Le printemps des bâtards

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efCrise du Golfe: les conséquences concrètes au Qatar

Lundi, L’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Et les conséquences ont été immédiates.

Plus de vols à destination du Qatar et ruées dans les supermarchés de Doha. Premières conséquences concrètes de la rupture diplomatique opérée par l’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn à l’encontre du Qatar. Lundi 5 juin, ces cinq pays ont annoncé des mesures d’isolement à l’encontre de l’émirat de deux millions d’habitants, l’accusant de « financer le terrorisme ».

« C’est une première crise grave et symbolique pour le Qatar depuis son indépendance en 1971 », résume Frédéric Encel, géopoliticien spécialiste du Moyen-Orient, auteur de Géopolitique de la Nation. Une crise dont les effets n’ont pas tardé à se faire sentir: lundi la bourse de Doha ouvrait en baisse de 8%.

Plus de vols à destination de Doha

Premières mesures: les fermetures des frontières terrestres, aériennes et maritimes respectives des cinq pays avec le Qatar. Conséquence : les vols des compagnies Saudi Arabian Airlines, Etihad, Emirates, Air Arabia et Flydubai à destination ou en retour de Doha ont été suspendus dès lundi. En retour la compagnie aérienne Qatar Airways a elle aussi suspendu tous ses vols à destination de l’Arabie Saoudite, de l’Egypte, des Emirats Arabes Unis et de Barheïn. Sa licence a même été annulée mardi par les autorités saoudiennes, qui ont annoncé la fermeture de ses bureaux à Ryad dans les 48 heures. Les clients affectés par les suspensions de vols de la compagnie qatarie peuvent aujourd’hui se faire rembourser leurs billets ou réserver des vols vers d’autres destinations.

Ruée dans les supermarchés

Une fermeture des frontières avec ses voisins qui concernent également les liaisons maritimes et qui a pour conséquence de bloquer les importations de biens en provenance des cinq pays. La majorité des importations du petit Etat vient en majorité de l’Arabie Saoudite. Bien que le Qatar a assuré que la crise n’aura aucune incidence sur ses citoyens, lundi soir les supermarchés ont été pris d’assaut, de peur d’une pénurie alimentaire.

Sans terre cultivable ni ressource en eau, « il importe 99% de ses produits alimentaires », selon Theodor Karasi, de Gulf State Analytics, cité par Les Echos. Pour autant, il n’y a pas de blocus et d’autres pays peuvent approvisionner le pays. Il s’agit d’une crainte « irrationnelle » selon le professeur de géopolitique à la Paris Business School et à Sciences Po. « Sans le moindre embargo ou blocus maritime total, le Qatar pourra continuer de s’approvisionner en dehors de ces cinq pays » assure-t-il.

Al-Jazeera et BeIn dans le viseur

Autre conséquence : l’interdiction de la chaîne Al-Jazeera, accusées d’être un organe de propagande islamiste lié au parti politique des Frères Musulmans. « Cette chaîne est jugée comme insolente et déstabilisante », explique Frédéric Encel. Lundi, les locaux de la chaîne qatarie ont donc été fermés par les autorités saoudiennes. Quelques heures après, c’est la chaîne de sport BeIn Sports qui n’était plus accessible via le câble aux Emirats Arabes Unis.

Les diplomates expulsés et les ressortissants en sursis

Les diplomates saoudiens et émiratis ont été sommés de quitter Doha avant mercredi prochain. De même pour les diplomates qataris en poste dans les cinq pays: ils ont 48 heures pour partir. Les ressortissants qataris résidant en Egypte, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis ou Bahreïn sont eux désormais interdits de séjour : ils ont 14 jours pour rentrer chez eux. A l’exception des pèlerins musulmans souhaitant se rendre sur les lieux saint de La Mecque ou Médine en Arabie Saoudite. Les émiratis, saoudiens, égyptiens, et bahreïniens ont eux interdiction de se rendre au Qatar.

Depuis lundi, le Qatar est également été exclu de la coalition internationale arabe, branche armée du conseil de coopération du Golfe. Le pays est ainsi mis au ban des opérations militaires menées par la coalition au Yémen. Une sanction plus symbolique que réellement contraignante pour le Qatar selon Frédéric Encel: « cette exclusion marque une scission du monde arabe, un obstacle à son unité ». Le Qatar est en effet accusé de soutenir des groupes islamistes radicaux yéménites, et d’être trop proche de l’Iran chiite, grand rival de l’Arabie Saoudite à majorité sunnite.

Pour autant Frédéric Encel l’assure: « Il n’y aura pas de guerre ». Déjà engagée au Yémen, l’Arabie Saoudite n’a pas les moyens ni la volonté de provoquer un autre conflit. « Il y a néanmoins un risque de déstabilisation de la région et surtout, une menace d’escalade militaire avec l’Iran ». Principal adversaire du royaume saoudien dans la région, l’Iran pourrait bénéficier de la crise pour asseoir sa domination dans la région. « La situation est d’une extrême fragilité », conclut Frédéric Encel.

Isolement du Qatar : l’Arabie Saoudite joue avec le Golfe

 Hala Kodmani
Réunion du Conseil de coopération du Golfe, le 30 mars, à Riyad.Réunion du Conseil de coopération du Golfe, le 30 mars, à Riyad. Photo Faisal al-Nasser

Riyad, suivi par les Emirats arabes unis et l’Egypte, a rompu ses relations avec Doha. Mais derrière les accusations de soutien aux Frères musulmans et à l’Etat islamique, cette décision vise surtout à affaiblir l’activisme diplomatique de l’émirat et à raviver les tensions avec l’Iran.

C’est la grande déchirure entre pays arabes sunnites. L’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et le Bahreïn ont annoncé lundi, au surlendemain de l’attentat de Londres, la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar qu’ils accusent de soutenir le «terrorisme». Doha a dénoncé une décision «injustifiée» et «sans fondement». Celle-ci a été prise «avec l’Egypte» et a un «objectif clair : placer le Qatar sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté», a affirmé le ministère qatari des Affaires étrangères. La tension n’a cessé de monter depuis la visite de Donald Trump à Riyad, où il avait appelé les pays musulmans à «chasser» les extrémistes et les terroristes tout en demandant d’isoler l’Iran.

Aux origines de la brouille

Depuis une quinzaine de jours, les échanges d’invectives, d’accusations, les vraies et fausses révélations se sont multipliés entre le Qatar et les autres pays de la région, menés par l’Arabie Saoudite. Le déballage de linge sale a été amplifié par les grands médias arabes, financés, pour la plupart, par l’une ou l’autre des pétromonarchies du Golfe. Mais tout commence le 23 mai lorsque l’agence de presse officielle du Qatar annonce que son site a été piraté et que de fausses informations ont été diffusées. Il s’agit de déclarations prêtées au dirigeant du Qatar, le cheikh Tamim al-Thani. Ce dernier aurait mis en garde ses pairs du Golfe contre une confrontation avec «l’Iran, poids lourd régional islamique qu’on ne peut ignorer», tout en défendant le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais. Repris aussitôt en boucle par les médias saoudiens, égyptiens et émiratis, malgré les démentis qataris, ces propos déclenchent une tempête sur les réseaux sociaux. Quelque 340 000 tweets sont postés en dix heures avec le hashtag #lesdéclarationsdeTamim. En réponse, le Qatar lance le hashtag #TamimLaGloire où les internautes expriment leur soutien au cheikh «face à la campagne de dénigrement médiatique».

La querelle survient au lendemain de la visite de Donald Trump à Riyad (le 21 mai) où a été célébrée en grande pompe l’alliance historique retrouvée entre les Etats-Unis et les pays arabes sunnites longtemps qualifiés de «modérés». A contre-pied de la politique de Barack Obama, marquée par la volonté de conclure l’accord international sur le nucléaire iranien, Donald Trump dénonce dans son discours à Riyad «les interventions déstabilisatrices» de l’Iran chiite dans les pays arabes, accusant Téhéran d’être derrière le terrorisme. «Le soutien de Trump a donné des ailes à l’Arabie Saoudite pour conforter son leadership dans la région et sa ligne dure face à l’Iran, souligne Hasni Abidi, le directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève. Toutefois, le «déclencheur Trump», selon l’expression du politologue, a aussi été le révélateur de ressentiments plus anciens entre les pétromonarchies du Golfe. Le grand frère saoudien n’ayant jamais accepté l’hyperactivité politique et diplomatique indépendante du petit Qatar, ni son rapprochement direct avec les Etats-Unis.

Le soutien au terrorisme : un argument prétexte

L’escalade de la crise initiée par Riyad peu après l’attentat de Londres n’est probablement pas fortuite. Au moment où la question du financement du terrorisme fait polémique à la veille des élections générales au Royaume-Uni, survient l’annonce de la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar pour «soutien au terrorisme». Le communiqué officiel saoudien justifiant sa décision souligne que «le Qatar accueille divers groupes terroristes pour déstabiliser la région, comme la confrérie des Frères musulmans, Daech et Al-Qaeda». Des accusations qui mettent sur le même plan les Frères musulmans et les organisations jihadistes extrémistes, y compris l’Etat islamique, ne peuvent qu’emporter l’adhésion de l’Egypte du maréchal Al-Sissi et des Emirats arabes unis, qui ont mis la confrérie sur liste noire. Le premier qui a renversé le président égyptien (Frères musulmans) élu en 2013, rend les islamistes responsables de tous les maux économiques et sécuritaires du pays. Il a surtout un besoin vital de l’aide financière saoudienne. Les Emirats, eux, ont une aversion viscérale pour les Frères musulmans. En outre, la proximité accrue entre le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed, et le jeune, et néanmoins homme fort à Riyad, le vice prince-héritier Mohammed ben Salman, explique que les Emirats aient également décidé de rompre avec Doha. Or, «le Qatar soutient publiquement les mouvements de l’islam politique depuis le début des printemps arabes, les considérant comme une bonne transition pour remplacer les dictatures de la région. Dans le même temps, les Saoudiens veulent faire oublier leur influence historique et leur promotion du salafisme qui a fait le nid des extrémistes», rappelle Hasni Abidi. Doha avait accueilli en asile depuis une vingtaine d’années nombre de chefs opposants islamistes tunisiens, égyptiens, syriens… leur offrant une tribune sur les antennes d’Al-Jezira.

L’Iran au cœur du différend

Au moment où le royaume wahhabite veut constituer un axe sunnite fort face à la république islamique chiite (son grand rival régional), le Qatar vient brouiller les cartes. Or, l’appel du cheikh Tamin, le leader du Qatar, à améliorer les relations des pays arabes avec l’Iran a pu apparaître comme un casus belli aux yeux de l’Arabie Saoudite. «Mais ce n’est pas la raison principale de la rupture», estime Hasni Abidi, qui souligne notamment que plusieurs membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont les Emirats arabes unis et le Qatar entretiennent des relations de voisinage correctes avec Téhéran. «Cette division au sein du CCG – qui est un ensemble régional cohérent et réussi, et dans lequel l’Iran a toujours vu une menace – ne peut que réjouir Téhéran», ajoute l’expert. Face à la querelle entre Arabes, l’Iran en profite pour afficher «sa sagesse», allant jusqu’à proposer ses services de médiateur à ses voisins du Golfe. «La résolution des différends dans les pays de la région n’est possible que par des moyens politiques et pacifiques, et un dialogue franc entre les parties», indique un communiqué de Bahram Ghasemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. «L’usage de sanctions dans le monde interdépendant d’aujourd’hui est inefficace, inacceptable et condamnable», a-t-il ajouté. Mais en mettant en avant sa rivalité avec l’Iran, «l’Arabie Saoudite veut surtout faire oublier ses déboires intérieurs et extérieurs, notamment dans la guerre au Yémen», observe Hasni Abidi. Embourbée depuis deux ans dans un conflit sans résultat, la coalition arabe sous commandement saoudien a trouvé dans le Qatar un bouc émissaire. Peu après l’annonce de la rupture des relations diplomatiques, la coalition militaire, intervenant contre les Houthis, ces rebelles chiites pro-iraniens, a décidé d’exclure le Qatar.

Une querelle de famille aux conséquences limitées

Considérée comme la crise la plus grave entre les pays arabes du Golfe depuis la création du CCG en 1981, elle n’est toutefois pas la première. En 2014 une querelle semblable avait également conduit l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et le Bahreïn à rappeler leurs ambassadeurs au Qatar pendant huit mois. Le soutien de Doha aux mouvements islamistes (en Tunisie, en Egypte, à Gaza avec le Hamas, en Syrie avec des groupes rebelles) était à l’origine de cette précédente brouille. Le rabibochage après moins d’un an de rupture a été possible au prix de quelques concessions du Qatar qui a expulsé vers Riyad des opposants saoudiens et interdit d’antenne sur Al-Jezira un célèbre prédicateur islamiste égyptien, le cheikh Al-Qaradawi.

Une médiation prochaine devrait calmer le jeu. Elle peut venir du Koweït ou du sultanat d’Oman, les deux membres du Conseil de coopération du Golfe qui n’ont pas pris partie dans la querelle. La Turquie, qui entretient des rapports étroits avec les monarchies du Golfe, s’est déclarée prête à aider au dialogue. Mais c’est surtout l’appel du Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson «aux pays du Golfe à résoudre leurs désaccords», qui devrait constituer une pression forte. «Il s’agit finalement d’une querelle de famille entre enfants gâtés», résume Hasni Abidi.

Déstabilisé par l’isolement du Qatar : Mokri s’attaque aux Emirats arabes unis

Abderrazak Mokri, président du MSP. New PressAbderrazak Mokri, président du MSP. New Press

«Des fuites à propos de lettres de l’ambassadeur des Emirats arabes unis (EAU) aux Etats-Unis indiquent l’ampleur du complot ourdi par les EAU et leurs alliés américains contre le monde arabe et la résistance palestinienne et le mouvement islamo-nationaliste, et ces lettres montrent en même temps qui est l’ami et qui est l’ennemi, et qui est l’agent et qui est l’intègre dans la bataille de la survie que traverse le monde musulman à cette étape.» Cette citation est le contenu d’un message placé lundi matin par le président du MSP sur sa page Facebook.

Le Qatar n’est pas cité, ni l’Arabie Saoudite ou l’Egypte, mais on comprend qu’il s’agit de la réaction de Mokri à la décision annoncée le même jour à l’aube par l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte (suivis ensuite par d’autres pays) de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar et de l’isoler, voire l’asphyxier, en fermant le trafic terrestre, aérien et maritime, tout en sommant cet émirat de cesser de soutenir le terrorisme de Daech, Al-Qaïda et des Frères musulmans.

Mokri exprime le point de vue des islamistes algériens, hommes liges d’Erdogan en Algérie, qui prennent – honteusement, faut-il le noter – la défense du Qatar dans un conflit qui ne concerne pas notre pays. Ils s’en prennent aux EAU, mais – étrangement – pas à l’Arabie Saoudite, dont ils n’ont jamais dénoncé l’agression contre le Yémen. Le président du MSP sait que l’isolement du Qatar est considéré comme une victoire de l’Egypte, en tout cas c’est présenté ainsi par les spécialistes de la région. Et c’est facile à comprendre, explique-t-on, l’essentiel de l’appui extérieur, sous toutes les formes – financier, accueil des dirigeants… –, apporté aux Frères musulmans, leur permettant de s’organiser et de commettre leurs actes terroristes en Egypte, vient du Qatar, qui suscite en même temps et entretient des foyers de tension près des frontières égyptiennes en Libye et au Soudan. On a constaté que le MSP et les islamistes algériens ne ratent aucune occasion pour s’en prendre au président égyptien Abdelfattah Al-Sissi.

Mais Mokri, qui sait sans doute de quoi il retourne dans cette affaire, veut rester prudent, imitant en cela la position de la Turquie, qui s’est contentée d’appeler les pays arabes au dialogue. Ankara a même proposé ses «bons offices» pour la normalisation des relations diplomatiques entre les parties concernées. Selon les connaisseurs de la région, la Turquie est très gênée dans cette situation qui met en conflit le Qatar, avec lequel elle a des rapports privilégiés, et les autres monarchies du Golfe, notamment l’Arabie Saoudite, avec lesquelles elle a de bonnes relations. Le président du MSP attend peut-être de voir ce que va dire ou faire Erdogan. Dans l’intervalle, il s’attaque spécialement aux Emirats arabes unis, certainement parce qu’ils passent pour être les plus conséquents et les plus intransigeants dans leur lutte contre les Frères musulmans. Par cette position, Mokri semble vouloir faire connaître quelle serait la vraie position d’Erdogan.

La Turquie, dont le régime inspire le MSP, partage avec le Qatar, ainsi qu’avec l’Arabie Saoudite, d’ailleurs, l’accusation de soutenir, pour le compte des Etats-Unis, les groupes terroristes qui agissent en Syrie pour déstabiliser et détruire ce pays. Certains de ces groupes de criminels sont issus de la mouvance des Frères musulmans manipulés par le Qatar et la Turquie. Le 21 mai, à la rencontre organisée à Riyad entre Donald Trump et quelques dirigeants de pays arabes, Abdelfattah Al-Sissi s’en est violemment pris au Qatar et à la Turquie qui «soutiennent, hébergent, arment et soignent les terroristes en cas de blessures dans des affrontements et leur assurent une couverture médiatique pour propager leur terrorisme». Le régime d’Erdogan, prochain sur la liste après le Qatar ?

Isolement du Qatar: des compagnies aériennes suspendent leurs vols

La compagnie Etihad Airways annonce la suspension de ses vols vers et en provenance du Qatar
La compagnie Etihad Airways annonce la suspension de ses vols vers et en provenance du Qatar – © HENNING KAISER
AFP

Etihad Airways précise dans un communiqué que cette mesure entrera en vigueur mardi matin « jusqu’à nouvel ordre« , alors que les Emirats, l’Arabie saoudite et Bahreïn ont décidé de fermer « dans 24 heures » leur espace aérien et leurs frontières terrestres et maritimes avec le Qatar, accusé de soutenir « le terrorisme« .

La compagnie aérienne d’Abou Dhabi affirme proposer à ses clients « d’autres options« , y compris des remboursements complets de billets d’avions. Etihad « regrette la gêne causée par la suspension« , conclut le communiqué.

Isolement du Qatar dans le Golfe : quelles mesures?

  • Accusé de soutenir le terrorisme, le Qatar subit les foudres de plusieurs pays du Golfe. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rompu lundi avec Doha. Qu’est-ce que cela implique réellement? Elément de réponse.

Par la rédaction

– Rupture immédiate des relations diplomatiques avec le Qatar, Bahreïn et les Emirats ordonnant à leurs diplomates de quitter Doha dans les 48 heures. Ce n’est pas une première. En 2014, les trois pays avaient rappelé leurs ambassadeurs à Doha pour protester contre le soutien du Qatar aux Frères musulmans.

– Fermeture des espaces aériens des trois pays aux vols de la compagnie aérienne du Qatar, suspension des liaisons aériennes et maritimes avec ce pays dans les 24 heures. Dès mardi matin, les compagnies Etihad, Emirates et flydubai des Emirats arabes unis  suspendront leurs  vols sur Doha. Qatar Airways a pour sa part suspendu ses liaisons avec l’Arabie saoudite, dont la compagnie nationale Saudia a pris une mesure similaire.

– Fermeture de la frontière terrestre de l’Arabie saoudite avec le Qatar, ce qui bloque les importations de biens par voie terrestre du Qatar à travers l’Arabie saoudite.

– Interdiction pour les ressortissants des trois pays de se rendre au Qatar.

– Il a été demandé aux ressortissants du Qatar, visiteurs ou résidents permanents dans les trois pays, de partir dans un délai de 14 jours. Cette mesure contredit un accord sur la libre circulation au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG: Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar).

– Seuls les pèlerins du Qatar peuvent se rendre sur les lieux saints musulmans en Arabie saoudite.

Isolement du Qatar: l’Iran souhaite envoyer de « la nourriture » au Qatar par bateaux


Isolement du Qatar: l’Iran souhaite envoyer de « la nourriture » au Qatar par bateaux

Un responsable iranien affirme que son pays peut exporter des denrées alimentaires au Qatar par la mer, depuis que l’ Arabie saoudite et trois autres nations du Golf s’organisent pour isoler le micro pays riche en gaz et remarquable pour son soutien à une multitude d’organisation terroriste radicale et meurtrière.

L’agence de presse officielle iranienne Fars a cité Reza Nourani, président de l’Union des exportateurs de produits agricoles, en déclarant lundi que des livraisons de nourriture envoyés par l’Iran peut atteindre le Qatar en 12 heures.

Le Qatar ne produisant que des matières pétrolifères et gazières importe l’intégralité de sa nourriture d’Arabie Saoudite. Al-Jazira la chaine de propagande du Qatar, a rapporté que des camions transportant de la nourriture pour le Qatar se bousculent maintenant à la frontière.

D’après les services de renseignements européens le Qatar finance la confrérie des Frères Musulmans, l’islamisation de l’Europe, la propagande anti-occidentale, des groupuscules terroristes comme Al Qaida, le Hamas et serait un soutien actif, selon l’Arabie Saoudite, de l’Etat Islamique.

Source: abcnews

Israël espère tirer profit de l’isolement du Qatar

La remise en cause éventuelle des aides qataries au mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza serait lourde de menaces.

LE MONDE Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Jérusalem, le 28 mai.

Une crise pleine de promesses : c’est ainsi que les dirigeants israéliens perçoivent la rupture des relations diplomatiques entre les pays arabes et le Qatar. Le gouvernement Nétanyahou se réjouit des conséquences de la visite de Donald Trump dans la région, le président américain ayant pointé du doigt l’Iran et la menace djihadiste sunnite en des termes convenant en tout point aux Israéliens.

« Les pays arabes qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar ne l’ont pas fait à cause d’Israël ni à cause du problème palestinien, mais en raison de leur peur du terrorisme islamique radical », a déclaré lundi 5 juin le ministre de la défense, Avigdor Lieberman, à la Knesset (parlement).

Benyamin Nétanyahou se sent conforté dans son analyse des rapports de force régionaux. Depuis plus de deux ans, le premier ministre israélien défend l’idée d’un rapprochement avec les pays arabes sunnites modérés, au nom d’intérêts communs. A ses yeux, ce rapprochement historique est prioritaire par rapport à la résolution du conflit israélo-palestinien. Pourtant, les pays concernés estiment qu’une normalisation entre Israël et les pays arabes (au-delà de la Jordanie et de l’Egypte) n’interviendrait qu’après la résolution de la question palestinienne.

Israël et ces pays partageaient les mêmes griefs envers l’administration Obama, trop accaparée par la signature de l’accord sur le nucléaire iranien. Aujourd’hui, une convergence de vues se dessine au sujet de Donald Trump. Sa politique étrangère a deux constantes : la volonté proclamée de ne plus donner de leçons en matière de droits de l’homme et la désignation de l’Iran comme danger majeur, en tant que puissance régionale et sponsor de ses sous-traitants armés comme le Hezbollah libanais ou le Hamas dans la bande de Gaza.

Vers « une déstabilisation accrue de la bande de Gaza » ?

Ce que les Saoudiens « oublient » de dire sur la véritable motivation de la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar

En matière de soutien au terrorisme, l’Arabie Saoudite n’a pas de leçon à recevoir de qui que ce soit ! Ce qui rend cette stratégie de Ryad et ses sbires tout à fait suspecte.

Trou de mémoire

Ce que les Saoudiens "oublient" de dire sur la véritable motivation de la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar

Quelques deux semaines après un déplacement annoncé  comme historique en Arabie Saoudite où le monde arabe sunnite se proposait de montrer un visage uni et solidaire au Président américain, l’édifice envisagé comme inébranlable vient de connaître son démantèlement avec la rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. Cette rupture des relations a été immédiatement suivie par celles des « usual suspects » ou la bande des pays clients de l’Arabie Saoudite soit l’Egypte, le pouvoir légal en exil du Yémen, le Bahreïn et enfin les Emirats arabes unis, l’allié indéfectible de Ryad.

La goutte qui apparemment a fait déborder le vase est le vrai faux « fake news » démenti par Doha  faisant part de l’appel téléphonique entre le Président iranien nouvellement élu et l’Emir Al-Thani du Qatar, où ce dernier aurait qualifié l’Iran de « puissance régionale importante avec laquelle il fallait composer. » Vrai ou Intox, les autorités de l’Arabie Saoudite semble croire à sa sincérité. Or, il ne peut s’agir là de la seule raison, ni même de la principale. Rappelons que d’autres membres du Conseil de Coopération du Golfe, comme le Sultanat d’Oman ou encore le Koweït, avaient également félicité le Président Rouhani pour sa réélection et entretiennent de bonnes relations avec ce géant régional.

La vérité est peut-être ailleurs. Rappelons ainsi qu’au lendemain de l’attentant du London Bridge, le troisième en trois mois qu’a connu l’Angleterre,  on apprenait que le fameux rapport commandait par l’ancien premier ministre  britannique Cameron sur le financement des groupes djihadistes allait enfin, après d’innombrables reports, être rendu public. C’est un secret de polichinelle que ce rapport, à l’instar de celui du 11 septembre diligenté par le congrès américain, pointe le doigt vers l’Arabie Saoudite et ses ressortissants comme principale source de financement de ces mouvements terroristes. Ainsi, à un moment où le premier ministre anglais déclare que la tolérance britannique allait cesser face à l’idéologie islamiste, c’est un euphémisme que de dire que cela arrangeait fort bien Ryad de jeter au loup ce voisin encombrant qu’est le Qatar  en le désignant comme financier de ces mouvements.

Or, s’il est vrai que le Qatar finance des mouvements islamistes, il ne s’agit pas des mêmes que financent les Saoudiens et en tout cas pas de ceux qui continuent de perpétrer des attentats en occident. En effet, le Qatar finance et soutient le mouvement des Frères musulmans, qui est un mouvement politique initiatique et hiérarchisé qui vise à imposer un gouvernement islamique par les urnes. Ce mouvement, n’est actif qu’en Egypte où il est en conflit avec le Maréchal Sissi, l’ancien attaché de défense égyptien à Ryad, qui a renversé leur Président Morsi, lui, pour le coup, démocratiquement élu. Les saoudiens, eux en revanche, financent les mouvements ultra salafistes marqués par la pensée de leur idéologue wahhabite, ibn Wahab, père fondateur de la version la plus rétrograde d l’Islam. Il est également vrai que les saoudiens ont aussi une dent personnelle contre les Qataris qui, eux aussi wahhabite, ont une égale prétention que les Saouds sur le contrôle des deux villes saintes de l’islam

Mais par-dessus tout, c’est la question de financement des frères musulmans par le Qatar qui gêne le plus  les pétromonarchies arabes du golfe persique, car leur idéologie et leur schéma de gouvernance sont diamétralement opposé. Ces derniers proposent un système où la légitimité du gouvernant vient de la distribution des richesses du haut vers le bas. Alors que chez les frères, la théorie d’Al-Bana, fondateur de la doctrine des Frères musulmans, considère que la légitimité du gouvernant ne peut venir que du bas vers le haut à travers le consentement volontaire de la majorité des citoyens tel qu’exprimé par les urnes.

Les saoudiens  et leurs alliés voient donc le Qatar comme le financier et le protecteur de ceux qui cherchent à les renverser.

Pratiquement, ce conflit entre ces différents émirats, plus ou moins grands,  ne regarde donc pas la politique de la nouvelle administration américaine, même si les saoudiens se sentent hardis par le soutien proclamé par Trump. Il ne peut s’agir de cela, car Washington dispose de 10.000 hommes sur sa base d’aviation « Al-Udeid » au Qatar d’où part la plupart des frappes contre Daech. En tout état de cause, il s’agit là d’un conflit sans précédent au sein des pays membres du Conseil pour la coopération du golfe. S’il est arrivé, comme il y a quelques mois, que les saoudiens aient déjà rappelé leur ambassadeur de Doha, une telle rupture avec la fermeture de la frontière terrestre ne s’était jamais produit.

Or le Qatar et sa péninsule comptent sur cette unique frontière pour l’importation de la totalité de leurs besoins en matériaux de construction et aliments. La pression sera rude pour Doha même si des solutions alternatives de remplacement des flux se présenteront rapidement. L’Iran avec lequel le Qatar partage le plus grand gisement gazier du monde ne manquera pas de venir à son rescousse avec un ravitaillement maritime, de même que la Turquie, dirigé par un Erdogan lui même frère musulman.

En somme ,cette rupture n’est rien d’autre que la recherche par les Saoudiens d’un bouc-émissaire  afin de lui faire porter le chapeau du terrorisme islamiste qui martyrise l’Occident.

Chapeau qui ne mériterait d’être placé que sur leur propre tête !

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Vos réactions 

 GERONIMO                                     Ce rapprochement n’est que conjoncturel. L’ADN des pays sunnites de la région est de plus en plus exposé au virus djihadiste. Israel reste l’ennemi à abattre par excellence. La lune de miel ne sera que temporaire.

PIERRE -MARIE MURAZ                        Paradoxalement, une certaine clarification sera apportée par la constitution d’un axe anti chiite dans cette région, avec d’un côté les USA et en face la Russie comme entremetteuses … en conséquence paradoxalement la possibilité d’un règlement des contentieux avec l’Iran et le règlement du conflit Israëlo Palestinien n’aura jamais été aussi proche, pour peu que les différents acteurs en saisissant l’opportunité, car c’est leur intérêt et ils le savent …

No matter

@PMMM –                                                « Les voisins  » ? Cà c’est très fort. Faut oser.Des voisins chez qui on s’installe illégalement,exproprie les terres, détruit les ressources agricoles, arrache les arbres fruitiers,,coupe l’eau et l’électricité en la leur faisant payer, Bons voisins! Si ce n’est que dans votre terme de « voisins  » il y aurait 2 propriétés distinctes,ce qui n’est pas le cas.Bien au contraire.

PIERRE -MARIE MURAZ                       Quand on fait la guerre à son voisin, celui ci répond en la faisant et quand il gagne, il occupe et annexe …

Stanley                                                        Sacré PMM, toujours à légitimer le droit des armes et à nous présenter le bon gros sens en action. Mais vous ne jouez pas à Risk, ici : l’annexion territoriale n’est pas reconnue par le droit international. Ou alors allez au bout de votre raisonnement et dites que l’annexion de la Crimée par la Russie est elle aussi tout à fait légitime et normale ? Et que dire de la conquête du Koweït par l’Irak, etc etc…

 

 – GERONIMO                                      Risk?!? Cà n’est pas un vieux jeu des années 70 ça? On sait maintenant pourquoi Stanley a du temps libre. Il est à la retraite.

PIERRE -MARIE MURAZ                          Si on n’accorde pas de valeurs au droits des armes, alors il est préférable de ne pas y recourir …

TZOTZIS CHRISTOPHE                             Si ça ravit Israel, il y a tout à craindre, alors.

Un Musulman                                             Que Dieu nous vienne en aide ! Les semeurs de troubles et de discorde ont une nouvelle fois gagné une bataille. Les monarchies collabo sont la honte des musulmans!

  • Par défaut MONDE : Isolement du Qatar par ces alliés

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    Réalité ou manipulation ? Le Qatar ne s’est-il pas fait avoir par ces alliés en étant désigné comme unique coupable ?

    Quand on lit que ce qui a mis le feu au poudre entre les alliés c’est le défaçage d’un site de Press Qatari, on peut se poser des questions.

    Mais sur le pourquoi le Qatar aurait financé, pas de réponse, pourquoi voudrait-il faire de l’ingérence avec ces alliés en Syrie ? Je ne savais pas que le terrorisme était un investissement sans but.

    Et surtout maintenant que ISIS/E.I./Daesh perd du terrain, on avait pas fait de lien avant ?

    La 3ème arrive ? encore que je vois mal qui pourrait se ranger du côté du Qatar avec de telles accusations, le PSG

  • La Russie, l’Iran et le Qatar représentent 50% du gaz et ils sont alliés économiques et/ou militaires, cqfd…

    .
    Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière.
    Michel Audiard

    Oui sur https://en.wikipedia.org/wiki/Iran%E…atar_relations

    « Qatar shares a good relation with Iran, both being members of the Organisation of Petroleum Exporting Countries (OPEC). Russia, Qatar, and Iran all control around 50% of the world’s oil reserves.[8] They have made agreements to develop their economic relationship especially within the OPEC. Both countries own the South Pars / North Dome Gas-Condensate field , the world’s largest gas field, having a big influence in the Irani-Qatari relation. »

    Mais dans l’actualité plutôt récente https://www.i24news.tv/fr/actu/inter…ifferends-emir

    « Les deux pays sont dans des camps opposés en Syrie et au Yémen, deux Etats en guerre. Téhéran est l’allié du président syrien Bachar al-Assad et des rebelles chiites au Yémen, alors que Doha appuie les rebelles syriens et participe à la campagne aérienne menée par l’Arabie saoudite pour freiner l’avancée des insurgés Houthis au Yémen.
    De plus, l’Iran accuse le Qatar de financer les groupes radicaux en Syrie comme l’organisation jihadiste Etat islamique et le Front Al-Nosra lié à Al-Qaïda. »

    Idem du côté Russie : http://www.fr.awdnews.com/politique/…raser-le-qatar

    « Intéressant cet enregistrement de la chaine « France 2 » d’une discussion entre l’ambassadeur russe au Conseil de sécurité Vitali Tchourkine, le premier ministre du Qatar et le ministre qatari des affaires étrangères Hamed Ibn Jassem, où ce dernier s’est adressé à l’ambassadeur russe au Conseil de sécurité en lui disant :
    « Je vous préviens de toute utilisation du veto par la Russie sur la crise en Syrie, sinon elle perdra tous les pays arabes »
    L’ambassadeur russe a répondu à Ibn Jassem en toute froideur : « Si vous me reparlez sur ce ton de nouveau, il n y aura plus une chose qui s’appelle le Qatar » »

    Mais bon quand tu vas un peu plus loin, tu te rend compte que le Qatar a fini par se ranger derrière la Russie : http://galacteros.over-blog.com/2017…-syrienne.html

    Peut être pour ça qu’il est lâché par les autres et donc c’est pas qui va se ranger derrière le Qatar mais derrière qui s’est rangé le Qatar.

  • Citation Envoyé par survivals Voir le message
    Réalité ou manipulation ? Le Qatar ne s’est-il pas fait avoir par ces alliés en étant désigné comme unique coupable ?

    Quels alliés ? De qui tu parles, là ?

    Il a à vivre sa vie comme ça et il est mûr sur ce mur se creusant la tête : peutêtre qu’il peut être sûr, etc.
    Oui, je milite pour l’orthographe et le respect du trait d’union à l’impératif.
    Après avoir posté, relisez-vous ! Et en cas d’erreur ou d’oubli, il existe un bouton « Modifier », à utiliser sans modération
    On a des lois pour protéger les remboursements aux faiseurs d’argent. On n’en a pas pour empêcher un être humain de mourir de misère.
    Mes 2 cts,

    jp

    Citation Envoyé par survivals Voir le message

    Tu peux partager un intérêt particulier et ne pas être d’accord sur d’autres sujets. Ces gens là raisonnent en intérêt et pas par affinité ou amitié. Si il y a du pognon à prendre ensemble, ils le prendront et ça ne les empêchera pas de se taper sur la gueule dans un autre théâtre d’opérations

    .
    Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière.
    Michel Audiard
    Citation Envoyé par TallyHo Voir le message
    Tu peux partager un intérêt particulier et ne pas être d’accord sur d’autres sujets. Ces gens là raisonnent en intérêt et pas par affinité ou amitié. Si il y a du pognon à prendre ensemble, ils le prendront et ça ne les empêchera pas de se taper sur la gueule dans un autre théâtre d’opérations

    C’est ce que j’appelle des alliés Quand le Qatar et l’Arabie Saoudite s’allient pour la guerre en Syrie et au Yémen, c’est bien qu’ils sont alliés, après si tu considère que l’on est allié avec les U.S. par affinité ou amitié, je pense que tu te trompe. C’est bien par intérêt. Et on ne pose pas des antennes espions à côté de la chambre des ministres (Matignon) des ces alliés, de même dans les avions 1ère classe, on le fait, ils le font … On sait tous ce que veut dire allié.

    J’en pense que c’est la phase II de la reprise en main de l’armée Égyptienne, après le remplacement de Mohammed Morsi par Abdel Fattah el-Sisi, et qu’ils ont obtenu l’aval et l’appui des républicains lors de la visite de Donald Trump en Arabie Saoudite. Les USA ont peur de perdre l’Egypte, pays pivot entre le Levant, le Moyen Orient et le Maghreb, alors que l’Arabie Saoudite leur mange dans la main contre quelques babioles technologiques.

    Mais alors, pourquoi l’AS romprait ses relations avec le Quatar alors que les pays sont tout deux engagés au Yemen ? mystère.

 

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