Oh mon bateau!! <<Vous êtes terminé!» plutôt que «Vous êtes viré!»

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54.pngFincantieri : Les chantiers navals de STX France devraient passer sous pavillon italien

C’est finalement l’italien Fincantieri qui a été retenu par les autorités sud-coréennes pour reprendre les chantiers navals de Saint-Nazaire (STX France). Numéro un mondial du secteur, le groupe industriel contrôlé par l’Etat italien était le seul à avoir déposé une offre qui respectait les délais, à savoir le 26 décembre dernier. Les chantiers navals ont été rachetés par le groupe STX Offshore & Shipbuilding en 2008, l’actuel actionnaire principal (66%). Placé en redressement judiciaire en septembre dernier, le sud-coréen a entamé la cession de sa participation STX France.

En reprenant STX France, Fincantieri veut créer un champion européen de la construction navale. L’Etat français conserva 33% du capital du fabricant de l’Harmony-of-the-Seas, le plus grand bateau de croisière jamais conçu.

Depuis le placement de STX O&S en redressement judiciaire, le gouvernement français avait initié des discussions avec plusieurs repreneurs industriels intéressés, dans le but d’anticiper les décisions qui seront prises par le tribunal de commerce de Séoul et le groupe STX au terme du processus de vente.

L’Etat avait assuré qu’il n’entendait pas devenir actionnaire majoritaire de la société STX France mais comptait peser sur le choix du repreneur. Le gouvernement souhaite que les Chantiers de Saint-Nazaire puissent disposer d’un actionnariat industriel solide capable d’accompagner leur développement sur le long terme.

La partie n’est cependant pas encore gagnée Fincantieri. Le constructeur naval militaire français DCNS, dont l’Etat détient 62,49 % du capital, serait intéressé par une participation dans les chantiers de Saint-Nazaire afin d’accéder à ses infrastructures pour la construction de grands navires.

A ce sujet, un porte parole de DCNS, interrogé par Reuters, a indiqué que le groupe allait continuer de discuter avec Fincantieri, afin de préserver ses intérêts stratégiques.

Un repreneur italien pour les chantiers navals de Saint-Nazaire ?

STX France compte 2 600 salariés

Mais STX France, qui opère les chantiers de Saint-Nazaire, n’est pas la seule entreprise détenue par le groupe coréen STX Offshore and Building. Et les autres activités de cette société sont en difficulté depuis 2013, à tel point que le groupe est en passe d’être revendu par appartements. C’est le cas de STX France et l’affaire est politiquement stratégique, l’État possédant une participation d’un tiers du capital.

Un seul repreneur

C’est le 3 janvier que la justice coréenne donnera le nom du repreneur des chantiers de Saint-Nazaire. Un seul dossier a été déposé au tribunal de commerce de Séoul et d’après les informations de Ouest France, il s’agit de Fincantieri. Le groupe italien, principal concurrent de STX France, possède 20 chantiers partout dans le monde et il emploie près de 20 000 personnes.

L’État a son mot à dire

Le 22 décembre, le PDG de Fincantieri a rencontré le secrétaire d’État à l’Industrie afin d’évoquer la reprise. Sur le papier, l’entreprise est parfaitement positionnée : c’est un industriel du secteur, « fiable et européen », comme le souhaitent les pouvoirs publics. Reste à attendre la décision de Séoul.

Un seul candidat à la reprise des chantiers navals de Saint-Nazaire

Chantier de STX France près de Saint-Nazaire le 20 octobre 2016 (AFP/Archives/LOIC VENANCE)

Une seule offre de reprise du chantier naval STX de Saint-Nazaire (ouest de la France) a été soumise au tribunal sud-coréen examinant la procédure de redressement judiciaire de sa maison mère STX Offshore and Shipbuilding, a annoncé à l’AFP un porte-parole du tribunal.

Le groupe sud-coréen se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne.

Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l’État français, sont sa seule filiale rentable et il a évité de justesse la liquidation en novembre.

Tout comme STX Offshore and Shipbuilding, placé en redressement judiciaire en mai, STX France a été officiellement mis en vente par la justice sud-coréenne le 19 octobre.

L’italien Fincantieri, les chantiers néerlandais Damen ou encore le groupe asiatique Genting Hong Kong avaient montré un intérêt pour racheter les chantiers de Saint-Nazaire, dont le carnet de commande est plein.

« Mais seul un candidat a déposé son offre dans le délai imparti », a déclaré à l’AFP le juge Choi Ung-Young, qui fait office de porte-parole du tribunal de commerce du district central de Séoul.

Une femme passe devant un immeuble des chantier de STX France à Saint-Nazaire le 6 décembre 2016 (AFP/LOIC VENANCE)

Il s’est cependant refusé à donner l’identité de ce repreneur potentiel. Il a précisé que l’offre en question était étudiée par Samil PricewaterhouseCooper, qui gère le dossier.

Un porte-parole de STX Offshore and Shipbuilding a indiqué que la justice annoncerait le 3 janvier si cette offre est acceptée.

« Si le prix proposé est trop bas, l’offre sera refusée et un nouvel appel d’offre sera lancé », a déclaré le porte-parole.

Selon le site d’actualité maritime Mer et Marine, c’est le constructeur naval italien Fincantieri qui est l’auteur de l’offre. « Fincantieri, seul en course », titre-t-il sans dévoiler sa source.

Le groupe italien et le gouvernement français interrogés par l’AFP n’ont souhaité faire aucun commentaire.

« Fincantieri, on les a rencontrés. On se pose encore plein de questions sur leur véritable projet industriel et surtout sur le projet social qu’il y a derrière parce qu’on est sur les mêmes créneaux de travail », a réagi pour sa part Christophe Morel de la CFDT, interrogé par l’AFP.

« C’est une déception, c’est pas le candidat que l’on soutenait », a souligné pour sa part François Janvier de la CFE-CGC restant toutefois prudent en attendant l’annonce officielle.

Site de construction du navire de croisière MSC Meraviglia par le chantier naval STX de Saint-Nazaire, le 20 octobre 2016 (AFP/LOIC VENANCE)

Le néerlandais Damen est privilégié par les syndicats et élus.

Le secrétaire d’État français à l’Industrie Christophe Sirugue avait déclaré début novembre que le gouvernement préférerait un repreneur industriel pour racheter STX France, et verrait d’un bon oeil une participation du français DCNS.

Ce dernier n’a jamais montré son intérêt pour les chantiers de Saint-Nazaire, mais il pourrait prendre une participation minoritaire.

Contrairement à sa maison mère, STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est en pleine forme avec un carnet de commandes très bien rempli.

STX France avait été revendu à STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards, qui l’avait racheté en 2006 à Alstom.

STX Offshore & Shipbuilding est sous le contrôle de ses créanciers depuis 2013, dont la banque publique Korea Development Bank. Ceux-ci ont lâché plus de 4.000 milliards de wons pour l’aider à faire face à ses échéances (3,2 milliards d’euros).

Mais cela n’a pas suffi à remettre l’entreprise à flot et son endettement total atteignait 7.300 milliards de wons en juin.

Candidature Fincantieri. L’inquiétude des syndicats de STX

  • Le chantier de Saint-Nazaire est sur le point de changer de pavillon. Ce qui pose de nombreuses questions aux représentants du personnel.
    Le chantier de Saint-Nazaire est sur le point de changer de pavillon. Ce qui pose de nombreuses questions aux représentants du personnel. | Franck Dubray

Les représentants du personnel CFDT et CGT STX réagissent à l’arrivée désormais très probable de Fincantieri à la barre des chantiers navals de Saint-Nazaire. Plusieurs partis politiques aussi.

Pour la CFDT, « ce choix appelle plusieurs interrogations qu’il faudra lever dans les prochaines semaines ». Sur le plan industriel, le chantier « vit aujourd’hui parce qu’il construit, à coté des grands paquebots, d’autres bateaux dans le militaire ou même des sous-stations pour les énergies marines renouvelables. Les premiers apportent le volume de travail, les autres la marge. La crainte de la CFDT est de voir notre chantier se spécialiser dans les grands navires – de part sa grande cale – remettant en cause nos équilibres. » L’inquiétude porte aussi sur un éventuel « retournement de conjoncture » avec « quels arbitrages entre les chantiers italiens et français ? »

Sur le plan social, « lorsqu’on est racheté par un concurrent direct, le risque est de voir arriver la recherche de synergies qui se font bien souvent au détriment de l’emploi, dans la recherche de doublons. Quid du service commercial, des bureaux d’études, des achats… ? » Pour la CFDT, le chantier doit garder « toutes ses capacités et son autonomie, du haut en bas de l’échelle, et ne pas dépendre de Trieste. »

Sur le plan stratégique, « il y a une grande inquiétude d’un transfert de savoir-faire vers la Chine. » Pour la CFDT, « plus que la technologie, c’est ce savoir-faire, dans l’ingénierie, la logistique, le réseau de sous-traitance que nous devons préserver car ce dernier a un impact fort dans notre région avec des milliers d’emplois à la clé. Ne les laissons pas partir ! »« Fincantieri ne sera pas le seul actionnaire, rappelle enfin le syndicat. Et l’Etat, avec sa minorité de blocage, devra nous apporter des garanties sur ces trois points. »

La CGT refuse l’emploi précaire

Pour le syndicats majoritaire CGT, « l’inquiétude est réelle, tout comme nous pouvions l’être pour tout autre actionnaire présent jusqu’ici dans ce dossier. Risque de doublon de certains services, choix politiques et industriels au détriment des salariés… De nombreuses questions sont à poser, notamment aux représentants de l’Etat, actionnaire du chantier, qui est en responsabilité du dossier. »

L’organisation syndicale rapporte que « lors d’une rencontre récente sur le site, la direction de Fincantieri a indiqué utiliser à 65% le travail détaché sur ses chantiers. Il peut donc tout à fait accentuer la politique de précarisation des emplois entamée depuis plusieurs années par la direction d’Alstom, Aker et STX, y compris avec l’aval de l’Etat français, actionnaire à 33%. Cela n’est pas acceptable ! »

Le CGT navale estime que « cette politique de l’emploi précaire est un danger pour les salariés. Elle demande un plan d’embauche massif et un vrai contenu salarial qui ne soit pas du saupoudrage comme cela l’est actuellement. »

En l’espace de trois ans, avec un carnet de commande plein, « le chantier est passé d’un effectif de 2200 personnes à 2600 personnes là où, à charge équivalente, il y avait 4500 CDI, il y a 15 ans ! » 

Le syndicat pointe aussi « le niveau des salaires toujours aussi faible. Le dernier accord salarial de 0,7% d’augmentation générale (que la CGT n’a pas signé) ne permet même pas aux plus bas salaires d’atteindre le taux horaire du Smic. Nous devons imposer des réponses claires aux potentiels acheteurs du Chantier sur leurs intentions en la matière, y compris l’Etat. »

Egalement des réactions politiques

Parti communiste : « L’État a toutes les cartes en mains pour s’opposer à la prise de contrôle italienne. Il n’est pas trop tard pour mettre en oeuvre une solution nationale utile au pays en renforçant la participation de l’État au capital du chantier, en y associant ses partenaires historiques mais aussi des industriels nationaux »

Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France à la présidentielle : « A peine acheté, STXFrance peut craindre une réorganisation opérée par son repreneur italien : ce dernier pillera le savoir-faire français, la richesse en R&D de STX et ses commandes qui se comptent en milliards… Dans une logique de baisse des coûts, il pourra également supprimer les postes en France au profit de sites de production chinois ! (…) Un Etat sensé et défenseur des intérêts nationaux bloquerait par tous les moyens cette acquisition d’entreprise stratégique par un groupe étranger, en activant le décret Villepin (élargi par Arnaud Montebourg lors de l’affaire Alstom). Il entamerait des négociations visant à nationaliser STX France dans le cadre d’un conglomérat STX/DCNS/Alstom ».

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle : « Chantiers navals: vives inquiétudes autour de la reprise par l’italien #Fincantieri. Mon engagement: reprise à 51% par l’Etat » (Twitter) 

Saint-Nazaire : l’Italien Fincantieri, seul repreneur de STX France ?

Le tribunal sud-coréen en charge du dossier devrait se prononcer le 3 janvier prochain sur l’offre déposée… La filiale française est la seule unité rentable du groupe…

Saint-Nazaire : l'Italien Fincantieri, seul repreneur de STX France ?

Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que plusieurs candidats avaient fait part de leur intérêt pour le rachat des chantiers navals STX de Saint-Nazaire, une seule offre de reprise a été soumise au tribunal sud-coréen qui examinait la procédure de redressement judiciaire de sa maison mère STX Offshore and Shipbuilding, a annoncé ce mardi, un porte-parole du tribunal auprès de l’Agence France Presse…

L’Italien Fincantieri

Selon une source proche du dossier citée par Reuters, le repreneur serait l’Italien Fincantieri qui avait fait part de son intérêt, tout comme  le consortium conduit par le néerlandais Damen.

Dans les deux cas, le constructeur naval militaire français DCNS, propriété de l’Etat français à 62% devait possiblement s’associer au projet.

Rendez-vous le 3 janvier

Toujours selon le porte-parole interrogé par l’AFP, le tribunal indiquera le 3 janvier prochain si le dossier est accepté. Dans le cas contraire, un nouvel appel d’offres sera lancé.

Seule unité rentable de STX Offshore & Shipbuilding, STX France a été mis en vente le 19 octobre dernier par un tribunal de justice sud-coréen.

Un carnet de commandes bien fourni

Malgré les difficultés rencontrées par la maison-mère, STX France se porte bien. Les carnets de commandes des chantiers de Saint-Nazaire sont pleins.

La semaine dernière, la filiale hexagonale a annoncé la mise en vigueur de contrats pour cinq navires de croisière, qui représentent quatre milliards d’euros de commandes et 35 millions d’heures de travail pour les salariés, d’ici 2022…

Les chantiers navals STX de Saint-Nazaire sous pavillon franco-italien

 Jean-Christophe Féraud
Un entrepôt de STX à Saint-Nazaire, le 6 décembre 2016. Un entrepôt de STX à Saint-Nazaire, le 6 décembre 2016. AFP

Le tribunal de commerce de Séoul a désigné Fincantieri comme repreneur de STX France après la faillite de sa maison-mère coréenne. A la demande de Paris, l’Italien devrait faire entrer au capital le groupe militaire français DCNS.

Après avoir longtemps appartenu à Alstom, avant de passer entre les mains du norvégien Aker Yards puis du coréen STX Offshore & Shipbuilding, les ex-Chantiers de l’Atlantique vont retrouver le drapeau tricolore. A ceci près que le vert-blanc-rouge du pavillon italien côtoiera le bleu-blanc-rouge sur le port de Saint-Nazaire: la justice coréenne a finalement confié ce matin les clés des derniers grands chantiers navals français à Fincantieri. Le choix du groupe italien – qui est présent sur tous les segments de la construction navale, civile et militaire – n’est pas une surprise: c’était le seul à avoir déposé une offre de rachat pour STX France à la date limite du 27 décembre fixée par la justice coréenne, après le forfait du néerlandais Damen (qui n’est pas parvenu à s’entendre avec ses alliés croisiéristes Royal Carribean et MSC) et du sino-singapourien Genting Hong-Kong (dissuadé par le veto des autorités françaises).

L’Etat français, qui détient un tiers du capital de STX France et privilégiait la création d’un «Airbus de la Navale» associant activités civiles et militaires, a beaucoup pesé dans le fait que l’italien se retrouve seul en lice. Le PDG de Fincantieri, Giuseppe Bono, a été longuement reçu à Bercy à deux reprises, le 24 novembre, puis le 22 décembre dernier, par le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue. Et comme Libération l’avait révélé dans son édition du 10 octobre, le groupe italien a été fortement encouragé à s’allier avec le groupe de construction militaire français DCNS: Fincantieri devrait lui rétrocéder dans un second temps jusqu’à 15 % du capital de STX France. Objectif: sécuriser la possibilité de construire de grands navires militaires à Saint-Nazaire, entre deux paquebots de croisières. Les anciens Chantiers de l’Atlantique sont en effet considéré par la Marine nationale comme un «outil de souveraineté stratégique»: avec sa «grande forme» [une cale géante de 900 mètres de long sur 67 mètres de large, ndlr] et son puissant portique de levage [capacité de 1 400 tonnes], Saint-Nazaire est en effet le seul chantier français capable de construire un porte-avions de nouvelle génération quand la décision buddgétaire sera prise…

Les intérêts français bien gardés

Le partenariat entre Fincantieri et DCNS ne devrait pas poser problème : les deux groupes se connaissent bien. Comme le Français (DCNS est détenu à 62 % par l’Etat et à 35 % par Thalès), l’Italien est très majoritairement contrôlé par des fonds publics (à 71,6 % par la Caisse des dépôts italienne). Et bien que concurrents dans le militaire, les deux groupes ont notamment noué un partenariat pour partager les coûts de développement des frégates multimissions de nouvelle génération. Et entendent étendre leur collaboration dans les batiments de surface. Au final, les intérêts de Paris dans ce dossier devraient être bien gardés: on  se dirige vers un tour de table associant l’italien Fincantieri comme opérateur industriel majoritaire à au moins 51 %, son partenaire militaire français DCNS à 15 % maximum, et l’Etat français qui devrait conserver pour l’instant sa minorité de blocage à 33,34 %…

Mais dans l’immédiat, Fincantieri a donc été désigné par le tribunal de commerce de Séoul pour reprendre les 66,66 % du capital des anciens Chantiers de l’Atlantique qui étaient détenus depuis 2008 par le groupe de construction naval coréen STX O&S, mis en faillite l’an dernier. Basé au port de Trieste, dans le Nord Est de l’Italie, le groupe italien, est un poids lourd mondial du secteur : présent dans sur tous les segments de navires (croisière, ferrys, yachts, batiments militaires, réparation…), il aligne un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards d’euros et 19 000 employés dans le monde. Avec le renfort de STX France, Fincantieri devrait se hisser au cinquième rang mondial de la construction navale derrière les chaebols coréens comme Hyundai, Daewoo, Samsung et Hanjin. Ce qui pourrait inciter certains clients armateurs, ou des chantiers rivaux comme l’allemand Meyer Werft, à saisir les autorités chargées du respect de la concurrence afin d’empêcher la constitution d’un duopole de la croisière en Europe. Mais Fincantieri semble avoir reçu des assurances sur ce point dans la mesure où sa clientèle est mondiale plus qu’européenne.

À lire aussi :Les chantiers STX de Saint-Nazaire : cent cinquante ans d’histoire navale

Aucun détail n’a filtré sur le montant de l’offre de Fincantieri, que la presse italienne évaluait récemment dans une fourchette comprise entre 100 et 200 millions d’euros. Une valorisation assez basse pour une entreprise qui aligne 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et emploie quelque 2600 salariés à Saint-Nazaire (et le double de sous-traitants). La justice coréenne en espérait sûrement plus pour renflouer la maison-mère STX Offshore & Shipbuilding, coulée par un endettement de 7300 milliards de wons (environ 6 milliards d’euros). Mais vu l’urgence financière, elle n’a pas voulu courir le risque de relancer un appel d’offres qui aurait pu s’avérer infructueux. Le carnet de commandes de Saint-Nazaire est certes plein : les chantiers français ont au moins dix ans de travail devant eux, suite notamment à la récente commande de cinq nouveaux paquebots de crosière pour 4 milliards d’euros par les armateurs Royal Carribean et MSC qui représente 35 millions d’heures de travail.

Les syndicats craignent des conséquences sur l’emploi

«Mais la construction navale est une activité très capitalistique, tout juste rentable, et par nature très cyclique: aujourd’hui Saint-Nazaire croule sous les commandes mais il y a dix ans les chantiers étaient au creux de la vague. Il faut faire avec ces hauts et ces bas», rappelait récemment à Libération Patrick Boissier, ancien patron des Chantiers de l’Atlantique et actuel président du GICAN (Groupement des Industries de Construction et Activités Navales). La présence de l’Etat français au capital de STX France, avec une minorité de blocage de 33,34 %, ne contribue pas à valoriser l’entreprise aux yeux des financiers. Mais le savoir-faire de Saint-Nazaire est mondialement reconnu: depuis 150 ans, les anciens Chantiers de l’Atlantique ont vu sortir de leurs cales des centaines de navires civils et militaires: du paquebot France aux récents porte-hélicoptères de la classe Mistral vendus à l’Egypte, en passant par des navires de croisière géants comme le Queen Mary 2 ou le tout récent Harmony of the Seas

En attendant, les syndicats de STX France s’inquiètent des conséquences sociales de ce rachat : ils craignent des doublons dans les bureaux d’études et le fonctions supports, et jusqu’à 500 suppressions de postes. Le risque de transferts de charge et de technologie en Chine inquiète aussi. Car Fincantieri a récemment «délocalisé» la construction de quatre paquebots pour Carnival aux chantiers CSSC de Shanghai… Mais le carnet de commandes des chantiers de Saint-Nazaire est plein, avec au moins de dix ans de travail, et l’italien n’a aucun intérêt à affaiblir un outil industriel mondialement reconnu. En tout état de cause, l’Etat Français, qui a pesé dans le choix de Fincantieri, aura son mot à dire et devrait veiller au maintien de l’emploi et du savoir-faire à Saint-Nazaire: le  pacte d’actionnaire en préparation entre Fincantieri, DCNS et la puissance publique devrait maintenir solidement l’ancrage des chantiers à Saint-Nazaire.

STX Saint-Nazaire: la justice sud-coréenne retient l’italien Fincantieri

 LEXPRESS.fr avec AFP

le-paquebot-oasis-4-en-construction-sur-le-chantier-naval-stx-france-de-saint-nazaire-le-2-septembre-2016_5722769Les chantiers de STX, ici le 2 septembre 2016, construisent des paquebots géants.      afp.com/LOIC VENANCE

La décision du tribunal de commerce de Corée du Sud permet à Fincantieri de rentrer en négociations exclusives pour le rachat de la filiale française du groupe STX Offshore and Shipbuilding.

La reprise du chantier STX France de Saint-Nazaire se précise. La justice sud-coréenne a retenu ce mardi le constructeur naval italien Fincantieri comme candidat préféré. « Le tribunal est parvenu à une décision cette après-midi », a déclaré le juge Choi Ung-Young, qui fait office de porte-parole du tribunal de commerce du district central de Séoul.

Le groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding, actionnaire majoritaire du chantier de Saint-Nazaire, se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne. Il a officiellement été mis en vente en octobre par la justice sud-coréenne. Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l’Etat français, sont sa seule filiale rentable.

Un porte-parole de STX Offshore and Shipbuilding avait affirmé en décembre que le tribunal de commerce du district central de Séoul devait annoncer ce mardi le nom de son candidat préféré pour la reprise de STX France. Ce candidat entrerait alors en négociations exclusives pour le rachat de la filiale française.

Fincantieri retenu pour la reprise des chantiers navals STX de Saint-Nazaire

Saint-Nazaire (awp/afp) – Les chantiers navals de Saint-Nazaire s’apprêtent à nouveau à changer de mains: l’italien Fincantieri a été retenu mardi par la justice sud-coréenne pour la reprise de STX France, officiellement mis en vente, tout comme son actionnaire majoritaire, en octobre.

Seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre la filiale florissante du groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuliding qui accumule les difficultés financières, le constructeur naval italien, basé à Trieste et comptant près de 19.000 employés, a été retenu par le tribunal de commerce du district central de Séoul, chargé d’examiner la procédure de redressement judiciaire de la maison-mère du chantier naval de Saint-Nazaire.

Revendu à STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards qui l’avait racheté en 2006 à Alstom, le dernier fleuron naval français, avec ses quelque 2.600 salariés, a un carnet de commandes rempli jusqu’à 2026: quatorze paquebots de croisière à construire, mais aussi des sous-stations électriques dans le domaine des énergies marines renouvelables.
L’arrivée prochaine d’un nouveau propriétaire met fin à une longue période d’incertitudes sur l’identité du repreneur de STX France, dont l’actionnaire majoritaire se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne.

Mais avant qu’un accord soit signé pour acquérir 66,6% de STX France, Fincantieri doit encore se mettre d’accord sur un prix d’achat avec le groupe sud-coréen et entrer en discussions avec l’Etat français, qui en détient le tiers restant, et dispose d’une minorité de blocage.
– Incertitudes et inquiétudes syndicales –

« On est désormais fixé, mais ce n’est pas demain qu’on repeindra le portique aux couleurs italiennes. Il y a encore quelques étapes à franchir » et des interrogations sur une possible entrée au capital de l’industriel français DCNS ou d’armateurs, souligne Christophe Morel, délégué CFDT chez STX France.

Les craintes des syndicats du chantier naval sont loin d’être levées, tant sur le plan industriel et stratégique que sur la question de l’emploi.

« On ne sait toujours pas comment Fincantieri va nous faire fonctionner, quelle stratégie ils vont développer pour les chantiers », déplore François Janvier, délégué CFE-CGC, pour qui l’arrivée du constructeur italien « n’est pas la meilleure nouvelle possible ».

Pour Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée Force ouvrière (FO), « c’est une grosse déception ». Le syndicat, qui réclame de longue date la nationalisation du chantier naval, estime qu’il est « encore temps pour l’Etat d’intervenir », en mettant en place la loi Montebourg de protection des entreprises stratégiques.
– Crainte d’un transfert technologique vers la Chine –

Les syndicats s’inquiètent qu’à moyen terme des synergies soient mises en place pour « supprimer des postes en doublons » entre Fincantieri et STX, qui réalisent tous deux des paquebots de croisière, mais aussi des navires militaires.

Autre crainte des syndicats, un transfert du savoir-faire français vers la Chine, Fincantieri ayant signé il y a quelques mois un accord de transfert de technologie avec un groupe chinois, et, à plus long terme, une délocalisation de la production.

Majoritaire chez STX France, la CGT entend demander au secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue, attendu mercredi à Saint-Nazaire, « des garanties en terme d’emploi et un véritable plan de développement sur trois à cinq ans au regard du carnet de commandes », explique son secrétaire général, Sébastien Benoît. « Cette poule aux oeufs d’or, il faut la défendre », assure-t-il.
M. Sirugue avait déclaré début novembre que le gouvernement préférerait un repreneur industriel pour racheter STX France.

Fincantieri, qui se présente comme le principal constructeur naval occidental, a construit plus de 7.000 navires en quelque 230 années et compte parmi ses clients des croisiéristes mais aussi de nombreuses marines étrangères, dont la US Navy. Il compte 20 sites répartis sur quatre continents.

Le groupe italien vise pour 2016 une croissance de ses ventes de 4 à 6% par rapport à l’année précédente et un bénéfice net, contre une perte de 175 millions d’euros en 2015.

STX Saint-Nazaire: l’italien Fincantieri retenu pour la reprise

La justice sud-coréenne a retenu l’italien Fincantieri comme candidat préféré à la reprise du chantier naval de Saint-Nazaire, détenu jusqu’ici en majorité par STX. Fincantieri doit à présent mener une étude de terrain sur les chantiers navals français et se mettre d’accord sur un prix d’achat avec le groupe sud-coréen.
Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l’Etat français, sont la seule filiale rentable de STX.

©Wikimedia Commons

La justice sud-coréenne a retenu le constructeur naval italien Fincantieri comme candidat préféré à la reprise du chantier naval STX France de Saint-Nazaire, a annoncé mardi un porte-parole du tribunal gérant ce dossier.

Le groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding, actionnaire majoritaire du chantier de Saint-Nazaire, se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne. Il a officiellement été mis en vente en octobre par la justice sud-coréenne.

Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l’Etat français, sont sa seule filiale rentable. « Le tribunal est parvenu à une décision cette après-midi », a déclaré à l’AFP le juge Choi Ung-Young, qui fait office de porte-parole du tribunal de commerce du district central de Séoul.

Fincantieri doit à présent mener une étude de terrain sur les chantiers navals français et se mettre d’accord sur un prix d’achat avec le groupe sud-coréen, avant la signature d’un accord qui le verrait acquérir 66,6 % de STX France, a ajouté le porte-parole.

L’italien, interrogé par l’AFP, s’est refusé à tout commentaire. Les noms de Fincantieri, du néerlandais Damen et du groupe naval français DCNS avaient été évoqués avancés pour la reprise de la florissante filiale française de STX Offshore and Shipbuilding.

Mais l’italien avait été le seul à faire une offre de reprise la semaine dernière dans les délais impartis. Contrairement à sa maison mère, STX France, qui compte 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 sous-traitants, est en pleine forme avec un carnet de commandes très bien rempli.

STX France avait été revendu à STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards, qui l’avait racheté en 2006 à Alstom.

STX Offshore & Shipbuilding est sous le contrôle de ses créanciers depuis 2013, dont la banque publique Korea Development Bank. Ceux-ci ont lâché plus de 4.000 milliards de wons pour l’aider à faire face à ses échéances (3,2 milliards d’euros).

Mais cela n’a pas suffi à remettre l’entreprise à flot et son endettement total atteignait 7.300 milliards de wons en juin.

STX. L’Italien Fincantieri retenu pour la reprise des chantiers navals de Saint-Nazaire

Humanite.fr avec AFP
Les chantiers navals de Saint-Nazaire. Photo Frank Perry / AFP

Les chantiers navals de Saint-Nazaire. Photo Frank Perry / AFP

Le groupe italien Fincantieri a été retenu mardi par la justice sud-coréenne pour la reprise de STX France, officiellement mis en vente, tout comme son actionnaire majoritaire, en octobre.

Seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre la filiale florissante du groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuliding qui accumule les difficultés financières, le constructeur naval italien, basé à Trieste et comptant près de 19.000 employés, a été retenu par le tribunal de commerce du district central de Séoul, chargé d’examiner la procédure de redressement judiciaire de la maison-mère du chantier naval de Saint-Nazaire.
Revendu à STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards qui l’avait racheté en 2006 à Alstom, le dernier fleuron naval français, avec ses quelque 2.600 salariés, a un carnet de commandes rempli jusqu’à 2026: quatorze paquebots de croisière à construire, mais aussi des sous-stations électriques dans le domaine des énergies marines renouvelables.
Mais avant qu’un accord soit signé pour acquérir 66,6% de STX France, Fincantieri doit encore se mettre d’accord sur un prix d’achat avec le groupe sud-coréen et entrer en discussions avec l’Etat français, qui en détient le tiers restant, et dispose d’une minorité de blocage.
Les craintes des syndicats du chantier naval sont loin d’être levées, tant sur le plan industriel et stratégique que sur la question de l’emploi.
« On est désormais fixé, mais ce n’est pas demain qu’on repeindra le portique aux couleurs italiennes. Il y a encore quelques étapes à franchir » et des interrogations sur une possible entrée au capital de l’industriel français DCNS ou d’armateurs, souligne Christophe Morel, délégué CFDT chez STX France.
« On ne sait toujours pas comment Fincantieri va nous faire fonctionner, quelle stratégie ils vont développer pour les chantiers », déplore François Janvier, délégué CFE-CGC, pour qui l’arrivée du constructeur italien « n’est pas la meilleure nouvelle possible ».
Pour Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée Force ouvrière (FO), « c’est une grosse déception ». Le syndicat, qui réclame de longue date la nationalisation du chantier naval, estime qu’il est « encore temps pour l’Etat d’intervenir », en mettant en place le décret Montebourg de protection des entreprises stratégiques.
Les syndicats s’inquiètent qu’à moyen terme des synergies soient mises en place pour « supprimer des postes en doublons » entre Fincantieri et STX, qui réalisent tous deux des paquebots de croisière, mais aussi des navires militaires.
Autre crainte des syndicats, un transfert du savoir-faire français vers la Chine, Fincantieri ayant signé il y a quelques mois un accord de transfert de technologie avec un groupe chinois, et, à plus long terme, une délocalisation de la production.
Majoritaire chez STX France, la CGT entend demander au secrétaire d’Etat à l’Industrie Christophe Sirugue, attendu mercredi à Saint-Nazaire, « des garanties en terme d’emploi et un véritable plan de développement sur trois à cinq ans au regard du carnet de commandes », explique son secrétaire général, Sébastien Benoît. « Cette poule aux oeufs d’or, il faut la défendre », assure-t-il. Christophe Sirugue avait déclaré début novembre que le gouvernement préférerait un repreneur industriel pour racheter STX France.
Fincantieri, qui se présente comme le principal constructeur naval occidental, a construit plus de 7.000 navires en 230 années et compte parmi ses clients des croisiéristes mais aussi de nombreuses marines étrangères, dont la US Navy. Il compte 20 sites répartis sur quatre continents. Le groupe italien vise pour 2016 une croissance de ses ventes de 4 à 6% par rapport à l’année précédente et un bénéfice net, contre une perte de 175 millions d’euros en 2015.

Les chantiers STX de Saint-Nazaire sous pavillon italien

Le repreneur des chantiers navals de Saint-Nazaire devrait être le groupe italien Fincantieri.

Les syndicats demandent toutefois des clarifications sur la stratégie et le maintien de l’État français au tour de table.

Les chantiers navals STX de Saint-Nazaire vont être rachetés par un constructeur italien.

Les chantiers navals STX de Saint-Nazaire vont être rachetés par un constructeur italien. / LOIC VENANCE/AFP

Le groupe italien Fincantieri a été retenu, mardi 3 janvier, pour reprendre le chantier naval de Saint-Nazaire, spécialiste de la construction de grands paquebots. C’est ce qu’a annoncé le tribunal de commerce de Séoul. STX, l’actionnaire majoritaire coréen du chantier est en effet en cessation de paiement et l’Italien était le seul à avoir déposé une offre. Les deux parties vont entrer en négociation exclusive pour finaliser l’opération.

Les chantiers de Saint-Nazaire, de multiples propriétaires

Ancienne propriété du groupe Alstom, les chantiers sont passés en de multiples mains depuis vingt ans. Aujourd’hui, l’État français en détient 33 % au côté de STX. Ils emploient 2 600 personnes et font aussi travailler 5 000 salariés chez des sous-traitants.

Après une période difficile il y a cinq ans, le site a retrouvé la santé. Il profite de l’engouement pour les croisières maritimes. Le carnet de commandes est bien rempli, avec quatorze paquebots à construire d’ici à 2026. Le chantier a su se moderniser pour fabriquer de véritables parcs de loisirs flottants. Il a ainsi livré ces derniers mois l’Harmony of the seas, le plus grand navire de passagers au monde jamais construit.

> Lire aussi : Harmony of the seas : le paquebot de tous les records en dix points

Fincantieri, de son côté, est un fleuron de l’industrie italienne qui s’est développé à la fois dans la construction de navires de passagers, mais aussi de navires militaires et de marchandises. Le groupe a son siège à Trieste et emploie 19 000 salariés dans le monde, dans 20 chantiers navals en Europe, aux États-Unis et en Asie. Il est propriété de l’État italien et assure, à travers cette consolidation, vouloir donner naissance à un géant européen de la construction navale, un « Airbus du maritime ».

Inquiétudes des syndicats français

Mais ce n’est pas ainsi que les salariés de Saint-Nazaire, de retour au travail après la fermeture de fin d’année, voient la chose. « Pour nous, la perspective d’être racheté par Fincantieri provoque beaucoup d’inquiétude car ils sont spécialisés dans les mêmes produits : les gros navires à passagers, explique Jean-Marc Perez, délégué du personnel Force Ouvrière. Ils sont intéressés par la cale de construction de Saint-Nazaire, la plus grande d’Europe. Mais qu’en sera-t-il de nos bureaux d’études ou du service des achats ? Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et exercer son droit de préemption pour nationaliser le chantier. »

À la CFDT, on partage les mêmes inquiétudes. « Que se passera-t-il en cas de nouvelle crise du secteur ? s’interroge Frédérique Journé, élue CFDT. Fincantieri a déjà son propre service commercial et pourrait être tenté de rationaliser. » Le syndicat ne demande pas la nationalisation, mais souhaite des garanties et le maintien de l’État dans le tour de table.

> Lire aussi : La vente des chantiers de Saint-Nazaire inquiète les syndicats

Le gouvernement français doit rassurer

Le secrétaire d’État à l’industrie Christophe Sirugue est attendu mercredi 4 janvier à Saint-Nazaire. Le gouvernement semble plutôt favorable à l’opération. Mais il va devoir rassurer les salariés, qui s’inquiètent notamment de l’accord qui lie Fincantieri à un gros constructeur chinois. Ils craignent une fuite du savoir-faire.

Une solution pourrait venir de DCNS. Le champion français de la construction navale militaire pourrait entrer au capital de l’ensemble, constituant ainsi un contrepoids à l’actionnaire italien. Le bruit a circulé mais, pour l’instant, ce n’est qu’une hypothèse. Le gouvernement devrait désormais préciser sa vision du dossier.

Saint-Nazaire : l’italien Fincantieri retenu pour reprendre STX France

Les chantiers de Saint-Nazaire sont la seule filiale rentable du groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding. Fincantieri était seul en lice.

Source AFP Le Point.fr

Livraison du paquebot "Harmony of the Seas" à l'armateur   Royal Caribbean Cruises Ltd.   Chantier naval STX.
Livraison du paquebot « Harmony of the Seas » à l’armateur Royal Caribbean Cruises Ltd. Chantier naval STX. © Jean Claude MOSCHETTI/REA

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commentaires

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    Le sanglier de Génolhac           Dans ce cas...Fincantieri a acheté un carnet de commandes. Si leur plan de charge en Italie pique du nez, ils auront vite fait de rabattre les contrats chez eux. Pour le personnel, par contre…
     alainalbert                                    Pas très bonne nouvelle

    Pourquoi DCNS, seul repreneur potentiel français, a-t-il traîné à remettre son offre ?
    L’État, qui en détient 62 %, ne souhaite-t-il pas maintenir et développer la filière de la construction navale française ?
    Depuis des décennies, nos présidents et ministres terriens se désintéressent des activités maritimes, noyées dans un secrétariat d’État aux transports.
    Quant aux chantiers Fincantieri, ils sont en concurrence directe avec STX France sur le marché des navires de croisière, on pourrait donc s’attendre à une mutualisation avec des risques de réduction des effectifs français.

 

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