«On m’a menti, trompé et escroqué»

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u-7.gifDuel Le Pen-Macron : ce qu’il faut retenir du débat d’entre-deux-tours

Les deux finalistes de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont livrés à un duel tendu, à quatre jours du second tour. 

Le choc fût frontal. Le débat a vite viré au pugilat. Marine Le Pen a attaqué d’emblée, mercredi soir son rival Emmanuel Macron, le qualifiant de candidat “de la guerre de tous contre tous”, lors du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle.

“Mensonges”, “bêtises !”

“Mensonges”, “bêtises!”, “vous ne connaissez pas vos dossiers !”, a lancé Emmanuel Macron, regardant constamment sa rivale quand celle-ci se plongeait régulièrement dans ses fiches et rétorquait : “Je vois que vous voulez jouer avec moi à l’élève et au professeur, mais ça n’est pas mon truc”. Le candidat “En Marche!” a de son coté accusé son adversaire de “porter l’esprit de défaite”. Visiblement confiant, Emmanuel Macron a rapidement fait remarquer à Marine Le Pen qu’elle n’était pas, selon lui, à la hauteur de l’exercice.

Faisant référence à la visite surprise de Marine Le Pen aux salariés de Whirlpool d’Amiens, Emmanuel Macron l’a aussi accusé d’avoir “profité de la détresse des gens”. L’ancien ministre de l’Économie a été le premier à rappeler cet épisode de la campagne, accusant la candidate du Front National d’être allée “passer un quart d’heure” sur le parking de l’usine “pour faire des selfies (…) avec les sa

Marine Le Pen se trompe sur SFR

Toujours très offensive, la candidate du FN a affirmé lors du débat télévisé d’entre-deux-tours qu’Emmanuel Macron était ministre quand SFR a été vendue, ce qui n’était pas le cas. Par ailleurs, alors que la candidate FN attaquait l’ancien ministre de l’Économie sur sa gestion de la vente de SFR, celle-ci a consulté ses notes et a mentionné un autre dossier, ce que le candidat d’En Marche lui a fait remarquer.

“Complaisance envers le fondamentalisme religieux”

L’affrontement a ensuite continué sur le thème du terrorisme. Marine Le Pen a accusé Emmanuel Macron de “complaisance” sur le fondamentalisme islamiste au cours d’un vif échange. “Non seulement vous n’avez pas de projet, mais en plus vous avez une complaisance pour le fondamentalisme islamiste”, a lancé la candidate du Front National à son rival.

Emmanuel Macron a accusé lui sa rivale de “porter” la “guerre civile”, ce “piège” que, selon lui, “nous tendent les terroristes”. “Je serai intraitable et je mènerai la lutte sur tous les plans mais le piège qu’ils nous tendent, c’est celui que vous portez, c’est la guerre civile”, a déclaré l’ancien ministre de l’Économie. Par ailleurs, le candidat d’En Marche a reproché à Marine Le Pen de ne pas avoir voté les réformes pour lutter contre le terrorisme à Bruxelles.

Deux visions de l’Europe qui s’étrillent

Alors que la tension n’avait toujours pas quitté le plateau, le thème de l’Europe a été abordé. Dénigrant la “soumission” présumée de la France à l’Allemagne, Marine Le Pen a assuré que “la France sera dirigée par une femme” après la présidentielle, “moi ou Mme Merkel”.

“L’euro, c’est la monnaie des banquiers, ce n’est pas la monnaie du peuple”, et “c’est la raison pour laquelle il faut que l’on arrive à s’arracher à cette monnaie”, a affirmé la candidate du FN et eurodéputée, défendant son projet “essentiel” de passage d’une monnaie unique à une monnaie nati

Sur l’Europe toujours, Emmanuel Macron a tenté de démontrer que le projet proposé par le Front National n’était pas applicable. Alors que la présidente du FN l’accusait d’agiter “le projet peur” comme pour le Brexit”, Emmanuel Macron a répliqué : “Qui joue avec les peurs de nos concitoyens ? C’est vous (…) La grande prêtresse de la peur, elle est en face de moi”.

Dénonçant le projet de sa rivale comme “mortifère”, l’ancien ministre de l’Économie lui a lancé que son “bidouillage avec Nicolas Dupont-Aignan n’a aucun sens, il manifeste une impréparation crasse”.

Présidentielle : cinq intox de Marine Le Pen lors du débat face à Emmanuel Macron

Franceinfo

Marine Le Pen s’est arrangée de nombreuses fois avec la réalité lors du débat d’entre-deux-tours, mercredi soir.

© Fournis par Francetv info Erreurs factuelles, exagérations, intox… Marine Le Pen s’est illustrée par de nombreux arrangements avec la réalité lors du débat d’entre-deux-tours de la présidentielle, mercredi 3 mai. Franceinfo en a sélectionné cinq dans cet article. De son côté, Emmanuel Macron n’a commis que de légères imprécisions, par exemple sur le nombre de décrocheurs scolaires, qu’il a estimé à 150 000 par an, au lieu de 100 000.

1. Sur les effets du Brexit au Royaume-Uni

Ce que Marine Le Pen a affirmé. « L’économie britannique ne s’est jamais aussi bien portée que depuis que les Britanniques ont décidé de reprendre leur liberté » , a assuré Marine Le Pen pour défendre son projet de sortie de l’euro.

Pourquoi c’est exagéré. L’affirmation paraît excessive, même s’il est vrai que, pour l’instant, la catastrophe promise au Royaume-Uni par certains économistes ne s’est pas produite. Ainsi, le produit intérieur brut britannique a augmenté de 1,8% en 2016 (nettement plus que la France et son petit 1,1%), et le FMI a revu à la hausse sa prévision de croissance outre-Manche pour 2017 à 2% (au lieu de 1,5% précédemment). En revanche, le rythme de croissance de l’économie britannique a connu une baisse par rapport aux années passées (2,3% en 2015, 2,6% en 2014 et des taux supérieurs à 3% au début des années 2000).

2. Sur la vente de SFR

Ce que Marine Le Pen a affirmé: « Evidemment, vous étiez ministre [quand SFR a été vendu]. M. Montebourg refusait que SFR soit vendu à M. Drahi et le jour où M. Montebourg a été remplacé, par vous M. Macron, immédiatement vous avez signé la vente. »

C’est faux. Contrairement à ce qu’a dit Marine Le Pen, Emmanuel Macron n’était pas ministre de l’Economie, mais secrétaire général adjoint de l’Elysée, quand la vente de SFR à Numericable, propriété de Patrick Drahi, a été décidée. La transaction a été actée le 5 avril 2014, tandis qu’Emmanuel Macron a été nommé à Bercy près de quatre mois plus tard, le 26 août 2014.

3. Sur la contribution de la France à l’UE

Ce que Marine Le Pen a affirmé. « Votre Union européenne, c’est 9 milliards d’euros par an », a lancé Marine Le Pen au moment de ses explications sur le financement de son programme.

Pourquoi c’est faux. Selon les chiffres du Parlement européen , la somme nette versée par la France est de 4,5 milliards d’euros pour l’année 2015. Il est possible d’ajouter à ce montant, selon un autre calcul, les ressources propres de l’UE, comme les droits de douane, qui sont prélevés par les Etats et directement versées au budget européen. Cela représente environ 1,6 milliard d’euros en 2015, selon le projet de loi de finances pour 2017 . La contribution française au budget européen est donc plutôt de l’ordre de 6 milliards d’euros, comme l’a indiqué Emmanuel Macron pendant le débat.

4. Sur la retraite à 60 ans

Ce que Marine Le Pen a affirmé. « Je m’engage à ce que ça soit le cas d’ici à la fin du quinquennat (…) Non, non, ça n’a pas changé », a déclaré Marine Le Pen à propos de sa réforme de la retraite, qui prévoit un retour de l’âge légal de la retraite à 60 ans, avec quarante annuités de cotisations.

Pourquoi c’est faux. Comme l’a relevé Emmanuel Macron, Marine Le Pen a totalement revu le calendrier de sa réforme des retraites. Le 11 avril 2017, Marine Le Pen avait publié une vidéo sur ses « 10 mesures immédiates » une fois élue à l’Elysée, dans laquelle figurait la retraite à 60 ans. Elle avait précisé que ces « 10 mesures concrètes » seraient prises « dans les deux mois ».

5. Sur le programme de François Fillon

Ce que Marine Le Pen a affirmé. « La retraite à points, on la trouvait aussi chez M. Fillon », a affirmé Marine Le Pen pour essayer de rapprocher le programme d’Emmanuel Macron de celui du candidat de la droite.

Pourquoi c’est faux. Aucune trace de la retraite à points dans le programme ou dans les déclarations de François Fillon . Dans son programme, le candidat des Républicains proposait un recul de l’âge légal de départ à la retraite, mais pas un changement de système. L’ancien Premier ministre avait même qualifié cette réforme d’ « illusion » , lors du débat à cinq candidats sur TF1.

Politique – Débat de l’entre-deux-tours : Macron dénonce les «cadeaux» du programme de Le Pen

Le Parisien

Bénédicte Alaniou et Aurélie Lebelle 

Emmanuel Macron, imperturbable face à Marine Le Pen, s’est évertué à déconstruire le contenu du projet de son interlocutrice et à souligner les incohérences économiques de son programme.

Le Parisien: Mercredi 3 mai. Emmanuel Macron, lors du débat face à la candidate frontiste Marine Le Pen. © (LP/OLIVIER CORSAN) Mercredi 3 mai. Emmanuel Macron, lors du débat face à la candidate frontiste Marine Le Pen. «Je suis la candidate du pouvoir d’achat. Vous êtes le candidat du pouvoir d’acheter la France.» Par cette formule, soigneusement préparée, Marine Le Pen tente de prendre l’avantage sur un terrain clé de sa campagne. Elle clôt ainsi la longue liste des mesures par lesquelles elle veut «rendre l’argent aux Français» : «baisse de 10 % d’impôt sur le revenu pour les trois premières tranches, rétablissement de la demi-part pour les veufs, défiscalisation des heures supplémentaires, baisse de charges salariales, diminution de 5 % des prix du gaz et de l’électricité…». Trente minutes après un début de débat marqué davantage par les affrontements que par le fond, Marine Le Pen donne enfin toute sa place au contenu de son projet.

Face à elle, imperturbable, Emmanuel Macron l’interroge : «Comment financez-vous cet inventaire à la Prévert ? Ce sont des cadeaux !» La candidate frontiste égrène les «9 milliards d’euros versés à l’Union européenne» (6 milliards, selon Emmanuel Macron), les «15 milliards de l’immigration», la fraude sociale qu’elle n’a pas le temps de chiffrer. «Car vous pensez que, dès le lendemain de votre élection, la fraude va s’arrêter ?» persifle le candidat d’En Marche ! Tout sourire, Marine Le Pen prend la balle au bond et rétorque : «Vous voulez essayer ?» Sentant le danger, Macron revient sur le fond et ramène son adversaire, qui veut sortir de l’Europe, au coût du Brexit estimé a minima entre 60 et 80 milliards d’euros Il martèle : «Votre projet, c’est 100 à 150 milliards d’euros, vous ne nous dites pas comment vous le financez. Votre projet, c’est le projet caché.»

Sur le chômage, préoccupation n°1 des Français, Le Pen et Macron ont tous les deux… raison

Landré, Marc / LeFigaro.fr
Sur le chômage, préoccupation n°1 des Français, Le Pen et Macron ont tous les deux... raison
Marine Le Pen et Emmanuel Macron, mercredi soir, lors du débat de second tour de la présidentielle 2017. / STRINGER/AFP

LE SCAN ÉCO – Lors de leur débat du second tour, les deux finalistes de la présidentielle 2017 se sont notamment opposés sur le nombre de chômeurs qu’il y avait, par rapport à aujourd’hui, avant et après la mise en œuvre de l’euro. Qui s’est planté? Le problème, c’est qu’ils ne parlaient pas de la même chose…

À écouter mercredi soir Marine Le Pen dans son plaidoyer de sortie de la monnaie unique, «on avait quand même beaucoup moins de chômeurs qu’aujourd’hui», sous-entendu du temps où l’euro n’avait aucune existence réelle et où deux monnaies, l’Écu et le Franc, coexistaient. «Non madame Le Pen, (…) dans les années 1990, on avait plus de chômeurs qu’aujourd’hui même», lui a rétorqué Emmanuel Macron, parlant de cycles économiques et prétextant que la guerre des monnaies, qu’a subie la France à cette époque, sans que cela conduise d’ailleurs à des dévaluations du franc comme en 1982 et 1983, «ne nous pas sortis du chômage de masse».

En fait, vérification faite avec les chiffres du chômage de l’Insee, les deux finalistes de cette présidentielle 2017 ont tous les deux raison, même s’ils ne parlent pas de la même chose. Sur le nombre de chômeurs tout d’abord, calculés au sens du BIT -la seule donnée qui permet de comparer les époques-, Marine Le Pen a dit vrai: il y avait bien, dans toute la décennie 1990, «moins de chômeurs qu’aujourd’hui». Précisément entre 1,9 million début 1990 et 2,3 millions fin 1999 en métropole, avec des pics à 2,6 millions en 1994 et 1997. «Aujourd’hui», le nombre de chômeurs au sens du BIT dans l’hexagone navigue aux alentours de 2,8 millions et n’est jamais descendu sous la barre des 2,7 millions durant tout le quinquennat Hollande. Pis, il a même tangenté les 3 millions en 1995.

ISF, taxe d’habitation, charges sociales, SMIC: le mélange fiscal de Macron

Challenges

Gaëlle Macke?
Impôts: entre ISF et taxe d’habitation, le combiné de Macron

Impôts: la taxe d'habitation serait supprimée pour 80% des ménage par Macron © Fournis par http://www.challenges.fr Impôts: la taxe d’habitation serait supprimée pour 80% des ménage par Macron Une bonne dose de fiscalité allégée – sur l’ISF ou les revenus du capital – compensée par un effort sur les classes populaires – via la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages ou l’allègement de charges sur les bas salaires. C’est le mix d’Emmanuel Macron.

François Hollande promettait un grand soir fiscal au nom de la justice sociale. Emmanuel Macron se garde de toute révolution et donne la priorité à l’efficacité économique.

ISF et revenus du capital: fiscalité allégée

Ainsi, deux réformes phares vont réjouir les contribuables les plus fortunés : l’allègement de la fiscalité des revenus du capital, avec une taxation forfaitaire à 30 %, et la réduction de l’ISF aux seuls patrimoines immobiliers, exemptant les actifs financiers. Résultat : la note pourra être réduite de plus de moitié pour ceux, en haut de l’échelle, dont les revenus sont largement composés de dividendes et plus-values et ceux dont le patrimoine est assis sur des actions d’entreprises. Le candidat le justifie par la nécessité d’« encourager l’investissement productif » et d’« orienter l’épargne vers le financement des entreprises, moteurs de la croissance et de l’emploi ». « L’inspiration vient de Suède, qui a instauré ce forfait à 30 % et supprimé son impôt sur la fortune, avec un effet réel de relance de l’investissement, analyse l’économiste Alain Trannoy. Mais dans son modèle, l’équité reste assurée grâce à un impôt sur les revenus du travail puissant et très progressif, alors que Macron ne prévoit pas de revoir l’impôt sur le revenu français, mité par les niches. »

Taxe d’habitation et bas salaires: l’effort pour les classes populaires

Pour contrebalancer ce « cadeau aux riches », l’ex-ministre de l’Economie a dégainé une mesure – plus politique qu’économique – qui bénéficie aux contribuables des classes populaires et moyennes : la suppression pour 80 % des ménages de l’impopulaire taxe d’habitation. Au-delà, le proclamé « candidat du travail » a choisi, avec les leviers fiscaux, de favoriser les actifs, avec une suppression des cotisations salariales maladie et chômage (compensée par une hausse de CSG, qui pèsera aussi sur les retraités) et le rétablissement de l’exonération sociale des heures supplémentaires. Et il a tenu à favoriser particulièrement les travailleurs modestes, en supprimant toutes les charges au niveau du Smic et en boostant la prime d’activité qui complète les bas salaires. Selon les calculs d’En marche !, les Smicards pourraient bénéficier d’un gain de pouvoir d’achat de 127 euros par mois.

Euro : la confusion entretenue par le FN en cinq points

Beaucoup d’erreurs au cours de ce débat, et d’approximations. En cinq points, les aberrations de cet échange présidentiel, sur un point crucial pour les Français: la sortie de l’euro.

Marine Le Pen veut sortir de l'euro

Marine Le Pen a développé son plan hasardeux pour sortir de l’euro mercredi soir. PHILIPPE HUGUEN / AFP

1. Quand le Front national veut-il sortir de l’Euro ?

 » Il faut retrouver notre monnaie nationale « , a déclaré très vite Marine Le Pen, sans pour autant sortir véritablement de l’ambiguïté entretenue par les déclarations au sein de son parti depuis le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan samedi 29 avril. Mais pour que les choses soient bien claires, la candidate du FN a martelé plus tard,  » il faut nous extirper de l’euro « ,  » l’euro, c’est la monnaie des banques, ce n’est pas la monnaie du peuple « 

Donc l’objectif de Marine Le Pen n’a pas changé, même s’il n’apparaît pas dans sa profession de foi envoyée ces jours-ci aux millions d’électeurs. Electeurs dont il faut rappeler qu’ils sont à 73 % opposés à la sortie de l’euro (Sondage Odoxa-Aviva pour Challenges et BFMBusiness, publié le 3 mai).

2. L’euro pourrait-il se transformer en ECU ?

Pour gérer cette contradiction, Marine Le Pen a ressorti jeudi soir cette idée apparue le week-end dernier, avec deux monnaies, dont l’une – le franc – serait la monnaie nationale, et l’autre – l’euro – serait réservée aux grandes entreprises pour leurs transactions internationales.  » Ce serait comme avant l’euro, il y avait l’ECU, et cela marchait très bien « , a soutenu la candidate, non sans faire une grossière erreur quand elle a ajouté :  » Les grandes entreprises payaient alors en ECU. «  Car les seules opérations que les entreprises étaient autorisées à réaliser en ECU dans cette phase pré-euro étaient des émissions d’emprunt, l’ECU n’ayant jamais été doté de capacité  » libératoire « . Emmanuel Macron  ne s’est pas privé alors de qualifier cette proposition de  » grand n’importe quoi « .

3. Comment Marine Le Pen escompte-t-elle y arriver ?

Sur ce plan, les projets du Front national avec l’Europe ne sont pas éloignés de ceux de La France insoumise. Les deux parties extrêmes imaginent convoquer un sommet européen, et rallier les autres membres de la zone à leurs convictions :  » L’Union européenne sera transformée en Alliance libre européenne de nations souveraines qui retrouveraient la maîtrise de leur monnaie pour éviter les situations de perte de compétitivité « , a lancé la candidate du Front national pendant le débat. C’est l’argument souvent utilisé de l’arme de la monnaie pour compenser les écarts de compétitivité, arme dont les pays européens avaient précisément décidé de se passer en créant les marges de fluctuations réduites au sein du Système monétaire européen, puis en adoptant l’euro.

4. Le schéma du FN aurait quelles conséquences ?

Emmanuel Macron a répliqué immédiatement que le schéma  » mortifère «  du FN provoquerait immédiatement  » une dévaluation de 20 à 30 %  de la monnaie nationale « . Le chiffre n’est pas sorti par hasard : quand l’Italie a pu utiliser cet instrument de la dévaluation compétitive en quittant le Système monétaire européen en 1992, la lire a chuté de plus de 20 % en huit mois ! Très exactement l’écart de compétitivité tel qu’il est évalué aujourd’hui entre la France et l’Espagne…

Seul problème : il ne faut jamais oublier l’effet d’un tel mouvement sur la consommation des ménages. En France, environ un quart de ce qu’ils achètent (1 200 milliards d’euros) est importé, soit au niveau global un montant de 300 milliards d’euros par an. Ce serait donc 60 milliards de plus (20 % de 300 milliards) que les ménages devraient sortir de leur porte-monnaie pour acheter les mêmes biens, soit environ 2 000 euros par ménage et par an ! Mais cet argument n’a pas été utilisé par les candidats dans le débat télévisé.

5. La France retrouverait-elle ainsi sa souveraineté ?

C’est le grand argument de Marine Le Pen, reprochant à Emmanuel Macron sa vision d’une Europe inféodée à l’Allemagne :  » Quelle que soit l’issue de l’élection de dimanche, la France sera gouvernée par une femme, a même lancé la candidate du FN. Ce sera moi ou Madame Merkel ! « 

Il était bien tard pour qu’Emmanuel Macron réponde sagement par la vraie argumentation sur ce point : pendant toute la période de vie de l’ECU, étape intermédiaire vers la création de l’euro qui s’est effectivement bien déroulée, il fallait payer un prix, souvent reproché aux hommes politiques français : s’aligner sur la politique allemande. Autrement dit, comme le souligne un des meilleurs connaisseurs des affaires monétaires :  » C’est l’euro en moins bien ! « . Car aujourd’hui, au moins, la politique menée par la Banque centrale européenne (BCE) n’est pas exactement celle décidée à Berlin. Wolfgang Schaüble, le grand argentier des finances allemandes, s’en plaint suffisamment. Mais cela, Marine Le Pen évite soigneusement d’en parler.

Présidentielle: la pétition qui affirme « bloquer Le Pen sans soutenir Macron »

L’Express

Son auteur prétend avoir trouvé le moyen de manifester son opposition au candidat d’En Marche, sans faire le jeu du Front national.

Une pétition qui affirme: "bloquer Le Pen sans soutenir Macron, c'est possible !" © MaxPPP/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/SAMI BELLOUMI Une pétition qui affirme: « bloquer Le Pen sans soutenir Macron, c’est possible ! » Va-t-elle faire changer d’avis les insoumis partisans du « ni-ni » ? Probablement pas. Pourtant cette pétition lancée sur change.org il y a quatre jours commence à connaître un petit succès. Recensant actuellement plus de 32 000 signatures, elle a presque doublé son nombre de signataires ces dernières 24 heures.

« Nous sommes nombreux à nous sentir pris au piège par cette élection présidentielle, nous qui ne voulons pas apporter notre soutien au projet de [Emmanuel] Macron, mais qui refusons en bloc les idées du Front national », expose Entends Mavoix, l’internaute derrière la pétition. La solution qu’il propose donc aux électeurs dans son cas, c’est de n’aller voter pour le leader d’En Marche!, qu’après 17h ce dimanche…

L’objectif, faire croire à une hausse de l’abstention

« Le ministère de l’Intérieur publie à 12h puis à 17h les chiffres de la participation. En allant voter après 17h, nous pouvons faire en sorte que notre opposition soit entendue et comptabilisée à travers les différents niveaux d’abstention au cours de la journée », détaille le texte.

L’objectif derrière cette manoeuvre est de faire croire à une hausse du taux d’abstention, afin qu’Emmanuel Macron prenne la mesure de leur opposition, « en étant obligé de compter ses voix avec humilité et sans triomphalisme ». Le hashtag #APRES17H a été lancé dans la foulée pour diffuser le message.

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bon sensbon sens                                 le constat est identique, mais les divergences demeurent, le débat d’hier a été pathétique de nullité.
quelque chose à retenir. Macron homme froid, cynique, limite méprisant, a défendu l’islam radical et djihadistes sur le territoire français + la loi criminelle el Komri, n’a aucun programme
Marine le Pen avait un sourire énervant, faisant dans l’excès, mais n’a jamais pu s’exprimer coupé en permanence.
Aucun ne mérite d’être président de la république, une pantalonnade

totototo                                             Evidemment qu’il faut raisonner en taux de chômage, et pas en nombre de chômeur
Sinon ça voudrait dire qu’un petit pays de 2 millions d’habitants avec 90% de chômeur s’en sort mieux que la France !!
C’est stupide … Lepen est stupide !

JosephJoseph                                     Ce que j’aime bien, c’est qu’il y a un article pour expliquer aux gens ce qu’ils doivent retenir du débat

Bernard 94                                       Chacun voit midi à sa porte, moi la seule chose que j’ai retenu c’est qu’avec Macron et sa CSG à 1,7%, j’aurai 93,50 Euros de moins par mois. Comme il l’a dit « il y en a qui devront faire des efforts », manque de pot ce sont toujours les mêmes ….. les baisés comptez vous !
Ian                                                       Encore lui lécher les fesses… il en a pris plein la tête pendant 2 heures et les journalistes trouvent quand même le moyen d’en faire un héros… c’est fatigant… mais calmez vous quoi… mais bien sur que votre chouchou va être élu.
  • http://immedias2016.com/2017/03/drahi-sfr-les-trous-de-memoire-demmanuel-macron

    /DracDrac                                je revote Marine pour casser ce système pourrisseur d’asservissement , pour l’avenir de mes enfants et la renaissance de la France

    NeufOnze                              Pas la peine de vous fatiguer les trolls macronistes. Malgré sa prestation pitoyable, macrotte sera vitre president et il coulera la france. Ne venez pas vous plaindre aprés 😊

    TommyTommy                         Macaron n’assume rien, surtout pas ses soutiens muzz de l’UOIF qui est contre l’intégration et rêve d’une France islamique
    allaniallani
    Le Pen parle de Macron ,
    Macron parle de la France

    calypsocalypso                              ce qu’il faut retenir !
    macron arrogant, donneur de leçons et surtout MENTEUR !
    A savoir !
    Durant le débat télévisé d’entre-deux-tours du 3 mai 2017 opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron, le candidat mondialiste s’est défendu d’avoir vendu SFR au milliardaire Patrick Drahi en 2014. Son argument, servilement repris par tous les médias mainstream : il n’était pas en poste comme ministre de l’Économie au moment de la vente, il n’a donc pas pu l’avaliser.
    Mais ce n’est pas ce que dit le très instructif article de BFMTV ci-dessous, daté du 12 novembre 2014
    – La rédaction d’E&R –

    Bercy donne son feu vert au rachat de SFR par Numericable
    Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a discrètement donné son accord au rachat que son prédécesseur Arnaud Montebourg avait tant critiqué. Un feu vert nécessaire suite au décret sur les investissements étrangers.

    En mars, Arnaud Montebourg s’était vivement opposé au rachat de SFR par Numericable, prenant bruyamment parti pour l’offre rivale de Bouygues.

    Son successeur Emmanuel Macron a, pour sa part, béni ce même rachat. Le 28 octobre, le ministre de l’Economie a discrètement donné son feu vert à l’opération.

    Ce feu vert était nécessaire suite au décret sur les investissements étrangers, signé le 14 mai dernier par Arnaud Montebourg justement. Ce décret soumet à l’approbation de Bercy tout rachat dans les télécoms.

    Quelques jours après, Emmanuel Macron a aussi autorisé au même titre la vente d’Alstom à General Electric, en publiant cette fois un communiqué.

    Si Numericable est une société immatriculée en France, son actionnariat n’est pas français. En effet, le câblo-opérateur est détenu à 75% par la société luxembourgeoise Altice. Elle-même est détenue à 57% par Next LP, une société immatriculée à Guernesey et contrôlée par Patrick Drahi.

 

 

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