5Une «fausse victime» des attentats du 13-Novembre condamnée à un an ferme

Plusieurs personnes rassemblées devant le bar Le Carillon, un an après les attentats du 13 novembre 2015.
  • Laura O., une femme de 24 ans, était jugée pour avoir présenté aux policiers des faux certificats médicaux attestant qu’elle était au bar Le Carillon lors de l’attaque terroriste en 2015. Le procureur a rappelé qu’«on ne se moque pas des victimes d’attentat».

«C’est inadmissible ce que j’ai fait»: malgré ses excuses, une jeune femme qui avait prétendu être une victime des attentats du 13-Novembre pour toucher des indemnisations n’a pas convaincu le tribunal et a été condamnée, ce lundi, à un an de prison ferme. Le ministère public s’était montré encore plus sévère, demandant trente mois d’emprisonnement car la considérant en état de récidive légale.

«Je présente mes excuses aux policiers, aux juges, aux avocats, aux parties civiles, aux victimes», a lancé Laura O. à la barre du tribunal correctionnel de Versailles, jugée pour «faux» et «tentative d’escroquerie». «Les vraies victimes ont subi un vrai préjudice et moi j’ai joué de ça pour avoir de l’argent, de façon bête, tout à fait puérile. Quand j’ai pris conscience des faits, c’était trop tard», a-t-elle ajouté, parfois au bord des larmes malgré son aplomb en début d’audience. La femme de 24 ans, toute de noir vêtue, cheveux tressés tirés en arrière, a invoqué une relation problématique avec sa mère depuis l’enfance et sa peur panique de manquer d’argent.

La justice lui reprochait d’avoir prétendu être une victime d’une des attaques djihadistes – qui ont fait, au total, 130 morts le 13 novembre 2015 – contre le bar Le Carillon, auprès du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme (FGTI) et de la Maison départementale de l’autonomie qui aide les personnes handicapées.

Elle s’était présentée en décembre 2015 au commissariat des Mureaux, dans les Yvelines, pour porter plainte, prétendant avoir été «gravement blessée à un bras». Pour étayer ses dires, elle présentait son bras en écharpe, produisait des certificats médicaux et une photo de sa blessure. Mais elle disait «avoir été soufflée par une explosion», alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut.

Les enquêteurs de la police judiciaire versaillaise se mettaient alors en relation avec la sous-direction antiterroriste qui ne tardait pas à souligner de nombreuses «incohérences». Brièvement placée en garde à vue en février alors qu’elle était enceinte de six mois, la jeune femme a reconnu les faits.

Le procureur François Vaissette a souligné le «luxe de détails développés» par la prévenue qui «a fait preuve d’un ensemble de manœuvres absolument phénoménal» auprès des enquêteurs comme auprès des organismes d’aide. Et de rappeler solennellement à la mère de famille qu’«on ne se moque pas des victimes d’attentat». «Ce dossier est particulièrement douloureux», a souligné de son côté l’avocat du FGTI, François Laigneau, disant «douter de ses larmes de crocodile» et de la «sincérité de son repentir». Il a pointé le fait que ce type de comportement est «préjudiciable aux victimes» car «il ralentit le travail des enquêteurs». Laura O. devra verser un euro symbolique de dommages et intérêts au fonds d’indemnisation.

La jeune femme avait pourtant tenté son va-tout à la barre: «Il a fallu un déclic, la naissance de ma fille» début 2016. «Après aujourd’hui, vous n’entendrez plus jamais parler de moi», a-t-elle promis à ses juges sans ciller. L’expert psychiatre, qui l’a rencontrée durant l’instruction, n’a pas décelé de «trouble de nature psychologique» mais «une tendance mythomaniaque», et n’a pas exclu un «risque de récidive», a rappelé la présidente Angélique Heidsieck.

Trois ans de prison pour avoir falsifié un diplôme de pharmacien

Jugée également pour exercice illégal de la pharmacie, la prévenue, déjà précédemment condamnée pour dénonciation mensongère, conduite sans permis, vol et escroquerie, a en outre écopé d’une peine de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir falsifié un diplôme de pharmacien afin de se faire embaucher dans une officine des Yvelines. Son mari, chauffeur à la RATP, était aussi jugé dans ce même cadre pour faux, fausse déclaration et recel de bien obtenu à l’aide d’une escroquerie pour s’être fait délivrer des médicaments par son épouse par des moyens frauduleux. Il a été condamné à huit mois ferme.

Ils devront également verser solidairement plus de 25.200 euros à la CPAM Paris et plus de 28.800 euros au groupe mutualiste de la RATP.

Un an ferme pour une fausse victime des attentats du 13-Novembre

« C’est inadmissible ce que j’ai fait »: malgré ses excuses, une jeune femme qui avait prétendu être une victime des attentats du 13-Novembre pour toucher des indemnisations n’a pas convaincu le tribunal et a été condamnée lundi à un an de prison ferme.

Le ministère public s’était montré encore plus sévère, demandant 30 mois d’emprisonnement car la considérant en état de récidive légale.

« Je présente mes excuses aux policiers, aux juges, aux avocats, aux parties civiles, aux victimes », a lancé Laura Ouandjli à la barre du tribunal correctionnel de Versailles, jugée pour « faux » et « tentative d’escroquerie ».

« Les vraies victimes ont subi un vrai préjudice et moi j’ai joué de ça pour avoir de l’argent, de façon bête, tout à fait puérile. Quand j’ai pris conscience des faits, c’était trop tard », a-t-elle ajouté, parfois au bord des larmes malgré son aplomb en début d’audience.

La jeune femme de 24 ans, toute de noir vêtue, cheveux tressés tirés en arrière, a invoqué une relation problématique avec sa mère depuis l’enfance et sa peur panique de manquer d’argent.

La justice lui reprochait d’avoir prétendu être une victime d’une des attaques jihadistes qui ont fait 130 morts en tout le 13 novembre 2015, contre le bar Le Carillon, auprès du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme (FGTI) et de la Maison départementale de l’autonomie qui aide les personnes handicapées.

Elle s’était présentée en décembre 2015 au commissariat des Mureaux, dans les Yvelines, pour porter plainte, prétendant avoir été « gravement blessée à un bras ». Pour étayer ses dires, elle présentait son bras en écharpe, produisait des certificats médicaux et une photo de son bras prétendument blessé. Mais elle disait « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut.

Les enquêteurs de la police judiciaire versaillaise se mettaient alors en relation avec la sous-direction antiterroriste qui ne tardait pas à souligner de nombreuses « incohérences ».

Brièvement placée en garde à vue en février alors qu’elle était enceinte de six mois, la jeune femme a reconnu les faits.

– « Larmes de crocodile » –

Le procureur François Vaissette a souligné le « luxe de détails développés » par la prévenue qui « a fait preuve d’un ensemble de manoeuvres absolument phénoménal » auprès des enquêteurs comme auprès des organismes d’aide. Et de rappeler solennellement à la mère de famille qu' »on ne se moque pas des victimes d’attentat ».

« Ce dossier est particulièrement douloureux », a souligné de son côté l’avocat du FGTI, François Laigneau, disant « douter de ses larmes de crocodile » et de la « sincérité de son repentir ». Il a pointé le fait que ce type de comportement est « préjudiciable aux victimes » car « il ralentit le travail des enquêteurs ». Laura Ouandjli devra verser un euro symbolique de dommages et intérêts au fonds d’indemnisation.

La jeune femme avait pourtant tenté son va-tout à la barre: « Il a fallu un déclic, la naissance de ma fille » début 2016. « Après aujourd’hui, vous n’entendrez plus jamais parler de moi », a-t-elle promis à ses juges sans ciller.

L’expert psychiatre qui l’a rencontrée durant l’instruction n’a pas décelé de « trouble de nature psychologique » mais « une tendance mythomaniaque », et n’a pas exclu un « risque de récidive », a rappelé la présidente Angélique Heidsieck.

Jugée également pour exercice illégal de la pharmacie, la prévenue, déjà précédemment condamnée pour dénonciation mensongère, conduite sans permis, vol et escroquerie, a en outre écopé d’une peine de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir falsifié un diplôme de pharmacien afin de se faire embaucher dans une officine des Yvelines.

Son mari, chauffeur à la RATP, était aussi jugé dans ce même cadre pour faux, fausse déclaration et recel de bien obtenu à l’aide d’une escroquerie pour s’être fait délivrer des médicaments par son épouse par des moyens frauduleux. Il a été condamné à huit mois ferme.

Ils devront également verser solidairement plus de 25.200 euros à la CPAM Paris et plus de 28.800 euros au groupe mutualiste de la RATP.

Jugée pour avoir tenté de se faire passer pour une victime des attentats du 13-Novembre

Jugée pour avoir tenté de se faire passer pour une victime des attentats du 13-Novembre
La jeune femme s’était fait passer pour une victime de l’aataque au Carillon.@ Europe 1/Victor Dhollande
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Une jeune femme de 24 ans comparaît lundi pour « escroquerie » et « tentative d’escroquerie » après avoir tenté de se faire passer pour une victime afin de toucher le fonds de garantie.

Laura O. incarne le visage de la cupidité. Un mois après les attentats du 13-Novembre, la jeune femme de 24 ans avait tenté de se faire passer pour une victime afin de percevoir les aides qui leur sont destinées. Elle est jugée ce lundi  devant le tribunal correctionnel de Versailles pour « escroquerie » et « tentatives d’escroquerie ».

Le 22 décembre 2015, Laura O. se présente au commissariat des Mureaux. Le soir des attentats, assure-t-elle, elle était sur la terrasse du Carillon, l’un des bars visés par les commandos. Elle prétend avoir été « soufflée par une explosion » et « gravement blessée à un bras ». Elle se présente d’ailleurs avec un bras en écharpe et de nombreux certificats médicaux prouvant qu’elle doit subir une greffe de peau. Elle fournit même une photo de sa blessure. Quinze jours plus tard, elle réitère son récit devant les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles.

Faux certificat médical, photo trouvée sur Internet. En guise de réparation, elle demande 20.000 euros, insiste pour savoir quand elle pourra toucher l’argent. Un comportement peu habituel de la part d’une victime. D’autant que sa version des faits intrigue. Les enquêteurs de la PJ de Versailles décident de contacter la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (SDAT) qui ne tarde pas à souligner de nombreuses incohérences dans son récit. Elle parle d’une explosion alors qu’il n’y en a pas eu au Carillon : la terrasse a été visée par des tirs de kalachnikov. Par ailleurs, le nom de la « victime » ne figure sur aucune liste dressée par les hôpitaux dans les heures qui ont suivi le drame. Les enquêteurs appellent donc le médecin qui a fait l’ordonnance. Il ne l’a jamais reçu, il s’agit d’une usurpation. Quid de la photo ? Elle a été trouvée sur Internet, dans une affaire n’ayant rien à voir. Il suffisait de taper « bras brûlé » dans la barre de recherche Google.

Elle est à nouveau convoquée en février. Les policiers remarquent son ventre arrondi alors même qu’elle avait expliqué avoir fait une fausse couche à la suite des attentats. Acculée, la jeune femme reconnaît qu’il s’agissait d’un mensonge. Qui a néanmoins permis de berner le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et la Maison départementale de l’autonomie, qui vient en aide aux personnes handicapées. « Depuis qu’elle a accouché, elle a compris qu’elle avait fait une bêtise », assure son avocat Me Michel Warné. « Ce n’était pas pour manquer de respect aux victimes, mais elle avait peur de ne pas avoir suffisamment d’argent pour élever leur futur enfant. » Le père du nourrisson, chauffeur de bus à la RATP, n’aurait découvert l’arnaque que le jour de sa garde à vue. Sa compagne encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros d’amende.

Exercice illégal de la pharmacie. Mais la jeune femme comparaîtra aussi le même dans une autre affaire pour « exercice illégal de la pharmacie ». Selon son conseil, elle est poursuivie pour avoir fourni de faux diplômes afin de se faire embaucher dans deux officines. « Elle a fait croire qu’elle était docteure en pharmacie alors qu’elle n’a qu’un CAP de préparatrice », explique-t-il. Elle aurait également fait de faux certificats médicaux. « C’est une personne qui était un peu perdue, elle a fait de mauvais choix. Mais elle en est tout à fait consciente aujourd’hui. »

En juillet, une autre fausse victime des attentats a déjà été condamnée à six mois de prison avec sursis pour « escroquerie ». Hospitalisée le 13 novembre 2015 pour une intervention bénigne, elle avait tenté de faire croire au fonds de garantie qu’elle se trouvait au Bataclan ce soir-là. Elle avait été confondue par les nombreuses incohérences de son récit.

Attentats. Prison ferme pour une fausse victime du 13-Novembre

  • La jeune femme a prétendu « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d'assaut.
    La jeune femme a prétendu « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut. | Ouest-France / Daniel Fouray

Une jeune femme qui avait prétendu être une victime des attentats du 13 novembre 2015 dans l’espoir de toucher des indemnisations, a été condamnée lundi à un an de prison par le tribunal correctionnel de Versailles. Le ministère public avait requis 30 mois d’emprisonnement. La mère de famille de 24 ans au chômage, devra également verser un euro symbolique de dommages et intérêts au Fonds d’indemnisation des victimes du terrorisme (FGTI).

Jugée pour « faux » et « escroquerie », la jeune femme s’était présentée le 22 décembre 2015 au commissariat des Mureaux (Yvelines) pour porter plainte, prétendant faire partie des victimes d’une des attaques djihadistes qui ont frappé la capitale le soir du 13 novembre, au bar Le Carillon.

Elle affirme alors avoir été « gravement blessée à un bras » et porte d’ailleurs un bras en écharpe, présente des certificats médicaux montrant qu’elle doit subir une greffe de peau, produit une photo de son bras prétendument blessé et ajoute qu’elle a perdu ce soir-là téléphone, carte bleue et autres effets personnels.

Mais la jeune femme prétend « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut.

De nombreuses incohérences

La police judiciaire versaillaise se met alors en relation avec la sous-direction antiterroriste (SDAT) qui ne tarde pas à souligner de nombreuses « incohérences » dans le récit de la jeune femme, ainsi que dans les pièces produites. Le médecin prétendument à l’origine de son certificat médical ne l’a en réalité jamais reçue. Le nom de la jeune femme ne figure sur aucune liste de victimes admises à l’hôpital le soir du drame. Et la photo de bras blessé est retrouvée sur internet, mais il ne s’agit pas du sien.

Brièvement placée en garde à vue en février, alors qu’elle était enceinte de six mois, la jeune femme a reconnu les faits.

Dans une autre affaire également jugée lundi, la prévenue a été condamnée à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour exercice illégal de la pharmacie.

Son mari, chauffeur à la RATP, jugé dans ce même cadre pour faux, fausse déclaration et recel de bien obtenu à l’aide d’une escroquerie pour s’être fait délivrer des médicaments par son épouse par des moyens frauduleux, a été condamné à huit mois ferme.

Un an ferme pour une fausse victime des attentats du 13-Novembre

« C’est inadmissible ce que j’ai fait »: malgré ses excuses, une jeune femme qui avait prétendu être une victime des attentats du 13-Novembre pour toucher des indemnisations n’a pas convaincu le tribunal et a été condamnée lundi à un an de prison ferme.

Le ministère public s’était montré encore plus sévère, demandant 30 mois d’emprisonnement car la considérant en état de récidive légale.

« Je présente mes excuses aux policiers, aux juges, aux avocats, aux parties civiles, aux victimes », a lancé Laura Ouandjli à la barre du tribunal correctionnel de Versailles, jugée pour « faux » et « tentative d’escroquerie ».

« Les vraies victimes ont subi un vrai préjudice et moi j’ai joué de ça pour avoir de l’argent, de façon bête, tout à fait puérile. Quand j’ai pris conscience des faits, c’était trop tard », a-t-elle ajouté, parfois au bord des larmes malgré son aplomb en début d’audience.

La jeune femme de 24 ans, toute de noir vêtue, cheveux tressés tirés en arrière, a invoqué une relation problématique avec sa mère depuis l’enfance et sa peur panique de manquer d’argent.

La justice lui reprochait d’avoir prétendu être une victime d’une des attaques jihadistes qui ont fait 130 morts en tout le 13 novembre 2015, contre le bar Le Carillon, auprès du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme (FGTI) et de la Maison départementale de l’autonomie qui aide les personnes handicapées.

Elle s’était présentée en décembre 2015 au commissariat des Mureaux, dans les Yvelines, pour porter plainte, prétendant avoir été « gravement blessée à un bras ». Pour étayer ses dires, elle présentait son bras en écharpe, produisait des certificats médicaux et une photo de son bras prétendument blessé. Mais elle disait « avoir été soufflée par une explosion », alors que la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil d’assaut.

Les enquêteurs de la police judiciaire versaillaise se mettaient alors en relation avec la sous-direction antiterroriste qui ne tardait pas à souligner de nombreuses « incohérences ».

Brièvement placée en garde à vue en février alors qu’elle était enceinte de six mois, la jeune femme a reconnu les faits.

– « Larmes de crocodile » –

Le procureur François Vaissette a souligné le « luxe de détails développés » par la prévenue qui « a fait preuve d’un ensemble de manoeuvres absolument phénoménal » auprès des enquêteurs comme auprès des organismes d’aide. Et de rappeler solennellement à la mère de famille qu' »on ne se moque pas des victimes d’attentat ».

« Ce dossier est particulièrement douloureux », a souligné de son côté l’avocat du FGTI, François Laigneau, disant « douter de ses larmes de crocodile » et de la « sincérité de son repentir ». Il a pointé le fait que ce type de comportement est « préjudiciable aux victimes » car « il ralentit le travail des enquêteurs ». Laura Ouandjli devra verser un euro symbolique de dommages et intérêts au fonds d’indemnisation.

La jeune femme avait pourtant tenté son va-tout à la barre: « Il a fallu un déclic, la naissance de ma fille » début 2016. « Après aujourd’hui, vous n’entendrez plus jamais parler de moi », a-t-elle promis à ses juges sans ciller.

L’expert psychiatre qui l’a rencontrée durant l’instruction n’a pas décelé de « trouble de nature psychologique » mais « une tendance mythomaniaque », et n’a pas exclu un « risque de récidive », a rappelé la présidente Angélique Heidsieck.

Jugée également pour exercice illégal de la pharmacie, la prévenue, déjà précédemment condamnée pour dénonciation mensongère, conduite sans permis, vol et escroquerie, a en outre écopé d’une peine de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir falsifié un diplôme de pharmacien afin de se faire embaucher dans une officine des Yvelines.

Son mari, chauffeur à la RATP, était aussi jugé dans ce même cadre pour faux, fausse déclaration et recel de bien obtenu à l’aide d’une escroquerie pour s’être fait délivrer des médicaments par son épouse par des moyens frauduleux. Il a été condamné à huit mois ferme.

Ils devront également verser solidairement plus de 25.200 euros à la CPAM Paris et plus de 28.800 euros au groupe mutualiste de la RATP.

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commentaires

bintje00                                                            A l’époque du mensonge et de la crédulité généralisés, pourquoi se gêner.

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