Faire un tabac!

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aLa rémunération des buralistes coûte cher au portefeuille des contribuables

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L’association Droits des Non Fumeurs regrette que l’État encourage les buralistes à vendre toujours plus de tabac et rejoint le diagnostic de la Cour des Comptes, qui regrettait en février dernier que les buralistes disposent d’aides budgétaires malgré l’augmentation de leurs revenus.

Dans son rapport annuel sur la gestion des politiques publiques, la Cour des comptes dressait déjà en février dernier un réquisitoire sévère contre le mode de rémunération des buralistes, dont les revenus proviennent d’une «remise» sur le prix du tabac. Le taux de cette remise est fixé par l’État et les buralistes mais aussi d’aides publiques, qui coûtent cher au contribuable.

Les recommandations de la Cour sont aujourd’hui reprises par l’association Droits des Non Fumeurs, qui tire la sonnette d’alarme: alors que l’État est engagé dans une politique de lutte contre le tabagisme, elle encourage via le mode de financement des buralistes une hausse de la consommation de tabac.

Des incohérences nombreuses qui n’ont pas été remises en cause le 15 novembre dernier lors de la signature du «protocole d’accord sur la modernisation du réseau des buralistes». Ce quatrième «contrat d’avenir» entre l’État et les buralistes prévoit notamment une hausse du taux de remise pour la période 2017-2021 .

● Rémunération des buralistes: un système complexe…

En France, un débitant tire ses revenus du tabac d’une fraction du prix de vente (appelée «remise»), déterminée par l’État, à laquelle s’ajoutent diverses aides budgétaires.

Le revenu de la vente du tabac qui revient aux buralistes correspond à la «remise nette». C’est la principale source de revenu d’un débitant de tabac. Celle-ci a progressé de 5,45 % entre 2012 et 2015. Cette augmentation de revenus s’explique malgré la baisse du volume des ventes par la hausse du prix de vente du tabac et du relèvement du taux de cette remise. Dans le cadre du troisième «contrat d’avenir» (2011-2016), le taux de remise a augmenté de 0,4 point pour atteindre 6,9%. En novembre dernier, après la signature du quatrième «contrat d’avenir», les buralistes ont obtenu une nouvelle hausse spectaculaire du taux de remise, qui devrait augmenter de 1,1% en quatre ans pour passer à 8%. Dès 2017, la hausse de la remise nette est de 0,6%. Cette dernière hausse correspond à une augmentation du revenu moyen des débitants de 4 550 €, soit plus de 8 %.

Du côté des aides budgétaires, celles-ci se sont élevées en moyenne à 227 millions d’euros par an sur la période 2012-2015 (en baisse par rapport aux 291 millions de la période 2008-2011). Parmi ces nombreuses aides, la «remise additionnelle», le «complément de remise» et la «remise compensatoire» visent à soutenir les revenus des buralistes.

● … largement payé par le contribuable!

L’association Droit des Non Fumeurs préfère utiliser non pas le taux de «remise nette», mais le taux de «remise brute» auquel sont ajoutés le droit de licence et la cotisation au régime d’allocation viagère des débitants de tabac (RAVGDT). Explications. Cette différence entre le net et le brut correspond au régime de retraite spécifique auquel sont affiliés les buralistes pour la partie «tabac» de leurs activités. En 2017, la «remise» atteint alors le chiffre de 9,44% et non de 7,5%, cité ce lundi dans Les Échos.

Le président de «Droit des Non fumeurs» Gérard Audureau ajoute un éclairage intéressant. Le buraliste touche 9,44% du prix facturé au client. Mais le fournisseur auquel le buraliste achète son tabac ne lui transfère directement que 9,44% du prix hors taxes. La différence est énorme car sur le tabac, les taxes atteignent 80% du prix total. Autrement dit, pour 100 euros de tabac vendu, les 9,44 euros du buraliste sont majoritairement reversés par la puissance publique (qui lui rétrocède 1,57 euro de TVA et 6,06 de droits d’accise) tandis que le fournisseur ne participe directement qu’à hauteur de 1,81 euro du revenu du buraliste. Autrement dit, pour plus de 80%, le buraliste tient sa rémunération du contribuable.

● À rebours des objectifs de santé publique, les buralistes sont encouragés à vendre plus de tabac au risque de manquer leur objectif de diversification

Dans son rapport, la Cour des Comptes critique vertement le système en place, que le quatrième «contrat d’avenir» ne modifie pas en profondeur. Certes, les sages de la rue Cambon notent que les aides budgétaires ont bien diminué et continueront à diminuer jusqu’en 2021, mais ils déplorent que cette baisse ait été trois fois moindre que l’augmentation de la «remise nette» qui représente l’essentiel des revenus des buralistes et qui les encourage à vendre davantage de tabac. «Les réformes ont été timides et les aides versées demeurent insuffisamment contrôlées», estime ainsi la Cour.

En revanche, la hausse du taux de la remise favorise les débits qui ont les chiffres d’affaires les plus importants. La rémunération moyenne des débitants sur la seule activité tabac s’élève à 53 592 € en 2015. «Le soutien budgétaire et le niveau atteint de la remise interrogent d’autant plus qu’ils peuvent désinciter à la recherche d’autres sources de revenus, commerciaux en particulier», conclut la Cour.

La haute juridiction financière note le décalage important entre l’objectif central des politiques publiques qui consiste à réduire la consommation de tabac et les dispositifs de soutien aux buralistes qui vont dans le sens inverse.

● Fondée sur les recommandations de la Cour des comptes, l’association Droits des Non Fumeurs en appelle à une réforme d’ampleur

Cette hausse du taux de remise au bénéfice des buralistes s’ajoute à une hausse de la fiscalité sur le tabac à rouler et à l’adoption prévue d’une nouvelle contribution sociale assise sur le chiffre d’affaires des fournisseurs de produits du tabac. L’ensemble de ces évolutions devraient réduire les marges des fabricants qui sont tentés d’augmenter les prix de vente du tabac. Dès le mois de février, le prix du tabac à rouler a ainsi augmenté de 15%. Avec la hausse de la remise nette, cette augmentation des prix du tabac profite donc essentiellement aux buralistes. A contrario, la Cour estime qu’«un relèvement des taxes sur le tabac aurait eu le même effet sur les prix de vente, mais au profit du budget de l’État». Au-delà, alors que les revenus des buralistes continuent de progresser, la Cour regrette que les dispositifs budgétaires d’aide aux revenus des débitants de tabac n’aient pas été abandonnés.

L’association Droits des Non fumeurs reprend à son compte les recommandations des magistrats financiers. Elle rappelle notamment que «notre pays ne consacre actuellement qu’environ 28 millions d’euros à la prévention du tabagisme chaque année [très loin du niveau des aides que] l’État consacre aux buralistes». «C’est pour faire cesser ce processus délétère que [nous avons] élaboré une réforme du système de rémunération des buralistes», ajoute l’association. L’association veut enfin «instaurer une dégressivité des taux de remise par rapport au chiffre d’affaires et une plus forte amplitude de ces taux» pour que le buraliste ne soit plus incité à vendre toujours plus de tabac.

La coûteuse revalorisation des buralistes

Le mode de rémunération des débitants de tabac est contesté.
Il pèse à hauteur de 1,5 milliard sur l’Etat et la Sécurité sociale.

En janvier, les buralistes ont bénéficié d’un coup de pouce sur leur rémunération. Le montant de leur remise sur les ventes de tabac a augmenté de 0,5 point, passant à 9,44 % du prix facturé au client. L’opération permet de revaloriser un petit commerce qui pâtit de la lutte contre le tabagisme : les puissants cigarettiers doivent payer pour que les commerçants soient mieux rémunérés. Seulement, les choses ne sont pas aussi simples. Le contribuable sera le premier à mettre la main à la poche pour aider les buralistes, accuse l’association Droit des non-fumeurs (DNF).

Pour une remise à plat

Celle-ci a calculé l’impact de la revalorisation. Les fabricants acquittent désormais 9,44 % du prix hors taxes. Mais, comme les taxes dépassent 80 % du prix de vente final, l’assiette n’est que de 3,5 milliards d’euros et non de 18 milliards (le chiffre d’affaires annuel total des ventes de tabac). Avec cette revalorisation de la remise brute des buralistes, la contribution des industriels augmente donc de 17 millions d’euros, à 326 millions par an.

Le prélèvement sur les finances publiques s’élève quant à lui à 79,5 millions d’euros. Au total, les contribuables paient maintenant 1,5 milliard d’euros par an pour rémunérer les buralistes via le mécanisme de la remise brute. Car celle-ci est fonction du prix facturé au client, donc toutes taxes comprises. Supposons que le buraliste reçoive 9,44 euros, après avoir vendu pour 100 euros de cigarettes. Le fabricant contribue à hauteur de 1,81 euro, tandis que l’Etat et la Sécurité sociale doivent renoncer à 1,57 euro de TVA et à 6,06 euros de droits d’accise. DNF milite donc pour remettre à plat le mode de rémunération des buralistes. Le système actuel est tellement alambiqué, que même les spécialistes ignorent la réalité des aides apportées à la profession de buraliste. De plus, ce serait l’occasion de désindexer totalement la rémunération des débitants de tabac du montant de chiffre d’affaires réalisé, et donc de lutter plus efficacement contre le tabagisme.

Buralistes : trop de subventions ! dénonce la Cour des Comptes

Buralistes : trop de subventions ! dénonce la Cour des Comptes
Au 1er janvier 2017, les buralistes qui auraient encore en stock des paquets non neutres n’auront plus le droit de les vendre aux consommateurs. (© ALLILI MOURAD/SIPA )

La Cour des comptes dénonce une nouvelle fois l’aberration des subventions dont bénéficient les buralistes. Et invite l’Etat à revoir « sans tabou » sa relation avec la profession. Quitte à couper le cordon…

Ils ne vont pas être contents, les 25.000 buralistes français, à la lecture du rapport de la Cour des Comptes dévoilé ce mercredi 8 février. Trop de subventions, des aides mal ciblées et mal contrôlées… Les débitants de tabac auraient profité pendant des années de la manne publique sans en avoir réellement besoin. Cet effort budgétaire consenti par l’Etat entre 2004 et 2015, et poursuivi encore aujourd’hui, était censé compenser la perte d’activité et de revenu engendré par une forte hausse du prix du tabac et des campagnes de prévention du tabagisme de plus en plus incisives.

Etait-ce bien nécessaire ? Se demande aujourd’hui la Cour des Comptes en pointant une profession qui, certes, perd chaque année environ 500 points de vente par an, mais dont le revenu moyen n’a cessé de croître depuis 2004 et est resté confortable, y compris dans les zones qui étaient considérées comme fragiles (zones frontalières notamment).

Des revenus confortables et un chiffre d’affaire en hausse

Sur la seule activité tabac, la rémunération moyenne des débitants serait passée de 30.970 euros en 2003 à 53.592 euros en 2015. On est loin de la catastrophe annoncée lors des violentes manifestations de novembre 2003 qui ont précédé la mise en place du premier contrat d’avenir destiné à soutenir l’activité des buralistes.

De la même manière, relève la Cour des Comptes, le chiffre d’affaire des buralistes n’a pas diminué avec la baisse de la consommation de tabac en France :

« Le chiffre d’affaires moyen lié à l’activité de vente au détail du tabac a augmenté de 15,5% pendant le premier contrat d’avenir. Il a cru de 20,5% au cours du 2e contrat d’avenir. Au cour des quatre premières années du 3e contrat, de 2012 à 2015, la hausse s’est poursuivie, quoiqu’à un rythme plus modéré de 7,8% », écrivent les Sages de la rue Cambon.

3,4 milliards d’aides cumulées

Compléments de remise, remise additionnelle, remise compensatoire, contribution au régime de retraite complémentaire, aide à la sécurisation des débits, aide à la diversification de l’activité des débits, aide au départ ou à la mobilité… La Cour des Comptes dresse avec un malin plaisir la liste de toutes les aides, subventions et autres largesses dont ont bénéficié les buralistes entre 2004 et 2015, pour un montant cumulé de 3,4 milliards ! Une situation ubuesque qui énerve d’autant plus la Cour des Comptes qu’elle avait déjà alerté en 2013 l’Etat sur l’inanité de ces différents dispositifs de soutien, dénonçant « un effort budgétaire sans aucun rapport avec ce qu’aurait exigé le traitement individualisé de la situation des seuls débitants effectivement et significativement affectés par la baisse des volumes du tabac ».

Il faut choisir son camp !

Pire, selon la Cour des Comptes, le nouveau protocole d’accord, signé en novembre 2016 pour les cinq années à venir entre l’Etat et les buralistes, malgré une baisse programmée des aides sur crédits budgétaires, ne tiendrait toujours pas compte de ses précédentes remarques.

Ainsi, par exemple, la hausse de la remise nette sur la vente du tabac (la marge des buralistes définie par l’Etat ), passant progressivement de 6,9% en 2016 à 8% en 2021 favorise selon les Sages les débits qui ont les chiffres d’affaire les plus importants et ne cible toujours pas les plus défavorisés. En clair, ce que l’Etat récupère d’une main, il le redonne de l’autre… Qui plus est « en donnant un coup de pouce substantiel aux revenus procurés par la vente du tabac ».

D’où le coup de gueule de la Cour qui invite l’Etat à revoir en profondeur sa copie et à choisir son camp. Soit on décide de lutter contre le tabagisme, soit on privilégie la santé publique :

« Les dispositifs de soutien au réseau de vente de tabac sont élaborées et mis en oeuvre sous l’égide de la seule direction des Douanes du ministère de l’économie et des finances, en lien très étroit avec la Confédération des buralistes qui cogère certains dispositifs, mais en l’absence du ministère de la Santé », regrettent les Sages.

Et pourquoi pas revoir le statut des buralistes ?

En conclusion, selon la Cour des Comptes, toute la politique gouvernementale envers ses buralistes est à revoir « sans tabou ». Elle préconise l’abandon des trois dispositifs budgétaires d’aide au revenu et l’arrêt de la hausse du taux de la remise décidée dans le troisième contrat d’avenir. Et incite les pouvoirs publics à revoir carrément le statut de préposé des Douanes des buralistes. Des mesures radicales qui risquent pour le coup de faire bondir une profession qui se réjouissait il y a à peine trois mois de la qualité du protocole signé avec l’Etat, vient d’installer sur ses étagères des paquets neutres pour le moins sinistres et réclame depuis belle lurette l’harmonisation des politiques européennes de lutte contre le tabagisme.

A quelques mois d’une élection présidentielle, il y a peu de chance que l’Etat remette en cause cette paix des braves.

Paris, le 8 février :
La Cour des comptes, qui publie son rapport annuel sur la gestion
des politiques publiques, critique vertement les nombreuses aides octroyées aux bura-listes. Elle met en cause également la relation entretenue entre l’Etat et ses buralistes, préposés des Douanes pour la vente de tabac, relation dont elle démontre qu’ellefonctionne en sens unique au seul profit des buralistes.
La Cour souligne que ces aides sont trop nombreuses, peu justifiées, mal ciblées, insuffisamment contrôlées, n’invitant pas à la diversification et à la reconversion.
Ce constat est malheureusement récurrent : la Cour avait déjà, dans son rapport de
2013, parlé d’ « aides injustifiées », « très peu ciblées », « maintenues en dépit d’un
contexte favorable à la majorité des débitants ».
La Cour dresse d’ailleurs le constat que « la plupart des recommandations qu’elle avait
émises en 2013 n’a pas été mise en œuvre ».
DNF, qui suit ce dossier depuis des années et a proposé une réforme d’ensemble du statut et de la rémunération des buralistes, espère que ce nouveau rapport sera plus écouté que les précédents.
Alors que notre pays consacre actuellement environ 28 millions d’euros à la prévention du
tabagisme chaque année , soit un taux par habitant dont la Cour des comptes avait souligné l’extrême faiblesse (0.08 euros/habitant), l’Etat consacre des aides budgétaires abondantes pour les buralistes : plus de 300 millions d’euros par an entre 2004 et 2011 ; encore 227 millions d’euros par an entre 2012 et 2016.
Ces aides constituent un véritable inventaire à la Prévert : aides au revenu – complément de remise, remise additionnelle, remise compensatoire, contribution à leur régime de retraite -, aides à la sécurisation, aides à la diversification, aides à la mobilité…
En outre, elles sont mal ciblées et insuffisamment contrôlées, souligne la Cour qui pointe des fraudes et un usage opportuniste.
Si certaines aides – celles au revenu – ont baissé ces dernières années, la Cour des comptes rappelle que l’augmentation de la remise nette depuis 2004 (c’est-à-dire du revenu de la vente au détail du tabac qui revient aux buralistes) est près de trois fois supérieure à ces baisses.
Dans ces conditions, DNF s’interroge sur la nécessité du maintien de ces aides pour une profession qui n’est pas en difficulté. En effet, la Cour démontre que les revenus des buralistes connaissent une « évolution dynamique », « toutes activités confondues ». Quant aux revenus tirés de la vente de tabac, ils continuent à augmenter (rémunération moyenne sur la seule activité tabac en 2015 : 53 592 euros).
En outre, DNF rappelle que le système est organisé de manière à mettre les buralistes dans la main de l’industrie du tabac, puisque c’est bien elle, via Logista, qui assure le paiement de l’essentiel de leur rémunération, y compris indirecte ou différée avec le paiement du droit de licence ou de la cotisation retraite. De plus, le système de rémunération actuel incite les buralistes à vendre toujours plus de tabac, leur rémunération principale étant un pourcentage de leur chiffre d’affaires tabac, en contradiction totale avec l’ambition du PNRT (Programme National de Réduction du Tabagisme).
Or, la Cour des comptes estime que la signature malheureuse du protocole du 15 novembre 2016 entre les représentants des buralistes et Bercy, valable jusqu’en 2021, n’inverse nullement ces tendances regrettables et « prolonge une politique inadaptée ». Elle invite les pouvoirs publics, dès à présent et sans attendre 2021, à « mettre en place une politique profondément renouvelée dans ses objectifs, ses responsables et ses outils ».
DNF est en accord parfait avec ces conclusions, notamment parce qu’en plus de ces aides inutiles, nombre de buralistes ne respectent pas le Contrat d’Avenir signé par la Confédération des buralistes, accord qui les lie pourtant à l’Etat et aux termes duquel : «
un investissement quotidien est demandé aux buralistes afin de participer à l’application de la politique de santé publique décidée par l’Etat».
C’est pour faire cesser ce processus délétère que DNF avait élaboré et porté une réforme d’ensemble du système de rémunération des buralistes.
Cette réforme vise à mettre fin à leur dépendance à l’égard des fournisseurs de tabac, notamment du premier d’entre eux (Logista) dont les liens avec l’industrie du tabac sont bien établis. En modifiant le circuit de rémunération, le fournisseur facturant désormais à l’administration qui facture au débitant, ce dernier pourrait enfin pleinement être le préposé de l’administration qu’il se targue d’être.
En instaurant une dégressivité des taux de remise par rapport au chiffre d’affaires et une plus forte amplitude de ces taux, le débitant de tabac ne serait plus ainsi incité à vendre toujours plus de tabac.
En outre, cela permettrait d’aider les buralistes les plus modestes, à la situation financière fragile, tout en rabotant la rémunération des buralistes aux revenus d’autant plus indécents qu’ils proviennent en partie d’aides totalement injustifiées.

COUR DES COMPTES : LA RÉPONSE DE BERCY SUR LE MONOPOLE – 14 février

Suite à la publication du dernier rapport de la Cour des Comptes dont l’une des conclusions remet en cause le mode de distribution du tabac, basé sur le monopole du réseau des buralistes (voir ci-dessous), revenons sur la réponse commune du ministre de l’Économie et des Finances (Michel Sapin) et du secrétaire d’État chargé du Budget (Christian Eckert). Elle a été publiée dans le rapport. Extrait :

« La Cour s’interroge sur la pertinence de maintenir le statut de préposés de l’administration, attribué aux buralistes.

•• « Les débitants de tabac signent un contrat de gérance avec l’État, qui peut ne pas être renouvelé, voire résilié. Les buralistes sont soumis à des obligations, notamment pour le respect des règles de santé publique, et à un régime disciplinaire.

•• « L’encadrement juridique de la vente des tabacs manufacturés a pour objet de maîtriser la chaîne de leur distribution, depuis leur fabrication ou leur importation jusqu’à leur commercialisation. Il permet de connaître avec précision l’évolution du marché et des recettes pour l’État.

•• « Il permet également d’assurer une mise en œuvre efficace des règles de publicité et d’interdiction de ventes des mineurs prévues par la loi sur la modernisation de notre système de Santé du 26 janvier 2016. Le buraliste est ainsi un acteur de la lutte contre la prévalence tabagique, alors que dans de nombreux pays européens (Allemagne, Autriche), la vente de tabac peut se faire par le biais de distributeurs automatiques.

•• « Enfin, le monopole des débitants contribue à contenir les trafics illégaux de tabacs écoulés en dehors du réseau des buralistes et à faciliter leur détection dés que les tabacs sont vendus en dehors de ce réseau.

« Nous considérons donc que ce principe doit être maintenu ».

 ====================
  • Oui, une remise à plat s’impose.

    Le tabac étant un produit dont la nocivité n’est plus à démontrer, réduire sa consommation va dans le bon sens et on sait que la prohibition génère le banditisme.
    Augmenter les prix est une solution parmi les moins mauvaises, mais si cette solution fonctionne, les ventes sont plus faibles. Il y a donc une difficulté pour les buralistes. ce type d’établissement contribue à maintenir « la vie ». Les rues devenant des déserts, ce n’est pas inutile de ne pas accélérer le processus.

  • Avatar lino193440                                    Combien revient une journée d’hôpital pour soigner un fumeur ou buveur ,sachant que même s’il perçoit moins d’années de retraite . Car combien de journées d’hôpital,des analyses, des médicaments des scanners et de jours maladie payées ,les analyses etc ……Même si l’Etat gagne 5 euros sur 1 paquet de clop cela fait : 30ans x365 x5 = 54 750 euros or ,rien qu’une journée d’hôpital « spécialisé  » revient autour de 1200 euros DONC 45 JOURS et APRES …… LA LIBERTE DE MOURIR
  • Jamais un débitant ne touche 9.44 % de rémunération, ni brute, ni nette !
    Pendant très longtemps, les débitants ont touché une rémunération de 5% brute (aujourd’hui 7 %), ensuite sur le RBE final du débit, le fameux RSI se sert allègrement avec sa longue fourchette (45 %) puis les impôts arrivent !
    On est donc plutôt sur un tout petit 3% net…
    Leur retraite (RAVGDT) pour un travail de plus de 60 h par semaine est à peu près de 800 € / mois, (moyenne haute après 30 ans d’activité !) , un peu plus éventuellement pour ceux qui cotisent en sus au RSI retraite…)
    Sur un paquet de cigarettes, 82 % vont à l’état ! Le reste (18%) sert à rémunérer le fabriquant, le distributeur (qui livre dans toute la France) et les débitants.
    On est donc loin de la fable qui nous est contée dans cet article !
    Si le tabac n’est vendu que chez les débitants, ces derniers n’y sont pour rien, car la politique de santé publique menée dans notre pays, contreviendrait évidemment à vendre du tabac dans les supermarchés.
    Enfin c’est un des rares métiers aussi encadré, nécessitant autant de manipulation, de gestion et de personnel.
    Les 35 h ? Ce sont probablement les heures de sommeil hebdomadaires d’un débitant ! Dont acte !
    Françoise Galindo                                            Renseignez-vous à savoir combien les buralistes donc les fumeurs rapportent à l’état et si il n’y avait pas de fumeurs combien il y aurait d’impôts à payer pour remplacer le manque à gagner pour cet état ! Vous parlez de maladie savez-vous que la pollution est la raison la plus conséquente pour les cancers que le tabagisme ? Et ne croyez pas tout ce que vous disent les non-fumeurs les journalistes, eux sont peut-être alcooliques et c’est pire……………….
    Didier Champion ·                                       vous avez raison.on devrait baisser le prix du tabac mais en compensation les fumeurs s’engageraient à refuser tout traitement pour les maladies dues au tabac.Tout le monde s’y retrouverait
    Daniel Dieten
    @Didier Champion                                      Si je vous comprends bien il faudrait ne plus soigner les fumeurs et les laisser mourir ? Belle mentalité. Je ne suis pas fumeur. Par contre en suivant votre raisonnement je pense qu’il faudrait aussi tuer tous les retraités car il y en a qui nous coutent cher,les personnes handicapées,les personnes atteintes de Parkinson,Alzheimer etc ?
    Papi Tou ·                                                        Les non fumeurs participent donc à favoriser le cancer des fumeurs .
    Les fumeurs pourraient y participer en payant plus cher leur produit nocif.
    Pascale Pascal ·                                              Je pense qu’il faut plutôt accuser l’état qui fait du fric en rendant malade les fumeurs et en demandant aux non fumeur de financer les soins qui en résultent.
    En conclusion, l’état est le plus gros dealer du pays.
    Raye Levere                                                     Certains médicaments jugés dangereux , ont été retiré de la vente alors , puisque le tabac est dangereux , et ben , qu on le retire . ça rapporte trop à l’état pour prendre une décision pareille car , en plus du manque à gagner , il y aura le chômage crée directement lié au tabac . Les taxes sur le tabac , sont elles nocives aussi ??? J ‘ai arrêté de fumer , il y a 27 ans et , je peux dire que ,avec le prix que coute un paquet ( minuscule ) de goldo ( Gauloises ) actuellement , j’avais une cartouche de 10 paquets à l’époque . Les paies n ont pas été multipliées par 10 en 27 ans , que je sache !
    Christian Harley                                          LA MEN TA BLE !!! Non seulement on est empesté en permanence par des fumeurs sans vergogne ni éducation mais en plus, on paye pour ça !!
    Il y a un malus sur l’assurance des mauvais conducteurs il devrait en être de même pour l’assurance maladie des fumeurs…. pourquoi la sacrosainte solidarité doit elle être toujours sans limite ?
    Quant aux buralistes s’ils pouvaient enfin passer moins de temps à pleurnicher et plus de temps à se creuser un peu la tête pour de reconvertir ou vendre autre chose ……
    Claude Dessevres                                         que les non fumeurs paient c’est anormal mais dans un autre cadre, il n’y a pas de précédent car quand une usine va mal, elle ferme et les employés vont à pole emploi rechercher du boulot !!!
    Coralie Blancard                                      sans compter que les buralistes font aussi jeux à tout va et ont un % sur les jeux pas que sur le tabac
    David Maniez
    @coralie                                                       fais autant d’heures que nous et payes autant d impôts et après tu pourras parler
    Daniel Dieten                                            Sans compter que la retraite complémentaire des buralistes est financée par l »Etat
    Didiervero Durand                                  c’est clair que ceux qui ne fument pas paient pour des saloperies de fumeurs et qui vont encore nous coûter cher une fois malades !
    Robert Chabannes ·                                 l’état et les buralistes vendent de la mort pour du fric !!!!salauds!!!
    Debeaux Thierry ·                                   eh bien çà prouve l’intelligence du système
    Martine Lourdel                                      Alors il faut que les buralistes crèvent ?
    Claude Dessevres                                   non , se remettre en cause .. j’en connais qui ont diversifié leurs activités pour compenser dès les premières restrictions
    David Maniez
    @Claude Dessevres                                tu parles sans savoir

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