ib

Élection Présidentielle 2017

Résultats du 1er tour

36 681 113 votants
Blancs

1.39%
Abstentions

21.77%
Nuls

0.62%
 

EmmanuelMACRON

23.86%

MarineLE PEN

21.43%
Photo de François FILLON
19.94%

F. FILLON

Photo de Jean-Luc MELENCHON
19.62%

J. MELENCHON

Photo de Benoît HAMON
6.35%

B. HAMMON

Photo de Nicolas DUPONT-AIGNAN
4.73%

N. DUPONT-AIGNAN

Photo de Jean LASSALLE
1.21%

J. LASSALLE

Photo de Philippe POUTOU
1.1%

P. POUTOU

Photo de François ASSELINEAU
0.92%

F. ASSELINEAU

Photo de Nathalie ARTHAUD
0.65%

N. ARTHAUD

Photo de Jacques CHEMINADE
0.18%

J. CHEMINADE

Sens Commun, Christine Boutin… : ceux qui refusent d’appeler à voter Emmanuel Macron

Reuters
Reuters

Alors qu’Emmanuel Macron a rapidement recueilli les soutiens de François Fillon, Benoît Hamon, mais aussi des principaux ténors de la droite et de la gauche, certains ont d’ores et déjà refusé de participer au barrage face à Marine Le Pen. Voici qui, pour le moment, refuse catégoriquement d’appeler à voter pour le candidat d’En marche !, quitte à se désolidariser de son parti.

Sens Commun

Mouvement membre des Républicains, issu de la Manif pour tous, “Sens commun” refuse de suivre la consigne de vote donnée par François Fillon en faveur d’Emmanuel Macron. Dans un communiqué diffusé sur Twitter, Sens Commun écrit : “Nous ne souhaitons ni le chaos de Marine Le Pen ni la déconstruction d’Emmanuel Macron”.

Christine Boutin

L’ancienne présidente du Parti chrétien démocrate (PCD) hésite quant à elle à voter pour Marine Le Pen au second tour, exprimant sur Twitter sa “honte” à la suite de l’appel de François Fillon en faveur d’Emmanuel Macron : “Je sens nos valeurs trahies (…) Je ne serai pas du côté de la Mondialisation”, a-t-elle écrit avant d’appeler à un rassemblement anti-Macron :

Jean-Frédéric Poisson

Idem pour l’actuel président du Parti chrétien-démocrate, Jean-Frédéric Poisson, qui dit ne pouvoir “soutenir ni l’un ni l’autre” et invite “les Français à choisir en conscience, sans se soumettre à aucune pression ou chantage moral”.

Nicolas Dupont-Aignan

Le président de “Debout la France” réserve encore sa réponse, comme Jean-Luc Mélenchon :

Philippe Poutou

Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a refusé d’appeler à voter Emmanuel Macron, jugeant que le candidat d’En Marche ! n’était “pas un rempart contre le FN”. Philippe Poutou a tout de même promis la présence de militants NPA dans les manifestations anti-FN.

Nathalie Arthaud

“Nous ne participerons à aucun front républicain rassemblant la droite extrême filloniste jusqu’aux socialistes. Pour ma part, je voterai blanc en donnant à mon vote le sens d’un rejet de Marine Le Pen sans cautionner Emmanuel Macron”.

Eric Ciotti

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a publié un communiqué dans lequel il ne prend parti pour aucun des deux candidats du second tour, écrivant : “Je refuserai d’entrer dans des combinaisons partisanes qui vont à l’encontre de l’esprit de la Ve République”

Ils appellent à voter pour Emmanuel Macron

AFP PHOTO / Eric Feferberg AND Joël SAGET

Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle française. François Fillon et Jean-Luc Mélenchon sont éliminés. Benoît Hamon échoue à la cinquième place, avec 6% des voix, un score historiquement bas pour un candidat du Parti socialiste.

Très rapidement après l’annonce des résultats, beaucoup de politiques, de droite comme de gauche ont appelé à faire barrage aux Front National en votant pour Emmanuel Macron.
Parmi eux :

François Fillon. Le candidat LR a reconnu sa défaite après des obstacles “trop nombreux, trop cruels”. Il a appelé à voter pour Emmanuel Macron

Benoît Hamon admet une “sanction historique” pour le PS et appelle à “battre le plus fortement possible le Front National” en votant pour Emmanuel Macron.

Alain Juppé (LR), candidat malheureux à la primaire de la droite pour l’élection présidentielle, a appelé dimanche soir depuis sa mairie de Bordeaux à voter au second tour pour Emmanuel Macron afin de contrer l’extrême droite de Marine Le Pen.

Christian Estrosi (LR), soutient le leader de En Marche! , “ce soir je suis triste, c’est la première fois depuis le début de mon engagement politique que le candidat de ma famille politique n’est pas au second tour de l’élection présidentielle”, a regretté M. Estrosi.

Jean-Louis Borloo a déclaré dimanche soir à l’AFP apporter son “soutien total” à Emmanuel Macron, qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle face à Marine Le Pen.
“Emmanuel Macron devra porter le renouveau politique, la modernité, la solidarité et la cohésion dont la France a tant besoin”, a estimé l’ancien ministre centriste.

François Baroin, cité pendant la campagne comme possible Premier ministre de François Fillon, a évoqué un “séisme” et a annoncé qu’il voterait le 7 mai pour le candidat d’En Marche ! et que les républicains feraient barrage au Front National et à sa candidate Marine Le Pen.

L’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, soutien de François Fillon, a quant à lui appelé sur France 2 à se rassembler derrière Emmanuel Macron “sans hésiter”.

Le président du parti Les Centristes et soutien de François Fillon, Hervé Morin, a expliqué dimanche soir qu’il “fera campagne” et votera “sans aucune réserve” pour Emmanuel Macron.
“J’appelle la grande famille centriste à s’unir franchement et massivement derrière Emmanuel Macron. Aucune voix centriste ne doit lui manquer le 7 mai prochain”, écrit-il dans un communiqué.
“Le programme de Marine Le Pen constitue un terrible danger pour les valeurs qu’elle représente et pour l’économie française qui s’effondrerait dès le lendemain de son élection”, poursuit-il.
“Je ferai campagne pour Emmanuel Macron et je voterai pour lui sans aucune réserve”, conclut-il.

Laurent Wauquiez, vice-président du parti Les Républicains, a demandé dimanche soir “à ceux qui nous ont fait confiance de ne pas voter pour Marine Le Pen”.

Bernard Cazeneuve, Premier ministre

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a appelé à voter Emmanuel Macron (En Marche!) . “Sans ambiguités, en ce qui me concerne -je pense que la position du parti socialiste sera celle-là-, appelons à voter Emmanuel Macron au 2e tour de cette élection”.

1Le Pen et Macron, deux projets économiques que tout oppose

Eleonore DERMY, Valentin BONTEMPS

Paris (AFP) – Hausse des dépenses, protectionnisme et sortie de l’euro pour Marine Le Pen, prudence budgétaire, libéralisme et renforcement de l’intégration européenne pour Emmanuel Macron: le second tour de l’élection présidentielle met aux prises deux candidats aux visions diamétralement opposées de l’économie.

Quelle place pour la France dans le commerce mondial ? Quel avenir pour les entreprises tricolores et pour leurs salariés ? « On est sur deux philosophies, deux perceptions de nature très différentes », déclare à l’AFP Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis AM.

« D’un côté, on souhaite se donner les moyens de s’adapter à un monde qui bouge, de l’autre on souhaite se couper du reste du monde », ajoute le chercheur, qui évoque un « grand écart » entre deux programmes « que tout oppose ».

Au coeur des divergences: le rapport des candidats à la mondialisation, perçue par l’un comme une chance, et par l’autre comme une menace pour le système social français.

« La mondialisation sauvage met en danger notre civilisation », a ainsi martelé dimanche soir Marine Le Pen, s’en prenant à la « dérégulation totale, sans frontière et sans protections », à l’origine de « délocalisations » et du « règne de l’argent-roi ».

Des déclarations en totale opposition avec les propos tenus par Emmanuel Macron, pour qui « la mondialisation est une formidable opportunité ». « Les grands succès économiques de notre pays sont tirés par la croissance du monde, nous n’avons plus le choix et c’est même notre chance », a-t-il déclaré pendant la campagne.

La candidate frontiste, qui a fait du slogan « achetons français » sa marque de fabrique, promet ainsi de renégocier les traités commerciaux internationaux et de rétablir des barrières douanières, en imposant une taxe de 3% sur certaines importations.

Elle propose par ailleurs de faire jouer la préférence nationale pour les marchés publics et de couper les ponts avec Bruxelles, avec une mesure radicale: l’abandon de la monnaie commune, accusée de plomber la compétitivité des entreprises françaises et le pouvoir d’achat des Français.

– « vision du monde » –

Marine Le Pen a la volonté affichée de « retrouver une souveraineté monétaire et économique », rappelle à l’AFP Emmanuel Jessua, économiste chez COE Rexecode, institut réputé proche du patronat. Son programme est ainsi « en rupture assumée avec la construction européenne », insiste-t-il.

Une politique à l’opposé de celle d’Emmanuel Macron, qui souhaite renforcer le libre-échange, en validant le CETA (accord commercial entre l’Union européenne et le Canada), et approfondir l’intégration européenne, via la création d’un budget propre à la zone euro.

Les deux candidats sont également en porte-à-faux sur la question des finances publiques. « Emmanuel Macron souhaite respecter la règle des 3% dès 2017 », ce qui passe par une gestion rigoureuse des deniers publics, souligne Ludovic Subran, chef économiste chez Euler Hermès.

Le leader d’En Marche!, en dévoilant son cadrage budgétaire, a ainsi annoncé un plan de 60 milliards d’euros d’économies sur l’ensemble du quinquennat, via la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires et sur une réduction des subventions aux collectivités territoriales.

Une prudence budgétaire qui le distingue de Marine Le Pen, qui annonce des embauches de fonctionnaires, une hausse de leur point d’indice, mais aussi une prime mensuelle de 80 euros versée par l’Etat pour tous les salariés qui gagnent moins de 1.500 euros par mois.

Face à ces dépenses nouvelles, la candidate du FN « propose bien sûr des économies », comme « la suppression des aides qui ne vont pas aux Français », reconnaît Ludovic Subran. Mais « on ne sait pas comment elle financerait une grande partie des dépenses qu’elle a prévues », ajoute-t-il.

Les deux finalistes de la présidentielle, enfin, s’opposent sur les questions sociales, et notamment sur le droit du travail.

Unification des régimes de retraites, extension de l’assurance chômage aux indépendants, accent mis sur la formation… L’ancien ministre de l’Economie veut dessiner « un marché du travail qui fonctionne plutôt sur les contours de la flexisécurité à la scandinave », juge Emmanuel Jessua.

Marine Le Pen, à l’inverse, veut un retour de l’âge légal de la retraite à 60 ans et abolir la loi travail, qu’elle accuse de répondre à une « feuille de route de Bruxelles ».

« Là encore, leurs propositions sont à l’image de leur vision du monde », juge Philippe Waechter, pour qui « Marine Le Pen souhaite conserver un modèle hérité des années 1960 ». Quitte, selon lui, à se retrouver en « décalage par rapport au monde actuel ».

Publicités