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5Mobilisation mondiale sans précédent pour la défense de la science

La Marche pour la science à Washington est prévue samedi à partir de 8H00 locales (12h00 GMT), et près de 500 autres manifestations se tiendront à travers les États-Unis et dans le monde

© JOEL SAGET / AFP/Archives

AFP

Sonnés par l’élection de Donald Trump, des milliers de scientifiques et défenseurs de la science sont attendus samedi à Washington et à travers le monde à l’occasion d’une marche pour défendre la recherche scientifique, jugée essentielle pour le progrès de l’humanité.

Les organisateurs de cette mobilisation, qui coïncide avec la Journée mondiale de la Terre, expliquent qu’elle ne vise pas M. Trump et le parti républicain en particulier mais cherche surtout à défendre la rigueur, la démarche scientifique et le rôle-clé de la recherche dans l’élaboration des politiques publiques.

« Ceux qui ont organisé cette marche insistent sur le fait qu’elle n’est pas politique et ne cible pas des responsables gouvernementaux en particulier », a expliqué Rush Holt, président de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), plus grande organisation scientifique généraliste, forte de 120.000 membres, qui publie entre autres la prestigieuse revue Science.

« Les scientifiques se rendent compte depuis ces dernières années (…) que les faits scientifiques sont trop souvent ignorés dans les débats publics pour être remplacés par des opinions et des croyances idéologiques », a expliqué à l’AFP ce scientifique nucléaire et ancien élu démocrate de la Chambre des représentants.

« Et ils ont finalement compris que s’ils n’intervenaient pas publiquement, la science serait de plus en plus battue en brèche et que le public en pâtirait », a ajouté M. Holt, citant « l’impact négatif sur la recherche médicale, la croissance économique et pire encore les dommages au climat terrestre et à l’environnement ».

– Un catalyseur –

Il pointe aussi le fait que les préoccupations quant à la place accordée à la science aux États-Unis remontent à plusieurs décennies alors que le budget fédéral consacré à la recherche est actuellement moins de la moitié de ce qu’il était dans les années 1960 en pourcentage du PIB.

Tout en reconnaissant que ces inquiétudes ne sont pas nouvelles, Lydia Villa-Komaroff, une biologiste moléculaire du Massachusetts Institute of Technology et co-présidente honoraire de la Marche pour la Science, a aussi estimé lors d’une conférence de presse que l’arrivée de l’administration Trump a « sans aucun doute catalysé l’organisation de cette marche ».

Pendant sa campagne, M. Trump avait déclaré que le changement climatique était un canular monté par les Chinois, avant de se montrer plus nuancé depuis son élection.

Il a aussi dit qu’il retirerait les États-Unis de l’Accord de Paris de 2015 sur le climat, une décision toujours attendue et objet apparemment d’âpres débats à la Maison Blanche.

Peu après sa prise de fonction, M. Trump a signé un décret pour détricoter les protections environnementales mises en place par Barack Obama et nommé à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) le climato-sceptique Scott Pruitt.

Enfin dans son premier projet de budget, il a proposé une baisse spectaculaire de 31% des fonds alloués à l’EPA et des coupes dans des enveloppes de la recherche sur le climat et des Instituts nationaux de la santé (NIH).

– Un langage universel –

Mais l’idée de la Marche est née dès le jour qui a suivi l’investiture de Donald Trump, avec la Marche des femmes pour la défense des droits civiques, le 21 janvier. Cette manifestation a mobilisé plus de deux millions de personnes dans le monde, dont plus de 500.000 à Washington.

« Les scientifiques qui y participaient ont commencé spontanément à se regrouper », a expliqué Rush Holt. Plusieurs se sont ensuite mobilisés sur les réseaux sociaux pour organiser cette manifestation pour défendre la science.

Le rassemblement à Washington est prévu samedi à partir de 8H00 locales (12h00 GMT) sur l’esplanade du National Mall, à deux pas de la Maison Blanche, où plusieurs intervenants s’adresseront aux manifestants.

Un défilé qui commencera en début d’après-midi en direction du Capitole, siège du Congrès, clôturera cette mobilisation.

Près de 500 autres manifestations sont également prévues à travers les États-Unis et dans le monde, notamment au Canada, au Mexique, au Brésil, au Nigeria, en Corée du Sud et dans nombreux pays européens. En France, treize villes prévoient des marches.

Elias Zerhouni, patron de la recherche et du développement du laboratoire pharmaceutique français Sanofi et ancien directeur des Instituts nationaux américains de la santé (NIH), a souligné mercredi lors d’une conférence de presse que la science « est un langage universel animé par des faits et la raison ».

« Ce n’est pas seulement une question américaine mais mondiale car nous vivons tous sur cette planète », a-t-il fait valoir.

Cette marche sera suivie une semaine plus tard, le 29 avril, par la marche pour le climat.

Mobilisation mondiale pour défendre la science

Des milliers de personnes devaient se rassembler samedi à Washington, dans d’autres villes américaines et dans le monde entier pour défendre la recherche scientifique, que certains jugent menacée par l’administration de Donald Trump.

« Les scientifiques réalisent depuis ces dernières années que les faits scientifiques sont trop souvent ignorés dans les débats publics et sont remplacés par des opinions et des croyances idéologiques », a expliqué à l’AFP Rush Holt, président de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), plus grande organisation scientifique généraliste, forte de 120 000 membres.

Ce phénomène est apparu il y a plusieurs décennies et s’est aggravé plus récemment, a estimé ce scientifique nucléaire, ancien élu démocrate de la Chambre des représentants.

Financement en baisse

Il a pointé le fait que le budget fédéral de la recherche représentait moins de la moitié de celui des années 1960 en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB).

« Nous ne pouvons pas simplement nous croiser les bras et supposer que tout le monde comprend à quel point la science est cruciale pour l’économie, la sécurité nationale, l’environnement, la santé humaine et bien d’autres choses », a souligné Eric Davidson, président de l’American Geophysical Union, en défendant cette marche soutenue par plus de 220 organisations scientifiques et instituts de recherche dans le monde.

Trump le climatosceptique

Peu après son arrivée à la Maison Blanche, M. Trump a signé des décrets pour démanteler les protections environnementales de son prédécesseur démocrate Barack Obama et a nommé à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) le climato-sceptique Scott Pruitt. Il avait lui-même dit pendant sa campagne que le changement climatique était « un canular » et promis de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une décision encore débattue parmi ses conseillers.

Son premier projet de budget propose une baisse de 31% des fonds alloués à l’EPA et des coupes dans l’enveloppe de recherche des Instituts nationaux de la santé (NIH).

Contre-productive?

Les organisateurs de la marche insistent pour dire qu’elle n’est pas motivée politiquement. Mais certains scientifiques craignent qu’elle ne soit contre-productive car perçue chez les conservateurs comme orientée à gauche. « Une marche ne peut pas communiquer l’importance de la recherche, notamment sur le climat, à nos hommes politiques et aux Américains qui ignorent totalement la science », fait valoir à l’AFP, Robert Young, professeur de géologie à la Western Carolina University. « Les scientifiques doivent changer la manière de communiquer avec ces groupes d’Américains », plaide ce géologue, en citant les populations rurales sans diplôme ou la classe ouvrière des petites villes économiquement sinistrées, qui ont formé le socle de l’électorat du milliardaire. Selon lui, « la droite va accuser les organisateurs d’être manipulés par la gauche et (dire) que la science n’est qu’un prétexte pour cette marche ».

L’idée de la Marche pour la science est née au lendemain de l’investiture de Donald Trump, quand des Marches des femmes ont été organisées dans tout les États-Unis et d’autres pays pour la défense des droits civiques, mobilisant plus de deux millions de personnes.

Un rassemblement à Washington est prévu à partir de 08H00 locales (12H00 GMT) sur l’artère verdoyante du National Mall à deux pas de la Maison-Blanche, avant un défilé en direction du Capitole, siège du Congrès.

Plus de 500 autres manifestations doivent se dérouler à travers les États-Unis et dans de nombreux pays et territoires depuis le Groenland jusqu’au Ghana en passant par l’Inde et le Chili. En France, treize villes organisent une marche. Une autre Marche, pour le climat cette fois, est prévue le 29 avril.

Mobilisation mondiale pour défendre la science

Des milliers de personnes devaient se rassembler samedi à Washington, dans d’autres villes américaines et dans le monde entier pour défendre la recherche scientifique, que certains jugent menacée par l’administration de Donald Trump.

« Les scientifiques réalisent depuis ces dernières années que les faits scientifiques sont trop souvent ignorés dans les débats publics et sont remplacés par des opinions et des croyances idéologiques », a expliqué à l’AFP Rush Holt, président de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), plus grande organisation scientifique généraliste, forte de 120.000 membres.

Ce phénomène est apparu il y a plusieurs décennies et s’est aggravé plus récemment, a estimé ce scientifique nucléaire, ancien élu démocrate de la Chambre des représentants.

Il a pointé le fait que le budget fédéral de la recherche représentait moins de la moitié de celui des années 1960 en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB).

« Nous ne pouvons pas simplement nous croiser les bras et supposer que tout le monde comprend à quel point la science est cruciale pour l’économie, la sécurité nationale, l’environnement, la santé humaine et bien d’autres choses », a souligné Eric Davidson, président de l’American Geophysical Union, en défendant cette marche soutenue par plus de 220 organisations scientifiques et instituts de recherche dans le monde.

Peu après son arrivée à la Maison-Blanche, M. Trump a signé des décrets pour démanteler les protections environnementales de son prédécesseur démocrate Barack Obama et a nommé à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) le climat-sceptique Scott Pruitt.

Il avait lui-même dit pendant sa campagne que le changement climatique était « un canular » et promis de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une décision encore débattue parmi ses conseillers.

Son premier projet de budget propose une baisse de 31% des fonds alloués à l’EPA et des coupes dans l’enveloppe de recherche des Instituts nationaux de la santé (NIH).

Contre-productive?

Les organisateurs de la marche insistent pour dire qu’elle n’est pas motivée politiquement. Mais certains scientifiques craignent qu’elle ne soit contre-productive, car perçue chez les conservateurs comme orientée à gauche.

« Une marche ne peut pas communiquer l’importance de la recherche, notamment sur le climat, à nos hommes politiques et aux Américains qui ignorent totalement la science », fait valoir à l’AFP, Robert Young, professeur de géologie à la Western Carolina University.

« Les scientifiques doivent changer la manière de communiquer avec ces groupes d’Américains », plaide ce géologue, en citant les populations rurales sans diplôme ou la classe ouvrière des petites villes économiquement sinistrées, qui ont formé le socle de l’électorat du milliardaire.

Selon lui, « la droite va accuser les organisateurs d’être manipulés par la gauche et (dire) que la science n’est qu’un prétexte pour cette marche ».

L’idée de la Marche pour la science est née au lendemain de l’investiture de Donald Trump, quand des Marches des femmes ont été organisées dans tout les États-Unis et d’autres pays pour la défense des droits civiques, mobilisant plus de deux millions de personnes.

Un rassemblement à Washington est prévu à partir de 8h sur l’artère verdoyante du National Mall à deux pas de la Maison-Blanche, avant un défilé en direction du Capitole, siège du Congrès.

Plus de 500 autres manifestations doivent se dérouler à travers les États-Unis et dans de nombreux pays et territoires depuis le Groenland jusqu’au Ghana en passant par l’Inde et le Chili. En France, treize villes organisent une marche.

Une autre Marche, pour le climat cette fois, est prévue le 29 avril.

Mobilisation mondiale pour défendre la science

Jean-Louis SANTINI
La Maison Blanche à Washington le 20 septembre 2012

Washington (AFP) – Des milliers de personnes devaient se rassembler samedi à Washington, dans d’autres villes américaines et dans le monde entier pour défendre la recherche scientifique, que certains jugent menacée par l’administration de Donald Trump.

« Les scientifiques réalisent depuis ces dernières années que les faits scientifiques sont trop souvent ignorés dans les débats publics et sont remplacés par des opinions et des croyances idéologiques », a expliqué à l’AFP Rush Holt, président de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), plus grande organisation scientifique généraliste, forte de 120.000 membres.

Ce phénomène est apparu il y a plusieurs décennies et s’est aggravé plus récemment, a estimé ce scientifique nucléaire, ancien élu démocrate de la Chambre des représentants.

Il a pointé le fait que le budget fédéral de la recherche représentait moins de la moitié de celui des années 1960 en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB).

« Nous ne pouvons pas simplement nous croiser les bras et supposer que tout le monde comprend à quel point la science est cruciale pour l’économie, la sécurité nationale, l’environnement, la santé humaine et bien d’autres choses », a souligné Eric Davidson, président de l’American Geophysical Union, en défendant cette marche soutenue par plus de 220 organisations scientifiques et instituts de recherche dans le monde.

Peu après son arrivée à la Maison Blanche, M. Trump a signé des décrets pour démanteler les protections environnementales de son prédécesseur démocrate Barack Obama et a nommé à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) le climato-sceptique Scott Pruitt.

Il avait lui-même dit pendant sa campagne que le changement climatique était « un canular » et promis de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une décision encore débattue parmi ses conseillers.

Son premier projet de budget propose une baisse de 31% des fonds alloués à l’EPA et des coupes dans l’enveloppe de recherche des Instituts nationaux de la santé (NIH).

– Contre-productive? –

Les organisateurs de la marche insistent pour dire qu’elle n’est pas motivée politiquement. Mais certains scientifiques craignent qu’elle ne soit contre-productive car perçue chez les conservateurs comme orientée à gauche.

« Une marche ne peut pas communiquer l’importance de la recherche, notamment sur le climat, à nos hommes politiques et aux Américains qui ignorent totalement la science », fait valoir à l’AFP, Robert Young, professeur de géologie à la Western Carolina University.

« Les scientifiques doivent changer la manière de communiquer avec ces groupes d’Américains », plaide ce géologue, en citant les populations rurales sans diplôme ou la classe ouvrière des petites villes économiquement sinistrées, qui ont formé le socle de l’électorat du milliardaire.

Selon lui, « la droite va accuser les organisateurs d’être manipulés par la gauche et (dire) que la science n’est qu’un prétexte pour cette marche ».

L’idée de la Marche pour la science est née au lendemain de l’investiture de Donald Trump, quand des Marches des femmes ont été organisées dans tout les Etats-Unis et d’autres pays pour la défense des droits civiques, mobilisant plus de deux millions de personnes.

Un rassemblement à Washington est prévu à partir de 08H00 locales (12H00 GMT) sur l’artère verdoyante du National Mall à deux pas de la Maison Blanche, avant un défilé en direction du Capitole, siège du Congrès.

Plus de 500 autres manifestations doivent se dérouler à travers les Etats-Unis et dans de nombreux pays et territoires depuis le Groenland jusqu’au Ghana en passant par l’Inde et le Chili. En France, treize villes organisent une marche.

Une autre Marche, pour le climat cette fois, est prévue le 29 avril.

Mobilisation mondiale sans précédent pour la défense de la science

Mobilisation mondiale sans précédent pour la défense de la science
Près de 500 autres manifestations sont également prévues à travers les Etats-Unis et dans le monde.@ MEHDI FEDOUACH / AFP

Près de 500 manifestations sont prévues à travers les Etats-Unis et dans le monde, à l’occasion d’une marche pour défendre la recherche scientifique.

Sonnés par l’élection de Donald Trump, des milliers de scientifiques et défenseurs de la science sont attendus samedi à Washington et à travers le monde à l’occasion d’une marche pour défendre la recherche scientifique, jugée essentielle pour le progrès de l’humanité.

Trump pas visé directement. Les organisateurs de cette mobilisation, qui coïncide avec la Journée mondiale de la Terre, expliquent qu’elle ne vise pas Donald Trump et le parti républicain en particulier mais cherche surtout à défendre la rigueur, la démarche scientifique et le rôle-clé de la recherche dans l’élaboration des politiques publiques. « Ceux qui ont organisé cette marche insistent sur le fait qu’elle n’est pas politique et ne cible pas des responsables gouvernementaux en particulier », a expliqué Rush Holt, président de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), plus grande organisation scientifique généraliste, forte de 120.000 membres, qui publie entre autres la prestigieuse revue Science.

« Impact négatif sur la recherche médicale ». « Les scientifiques se rendent compte depuis ces dernières années (…) que les faits scientifiques sont trop souvent ignorés dans les débats publics pour être remplacés par des opinions et des croyances idéologiques », a expliqué à l’AFP ce scientifique nucléaire et ancien élu démocrate de la Chambre des représentants. « Et ils ont finalement compris que s’ils n’intervenaient pas publiquement, la science serait de plus en plus battue en brèche et que le public en pâtirait », a ajouté Rush Holt, citant « l’impact négatif sur la recherche médicale, la croissance économique et pire encore les dommages au climat terrestre et à l’environnement ».

Idée née avec la Marche des femmes. Il pointe aussi le fait que les préoccupations quant à la place accordée à la science aux Etats-Unis remontent à plusieurs décennies alors que le budget fédéral consacré à la recherche est actuellement moins de la moitié de ce qu’il était dans les années 1960 en pourcentage du PIB. L’idée de la Marche est née dès le jour qui a suivi l’investiture de Donald Trump, avec la Marche des femmes pour la défense des droits civiques, le 21 janvier. Cette manifestation a mobilisé plus de deux millions de personnes dans le monde, dont plus de 500.000 à Washington.

Prêt de 500 manifestations attendues dans le monde. « Les scientifiques qui y participaient ont commencé spontanément à se regrouper », a expliqué Rush Holt. Plusieurs se sont ensuite mobilisés sur les réseaux sociaux pour organiser cette manifestation pour défendre la science. Le rassemblement à Washington est prévu samedi à partir de 8H00 locales (12h00 GMT) sur l’esplanade du National Mall, à deux pas de la Maison Blanche, où plusieurs intervenants s’adresseront aux manifestants. Un défilé qui commencera en début d’après-midi en direction du Capitole, siège du Congrès, clôturera cette mobilisation.

Près de 500 autres manifestations sont également prévues à travers les Etats-Unis et dans le monde, notamment au Canada, au Mexique, au Brésil, au Nigeria, en Corée du Sud et dans nombreux pays européens. En France, treize villes prévoient des marches.

Mobilisation mondiale pour défendre la science

Des milliers de personnes devaient se rassembler samedi à Washington, dans d’autres villes américaines et dans le monde entier pour défendre la recherche scientifique, que certains jugent menacée par l’administration de Donald Trump.

« Les scientifiques réalisent depuis ces dernières années que les faits scientifiques sont trop souvent ignorés dans les débats publics et sont remplacés par des opinions et des croyances idéologiques », a expliqué à l’AFP Rush Holt, président de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), plus grande organisation scientifique généraliste, forte de 120.000 membres.

Ce phénomène est apparu il y a plusieurs décennies et s’est aggravé plus récemment, a estimé ce scientifique nucléaire, ancien élu démocrate de la Chambre des représentants.

Il a pointé le fait que le budget fédéral de la recherche représentait moins de la moitié de celui des années 1960 en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB).

« Nous ne pouvons pas simplement nous croiser les bras et supposer que tout le monde comprend à quel point la science est cruciale pour l’économie, la sécurité nationale, l’environnement, la santé humaine et bien d’autres choses », a souligné Eric Davidson, président de l’American Geophysical Union, en défendant cette marche soutenue par plus de 220 organisations scientifiques et instituts de recherche dans le monde.

Peu après son arrivée à la Maison Blanche, M. Trump a signé des décrets pour démanteler les protections environnementales de son prédécesseur démocrate Barack Obama et a nommé à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) le climato-sceptique Scott Pruitt.

Il avait lui-même dit pendant sa campagne que le changement climatique était « un canular » et promis de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une décision encore débattue parmi ses conseillers.

Son premier projet de budget propose une baisse de 31% des fonds alloués à l’EPA et des coupes dans l’enveloppe de recherche des Instituts nationaux de la santé (NIH).

– Contre-productive? –

Les organisateurs de la marche insistent pour dire qu’elle n’est pas motivée politiquement. Mais certains scientifiques craignent qu’elle ne soit contre-productive car perçue chez les conservateurs comme orientée à gauche.

« Une marche ne peut pas communiquer l’importance de la recherche, notamment sur le climat, à nos hommes politiques et aux Américains qui ignorent totalement la science », fait valoir à l’AFP, Robert Young, professeur de géologie à la Western Carolina University.

« Les scientifiques doivent changer la manière de communiquer avec ces groupes d’Américains », plaide ce géologue, en citant les populations rurales sans diplôme ou la classe ouvrière des petites villes économiquement sinistrées, qui ont formé le socle de l’électorat du milliardaire.

Selon lui, « la droite va accuser les organisateurs d’être manipulés par la gauche et (dire) que la science n’est qu’un prétexte pour cette marche ».

L’idée de la Marche pour la science est née au lendemain de l’investiture de Donald Trump, quand des Marches des femmes ont été organisées dans tout les Etats-Unis et d’autres pays pour la défense des droits civiques, mobilisant plus de deux millions de personnes.

Un rassemblement à Washington est prévu à partir de 08H00 locales (12H00 GMT) sur l’artère verdoyante du National Mall à deux pas de la Maison Blanche, avant un défilé en direction du Capitole, siège du Congrès.

Plus de 500 autres manifestations doivent se dérouler à travers les Etats-Unis et dans de nombreux pays et territoires depuis le Groenland jusqu’au Ghana en passant par l’Inde et le Chili. En France, treize villes organisent une marche.

Une autre Marche, pour le climat cette fois, est prévue le 29 avril.

Mobilisation mondiale pour défendre la science

La Maison Blanche à Washington le 20 septembre 2012 (AFP/KAREN BLEIER)
SciencesEtats-UnisDonald TrumpmarcheMaison BlancheWashington
Des milliers de personnes devaient se rassembler samedi à Washington, dans d’autres villes américaines et dans le monde entier pour défendre la recherche scientifique, que certains jugent menacée par l’administration de Donald Trump.
« Les scientifiques réalisent depuis ces dernières années que les faits scientifiques sont trop souvent ignorés dans les débats publics et sont remplacés par des opinions et des croyances idéologiques », a expliqué à l’AFP Rush Holt, président de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), plus grande organisation scientifique généraliste, forte de 120.000 membres.
Ce phénomène est apparu il y a plusieurs décennies et s’est aggravé plus récemment, a estimé ce scientifique nucléaire, ancien élu démocrate de la Chambre des représentants.
Il a pointé le fait que le budget fédéral de la recherche représentait moins de la moitié de celui des années 1960 en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB).
« Nous ne pouvons pas simplement nous croiser les bras et supposer que tout le monde comprend à quel point la science est cruciale pour l’économie, la sécurité nationale, l’environnement, la santé humaine et bien d’autres choses », a souligné Eric Davidson, président de l’American Geophysical Union, en défendant cette marche soutenue par plus de 220 organisations scientifiques et instituts de recherche dans le monde.
Peu après son arrivée à la Maison Blanche, M. Trump a signé des décrets pour démanteler les protections environnementales de son prédécesseur démocrate Barack Obama et a nommé à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) le climato-sceptique Scott Pruitt.
Il avait lui-même dit pendant sa campagne que le changement climatique était « un canular » et promis de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une décision encore débattue parmi ses conseillers.
Son premier projet de budget propose une baisse de 31% des fonds alloués à l’EPA et des coupes dans l’enveloppe de recherche des Instituts nationaux de la santé (NIH).
– Contre-productive? –
Les organisateurs de la marche insistent pour dire qu’elle n’est pas motivée politiquement. Mais certains scientifiques craignent qu’elle ne soit contre-productive car perçue chez les conservateurs comme orientée à gauche.
« Une marche ne peut pas communiquer l’importance de la recherche, notamment sur le climat, à nos hommes politiques et aux Américains qui ignorent totalement la science », fait valoir à l’AFP, Robert Young, professeur de géologie à la Western Carolina University.
« Les scientifiques doivent changer la manière de communiquer avec ces groupes d’Américains », plaide ce géologue, en citant les populations rurales sans diplôme ou la classe ouvrière des petites villes économiquement sinistrées, qui ont formé le socle de l’électorat du milliardaire.
Selon lui, « la droite va accuser les organisateurs d’être manipulés par la gauche et (dire) que la science n’est qu’un prétexte pour cette marche ».
L’idée de la Marche pour la science est née au lendemain de l’investiture de Donald Trump, quand des Marches des femmes ont été organisées dans tout les Etats-Unis et d’autres pays pour la défense des droits civiques, mobilisant plus de deux millions de personnes.
Un rassemblement à Washington est prévu à partir de 08H00 locales (12H00 GMT) sur l’artère verdoyante du National Mall à deux pas de la Maison Blanche, avant un défilé en direction du Capitole, siège du Congrès.
Plus de 500 autres manifestations doivent se dérouler à travers les Etats-Unis et dans de nombreux pays et territoires depuis le Groenland jusqu’au Ghana en passant par l’Inde et le Chili. En France, treize villes organisent une marche.
Une autre Marche, pour le climat cette fois, est prévue le 29 avril.

Mobilisation mondiale pour défendre la science

La Réunion

« Les scientifiques réalisent depuis ces dernières années que les faits scientifiques sont trop souvent ignorés dans les débats publics et sont remplacés par des opinions et des croyances idéologiques », a expliqué à l’AFP Rush Holt, président de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), plus grande organisation scientifique généraliste, forte de 120.000 membres.
Ce phénomène est apparu il y a plusieurs décennies et s’est aggravé plus récemment, a estimé ce scientifique nucléaire, ancien élu démocrate de la Chambre des représentants.
Il a pointé le fait que le budget fédéral de la recherche représentait moins de la moitié de celui des années 1960 en pourcentage du Produit intérieur brut (PIB).
« Nous ne pouvons pas simplement nous croiser les bras et supposer que tout le monde comprend à quel point la science est cruciale pour l’économie, la sécurité nationale, l’environnement, la santé humaine et bien d’autres choses », a souligné Eric Davidson, président de l’American Geophysical Union, en défendant cette marche soutenue par plus de 220 organisations scientifiques et instituts de recherche dans le monde.
Peu après son arrivée à la Maison Blanche, M. Trump a signé des décrets pour démanteler les protections environnementales de son prédécesseur démocrate Barack Obama et a nommé à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) le climato-sceptique Scott Pruitt.
Il avait lui-même dit pendant sa campagne que le changement climatique était « un canular » et promis de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une décision encore débattue parmi ses conseillers.
Son premier projet de budget propose une baisse de 31% des fonds alloués à l’EPA et des coupes dans l’enveloppe de recherche des Instituts nationaux de la santé (NIH).

– Contre-productive? –

Les organisateurs de la marche insistent pour dire qu’elle n’est pas motivée politiquement. Mais certains scientifiques craignent qu’elle ne soit contre-productive car perçue chez les conservateurs comme orientée à gauche.
« Une marche ne peut pas communiquer l’importance de la recherche, notamment sur le climat, à nos hommes politiques et aux Américains qui ignorent totalement la science », fait valoir à l’AFP, Robert Young, professeur de géologie à la Western Carolina University.
« Les scientifiques doivent changer la manière de communiquer avec ces groupes d’Américains », plaide ce géologue, en citant les populations rurales sans diplôme ou la classe ouvrière des petites villes économiquement sinistrées, qui ont formé le socle de l’électorat du milliardaire.
Selon lui, « la droite va accuser les organisateurs d’être manipulés par la gauche et (dire) que la science n’est qu’un prétexte pour cette marche ».
L’idée de la Marche pour la science est née au lendemain de l’investiture de Donald Trump, quand des Marches des femmes ont été organisées dans tout les Etats-Unis et d’autres pays pour la défense des droits civiques, mobilisant plus de deux millions de personnes.
Un rassemblement à Washington est prévu à partir de 08H00 locales (12H00 GMT) sur l’artère verdoyante du National Mall à deux pas de la Maison Blanche, avant un défilé en direction du Capitole, siège du Congrès.
Plus de 500 autres manifestations doivent se dérouler à travers les Etats-Unis et dans de nombreux pays et territoires depuis le Groenland jusqu’au Ghana en passant par l’Inde et le Chili. En France, treize villes organisent une marche.
Une autre Marche, pour le climat cette fois, est prévue le 29 avril.

Plus de 200 marches citoyennes pour les sciences sont prévues à travers le monde ce samedi. Strasbourg a droit à la sienne, la veille du premier tour de l’élection présidentielle.

Défendre les valeurs de la science

Depuis des années, enseignants, chercheurs et étudiants des filières scientifiques dénoncent un manque d’intérêt et de moyens des pouvoirs publics.

Ils prennent l’initiative. Pour la première fois, une “Marche Citoyenne pour les Sciences” est organisée à Strasbourg et partout en France le 22 avril.

Le but : attirer l’attention du citoyen sur la recherche scientifique, le faire adhérer à cette démarche de promotion. C’est ludique, informatif, un peu revendicatif.

Hasard du calendrier, le rassemblement se passe un jour avant le premier tour de la présidentielle. Une superbe tribune pour les défenseurs d’une recherche plus forte.

Les gens ne se rendent pas compte des retombées très importantes de la science. Sans sciences, il n’y a pas d’innovations, pas d’écologie, pas de recherche contre le cancer…

Nassim Slamani, étudiant à Sciences Po Strasbourg, est membre du comité local d’organisation de la marche. Il déplore la défiance de certains pour la recherche, ou pire, le désintérêt.

La recherche a été, selon lui, la grande absente des débats de la présidentielle en France ces dernières semaines.

Ailleurs, des évidences sont remises en cause, comme avec le nouveau président Trump aux États-Unis par exemple.

Bref, la communauté scientifique (mondiale) est secouée.

Contexte difficile

Les idées ne manquent pas. L’argent, oui. On se souvient qu’à plusieurs reprises ces dernières années, des enseignants de l’université de Strasbourg s’étaient mobilisés pour dénoncer des coupes budgétaires.

Un manque de moyens qui se répercute d’abord sur le personnel (moins de titulaires) et les programmes.

En décembre 2016, le collectif strasbourgeois ‘Sciences en marche’ avait lancé une pétition contre la précarité d’enseignants chercheurs, qui cumulent des contrats courts.

Worldwide

Ce samedi, plus de 200 défilés pour les sciences sont organisés à travers le monde entier.

La France est le pays qui va accueillir le plus de marches, derrière les Etats-Unis. L’initiative est soutenue par le CNRS.

A Strasbourg, les habitués des paillasses vont battre le pavé : profs, chercheurs, étudiants, même ceux des filières non scientifiques.

Preuve que le projet est ouvert à tout le monde…

Le départ se fera 14h place Kléber, pour une arrivée au Palais Universitaire après un passage, entre autres, par la rue des Grandes Arcades, le quai des Pêcheurs, le quai des Bâteliers.

Les organisateurs recrutent en ce moment des bénévoles pour tracter et organiser, sur place, la diffusion des messages. Plus d’infos sur cette page Facebook.

https://twitter.com/lemonde_science/status/853977966992400385

« Les programmes de Le Pen et Mélenchon pourraient nuire gravement à la science »

Un collectif de chercheurs de renommée internationale s’alarme de certaines propositions de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon qui, si elles étaient appliquées, nuiraient, selon eux, au développement et au rayonnement de la recherche française.

LE MONDE

Marine Le Pen à Marseille, le 19 avril.

TRIBUNE. Il y a près d’un an, nous exprimions, dans les colonnes du Monde (daté du 24 mai 2016), notre indignation face au projet d’une coupe budgétaire qui aurait été désastreuse pour la recherche française, et finalement pour l’avenir de notre pays. Le large soutien dont avait bénéficié notre action nous avait permis d’obtenir rapidement gain de cause.

Si, aujourd’hui, nous souhaitons nous exprimer de nouveau, c’est face à un autre danger qui, à l’occasion de l’élection, menace notre recherche.

De multiples sondages montrent que cinq projets présidentiels sont susceptibles de rassembler au moins 10 % des suffrages au soir du 23 avril 2017. Parmi ceux-ci, les projets de François Fillon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron accordent une place sérieuse à la recherche et à son organisation. On peut, à la lecture de leurs programmes, repérer des différences notables, mais ce n’est pas l’objet de cette tribune que de les départager ; au reste, certains d’entre nous se sont engagés publiquement pour l’un ou l’autre de ces candidats.

En revanche, les deux autres projets nous font craindre le pire pour la recherche française.

Une France qui serait coupée de ses partenairesC’est le cas d’abord de celui de Marine Le Pen, au demeurant extrêmement impopulaire dans le monde de la recherche. En stigmatisant l’Union européenne comme elle le fait, en appelant à un repli national, elle contribuerait à couper la France de ses partenaires étrangers, alors que la recherche est une activité fondamentalement internationale. L’un d’entre nous, directeur d’institut, doit signaler que certaines de ses subventions internationales sont déjà suspendues à l’élection, les bailleurs de fonds étant effrayés par la perspective d’une victoire de Marine Le Pen.

C’est aussi le cas du projet de Jean-Luc Mélenchon. Ses promesses généreuses sont peut-être une raison du soutien dont il jouit auprès d’une partie de l’enseignement…

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réactions

Raison garder                                              Je continue, désolé. Il faut réfléchir et vous devriez, umiboozu, lire l’excellent petit livre des Yves Gingras, un québecquois qui a pas mal réfléchi au sujet: « Les dérives de l’évaluation de la recherche ». Je lui trouve une réflexion pleine de subtilités, qui me semble montrer qu’il convient d’améliorer le thermomètre, mais pas de la casser. Avoir une évaluation des labos universitaires, c’est important, et je crois qu’on y perd d’autant plus de temps que le labo ne tient pas la route…

JEAN FRANCOIS BUREAU                                                                                                         @Raison garder :                                      Trop d’évaluation tue l’évaluation. A vouloir évaluer tout le monde tout le temps, il devient de plus en plus difficile de trouver des experts qui soient prêts à faire correctement le boulot et les structures évaluées le sont de façon très superficielle et de nombreux projets de recherche ne sont même pas évoqués. L’évaluation devrait se concentrer sur des moments clés de la vie d’une structure comme la création/pérennisation ou à la recréation.

Raison garder                                             Bonjour, vous avez raison: l’évaluation « pompe » trop d’énergie inutile, surtout avec des financements très faibles. Mais je me méfie de la pérennisation: il a été très difficile de fermer des labos CNRS, car les commissions ont été incapables de prendre des décisions, trop de chercheurs non productifs sont ignorés…et la gabegie atteint au CNRS des records dans le domaine des SHS, où on en arrive à subventionner du militantisme anti-science ou des pseudo labos franco-japonais…

 CNRS (chercheur, Physique) je comprends bien, « umiboozu » votre critique. Mais il est difficile de continuer à être financé sans être sérieusement évalués. Vous savez bien que celle des commissions sont souvent complaisantes. Il faut justifier devant le pays nos financements. Bien sûr cela aboutit à des pratiques ridicules ou même malhonnêtes quand il s’agit de « vendre » notre domaine, mais nous devons justifier nos financements, vis-à-vis du pays et de ses besoins économiques.

JEAN FRANCOIS BUREAU                                                                                                      @Raison garder                                                Je ne vous suis pas sur la justification des financements: elle montre que notre société met en doute l’intérêt de décrire et comprendre le monde extérieur. Es ce que c’est à la société de décider si le financement d’un théatre varie selon qu’il joue du Ionesco, du Molière ou du Racine ? Cela aura des conséquences graves pour nos sociétés européennes car en freinant fortement la recherche fondamentale, nous allons en quelques décennies tarir l’innovation technologique…

le sceptique                                                     Mon pauvre monsieur, travailler avec l’industrie, vous n’y pensez pas. Le partenariat public-privé est un piège du grand capital pour tuer la recherche fondamentale et le modèle indépassable du CNRS, inspiré au demeurant de la glorieuse Union soviétique au moment de sa création. Et que dire de l’évaluation, ce principe capitaliste pur, lutte de tous contre tous? Blague à part, Mélenchon promet aux chercheurs ce qu’il promet à tout le monde, plein d’argent qu’il n’a pas. Piège à gogos.

QGX                                                                  1- A part le titre qui fait un amalgame honteux, le texte ne fait que taper sur le programme de Mélenchon et pas le Pen.                           2-On remercie les auteurs de rappeler le mesures de JLM : doublement des crédits de la recherche académique en 5 ans et études universitaires gratuites pour tous !     3-Mauvaise foi numéro 1: Comment peut on dire : « le financement sur projets est pourtant une des fonctions vitales » lorsque l’on a obtenu son Prix Nobel avant même la création de l’ANR et le financement sur projet                                                         4-Suppression du CIR: le CIR ne sert pas à faire de la recherche mais il s’agit d’une niche fiscale pour les grosses entreprises. Il faut à minima le réformer de fond en comble. C’est ailleurs ce que propose JLM : non pas le supprimer (mauvaise foi numéro 2) mais le réserver au TPE et PME et le conditionner à l’emploi de docteurs !!                         5-Mauvaise foi numéro 3.La pseudo sortie de l’Europe qui priverait la France des appels d’offres. Nos collègues israéliens ou suisses en sont il privés de l’ERC ?

 

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