Bullshit..la frontière customisée!!

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erry-9La France veut renégocier les accords du Touquet : de quoi parle-t-on ?

Le Figaro /Edouard de Mareschal
Au sommet franco-britannique de ce jeudi, Paris et Londres devraient annoncer une renégociation des accords du Touquet, comprenant notamment une rallonge financière de Londres pour lutter contre l’immigration illégale à Calais. Voici ce qu’il faut savoir sur ce traité qui fixe depuis 2004 la frontière britannique sur le sol français.

figarofr: Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait annoncé son intention de renégocier les accords du Touquet avec la Grande-Bretagne.© PHILIPPE HUGUEN/AFP Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait annoncé son intention de renégocier les accords du Touquet avec la Grande-Bretagne. Sans les côtes britanniques situées à une trentaine de kilomètres de là, la crise migratoire n’existerait pas à Calais. Depuis trente ans maintenant, la ville fait face à une arrivée ininterrompue d’étrangers en situation irrégulière qui viennent tenter de passer en Angleterre. Après la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte fin 2002 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, la France et la Grande-Bretagne concluent un traité bilatéral qui vise à renforcer les contrôles aux frontières des deux pays. Ce sont les accords du Touquet, signés en février 2003, entrés en vigueur un an plus tard, et régulièrement dénoncés depuis par la France.

● Des contrôles britanniques sur le territoire français

Le traité du Touquet permet aux deux États d’effectuer des contrôles frontaliers sur le territoire de l’autre, dans les ports maritimes de la Manche et de la mer du Nord. Bien évidemment, cet accord vise essentiellement les flux migratoires qui vont de la France vers la Grande-Bretagne, et non l’inverse. Le texte autorise Londres à refouler les migrants illégaux avant même qu’ils aient posé le pied sur son territoire. Ainsi, lorsqu’une personne se voit refuser le droit d’entrée par la police aux frontières anglaise implantée à Calais, la France est tenue de la réadmettre (article 7).

● Des demandes d’asile traitées sur le territoire de la demande

Autre rouage essentiel de ces accords, l’article 9 prévoit que le traitement des demandes d’asile ou de protection soit effectué sur le territoire de l’État sur lequel elles sont formulées, quand bien même le contrôle serait effectué par des agents de l’État d’arrivée. Lorsqu’un étranger formule une demande de protection en France, c’est à la France qu’il revient de la traiter même si elle a été faite auprès des autorités britanniques. Sur un navire, la demande relève de la France lorsqu’il est à quai. Après son départ, c’est à la Grande-Bretagne de l’examiner. Dans les faits, toutefois, la plupart des migrants retrouvés sur un navire sont aussitôt reconduits en France.

● Sécurisation du port de Calais

Dans les années qui suivent sa signature, la France dénonce de plus en plus fermement les termes de l’accord à mesure que la pression migratoire monte à Calais. En septembre 2014, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve obtient de son homologue britannique Theresa May la création d’un fonds abondé de 15 millions d’euros par la Grande-Bretagne, afin de protéger le port. Une grande barrière est construite le long de la rocade d’accès à la zone portuaire et autour du parking situé à l’est du port. Ce nouvel accord porte également sur la «protection des personnes les plus vulnérables». Les ministres déclarent aussi que le fonds doit permettre aux «victimes de la traite d’êtres humains» de recevoir «l’aide et le soutien approprié», sans plus de détails. D’autres accords bilatéraux lui ont précédé en 2009 et 2010, notamment pour que la Grande-Bretagne finance les contrôles et la sécurisation d’autres sites de transit dans le Calaisis.

● Un «nouveau traité» annoncé pour jeudi

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’est engagé à demander la renégociation des accords du Touquet. Cela devrait prendre la forme d’un «nouveau traité», dont les contours seront annoncés ce jeudi, lors du sommet franco-britannique. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a déjà fait savoir que la France demanderait la «prise en charge d’un certain nombre de coûts» par la Grande-Bretagne. Paris demande également un meilleur accueil des mineurs isolés par Londres. Lors du démantèlement de la «Jungle» en octobre 2016, la Grande-Bretagne s’était engagée à prendre sur son territoire plus de 3.000 étrangers, au titre de leur minorité ou du regroupement familial. Mais un an et demi plus tard, à peine 10% d’entre eux ont réellement été admis, selon les associations. Ce nouveau protocole additionnel devrait, enfin, porter sur le regroupement familial et sur les demandes d’asile faites à la Grande-Bretagne, «avec des engagements précis de délais pour examiner les demandes en quelques jours».

Sécurisation de la frontière à Calais: Londres va augmenter sa contribution de 50 millions d’euros

Une annonce officialisée à l’occasion de la venue à Londres d’Emmanuel Macron.

Pascal Rossignol / Reuters
Migrants gather on a heap of loose earth near the former « jungle » in Calais, France, June 1, 2017. REUTERS/Pascal Rossignol

IMMIGRATION – Le gouvernement britannique annonce ce jeudi 18 janvier qu’il augmente de 44,5 millions de livres (50,5 millions d’euros) sa contribution financière à Calais et sur les côtes françaises pour renforcer la sécurité à la frontière.

« Cet argent doit être investi dans l’amélioration de la sécurité à la frontière », a déclaré un porte-parole de l’exécutif britannique. Une annonce qui doit être officialisée à l’occasion de la venue à Londres du président français Emmanuel Macron.

« Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les controles en France et en Belgique, pour s’assurer qu’ils soient aussi sécurisés que possible », a ajouté le porte-parole.

En vertu des accords du Touquet en vigueur depuis 2004, la frontière britannique est fixée sur la côte française, où les agents britanniques effectuent des contrôles. Dans ce cadre, le Royaume-Uni a déjà dépensé près de 100 millions de livres (113 millions d’euros) ces trois dernières années.

L’État « ne laissera pas se reconstituer une ‘jungle' »

Lors d’un déplacement mardi à Calais, ville d’entrée dans le tunnel sous la Manche, Emmanuel Macron avait prévenu que l’Etat « ne laissera pas se reconstituer une ‘jungle' » comme celle qui a rassemblé jusqu’à 8000 migrants avant d’être démantelée en 2016.

Sa venue à Londres doit donner lieu à la signature d’un « nouveau traité qui complétera les accords du Touquet », a annoncé l’Elysée.

Sur les quelque 2000 mineurs pris en charge après le démantèlement de la « Jungle », le Royaume-Uni, qui s’était engagé à accueillir tous les enfants isolés ayant de la famille sur place et à étudier les dossiers des mineurs « vulnérables », en a finalement accueilli 769, selon les chiffres du ministère britannique de l’Intérieur. L’ONG France Terre d’Asile, elle, évoque 893 mineurs acceptés.

A Londres, un porte-parole du gouvernement a reconnu que les accords du Touquet étaient « très bénéfiques au Royaume-Uni ».

Royaume-Uni: sommet franco-britannique dominé par les enjeux de sécurité

  AFP
Theresa May à Londres le 17 janvier 2018Theresa May à Londres le 17 janvier 2018 Photo Eddie MULHOLLAND. AFP

La Première ministre britannique Theresa May accueille jeudi le président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral portant principalement sur les questions de sécurité des frontières et de défense.

Le gouvernement britannique doit annoncer au cours de la rencontre qu’il augmente de 44,5 millions de livres (50,5 millions d’euros) sa contribution financière au contrôle de la frontière à Calais, en réponse à une attente exprimée par la France.

«Cet argent doit être investi dans l’amélioration de la sécurité à la frontière», a déclaré un porte-parole de l’exécutif britannique. «Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les contrôles en France et en Belgique, pour s’assurer qu’ils soient aussi sécurisés que possible», a-t-il ajouté.

En vertu des accords du Touquet en vigueur depuis 2004, la frontière britannique est fixée sur la côte française, où les agents britanniques effectuent des contrôles. Dans ce cadre, le Royaume-Uni a dépensé plus de 100 millions de livres (113 millions d’euros) ces trois dernières années. Un porte-parole de Downing Street a reconnu mercredi que ces accords étaient «très bénéfiques au Royaume-Uni».

L’annonce du nouvel investissement a été critiquée par certains parlementaires à Westminster. «On donne déjà des millions à la France», a ainsi réagi Charlie Elphicke, député conservateur de Douvres, l’un des principaux ports de transit britanniques sur la Manche. «Il est temps d’investir davantage pour la sécurité de notre frontière sur notre côte».

Lors d’un déplacement mardi à Calais, ville d’entrée dans le tunnel sous la Manche, Emmanuel Macron avait prévenu que l’État «ne laissera pas se reconstituer une +jungle+» comme celle qui a rassemblé jusqu’à 8.000 migrants avant d’être démantelée en 2016.

Sa venue au Royaume-Uni doit donner lieu à la signature d’un «nouveau traité qui complétera les accords du Touquet», a annoncé l’Élysée. «Les Anglais vont participer aux dépenses», a déclaré jeudi sur CNews le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb. «La frontière restera à Calais, mais les Anglais vont envoyer davantage de forces conjointes de manière à ce que les trafics se fassent mieux».

Theresa May doit également annoncer une augmentation du nombre de mineurs isolés étrangers (MIE) pris en charge par le Royaume-Uni, conformément aux attentes de la France.

Sur les quelque 2.000 mineurs pris en charge après le démantèlement de la «Jungle», le Royaume-Uni, qui s’était engagé à accueillir tous les enfants isolés ayant de la famille sur place et à étudier les dossiers des mineurs «vulnérables», en a finalement accueilli 769, selon les chiffres du ministère britannique de l’Intérieur. L’ONG France Terre d’Asile, elle, évoque 893 mineurs acceptés.

– Services de renseignement –

Le sommet, qui se tiendra à l’académie militaire de Sandhurst, au sud-ouest de Londres, fera également la part belle aux questions militaires, le Royaume-Uni cherchant à resserrer les liens avant le Brexit.

Londres a annoncé mercredi l’envoi de trois hélicoptères de la Royal Air Force et de personnels pour épauler les forces françaises dans la région du Sahel, ainsi qu’un renforcement de l’aide financière versée à la région.

«Les discussions que nous devons avoir aujourd’hui montrent qu’une relations solide entre nos deux pays, est dans l’intérêt du Royaume-Uni, de la France et de l’Europe», a déclaré Theresa May. «Ce sommet se déroule alors que le Royaume-Uni se prépare à quitter l’UE, mais cela ne signifie pas qu’il quitte l’Europe», a-t-elle redit.

En amont du sommet, des représentants des cinq services de renseignement des deux pays (DGSE et DGSI pour la France, MI5, MI6 et quartier général des communications pour le Royaume-Uni) se sont rencontrés en même temps pour la première fois.

Évoquant les derniers attentats perpétrés en Europe, un porte-parole du gouvernement britannique a annoncé un renforcement «de la coopération en matière de sécurité et de justice pénale», dans le prolongement du plan signé par les deux pays en juin 2017 sur la surveillance de l’activité terroriste en ligne.

Le sommet s’achèvera au Victoria and Albert Museum, une institution londonienne, les deux dirigeants devant annoncer un programme d’échanges d’œuvres d’art qui pourrait ntoamment porter sur un prêt de la célèbre Tapisserie de Bayeux, chef d’œuvre presque millénaire relatant l’invasion de l’Angleterre par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant.

Migrants à Calais: la contribution de Londres va augmenter de 50 millions d’euros

LEXPRESS.fr avec AFP
Des migrants derrière un grillage barbelé d'un parking pour camions, près de la N216 conduisant au terminal de ferry, le 12 janvier 2018, à Calais.

Des migrants derrière un grillage barbelé d’un parking pour camions, près de la N216 conduisant au terminal de ferry, le 12 janvier 2018, à Calais.

afp.com/PHILIPPE HUGUEN

Dans le cadre de la révision des accords du Touquet, le Royaume-Uni va augmenter de 44,5 millions de livres sa contribution à la gestion de la crise migratoire à Calais.

Le gouvernement britannique va annoncer ce jeudi qu’il augmente de 44,5 millions de livres (50,5 millions d’euros) sa contribution financière à Calais et sur les côtes françaises pour renforcer la sécurité à la frontière. « Cet argent doit être investi dans l’amélioration de la sécurité à la frontière », a déclaré un porte-parole de l’exécutif britannique.

LIRE AUSSI >> Migrants à Calais: un nouveau traité pour la forme et pour les fonds?

Cette annonce doit être officialisée à l’occasion de la venue ce jeudi à Londres du président français Emmanuel Macron pour un sommet avec la Première ministre Theresa May. Un nouveau traité doit être signé sur la question des migrants souhaitant traverser la Manche.

113 millions d’euros ces trois dernières années

« Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les contrôles en France et en Belgique, pour s’assurer qu’ils soient aussi sécurisés que possible », a ajouté le porte-parole.

En vertu des accords du Touquet en vigueur depuis 2004, la frontière britannique est fixée sur la côte française, où les agents britanniques effectuent des contrôles. Dans ce cadre, le Royaume-Uni a déjà dépensé près de 100 millions de livres (113 millions d’euros) ces trois dernières années. A Londres, un porte-parole du gouvernement a reconnu que les accords du Touquet étaient « très bénéfiques au Royaume-Uni ».

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