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2EDF sur le point de finaliser la cession de la moitié de RTE à la Caisse des Dépôts

Astrid Gouzik , ,

Selon les informations du Figaro, le conseil d’administration d’EDF doit ce réunir mercredi 14 décembre pour valider la cession de 49,9% de RTE à la Caisse des Dépôts.

EDF sur le point de finaliser la cession de la moitié de RTE à la Caisse des Dépôts © Philippe Put – Flickr – C.C.

La cession de Réseau de transport d’électricité (RTE), c’est un serpent de mer. Mais cette fois, selon les informations du Figaro, EDF et la Caisse des Dépôts et Consignations vont mettre fin au suspense. Le conseil d’administration de l’électricien français doit se réunir, le mercredi 14 décembre, pour valider la vente de 49,9% de sa filiale RTE à la CDC. La valorisation totale de RTE a été fixée à 8,45 milliards d’euros. EDF devrait percevoir un peu plus de 4 milliards d’euros.

RTE est le gestionnaire du réseau public de transport d’électricité en France métropolitaine. Il exploite, entretient et développe les lignes électriques à très haute tension. Ces activités en font un acteur stratégique pour lequel la législation impose que la totalité de son capital soit détenue par EDF, l’Etat ou d’autres entreprises ou organismes appartenant au secteur public. Dans le cadre de la cession à la CDC, cette obligation réglementaire sera respectée. Elle limitait fortement le nombre d’acquéreurs possibles pour la filiale d’EDF.

L’ouverture du capital de RTE s’inscrit dans un programme de cessions d’environ 10 milliards d’euros à l’horizon 2020 prévu par EDF pour réduire son endettement et financer d’importants investissements, en particulier le grand carénage et la construction controversée à Hinkley Point, en Grande-Bretagne, de deux réacteurs EPR.

Dès le départ, les syndicats d’EDF se sont montrés hostiles à la cession de RTE. Dans une lettre ouverte, la CFDT estimait que « l’ouverture du capital de RTE pourrait conduire, à terme, à sa sortie du groupe EDF », qui « ouvrirait la voie à une privatisation d’EDF ». Car c’est l’intégration à EDF de RTE qui empêche la privatisation d’EDF, expliquait la lettre

EDF scelle la cession partielle de RTE

Paris (AFP)

EDF a scellé mercredi les conditions de la cession partielle, annoncée cet été, de sa filiale RTE, qui va l’aider à se renflouer, et a par ailleurs dit s’attendre à une baisse de son excédent brut d’exploitation l’an prochain.

Dans un communiqué, le groupe rapporte avoir conclu un accord « engageant » portant sur la cession de 49,9% de RTE, gestionnaire du réseau français de lignes à haute tension, à la Caisse des dépôts et à l’assureur CNP.

« Le schéma retenu prévoit l’entrée de la Caisse des Dépôts et de CNP Assurances comme actionnaires de référence de RTE aux côtés d’EDF, à travers la création d’une coentreprise détenue conjointement par EDF (50,1%) et la Caisse des Dépôts et CNP Assurances (49,9%) » ont détaillé les partenaires, qui prévoient de finaliser l’opération au premier semestre 2017.

La transaction se fera par étapes : dans un premier temps, EDF va transférer, d’ici la fin de l’année, la totalité du capital de RTE à la nouvelle coentreprise, qui financera en partie l’acquisition des titres par de l’endettement.

Puis, EDF cèdera à la Caisse des Dépôts et CNP 49,9% du capital de cette coentreprise, d’ici la mi-2017. Dans le détail, la CDC prendra 29,9% de la coentreprise, et CNP 20%.

Enfin, EDF précise que le solde de sa participation dans la co-entreprise (50,1%) « restera affecté » à son portefeuille d’actifs dédiés, qui doivent servir à couvrir les charges de démantèlement du parc nucléaire français.

Ce montage doit « conforter RTE dans sa mission de service public », assurent les partenaires.

La cession partielle de RTE avait été décidée par le gouvernement au printemps, pour contribuer à renflouer les caisses d’EDF. Le groupe public fait face à une situation financière tendue, notamment pour moderniser le parc nucléaire français et participer au sauvetage de l’ex-fleuron national Areva, dont il va reprendre l’activité réacteurs .

Parallèlement, la conjoncture continue de se dégrader pour l’électricien tricolore. EDF a ainsi annoncé, dans un communiqué séparé, qu’il prévoyait une baisse de son Ebitda (excédent brut d’exploitation) l’an prochain, en raison notamment « de la baisse des prix de marché » de l’électricité en France et au Royaume-Uni, et des volumes d’Arenh souscrits par ses rivaux (l’Arenh est le mécanisme qui oblige EDF à revendre une partie de son électricité nucléaire à ses concurrents, à un prix encadré par l’Etat).

Le groupe s’attend ainsi à un Ebitda compris entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros en 2017, alors qu’il devrait s’élever entre 16 et 16,3 milliards d’euros cette année, a précisé EDF dans un communiqué. Concernant 2016, le groupe avait été contraint de revoir à la baisse ses prévisions à trois reprises cette année, du fait de divers déboires.

EDF scelle la cession partielle de RTE, perspective 2017 difficile

Par AFP
EDF scelle la cession partielle de RTE, et s’attend à un exercice 2017 difficile Photo LIONEL BONAVENTURE. AFP

EDF a scellé mercredi les conditions de la cession partielle, annoncée cet été, de sa filiale RTE, qui va l’aider à se renflouer, et a par ailleurs dit s’attendre à une baisse de son excédent brut d’exploitation l’an prochain.

Dans un communiqué, le groupe rapporte avoir conclu un accord «engageant» portant sur la cession de 49,9% de RTE, gestionnaire du réseau français de lignes à haute tension, à la Caisse des dépôts et à l’assureur CNP.

«Le schéma retenu prévoit l’entrée de la Caisse des Dépôts et de CNP Assurances comme actionnaires de référence de RTE aux côtés d’EDF, à travers la création d’une coentreprise détenue conjointement par EDF (50,1%) et la Caisse des Dépôts et CNP Assurances (49,9%)» ont détaillé les partenaires, qui prévoient de finaliser l’opération au premier semestre 2017.

– Cession par étapes –

La transaction se fera par étapes : dans un premier temps, EDF va transférer, d’ici la fin de l’année, la totalité du capital de RTE à la nouvelle coentreprise, qui financera en partie l’acquisition des titres par de l’endettement.

Puis, EDF cèdera à la Caisse des Dépôts et CNP 49,9% du capital de cette coentreprise, d’ici la mi-2017. Dans le détail, la CDC prendra 29,9% de la coentreprise, et CNP 20%.

Enfin, EDF précise que le solde de sa participation dans la co-entreprise (50,1%) «restera affecté» à son portefeuille d’actifs dédiés, qui doivent servir à couvrir les charges de démantèlement du parc nucléaire français.

Ce montage doit «conforter RTE dans sa mission de service public», assurent les partenaires.

L’ouverture du capital de RTE valorisera la filiale dans sa totalité à 8,2 milliards d’euros, a précisé EDF, un montant conforme aux chiffres qui circulaient jusqu’ici. EDF, qui va donc récupérer plus de 4 milliards d’argent frais grâce à cette transaction, pourra en plus bénéficer éventuellement d’un complément de valeur de 100 millions d’euros maximum.

La cession partielle de RTE avait été décidée par le gouvernement au printemps, pour contribuer à renflouer les caisses d’EDF. Le groupe public fait face à une situation financière tendue, notamment pour moderniser le parc nucléaire français, mener à bien son projet de nouvelle centrale britannique à Hinkley Point, et participer au sauvetage de l’ex-fleuron national Areva, dont il va reprendre l’activité réacteurs.

Le groupe confirme au passage qu’il présentera à son conseil d’administration d’ici fin mars 2017 un projet d’augmentation de capital de 4 milliards d’euros, pour renforcer ses fonds propres, «si les conditions de marché le permettent».

– Conjoncture dégradée –

Comme prévu depuis le début, l’Etat s’est engagé à y participer à hauteur de 3 milliards, pour aider le groupe à sortir de l’ornière.

Parallèlement, la conjoncture continue de se dégrader pour l’électricien tricolore.

EDF a ainsi également annoncé mercredi qu’il prévoyait une baisse de son Ebitda (excédent brut d’exploitation) l’an prochain, en raison notamment «de la baisse des prix de marché» de l’électricité en France et au Royaume-Uni, et compte tenu des volumes d’Arenh souscrits par ses rivaux pour 2017 (l’Arenh est le mécanisme qui oblige EDF à revendre une partie de son électricité nucléaire à ses concurrents, à un prix encadré par l’Etat).

Le groupe s’attend ainsi à un Ebitda compris entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros en 2017, alors qu’il devrait s’élever entre 16 et 16,3 milliards cette année. Concernant 2016, EDF avait été contraint de revoir à la baisse ses prévisions à trois reprises cette année, du fait de divers déboires.

Pour le reste, EDF se dit dans les clous de son plan d’économies présenté en avril, dont il a confirmé les objectifs (baisse de 2 milliards des investissements nets en 2018 par rapport à 2015, et réduction de 1 milliard des coûts opérationnels en 2019 par rapport à 2015).

Quand aux 10 milliards de cessions programmées d’ici à 2020, le groupe se dit en mesure de les concrétiser à 70% dès l’an prochain, grâce notamment à la cession partielle de RTE.

EDF prête à finaliser la cession de la moitié de RTE à la Caisse des dépots

Paris (awp/afp) – Le conseil d’administration d’EDF se réunit ce mercredi pour avaliser la cession de 49,9% de sa filiale Réseau de transport d’électricité (RTE) à la Caisse des dépôts (CDC), en négociation depuis plusieurs mois, selon « Le Figaro ».
L’électricien français, contacté par l’AFP, n’a souhaité faire aucun commentaire.

La Caisse des dépôts et sa filiale CNP Assurances sont entrées fin juillet en négociations exclusives avec l’électricien en vue du rachat de 49,9% du capital de RTE, actuellement entièrement détenu par EDF.
En marge d’une visite du secrétaire d’État à l’Industrie, Christophe Sirugue, lundi dans la Somme, le président de RTE, François Brottes, avait évoqué la date du 15 décembre pour la conclusion du pacte d’actionnaires entre EDF et la Caisse des dépôts sur ce dossier.
L’opération valoriserait l’ensemble de RTE à 8,45 milliards d’euros.

« A l’arrivée, dans le cadre de la cession de 49,9% de RTE, EDF va percevoir un peu plus de 4 milliards d’euros », assure Le Figaro.

Cette évolution du tour de table de RTE s’inscrit dans le cadre du programme de cessions d’actifs de 10 milliards d’euros annoncé en avril par EDF, dont l’État détient environ 85% du capital, parmi les mesures destinées à renforcer sa situation financière.
La réalisation effective de l’opération pourrait intervenir au premier semestre 2017, après obtention des autorisations réglementaires nécessaires, avaient indiqué EDF et la CDC cet été.

La Caisse des dépôts va entrer au capital de RTE

EDF va céder 49,9 % de sa filiale de transport d’électricité.

Des électriciens de RTE, réparent une ligne à haute-tension à Eygalieres.

Des électriciens de RTE, réparent une ligne à haute-tension à Eygalieres. / Boris Horvat/AFP

Le sujet peut paraître obscur, mais c’est une petite révolution, à l’échelle française, dans le secteur de l’énergie. Le conseil d’administration d’EDF devait valider, le 14 décembre, la cession de 49,9 % de sa filiale RTE, chargé du transport d’électricité à la Caisse des dépôts et à CNP Assurances, détenue à 40 % par la Caisse.

L’entreprise a été valorisée 8,45 milliards d’euros. Soit beaucoup plus que sa valeur inscrite dans les comptes d’EDF. Dans le fonds dédié à couvrir les charges de démantèlement du nucléaire (EDF Invest), les 50 % de RTE qui y ont été placés, avaient une valeur de 2,58 milliards au 31 décembre 2015…

En 2015, RTE a réalisé un chiffre d’affaires de 4,6 milliards d’euros.

Un pacte d’actionnaire valable cinq ans

Ce n’est pas à proprement parler une privatisation, puisque la majorité du capital de RTE est conservée par EDF, le restant étant confié à des entreprises détenues majoritairement par l’État ou ses satellites. Mais l’opération reste malgré tout un nouveau coup de canif, selon les syndicats, dans l’unicité du groupe EDF.

Le pacte d’actionnaires n’est d’ailleurs valable que pour une durée de cinq ans. Rien ne dit qu’ensuite, la Caisse des dépôts et CNP assurances (dont 21,8 % sont en bourse) ne chercheront pas à vendre leurs parts.

Les candidats privés n’ont pas été retenus

La cession partielle de RTE marque la fin d’un feuilleton qui dure depuis des années, même si les discussions formelles n’ont démarré qu’il y a quelques mois. Les négociations financières ont aussi été compliquées. Les premières propositions de la Caisse des dépôts donnaient une valeur de 7 milliards à RTE.

Plusieurs candidats se sont mis sur les rangs, comme l’électricien canadien Hydro-Québec, ou des fonds d’investissement spécialisés dans la gestion d’infrastructures. Mais ils ont vite été éconduits. Pour les faire entrer au capital de la filiale transport d’EDF il aurait fallu changer la loi. Les statuts de RTE stipulent en effet que « la totalité du capital de la société doit être détenue par Electricité de France ou d’autres entreprises ou organismes appartenant au secteur public ».

Faible mobilisation des salariés

Un point politiquement sensible sur lequel il était difficile de revenir. Même si le sujet n’a pas mobilisé les agents. « Depuis des années, les pouvoirs publics expliquent que RTE est indépendant d’EDF et en interne, les nouvelles générations sont moins sensibles au modèle intégré du groupe, créé après-guerre », confie un syndicaliste.

Le transport d’électricité est également en plein bouleversement avec l’arrivée de nouveaux acteurs. Le Chinois State Grid est déjà entré au capital des réseaux portugais et italiens. Il s’intéresse aussi à l’opérateur grec Admie, que le gouvernement Tsipras a promis de privatiser.

> À lire : La transition énergétique pèse sur le coût de distribution de l’électricité

EDF vend des actifs pour se désendetter

En cédant une partie de sa filiale, EDF devrait ainsi récupérer environ 4 milliards d’euros. Cette somme servira à désendetter l’entreprise et s’inscrit dans le cadre du programme de cession d’actifs de 10 milliards d’ici à 2020.

Le groupe doit faire face, en effet, à une dette lourde (36,2 milliards d’euros au 30 juin) et à des investissements importants à effectuer. À lui seul, le projet de construction de 2 EPR sur le site d’Hinkley Point en Grande -Bretagne va coûter 16 milliards d’euros à EDF et le programme de modernisation de son parc nucléaire français (« le grand carénage ») est évalué à une cinquantaine de milliards.

Le programme de cessions d’actifs d’EDF reste malgré tout semé d’embûches. Le gouvernement polonais a ainsi invalidé, mercredi 14 décembre, les projets d’EDF, en mettant en avant sa sécurité énergétique L’électricien voulait céder son énorme centrale charbon de Rybnik (1720 MW, soit plus qu’un EPR) au groupe tchèque EPH et ses réseaux de chaleur au fonds australien IFM.

À lire aussi : La France pourrait renouer avec les coupures de courant

EDF: accord avec la CDC et CNP Assurances sur RTE.

EDF

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-12,09%

bourse EDF

(CercleFinance.com) – EDF, la Caisse des Dépôts et CNP Assurances annoncent un accord engageant fixant les termes et conditions de l’acquisition par la CDC et CNP Assurances d’une participation indirecte de 49,9% du capital de RTE, et les modalités d’un partenariat de long terme.

La valorisation définitive agréée est fixée à 8,2 milliards d’euros pour 100% des fonds propres de RTE. EDF bénéficiera éventuellement d’un complément de valeur pouvant atteindre 100 millions d’euros.

EDF transfèrera, avant la fin de l’année, la totalité des titres RTE à une nouvelle coentreprise, celle-ci finançant en partie l’opération par endettement externe. EDF cèdera ensuite à la CDC et à CNP Assurances 49,9% du capital de cette coentreprise, au premier semestre 2017.

Cette opération apportera à RTE une gouvernance nouvelle afin d’accompagner durablement sa stratégie d’investissement pour l’optimisation des infrastructures de transport d’électricité, au service de la transition énergétique.

Le solde de la participation de l’électricien dans la co-entreprise (50,1%) restera affecté au portefeuille d’actifs dédiés destinés à couvrir les charges futures relatives à l’aval de son cycle nucléaire.

EDF: accord avec la CDC et CNP Assurances sur RTE.

(CercleFinance.com) – EDF, la Caisse des Dépôts et CNP Assurances annoncent un accord engageant fixant les termes et conditions de l’acquisition par la CDC et CNP Assurances d’une participation indirecte de 49,9% du capital de RTE, et les modalités d’un partenariat de long terme.

La valorisation définitive agréée est fixée à 8,2 milliards d’euros pour 100% des fonds propres de RTE. EDF bénéficiera éventuellement d’un complément de valeur pouvant atteindre 100 millions d’euros.EDF transfèrera, avant la fin de l’année, la totalité des titres RTE à une nouvelle coentreprise, celle-ci finançant en partie l’opération par endettement externe.

EDF cèdera ensuite à la CDC et à CNP Assurances 49,9% du capital de cette coentreprise, au premier semestre 2017.Cette opération apportera à RTE une gouvernance nouvelle afin d’accompagner durablement sa stratégie d’investissement pour l’optimisation des infrastructures de transport d’électricité, au service de la transition énergétique.Le solde de la participation de l’électricien dans la co-entreprise (50,1%) restera affecté au portefeuille d’actifs dédiés destinés à couvrir les charges futures relatives à l’aval de son cycle nucléaire.

EDF cède la moitié de la RTE et prévoit une année 2017 compliquée

EDF a scellé la cession de 49,9% du capital de sa filiale RTE à la Caisse des dépôts et CNP Assurances lors d’une réunion du conseil d’administration. Le premier producteur français d’électricité a aussi annoncé s’attendre à un exercice 2017 plus difficile que cette année.

EDF cède la moitié de la RTE et prévoit une année 2017 compliquée
/Photo d’archives/REUTERS/Stéphane Mahe
© Stephane Mahe / Reuters

Annoncée cet été, EDF a enfin scellé la cession partielle de sa filiale RTE. Le conseil d’administration réuni mercredi a signé la cession de 49,9% du capital de la filiale RTE à la Caisse des dépôts (CDC) et CNP Assurances. La valorisation définitive est fixée à 8,2 milliards d’euros pour 100 % des fonds propres de RTE. EDF bénéficiera éventuellement d’un complément de valeur pouvant atteindre 100 M€.

« Le schéma retenu prévoit l’entrée de la Caisse des Dépôts et de CNP Assurances comme actionnaires de référence de RTE aux côtés d’EDF, à travers la création d’une coentreprise détenue conjointement par EDF (50,1 %) et la Caisse des Dépôts et CNP Assurances (49,9 %) », précise le communiqué.

Dès le départ, les syndicats d’EDF se sont montrés hostiles à la cession de RTE. Dans une lettre ouverte, la CFDT estimait que « l’ouverture du capital de RTE pourrait conduire, à terme, à sa sortie du groupe EDF », qui « ouvrirait la voie à une privatisation d’EDF ». Car c’est l’intégration à EDF de RTE qui empêche la privatisation d’EDF, expliquait la lettre.

L’ouverture du capital de RTE s’inscrit dans un programme de cessions d’environ 10 milliards d’euros à l’horizon 2020 prévu par EDF pour réduire son endettement et financer d’importants investissements, en particulier le grand carénage et la construction controversée à Hinkley Point, en Grande-Bretagne, de deux réacteurs EPR.

Un exercice 2017 difficile

EDF révoit pour l’année prochaine un bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) compris entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros, après celui de 16,0 à 16,3 milliards attendu cette année. Il explique cette dégradation par la baisse des prix de marché en France et au Royaume-Uni par rapport à 2016 et celle des volumes souscrits dans le cadre du mécanisme ARENH (accès régulé à l’électricité nucléaire historique) de revente d’une partie de sa production nucléaire à ses concurrents.

Dans un communiqué, EDF ajoute que « l’Ebitda 2018 devrait être en croissance sensible par rapport à 2017, et ce d’autant plus si les prix de gros de l’électricité sont bien orientés ».

Le groupe confirme parallèlement son intention de soumettre d’ici la fin du premier trimestre 2017 à son conseil d’administration, si les conditions de marché le permettent, un projet d’augmentation de capital d’environ quatre milliards d’euros, « l’Etat actionnaire s’étant engagé à y participer à hauteur de trois milliards d’euros ».

Cession partielle de RTE : le pacte d’actionnaires conclu dans les prochains jours (pdt)

  • Gauville (France)
lignes électriques
© Heidi Baldrian – Fotolia.com

EDF et la Caisse des dépôts devraient formaliser dans les prochains jours leur pacte d’actionnaires dans le cadre de la cession par l’électricien de 49,9% de sa filiale RTE, a indiqué lundi le président du gestionnaire du réseau de transport d’électricité, François Brottes.

Mi-novembre, M. Brottes avait indiqué que les discussions sur ce pacte d’actionnaires devaient se conclure « vers fin novembre ».

« On prend un tout petit peu de retard », a indiqué le président de RTE en marge d’une visite du secrétaire d’Etat à l’Energie, Christophe Sirugue, sur un poste électrique « intelligent » du gestionnaire de réseau français dans la Somme.

« Là on parle plutôt autour du 15 décembre, sachant (…) qu’il y a à la fois un pacte d’actionnaires qui s’élabore, il y a aussi (la question de) savoir quelle va être le statut de cette entité nouvelle à l’égard de la Commission européenne et du régulateur », a-t-il précisé.

Fin juillet, la Caisse des dépôts et sa filiale CNP Assurances étaient entrées en négociations exclusives avec EDF en vue du rachat de 49,9% du capital de RTE, actuellement entièrement détenu par l’électricien.

L’opération valoriserait l’ensemble de RTE à 8,45 milliards d’euros.

Cette évolution du tour de table du gestionnaire de réseau, qui bénéficie d’une autonomie de gouvernance, de financement et de fonctionnement, s’inscrit dans le cadre du programme de cessions d’actifs de 10 milliards d’euros annoncé en avril par EDF, dont l’Etat détient environ 85% du capital, parmi les mesures destinées à renforcer sa situation financière.

« Les discussions qui sont en cours vont plutôt dans le bon sens d’un atterrissage parfaitement régulé et conforme. C’est plutôt des affaires de jours que des affaires de mois », a insisté François Brottes.

« On n’est pas très inquiet sur l’atterrissage tel qu’il a été imaginé », a confirmé Christophe Sirugue.

La réalisation effective de l’opération pourrait intervenir au premier semestre 2017, après obtention des autorisations réglementaires nécessaires, avaient indiqué EDF et la CDC cet été.

En novembre, le syndicat CFE-CGC s’était inquiété du fait que « le pacte d’actionnaire, tel que proposé dans le projet, n’interdit nullement l’ouverture du capital de RTE à des acteurs privés au-delà de la période dite de lock-up de 5 ans et ne donne donc aucune garantie sur le respect du schéma 100% public de RTE au-delà de cette période ».

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Un commentaire (+add yours?)

  1. JCREW coupon
    Fév 28, 2017 @ 15:35:32

    Le genre de petit plat que j’aime beaucoup !

    Réponse

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