1Accusations d’écoutes téléphoniques de Trump: Un micro-ondes peut-il vraiment vous espionner?

ETATS-UNIS La conseillère du président Kellyanne Conway a récemment fait valoir que les fours à « micro-ondes » peuvent « être transformés en caméras »…

Des fours à micro-ondes dans un magasin à New York.
Des fours à micro-ondes dans un magasin à New York. – SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

M.C.

Un grand nombre d’appareils peuvent servir à espionner leur propriétaire, relève le magazine, citant des méthodes qui seraient utilisées par la CIA pour transformer en mouchards des smartphones ou des téléviseurs Samsung. Mais ces appareils sont en quelque sorte prédestinés à ce détournement : le téléphone est équipé d’un micro et de caméras, tout comme certains téléviseurs. Plus important encore, ils sont (ou peuvent être) connectés à Internet.

« Les ondes sont là pour cuire votre nourriture »

Et le four à micro-ondes ? Il ne peut pas vous filmer, à moins de disposer d’une webcam à l’extérieur de l’appareil, rappelle Wired. On s’en doutait. Sollicité par le magazine, Stephen Frasier, un expert en technologie d’imagerie hyperfréquence de l’Université du Massachusetts à Amherst, commence par rire pendant plusieurs secondes quand on lui demande si cet objet incontournable d’une cuisine moderne peut être mis sur écoute. « A moins que ce soit un four à micro-ondes à commande vocale connecté à Internet, je ne vois pas », répond le spécialiste. Les fours intelligents capables d’aller sur la Toile ne courent d’ailleurs pas les rues.

Et si Kellyanne Conway avait voulu parler des ondes elles-mêmes, et non du four ? L’hypothèse se heurte à un obstacle de taille : l’appareil est conçu pour garder les ondes à l’intérieur, pas pour les diffuser, rappelle l’expert. « Le four où vous mettez vos plats est ce qu’on appelle une cavité, une boîte fermée. Même si vous pouvez voir à travers la porte, les ondes ne peuvent pas la traverser. Si vous léchez la porte vous pourriez bien être un peu exposé, mais les ondes sont là pour cuire votre nourriture », conclut Stephen Frasier.

Les mots « écoutes téléphoniques » entre guillemets

A force d’être réchauffées, les accusations de Donald Trump ont d’ailleurs fait long feu. Changeant radicalement de version, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a déclaré lundi sur CNN que le milliardaire, dans ses tweets accusateurs, avait placé les mots « écoutes téléphoniques » entre guillemets – le président a effectivement usé de cette précaution… dans deux de ses quatre tweets sur le sujet – et se référait donc « à la surveillance en général et à d’autres activités », sans préciser lesquelles.

Les accusations d’écoutes de Trump démenties par une commission du Sénat

 LEXPRESS.fr avec AFP

le-president-donald-trump-lors-d-une-reunion-a-la-maison-blanche-le-13-mars-2017-a-washington_5843493Le président Donald Trump lors d’une réunion à la Maison Blanche le 13 mars 2017 à Washington               afp.com/NICHOLAS KAMM

Le président américain avait affirmé que l’administration Obama l’avait placé sur écoute avant son élection. Il avait demandé une enquête au Congrès. Ses conclusions sont sans appel.

Rien à signaler. La Commission du renseignement du Sénat américain a assuré, ce jeudi, ne disposer d’aucune preuve pour étayer les accusations du président américain selon lesquelles son prédécesseur Barack Obama l’avait fait placer sur écoute.

« Au vu des informations à notre disposition, nous ne voyons aucune indication selon lesquelles la Trump Tower a été sujette à une surveillance par une quelconque entité du gouvernement des Etats-Unis que ce soit avant ou après le jour de l’élection de 2016 ». Le communiqué est signé par le républicain Richard Burr, président de cette commission, et le démocrate Mark Warner, son vice-président.

« Aucune preuve que cela ait eu lieu »

Avant cette commission, les deux responsables de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, le républicain Devin Nunes et le démocrate Adam Schiff, avaient eu aussi indiqué mercredi n’avoir « aucune preuve que cela ait eu lieu ».

Le président américain avait déclenché un tollé, le 4 mars, en accusant sur Twitter l’ex-président Barack Obama d’avoir ordonné la mise sur écoute de ses lignes téléphoniques de sa tour New-yorkaise, qui abritait sa résidence principale et d’où il a mené sa campagne électorale.

« Exécrable! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire », avait tweeté le milliardaire à son réveil, sans fournir la moindre preuve à l’appui de cette allégation.

Malgré un démenti d’Obama, Trump avait demandé au Congrès d’enquêter. A son habitude, c’est après que des médias conservateurs aient suggéré cette accusation que le président avait tweeté ses soupçons.

« J’avais lu des choses ».

Interrogé mercredi soir sur Fox News sur la façon dont il a été informé de ces possibles écoutes, le président des Etats-Unis avait répondu: « J’avais lu des choses ». « N’oubliez pas: quand je dis écoutes téléphoniques, ces mots étaient entre guillemets (…) parce que les écoutes téléphoniques, c’est quelque chose de plutôt vieux jeu. Mais cela recouvre vraiment la surveillance et beaucoup d’autres choses », avait-il poursuivi.

Devin Nunes

Élu US: les écoutes de Trump n’ont rien à voir avec la Russie

© AP Photo/ Pablo Martinez Monsivais

La surveillance téléphonique du président Donald Trump et de membres de son équipe, menée par les services secrets américains au cours de la période de transition, n’était pas liée à la Russie. Il s’agit d’une collecte d’informations aléatoire routinière, a fait savoir un élu républicain.

Le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants des États-Unis Devin Nunes a affirmé que les agences de renseignement américaines avaient intercepté des communications de Donald Trump et de membres de son équipe avant son investiture, et ce, dans le cadre de la surveillance d’une « puissance étrangère ». Il a toutefois précisé que l’opération en question n’avait rien à voir avec la Russie, rapporte l’agence Reuters.

« [Donald Trump] ne faisait l’objet d’aucune enquête pénale. C’est une collecte aléatoire et routinière d’informations… C’était une surveillance ordinaire des étrangers », a-t-il déclaré mercredi lors d’une conférence de presse, sans mentionner le pays d’origine des citoyens visés.

« Je tiens à le préciser: cette surveillance ne concernait en aucun cas ni la Russie, ni l’enquête sur les activités de la Russie, ni l’équipe de Donald Trump », a-t-il ajouté se référant à une source dont il n’a pas révélé l’identité.

M. Nunes a en outre indiqué que les écoutes en question avaient eu lieu entre le 8 novembre et le 20 janvier, soit avant l’investiture du président, et qu’elles étaient absolument légales.

Plus tôt, M. Trump avait accusé son prédécesseur, Barack Obama, d’avoir placé sur écoute son QG à la Trump Tower, à New York, où il travaillait et habitait avant son investiture. L’ex-hôte de la Maison-Blanche a rejeté ces accusations.

Suite à la déclaration de M. Nunes, le président Trump s’est dit mercredi « en quelque sorte conforté ».

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Tags:
services secrets, écoutes téléphoniques, Devin Nunes, Donald Trump, États-Unis, Russie

Une commission parlementaire affirme n’avoir « aucune preuve » d’écoutes de Trump

Le président américain avait accusé son prédécesseur, Barack Obama, de l’avoir placé sur écoute avant l’élection présidentielle du 8 novembre.

Le Monde

Le président Donald Trump au téléphone avec le roi Salmane d’Arabie saoudite, à la Maison Blanche (Washington), le 29 janvier 2017.

« Nous n’avons aucune preuve que cela ait eu lieu », a tranché Devin Nunes, président républicain de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, mercredi 15 mars. Cette commission, composée d’élus spécialisés dans le renseignement, s’est penchée sur les accusations de mise sur écoute, lancées par le président américain, Donald Trump, contre son prédécesseur Barack Obama.

Sur la base des discussions qu’il a eues sur ce dossier, M. Nunes a rapporté qu’il ne pensait « pas qu’il y ait eu une réelle mise sur écoute de la Trump Tower » à New York, où résidait Donald Trump avant son élection.

Lors d’une conférence de presse commune, Adam Schiff, chef de file des démocrates au sein de la même commission, a renchéri en affirmant n’avoir « vu à ce jour aucune preuve ». Puis il a déclaré :

« Cela m’inquiète beaucoup que le président puisse lancer une telle accusation sans fondement. »

Lire aussi :   « Ecoutes » : John McCain enjoint à Donald Trump de prouver ses accusations

Dans une série de cinq tweets le 4 mars, Donald Trump avait accusé Barack Obama d’avoir mis ses lignes téléphoniques dans la Tour Trump sur écoute avant le scrutin du 8 novembre, qualifiant son prédécesseur de « pauvre type (ou un malade) ».

Ces allégations avaient suscité des interrogations parce qu’en tant que président Donald Trump a accès à des informations classées qui auraient pu soutenir ses propos. Barack Obama avait tout démenti, mais Donald Trump avait demandé au Congrès d’enquêter.

Lundi 20 mars, le directeur du FBI, James Comey, doit témoigner devant la commission du renseignement. MM. Nunes et Schiff ont d’ores et déjà précisé qu’ils ne s’attendaient pas à ce qu’il apporte des preuves. Le directeur de l’agence chargée d’intercepter les communications, la NSA, Michael Rogers, sera aussi entendu lundi. Une autre audition est prévue le 28 mars.

« Ces mots étaient entre guillemets »

Interrogé mercredi soir sur Fox News sur la façon dont il avait appris cette affaire d’écoutes, M. Trump a répondu : « j’avais lu des choses. » Il a ensuite fait référence à un article du New York Times le 20 janvier et « d’autres choses » qu’il avait lues évoquant des écoutes.

M. Trump a également évoqué nommément un reporteur de Fox News qui, « la veille, parlait de certaines choses, très complexes qui se passaient. Et d’écoutes téléphoniques. J’ai dit : “attendez un peu, on parle beaucoup d’écoutes téléphoniques.” J’avais vu beaucoup de choses. »

« N’oubliez pas : quand je dis écoutes téléphoniques, ces mots étaient entre guillemets (…) parce que les écoutes téléphoniques, c’est quelque chose de plutôt vieux jeu. Mais cela recouvre vraiment la surveillance et beaucoup d’autres choses. »

Le FBI inflige un double revers à Donald Trump

Le chef du FBI a nié les accusations du président américain, qui affirmait avoir été mis sur écoute par l’ancien président Barack Obama pendant la campagne électorale de 2016. James Comey a ensuite confirmé que son agence a lancé une enquête sur une possible collusion avec le Kremlin pendant la campagne électorale.

“Nous n’avons pas établi si les Russes ont réussi d’une manière ou d’une autre, à avoir un impact sur l‘élection”, a-t-il déclaré, avant de dire fermement : “je tiens à être clair, ce n’est pas dans le rapport parce que nous ne nous sommes pas prononcés là-dessus.”

Sean Spicer, le porte-parole de la Maison Blanche s’en est pris aux médias, les accusant de propager cette supposée influence russe dans l‘élection présidentielle américaine. “Quand des gens, des deux partis, des personnes nommées par Obama, des élus démocrates, des élus républicains, disent qu’il n’y a “pas de preuves suggérées”,alors là ce n’est pas seulement pour moi, mais pour vous. Dîtes non !”, a-t-il asséné.

Sur Twitter, Donald Trump a qualifié cette affaire de “fake news” et a accusé les Démocrates de l’avoir monté de toute pièce et colporté pour ne pas avoir à reconnaître qu’ils ont fait une campagne catastrophique.

James Clapper and others stated that there is no evidence Potus colluded with Russia. This story is FAKE NEWS and everyone knows it!— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) March 20, 2017

The Democrats made up and pushed the Russian story as an excuse for running a terrible campaign. Big advantage in Electoral College & lost!— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) March 20, 2017

Pour le correspondant d’Euronews à Washington, le Dr Stefan Grobe : “l’audience a révélé, une fois de plus, que Donald Trump vit dans son monde où les choses se passent dans son imagination plutôt que dans la réalité”. Une affaire qui n’est pas sans conséquence pour Donald Trump, puisqu’elle “pourrait, un jour, devenir très dangereuse pour la Maison Blanche”. “Jamais dans l’histoire des États-Unis, il n’y avait eu d’enquête criminelle sur une éventuelle collusion entre un président en exercice et une puissance étrangère hostile” a-t-il précisé. “Selon les derniers sondages, la cote d’approbation de Trump est de seulement 37 pour cent” a-t-il conclu.

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  • RiccardoLOCCI                                        LA MORTIFÈRE POLITIQUE DES SUPERPUISSANTS, AUX FORTUNES EXORBITANTES.
    Ils sont vraiment très peu nombreux, mais ils ont besoin d’une politique conçue juste pour eux-mêmes, à l’avantage de leurs immenses fortunes de gens privilégiés, qui possèdent tellement de richesses. En même temps, une remarquable partie des habitants de la planète souffrent bien de privations, concernant jusqu’à l’essentiel qui est nécessaire pour leur survie. La politique des superpuissants, aux fortunes exorbitantes, c’est bien la conflictualité belliciste tout le temps et partout. Quand ça ne se traduit pas en guerres, en armes qui sèment la destruction et la mort, en famine, en Afrique ou ailleurs, leur politique belliciste cause une conflictualité incivile, qui sévit dans le milieu de la vie sociale, pour rendre le plus possible des personnes, des gens prêts à cesser d’aimer ce qui est authentiquement démocratique. Aux États-Unis, juste une politique conçue à l’avantage des immensément fortunés, ça a bien produit la présidence actuelle, qui mène de la politique avantageuse juste aux détenteurs d’immenses fortunes, qui contribueront toujours moins au bon fonctionnement des régulateurs nécessaires pour garantir de la justice sociale, indispensable pour soutenir le plus besogneux, par une protection essentielle de survie. Dans la politique des super riches, les véritables guerres dans le monde, ça sert pour instiller dans les sociétés la peur des fuyants ces conflits, grâce à laquelle, les politiciens des superpuissants pourront rejoindre le pouvoir, en proposant les obsessions des excès d’une sécurité de renfermement qui, même si tout à fait inefficace, sera considérée quand même nécessaire, dans une société devenue excessivement craintive et de moins en moins aimant la démocratie. Celle-ci peut bien mourir, maintenant, aux États-Unis, en même temps que tant d’êtres humains muriront en Afrique ou ailleurs.
  • MAGOURIC                                          Ou il est parano ou Wikileaks a raison.

  • loloneveux                                           Il y avait une taupe dans la tourte?

  • Lyana                                                     On peut la renommer Kelly-âne Con-way…

  • Manu1966                                            Imaginez le Trump devant son micro ondes en train de faire le show croyant qu’il est filmé !!!
    Pour le coup, je voudrais bien voir la vidéo 🙂

    • detona66                                     Une vidéo gag ?

  • JeanJean                                               Inquiétant, un Président qui accuse le responsable de la CIA de dire des « fake news ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que Trump n’a pas une attitude professionnelle :

    soit le chef de la CIA, répand des « fake news » et il le limoge, car c’est intolérable.
    soit c’est lui qui le fait, ce qui est un comportement incompatible avec la fonction de Président des Etats-Unis. Il appartient alors aux représentants des citoyens américains d’en tirer les conséquences, en lançant une procédure d’impeachement, comme ils l’avaient fait, en son temps, pour le Président Richard Nixon.

    Mkeytail                                      Avec les écoutes téléphoniques, Trump a tenté de refaire le coup de la nationalité d’Obama. Lancer une rumeur pour faire diversion. C’est un minable incompétent et c’est sûrement pour cela que la Russie a essayé d’influencer les élections américaines en sa faveur

    REMYREMY                                          un sacré bouffon ce trump !
    ThomasWThomasW                                 Pas facile de prouver qu’il y a eu collusion. Mais le faisceau de preuve est accablant. 37 % de popularité, c’est encore 37% de trop. Le peuple américain a élu le pire des candidats, il n’est là que depuis peu, mais il fait des dégats partout.
    Où en sera le monde dans 4 ans avec un gugus pareil ? Franchement, j’ai peur pour nous tous.
    Mafalda3112Mafalda3112                              On dirait un social : c’est toujours la faute de l’autre…
    EmilieEmilie                                         Aux dernières nouvelles, la courbe de popularité de Trump aux USA suit la même trajectoire que celle de Hollande au début de sa présidence. C’est prometteur !!
  • François Arouet 1er                même pas regardé la vidéo: fatigués de vos konneries !!!!

    NickNick                                              et la nsa elle dormait peut etre?

 

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