Trump, Dr Jekyll et Mr Hyde

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Trump se pose en rassembleur dans son discours sur l’état de l’Union

Steve Holland et Jeff Maso
TRUMP SE POSE EN RASSEMBLEUR DANS SON DISCOURS SUR L'ÉTAT DE L'UNION
Donald Trump s’est posé mardi en président rassembleur, appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l’immigration ni à la construction d’un mur à la frontière mexicaine. /Photo prise le 30 janvier 2018/REUTERS/Leah Millis

WASHINGTON (Reuters) – Donald Trump s’est posé mardi en président rassembleur, appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l’immigration ni à la construction d’un mur à la frontière mexicaine.

Avant ce discours sur l’état de l’Union, le premier prononcé par Donald Trump depuis sa prise de fonction, certains démocrates avaient pourtant espéré que le président lâche du lest sur le dossier de l’immigration, en vain.

« Ce soir, je lance un appel en direction de tous afin que nous mettions nos divergences de côté pour trouver un terrain d’entente et réaliser l’unité que nous devons au peuple qui nous a élus pour qu’on le serve », a déclaré le président américain.

« C’est une nouvelle ère américaine. Il n’y a jamais eu meilleur moment pour commencer à vivre le rêve américain », a-t-il affirmé.

Déterminé à conserver le soutien des Américains les plus conservateurs, Donald Trump n’a pas dévié de son cap, qu’il s’agisse de la construction du mur ou du durcissement de la législation sur l’immigration.

Cependant, son ton relativement sobre et mesuré a été salué par l’opinion publique. Selon un sondage CNN/SSRS réalisé après la retransmission du discours, 48% des personnes interrogées ont jugé l’allocution de manière « très positive », et 22% de manière « plutôt positive ».

« UNISSONS-NOUS »

Pendant les 80 minutes de son discours, Donald Trump s’est efforcé de faire taire les doutes entourant son exercice du pouvoir alors que sa première année à la Maison blanche a été marquée par la persistance des soupçons de collusion de son équipe de campagne avec la Russie et par la multiplication des procédures liées à ces doutes.

S’il a lancé des appels en faveur d’un rapprochement entre démocrates et républicains, le fossé séparant les deux partis était visible, les seconds applaudissant chaleureusement le président tandis que les premiers demeuraient parfois ostensiblement immobiles. Certains démocrates ont hué ces positions sur l’immigration.

Sa plaidoirie en faveur de l’unité subira un premier test avec sa volonté de faire aboutir un compromis sur la question des « dreamers » (jeunes gens entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents).

Pour tenter de convaincre des démocrates de passer un accord sur l’immigration, Donald Trump a proposé la semaine dernière un compromis consistant à naturaliser 1,8 million de jeunes immigrés clandestins en échange du financement pour 25 milliards de dollars d’un mur frontalier avec le Mexique et de mesures de restriction de l’immigration légale aux Etats-Unis.

« Unissons-nous, mettons la politique de côté et faisons le travail », a-t-il dit.

Républicains et démocrates demeurent profondément divisés sur la question de l’immigration. Les élus du Congrès ont jusqu’à la date butoir du 8 février pour parvenir à un compromis dans ce dossier et s’entendre sur les questions budgétaires afin d’éviter un deuxième « shutdown ». Budget et immigration sont deux sujets a priori distincts qui sont étroitement corrélés depuis quelques mois.

SON APPEL À L’UNITÉ « SONNE CREUX »

Abordant la politique étrangère, Donald Trump a dénoncé le « caractère pervers » du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et affirmé que le programme de développement nucléaire de Pyongyang pourrait « très prochainement menacer » le territoire américain.

« Nous exerçons le maximum de pression pour éviter que cela ne se produise », a-t-il dit.

Le président américain a également souhaité que les Etats-Unis modernisent et reconstruisent leur arsenal militaire.

Donald Trump a par ailleurs annoncé avoir signé l’ordre de maintenir ouvert le camp de détention de Guantanamo, signe qu’il ne renonce pas à poursuivre le détricotage des mesures entreprises par son prédécesseur, Barack Obama.

Le président américain a également plaidé en faveur d’un grand plan d’investissement d’un montant de 1.500 milliards de dollars (1.200 milliards d’euros) destiné à rénover les infrastructures américaines.

Il n’a pas manqué de rappeler l’excellente tenue des marchés d’actions et la poursuite de la baisse du chômage. Selon lui, ces deux tendances vont se confirmer à la faveur de la réforme fiscale approuvée l’année dernière par les républicains.

L’impact de « sa main tendue » aux démocrates pour aboutir à un compromis sur l’immigration reste à démontrer.

« Mes collègues démocrates peuvent dire qu’il n’a pas assez bougé, mais on ne peut pas nier qu’il a beaucoup bougé. Il y a des gens au coeur de sa base qui pensent qu’il est allé trop loin », a dit le sénateur républicain de l’Oklahoma James Lankford.

Mais le sénateur du Vermont Patrick Leahy a jugé que l’appel à l’unité de Donald Trump « sonnait creux », après une année « d’actions clivantes, d’insultes mesquines et d’incitation honteuse à la discrimination raciale ».

Ce qu’il faut retenir du discours de Donald Trump sur l’état de l’Union

Le président se livrait pour la première fois à l’exercice. Il a appelé à l’unité, tentant d’esquisser des pistes de compromis avec les démocrates.

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters

Le président Donald Trump lors de son premier discours sur l’état de l’Union, le 30 janvier.

« Ce soir, je veux vous parler du futur que nous allons avoir, et du type de Nation que nous allons devenir. Nous tous, ensemble, comme une seule équipe, un seul peuple et une seule famille américaine. »

Face au Congrès réuni au grand complet, le président des Etats-Unis Donald Trump a lancé, mardi 30 janvier, un appel à l’unité à l’occasion de son premier discours sur l’état de l’Union. Dans la lignée de son discours au Forum économique de Davos à la tonalité résolument pragmatique, le locataire de la Maison Blanche, coutumier des attaques personnelles et des sorties vindicatives, a adopté un ton conciliant.

  • La quête de soutien bipartisan

Au plus bas dans les sondages dans un pays profondément divisé, Donald Trump a besoin d’esquisser des pistes de compromis avec les démocrates s’il veut étoffer son bilan législatif.

« Ce soir, je lance un appel en direction de tous afin que nous mettions nos divergences de côté pour trouver un terrain d’entente et réaliser l’unité que nous devons au peuple qui nous a élus pour qu’on le serve », a ainsi déclaré le président.

Les élus du Congrès ont jusqu’à la date butoir du 8 février pour s’entendre sur les questions budgétaires afin d’éviter un deuxième « shutdown ».

Lire aussi :   Aux Etats-Unis, la première année de Donald Trump s’achève sur un « shutdown »

  • La question de l’immigration

Alors que budget et immigration sont deux sujets a priori distincts qui sont étroitement corrélés depuis quelques mois, le président a accordé à cette seconde thématique une bonne place dans son discours.

« Ce soir, je tends la main aux élus des deux partis, démocrates comme républicains, pour protéger nos citoyens, quelles que soient leurs origines, leur couleur de peau ou leur religion. »

Le locataire de la Maison Blanche a longuement fustigé « les frontières ouvertes » ayant coûté de « nombreuses vies innocentes ».

« Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d’entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. »

Depuis quelques jours, l’administration a évoqué une voie d’accès à la citoyenneté pour 1,8 million de sans-papiers si l’opposition accepte de débloquer 25 milliards de dollars pour la plus emblématique des promesses de campagne du milliardaire : la construction d’un mur à la frontière du Mexique.

  • Un grand plan d’infrastructures

Le président a aussi demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement d’au moins 1 500 milliards de dollars pour développer les infrastructures aux Etats-Unis, une autre de ses promesses de campagne.

« Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables travers le pays. »

  • La bonne santé économique
Le président Donald J. Trump au premier plan. Le vice-président Mike Pence (à gauche) et le président de la Chambre des représentants Paul Ryan (à droite), lors du discours sur l’état de l’Union, le 30 janvier.

Au-delà de la mise en avant de chiffres de croissance encourageants (2,3 % en 2017 contre 1,5 % en 2016), le républicain, chantre de la dérégulation, a mis en exergue les bons chiffres de l’emploi.

« Pendant des années, les entreprises et les emplois nous quittaient. Aujourd’hui, ils reviennent. »

Lire aussi :   Etats-Unis : 2,3 % de croissance en 2017, et après ?

Mettant en avant « la plus grande réforme fiscale de l’histoire américaine », il a insisté sur l’impact concret de cette dernière. « Depuis que nous avons voté les baisses d’impôts, quelque 3 millions de travailleurs ont déjà reçu des bonus liés à ces dernières, des milliers de dollars pour nombre d’entre eux », a-t-il lancé.

  • La lutte contre l’organisation Etat islamique

Le président a estimé qu’il reste « beaucoup à faire » pour vaincre totalement le groupe Etat islamique (EI). « Je suis fier de pouvoir dire que la coalition pour défaire l’EI a libéré quasiment 100 % du territoire occupé par ces tueurs en Irak et en Syrie. (…) Nous allons poursuivre notre combat jusqu’à ce que l’EI soit défait. »

Déplorant que les Etats-Unis aient relâché plusieurs terroristes, M. Trump a annoncé avoir signé un décret pour laisser ouverte la prison de Guantanamo. « Aujourd’hui, je tiens une autre promesse » de campagne, a souligné le républicain :

« Je viens juste de signer un décret ordonnant [au ministre de la défense Jim Mattis] de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantánamo Bay. »

Les pays « rivaux » des Etats-Unis « comme la Chine et la Russie » menacent « nos intérêts, notre économie et nos valeurs », a déclaré Donald Trump, jugeant que face à eux « la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit ». Pour assurer la « puissance » de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour « moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire » afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression ».

Lire aussi :   Les Etats-Unis, une puissance incomparable, en perte de leadership

Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs dénoncé les régimes communistes de Cuba et du Venezuela, a fustigé l’accord nucléaire iranien et longuement critiqué la « dictature cruelle de la Corée du Nord ». Il a mis en garde contre « la complaisance et les concessions » face à la menace nucléaire nord-coréenne, promettant de « ne pas répéter les erreurs des précédentes administrations qui nous ont mis dans cette situation très dangereuse ».

Discours sur l »état de l’Union : Donald Trump lance un appel à l’unité

Donald Trump s’est posé mardi en président rassembleur, appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l’immigration ni à la construction d’un mur à la frontière mexicaine.

Avant ce discours sur l’état de l’Union, le premier prononcé par Donald Trump depuis sa prise de fonction, certains démocrates avaient pourtant espéré que le Président lâche du lest sur le dossier de l’immigration, en vain.

«Une nouvelle ère américaine»

«Ce soir, je lance un appel en direction de tous afin que nous mettions nos divergences de côté pour trouver un terrain d’entente et réaliser l’unité que nous devons au peuple qui nous a élus pour qu’on le serve, a déclaré le président américain. C’est une nouvelle ère américaine. Il n’y a jamais eu meilleur moment pour commencer à vivre le rêve américain».

Pendant les 80 minutes qu’a duré son discours, Donald Trump s’est efforcé de faire taire les doutes entourant son exercice du pouvoir alors que sa première année à la Maison Blanche a été marquée par la persistance des soupçons de collusion de son équipe de campagne avec la Russie et par la multiplication des procédures liées à ces doutes.

S’il a lancé des appels en faveur d’un rapprochement entre démocrates et républicains, le fossé séparant les deux partis était visible, les seconds applaudissant chaleureusement le Président tandis que les premiers demeuraient parfois ostensiblement immobiles.

» LIRE AUSSI – Joe Kennedy a incarné mardi l’opposition à Donald Trump

Des appels à l’union

Sa plaidoirie en faveur de l’unité subira un premier test avec sa volonté de faire aboutir un compromis sur la question des « Dreamers », ces jeunes gens entrés illégalement sur le sol américain avec leurs parents.

Pour tenter de convaincre des démocrates de passer un accord sur l’immigration, Donald Trump a proposé la semaine dernière un compromis consistant à naturaliser 1,8 million de jeunes immigrés clandestins en échange du financement pour 25 milliards de dollars d’un mur frontalier avec le Mexique et de mesures de restriction de l’immigration légale aux États-Unis. «Unissons nous, mettons la politique de côté et faisons le travail», a-t-il déclaré.

» LIRE AUSSI – En un an, Trump a multiplié les tentatives pour réformer l’immigration

» LIRE AUSSI – La grande muraille de Trump à la frontière mexicaine

Républicains et démocrates demeurent profondément divisés sur la question de l’immigration. Les élus du Congrès ont jusqu’à la date butoir du 8 février pour parvenir à un compromis dans ce dossier et s’entendre sur les questions budgétaires afin d’éviter un deuxième « shutdown », la cessation de l’activité de l’administration fédérale. Budget et immigration sont deux sujets a priori distincts qui sont étroitement corrélés depuis quelques mois.

Guantanamo et Corée du Nord

Abordant la politique étrangère, il n’a pas oublié d’évoquer la Corée du Nord, dénonçant la volonté du régime de Pyongyang de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Sur ce point, le président américain a toutefois affirmé souhaiter que les États-Unis modernisent et reconstruisent leur arsenal militaire.

Donald Trump a par ailleurs annoncé avoir signé l’ordre de maintenir ouvert le camp de détention de Guantanamo, signe qu’il ne renonce pas à poursuivre le détricotage des mesures entreprises par son prédécesseur, Barack Obama.

Le président américain a également plaidé en faveur d’un grand plan d’investissement d’un montant de 1.500 milliards de dollars (1.200 milliards d’euros) destiné à rénover les infrastructures américaines.

Il n’a pas manqué de rappeler l’excellente tenue des marchés d’actions et la poursuite de la baisse du chômage. Selon lui, ces deux tendances vont se confirmer à la faveur de la réforme fiscale approuvée l’année dernière par les républicains.

» LIRE AUSSI – Trump et les républicains à l’assaut du FBI

Trump tente d’apaiser les divisions lors de son premier discours sur l’état de l’Union

Le président américain a livré un discours de rassemblement mardi soir devant le Congrès afin d’obtenir les soutiens législatifs nécessaires pour mener à bien sa politique d’investissement.

Le président américain Donald Trump a livré mardi soir le premier discours de l'état de l'Union de son mandat
Le président américain Donald Trump a livré mardi soir le premier discours de l’état de l’Union de son mandat © AFP / SAUL LOEB

Rassembler après avoir divisé ? Le président des États-Unis a appelé mardi soir au rassemblement devant le Congrès, réuni au grand complet. A l’issue d’une première année de mandat tumultueuse, marquée par les polémiques et les divisions, Donald Trump a prononcé son premier discours sur l’état de l’Union.

Donald Trump cherche « un terrain d’entente » grâce auquel il pourrait travailler à la fois avec les républicains et les démocrates. Le président, en recherche de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif, a ainsi appelé l’ensemble des Américains à l’unité dans un discours dépourvu de détails et d’annonces mais au ton conciliant remarqué.

Moderniser les infrastructures et financer l’armée

Porté par une économie florissante, dont il ne manque jamais de vanter la vigueur, Donald Trump a souligné les records successifs de la Bourse américaine et la baisse du chômage. Des indicateurs sur lesquels le président américain s’appuie pour demander le soutien du Congrès lorsqu’il présentera son plan d’investissement « d’au moins 1 500 milliards de dollars » pour développer les réseaux de transport vieillissants du pays. Donald Trump a ainsi, en référence à une promesse de campagne, promis de « construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays ».

Donald Trump s’est ensuite de nouveau attardé sur l’immigration qui a permis « à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables ». « Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d’entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes », a déploré Donald Trump.  Il a par ailleurs évoqué la situation des « Dreamers », entrés illégalement sur sol américain lorsqu’ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine « devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n’obtient tout ce qu’il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin ».

Sur un aspect international, le président américain a évoqué les menaces que représentent des états « rivaux » tels que « la Chine et la Russie » sur les « intérêts », « l’économie » et les « valeurs » des États-Unis. Pour assurer la « puissance » de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour « moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire » afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression ».

Donald Trump qui a aussi tenu à montrer son soutien aux manifestants iraniens. « Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux », a-t-il fait valoir tout en demandant « au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien » qu’il n’a de cesse de critiquer.

Des critiques qui se sont aussi et sans surprises portées sur la dictature nord-coréenne, après un an de tensions et de diplomatie crispée. « Aucun régime n’a opprimé ses propres citoyens » aussi « brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord », a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.  « La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire », a-t-il mis en garde.

Les principaux points du discours de Donald Trump sur l’état de l’Union

  AFP
Le président américain Donald Trump lors de son discours sur l'état de l'Union, le 30 janvier 2018 devant le Congrès à WashingtonLe président américain Donald Trump lors de son discours sur l’état de l’Union, le 30 janvier 2018 devant le Congrès à Washington Photo Win McNamee. AFP

Voici les principaux points du discours sur l’état de l’Union prononcé par Donald Trump mardi devant le Congrès américain:

– Unité –

L’ensemble des Américains, et notamment les républicains et les démocrates, doivent «mettre de côté leurs différences à la recherche d’un terrain d’entente», a souhaité le président.

Donald Trump qui est en quête de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif a fait l’éloge de «l’unité dont nous avons besoin pour obtenir des résultats».

– Economie –

«La Bourse a battu des records les uns après les autres», s’est félicité Donald Trump, insistant sur les bienfaits de sa réforme fiscale.

«Pendant de nombreuses années, les entreprises et les emplois ne faisaient que quitter le pays. Mais maintenant, ils font leur grand retour, ils reviennent», a assuré le président qui ne manque aucune occasion de vanter la vigueur de l’économie américaine.

– Infrastructures –

«Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays», a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

Il a demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement «d’au moins 1.500 milliards de dollars» pour développer ces réseaux vieillissants.

– Immigration –

«Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d’entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes», a déploré Donald Trump.

Il a par ailleurs évoqué la situation des «Dreamers», entrés illégalement sur sol américain lorsqu’ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine «devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n’obtient tout ce qu’il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin».

– Etats ‘rivaux’ –

Donald Trump a évoqué les pays «rivaux» des Etats-Unis «comme la Chine et la Russie» affirmant que ces derniers menacent «nos intérêts, notre économie et nos valeurs» et que face à eux «la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit».

Pour assurer la «puissance» de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour «moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire» afin de «le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression».

– Guantanamo –

«Je viens juste de signer un décret ordonnant» au ministre de la Défense Jim Mattis «de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay», a annoncé Donald Trump.

Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

– Iran –

«L’Amérique se tient au côté du peuple iranien dans sa lutte courageuse pour la liberté», a affirmé M. Trump dans une allusion aux manifestations qui ont récemment secoué l’Iran.

«Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux», a-t-il fait valoir tout en demandant «au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien» qu’il n’a de cesse de critiquer.

– Corée du Nord –

«Aucun régime n’a opprimé ses propres citoyens» aussi «brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord», a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.

«La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire», a-t-il mis en garde.

Donald Trump : ce qu’il faut retenir de son premier discours sur l’état de l’Union

ÉCLAIRAGE – Le président américain a tendu la main à son opposition démocrate tout en rassurant sa base électorale, mardi 30 janvier.

Donald Trump plus consensuel que jamais. Le président américain a prononcé son premier discours sur l’état de l’Union face aux membres du Congrès à Washington, mardi 30 janvier. Pendant plus d’une heure, le chef de la première puissance mondiale a mis de côté les sailles provocatrices dont il est coutumier.

Pour une fois, il n’est presque pas sorti du texte écrit par ses conseillers. Un ton moins sombre que d’habitude, plus optimiste sur le rêve américain vantant les bienfaits de sa réforme fiscale et surtout plus rassembleur.

Il tend la main aux démocrates, même s’ils ne l’applaudissaient pas. Certains avaient boycotté le discours. « J’appelle chacun d’entre nous à mettre de côté nos différences. Nous tous, ensemble, une équipe, un peuple, une famille américaine », a lancé Donald Trump, en quête de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif. Voici ce qu’il faut retenir.

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Un plan d’infrastructures de 1.500 milliards de dollars

Toutefois, il ne faut pas s’attendre à un changement de cap. C’est le ton classique des discours sur l’état de l’Union qu’il avait déjà respecté en 2017 dans un discours aux Congrès très vite oublié.

On attend toujours la concrétisation de son grand plan d’infrastructures de 1.500 milliards de dollars promis depuis un an. « Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays », a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

1,8 million de sans-papiers naturalisés

Sur l’immigration, il veut négocier un accord. Il a évoqué la situation des « Dreamers », entrés illégalement sur sol américain lorsqu’ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine « devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n’obtient tout ce qu’il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin ».

Au passage, Donald Trump lâche quelques formules qui claquent pour rassurer son électorat qui tient à sa promesse électorale : « L’Amérique d’abord ». D’un côté, il tend la main, de l’autre, il brandit toujours son poing.

La prison de Guantanamo restera ouverte

« Je viens juste de signer un décret ordonnant » au ministre de la Défense Jim Mattis « de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay », a annoncé Donald Trump.
Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

La Chine et la Russie, « des États rivaux »

Donald Trump a évoqué les pays « rivaux » des États-Unis « comme la Chine et la Russie » affirmant que ces derniers menacent « nos intérêts, notre économie et nos valeurs » et que face à eux « la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit ».

Pour assurer la « puissance » de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour « moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire » afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression ».

La Corée du Nord, « une dictature cruelle »

« Aucun régime n’a opprimé ses propres citoyens » aussi « brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord », a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.

« La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire », a-t-il mis en garde

Discours sur l’état de l’Union : Donald Trump se pose en rassembleur

France 24 / Yona HELAOUA
Donald Trump s’est exprimé mardi soir face au Congrès réuni au grand complet, pour son premier discours sur l’état de l’Union. Sur un ton conciliant, il a vanté les bons résultats de l’économie et a plaidé pour une réforme migratoire.

Un ton conciliant, un style sobre et un contenu pragmatique : Donald Trump a donné son premier discours sur l’état de l’Union, dans la nuit de mardi à mercredi 31 janvier, devant le Congrès réuni au grand complet et des millions de téléspectateurs. Le président américain a tout d’abord répété la « vision claire » qu’il entretient pour son pays : « rendre à l’Amérique sa grandeur ». Pour ce faire, il a appelé tous les Américains à « mettre de côté leurs différences » : « Ce soir, je veux vous parler (…) du type de pays que nous allons devenir. Nous tous, ensemble, comme une seule équipe, un seul peuple et une seule famille américaine. »

Un désir d’unité qui auquel le public n’a en tout cas pas répondu. Si le chef de l’État a été chaleureusement accueilli et applaudi tout au long de son discours par les élus républicains, il a en revanche laissé les élus démocrates de marbre. Parmi ces derniers, des dizaines de femmes étaient vêtues de noir, en hommage aux victimes de harcèlement sexuel. D’autres portaient un autocollant d’un papillon, symbole des migrations et de soutien aux sans-papiers. Des dizaines de « Dreamers », ces jeunes sans-papiers menacés d’expulsion, étaient d’ailleurs invités à faire partie du public. Une vingtaine d’élus démocrates noirs ont eux arboré des accessoires au motif africain, en soutien aux « pays de merde », expression qui aurait été employée par Donald Trump.

Dans le public, les regards étaient rivés sur la Première dame Melania Trump qui, contrairement à la tradition, n’est pas arrivée au Congrès avec son mari. Les rumeurs de tension au sein du couple sont alimentées par de récentes informations faisant état d’une liaison passée du milliardaire avec une star de l’industrie pornographique. Melania Trump est repartie comme elle est arrivée : seule, sans dire un mot à la presse.

Les principaux points du discours de Donald Trump sur l’état de l’Union

AFP
Le président américain Donald Trump lors de son discours sur l’état de l’Union, le 30 janvier 2018 devant le Congrès à Washington

Washington (AFP) – Voici les principaux points du discours sur l’état de l’Union prononcé par Donald Trump mardi devant le Congrès américain:

– Unité –

L’ensemble des Américains, et notamment les républicains et les démocrates, doivent « mettre de côté leurs différences à la recherche d’un terrain d’entente », a souhaité le président.

Donald Trump qui est en quête de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif a fait l’éloge de « l’unité dont nous avons besoin pour obtenir des résultats ».

– Economie –

« La Bourse a battu des records les uns après les autres », s’est félicité Donald Trump, insistant sur les bienfaits de sa réforme fiscale.

« Pendant de nombreuses années, les entreprises et les emplois ne faisaient que quitter le pays. Mais maintenant, ils font leur grand retour, ils reviennent », a assuré le président qui ne manque aucune occasion de vanter la vigueur de l’économie américaine.

– Infrastructures –

« Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays », a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

Il a demandé au Congrès d’appuyer un plan d’investissement « d’au moins 1.500 milliards de dollars » pour développer ces réseaux vieillissants.

– Immigration –

« Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d’entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes », a déploré Donald Trump.

Il a par ailleurs évoqué la situation des « Dreamers », entrés illégalement sur sol américain lorsqu’ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine « devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n’obtient tout ce qu’il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin ».

– Etats ‘rivaux’ –

Donald Trump a évoqué les pays « rivaux » des Etats-Unis « comme la Chine et la Russie » affirmant que ces derniers menacent « nos intérêts, notre économie et nos valeurs » et que face à eux « la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit ».

Pour assurer la « puissance » de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour « moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire » afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression ».

– Guantanamo –

« Je viens juste de signer un décret ordonnant » au ministre de la Défense Jim Mattis « de réexaminer notre politique d’incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay », a annoncé Donald Trump.

Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

– Iran –

« L’Amérique se tient au côté du peuple iranien dans sa lutte courageuse pour la liberté », a affirmé M. Trump dans une allusion aux manifestations qui ont récemment secoué l’Iran.

« Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux », a-t-il fait valoir tout en demandant « au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien » qu’il n’a de cesse de critiquer.

– Corée du Nord –

« Aucun régime n’a opprimé ses propres citoyens » aussi « brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord », a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.

« La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire », a-t-il mis en garde.

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bolo30                                   Vu sur CNN ce matin : sondage aux USA suite au discours de l’Union :
48% des américains sont très favorables au discours de Donald Trump et 23% sont favorables.
Seulement 29% sont réservés.
PitinkonPitinkon                       L’Union est dans un sale état, avec cet Oignon
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