info

Une vingtaine de blessés, des tirs d’arme à feu… Des affrontements ont éclaté jeudi 1er février en divers endroits de Calais (Pas-de-Calais) entre des migrants afghans et africains. Voici ce que l’on sait de ces rixes.

Que s’est-il passé ?

Vers 15h30, une première bataille rangée éclate entre une centaine de migrants érythréens et une trentaine d’Afghans, près du centre hospitalier de Calais, où a eu lieu une distribution de repas, selon la préfecture, citée par l’AFP. Des coups de feu sont entendus, rapporte La Voix du Nord. Cinq migrants sont touchés par balles, dont quatre grièvement.

Vers 16 heures, un deuxième affrontement a lieu à environ 5 km de là, à Marck-en-Calaisis. « Une centaine de migrants africains armés de bâtons [veulent] s’en prendre à une vingtaine d’Afghans », indique le parquet de Boulogne-sur-Mer. La police protège les Afghans pris à partie par 150 à 200 Erythréens, selon la préfecture.

En fin d’après-midi et jusqu’en début de soirée, de nouveaux affrontement se déroulent dans la zone industrielle des dunes de Calais, non loin du site de l’ancienne « jungle ».

« Les Afghans sont venus pour une distribution de repas rue des Verrotières et sont tombés sur une forte présence africaine. On a eu un mouvement de foule qui a entraîné des blessés avec des barres de fer », indique le parquet. Six migrants sont blessés, selon le parquet, dont un grièvement à la tête.

Combien y a-t-il de blessés ?

Selon le dernier bilan officiel, vingt-deux personnes ont été hospitalisées. Cinq migrants ont été touchés par balles. Pour quatre d’entre eux, qui seraient âgés de 16 à 18 ans et de nationalité érythréenne, le « pronostic vital était engagé », selon le parquet.

Les autres blessés souffrent de nombreux traumatismes et de blessures diverses provoqués pour certains par des armes blanches, selon la préfecture. Deux policiers ont également été légèrement blessés.

Quelles sont les raisons de ces affrontements ?

Environ 800 migrants, qui veulent passer en Grande-Bretagne, vivent actuellement à Calais, selon les derniers chiffres des associations. Entre 550 et 600 selon la préfecture. Et « le conflit entre Afghans et Africains a toujours été sous-jacent », explique une source de l’AFP à la préfecture. « C’est malheureusement un schéma classique » de voir des affrontements éclater entre ces deux groupes ethniques de migrants. « Sur les aires de distribution des repas, il y a des Erythréens, des Afghans, qui marquent leur territoire et qui se font la guerre, s’agressent violemment », détaille à fraceinfi la maire Les Républicains de Calais Natacha Bouchart.

Pour Jean-Claude Lenoir, président de l’association Salam, joint par franceinfo, ces violences sont dues à « une exaspération » et « une tension énorme » au sein des migrants, dues notamment au « harcèlement au quotidien » des forces de l’ordre. « La grande difficulté aujourd’hui, c’est le harcèlement quotidien », explique-t-il. « Jeudi dernier il y a eu une rixe entre la police et des migrants, un migrant a perdu son oeil. Depuis, chaque matin, la seule solution, c’est le désquattage, c’est démolir les tentes, etc… Donc il y a une exaspération, il y a une tension énorme. »

Et jeudi matin, avant que ces nouveaux affrontements n’éclatent, une centaine de policiers, de CRS et de gendarmes avaient été mobilisés pour le démantèlement d’un camp de migrants, situé dans le bois à proximité de la route de Gravelines et de la rue des Verrotières, rapporteLa Voix du Nord.

Cette tension a une répercussion : ça laisse le champ libre aux passeurs. La précarité est tellement forte que ça a renforcé le rôle des passeurs. Je présume que derrière tout cela il y a la répartition des terrains, des parkings, pour pouvoir passer en Angleterre.

Jean-Claude Lenoir, président de l’association Salam à franceinfo

D’autres rixes aussi violentes ont-elles déjà eu lieu ?

Le bilan des violences de ce jeudi est le plus lourd depuis le 1er juillet 2017. A l’époque, des bagarres inter-ethniques avaient fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d’autres rixes s’étaient soldées par 40 blessés, mais aucun n’avait été atteint gravement.

La dernière rixe entre migrants ayant débouché sur des blessures par balles remonte au 25 novembre 2017. Deux groupes d’Afghans s’étaient tirés dessus dans ce qui ressemblait à un règlement de comptes entre passeurs. Cinq d’entre eux avaient été blessés.

Comment réagissent les autorités ?

Après ces affrontements, une enquête a été ouverte. La Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) et la brigade mobile de recherches de la police aux frontières ont été saisies. Mais dans la soirée, aucune interpellation n’avait eu lieu. Les tirs d’arme à feu proviendrait d’un ressortissant afghan, selon les informations de l’AFP, ce qui accréditerait cette fois encore la thèse de la présence de passeurs sur place.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, s’est rendu sur place dans la nuit. « C’est un degré de violence jamais connu », assure-t-il, déplorant des événements « exceptionnellement graves », avant d’ajouter : « On a atteint une escalade de la violence devenue insupportable pour les Calaisiens et les migrants. »

La maire Les Républicains de Calais Natacha Bouchart dénonce pour sa part sur franceinfo « la complicité de certains passeurs, de certains activistes, de certains No Border ou de certains associatifs ». « Ils sont complices parce qu’ils sont en permanence avec les migrants, leur font commettre des actes délictueux et ne les incitent pas à rejoindre les dispositifs d’Etat qui sont mis en place », affirme-t-elle. Quant aux armes à feu, « ce n’est pas à Calais qu’ils les ont trouvées », souligne l’élue. « Il y a bien eu des personnes extérieures pour les fournir. »

« C’est une situation qu’on ne peut pas accepter, puisque ce sont des migrants qui ne demandent rien et qu’on laisse s’installer sur le périmètre de Calais, ce n’est plus possible », ajoute Natacha Bouchart. « J’attends beaucoup de la loi asile et immigration », actuellement en préparation, explique l’édile qui souhaite la mise en place de « dispositifs adaptés pour faire en sorte que les migrants qui sont à Calais, qui ne demandent rien, puissent être sortis et déplacés de l’ensemble du territoire ».

Rixe sanglante: la France appelle les migrants à ne plus venir à Calais

Rixe sanglante: la France appelle les migrants à ne plus venir à Calais
Quatre jeunes Erythréens étaient toujours entre la vie et la mort en fin de matinée, touchés par balles la veille dans des rixes qui ont fait au total 21 blessés, selon les pompiers. AFP

Alors que quatre personnes se trouvaient toujours entre la vie et la mort, le ministre français de l’Intérieur a appelé les candidats à l’immigration en Grande-Bretagne à renoncer à venir à Calais.

Au lendemain des plus violents affrontements entre migrants jamais survenus à Calais, le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb a appelé ce vendredi les candidats à l’immigration en Grande-Bretagne à renoncer à venir dans cette ville «mirage» du nord de la France.

Quatre jeunes Erythréens étaient toujours entre la vie et la mort en fin de matinée, touchés par balles la veille dans des rixes qui ont fait au total 21 blessés, selon les pompiers.

Ces affrontements, qui ont opposé ce jeudi Afghans et Erythréens, sont récurrents dans la région de Calais où des centaines de migrants continuent d’affluer en espérant pouvoir traverser clandestinement la Manche, à l’aide de passeurs. Mais jamais ils n’avaient été aussi sanglants et rappellent la situation ingérable quand des milliers de migrants s’entassaient dans un camp sauvage baptisé «la Jungle», démantelé en 2016

Ces affrontements interviennent alors que le gouvernement d’Emmanuel Macron planche sur un projet de loi sur l’immigration dénoncé comme un durcissement des conditions d’accueil par les défenseurs des migrants.

«C’est un degré de violence jamais connu»

Les quatre blessés les plus graves, qui seraient âgés de 16 à 18 ans, ont été touchés aux cervicales, au thorax, à l’abdomen (pour le plus gravement atteint) et à la moëlle épinière.

«C’est un degré de violence jamais connu,» a souligné Gérard Collomb, qui s’est rendu sur place, en déplorant des événements «exceptionnellement graves».

Un ressortissant afghan était recherché ce vendredi. Agé de 37 ans, il est soupçonné d’être l’auteur de coups de feu sur des Erythréens tout près de l’hôpital de Calais où avait lieu une distribution de repas dans l’après-midi.

Une dizaine de témoins avaient déjà été interrogés vendredi matin, a indiqué le parquet. «Certains nous disent qu’ils étaient plusieurs à tirer. C’est un peu confus».

Les armes de poing, en tout cas, appartiennent plus «aux réseaux de passeurs», relève-t-on de source judiciaire. Des passeurs au moins en partie à l’origine des affrontements de jeudi, selon Gérard Collomb.

Depuis le démantèlement de la Jungle, le nombre de migrants a chuté, mais plusieurs centaines – environ 800 migrants selon les associations, entre 550 et 600 selon la préfecture – continuent de camper dans les environs. Dans des installations de fortune et une précarité que dénoncent régulièrement les associations.

Calais : passeurs et associations dans le viseur de Collomb après les affrontements entre migrants

Calais : passeurs et associations dans le viseur de Collomb après les affrontements entre migrants© Philippe Huguen Source: AFP
Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb à Calais, le 2 février

Après des rixes entre migrants, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’est rendu le 2 février à Calais. Dénonçant une «violence inédite», il a accusé les passeurs d’en être responsables, mais aussi les associations de les rendre possibles.

«C’est un degré de violence jamais connu» : venu dans la nuit du 1er au 2 février à Calais sur les lieux d’une rixe entre migrants qui a fait 22 blessés dont cinq par balles, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a insisté sur le caractère «inédit» de cette situation.

Décrivant des faits d’une «gravité exceptionnelle», Gérard Collomb a estimé que l’«escalade de la violence» était désormais devenue «insupportable», tant pour les migrants que pour les Calaisiens.

Au moins trois affrontements ont éclaté le 1er février en divers endroits de Calais. Vers 15h30, une première rixe a opposé une centaine de migrants érythréens et une trentaine d’Afghans, non loin du centre hospitalier de la ville où avait lieu une distribution de repas, selon la préfecture. Des coups de feu ont été tirés et le pronostic vital de quatre Érythréens, blessés par balle est engagé.

Puis vers 16h, une deuxième rixe s’est déroulée à environ 5 kilomètres de là, à Marck-en-Calaisis. «Une centaine de migrants africains armés de bâtons ont voulu s’en prendre à une vingtaine d’Afghans», a rapporté le parquet. La police a protégé les Afghans pris à partie par 150 à 200 Erythréens, selon la préfecture.

De nouvelles violences ont éclaté en fin d’après-midi dans la zone industrielle des dunes à Calais, non loin du site de l’ancienne «Jungle». «Le conflit entre Afghans et Africains a toujours été sous-jacent. C’est malheureusement un schéma classique», a commenté une source préfectorale.

Collomb : «Le migrant de base ne peut pas avoir une arme à feu sur lui»

Une situation de plus en plus intenable dont la responsabilité incombe principalement aux passeurs «qui nourrissent quotidiennement violences et rixes», a fait valoir le ministre. Si aucune interpellation n’a pour l’heure été effectuée, Gérard Collomb a soutenu dans l’hélicoptère qui l’amenait à Calais que les gens qui avaient tiré au revolver étaient «apparemment des passeurs». «Ça n’est pas le migrant de base qui peut avoir une arme à feu sur lui», a-t-il poursuivi pour étayer cette thèse.

Le ministre de l’Intérieur a également mis au banc des accusés les associations d’aide aux migrants, qui organisent des distributions de repas plusieurs fois par jour. «J’appelle les associations, et notamment celles qui ont refusé de rencontrer le président de la République à Calais, je les appelle à réfléchir sur ce qui s’est passé ce soir», a-t-il lancé, soutenant que ce type d’attroupement menait à de graves troubles à l’ordre public.

Gérard Collomb a en revanche tenu à défendre les «réponses concrètes» apportées par le gouvernement à la crise migratoire. «J’ai proposé un certain nombre de dispositions : légiférer sur le problème du renvoi des migrants dublinés, et c’est ce qui va se faire avec la proposition de loi Warsmann. Nous nous sommes aussi engagés à réduire le délai de traitement des demandes d’asile à six mois, et c’est ce que prévoit le projet de loi immigration», a-t-il martelé au commissariat de Calais, dans des propos rapportés par Le Figaro. Des mesures insuffisantes pour le maire de Calais Natacha Bouchart, qui lui a demandé que soit intégré dans le projet de loi sur l’immigration «des mesures prévoyant l’expulsion des migrants reconnus responsables de ce type de violences».

Il s’agit du bilan le plus lourd depuis le 1er juillet 2017, lorsque des bagarres inter-ethniques avaient fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d’autres rixes avaient fait 40 blessés, dont aucun n’avait été atteint gravement. La dernière rixe entre migrants ayant débouché sur des blessures par balle remonte au 25 novembre 2017, lors d’un échange de tirs entre deux groupes d’Afghans, possible règlement de comptes entre passeurs. Cinq d’entre eux avaient été blessés.

Lire aussi : Pour «intégrer durablement» les réfugiés, le gouvernement nomme un délégué interministériel

Calais : De violents affrontement éclatent entre des migrants

A Calais, une vingtaine de migrants ont été blessés jeudi dans de violentes rixes entre Erythréens et Afghans notamment. Plusieurs ont été touchés par balles. Gérard Collomb parle d’un degré de violence « jamais connu ».

De violents affrontements entre migrants afghans et erythréens ont éclaté jeudi 1er février sur plusieurs endroits de Calais (dans le Pas-de-Calais). Ces rixes ont fait 22 blessés, dont cinq par balle qui étaient toujours entre la vie et la mort dans la nuit de jeudi à vendredi, selon une information de L’Express.

Des rixes à plusieurs endroits de Calais

Dans l’après-midi, vers 15h30, une première bataille rangée a éclaté entre une centaine de migrants érythréens et une trentaine d’Afghans. Ils étaient près du centre hospitalier de Calais, où avait lieu une distribution de repas, selon la préfecture, citée par l’AFP. La Voix du Nord a ajouté que des coups de feu ont été entendus. Cinq migrants ont alors été touchés par balles, dont quatre grièvement.

Ensuite, vers 16 heures, un deuxième affrontement a eu lieu à environ 5 km de là, à Marck-en-Calaisis, dans l’agglomération calaisienne.

Une centaine de migrants africains armés de bâtons ont voulu s’en prendre à une vingtaine d’Afghans.

A indiqué le parquet de Boulogne-sur-Mer. Arrivée rapidement sur les lieux, la police a tenté de protéger les Afghans pris à partie par 150 à 200 Erythréens, selon la préfecture.

En fin d’après-midi et jusqu’en début de soirée, de nouveaux affrontements se sont succédés dans la zone industrielle des dunes de Calais. Non loin du site de l’ancienne « jungle de Calais ».

Les Afghans sont venus pour une distribution de repas rue des Verrotières et sont tombés sur une forte présence africaine. On a eu un mouvement de foule qui a entraîné des blessés avec des barres de fer.

A précisé le parquet. Six migrants sont blessés, selon le parquet, dont un grièvement à la tête

Ainsi, selon le dernier bilan officiel, vingt-deux personnes ont été hospitalisées. Cinq migrants ont été touchés par balles. Pour quatre d’entre eux, qui seraient âgés de 16 à 18 ans et de nationalité érythréenne, leur pronostic vital est engagé, selon le parquet. Les autres blessés souffrent de nombreux traumatismes et de blessures diverses provoqués pour certains par des armes blanches, selon la préfecture. Deux policiers ont également été légèrement blessés.

Des tensions récurrentes entre Afghans et Africains

Alors qu’environ 800 migrants cherchent à passer en Grande-Bretagne, le conflit entre Afghans et Africains a toujours été présent.

C’est malheureusement un schéma classique de voir des affrontements éclater entre ces deux groupes ethniques de migrants. Sur les aires de distribution des repas, il y a des Erythréens, des Afghans, qui marquent leur territoire et qui se font la guerre. S’agressent violemment.

A justement détaillé au micro de France info, la maire Les Républicains de Calais Natacha Bouchart.

A noter que jeudi matin, avant que ces nouveaux affrontements n’éclatent, une centaine de policiers, de CRS et de gendarmes avaient été mobilisés pour le démantèlement d’un camp de migrants. En effet, selon La Voix du Nord, celui-ci s’était établi dans le bois à proximité de la route de Gravelines et de la rue des Verrotières.

Une escalade de violence insupportable pour Gérard Collomb

Arrivé sur place en début de nuit, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a déploré un « degré de violence jamais connu » et des événements « exceptionnellement graves ».

On a atteint une escalade de la violence devenue insupportable pour les Calaisiens et les migrants.

En effet, le bilan des violences de ce jeudi est le plus lourd depuis le 1er juillet 2017. A l’époque, des bagarres inter-ethniques avaient fait 16 blessés, dont un grave. Un an plus tôt, le 26 juin 2016, d’autres rixes s’étaient soldées par 40 blessés. Néanmoins, aucun n’avait été atteint gravement. La dernière rixe entre migrants ayant débouché sur des blessures par balles remonte au 25 novembre 2017. Deux groupes d’Afghans s’étaient tirés dessus dans ce qui ressemblait à un règlement de comptes entre passeurs. Cinq d’entre eux avaient été blessés.

Après ces affrontements, une enquête a été ouverte. La Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) et la brigade mobile de recherches de la police aux frontières ont été saisies. Un Afghan, suspecté d’être l’auteur des coups de feu, est toujours recherché. En effet, les tirs d’arme à feu proviendraient d’un ressortissant d’Afghanistan, selon les informations de l’AFP. Ce qui accréditerait encore la thèse de la présence de passeurs sur place.

Après des rixes sanglantes, la France appelle les migrants à ne plus venir à Calais

Belga

MondeAu lendemain des plus violents affrontements entre migrants jamais survenus à Calais, le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb a appelé vendredi les candidats à l’immigration en Grande-Bretagne à renoncer à venir dans cette ville « mirage » du nord de la France. 

Quatre jeunes Erythréens étaient toujours entre la vie et la mort en fin de matinée, touchés par balles la veille dans des rixes qui ont fait au total 21 blessés, selon les pompiers.

Ces affrontements, qui ont opposé jeudi Afghans et Erythréens, sont récurrents dans la région de Calais où des centaines de migrants continuent d’affluer en espérant pouvoir traverser clandestinement la Manche, à l’aide de passeurs.

Mais jamais ils n’avaient été aussi sanglants et rappellent la situation ingérable quand des milliers de migrants s’entassaient dans un camp sauvage baptisé « la Jungle », démantelé en 2016.

Ces affrontements interviennent alors que le gouvernement d’Emmanuel Macron planche sur un projet de loi sur l’immigration dénoncé comme un durcissement des conditions d’accueil par les défenseurs des migrants.

Les quatre blessés les plus graves, qui seraient âgés de 16 à 18 ans, ont été touchés aux cervicales, au thorax, à l’abdomen (pour le plus gravement atteint) et à la moëlle épinière.

« C’est un degré de violence jamais connu, » a souligné Gérard Collomb, qui s’est rendu sur place, en déplorant des événements « exceptionnellement graves ».

Un ressortissant afghan était recherché vendredi. Agé de 37 ans, il est soupçonné d’être l’auteur de coups de feu sur des Erythréens tout près de l’hôpital de Calais où avait lieu une distribution de repas dans l’après-midi.

Une dizaine de témoins avaient déjà été interrogés vendredi matin, a indiqué le parquet. « Certains nous disent qu’ils étaient plusieurs à tirer. C’est un peu confus ».

Les armes de poing, en tout cas, appartiennent plus « aux réseaux de passeurs », relève-t-on de source judiciaire. Des passeurs au moins en partie à l’origine des affrontements de jeudi, selon Gérard Collomb.

Depuis le démantèlement de la Jungle, le nombre de migrants a chuté, mais plusieurs centaines – environ 800 migrants selon les associations, entre 550 et 600 selon la préfecture – continuent de camper dans les environs. Dans des installations de fortune et une précarité que dénoncent régulièrement les associations.

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réactions

D. Rousseau                     « Bagarres » ?? Le terme n’est-il pas quelque peu euphémistique ? Je répondrais a Monsieur colon … que ces gens ne devraient pas étre là en premier lieu … et ce qui plus est certains sont armés … superbe … les renseignements ne le savaient pas Michel Troch                     Après des rixes sanglantes, la France appelle les migrants à ne plus venir à Calais
c est malin cela, et ils vont aller où alors?

Pierre Paul Jacques   C’est pas compliqué, ils vont venir au parc Maximilien. Toutes ces associations de défenses peuvent dire ce qu’ils veulent, ces gens sont dangereux. De part leurs cultures, leur respect des autres, de la vie, de la femme et des enfants, de la société en général est complètement différente.

Ces gens ne seront jamais une plus-value pour un pays accueillant.
Alain Buvard

@Pierre Paul Jacques :            exactement, et cela, n’importe qui d’un minimum sensé s’en rend aisément compte. À part une f(r)ange de la population aimant croire qu’elle représente une majorité, alors qu’elle en est très très loin…
Eric Hourant                              >>la France appelle les migrants à ne plus venir à Calais<< (sic) Ni à Calais ni autre part en Europe d’ailleurs. Et il n’y a pas que la France qui lance cet appel.
Tiens, la DH a oublié de bloquer les commentaires dans cet article? 🙂
Pascal Gallez                   « Agés de 16 à 18 ans »? Bon, alors, ça veut dire qu’ils ont entre 25 et 40 ans.
Jules Butte ·

@KU Leuven                               TERU NAAR UW LAND RAUS SCHNELL TERUG
Michel Troch                                pour info, la femme sur la photo n est PAS une migrante.

parfois que vous pensiez que les femmes étaient ici bien à l’abri de la guerre.
David Delchambre          Ce sont les médecins et les ingénieurs? Ceux qui allaient nous apporter que de bonnes choses?
Vinciane Flossy ·             Ils arrivent sans rien sauf des iphones et ………..des armes !

                                             et ont des abonnements chez basic fit
Pat Le Rouge                    La solution est d’expulser tous les migrants de l’Europe.

                                           je suis tout à fait POUR CETTE SOLUTION !! RETOUR chez eux !!!
Bruno Stephane                         Et les musulmans aussi
  • Moi ce qui me fait rire, c’est qu’ils arrivent à distinguer les passeurs des migrants, mais ils sont incapables de les arrêter et de les jeter dehors ou en prison. Tout ceci n’est que de la mascarade et l’intervention de Collomb n’est que du marketing pour tenter de satisfaire une partie de la population Française (70% au dernier sondage) qui ne veut pas des migrants. Refusons le chèque de l’Angleterre et ouvrons les frontières pour qu’ils puissent s’envoler vers d’autres cieux.
  •  Oui, chapeau. 👍Ah, ils sont forts, très très forts , ces guignols.
    Les frontières Françaises doivent être rétablies; les visas resserrés au plus vite.
  • Donc si les Calaisiens doivent subir cette violence c’est parce que :

    • les passeurs sont armés
    • les associations nourrissent les migrants
    • MAIS SURTOUT PAS A CAUSE DE NOTRE POLITIQUE MIGRATOIRE
      C’est vrai ! de revenir à l’OTAN, subir la politique de l’UE n’est pas de leur faute !!! Tellement plus facile de taper sur le lampiste que de contrer les vrais responsables …
  •  Ouais enfin les frontière sont surveillé le problème est qu’un réfugié s’il veut absolument passer il passera c’était pareil pendant la guerre ça ne changera pas, si vous voulez changer quelque chose faudrait ouvrir la frontière avec le R-U qu’ils se démerde avec (on aura un flux de migrants énorme au début comme tous les migrants d’Europe viendront a calais passer le tunnel d’ailleurs) puis ça serra leur problème là le fait que les migrants vagabonde dans le nord / France est que la politique répressive du gouvernement ne les laisse pas se poser, suffit de voir la « jungle » de calais et son traitement, les container mis a disposition n’avait pour but que de fiché les réfugiée (donc ils partent ailleurs) et la brutalité policière n’es pas
    Vous avez une manière simpliste de résoudre les problèmes … Un peu comme pour l’Union Européenne … on s’assied sur les traités et hop … le problème est résolu … Le retour case départ serait plus rapide …
Solution ? Abolir les accords du Touquet ! La France n’est pas la poubelle de l’Angleterre ! Comme dis une chanson de Pierre Perret « Ouvrons ouvrons la cage aux oiseaux……… » Tout à fait, puisqu’ils souhaitent se rendre en Angleterre…Encore et toujours des déclarations d’intention de ce pitre. Il ne fera rien car l’UE veille au grain avec sa folle politique migratoire.
  • vous avez plus que raison …sortons de ces traitès …
    L’UE a bon dos pour masquer les faiblesses voire la lâcheté de nos dirigeants et de nos hommes politiques (notamment les hauts fonctionnaires issus de l’ENA), les pays du groupe de Visegard nous démontrent chaque jour le contraire. Mais tous les dirigeants européens n’ont pas le même taux de testostérone que Victor Orban.
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