Il n’y a pas que les burgers qui peuvent être mauvais pour votre santé: Nous ne sommes pas épiciers »

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alFront national: «Marine Le Pen présidente de la France en 2017, j’y crois dur comme fer»

REACTIONS Réunis ce week-end à Lyon pour des «assises présidentielles», des militants et élus frontistes confient leur optimisme à propos de cette année électorale…

La présidente du Front national Marine Le Pen lors d'Assises présidentielles du parti le 4 février 2017 à Lyon
La présidente du Front national Marine Le Pen lors d’Assises présidentielles du parti le 4 février 2017 à Lyon – CHAMUSSY/SIPA
* Anne-Laëtitia Béraud

« La situation catastrophique du pays donne raison à Marine Le Pen. Cette année, ce sera son année, j’en suis sûre ». Comme Béatrice, sympathisante frontiste venue de région parisienneà Lyon ce week-end pour les « assises présidentielles » du FN, plusieurs militants confient ce samedi à 20 Minutes leur optimisme. Selon eux, Marine Le Pen peut tout à fait être victorieuse à l’élection présidentielle dans trois mois.

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Deuxième fois candidate à l’Elysée, Marine Le Pen bénéficierait en 2017 d’un climat favorable pour emporter le suffrage des électeurs. « Par rapport à la présidentielle de 2012, la situation a totalement changé : les peuples ont voté le Brexit, Donald Trump, ils ont dit « non » au référendum italien. Ils en ont marre des élites et du système. Et en France, la droite et la gauche ont explosé », liste Jean-Lin Lacapelle, vice-président du groupe FN au conseil régional d’Ile-de-France. « Ils veulent la rupture qu’incarne Marine Le Pen et en 2017 ça va passer », argue le responsable du pôle « mobilisation militante » de l’équipe de campagne Marine Le Pen.

« Depuis 2012, Marine Le Pen a su s’entourer »

Un autre terreau, celui de la sécurité, serait supposément acquis à la candidate. « Avoir des attentats comme au Louvre [des militaires attaqués vendredi], ce n’est pas possible. Il faut mettre un coup d’arrêt et je pense que les Français veulent ça et iront voter Marine Le Pen en mai », avance Sylvie, une militante quinquagénaire.

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La mue du parti en une structure plus professionnelle est aussi mise en avant pour faire la différence cette année. David Rachline, directeur de la campagne de Marine Le Pen, insiste sur « le tissu d’élus et d’experts » à l’œuvre pour formuler un projet « crédible ».

Un commentaire abondé par un adjoint municipal du sud de la France voulant rester anonyme. « Depuis 2012, Marine Le Pen a su s’entourer de cadres. Elle a vraiment travaillé le volet économique du programme qui est crédible aujourd’hui pour répondre au diktat de Bruxelles », estime ce militant FN depuis plus de cinq ans.

« Marine Le Pen présidente de la France en 2017, j’y crois dur comme fer », lance enfin la conseillère municipale et communautaire de Saint-Quentin (Aisne) Christine Ledoray. « Et ce pour plusieurs raisons : depuis 2012, Marine Le Pen a appris au FN. Les gens se sont rendu compte qu’ils s’étaient appauvris à cause de la mondialisation. Et malheureusement les événements dramatiques ont donné raison à sa politique sécuritaire. Même des artistes nous rejoignent car ils n’en peuvent plus de ce système socialo-bobo. Donc oui, la victoire de Marine Le Pen c’est possible », estime l’élue municipale.

« Priorité nationale », retraite à 60 ans… Marine Le Pen dévoile son programme

La présidente du Front national a dévoilé ce samedi 144 « engagements » en vue de l’élection présidentielle, à Lyon. Le programme ne présente par d’évolutions majeures par rapport à 2012.

Pas de révolution, mais quelques évolutions sémantiques. Marine Le Pen a dévoilé ce samedi ses « 144 engagements », à l’occasion de ses « assises présidentielles », organisées au Centre de congrès de Lyon. Dans la capitale des Gaules, la présidente du FN dévoile devant ses troupes sept grands thèmes de campagne: une France « libre », « sûre », « prospère », « juste », « fière », « puissante » et « durable ».

Dans les continuités: deux référendums rapides sur « la priorité nationale » et les quatre « souverainetés », budgétaire, territoriale, monétaire et législative, à « récupérer »; la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisations; les 35 heures, négociables par branche; la fin de l’Aide médicale d’Etat, la « tolérance zéro »…

Un vocabulaire lissé

Les nouveautés programmatiques sont assez techniques, notamment des messages à l’attention des petites entreprises. Le FN propose ainsi de supprimer le compte pénibilité et prône la mise en place d’un « guichet unique dédié, rappelle Le Monde. Autre mesure: les charges sur la première embauche d’un jeune de moins de 21 ans seront supprimées sur une période de deux ans maximum pour toutes les entreprises. Aucun chiffrage n’a été donné à la presse.

C’est principalement le vocabulaire qui a été lissé: pas de « sortie de l’euro » mais « rétablissement d’une monnaie nationale »; « prime de pouvoir d’achat » plutôt qu’une « augmentation nette de 200 euros des salaires jusqu’à 1,4 fois le SMIC »; « remplacer les dispositions de la loi Taubira« …

La « perpétuité réelle » est désormais privilégiée à la peine de mort, même si Marine Le Pen, favorable à cette dernière, incite les Français à s’en « saisir » via un référendum d’initiative populaire nécessitant 500 000 électeurs.

« L’élection se jouera sur la vision »

Coordinateur du projet, Jean Messiha se dit convaincu que « l’élection ne se jouera pas à la virgule près, mais sur la vision ».

A la tribune, ce samedi matin, ce haut fonctionnaire a prévenu aussi: « Sortir de l’UE, de l’euro », thèmes qui inquiètent les électeurs et suscitent les attaques des adversaires du FN, « ce ne sera pas une promenade de santé mais nous assumons l’incertitude de la liberté »

FN: un programme flou en direction des classes moyennes et modestes

Par LIBERATION 1 février 2017 à 13:58
Lors de la galette des rois du Front national à Arcueil (Val-de-Marne), le 15 janvier. 
Lors de la galette des rois du Front national à Arcueil (Val-de-Marne), le 15 janvier. Photo Laurent Troude pour Libération

«Challenges» s’est procuré le programme du FN pour l’élection présidentielle, que Marine Le Pen doit dévoiler devant les militants à Lyon ce week-end.

Les 4 et 5 février, Marine Le Pen, plutôt discrète depuis le début de l’année, réunira ses soutiens à Lyon pour lancer sa campagne présidentielle. Et dévoiler son programme, dont Challenges s’est procuré une version qui pourra encore être amendée. Composé de 144 propositions «plus ou moins floues, souvent coûteuses et mal financées», il reste assez similaire au projet de 2012, mais s’est lissé sur les bords, remarque le journaliste Laurent Fargues. La sortie de l’euro n’apparaît plus clairement, même si le projet de «rétablir une monnaie nationale» demeure. «En réalité, le sujet fait débat dans l’entourage de Marine Le Pen, entre les partisans d’une sortie pure et simple de l’euro, comme Florian Philippot, et les défenseurs d’une sorte de monnaie commune pour les échanges commerciaux qui cohabiterait avec le franc, mais dont les contours demeurent très fumeux […], avec l’objectif de rassurer des Français encore très attachés à l’euro», explique le journaliste. Le Front national a également renoncé à plusieurs idées impopulaires, comme le projet de faire payer l’école aux enfants d’étrangers, que Marine Le Pen avait «testé» dans les médias récemment.

Du côté économique, le catalogue de propositions, pas chiffrées, fait de l’œil aux entreprises françaises, en promettant de leur «réserver la commande publique en cas d’écart de prix raisonnable avec les entreprises étrangères», ou de baisser le taux d’impôts sur les PME à 24 % (contre 30 % actuellement) et de le maintenir à 15 % pour les TPE. Les classes modestes et moyennes sont également soignées : baisse de la taxe d’habitation pour les moins riches, exonération d’impôts sur une partie des donations, diminution de 10 % des taux des trois premières tranches de l’impôt sur le revenu, mise en place d’un crédit d’impôt de 200 euros pour les bas revenus appelé «prime de pouvoir d’achat». La loi travail serait en outre abrogée, les heures supplémentaires défiscalisées et la retraite reviendrait à 60 ans.

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Sur le plan de la défense et de la sécurité, Marine Le Pen fait exploser tous les compteurs par rapport à ses concurrents, en souhaitant recruter 15 000 policiers et gendarmes (c’est un peu plus que les 10 000, à terme, de Benoît Hamon par exemple), mais aussi 6 000 douaniers et 50 000 militaires… Le budget de la défense serait, lui, porté à 3 % du PIB, bien au-dessus des propositions de ses concurrents (François Fillon table pour sa part sur 2 %). Sur le plan de la santé, l’aide médicale d’Etat (AME) serait supprimée, et l’allocation aux adultes handicapés (AAH) augmentée. Enfin, la «préférence nationale» est partout dans les mesures rendues publiques par Challenges, comme dans l’idée d’attribuer prioritairement les logements sociaux aux Français. Et le droit du sol, qui a toujours épouvanté le parti d’extrême droite, serait supprimé.

Fillon : le programme du FN, celui du « parti communiste des années 70 »
Dimanche 29/01/2017 à 17H38
  • En réponse à « la violence des attaques » dont il a été l’objet ces derniers jours, François Fillon, en meeting à Paris ce dimanche, a listé les « quatre visages » de ses adversaires. Et après avoir attaqué Jean-Luc Mélenchon, les candidats à la primaire de la gauche et Emmanuel Macron, l’ancien Premier ministre s’en est pris à Marine Le Pen et au Front National. « Et puis il y a la gauche n°4… C’est le Front National. Le programme du FN, c’est de la dépense publique à n’en plus finir, c’est le programme du parti communiste des années 70 ou celui du Front de gauche ! Pendant des années le FN a dit qu’il fallait préférer l’original à la copie. Eh bien, aujourd’hui, l’original c’est Jean-Luc Mélenchon et la copie c’est Marine Le Pen ! »
  • A quoi ressemble le programme économique de Marine Le Pen ?

    La présidente du FN veut notamment taxer les contrats de travail des étrangers…

    (Boursier.com) — Marine Le Pen présentera son programme pour la présidentielle à Lyon ce week-end. Dans une interview accordée au ‘Monde’ jeudi, elle en dit plus sur ses idées en matière d’économie…

    Elle milite notamment pour la mise en oeuvre d’une « priorité nationale » réservée aux ressortissants français, et propose d’instaurer une taxe applicable aux seuls contrats d’employés étrangers.

    Auparavant baptisée « préférence nationale » par le Front national, cette idée est de longue date au coeur du programme du parti d’extrême droite…

    Prime de pouvoir d’achat

    « Nous appliquerons la priorité nationale à l’emploi par l’intermédiaire d’une taxe additionnelle sur tout nouveau contrat d’employé étranger », déclare au ‘Monde’ la candidate. « Cette recette sera versée à l’indemnisation des chômeurs », précise Marine Le Pen.

    « Je vais mettre en place ce que j’ai nommé une prime de pouvoir d’achat, qui concernera tous les bas salaires et les petites retraites de moins de 1.500 euros net », poursuit-elle. Cette prime sera financée « par une contribution sociale à l’importation des biens et des services de 3%, ce qui rapportera 15 Milliards d’euros minimum ». En moyenne, cette prime représentera près de 80 euros par mois, selon Marine Le Pen…

    Baisse d’impôts

    Sur le front des impôts, la présidente du FN veut baisser de 10% les trois premières tranches. « C’est un gros effort que nous faisons, mais ça va dans le sens de l’augmentation du pouvoir d’achat, notamment des classes moyennes, qui sont concernées par le troisième seuil », explique-t-elle.

    Marine Le Pen fait la course en tête dans la plupart des sondages d’intention de vote réalisés en vue du premier tour de la présidentielle, avec environ 25%, mais est donnée systématiquement battue au second tour, quel que soit son adversaire…

    Claire Lemaitre — ©2017, Boursier.com

    Pourquoi le programme économique du FN est contesté

    LE SCAN ÉCO/INFOGRAPHIES – Réapparition du franc, retour à la retraite à 60 ans, augmentation forte des bas salaires… Le programme économique du Front national est-il «irresponsable» comme le déclare le patronat ou «rétrograde» comme le disent les économistes ? Vérification.

    Depuis que Marine Le Pen a pris en janvier 2011 les rênes du parti fondé par son père, le Front national s’impose dans le paysage politique français pour devenir le premier parti de France. Au vu des résultats enregistrés au premier tour des régionales ce dimanche, le Front National devrait diriger plusieurs régions françaises à l’issue du deuxième tour de dimanche prochain. Ce vote aura une portée politique de haute importance, puisqu’il s’agira du dernier vote national avant la présidentielle de 2017, pour laquelle Marine Le Pen est évidemment déjà candidate… et en campagne.

    Depuis cinq ans, le Front national a su conquérir une partie de l’électorat de droite sur les thématiques de l’immigration et de la sécurité, tout en séduisant aussi à gauche sur le plan social, et jusqu’à l’extrême gauche anti-libérale. Agriculteurs, salariés et retraités aux faibles moyens, petits patrons, artisans, chômeurs… le FN a rafflé les «laissés pour compte de l’UMPS». Il cherche désormais à progresser du côté des classes moyennes, en nuançant certaines propositions dissuasives et en crédibilisant son programme économique, encore jugé «irresponsable» par le patronat et «rétrograde» par les économistes. Quel est précisément le programme économique du Front National? Tient-il la route? Le point complet.

    Le raisonnement du Front national: Le Front National propose «un retour au franc, qui coexisterait avec l’euro, avec un franc égale un euro (…) pour oxygéner l’économie et retrouver la voie de la prospérité». Ce dispositif n’impliquerait pas une sortie de l’Union européenne – le Front national a des élus au niveau européen – mais une renégociation des traités européens.

    Ce que cela signifie: Le projet de sortie de l’euro reste «un élément central pour le Front national», répète Marine Le Pen, mais il reste flou et change avec le temps. Le Front national est clair sur une chose: il ne s’agit pas «d’une sortie unilatérale de l’euro». Le parti souhaite organiser un référendum en France, «à l’image des Britanniques», et prévoit le démontage «coordonné de l’euro unique par un euro commun»: l’euro-franc, l’euro-mark, l’euro-peseta, etc… Tout en renégociant le mandat de la BCE, et donc les traités européens. Après avoir repris le contrôle de la politique monétaire, le parti envisage de dévaluer le franc (de 20% à 25% selon les prises de parole).

    Pourquoi ce n’est pas si simple: Rappelons déjà que techniquement, aucun traité européen ne prévoit la sortie d’un pays de l’euro: l’idée d’un référendum sur un retour au franc serait donc contraire au droit européen. En revanche, un pays peut engager sa sortie unilatérale de l’Union européenne (comme le référendum organisé par les Britanniques en 2016), mais le Front National ne le souhaite pas. Fort «d’un axe franco-allemand», il veut déconstruire l’euro de façon concertée en renégociant les traités. En supposant, avec beaucoup d’imagination, qu’un tel axe franco-allemand se crée sur ce front-là, il faudra encore compter sur l’aval de tous – les 28 – autres membres, qui auront chacun imposé leurs conditions propres. Imaginons encore que tous les pays retrouvent leur liberté monétaire, l’idée du Front national de dévaluer le franc deviendrait inutile, puisque les autres le feront aussi, au nom de la compétitivité. Cela deviendrait même dangereux car, «historiquement, les dévaluations se sont toujours accompagnées de politiques d’austérité», avec in fine, «des baisses de salaires», prévient la Fondation Copernic, qui conclut: «Une telle orientation est porteuse d’une logique récessive».

    Admettons malgré tout que le FN parvienne à dévaluer unilatéralement de 20% le franc, cela signifie que la dette de la France, libellée en euros, sera beaucoup plus chère à rembourser. Là, le Front national annonce qu’il relibellera la dette publique (à 95% sous contrat de droit français) en francs, invoquant la lex monetae. Mais cette «loi de la monnaie» dit simplement qu’en cas de conflit entre un État et un créancier, il sera réglé devant les tribunaux français. «Nul doute qu’il y aurait autant de procès que de créanciers de la dette française, en revanche rien ne dit que la France obtiendrait gain de cause, la justice en France étant indépendante», tacle Christopher Dembik, économiste. Et cela ne règle pas du tout la question de la dette privée, celle détenue par les entreprises (de 1700 milliards d’euros). «Le scénario du Front national rappelle le cas de l’Argentine, qui après avoir dévalué, a fait défaut sur sa dette en 2001, et fait encore face aujourd’hui à des litiges colossaux sur sa dette extérieure.», rappelle encore l’économiste.

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    Le raisonnement du Front national: «Le monopole des banques sera supprimé en déprivatisant l’argent public. La Banque de France pourra ainsi prêter au Trésor public sans intérêt». En 2012, Marine Le Pen chiffrait «la charge de la dette à 1400 milliards d’euros depuis 40 ans».

    Ce que cela signifie: Ces propos sont tenus mot pour mot par Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) ou Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), qui estiment que la dette colossale de la France ne serait que la conséquence de la soumission de l’État par la finance. Ils dénoncent là la loi dite Pompidou-Giscard-Rotschild qui date de janvier 1973, dont l’article 25 «oblige» dès lors l’État à s’endetter auprès de grandes banques internationales à des taux élevés, plutôt qu’une Banque centrale publique, à taux bas, comme c’était le cas avant avec la Banque de France.

    Pourquoi ce n’est pas si simple: Il faut bien prendre en compte que cette loi de 1973 intervient après une traumatisante période de guerres des monnaies qui ont conduit à l’hyper-inflation et à la fin du système de Bretton Woods, en 1971. L’objectif était justement de limiter le pouvoir de création monétaire dont les États ont tendance à abuser, soit exactement ce que le Front national cherche à récupérer au nom de la souveraineté nationale. Notons de plus qu’avant cette loi, l’État se finançait déjà largement auprès des marchés et des particuliers. Sachons enfin que la loi de 1973 n’interdit pas toute forme de financement public par la Banque de France. Il faut par ailleurs se rappeler que juste après cette loi, et sans aucun rapport avec elle, a éclaté le premier choc pétrolier – suivi d’un autre en 1979 -, en même temps que la période d’euphorie économique «post-reconstruction» de la guerre se terminait et laissait place à une ère de croissance économique bien plus faible, combinée à un vieillissement de la population, au début d’un chômage de masse, et donc de dépenses publiques plus élevées. Tous les pays développés ont alors commencé à voir leurs comptes publics se dégrader. En France, ce n’est vraiment qu’à partir du milieu des années 1980 que la dette publique a commencé à progresser, puis à exploser au milieu des années 1990, à la faveur de l’ultra-libéralisation et la sophistication des marchés financiers

    Aujourd’hui, la dette dépasse les 2100 milliards d’euros, et il est vrai qu’en 40 ans, environ 1350 milliards d’euros ont été payés au titre des intérêts de cette dette (les chiffres de 2012 du Front national étaient légèrement gonflés), mais pas à cause de la loi de 1973. Retourner à un financement direct des États sans intérêt ne permettrait pas de résoudre le problème de la dette. La preuve par les faits: depuis mars dernier, la Banque centrale européenne rachète (presque) directement des dettes d’États à taux zéro, même parfois négatifs! Ce qui ne fait pas baisser l’endettement en zone euro: au contraire, les États en profitent pour emprunter encore plus

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    La seule manière de réduire la dette publique, c’est d’équilibrer les comptes publics, c’est-à-dire d’équilibrer les dépenses publiques et les recettes publiques. Ou de rester en déficits chroniques, mais avec de la croissance et de l’emploi. Ce qui n’est pas le cas en France.

    Le raisonnement du Front national: «Un plan d’action volontariste sera mis en œuvre pour identifier et réduire drastiquement les dépenses inutiles et néfastes pour le pays: fraude sociale et fiscale, niches fiscales inefficaces, coûts de la décentralisation, poids de l’immigration incontrôlée sur les budgets sociaux. Le train de vie du pouvoir sera fortement réduit(…), les subventions aux organismes et associations ne relevant pas de l’intérêt général seront remises en cause.»

    Ce que cela signifie: Outre le fait que le Front national confond ici dépenses publiques, manque à gagner pour l’État, et recettes fiscales, il y a ici un échantillon du «flou artistique» qui entoure le parti en matière d’économie: un mélange d’abstrait et de contre-vérités, sans entrevoir de solution concrète.
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    Pourquoi ce n’est pas si simple: Parce que dans sa vision de la France, le Front national veut aussi «revaloriser le budget de la Justice de 25%», «renforcer les effectifs de police», relever «l’effort de défense à 2% du PIB» (il était en 2014 de 1,5% hors pensions), assurer «l’accès aux soins, partout, pour tous les Français», pratiquer un «revenu parental équivalent à 80% du smic» et «revaloriser les allocations familiales», relever «les pensions de retraite», y compris celles des agriculteurs, etc. Autant de dépenses, non budgetées et immédiates, alors qu’en face, le levier de l’impôt est déjà à un niveau de puissance maximal. Le programme du Front national pour réduire les déficits de la France semble ainsi se reposer sur les seuls leviers de la fraude sociale, de la fraude fiscale et de niches fiscales «inefficaces». En effet, les montants sont impressionnants: la fraude aux cotisations sociales représente un manque à gagner de 21 milliards d’euros, la fraude fiscale, un «trou» de 60 à 80 milliards d’euros, et les niches fiscales, de 80 milliards d’euros… De quoi résoudre tous les problèmes de la France! «La lutte contre les fraudes fiscales et sociales est en route: les cellules de régularisation pour les particuliers rapatrient les fraudeurs fiscaux, les échanges d’informations entre les pays ont été élargies, des conventions sont signées, le G20 vient d’entériner les mesures proposées par l’OCDE en matière de lutte contre la fraude fiscale», souligne Crystelle Beltrando, fiscaliste chez Guyard Nasri. Mais «les fruits de cette lutte mettront encore du temps à être récoltés», poursuit-elle.

    Le raisonnement du Front national: «La priorité sera de rendre plus progressif, sans l’alourdir, l’impôt sur le revenu des personnes physiques par la création de nouvelles tranches intermédiaires. La tranche supérieure de l’Impôt sur le revenu sera portée à 46 %. Ainsi, les classes moyennes paieront moins l’impôt sur le revenu, mais les foyers très aisés le paieront davantage. La taxe d’habitation, opaque, sera intégrée à l’impôt sur le revenu sous la forme d’une taxe additionnelle qui sera aussi progressive»

    Ce que cela signifie: Aujourd’hui moins d’un Français sur deux s’acquitte de cet impôt et les classes moyennes en paient la plus grosse part. Créer de nouvelles tranches permettrait d’élargir la base fiscale: cela relâcherait certes la pression sur les classes moyennes… mais intégrerait des bas revenus dans l’assiette d’imposition alors qu’ils en sont pour l’instant exonérés. Au contraire, baisser les taux d’imposition de certaines tranches concentrerait encore davantage le poids de l’impôt tout en diminuant son rendement global: une source de revenus en moins pour l’État.

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    Pourquoi ce n’est pas si simple: Pour autant, le projet du Front national n’apporte pas la réponse à ce problème. «Le Front national ne donne aucun détail sur les seuils et les taux d’imposition des nouvelles tranches, note Mathieu Plane, économiste membre de l’OFCE. Du coup, on ne sait pas s’il a pour objectif d’élargir la base fiscale, de baisser les taux ou les deux à la fois». Quant à la fusion de l’impôt sur le revenu avec la taxe d’habitation, le spécialiste rappelle que cela pose d’évidentes difficultés techniques: «Ils ne sont pas calibrés sur les mêmes assiettes: l’un est basé sur les revenus, l’autre sur la valeur locative d’un bien. Est-ce que le Front national voudrait réformer la taxe d’habitation pour y inclure des critères de revenus ou simplement créer un grand impôt sur les revenus? Là encore, la proposition reste à ce jour imprécise». Autre problème: l’impôt sur le revenu rentre dans les caisses de l’État, alors que la taxe d’habitation profite aux collectivités locales. «Un transfert des collectivités vers l’État serait techniquement difficile», prévient Mathieu Plane.

    Le raisonnement du Front national: «Il faut augmenter le pouvoir d’achat sans grever la rentabilité des entreprises: nous proposons de financer une diminution des charges des cotisations sociales salariales par l’institution d’une Contribution Sociale aux Importations égale à 3% du montant des biens importés (…) qui permettra d’augmenter de 200 euros net les rémunérations des salaires jusqu’à 1500 euros»

    Pourquoi ce n’est pas si simple: Sur le fond, la mesure s’avèrerait tout d’abord très coûteuse: sachant qu’il y a environ 7,5 millions de salariés percevant une rémunération inférieure à 1,4 smic (soit un peu plus de 1500 euros), son coût avoisinerait les 18 milliards d’euros, estime la Fondation Concorde. Une telle hausse de salaire viendrait renchérir le coût du travail des bas salaires sans augmenter la productivité, soit exactement l’inverse de ce que préconisent les économistes de tous bords pour doper les embauches des moins qualifiés et des jeunes, notamment dans des secteurs comme l’hôtellerie-restauration ou le commerce, gros pourvoyeurs d’emplois.

    Sur la forme, la «Contribution Sociale aux Importations» est tout simplement… interdite. Le Traité de Rome, fondateur de l’Union européenne, précise dans son article 3 que les signataires s’engagent à éliminer entre les États membres «des droits de douane et des restrictions quantitatives à l’entrée et à la sortie des marchandises». À supposer que la France sorte un jour de ce marché commun européen, comme le souhaite le Front national, elle reste soumise aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont la position est d’encourager ses membres à baisser progressivement leurs droits de douane. Quoiqu’il en soit, l’Institut de l’entreprise explique qu’il faudrait d’abord que la France «renégocie totalement tous [ses] droits de douane avec tous [les] pays partenaires, qui ne manqueront pas de hausser leurs taux en représailles». Si la France faisait le choix de quitter l’OMC, institution dont elle est membre depuis 1948, elle se retrouverait alors aux côtés du Turkménistan, de la Somalie ou encore de la Corée du Nord.

    Imaginons malgré tout que la «contribution sociale aux importations» voulue par le FN soit possible. Cette taxation des importations de 3% représenterait près de 15 milliards d’euros (3% des 491 milliards d’euros en 2014): insuffisant pour financer la hausse des bas salaires. En outre, elle serait répercutée dans le prix des composants importés, ce qui renchérirait le coût de production en France et in fine, les prix: ce qui serait gagné en pouvoir d’achat au niveau du salaire serait reperdu par la hausse des prix que générerait cette taxe.

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    Le raisonnement du Front national: «La retraite pleine à 40 annuités sera restaurée et l’âge légal de départ en retraite ramené à 60 ans. L’assiette actuelle (les revenus du travail) est trop étroite et pèse sur notre compétitivité. Il convient donc d’élargir cette assiette aux revenus du capital pour financer l’ensemble des prestations. La revalorisation des pensions de retraite sera effectuée.»

    Cette mesure, également défendue par l’extrême-gauche, s’avérerait une nouvelle fois très coûteuse pour l’État. Selon les calculs de l’institut Montaigne, elle coûterait entre 6,5 et 17,4 milliards d’euros, selon les projections. Le coût moyen est estimé à 14,5 milliards: 10,5 milliards pour le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans (contre 62 ans aujourd’hui) et 4 milliards pour le retour de la durée de cotisation à 40 ans (au lieu de 43 ans actuellement). C’est de plus sans compter le coût de la revalorisation des pensions de retraite, difficile à évaluer sans promesse plus précise. Ce coût serait en partie compensé par une baisse des indemnités de chômage à verser si l’on estime que l’avancement de l’âge de départ en retraite doperait l’emploi en laissant des postes vacants. Mais ce gain est impossible à estimer.

    En outre, comme constaté dans l’infographie interactive ci-dessous, si l’âge de départ en retraite est ramené à 60 ans et que le montant des pensions est revalorisé, le seul moyen de pérenniser le système des retraites par répartition, comme s’engage à le faire le Front national… c’est d’augmenter les cotisations.

    Une hausse d’au moins trois points si l’on retient un scénario optimiste pour la croissance (1,5% à l’horizon 2040). Et dans le cas de scénario neutre (1,3%) ou pessimiste (1%), augmenter les cotisations d’au moins 4 points ne suffirait encore pas! Pour Henri Sterdyniak, membre des Economistes atterrés, cela aboutirait à «des cotisations beaucoup trop élevées, qui amputeraient le pouvoir d’achat des actifs». Alors même que «la durée de vie se prolonge» et que «le premier emploi est de plus en plus tardif», principaux arguments des partisans du recul de l’âge de départ en retraite.

    VIDÉO – Le programme économique du Front national «c’est de la démagogie sociale», estime Pierre Gattaz, président du Medef.

    « Le programme du FN produirait un profond et durable appauvrissement »

    Trois experts ont été sollicités pour évaluer la crédibilité du programme économique du Front national. Voici des extraits de leurs réponses.

    LE MONDE Anne Eveno et Adrien de Tricornot

    Trois experts ont été sollicités pour évaluer la crédibilité du programme économique du Front national. Voici des extraits de leurs réponses.

    Lire aussi : Le projet économique du FN passé au crible

    • La sortie de l’euro et le protectionnisme français (par Charles Wyplosz, professeur à l’Institut des hautes études internationales de Genève)

    Le programme économique du FN produit une impression touchante de nostalgie. Ses auteurs veulent recréer les années 1950, avant l’Europe et caractérisées par la planification à la française (l’Etat tout puissant), le protectionnisme… Après tout, ce fut le début des « trente glorieuses », ce quart de siècle mythique de croissance rapide et de chômage quasiment nul. Recommençons, donc. Mais on ne peut pas recommencer. La situation est aujourd’hui radicalement différente, il est probable que ces politiques ont en fait ralenti la croissance durant les « trente glorieuses » et, on sait pourquoi. S’il était appliqué, le programme économique du Front national produirait un profond et durable appauvrissement de la France.

    Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1950, le revenu moyen de la France était environ la moitié de celui des Etats-Unis. Avec un niveau d’éducation similaire, la France ne pouvait que combler le décalage. Le rattrapage est un mécanisme spontané, sauf si l’économie est très sévèrement bridée, comme ce fut le cas dans le bloc soviétique.

    Les mesures à présent prônées par le FN n’étaient pas suffisantes pour bloquer la formidable poussée des forces du rattrapage économique. Celui-ci reste incomplet aujourd’hui, avec un retard de 30 %, en raison des nombreux blocages qui continuent et qui attendent des réformes qui sont loin de celles avancées par le FN.

    Le programme du FN ressemble à celui du général argentin Juan Domingo Perón et de ses successeurs : lors de son arrivée au pouvoir en 1946, le niveau de vie de l’Argentine était 20 % au-dessus de celui de la France, aujourd’hui il en est à la moitié. Protectionnisme commercial, interférence de l’Etat dans les affaires et le marché du travail, manipulation des prix, la ressemblance est incontournable.

    Elle inclut aussi la prise de contrôle de la banque centrale et son utilisation pour financer les déficits publics et prêter à taux subventionné aux entreprises jugées d’intérêt national (ce qui recouvre en général de la corruption) : ce n’est pas par hasard si l’Argentine a connu des épisodes d’inflation, qui a souvent excédé 1 000 % par an, et détruit l’épargne des moins riches. C’est ce genre d’épisode qui a conduit des pays de plus en plus nombreux à accorder une indépendance totale à leurs banques centrales.

    • Les promesses en faveur du pouvoir d’achat (par Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP Europe)

    Ce type de mesures est dans la droite ligne des relances redistributives que mettaient en oeuvre dans les années 1960-1970 les travaillismes anglo-saxons. Ces politiques ont une double ambition : recentrer la croissance sur la dynamique du marché intérieur ; améliorer le niveau de vie des plus défavorisés. Elles ont en général comme conséquence, en déplaçant l’équilibre épargne/consommation vers la consommation, de provoquer une forte inflation et des déséquilibres extérieurs importants auxquels deux réponses sont possibles : un « stop and go » comme le faisaient les Britanniques, c’est-à-dire après la phase de distribution une phase d’austérité ; une accentuation vers le dirigisme, avec blocage des prix et protectionnisme comme cela s’est produit en Australie et en Nouvelle-Zélande, jusqu’à ce que les travaillistes eux-mêmes libéralisent l’économie et généralisent la concurrence.

    • La réduction du nombre d’étrangers entrant en France de 200 000 à 10 000 (par Nicolas Gravel, professeur d’économie à l’université d’Aix-Marseille)

    Cet élément est le plus mythique de tous. Il est donc surprenant qu’il soit celui qui exerce, sur l’électorat, le plus fort pouvoir de séduction. La réalité est que la France n’est pas un pays qui séduit et qui attire les immigrants. (…) Les chiffres de l’OCDE montrent tout simplement que la France est bonne dernière, et de très loin, dans l’ensemble des pays européens de taille démographique comparable en matière d’entrée d’immigrants. La France stagne, depuis plus dix ans, à quelque 150 000 immigrants qui entrent sur son territoire par an, alors que le Royaume-Uni en accueille plus de 450 000 et que l’Allemagne dépassait, en 2011, les 800 000 immigrants. Même l’Italie et l’Espagne sont beaucoup plus ouvertes que la France.

    Dans tous les pays – y compris en France – l’immigration est en augmentation sur la période. Comment pourrait-il en aller autrement dans le contexte de mondialisation ? Faut-il s’étonner qu’un nombre croissant d’hommes et de femmes aient envie de venir étudier, travailler, investir sur le continent européen ? L’arrivée d’immigrants est un signe évident d’attractivité d’un pays. L’Europe est attractive pour les immigrants, et la France… ne l’est pas. Voila la triste réalité. Le problème de la France n’est donc pas de freiner son attractivité auprès des immigrants. Il est plutôt de retrouver cette attractivité perdue.

    Les 144 engagements de Marine Le Pen : à gauche toute !

    Dominique Reynié
    Les 144 engagements de Marine Le Pen : à gauche toute !

    Ce week-end constitue un temps fort de la campagne de Marine Le Pen puisque ont lieu à Lyon des « assises présidentielles », qui offre l’occasion à la candidate FN de dévoiler ses « 144 engagements » pour son quinquennat.

    Atlantico : D’une manière générale, quel regard peut-on porter sur les 144 « engagements » de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017 (voir ici) ?

    Dominique Reynié : A première vue, le programme du Front national pour l’élection présidentielle de 2017 s’apparente à celui d’un parti confortablement installé dans un système autrefois vilipendé. On en retrouve les principales caractéristiques générales : une longue série de 144 « engagements » destinés à satisfaire les différentes clientèles électorales supposées, sans souci de cohérence et avec la prudence nécessaire pour ne pas, ne plus, heurter. Puis, une lecture plus attentive révèle une sorte de légèreté, une certaine désinvolture, compte tenu des incohérences de quelques promesses dont les conséquences ne semblent pas avoir été envisagées, comme si cela n’avait pas d’importance.

    Demeurent ces références qui font du Front national un parti à part sur l’échiquier politique, affirmant ostensiblement un nationalisme ethnicisant. Pourtant, à y regarder de plus près, cela semble plus obscur. Ainsi, la promesse numéro 1 est de rendre à la France la « liberté » et la « maîtrise de son destin » en retrouvant « sa souveraineté monétaire, législative, territoriale, économique ».  Un référendum sur l’appartenance à l’Union est programmé. Pour autant, on ne dit rien de ce qui est prévu si les Français décident de rester dans l’Union, alors que la sortie de Schengen est annoncée, de même que le retour au franc. Le retrait du commandement militaire intégré de l’Otan est la promesse numéro 118 qui accompagne la promesse d’assurer « une capacité de Défense autonome dans tous les domaines ». Voilà autant de signes de la grande désinvolture avec laquelle ce programme a été rédigé.

    De même, la promesse numéro 27 annonce la fin du droit du sol. La nationalité française s’acquerra par la filiation. Mais il est dit aussi dans le même programme que la nationalité s’acquerra par la naturalisation. Or, qu’est-ce que la naturalisation sinon une sorte de « droit du sol lent ». De plus, la suppression de « la double nationalité extra-européenne » annoncée semble autoriser la double nationalité intra-européenne. Tout le reste est présenté en des termes aussi vagues et à l’aide de ces généralités qui n’engagent à rien.

    On le voit, ce programme de promesses procède d’une inspiration de droite, conforme aux origines et à l’histoire du Front national. Mais, là est la marque de Marine Le Pen depuis 2011 et de son bras gauche, Florian Philippot, le catalogue des « engagements » s’inspire tout autant des idées socialistes. Ainsi, promesse est faite d’accroitre significativement le contrôle étatique de l’économie, de ramener l’âge de la retraite à 60 ans, avec 40 années de cotisations, ou encore de mettre fin à la suppression des postes dans la fonction publique. La partie écologiste du programme conduit à des promesses d’une grande banalité, telle qu’un vaste plan d’isolation de l’habitat présenté comme une « priorité budgétaire du quinquennat »…

    Le plus frappant est sans aucun doute la longue série de dépenses supplémentaires contenue dans ce programme. Pas de moins de 21 promesses correspondent à d’importantes augmentations de la dépense publique : du recrutement « massif » des forces de l’ordre à la construction d’un nouveau porte avions, en passant par le recrutement de 6 000 douaniers, la revalorisation du minimum vieillesse, de l’Allocation aux adultes handicapés, la revalorisation de 25% des APL, la création d’une « prime de pouvoir d’achat » financée par une « contribution sociale » sur les importations de 3%, qui devrait renchérir les prix à la consommation et conséquemment altérer le pouvoir d’achat, en particulier des plus modestes ; citons encore l’augmentation de 25% du budget alloué à l’entretien du patrimoine, l’augmentation du budget de la Défense, son équipement – là, il est même écrit : « davantage d’avions, de navires, de blindés », sans souci pour la moindre précision…–, le dégel et la revalorisation du point d’indice pour les fonctionnaires, etc. Point culminant, l’augmentation considérable, mais non chiffrée, de la dépense publique est censée s’opérer dans le retour au franc, sous la règle d’une économie plus fermée aux échanges et… dans le cadre d’une baisse de l’impôt sur le revenu.

    Le texte de Marine Le Pen ne peut pas être pris au sérieux sur le plan économique. Il procède d’un manifeste politique qui s’efforce de tirer partie aussi vite que possible de l’effondrement de la droite et de la gauche de gouvernement, rédigeant une liste à la va-vite de promesses, sachant que les électeurs ne les liront pas ou les oublieront, à la différence de quelques images d’Epinal.

    Philippe Crevel : Il s’agit d’un programme qui fait la grande synthèse de la droite, de la gauche, voire du centre, sur les thèmes économiques et sociaux. Cela ressemble un peu au grand marché de la proposition où chacun va pouvoir y trouver son compte. Le problème, c’est que le compte final risque de ne pas être celui que souhaite Marine Le Pen. En effet, comment rééquilibrer les finances publiques en promettant tant, à travers toutes ses propositions ? On remarque d’ailleurs qu’elle ne détaille pas les modes et moyens pour arriver à l’équilibre des finances publiques.

    Concernant ses « engagements » économiques, on note un chemin de voie plus que hasardeux, à savoir la sortie de l’euro, et plus globalement de l’Union européenne même si cela n’est pas dit explicitement.

    Avec la sortie de l’euro, c’est bien évidemment un nouveau monde qui s’ouvre à la France, et qui suppose qu’on règle le problème du contrôle des changes ; de même, le gel des avoirs bancaires et de l’épargne auraient nécessairement lieu dans ce contexte de sortie de l’euro. Or là-dessus, elle est en contradiction avec ce qu’elle dit en voulant supprimer la loi Sapin II. Ce nouveau monde découlant d’une sortie de l’euro, lui non plus, n’est pas détaillé.

    Marine Le Pen propose de revenir en arrière sur d’importantes réformes, proposant notamment l’annulation de la réforme des retraites. Or tout le monde sait aujourd’hui qu’il n’est pas crédible de remettre la retraite à 60 ans. Il s’agit là très clairement d’une proposition démagogique.

    La mesure visant à supprimer la loi El Khomri est un geste d’ouverture vis-à-vis de la gauche de la gauche, sachant que cette loi ne constituait pas une révolution véritablement. D’ailleurs, Benoît Hamon pourrait tout à fait défendre une telle proposition, même s’il n’ose pas le dire.

    On remarque également un certain nombre d’engagements d’inspiration trumpiste, notamment en matière de protectionnisme, mais aussi sur la réindustrialisation, points sur lesquels nous ne sommes pas loin de la proposition de principe à mon sens plutôt que sur des mesures concrètes et qui auraient un effet tangible.

    Sur le pouvoir d’achat, on voit bien que la candidate du FN est sur la longueur d’ondes de la gauche, avec sa proposition d’un minimum vieillesse, d’une prime pouvoir d’achat, d’une baisse de 5% des tarifs réglementés, etc. Il en est de même également avec les 35 heures. On est loin de la Marine Le Pen libérale des années 1990. On pourrait qualifier son programme actuel de « corpo-social », pujadiste, mais certainement pas de libéral. Nous sommes donc assez éloignés des anciennes postures du Front national. On remarque cela depuis l’arrivée de Florian Philippot ; désormais, le cœur de business du Front national est situé à gauche de l’échiquier politique.

    Le programme économique du FN passé au crible

    Les électeurs du FN expliquent leur vote par la situation économique et sociale. Mais les solutions de Marine Le Pen peuvent-elles changer la donne ?

      | Le Point.fr

    Marion Maréchal-Le Pen et sa tante sont toutes deux arrivées en tête en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie au 1er tour des régionales.
    Marion Maréchal-Le Pen et sa tante sont toutes deux arrivées en tête en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie au 1er tour des régionales. © AFP/ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

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    commentaires

    Helene                                                    Dans l’état catastrophique ou se trouve la France avec des millions de français vivant sous le seuil de pauvreté elle est bien obligée de faire une politique plus à gauche pour ne pas laisser sur le carreau tous ces pauvres malheureux victimes de 40 ans d’UMPS. Maintenant on peut faire une politique à gauche en étant ferme et garder des idées de droite. Elle n’en est pas encore arrivée a instituer le revenu universel pour les français .. Elle veut redresser la France par le travail pas l’assistanat..

    RÂLEUR A VIERÂLEUR A VIE                                      ARRETE UNE BONNE FOIS POUR TOUTE DE SUCER LES SOCIALOPES, TON PERE DOIT ETRE DANS UNE COLERE NOIRE
    apusapus                                                          Son parti pourra ainsi servir de repoussoir total ! (extrême droite et extrême gauche ) malin !
  • galuremarche                                        maligne
    donc vers un second tour macron le pen

    • Avatar gerard.jourdain             le programme du FN sur le plan économique n’est pas pire que ceux qui ont étés réalisés à ce jour.

      Mais je préférais le programme économique de son papa. plus réaliste,plus près de la compréhension des marchés. aucun dogme, dont celui de virer l’ ISF qui est une folie économique. « départ des capitaux, frein à l’envie d’investir en France…perte de consommation…

    • Avatar valle79                                 le programme du fn est irresponsable selon gattaz et le medef ?

      oui , c’est clair que pour entretenir leurs énormes marges tout en écrasant les peuples ..il ne faut surtout pas en sortir !!
      ce n’est pas notre europe mais celle de nos grands patrons . elle est un échec total sauf pour cette caste

    • Avatar herveLE                                   sortie de l’euro: les arguments juridiques sont justes (c’est assez rare qu’on en parle d’ailleurs) concernant la sortie de l’Euro et la nécessité d’unanimité des 28.

      La conclusion logique est que cela ne peut marcher QUE si la France sort de l’UE par l’article 50, légalement, et sort de fait aussi de l’euro légalement.

      Toutefois le FN ne propose absolument pas cela. Cette sortie directe de l’UE est une proposition de l’UPR (union populaire républicaine) et aucun autre parti ne le propose.

    • Avatar takezo26                                 La question de fond est de savoir ce qui est important pour un pays et ses habitants ! C’est d’abord d’avoir un espace territoriale ou sont préservés nos valeurs et cultures . Que les gens extérieurs n’y entrent pas comme dans un moulin , ce qui implique d’avoir des frontières. Que les gens dans cet espace appelé Pays ou Nation y soient en sécurité ; Que cette patrie offre à chaque citoyens un travail qui lui permette de construire une famille, que cette famille puisse se nourrir décemment avec le fruit de son travail , que cette famille puisse bien éduquer ses enfants ; Que les richesses de ce pays soient mieux partagées . Point besoin d’un Euro pour cela, ni d’une Europe Oligarchique! Un pays ayant des frontières n’a jamais empêché le commerce et échanges de toutes natures avec d’autres pays, et cela depuis la nuit des temps ! Le concorde à été une fabuleuse réussite, et pourtant nos amis Anglais et nous même n’étions pas le même pays . Quand Gattaz parle du FN ; il faut connaitre le grand patronat pour en comprendre le sens ! Pour eux, seul compte le profit , les citoyens n’étant que des esclaves modernes à qui il faut donner le moins possible pour les obliger à être au boulot jour après jour , et tout cela pour que des actionnaires s’engraissent tout en étant en vacances .

      La question n’est pas d’être communiste , ou socialiste, mais d’être juste vis à vis des travailleurs Français .

    • Avatar herveLE                                L’article fait totalemnt l’impasse sur un fait capital qui est qu’il y a aujourd’hui 8 prix nobel demandant la fin de l’euro ou critiquant cette monnaie.

      Il y a plus de 100 économistes qui se sont prononcés pour une sortie de l’euro, les voila listés:
      agoravox.fr/tribune-libre/article/105-economistes-envisagent-la-152083
      Je rappelle que ce sont des gens qui n’ont pas d’intérêt personnel à une sortie de l’euro contrairement aux autres !

    • Avatar motivé                                          dire que ce n’est pas si simple ne veut pas dire que cela est impossible …et ce n’est pas en laissant les choses dans l’état qu’elles changeront toutes seules !!

      ce que j’aimerais, c’est le même travail d’analyse sur le programme du PS et des LR histoire d’assurer le principe d’égalité, valeur de la république que sont censés défendre ces 2 partis

    1. mebham                                                  Comment est-ce possible de prêter la moindre attention à un programme économique aussi absurde. La presse ne fait pas son boulot en ne dénonçant pas ces inepties. La réalité est que les imbéciles qui votent FN, ne sont pas intéresser par l’économique, seul leur importe son programme raciste, haineux. Résultat, toute critique est inutile. (voir Trump, idem)
    2.  anton56                                                       Je suis étonné qu’il ne lance pas l’idée d’une étoile de couleur pour les étrangers surtaxés

      au travail.

    3.  NDNM17                                                      Je n’adhère pas non plus aux idées du FN mais que dire des imbéciles qui ont voté Hollande?Le 02/02/2017 à 19h19
    4. Vous parlez d’une étoile de couleur pour les israéliens qui viennent travailler en France?

    5. « C’est l’un des derniers cafouillages recensés ;l’A F P révélait, lundi, qu’au moins 80 candidats européens figuraient sur les listes du Front national. Une situation qui peut sembler incongrue alors que le parti s’oppose au droit de vote des étrangers, européens ou non. « A partir du moment où la loi est là, il n’y a pas de raison de ne pas permettre à un certain nombre de personnes d’en profiter », a justifié la présidente du parti, Marine Le Pen. » le monde 17-03-2014

      les gogos, on leur fait avaler tout ce qu’on veut … alors pourquoi ne pas continuer … une taxe sur contrat d’employé étranger … …

    6.  Le fonctionnaire du privé                     Le terme de priorité est moins clivant que préférence, celui de logique nationale convient aussi.

      Si le gvnt achète des voitures allemandes ou italiennes pour équiper la police, on se dira s’il n’est pas plus logique d’abord acheter français?
      Le raisonnement est le même par exemple au marché de l’emploi, plus logique d’embaucher d’abord des Français.

    7.  mrbjpb                                                           Le programme de Fillon pour beaucoup avait de la gueule mais a été contredit par la morale du prétendant à la présidence
    8.  bmelea                                                            Je voyage souvent en Asie et le concept de « préférence nationale » est la norme, cela coule de source. Là-bas, vous n’entrez pas sans visa, et si il a expiré vous êtes expulsé aux frais de l’ambassade. Mais pourtant personne en Europe ne considère ces pays d’Asie comme raciste..étrange contradiction. Pour les bobos, les autres peuvent être souverain, mais surtout pas nous ! Le Tibet qui veut protéger son peuple et sa culture, c’est magnifique pour la gauche, mais pas de ça ici. Que de contradiction
    9.  hazemann.bernard                                    Avec ce qui se passe actuellement en France ,on passe vraiment pour des cons par rapport aux autres pays…on est ridiculisé
    10. Et sauf si vous êtes ressortissant de l’UE, vous n’obtenez pas non plus un permis de travail facilement.

    11. @Damien35 :                                                 l’Europe est une passoire, elle n’a pas de frontière, il faut être aveugle pour ne pas le voir. On entre comme on veut, et on fait du black comme on veut. Vous mélangez et méconnaissez tout. Vous êtes dans la théorie, mais la réalité est bien différente, informez-vous… Aucun pays d’Asie et même du reste du monde n’accepterait ce que « nous » (vous) sommes en train d’accepter/subir.
      La France est dans une période extrêmement sombre et les perspectives sont encore plus sombres.

    12.  damien35                                                        Si l’Europe était une passoire comme vous dites, il n’y aurait pas chaque année des milliers de migrants qui perdent la vie en tentant d’y rentrer.

      Le Pape ne s’insurgerait pas de ce que la Méditerranée est devenu un grand cimetière. Les mensonges du FN ça suffit. Qu’ils commencent déjà par rendre l’argent des contribuables qu’ils ont volé…

    13. edouardo                                                           MLP fait beaucoup de promesses, toujours dans le même sens : « On va taxer les autres pour donner aux Français » de façon à obtenir un maximum de voix, mais quand on regarde de plus près on constate :
      – que les villes « gérées » par le FN l’ont été au seul profit de ce parti et non de leurs habitants (même français),
      – que le slogan « Tous pourris » s’applique également au FN impliqué dans de nombreuses affaires,
      – que les promesses de MLP (et du FN) n’engagent que ceux qui les croient.

      Par exemple, quand sarko/fillon ont fait passer l’âge de la retraite de 60 à 62 ans et que des gens manifestaient contre, MLP a dit qu’il fallait interdire ces manifestations. Aujourd’hui, elle propose un retour à la retraite à 60 ans.
      De plus elle se garde bien de préciser quel serait le montant d’une telle retraite pour ceux qui la prendraient à 60 ans (si c’est le minimum vieillesse, non merci).

    14.  foot                                                                           taxer les produits c’est augmenter le coût de la vie; c’est prendre le risque de subir des mesures de rétorsion sur nos exportations, donc sur nos ventes à l’export, donc sur l’emploi en France ……. quel programme !!! on comprend que TRUMP l’ait copié ( c’est du moins ce qu’elle prétend ); combien de nouvelles taxes dans cette dernière mouture ??? combien de nouvelles normes ???
    15.  canyon                                                                     Une dizaine d’eurodéputés britanniques de Ukip, dont Nigel Farage , sont soupçonnés par le Parlement européen d’avoir indûment perçu des centaines de milliers d’euros pour rémunérer des assistants ne travaillant pas réellement dans le cadre de l’institution, selon une source parlementaire aujourd’hui.

      Les services du Parlement ont évalué à plus de 580.000 euros les sommes que ces eurodéputés devront rembourser globalement faute d’explications satisfaisantes sur le travail de ces assistants. Cette nouvelle affaire est la conséquence de vérifications faites par l’administration du Parlement dans le sillage d’une précédente enquête interne.

  • François                                    Je croise de moins en moins de blancs en Ile-de-France. Ils sont en train de disparaître. Si Marine le Pen n’est pas élue Présidente de la République, la race blanche est foutue. Dé-fi-ni-ti-ve-ment. Vive Marine Le Pen Présidente!

    caleniecalenie                                       C’est sûr que si Fillon ne se présente pas….encore que ces pauvres français sont capables de voter macron….
    REALISTEREALISTE                                    elle y croit dure comme fer ? et moi aussi ainsi que mes amis, famille et collègues!!
    VIVE LA FRANCE AVEC MARINE !! les collabos, les parasites, les étrangers , DEHORS !
    cedriccedric                                            la gauche ou la droite sont la pour le fric pas pour la France .le président gagne combien par mois à vie ?
    eyzieseyzies                                             Dans les écoles militaires d’élite de la planète entière on vous enseigne ceci: « la guerrilla et le terrorisme ont été inventés pour mettre en échec les plus puissantes des armées modernes ». Quand bon sang (pour rester poli…) va-t-on dire aux électeurs naïfs et infantiles du FN qu’AUCUN système ne peut lutter contre le terrorisme… à moins de vouloir vivre comme en Corée du Nord?? C’est celà qu’on veut à FN land??
    9Thermidor9Thermidor                                « j’y croix de fer » tel était son propos. ah! ces journaleux
    LULu                                                 A ce qui paraît elle a essayé de draguer des immigrés. Évidemment il y en a qui saute sur l’occasion, pour absolument revendiquer sa carte d’identité
    benben                                                   qu’elle rembourse déjà les sommes dues pour emplois fictifs..
    UtilisateurUtilisateur                                      Admettons que Marine soir élue
    Comment fera t elle pour obtenir 289 députés aux législatives ?

     Claude DOUCET                              Il semble de plus en plus nécessaire de faire en sorte que tous les débats politiques et économiques ne concernent plus que les DEUX FRONTS. Tous les autres partis sont selon ces gars là discrédités et incapables. Les Deux fronts en débat vont nous expliquer en criant très fort comment on peut détruire en trois semaines la Sécu et notre Régime de retraite. Le pire c’est que Mélenchon sur ce type de sujet est plus dangereux que sa copine blonde. Avec lui cela ira encore plus vite !!!!!!!!!!!!!!!

    Daniel                                                             Les électeurs du fn s’en foutent ….. Ils ne lisent pas le monde !

    cricri06 

    @AntiThor                                                  En quoi est ce une bonne nouvelle d’avoir moins d’Audi, de Mercedes .. et +de voitures françaises? Les voitures allemandes sont produites en Allemagne tandis que les françaises sont produites pour partie en France et Espagne, et pour beaucoup en Slovénie en Roumanie ou en Turquie, etc…. Est ce préférable de faire bosser des ouvriers des pays de l’Est que de l’Ouest? Difficile de suivre ce raisonnement!!! Tout çà me semble des démonstrations à l’emporte pièce sans trop de réflexion!

    Riri                                                                 C’est sûr qu’avec la politique actuelle, nous ne sommes pas déjà dans un appauvrissement durable et profond… A les entendre, il faudrait encore plus délocaliser, encore plus de chômage, encore plus de réduction des dépenses publiques, encore plus d’exonérations fiscales pour les plus riches, encore plus d’austérité pour le peuple, encore plus de modération salariale, et enfin, la France deviendrait riche et prospère !… (pour une petite minorité de richissimes privilégiés)

     

    Marc BARLOT                                               Il est intéressant de voir ce qui se passe lors d’une dévaluation monétaire et en cas de sortie de l’euro. Si les exportations l’emportent sur les importations alors le pari est gagné. En général l’expérience prouve que c’est coûteux à court terme car cela renchérit les importations mais à moyen et long terme cela est très efficace sauf si les autres font la même chose.Quand à l’appauvrissement supposé, l’euro a gagné prêt de 30% depuis son introduction, somme nous plus riches ? bien sur que non.

    hope                                                                 Si l’on faisait la même chose avec les autres programmes. Je serais d’avis que le Point passe au crible, à chaque élection, les programmes économiques des partis politiques, pour dénoncer, systématiquement, les mesures démagogiques et coûteuses, car ce que l’on reproche au FN, dont le programme économique s’est gauchisé, sous l’influence de Philippot, on aurait pu le reprocher au programme de Hollande, pour être élu en 2012.

    La gauche est mal placée pour critiquer sur ce plan le FN, car le FN ne fait qu’utiliser les mêmes ressorts démagogiques que ceux de la gauche française : par exemple, MLP reproche à ce brave Xavier Bertrand, qui n’a rien d’un matamore, de vouloir « tuer les pauvres », une aberration digne du leitmotiv sur « l’homme du Fouquet’s » ou « le président des riches »…
    C’est le discours gauchiste qui est en France une aberration économique, les journalistes devraient tous les jours le crier haut et fort, au lieu de ne parler que du FN, qui ne fait que mimer ses caricatures.                                                                            Droite et Gauche ne se valent pas...Je lis souvent dans les commentaires des soutiens du FN que la droite et la gauche se valent, sous le simplisme « UMPS ».                      Simplification n’est pas raison : n’oublions jamais, pour ceux qui n’ont pas bien connu cette période, que les dépenses publiques, l’endettement, les déficits n’ont explosé qu’à partir de Mitterrand, en mai 1981.
    Avant lui, la France était relativement bien gérée, avec Raymond Barre comme Premier Ministre, qui disait déjà qu’il fallait se serrer la ceinture (l’endettement était alors de 20% du PIB).
    Or, Mitterrand a ouvert les vannes de la dépense publiques, en créant de nouvelles dépenses, de nouveaux droits sociaux, en accroissant le nombre de fonctionnaires et l’immigration en provenance de pays pauvres et en augmentant considérablement les charges sociales et les impôts, corrélativement.
    Hélas, la nature des dépenses publiques, par principe irréversibles, fait qu’il est très difficile de les réduire, car leurs bénéficiaires considèrent qu’il s’agit de droits acquis, donc définitifs.
    Ainsi, la droite n’a pas osé remettre en cause ces dépenses, d’autant moins que les médias, les administrations, les syndicats et la culture en France sont entre les mains de la gauche et que notre gauche est plus radicale que partout ailleurs et sans compter que les administrations, dans ce pays, disposent des pleins pouvoirs pour bloquer les réformes.
    En effet, la structure jacobine du pouvoir en France, fait que les administrations disposent de larges monopoles et peuvent facilement bloquer le pays, si elles ne sont pas d’accord avec les réformes proposées.
    Or, les réformes qui sont nécessaires en France concernent essentiellement l’Etat et le secteur publique !
    Bref, la France est totalement bloquée politiquement, mais essentiellement par la faut de la gauche et de son idéologie radicale (marxiste).
    Par conséquent, il faut que la droite traditionnelle, qui est seule à défendre ces réformes, ose enfin, une fois au pouvoir, les mettre en œuvre…                                            pp0601                                                     Pas de prix nobel pro FN @duagt

    Mais c’est bien parce que nous avons lu ces prix nobel d’économie que nous pouvons dire sans frémir et sans nous tromper que le programme économique du FN est une aberration. D’ailleurs aucun prix nobel d’économie ne prétend que le programme du FN est correct, au contraire Krugman dit l’inverse des thèses du FN et refuse cette assimilation. Il est évident aussi que les propos de Stiglitz sont détournés ou mal compris par Marine Le Pen, il suffit de les lire d’ailleurs. Quant à Pissarides, cité par Marine Le Pen, il vient de déclarer le 12 décembre 2015 qu’il faut sauver l’euro que nous n’avons pas le choix, et pourtant il est anglais. Seul les économistes du Front de gauche (Sapir et Généreux) abondent dans les thèses économiques du FN, mais Marine Le Pen ne les cite jamais, préférant détourner les propos de spécialistes anglo-saxons. C’est révélateur!

    Azerty   

    @ Domj                                                       Au sujet de la dette, certes l’euro permet d’emprunter plus facilement qu’avec une monnaie nationale. Mais votre argument « apocalypse » ne tient pas car cet argent facile est un pousse-au-crime dans le cas de la France ! S’endetter pour payer les salaires ou les pensions de 6 M de fonctionnaires, dispenser une aide sociale faisant obstacle au retour à l’emploi et… Rembourser les intérêts de la dette en question, j’appelle ça un cercle vicieux.
    Les anglais n’ont pas l’euro, aussi devraient-ils être plus pénalisés que nous lorsqu’ils empruntent. Mais c’est le contraire car ils dépensent intelligemment pour générer une croissance seule capable de rassurer les prêteurs. Il est là vrai le cercle vertueux.

    pp0601                                                          Dévaluation

    Mais bien sur que si la dévaluation va appauvrir les français :
    – une part de ce que nous achetons provient de l’étranger en particulier l’habillement, l’électronique, les voitures… La dévaluation va automatiquement renchérir ces produits et donc nous appauvrir.
    – nos placements sont pour une part investis sur des titres libellés en euros, en dollars ou en francs suisses (assurance vie en particulier). La dévaluation va dévaluer ces titres et appauvrir les épargnants. C’est une évidence.
    – la dévaluation devrait rendre plus performantes nos exportations sauf qu’il nous faudra des années pour reconstituer un appareil productif qui n’existe plus. Les machines et la compétence des salariés cela ne se trouve pas comme cela.
    En clair la dévaluation massive se traduira par un appauvrissement immédiat surtout des plus faibles pour un espoir de rééquilibrage à terme.

    Duagt 

    @christophe92                                                 Cessez de dire que la dévaluation appauvrissait les français. quand on est passé à l’euro est-on devenu 6. 5 fois plus riche ? Certainement pas.
    passer à une monnaie forte n’a rien changé à l’intérieur.
    passer à une monnaie faible changera rien non plus en interne

    Domj                                                                           Impact d’un retour au franc sur la dette

    Vous avez oublie de mentionner l’impact d’un retour au franc sur une dette publique libelle en euro et détenue en majorité par des investisseurs étrangers… Cà sera un vrai massacre… Le déficit public plongera et nos chers dirigeants se verront obligés d’augmenter les impôts… Good luck !

    korbin muller                                                        Pas pire L’état actuel de notre pays nous dit que ça ne peut être pire ! Notre pays est à bout de souffle… Quels sont les programmes des autres candidats ? La fameuse exigence de Sarkozy qui s’indignait des taxes douanières appliquées par la chine sur nos produits ?

    JMB102                                                      Attention aux arguments de critique seuls… !

    Le FN attire, non pas parce qu’il peut mieux, mais parce que ceux qui ont exercé le pouvoir, GAUCHE et DROITE, n’ont pas fait avancer le fameux »SCHMILBLICCCKKK ».
    Donc, les arguments anti-FN ne marchent pas. Car les gens se disent : Puisque vous savez faire mieux que le FN que vous critiquez, comment se fait-il qu’on en soit là !
    Et ça, difficile à contrer!
    Élémentaire mon cher Watson !

    cico21                                                                   Qui soutient l’€uro  ?Jusqu’à la réunification allemande où le DM avait le pouvoir monétaire  ! Delors, Trichet, etc. Ont donc décidé la création de cet Etat anti démocratique par l’€uro censé coincer l’Allemagne avec Mitterrand en tête : «qu’il en avait cloué les mains de l’Allemagne sur la table»  ! Depuis, on le constate tous les jours, les taux de changes fixes entre Etats ne peuvent pas fonctionner avec des productivités aussi différentes mais aussi depuis le 1er Empire  !

    Les premiers défenseurs sont les politiques puisque la BCE les exonère de la «tyrannie des marchés et du TSCG qu’ils ont signé»… Leur chef l’a lui même avoué  : «Le Pacte de Sécurité l’emporte sur le Pacte de Stabilité» Un tour de passe-passe qui pose question (Marc Vignaud le 18/11/2015). Ce «Président qui déteste les riches et n’aime pas les sans dents» aura plus de 40000€ de retraite, payés par nos impôts mais si l’on quittait l’€ il n’aurait que 40000 nouveaux francs et deviendrait «pauvre» au fil des dévaluations successives faites par des futurs incompétents  !

    Les seconds sont tous ceux payés par nos impôts ; grands commis de l’Etat, hauts fonctionnaires suivis par 7 millions de rentiers salariés ou subventionnés par l’emprunt. Tous nantis d’un emploi à vie suivi d’une retraite des plus avantageuse ! Car si l’on quittait l’€ ils ne toucheraient en moyenne que 4000 nouveaux francs et deviendraient «pauvres» pour les mêmes raisons que leur président.

    Les troisièmes qui citent certains «économistes patentés» dont il n’existe qu’un scénario «argentin» copié est une manière de terroriser notre bon Peuple ! Relayé par un soutien très actif chez certains média, qui survivent grâce aux subventions étatiques par ses défenseurs acharnés de la Liberté d’expression où même l’URSS n’a jamais eu cette bonne idée de faire taire tout commentaire sensé  !
    Mais cette supercherie ne durera pas et le sacrifice des générations futures avec plus de 19, 2% de sans emploi sur la population active, ne leur pardonneront pas  !

 

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