« la raison l’emportera au dernier moment » ?????

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11947413-19386681.jpgMenace de famine à Bignona: les stocks de vivres épuisés, des ménages poussent un cri de détresse

«Aujourd’hui, nous sommes aux bords de l’épuisement des stocks alimentaires». Le maire de Sindian sonne ainsi l’alerte. Lançant un vibrant appel au commissariat à la sécurité alimentaire, Yankhoba Sagna appelle également «les ONG, les programmes et les projets par rapport à cette question bien déterminée». L’agent de l’Etat les invite «à se rapprocher des autorités communales, des autorités administratives» à répondre à l’élan humanitaire et de solidarité «pour aider (les populations) à traverser cette période post-hivernale».

Ce, d’autant plus que «nous allons bientôt nous acheminer vers l’hivernage, une période soudure», sert-il.

Le département de Bignona en proie à une réelle menace de famine, les mauvaises récoltes et le flux de réfugiés Gambiens durant la crise post-électorale en sont les principales causes. Les germes d’une famine installés, les populations de plusieurs localités de la zone de Sindia sont dans la détresse après l’épuisement des stocks alimentaires. Elles appellent à l’aide.

Famine au Soudan du Sud: les habitants contraints de manger des feuilles

 LEXPRESS.fr avec AFP

01Une femme et une fille portent de la nourriture provenant d’un centre d’aide humanitaire à Ngop au Soudan du Sud, le 10 mars 2017.  afp.com/ALBERT GONZALEZ FARRAN

Le 20 février, le gouvernement sud-soudanais avait déclaré l’état de famine dans les comtés de Leer et de Mayendit dans l’ancien Etat d’Unité (Nord). Les Nations unies évaluent à 100 000 le nombre de personnes directement menacées.

Des villageois sud-soudanais en sont réduits à manger des feuilles d’arbres ou des semences pour tromper leur faim dans des régions où la famine n’a pourtant pas encore été déclarée, a rapporté lundi l’organisation Norwegian Refugee Council (NRC).

« Les communautés qui tentent de survivre à une crise alimentaire aiguë ont recours à des stratégies d’adaptation consistant à manger des aliments sauvages à peine comestibles », a déclaré dans un communiqué la directrice du NRC pour le Soudan du Sud, Rehana Zawa.

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« Les feuilles au goût amer mangées par les familles à qui nous avons parlé proviennent de l’arbre de Lalop et ont une valeur nutritionnelle limitée. Quand les familles mangent ces feuilles et quasiment rien d’autre, la malnutrition fait son apparition rapidement », a poursuivi Mme Zawar, de retour d’une mission près d’Aweil, dans l’ancien Etat de Bahr el Ghazal du Nord (nord-ouest).

« Les familles n’auront rien à planter »

Le 20 février, le gouvernement sud-soudanais avait déclaré l’état de famine dans les comtés de Leer et de Mayendit dans l’ancien Etat d’Unité (Nord), les Nations unies évaluant à 100 000 le nombre de personnes directement menacées. Les comtés visités par le NRC dans la région d’Aweil sont classés en zone à risque ou en zone d’urgence, les stades précédant la famine. La région avait été le théâtre d’une famine en 1998.

Dans le village d’Amothic, « environ 40% de la population mange les feuilles des arbres. Environ la moitié mange leur stock de graines », a déclaré le chef du village Deng Yel Piol, 48 ans. « La consommation de semences est particulièrement alarmante. Sans graines pour les cultures, les familles n’auront rien à planter pour la prochaine saison. Ça pourrait aggraver la crise alimentaire et cela menace d’étendre la famine », a mis en garde le NRC.

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De nombreuses familles fuient la région à la recherche de nourriture et beaucoup se réfugient au Soudan voisin. Depuis le début de l’année, 60 000 Sud-Soudanais ont ainsi passé la frontière pour gagner le Soudan, selon l’ONU.

Conséquence de la guerre civile

Selon le NRC, les agences onusiennes et les organisations humanitaires ont besoin de 1,6 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) pour faire face à cette « catastrophe qui se déroule juste devant nos yeux » et pour le moment, seul 18% de cette enveloppe sont financés.

Les ONG et l’ONU dénoncent une famine causée par plus de trois ans d’une guerre civile qui a forcé des populations à fuir, perturbé l’agriculture, engendré une inflation galopante et privé les organisations humanitaires d’accès à des régions parmi les plus touchées.

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Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011 et a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts. Plus de 1,9 million de Sud-Soudanais sont déplacés dans leur pays et plus de 1,7 million sont réfugiés dans les pays voisins.

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