ie-14Trump s’en prend aux immigrants en provenance de « pays de merde »

Trump s’en prend aux immigrants en provenance de « pays de merde »

Trump s’en prend aux immigrants en provenance de « pays de merde ».

ÉTATS-UNIS – Le dérapage du jour est servi. Ce jeudi 11 janvier aux États-Unis, Donald Trump a déclenché une nouvelle polémique. Comme l’ont rapporté plusieurs médias locaux dont le Washington Post et NBC News, à l’occasion d’une réunion en compagnie de législateurs, le milliardaire a tenu des propos particulièrement litigieux au sujet des immigrants menacés par ses projets de réformes.

Ce rendez-vous devait évaluer la possibilité de restaurer des protections pour les immigrants en provenance notamment d’Afrique, du Salvador et d’Haïti, dans le cadre d’un projet de loi sur l’immigration. Des débats qui ont visiblement agacé Donald Trump, qui a déclaré ceci:

« Alors que Durbin lui expliquait qu’un tel accord aurait un impact sur les gens en provenance d’Haïti, Trump a répondu, ‘Haïti? Pourquoi est-ce qu’on veut avoir des gens d’Haïti ici?’ Et ensuite ils ont parlé de l’Afrique. ‘Pourquoi est-ce qu’on veut des gens qui viennent de tous ces pays de merde? On devrait avoir plus de gens d’endroits comme la Norvège. »

Comme l’ont noté de nombreux journalistes, la réponse faite par la Maison Blanche dans la foulée ne niait d’ailleurs pas que le président des États-Unis ait tenu ces propos. Voici le contenu du communiqué: « Certains politiciens à Washington choisissent de se battre pour des pays étrangers, mais le président Trump se battra toujours pour le peuple américain. Le président n’acceptera un accord sur l’immigration que s’il s’attaque correctement au système d’attribution de visas par loterie et à la migration en chaîne, deux programmes qui fragilisent notre économie et permettent à des terroristes d’entrer dans notre pays

Et le texte continue ainsi: « Comme d’autres pays qui fondent leur politique d’immigration sur le mérite, le président Trump se bat pour trouver des solutions permanentes, qui rendront notre pays plus fort en accueillant ceux qui peuvent contribuer dans notre société, faire grandir notre économie et s’intégrer dans notre grande nation. Il rejettera toujours les solutions de circonstance, faibles et temporaires qui menacent la vie des travailleurs américains et sapent celle des immigrants venus légalement aux États-Unis chercher une vie meilleure. »

Comme le rapporte encore le Washington Post, les discussions sur un projet de loi concernant l’immigration n’ont pour l’heure par porté leurs fruits. Après la réunion, l’un des conseillers de Trump en matière de législation a expliqué que la Maison Blanche était à des lieues de trouver un accord avec les démocrates sur le sujet.

Dans une série de tweets postés vendredi matin (peu avant 13h30 à Paris), Donald Trump a reconnu avoir tenu des « propos durs » lors de la réunion, mais a laissé entendre qu’il n’avait pas utilisé l’expression « pays de merde ». « Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion sur le DACA était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés », a-t-il écrit. « Ce qui était vraiment dur en revanche était la proposition folle qui a été faite – un immense pas en arrière pour le DACA! », a-t-il ajouté.

Des propos « choquants », « honteux » et « racistes » selon l’ONU

Ses propos sur les « pays de merde », eux, ont évidemment été très largement repris et commentés outre-Atlantique, déclenchant notamment une vague d’indignation du côté des personnalités politiques d’opposition.

« Monsieur le président, ce qui rend l’Amérique grande, c’est la somme de toutes ses parties. Nous avons tous été des étrangers à un moment. Le monde nous respecte grâce à notre diversité, notre ouverture et notre respect pour tous les humains. Arrêter de gâcher tout cela. »

« Tous les êtres humains ont de la valeur, monsieur le président. C’est juste que tous n’ont pas reçu des millions de dollars pour bien démarrer dans la vie. Votre choix de mot dépréciatif pour certains pays souligne peut-être plus encore ce qui peut pousser certains à chercher la vie meilleure dont vous avez été doté dès la naissance. »

« Les immigrants en provenance de pays partout sur la planète -y compris et en particulier d’Haïti et de certains parties de l’Afrique- ont aidé à construire ce pays. Ils devraient être accueillis et célébrés, et non dégradés et insultés. »

« Je condamne cette déclaration impardonnable et cette déchéance de la fonction présidentielle. Je me battrai toujours pour les plus vulnérables d’entre nous et contre le sectarisme sous toutes ses formes. »

L’ONU, de son côté, a jugé ces propos « choquants », « honteux » et « racistes ». « Ce n’est pas seulement une question de vulgarité du langage », a relevé vendredi le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme Rupert Colville, indiquant qu’il n’était pas tolérable de dénigrer de la sorte des nations et des continents entiers en les appelant « pays de merde » et de considérer que leur « population entière, qui n’est pas blanche, n’est pas la bienvenue ».

Trump dit qu’il n’a pas parlé de « pays de merde »

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Crédit photo © Reuters

WASHINGTON (Reuters) – Accusé de propos racistes, Donald Trump a reconnu vendredi avoir tenu un discours musclé mais a laissé entendre qu’il n’avait pas parlé de l’immigration en provenance de « pays de merde » ainsi que l’ont rapporté deux sources.

« La formulation que j’ai utilisée lors cette réunion sur le DACA était rude, mais ce n’était pas la formulation utilisée. Ce qui était vraiment rude, c’était la proposition exotique qui était faite, un revers majeur pour le DACA ! », a tweeté le président américain, évoquant le programme permettant à des jeunes migrants entrés illégalement sur le territoire américain avec leurs parents alors qu’ils étaient mineurs de bénéficier d’un statut protégé.

Sur le fond, il a précisé avoir rejeté le projet de réforme de ce Deferred Action for Childhood Arrivals que lui avait présenté un groupe de sénateurs démocrates et républicains à l’occasion de cette réunion à la Maison blanche.

« Ce soi-disant accord bipartisan sur le DACA présenté hier à moi-même et à un groupe de sénateurs et de parlementaires républicains était un grand pas en arrière », écrit-il, affirmant que cette proposition aurait « forcé » les Etats-Unis à « accueillir un grand nombre de personnes venant de pays à la criminalité élevée qui ne s’en sortent pas ».

Les six sénateurs – trois républicains, trois démocrates – à l’origine de ce projet travaillent depuis des semaines pour mettre au point une législation permettant d’éviter l’expulsion de quelque 700.000 jeunes « Dreamers » protégés par le statut DACA, que Trump a décidé en septembre dernier d’abroger à terme.

Ils expliquaient avoir « conclu un accord de principe qui traite de la sécurité des frontières, de la ‘loterie de la carte verte’, du regroupement familial et du Dream Act ».

« PAS D’AUTRE TERME À UTILISER QUE CELUI DE RACISTE »

Mais au-delà de l’opposition de Trump à ce projet porté notamment par le républicain Lindsey Graham et le démocrate Dick Durbin, ce qui a filtré d’abord de cette réunion, ce sont les propos prêtés au président qui se serait demandé à haute voix si les Etats-Unis devaient accueillir des migrants en provenance de « pays de merde », visant notamment Haïti et des pays d’Afrique.

Selon une source au sein de son entourage, Donald Trump aurait dit: « Pourquoi voulons-nous tous ces gens d’Afrique ici ? Ce sont des pays de merde (‘shithole countries’)… Il nous faudrait plus de gens venant de Norvège. »

Une seconde source a ajouté qu’il s’était également interrogé sur la nécessité de laisser entrer des Haïtiens aux Etats-Unis.

Après les critiques soulevées au sein même de sa propre famille politique, Trump a été accusé vendredi par le porte-parole du Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme d’avoir tenu des propos « racistes », « choquants » et « honteux ».

« Il n’y a pas d’autre terme à utiliser que celui de ‘raciste' », a déclaré Rupert Colville, interrogé à ce propos lors d’un point de presse à Genève. « On ne peut pas traiter des pays et des continents entiers de ‘pays de merde’ dont les populations, qui ne sont pas blanches, ne seraient donc pas les bienvenues », a-t-il ajouté.

« Ce ne sont pas seulement des propos vulgaires, c’est révéler la face la plus sombre de l’humanité, c’est justifier et encourager le racisme. »

En Afrique du Sud, une responsable du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, a jugé « extrêmement insultantes » les déclarations du président américain.

« Notre pays n’est pas un pays de merde, pas plus qu’Haïti ou aucun autre pays en souffrance », a dit Jessie Duarte, secrétaire général adjointe de l’ANC.

L’ONU juge « choquants » et « honteux » les propos injurieux de Trump sur Haïti et l’Afrique

 La rédaction de leral.net

L’organisation des Nations-Unies a jugé que les propos du président américain à propos d’Haïti et des pays africains, étaient « choquants », « honteux » et « racistes ».

L’Organisation des Nations-Unies (ONU) a jugé que les propos rapportés par des médias de Donald Trump à l’encontre de plusieurs nations africaines et de Haïti, qu’il a qualifiés de « pays de merde » lors d’une réunion à la Maison-Blanche, étaient « choquants« , « honteux » et « racistes« .

« Si c’est confirmé, il s’agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des États-Unis. Désolé, mais il n’y a pas d’autre mot que ‘racistes' », a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville, lors d’un point de presse à Genève.

Le « pire côté de l’humanité »

« Ce n’est pas seulement une question de vulgarité du langage« , a-t-il relevé, indiquant qu’il n’était pas tolérable de dénigrer de la sorte des nations et des continents entiers en les appelant « pays de merde » et de considérer que leur « population entière, qui n’est pas blanche, n’est pas la bienvenue« . Ces propos montrent le « pire côté de l’humanité, en validant et encourageant le racisme et la xénophobie« , a-t-il asséné.

C’est lors d’une réunion dans le Bureau ovale avec plusieurs sénateurs, dont le républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Durbin, que Donald Trump aurait eu ces propos polémiques.

« Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? »

Discutant d’un projet d’accord qui permettrait d’éviter l’expulsion de milliers de jeunes des États-Unis, le président américain aurait demandé : « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?« , d’après le Washington Post, qui cite plusieurs sources anonymes.

D’après ces mêmes sources, Donald Trump faisait référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador, ajoutant que les États-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège, dont il a rencontré la Première ministre, la veille. Il a également mentionner qu’il fallait ouvrir son pays aux ressortissants asiatiques, puisqu’ils aident économiquement les États-Unis.

« Pourquoi avons-nous besoin de plus d’Haïtiens? »

À propos d’Haïti, le président américain a rajouté : « Pourquoi avons-nous besoin de plus d’Haïtiens?« , « Renvoyez-les chez eux« , aurait-il dit selon les sources du Washington Post. La Maison Blanche n’a pas démenti que le président ait pu tenir ces propos.

Trump nie avoir utilisé l’expression «pays de merde»

Le président américain Donald Trump... (PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Le président américain Donald Trump  PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE

Jerome CARTILLIER
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président américain Donald Trump a contesté vendredi avoir utilisé, lors d’une réunion sur l’immigration, l’expression « pays de merde » qui a suscité une vague d’indignation aux États-Unis et à travers le monde.

C’est, comme souvent, via Twitter et à l’aube que le locataire de la Maison-Blanche a réagi à cette nouvelle polémique sur ses propos, qualifiés de « choquants et honteux » par l’ONU.

S’appuyant sur des personnes présentes lors de la réunion de jeudi à la Maison-Blanche, plusieurs médias américains ont cité le président dénonçant l’immigration en provenance de « pays de merde » tels que Haïti ou des pays africains.

« Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés », a répondu le milliardaire.

Donald Trump a utilisé « plusieurs fois » l’expression de « pays de merde » au cours d’une réunion sur l’immigration jeudi à la Maison-Blanche, a affirmé vendredi le sénateur démocrate Dick Durbin, qui y assistait.

« Il a prononcé ces mots remplis de haine et il les a prononcés plusieurs fois », a déclaré le sénateur, remettant en cause le démenti tweeté par le président vendredi matin.

M. Trump a aussi affirmé dans un tweet n’avoir « jamais dit de mal des Haïtiens ».

« Je n’ai jamais dit quelque chose d’insultant sur les Haïtiens outre le fait que, et c’est une évidence, Haïti était un pays très pauvre et en difficulté. Je n’ai jamais dit « virez-les ». Inventé par les Dem [l’opposition démocrate, NDLR]. J’ai une relation merveilleuse avec les Haïtiens », a tweeté le président américain, ajoutant qu’il devrait probablement enregistrer ses réunions.

Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison-Blanche n’avait pas contesté ou démenti.

« Certaines personnalités politiques à Washington choisissent de se battre pour des pays étrangers, mais le président Trump se battra toujours pour le peuple américain », avait-elle simplement répondu par la voix de son porte-parole.

Cette polémique intervient au moment où Donald Trump tente de se poser en négociateur en chef sur le dossier – politiquement sensible – de l’immigration.

Les « Rêveurs » et le mur

Au coeur des débats : la régularisation de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux États-Unis, et dont le statut temporaire accordé sous Barack Obama a été supprimé en septembre.

Quand M. Trump a abrogé le programme DACA, qui a permis à 690 000 jeunes sans-papiers de travailler et d’étudier en toute légalité, il avait donné jusqu’à mars au Congrès pour trouver une solution pérenne pour ces clandestins connus sous le nom de « Dreamers » (Rêveurs).

Mais il a lié toute régularisation à son projet de mur à la frontière avec le Mexique, auquel les démocrates se sont jusqu’à présent opposés fermement, le chantier étant pour eux un symbole xénophobe.

Outre la réalisation de cette promesse de campagne, M. Trump réclame deux autres contreparties : la suppression de la loterie annuelle de cartes vertes, et une réforme de l’immigration légale pour réduire le rapprochement familial.

« Je veux un système d’immigration fondé sur le mérite et des gens qui aideront notre pays à aller de l’avant », a-t-il martelé vendredi, dénonçant avec force le projet qui lui avait été présenté la veille. « Je veux la sécurité pour notre peuple », a-t-il asséné.

« Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? », a demandé le président Trump lors des discussions jeudi, selon le Washington Post, qui cite plusieurs sources anonymes.

Selon elles, M. Trump faisait référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador, expliquant que les États-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège.

« Pourquoi avons-nous besoin de plus d’Haïtiens ? », aurait encore demandé le président.

Membre du Congrès américain, le démocrate Luis Gutierrez a réagi en déclarant : « Nous pouvons dire maintenant avec 100 % de certitude que le président est un raciste qui ne partage pas les valeurs inscrites dans notre Constitution ».

Sa collègue républicaine Mia Love, d’ascendance haïtienne, a jugé dans un communiqué ces propos « désobligeants » et « inacceptables » de la part du président américain.

« Si c’est confirmé, il s’agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des États-Unis. Désolé, mais il n’y a pas d’autre mot que « racistes » », a déclaré vendredi à Genève Rupert Colville, porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés.

Ces propos montrent le « pire côté de l’humanité, en validant et encourageant le racisme et la xénophobie », a-t-il asséné.

Des propos dénoncés

(Port -au-Prince, Genève et Nairobi) – Le gouvernement haïtien juge inacceptable les propos dénigrant Haïti prêtés à Donald Trump, les jugeant simplistes et racistes, dans un communiqué publié vendredi, jour anniversaire du séisme qui a fait 200 000 morts dans le pays en 2010.« Le gouvernement haïtien condamne avec la plus grande fermeté ces propos odieux et abjects qui, s’ils étaient avérés, seraient, à tous égards, inacceptables car ils refléteraient une vision simpliste et raciste totalement erronée », écrit le gouvernement. Le président américain a affirmé sur Twitter n’avoir « jamais dit de mal des Haïtiens ».

L’Afrique outrée

Les Africains ont réagi avec colère et amertume vendredi aux propos du président Trump. L’Union africaine (UA) a qualifié ces remarques de « blessantes » et « dérangeantes ».

« C’est d’autant plus blessant compte tenu de la réalité historique du nombre d’Africains qui sont arrivés aux États-Unis comme esclaves », a déclaré à l’AFP Ebba Kalondo, porte-parole du président de la Commission de l’UA Moussa Faki.

Mais l’Amérique, selon elle, est un « pays qui représente bien plus qu’un seul homme ou qu’une déclaration ».

Le Bostwana a annoncé vendredi avoir convoqué l’ambassadeur américain pour lui faire part « de son mécontentement ».

Et la ministre des Affaires étrangères du Botswana Pelonomi Venson-Moitoi a tweeté que les remarques de Trump ont porté un « coup cinglant » aux relations diplomatiques entre Washington et les pays africains.

L’ONU a jugé que les propos, rapportés par des médias, de Donald Trump à l’encontre de Haïti et de plusieurs nations africaines, qu’il a qualifiés de « pays de merde » lors d’une réunion à la Maison-Blanche, étaient « choquants », « honteux » et « racistes ».

« Commentaires choquants et honteux », juge l’ONU

« Si c’est confirmé, il s’agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des États-Unis. Désolé, mais il n’y a pas d’autre mot que « racistes » », a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville, lors d’un point de presse à Genève.

« Ce n’est pas seulement une question de vulgarité du langage », a-t-il relevé, indiquant qu’il n’était pas tolérable de dénigrer de la sorte des nations et des continents entiers en les appelant « pays de merde » et de considérer que leur « population entière, qui n’est pas blanche, n’est pas la bienvenue ».

Ces propos montrent le « pire côté de l’humanité, en validant et encourageant le racisme et la xénophobie », a-t-il asséné

L’ONU dénonce le «racisme» de Trump

Etats-UnisLes Nations unies ont condamné les propos injurieux qu’aurait prononcés le président américain sur des pays africains et Haïti.

Donald Trump aurait qualifié des pays africain et Haïti de «pays de merde».

Donald Trump aurait qualifié des pays africain et Haïti de «pays de merde».              Image: Keystone

L’ONU dénonce à Genève le «racisme» de Donald Trump après ses commentaires sur des Etats africains et Haïti, qualifiés de «pays de merde». «Choquants» et «honteux», ceux-ci visent les valeurs établies depuis la Seconde Guerre mondiale, a dit vendredi un porte-parole.

Selon le «Washington Post», qui cite plusieurs sources non démenties par la Maison Blanche, les déclarations du président américain, attendu dans une dizaine de jours à Davos (GR), ont été lancées devant plusieurs sénateurs. M. Trump mentionnait un projet proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l’accès à des statuts de résident permanent.

En échange, l’accord permettrait d’éviter l’expulsion de milliers de jeunes, souvent arrivés enfants aux Etats-Unis. «Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?», a demandé M. Trump, selon plusieurs sources anonymes.

«Pour le peuple américain»

Selon elles, l’homme d’affaires devenu président faisait référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti. «Certaines personnalités politiques à Washington choisissent de se battre pour des pays étrangers, mais le président Trump se battra toujours pour le peuple américain», a réagi un porte-parole de la Maison Blanche.

«Vous ne pouvez pas juger des pays et des continents entiers comme ‘de la merde’», a rétorqué le porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme Rupert Coville. Ces déclarations s’ajoutent à de précédentes stigmatisations des Mexicains et des musulmans et le refus de condamner les «actions racistes» des milieux extrémistes aux Etats-Unis. Elles «vont à l’encontre des valeurs» pour lesquelles «le monde a lutté si difficilement» depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a renchéri M. Coville.

Le Haut commissaire Zeid Raad al-Hussein a dénoncé à plusieurs reprises par le passé la montée des discours nationalistes et xénophobes, notamment celui de M. Trump. Au-delà de la vulgarité affichée par le président américain, ce type de déclarations d’un dirigeant politique «valide» et «encourage» le racisme, a ajouté Colville. «C’est peut-être la conséquence la plus dangereuse et dommageable». (ats, afp/nxp)

« Pays de merde »: l’Afrique outrée par les propos de Trump

Fran BLANDY
Donald Trump lors d’une réunion à la Maison Blanche, à Washington, le 11 janvier 2018

Nairobi (AFP) – Les Africains ont réagi avec colère et amertume vendredi aux propos du président américain Donald Trump, qui s’est emporté sur l’immigration qualifiant, selon plusieurs médias, des nations africaines et Haïti de « pays de merde ».

L’Union africaine (UA) a qualifié ces remarques de « blessantes » et « dérangeantes ».

« C’est d’autant plus blessant compte tenu de la réalité historique du nombre d’Africains qui sont arrivés aux Etats-Unis comme esclaves », a déclaré à l’AFP Ebba Kalondo, porte-parole du président de la Commission de l’UA Moussa Faki.

Mais l’Amérique, selon elle, est un « pays qui représente bien plus qu’un seul homme ou qu’une déclaration ».

Le Bostwana a annoncé vendredi avoir convoqué l’ambassadeur américain pour lui faire part « de son mécontentement ».

Et la ministre des Affaires étrangères du Botswana Pelonomi Venson-Moitoi a tweeté que les remarques de Trump ont porté un « coup cinglant » aux relations diplomatiques entre Washington et les pays africains.

– Hashtag #shithole –

L’Afrique « n’est pas un endroit de merde », a tweeté l’ancien champion du monde d’athlétisme Bernard Lagat, coureur de demi-fond naturalisé américain en 2004. « Je suis le fils d’un continent étincelant qui s’appelle l’Afrique, et j’en suis fier. Mon héritage est profondément ancré dans mes racines kényanes ».

Exprimant leur mépris face au milliardaire devenu président, de nombreux Africains ont partagé sur des réseaux sociaux des photos de gratte-ciels ou de paysages magnifiques de leurs pays, accompagnées du hashtag #shithole (le mot anglais utilisé par M. Trump).

Le président Trump s’est emporté jeudi lors d’une réunion dans le Bureau ovale avec plusieurs sénateurs pour évoquer un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l’accès à la loterie pour la carte verte.

« Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici? », a demandé le président Trump, selon le Washington Post, qui cite plusieurs sources anonymes assurant que le président faisait référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador. Ces propos ont également été rapportés par le New York Times, citant des participants non identifiés à la réunion.

Vendredi, M. Trump a laissé entendre qu’il n’avait pas utilisé l’expression « pays de merde »: « Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur, mais ce ne sont pas les mots utilisés », a-t-il tweeté.

– ‘Hypocrisie’ –

« Si c’est confirmé, il s’agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des Etats-Unis. Désolé, mais il n’y a pas d’autre mot que « racistes » », a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville.

Le commentateur politique kényan Patrick Gathara a déclaré à l’AFP que les propos de M. Trump ne constituent « rien de nouveau » de la part d’une administration américaine « raciste et ignorante ».

« Ce n’est pas différent de ce qu’Hollywood ou les médias occidentaux disent de l’Afrique depuis des décennies », a-t-il dit. « Ce qui est encore plus insultant, c’est l’hypocrisie de tous ceux qui condamnent Trump – et il doit être condamné – sans regarder leurs propres langage et conduite ».

– Continent béni –

L’activiste kényan Boniface Mwangi a appelé sur Twitter à « ne pas confondre les dirigeants de merde que nous les Africains élisons, avec notre beau continent ». « Notre continent est le plus béni de tous, mais il a été violé par des impérialistes en collaboration avec nos dirigeants merdiques pendant des générations ».

En Afrique du Sud, le parti au pouvoir Congrès national africain a qualifié les propos de M. Trump d' »extrêmement offensants » alors qu’Ateny Wek Ateny, porte-parole du président du Soudan du Sud, pays en guerre depuis décembre 2013, a qualifié les déclarations de M. Trump de « scandaleuses ».

Une résidente de la capitale sud-soudanaise Juba a toutefois affirmé à l’AFP que les commentaires de Trump étaient « très pertinents »: « C’est à cause de nos dirigeants africains qu’on nous insulte de la sorte ».

Au Nigeria aussi, beaucoup ont écrit sur Twitter que leur pays était bien « un pays de merde », mais que c’est « notre pays de merde » et qu’il ne revient donc à personne d’autre le droit de le qualifier de la sorte.

« Pays de merde » : l’ONU juge « honteux et racistes » les propos de Trump

Le Parisien avec AFP
Le porte-parole de l’ONU dénonce les propos rapportés du président américain. AFP/MOHAMMED ABE

Le président américain, lors d’une réunion à la Maison Blanche, aurait injurié Haïti, le Salvador et des pays africains.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) a dénoncé les propos de Donald Trump qui a qualifié Haïti, le Salvador et des pays africains de « pays de merde ». L’ONU a qualifié ses mots de « choquants », « honteux » et « racistes ».

« Si c’est confirmé, il s’agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des Etats-Unis. Désolé, mais il n’y a pas d’autre mot que racistes », a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville, lors d’un point de presse à Genève.

Depuis, dans plusieurs tweets, Donald Trump a assuré que bien qu’ayant employé des « mots durs », il n’avait pas employé cette expression. Quelques heures avant, la Maison Blanche elle n’avait pas démenti.

Et les mots de Donald Trump avaient été rapportés par le Washington Post, citant plusieurs sources. Le président américain les aurait tenus lors d’une réunion avec des parlementaires sur l’immigration à la Maison Blanche. « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? », a demandé Donald Trump lors des discussions. Selon des sources anonymes, il faisait référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador, expliquant que les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège, dont il a rencontré la Première ministre la veille.

Jeudi soir, la Maison Blanche elle n’avait pas démenti les propos. Selon une journaliste de NBCNews, le gouvernement haïtien a demandé des explications à l’administration américaine.

« Pays de merde » : l’ONU juge les propos de Trump « racistes »

"Pays de merde" : l'ONU juge les propos de Trump "racistes"
Donald Trump, le 10 janvier 2018. ((JIM WATSON / AFP))

« Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? », a demandé le président américain Donald Trump.

 L’Obs

Donald Trump s’est emporté jeudi lors d’une réunion avec des parlementaires à la Maison-Blanche sur l’immigration qualifiant, selon le « Washington Post », plusieurs nations africaines ainsi qu’Haïti de « pays de merde ». Une sortie jugée « raciste » par l’ONU alors que le président américain laisse entendre sur Twitter qu’il n’a pas tenu ces propos.

« Commentaires choquants et honteux »

« Si c’est confirmé, il s’agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des Etats-Unis. Désolé, mais il n’y a pas d’autre mot que ‘racistes' », a déclaré vendredi 12 janvier le porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville, lors d’un point de presse à Genève.

Ces propos montrent le « pire côté de l’humanité, en validant et encourageant le racisme et la xénophobie », a-t-il asséné.

En Afrique du Sud, une responsable du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, a jugé « extrêmement insultantes” les déclarations du président américain.

« Notre pays n‘est pas un pays de merde, pas plus qu’Haïti ou aucun autre pays en souffrance », a dit Jessie Duarte, secrétaire général adjointe de l’ANC.

Le gouvernement du Botswana a de son côté convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis et demandé dans une lettre officielle à l’administration américaine s’il faisait partie des pays considérés comme des « pays de merde » par Donald Trump.

Norvégiens oui, Haïtiens non

Le milliardaire républicain recevait jeudi dans le bureau Ovale plusieurs sénateurs, dont le républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Durbin, pour évoquer un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l’accès à la loterie pour la carte verte. En échange, l’accord permettrait d’éviter l’expulsion de milliers de jeunes, souvent arrivés enfants aux Etats-Unis. Selon le « Washington Post » qui cite plusieurs sources anonymes, le président Trump aurait lancé lors des discussions :

« Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? « Selon elles, l’homme d’affaires devenu président faisait référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador, expliquant que les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège, dont il a rencontré la Première ministre la veille. « Pourquoi avons-nous besoin de plus d’Haïtiens ? », aurait encore demandé le président, selon le quotidien.

Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison-Blanche n’avait pas contesté ou démenti.

De son côté, le « New York Times », qui fait état également des mêmes propos du président, citant des participants non identifiés à la réunion, avait rapporté en juin que Donald Trump avait assuré lors d’une autre réunion sur l’immigration, que les Haïtiens « ont tous le sida ». La Maison-Blanche avait démenti.

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Les médias nous mententLes médias nous mentent

il dit tout haut ce qui on pense tous tout bas
Ber FBer                    Pour une fois Trump dit une vérité !!!
FerdinandFerdinand      On ne peut pas lui donner tord. Si l’Afrique n’est pas un continent de m…   , alors pourquoi les africains veulent-ils tous se barrer ?
  • vesemirL’ONU aboie, la caravane passe.
    ZACOMETTI      Il dit tout haut ce que tout le monde pense .Et il est loin d’etre idiot
  • Leo-parre           Il n’a pas tout à fait tord, bon certes je ne l’aurais pas dit comme ça.
  • Blaise1970          En réponse à GUIGUI75018 , il est trop tôt pour savoir si Trump est le meilleur président que les USA n’est jamais eu . Il n’est la que depuis un an , difficile de le juger , d’autant plus qu’il n’a pas réaliser les promesses de campagne, interdire l’entrée des États-Unis aux musulmans, remplacer l’obama care, construire le fameux mur qui devait être payé par les mexicains. De toute manière ce sera aux américains de le juger dans 3 ans et non aux étrangers , d’autant plus qu’il a été élu avec 47 % d’abstention , un américain sur deux n’est pas allé voter. Si il veut être réélu , il a intérêt a réunifier le pays qui est divisé être les démocrates et les républicains .Ce n’est pas la première fois qu’il tient ce genre de propos, il est chef de l’état et non un citoyen lambda. Cela se voit qu’il n’est pas issu du monde de la politique mais du show business.
  • Franceliberty        … Macron ne hait pas les français. Il dit seulement les choses par leur nom. Il y a des fainéants en France qui ne veulent pas travailler. Des illettrés dans les usines qui n’ont pas eu d’éducation, un taux d’alcoolisme important dans le Nord de part une situation sociale et « culturelle » particulière. Il ne faut pas avoir peur des mots si on veut s’attaquer aux problèmes. Quant a Trump, 0 pointé sur la forme, sur le fond, c’est une autre histoire.

  • abracadabrantesque      l’onu doit être dissoute. Nous n’avons plus besoin d’elle. Ces sont les pays cités par Trump qui en bénéficient. Quant à cette phrase polémique qui aurait été dite par Trump, la France devrait se poser la même question depuis belle lurette, n’en déplaise aux bobos, à la gauche, etc…
  • GUIGUI750178             TRUMP est le meilleur président que les USA n’ont jamais eu ! vous voyez que les salaires augmentent au USA et il se bat enfin contre l’immigration sociale
  • news94                 Il ne lui manque que la petite M O U S T À C H E Avec le changement climatique il faut aimer la N E I G E et le F R O I D
  • Franceliberty92

    @Gazelle :             vous préférez sûrement un président qui hait son propre peuple ,les illettrés !!!!!!?les fainéants !!!!!!les nordistes alcooliques? Trump est un rustre c’est un fait ,mais il respecte son pays et son peuple lui, les élites et journalistes chargés à la coke pensent qu’à leurs rêves psychédéliques d’un monde en couleurs .Les américains ne pensent pas comme et sont plutôt satisfaits du président

  • coco                        Ce n’est pas ces pays et leurs populations qu’il faut blâmer, ce sont leurs dirigeants qui empochent le fric pour leur propre compte depuis des lustres..
  • enzo                        Croyez vous que Macron fasse mieux, quand il veut « trier » les sans papiers ?
    clchar                  Il sait le dire avec des fleurs par contre car il s’adresse à un prix Nobel de littérature.
  • Gilge                   Ce grand personnage pratique l’insulte qui, de l’avis de beaucoup, est le dernier recours de l’incompétence. Que n’aurait-on lu ici si M. Macron avait déclaré que notre pays avait vendu des avions qui n’existent pas?
  • clchar                 Ce président se garde des faux bons sentiments.
    jean-phil-tasseur         En parlant d’ONU, je suis quand même curieux de savoir si Trump considère la République des Palaos, la République de Nauru, le Togo, les Îles Marshall, le Honduras, le Guatémala et la Micronésie comme des pays de merde… 😉

    @ jean-phil :              vous venez d’énumérer l’ensemble des pays qui représentent, selon la définition de Noam Chomsky, « l’opinion internationale » 😉

    jean-phil-tasseur       Méfions-nous quand même des dires d’un Noam Chomski, d’un Shlomo Sand, d’un Jacob Cohen, d’un Israël Filkenstein ou encore d’un Roger Dommergue (et son fameux point de vue sur la Metsitsa), on sait ce que vaut la parole de ces gens-là… 😀
    loukan       Jusqu’à maintenant il n’a pas osé insulter les indiens d’Amérique. Il le fera certainement un jour en leur demandant de quitter les Etats-Unis qui est le pays des blancs européens, c’est Dieu qui l’a voulu. Il doit trouver qu’ils ont une proximité avec les asiatiques (n’est-ce pas ?), ce blondinet efféminé.
  • Aravis1         Mr Trump vous oubliez que vous avez besoin dans votre pays des gens de ces pays de merde pour….nettoyer vos merdes, ce ne sont pas les américains blancs ni les norvégiens qui vont le faire ! Alors un peu de respect svp.