L’envers du moins cher!

Laisser un commentaire


o4« Cash Investigation ». Travail, ton univers impitoyable

avatarFrance 2France Télévisions

« Cash Investigation » (Facebook, Twitter, #@cashinvestigati), présenté par Elise Lucet, fait sa rentrée 2017-2018, mardi 26 septembre, avec une immersion inédite dans le monde merveilleux du travail. Et les chiffres sont alarmants : un quart des salariés partent travailler avec la boule au ventre, plus d’un tiers affirment avoir fait un burn-out et 43% ressentent des douleurs à cause de leur métier ! Derrière le succès de grandes entreprises se cachent parfois des méthodes de management qui peuvent casser les salariés.

Le magazine s’est intéressé à quelques-unes des plus incroyables réussites économiques. Il a notamment enquêté sur Lidl, l’un des géants de la grande distribution, 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 30 000 salariés en France. L’une des enseignes préférées des consommateurs est sortie du hard-discount en bouleversant les méthodes de travail de ses employés. Une révolution dans les magasins et les entrepôts que certains paient très cher sur leur lieu de travail.

« Les ouvriers du XXIe siècle »

Autre secteur, autre ambiance avec une plongée dans le monde de Free, fournisseur d’accès à Internet et opérateur de téléphonie mobile. Une image jeune, décalée, et son patron, Xavier Niel, qui déclare : « Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIe siècle. C’est le pire des jobs. » Et « Cash » révèle leur précarité : bien souvent sur des sièges éjectables, quand ils se retrouvent à la porte, bon nombre partent sans indemnités de l’entreprise.

A découvrir également dans ce nouveau numéro, des témoignages rares de salariés sous tension qui racontent leur quotidien fait de pressions. Après la diffusion de cette nouvelle enquête, Elise Lucet reçoit des invités, des responsables politiques et des spécialistes sur le plateau pour animer un débat d’actualité au moment où la loi Travail est le grand chantier automnal du gouvernement.

« Travail, ton univers impitoyable », une enquête de Sophie Le Gall diffusée le mardi 26 septembre 2017 à 20h55 sur France 2.

Free, Lidl: ces 4 réalités gênantes épinglées par Cash Investigation et Elise Lucet

« Cash Investigation » fait sa rentrée ce mardi, avec une immersion inédite dans le monde impitoyable du travail. Sophie Le Gall, qui a mené l’enquête pendant un an raconte pour Challenges les coulisses de ce documentaire qui vise deux fleurons de la croissance en France: Lidl et Free.

Cash Investigation fait sa rentrée ce mardi 26 septembre avec une immersion inédite dans le monde impitoyable du travail. Dans le viseur de l’indomptable Elise Lucet, deux fleurons de la croissance en France: Lidl et Free. Le premier a fait le choix en 2012 de sortir du hard-discount, ce qui lui a réussi sur un plan économique. Mais la question que pose Sophie Le Gall, qui a mené cette enquête pendant un an est la suivante: « est-ce que cette montée en gamme a profité aux salariés? » Pour Free, ce qui a interpellé les enquêteurs de Cash Investigation est cette déclaration faite à l’été 2016 par Xavier Niel dans le magazine Society: « Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIè siècle. C’est un métier horrible. Le job qu’ils font, c’est le pire des jobs ». « Qu’un patron parle ainsi de ses salariés nous a beaucoup surpris », raconte Sophie Le Gall qui dévoile pour Challenges les coulisses de ce premier numéro qui sera diffusé à 20h50 sur France 2.

  • Chez Free, la capacité à licencier comme critère de recrutement

« Dans le cadre de l’enquête, j’ai été amenée à rencontrer un responsable de plateau qui avait été licencié quelques mois plus tôt par Free alors qu’il était en dépression. Il a travaillé pendant dix ans chez Free, en montant petit à petit tous les échelons. Il était télé-conseiller à la base, c’était un très bon élément qui est devenu responsable d’équipe, puis responsable plateau. Il était très investi dans son travail et nous a parlé assez librement des critères de recrutement de Free. ‘Quand on m’a recruté comme responsable d’équipe, une des questions qu’on m’a posées était: ‘Est-ce que vous avez des états d’âme à licencier des gens?’ Au fil du temps, le management Free était de plus en plus difficile à vivre pour ce cadre qui a dû licencier une centaine de salariés en quatre ans. Il avait le sentiment de faire des choses contre sa volonté. Puis un jour, il a reçu lui-même un avertissement et comme il connaissait assez bien le fonctionnement de ce centre d’appels Free, il s’est dit: ‘C’est mon tour’. Un matin, il a été incapable de se lever et un médecin l’a arrêté pour burn-out. Il ne s’est plus rendu au travail pendant quelques mois et a été licencié. Ce qui a été très violent pour lui. »

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01650969/zone/1/showtitle/1/src/rfv0xr

  • L’existence d’une « liste noire » de salariés dans un centre d’appels Free

« C’est toujours ce même salarié qui raconte qu’il a travaillé chez Mobipel en région parisienne, un centre d’appels qui est une filiale à 100% de Free. Fin 2014, des salariés ont fait un débrayage de trois heures. Par la suite, il lui a été demandé de faire une liste de ceux qui avaient débrayé et de les transmettre à la direction. Pour ces derniers, il leur sera quasiment impossible d’évoluer vers des postes à responsabilité. D’autant que la directrice des centres d’appels de Free a envoyé un mail aux représentants syndicaux où elle va leur dire que désormais, le site est considéré comme sensible et qu’ils vont arrêter les recrutements. Pendant quelques mois, les recrutements vont s’arrêter et les effectifs mois après mois vont fondre. Trois ans plus tard, les effectifs ont été divisés par deux », raconte Sophie Le Gall qui a fait une demande d’interview de Xavier Niel auprès du service de presse d’Iliad. « Hélas il n’a pas accepté », déclare-t-elle. C’est donc Maxime Lombardini, le numéro 2 de Free qui a accepté de répondre ce soir aux questions d’Elise Lucet.

  • La robotisation des préparateurs de commandes chez Lidl

L’équipe de Cash Investigation a infiltré un journaliste dans un entrepôt qui a travaillé pendant cinq semaines au rythme du management Lidl. « L’idée, c’était vraiment de pouvoir comprendre ce qu’était ce métier de préparateur de commandes. Ce sont principalement des hommes qui toute la journée portent les colis qui vont être acheminés dans les magasins. Ce qui nous a permis de vraiment comprendre ce métier. Chez Lidl, les préparateurs travaillent avec une commande vocale. Sept heures par jour, vous avez un casque sur la tête qui vous dicte ce que vous devez porter, dans quel rayon vous devez aller et toute la journée, vous échangez avec cette machine, répétant jusqu’à 3.600 fois le mot « ok », sachant que le salarié n’a le droit qu’à 47 mots pour répondre à cette commande vocale. Nous, ce qu’on voulait, c’était vivre de manière subjective ce travail. On a vu des études menées par des chercheurs qui s’inquiètent de ces méthodes de travail, qui certes augmentent la productivité dans les entrepôts, mais il y a un effet de robotisation sur les salariés, une déshumanisation du travail. Lidl nous avait assuré qu’il n’y avait pas d’objectifs de cadence à tenir et on découvre une toute autre réalité quand on se fait embaucher chez Lidl. Il y a une forme d’isolement du salarié qui est toute la journée en contact avec cette commande vocale, sans pouvoir échanger avec ses collègues ».

https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01650969/zone/1/showtitle/1/src/rfv0xf

  • Des milliers de caissières de Lidl licenciées pour inaptitude au travail

« Dans cet univers ultra-concurrentiel de la grande distribution, des entreprises comme Lidl mettent en place des nouvelles façons de travailler pour augmenter la productivité des salariés. Avec le système de caisses à triple scannage, une caissière doit passer 30 articles par minute et la question qu’on doit se poser, c’est à quel prix? Quand vous scannez des produits toute la journée, les risques de contracter des TMS (Troubles musculo-squelettiques) sont très forts. Au début de l’enquête, on a réussi à se procurer un rapport commandé par le comité d’entreprise qui scrute tous les éléments chiffrés chez Lidl. Un chiffre nous a particulièrement frappés: en 5 ans, Lidl a licencié plus de 2.200 salariés pour inaptitude au travail avec seulement 22 reclassements. Comment est-ce qu’on fait pour arriver à un chiffre aussi élevé et pourquoi Lidl ne reclasse pas ses salariés? Or, une partie d’entre eux sont devenus inaptes au travail. Des caissières nous ont raconté la difficulté de retrouver du travail quand on a le poignet qui lâche ou les cervicales totalement abîmées. Qu’est-ce qu’on fait après? Qu’est-ce qu’on fait de ces salariés qui ont été usés par le travail? »

Lidl et Free, les nouvelles cibles de Cash Investigation et Elise Lucet

Diffusé mardi à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

Elise Lucet, présentatrice de "Cash Investigation"

Elise Lucet, présentatrice de « Cash Investigation »

Souffrance au travail et licenciements: le magazine Cash Investigation présenté par Elise Lucet fait son retour mardi sur France 2, avec une enquête sur le « monde merveilleux du travail » qui révèle l’envers du décor au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free.

Diffusé à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

L’enquête de deux heures produite par Premières Lignes, commencée il y a plus d’un an, débute par une plongée chez Lidl France et ses 30.000 salariés, et révèle les techniques redoutables mises en oeuvre pour maximiser leur productivité.

Comme la polyvalence imposée aux caissières, qui permet d’éradiquer les temps morts; ou la commande vocale qui règne en maître dans les entrepôts, une machine dictant aux préparateurs de commandes les tâches à effectuer.

Jusqu’à 8 tonnes manipulées quotidiennement

Des témoignages révèlent les revers de ces procédés, comme le poids ahurissant (jusqu’à 8 tonnes) des marchandises manipulées quotidiennement par les préparateurs, et des employés dont les corps peinent à suivre la cadence et qui ont l’impression de devenir des robots.

L’émission s’interroge aussi sur la disproportion entre les nombreux salariés de l’enseigne licenciés pour inaptitude (2.196 en cinq ans), et l’infime minorité de ceux qui obtiennent un reclassement (22).

Second cas d’école de cette enquête réalisée par Sophie Le Gall: Free. Cash Investigation s’est intéressé au centre d’appel Mobipel (filiale de l’opérateur) à Colombes, près de Paris.

Les licenciements s’y sont multipliés depuis un débrayage de quelques heures organisé en 2014: l’émission en a dénombré 248, sur un site qui comptait environ 650 emplois. Dans une interview particulièrement tendue, le numéro deux du groupe, Maxime Lombardini, dément « les yeux dans les yeux » à Elise Lucet tout lien de cause à effet.

L’émission s’est également penchée sur le recours au licenciement pour faute grave (et donc sans versement d’indemnités ni préavis) à l’intérieur du groupe, pour des motifs « régulièrement jugés abusifs par les tribunaux de prud’hommes ».

« Déshumanisation des salariés »

Elle rapporte ainsi le cas « pour le moins étonnant » d’une responsable RH elle-même licenciée pour faute grave… parce qu’elle avait procédé à des licenciements classiques (pour « cause réelle et sérieuse »), et qui ont donné donc lieu à des paiements d’indemnités.

Selon Elise Lucet, qui « ne s’attendait pas à découvrir autant de choses qui ne sont jamais évoquées par les entreprises en question », cette enquête montre qu' »il y a une déshumanisation des salariés qui existe vraiment sur le terrain dans l’organisation du travail, mais qui existe aussi dans la manière dont on nous répond ».

La journaliste, face aux critiques qui lui sont régulièrement adressées, assure que « Cash Investigation n’a rien contre les entreprises et n’a rien contre le fait qu’elles cherchent des gains de productivité ». « La question c’est: à quel prix, jusqu’où? ».

« On n’est pas dans la volonté de diffamer, on veut informer », assure-t-elle. « Notre job, c’est journalistes et uniquement journalistes, on n’est ni militants, ni dirigeants politiques ni syndicats », martèle la présentatrice qui revendique pour seul mot d’ordre « l’établissement de la vérité » afin que « les consommateurs sachent ce qu’il y a derrière les pubs ».

La journaliste d’investigation, poursuivie en ce moment par l’Azerbaïdjan pour diffamation, insiste aussi sur le travail « millimétré » réalisé dès la création de l’émission en 2012 pour étayer les situations relevées, et se prémunir ainsi contre les contre-attaques judiciaires des organismes ou personnes mises en cause.

« L’une des règles de survie de Cash, c’était d’être impeccable au niveau juridique », alors qu' »il y a en face de nous des entreprises qui ont des armadas d’avocats », explique-t-elle.

Souffrance au travail et licenciements: Cash Investigation dévoile l’envers du décor chez Lidl et Free

Elise Lucet, la journaliste de Cash Investigation, révèle ce qu’il se cache derrière les deux grandes entreprises Free et Lidl France.

Souffrance au travail et licenciements : le magazine Cash Investigation présenté par Elise Lucet fait son retour mardi sur France 2, avec une enquête sur le « monde merveilleux du travail » qui révèle l’envers du décor au sein de deux entreprises emblématiques, Lidl France et Free. Diffusé à 20H55, ce premier numéro de la sixième saison de Cash Investigation, intitulé « Travail, ton univers impitoyable », pointe en pleine réforme du Code du travail des méthodes de management aux conséquences parfois très lourdes, sans se départir de son style décapant.

L’enquête de deux heures produite par Premières Lignes, commencée il y a plus d’un an, débute par une plongée chez Lidl France et ses 30.000 salariés, et révèle les techniques redoutables mises en oeuvre pour maximiser leur productivité. Comme la polyvalence imposée aux caissières, qui permet d’éradiquer les temps morts; ou la commande vocale qui règne en maître dans les entrepôts, une machine dictant aux préparateurs de commandes les tâches à effectuer.

Révélations lors d’une interview tendue

Des témoignages révèlent les revers de ces procédés, comme le poids ahurissant (jusqu’à 8 tonnes) des marchandises manipulées quotidiennement par les préparateurs, et des employés dont les corps peinent à suivre la cadence et qui ont l’impression de devenir des robots. L’émission s’interroge aussi sur la disproportion entre les nombreux salariés de l’enseigne licenciés pour inaptitude (2.196 en cinq ans), et l’infime minorité de ceux qui obtiennent un reclassement (22).

Second cas d’école de cette enquête réalisée par Sophie Le Gall: Free. Cash Investigation s’est intéressé au centre d’appel Mobipel (filiale de l’opérateur) à Colombes, près de Paris. Les licenciements s’y sont multipliés depuis un débrayage de quelques heures organisé en 2014 : l’émission en a dénombré 248, sur un site qui comptait environ 650 emplois. Dans une interview particulièrement tendue, le numéro deux du groupe, Maxime Lombardini, dément « les yeux dans les yeux » à Elise Lucet tout lien de cause à effet.

L’émission s’est également penchée sur le recours au licenciement pour faute grave (et donc sans versement d’indemnités ni préavis) à l’intérieur du groupe, pour des motifs « régulièrement jugés abusifs par les tribunaux de prud’hommes ».

Des salariés déshumanisés

Elle rapporte ainsi le cas « pour le moins étonnant » d’une responsable RH elle-même licenciée pour faute grave… parce qu’elle avait procédé à des licenciements classiques (pour « cause réelle et sérieuse »), et qui ont donné donc lieu à des paiements d’indemnités.

Selon Elise Lucet, qui « ne s’attendait pas à découvrir autant de choses qui ne sont jamais évoquées par les entreprises en question », cette enquête montre qu' »il y a une déshumanisation des salariés qui existe vraiment sur le terrain dans l’organisation du travail, mais qui existe aussi dans la manière dont on nous répond ». La journaliste, face aux critiques qui lui sont régulièrement adressées, assure que « Cash Investigation n’a rien contre les entreprises et n’a rien contre le fait qu’elles cherchent des gains de productivité ». « La question c’est: à quel prix, jusqu’où ? ».

« On n’est pas dans la volonté de diffamer, on veut informer », assure-t-elle. « Notre job, c’est journalistes et uniquement journalistes, on n’est ni militants, ni dirigeants politiques ni syndicats », martèle la présentatrice qui revendique pour seul mot d’ordre « l’établissement de la vérité » afin que « les consommateurs sachent ce qu’il y a derrière les pubs ».

La journaliste d’investigation, poursuivie en ce moment par l’Azerbaïdjan pour diffamation, insiste aussi sur le travail « millimétré » réalisé dès la création de l’émission en 2012 pour étayer les situations relevées, et se prémunir ainsi contre les contre-attaques judiciaires des organismes ou personnes mises en cause. « L’une des règles de survie de Cash, c’était d’être impeccable au niveau juridique », alors qu' »il y a en face de nous des entreprises qui ont des armadas d’avocats », explique-t-elle.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :