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0-1un pistolet sur la tempe des Européens

Le Brexit selon Theresa May sera radical, a annoncé la première ministre britannique. Elle assure aussi que l’Europe et le Royaume-Uni ont tout intérêt à trouver un nouvel accord de libre-échange.

Elle disait « Brexit means Brexit », et l’on se plaignait de son laconisme. Dans un discours historique d’une heure prononcé ce mardi à Lancaster House, une dépendance du ministère des Affaires étrangères, la Première ministre britannique Theresa May, surnommée Theresa « May be » [peut-être] par la presse, a enfin précisé sa pensée sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Effectivement, « Brexit » voulait bien dire « Brexit. » Puisque les quatre libertés constitutives de l’Union (libre circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes) sont indivisibles, a-t-elle reconnu, et que les Britanniques ont voté le 23 juin dernier pour reprendre le contrôle sur l’immigration venue de ses pays membres, le Royaume-Uni va sortir du marché unique européen.

De nouveaux accords commerciaux sur mesure

Avantage: fini les contributions annuelles « énormes » au budget européen, a-t-elle argumenté. Mais renoncer à participer au marché unique en tant que membre ne signifie pas pour autant s’en fermer les portes. En négociant un accord de libre-échange sur mesure, le Royaume-Uni doit s’assurer « l’accès le plus large possible au marché unique sur une base réciproque. »

Même logique pour l’union douanière européenne qui oblige ses membres à fixer les mêmes tarifs aux pays extérieurs, et dont la Turquie fait par exemple partie pour certains produits. Le Royaume-Uni la quittera pour retrouver la liberté de négocier ses propres accords commerciaux avec le reste du monde, a-t-elle annoncé. Au nom de sa tradition de « grande nation commerciale. » Il faudra donc négocier une nouvelle union douanière sur mesure avec l’Union européenne.

Le beurre et l’argent du beurre?

Il en va de même pour les services financiers de la City, cités à plusieurs reprises par Theresa May comme devant faire l’objet de négociations. Objectif: préserver le passeport financier qui permet aux banques établies à Londres de vendre leurs services dans l’Union européenne. « Cette place financière est un de leurs atouts », relève pour L’Express Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE.

« C’est toute l’ambiguïté de son discours, commente pour L’Express Philippe Waechter, chef économiste de Natixis, il lui fallait couper avec l’Union pour satisfaire son électorat, mais cela ne doit pas empêcher de continuer à faire du commerce. » Le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn l’accuse quant à lui de vouloir « have her cake and eat it too » [avoir le beurre et l’argent du beurre]. Une stratégie dont son ministre des Affaires étrangères Boris Johnson s’était fièrement revendiqué en juin.

Calamity Theresa et son dumping fiscal

Et si les Européens ne se montraient pas disposés à faire du libre-échange avec un Royaume-Uni sécessionniste, et voulaient au contraire le « punir »? Tout en affirmant vouloir conserver des liens d’amitiés avec l’Union, dont elle dit « partager les valeurs », la Première ministre s’est montrée menaçante. Une telle attitude serait « calamiteuse » pour l’Europe elle-même, a-t-elle affirmé, rappelant son chômage des jeunes. « Moins de commerce, c’est moins d’emploi et moins de croissance. »

Si aucun accord n’était possible, elle a même averti que son pays « serait libre de changer les bases de son modèle économique », pour attirer le plus grand nombre possible d’investisseurs. « Pas d’accord vaut mieux qu’un mauvais accord », a-t-elle assuré. Signez pour le libre-échange avec nous, ou nous nous réservons le droit de devenir un paradis fiscal. Une menace que son ministre de l’Economie Philip Hammond avait déjà agitée il y a quelques jours.

« Elle a un discours cohérent, estime pour L’Express Catherine Mathieu, les Britanniques voulaient du marché commun, mais n’ont jamais accepté de renoncer à leur souveraineté au sein d’une Europe évoluant vers le fédéralisme. » Une approche très claire, mais a minima, de ce que les Anglais ont toujours attendu de l’Europe. Quant à la menace de faire du dumping fiscal, « c’est de bonne guerre », relativise Catherine Mathieu.

« Notre but est de devenir plus internationaliste »

Sur son pupitre et derrière elle, la nouvelle devise du Royaume-Uni post-Brexit: « Global Britain. » C’est en se tournant vers le vaste monde pour commercer, et plus uniquement vers l’Europe, que le Royaume-Uni doit maintenant prospérer, selon Theresa May. « Notre but est de devenir plus internationaliste », a-t-elle affirmé. Comme un retour vers l’Angleterre victorienne, qui dominait les mers.

Ce qui n’est pas forcément un mauvais calcul. « La moitié des exportations va vers l’Union européenne, l’autre vers le reste du monde. La balance commerciale est en excédent avec les Etats-Unis, alors qu’elle est en déficit avec l’Europe », note Catherine Mathieu. Donald Trump, cité par la première ministre, a promis de signer au plus vite un accord de libre-échange avec Londres.

« L’Union européenne doit réussir »

Comment l’Union européenne pourrait-elle tirer profit de cette nouvelle donne? Theresa May assure qu’elle ne veut pas son démantèlement, les nouveaux accords doivent bénéficier aux deux partenaires. « Nous ne voulons pas mettre en danger le marché unique […] l’Union européenne doit réussir », a-t-elle insisté.

« Un discours poli, pour que la discussion avec l’UE ne soit pas trop hostile, analyse Philippe Waechter, mais la Commission européenne va devoir décider jusqu’où les Anglais peuvent aller trop loin sans créer de précédent. » Punir le Royaume-Uni serait certainement contre-productif, mais favoriser son économie au point qu’il se porte mieux en dehors de l’Union pourrait l’être encore plus.

Theresa May veut un Brexit «dur»

  • – AFP
«Vous serez toujours les bienvenus dans ce pays» a lancé Theresa May: suffisant pour amadouer les Européens?
«Vous serez toujours les bienvenus dans ce pays» a lancé Theresa May: suffisant pour amadouer les Européens?-Reporters/Photoshot

Theresa May a balisé la route du Royaume-Uni vers le Brexit: elle passera par une sortie de son pays du Marché unique.

La rupture avec l’Union Européenne (UE) doit être «claire et nette», afin de retrouver le contrôle de l’immigration: le Brexit signifie donc la sortie du marché unique, a annoncé ce mardi la Première …

Theresa May choisit la voie d’un Brexit «dur»

  Jacques Klopp – Agence France-Presse à Londres |
La première ministre britannique Theresa May
Photo: Kirsty Wigglesworth Agence France-Presse La première ministre britannique Theresa May

Le Brexit signifie la sortie du marché unique, a affirmé mardi la première ministre britannique Theresa May, en défendant une rupture « claire et nette » avec l’Union européenne (UE) pour retrouver le contrôle de l’immigration.

Le discours de Theresa May, très attendu après des mois à manier le flou, a été salué par les eurosceptiques et a immédiatement fait remonter la livre sterling, qui avait plongé par anticipation la veille.

« Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique », a affirmé Mme May en dévoilant ses priorités pour les négociations à venir, dont le retrait de la Cour de justice de l’Union européenne.

Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici la fin mars, prélude à deux ans de discussions, elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord définitif au vote du Parlement britannique comme le réclamaient nombre de députés.

Bruxelles n’a pas commenté officiellement la feuille de route de la première ministre britannique. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a toutefois salué sur son compte Twitter un discours « plus réaliste » que les précédents de la part de Theresa May.

« Prêts dès que le Royaume-Uni l’est. Seule la notification [de l’article 50] peut lancer les négociations », a réagi le négociateur de la Commission européenne, le Français Michel Barnier, sur le réseau social.

Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni

Theresa May

Pour Mme May, un maintien dans le marché unique de 500 millions de consommateurs est incompatible avec la priorité absolue de Londres : la maîtrise de l’immigration. « Le message du peuple a été très clair : le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni », a-t-elle souligné, sans entrer dans les détails.

Lors du référendum du 23 juin 2016, 52 % des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’UE et beaucoup ont cité l’immigration comme l’une de leurs principales motivations.

Cette volonté d’une sortie du marché unique rend « encore plus probable » le scénario d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse qui a voté pour rester dans l’UE, a réagi la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, estimant que cela entraînerait « une catastrophe économique ».

Tout ou rien

Après des mois d’incertitudes sur ses intentions, Theresa May a dit son souhait d’« un nouveau partenariat équitable » avec l’UE, « pas un statut de membre partiel ou associé […] qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors ». Elle a plaidé également pour un « nouvel accord » sur l’union douanière.

« Enfin un peu de clarté » sur le Brexit, s’est félicité le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, appelant « à des relations aussi bonnes, étroites […] que possible » une fois le Brexit formalisé.

« Pour la première fois, le Royaume-Uni accepte l’inflexibilité de l’UE sur les quatre libertés », a déclaré à l’AFP Stephen Booth, directeur du think tank Open Europe. L’UE a en effet signifié à Londres que la liberté de circulation des biens, des capitaux et services était indissolublement liée à celle des personnes.

Mme May a toutefois dit qu’elle chercherait « à obtenir le plus grand accès possible » au marché unique, alors que 44 % des exportations britanniques sont allées vers l’UE en 2015. Et afin d’éviter « un changement trop brutal », elle a prôné « une mise en oeuvre par étapes » d’un accord avec l’UE à l’issue des négociations de sortie.

Les milieux d’affaires britanniques ont salué ce début de clarification, soulignant toutefois que le plus dur restait à faire, à savoir sécuriser le meilleur accès possible au marché européen. « Dans les affaires, ce qui compte vraiment, c’est ce que vous obtenez des négociations, pas ce que vous souhaitez », a commenté Adam Marshall, directeur général de la Chambre de commerce britannique.

« Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni », a par ailleurs déclaré Theresa May. La Grande-Bretagne va donc rester « le meilleur ami de nos partenaires européens », a-t-elle promis, mettant en parallèle en garde les Européens contre toute volonté de punir son pays.

Mais la Grande-Bretagne va également devenir « un pays qui regarde aussi au-delà des frontières de l’Europe », a-t-elle ajouté, vantant le projet d’une « grande nation marchande à l’échelle mondiale ».

Le discours de Theresa May mardi marque une vraie rupture, lançant le pays sur la route d’un Brexit « dur ». Londres risque de se heurter à l’intransigeance des autres leaders européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, qui refusent une « Europe à la carte ».

Theresa May annonce que le Royaume-Uni quittera le marché unique à l’occasion du Brexit

Afp

Le Royaume-Uni quittera le marché unique et conclura un nouvel accord de libre-échange avec l’Union européenne, a annoncé mardi midi la Première ministre britannique Theresa May dans son premier discours public sur les plans britanniques pour la sortie du pays de l’UE.

Le Royaume-Uni quittera le marché unique dans le cadre du Brexit et conclura un nouvel accord de libre-échange avec l’Union européenne, mais également avec d’autres pays et alliés, a indiqué la Première ministre aux ambassadeurs des 27 autres pays européens. Concernant l’union douanière, «on ne s’interdit aucune option», a souligné Mme May, mais le but pour le Royaume-Uni est de pouvoir fixer ses propres tarifs douaniers et de s’assurer que les flux commerciaux se passent de manière la plus fluide possible.

Le résultat des négociations sur le Brexit sera aussi soumis aux deux chambres du Parlement britannique, a encore précisé la Première ministre.

La City privée de passeport européen

La City privée de passeport européen

Crédit photo © Reuters

PARIS (Reuters) – L’annonce de la Première ministre Theresa May que le Royaume-Uni va sortir du marché intérieur européen signifie que les banques britanniques ne bénéficieront plus du passeport européen et que les échanges seront plus coûteux, a déclaré mardi un diplomate français.

Ce choix des Britanniques « va amener à des redistributions d’investissements. Les secteurs qui exportent dans un sens ou dans l’autre vont rencontrer plus d’obstacles, et les chaînes de valeurs qui se sont organisées autour du Royaume-Uni vont se réorganiser », a-t-il dit à Reuters.

Les futures relations commerciales entre l’Union européenne et le Royaume-Uni seront négociées en s’appuyant sur les règles de l’Organisation mondiale du commerce, qui pourront être améliorées, a-t-il souligné.

« Mais même si dans un domaine particulier, disons l’automobile, on arrivait à dire qu’on ne mettrait pas de droits de douane par exemple ou très peu, le fait que le Royaume-Uni soit un pays tiers, qu’on soit dans une simple relation commerciale, impose un certain nombre d’obstacles aux échanges », a-t-il dit. « Les biens ne circulent pas librement, il faudra mettre des douanes, vérifier la qualité des produits, vérifier leur origine, etc. Et ça, évidemment, ça a un coût qui est très significatif. »

« Pour les services, c’est encore plus clair parce que – sauf à faire partie du marché intérieur comme la Norvège – ça suppose des harmonisations encore plus profondes », a ajouté le diplomate. « Par exemple, le passeport financier pour la City, c’est incompatible avec une sortie du marché intérieur, ça c’est sûr. C’est certain : le passeport est vraiment lié au marché intérieur puisqu’il suppose une application des règles uniforme et la Cour de justice. »

Le passeport européen permet actuellement aux banques immatriculées au Royaume-Uni d’opérer dans tous les pays de l’UE sans devoir être enregistrées dans chaque Etat membre.

« Il faudra mettre d’autres instruments pour pouvoir maintenir des relations financières mais ce sera de nature très différente », a encore déclaré le diplomate.

Prié de commenter la phrase de Theresa May selon laquelle elle préfèrerait pas d’accord avec l’Union plutôt qu’un mauvais accord, le diplomate a répondu : « on entre dans une négociation classique et l’on retrouve les réflexes des négociateurs, dire : ‘je préfère pas d’accord qu’un mauvais accord’, ‘je ne suis demandeur de rien’ etc. Il y a des jeux classiques qui permettent de positionner les acteurs d’une négociation. »

En fonction des mesures réglementaires que le gouvernement britannique pourrait prendre pendant les négociations, « on va devoir aussi, à 27, renforcer la manière dont nous nous protégeons contre des concurrences déloyales », a-t-il ajouté.

May dévoile son plan pour un Brexit intégral

Sonia Delesalle-Stolper, correspondante à Londres
Theresa May lors de son discours mardi à Londres.Theresa May lors de son discours mardi à Londres. Photo AFP

Sortie du marché unique, sortie de l’union douanière, rejet de la Cour européenne de justice… la Première ministre britannique a choisi de quitter totalement l’UE, sans participation partielle.

Haro sur les mauvais esprits, le gouvernement britannique a finalement «un plan pour le Royaume-Uni» et sa sortie de l’Union européenne. En martelant depuis presque sept mois que «Brexit signifie Brexit», Theresa May voulait en fait dire que «out signifie out».

Sortie du marché unique, sortie de l’union douanière, rejet de la Cour européenne de justice, la Première ministre britannique a choisi de suivre la ligne dure prônée par les plus acharnés des Brexiters de son gouvernement. Sauf qu’il est désormais avisé de parler d’un «Brexit propre» et non plus «dur». Et, dans ce cadre, le contrôle de l’immigration prime sur le reste, y compris la prospérité économique du pays.

Statut spécial

Le 23 juin dernier, les Britanniques ont voté pour la sortie de l’Union européenne et «l’ont fait les yeux ouverts : en acceptant que le chemin à l’avenir pourrait être incertain à certains moments», a déclaré Theresa May lors d’une conférence de presse à Lancaster House, un palais en bordure de Green Park.

Le Royaume-Uni est spécial, a en substance expliqué la Première ministre et, à ce titre, il cherchera à obtenir un statut spécial, fait sur mesure, dans ses nouvelles et futures relations avec l’Union européenne. Pas question donc d’une «participation partielle à l’Union européenne, d’un statut de membre associé de l’UE ou quoi que ce soit qui nous laisse à moitié dedans ou à moitié dehors». Pas question non plus d’«adopter un modèle déjà existant pour d’autres pays». Exit donc les modèles norvégien ou suisse.

Si Theresa May souhaite couper tous les liens avec le marché unique et mettre fin à toute contribution financière au budget européen, elle a tout de même laissé entendre que l’accord final sur le Brexit pourrait «prendre en compte quelques éléments du marché unique, dans certains secteurs – comme l’exportation des voitures et camions par exemple, ou la liberté de fournir des services financiers à travers les frontières nationales».

Pareillement, le Royaume-Uni pourrait choisir de continuer à «participer à certains programmes européens spécifiques, et ce sera à nous de décider, et dans ce cas une contribution appropriée serait raisonnable», a-t-elle ajouté.

 

«Profondément internationaliste»

Devant tous les ambassadeurs européens au Royaume-Uni, invités pour l’occasion, Theresa May a refusé de garantir le statut des citoyens européens déjà présents au Royaume-Uni – ils seraient au moins trois millions – tout en affirmant vouloir régler la question le plus vite possible, en parallèle avec le statut des Britanniques installés dans le reste de l’UE.

«Le résultat du référendum n’était pas une décision de se renfermer, de se retirer du monde», a-t-elle poursuivi. Parce que «l’histoire du Royaume-Uni et sa culture sont profondément internationalistes». Le Royaume-Uni, désormais presque libre, va pouvoir devenir «global» et signer une multitude d’accords de libre-échange avec le monde entier, a affirmé Theresa May, en se rengorgeant des récents propos de Donald Trump en faveur d’un accord commercial rapide avec les Etats-Unis.

«Acte calamiteux»

La Première ministre a également annoncé qu’elle soumettrait au vote des deux chambres du Parlement l’accord final de sortie de l’UE. Après avoir passé les deux-tiers de son discours à caresser les Européens dans le sens du poil, en vantant une histoire et des valeurs communes, en réitérant la ferme volonté de continuer à travailler ensemble sur les sujets de défense ou de sécurité, Theresa May a brusquement changé de ton.

Il serait malvenu que les 27 envisagent un «accord punitif» vis-à-vis du Royaume-Uni. «Cela serait un acte calamiteux d’autopunition pour les pays d’Europe. Et ce ne serait pas l’acte d’un ami», a-t-elle menacé.

«Le Royaume-Uni n’accepterait – ne pourrait accepter une telle approche. […] Qu’il soit clair que, pour le Royaume-Uni, pas d’accord vaudrait mieux qu’un mauvais accord», a-t-elle dit. Les grandes lignes sont tracées, les négociations peuvent démarrer. A bon entendeur, salut.

Royaume-Uni: Theresa May choisit la voie d’un Brexit « dur »

Londres (AFP)© 2017 AFP

Photo AFP

Le Brexit signifie la sortie du marché unique, a affirmé mardi la Première ministre britannique Theresa May, en défendant une rupture « claire et nette » avec l’Union européenne (UE) pour retrouver le contrôle de l’immigration.

Le discours de Theresa May, très attendu après des mois à manier le flou, a été salué par les eurosceptiques et a immédiatement fait remonter la livre Sterling, qui avait plongé par anticipation la veille.

« Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique », a affirmé Mme May en dévoilant ses priorités pour les négociations à venir, dont le retrait de la Cour de justice de l’Union européenne.

Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici la fin mars, prélude à deux ans de discussions, elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique comme le réclamaient nombre de députés.

Bruxelles n’a pas commenté officiellement la feuille de route de la Première ministre britannique. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a toutefois salué sur son compte Twitter un discours « plus réaliste » que les précédents de la part de Theresa May.

« Prêts dès que le Royaume-Uni l’est. Seule la notification (de l’article 50, NDLR) peut lancer les négociations », a réagi le négociateur de la Commission européenne, le Français Michel Barnier, sur le réseau social.

Pour Mme May, un maintien dans le marché unique de 500 millions de consommateurs est incompatible avec la priorité N°1 de Londres: la maîtrise de l’immigration. « Le message du peuple a été très clair: le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni », a-t-elle souligné, sans entrer dans les détails.

Lors du référendum du 23 juin 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’UE et beaucoup ont cité l’immigration comme l’une de leurs principales motivations.

– « Enfin un peu de clarté » –

Cette volonté d’une sortie du marché unique rend « encore plus probable » le scénario d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse qui a voté pour rester dans l’UE, a réagi la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, estimant que cela entraînerait « une catastrophe économique ».

Après des mois d’incertitudes sur ses intentions, Theresa May a dit son souhait d' »un nouveau partenariat équitable » avec l’UE, « pas un statut de membre partiel ou associé (…) qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors ». Elle a plaidé également pour un « nouvel accord » sur l’union douanière.

« Enfin un peu de clarté » sur le Brexit, s’est félicité le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, appelant « à des relations aussi bonnes, étroites (…) que possible » une fois le Brexit formalisé.

« Pour la première fois, le Royaume-Uni accepte l’inflexibilité de l’UE sur les quatre libertés », a déclaré à l’AFP Stephen Booth, directeur du think tank Open Europe. L’UE a en effet signifié à Londres que la liberté de circulation des biens, des capitaux et services était indissolublement liée à celle des personnes.

Mme May a toutefois dit qu’elle chercherait « à obtenir le plus grand accès possible » au marché unique, alors que 44% des exportations britanniques sont allées vers l’UE en 2015. Et afin d’éviter « un changement trop brutal », elle a prôné « une mise en oeuvre par étapes » d’un accord avec l’UE à l’issue des négociations de sortie.

Les milieux d’affaires britanniques ont salué ce début de clarification, soulignant toutefois que le plus dur restait à faire, à savoir sécuriser le meilleur accès possible au marché européen. « Dans les affaires, ce qui compte vraiment c’est ce que vous obtenez des négociations, pas ce que vous souhaitez », a commenté Adam Marshall, directeur général de la Chambre de commerce britannique.

–  » Grande nation marchande » –

« Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni », a par ailleurs déclaré Theresa May. La Grande-Bretagne va donc rester « le meilleur ami de nos partenaires européens », a-t-elle promis, mettant en parallèle en garde les Européens contre toute volonté de punir son pays.

Mais la Grande-Bretagne va également devenir « un pays qui regarde aussi au-delà des frontières de l’Europe », a-t-elle ajouté, vantant le projet d’une « grande nation marchande à l’échelle mondiale ».

Le discours de Theresa May mardi marque une vraie rupture, lançant le pays sur la route d’un Brexit « dur ». Londres risque de se heurter à l’intransigeance des autres leaders européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, qui refusent une « Europe à la carte ».

« Les Britanniques ont mis fin aux spéculations et apporté une plus grande clarté (…). C’est positif pour les futures négociations », juge Lüder Gerken, président du Centre de politique européenne de Fribourg (Allemagne).

« Les leaders européens seront contents d’avoir un peu plus de détails sur les négociations à venir », abonde Anand Menon, professeur de sciences politiques au King’s College de Londres. « Mais, a-t-il ajouté, ils seront moins ravis des menaces » brandies par Mme May lorsqu’elle a notamment suggéré que le Royaume-Uni allait être libre de proposer un système de taxation « compétitif » pour attirer les entreprises.

Brexit. Theresa May veut une sortie du Royaume Uni du marché commun

Brexit. Theresa May veut une sortie du Royaume Uni du marché commun

Ecosse et Irlande du Nord pourraient réclamer leur indépendance pour se rapprocher de l’Union Européenne.

La première ministre du Royaume Uni a annoncé mardi après midi les mesures destinées à gérer le divorce avec l’Union européenne. Theresa May se dit favorable un Brexit dur. Avec une sortie du marché commun de l’Union européenne ex CEE. Seule condition pour que son pays retrouve son « indépendance » notamment en matière d’immigration. Problème majeur pour elle : l’Ecosse et l’Irlande du Nord pourraient souhaiter rester et réclamer leur indépendance.
Sur le calendrier, la Première ministre conservatrice souhaite entamer la procédure dès le mois de mars 2017. Les négociations pourraient ensuite durer plusieurs mois ou plusieurs années et aboutir à un vote du Parlement du Royaume Uni.
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Vidéo Brexit : Theresa May dévoile les 12 modalités de son divorce à l’anglaise avec l’UE Copyright : Euronews FR

Royaume-Uni: Theresa May choisit la voie d’un Brexit « dur »

Londres (AFP)

Le Brexit signifie la sortie du marché unique, a affirmé mardi la Première ministre britannique Theresa May, en défendant une rupture « claire et nette » avec l’Union européenne (UE) pour retrouver le contrôle de l’immigration.

Le discours de Theresa May, très attendu après des mois à manier le flou, a été salué par les eurosceptiques et a immédiatement fait remonter la livre Sterling, qui avait plongé par anticipation la veille.

« Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique », a affirmé Mme May en dévoilant ses priorités pour les négociations à venir, dont le retrait de la Cour de justice de l’Union européenne.

Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici la fin mars, prélude à deux ans de discussions, elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique comme le réclamaient nombre de députés.

Bruxelles n’a pas commenté officiellement la feuille de route de la Première ministre britannique. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a toutefois salué sur son compte Twitter un discours « plus réaliste » que les précédents de la part de Theresa May.

« Prêts dès que le Royaume-Uni l’est. Seule la notification (de l’article 50, NDLR) peut lancer les négociations », a réagi le négociateur de la Commission européenne, le Français Michel Barnier, sur le réseau social.

Pour Mme May, un maintien dans le marché unique de 500 millions de consommateurs est incompatible avec la priorité N°1 de Londres: la maîtrise de l’immigration. « Le message du peuple a été très clair: le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni », a-t-elle souligné, sans entrer dans les détails.

Lors du référendum du 23 juin 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’UE et beaucoup ont cité l’immigration comme l’une de leurs principales motivations.

« Enfin un peu de clarté »

Cette volonté d’une sortie du marché unique rend « encore plus probable » le scénario d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse qui a voté pour rester dans l’UE, a réagi la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, estimant que cela entraînerait « une catastrophe économique ».

Après des mois d’incertitudes sur ses intentions, Theresa May a dit son souhait d' »un nouveau partenariat équitable » avec l’UE, « pas un statut de membre partiel ou associé (…) qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors ». Elle a plaidé également pour un « nouvel accord » sur l’union douanière.

« Enfin un peu de clarté » sur le Brexit, s’est félicité le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, appelant « à des relations aussi bonnes, étroites (…) que possible » une fois le Brexit formalisé.

« Pour la première fois, le Royaume-Uni accepte l’inflexibilité de l’UE sur les quatre libertés », a déclaré à l’AFP Stephen Booth, directeur du think tank Open Europe. L’UE a en effet signifié à Londres que la liberté de circulation des biens, des capitaux et services était indissolublement liée à celle des personnes.

Mme May a toutefois dit qu’elle chercherait « à obtenir le plus grand accès possible » au marché unique, alors que 44% des exportations britanniques sont allées vers l’UE en 2015. Et afin d’éviter « un changement trop brutal », elle a prôné « une mise en oeuvre par étapes » d’un accord avec l’UE à l’issue des négociations de sortie.

Les milieux d’affaires britanniques ont salué ce début de clarification, soulignant toutefois que le plus dur restait à faire, à savoir sécuriser le meilleur accès possible au marché européen. « Dans les affaires, ce qui compte vraiment c’est ce que vous obtenez des négociations, pas ce que vous souhaitez », a commenté Adam Marshall, directeur général de la Chambre de commerce britannique.

 » Grande nation marchande »

« Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni », a par ailleurs déclaré Theresa May. La Grande-Bretagne va donc rester « le meilleur ami de nos partenaires européens », a-t-elle promis, mettant en parallèle en garde les Européens contre toute volonté de punir son pays.

Mais la Grande-Bretagne va également devenir « un pays qui regarde aussi au-delà des frontières de l’Europe », a-t-elle ajouté, vantant le projet d’une « grande nation marchande à l’échelle mondiale ».

Le discours de Theresa May mardi marque une vraie rupture, lançant le pays sur la route d’un Brexit « dur ». Londres risque de se heurter à l’intransigeance des autres leaders européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, qui refusent une « Europe à la carte ».

« Les Britanniques ont mis fin aux spéculations et apporté une plus grande clarté (…). C’est positif pour les futures négociations », juge Lüder Gerken, président du Centre de politique européenne de Fribourg (Allemagne).

« Les leaders européens seront contents d’avoir un peu plus de détails sur les négociations à venir », abonde Anand Menon, professeur de sciences politiques au King’s College de Londres. « Mais, a-t-il ajouté, ils seront moins ravis des menaces » brandies par Mme May lorsqu’elle a notamment suggéré que le Royaume-Uni allait être libre de proposer un système de taxation « compétitif » pour attirer les entreprises.

Royaume-Uni. Brexit : Theresa May annonce une rupture claire avec l’UE

Britain's Prime Minister Theresa May delivers a speech on leaving the European Union at Lancaster House in London
La Première ministre britannique Theresa May lors de son discours à Lancaster House, à Londres, le 17 janvier 2017. PHOTO KIRSTY WIGGLESWORTH/REUTERS

La Première ministre britannique a fait un discours très attendu sur les conditions concrètes de la séparation du Royaume-Uni de l’Union européenne. Voici quelques points clés.

“Une absence d’accord vaudrait mieux qu’un mauvais accord.” C’est un des grands principes qu’a annoncé Theresa May ce 17 janvier, dans son discours très attendu sur le Brexit. Selon The Guardian, il devait expliquer, une fois pour toutes, “ce que signifie le slogan ‘Brexit signifie Brexit’.

“Qu’avons-nous donc appris dans cette intervention, la plus importante de son mandat ?” s’interroge le quotidien de centre gauche.

• Sur le marché unique

Sans surprise, la Première ministre ne souhaite pas rester dans le marché unique européen. Une décision indispensable pour réaliser ses deux premiers objectifs, explique The Guardian : mieux contrôler l’immigration et sortir son pays de la Cour de justice européenne. Au lieu d’être partie intégrante du marché unique, Theresa May souhaite néanmoins un “accès le plus large possible à travers un nouvel accord de libre-échange”.

• Sur l’union douanière

La chef de gouvernement a été moins claire sur ce point jugé pourtant crucial par les défenseurs du Brexit, explique le quotidien. “L’adhésion pleine à l’union douanière nous empêche de négocier nos propres accords commerciaux”, a-t-elle déclaré, tout en soulignant qu’elle “souhaitait un accord douanier avec l’UE et un accès libre du Royaume-Uni aux marchés de l’Union Européenne.

“Cela pourrait signifier l’élaboration d’un nouvel accord douanier ou l’installation d’un partenariat partiel, ou [la réduction du partenariat existant] à certains aspects”, pense le quotidien. Seule certitude : la Première ministre souhaite créer une exception pour la ville de Londres qui dépend du secteur des services financiers.

• L’immigration européenne

L’immigration constitue un autre point clé du Brexit, rappelle The Guardian. Elle a répété aujourd’hui : “Nous ne pouvons pas maîtriser l’immigration tout en gardant le régime de libre circulation en Europe… Le Brexit doit nous amener à contrôler le nombre de personnes qui viennent en Grande-Bretagne en provenance de l’Europe”, sans pour autant fournir plus d’explications.

Conclusion : il faudra attendre pour connaître d’autres détails sur la nature du régime d’immigration qu’elle envisage.

• Un accord de transition

C’est le monde des affaires qui tient tout particulièrement à cet aspect du Brexit. Il s’agit d’éviter “la catastrophe économique que serait un saut dans le vide”, explique The Guardian, c’est-à-dire un départ de l’UE sans idée claire de la suite des relations.

Theresa May a affirmé de nouveau ce vendredi, soulignant qu’elle souhaitait définir un “partenariat permanent dans les deux ans prévus par l’article 50 suivis d’une période de mise en œuvre dont la durée pourrait varier en fonction de la complexité des différents aspects” liés au Brexit.

Royaume-Uni: Theresa May annonce la sortie du marché unique européen

La Première ministre britannique Theresa May a défendu une rupture « claire et nette » mardi avec l’Union européenne (UE) en déclarant que le Brexit signifiait aussi la sortie du marché unique.

« Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique », a souligné Mme May lors d’un discours très attendu à Londres où, après des mois à manier le flou, elle a dévoilé ses priorités pour les négociations à venir avec l’UE.

Alors qu’elle a prévu de déclencher la procédure de divorce d’ici la fin mars, prélude à deux ans de négociations avec Bruxelles et les partenaires européens, elle a également annoncé qu’elle soumettrait l’accord final au vote du Parlement britannique, ce qui a immédiatement fait remonter la livre britannique.

Pour la Première ministre, un maintien dans le marché unique de 500 millions de consommateurs était incompatible avec la priorité N°1 de Londres: la maîtrise de l’immigration européenne qui passe par la fin du principe de libre-circulation des travailleurs européens.

« Le Royaume-Uni est un pays ouvert et tolérant mais le message du peuple a été très clair: le Brexit doit permettre de contrôler le nombre d’Européens qui viennent au Royaume-Uni », a-t-elle souligné.

Lors du référendum du 23 juin 2016, 52% des Britanniques avaient voté pour une sortie de l’UE et beaucoup ont cité le contrôle de l’immigration comme principale motivation.

« Nous voulons un nouveau partenariat équitable (…) pas un statut de membre partiel ou associé de l’UE, qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors », a-t-elle insisté, plaidant également pour un « nouvel accord » sur l’union douanière.

theresa may

Par étapes

« Nous n’allons pas chercher à rester membre du marché unique mais nous allons chercher à avoir le plus grand accès possible », a-t-elle développé, alors que 44% des exportations britanniques sont allées vers l’UE en 2015.

Afin d’éviter « un changement trop brutal », Mme May a prôné « une mise en oeuvre par étapes » d’un accord avec l’Union européenne à l’issue des négociations avec l’UE.

« Le succès de l’UE est dans l’intérêt du Royaume-Uni », a-t-elle dit. La Grande-Bretagne va donc rester « le meilleur ami et voisin de nos partenaires européens », a-t-elle promis, mettant en garde les Européens contre toute volonté de punir son pays.

« Vous serez toujours les bienvenus dans ce pays comme nous espérons que nos citoyens resteront les bienvenus chez vous », a lancé la cheffe du gouvernement conservateur devant des ambassadeurs des 27 pays européens conviés à Lancaster House.

Mais la Grande-Bretagne va également devenir « un pays qui regarde aussi au-delà des frontières de l’Europe », a-t-elle ajouté, vantant le projet d’une « grande nation marchande à l’échelle mondiale ».

Jusque-là, la Première ministre ne s’est guère aventurée au-delà d’une formule frustrante -« le Brexit signifie Brexit »- pour essayer de qualifier les termes de la rupture à venir.

Le discours de mardi a marqué une vraie rupture, lançant son pays sur la route d’un Brexit davantage « dur » que « mou ».

Ouvert sur le monde

En affichant sa volonté de sortir le Royaume-Uni du marché unique, Theresa May a montré qu’elle a pris acte des mises en garde des Européens, rappelant qu’il n’y aura pas d’accès possible sans respect du principe de libre circulation.

Mme May a insisté sur la construction d’un Royaume-Uni « ouvert sur le monde » qui signerait ses propres accords commerciaux avec des pays du Commonwealth, les géants asiatiques et les Etats-Unis.

A cet égard, elle a reçu dimanche le soutien enthousiaste du président élu américain Donald Trump, qui a annoncé au Times vouloir conclure « très rapidement » un tel accord.

Mais Mme May risque de se heurter à l’intransigeance des autres leaders européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, qui refusent une « Europe à la carte ».

Quelques heures avant son discours, la Première ministre polonaise Beata Szydlo a répété sa préférence pour un « soft » Brexit qui garantisse « les droits des citoyens polonais et européens ».

Le ministre des Affaires étrangères autrichien, Joerg Schelling, a lui estimé que « le Brexit allait prendre cinq plutôt que deux ans ». « Personne ne sait ce qui va se passer exactement », a-t-il dit.

Pour Theresa May, il s’agissait mardi non seulement d’exposer son plan mais aussi de pacifier un pays profondément divisé depuis le référendum.

Dans son discours, elle a ainsi également appelé ses concitoyens à « mettre de côté les vieilles divisions et s’unir pour faire du Brexit un succès », plaidant pour la fin des « insultes » et de la rancœur.

Theresa May veut un accord douanier entre le Royaume-Uni et l’UE

Londres – La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi qu’elle voulait un accord douanier entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, qui pourrait passer par la conclusion d’un accord complètement nouveau ou intégrer des éléments d’accords existants.

« Je ne veux pas que le Royaume-Uni soit membre de la politique commerciale commune (de l’UE) et je ne veux pas que nous soyons liés aux tarifs extérieurs communs, ce sont des éléments de l’union douanière qui nous empêcheraient de conclure nos propres accords commerciaux avec d’autres pays. Mais je veux que nous ayons un accord douanier avec l’UE », a souligné Mme May lors d’un discours très attendu sur le Brexit.

« Que ce soit un accord douanier complètement nouveau, que nous devenions membre associé de l’union douanière d’une certaine manière, ou que nous restions signataires de certains de ses aspects, je n’ai pas d’a priori », a précisé Mme May.

Elle a assuré avoir « un esprit ouvert » à ce sujet, ajoutant que l’objectif était « d’enlever autant de barrières que possible au commerce ».

A ce sujet, elle a souligné qu’elle voudrait conclure « un accord de libre-échange large et ambitieux avec l’Union européenne » qui lui permettrait d’avoir le meilleur accès possible au marché unique européen que le Royaume-Uni va quitter.

« Je veux que le Royaume-Uni soit en capacité de fixer son propre objectif tarifaire à l’OMC, ce qui signifie que nous pourrions conclure des accords de libre-échange non seulement avec l’UE mais aussi avec nos amis et alliés hors d’Europe », a ajouté la Première ministre.

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